Les Compendiums de la Sîra et cinq autres épîtres

Les Sommaires de la Sīra et cinq autres épîtres. Préface de l'édition. Préface de l'édition. Ibn Ḥazm, historien et la Sīra prophétique. Cette Sīra et notre travail dans son édition. Nous avons annexé à la Sīra cinq épîtres. Préface de l'auteur. Chapitre : La lignée du Messager de Dieu ﷺ. Sa naissance, son envoi, son âge et sa mort ﷺ. Les signes du Messager de Dieu ﷺ. Son pèlerinage ﷺ et combien de fois il a accompli la ʿumra 1 en islam. Ses expéditions militaires ﷺ. Ses détachements ﷺ. Son portrait et ses noms ﷺ. Ses gouverneurs ﷺ. Chapitre : Ses lettres ﷺ. Chapitre : Ses messagers ﷺ. Ses épouses ﷺ. Ses enfants ﷺ. Ses mœurs ﷺ. Un résumé de l'histoire. Le voyage nocturne 2. L'ascension 3 noble. L'arrivée des Anṣār 4 demandant une alliance avec Quraysh 5 et la rencontre du Messager de Dieu ﷺ avec eux et son appel à l'islam. La première ʿAqaba 6. La seconde ʿAqaba. Voici la liste de ceux qui ont assisté à la ʿAqaba parmi les non-naqībs 7, que Dieu soit satisfait d'eux et leur accorde Sa miséricorde. L'obligation de la zakāt 8. L'expédition d'al-Abwā'. L'envoi de Ḥamza ibn ʿAbd al-Muṭṭalib ibn Hāshim et l'envoi de ʿUbayda ibn al-Ḥārith et l'expédition de Buwāṭ. L'expédition d'al-ʿUshayra. La première expédition de Badr. L'envoi de Saʿd ibn Abī Waqqāṣ. L'envoi de ʿAbd Allāh ibn Jaḥsh. Le changement de direction de la prière 9. La seconde expédition de Badr. La liste de ceux qui ont assisté à Badr parmi les musulmans ﵃ avec le Messager de Dieu ﷺ. Mention des martyrs de Badr, que Dieu soit satisfait d'eux tous. Mention de ceux qui ont été tués parmi les polythéistes le jour de Badr. L'expédition des Banū Sulaym. L'expédition d'al-Sawīq. L'expédition de Dhī Amr. L'expédition de Baḥrān. L'expédition des Banū Qaynuqāʿ. L'envoi contre Kaʿb ibn al-Ashraf. L'expédition d'Uḥud. L'expédition de Ḥamrā' al-Asad. L'envoi d'al-Rajīʿ. L'envoi de Biʾr Maʿūna. L'expédition des Banū al-Naḍīr. L'expédition de Dhāt al-Riqāʿ. La troisième expédition de Badr. L'expédition de Dūmat al-Jandal. L'expédition du Fossé 10. Mention de ceux qui ont été martyrisés le jour du Fossé et le jour des Banū Qurayẓa. L'envoi de ʿAbd Allāh ibn ʿAtīk pour tuer Salām ibn Abī al-Ḥuqayq, qui est Abū Rāfiʿ. L'expédition des Banū Liḥyān. L'expédition de Dhī Qarad. L'expédition des Banū al-Muṣṭaliq. L'expédition d'al-Ḥudaybiyya. L'expédition de Khaybar. Mention de ceux qui ont été martyrisés le jour de Khaybar. La conquête de Fadak. Les conquêtes de Wādī al-Qurā. La ʿumra de compensation 11. L'expédition de Muʾta. La liste de ceux qui ont été martyrisés le jour de Muʾta. L'expédition de la conquête de La Mecque. L'expédition de Ḥunayn. L'expédition d'al-Ṭāʾif. L'expédition de Tabūk. La conversion de Thaqīf à l'islam. Le pèlerinage d'Abū Bakr al-Ṣiddīq ﵁ et l'envoi de ʿAlī ibn Abī Ṭālib ﵁ avec la sourate "Barāʾa" 12 pour la réciter aux gens pendant la saison [du pèlerinage]. Chapitre [Le pèlerinage d'adieu]. Sa mort ﷺ. Notes de bas de page.


  1. ʿumra : Petit pèlerinage à La Mecque, pouvant être accompli à tout moment de l'année.
  2. Isrāʾ : Voyage nocturne du Prophète de La Mecque à Jérusalem.
  3. Miʿrāj : Ascension du Prophète au ciel après le voyage nocturne.
  4. Anṣār : Les 'auxiliaires' de Médine qui ont accueilli et soutenu le Prophète et les émigrants mecquois.
  5. Quraysh : Tribu arabe dominante de La Mecque à laquelle appartenait le Prophète.
  6. ʿAqaba : Lieu près de La Mecque où eurent lieu les deux serments d'allégeance des Médinois au Prophète avant l'hégire.
  7. naqīb : Chef ou représentant de groupe, désignant les douze responsables choisis lors de la seconde ʿAqaba.
  8. zakāt : Aumône légale obligatoire, l'un des piliers de l'islam.
  9. changement de direction de la prière : Passage de la qibla de Jérusalem à La Mecque.
  10. Fossé : Réfère à la bataille du Fossé (al-Khandaq) où les musulmans creusèrent un fossé défensif.
  11. ʿumra de compensation : La ʿumra accomplie l'année suivante pour compenser celle empêchée à al-Ḥudaybiyya.
  12. Barāʾa : Sourate 9 du Coran, également appelée al-Tawba (Le Repentir).

Les Compendiums de la Sīra [1] et cinq autres épîtres

La source : https://shamela.ws/book/1036 Date d'extraction : 2026-06-17

Introduction de l'édition critique [1]

Introduction 1 - Ibn Ḥazm l'historien et la Sīra prophétique 1 Nous ne nous éloignons pas de la vérité en supposant qu'Ibn Ḥazm, en écrivant la Sīra du Messager d'Allah ﷺ, visait à mettre un abrégé facile d'accès, simple à utiliser, entre les mains de ses étudiants, comme il l'a fait dans nombre de ses épîtres historiques, telles que l'épître "Nuqṭ al-‘Arūs" 2, et ses épîtres sur les hommes des lectures coraniques, du hadith, des conquêtes, et les chroniques des califes ; et que dans cet abrégé, il posait les fondements dont tout étudiant en science s'occupant de la Sīra prophétique ne peut se passer de rappeler ou de mémoriser. Ce but pédagogique a pu être un motif certain poussant un savant comme Ibn Ḥazm à écrire la Sīra prophétique, mais ce n'est pas tout ce qu'il y a comme motifs. Quiconque connaît la valeur de la transmission 3 et l'abondance des traditions 4 dans l'école Ẓāhirite 5 en général, et chez Ibn Ḥazm en particulier – et la Sīra est une partie importante de cette transmission – trouve que le traitement par Ibn Ḥazm de la Sīra avec un regard nouveau, une délimitation et une restriction, n'est qu'une partie de son école. Car la transmission est l'un des fondements de l'école Ẓāhirite, voire une caractéristique qu'Ibn Ḥazm considère comme propre à la communauté islamique par rapport aux autres communautés ; et c'est par le biais du manque dans la transmission et de la faiblesse de la confiance dans les transmetteurs qu'Ibn Ḥazm a attaqué les autres communautés religieuses, les jugeant trop faibles pour résister à la critique correcte. Cependant, la Sīra du Messager n'est pas seulement une partie de la transmission. Elle est aussi une image suprême de la perfection humaine, dans l'esprit d'Ibn Ḥazm. Aussi n'est-il pas étonnant qu'il en fasse son sujet de prédilection et qu'il tente de la présenter aux gens d'une manière simplifiée, proche, claire, entre les vérités. Et une personne qui croit que "quiconque veut le bien de l'au-delà, la sagesse de ce monde, la justice de la conduite, l'accumulation de toutes les bonnes mœurs et l'obtention de toutes les vertus, qu'il prenne pour modèle Muḥammad, le Messager d'Allah ﷺ, et qu'il adopte ses mœurs et sa conduite autant qu'il le peut" 6 … ne s'interroge pas beaucoup sur les motifs qui redoublent son attention à la Sīra et le poussent à l'écrire à nouveau. Bien plus, la chose est encore plus forte et plus ancrée que tout ce qui précède, quand nous savons que la Sīra du Messager, selon Ibn Ḥazm, est l'une des preuves éclatantes de l'authenticité de sa prophétie. Certes, le miracle fait partie des preuves de la prophétie, mais la Sīra du Messager ﷺ est un miracle qui dépasse en force et en signification tous les autres miracles matériels. Ibn Ḥazm dit : "En vérité, la Sīra de Muḥammad ﷺ, pour qui la médite, exige sa confirmation nécessairement et témoigne pour lui qu'il est véritablement le Messager d'Allah ﷺ. S'il n'avait eu d'autre miracle que sa Sīra ﷺ, cela aurait suffi" 7. Abū Muḥammad 8 clarifie cette opinion par des exemples, disant : "Cela, parce qu'il ﷺ a grandi, comme nous l'avons dit, dans un pays d'ignorance, ne sachant ni lire ni écrire, n'étant jamais sorti de ce pays sauf deux sorties : l'une vers le Shām 9 étant enfant avec son oncle, jusqu'au début du territoire du Shām, puis il revint ; l'autre aussi vers le début du Shām, et il n'y resta pas longtemps, et il ne quitta jamais son peuple. Puis Allah lui soumit les cous de tous les Arabes, sans que son âme ne change ni sa conduite n'évolue, jusqu'à sa mort, alors que sa cotte de mailles était en gage pour de l'orge destiné à la subsistance de sa famille – quelques ṣā‘ 10 peu nombreux – et il ne passa jamais une nuit possédant un dinar ou un dirham, et il mangeait par terre ce qu'il trouvait, cousait lui-même ses sandales, rapiéçait son vêtement, et préférait les autres à lui-même ; et un homme parmi ses meilleurs compagnons fut tué – une perte telle que son absence aurait ébranlé une armée – tué au milieu de ses ennemis parmi les Juifs – et il ne chercha pas à nuire à ses ennemis pour cela, puisque Allah ne l'avait pas ordonné, et il n'utilisa pas cela pour obtenir leur sang, ni le sang d'un seul d'entre eux, ni leurs biens ; bien plus, il le racheta de ses propres deniers par cent chamelles, alors qu'il était dans cette situation ayant besoin d'une seule monture pour se renforcer…" 11. C'est dans cet esprit, et même dans ce style, qu'Ibn Ḥazm a écrit la Sīra du Messager ﷺ, et il a distingué par une attention particulière deux chapitres importants de celle-ci : les signes du Messager 12, et son caractère et ses qualités morales 13. Ce sont les deux sujets qu'il a répétés dans ses autres écrits 14, car ils sont un témoignage de vérité sur la prophétie du Messager, et parce que le second représente l'aspect pratique de la perfection morale. Ibn Ḥazm a mentionné deux livres parmi les sources dont il a transmis : le Tārīkh d'Abū Ḥassān al-Ziyādī 15 et le Tārīkh de Khalīfa b. Khayyāṭ 16, qui sont des livres perdus, dont il ne reste que des citations dispersées dans certains ouvrages historiques ; et nous ne savons pas si Ibn Ḥazm les a consultés directement ou s'il a transmis d'eux de manière indirecte. Quant à ce qui est certain, c'est que le Tārīkh de Khalīfa est parvenu en Andalousie à une époque précoce, par la transmission de Baqī b. Makhlad 17, et il est resté chez Ibn Ḥazm, maître des exégètes et des traditionnistes. La structure générale du livre de la Sīra nous indique qu'Ibn Ḥazm s'appuie beaucoup sur la Sīra d'Ibn Isḥāq 18, surtout lorsqu'il entreprend de parler des expéditions du Messager une par une, et qu'il énumère dans chaque expédition les noms de ceux qui y ont participé parmi les musulmans et les polythéistes, et les noms de ceux qui sont morts en martyrs parmi les musulmans, au point que sa grande fidélité au récit d'Ibn Isḥāq dans ces passages nous révèle un phénomène étrange : Ibn Ḥazm a conservé la généalogie complète de la plupart des personnes qu'il mentionne, ce qui n'est pas surprenant de la part de l'auteur de la Jamhara 19 sur les généalogies ; mais l'étrange est vraiment que dans la Sīra, il a choisi le récit d'Ibn Isḥāq lui-même pour la généalogie, alors qu'il ne l'a pas adopté dans la Jamhara. Peut-être a-t-il composé les deux livres à deux périodes éloignées, ou peut-être ses sources dans la Jamhara étaient-elles d'autres livres ne contenant pas le récit d'Ibn Isḥāq. Nous sommes presque certains qu'Ibn Ḥazm, d'une vaste érudition, très attentif à la Sīra prophétique avec le plus grand soin, a consulté de nombreux livres composés sur la Sīra du Messager, notamment les Maghāzī 20 de Mūsā b. ‘Uqba 21, le Kitāb al-Siyar 22 de Sa‘īd b. Yaḥyā al-Umawī 23, A‘lām al-Nubuwwa 24 d'Abū Dāwūd al-Sijistānī 25, et A‘lām al-Nubuwwa d'Abū Ja‘far Aḥmad b. Qutayba 26 ; tous ces livres, et d'autres, ont émigré en Andalousie et ont été transmis et étudiés par les Andalous 27. Ibn Ḥazm a bénéficié, dans son livre la Sīra, de ce qu'avait fait avant lui son maître et contemporain Abū ‘Umar b. ‘Abd al-Barr 28, auteur du livre "al-Durar fī Ikhtiṣār al-Maghāzī wa-l-Siyar" 29 ; nous ne possédons pas de ce livre une image complète ou suffisante qui nous indique jusqu'à quel point Ibn Ḥazm s'y est appuyé, mais les rares citations conservées par Ibn Sayyid al-Nās 30 du livre d'Abū ‘Umar mentionné 31 confirment qu'Ibn Ḥazm a transmis de son maître des citations éparses avec un peu de modification, à moins que nous supposions que les deux auteurs – Ibn ‘Abd al-Barr et Ibn Ḥazm – transmettent d'une source tierce qui ne nous est pas parvenue. Il est cependant curieux que la Sīra d'Ibn ‘Abd al-Barr n'ait pas survécu chez les auteurs venus après lui, à l'exception d'Ibn Sayyid al-Nās, et que la Sīra d'Ibn Ḥazm soit devenue une référence fiable dont certains auteurs de Sīra, après le VIe siècle 32, ont transmis directement ou indirectement. Ibn Kathīr 33 en a bénéficié à deux reprises : une fois dans al-Bidāya wa-l-Nihāya 34, et une autre fois dans son livre al-Fuṣūl 35, qui est aussi un abrégé concis de la Sīra. Al-Maqrīzī 36 en a abondamment cité, plus que tout autre, au point que dans la partie imprimée d'Imtā‘ al-Asmā‘ 37 figurent quinze citations de la Sīra d'Ibn Ḥazm. L'auteur d'al-Mawāhib al-Ladunniyya 38 a rapporté un court passage tiré de la Sīra, et al-Diyārbakrī 39 a répété ce même passage dans Tārīkh al-Khamīs 40. Ces citations se distinguent par le fait qu'elles portent l'opinion personnelle d'Ibn Ḥazm sur des questions très controversées, notamment la datation des événements et le moment de leur occurrence. La mention de quelques exemples cités illustre un aspect de la valeur de cette Sīra. Parmi ceux-ci : (a) "Et l'aumône légale 41 fut également prescrite par égard pour les émigrants 42 à cette date, comme l'a mentionné Abū Muḥammad b. Ḥazm ; et certains ont dit qu'elle fut prescrite quand elle le fut" 43. (b) "Al-Ḥāfiẓ 44 Abū Muḥammad ‘Alī b. Aḥmad b. Sa‘īd b. Ḥazm a dit : 'Et au retour des gens de l'expédition de Banū al-Muṣṭaliq 45, les gens de la calomnie 46 dirent ce qu'ils dirent, et Allah révéla à ce sujet ce qu'Il révéla pour disculper ‘Ā’isha ﵂ 47. Nous avons rapporté par des voies authentiques que Sa‘d b. Mu‘ādh 48 eut à ce sujet une discussion avec Sa‘d b. ‘Ubāda 49. Ceci est, selon nous, une erreur, car Sa‘d b. Mu‘ādh mourut juste après Banū Qurayẓa 50 sans aucun doute, et la conquête de Banū Qurayẓa eut lieu à la fin de Dhū al-Qa‘da 51 de la quatrième année de l'Hégire, et l'expédition de Banū al-Muṣṭaliq eut lieu en Sha‘bān 52 de la sixième année, soit un an et huit mois après sa mort ; et la discussion entre les deux hommes mentionnés eut lieu après le retour de l'expédition de Banū al-Muṣṭaliq, plus de cinquante nuits plus tard" 53. (c) "Certains ont dit : ils [c'est-à-dire les musulmans lors de la ‘Umra 54 de Ḥudaybiyya 55] étaient sept cents. Ibn Ḥazm a dit : 'Ceci est une grave erreur, absolument ; le correct, sans aucun doute, est entre mille trois cents et mille cinq cents'" 56. Par ces exemples, et beaucoup d'autres semblables, nous apparaît la particularité de "Jawāmi‘ al-Sīra" 57 et ce qui la distingue des autres Sīra, et ce qui distingue Ibn Ḥazm l'historien dans sa méthode historique. Cette extrême précision dans l'analyse du texte transmis, le choix du récit correct après examen, réflexion et comparaison, et la correction des illusions qui résultent de la hâte ou du manque de rigueur… voilà les caractéristiques que personne ne peut nier à Ibn Ḥazm l'historien. Ce sont des caractéristiques qui ne rendent pas excessive cette tonalité assertive et catégorique qui prédomine dans son écriture, et qui ne font pas trouver étrange son usage constant de "sans aucun doute" et "nécessairement". Car la confiance fondée sur une recherche sincère et une transmission absolument certaine est seule à dicter à Ibn Ḥazm ces termes forts et décisifs. Abū Muḥammad était connu parmi ses contemporains pour sa précision rigoureuse dans la fixation des dates, au point que son disciple al-Ḥumaydī 58 ne cesse de dire, chaque fois qu'il trouve le récit de son maître en contradiction avec celui d'un autre : "Abū Muḥammad est le plus savant des dates" ou une expression similaire 59. C'est pourquoi cette Sīra est venue avec une opinion catégorique sans hésitation dans la datation des événements, non seulement parce qu'Ibn Ḥazm est un historien extrêmement précis et rigoureux, mais aussi parce qu'il a une opinion indépendante dans sa méthode de datation hégirienne. Il considère en effet le mois de Rabī‘ al-Awwal 60, le mois où le Messager a émigré à Médine, comme le début de l'année hégirienne, libérant ainsi la datation des événements de la Sīra en les rapportant au moment où l'Hégire a effectivement eu lieu. Il ne vise pas par là à contredire le calendrier hégirien sur lequel tous les musulmans se sont accordés depuis l'époque de ‘Umar 61 jusqu'à maintenant, et jusqu'à ce qu'Allah veuille, à savoir considérer le mois de Muḥarram 62 comme le début de l'année hégirienne. Son procédé, du point de vue historique pur, est plus précis dans le timing et plus proche de la réalité historique, surtout lorsque les historiens en sont venus à dire : tel ou tel événement a eu lieu en deuxième ou troisième année, et se sont détournés de formulations comme celle d'al-Wāqidī 63 disant par exemple : cela a eu lieu quinze ou seize mois après l'arrivée du Messager à Médine. Il est clair qu'entre les deux expressions il y a une différence qui fait perdre un certain nombre de mois, après avoir considéré Muḥarram comme le début de l'année hégirienne.

Certes, les divergences concernant l'aspect temporel sont nombreuses et complexes, et l'avis d'Ibn Hazm y ajoute une opinion nouvelle. Mais la sérénité qu'Ibn Hazm apporte à ses opinions nous incline à les adopter et à les préférer. C'est lui seul qui nous rencontre avec assurance quant à la date à laquelle la bataille a eu lieu ou l'impôt d'aumône 64 a été imposé. Cette assurance n'est pas fondée sur une confiance excessive en soi ni sur une simple estime de son opinion, mais elle repose sur la précision et l'examen minutieux. Nous avons vu comment Ibn Hazm, à partir de tout cela, a pu corriger de nombreuses erreurs dans l'histoire, comme l'attribution de la conversation dans le récit de la calomnie 65 à Sa'd ibn Mu'adh et Sa'd ibn 'Ubada. En préférant le hadith authentique à toute autre narration des auteurs de campagnes militaires 66, il s'est tracé une méthode claire dans le traitement des questions historiques, tant pour leur sujet que pour leur époque. À cette précision catégorique et à cette maîtrise confiante s'ajoute une autre qualité qu'Abu Muhammad a héritée de son adhésion au sens apparent 67. Il ne fait aucun doute que la nature de la biographie 68, en elle-même et par sa construction sur la concision, n'a pas permis à Abu Muhammad de se lancer dans l'extraction de jugements à partir des textes pour soutenir sa doctrine. C'est pourquoi le sens apparent ne s'est pas manifesté dans son interprétation des événements. Mais lorsqu'il s'est exprimé dans ce domaine restreint, cela est venu de manière originale, portant le sceau catégorique dont Ibn Hazm est célèbre lorsqu'il se fie au texte face à ses adversaires. Parmi les exemples les plus frappants à cet égard, il y a ce qu'il a mentionné à propos de l'expédition des Banu Qurayza 69, lorsque le Messager a ordonné que personne ne prie la prière de l'après-midi 70 sauf chez les Banu Qurayza. Les musulmans se mirent en route, et l'heure de la prière de l'après-midi les surprit en chemin. Certains musulmans dirent : « Prions, car nous n'avons pas reçu l'ordre de la retarder au-delà de son heure. » D'autres dirent : « Nous ne la prierons que là où le Messager d'Allah nous a ordonné de la prier. » Il mentionna que certains d'entre eux ne prièrent la prière de l'après-midi que la nuit. Cela parvint au Messager d'Allah, qui ne réprimanda aucun des deux groupes. Ibn Hazm dit ensuite : « La réprimande ne s'applique qu'à celui qui désobéit délibérément en sachant que c'est une désobéissance. Quant à celui qui interprète 71 en visant le bien, même s'il n'atteint pas la vérité, il n'est pas réprimandé. Allah sait que si nous avions été là, nous n'aurions pas prié la prière de l'après-midi ce jour-là, sauf chez les Banu Qurayza, même après plusieurs jours. Il n'y a pas de différence entre le fait qu'il a reporté la prière ce jour-là au lieu des Banu Qurayza et le fait qu'il a reporté la prière du coucher du soleil 72 la nuit de Muzdalifa 73 et la prière de l'après-midi du jour de 'Arafa 74 à l'heure de la prière de midi 75. L'obéissance en cela est obligatoire. » 76 Ibn Hazm n'est pas un partisan d'une école historique uniquement par cela, mais il possède les qualités d'un historien intègre et équitable, malgré sa véhémence et sa violence. L'intégrité est une caractéristique générale chez lui, qui ne concerne pas seulement l'écriture de la biographie, car l'écriture de la biographie est un type de transmission, mais elle apparaît dans tout ce qu'il a écrit comme matière historique. Il est contraire à l'équité d'accuser Ibn Hazm d'être « un partisan des Omeyyades 77, déviant envers les autres Qurayshites », comme le dit Ibn Hayyan 78. Une telle accusation est une grande injustice envers un homme qui a vécu en quête de la vérité et en amoureux d'elle, en paroles et en actes. Si Ibn Hayyan entend par Omeyyades ceux d'Andalousie, Ibn Hazm reconnaissait leur rôle dans la cause de l'Islam et leur jihad pour elle, et il les louait de ce point de vue. Mais s'il entend les Omeyyades d'Orient, il n'y a rien dans ce qu'Ibn Hazm a écrit qui indique un quelconque fanatisme pour eux. Sa lettre sur les dates des califes nous montre qu'il considérait l'imamat d'Ibn al-Zubayr 76, qu'il comptait Marwan ibn al-Hakam 78 comme un rebelle contre lui, et qu'il ne lui reconnaissait aucun droit au califat 79, au point qu'il dit à un autre endroit à propos de Marwan : « Nous ne lui connaissons aucun défaut avant sa révolte contre le Commandeur des croyants 'Abd Allah ibn al-Zubayr » 80. Et lorsqu'il mentionne la bataille de la Harra 81, il dit : « C'est aussi l'un des plus grands malheurs et des brèches de l'Islam, car les meilleurs des musulmans, les survivants des Compagnons et l'élite des musulmans parmi les grands Suivants 82 furent tués ouvertement, injustement, à la guerre et avec patience » 81. Il dit aussi à propos du meurtre de 'Abd Allah ibn al-Zubayr : « Son meurtre est l'un des malheurs et des brèches de l'Islam, car les musulmans furent lésés par son meurtre injuste et public, sa crucifixion et la profanation du sanctuaire » 82. De telles paroles ne sont pas répétées par quelqu'un qui est fanatique des Omeyyades, ou qui tente d'excuser tout ce qui s'est passé à leur époque. Ibn Hazm a dominé dans l'histoire la méthode de la synthèse, comme il l'a fait dans la biographie, car il l'a dépouillée des poèmes et des récits. Son traitement des conquêtes, des dates des califes dans « Nuqt al-'Arus » 83, et d'autres, suit également cette méthode. Son travail dans ce domaine se distingue par le rassemblement de choses éparses et éloignées sous un même sujet, comme lorsqu'il consacre un chapitre à énumérer les gouverneurs du Messager, un autre à ses expéditions, et un troisième à ses fils et épouses. Il lui arrive de rassembler la même matière sous un seul titre, visant par là l'originalité et la nouveauté, comme : « Nomination de celui qui a exercé le califat du vivant de son père », « Celui qui a exercé le califat alors que son frère était plus âgé que lui et vivant », « Ceux parmi les califes qui avaient deux noms », « Les califes les plus jeunes en âge », « Ceux qui se sont attribué le califat sans être Qurayshites », etc. 83. Il ne fait aucun doute que ces lettres aident les étudiants du savoir en raison de leur concentration sur le traitement de la matière éparse sans grande peine. Il ressort de cette méthode qu'Ibn Hazm était constamment en train de prendre des notes pendant ses lectures, et que ces lettres sont des recueils de ces notes. Ibn Hazm n'était pas l'innovateur de cette méthode ; avant lui, des gens comme Ibn Qutayba 84 dans le « Kitab al-Ma'arif » 85 et Ibn Habib 86 dans le « Kitab al-Muhabbar » 87 l'avaient préparée. Plus significatif que cette méthode pédagogique pour Ibn Hazm historien, ce sont les regards perspicaces qu'il lance de temps à autre, en phrases courtes, concentrées et denses, qui rassemblent en elles-mêmes une image d'une longue histoire. Comme sa description des deux dynasties omeyyade et abbasside : « La dynastie des Omeyyades prit fin ; c'était une dynastie arabe, ils n'avaient pas de capitale fixe ; chacun d'eux résidait dans sa demeure et son domaine qu'il possédait avant le califat. Ils n'accumulaient pas excessivement les richesses, ne construisaient pas de palais, n'obligeaient pas les musulmans à s'adresser à eux par des titres de propriété ou de seigneurie, ne leur écrivaient pas en termes de servitude et de possession, ni ne leur faisaient baiser la terre, ni le pied, ni la main. Leur seul objectif était l'obéissance sincère, par la nomination et la destitution dans les contrées les plus lointaines. » … jusqu'à ce qu'il dise à propos de la dynastie abbasside : « Leur dynastie était étrangère 88 ; les registres arabes y disparurent, les étrangers du Khorasan 89 dominèrent les affaires, et le pouvoir devint une royauté tyrannique, à la manière des rois sassanides 90, sauf qu'ils ne proclamèrent pas ouvertement l'insulte d'aucun Compagnon, contrairement à ce que les Omeyyades faisaient en maudissant 'Ali ibn Abi Talib et ses fils purs, les fils de Fatima al-Zahra' 91. Tous agissaient ainsi, à l'exception de 'Umar ibn 'Abd al-'Aziz 92 et de Yazid ibn al-Walid 93, qu'Allah leur fasse miséricorde, car ils ne le jugèrent pas permis. Sous le règne d'Abu al-'Abbas 94, la parole des musulmans se divisa ; ceux qui se trouvaient au-delà des deux Zab 95 jusqu'à la mer et au pays des Noirs 96 firent sécession, et diverses factions de kharijites 97, de groupes et de chiites 98, de mu'tazilites 99, etc., dominèrent ces régions. » 84 En ces quelques mots significatifs, l'historien a pu dépeindre l'esprit général de la vie de deux grandes dynasties. Quelle que soit notre tentative d'analyse et de développement des faits historiques, tout ce que nous mentionnerons ne dépassera pas ces grandes vérités qu'Ibn Hazm a résumées en phrases courtes. 2 - Cette biographie et notre travail dans son édition critique Al-Dhahabi 100 a mentionné qu'Ibn Hazm a un livre intitulé « La Biographie Prophétique » 101. Al-Sakhawi 102 a dit, en parlant des livres sur les campagnes militaires et les biographies : « Abu Muhammad Ibn Hazm l'a traitée séparément (c'est-à-dire la biographie) » 86, sans mentionner explicitement le nom de son livre. Sur la première page de notre manuscrit, il est écrit « Le Livre de la Biographie Prophétique d'Ibn Hazm ». Puis nous avons trouvé dans le livre « al-Taratib al-Idariyya » 103 que parmi les livres dont al-Khuza'i 104, auteur du « Kitab al-Takhrij » 105, a tiré des citations, il y a « Le Livre des Synthèses de la Biographie d'Ibn Hazm » 88. Al-Khuza'i est un homme du VIIIe siècle (710-781 H), et il ne fait aucun doute que sa dénomination de cette manière ne signifie pas qu'il a modifié le nom ; il n'y a aucune raison pour qu'il invente un nom pour le livre s'il pouvait l'appeler « La Biographie Prophétique ». Ce nom, « Les Synthèses de la Biographie », est le plus approprié pour le livre de la biographie que nous avons entre les mains, et il est le plus digne d'un tel ouvrage, car le meilleur terme pour exprimer la méthode d'Ibn Hazm que nous avons décrite plus haut est le terme « synthèses ». Quant à le nommer « Le Livre de la Biographie Prophétique », c'est une forme de laxisme dans la mention du nom, et le laxisme fait souvent de telles choses. Nous disons souvent du livre « al-Kamil fi al-Tarikh » 106 qu'il est « L'Histoire d'Ibn al-Athir » 107, et nous disons « La Biographie d'Ibn Sayyid al-Nas » 108 pour ce qui est originellement intitulé « 'Uyun al-Athar fi Funun al-Maghazi wa al-Shama'il wa al-Siyar » 109. Puisque le nom « Les Synthèses de la Biographie » est préférable du point de vue de la signification et de l'authenticité, nous l'avons choisi comme nom pour ce livre, et nous avons rejeté ce qui figure sur la première page du manuscrit photographié et ce qu'a mentionné al-Dhahabi, car al-Dhahabi a peut-être consulté ce même manuscrit. L'origine de cette dénomination est donc unique, et le nom « Les Synthèses de la Biographie », à notre avis, est plus solide et plus proche de la justesse. Quant à ce manuscrit que nous avons pris comme base pour publier ce texte, il a été fourni par l'Institut des Manuscrits de la Ligue Arabe 110 provenant de la Bibliothèque Habibiyya 111 en Inde 89. Le copiste a indiqué à la fin qu'il avait terminé de le copier en l'an 1354 H. C'est donc une copie récente. L'original dont elle a été tirée se trouve à la Bibliothèque de Shaykh al-Islam 'Arif Hikmat 112 à Médine, et il a été écrit au VIIIe siècle (en l'an 776 H), soit environ trente ans après la mort d'Abu Hayyan al-Nahwi 50 (745 H). Ainsi, le manuscrit original a été écrit par l'homme inconnu qui a reçu la transmission de la biographie d'Abu Hayyan Athir al-Din 51. Si nous exceptons ce transmetteur, dont nous ne savons rien de sa relation avec Abu Hayyan, il nous reste dans la chaîne des transmetteurs dont les noms sont mentionnés sur la deuxième page de notre manuscrit un certain nombre de figures éminentes, dont la plupart ont hérité de la biographie, ainsi que de la doctrine des gens du sens apparent 52. 1 - Quant à Athir al-Din Muhammad ibn Yusuf Abu Hayyan al-Jayyani al-Gharnati 90

L'auteur d'*al-Baḥr al-Muḥīṭ* dans l'exégèse (113), et de la place renommée en grammaire. Il a rapporté cette *sīra* (biographie) durant ses voyages dans les contrées andalouses en quête de savoir. Au cours de ses pérégrinations, il rencontra deux grands maîtres parmi les cheikhs *Ẓāhirites* (114) : Abū al-ʿAbbās Aḥmad ibn ʿAlī ibn Khāliṣ al-Ishbīlī al-Zāhid, et Abū al-Faḍl Muḥammad ibn Muḥammad ibn Saʿdūn al-Fihrī al-Shantamrī. Peut-être rencontra-t-il son maître ʿAbd Allāh ibn Muḥammad ibn Hārūn à Cordoue, et apprit-il de lui ce qu'il apprit de la *sīra* d'Ibn Ḥazm. Lorsque Athīr al-Dīn émigra en Égypte (679 H), il avait déjà rapporté tous les livres d'Ibn Ḥazm, et il les rapporta en Égypte à certains de ses disciples. Le cheikh resta attaché à la doctrine de son ancien maître, et abrégea le livre *al-Muḥallā* dans un ouvrage qu'il intitula *al-Nūr al-Ajlā fī Ikhtiṣār al-Muḥallā*. Al-Ṣafadī affirme qu'Athīr al-Dīn abandonna le *Ẓāhirisme* lorsqu'il vit que les gens en Égypte n'y étaient pas enclins, et adopta l'école *Shāfiʿite*. Mais il semble, d'après son attachement à *al-Muḥallā*, qu'il resta fidèle à son *Ẓāhirisme* en Égypte pendant une période non négligeable. D'autres qu'al-Ṣafadī disent : « Il demeura *Ẓāhirite* jusqu'au bout. » Ceci est peut-être corroboré par la parole d'Ibn Ḥajar à son sujet : « Abū Ḥayyān disait : Il est impossible que revienne sur la doctrine *Ẓāhirite* celui dont l'esprit s'en est imprégné » (28). Cependant, le mérite d'Abū Ḥayyān dans l'environnement oriental ne se limita pas à faire connaître aux Orientaux les livres d'Ibn Ḥazm ; « c'est lui qui encouragea les gens à étudier les ouvrages d'Ibn Mālik en grammaire, leur donna le goût de les lire, leur expliqua leurs subtilités, les plongea dans leurs abîmes et en ouvrit ce qui était verrouillé. » Il fut un messager fidèle pour faire connaître la culture maghrébine et ses hommes. وتقييد أسمائهم على ما يتلفظون به من إمالة وترقيق وتفخيم، لأنهم يجاورون بلاد الأفرنج، وأسماؤهم قريبة من لغاتهم، وألفاظهم كذلك (٢٩). Et la restriction de leurs noms à ce qu’ils prononcent en termes d’imāla (inclinaison), de tarqīq (atténuation) et de tafkhīm (emphase), car ils côtoient les terres des Francs, et leurs noms sont proches de leurs langues, ainsi que leurs expressions (29). ٢ - وكان شيخه عبد الله بن محمد بن هارون بن عبد العزيز بن إسماعيل الطائي (٦٠٣ ٧٠٢) (٣٠) من مهاجرة الأندلسيين، غير أنه أختار تونس لتكون موطن إقامته. وهو ممن جمع نواحي كثيرة من ثقافات عصره في القراءات واللغة والحديث والنحو. ويتجلى في وسط هذه العلوم اهتمامه بالسيرة النبوية، فقد سمع " الروض الأنف " من قريب له اسمه الحافظ أبو زكريا الحميري، وسمع السيرة من أحمد بن علي الفحام النحوي، وسمع الشمائل من شيخ ثالث، وروى " سيرة ابن حزم " عن شيخه أبي القاسم بن بقي، كما أخذ عنه أيضا " الموطأ " وقرأ عليه " الكامل " للمبرد، وكان الطائي هذا آخر من روى عن ابن بقي. وليس في المصادر ما يدل على أنه كان ظاهري المذهب، ولكن ليس هناك ما يمنع ذلك، وقد عرف عنه شيء من التشيع، وانحراف عن معاوية وابنه يزيد، وفي هذه الناحية يشبهه تلميذه أبو حيان الذي كان يميل إلى محبة علي والتجافي عن من قاتله (٣١). 2 - Et son maître, ‘Abd Allāh ibn Muḥammad ibn Hārūn ibn ‘Abd al-‘Azīz ibn Ismā‘īl al-Ṭā’ī (603-702) (30), était parmi les émigrés andalous, mais il choisit Tunis comme lieu de résidence. Il fait partie de ceux qui rassemblèrent de nombreux aspects des cultures de son époque dans les lectures coraniques (qirā’āt), la langue, le hadith et la grammaire (naḥw). Au cœur de ces sciences, son intérêt pour la Sīra prophétique (Sīra nabawiyya) se manifeste : il entendit "al-Rawḍ al-Unuf" d’un de ses proches nommé le Ḥāfiẓ Abū Zakariyyā al-Ḥimyarī, il entendit la Sīra d’Aḥmad ibn ‘Alī al-Faḥḥām al-Naḥwī, il entendit les "Shamā’il" d’un troisième maître, et il rapporta la "Sīra d’Ibn Ḥazm" de son maître Abū al-Qāsim ibn Baqī ; il reçut également de lui "al-Muwaṭṭa’" et lut sous sa direction "al-Kāmil" d’al-Mubarrad. Ce Ṭā’ī fut le dernier à rapporter d’Ibn Baqī. Les sources n’indiquent pas qu’il était de l’école ẓāhirite (madhhab ẓāhirī), mais rien n’empêche cela. On connut de lui une certaine tendance au shī‘isme (tashayyu‘) et une déviation vis-à-vis de Mu‘āwiya et de son fils Yazīd. Sous cet aspect, son disciple Abū Ḥayyān lui ressemble, lui qui inclinait à l’amour de ‘Alī et à l’éloignement de ceux qui le combattirent (31). ٣ - وكان حسن (أو حسين) بن عبد العزيز بن محمد بن أبي الأحوص المعروف بابن الناظر (٦٠٣ ٦٧٩) (٣٢) ، ممن تلمذ أيضا لابن بقي حين لقيه بإشبيلية. وابن الناظر هذا بلنسي الأصل غرناطي النشأة، رحل إلى كثير من بلاد الأندلس، وقرأ على الشيوخ، حتى أصبح " متفننا في جملة معارف .. حافظا للحديث والتفسير، 3 - Et Ḥasan (ou Ḥusayn) ibn ‘Abd al-‘Azīz ibn Muḥammad ibn Abī al-Aḥwaṣ, connu sous le nom d’Ibn al-Nāẓir (603-679) (32), faisait partie de ceux qui furent également disciples d’Ibn Baqī lorsqu’il le rencontra à Séville. Cet Ibn al-Nāẓir, d’origine valencienne et d’éducation grenadine, voyagea dans de nombreuses contrées d’al-Andalus et lut auprès des maîtres, jusqu’à devenir "versé dans un ensemble de connaissances… mémorisateur du hadith et de l’exégèse (tafsīr)". Il était un spécialiste de la littérature, de la langue et de l’histoire, et également connu pour sa maîtrise des chaînes de transmission (al-asānīd) et des récits (ar-riwāyāt). Il alterna entre l’enseignement et la fonction de juge, jusqu’à ce que la mort le surprit à Grenade. Abū Ḥayyān le mentionna parmi ses maîtres, l’ayant rencontré à Malaga, et dit de lui : « Il y avait en lui une certaine hauteur et un mécontentement envers le monde, car il plaçait au-dessus de lui des gens qui lui étaient inférieurs. » 4. Quant à Aḥmad ibn Yazīd ibn Baqī, Abū al-Qāsim al-Umawī al-Qurṭubī, grand juge (qāḍī al-quḍāt) du Maghreb (537-625 H) (33), il fut l’un des hommes d’al-Andalus par sa grandeur et sa perfection. On ne connaît en al-Andalus aucune famille plus enracinée dans la science et l’illustration que la sienne, si ce n’est la famille des Banū Mughīth à Cordoue et celle des Banū al-Bājī à Séville. Il était connu pour avoir adopté le madhhab ẓāhirite (madhhab aẓ-ẓāhir) dans ses jugements durant son mandat de juge à Marrakech, puis dans son pays par la suite. Lorsqu’il se retira de la judicature, les gens se précipitèrent pour apprendre de lui. Il écouta “ar-Rawḍ al-Unuf” d’as-Suhaylī, et Shuraīḥ ibn Muḥammad, connu sous le nom d’Ibn ‘Āmir, lui donna une licence (ijāza). La “Sīra” d’Ibn Ḥazm était incluse dans cette licence, et Ibn Baqī fut ainsi le dernier à transmettre par licence (ijāza) de Shuraīḥ. 5. Shuraīḥ donc (il s’agit de Shuraīḥ ibn Muḥammad ibn Shuraīḥ ar-Ru‘aynī al-Ishbīlī, 451-539 H) (34) est un disciple direct d’Ibn Ḥazm. Cependant, il semble qu’il reçut également de lui par licence (ijāza) à un jeune âge, car son âge à la mort d’Ibn Ḥazm ne dépassait pas cinq ans. Ainsi, il fait partie des derniers à qui Ibn Ḥazm accorda une licence. Shuraīḥ était un récitateur (muqri’), un traditionniste (muḥaddith), un mémorisateur (ḥāfiẓ), un prédicateur (khaṭīb) éloquent. Ibn Bashkuwāl, auteur de “aṣ-Ṣila”, le rencontra et lui donna une licence. Sa transmission (riwāya) se relie par l’intermédiaire d’Ibn Baqī à Ibn al-Abbār, et ce dernier s’y réfère dans son livre “at-Takmila” lorsqu’il rapporte d’Abū Muḥammad ibn Ḥazm (35). 6 - Quant à 'Abd al-Bāqī ibn Birbāl al-Ḥajjārī (416-502 H) (36), il s'agit d'Abū Bakr 'Abd al-Bāqī ibn Muḥammad ibn Sa'īd ibn Biryāl al-Ḥajjārī, dont l'appellation remonte à une localité d'al-Andalus nommée "Wādī al-Ḥijāra" (Vallée des Pierres). Il a rapporté des récits d'après al-Mundhir ibn al-Mundhir, Abū al-Walīd Hishām ibn Aḥmad al-Kinānī, Abū al-Qāsim ibn al-Fatḥ, Abū 'Umar al-Ṭalamankī, et d'autres. Il s'établit à la fin de sa vie à Almería et mourut dans la ville de Valence après avoir vécu un très long âge. Ce sont ceux-là dont la transmission des livres d'Abū Muḥammad s'est perpétuée en général, et du Livre de la Sīra (Biographie prophétique) en particulier. Et c'est par l'intermédiaire du dernier d'entre eux dans la chaîne de transmission (sanad) que ces livres sont parvenus jusqu'au Machreq (Orient). Tous étaient des gens de science et de vertu, et c'est pourquoi leur transmission avait une grande valeur, et la chaîne de transmission (sanad) était élevée dans son authenticité. Il faut nécessairement noter que le copiste de la version manuscrite transmise d'après Abū Ḥayyān possédait une autre copie, peut-être celle de son maître, et il avait écrit au verso : "M'a écrit le juge (al-qāḍī) Abū al-Ḥasan Shuraīḥ ibn Muḥammad ibn Shuraīḥ al-Ru'aynī, de Ḥimṣ al-Andalus (Ecija), disant : Nous a informés Abū Muḥammad 'Alī ibn Aḥmad ibn Sa'īd ibn Ḥazm al-Ẓāhirī al-Ḥāfiẓ, disant : Et j'ai lu à Abū Muḥammad 'Abd Allāh ibn Muḥammad ibn Marzūq al-Yaḥṣubī al-Andalusī, en Égypte, d'après Abū Bakr 'Abd al-Bāqī ibn Muḥammad ibn Biryāl al-Ḥajjārī..." Ni cette copie, ni l'autre dont elle est tirée, n'existent plus. Et les deux copies : celle qui est entre nos mains, ou celle conservée à la bibliothèque de Médine, sont tardives du point de vue chronologique. Des circonstances prédominantes nous ont contraints à nous contenter de la copie rapportée d'Inde, et nous ont empêchés d'obtenir la copie de Médine. Parmi ce qui nous rassure quant à la version que nous possédons, c'est que son copiste, le cheikh Abū ‘Abd Allāh al-Sūrtī, était un homme minutieux et rigoureux, et qu'il a fourni un effort considérable pour fixer avec exactitude ce qu'il a transmis, en confrontant sa copie à la « Sīra d'Ibn Hishām » imprimée en marge du « Rawḍ al-Unuf » d'al-Suhaylī, et en consultant de temps à autre le livre « Jamharat Ansāb al-‘Arab » du même auteur de la Sīra. Abū ‘Abd Allāh a écrit le texte original modifié en marge de la copie, et a intégré ses corrections dans le contexte, et parfois il a conservé le texte original et placé la version correcte en regard sur la marge, en la distinguant par le signe (ṣaḥ) [correct]. Ainsi, il a agi en préservant la fidélité de la transmission jusqu'aux plus extrêmes limites. Certes, sa stricte adhésion à la Sīra d'Ibn Isḥāq imprimée l'a conduit à quelques erreurs, mais ramener ce qu'il a modifié à son origine, ou trouver la version correcte à son sujet, était chose aisée, car il était honnête dans les changements qu'il apportait. Le cheikh Abū ‘Abd Allāh a également ajouté quelques commentaires dans les marges ; ce que nous en avons trouvé digne d'être retenu, nous l'avons retenu, et nous avons indiqué qu'il est tiré de la marge de la copie. Il apparaît que la copie de Médine, d'après laquelle Abū ‘Abd Allāh a transcrit, était désordonnée en de nombreux endroits, incomplète en certains endroits ; il a donc corrigé ce qu'il a pu, ajouté là où l'ajout était nécessaire, et rectifié des aspects d'étourderie qu'un savant rigoureux comme Ibn Ḥazm ne pourrait commettre. Malgré cela, il restait d'autres endroits nécessitant une correction ; nous les avons donc corrigés et avons distingué ce que nous avons ajouté au texte original en le plaçant entre crochets. Et nous avons consigné, dans l'index des noms propres, à la fin du livre, de brèves annotations. Nous y avons inclus ce qui nous avait échappé de ce que nous souhaitions établir dans le corps de l'ouvrage. Nous avions, pour la réalisation de la Sīra (biographie prophétique), une méthode déterminée et un objectif tracé. Aussi nous sommes-nous astreints à réviser la Sīra à la lumière de ce qui a été écrit avant elle et après elle parmi les ouvrages mères des Sīra, et nous avons indiqué, pour chaque sujet, sa place dans ces livres, afin que cette Sīra serve d'index à la plupart des Sīra célèbres, comme la Sīra d'Ibn Hichām, d'Ibn Sa‘d, d'al-Ṭabarī, d'al-Balādhurī, d'Ibn Sayyid al-Nās, d'Ibn Kathīr, d'al-Maqrīzī, et d'autres. Cela peut aider les chercheurs en Sīra à accéder rapidement aux faits, et assister ceux qui aiment étudier la composition des Sīra de manière chronologique ou thématique. Nous avons accordé une grande attention à la fixation des généalogies (ansāb) et des noms propres (a‘lām), et nous avons souvent préféré écrire la vocalisation par des lettres, car nous sentons que le désordre dans la prononciation des noms anciens est devenu une chose générale, et que la seule notation des voyelles (al-shakl) ne remplit pas le but de la fixation et de la précision. Le livre "al-Jamhara" (La Somme) était une seconde copie sur laquelle nous révisions les généalogies ; si nous trouvions que ce qui est dans "al-Jamhara" contredisait ce qui était dans notre copie, nous nous empressions de l'établir avant toute autre divergence dans tout autre livre, car "al-Jamhara" et "Jawāmi‘ al-Sīra" (Les Recueils de la Sīra) sont l'œuvre d'un seul auteur. Le soin apporté à la fixation des généalogies, en particulier, nous a révélé que nous sommes en présence de quatre traditions (riwāyāt), représentant quatre courants dans l'histoire de la généalogie (al-nasab) : la tradition d'al-Wāqidī, la tradition d'Ibn ‘Umāra al-Anṣārī (surtout dans les généalogies des Anṣār), la tradition d'Ibn Isḥāq, et la tradition d'Ibn al-Kalbī. Ibn Sa‘d a conservé de nombreuses formes de divergence entre ces traditions. Il fut donc pour nous le meilleur auxiliaire pour les élucider et les examiner. C’est une vérité que doivent mentionner ceux qui entreprennent de vérifier les généalogies et d’en fixer les noms avec une exactitude rigoureuse. Cependant, à côté de ces quatre récits, il existe deux points de vue dans la lecture de certains noms : l’un que tu peux appeler la méthode des littérateurs dans la fixation du nom, et l’autre que nous pouvons désigner comme la doctrine des traditionnistes (muḥaddithīn) ; bien que la divergence entre les deux groupes ne s’étende pas à un grand nombre de noms. Nous avons annexé à la Sīra (biographie prophétique) cinq épîtres, qui y étaient jointes dans l’original d’après lequel nous avons copié notre version. Ces épîtres sont : 1. Une épître sur les lectures (qirā’āt) célèbres dans les régions, parvenues par voie de transmission continue (tawātur). Nous nous sommes appuyés, pour leur fixation et leur vérification, sur les ouvrages de lectures coraniques ; et nous n’en avons trouvé aucune citation dans un livre.

2 - Épître sur les noms des Compagnons transmetteurs de hadith et le nombre de hadiths de chacun : Nous avons réalisé l'édition critique de cette épître à partir de deux autres manuscrits que nous avons trouvés dans la section de la science du hadith à la Dār al-Kutub al-Miṣriyya 115 : l'un porte le numéro 254, nous l'avons codé par la lettre (ح), c'est un manuscrit incomplet d'une ou deux feuilles, son écriture est médiocre, et les noms propres n'y sont pas diacrités 116. C'est pourquoi nous nous sommes appuyés sur lui davantage pour le nombre des noms que pour la connaissance de la forme correcte du nom écrit. Quant au second manuscrit, il est l'œuvre d'Abū al-Baqā' Muḥammad ibn 'Alī ibn Khalaf al-Aḥmadī, extrait de son livre « al-Bāri' al-Faṣīḥ fī Sharḥ al-Jāmi' al-Ṣaḥīḥ », et joint à un recueil portant le numéro (521 Majāmī') 117 ; nous l'avons codé par la lettre (د). À la fin, il est écrit : « Fin de ce qu'a extrait l'imam ḥāfiẓ 118 Abū 'Abd al-Raḥmān Baqī ibn Makhlad 119 dans son Musnad 120 d'après les Compagnons de l'Envoyé d'Allāh 121 – sur lui la prière et la paix. » C'est donc une sœur du manuscrit précédent, et Abū al-Baqā' al-Aḥmadī l'a apparemment empruntée à Ibn Ḥazm 122 et l'a incluse dans son livre susmentionné. Les différences entre les deux manuscrits proviennent d'erreurs de copie, parfois dans le nombre des hadiths, ainsi que de l'insertion, de l'interférence et du mélange des noms propres, et de la mise du mot « ibn » entre deux noms sans lien, de sorte qu'ils deviennent un seul nom. C'est aussi ce qui prédomine dans notre manuscrit : il est, de ce point de vue, extrêmement confus et manifestement incomplet. C'est pourquoi, lorsque nous avons corrigé cet aspect, nous avons omis d'y faire référence à chaque fois dans les commentaires, nous contentant de cette mention générale dans l'introduction, d'autant plus qu'après avoir confronté notre manuscrit aux deux manuscrits mentionnés, nous avons soumis la forme finale au livre « Talqīḥ al-Fuhūm » 123, que nous avons codé par la lettre (ت) dans les commentaires, et qui contient la classification des noms des Compagnons transmetteurs. Puis nous ne nous sommes pas contentés de cela : nous avons confronté les noms à leurs équivalents dans « al-Iṣāba » 124 d'Ibn Ḥajar 125, car Ibn Ḥajar se réfère souvent à Ibn Ḥazm et le cite. Une fois les noms propres distingués un par un, nous les avons soumis aux ouvrages de rijāl 126, en quête de leur fixation définitive. Dans le Musnad de Baqī, il y a de nombreux noms isolés non distingués par une nisba 127, il n'était donc pas facile de les connaître correctement ou de les identifier. Il y a une autre lacune à laquelle Ibn Ḥazm n'a pas fait allusion, mais qu'Ibn Ḥajar a remarquée : Baqī ibn Makhlad a compté parmi les Compagnons transmetteurs beaucoup de tābi'ūn 128 et d'autres. Ibn Ḥajar a dit (n° 8526) : « Il est arrivé à Baqī dans son Musnad des cas de ce genre : il rapporte le hadith d'après la transmission du tābi'ī, qu'il soit âgé ou jeune, ainsi que d'après la transmission de celui qui n'est pas compté parmi les tābi'ūn. » Il semble qu'Ibn Ḥajar ait consulté un manuscrit des rijāl du hadith selon l'ordre d'Ibn Ḥazm, différent de ceux que nous avons trouvés, car il dit dans la notice de Muḥammad ibn 'Amr 'Alqama (écrit ainsi dans notre manuscrit et dans ceux de Dār al-Kutub) : « Puis j'ai trouvé dans certains manuscrits du fascicule des Compagnons dont Baqī ibn Makhlad a rapporté les hadiths, selon l'ordre d'Ibn Ḥazm : “Muḥammad ibn 'Amr ibn 'Alaba” après le lām, un bā' non diacrité à la place du qāf et du mīm, Allah sait mieux. » Cela renforce notre certitude quant à l'extrême confusion et disparité entre les manuscrits, et nous confirme que notre travail sur les rijāl du hadith, malgré sa grande difficulté, ne sera jamais définitif et catégorique en aucune manière. Nous avons constaté par la confrontation des manuscrits que celui que nous possédons est incomplet ; nous avons donc complété ce qui manquait. Et pour ne pas trop charger le lecteur avec la mention de ces noms isolés, nous n'avons pas ajouté à ce travail les nombreuses additions qu'ont apportées al-Barqī 129 et d'autres, et que contient le livre « Talqīḥ al-Fuhūm », bien qu'Ibn Ḥazm l'ait autorisé à la fin de son manuscrit. Mais l'absence d'ordre alphabétique dans notre manuscrit nous a arrêtés à la limite de nous contenter de fixer ce que nous avons, sans ajouts étendus. 3 - Épître sur la nomenclature de ceux qui ont émis des fatwas 130 parmi les Compagnons et ceux qui vinrent après eux, selon leurs degrés dans l'abondance des fatwas : Cette épître développe les premières bases posées par Ibn Sa'd 131 dans le livre « al-Ṭabaqāt » 132 concernant les Compagnons qui émettaient des fatwas du vivant du Messager. Ibn Ḥazm a consulté cette épître et en a cité une partie dans son livre « I'lām al-Muwaqqi'īn » 133. Mais il semble que le manuscrit qu'il a consulté diffère du nôtre dans son ordre, et certains noms mentionnés par Ibn al-Qayyim 134 ne se trouvent pas dans notre manuscrit, tandis que certains de ce que nous avons ne sont pas mentionnés par Ibn al-Qayyim. 4 - Sommaire des conquêtes de l'Islam : C'est une épître originale et concise, qui est presque un résumé du livre « Futūḥ al-Buldān » 135 d'al-Balādhurī 136. Nous ne connaissons personne qui l'ait citée, c'est pourquoi nous nous sommes contentés de la fixer d'après les références historiques. 5 - Noms des califes bien-guidés 137 et des imams commandeurs des croyants : Le statut de cette épître est comme celui de la précédente ; elle est une autre version de ce qui se trouve dans « al-Muḥabbar » 138 d'Ibn Ḥabīb 139 et « al-Ma'ārif » 140 d'Ibn Qutayba 141 ; une épître similaire se trouve aussi dans le livre « Talqīḥ al-Fuhūm ». Entre tous ces livres, il y a des différences dans les dates chronologiques, mais nous n'avons retenu de ces divergences que ce qui était nécessaire et indispensable. Nous pensons qu'il existe une épître mentionnant les dates des califes d'al-Andalus, citée par al-Ḥumaydī 142 ; peut-être est-elle la suite de cette épître, ou peut-être sont-elles deux épîtres distinctes. Il est certain que la seconde épître à laquelle nous faisons allusion n'est pas « Nuqṭ al-'Arūs » 143, car celle-ci n'est pas limitée aux dates des califes d'al-Andalus. Une fois ce travail achevé, avec les moyens décrits précédemment, nous l'avons soumis au maître érudit, traditionniste de l'époque, le cheikh Aḥmad Muḥammad Shākir 144, qui a bien voulu le réviser, ajoutant aux commentaires ce qu'il jugeait nécessaire, et complétant ce qui nous avait échappé et qui méritait d'être signalé. Enfin, nous avons beaucoup parlé de nous-mêmes dans ce travail et de notre effort pour le produire. Mais nous sentons au fond de nous que tout ce que ce travail comporte de rigueur et de perfection est dû à notre ami, le savant et lettré, le professeur Maḥmūd Muḥammad Shākir 145, qui nous a guidés à chaque pas, nous a éclairés sur la voie à suivre, a mis à notre disposition sa précieuse bibliothèque et son temps précieux, et nous a prodigué de sa vaste érudition et de sa grande humilité, ce qui nous a facilité toutes les difficultés rencontrées sur notre chemin. Nous lui sommes redevables de tout le bien qui se trouve dans ce travail. Quant aux erreurs qu'il contient, elles viennent de nous-mêmes et de l'inadvertance dont nul homme n'est exempt. C'est d'Allāh que nous implorons le pardon pour toute faute, et de Lui seul que nous recevons la force pour le bien et la réussite à suivre la conduite de Son noble Messager. Il est Celui qui entend et exauce.


  1. Sīra : Biographie du Prophète Muhammad, incluant ses actions, paroles et événements de sa vie.
  2. Nuqṭ al-‘Arūs : Littéralement 'Les points de la mariée', titre d'une épître historique d'Ibn Ḥazm.
  3. naql : Transmission orale ou écrite de récits, fondement de la connaissance historique et religieuse.
  4. sunan : Pluriel de sunna, traditions prophétiques, mais ici désigne les récits et pratiques transmis.
  5. madhhab Ẓāhirite : École juridique et théologique qui s'en tient au sens littéral (ẓāhir) des textes coraniques et des hadiths.
  6. citation d'Ibn Ḥazm : Paroles d'Ibn Ḥazm extraites de ses écrits, soulignant l'importance de suivre l'exemple du Prophète.
  7. citation d'Ibn Ḥazm : Affirmation d'Ibn Ḥazm que la Sīra elle-même est une preuve suffisante de la prophétie.
  8. Abū Muḥammad : Surnom (kunya) d'Ibn Ḥazm, signifiant 'père de Muhammad'.
  9. Shām : Région historique incluant la Syrie, la Palestine, la Jordanie et le Liban actuels.
  10. ṣā‘ : Mesure de capacité pour les grains, variable selon les régions, environ 2-3 kg.
  11. citation d'Ibn Ḥazm : Exemple donné par Ibn Ḥazm pour illustrer la perfection morale du Prophète.
  12. a‘lām al-rasūl : Signes et miracles attestant de la prophétie de Muhammad.
  13. khuluq wa shamā’il : Caractère et qualités morales du Prophète, incluant ses traits physiques et moraux.
  14. autres écrits : Référence aux autres ouvrages d'Ibn Ḥazm où il aborde ces thèmes.
  15. Tārīkh d'Abū Ḥassān al-Ziyādī : Ouvrage historique perdu d'Abū Ḥassān ‘Alī b. Muḥammad al-Ziyādī (m. 242/856).
  16. Tārīkh de Khalīfa b. Khayyāṭ : Chronique historique de Khalīfa b. Khayyāṭ al-‘Uṣfurī (m. 240/854), partiellement conservée.
  17. Baqī b. Makhlad : Savant andalou (m. 276/889), connu pour avoir introduit des ouvrages orientaux en Andalousie.
  18. Ibn Isḥāq : Muḥammad b. Isḥāq (m. 150/767), auteur de la première biographie complète du Prophète.
  19. Jamhara : Abréviation de 'Jamharat ansāb al-‘arab', ouvrage d'Ibn Ḥazm sur les généalogies arabes.
  20. Maghāzī : Expéditions militaires du Prophète, genre littéraire historique.
  21. Mūsā b. ‘Uqba : Savant médinois (m. 141/758), auteur d'un ouvrage sur les expéditions du Prophète.
  22. Kitāb al-Siyar : Livre des biographies, probablement sur les campagnes et la vie du Prophète.
  23. Sa‘īd b. Yaḥyā al-Umawī : Historien et traditionniste (m. 249/863), auteur d'ouvrages historiques.
  24. A‘lām al-Nubuwwa : Les signes de la prophétie, titre d'ouvrages sur les preuves de la prophétie de Muhammad.
  25. Abū Dāwūd al-Sijistānī : Célèbre traditionniste (m. 275/889), auteur du Sunan Abī Dāwūd.
  26. Abū Ja‘far Aḥmad b. Qutayba : Savant polygraphe (m. 276/889), auteur de nombreux ouvrages, dont un sur les signes de la prophétie.
  27. Andalous : Habitants d'al-Andalus (péninsule Ibérique sous domination musulmane).
  28. Abū ‘Umar b. ‘Abd al-Barr : Savant andalou (m. 463/1071), auteur de nombreux ouvrages, dont un sur la Sīra.
  29. al-Durar fī Ikhtiṣār al-Maghāzī wa-l-Siyar : Les perles dans l'abrégé des expéditions et des biographies, ouvrage perdu d'Ibn ‘Abd al-Barr.
  30. Ibn Sayyid al-Nās : Savant égyptien (m. 734/1334), auteur d'un ouvrage sur la Sīra, '‘Uyūn al-athar'.
  31. livre d'Abū ‘Umar mentionné : Référence à l'ouvrage d'Ibn ‘Abd al-Barr cité plus haut.
  32. VIe siècle : VIe siècle de l'Hégire (environ 1100-1200 de l'ère chrétienne).
  33. Ibn Kathīr : Célèbre historien et exégète (m. 774/1373), auteur de 'al-Bidāya wa-l-Nihāya'.
  34. al-Bidāya wa-l-Nihāya : Le début et la fin, vaste chronique universelle d'Ibn Kathīr.
  35. al-Fuṣūl : Les chapitres, abrégé de la Sīra par Ibn Kathīr.
  36. al-Maqrīzī : Historien égyptien (m. 845/1442), auteur de nombreux ouvrages, dont 'Imtā‘ al-Asmā‘'.
  37. Imtā‘ al-Asmā‘ : La jouissance des noms, ouvrage d'al-Maqrīzī sur la vie du Prophète.
  38. al-Mawāhib al-Ladunniyya : Les dons divins, ouvrage d'al-Qasṭallānī (m. 923/1517) sur la Sīra.
  39. al-Diyārbakrī : Historien (m. 966/1559), auteur de 'Tārīkh al-Khamīs'.
  40. Tārīkh al-Khamīs : Histoire du jeudi, chronique universelle d'al-Diyārbakrī.
  41. aumône légale (zakāt) : Impôt religieux obligatoire pour les musulmans, l'un des piliers de l'islam.
  42. émigrants (muhājirūn) : Les premiers musulmans ayant émigré de La Mecque à Médine.
  43. citation : Exemple de citation de la Sīra d'Ibn Ḥazm par un auteur ultérieur.
  44. al-Ḥāfiẓ : Titre honorifique pour un savant ayant mémorisé un grand nombre de hadiths.
  45. Banū al-Muṣṭaliq : Tribu arabe contre laquelle le Prophète mena une expédition en l'an 6 de l'Hégire.
  46. gens de la calomnie (ahl al-ifk) : Ceux qui accusèrent ‘Ā’isha d'adultère lors de l'incident du collier.
  47. ‘Ā’isha ﵂ : Épouse du Prophète, fille d'Abū Bakr, figure importante de l'islam.
  48. Sa‘d b. Mu‘ādh : Compagnon, chef de la tribu des Aws, mort après la bataille de Banū Qurayẓa.
  49. Sa‘d b. ‘Ubāda : Compagnon, chef de la tribu des Khazraj, candidat au califat après la mort du Prophète.
  50. Banū Qurayẓa : Tribu juive de Médine, dont la forteresse fut assiégée et conquise en l'an 5 de l'Hégire.
  51. Dhū al-Qa‘da : Onzième mois du calendrier hégirien.
  52. Sha‘bān : Huitième mois du calendrier hégirien.
  53. citation : Exemple de correction historique par Ibn Ḥazm concernant la chronologie.
  54. ‘Umra : Pèlerinage mineur à La Mecque, pouvant être effectué à tout moment de l'année.
  55. Ḥudaybiyya : Localité près de La Mecque où le Prophète conclut un traité avec les Quraysh en l'an 6 de l'Hégire.
  56. citation : Exemple de correction du nombre de participants par Ibn Ḥazm.
  57. Jawāmi‘ al-Sīra : Les recueils de la Sīra, titre de l'ouvrage d'Ibn Ḥazm sur la biographie prophétique.
  58. al-Ḥumaydī : Disciple d'Ibn Ḥazm, auteur d'un dictionnaire biographique des savants andalous.
  59. citation : Témoignage d'al-Ḥumaydī sur la compétence d'Ibn Ḥazm en matière de dates.
  60. Rabī‘ al-Awwal : Troisième mois du calendrier hégirien, mois de l'Hégire du Prophète.
  61. ‘Umar : ‘Umar b. al-Khaṭṭāb, deuxième calife, sous lequel le calendrier hégirien fut institué.
  62. Muḥarram : Premier mois du calendrier hégirien.
  63. al-Wāqidī : Historien (m. 207/823), auteur d'un ouvrage sur les expéditions du Prophète.
  64. zakāt : Impôt religieux obligatoire en Islam, l'un des cinq piliers, consistant en une aumône légale prélevée sur certains biens.
  65. ḥadīth al-ifk : Récit de la calomnie contre 'Aïsha, épouse du Prophète, mentionné dans le Coran (sourate 24, versets 11-20).
  66. aṣḥāb al-maghāzī : Auteurs de récits sur les expéditions militaires du Prophète.
  67. al-ẓāhir : Sens apparent ou littéral des textes religieux, doctrine défendue par Ibn Hazm.
  68. sīra : Biographie du Prophète Muhammad.
  69. Banū Qurayẓa : Tribu juive de Médine, dont l'expédition eut lieu après la bataille du Fossé.
  70. ṣalāt al-ʿaṣr : Prière de l'après-midi, troisième des cinq prières quotidiennes obligatoires.
  71. ta'wīl : Interprétation allégorique ou contextuelle d'un texte religieux.
  72. ṣalāt al-maghrib : Prière du coucher du soleil, quatrième prière quotidienne.
  73. Muzdalifa : Lieu sacré près de La Mecque, étape du pèlerinage où l'on combine les prières du coucher et de la nuit.
  74. ʿArafa : Plaine près de La Mecque, lieu central du pèlerinage le 9 du mois de Dhu al-Hijja.
  75. ṣalāt al-ẓuhr : Prière de midi, deuxième prière quotidienne.
  76. Ibn al-Zubayr : ʿAbd Allāh ibn al-Zubayr, compagnon et calife rival des Omeyyades (règne 683-692).
  77. Banū Umayya : Dynastie omeyyade, ayant régné de 661 à 750.
  78. Marwān ibn al-Ḥakam : Calife omeyyade (règne 684-685), fondateur de la branche marwanide.
  79. Nuqṭ al-ʿArūs : Ouvrage d'Ibn Hazm sur les dates des califes.
  80. al-Ḥarra : Bataille de la Harra (683) entre les Omeyyades et les Médinois, marquée par des massacres.
  81. tābiʿūn : Génération suivant les Compagnons du Prophète.
  82. Ibn Qutayba : Abū Muḥammad ʿAbd Allāh ibn Muslim ibn Qutayba, érudit du IXe siècle.
  83. Kitāb al-Maʿārif : Ouvrage d'Ibn Qutayba sur l'histoire et les généalogies.
  84. Ibn Ḥabīb : Abū Jaʿfar Muḥammad ibn Ḥabīb al-Baghdādī, historien et philologue du IXe siècle.
  85. Kitāb al-Muḥabbar : Ouvrage d'Ibn Habib sur les généalogies et l'histoire préislamique.
  86. ʿajamiyya : Non arabe, étrangère, en référence à l'influence persane sous les Abbassides.
  87. Khurāsān : Région historique du nord-est de l'Iran, berceau de la révolution abbasside.
  88. kasrawī : Relatif aux rois sassanides (Kisra), évoquant un pouvoir despotique et monarchique.
  89. Fāṭima al-Zahrāʾ : Fille du Prophète Muhammad et épouse de ʿAlī ibn Abī Ṭālib.
  90. ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz : Calife omeyyade (règne 717-720), connu pour sa piété et ses réformes.
  91. Yazīd ibn al-Walīd : Calife omeyyade (règne 744), surnommé al-Nāqiṣ (le Réducteur) pour avoir réduit les dépenses.
  92. Abū al-ʿAbbās : Premier calife abbasside, Abū al-ʿAbbās al-Saffāḥ (règne 750-754).
  93. al-Zābān : Deux rivières (Zāb supérieur et inférieur) en Irak, lieux de batailles décisives entre Omeyyades et Abbassides.
  94. bilād al-Sūdān : Pays des Noirs, désignant l'Afrique subsaharienne.
  95. khawārij : Kharijites, secte musulmane dissidente, opposée à ʿAlī et aux Omeyyades.
  96. shīʿa : Partisans de ʿAlī et de sa descendance, considérant qu'ils sont les seuls imams légitimes.
  97. muʿtazila : École théologique rationaliste de l'islam, mettant l'accent sur la justice divine et le libre arbitre.
  98. al-Dhahabī : Shams al-Dīn al-Dhahabī, historien et traditionniste du XIVe siècle.
  99. al-Sakhāwī : Shams al-Dīn al-Sakhāwī, historien et traditionniste du XVe siècle.
  100. al-Tarātīb al-Idāriyya : Ouvrage de ʿAbd al-Ḥayy al-Kattānī sur l'administration prophétique.
  101. al-Khuzāʿī : Auteur du VIIIe siècle, auteur du Kitāb al-Takhrīj.
  102. Kitāb al-Takhrīj : Ouvrage d'al-Khuza'i sur les hadiths et les pratiques prophétiques.
  103. al-Kāmil fī al-Tārīkh : Grande chronique historique d'Ibn al-Athir (XIIIe siècle).
  104. Ibn al-Athīr : ʿIzz al-Dīn ʿAlī ibn al-Athīr, historien du XIIIe siècle.
  105. Ibn Sayyid al-Nās : Muḥammad ibn Sayyid al-Nās, auteur d'une biographie prophétique au XIVe siècle.
  106. ʿUyūn al-Athar fī Funūn al-Maghāzī wa al-Shamāʾil wa al-Siyar : Titre complet de l'ouvrage d'Ibn Sayyid al-Nas sur la biographie prophétique.
  107. Maʿhad al-Makhṭūṭāt bi al-Jāmiʿa al-ʿArabiyya : Institut des Manuscrits de la Ligue Arabe, au Caire.
  108. al-Maktaba al-Ḥabībiyya : Bibliothèque Habibiyya, fondée par le savant indien Habib al-Rahman al-Kandahlawi.
  109. Maktabat Shaykh al-Islām ʿĀrif Ḥikmat : Bibliothèque à Médine, fondée par le juge ottoman ʿĀrif Ḥikmat Bey.
  110. Abū Ḥayyān al-Naḥwī : Muḥammad ibn Yūsuf Abū Ḥayyān al-Gharnāṭī, grammairien et exégète du XIVe siècle.
  111. Athīr al-Dīn : Titre honorifique d'Abū Ḥayyān, signifiant « Secours de la religion ».
  112. aṣḥāb al-ẓāhir : Partisans du sens apparent, école juridique fondée par Dāwūd al-Ẓāhirī et défendue par Ibn Hazm.
  113. البحر المحيط في التفسير : Tafsir al-Bahr al-Muhit, un célèbre commentaire coranique d'Abu Hayyan al-Andalusi.
  114. الظاهرية : École juridique zahirite, qui s'en tient au sens littéral (zahir) des textes.
  115. Dār al-Kutub al-Miṣriyya : Bibliothèque nationale d'Égypte, au Caire.
  116. diacrités : Signes indiquant les voyelles brèves en arabe.
  117. Majāmī' : Recueils, collections de manuscrits.
  118. ḥāfiẓ : Titre donné à un spécialiste du hadith qui maîtrise un grand nombre de textes et de chaînes de transmission.
  119. Baqī ibn Makhlad : Savant andalou du hadith (mort en 889), auteur d'un Musnad.
  120. Musnad : Recueil de hadiths classés par nom du Compagnon transmetteur.
  121. l'Envoyé d'Allāh : Le prophète Muḥammad.
  122. Ibn Ḥazm : Savant andalou (mort en 1064), auteur de nombreux ouvrages, dont un sur les noms des Compagnons.
  123. Talqīḥ al-Fuhūm : Ouvrage d'Ibn Ḥajar al-'Asqalānī sur les noms des Compagnons.
  124. al-Iṣāba : Ouvrage d'Ibn Ḥajar al-'Asqalānī sur les Compagnons du Prophète.
  125. Ibn Ḥajar : Ibn Ḥajar al-'Asqalānī (mort en 1449), célèbre savant du hadith.
  126. rijāl : Science des transmetteurs de hadith, étudiant leur fiabilité.
  127. nisba : Nom de relation indiquant l'origine, la tribu, etc.
  128. tābi'ūn : Génération suivant les Compagnons, ayant reçu d'eux le savoir.
  129. al-Barqī : Aḥmad ibn Muḥammad al-Barqī (mort en 893), auteur d'un ouvrage sur les Compagnons.
  130. fatwas : Avis juridiques émis par un savant.
  131. Ibn Sa'd : Muḥammad ibn Sa'd (mort en 845), auteur des Ṭabaqāt.
  132. al-Ṭabaqāt : Ouvrage classant les Compagnons et les générations suivantes.
  133. I'lām al-Muwaqqi'īn : Ouvrage d'Ibn al-Qayyim sur l'art de la fatwa.
  134. Ibn al-Qayyim : Savant hanbalite (mort en 1350), auteur de nombreux ouvrages.
  135. Futūḥ al-Buldān : Ouvrage d'al-Balādhurī sur les conquêtes islamiques.
  136. al-Balādhurī : Historien arabe (mort en 892), auteur de Futūḥ al-Buldān.
  137. califes bien-guidés : Les quatre premiers califes : Abū Bakr, 'Umar, 'Uthmān, 'Alī.
  138. al-Muḥabbar : Ouvrage d'Ibn Ḥabīb sur l'histoire et la généalogie.
  139. Ibn Ḥabīb : Muḥammad ibn Ḥabīb (mort en 859), savant et historien.
  140. al-Ma'ārif : Ouvrage d'Ibn Qutayba sur l'histoire et les biographies.
  141. Ibn Qutayba : Savant et historien (mort en 889), auteur de nombreux ouvrages.
  142. al-Ḥumaydī : Savant andalou (mort en 1095), auteur d'un ouvrage sur les savants d'al-Andalus.
  143. Nuqṭ al-'Arūs : Ouvrage d'Ibn Ḥazm sur les califes.
  144. Aḥmad Muḥammad Shākir : Savant égyptien du hadith (mort en 1958), éditeur de nombreux textes.
  145. Maḥmūd Muḥammad Shākir : Savant et écrivain égyptien (mort en 1997), frère du précédent.

Voici la traduction fidèle du texte arabe classique : **Introduction de l'auteur**

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Que Dieu prie sur notre maître Muhammad et sur sa famille et qu'Il les salue. Il m'a informé des ouvrages d'Abū Muḥammad ʿAlī b. Aḥmad b. Saʿīd b. Ḥazm al-Fārisī al-Ẓāhirī 1, notre maître l'imam unique, le voyageur 2 Abū Ḥayyān Muḥammad b. Yūsuf b. ʿAlī b. Ḥayyān al-Andalusī al-Jayyānī, que Dieu Très-Haut lui fasse miséricorde, a dit : « M'ont informé des ouvrages de l'imam Abū Muḥammad et de toutes ses transmissions, le secrétaire 3 Abū Muḥammad ʿAbd Allāh b. Muḥammad Hārūn al-Ṭāʾī al-Qurṭubī dans la ville de Tunis et d'autres, qui ont dit : « Nous a informés le juge de la communauté 4 selon l'école des gens du hadith 5, Abū al-Qāsim Aḥmad b. Yazīd b. Baqī (changement de chaîne) 6 ; et nous a informés le ḥāfiẓ 7 le juge Abū ʿAlī al-Ḥasan b. ʿAbd al-ʿAzīz b. Abī al-Aḥwaṣ, d'après Ibn Baqī également, qui a dit : « Nous a informés le juge le prédicateur 8 Abū al-Ḥasan Shuraḥ b. Muḥammad [b.] Shuraḥ al-Ruʿaynī, qui est le dernier à avoir rapporté de lui, qui a dit : « Nous a informés Abū Muḥammad ʿAlī b. Saʿīd b. Ḥazm, que la miséricorde de Dieu soit sur lui. » Et il y avait au début du manuscrit original d'après lequel j'ai copié : « M'a écrit le juge Abū al-Ḥasan Shuraḥ b. Muḥammad b. Shuraḥ al-Ruʿaynī, de Ḥimṣ al-Andalus 9, qui a dit : « Nous a annoncés 10 Abū Muḥammad ʿAlī b. Aḥmad b. Saʿīd b. Ḥazm al-Ẓāhirī le ḥāfiẓ, qui a dit : « Et j'ai lu à 11 Ibn Abī Muḥammad b. ʿAbd Allāh b. Muḥammad b. Marzūq al-Yaḥṣubī en Égypte, d'après Abū Bakr ʿAbd al-Bāqī b. Muḥammad b. Biryāl al-Ḥajjārī 12, qui a dit, que Dieu Très-Haut lui fasse miséricorde : »


  1. al-Ẓāhirī : Partisan de l'école juridique ẓāhirite, qui s'en tient au sens littéral des textes.
  2. al-riḥla : Voyageur, désignant un savant qui a beaucoup voyagé pour étudier.
  3. al-kātib : Secrétaire, scribe.
  4. qāḍī al-jamāʿa : Juge de la communauté, titre honorifique pour un juge principal.
  5. ahl al-ḥadīth : Les gens du hadith, traditionalistes qui privilégient les traditions prophétiques.
  6. : Abréviation de 'ḥawwala' indiquant un changement de chaîne de transmission.
  7. al-ḥāfiẓ : Titre donné à un spécialiste du hadith qui en connaît un grand nombre par cœur.
  8. al-khaṭīb : Prédicateur, celui qui prononce le sermon du vendredi.
  9. Ḥimṣ al-Andalus : Ville d'al-Andalus, actuelle Huesca en Espagne.
  10. anbaʾanā : Il nous a annoncés, terme technique de transmission du hadith.
  11. qaraʾtu ʿalā : J'ai lu à, indiquant une lecture sous la supervision d'un maître.
  12. al-Ḥajjārī : Relatif à la pierre, peut-être un nom de famille ou de lieu.

Chapitre sur la généalogie du Messager de Dieu ﷺ

Chapitre de la généalogie 1 du Messager d'Allah ﷺ Il est Abou al-Qasim Muhammad, fils de 'Abdallah, fils de 'Abd al-Muttalib – dont le nom est Shaybat al-Hamd –, fils de Hâshim – dont le nom est 'Amr –, fils de 'Abd Manâf – dont le nom est al-Mughîra –, fils de Qusayy – dont le nom est Zayd –, fils de Kilâb, fils de Murra, fils de Ka'b, fils de Lu'ayy, fils de Ghâlib, fils de Fihr, fils de Mâlik, fils d'al-Nadr, fils de Kinâna, fils de Khuzayma, fils de Mudrika, fils d'Ilyâs, fils de Mudar, fils de Nizâr, fils de Ma'add, fils de 'Adnân. C'est ici que s'arrête la généalogie authentique, sans aucun doute. Quant à 'Adnân, il est sans aucun doute issu d'Ismaël, le Sacrifié, Messager d'Allah, fils d'Abraham, l'Ami intime 2 d'Allah et Son Messager. Que la prière d'Allah soit sur notre seigneur Muhammad, sur eux deux, et sur tous Ses messagers et prophètes. C'est avec 'Abd al-Muttalib que se rejoignent : les Banû 'Alî, Ja'far et 'Uqayl, fils d'Abî Tâlib ; les Banû al-'Abbâs ; les Banû al-Hârith ; et les Banû Abî Lahab. C'est avec 'Abd Manâf que se rejoignent : les Banû Umayya, le reste des Banû 'Abd Shams, les Banû al-Muttalib, et les Banû Nawfal. C'est avec Qusayy que se rejoignent : les Banû 'Abd al-'Uzzâ et les Banû 'Abd al-Dâr, parmi lesquels se trouvent les gardiens 3 de la Ka'ba. C'est avec Kilâb que se rejoignent : les Banû Zuhra – et sa mère est issue d'eux, à savoir Âmina bint Wahb ibn 'Abd Manâf ibn Zuhra. C'est avec Murra que se rejoignent : les Banû Taym ibn Murra et les Banû Makhzûm ibn Yaqaza ibn Murra. C'est avec Ka'b que se rejoignent : les Banû 'Adî, les Banû Jumah, et les Banû Sahm. C'est avec Lu'ayy que se rejoignent : les Banû 'Âmir ibn Lu'ayy. C'est avec Ghâlib que se rejoignent : les Banû Taym al-Adram. C'est avec Fihr que se rejoignent : les Banû al-Hârith et les Banû Muhârib. Ce Fihr est le père de tous les Qurayshites 4 ; quiconque n'est pas issu de sa descendance n'a aucune parenté avec Quraysh, et quiconque est issu de la descendance de Fihr est Qurayshite. C'est avec Kinâna que se rejoignent : tous ceux qui appartiennent à Kinâna parmi les Banû 'Abd Manât, Malik, Malikân, Hidal, et 'Amr ibn Kinâna. C'est avec Khuzayma que se rejoignent : les Banû Asad, et al-Qâra, qui sont les Banû al-Hawn ibn Khuzayma. C'est avec Mudrika que se rejoignent : les Banû Hudhayl. C'est avec Ilyâs que se rejoignent : les Banû Tamîm et leurs frères, les Banû Dabba, Muzayna, al-Ribâb, Khuzâ'a, et Aslam. Quant à al-Ribâb, ce sont : Taym, 'Adî, Thawr, et 'Ukl. C'est avec Mudar que se rejoignent : toutes les tribus de Qays : Sulaym, Mâzin, Fazâra, 'Abs, Ashja', Murra, le reste des Banû Dhubyân, Ghatafân ; 'Uqayl, Qushayr, al-Harîsh, Ja'da, al-'Ajlân, Kilâb, al-Bakâ', Hilâl, Suwâ'a, les Banû Jusham, les Banû Nasr, Thaqîf, Sa'd, le reste de Hawâzin, Muhârib, 'Adwân, Fahm, Bâhila, Ghanî, al-Tafâwa, et le reste de Qays. C'est avec Nizâr que se rejoignent : les tribus de Rabî'a, comme Bakr, Taghlib, 'Anz ibn Wâ'il, 'Abd al-Qays et ses tribus, 'Anaza, et al-Namir ibn Qâsit. C'est avec Ma'add que se rejoignent : Iyâd, sans aucun doute. C'est avec 'Adnân que se rejoignent : les Banû 'Akk et Ghâfiq. C'est avec Abraham, l'Ami intime, que se rejoignent : les Banû Isrâ'îl et ceux dont la généalogie est connue parmi les Banû 'Îsâd 5, fils d'Isaac, frère de Jacob – mais cela n'existe plus aujourd'hui. Quant à Qudâ'a et aux tribus de Qahtân, qui sont les gens du Yémen, Allah sait mieux comment elles se ramifient, mais elles se rejoignent avec lui en Noé, sans aucun doute. C'est par Allah Très-Haut que se trouve le succès.


  1. nasab : Généalogie, lignée, ascendance.
  2. khalîl : Ami intime, titre donné à Abraham en raison de son amitié exclusive avec Dieu.
  3. hajaba : Gardien, portier ; désigne les gardiens de la Ka'ba, chargés de sa clé et de son entretien.
  4. Quraysh : Tribu arabe de La Mecque à laquelle appartenait le Prophète Muhammad.
  5. 'Îsâd : Nom d'un fils d'Isaac, frère de Jacob ; sa descendance est éteinte.

Sa naissance, son envoi [1], son âge et sa mort.

Sa naissance, son envoi, son âge et sa mort 1 [ﷺ] Le Messager de Dieu [ﷺ] naquit à La Mecque et vécut orphelin, car son père mourut alors qu'il n'avait pas encore accompli trois ans 2, et sa mère mourut alors qu'il n'avait pas encore atteint sept ans. Son grand-père 'Abd al-Muttalib prit soin de lui, puis 'Abd al-Muttalib mourut alors que le Messager de Dieu [ﷺ] avait huit ans. Ensuite, son oncle Abû Tâlib prit soin de lui, et il fut bon envers lui ; Dieu Très-Haut allégea ainsi son châtiment, car il est le moins châtié des habitants de l'Enfer. La prophétie lui vint de Dieu [﷿] alors qu'il se trouvait dans la grotte de Hirâ', alors qu'il était âgé de quarante ans. Il demeura à La Mecque treize ans, durant lesquels des hommes et des femmes parmi ses Compagnons embrassèrent l'Islam. Puis il émigra à Médine, car Dieu honora par cela les 'Ansâr 3 – que Dieu les agrée – et il demeura à Médine dix ans. Il y mourut, et sa tombe s'y trouve, dans la Mosquée, dans sa maison qui était la maison de 'Â'isha, la Mère des croyants – que Dieu l'agrée – et il y fut enterré [ﷺ]. Sa maladie commença dans la maison de 'Â'isha 4, et s'aggrava dans la maison de Maymûna, la Mère des croyants – que Dieu les agrée – puis il fut malade dans la maison de 'Â'isha, avec la permission de ses épouses – que Dieu les agrée. Les gens prièrent sur lui individuellement 5, et il fut enveloppé dans trois vêtements blancs de type sahûlî 6 en coton, sans chemise ni pantalon 7 ni turban ; on creusa pour lui une tombe à niche 8, c'est-à-dire la fosse sous le bord de la tombe. Sa toilette funèbre fut assurée par 'Alî, son oncle 'Abbâs, al-Fadl et Qutham, fils d'al-'Abbâs, Usâma ibn Zayd, son affranchi, et Shuqrân, également son affranchi – que Dieu les agrée. Entrèrent dans sa tombe : 'Alî ibn Abî Tâlib – que Dieu l'agrée –, al-Fadl, Qutham, Shuqrân, et selon certains, Aws ibn Khawlî al-Ansârî. On a dit que al-Mughîra ibn Shu'ba descendit dans sa tombe par ruse. Il fut recouvert d'un manteau rayé 9, et on plaça dans sa tombe une couverture qu'il avait l'habitude d'utiliser.


  1. : Symbole calligraphié représentant la formule de bénédiction sur le Prophète Muhammad, signifiant 'que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui'.
  2. : Symbole utilisé dans les manuscrits pour indiquer une pause ou une fin de verset, ici marquant une césure dans le texte.
  3. 'Ansâr : Les 'Ansâr (les 'auxiliaires') sont les habitants de Médine qui ont accueilli et soutenu le Prophète Muhammad et les émigrants mecquois après l'Hégire.
  4. Â'isha : Â'isha bint Abî Bakr, épouse du Prophète Muhammad, l'une des Mères des croyants.
  5. individuellement : La prière funéraire sur le Prophète fut accomplie par chaque personne séparément, sans imam, par groupes successifs.
  6. sahûlî : Tissu blanc de qualité, originaire de Sahûl, un village du Yémen réputé pour ses étoffes.
  7. pantalon : Le linceul du Prophète ne comportait ni chemise ni pantalon, conformément à la tradition prophétique.
  8. tombe à niche : Al-lahd : type de tombe où une niche est creusée sur le côté de la fosse pour y déposer le corps, le protégeant de la terre.
  9. manteau rayé : Burd hibr : manteau rayé du Yémen, souvent offert en cadeau.

Les étendards du Messager d'Allah ﷺ

Il mourut à l'âge de soixante-trois ans. Il naquit un lundi, huit jours avant la fin de Rabî‘ al-Awwal 1, et reçut la prophétie un lundi, quelques jours après le début de Rabî‘ al-Awwal. Il émigra 2 un lundi, quelques jours après le début de Rabî‘ al-Awwal. Et il mourut, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, un lundi, huit jours après le début de Rabî‘ al-Awwal ; d'autres avis existent. Il n'y a pas de divergence sur le fait qu'il mourut un lundi et fut enterré dans la nuit du mercredi, ou, selon certains, le mardi. Sa maladie dura douze jours, ou, selon certains, quatorze jours. Elle commença par un mal de tête qui persista, et il expectorait durant sa maladie quelque chose ressemblant à l'expectoration d'un mangeur de raisins secs. Il mourut après qu'Allah, exalté soit-Il, lui eut donné le choix entre la demeure en ce monde et la rencontre de son Seigneur, exalté soit-Il ; et il choisit, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, la rencontre de son Seigneur, exalté soit-Il. Les signes 3 de l'Envoyé d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : (1) Parmi eux, le Coran, par lequel il défia les Arabes et les autres, depuis qu'Allah, exalté soit-Il, l'envoya, siècle après siècle, jusqu'à ce jour, et jusqu'au Jour de la Résurrection, de produire quelque chose de semblable s'ils doutaient de sa véracité. Allah, exalté soit-Il, rendit cela impossible à tous les éloquents, et en empêcha les djinns et les autres. Allah, exalté soit-Il, dit : « Et si vous êtes dans le doute au sujet de ce que Nous avons révélé à Notre serviteur, produisez donc une sourate semblable, et appelez vos témoins en dehors d'Allah, si vous êtes véridiques » (Coran, 2:22). Et Il dit, exalté soit-Il : « Ou bien disent-ils : "Il l'a inventé" ? Dis : "Produisez donc une sourate semblable, et appelez qui vous pourrez en dehors d'Allah, si vous êtes véridiques" » (Coran, 10:38). (2) Allah, exalté soit-Il, fendit la lune pour lui à La Mecque, lorsque les Qurayshites lui demandèrent un signe. Allah, exalté soit-Il, révéla à ce sujet : « L'Heure approche et la lune se fend. Et s'ils voient un signe, ils s'en détournent et disent : "C'est une magie continue" » (Coran, 54:1-2). (3) Il nourrit une grande multitude chez Jâbir 4 et chez Abû Talha 5 le jour du Fossé 6 : une fois, quatre-vingts hommes avec quatre mesures 7 d'orge et une chevrette ; une autre fois, plus que cela, avec des galettes d'orge qu'Anas ibn Mâlik 8 portait dans sa main ; une autre fois, il nourrit toute l'armée, qui était de neuf cents hommes, avec une petite quantité de dattes apportée par la fille de Bashîr ibn Sa‘d 9 dans sa main ; ils en mangèrent jusqu'à être rassasiés, et il en resta un surplus. (4) L'eau jaillit d'entre ses doigts, et toute l'armée, assoiffée, en but et fit ses ablutions, le tout à partir d'un petit récipient trop étroit pour que sa main bénie pût s'y étendre. Il versa de son eau d'ablution dans la source de Tabûk 10, qui était à sec, et une autre fois dans le puits de Hudaybiyya 11, et ils se mirent à jaillir abondamment. De la source de Tabûk, les soldats, par milliers, burent jusqu'à être tous désaltérés, et elle coule encore jusqu'au Jour de la Résurrection. Du puits de Hudaybiyya, mille quatre cents hommes burent jusqu'à être tous désaltérés, alors qu'auparavant il n'y avait pas d'eau. (5) Il ordonna à ‘Umar ibn al-Khattâb 12, qu'Allah l'agrée, de ravitailler quatre cents cavaliers avec des dattes qui, rassemblées, étaient de la taille d'une chamelle couchée ; il les en ravitailla tous, et les dattes restèrent en tas comme avant. (6) Il jeta une poignée de terre sur l'armée [ennemie], et leurs yeux furent aveuglés ; le Coran en parle dans la parole d'Allah, exalté soit-Il : « Ce n'est pas toi qui as lancé quand tu as lancé, mais c'est Allah qui a lancé » (Coran, 8:17). (7) Par son avènement, il abolit la divination 13, qui cessa, alors qu'elle était manifeste et existante. (8) Le tronc [de palmier] contre lequel il s'appuyait pour prêcher se mit à gémir vers lui, lorsqu'on lui fabriqua la chaire 14, au point que tous les présents entendirent un son semblable au mugissement d'une chamelle ; il le serra contre lui, et il s'apaisa. L'emplacement du tronc est encore connu aujourd'hui, on s'y arrête. (9) Il défia les Juifs de souhaiter la mort, et les informa qu'ils ne la souhaiteraient pas ; ils furent empêchés de prononcer cela. Ceci est mentionné dans le Coran. (10) Il annonça des choses de l'invisible. Il prédit que ‘Ammâr 15 serait tué par le groupe rebelle. Il prédit que ‘Uthmân 16, qu'Allah l'agrée, serait frappé par une épreuve, et que le Paradis lui serait [acquis]. Il prédit qu'al-Hasan ibn ‘Alî 17, qu'Allah les agrée tous deux, serait un seigneur par lequel Allah réconcilierait deux grandes factions de musulmans ; tout cela eut lieu. Il informa au sujet d'un homme qui combattait dans le sentier d'Allah, exalté soit-Il, qu'il était parmi les gens du Feu ; cela apparut, car cet homme se suicida. Ces choses ne peuvent absolument pas être connues par aucun des moyens de connaissance antérieure, ni par les astres, ni par l'omoplate 18, ni par la divination par les lignes 19, ni par l'augure 20. (11) Surayqa ibn Mâlik ibn Ju‘shum 21 le poursuivit ; les pattes avant de son cheval s'enfoncèrent dans la terre, puis il les retira, et une fumée le suivit, jusqu'à ce que Surayqa implorât sa protection ; il pria pour lui, et le cheval repartit. (12) Il prédit que des bracelets de Chosroès 22 seraient placés sur ses avant-bras ; il en fut ainsi. (13) Il annonça le meurtre d'al-Aswad al-‘Ansî 23, l'imposteur, la nuit même de son meurtre, alors qu'il se trouvait à San‘â’ du Yémen, et il nomma son meurtrier. (14) Il annonça la mort du Négus 24, alors qu'entre lui et celui-ci s'étendait la mer salée et plusieurs jours de marche par terre ; il sortit avec tous ses compagnons vers al-Baqî‘ 25 et pria pour lui ; on apprit qu'il était mort ce jour-là, lorsque la nouvelle arriva. (15) Il sortit de sa maison alors que cent Qurayshites l'attendaient pour le tuer, selon leurs dires ; il mit de la poussière sur leurs têtes, et ils ne le virent pas. (16) Un chameau se plaignit à lui en présence de ses compagnons et se montra humble devant lui. (17) Il dit à un groupe de ses compagnons : « L'un de vous est dans le Feu, sa dent molaire est comme le mont Uhud 26 » ; ils moururent tous dans l'islam, sauf un qui apostasia : ar-Rajjâl al-Hanafî 27 ; il fut tué en apostat avec Musaylima le menteur 28, qu'Allah les maudisse. (18) Il dit à d'autres d'entre eux : « Le dernier d'entre vous à mourir sera dans le Feu » ; le dernier d'entre eux à mourir tomba dans le feu et brûla jusqu'à la mort. (19) Il appela deux arbres, qui vinrent à lui et se rejoignirent ; puis il leur ordonna et ils se séparèrent. (20) Il était, que les prières et la paix d'Allah soient sur lui, de taille moyenne ; quand il marchait avec des hommes de haute taille, il les dépassait. (21) Il défia les chrétiens à l'épreuve d'invocation mutuelle 29, mais ils refusèrent ; il les informa que s'ils le faisaient, ils périraient tous ; ils reconnurent la vérité de sa parole et refusèrent. (22) ‘Âmir ibn at-Tufayl 30 et Arbad ibn Qays 31 vinrent à lui, tous deux cavaliers et assassins des Arabes, résolus à le tuer ; Allah les en empêcha. Il mit une barrière entre Arbad et lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, une fois avec ‘Âmir, une fois avec un mur, et il invoqua contre eux. ‘Âmir périt en chemin en revenant de chez lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et Arbad fut détruit par la foudre, qui le brûla, qu'Allah les maudisse. (23) Il annonça qu'il tuerait Ubayy ibn Khalaf al-Jumahî 32 ; il lui fit une légère égratignure le jour d'Uhud, et ce fut la cause de sa mort. (24) Il goûta au poison ; celui qui en mangea avec lui mourut sur-le-champ, tandis que lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, vécut encore quatre ans après cela. Le bras de la brebis empoisonnée lui parla, disant qu'il était empoisonné. (25) Le jour de Badr 33, il indiqua à ses compagnons les lieux de chute des chefs des Qurayshites, et les désigna un par un ; aucun d'eux ne dépassa cet endroit. (26) Il annonça que des groupes de sa communauté feraient des expéditions maritimes, et dit à Umm Harâm bint Milhân 34 : « Tu en seras » ; elle en fut. L'expédition maritime d'un groupe de sa communauté eut lieu. (27) La terre fut rassemblée pour lui, et il vit ses levants et ses couchants 35 ; il annonça que le royaume de sa communauté atteindrait ce qui lui avait été rassemblé de la terre ; il en fut ainsi. Leur royaume s'étendit de l'extrême Orient jusqu'au pays du Sind et des Turcs, jusqu'à l'extrême Occident, aux côtes de la Mer Océane 36, en Andalousie et au pays des Berbères ; ils ne s'étendirent pas autant vers le Sud et le Nord, c'est-à-dire comme ils s'étendirent vers l'Est et l'Ouest. Il en fut exactement comme il l'avait annoncé. (28) Il annonça à Fâtima 37, sa fille, qu'Allah l'agrée, qu'elle serait la première de sa famille à le rejoindre ; il en fut ainsi. (29) Il annonça à ses épouses, qu'Allah les agrée, que celle dont la main était la plus longue serait la plus rapide à le rejoindre ; Zaynab bint Jahsh al-Asadiyya 38 était la plus longue de main par l'aumône, et elle fut la première à mourir après lui. (30) Il caressa la mamelle d'une brebis, et elle donna du lait ; ce fut la cause de la conversion à l'islam de ‘Abd Allâh ibn Mas‘ûd 39. Une autre fois, il en fit de même dans la tente d'Umm Ma‘bad al-Khuzâ‘iyya 40. (31) L'œil de l'un de ses compagnons, Qatâda 41, sortit de son orbite et tomba ; il le remit en place, et il devint le plus sain et le plus beau de ses deux yeux. (32) Il cracha dans l'œil de ‘Alî 42, qu'Allah l'agrée, alors qu'il était atteint d'ophtalmie, le jour de Khaybar 43 ; il guérit sur-le-champ et n'eut plus d'ophtalmie par la suite. Il l'envoya avec l'étendard en disant : « Il ne reviendra pas jusqu'à ce qu'Allah lui accorde la victoire » ; il en fut ainsi, il ne revint, qu'Allah honore son visage, qu'avec la victoire. (33) On entendait la nourriture glorifier Allah 44 devant lui. (34) La jambe de l'un de ses compagnons fut blessée ; il la toucha, et elle guérit sur-le-champ. (35) Les provisions d'une armée dont il faisait partie diminuèrent ; il fit rassembler tout ce qui restait des provisions, et il n'y en eut qu'une très petite quantité ; il invoqua la bénédiction sur elles, puis ordonna aux gens de prendre ; il ne resta aucun récipient dans le camp qui ne fût rempli. (36) Al-Hakam ibn Abî al-‘Âs 45 imita sa démarche en se moquant ; il lui dit : « Sois donc ainsi » ; il ne cessa de trembler jusqu'à sa mort. (37) Il demanda en mariage Umâma bint al-Hârith ibn ‘Awf 46 ; son père était un bédouin rude, chef de son peuple. Il dit : « Elle a une blancheur » – les Arabes désignaient ainsi la lèpre. Il lui dit, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Qu'il en soit ainsi » ; elle devint lépreuse sur-le-champ. Son père repartit et vit ce qui lui était arrivé ; son cousin, Yazîd ibn Jamra ibn ‘Awf ibn Abî Hâritha, l'épousa, et elle lui donna le poète Shabîb ibn Yazîd, connu sous le nom d'Ibn al-Barsâ’ 47. Et d'autres signes et miracles encore de lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ; nous n'avons mentionné que ce qui est célèbre et rapporté par transmission continue 48. C'est d'Allah que vient le succès.


