Le Livre de la guérison par la connaissance des droits de l'Élu [1]
Le livre « Al-Shifâ' bi Ta'rîf Huqûq al-Mustafâ » 1 : Éloge du grand savant, Son Excellence le Cheikh 'Abd al-Wahhâb al-Hâfiz, surnommé « Dabbs wa Zayt » 2 ; Éloge du grand savant, Son Excellence le Cheikh 'Abd al-Karîm al-Rifâ'î ; Introduction des éditeurs ; Biographie de l'auteur ; Introduction de l'auteur. Première partie : Sur l'exaltation par le Très-Haut de la dignité du Prophète élu, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, en parole et en acte. Première partie : Sur l'exaltation par le Très-Haut de la dignité du Prophète élu, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, en parole et en acte. Introduction de la première partie. Chapitre premier : Sur la louange que Dieu Très-Haut lui adresse et la manifestation de son immense dignité auprès de Lui. Chapitre premier : Sur la louange que Dieu Très-Haut lui adresse et la manifestation de son immense dignité auprès de Lui. Section première : Ce qui est venu à ce sujet sous forme d'éloge et de louange, et l'énumération des qualités. Section deuxième : Sur la description que Dieu Très-Haut fait de lui comme témoin, et ce qui s'y rattache comme louange et honneur. Section troisième : Ce qui est rapporté de Son adresse à lui, sous forme de bienveillance et de bonté. Section quatrième : Sur le serment de Dieu Très-Haut par son immense dignité. Section cinquième : Sur le serment de Dieu Très-Haut – que Sa Majesté soit exaltée – en sa faveur, pour attester de son rang auprès de Lui. Section sixième : Ce qui est rapporté de la parole de Dieu Très-Haut à son sujet, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, sous forme de compassion et d'honneur. Section septième : Ce que Dieu Très-Haut a annoncé dans Son Livre glorieux de son immense dignité, de sa noble position par rapport aux prophètes, et de la faveur de son rang sur eux. Section huitième : Sur l'information par Dieu Très-Haut à Ses créatures de Sa prière sur lui, de Sa protection pour lui, et de l'éloignement du châtiment à cause de lui. Section neuvième : Ce que contient la sourate al-Fath 3 de ses honneurs, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Section dixième : Ce que Dieu Très-Haut a manifesté dans Son Livre glorieux de son honneur auprès de Lui, de son rang auprès de Lui, et de ce dont Il l'a distingué à cet égard, en dehors de ce qui a précédé. Chapitre deuxième : Sur le perfectionnement par Dieu Très-Haut de ses qualités, physiques et morales, et la réunion de toutes les vertus religieuses et mondaines en lui, de manière ordonnée. Chapitre deuxième : Sur le perfectionnement par Dieu Très-Haut de ses qualités, physiques et morales, et la réunion de toutes les vertus religieuses et mondaines en lui, de manière ordonnée. Introduction du chapitre deuxième. Section première. Section deuxième : Ses qualités physiques, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Section troisième : Sa propreté, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Section quatrième : L'abondance de son intelligence, l'éloquence de sa langue et la force de ses sens, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Section cinquième : L'éloquence de sa langue et sa rhétorique, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Section sixième : La noblesse de sa lignée, la générosité de son pays et de son lieu de naissance, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Section septième : Son état, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, concernant les nécessités. Section huitième : Son mariage, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et ce qui s'y rattache. Section neuvième : Ce qui concerne les biens et les possessions. Section dixième : Les nobles caractères. Section onzième : L'intelligence. Section douzième : La clémence, la patience, le pardon. Section treizième : La générosité et la libéralité. Section quatorzième : Le courage et la bravoure. Section quinzième : La pudeur et la discrétion. Section seizième : La bonne compagnie, la bienséance et l'affabilité. Section dix-septième : La compassion et la miséricorde. Section dix-huitième : La loyauté, la bonne foi et le maintien des liens de parenté. Section dix-neuvième : L'humilité. Section vingtième : La justice, la confiance, la chasteté et la sincérité de la parole. Section vingt et unième : La dignité, le silence, la pondération, la vertu et la bonne conduite. Section vingt-deuxième : L'ascèse dans ce monde. Section vingt-troisième : La crainte de Dieu, l'obéissance à Lui et l'intensité de l'adoration. Section vingt-quatrième : Les qualités des prophètes. Section vingt-cinquième : Le hadith 4 de Hasan d'après Ibn Abî Hâla 5 rassemblant les « Shamâ'il » 6. Section vingt-sixième : Sur l'explication des termes rares et problématiques de ce hadith. Chapitre troisième : Ce qui est rapporté de hadiths authentiques et célèbres concernant son immense dignité auprès de son Seigneur, son rang, et ce dont Il l'a distingué dans les deux demeures, parmi ses miracles, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Chapitre troisième : Ce qui est rapporté de hadiths authentiques et célèbres concernant son immense dignité auprès de son Seigneur, son rang, et ce dont Il l'a distingué dans les deux demeures, parmi ses miracles, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Section première : Son rang, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Section deuxième : Le miracle du Voyage nocturne 7. Section troisième : La réalité du Voyage nocturne. Section quatrième : Réfutation des arguments de ceux qui disent qu'il s'agissait d'un rêve. Section cinquième : Sa vision de son Seigneur. Section sixième : Sa conversation intime avec Dieu Très-Haut. Section septième : La proximité et l'approche. Section huitième : Sa prééminence au Jour de la Résurrection : mention de sa prééminence dans la Résurrection par un honneur particulier. Section neuvième : Sa prééminence par l'amour et l'amitié intime. Section dixième : Sa prééminence par l'intercession et la Station Louable 8. Section onzième : La Wasîla 9, le rang élevé, le Kawthar 10 et la vertu : sur sa prééminence, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, au Paradis par la Wasîla, le rang élevé et le Kawthar. Section douzième : Les hadiths rapportés interdisant de le préférer. Section treizième : Sur ses noms, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et ce qu'ils contiennent de sa vertu. Section quatorzième : Sur l'honneur que Dieu lui a fait en lui donnant des noms qui Lui sont propres : l'honneur que Dieu Très-Haut lui a fait en le nommant par certains de Ses plus beaux noms et en le décrivant par certains de Ses sublimes attributs. Section quinzième : Complément sur les attributs du Créateur et de la créature. Chapitre quatrième : Ce que Dieu a manifesté par son intermédiaire comme miracles, et dont Il l'a honoré comme particularités et prodiges ; il contient trente sections. Chapitre quatrième : Ce que Dieu a manifesté par son intermédiaire comme miracles, et dont Il l'a honoré comme particularités et prodiges ; il contient trente sections. Section première : Introduction. Section deuxième : Distinction entre prophétie et message. Section troisième : Sens des miracles. Section quatrième : Sur le caractère miraculeux du Coran. Section cinquième : Le caractère miraculeux de la composition et du style. Section sixième : L'annonce des choses invisibles. Section septième : Son information sur les siècles passés et les nations disparues. Section huitième : Le défi et l'impuissance dans des affaires, et leur information qu'ils ne les accompliraient pas. Section neuvième : Son effet sur l'ouïe et sa crainte dans les cœurs. Section dixième : Sa permanence à travers le temps. Section onzième : Autres aspects du caractère miraculeux. Section douzième : Sur la fente de la lune et l'arrêt du soleil. Section treizième : Le jaillissement de l'eau d'entre ses doigts et sa multiplication par sa bénédiction. Section quatorzième : Le jaillissement de l'eau par sa bénédiction. Section quinzième : La multiplication de la nourriture : parmi ses miracles, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, la multiplication de la nourriture par sa bénédiction et son invocation. Section seizième : La parole des arbres et leur soumission : sur la parole des arbres, leur témoignage en faveur de sa prophétie et leur réponse à son appel, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Section dix-septième : Le gémissement du tronc d'arbre : sur l'histoire du gémissement du tronc d'arbre pour lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Section dix-huitième : Sur les autres objets inanimés : et de même pour les autres objets inanimés. Section dix-neuvième : Les signes concernant les diverses espèces d'animaux. Section vingtième : La résurrection des morts : sur la résurrection des morts, leur parole, la parole des enfants et des nourrissons, et leur témoignage en faveur de sa prophétie, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Section vingt et unième : La guérison des malades et des infirmes. Section vingt-deuxième : L'exaucement de ses invocations, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Section vingt-troisième : Ses prodiges et bénédictions, et la transformation des choses qu'il a touchées ou manipulées, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Section vingt-quatrième : Ce qui lui a été dévoilé des choses invisibles et de ce qui sera. Section vingt-cinquième : La protection de Dieu contre les gens et Sa suffisance contre leur nuisance. Section vingt-sixième : Ses connaissances et ses sciences, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Section vingt-septième : Ses informations sur les anges et les djinns. Section vingt-huitième : Ses informations, ses descriptions et les signes de son message chez les docteurs, les moines et les savants de cette époque. Section vingt-neuvième : Ce qui s'est produit à sa naissance. Section trentième : Conclusion et appendice. Index des sections, chapitres et titres secondaires. Deuxième partie. Deuxième partie. Introduction de la deuxième partie. Chapitre premier : Sur l'obligation de croire en lui, l'obligation de lui obéir et de suivre sa Sunna 11 ; il contient cinq sections. Chapitre premier : Sur l'obligation de croire en lui, l'obligation de lui obéir et de suivre sa Sunna ; il contient cinq sections. Section première : L'obligation de croire en lui. Section deuxième : L'obligation de lui obéir. Section troisième : L'obligation de le suivre, d'observer sa Sunna et de se conformer à sa guidance. Section quatrième : Ce qui est rapporté des prédécesseurs et des imams concernant le suivi de sa Sunna, la conformité à sa guidance et à sa conduite. Section cinquième : L'interdiction de s'opposer à son ordre. Chapitre deuxième : Sur la nécessité de l'aimer, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ; il contient six sections. Chapitre deuxième : Sur la nécessité de l'aimer, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ; il contient six sections. Section première : La nécessité de l'aimer, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Section deuxième : La récompense de l'amour pour lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Section troisième : Ce qui est rapporté des prédécesseurs et des imams concernant leur amour pour le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et leur désir ardent pour lui. Section quatrième : Le signe de l'amour pour lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Section cinquième : Le sens de l'amour pour le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et sa réalité. Section sixième : L'obligation de la sincérité envers lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Chapitre troisième : Sur la vénération de son commandement, l'obligation de le respecter et de lui être bon ; il contient sept sections. Chapitre troisième : Sur la vénération de son commandement, l'obligation de le respecter et de lui être bon ; il contient sept sections. Section première : Ce qui est rapporté à ce sujet. Section deuxième : La coutume des Compagnons dans sa vénération, son respect et sa glorification, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Section troisième : Son inviolabilité et son respect, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Section quatrième : La vénération des prédécesseurs pour la transmission du hadith du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et de ses Sunans. Section cinquième : La bonté envers sa famille, sa descendance et les mères des croyants. Section sixième : Le respect de ses Compagnons, la bonté envers eux et la connaissance de leur droit. Section septième : La glorification de ce qui lui est lié, comme les lieux et les sites. Chapitre quatrième : Sur le jugement de la prière sur lui et de la salutation, son obligation et son mérite ; il contient dix sections. Chapitre quatrième : Sur le jugement de la prière sur lui et de la salutation, son obligation et son mérite ; il contient dix sections. Section première : Le sens de la prière sur lui. Section deuxième : Le jugement de la prière sur lui. Section troisième : Les endroits où il est recommandé de prier et de saluer sur lui. Section quatrième : La manière de prier et de saluer sur lui. Section cinquième : Le mérite de la prière et de la salutation sur lui, et de l'invocation en sa faveur. Section sixième : Le blâme de celui qui ne prie pas sur le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et son péché. Section septième : La particularité de lui transmettre la prière. Section huitième : La divergence sur la prière sur autre que le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et sur les autres prophètes, que la paix soit sur eux. Section neuvième : Le jugement de la visite de sa tombe, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, le mérite de celui qui le visite et le salue, et comment le saluer. Section dixième : Les bienséances de l'entrée dans la Mosquée du Prophète, son mérite, et le mérite de Médine et de La Mecque. Troisième partie : Ce qui est obligatoire pour le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et ce qui est impossible dans son cas. Troisième partie : Ce qui est obligatoire pour le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et ce qui est impossible dans son cas. Introduction de la troisième partie. Chapitre premier : Ce qui concerne les affaires religieuses et le discours sur l'immunité ( 'Isma ) 12 de notre Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et de tous les prophètes, que les prières d'Allah soient sur eux tous. Il contient seize sections. Chapitre premier : Ce qui concerne les affaires religieuses et le discours sur l'immunité de notre Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et de tous les prophètes, que les prières d'Allah soient sur eux tous. Il contient seize sections. Préambule. Section première : Sur le jugement de la croyance du cœur du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, à partir du moment de sa prophétie. Section deuxième : Leur immunité avant la prophétie. Section troisième : La connaissance des prophètes des affaires du monde. Section quatrième : L'immunité contre Satan. Section cinquième : La véracité de ses paroles, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dans toutes ses situations. Section sixième : Réfutation de certaines ambiguïtés. Section septième : Son état, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, concernant les informations sur le monde. Section huitième : Réponse à certaines objections. Section neuvième : Leur immunité dans les actes contre les turpitudes et les péchés capitaux. Section dixième : Leur immunité contre les péchés avant la prophétie. Section onzième : L'oubli et l'erreur dans les actes. Section douzième : Les hadiths où l'oubli est mentionné de sa part, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Section treizième : Réfutation de ceux qui permettent les petits péchés de leur part. Section quatorzième : L'état des prophètes dans leur crainte et leur demande de pardon. Section quinzième : L'utilité de ce qui précède dans les sections qui ont traité de la question de l'immunité. Section seizième : L'immunité des anges. Chapitre deuxième : Ce qui les concerne dans les affaires mondaines et les accidents humains qui peuvent leur arriver. Chapitre deuxième : Ce qui les concerne dans les affaires mondaines et les accidents humains qui peuvent leur arriver. Section première : L'état des prophètes par rapport aux accidents humains. Section deuxième : Leur état par rapport à la sorcellerie. Section troisième : Ses états dans les affaires du monde. Section quatrième : Les jugements humains qui s'appliquent à lui. Section cinquième : Ses informations mondaines. Section sixième : Le hadith du testament. Section septième : Étude d'autres hadiths. Section huitième : Ses actes mondains. Section neuvième : La sagesse de la maladie et de l'épreuve pour eux. Quatrième partie : Sur la connaissance des aspects des jugements concernant celui qui le dénigre ou l'insulte, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Quatrième partie : Sur la connaissance des aspects des jugements concernant celui qui le dénigre ou l'insulte, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Introduction. Chapitre premier : Explication de ce qui est, à son égard, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, insulte ou dénigrement, par allusion ou explicitement. Chapitre premier : Explication de ce qui est, à son égard, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, insulte ou dénigrement, par allusion ou explicitement. Section première : Le jugement légal de celui qui insulte le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ou le dénigre. Section deuxième : La preuve de l'obligation de tuer celui qui l'insulte ou le blâme, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Section troisième : Les raisons du pardon du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, envers certains de ceux qui lui ont causé du tort. Section quatrième : Le jugement de celui qui fait cela sans intention ni croyance. Section cinquième : La réalité de celui qui dit cela : est-il mécréant ou apostat ? Section sixième : Le jugement si le discours peut signifier l'insulte ou autre chose. Section septième : Le jugement de celui qui se décrit par une des qualités des prophètes pour élever son rang ou rabaisser le leur, que les prières d'Allah soient sur eux. Section huitième : Le jugement du transmetteur et du rapporteur de ce discours d'autrui. Section neuvième : Mention des cas où il est permis de parler de lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, à titre d'enseignement. Section dixième : La bienséance nécessaire lorsqu'on rapporte ses récits, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Chapitre deuxième : Sur le jugement de celui qui l'insulte, le hait, le dénigre ou lui nuit, sa punition, et mention de son repentir et de son héritage. Chapitre deuxième : Sur le jugement de celui qui l'insulte, le hait, le dénigre ou lui nuit, sa punition, et mention de son repentir et de son héritage. Section première : Les paroles et les avis sur le jugement de celui qui insulte le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ou le dénigre. Section deuxième : Le jugement de l'apostat s'il se repent. Section troisième : Le jugement de l'apostat si son apostasie est douteuse. Section quatrième : Le jugement du dhimmî 13 à cet égard. Section cinquième : Sur l'héritage de celui qui est tué pour avoir insulté le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, son lavage et la prière sur lui. Chapitre troisième : Sur le jugement de celui qui insulte Dieu Très-Haut, Ses anges, Ses prophètes, Ses livres, la famille du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ses épouses et ses Compagnons. Chapitre troisième : Sur le jugement de celui qui insulte Dieu Très-Haut, Ses anges, Ses prophètes, Ses livres, la famille du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ses épouses et ses Compagnons. Section première : Le jugement de celui qui insulte Dieu Très-Haut et le jugement de son repentir. Section deuxième : Le jugement de l'attribution à Dieu de ce qui ne Lui convient pas, par voie d'effort d'interprétation et d'erreur. Section troisième : Sur l'établissement de la parole concernant la déclaration de mécréance de ceux qui font des interprétations. Section quatrième : Explication de ce qui, parmi les propos, est mécréance, ce qui est suspendu ou sujet à divergence, et ce qui n'est pas mécréance. Section cinquième : Le jugement du dhimmî s'il insulte Dieu Très-Haut. Section sixième : Le jugement de la prétention à la divinité ou du mensonge et de la calomnie contre Dieu. Section septième : Le jugement de celui qui s'en prend, par ses paroles viles et ses expressions grossières, à la Majesté de son Seigneur, sans intention. Section huitième : Le jugement de l'insulte envers les autres prophètes et les anges. Section neuvième : Le jugement concernant le Coran. Section dixième : Le jugement concernant l'insulte envers les gens de la maison, les épouses et les Compagnons. Index des sections, chapitres et titres secondaires. Index généraux. Index généraux. Index des versets coraniques. Index des hadiths prophétiques dans la première partie. Numéros de pages où sont mentionnés les personnages de la première partie. Index des lieux et des pays. Notes en bas de page.
- Al-Shifâ' bi Ta'rîf Huqûq al-Mustafâ : Ouvrage classique du cadi 'Iyâd (m. 544 H) sur les droits et la dignité du Prophète Muhammad.
- Dabbs wa Zayt : Surnom signifiant littéralement 'sirop et huile', probablement une épithète honorifique.
- Sourate al-Fath : La sourate de la Victoire (n° 48 du Coran).
- Hadith : Récit rapportant les paroles, actes ou approbations du Prophète Muhammad.
- Ibn Abî Hâla : Compagnon du Prophète, connu pour avoir décrit ses qualités physiques et morales.
- Shamâ'il : Recueil de hadiths décrivant les qualités physiques et morales du Prophète.
- Voyage nocturne (Isrâ') : Voyage miraculeux du Prophète de La Mecque à Jérusalem, puis son ascension aux cieux (Mi'râj).
- Station Louable (Maqâm Mahmûd) : Rang élevé que le Prophète occupera au Jour du Jugement pour intercéder en faveur des croyants.
- Wasîla : Moyen de rapprochement ; désigne le rang le plus élevé au Paradis réservé au Prophète.
- Kawthar : Fleuve du Paradis offert au Prophète ; également nom d'une sourate.
- Sunna : Ensemble des pratiques, paroles et approbations du Prophète, constituant la tradition normative.
- 'Isma : Immunité ou infaillibilité des prophètes, les préservant du péché et de l'erreur dans la transmission du message divin.
- Dhimmî : Non-musulman vivant sous la protection de l'État islamique, bénéficiant de droits et soumis à des obligations spécifiques.
Le livre « Al-Shifâ » [1] sur la définition des droits du Mustafâ [2].
La source 1 : https://shamela.ws/book/23645 Date d'extraction : 2026-06-17
- al-maṣdar : Terme signifiant 'source' ou 'référence', utilisé ici pour indiquer l'origine du texte.
Éloge du grand savant, Son Excellence le Cheikh Abd al-Wahhab al-Hafiz, surnommé « Dibs…
Éloge du grand savant, Son Excellence le Cheikh Abd al-Wahhab al-Hafiz, surnommé « Dibs wa Zayt » [1].
Première partie Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux [Éloge du grand savant, Son Excellence le Cheikh Abd al-Wahhab al-Hafiz, surnommé « Dabbs wa Zayt »] Louange à Allah, Seigneur des mondes, et prière et salut sur notre seigneur Muhammad, le véridique et le digne de confiance, ainsi que sur tous les prophètes et les messagers, sur sa noble famille, ses compagnons guides et vertueux, les savants agissants, et ceux qui suivent leur voie jusqu'au Jour de la Rétribution. Ceci dit, une élite de savants parmi les disciples de notre maître, le savant éminent et le grand maître, le professeur Cheikh Abd al-Karim al-Rifa'i, a entrepris, sur son indication, de publier le livre « al-Shifa' bi Ta'rif Huquq al-Mustafa » 1, bien connu parmi les imams éminents et les savants illustres, du juriste, vérificateur, juge, imam, mémoriseur, Abou al-Fadl Iyad ibn Moussa al-Yahsubi 2 - qu'Allah lui fasse miséricorde - après avoir clarifié ce qu'il contient comme versets coraniques et hadiths prophétiques, supprimé leurs chaînes de transmission tout en conservant les transmetteurs, expliqué les termes linguistiques, dévoilé leurs difficultés, les lieux géographiques, et autres choses qui éclairent le livre et lèvent le voile de ses aspects obscurs. Il est ainsi devenu, grâce à Allah, un livre dont les bénéfices profitent au commun comme au spécialiste, et dont chacun, assoiffé ou altéré, s'abreuve de son eau pure. Comment en serait-il autrement, alors que l'a publié celui qui s'est abreuvé du lait des sciences et des connaissances, et qui est entouré des soins divins et des bonnes manières prophétiques ? Cela n'est dû qu'aux faveurs de leur cheikh et guide, le savant spirituel 3 qui a réuni dans les sciences le transmis et le rationnel, la Loi et la Réalité 4, le professeur éminent Cheikh Abd al-Karim al-Rifa'i - qu'Allah le préserve, perpétue son bienfait pour la communauté, et lui accorde la récompense et la grâce. Il est certes Puissant sur ce qu'Il veut, et Il nous suffit et Il est le meilleur Garant. Abd al-Wahhab al-Hafiz, surnommé « Dabbs wa Zayt ».
- al-Shifa' bi Ta'rif Huquq al-Mustafa : Ouvrage classique de l'imam al-Qadi Iyad sur les mérites et les droits du Prophète Muhammad.
- Abou al-Fadl Iyad ibn Moussa al-Yahsubi : Célèbre juriste et traditionniste malikite du XIIe siècle, auteur du 'Shifa'.
- savant spirituel : Traduction de 'al-âlim ar-rabbânî', désignant un savant éclairé par la connaissance divine.
- Loi et Réalité : Référence à la charia (loi exotérique) et à la haqîqa (réalité ésotérique) dans le soufisme.
Éloge du grand savant, Son Excellence le Cheikh Abd al-Karim al-Rifa'i [1]
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. [Approbation du grand savant, l'éminent cheikh 'Abd al-Karīm al-Rifā'ī] Louange à Allah, Seigneur des mondes, et prière et salut sur notre maître Muḥammad, sur sa famille et sur tous ses Compagnons. Ceci dit : Parmi les choses les plus importantes dont la communauté de notre maître Muḥammad (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a besoin à notre époque, c'est que ses modes de vie se transforment de ce qu'ils sont, à savoir des contraventions dans leurs habitudes et traditions, vers la forme selon laquelle le Prophète (que la prière et le salut soient sur lui) éduquait ses Compagnons, jusqu'à ce qu'il redresse leurs âmes et les établisse sur ce qui agrée Allah (Gloire à Lui), faisant d'eux la meilleure communauté jamais suscitée pour les hommes : ascétiques en ce bas monde, pieux 1 à l'égard de ce qui ne convient pas, confiants en Allah et s'en remettant à Lui. Ainsi, leurs personnes, leurs biens et leurs clans leur devinrent légers en regard de ce dont Allah les avait honorés. Ils trouvèrent bon tout ce qui est amer et détestable dans le chemin de leur appel 2, si bien que la certitude s'installa au fond de leurs cœurs et domina leurs âmes et leurs esprits. Alors émanèrent d'eux des merveilles que l'histoire n'avait jamais vues dans ses jours passés, et dont les effets ne cesseront ni ne s'éteindront jusqu'à ce qu'Allah hérite de la terre et de ceux qui s'y trouvent. Et ils n'obtinrent cela que lorsqu'ils méprisèrent les ornements et les débris de ce bas monde, aspirèrent à la rencontre d'Allah (Gloire à Lui) et désirèrent ardemment les jardins des délices. Cela fut pour eux un oubli de leurs repos, un abandon de leurs plaisirs, et un sacrifice de tout ce qui est cher et précieux pour la cause qu'ils avaient placée devant leurs yeux : qu'Allah soit satisfait d'eux, et que le Messager d'Allah (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) ait l'œil réjoui par eux. Certes, tout ce que nous lisons et entendons sur les qualités de cette génération unique d'êtres humains, en science, en action et en appel, provient de leur influence par le Prophète élu (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui), de leur incarnation de ses qualités personnelles et de ses mœurs pratiques, guidés par sa guidance, suivant ses traces en toute circonstance, parole et action. Telle est leur prise pour modèle 3 du Messager d'Allah (que la prière et le salut soient sur lui) et leur imitation de lui. Et c'est cela qui nous fait défaut et nous manque à notre époque, afin que nous nous débarrassions de ce dans quoi nous nous sommes empêtrés : l'imitation des non-Arabes et leur suivisme aveugle. Il n'y a rien qui nous procure ce à quoi nous aspirons, à savoir suivre les pieux prédécesseurs 4 dans la conduite et le caractère, si ce n'est que les fils de cette communauté se consacrent à l'étude de ces qualités dont le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) s'est paré, et des nobles traits 5 dont Allah l'a honoré, dont les lumières ont rayonné sur ses nobles Compagnons et dont les récits se sont répandus en tout temps et en tout lieu. Ainsi furent-ils, en vérité, les maîtres du monde et les professeurs du bien dans cette existence. Pour tout cela, nous n'avons pas trouvé d'autre choix que de placer un livre entre les mains des amoureux du Messager d'Allah (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) en général, et de nos fils, étudiants de l'Université Zayd ibn Thābit al-Ansārī en particulier, qui les guide sur la voie et illumine le chemin, afin qu'ils discernent ce sur quoi ils doivent engager leurs âmes en matière de mœurs et d'œuvres qui les rapprochent du Prophète (que la prière et le salut soient sur lui), les imprègnent de ses attributs et les établissent sur ce qui le satisfait. Nous n'avons pas trouvé de livre qui remplisse l'objectif et satisfasse au but comme le livre al-Shifā' 6, que les savants ont accueilli depuis sa composition : il a pénétré leurs cœurs, obtenu leur confiance et conquis leur admiration. Et ce qui ajoute à tout cela, c'est que son auteur, le Qāḍī 'Iyāḍ (qu'Allah Très-Haut l'agrée), était, par sa vie et ses qualités, parmi les plus dignes de prendre la plume pour écrire sur un tel sujet, puisant dans son grand cœur, sa droiture morale, son âme humble, et même toute sa vie, durant laquelle il prenait pour modèle le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui), le meilleur exemple. Et comme les éditions qui ont publié le texte de ce livre sur le marché des livres comportent beaucoup de négligence dans la vérification 7 du livre, et encore plus d'erreurs typographiques, et même plus grave que cela, ces éditions sont devenues rares et introuvables, au point que l'étudiant en science ne peut plus se les procurer qu'en fournissant un effort considérable. Pour toutes ces raisons, j'ai souhaité que certains de mes fils examinent le livre avec un examen critique rigoureux, fondé sur une base solide de science et d'examen minutieux, afin d'en faire sortir pour les étudiants en science un livre complet et suffisant. Ils l'ont fait, qu'Allah les agrée, de la meilleure manière requise, répondant ainsi à un besoin pressant des fils de cette communauté, qu'ils ont longtemps désiré et espéré. Nous demandons à Allah (Gloire à Lui) de faire profiter de ce livre quiconque y œuvre, le lit ou l'examine. Louange à Allah, Seigneur des mondes. 'Abd al-Karīm al-Rifā'ī
- tawaru‘ : Pudeur religieuse qui pousse à s'abstenir de ce qui est douteux ou illicite.
- da‘wa : Appel à Allah, prédication islamique.
- ta’assī : Fait de prendre quelqu'un pour modèle, de l'imiter dans sa conduite.
- al-salaf al-ṣāliḥ : Les pieux prédécesseurs : les premières générations de musulmans (Compagnons, Suivants et leurs successeurs) considérées comme modèles.
- shamā’il : Qualités morales et physiques du Prophète Muhammad, souvent recueillies dans des ouvrages de shama’il.
- al-Shifā’ : Ouvrage célèbre du Qāḍī 'Iyāḍ intitulé 'al-Shifā’ bi ta‘rīf ḥuqūq al-Muṣṭafā' (La guérison par la connaissance des droits du Prophète élu).
- taḥqīq : Vérification critique d'un texte ancien : établissement du texte correct à partir des manuscrits, annotation, etc.