  1. Rabî‘ al-Awwal : Troisième mois du calendrier lunaire islamique.
  2. hijra : Émigration du Prophète de La Mecque à Médine en 622 ap. J.-C., marquant le début du calendrier islamique.
  3. âya : Signe, miracle ou verset coranique.
  4. Jâbir : Jâbir ibn ‘Abd Allâh al-Ansârî, compagnon du Prophète.
  5. Abû Talha : Abû Talha Zayd ibn Sahl al-Ansârî, compagnon du Prophète.
  6. jour du Fossé : Bataille du Fossé (al-Khandaq) en 627 ap. J.-C.
  7. mudd : Mesure de capacité d'environ 0,5 litre.
  8. Anas ibn Mâlik : Compagnon du Prophète, serviteur personnel de ce dernier.
  9. Bashîr ibn Sa‘d : Compagnon du Prophète.
  10. Tabûk : Localité au nord-ouest de l'Arabie, site de l'expédition de Tabûk en 630 ap. J.-C.
  11. Hudaybiyya : Localité près de La Mecque, site du traité de Hudaybiyya en 628 ap. J.-C.
  12. ‘Umar ibn al-Khattâb : Deuxième calife bien guidé (r. 634-644 ap. J.-C.).
  13. kihâna : Divination, pratique de prédire l'avenir par des moyens occultes.
  14. minbar : Chaire dans une mosquée, d'où le prédicateur s'adresse aux fidèles.
  15. ‘Ammâr : ‘Ammâr ibn Yâsir, compagnon du Prophète, tué à la bataille de Siffîn (657 ap. J.-C.).
  16. ‘Uthmân : ‘Uthmân ibn ‘Affân, troisième calife bien guidé (r. 644-656 ap. J.-C.).
  17. al-Hasan ibn ‘Alî : Petit-fils du Prophète, fils de ‘Alî et Fâtima, cinquième calife bien guidé (r. 661 ap. J.-C.).
  18. katf : Divination par l'omoplate d'un animal.
  19. khatt : Divination par les lignes tracées sur le sable ou la terre.
  20. zajr : Augure, divination par le vol ou le cri des oiseaux.
  21. Surayqa ibn Mâlik ibn Ju‘shum : Compagnon du Prophète, initialement poursuivant lors de l'émigration.
  22. Kisrâ : Titre des rois sassanides de Perse.
  23. al-Aswad al-‘Ansî : Faux prophète au Yémen, tué en 632 ap. J.-C.
  24. Négus : Titre du roi d'Abyssinie (Éthiopie).
  25. al-Baqî‘ : Cimetière de Médine où de nombreux compagnons sont enterrés.
  26. Uhud : Montagne près de Médine, site de la bataille d'Uhud (625 ap. J.-C.).
  27. ar-Rajjâl al-Hanafî : Compagnon qui apostasia et rejoignit Musaylima.
  28. Musaylima le menteur : Faux prophète contemporain du Prophète, tué en 632 ap. J.-C.
  29. mubâhala : Épreuve d'invocation mutuelle de la malédiction pour trancher un différend religieux.
  30. ‘Âmir ibn at-Tufayl : Chef de tribu arabe, ennemi du Prophète.
  31. Arbad ibn Qays : Compagnon d'‘Âmir ibn at-Tufayl, ennemi du Prophète.
  32. Ubayy ibn Khalaf al-Jumahî : Ennemi qurayshite du Prophète, tué à Uhud.
  33. Badr : Bataille de Badr en 624 ap. J.-C., première grande victoire des musulmans.
  34. Umm Harâm bint Milhân : Compagne du Prophète, participa à une expédition maritime.
  35. mashâriq wa maghârib : Les levants et couchants du soleil, métaphore pour l'Est et l'Ouest.
  36. al-bahr al-muhît : La Mer Océane, désignant l'océan Atlantique.
  37. Fâtima : Fille du Prophète et de Khadîja, épouse de ‘Alî.
  38. Zaynab bint Jahsh al-Asadiyya : Épouse du Prophète, connue pour sa générosité.
  39. ‘Abd Allâh ibn Mas‘ûd : Compagnon du Prophète, célèbre récitateur du Coran.
  40. Umm Ma‘bad al-Khuzâ‘iyya : Femme qui hébergea le Prophète lors de son émigration.
  41. Qatâda : Qatâda ibn an-Nu‘mân, compagnon du Prophète.
  42. ‘Alî : ‘Alî ibn Abî Tâlib, cousin et gendre du Prophète, quatrième calife bien guidé (r. 656-661 ap. J.-C.).
  43. Khaybar : Oasis au nord de Médine, conquise en 628 ap. J.-C.
  44. tasbîh : Glorification d'Allah, prononciation de "Subhân Allâh".
  45. al-Hakam ibn Abî al-‘Âs : Oncle du Prophète, père du calife Marwân Ier.
  46. Umâma bint al-Hârith ibn ‘Awf : Femme d'une tribu arabe, demandée en mariage par le Prophète.
  47. Ibn al-Barsâ’ : Surnom de Shabîb ibn Yazîd, poète arabe, "fils de la lépreuse".
  48. tawâtur : Transmission continue par de nombreux témoins oculaires, garantissant l'authenticité.

La preuve de Dieu [1] et combien de fois il a accompli la 'Umra [2] en Islam.

La preuve de Dieu 1 Combien de fois a-t-il accompli la 'umra 2 dans l'islam (1) Le Prophète 3 a accompli le hajj 4 et la 'umra avant la prophétie et après elle, avant l'Hégire 5, des pèlerinages et des 'umra dont on ne connaît pas le nombre. Il n'a accompli le hajj après avoir émigré à Médine qu'un seul pèlerinage, le Pèlerinage d'Adieu 6, en l'an dix. Et il a accompli la 'umra après avoir émigré à Médine deux 'umra indépendantes 7, qu'il a entreprises et achevées : L'une : la 'umra de la compensation 8, entreprise depuis Médine en l'an sept, achevée au mois de Dhu al-Qa'da 9 ; l'autre : sa 'umra depuis al-Ji'rana 10, en l'an huit, après la bataille de Hunayn 11, également au mois de Dhu al-Qa'da. Et il a accompli une troisième 'umra, qu'il a combinée 12 avec son hajj mentionné, entreprise depuis Médine, pour laquelle il a prononcé la talbiya 13 au mois de Dhu al-Qa'da, et achevée au mois de Dhu al-Hijja 14. Il était parti pour accomplir la 'umra depuis Médine, mais les polythéistes l'en ont empêché alors qu'il était parvenu à al-Hudaybiya 15 ; il s'est donc désacralisé 16 là-bas, a immolé la bête sacrificielle 17, et est retourné avec ses compagnons, que Dieu soit satisfait d'eux tous.


  1. ḥujja : Preuve, argument décisif ; ici, désigne le Prophète Muhammad comme preuve de Dieu pour l'humanité.
  2. ʿumra : Petit pèlerinage à La Mecque, pouvant être effectué à tout moment de l'année.
  3. ṣallā llāhu ʿalayhi wa-sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète : 'que Dieu prie sur lui et le salue'.
  4. ḥajj : Grand pèlerinage à La Mecque, obligatoire une fois dans la vie pour tout musulman capable.
  5. hijra : Émigration du Prophète de La Mecque à Médine en 622 ap. J.-C., marquant le début du calendrier musulman.
  6. ḥajjat al-wadāʿ : Pèlerinage d'Adieu, unique pèlerinage du Prophète après l'Hégire, en l'an 10 H.
  7. ʿumratān mufradatān : Deux 'umra effectuées séparément, non combinées avec un hajj.
  8. ʿumrat al-qaḍiyya : 'Umra de la compensation, effectuée en l'an 7 H après le traité d'al-Hudaybiya.
  9. Dhū l-qaʿda : Onzième mois du calendrier lunaire musulman.
  10. al-jiʿrāna : Localité située entre La Mecque et Ta'if, où le Prophète a effectué une 'umra après la bataille de Hunayn.
  11. ḥunayn : Bataille remportée par les musulmans en l'an 8 H contre la tribu des Hawazin.
  12. qarana : Combinaison du hajj et de la 'umra en un seul rituel, avec une seule intention.
  13. talbīya : Formule rituelle prononcée par le pèlerin : 'Me voici, ô Dieu, me voici...'.
  14. Dhū l-ḥijja : Douzième mois du calendrier lunaire musulman, mois du pèlerinage.
  15. al-ḥudaybiya : Localité près de La Mecque où le Prophète et les musulmans furent empêchés d'entrer en l'an 6 H, aboutissant à un traité.
  16. ḥalla : Sortir de l'état de sacralisation (ihram) en accomplissant les rites de désacralisation.
  17. al-hady : Animal sacrificiel offert dans le cadre du pèlerinage.

Ses expéditions militaires [1]

Ses expéditions militaires 1 (1) Il mena, que les prières et la paix de Dieu soient sur lui, vingt-cinq expéditions, dans cet ordre : la première fut l'expédition de Wadân, qui est al-Abwâ', puis l'expédition de Buwât, du côté de Raḍwâ, puis l'expédition d'al-ʿUshayra, dans la vallée de Yanbuʿ, puis la première expédition de Badr, à la poursuite de Karz ibn Jâbir, puis la seconde expédition de Badr, qui est le coup décisif par lequel Dieu glorifia l'islam et anéantit les chefs des mécréants, puis l'expédition des Banû Sulaym jusqu'à Qarqarat al-Kudr, puis l'expédition d'al-Sawîq, à la poursuite d'Abû Sufyân ibn Ḥarb, puis l'expédition de Ghatafân, qui est l'expédition de Dhî Amr, puis l'expédition de Najrân, puis l'expédition d'Uḥud, puis l'expédition de Ḥamrâ' al-Asad, puis l'expédition de Dhât al-Riqâʿ, dans la région de Nakhl, puis la dernière expédition de Badr, puis l'expédition de Dûmat al-Jandal, puis l'expédition du Fossé, qui fut la dernière expédition que les mécréants menèrent contre lui, puis l'expédition des Banû Qurayẓa, puis l'expédition des Banû Liḥyân des Hudhayl, puis l'expédition de Dhî Qarad, puis l'expédition des Banû al-Muṣṭaliq des Khuzâʿa, puis l'expédition de al-Ḥudaybiyya, puis l'expédition de Khaybar, puis l'expédition de la Conquête, la conquête de La Mecque, puis l'expédition de Ḥunayn contre Hawâzin, puis celle d'al-Ṭâ'if, puis Tabûk. Il combattit personnellement dans neuf d'entre elles : la grande expédition de Badr, qui est Badr du combat, qui est Badr du coup décisif ; et il combattit, que la paix soit sur lui, à Uḥud, au Fossé, à Qurayẓa, à al-Muṣṭaliq, à Khaybar, à la Conquête, à Ḥunayn et à al-Ṭâ'if.


  1. ghazawât : Expéditions militaires menées par le Prophète Muhammad, que la paix soit sur lui, souvent traduit par 'razzias' ou 'campagnes'.

Son envoi [1]

On a dit : il a combattu à Wādī al-Qurā et al-Ghāba, et il n'était pas du tout dans les autres [expéditions]. Et c'est par Dieu que se fait la réussite. Ses expéditions 1 (1) (1) Il envoya 'Ubayda ibn al-Ḥārith ibn al-Muṭṭalib en bas de Thaniyyat al-Murra 2. (2) Il envoya Ḥamza ibn 'Abd al-Muṭṭalib vers la côte de la mer, du côté d'al-'Īṣ. Ces deux expéditions étaient très proches ou simultanées, c'est pourquoi on a divergé sur laquelle fut la première. Ce sont les premières de ses expéditions et les premiers étendards qu'il noua. (3) Il envoya Sa'd ibn Abī Waqqāṣ vers al-Kharrār. (4) Il envoya 'Abd Allāh ibn Jaḥsh vers Nakhlā 3. (5) Il envoya Zayd ibn Ḥāritha, son affranchi, vers al-Qarada. (6) Il envoya Muḥammad ibn Maslama al-Anṣārī pour tuer Ka'b ibn al-Ashraf. (7) Il envoya Murthad ibn Abī Murthad al-Ghanawī vers al-Rajī'. (8) Il envoya al-Mundhir ibn 'Amr al-Anṣārī vers Bi'r Ma'ūna. (9) Il envoya 'Abd Allāh ibn 'Atīk pour tuer Sallām ibn Abī al-Ḥuqayq, à Khaybar. (10) Il envoya Abū 'Ubayda ibn al-Jarrāḥ vers Dhī al-Qiṣṣa 4, sur la route de l'Irak. (11) Il envoya 'Umar ibn al-Khaṭṭāb vers Turba, dans le pays des Banū 'Āmir. (12) Il envoya 'Alī ibn Abī Ṭālib au Yémen. (13) Il envoya Ghālib ibn 'Abd Allāh al-Laythī vers al-Kadīd, chez les Banū al-Mulawwaḥ des Banū Kināna. (14) Il envoya 'Alī ibn Abī Ṭālib chez les Banū 'Abd Allāh ibn Sa'd, de la population de Fadak. (15) Il envoya Ibn Abī al-'Awjā' al-Sulamī chez les Banū Sulaym. (16) Il envoya 'Ukāsha ibn Miḥṣan al-Asadī vers al-Ghamra 5. (17) Il envoya Abū Salama ibn 'Abd al-Asad al-Makhzūmī vers Qaṭan 6, une source des Banū Asad dans la région du Najd. (18) Il envoya Muḥammad ibn Maslama al-Anṣārī, des Banū Ḥāritha ibn al-Aws, vers al-Qurṭā', des Banū Hawāzin 7. (19) Il envoya Bashīr ibn Sa'd al-Anṣārī, des Banū al-Ḥārith ibn al-Khazraj, vers la région de Khaybar. (20) Il envoya Zayd ibn Ḥāritha vers al-Jumūm 8, dans le pays des Banū Sulaym. (21) Il envoya Zayd également vers Judhām, dans le pays de Ḥismā 9. (22) Il envoya Zayd également vers al-Ṭarf 10, du côté de Nakhl, sur la route de l'Irak. (23) Il envoya Abū Bakr 11 chez les Fazāra. (24) Il envoya Abū 'Āmir al-Ash'arī, l'oncle d'Abū Mūsā, vers Awṭās. (25) Il envoya Zayd également chez les Fazāra, et il tua Umm Qirfa et d'autres. (26) Il envoya 'Abd Allāh ibn Rawāḥa à Khaybar. (27) Il envoya une autre fois 'Abd Allāh ibn 'Atīk à Khaybar, pour tuer Abū Rāfi' ibn Abī al-Ḥuqayq. (28) Il envoya 'Abd Allāh ibn Unays al-Juhanī pour tuer Khālid ibn Sufyān al-Hudhalī 12. 'Abd Allāh le tua. Il l'envoya uniquement pour cela, et il lui donna un signe 13 lors de sa rencontre : que 'Abd Allāh soit saisi d'un tremblement. Et il en fut comme il l'avait dit. (29) Il envoya des commandants : à leur tête Zayd ibn Ḥāritha ; s'il était tué, alors Ja'far ibn Abī Ṭālib ; s'il était tué, alors 'Abd Allāh ibn Rawāḥa. Ils furent tous tués, que Dieu les agrée, à Mu'ta, au début du Shām. Ils y rencontrèrent les armées chrétiennes des Byzantins et des Arabes christianisés. Khālid ibn al-Walīd prit l'étendard et se retira avec les musulmans. (30) Il envoya Ka'b ibn 'Umayr al-Ghifārī vers Dhāt Aṭlāḥ, dans le pays du Shām. (31) Il envoya 'Uyayna ibn Ḥiṣn ibn Ḥudhayfa ibn Badr al-Fazārī chez les Banū al-'Anbar des Banū Tamīm. (32) Il envoya [Ghālib ibn] 14 'Abd Allāh al-Laythī vers le pays des Banū Murra, et ils frappèrent dans les Ḥuraqāt 15 de Juhayna. (33) Il envoya Khālid ibn al-Walīd chez les Banū Judhayma des Banū Kināna. (34) Il envoya Khālid également au Yémen. (35) Il envoya 'Amr ibn al-'Āṣ vers Dhāt al-Salāsil, dans le pays des Banū 'Udhra, et il le renforça avec une armée sous le commandement d'Abū 'Ubayda. (36) Il envoya 'Abd Allāh ibn Abī Ḥadrad al-Aslamī vers Baṭn Iḍam 16. (37) Il envoya Ibn Abī Ḥadrad également vers al-Ghāba. (38) Il envoya 'Abd al-Raḥmān ibn 'Awf vers Dūmat al-Jandal. (39) Il envoya Abū 'Ubayda ibn al-Jarrāḥ vers la côte de la mer 17. (40) Il envoya 'Amr ibn Umayya al-Ḍamrī 18 pour tuer Abū Sufyān Ṣakhr ibn Ḥarb ibn Umayya, mais il ne put le faire et cela ne lui fut pas facilité.


  1. bu‘ūth : Expéditions militaires envoyées par le Prophète, généralement de petite taille, distinctes des ghazawāt (campagnes menées en personne).
  2. Thaniyyat al-Murra : Col de la femme amère, lieu-dit près de Médine.
  3. Nakhlā : Localité située entre La Mecque et Ṭā'if.
  4. Dhī al-Qiṣṣa : Lieu-dit dans la région de Najd, sur la route de l'Irak.
  5. al-Ghamra : Eau (point d'eau) dans la région de Najd.
  6. Qaṭan : Point d'eau des Banū Asad dans le Najd.
  7. al-Qurṭā' : Tribu des Banū Hawāzin.
  8. al-Jumūm : Lieu dans le pays des Banū Sulaym.
  9. Ḥismā : Région montagneuse au nord-ouest de l'Arabie, près de Tabūk.
  10. al-Ṭarf : Lieu-dit du côté de Nakhl, sur la route de l'Irak.
  11. Abū Bakr : Le premier calife, compagnon du Prophète.
  12. Khālid ibn Sufyān al-Hudhalī : Chef des Banū Hudhayl, hostile aux musulmans.
  13. āya : Signe miraculeux ou prodige donné par le Prophète.
  14. Ghālib ibn 'Abd Allāh al-Laythī : Compagnon, commandant d'expédition.
  15. al-Ḥuraqāt : Lieu-dit ou tribu de Juhayna.
  16. Baṭn Iḍam : Vallée d'Iḍam, dans la région de Médine.
  17. sīf al-baḥr : Côte de la mer, probablement la mer Rouge.
  18. 'Amr ibn Umayya al-Ḍamrī : Compagnon, envoyé pour une mission secrète.

Sa description [1] et Ses noms [2] ﷺ

(41) Et il envoya Zayd ibn Ḥāritha à Madyan. (42) Et il envoya Sālim ibn ‘Umayr contre Abū ‘Afak 1, des Banū ‘Amr ibn ‘Awf, et il le tua. (43) Et il envoya ‘Amr ibn ‘Adī al-Khaṭmī contre ‘Aṣmā’ bint Marwān, des Banū Umayya ibn Zayd, et il la tua. (44) Et il envoya une expédition 2 dans laquelle fut fait prisonnier Thumāma ibn Uthāl al-Ḥanafī. (45) Et il envoya ‘Alqama ibn Mujazziz al-Mudlijī. (46) Et il envoya Kurz ibn Jābir 3 à la poursuite de ceux qui avaient tué les bergers et leur avaient crevé les yeux. (47) Et il envoya Usāma ibn Zayd en Syrie, et ce fut sa dernière expédition ; il mourut, que la paix soit sur lui, avant de l’avoir exécutée, et Abū Bakr al-Ṣiddīq l’exécuta. Que l’agrément, la miséricorde et les bénédictions de Dieu soient sur eux tous. Et c’est par Dieu que se fait la réussite. Son portrait et ses noms, que la paix soit sur lui 4 Il était, que la paix soit sur lui, ni excessivement grand, ni trop petit, ni d’un blanc livide, ni basané 5, ni aux cheveux très crépus, ni aux cheveux lisses 6 ; il avait les cheveux ondulés, le teint lumineux, teinté de rougeur sur une blancheur éclatante, son visage était beau comme la lune ; il avait les articulations larges, les cils longs 7, les yeux très noirs avec de fines veines rouges dans le blanc, les dents belles, la bouche large, le nez fin ; quand il marchait, il penchait légèrement 8 ; quand il se tournait, il se tournait tout entier ; il regardait souvent vers le sol ; il avait les mains larges et douces, les tendons des chevilles peu charnus, la barbe épaisse et large, les cheveux noirs ; la plante de ses pieds était creuse ; quand il laissait ses cheveux longs, ils atteignaient le lobe de ses oreilles et ses épaules ; quand il les raccourcissait, ils arrivaient à mi-oreille ; ses cheveux et sa barbe n’avaient pas atteint vingt cheveux blancs 9. Il est : Muḥammad, que la prière et la paix de Dieu soient sur lui, Aḥmad, al-Māḥī : par lui Dieu efface la mécréance, al-Ḥāshir : il rassemblera les gens sur ses traces, al-‘Āqib : il n’y a pas de prophète après lui, al-Muqaffā, le Prophète du repentir, le Prophète de l’épreuve, et Dieu l’a nommé : Clément et Miséricordieux. Et il y avait sur la protubérance 10 de son épaule gauche le sceau de la prophétie, semblable à un œuf de pigeon, de la couleur de son corps, avec des grains de beauté 11 et, au-dessus, quelques poils.


  1. Abū ‘Afak : Poète juif de Médine qui avait composé des satires contre le Prophète.
  2. ba‘than : Expédition militaire envoyée par le Prophète.
  3. Kurz ibn Jābir : Compagnon du Prophète, envoyé pour poursuivre des agresseurs.
  4. ṣifatuhu wa asmā’uhu : Description physique et noms du Prophète.
  5. ādam : Teint basané, brun.
  6. ja‘d al-qaṭaṭ wa lā al-sabaṭ : Cheveux ni très crépus ni très lisses.
  7. awṭaf al-ashfār : Cils longs et fournis.
  8. yatakaffa’ : Se balancer légèrement en marchant, comme incliné en avant.
  9. ‘ishrīn shayba : Vingt cheveux blancs, signe de vieillesse.
  10. nughḍ : Protubérance charnue entre l'épaule et le cou.
  11. khīlān : Grains de beauté ou petites taches sur la peau.

Ses commandements [1]

Ses gouverneurs, que la prière et la paix soient sur lui 1 : Bâdhân le Perse sur tout le Yémen ; c'est Bâdhân ibn Sâsân ibn Balâsh, fils du roi Jâmâsf, fils du roi Fîrûz ibn Yazdjard le roi, fils de Bahrâm Jûr le roi. Lorsque Bâdhân mourut, l'Envoyé d'Allah, que la prière et la paix soient sur lui, nomma son fils Shahr ibn Bâdhân sur Sanaa et ses dépendances seulement. Il nomma al-Muhâjir ibn Abî Umayya ibn al-Mughîra sur Kinda et al-Sadaf. Il nomma Ziyâd ibn Labîd al-Bayâdî al-Ansârî sur Hadramawt 2. Il nomma Abû Mûsâ al-Ash‘arî sur Zubayd, Aden, Ram‘ et la côte. Il nomma Mu‘âdh ibn Jabal sur al-Janad. Il nomma ‘Attâb ibn Asîd ibn Abî al-‘Îs ibn Umayya ibn ‘Abd Shams sur La Mecque, l'organisation du pèlerinage et la direction des musulmans lors du pèlerinage en l'an huit, alors qu'il avait moins de vingt ans. Il nomma Abû Sufyân Sakhr ibn Harb ibn Umayya ibn ‘Abd Shams sur Najrân 3. Il nomma Yazîd ibn Abî Sufyân Sakhr ibn Harb sur Taymâ’. Il nomma Khâlid ibn Sa‘îd ibn Abî al-‘Âs ibn Umayya ibn ‘Abd Shams sur Sanaa après le meurtre de Shahr ibn Bâdhân. Shahr ibn Bâdhân, que la miséricorde d'Allah soit sur lui, fut tué par al-Aswad al-‘Ansî l'imposteur, qu'Allah le maudisse. Il nomma son frère ‘Amr ibn Sa‘îd sur Wâdî al-Qurâ. Il nomma leur frère al-Hakam ibn Sa‘îd sur les villages de ‘Urayna 4, c'est-à-dire Fadak et autres. Il nomma leur frère Abân ibn Sa‘îd sur la ville d'al-Khatt au Bahreïn 5, à laquelle sont attribuées les lances. Il nomma al-‘Alâ’ ibn al-Hadramî, allié de Banî Sa‘îd ibn al-‘Âs, sur al-Qatîf au Bahreïn. Il nomma ‘Amr ibn al-‘Âs sur Oman et ses dépendances. Il nomma ‘Uthmân ibn [Abî] 6 al-‘Âsî al-Thaqafî sur al-Tâ’if. Il nomma Mahmiyya ibn Jaz’ ibn ‘Abd Yaghûth ibn ‘Uwayj ibn ‘Amr ibn Zubayd 7 al-Zubaydî sur les quint 8 qui étaient en sa présence 9, que la prière et la paix soient sur lui ; on dit qu'il était l'allié des Banî Jumah. Il nomma ‘Alî ibn Abî Tâlib, qu'Allah honore son visage, sur les quint au Yémen et sur la judicature.


  1. : Symbole calligraphique pour 'sallā llāhu ʿalayhi wa-sallam' (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), formule de bénédiction sur le Prophète Muhammad.
  2. حضرموت : Hadramawt : région historique du sud de la péninsule arabique, actuellement au Yémen.
  3. نجران : Najrân : ville et région du sud-ouest de l'Arabie saoudite actuelle, près de la frontière yéménite.
  4. عرينة : ‘Urayna : nom de localités ; ici, il s'agit de villages dans la région de Fadak.
  5. مدينة الخط بالبحرين : Ville d'al-Khatt au Bahreïn : ancienne ville de la côte orientale de l'Arabie, célèbre pour ses lances.
  6. [أبي] : Ajout probable : le texte original omet 'Abî' ; il s'agit de ‘Uthmân ibn Abî al-‘Âsî.
  7. زبيد : Zubayd : tribu yéménite.
  8. الأخماس : Al-akhmâs : pluriel de khums, le quint (un cinquième du butin) prélevé par l'État islamique.
  9. بحضرته : En sa présence : c'est-à-dire auprès du Prophète, à Médine.

Chapitre

Il confia la garde de son sceau 1 à Mu‘ayqīb ibn Abī Fāṭima al-Dawsī, allié des Banū Umayya ibn ‘Abd Shams. Il confia à ‘Adī ibn Ḥātim la collecte des aumônes légales 2 des Banū Asad. Il confia à Mālik ibn Nuwayra al-Yarbū‘ī la collecte des aumônes légales des Banū Ḥanẓala ibn Zayd Manāt ibn Tamīm. Il confia à Qays ibn ‘Āṣim al-Minqarī et à al-Zibriqān ibn Badr la collecte des aumônes légales des Banū Sa‘d ibn Zayd Manāt ibn Tamīm. Il confia également à ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb une partie des aumônes légales, ainsi qu'à un grand nombre d'autres personnes, car chaque tribu avait un préposé chargé de percevoir ses aumônes. Il confia à Abū Bakr al-Ṣiddīq la direction du pèlerinage 3 de l'an neuf, et son lieutenant pour toutes les affaires était Abū Bakr al-Ṣiddīq 4. [Section] ‘Umar ibn ‘Abasa al-Sulamī était un ami du Messager de Dieu 5 à l'époque préislamique 6. Quant à ‘Iyāḍ ibn Ḥimār 7 ibn [Nājiya ibn] 8 ‘Iqāl ibn Muḥammad ibn Sufyān ibn Mujāshi‘


  1. khātam : Sceau du Prophète, utilisé pour sceller les lettres et documents officiels.
  2. ṣadaqāt : Aumônes légales obligatoires (zakāt) ou volontaires, collectées par l'État islamique.
  3. mawsim : Saison du pèlerinage (ḥajj) ; ici, direction des rites et de l'organisation.
  4. : Symbole coranique marquant la fin d'un verset ou d'une section ; ici, probablement une marque de fin de paragraphe.
  5. Rasūl Allāh : Le Messager de Dieu, titre honorifique du Prophète Muḥammad.
  6. al-jāhiliyya : Période préislamique, littéralement 'l'ignorance'.
  7. Ḥimār : Nom propre ; peut aussi signifier 'âne', mais ici c'est un anthroponyme.
  8. Nājiya ibn : Partie du nom probablement omise dans le texte original ; restituée entre crochets.

Sa lettre, que la prière et la paix soient sur lui [1]

Il est de la tribu de Dârim ibn Mâlik ibn Hanzala ibn Zayd Manât ibn Tamîm. Il était un « hirmî » 1 du Messager d'Allah (ﷺ) à l'époque préislamique. Cela signifie que les Quraychites faisaient partie des « Hums » 2 et que les Banû Mujâshi‘ faisaient partie des « Hilla » 3 ; ces deux groupes suivaient deux religions parmi les religions des Arabes à l'époque préislamique. Les « Hilla » ne faisaient les circumambulations autour de la Maison 4 que nus, à moins qu'un homme des « Hums » ne leur prête des vêtements pour circumambuler. Ainsi, ‘Iyâḍ faisait les circumambulations dans les vêtements du Messager d'Allah (ﷺ). Ce ‘Iyâḍ est le cousin germain d'al-Aqra‘ ibn Ḥâbis ibn ‘Iqâl liḥâ 5. Al-Ḍaḥḥâk ibn Sufyân al-Kilâbî était son « sayyâf » 6 (ﷺ). Et c'est par Allah que se fait la réussite. Son écriture 7 (ﷺ) : ‘Alî ibn Abî Ṭâlib, ‘Uthmân, ‘Umar, Abû Bakr, Khâlid ibn Sa‘îd ibn al-‘Âṣî, Ubayy ibn Ka‘b al-Anṣârî, Ḥanẓala ibn al-Rabî‘ al-Asadî, Yazîd ibn Abî Sufyân, Zayd ibn Thâbit al-Anṣârî des Banû al-Najjâr, Mu‘âwiya ibn Abî Sufyân.


  1. hirmî : Terme désignant un allié ou protégé, ici par le lien de l'ihrâm (état de sacralisation) ou de l'alliance tribale.
  2. Hums : Groupe de tribus arabes (dont Quraych) qui, à l'époque préislamique, observaient des règles religieuses strictes concernant le pèlerinage, notamment en portant des vêtements spéciaux.
  3. Hilla : Tribus arabes qui n'appartenaient pas aux Hums et qui, lors du pèlerinage préislamique, devaient circumambuler nus sauf si un Hums leur prêtait des vêtements.
  4. Maison : Désigne la Ka'ba, la Maison sacrée à La Mecque.
  5. liḥâ : Expression signifiant « pour la barbe » ou « par la barbe », peut-être un surnom ou une formule de serment.
  6. sayyâf : Porteur d'épée ou garde du corps, littéralement « celui qui manie l'épée ».
  7. écriture : Il s'agit des scribes du Prophète (ﷺ) qui écrivaient la révélation et la correspondance.

Chapitre

Zayd ibn Thâbit était l'un des plus assidus à cela, puis Mu‘âwiya lui succéda après la conquête. Ils étaient tous deux constamment occupés à écrire sous ses ordres, que Dieu le bénisse et le salue, pour la Révélation et autres, n'ayant d'autre fonction que cela. Section (1) Qays ibn Sa‘d ibn ‘Ubâda as-Sâ‘idî occupait auprès du Messager de Dieu, que Dieu le bénisse et le salue, la position du chef de la police 1 auprès de l'émir. Al-Mughîra ibn Shu‘ba ath-Thaqafî se tenait à son côté, l'épée à la main, le jour de Hudaybiyya. Bilâl ibn Rabâh était chargé de ses dépenses. Umm Ayman était sa nourrice. Anas ibn Mâlik était son serviteur. Dhu'ayb ibn Halhala ibn ‘Amr al-Khuzâ‘î, père du juriste Qabîsa ibn Dhu'ayb, était responsable des offrandes 2 du Messager de Dieu, qu'il avait consacrées, et veillait sur elles. Rabâh l'Esclave, son affranchi, et Abû Mûsâ al-Ash‘arî avaient sa permission pour entrer chez lui. Ibn Umm Maktûm l'aveugle, des Banû ‘Âmir ibn Lu'ayy, nommé ‘Amr ibn Qays ibn Zâ'ida [ibn] (2) al-Asamm, nommé Jundab, ibn Hazm (3) ibn Rawâha ibn Hujr ibn ‘Abd (4) ibn Mu‘ays ibn ‘Âmir ibn Lu'ayy, était son muezzin avec Bilâl. Abû Tayba (5) des Ansâr le saignait. Ses poètes qui défendaient l'Islam par leurs langues étaient : Ka‘b ibn Mâlik al-Aslamî, ‘Abd Allâh ibn Rawâha des Banû l-Hârith ibn al-Khazraj, et Hassân ibn Thâbit des Banû n-Najjâr, tous des Khazraj parmi les Ansâr. Son orateur était Thâbit ibn Qays ibn Shammâs. Son cavalier était Abû Qatâda al-Ansârî. Son hôte était Abû Ayyûb Khâlid ibn Zayd des Banû n-Najjâr. Il prit, que Dieu le bénisse et le salue, un sceau en or (6), puis le jeta et s'en désavoua ; et il prit un sceau en argent, dont la chaton était en argent, sa gravure était : Muhammad, Messager, Dieu, trois lignes. Il le portait à son auriculaire sacré, à la main gauche, et parfois à sa droite sacrée, mettant le chaton vers l'intérieur de sa paume. Il interdit que quiconque grave une inscription semblable à la sienne, comme il interdit que quiconque prenne son surnom 3. Rien de cela n'est permis. Le sceau resta à sa main jusqu'à sa mort, puis à la main d'Abû Bakr, puis de ‘Umar, puis à la main de ‘Uthmân. Lorsque ce fut la sixième année de son califat, il tomba de sa main dans le puits d'Arîs ; on vida le puits, on en retira des monceaux de terre, mais on ne trouva pas le sceau. « Nous sommes à Dieu et à Lui nous retournons », car c'était une trace bénie qui disparut.


  1. ṣāḥib al-shurṭa : Littéralement 'compagnon de la police', désignant le chef de la garde ou de la police, chargé de la sécurité et de l'ordre.
  2. badan : Offrandes animales destinées au sacrifice, notamment les chameaux ou vaches marqués pour le pèlerinage.
  3. kunya : Surnom composé de 'Abû' (père de) ou 'Umm' (mère de) suivi d'un nom, que le Prophète a interdit d'utiliser comme le sien (Abû l-Qâsim).

Ses messagers ﷺ [1]

Ses messagers ﷺ (1) Avant la conquête et après al-Hudaybiyya, l'Envoyé d'Allah ﷺ envoya ses messagers aux rois : (1) Il envoya Dihya ibn Khalifa al-Kalbi à César, roi des Romains, nommé Héraclius. (2) Il envoya 'Abd Allah ibn Hudhafa as-Sahmi à Kisra Abrawiz ibn Hurmuz, roi des Perses. (3) Il envoya 'Amr ibn Umayya ad-Damri au Négus, roi d'Abyssinie. (4) Il envoya Hatib ibn [Abi] (2) Balta'a al-Lakhmi au Muqawqis, maître d'Alexandrie et d'Égypte. (5) Il envoya 'Amr ibn al-'As à Jayfar et 'Iyadh (3), fils d'al-Julanda al-Azdi, rois d'Oman. (6) Il envoya Sulayt ibn 'Amr [l'un des Banu] (4) 'Amir ibn Lu'ayy à Hawdha ibn 'Ali, roi de la Yamama, et à Thumama ibn Uthal, tous deux hanafites. (7) Il envoya al-'Ala' ibn al-Hadrami à al-Mundhir ibn Sawa al-'Abdi, roi de Bahreïn. (8) Il envoya Shuja' ibn Wahb al-Asadi, des Asad de Khuzayma, à al-Harith ibn Abi Shamr al-Ghassani et à son cousin Jabala ibn al-Ayham, rois de la Balqa', relevant de Damas. (9) Il envoya al-Muhajir ibn Abi Umayya al-Makhzumi à al-Harith ibn 'Abd al-Malik (5) al-Himyari, l'un des muqawwala du Yémen. (10) Il envoya Mu'adh ibn Jabal à l'ensemble du Yémen, appelant à l'islam, et tous leurs rois embrassèrent l'islam, tels Dhu al-Kala', Dhu Zulaym, Dhu Zarud, Dhu Murran et d'autres. Tous les rois que nous avons mentionnés comme ayant reçu des messagers ﵇ embrassèrent l'islam, ainsi que leurs peuples, à l'exception de César, du Muqawqis, de Hawdha, de Kisra, d'al-Harith ibn Abi Shamr et du Négus – celui-ci n'étant pas celui auprès duquel les compagnons de l'Envoyé d'Allah ﷺ avaient émigré et qui était mort ; il l'annonça aux musulmans, sortit avec eux vers al-Baqi', aligna ses compagnons en rangs, pria sur lui et prononça quatre takbirs sur lui, tout en cachant son islam à son peuple par crainte d'eux. Quant à Thumama ibn Uthal, il retarda son islam, puis l'embrassa volontairement par la suite. Quant à César, il voulut embrasser l'islam, mais son peuple l'en empêcha, et il ne l'embrassa pas. Quant au Muqawqis, il se rapprocha et offrit en cadeau à l'Envoyé d'Allah ﷺ [Ma'bur, un esclave] (6) châtré, la mule grise appelée ad-Duldul, et deux servantes : l'une d'elles était Mariya, mère de l'enfant de l'Envoyé d'Allah ﷺ, et l'autre sa sœur Sirin.

Ses épouses [1]

Le Messager de Dieu ﷺ l'a donnée à Hassân ibn Thâbit, et elle lui a donné son fils 'Abd ar-Rahmân ; il est donc le cousin maternel d'Ibrâhîm, fils du Messager de Dieu ﷺ. Quant à la mule, il la montait jusqu'à sa mort, puis elle fut chez 'Alî ibn Abî Tâlib jusqu'à sa mort ; on dit qu'elle passa ensuite chez 'Abd Allâh ibn Ja'far ibn Abî Tâlib, et on lui donnait de l'orge à manger 1 à cause de sa longévité, jusqu'à ce qu'elle meure du temps de Mu'âwiya. Quant à Kisrâ 2, il fut le plus laid des gens dans sa réponse, et il déchira la lettre ; le Messager de Dieu ﷺ invoqua donc contre lui, et Dieu déchira d'abord son royaume, puis la royauté des Perses tout entière. Que les prières et la paix de Dieu soient sur lui ! Il avait de nombreux messagers auprès des tribus arabes 3. Ses épouses ﷺ 4 La première de ses épouses ﷺ : Khadîja bint Khuwaylid ibn Asad ibn 'Abd al-'Uzzâ ibn Qusayy ibn Kilâb. Il l'épousa alors qu'il avait vingt-cinq ans, et elle mourut trois ans avant l'Hégire 5. Il n'épousa personne d'autre jusqu'à sa mort. Avant lui, elle était chez 'Atîq ibn 'Âbid 6 ibn 'Abd Allâh ibn 'Umar ibn Makhzûm, et elle lui donna 'Abd Allâh ; puis Abû Hâla 7 la prit pour épouse après lui, son nom étant Hind ibn Zurâra ibn an-Nabbâsh 8 ibn 'Adiyy ibn Habîb ibn Sird ibn Salâma ibn Jarwa 9 ibn Usayd ibn 'Amr ibn Tamîm, et elle lui donna deux fils : Hind et al-Hârith, et une fille nommée Zaynab. Quant à Hind ibn Hind, il assista à Uhud, s'installa à Basra, et al-Hasan ibn 'Alî ibn Abî Tâlib 10 rapporta de lui. Quant à al-Hârith, un mécréant le tua près du Pilier yéménite 11. Quand Khadîja mourut, il épousa ﷺ Sawda bint Zam'a ibn Qays ibn 'Abd Shams ibn 'Abd Wudd 12 ibn Nasr ibn Mâlik ibn Hasl ibn 'Âmir ibn Lu'ayy. Avant lui, elle était chez son cousin as-Sakrân ibn 'Amr ibn 'Abd Shams, qui mourut en la laissant. Puis le Messager de Dieu ﷺ épousa 'Â'isha bint Abî Bakr as-Siddîq, dont le nom est 'Abd Allâh, fils d'Abî Quhâfa, dont le nom est 'Uthmân, ibn 'Âmir ibn 'Amr ibn Ka'b ibn Sa'd ibn Taym, ibn Murra ibn Ka'b ibn Lu'ayy ibn Ghâlib. Il n'épousa aucune vierge en dehors d'elle. Il l'épousa à La Mecque alors qu'elle avait six ans, et consomma le mariage après l'Hégire, sept mois plus tard, en Shawwâl, alors qu'elle avait neuf ans. Elle resta avec lui neuf ans et cinq mois, et mourut en l'an cinquante-huit 13. Puis il épousa Hafsa bint 'Umar ibn al-Khattâb deux ans et quelques mois après l'Hégire. Avant lui, elle était sous la tutelle de Khunays ibn Hudhâfa as-Sahmî, qui mourut en la laissant. Elle mourut en l'an quarante-cinq, et Marwân pria sur elle, alors qu'il était gouverneur de Médine. Puis il épousa Zaynab bint Khuzayma ibn al-Hârith ibn 'Abd Allâh ibn 'Amr ibn 'Abd Allâh ibn 'Abd Manâf ibn Hilâl ibn 'Âmir ibn Sa'sa'a. Avant lui, elle était chez 'Ubayda ibn al-Hârith ibn al-Muttalib ibn 'Abd Manâf, tué le jour de Badr. Zaynab mourut de son vivant, vingt jours après qu'il l'eut prise chez lui. Az-Zuhrî dit : elle était plutôt chez 'Abd Allâh ibn Jahsh al-Asadî, martyr le jour de Uhud. Il épousa Umm Salama, dont le nom est Hind, bint Abî Umayya, dont le nom est Hudhayfa 14, ibn al-Mughîra ibn 'Abd Allâh ibn 'Umar ibn Makhzûm ibn Yaqaza ibn Murra ibn Ka'b ibn Lu'ayy. Avant lui, elle était chez Abû Salama, dont le nom est 'Abd Allâh, ibn 'Abd al-Asad al-Makhzûmî, et elle lui donna 'Umar, Salama, Durra 15, et Zaynab. Elle fut la dernière de ses femmes à mourir, en l'an cinquante-neuf. Abû Hassân al-Hasan ibn 'Uthmân az-Ziyâdî 16 mentionne également dans son Histoire qu'elle mourut en l'an cinquante-neuf. Ibn Abî Khaythama 17 dit : un an avant Mu'âwiya. 'Atâ' 18 dit : la dernière à mourir fut Safiyya, mais c'est une erreur. Il épousa Zaynab bint Jahsh ibn Ri'âb ibn Ya'mur ibn Sabra ibn Murra ibn Kabîr ibn Ghanm ibn Dûdân ibn Asad ibn Khuzayma. Avant lui ﷺ, elle était chez Zayd ibn Hâritha, son affranchi. Elle fut la première de ses femmes à mourir après lui, mourant au début du califat de 'Umar 19. C'est elle que Dieu lui maria 20. Quand les pays furent conquis et que 'Umar lui apporta ce qu'il lui avait assigné, elle pleura et se lamenta, et invoqua Dieu pour qu'Il ne lui fasse pas voir l'année suivante jusqu'à ce qu'elle rencontre le Messager de Dieu ﷺ dans l'état de dénuement où elle l'avait quitté en ce bas monde ; elle mourut avant la fin de l'année. Puis le Messager de Dieu ﷺ épousa Juwayriyya bint al-Hârith ibn Abî Dirâr, dont le nom est Habîb, ibn al-Hârith ibn 'Âbid 21 ibn Mâlik ibn Judhayma 22, qui est al-Mustaliq, de Khuzâ'a. Avant lui, elle était chez un homme de ses cousins, nommé 'Abd Allâh ibn Jahsh al-Asadî 23. Elle mourut en l'an cinquante-six, au mois de Rabî' al-Awwal ; Marwân pria sur elle, d'après al-Wâqidî 24. Puis il épousa Umm Habîba, dont le nom est Ramla, et on dit Hind 25, bint Abî Sufyân Sakhr ibn Harb ibn Umayya ibn 'Abd Shams, après al-Hudaybiyya ; elle lui fut envoyée du pays d'Abyssinie 26, où elle avait émigré en étant musulmane. Avant lui, elle était sous la tutelle de 'Ubayd Allâh ibn Jahsh al-Asadî, qui apostasia pour le christianisme, puis mourut dans le feu. On dit que le Négus lui constitua une dot de quatre cents dinars d'or. Elle mourut sous le califat de son frère Mu'âwiya, en l'an quarante-quatre, selon Abû Hasan az-Ziyâdî ; al-Wâqidî dit également la même chose. Il épousa après la conquête de Khaybar Safiyya bint Huyayy ibn Akhtab, des Banû an-Nadîr, de la descendance du Messager de Dieu ﷺ Hârûn ibn 'Imrân, frère de Mûsâ ibn 'Imrân ﷺ, lui-même 'Imrân ibn Qâhâth 27 ibn Lâwî ibn Ya'qûb ibn Ishâq ibn Ibrâhîm, le Messager de Dieu et Son ami intime. Avant lui, elle était sous la tutelle de Kinâna ibn Abî l-Huqayq. Al-Wâqidî, que Dieu lui fasse miséricorde, dit : en l'an cinquante 28, Safiyya bint Huyayy mourut ; Abû Hassân az-Ziyâdî dit également cela. Puis il épousa Maymûna bint al-Hârith ibn Hazn ibn Bujayr ibn Harm 29 ibn Ruwayba ibn 'Abd Allâh ibn Hilâl ibn 'Âmir ibn Sa'sa'a. Elle est la tante maternelle de Khâlid ibn al-Walîd et de 'Abd Allâh ibn 'Abbâs. Avant le Messager de Dieu ﷺ, elle était chez Abû Ruhm ibn 'Abd al-'Uzzâ ibn Abî Qays ibn 'Abd Wudd ibn Nasr ibn Mâlik ibn Hasl ibn 'Âmir ibn Lu'ayy. 'Abd Allâh ibn Muhammad ibn 'Aqîl ibn Abî Tâlib dit : elle était plutôt sous la tutelle de Huwaytib ibn 'Abd al-'Uzzâ, frère d'Abû Ruhm. Elle est la dernière qu'il épousa ﷺ ; il l'épousa à La Mecque lors de la 'Umra du Qadâ' 30 après s'être désacralisé, et consomma le mariage à Sarif 31, où elle mourut du temps de Mu'âwiya, en l'an cinquante et un, selon Khalîfa 32. Sa tombe y est connue. Il envoya chercher la Jawniyya 33 pour l'épouser ; il entra chez elle pour la demander en mariage, mais elle chercha refuge auprès de Dieu contre lui ; il la protégea donc, ne l'épousa pas, et la rendit à sa famille. Il n'est pas établi qu'il ait ﷺ jamais divorcé d'aucune femme, sauf Hafsa bint 'Umar, puis il la reprit, sur ordre de Dieu de la reprendre. Il voulut ﷺ divorcer de Sawda bint Zam'a, car elle avait vieilli et il craignait de ne pas lui donner son dû ; elle souhaita alors qu'il la garde et qu'il donne son jour à 'Â'isha bint Abî Bakr ; il la garda donc. Il ne resta aucune de ses femmes, les Mères des croyants, sans qu'il ne leur donne le choix, quand Dieu révéla le verset du choix 34. Quiconque mentionne autre chose a mentionné le faux avéré. Il est établi que ses dots 35 pour ses femmes étaient de cinq cents dirhams chacune ; c'est ce qui est confirmé à ce sujet, sauf pour Safiyya : il l'affranchit et fit de son affranchissement sa dot ; elle n'eut absolument aucune autre dot. Cela devint une sunna après lui ﷺ. Il fit un festin de noces pour Zaynab bint Jahsh avec un seul mouton 36, qui suffit aux gens. Anas ibn Mâlik dit : nous ne l'avons pas vu faire un festin de noces pour aucune de ses femmes plus important que cela. Il fit un festin de noces pour Safiyya sans graisse ni viande ; ce n'était que du sawîq 37, des dattes et du beurre clarifié. Il fit un festin de noces pour l'une de ses femmes, dont le nom ne nous a pas été transmis, avec deux mudds 38 d'orge, ce qui suffit à tous ceux qui étaient présents.


  1. يجش : On lui donnait de l'orge à manger, c'est-à-dire qu'on la nourrissait d'orge.
  2. كسرى : Kisrâ : titre des rois sassanides de Perse, ici désignant le roi Khosro II.
  3. رسل : Messagers : envoyés portant des lettres aux tribus pour les inviter à l'islam.
  4. نساؤه : Ses épouses : les femmes du Prophète, appelées Mères des croyants.
  5. قبل الهجرة بثلاث سنين : Trois ans avant l'Hégire : c'est-à-dire en l'an 619-620 de l'ère chrétienne.
  6. عتيق بن عابد : Atîq ibn 'Âbid : premier mari de Khadîja, de la tribu des Quraysh.
  7. أبو هالة : Abû Hâla : surnom de Hind ibn Zurâra, second mari de Khadîja.
  8. النباش : An-Nabbâsh : surnom signifiant 'celui qui fouille les tombes'.
  9. جروة : Jarwa : nom d'un ancêtre de la tribu de Tamîm.
  10. الحسن بن علي بن أبي طالب : Al-Hasan ibn 'Alî ibn Abî Tâlib : petit-fils du Prophète, deuxième calife pour les chiites.
  11. الركن اليماني : Le Pilier yéménite : angle de la Kaaba situé en direction du Yémen.
  12. عبد ود : 'Abd Wudd : nom signifiant 'serviteur de Wudd', une divinité préislamique.
  13. سنة ثمان وخمسين : L'an cinquante-huit : soit 678 de l'ère chrétienne.
  14. حذيفة : Hudhayfa : nom du père d'Umm Salama, Abû Umayya.
  15. درة : Durra : nom de fille, signifiant 'perle'.
  16. أبو حسان الحسن بن عثمان الزيادي : Abû Hassân al-Hasan ibn 'Uthmân az-Ziyâdî : historien et traditionniste du IIIe siècle de l'Hégire.
  17. ابن أبي خيثمة : Ibn Abî Khaythama : Ahmad ibn Abî Khaythama, historien et auteur d'un ouvrage sur les générations.
  18. عطاء : 'Atâ' : probablement 'Atâ' ibn Abî Rabâh, célèbre traditionniste de La Mecque.
  19. أول خلافة عمر : Au début du califat de 'Umar : soit en l'an 13 de l'Hégire (634).
  20. التي زوجها الله تعالى منه : Celle que Dieu Lui maria : allusion au verset 33:37 où Dieu marie Zaynab au Prophète.
  21. عابد : 'Âbid : nom signifiant 'adorateur'.
  22. جذيمة : Judhayma : nom d'un ancêtre de la tribu de Khuzâ'a.
  23. عبد الله بن جحش الأسدي : 'Abd Allâh ibn Jahsh al-Asadî : compagnon, cousin du Prophète, mort martyr à Uhud.
  24. الواقدي : Al-Wâqidî : célèbre historien et biographe du Prophète (m. 207 H).
  25. هند : Hind : autre nom donné à Umm Habîba, signifiant 'cent'.
  26. من بلاد الحبشة : Du pays d'Abyssinie : elle avait émigré en Abyssinie avec son premier mari.
  27. قاهاث : Qâhâth : nom biblique de Qehath, ancêtre de Moïse.
  28. سنة خمسين : L'an cinquante : soit 670 de l'ère chrétienne.
  29. هرم : Harm : nom d'un ancêtre, signifiant 'vieillard'.
  30. عمرة القضاء : La 'Umra du Qadâ' : la 'Umra compensatoire effectuée en l'an 7 de l'Hégire après le traité d'al-Hudaybiyya.
  31. سرف : Sarif : localité située à environ 10 km de La Mecque.
  32. خليفة : Khalîfa : probablement Khalîfa ibn Khayyât, historien du IIIe siècle.
  33. الجونية : Al-Jawniyya : femme de la tribu de Jawn, dont le nom n'est pas précisé.
  34. آية التخيير : Le verset du choix : verset 33:28-29 où Dieu donne le choix aux épouses du Prophète entre ce monde et l'au-delà.
  35. صدقاته : Ses dots : le mot 'sadaq' désigne la dot donnée à l'épouse.
  36. بشاة واحدة : Avec un seul mouton : le festin de noces (walîma) consistait en un mouton.
  37. السويق : As-Sawîq : farine de blé ou d'orge torréfiée, mélangée à de l'eau ou du lait.
  38. مدين : Deux mudds : mesure de capacité, environ 1,5 kg d'orge.

Ses enfants [1]

Il dépensait chaque année pour ses épouses vingt wasq 1 d'orge et quatre-vingts wasq de dattes. C'est ainsi que nous l'avons rapporté par une voie d'une authenticité parfaite, et nous avons rapporté par une voie faible que ce nombre était pour chacune d'elles par an. Dieu sait mieux. Chacune d'elles avait des servantes, des esclaves et des affranchis de son vivant, que la prière et la paix de Dieu soient sur lui, et qu'Il agrée toutes, d'une agréation qui leur vaut le Paradis. Ses enfants, que la prière et la paix de Dieu soient sur lui (1) Tous ses enfants, mâles et femelles, sont de Khadija bint Khuwaylid, à l'exception d'Ibrahim, qui est de Mariya la Copte, que lui avait offerte le Muqawqis 2. Il n'eut pas d'enfant d'autre qu'elle. Les mâles parmi ses enfants : Al-Qasim, dont il portait le kunya 3, et qui était son aîné. Il vécut peu de jours, né avant la prophétie. Et deux autres fils, dont le nom de l'un est sujet à divergence, mais les récits ne sortent pas de 'Abdullah, at-Tahir et at-Tayyib. Nous avons rapporté par la voie de Hisham ibn 'Urwa, d'après son père, qu'il eut un fils nommé 'Abd al-'Uzza avant la prophétie. Ceci est peu probable, le récit est mursal 4 et un mursal ne fait pas preuve. Quant à Ibrahim, il naquit à Médine, vécut deux ans moins deux mois (2), et mourut trois mois avant la mort de son père, que la prière et la paix de Dieu soient sur lui, le jour de l'éclipse solaire. Et ses filles : Zaynab, l'aînée de ses filles. Elle épousa Abu al-'As, nommé al-Qasim, ibn ar-Rabi' (3) ibn 'Abd al-'Uzza ibn 'Abd Manaf. Khadija, la Mère des croyants, était la tante maternelle d'Abu al-'As. Zaynab n'eut pas d'autre époux qu'Abu al-'As. Elle mourut chez lui en l'an huit de l'Hégire (4), selon Khalifa. Abu al-'As mourut sous le califat de 'Umar. Zaynab enfanta à Abu al-'As : 'Ali, qui mourut adolescent, et Umama, qu'épousa 'Ali ibn Abi Talib après Fatima, mais elle n'enfanta pas de lui. Il mourut, puis elle épousa al-Mughira ibn Nawfal ibn al-Harith ibn 'Abd al-Muttalib, et elle mourut chez lui sans enfant. Le Messager de Dieu, que la prière et la paix de Dieu soient sur lui, eut aussi Ruqayya. Elle épousa 'Uthman ibn 'Affan, n'eut pas d'autre époux que lui, et lui enfanta un fils nommé 'Abdullah, qui mourut à quatre ans (5). Puis Ruqayya mourut trois jours après la bataille de Badr. Il eut aussi, que la prière et la paix de Dieu soient sur lui, Fatima, que Dieu l'agrée. Elle épousa le Commandeur des croyants 'Ali ibn Abi Talib, que Dieu honore son visage. Elle lui enfanta : al-Hasan, qui est l'aîné de ses enfants, al-Husayn, Zaynab, Umm Kulthum, et un fils mort en bas âge nommé


  1. wasq : Mesure de capacité pour les grains, équivalant à environ 60 sa' (soit environ 130-150 kg selon les estimations).
  2. Muqawqis : Titre donné au gouverneur byzantin d'Égypte, ici identifié comme Cyrus, patriarche d'Alexandrie.
  3. kunya : Surnom honorifique commençant par 'Abu' (père de) ou 'Umm' (mère de), souvent donné d'après le fils aîné.
  4. mursal : Hadith où le Successeur (Tabi'i) rapporte directement du Prophète sans mentionner le Compagnon intermédiaire.

Ses mœurs [1], que la paix soit sur lui.

Al-Muḥsin 1. Il épousa Zaynab bint ʿAlī, ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar ibn Abī Ṭālib, et elle lui donna ʿAlī ibn ʿAbd Allāh, qui eut une descendance. Et il épousa Umm Kulthūm, ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb 2, et elle lui donna Zayd, qui n'eut pas de descendance, ni lui ni sa mère. Fāṭima mourut quelques mois après le Messager d'Allah 3, et elle n'eut d'autre époux que ʿAlī. Le Messager d'Allah 3 eut Umm Kulthūm, qui était la plus jeune de ses filles ; elle était fiancée à ʿUtba ibn Abī Lahab, mais il ne consomma pas le mariage et la répudia. Puis ʿUthmān ibn ʿAffān l'épousa, et elle mourut chez lui du vivant du Messager d'Allah 3, en l'an neuf de l'Hégire, selon Khalīfa ibn Khayyāṭ ; elle ne lui donna pas d'enfant. Son caractère 4 Le Messager d'Allah 3 était d'un caractère sublime, comme son Seigneur Très-Haut l'a décrit. Que les prières et la paix d'Allah soient sur lui ! Il était le plus indulgent des hommes, le plus courageux, le plus juste, le plus chaste ; sa main ne toucha jamais une femme dont il ne possédait pas la liberté, la protection du mariage, ou qui ne lui était pas interdite par parenté. Il était le plus généreux des hommes ; ni dinar ni dirham ne restaient chez lui. S'il restait quelque chose et qu'il ne trouvait personne à qui le donner, et que la nuit tombait, il ne rentrait chez lui qu'après s'en être débarrassé en faveur de ceux qui en avaient besoin. Il ne prenait de ce qu'Allah lui avait donné que la subsistance d'une année seulement, du plus simple qu'il trouvait parmi l'orge et les dattes, et il plaçait le reste dans le chemin d'Allah. Il ne refusait jamais une demande faite pour Allah, puis il revenait à sa subsistance annuelle et en donnait jusqu'à en manquer avant la fin de l'année. Il raccommodait ses sandales, rapiéçait ses vêtements, servait dans les tâches ménagères, et coupait la viande avec ses femmes. Il était le plus pudique des hommes ; il ne fixait pas son regard sur le visage de quiconque. Il répondait à l'invitation de l'esclave comme de l'homme libre. Il acceptait les cadeaux, même une gorgée de lait ou une cuisse de lièvre, et les récompensait, et il en mangeait. Mais il n'acceptait pas l'aumône et n'en mangeait pas. La servante ou le pauvre le sollicitait, et il les suivait là où ils l'appelaient. Il ne se mettait pas en colère pour lui-même, mais il se mettait en colère pour son Seigneur, et il appliquait la vérité, même si cela lui portait préjudice, à lui et à ses compagnons. On lui proposa de chercher du secours auprès des associateurs, alors qu'il était en petit nombre et avait besoin d'un seul homme pour augmenter ses rangs, mais il refusa et dit : « Nous ne cherchons pas secours auprès d'un associateur. » Ses compagnons trouvèrent un mort parmi leurs meilleurs et leurs plus vertueux, dont la perte aurait ébranlé de grandes contrées et de nombreuses armées, mais il ne se vengea pas pour cela de leurs ennemis juifs, parmi lesquels le mort avait été trouvé ; au contraire, il versa le prix du sang, cent chamelles provenant des aumônes des musulmans, alors que ses compagnons avaient besoin d'un seul chameau pour se renforcer. Et il versa le prix du sang pour les Banū Judhayma, bien que leur foi ne fût pas assurée, parce que cela était obligatoire par ordre d'Allah. Il serrait une pierre sur son ventre à cause de la faim ; parfois il mangeait ce qu'il trouvait, ne refusait pas ce qui était présent, ne se donnait pas la peine pour ce qui n'était pas présent, et ne s'abstenait pas d'une nourriture licite. S'il trouvait des dattes sans pain, il les mangeait ; s'il trouvait de la viande grillée, il la mangeait ; s'il trouvait du pain de froment, il le mangeait ; s'il trouvait des douceurs ou du miel, il les mangeait ; s'il trouvait du lait sans pain, il s'en contentait ; s'il trouvait des pastèques ou des dattes fraîches, il les mangeait. Il ne mangeait pas accoudé ni sur une table ; sa serviette était la plante de ses pieds. Il ne se rassasia pas de pain de froment trois jours de suite jusqu'à ce qu'il rencontre Allah, par préférence pour les autres, non par pauvreté ni par avarice. Il répondait aux invitations de noces, visitait les malades, et assistait aux enterrements. Il marchait seul devant ses ennemis sans garde. Il était le plus humble des hommes, le plus éloquent sans orgueil, le plus éloquent sans prolixité, et le plus souriant. Rien des affaires de ce monde ne l'effrayait. Il portait ce qu'il trouvait : tantôt un manteau, tantôt un vêtement rayé du Yémen, tantôt une tunique de laine ; tout ce qu'il trouvait de licite. Il portait une bague en argent, dont le chaton était en argent ; il la mettait à son auriculaire droit, parfois au gauche. Il faisait monter derrière lui son esclave ou un autre. Il montait ce qu'il pouvait : tantôt un cheval, tantôt un chameau, tantôt un âne, tantôt une mule grise, tantôt il marchait à pied, nu-tête, sans manteau ni turban ni calotte. Il visitait ainsi les malades aux extrémités de Médine. Il aimait le parfum et détestait les mauvaises odeurs. Il s'asseyait avec les pauvres, mangeait avec les nécessiteux, se liait aux gens 5 dans leurs mœurs, et attirait les gens de noblesse par sa bonté envers eux. Il maintenait les liens de parenté sans favoriser les siens au détriment de ceux qui étaient meilleurs qu'eux ; il n'était rude envers personne ; il acceptait les excuses de celui qui s'excusait. Il plaisantait mais ne disait que la vérité ; il riait sans éclat ; il voyait les jeux licites sans les désapprouver. Il faisait la course à pied avec ses femmes ; on élevait la voix devant lui et il patientait. Il avait des chamelles laitières 6 et des brebis ; lui et sa famille se nourrissaient de leur lait. Il avait des esclaves hommes et femmes ; il ne se distinguait pas d'eux dans la nourriture ou l'habillement. Aucun moment ne passait sans qu'il ne fût occupé à une œuvre pour Allah ou à ce qui était nécessaire à son propre bien. Il se rendait dans les jardins de ses compagnons, acceptait les petits présents, et buvait du nectar doux. Il ne méprisait pas le pauvre pour sa pauvreté et son infirmité, et ne craignait pas le roi pour son royaume ; il appelait l'un et l'autre à Allah de manière égale. On lui donna du poison et on lui jeta un sort ; mais il ne tua pas celui qui l'avait empoisonné ni celui qui l'avait ensorcelé, car il ne considérait pas que cela méritât la mort ; si cela avait été obligatoire, il ne les aurait pas laissés. Allah a réuni en lui la conduite vertueuse et la politique parfaite. Il est le Prophète 3 illettré, ne sachant ni lire ni écrire ; il grandit dans un pays d'ignorance et de déserts, dans un pays de pauvreté, et il gardait les moutons.


  1. Al-Muḥsin : Fils de ʿAlī ibn Abī Ṭālib et de Fāṭima, mort en bas âge.
  2. ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb : Deuxième calife bien guidé de l'islam.
  3. Messager d'Allah : Désignation du prophète Muḥammad.
  4. Son caractère : Section décrivant les qualités morales du Prophète.
  5. se liait aux gens : Il s'adaptait à leurs mœurs pour les attirer à l'islam.
  6. chamelles laitières : Chamelles dont on trait le lait.

Des phrases de l'histoire

Et son Seigneur - qu'Il soit exalté - l'a entouré de Sa grâce, orphelin sans père ni mère. Alors Dieu lui enseigna toutes les nobles qualités et les voies louables. Et Il lui révéla - gloire à Lui et exaltation - les récits des premiers et des derniers, ce qui assure le salut et la réussite dans l'au-delà, la félicité et la délivrance en ce monde, l'accomplissement du devoir et l'abandon de tout superflu. Que Dieu nous accorde de Lui obéir 1 en Ses commandements, et de suivre son exemple dans ses actes, sauf ce qui lui est particulier. Amen, amen. [Extraits de l'histoire] L'Envoyé de Dieu 2 s'isolait pour se rapprocher de Dieu 3 dans une grotte connue sous le nom de Grotte de Hirâ' 4. Il aimait cela - que les prières et le salut de Dieu soient sur lui - sans que personne ne le lui ait ordonné, et sans avoir vu quiconque agir ainsi pour l'imiter. Dieu seul le voulut ainsi. Il y restait 5 des jours et des nuits, et c'est là que la révélation lui vint. La première fois qu'elle lui vint, l'Ange vint à lui et lui dit : « Lis ! » Il répondit : « Je ne suis pas un lecteur. » Alors l'Ange le serra jusqu'à l'épuisement 6, puis le relâcha et dit : « Lis ! » Il répondit : « Je ne suis pas un lecteur. » Il le serra une deuxième fois de même, puis le relâcha et dit : « Lis ! » - deux ou trois fois - et il lui dit : « Que dois-je lire ? » Il dit : « Lis au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'une adhérence. Lis, car ton Seigneur est le Plus Généreux, qui a enseigné par la plume, a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas. » 7 Et ce fut la première révélation du Coran. Le Prophète 8 vint alors auprès de Khadîja, la Mère des croyants, et elle fut la première à croire. Puis, parmi les enfants, 'Alî crut ; puis, parmi les hommes, Abû Bakr as-Siddîq [Ibn Abî Quhâfa] 9 crut - son nom est 'Uthmân ibn 'Âmir ibn 'Amr ibn Ka'b ibn Sa'd ibn Taym ibn Murra ibn [Ka'b ibn] 10 Lu'ayy ibn Ghâlib ibn Fihr. On dit aussi que le premier à croire après Khadîja, la Mère des croyants, fut Abû Bakr 11. Puis 'Alî ibn Abî Tâlib - le nom de son père est 'Abd Manâf ibn 'Abd al-Muttalib ibn Hâshim ibn 'Abd Manâf ibn Qusayy ibn Kilâb ibn Murra ibn Ka'b ibn Lu'ayy ibn Ghâlib ibn Fihr - puis Zayd ibn Hâritha, et Bilâl. Puis 'Amr ibn 'Abasa as-Sulamî 12, Khâlid ibn Sa'îd ibn al-'Âs ibn Umayya ibn 'Abd Shams ibn 'Abd Manâf, Sa'd ibn Abî Waqqâs - le nom d'Abî Waqqâs est Mâlik ibn Wahîb 13 ibn 'Abd Manâf ibn Qusayy ibn Kilâb. Puis 'Uthmân ibn 'Affân ibn Abî al-'Âs ibn Umayya ibn 'Abd Shams ibn 'Abd Manâf ibn Qusayy ibn Kilâb. Az-Zubayr ibn al-'Awwâm ibn Khuwaylid ibn Asad ibn 'Abd al-'Uzzâ ibn Qusayy ibn Kilâb. 'Abd ar-Rahmân ibn 'Awf ibn 'Abd 'Awf ibn 'Abd ibn al-Hârith ibn Zuhra ibn Kilâb. Talha ibn 'Ubayd Allâh ibn 'Uthmân ibn 'Amr ibn Ka'b ibn Sa'd ibn Taym ibn Murra. Khâlid ibn Sa'îd 14, 'Amr ibn 'Abasa, Sa'd ibn Abî Waqqâs : ils font partie des premiers à embrasser l'islam. Tous ceux que nous avons mentionnés le firent à l'appel d'Abû Bakr as-Siddîq. On a dit aussi que Sa'd embrassa l'islam à l'appel d'Abû Bakr, à l'exception de Khâlid et 'Amr, qui l'embrassèrent plus tôt à son appel 15. Puis Abû 'Ubayda embrassa l'islam - son nom est 'Âmir ibn 'Abd Allâh ibn al-Jarrâh ibn Hilâl ibn Uhayb ibn Dabba ibn al-Hârith ibn Fihr. Abû Salama ibn 'Abd al-Asad ibn Hilâl ibn 'Abd Allâh ibn 'Umar ibn Makhzûm ibn Yaqaza ibn Murra. 'Uthmân ibn Maz'ûn ibn Habîb ibn Wahb ibn Hudhâfa ibn Jumah ibn 'Amr ibn Husays ibn Ka'b ibn Lu'ayy, ainsi que ses frères Qudâma, 'Abd Allâh, [as-Sâ'ib] 16. Sa'îd ibn Zayd ibn 'Amr ibn Nufayl ibn 'Abd al-'Uzzâ ibn Riyâh ibn Qurt [ibn] 17 Rizâh ibn 'Adiyy ibn Ka'b ibn Lu'ayy. Son père Zayd avait abandonné les idoles à l'époque préislamique et avait professé l'unicité de Dieu 18. L'Envoyé de Dieu 19 annonça qu'il serait ressuscité au Jour de la Résurrection comme une communauté à lui seul 20. Asmâ' bint Abî Bakr as-Siddîq. Fâtima bint al-Khattâb ibn Nufayl ibn 'Abd al-'Uzzâ, sœur de 'Umar ibn al-Khattâb, épouse de Sa'îd ibn Zayd. 'Umayr ibn Abî Waqqâs, frère de Sa'd ibn Abî Waqqâs. 'Abd Allâh ibn Mas'ûd ibn Ghâfil ibn Habîb ibn Shamkh ibn Fâr 21 ibn Makhzûm ibn Hâsila ibn Kâhil ibn al-Hârith ibn Tamîm ibn Sa'd ibn Hudhayl ibn Mudrika, allié des Banû Zuhra. Il gardait un troupeau de moutons appartenant à 'Uqba ibn Abî Mu'ayt. La cause de son islam fut que l'Envoyé de Dieu 22 traya une brebis stérile de son troupeau et elle donna du lait 23. Mas'ûd ibn Rabî'a ibn 'Amr ibn Sa'd ibn 'Abd al-'Uzzâ ibn Himmâla ibn Ghâlib ibn Muhlam ibn 'Â'idha ibn Yathî' 24 ibn Mulayh ibn al-Hawn ibn Khuzayma ibn Mudrika - ce sont les Qâra. Sulayt ibn 'Amr ibn 'Abd Shams ibn 'Abd Wadd ibn Nasr ibn Mâlik ibn Hasal ibn 'Âmir ibn Lu'ayy ibn Ghâlib ibn Fihr. 'Ayyâsh ibn Abî Rabî'a ibn al-Mughîra ibn 'Abd Allâh ibn 'Umar ibn Makhzûm ibn Yaqaza ibn Murra. Et son épouse Asmâ' bint Mukharriba at-Tamîmiyya. Khunays ibn Hudhâfa ibn Qays ibn 'Adiyy ibn Sa'îd ibn Sahm 25 ibn 'Amr ibn Husays ibn Ka'b ibn Lu'ayy - il était l'époux de Hafsa bint ['Umar ibn] 26 al-Khattâb avant l'Envoyé de Dieu 27. 'Âmir ibn Rabî'a al-'Anazî, des 'Anaz Wâ'il, allié de la famille d'al-Khattâb. 'Abd Allâh ibn Jahsh ibn Ri'âb ibn Sabra ibn Murra ibn Kabîr ibn Ghanm ibn Dawdân ibn Asad ibn Khuzayma, allié des Banû Umayya ibn 'Abd Shams. Et son frère Abû Ahmad ibn Jahsh, qui était aveugle. Ja'far ibn Abî Tâlib ibn 'Abd al-Muttalib. Et son épouse Asmâ' bint 'Umays ibn an-Nu'mân ibn Ka'b ibn Mâlik al-Khath'amî. Hâtib ibn al-Hârith ibn Mu'ammar ibn Habîb ibn Wahb ibn Hudhâfa ibn Jumah ibn 'Amr ibn Husays ibn Ka'b. Et son épouse, fille 28 d'al-Mujallal ibn 'Abd Allâh ibn Abî Qays ibn 'Abd Wadd ibn Nasr ibn Mâlik ibn Hasal ibn 'Âmir ibn Lu'ayy ibn Ghâlib ibn Fihr. Et son frère Hittâb 29 ibn al-Hârith. Et son épouse Fukayha bint Yasâr. Mu'ammar ibn al-Hârith ibn 'Amr ibn Habîb ibn [Wahb ibn] 30 Hudhâfa ibn Jumah ibn 'Amr ibn Husays ibn Ka'b ibn Lu'ayy. As-Sâ'ib ibn 'Uthmân ibn Maz'ûn ibn Habîb. Al-Muttalib ibn Azhar ibn 'Abd 'Awf ibn 'Abd al-Hârith ibn Zuhra ibn Kilâb ibn Murra ibn Ka'b ibn Lu'ayy ibn Ghâlib. Et son épouse Ramla bint Abî 'Awf ibn Sabra ibn Sa'îd ibn Sahm ibn 'Amr ibn Husays ibn Ka'b ibn Lu'ayy. An-Nahhâm - son nom est Nu'aym ibn 'Abd Allâh ibn [Usayd ibn 'Abd Manâf ibn] 31 'Awf ibn 'Ubayd ibn 'Uwayj ibn 'Adiyy ibn Ka'b ibn Lu'ayy. 'Âmir ibn Fuhayra, Azdî, sa mère Fuhayra était une affranchie d'Abû Bakr as-Siddîq. Amina bint Khalaf ibn As'ad ibn 'Âmir ibn Bayâda ibn Yathî' 32 ibn Ja'thama 33 ibn Sa'd ibn Mulayh ibn 'Amr, des Khuzâ'a, épouse de Khâlid ibn Sa'îd ibn Abî al-'Âs. Hâtib ibn 'Amr ibn 'Abd Shams ibn 'Abd Wadd, frère de Sulayt ibn 'Amr mentionné plus haut. Abû Hudhayfa Mihsham 34 ibn 'Utba ibn Rabî'a ibn 'Abd Shams ibn 'Abd Manâf. Wâqid ibn 'Abd Allâh ibn 'Abd Manâf ibn 'Urayn ibn Tha'laba ibn Yarbû' ibn Hanzala ibn Mâlik ibn Zayd Manât ibn Tamîm, allié des Banû 'Adiyy ibn Ka'b. Khâlid, 'Âqil, 'Âmir et Iyâs, fils d'al-Bukayr ibn 'Abd Yâlîl ibn Nâshib ibn Ghîra ibn Sa'd 35 ibn Layth ibn Bakr 36 ibn 'Abd Manât ibn Kinâna, alliés des Banû 'Adiyy ibn Ka'b. 'Âmmâr ibn Yâsir, 'Ansî de Madh'hij, affranchi des Banû Makhzûm. Suheyb ibn Sinân, des Banû an-Namir ibn Qâsit, allié de la famille de Jud'ân des Banû Taym ibn Murra. Al-Arqam ibn Abî al-Arqam - son nom est 'Abd Manâf ibn Abî Jundub, dont le nom est Asad ibn 'Abd Allâh ibn 'Umar ibn Makhzûm. Puis 'Umar ibn al-Khattâb ibn Nufayl ibn 'Abd al-'Uzzâ ibn Riyâh ibn Qurt - on dit que par lui Dieu compléta le nombre de quarante Compagnons. Peut-être cela eut-il lieu alors que 'Amr ibn 'Abasa n'était pas à La Mecque, et que 'Umayr ibn Abî Waqqâs était jeune ; peut-être y avait-il aussi d'autres cas similaires. Le premier à verser le sang dans le chemin de Dieu fut Sa'd ibn Abî Waqqâs. Il était avec un groupe de musulmans en prière lorsque des polythéistes les aperçurent et les combattirent. Sa'd frappa l'un d'eux avec une mâchoire de chameau et lui fendit la tête 37. Puis l'Envoyé de Dieu 38 proclama ouvertement l'appel à Dieu 39. Les Qurayshites lui manifestèrent ouvertement hostilité et nuisance, sauf son oncle Abû Tâlib qui était bienveillant envers lui et le protégeait, tout en restant fidèle à la religion de son peuple. Ceux qui manifestèrent ouvertement hostilité et nuisance à l'Envoyé de Dieu 40 furent, en premier lieu et avec le plus de violence parmi son peuple : son oncle Abû Lahab - son nom est 'Abd al-'Uzzâ ibn 'Abd al-Muttalib -, l'un des railleurs. Son cousin Abû Sufyân ibn al-Hârith ibn 'Abd al-Muttalib. Parmi les Banû 'Abd Shams ibn 'Abd Manâf : 'Utba et Shayba, fils de Rabî'a ibn 'Abd Shams. 'Uqba ibn Abî Mu'ayt ibn Abî 'Amr ibn Rabî'a ibn Umayya ibn 'Abd Shams, l'un des railleurs. Abû Sufyân Sakhr ibn Harb ibn Umayya ibn 'Abd Shams, l'un des railleurs. Al-Hakam ibn Abî al-'Âs ibn Umayya ibn 'Abd Shams, l'un des railleurs. Mu'âwiya ibn al-Mughîra ibn Abî al-'Âs ibn Umayya ibn 'Abd Shams. Parmi les Banû 'Abd ad-Dâr ibn Qusayy : an-Nadr ibn al-Hârith ibn 'Alqama ibn Kalada ibn 'Abd Manâf ibn 'Abd ad-Dâr ibn Qusayy. Parmi les Banû 'Abd al-'Uzzâ ibn Qusayy : al-Aswad ibn al-Muttalib ibn Asad ibn 'Abd al-'Uzzâ, l'un des railleurs. Et son fils : Rabî'a ibn al-Aswad. Abû al-Bakhtarî al-'Âs ibn Hishâm ibn 'Abd al-'Uzzâ ibn Qusayy. Parmi les Banû Zuhra ibn Kilâb : son cousin maternel, al-Asad ibn 'Abd Yaghûth ibn Wahb ibn 'Abd Manâf ibn Zuhra ibn Kilâb. Parmi les Banû Makhzûm ibn Yaqaza ibn Murra : Abû Jahl 'Amr ibn Hishâm ibn al-Mughîra ibn 'Abd Allâh ibn 'Umar ibn Makhzûm. Et son frère : al-'Âs ibn Hishâm. Leur oncle paternel : al-Walîd ibn al-Mughîra, père de Khâlid ibn al-Walîd. Et son fils : Abû Qays ibn al-Walîd. Leur cousin paternel : Qays ibn al-Fâkih ibn al-Mughîra. Leur cousin paternel : Zuhayr ibn Abî Umayya ibn al-Mughîra, frère d'Umm Salama, la Mère des croyants 41. Al-Aswad ibn 'Abd al-Asad ibn Hilâl ibn 'Abd Allâh ibn 'Umar ibn Makhzûm. Sayfî ibn as-Sâ'ib, des Banû 'Âbid ibn 'Abd Allâh ibn 'Umar ibn Makhzûm. Parmi les Banû Sahm ibn Husays ibn Ka'b ibn Lu'ayy : al-'Âs ibn Wâ'il ibn Hâshim 42 ibn Sa'îd ibn Sahm ibn Husays, père de 'Amr. Et son cousin paternel : al-Hârith ibn 'Adiyy ibn Sa'îd ibn Sahm ibn Husays. Munabbih et Nubayh, fils d'al-Hajjâj ibn 'Âmir ibn Hudhayfa ibn Sa'îd ibn Sahm ibn Husays. Parmi les Banû Jumah : Umayya et Ubayy, fils de Khalaf ibn Wahb ibn Hudhâfa ibn Jumah ibn Husays ibn Ka'b ibn Lu'ayy. Unays 43 ibn [Mu'ayr] 44 ibn Lawdhân ibn Sa'd ibn Jumah, frère d'Abû Mahdhûra. Al-Hârith ibn at-Talâtila al-Khuzâ'î. 'Adiyy ibn al-Hamrâ' ath-Thaqafî. Ceux-ci, ainsi que les chefs des autres tribus qurayshites, s'acharnèrent contre ceux qui avaient embrassé l'islam parmi eux : ils torturaient ceux qui n'avaient pas de protecteur, et nuisaient à ceux qu'ils ne pouvaient pas torturer. Cependant, l'islam se répandait parmi les hommes et les femmes. Les Compagnons de l'Envoyé de Dieu 45 subirent d'atroces souffrances. Dieu leur accorda une patience immense en récompense de ce qu'Il leur réservait dans l'au-delà comme honneur 46. Le pervers, ennemi de Dieu, Abû Jahl, transperça Sumayya, mère de 'Âmmâr ibn Yâsir, avec une lance dans son sexe et la tua - que Dieu l'agrée. Les chefs de Bilâl, des Banû Jumah, le prenaient, l'étendaient sur le sable brûlant dans la chaleur de La Mecque, plaçaient une grosse pierre sur son ventre, puis le prenaient, lui mettaient une cotte de mailles en fer par cette chaleur intense, lui mettaient une corde au cou et le livraient aux enfants qui le promenaient. Malgré tout cela, il patientait et espérait la récompense divine, sans se soucier de ce qu'il endurait pour Dieu - que Dieu l'agrée. Yâsir, père de 'Âmmâr, embrassa l'islam. Salam ibn al-Walîd, al-Walîd ibn al-Walîd ibn al-Mughîra, Abû Hudhayfa Mihsham 47 ibn 'Utba ibn Rabî'a, et d'autres aussi embrassèrent l'islam.

Abou Bakr affranchit Bilal ibn Rabah, dont la mère Hamama était une esclave née dans l'islam 48, ainsi que 'Amir ibn Fuhayra, Umm 'Ubayyis 49, Zunayra, al-Nahdiyya et sa fille, et une servante des Banu 'Adi ibn Ka'b que 'Umar ibn al-Khattab torturait pour l'islam, avant qu'il n'embrasse l'islam. On rapporte qu'Abou Qahafa dit : « Mon fils, je te vois affranchir des esclaves faibles ; si tu affranchissais des hommes robustes qui te protégeraient ? » Abou Bakr répondit : « Père, je poursuis ce que je poursuis. » On dit que c'est à son sujet que Dieu révéla : « Mais sera épargné le plus pieux, qui donne ses biens pour se purifier » 50 jusqu'à la fin de la sourate. Que l'agrément, la miséricorde et les bénédictions de Dieu soient sur al-Siddiq 51 ! Lorsque les musulmans devinrent nombreux et que le châtiment et l'épreuve s'intensifièrent contre eux, Dieu leur permit d'émigrer vers la terre d'Abyssinie 52, qui se trouve à l'ouest de La Mecque, entre les deux pays s'étendant les déserts du Soudan et la mer qui part du Yémen jusqu'à al-Qulzum 53. Le premier des musulmans à partir, fuyant avec sa religion vers la terre d'Abyssinie, fut 'Uthman ibn 'Affan avec son épouse Ruqayya, fille du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). Ainsi que Abou Hudhayfa ibn 'Utba ibn Rabi'a ibn 'Abd Shams, en rupture avec son père, fuyant avec son épouse Sahla bint Suhayl ibn 'Amr ibn 'Abd Shams ibn 'Abd Wudd ibn Nasr ibn Malik ibn Hisl ibn 'Amir ibn Lu'ayy, musulmane en rupture avec son père, fuyant avec sa religion vers Dieu. Elle lui donna, en terre d'Abyssinie, Muhammad ibn Abi Hudhayfa. Parmi les Banu Asad ibn 'Abd al-'Uzza : al-Zubayr ibn al-'Awwam ibn Khuwaylid ibn Asad ibn 'Abd al-'Uzza. Parmi les Banu 'Abd al-Dar ibn Qusayy : Mus'ab ibn 'Umayr ibn Hashim ibn 'Abd Manaf ibn 'Abd al-Dar. Parmi les Banu Zuhra ibn Kilab : 'Abd al-Rahman ibn 'Awf ibn al-Harith ibn Zuhra. Parmi les Banu Makhzum : Abou Salama 'Abd Allah ibn 'Abd al-Asad ibn Hilal ibn 'Abd Allah ibn 'Umar ibn Makhzum, avec son épouse Umm Salama Hind bint Abi Umayya ibn al-Mughira ibn 'Abd Allah ibn 'Umar ibn Makhzum, mère des croyants. Parmi les Banu Jumah : 'Uthman ibn Maz'un ibn Habib ibn Wahb ibn Hudhafa ibn Jumah. Parmi les Banu 'Adi ibn Ka'b : 'Amir ibn Rabi'a, allié des Al al-Khattab 54, avec son épouse Layla bint Abi Hathma ibn Ghanim ibn 'Abd Allah ibn 'Awf ibn 'Ubayd ibn 'Uwayj ibn 'Adi ibn Ka'b. Parmi les Banu 'Amir ibn Lu'ayy : Abou Sabra ibn Abi Ruhm ibn 'Abd al-'Uzza ibn Abi Qays ibn 'Abd Wudd ibn Nasr ibn Malik ibn Hisl ibn 'Amir ibn Lu'ayy, et son épouse Umm Kulthum bint Suhayl ibn 'Amr ibn 'Abd Shams ibn 'Abd Wudd ibn Nasr ibn Malik ibn Hisl ibn 'Amir ibn Lu'ayy. On a dit que le premier à émigrer vers la terre d'Abyssinie fut Abou Hatib ibn 'Amr ibn 'Abd Shams ibn 'Abd Wudd ibn Nasr ibn Malik. Parmi les Banu al-Harith ibn Fihr : Suhayl ibn Bayda', c'est-à-dire Suhayl ibn Wahb ibn Rabi'a ibn Hilal ibn Uhayb ibn Dabba ibn al-Harith. Ensuite, après eux, sortit Ja'far ibn Abi Talib, avec son épouse Asma' bint 'Umays, qui mit au monde là-bas ses fils : Muhammad, 'Abd Allah et 'Awn. Et 'Amr ibn Sa'id ibn al-'Asi ibn Umayya ibn 'Abd Shams, avec son épouse Fatima bint Safwan ibn Umayya ibn Muharriq 55 ibn Khaml 56 ibn Shiqq ibn Ruqba ibn Mukhdij 57 al-Kinani. Et son frère Khalid ibn Sa'id, avec son épouse Amina bint Khalaf ibn As'ad ibn 'Amir ibn Bayada ibn Yathi' ibn Ja'thama 58 ibn Sa'd ibn Mulayh ibn 'Amr, des Khuza'a. Elle lui donna là-bas Sa'id et une fille, Habba 59, qui est Umm Khalid, que al-Zubayr épousa par la suite. Elle lui donna Khalid ibn al-Zubayr et 'Amr ibn al-Zubayr. Parmi leurs alliés des Banu Asad ibn Khuzayma : 'Abd Allah ibn Jahsh ibn Ri'ab ibn Ya'mur ibn Sabra. Et son frère 'Ubayd Allah, avec son épouse Umm Habiba bint Abi Sufyan, mère des croyants ; il se convertit au christianisme là-bas et mourut apostat. Et Qays ibn 'Abd Allah, un homme d'entre eux, avec son épouse Baraka bint Yasar, affranchie d'Abou Sufyan ibn Harb ibn Umayya. Et Mu'ayqib ibn Abi Fatima, compté parmi les Banu al-'Asi ibn Umayya 60, originaire de Daws. Certains ont mentionné, parmi ceux qui émigrèrent en Abyssinie, Abou Moussa al-Ash'ari, et qu'il était allié de 'Utba ibn Rabi'a, mais il n'en est rien ; il partit plutôt avec un groupe de son peuple, émigrant de son pays au Yémen vers Médine, mais il prit la mer, et le navire les jeta en Abyssinie, où il demeura jusqu'à ce qu'il vienne à Médine avec Ja'far ibn Abi Talib. Faisaient également partie de ceux qui émigrèrent en Abyssinie : 'Utba ibn Ghazwan 61 ibn Jabir ibn Wahb ibn Nasib ibn Malik ibn al-Harith ibn Mazin ibn Mansur, frère de Sulaym ibn Mansur ibn 'Ikrima ibn Khasafa ibn Qays 'Aylan ibn Mudar, allié des Banu Nawfal ibn 'Abd Manaf ; c'est lui qui fonda Bassora et l'établit du temps de 'Umar. Et al-Aswad ibn Nawfal ibn Khuwaylid ibn Asad. Et Yazid ibn Zam'a ibn al-Aswad ibn al-Muttalib ibn Asad. Et 'Amr ibn Umayya ibn al-Harith ibn Asad. Et Tulayb ibn 'Umayr ibn Wahb ibn Abi Kathir 62 ibn 'Abd ibn Qusayy. Tous les descendants de 'Abd ibn Qusayy se sont éteints. Et Suwaybit ibn Sa'd ibn Huraymila 63 ibn Malik ibn 'Umayla ibn al-Sibaq ibn 'Abd al-Dar. Et Jahm, ou Juhaym, ibn Qays ibn 'Abd Shurahbil ibn Hashim ibn 'Abd Manaf ibn 'Abd al-Dar, avec son épouse Umm Harmala bint 'Abd al-Aswad ibn Judhayma ibn Uqaysh 64 ibn 'Amir ibn Bayada ibn Yathi' ibn Ja'thama 65 ibn Sa'd ibn Mulayh ibn 'Amr, des Khuza'a, et ses deux fils : 'Amr ibn Jahm et Khuzayma ibn Jahm. Et Abou al-Rum ibn 'Umayr ibn Hashim ibn 'Abd Manaf ibn 'Abd al-Dar. Et Firas ibn al-Nadr ibn al-Harith ibn Kalada ibn 'Alqama ibn 'Abd Manaf ibn 'Abd al-Dar. Et 'Amir ibn Abi Waqqas, frère de Sa'd ibn Abi Waqqas. Et al-Muttalib ibn Azhar ibn 'Abd 'Awf ibn 'Abd [ibn] 66 al-Harith ibn Zuhra, avec son épouse Ramla bint Abi 'Awf ibn Subayra 67 ibn Sa'id ; elle lui donna là-bas 'Abd Allah ibn al-Muttalib. Et 'Abd Allah ibn Mas'ud, et son frère 'Utba ibn Mas'ud. Et al-Miqdad ibn 'Amr ibn Tha'laba ibn Malik ibn Rabi'a ibn Thumama ibn Matrud ibn 'Amr ibn Sa'd ibn Duhayr ibn Luwayy 68 ibn Tha'laba ibn Malik ibn al-Sharid ibn Abi Ahun 69 ibn Fa'ish 70 ibn Duraym ibn al-Qayn ibn Ahud ibn Bahra' ibn 'Amr ibn al-Haf ibn Quda'a ; c'est al-Miqdad ibn al-Aswad, allié des Banu Zuhra. Et al-Harith ibn Khalid ibn Sakhr ibn 'Amir ibn Ka'b ibn Sa'd ibn Taym ibn Murra, avec son épouse Rabta bint al-Harith ibn Jubayla ibn 'Amir ibn Ka'b ibn Sa'd ibn Taym ibn Murra ; elle lui donna là-bas : Moussa, Zaynab, 'A'isha et Fatima 71. Et 'Amr ibn 'Uthman ibn 'Amr ibn Ka'b ibn Sa'd ibn Taym ibn Murra, oncle paternel de Talha ibn 'Ubayd Allah. Et Shammas ibn 'Uthman 72 ibn al-Sharid ibn Hirmi 73 ibn 'Amir ibn Makhzum ibn Yaqaza ibn Murra ; le nom de Shammas est 'Uthman, et il est le fils de la sœur de Rabi'a. Et Hubbar ibn Sufyan ibn 'Abd al-Asad ibn Hilal ibn 'Abd Allah ibn 'Umar ibn Makhzum. Et son frère 'Abd Allah ibn Sufyan. Et Hisham ibn Abi Hudhayfa ibn al-Mughira ibn 'Abd Allah ibn 'Umar ibn Makhzum 74. Et 'Ayyash ibn Abi Rabi'a ibn al-Mughira ibn 'Abd Allah ibn 'Umar ibn Makhzum. Et Mu'attib ibn 'Awf ibn 'Amir ibn al-Fadl ibn 'Afif ibn Kulayb ibn Habashiyya ibn Salul ibn Ka'b ibn 'Amr, des Khuza'a ; c'est Mu'attib ibn Hamra', allié des Banu al-Makhzum. Et al-Sa'ib ibn 'Uthman ibn Maz'un, et ses deux oncles paternels : Qudama et 'Abd Allah, fils de Maz'un. Et Hatib et Hattab 75, fils d'al-Harith ibn Mu'ammar ibn Habib ibn Wahb ibn Hudhafa ibn Jumah ; Hatib avait pour épouse la fille d'al-Mujallil ibn 'Abd Allah 76 ibn Abi Qays ibn 'Abd Wudd ibn Nasr ibn Malik ibn Hisl ibn 'Amir ibn Lu'ayy ; et ses deux fils d'elle : Muhammad et al-Harith, fils de Hatib ; Hattab avait pour épouse Fukayha bint Yasar. Et Sufyan ibn Mu'ammar ibn Habib ibn Wahb ibn Hudhafa ibn Jumah, avec ses deux fils : Jabir et Junada, fils de Sufyan, leur mère étant Hasana, et leur frère utérin Shurahbil ibn Hasana ; c'est Shurahbil ibn 'Abd Allah ibn ['Amr ibn] 77 al-Muta' al-Kindi, et on dit qu'il est des Banu al-Ghawth 78 ibn Murr, frère de Tamim ibn Murr. Et 'Uthman ibn Rabi'a ibn Ahban 79 ibn Wahb ibn Hudhafa ibn Jumah. Et Khunays ibn Hudhafa ibn Qays. Et Qays et 'Abd Allah, fils de Hudhafa. Et un homme des Banu Tamim nommé Sa'id ibn 'Amr 80, qui était le frère utérin de Bishr ibn al-Harith ibn Qays. Et Hisham ibn al-'Asi ibn Wa'il, frère de 'Amr ibn al-'Asi. Et 'Umayr ibn Ri'ab ibn Hudhayfa ibn Muhashshim ibn Sa'id ibn Sahm. Et Abou Qays ibn al-Harith ibn Qays ibn 'Adi ibn Sa'id ibn Sahm 81. Et ses frères : al-Harith ibn al-Harith, Mu'ammar ibn al-Harith, et Bishr ibn al-Harith. Et Mahmiyya ibn Jaz' al-Zubaydi, leur allié. Et Mu'ammar ibn 'Abd Allah ibn Nadla ibn 'Abd al-'Uzza ibn Harthan ibn 'Awf 82 ibn 'Ubayd ibn 'Uwayj ibn 'Adi ibn Ka'b. Et 'Adi ibn Nadla ibn 'Abd al-'Uzza ibn Harthan, et son fils al-Nu'man ibn 'Adi. Et Malik ibn Zam'a 83 ibn Qays ibn 'Abd Shams ibn 'Abd Wudd ibn Nasr ibn Malik ibn Hisl ibn 'Amir ibn Lu'ayy, avec son épouse 'Amra bint al-Sa'di ibn Waqdan ibn 'Abd Shams ibn 'Abd Wudd ibn Nasr ibn Malik ibn Hisl ibn 'Amir ibn Lu'ayy. Et 'Abd Allah ibn Makhrama ibn 'Abd al-'Uzza ibn Abi Qays ibn 'Abd Wudd. Et Sa'd ibn Khawla, originaire du Yémen, allié des Banu 'Amir ibn Lu'ayy. Et 'Abd Allah ibn Suhayl ibn 'Amr ibn 'Abd Shams ibn 'Abd Wudd. Et ses deux oncles paternels : Sulayt ibn 'Amr et al-Sakran ibn 'Amr. Avec lui : son épouse, la mère des croyants Sawda bint Zam'a ibn Qays ibn 'Abd Wudd. Et Abou 'Ubayda 'Amir ibn 'Abd Allah ibn al-Jarrah ibn Hilal ibn Uhayb 84 ibn Dabba ibn al-Harith ibn Fihr. Et 'Iyad ibn Ghanm ibn Zuhayr ibn Abi Shaddad ibn Rabi'a ibn Hilal ibn Malik ibn Dabba ibn al-Harith ibn Fihr. Et 'Amr ibn al-Harith ibn Zuhayr ibn Abi Shaddad. Et 'Uthman ibn 'Abd Ghanm ibn Zuhayr ibn Abi Shaddad 85. Et Sa'd ibn 'Abd Suqays ibn Laqit ibn 'Amir ibn Umayya ibn Darb ibn al-Harith ibn Fihr. Ensuite, les Quraysh envoyèrent au Négus 'Abd Allah ibn Abi Rabi'a ibn al-Mughira al-Makhzumi et 'Amr ibn al-'Asi pour faire revenir ces gens auprès d'eux, mais Dieu protégea le Négus de cela ; il avait embrassé l'islam mais ne pouvait le manifester par crainte des Abyssins. Il les empêcha donc d'atteindre leur but, et ils repartirent déçus. Ensuite, Hamza ibn 'Abd al-Muttalib, l'oncle du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui), embrassa l'islam, et l'islam fut renforcé par lui et par 'Umar. Khabbab ibn al-Aratt avait déjà embrassé l'islam.

Et l'Islam se répandit et se propagea. Lorsque les mécréants de Quraysh virent cela, ils s'accordèrent tous à conclure un pacte contre les Banû Hâshim et les Banû ‘Abd al-Muttalib, fils de ‘Abd Manâf : ne pas les marier, ne pas commercer avec eux, ne pas leur parler, ne pas s'asseoir avec eux. Ils firent ainsi et rédigèrent un pacte à ce sujet 86. Les Banû Hâshim et les Banû al-Muttalib se retirèrent tous, qu'ils fussent mécréants ou croyants, et se retrouvèrent confinés dans le ravin d'Abû Tâlib, à l'exception d'Abû Lahab et de ses enfants, qui se rangèrent du côté de Quraysh contre leur propre clan. Ils restèrent ainsi trois ans, jusqu'à ce que certains hommes de Quraysh entreprennent de rompre ce pacte. Le plus efficace en cela fut Hishâm ibn ‘Amr [ibn Rabî‘a] 87 ibn al-Hârith ibn Habîb ibn Nasr ibn Mâlik ibn Hasl ibn ‘Âmir ibn Lu’ayy. Il rencontra Zuhayr ibn Abî Umayya al-Makhzûmî et lui reprocha d'avoir embrassé l'Islam alors que ses oncles maternels étaient musulmans – la mère de Zuhayr était ‘Âtika bint ‘Abd al-Muttalib, tante paternelle du Messager d'Allah ﷺ. Zuhayr accepta de rompre le pacte. Puis Hishâm alla trouver Mut‘im ibn ‘Adî ibn Nawfal ibn ‘Abd Manâf et lui rappela les liens de parenté avec les Banû Hâshim et les Banû al-Muttalib, fils de ‘Abd Manâf ; Mut‘im accepta de rompre le pacte. Puis il alla trouver Abû al-Bakhtarî ibn Hishâm 88 ibn al-Hârith ibn Asad ibn ‘Abd al-‘Uzzâ ibn Qusayy et lui rappela également cela ; il accepta. Puis il alla trouver Zam‘a ibn al-Aswad ibn al-Muttalib ibn Asad ibn ‘Abd al-‘Uzzâ et lui rappela cela ; il accepta. Ces hommes se levèrent pour rompre le pacte. Le Messager d'Allah ﷺ leur révéla 89 en disant à leur assemblée : « Allah Très-Haut a envoyé sur ce pacte – qui était suspendu dans la Ka‘ba – des termites qui ont dévoré tout ce qu'il contenait, à l'exception du nom d'Allah Très-Haut, qu'elles n'ont pas touché. » Ils se levèrent tous, espérant le trouver contraire à ce qu'il leur avait dit. Lorsqu'ils l'ouvrirent, ils le trouvèrent exactement comme le Prophète ﷺ l'avait dit, sans aucune différence. Ils furent donc humiliés, et les hommes mentionnés furent renforcés, et ils annulèrent les dispositions de ce pacte. Abû Bakr voulut émigrer, mais Ibn al-Daghina 90 le rencontra et le fit revenir. Ensuite, la nouvelle parvint à ceux qui étaient en terre d'Abyssinie parmi les émigrants que Quraysh s'était convertie à l'Islam – mais cette nouvelle était fausse. Certains d'entre eux revinrent : parmi eux, ‘Uthmân ibn ‘Affân et son épouse Ruqayya, fille du Messager d'Allah ﷺ ; Abû Hudhayfa ibn ‘Utba ibn Rabî‘a et son épouse Sahla bint Suhayl ; ‘Abd Allah ibn Jahsh ; ‘Utba ibn Ghazwân ; al-Zubayr ibn al-‘Awwâm ; Mus‘ab ibn ‘Umayr ; Suwaybit ibn Sa‘d ibn Harmala ; Tulayb ibn ‘Umayr ; ‘Abd al-Rahmân ibn ‘Awf ; al-Miqdâd ibn ‘Amr ; ‘Abd Allah ibn Mas‘ûd ; Abû Salama ibn ‘Abd al-Asad et son épouse Umm Salama, mère des croyants ; Shammâs ibn ‘Uthmân ; Salama ibn Hishâm ibn al-Mughîra ; ‘Ammâr ibn Yâsir 91 ; ‘Uthmân, Qudâma et ‘Abd Allah, fils de Maz‘ûn ; al-Sâ’ib ibn Maz‘ûn ; Khunays ibn Hudhâfa al-Sahmî ; Hishâm ibn al-‘Âsî ibn Wâ’il ; ‘Âmir ibn Rabî‘a et son épouse Laylâ bint Abî Hathma ; ‘Abd Allah ibn Makhrama ibn ‘Abd al-‘Uzzâ, des Banû ‘Âmir ibn Lu’ayy ; ‘Abd Allah ibn Suhayl ibn ‘Amr 92 ; al-Sakrân ibn ‘Amr et son épouse Sawda bint Zam‘a ; Sa‘d ibn Khawla ; Abû ‘Ubayda ibn al-Jarrâh ; ‘Amr ibn al-Hârith ibn Zuhayr ibn [Abî] 93 Shaddâd ; Suhayl ibn Wahb, qui est Suhayl ibn Baydâ’ ; et ‘Amr ibn Abî Sarh. Ils trouvèrent les musulmans restés à La Mecque en proie à l'épreuve et aux persécutions. Ils endurèrent patiemment ces persécutions jusqu'à ce qu'ils émigrent à Médine. À l'exception d'al-Sakrân ibn ‘Amr, qui mourut à La Mecque avant d'émigrer ; le Messager d'Allah ﷺ épousa alors son épouse Sawda bint Zam‘a. À l'exception de Salama ibn Hishâm, qui fut retenu jusqu'après Badr, Uhud et al-Khandaq. À l'exception de ‘Ayyâsh ibn Abî Rabî‘a, qui émigra à Médine, mais Abû Jahl et al-Hârith ibn Hishâm, ses cousins germains et frères utérins, le suivirent et lui rappelèrent la mauvaise situation de sa mère ; sa compassion s'émut, il revint, et ils l'enchaînèrent 94 jusqu'après Badr, Uhud et al-Khandaq ; il émigra alors, ainsi que Salama ibn Hishâm et al-Walîd ibn al-Walîd ibn al-Mughîra. À l'exception de ‘Abd Allah ibn Suhayl ibn ‘Amr 95, qui fut retenu jusqu'à ce qu'il sorte avec les mécréants le jour de Badr, puis il s'enfuit auprès du Messager d'Allah ﷺ. Après la rupture du pacte, Khadîja et Abû Tâlib moururent 96. Les insensés de Quraysh s'enhardirent contre lui. Il se rendit à Tâ’if pour appeler à l'Islam, mais ils ne répondirent pas 97. Il retourna alors à La Mecque sous la protection d'al-Mut‘im ibn ‘Adî ibn Nawfal ibn ‘Abd Manâf, et continua d'appeler à Allah ﷺ. Al-Tufayl ibn ‘Amr al-Dawsî 98 embrassa l'Islam et appela son peuple. Le Messager d'Allah ﷺ pria pour qu'Allah lui accorde un signe. Allah Très-Haut plaça une lumière sur son visage. Il dit : « Ô Messager d'Allah, je crains qu'ils ne disent : “C'est une marque” [comme celle des poètes] ». Le Messager d'Allah ﷺ pria pour lui, et cette lumière se déplaça sur son fouet. Il est connu sous le nom de Dhû al-Nûr (l'Homme à la Lumière). Certains de son peuple embrassèrent l'Islam. Al-Tufayl resta dans son pays jusqu'à ce qu'il émigre après al-Khandaq avec soixante-dix à quatre-vingts familles de son peuple. Ils rejoignirent le Messager d'Allah ﷺ à Khaybar.