Introduction des éditeurs [1]
Au nom d'Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. [Introduction des éditeurs] Aucun musulman ne doute que la première source de législation est le Noble Coran, suivie en importance par la Sunna 1 du Messager d'Allah, paix et salut sur lui. De même que les musulmans ont pris soin du Coran par sa mémorisation et son étude, ils ont également consacré leurs efforts à la Sîra 2 prophétique, en recherchant et en examinant minutieusement, au point que leur grand intérêt pour cette source majeure de législation a produit ces vastes études, ces règles historiques précises et ces ouvrages abondants. Qu'Allah fasse miséricorde à cette génération vertueuse qui a servi le Livre d'Allah du meilleur service et préservé la Sunna du Messager d'Allah, paix et salut sur lui, de la manière la plus grande et la plus précise. L'étude de la Sîra prophétique a toujours été une partie importante de l'étude de la Sunna purifiée. C'est pourquoi les savants se sont intéressés à cette Sîra en raison de son importance capitale pour comprendre la Législation et clarifier ses textes à travers les actes du Noble Messager, paix et salut sur lui, et toutes ses conduites. La Sîra du Messager est ainsi une incarnation des principes de l'Islam dans leurs idéaux les plus élevés, et elle est utile pour connaître les aspects de la vie islamique, notamment : « 1- Comprendre la personnalité (prophétique) du Messager, paix et salut sur lui, à travers sa vie et les circonstances dans lesquelles il a vécu, afin de s'assurer que Muhammad, paix et salut sur lui, n'était pas simplement un génie que son génie a élevé parmi son peuple, mais un Messager soutenu par Allah par une révélation de Sa part et une assistance de Sa part. 2- Que l'homme trouve devant lui une image de l'idéal suprême dans chaque domaine de la vie vertueuse, afin d'en faire une constitution à laquelle il s'attache et sur laquelle il chemine. Nul doute que l'homme, où qu'il cherche un idéal suprême dans un aspect de la vie, le trouvera tout entier dans la vie du Messager d'Allah, paix et salut sur lui, avec la plus grande clarté et perfection. C'est pourquoi Allah en a fait un modèle pour toute l'humanité, en disant : "Vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle [à suivre]" 3. 3- Que l'homme trouve dans l'étude de sa Sîra, paix et salut sur lui, ce qui l'aide à comprendre le Livre d'Allah, à en goûter l'esprit et les objectifs, car de nombreux versets du Coran ne sont expliqués et clarifiés que par les événements qui sont arrivés au Messager d'Allah, paix et salut sur lui, et par son attitude à leur égard. 4- Que le musulman rassemble, à travers l'étude de sa Sîra, paix et salut sur lui, la plus grande quantité de culture et de connaissances islamiques correctes, qu'elles soient relatives à la croyance, aux jugements ou aux mœurs, car nul doute que sa vie, paix et salut sur lui, n'est qu'une image incarnée de l'ensemble des principes et des jugements de l'Islam. 5- Que l'enseignant et le prédicateur islamique aient un modèle vivant des méthodes d'éducation et d'enseignement. En effet, Muhammad, paix et salut sur lui, était un enseignant conseiller et un éducateur vertueux qui n'a ménagé aucun effort pour trouver les meilleures voies à cet effet à travers les différentes étapes de son appel. Ce qui rend sa Sîra, paix et salut sur lui, apte à réaliser tous ces objectifs est qu'elle est complète, embrassant tous les aspects humains et sociaux qui existent chez l'homme, en tant qu'individu indépendant ou en tant que membre actif de la société. Sa Sîra, paix et salut sur lui, nous présente des modèles élevés du jeune homme intègre en lui-même, loyal envers son peuple et ses compagnons ; de l'homme qui appelle à Allah avec sagesse et bonne exhortation, déployant toute son énergie pour transmettre son message ; du chef d'État qui gère les affaires avec habileté et une sagesse profonde ; de l'époux idéal dans sa bonne conduite et du père dans sa tendresse affectueuse, avec une distinction précise entre les droits et les devoirs de l'épouse et des enfants ; du chef militaire habile et du politicien sincère et avisé ; du musulman qui allie le devoir d'adoration et de dévotion à son Seigneur et la compagnie agréable et douce avec sa famille et ses compagnons. Il n'y a donc aucun doute que l'étude de la Sîra du Prophète, paix et salut sur lui, est une compréhension de tous ces aspects humains incarnés dans le modèle le plus élevé et l'image la plus parfaite » 4. La Sîra dont le détenteur mérite que les gens prennent sa vie comme un excellent modèle et un idéal suprême doit être caractérisée par l'authenticité historique. Quant à la Sîra tissée de légendes et envahie par les superstitions, elle n'a pas le pouvoir de dominer les cœurs et les âmes, et par conséquent les gens ne peuvent pas la prendre comme exemple et s'y conformer. Nous, communauté des musulmans, croyons en tous les messages des prophètes, nous croyons en eux et nous connaissons les aspects de leur vie et de leur appel à travers le Noble Coran et la Sunna purifiée, après que le temps et l'oubli ont rongé leur Sîra historique ? Et après que les mains ont falsifié et altéré leurs récits. Nous croyons en tous les prophètes, tout en sachant qu'ils sont inégaux en rang et en statut. Nous constatons, en examinant la présentation des Sîra des prophètes et des messagers, que l'authenticité des chaînes de transmission 5 et leur préservation n'ont été accordées à la Sîra d'aucun d'entre eux comme elles l'ont été pour la Sîra de notre maître Muhammad, paix et salut sur lui. Parmi les conditions impératives nécessaires pour quiconque espère que sa Sîra et sa guidance soient un modèle pour l'humanité, il y a la perfection, la complétude et l'universalité. On entend par perfection, complétude et universalité que les différentes catégories humaines et les diverses classes sociales ont besoin de nombreux et variés exemples à prendre comme voie pour leur vie sociale. De même, les individus dans la société humaine ont besoin d'idéaux élevés auxquels ils se conforment dans tous les aspects de leur vie. C'est pourquoi la vie de celui qui est pris comme modèle doit être claire, éclatante et élevée. Cette vision correcte, nous ne la trouvons incarnée dans la vie de personne comme elle l'est dans la vie de notre maître Muhammad, paix et salut sur lui, car elle a rassemblé les qualités dont nous avons mentionné certaines, à savoir : 1- Que la Sîra de cette vie soit (historique), c'est-à-dire que l'histoire authentique et minutieuse la confirme et en témoigne. L'histoire tout entière, orientale et occidentale, musulmane et mécréante, a attesté que la précision atteinte par les musulmans dans l'étude de la Sîra prophétique, d'un point de vue scientifique, a atteint le sommet et le point ultime où s'arrêtent les plumes de la critique et de l'examen minutieux... Et la méthode historique scientifique que les musulmans ont inventée, la première qu'ils aient inventée, dans le but de préserver la Sîra de ce grand Messager, cette méthode reste encore aujourd'hui un modèle pour les historiens dans leur voie de recherche et d'investigation. 2- Que la Sîra de cette vie soit (universelle), c'est-à-dire qu'elle embrasse les phases de la vie, ses aspects et toutes ses affaires. À la maison et au marché, avec soi-même et avec son Seigneur, avec les gens, dans la joie et dans la tristesse, dans la colère et dans la satisfaction, à la guerre et en paix, dans le sérieux et la plaisanterie, la nuit et le jour, avec les ennemis et avec les amis... Dans toutes ces situations, elle doit rassembler ces différents aspects de manière claire et explicite, et d'une façon qui donne aux gens un excellent modèle à suivre et à imiter. Tout cela, la Sunna purifiée l'a apporté dans les livres de hadith 6 et les recueils de Sunan 7 vastes et fiables. 3- Qu'elle soit (parfaite), c'est-à-dire continue, ne manquant aucun des maillons de la vaste vie qui englobe les diverses émotions humaines et les tendances humaines. Il est des plus étonnants que toute pulsation du cœur humain ou toute lueur de la pensée humaine se trouve, à travers l'étude de la Sunna purifiée, manifestée dans ses tendances les plus élevées et ses buts les plus hauts, comme si la Sunna était ainsi une image réelle et un dessin clair de ce que la volonté divine dicte et de ce qu'elle exige du Prophète de l'humanité. 4- Que cette Sîra soit (pratique), c'est-à-dire que l'appel aux principes, aux vertus et aux devoirs se fasse par l'acte et les mœurs du prédicateur. Et que ce à quoi il a appelé par sa langue, il l'ait réalisé dans sa Sîra et mis en pratique dans sa vie personnelle, familiale et sociale. Nous croyons que cet aspect pratique dans la Sîra du grand Prophète est ce qui attire le plus les cœurs vers lui et unit les âmes autour de son appel. Et cet aspect important dans la Sîra de Muhammad, paix et salut sur lui, est trop célèbre et trop évident pour qu'un homme l'ignore ; il est clair dans toutes ses actions, ses mouvements et ses repos. Les Sîra prophétiques ont été nombreuses et ont différé dans la méthode d'étude suivie, retraçant ses états, paix et salut sur lui, dans la période entre sa naissance, ou même avant, jusqu'à sa mort, paix et salut sur lui. Chaque méthode s'est distinguée par des caractéristiques particulières qui l'ont mise en valeur sous un aspect et l'ont isolée sous un autre, au point que l'étudiant approfondi ne peut se passer de la plupart de ce qui a été écrit dans ce domaine. Or, le livre "Ash-Shifâ' 8" se distingue de tout ce qui a été écrit dans l'étude de la Sîra prophétique par des caractéristiques qui l'isolent seul dans ce domaine et mettent en évidence sa grande valeur auprès des amoureux, des savants et des investigateurs. Peut-être percevrons-nous clairement ces caractéristiques lorsque nous lirons les paragraphes écrits par l'auteur dans son introduction, où il expose les raisons qui l'ont poussé à composer ce livre : Il dit, qu'Allah lui fasse miséricorde, dans son discours au destinataire de la lettre qui lui avait demandé de composer le livre : « Tu as répété la demande pour un recueil qui contienne la définition de la valeur du Mustafâ 9, paix et salut sur lui, ce qui lui est dû comme vénération et honneur, le jugement concernant celui qui ne s'acquitte pas du devoir de cette grande valeur ou qui manque au droit de sa noble position, ne serait-ce que de la longueur d'une rognure d'ongle, et que je rassemble pour toi ce que nos prédécesseurs et nos imams 10 ont dit à ce sujet, et que je l'expose en présentant des exemples et des cas. » Nous constatons que le demandeur, qu'Allah le récompense, a demandé à l'auteur, qu'Allah lui fasse miséricorde, quatre choses : 1- La définition de la valeur du Mustafâ, paix et salut sur lui. 2- Ce qui lui est dû, paix et salut sur lui, comme vénération et respect. 3- Le jugement concernant celui qui ne s'acquitte pas du devoir de cette grande valeur ou qui manque à cela. 4- Rassembler les paroles des prédécesseurs et des imams sur ces sujets. L'auteur, qu'Allah lui fasse miséricorde, a mentionné que ces sujets que le destinataire de la lettre lui avait demandé d'expliquer sont graves et importants, car ils nécessitent « l'établissement de principes, la rédaction de chapitres, la découverte de points obscurs et subtils de la science des réalités 11 concernant ce qui est obligatoire pour le Prophète, paix et salut sur lui, ce qui lui est attribué ou ce qui est impossible ou possible pour lui, et la connaissance du prophète, du messager, du message, de la prophétie, de l'amour, de l'amitié intime 12, et des particularités de ce degré élevé... » De ces aperçus fugitifs apparus dans la question du demandeur et dans l'exposé de l'auteur, nous entrevoyons l'orientation scientifique précise qui est étroitement liée à la science des fondements 13.
À travers les chapitres du livre, magnifiques par leur présentation, leur ordonnancement et leur idée, nous observons clairement ces aperçus, qui ont pris une direction logique dans l'exposé de l'idée et des opinions et paroles qui s'y rapportent, puis dans la discussion de ces paroles et opinions, une discussion calme où transparaissent l'esprit paisible du juge et ses idées organisées. Lorsque nous arrivons à la fin du chapitre, nous ressentons clairement que nous sommes dans un tribunal équitable dominé par une pensée consciente et perspicace, et un cœur sensible et averti. L'homme ne se possède plus face à la splendeur de l'admiration qui s'empare de lui lorsqu'il suit ces discussions magnifiques sur les paroles des prédécesseurs 14 et des imams 15, que l'auteur expose et suit avec un sérieux scientifique intense... puis, après cela, il les aborde — avec une humilité étonnante — par une critique noble 16... Dans cette critique, le lecteur voit l'esprit de l'auteur dans sa pureté, sa profondeur et sa précision... Peut-être ce qui a le plus affligé ce grand livre — qui est resté le lieu de prédilection des cœurs des savants et des imams à chaque époque — est la déformation qu'il a subie dans l'impression et la présentation, par soumission au désir commercial et au gain matériel. Lorsque ce livre a été présenté aux étudiants en science dans les mosquées de Damas, l'enseignant et l'étudiant ont rencontré une difficulté qui les a éloignés de l'amour de ce livre, et donc de sa compréhension. L'étudiant s'est perdu entre ses lignes successives, où les paroles étaient entassées et les mots rangés sans système ni ordre cohérent, sans compter les erreurs d'impression et le manque de vérification des hadiths 17 qui y figurent — bien que les commentateurs 18, que Dieu leur fasse miséricorde, aient authentifié ses hadiths — car les commentaires de ce livre sont longs et nécessitent une organisation, et ces commentaires ne peuvent remplacer le livre lui-même entre les mains des étudiants. De plus, de nombreux mots du livre nécessitent une explication linguistique qui en clarifie le sens pour l'étudiant et le chercheur, afin qu'il comprenne le texte sans recourir aux dictionnaires de langue. Lorsque toutes ces difficultés sont apparues clairement lors de l'enseignement de ce livre, le grand éducateur, Son Excellence le savant éminent, le cheikh 19 'Abd al-Karīm al-Rifā'ī 20, que Dieu le Très-Haut le préserve, nous a demandé de travailler à l'organisation et à l'ordonnancement du livre pour combler le vide ressenti. Nous avons répondu à la demande, guidés par les instructions de Son Excellence le cheikh sur la manière de travailler et sa méthode, que nous résumons comme suit : 1. Présenter le livre de manière claire. Cela a été réalisé en clarifiant les paroles et les idées qu'il contient de façon claire et organisée, en divisant les paragraphes, en séparant les paroles et en mettant en évidence le nom de l'auteur de la parole aux yeux du lecteur, de sorte qu'il n'ait pas besoin de le chercher minutieusement entre les lignes. De plus, les versets 21 et les hadiths ont été mis en évidence par des caractères distincts. 2. Par souci de concision, nous avons supprimé la chaîne de transmission 22 longue des hadiths mentionnés dans le livre et avons indiqué le Compagnon 23 ou le Suivant 24 qui les a rapportés du Messager de Dieu, que la prière et la paix de Dieu soient sur lui. 3. L'authentification des hadiths figure dans les commentaires d'al-Shifā' 25 ; nous avons donc transféré l'effort de ces savants, que Dieu leur fasse miséricorde, dans ce livre, en précisant le degré du hadith rapporté. 4. Authentification des versets sacrés, identification des personnalités notables 26 et explication des mots linguistiques qui en ont besoin. 5. Nous avons placé dans la marge extérieure du livre de petits titres indiquant le sens du paragraphe ou de la page, afin que si le lecteur du livre a besoin de revenir à certains de ses sens, ces petits titres le guident rapidement vers ses passages. 6. Nous avons mentionné certains mots trouvés dans certaines copies sous une forme différente des autres copies, et nous avons également rapporté cela des commentaires. 7. Désireux de diffuser ce livre et de le faire parvenir à chaque foyer pour qu'il soit à la portée de tous, nous avons choisi de le publier en plusieurs petites parties, facilitant ainsi au lecteur la consultation du contenu de cette partie, car nous avons constaté la diffusion de cette méthode et son utilité générale. 8. Comme le livre comporte deux parties selon l'ordre de l'auteur, que Dieu lui fasse miséricorde, nous comptons, si Dieu le veut, ajouter un appendice comprenant des index généraux du contenu du livre : sujets, noms de personnes, noms de lieux, et une liste spéciale des références importantes auxquelles nous avons eu recours dans la vérification de ce livre. Après cela, ayant présenté le livre sous sa nouvelle forme à Son Excellence notre professeur 'Abd al-Karīm al-Rifā'ī et à un groupe d'éminents savants de Damas, nous avons constaté que le livre répondait pleinement à l'objectif recherché pour lequel cet effort a été déployé. Nous croyons que cet effort n'est en rien à la mesure de la grandeur de ce livre. Mais nous avons fait de notre mieux, implorant Dieu le Très-Haut de susciter pour ce grand livre quelqu'un qui l'élève à sa haute place dans le monde de la science et des savants, entre les mains des uṣūliyyūn 27 et des juristes 28, et auprès de ceux qui étudient sa biographie 29 — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — et de ceux qui aiment sa voie 30 et suivent sa Loi 31... Et Dieu est le Guide vers le succès. Les vérificateurs 32
- Sunna : Ensemble des paroles, actes et approbations du Prophète Muhammad, constituant la seconde source de la législation islamique après le Coran.
- Sîra : Biographie du Prophète Muhammad, retraçant sa vie, ses actions et ses enseignements.
- Coran, sourate 33, verset 21 : Référence coranique : "Vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment."
- Citation : Extrait d'un ouvrage non spécifié, probablement une introduction ou un commentaire sur la Sîra.
- Chaînes de transmission (isnâd) : Liste des transmetteurs d'un hadith, permettant d'en vérifier l'authenticité.
- Hadith : Récit rapportant une parole, un acte ou une approbation du Prophète Muhammad.
- Sunan : Recueils de hadiths classés par thèmes juridiques, comme les Sunan d'Abû Dâwûd, d'al-Tirmidhî, etc.
- Ash-Shifâ' : Ouvrage célèbre du cadi 'Iyâd (m. 544 H) intitulé "Ash-Shifâ' bi ta'rîf huqûq al-Mustafâ" (La guérison par la connaissance des droits du Prophète élu).