  1. : Symbole utilisé dans les manuscrits pour désigner le Prophète Muhammad, signifiant « sur lui la prière et la paix ».
  2. رسول الله ﷺ : L'Envoyé de Dieu, Muhammad, que la prière et la paix de Dieu soient sur lui.
  3. الله ﷿ : Symbole pour Dieu, signifiant « qu'Il soit exalté ».
  4. غار حراء : Grotte de Hirâ', située sur le mont Nûr près de La Mecque, où le Prophète Muhammad reçut la première révélation.
  5. : Symbole pour le Prophète Muhammad, signifiant « sur lui la prière et la paix ».
  6. فغطه حتى بلغ منه الجهد : L'Ange Gabriel serra le Prophète jusqu'à l'épuisement, pour lui faire comprendre qu'il devait lire.
  7. اقرأ باسم ربك الذي خلق... : Premiers versets révélés du Coran, Sourate 96 (al-'Alaq), versets 1-5.
  8. النبي ﷺ : Le Prophète Muhammad, que la prière et la paix soient sur lui.
  9. أبو بكر الصديق [ابن أبي قحافة] : Abû Bakr as-Siddîq, premier calife de l'islam, surnommé « le Véridique », fils d'Abî Quhâfa.
  10. [كعب بن] : Ajout probable dans la généalogie, Ka'b ibn Lu'ayy.
  11. أبو بكر : Abû Bakr, premier homme libre à embrasser l'islam après Khadîja.
  12. عمرو بن عبسة السلمي : Compagnon du Prophète, 'Amr ibn 'Abasa as-Sulamî, un des premiers musulmans.
  13. مالك بن وهيب : Mâlik ibn Wahîb, nom du père de Sa'd ibn Abî Waqqâs.
  14. خالد بن سعيد : Khâlid ibn Sa'îd, compagnon, un des premiers musulmans.
  15. بدعائه ﵇ : Symbole pour le Prophète Muhammad, signifiant « que la prière et la paix soient sur lui ».
  16. [والسائب] : Ajout probable, as-Sâ'ib, frère de 'Uthmân ibn Maz'ûn.
  17. [ابن] : Ajout probable dans la généalogie, ibn Rizâh.
  18. وحد الله ﷿ : Il professa l'unicité de Dieu, qu'Il soit exalté.
  19. رسول الله ﷺ : L'Envoyé de Dieu, Muhammad.
  20. أمة وحده : Ressuscité comme une communauté à lui seul, c'est-à-dire qu'il sera seul de son espèce.
  21. فار : Fâr, nom propre dans la généalogie de 'Abd Allâh ibn Mas'ûd.
  22. رسول الله ﷺ : L'Envoyé de Dieu, Muhammad.
  23. حلب من غنمه شاة حائلاً فدرت : Il traya une brebis stérile et elle donna du lait, miracle montrant la vérité de sa prophétie.
  24. يثيع : Yathî', nom propre dans la généalogie.
  25. سهم : Sahm, nom de tribu.
  26. [عمر بن] : Ajout probable, 'Umar ibn al-Khattâb.
  27. رسول الله ﷺ : L'Envoyé de Dieu, Muhammad.
  28. بنت : Fille de, nom non mentionné.
  29. حطاب : Hittâb, nom propre, frère de Hâtib.
  30. [وهب بن] : Ajout probable, Wahb ibn Hudhâfa.
  31. [أسيد بن عبد مناف بن] : Ajout probable, Usayd ibn 'Abd Manâf ibn.
  32. يثيع : Yathî', nom propre.
  33. جعثمة : Ja'thama, nom propre.
  34. مهشم : Mihsham, nom propre, Abû Hudhayfa.
  35. سعد : Sa'd, nom propre.
  36. بكر : Bakr, nom de tribu.
  37. فضرب سعد رجلاً منهم بلحى جمل فشجه : Sa'd frappa un polythéiste avec une mâchoire de chameau et lui fendit la tête, premier sang versé en islam.
  38. رسول الله ﷺ : L'Envoyé de Dieu, Muhammad.
  39. الله ﷿ : Dieu, qu'Il soit exalté.
  40. رسول الله ﷺ : L'Envoyé de Dieu, Muhammad.
  41. أم سلمة أم المؤمنين : Umm Salama, épouse du Prophète, Mère des croyants.
  42. هاشم : Hâshim, nom propre.
  43. أنيس : Unays, nom propre.
  44. [معير] : Ajout probable, Mu'ayr.
  45. أصحاب رسول الله ﷺ : Les Compagnons de l'Envoyé de Dieu, Muhammad.
  46. لما ذخر الله ﷿ لهم في الآخرة من الكرامة : En raison de ce que Dieu leur avait réservé dans l'au-delà comme honneur.
  47. مهشم : Mihsham, nom propre, Abû Hudhayfa.
  48. mūlada : Esclave née dans l'islam, de parents musulmans ou d'un maître musulman.
  49. Umm 'Ubayyis : Nom d'une esclave affranchie par Abou Bakr.
  50. Sūrat al-Layl, 92:17-18 : Référence coranique : « Mais sera épargné le plus pieux, qui donne ses biens pour se purifier ».
  51. al-Ṣiddīq : Surnom d'Abou Bakr signifiant « le Véridique » ou « le Confirmateur de la vérité ».
  52. Arḍ al-Ḥabasha : Terre d'Abyssinie, correspondant à l'Éthiopie actuelle.
  53. al-Qulzum : Ancien nom de la mer Rouge, ou plus précisément du golfe de Suez.
  54. Āl al-Khaṭṭāb : Famille d'al-Khattab, père de 'Umar ibn al-Khattab.
  55. Muḥarriq : Nom d'un ancêtre, signifiant « celui qui brûle ».
  56. Khaml : Nom d'un ancêtre, peut-être une variante de 'Khaml'.
  57. Mukhdij : Nom d'un ancêtre, signifiant « celui qui avorte ».
  58. Ja'thama : Nom d'un ancêtre, peut-être une variante de 'Ja'thama'.
  59. Ḥabba : Nom propre féminin, signifiant « grain » ou « semence ».
  60. Banū al-'Āṣī ibn Umayya : Clan des Quraysh, descendants de al-'Asi ibn Umayya.
  61. Ghazwān : Nom propre, variante de Ghazwan.
  62. Abī Kathīr : Nom d'un ancêtre, signifiant « père de beaucoup ».
  63. Ḥuraymila : Nom d'un ancêtre, diminutif de 'Hurmul'.
  64. Uqaysh : Nom d'un ancêtre, peut-être une variante de 'Uqaysh'.
  65. Ja'thama : Nom d'un ancêtre, variante de 'Ja'thama'.
  66. ibn : Fils de ; ajouté pour clarifier la généalogie.
  67. Ṣubayra : Nom d'un ancêtre, diminutif de 'Sabr'.
  68. Luwayy : Nom d'un ancêtre, variante de 'Lu'ayy'.
  69. Abī Ahūn : Nom d'un ancêtre, signifiant « père de Ahun ».
  70. Fā'ish : Nom d'un ancêtre, signifiant « celui qui vit dans l'abondance ».
  71. Fāṭima : Nom propre féminin, signifiant « celle qui sevre ».
  72. Shammās : Surnom signifiant « diacre » ou « serviteur d'église ».
  73. Hirmī : Nom d'un ancêtre, peut-être une variante de 'Hirmi'.
  74. Makhzūm : Clan des Quraysh, descendants de Makhzum.
  75. Ḥaṭṭāb : Nom propre, variante de Hattab, signifiant « bûcheron ».
  76. al-Mujallil ibn 'Abd Allāh : Nom d'un ancêtre, signifiant « celui qui glorifie ».
  77. 'Amr ibn : Ajouté pour compléter la généalogie.
  78. Banū al-Ghawth : Tribu arabe, descendants de al-Ghawth.
  79. Ahbān : Nom d'un ancêtre, peut-être une variante de 'Ahban'.
  80. Sa'īd ibn 'Amr : Nom d'un compagnon, de la tribu de Tamim.
  81. Sahm : Clan des Quraysh, descendants de Sahm.
  82. 'Awf : Nom d'un ancêtre, signifiant « doux » ou « compatissant ».
  83. Zam'a : Nom d'un ancêtre, signifiant « assemblée ».
  84. Uhayb : Nom d'un ancêtre, diminutif de 'Ahb'.
  85. Abī Shaddād : Nom d'un ancêtre, signifiant « père de Shaddad ».
  86. ṣaḥīfa : Pacte écrit, document officiel.
  87. Hishām ibn ‘Amr [ibn Rabī‘a] : Compagnon de Quraysh, connu pour son rôle dans la rupture du pacte contre les Banû Hâshim.
  88. Abū al-Bakhtarī ibn Hishām : Compagnon de Quraysh, l'un de ceux qui contribuèrent à rompre le pacte.
  89. awḥā : Révélation divine, ici sous forme d'inspiration ou de communication divine au Prophète.
  90. Ibn al-Daghina : Chef de la tribu des Khuzâ‘a, qui accorda sa protection à Abû Bakr.
  91. ‘Ammār ibn Yāsir : Compagnon éminent, connu pour sa foi et ses épreuves.
  92. ‘Abd Allāh ibn Suhayl ibn ‘Amr : Compagnon, fils de Suhayl ibn ‘Amr, un des chefs de Quraysh.
  93. [Abī] : Ajout probable dans le texte, signifiant 'père de'.
  94. thaqqafūhu : Ils l'enchaînèrent ou le retinrent de force.
  95. ‘Abd Allāh ibn Suhayl ibn ‘Amr : Compagnon, mentionné plus haut, ici précisé qu'il fut retenu.
  96. Khadīja et Abū Tālib : Khadîja, première épouse du Prophète ; Abû Tâlib, son oncle et protecteur.
  97. Ṭā’if : Ville près de La Mecque, où le Prophète se rendit pour prêcher sans succès.
  98. al-Ṭufayl ibn ‘Amr al-Dawsī : Compagnon, chef de la tribu de Daws, connu pour sa conversion et son signe lumineux.

Le Voyage Nocturne [1]

Le Voyage Nocturne 1 (1) Et Il fit voyager de nuit le Messager d'Allah ﷺ, alors qu'il était à La Mecque, avec son corps, jusqu'à Jérusalem. [L'Ascension 2] Et Gabriel, que les prières et la paix d'Allah soient sur eux deux, l'éleva jusqu'aux cieux. Il parcourut les cieux, ciel après ciel, et rencontra ceux qu'il rencontra parmi les prophètes. Il rencontra Adam dans le ciel de ce monde, et vit près de lui les âmes des bienheureux à sa droite et les âmes des réprouvés à sa gauche. Il vit Jésus et Jean dans le deuxième ciel, Joseph dans le troisième, Idris 3 dans le quatrième, Aaron dans le cinquième. Dans le sixième, il vit Moïse, et l'on dit aussi Abraham. Dans le septième, il vit l'un des deux. Il vit le Paradis, qui est le Jardin du Refuge 4, et le Lotus de la Limite 5 dans le sixième ciel. Cette nuit-là, les cinq prières furent prescrites. Et le Messager d'Allah ﷺ continua d'appeler à Allah, mais ne trouva parmi les tribus arabes personne qui lui répondît (2), en raison de la dignité qu'Allah avait réservée aux Ansâr 6, jusqu'à


  1. al-Isrā' : Le voyage nocturne du Prophète Muhammad de La Mecque à Jérusalem.
  2. al-Mi'rāj : L'ascension du Prophète à travers les cieux jusqu'au Trône divin.
  3. Idrīs : Le prophète Idris, identifié à Énoch dans la tradition biblique.
  4. Jannat al-Ma'wā : Le Jardin du Refuge, un nom du Paradis dans le Coran.
  5. Sidrat al-Muntahā : Le Lotus de la Limite, un arbre situé au plus haut ciel, marquant la limite de la connaissance des créatures.
  6. al-Ansār : Les 'Auxiliaires', habitants de Médine qui accueillirent et soutinrent le Prophète après l'Hégire.

L'arrivée des Ansar [1] demandant l'alliance [2] des Quraysh [3].

Souwayd ibn as-Sâmit, frère des Banû ‘Amr ibn ‘Awf [ibn Mâlik] 1 ibn al-Aws, vint. L’Envoyé de Dieu — sur lui la bénédiction et la paix — l’appela à l’islam, mais il ne s’éloigna pas et ne répondit pas ; puis il retourna à Médine et fut tué dans l’un de leurs combats. Arrivée des ‘Ansâr 2 demandant une alliance avec Quraych 3 [Rencontre de l’Envoyé de Dieu — sur lui la bénédiction et la paix — avec eux et son appel à l’islam] Puis vint à La Mecque Abou l-Haysar Anîs ibn Râfi‘ avec cent hommes de son peuple, des Banû ‘Abd al-Ashhal, cherchant à conclure une alliance avec Quraych. L’Envoyé de Dieu — sur lui la bénédiction et la paix — les appela à l’islam. Iyâs ibn Mu‘âdh, qui était parmi eux, un jeune homme, dit : « Ô mon peuple, par Dieu, ceci est meilleur que ce pour quoi nous sommes venus. » Abou l-Haysar le frappa et le réprimanda, et il se tut. Puis l’alliance ne se conclut pas pour eux, et ils retournèrent dans leur pays à Médine. Iyâs ibn Mu‘âdh mourut, et l’on dit qu’il mourut musulman. Ensuite, l’Envoyé de Dieu — sur lui la bénédiction et la paix — rencontra à al-‘Aqaba 4, pendant la saison du pèlerinage, six hommes des ‘Ansâr, tous de Khazraj 5 : Abou Umâma As‘ad ibn Zurâra ibn ‘Adas ibn ‘Ubayd ibn Tha‘laba ibn Ghanm ibn Mâlik ibn an-Najjâr — an-Najjâr étant Taym Allâh ibn Tha‘laba ibn ‘Amr ibn al-Khazraj ibn Hâritha — ; ‘Awf ibn al-Hârith ibn Rifâ‘a [ibn al-Hârith] 6 ibn Sawâd ibn Mâlik ibn Ghanm ibn Mâlik ibn an-Najjâr, et il est le fils de ‘Afrâ’ 7 ; Râfi‘ 8 ibn Mâlik ibn al-‘Ajlân ibn ‘Amr ibn ‘Âmir ibn Zurayf ibn ‘Âmir ibn Zurayq ibn ‘Abd Hâritha ibn Mâlik ibn Ghudb ibn Jusham ibn al-Khazraj ; Qutba ibn ‘Âmir ibn Hadîda ibn ‘Amr ibn Sawâd ibn Ghanm ibn Ka‘b ibn Salama ibn Sa‘d [ibn ‘Alî ibn Asad ibn] 9 Sârida ibn Tazîd ibn Jusham ibn al-Khazraj ibn Hâritha ; ‘Uqba 10 ibn ‘Âmir ibn Nâbî ibn Zayd ibn Harâm ibn Ka‘b ibn Ghanm ibn Salama ; et Jâbir ibn ‘Abd Allâh ibn Ri’âb ibn an-Nu‘mân ibn Sinân ibn ‘Ubayd ibn ‘Adî ibn Ghanm ibn Ka‘b ibn Salama. L’Envoyé de Dieu — sur lui la bénédiction et la paix — les appela à l’islam. Et il fut de la bienveillance de Dieu — qu’Il soit exalté — envers eux qu’ils étaient voisins des juifs, et ils les entendaient mentionner que Dieu — qu’Il soit exalté — enverrait un prophète dont le temps était proche. Certains d’entre eux dirent : « Celui-ci, par Dieu, est le prophète dont les juifs vous menacent ; qu’ils ne nous devancent pas vers lui. » Ils crurent et se soumirent, et dirent : « Nous avons laissé notre peuple, et il y a des guerres entre eux ; nous retournerons vers eux et les appellerons à ce à quoi tu nous as appelés. Peut-être Dieu, par toi, réunira-t-il leur parole. S’ils te suivent, nul ne sera plus puissant que toi. » Ils retournèrent à Médine et appelèrent à l’islam, jusqu’à ce qu’il se répande parmi eux, et il ne resta aucune demeure des demeures [des ‘Ansâr] sans qu’il y ait des musulmans.


  1. ibn Mâlik : Fils de Mâlik : précision généalogique.
  2. al-Ansâr : Les Auxiliaires : habitants de Médine ayant accueilli et soutenu le Prophète après l’Hégire.
  3. Quraych : Tribu arabe de La Mecque à laquelle appartenait le Prophète.
  4. al-‘Aqaba : Lieu près de Minâ, à La Mecque, où eurent lieu les serments d’allégeance des Ansâr au Prophète.
  5. Khazraj : Tribu arabe de Médine, l’une des deux principales tribus des Ansâr avec les Aws.
  6. ibn al-Hârith : Fils d’al-Hârith : précision généalogique.
  7. ibn ‘Afrâ’ : Fils de ‘Afrâ’ : ‘Afrâ’ est le surnom de sa mère.
  8. Râfi‘ : Nom propre : Râfi‘.
  9. ibn ‘Alî ibn Asad ibn : Fils de ‘Alî ibn Asad ibn : précision généalogique.
  10. ‘Uqba : Nom propre : ‘Uqba.

Le premier obstacle [1]

Les Ansâr 1 n'étaient pas sans qu'il y ait parmi eux une mention du Messager d'Allah ﷺ. Jusqu'à ce que vienne l'année suivante, douze hommes des Ansâr vinrent, parmi lesquels cinq des six que nous avons mentionnés, à l'exception de Jâbir ibn 'Abd Allah, qui n'était pas présent parmi eux, et sept autres étaient présents. La première 'Aqaba 2 Les sept sont : Mu'âdh ibn al-Hârith ibn Rifâ'a ibn Suwâd ibn Mâlik ibn Ghanm ibn Mâlik ibn al-Najjâr, qui est Ibn 'Afrâ', frère de 'Awf mentionné précédemment. Dhukwân ibn 'Abd Qays ibn Khalada – on dit Khâlid – ibn Mukhallad ibn 'Âmir ibn Zurayq. Ce Dhukwân voyagea à La Mecque et s'y installa avec le Messager d'Allah ﷺ ; il est donc un Muhâjir 3 Ansârî ; il fut tué le jour de Uhud. 'Ubâda ibn al-Sâmit ibn Qays ibn al-Asram ibn Fihr ibn Tha'laba ibn Ghanm ibn 'Awf [ibn 'Amr ibn 'Awf] ibn al-Khazraj ibn Hâritha. Ibn 'Abd al-Rahmân Yazîd ibn Tha'laba ibn Khuzama ibn Asram ibn 'Amr ibn 'Umâra, des Banû Ghudayna, puis de Balî, allié à eux. Al-'Abbâs ibn 'Ubâda ibn Nadla ibn Mâlik ibn al-'Ajlân ibn Zayd ibn Ghanm ibn Sâlim ibn 'Awf ibn 'Amr ibn al-Khazraj ibn Hâritha. Ce sont cinq [des Khazraj]. Et des Aws ibn Hâritha, deux hommes : Abû al-Haytham Mâlik ibn al-Tayyihân, qui est des Banû 'Abd al-Ashhal ibn Jusham ibn al-Hârith ibn al-Khazraj ibn 'Amr ibn Mâlik ibn al-Aws ibn Hâritha ; et 'Uwaym ibn Sâ'ida, des Banû 'Amr ibn 'Awf ibn Mâlik ibn al-Aws ibn Hâritha. Ceux-ci prêtèrent serment d'allégeance au Messager d'Allah ﷺ à al-'Aqaba sur le serment des femmes 4, et ils n'avaient pas encore reçu l'ordre de combattre. Quand vint le moment de leur départ, le Messager d'Allah ﷺ envoya avec eux Ibn Umm Maktûm et Mus'ab ibn 'Umayr pour enseigner le Coran et les lois religieuses à ceux qui avaient embrassé l'Islam parmi eux, et pour appeler à l'Islam ceux qui ne l'avaient pas encore embrassé. Il s'installa à Médine chez Abû Umâma As'ad ibn Zurâra. Mus'ab ibn 'Umayr était leur imam 5. Il rassembla avec eux la première prière du vendredi en Islam, dans la coulée de la Hara 6 des Banû Bayâda, dans un marécage appelé Naqî' al-Khudamât, et ils étaient quarante hommes. Un grand nombre d'Ansâr embrassèrent l'Islam sur la main de Mus'ab ibn 'Umayr ; parmi eux : Sa'd ibn Mu'âdh et Usayd ibn al-Hudayr. Par leur conversion, tous les Banû 'Abd al-Ashhal embrassèrent l'Islam en un seul jour, hommes et femmes, et nous ne savons pas qu'un seul d'entre eux ait tardé à embrasser l'Islam, à l'exception d'al-Usayrim, qui est 'Amr ibn Thâbit ibn Waqsh, car son Islam fut retardé jusqu'à Uhud ; il embrassa l'Islam et fut martyrisé sans avoir jamais fait une seule prosternation à Allah, et le Messager d'Allah ﷺ annonça qu'il était parmi les gens du Paradis. Il n'y avait parmi les Banû 'Abd al-Ashhal ni hypocrite ni hypocrite ; ils étaient tous sincères, qu'Allah les agrée. Il ne resta aucune demeure parmi les demeures des Ansâr sans qu'il y ait des musulmans, hommes et femmes, à l'exception des Banû Umayya ibn Zayd, de Khatma et de Wâqif, qui sont des branches des Aws, et ils habitaient dans les hauteurs de Médine. Certains d'entre eux embrassèrent l'Islam ; leur chef était Abû Qays Sayfî ibn al-Aslat le poète, mais son Islam et celui de son peuple furent retardés jusqu'après Badr, Uhud et al-Khandaq 7, puis ils embrassèrent tous l'Islam, et louange à Allah, Seigneur des mondes. Ensuite, Mus'ab ibn 'Umayr retourna à La Mecque, et un grand nombre de ceux qui avaient embrassé l'Islam parmi les Ansâr partirent pendant la saison du pèlerinage, voulant rencontrer le Messager d'Allah ﷺ, parmi un groupe de mécréants de leur peuple qui étaient encore sur la religion de leur peuple – et la religion de leur peuple était le pèlerinage –


  1. Ansâr : Les 'auxiliaires' médinois qui ont accueilli et soutenu le Prophète Muhammad après l'Hégire.
  2. 'Aqaba : Colline près de La Mecque où eurent lieu les serments d'allégeance des Ansâr au Prophète.
  3. Muhâjir : Émigrant ; désigne les premiers musulmans ayant émigré de La Mecque à Médine.
  4. serment des femmes : Allégeance sans obligation de combat, similaire à celle prêtée par les femmes.
  5. imam : Celui qui dirige la prière collective.
  6. Hara : Coulée de lave ou terrain rocheux volcanique.
  7. al-Khandaq : La bataille du Fossé, également appelée bataille des Coalisés.

Le second obstacle [1]

Les Arabes étaient alors dans cet état, et ils arrivèrent à La Mecque. Parmi eux se trouvait al-Barâ' ibn Ma'rûr, qui estima qu'il fallait se tourner vers la Ka'ba pendant la prière, alors que la direction de la prière était vers Jérusalem. Il pria ainsi tout au long de son voyage. Lorsqu'il arriva à La Mecque, il regretta et consulta le Prophète ﷺ, qui désapprouva cela. Il revint donc à la vérité, que Dieu lui fasse miséricorde. Le Messager de Dieu ﷺ leur fixa le rendez-vous de la 'Aqaba au milieu des jours de Tashrîq 1. Lorsque cette nuit arriva, Ka'b ibn Mâlik et des hommes des Banû Salama appelèrent 'Abd Allâh ibn 'Amr ibn Harâm, qui était leur chef, à l'islam, alors qu'il ne s'était pas encore converti. Il se convertit cette nuit-là et prêta serment. Cela se fit en secret, à l'insu des mécréants de leur peuple présents. Ils sortirent au premier tiers de la nuit, en se faufilant de leurs campements vers la 'Aqaba. La deuxième 'Aqaba 2 Ils prêtèrent serment au Messager de Dieu ﷺ à cet endroit, sur le fait de le protéger comme ils protègent leurs femmes, leurs enfants et leurs vêtements 3, et qu'il émigrerait vers eux avec ses Compagnons. Assista à la 'Aqaba cette nuit-là al-'Abbâs ibn 'Abd al-Muttalib, qui se portait garant pour le Messager de Dieu ﷺ, bien qu'al-'Abbâs fût encore sur la religion de son peuple, ne s'étant pas encore converti. Al-Barâ' ibn Ma'rûr eut cette nuit-là la position louable dans la sincérité envers Dieu et la garantie pour le Messager de Dieu ﷺ ; il fut le premier à prêter serment au Messager de Dieu ﷺ. Le suivirent Abû al-Haytham ibn al-Tayyihân et al-'Abbâs ibn 'Ubâda ibn Nadla. Ceux qui prêtèrent serment au Messager de Dieu ﷺ cette nuit-là furent soixante-treize hommes et deux femmes. Le Messager de Dieu ﷺ choisit douze chefs 4 : As'ad ibn Zurâra, que nous avons mentionné précédemment parmi les six et les douze. Sa'd ibn al-Rabî' ibn 'Amr ibn Abî Zuhayr ibn Mâlik 5 ibn Imru' al-Qays ibn Mâlik ibn Tha'laba ibn Ka'b ibn al-Khazraj ibn al-Hârith ibn al-Khazraj ibn Hâritha. Râfi' ibn Mâlik ibn al-'Ajlân ibn 'Amr ibn 'Âmir ibn Zurayq, que nous avons mentionné précédemment parmi les six et les douze. Al-Barâ' ibn Ma'rûr ibn Sakhr ibn Khansâ' ibn Sinân ibn 'Ubayd ibn 'Adî ibn Ghanm ibn Ka'b ibn Salama ibn Sa'd ibn 'Alî ibn Asad ibn Sârida ibn Tazîd ibn Jusham ibn al-Khazraj. 'Abd Allâh ibn 'Amr ibn Harâm [ibn Tha'laba ibn Harâm] 6 ibn Ka'b ibn Ghanm ibn Salama ibn Sa'd ; le père de Jâbir. Sa'd ibn 'Ubâda ibn Dulaym ibn Hâritha ibn Abî Khuzayma 7 ibn Tha'laba ibn Tarîf ibn al-Khazraj [ibn Sâ'ida ibn Ka'b ibn al-Khazraj] 8 ibn Hâritha. Al-Mundhir ibn 'Amr ibn Khunays ibn Hâritha 9 ibn Lawdhân ibn 'Abd Wudd ibn Zayd ibn Tha'laba ibn al-Khazraj ibn Sâ'ida ibn Ka'b ibn al-Khazraj ibn Hâritha. 'Ubâda ibn al-Sâmit ibn Qays ibn Asram ibn Fihr ibn Tha'laba, dont nous avons mentionné la généalogie précédemment parmi les douze. 'Abd Allâh ibn Rawâha [ibn Tha'laba] 10 ibn Imru' al-Qays ibn 'Amr ibn Imru' al-Qays ibn Mâlik [al-Agharr] 11 ibn Tha'laba ibn Ka'b ibn al-Khazraj ibn al-Hârith ibn al-Khazraj. Voici neuf des Khazraj : un des Banû 'Amr ibn al-Khazraj, As'ad ibn Zurâra ; un des Banû 'Awf ibn al-Khazraj, 'Ubâda ibn al-Sâmit ; deux des Banû al-Hârith, 'Abd Allâh ibn Rawâha et Sa'd ibn al-Rabî' ; deux des Banû Ka'b ibn al-Khazraj, Sa'd ibn 'Ubâda et al-Mundhir ibn 'Amr ; trois des Banû Jusham ibn al-Khazraj, 'Abd Allâh ibn 'Amr, al-Barâ' ibn Ma'rûr et Râfi' ibn Mâlik. Et trois des Aws : Usayd ibn al-Hudayr ibn Simâk ibn 'Atîk ibn Râfi' 12 ibn Imru' al-Qays ibn Zayd ibn 'Abd al-Ashhal ibn Jusham ibn al-Hârith ibn al-Khazraj ibn 'Amr ibn Mâlik ibn al-Aws. Sa'd ibn Khaythama ibn al-Hârith ibn Mâlik [ibn Ka'b] 13 ibn al-Nahhât 14 ibn Ka'b ibn Hâritha ibn Ghanm ibn al-Silm ibn Imru' al-Qays ibn Mâlik ibn al-Aws ibn Hâritha. Ils se sont tous éteints ; le dernier survivant des Banû al-Silm fut un homme mort à l'époque d'al-Rashîd. Nous sommes à Dieu et à Lui nous retournons. Il est authentique que le Messager de Dieu ﷺ a annoncé que les gens augmentent tandis que les Ansâr n'augmentent pas. Rifâ'a ibn 'Abd al-Mundhir ibn Zanîr 15 ibn Zayd 16 ibn Umayya [ibn Zayd] 17 ibn Mâlik ibn 'Awf ibn 'Amr ibn 'Awf ibn Mâlik ibn al-Aws ibn Hâritha. Certains ont compté Abû al-Haytham ibn al-Tayyihân à la place de Rifâ'a. Dieu sait mieux.


  1. ayyām al-tashrīq : Jours de Tashrîq : les 11, 12 et 13 du mois de Dhû al-Hijja, jours de séchage de la viande des sacrifices.
  2. al-ʿAqaba al-thāniya : Deuxième 'Aqaba : second serment d'allégeance à la 'Aqaba, près de Minâ, où les Ansâr s'engagèrent à protéger le Prophète.
  3. azruhum : Leurs vêtements (izar) : métaphore pour ce qui est le plus intime et précieux.
  4. naqīb : Chef, représentant : les douze chefs choisis parmi les Ansâr pour superviser les affaires de la communauté.
  5. Mālik : Nom propre : Mālik, ancêtre dans la généalogie.
  6. ibn Thaʿlaba ibn Harām : Ajout généalogique : fils de Tha'laba ibn Harām.
  7. Abī Khuzayma : Abû Khuzayma : nom propre, ancêtre.
  8. ibn Sāʿida ibn Kaʿb ibn al-Khazraj : Ajout généalogique : fils de Sâ'ida ibn Ka'b ibn al-Khazraj.
  9. Hāritha : Nom propre : Hâritha, ancêtre.
  10. ibn Thaʿlaba : Ajout généalogique : fils de Tha'laba.
  11. al-Agharr : Surnom : al-Agharr (le Noble).
  12. Rāfiʿ : Nom propre : Râfi', ancêtre.
  13. ibn Kaʿb : Ajout généalogique : fils de Ka'b.
  14. al-Naḥḥāṭ : Surnom : al-Nahhât (le Sculpteur).
  15. Zanīr : Nom propre : Zanîr.
  16. Zayd : Nom propre : Zayd.
  17. ibn Zayd : Ajout généalogique : fils de Zayd.

Voici la liste de ceux qui assistèrent à la ‘Aqaba [1] parmi les non-naqîbs [2].

Voici la liste de ceux qui assistèrent à la 'Aqaba parmi ceux qui n'étaient pas des naqîbs 1 : [Que l'agrément et la miséricorde de Dieu soient sur eux] Parmi eux, des Aws, des Banû 'Abd al-Ashhal b. Jusham b. al-Hârith b. al-Khazraj b. 'Amr b. Mâlik b. al-Aws b. Hâritha : Salama b. Salâma b. Waqsh b. Zughba 2 b. Za'warâ' b. 'Abd al-Ashhal. Des Banû Hâritha b. al-Hârith b. al-Khazraj b. 'Amr b. Mâlik b. al-Aws : Zuhayr b. Râfi' b. 'Adî b. Zayd b. Jusham b. Hâritha. Abû Burda b. Niyâr, nommé Hâni' b. Niyâr b. 'Amr b. 'Ubayd b. Kilâb b. Duhmân b. Ghunm b. Dhibyân b. Humaym 3 b. Kâhil b. Dhuhl b. Hunayy b. Balî b. 'Amr 4 b. al-Hâf b. Qudâ'a, allié chez eux. Nuhayr b. al-Haytham, des Banû Nâbî b. Majda'a b. Hâritha, puis des Âl al-Barrâq 5 b. Qays b. 'Âmir b. Nâbî. Des Banû 'Amr b. 'Awf b. Mâlik b. al-Aws : 'Abd Allâh b. Jubayr b. al-Nu'mân b. Umayya b. al-Barak, nommé al-Barak : Imru' al-Qays b. Tha'laba b. 'Amr. Ma'n b. 'Adî b. al-Jadd b. al-'Ajlân b. Dubay'a, allié chez eux de Balî, martyrisé le jour de la Yamâma. 'Uwaym b. Sâ'ida, allié chez eux de Balî 6. Total de ceux des Aws qui y assistèrent : onze hommes. Y assistèrent des Khazraj, puis des Banû al-Najjâr, qui sont Taym Allâh b. Tha'laba b. 'Amr b. al-Khazraj : Abû Ayyûb Khâlid b. Zayd b. Kulayb b. Tha'laba b. ['Abd b.] 7 'Awf b. Ghunm b. Mâlik b. al-Najjâr. Mu'âdh, Mu'awwidh et 'Awf, les fils de 'Afrâ', leur père al-Hârith b. Rifâ'a b. al-Hârith b. Sawâd b. Mâlik b. Ghunm b. Mâlik b. al-Najjâr. 'Umâra b. Hazm b. Zayd b. Lawdhân b. 'Amr b. 'Abd [b.] 8 'Awf b. Ghunm b. Mâlik b. al-Najjâr, martyrisé le jour de la Yamâma. Des Banû 'Amr b. Mabdhûl, nommé Mabdhûl : 'Âmir b. Mâlik b. al-Najjâr : Suhlab b. 'Utayk b. al-Nu'mân b. ['Amr b. 'Utayk] 9 b. 'Amr b. 'Âmir, qui est Mabdhûl. Des Banû 'Amr b. Mâlik b. al-Najjâr, qui sont des Banû Hudayla 10 : Aws b. Thâbit b. al-Mundhir b. Harâm b. 'Amr b. Zayd Manât b. 'Adî b. 'Amr b. Mâlik b. al-Najjâr. Abû Talha, qui est Zayd b. Sahl b. al-Aswad b. Harâm b. 'Amr b. Zayd Manât b. 'Adî b. 'Amr b. Mâlik b. al-Najjâr. Des Banû Mâzin b. al-Najjâr : Qays b. Abî Sa'sa'a, nommé Abû Sa'sa'a : 'Amr b. Zayd b. 'Awf b. Mabdhûl b. 'Amr 11 b. Ghunm b. Mâzin, il était à l'arrière-garde 12 le jour de Badr. 'Amr b. Ghuzayya b. 'Amr b. Tha'laba 13 b. Khansâ' b. Mabdhûl b. 'Amr b. Ghunm b. Mâzin ; total : onze hommes. Y assistèrent des Banû al-Hârith 14 b. al-Khazraj : Khârija b. Zayd b. Abî Zuhayr b. Mâlik b. Imri' al-Qays b. Mâlik [al-Agharr] b. Tha'laba b. Ka'b b. al-Khazraj b. al-Hârith b. al-Khazraj. Bashîr b. Sa'd b. Tha'laba b. Khilâs 15 b. Zayd b. [Mâlik al-Agharr b.] 16 Tha'laba b. Ka'b b. al-Khazraj b. al-Hârith b. al-Khazraj, père d'al-Nu'mân b. Bashîr. 'Abd Allâh b. Zayd b. Tha'laba 17 b. 'Abd Rabbih b. Zayd b. al-Hârith b. al-Khazraj b. Jusham b. al-Hârith b. al-Khazraj, c'est lui qui vit l'appel 18. Khallâd b. Suwayd b. Tha'laba b. 'Amr 19 b. Hâritha b. Imri' al-Qays b. Mâlik [al-Agharr] b. Tha'laba b. Ka'b b. al-Khazraj. 'Uqba b. 'Amr b. Tha'laba b. Yasîra b. Jadâra 20 b. 'Awf b. Hârith b. al-Khazraj, c'est Abû Mas'ûd al-Badrî, il est le plus jeune par l'âge parmi ceux qui assistèrent à la 'Aqaba, lui et Jâbir b. 'Abd Allâh. Des Banû Jusham b. al-Hârith, puis des Banû Bayâda b. 'Âmir b. Zurayq b. 'Abd Hâritha b. Mâlik b. Ghadb b. Jusham b. al-Khazraj : Ziyâd b. Labîd b. Tha'laba b. Sinân b. 'Âmir b. 'Adî b. Umayya b. Bayâda. Farwa b. 'Amr b. Wadfa 21 b. 'Ubayd b. 'Âmir b. Umayya b. Bayâda. Khâlid b. Qays b. Mâlik b. 'Ajlân b. 'Âmir b. Bayâda 22. Des Banû Zurayq b. 'Âmir, frère de Bayâda b. 'Âmir : Dhakwân b. 'Abd Qays b. Khalda b. Makhlad b. 'Âmir b. Zurayq b. 'Âmir. Des Banû Salama b. Sa'd b. 'Alî b. Asad b. Sârida b. Tazîd b. Jusham b. al-Khazraj, puis des Banû 'Ubayd b. ['Adî b.] 23 Ghunm b. Ka'b b. Salama : Bishr b. al-Barâ' b. Ma'rûr b. Sakhr b. Khansâ' b. Sinân b. 'Ubayd. Al-Tufayl b. Mâlik b. Khansâ'. Des Banû Sawâd b. Ghunm b. Ka'b b. Salama : Le poète Ka'b b. Mâlik b. Abî Ka'b b. al-Qayn b. Ka'b b. Sawâd b. Ghunm. Sulaym b. 'Amr b. Hadîda b. 'Amr b. Sawâd b. Ghunm. Qutba b. 'Âmir b. Hadîda. Son frère Yazîd b. 'Âmir. Abû Yasîr Ka'b b. ['Amr b. 'Abbâd b.] 24 'Amr b. Sawâd b. Ghunm. Son cousin germain Lahâ Sayfî b. Sawâd 25 b. 'Abbâd. Tha'laba b. 'Anama 26 b. 'Adî b. Nâbî b. 'Amr b. Sawâd b. Ghunm. Son frère 'Amr b. 'Anama 27. Leur cousin germain Lahâ 'Abs b. 'Âmir b. 'Adî. Leur cousin germain Lahâ Khâlid b. 'Amr b. 'Adî. 'Abd Allâh b. Unays b. As'ad 28 b. Harâm b. Habîb b. Mâlik [b. Ghunm] 29 b. Ka'b b. Taym b. Nafâtha b. Iyâs 30 b. Yarbû' b. al-Barak 31 b. Wabra, allié chez eux, Qudâ'î. Des Banû Harâm b. Ka'b b. Ghunm b. Ka'b b. Salama : Jâbir b. 'Abd Allâh b. 'Amr b. Harâm b. [Tha'laba b. Harâm b.] 32 Ka'b b. Ghunm, il était parmi les plus jeunes par l'âge. Thâbit b. al-Jadha', nommé al-Jadha' : Tha'laba b. Zayd b. al-Hârith b. Harâm b. Ka'b. 'Umayr b. al-Hârith b. Labda b. Tha'laba b. al-Hârith b. Harâm b. Ka'b 33. Khudayj 34 b. Salâma b. Aws b. 'Amr b. al-Farâfir 35, allié chez eux de Balî. Des frères des Banû Salama, qui sont les Banû Adâ b. Sa'd b. 'Alî : Mu'âdh b. Jabal b. 'Amr b. Aws b. 'Â'idh b. 'Adî b. Ka'b b. 'Amr b. Adâ. Total de ceux des Banû Salama et de leurs alliés qui y assistèrent : trente hommes ; certains y ajoutèrent Aws b. 'Abbâd b. 'Adî b. Ka'b b. 'Amr. Des Banû 'Awf b. al-Khazraj : Al-'Abbâs b. 'Ubâda b. Nadla b. Mâlik b. al-'Ajlân b. Zayd 36 b. Ghunm b. Sâlim b. 'Awf, il est muhâjir 37 ansârî, il émigra à La Mecque, auprès du Prophète ﷺ, et resta avec lui là-bas, martyrisé le jour d'Uhud, que Dieu Très-Haut l'agrée. Abû 'Abd al-Rahmân Yazîd b. Tha'laba b. Khuzama 38 b. Asram b. 'Amr b. 'Umâra 39, allié chez eux des Banû Ghusayna de Balî. 'Amr b. al-Hârith b. Labda b. 'Amr b. Tha'laba, ceux-ci sont les Qawâqil. Des Banû al-Hublâ, nommé Sâlim b. Ghunm b. 'Awf : Rifâ'a b. 'Amr b. Zayd [b. 'Amr] 40 b. Tha'laba b. Mâlik b. Sâlim. 'Uqba b. Wahb b. Kalada b. al-Ja'd b. al-Hilâl b. al-Hârith b. 'Amr b. 'Adî b. Jusham b. 'Awf b. Bahtha b. 'Abd Allâh b. Ghatafân b. Sa'd b. Qays 'Aylân b. Mudar, allié chez eux, il émigra aussi auprès du Messager de Dieu ﷺ à La Mecque ; ils sont cinq hommes. Des Banû Ka'b b. al-Khazraj, les deux naqîbs que nous avons mentionnés avant, à savoir Sa'd b. 'Ubâda et al-Mundhir b. 'Amr, seulement. Et les deux femmes : Nusayba 41 bint Ka'b b. 'Amr b. 'Awf b. Mabdhûl b. 'Amr b. Ghunm b. Mâzin 42 b. al-Najjâr, elle est Umm 'Umâra, Musaylima tua son fils Habîb b. Zayd b. 'Âsim b. Ka'b. L'autre : Asmâ' bint 'Amr b. 'Adî b. Nâbî b. 'Amr b. Sawâd b. Ghunm b. Ka'b b. Salama, elle est Umm Manî'. Ce serment d'allégeance eut lieu secrètement, à l'insu des mécréants de leur peuple. Lorsque ce serment fut accompli, le Messager de Dieu ﷺ ordonna à ceux des musulmans qui étaient avec lui d'émigrer vers Médine. Ils partirent donc par groupes successifs 43. On dit que le premier à partir fut Abû Salama b. 'Abd al-Asad al-Makhzûmî ; on dit aussi qu'il émigra un an avant le serment de la 'Aqaba. Les Banû al-Mughîra s'interposèrent entre lui et sa femme, leur cousine paternelle, qui est Umm Salama, Mère des croyants ; elle resta à La Mecque environ un an, puis on lui permit de rejoindre son mari. Elle partit, et 'Uthmân b. Talha b. Abî Talha b. 'Abd al-Dâr, alors mécréant, l'accompagna jusqu'à Médine. Abû Salama résidait à Qubâ'. Puis émigrèrent 'Âmir b. Rabî'a, allié des Banû 'Adî b. Ka'b, avec sa femme Laylâ bint Hathma b. Ghânim. Puis 'Abd Allâh et Abû Ahmad 44, les deux fils de Jahsh al-Asadiyân ; Abû Ahmad était aveugle, il avait pour épouse al-Far'a 45 bint Abî Sufyân b. Harb, il était poète ; leur mère était Umayma bint 'Abd al-Muttalib. Tous les Banû Jahsh émigrèrent avec leurs femmes, sauf qu'Abû Sufyân s'empara de leur maison 46 et la posséda, car elle était restée vide, sans personne. C'est aujourd'hui la maison d'Abân b. 'Uthmân, celle qui est à al-Radm. Ces quatre : Abû Salama, 'Âmir, 'Abd Allâh et Abû Ahmad descendirent chez Mubashshir b. 'Abd al-Mundhir b. Zanbar 47 chez les Banû 'Amr b. 'Awf à Qubâ'. Arrivèrent aussi 'Ukâsha b. Mihsan, 'Uqba et Shujâ', les deux fils de Wahb, Arbad b. Humayra 48, Munqidh b. Nabâta, Sa'îd b. Ruqaysh, son frère Yazîd b. Ruqaysh, Muhriz b. Nadla, Qays b. Jâbir, 'Amr b. Mihsan, Mâlik b. 'Amr, Safwân b. 'Amr, Rabî'a b. Aktham, al-Zubayr b. 'Ubayda, Tamâm 49 b. 'Ubayda, Sakhbara b. 'Ubayda, Muhammad b. 'Abd Allâh b. Jahsh ; tous ceux-là sont des Banû Asad b. Khuzayma, alliés des Banû Umayya b. 'Abd Shams. Parmi leurs femmes : Zaynab bint Jahsh, Mère des croyants, Hamna bint Jahsh, Judhâma 50 bint Jandal, Umm Qays bint Mihsan, Umm Habîba bint Nabâta, Umâma 51 bint Ruqaysh, Umm Habîba 52 bint Jahsh. Puis sortirent 'Umar b. al-Khattâb et 'Ayyâsh b. Abî Rabî'a, avec vingt cavaliers. Ils arrivèrent à Médine et descendirent 53 dans les hauteurs, chez les Banû Umayya b. Zayd. Sâlim, affranchi d'Abû Hudhayfa, dirigeait leur prière. Hishâm b. al-'Âs avait embrassé l'Islam et avait promis à 'Umar d'émigrer avec lui ; ils se donnèrent rendez-vous à al-Tanâdub, près d'Adât Banî Ghifâr, au-dessus de Sarif 54, mais son peuple l'empêcha d'émigrer. Ensuite, Abû Jahl et al-Hârith b. Hishâm vinrent à Médine et parlèrent à 'Ayyâsh b. Abî Rabî'a, qui était leur frère utérin et leur cousin paternel ; ils lui apprirent que sa mère avait fait le vœu de ne pas se laver la tête ni de s'abriter jusqu'à ce qu'elle le voie. Sa compassion s'émut, il retourna avec eux ; ils lui lièrent les mains en chemin et l'emmenèrent à La Mecque, où ils l'emprisonnèrent jusqu'à ce qu'il s'échappe plus tard et émigre à Médine 55. Parmi ceux qui arrivèrent avec 'Umar b. al-Khattâb : son frère Zayd b. al-Khattâb, Sa'îd b. Zayd b. 'Amr b. Nufayl, 'Umar et 'Abd Allâh, les deux fils de Surâqa b. al-Mu'tamir, tous des Banû 'Adî b. Ka'b ; Wâqid b. 'Abd Allâh al-Tamîmî, Khawlâ, Mâlik b. Abî Khawlâ des Banû 'Ijl b. Lujaym, alliés des Banû 'Adî ; Khunays b. Hudhâfa al-Sahmî, qui était marié à Hafsa, Mère des croyants, fille de 'Umar, que Dieu les agrée. Ils descendirent à Qubâ' chez Rifâ'a b. 'Abd al-Mundhir b. Zanbar 56 chez les Banû 'Amr b. 'Awf. Puis arriva Ibn 'Ubayd Allâh ; il descendit, lui et Suhayb b. Sinân, chez Khubayb b. Isâf, chez les Banû al-Hârith b. al-Khazraj à al-Sanh 57. On dit aussi que Talha descendit chez Abû Umâma, As'ad b. Zurâra. Les Qurayshites prirent tout ce que Suhayb avait acquis chez eux, car il possédait des biens et était allié des Banû Jud'ân. Hamza b. 'Abd al-Muttalib et son allié Abû Mursad Kannâz b. Husayn al-Ghanawî, ainsi que Zayd b. Hâritha al-Kalbî, affranchi du Messager de Dieu ﷺ, descendirent chez Kulthûm b. al-Hadam, frère des Banû 'Amr b. 'Awf à Qubâ'. On dit aussi chez Sa'd b. Khaythama, et on dit encore que Hamza descendit chez As'ad b. Zurâra.

Descendirent chez 'Abd Allah ibn Salama, frère des Banu al-'Ajlan, à Quba' : 'Ubayda, al-Tufayl et al-Husayn, fils d'al-Harith ibn 'Abd al-Muttalib ibn 'Abd Manaf ; leur cousin Mistaḥ ibn Uthatha ibn 'Abbad ibn al-Muttalib ibn 'Abd Manaf ; Suwaybiṭ ibn Sa'd ibn Ḥuraymila 58, frère des Banu 'Abd al-Dar ; Ṭulayb ibn 'Umayr, frère des Banu 'Abd Quṣayy ; et Khabbab ibn al-Aratt, affranchi de 'Utba ibn Ghazwan. 'Abd al-Rahman ibn 'Awf descendit, avec des hommes des Émigrés, chez Sa'd ibn al-Rabi', chez les Banu al-Harith ibn al-Khazraj. Al-Zubayr ibn al-'Awwam et Abu Sabra ibn Abi Ruhm ibn 'Abd al-'Uzza descendirent chez al-Mundhir ibn Muhammad ibn 'Uqba ibn Uḥayḥa ibn al-Jallah, à al-'Uṣba 59, demeure des deux filles de Jaḥjabi. Muṣ'ab ibn 'Umayr ibn Hashim ibn 'Abd Manaf ibn 'Abd al-Dar descendit chez Sa'd ibn Mu'adh ibn al-Nu'man, chez les Banu 'Abd al-Ashhal. Abu Ḥudhayfa ibn 'Utba ibn Rabi'a, Salim l'affranchi d'Abu Ḥudhayfa, et 'Utba ibn Ghazwan al-Mazini, des Banu Mazin ibn Mansur, frères de Sulaym et Hawazin, fils de Mansur, descendirent chez 'Abbad ibn Bishr ibn Waqsh, frère des Banu 'Abd al-Ashhal, dans leur demeure. Salim n'était pas l'affranchi d'Abu Ḥudhayfa, mais l'affranchi de Thubayta bint Ya'ar ibn Zayd 60 ibn 'Ubayd ibn Zayd ibn Malik ibn 'Awf ibn 'Amr ibn 'Awf ibn Malik ibn al-Aws ; elle l'avait capturé et affranchi, et il s'attacha à Abu Ḥudhayfa, qui l'adopta, d'où son affiliation. Cette Thubayta, dit-on, était l'épouse d'Abu Ḥudhayfa. 'Uthman ibn 'Affan descendit chez Aws ibn Thabit, frère de Ḥassan ibn Thabit, chez les Banu al-Najjar. On dit que les célibataires parmi les Émigrés descendirent chez Sa'd ibn Khaythama, qui était célibataire. Il ne resta à La Mecque aucun musulman, sauf l'Envoyé d'Allah — sur lui la bénédiction et la paix —, 'Ali ibn Abi Talib et Abu Bakr, qui demeurèrent sur ordre de l'Envoyé d'Allah — sur lui la bénédiction et la paix —, et ceux qui furent retenus de force. Les Qurayshites cherchèrent à tuer l'Envoyé d'Allah — sur lui la bénédiction et la paix — et le guettèrent à la porte de sa maison toute la nuit. L'Envoyé d'Allah — sur lui la bénédiction et la paix — ordonna à 'Ali ibn Abi Talib — qu'Allah l'agrée — de se coucher sur sa couche. L'Envoyé d'Allah — sur lui la bénédiction et la paix — sortit, et Allah — qu'Il soit exalté — aveugla leurs regards, ils ne le virent pas ; il mit de la poussière sur leurs têtes et s'en alla. Au matin, 'Ali sortit vers eux, et ils surent que le Prophète — sur lui la bénédiction et la paix — leur avait échappé 61. L'Envoyé d'Allah — sur lui la bénédiction et la paix — convint de l'émigration avec Abu Bakr al-Siddiq 62. Ils confièrent leurs deux montures à 'Abd Allah ibn Urayqiṭ 63 al-Dili, un homme des Banu Bakr ibn 'Abd Manat, mécréant, allié d'al-'Asi ibn Wa'il al-Sahmi, père de 'Amr ibn al-'As ; mais ils eurent confiance en son honnêteté. C'était un guide des routes ; ils le louèrent pour les guider vers Médine en évitant la grand-route. La mère d'Urayqiṭ était des Banu Sahm. L'Envoyé d'Allah — sur lui la bénédiction et la paix — sortit par une porte dérobée à l'arrière de la maison d'Abu Bakr al-Siddiq — qu'Allah l'agrée —, située chez les Banu Jumaḥ, de nuit. Ils se dirigèrent vers la grotte 64 qui se trouve dans la montagne appelée Thawr, au bas de La Mecque, et y entrèrent. Abu Bakr ordonna à son fils 'Abd Allah d'écouter ce que disaient les gens, et ordonna à son affranchi 'Amir ibn Fuhayra de faire paître ses moutons et de les ramener le soir pour qu'ils en prennent ce dont ils avaient besoin. Asma' bint Abi Bakr leur apportait la nourriture, et 'Abd Allah ibn Abi Bakr leur apportait les nouvelles, puis 'Amir les suivait avec les moutons, effaçant leurs traces. Lorsque les Qurayshites les perdirent, ils envoyèrent à leur poursuite un pisteur réputé ; il suivit les traces jusqu'à s'arrêter à la grotte et dit : « Ici les traces s'interrompent. » Ils regardèrent : l'araignée avait tissé sa toile à l'entrée de la grotte sur-le-champ. Ils furent certains qu'il n'y avait personne à l'intérieur et s'en retournèrent. Allah — qu'Il soit exalté — ouvrit alors, à côté de la grotte, une large porte par laquelle ils sortirent, dans un rocher dur et compact que les pioches n'entament pas. Allah l'inclina — qu'Il soit exalté — ; elle est aujourd'hui visible, et quiconque la voit ne doute pas que, si on la remettait en place, elle boucherait l'ouverture. Nul ne conteste que, si cette porte avait été là à ce moment, les Qurayshites l'auraient vue distinctement. Ils mirent à prix la tête du Prophète — sur lui la bénédiction et la paix — : cent chamelles pour quiconque le leur ramènerait. Après trois jours passés dans la grotte, 'Abd Allah ibn Urayqiṭ leur amena leurs deux montures ; Asma' leur apporta leurs provisions ; elle déchira sa ceinture 65, y attacha les provisions et les suspendit. Ils montèrent les deux montures, et Abu Bakr prit en croupe 'Amir ibn Fuhayra ; c'est pourquoi Asma' fut appelée « celle aux deux ceintures ». Abu Bakr emporta avec lui tout son bien, environ six mille dirhams. Suraqa ibn Malik ibn Ju'thum les croisa 66 ; il monta son cheval et les suivit pour les ramener, selon ses dires. Lorsque l'Envoyé d'Allah — sur lui la bénédiction et la paix — le vit, il invoqua Allah contre lui ; les pattes avant de son cheval s'enfoncèrent dans la terre, puis se dégagèrent, et une fumée s'éleva de ses pattes. Il comprit que c'était un signe et leur cria : « Arrêtez-vous pour moi ! » Il leur promit la sécurité. L'Envoyé d'Allah — sur lui la bénédiction et la paix — s'arrêta pour lui jusqu'à ce qu'il le rejoigne. Suraqa demanda à l'Envoyé d'Allah — sur lui la bénédiction et la paix — de lui écrire un document ; l'Envoyé d'Allah — sur lui la bénédiction et la paix — ordonna à Abu Bakr de le lui écrire. Le guide les fit passer par le bas de La Mecque vers la côte, en dessous de 'Usfan, jusqu'en dessous d'Umaj, puis ils traversèrent Qudayd, puis prirent al-Khurar, jusqu'à Thaniyyat al-Marra, jusqu'à Laqf, jusqu'à Madlajat Laqf, jusqu'à Madlajat Mujaj 67, jusqu'à Marjiḥ Dhi al-Ghaḍuwayn 68, jusqu'à Baṭn Dhi Kashd 69, jusqu'à Jadajid, jusqu'à al-Ajrad, jusqu'à Dhi Salam de Baṭn 70 Ta'han près d'al-Suqya, jusqu'à al-'Ababid 71, jusqu'à al-Qaha 72, jusqu'à al-'Arj 73. Là, une de leurs montures s'arrêta 74 ; un homme d'Aslam, nommé Aws ibn Ḥujr 75, porta l'Envoyé d'Allah — sur lui la bénédiction et la paix — sur un chameau appelé Ibn al-Rida', et envoya avec lui un de ses esclaves nommé Mas'ud ibn Hunayda pour le ramener 76 de Médine. Puis il les emmena d'al-'Arj à Thaniyyat al-'A'ir 77, à droite de sa monture, jusqu'à Baṭn Ratham, jusqu'à Quba', au moment où le soleil était haut 78, le lundi, douze nuits écoulées de Rabi' al-Awwal, vers midi. Le premier à le voir fut un homme juif, du haut de son fortin ; il cria à pleine voix : « Ô Banu Qayla, voici votre chance ! » — voulant dire : votre bonheur 79. Les Ansars l'avaient attendu jusqu'à ce que les ombres raccourcissent, puis ils étaient rentrés chez eux ; ils sortirent et le rencontrèrent, lui et Abu Bakr, à l'ombre d'un palmier. On rapporte qu'il descendit chez Kulthum ibn al-Hadam à Quba', et l'on dit chez Sa'd ibn Khaythama. On dit qu'Abu Bakr descendit à al-Sanḥ chez Ḥubayb ibn Isaf 80, frère des Banu al-Harith ibn al-Khazraj. 'Ali ibn Abi Talib — qu'Allah l'agrée — resta à La Mecque jusqu'à ce qu'il eût rendu les dépôts que l'Envoyé d'Allah — sur lui la bénédiction et la paix — avait reçus des gens, puis il rejoignit Médine et descendit chez le Prophète — sur lui la bénédiction et la paix. L'Envoyé d'Allah — sur lui la bénédiction et la paix — demeura à Quba' quelques jours et y fonda sa mosquée. Puis il monta sa monture et partit, comme Allah — qu'Il soit exalté — le lui avait ordonné. Le vendredi le surprit chez les Banu Salim ibn 'Awf ; il fit la prière dans la mosquée qui se trouve au fond de la vallée de Ranuna' 81. Al-'Abbas ibn 'Ubada, 'Itban ibn Malik et des hommes des Banu Salim lui demandèrent de rester chez eux. Il dit : « Laissez-la, car elle est commandée. » Il était — sur lui la bénédiction et la paix — sur sa chamelle. Les Ansars marchaient autour de lui. Lorsqu'elle arriva à la hauteur 82 de la demeure des Banu Bayada, Ziyad ibn Labid, Furwa ibn 'Amr et des hommes des Banu Bayada vinrent à sa rencontre et l'invitèrent à rester chez eux. Il dit : « Laissez-la, car elle est commandée. » Il marcha jusqu'à la demeure des Banu Sa'ida ; Sa'd ibn 'Ubada, al-Mundhir ibn 'Amr et des hommes des Banu Sa'ida vinrent à sa rencontre et l'invitèrent à rester chez eux. Il dit : « Laissez-la, car elle est commandée. » Il marcha jusqu'à ce qu'elle fût à la hauteur de la demeure des Banu al-Harith ibn al-Khazraj ; Sa'd ibn al-Rabi', Kharija ibn Zayd et 'Abd Allah ibn Rawaha vinrent à sa rencontre et l'invitèrent à rester chez eux. Il dit : « Laissez-la, car elle est commandée. » Il marcha jusqu'aux Banu 'Adi ibn al-Najjar, qui étaient les oncles maternels de 'Abd al-Muttalib ; Sulayṭ ibn Qays, Abu Sulayṭ Usayra ibn Abi Kharija et des hommes des Banu 'Adi ibn al-Najjar vinrent à sa rencontre et l'invitèrent à rester chez eux. Il dit : « Laissez-la, car elle est commandée. » Il marcha ; lorsqu'il arriva à la demeure des Banu Malik ibn al-Najjar, la chamelle s'agenouilla à la porte de sa mosquée, qui était alors un séchoir à dattes 83 appartenant à deux jeunes garçons des Banu Malik ibn al-Najjar, Sahl et Suhayl, qui étaient sous la tutelle de Mu'adh ibn 'Afra'. Il y avait aussi des ruines, des palmiers et des tombes de polythéistes. La chamelle s'agenouilla ; l'Envoyé d'Allah — sur lui la bénédiction et la paix — resta sur son dos sans descendre. Elle se leva et marcha un peu, sans que l'Envoyé d'Allah — sur lui la bénédiction et la paix — ne la retienne ; puis elle regarda derrière elle, revint à l'endroit où elle s'était agenouillée, s'agenouilla une seconde fois et s'immobilisa. On a dit que Jabbar ibn Ṣakhr, des Banu Salima, un croyant vertueux, piquait la chamelle par rivalité avec les Banu al-Najjar, pour que l'Envoyé d'Allah — sur lui la bénédiction et la paix — descendît chez lui ; Abu Ayyub le menaça pour cela 84. L'Envoyé d'Allah — sur lui la bénédiction et la paix — descendit de la chamelle ; Abu Ayyub prit sa selle et l'introduisit dans sa maison. Le Prophète — sur lui la bénédiction et la paix — descendit chez Abu Ayyub. Il s'enquit du séchoir ; on l'informa. Il voulut l'acheter pour la mosquée 85 ; les Banu al-Najjar refusèrent de le vendre et l'offrirent à Allah — qu'Il soit exalté — sans prix. Nous avons rapporté que le Prophète — sur lui la bénédiction et la paix — refusa de le prendre sans en payer le prix. Allah sait mieux. L'Envoyé d'Allah — sur lui la bénédiction et la paix — ordonna la construction de la mosquée. Elle fut bâtie en briques crues ; ses montants étaient en pierre, ses colonnes 86 en troncs de palmier, son toit en branches de palmier, après que l'Envoyé d'Allah — sur lui la bénédiction et la paix — eut ordonné d'exhumer les tombes, de couper les palmiers et d'aplanir les ruines. L'Envoyé d'Allah — sur lui la bénédiction et la paix — travailla 87, et les musulmans travaillèrent avec lui, par dévotion pour Allah — qu'Il soit exalté. Puis il conclut une trêve avec les juifs 88. Il ne resta qu'un mois environ jusqu'à ce qu'Abu Umama As'ad ibn Zurara mourût de la diphtérie ; le Prophète — sur lui la bénédiction et la paix — ne nomma pas de naqib 89 après lui. Il établit la fraternisation entre les Émigrés et les Ansars 90 : il fraternisa 91 Ja'far ibn Abi Talib, alors absent en Abyssinie, avec Mu'adh ibn Jabal ; il fraternisa Abu Bakr al-Siddiq — qu'Allah l'agrée — avec Kharija ibn Zayd ibn al-Harith ; il fraternisa 'Umar ibn al-Khattab avec 'Itban ibn Malik, des Banu Salim ; il fraternisa Abu 'Ubayda ibn al-Jarrah avec Sa'd ibn Mu'adh, frère des Banu 'Abd al-Ashhal ; il fraternisa 'Abd al-Rahman ibn 'Awf avec Sa'd ibn al-Rabi', frère des Banu al-Harith ibn al-Khazraj ; il fraternisa al-Zubayr ibn al-'Awwam avec Salama ibn Salama ibn Waqsh, et l'on dit plutôt avec Ka'b ibn Malik le poète, frère des Banu Salima, et l'on dit plutôt entre Talha ibn 'Ubayd Allah et Ka'b ibn Malik ; il fraternisa 'Uthman ibn 'Affan avec Aws ibn Thabit, frère de Ḥassan ibn Thabit ; il fraternisa Sa'id ibn Zayd ibn 'Amr avec Ubayy ibn Ka'b ; il fraternisa Muṣ'ab ibn 'Umayr avec Abu Ayyub, son hôte 92 ; il fraternisa Abu Ḥudhayfa ibn 'Utba ibn Rabi'a avec 'Abbad ibn Bishr ibn Waqsh, frère des Banu 'Abd al-Ashhal ; il fraternisa 'Ammar ibn Yasir avec Ḥudhayfa ibn al-Yaman al-'Absi, allié des Banu 'Abd al-Ashhal, et l'on dit plutôt avec Thabit ibn Qays ibn Shammas ; il fraternisa Abu Dharr al-Ghifari avec al-Mundhir ibn 'Amr al-Mu'annaq li-Yamut 93, qui était naqib des Banu Sa'ida ibn Ka'b ibn al-Khazraj ; il fraternisa


  1. naqîb : Chef ou représentant d'une tribu ou d'un groupe, chargé de superviser le serment d'allégeance.
  2. Zughba : Nom propre, probablement une variante de Zughba.
  3. Humaym : Nom propre, peut-être une variante de Humaym.
  4. 'Amr : Nom propre, 'Amr.
  5. al-Barrâq : Surnom signifiant 'l'éclatant' ou 'le brillant'.
  6. Balî : Tribu arabe, branche de Qudâ'a.
  7. 'Abd b. : Probablement 'Abd, nom propre, mais le texte est lacunaire.
  8. 'Abd [b.] : Probablement 'Abd, nom propre, lacune.
  9. 'Amr b. 'Utayk : Nom propre, 'Amr fils de 'Utayk, restitué.
  10. Hudayla : Nom d'une fraction tribale.
  11. 'Amr : Nom propre, 'Amr.
  12. sâqa : Arrière-garde de l'armée.
  13. Tha'laba : Nom propre, Tha'laba.
  14. Balhârith : Tribu, Banû al-Hârith.
  15. Khilâs : Nom propre, Khilâs.
  16. Mâlik al-Agharr b. : Nom propre, Mâlik al-Agharr, restitué.
  17. Tha'laba : Nom propre, Tha'laba.
  18. al-nidâ' : L'appel à la prière (adhân) ; 'Abd Allâh b. Zayd eut la vision du adhân en rêve.
  19. 'Amr : Nom propre, 'Amr.
  20. Jadâra : Nom propre, Jadâra.
  21. Wadfa : Nom propre, Wadfa.
  22. Bayâda : Nom propre, Bayâda.
  23. 'Adî b. : Nom propre, 'Adî, restitué.
  24. 'Amr b. 'Abbâd b. : Nom propre, 'Amr fils de 'Abbâd, restitué.
  25. Sawâd : Nom propre, Sawâd.
  26. 'Anama : Nom propre, 'Anama.
  27. 'Anama : Nom propre, 'Anama.
  28. As'ad : Nom propre, As'ad.
  29. b. Ghunm : Fils de Ghunm, restitué.
  30. Iyâs : Nom propre, Iyâs.
  31. al-Barak : Nom propre, al-Barak.
  32. Tha'laba b. Harâm b. : Nom propre, Tha'laba fils de Harâm, restitué.
  33. Ka'b : Nom propre, Ka'b.
  34. Khudayj : Nom propre, Khudayj.
  35. al-Farâfir : Nom propre, al-Farâfir.
  36. Zayd : Nom propre, Zayd.
  37. muhâjir : Émigrant, celui qui a quitté La Mecque pour Médine.
  38. Khuzama : Nom propre, Khuzama.
  39. 'Umâra : Nom propre, 'Umâra.
  40. b. 'Amr : Fils de 'Amr, restitué.
  41. Nusayba : Nom propre, Nusayba.
  42. Mâzin : Nom propre, Mâzin.
  43. arsâlan : Par groupes successifs, les uns après les autres.
  44. Abû Ahmad : Surnom, 'père d'Ahmad'.
  45. al-Far'a : Nom propre, al-Far'a.
  46. sur leur maison : Le texte arabe dit 'sur leur maison'.
  47. Zanbar : Nom propre, Zanbar.
  48. Humayra : Nom propre, Humayra.
  49. Tamâm : Nom propre, Tamâm.
  50. Judhâma : Nom propre, Judhâma.
  51. Umâma : Nom propre, Umâma.
  52. Umm Habîba : Surnom, 'mère de Habîba'.
  53. descendirent : S'installèrent, résidèrent.
  54. Sarif : Lieu près de La Mecque.
  55. Médine : Yathrib, la ville du Prophète.
  56. Zanbar : Nom propre, Zanbar.
  57. al-Sanh : Lieu à Médine, dans la région des Banû al-Hârith.
  58. Ḥuraymila : Nom d'un lieu ou d'une personne, probablement un toponyme ou un nom propre.
  59. al-'Uṣba : Nom d'un lieu à Médine, peut-être un quartier ou une localité.
  60. Thubayta bint Ya'ar ibn Zayd : Femme de la tribu des Aws, épouse d'Abu Ḥudhayfa.
  61. échappé : Le texte arabe porte 'qad fatathum' : 'leur avait échappé'.
  62. al-Siddiq : Surnom d'Abu Bakr signifiant 'le Véridique'.
  63. Ibn Urayqiṭ : Guide païen engagé par le Prophète et Abu Bakr pour l'émigration.
  64. grotte : Il s'agit de la grotte de Thawr, où le Prophète et Abu Bakr se cachèrent.
  65. ceinture : Asma' déchira sa ceinture (niṭāq) pour en faire un lien, d'où son surnom 'Dhāt al-Niṭāqayn' (celle aux deux ceintures).
  66. les croisa : Le verbe arabe 'khaṭara' signifie 'croiser', 'passer devant'.
  67. Madlajat Mujaj : Toponyme : lieu de passage ou étape sur la route de l'émigration.
  68. Marjiḥ Dhi al-Ghaḍuwayn : Toponyme : lieu-dit.
  69. Baṭn Dhi Kashd : Toponyme : vallée ou plaine.
  70. Baṭn : Signifie 'vallée' ou 'plaine'.
  71. al-'Ababid : Toponyme : lieu-dit.
  72. al-Qaha : Toponyme : lieu-dit.
  73. al-'Arj : Localité située entre La Mecque et Médine.
  74. s'arrêta : Le texte arabe dit 'waqafa bihim ba'ḍu ẓahrihim' : 'une de leurs montures s'arrêta'.
  75. Aws ibn Ḥujr : Homme de la tribu d'Aslam qui aida le Prophète.
  76. le ramener : Le texte arabe dit 'li-yaruddahu' : 'pour le ramener' (de Médine ?).
  77. Thaniyyat al-'A'ir : Col ou défilé montagneux.
  78. soleil était haut : Le texte arabe dit 'ḥīna ishtadda al-ḍaḥā' : 'quand le soleil était haut'.
  79. bonheur : Le mot arabe 'jadd' signifie 'chance', 'bonheur'.
  80. Ḥubayb ibn Isaf : Homme des Ansars chez qui Abu Bakr descendit.
  81. Ranuna' : Nom d'une vallée près de Médine.
  82. hauteur : Le texte arabe dit 'wāzat' : 'arriva à la hauteur de'.
  83. séchoir à dattes : Le mot arabe 'marbad' désigne un lieu où l'on fait sécher les dattes.
  84. menaça pour cela : Le texte arabe dit 'kāna li-Abī Ayyūb wa'īdun 'alā dhālika' : 'Abu Ayyub le menaça pour cela'.
  85. mosquée : Il s'agit de la Mosquée du Prophète à Médine.
  86. colonnes : Le mot arabe 'sawārī' désigne les colonnes ou piliers.
  87. travailla : Le texte arabe dit 'wa 'amila' : 'il travailla'.
  88. trêve avec les juifs : Allusion au pacte ou à la constitution de Médine.
  89. naqib : Chef ou représentant d'une tribu ou d'un groupe.
  90. fraternisation : Acte par lequel le Prophète établit des liens de fraternité entre les Émigrés et les Ansars.
  91. fraternisa : Le verbe arabe 'ākhā' signifie 'établir un lien de fraternité'.
  92. son hôte : Le texte arabe dit 'muḍīfihi' : 'celui qui l'hébergea'.
  93. al-Mu'annaq li-Yamut : Surnom d'al-Mundhir ibn 'Amr, signifiant 'celui qui se précipite vers la mort'.

L'obligation de la zakât [1]

Il établit un lien de fraternité entre Hâtib ibn Abî Balta'a, allié des Banû Asad ibn 'Abd al-'Uzzâ, et 'Uwaym ibn Sâ'ida, frère des Banû 'Amr ibn 'Awf ; entre Salmân al-Fârisî et Abû al-Dardâ' 'Uwaymir ibn Tha'laba, frère des Banû al-Hârith ibn al-Khazraj ; entre Bilâl et Abû Ruwayha 'Abd Allâh ibn 'Abd al-Rahmân al-Khath'amî. Imposition de la zakât 1 Puis la zakât fut imposée à Médine à ce moment-là. 'Abd Allâh ibn Salâm embrassa l'Islam, tandis que la majorité des Juifs resta mécréante, et certains parmi les Aws et les Khazraj firent ouvertement preuve d'hypocrisie, affichant l'Islam par crainte de la majorité de leur peuple parmi les Ansâr, tout en cachant leur mécréance qui déplaisait à Allâh. Parmi ceux mentionnés : des Aws, puis des Banû Lawdhân ibn 'Amr ibn 'Awf : Zawî 2 ibn al-Hârith. Des Banû Habîb ibn 'Amr ibn 'Awf : al-Hârith ibn Suwayd ibn al-Sâmit, que l'Envoyé d'Allâh fit exécuter en représailles 3 ; son frère Khallâd ibn Suwayd était parmi les meilleurs musulmans, et leur frère al-Khallâs ibn Suwayd avait une tendance 4, mais on ne vit de lui que bien, droiture et Islam jusqu'à sa mort ; et Nabtal ibn al-Hârith 5. Des Banû Dubay'a ibn Zayd ibn Mâlik ibn 'Awf ibn 'Amr ibn 'Awf : Bijâd ibn 'Uthmân ibn 'Âmir, Abû Habîba ibn al-Az'ar, qui était l'un des bâtisseurs de la mosquée de la dissension 6, et 'Abbâd ibn Hunayf, dont les frères Sahl et 'Uthmân, fils de Hunayf, étaient parmi les meilleurs musulmans. Des Banû Tha'laba ibn 'Amr ibn 'Awf : Jâriya ibn 'Âmir ibn al-'Atâf ; ses deux fils Zayd et Mujammi' sont mentionnés, mais on n'a rapporté de Mujammi' que bien, Coran et Islam, bien qu'il ait souffert de son père 7 et du fait que celui-ci l'ait présenté, lui et ses compagnons, alors qu'il était jeune, pour leur journée à la mosquée de la dissension. Des Banû Umayya ibn Zayd ibn Mâlik : Wadî'a ibn Thâbit, qui était parmi les gens de la mosquée de la dissension. [Des Banû 'Ubayd ibn Zayd ibn Mâlik] : [Khâlid ibn Hizâm] 8, et Bishr et Râfi' 9, fils de Zayd. Des Nabît, puis des Banû Hâritha : Murabba' ibn Qayzî et son frère Aws ibn Qayzî. Des Nabît, puis des Banû Zafar : Hâtib ibn Umayya ibn Râfi', dont le fils Yazîd ibn Hâtib était parmi les meilleurs ; et Quzmân, leur allié, qui combattit vaillamment à Uhud ; on mentionna cela à l'Envoyé d'Allâh, qui dit : « Il est parmi les gens du Feu. » Les gens en furent étonnés ; quand la douleur devint intense, il se suicida. Il n'y avait parmi les Banû 'Abd al-Ashhal aucun hypocrite, homme ou femme, sauf que al-Dahhâk ibn Thâbit, l'un des Banû Ka'b, était soupçonné de cela. Des Khazraj, puis des Banû al-Najjâr : Râfi' ibn Wadî'a, Zayd ibn 'Amr, 'Amr ibn Qays, et Qays ibn 'Amr ibn Sahl. Des Banû Jusham ibn al-Khazraj, puis des Banû Salima : al-Jadd ibn Qays. Des Banû 'Awf ibn al-Khazraj : 'Abd Allâh ibn Ubayy ibn Salûl, refuge des hypocrites et chef de l'hypocrisie ; son fils 'Abd Allâh ibn 'Abd Allâh était parmi les pieux ; et Wadî'a, Suwayd, Dâ'is, et Mâlik ibn Abî Qawqal. Certains Juifs avaient fait semblant d'embrasser l'Islam tout en cachant leur mécréance : Sa'd ibn Hunayf, Zayd ibn al-Lusayt 10, Râfi' ibn Harmala, Rifâ'a ibn Zayd ibn al-Tâbût, Salsala ibn Barhâgham, et Kinâna ibn Sûryâ.


  1. zakât : Aumône légale obligatoire, l'un des piliers de l'Islam.
  2. Zawî : Nom propre ; peut-être une variante de Zayd ou autre.
  3. qawadan : Représailles légales, peine de mort pour meurtre.
  4. nazgha : Tendance ou penchant (vers l'hypocrisie).
  5. Nabtal ibn al-Hârith : Hypocrite notoire, mentionné dans le Coran (sourate 9).
  6. masjid al-dirâr : Mosquée de la dissension, construite par les hypocrites pour diviser les musulmans.
  7. istadarra bi-abîhi : A souffert à cause de son père (hypocrite).
  8. Khâlid ibn Hizâm : Nom restitué d'après d'autres sources.
  9. Bishr et Râfi' : Fils de Zayd, mentionnés comme hypocrites.
  10. Zayd ibn al-Lusayt : Juif ayant feint l'Islam.

L'expédition d'al-Abwâ' [1]

Expédition d'al-Abwâ' 1 Le Messager de Dieu ﷺ resta à Médine le reste de Rabî' al-Awwal depuis son arrivée à Médine, ce qui marque le début de l'ère 2, et tout le mois de Rabî' al-Âkhir jusqu'à Safar de l'an deux de l'Hégire, qui est la fin de l'année depuis son arrivée, sans bouger. Puis il partit en expédition au mois de Safar mentionné, laissant Sa'd ibn 'Ubâda comme gouverneur de Médine, jusqu'à atteindre Wadân, qui est l'expédition d'al-Abwâ'. Il y conclut une trêve avec les Banû Damra ibn 'Abd Manât ibn Kinâna, et le chef des Banû Damra, Makhshî ibn 'Amr, conclut cela avec lui. Le Messager de Dieu ﷺ retourna à Médine sans rencontrer de combat. C'est la première expédition qu'il mena lui-même ﷺ. Envoi de Hamza ibn 'Abd al-Muttalib ibn Hâshim 3 [Et envoi de 'Ubayda ibn al-Hârith] Lorsque le Messager de Dieu ﷺ revint à Médine de l'expédition d'al-Abwâ', il resta à Médine le reste de Safar, Rabî' al-Awwal et le début de Rabî' al-Âkhir. Pendant ce séjour, il envoya 'Ubayda ibn al-Hârith avec soixante cavaliers parmi les Émigrés, ou quatre-vingts, sans aucun des Ansâr. Il avança jusqu'à atteindre Ahyâ' 4, une source au Hijâz au pied du col d'al-Marra. Il y rencontra une grande troupe de Qurayshites, dont on dit qu'ils étaient commandés par 'Ikrima ibn Abî Jahl, ou bien par Mikraz ibn Hafs ibn al-Akhîf. Il n'y eut pas de combat entre eux, sauf que Sa'd ibn Abî Waqqâs, qui faisait partie de cette expédition, tira une flèche ; ce fut la première flèche tirée dans le sentier de Dieu. Ce jour-là, parmi les mécréants, s'enfuirent vers les musulmans : al-Miqdâd ibn 'Amr et 'Utba ibn Ghazwân, qui fonda plus tard Bassora ; ils étaient déjà musulmans depuis longtemps, mais n'avaient pas trouvé le moyen de rejoindre le Prophète ﷺ. Le Messager de Dieu ﷺ envoya également son oncle Hamza à cette époque avec trente cavaliers parmi les Émigrés, sans aucun des Ansâr, vers la côte de la mer du côté d'al-'Îs. Il rencontra Abû Jahl avec trois cents cavaliers parmi les mécréants qurayshites de La Mecque. Majdî ibn 'Amr al-Juhanî, qui était en trêve avec les deux camps, s'interposa entre eux, et il n'y eut pas de combat. Les envois de Hamza et de 'Ubayda furent proches dans le temps, et on a divergé sur lequel fut le premier. On dit que ce fut le premier étendard que le Messager de Dieu ﷺ attacha pour l'un des musulmans.


  1. al-Abwâ' : Localité située entre La Mecque et Médine, près de Wadân.
  2. ère : Début du calendrier hégirien, marqué par l'arrivée du Prophète à Médine.
  3. Hamza ibn 'Abd al-Muttalib : Oncle paternel du Prophète, compagnon éminent, mort martyr à Uhud.
  4. Ahyâ' : Lieu-dit, une source au Hijâz.

Et l'expédition de Buwât [1]

Et l'expédition de Buwât 1 Ensuite, l'Envoyé d'Allah ﷺ sortit au mois de Rabî' al-Âkhir 2, qui est le début de la deuxième année de son arrivée ﷺ à Médine, et il établit sur Médine as-Sâ'ib ibn Mâdh'ûn 3, jusqu'à ce qu'il atteigne Buwât, du côté de Radwâ 4. Puis il retourna à Médine, sans rencontrer ni hostilité ni combat. L'expédition d'al-'Ushayra 5 L'Envoyé d'Allah ﷺ demeura le reste de Rabî' al-Âkhir et une partie de Jumâdâ al-Ûlâ 6, puis il partit en expédition, et laissa comme lieutenant sur Médine Abû Salama ibn 'Abd al-Asad al-Makhzûmî 7. Il prit par le col des Banû Dînâr ibn an-Najjâr 8, et prit par Fayfâ' al-Khabâr 9. Il descendit sous un arbre à Buthâ' ibn Azhar 10 ; là se trouve sa mosquée, et l'emplacement des pierres de son chaudron y est connu. Il y a là une eau appelée al-Mushayrib 11. Puis il laissa les créatures 12 à sa gauche, et emprunta le ravin de 'Abd Allâh 13 vers la gauche jusqu'à descendre à Yalyal 14, et descendit au confluent de Yalyal.


  1. Buwât : Nom d'un lieu situé entre Médine et la mer Rouge, près de Radwâ.
  2. Rabî' al-Âkhir : Quatrième mois du calendrier lunaire islamique.
  3. as-Sâ'ib ibn Mâdh'ûn : Compagnon du Prophète, l'un des premiers émigrants vers l'Abyssinie.
  4. Radwâ : Montagne située au nord-ouest de Médine.
  5. al-'Ushayra : Lieu situé entre Médine et Yanbu', où le Prophète conclut un pacte avec les Banû Mudlij.
  6. Jumâdâ al-Ûlâ : Cinquième mois du calendrier lunaire islamique.
  7. Abû Salama ibn 'Abd al-Asad al-Makhzûmî : Compagnon du Prophète, mari d'Umm Salama, mort après la bataille d'Uhud.
  8. Banû Dînâr ibn an-Najjâr : Clan des Banû an-Najjâr, tribu médinoise alliée.
  9. Fayfâ' al-Khabâr : Plaine ou désert situé près de Médine.
  10. Buthâ' ibn Azhar : Lieu près de Médine, peut-être une vallée.
  11. al-Mushayrib : Nom d'une source ou d'un point d'eau.
  12. les créatures : Terme désignant les montagnes ou les reliefs, selon certains commentateurs.
  13. le ravin de 'Abd Allâh : Ravin nommé d'après un compagnon ou un lieu.
  14. Yalyal : Vallée ou lieu-dit près de Médine.

L'expédition de Badr la première [1]

Puis il emprunta le chemin des tapis de Milal 1, jusqu'à ce qu'il rencontre la route aux Rochers d'al-Yamam 2 vers al-'Ushayra, dans la vallée de Yanbu'. Il y séjourna le reste de Jumada al-Ula et les nuits de 3 Jumada al-Akhira, y conclut une trêve avec les Banu Mudlij, puis retourna à Médine sans avoir livré combat. Première expédition de Badr 4 Le Prophète ﷺ ne resta après al-'Ushayra qu'une dizaine de nuits 5, jusqu'à ce que Kurz ibn Jabir al-Fihri attaque les troupeaux de Médine. L'Envoyé de Dieu ﷺ sortit à sa poursuite, jusqu'à atteindre une vallée appelée Safwan, dans la région de Badr. Kurz lui échappa, et il ﷺ retourna à Médine. Mission de Sa'd ibn Abi Waqqas 6 L'Envoyé de Dieu ﷺ avait envoyé durant cette expédition Sa'd ibn Abi Waqqas avec huit hommes des Émigrés. Il atteignit al-Kharrar 7, puis revint.


  1. Milal : Nom d'un lieu ou d'une région, peut-être une plaine ou un plateau.
  2. Sakhrat al-Yamam : Les Rochers d'al-Yamam, un lieu-dit.
  3. min : Préposition signifiant 'de' ou 'parmi', ici indiquant une partie du mois.
  4. Ghazwat Badr al-Ula : Première expédition de Badr, une campagne militaire menée par le Prophète Muhammad.
  5. ashr layal : Dix nuits, expression signifiant environ dix jours.
  6. Ba'th Sa'd ibn Abi Waqqas : Mission de Sa'd ibn Abi Waqqas, une expédition envoyée par le Prophète.
  7. al-Kharrar : Nom d'un lieu, probablement une vallée ou une région.

Abd Allah ibn Jahsh fut envoyé [1].

La Médine sans avoir livré combat. On dit aussi que le Messager de Dieu l'avait seulement envoyé à la recherche de Marz ibn Jâbir. **Envoi de 'Abd Allâh ibn Jahsh 1** Puis le Messager de Dieu revint de la première Badr comme nous l'avons mentionné à Médine, où il demeura le reste de Jumâdâ al-Âkhira, Rajab et Sha'bân. Il envoya au mois de Rajab mentionné 'Abd Allâh ibn Jahsh ibn Ri'âb al-Asadî, accompagné de huit hommes parmi les Émigrés 2 : - Abû Hudhayfa ibn 'Utba ibn Rabî'a. - 'Ukâsha ibn Mihsan ibn Harthân al-Asadî. - 'Utba ibn Ghazwân ibn Jâbir al-Mâzinî. - Sa'd ibn Abî Waqqâs. - 'Âmir ibn Rabî'a al-'Anazî. - Wâqid ibn 'Abd Allâh ibn 'Abd Manâf ibn 'Urayn ibn Tha'laba ibn Yarbû' ibn Hanzala ibn Mâlik ibn Zayd Manât ibn Tamîm. - Khâlid ibn al-Bukayr, frère des Banû Sa'd ibn Layth. - Suhayl ibn Baydâ' al-Fihrî. Le Messager de Dieu écrivit une lettre pour 'Abd Allâh ibn Jahsh, qui était leur commandant, et lui ordonna de ne pas la regarder avant d'avoir marché deux jours, puis de la regarder, et de ne contraindre aucun de ses compagnons. 'Abd Allâh ibn Jahsh fit ainsi. Lorsqu'il ouvrit la lettre, il y trouva : « Quand tu auras regardé ma lettre, va jusqu'à t'arrêter à Nakhla 3, entre La Mecque et Tâ'if, et y guette les Qurayshites ou une caravane des Quraysh, et apprends-nous quelque chose de leurs nouvelles. » Quand 'Abd Allâh ibn Jahsh eut lu la lettre, il dit : « Écoute et obéissance. » Puis il informa ses compagnons de cela, et qu'il ne les contraindrait pas ; quant à lui, il partait, et que celui qui aimait le martyre parte, et que celui qui répugnait à la mort retourne. Ils partirent tous avec lui. Il prit la route du Hijâz, jusqu'à ce que, étant à une mine au-dessus d'al-Fur' 4 appelée Bahrân, Sa'd ibn Abî Waqqâs et 'Utba ibn Ghazwân perdirent une chamelle à eux qu'ils montaient à tour de rôle. 'Abd Allâh continua avec le reste jusqu'à s'arrêter à Nakhla. Une caravane des Quraysh passa près d'eux, transportant des raisins secs, du cuir et des marchandises. Elle comprenait 'Amr ibn al-Hadramî (le nom d'al-Hadramî étant 'Abd Allâh), 'Uthmân ibn 'Abd Allâh ibn al-Mughîra et son frère Nawfal ibn 'Abd Allâh, tous deux Makhzûmites, et al-Hakam ibn Kaysân, affranchi des Banû al-Mughîra. Les musulmans délibérèrent et dirent : « Nous sommes au dernier jour de Rajab, le mois sacré 5. Si nous les combattons, nous violons le mois sacré ; si nous les laissons cette nuit, ils entreront dans le sanctuaire 6. » Puis ils tombèrent d'accord pour les affronter. Wâqid at-Tamîmî tira sur 'Amr ibn al-Hadramî et le tua. Ils firent prisonniers 'Uthmân ibn 'Abd Allâh et al-Hakam ibn Kaysân, tandis que Nawfal ibn 'Abd Allâh s'échappa. Puis ils amenèrent la caravane et les deux prisonniers, ayant prélevé le cinquième 7 de cela et l'ayant mis à part. On rapporte que ce fut le premier butin sur lequel on préleva le cinquième. Le Prophète désapprouva ce qu'ils avaient fait pendant le mois sacré, et les gens en furent consternés. Alors Dieu révéla : « Ils t'interrogent sur le mois sacré, sur le combat qui y a lieu. Dis : « Y combattre est grave » » [Coran 2:217], jusqu'à Sa parole : « jusqu'à ce qu'ils vous fassent renoncer à votre religion, s'ils le peuvent » [Coran 2:217]. Le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, accepta alors le butin et la rançon.


  1. Abd Allâh ibn Jahsh : Compagnon du Prophète, cousin de ce dernier par sa mère Umayma bint 'Abd al-Muttalib. Il fut le premier commandant d'une expédition militaire en Islam.
  2. Émigrés : Les Muhâjirûn, ceux qui émigrèrent de La Mecque à Médine avec le Prophète.
  3. Nakhla : Localité située entre La Mecque et Tâ'if, sur la route des caravanes.
  4. al-Fur' : Vallée ou région près de Médine, sur la route du Hijâz.
  5. mois sacré : Rajab est l'un des quatre mois sacrés (ashhur al-hurum) durant lesquels les combats étaient interdits dans l'Arabie préislamique.
  6. sanctuaire : Le Haram de La Mecque, zone sacrée où les combats sont interdits.
  7. cinquième : Le khums, la part du butin revenant à Dieu, au Prophète et à certaines catégories, prélevée avant le partage.

Le changement de direction de la prière [1]

Il a appliqué le quint 1 sur le butin, et a accepté la rançon pour les deux prisonniers. Sa'd et 'Utba retournèrent sains et saufs à Médine. Ce fut le premier butin pris en Islam, les deux premiers prisonniers capturés parmi les associateurs, et le premier tué parmi eux. Quant à al-Hakam ibn Kaysân, il embrassa l'Islam et resta avec le Messager d'Allah ﷺ jusqu'à ce qu'il tombe en martyr le jour de Bi'r Ma'ûna 2. Quant à 'Uthmân ibn 'Abd Allah, il mourut à La Mecque en mécréant. Changement de direction de la prière 3 La direction de la prière fut alors changée de Jérusalem, dix-sept mois après l'arrivée du Messager d'Allah ﷺ à Médine. On rapporte que le premier à prier en direction de la Ka'ba fut Abû Sa'îd ibn al-Mu'allâ al-Ansârî : il entendit le Messager d'Allah ﷺ ordonner le changement de direction, et il pria deux rak'as 4 vers la Ka'ba. On dit aussi que ce changement eut lieu après dix-huit mois, ou encore seize mois ; personne n'a mentionné plus ni moins.


  1. khums : Le quint, c'est-à-dire le cinquième du butin prélevé pour Allah, le Prophète, sa famille, les orphelins, les pauvres et les voyageurs.
  2. Bi'r Ma'ûna : Puits de Ma'ûna : lieu où une expédition musulmane fut massacrée par les tribus de 'Amir et Sulaym.
  3. qibla : Direction de la prière, initialement vers Jérusalem, puis changée vers la Ka'ba à La Mecque.
  4. rak'a : Unité de prière comprenant des inclinaisons et des prosternations.

La deuxième Badr [1]

La deuxième bataille de Badr 1 C'est la plus noble des rencontres, c'est Badr de la violence, c'est Badr du combat. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) resta donc, comme nous l'avons mentionné, jusqu'au Ramadan de la deuxième année. Puis il apprit qu'une grande caravane des Quraysh, transportant d'importantes richesses, arrivait de Syrie à La Mecque, avec trente hommes des Quraysh, dont le chef était Abû Sufyân ibn Harb – ou, dit-on, quarante hommes, parmi lesquels Makhrama ibn Nawfal ibn Ahyab ibn ‘Abd Manâf ibn Zuhra et ‘Amr ibn al-‘Âs. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) appela donc à sortir contre cette caravane, ordonnant à ceux qui avaient une monture disponible de partir, sans se préparer en masse, car il visait seulement la caravane et ne pensait pas rencontrer de combat ou de guerre. La nouvelle parvint à Abû Sufyân que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) se dirigeait vers eux. Il engagea alors Damdam ibn ‘Amr al-Ghifârî et l'envoya aux gens de La Mecque pour les exhorter à secourir leur caravane. Celui-ci se rendit à La Mecque et appela au secours ; les Mecquois répondirent en masse, sauf quelques-uns 2. Parmi ceux qui restèrent en arrière figurait Abû Lahab, tandis que la plupart de leurs nobles partirent. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) sortit de Médine le huitième jour de Ramadan, laissant ‘Amr ibn Umm Maktûm des Banû ‘Âmir ibn Lu’ay comme responsable de la prière des musulmans à Médine. Puis il renvoya Abû Lubâba depuis Rawhâ’ et le nomma gouverneur de Médine. Il confia l'étendard 3 à Mus‘ab ibn ‘Umayr, et les deux drapeaux 4 : l'un à ‘Alî ibn Abî Tâlib (qu'Allah honore son visage) et l'autre à un homme des Ansâr. On dit qu'ils étaient noirs. Les compagnons du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) n'avaient ce jour-là que soixante-dix chameaux, qu'ils montaient à tour de rôle. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), ‘Alî ibn Abî Tâlib et Muthanna 5 ibn Abî Muthanna montaient un chameau à tour de rôle ; Hamza, Zayd ibn Hâritha, Abû Kabsha et Anasa, affranchis du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), montaient un chameau à tour de rôle ; Abû Bakr, ‘Umar et ‘Abd al-Rahmân ibn ‘Awf montaient un chameau à tour de rôle. Il plaça Qays ibn Abî Sa‘sa‘a des Banû al-Najjâr à l'arrière-garde. Le drapeau des Ansâr était avec Sa‘d ibn Mu‘âdh. Il (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) emprunta le chemin du col de Médine vers al-‘Aqîq, puis Dhû al-Hulayfa, puis Dhât al-Jaysh, puis Turban (ou Turban 6), puis Malal, puis Ghumays al-Hamâm de Maryayn 7, puis Sukhayrât al-Yamâm 8, puis al-Siyâla, puis Fajj al-Rawhâ’, puis Shanûka, puis ‘Urq al-Zabya 9. Il descendit à Sajsaj, un puits à Rawhâ’, puis partit, laissant la route de La Mecque sur sa gauche, et prit à droite vers al-Nâziya, voulant se rendre à Badr. Il emprunta la vallée de Rahaqân 10, entre al-Nâziya et le défilé d'al-Safrâ’, puis jusqu'au défilé d'al-Safrâ’. Quand il approcha d'al-Safrâ’, il envoya Basbas ibn ‘Amr al-Juhanî, allié des Banû Sâ‘ida, et ‘Adî ibn Abî al-Zughbâ’ al-Juhanî, allié des Banû al-Najjâr, à Badr pour recueillir des nouvelles d'Abû Sufyân et de sa caravane. Puis il partit. On l'informa des deux montagnes d'al-Safrâ’, dont les noms étaient Musallah et Mukhrî, et que leurs habitants étaient les Banû al-Nâr et les Banû Hirâq, deux clans de Ghifâr. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) n'aima pas ces noms, il laissa donc les deux montagnes, laissa al-Safrâ’ sur sa gauche et prit à droite vers la vallée de Dhafrân. Quand il en sortit 11, il descendit. La nouvelle lui parvint de la sortie en masse des Quraysh pour secourir la caravane. Il informa ses compagnons (qu'Allah les agrée) et les consulta sur ce qu'il convenait de faire. De nombreux Muhâjirûn parlèrent et firent de belles paroles, mais il continua à les consulter, voulant entendre ce que diraient les Ansâr. Sa‘d ibn Mu‘âdh prit alors la parole et s'étendit en belles paroles, disant notamment : « Si tu nous ordonnais de traverser cette mer, nous la traverserions avec toi. Va donc, ô Messager d'Allah, avec la bénédiction d'Allah le Très-Haut. » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) se réjouit de cela et dit : « Avancez et réjouissez-vous, car Allah m'a promis l'une des deux troupes 12. » Puis il partit de Dhafrân et emprunta des collines appelées al-Asâfir 13 jusqu'à al-Dabba 14, et descendit à al-Hanân 15, une grande dune semblable à une montagne sur la droite. Puis il descendit près de Badr, monta avec un de ses compagnons pour explorer, puis revint. Quand vint le soir, il envoya ‘Alî, al-Zubayr et Sa‘d ibn Abî Waqqâs avec un groupe à Badr pour chercher des informations. Ils capturèrent deux porteurs d'eau 16 des Quraysh : Aslam, esclave des Banû al-Hajjâj al-Sahmî, et Abû Yasâr 17, esclave des Banû al-‘Âsî ibn Sa‘îd al-Umawî. Ils les amenèrent alors que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) était debout en prière. Ils leur demandèrent : « À qui êtes-vous ? » Ils répondirent : « Nous sommes les porteurs d'eau des Quraysh. » Les compagnons du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) n'aimèrent pas cette nouvelle, car ils espéraient qu'ils fussent de la caravane, en raison de l'importance du butin et de la moindre difficulté, et parce que la résistance des Quraysh était forte. Ils se mirent donc à les frapper, et quand la douleur les accablait, ils disaient : « Nous sommes de la caravane d'Abû Sufyân. » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) termina sa prière, puis dit : « Dites-moi où sont les Quraysh. » Ils répondirent : « Ils sont derrière cette dune. » Et ils l'informèrent qu'ils sacrifiaient un jour dix chameaux et un jour neuf. Il dit alors : « Les gens sont entre neuf cents et mille. » Quant à Basbas ibn ‘Amr et ‘Adî ibn Abî al-Zughbâ’, qu'il avait envoyés pour recueillir des nouvelles, ils allèrent jusqu'à Badr, firent halte près de l'eau, puis puisèrent de l'eau dans deux outres qui leur appartenaient, alors que Majdî ibn ‘Amr était près d'eux. ‘Adî et Basbas entendirent deux servantes du quartier, dont l'une disait à l'autre : « Donne-moi ma dette. » L'autre répondit : « La caravane n'arrive que demain, je travaillerai pour eux et je te rembourserai. » Majdî ibn ‘Amr les crut, et ‘Adî et Basbas retournèrent auprès du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) avec ce qu'ils avaient entendu. Quand Abû Sufyân approcha de Badr, il s'avança seul jusqu'à l'eau de Badr et dit à Majdî : « As-tu vu quelqu'un ? » Il répondit : « Non, sauf deux hommes qui se sont arrêtés près de cette colline, ont puisé de l'eau et sont repartis. » Abû Sufyân se rendit à l'endroit où ils s'étaient arrêtés, prit de la bouse de chameau, la broya et y trouva des noyaux de dattes. Il dit : « Par Allah, ce sont des aliments de Yathrib. » Il retourna rapidement, pris de méfiance, détourna la caravane de sa route, prit le chemin de la côte et s'échappa. Il envoya un message 18 aux Quraysh pour les informer qu'il était sauf ainsi que la caravane, et leur dire de revenir. Mais Abû Jahl refusa et dit : « Par Allah, nous ne reviendrons pas avant d'avoir atteint l'eau de Badr, d'y rester trois jours, et que les Arabes nous craignent à jamais. » Al-Akhnas ibn Shurayq al-Thaqafî retourna avec tous les Banû Zuhra, et aucun d'eux n'assista à Badr. Il était leur allié et écouté parmi eux. Il dit : « Vous n'êtes sortis que pour protéger vos biens, et ils sont saufs. » Un groupe de tous les clans des Quraysh était sorti, sauf les Banû ‘Adî ibn Ka‘b, dont personne ne sortit. Ainsi, aucun ‘Adawî ni Zuhrawî n'assista à Badr avec les associateurs. On a dit que deux fils de ‘Abd Allâh al-Asghar ibn Shihâb ibn ‘Abd Allâh ibn al-Hârith ibn Zuhra ibn Kilâb assistèrent à Badr avec les associateurs et furent tués ce jour-là en état d'incroyance. Ils étaient les oncles paternels de Muslim, père du juriste Muhammad ibn Muslim al-Zuhrî. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) devança les Quraysh jusqu'à l'eau de Badr. Une grande pluie envoyée par Allah le Très-Haut empêcha les Quraysh de l'atteindre avant lui, du côté qui les concernait, tandis qu'elle ne toucha les musulmans que pour tasser le sol pour eux, c'est-à-dire rendre la vallée meuble 19, et les aider à marcher. Il (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) descendit à l'eau la plus proche de Badr du côté de Médine. Al-Hubâb ibn al-Mundhir ibn ‘Amr ibn al-Jamûh lui suggéra autre chose et dit : « Ô Messager d'Allah, vois-tu cette halte ? Est-ce une halte qu'Allah t'a assignée, sans que nous puissions avancer ni reculer, ou bien est-ce l'avis, la guerre et la ruse ? » Il (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) répondit : « C'est l'avis, la guerre et la ruse. » Al-Hubâb dit : « Ô Messager d'Allah, ce n'est pas une bonne halte. Lève-toi avec nous jusqu'à ce que nous atteignions l'eau la plus proche de l'ennemi, que nous y descendions, que nous bouchions les puits derrière elle 20, puis que nous construisions un bassin que nous remplirons, et nous boirons tandis qu'ils ne boiront pas. » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) approuva cet avis et le mit en œuvre. On construisit pour le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) une hutte 21 où il se tint. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) parcourut le lieu de la bataille et montra à ses compagnons les lieux de chute des chefs de l'incroyance des Quraysh, un par un, en disant : « Ceci est le lieu de chute d'untel, ceci est le lieu de chute d'untel. » Aucun d'eux ne manqua la place que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) avait désignée. Quand les Quraysh apparurent de leur côté, ils envoyèrent ‘Umayr ibn Wahb al-Jumahî pour estimer les compagnons du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Ils étaient trois cent dix-sept hommes seulement, dont deux cavaliers : al-Zubayr et al-Miqdâd ibn al-Aswad. Puis il revint. Hakîm ibn Hizâm et ‘Utba ibn Rabî‘a voulurent faire revenir les Quraysh sans combat, mais Abû Jahl refusa et les associateurs le soutinrent. Le combat commença : ‘Utba ibn Rabî‘a, Shayba ibn Rabî‘a et al-Walîd ibn ‘Utba ibn Rabî‘a sortirent pour demander un duel. ‘Ubayda ibn al-Hârith, Hamza ibn ‘Abd al-Muttalib et ‘Alî ibn Abî Tâlib sortirent contre eux. Allah tua ‘Utba, Shayba et al-Walîd, tandis que Hamza et ‘Alî ibn Abî Tâlib furent épargnés. ‘Utba frappa ‘Ubayda et lui coupa la jambe ; il mourut à al-Safrâ’. ‘Awf et Mu‘awwidh, les deux fils d'al-Hârith – les deux fils d'‘Afrâ’ – et ‘Abd Allâh ibn Rawâha, des Ansâr, étaient sortis pour les défier, mais ils refusèrent et ne combattirent que contre leurs propres gens. La bataille de Badr eut lieu le vendredi, le dix-septième jour de Ramadan. Il (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) aligna les rangs, puis retourna à la hutte avec Abû Bakr seul. Le premier tué parmi les musulmans fut Muhja‘, affranchi de ‘Umar ibn al-Khattâb, atteint par une flèche qui le tua. ‘Umayr ibn al-Humâm entendit le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) exhorter au combat et désirer le Paradis, alors qu'il tenait des dattes qu'il mangeait. Il dit : « Bravo, bravo ! Rien ne me sépare du Paradis si ce n'est que ces gens me tuent. » Puis il jeta les dattes et combattit jusqu'à être tué. Qu'Allah l'agrée, il fit ainsi. Puis Allah accorda la victoire aux musulmans et mit en déroute les associateurs, tandis que Sa‘d ibn Mu‘âdh et un groupe d'Ansâr se tenaient à l'entrée de la hutte pour garder le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Ce jour-là, l'épée de ‘Ukâsha ibn Mihsan se brisa. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) lui donna un morceau de bois 22 et dit : « Prends ceci. » Quand ‘Ukâsha le prit et le secoua, il devint dans sa main une longue épée, solide et blanche. Il resta en sa possession, combattant avec elle jusqu'à ce qu'il fût tué (qu'Allah l'agrée) lors de la guerre de l'apostasie 23 à l'époque d'Abû Bakr. Ensuite, le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ordonna de traîner les morts des associateurs jusqu'au puits 24, de les y jeter et de les recouvrir de terre. Il confia le butin 25 à ‘Abd Allâh ibn Ka‘b ibn ‘Amr ibn ‘Awf ibn Mabdhûl ibn ‘Amr ibn Ghanm ibn Mâzin ibn al-Najjâr.