- Mustafâ : Épithète du Prophète Muhammad signifiant "l'Élu" ou "le Choisi".
- Imams : Grands savants et guides religieux de l'Islam, notamment les fondateurs des écoles juridiques.
- Science des réalités ('ilm al-haqâ'iq) : Discipline théologique et spirituelle traitant des réalités divines et des attributs de Dieu et du Prophète.
- Amitié intime (khulla) : Degré suprême d'amour et d'intimité spirituelle, attribué au Prophète Muhammad envers Dieu.
- Science des fondements ('ilm al-usûl) : Science des principes de la jurisprudence islamique (usûl al-fiqh) ou de la théologie (usûl al-dîn).
- salaf : Prédécesseurs pieux, les premières générations de musulmans (Compagnons, Suivants, etc.).
- a'imma : Imams, guides religieux éminents, fondateurs d'écoles juridiques ou de pensée.
- naqd sharīf : Critique noble, une critique respectueuse et constructive.
- ḥadīth : Hadith, rapport des paroles, actions ou approbations du Prophète Muhammad.
- shurrāḥ : Commentateurs, auteurs de commentaires (sharḥ) sur un ouvrage.
- shaykh : Cheikh, titre honorifique pour un savant ou un maître spirituel.
- 'Abd al-Karīm al-Rifā'ī : Savant contemporain, éducateur et guide spirituel à Damas.
- āya : Versets du Coran.
- sanad : Chaîne de transmission d'un hadith, liste des rapporteurs successifs.
- ṣaḥābī : Compagnon du Prophète Muhammad.
- tābi'ī : Suivant, membre de la génération après les Compagnons.
- al-Shifā' : Ouvrage célèbre sur la biographie du Prophète, 'al-Shifā' bi ta'rīf ḥuqūq al-Muṣṭafā'.
- a'lām : Personnalités notables, figures célèbres.
- uṣūliyyūn : Spécialistes des fondements du droit islamique (uṣūl al-fiqh).
- fuqahā' : Juristes, experts en jurisprudence islamique (fiqh).
- sīra : Biographie du Prophète Muhammad.
- ṭarīqa : Voie spirituelle, méthode ou cheminement dans le soufisme.
- sharī'a : Loi islamique divine.
- muḥaqqiqūn : Vérificateurs, éditeurs scientifiques d'un texte classique.
Traduction de l'auteur
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. [Traduction de l'auteur] À la fin du Ve siècle de l'Hégire, et plus précisément en l'an 476, naquit l'auteur d'Ash-Shifa, le grand juge, l'éminent traditionniste, l'homme de lettres et juriste 'Iyâḍ ibn Mûsâ ibn 'Iyâḍ ibn 'Umar ibn Mûsâ ibn 'Iyâḍ al-Yaḥṣubî as-Sabtî al-Gharnâṭî al-Mâlikî... Ce siècle fut une époque d'épanouissement des sciences et des arts en Andalousie, qui commençait à rivaliser avec l'Orient par sa fierté scientifique et son effort littéraire, que la cour des califes faisait prospérer par sa culture et sa production. Ses origines... Les ancêtres de 'Iyâḍ vinrent d'Andalousie à la ville de Fès au Maghreb, portant avec eux les caractéristiques de cet environnement scientifique dans leurs êtres et leurs âmes... Notre grand juge naquit dans la ville de Ceuta au mois de Sha'bân, après que son père y eut déménagé depuis la ville de Fès... Ceuta, par sa situation géographique, était un trait d'union entre l'Afrique du Nord et l'Andalousie florissante, ou plutôt entre l'Orient et l'Occident, étant donné que le terme Maghreb désignait les pays andalous. Dans cette ville, les arrivants en Andalousie et ceux qui en revenaient se rencontraient et échangeaient opinions et idées, si bien que par cette rencontre se fécondaient les sciences de l'Orient, avec leurs caractéristiques philosophiques et logiques, leur profondeur intellectuelle et leur rigueur de recherche, avec les sciences du Maghreb, avec leur esprit esthétique littéraire et leur nouvelle vision de l'existence imposée par la nouvelle réalité et le nouvel environnement... L'origine de l'auteur, du côté de ses ancêtres, remonte à Yaḥṣub ibn Mâlik, une tribu du Yémen... Ainsi, l'auteur est un Arabe authentique. Ainsi, l'auteur réunit toutes les qualités scientifiques requises, du point de vue de l'hérédité et de l'environnement, auxquelles il ajouta cette étude approfondie à laquelle il s'adonna dès son plus jeune âge. Il eut de nombreux maîtres auprès desquels il apprit le fiqh 1, les uṣûl 2, le hadith 3 et la littérature, et des aspects de ces sciences apparurent dans les nombreux ouvrages qu'il composa. Le lecteur peut apercevoir ces nombreux noms dans la chaîne de transmission de la plupart des nobles hadiths prophétiques qu'il rapporte d'après eux... surtout dans le livre Ash-Shifa... Son savoir... Dès son plus jeune âge, le juge s'orienta vers l'apprentissage des sciences religieuses, qu'il maîtrisa avec une étonnante perfection à un âge précoce, comme le mentionne l'auteur du livre Azhâr ar-Riyâḍ fî Akhbâr al-Qâḍî 'Iyâḍ... Son étude des sciences religieuses ne l'empêcha pas de puiser dans les sciences de la littérature et de la langue, ce qui apparaît clairement dans ses écrits beaux et captivants. Après une courte période, l'auteur devint juge de Ceuta au Maghreb selon le rite mâlikite 4, qui prédominait en Afrique et s'y répandit. Il commença à composer et à produire des ouvrages utiles en exégèse 5, hadith et noble Sîra 6 prophétique. Il entreprit un commentaire du Ṣaḥîḥ Muslim 7, un bon commentaire que lui facilitèrent sa connaissance du hadith et sa transmission. Il produisit également une exégèse du Coran. Il ne resta pas longtemps à Ceuta avant d'être transféré à Grenade en l'an 531. Il n'y resta pas longtemps non plus avant d'être de nouveau transféré à Ceuta pour y exercer la fonction de juge. Ibn Farḥûn, l'un des savants mâlikites, mentionna dans ses Tabaqât 8 à propos du juge 'Iyâḍ qu'il était un imam 9 en fiqh, exégèse, hadith et toutes les sciences, un prédicateur éloquent, et il mentionna parmi ses ouvrages environ trente compositions importantes. Sa poésie... Ibn Farḥûn mentionna quelques poèmes du juge 'Iyâḍ qui témoignent de sa culture et de son éloquence, dont : « Allah sait que depuis que je ne vous ai vus, je suis comme un oiseau privé des plumes de ses ailes. » Et il dit : « Regarde la culture et ses plants, quand ils ondulent devant le vent, on dirait une armée verte en déroute, dont les anémones sont les blessures. » Le livre Ash-Shifa : La plus grande œuvre écrite par la plume du juge est le livre Ash-Shifa, que les mains des savants de toute nation ont transmis pour l'étudier et le comprendre, au point qu'aucune maison de savant vertueux, d'ascète généreux ou d'amoureux persévérant dans son amour n'en est dépourvue... Ibn al-Muqri' al-Yamanî ash-Shâfi'î, qu'Allah lui fasse miséricorde, mentionna dans son Dîwân 10 que le livre Ash-Shifa a vu sa bénédiction constatée : il avait été atteint d'une maladie, le lut, et Allah l'en guérit. Il dit à ce propos : « Ce n'est pas le livre qui est mon amour, mais l'amour est devenu ce qu'il est devenu, écrit. Comme les perles que les amoureux aiment mentionner, par passion pour elles, à cause de leur éclat qui rend aimé. J'espère la guérison en augurant bien du nom d'Ash-Shifa, car il contient la guérison et atteint l'objectif. Et selon la bonne opinion, le jeune homme tire profit, surtout d'une opinion qui devient exaucée. » Ceci dit, Ash-Shifa contient quelques hadiths faibles 11 et peu de ce dont on a dit qu'ils étaient forgés 12, suivant en cela Ibn Sab' dans son Shifa. Jalâl as-Suyûṭî, qu'Allah lui fasse miséricorde, a attiré l'attention sur tout cela dans son livre Manâhil aṣ-Ṣafâ fî Takhrij Aḥâdîth ash-Shifâ. La vie bien remplie de l'auteur prit fin un vendredi à Marrakech, au mois de Jumâdâ al-Âkhira de l'an 544. Ce qui a été dit, qu'il aurait été tué, est sans fondement. Le poète 'Alî ibn Hârûn le loua en ces termes : « Ils ont injustement traité 'Iyâḍ, mais il est indulgent envers eux, et l'injustice parmi les savants est ancienne. Ils ont mis, au lieu de la raison, un 'ayn dans son nom 13, pour le cacher, mais son rang est connu. Sans lui, les collines de Ceuta ne seraient pas parfumées, et le jardin autour de son enceinte serait inexistant. » Et certains lettrés, en louange de ce livre : « Ô 'Iyâḍ, tu as été récompensé par les jardins d'Éden pour le Shifa que tu as composé. Tu y as rassemblé des hadiths authentifiés : c'est la guérison pour celui dont le cœur est malade. »
- fiqh : Jurisprudence islamique, science des règles pratiques dérivées des sources religieuses.
- uṣûl : Fondements du droit islamique, méthodologie pour déduire les règles juridiques.
- hadith : Paroles, actes ou approbations du Prophète Muhammad, transmis par une chaîne de narrateurs.
- rite mâlikite : École juridique sunnite fondée par l'imam Mâlik ibn Anas, prédominante en Afrique du Nord et en Andalousie.
- exégèse : Interprétation et commentaire du Coran.
- Sîra : Biographie du Prophète Muhammad.
- Ṣaḥîḥ Muslim : Recueil de hadiths authentiques compilé par l'imam Muslim, considéré comme l'un des plus fiables.
- Tabaqât : Ouvrage biographique classant les savants par générations ou catégories.
- imam : Guide religieux, chef de prière ou autorité savante.
- Dîwân : Recueil de poèmes.
- hadith faible : Hadith dont la chaîne de transmission ou le texte présente une faiblesse, le rendant moins fiable.
- hadith forgé : Hadith inventé et attribué faussement au Prophète.
- ayn dans son nom : Allusion au fait que le nom 'Iyâḍ s'écrit avec la lettre 'ayn (ع), qui peut être interprétée comme un défaut (عيب), mais le poète dénonce cette calomnie.
Louange à Dieu, Seigneur des mondes, et que la prière et la paix soient sur notre maître…
Louange à Dieu, Seigneur des mondes, et que la prière et la paix soient sur notre maître Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons. Ceci est un livre intitulé « Les Illuminations mecquoises [1] », concernant les secrets des lois divines et les sciences des états spirituels. Dieu m’a ordonné de le composer, et Il m’a inspiré de le rassembler. Je Lui demande de m’accorder la réussite dans ce qu’Il a voulu et de me guider vers ce qu’Il aime et agrée.
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. [Introduction de l'auteur] Louange à Allah, l'Unique 1 par Son nom suprême 2, Celui qui est spécifié par la puissance 3 absolue 4, au-delà de laquelle il n'y a nulle limite 5 et derrière laquelle il n'y a nulle cible 6, le Manifeste 7 sans imagination ni illusion, le Caché 8 par Sa transcendance sans anéantissement 9, Il embrasse 10 toute chose par Sa miséricorde et Sa science, et Il a répandu 11 sur Ses saints des bienfaits abondants 12, et Il a envoyé parmi eux un messager issu d'eux-mêmes 13, de leurs propres âmes 14, qu'ils soient Arabes ou non-Arabes, et Il l'a purifié 15 par la noblesse de sa lignée 16 et de son origine 17, et Il l'a rendu le plus équilibré en raison et en clémence 18, le plus abondant en science et en compréhension, le plus fort en certitude 19 et en détermination, le plus compatissant et miséricordieux envers eux, et Il l'a purifié en esprit et en corps, et Il l'a préservé 20 de tout défaut et tare 21, et Il lui a donné la sagesse 22 et le jugement 23, et par lui Il a ouvert des yeux aveugles 24, des cœurs scellés 25 et des oreilles sourdes. Ainsi, celui pour qui Allah a établi une part du butin du bonheur a cru en lui, l'a soutenu 26 et l'a secouru, tandis que celui sur qui Allah a écrit la damnation inéluctable l'a traité de menteur et s'est détourné 27 de Ses signes. « Et quiconque est aveugle ici-bas, le sera dans l'au-delà 28 ». Qu'Allah prie sur lui d'une prière qui croît et se multiplie, et sur sa famille et ses Compagnons, et qu'Il leur accorde la paix. Ceci dit : Qu'Allah illumine mon cœur et le tien par les lumières de la certitude, et qu'Il soit bienveillant envers moi et toi 29 comme Il l'a été envers Ses saints pieux, qu'Allah a honorés par la descente 30 de Sa sainteté, et qu'Il a rendus étrangers à la création par Son intimité, et qu'Il a distingués par Sa connaissance et la contemplation des merveilles de Sa souveraineté 31 et des traces de Sa puissance, remplissant leurs cœurs de joie 32, et rendant leurs esprits éperdus 33 d'étonnement devant Sa grandeur. Ils ont fait de Lui leur unique préoccupation, et n'ont vu dans les deux demeures que Lui comme objet de contemplation. Ils jouissent 34 donc de la contemplation de Sa beauté et de Sa majesté, et ils errent entre les traces de Sa puissance et les merveilles de Sa grandeur, et ils se fortifient en se tournant vers Lui et en s'en remettant à Lui, répétant 35 sans cesse Sa parole véridique : « Dis : "Allah !" puis laisse-les s'amuser dans leur égarement 36 ». Car tu as renouvelé la demande à mon sujet dans un recueil 37 qui comprend l'exposé de la valeur du Mustafa 38 — sur lui la prière et la paix —, ce qui lui est dû comme vénération et honneur, et le jugement concernant celui qui n'a pas rempli le devoir de cette immense valeur ou a manqué à son auguste rang, ne serait-ce que de la rognure d'un ongle, et que je rassemble pour toi ce que nos prédécesseurs et nos imams ont dit à ce sujet, et que je l'expose par la descente 39 de formes et d'exemples. Sache donc — qu'Allah t'honore — que tu m'as chargé d'une affaire difficile 40, et que tu m'as imposé 41 une lourde tâche en ce à quoi tu m'as convié, et que tu m'as fait gravir 42 une pente ardue qui a rempli mon cœur de crainte. Car parler de cela nécessite l'établissement de principes, la rédaction 43 de chapitres, et la découverte de subtilités et de finesses relevant de la science des réalités 44, concernant ce qui est obligatoire pour le Prophète — qu'Allah prie sur lui et le salue —, ce qui lui est attribué, ce qui est impossible ou possible pour lui, ainsi que la connaissance du Prophète, du Messager, du message, de la prophétie, de l'amour et de l'amitié intime 45, et les caractéristiques de ce haut degré. Il y a là des déserts 46 vastes 47 où les perdrix 48 s'égarent, où les pas sont courts, et des terres inconnues où les rêves se perdent, à moins d'être guidés par un signe 49 de science et une vision droite, et des glissades 50 où les pieds dérapent, à moins de s'appuyer sur une réussite et un soutien d'Allah. Cependant, en raison de l'espoir que j'ai pour moi et pour toi dans cette question et cette réponse d'obtenir une faveur 51 et une récompense en faisant connaître sa valeur immense et son noble caractère, et en exposant ses caractéristiques qui n'ont jamais été réunies auparavant chez une créature, et ce qu'Allah — qu'Il soit exalté — a imposé comme droit qui est le plus élevé des droits, afin que ceux qui ont reçu le Livre soient convaincus et que ceux qui ont cru augmentent leur foi 52. Et parce qu'Allah — qu'Il soit exalté — a pris l'engagement de ceux qui ont reçu le Livre : « Vous le montrerez aux gens et ne le cacherez pas », et parce que nous a raconté Abou al-Walid 53 Hicham ibn Ahmad al-Faqih — qu'Allah lui fasse miséricorde —, lors de ma lecture devant lui, disant : nous a raconté al-Husayn 54 ibn Muhammad, nous a raconté Abou Amr al-Namari 55, nous a raconté Abou Muhammad 56 ibn Abd al-Mou'min, nous a raconté Abou Bakr Muhammad ibn Bakr 57, nous a raconté Sulayman ibn al-Ash'ath 58, nous a raconté Moussa ibn Ismaïl 59, nous a raconté Hammad 60, nous a informé Ali ibn al-Hakam 61 d'après Ata' 62, d'après Abou Hourayra 63 — qu'Allah l'agrée — qui a dit : Le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — a dit : « Quiconque est interrogé sur une science et la cache, Allah le bridera d'une bride de feu le Jour de la Résurrection 64 ». Je me suis donc empressé de rassembler des points 65 clairs 66 qui dévoilent le but, en m'acquittant du droit obligatoire, que j'ai saisis 67 en toute hâte, en raison de ce à quoi l'homme est confronté comme occupation du corps et de l'esprit, à cause des clés 68 de l'épreuve dont il a été affligé et qui ont failli le distraire de toute obligation et surérogation, et le faire revenir, après une bonne constitution, au plus bas degré. Si Allah voulait le bien pour l'homme, Il ferait de son occupation et de sa préoccupation tout entières ce qui sera loué demain ou blâmé en son lieu. Il n'y a alors que la splendeur 69 du délice ou le châtiment de l'Enfer. Il devrait plutôt se consacrer à lui-même 70 et au salut de son âme 71, à une œuvre pie qu'il accroît, à une science utile qu'il donne ou reçoit. Qu'Allah — qu'Il soit exalté — répare 72 la fissure 73 de nos cœurs, pardonne nos grands péchés, et fasse que toute notre préparation soit pour notre retour 74, et que nos motivations soient tournées vers ce qui nous sauve et nous rapproche de Lui en toute proximité 75 et nous rend heureux 76 par Sa grâce 77 et Sa miséricorde. Et lorsque j'ai eu l'intention de le rendre accessible, que j'ai organisé 78 sa division en chapitres, préparé ses fondements, précisé 79 ses détails, et entrepris 80 de le circonscrire et de le rassembler, je l'ai intitulé 81 « al-Shifa' 82 par la définition des droits du Mustafa ». Et j'ai divisé le discours en quatre parties 83. (Première partie :) Sur la glorification par le Très-Haut de la valeur de ce Prophète, en parole et en acte. Le discours s'y articule en quatre chapitres. Chapitre premier : Sur la louange qu'Allah — qu'Il soit exalté — lui adresse et la manifestation de sa grande valeur auprès de Lui. Il contient dix sections. Chapitre deuxième : Sur le fait qu'Allah — qu'Il soit exalté — a parfait en lui les qualités physiques et morales, et a réuni 84 en lui toutes les vertus religieuses et mondaines en une parfaite harmonie 85. Il contient vingt-sept sections 86. Chapitre troisième : Sur ce qui est rapporté dans les traditions authentiques et célèbres concernant sa grande valeur auprès de son Seigneur et son rang, et ce dont Allah l'a distingué dans les deux demeures comme honneur. Il contient douze sections 87. Chapitre quatrième : Sur les signes et miracles qu'Allah — qu'Il soit exalté — a manifestés par ses mains, et les caractéristiques et honneurs dont Il l'a gratifié. Il contient trente sections 88. (Deuxième partie :) Sur ce qui est obligatoire pour les créatures 89 comme droits envers lui — sur lui la prière et la paix. Le discours s'y articule en quatre chapitres. Chapitre premier : Sur l'obligation de croire en lui, de lui obéir et de suivre sa Sunna. Il contient cinq sections 90. Chapitre deuxième : Sur la nécessité de l'aimer et de lui être sincère. Il contient six sections 91. Chapitre troisième : Sur la vénération de son ordre, la nécessité de le respecter et de lui faire du bien. Il contient sept sections 92. Chapitre quatrième : Sur le jugement concernant la prière sur lui et la salutation, son obligation et son mérite. Il contient dix sections 93. (Troisième partie :) Sur ce qui est impossible 94 en ce qui le concerne — qu'Allah prie sur lui et le salue —, ce qui est possible pour lui, ce qui est exclu et ce qui est valide 95 parmi les affaires humaines qui peuvent lui être attribuées. Cette partie — qu'Allah — qu'Il soit exalté — t'honore — est le secret du livre et la moelle du fruit de ces chapitres 96 ; ce qui précède est comme les fondements, les préliminaires et les preuves de ce que nous y exposerons comme points évidents. C'est elle qui gouverne ce qui suit et qui accomplit 97 la promesse de l'objectif de cette composition. Et lorsqu'on en aura achevé l'exposé et qu'on se sera acquitté 98 de sa responsabilité 99, la poitrine de l'ennemi maudit s'assombrira 100, tandis que le cœur du croyant s'illuminera de certitude, et ses lumières rempliront les cavités 101 de sa poitrine. L'homme intelligent 102 estimera alors le Prophète à sa juste valeur. Le discours s'y articule en deux chapitres. Chapitre premier : Sur ce qui concerne les affaires religieuses et se rattache 103 à la question de l'immunité 104. Il contient seize sections 105. Chapitre deuxième : Sur ses états mondains et ce qui peut survenir 106 chez lui comme accidents 107 humains. Il contient neuf sections 108.
La quatrième section 109 traite des dispositions 110 concernant celui qui le 111 dénigre 112 ou l'insulte, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Le discours à ce sujet se divise en deux chapitres. Le premier chapitre : l'exposé de ce qui, à son égard, constitue une insulte et un dénigrement, que ce soit par allusion 113 ou par expression explicite 114. Il comprend dix sections 115. Le deuxième chapitre : le jugement concernant son ennemi 116, celui qui lui cause du tort, celui qui le dénigre 117, et sa punition ; ainsi que la mention de sa demande de repentir 118, de la prière funéraire 119 sur lui, et de son héritage. Il comprend dix sections 120. Et nous l'avons conclu par un troisième chapitre que nous avons fait comme complément à cette question et comme lien entre les deux chapitres précédents concernant le jugement de celui qui insulte Allah le Très-Haut, Ses messagers, Ses anges, Ses livres, la famille du Prophète 121 – que la prière et la paix d'Allah soient sur lui – et ses Compagnons 122. Le discours y est résumé en cinq sections 123. À leur achèvement, le livre s'achève, les sections et les chapitres se complètent, et apparaît, dans le front 124 de la foi, une lueur 125 lumineuse, et, dans la couronne des traductions 126, une perle précieuse qui dissipe toute confusion 127, clarifie toute conjecture 128 et toute supposition 129, guérit les poitrines d'un peuple croyant, proclame 130 la vérité et se détourne des ignorants. Et c'est par Allah le Très-Haut – il n'y a de dieu que Lui – que je cherche assistance. Ô frères bien-aimés, Nous avons consacré ce numéro aux sujets de présentation et à l'exposé de l'importance de ce livre, afin de commencer – avec la permission d'Allah le Très-Haut – dans le prochain numéro, le contenu même du livre, en implorant du Maître le Très-Haut la rectitude des pas et des lecteurs généreux conseil et orientation. Allah le Très-Haut est Celui qui accorde le succès vers le bien, et c'est Lui qui guide sur la voie. « Les éditeurs » (La première partie)
- al-mutafarrid : L'Unique, Celui qui est seul dans Son essence et Ses attributs.
- al-asmā : Le nom suprême d'Allah, qui résume tous Ses attributs de perfection.
- al-'izz : La puissance, la gloire, la force invincible.
- al-aḥmā : Absolu, sans limite ni fin.
- dūnahu : En deçà de Lui, en dessous de Sa puissance.
- marmā : Cible, but ; ici, au-delà de Lui il n'y a rien à atteindre.
- al-ẓāhir : Le Manifeste, Celui dont l'existence est évidente par Ses signes.
- al-bāṭin : Le Caché, Celui dont l'essence est inaccessible à la perception.
- lā 'udamā : Sans anéantissement, c'est-à-dire qu'Il n'est pas sujet à la disparition.
- wasi'a : Embrasser, englober par Sa miséricorde et Sa science.
- asbagha : Répandre abondamment, prodiguer.
- ‘umman : Généraux, complets, englobant tous les aspects.
- min anfusihim : D'eux-mêmes, c'est-à-dire un être humain parmi eux.
- anfusihim : Leurs propres âmes, insistant sur l'humanité du Prophète.
- azkāhum : Le plus pur, le plus vertueux.
- maḥtidan : Lignée, origine noble.
- manman : Croissance, développement ; ici, origine et ascendance.
- ḥilman : Clémence, indulgence, patience.
- yaqīnan : Certitude absolue dans la foi.
- ḥāshāhu : Le préserver, l'exempter de tout défaut.
- waṣman : Tare, défaut, imperfection.
- ḥikmatan : Sagesse, connaissance profonde des choses.
- ḥukman : Jugement, autorité pour trancher entre les hommes.
- ‘umyan : Aveugles spirituellement, incapables de voir la vérité.
- ghulfan : Cœurs scellés, enveloppés, imperméables à la foi.
- ‘azzarahu : Le soutenir, le glorifier, le défendre.
- ṣadafa : Se détourner, s'éloigner obstinément.
- a‘mā : Aveugle spirituellement, privé de la vision de la vérité.
- laṭufa lī : Être bienveillant, doux, agir avec bonté.
- nuzuli : Descente, révélation ; ici, la proximité de Sa sainteté.
- malakūtihi : Sa souveraineté, le monde invisible de la royauté divine.
- ḥabratan : Joie intense, allégresse.
- wallaha : Rendre éperdu, stupéfait d'admiration.
- yatana‘‘amūna : Ils jouissent, ils goûtent le plaisir spirituel.
- lāhijīna : Répétant sans cesse, assidus dans la parole.
- yashghalūna : Ils s'amusent, ils se divertissent dans leur égarement.
- majmū‘in : Recueil, ouvrage rassemblant des sujets.
- al-Muṣṭafā : L'Élu, un des noms du Prophète Muhammad.
- tanzīlin : Descente, révélation ; ici, exposition sous forme de formes et d'exemples.
- amran imran : Affaire difficile, pénible, lourde.
- arhaqtanī : Tu m'as imposé, tu m'as accablé.
- arqaytanī : Tu m'as fait gravir, tu m'as élevé à une position difficile.
- taḥrīra : Rédaction précise, formulation claire.
- ‘ilm al-ḥaqā’iq : Science des réalités spirituelles, connaissance ésotérique.
- al-khulla : L'amitié intime, le degré suprême d'amour prophétique.
- mahāmihu : Déserts, lieux arides et dangereux.
- fīḥun : Vaste, étendu.
- al-qaṭā : Perdrix, oiseau du désert ; métaphore pour les voyageurs égarés.
- ‘alamun : Signe, repère, guide.
- madāḥiḍu : Glissades, endroits où l'on dérape.
- nawālin : Faveur, don, bienfait.
- yadānu : Il impose, il rend obligatoire.
- Abū al-Walīd : Surnom de Hicham ibn Ahmad, un juriste.
- al-Ḥusayn : Al-Husayn ibn Muhammad, un transmetteur.
- Abū ‘Amr al-Namarī : Un transmetteur de hadith.
- Abū Muḥammad : Ibn Abd al-Mou'min, un transmetteur.
- Abū Bakr Muḥammad ibn Bakr : Un transmetteur.
- Sulaymān ibn al-Ash‘ath : Sulayman ibn al-Ash'ath, un transmetteur.
- Mūsā ibn Ismā‘īl : Moussa ibn Ismaïl, un transmetteur.
- Ḥammād : Hammad ibn Salamah, un célèbre transmetteur.
- ‘Alī ibn al-Ḥakam : Ali ibn al-Hakam, un transmetteur.
- ‘Aṭā’ : Ata' ibn Abi Rabah, un éminent savant et transmetteur.
- Abū Hurayra : Abou Hourayra, un célèbre compagnon du Prophète.
- al-jum‘a : Le Jour de la Résurrection, le Jour du Jugement.
- nukat : Points subtils, remarques précieuses.
- sāfiratun : Claires, évidentes, dévoilées.
- ikhtalastuhā : Je les ai saisies, je les ai extraites rapidement.
- maqālīd : Clés, ici métaphore pour les causes ou les épreuves.
- naḍratu : Splendeur, éclat, fraîcheur.
- bikhawāṣṣatihi : À lui-même, à sa propre personne.
- muhjatihi : Son âme, sa vie, son essence.
- jabara : Réparer, consolider, guérir.
- ṣad‘a : Fissure, brisure, blessure.
- ma‘ādinā : Notre retour, notre demeure dernière.
- zulfā : Proximité, rapprochement.
- yuḥzīnā : Nous rendre heureux, nous favoriser.
- mannihi : Sa grâce, Sa faveur.
- darrajtu : J'ai organisé, j'ai disposé en degrés ou chapitres.
- khallaṣtu : J'ai précisé, j'ai rendu pur et clair.
- intaḥaytu : J'ai entrepris, je me suis consacré à.
- tarjamtuhu : Je l'ai intitulé, je l'ai nommé.
- al-Shifā’ : La guérison, titre de l'ouvrage de Qadi 'Iyad.
- aqsām : Parties, divisions principales.
- qirānihi : Sa réunion, le fait de rassembler.
- nasaqan : En ordre, en harmonie, de manière cohérente.
- sab‘atun wa ‘ishrūna faṣlan : Vingt-sept sections.
- ithnā ‘ashara faṣlan : Douze sections.
- thalāthūna faṣlan : Trente sections.
- al-anām : Les créatures, les hommes.
- khamsatu fuṣūlin : Cinq sections.
- sittatu fuṣūlin : Six sections.
- sab‘atu fuṣūlin : Sept sections.
- ‘asharatu fuṣūlin : Dix sections.
- yastaḥīlu : Est impossible, ne peut être attribué.
- yaṣiḥḥu : Est valide, est correct.
- sirru al-kitāb : Le secret du livre, la partie la plus importante.
- al-munajjizu : Celui qui accomplit, qui réalise.
- al-tafṣī : Se libérer, s'acquitter.
- ‘uhdatihi : Sa responsabilité, son engagement.
- yashriqu : S'assombrir, devenir sombre.
- jawāniḥu : Cavités, parties intérieures de la poitrine.
- al-‘āqilu : L'homme intelligent, le sage.
- yatashabbathu : Se rattacher, se lier.
- al-‘iṣma : L'immunité, l'infaillibilité prophétique.
- sittata ‘ashara faṣlan : Seize sections.
- ṭurū’uhu : Sa survenue, son apparition.
- al-a‘rāḍ : Les accidents, les états contingents.
- tis‘atu fuṣūlin : Neuf sections.
- al-qism al-rābiʿ : La quatrième section de l'ouvrage.
- taṣarruf wujūh al-aḥkām : Dispositions légales, modalités des jugements.
- huwa : Le Prophète Muhammad, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui.
- tanaqqaṣahu : Le dénigrer, le rabaisser, lui attribuer des défauts.
- taʿrīḍ : Allusion, sous-entendu, insulte indirecte.
- naṣṣ : Expression explicite, claire et directe.
- fuṣūl : Sections, subdivisions d'un chapitre.
- shāniʾuhu : Son ennemi, celui qui le hait.
- muntakiṣuhu : Celui qui le dénigre, le rabaisse.
- istitābatihi : Demander à quelqu'un de se repentir, lui accorder un délai pour revenir à la foi.
- al-ṣalāt ʿalayhi : La prière funéraire sur le défunt.
- ʿasharat fuṣūl : Dix sections.