  1. Badr : Nom d'un lieu situé entre La Mecque et Médine, célèbre pour la première grande bataille de l'islam.
  2. al-aysar : Peu de gens, une minorité.
  3. liwā’ : Étendard, drapeau principal de l'armée.
  4. rāya : Drapeau, souvent utilisé pour désigner les bannières des différentes unités.
  5. Muthannā : Nom propre, ici il s'agit de Muthannā ibn Abī Muthannā, un compagnon.
  6. Turbān : Nom d'un lieu, peut-être une variante orthographique.
  7. Maryayn : Nom d'un lieu, peut-être une variante de Marr al-Zahrān.
  8. Sukhayrāt al-Yamām : Petites roches de la colombe, nom d'un lieu.
  9. ‘Urq al-Zabya : Racine de la gazelle, nom d'un lieu.
  10. Rahaqān : Nom d'une vallée.
  11. minhu : De là, en sortant de cette vallée.
  12. al-ṭā’ifatayn : Les deux groupes : la caravane ou l'armée mecquoise.
  13. al-Asāfir : Nom de collines, peut-être lié à 'oiseaux'.
  14. al-Dabba : Nom d'un lieu, peut-être 'la hyène'.
  15. al-Hanān : Nom d'une dune, peut-être 'la tendresse'.
  16. rāwiya : Porteur d'eau, esclave chargé de transporter l'eau.
  17. Abū Yasār : Nom d'un esclave, 'père de la facilité'.
  18. awḥā : Envoya un message, fit parvenir une information.
  19. dahs al-wādī : Tasser le sol de la vallée, le rendre meuble et praticable.
  20. qulb : Puits, ici au pluriel : les puits derrière l'eau.
  21. ‘arīsh : Hutte, abri fait de branches.
  22. jadhl : Morceau de bois, bûche.
  23. al-ridda : L'apostasie, guerres contre les tribus ayant renié l'islam après la mort du Prophète.
  24. qalīb : Puits, ici le puits de Badr où furent jetés les cadavres.
  25. al-thiql : Le butin, les bagages et les biens pris à l'ennemi.

Liste des noms de ceux qui ont assisté à Badr parmi les musulmans [1] avec le Messager de…

Liste des noms de ceux qui ont assisté à Badr parmi les musulmans [1] avec le Messager de Dieu [2].

Ensuite, le Messager d'Allah ﷺ s'en alla. Lorsqu'il descendit à al-Safrā', il y partagea le butin comme Allah l'avait ordonné. Il fit trancher la tête d'al-Naḍr ibn al-Ḥārith ibn Kalada des Banū ‘Abd al-Dār. Puis, lorsqu'il descendit à ‘Irq al-Ẓabya, il fit trancher la tête de ‘Uqba ibn Abī Mu‘ayṭ ibn ‘Amr ibn Umayya ibn ‘Abd Shams. Liste de ceux qui assistèrent à Badr parmi les musulmans, avec le Messager d'Allah ﷺ : Des Banū Hāshim et al-Muṭṭalib ibn ‘Abd Manāf : Muḥammad, le Messager d'Allah ﷺ. Son oncle Ḥamza ibn ‘Abd al-Muṭṭalib. Son cousin ‘Alī ibn Abī Ṭālib ibn ‘Abd al-Muṭṭalib. De leurs affranchis 1 : Zayd ibn Ḥāritha ibn Sharāḥīl ibn Ka‘b ibn ‘Abd al-‘Uzzā ibn Imru’ al-Qays ibn ‘Āmir ibn al-Nu‘mān ibn ‘Āmir ibn ‘Abd Wudd ibn ‘Awf ibn Kināna ibn Bakr ibn ‘Awf ibn ‘Udhra ibn Zayd Allāh ibn Rufayda ibn Thawr ibn Kalb ibn Wabra. Anasa, un Abyssinien. Abū Kabsha, un Persan. Des alliés 2 des Banū Hāshim : Abū Marthad (Kenāz ibn Ḥuṣayn ibn Yarbū‘ ibn ‘Amr ibn ‘Umayr ibn Yarbū‘ ibn Kharsha ibn Sa‘d ibn Ṭarīf ibn Jallān ibn Ghanm ibn Ghanī ibn Ya‘ṣur ibn Sa‘d ibn Qays ibn ‘Aylān), allié de Ḥamza. Son fils Marthad ibn Abī Marthad. ‘Ubayda ibn al-Ḥārith ibn al-Muṭṭalib ibn ‘Abd Manāf. Ses deux frères : al-Ṭufayl et al-Ḥuṣayn, fils d'al-Ḥārith. Misṭaḥ, dont le nom est ‘Awf ibn Uthātha ibn ‘Abbād ibn al-Muṭṭalib ibn ‘Abd Manāf. Douze hommes. Des Banū ‘Abd Shams ibn ‘Abd Manāf : ‘Uthmān ibn ‘Affān, qui resta auprès de sa femme Ruqayya, fille du Messager d'Allah ﷺ, qui était malade ; elle mourut, et la bonne nouvelle de la victoire lui parvint au moment où il l'enterrait. Le Messager d'Allah ﷺ lui attribua sa part du butin et sa récompense pour la bataille ; il est donc considéré comme un combattant de Badr. Abū Ḥudhayfa, dont le nom est Qays, et on dit Muhashshim, ibn ‘Utba ibn Rabī‘a ibn ‘Abd Shams. Sālim, affranchi d'Abū Ḥudhayfa, qui était alors appelé Ibn Abī Ḥudhayfa. De leurs affranchis : On dit que Ṣubayḥ, affranchi d'Abū al-‘Āṣī ibn Umayya, se prépara à partir, mais tomba malade ; il chargea sur son chameau Abū Salama ibn ‘Abd al-Asad al-Makhzūmī. Ensuite, Ṣubayḥ assista aux batailles suivantes avec le Messager d'Allah ﷺ. De leurs alliés : ‘Abd Allāh ibn Jaḥsh ibn Ri’āb ibn Ya‘mur ibn Ṣabra ibn Murra ibn Kabīr ibn Ghanm ibn Dūdān ibn Asad ibn Khuzayma. ‘Ukāsha ibn Miḥṣan ibn Ḥurthān ibn Qays ibn Murra ibn Kabīr. Son frère Sinān ibn Miḥṣan. Son frère Abū Sinān ibn Miḥṣan. Son fils Sinān ibn Abī Sinān. Shujā‘ ibn Wahb ibn Rabī‘a ibn Asad ibn Ṣuhayb ibn Mālik ibn Kabīr. Son frère ‘Uqba ibn Wahb. Yazīd ibn Ruqaysh ibn Ri’āb ibn Ya‘mur. Muḥriz ibn Naḍla ibn ‘Abd Allāh ibn Murra ibn Kabīr. Rabī‘a ibn Aktham ibn Sukhbara ibn ‘Amr ibn Bukayr ibn ‘Āmir ibn Ghanm ibn Dūdān ibn Asad ibn Khuzayma. Des alliés des Banū Kabīr ibn Ghanm : Thaqaf, Mālik, Mudlij, et on dit Mudlāj, et ils sont des Banū Sulaym. Abū Makhshī Suwayd ibn Makhshī al-Ṭā’ī. Dix-huit hommes. Des Banū Nawfal ibn ‘Abd Manāf ibn Quṣayy : ‘Utba ibn Ghazwān ibn Jābir ibn Wahb ibn Nasīb ibn Mālik ibn al-Ḥārith ibn Māzin ibn Manṣūr ibn ‘Ikrima ibn Khaṣafa ibn Qays ibn ‘Aylān, allié des Banū Nawfal. Khabbāb, affranchi de ‘Utba ibn Ghazwān, qui n'est pas Khabbāb ibn al-Aratt ; deux hommes. Des Banū Asad ibn ‘Abd al-‘Uzzā ibn Quṣayy : al-Zubayr ibn al-‘Awwām ibn Khuwaylid ibn Asad ibn ‘Abd al-‘Uzzā ibn Quṣayy. Ḥāṭib ibn Abī Balta‘a al-Lakhmī, leur allié. Sa‘d al-Kalbī, affranchi de Ḥāṭib. Trois hommes. Des Banū ‘Abd al-Dār ibn Quṣayy ibn Kilāb : Muṣ‘ab ibn ‘Umayr ibn Hāshim ibn ‘Abd Manāf ibn ‘Abd al-Dār. Suwaybiṭ ibn Sa‘d ibn Ḥarmala ibn Mālik ibn ‘Umayla ibn al-Sabbāq ibn ‘Abd al-Dār. Deux hommes. Des Banū Zuhra ibn Kilāb ibn Murra : ‘Abd al-Raḥmān ibn ‘Awf ibn ‘Abd ‘Awf ibn al-Ḥārith ibn Zuhra. Sa‘d ibn Abī Waqqāṣ, dont le père Abū Waqqāṣ s'appelle Mālik ibn Uhayb ibn ‘Abd Manāf ibn Zuhra. Son frère ‘Umayr ibn Abī Waqqāṣ. De leurs alliés : al-Miqdād ibn ‘Amr ibn Tha‘laba ibn Mālik ibn Rabī‘a ibn Thumāma ibn Maṭrūd ibn ‘Amr ibn Sa‘d ibn Duhayr ibn Lu’ayy ibn Tha‘laba ibn Bahrā’ ibn ‘Amr ibn al-Ḥāf ibn Quḍā‘a. ‘Abd Allāh ibn Mas‘ūd ibn al-Ḥārith ibn Shamkh ibn Makhzūm ibn Ṣāhila ibn Kāhil ibn al-Ḥārith ibn Tamīm ibn Sa‘d ibn Hudhayl ibn Mudrika. Mas‘ūd ibn Rabī‘a ibn ‘Amr ibn Sa‘d ibn ‘Abd al-‘Uzzā ibn Muḥlim ibn Ghālib ibn ‘Ā’idha ibn Yathī‘ ibn al-Hawn ibn Khuzayma ibn Mudrika, de la tribu d'al-Qāra. Dhū al-Shimālayn ibn ‘Abd ‘Amr ibn Naḍla ibn Ghubshān ibn Sulaym ibn Milkān ibn Afṣā ibn Ḥāritha ibn ‘Amr ibn ‘Āmir ibn Khuzā‘a. Il n'est pas Dhū al-Yadayn, celui-ci étant appelé al-Khirbāq, et il est des Banū Sulaym ibn Manṣūr. On dit que le nom de Dhū al-Shimālayn est ‘Umayr ibn ‘Abd ‘Amr, et il était gaucher, tandis que Dhū al-Yadayn avait de longs bras. Khabbāb ibn al-Aratt, qui est Tamīmī, et on dit Khuzā‘ī ; il a une descendance à Kūfa. Huit hommes. Des Banū Taym ibn Murra : Abū Bakr al-Ṣiddīq, ‘Abd Allāh ibn Abī Quḥāfa, dont le nom est ‘Uthmān ibn ‘Āmir ibn ‘Amr ibn Ka‘b ibn Sa‘d ibn Taym ibn Murra ibn Kilāb. Bilāl ibn Rabāḥ, Abyssinien, affranchi d'Abū Bakr. ‘Āmir ibn Fuhayra, noir, affranchi d'Abū Bakr, parmi les clients des Banū Asad. Ṣuhayb ibn Sinān, des al-Namir ibn Qāsiṭ, allié des Banū Jud‘ān. Ṭalḥa ibn ‘Ubayd Allāh ibn ‘Uthmān ibn ‘Amr ibn Ka‘b ibn Sa‘d ibn Taym ibn Murra, qui était en Syrie pour le commerce ; le Messager d'Allah ﷺ lui attribua sa part et sa récompense, il est donc considéré comme un combattant de Badr. Cinq hommes. Des Banū Makhzūm ibn Yaqaẓa ibn Murra ibn Ka‘b : Abū Salama ibn ‘Abd al-Asad ibn Hilāl ibn ‘Abd Allāh ibn ‘Umar ibn Makhzūm. Shammās, dont le nom est ‘Uthmān ibn ‘Uthmān ibn al-Sharīd ibn Suwayd ibn Hirmī ibn ‘Āmir ibn Makhzūm. al-Arqam ibn Abī al-Arqam ‘Abd Manāf ibn Abī Jundub, dont le nom est Asad ibn ‘Abd Allāh ibn ‘Umar ibn Makhzūm. ‘Ammār ibn Yāsir al-‘Ansī, affranchi de Fihr. ‘Ayhāma, dont le nom est Mu‘attib ibn ‘Awf ibn ‘Āmir ibn al-Faḍl ibn ‘Afīf ibn Kulayb ibn Ḥabashiyya ibn Salūl ibn Ka‘b ibn ‘Amr al-Khuzā‘ī, leur allié. Cinq hommes. Des Banū ‘Adī ibn Ka‘b : ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb ibn Nufayl ibn ‘Abd al-‘Uzzā ibn Riyāḥ ibn ‘Abd Allāh ibn Qurṭ ibn Rizāḥ ibn ‘Adī. Son frère Zayd ibn al-Khaṭṭāb. ‘Amr ibn Surāqa. Son frère ‘Abd Allāh ibn Surāqa. Sa‘īd ibn Zayd ibn ‘Amr ibn Nufayl était absent en Syrie ; le Messager d'Allah ﷺ lui attribua sa part et sa récompense, il est donc considéré comme un combattant de Badr. Muhja‘, affranchi de ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb. De leurs alliés : Wāqid ibn ‘Abd Allāh ibn ‘Abd Manāf ibn ‘Urayn ibn Tha‘laba ibn Yarbū‘ ibn Ḥanẓala al-Tamīmī. Khawlī et Mālik, fils d'Abī Khawlī, tous deux ‘Ijlī. ‘Āmir ibn Rabī‘a al-‘Anazī. ‘Āmir, ‘Āqil, Khālid, et Iyās, fils d'al-Bukayr ibn ‘Abd Yālīl ibn Nāshib ibn Ghīra ibn Sa‘d ibn Layth. Quatorze hommes. Des Banū Jumaḥ ibn ‘Amr ibn Huṣayṣ ibn Ka‘b : ‘Uthmān, Qudāma, et ‘Abd Allāh, fils de Maẓ‘ūn ibn Ḥabīb ibn Wahb ibn Ḥudhāfa ibn Jumaḥ. al-Sā’ib ibn ‘Uthmān ibn Maẓ‘ūn. Ma‘mar ibn al-Ḥārith ibn Ma‘mar ibn Ḥabīb ibn Wahb ibn Ḥudhāfa ibn Jumaḥ. Cinq hommes. Des Banū Sahm ibn Huṣayṣ ibn Ka‘b ibn Lu’ayy : Khunays ibn Ḥudhāfa ibn Qays ibn ‘Adī ibn Sa‘d ibn Sahm. Un homme. Des Banū ‘Āmir ibn Lu’ayy ibn Ghālib ibn Fihr : Abū Sabra ibn Abī Ruhm ibn ‘Abd al-‘Uzzā ibn Abī Qays ibn ‘Abd Wudd ibn Naṣr ibn Mālik ibn Ḥisl. ‘Abd Allāh ibn Makhrama ibn ‘Abd al-‘Uzzā ibn Abī Qays ibn ‘Abd Wudd. ‘Abd Allāh ibn Suhayl ibn ‘Amr ibn ‘Abd Shams ibn ‘Abd Wudd ibn Naṣr ibn Mālik ibn Ḥisl ibn ‘Āmir ibn Lu’ayy. Il sortit avec les polythéistes, puis quand les deux armées se rencontrèrent, il s'enfuit vers le Messager d'Allah ﷺ. Wahb ibn Sa‘d ibn Abī Sarḥ. Ḥāṭib ibn ‘Amr. ‘Umayr ibn ‘Awf, affranchi de Suhayl ibn ‘Amr. Sa‘d ibn Khawla, allié du Yémen. Sept hommes. Des Banū al-Ḥārith ibn Fihr : Abū ‘Ubayda ‘Āmir ibn ‘Abd Allāh ibn al-Jarrāḥ ibn Hilāl ibn Uhayb ibn Ḍabba ibn al-Ḥārith ibn Fihr. ‘Amr ibn al-Ḥārith ibn Rabī‘a ibn Hilāl ibn Uhayb, et il est Ibn Bayḍā’. Son frère Ṣafwān ibn Wahb. ‘Amr ibn Abī Sarḥ ibn Rabī‘a ibn Hilāl ibn Uhayb ibn Ḍabba. ‘Iyāḍ ibn Zuhayr. Six hommes. Le total des combattants de Badr parmi les Émigrés 3 – qu'Allah les agrée – est de quatre-vingt-six hommes, dont trois n'ont pas assisté à la bataille mais ont reçu la récompense de ceux qui y ont participé et une part comme ceux qui y ont participé : ‘Uthmān ibn ‘Affān, Ṭalḥa ibn ‘Ubayd Allāh, et Sa‘īd ibn Zayd. Les autres y ont assisté en personne. Parmi eux, quarante et un sont de pure souche quraychite : trois des Hāshim, quatre des Banū al-Muṭṭalib, un des Banū ‘Abd Shams, un des Banū ‘Abd al-‘Uzzā, deux des Banū ‘Abd al-Dār, trois des Banū Zuhra, un des Banū Taym, trois des Banū Makhzūm, quatre des Banū ‘Adī, cinq des Banū Jumaḥ, un des Banū Sahm, cinq des Banū ‘Āmir, et six des Banū al-Ḥārith. Les quarante-cinq autres sont des affranchis et des alliés. Parmi eux, onze affranchis : Zayd ibn Ḥāritha, Anasa, Abū Kabsha, Khabbāb, Bilāl, ‘Āmir ibn Fuhayra, Sālim, Muhja‘, Sa‘d al-Kalbī, Ṣuhayb, et ‘Amr ibn ‘Awf, affranchi de Suhayl ; si l'on compte ‘Ammār, ils sont douze. Parmi eux, des Arabes : Zayd, Sa‘d, Ṣuhayb, et ‘Ammār ; les autres sont des non-Arabes. Parmi eux, trente-trois alliés : un des Asad ibn Khuzayma, quatre des Banū Kināna, deux des Banū Tamīm (l'un d'eux est sujet à controverse, on dit qu'il est Khuzā‘ī), deux de Ghaniy, trois de Sulaym, un de Māzin (frère de Sulaym), un de Ṭayy’, deux de ‘Ijl, un de ‘Anaz, et un du Yémen sans précision. Les combattants de Badr parmi les Aws ibn Ḥāritha des Auxiliaires 4, puis des Banū ‘Amr ibn Mālik ibn al-Aws, puis des Banū ‘Abd al-Ashhal ibn Jusham ibn al-Ḥārith ibn al-Khazraj ibn ‘Amr ibn Mālik ibn al-Aws : Sa‘d ibn Mu‘ādh ibn al-Nu‘mān ibn Imru’ al-Qays ibn Zayd ibn ‘Abd al-Ashhal, et son frère ‘Amr ibn Mu‘ādh. al-Ḥārith ibn Aws ibn Mu‘ādh ibn al-Nu‘mān. al-Ḥārith ibn Anas ibn Rāfi‘ ibn Imru’ al-Qays. Sa‘d ibn Zayd ibn Mālik ibn ‘Ubayd ibn Ka‘b ibn ‘Abd al-Ashhal. Salama ibn Salāma ibn Waqsh ibn Zughba ibn Za‘warā’ ibn ‘Abd al-Ashhal. Son cousin ‘Abbād ibn Bishr ibn Waqsh. Salama ibn Thābit ibn Waqsh. Rāfi‘ ibn Yazīd ibn Kurz ibn Kann ibn Za‘warā’. De leurs alliés : al-Ḥārith ibn Khuzama ibn ‘Adī ibn Abī ibn Ghanm ibn Sālim ibn ‘Awf ibn ‘Amr ibn ‘Awf ibn al-Khazraj ibn Ḥāritha, qui quitta son peuple et s'allia aux Banū Za‘warā’. Muḥammad ibn Maslama ibn Salama ibn Khālid ibn ‘Adī ibn Majda‘a ibn Ḥāritha ibn al-Ḥārith ibn al-Khazraj ibn ‘Amr ibn Mālik ibn al-Aws, qui quitta son peuple et s'allia à ses cousins, les Banū Za‘warā’. Salama ibn Aslam ibn Ḥarīsh ibn ‘Adī ibn Majda‘a ibn Ḥāritha, qui quitta également son peuple et s'allia à ses cousins, les Banū Za‘warā’. Abū al-Haytham ibn al-Tayyihān. ‘Ubayd ibn al-Tayyihān. ‘Abd Allāh ibn Sahl, et on dit qu'il est de pure souche des Banū Za‘warā’. Quinze hommes. Des Banū Ẓafar, dont le nom est Ka‘b ibn al-Khazraj ibn ‘Amr ibn Mālik ibn al-Aws : Qatāda ibn al-Nu‘mān ibn Zayd ibn ‘Āmir ibn Suwād ibn Ẓafar. ‘Ubayd ibn Aws ibn Mālik ibn Suwād, et ce ‘Ubayd est Muqarrin, ainsi nommé parce qu'il captura quatre polythéistes et les attacha tous ensemble, les traînant ; l'un d'eux était ‘Uqayl ibn Abī Ṭālib. Naṣr ibn al-Ḥārith ibn ‘Abd ibn ‘Ubayd ibn Ẓafar. Son oncle Mu‘attib ibn ‘Ubayd.

Parmi leurs alliés : 'Abd Allah ibn Târiq al-Balawî, cinq hommes. [Et parmi les Banû Hâritha ibn al-Hârith ibn al-Khazraj ibn 'Amr ibn Mâlik ibn al-Aws : Mas'ûd ibn Sa'd ibn 'Âmir ibn 'Adî ibn Jusham ibn Majda'a ibn Hâritha. Et Abû 'Abs ibn Jabr ibn 'Amr ibn Zayd ibn Jusham ibn Majda'a ibn Hâritha. Et parmi leurs alliés, puis parmi ceux qui suivent : Abû Burda ibn Niyâr, et son nom : Hâni' ibn Niyâr ibn 'Amr ibn 'Ubayd ibn Kilâb ibn Dahmân ibn Ghunm ibn Dhubyân ibn Humaym ibn Kâhil ibn Dhuhl ibn Hanî ibn Bulay ibn 'Amr ibn al-Hâf ibn Qudâ'a. Trois personnes.] (31) Et parmi les Banû 'Awf ibn Mâlik ibn al-Aws, puis parmi les Banû Dubay'a ibn Zayd ibn Mâlik ibn 'Awf ibn 'Amr ibn 'Awf ibn Mâlik ibn al-Aws : 'Âsim ibn Thâbit ibn Abî al-Aqlah, et le nom d'Abî al-Aqlah : Qays ibn 'Isma ibn al-Nu'mân (32) ibn Mâlik ibn Umayya (33) ibn Dubay'a. Et Mu'attib ibn Qushayr ibn Mulayl ibn Zayd ibn al-'Atâf ibn Dubay'a. Et Mu'attib ibn Qushayr a été mentionné parmi les hypocrites, mais cela est faux, car sa présence à Badr annule cette supposition sans aucun doute. Et Abû Mulayl ibn al-Az'ar ibn Zayd ibn al-'Atâf ibn Dubay'a. Et 'Umayr (34) ibn Ma'bad ibn al-Az'ar ibn Zayd ibn al-'Atâf. Et Sahl ibn Hunayf ibn Wâhib ibn al-'Ukaym ibn Tha'laba ibn Majda'a ibn al-Hârith ibn Bahzaj, et il est 'Amr ibn Khuns ou Khunays, et on dit : Khansâ' [ibn 'Awf] (35) ibn 'Amr ibn 'Awf ibn al-Aws, allié pour eux. Cinq. Et parmi les Banû Umayya ibn Zayd ibn 'Awf : Abû Lubâba Bashîr, et Mubashshir, et Rifâ'a, fils de 'Abd al-Mundhir ibn Zayd ibn Zanbar (36) ibn Umayya ibn Zayd. Et Sa'd ibn 'Ubayd ibn al-Nu'mân ibn Qays ibn 'Amr ibn Zayd ibn Umayya ibn Zayd. Et 'Uwaym ibn Sâ'ida ibn 'Â'ish (37) ibn Qays ibn Zayd ibn Umayya ibn Zayd. Et Râfi' ibn 'Anjada, et c'est sa mère (38). Et 'Ubayd ibn Abî 'Ubayd (39). Et Tha'laba ibn Hâtib. Et ils prétendent qu'Abû Lubâba et al-Hârith ibn Hâtib sortirent avec l'Envoyé d'Allah ﷺ puis retournèrent à Médine, et il nomma Abû Lubâba sur elle, et il leur attribua leur part et leur récompense. Et certains ont dit : Tha'laba ibn Hâtib refusa la zakât, et à son sujet fut révélé : « Et parmi eux, il en est qui ont fait une promesse à Allah : "S'Il nous donne de Sa grâce, nous donnerons certainement l'aumône..." » 5 versets, et cela est faux, car sa présence à Badr annule cela sans aucun doute. Huit hommes. Et parmi les Banû 'Ubayd ibn Zayd ibn Mâlik ibn 'Awf : Anas ibn Qatâda ibn Rabî'a ibn Khâlid ibn al-Hârith ibn 'Ubayd ibn Zayd. Et parmi leurs alliés de Bulay : Ma'n ibn 'Adî ibn al-Jadd ibn al-'Ajlân. Et Thâbit ibn Aqram (40) ibn Tha'laba ibn 'Adî ibn al-'Ajlân. Et son cousin germain : Zayd ibn Aslam ibn Tha'laba. Et Rab'î ibn Râfi' ibn Zayd ibn Hâritha ibn al-Jadd ibn al-'Ajlân. Et 'Âsim ibn 'Adî ibn al-Jadd ibn al-'Ajlân sortit avec l'Envoyé d'Allah ﷺ, mais il le fit revenir et lui attribua sa part et sa récompense. Six hommes. Et parmi les Banû Mu'âwiya ibn Mâlik ibn 'Awf ibn 'Amr ibn 'Awf : Jabr ibn 'Utayk ibn al-Hârith (41) ibn Qays ibn Hayasha ibn al-Hârith ibn Umayya ibn Zayd ibn Mu'âwiya. Et Mâlik ibn Numayla al-Muzanî, allié pour eux. Et al-Nu'mân ibn 'Asr (42) al-Balawî, allié pour eux. Trois hommes. Et parmi les Banû Tha'laba ibn 'Amr ibn 'Awf ibn Mâlik : 'Abd Allâh ibn Jubayr ibn al-Nu'mân ibn Umayya ibn al-Birk (43), et le nom d'al-Birk : Imru' al-Qays ibn Tha'laba ibn 'Amr ibn 'Awf. Et 'Âsim ibn Qays ibn Thâbit ibn al-Nu'mân ibn Umayya ibn al-Birk. Et Abû Diyâh ibn Thâbit ibn al-Nu'mân ibn Umayya ibn Imri' al-Qays ibn Tha'laba. Et son frère : Abû Habba (44) ibn Thâbit. Et Sâlim ibn 'Umayr ibn Thâbit ibn al-Nu'mân ibn Umayya ibn al-Birk. Et al-Hârith ibn al-Nu'mân ibn Umayya ibn Imri' al-Qays ibn Tha'laba. Et Khawwât ibn Jubayr ibn al-Nu'mân ibn Umayya ibn al-Birk. L'Envoyé d'Allah ﷺ le fit revenir, et lui attribua sa part et sa récompense. Sept hommes. Al-Mundhir ibn Muhammad ibn 'Uqba ibn Uḥayḥa ibn al-Jalâḥ ibn al-Ḥarîsh ibn Jaḥjabî ibn Kulafa. Et parmi leurs alliés : Abû 'Uqayl ibn 'Abd Allâh ibn Tha'laba ibn Bayjân (45) ibn 'Âmir [ibn al-Ḥârith] ibn Mâlik ibn 'Âmir ibn Anîf ibn Jusham ibn 'Abd Allâh ibn Taym ibn Irâsh ibn 'Âmir ibn 'Ubayla (46) ibn Qusayl ibn Firân ibn Bulay ibn 'Amr ibn al-Ḥâf ibn Qudâ'a. Deux hommes. Et parmi les Banû Imri' al-Qays ibn Mâlik ibn al-Aws, puis parmi les Banû Ghunm ibn al-Silm ibn Imri' al-Qays ibn Mâlik ibn al-Aws : Sa'd ibn Khaythama ibn al-Ḥârith ibn Mâlik ibn Ka'b ibn al-Naḥâṭ ibn Ka'b ibn Ḥâritha ibn Ghunm. Et Mundhir ibn Qudâma ibn 'Urfaja ibn Ka'b ibn al-Naḥâṭ ibn Ka'b ibn Ḥâritha, et on dit : Mâlik ibn Qudâma. Et son oncle : al-Ḥârith ibn 'Urfaja. Et Tamîm, affranchi de Sa'd ibn Khaythama. Cinq hommes. Total de ceux qui assistèrent à Badr parmi les Aws en personne, et de ceux pour qui on attribua une part et une récompense : soixante et un hommes (47). Et les Aws étaient moins nombreux que les Khazraj, et certaines tribus parmi eux tardèrent à embrasser l'islam, mais ils étaient plus forts et plus vaillants, et ils habitaient les hauteurs ('Awâlî) loin de Médine, c'est pourquoi le nombre de ceux qui assistèrent aux expéditions parmi eux fut faible. Et les Badriyyûn 6 parmi les Khazraj ibn Ḥâritha des Ansâr, puis parmi les Banû al-Ḥârith (48), puis parmi les Banû Imri' al-Qays ibn Mâlik ibn Tha'laba ibn Ka'b ibn al-Khazraj ibn al-Ḥârith ibn al-Khazraj ibn Ḥâritha : Khârija ibn Zayd ibn Abî Zuhayr, et sa fille était sous l'autorité d'Abû Bakr al-Ṣiddîq, et elle lui enfanta Umm Kulthûm. Et Sa'd ibn al-Rabî' ibn 'Amr ibn Abî Zuhayr ibn Mâlik ibn Imri' al-Qays. Et 'Abd Allâh ibn Rawâḥa [ibn Tha'laba] (49) ibn Imri' al-Qays ibn 'Amr ibn Imri' al-Qays ibn Mâlik. Et Khallâd ibn Suwayd ibn Tha'laba ibn 'Amr ibn Ḥâritha ibn Imri' al-Qays. Quatre hommes. Et parmi les Banû Zayd ibn Mâlik, frère d'Imri' al-Qays ibn Mâlik ibn Tha'laba mentionné : Bashîr ibn Sa'd ibn Tha'laba ibn Khallâs ibn Zayd ibn Mâlik. Et son frère : Simâk ibn Sa'd. Deux hommes. Et parmi les Banû 'Adî ibn Ka'b ibn al-Khazraj ibn al-Ḥârith ibn al-Khazraj : Sabî' ibn Qays ibn 'Aysha (50), et on dit : 'Absa, ibn Umayya ibn Mâlik ibn 'Âmir ibn 'Adî. Et son frère : 'Abbâd (51) ibn Qays. Et 'Abd Allâh ibn 'Abs. Trois hommes. Et parmi les Banû Aḥmar ibn Ḥâritha ibn Tha'laba ibn Ka'b ibn al-Khazraj ibn al-Ḥârith ibn al-Khazraj : Yazîd ibn al-Ḥârith ibn Qays ibn Mâlik ibn Aḥmar, et c'est celui qu'on appelle Ibn Faskham (52). Un. Et parmi les Banû Jusham et Zayd, fils d'al-Ḥârith ibn al-Khazraj ; et ils sont les deux jumeaux : Khubayb ibn Isâf ibn 'Utba (53) ibn 'Amr ibn Khudayj ibn 'Âmir ibn Jusham. Et 'Abd Allâh ibn Zayd ibn Tha'laba ibn 'Abd Rabbih ibn Zayd. Et son frère : Ḥurayth ibn Zayd ibn Tha'laba. Et Sufyân ibn Bishr (54) ibn 'Amr ibn al-Ḥârith ibn Ka'b ibn Zayd. Quatre hommes. Et parmi les Banû Jadâra ibn 'Awf ibn al-Ḥârith ibn al-Khazraj : Tamîm ibn Ya'âr ibn Qays ibn 'Adî ibn Umayya ibn Jadâra. Et 'Abd Allâh ibn 'Umayr. Et Zayd ibn al-Mirann ibn Qays (55) ibn 'Adî ibn Umayya ibn Jadâra, et on dit : c'est Zayd ibn al-Muzayn (56). Et 'Abd Allâh ibn 'Arfaṭa (57) ibn 'Adî ibn Umayya ibn Jadâra. Quatre hommes. Et parmi les Banû al-Ayjur, et ils sont les Banû Khudra ibn 'Awf ibn al-Ḥârith ibn al-Khazraj : 'Abd Allâh ibn Rabî' ibn Qays ibn 'Amr ibn 'Abbâd ibn al-Ayjur, et c'est Khudra. Un. Et parmi les Banû 'Awf ibn al-Khazraj, puis parmi (58) les Banû 'Ubayd ibn Mâlik ibn Sâlim ibn Ghunm ibn 'Awf ibn al-Khazraj, appelé Sâlim al-Ḥublâ à cause de son gros ventre : 'Abd Allâh ibn 'Abd Allâh ibn Ubayy ibn Salûl, et Salûl est une femme, et elle est la mère d'Ubayy ibn Mâlik ibn al-Ḥârith ibn 'Ubayd. Et Aws ibn Khawlî ibn 'Abd Allâh ibn al-Ḥârith ibn 'Ubayd. Deux hommes. Et parmi les Banû Juz' (59) ibn 'Adî ibn Mâlik ibn Sâlim, et les Banû Tha'laba ibn Mâlik : Zayd ibn Wadî'a ibn 'Amr ibn Qays ibn Juz'. Et 'Uqba ibn Wahb ibn Kalada, allié pour eux des Banû 'Abd Allâh ibn Ghatafân. Et Rifâ'a ibn 'Amr ibn Zayd ibn 'Amr ibn Tha'laba ibn Mâlik ibn Sâlim. Et 'Âmir ibn Salama ibn 'Âmir, allié pour eux du Yémen, et on dit : 'Amr ibn Salama, et il est de Bulay. Et Abû Khamîṣa Ma'bad ibn 'Abbâd ibn Qushayr ibn al-Muqaddam ibn Sâlim ibn Ghunm (60). Et 'Âmir ibn al-Bukayr, allié pour eux, et on dit : c'est 'Âmir ibn al-'Ulays. Six hommes. Et parmi les Banû Sâlim ibn 'Awf ibn 'Amr ibn 'Awf ibn al-Khazraj, puis parmi les Banû al-'Ajlân ibn Zayd ibn Ghunm ibn Sâlim : Nawfal ibn 'Abd Allâh ibn Mâlik ibn al-'Ajlân. Un homme. Et il est établi que 'Itbân ibn Mâlik ibn 'Amr ibn al-'Ajlân y assista ; ils sont alors deux hommes. Et parmi les Banû Aṣram ibn Fihr ibn Tha'laba ibn Ghunm ibn Sâlim ibn 'Awf, et on a dit : c'est Ghunm ibn 'Awf, frère de Sâlim ibn 'Awf ibn al-Khazraj : 'Ubâda ibn al-Ṣâmit. Et son frère : Aws ibn al-Ṣâmit. Deux hommes. Et parmi les Banû Da'd ibn Fihr ibn Tha'laba ibn Ghunm : Al-Nu'mân ibn Mâlik ibn Tha'laba ibn Da'd, et al-Nu'mân est Qawqal. Et parmi les Banû Qarbûs (61) ibn Ghunm ibn Umayya ibn Lawdhân ibn Sâlim, et on dit : Qaryûs ibn Ghunm : Thâbit ibn Hazzâl ibn 'Amr ibn Qarbûs. Un homme. Et parmi les Banû Marḍakha et 'Amr, fils de Ghunm ibn Umayya ibn Lawdhân : Mâlik ibn al-Dukhshum ibn Marḍaḥa, et on dit : Mâlik ibn al-Dukhshum ibn Mâlik ibn al-Dukhshum ibn Marḍakha. Et al-Rabî' ibn Iyâs ibn 'Amr ibn Ghunm ibn Umayya ibn Lawdhân. Et son frère : Waraqa (62) ibn Iyâs. Et 'Amr ibn Iyâs, allié pour eux du Yémen, et on dit : il est le frère d'al-Rabî' et de Waraqa. Et parmi leurs alliés : Al-Mujadhdhir ibn Dhubâd ibn 'Amr ibn Zamzama ibn 'Amr ibn 'Umâra ibn Mâlik ibn Ghuṣayna ibn 'Amr ibn Manshû' ibn Qasr (63) ibn Taym ibn Irâsh ibn 'Âmir ibn 'Ubayla (64) ibn Qusayl ibn Firân ibn Bulay ibn 'Amr ibn Qudâ'a. Et le nom d'al-Mujadhdhir : 'Abd Allâh. Et 'Ubâda (65) ibn al-Khashkhâsh ibn 'Amr ibn Zamzama. Et Nuḥâb ibn Tha'laba ibn Khuzama ibn Aṣram ibn 'Amr ibn 'Umâra, et on dit : Nuḥâth. Et 'Abd Allâh ibn Tha'laba ibn Khuzama ibn Aṣram. Et on a dit aussi : 'Utba ibn Rabî'a ibn Khâlid ibn Mu'âwiya (66) al-Bahrânî, leur allié, assista à Badr, et on a dit : ce 'Utba est de Bahz, des Banû (67) Sulaym. Et parmi les Banû Ka'b ibn al-Khazraj, puis parmi les Banû Sâ'ida ibn Ka'b ibn al-Khazraj, puis parmi les Banû Tha'laba ibn al-Khazraj ibn Sâ'ida : Abû Dujâna : Simâk ibn Kharasha, et on dit : Simâk ibn Aws ibn Kharasha ibn Lawdhân ibn 'Abd Wudd ibn Zayd ibn Tha'laba. Et al-Mundhir ibn 'Amr ibn Khunays ibn Ḥâritha ibn Lawdhân ibn 'Abd Wudd ibn Zayd ibn Tha'laba. Deux hommes. Et parmi les Banû 'Amr ibn al-Khazraj ibn Sâ'ida : Abû Usayd : Mâlik ibn Rabî'a ibn al-Badan (68) ibn 'Âmir ibn 'Awf ibn Ḥâzim ibn 'Amr ibn al-Khazraj ibn Sâ'ida. Et Mâlik ibn Mas'ûd ibn al-Badan (69). Deux hommes. Et parmi les Banû Ṭarîf ibn al-Khazraj ibn Sâ'ida (70) : 'Abd Rabbih (71) ibn Ḥaqq ibn Aws ibn Waqsh ibn Tha'laba ibn Ṭarîf. Et parmi leurs alliés : Ka'b ibn Ḥimâr (72) ibn Tha'laba al-Juhanî. Et Ḍamra, et Ziyâd, et Busbas, fils de 'Amr. Et 'Abd Allâh ibn 'Âmir, de (73) Bulay. Et parmi les Banû Jusham ibn al-Khazraj, puis parmi les Banû Salama ibn Sa'd ibn 'Alî ibn Asad ibn Sârida ibn Tazîd ibn Jusham : Khirâsh ibn al-Ṣimma ibn 'Amr ibn al-Jamûḥ ibn Zayd ibn Ḥarâm ibn Ka'b ibn Ghunm ibn Ka'b ibn Salama (74). Et al-Ḥubâb ibn al-Mundhir ibn al-Jamûḥ. Et 'Umayr ibn al-Ḥumâm ibn al-Jamûḥ. Et Tamîm, affranchi de Khirâsh ibn al-Ṣimma. Et 'Abd Allâh ibn 'Amr ibn Ḥarâm ibn Tha'laba ibn Ḥarâm. Et Mu'âdh ibn 'Amr ibn al-Jamûḥ. Et Mu'awwidh ibn 'Amr. Et Khallâd ibn 'Amr ibn al-Jamûḥ. Et 'Uqba ibn 'Âmir (75) ibn Nâbî ibn Zayd ibn Ḥarâm. Et Thâbit ibn al-Jadha', et le nom d'al-Jadha' : Tha'laba ibn Zayd ibn al-Ḥârith ibn Ḥarâm. Et 'Umayr ibn al-Ḥârith ibn Labada ibn Tha'laba.

Et Bishr ibn al-Barā' ibn Ma'rūr ibn Ṣakhr ibn Khansā' ibn Sinān ibn 'Ubayd ibn 'Adī ibn Ghannam ibn Ka'b ibn Salama. Et al-Ṭufayl ibn Mālik ibn Khansā'. Et al-Ṭufayl ibn al-Nu'mān ibn Khansā'. Et Sinān ibn Ṣayfī ibn Ṣakhr ibn Khansā'. Et 'Abd Allāh ibn al-Jadd ibn Qays ibn Ṣakhr ibn Khansā'. Et 'Utba ibn 'Abd Allāh ibn Ṣakhr ibn Khansā'. Et Jabbār ibn Umayya ibn Ṣakhr ibn Khansā'. Et Khārija 7 ibn Ḥumayr. Et son frère : 'Abd Allāh ibn Ḥumayr, deux alliés 8 à eux, des Ashja', des Banū Duhmān. Et il a été dit : Jabbār ibn Ṣakhr est Ibn Umayya ibn Khannās. Et Yazīd ibn al-Mundhir ibn Sarḥ ibn Khannās. Et Ma'qil ibn al-Mundhir ibn Sarḥ ibn Khannās. Et 'Abd Allāh ibn al-Nu'mān ibn Baldama. Et al-Ḍaḥḥāk ibn Ḥāritha ibn Zayd ibn Tha'laba ibn 'Ubayd ibn 'Adī ibn Ka'b. Et Sawād ibn Razn ibn Zayd ibn Tha'laba, et il a été dit : Sawād ibn Zurayq 9 ibn Zayd ibn Tha'laba. Et Ma'bad ibn Qays ibn Ṣakhr ibn Ḥarām. Et 'Abd Allāh ibn Qays ibn Ṣakhr ibn Ḥarām 10. Et 'Abd Allāh ibn 'Abd Manāf ibn al-Nu'mān ibn Sinān. Et Jābir ibn 'Abd Allāh ibn Ri'āb ibn al-Nu'mān, et ce n'est pas Jābir ibn 'Abd Allāh ibn 'Amr ibn Ḥarām qui vécut longtemps et dont les récits sont nombreux ; celui-ci n'assista ni à Badr ni à Uḥud, et sa première participation fut l'expédition de Ḥamrā' al-Asad, puis ce qui suivit jusqu'à al-Khandaq. Et Khulayda ibn Qays ibn al-Nu'mān. Et al-Nu'mān ibn Yasār 11, leur affranchi 12. Et Abū al-Mundhir : Yazīd ibn 'Āmir ibn Ḥadīda. Et Qaṭaba ibn 'Āmir ibn Ḥadīda. Et Sulaym 'Amr ibn Ḥadīda. Et 'Antara, son affranchi, et il a été dit que ce 'Antara est des Banū Sulaym ibn Manṣūr, puis des Banū Dhakwān. Et 'Abs ibn 'Āmir ibn 'Adī. Et Abū al-Yusr : Ka'b ibn 'Amr ibn 'Abbād ibn 'Amr ibn Sawād ibn Ghannam. Et Sahl ibn Qays ibn Abī Ka'b ibn al-Qayn ibn Ka'b ibn Sawād. Et 'Amr ibn Ṭalaq ibn Zayd ibn Umayya ibn Sinān ibn Ka'b ibn Ghannam. Trente-cinq hommes. Et des Banū Adī ibn Sa'd, frère de Salama ibn Sa'd : Mu'ādh ibn Jabal ibn 'Amr ibn Aws ibn 'Ā'idh ibn 'Adī ibn Ka'b ibn 'Adī ibn Adī. Et il a été dit dans sa généalogie : Mu'ādh ibn Jabal ibn 'Amr ibn Aws ibn 'Abbād ibn 'Adī 13 ibn Ka'b [ibn 'Amr] 14 ibn Adī ibn Sa'd, frère de Salama ibn Sa'd. Un homme. Et des Banū Zurayq ibn ['Abd] Ḥāritha ibn Ghaḍb ibn Jusham ibn al-Khazraj : Qays ibn Muḥṣin ibn Khālid ibn Mukhallad ibn 'Āmir ibn Zurayq ibn 'Abd Ḥāritha. Et Abū Khālid : al-Ḥārith ibn Qays ibn Khālid ibn Mukhallad. Et Jubayr ibn Iyās [ibn] Khālid ibn Mukhallad. Et Abū 'Ubāda : Sa'd ibn 'Uthmān ibn Khalda ibn Mukhallad. Et son frère : 'Uqba ibn 'Uthmān. Et Dhakwān ibn 'Abd Qays ibn Khalda ibn Mukhallad. Et 'Ubāda 15 ibn Qays ibn 'Āmir ibn Khālid ibn 'Āmir ibn Zurayq ibn 'Abd Ḥāritha. Et As'ad ibn Yazīd 16 ibn al-Fākih ibn Zayd ibn Khalda ibn 'Āmir ibn Zurayq ibn 'Abd Ḥāritha. Et al-Fākih ibn Bishr 17 ibn al-Fākih ibn Zayd ibn Khalda. Et Mu'ādh ibn Mā'iṣ ibn Qays ibn Khalda ibn 'Āmir ibn Zurayq. Et son frère : 'Ā'idh ibn Mā'iṣ ibn Qays ibn Khalda ibn 'Āmir ibn Zurayq. Et leur oncle paternel : Mas'ūd [ibn Sa'd 18] ibn Qays. Et Rifā'a ibn Rāfi' 19 ibn al-'Ajlān ibn 'Amr ibn 'Āmir ibn Zurayq ibn 'Abd Ḥāritha. Et son frère : Khallād ibn Rāfi'. Et 'Ubayd ibn Zayd ibn 'Āmir ibn al-'Ajlān. Et Ziyād ibn Labīd ibn Tha'laba 20 ibn Sinān ibn 'Āmir ibn 'Adī ibn Umayya ibn Bayāḍa. Et Khālid ibn Qays ibn Mālik ibn al-'Ajlān ibn 'Āmir ibn Bayāḍa. Et Rajīla 21 ibn Tha'laba ibn Khālid ibn Tha'laba 22 ibn 'Āmir ibn Bayāḍa. Et 'Aṭiyya ibn Nuwaira ibn 'Āmir ibn 'Aṭiyya ibn 'Āmir ibn Bayāḍa. Et Khalīfa ibn 'Adī ibn 'Amr ibn Mālik ibn 'Āmir ibn Fuhayra ibn Bayāḍa. Et Rāfi' ibn al-Mu'allā ibn Lawdhān ibn Ḥāritha ibn 'Adī ibn Tha'laba ibn Zayd Manāt ibn Ḥabīb ibn Ḥāritha, frère de Zurayq ibn Ḥāritha. Et des Banū 'Amr ibn al-Khazraj ibn al-Najjār, c'est-à-dire Taym Allāh ibn Tha'laba ibn 'Amr ibn al-Khazraj : Abū Ayyūb Khālid ibn Zayd ibn Kulayb ibn Tha'laba ibn 'Abd ibn 'Awf ibn Ghannam ibn Mālik ibn al-Najjār. Et Thābit ibn Khālid ibn al-Nu'mān ibn Khansā' ibn 'Usayra 23 ibn 'Abd ibn 'Awf ibn Ghannam ibn Mālik ibn al-Najjār. Et 'Umāra ibn Ḥazm ibn Zayd ibn Lawdhān ibn 'Amr ibn 'Abd ibn 'Awf ibn Ghannam ibn Mālik ibn al-Najjār. Et Surāqa ibn Ka'b ibn 'Abd al-'Uzzā ibn Ghuzayya ibn 'Amr ibn 'Abd ibn 'Awf ibn Ghannam ibn Mālik ibn al-Najjār. Et Suhayl ibn Rāfi' ibn Abī 'Amr ibn 'Ā'idh ibn Tha'laba ibn Ghannam ibn Mālik ibn al-Najjār. Et 'Adī ibn Abī al-Zughbā', allié à eux, des Juhayna. Et Mas'ūd ibn Aws ibn Zayd [ibn Aṣram ibn Zayd] 24 ibn Tha'laba ibn Ghannam ibn Mālik ibn al-Najjār. Et Abū Khuzayma ibn Aws ibn Zayd ibn Aṣram 25 ibn Zayd ibn Tha'laba ibn Ghannam ibn Mālik ibn al-Najjār. Et Rāfi' ibn al-Ḥārith ibn Sawād ibn Zayd. Et des Banū Sawād ibn Mālik ibn Ghannam : 'Awf, et Mu'awwidh, et Mu'ādh, fils d'al-Ḥārith ibn Rifā'a ibn Sawād ibn Mālik ibn Ghannam ibn Mālik ibn al-Najjār, et ils sont les Banū 'Afrā'. Et al-Nu'mān 26 ibn 'Amr ibn Rifā'a ibn Sawād ibn Mālik ibn Ghannam ibn Mālik ibn al-Najjār. Et 'Abd Allāh ibn Qays ibn Khālid ibn Khalda ibn al-Ḥārith ibn Sawād ibn Tha'laba ibn Ghannam ibn Mālik ibn al-Najjār. Et 'Iṣma 27, allié à eux, des Ashja'. Et Wadī'a ibn 'Amr, allié à eux, des Juhayna. Et Thābit ibn 'Amr ibn Zayd ibn 'Adī ibn Sawād ibn Zayd ibn Tha'laba ibn Ghannam ibn Mālik ibn al-Najjār. Et il a été dit : Abū al-Ḥamrā', affranchi d'al-Ḥārith ibn Rifā'a 28, assista à Badr. Et Tha'laba ibn 'Amr ibn Muḥṣin ibn 'Amr ibn 'Atīk ibn 'Amr ibn Mabdhal, et Mabdhal est : 'Āmir ibn Mālik ibn al-Najjār. Et Sahl ibn 'Atīk ibn al-Nu'mān ibn 'Amr ibn 'Atīk. Et al-Ḥārith ibn al-Ṣimma ibn 'Amr ibn 'Atīk, il fut retenu à al-Rawḥā' 29, et l'Envoyé d'Allāh (sur lui la paix et le salut) lui attribua sa part 30. Vingt hommes. Et des Banū Mu'āwiya ibn 'Amr ibn Mālik ibn al-Najjār, et ils sont les Banū Ḥudayla 31 : Ubayy ibn Ka'b ibn Qays ibn 'Ubayd ibn Zayd ibn Mu'āwiya ibn 'Amr ibn Mālik ibn al-Najjār. Et Anas ibn Mu'ādh ibn Anas ibn Qays ibn 'Ubayd ibn Zayd ibn Mu'āwiya ibn 'Amr ibn Mālik ibn al-Najjār. Deux hommes. Et des Banū 'Adī ibn 'Amr ibn Mālik ibn al-Najjār, et ils sont les Banū Mughāla, et c'est Kināna : Aws ibn Thābit ibn al-Mundhir ibn Ḥarām ibn 'Amr ibn Zayd Manāt ibn 'Adī ibn 'Amr ibn Mālik ibn al-Najjār. Et Abū Shaykh ibn [Ubayy ibn] 32 Thābit ibn al-Mundhir ibn Ḥarām, et certains ont dit : il est Abū Shaykh : Ubayy ibn Thābit, frère de Ḥassān ibn Thābit et d'Aws ibn Thābit. Et Abū Ṭalḥa : Zayd ibn Sahl ibn al-Aswad ibn Ḥarām ibn 'Amr ibn Zayd Manāt ibn 'Adī ibn ['Amr ibn] Mālik 33 ibn al-Najjār. Quatre hommes. Et des Banū 'Adī ibn al-Najjār : Ḥāritha ibn Surāqa ibn al-Ḥārith ibn 'Adī ibn Mālik ibn 'Adī ibn 'Āmir ibn Ghannam ibn 'Adī ibn al-Najjār. Et 'Amr ibn Tha'laba ibn Wahb ibn 'Adī ibn Mālik ibn 'Adī ibn 'Āmir ibn Ghannam ibn 'Adī ibn al-Najjār, et il est Abū Ḥakīm. Et Sulayṭ ibn Qays ibn 'Amr ibn 'Atīk ibn Mālik ibn 'Adī ibn 'Āmir ibn Ghannam ibn 'Adī ibn al-Najjār. Et Abū al-Sulayṭ : Usayra ibn 'Amr, et il est Abū Khārija, ibn Qays ibn Mālik ibn 'Adī ibn 'Āmir ibn Ghannam ibn 'Adī ibn al-Najjār. Et Thābit ibn Khansā' ibn 'Amr ibn Mālik ibn 'Adī ibn 'Āmir. Et 'Āmir ibn Umayya ibn Zayd ibn al-Ḥasḥās ibn Mālik ibn 'Adī ibn 'Āmir [ibn Ghannam] 34 ibn 'Adī ibn al-Najjār. Et Muḥriz ibn 'Āmir ibn Mālik ibn 'Adī ibn 'Āmir ibn Ghannam ibn 'Adī ibn al-Najjār. Et Sawād ibn Ghaziyya ibn Ahyab, allié à eux, des Balī. Et Abū Zayd : Qays ibn Sakan ibn Qays ibn Za'warā' ibn Ḥarām ibn Jundub ibn 'Āmir ibn Ghannam ibn 'Adī ibn al-Najjār. Et Abū al-A'war ibn al-Ḥārith ibn Ẓālim ibn 'Abs ibn Ḥarām. Et Sulaym ibn Milḥān. Et Ḥarām ibn Milḥān, et il est Mālik ibn Khālid ibn Zayd ibn Ḥarām. Dix hommes. Et des Banū Māzin ibn al-Najjār : Qays ibn Abī Ṣa'ṣa'a, et le nom d'Abū Ṣa'ṣa'a : 'Amr ibn Zayd ibn 'Awf ibn Mabdhal ibn 'Amr ibn Ghannam ibn Māzin ibn al-Najjār. Et 'Abd Allāh ibn Ka'b ibn 'Amr ibn 'Awf 35 ibn Mabdhal. Et 'Iṣma 36, allié à eux, des Banū Asad ibn Khuzayma. Et Abū Dāwūd : 'Umayr ibn 'Āmir ibn Mālik ibn Khansā' ibn Mabdhal. Et Sāriqa ibn 'Amr ibn 'Aṭiyya ibn Khansā' ibn Mabdhal. Et Qays ibn Mukhallad ibn Tha'laba ibn Ṣakhr ibn Ḥabīb ibn al-Ḥārith ibn Tha'laba ibn Māzin ibn al-Najjār. Six hommes. Et des Banū Dīnār ibn al-Najjār : Al-Nu'mān ibn 'Abd 'Amr ibn Mas'ūd ibn 'Abd al-Ashhal ibn Ḥāritha ibn Dīnār ibn al-Najjār. Et al-Ḍaḥḥāk ibn 'Abd 'Amr, son frère. Et Sulaym ibn al-Ḥārith ibn Tha'laba ibn Ka'b [ibn 'Abd al-Ashhal] 37 ibn Ḥāritha ibn Dīnār ibn al-Najjār. Et Jābir ibn Khālid [ibn Mas'ūd] 38 ibn 'Abd al-Ashhal ibn Ḥāritha ibn Dīnār ibn al-Najjār. Et Sa'd ibn Suhayl ibn 'Abd al-Ashhal ibn Ḥāritha ibn Dīnār ibn al-Najjār. Et des Banū Qays ibn Ka'b ibn Ḥāritha ibn Dīnār ibn al-Najjār : Ka'b ibn Zayd ibn Qays. Et Bujayr ibn Abī Bujayr, allié à eux, des Banū Judhayma ibn Rawāḥa des Banū 'Abs. Total de ceux qui assistèrent à Badr parmi les Khazraj : cent soixante-dix hommes. Et total des gens de Badr : trois cent dix-neuf hommes. Parmi eux, huit hommes qui en furent absents mais auxquels l'Envoyé d'Allāh (sur lui la paix et le salut) attribua leur part et leur récompense ; les autres y assistèrent en personne, soit trois cent onze hommes ; qu'Allāh les agrée tous.


  1. mawālī : Affranchis : esclaves affranchis, clients sous protection d'une tribu.
  2. ḥulafā’ : Alliés par serment, liés à une tribu par un pacte de protection.
  3. Muhājirūn : Émigrés : musulmans ayant émigré de La Mecque à Médine.
  4. Anṣār : Auxiliaires : habitants de Médine ayant accueilli et soutenu le Prophète.
  5. Coran 9:75 : Référence au verset coranique : « Et parmi eux, il en est qui ont fait une promesse à Allah : "S'Il nous donne de Sa grâce, nous donnerons certainement l'aumône et nous serons certainement du nombre des vertueux." »
  6. Badriyyûn : Ceux qui ont participé à la bataille de Badr, considérés comme ayant un rang élevé parmi les Compagnons.
  7. Khārija : Nom propre, peut-être Khārija ibn Ḥumayr.
  8. ḥalīfān : Alliés par serment, non liés par le sang.
  9. Zurayq : Nom propre, variante de Zurayn ou Zuraq.
  10. Ḥarām : Nom propre, signifie 'interdit' ou 'sacré'.
  11. Yasār : Nom propre, signifie 'facilité' ou 'richesse'.
  12. mawlā : Affranchi ou client, lié par un pacte de patronage.
  13. 'Abbād : Nom propre, variante de 'Abbād ou 'Ubād.
  14. ibn 'Amr : Ajouté pour compléter la généalogie.
  15. 'Ubāda : Nom propre, peut-être 'Ubāda ou 'Ibāda.
  16. Yazīd : Nom propre, signifie 'il augmente'.
  17. Bishr : Nom propre, signifie 'bonne nouvelle'.
  18. ibn Sa'd : Ajouté pour compléter la généalogie.
  19. Rifā'a ibn Rāfi' : Nom propre, Rifā'a signifie 'élévation'.
  20. Tha'laba : Nom propre, signifie 'renard'.
  21. Rajīla : Nom propre, peut-être Rajīla ou Rajīl.
  22. Tha'laba : Nom propre, répétition dans la généalogie.
  23. 'Usayra : Nom propre, diminutif de 'Asīra.
  24. ibn Aṣram ibn Zayd : Ajouté pour compléter la généalogie.
  25. Aṣram : Nom propre, signifie 'qui a les dents cassées'.
  26. al-Nu'mān : Nom propre, signifie 'sang' ou 'faveur'.
  27. 'Iṣma : Nom propre, signifie 'protection'.
  28. Rifā'a : Nom propre, signifie 'élévation'.
  29. al-Rawḥā' : Lieu situé entre La Mecque et Médine.
  30. ḍaraba lahu bi-sahmihi : Lui attribua sa part du butin et de la récompense.
  31. Ḥudayla : Nom de clan, peut-être Ḥudayla ou Ḥudhaila.
  32. ibn Ubayy ibn : Ajouté pour compléter la généalogie.
  33. ibn 'Amr ibn Mālik : Ajouté pour compléter la généalogie.
  34. ibn Ghannam : Ajouté pour compléter la généalogie.
  35. 'Awf : Nom propre, signifie 'loup'.
  36. 'Iṣma : Nom propre, signifie 'protection'.
  37. ibn 'Abd al-Ashhal : Ajouté pour compléter la généalogie.
  38. ibn Mas'ūd : Ajouté pour compléter la généalogie.

Mention des martyrs de Badr, que l'agrément d'Allah soit sur eux tous.

Il a mentionné parmi ceux qui assistèrent à Badr 1 : 'Utbān ibn Mālik ibn 'Amr ibn al-'Ajlān ibn Zayd ibn Ghānim ibn Sālim ibn 'Awf ibn 'Amr ibn 'Awf ibn al-Khazraj. Et le fils de son frère : 'Iṣma ibn al-Ḥuṣayn ibn Wabara. [Hilāl ibn] al-Mu'allā ibn Lawdhān ibn Ḥāritha ibn 'Adī ibn Zayd ibn Tha'laba ibn Mālik ibn Zayd Manāt ibn Ḥabīb ibn 'Abd Ḥāritha ibn Mālik ibn Ghaḍb ibn Jusham ibn al-Khazraj. Il mentionna les martyrs de Badr 2 – que l'agrément de Dieu soit sur eux tous : 'Ubayda ibn al-Ḥārith ibn al-Muṭṭalib ibn 'Abd Manāf. Et 'Umayr ibn Abī Waqqāṣ, frère de Sa'd ibn Abī Waqqāṣ, tué ce jour-là à l'âge de seize ans. Et Dhū al-Shimālayn 3 ibn 'Abd 'Amr ibn Naḍla al-Khuzā'ī, allié des Banū Zuhra. Et 'Āqil ibn al-Bukayr al-Laythī, allié des Banū 'Adī ibn Ka'b. Et Muhja', affranchi de 'Umar ibn al-Khaṭṭāb. Et Ṣafwān ibn Bayḍā', des Banū al-Ḥārith ibn Fihr. Ce sont six parmi les Émigrés 4. Et parmi les Auxiliaires 5, puis des Aws 6 : Sa'd ibn Khuthayma ibn 'Amra ibn 'Awf. Et Mubashshir ibn 'Abd al-Mundhir ibn Zunbur. Ce sont également deux hommes.


  1. Badr : Bataille de Badr, première grande bataille de l'islam, livrée en 624.
  2. shuhadā' Badr : Martyrs de Badr, les compagnons morts lors de la bataille.
  3. Dhū al-Shimālayn : Surnom signifiant 'l'homme aux deux mains gauches', un compagnon.
  4. Muhājirūn : Émigrés, les premiers musulmans ayant émigré de La Mecque à Médine.
  5. Anṣār : Auxiliaires, les habitants de Médine ayant accueilli et soutenu les Émigrés.
  6. Aws : Tribu arabe de Médine, l'une des deux principales avec les Khazraj.

Énumération de ceux qui furent tués parmi les associateurs [1] le jour de Badr [2].

Parmi les Banū al-Ḥārith ibn al-Khazraj : Yazīd ibn al-Ḥārith, qui est Ibn Fusḥam ibn al-Ḥārith ibn al-Khazraj. Parmi les Banū Salama : ‘Umayr ibn al-Ḥumām. Parmi les Banū Ḥabīb ibn ‘Abd Ḥāritha : Rāfi‘ des Banū al-Najjār : Ḥāritha ibn Surāqa. Et ‘Awf et Mu‘awwidh, les deux fils d‘‘Afrā’. Ce sont six des Khazraj. Le total est de quatorze hommes. Mention de ceux qui furent tués parmi les associateurs 1 le jour de Badr. Soixante-dix hommes furent tués parmi les mécréants de Quraysh et ceux qui les suivirent. Parmi leurs célébrités : Ḥanẓala ibn Abī Sufyān Ṣakhr ibn Ḥarb ibn Umayya, et parmi ceux qui le tuèrent : Zayd ibn Ḥāritha. ‘Ubayda ibn Sa‘īd ibn al-‘Āṣī, tué par al-Zubayr. Son frère : al-‘Āṣī ibn Sa‘īd, tué par ‘Alī 2. ‘Uqba ibn Abī Mu‘ayṭ, tué par ‘Āṣim ibn Thābit ibn Abī al-Aqlaḥ en captivité 3 ; on dit aussi : tué par ‘Alī 2. ‘Utba ibn Rabī‘a ibn ‘Abd Shams. Shayba ibn Rabī‘a. Al-Walīd ibn ‘Utba. Al-Ḥārith ibn ‘Āmir ibn Nawfal ibn ‘Abd Manāf. Son cousin : Ṭu‘ayma ibn ‘Adī, tué en captivité 3. Zam‘a ibn al-Aswad ibn al-Muṭṭalib ibn Asad. Son fils : al-Ḥārith ibn Zam‘a. Son frère : ‘Uqayl ibn al-Aswad. Son cousin : Abū al-Bakhtarī al-‘Āṣī ibn Hishām ibn al-Ḥārith ibn Asad. Nawfal ibn Khuwaylid ibn Asad, on dit : tué par son neveu al-Zubayr, et on dit : par ‘Alī. Al-Naḍr ibn al-Ḥārith ibn Kalada ibn ‘Alqama ibn ‘Abd Manāf ibn ‘Abd al-Dār, on lui trancha la tête en captivité 3 à al-Ṣafrā’. ‘Umayr ibn ‘Uthmān, oncle de Ṭalḥa ibn ‘Ubayd Allāh. Abū Jahl ibn Hishām, participèrent à son meurtre : Mu‘ādh ibn ‘Amr ibn al-Jamūḥ et Mu‘awwidh ibn ‘Afrā’ ; ‘Abd Allāh ibn Mas‘ūd le trouva encore en vie et lui coupa la tête. Son frère : al-‘Āṣī ibn Hishām. Leur cousin : Mas‘ūd ibn Abī Umayya ibn al-Mughīra, frère d’Umm Salama, mère des croyants. Abū Qays ibn al-Walīd ibn al-Mughīra, frère de Khālid ibn al-Walīd. Son cousin : Abū Qays ibn al-Fākiha ibn al-Mughīra. Al-Sā’ib ibn Abī al-Sā’ib ibn ‘Ā’idh ibn ‘Abd Allāh ibn ‘Umar ibn Makhzūm, et l’on a divergé à son sujet : on dit qu’il ne fut pas tué ce jour-là mais qu’il embrassa l’Islam par la suite. Munabbih ibn al-Ḥajjāj. Son fils : al-‘Āṣī ibn Munabbih ibn al-Ḥajjāj. Son frère : Nabīh. Umayya ibn Khalaf ibn Wahb ibn Ḥudhāfa ibn Jumaḥ. Son fils : ‘Alī ibn Umayya. Mālik ibn ‘Ubayd Allāh ibn ‘Uthmān, frère de Ṭalḥa ibn ‘Ubayd Allāh, fut capturé et mourut en captivité. Ḥudhayfa et Hishām, les deux fils d’Abī Ḥudhayfa ibn al-Mughīra. Il est mentionné que furent tués et capturés parmi les Banū Makhzūm et leurs alliés associateurs le jour de Badr vingt-quatre hommes. Et parmi les Banū ‘Abd Shams et leurs alliés, douze hommes. Parmi leurs célébrités qui furent capturés le jour de Badr, des Banū Hāshim : Al-‘Abbās ibn ‘Abd al-Muṭṭalib. ‘Uqayl ibn Abī Ṭālib, frère de ‘Alī. Nawfal ibn al-Ḥārith ibn ‘Abd al-Muṭṭalib. Des Banū al-Muṭṭalib ibn ‘Abd Manāf : Al-Sā’ib ibn ‘Ubayd ibn ‘Abd Yazīd ibn Hāshim ibn al-Muṭṭalib ibn ‘Abd Manāf. Al-Nu‘mān ibn ‘Amr ibn ‘Alqama ibn al-Muṭṭalib. Des Banū ‘Abd Shams : ‘Amr ibn Abī Sufyān ibn Ḥarb. Al-Ḥārith ibn Abī Wajza ibn Abī ‘Amr ibn Umayya. Abū al-‘Āṣ ibn al-Rabī‘ ibn ‘Abd al-‘Uzzā ibn ‘Abd Shams, gendre du Messager d’Allāh 4, époux de sa fille Zaynab. Khālid ibn Usayd ibn Abī al-‘Īṣ. Et quatre de leurs alliés. [Des Banū Nawfal ibn ‘Abd Manāf :] ‘Adī ibn al-Khiyār ibn ‘Adī ibn Nawfal ibn ‘Abd Manāf. ‘Uthmān ibn ‘Abd Shams ibn Jābir, cousin de ‘Utba ibn Ghazwān, allié. [Des Banū ‘Abd al-Dār :] Abū ‘Azīz ibn ‘Umayr ibn Hāshim ibn ‘Abd Manāf ibn ‘Abd al-Dār, frère de Muṣ‘ab ibn ‘Umayr. [Des Banū Asad ibn ‘Abd al-‘Uzzā :] Al-Sā’ib ibn Abī Ḥubaysh ibn al-Muṭṭalib ibn Asad. Al-Ḥārith ibn ‘Ā’idh ibn ‘Uthmān ibn Asad. [Des Banū Makhzūm :] Khālid ibn Hishām ibn al-Mughīra ibn ‘Abd Allāh ibn ‘Umar ibn Makhzūm. Ṣayfī ibn Abī Rifā‘a ibn ‘Ābid ibn ‘Abd Allāh ibn ‘Umar ibn Makhzūm. Son neveu : ‘Abd Allāh ibn Abī al-Mundhir ibn Abī Rifā‘a. Al-Muṭṭalib ibn Ḥanṭab ibn al-Ḥārith ibn ‘Ubayd ibn ‘Umar ibn Makhzūm. Khālid ibn al-A‘lam al-Khuzā‘ī, et on dit : ‘Uqaylī, allié à eux, et c’est lui qui dit : « Ce ne sont pas nos talons qui saignent de nos blessures, mais nos pieds qui dégouttent de sang. » Et il fut le premier à fuir le jour de Badr, puis rattrapé et capturé. Umayya ibn Abī Ḥudhayfa ibn al-Mughīra. Al-Walīd ibn al-Walīd, frère de Khālid ibn al-Walīd. ‘Uthmān ibn ‘Abd Allāh ibn al-Mughīra. Abū ‘Aṭā’ : ‘Abd Allāh ibn Abī al-Sā’ib ibn ‘Ābid ibn ‘Abd Allāh ibn ‘Umar ibn Makhzūm. [Des Banū Sahm :] Abū Wadā‘a ibn Ṣubayra ibn Sa‘īd [ibn Sa‘d] ibn Sahm, et il fut le premier captif à être rançonné. [Des Banū Jumaḥ :] ‘Abd Allāh ibn Ubayy ibn Khalaf. Son frère : ‘Amr ibn Ubayy. Abū ‘Azzā : ‘Amr ibn ‘Abd Allāh ibn ‘Umayr ibn Uhayb ibn Ḥudhāfa ibn Jumaḥ.


  1. mushrikūn : Associateurs : polythéistes qui associent d'autres divinités à Dieu.
  2. ‘Alī : ‘Alī ibn Abī Ṭālib, cousin et gendre du Prophète, quatrième calife bien guidé.
  3. ṣabran : En captivité : exécuté après la bataille, sans combat.
  4. Rasūl Allāh : Messager d'Allāh : le Prophète Muḥammad.

L'expédition de Banu Sulaym [1]

[Parmi les Banû 'Âmir] : Suhayl ibn 'Amr ibn 'Abd Shams ibn 'Abd Wudd ibn Nasr ibn Mâlik ibn Hasl ibn 'Âmir ibn Lu'ayy. 'Abd ibn Zam'a ibn Qays ibn 'Abd Shams ibn 'Abd Wudd. [Parmi les Banû Asad ibn 'Abd al-'Uzzâ] : 1 'Abd Allâh ibn Humayd ibn Zuhayr ibn al-Hârith ibn Asad ibn 'Abd al-'Uzzâ ibn Qusayy. Expédition des Banû Sulaym 2 Il ne s'était écoulé que sept jours 3 après le retour du Prophète ﷺ de Badr, lorsqu'il sortit lui-même, voulant [attaquer] les Banû Sulaym. Il laissa comme gouverneur de Médine Subâ' ibn 'Arfata al-Ghifârî, et l'on dit aussi Ibn Umm Maktûm. Il parvint à une source appelée al-Kudr, où il demeura trois jours, puis il repartit sans avoir livré combat. Expédition d'al-Sawîq 4 Ensuite, Abû Sufyân, après avoir été défait à Badr, jura qu'il attaquerait l'Envoyé d'Allah ﷺ.


  1. Banû Asad ibn 'Abd al-'Uzzâ : Tribu quraychite descendant d'Asad ibn 'Abd al-'Uzzâ ibn Qusayy.
  2. Ghazwat Banî Sulaym : Expédition militaire menée par le Prophète contre la tribu des Banû Sulaym.
  3. sept jours : Selon les chroniqueurs, sept jours après la bataille de Badr.
  4. Ghazwat al-Sawîq : Expédition d'al-Sawîq, nommée d'après la farine d'orge (sawîq) que les Quraychites abandonnèrent en fuyant.

L'expédition de Dhât al-Riqâ‘ [1]

Que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui. Il sortit avec deux cents cavaliers jusqu'à al-'Urayḍ, à l'extrémité de Médine, où il brûla des palmiers 1, tua un homme des Ansâr 2 et son allié, qu'il trouva dans leur champ, puis il retourna. L'Envoyé d'Allah (sur lui la paix et la bénédiction) et les musulmans se mirent en route, et il confia la direction de Médine à Abû Lubâba ibn 'Abd al-Mundhir. L'Envoyé d'Allah atteignit Qarqarat al-Kudr 3, mais Abû Sufyân et les associateurs lui échappèrent. Les mécréants avaient jeté beaucoup de sawîq 4 de leurs provisions pour s'alléger ; les musulmans le prirent, et cette expédition fut appelée l'expédition du Sawîq. Cela eut lieu en la deuxième année, au mois de Dhû l-Hijja, deux mois et quelques jours après Badr. Expédition de Dhû Amr 5 L'Envoyé d'Allah (sur lui la paix et la bénédiction) resta le reste de Dhû l-Hijja, puis il partit en expédition vers le Najd, visant les Ghatafân. Il confia la direction de Médine à 'Uthmân ibn 'Affân. Il demeura dans le Najd tout le mois de Safar, puis il revint sans avoir livré combat. Expédition de Bahrân 6 Il resta à Médine le mois de Rabî' al-Awwal, puis il partit en expédition contre les Quraysh, et laissa à Médine Ibn Umm Maktûm. Il atteignit Bahrân, une mine du Hijâz, sans livrer combat.


  1. aṣwār : Pluriel de ṣūr, désignant un type de palmier ou un groupe de palmiers.
  2. Anṣār : Les 'auxiliaires' médinois qui ont accueilli et soutenu le Prophète Muhammad après l'Hégire.
  3. Qarqarat al-Kudr : Nom d'un lieu situé près de Médine, mentionné dans les expéditions du Prophète.
  4. sawīq : Farine d'orge ou de blé torréfiée, souvent mélangée à de l'eau ou du lait, utilisée comme provision de voyage.
  5. Dhū Amr : Nom d'une expédition du Prophète Muhammad contre les tribus de Ghatafân, dans la région du Najd.
  6. Baḥrān : Mine située dans le Hijâz, mentionnée dans le cadre d'une expédition du Prophète.

L'expédition contre les Banû Qaynuqâ' [1]

Il demeura là durant les mois de Rabî‘ al-Âkhir et Jumâdâ al-Ûlâ de la troisième année, puis il retourna à Médine. Expédition contre les Banû Qaynuqâ‘ 1 Les Banû Qaynuqâ‘, parmi les Juifs, rompirent le pacte avec le Messager d’Allah ﷺ ; le Messager d’Allah ﷺ les assiégea jusqu’à ce qu’ils se rendissent à son jugement. ‘Abd Allâh ibn Ubayy ibn Salûl intercéda en leur faveur et insista dans sa demande, jusqu’à ce que le Messager d’Allah ﷺ leur accordât la vie sauve. Il établit sur Médine durant son siège Abû Lubâba Bashîr ibn ‘Abd al-Mundhir. Il les assiégea pendant quinze nuits. C’étaient les gens de ‘Abd Allâh ibn Salâm 2, et ils se trouvaient à l’extrémité de Médine. Ils étaient sept cents combattants, parmi lesquels trois cents portaient des cottes de mailles en fer ; ils n’avaient ni cultures ni palmiers, mais étaient commerçants et orfèvres, travaillant avec leurs biens. Envoi contre Ka‘b ibn al-Ashraf 3 Ka‘b ibn al-Ashraf était de la tribu de Tayyi’, sa mère était des Banû al-Nadîr. Il était un ennemi d’Allah Très-Haut et de Son Messager ﷺ. Le Messager d’Allah ﷺ incita à le tuer. Muhammad ibn Maslama, Salkân ibn Salâma ibn Waqsh Abû Nâ’ila (l’un des Banû ‘Abd al-Ashhal, et frère de lait de Ka‘b ibn al-Ashraf), ‘Abbâd ibn Bishr ibn Waqsh, al-Hârith ibn Aws ibn Mu‘âdh (tous deux des Banû ‘Abd al-Ashhal), et Abû ‘Abs ibn Jabr (frère des Banû Hâritha) se portèrent volontaires. Le Messager d’Allah ﷺ leur permit de dire ce qu’ils ne croyaient pas, en raison de la permission de cela en temps de guerre. Salkân ibn Salâma se rendit auprès de lui, l’aborda, lui montra son accord pour s’opposer au Messager d’Allah ﷺ, se plaignit de leur situation difficile, et lui demanda de lui vendre [des provisions] ainsi qu’à ses compagnons. Ils sortirent, et le Messager d’Allah ﷺ les accompagna jusqu’à Baqî‘ al-Gharqad 4 par une nuit de pleine lune. Ils vinrent chez Ka‘b, qui sortit de sa forteresse vers eux. Ils marchèrent ensemble, puis ils brandirent leurs épées contre lui ; Muhammad ibn Maslama planta un poignard 5 qu’il avait dans son flanc et le tua. Le mécréant poussa un cri violent qui alarma les habitants des forteresses alentour ; ils allumèrent des feux. Al-Hârith ibn Aws fut blessé à la jambe par l’épée de l’un de ses compagnons, ou à la tête ; il perdit beaucoup de sang, prit du retard, mais ses compagnons s’échappèrent. Ils suivirent le chemin des Banû Umayya ibn Zayd jusqu’aux Banû Qurayza, puis jusqu’à Bu‘âth, puis jusqu’à la Harrat al-‘Arîd 6. Ils y attendirent leur compagnon, qui les rejoignit. Ils vinrent trouver le Messager d’Allah ﷺ à la fin de la nuit, alors qu’il priait ; ils l’informèrent. Il cracha sur la blessure d’al-Hârith ibn Aws, qui guérit. Le Messager d’Allah ﷺ autorisa les musulmans à


  1. Banū Qaynuqā‘ : Tribu juive de Médine, l’une des trois principales avec les Banū al-Naḍīr et les Banū Qurayẓa.
  2. ‘Abd Allāh ibn Salām : Savant juif converti à l’islam, compagnon du Prophète.
  3. Ka‘b ibn al-Ashraf : Poète et chef juif de Médine, hostile à l’islam, tué sur ordre du Prophète.
  4. Baqī‘ al-Gharqad : Cimetière principal de Médine, situé à l’est de la mosquée du Prophète.
  5. Mughwal : Poignard ou dague courte utilisée comme arme blanche.
  6. Ḥarrat al-‘Arīḍ : Plaine rocheuse (ḥarra) située près de Médine, dans la région de al-‘Arīḍ.

La bataille d'Uhud [1]

Il tua les juifs. Alors Ḥuwayṣa b. Mas‘ūd embrassa l’islam, alors que son frère Muḥayyiṣa b. Mas‘ūd l’avait déjà fait avant lui ; ils étaient des Banū Ḥāritha. Expédition d’Uḥud 1 Le Messager de Dieu ﷺ demeura à Médine après son retour de Baḥrān durant les mois de Jumādā al-Ākhira, Rajab, Sha‘bān et Ramaḍān. Puis les mécréants de Quraysh l’attaquèrent en Shawwāl de l’an trois, après avoir obtenu le renfort de leurs alliés et des Aḥābīsh 2 des Banū Kināna et d’autres. Ils sortirent avec leurs femmes pour les empêcher de fuir, et arrivèrent pour camper à un endroit appelé ‘Aynayn, près d’Uḥud, sur une montagne au fond de la Sabkha 3 de Qanāt, en bordure du lit du torrent, face à Médine. Le Messager de Dieu ﷺ eut un songe : il vit une brèche dans son épée, des vaches égorgées, et il introduisit sa main dans une cuirasse solide. Il l’interpréta ainsi : un groupe de ses compagnons serait tué, un homme de sa famille serait frappé, et la cuirasse représentait Médine. Le Messager de Dieu ﷺ conseilla de ne pas sortir à leur rencontre, mais de se retrancher dans Médine ; s’ils s’y présentaient, on les combattrait à l’entrée des ruelles. ‘Abd Allāh b. Ubayy b. Salūl approuva cet avis, mais un groupe de nobles musulmans, que Dieu honorera du martyre ce jour-là, insista auprès du Messager de Dieu ﷺ parmi les Khazraj pour les combattre, jusqu’à ce que le Prophète ﷺ entrât, revêtît sa cotte de mailles et sortît. C’était un vendredi. Il pria sur un homme des Banū al-Najjār qui venait de mourir, nommé Mālik b. ‘Amr – on dit plutôt Muḥriz b. ‘Āmir. Ceux qui avaient insisté regrettèrent et dirent : « Ô Messager de Dieu, si tu veux, reste. » Le Messager de Dieu ﷺ répondit : « Il ne convient pas à un Prophète, lorsqu’il a revêtu sa cotte de mailles, de l’enlever avant d’avoir combattu. » Le Messager de Dieu ﷺ sortit donc avec mille de ses compagnons, et établit sur Médine Ibn Umm Maktūm pour diriger la prière de ceux des musulmans qui y restaient. Lorsque le Messager de Dieu ﷺ fut arrivé à al-Shawṭ 4, entre Médine et Uḥud, ‘Abd Allāh b. Ubayy b. Salūl fit demi-tour avec un tiers des hommes, fâché que son avis n’eût pas été suivi. ‘Abd Allāh b. ‘Amr b. Ḥarām, père de Jābir, les poursuivit en leur rappelant Dieu et l’obligation de revenir vers le Messager de Dieu ﷺ, mais ils refusèrent ; il revint donc vers le Messager de Dieu ﷺ. Certains des Anṣār proposèrent au Prophète de demander l’aide de leurs alliés juifs, mais il refusa, de même qu’il refusa de recourir à un polythéiste. Il emprunta [avec les musulmans] la Ḥarra 5 des Banū Ḥāritha et dit : « Qui nous mènera vers l’ennemi par un chemin proche ? » Abū Khaythama, l’un des Banū Ḥāritha, répondit : « Moi, ô Messager de Dieu. » Il les guida à travers les propriétés des Banū Ḥāritha, jusqu’à ce qu’il entrât dans le jardin de Murba‘ b. Qayẓī, un hypocrite aveugle. Ce pervers se leva et jeta de la poussière au visage des musulmans en disant : « Si tu es le Messager de Dieu, je ne te permets pas d’entrer dans mon jardin. » Il ajouta d’autres paroles. Les gens s’élancèrent pour le tuer, mais le Prophète dit : « Ne le tuez pas : cet aveugle a le cœur aveugle et les yeux aveugles. » Sa‘d b. Zayd, frère des Banū ‘Abd al-Ashhal, le frappa de son arc et lui fendit la tête. Le Messager de Dieu ﷺ poursuivit sa route jusqu’à ce qu’il descendît dans le ravin d’Uḥud, sur le versant du lit du torrent, adossé à la montagne. Il tourna le dos à Uḥud et interdit aux gens de combattre avant qu’il ne leur en donnât l’ordre. Les Qurayshites avaient lâché leurs bêtes de somme et leurs chevaux dans les cultures des musulmans à al-Ṣamgha 6 de Qanāt. Le Messager de Dieu ﷺ se prépara au combat avec sept cents hommes ; on dit que les polythéistes étaient trois mille, dont deux cents cavaliers – d’autres disent cinquante cavaliers ce jour-là. Les archers musulmans étaient cinquante hommes. Le Messager de Dieu ﷺ plaça à leur tête ‘Abd Allāh b. Jubayr, frère des Banū ‘Amr b. ‘Awf des Aws, frère de Khawwāt b. Jubayr ; ce jour-là, ‘Abd Allāh portait des vêtements blancs. Le Prophète les disposa derrière l’armée et lui ordonna de repousser les polythéistes avec des flèches, de peur qu’ils n’attaquent les musulmans par-derrière. Le Messager de Dieu ﷺ porta deux cottes de mailles superposées 7 et confia l’étendard à Muṣ‘ab b. ‘Umayr, frère des Banū ‘Abd al-Dār. Ce jour-là, il admit [au combat] Samura b. Jundub al-Fazārī et Rāfi‘ b. Khadīj des Banū Ḥāritha, âgés de quinze ans ; Rāfi‘ était archer. Il refusa Usāma b. Zayd, ‘Abd Allāh b. ‘Umar b. al-Khaṭṭāb, Zayd b. Thābit, ‘Amr b. Ḥazm (tous deux des Banū Mālik b. al-Najjār), al-Barā’ b. ‘Āzib, Usayd b. Ẓuhayr (tous deux des Banū Ḥāritha), ‘Urāba b. Aws, Zayd b. Arqam et Abū Sa‘īd al-Khudrī ; puis il les admit l’année suivante, lors de l’expédition du Fossé. ‘Abd Allāh b. ‘Umar avait quatorze ans le jour d’Uḥud ; les autres refusés étaient du même âge. Les Qurayshites placèrent à leur aile droite, avec la cavalerie, Khālid b. al-Walīd, et à leur aile gauche, avec la cavalerie, ‘Ikrima b. Abī Jahl. Le Messager de Dieu ﷺ remit son épée, avec son droit 8, à Abū Dujāna Simāk b. Kharasha, frère des Banū Sā‘ida, homme courageux et héros qui se pavanait à la guerre. Abū ‘Āmir ‘Abd ‘Amr b. Ṣayfī b. Mālik b. al-Nu‘mān, l’un des Banū Ḍubay‘a, père de Ḥanẓala le Lavé par les Anges, était, comme nous l’avons mentionné, un moine ascète à l’époque préislamique. Quand l’islam vint, le malheur l’emporta ; il s’enfuit loin du Messager de Dieu ﷺ avec un groupe de jeunes des Aws, rejoignit La Mecque et assista au jour d’Uḥud aux côtés des polythéistes. Il était un chef chez les Aws et promit aux Qurayshites que son peuple se détournerait de lui. Il fut le premier à rencontrer les musulmans le jour d’Uḥud, avec les esclaves des Mecquois et les Aḥābīsh. Lorsqu’il appela son peuple et se fit reconnaître, ils dirent : « Que Dieu ne te réjouisse pas, ô pervers ! » Il dit : « Mon peuple a connu le mal après moi. » Puis il combattit les musulmans avec acharnement. Le cri de guerre des compagnons du Messager de Dieu ﷺ le jour d’Uḥud était : « Meurs ! Meurs ! » 9 Ce jour-là, Abū Dujāna, Ṭalḥa, Ḥamza, ‘Alī et Anas b. al-Naḍr 10 firent preuve d’une bravoure exceptionnelle, surpassant beaucoup d’autres ; de même, un groupe d’Anṣār tomba ce jour-là en avançant, sans fuir. Les gens combattirent, et la déroute s’empara des Qurayshites. Voyant cela, les archers dirent : « Dieu a vaincu les ennemis de Dieu. À quoi bon rester ici ? » Leur chef ‘Abd Allāh b. Jubayr leur rappela l’ordre du Messager de Dieu ﷺ de ne pas bouger, mais ils dirent : « Ils sont en déroute. » Sans tenir compte de ses paroles, ils se levèrent. Alors les polythéistes revinrent à la charge, et Dieu honora du martyre ceux des musulmans qu’Il voulut. Ils atteignirent le Messager de Dieu ﷺ. Muṣ‘ab b. ‘Umayr combattit pour protéger le Messager de Dieu ﷺ jusqu’à ce qu’il fût tué – que Dieu l’agrée. Le Messager de Dieu ﷺ fut blessé au visage, sa dent incisive inférieure droite fut brisée par une pierre 11, et son casque fut enfoncé sur sa tête bénie 12. Après la mort de Muṣ‘ab, le Messager de Dieu ﷺ donna l’étendard à ‘Alī b. Abī Ṭālib, et le Messager de Dieu ﷺ se plaça sous l’étendard des Anṣār. Ceux qui infligèrent ces blessures au Prophète furent ‘Amr b. Qumaytha al-Laythī et ‘Utba b. Abī Waqqāṣ. Ḥanẓala le Lavé, fils d’Abū ‘Āmir, chargea contre Abū Sufyān. Alors qu’il allait l’atteindre, Shaddād b. al-Aswad al-Laythī, surnommé Ibn Shu‘ūb, frappa Ḥanẓala et le tua. Ḥanẓala était en état d’impureté rituelle, car il venait de quitter sa femme ; les anges le lavèrent, et le Messager de Dieu ﷺ en fut informé. Les porte-étendards polythéistes furent tués jusqu’à ce que l’étendard tombât ; puis ‘Amra bint ‘Alqama al-Ḥārithiyya le releva pour les polythéistes, qui se rassemblèrent autour d’elle. On dit que ‘Abd Allāh b. Shihāb al-Zuhrī, oncle du juriste Muḥammad b. Muslim b. Shihāb al-Zuhrī, frappa le Messager de Dieu ﷺ au front, et que les pierres furent lancées sur le Messager de Dieu ﷺ jusqu’à ce qu’il tombât dans une fosse qu’Abū ‘Āmir al-Awsī avait creusée comme piège pour les musulmans. Le Prophète ﷺ tomba. Mālik b. Sinān, père d’Abū Sa‘īd al-Khudrī, suça le sang de la blessure du Messager de Dieu ﷺ. Deux mailles du casque s’enfoncèrent dans le visage du Messager de Dieu ﷺ ; Abū ‘Ubayda b. al-Jarrāḥ les arracha avec ses incisives, et les serra si fort que ses deux incisives tombèrent – cette brèche [dans ses dents] l’embellissait. Les polythéistes rattrapèrent le Messager de Dieu ﷺ, mais un groupe de musulmans – que Dieu les agrée – revint pour le défendre ; ils étaient sept, dit-on, ou plus, et tous furent tués. Le dernier d’entre eux fut ‘Umāra b. Yazīd b. al-Sakan. Ensuite, Ṭalḥa combattit comme un groupe entier, jusqu’à ce qu’il repoussât les polythéistes loin du Messager de Dieu ﷺ 13. Umm ‘Umāra Nusayba bint Ka‘b al-Māziniyya combattit avec acharnement ; elle frappa ‘Amr b. Qumaytha de son épée à plusieurs reprises, faisant tomber les deux cottes de mailles qu’il portait ; ‘Amr la frappa de son épée, lui infligeant une grave blessure à l’épaule. Abū Dujāna servit de bouclier au Messager de Dieu ﷺ avec son dos, tandis que les flèches s’y plantaient sans qu’il bougeât. C’est alors que le Messager de Dieu ﷺ dit à Sa‘d b. Abī Waqqāṣ : « Lance, que mon père et ma mère te soient sacrifiés ! » Ce jour-là, l’œil de Qatāda b. al-Nu‘mān al-Ẓafarī fut arraché ; il vint trouver le Messager de Dieu ﷺ, son œil pendant sur sa joue. Le Messager de Dieu ﷺ le remit en place de sa main, et il devint le plus sain et le plus beau de ses yeux. Anas b. al-Naḍr, oncle d’Anas b. Mālik, rejoignit un groupe de compagnons qui avaient baissé les bras. Il leur dit : « Pourquoi restez-vous assis ? » Ils répondirent : « Le Messager de Dieu a été tué. » Il leur dit : « Que ferez-vous de la vie après lui ? Levez-vous et mourez pour ce pour quoi le Messager de Dieu est mort. » Puis il se dirigea vers l’ennemi et rencontra Sa‘d b. Mu‘ādh. Il dit : « Ô Sa‘d, par Dieu, je sens le parfum du Paradis venant du côté d’Uḥud. » Il combattit jusqu’à être tué – que Dieu l’agrée – et l’on trouva sur lui soixante-dix blessures. Ce jour-là, ‘Abd al-Raḥmān b. ‘Awf reçut une vingtaine de blessures, dont certaines à la jambe, ce qui le fit boiter. Le premier à reconnaître le Messager de Dieu ﷺ ce jour-là, après la charge, fut Ka‘b b. Mālik le poète, des Banū Salama. Il cria de toute sa voix : « Ô communauté musulmane, réjouissez-vous ! Voici le Messager de Dieu ﷺ ! » Le Messager de Dieu ﷺ lui fit signe de se taire. Lorsqu’ils le reconnurent, ils se rassemblèrent autour de lui et se levèrent avec lui vers le ravin, parmi eux : Abū Bakr, ‘Umar, ‘Alī, Ṭalḥa, al-Zubayr, al-Ḥārith b. al-Ṣimma al-Anṣārī et d’autres. Alors que le Messager de Dieu ﷺ s’appuyait dans le ravin, Ubayy b. Khalaf al-Jumaḥī le rattrapa. Le Messager de Dieu ﷺ prit la lance des mains d’al-Ḥārith b. al-Ṣimma et le frappa au cou. Ubayy s’enfuit vaincu, et les polythéistes lui dirent : « Par Dieu, tu n’as rien ! » Il répondit : « Par Dieu, s’il avait craché sur moi, il m’aurait tué. » En effet, il avait menacé de tuer le Messager de Dieu ﷺ à La Mecque, et le Messager de Dieu ﷺ lui avait dit : « C’est moi qui te tuerai. » L’ennemi de Dieu mourut à Sarif, sur le chemin du retour vers La Mecque. On remplit son bouclier d’eau du Mahrās 14 et on l’apporta au Prophète ﷺ ; il en sentit l’odeur, la trouva désagréable, s’en lava le visage, puis se dirigea vers un rocher de la montagne pour y monter. Il était corpulent 15 et portait deux cottes de mailles superposées. Ṭalḥa b. ‘Ubayd Allāh s’assit, et le Messager de Dieu ﷺ monta sur son dos ; puis Ṭalḥa se leva avec lui jusqu’à ce que le Messager de Dieu ﷺ fût bien installé. L’heure de la prière arriva ; il pria assis, et les musulmans derrière lui assis. Certains musulmans s’enfuirent, certains allant jusqu’à al-Jul‘ub 16 au-delà d’al-A‘waṣ 17. Parmi eux : ‘Uthmān b. ‘Affān et ‘Uthmān b. ‘Ubayd al-Anṣārī – que Dieu leur pardonne. Le Coran révéla le pardon dans la parole de Dieu : « Ceux d’entre vous qui ont tourné le dos le jour où les deux troupes se rencontrèrent, c’est seulement le Diable qui les a fait glisser à cause de quelques fautes qu’ils avaient commises. Et Dieu leur a pardonné » jusqu’à la fin du verset.