- āl al-nabī : La famille du Prophète, ses proches parents.
- ṣaḥbahu : Ses Compagnons, les disciples du Prophète.
- khamsat fuṣūl : Cinq sections.
- ghurra : Le front, le commencement, la partie la plus noble.
- lumʿa : Lueur, éclat, point lumineux.
- tāj al-tarājim : La couronne des traductions, titre d'un ouvrage ou d'une section.
- labs : Confusion, ambiguïté, obscurité.
- takhmīn : Conjecture, estimation, supposition sans certitude.
- ḥads : Supposition, hypothèse, divination.
- taṣdaʿ : Proclamer hautement, annoncer avec force, fendre (l'air).
Première partie : L'exaltation par le Très-Haut, le Très-Sublime, de la dignité du…
Première partie : L'exaltation par le Très-Haut, le Très-Sublime, de la dignité du Prophète élu [1] — que la prière et la paix soient sur lui — en parole et en acte.
La première section sur l'exaltation par le Très-Haut, le Très-Élevé, de la dignité du Prophète élu, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, en parole et en acte. (Au nom d'Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux) Introduction de la première section Le juriste, le juge, l'imam Abou al-Fadl, qu'Allah lui fasse miséricorde 1, a dit : Il n'est pas caché à celui qui a pratiqué un peu de science, ou qui a été gratifié du moindre éclat 2 de compréhension 3, qu'Allah a exalté la dignité de notre Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et l'a distingué par des vertus, des qualités et des mérites qui ne peuvent être contenus par aucune bride, et par l'exaltation 4 de sa grande dignité 5 d'une manière qui dépasse les langues et les plumes. Parmi celles-ci, il y a ce qu'Allah a clairement énoncé dans Son Livre, par quoi Il a attiré l'attention sur la noblesse de son rang 6, et par quoi Il a fait son éloge de ses caractères et de ses bonnes manières, et a incité les serviteurs à s'y conformer 7 et à revêtir l'obligation de s'y attacher 8. Ainsi, Lui, dont la majesté est sublime, est Celui qui a accordé la faveur et a donné, puis a loué et a fait l'éloge, puis a récompensé par la rétribution la plus complète. À Lui la faveur, au commencement et au retour, et la louange, première et dernière 9. Et parmi elles, il y a ce qu'Il a manifesté aux yeux de Sa création sous les formes les plus parfaites de perfection et de majesté, et Sa distinction par les belles qualités, les caractères louables, les nobles manières, les nombreuses vertus, et Son soutien par des miracles éclatants, des preuves évidentes et des prodiges manifestes que ceux qui l'ont côtoyé 10 ont vus, que ceux qui l'ont rencontré 11 ont observés, et que ceux qui sont venus après lui ont connus avec une science certaine 12, jusqu'à ce que la connaissance de la réalité de cela nous soit parvenue, et que ses lumières 13 aient débordé sur nous, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui 14. D'après Anas 15, qu'Allah l'agrée, que le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a été amené au Bouraq 16 la nuit de son ascension, bridé 17 et sellé 18. Il se montra rétif 19 envers lui. Alors Gabriel lui dit : « Est-ce à cause de Muhammad que tu agis ainsi ?! Aucun être plus noble auprès d'Allah que lui n'est monté sur toi. » Il dit 20 : « Alors il se mit à transpirer abondamment 21 en sueur 22. » Le premier chapitre sur la louange d'Allah à son sujet et la manifestation de sa grande dignité auprès de Lui Sache que dans le Livre d'Allah, Puissant et Majestueux, il y a de nombreux versets remplis de la belle mention de l'Élu, de l'énumération de ses qualités, de l'exaltation de son affaire et de la glorification de sa dignité. Nous nous sommes appuyés sur ceux dont le sens est apparent et la signification claire, et nous les avons rassemblés en dix sections. La première section sur ce qui est venu à ce sujet sous forme d'éloge, de louange et d'énumération des qualités Comme Sa parole : « Un messager est venu à vous, issu de vous-mêmes 23 » jusqu'au verset. Al-Samarqandi 24 a dit : Certains ont lu « min anfasikum 25 » avec la fatiha sur le fâ', tandis que la lecture de la majorité est avec la dhamma. Le juge Abou al-Fadl 26 a dit : Allah a informé les croyants, ou les Arabes, ou les habitants de la Mecque, ou tous les hommes, selon les divergences des exégètes sur le destinataire de cette adresse, qu'Il a envoyé parmi eux un messager issu d'eux-mêmes, qu'ils connaissent, dont ils connaissent la position, dont ils savent la véracité et la loyauté, afin qu'ils ne l'accusent pas de mensonge ou de manque de sincérité envers eux, car il est des leurs. Et il n'y avait pas de tribu parmi les Arabes 27 qui n'ait un lien de naissance 28 ou de parenté 29 avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui 30. Et cela 31 est, selon Ibn Abbas 32 et d'autres, le sens de la parole d'Allah : « sauf l'affection pour la parenté 33 ». Et le fait qu'il soit issu des plus nobles d'entre eux, des plus élevés et des meilleurs, selon la lecture avec la fatiha... C'est le summum de l'éloge. Puis Il l'a décrit ensuite par des attributs louables et a fait son éloge par de nombreuses louanges, notamment son souci de leur guidée, de leur droiture et de leur islam, l'intensité de ce qui les afflige 34 et leur nuit dans leur vie présente et future, et sa compassion 35 et sa miséricorde envers leurs croyants. Certains 36 ont dit : Il lui a donné deux de Ses noms : « Compatissant » et « Miséricordieux ». Et de même dans l'autre verset 37 : « Allah a accordé une grande faveur aux croyants en envoyant parmi eux un messager issu d'eux-mêmes 38 » jusqu'au verset. Et Sa parole 39 : « C'est Lui qui a envoyé parmi les illettrés un messager issu d'eux 40 » jusqu'au verset. Et Sa parole : « Comme Nous avons envoyé parmi vous un messager issu de vous 41 » jusqu'au verset. Et il est rapporté d'après Ali 42, d'après lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui 43, au sujet de Sa parole « issu de vous-mêmes », qu'il a dit : « Par la lignée, l'alliance et le rang, il n'y a dans mes pères depuis Adam aucune fornication, tous sont des mariages légitimes 44. » Ibn al-Kalbi 45 a dit : J'ai écrit pour le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, cinq cents 46 mères, et je n'ai trouvé parmi elles aucune fornication ni rien de ce qui se pratiquait à l'époque préislamique 47. D'après Ibn Abbas 48, qu'Allah les agrée, au sujet de Sa parole : « Et ton mouvement parmi les prosternés 49 », il a dit : « De prophète en prophète, jusqu'à ce que Je t'aie fait sortir 50 prophète 51. » Et Ja'far 52 ibn Muhammad a dit : Allah a connu l'incapacité de Sa création à Lui obéir, alors Il leur a fait connaître cela afin qu'ils sachent qu'ils n'atteindront pas la pureté de Son service. Il a donc établi entre Lui et eux 53 une créature de leur espèce en apparence, qu'Il a revêtue de Son attribut de compassion et de miséricorde, et l'a envoyé aux créatures comme un messager véridique. Il a fait de l'obéissance à lui une obéissance à Lui, et de la conformité à lui une conformité à Lui. Il a dit : « Quiconque obéit au Messager a obéi à Allah 54. » Et Il a dit 55 : « Et Nous ne t'avons envoyé que comme miséricorde pour les mondes 56. » Abou Bakr Muhammad 57 ibn Tahir 58 a dit : Allah a orné Muhammad, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, de la parure de la miséricorde. Ainsi, son être même était une miséricorde, et tous ses traits et attributs étaient une miséricorde pour les créatures. Quiconque reçoit quelque chose de sa miséricorde est sauvé dans les deux demeures de tout mal, et parvient dans les deux à tout bien-aimé. Ne vois-tu pas qu'Allah dit : « Et Nous ne t'avons envoyé que comme miséricorde pour les mondes » ? Ainsi, sa vie fut une miséricorde et sa mort une miséricorde. Comme il a dit, que la prière et la paix soient sur lui 59 : « Ma vie est un bien pour vous, et ma mort est un bien pour vous. » Et comme il a dit 60, que la prière et la paix soient sur lui : « Quand Allah veut la miséricorde pour une communauté 61, Il prend son prophète avant elle et le fait pour elle un avant-coureur 62 et un prédécesseur. » Et al-Samarqandi 63 a dit : « Miséricorde pour les mondes » signifie pour les djinns et les humains. Et il a été dit : Pour toutes les créatures. Pour le croyant, une miséricorde par la guidée ; pour l'hypocrite, une miséricorde par la sécurité contre la mise à mort ; pour le mécréant, une miséricorde par le report du châtiment. Ibn Abbas 64, qu'Allah les agrée 65, a dit : Il est une miséricorde pour les croyants et les mécréants, car ils ont été épargnés de ce qui a frappé les autres communautés démentes. Et il a été rapporté 66 : Que le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit à Gabriel, que la paix soit sur lui : « As-tu reçu quelque chose de cette miséricorde ? » Il dit : « Oui, je craignais la fin, mais j'ai été rassuré par la louange d'Allah, Puissant et Majestueux, à mon sujet par Sa parole : « Doué de force, auprès du Détenteur du Trône, élevé en rang, obéi là-bas et digne de confiance 67. » Et il est rapporté d'après Ja'far 68 ibn Muhammad al-Sadiq au sujet de Sa parole : « Paix soit sur toi de la part des compagnons de la droite 69 », c'est-à-dire par toi... Leur salut n'a eu lieu qu'en raison de la dignité de Muhammad, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Et Allah a dit : « Allah est la lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est semblable à une niche 70 » jusqu'au verset. Ka'b 71 al-Ahbar et Ibn Jubayr 72 ont dit : La deuxième lumière mentionnée ici est Muhammad, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Et Sa parole : « Sa lumière est semblable » signifie la lumière de Muhammad, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Et Sahl ibn 73 Abd Allah 74 a dit : Le sens est : Allah est le guide des habitants des cieux et de la terre. Puis il a dit 75 : La lumière de Muhammad, lorsqu'elle était déposée dans les reins, est semblable à une niche 76 dont la description 77 est telle... Et par « la lampe », Il a voulu son cœur ; par « le verre », sa poitrine... C'est-à-dire comme une étoile 78 brillante 79 en raison de ce qu'elle contient de foi et de sagesse. « Allumée d'un arbre béni » c'est-à-dire de la lumière d'Abraham, que la paix soit sur lui 80. Et Il a donné l'exemple de l'arbre béni. Et Sa parole : « Son huile est sur le point d'éclairer » signifie que la prophétie de Muhammad, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, est sur le point d'apparaître aux gens avant même qu'il ne parle, comme cette huile. Et il a été dit 81 au sujet de ce verset autre chose que cela, et Allah sait mieux. Et Allah l'a nommé dans le Coran, ailleurs que dans cet endroit, « lumière » et « lampe éclatante ». Il a dit : « Une lumière et un Livre explicite vous sont venus d'Allah 82. »
Et Allah Très-Haut a dit : « Nous t'avons envoyé comme témoin, annonciateur et avertisseur, comme celui qui appelle à Allah par Sa permission, et comme une lampe éclatante » (83). Et de cela relève Sa parole Très-Haut : « N'avons-Nous pas ouvert ta poitrine ? » (84) jusqu'à la fin de la sourate. « Sharaha » signifie « a élargi ». Ce qui est visé par « la poitrine » ici, c'est le cœur. Ibn 'Abbâs (85) – qu'Allah les agrée (86) tous deux – a dit : « Il l'a ouverte par la lumière (87) de l'Islam. » Sahl (88) a dit : « Par la lumière de la Mission (Risâla). » Al-Hasan (89) a dit : « Il l'a remplie de sagesse et de science. » Et il a été dit que son sens est : « N'avons-Nous pas purifié ton cœur afin qu'il n'accepte (90) pas l'insufflation (du Malin) ? » « Et n'avons-Nous pas déposé de toi ton fardeau qui accablait ton dos ? » (91) Il a été dit : « Ce qui a précédé comme péché de ta part – c'est-à-dire avant la Prophétie. » Et il a été dit : « Il visait le poids des jours de la Jâhiliyya (période préislamique). » Et il a été dit : « Il visait ce qui alourdissait son dos de la Mission (Risâla) jusqu'à ce qu'il l'ait transmise. » Cela a été rapporté par Al-Mâwardî (92) et As-Sulamî (93). Et il a été dit : « Nous t'avons préservé ; et sans cela, les péchés auraient alourdi ton dos. » Cela a été rapporté par As-Samarqandî (94). « Et n'avons-Nous pas élevé pour toi ta mention ? » (95) Yahyâ (96) ibn Adam a dit : « Par la Prophétie. » Et il a été dit : « Quand Je suis mentionné, tu es mentionné avec Moi, dans la parole : "Il n'y a de divinité qu'Allah, Muhammad est le Messager d'Allah". » Et il a été dit : « Dans l'appel à la prière (Adhân) (97). » Le juge et juriste Abû Al-Fadl a dit : « Ceci est une confirmation de la part d'Allah – que Son Nom soit exalté – à Son Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue – concernant l'immensité de Ses bienfaits envers lui, la noblesse de sa position auprès de Lui, et Son honneur pour lui, en ce qu'Il a ouvert son cœur à la foi et à la guidée, l'a élargi pour la compréhension de la science et le port de la sagesse, a levé de lui le poids des affaires de la Jâhiliyya qui pesait sur lui, le lui a rendu haïssable ainsi que ses manières d'être et ce sur quoi elle était, par la manifestation de sa religion sur toute religion, a déchargé de lui la responsabilité des charges de la Mission et de la Prophétie pour sa transmission aux gens de ce qui était descendu vers eux, et a exalté sa grandeur, l'immensité de son rang, l'élévation de sa mention et son association avec Son Nom à Son Nom... » Qatâda (98) a dit : « Allah Très-Haut a élevé sa mention dans ce bas monde et dans l'Au-delà ; il n'est point de prédicateur, ni de personne prononçant la Shahâda (attestation de foi), ni de personne accomplissant la prière, qui ne dise : "J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah et que Muhammad est le Messager d'Allah". » Et Abû Sa'îd (99) Al-Khudrî – qu'Allah l'agrée – a rapporté que le Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue – a dit (100) : « Jibrîl – sur lui la paix – est venu à moi et a dit : "Certes, mon Seigneur et ton Seigneur dit : Sais-tu (101) comment J'ai élevé ta mention ?" Je dis (102) : "Allah et Son Messager (103) savent mieux." Il dit : "Quand Je suis mentionné, tu es mentionné avec Moi..." » Ibn 'Atâ' (104) a dit : « J'ai fait de la perfection de la foi par ta mention avec Moi (105). » Et il (106) a dit également : « Je t'ai fait une mention parmi Mes mentions ; celui qui te mentionne Me mentionne. » Ja'far (107) ibn Muhammad As-Sâdiq a dit : « Nul ne te mentionne par la Mission (Risâla) sans Me mentionner par la Seigneurie (Rubûbiyya). » Et certains (108) ont fait allusion à ce sujet au rang de l'Intercession... Et parmi les mentions de lui avec Lui Très-Haut, il y a le fait qu'Il a associé Son obéissance à Son obéissance et Son Nom à Son Nom. Il a dit Très-Haut : « Obéissez à Allah et au Messager » (109)... et « Croyez en Allah et en Son Messager » (110)... Il les a donc réunis par la lettre de coordination "wâw" qui associe. Et il n'est pas permis de réunir ce propos pour autre que lui – qu'Allah prie sur lui et le salue. D'après Hudhayfa (111) – qu'Allah l'agrée –, d'après le Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue –, il a dit (112) : « Que nul d'entre vous ne dise : "Ce qu'Allah a voulu et ce qu'untel a voulu", mais plutôt : "Ce qu'Allah a voulu, puis ce qu'untel a voulu"... » Al-Khattâbî (113) a dit : « Il – qu'Allah prie sur lui et le salue – les a guidés vers la bienséance dans la préséance de la volonté d'Allah Très-Haut sur la volonté de quiconque autre que Lui, et l'a