Al-Ḥusayl ibn Jābir, qui est al-Yamān, père de Ḥudhayfa, et Thābit ibn Waqsh, deux vieillards éminents et vertueux, s'étaient mis dans les forteresses avec les femmes, les enfants et les vieillards. L'un dit à l'autre : « Il ne reste de nos vies que le temps d'abreuver un âne 18. Si nous prenions nos épées et rejoignions le Messager d'Allah ﷺ, peut-être qu'Allah Très-Haut nous accorderait le martyre. » Ils firent cela et entrèrent dans les rangs des musulmans. Quant à Thābit ibn Waqsh, les polythéistes le tuèrent. Quant à al-Ḥusayl, les musulmans le prirent pour un polythéiste et le tuèrent par erreur. On dit que celui qui le tua fut 'Utba ibn Mas'ūd, frère de 'Abd Allāh ibn Mas'ūd. Ḥudhayfa fit don de son prix du sang aux musulmans. Mukhayrīq, l'un des Banū Tha'laba ibn al-Fityawn parmi les juifs, appela les juifs à soutenir le Messager d'Allah ﷺ et leur dit : « Par Allah, vous savez bien que soutenir Muḥammad est pour vous un devoir obligatoire. » Ils lui dirent : « Aujourd'hui est le sabbat. » Il dit : « Il n'y a pas de sabbat pour vous. » Il prit ses armes, rejoignit le Messager d'Allah ﷺ, combattit avec lui jusqu'à être tué, et légua que ses biens reviennent au Messager d'Allah ﷺ pour qu'il en fasse ce qu'il veut. On dit qu'une partie des aumônes légales du Messager d'Allah ﷺ à Médine provient des biens de Mukhayrīq. Al-Ḥārith ibn Suwayd ibn al-Ṣāmit était un hypocrite. Il sortit le jour de 'Uhud avec les musulmans. Lorsque les musulmans se rencontrèrent, il attaqua al-Mujadhdhir ibn Dhiyād al-Balawī et Qays ibn Zayd, l'un des Banū Ḍubay'a, les tua, puis s'enfuit vers les mécréants. Al-Mujadhdhir, à l'époque préislamique, avait tué Suwayd, le père d'al-Ḥārith mentionné, dans certaines guerres entre les Aws et les Khazraj. Al-Ḥārith ibn Suwayd rejoignit La Mecque et y resta. Ensuite, Allah lui accorda le repentir 19, et il retourna vers son peuple. La nouvelle lui parvint du ciel 20 ; le Messager d'Allah ﷺ se leva et se rendit à Qubā' à un moment où il n'avait pas l'habitude de venir chez eux. Les Anṣār de Qubā' sortirent à sa rencontre, parmi eux al-Ḥārith ibn Suwayd, vêtu d'un habit teint au wars 21. Le Messager d'Allah ﷺ ordonna à 'Uwaym ibn Sā'ida de trancher la nuque d'al-Ḥārith ibn Suwayd. Al-Ḥārith dit : « Pourquoi, ô Messager d'Allah ? » Il dit : « Pour avoir tué al-Mujadhdhir ibn Dhiyād le jour de 'Uhud par traîtrise. » Al-Ḥārith ne lui répondit mot. 'Uwaym lui trancha la nuque, et le Messager d'Allah ﷺ repartit sans s'asseoir. On rapporte qu'il dit : « Ô Messager d'Allah, par Allah, je ne l'ai pas tué par doute en ma religion, mais lorsque je l'ai vu, je n'ai pas pu me maîtriser, me rappelant qu'il avait tué mon père. » Puis il tendit le cou et fut tué. 'Amr ibn Thābit ibn Waqsh, des Banū 'Abd al-Ashhal, connu sous le nom d'al-Uṣayrim, refusait l'islam. Le jour de 'Uhud, Allah Très-Haut jeta l'islam dans son cœur, pour le bonheur qu'Il voulait pour lui. Il embrassa l'islam, prit son épée et rejoignit le Prophète ﷺ. Il combattit et fut couvert de blessures, sans que personne ne sache son état. Lorsque la bataille se dissipa, les Banū 'Abd al-Ashhal parcoururent les tués à la recherche de leurs morts. Ils le trouvèrent avec un souffle de vie. Les uns dirent aux autres : « Par Allah, c'est al-Uṣayrim. » Il leur répondit : « Je l'avais laissé tout à l'heure, et il réprouvait cette affaire. » Puis ils lui demandèrent : « Ô 'Amr, qu'est-ce qui t'a amené ? L'ardeur pour ton peuple ou le désir de l'islam ? » Il dit : « Plutôt le désir de l'islam. J'ai cru en Allah et en Son Messager, puis j'ai combattu avec le Messager d'Allah ﷺ jusqu'à ce que m'atteigne ce que vous voyez. » Il mourut sur-le-champ. On mentionna son cas au Messager d'Allah ﷺ, qui dit : « Il est parmi les gens du Paradis. » On dit qu'Abū Hurayra, lorsqu'on lui rapportait son histoire, disait : « Il n'a jamais prié pour Allah. » Parmi les Banū Ẓafar, il y avait un homme venu 22 dont on ne savait d'où il était, appelé Quzmān. Il fit preuve d'une grande bravoure le jour de 'Uhud, tua sept des notables polythéistes et fut blessé. On informa le Messager d'Allah ﷺ de son cas, et il dit : « Il est parmi les gens du Feu. » On dit à Quzmān : « Réjouis-toi du Paradis. » Il dit : « De quoi me réjouirais-je ? Par Allah, je n'ai combattu que pour la gloire de mon peuple. » Puis, lorsque la douleur devint intense, il sortit une flèche de son carquois, en coupa certaines de ses veines, et son sang coula jusqu'à ce qu'il meure. On mutila les cadavres des musulmans. Les gens transportèrent leurs morts après le départ des Quraysh. Le Messager d'Allah ﷺ ordonna qu'ils soient enterrés dans leurs tombes, qu'ils ne soient pas lavés, et qu'ils soient enterrés avec leur sang et leurs vêtements. Parmi ceux qui furent martyrisés le jour de 'Uhud parmi les musulmans 23 : Ḥamza, oncle du Messager d'Allah ﷺ, tué par Waḥshī, esclave des Banū Nawfal ibn 'Abd Manāf, affranchi pour cela. Il le frappa avec une javeline qui atteignit son nombril. Ensuite, Waḥshī embrassa l'islam et tua avec cette même javeline Musaylima le menteur le jour d'al-Yamāma. 'Abd Allāh ibn Jaḥsh, allié des Umayya. On dit qu'il fut enterré avec Ḥamza dans une seule tombe, car le Prophète ﷺ leur ordonna de creuser profondément, d'enterrer deux ou trois hommes dans une seule tombe, et de faire précéder celui qui avait le plus de Coran. Sa'd ibn Abī Waqqāṣ a dit : « Je me suis assis avec 'Abd Allāh ibn Jaḥsh le matin du jour de 'Uhud, formulant des souhaits. Je dis : 'Ô Allah, fais-moi rencontrer parmi les polythéistes un homme d'une grande mécréance, d'une grande fureur 24, qui me combatte et que je tue, puis je prendrai son butin.' 'Abd Allāh ibn Jaḥsh dit : 'Ô Allah, fais-moi rencontrer parmi les polythéistes un homme d'une grande mécréance, d'une grande fureur, que je combatte et qui me tue, puis me dépouille, puis me coupe le nez et les oreilles. Lorsque je Te rencontrerai, Tu diras : « Ô 'Abd Allāh ibn Jaḥsh, pourquoi as-tu été mutilé ? » Je dirai : « Pour Toi, ô mon Seigneur. » ' Sa'd dit : 'Par Allah, je l'ai vu à la fin de ce jour, tué, et son nez et ses oreilles étaient dans un seul fil, dans la main d'un des polythéistes.' Sa'd disait : 'Abd Allāh ibn Jaḥsh était meilleur que moi.' Muṣ'ab ibn 'Umayr, tué par Ibn Qumaytha al-Laythī. 'Uthmān ibn 'Uthmān, qui est Shammās ibn 'Uthmān al-Makhzūmī. Parmi les Anṣār, puis les Aws, puis les Banū 'Abd al-Ashhal : 'Amr ibn Mu'ādh ibn al-Nu'mān, frère de Sa'd ibn Mu'ādh. Al-Ḥārith ibn Anas ibn Rāfi'. 'Umāra ibn Ziyād ibn al-Sakan. Salama et 'Amr, fils de Thābit ibn Waqsh. Leur père : Thābit ibn Waqsh. Leur frère : Rifā'a ibn Waqsh. Ṣayfī ibn Qayẓī. Ḥubāb 25 ibn Qayẓī. 'Ubād ibn Sahl. Al-Ḥārith ibn Aws ibn Mu'ādh, neveu de Sa'd ibn Mu'ādh. Al-Yamān, qui est al-Ḥusayl ibn Jābir, père de Ḥudhayfa, leur allié. Parmi les gens de Rātij 26 des Banū 'Abd al-Ashhal également : Iyās ibn Aws ibn 'Atīk ibn 'Amr 27 ibn al-A'lam ibn Za'warā ibn Jusham 28. 'Ubayd ibn al-Tayhān. Ḥabīb ibn Zayd ibn Taym 29. Parmi les Banū Ẓafar : Yazīd, ou Zayd 30, ibn Ḥāṭib 31 ibn Umayya ibn Rāfi'. Parmi les Banū 'Amr ibn 'Awf, puis les Banū Ḍubay'a ibn Zayd : Abū Sufyān ibn al-Ḥārith ibn Qays ibn Zayd 32. Ḥanẓala al-Ghasīl ibn Abī 'Āmir ibn Ṣayfī ibn al-Nu'mān ibn Mālik 33. Parmi les Banū 'Ubayd ibn Zayd : Unays ibn Qatāda. Parmi les Banū Tha'laba ibn 'Amr ibn 'Awf : Abū Ḥabba ibn 'Amr ibn Thābit, frère de Sa'd ibn Khaythama par sa mère. 'Abd Allāh ibn Jubayr ibn al-Nu'mān, commandant des archers. Parmi les Banū al-Silm ibn Imri' al-Qays ibn Mālik ibn al-Aws : Khaythama, père de Sa'd ibn Khaythama. Parmi leurs alliés des Banū al-'Ajlān : 'Abd Allāh ibn Salama. Parmi les Banū Mu'āwiya ibn Mālik : Subay' ibn Ḥāṭib ibn al-Ḥārith ibn Qays ibn Hayasha. Parmi les Banū Khaṭma : 'Umayr ibn 'Adī. Il n'y avait ce jour-là parmi les Banū Khaṭma d'autre musulman que lui 34. Parmi les Banū al-Najjār, puis les Banū Suwād 35 : 'Amr ibn Qays. Son fils : Qays ibn 'Amr ibn Qays ibn Zayd ibn Suwād. Thābit ibn 'Amr ibn Zayd. 'Āmir ibn Mukhallad. Parmi les Banū Mabdhdhūl [ibn Mālik ibn al-Najjār] 36 : Abū Hubayra ibn al-Ḥārith ibn 'Alqama ibn 'Amr ibn Thaqaf ibn Mālik ibn Mabdhdhūl. 'Amr ibn Muṭarrif. [Parmi les Banū 'Amr ibn Mālik ibn al-Najjār] : Aws ibn Thābit ibn al-Mundhir, frère de Ḥassān ibn Thābit 37. [Parmi les Banū 'Adī ibn al-Najjār] : Anas ibn al-Naḍr ibn Ḍamḍam ibn Zayd ibn Ḥarām ibn Jundab ibn 'Āmir ibn Ghanm ibn 'Adī ibn al-Najjār 38. Qays ibn Mukhallad, des Banū Māzin ibn al-Najjār. Kaysān, leur esclave. Parmi les Banū al-Ḥārith ibn al-Khazraj : Khārija ibn Zayd ibn Abī Zuhayr. Sa'd ibn al-Rabī' ibn 'Amr ibn Abī Zuhayr, enterrés dans une seule tombe. Aws ibn Arqam ibn Zayd ibn Qays ibn al-Nu'mān ibn Mālik ibn Tha'laba ibn Ka'b, frère de Zayd ibn Arqam. Parmi les Banū al-Abjar, qui sont les Banū Khudra : Mālik ibn Sinān, père d'Abū Sa'īd al-Khudrī. Sa'īd ibn Suwayd ibn Qays ibn 'Āmir ibn 'Ubād ibn al-Abjar. 'Utba ibn Rabī' 39 ibn Rāfi' ibn Mu'āwiya ibn 'Ubayd ibn Tha'laba ibn 'Abd ibn al-Abjar. Parmi les Banū Sā'ida ibn Ka'b ibn al-Khazraj : Tha'laba ibn Sa'd ibn Mālik ibn Khālid ibn Tha'laba ibn Ḥāritha ibn 'Amr ibn al-Khazraj ibn Sā'ida. Thaqaf ibn [Furwa ibn] al-Badan 40. [Parmi les Banū Ṭarīf, clan de Sa'd ibn 'Ubāda] : 'Abd Allāh ibn 'Amr ibn Wahb ibn Tha'laba ibn Waqsh ibn Tha'laba ibn Ṭarīf. Ḍamra, leur allié de Juhayna. Parmi les Banū 'Awf ibn al-Khazraj, puis les Banū Sālim, puis les Banū Mālik ibn al-'Ajlān ibn Yazīd ibn Ghanm ibn Sālim : Nawfal ibn 'Abd Allāh. Al-'Abbās ibn 'Ubāda ibn Naḍla ibn Mālik ibn al-'Ajlān. Al-Nu'mān ibn Mālik ibn Tha'laba ibn Fahr ibn Ghanm ibn Sālim. Al-Mujadhdhir ibn Dhiyād al-Balawī, leur allié. 'Ubāda ibn al-Ḥasḥās. Ces trois : al-Nu'mān, al-Mujadhdhir et 'Ubāda furent enterrés dans une seule tombe. Parmi les Banū Salama : 'Abd Allāh ibn 'Amr ibn Ḥarām, père de Jābir ibn 'Abd Allāh. Il but du vin le matin de ce jour, puis fut tué à la fin de la journée en martyr, et cela avant que le vin ne soit interdit. 'Amr ibn al-Jamūḥ ibn Zayd ibn Ḥarām, enterrés dans une seule tombe. Ils étaient très amis. Son fils Khallād ibn 'Amr ibn al-Jamūḥ. Abū Ayman, affranchi de 'Amr ibn al-Jamūḥ. Parmi les Banū Suwād ibn Ghanm : Sulaym ibn 'Amr ibn Ḥadīda. Son affranchi 'Antara. Sahl ibn Qays ibn Abī Ka'b. Parmi les Banū Zurayq ibn 'Āmir : Dhakwān ibn 'Abd Qays. 'Ubayd ibn al-Mu'allā ibn Lawdhān. Total : soixante-cinq hommes. On a également mentionné parmi les martyrs de 'Uhud des Aws : Mālik ibn Numayla, allié des Banū Mu'āwiya ibn Mālik. Parmi les Banū Khaṭma – et Khaṭma est 'Abd Allāh ibn Jusham ibn Mālik ibn al-Aws : Al-Ḥārith ibn 'Adī ibn Kharasha ibn Umayya ibn 'Āmir ibn Khaṭma. Parmi les Khazraj, puis les Banū Suwād ibn Mālik : Mālik ibn Iyās. Parmi les Banū 'Amr ibn Mālik ibn al-Najjār : Iyās ibn 'Adī. Parmi les Banū Sālim ibn 'Awf : 'Amr ibn Iyās. Ils atteignirent soixante-dix, que la satisfaction d'Allah soit sur eux. Le Messager d'Allah ﷺ n'accomplit pas la prière funéraire sur les morts de 'Uhud lorsqu'il les enterra. Furent tués parmi les mécréants des Quraysh ce jour-là vingt-deux hommes : Parmi eux, des Banū 'Abd al-Dār : Ṭalḥa, Abū Sa'īd 41, et 'Uthmān, fils d'Abū Ṭalḥa – et Abū Ṭalḥa s'appelle 'Abd Allāh ibn 'Abd al-'Uzzā ibn 'Uthmān ibn 'Abd al-Dār. Musāfi', Jallās, al-Ḥārith, et Kilāb, fils de Ṭalḥa ibn Abī Ṭalḥa mentionné. Arṭāt ibn 'Abd Shuraḥbīl ibn Hāshim ibn 'Abd Manāf ibn 'Abd al-Dār. Son cousin : Abū Yazīd [ibn] 42 'Umayr ibn Hāshim ibn 'Abd Manāf ibn 'Abd al-Dār. Leur cousin : al-Qāsit ibn Shurayḥ ibn Hāshim ibn 'Abd Manāf ibn 'Abd al-Dār. Ṣu'āb, affranchi d'Abū Ṭalḥa. Parmi les Banū Asad ibn 'Abd al-'Uzzā : 'Abd Allāh ibn Ḥumayd ibn Zuhayr ibn al-Ḥārith ibn Asad, tué par 'Alī. Parmi les Banū Zuhra ibn Kilāb : Abū al-Ḥakam ibn al-Akhnas ibn Sharīq ibn 'Amr ibn Wahb al-Thaqafī, leur allié, tué par 'Alī. Sibā' ibn 'Abd al-'Uzzā al-Khuzā'ī, leur allié. Parmi les Banū Makhzūm : Hishām ibn Abī Umayya ibn al-Mughīra, frère d'Umm Salama, mère des croyants. Al-Walīd ibn al-'Āṣī ibn Hishām ibn al-Mughīra. Abū Umayya ibn Abī Ḥudhayfa ibn al-Mughīra. Khālid ibn al-A'lam, leur allié. Parmi les Banū Jumaḥ :

Abū ‘Uzza al-Shā‘ir 43 : le Messager d’Allah ﷺ l’avait fait prisonnier le jour de Badr, puis lui avait accordé sa grâce et l’avait libéré sans rançon, après avoir pris de lui l’engagement qu’il ne l’aiderait pas [contre les musulmans]. Il viola le pacte et fut fait prisonnier le jour de Uḥud. Le Messager d’Allah ﷺ ordonna alors qu’on lui tranche la tête en captivité 44, et lui dit : « Par Allah, tu ne te caresseras plus les joues à La Mecque en disant : “J’ai trompé Muhammad deux fois.” » Et Ubayy b. Khalaf 45 : deux hommes. Et parmi les Banū ‘Āmir b. Lu’ayy : ‘Ubayda b. Jābir. Et Shayba b. Mālik b. al-Muḍarrib : deux hommes.


  1. Uḥud : Montagne située au nord de Médine, site de la deuxième grande bataille entre les musulmans et les Qurayshites en l’an 3 de l’Hégire.
  2. Aḥābīsh : Tribus alliées de Quraysh, principalement des Banū Kināna et d’autres, qui combattaient à leurs côtés.
  3. Sabkha : Plaine saline ou marécageuse, souvent inondée.
  4. al-Shawṭ : Lieu situé entre Médine et Uḥud.
  5. Ḥarra : Terrain volcanique rocheux, typique de la région de Médine.
  6. al-Ṣamgha : Lieu près de Qanāt, où se trouvaient des cultures appartenant aux musulmans.
  7. porta deux cottes de mailles superposées : Le Prophète portait deux armures l’une sur l’autre pour se protéger davantage.
  8. avec son droit : Expression signifiant qu’il lui remit l’épée en toute propriété ou en lui conférant un droit spécial.
  9. Meurs ! Meurs ! : Cri de guerre des musulmans ce jour-là, signifiant qu’ils combattaient jusqu’à la mort.
  10. Anas b. al-Naḍr : Oncle d’Anas b. Mālik, compagnon du Prophète, tué à Uḥud.
  11. sa dent incisive inférieure droite fut brisée par une pierre : Le Prophète fut blessé au visage par un projectile, ce qui cassa sa dent.
  12. son casque fut enfoncé sur sa tête bénie : Le casque du Prophète fut brisé et enfoncé dans sa tête par un coup.
  13. jusqu’à ce qu’il repoussât les polythéistes loin du Messager de Dieu : Ṭalḥa combattit vaillamment pour protéger le Prophète.
  14. Mahrās : Endroit où l’on puisait de l’eau, probablement une citerne ou un bassin.
  15. corpulent : Le Prophète était décrit comme ayant un corps robuste.
  16. al-Jul‘ub : Lieu situé au-delà d’al-A‘waṣ, où certains fuyards s’arrêtèrent.
  17. al-A‘waṣ : Vallée ou lieu-dit près de Médine.
  18. ظمء حمار : Expression signifiant une très courte durée, comme le temps qu'un âne met à boire.
  19. حينه الله : Allah lui accorda le repentir.
  20. الخبر من السماء : La révélation divine.
  21. ثوب مورس : Vêtement teint avec du wars, une plante tinctoriale jaune.
  22. أتى : Venu, étranger.
  23. استشهد : Mourir en martyr.
  24. حرده : Sa fureur, son ardeur au combat.
  25. حباب : Nom propre, peut-être Ḥubāb ou Ḥabbāb.
  26. راتج : Nom d'un lieu ou d'une localité.
  27. عمرو : Le texte porte 'Amr, mais la généalogie peut varier.
  28. جشم : Nom propre, Jusham.
  29. تيم : Taym, nom de tribu.
  30. يزيد، أو زيد : Doute sur le nom : Yazīd ou Zayd.
  31. حاطب : Ḥāṭib, nom propre.
  32. زيد : Zayd, nom propre.
  33. مالك : Mālik, nom propre.
  34. غيره : Autre que lui.
  35. سواد : Suwād, nom de clan.
  36. مبذول : Mabdhdhūl, nom de clan.
  37. ثابت : Thābit, nom propre.
  38. النجار : al-Najjār, nom de clan.
  39. ربيع : Rabī', nom propre.
  40. البدن : al-Badan, nom propre.
  41. أبو سعيد : Abū Sa'īd, surnom.
  42. أبو يزيد [بن] : Abū Yazīd ibn, le texte a peut-être une lacune.
  43. Abū ‘Uzza al-Shā‘ir : Poète mecquois, ennemi de l’islam, capturé à Badr puis relâché par clémence, avant d’être exécuté à Uḥud pour trahison.
  44. ṣabran : Exécution en captivité, sans combat, souvent par décapitation, en punition d’une trahison ou d’un crime grave.
  45. Ubayy b. Khalaf : Polythéiste mecquois, tué par le Prophète ﷺ à Uḥud ; mentionné ici comme l’un des deux hommes (avec Abū ‘Uzza) exécutés ce jour-là.

L'expédition de Hamrâ' al-Asad [1]

Expédition de Hamrâ' al-Asad 1 La bataille de Uhud eut lieu le samedi, à la mi-chawwâl de la troisième année de l'Hégire. Le lendemain, dimanche, seize nuits s'étant écoulées de chawwâl 2, le crieur public du Messager d'Allah ﷺ annonça la poursuite de l'ennemi. Le Messager d'Allah ﷺ avait stipulé que nul ne sortirait avec lui sauf ceux qui avaient participé au combat le jour de Uhud. Jâbir ibn 'Abd Allah lui demanda la permission de l'accompagner, et il la lui accorda. Les musulmans sortirent donc, malgré la fatigue et les blessures qu'ils portaient. Le Messager d'Allah ﷺ sortit, intimidant l'ennemi et faisant preuve de fermeté. Il atteignit Hamrâ' al-Asad, située à huit milles de Médine, et y séjourna le lundi, mardi et mercredi, puis retourna à Médine. Ma'bad ibn Abî Ma'bad al-Khuzâ'î croisa le Messager d'Allah ﷺ, puis le dépassa 3. Il rencontra Abû Sufyân et les mécréants de Quraysh à al-Rawhâ' et les informa de la sortie du Messager d'Allah ﷺ à leur poursuite. Cela brisa les reins de Quraysh, qui avaient envisagé de retourner à Médine ; leur projet fut anéanti par cette sortie, et ils poursuivirent leur route vers La Mecque. Lors de cette expédition, le Messager d'Allah ﷺ captura Mu'âwiya ibn al-Mughîra ibn al-'Âs ibn Umayya, et ordonna qu'on lui tranchât la tête en captivité. Il est le père de 'Â'isha, mère de 'Abd al-Malik ibn Marwân.


  1. Ḥamrā' al-Asad : Localité située à environ 8 milles (13 km) au sud-ouest de Médine, sur la route de La Mecque.
  2. sittata 'ashrata laylatan khalat min Shawwāl : Expression signifiant 'seize nuits s'étant écoulées de chawwâl', soit le 17 chawwâl selon le comput lunaire.
  3. ṭawāhu : Verbe signifiant 'le dépassa' ou 'le laissa derrière lui'.

Il envoya les martyrs de Rajî‘ [1]

L'expédition d'al-Rajī‘ 1 Au milieu du mois de Safar, à la fin de la troisième année complète de l'Hégire, une délégation des ‘Aḍl et des Qāra — qui sont les Banū al-Hawn ibn Khuzayma ibn Mudrika, frère des Banū Asad ibn Khuzayma — arriva auprès du Messager d'Allah ﷺ. Ils lui firent part de leur embrassement de l'Islam et exprimèrent le souhait qu'il envoie avec eux quelques musulmans pour les instruire dans la religion. Le Messager d'Allah ﷺ envoya donc avec eux six hommes parmi ses Compagnons 2 : Muth‘id ibn Abī Muth‘id al-Ghanawī, Khālid ibn al-Bakīr al-Laythī, ‘Āṣim ibn Thābit ibn Abī al-Aqlah — l'un des Banū ‘Amr ibn ‘Awf ibn al-Aws —, Khubayb ibn ‘Adī — l'un des Banū Jaḥjabā ibn Kalafa ibn ‘Amr ibn ‘Awf —, Zayd ibn al-Dathina — l'un des Banū Bayāḍa ibn ‘Āmir —, et ‘Abd Allāh ibn Ṭāriq, allié des Banū Ẓafar. Le Messager d'Allah ﷺ donna le commandement à Muth‘id ibn Abī Muth‘id 3, et ils partirent avec les gens. Lorsqu'ils arrivèrent à al-Rajī‘ 4, une source des Hudhayl dans la région du Ḥijāz, à al-Had’a, ces derniers les trahirent et appelèrent les Hudhayl à leur secours. Les hommes, alors qu'ils étaient dans leurs campements, ne virent rien d'autre que des gens armés d'épées qui les encerclaient. Les musulmans saisirent leurs épées pour les combattre, mais ils leur promirent la sécurité et leur firent savoir qu'ils n'avaient pas l'intention de les tuer, mais seulement de les utiliser pour obtenir une rançon des habitants de La Mecque. Quant à Muth‘id, Khālid ibn al-Bakīr et ‘Āṣim ibn Thābit, ils refusèrent et dirent : « Par Allah, nous n'accepterons jamais un pacte d'un associateur. » Ils les combattirent donc jusqu'à ce qu'ils fussent tués. ‘Āṣim, dont le surnom était Abū Sulaymān, avait tué le jour de Uḥud deux jeunes gens des Banū ‘Abd al-Dār, les deux fils de Sulāfa bint Sa‘d. Celle-ci avait fait le vœu, lorsque son fils fut frappé 5, de boire du vin dans le crâne 6 de ‘Āṣim. Les Banū Hudhayl voulurent donc prendre sa tête pour la vendre à Sulāfa bint Sa‘d ibn Shuhayd. Mais Allah envoya des abeilles 7 qui la protégèrent. Les Hudhayl dirent : « Quand la nuit viendra, les abeilles partiront. » Alors Allah envoya une crue dont ils ne connurent pas la cause, qui emporta la tête avant qu'ils ne puissent la couper, et ils ne purent l'atteindre. ‘Āṣim avait fait le vœu de ne jamais toucher un associateur, et Allah exauça son vœu après sa mort — qu'Allah l'agrée. Quant à Zayd al-Dathina, Khubayb ibn ‘Adī et ‘Abd Allāh ibn Ṭāriq, ils se rendirent 8 et furent faits prisonniers. On les emmena à La Mecque. Lorsqu'ils arrivèrent à Marr al-Ẓahrān, ‘Abd Allāh ibn Ṭāriq dégagea sa main des liens, prit son épée et s'écarta des gens. Ceux-ci le lapidèrent jusqu'à ce qu'il meure — qu'Allah l'agrée. Sa tombe se trouve à Marr al-Ẓahrān. Ils emmenèrent Khubayb ibn ‘Adī et Zayd ibn al-Dathina et les vendirent à La Mecque, où ils furent crucifiés.


  1. al-Rajī‘ : Nom d'une source d'eau appartenant à la tribu des Hudhayl, située dans la région du Hijaz, à al-Had'a.
  2. Compagnons : Terme désignant les musulmans ayant vécu à l'époque du Prophète Muhammad et l'ayant rencontré en croyant en lui.
  3. Muth‘id ibn Abī Muth‘id : Compagnon du Prophète, tué lors de cette expédition.
  4. al-Rajī‘ : Voir note [1].
  5. lorsque son fils fut frappé : Référence à la mort de ses fils lors de la bataille de Uhud.
  6. dans le crâne : Littéralement 'dans une coupe faite du crâne' ; pratique de vengeance consistant à boire dans le crâne de l'ennemi.
  7. abeilles : Pluriel de 'dabr' en arabe, désignant des abeilles ou des guêpes.
  8. se rendirent : Littéralement 'donnèrent leurs mains' ; expression signifiant qu'ils se sont rendus sans combattre.

L'expédition de Bi'r Ma'ûna [1]

Khubayb à al-Tan‘im, que Dieu les agrée ; c’est lui qui dit, lorsqu’on l’approcha pour le crucifier 1 : « Je ne me soucie pas, quand je suis tué en musulman, De quel côté, pour Dieu, est ma couche. Cela est pour la cause de Dieu, et s’Il veut, Il bénit les membres d’un corps déchiqueté. » C’est lui qui le premier institua les deux rak‘a 2 au moment du combat. Zayd ibn al-Dathina acheta Safwan ibn Umayya, puis le tua en vengeance de son père, que Dieu agrée Zayd. Abou Sufyan dit à Khubayb ou à Zayd : « Souhaiterais-tu que Muhammad soit à ta place, qu’on lui tranche la tête, et que tu sois dans ta famille ? » Il répondit : « Par Dieu, je ne souhaite pas être dans ma famille et que Muhammad soit à sa place, qu’une épine le blesse. » Expédition de Bi’r Ma‘una 3 Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, resta à Médine le reste de Shawwal, Dhu al-Qa‘da, Dhu al-Hijja, Muharram, puis envoya les compagnons de Bi’r Ma‘una en Safar, à la fin de la troisième année de l’Hégire, quatre mois après Uhud. La cause en fut qu’Abou Bara’ ‘Amir ibn Malik ibn Ja‘far ibn Kilab ibn Rabi‘a ibn ‘Amir ibn Sa‘sa‘a, surnommé Mulâ‘ib al-Asinna 4, vint en délégation auprès du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue. Le Messager de Dieu l’invita à l’islam, mais il n’embrassa pas l’islam et ne s’éloigna pas ; il dit : « Ô Muhammad, si tu envoyais des hommes de tes compagnons aux gens du Najd pour les inviter à ta cause, j’espérerais qu’ils te répondent. » Le Prophète dit : « Je crains pour eux les gens du Najd. » Abou Bara’ dit : « Je suis leur protecteur. » Le Messager de Dieu envoya donc al-Mundhir ibn ‘Amr, un des Banu Sa‘ida, surnommé al-Mu‘anniq li-Yamut 5, avec quarante hommes musulmans – on a dit soixante-dix des meilleurs musulmans, parmi lesquels al-Harith ibn al-Simma, Haram ibn Milhan frère d’Oum Soulaym et oncle d’Anas ibn Malik, ‘Urwa ibn Asma’ ibn al-Salt al-Sulami, Nafi‘ ibn Badil ibn Warqa’ al-Khuza‘i, ‘Amir ibn Fuhayra affranchi d’Abou Bakr al-Siddiq, et d’autres. Ils partirent et descendirent à Bi’r Ma‘una, située entre le territoire des Banu ‘Amir et la Harra 6 des Banu Sulaym. De là, ils envoyèrent Haram ibn Milhan avec la lettre du Messager de Dieu à l’ennemi de Dieu et de Son Messager, ‘Amir ibn al-Tufayl. Lorsqu’il arriva, celui-ci ne regarda pas sa lettre, puis se jeta sur lui et le tua. Ensuite, il appela les Banu ‘Amir à combattre les autres, mais ils refusèrent de lui répondre parce qu’Abou Bara’ leur avait accordé protection. Il appela alors à l’aide contre eux les Banu Sulaym, et des groupes de ‘Usayya, Ri‘l et Dhakwan – des tribus des Banu Sulaym – se levèrent avec lui. Ils les encerclèrent, ils combattirent et furent tous tués, que Dieu les agrée, sauf Ka‘b ibn Zayd, frère des Banu Dinar ibn al-Najjar, qui fut laissé parmi les morts avec un souffle de vie, et fut retiré 7 des morts ; il vécut jusqu’à être tué le jour du Khandaq 8, que Dieu l’agrée. ‘Amr ibn Umayya était dans le serh 9 des musulmans, avec lui al-Mundhir ibn Muhammad ibn ‘Uqba ibn Ahyaha ibn al-Jallah. Il vit les oiseaux tournoyer au-dessus du camp ; ils se dirigèrent vers l’endroit de leurs compagnons, et voilà que les oiseaux tournoyaient au-dessus des morts, et les chevaux qui les avaient frappés n’avaient pas encore bougé. Al-Mundhir ibn Muhammad dit à ‘Amr ibn Umayya : « Que penses-tu ? » Il dit : « Je pense que nous devrions rejoindre le Messager de Dieu et l’informer de la nouvelle. » L’Ansari 10 dit : « Je ne voudrais pas m’épargner d’un lieu où al-Mundhir ibn ‘Amr a été tué. » Il combattit jusqu’à être tué, et ‘Amr ibn Umayya fut fait prisonnier. Lorsqu’il leur apprit qu’il était de Mudar, ‘Amir ibn al-Tufayl lui rasa le toupet et le libéra en raison d’une dette que sa mère avait envers lui. Cela eut lieu vingt jours avant la fin de Safar, en même temps qu’al-Raji‘ 11 dans le même mois. ‘Amr ibn Umayya revint ; lorsqu’il fut à al-Qarqara, à la source de Qana, deux hommes des Banu Kilab – on a dit des Banu Sulaym – arrivèrent et descendirent avec ‘Amr ibn Umayya à l’ombre où il se trouvait. Ils avaient avec eux un pacte du Messager de Dieu, que ‘Amr ignorait. Il leur demanda : « Qui êtes-vous ? » Ils lui donnèrent leur filiation. Il les laissa jusqu’à ce qu’ils s’endorment, puis se jeta sur eux et les tua, pensant avoir vengé les meurtriers de ses compagnons. Lorsqu’il arriva auprès du Messager de Dieu, il l’informa de cela. Le Messager de Dieu lui dit : « Tu as tué deux hommes pour lesquels je dois payer le prix du sang. » Ce fut la cause de l’expédition des Banu al-Nadir.


  1. ṣalaba : Crucifier ; mise à mort par crucifixion, pratique courante dans l'Arabie préislamique.
  2. rak‘a : Unité de prière islamique, incluant inclinaison et prosternation.
  3. Bi’r Ma‘ūna : Puits situé entre les territoires des Banu ‘Amir et des Banu Sulaym, lieu d'une expédition musulmane en 4 AH.
  4. Mulā‘ib al-Asinna : Surnom d'Abou Bara' signifiant 'celui qui joue avec les lances', guerrier célèbre.
  5. al-Mu‘anniq li-Yamūt : Surnom d'al-Mundhir ibn 'Amr signifiant 'celui qui se précipite vers la mort'.
  6. Ḥarra : Terrain volcanique rocheux, typique de la région de Médine.
  7. irtithāth : Action de retirer un blessé du champ de bataille, le croyant mort.
  8. al-Khandaq : Bataille du Fossé, en 5 AH, où les musulmans creusèrent une tranchée pour défendre Médine.
  9. sarḥ : Troupe de cavaliers ou de guerriers en mission de reconnaissance ou de garde.
  10. Anṣārī : Habitant de Médine ayant soutenu le Prophète après l'Hégire ; ici, al-Mundhir ibn Muhammad.
  11. al-Rajī‘ : Lieu où une autre expédition musulmane fut attaquée, près de La Mecque, en 4 AH.

L'expédition contre les Banû al-Nadîr [1]

Expédition des Banû al-Nadîr 1 Le Messager d'Allah ﷺ se rendit en personne chez les Banû al-Nadîr, leur demandant de l'aide pour le prix du sang des deux tués par 'Amr ibn Umayya. Lorsqu'il leur exposa la chose, ils dirent : « Oui. » Le Messager d'Allah ﷺ s'assit alors avec Abû Bakr, 'Umar, 'Alî et un groupe de ses Compagnons contre un mur de leurs murailles. Les Banû al-Nadîr se réunirent et dirent : « Qui montera sur le toit de la maison pour jeter une pierre sur Muhammad, le tuer et nous débarrasser de lui ? » 'Amr ibn Jihâsh ibn Ka'b se porta volontaire pour cela. Allah Très-Haut révéla cela à Son Messager ﷺ, qui se leva sans en informer aucun de ses Compagnons présents. Lorsque ses Compagnons s'aperçurent de son absence 2, ils se levèrent et retournèrent à Médine. Ils vinrent trouver le Messager d'Allah ﷺ, qui les informa de ce qu'Allah lui avait révélé des intentions des Juifs, et ordonna à ses Compagnons de se préparer à leur combat. Il nomma Ibn Umm Maktûm gouverneur de Médine. Il se dirigea vers les Banû al-Nadîr au début de la quatrième année de l'Hégire et les assiégea pendant six nuits. C'est alors que fut révélée l'interdiction du vin 3. Ils se retranchèrent dans leurs forteresses. Le Messager d'Allah ﷺ ordonna alors de couper et de brûler les palmiers. 'Abd Allâh ibn Ubayy ibn Salûl et les hypocrites qui étaient avec lui firent parvenir aux Banû al-Nadîr : « Nous sommes avec vous ; si vous êtes combattus, nous combattrons avec vous ; et si vous êtes expulsés... »


  1. Ghazwat Banî al-Nadîr : Expédition militaire menée par le Prophète Muhammad contre la tribu juive des Banû al-Nadîr, en l'an 4 de l'Hégire.
  2. istalbatathu : Ils s'aperçurent de son absence et le cherchèrent.
  3. tahrîm al-khamr : Interdiction du vin, révélée progressivement, dont l'interdiction totale est traditionnellement associée à cet événement.

L'expédition de Dhât ar-Riqâ‘ [1]

Nous sortîmes avec eux, et ils en furent dupes. Puis, quand la vérité se manifesta, ils les abandonnèrent et les livrèrent. Ils demandèrent alors à l'Envoyé d'Allah 1 de les exiler et d'épargner leur sang, à condition qu'ils emportent ce que les chameaux pouvaient porter de leurs biens, excepté les armes. Ils partirent donc avec cela vers Khaybar, et certains d'entre eux allèrent en Syrie. Parmi ceux qui partirent avec eux vers Khaybar se trouvaient leurs notables : Huyayy ibn Akhtab, Sallam ibn Abi al-Huqayq, et Kinana ibn al-Rabi' ibn Abi al-Huqayq. Ils dominèrent Khaybar. L'Envoyé d'Allah 1 partagea les biens des Banu al-Nadir exclusivement entre les premiers émigrés 2, sauf qu'il en donna à Abu Dujana Simak ibn Kharasha et à Sahl ibn Hunayf, qui étaient pauvres. Seuls deux hommes des Banu al-Nadir embrassèrent l'islam : Yamin ibn Umayr ibn Ka'b ibn Amr ibn Jihash et Abu Sa'd ibn Wahb. Ils embrassèrent l'islam et préservèrent leurs biens. On rapporte que Yamin ibn Umayr offrit une récompense à celui qui tuerait son cousin Amr ibn Jihash, en raison de ce qu'il avait tenté contre l'Envoyé d'Allah 1. C'est à propos de l'histoire des Banu al-Nadir que fut révélée la sourate al-Hashr 3. Expédition de Dhat al-Riqa' 4 Ensuite, l'Envoyé d'Allah 1 resta à Médine après l'affaire des Banu al-Nadir pendant le mois de Rabi' al-Thani et une partie de Jumada al-Ula, au début de la quatrième année après l'Hégire 5. Puis il partit en expédition vers le Najd, visant les Banu Muharib et les Banu Tha'laba ibn Sa'd ibn Ghatafan. Il laissa à Médine Abu Dharr al-Ghifari, ou 'Uthman ibn 'Affan, et se mit en route jusqu'à ce qu'il campe à Nakhl 6. Cette expédition fut appelée Dhat al-Riqa' 4 parce que leurs pieds étaient crevassés 7 et qu'ils enveloppaient leurs pieds de chiffons ; c'est pourquoi elle fut nommée Dhat al-Riqa'. À Nakhl 6, il rencontra une troupe de Ghatafan, et ils se firent face, mais il n'y eut pas de combat. Ce jour-là, l'Envoyé d'Allah 1 accomplit la prière de la crainte 8. Lors de leur retour de cette expédition, la chamelle de Jabir ralentit ; il la piqua 9, et elle partit en avant des montures. Il l'acheta à lui 9, puis la lui rendit et lui donna le prix ainsi qu'un qirat 10 supplémentaire. Jabir la garda comme bénédiction jusqu'à ce que les gens de Syrie la prennent parmi les biens qu'ils pillèrent à Médine le jour de la Harra 11. Dans cette expédition également, un homme des Banu Muharib ibn Khafafa, nommé Ghawrath ibn al-Harith, vint, prit l'épée de l'Envoyé d'Allah 1, la dégaina et dit : « Ô Muhammad, qui te protégera de moi ? » Il répondit : « Allah. » Ghawrath remit l'épée à sa place. À ce sujet fut révélé : « Ô vous qui avez cru ! Rappelez-vous le bienfait d'Allah sur vous, quand un peuple voulut porter la main sur vous, et qu'Il retint leurs mains de vous » 12. Dans cette expédition également, un homme des associateurs 13 visa un homme des Ansar 14 qui était une sentinelle 15 pour l'Envoyé d'Allah 1, et le blessa alors qu'il récitait une sourate du Coran. Il continua sa récitation sans l'interrompre malgré ce qui l'avait atteint.


  1. Rasul Allah : L'Envoyé d'Allah, titre donné au prophète Muhammad.
  2. Muhajirun : Les émigrés de La Mecque à Médine.
  3. Sourate al-Hashr : La sourate 59 du Coran, intitulée 'L'Exode'.
  4. Dhat al-Riqa' : Expédition militaire du Prophète, nommée ainsi car les pieds des combattants étaient enveloppés de chiffons (riqa').
  5. Hégire : L'émigration du Prophète de La Mecque à Médine, début du calendrier musulman.
  6. Nakhl : Localité située entre La Mecque et Médine.
  7. Naqabat : Crevasses ou ampoules aux pieds.
  8. Salat al-Khawf : La prière de la crainte, une forme abrégée de prière en temps de guerre.
  9. Nakhasa : Piquer ou stimuler un animal pour le faire avancer.
  10. Qirat : Unité de poids ou de monnaie, équivalent à une fraction de dirham.
  11. Yawm al-Harra : Bataille de la Harra (683 ap. J.-C.) où Médine fut pillée par les troupes omeyyades.
  12. Coran 5:11 : Verset coranique évoquant la protection divine.
  13. Mushrikun : Associateurs, polythéistes qui associent d'autres divinités à Allah.
  14. Ansar : Les 'auxiliaires' de Médine qui accueillirent le Prophète et les émigrés.
  15. Rabi'a : Sentinelle ou éclaireur posté en observation.

La troisième expédition de Badr [1]

Troisième expédition de Badr 1 Le jour de Uhud, Abû Sufyân avait lancé : « Notre rendez-vous et le vôtre est à Badr l’an prochain. » L’Envoyé de Dieu ﷺ ordonna à certains de ses Compagnons de lui répondre par l’affirmative. De retour de Dhât ar-Riqâ‘ 2, l’Envoyé de Dieu ﷺ séjourna à Médine le reste de Jumâdâ al-ûlâ, Jumâdâ al-âkhira et Rajab. Puis il partit en Sha‘bân de la quatrième année pour le rendez-vous mentionné. Il nomma gouverneur de Médine [‘Abd Allâh ibn] 3 ‘Abd Allâh ibn Ubayy ibn Salûl, et descendit à Badr où il demeura huit nuits. Abû Sufyân sortit avec les gens de La Mecque et campa à Majanna 4 du côté d’adh-Dhahrân ; on dit même qu’il atteignit ‘Usfân. Puis il décida de rebrousser chemin, prétextant que l’année était une année de sécheresse. Expédition de Dûmat al-Jandal 5 L’Envoyé de Dieu ﷺ retourna à Médine et y demeura jusqu’à la fin de Dhû l-Hijja de la quatrième année de l’Hégire. Puis il partit en expédition vers


  1. Ghazwat Badr ath-thâlitha : Troisième expédition de Badr, également appelée Badr al-Maw‘id (Badr du rendez-vous), car elle faisait suite au défi lancé par Abû Sufyân après Uhud.
  2. Dhât ar-Riqâ‘ : Expédition de Dhât ar-Riqâ‘, qui eut lieu en l’an 4 de l’Hégire, dans la région de Najd, contre les tribus de Ghatafân.
  3. ‘Abd Allâh ibn ‘Abd Allâh ibn Ubayy ibn Salûl : Fils du chef des hypocrites ‘Abd Allâh ibn Ubayy, mais lui-même était un compagnon sincère du Prophète.
  4. Majanna : Localité située près de La Mecque, dans la direction de ‘Usfân, sur la route du Yémen.
  5. Dûmat al-Jandal : Oasis située à la frontière entre le Hedjaz, la Syrie et l’Irak, à environ 500 km au nord de Médine.

L'expédition du Fossé [1]

Dûmat al-Jandal au mois de Rabî‘ al-Awwal, au début de l’an V de l’Hégire. Il [le Prophète] avait nommé Sibâ‘ ibn ‘Urfuta comme gouverneur de Médine. Il revint 1 de son chemin avant d’atteindre Dûmat al-Jandal, sans avoir livré combat. Expédition du Fossé 2 Puis eut lieu l’expédition du Fossé en Shawwâl de l’an V de l’Hégire, selon les auteurs des Maghâzî 3 ; mais il est établi sans doute qu’elle eut lieu en l’an IV, d’après le hadith d’Ibn ‘Umar : « On me présenta au Messager de Dieu le jour de Uhud alors que j’avais quatorze ans, et il me refusa ; puis on me présenta à lui le jour du Fossé alors que j’avais quinze ans, et il m’accepta. » Il est donc établi qu’il n’y eut qu’un an entre les deux, et que [l’expédition du Fossé] eut lieu avant Dûmat al-Jandal sans aucun doute 4. Sa cause : un groupe de juifs, parmi lesquels Salâm ibn Abî al-Huqayq, Kinâna ibn ar-Rabî‘ ibn Abî al-Huqayq, Salâm ibn Mishkam an-Nadariyyûn, Hawdha ibn Qays et Abû ‘Ammâr al-Wâ’iliyyân 5. Ce sont eux qui formèrent la coalition : ils partirent pour La Mecque, appelant à la guerre contre le Messager de Dieu et promettant leur aide à quiconque se joindrait à eux. Les Mecquois répondirent à leur appel ; puis ces mêmes juifs allèrent chez Ghatafân, les appelant à la même chose, et ils répondirent. Quraysh sortit, avec à sa tête Abû Sufyân ibn Harb ; Ghatafân sortit, avec à sa tête ‘Uyayna ibn H isn ibn Hudhayfa ibn Badr al-Fazârî pour les Banû Fazâra, al-Hârith ibn ‘Awf ibn Abî Hâritha al-Murrî pour les Banû Murra, et Mis‘ar ibn Rukhayla 6 ibn Nuwayra ibn Tarîf ibn Sahma ibn ‘Abd Allâh ibn Hilâl ibn Khalâwa ibn Ashja‘ ibn Rayth ibn Ghatafân, avec ceux d’Ashja‘ qui le suivirent. Quand le Messager de Dieu apprit leur venue, il ordonna de creuser le fossé autour de Médine ; il y travailla lui-même de ses mains, et le fossé fut achevé. Il s’y produisit des miracles, dont celui-ci : un rocher se dressa dans le fossé, les pioches s’y émoussèrent 7 ; le Messager de Dieu vint, invoqua Dieu et aspergea d’eau le rocher, qui s’effrita comme une dune ; et il nourrit une foule immense avec une petite quantité de dattes, entre autres. Les coalisés arrivèrent et campèrent au confluent des torrents de Rûma 8, entre al-Jurf et Zaghâba 9, avec dix mille hommes de leurs troupes et de ceux qui les avaient suivis parmi Kinâna et d’autres. Ghatafân et ceux qui les suivaient parmi les gens du Najd campèrent à Dhanab Naqmâ 10, du côté de [Uhud] 11. Le Messager de Dieu sortit avec trois mille musulmans 12 – on a dit aussi neuf cents seulement, ce qui est la version correcte et indubitable, la première étant une erreur – jusqu’à ce qu’ils aient le mont Sal‘ dans leur dos ; ils campèrent là, le fossé entre eux et l’ennemi. Il nomma Ibn Umm Maktûm gouverneur de Médine, et ordonna que les femmes et les enfants soient mis dans les forteresses. Ka‘b ibn Asad, chef des Banû Qurayza, avait un pacte de non-agression avec le Messager de Dieu. Huyayy ibn Akhtab vint à lui et ne cessa de le presser, Ka‘b refusant, jusqu’à ce qu’il l’emportât sur lui ; Ka‘b rompit son pacte avec le Messager de Dieu et se rangea du côté de Huyayy. Quand la nouvelle parvint au Messager de Dieu, il envoya Sa‘d ibn Mu‘âdh, Sa‘d ibn ‘Ubâda – les deux chefs d’Aws et de Khazraj –, Khawwât ibn Jubayr, frère des Banû ‘Amr ibn ‘Awf, et ‘Abd Allâh ibn Rawâha, frère des Banû al-Hârith ibn al-Khazraj, pour vérifier la situation. Quand ils arrivèrent chez les Banû Qurayza, ils les trouvèrent ouvertement perfides ; ils insultèrent le Messager de Dieu, et Sa‘d ibn Mu‘âdh leur répondit par des insultes, puis ils s’en retournèrent. Le Messager de Dieu leur avait ordonné, s’ils constataient réellement la trahison des Banû Qurayza, de lui faire comprendre sans le dire explicitement. Ils vinrent donc et dirent : « ‘Udl et al-Qâra », rappelant la trahison d’al-Qâra envers les compagnons d’ar-Rajî‘. La situation devint grave, les musulmans furent encerclés de toutes parts. Certains des Banû Hâritha demandèrent l’autorisation : « Ô Messager de Dieu, nos maisons sont exposées et hors de Médine, permets-nous de retourner chez nous. » Les Banû Salama faillirent aussi fléchir, mais Dieu affermit les deux groupes et eut pitié des deux tribus. Les polythéistes restèrent à assiéger les musulmans environ un mois, sans qu’il y ait de combat, jusqu’à ce que le Messager de Dieu envoie des émissaires à ‘Uyayna ibn H isn ibn Hudhayfa et al-Hârith ibn ‘Awf ibn Abî Hâritha, les deux chefs de Ghatafân, leur offrant le tiers des fruits de Médine ; des négociations eurent lieu à ce sujet 13, mais l’affaire n’aboutit pas. Le Messager de Dieu en parla à Sa‘d ibn Mu‘âdh et Sa‘d ibn ‘Ubâda, qui dirent : « Ô Messager de Dieu, est-ce un ordre de Dieu auquel nous devons nous soumettre, ou une chose que tu aimes et que nous ferions, ou une chose que tu fais pour nous ? » Il dit : « C’est une chose que je fais pour vous ; par Dieu, je ne fais cela que parce que j’ai vu les Arabes vous attaquer de toutes parts. » Sa‘d ibn Mu‘âdh dit : « Ô Messager de Dieu, nous étions, nous et ces gens, dans l’association et l’adoration des idoles 14, et ils ne pouvaient 15 manger une datte de nos fruits sans l’acheter ou la recevoir en cadeau ; maintenant que Dieu nous a honorés par l’islam, nous a guidés vers lui et nous a rendus puissants par toi, donnerions-nous nos biens ? Par Dieu, nous ne leur donnerons que l’épée. » Le Messager de Dieu approuva son avis, et ils persistèrent dans leur position. Ensuite, des cavaliers de Quraysh, parmi lesquels ‘Amr ibn ‘Abd Wadd, frère des Banû ‘Âmir ibn Lu’ayy, ‘Ikrima ibn Abî Jahl, Hubayra ibn Abî Wahb al-Makhzûmiyyân, et Dirâr ibn al-Khattâb, frère des Banû Muhârib ibn Fihr, sortirent à cheval. Quand ils s’arrêtèrent devant le fossé, ils dirent : « Par Dieu, c’est une ruse que les Arabes ne connaissaient pas. » On a dit que c’est Salmân qui en avait eu l’idée. Puis ils se dirigèrent vers un endroit étroit du fossé, le franchirent et le dépassèrent ; leurs chevaux les emportèrent dans la plaine salée entre le fossé et Sal‘, et ils appelèrent au duel. ‘Alî ibn Abî Tâlib se mesura à ‘Amr et le tua ; les autres repartirent par où ils étaient entrés et rejoignirent leur peuple. Le mot d’ordre des musulmans le jour du Fossé était : « Hâ, mîm, ils ne seront pas secourus. » ‘Â’isha, la Mère des croyants, était avec la mère de Sa‘d ibn Mu‘âdh dans la forteresse des Banû Hâritha, qui était la plus fortifiée de Médine. Safiyya, la tante paternelle du Messager de Dieu, était dans Fâri‘, la tour de Hassân ibn Thâbit ; Hassân ibn Thâbit s’y trouvait avec les femmes et les enfants. Un certain jour, Sa‘d ibn Mu‘âdh fut atteint par une flèche qui lui coupa la veine médiane 16 ; c’est Hibbân ibn Qays ibn al-‘Arqa 17 qui le visa, et on a dit aussi Abû Usâma al-Jushamî 18, allié des Banû Makhzûm. On rapporte que Sa‘d, lorsqu’il fut blessé – que Dieu l’agrée –, invoqua : « Ô Dieu, s’il reste quelque chose de la guerre contre Quraysh, laisse-moi vivre pour elle, car il n’est pas de peuple que j’aime plus combattre 19 que celui qui a offensé Ton Messager, l’a traité de menteur et l’a expulsé. Ô Dieu, si Tu as mis fin à la guerre entre nous et eux, fais-en pour moi un martyre, et ne me fais pas mourir avant d’avoir réjoui mes yeux par [le châtiment] des Banû Qurayza. » Quand la situation devint difficile et l’affaire pénible, Nu‘aym ibn Mas‘ûd ibn ‘Âmir ibn Unayf ibn Tha‘laba ibn Qunfudh ibn Hilâl ibn Halâwa ibn Ashja‘ ibn Rayth ibn Ghatafân vint trouver le Messager de Dieu et dit : « Ô Messager de Dieu, j’ai embrassé l’islam, mais mon peuple ne sait pas que je suis musulman ; ordonne-moi ce que tu veux. » Le Messager de Dieu lui dit : « Tu n’es pour nous qu’un homme seul ; sème donc la discorde parmi eux si tu le peux, car la guerre est ruse. » Nu‘aym sortit et alla chez les Banû Qurayza – il avait l’habitude de boire avec eux avant l’islam – et dit : « Ô Banû Qurayza, vous connaissez mon affection pour vous et les liens particuliers qui nous unissent. » Ils dirent : « Tu dis vrai. » Il dit : « Quraysh et Ghatafân ne sont pas comme vous ; s’ils voient ce qui leur plaît, [ils restent], sinon ils regagneront leur pays et vous abandonneront ; or vous n’avez pas la force de résister à Muhammad si vous restez seuls avec lui. Ne combattez donc pas avec eux avant d’avoir pris d’eux des otages. » Ils dirent : « Tu nous as donné un bon conseil. » Puis il se rendit chez Quraysh et dit à Abû Sufyân : « Vous connaissez ma sincérité envers vous ; j’ai appris une chose qu’il m’incombe de vous faire savoir ; gardez-la secrète. » Ils dirent : « Qu’est-ce ? » Il dit : « Sachez que les juifs regrettent d’avoir rompu leur pacte avec Muhammad ; ils lui ont envoyé dire qu’ils prendraient de vous des otages qu’ils livreraient à Muhammad, puis se retourneraient contre vous avec lui. » Quraysh le remercia. Puis il alla chez Ghatafân et leur dit la même chose qu’à Quraysh. Quand vint la nuit du samedi de Shawwâl de l’an IV, Abû Sufyân et Ghatafân envoyèrent dire aux Banû Qurayza : « Nous ne sommes pas dans un lieu où l’on puisse rester ; préparez-vous au combat dès demain. » Les juifs leur répondirent : « Aujourd’hui est le sabbat, et de plus nous ne combattrons pas avec vous avant que vous ne nous donniez des otages. » Ils renvoyèrent le messager : « Par Dieu, nous ne vous donnerons rien ; sortez donc avec nous. » Les Banû Qurayza dirent : « Par Dieu, Nu‘aym a dit vrai. » Quand les messagers revinrent avec cette réponse, ils dirent : « Par Dieu, Nu‘aym nous a dit vrai. » Ils refusèrent donc de combattre avec eux, et Dieu envoya sur eux un vent violent qui renversa leurs marmites et leurs ustensiles. Le Messager de Dieu envoya vers eux Hudhayfa ibn al-Yamân comme espion ; il lui rapporta leur départ. Quraysh et Ghatafân partirent. Quand vint le matin, le Messager de Dieu, les coalisés étant partis, revint du fossé à Médine, et les musulmans déposèrent leurs armes. Mais Gabriel vint de la part de Dieu lui ordonner de marcher contre les Banû Qurayza 20, et cela après la prière du midi de ce jour. Certains musulmans virent ce jour-là Gabriel sous la forme de Dihya al-Kalbî, monté sur une mule couverte d’une housse de brocart ; Dihya passa ensuite devant eux. Le Messager de Dieu ordonna que personne ne prie la prière de l’après-midi (‘asr) ailleurs que chez les Banû Qurayza. Les musulmans partirent ; certains arrivèrent à l’heure de la prière de l’après-midi en chemin et dirent : « Prions, car nous n’avons pas reçu l’ordre de la retarder au-delà de son temps. » D’autres dirent : « Nous ne la prierons que là où le Messager de Dieu nous a ordonné de la prier. » On rapporte que certains ne prièrent la prière de l’après-midi que la nuit venue. Cela parvint au Messager de Dieu, mais il ne réprimanda aucun des deux groupes. Quant à la réprimande, elle ne s’adresse qu’à celui qui désobéit délibérément en sachant qu’il désobéit ; quant à celui qui interprète [le texte] dans une intention de bien, même s’il ne tombe pas juste, il n’est pas réprimandé. Dieu sait que si nous avions été là, nous n’aurions pas prié la prière de l’après-midi ce jour-là ailleurs que chez les Banû Qurayza, même après plusieurs jours 21. Il n’y a pas de différence entre le fait qu’il [le Prophète] ait reporté une prière ce jour-là au lieu des Banû Qurayza, et le fait qu’il ait reporté la prière du coucher (maghrib) la nuit de Muzdalifa, et la prière de l’après-midi (‘asr) le jour de ‘Arafa à l’heure du midi (zuhr) ; l’obéissance en cela est obligatoire. Revenons au récit : Le Messager de Dieu donna l’étendard à ‘Alî ibn Abî Tâlib, nomma Ibn Umm Maktûm comme gouverneur de Médine, et le Messager de Dieu assiégea leurs forteresses. Les juifs firent entendre aux musulmans des insultes contre le Messager de Dieu. ‘Alî rencontra le Messager de Dieu et lui suggéra de ne pas s’approcher d’eux à cause de ce qu’il entendait. Le Messager de Dieu lui dit : « S’ils me voyaient, ils ne diraient rien de cela. » Quand ils virent le Prophète – que Dieu le bénisse et le salue –,

«Que la paix et la bénédiction soient sur lui. Ils cessèrent donc ce qu’ils disaient. Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) descendit près d’un de leurs puits, appelé « Puits d’Ana » (20) – et l’on dit aussi « Puits d’Ani » – et il les assiégea pendant vingt-cinq [nuits] (21). Leur chef, Ka‘b ibn Asad, leur proposa trois options : soit l’islam ; soit tuer leurs enfants et leurs femmes, puis combattre jusqu’à la mort ; soit attaquer le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) pendant la nuit du samedi, pensant que les musulmans se croyaient en sécurité face à eux. Mais ils refusèrent tout cela et envoyèrent dire au Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) de leur envoyer Abou Loubāba ibn ‘Abd al-Moundhir, frère des Banū ‘Amr ibn ‘Awf, car ils étaient alliés des Aws. Il le leur envoya donc. Lorsqu’il arriva auprès d’eux, leurs hommes, femmes et enfants se rassemblèrent autour de lui et lui dirent : « Ô Abou Loubāba, penses-tu que nous devrions nous soumettre au jugement de Mouhammad ? » Il répondit : « Oui », mais il leur fit signe (que cela signifiait) l’égorgement. Puis Abou Loubāba regretta sur-le-champ, sachant qu’il avait commis un péché. Il partit sans retourner vers le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui), s’attacha lui-même à un pilier de la mosquée et dit : « Je ne quitterai cet endroit que lorsque Dieu (qu’Il soit exalté) m’aura pardonné. » Il fit le pacte avec Dieu (qu’Il soit exalté) de ne jamais entrer sur la terre des Banū Qourayẓa et de ne jamais se trouver dans une terre où Dieu et Son Messager avaient été trahis. Cette nouvelle parvint au Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui), qui dit : « S’il était venu à moi, j’aurais imploré le pardon pour lui. Mais puisqu’il a fait ce qu’il a fait, je ne suis pas celui qui le déliera de son lieu avant que Dieu ne lui accorde Son pardon. » Alors le repentir descendit sur le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) concernant l’affaire d’Abou Loubāba. Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) se chargea lui-même de le délier de sa propre main. Et l’on dit qu’il (que l’agrément de Dieu (qu’Il soit exalté) soit sur lui) resta attaché au tronc pendant six nuits, ne se détachant que pour la prière (22). Les Banū Qourayẓa se soumirent au jugement de Sa‘d ibn Mou‘ādh, car il jugea parmi eux selon le jugement du Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui). La nuit de leur soumission, Tha‘laba et Ousayd, les deux fils de Sa‘ya, ainsi qu’Asad ibn ‘Oubayd, qui étaient des hommes de Houdhal, parmi les cousins des Qourayẓa et des Nadīr, embrassèrent l’islam. Cette même nuit, ‘Amr ibn Sa‘dī al-Qouraẓī sortit. Il avait refusé de se joindre à eux dans la rupture du pacte avec le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui). Il fut sauvé, et l’on ne sut où il aboutit. Lorsque les Banū Qourayẓa se soumirent à son jugement (que la paix et la bénédiction soient sur lui), les Aws dirent : « Ô Messager de Dieu, tu as agi envers les Banū Qaynouqā‘ comme tu le sais, et ils étaient les alliés de nos frères les Khazraj, tandis que ceux-ci sont nos clients. » Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dit : « Ô assemblée des Aws, ne seriez-vous pas satisfaits qu’un homme parmi vous juge à leur sujet ? » Ils répondirent : « Si. » Il dit : « Alors cela revient à Sa‘d ibn Mou‘ādh. » Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) avait installé Sa‘d ibn Mou‘ādh dans une tente dans la mosquée, où séjournait Roufayda al-Aslamiyya, une femme pieuse qui soignait les malades et pansait les blessés, afin que le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) puisse lui rendre visite de près. Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) envoya chercher Sa‘d pour qu’il vienne juger les Banū Qourayẓa. On l’amena monté sur un âne, avec un coussin de cuir sous lui, et son peuple l’entourait en disant : « Ô Abou ‘Amr, sois bon envers tes clients. » Sa‘d leur dit : « Il est temps pour Sa‘d de ne craindre, en Dieu, le blâme d’aucun blâmeur. » Certains de ceux qui l’accompagnaient retournèrent dans les demeures des Banū ‘Abd al-Ashhal pour annoncer la perte des hommes des Banū Qourayẓa. Lorsque Sa‘d arriva auprès du Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui), il dit aux musulmans : « Levez-vous devant votre chef. » Les musulmans se levèrent et dirent : « Ô Abou ‘Amr, le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) t’a confié l’affaire de tes clients pour que tu juges à leur sujet. » Il dit : « Avez-vous sur cela le pacte et l’alliance de Dieu, que le jugement sur eux soit ce que je jugerai ? » Ils répondirent : « Oui. » Il dit : « Et sur celui qui est ici, dans la direction où se trouve le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) ? » – tout en se détournant du Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) par vénération pour lui. Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dit : « Oui. » Sa‘d dit : « Je juge qu’on tue les hommes, qu’on partage les biens et qu’on fasse prisonniers les enfants et les femmes. » Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) lui dit : « Tu as jugé parmi eux selon le jugement de Dieu, au-dessus des sept cieux (24). » Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) ordonna alors de les emmener à l’emplacement actuel du marché de Médine. On y creusa des tranchées, puis le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) ordonna qu’on leur tranche la tête dans ces tranchées. Ce jour-là furent tués Houyayy ibn Akhtab, père de la mère des croyants Safiyya, et Ka‘b ibn Asad. Ils étaient au nombre de six à sept cents. Une seule femme fut tuée parmi elles : c’était Bounāba (25), femme d’al-Hakam al-Qouraẓī, celle qui avait jeté la meule sur Khallād ibn Souwayd ibn as-Sāmit et l’avait tué. Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) ordonna de tuer tout homme ayant atteint la puberté et d’épargner ceux qui ne l’avaient pas atteinte. Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) fit don à Thābit ibn Qays ibn al-Chammās des enfants d’az-Zoubīr Bāṭā, et il les épargna. Parmi eux se trouvait ‘Abd ar-Rahmān ibn az-Zoubīr, qui embrassa l’islam et fut compagnon. Il fit également don (que la paix et la bénédiction soient sur lui) de Roufā‘a ibn Chamouyīl al-Qouraẓī à Oumm al-Moundhir Salmā (26) bint Qays, des Banū an-Najjār, qui avait prié face aux deux qibla. Roufā‘a embrassa l’islam et fut compagnon, et il faisait partie de ceux qui n’avaient pas atteint la puberté (27).»


  1. انصرف : Il revint, il fit demi-tour.
  2. غزوة الخندق : Expédition du Fossé, bataille de la Tranchée.
  3. أصحاب المغازي : Les auteurs des Maghâzî, ouvrages consacrés aux expéditions militaires du Prophète.
  4. بلا شك : Sans aucun doute.
  5. الوائليان : Les deux Wâ’iliyyân, c'est-à-dire Hawdha ibn Qays et Abû ‘Ammâr, tous deux de la tribu de Wâ’il.
  6. مسعر بن رخيلة : Mis‘ar ibn Rukhayla, nom propre.
  7. كلت المعاول عنها : Les pioches s'y émoussèrent, devinrent inefficaces.
  8. رومة : Rûma, nom d'un lieu près de Médine.
  9. زغابة : Zaghâba, nom d'un lieu près de Médine.
  10. ذنب نقمى : Dhanab Naqmâ, nom d'un lieu.
  11. أحد : Uhud, montagne près de Médine.
  12. ثلاثة آلاف من المسلمين : Trois mille musulmans ; l'auteur précise que le nombre correct est neuf cents.
  13. المراوضة في ذلك : Les négociations à ce sujet, le marchandage.
  14. الشرك بالله وعبادة الأوثان : L'associationnisme (polythéisme) et l'adoration des idoles.
  15. لا يطيقون : Ils ne pouvaient pas.
  16. الأكحل : La veine médiane, la veine du bras.
  17. حبان بن قيس ابن العرقة : Hibbân ibn Qays ibn al-‘Arqa, nom propre.
  18. أبو أسامة الجشمي : Abû Usâma al-Jushamî, nom propre.
  19. أحب إلى أن أجاهدهم : Plus aimé de moi que de les combattre.
  20. بني قريظة : Les Banû Qurayza, tribu juive de Médine.
  21. ولو بعد أيام : Même après plusieurs jours.

Mention de ceux qui tombèrent en martyrs le jour du Fossé [1] et le jour des Banû Qurayza…

Mention de ceux qui tombèrent en martyrs le jour du Fossé [1] et le jour des Banû Qurayza [2].

Et 'Atiyya al-Quraẓī, qui avait la compagnie 1, eut honte. Le Messager de Dieu ﷺ partagea les biens des Banū Qurayẓa : il attribua trois parts au cavalier et une part au fantassin. Les chevaux ce jour-là chez les musulmans étaient au nombre de trente-six. Il échut au Prophète ﷺ parmi leurs captives Rayḥāna bint 'Amr ibn Ḫanāfa, l'une des femmes des Banū 'Amr ibn Qurayẓa. Elle resta en sa possession jusqu'à sa mort ﷺ. La conquête des Banū Qurayẓa eut lieu à la fin de Ḏū l-Qa'da, contiguë au début de Ḏū l-Ḥiğğa, en la quatrième année de l'Hégire. Lorsque l'affaire des Banū Qurayẓa fut achevée, l'invocation de l'homme pieux, Sa'd ibn Mu'āḏ – que Dieu l'agrée – fut exaucée : sa veine se rompit et il mourut. C'est lui pour la mort duquel le Trône du Tout-Miséricordieux trembla 2, c'est-à-dire la joie des porteurs du Trône par son esprit. Mention de ceux qui furent martyrisés le jour du Fossé et le jour des Banū Qurayẓa 3 Nous les mentionnons ensemble car ils sont contigus, sans intervalle entre eux. Furent atteints le jour du Fossé : Sa'd ibn Mu'āḏ, des Banū 'Abd al-Ašhal. Anas ibn Aws ibn 'Utayk ibn 'Amr. 'Abd Allāh ibn Sahl, tous deux des Banū 'Abd al-Ašhal. Et des Banū Salama ibn al-Ḫazrağ : Aṭ-Ṭufayl ibn an-Nu'mān. Ṯa'laba ibn 'Anama. Et des Banū Dīnār ibn an-Nağğār ibn al-Ḫazrağ : Ka'b ibn Zayd, une flèche perdue l'atteignit et le tua 4. Et furent atteints parmi les associateurs le jour du Fossé : [Des Banū 'Abd ad-Dār] : Munabbih ibn 'Uṯmān ibn 'Ubayd ibn as-Sabbāq ibn 'Abd ad-Dār, une flèche l'atteignit dont il mourut à La Mecque. On dit : c'est plutôt 'Uṯmān ibn Munabbih ibn as-Sabbāq. Et des Banū Maḫzūm [ibn Yaqaẓa] : Nawfal ibn 'Abd Allāh ibn al-Muġīra, il sauta dans le fossé et y fut tué. [Et des Banū 'Āmir ibn Lu'ayy] : 'Amr ibn 'Abd Wadd. Et son fils : Ḥaṣl ibn 'Amr, des Banū 'Āmir ibn Lu'ayy. Et furent martyrisés le jour des Banū Qurayẓa parmi les musulmans : Ḫallād ibn Suwayd ibn Ṯa'laba ibn 'Amr, des Banū al-Ḥāriṯ ibn al-Ḫazrağ. Une femme des Banū Qurayẓa jeta sur lui une meule et le tua 5.


  1. ṣuḥba : Compagnonnage du Prophète, fait d'avoir été compagnon.
  2. ihtazza 'arsh ar-Raḥmān li-mawtih : Le Trône du Tout-Miséricordieux trembla pour sa mort : expression indiquant la joie des anges porteurs du Trône à l'arrivée de son âme.
  3. yawm al-Ḫandaq wa-yawm Banī Qurayẓa : Jour du Fossé et jour des Banū Qurayẓa : deux batailles de la quatrième année de l'Hégire.
  4. sahm ġarb : Flèche perdue, dont on ne connaît pas le tireur.
  5. raḥā : Meule, pierre de moulin.

Abd Allah ibn Abi 'Atik fut envoyé pour tuer Salam ibn Abi al-Huqayq, qui est Abu Rafi'.

Pendant le siège, Abū Sinān b. Miḥṣan b. Ḥarthān al-Asadī, frère de ‘Ukāsha b. Miḥṣan, mourut. Le Prophète ﷺ l’enterra dans le cimetière des Banū Qurayẓa, où les musulmans qui y habitent s’enterrent encore aujourd’hui. Et il n’y eut que ces deux morts. Les mécréants de Quraysh n’attaquèrent plus les musulmans après le Khandaq 1, et louange à Dieu, Seigneur des mondes. Envoi de ‘Abd Allāh b. ‘Atīk pour tuer Sallām b. Abī l-Ḥuqayq, qui est Abū Rāfi‘ 2 Lorsque Dieu Très-Haut eut ouvert [la voie] contre le mécréant Ka‘b b. al-Ashraf par les mains d’hommes des Aws 3, les Khazraj désirèrent faire de même pour accroître leur récompense et leur service dans l’islam. Ils se rappelèrent que Sallām b. Abī l-Ḥuqayq était, dans son hostilité envers le Messager de Dieu ﷺ et les musulmans, dans la même situation que Ka‘b b. al-Ashraf. Ils demandèrent donc au Messager de Dieu ﷺ la permission de le tuer, et il la leur accorda. Cinq hommes des Khazraj partirent donc, tous des Banū Salama : ‘Abd Allāh b. ‘Atīk, ‘Abd Allāh b. Unays, Abū Qatāda al-Ḥārith b. Rib‘ī, Mas‘ūd b. Sinān, et Khuzā‘ī b. al-Aswad 4, un allié musulman parmi eux. Le Messager de Dieu ﷺ nomma ‘Abd Allāh b. ‘Atīk comme leur commandant, et leur interdit de tuer les femmes et les enfants. Ils se mirent en route et arrivèrent à Khaybar de nuit. Sallām habitait dans une demeure avec un groupe, dans une chambre haute de celle-ci. Ils escaladèrent la maison, et ne laissèrent aucune porte sans la verrouiller de l’extérieur. Puis ils vinrent à la chambre haute où il se trouvait et demandèrent à entrer. Sa femme dit : « Qui êtes-vous ? » Ils répondirent : « Des gens des Arabes. » Elle dit : « Voici votre compagnon, entrez. » Quand ils furent entrés, ils fermèrent la porte sur eux-mêmes. Elle comprit le malheur et cria. Ils voulurent la tuer, puis se rappelèrent l’interdiction du Prophète ﷺ de tuer les femmes, et la laissèrent. Ensuite, ils frappèrent Sallām de leurs épées alors qu’il était couché sur son lit, blanc dans l’obscurité de la nuit comme une qibṭiyya 5. ‘Abd Allāh b. ‘Atīk planta son épée dans son ventre jusqu’à la traverser, tandis que l’ennemi de Dieu disait : « Qaṭnī, qaṭnī 6 ! » Puis ils descendirent. ‘Abd Allāh b. ‘Atīk avait une mauvaise vue ; il tomba et se foula gravement la cheville 7. Ses compagnons le portèrent jusqu’à un canal d’irrigation 8 et y entrèrent pour se cacher. Les habitants des forteresses sortirent, allumèrent des feux de tous côtés, puis, désespérant, ils retournèrent. Les musulmans dirent : « Comment saurons-nous que l’ennemi de Dieu est mort ? » L’un d’eux revint, se mêla à la foule, puis retourna vers ses compagnons et leur rapporta qu’il s’était arrêté avec la foule et avait entendu sa femme dire : « Par Dieu, j’ai entendu la voix d’Ibn ‘Atīk ! » Puis elle se reprit 9 et dit : « Comment Ibn ‘Atīk serait-il dans ce pays ? » Ensuite, elle regarda son visage et dit : « Il est mort, par le Dieu des Juifs ! » Il dit : « Je fus ravi. »


  1. al-Khandaq : Le fossé, nom de la bataille du Fossé (5 H.).
  2. Abū Rāfi‘ : Surnom de Sallām b. Abī l-Ḥuqayq, chef juif de Khaybar.
  3. al-Aws : Tribu arabe de Médine, rivale des Khazraj.
  4. Khuzā‘ī b. al-Aswad : Compagnon, allié des Banū Salama.
  5. qibṭiyya : Étoffe blanche d’Égypte, fine et légère.
  6. Qaṭnī : Exclamation signifiant « Assez ! » ou « Cela me suffit ! ».
  7. wuthi'a wath'an shadīdan : Se fouler la cheville gravement.
  8. manhar : Canal d’irrigation ou réservoir d’eau.
  9. akdhabat nafsī : Elle se dédit elle-même, se reprit.

L'expédition de Banu Lahyan [1]

Il retourna vers ses compagnons et les informa de sa perte. Ils revinrent alors vers le Messager d'Allah ﷺ et l'en informèrent, et ils se concertèrent pour le tuer. Le Prophète ﷺ dit : « Apportez-moi vos épées. » Ils les lui montrèrent, et il dit à propos de l'épée de 'Abdullah ibn Unays : « C'est celle-ci qui l'a tué ; j'y vois la trace du repas. » Expédition de Banu Lahyan 1 Le Messager d'Allah ﷺ demeura après la conquête de Qurayza 2 le reste de Dhu al-Hijja, Muharram, Safar, Rabi' al-Awwal, Rabi' al-Akhir et Jumada al-Ula. Puis il sortit — c'était le sixième mois après la conquête de Banu Qurayza, au troisième mois de la sixième année de l'Hégire —, selon ce qu'ils ont dit ; mais le correct est que c'était la cinquième année —, se dirigeant vers Banu Lahyan, réclamant vengeance pour 'Asim ibn Thabit, Khubayb ibn 'Adiyy et leurs compagnons, tués à al-Raji' 3, cela après son retour de Dumat al-Jandal 4. Il passa par Ghurab, une montagne du côté de la route de Sham 5 jusqu'à Mukhayyid 6, puis [jusqu'à] al-Batra', puis prit à gauche et sortit par Yayn 7, puis par Sakhrat al-Yamam, puis emprunta la grand-route de La Mecque, et accéléra la marche jusqu'à ce qu'il campe à Ghuran 8.


  1. Banu Lahyan : Tribu arabe ayant tué des compagnons du Prophète lors de l'expédition d'al-Raji'.
  2. Qurayza : Tribu juive de Médine, vaincue par les musulmans en l'an 5 de l'Hégire.
  3. al-Raji' : Lieu où des compagnons du Prophète furent tués par trahison.
  4. Dumat al-Jandal : Oasis au nord de l'Arabie, lieu d'une expédition du Prophète.
  5. Sham : Région du Levant (Syrie, Palestine, etc.).
  6. Mukhayyid : Lieu-dit sur la route de Sham.
  7. Yayn : Lieu-dit dans la région de Médine.
  8. Ghuran : Vallée ou lieu-dit dans le territoire de Banu Lahyan.

L'expédition de Dhî Qarad [1]

Une vallée entre Amaj et 'Usfân, qui sont les demeures des Banû Lihyân, jusqu'à une terre appelée Sâya 1, et il les trouva sur leurs gardes et retranchés dans les sommets des montagnes. Le Messager d'Allah ﷺ sortit donc, après avoir manqué leur surprise et leur retranchement, avec deux cents cavaliers de ses Compagnons, jusqu'à ce qu'il descendît à 'Usfân. Il envoya deux hommes de ses Compagnons, des cavaliers, jusqu'à ce qu'ils atteignissent Karâ' al-Ghamîm, puis ils revinrent, et il ﷺ retourna vers Médine. Expédition de Dhî Qarad 2 Lors de l'expédition des Banû Lihyân, les Ansâr dirent : « Médine est vide de nous, nous en sommes éloignés, et nous ne sommes pas à l'abri que notre ennemi ne nous y attaque. » Le Messager d'Allah ﷺ leur apprit que sur chaque col 3 de ses cols se trouve un ange qui la protège par ordre d'Allah ﷿. Puis il rebroussa chemin à ce moment-là. Il n'y eut que peu de temps après que les musulmans descendirent à Médine et y restèrent quelques nuits, lorsque 'Uyayna ibn Hisn les attaqua avec les Banû 'Abd Allâh ibn Ghatafân. Ils emportèrent les chamelles laitières du Messager d'Allah ﷺ, avec un homme des Banû Ghifâr et une femme. Ils tuèrent le Ghifârî et emmenèrent la femme et les chamelles. Le premier à les avoir aperçus fut Salama ibn 'Amr ibn al-Akwa' al-Aslamî, qui se dirigeait vers al-Ghâba 4. Lorsqu'il gravit la colline d'al-Wadâ', il vit les chevaux des mécréants et cria, alertant les musulmans. Puis il se lança à leur poursuite et fit preuve d'une grande bravoure, les criblant de flèches jusqu'à ce qu'il récupère ce qu'ils avaient en main. Lorsque l'alarme fut donnée à Médine, le premier des cavaliers à venir auprès du Messager d'Allah ﷺ fut al-Miqdâd ibn al-Aswad, puis 'Abbâd ibn Bishr ibn Waqsh des Banû 'Abd al-Ashhal, Sa'd ibn Zayd des Banû 'Abd al-Ashhal, Usayd ibn Zuhayr frère des Banû al-Hâritha, 'Ukâsha ibn Mihsan al-Asadî, Muhriz ibn Nadla al-Asadî al-Akhram 5, Abû Qatâda al-Hâritha ibn Rib'î frère des Banû Salama, et Abû 'Ayyâsh ibn Zayd ibn al-Sâmit frère des Banû Zurayq. Lorsqu'ils furent rassemblés, le Messager d'Allah ﷺ leur donna pour commandant Sa'd ibn Zayd. On dit que le Messager d'Allah ﷺ donna le cheval d'Abû 'Ayyâsh à Mu'âdh ibn Mâ'is, ou 'Â'idh ibn Mâ'is, car il était plus habile en équitation qu'Abû 'Ayyâsh. Le premier à les rattraper fut Muhriz ibn Nadla al-Akhram, qui fut tué 6. Il montait un cheval appartenant à Mahmûd ibn Maslama des Banû 'Abd al-Ashhal, qu'il avait pris en l'absence de son propriétaire. Lorsqu'il fut tué, le cheval retourna à son enclos 7 chez les Banû 'Abd al-Ashhal. On dit que ce fut 'Abd al-Rahmân ibn 'Uyayna ibn Hisn qui le tua, monta son cheval, puis Salama tua 'Abd al-Rahmân et récupéra le cheval. Le nom du cheval d'al-Miqdâd était Sabha, et on dit Ba'zaja 8 ; le cheval de Mu'âdh ibn Waqsh était Lammâ' 9 ; le cheval de 'Ukâsha ibn Mihsan était Dhû al-Limma ; le cheval de Sa'd ibn Zayd était Lâhiq ; le cheval d'Abû Qatâda était Jarwa 10 ; le cheval d'Usayd ibn...


  1. Sâya : Nom d'un lieu situé entre Amaj et 'Usfân, dans la région du Hijaz.
  2. Dhî Qarad : Nom d'une expédition militaire du Prophète Muhammad, également appelée Ghazwa de Dhî Qarad, qui eut lieu après l'expédition des Banû Lihyân.
  3. naqb : Col ou passage étroit dans une montagne ; ici, il s'agit des cols de Médine, chacun protégé par un ange.
  4. al-Ghâba : Nom d'un lieu boisé ou d'une forêt près de Médine, où se trouvaient les pâturages des chamelles.
  5. al-Akhram : Surnom de Muhriz ibn Nadla, signifiant 'celui au nez coupé' ou 'au visage marqué'.
  6. qutila : Il fut tué en martyr lors de cette expédition.
  7. ârih : Enclos ou écurie où le cheval est attaché ou gardé.
  8. Sabha / Ba'zaja : Noms du cheval d'al-Miqdâd ; le premier signifie 'glorieuse', le second est une variante.
  9. Lammâ' : Nom du cheval de Mu'âdh ibn Waqsh, signifiant 'brillant' ou 'éclatant'.
  10. Jarwa : Nom du cheval d'Abû Qatâda, signifiant 'petite jument' ou 'coursière'.

L'expédition de Banu al-Mustaliq [1]

Ẓahīr : recommandé ; et le cheval d'Abū ʿAyyāsh ; ǧalwa, et le cheval que montait al-Akram : al-ǧanāḥ 1. Les associateurs 2 s'enfuirent en déroute, et le Messager de Dieu ﷺ arriva à une source appelée Ḏū l-Qarad, où il immola une chamelle de ses lactations récupérées. Il demeura une nuit et un jour, puis retourna à Médine. La femme ghifārite 3 arriva sur la chamelle du Messager de Dieu ﷺ ; lorsqu'elle parvint à Médine, elle fit vœu de l'immoler. Le Messager de Dieu ﷺ l'informa qu'il n'y a pas de vœu dans la désobéissance, ni pour personne dans ce qu'il ne possède pas, et il reprit sa chamelle. Expédition des Banū l-Muṣṭaliq 4 Ensuite, le Messager de Dieu ﷺ demeura à Médine une partie de Ǧumādā l-Āḫira, Rajab, et le reste de l'année. Puis il partit en expédition contre les Banū l-Muṣṭaliq de Ḫuzāʿa au mois de Šaʿbān de la sixième année de l'Hégire, laissant Abū Ḏarr al-Ġifārī comme gouverneur de Médine ; on dit aussi Numayla b. ʿAbd Allāh al-Layṯī. Le Messager de Dieu ﷺ attaqua les Banū l-Muṣṭaliq, alors qu'ils étaient insouciants 5, à une source appelée al-Muraysīʿ 6, du côté de Qudayd vers la côte. Il tua ceux qui furent tués parmi eux, et captura femmes et enfants. Parmi ces captives se trouvait Ǧuwayriyya bint al-Ḥāriṯ b. Abī Ḍirār, chef des Banū l-Muṣṭaliq ; elle échut au lot de Ṯābit b. Qays b. Šammās, qui conclut avec elle un contrat d'affranchissement 7. Le Messager de Dieu ﷺ paya pour elle, l'affranchit et l'épousa. Dans cette expédition, Hišām b. Ṣubāba al-Layṯī, des Banū Layṯ b. Bakr b. ʿAbd Manāt b. Kināna, fut blessé par un homme des Anṣār 8 du clan de ʿUbāda b. al-Ṣāmit, par erreur, le prenant pour un ennemi. Lors du retour du Messager de Dieu ﷺ de cette expédition, ʿAbd Allāh b. Ubayy b. Salūl dit : « Si nous retournons à Médine, le plus puissant en chassera le plus vil. » Cela à cause d'une querelle survenue entre Ǧahǧāh b. Masʿūd 9 al-Ġifārī, client de ʿUmar b. al-Ḫaṭṭāb, et Sinān b. Wabar al-Ǧuhanī, allié des Banū ʿAwf b. al-Ḫazraǧ. Le Ghifārite appela : « Ô Muhāǧirūn 10 ! » et le Ǧuhanite appela : « Ô Anṣār ! » Zayd b. Arqam rapporta au Messager de Dieu ﷺ les paroles de ʿAbd Allāh b. Ubayy. Alors Dieu révéla à ce sujet la sourate des Hypocrites 11. ʿAbd Allāh b. ʿAbd Allāh b. Ubayy se désolidarisa de son père et vint au Messager de Dieu ﷺ en disant : « Ô Messager de Dieu, par Dieu, c'est toi le puissant et lui le vil. Par Dieu, si tu veux, tu peux le faire sortir. » Il se tint devant son père près de Médine et dit : « Par Dieu, tu n'y entreras pas sans la permission du Messager de Dieu ﷺ ; alors tu entreras. » ʿAbd Allāh b. ʿAbd Allāh dit aussi au Messager de Dieu ﷺ : « Ô Messager de Dieu, j'ai appris que tu veux tuer mon père. Je crains que si tu ordonnes cela à quelqu'un d'autre, mon âme ne me permette de voir le meurtrier de mon père marcher sur terre sans le tuer, et j'entrerai en Enfer pour avoir tué un croyant à cause d'un mécréant. Les Anṣār savent que je suis le plus pieux envers mon père. Mais, ô Messager de Dieu, si tu veux le tuer, ordonne-le moi, et par Dieu, je t'apporterai sa tête. » Le Messager de Dieu ﷺ lui parla en bien et l'informa qu'il ne ferait aucun mal à son père. De La Mecque arriva Muqays b. Ṣubāba, faisant profession d'Islam et réclamant le prix du sang de son frère Hišām b. Ṣubāba. Le Messager de Dieu ﷺ ordonna de le lui donner ; il le prit, puis attaqua le meurtrier de son frère et le tua, puis s'enfuit à La Mecque en mécréant. C'est celui dont le Messager de Dieu ﷺ ordonna la mort le jour de la conquête de La Mecque, parmi ceux dont il ordonna la mise à mort. Le mot d'ordre des musulmans le jour des Banū l-Muṣṭaliq était : « Meurs, meurs ! » Lorsque les musulmans apprirent que le Messager de Dieu ﷺ avait épousé Ǧuwayriyya, ils libérèrent tous les captifs des Banū l-Muṣṭaliq qu'ils détenaient, en l'honneur de l'alliance matrimoniale avec le Messager de Dieu ﷺ. Ainsi, grâce à elle, une famille de son peuple fut libérée. Ensuite, le Messager de Dieu ﷺ envoya, plus de deux ans après leur conversion à l'Islam, al-Walīd b. ʿUqba b. Abī Muʿayṭ comme collecteur d'aumône 12 auprès des Banū l-Muṣṭaliq. Ils sortirent à sa rencontre, mais il prit peur, revint et informa le Messager de Dieu ﷺ qu'ils avaient voulu le tuer. Les gens parlèrent de partir en expédition contre eux. Puis leur délégué vint, désapprouvant le retour de leur collecteur avant qu'il ne les rencontre, expliquant qu'ils étaient sortis pour l'accueillir et l'honorer. Alors fut révélé à ce sujet : « Ô vous qui avez cru, si un pervers vous apporte une nouvelle, vérifiez, de peur que vous ne frappiez un peuple par ignorance et que vous ne regrettiez ensuite ce que vous avez fait » [Sourate al-Ḥuǧurāt, verset 6]. Au retour des gens de l'expédition des Banū l-Muṣṭaliq, les gens du mensonge 13 dirent ce qu'ils dirent, et Dieu révéla à ce sujet l'innocence de ʿĀʾiša, Mère des croyants 14, que Dieu l'agrée, ce qu'Il révéla 15. Nous avons rapporté par des voies authentiques 16 que Saʿd b. Muʿāḏ eut à ce sujet une discussion avec Saʿd b. ʿUbāda. Ceci est, selon nous, une erreur, car Saʿd b. Muʿāḏ mourut immédiatement après la conquête de Qurayẓa, sans aucun doute ; la conquête des Banū Qurayẓa eut lieu à la fin de Ḏū l-Qaʿda de la quatrième année de l'Hégire, et l'expédition des Banū l-Muṣṭaliq en Šaʿbān de la sixième année, soit un an et huit mois après la mort de Saʿd. La discussion entre les deux hommes mentionnés eut lieu plus de cinquante nuits après le retour de l'expédition des Banū l-Muṣṭaliq 17. Ibn Isḥāq rapporte d'az-Zuhrī, de ʿUbayd Allāh b. ʿAbd Allāh et d'autres, que celui qui discuta avec Saʿd b. ʿUbāda était Usayd b. al-Ḥuḍayr. Ceci est correct ; l'erreur n'épargne aucun fils d'Adam, sauf ceux que Dieu a préservés 18.


  1. ẓahīr, ǧalwa, ǧanāḥ : Termes techniques relatifs aux chevaux : ẓahīr désigne une monture de réserve ou de renfort ; ǧalwa est une jument de grande valeur ; ǧanāḥ signifie 'aile', peut-être un cheval rapide.
  2. mushrikūn : Associateurs : polythéistes qui associent d'autres divinités à Dieu.
  3. al-Ġifārī : Ghifārite : membre de la tribu de Ghifār.
  4. Banū l-Muṣṭaliq : Tribu arabe de la confédération de Khuzāʿa.
  5. ġārūn : Insouciants, négligents.
  6. al-Muraysīʿ : Nom d'une source ou d'un point d'eau.
  7. kātibahā : Conclut avec elle un contrat d'affranchissement (mukātaba) : l'esclave rachète sa liberté par des versements.
  8. Anṣār : Les 'Auxiliaires' : habitants de Médine convertis à l'Islam qui accueillirent le Prophète.
  9. Ǧahǧāh b. Masʿūd : Personnage mentionné comme client de ʿUmar.
  10. Muhāǧirūn : Les 'Émigrés' : compagnons ayant émigré de La Mecque à Médine.
  11. Sourate des Hypocrites : Sourate 63 du Coran, intitulée al-Munāfiqūn.
  12. muṣaddiq : Collecteur de l'aumône légale (zakāt).
  13. ahl al-ifk : Les gens du mensonge : ceux qui propagèrent la calomnie contre ʿĀʾiša.
  14. Mère des croyants : Titre honorifique des épouses du Prophète.
  15. Sourate an-Nūr : Sourate 24, versets 11-20, qui proclament l'innocence de ʿĀʾiša.
  16. ṭuruq ṣiḥāḥ : Voies de transmission authentiques dans les hadiths.
  17. cinquante nuits : Indication temporelle précise dans les sources historiques.
  18. ʿiṣma : Préservation divine de l'erreur, attribuée aux prophètes et parfois aux imams.

L'expédition de Hudaybiyya [1]

Expédition de Hudaybiyya 1 Le Messager de Dieu ﷺ resta à Médine, après son retour de l'expédition des Banû al-Mustaliq, durant le mois de Ramadan et celui de Shawwâl. Il partit en l'an six, au mois de Dhû l-Qa‘da, pour accomplir la ‘Umra 2, et appela les bédouins des alentours de Médine à le rejoindre, mais la plupart tardèrent à venir. Il partit avec ceux qui l'accompagnaient parmi les Émigrés et les Auxiliaires, ainsi que les Arabes qui l'avaient suivi, menant les animaux sacrificiels et se consacrant à la ‘Umra depuis Dhû l-Hulayfa, afin que les gens sachent qu'il n'était pas sorti pour la guerre. Il partit avec mille hommes et quelques-uns en plus. Ceux qui exagèrent disent : « Mille cinq cents, pas un de plus » ; ceux qui minimisent disent : « Mille trois cents » ; et les modérés disent : « Mille quatre cents ». Certains ont dit : « Ils étaient sept cents », mais c'est une grave erreur, assurément. La vérité, sans aucun doute, se situe entre mille trois cents et mille cinq cents 3. Lorsque cette nouvelle parvint aux Qurayshites, leur orgueil 4 se souleva, résolus à empêcher le Messager de Dieu ﷺ d'atteindre la Maison [sacrée], ou à le combattre pour cela. Ils envoyèrent Khâlid ibn al-Walîd avec une cavalerie jusqu'à Kurâ‘ al-Ghamîm. La nouvelle en parvint au Messager de Dieu ﷺ alors qu'il était à ‘Usfân. Il emprunta alors un chemin qui le fit passer derrière eux, guidé par un homme des Aslam. Ce chemin se trouvait à droite, entre les terres salées, et le mena jusqu'à la colline d'al-Marâr, débouchant sur Hudaybiyya, en contrebas de La Mecque. Lorsque les Qurayshites qui étaient avec Khâlid apprirent cela, ils retournèrent vers les Qurayshites. Quand le Messager de Dieu ﷺ fut à l'endroit que nous avons mentionné, à Hudaybiyya, sa chamelle s'agenouilla. Les gens dirent : « Elle a regimbé 5 ! » Mais ce n'était pas dans sa nature de regimber ; c'est Celui qui retint l'éléphant [d'Abraha] loin de La Mecque qui la retint. « Par Celui qui tient mon âme en Sa main, les Qurayshites ne me demanderont aucune chose qui honore les liens du sang sans que je ne la leur accorde. » Puis le Messager de Dieu ﷺ descendit là. On lui dit : « Ô Messager de Dieu, il n'y a pas d'eau dans la vallée. » Il sortit une flèche de son carquois, la planta dans le sol, et l'eau jaillit abondamment 6, suffisamment pour toute l'armée. On dit que celui qui descendit la flèche dans le puits fut Nâjiya ibn Jundab ibn ‘Umayr ibn Ya‘mar ibn Dârim ibn ‘Amr ibn Wâthila ibn Sahm ibn Mâzin ibn Salâmân ibn Aslam ibn Afsâ ibn Abî Hâritha, qui était le conducteur des animaux sacrificiels du Messager de Dieu ﷺ ; on dit aussi que ce fut al-Barâ' ibn ‘Âzib. Ensuite, des émissaires circulèrent entre le Messager de Dieu ﷺ et les mécréants qurayshites, et les discussions s'étendirent, jusqu'à ce que Suhayl ibn ‘Amr vienne à lui ﷺ et conclue un traité de paix avec lui, à condition qu'il reparte cette année-là, et que l'année suivante il vienne accomplir la ‘Umra, entre dans La Mecque avec ses compagnons sans armes, à l'exception des épées dans les fourreaux seulement, et y reste trois jours sans plus. Il fut convenu qu'il y aurait une trêve continue de dix ans, durant laquelle les gens pourraient se mêler et se sentir en sécurité les uns envers les autres, et que quiconque viendrait des mécréants vers les musulmans, homme ou femme, en état d'islam, serait rendu aux mécréants, tandis que quiconque viendrait des musulmans vers les mécréants en apostasie ne serait pas rendu aux musulmans. Cela parut grave aux musulmans, au point que certains d'entre eux eurent des paroles à ce sujet. Mais le Messager de Dieu ﷺ savait mieux ce que son Seigneur lui avait enseigné, et il savait que Dieu Très-Haut accorderait aux musulmans une issue assurée de Sa part, et il annonça cela aux musulmans. Il savait que ce traité de paix était une cause de la manifestation de l'islam. Les gens retrouvèrent la sérénité après leur répulsion. Suhayl ibn ‘Amr refusa que l'on écrive en tête du document « Muhammad, Messager de Dieu », et ‘Alî ibn Abî Tâlib, qui était le scribe du document, refusa d'effacer de sa main « Messager de Dieu » ﷺ 7. Alors le Messager de Dieu ﷺ effaça cette mention de sa propre main, et ordonna au scribe d'écrire « Muhammad ibn ‘Abd Allâh ». Abû Jandal ibn Suhayl arriva, traînant ses chaînes, et le Messager de Dieu ﷺ le rendit à son père, après que Mikhraz ibn Hafs l'eut protégé 8. Cela parut grave aux musulmans, mais il ﷺ leur annonça que Dieu leur accorderait une issue. Des gens étaient venus de chez les Qurayshites, dit-on entre quarante et trente, qui voulurent attaquer les musulmans ; ils furent capturés, et le Messager de Dieu ﷺ les relâcha. Ce sont les affranchis [‘utaqâ'] qui se réclament d'eux, les ‘Utaqiyyûn. Avant la conclusion de ce traité de paix, il ﷺ avait envoyé ‘Uthmân ibn ‘Affân comme émissaire à La Mecque, et le bruit courut que les associateurs l'avaient tué. Alors le Messager de Dieu ﷺ appela à un serment d'allégeance pour la mort, à ne pas fuir le combat : c'est le serment d'agrément [Bay‘at al-Ridwân], qui eut lieu sous l'arbre, et dont Dieu Très-Haut fit l'éloge de ses participants, annonçant qu'ils n'entreraient pas en Enfer. Le Messager de Dieu ﷺ frappa sa main gauche sur sa droite, disant : « Ceci est pour ‘Uthmân. » Lorsque le traité de paix mentionné fut conclu, le Messager de Dieu ﷺ ordonna d'égorger [les animaux] et de se raser [la tête]. Ils le firent après une certaine réticence et une hésitation qui irritèrent le Messager de Dieu ﷺ ; puis Dieu Très-Haut les guida et ils le firent. On dit que celui qui rasa la tête du Messager de Dieu ﷺ fut Khirâsh ibn Umayya ibn al-Fadl al-Khuzâ‘î. Ensuite, le Messager de Dieu ﷺ retourna à Médine. Abû Basîr ‘Utba ibn Usayd ibn Jâriya vint à lui, s'étant échappé de La Mecque où il était retenu prisonnier. C'était un Thaqafî, allié des Banû Zuhra. Al-Azhar ibn ‘Abd ‘Awf, oncle de ‘Abd al-Rahmân ibn ‘Awf, et al-Akhnas ibn Sharîq al-Thaqafî envoyèrent vers le Prophète ﷺ un homme des Banû ‘Âmir ibn Lu'ayy et leur client. Ils vinrent au Prophète ﷺ, et il leur livra Abû Basîr. Ils l'emmenèrent. Lorsqu'ils furent à Dhû l-Hudhayfa, ils descendirent. Abû Basîr dit à l'un des deux hommes : « Montre-moi cette épée. » Lorsqu'il l'eut en main, il frappa le ‘Âmirite et le tua. Le client s'enfuit et vint au Prophète ﷺ, l'informant de ce qui s'était passé. Abû Basîr arriva et dit : « Ô Messager de Dieu, tu as rempli ton engagement, et Dieu a acquitté ta dette envers eux. Tu m'as livré aux gens, mais j'ai préservé ma religion de la tentation et des outrages 9. » Le Messager de Dieu ﷺ dit : « Malheur à sa mère ! C'est un allumeur de guerre 10 ! Si seulement il avait des hommes ! » Abû Basîr comprit qu'il allait le rendre, alors il partit et arriva jusqu'au rivage de la mer, à un endroit appelé al-‘Îs, du côté de Dhû l-Marwa, sur la route des Qurayshites vers la Syrie. Il intercepta leurs caravanes 11, et tous ceux qui fuyaient les Qurayshites parmi ceux qui voulaient rejoindre l'islam se joignirent à lui.


  1. Hudaybiyya : Localité située à environ 22 km au nord-ouest de La Mecque, où eut lieu le traité de paix entre le Prophète Muhammad et les Qurayshites en l'an 6 de l'Hégire.
  2. ‘Umra : Pèlerinage mineur à La Mecque, pouvant être accompli à tout moment de l'année, contrairement au Hajj qui a lieu à des dates fixes.
  3. mille trois cents à mille cinq cents : Les sources divergent sur le nombre exact de participants à l'expédition de Hudaybiyya, les estimations variant entre 1300 et 1500 hommes.
  4. leur orgueil : Le terme arabe 'ḥammuhā' désigne ici l'orgueil ou la colère des Qurayshites, les poussant à s'opposer à l'entrée du Prophète à La Mecque.
  5. regimbé : Le verbe arabe 'khala'at' signifie qu'une chamelle s'agenouille ou refuse d'avancer, ce qui est interprété comme un signe divin.
  6. l'eau jaillit abondamment : Le terme 'rawā'' désigne une eau abondante et fraîche, ici miraculeusement jaillie du puits grâce à la flèche du Prophète.
  7. effacer de sa main « Messager de Dieu » : ‘Alî ibn Abî Tâlib refusa d'effacer la mention 'Messager de Dieu' par respect, et le Prophète lui-même l'effaça pour préserver la paix.
  8. protégé : Le terme 'ajāra' signifie accorder protection ou asile, ici Mikhraz ibn Hafs garantit la sécurité d'Abû Jandal avant qu'il ne soit rendu à son père.
  9. préservé ma religion de la tentation et des outrages : Abû Basîr explique qu'il a agi pour éviter d'être contraint à l'apostasie ou maltraité par les mécréants.
  10. allumeur de guerre : L'expression arabe 'mis‘ar ḥarb' désigne quelqu'un qui provoque ou attise la guerre, ici Abû Basîr est vu comme un fauteur de troubles.
  11. intercepta leurs caravanes : Le verbe 'qaṭa‘a' signifie couper la route, attaquer les caravanes commerciales des Qurayshites, ce qu'Abû Basîr fit après s'être échappé.

L'expédition de Khaybar [1]

L'Islam, alors ils molestèrent les Qurayshites et écrivirent au Messager d'Allah ﷺ pour qu'il les intègre à Médine. Et Allah Très-Haut révéla l'annulation de la condition mentionnée concernant le renvoi des femmes, et Il interdit de les renvoyer. Ensuite, la sourate al-Barâ'a 1 abrogea tout cela. Louange à Allah, Seigneur des mondes. Et Umm Kulthûm bint 'Uqba ibn Abî Mu'ayt émigra, alors ses deux frères 'Umâra et al-Walîd, fils de 'Uqba, vinrent la réclamer, mais Allah Très-Haut interdit de renvoyer les femmes, et Allah Très-Haut interdit alors aux croyants de garder les mécréantes, donc ils annulèrent leur mariage avec les musulmans ; puis le Messager d'Allah ﷺ retourna à Médine. Expédition de Khaybar 2 Le Messager d'Allah ﷺ resta à Médine à son retour d'al-Hudaybiyya, durant Dhû l-Hijja et une partie de Muharram, puis il partit dans le reste de Muharram en expédition vers Khaybar, cela vers la fin de la sixième année de l'Hégire 3. Le Messager d'Allah ﷺ nomma Numayla ibn 'Abd Allâh al-Laythî comme gouverneur de Médine, et remit l'étendard à 'Alî ibn Abî Tâlib. On dit qu'il était blanc. Il passa par 'Asr 4, où l'on construisit pour lui une mosquée 5, puis par as-Sahbâ', puis il descendit dans une vallée appelée ar-Rajî', où il s'installa entre eux et Ghatafân pour les empêcher de leur porter secours. Ghatafân avait voulu secourir les Juifs de Khaybar, mais lorsqu'ils sortirent, Allah Très-Haut leur fit entendre derrière eux un bruit qui les effraya, alors ils rebroussèrent chemin et restèrent chez eux. Le Messager d'Allah ﷺ commença à conquérir les forteresses et les châteaux forts, prenant les biens les uns après les autres. La première de leurs forteresses qu'il conquit s'appelait Nâ'im, et c'est là que Mahmûd ibn Maslama fut tué, une meule de moulin lui ayant été jetée et l'ayant tué ; puis al-Qamûs, la forteresse des Banû Abî l-Huqayq. Le Messager d'Allah ﷺ fit parmi elles des captives, dont Safiyya bint Huyayy ibn Akhtab, qui était chez Kinâna ibn ar-Rabî' ibn Abî l-Huqayq, et deux filles de son oncle. Il offrit Safiyya à Dihya, puis la racheta de lui pour neuf têtes 6, et la confia à Umm Sulaym jusqu'à ce qu'elle ait achevé sa période d'attente légale 7 et se soit convertie à l'Islam. Ensuite, le Messager d'Allah ﷺ l'affranchit et l'épousa, faisant de son affranchissement sa dot, sans autre dot pour elle. Cela devint une sunna 8 recommandée pour quiconque veut agir ainsi jusqu'au Jour de la Résurrection. Lors de l'expédition de Khaybar, le Messager d'Allah ﷺ interdit la chair des ânes domestiques, et informa qu'elle est impure, et ordonna de jeter les marmites alors qu'elles bouillonnaient avec leur viande, et ordonna de les laver ensuite. Il autorisa alors la chair des chevaux et leur en donna à manger. Puis il conquit la forteresse d'as-Sa'b ibn Mu'âdh, et il n'y avait à Khaybar aucune forteresse ayant plus de nourriture ni plus de graisse que celle-ci. La dernière de leurs forteresses qu'il conquit furent al-Watîh et as-Salâlim, qu'il assiégea pendant une dizaine de nuits. Le mot d'ordre des musulmans le jour de Khaybar était : "Amt, Amt" 9. Abû Bakr et 'Umar, qu'Allah les agrée, s'avancèrent vers l'une de leurs forteresses mais ne la conquirent pas ; alors le Messager d'Allah ﷺ remit l'étendard à 'Alî, qu'Allah l'agrée, et il la conquit. Il avait une ophtalmie, alors le Prophète cracha dans ses yeux et il guérit. La conquête de Khaybar se fit : toute la terre et certaines forteresses par la force 10, ce qui était la majorité, et certaines par un traité de paix prévoyant l'exil. Le Messager d'Allah ﷺ la partagea après avoir prélevé le quint 11, et laissa les Juifs en place à condition qu'ils la cultivent avec leurs biens et leur personne, et ils auraient la moitié de tout ce qui en sortirait comme récolte ou fruit, et il les maintiendrait ainsi tant qu'il voudrait. Ils restèrent ainsi jusqu'à la mort du Messager d'Allah ﷺ, et durant tout le califat d'Abû Bakr, et la majeure partie du califat de 'Umar. Puis, vers la fin de son califat, il apprit que le Messager d'Allah ﷺ avait ordonné, dans la maladie dont il mourut, qu'il ne reste pas deux religions dans la péninsule arabique. Alors il ordonna de les expulser de Khaybar et d'autres régions d'Arabie, et les musulmans prirent leurs terres des parts de Khaybar et en disposèrent. Celui qui était chargé du partage entre les propriétaires était Jabbâr ibn Sakhr des Banû Salima, et Zayd ibn Thâbit des Banû n-Najjâr. Lors de la conquête de Khaybar, une Juive nommée Zaynab bint al-Hârith, femme de Sallâm ibn Mishkam, offrit au Messager d'Allah ﷺ une brebis rôtie 12 dans laquelle elle avait mis du poison. La partie de la viande que le Messager d'Allah ﷺ préférait était l'épaule. Il prit une bouchée, la mâcha, et avec lui se trouvait Bishr ibn al-Barâ' ibn Ma'rûr des Banû Salima, qui en mangea et en prit une autre bouchée. Le Prophète dit : "Cet os m'informe qu'il est empoisonné", et il recracha la bouchée. Puis il fit venir la Juive, qui avoua. Bishr mourut de cette bouchée, qu'Allah l'agrée. Le Prophète ne tua pas la Juive 13. Les musulmans le jour de Khaybar étaient mille quatre cents hommes et deux cents cavaliers. Le lot d'az-Zubayr ibn al-'Awwâm tomba sur al-Khaw' 14 d'an-Natât ; le lot des Banû Bayâda et des Banû l-Hârith ibn al-Khazraj tomba aussi sur an-Natât ; les Banû 'Awf ibn al-Khazraj et Muzayna tombèrent sur Nâ'im d'an-Natât ; le lot de 'Âsim ibn 'Adî, frère des Banû 'Ajlân, tomba avec le lot du Messager d'Allah ﷺ ; les lots de 'Abd ar-Rahmân ibn 'Awf, des Banû Sâ'ida, des Banû n-Najjâr, de 'Alî ibn Abî Tâlib, de Talha ibn 'Ubayd Allâh, de Ghifâr, d'Aslam, de 'Umar ibn al-Khattâb, des Banû Salima, des Banû Hâritha, de Juhayna et de Thaqîf parmi les Arabes tombèrent sur ash-Shiqq.


  1. al-Barâ'a : Sourate 9 du Coran, dite aussi sourate du Repentir.
  2. Khaybar : Oasis au nord de Médine, peuplée de tribus juives.
  3. Hégire : Émigration du Prophète de La Mecque à Médine, début du calendrier musulman.
  4. 'Asr : Localité sur la route de Médine à Khaybar.
  5. mosquée : Lieu de prière, ici construit par le Prophète lors de son passage.
  6. neuf têtes : Neuf esclaves ou têtes de bétail, selon les interprétations.
  7. période d'attente légale : Période de viduité ('idda) pour une femme après la séparation d'avec son mari.
  8. sunna : Tradition prophétique, pratique établie par le Prophète.
  9. Amt, Amt : Mot d'ordre signifiant 'Tue, tue' ou 'Anéantis, anéantis'.
  10. par la force : Conquête par les armes ('anwa), sans traité.
  11. quint : Le cinquième du butin prélevé pour Dieu et le Prophète (khums).
  12. rôtie : Viande cuite à la broche ou au four.
  13. ne tua pas la Juive : Selon certains récits, il la pardonna ou la fit exécuter plus tard.
  14. al-Khaw' : Lieu-dit dans la région de Khaybar.

Mention de ceux qui tombèrent en martyrs [1] le jour de Khaybar [2].

ʿUbayd ibn Aws, des Banū Ḥāritha ibn ʿAwf, était connu ce jour-là sous le nom de ʿUbayd al-Sihām 1, en raison du grand nombre de parts 2 qu'il avait achetées ce jour-là. ʿUmar acheta cent parts à Khaybar ; elles constituent son aumône 3 qui perdure jusqu'à aujourd'hui et jusqu'au Jour de la Résurrection. Mention de ceux qui furent martyrisés le jour de Khaybar : Rabīʿa ibn Aktham ibn Sakhbara ibn ʿAmr ibn Lakīz ibn ʿĀmir ibn Ghanm ibn Dūdān ibn Asad ibn Khuzayma. Thaqaf ibn ʿAmr ibn Sumayṭ ibn Thaʿlaba ibn ʿAbd Allāh ibn Ghanm ibn Dūdān. Rifāʿa ibn Masrūḥ — tous ceux-ci des Banū Umayya ibn ʿAbd Shams. Masʿūd ibn Rabīʿa, des Qāra 4, allié des Banū Zuhra. ʿAbd Allāh ibn al-Hubayb — on dit : ibn al-Hubayb ibn Uhayb ibn Suḥaym ibn Ghīra, des Banū Layth ibn Bakr ibn ʿAbd Manāt ibn Kināna — allié des Banū Asad ibn ʿAbd al-ʿUzzā et leur neveu maternel. Bishr ibn al-Barā' ibn Maʿrūr, des Banū Salama, mort du poison qu'il avait mangé avec le Messager d'Allāh ﷺ. Fuḍayl ibn al-Nuʿmān, des Banū Salama également. Masʿūd ibn Saʿd ibn Qays ibn Khalda ibn ʿĀmir ibn Zurayq. Maḥmūd ibn Maslama ibn Khālid ibn ʿAdī ibn Majdaʿa ibn Ḥāritha ibn al-Ḥārith ibn al-Aws, allié des Banū ʿAbd al-Ashhal. Abū Ḍiyāḥ Thābit ibn Umayya ibn Imri' al-Qays ibn Thaʿlaba ibn ʿAmr ibn ʿAwf, des gens de Qubā'. Mubashshir ibn ʿAbd al-Mundhir ibn Dīnār ibn Umayya ibn Mālik ibn ʿAwf ibn ʿAmr ibn ʿAwf. Al-Ḥārith ibn Ḥāṭib. Aws ibn Qatāda. ʿUrwa ibn Murra ibn Sarāqa. Aws ibn al-Qā'id. Unayf ibn Ḥabīb. Thābit ibn Athala. Ṭalḥa. Al-Aswad al-Rāʿī 5, nommé Aslam — tous ceux-ci des Banū ʿAmr ibn ʿAwf. Et des Banū Ghifār : ʿUmāra ibn ʿUqba ibn Ḥāritha ibn Ghifār ibn Mulayl ibn Ḍamra, atteint par une flèche. Et des Aslam : ʿĀmir ibn al-Akwaʿ. Et après la conquête de Khaybar arrivèrent d'Abyssinie : Jaʿfar ibn Abī Ṭālib, et son épouse Asmā' bint ʿUmays, et leurs deux fils : ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar et Muḥammad ibn Jaʿfar. Khālid ibn Saʿīd ibn al-ʿĀṣī ibn Umayya ibn ʿAbd Shams, avec son épouse Umayna bint Khalaf. Et leurs deux enfants : Saʿīd et Uma. ʿAmr ibn Saʿīd ibn al-ʿĀṣī, dont l'épouse Fāṭima bint Ṣafwān al-Kināniyya était morte en terre d'Abyssinie. Muʿayqīb ibn Abī Fāṭima, qui fut responsable du Trésor 6 sous ʿUmar, allié des Āl ʿUtba ibn Rabīʿa. Al-Aswad ibn Nawfal ibn Khuwaylid ibn Asad ibn ʿAbd al-ʿUzzā. Jahm ibn Qays ibn ʿAbd Shuraḥbīl, et ses deux enfants : ʿAmr ibn Jahm et Khuzayma bint Jahm. Il était des Banū ʿAbd al-Dār ; son épouse Aḥramala bint ʿAbd al-Aswad était morte en terre d'Abyssinie.


  1. ʿUbayd al-Sihām : Surnom signifiant 'esclave des flèches' ou 'acheteur de parts', en référence à son acquisition de nombreuses parts (sihām) lors du partage du butin.
  2. sihām : Pluriel de sahm, désignant les parts ou actions attribuées lors du partage du butin de guerre.
  3. ṣadaqa : Aumône légale ou don charitable perpétuel (waqf).
  4. Qāra : Tribu arabe, branche des Kināna.
  5. al-Aswad al-Rāʿī : Surnom signifiant 'le Noir, le Berger'.
  6. Bayt al-Māl : Trésor public de l'État islamique.

La conquête de Fadak [1]

Al-Ḥārith ibn Khālid ibn Ṣakhr, des Banū Taym ibn Murra, et son épouse était Rayṭa bint al-Ḥārith ibn Jubayla, qui mourut en terre d'Abyssinie. Et ʿUthmān ibn Rabīʿa ibn Ahbān al-Jumaḥī. Et Maḥmiyya ibn Juzʾ al-Zubaydī, allié des Banū Sahm, à qui l'Envoyé de Dieu ﷺ confia le khums 1. Et Maʿmar ibn ʿAbd Allāh ibn Naḍla, des Banū ʿAdī ibn Kaʿb. Et Abū Ḥāṭib ibn ʿAmr ibn ʿAbd Shams, des Banū ʿĀmir ibn Luʾayy. Et Mālik ibn Rabīʿa ibn Qays ibn ʿAbd Shams, des Banū ʿĀmir ibn Luʾayy, avec son épouse ʿAmra bint al-Saʿdī ibn Waqdān ibn ʿAbd Shams al-ʿĀmiriyya. Il était venu deux ans avant cela, alors que la plupart des émigrants d'Abyssinie étaient déjà arrivés, et ceux mentionnés furent les derniers à y rester 2. Conquête de Fadak 3 Lorsque les habitants de Fadak apprirent ce que l'Envoyé de Dieu ﷺ avait fait aux habitants de Khaybar, ils envoyèrent à l'Envoyé de Dieu ﷺ pour qu'il leur accorde la sécurité et qu'ils abandonnent les biens. L'Envoyé de Dieu ﷺ accéda à leur demande. Ainsi, [Fadak] fit partie de ce qui ne fut conquis ni par la cavalerie ni par les montures 4, et ne fut donc pas partagé. Il le plaça là où son Seigneur Très-Haut lui ordonna.


  1. khums : Le cinquième du butin de guerre prélevé pour Dieu, Son Prophète et certaines catégories de personnes.
  2. y rester : Il s'agit des derniers émigrants restés en Abyssinie avant de rejoindre Médine.
  3. Fadak : Oasis située au nord de Médine, dont la conquête se fit par reddition sans combat.
  4. ni par la cavalerie ni par les montures : Expression désignant les biens acquis sans expédition militaire, considérés comme fay' (butin sans combat) et appartenant au Prophète.

Les conquêtes de Wādī al-Qurā [1]

Conquête de Wâdî al-Qurâ 1 Lorsque l'Envoyé d'Allah ﷺ quitta Khaybar pour Wâdî al-Qurâ, un jeune esclave nommé Mid‘am y fut atteint par une flèche perdue et tué 2. Les gens dirent : « Félicitations pour le Paradis ! » Mais il ﷺ dit : « Non, par Celui qui tient mon âme en Sa main ! La cape qu'il a prise le jour de Khaybar, parmi le butin, sans qu'elle soit comprise dans le partage, brûle maintenant sur lui comme un feu » – ou des paroles semblables. Il ﷺ s'en empara de force et la partagea. La ‘Umra de compensation 3 Lorsque l'Envoyé d'Allah ﷺ revint de Khaybar, il y séjourna durant les deux mois de Rabî‘, les deux mois de Jumâdâ, Rajab, Sha‘bân, Ramadân et Shawwâl. Il envoya durant cette période des expéditions. Puis il partit au mois de Dhû al-Qa‘da de la septième année de l'Hégire, se dirigeant vers la ‘Umra, conformément à l'engagement pris avec Quraysh à Hudaybiyya. Les notables de Quraysh quittèrent La Mecque par hostilité envers Allah Très-Haut et Son Envoyé ﷺ. Il ﷺ accomplit donc sa ‘Umra et y épousa, après s'être désacralisé, Maymûna bint al-Hârith, tante maternelle d'Ibn ‘Abbâs et de Khâlid ibn al-Walîd. Lorsque les trois [mois] furent accomplis, Quraysh lui imposa [de partir].


  1. Wâdî al-Qurâ : Vallée située entre Médine et le Levant, peuplée de juifs à l'époque.
  2. Mid‘am : Esclave affranchi du Prophète, tué par une flèche perdue lors de l'expédition.
  3. ‘Umra de compensation : La ‘Umra (petit pèlerinage) que le Prophète accomplit en l'an 7 H. en compensation de celle qui avait été empêchée à Hudaybiyya.

Expédition de Mu'ta [1]

Il sortit de La Mecque, et ils ne lui accordèrent pas de délai jusqu'à ce qu'il épouse la Mère des croyants 1. Il sortit donc et l'épousa à Sarif 2. C'est là qu'elle mourut du temps de Mu'awiya, et elle y fut enterrée. Sa tombe y est encore célèbre aujourd'hui. Expédition de Mu'ta 3 Lorsque l'Envoyé d'Allah (sur lui la paix et le salut) revint de la 'Umra du pacte 4, il séjourna à Médine durant Dhu l-Hijja, Muharram, Safar et Rabi'. Puis, au mois de Jumada l-Ula de la huitième année de l'Hégire, il envoya l'expédition des commandants vers le Sham 5. Avant cela, après al-Hudaybiya et après Khaybar, avaient embrassé l'islam : 'Amr ibn al-'As, Khalid ibn al-Walid et 'Uthman ibn Talha ibn Abi Talha, qui étaient parmi les notables de Quraysh. L'Envoyé d'Allah (sur lui la paix et le salut) plaça à la tête de l'armée Zayd ibn Haritha, et dit : « S'il est frappé par le destin, que le commandement revienne à Ja'far ibn Abi Talib ; s'il est frappé par le destin, que le commandement revienne à 'Abd Allah ibn Rawaha. » L'Envoyé d'Allah (sur lui la paix et le salut) les accompagna et leur fit ses adieux, puis il s'en retourna tandis qu'ils se mirent en route. Lorsqu'ils parvinrent à Ma'an 6 dans la terre du Sham, leur parvint la nouvelle que Héraclius, roi des Byzantins, avait campé dans la terre de Bani Ma'ab 7, qui est la terre des Bani Ma'ab mentionnés dans les livres des Enfants d'Israël, et qu'ils les attaquaient à l'époque de leur puissance 8, et qu'ils étaient issus des fils de Lot (sur lui la paix) - c'est la terre d'al-Balqa' - avec cent mille Byzantins, et cent mille autres parmi les chrétiens du Sham, issus de Lakhm, Judham et les tribus de Quda'a : de Bahram, Bali et Balqayn, commandés par un homme des Bani Irasha de Bali, nommé Malik ibn Raqila 9. Les musulmans restèrent deux nuits à Ma'an, et dirent : « Écrivons à l'Envoyé d'Allah (sur lui la paix et le salut) pour l'informer du nombre de nos ennemis, afin qu'il nous ordonne ce qu'il veut ou qu'il nous envoie des renforts. » Alors 'Abd Allah ibn Rawaha dit : « Ô gens, ce que vous redoutez est précisément ce pour quoi vous êtes sortis, c'est-à-dire le martyre. Nous ne combattons pas les gens par le nombre ni par la force, mais nous les combattons seulement par ce dont Allah nous a honorés. Allez-y, car c'est l'une des deux meilleures choses 10 : soit la victoire, soit le martyre. » L'armée approuva cet avis et se mit en marche. Lorsqu'ils furent aux confins d'al-Balqa', ils rencontrèrent les foules que nous avons mentionnées avec Héraclius, près d'un village appelé Masharif 11. Les musulmans s'installèrent dans un village appelé Mu'ta. Ils placèrent à leur aile droite Qutba ibn Qatada al-'Udhri, et à l'aile gauche 'Abaya ibn Malik al-Ansari, selon certains 'Ubada. Ils combattirent. Le premier commandant, Zayd ibn Haritha, fut tué, recevant les lances en pleine poitrine, tenant l'étendard dans sa main. Ja'far ibn Abi Talib le prit alors, descendit de son cheval alezan (selon certains, il l'immola), combattit jusqu'à ce que sa main droite fût tranchée, puis il prit l'étendard de la main gauche, qui fut tranchée, alors il le serra contre lui, et fut tué ainsi, à l'âge de trente-trois ans. 'Abd Allah ibn Rawaha prit alors l'étendard, hésita un peu à descendre, puis se décida, combattit jusqu'à être tué. Thabit ibn Aqram, frère des Bani al-'Ajlan, prit alors l'étendard et dit : « Ô communauté musulmane, mettez-vous d'accord sur un homme parmi vous. » Ils dirent :


  1. Umm al-mu'minin : Mère des croyants : titre honorifique donné aux épouses du Prophète Muhammad.
  2. Sarif : Localité située entre La Mecque et Médine, à environ 10 km de La Mecque.
  3. Mu'ta : Bataille de Mu'ta : expédition militaire en 629 ap. J.-C. contre les Byzantins, première confrontation entre musulmans et forces byzantines.
  4. 'Umra al-qada' : La 'Umra du pacte : la 'Umra accomplie par le Prophète en 629 ap. J.-C. suite au traité d'al-Hudaybiya.
  5. Sham : Région du Levant, comprenant la Syrie, la Palestine, la Jordanie et le Liban actuels.
  6. Ma'an : Ville du sud de la Jordanie actuelle, située sur la route du pèlerinage.
  7. Bani Ma'ab : Tribu ou clan mentionné dans les textes bibliques, associé à la région d'al-Balqa'.
  8. yughawirunahum : Ils les attaquaient : terme désignant des raids ou incursions militaires.
  9. Malik ibn Raqila : Chef militaire des forces chrétiennes alliées aux Byzantins lors de la bataille de Mu'ta.
  10. al-husnayayn : Les deux meilleures choses : la victoire ou le martyre, concept islamique valorisant le combat pour la foi.
  11. Masharif : Localité proche du champ de bataille de Mu'ta, dans la région d'al-Balqa'.

Noms des martyrs du jour de Mu'ta [1]

Il répondit : Non. Alors Khâlid ibn al-Walîd prit le commandement et se replia avec les musulmans. Le Prophète ﷺ annonça la mort des émirats mentionnés avant l'arrivée de la nouvelle, le jour même de leur mort. Liste des martyrs du jour de Mu'ta 1 : Zayd ibn Hâritha 2, le premier émir. Ja'far ibn Abî Tâlib 3, le deuxième émir après lui. 'Abd Allâh ibn Rawâha 4, le troisième émir. Mas'ûd ibn al-Aswad ibn Hâritha ibn Nadla, des Banû 'Adî ibn Ka'b. Wahb ibn Sa'd ibn Abî Sarh, des Banû Hasl, puis des Banû 'Âmir ibn Lu'ayy. 'Ubâd ibn Qays, lui et 'Abd Allâh ibn Rawâha sont des Banû al-Hârith ibn al-Khazraj. Al-Hârith ibn al-Nu'mân ibn Isâf ibn Nadla ibn 'Awf ibn Ghanm ibn Mâlik ibn al-Najjâr. Surâqa ibn 'Amr ibn 'Atiyya ibn Khansâ' ibn Mabdhûl, des Banû Mâzin ibn al-Najjâr. Abû Kulayb 5, et l'on dit : Abû Kilâb. Et son frère : Jâbir, tous deux fils de 'Amr ibn Zayd ibn 'Awf ibn Mabdhûl. 'Amr et 'Âmir, tous deux fils de Sa'd ibn al-Hârith ibn 'Ubâd ibn Sa'd ibn 'Âmir ibn Tha'laba.


  1. Mu'ta : Bataille de Mu'ta, expédition militaire en 629 ap. J.-C. (8 H.) contre les Byzantins, où trois émirats furent tués.
  2. Zayd ibn Hâritha : Compagnon et fils adoptif du Prophète, premier émir de l'expédition de Mu'ta.
  3. Ja'far ibn Abî Tâlib : Compagnon, cousin du Prophète et frère d'Ali, deuxième émir de Mu'ta.
  4. 'Abd Allâh ibn Rawâha : Compagnon et poète, troisième émir de Mu'ta.
  5. Abû Kulayb : Surnom d'un compagnon martyr à Mu'ta ; également appelé Abû Kilâb selon une variante.

L'expédition de la conquête de La Mecque

Ibn Mālik ibn Afṣā, des Banū al-Najjār. Ceux-ci sont ceux qui ont été mentionnés parmi eux. On dit que le nombre des musulmans le jour de Mu'ta était de trois mille. Expédition de la conquête de La Mecque 1 Il demeura 2 après Mu'ta durant Jumādā et Rajab. Puis survint l'affaire qui rendit nécessaire la rupture du pacte conclu avec Quraysh le jour d'al-Ḥudaybiyya, à savoir : que Khuzā'a était sous la protection 3 du Messager d'Allah 4, croyants et mécréants parmi eux, et que les mécréants des Banū Bakr ibn 'Abd Manāt ibn Kināna étaient sous la protection de Quraysh. Les Banū Bakr ibn 'Abd Manāt agressèrent un groupe de Khuzā'a, près d'une source appelée al-Watīr, en bas de La Mecque. La cause en était qu'un homme appelé Mālik ibn 'Abbād al-Ḥaḍramī, allié 5 de la famille d'al-Aswad ibn Razn, était parti en commerce ; lorsqu'il traversa le territoire de Khuzā'a, ils l'attaquèrent, le tuèrent et prirent ses biens. Cela se passa quelque temps avant l'Islam. Les Banū Bakr ibn 'Abd Manāt, clan d'al-Aswad ibn Razn, attaquèrent alors un homme des Banū Khuzā'a et le tuèrent en représailles de Mālik ibn 'Abbād. Khuzā'a attaqua à son tour Salmā, Kulthūm et Dhu'ayb, fils d'al-Aswad ibn Razn, et les tua. Ces frères étaient les nobles des Banū Kināna ; ils payaient, à l'époque préislamique, deux diyya 6, tandis que le reste de leur peuple en payait une seule. Tous ces combats eurent lieu avant l'Islam. Quand vint l'Islam, il mit un terme [aux hostilités] entre ceux que nous avons mentionnés, et les gens s'occupèrent de lui [l'Islam]. Lorsque la trêve conclue le jour d'al-Ḥudaybiyya fut établie, les gens se rassurèrent mutuellement. Les Banū al-Dīl, des Banū Bakr ibn 'Abd Manāt, saisirent cette occasion et l'inattention de Khuzā'a, voulant venger le sang des fils d'al-Aswad ibn Razn. Nawfal ibn Mu'āwiya al-Dīlī sortit avec ceux des Banū Bakr ibn 'Abd Manāt qui lui obéirent – mais tous ne le suivirent pas – et vint jusqu'à surprendre Khuzā'a de nuit alors qu'ils étaient à al-Watīr. Ils combattirent. Quraysh aida les Banū Bakr avec des armes, et certains de Quraysh les assistèrent en personne, en secret. Khuzā'a fut mise en déroute et se réfugia dans le sanctuaire 7. Des gens dirent à Nawfal ibn Mu'āwiya : « Ô Nawfal, c'est le sanctuaire ! Crains Allah, ton Dieu ! » Le mécréant répondit : « Il n'a pas de dieu aujourd'hui. Par Allah, ô Banū Kināna, vous commettez des vols dans le sanctuaire ; ne pouvez-vous donc y venger votre sang ? » Ils tuèrent un homme de Khuzā'a appelé Munabbih, et [les autres] se réfugièrent dans les maisons de La Mecque 8. Ils entrèrent dans la maison de Budayl ibn Warqā' al-Khuzā'ī et dans celle 9 d'un de leurs clients 10 nommé Rāfi'. Ce fut une rupture du pacte conclu le jour d'al-Ḥudaybiyya. ' Amr ibn Sālim al-Khuzā'ī – puis l'un des Banū Ka'b –, Budayl ibn Warqā' et un groupe de Khuzā'a partirent et vinrent trouver le Messager d'Allah 4, implorant son secours contre ce que leur avaient fait subir les Banū Bakr ibn 'Abd Manāt et Quraysh. Il leur répondit favorablement. Le Messager d'Allah 4 les informa qu'Abū Sufyān viendrait pour renforcer le pacte et en prolonger la durée, mais qu'il repartirait sans avoir obtenu ce qu'il voulait. Quraysh regretta son acte. Abū Sufyān partit donc pour Médine afin de renforcer le pacte et d'en prolonger la durée. Il rencontra Budayl ibn Warqā' à 'Usfān ; Budayl lui cacha qu'il s'était rendu auprès du Prophète 4 et l'informa [qu'il] 11 n'était allé que le long de la côte. Abū Sufyān poursuivit sa route jusqu'à Médine. Il entra chez sa fille Umm Ḥabība, la Mère des croyants 12. Il voulut s'asseoir sur le lit du Messager d'Allah 4, mais elle le plia pour l'en empêcher. Il lui en fit la remarque. Elle dit : « C'est le lit du Messager d'Allah 4, et toi tu es un homme polythéiste impur ; je n'ai pas aimé que tu t'y asseyes. » Il dit : « Ma fille, tu as subi un grand changement après moi ! » Puis il vint trouver le Prophète 4 dans la mosquée et lui parla, mais il ne lui répondit pas un mot. Ensuite, Abū Sufyān alla voir Abū Bakr al-Ṣiddīq 13 et lui demanda d'intercéder auprès du Messager d'Allah 4 pour l'objet de sa venue, mais Abū Bakr refusa. Il rencontra 'Umar 14 et lui en parla ; 'Umar dit : « Moi, le faire ? Par Allah, si je ne trouvais que des fourmis, je vous combattrais avec elles ! » Il entra chez 'Alī 15 dans sa maison et y trouva Fāṭima, fille du Messager d'Allah 4, et al-Ḥasan 16 qui était un enfant. Il lui parla de l'objet de sa venue. 'Alī lui dit : « Par Allah, nous ne pouvons pas parler au Messager d'Allah 4 d'une affaire sur laquelle il a pris une décision. » Il se tourna vers Fāṭima et dit : « Ô fille de Muḥammad, veux-tu ordonner à ton fils que voici de donner asile 17 aux gens ? » Elle dit : « Mon fils n'en est pas capable, et personne ne donne asile contre le Messager d'Allah 4. » 'Alī dit : « Ô Abū Sufyān, tu es le chef des Banū Kināna ; lève-toi et donne asile aux gens, puis rejoins ton pays. » Il dit : « Penses-tu que cela me sera utile ? » Il répondit : « Je ne le pense pas, mais je ne vois rien d'autre pour toi. » Abū Sufyān se leva dans la mosquée et dit : « Ô gens, j'ai donné asile aux gens. » Puis il monta et repartit vers La Mecque. À son arrivée, il informa Quraysh de ce qu'il avait fait et de ce qu'il avait subi. Ils lui dirent : « Tu n'as rien apporté ; 'Alī ibn Abī Ṭālib n'a fait que se jouer de toi. » Ensuite, le Messager d'Allah 4 annonça qu'il se dirigeait vers La Mecque et ordonna de se préparer pour cela. Il invoqua Allah 18 pour qu'Il cache la nouvelle à Quraysh 19. Ḥāṭib ibn Abī Balta'a écrivit une lettre à Quraysh pour les informer de l'intention du Messager d'Allah 4. La nouvelle en parvint au Messager d'Allah 4 de la part d'Allah 18. Il appela 'Alī ibn Abī Ṭālib, al-Zubayr 20 et al-Miqdād 21 – c'étaient des cavaliers – et leur dit : « Partez vers Rawḍat Khākh 22 ; vous y trouverez une femme montée sur une chamelle 23 portant une lettre pour Quraysh. » Ils partirent. Lorsqu'ils arrivèrent à l'endroit que le Messager d'Allah 4 leur avait décrit, ils trouvèrent la femme et firent agenouiller leurs montures. Ils fouillèrent toute sa selle mais ne trouvèrent rien. Ils dirent : « Par Allah, le Messager d'Allah 4 n'a pas menti. » 'Alī dit : « Par Allah, tu vas sortir la lettre, ou nous allons te déshabiller. » Elle dénoua ses tresses et en sortit la lettre. Ils l'apportèrent au Prophète 4. Lorsqu'elle fut lue, il dit : « Qu'est-ce que ceci, ô Ḥāṭib ? » Ḥāṭib dit : « Ô Messager d'Allah, par Allah, je n'ai jamais douté de l'Islam, mais je suis un allié 24 parmi Quraysh ; j'ai voulu me ménager une faveur auprès d'eux pour qu'ils protègent ma famille 25 à La Mecque, mes enfants et ma famille. » 'Umar dit : « Laisse-moi, ô Messager d'Allah, trancher la tête de cet hypocrite ! » Le Messager d'Allah 4 dit : « Que sais-tu, ô 'Umar ? Peut-être qu'Allah 18 a regardé les gens de Badr 26 et a dit : « Faites ce que vous voulez, Je vous ai pardonné. » Le Messager d'Allah 4 partit avec dix mille hommes. Il laissa comme gouverneur de Médine Abū Ruhm Kulthūm ibn Ḥuṣayn ibn 'Utba ibn Khalaf al-Ghifārī. Ce fut le dix de Ramaḍān. Il jeûna jusqu'à ce qu'il atteigne al-Kadīd, entre 'Usfān et Araj ; là, il rompit le jeûne après la prière de l'après-midi 27, but sur sa monture publiquement pour que les gens le voient, et ordonna la rupture du jeûne. Il lui parvint 4 que certains continuaient à jeûner ; il dit : « Ceux-là sont les désobéissants. » Ce fut une abrogation 28 de ce qui était auparavant permis concernant le jeûne en voyage. Le Prophète 4 ne voyagea plus jamais en Ramaḍān par la suite. Ce jugement concernant le voyage abroge donc ce qui le précédait ; rien n'est venu après pour l'abroger, ni aucun jugement pour le lever. Lorsqu'il descendit à Marr al-Ẓahrān, il avait avec lui mille hommes des Banū Sulaym, mille trois 29 hommes des Muzayna – on dit aussi sept cents des Banū Sulaym, quatre cents des Ghifār, quatre cents des Aslam, et des groupes de Qays, Asad, Tamīm et d'autres, ainsi que des foules des autres tribus. Allah 18 cacha la nouvelle à Quraysh grâce à l'invocation du Messager d'Allah 4 ; mais ils étaient inquiets et effrayés. Abū Sufyān, Budayl ibn Warqā' et Ḥakīm ibn Ḥizām étaient sortis pour espionner. Al-'Abbās ibn 'Abd al-Muṭṭalib 30 avait émigré 31 ces jours-là. Il rencontra le Messager d'Allah 4 à Dhū al-Ḥulayfa, envoya ses bagages à Médine et repartit avec le Messager d'Allah 4 pour participer à l'expédition. Al-'Abbās était donc parmi les émigrants 32 d'avant la conquête. On dit aussi qu'il le rencontra à al-Juḥfa. On mentionne également qu'Abū Sufyān ibn al-Ḥārith ibn 'Abd al-Muṭṭalib et 'Abd Allāh ibn Abī Umayya ibn al-Mughīra, frère d'Umm Salama, la Mère des croyants 12, le rencontrèrent à Nīq al-'Iqāb 33 en émigrants. Ils demandèrent la permission d'entrer auprès du Messager d'Allah 4, mais il ne la leur accorda pas. Umm Salama lui parla, et il leur permit d'entrer ; ils embrassèrent l'Islam. Lorsqu'ils descendirent à Marr al-Ẓahrān, l'âme d'al-'Abbas fut prise de pitié pour Quraysh, craignant que l'armée ne les surprenne avant qu'ils n'aient pris 34 des dispositions pour eux-mêmes et demandé asile 35. Il monta donc la mule du Prophète 4 et partit. Arrivé à al-Arāk 36, espérant voir un bûcheron ou un laitier qui irait à La Mecque pour les avertir, il entendit soudain la voix d'Abū Sufyān et de Budayl ibn Warqā' qui s'interrogeaient mutuellement, ayant vu les feux du camp du Prophète 4. Budayl disait à Abū Sufyān : « Par Allah, ce sont les feux de Khuzā'a. » Abū Sufyān lui répondait : « Khuzā'a est trop peu nombreux et trop méprisable pour avoir de tels feux. » Lorsque al-'Abbās entendit ses paroles, il l'appela : « Ô Abū Ḥanẓala 37 ! » Abū Sufyān reconnut sa voix et dit : « Abū al-Faḍl 38 ? » Il répondit : « Oui. » Abū Sufyān lui dit : « Qu'y a-t-il ? Que mes père et mère te soient sacrifiés ! » Al-'Abbās lui dit : « Malheur à toi, ô Abū Sufyān ! C'est le Messager d'Allah 4 avec les gens ; quel malheur pour Quraysh au matin ! » Abū Sufyān dit : « Quel est le remède ? » Al-'Abbās dit : « Par Allah, s'il s'empare de toi, il te tuera. Monte derrière moi et pars avec moi vers le Messager d'Allah 4. » Al-'Abbās le prit en croupe et l'amena au camp. Lorsqu'il passa près du feu de 'Umar, 'Umar regarda Abū Sufyān et le reconnut. Il dit : « Abū Sufyān, l'ennemi d'Allah ! Louange à Allah qui t'a livré à nous sans pacte ni traité ! » Puis il se précipita vers le Messager d'Allah 4, et al-'Abbās le devança sur la mule – 'Umar était lent à la course. Al-'Abbās entra, et 'Umar entra sur ses pas. Il dit : « Ô Messager d'Allah, voici Abū Sufyān qu'Allah a livré sans pacte ; permets-moi de lui trancher la tête. » Al-'Abbās dit : « Ô Messager d'Allah, je lui ai donné asile. » 'Umar insista. Al-'Abbās dit : « Doucement, ô 'Umar ! S'il était des Banū 'Adī ibn Ka'b, tu ne dirais pas cela, mais il est des Banū 'Abd Manāf. » 'Umar dit : « Doucement ! Par Allah, ton entrée dans l'Islam, le jour où tu es entré 39, m'a été plus chère que si al-Khaṭṭāb 40 était entré dans l'Islam. Ce n'est pas autre chose que le fait que j'ai su que ton entrée dans l'Islam était plus chère au Messager d'Allah 4 que celle d'al-Khaṭṭāb. » Le Messager d'Allah 4 ordonna de le conduire à sa tente et de l'amener le matin. Al-'Abbās fit ainsi. Lorsqu'il l'amena au Prophète 4, le Messager d'Allah 4 lui dit 41 : « N'est-il pas temps pour toi de reconnaître qu'il n'y a de dieu qu'Allah ? » Abū Sufyān dit : « Que mon père et ma mère te soient sacrifiés ! Comme tu es indulgent, généreux et bon parent ! Par Allah, j'ai pensé que s'il y avait un autre dieu avec Lui, il aurait été utile. » Puis le Messager d'Allah 4 lui dit : « Malheur à toi, ô Abū Sufyān ! N'est-il pas temps pour toi de reconnaître que je suis le Messager d'Allah ? » Il dit : « Que mon père et ma mère te soient sacrifiés ! Comme tu es indulgent, généreux et bon parent ! Quant à cela 42, par Allah, j'ai encore un doute là-dessus. » Al-'Abbās lui dit : « Malheur à toi ! Embrasse l'Islam avant qu'on ne te tranche la tête. » Il embrassa l'Islam. Al-'Abbās dit : « Ô Messager d'Allah, Abū Sufyān aime la gloire ; accorde-lui quelque chose. » Le Messager d'Allah 4 lui dit : « Celui qui entre dans la maison d'Abū Sufyān est en sécurité ; celui qui ferme sa porte est en sécurité ; celui qui entre dans la mosquée est en sécurité. » Cette parole du Messager d'Allah 4 s'applique à tous ceux des habitants de La Mecque qui ne combattaient pas, de manière claire et sans ambiguïté. La Mecque est donc une ville de sécurité 43 sans aucun doute. C'est pourquoi elle n'a pas été prise de force 44 d'aucune manière. Si un musulman, quel qu'il soit, accordait la sécurité à un village de la maison de la guerre 45 à condition que ses habitants ferment leurs portes et ne combattent pas, comme le fit le Messager d'Allah 4 avec les habitants de La Mecque, cet asile serait valide ; tout musulman serait tenu de le respecter ; leurs vies, leurs biens et leurs demeures seraient inviolables ; ils devraient embrasser l'Islam ou quitter les lieux, à moins qu'ils ne soient gens du Livre 46, auquel cas il leur serait permis de rester moyennant la capitation 47 et l'humiliation. Qu'en est-il donc de l'asile accordé par le Messager d'Allah 4 ! Celui qui dit que La Mecque fut une reddition 48 en ce sens a dit vrai ; celui qui dit qu'elle fut une reddition après qu'ils eurent résisté et se furent défendus jusqu'à ce qu'ils fassent la paix s'est trompé ; quant à celui qui dit qu'elle fut prise de force 44, il s'est trompé en tout cas. Ce qui est correct et certain, c'est qu'elle fut une ville de sécurité 43 pour leurs vies, leurs enfants, leurs biens et leurs femmes, sauf pour ceux qui combattirent ou qui furent exclus.

Ensuite, le Messager d'Allah ﷺ ordonna à Al-‘Abbâs de placer Abû Sufyân à l'entrée de la montagne ou de la vallée 49 pour qu'il voie les armées d'Allah Très-Haut. Al-‘Abbâs fit ainsi et lui fit défiler les tribus, une par une, jusqu'à ce que vienne le cortège du Messager d'Allah ﷺ, composé des Émigrés et des Auxiliaires – qu'Allah les agrée – tous en cottes de mailles et heaumes. Abû Sufyân dit : « Qui sont ceux-ci ? » Il répondit : « C'est le Messager d'Allah ﷺ avec les Émigrés et les Auxiliaires. » Il dit : « Par Allah, personne ne peut résister à ceux-ci. Par Allah, ô Abû Al-Fadl, le royaume de ton neveu est devenu grand ce matin. » Al-‘Abbâs dit : « C'est la Prophétie, ô Abû Sufyân. » Il dit : « Alors c'est cela. » Al-‘Abbâs dit : « Ô Abû Sufyân, sauve-toi vers ton peuple. » Abû Sufyân se hâta et, quand il arriva à La Mecque, il les informa de ce qui les entourait et leur annonça que le Messager d'Allah ﷺ avait accordé la sécurité à quiconque entrerait dans sa maison, dans la Mosquée ou dans la maison d'Abû Sufyân. Des gens se préparèrent à combattre, et cela parvint au Messager d'Allah ﷺ alors qu'il avait déjà disposé l'armée. Il avait confié l'étendard à Sa‘d ibn ‘Ubâda, puis il lui parvint que celui-ci avait dit : « Aujourd'hui est le jour de la bataille, aujourd'hui le sanctuaire est violé. » Alors le Messager d'Allah ﷺ ordonna de remettre l'étendard à Az-Zubayr ibn Al-‘Awwâm – ou, selon d'autres, à ‘Alî ibn Abî Tâlib, ou à Qays ibn Sa‘d ibn ‘Ubâda. Az-Zubayr était à l'aile gauche, Khâlid ibn Al-Walîd à l'aile droite, qui comprenait Aslam, Ghifâr, Muzayna et Juhayna. Abû ‘Ubayda ibn Al-Jarrâh était à l'avant-garde du cortège du Prophète ﷺ. Le Messager d'Allah ﷺ fit défiler les armées depuis Dhû Ṭuwâ, ordonna à Az-Zubayr d'entrer par Dhû Kadâ 50, en haut de La Mecque, et à Khâlid d'entrer par Al-Layṭ, en bas de La Mecque, et leur ordonna de combattre quiconque les combattrait. ‘Ikrima ibn Abî Jahl, Ṣafwân ibn Umayya et Suhayl ibn ‘Amr avaient rassemblé une troupe à Al-Khandama pour combattre. Les compagnons de Khâlid les affrontèrent. Deux musulmans furent tués : Karz ibn Jâbir, des Banû Muḥârib ibn Fihr, et Khunays ibn Khâlid ibn Rabî‘a ibn Aṣram Al-Khuzâ‘î, allié des Banû Munqidh, qui s'étaient écartés de l'armée de Khâlid et furent tués. Un autre musulman, Salama ibn Al-Mîlâ’ Al-Juhanî, fut également tué. Environ treize polythéistes furent tués, puis ils prirent la fuite. Le mot d'ordre des musulmans le jour de la Conquête, de Ḥunayn et d'At-Ṭâ’if fut : pour les Aws : « Ô Banû ‘Ubayd Allâh ! » ; pour les Khazraj : « Ô Banû ‘Abd Allâh ! » ; pour les Émigrés : « Ô Banû ‘Abd Ar-Raḥmân ! » Le Prophète ﷺ accorda la sécurité aux gens comme nous l'avons mentionné, sauf à ‘Abd Al-‘Uzzâ ibn Khaṭal, ‘Abd Allâh ibn Sa‘d ibn Abî Sarḥ, ‘Ikrima ibn Abî Jahl, Al-Ḥuwayrith ibn Nuqaydh ibn Wahb ibn ‘Abd [ibn] Quṣayy 51, Miqyas ibn Ṣubâba, les deux chanteuses d'Ibn Khaṭal – à savoir Fartanâ et sa compagne – et Sâra, cliente des Banû ‘Abd Al-Muṭṭalib. Quant à Ibn Khaṭal, des Banû Taym Al-Adram ibn Ghâlib, il avait embrassé l'Islam et le Prophète ﷺ l'avait envoyé comme collecteur d'aumône, accompagné d'un homme des musulmans. Il attaqua ce dernier, le tua, puis rejoignit les polythéistes. Le jour de la Conquête, on le trouva accroché aux tentures de la Ka‘ba ; Sa‘îd ibn Ḥurayth Al-Makhzûmî et Abû Barza Al-Aslamî le tuèrent. Quant à ‘Abd Allâh ibn Sa‘d ibn Abî Sarḥ, il était scribe du Messager d'Allah ﷺ, puis il s'enfuit à La Mecque et se cacha. ‘Uthmân ibn ‘Affân l'amena au Messager d'Allah ﷺ – il était son frère de lait – et lui demanda asile pour lui. Le Messager d'Allah ﷺ resta silencieux un moment, puis lui accorda l'asile et reçut son allégeance. Quand il sortit, le Messager d'Allah ﷺ dit à ses compagnons : « Que n'a-t-il quelqu'un parmi vous se levé et lui a tranché la tête ? » Un homme des Auxiliaires dit : « Que n'as-tu fait signe ? » Il dit : « Il ne convient pas à un Prophète d'avoir des yeux traîtres. » Il vécut jusqu'à ce que ‘Umar le nomme gouverneur, puis ‘Uthmân le nomma gouverneur d'Égypte. C'est lui qui conquit l'Ifrîqiya, et après son Islam, on ne vit de lui que bien, piété et religion. Quant à ‘Ikrima ibn Abî Jahl, il s'enfuit au Yémen ; sa femme Umm Ḥakîm bint Al-Ḥârith ibn Hishâm le suivit et le ramena ; il embrassa l'Islam et son Islam fut excellent. Quant à Al-Ḥuwayrith ibn Nuqaydh, il avait offensé le Messager d'Allah ﷺ à La Mecque ; ‘Alî ibn Abî Tâlib le tua le jour de la Conquête. Quant à Miqyas ibn Ṣubâba, il était venu au Prophète ﷺ musulman, puis il attaqua un homme des Auxiliaires et le tua en représailles du meurtre involontaire de son frère ; Numayla ibn ‘Abd Allâh Al-Laythî, son cousin, le tua le jour de la Conquête. Quant aux deux chanteuses d'Ibn Khaṭal, l'une fut tuée, l'autre obtint asile ; le Messager d'Allah ﷺ lui accorda la sécurité, et elle vécut jusqu'à mourir quelque temps après. Elles chantaient des satires contre le Messager d'Allah ﷺ. Quant à Sâra, elle obtint également asile ; le Messager d'Allah ﷺ lui accorda la sécurité, et elle vécut jusqu'à ce qu'un homme la foule aux pieds avec son cheval à Al-Abṭaḥ, et elle mourut. Deux hommes des Banû Makhzûm se cachèrent chez Umm Hâni’ bint Abî Tâlib ; elle leur accorda asile, et le Messager d'Allah ﷺ confirma leur asile. ‘Alî – qu'Allah l'agrée – avait voulu les tuer. On dit qu'il s'agissait d'Al-Ḥârith ibn Hishâm et de Zuhayr ibn Abî Umayya, frère d'Umm Salama ; ils embrassèrent l'Islam et furent parmi les meilleurs musulmans. Le Messager d'Allah ﷺ fit le tour de la Ka‘ba et fit appeler ‘Uthmân ibn Ṭalḥa, qui lui remit la clé de la Ka‘ba après que la mère de ‘Uthmân eut refusé de la donner, puis la lui remit. Il entra dans la Ka‘ba avec Usâma ibn Zayd, Bilâl et ‘Uthmân ibn Ṭalḥa, sans personne d'autre ; ils fermèrent les portes, restèrent un moment, et le Prophète ﷺ pria à l'intérieur. Puis il sortit, et ils sortirent ; il rendit la clé à ‘Uthmân ibn Ṭalḥa et lui laissa la garde de la Maison, qui est restée dans sa descendance jusqu'à aujourd'hui, dans la descendance de Shayba ibn ‘Uthmân ibn Ṭalḥa. Le Messager d'Allah ﷺ ordonna de briser les images à l'intérieur et à l'extérieur de la Ka‘ba, et de détruire les idoles autour de la Ka‘ba et à La Mecque. Bilâl fit l'appel à la prière sur le toit de la Ka‘ba. Le Messager d'Allah ﷺ prononça un discours le deuxième jour de la Conquête, annonçant qu'il abolissait les coutumes de l'époque préislamique, sauf la garde de la Maison et l'approvisionnement des pèlerins. Il annonça que La Mecque n'avait été rendue licite pour le combat pour personne avant lui, ni pour personne après lui, et qu'elle n'avait été licite pour personne d'autre que lui, et ne lui avait été licite qu'une heure d'un jour ; puis elle avait retrouvé son caractère sacré comme la veille, où l'on ne verse pas de sang. Le Messager d'Allah ﷺ passa devant les idoles fixées au plomb ; il les désigna avec un bâton qu'il tenait en disant : « La Vérité est venue et l'Erreur a disparu. » Il ne désigna aucune idole sans qu'elle ne tombe sur son visage. Les Auxiliaires craignirent que le Messager d'Allah ﷺ ne reste à La Mecque, mais il leur annonça que sa vie et sa mort seraient parmi eux. Il passa près de Fuḍâla ibn ‘Umayr ibn Al-Mulawwiḥ Al-Laythî, qui avait l'intention d'assassiner le Messager d'Allah ﷺ. Il lui dit : « Que pensais-tu en toi-même ? » Il répondit : « Rien, je me souvenais d'Allah. » Le Messager d'Allah ﷺ sourit et dit : « Demande pardon à Allah. » Il posa sa main sur sa poitrine. Fuḍâla dit : « Par Celui qui l'a envoyé avec la vérité, il n'a pas retiré sa main de ma poitrine avant que je n'aie trouvé sur terre personne de plus aimable que lui. » Ṣafwân ibn Umayya s'enfuit au Yémen ; ‘Umayr ibn Wahb Al-Jumaḥî le suivit avec l'asile du Messager d'Allah ﷺ, et il revint. Le Messager d'Allah ﷺ l'honora et lui accorda un délai de quatre mois. Ibn Az-Ziba‘râ As-Sahmî, le poète, s'enfuit à Najrân, puis revint et embrassa l'Islam. Hubayra ibn Abî Wahb Al-Makhzûmî, mari d'Umm Hâni’ bint Abî Tâlib, s'enfuit au Yémen et y mourut mécréant. Ensuite, le Messager d'Allah ﷺ envoya des expéditions autour de La Mecque pour appeler à l'Islam, ordonnant de combattre quiconque combattrait. Parmi elles, Khâlid ibn Al-Walîd fut envoyé contre les Banû Judhayma ibn ‘Âmir ibn ‘Abd Manât ibn Kinâna ; il en tua et en captura. Le Prophète ﷺ désapprouva cela et envoya ‘Alî avec de l'argent pour eux ; il paya le prix du sang pour leurs morts et leur rendit ce qui avait été pris. Puis il envoya Khâlid ibn Al-Walîd contre Al-‘Uzzâ, qui était une maison à Nakhl[a] vénérée par Quraysh, Kinâna et tous les Muḍar ; ses gardiens étaient les Banû Shaybân de Sulaym, alliés des Banû Hâshim. Il la démolit 52. La Conquête de La Mecque eut lieu dans les dix derniers jours de Ramaḍān de l'an huit.


  1. ghazwa : Expédition militaire menée par le Prophète.
  2. aqāma : Il demeura, il resta.
  3. ʿaqd : Pacte, alliance, protection.
  4. Rasūl Allāh : Le Messager d'Allah, désignant le Prophète Muhammad.
  5. ḥalīf : Allié, client par alliance.
  6. diya : Prix du sang, compensation légale pour un meurtre.
  7. ḥaram : Sanctuaire, territoire sacré de La Mecque.
  8. injaḥara : Se réfugier, se cacher.
  9. dār : Maison, demeure.
  10. mawlā : Client, affranchi, allié.
  11. annahu : Que, introduisant une proposition complétive.
  12. Umm al-mu'minīn : Mère des croyants, titre honorifique des épouses du Prophète.
  13. al-Ṣiddīq : Le Véridique, surnom d'Abū Bakr.
  14. ʿUmar : ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, deuxième calife.
  15. ʿAlī : ʿAlī ibn Abī Ṭālib, cousin et gendre du Prophète, quatrième calife.
  16. al-Ḥasan : Al-Ḥasan ibn ʿAlī, petit-fils du Prophète.
  17. ajāra : Donner asile, protéger.
  18. Allāh : Dieu, le nom divin en Islam.
  19. akhbār : Nouvelles, informations.
  20. al-Zubayr : Al-Zubayr ibn al-ʿAwwām, compagnon du Prophète.
  21. al-Miqdād : Al-Miqdād ibn al-Aswad, compagnon du Prophète.
  22. Rawḍat Khākh : Lieu situé entre La Mecque et Médine.
  23. ẓaʿīna : Femme montée sur une chamelle, ou la chamelle elle-même.
  24. mulṣaq : Allié, client, personne rattachée à une tribu.
  25. sha'afa : Famille, proches, ou intérêt.
  26. Badr : Bataille de Badr, première grande bataille de l'Islam.
  27. ʿaṣr : Prière de l'après-midi.
  28. naskh : Abrogation d'un verset ou d'une règle par un autre.
  29. thalātha : Trois.
  30. al-ʿAbbās : Al-ʿAbbās ibn ʿAbd al-Muṭṭalib, oncle du Prophète.
  31. hājara : Émigrer, effectuer la hijra.
  32. muhājirūn : Émigrants, ceux qui ont émigré de La Mecque à Médine.
  33. Nīq al-ʿIqāb : Lieu situé entre La Mecque et Médine.
  34. akhadhū : Ils prirent, ils saisirent.
  35. ista'manū : Demander asile, protection.
  36. al-Arāk : Arbre ou lieu-dit.
  37. Abū Ḥanẓala : Surnom d'Abū Sufyān, signifiant 'père de Ḥanẓala'.
  38. Abū al-Faḍl : Surnom d'al-ʿAbbās, signifiant 'père d'al-Faḍl'.
  39. aslamta : Tu es entré dans l'Islam.
  40. al-Khaṭṭāb : Al-Khaṭṭāb ibn Nufayl, père de 'Umar.
  41. qāla : Il dit.
  42. hādhihi : Celle-ci, se référant à la profession de foi.
  43. mu'mina : Ville de sécurité, où les habitants sont en sécurité.
  44. ʿanwa : De force, par conquête militaire.
  45. dār al-ḥarb : Territoire non musulman, littéralement 'maison de la guerre'.
  46. ahl al-kitāb : Gens du Livre, juifs et chrétiens.
  47. jizya : Capitation, impôt de capitation pour les non-musulmans.
  48. ṣulḥ : Reddition par traité, paix.
  49. khaṭm al-jabal : Littéralement « le bout de la montagne » ; désigne un défilé ou une gorge étroite.
  50. Dhū Kadā : Nom d'une localité ou d'une route en haut de La Mecque.
  51. ibn Quṣayy : Le texte porte « ibn ‘Abd [ibn] Quṣayy » ; il s'agit probablement d'une erreur de copiste, le nom complet étant Al-Ḥuwayrith ibn Nuqaydh ibn Wahb ibn ‘Abd Manāf ibn Quṣayy.
  52. haddama-hā : Il la démolit ; il s'agit de la destruction du temple d'Al-‘Uzzā.

L'expédition de Hunayn [1]

Expédition de Hunayn 1 Lorsque la conquête de La Mecque fut achevée, les Hawāzin se rassemblèrent sous le commandement de Mālik ibn ‘Awf al-Naṣrī. Les Thaqīf, son peuple les Banū Naṣr ibn Mu‘āwiya, les Banū Jusham, les Banū Sa‘d ibn Bakr et quelques-uns des Banū Hilāl ibn ‘Āmir le rejoignirent. Seuls ceux-là de [Qays ‘Aylān] 2 étaient présents ; ‘Uqayl et Bishr, les deux fils de Ka‘b ibn Rabī‘a ibn ‘Āmir, les Banū Kilāb ibn Rabī‘a ibn ‘Āmir et tous leurs autres frères étaient absents. Aucun membre notable de Ka‘b et Kilāb n’assista à cette bataille. Les Banū Jusham emmenèrent avec eux leur vieux chef et seigneur, Durayd ibn al-Ṣimma, un vieillard infirme dont on ne tirait aucun profit, mais dont on recherchait la bénédiction par sa présence et son avis. Il était dans une litière à cause de sa faiblesse physique. Les Thaqīf avaient deux chefs : chez les Aḥlāf 3, Qārib ibn al-Aswad ibn Mas‘ūd ibn Mu‘attib ; chez les Banū Mālik, Dhū l-Khimār Subay‘ ibn al-Ḥārith ibn Mālik, et son frère Aḥmar ibn al-Ḥārith. Le commandement suprême revenait à Mālik al-Naṣrī. Ceux que nous avons mentionnés se mobilisèrent, et les mécréants emmenèrent avec eux leurs biens, leurs troupeaux, leurs femmes et leurs enfants, afin de les défendre ainsi dans le combat. Ils campèrent à Awṭās. Durayd leur dit : « Pourquoi entends-je les grognements des chameaux, les braiments des ânes, les pleurs des petits enfants et les bêlements des moutons 4 ? » Ils répondirent : « Mālik a emmené avec les gens leurs biens et leurs familles. » Il dit : « Où est Mālik ? » On lui dit : « Le voici. » Durayd lui demanda : « Pourquoi as-tu fait cela ? » Mālik répondit : « Pour que les gens aient leurs familles et leurs biens avec eux et qu’ils combattent pour eux. » Durayd dit 5 : « Par Dieu, un berger de moutons ! Qu’est-ce qui peut faire revenir un fuyard ? Si la victoire est pour toi, seul un homme avec ses armes te sera utile ; si elle est contre toi, tu seras déshonoré à cause de ta famille et de tes biens. » Puis il dit : « Qu’ont fait Ka‘b et Kilāb ? » Ils répondirent : « Aucun d’eux n’a assisté à cette bataille. » Il dit : « Le sérieux et la force 6 ont été absents. Si c’était un jour de gloire et d’élévation, Ka‘b et Kilāb n’auraient pas manqué. J’aurais aimé que vous fassiez comme Ka‘b et Kilāb. Qui des Banū ‘Āmir est présent ? » Ils dirent : « ‘Amr ibn ‘Āmir et ‘Awf ibn ‘Āmir. » Il dit : « Ce sont deux jeunes arbres 7 : ‘Amr ibn ‘Āmir et ‘Awf ibn ‘Āmir, ils ne sont d’aucune utilité ni d’aucun tort ! Ô Mālik ! Tu n’as rien fait de bon en exposant l’avant-garde des Hawāzin aux poitrines des chevaux 8. Fais-les monter vers les hauteurs inaccessibles de leurs demeures et les sommets de leur tribu, puis lance les cavaliers 9 sur les flancs des chevaux. Si tu es victorieux, ceux qui sont derrière te rejoindront ; si tu es vaincu, tu auras mis à l’abri ta famille et tes biens. » Mālik refusa cela, et les Hawāzin désobéirent à Durayd et suivirent Mālik ibn ‘Awf. Durayd dit alors : « Ce jour, je n’y ai pas assisté, mais il ne m’a pas échappé : Que ne suis-je un jeune homme 10 en ce jour, courant et bondissant ! » Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) envoya, le soir, ‘Abdallāh ibn Abī Ḥadrad al-Aslamī en reconnaissance. Il revint après avoir pris connaissance de leurs mouvements et informa le Messager de Dieu de leur destination. Le Messager de Dieu emprunta à Ṣafwān ibn Umayya ibn Khalaf des cottes de mailles : on dit cent, ou quatre cents. Il partit avec douze mille musulmans, dont dix mille l’avaient accompagné depuis Médine et deux mille étaient des convertis de la conquête de La Mecque. Le Messager de Dieu nomma ‘Attāb ibn Usayd ibn Abī l-‘Īṣ ibn Umayya ibn ‘Abd Shams gouverneur de La Mecque, et poursuivit sa route. Parmi ceux qui le suivirent se trouvaient : ‘Abbās ibn Mirdās avec les Banū Sulaym, al-Ḍaḥḥāk ibn Sufyān al-Kilābī, et des groupes des Banū ‘Abs et Dhubyān. Au cours de cette sortie, des bédouins ignorants virent un arbre vert. Ils avaient, à l’époque préislamique, un arbre célèbre en un lieu connu, appelé Dhāt Anwāṭ 11, auprès duquel les mécréants se rendaient un jour déterminé de l’année pour le vénérer. Les bédouins ignorants s’écrièrent : « Ô Messager de Dieu, établis pour nous un Dhāt Anwāṭ comme ils ont un Dhāt Anwāṭ. » Il dit : « Vous avez dit, par Celui qui tient l’âme de Muḥammad dans Sa main, ce que Moïse a dit : “Établis pour nous une divinité comme ils ont des divinités.” Il dit : “Vous êtes un peuple ignorant” 12. Ce sont les traditions : vous suivrez certainement les traditions de ceux qui vous ont précédés. » Puis il se mit en marche. Lorsqu’il arriva à la vallée de Ḥunayn, une vallée en pente des vallées de la Tihāma, les Hawāzin s’étaient embusqués des deux côtés de la vallée, à l’aube naissante 13. Ils chargèrent les musulmans d’une seule charge, et les fuyards tournèrent le dos sans que personne ne se retourne. Le Messager de Dieu les appela, mais ils ne revinrent pas. Restèrent avec le Messager de Dieu : Abū Bakr, ‘Umar, ‘Alī, al-‘Abbās, Abū Sufyān ibn al-Ḥārith, son fils Ja‘far, al-Faḍl ibn al-‘Abbās, Qutham ibn al-‘Abbās, et d’autres encore. Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) était sur sa mule blanche nommée Duldul, et al-‘Abbās tenait son mors 14. Le Prophète lui ordonna de crier : « Ô compagnons des Ansār ! Ô compagnons des Ansār ! Ô compagnons de l’Arbre 15 ! » Al-‘Abbās avait une voix très forte. Nous avons rapporté qu’il ordonna aussi de crier : « Ô compagnons des Muhājirūn ! » Lorsque al-‘Abbās eut crié ces appels, ils entendirent la voix et firent demi-tour. Certains ne pouvaient faire tourner leur chameau à cause du grand nombre de fuyards ; ils prenaient alors leur cotte de mailles, l’endossaient, prenaient leur épée et leur bouclier, sautaient de leur chameau et revenaient à pied vers le Messager de Dieu. Lorsqu’environ cent hommes se furent rassemblés autour de lui, ils firent face aux Hawāzin et la guerre fit rage. Dieu jeta la terreur dans les cœurs des Hawāzin lorsqu’ils arrivèrent près du Messager de Dieu ; ils ne se possédèrent plus. Il leur lança une poignée de graviers de sa main, et aucun d’eux n’y échappa. À ce sujet, Dieu le Très-Haut dit : « Ce n’est pas toi qui as lancé quand tu as lancé, mais c’est Dieu qui a lancé. » [Sourate al-Anfāl, verset 17] Il a été rapporté par certains Hawāzin qui embrassèrent l’Islam par la suite qu’ils dirent 16 : « Nous rencontrâmes les musulmans ; nous les mîmes en déroute et les poursuivîmes, jusqu’à ce que nous arrivions à un homme monté sur une mule grise. Lorsqu’il nous vit, il nous repoussa et nous fûmes saisis 17 ; nous ne pûmes nous retenir de reculer sur nos talons. » Tous ceux qui étaient avec le Prophète ne revinrent que lorsque les prisonniers hawāzin furent devant lui. Umm Sulaym resta parmi ceux qui tinrent bon au début, portant un poignard et tenant la bride du chameau blanc de Ṭalḥa. Les Hawāzin furent mis en déroute, et leurs biens et familles furent saisis. Un grand massacre eut lieu parmi les Banū Mālik des Thaqīf : ce jour-là, soixante-dix hommes furent tués, dont leurs deux chefs, Dhū l-Khimār et son frère ‘Uthmān, fils de ‘Abdallāh ibn Rabī‘a ibn al-Ḥārith. Seuls deux hommes des Aḥlāf furent tués, car leur chef Qārib ibn al-Aswad, voyant la déroute, planta son étendard dans un arbre et s’enfuit avec son peuple. Mālik ibn ‘Awf al-Naṣrī s’enfuit avec un groupe et entra dans al-Ṭā’if avec les Thaqīf. D’autres groupes se retirèrent avec les Hawāzin vers Awṭās. Les Banū Ghīra des Aḥlāf des Thaqīf se dirigèrent vers Nakhlā. Un groupe de cavaliers musulmans poursuivit ceux qui allaient vers Nakhlā. Rabī‘a ibn Rufay‘ ibn Ahbān ibn Tha‘laba ibn Rabī‘a ibn Yarbū‘ ibn Simāl ibn ‘Awf ibn Imru’ al-Qays, des Banū Sulaym, rattrapa Durayd ibn al-Ṣimma et le tua. On dit aussi que le meurtrier de Durayd fut ‘Abdallāh ibn Qunay‘ ibn Ahbān ibn Tha‘laba ibn Rabī‘a. Au cours de cette expédition, après qu’elle fut terminée, le Messager de Dieu dit : « Celui qui tue un ennemi et en apporte la preuve aura ses dépouilles. » Le Messager de Dieu envoya contre ceux des Hawāzin rassemblés à Awṭās Abū ‘Āmir al-Ash‘arī, dont le nom était ‘Ubayd, l’oncle paternel d’Abū Mūsā al-Ash‘arī. Abū ‘Āmir fut tué par une flèche décochée par Salama ibn Durayd. Abū Mūsā prit l’étendard et chargea le meurtrier de son oncle et le tua. Un grand massacre eut lieu parmi les Banū Naṣr ibn Mu‘āwiya 18. [On dit que deux frères, al-‘Alā’ et Awfā, fils d’al-Ḥārith, visèrent Abū ‘Āmir ; l’un l’atteignit au cœur, l’autre au genou, puis Abū Mūsā les tua] 19. On dit aussi qu’il tua neuf frères parmi les associateurs, les appelant chacun à l’Islam avant de les charger et de les tuer, puis le dixième le chargea et tua Abū ‘Āmir ; ensuite ce dixième embrassa l’Islam. Les martyrs du jour de Ḥunayn parmi les musulmans furent : Ayman ibn ‘Ubayd, fils d’Umm Ayman, frère utérin d’Usāma ibn Zayd. Yazīd ibn Zam‘a 20 ibn al-Aswad ibn al-Muṭṭalib [ibn Asad] ibn ‘Abd al-‘Uzzā ; son cheval l’emporta et il fut tué ; on l’appelait « al-Janāḥ ». Surāqa ibn al-Ḥārith ibn ‘Adī ibn al-‘Ajlān, des Ansār 21. Abū ‘Āmir al-Ash‘arī. La bataille des Hawāzin, c’est-à-dire le jour de Ḥunayn, eut lieu au début de Shawwāl de la huitième année de l’hégire.


  1. Ghazwat Ḥunayn : Expédition militaire menée par le Prophète Muhammad en l'an 8 de l'hégire contre la tribu des Hawāzin.
  2. Qays ‘Aylān : Grande tribu arabe dont font partie les Hawāzin et d'autres branches.
  3. Aḥlāf : Fraction des Thaqīf, par opposition aux Banū Mālik.
  4. raghā' al-ba‘īr, nuhāq al-ḥamīr, bukā' al-ṣaghīr, yu‘ār al-shā’ : Bruits caractéristiques des animaux et des enfants, indiquant la présence des familles et des troupeaux.
  5. rā‘ī ḍa'n : Littéralement 'berger de moutons', expression péjorative désignant quelqu'un de peu de valeur militaire.
  6. al-jadd wa l-ḥadd : Le sérieux et la force, qualités guerrières.
  7. al-jadha‘ān : Deux jeunes arbres, métaphore pour des hommes sans expérience ni valeur.
  8. bayḍat Hawāzin ilā nuḥūr al-khayl : Exposer le cœur de l'armée (littéralement 'l'œuf') aux poitrines des chevaux, c'est-à-dire au-devant de la cavalerie ennemie.
  9. al-ṣabā : Les jeunes cavaliers, la cavalerie légère.
  10. jadh‘ : Jeune homme, dans le sens de jeune guerrier vigoureux.
  11. Dhāt Anwāṭ : Arbre sacré vénéré par les Arabes préislamiques, symbole d'associationnisme.
  12. Sourate al-A‘rāf, verset 138 : Référence coranique où Moïse répond à son peuple qui demande une idole.
  13. ‘amāyat al-ṣubḥ : L'obscurité de l'aube, moment où la visibilité est faible.
  14. ḥikmat al-baghla : Le mors ou la bride de la mule.
  15. aṣḥāb al-shajara : Les compagnons de l'Arbre, désignant ceux qui ont prêté serment sous l'arbre à Hudaybiyya.
  16. qāla : Il dit, rapportant le témoignage d'un Hawāzin converti.
  17. zabaranā wa intahaznā : Il nous repoussa et nous fûmes saisis de crainte.
  18. istaḥarra al-qatl fī Banī Naṣr ibn Mu‘āwiya : Le massacre fut intense parmi les Banū Naṣr.
  19. akhawān : Deux frères, al-‘Alā’ et Awfā.
  20. Yazīd ibn Zam‘a : Compagnon tué à Ḥunayn.
  21. min al-Anṣār : Des Auxiliaires (habitants de Médine ayant soutenu le Prophète).

L'expédition de Ta'if [1]

Quant au renvoi par le Messager de Dieu ﷺ aux Hawâzin de leurs femmes et de leurs enfants, et à ce qu'il ﷺ donna de leurs biens aux notables de Quraych, aux gens du Najd et aux autres chefs arabes, cela est mentionné après l'expédition de Tâ'if. Le Messager de Dieu ﷺ était parti de Hunayn pour Tâ'if, sans passer par La Mecque. **Expédition de Tâ'if 1** Abû Muhammad 'Alî ibn Ahmad, que Dieu lui fasse miséricorde, a dit : 'Urwa ibn Mas'ûd et Ghaylân ibn Salama ath-Thaqafî n'étaient pas présents le jour de Hunayn ni au siège de Tâ'if ; ils étaient à Jurash, apprenant la fabrication des catapultes et des tortues 2. Le Messager de Dieu ﷺ prit le chemin d'al-Ji'râna à Tâ'if, passant par Nakhl al-Yamâniyya, puis par Qarn, puis par al-Mulayh, puis par Bahrat ar-Rughâ' de Liyya 3 ; il y construisit une mosquée et y pria. On rapporte qu'un homme des Hudhayl, à Bahrat ar-Rughâ' lorsqu'il y descendit, réclama vengeance pour un meurtre, et le Messager de Dieu ﷺ lui accorda le talion. À cet endroit se trouvait une forteresse appartenant à Mâlik ibn 'Awf an-Nasrî ; le Prophète ﷺ ordonna de la démolir, et elle fut démolie. Puis il prit le chemin depuis Bahrat ar-Rughâ' et demanda son nom ; on lui dit : 'ad-Dayyiqa' (l'Étroite), et il dit : 'Plutôt al-Yusrâ' (la Facile). Ensuite, il descendit sous un jujubier appelé as-Sâdira, près d'un bien appartenant à un homme de Thaqîf ; cet homme se défendit depuis sa forteresse 4, et le Prophète ﷺ ordonna de détruire son bien, ce qui fut fait. Puis il descendit près de Tâ'if ; les Thaqîf s'y retranchèrent, et les musulmans les combattirent. Des musulmans furent touchés par des flèches, alors il quitta ce campement pour l'emplacement de la mosquée célèbre aujourd'hui, qui était une vallée appelée al-'Aqîq. Il les assiégea pendant vingt-trois nuits, ou, dit-on, treize nuits, ce qui est correct sans doute. Il avait avec lui deux de ses épouses, dont Umm Salama. L'emplacement de la mosquée aujourd'hui se trouve entre leurs deux demeures, à l'endroit où il pria ﷺ. La construction de cette mosquée fut confiée à 'Amr ibn Umayya ibn Wahb ibn Mâlik ath-Thaqafî. Il ﷺ les bombarda avec la catapulte, puis un groupe de musulmans entra sous une tortue 2 et s'approcha du mur de Tâ'if ; les gens de Tâ'if déversèrent sur eux des barres de fer chauffées au rouge et tirèrent des flèches, atteignant certains d'entre eux. Le Messager de Dieu ﷺ ordonna de couper les vignes des gens de Tâ'if ; Ibn Mas'ûd lui demanda d'épargner son bien, qui était éloigné de Tâ'if, et il cessa de le couper. Ensuite, le Messager de Dieu ﷺ quitta Tâ'if ; c'est alors qu'Abû Bakr vint trouver le Messager de Dieu ﷺ, étant musulman, ainsi que des esclaves des gens de Tâ'if ; on dit qu'al-Azraq, père de Nâfi' ibn al-Azraq, chef des Azâriqa 5, en faisait partie. Les martyrs à Tâ'if furent : Sa'îd ibn Sa'îd ibn al-'Âs ibn Umayya. 'Urfuta ibn Janâb 6, allié des Banû Umayya des Azd. 'Abd Allâh ibn Abî Bakr as-Siddîq, atteint d'une flèche, resta malade jusqu'à en mourir après le Messager de Dieu ﷺ, sous le califat de son père. 'Abd Allâh ibn Abî Umayya ibn al-Mughîra al-Makhzûmî, frère d'Umm Salama, mère des croyants. 'Abd Allâh ibn 'Âmir ibn Rabî'a al-'Anazî 7, allié des Banû 'Adî ibn Ka'b. As-Sâ'ib ibn al-Hârith ibn Qays ibn 'Adî. Et son frère : 'Abd Allâh ibn al-Hârith, tous deux des Sahm. Julayja ibn 'Abd Allâh, des Banû Sa'd ibn Layth. Thâbit ibn al-Jadha', des Banû Salama des Ansâr. Al-Hârith ibn Sahl ibn Abî Sa'sa'a, des Banû Mâzin ibn an-Najjâr. Al-Mundhir ibn 'Abd Allâh, des Banû Sâ'ida. Et des Aws : Ruqaym ibn Thâbit ibn Tha'laba ibn Zayd ibn Lawdhân ibn Mu'âwiya. Bujayr ibn Zuhayr ibn Abî Sulmâ, le poète fils du poète, était un bon musulman, présent à Hunayn et à Tâ'if. Puis le Messager de Dieu ﷺ retourna de Tâ'if à al-Ji'râna ; là, une délégation des Hawâzin vint à lui, musulmans et désireux [de récupérer leurs familles]. Le Messager de Dieu ﷺ leur donna le choix entre leurs femmes et enfants d'une part, et leurs biens d'autre part ; ils choisirent leurs femmes et enfants. Alors le Messager de Dieu ﷺ ordonna qu'on parle aux musulmans à ce sujet, ce qui fut fait. Il dit : 'Ce qui m'appartient et aux Banû 'Abd al-Muttalib est à vous.' Les Muhâjirûn et les Ansâr dirent : 'Ce qui nous appartient est au Messager de Dieu ﷺ.' Al-Aqra' ibn Hâbis et 'Uyayna ibn Hisn refusèrent de rendre ce qui leur était revenu du butin 8, et leurs tribus les soutinrent. Al-'Abbâs ibn Mirdâs as-Sulamî refusa aussi, espérant que sa tribu, les Banû Sulaym, le soutiendrait, mais ils refusèrent, disant : 'Ce qui nous appartient est au Messager de Dieu ﷺ.' Alors il ﷺ leur rendit leurs femmes et enfants, et dédommagea ceux qui n'avaient pas consenti à abandonner leur part avec des compensations qu'ils acceptèrent. Le nombre de captifs hawâzin était de six mille personnes, dont ash-Shaymâ', sœur de lait du Prophète ﷺ, fille d'al-Hârith ibn 'Abd al-'Uzzâ, des Banû Sa'd ibn Bakr ibn Hawâzin. Le Messager de Dieu ﷺ l'honora, lui donna des présents et la traita bien, et elle retourna dans son pays, préférant cela. Le Messager de Dieu ﷺ partagea les biens entre les musulmans, puis donna de sa part du quint 9 à ceux dont les cœurs sont à gagner 10 ; ils sont : Abû Sufyân ibn Harb ibn Umayya, et son fils Mu'âwiya ; Hakîm ibn Hizâm ibn Khuwaylid ibn Asad ibn 'Abd al-'Uzzâ ; al-Hârith ibn al-Hârith ibn Kalada, frère des Banû 'Abd ad-Dâr – certains ont dit que ce al-Hârith ibn al-Hârith était parmi les émigrants d'Abyssinie ; si cela est vrai, Dieu l'a préservé d'être parmi ceux dont les cœurs sont à gagner qui reçurent en cette occasion, et il est le frère d'an-Nadr ibn al-Hârith que le Messager de Dieu ﷺ fit décapiter comme prisonnier le jour de Badr – ; al-Hârith ibn Hishâm ibn al-Mughîra al-Makhzûmî ; Suhayl ibn 'Amr ; Huwaytib ibn 'Abd al-'Uzzâ ibn Abî Qays ; al-'Alâ' ibn Jâriya ath-Thaqafî, allié des Banû Zuhra ; Safwân ibn Umayya al-Jumahî ; 'Uyayna ibn Hisn ibn Hudhayfa ibn Badr ; al-Aqra' ibn Hâbis at-Tamîmî ; il donna à chacun d'eux cent chameaux. Il donna à al-'Abbâs ibn Mirdâs as-Sulamî moins que cela, et il récita des vers s'adressant au Messager de Dieu ﷺ, qui lui compléta la centaine. Et Mâlik ibn 'Awf an-Nasrî, qui s'était enfui de Tâ'if et avait rejoint le Prophète ﷺ. Ce sont ceux qui reçurent des centaines. Il ﷺ donna ce jour-là à 'Adî ibn Qays ibn Hudhâfa as-Sahmî cinquante chameaux ; à Sa'îd ibn Yarbû' [ibn] 'Ankatha ibn 'Âmir ibn Makhzûm cinquante chameaux ; à Makhrama ibn Nawfal az-Zuhrî, à 'Amr ibn Wahb al-Jumahî, et à Hishâm ibn 'Amr ibn Rabî'a ibn al-Hârith ibn Habîb, frère des Banû 'Âmir ibn Lu'ayy, moins de cent chacun. Parmi ceux à qui le Messager de Dieu ﷺ donna un nombre inférieur : Tulayq ibn Sufyân ibn Umayya ibn 'Abd Shams ; Khâlid ibn Usayd ibn Abî al-'Îs ibn Umayya ibn 'Abd Shams ; Shayba ibn 'Uthmân ibn Abî Talha ibn 'Abd al-'Uzzâ – il racontait de lui-même qu'il avait voulu tuer le Messager de Dieu ﷺ le jour de Hunayn, mais une chose l'enveloppa qu'il ne put décrire, et il dit : 'Je sus qu'il était protégé par Dieu' – ; Abû an-Nasâbil ibn Ba'kak ibn Hâritha ibn 'Umayla ibn as-Sabbâq ibn 'Abd ad-Dâr ; 'Ikrima ibn 'Âmir ibn Hâshim ibn 'Abd Manâf ibn 'Abd ad-Dâr ; Zuhayr ibn Abî Umayya ibn al-Mughîra, frère d'Umm Salama, mère des croyants ; Khâlid ibn Hishâm ibn al-Mughîra al-Makhzûmî ; Hishâm ibn al-Walîd, frère de Khâlid ibn al-Walîd ; Sufyân ibn 'Abd al-Asad ibn Hilâl ibn 'Abd Allâh ibn 'Umar ibn Makhzûm ; as-Sâ'ib ibn Abî as-Sâ'ib ibn 'Âbid 11 ibn 'Abd Allâh ibn 'Umar ibn Makhzûm ; Mutî' ibn al-Aswad ibn Hâritha ibn Nadla, frère des Banû 'Adî ibn Ka'b ; Abû Jahn ibn Hudhayfa ibn Ghânim al-'Adawî ; Uhayha ibn Umayya al-Jumahî ; Nawfal ibn Mu'âwiya ibn 'Urwa ibn Sakhr ibn Rizn ibn Ya'mur ibn Nufâtha ibn 'Adî ibn ad-Dîl, des Banû Bakr ibn 'Abd Manât ibn Kinâna ; 'Alqama ibn 'Ulâtha ibn 'Awf ibn al-Ahwas ibn Ja'far ibn Kilâb ibn Rabî'a ibn 'Âmir ibn Sa'sa'a ; Khâlid ibn Hawdha ibn Khâlid – surnommé al-Hals – ibn Rabî'a ibn 'Amr, cavalier d'adh-Duhyâ' 12, ibn 'Âmir ibn Rabî'a ibn 'Âmir ibn Sa'sa'a ; et son frère : Harmala ibn Hawdha. Les jeunes des Ansâr eurent à ce sujet des paroles que leurs anciens et leurs meilleurs n'approuvèrent pas ; le Messager de Dieu ﷺ leur rappela la grâce de Dieu sur eux par l'islam et par lui ﷺ, et qu'il donnait à des gens récemment convertis à l'islam et éprouvés, pour gagner leurs cœurs à l'islam ; ils furent satisfaits, que Dieu les agrée 13. On mentionna au Messager de Dieu ﷺ Ju'ayl ibn Surâqa ad-Damrî, à qui il n'avait rien donné ; il dit qu'il valait mieux que tout ce que la terre porte comme 'Uyayna 14 ; il gagna le cœur de 'Uyayna, et confia Ju'ayl ibn Surâqa à son islam. Ce partage eut lieu à al-Ji'râna ; puis le Messager de Dieu ﷺ fit la 'umra 15 depuis al-Ji'râna jusqu'à La Mecque, puis retourna à Médine, où il entra le sixième jour avant la fin de Dhû l-Qa'da. L'expédition de Tâ'if eut lieu en Dhû l-Qa'da de la huitième année de l'hégire. La durée de l'absence du Messager de Dieu ﷺ depuis son départ de Médine jusqu'à La Mecque, sa conquête, sa campagne contre les Hawâzin et son combat à Tâ'if jusqu'à son retour à Médine fut de deux mois et seize jours. Il ﷺ nomma Mâlik ibn 'Awf ibn Sa'îd ibn Yarbû' an-Nasrî – qui était le chef des mécréants le jour de Hunayn – gouverneur de ceux de son peuple qui avaient embrassé l'islam, ainsi que de Salama, Fahm et Thumâla. Il lui ordonna de faire des raids contre Thaqîf, ce qu'il fit, et il les mit sous pression ; son islam et celui de ses compagnons s'améliora, ainsi que celui de tous ceux dont les cœurs sont à gagner, à l'exception de 'Uyayna ibn Hisn, qui resta suspect. Ceux dont les cœurs sont à gagner – malgré la qualité de leur islam – étaient inégaux dans leur foi ; parmi eux, il y avait des vertueux et zélés, comme al-Hârith ibn Hishâm, Suhayl ibn 'Amr et Hakîm ibn Hizâm ; d'autres, bons mais inférieurs à ceux-ci, comme Safwân ibn Umayya, 'Amr ibn Wahb, Mutî' ibn al-Aswad et Mu'âwiya ibn Abî Sufyân ; quant aux autres, nous ne pensons d'eux que du bien. Parmi ceux qui embrassèrent l'islam le jour de la conquête et après, parmi les nobles 16, il y eut des équivalents de ceux que nous avons mentionnés, et le Messager de Dieu ﷺ fut certain de la sincérité de leur foi et de la force de leurs intentions en islam pour Dieu, et ne les inclut pas parmi ceux à qui il donna : 'Ikrima ibn Abî Jahl, 'Attâb ibn Asîd ibn Abî Umayya et Jubayr ibn Mut'im.


  1. Ghazwat aṭ-Ṭā'if : Expédition militaire menée par le Prophète contre la ville de Tā'if après la bataille de Hunayn.
  2. dabbāba : Engin de siège en forme de tortue, utilisé pour protéger les assaillants sous les murs.
  3. Liyya : Localité près de Tā'if.
  4. uṭum : Forteresse ou tour fortifiée.
  5. Azāriqa : Secte kharijite, du nom de son fondateur Nāfi' ibn al-Azraq.
  6. Janāb : Nom propre, probablement une tribu.
  7. al-'Anazī : De la tribu des 'Anaza.
  8. fay' : Butin obtenu sans combat, ou bien les biens des ennemis après leur défaite.
  9. khums : Le quint, c'est-à-dire le cinquième du butin réservé au Prophète et à certaines catégories.
  10. mu'allafatu qulūbihim : Ceux dont les cœurs sont à gagner, des notables récemment convertis que le Prophète gratifiait pour affermir leur foi ou attirer d'autres.
  11. ‘Ābid : Nom propre, signifiant 'adorateur'.
  12. Duhyā' : Lieu-dit, peut-être une vallée ou une plaine.
  13. radiya Llāhu ‘anhum : Formule de bénédiction : 'Que Dieu les agrée'.
  14. ‘Uyayna : ‘Uyayna ibn Hisn, un chef arabe.
  15. ‘umra : Pèlerinage mineur à La Mecque, pouvant être effectué à tout moment de l'année.
  16. ashrāf : Pluriel de sharīf, désignant les nobles ou notables.

L'expédition de Tabuk [1]

Le Messager d'Allah ﷺ nomma 'Attâb ibn Asîd gouverneur de La Mecque ; c'était un jeune homme d'un peu plus de vingt ans, d'une piété et d'un ascétisme extrêmes. Il dirigea le pèlerinage pour les musulmans cette année-là. Il fut le premier émir à diriger le pèlerinage en Islam, tandis que les polythéistes accomplissaient leur pèlerinage selon leurs rites. Ka'b ibn Zuhayr ibn Abî Salmâ vint, repentant et louant le Messager d'Allah ﷺ, alors qu'auparavant il l'avait insulté. Le Prophète ﷺ accepta son islam, ses louanges et le récompensa. Expédition de Tabûk 1 Ce fut la dernière expédition que le Messager d'Allah ﷺ mena en personne. Le Prophète ﷺ était revenu de sa 'Umra après le siège de Tâ'if, comme nous l'avons mentionné, à la fin de Dhû l-Qa'da de l'an huit. Il resta à Médine durant Dhû l-Hijja, Muharram, Safar, Rabî' al-Awwal, Rabî' ath-Thânî, Jumâdâ al-Ûlâ et Jumâdâ al-Âkhira. Puis, au mois de Rajab de l'an neuf de l'Hégire, le Messager d'Allah ﷺ annonça l'expédition contre les Romains ; cela se passa en pleine chaleur, au moment où les premiers fruits mûrissaient, et en année de sécheresse. Le Prophète ﷺ avait coutume de ne jamais partir en expédition sans dissimuler sa véritable destination, sauf pour l'expédition de Tabûk, qu'il révéla aux gens en raison des difficultés qu'elle présentait, de l'éloignement et de la puissance de l'ennemi visé. Al-Jadd ibn Qays, frère des Banû Salama, suspect, demanda au Messager d'Allah ﷺ la permission de rester, bien qu'il fût riche et fort ; le Prophète ﷺ l'autorisa et se détourna de lui. C'est à son sujet que fut révélé : « Et parmi eux, il en est qui disent : "Autorise-moi [à rester] et ne me tente pas." Or, c'est bien dans la tentation qu'ils sont tombés. » [Coran, Sourate at-Tawba, verset 49]. Un groupe d'hypocrites se réunissait chez Suwaylim le Juif, près de Jâsûm 2, pour décourager les gens de partir en expédition. Le Messager d'Allah ﷺ envoya Talha ibn 'Ubayd Allâh avec quelques hommes, leur ordonnant de brûler la maison sur eux. Talha le fit ; ad-Dahhâk ibn Khalîfa, qui se trouvait dans la maison, sauta et se brisa la jambe. Ibn Ubayriq, qui était avec eux, s'enfuit également. Beaucoup de musulmans dépensèrent et firent preuve de piété. 'Uthmân ﵁ fit une dépense considérable ; on rapporte qu'il fournit pour cette expédition neuf cents chameaux et cent chevaux, équipa leurs montures, au point qu'il ne manquait ni une sangle ni un licol 3. On rapporte aussi qu'il dépensa mille dinars. Lors de cette expédition, les Pleureurs 4 vinrent trouver le Messager d'Allah ﷺ ; ils étaient sept : Sâlim ibn 'Umayr des Banû 'Amr ibn 'Awf, 'Alaba ibn Zayd frère des Banû Hâritha, Abû Laylâ 'Abd ar-Rahmân ibn Ka'b frère des Banû Mâzin ibn an-Najjâr, 'Amr ibn al-Humâm frère des Banû Salama, 'Abd Allâh ibn al-Mughaffal al-Muzanî (on dit aussi 'Abd Allâh ibn 'Amr al-Muzanî), Hirmî ibn 'Abd Allâh frère des Banû Wâqif, et al-'Irbâd ibn Sâriya al-Fazârî. Ils demandèrent au Messager d'Allah ﷺ de leur fournir des montures, mais il n'en trouva pas à leur donner. Ils s'en retournèrent les yeux débordant de larmes, tristes de ne pas trouver de quoi dépenser. On rapporte qu'Ibn Yâmin ibn 'Amr ibn Ka'b an-Nadrî transporta Abû Laylâ et 'Abd Allâh ibn al-Mughaffal sur un chameau de charge qu'ils montèrent à tour de rôle, et leur donna des dattes comme provision. Les bédouins qui restèrent en arrière présentèrent leurs excuses, et le Messager d'Allah ﷺ les accepta 5. Il se mit en route, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et nomma gouverneur de Médine Muhammad ibn Maslama (on dit aussi Sibâ' ibn 'Urfuta, ou encore 'Alî ibn Abî Tâlib). 'Abd Allâh ibn Ubayy ibn Salûl installa son camp à l'écart, prétendant partir en expédition avec le Messager d'Allah ﷺ ; son camp, selon ce qu'ils prétendent, n'était pas moins important que les deux camps 6 ; c'est faux, car il ne resta avec lui que soixante-dix à quatre-vingts hommes. Cela ne s'est produit que le jour de Uhud, et même là, c'est discutable ; on a dit qu'à ce moment-là, ceux qui étaient avec lui n'étaient pas moins nombreux que les deux camps. La vérité est qu'il avait moins d'hommes que ceux qui étaient avec le Prophète ﷺ le jour de Uhud. Quant à ceux qui étaient avec 'Abd Allâh ibn Ubayy lors de l'expédition de Tabûk, parmi ceux qui restèrent en arrière après son départ ﵇, c'étaient les hypocrites et les gens pleins de doutes, en nombre mentionné. Le Messager d'Allah ﷺ passa par al-Hijr, le pays des Thamûd, et ordonna de ne pas utiliser leur eau pour les ablutions ni pour pétrir la pâte ; ce qui avait été pétri avec cette eau devait être donné aux chameaux. Il ordonna d'utiliser pour tout cela l'eau du puits de la chamelle 7, et de ne pas entrer dans leurs maisons sans pleurer. Il leur interdit de sortir seuls sans compagnon. Deux hommes des Banû Sâ'ida sortirent séparément ; l'un pour ses besoins naturels, et il fut frappé d'une maladie 8 ; on en informa le Messager d'Allah ﷺ, qui pria pour lui et il guérit. L'autre sortit à la recherche de son chameau, et le vent le projeta sur l'une des deux montagnes de Tayyi' ; les Tayyi' le rendirent ensuite au Messager d'Allah ﷺ. Les gens eurent soif durant cette expédition ; le Messager d'Allah ﷺ invoqua son Seigneur, et Lui, exalté soit-Il, envoya un nuage qui fit pleuvoir. La chamelle du Prophète ﵇ s'égara. Certains hypocrites dirent : « Muhammad prétend connaître les nouvelles du ciel, mais il ne sait pas où est sa chamelle ! » La révélation en informa le Messager d'Allah ﷺ, qui indiqua l'endroit où se trouvait sa chamelle ; il en informa ses compagnons, qui se précipitèrent vers l'endroit décrit et l'y trouvèrent. On dit que l'auteur de cette parole était Zayd ibn al-Lusayt al-Qaynuqâ'î, un hypocrite ; on dit aussi qu'il se repentit ensuite, et d'autres disent qu'il ne se repentit pas. Lors de cette expédition, on rapporte que le Messager d'Allah ﷺ dit, en voyant Abû Dharr suivre la trace de l'armée pour le rejoindre ﷺ : « Qu'Allah fasse miséricorde à Abû Dharr ! Il marche seul, mourra seul et sera ressuscité seul. » Et il en fut ainsi, comme il l'avait dit ﷺ. Allah, par la révélation, démasqua un groupe d'hypocrites qui affaiblissaient les musulmans en les décourageant. Parmi eux, Mikhshân ibn Humayr se repentit et demanda à Allah de lui pardonner en lui accordant le martyre dans un lieu où sa trace serait perdue ; il fut tué le jour de al-Yamâma, et on ne retrouva pas sa trace. Le Messager d'Allah ﷺ conclut un pacte avec Yuhanna ibn Ru'ba, souverain d'Ayla, contre le paiement de la jizya 9. Il envoya ﷺ Khâlid ibn al-Walîd auprès d'Ukaydir ibn 'Abd al-Malik al-Kindî, souverain de Dûma, et l'informa qu'il le trouverait en train de chasser les vaches sauvages. Il arriva que Khâlid s'approcha du fort d'Ukaydir de nuit, alors qu'Allah avait envoyé des vaches sauvages qui passèrent la nuit à frotter le fort avec leurs cornes ; Ukaydir, désireux de les chasser, sortit de nuit, et Khâlid le captura. Il l'envoya au Messager d'Allah ﷺ, qui lui pardonna, le renvoya et conclut un pacte avec lui contre la jizya. Le Messager d'Allah ﷺ resta à Tabûk vingt nuits 10, sans aller au-delà. Sur sa route, il y avait une source d'eau peu abondante ; il interdit que quiconque la précède pour y puiser, mais deux hommes le firent et épuisèrent l'eau. Le Prophète ﷺ les maudit 11, puis posa sa main dedans, fit ses ablutions avec une eau qui en suintait, puis la versa et invoqua la bénédiction ; l'eau jaillit abondamment, suffisante pour toute l'armée. Le Messager d'Allah ﷺ annonça que cet endroit deviendrait des jardins, et il en fut ainsi. Au retour, il ordonna la destruction de la mosquée de la dissension 12. Il ordonna à Mâlik ibn ad-Dukhshum, frère des Banû Sâlim, et à Ma'n ibn 'Adî (ou son frère 'Âsim ibn 'Adî), frère des Banû al-'Ajlân, de la détruire et de la brûler. Mâlik ibn ad-Dukhshum entra chez lui, en sortit une torche enflammée, et ils brûlèrent et détruisirent la mosquée. Ceux qui l'avaient construite étaient : - Khudhâm ibn Khâlid, des Banû 'Ubayd ibn Zayd, l'un des Banû 'Amr ibn 'Awf ; c'est de sa maison que la mosquée de la dissension fut extraite. - Mu'attib ibn Qushayr, des Banû Dubay'a ibn Zayd. - Abû Hubayba ibn al-Az'ar, des Banû Dubay'a ibn Zayd. - 'Abbâd ibn Hunayf, des Banû 'Amr ibn 'Awf. - Jâriya ibn 'Âmir, et ses deux fils : Mujammi' ibn Jâriya et Zayd ibn Jâriya. - Nubtal ibn al-Hârith, des Banû Dubay'a. - Bakhraj, des Banû Dubay'a. - Bajjâd ibn 'Uthmân, des Banû Dubay'a. - Wadî'a ibn Thâbit, des Banû Zayd. Certains ont mentionné parmi eux Tha'laba ibn Hâtib, mais c'est une erreur, car Tha'laba avait participé à Badr. Le Messager d'Allah ﷺ a des mosquées entre Tabûk et Médine, nommées 13 : - La mosquée de Tabûk. - La mosquée de Buthayna Mudrân 14. - La mosquée de Dhât az-Zurâb. - La mosquée d'al-Akhdar. - La mosquée de Dhât al-Khatmî. - La mosquée d'Alâ' 15. - La mosquée à l'extrémité d'al-Batrâ', à Dhunb Kawâkib 16. - La mosquée de Shiqq Târâ. - La mosquée de Dhî...


  1. Tabûk : Localité située au nord-ouest de l'Arabie, près de la frontière actuelle avec la Jordanie ; lieu de l'expédition contre les Byzantins en l'an 9 de l'Hégire.
  2. Jâsûm : Nom d'un lieu ou d'une personne ; peut-être un endroit près de Médine où les hypocrites se réunissaient.
  3. ʿiqāl : Lien servant à attacher les pattes du chameau ; shikāl : entrave pour les chevaux.
  4. al-Bakkāʾūn : Les Pleureurs ; groupe de sept compagnons pauvres qui pleurèrent de ne pouvoir participer à l'expédition faute de moyens.
  5. al-mukhallafūn : Ceux qui restèrent en arrière ; il s'agit des bédouins qui présentèrent des excuses valables et furent excusés par le Prophète.
  6. al-ʿaskarayn : Les deux camps ; expression désignant les deux armées en présence, ici celle du Prophète et celle des hypocrites.
  7. biʾr an-nāqa : Le puits de la chamelle ; référence au puits d'où but la chamelle du prophète Sâlih dans le pays des Thamûd.
  8. khunith ʿalā madhhabihi : Il fut frappé d'une maladie ; littéralement 'il fut rendu efféminé sur sa voie', peut-être une paralysie ou une maladie honteuse.
  9. jizya : Impôt de capitation payé par les non-musulmans (dhimmis) en échange de la protection de l'État islamique.
  10. ʿishrīna layla : Vingt nuits ; soit environ vingt jours, car dans le comput arabe, on compte les nuits avant les jours.
  11. sabbahumā : Il les maudit ; le verbe sabba peut signifier insulter ou maudire, ici il s'agit d'une réprimande sévère.
  12. masjid al-ḍirār : Mosquée de la dissension ; mosquée construite par les hypocrites pour diviser les musulmans, détruite sur ordre du Prophète.
  13. musammā : Nommées ; ces mosquées sont connues sous des noms spécifiques, lieux de prière où le Prophète s'est arrêté.
  14. Buthayna Mudrān : Toponyme ; peut-être un lieu-dit entre Tabûk et Médine.
  15. Alāʾ : Nom d'un lieu ; peut-être une vallée ou une source.
  16. Dhunb Kawākib : Littéralement 'queue des étoiles' ; nom d'un lieu, peut-être une montagne ou un col.

L'islamisation de Thaqîf [1]

La charogne 1, la mosquée au milieu de mon bassin, la mosquée à al-Ḥajar, la mosquée à al-Ṣaʿīd, la mosquée à Wādī al-Qurā, la mosquée à al-Ruqʿa 2 dans la plaine des Banū ʿUdhra, la mosquée à Dhī al-Marwa 3, la mosquée à al-Fayfā’, la mosquée à Dhī Khushub 4. Lors de cette expédition, Kaʿb ibn Mālik des Banū Salama, Murāra ibn al-Rabīʿ des Banū ʿAmr ibn ʿAwf, et Hilāl ibn Umayya al-Wāqifī restèrent en arrière ; c’étaient des hommes pieux. Le Prophète (ﷺ) interdit de leur parler pendant cinquante jours, puis leur repentir fut révélé. Ceux qui restèrent en arrière par mauvaise intention, parmi les gens de Médine, étaient un peu plus de quatre-vingts hommes. Le retour du Messager de Dieu (ﷺ) de Tabūk eut lieu en Ramaḍān de l’an neuf. La conversion de Thaqīf 5 Lorsqu’en Ramaḍān de l’an neuf susmentionné, le Messager de Dieu (ﷺ) revenait de Tabūk, la délégation de Thaqīf vint à lui. ʿUrwa ibn Masʿūd al-Thaqafī avait rejoint le Messager de Dieu (ﷺ) à son retour de Ḥunayn et d’al-Ṭā’if, avant qu’il n’entre à Médine, et s’était converti à l’islam. Il était le chef de Thaqīf. Il demanda au Messager de Dieu (ﷺ) la permission de retourner vers son peuple pour les appeler à l’islam. Le Prophète (ﷺ) craignit pour lui de la part de son peuple et le mit en garde, mais il refusa et se fia à sa position parmi eux. Il partit donc et les appela à l’islam, mais ils le criblèrent de flèches, et il en mourut. Avant de mourir, il recommanda d’être enterré à l’extérieur d’al-Ṭā’if, avec les martyrs qui avaient été tués lorsque le Messager de Dieu (ﷺ) les avait assiégés. Il y fut enterré, que Dieu l’agrée. Ensuite, Thaqīf estima qu’ils n’avaient pas la force de rester en conflit avec tous les Arabes. Leur chef était ʿAmr ibn Umayya, frère des Banū ʿIlāj, et ʿAbd Yālīl ibn ʿAmr ibn ʿUmayr, qui était du clan des Aḥlāf des Banū Ghīra, une fraction de Thaqīf. Ils convinrent d’envoyer au Messager de Dieu (ﷺ) ʿAbd Yālīl ibn ʿAmr et deux hommes des Aḥlāf : al-Ḥakam ibn ʿAmr ibn Wahb ibn Muʿattib et Shuraḥbīl ibn Ghaylān, ainsi que trois hommes des Banū Mālik : ʿUthmān ibn Abī al-ʿĀṣī ibn Bishr ibn ʿAbd Duhmān, frère des Banū Yasār, Numayr ibn Kharasha ibn Rabīʿa, frère des Banū al-Ḥārith, et Aws ibn ʿAwf. On a dit que ce dernier avait combattu ʿUrwa ibn Masʿūd. Ils partirent et arrivèrent à Médine. Le premier à les voir à Qanāt fut leur cousin al-Mughīra ibn Shuʿba, qui était de service pour garder les montures du Messager de Dieu (ﷺ). Il laissa les montures auprès d’eux et se hâta d’annoncer la bonne nouvelle au Messager de Dieu (ﷺ) de leur arrivée. Il rencontra Abū Bakr, qui l’interrogea sur son affaire. Al-Mughīra l’informa de l’arrivée de la délégation de son peuple pour embrasser l’islam. Abū Bakr lui fit jurer de lui laisser l’honneur d’annoncer cette nouvelle au Messager de Dieu (ﷺ). Ce fut donc Abū Bakr qui annonça cette affaire au Messager de Dieu (ﷺ). Al-Mughīra revint avec eux et leur apprit comment saluer le Messager de Dieu (ﷺ) 6, mais ils ne le firent pas et le saluèrent du salut de l’époque préislamique. Le Messager de Dieu (ﷺ) leur dressa une tente dans un coin de la mosquée. Khālid ibn Saʿīd ibn al-ʿĀṣī était celui qui faisait la navette entre eux et le Messager de Dieu (ﷺ), et c’est lui qui rédigea le document pour eux. La nourriture leur parvenait de la part du Messager de Dieu (ﷺ), mais ils ne la mangeaient pas avant que Khālid n’en eût mangé. Ils demandèrent au Messager de Dieu (ﷺ) de leur laisser leur idole 7 pour un certain temps, sans la détruire ; le Messager de Dieu (ﷺ) refusa. Ils demandèrent également d’être dispensés de la prière 8 ; il refusa. Ils demandèrent à ne pas détruire leurs idoles de leurs propres mains ; il accéda à leur demande. Il désigna ʿUthmān ibn Abī al-ʿĀṣī, qui était le plus jeune d’entre eux, car il le vit le plus désireux d’apprendre le Coran et les lois de l’islam. Ils se convertirent, et le Messager de Dieu (ﷺ) ordonna à ʿUthmān ibn Abī al-ʿĀṣī de leur enseigner les lois de l’islam. Parmi les instructions qu’il lui donna : qu’il prie avec eux et qu’il s’adapte au plus faible d’entre eux, c’est-à-dire qu’il ne prolonge pas la prière au-delà de la capacité du plus faible de ceux qui prient derrière lui. Il lui ordonna également de prendre un muezzin qui n’accepte pas de salaire pour son appel à la prière. Ensuite, ils retournèrent dans leur pays, et le Messager de Dieu (ﷺ) envoya Abū Sufyān ibn Ḥarb et al-Mughīra ibn Shuʿba pour détruire l’idole, qui était al-Lāt. Abū Sufyān


  1. al-jīfa : Lieu-dit près de Tabūk, où se trouvait une mosquée.
  2. al-ruqʿa : Lieu-dit dans la région de Wādī al-Qurā, dans le territoire des Banū ʿUdhra.
  3. Dhī al-Marwa : Lieu-dit dans la région de Tabūk.
  4. Dhī Khushub : Lieu-dit sur la route de Tabūk, à environ 12 milles de Médine.
  5. Thaqīf : Tribu arabe installée à al-Ṭā’if, célèbre pour son opposition initiale à l’islam.
  6. yuhayyūna : Formule de salutation islamique : 'al-salāmu ʿalaykum' (que la paix soit sur vous).
  7. al-ṭāghiya : Idole principale de Thaqīf, al-Lāt, considérée comme une divinité tyrannique.
  8. yuʿfū min al-ṣalāt : Demande d’exemption de l’obligation de la prière rituelle.