choisie avec "thumma" (puis) qui est pour la coordination et l'ordre successif, contrairement au "wâw" qui est pour l'association. » Et semblable à cela est l'autre hadith : « Un prédicateur (114) a prêché auprès du Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue – et a dit : "Quiconque obéit à Allah et à Son Messager est bien guidé, et quiconque leur désobéit (115)..." Alors le Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue – lui a dit : "Quel mauvais prédicateur pour le peuple tu es ! Lève-toi (116) – ou il a dit : Va-t'en." » Abû Sulaymân (117) a dit : « Il a désapprouvé de sa part la réunion des deux noms par la lettre de pronom (118) en raison de ce qu'elle contient comme égalisation. » D'autres ont soutenu qu'il n'a désapprouvé que l'arrêt sur "leur désobéit" ('asâhumâ). Et la parole d'Abû Sulaymân est plus correcte... en raison de ce qui a été rapporté dans le hadith authentique qu'il a dit : « Et quiconque leur désobéit s'est égaré », sans mentionner l'arrêt sur "leur désobéit". Et les exégètes et les spécialistes des significations (119) ont divergé au sujet de la parole d'Allah Très-Haut : « Certes, Allah et Ses anges prient sur le Prophète » (120) : est-ce que "prient" (yusallûna) se rapporte à Allah Très-Haut et aux anges ? Ou non ? Certains l'ont permis. D'autres l'ont interdit en raison de la cause de l'association (tashrîk). Et ils ont spécifié le pronom aux anges. Et ils ont estimé le verset ainsi : « Certes, Allah prie, et Ses anges prient. » Il a été rapporté (121) d'après 'Umar (122) – qu'Allah l'agrée – qu'il a dit : « Parmi tes mérites auprès d'Allah, Il a fait de ton obéissance Son obéissance (123), et Il a dit Très-Haut : "Quiconque obéit au Messager a certes obéi à Allah (124)." » Et Allah Très-Haut a dit : « Dis : "Si vous aimez Allah, suivez-moi, Allah vous aimera (125)" » (126). Et il a été rapporté (127) que lorsque ce verset descendit, ils dirent : « Muhammad veut que nous le prenions comme une affection (hanânan) (128) comme les chrétiens ont pris Jésus. » Alors Allah Très-Haut fit descendre : « Dis : "Obéissez à Allah et au Messager" » (129)... Il associa donc Son obéissance à Son obéissance, en dépit d'eux. Et les exégètes ont divergé sur le sens de la parole d'Allah Très-Haut dans la Mère du Livre (Umm al-Kitâb) : « Guide-nous sur le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de bienfaits (130). » Abû Al-'Âliya (131) et Al-Hasan (132) Al-Basrî ont dit : « Le droit chemin, c'est le Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue –, et l'élite de sa Famille et ses Compagnons. » Cela a été rapporté d'eux deux (133) par Abû Al-Hasan Al-Mâwardî (134). Et Makkî (135) a rapporté d'eux deux quelque chose de semblable (136), et a dit : « C'est le Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – et ses deux compagnons Abû Bakr et 'Umar – qu'Allah les agrée. » Et Abû Al-Layth As-Samarqandî (137) a rapporté quelque chose de semblable d'après Abû Al-'Âliya au sujet de la parole d'Allah Très-Haut : « Le chemin de ceux que Tu as comblés de bienfaits (138). » Cela parvint à Al-Hasan (139) qui dit : « Il a dit vrai, par Allah, et a donné un bon conseil. » Et Al-Mâwardî (140) a rapporté cela dans l'exégèse de « Le chemin de ceux que Tu as comblés de bienfaits » d'après 'Abd Ar-Rahmân (141) ibn Zayd. Et Abû 'Abd Ar-Rahmân (142) As-Sulamî a rapporté d'après certains d'entre eux dans l'exégèse de la parole d'Allah Très-Haut : « Il s'est saisi de l'anse la plus solide (143) » que c'est Muhammad – qu'Allah prie sur lui et le salue. Et il a été dit : « C'est l'Islam. » Et il a été dit : « C'est l'attestation de l'Unicité (Shahâdat at-Tawhîd). » Et Sahl (144) a dit au sujet de la parole d'Allah Très-Haut : « Et si vous comptez le bienfait d'Allah, vous ne pourrez le dénombrer » (145) : « Son bienfait par Muhammad – qu'Allah prie sur lui et le salue. » Et Allah Très-Haut a dit : « Et celui qui est venu avec la vérité et celui qui l'a confirmée, ceux-là sont les pieux » (146) – les deux versets. La plupart des exégètes sont d'avis que « celui qui est venu avec la vérité » est Muhammad – qu'Allah prie sur lui et le salue. Certains ont dit : « Et c'est lui qui l'a confirmée. » Et on a lu : « Saddaqa bihi » (avec allègement). D'autres (147) ont dit : « Ceux qui l'ont confirmée sont les croyants. » Et il a été dit : « C'est Abû Bakr (148). » Et il a été dit : « C'est 'Alî. » Et il a été dit autre chose que cela parmi les paroles. Et d'après Mujâhid (149) au sujet de la parole d'Allah Très-Haut : « Certes, c'est par l'évocation d'Allah que les cœurs trouvent la quiétude » (150), il a dit : « Par Muhammad – qu'Allah prie sur lui et le salue – et ses Compagnons (151). » LE SECOND CHAPITRE SUR LA DESCRIPTION PAR LUI TRÈS-HAUT DE LUI PAR LE TÉMOIGNAGE ET CE QUI S'Y RAPPORTE COMME LOUANGE ET HONNEUR Allah Très-Haut a dit : « Ô Prophète ! Nous t'avons envoyé comme témoin, annonciateur et avertisseur (152) »... le verset. Allah Très-Haut a réuni pour lui dans ce verset des genres de rangs de faveur (153) et un ensemble de descriptions de louange. Il a fait de lui un « témoin » pour sa communauté, pour lui-même, par sa transmission de la Mission (Risâla) à eux... Et cela fait partie de ses particularités – qu'Allah prie sur lui et le salue. « Annonciateur » pour les gens de Son obéissance... « Avertisseur » pour les gens de Sa désobéissance... « Celui qui appelle » à Son Unicité et à Son adoration... « Et une lampe éclatante » par laquelle on est guidé vers la vérité...
D'après 'Atā' ibn Yasār (154) qui a dit : J'ai rencontré 'Abdullah ibn 'Amr (155) ibn al-'Āṣ (156) et je lui ai dit (157) : Informe-moi au sujet de la description du Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue. Il dit : Oui (158), par Allah, il est certes décrit dans la Torah par une partie de sa description dans le Coran : « Ô Prophète, Nous t'avons envoyé comme témoin, annonciateur, avertisseur et protecteur » pour les illettrés. Tu es Mon serviteur et Mon messager ; Je t'ai nommé al-Mutawakkil (celui qui s'en remet à Allah). Il n'est ni rude (159) ni dur, ni criard (160) sur les marchés, et il ne repousse pas le mal par le mal (161), mais il pardonne et absout. Et Allah ne le rappellera pas avant d'avoir redressé par lui la religion déviante, en ce qu'ils disent : « Il n'y a de divinité qu'Allah », et qu'Il ouvre par lui des yeux aveugles, des oreilles sourdes et des cœurs enveloppés... Et il a mentionné une chose similaire (163) d'après 'Abdullah ibn Salām (164) et Ka'b al-Aḥbār (165) : Et dans certaines de ses voies (166) d'après Ibn (167) Isḥāq (168) : « Et il n'est ni bruyant sur les marchés, ni ne se pare (169) d'obscénité, ni ne profère de paroles grossières (170). Je le dirige vers toute belle chose, Je lui accorde tout noble caractère, Je fais de la sérénité son vêtement, de la piété son habit de cœur (171), de la crainte révérencielle sa conscience (172), de la sagesse sa raison, de la véracité et de la loyauté sa nature, du pardon et du bien son caractère, de la justice sa conduite, de la vérité sa loi, de la guidée son guide (173), de l'islam sa religion, et Aḥmad son nom. Je guide par lui après l'égarement, J'instruis par lui après l'ignorance, J'élève par lui après l'obscurité, Je fais connaître par lui après l'anonymat (174), Je multiplie par lui après le petit nombre, J'enrichis par lui après le besoin, Je rassemble par lui après la dispersion, J'unifie par lui les cœurs divergents, les passions dispersées et les nations divisées, et Je fais de sa communauté la meilleure communauté qui ait été suscitée pour les gens. » Et dans un autre hadith (175) : Le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, nous a informés de sa description dans la Torah : « Mon serviteur Aḥmad l'élu. Sa naissance est à La Mecque, et son émigration est à Médine – ou il a dit : Ṭayba –. Sa communauté est celle qui loue Allah en toute circonstance. » Et Il dit, exalté soit-Il : « Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré » (176) les deux versets. Et Il dit, exalté soit-Il : « C'est par une miséricorde d'Allah que tu as été doux envers eux » (177) le verset. As-Samarqandī (178) a dit : Allah, exalté soit-Il, leur rappelle (179) Sa grâce en ce qu'Il a fait de Son Messager, qu'Allah prie sur lui et le salue, un miséricordieux envers les croyants, un compatissant au cœur doux ; et s'il avait été rude et dur dans ses paroles, ils se seraient dispersés loin de lui. Mais Allah, exalté soit-Il, l'a fait généreux, facile, affable, bienfaisant et doux. C'est ainsi qu'a dit aḍ-Ḍaḥḥāk (181). Et Il dit, exalté soit-Il : « Et ainsi Nous avons fait de vous une communauté du juste milieu afin que vous soyez témoins pour les gens et que le Messager soit témoin pour vous » (182). Abū al-Ḥasan al-Qābisī (183) a dit : Allah, exalté soit-Il, a montré la supériorité de notre Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, et la supériorité de sa communauté par ce verset. Et dans Sa parole dans l'autre verset : « Et dans ceci, afin que le Messager soit témoin pour vous et que vous soyez témoins pour les gens » (184). Et de même Sa parole, exalté soit-Il : « Qu'en sera-t-il donc, lorsque Nous ferons venir de chaque communauté un témoin » (185) le verset. Et Sa parole, exalté soit-Il : « Juste milieu (wasaṭan) » c'est-à-dire justes (186), meilleurs. Et le sens de ce verset est (187) : De même que Nous vous avons guidés, de même Nous vous avons distingués et favorisés en faisant de vous une communauté meilleure et juste, afin que vous témoigniez pour les prophètes – sur eux la prière et la paix – auprès de leurs communautés, et que le Messager témoigne pour vous de votre véracité. Il a été dit (188) : Certes, Allah – que Sa majesté soit glorifiée – lorsqu'Il interroge les prophètes : « Avez-vous transmis ?! » Ils répondent : « Oui. » Leurs communautés disent alors : « Aucun annonciateur ni avertisseur n'est venu à nous » (189). Alors la communauté de Muḥammad, qu'Allah prie sur lui et le salue, témoigne pour les prophètes, et le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, les atteste. Et il a été dit que le sens du verset est : Vous êtes un argument contre quiconque s'oppose à vous, et le Messager, qu'Allah prie sur lui et le salue, est un argument contre vous... As-Samarqandī l'a rapporté. Et Il dit, exalté soit-Il : « Et annonce à ceux qui ont cru qu'ils ont un pied de vérité (qadama ṣidqin) auprès de leur Seigneur » (190). Qatāda (191), al-Ḥasan (192) et Zayd ibn Aslam (193) ont dit : « Le pied de vérité » est Muḥammad, qu'Allah prie sur lui et le salue, qui intercède pour eux (194). Et d'après al-Ḥasan également (195) : C'est leur épreuve par leur Prophète. Et d'après Abū Sa'īd (196) al-Khudrī, qu'Allah l'agrée : C'est l'intercession de leur Prophète Muḥammad, qu'Allah prie sur lui et le salue (197). Il est un intercesseur de vérité auprès de leur Seigneur. Et Sahl ibn 'Abdillāh (198) at-Tustarī a dit : C'est l'antécédence d'une miséricorde qu'Il a déposée en Muḥammad, qu'Allah prie sur lui et le salue. Et Muḥammad (199) ibn 'Alī at-Tirmidhī a dit : C'est l'imam des véridiques et des sincères, l'intercesseur obéi et le demandeur exaucé, Muḥammad, qu'Allah prie sur lui et le salue... As-Sulamī (200) l'a rapporté d'après lui. **Le troisième chapitre sur ce qui est venu de Son adresse à lui sur le mode de la bienveillance et de la bonté** Parmi cela, Sa parole, exalté soit-Il : « Qu'Allah te pardonne ! Pourquoi leur as-tu permis (de rester) ? » (201). Abū (202) Muḥammad Makkī (203) a dit : Il a été dit : Ceci est un début de parole équivalent à : « Qu'Allah te réforme ! Qu'Allah te rende puissant ! » Et 'Awn (204) ibn 'Abdillāh a dit : Il l'a informé du pardon avant de l'informer de la faute. As-Samarqandī (205) a rapporté d'après certains d'entre eux que son sens est : Qu'Allah te guérisse, ô toi au cœur sain, pourquoi leur as-tu permis ? Il a dit (206) : Et si le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, avait commencé par « Pourquoi leur as-tu permis ? », on aurait craint pour lui que son cœur ne se brise par crainte de cette parole. Mais Allah, exalté soit-Il, par Sa miséricorde, l'a informé du pardon jusqu'à ce que son cœur s'apaise (207). Puis Il a dit : « Pourquoi leur as-tu permis (de rester) » en se dérobant, jusqu'à ce que te soit clair le véridique dans son excuse du menteur. Et dans cela, il y a, de l'immensité de son rang auprès d'Allah, ce qui n'échappe à aucun doué d'intelligence. Et de Son honneur envers lui, et de Sa bonté envers lui, ce dont les attaches (208) du cœur sont impuissantes à connaître la limite. Nifṭawayh (209) a dit : Des gens ont soutenu que le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, est réprimandé par ce verset. Loin de lui cela ! Au contraire, il était en situation de choix. Lorsqu'il a permis (210) pour eux, Allah, exalté soit-Il, lui a fait savoir que (211) s'il ne leur avait pas permis, ils seraient restés par leur hypocrisie, et qu'il n'y avait pas de péché pour lui dans la permission donnée. Le juriste juge (212) a dit : Il incombe au musulman qui lutte contre son âme, qui discipline (213) son caractère par la bride de la Loi, de se parer des bonnes manières du Coran dans sa parole, son acte, ses transactions et ses dialogues, car il est l'essence (214) des connaissances véritables et le jardin des bonnes manières religieuses et mondaines. Et qu'il médite cette bienveillance étonnante dans l'interrogation de la part du Seigneur des seigneurs, le Bienfaiteur envers tous, le Suffisant à Lui-même par rapport à tous, et qu'il en extraie (215) les enseignements, et comment Il a commencé par l'honneur avant le reproche, et a familiarisé par le pardon avant la mention de la faute – si faute il y a. Et Il dit, exalté soit-Il : « Et si Nous ne t'avions pas affermi, tu aurais bien failli pencher un peu vers eux » (216). Certains théologiens (217) ont dit : Allah a réprimandé les prophètes – que les prières d'Allah soient sur eux – après les faux pas, et Il a réprimandé notre Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, avant qu'ils ne se produisent, afin que par cela il soit plus ferme dans son arrêt et sa préservation des conditions (218) de l'amour. Et ceci est l'extrême de la sollicitude. Ensuite, regarde comment Il a commencé par son affermissement et sa sécurité avant la mention de ce dont Il lui a fait reproche, et la crainte qu'il ne penche vers eux. Ainsi, au sein de Son reproche se trouve son innocence, et dans le pli de Son avertissement se trouve sa sécurité et son honneur. Et de même, Sa parole, exalté soit-Il : « Nous savons bien que ce qu'ils disent t'afflige. Or, ce n'est pas toi qu'ils traitent de menteur » (219) le verset. 'Alī (220), qu'Allah l'agrée, a dit : Abū Jahl a dit au Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue : « Nous ne te traitons pas de menteur, mais nous traitons de mensonge ce avec quoi tu es venu... » Alors Allah, exalté soit-Il, a révélé (221) : « Ce n'est pas toi qu'ils traitent de menteur » le verset. Et il a été rapporté (222) : « Lorsque son peuple traita le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, de menteur, il s'affligea. Alors Jibrīl, sur lui la paix, vint à lui et dit : Qu'est-ce qui t'afflige ? Il dit : Mon peuple m'a traité de menteur. Il dit : Ils savent que tu es véridique. Alors Allah, exalté soit-Il, révéla le verset » (223).