L'argument d'Abou Bakr al-Siddiq [1] et l'envoi d'Ali ibn Abi Talib [2] avec la sourate…

L'argument d'Abou Bakr al-Siddiq [1] et l'envoi d'Ali ibn Abi Talib [2] avec la sourate 'Bara'a' [3] pour la réciter aux gens pendant la saison [4].

avec ses biens, à Dhū l-Haram. Al-Mughīra dit : « Entre toi-même chez ton peuple. » Al-Mughīra entra donc et se mit à détruire la Tāghiya 1, tandis que son clan, les Banū Muʿattib, se tenait devant lui, craignant qu’on ne lui lance des projectiles. Les femmes de Thaqīf sortirent, tête nue, pleurant al-Lāt 2 et se lamentant sur elle. Al-Mughīra la détruisit, prit ses biens et ses parures. Le Messager de Dieu ﷺ acquitta, avec les biens de la Tāghiya, la dette de ʿUrwa ibn Masʿūd. Qārib ibn al-Aswad ibn Masʿūd lui demanda d’acquitter aussi la dette qu’il avait contractée pour son père, et il le fit. Or Abū Mulayḥ ibn ʿUrwa ibn Masʿūd et Qārib ibn al-Aswad s’étaient convertis à l’islam avant la conversion de Thaqīf. Le pèlerinage d’Abū Bakr al-Ṣiddīq ﵁ Et ʿAlī ibn Abī Ṭālib ﵁ fut envoyé avec la sourate « Barāʾa » 3 pour la réciter aux gens pendant la saison du pèlerinage. Les gens accomplirent le pèlerinage en l’an neuf, au mois de Dhū l-Ḥijja, sous la direction d’Abū Bakr al-Ṣiddīq, comme émir du pèlerinage. Le Messager de Dieu ﷺ envoya ʿAlī ibn Abī Ṭālib – que Dieu l’agrée – avec la sourate Barāʾa, pour la réciter aux gens pendant la saison du pèlerinage, dénonçant à tout allié son alliance, et annulant tout pacte antérieur, conformément aux prescriptions énoncées dans la sourate. C’est à Dieu que revient le succès.


  1. Tāghiya : Idole principale de Thaqīf, nommée al-Lāt, qualifiée ici de « tyran » ou « idole tyrannique ».
  2. al-Lāt : Divinité préislamique vénérée par la tribu de Thaqīf à Ṭāʾif.
  3. Barāʾa : Sourate 9 du Coran, intitulée « Le Désaveu » ou « Le Repentir », qui traite des relations avec les polythéistes.

Chapitre

Chapitre (1) Ensuite, les délégations des Arabes affluèrent, se soumettant à l'islam, sauf ceux qu'Allah – qu'Il soit exalté – abandonna : comme 'Amir ibn at-Tufayl ibn Malik ibn Ja'far ibn Kilab, et Arbad ibn Qays ibn Jaz' ibn Khalid ibn Ja'far ibn Kilab. Tous deux vinrent en délégation auprès du Messager d'Allah – sur lui la paix et le salut – mais refusèrent l'islam. Le Messager d'Allah – sur lui la paix et le salut – invoqua alors contre eux ; 'Amir périt de la glande 1, et Arbad périt foudroyé. Et vinrent en délégation auprès du Messager d'Allah – sur lui la paix et le salut – des Banu Tamim : 'Atarid ibn Hajib ibn Zurara, al-Aqra' ibn Habis, az-Zibriqan ibn Badr, 'Amr ibn al-Ahtam al-Minqari, Malik ibn Waqsh ibn 'Asim, al-Hattat – et c'est lui entre qui et Mu'awiya ibn Abi Sufyan le Messager d'Allah – sur lui la paix et le salut – établit un pacte de fraternité –, Nu'aym ibn Yazid, et Qays ibn al-Harith. Or al-Aqra' ibn Habis avait embrassé l'islam avant cela. Et vint des Banu Sa'd ibn Bakr : Dhimam ibn Tha'laba. Et vinrent al-Jarud al-'Abdi, al-Ashajj al-'Asri 2, et d'autres parmi les délégations de 'Abd al-Qays. Ils étaient déjà venus avant la conquête de La Mecque et avaient alors embrassé l'islam. Et vint la délégation des Banu Hanifa, parmi laquelle se trouvait Musaylima. Lorsqu'ils repartirent, il se proclama prophète – qu'Allah le maudisse –, et apostasièrent avec lui, parmi les Arabes, ceux qu'Allah abandonna de son peuple. Quant à Thumama ibn Uthal – qu'Allah l'agrée –, il demeura ferme dans l'islam.


  1. al-ghudda : Maladie de la glande, probablement une tumeur ou un abcès au cou, souvent interprétée comme une punition divine.
  2. al-Ashajj al-'Asri : Surnom signifiant 'le Balafré' ; il était un compagnon du Prophète, connu pour sa piété et sa sagesse.

Le Pèlerinage d'Adieu [1]

Et la délégation de Zayd al-Khayl at-Ta'i, délégué de Tayy. Et Farwa ibn Musayk al-Muradi, délégué de son peuple, vint ; le Messager de Dieu ﷺ le nomma gouverneur de tout Madh'hij avec toutes ses tribus. Et la délégation de 'Amr ibn Ma'di Karib 1, délégué des Azd. Et le Messager de Dieu ﷺ envoya Mu'adh ibn Jabal au Yémen 2. Et Farwa ibn 'Amr al-Judhami embrassa l'islam et fit des présents au Messager de Dieu ﷺ ; alors le gouverneur des territoires byzantins limitrophes le captura et le crucifia 3. Et le Messager de Dieu ﷺ envoya Khalid ibn al-Walid auprès des Banu al-Harith ibn Ka'b à Najran 4 ; ils embrassèrent l'islam. [Le Pèlerinage d'adieu] 5 Ensuite, il accomplit le pèlerinage d'adieu. Il partit de Médine après avoir prié le zuhr le jeudi, à six jours restants de Dhu al-Qa'da, et passa la nuit à Dhu al-Hulayfa ; il y entra en état de sacralisation en faisant le qiran 6 entre le hajj et la 'umra. Il avait avec lui les offrandes : cent chameaux, dont certains furent amenés par lui-même, et d'autres, environ un tiers, furent apportés par 'Ali ibn Abi Talib ﵁ du Yémen. Il entra à La Mecque par sa partie haute 7, le dimanche, à quatre jours écoulés de Dhu al-Hijja de l'an dix. En chemin, il ordonna : « Que celui qui veut se consacrer au hajj le fasse, que celui qui veut se consacrer à la 'umra le fasse, et que celui qui veut faire le qiran entre les deux le fasse. » Lorsqu'il approcha de La Mecque, il ordonna à ceux qui avaient des offrandes de faire le qiran entre la 'umra et le hajj 8, et ordonna à tous ceux qui n'avaient pas d'offrandes de transformer leur hajj en 'umra 9 impérativement. Interrogé sur ce tamattu' 10 : était-ce pour cette année seulement ou pour toujours ? Il dit ﷺ : « Pour toujours et à jamais, la 'umra est incluse dans le hajj jusqu'au Jour de la Résurrection. » Et le Messager de Dieu ﷺ ordonna à 'Aïcha ﵂, lorsqu'elle eut ses règles – elle s'était consacrée à la 'umra – d'y ajouter le hajj et de faire tout ce que fait le pèlerin, sauf la circumambulation autour de la Maison 11. Et il fit pour sa 'umra et son hajj une seule circumambulation. Et il se parfuma pour sa sacralisation quand il se consacra, et pour sa désacralisation avant de circumambuler autour de la Maison.


  1. 'Amr ibn Ma'di Karib : Célèbre chef et poète arabe préislamique, converti à l'islam.
  2. Mu'adh ibn Jabal : Compagnon envoyé au Yémen comme gouverneur et enseignant.
  3. Farwa ibn 'Amr al-Judhami : Gouverneur byzantin converti à l'islam, crucifié par les Byzantins.
  4. Bani al-Harith ibn Ka'b : Tribu du Yémen, à Najran.
  5. Hajjat al-Wada' : Pèlerinage d'adieu du Prophète en l'an 10 de l'Hégire.
  6. qiran : Mode de pèlerinage combinant hajj et 'umra avec une seule sacralisation.
  7. entra à La Mecque par sa partie haute : Par la colline d'al-Hajun, au nord-est.
  8. faire le qiran : Combiner hajj et 'umra avec une seule sacralisation et offrande.
  9. transformer leur hajj en 'umra : Changer l'intention du hajj vers la 'umra, permettant la désacralisation après la 'umra.
  10. tamattu' : Mode de pèlerinage où l'on fait la 'umra puis le hajj avec une désacralisation entre les deux.
  11. sauf la circumambulation autour de la Maison : La femme en période de menstrues ne peut accomplir le tawaf.

Sa mort [1]

Avec un parfum contenant du musc, il resta apparent sur sa tête sacrée plus de trois jours après son état d'ihrâm 1. Il ordonna qu'un muhrim 2 mort à 'Arafa soit enveloppé dans ses deux vêtements, sans être touché par du parfum, et sans que son visage ni sa tête ne soient couverts. Il ordonna aux gens de ne pas quitter (Mina) avant que leur dernière étape ne soit la Maison (sacrée), sauf pour la femme en période de menstrues qui avait déjà accompli le tawâf al-ifâda 3 avant ses règles. Puis il retourna à Médine depuis le bas de La Mecque avant le lever du soleil le mercredi quatorze de Dhû l-Hijja. Que Dieu lui fasse miséricorde : Nous avons consacré à cela un volume important où nous avons rassemblé tout son récit 4, grâce à Dieu, et c'est Lui, Glorifié et Exalté, qui accorde le succès. Sa mort ﷺ 5 Ensuite, lorsque les gens embrassèrent l'islam, il ﷺ sut qu'il allait rejoindre son Seigneur, Exalté soit-Il. Il sortit alors et pria sur les morts de Uhud comme on prie sur un mort, après environ dix ans 6. Puis, lorsque l'atteignit la maladie dont il devait mourir, il se trouvait dans la maison de Maymûna, Mère des croyants. Ensuite, il demanda à ses épouses la permission d'être soigné dans la maison de 'Â'isha, Mère des croyants, et elles lui accordèrent cette permission 7. Pendant son évanouissement, on lui proposa de lui administrer du ladûd 8, mais il leur interdit de le faire. Ils persistèrent pourtant et le lui administrèrent. Le ladûd est une chose que les Arabes pratiquaient : c'est un médicament introduit dans les deux côtés de la bouche. Lorsqu'il reprit conscience, il ordonna que tous ceux qui avaient participé à cet acte subissent la même chose, et ils furent tous soumis au ladûd, à l'exception de son oncle al-'Abbâs, car il n'avait pas assisté à cet acte lorsqu'ils le lui administrèrent. Sawda, Mère des croyants, subit le ladûd alors qu'elle jeûnait 9. Le jeudi, quatre nuits avant sa mort ﷺ, un groupe de Compagnons se réunit chez lui. Il dit : « Apportez-moi une omoplate et un encrier, je vais vous écrire un écrit après lequel vous ne vous égarerez pas. » 'Umar ibn al-Khattâb ﵁ 10 dit, voulant par là le bien, ce qui fut la cause de l'empêchement de cet écrit : « Le Messager de Dieu ﷺ a été vaincu par la maladie ; nous avons le Livre de Dieu, et le Livre de Dieu nous suffit. » Certains l'appuyèrent, jusqu'à dire : « Le Messager de Dieu ﷺ divague 11 ? » D'autres dirent : « Répondez en apportant l'omoplate et l'encrier, que le Messager de Dieu vous écrive un écrit après lequel vous ne vous égarerez pas. » Cela déplut au Messager de Dieu ﷺ, et il leur ordonna de sortir de chez lui. La calamité, toute la calamité, fut ce qui empêcha cet écrit. Cependant, il n'y a aucun doute que si cela avait été parmi les obligations de la religion et les nécessités de la Loi, il n'aurait pas été détourné par la parole de 'Umar ni d'un autre. Pendant cette maladie, il dit à 'Â'isha, Mère des croyants ﵂ 12 : « J'ai failli envoyer chercher ton père et ton frère pour écrire un écrit et faire une recommandation, afin qu'aucun prétendant ne prétende, qu'aucun disant ne dise, et que Dieu et les croyants n'acceptent qu'Abû Bakr. » Il n'y a pas de doute, et Dieu sait mieux, que l'écrit qu'il voulait écrire, après lequel on ne s'égarerait pas, ne concernait que la succession d'Abû Bakr. Les conséquences en sont apparues, et les gens ont failli périr dans la discorde sur celui qui devait diriger les affaires des musulmans après lui, et sur celui qui devait succéder à celui qui lui succéda, jusqu'à l'époque de 'Alî, et il en fut de même après 'Alî. En bref, cet écrit aurait mis fin à cette discorde, ne serait-ce que pour éviter l'effusion de sang à propos de 'Uthmân et de ceux qui vinrent après lui. Il n'y a de force et de puissance qu'en Dieu, le Très-Haut. Que de groupes ont péri à cause de cela, et leur égarement se poursuit jusqu'à aujourd'hui. Il ﵇ 13 pria derrière Abû Bakr dans le rang, une prière complète, et Abû Bakr dirigea la prière des gens ces jours-là, sur ordre du Messager de Dieu ﷺ. Il sortit ﷺ un de ces jours, appuyé sur 'Alî et al-'Abbâs, alors qu'Abû Bakr avait commencé à diriger la prière des gens. Il s'assit à la gauche d'Abû Bakr, tandis qu'Abû Bakr était à la place de l'imam. Abû Bakr se tint alors à sa droite, à la place du fidèle, écoutant le takbîr 14 du Messager de Dieu ﷺ. Le Prophète ﷺ dirigea alors la prière des gens, assis, les guidant tandis qu'ils étaient derrière lui. Cela vint confirmer ce qui avait précédé de sa prière ﷺ avec les gens en position assise. Cela constitua une autorisation pour que le rappeleur se tienne à la droite de l'imam dans une telle prière. Ce fut la dernière prière que le Messager de Dieu ﷺ dirigea avec les gens. Ensuite, Dieu rappela à Lui Son Prophète ﷺ le lundi, au plus fort de la matinée, le douzième jour de Rabî' al-Awwal, après dix ans révolus de l'Hégire. La dernière chose que virent de lui les hommes parmi ses Compagnons fut leur prière de l'aube de ce lundi mentionné. La révélation cessa avec sa mort ﷺ, et la religion fut établie. Les gens prièrent sur lui par groupes, sans qu'aucun ne les dirige. Il fut enterré dans la maison de 'Â'isha, Mère des croyants, au milieu de la nuit du mercredi, un jour et demi et une nuit et demie après sa mort. Le lavèrent : al-'Abbâs, al-Fadl et Qutham, ses deux fils, 'Alî ibn Abî Tâlib, Usâma ibn Zayd, Shuqrân, affranchi du Messager de Dieu ﷺ, et Aws ibn Khawlî, un des Banû 'Awf ibn al-Khazraj, parmi les Ansâr, ayant participé à Badr. Usâma et Shuqrân versaient l'eau. Il fut enveloppé dans trois vêtements de coton blancs de Sahûl, sans chemise, ni turban, ni pantalon, ni cotte de mailles. Il y fut simplement enroulé ﵇ 15. Abû Talha al-Ansârî creusa sa tombe, et il fut placé dans une niche latérale 16 du côté de la tombe. Usâma empila les briques, et le descendirent dans sa tombe : 'Alî ibn Abî Tâlib, al-Fadl et Qutham, fils d'al-'Abbâs, Shuqrân et Aws ibn Khawlî. On étendit sous lui une petite couverture qu'il utilisait comme tapis de son vivant. On a dit que 'Abd ar-Rahmân ibn al-Aswad az-Zuhrî entra avec eux dans sa tombe. La durée de sa maladie ﷵ 17 fut de douze jours, commençant par un mal de tête le jeudi ; on a dit plutôt quatorze jours. 'Â'isha, Mère des croyants, dit : « Le Messager de Dieu ﷺ, dans la maladie dont il mourut, avait une respiration sifflante semblable à celle de quelqu'un qui mange des raisins secs. » Au moment de sa mort, il eut le choix et choisit la rencontre de son Seigneur, Exalté soit-Il. 'Â'isha dit : « Je l'entendis dire, d'une voix rauque : 'Plutôt le Compagnon très Haut.' » Il mourut ﷺ appuyé contre sa poitrine. Nous demandons à Dieu, en intercédant par lui ﷺ auprès de Dieu, Glorifié soit-Il, qu'Il nous réunisse avec lui, qu'Il nous préserve par la bénédiction de le suivre du Feu, qu'Il prie sur lui, qu'Il pardonne à sa communauté tout entière, et qu'Il fasse de nous les membres de sa communauté. Âmîn. Acheva le Livre des Biographies Universelles. Suivent d'autres épîtres d'Ibn Hazm.


  1. ihrâm : État de consécration rituelle pour le pèlerinage (hajj ou 'umra), impliquant des interdits spécifiques.
  2. muhrim : Personne en état d'ihrâm.
  3. tawâf al-ifâda : Circuit rituel autour de la Ka'ba effectué après le séjour à 'Arafa, l'un des rites majeurs du hajj.
  4. son récit : Il s'agit du récit du pèlerinage d'adieu du Prophète.
  5. : Symbole de la formule de bénédiction sur le Prophète : 'sallâ Llâhu 'alayhi wa sallam' (que Dieu prie sur lui et le salue).
  6. après environ dix ans : La bataille de Uhud eut lieu en 3 H, la mort du Prophète en 11 H, soit environ 8 ans après ; 'dix ans' est une approximation.
  7. Mères des croyants : Titre honorifique donné aux épouses du Prophète.
  8. ladûd : Médicament liquide versé dans la bouche ou les narines d'un malade, souvent utilisé par les Arabes.
  9. Sawda : Sawda bint Zam'a, une des épouses du Prophète.
  10. : Symbole de la formule de satisfaction sur un Compagnon : 'radiya Llâhu 'anhu' (que Dieu soit satisfait de lui).
  11. divague : Le terme arabe 'ahajara' signifie 'délirer' ou 'parler de manière incohérente' sous l'effet de la maladie.
  12. : Symbole de la formule de satisfaction sur une femme Compagnon : 'radiya Llâhu 'anhâ' (que Dieu soit satisfait d'elle).
  13. : Symbole de la formule de bénédiction sur le Prophète, variante de ﷺ.
  14. takbîr : Prononciation de 'Allâhu akbar' (Dieu est le plus grand) dans la prière.
  15. : Même symbole que note 13.
  16. niche latérale : Le terme arabe 'lahd' désigne une excavation creusée sur le côté de la tombe pour y placer le corps.
  17. : Symbole de la formule de bénédiction sur le Prophète, variante de ﷺ.

Les notes et commentaires

↩ (1) [p.5] Voir la biographie d'Ibn Hazm dans : *Jadhwat al-Muqtabis* d'al-Humaydī, n° 708 ; *Maṭmaḥ al-Anfus* d'al-Fatḥ ibn Khāqān, p. 55 ; *al-Dhakhīra* 1:140 ; *al-Mughrib* n° 253 ; *Tadhkirat al-Ḥuffāẓ* d'al-Dhahabī 3:341 ; *Lisān al-Mīzān* 4:198-202 ; voir aussi ce qu'a écrit le professeur Saʿīd al-Afghānī dans l'introduction de son livre *Ibn Ḥazm al-Andalusī wa-Risālatuhu fī al-Mufāḍala bayn al-Ṣaḥāba* et le livre d'Asín Palacios sur Ibn Hazm. ↩ (2) [p.6] Extrait de son épître *Mudāwāt al-Nufūs wa-Tahdhīb al-Akhlāq* – édition de Muḥammad Adham al-Kutubī en Égypte, p. 13. ↩ (3) [p.6] *al-Faṣl fī al-Milal* 2:90. ↩ (4) [p.7] Même source, et voir *Jawāmiʿ al-Sīra* : 41. ↩ (5) [p.7] Voir par exemple *al-Faṣl* 2:86. ↩ (6) [p.7] Cf. *Jawāmiʿ al-Sīra* pp. 33, 35, 36, 39. ↩ (7) [p.7] *Fihrist Ibn Khayr* p. 230. ↩ (8) [p.8] *Fihrist Ibn Khayr* : 230-237. ↩ (9) [p.8] Voir *ʿUyūn al-Athar fī Funūn al-Maghāzī wa-l-Shamāʾil wa-l-Siyar* 1:110, et *al-Ishāra fī Jawāmiʿ al-Sīra*, note n° 1 p. 52. ↩ (10) [p.9] *Imtāʿ al-Asmāʿ* : 50, et *Jawāmiʿ al-Sīra* : 97. ↩ (11) [p.9] *al-Imtāʿ* : 215, et *Jawāmiʿ al-Sīra* : 206. ↩ (12) [p.9] *al-Imtāʿ* : 276, et *Jawāmiʿ al-Sīra* : 207. ↩ (13) [p.10] Voir par exemple p. 275 de *Jadhwat al-Muqtabis*. ↩ (14) [p.12] Voir *Jawāmiʿ al-Sīra* : 192, et le commentaire d'Ibn Kathīr à ce sujet 4:118. ↩ (15) [p.12] *al-Mughrib* d'Ibn Saʿīd 1:355, édition du Dr Shawqī Ḍayf, et édition Dār al-Maʿārif. ↩ (16) [p.12] Épître d'Ibn Hazm sur les califes bien guidés 1 – annexes de *Jawāmiʿ al-Sīra* pp. 359-360. ↩ (17) [p.13] *al-Muḥallā* d'Ibn Hazm 1:236. ↩ (18) [p.13] Son épître sur les califes – annexes de *Jawāmiʿ al-Sīra* : 360. ↩ (19) [p.13] Épître d'Ibn Hazm sur les califes – annexes de *Jawāmiʿ al-Sīra* : 360. ↩ (20) [p.13] Voir diverses pages dans *Nuqṭ al-ʿArūs* d'Ibn Hazm. ↩ (21) [p.14] Épître sur les califes – annexes de *Jawāmiʿ al-Sīra* : 365-366. ↩ (22) [p.15] *Tadhkirat al-Ḥuffāẓ*, biographie d'Ibn Hazm. ↩ (23) [p.15] *al-Iʿlān bi-l-Tawārīkh* : 89. ↩ (24) [p.15] Ouvrage en deux volumes du cheikh ʿAbd al-Ḥayy al-Kattānī, imprimé à l'imprimerie al-Ahlīyya à Rabat en 1346. ↩ (25) [p.15] *Kitāb al-Tarātīb al-Idārīyya*, introduction p. 42. ↩ (26) [p.16] Il existe un autre manuscrit de cette Sīra à la Bibliothèque publique de Berlin, n° 9510 b m 594 ; voir Brockelmann – Supplément I p. 695. ↩ (27) [p.16] Sa biographie a été donnée par al-Balawī dans son voyage *Tāj al-Mafriq*, folio 52 du manuscrit (n° 1053 géographie) à la Dār al-Kutub al-Miṣriyya ; par al-Ṣafadī dans *Aʿyān al-ʿAṣr*, vol. 7, première partie, folio 67 du manuscrit de Dār al-Kutub, n° 1091 histoire ; il a repris sa biographie dans *Nakt al-Himyān* : 280 ; al-Nafḥ a rapporté ce qui se trouve dans *Aʿyān al-ʿAṣr* 1:825 ; de même, Ibn Ḥajar lui a consacré une notice détaillée dans *al-Durar al-Kāmina*, n° 832. Voir aussi *Bughyat al-Wuʿāt* : 121, *Durrat al-Ḥijāl* n° 560, et *Shadharāt al-Dhahab* 6:145. ↩ (28) [p.17] *al-Durar al-Kāmina* 4:304. ↩ (29) [p.17] *Aʿyān al-ʿAṣr*. ↩ (30) [p.17] Voir la biographie d'Ibn Hārūn al-Ṭāʾī dans : *Aʿyān al-ʿAṣr* d'al-Ṣafadī, vol. 3, partie 2, folio 236 ; *al-Durar al-Kāmina* n° 2234 ; *Durrat al-Ḥijāl* n° 929 ; *Shadharāt al-Dhahab* 6:7. ↩ (31) [p.18] *al-Durar al-Kāmina* 4:306. ↩ (32) [p.18] Voir la biographie de Ḥasan (ou Ḥusayn) ibn ʿAbd al-ʿAzīz ibn Abī al-Aḥwaṣ dans : *Bughyat al-Wuʿāt* : 234, *Taʾrīkh Quḍāt al-Andalus* d'al-Nubāhī : 127, *al-Iḥāṭa* de Lisān al-Dīn 1:292. Voir aussi *Masālik al-Abṣār* vol. 11 p. 471 (parmi ceux qu'al-ʿUmarī a rapportés d'Abū Ḥayyān d'après *al-Niḍār*), et Ibn al-Zubayr lui a consacré une notice dans *Ṣilat al-Ṣila*. ↩ (33) [p.19] Voir sa biographie dans : *al-Takmila* d'Ibn al-Abbār, n° 292 ; *Taʾrīkh Quḍāt al-Andalus* : 117 ; *Shadharāt al-Dhahab* 6:116. De même, Ibn al-Zubayr lui a consacré une notice dans *Ṣilat al-Ṣila*. ↩ (34) [p.19] Voir *al-Ṣila* d'Ibn Bashkuwāl, n° 531, dans la biographie d'al-Ruʿaynī. ↩ (35) [p.19] Voir l'introduction d'*al-Takmila* d'Ibn al-Abbār. ↩ (36) [p.19] Cf. la biographie de ʿAbd al-Bāqī ibn Buryāl dans *Ṣilat* Ibn Bashkuwāl, n° 825 ; dans *Bughyat al-Multamis* d'al-Ḍabbī, n° 1125 ; dans *Muʿjam al-Silafī*, folio 138 ; dans *Muʿjam al-Buldān* de Yāqūt, à l'article « Wādī al-Ḥijāra » ; et dans *al-Tāj* (Berlin) ; l'auteur d'*al-Qāmūs* a mentionné dans son grand-père qu'il est « Buryāl » avec ḍamma, et l'auteur d'*al-Tāj* a commenté que le correct dans son grand-père est « Buryāl » avec yāʾ, comme l'a fixé al-Ḥāfiẓ et d'autres. ↩ (1) [p.1] « Ḥ » est l'abréviation du mot « taḥwīl » 2, terme utilisé par les traditionnistes pour indiquer le changement de chaîne de transmission depuis son début. ↩ (2) [p.1] Dans l'original : Ibn Riyāl al-Ḥijāzī, ce qui est une erreur ; nous avons donné sa biographie dans l'introduction. ↩ (1) [p.2] Voir sa généalogie dans : Ibn Hishām 1:1, Ibn Saʿd 1/1:27, Ṭabarī 2:172, Tahdhīb Ibn ʿAsākir 1:277, Talqīḥ al-Fuhūm : 5, Ibn Sayyid al-Nās 1:21, Ibn Kathīr 2:252, Zād al-Maʿād 1:28, Tahdhīb al-Nawawī 1:21, Taʾrīkh al-Dhahabī 1:18. ↩ (2) [p.3] Ajout pour la clarté du contexte. ↩ (3) [p.3] ʿAdī : c'est Ibn Kaʿb ; quant à Jumaḥ et Sahm, ce sont les deux fils de ʿAmr ibn Haṣīṣ ibn Kaʿb (al-Jamhara : 150). ↩ (4) [p.3] Ibn Hazm a dit dans *al-Jamhara* : 10 « Il n'y a parmi les Arabes aucun « Malik » (avec un lām non vocalisé) autre que « Malik ibn Kināna » uniquement ; tous les autres sont « Mālik » (avec un kasra sous le lām et précédé d'un alif), et je ne connais personne parmi les plus récents portant le nom de « Malik » non plus, sauf « Malik » père de Bakr ibn Mālik, maître de Farghāna, parmi les grands dihqāns 3. » ↩ (5) [p.3] Dans l'original : Ḥaddān ; correction d'après *al-Jamhara* : 17, *Nasab Quraysh* : 10, et Ṭabarī 2:188. ↩ (6) [p.4] Voir *Jamharat al-Ansāb* : 232-275, sur les généalogies des tribus de Qays et leurs branches. ↩ (7) [p.4] Voir *al-Jamhara* : 278, sur ʿAbd al-Qays et ses tribus. ↩ (8) [p.4] Le propos d'Ibn Hazm laisse entendre que Ghāfiq n'est pas de ʿAkk. Or le correct est que les Banū Ghāfiq sont de ʿAkk. *al-Jamhara* : 309. ↩ (9) [p.4] Ṭabarī 1:162 l'a nommé ʿAyṣ ou ʿAyṣan ; dans *al-Jamhara* : 474 : ʿAyṣāb ; c'est Ésaü mentionné dans la Torah, et sa descendance sont les Édomites ; ceci est confirmé par la parole d'Ibn Hazm dans *al-Jamhara* : « Ses fils habitaient les montagnes de Sarāt 4 qui se trouvent entre le Shām et le Ḥijāz, et ils ont tous disparu. » ↩ (1) [p.5] Cf. sa naissance dans Ibn Hishām 1:167 ; Ibn Saʿd 1/1:62 ; Ṭabarī 2:172 ; Tahdhīb Ibn ʿAsākir 1:280 ; Talqīḥ al-Fuhūm : 4 ; Ibn Sayyid al-Nās 1:26 ; Ibn Kathīr 2:259 ; Taʾrīkh al-Dhahabī 1:21 ; al-Imtāʿ : 3. Et sa mission prophétique dans : Ibn Hishām 1:249 ; Ibn Saʿd 1/1:126 ; Ṭabarī 2:201 ; Ibn Sayyid al-Nās 1:80 ; Ibn Kathīr 2:306 ; Zād al-Maʿād 1:33 ; Taʾrīkh al-Dhahabī 1:67 ; al-Imtāʿ : 12. Et son âge dans : Ibn Saʿd 2/2:81 ; Ibn Kathīr 5:256 ; Taʾrīkh al-Dhahabī 1:322 ; al-Imtāʿ : 551. Et sa mort dans : Ibn Hishām 4:298 ; Ibn Saʿd 2/2:47 ; Ṭabarī 3:188 ; Talqīḥ al-Fuhūm : 38 ; Ibn Sayyid al-Nās 2:335 ; Ibn Kathīr 5:237 ; Taʾrīkh al-Dhahabī 1:315 ; al-Imtāʿ : 551. ↩ (2) [p.5] Il y a divergence entre les spécialistes de la Sīra quant à l'âge du Messager lorsque son père mourut (cf. al-Imtāʿ : 5) ; l'avis majoritaire est que son père mourut alors qu'il était encore dans le ventre de sa mère. ↩ (3) [p.6] Ibn Saʿd 2/2:10, 29 et al-Maqrīzī dans *al-Imtāʿ* : 542, 543 mentionnent que la maladie commença chez Maymūna et qu'elle s'aggrava là aussi ; il demanda alors à ses épouses la permission de se faire transporter chez ʿĀʾisha, et elles le lui permirent ; dans *al-Imtāʿ* : 541 : on dit que sa maladie commença chez Zaynab bint Jaḥsh. ↩ (4) [p.6] Afdhādh 5 : sans qu'aucun ne les dirige dans la prière. ↩ (5) [p.6] Saḥūliyya 6 : attribué au village de Saḥūl au Yémen, d'où l'on importe des vêtements de coton blanc. ↩ (6) [p.6] Nous n'avons trouvé mention du pantalon chez personne d'autre qu'Ibn Hazm ; les récits les plus célèbres sont ceux rapportés par Ibn Saʿd : 2/2:65, où il est dit que le Messager d'Allah fut enveloppé dans trois vêtements, sans qabāʾ 7, ni chemise, ni turban. ↩ (1) [p.7] Ibn Saʿd a consacré dans *al-Ṭabaqāt* 1/1:112 un chapitre aux signes de la prophétie et à la descente de la révélation sur le Messager d'Allah ; Ibn Kathīr 6:74 les a rapportés en détail, en extrayant les hadiths s'y rapportant. Abū Nuʿaym en a abondamment traité dans son livre *Dalāʾil al-Nubuwwa*, en particulier dans les vingt-deuxième et vingt-neuvième chapitres ; al-Suyūṭī a écrit *al-Khaṣāʾiṣ al-Kubrā* sur ce sujet. Al-Bayhaqī les a recensés dans son livre *Dalāʾil al-Nubuwwa*, qui est manuscrit. *al-Mawāhib al-Laduniyya* 1:453 ; voir aussi *Ṣaḥīḥ al-Bukhārī* 4:191, chapitre des signes de la prophétie, et *Taʾrīkh al-Dhahabī* 1:74, 240 et suiv. ↩ (2) [p.8] Amdād 8 : pluriel de mudd, mesure de capacité ; c'est le quart d'un ṣāʿ 9 ; le ṣāʿ vaut quatre mudd. On dit que l'origine du mudd est estimée à la mesure que l'homme remplit de ses deux mains jointes de nourriture. Al-ʿUnāq 10 : la femelle du chevreau. ↩ (3) [p.9] Ar-Rabḍa (avec ḍamma ou kasra du rāʾ) ; on dit : « Il nous a apporté des dattes comme la rabḍa d'un agneau », c'est-à-dire de la taille du corps d'un agneau couché. Dans l'original : « wa-baqī bi-jinsihi kamā kān » 11, qui semble être une altération de « bi-juththatihi » ; juththa d'une personne ou d'autre chose désigne son corps. Ibn Fāris a dit que la racine (jthth) indique l'accumulation d'une chose. ↩ (4) [p.9] C'est l'ordre d'Allah à Son Messager : « Dis : Si la Demeure dernière auprès d'Allah est pour vous seuls, à l'exclusion des autres gens, souhaitez donc la mort, si vous êtes véridiques. Or, ils ne la souhaiteront jamais, à cause de ce que leurs mains ont préparé. Et Allah connaît bien les injustes. » (Coran 2:94-95) Et Son ordre : « Dis : Ô vous qui pratiquez le judaïsme ! Si vous prétendez être les alliés d'Allah à l'exclusion des autres hommes, souhaitez donc la mort, si vous êtes véridiques. Mais ils ne la souhaiteront jamais, à cause de ce que leurs mains ont préparé. Et Allah connaît bien les injustes. » (Coran 62:6-7) ↩ (5) [p.10] Ce qui est entre parenthèses ne se trouve pas dans l'original ; ce que nous avons rétabli est correct d'après le hadith d'al-Bukhārī (5:13-14) rapporté par Abū Mūsā al-Ashʿarī : « … Puis un autre vint demander la permission ; il se tut un instant, puis dit : Permets-lui et annonce-lui le Paradis, malgré une épreuve qui l'atteindra. Et voici ʿUthmān ibn ʿAffān. » ↩ (6) [p.10] C'est la parole du Messager d'Allah à Surāqa ibn Mālik : « Comment seras-tu lorsque tu porteras les bracelets de Kisrā 12 ? » Lorsque les conquêtes eurent lieu, ʿUmar apporta les bracelets de Kisrā, fit venir Surāqa et les lui enfila. ↩ (7) [p.11] Ibn Hazm dit ici « environ de taille moyenne » ; ce qui se trouve chez Ibn Saʿd et d'autres est « au-dessus de la taille moyenne ». ↩ (8) [p.11] Al-Mubāhala 13 : l'échange d'imprécations ; la mubāhala avec les chrétiens de Najrān est mentionnée dans la sourate Āl ʿImrān : 61 ; voir Ibn Hishām 2:233, Ibn Saʿd 1/2:84 et *al-Imtāʿ* : 502. ↩ (9) [p.12] Sa généalogie est ainsi donnée également dans *al-Jamhara* : 268, Ibn Hishām 4:213, Ṭabarī 3:165, Ibn Sayyid al-Nās 2:232, *al-Imtāʿ* : 508 et *al-Aghānī* 15:130. Dans Ibn Saʿd 1/2:51 : il est Arbad ibn Rabīʿa ibn Mālik ibn Jaʿfar ; c'est une erreur dont nous ne savons comment elle s'est glissée dans le livre d'Ibn Saʿd ; si elle était une erreur d'Ibn Saʿd, les savants de la communauté qui ont transmis de lui l'auraient corrigée, ou auraient rapporté une divergence en raison de l'unanimité des généalogistes. Peut-être le copiste de cette version de son livre a-t-il vu Ibn Saʿd dire « Arbad, frère de Labīd ibn Rabīʿa ibn Mālik ibn Jaʿfar » et a-t-il commis une erreur en mélangeant les généalogies. Arbad ibn Qays est le frère de Labīd ibn Rabīʿa par sa mère, sans aucun doute. ↩ (10) [p.12] Zuwiyat 14 : plié et rassemblé.

(11) [p.13] Il s'agit de Qatāda ibn al-Nu‘mān. Son œil fut blessé le jour de Uhud. Voir Ibn Hishām 3:87 ; *nadara* (ندر) la chose : sortit de son emplacement et tomba. (12) [p.14] Ibn Ḥabīb ne le compta pas parmi les railleurs, mais le mentionna parmi ceux qui causaient du tort au Messager d'Allah (al-Muḥabbar p. 157). Et dans la notice biographique d’al-Ḥakam telle qu’elle figure dans al-Istī‘āb, Usd al-ghāba et al-Iṣāba, rien n’indique ce qu’Ibn Ḥazm mentionne ici. Cependant, al-Balādhurī le mentionna dans Ansāb al-ashrāf (5:27) et dit : « Il était suspect dans sa religion. Il passait derrière le Messager d’Allah, le brocardait, l’imitait, tordait son nez et sa bouche. Et lorsqu’il priait, il se tenait derrière lui ; ils pointèrent leurs doigts. Il persista dans ses contorsions et fut frappé de folie. » (13) [p.14] Dans l’original : « al-Ḥārith ibn Abī ‘Awf ». La forme correcte vient d’al-Jamhara : 241, des Ṭabaqāt d’Ibn Sa‘d : 566, et d’Ibn Hishām 3:226. Al-Ḥārith mentionné est le chef des Banū Murra le jour des coalisés (al-Aḥzāb). Voir le récit dans sa notice biographique dans al-Iṣāba. (14) [p.14] Dans al-Aghānī (11:89) : sa mère s’appelait Qirṣāfa, et elle fut surnommée al-Barṣā’ (la Lépreuse) à cause de sa blancheur, non d’une lèpre. Ibn al-Anbārī dit dans le Sharḥ al-Mufaḍḍaliyyāt (p. 336) : Qirṣāfa est la mère de sa mère ; quant à sa mère, c’est Jamra, ou, selon une autre version, Jabra. (1) [p.15] Voir au sujet des pèlerinages (ḥajjāt) et des ‘umra du Messager : Ibn Sayyid al-Nās 2:280, Zād al-ma‘ād 1:357, 364, Ibn Kathīr 5:215. Ibn Sayyid al-Nās a considéré ses ‘umra comme étant au nombre de quatre, y comptant la ‘umra dont les associateurs l’empêchèrent à al-Ḥudaybiyya ; Ibn Kathīr fit de même. (2) [p.15] Al-Ji‘rāna : avec la kasra sur la première lettre, par consensus. Les gens du ḥadīth mettent une kasra sur le ‘ayn et doublent le rā’, tandis que les gens de lettres les contredisent, mettant un sukūn sur le ‘ayn et allégeant le rā’. Al-Ji‘rāna est une source d’eau entre La Mecque et aṭ-Ṭā’if. (1) [p.16] Chacun des auteurs suivants l’a rapportée dans un registre indépendant : al-Wāqidī : 2-8, Ibn Ḥabīb : 110-125, Ibn al-Jawzī dans Talqīḥ al-fuhūm : 22-36, Ibn al-Qayyim dans Zād al-ma‘ād 1:66, Abū Nu‘aym (Dalā’il al-nubuwwa : 173), et Ibn Kathīr 5:216. Tous les autres livres de Sīra les ont rapportées en détail. Il existe une divergence considérable dans l’ordre de ces expéditions (ghazawāt), comme dans l’ordre des missions (bu‘ūth) qui les suivirent. Ibn Hishām est, parmi les auteurs de Sīra, le plus proche de ce qu’a choisi Ibn Ḥazm, sauf qu’Ibn Hishām a fait de l’expédition d’al-‘Ushayra la quatrième, tandis qu’Ibn Ḥazm – comme l’a fait Ibn Ḥabīb – en a fait la troisième. Ibn Hishām compta vingt-sept expéditions, tandis qu’Ibn Ḥazm en compta vingt-cinq. (1) [p.17] Voir : al-Wāqidī : 2-8 ; al-Muḥabbar : 116 ; Ansāb al-ashrāf, vol. 1, fol. 179-186 ; Talqīḥ al-fuhūm : 22-36 ; Zād al-ma‘ād 1:66. (2) [p.17] « Thaniyyat al-Marra » : Yāqūt (3:25) dit : « Avec la fatḥa sur le mīm et l’allègement du rā’, comme s’il s’agissait de l’allègement de “al-mar’a” (la femme), à la manière de leur allègement de “al-mas’ala” en “masala”. Ils ont transféré la ḥaraka du hamza à la lettre qui le précède, pour indiquer la lettre supprimée. » (3) [p.17] Ibn Sa‘d (2/1:24) dit : « Al-Qarada est une terre du Najd, entre ar-Rabadha et al-Ghamra, une région de Dhāt ‘Irq. » (4) [p.18] Dhū Qissa : un lieu situé à vingt-quatre milles de Médine (Ibn Sa‘d 2/1:61 ; al-Imtā‘ p. 264). (5) [p.18] Al-Ghamra : avec un tā’ à la fin, comme le mentionnent Ibn Hishām, Yāqūt et Ibn al-Faqīh ; elle fait partie des dépendances de Médine sur la route du Najd. Al-Maqrīzī en a supprimé le tā’ (p. 264). Dans la notice biographique de ‘Ukāsha ibn Miḥṣan dans les Ṭabaqāt d’Ibn Sa‘d (2/1:61) : il fut envoyé à al-Ghamr, Ghamr Marzūq. Al-Ghamr est une eau des Banū Asad, à deux nuits de Fayd. (6) [p.18] Qaṭan : une montagne dans la région de Fayd, où se trouve une eau des Banū Asad ibn Khuzayma, dans le Najd. (7) [p.18] Dans Ibn Hishām 4:260 et al-Imtā‘ : 256 : al-Qarṭā’ des Banū Bakr ibn Kilāb. (8) [p.18] Dans l’original : al-Ḥumūm (avec un ḥā’ non pointé). La correction vient d’Ibn Hishām 4:260, d’al-Wāqidī p. 5, d’Ibn Sa‘d 2/1:62 et de Yāqūt. (9) [p.19] Ḥismā : des montagnes et une terre appartenant à Judhām, entre Layla et le côté du Désert du Pèlerinage (Tīh Banī Isrā’īl), et entre la terre des Banū ‘Udhra. (10) [p.19] Dans l’original : aṭ-Ṭuruq ; la correction vient d’al-Wāqidī : 5, d’Ibn Sa‘d 2:63 et de Yāqūt, dans la région de Nakhl, sur la route de l’Irak. (11) [p.19] Dans al-Imtā‘ : 266. Al-Wāqidī dit : « Aṭ-Ṭaraf est à trente-six milles de Médine. » Al-Maqrīzī ajouta : « Et elle est dans la région de Nakhl, sur la route de l’Irak. » (12) [p.19] C’est ainsi qu’il est mentionné ici ; dans Ibn Hishām, al-Wāqidī et al-Imtā‘, il s’agit de : Sufyān ibn Khālid. (13) [p.20] Ajout d’après Ibn Hishām 4:271, Ibn Sa‘d 2:91 et al-Imtā‘ : 334. (14) [p.20] Les Ḥaraqāt de Juhayna : ce sont les Banū Ḥumays ibn ‘Amr ibn Tha‘laba ibn Mawda‘a (voir al-Jamhara p. 417). (15) [p.20] Dans l’original : Wāqim ; la correction vient d’Ibn Hishām 4:275, d’Ibn Sa‘d 2/1:96 et d’al-Imtā‘ p. 356. Cette expédition (sariyya) est appelée par Ibn Sa‘d, Ibn Sayyid al-Nās 2:161 et al-Imtā‘ : « l’expédition d’Abū Qatāda ibn Rib‘ī ». Il n’y a pas de divergence sur l’affaire de l’expédition elle-même, mais seulement sur qui en était le chef. Ibn Hishām en a fait : « l’expédition d’Ibn Abī Ḥadrad », et a mentionné Abū Qatāda parmi ceux qui y participèrent. (16) [p.20] C’est l’expédition appelée dans les livres de Sīra : « l’expédition du Khabaṭ » (Ghazwat al-Khabaṭ), car les musulmans y mangèrent des feuilles de khabaṭ, un type d’arbre (voir Ibn Sa‘d 2/1:95, Ibn Sayyid al-Nās 2:158, al-Imtā‘ : 354). (17) [p.20] Ibn Hishām (4:282), en parlant de la mission de ‘Amr ibn Umayya, indiqua qu’elle ne fait pas partie des missions mentionnées par Ibn Isḥāq, mais qu’elle est un ajout d’Ibn Hishām lui-même. (1) [p.21] Dans l’original : Abī ‘Uqayl, ce qui est une erreur. (2) [p.21] Ajout exigé par le contexte. (3) [p.21] Dans l’original : « Jābir ibn Khalaf… » ce qui est une erreur ; il manque au moins le nom du père de Karz dans la généalogie. (4) [p.21] Voir la description du Messager dans : Ibn Sa‘d 1/2:120, Musnad de l’Imam Aḥmad ibn Ḥanbal, éd. Aḥmad Muḥammad Shākir, dans les ḥadīths (684, 744, 798, 944, 946, 947, 1053, 1122, 1299, 1300), le livre des Shamā’il d’at-Tirmidhī (vol. 1, pp. 8-67, avec le commentaire du savant ‘Alī al-Qārī), Tahdhīb d’Ibn ‘Asākir 1:314, Ibn Sayyid al-Nās 2:323, Tārīkh d’adh-Dhahabī 1:243, Tahdhīb d’an-Nawawī 1:25. Une partie de ce qu’Ibn Ḥazm mentionne ici est tirée textuellement du ḥadīth d’Anas (voir Ibn Sa‘d 1/2:123) et du ḥadīth de ‘Alī ibn Abī Ṭālib, dont nous avons indiqué les numéros dans le Musnad. Quant à ses noms, reportez-vous à : Ibn Sa‘d 1/1:64, aṭ-Ṭabarī 3:185, Ibn ‘Asākir 1:73, Talqīḥ al-fuhūm p. 6, Zād al-ma‘ād p. 38, Tārīkh d’adh-Dhahabī 1:24, Tārīkh al-khamīs 1:206, Tahdhīb d’an-Nawawī 1:22. Ibn Sa‘d a ajouté à ses noms : al-Khātam (le Sceau) et Rasūl ar-Raḥma (le Messager de la Miséricorde). (5) [p.22] Al-amhaq (الأمهق) : d’une blancheur intense, sans aucun mélange de rougeur. Al-ādam (الآدم) : le brun. (6) [p.22] Rajulun qaṭṭu sha‘r (رجل قط الشعر) : dont les cheveux sont courts et crépus. As-sabṭ (السبط) est le contraire. Sha‘run rajil (شعر رجل) : entre la souplesse et la frisure. (7) [p.22] Al-karādīs (الكراديس) : chaque paire d’os se rencontrant dans une articulation. Awṭafu al-ashfār (أوطف الأشفار) : c’est-à-dire que les cils de ses yeux étaient longs. (8) [p.22] At-takaffu’ (التكفؤ) : le balancement vers l’avant, comme se balance un navire dans sa course. (9) [p.22] Voir Ibn Sa‘d 1/2:135, où il est question des cheveux blancs du Messager. (10) [p.22] An-naghḍ (النغض) : avec la fatḥa ou la ḍamma sur le nūn : l’os mince situé à l’extrémité de l’omoplate. (11) [p.22] Khīlān (خيلان) : pluriel de khayāl (خيال) : le grain de beauté sur le corps. (1) [p.23] L’ordre de ce chapitre diffère quelque peu de ce qui se trouve dans al-Muḥabbar (p. 125). Dans divers endroits des Futūḥ al-buldān d’al-Balādhurī, il est fait mention des gouverneurs (umarā’) du Messager. Dans Ansāb al-ashrāf d’al-Balādhurī 1:255-256, il y a un chapitre spécial les concernant. Voir aussi Zād al-ma‘ād 1:64. (2) [p.23] Al-Muḥabbar (126) ajoute que Ziyād était gouverneur des aumônes légales (ṣadaqāt) de Ḥaḍramawt. (3) [p.23] Abū Sufyān fut nommé gouverneur de Najrān après ‘Amr ibn Ḥazm (voir Futūḥ al-buldān p. 76). (4) [p.24] Voir, au sujet des villages de ‘Urayna, le Kitāb al-amwāl, n° 23. (5) [p.24] Al-Balādhurī (Futūḥ p. 88) estima que al-‘Alā’ fut d’abord gouverneur d’al-Baḥrayn, puis qu’Abān Sa‘īd lui succéda. (6) [p.24] Omis dans l’original. (7) [p.24] Dans l’original : ‘Arfaja ibn ‘Amr ibn Zayd, ce qui est une erreur. La correction vient d’Ibn Sa‘d et d’autres. (8) [p.24] Ibn Sa‘d (4/1:146) mentionne que Maḥmiyya ibn Juz’ fut chargé de la répartition du quint (khums) et des parts des musulmans le jour d’al-Muraysī‘. Il rapporta une autre version qui confirme que la gestion des quintes en général lui était confiée. (9) [p.24] Dans l’original : bi-ḥaḍratihi (بحضرته), ce qui est une erreur du copiste. Son expression « bi-ḥaḍratihi » signifie : celle qui était présente auprès de lui le jour d’al-Muraysī‘, comme précédemment. (1) [p.25] C’est ainsi qu’Ibn Ḥazm l’a mentionné. Quant à Ibn Ḥabīb, il a mentionné que Mu‘ayqīb fut nommé sur les butins. Voir la notice biographique de Mu‘ayqīb dans Ibn Sa‘d (4/1:86). (2) [p.25] ‘Amr ibn ‘Abasa a une notice biographique dans Ibn Sa‘d (4/1:157), dans al-Istī‘āb et Usd al-ghāba. Il est mentionné dans le Musnad d’Aḥmad 4:111-115, 385-388. Dans les sources mentionnées, rien n’indique qu’il était un ami du Messager d’Allah à l’époque préislamique (jāhiliyya), mais il fut parmi les premiers à embrasser l’Islam, au point qu’il disait être le quart de l’Islam. (3) [p.25] Dans Ibn Sa‘d et Usd al-ghāba : ‘Iyāḍ ibn Ḥammād. Dans al-Lisān et al-Iṣāba : Ḥimār. Ibn Ḥajar dit dans son commentaire sur cette dénomination : « Et son père porte le nom de l’animal connu. Certains juristes pointilleux l’ont déformé, pensant que personne ne se nommait ainsi. » (4) [p.25] Omis dans l’original. (1) [p.26] La nisba (relation) pour les gens du Ḥaram (sanctuaire) est « Ḥaramī » (حرمي) avec la kasra sur le ḥā’ et le sukūn sur le rā’. Si c’est pour autre chose que les gens, on dit « Ḥaramī » (حرمي) avec la fatḥa sur les deux lettres. (2) [p.26] Il a une notice biographique dans al-Iṣāba, où il est dit qu’il se tenait à la tête du Messager, ceint de l’épée. Voir Talqīḥ al-fuhūm (p. 38) et Zād al-ma‘ād 1:63, au sujet de ceux qui tranchaient les têtes en sa présence. (3) [p.26] Voir les noms de ses scribes : dans Ansāb al-ashrāf 1:256 ; Futūḥ al-buldān : 478 ; al-Jahshiyārī p. 12 ; Talqīḥ al-fuhūm : 37 ; Zād al-ma‘ād 1:59 ; Tahdhīb d’an-Nawawī 1:29 ; Ibn Sayyid al-Nās 2:315 ; leur nombre y est important. L’auteur d’at-Tarātīb al-idāriyya (1:114) rapporte, d’après Ibn ‘Asākir, qu’il les compta dans son Tārīkh Dimashq comme étant vingt-trois, et qu’ils furent portés à vingt-cinq dans Bahjat al-maḥāfil. Voir également al-Istī‘āb dans la notice biographique de Zayd ibn Thābit. (1) [p.27] Voir, dans ce chapitre varié, des sections sur ses muezzins, ses gardes, ses poètes et ses orateurs dans Zād al-ma‘ād (1:63-66) et Talqīḥ al-fuhūm : 38. (2) [p.27] Omis dans l’original. (3) [p.27] Dans Usd al-ghāba et al-Iṣāba : Hirm. Dans al-Jamhara (162) : Hadam. (4) [p.27] Ce qui est rapporté ici concorde avec ce qui se trouve dans al-Jamhara (p. 161). Dans Usd al-ghāba : ‘Adī. (5) [p.28] Abū Ṭayba : avec la fatḥa sur le ṭā’, comme l’a fixé an-Nawawī (1:264). Son nom est Nāfi‘, ou, selon d’autres, autre chose. Il était un esclave des Banū Bayāḍa. Voir sa notice biographique dans Usd al-ghāba, et voir chez Ibn Sa‘d (1/2:143) une section sur le portier (ḥājib) du Messager d’Allah. (6) [p.28] Voir la prise du sceau (khātam) par le Messager dans : Ṭabaqāt d’Ibn Sa‘d 1/2:161, Tārīkh d’adh-Dhahabī 1:287.

↩ (١) [ص29] Voir ses lettres dans : Ibn Hichâm 4:254, Ibn Sa‘d 1/2:15, al-Muhabbar p.75, Ibn Sayyid al-Nâs 2:260-270, Ibn Kathîr 4:262, al-Imtâ‘ p.307, Tahdhîb al-Nawawî 1:30. ↩ (٢) [ص29] Omis dans l’original. ↩ (٣) [ص29] Dans Ibn Sa‘d 1/2:18 et Ibn Sayyid al-Nâs : à Jayfar et ‘Abd. ↩ (٤) [ص29] Dans l’original : ‘Amr ibn ‘Âmir, corrigé d’après Ibn Hichâm. ↩ (٥) [ص30] Dans Ibn Hichâm : ‘Abd Kilâl al-Himyarî. ↩ (٦) [ص30] Blanc dans l’original, ajout d’après les livres des hommes. « Ma’bûr », et on dit que son nom est « Hâbû » : un Copte eunuque, proche de Mâriya, que le Muqawqis 15 offrit au Prophète ﷺ. (al-Isâba et Usd al-Ghâba) ↩ (١) [ص31] Jashsh al-habb : le broyer ou le moudre grossièrement, en jarsh 16. ↩ (٢) [ص31] Voir le détail de cela dans Ibn Sa‘d 1/2:15-38. ↩ (٣) [ص31] Voir ce chapitre dans le livre al-Simt al-Thamîn d’al-Muhibb al-Tabarî, et les biographies des épouses du Messager dans la huitième partie d’Ibn Sa‘d (p.35 et suiv.) ; voir aussi Ibn Hichâm 4:293 ; al-Muhabbar p.77 ; Ibn ‘Asâkir 1:292 ; Talqîh al-Fuhûm p.9 ; Zâd al-Ma‘âd 1:51 ; Tahdhîb al-Nawawî 1:27 ; Ibn Sayyid al-Nâs 2:300 ; Ibn Kathîr 5:291. ↩ (٤) [ص31] Dans al-Mawâhib al-Laduniyya (1:75), il est dit que Khadîja mourut un an avant l’Hégire et que cela a été dit par Ibn Hazm lui-même, qui en a revendiqué l’unanimité, ce qui contredit ce qu’il a établi ici ; c’est peut-être une de ses corrections, comme il en faisait souvent. ↩ (٥) [ص31] De même dans Ibn Sa‘d et Ibn Hichâm ; quant à al-Jamhara (133), Nasab Quraysh p.22, al-Muhabbar p.79 et al-Isâba, c’est ‘Â’idh. Abû Dhû al-Khushanî a fait une distinction précise entre les deux : tout ce qui est de la descendance de ‘Amr ibn Makhzûm est « ‘Âbid » avec un bâ’ et un dâl non pointé, et tout ce qui est de la descendance de ‘Imrân ibn Makhzûm est « ‘Â’idh ». ↩ (٦) [ص32] C’est aussi ce qu’a dit Ibn Hichâm, à savoir qu’Abû Hâla succéda à ‘Atîq ibn ‘Âbid auprès de Khadîja ; Ibn ‘Abd al-Barr a soutenu que son premier époux était Abû Hâla et que ‘Atîq lui succéda, attribuant cette opinion à la majorité ; de même l’ont rapporté Ibn Sa‘d et l’auteur d’al-Muhabbar. ↩ (٧) [ص32] Dans l’original : al-‘Abbâs, corrigé d’après al-Jamhara p.199 et al-Isâba (biographie de Khadîja) et (biographie de Hind ibn Abî Hâla 6:293-294). ↩ (٨) [ص32] Dans l’original : Surad, corrigé d’après al-Jamhara (199), al-Muhabbar (78), Maqâtil al-Tâlibiyyîn (48) et al-Naqâ’id (438). ↩ (٩) [ص32] Ibn Hazm a mentionné dans al-Jamhara que al-Hasan a rapporté de son oncle maternel Hind la description du Prophète ﷺ. Son hadith à ce sujet a été rapporté par al-Tirmidhî dans al-Shamâ’il (1:38 et suiv. du commentaire d’al-Qârî). Il a également été rapporté par al-Baghawî, al-Tabarânî et d’autres, comme l’a précisé al-Hâfiz dans al-Isâba (6:294). ↩ (١٠) [ص32] « Wudd » avec un wâw damma, et il est permis de le mettre en fath 17. ↩ (١١) [ص33] Ceci est conforme à ce qu’a mentionné al-Mus‘ab al-Zubayrî dans Nasab Quraysh (p.300). Dans Ibn Sa‘d (vol.8 p.60), dans la biographie de « Umm Salama », son nom est « Suhayl ». Al-Hâfiz a mentionné les deux opinions dans al-Isâba (8:240). Ils sont d’accord sur le fait qu’Abû Umayya était surnommé « Zâd al-Rakb ». ↩ (١٢) [ص33] Ibn Hichâm n’a pas mentionné Durra mais a mentionné Ruqayya à sa place (voir 4:294). ↩ (١٣) [ص33] Al-Khatîb a fait sa biographie dans Târîkh Baghdâd (n°3877), et al-Tabarî a mentionné dans les événements de l’an 241 H qu’il fut juge de la Sharqiyya sous le califat d’al-Mutawakkil ; il fait partie de ceux qui ont entendu al-Wâqidî, et il a une bonne histoire. ↩ (١٤) [ص34] C’est Abû Bakr Ahmad ibn Zuhayr ibn Harb ibn Shaddâd, il était fiable, savant, précis, mémorisateur, expert dans les jours des gens et les imams de la littérature. Il composa l’histoire et l’abrégea. Al-Khatîb a dit : je ne connais pas d’histoire plus riche en bénéfices que la sienne, et il ne la racontait que complète. Il naquit en 205 et mourut en 299. ↩ (١٥) [ص34] C’est probablement Abû Muhammad ‘Atâ’ ibn Abî Rabâh, le juriste du Hijâz, qui était seul à donner des fatwas à La Mecque avec Mujâhid, mort en 114 H. (voir Ibn Sa‘d 5:344). ↩ (١٦) [ص34] Ibn Sa‘d (8:81) et Ibn al-Athîr (Usd al-Ghâba) ont tous deux mentionné que Zaynab mourut en l’an vingt, ce qui signifie que sa mort eut lieu à la fin du califat de ‘Umar et non au début. Mais il n’y a pas de désaccord sur le fait que Zaynab fut la première des femmes du Messager à mourir après lui. ↩ (١٧) [ص34] Nous avons déjà signalé la divergence des sources sur la forme de ce nom : ibn ‘Âbid et ‘Â’idh (voir p.31, note 5). ↩ (١٨) [ص34] Dans l’original : Khuzayma ; corrigé d’après al-Jamhara (228), Nasab Quraysh (16) et al-Imtâ‘ (195). ↩ (١٩) [ص35] La parole d’Ibn Hazm selon laquelle Juwayriyya était chez ‘Abd Allâh ibn Jahsh concorde avec ce qui vient dans Ibn Hichâm (4:296), et c’est une version rapportée également par l’auteur d’al-Simt (p.117) ; Ibn Sa‘d, l’auteur d’al-Imtâ‘, al-Muhibb al-Tabarî et Ibn Sayyid al-Nâs ont mentionné qu’elle était chez un homme de ses cousins paternels appelé Ibn Abî Dirâr ibn Habîb, et dans une autre version rapportée par Ibn Sa‘d : Safwân ibn Mâlik ; dans Usd al-Ghâba et Ibn Sayyid al-Nâs : Musâfi‘ ibn Safwân. ↩ (٢٠) [ص35] Ibn Sa‘d 5:85. ↩ (٢١) [ص35] Ibn Hajar a dit dans al-Isâba : on dit que son nom est Hind ; et Ramla est plus correct. ↩ (٢٢) [ص35] On comprend du contexte du texte d’Ibn Hazm que le Messager épousa Umm Habîba alors qu’elle était en Abyssinie, et dans une version de Qatâda : le Messager ne l’épousa qu’après son arrivée à Médine ; Ibn Hajar a dit dans al-Isâba : ce qui est mentionné de Qatâda est une réfutation de la prétention d’Ibn Hazm ; bien qu’Ibn Hajar dise ensuite : l’unanimité est que le Prophète n’épousa Umm Habîba que lorsqu’elle était en Abyssinie. L’opinion d’Ibn Hazm ne s’écarte pas de cette unanimité, comment donc l’opinion de Qatâda serait-elle une réfutation de la prétention d’Ibn Hazm ? ↩ (٢٣) [ص35] Dans l’original : Fâhâth, corrigé d’après al-Tabarî (1:198) et al-Jamhara (496), et dans la Torah : Qahât (3/17). ↩ (٢٤) [ص36] Voir cette version d’al-Wâqidî dans Ibn Sa‘d 8:92 ; dans une autre version rapportée également par Ibn Sa‘d : elle mourut en l’an cinquante-deux. ↩ (٢٥) [ص36] Ainsi (avec un râ’) dans al-Isâba ; et « Hazm » dans Ibn Sa‘d 8:94 et Usd al-Ghâba. ↩ (٢٦) [ص36] Sarif : une vallée à dix milles de La Mecque. ↩ (٢٧) [ص36] C’est Khalîfa ibn Khayyât, le mémorisateur basrien surnommé Shabâb, auteur de l’Histoire et des Classes, mort en 240 H (voir sa biographie dans Tahdhîb al-Tahdhîb ; et Shadharât al-Dhahab d’Ibn al-‘Imâd. Ce qu’Ibn Hazm a rapporté de lui, Ibn ‘Asâkir l’a également rapporté 1:308). ↩ (٢٨) [ص37] C’est la parole d’Allah : « Ô Prophète, dis à tes épouses : Si vous désirez la vie présente et sa parure, alors venez, je vous donnerai une jouissance et vous libérerai d’une belle libération. Mais si vous désirez Allah, Son Messager et la Demeure dernière, alors Allah a préparé pour celles d’entre vous qui sont bienfaisantes une récompense immense. » (al-Ahzâb 29-30) ↩ (٢٩) [ص37] Al-Sadaqât : pluriel de sadaqa, avec un sâd fatḥa et un dâl ḍamma, c’est la dot de la femme. ↩ (٣٠) [ص37] Voir Ṣaḥīḥ al-Bukhârî 7:24. ↩ (٣١) [ص37] Même source. ↩ (١) [ص38] Voir : Ibn Hichâm 1:202, Ibn Sa‘d 1/1:85, Tahdhîb Ibn ‘Asâkir 1:291, Talqîḥ al-Fuhûm p.15, Zâd al-Ma‘âd 1:49, Ibn Sayyid al-Nâs 2:288, Ibn Kathîr 5:306, Târîkh al-Khamîs 1:272, Tahdhîb al-Nawawî 1:26, et voir ce qu’a rapporté l’auteur d’al-Muhabbar (p.52) et al-Muhibb dans al-Simt al-Thamîn (146-166) concernant spécialement ses filles. ↩ (٢) [ص38] Ibn Sa‘d et Ibn Sayyid al-Nâs ont mentionné qu’il vécut seize mois. ↩ (٣) [ص39] Le nom d’Abû al-‘Âs a beaucoup de divergences. Al-Balâdhurî a jugé que son nom est Laqîṭ, Ibn ‘Abd al-Barr a rapporté qu’il est Hushaym ou Muhashsham, et Abû Nu‘aym a dit qu’il est Yâsir ; Ibn Hajar a dit : je pense qu’il (c’est-à-dire Yâsir) est une déformation de Qâsim. ↩ (٤) [ص39] Voir Ibn ‘Asâkir (1:296), où il rapporte d’Ibn Hazm que Zaynab mourut au début de l’an huit de l’Hégire, et Ibn Hazm n’a pas précisé ici la date de la mort comme il le rapporte de Khalîfa ; peut-être Ibn ‘Asâkir a-t-il rapporté l’opinion d’Ibn Hazm d’un de ses autres livres. ↩ (٥) [ص39] Dans al-Simt (p.161), il est dit qu’il mourut à l’âge de six ans. Peut-être Ibn Hazm a-t-il commis une erreur ici en lisant que ‘Abd Allâh mourut en l’an quatre. ↩ (١) [ص40] « Al-Muhsin » : avec un shîn mu‘jama kasra redoublé. Voir al-Isâba (6:150-151) et al-Musnad, dans les deux hadiths (769, 953) et les deux additions (2287-2552) des additions du Musnad, édité par Ahmad Muhammad Shâkir. ↩ (٢) [ص40] Ibn Sa‘d : 1/2:89 et suiv., Tahdhîb Ibn ‘Asâkir 1:338, Dalâ’il al-Nubuwwa p.56 ; Ibn Sayyid al-Nâs 2:329, Târîkh al-Khamîs 1:207, Tahdhîb al-Nawawî 1:31, Târîkh al-Dhahabî 1:259-279. ↩ (٣) [ص41] Dans l’original : yajiff. Hâfa ‘alayhi : lui faire du tort et l’opprimer. ↩ (٤) [ص43] Ainsi dans l’original, et devant la phrase dans la copie manuscrite se trouve un point d’interrogation ; il y a un mot omis avant « fî akhlâqihim » comme le mot « al-murû’a ». ↩ (٥) [ص43] Liqâḥ : chameaux, pluriel de liqḥa et laqûḥ, qui est, à l’origine, la chamelle laitière. ↩ (١) [ص44] Voir : Ibn Hichâm 1:251, Ibn Sa‘d 1/1:129 ; Ibn Sayyid al-Nâs 1:80, Ibn Kathîr 2:306, Târîkh al-Dhahabî 1:67, al-Imtâ‘ p.12, Târîkh al-Khamîs 1:280. ↩ (٢) [ص44] Al-Ghatt : la forte pression et le tassement ; on dit qu’il ne le pressa que pour tester s’il dirait quelque chose de lui-même. ↩ (٣) [ص45] Ajout nécessaire, car ‘Uthmân est le nom de son père. ↩ (٤) [ص45] Omis dans l’original. ↩ (٥) [ص45] Concernant les premiers à embrasser l’Islam, voir : Ibn Hichâm 1:257, Ibn Sayyid al-Nâs 1:91, Ibn Kathîr 3:37, al-Imtâ‘ p.15, Târîkh al-Khamîs 1:286. ↩ (٦) [ص45] Ibn Hazm n’a pas mentionné sa généalogie, c’est pourquoi le copiste a écrit en marge de la copie : il convient de mentionner sa généalogie, qui est – comme l’a mentionné l’auteur dans al-Jamhara : ‘Amr ibn ‘Absa ibn Munqidh [ibn ‘Âmir] ibn Khâlid ibn Hudhayfa ibn ‘Amr ibn Khalaf ibn Mâzin ibn Mâlik ibn Tha‘laba ibn Bahtha [ibn Sulaym] ibn Mansûr ibn ‘Ikrima ibn Khasafa ibn Qays ‘Aylân ibn Mudar ibn Nizâr ibn Ma‘add ibn ‘Adnân. Ibn Hazm l’a mentionné avant cela (p.25) et a dit qu’il était un ami du Messager dans la Jâhiliyya, et cette généalogie que le copiste a écrite en marge de l’original est tirée d’al-Jamhara d’Ibn Hazm (p.252) en se référant à la colonne généalogique (p.248-252). Le copiste de la marge a commis une erreur en écrivant « Munqal » au lieu de « Munqidh », a ajouté dans la généalogie [ibn ‘Âmir] après Munqidh, et en a omis [ibn Sulaym] entre « Bahtha » et « Mansûr ». Il y a d’autres opinions sur sa généalogie. Voir les Classes d’Ibn Sa‘d (4/1:157-160) et (7/2:125-126), al-Isâba (5:5-6), al-Mustadrak d’al-Hâkim (3:616-617). ↩ (٧) [ص46] Dans Ibn Hichâm : Uhayb. ↩ (٨) [ص46] Ibn Hazm a compté Khâlid ibn Sa‘îd parmi les premiers, en se basant sur les versions qui disent qu’il était le troisième, le quatrième ou le cinquième, et Ibn Hichâm l’a placé à la fin (voir 1:277).

Ibn Hisham n'a mentionné parmi les premiers musulmans des frères de 'Uthmān ibn Maẓ'ūn que deux : Qudāma et 'Abd Allāh. La parole d'Ibn Ḥazm « ses frères » — au pluriel — implique qu'il compte al-Sā'ib parmi eux. Ibn Ḥazm a mentionné les quatre dans al-Jamhara (p. 152) et a dit : « Émigrés 18 de Badr 19 parmi les premiers émigrés et les meilleurs Compagnons 20. »

Il y a divergence sur le nom de ce Compagnon : il s'agit de 'Uthmān ou de 'Āmir. Hishām ibn Muḥammad disait qu'il s'agit de 'Āmir ibn 'Abd Ghanm. Dans certaines éditions imprimées de la Sīra d'Ibn Hishām, il est mentionné comme 'Amr, mais nous ne l'avons pas trouvé sous ce nom dans les ouvrages biographiques ; il est donc possible que ce 'Amr soit une altération. Voir al-Iṣāba. Voir le récit du document 21 dans : Ibn Hishām 1:375, Ibn Sa'd 1/1:139, al-Ṭabarī 2:225, Ibn Sayyid al-Nās 1:126, Tārīkh al-Dhahabī 1:131, Ibn Kathīr 3:84, al-Imtā':25. Ajout d'après Ibn Hishām 4:138, Usd al-Ghāba, al-Iṣāba. C'est ainsi que son nom apparaît dans Ibn Hishām, Ibn Sayyid al-Nās et al-Imtā'. Hāshim l'a nommé dans al-Muḥabbar:162, Nasab Quraysh:212, al-Jamhara:108. Dans l'original : « wa awṣā » 22, ce qui est une altération. « Awḥā » 23 signifie envoyer un messager de confiance à l'un de ses serviteurs de confiance. Ibn al-Dughunna 24 : avec ḍamma sur la première lettre et fatḥa sur la seconde, et tashdīd du nūn selon les philologues ; avec fatḥa sur la première et kasra sur la seconde, et tashdīd léger du nūn selon les traditionnistes. Al-Qasṭallānī l'a vocalisé selon la seconde manière (al-Mawāhib 1:71), tandis que la première manière se trouve dans al-Tāj. Il y a divergence sur son nom : selon al-Balādhurī, c'est al-Ḥārith ; selon al-Suhaylī, c'est Mālik ; dans certains commentaires de la Sīra, c'est Rabī', mais c'est une erreur car Rabī' ibn al-Dughunna est un autre personnage, à savoir Salmā. Celui mentionné ici est de la tribu de Qāra, tandis que Salmā est le meurtrier de Durayd ibn al-Ṣimma. Il y a aussi un troisième homme parmi les Compagnons nommé Ibn al-Dughunna (voir Fatḥ al-Bārī 7:180). Ibn Ḥazm mentionne ici 'Ammār ibn Yāsir parmi ceux qui sont revenus d'Abyssinie. Il ne l'avait pas mentionné auparavant parmi ceux qui y avaient émigré, et son émigration en Abyssinie n'est pas certaine. Soit son nom a été omis auparavant et aurait dû être inclus, soit le copiste l'a ajouté ici parce qu'il l'a vu mentionné dans Ibn Hishām. Ibn Hishām 2:7 mentionne Abū Sabra ibn Abī Ruhm parmi les revenants d'Abyssinie, après avoir mentionné 'Abd Allāh ibn Suhayl. Ibn Ḥazm a omis de le mentionner dans l'émigration et le retour. Omis dans l'original. Thaqafūhu 25 : ils l'ont pris et capturé. Dans l'original : 'Abd Allāh ibn Makhrama ibn 'Abd al-'Uzzā. Il est très probable qu'il s'agit d'une erreur pour 'Abd Allāh ibn Suhayl, car ce dernier est celui qui a été emprisonné puis s'est enfui vers le Messager le jour de Badr, comme le mentionnent Ibn Hishām 2:7, Usd al-Ghāba et al-Iṣāba. 'Abd Allāh ibn Makhrama n'a aucun lien avec cet incident. Voir le récit de la mort de Khadīja et d'Abū Ṭālib dans : Ibn Hishām 2:57, Ibn Sa'd 1/1:141, Ibn Sayyid al-Nās 1:129, Ibn Kathīr 3:122, Tārīkh al-Dhahabī 1:140, al-Imtā':27. Voir le récit de son départ pour Ṭā'if dans : Ibn Hishām 2:60, Ibn Sa'd 1/1:141, al-Ṭabarī 2:229, Ibn Sayyid al-Nās 1:134, Ibn Kathīr 3:135, Tārīkh al-Dhahabī 1:166, al-Imtā':28. Voir le récit de la conversion d'al-Ṭufayl dans : Ibn Hishām 2:21, Ibn Sa'd 4/1:175, Ibn Sayyid al-Nās 1:139, Ibn Kathīr 3:99, al-Imtā':28. Voir : Ibn Hishām 2:36, Ibn Sa'd 1/1:142, Ansāb al-Ashrāf 1:119, Tahdhīb Ibn 'Asākir 1:379, Ibn Sayyid al-Nās 1:140, 144, Zād al-Ma'ād 2:125, Tārīkh al-Dhahabī 1:141, 148, Ibn Kathīr 3:108, al-Imtā':29, Tārīkh al-Khamīs 1:306, Ṣaḥīḥ al-Bukhārī 5:52. Voir le récit de la présentation du Messager aux tribus arabes dans : Ibn Hishām 2:63, Ibn Sa'd 1/1:145, Ibn Sayyid al-Nās 1:152, Tārīkh al-Dhahabī 1:166, Ibn Kathīr 3:138, al-Imtā':30. Ajout d'après les livres de généalogie. Voir le récit de l'arrivée des Anṣār dans : Ibn Hishām 2:69, Ibn Sa'd 1/1:145, al-Ṭabarī 2:234, Ibn Sayyid al-Nās 1:155, Tārīkh al-Dhahabī 1:171, Ibn Kathīr 3:145, al-Imtā':32, al-Mawāhib al-Laduniyya 1:76. Certaines sources considèrent que l'arrivée des Anṣār et leur première rencontre avec le Messager est la première 'Aqaba. Ajout d'après al-Jamhara:329. Dans l'original : Abū. Correction d'après al-Jamhara et Nasab Quraysh. Sa généalogie était dans l'original : Rāfi' ibn Mālik ibn al-'Ajlān ibn 'Amr ibn 'Āmir ibn Zurayq ibn Jusham ibn Mālik ibn Ghaḍb ibn 'Āmir ibn Zurayq ibn al-Khazraj. Il y a une grande confusion, nous l'avons corrigée en nous appuyant sur ce qui est rapporté dans Ibn Sa'd 3/2:148, al-Jamhara:378, Ibn Hishām 2:71. Ajout d'après al-Jamhara:339 et Ibn Hishām 2:74. Ibn Ḥazm mentionne dans al-Jamhara que 'Āmir - père de 'Uqba - était un participant à la 'Aqaba (c'est-à-dire parmi ceux qui ont assisté à la 'Aqaba). Dans Ibn Sa'd 3/2:110, c'est 'Uqba qui a assisté à la première 'Aqaba. Al-Wāqidī a dit : c'est ce qui est établi chez nous. Voir le récit de la première 'Aqaba dans : Ibn Hishām 2:73, Ibn Sa'd 1/1:147, al-Ṭabarī 2:235, Ansāb al-Ashrāf 1:111, Talqīḥ al-Fuhūm:213, Ibn Sayyid al-Nās 1:155, Ibn Kathīr 3:150, Tārīkh al-Dhahabī 1:171, al-Imtā':32, Tārīkh al-Khamīs 1:317. Ajout d'après Ibn Sa'd 3:2:93, Usd al-Ghāba et al-Iṣāba. Ibn Isḥāq et Ibn al-Kalbī le vocalisent avec sukūn sur le zāy, tandis qu'al-Dāraquṭnī le vocalise avec fatḥa. Ibn 'Abd al-Barr a dit : il n'y a pas chez les Anṣār de Khuzama avec fatḥa. Vocalisé avec tashdīd du mīm dans Usd al-Ghāba. Écrit dans Usd al-Ghāba : Ghuṣayna, et dans Mu'jam al-Bakrī:28 : Ghuṣayna avec ṣād. Banū Ghuṣayna sont : Banū Sawād ibn Murr ibn Arāsha, et ils sont al-Mujadhdhar ibn Dhiyād al-Badrī. Dans l'original : 'ashara (dix) ; c'est une erreur. Les gens du Ḥijāz allègent le yā' d'al-Tayyihān, tandis que d'autres le doublent. Voir Ibn Sayyid al-Nās 1:157. Ibn Ḥazm compte Abū al-Haytham ibn al-Tayyihān ici parmi les Banū 'Abd al-Ashhal. Il le mentionne dans al-Jamhara:320 parmi les Banū Za'warā' ibn Jusham. C'est ce qu'a rapporté Ibn al-Athīr dans Usd al-Ghāba, et il a commenté : on dit qu'il était de la tribu de Balī et allié des Banū 'Abd al-Ashhal. Ibn Isḥāq a soutenu que 'Uwaym ibn Sā'ida était de la tribu de Balī et allié des Banū Umayya ibn Zayd, mais personne d'autre ne l'a mentionné. Voir p. 79, note 1 de ce livre. Al-Maqrīzī (al-Imtā':34-35) rapporte d'Ibn Ḥazm sa déclaration : « Et Muṣ'ab ibn 'Umayr... Naqī' al-Khaḍamāt » 26. Il a dit : Ibn Ḥazm a affirmé cela, c'est-à-dire que Muṣ'ab a rassemblé les gens pour la première prière du vendredi. C'est une opinion par laquelle Ibn Ḥazm s'est opposé à ce qu'Ibn Isḥāq a rapporté, à savoir que As'ad ibn Zurāra est celui qui les a rassemblés pour la première prière du vendredi (voir al-Sīra 2:77). Voir le récit de la conversion de Sa'd et Usayd dans : Ibn Hishām 2:77, Ibn Sayyid al-Nās 1:159, Ibn Kathīr 3:152, al-Imtā':34. Exception également d'Abū 'Umar (voir Ibn Sayyid al-Nās 1:161), et l'auteur l'a suivi en cela, mais Ibn Isḥāq ne l'a pas mentionné. Dans l'original : Qays. Correction d'après al-Jamhara:320, Ibn Sayyid al-Nās 1:161, al-Imtā':34, al-Iṣāba. On dit aussi : Uqaysh. Ibn Hishām 2:80 a ajouté Wā'il après Wāqif, parmi ceux qu'il a exclus des branches d'al-Aws. Cette phrase, de « Ils étaient résidents » jusqu'à « puis ils ont tous embrassé l'Islam », est citée textuellement dans Ibn Sayyid al-Nās 1:161 d'après Abū 'Umar ibn 'Abd al-Barr. Dans l'original : fawā'id 27. Voir Ibn Hishām 2:81, Ibn Sa'd 1/1:148, al-Ṭabarī 2:235, Ibn Sayyid al-Nās 1:161, Tārīkh al-Dhahabī 1:177, Ibn Kathīr 3:158, al-Imtā':35. Cette 'Aqaba est aussi appelée la troisième 'Aqaba dans certaines Sīra. Al-āzur 28 : pluriel d'izār, qui est une métaphore pour la femme et l'âme ; c'est le second sens qui est visé ici. Voir : Ibn Hishām 2:86, Ibn Sa'd 1/1:148, al-Muḥabbar:268, Tārīkh al-Ṭabarī 2:235, Ansāb al-Ashrāf 1:117, Talqīḥ al-Fuhūm:214, Ibn Sayyid al-Nās 1:157, Tārīkh al-Dhahabī 1:181, Tārīkh al-Khamīs 1:316. Dans l'original : Ibn Abī Mālik. Correction d'après al-Jamhara:344 et les livres biographiques et de Sīra. Ajout d'après al-Jamhara:339 et les livres de Sīra et biographiques. Dans l'original : Khuzayma. Al-Khushanī le vocalise avec ḥā' non pointé ouvert et zāy fermé, et il en est de même dans Ibn Sa'd 3/2:142. Ajout d'après al-Jamhara:346 et les livres biographiques. Ibn Ḥazm a omis dans al-Jamhara, et Ibn Sa'd 3/2:145, « Ḥāritha » de la généalogie d'al-Mundhir. Ibn Hishām et l'auteur d'Usd al-Ghāba et al-Istī'āb l'ont inclus. Son inclusion est la version d'Ibn Isḥāq, suivi par Abū 'Umar. Quant à Ibn al-Kalbī, Ibn Manda et Abū Nu'aym, ils ont dit : Khunays ibn Lawdhān, et ont omis Ḥāritha. Ajout d'après Ibn Hishām, al-Jamhara:344, Ibn Sa'd 3/2:142. Ajout dans les livres biographiques et de Sīra, que l'auteur a omis dans ce livre. « Rāfi' » n'apparaît pas dans sa généalogie dans al-Jamhara:319, Ibn Sa'd 3/2:135, al-Iṣāba. Ibn Hishām 2:87 et al-Istī'āb l'ont inclus. Ajout d'après Ibn Sa'd 3/2:47, Ibn Hishām 2:87, al-Jamhara:325, Usd al-Ghāba, al-Istī'āb. Dans sa généalogie telle que rapportée par l'auteur d'al-Imtā':37, il y a une différence par rapport à ce qui est mentionné dans les sources citées. Ibn al-Athīr a dit : Ibn Isḥāq l'a généalogisé parmi les Banū 'Amr ibn 'Awf, puis a donné sa généalogie comme mentionnée ici, donc je ne vois pas de raison à sa déclaration « Et parmi les Banū 'Amr ibn 'Awf ». Cette difficulté soulevée par Ibn al-Athīr n'est pas présente dans la Sīra d'Ibn Hishām. Al-Wāqidī et Ibn 'Umāra al-Anṣārī attribuaient à Sa'd ibn Khaythama cette généalogie mentionnée. Ibn al-Kalbī lui attribuait aussi cette généalogie, sauf qu'il différait sur al-Naḥḥāṭ en disant al-Ḥannāṭ ibn Ka'b (voir Ibn Sa'd 3/2:47). Rifā'a ibn 'Abd al-Mundhir est le célèbre Abū Lubāba. Il y a beaucoup de divergence sur son nom : c'est Bashīr, ou Rifā'a, ou Marwān. Quant au mot « Zunayr » dans sa généalogie, il y a d'autres divergences : c'est Zunbur (dans Ibn Sa'd 3/2:28 et al-Imtā' 37), Zarr (dans al-Jamhara:314 et al-Iṣāba), Zubayr (dans al-Istī'āb). Dans la marge du manuscrit : Zubayr aussi, ce qui indique que le copiste l'a changé en Zunayr par comparaison avec la Sīra imprimée en marge d'al-Suhaylī, semble-t-il. Dans l'original : Yazīd. Ajout d'après les livres de Sīra et de généalogie. Voir les noms de ceux qui ont assisté à la 'Aqaba dans : Ibn Hishām 2:97, Tārīkh al-Dhahabī 1:183, Talqīḥ al-Fuhūm:215, Ibn Sayyid al-Nās 1:167, Ibn Kathīr 3:166. Dans l'original : Za'ba. Correction d'après Ibn Sa'd 3/2:16 et al-Istī'āb. Dans l'original : Hubayl. Dans al-Istī'āb : Hushaym.

↩ (4) [p78] Dans l'original : 'Imrān ibn Ḥulwān, alors que les ouvrages de biographies et de généalogies s'accordent à le nommer 'Amr et ne mentionnent pas (Ḥulwān) dans sa lignée. ↩ (5) [p78] Dans Ibn Hishām 2:99 : al-Sawāf. ↩ (6) [p79] Voir p. 72 où 'Uwaym ibn Sā'ida est compté parmi les Banū 'Amr ibn 'Awf, et voir la note n° 4 de la même page. ↩ (7) [p79] Ajouté d'après al-Jamhara 328, Ibn Hishām 2:100, et Ibn Sa'd 3/2:49. ↩ (8) [p79] Ajouté d'après al-Jamhara 328. ↩ (9) [p79] Ajouté d'après Ibn Hishām 2:100, Ibn Sa'd 3/2:68, al-Istī'āb et al-Iṣāba ; dans al-Jamhara 330 : 'al-Nu'mān ibn 'Atīk'. ↩ (10) [p79] Dans l'original : Jadīla, corrigé d'après al-Jamhara 327, Ibn Hishām 2:100. ↩ (11) [p80] Dans l'original : 'Āmir, le correct est ce que nous avons établi. ↩ (12) [p80] al-Sāqa : l'arrière-garde de l'armée. ↩ (13) [p80] Ainsi rapporté également dans Ibn Hishām 2:101, al-Istī'āb, Usd al-ghāba, et al-Iṣāba. Ibn Hishām dit dans ses commentaires que le correct est 'Aṭiyya, et il en est de même dans al-Jamhara 333. ↩ (14) [p80] Dans l'original : des Banū al-Najjār, suivi d'un blanc d'environ deux mots ; la correction d'après le contexte suivant, Ibn Hishām et al-Jamhara. ↩ (15) [p80] Dans l'original : Jallās, avec jīm ; Ibn Hishām 2:348 le juge erroné et le correct est avec khā' pointée, al-Dāraquṭnī le vocalise avec fatḥa sur le khā' et tashdīd du lām, d'autres avec kasra et tashdīf du lām (voir Ibn Sayyid al-Nās 1:168). Ce nom apparaît avec khā' dans Ibn Sa'd 3/2:83, Usd al-ghāba et al-Iṣāba, et avec jīm dans al-Jamhara 344. ↩ (16) [p80] Omis dans l'original, il est confirmé dans ce qui précède. ↩ (17) [p81] Ibn 'Umāra al-Anṣārī dit : il n'y a pas de Tha'laba parmi ses ancêtres, car Tha'laba ibn 'Abd Rabbihi est le frère de Zayd et l'oncle de 'Abd Allāh mentionné, ils l'ont donc inclus par erreur dans sa généalogie. Abū 'Umar mentionne quelque chose de similaire, et Ibn al-Athīr le rapporte dans Usd al-ghāba. Quant à ceux qui confirment Tha'laba dans sa généalogie, ce sont : Ibn al-Kalbī, Ibn Manda et Abū Nu'aym (voir Ibn Sa'd 3/2:87). ↩ (18) [p81] al-Nidā' : l'appel à la prière (adhān). 'Abd Allāh vit en rêve un homme qui lui indiqua la formule de l'adhān. Lorsqu'il informa le Messager de son rêve, il dit : 'C'est un rêve vrai, lève-toi avec Bilāl et lance-la lui pour qu'il appelle à la prière avec' (Ibn Hishām 2:155). ↩ (19) [p81] Dans l'original : 'Āmir, corrigé d'après al-Jamhara 344, Ibn Hishām 2:102, Ibn Sa'd 3/2:82, et al-Imtā' 250. ↩ (20) [p81] Ibn Isḥāq omet de sa généalogie 'Aṭiyya, alors qu'il figure dans al-Jamhara 344 et al-Istī'āb : 'Uqba ibn 'Amr ibn Tha'laba ibn Yasīra ibn 'Usayra ibn 'Aṭiyya ibn Jidhāra. Il y a divergence sur Yasīra : chez Ibn Isḥāq 2:102, c'est Usayra ; Ibn Sayyid al-Nās dit que chez Ibn Isḥāq c'est Yasīra. Quant à Ibn 'Uqba, il dit : Usayra avec fatḥa sur le hamza. Al-Dāraquṭnī et Abū Bakr ibn al-Khaṭīb rapportent d'Ibn Isḥāq lui-même : Nusayra avec nūn ḍamma. Ainsi, trois versions différentes d'Ibn Isḥāq. De même, ils divergent sur la vocalisation de 'Usayra : certains ouvrent le 'ayn et cassent le sīn, d'autres ouvrent le sīn et mettent une ḍamma sur le 'ayn ; Jidhāra - avec jīm kasra comme l'a noté al-Dāraquṭnī, et avec jīm ḍamma comme d'autres l'ont noté, et certains disent : Khidhāra, avec khā' pointée (voir Ibn Sayyid al-Nās 1:168-169 et al-Khushanī 1:122). ↩ (21) [p82] Dans l'original : Wadana ; dans Ibn Sa'd 3/2:132 et Ibn Hishām 2:102 : Wadha fa avec dhāl pointée ouverte suivie de fā', Ibn Hishām dit : on dit aussi Wadfa avec dāl, et il est rapporté aussi Wadaqa - noté par al-Dānī dans son livre Aṭrāf al-Muwaṭṭa' avec fatḥa sur le wāw, sukūn sur le dāl non pointée suivie de qāf (voir al-Iṣāba). ↩ (22) [p82] Le mot 'Quṭba' apparaît dans l'original entre 'Āmir' et 'Bayāḍa', le correct est de le supprimer en se basant sur Ibn Hishām, Ibn Sa'd, al-Jamhara et al-Istī'āb. ↩ (23) [p82] Ajouté d'après al-Jamhara 340, Ibn Hishām 2:103, Ibn Sa'd 3/2:111, et al-Istī'āb. ↩ (24) [p83] Ajouté d'après al-Jamhara 341, Ibn Hishām 2:105, Ibn Sa'd 3/2:118, et al-Imtā' 316. ↩ (25) [p83] Ainsi rapporté d'Ibn Isḥāq, et Ibn Hishām 2:105 estime que le correct est Aswad. ↩ (26) [p83] Dans l'original : Ghanam, et comme l'a noté Ibn Ḥajar dans al-Iṣāba : 'Anama, avec fatḥa sur le 'ayn et le nūn, voir Ibn Sa'd 3/2:118. ↩ (27) [p83] Dans l'original : Ghanam. ↩ (28) [p83] Dans l'original : Sa'īd, corrigé d'après al-Jamhara 423 et al-Istī'āb. ↩ (29) [p83] Ajouté d'après al-Jamhara. ↩ (30) [p83] Il y a divergence dans sa généalogie après Taym : selon certains, Taym ibn Bahtha ibn Nāshira ibn Yarbū'. Dans al-Jamhara et al-Istī'āb, ce que nous avons établi. Dans l'original, c'était : Taym ibn Tha'laba ibn Thābit, et personne ne l'a confirmé de cette manière. ↩ (31) [p83] Dans l'original : al-Yarn, c'est une altération. ↩ (32) [p83] Ajouté d'après al-Jamhara 339 et Ibn Hishām 2:106. ↩ (33) [p84] Ibn Ḥazm mentionne sa généalogie dans al-Jamhara et en omet Labida ; son inclusion est la version de Mūsā ibn 'Uqba ; voir Ibn Sa'd 3/2:111 ; dans l'original, 'Tha'laba ibn Ka'b' apparaît à la place de 'Tha'laba ibn al-Ḥārith', corrigé d'après Ibn Sa'd et Ibn Hishām 2:106. ↩ (34) [p84] Khudayj : avec khā' pointée et dāl kasra, voir al-Suhaylī 1:283. ↩ (35) [p84] al-Farāfir : rapporté avec fā' et qāf, noté par al-Dāraquṭnī ; voir al-Khushanī 1:123. ↩ (36) [p84] Dans l'original : Yazīd ; corrigé d'après Ibn Hishām 2:107, Usd al-ghāba et al-Iṣāba. ↩ (37) [p84] Se lit avec sukūn sur le zāy, c'est la version d'Ibn Isḥāq et d'Ibn al-Kalbī ; avec fatḥa, celle d'al-Ṭabarī (voir Ibn Sayyid al-Nās 1:172 et al-Iṣāba). ↩ (38) [p85] Dans l'original : 'Āmir, corrigé d'après Usd al-ghāba et al-Iṣāba. 'Umāra : avec fatḥa sur le 'ayn et tashdīd du mīm. Voir Ibn Sayyid al-Nās 1:172. ↩ (39) [p85] Ajouté d'après al-Jamhara 336, Ibn Hishām 2:108, Ibn Sa'd 2/2:92 ; il y a divergence dans sa généalogie mentionnée par Ibn Sa'd. ↩ (40) [p85] Noté dans Usd al-ghāba et al-Iṣāba avec fatḥa sur le nūn et kasra sur le sīn. ↩ (41) [p85] Dans l'original : Mālik, corrigé d'après Ibn Hishām 2:109, Ibn Sayyid al-Nās 1:170, et al-Iṣāba. ↩ (42) [p85] Dans l'original : al-Muhājirīn. ↩ (43) [p86] Voir le récit de l'émigration à Médine dans : Ibn Hishām 2:111, Ibn Sa'd 1/1:152, Ibn Sayyid al-Nās 1:173, Tārīkh al-Dhahabī 1:190, Zād al-ma'ād 2:136, Ibn Kathīr 3:168, al-Imtā' 37, Tārīkh al-Khamīs 322. ↩ (44) [p86] Son nom : 'Abd' sans ajout, et ce Abū Aḥmad était un poète, al-Marzubānī a écrit sa biographie dans Mu'jam al-shu'arā'. ↩ (45) [p86] Ainsi ce nom apparaît dans l'original et dans Ibn Hishām 2:114, c'est al-Fāri'a comme dans al-Qāmūs, Usd al-ghāba et al-Iṣāba, et personne ne l'a confirmé autrement. Peut-être al-Far'a est une forme de diminutif, comme on dit Fāṭima → Fuṭuma, et 'Ā'isha → 'Uwaysha. ↩ (46) [p86] Blanc dans l'original. J'ai complété d'après Ibn Sayyid al-Nās 1:173, et le texte à partir de 'Et tous les Banū Jaḥsh émigrèrent...' est tiré d'Abū 'Umar ibn 'Abd al-Barr. ↩ (47) [p86] Dans l'original : Zunayr ; dans al-Iṣāba (biographie de Mubashshir) : Zunbur : avec zāy, nūn et bā' muwahḥada, poids de Ja'far. ↩ (48) [p87] Il y a beaucoup de divergence sur son nom : dans Ibn Hishām : Ḥumayra avec ḥā', et on dit Jumayra avec jīm ; chez Ibn Sa'd : Ḥumayr diminutif avec tashdīd, et c'est ce qu'a tranché Ibn Mākūlā ; dans le commentaire de la page (317) de la Sīra édition de Göttingen, Ibn Hishām dit : Khumayra avec khā'. ↩ (49) [p87] Dans l'original : Hishām, corrigé d'après Ibn Hishām 2:116, Usd al-ghāba et al-Iṣāba. ↩ (50) [p87] Judhāma : avec dhāl pointée, ainsi mentionné par Muslim ibn al-Ḥajjāj. Al-Suhaylī dit : le connu est 'Judāma' avec dāl, et on peut dire 'Judāma' avec tashdīd. Al-Suhaylī préfère que Judāma bint Wahb ibn Muḥṣin soit la fille du frère de 'Ukāsha ibn Muḥṣin. Il dit : quant à Judāma bint Jandal, elle n'est pas connue parmi les Banū Jaḥsh al-Asadiyyīn. ↩ (51) [p87] Il la nomme ici Umāma, alors que son nom apparaît dans la plupart des sources : Umayna, et al-Khushanī dit : le correct est Umayma. ↩ (52) [p87] Elle s'appelle : Umm Ḥabība et Umm Ḥabīb, et Ibn Ḥajar précise qu'elle est Umm Ḥabība avec un hā' ajouté, Abū 'Umar admet les deux formes puis dit : la plupart omettent le hā', et Ibn Kathīr contredit cela en disant que Umm Ḥabība est plus fréquent. Voir la vérification d'Ibn Sayyid al-Nās 1:180. ↩ (53) [p87] Dans l'original : fa-nazala. ↩ (54) [p87] Dans l'original : i'tadū. ↩ (55) [p88] al-Tanāḍub : avec ḍamma sur le ḍād, al-Waqshī le note avec kasra (voir al-Khushanī 1:125). al-Aḍāa : avec fatḥa sur la première lettre - comme l'a noté al-Bakrī - peut être long ou court, et signifie en langue : le marigot qui recueille l'eau de pluie. Sarif : avec fatḥa sur la première et kasra sur la seconde - comme l'a noté al-Bakrī - un lieu entre La Mecque et Médine, à six miles de La Mecque sur la route de Marr. ↩ (56) [p88] Ce paragraphe et le précédent sont tirés d'Ibn Sayyid al-Nās d'après Abū 'Umar ibn 'Abd al-Barr, et Ibn Ḥazm les rapporte avec une légère modification. ↩ (57) [p88] Dans l'original : Zunayr, voir la note n° 5 p. 86. ↩ (58) [p88] al-Sanḥ : avec ḍamma puis sukūn, al-Bakrī le note avec ḍamma sur la première et la seconde suivi d'un hā' non pointée : une forteresse pour Jusham et Zayd, les deux fils d'al-Ḥārith, à un mile de la mosquée du Prophète, et s'y trouvait la demeure d'Abū Bakr al-Ṣiddīq 1. (Voir al-Samhūdī 2:325). ↩ (59) [p89] Voir la note n° 1, p. 59 de ce livre. ↩ (60) [p89] Dans l'original : 'nazala 'alā...' c'est un ajout du copiste, nous l'avons supprimé. ↩ (61) [p89] al-'Uṣba : avec sukūn sur le ṣād non pointée, divergence sur sa première lettre : certains disent avec ḍamma, d'autres avec fatḥa, certains le notent avec fatḥa sur le 'ayn et le ṣād. Al-Bukhārī rapporte d'après Nāfi' d'après Ibn 'Umar : 'Lorsque les premiers émigrants arrivèrent, al-Mu'aṣṣab, demeure des Banū Jaḥjabī' ; les deux sont identiques. ↩ (62) [p90] Dans l'original : Ya'ār ibn Yazīd, corrigé d'après Ibn Hishām 2:122 et al-Iṣāba ; Ya'ār : avec yā' taḥtāniyya suivie d'un 'ayn non pointée légère ; Mūsā ibn 'Uqba dit : avec yā' fawqāniyya. Voir al-Istī'āb et al-Iṣāba. ↩ (63) [p90] Dans l'original : wa-adhā'a ; arāghat : chercher et vouloir. ↩ (64) [p90] Omis dans l'original. ↩ (65) [p90] Voir le récit de l'émigration du Messager dans : Ibn Hishām 2:123, Ibn Sa'd 1/1:153, al-Ṭabarī p. 2:245, Ansāb al-ashrāf 1:120, Ibn Sayyid al-Nās 1:181, Ibn Kathīr 3:174, Zād al-ma'ād 2:136, Tārīkh al-Dhahabī 1:190, Tārīkh al-Khamīs 1:322, al-Bukhārī 5:56. ↩ (66) [p91] Dans Ibn Sa'd 1/1:159 et al-Imtā' 39 : Urayqiṭ, dans Ibn Hishām 1:129 : Arqaṭ. ↩ (67) [p91] Dans l'original : allatī. ↩ (68) [p92] Ainsi Ibn Ḥazm utilise cette lettre de la langue avec le sens de : passer, et il la répète dans d'autres passages à venir. ↩ (69) [p92] Ibn Hishām dit : Mujāj avec deux jīm et kasra sur le mīm, et il le note avec ḍamma ; Yāqūt dit : Mujāḥ avec fatḥa sur le mīm puis jīm et à la fin ḥā' non pointée. ↩ (70) [p92] On dit : Dhū al-Ghaḍawayn avec ghayn et ḍād pointées, et on dit : Dhū al-'Aṣawayn avec 'ayn et ṣād non pointées ; voir Mu'jam Yāqūt.

ذو كشد 29 : al-Bakri le vocalise avec kasra sur la première lettre, sukūn sur la seconde, puis dāl ; quant à Yāqūt, il dit : Dhū Kashr 30 . Dans l'original : bābān, c'est une erreur 31 . Ibn Hishām (2:136) dit : on dit al-ʿabāʿīb ; Yāqūt dit : on dit al-ʿushayāna 32 . Al-Qāḥa 33 – avec ḥā' non pointée – on dit aussi al-Fāja – à trois étapes de Médine avant al-Suqyā. Voir le dictionnaire de Yāqūt et al-Samhūdī (2:357) 34 . Al-ʿArj 35 : avec fatḥa sur la première lettre, sukūn sur la seconde, et jīm, à soixante-dix-huit miles de Médine 36 . Al-Ẓahr 37 : les chameaux sur lesquels on charge et on monte, et leur pluriel est ẓuhrān, avec ḍamma 38 . Al-Dāraquṭnī le vocalise avec deux fatḥas ; voir al-Suhaylī (2:9-10) 39 . Dans l'original : li-yubarridahu 40 . Dans l'original : al-ʿulyā, et sa forme correcte est al-ʿā'ir ou al-ā'ir comme le mentionnent Ibn Hishām (2:136) et Yāqūt. Dans al-Ṭabarī (2:246) et Ibn Saʿd (1/1:157) : al-ghābir 41 . Al-Ḍaḥā' 42 : l'élévation du soleil à son point le plus haut, proche de midi 43 . Dans l'original : yarḥaẓukum, c'est une erreur du copiste 44 . Dans la marge du manuscrit : on dit qu'il descendit chez Khārija ibn Zayd ; cela est rapporté d'Ibn Hishām (2:138) 45 . Yāqūt rapporte le texte d'Ibn Isḥāq où il mentionne Rānūnā' et dit : je n'ai trouvé cela dans aucun autre livre que celui d'Ibn Isḥāq résumé par Ibn Hishām, et tous disent qu'il pria avec eux dans le fond de la vallée, chez Banī Sālim. Fin de citation. Ibn Zabāla dit : il pria à Dhī Ṣalb, pas à Rānūnā' ; al-Samhūdī dit : bien qu'ils diffèrent en certains endroits, ils aboutissent à un même lieu ; voir le dictionnaire de Yāqūt et al-Samhūdī (2:214) 46 . Blanc dans l'original, nous l'avons ajouté en nous appuyant sur ce qui vient dans le texte quelques lignes plus loin 47 . Al-Murīd 48 : l'endroit où l'on fait sécher les dattes 49 . Il veut dire qu'Abū Ayyūb menaça un tyran et lui dit : « Ô tyran, est-ce de ma maison que tu frappes ? Par Celui qui l'a envoyé avec la vérité, si ce n'était l'islam, je te frapperais avec l'épée. » Voir al-Samhūdī (1:186) 50 . Voir le récit de la construction de la mosquée dans Ibn Hishām (2:140), Ibn Saʿd (1/2:1), al-Ṭabarī (2:256), Ibn Sayyid al-Nās (1:159), Ibn Kathīr (3:214), al-Imtāʿ (p. 47), et Tārīkh al-Khamīs (1:343) 51 . ʿAḍādatā al-bāb 52 : les deux pièces de bois dressées à droite et à gauche de celui qui entre. Sawārī al-masjid : ses colonnes, le singulier est sāriya 53 . Dans l'original : wa-ʿamalahu 54 . Voir le récit de son pacte avec les Juifs dans Ibn Hishām (2:147), Ibn Sayyid al-Nās (1:197), Ibn Kathīr (3:224), et al-Imtāʿ (p. 49) 55 . Voir le récit de la fraternisation dans Ibn Hishām (2:150), Ibn Saʿd (1/2:1), Ibn Sayyid al-Nās (1:199), Ibn Kathīr (3:226), al-Imtāʿ (p. 49), Tārīkh al-Khamīs (1:352), et al-Bukhārī (5:69) 56 . Dans l'original : wa-ākhā 57 . Dans l'original : ḍayfahu, et dans la langue il n'y a pas ḍayf au sens de muḍīf 58 . Le Prophète ﷺ le surnomma ainsi lorsqu'il apprit ce qu'il avait fait au puits de Maʿūna, quand ses compagnons furent tués et qu'il ne resta que lui ; ils lui donnèrent l'amān, mais il refusa de l'accepter et insista pour aller au lieu où Ḥarām ibn Milḥān, leur chef, avait été tué, et il les combattit jusqu'à ce qu'il fût tué. Le Prophète dit alors : « Aʿnaqa li-yamūt », c'est-à-dire il s'est hâté vers sa mort 59 . Ibn Kathīr dit dans son livre al-Fuṣūl fī Ikhtiṣār Sīrat al-Rasūl (p. 26) après avoir mentionné la fraternisation : « Et Dieu ﷾ imposa alors la zakāt par compassion pour les pauvres parmi les émigrants. C'est ainsi qu'Ibn Ḥazm le mentionne à cette date. Certains spécialistes du hadith ont dit qu'il leur était difficile de savoir quand la zakāt fut imposée. » Et l'auteur d'al-Imtāʿ (p. 50) fait également référence à l'opinion d'Ibn Ḥazm sur la date de l'imposition de la zakāt 60 . Dans l'original : zuriya 103 . Al-Qawad 104 : le fait de tuer le meurtrier pour la victime 105 . Nazgha 106 : une piqûre de Satan, c'est-à-dire ce qu'il suggère à l'homme comme péchés, signifiant : il jette dans son cœur ce qui le corrompt auprès de ses compagnons. Ibn Ḥazm a mentionné dans al-Jamhara (p. 318) al-Ḥārith ibn Suwayd et a mentionné son hypocrisie, puis a dit : « On a dit qu'il s'est désavoué de l'hypocrisie au moment de sa mort. » Il a commenté cela en disant : « Cela ne peut être autrement, car il a assisté à Uhud, et aucun hypocrite n'a assisté à Uhud. » 107 . Dans Ibn Isḥāq (2:168 et 4:174), Nubtal ibn al-Ḥārith est des Banī Lawdhān, puis des Banī Ḍubayʿa ibn Zayd. Voir aussi Ibn Sayyid al-Nās (1:209) 108 . Istaḍarra bi-abīhi 109 : il subit un préjudice à cause de l'hypocrisie de son père 110 . Dans l'original : wa-aṣḥābuhum 111 . Ajout de al-Jamhara (p. 314). Dans Ibn Hishām, il est dit qu'il s'agit de Khudhām ibn Khālid. Il semble que cette phrase ait été omise par le copiste 112 . Dans l'original : Nāfiʿ, correction d'après al-Jamhara (p. 315) et Ibn Hishām (2:17) et Ibn Sayyid al-Nās (1:210) 113 . C'est ainsi avec tā' dans Ibn Hishām (2:174) et al-Imtāʿ (p. 497), et il le nomme al-Luṣayb dans al-Iṣāba, et le vocalise avec lām non pointée, puis muthannā, et à la fin bā', et on dit : première lettre nūn 114 . Voir le récit de cette expédition dans : Ibn Hishām (2:241), Ibn Saʿd (2/1:3), al-Ṭabarī (2:259, 261), Ibn Sayyid al-Nās (1:224), Ibn Kathīr (3:241), Zād al-Maʿād (2:212), al-Imtāʿ (p. 53), et Tārīkh al-Khamīs (1:363) 115 . Voir : Ibn Hishām (2:245, 241), Ibn Saʿd (2/1:2), al-Ṭabarī (2:259, 260), Ibn Sayyid al-Nās (1:224), Ibn Kathīr (3:234), al-Imtāʿ (pp. 51, 52), Tārīkh al-Khamīs (1:356, 357), et al-Mawāhib al-Laduniyya (1:97) 116 . Dans l'original : ajnā', correction d'après Ibn Saʿd, al-Imtāʿ, et Yāqūt. Ce que Yāqūt rapporte d'Ibn Isḥāq à l'entrée « Aḥyā' » ne se trouve pas dans la Sīra 117 . Voir : Ibn Hishām (2:248), Ibn Saʿd (2/1:3), al-Ṭabarī (2:260, 261), Ansāb al-Ashrāf (1:135), Ibn Sayyid al-Nās (1:226), Ibn Kathīr (3:246), Zād al-Maʿād (2:212), al-Imtāʿ (p. 54), Tārīkh al-Khamīs (1:363), et al-Mawāhib (1:98) 118 . Voir : Ibn Hishām (2:248), Ibn Saʿd (2/1:4), al-Ṭabarī (2:260, 261), Ansāb al-Ashrāf (1:135), Ibn Sayyid al-Nās (1:226), Ibn Kathīr (3:246), al-Imtāʿ (p. 54), al-Mawāhib al-Laduniyya (p. 98), et Tārīkh al-Khamīs (1:363) 119 . Ajout exigé par le contexte 120 . Dans l'original : al-mushtarab, et c'est ainsi dans Ibn Hishām (2:249) ; Yāqūt en fait al-mushayrab, et dit : je l'ai trouvé dans les Maghāzī d'Ibn Isḥāq : al-mushtarab. C'est al-mushayrab dans al-Ṭabarī (2:260) 121 . Al-Khalā'iq 122 : une terre dans les environs de Médine appartenant à ʿAbd Allāh ibn Abī Aḥmad ibn Jaḥsh, et on dit al-Ḥalā'iq, avec ḥā' 123 . Farsh Mulal 124 : à vingt miles de Médine ou un peu plus 125 . Dans Yāqūt : Ṣukhayrāt al-Yamām, avec diminutif. Voir p. 108 de ce livre, où il est écrit : Ṣukhayrāt, de même. Dans Ibn Hishām (2:249) et al-Ṭabarī (2:260) : Ṣuḥayrāt al-Yamām. Voir Tāj al-ʿArūs (ṣ-ḥ-r) 126 . Ajout d'Ibn Hishām 127 . Voir le récit de Badr la première dans : Ibn Hishām (2:251), Ibn Saʿd (2/1:4), Ibn Sayyid al-Nās (1:227), Ibn Kathīr (3:247), al-Imtāʿ (p. 54), al-Mawāhib (1:98), et Tārīkh al-Khamīs (1:365) 128 . Cette phrase est rapportée d'Ibn Ḥazm dans al-Imtāʿ (p. 54), al-Mawāhib (1:98), et Tārīkh al-Khamīs (1:365) 129 . Voir : Ibn Hishām (2:251), Ibn Saʿd (2/1:3), al-Ṭabarī (2:259), Ibn Sayyid al-Nās (1:225), al-Imtāʿ (p. 53), et Tārīkh al-Khamīs (1:359) 130 . Al-Khirār 131 , avec fatḥa puis tashdīd : une des vallées de Médine, et on dit que ce sont des puits à gauche de la route, près de Khumm 132 . Voir le récit de l'expédition de ʿAbd Allāh ibn Jaḥsh dans : Ibn Hishām (2:252), Ibn Saʿd (2/1:5), Ibn Sayyid al-Nās (1:227), Ibn Kathīr (3:248), al-Imtāʿ (p. 55), et Tārīkh al-Khamīs (1:365) 133 . Dans l'original : iftalata 134 . Voir le récit du changement de direction de la prière dans : Ibn Hishām (2:257), Ibn Saʿd (1/2:3), al-Ṭabarī (2:265), Ibn Sayyid al-Nās (1:230) avec beaucoup de détails, Ibn Kathīr (3:252), al-Imtāʿ (p. 60), al-Mawāhib (1:99), Tārīkh al-Khamīs (1:367), et al-Bukhārī (1:84) 135 . Ajout exigé par le contexte [136] . Voir al-Wāqidī (p. 11), Ibn Hishām (2:257), Ibn Saʿd (2/1:6), al-Ṭabarī (2:267), Ansāb al-Ashrāf (1:135), Ibn Sayyid al-Nās (1:241), Ibn Kathīr (3:256), Zād al-Maʿād (2:216), al-Imtāʿ (p. 60), al-Mawāhib (1:101), Tārīkh al-Khamīs (1:368), et al-Bukhārī (5:73) [137] . Dans l'original : ahl [138] . Awʿaba al-qawm [139] : s'ils sortent tous pour l'expédition [140] . C'est ainsi dans l'original, non vocalisé ; et dans les références il n'y a qu'une seule façon de le vocaliser : avec ḍamma sur la première lettre [141] . Yīn [142] : avec yā' fatḥa, puis sukūn, puis nūn. Il n'y a pas dans leur langue d'autre mot dont la première et la deuxième lettre sont yā'. Al-Ghānī le vocalise avec deux yā' fatḥa. Naṣr dit : Yīn est une vallée avec une source dans les environs de Médine, à un barīd de celle-ci, et ce sont les demeures d'Aslam de Khuzāʿa. On y ajoute « mar » et on dit : Marr Yīn, comme on dit Marr al-Ẓahrān. Il viendra seul sans l'ajout dans l'expédition de Banī Laḥyān. Les éditeurs de la Sīra d'Ibn Hishām (éd. al-Ḥalabī 1936) ne l'ont pas vocalisé ; dans le récit de Badr, il est écrit « Maryīn » (comme s'il s'agissait du duel de Marā), et dans l'expédition de Laḥyān (2:292), il est écrit : Yīn avec kasra sur la première lettre, d'après Yāqūt, bien que les deux lieux soient les mêmes. Voir la discussion sur Yīn dans al-Tāj et al-Samhūdī (2:393) [143] . Voir p. 103, note 2 de ce livre [144] . C'est ainsi que le vocalisent Yāqūt et al-Samhūdī, avec ḍamma sur le ẓā' [145] . Dans l'original : wa-ḥaqqān. Al-Samhūdī dit : Raḥqān, avec ḍamma puis sukūn, puis qāf, et à la fin nūn [146] . Dans la plupart des livres de Sīra : jazaʿa fīhi, c'est-à-dire il l'a traversé et l'a franchi [147] . C'est ainsi dans la Sīra (2:267), al-Lisān, et le dictionnaire de Yāqūt ; al-Samhūdī dit : ce sont aḍāfir, pluriel de ḍafīra, et son sens linguistique est : la dune de sable [148] . Dans l'original : al-diya, et sa forme correcte est al-dabba, avec fatḥa sur la première lettre et tashdīd sur la seconde, et les gens du hadith l'allègent parfois, mais le plus correct est le tashdīd. Dans al-Qāmūs : al-dubba, avec ḍamma, est un lieu près de Badr ; voir al-Samhūdī et le dictionnaire de Yāqūt [149] . Al-Ḥanān [150] : avec tashdīd, et aussi allégé ; voir le dictionnaire de Yāqūt et al-Samhūdī [151] . Al-Rāwiya [152] : les bêtes de somme sur lesquelles on transporte l'eau [153] . Dans l'original : Kaysān. Correction d'après les livres de Sīra [154] . Dans l'original : awṣā. Voir la note 1, page 65 de ce livre [155] . Al-Dahs [156] : une terre molle où la marche est difficile [157] . Al-Qulub [158] : pluriel de qalīb, qui est le puits [159] . Al-Jadhl [160] : ce qui est gros parmi les souches d'arbres coupés ; on dit : parmi les branches, ce qui est semblable aux régimes de palmiers [161] . Al-Thiql [162] : les bagages ; dans Ibn Hishām (2:287) : al-nafal [163] .

Voir: al-Wāqidī: 151, Ibn Hishām 2: 333, Ibn Sayyid al-Nās 1: 272, Tārīkh al-Khamīs 1: 396. Al-Bukhārī 5: 87 a mentionné certains d'entre eux classés par ordre alphabétique, et Ibn al-Jawzī les a mentionnés dans Talqīḥ al-Fuhūm: 212, ainsi qu'Ibn Kathīr 3: 314 dans le même ordre. L'auteur d'al-Muḥabbar a mentionné ceux dont le nom était Saʿīd ou ʿAbd Allāh (voir p. 276-281) et ceux qui y ont assisté parmi les affranchis 61 p. 287. Ibn Saʿd a consacré le troisième volume de ses Ṭabaqāt aux biographies des combattants de Badr 62.

↩ (65) [p134] Dans l'original : 'Abbād ; nous l'avons modifié en adoptant la version d'Ibn Isḥāq comme l'a indiqué Ibn Sa'd. Quant à al-Wāqidī et Ibn 'Umāra al-Anṣārī, ils disaient qu'il s'agissait de 'Abada ibn al-Ḥasḥās (cf. 3/2:99). ↩ (66) [p134] Dans l'original : Rabī'a ; la correction d'après Ibn Hishām 2:352 et Ibn Sa'd 3/2:100. ↩ (67) [p134] Dans l'original : Bahz ibn Sulaym ; nous avons retenu la version correcte en nous appuyant sur Ibn Hishām et Ibn Sa'd. ↩ (68) [p135] Dans l'original : al-Badī ; dans Ibn Sa'd 3/2:102 : 'al-Yadī' ; dans al-Istī'āb et al-Iṣāba : 'al-Badan'. Abū 'Umar a dit : il est établi d'après Ibn Isḥāq : al-Badan, avec bā' et nūn ; de même, il a été rapporté par Mūsā ibn 'Uqba avec nūn ; Ismā'īl ibn Ibrāhīm ibn 'Uqba l'a rapporté de son oncle Mūsā avec yā', ce qui est une erreur de lecture. ↩ (69) [p135] Dans l'original : 'al-Badī'. Voir la note précédente. ↩ (70) [p135] Le mot 'rajulān' (deux hommes) se trouve dans l'original après le mot 'Sā'ida' et n'a pas de sens. ↩ (71) [p135] Dans Ibn Sa'd 3/2:103 : 'Abd Rabb'. Ibn Sa'd mentionne que seul Ibn Isḥāq l'appelait 'Abd Allāh. ↩ (72) [p135] On dit aussi : Ibn Jammāz ; cf. Ibn Hishām 2:353 et Ibn Sa'd 3/2:104 ; al-Wāqidī et Ibn 'Umāra l'ont compté parmi les Ghassān, tandis qu'Ibn Isḥāq et Abū Ma'shar l'ont attribué à Juhayna. ↩ (73) [p136] Dans l'original : 'ibn'. ↩ (74) [p136] Après Khirāsh, son père al-Ṣimma a été mentionné parmi les combattants de Badr, ce qui est totalement invraisemblable. Il se peut qu'il ait voulu le faire connaître par son père et que ce qu'il a dit à son sujet soit tombé. Abū Khirāsh a un frère nommé Mu'ādh ibn al-Ṣimma, que certains ont compté parmi les combattants de Badr, mais al-Wāqidī a dit : ce n'est ni établi ni consensuel ; cf. Ibn Sa'd 3/2:107. ↩ (75) [p136] Et Ḥabīb ibn Aswad, leur affranchi. Dans l'original : 'Amr ; correction d'après Ibn Hishām 2:354, Ibn Sa'd 3/2:110, al-Istī'āb et al-Iṣāba. ↩ (76) [p137] Dans Ibn Sa'd 3/2:116 : Ḥamza ; c'est 'Khārija' chez Ibn Isḥāq, et 'Ḥāritha' selon Mūsā ibn 'Uqba. Al-Khushanī 1:173 a dit : on dit aussi Ibn Ḥumayr avec yā' allégé, et Khumayr avec khā' pointée. ↩ (77) [p137] Al-Wāqidī l'a nommé Sawād ibn Ruzn ; Ibn Isḥāq et Abū Ma'shar ont dit : c'est Sawād ibn Zurayq ; Ibn Sa'd a estimé que Zurayq était une altération de la part de ceux qui ont rapporté d'eux. Cf. Ibn Sa'd 3/2:116. ↩ (78) [p138] Mūsā ibn 'Uqba ne l'a pas mentionné parmi les combattants de Badr. ↩ (79) [p138] Dans Ibn Sa'd 3/2:117 : al-Nu'mān ibn Sinān, version de Mūsā ibn 'Uqba, choisie par Ibn 'Abd al-Barr. ↩ (80) [p139] Dans l'original : ibn 'Adī ibn 'Āmir ibn Ka'b ; 'Āmir' n'est pas mentionné dans sa généalogie dans les ouvrages de biographies et de généalogies, nous l'avons donc supprimé. ↩ (81) [p139] Ajout d'après Ibn Hishām, Ibn Sa'd et al-Jamhara. ↩ (82) [p139] C'est 'Abbād ibn Qays dans Ibn Hishām 2:357, Ibn Sa'd 3/2:128, al-Istī'āb et al-Iṣāba. ↩ (83) [p139] Ibn Isḥāq est le seul à le nommer Sa'd ibn Yazīd ; cf. Ibn Sa'd 3/2:128. ↩ (84) [p139] Al-Wāqidī est le seul à le nommer al-Fākih ibn Nasr ; Ibn 'Umāra al-Anṣārī a contesté cela en disant : il n'y a pas de Nasr parmi les Anṣār, sauf Sufyān ibn Nasr chez les Banū al-Ḥārith ibn al-Khazraj (Ibn Sa'd 3/2:129). Ibn Hishām a dit : c'est Busr ibn al-Fākih. ↩ (85) [p140] Ajout d'après Ibn Hishām 2:358 et Ibn Sa'd 3/2:130. ↩ (86) [p140] Dans l'original : Mālik ; corrigé d'après Ibn Hishām 2:358, Ibn Sa'd et al-Jamhara:338. ↩ (87) [p140] Dans sa généalogie mentionnée dans al-Jamhara:337, il n'y a pas de mention de Tha'laba. ↩ (88) [p140] Dans Ibn Hishām : 'Rujayla' aussi ; il a dit : on dit 'Rukhayla' avec khā', et c'est ainsi que al-Dāraquṭnī l'a noté d'après Ibn Isḥāq lui-même. Al-Suhaylī a mentionné que c'est Rukhayla (avec khā') dans la version de Mūsā ibn 'Uqba, et Abū 'Umar l'a noté avec ḥā' non pointée d'après la version d'Ibn Hishām (cf. al-Sīra 2:358, al-Suhaylī 2:100, al-Khushanī 1:174). ↩ (89) [p140] L'auteur a ajouté dans al-Jamhara:337 dans sa généalogie le mot 'Khālid' entre Tha'laba et 'Āmir. ↩ (90) [p141] C'est ainsi que son nom apparaît dans Ibn Hishām 2:359 et Ibn Sa'd 3/2:50 ; Ibn Hishām a dit : on dit 'Ushayra. Ce 'Usayra n'est pas mentionné dans la généalogie de Thābit ibn Khālid dans al-Jamhara:328. ↩ (91) [p141] Ajout d'après al-Jamhara:329 et Ibn Sa'd 3/2:53. ↩ (92) [p141] Dans l'original : Uṣayrim. Correction d'après al-Jamhara et Ibn Hishām. ↩ (93) [p142] On dit aussi : Lu'aymān (Ibn Hishām 2:360) ; ainsi dans al-Jamhara:329, surnommé al-Ḍāḥik. ↩ (94) [p142] Son nom : 'Uṣayma dans Ibn Hishām 2:360 et Ibn Sa'd 3/2:58 ; Ibn Ḥajar a admis qu'on puisse dire 'Iṣma. ↩ (95) [p142] Dans l'original : 'Afrā', c'est une erreur, car 'Afrā' est l'épouse d'al-Ḥārith, non sa mère. ↩ (96) [p142] Ainsi dans l'original : 'kusira bihī' ; de même dans Ibn Hishām 2:360 et Tārīkh al-Khamīs:401 ; c'est un terme que les philologues n'ont pas noté, et nous craignons que ce soit une erreur. Dans les autres ouvrages de Sīra : 'kusira' sans 'bihī', c'est-à-dire : il a subi une fracture. ↩ (97) [p142] Dans l'original : Jadīla ; correction d'après Ibn Hishām, Ibn Sa'd et al-Jamhara. ↩ (98) [p143] Ajout d'après al-Istī'āb et al-Iṣāba, conforme à ce que disait Ibn Isḥāq dans sa généalogie. Quant à al-Wāqidī et al-Kalbī, ils ont dit : c'est Ubayy ibn Thābit, son surnom est Abū Shaykh ; selon l'avis d'Ibn Isḥāq, il serait le neveu du poète Ḥassān ibn Thābit, et selon le second avis, son frère. ↩ (99) [p143] Après Mālik, il a ajouté dans sa généalogie : ibn 'Adī ibn Mālik ibn Ghanm ibn 'Adī ; nous l'avons supprimé car contraire à ce qui figure dans al-Jamhara:327, Ibn Sa'd 3/2:64, Ibn Hishām, al-Istī'āb et autres. ↩ (100) [p144] Ajout d'après al-Jamhara:331. ↩ (101) [p144] Dans l'original : Zayd ; il n'existe pas dans sa généalogie telle que mentionnée dans les ouvrages de biographies et de généalogies. ↩ (102) [p144] Voir la note n°1 p.142 de ce livre. ↩ (103) [p145] Ajout d'après al-Jamhara:330, Ibn Sa'd 3/2:76 et al-Istī'āb. ↩ (104) [p145] Ajout d'après Ibn Sa'd 3/2:76, al-Istī'āb et al-Iṣāba. ↩ (1) [p146] Ajout d'après Ibn Hishām, Ibn Sa'd et al-Istī'āb ; il y a divergence sur sa généalogie. ↩ (2) [p146] Cf. al-Wāqidī:141, Ibn Hishām 2:364, Talqīḥ al-Fuhūm:224, Ibn Sayyid al-Nās 1:482, Ibn Kathīr 3:327, Tārīkh al-Khamīs:402. ↩ (1) [p147] Cf. al-Wāqidī:143, Ibn Hishām 2:365, Ibn Sayyid al-Nās:285, Tārīkh al-Khamīs 1:403. ↩ (2) [p148] Dans l'original : 'Amr. ↩ (3) [p150] Dans l'original : Wajra ; Ibn Isḥāq a dit : Wajza ; Ibn Hishām a dit : Ḥarra avec ḥā' non pointée ouverte et rā' (al-Khushanī 1:175). ↩ (4) [p150] Ce qui est entre crochets sont des ajouts nécessaires, car ils ne sont pas tous des Banū 'Abd Shams, mais de différentes tribus. Ce qui est entre crochets le clarifie. ↩ (5) [p151] Dans l'original : 'wa-yuqālu lahu'. ↩ (6) [p151] Ainsi la citation de ce vers apparaît dans Ibn Hishām 3:5, al-Wāqidī:173 et Ibn Sayyid al-Nās 1:286. Le vers se trouve dans la Ḥamāsa d'Abū Tammām (Sharḥ al-Tibrīzī 1:102) attribué à al-Ḥuṣayn ibn al-Ḥumām al-Murrī. Il se peut que Khālid l'ait cité en exemple. ↩ (7) [p151] Dans l'original : 'Ā'idh. Voir la note n°5 p.31 de ce livre. ↩ (8) [p151] Dans l'original : 'Uthmān ; correction d'après Nasab Quraysh:386 et al-Jamhara:153. ↩ (1) [p152] Les Banū Asad ibn 'Abd al-'Uzzā ont déjà été mentionnés ; 'Abd Allāh ibn Ḥumayd a été ajouté par Ibn Hishām à Ibn Isḥāq (Ibn Hishām 3:7). ↩ (2) [p152] Cf. Ibn Hishām 3:46, Ibn Sa'd 2/1:21, Zād al-Ma'ād 2:229, Ibn Sayyid al-Nās 1:294, Ibn Kathīr 3:344, al-Imtā':107, Tārīkh al-Khamīs 1:407. ↩ (3) [p152] Voir al-Imtā':107 où cette phrase est citée d'après Ibn Ḥazm. ↩ (4) [p152] Cf. al-Wāqidī:182, Ibn Hishām 3:47, Ibn Sa'd 2/1:20, al-Ṭabarī 2:299, Ansāb al-Ashrāf 1:147, Ibn Sayyid al-Nās 1:344, Ibn Kathīr 3:344, al-Imtā':106, Tārīkh al-Khamīs 1:410. ↩ (1) [p153] Aṣwār est le pluriel de ṣūr, bien que les dictionnaires ne le mentionnent pas ; ṣūr est un collectif sans singulier de la même racine : les petits palmiers ou un groupe de palmiers. ↩ (2) [p153] Cf. al-Wāqidī:192, Ibn Hishām 3:49, Ibn Sa'd 2/1:23, Ibn Sayyid al-Nās 1:303, Ibn Kathīr 4:2, al-Imtā':110, Tārīkh al-Khamīs 1:414. ↩ (3) [p153] Voir le récit de Baḥrān dans : al-Wāqidī:195, Ibn Hishām 3:50, Ibn Sa'd 2/1:24, Ibn Sayyid al-Nās 1:304, Ibn Kathīr 4:3, al-Imtā':111, Tārīkh al-Khamīs 1:416. ↩ (1) [p154] Cf. al-Wāqidī:184, Ibn Hishām 3:54, Ibn Sa'd 2/1:21, al-Ṭabarī 3:2, Ibn Sayyid al-Nās 1:298, Ibn Kathīr 4:5, al-Imtā':107, Tārīkh al-Khamīs 1:412 ; voir dans al-Muḥabbar:282 les noms de ceux qui participèrent à son meurtre. ↩ (2) [p154] Dans l'original : quinze. ↩ (3) [p154] Cf. al-Wāqidī:184, Ibn Hishām 3:54, Ibn Sa'd 2/1:21, al-Ṭabarī 3:2, Ibn Sayyid al-Nās 1:298, Ibn Kathīr 4:5, al-Imtā':107, Tārīkh al-Khamīs 1:412 ; voir dans al-Muḥabbar:282 les noms de ceux qui participèrent à son meurtre. ↩ (4) [p155] Al-mughūl, avec kasra : sorte d'épée courte que l'homme porte sous ses vêtements ; on dit aussi : c'est une fine lame tranchante et émoussée ; on dit aussi : c'est un fouet contenant une épée fine que le porteur attache à sa ceinture pour assassiner les gens. Al-thanna de l'homme : ce qui est en dessous du nombril, au-dessus du pubis, le bas-ventre. ↩ (1) [p156] Cf. al-Wāqidī:197, Ibn Hishām 3:64, Ibn Sa'd 2/1:25, al-Ṭabarī 3:9, Ansāb al-Ashrāf 1:148, Ibn Sayyid al-Nās 2:2, Ibn Kathīr 4:9, Zād al-Ma'ād 2:231, al-Imtā':114, al-Mawāhib 1:119, Tārīkh al-Khamīs 1:419, Ṣaḥīḥ al-Bukhārī 5:93. ↩ (2) [p156] Al-Aḥābīsh : des clans d'al-Qāra qui se joignirent aux Banū Layth dans la guerre qui les opposa à Quraysh avant l'Islam. On dit aussi que les Banū al-Muṣṭaliq et les Banū al-Hawn ibn Khuzayma se rassemblèrent près du mont Ḥubashī au bas de La Mecque, y conclurent une alliance avec Quraysh, et jurèrent par Dieu : 'Nous serons ensemble contre les autres tant que la nuit et le jour se succéderont, et tant que Ḥubashī restera en place' ; ils furent appelés Aḥābīsh Quraysh, du nom de la montagne. ↩ (3) [p157] Dans l'original : 'fa-abā dhālika min an yasta'īna'. Correction d'après al-Imtā':120. ↩ (4) [p157] Cette phrase se trouve dans l'original après 'et il revint vers eux auprès du Messager de Dieu ﷺ'. Elle n'a pas de sens à cet endroit, nous l'avons donc replacée à sa position correcte. ↩ (5) [p157] Dans l'original : 'man banā yakhruju'. ↩ (6) [p158] Dans l'original : 'taraka'. ↩ (7) [p158] En marge du manuscrit : c'est une montagne à Uḥud appelée Jabal al-Ramy. ↩ (8) [p158] Al-ẓahr : les chameaux. Al-kurā' : les chevaux. ↩ (9) [p158] Dans l'original : 'ibn al-Aws'. ↩ (10) [p158] Ajout d'après Ibn Hishām 3:70. ↩ (11) [p158] Ẓāhir ibn Dar'ayn : l'une n'est pas au-dessus de l'autre. ↩ (12) [p159] Dans l'original : 'hādhā'. ↩ (13) [p159] Il aurait dû le frapper avec jusqu'à ce qu'il se plie. Cf. Ibn Hishām 3:71. ↩ (14) [p160] Dans l'original : 'al-Naḍr ibn Anas'.

↩ (15) [p160] Dans l'original : et il a atteint ↩ (16) [p160] La rubā‘iyya 63 : l'une des quatre dents qui suivent les incisives, entre l'incisive et la canine ↩ (17) [p160] La bayḍa 64 : le casque ↩ (18) [p161] Dans l'original : et il s'est prosterné. Le correct est probablement ce que nous avons établi. 'Alabba ‘alā al-amr : s'y attacher ↩ (19) [p161] Dans l'original : par sa thaniyya 65 ↩ (20) [p161] Ajhaḍa : enlever et écarter ↩ (21) [p163] Al-mihrās 66 : une roche creusée contenant beaucoup d'eau, c'est un nom à l'extrémité du ravin d'Uḥud où l'eau s'accumule dans une cavité ↩ (22) [p163] Badana : devenir vieux et faible ↩ (23) [p163] Dans l'original : al-ja‘b. Le correct d'après le Tafsīr al-Ṭabarī 4:96 d'après Ibn Isḥāq : « ‘Uthmān ibn ‘Affān, ‘Uqba ibn ‘Uthmān, Sa‘d ibn ‘Uthmān, deux hommes des Anṣār, s'enfuirent jusqu'à atteindre al-Jal‘ab 67 - une montagne près de Médine du côté d'al-A‘waṣ 68, ils y restèrent trois jours puis revinrent vers le Messager d'Allah ﷺ, qui leur dit : Vous êtes allés loin dans cette affaire. » Dans Ibn Hishām 3:92, certains fuyards allèrent jusqu'à al-Munaqqā sans dépasser al-A‘waṣ. Voir aussi « al-Ja‘lab » dans Mu‘jam mā ista‘jam et dans Yāqūt ↩ (24) [p163] Al-A‘waṣ, avec fatḥa sur la première lettre et ṣād non pointée : un lieu à l'est de Médine, à une dizaine de milles de celle-ci ↩ (25) [p164] Al-ẓam’ 69 : l'intervalle entre deux abreuvements. Leur expression : il ne reste de sa vie que le ẓam’ d'un âne, signifie qu'il ne reste de sa vie que peu de chose. On dit qu'aucune bête n'a un ẓam’ plus court que l'âne ↩ (26) [p165] Ḥānahu Allāh : le détruire, de al-ḥayn (avec fatḥa sur le ḥā’) : la destruction ↩ (27) [p165] Al-mūras 70 : teint au wars 71, une plante jaune ↩ (28) [p166] Al-atī 72 : l'homme qui est parmi un groupe sans en être ↩ (29) [p166] Voir : al-Wāqidī : 291, Ibn Hishām 3:129, Ibn Sa‘d 2/1:29, Talqīḥ al-fuhūm : 224, Ibn Sayyid al-Nās 2:27, Ibn Kathīr 4:20, 46, al-Imtā‘ : 160, Tārīkh al-khamīs 1:45 ↩ (30) [p167] Al-ḥarad 73 : la colère et la rage ↩ (31) [p167] Ajout exigé par le contexte ↩ (32) [p167] Dans l'original : Khubāb, la correction d'après Ibn Hishām ; al-Dāraquṭnī rapporte qu'il s'agit de « Junāb » avec jīm ouvert d'après Ibn Isḥāq ; al-Khushanī 1:236 dit : le conservé est avec ḥā’ ↩ (33) [p168] Uṭum 74 nommé d'après la région, et ses compagnons - comme l'a mentionné Ibn Ḥazm également - étaient les Banū Zu‘warā’ ibn Jusham (al-Jamhara : 319 et al-Samhūdī 2:309). Sa parole ici : « les gens de Rātij des Banū ‘Abd al-Ashhal » est une erreur commise par Ibn Isḥāq, et Ibn Ḥazm l'a suivi dans ce livre. Cependant, il n'est pas tombé dans cette erreur dans al-Jamhara. Car ‘Abd al-Ashhal ibn Jusham est le frère de Zuhūrā’ ibn Jusham, et leur père est al-Ḥārith ibn al-Khazraj. Ibn Isḥāq a traité les gens de Rātij dans un discours séparé après avoir mentionné les Banū ‘Abd al-Ashhal, indiquant ainsi que les gens de Rātij sont autres que les Banū ‘Abd al-Ashhal - voir Usd al-ghāba où l'on trouve le détail de cette confusion ↩ (34) [p168] Dans l'original : ‘Ubayd ibn ‘Umayr, la correction d'après al-Jamhara : 320, et Ibn Hishām 3:130 ↩ (35) [p168] Dans l'original : Zu‘warā’ ibn Jusham ibn ‘Abd al-Ashhal, ceci est une erreur généalogique, c'est pourquoi nous avons supprimé ce qui vient après Jusham ↩ (36) [p168] Ḥabīb ibn Zayd n'est pas un pur des Banū Zu‘warā’ ibn Jusham, mais il est leur allié des Banū Bayāḍa (voir Ibn Sayyid al-Nās 2:28) ↩ (37) [p168] Dans l'original : Yazīd ibn Zayd, c'est une erreur ↩ (38) [p168] Dans l'original : Khāṭib, la correction d'après al-Istī‘āb, Usd al-ghāba, Ibn Sayyid al-Nās, et al-Iṣāba ↩ (39) [p168] Dans l'original : Yazīd, sa correction d'après Ibn Hishām ↩ (40) [p169] Après « Ḥanẓala » dans l'original : Qays ibn Zayd ibn Ḍubay‘a parmi ceux qui furent martyrisés le jour d'Uḥud, c'est une erreur certaine, et il voulait probablement identifier Qays, car il est mentionné dans la généalogie de son petit-fils Abū Sufyān ibn al-Ḥārith en disant : Qays ibn Zayd est ibn Ḍubay‘a ↩ (41) [p169] Ainsi rapporté ici, tandis que dans Ibn Hishām 3:133, al-Istī‘āb, Usd al-ghāba, et al-Iṣāba, celui qui fut tué parmi les Banū Khaṭma le jour d'Uḥud est al-Ḥārith ibn ‘Adī. Al-Wāqidī et les spécialistes des expéditions disent que ‘Umayr ibn ‘Adī n'assista ni à Uḥud ni au Khandaq, à cause d'une faiblesse de sa vue. Ibn Ḥazm l'a mentionné ici en suivant Abū ‘Umar dans ses Maghāzī ↩ (42) [p169] Dans l'original : et parmi les Banū al-Khazraj puis parmi les Banū al-Najjār, le contexte indique son erreur ↩ (43) [p170] Ajout clarifiant la généalogie des Banū Mabdhal ↩ (44) [p170] Aws et son frère Ḥassān ne sont pas des Banū Mabdhal, mais ils sont des Banū ‘Amr ibn Mālik ibn al-Najjār ↩ (45) [p170] Anas ibn al-Naḍr et Qays ibn Mukhallad remontent tous deux à ‘Adī ibn al-Najjār ↩ (46) [p171] Dans l'original : Rabī‘a, la correction d'après Ibn Hishām, al-Istī‘āb et Usd al-ghāba ↩ (47) [p171] Dans l'original : al-Badī, il est probable que ce soit une correction de al-badan, voir le commentaire n° (1) p. 135 ↩ (48) [p173] Dans l'original : Abū Sa‘d, nous l'avons corrigé d'après al-Jamhara : 118, et Ibn Hishām 3:134 ↩ (49) [p173] Omis dans l'original ↩ (1) [p175] Voir le récit de cette expédition dans : al-Wāqidī : 325, Ibn Hishām 3:107, Ibn Sa‘d 2/1:34, al-Ṭabarī 3:29, Ibn Sayyid al-Nās 2:37, Ibn Kathīr 4:48, al-Imtā‘ : 166, al-Mawāhib 1:128, Tārīkh al-khamīs 1:447 ↩ (2) [p175] Dans l'original : le jour d'Uḥud seize nuits [après] ↩ (3) [p175] Ṭawāhu : le dépasser. On dit : il passa près de nous et nous dépassa, c'est-à-dire il nous dépassa ↩ (1) [p176] Voir : al-Wāqidī : 344, Ibn Hishām 3:178, Ibn Sa‘d 2/1:39, al-Ṭabarī 3:29, Ibn Sayyid al-Nās 2:40, Ibn Kathīr 4:62, al-Imtā‘ : 174, al-Mawāhib 1:130, Tārīkh al-khamīs 1:454, Ṣaḥīḥ al-Bukhārī 5:103, al-Musnad : 7915 éd. Aḥmad Muḥammad Shākir ↩ (2) [p176] Dans le Jāmi‘ al-ṣaḥīḥ d'al-Bukhārī, ils étaient dix, et Ibn Sayyid al-Nās dit de même. Dans al-Wāqidī, ils étaient sept, et le correct est qu'ils étaient dix, dont sept dont les noms sont connus dans les livres de hadiths et de biographies, et trois n'étaient pas parmi les notables du groupe, et le septième qu'Ibn Ḥazm n'a pas mentionné ici est Mu‘attib ibn ‘Ubayd ↩ (3) [p176] Le correct : il nomma sur eux ‘Āṣim ibn Thābit (al-Bukhārī 5:103) ↩ (4) [p176] Al-Rajī‘ 75 : nom d'une eau des Hudhayl, al-Bukhārī rapporte qu'elle se trouve entre ‘Usfān et La Mecque ↩ (5) [p177] Ainsi dans l'original : le correct est probablement « ses deux fils » ↩ (6) [p177] Al-qaḥf, avec kasra sur le qāf : ce qui est brisé du crâne ↩ (7) [p177] Al-dabar 76 : les abeilles et les guêpes ↩ (8) [p177] A‘ṭaw bi-aydīhim : ils se rendirent ↩ (1) [p178] Les deux vers se trouvent dans al-Bukhārī 5:104, Ibn Sayyid al-Nās 2:41 et autres ↩ (2) [p178] Voir le récit de Bi’r Ma‘ūna 77 dans al-Wāqidī : 337, 378, Ibn Hishām 3:193, Ibn Sa‘d 2/1:36, al-Ṭabarī 3:33, Ibn Sayyid al-Nās 2:46, Ibn Kathīr 4:71, Zād al-ma‘ād 2:272, al-Imtā‘ : 170, al-Mawāhib 1:133, Tārīkh al-khamīs 1:451 ↩ (3) [p179] Bi’r Ma‘ūna : une eau des Banū Sulaym, entre le territoire des Banū ‘Āmir et celui des Banū Sulaym, les deux pays en sont proches, et elle est plus proche de la ḥarra 78 des Banū Sulaym ↩ (4) [p179] Irtaththa : il fut relevé avec des blessures ↩ (5) [p180] Dans l'original : Uḥayḥa ibn ‘Amr ibn al-Julāḥ ↩ (1) [p181] Voir le récit des Banū al-Naḍīr 79 dans : al-Wāqidī : 353, Ibn Hishām 3:199, Ibn Sa‘d 2/1:40, al-Ṭabarī 3:36, Ansāb al-ashrāf 1:163, Futūḥ al-buldān : 23, Ibn Sayyid al-Nās 2:48, Ibn Kathīr 4:74, Zād al-ma‘ād 2:185, al-Imtā‘ : 178, al-Mawāhib 1:135, Tārīkh al-khamīs 1:460, Ṣaḥīḥ al-Bukhārī 5:88 ↩ (2) [p181] Dans l'original : « il le rencontra » sans sens ici. Istalabathu : le trouver lent ↩ (3) [p181] Voir al-Imtā‘ : 180 où il cite Ibn Ḥazm ↩ (1) [p182] Dans les corrections d'al-Khushanī 1:286, il s'agit d'Abū Ka‘b ↩ (2) [p182] Voir Ibn Hishām 3:213, Ibn Sa‘d 2/1:43, al-Ṭabarī 3:39, Ansāb al-ashrāf 1:163, Ibn Sayyid al-Nās 2:52, Ibn Kathīr 4:83, Zād al-ma‘ād 2:274, al-Imtā‘ : 188, al-Mawāhib 1:137, Tārīkh al-khamīs 1:463, al-Bukhārī 5:113 ↩ (3) [p183] Nakhl 80 : une des demeures des Banū Tha‘laba au Najd, à droite de Médine, dans une vallée appelée Shadakh (voir al-Samhūdī 2:381). Ibn Sa‘d dit en définissant Dhāt al-Riqā‘ : c'est une montagne où il y a des taches : rouge, noir et blanc, près des palmiers, entre al-Sa‘d et al-Shuqra (Ibn Sa‘d 2/1:43) ↩ (4) [p183] Naqibat al-aqdām : leurs peaux s'amincirent et se couvrirent d'ampoules à force de marcher ↩ (5) [p183] Al-rabī’a 81 : l'espion et l'éclaireur qui observe pour le groupe afin qu'un ennemi ne les surprenne, et il n'est que sur une montagne ou un lieu élevé d'où il observe ↩ (1) [p184] Cette expédition est aussi appelée Badr al-Ṣughrā ou Badr al-Maw‘id. Voir son récit dans Ibn Hishām 3:220, Ibn Sa‘d 2/42, al-Ṭabarī 3:41, Ansāb al-ashrāf 1:163, Ibn Sayyid al-Nās 2:53, Ibn Kathīr 4:87, al-Imtā‘ : 183, al-Mawāhib 1:139, Tārīkh al-khamīs 1:456 ↩ (2) [p184] Voir al-Imtā‘ : 186 où il rapporte l'avis d'Ibn Ḥazm que Badr al-Ākhira eut lieu après Dhāt al-Riqā‘… ↩ (3) [p184] Omis dans l'original. Dans al-Imtā‘ : 184, al-Mawāhib 1:140, Tārīkh al-khamīs 1:465, il nomma sur elle ‘Abd Allāh ibn Rawāḥa ↩ (4) [p184] Dans l'original : sous lui ↩ (5) [p184] Voir le récit de cette expédition dans : Ibn Hishām 3:224, Ibn Sa‘d 2/1:44, al-Ṭabarī 3:43, Ansāb al-ashrāf 1:164, Ibn Sayyid al-Nās 2:54, Ibn Kathīr 4:92, Zād al-ma‘ād 2:278, al-Imtā‘ : 193, al-Mawāhib 1:140, Tārīkh al-khamīs : 1:469 ↩ (1) [p185] Voir : al-Wāqidī : 362, Ibn Hishām 3:226, Ibn Sa‘d 2/1:47, al-Ṭabarī 3:43, Ansāb al-ashrāf 1:165, Ibn Sayyid al-Nās 2:54, Ibn Kathīr 4:92, Zād al-ma‘ād 2:288, al-Imtā‘ : 215, al-Mawāhib 1:142, Tārīkh al-khamīs 1:479, al-Bukhārī 5:107 ↩ (2) [p185] On excepte Mūsā ibn ‘Uqba, car il a dit qu'elle eut lieu en l'an quatre, suivi en cela par l'imam Mālik, et al-Bukhārī l'agréa ; et c'est ce qu'il a tranché dans ce livre ↩ (3) [p185] Ibn Kathīr a rapporté dans son livre al-Fuṣūl : 56 la parole d'Ibn Ḥazm et son argumentation par le hadith d'Ibn ‘Umar, et il a commenté en disant : Ce hadith est rapporté dans les deux Ṣaḥīḥ et n'indique pas ce qu'il [Ibn Ḥazm] prétend, car le critère pour autoriser la guerre était chez lui ﷺ de quinze ans, donc il n'autorisait pas celui qui ne les avait pas atteints, et autorisait celui qui les avait atteints. Quand Ibn ‘Umar le jour d'Uḥud était parmi ceux qui ne les avaient pas atteints, il ne l'autorisa pas, et quand il les avait atteints le jour du Khandaq, il l'autorisa ; et cela n'exclut pas qu'il ait pu avoir un an ou deux ou trois ou plus de cela, comme s'il disait : Je fus présenté le jour du Khandaq alors que j'étais pubère ou parmi les fils de la guerre. On a dit qu'il avait le jour d'Uḥud au début de sa quatorzième année et le jour du Khandaq à la fin de sa quinzième ; [il y aurait donc entre eux plus d'un an, et cet avis fut agréé par certains qui n'ont pas pris l'avis de Mūsā ibn ‘Uqba]

↩ (٤) [ص186] Dans l'original : وهوذة بن ميش وأبو عامر البلويان, corrigé d'après Ibn Hichâm et al-Tabarî. Dans al-Imtâ‘ : 216 et Târîkh al-Khamîs 1 : 480, le second mentionné ici est Abû ‘Âmir al-Râhib. ↩ (٥) [ص186] Dans l'original : رجيلة ; voir sa généalogie dans al-Jamhara : 238, où il y a une divergence importante par rapport à ce qui est ici. Al-Maqrîzî a rapporté cette divergence dans al-Imtâ‘ : 218-219. ↩ (٦) [ص186] Al-kudya : la grande roche dure. ↩ (٧) [ص186] Dans l'original : دومة, et c'est ainsi dans al-Tabarî 3 : 46. La correction est celle que nous avons établie, car al-Dawma se trouve dans la ‘Âliya près des Banû Qurayza, tandis que Rûma, la grande ‘Arsa qui l'entoure, s'étend jusqu'à se mêler à al-Jurf, et tous deux sont à l'extrémité d'al-‘Aqîq (voir al-Samhûdî, 2 : 122, 280, 318). ↩ (٨) [ص187] Al-Jurf, avec damm puis sukûn chez Yâqût, et fixé par al-Bakrî avec damm de la première et de la seconde lettre : à trois milles de Médine du côté du Shâm. Et Zaghâba, sur le poids de Sahâba : le confluent des torrents à l'extrémité d'al-‘Aqîq, fixé par al-Samhûdî avec un ghayn pointé, et de même par al-Suhaylî. Quant à al-Bakrî, il a dit : c'est Zaghâba, avec damm du zâ' et de la ‘ayn non pointée. Al-Tabarî a dit : la bonne transmission est « entre al-Jurf et al-Ghâba, car Zaghâba n'est pas connue », et Yâqût l'a réfuté (voir Mu‘jam al-Buldân, al-Suhaylî 2 : 189, al-Samhûdî : 318, 281, et al-Tabarî 3 : 46). ↩ (٩) [ص187] Dans l'original : يعمر, c'est une altération. ↩ (١٠) [ص187] Ajout d'après Ibn Hichâm et al-Tabarî. ↩ (١١) [ص187] Ibn Ishâq et Ibn Sa‘d ont mentionné ce nombre, et il a été rapporté de même par Ibn Sayyid al-Nâs, l'auteur d'al-Mawâhib et Ibn Kathîr, et al-Diyârbakrî l'a mentionné en ajoutant : on a dit que les musulmans étaient mille. Ibn Kathîr a dit dans al-Fusûl : 58 « Il s'est fortifié dans le fossé alors qu'il était avec trois mille, selon le correct, et Ibn Ishâq a prétendu qu'il était avec sept cents, ce qui est une erreur. » Ce qu'Ibn Ishâq a mentionné est qu'ils étaient trois mille, et il n'a rapporté que cela, et personne n'a indiqué que les musulmans étaient neuf cents, selon la seconde version qu'Ibn Hazm a agréée et rejeté ce qui était autre. ↩ (١٢) [ص188] Al-murâwada : la négociation et le tiraillement, et al-murâwada dans la vente : que tu décrives à l'homme une marchandise qui n'est pas chez toi, et cela s'appelle la vente par description. ↩ (١٣) [ص189] Dans l'original : « قد كنا نحن بهؤلاء … في عبادة الأوثان », corrigé d'après Ibn Hichâm. ↩ (١٤) [ص189] Dans Ibn Hichâm : يطعمون. ↩ (١٥) [ص190] Al-‘Araqa, avec kasr du râ' et parfois fatha : c'est la mère de Habbân b. Qays, son nom est Qulâba, surnommée al-‘Araqa à cause de la bonne odeur. ↩ (١٦) [ص190] Dans l'original : أبو سلمة الخشني. Correction d'après les livres de Sîra. ↩ (١٧) [ص190] Dans l'original : أجاهد. ↩ (١٨) [ص191] Voir le récit de l'expédition des Banû Qurayza dans : al-Wâqidî : 371, Ibn Hichâm 3 : 244, Ibn Sa‘d 2/1 : 53, al-Tabarî 3 : 52, Ansâb al-Ashrâf 1 : 167 n, Ibn Sayyid al-Nâs 2 : 68, Ibn Kathîr 4 : 116, Zâd al-Ma‘âd 2 : 187, al-Imtâ‘ : 241, al-Mawâhib 1 : 149, Târîkh al-Khamîs 1 : 492, al-Bukhârî 5 : 111. ↩ (١٩) [ص192] Ibn Kathîr a rapporté dans al-Bidâya wa al-Nihâya 4 : 118 la parole d'Ibn Hazm, puis a dit en commentant : « Cette parole de lui suit sa règle de base dans la prise par le sens apparent. » Al-Subkî a dit dans al-Sabîl 2 : 195 : « Comprendre ce principe est difficile pour les Ẓâhirites, car ils ont suspendu les jugements aux textes, et il est donc impossible pour eux que le texte vienne avec interdiction et permission ensemble. » ↩ (٢٠) [ص193] Bi'r Lânâ : poids de hunâ, ou hattâ, ou avec kasr du nûn redoublé. ↩ (٢١) [ص193] Ajout explicatif. ↩ (٢٢) [ص193] Dans la marge de la copie : إلا لصلاة. ↩ (٢٣) [ص194] Dans l'original : « يعني », c'est une altération. ↩ (٢٤) [ص195] Al-arqi‘a : pluriel de raqî‘, qui est un nom pour le ciel, et il est venu avec le nombre avant lui au masculin, comme s'il était allé au sens de toit, et il signifie sept cieux, et chaque ciel est appelé raqî‘. ↩ (٢٥) [ص195] Dans l'original : « نثاثة », corrigé d'après al-Tabarî 3 : 59 et al-Imtâ‘. ↩ (٢٦) [ص195] Dans l'original : « سلمة », c'est une erreur. ↩ (٢٧) [ص195] Dans Ibn Hichâm : وكان رجلا قد بلغ. ↩ (١) [ص196] Dans l'original : « أحد », c'est une erreur. ↩ (٢) [ص196] Voir Ibn Hichâm 3 : 262, al-Tabarî 3 : 58, Ibn Sayyid al-Nâs 2 : 67, 76, et al-Imtâ‘ : 241. ↩ (٣) [ص196] Dans l'original : « ابن عمرو بن عبد الله », les deux noms ont été joints, faisant entrer « عبد الله » dans la généalogie d'Anas, ce qui est une erreur, car ce sont deux hommes. ↩ (٤) [ص197] Dans l'original : « غنمة » avec ghayn, c'est une erreur, et il a été fixé dans al-Isâba par : avec fatha de la muhmala et du nûn. ↩ (٥) [ص197] Sahm gharab (avec idâfa et sans) : c'est celui dont on ne sait d'où il vient ni qui l'a lancé. ↩ (٦) [ص197] Dans l'original : « واسمه », c'est une erreur, corrigé d'après Ibn Hichâm 3 : 265. ↩ (٧) [ص197] C'est « Banâna », femme d'al-Hakam al-Qurazî. Voir p. 195 de ce livre. ↩ (١) [ص198] Dans l'original : « المشركين » au lieu de « المسلمين », c'est une erreur évidente. ↩ (٢) [ص198] Voir : Ibn Hichâm 3 : 286, Ibn Sa‘d 2/1 : 66, al-Tabarî 3 : 6, Ibn Sayyid al-Nâs 2 : 80, Ibn Kathîr 4 : 137, Zâd al-Ma‘âd 2 : 293, al-Imtâ‘ : 186, al-Mawâhib 1 : 159, Târîkh al-Khamîs 2 : 12. ↩ (٣) [ص198] Al-Fath : le jugement, et de là Sa parole : (إن تستفتحوا فقد جاءكم الفتح) c'est-à-dire si vous demandez jugement, le jugement est venu à vous. Et la victoire de Dieu sur le mécréant : c'est-à-dire qu'Il a jugé sur lui par Son ordre. Et cela implique aussi le sens de secours. ↩ (٤) [ص198] Il est aussi appelé : al-Aswad b. al-Khuzâ‘î ; voir : al-Imtâ‘ et Târîkh al-Khamîs. ↩ (٥) [ص199] Al-qubtiyya : des vêtements de lin blancs et fins fabriqués à Ṣamr, attribués aux Coptes de manière irrégulière. ↩ (٦) [ص199] Qaṭṭ : avec sukûn du ṭâ' : son sens est la suffisance ; et certains ont dit : qaṭṭanî, mot posé sans augmentation, comme ḥasbî. ↩ (٧) [ص199] Al-wath' : sorte de foulure dans l'articulation, ou c'est que l'os est atteint d'une lésion sans fracture. ↩ (٨) [ص199] Al-munhar : une brèche dans la forteresse par laquelle l'eau s'écoule. ↩ (٩) [ص199] Dans l'original : « ثم قلت », c'est une expression obscure, et nous avons établi le texte d'Ibn Hichâm dans sa Sîra 3 : 288, car ceci fait partie du discours de la femme. ↩ (١) [ص200] Voir : al-Wâqidî : 374, Ibn Hichâm 3 : 297, Ibn Sa‘d 2 : 56, al-Tabarî 3 : 59, Ansâb al-Ashrâf 1 : 167, Ibn Sayyid al-Nâs 2 : 83, Ibn Kathîr 4 : 81, al-Imtâ‘ : 257, al-Mawâhib 1 : 154, Târîkh al-Khamîs 2 : 3. ↩ (٢) [ص200] Dans l'original : « محيض », c'est une altération, et son correct vient de Mu‘jam al-Buldân (Mukhayḍ et Ghurân). Et dans l'original du Mu‘jam mâ ista‘jam « Mukhayḍ » aussi, et son éditeur a maintenu l'erreur et délaissé le correct, et de même dans Ibn Sa‘d 2/1 : 57, et dans l'édition européenne de la Sîra : 718 ; ce qui vient dans l'édition al-Ḥalabî est une erreur, s'appuyant sur Yâqût, article (Muḥayṣ) qui est un autre lieu, comme l'a expliqué al-Samhûdî dans al-Wafâ' 2 : 369. ↩ (٣) [ص200] Voir le commentaire n° 2 p. 108 de ce livre. ↩ (٤) [ص200] Dans l'original : « عران ». Et Ghurân, avec damm de la mu‘jama et allègement : nom du wâdî al-Azraq derrière Umaj. Et al-Majd a dit : nom propre improvisé pour un grand wâdî derrière le wâdî Sâya, et là se trouvaient les demeures des Banû Liḥyân. Voir al-Samhûdî 2 : 353. ↩ (١) [ص201] Dans l'original : شاية. Quant à Sâya : c'est un village ou un wâdî des environs de Médine, avec plus de soixante-dix sources ; quant à Shâba, avec shîn pointé et bâ' : c'est une montagne dans le territoire de Hudhayl, et ce n'est pas visé ici. ↩ (٢) [ص201] Voir : Ibn Hichâm 3 : 293, Ibn Sa‘d 2/1 : 58, al-Tabarî 3 : 60, Ansâb al-Ashrâf 1 : 167, Ibn Sayyid al-Nâs 2 : 84, Ibn Kathîr 4 : 105, al-Imtâ‘ : 257, al-Mawâhib 1 : 155, Târîkh al-Khamîs 2 : 5, al-Bukhârî 5 : 130. ↩ (٣) [ص201] Al-Ghâba : un lieu près de Médine du côté du Shâm, contenant des biens pour les gens de Médine. ↩ (٤) [ص202] Al-Akhram : surnom par lequel Muḥriz b. Faḍala était connu. ↩ (٥) [ص202] Al-ârî : l'attache de la bête. ↩ (٦) [ص202] Voir le livre Asmâ' Khayl al-‘Arab d'Ibn al-A‘râbî (p. 53-54) où il a rapporté les noms des chevaux le jour d'al-Sarḥ, qui est le jour où ‘Uyayna b. Ḥiṣn a attaqué Médine. ↩ (٧) [ص202] Ibn al-A‘râbî a mentionné : 54 que Lumâ‘ était le nom du cheval de ‘Abbâd b. Bishr, et n'a pas ajouté plus. ↩ (٨) [ص202] Voir la source précédente p. 54, et Ibn Hichâm 3 : 296 a mentionné qu'il est aussi appelé Ḥuzma ou Ḥuzûra. ↩ (١) [ص203] Al-Janâḥ chez Ibn al-Kalbî : 39, cheval de Muḥammad frère de Maḥmûd b. Maslama, et c'est aussi le cheval de ‘Ukâsha b. Miḥṣan qui a été témoin le jour d'al-Sarḥ (Ibn al-A‘râbî : 53). Quant au cheval d'al-Akhram, son nom est al-Sirḥân (p. 54). ↩ (٢) [ص203] Voir le récit de cette expédition dans al-Wâqidî : 380, Ibn Hichâm 3 : 302, Ibn Sa‘d 2/1 : 45, 156, al-Imtâ‘ : 195, al-Mawâhib 1 : 140, Târîkh al-Khamîs 1 : 470. ↩ (٣) [ص203] Ghârûn : insouciants. ↩ (٤) [ص203] Al-Muraysî‘, avec damm du mîm et du râ' et sukûn des deux yâ' entre lesquelles une muhmala kasra, à la fin une ‘ayn muhmala : une eau des Banû Khuzâ‘a, entre elle et Ifar‘ deux jours, et entre al-Far‘ et Médine huit barîd. ↩ (٥) [ص204] Dans l'original : « ذر » ; corrigé d'après Ibn Hichâm 3 : 303 et al-Istî‘âb ; et on dit aussi : Ibn Sa‘îd ; voir Ṭabaqât Ibn Sa‘d 2/1 : 46 et al-Istî‘âb. ↩ (٦) [ص205] Al-muṣaddiq : l'agent de la zakât qui la perçoit de ses ayants droit. ↩ (٧) [ص206] Voir Imtâ‘ al-Asmâ‘ : 215 où il a rapporté le texte d'Ibn Hazm en référence au hadith d'al-Ifk. ↩ (٨) [ص206] Rapporté par al-Bukhârî 5 : 118-119. ↩ (٩) [ص206] Voir la clarification du désaccord sur la date de l'expédition des Banû al-Muṣṭaliq dans Imtâ‘ al-Asmâ‘ : 214-215, Fatḥ al-Bârî 7 : 332, et ‘Umdat al-Qârî 17 : 201 et suiv. ↩ (١٠) [ص206] Voir la référence à l'avis d'Ibn Hazm dans le livre al-Fuṣûl : 71. ↩ (١) [ص207] Voir : al-Wâqidî : 383, Ibn Hichâm : 3 : 321, Ibn Sa‘d 2/1 : 69, al-Tabarî 3 : 71, Ansâb al-Ashrâf 1 : 169, Ibn Sayyid al-Nâs 2 : 113, Ibn Kathîr 4 : 164, Zâd al-Ma‘âd 2 : 301, al-Imtâ‘ : 274, Târîkh al-Khamîs 2 : 16, al-Bukhârî 5 : 121. ↩ (٢) [ص207] Voir ce qu'al-Maqrîzî a rapporté de la Sîra d'Ibn Hazm dans al-Imtâ‘ : 276, et voir aussi le livre al-Fuṣûl : 71. ↩ (٣) [ص207] Ḥamm al-shay' : la majeure partie, et de même : al-jamm, avec al-jamm et tashdîd du mîm, et nous craignons que son correct soit : kharaja jam‘uhâ. ↩ (٤) [ص208] Al-khalâ' chez les chameaux : équivalent à al-ḥirân chez les bêtes de somme, et on dit que al-khalâ' est spécifique aux chamelles. ↩ (٥) [ص208] Al-rawâ', avec fatḥ du râ' et allongement : l'eau abondante et douce. ↩ (٦) [ص209] Peut-être que la prière sur le Prophète ici est une addition des copistes. ↩ (٧) [ص209] Dans l'original, après le mot « أجاره », un blanc suivi de « بن جابر » ; la correction vient d'al-Imtâ‘ : 294. ↩ (٨) [ص210] Dans l'original : يبعث. ↩ (٩) [ص210] Mis‘ar al-ḥarb : celui qui l'attise. ↩ (١٠) [ص210] Al-riqâq : pluriel de rifqa, ce sont les voyageurs, et le plus souvent on les appelle « rifqa » lorsqu'ils se lèvent pour chercher des provisions. ↩ (١) [ص211] Ajout exigé par le contexte.

Voir: al-Wāqidī: 389, Ibn Hishām 3: 342, Ibn Sa‘d 2/1: 77, al-Ṭabarī 3: 91, Ansāb al-Ashrāf 1: 169, Futūḥ al-Buldān: 29, Ibn Sayyid al-Nās 2: 130, Ibn Kathīr 4: 181, Zād al-Ma‘ād 2: 324, al-Imtā‘: 309, al-Mawāhib 1: 173, Tārīkh al-Khamīs 2: 42, al-Bukhārī 5: 130. Voir l’indication de l’avis d’Ibn Ḥazm dans al-Imtā‘: 310 concernant la date de l’expédition de Khaybar ; la majorité [des savants] considère que cette expédition eut lieu en l’an 7. Ibn Kathīr dit dans al-Fuṣūl: 74 : quant à Ibn Ḥazm, il affirme qu’elle eut lieu en l’an 6 sans aucun doute, selon sa convention, car il considère que le début des années de l’hégire est le mois de Rabī‘ al-Awwal durant lequel le Messager de Dieu — que Dieu le bénisse et le salue — arriva à Médine en émigrant, mais il n’a pas été suivi sur ce point, car la majorité [des savants] considère que le début de l’ère [hégirienne] est le mois de Muḥarram de cette année-là. ‘Aṣr 82 : avec kasra puis sukūn, et rapporté aussi avec deux fatḥas, mais la première forme est plus célèbre et plus fréquente, et choisie par Yāqūt : une montagne entre Médine et Wādī al-Far‘. Dans l’original : « banā » au lieu de « fa-banā ». Dans l’original : « minhum ». Dans l’original : « banā » ; le mot « bintī » apparaît dans la plupart des livres de Sīra au cas accusatif, selon un verbe sous-entendu, c’est-à-dire : « et il prit comme captive Ṣafiyya et une fille de son oncle » ; dans Ibn Sa‘d 8: 86 et al-Imtā‘: 321 : « Ṣafiyya et une fille de son oncle furent capturées ». Al-wadak 83 : la graisse de la viande et son huile qui en est extraite. Ajout nécessaire pour la continuité et la clarté du contexte. Dans l’original : « ya‘malūhā » ; dans Lisān al-‘Arab (racine ‘-m-l) : « dans le hadith de Khaybar : il leur remit leur terre à condition qu’ils la travaillent [ya‘tamilūhā] avec leurs propres biens ; al-i‘timāl est un dérivé de al-‘amal, c’est-à-dire qu’ils accomplissent ce qui est nécessaire en matière de construction, de culture, de pollinisation, de garde, etc. » Al-muṣalliyya 84 : la viande grillée. Dans l’original : « warada ». Voir dans al-Imtā‘: 322 la divergence des récits concernant le meurtre de la juive qui empoisonna le Messager. Dans l’original : « bi-l-jū‘i ». Al-Khaw‘ 85 : nom d’un lieu à Naṭāt. Voir : al-Wāqidī: 390, Ibn Hishām 3: 357, Ibn Sayyid al-Nās 2: 142, Ibn Kathīr 4: 214, al-Imtā‘: 329, Tārīkh al-Khamīs 2: 53. Dans l’original : « Ṣakhīra ». Ainsi dans l’original, ainsi que dans Ibn Sa‘d, al-Iṣāba et les sources de la Sīra ; les éditeurs de la Sīra l’ont changé en « Bukayr », suivant en cela Abū ‘Umar dans al-Istī‘āb. Ajout d’après Ibn Hishām 3: 358, al-Istī‘āb, al-Iṣāba et Usd al-Ghāba. Ce qui est entre crochets vient dans l’original avant le nom de ‘Abd Allāh ibn al-Hubayb. Dans l’original : « Thābit ibn Thābit » ; al-Ṭabarī a mentionné qu’As‘ad [est] « al-Nu‘mān », et d’autres ont dit : son nom est « ‘Umayr » (voir al-Suhaylī 2: 244). Dans l’original : « Mubashshir ibn ‘Abd Allāh ibn al-Mundhir ». La correction provient des livres de rijāl et de Sīra. Dans l’original : « ‘Amr ». La correction d’après Ibn Hishām 3: 358 et Ibn Sayyid al-Nās 2: 143. Dans l’original : « wa-Thābit ibn Athala ibn Ṭalḥa ». Ṭalḥa est l’un de ceux qui furent martyrisés à Khaybar, mais il est mal attribué dans les livres de rijāl. Abū Dharr a dit : « c’est Ṭalḥa ibn Yaḥyā ibn Mulayl ibn Ḍamra ». ‘Adūw 86 d’Ibn Isḥāq, des Banū Aslam. Voir le récit de l’arrivée de Ja‘far et de ses compagnons d’Abyssinie dans Ibn Hishām 4: 3, Ibn Kathīr 4: 205, al-Imtā‘: 325. Dans l’original : « wa-banūhumā ». Ibn Isḥāq n’a pas mentionné Muḥammad ibn Ja‘far ; dans al-Suhaylī 2: 250, Ja‘far eut en Abyssinie comme enfants : ‘Abd Allāh, Muḥammad et ‘Awn. Dans l’original : « ‘Amr ibn Sa‘īd ibn al-‘Āṣī wa-Umm Khālid » ; quant à cette Umm Khālid, c’est Āma bint Khālid ibn Sa‘īd qu’il a mentionnée avant ‘Amr, et il est probable que le copiste ait commis une erreur en la plaçant après sa place. Ibn Isḥāq 4: 5 ajouta deux autres personnes parmi ceux qui revinrent avec Ja‘far : ‘Āmir ibn Abī Waqqāṣ al-Zuhrī et ‘Utba ibn Mas‘ūd, allié [ḥalīf] des Banū Hudhayl. Voir le récit de la conquête de Fadak dans : Ibn Hishām 3: 368, al-Ṭabarī 3: 98, Futūḥ al-Buldān: 36, al-Imtā‘: 331, Tārīkh al-Khamīs 2: 58. Voir : al-Ṭabarī 3: 91, Futūḥ al-Buldān: 41, Ibn Sayyid al-Nās 2: 143, Ibn Kathīr 4: 212, Zād al-Ma‘ād 2: 354, al-Imtā‘: 332, al-Mawāhib 1: 182, Tārīkh al-Khamīs 2: 58. On dit : « il fut atteint par une flèche perdue [sahm gharab] », lorsqu’elle lui vient d’on ne sait où. Voir le récit de la ‘Umra al-Qaḍā’ dans : al-Wāqidī: 399, Ibn Hishām 4: 12, Ibn Sa‘d 2/1: 87, al-Ṭabarī 3: 100, Ansāb al-Ashrāf 1: 169, Ibn Sayyid al-Nās 2: 148, Ibn Kathīr 4: 226, Zād al-Ma‘ād 2: 366, al-Imtā‘: 336, Tārīkh al-Khamīs 2: 62, al-Bukhārī 5: 141. « Sarif » : avec fatḥa sur le sīn et kasra sur le rā’, il peut être décliné ou non. Voir l’expédition de Mu’ta dans : al-Wāqidī: 401, Ibn Hishām 4: 15, Ibn Sa‘d 2/1: 92, al-Ṭabarī 3: 107, Ibn Sayyid al-Nās 2: 153, Ibn Kathīr 4: 241, Zād al-Ma‘ād 2: 374, al-Imtā‘: 344, Tārīkh al-Khamīs 2: 70, al-Bukhārī 5: 143. Dans l’original : « yu‘āwirūnahum » ; ghāwara al-qawm : il attaqua une fois et ils attaquèrent une fois. Ainsi dans l’original. Il en est de même dans certaines copies de la Sīra, et dans d’autres : « rāfila », « zāfila » ; dans al-Ṭabarī : « rāfila ». Dans l’original : « fa-qāla lahu ». Dans l’original : « al-ḥasanatayn ». Référez-vous à Ibn Hishām 4: 30, Ibn Sayyid al-Nās 2: 156, Ibn Kathīr 4: 259, Tārīkh al-Khamīs 2: 75. Voir le récit de la conquête [de La Mecque] dans : al-Wāqidī: 406, Ibn Hishām 4: 31, Ibn Sa‘d 2/1: 96, al-Ṭabarī 3: 110, Ansāb al-Ashrāf 1: 170, Ibn Sayyid al-Nās 2: 163, Ibn Kathīr 4: 278, Zād al-Ma‘ād 2: 384, al-Imtā‘: 357, al-Mawāhib 1: 191, Tārīkh al-Khamīs 2: 77, al-Bukhārī 5: 145. Dans l’original : « inḥajazat », c’est une altération [taṣḥīf]. Injaḥara : il entra dans un terrier ou une cachette, réfugié et contraint. Dans Ibn Hishām 4: 33 : « Lorsque Khuzā‘a entra à La Mecque, ils se réfugièrent dans la maison de Budayl ibn Warqā’. » Dans al-Imtā‘: 357-358 : « jusqu’à ce qu’ils les fassent entrer dans la maison de Budayl ibn Warqā’... » Dans l’original : « wa-kāna ». Ajout exigé par le contexte. Texte du hadith : « Ô Dieu, prends les yeux et les nouvelles de Quraysh jusqu’à ce que nous les surprenions. » Dans l’original : « sāqatī », c’est une altération. Sha’fat al-rajul : sa famille et ses biens. Dans l’original : « wa-thalāth ». Dans l’original : « ya’khudhā ». Dans l’original : « fayastamīnūn ». Dans l’original : « la-kāna ». Dans l’original : « fa-qāla ». Dans l’original : « amā wa-Llāhi hādhihi ». Le khaṭm de tout oiseau : son bec ; de la bête : le devant de son nez ; khaṭm al-jabal : son sommet. Dans l’original : « ta’bas » ; ta’abbasha al-qawm : ils se rassemblèrent et se regroupèrent. Ibn Ḥazm dit : Kudā — avec alif allongé — en haut de La Mecque, près d’al-Muḥaṣṣab. Kudī, avec ḍamma sur le kāf et tanwīn sur le dāl, en bas de La Mecque, près de Dhī Ṭuwā. Kudayy, diminutif, pour celui qui sort de La Mecque vers le Yémen — (voir Yāqūt, citant Ibn Ḥazm). Omis dans l’original. « Tammū » : peut-être a-t-il voulu dire « restèrent ». Nous ne savons pas si cela est correct en langue. Dans al-Imtā‘: 385 : « fakūshifū ». Voir ce qui concerne l’envoi de Khālid vers les Banū Judhayma et vers al-‘Uzzā : Ibn Hishām 4: 70, 79, Ibn Sa‘d 2: 105, 106, al-Ṭabarī 3: 123, Ibn Sayyid al-Nās 2: 184, 185, Ibn Kathīr 4: 312-316, al-Imtā‘: 398, 399, al-Mawāhib 1: 207, Tārīkh al-Khamīs 2: 95, 97. Voir le récit de Ḥunayn dans : al-Wāqidī 417, Ibn Hishām 4: 80, Ibn Sa‘d 2/1: 108, al-Ṭabarī 3: 125, Ibn Sayyid al-Nās 2: 187, Ibn Kathīr 4: 322, Zād al-Ma‘ād 2: 438, al-Imtā‘: 401, al-Mawāhib 1: 208, Tārīkh al-Khamīs 2: 99, al-Bukhārī 5: 153. Ajout d’après Ibn Hishām 4: 80. Al-ya‘ār : le cri des moutons, et l’on dit : le cri des chèvres. Dans l’original : « fa-qāla lahu Mālik ». Al-ḥadd : l’activité, la rapidité et la détermination dans les affaires. Al-jadha‘ān : duel de al-jadha‘, qui est le jeune [chameau], et par conséquent, il a peu d’expérience. Bayḍat al-qawm : leur origine, leur lieu de rassemblement, le lieu de leur autorité et le siège de leur prédication. Dans l’original : « al-ṣabā » ; al-ṣabāa : pluriel de ṣābi’, qui est celui qui sort d’une religion pour une autre ; on disait de l’homme, s’il embrassait l’islam du temps du Prophète — que Dieu le bénisse et le salue — : « il a ṣaba’a » ; les Arabes appelaient le Prophète : « al-Ṣābi’ », parce qu’il était sorti de la religion de Quraysh pour l’islam. Les ṣabāa — dans la parole de Durayd — sont les musulmans. Voir Lisān al-‘Arab. Dhāt Anwāṭ : un arbre spécifique auquel les polythéistes suspendaient leurs armes, c’est-à-dire les accrochaient, et autour duquel ils faisaient des retraites. Sourate al-A‘rāf, verset 138. Dans l’original : « wādī » ; c’est aussi correct, car ils conservaient le yā’ dans ce cas, ou le supprimaient ; voir la note n° 2 p. 122 de ce livre. Al-judhūr : l’endroit d’où l’on descend. ‘Amāyat al-ṣubḥ : son obscurité avant qu’il ne se distingue. Al-ḥakka : le mors, ou une pièce de fer qui se trouve sur le nez du cheval ; les Arabes la fabriquaient aussi en cuir. Dans Ibn Hishām : « Ô compagnons de l’acacia [al-samura] ». Référez-vous à ce texte dans al-Ṭabarī et dans Tārīkh al-Khamīs 2: 105. Dans l’original : « fa-mā labithnāhum ». Zabarah : il l’a réprimandé et grondé. Dans Ibn Hishām 4: 97 : Naṣr ibn Ri’āb. Ajout exigé par le contexte, voir Ibn Hishām 4: 97. Dans l’original : « Rabī‘a ». L’ajout de « Asad » dans sa généalogie d’après al-Jamhara: 109-110 et al-Iṣāba. Son nom : Surāqa ibn al-Ḥārith, selon Ibn Isḥāq, et Surāqa ibn al-Ḥubāb, selon d’autres ; c’est pourquoi Ibn ‘Abd al-Barr le mentionne dans deux notices. Voir al-Wāqidī: 422, Ibn Hishām 4: 121, Ibn Sa‘d 2/1: 114, al-Ṭabarī 3: 132, Ibn Sayyid al-Nās 2: 200, Ibn Kathīr 4: 345, Zād al-Ma‘ād 2: 461, al-Imtā‘: 415, al-Mawāhib 1: 214, Tārīkh al-Khamīs 2: 109, al-Bukhārī 5: 156. Tous ces lieux sont dans les environs d’al-Ṭā’if. Quant à « Qarn » avec fatḥa ou sukūn sur le rā’, c’est un district [mikhlāf] des districts d’al-Ṭā’if ; « Mulayḥ » : une vallée là-bas ; « Liyya » : dans ses environs ; « Baḥra » : proche d’elle ; « al-Baḥra » avec ḍamma ou fatḥa sur le bā’, langue : lieu où pousse le thumām 87. Dans l’original : « min ». Ibn Junāb : ainsi l’a nommé Ibn Isḥāq. Ibn Hishām 4: 192 dit : « et l’on dit : Ibn Ḥubāb ».

Dans l'original : "al-ʿUranī" 88, c'est une erreur ; la correction vient d'al-Isāba. Dans l'original : "pour eux" 89. Dans l'original : "un cinquième du cinquième" 90. Voir le récit des biens de Hawāzin et de leurs dons de cœur dans : Ibn Hishām 4:130, Ibn Saʿd 2/1:110, al-Ṭabarī 3:134, Ibn Sayyid al-Nās 2:193, Ibn Kathīr 4:352, al-Imtāʿ:423, al-Mawāhib 1:216, Tārīkh al-Khamīs 2:112. Dans l'original : "ʿĀʾidh" 91 ; voir la note n°5 p.31. Ibn al-Aʿrābī (p.74) dit que le cavalier d'al-Ḍaḥyāʾ 92 est ʿAmr ibn ʿĀmir ibn Rabīʿa ibn ʿĀmir ibn Ṣaʿṣaʿa, et cite le vers de Khidāsh ibn Zuhayr : "Le père du cavalier d'al-Ḍaḥyāʾ : ʿAmr ibn ʿĀmir". Dans al-Bukhārī 5:159 : "Les Qurayshites sont récemment sortis de la Jāhiliyya 93 et d'une calamité ; j'ai voulu les récompenser et les gagner à moi." Ṭilāʿ al-arḍ 94 : son remplissage, ou ce qui la remplit jusqu'à en déborder. Dans l'original : "al-aʿrāb" 95. Voir : al-Wāqidī:425, Ibn Hishām 4:159, Ibn Saʿd 2/1:118, al-Ṭabarī 3:142, Ibn Sayyid al-Nās 2:215, Ibn Kathīr 5:2, Zād al-Maʿād 3:3, al-Imtāʿ:445, al-Mawāhib 1:222, Tārīkh al-Khamīs 2:122, al-Bukhārī 6:2. Al-Khushanī 96 a dit : c'est un nom de lieu. On rapporte que le Prophète a prié dans la mosquée de Rātij 97 et a bu de Jāsūm 98, un puits qui s'y trouve appartenant à al-Haytham ibn al-Tayhān. (Voir al-Samhūdī 3:62, 131). Al-ʿiqāl 99 : une corde avec laquelle on attache le genou du chameau avec son avant-bras, et on les serre tous deux au milieu du bras ; al-shikāl 100 : c'est aussi l'ʿiqāl, on attache les pattes de la monture, liant entre la main et le pied, ou c'est une corde à la patte elle-même. Al-nāḍiḥ 101 : le chameau sur lequel on puise l'eau. Dans les autres Sīra : "Dieu ne leur a pas pardonné" 102. Voir l'emploi de ce mot au sens de "passer" 103, précédemment p.92, note (1). Dans l'original : "al-Jazīra" 104. Dans Ibn Hishām 4:170 : "une dizaine de nuits" ; Ibn Saʿd 2:121 dit : "vingt nuits". Il les a maudits et a invoqué contre eux 105. Voir les mosquées de Tabūk dans al-Samhūdī 2:181. Leur nombre selon certains est de douze, soit deux de plus que ce qu'a mentionné Ibn Isḥāq. Madrān 106 : transcrit avec fatḥa sur le mīm et kasra sur le dāl. Dans l'original : "bi-l-ālāʾ" 107. La correction vient d'Ibn Hishām 4:174 et Muʿjam mā istaʿjam. Dans al-Samhūdī 2:181 : "bi-ālā" 108, avec bāʾ ouverte, puis hamza et lām ouvertes. La parole d'al-Samhūdī est étrange. Al-Bakrī (Batrāʾ) 109 a dit : c'est seulement dans le pays des Banū al-Ḥārith ibn Kaʿb. Il en est de même chez Ibn Hishām 4:174 ; on a lu dans certaines copies avec khāʾ pointée 110. Al-Bakrī a dit : je crains que ce soit à al-Ruqma 111 ; un autre a dit : à al-Suqyā 112 ; al-Suqyā est aussi un lieu des Banū ʿUdhra proche de Wādī al-Qurā. La mosquée de Dhī al-Rumwa 113 : à huit barīd 114 de Médine. Dhū Khushub 115 : à une étape de Médine. Voir Ibn Hishām 4:182, Ibn Saʿd 1/2:52, al-Ṭabarī 3:140, Ibn Sayyid al-Nās 2:228, Ibn Kathīr 5:29, Zād al-Maʿād 3:60, al-Imtāʿ:489, Tārīkh al-Khamīs 2:134. Dans l'original : "tuḥyūn" 116. On appelle l'idole : ṭāghiya 117 et ṭāghūt 118. Ce qui est visé ici : al-Lāt 119, que Thaqīf adorait ; ils lui avaient bâti une maison, lui avaient assigné des gardiens, l'avaient magnifié et tourné autour en procession, imitant la Kaʿba. Dans l'original : "ʿan" 120. Voir Ibn Hishām 4:182, Ibn Saʿd 1/2:52, al-Ṭabarī 3:140, Ibn Sayyid al-Nās 2:228, Ibn Kathīr 5:29, Zād al-Maʿād 3:60, al-Imtāʿ:489, Tārīkh al-Khamīs 2:134. Dans l'original : "tuḥyūn" 116. On appelle l'idole : ṭāghiya 117 et ṭāghūt 118. Ce qui est visé ici : al-Lāt 119, que Thaqīf adorait ; ils lui avaient bâti une maison, lui avaient assigné des gardiens, l'avaient magnifié et tourné autour en procession, imitant la Kaʿba. Dans l'original : "ʿan" 120. Voir Ibn Hishām 4:188, Ibn Saʿd 2/1:121, al-Ṭabarī 3:154, Ibn Sayyid al-Nās 2:231, Ibn Kathīr 5:36, Zād al-Maʿād 3:52, al-Imtāʿ:498, al-Mawāhib 1:228, Tārīkh al-Khamīs 2:141. Voir les récits des délégations dans Ibn Hishām 4:205-246, Ibn Saʿd 1/2:38-86, al-Ṭabarī 3:150-155, Ibn Sayyid al-Nās 2:232-258, Ibn Kathīr 5:40-95, Zād al-Maʿād 3:60-115, al-Imtāʿ:434-435, 495, 505-509 ; Tārīkh al-Khamīs 2:192-198. Son nom : al-Mundhir ibn al-Ḥārith ibn ʿĀʾidh al-ʿAṣarī 121, avec fatḥa sur le ʿayn et le ṣād, relatif à "ʿAṣr" 122, une branche de ʿAbd al-Qays. C'est le wādī 123 Zubayd ; il vint avec dix d'entre eux, ils descendirent chez Saʿd ibn ʿUbāda. Voir Ibn Hishām 4:237. La source précédente. La source précédente 4:239. Voir le Pèlerinage d'adieu dans al-Wāqidī:432, Ibn Hishām 4:248, Ibn Saʿd 2/1:124, al-Ṭabarī 3:174, Ibn Sayyid al-Nās 2:272, Ibn Kathīr 5:109, al-Imtāʿ:510, al-Mawāhib 1:231, Tārīkh al-Khamīs 2:148. C'est ce qu'a choisi Ibn Ḥazm ici ; certaines traditions de Makḥūl et d'Abū Ṭalḥa l'appuient ; il y a d'autres traditions de ʿĀʾisha et Jābir : le Prophète a voué le ḥajj seul 124 ; la thèse qu'il a voué le ḥajj seul est l'avis des gens de Médine ; selon d'autres, il a combiné avec son ḥajj une ʿumra 125 ; certains ont dit : il est entré à La Mecque en état de tamattuʿ 126 avec une ʿumra, puis y a ajouté un ḥajj. C'est-à-dire qu'il y est entré par Kudā 127. Voir cette tradition de Jābir dans Ibn Saʿd 2/1:126. Voir à ce sujet : al-Muḥallā d'Ibn Ḥazm 7:108-109. Al-mutamattiʿ 128 : celui qui voue la ʿumra pendant l'un des mois du ḥajj puis fait le ḥajj cette même année (al-Muḥallā 7:164). Ibn Ḥazm a dit dans al-Muḥallā 7:105 que ʿĀʾisha n'a pas fait de ʿumra l'année du Pèlerinage d'adieu avant le ḥajj, car elle était entrée en état de menstrues à Sarif 129 et n'a tourné autour de la Maison qu'après s'être purifiée le jour du sacrifice 130 ; c'est pourquoi elle a demandé au Prophète de lui faire faire une ʿumra après le ḥajj, et il l'a fait faire depuis al-Tanʿīm 131, après la fin des jours de tashrīq 132. Il est dit dans al-Muḥallā 7:82 : "Nous recommandons à la femme et à l'homme de se parfumer au moment de la iḥrām 133 avec le meilleur parfum qu'ils trouvent, comme le ghāliya 134 et l'encens d'ambre, etc., puis de ne pas l'enlever d'eux-mêmes ; certains ont réprouvé le parfum pour le muḥrim 135 ; Ibn Ḥazm a défendu le parfum et blâmé ceux qui le réprouvent pour le muḥrim." C'est le "Livre du Pèlerinage d'adieu" ; il en existe une copie manuscrite à la bibliothèque de Feyzullah à Istanbul, microfilmée à l'Institut de renaissance des manuscrits arabes de la Ligue des États arabes. Nous le publierons, si Dieu le veut. Voir Ibn Hishām 4:291, 298-317, Ibn Saʿd 2/2:10-80, al-Ṭabarī 3:192-207, Ibn Sayyid al-Nās 2:335-242, Ibn Kathīr 5:223-244, al-Imtāʿ:540-551, al-Mawāhib 2:474-505, Tārīkh al-Khamīs 2:160-173, al-Bukhārī 6:9-16. Écrit en marge de la copie : "La correction est huit moins quelque chose, car un était au début de la troisième [année] - comme précédemment." Voir la note n°1 p.6.


  1. al-khulafāʾ al-mahdiyyūn : Les califes bien guidés, terme désignant les quatre premiers califes de l'islam (Abou Bakr, Omar, Othman, Ali) considérés comme des modèles de justice et de piété.
  2. taḥwīl : Terme technique des sciences du hadith désignant le changement de chaîne de transmission (isnād) d'un hadith, souvent indiqué par la lettre 'ḥ' (abréviation de 'ḥawwala' ou 'taḥwīl').
  3. dihqān : Titre persan désignant un chef de village ou un propriétaire terrien, souvent utilisé à l'époque islamique pour les notables locaux.
  4. Sarāt : Chaîne de montagnes située dans la péninsule arabique, s'étendant du Yémen au Hedjaz, mentionnée dans les sources anciennes.
  5. afdhādh : Pluriel de 'fadhdh' (فذ), signifiant 'seul, isolé' ; ici, il s'agit de personnes priant individuellement sans être dirigées par un imam.
  6. saḥūliyya : Attribué à Saḥūl, un village du Yémen réputé pour ses vêtements de coton blanc.
  7. qabāʾ : Vêtement ample porté par-dessus les autres, souvent ouvert devant, comparable à une tunique ou un manteau.
  8. amdād : Pluriel de 'mudd', mesure de capacité équivalant à environ 0,5 litre (variable selon les régions).
  9. ṣāʿ : Mesure de capacité valant quatre mudd, soit environ 2 litres, utilisée notamment pour les aumônes légales (zakāt).
  10. ʿunāq : Femelle du chevreau, âgée de moins d'un an.
  11. wa-baqī bi-jinsihi kamā kān : Expression probablement altérée ; le sens correct serait 'et il resta avec son corps comme avant', faisant référence à la taille ou à l'apparence.
  12. Kisrā : Titre des rois sassanides de Perse, équivalent de 'César' pour les Romains.
  13. mubāhala : Pratique consistant à invoquer mutuellement la malédiction divine pour trancher un différend religieux, mentionnée dans le Coran (3:61).
  14. zuwiyat : Verbe au passif signifiant 'fut plié, rassemblé' ; dans le contexte, il s'agit de la terre qui est pliée ou rassemblée pour le Prophète.
  15. al-Muqawqis : Titre donné au gouverneur copte d'Égypte à l'époque de la conquête musulmane.
  16. jarsh : Farine grossièrement moulue, non tamisée.
  17. fath : Vocalisation en 'a' (fatha) sur la première lettre.
  18. Muhājirūn : Émigrés : ceux qui ont émigré de La Mecque à Médine pour suivre le Prophète.
  19. Badriyyūn : Ceux qui ont participé à la bataille de Badr.
  20. Ṣaḥāba : Compagnons du Prophète Muhammad.
  21. al-ṣaḥīfa : Document écrit, ici faisant référence à un pacte ou un accord.
  22. awṣā : Il a recommandé, a fait une recommandation.
  23. awḥā : Il a envoyé un messager de confiance.
  24. Ibn al-Dughunna : Personnage dont le nom est sujet à divergence ; plusieurs Compagnons portent ce nom.
  25. thaqafūhu : Ils l'ont saisi, capturé.
  26. Naqī' al-Khaḍamāt : Lieu où Muṣ'ab ibn 'Umayr aurait rassemblé les gens pour la première prière du vendredi.
  27. fawā'id : Pluriel de fā'ida, profit, bénéfice ; ici peut-être une erreur pour mawā'īd (rendez-vous).
  28. al-āzur : Pluriel d'izār, pagne ou vêtement de dessous ; métaphore pour la femme ou l'âme.
  29. Dhū Kashd : Nom de lieu, vocalisé par al-Bakri avec kasra sur la première lettre, sukūn sur la seconde, puis dāl ; Yāqūt dit Dhū Kashr.
  30. bābān : Dans l'original, erreur pour un autre mot.
  31. al-ʿabāʿīb / al-ʿushayāna : Variantes de nom de lieu mentionnées par Ibn Hishām et Yāqūt.
  32. al-Qāḥa : Lieu à trois étapes de Médine avant al-Suqyā ; aussi appelé al-Fāja.
  33. al-ʿArj : Lieu à soixante-dix-huit miles de Médine.
  34. al-Ẓahr : Chameaux de charge et de monte ; pluriel ẓuhrān.
  35. al-Ḍaḥā' : Moment où le soleil est haut, proche de midi.
  36. Rānūnā' : Lieu où le Prophète aurait prié selon Ibn Isḥāq ; Yāqūt doute de cette information.
  37. al-Murīd : Endroit où l'on fait sécher les dattes.
  38. ʿAḍādatā al-bāb : Les deux montants de la porte.
  39. Sawārī al-masjid : Les colonnes de la mosquée ; singulier sāriya.
  40. Aʿnaqa li-yamūt : Surnom donné par le Prophète à un compagnon qui se hâta vers la mort.
  41. al-Qawad : Peine du talion : exécution du meurtrier pour la victime.
  42. Nazgha : Suggestion ou piqûre de Satan incitant au péché.
  43. Istaḍarra bi-abīhi : Subir un préjudice à cause de l'hypocrisie de son père.
  44. al-Luṣayb : Nom d'un compagnon, vocalisé avec lām non pointée, puis muthannā, et bā' à la fin.
  45. al-Khalā'iq : Terre près de Médine appartenant à ʿAbd Allāh ibn Abī Aḥmad ibn Jaḥsh ; aussi dite al-Ḥalā'iq.
  46. Farsh Mulal : Lieu à vingt miles de Médine ou un peu plus.
  47. Ṣukhayrāt al-Yamām : Lieu mentionné par Yāqūt avec diminutif ; variante Ṣuḥayrāt.
  48. al-Khirār : Vallée de Médine, ou puits à gauche de la route près de Khumm.
  49. Awʿaba al-qawm : Ils sortent tous pour l'expédition.
  50. Yīn : Vallée avec une source près de Médine, demeures d'Aslam.
  51. Raḥqān : Lieu vocalisé avec ḍamma, puis sukūn, qāf, et nūn.
  52. Jazaʿa fīhi : Il l'a traversé et l'a franchi.
  53. Aḍāfir : Pluriel de ḍafīra, signifiant dune de sable.
  54. al-Dabba : Lieu près de Badr, avec fatḥa et tashdīd.
  55. al-Ḥanān : Lieu avec tashdīd ou allégé.
  56. al-Rāwiya : Bêtes de somme pour transporter l'eau.
  57. al-Dahs : Terre molle où la marche est difficile.
  58. al-Qulub : Pluriel de qalīb, puits.
  59. al-Jadhl : Grosse souche d'arbre coupé, ou branche semblable à un régime de palmier.
  60. al-Thiql : Bagages ; dans Ibn Hishām, al-nafal (butin).
  61. mawālī : Affranchis, clients non-arabes convertis à l'islam et affiliés à une tribu arabe.
  62. Badriyyūn : Les combattants de la bataille de Badr (2 H), considérés comme une élite parmi les Compagnons.
  63. rubā‘iyya : Dent située entre l'incisive et la canine, au nombre de quatre.
  64. bayḍa : Casque, protection de la tête.
  65. thanīya : Incisive, dent de devant.
  66. mihrās : Rocher creusé servant de réservoir d'eau.
  67. al-Jal‘ab : Montagne près de Médine, lieu de fuite de certains compagnons après Uḥud.
  68. al-A‘waṣ : Lieu à l'est de Médine, à une dizaine de milles.
  69. ẓam’ : Intervalle entre deux abreuvements pour un animal.
  70. mūras : Teint avec du wars, une plante tinctoriale jaune.
  71. wars : Plante jaune utilisée comme teinture.
  72. atī : Homme étranger à un groupe, non membre.
  73. ḥarad : Colère intense, rage.
  74. uṭum : Forteresse ou tour fortifiée.
  75. al-Rajī‘ : Point d'eau des Hudhayl, entre ‘Usfān et La Mecque.
  76. dabar : Abeilles ou guêpes.
  77. Bi’r Ma‘ūna : Puits des Banū Sulaym, lieu d'un massacre de missionnaires musulmans.
  78. ḥarra : Terrain volcanique, coulée de lave.
  79. Banū al-Naḍīr : Tribu juive de Médine, expulsée après une trahison.
  80. Nakhl : Localité au Najd, près de Médine.
  81. rabī’a : Éclaireur posté en hauteur pour surveiller l'ennemi.
  82. ‘Aṣr : Montagne entre Médine et Wādī al-Far‘.
  83. al-wadak : Graisse de la viande et son huile.
  84. al-muṣalliyya : Viande grillée.
  85. al-Khaw‘ : Nom d’un lieu à Naṭāt (région de Khaybar).
  86. ‘Adūw : Allié (ḥalīf) d’Ibn Isḥāq, des Banū Aslam.
  87. al-thumām : Plante herbacée des régions arides.
  88. al-ʿUranī : Relatif à ʿUrana, une tribu ou un lieu.
  89. lāhum : Pronom signifiant 'pour eux'.
  90. khums al-khums : Un cinquième du cinquième, part du butin.
  91. ʿĀʾidh : Nom propre, peut-être une variante de ʿĀʾidh.
  92. al-Ḍaḥyāʾ : Lieu ou nom de cheval.
  93. Jāhiliyya : Période préislamique d'ignorance.
  94. Ṭilāʿ al-arḍ : Ce qui remplit la terre jusqu'à en déborder.
  95. al-aʿrāb : Bédouins, nomades arabes.
  96. al-Khushanī : Surnom d'un transmetteur.
  97. Rātij : Nom d'une mosquée.
  98. Jāsūm : Nom d'un puits.
  99. al-ʿiqāl : Corde pour entraver le chameau.
  100. al-shikāl : Entrave pour les pattes de la monture.
  101. al-nāḍiḥ : Chameau utilisé pour puiser l'eau.
  102. falam yaʿdhurhum Allāh : Dieu ne leur a pas pardonné.
  103. marr : Passer, au sens de 'passer outre'.
  104. al-Jazīra : La péninsule arabique.
  105. laʿanahumā wa-daʿā ʿalayhimā : Il les a maudits et a invoqué contre eux.
  106. Madrān : Nom de lieu, transcrit avec fatḥa et kasra.
  107. bi-l-ālāʾ : Lecture erronée, corrigée en 'bi-ālā'.
  108. bi-ālā : Nom de lieu, avec bāʾ, hamza, lām.
  109. Batrāʾ : Nom de lieu, peut-être une variante.
  110. khāʾ muʿjama : Lettre khāʾ pointée.
  111. al-Ruqma : Nom de lieu.
  112. al-Suqyā : Nom de lieu, aussi un lieu des Banū ʿUdhra.
  113. Dhī al-Rumwa : Nom d'une mosquée.
  114. barīd : Unité de distance, environ 12 milles.
  115. Dhū Khushub : Nom de lieu à une étape de Médine.
  116. tuḥyūn : Forme verbale, peut-être 'vous vivez' ou 'vous rendez la vie'.
  117. ṭāghiya : Idole, tyran.
  118. ṭāghūt : Idole, faux dieu.
  119. al-Lāt : Idole préislamique adorée par Thaqīf.
  120. ʿan : Préposition signifiant 'de, au sujet de'.
  121. al-ʿAṣarī : Relatif à ʿAṣr, branche de ʿAbd al-Qays.
  122. ʿAṣr : Nom d'une tribu ou d'un lieu.
  123. wādī : Vallée, lit de rivière.
  124. ḥajj mufrad : Pèlerinage seul, sans ʿumra.
  125. ʿumra : Petit pèlerinage, visite à La Mecque.
  126. tamattuʿ : Type de pèlerinage combinant ʿumra et ḥajj avec rupture d'ihrām entre les deux.
  127. Kudā : Nom d'une porte ou d'un lieu à La Mecque.
  128. al-mutamattiʿ : Celui qui pratique le tamattuʿ.
  129. Sarif : Lieu près de La Mecque.
  130. yawm al-naḥr : Jour du sacrifice, 10 dhū al-ḥijja.
  131. al-Tanʿīm : Lieu près de La Mecque, point de départ pour la ʿumra.
  132. ayyām al-tashrīq : Les 11, 12, 13 dhū al-ḥijja, jours de séchage de la viande.
  133. iḥrām : État de consécration rituelle pour le pèlerinage.
  134. ghāliya : Parfum composé de musc et d'ambre.
  135. muḥrim : Personne en état d'iḥrām.
Jawāmiʿ as-Sīra wa-Khams Rasāʾil Ukhrā100%