Dans ce verset, il y a un sens subtil 83 dans la consolation que Dieu lui a donnée — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — et dans la bienveillance de Sa parole, en établissant pour lui qu'il est véridique auprès d'eux et qu'ils ne le traitent pas de menteur, mais reconnaissent sa sincérité en parole et en conviction. Avant la prophétie, ils l'appelaient « al-Amîn » 84. Par cette affirmation 85, Il a repoussé l'offense 86 que son âme aurait pu ressentir à être qualifiée de mensonge, puis Il a dirigé le blâme contre eux en les appelant « négateurs » et « injustes ». Dieu a dit : « Mais les injustes renient Nos signes » 87. Loin de lui 88 toute souillure. Il les a chargés de l'entêtement en niant les signes, ce qui est la véritable injustice. Car le reniement ne vient que de celui qui connaît une chose puis la nie. Comme Dieu a dit : « Ils les nièrent injustement et orgueilleusement, alors qu'en eux-mêmes ils en étaient convaincus » 89. Puis Il l'a consolé et réconforté par ce qu'Il a mentionné de ceux d'avant lui, et lui a promis la victoire. Par Sa parole : « Des messagers avant toi ont été traités de menteurs » 90. Celui qui lit 91 « lā yukadhdhibūnaka » 92 avec allègement, son sens est : ils ne te trouvent pas menteur. Al-Farrâ' 93 et al-Kisâ'î 94 ont dit : ils ne disent pas que tu es menteur. Et il a été dit : ils n'apportent pas de preuve de ton mensonge et ne l'établissent pas. Celui qui lit 95 avec redoublement, son sens est : ils ne t'attribuent pas le mensonge. Et il a été dit : ils ne croient pas que tu es menteur. Parmi ce qui a été mentionné de ses particularités et de la bonté de Dieu envers lui, il y a le fait que Dieu s'est adressé à tous les prophètes — que la prière et la paix soient sur eux — par leurs noms. Il a dit : « Ô Adam » 96, « Ô Noé » 97, « Ô Abraham » 98, « Ô Moïse » 99, « Ô David » 100, « Ô Jésus » 101, « Ô Zacharie » 102, « Ô Jean » 103. Mais Il ne s'est adressé à lui que par : « Ô Messager » 104, « Ô Prophète » 105, « Ô toi qui t'enveloppes » 106, « Ô toi qui te couvre » 107. **Chapitre quatrième : Sur le serment de Dieu — exalté soit-Il — par la grandeur de sa dignité** Dieu a dit : « Par ta vie ! Ils errent dans leur ivresse » 108. Les exégètes sont unanimes sur le fait qu'il s'agit d'un serment de Dieu — que Sa majesté soit exaltée — par la durée de la vie de Muhammad — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui. À l'origine, la lettre 'ayn de 'umr est en damma, mais elle a été ouverte en raison de l'usage fréquent. Son sens 109 est : par ta persistance, ô Muhammad. Et il a été dit 110 : par ta vie. Et il a été dit : par ton existence. C'est le summum de la glorification, l'extrême de la piété et de l'honneur. Ibn 'Abbâs 111 a dit : Dieu n'a créé, formé 112 et produit aucune âme plus noble à Ses yeux que Muhammad — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — et je n'ai pas entendu Dieu jurer par la vie de quiconque d'autre que lui. Abû al-Jawzâ' 113 a dit : Dieu n'a juré par la vie de personne d'autre que Muhammad — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — car il est la plus noble des créatures auprès de Lui. Dieu a dit : « Yâ Sîn. Par le Coran plein de sagesse » 114 — les versets. Les exégètes ont divergé sur le sens de « Yâ Sîn » selon plusieurs opinions. Abû Muhammad Makkî 115 a rapporté qu'il est rapporté 116 du Prophète — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — qu'il a dit : « J'ai auprès de mon Seigneur dix noms 117 », et il a mentionné 118 que « Tâ Hâ » et « Yâ Sîn » sont deux de ses noms 119. Abû 'Abd al-Rahmân al-Sulamî 120 a rapporté de Ja'far al-Sâdiq 121 qu'il signifie : « Ô maître », en s'adressant à Son Prophète — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui. D'après Ibn 'Abbâs 122 : « Yâ Sîn » signifie « Ô homme », visant Muhammad — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui. Et il a dit 123 : c'est un serment, et il fait partie des noms de Dieu — exalté soit-Il. Al-Zajjâj 124 a dit : il a été dit que son sens est : « Ô Muhammad ». Et il a été dit : « Ô homme » 125. Et il a été dit : « Ô être humain » 126. D'après Ibn al-Hanafiyya 127 : « Yâ Sîn » signifie « Ô Muhammad » 128. D'après Ka'b 129 : « Yâ Sîn » est un serment par lequel Dieu a juré deux mille ans avant de créer les cieux et la terre 130... « Ô Muhammad, tu es certes parmi les envoyés ». Puis Dieu a dit : « Par le Coran plein de sagesse, tu es certes parmi les envoyés » 131. - Si l'on considère 132 qu'il fait partie de ses noms — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — et qu'il est établi qu'il s'agit d'un serment, alors il y a en cela la glorification déjà mentionnée, et le serment est renforcé par la conjonction d'un autre serment. - Et s'il a le sens d'une interpellation, alors un autre serment vient après pour confirmer sa mission et attester de sa guidance : Dieu a juré par Son nom et Son Livre qu'il est certes parmi les envoyés, par Sa révélation à Ses serviteurs, et sur une voie droite de Sa foi, c'est-à-dire un chemin sans déviation ni écart de la vérité. Al-Naqqâsh 133 a dit : Dieu n'a juré à aucun de Ses prophètes de la mission dans Son Livre, sauf à lui. Et il y a en cela de sa glorification et de sa magnificence, selon l'interprétation de celui qui dit que cela signifie « Ô maître », ce qu'il contient. Le Prophète — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — a dit : « Je suis le maître des enfants d'Adam, sans orgueil » 134. Dieu a dit : « Je jure par cette cité, et toi tu es libre dans cette cité » 135. « Je ne jure pas » par elle si tu n'y es plus après en être sorti. Rapporté par Makkî 136. Et il a été dit : « Lâ » est superflue, c'est-à-dire : Je jure par elle, et toi, ô Muhammad, tu y es « libre » ou « licite », tout ce que tu y fais t'est permis, selon les deux interprétations. Le but de « la cité » pour ceux-ci est La Mecque 137. Al-Wâsitî 138 a dit : c'est-à-dire Nous jurons pour toi par cette cité que tu as honorée par ta présence vivant, et par ta bénédiction mort, c'est-à-dire Médine. La première est plus correcte, car la sourate est mecquoise, et ce qui suit le confirme par Sa parole : « libre dans cette cité ». Similaire est la parole d'Ibn 'Atâ' 139 dans l'exégèse de Sa parole : « et cette cité sûre » 140. Il a dit : Dieu l'a rendue sûre par Sa résidence en elle et Sa présence en elle. Car Sa présence est une sécurité partout où Il est. Puis Dieu a dit : « et par le père et ce qu'il a engendré » 141. Celui qui dit 142 qu'il vise Adam, c'est général. Et celui qui dit que c'est Abraham, « et ce qu'il a engendré » — si Dieu le veut — c'est une indication vers Muhammad — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — et ainsi la sourate contient le serment par lui — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — en deux endroits. Dieu a dit : « Alif Lâm Mîm. Ce Livre, nul doute là-dessus » 143. Ibn 'Abbâs 144 a dit : ces lettres sont des serments par lesquels Dieu a juré 145. Et d'après lui 146 et d'autres, il y a d'autres interprétations. Sahl 147 ibn 'Abd Allâh al-Tustarî a dit : « Alif » est Dieu — exalté soit-Il 148 — « Lâm » est Gabriel, « Mîm » est Muhammad — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui. Al-Samarqandî 149 a rapporté cette opinion sans l'attribuer à Sahl, et a fait 150 son sens : Dieu a fait descendre Gabriel sur Muhammad avec ce Coran, nul doute là-dessus. - Selon la première interprétation 151, le serment implique que ce Livre est vrai, sans doute, puis il y a en cela la vertu de l'association de son nom avec le Sien, comme précédemment. Ibn 'Atâ' 152 a dit, à propos de Sa parole : « Qâf. Par le Coran glorieux » 153 : Il a juré par la force du cœur de Son bien-aimé Muhammad — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — lorsqu'il a porté l'adresse et la contemplation sans que cela n'affecte son état élevé. Et il a été dit : c'est un nom pour le Coran. Et il a été dit : c'est un nom pour Dieu — exalté soit-Il. Et il a été dit 154 : une montagne qui entoure la terre. Et il a été dit autre chose. Ja'far ibn Muhammad 155 a dit, dans l'exégèse de « Par l'étoile quand elle descend » 156 : c'est Muhammad — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui. Et il a dit : « l'étoile » est le cœur de Muhammad — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui. « descend » signifie qu'il s'est dilaté des lumières. Et il a dit : il s'est détaché de ce qui n'est pas Dieu. Ibn 'Atâ' 157 a dit, à propos de Sa parole : « Par l'aube et par dix nuits » 158 : l'aube est Muhammad — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — car de lui jaillit la foi. **Chapitre cinquième : Sur le serment de Dieu — que Sa majesté soit exaltée — pour lui, afin d'affirmer sa position auprès de Lui** Dieu a dit : « Par la clarté du jour et par la nuit quand elle s'étend » 159 — la sourate. On a divergé sur la cause de la révélation de cette sourate. Il a été dit : le Prophète — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — avait cessé la prière nocturne pour une excuse qui lui était survenue, et une femme a parlé de cela 160. Et il a été dit 161 : ce sont plutôt les associateurs qui en ont parlé lors de l'interruption de la révélation. Alors la sourate fut révélée 162. Le juriste et juge 163 a dit : cette sourate contient, de l'honneur que Dieu — exalté soit-Il — lui a accordé, de Sa mention élogieuse 164 de lui et de Sa glorification de lui, six aspects :
Le premier : le serment qu'Il a fait pour lui au sujet de ce qu'Il lui a annoncé de son état, par Sa parole : « Par le matin ! Par la nuit quand elle s'étend ! » 165, c'est-à-dire : par le Seigneur du matin. Et ceci est l'un des plus grands degrés de la bienfaisance. Le deuxième : la manifestation de sa position auprès de Lui et de sa faveur auprès de Lui, par Sa parole : « Ton Seigneur ne t'a ni abandonné ni haï » 166, c'est-à-dire : Il ne t'a pas laissé ni détesté. Et on a dit : Il ne t'a pas négligé après t'avoir élu. Le troisième : Sa parole : « La vie dernière est meilleure pour toi que la vie présente » 167. Ibn Ishaq 168 a dit : c'est-à-dire : ta fin 169 dans ton retour auprès d'Allah est plus grande que ce qu'Il t'a donné comme honneur en ce monde. Et Sahl 170 a dit : c'est-à-dire : ce que J'ai réservé pour toi comme intercession et comme station louable 171 est meilleur pour toi que ce que Je t'ai donné en ce monde. Le quatrième : Sa parole : « Ton Seigneur te donnera et tu seras satisfait » 172. Et ce verset est global pour les aspects de l'honneur, les types de la félicité, les diverses faveurs dans les deux demeures et l'accroissement. Ibn Ishaq 173 a dit : Il le satisfait par la victoire 174 en ce monde et la récompense dans l'autre. Et on a dit 175 : Il lui donne le Bassin 176 et l'intercession. Et il a été rapporté d'après certains membres de la famille du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) qu'il a dit : « Il n'y a pas dans le Coran de verset plus porteur d'espoir que celui-ci, et le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) n'agrée pas qu'un seul de sa communauté entre en Enfer » 177. Le cinquième : ce qu'Allah lui a compté comme bienfaits et a établi comme faveurs 178 avant cela, dans le reste de la sourate : Sa guidance vers ce qu'Il l'a guidé, ou la guidance des gens par lui, selon la divergence des exégèses ; et il n'avait pas de bien, alors Il l'a enrichi par ce qu'Il lui a donné, ou par ce qu'Il a mis dans son cœur comme contentement et richesse ; et orphelin, alors son oncle l'a protégé 179 et l'a recueilli auprès de lui. Et on a dit : Il l'a recueilli auprès d'Allah 180. Et on a dit : « orphelin » sans pareil, alors Il t'a recueilli auprès de Lui. Et on a dit : le sens est : Ne t'a-t-Il pas trouvé égaré et a guidé par toi, pauvre et a enrichi par toi, orphelin et a recueilli par toi ? Il lui a rappelé ces faveurs, et qu'Il ne l'a pas négligé dans son enfance, sa pauvreté, son orphelinat, et avant sa connaissance de Lui, et ne l'a ni abandonné ni haï, alors comment après sa spécialisation et son élection ? Le sixième : Il lui a ordonné de manifester Sa grâce sur lui, et de remercier ce dont Il l'a honoré, en le divulguant et en exaltant sa mention, par Sa parole : « Et quant au bienfait de ton Seigneur, raconte-le » 181. Car le remerciement du bienfait est d'en parler 182. Et ceci est particulier pour lui, général pour sa communauté. Et Allah a dit : « Par l'étoile quand elle descend » 183 jusqu'à Sa parole : « Il a vu des signes de son Seigneur, les plus grands » 184. Les exégètes ont divergé sur la parole d'Allah : « Par l'étoile » selon des avis connus. Parmi eux : l'étoile au sens apparent. Et parmi eux : le Coran. Et d'après Ja'far ibn Muhammad 185 : c'est Muhammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Et il a dit : c'est le cœur de Muhammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Et on a dit au sujet de Sa parole : « Par le ciel et l'astre nocturne ! Et qui te fera savoir ce qu'est l'astre nocturne ? C'est l'étoile qui transperce » 186 : « l'étoile » ici aussi est Muhammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), rapporté par al-Sulamî 187. Ces versets ont inclus de son mérite et de son honneur ce que le dénombrement ne peut atteindre 188. Et Allah, gloire à Son nom, a juré sur la guidance de l'Élu 189, sa purification de la passion, sa véracité dans ce qu'il a récité, et que c'est une révélation inspirée, que Jibrîl 190 le Fort 191 la lui a apportée d'Allah. Puis Allah a informé de sa vertu par l'histoire du Voyage nocturne 192, de son arrivée au Lotus de la limite 193, de la confirmation de sa vue dans ce qu'il a vu, et qu'il a vu des signes de son Seigneur, les plus grands. Et Il a attiré l'attention sur cela au début de la sourate al-Isrâ' 194. Et comme ce dont le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a été dévoilé de cette Jabarût 195, et ce qu'il a contemplé des merveilles du Malakût 196, les expressions ne peuvent l'englober, et les intelligences ne peuvent supporter d'en entendre le moindre, Allah y a fait allusion par l'évocation et la périphrase indiquant la vénération. Il a dit : « Il révéla à Son serviteur ce qu'Il révéla » 197. Et ce type de discours est appelé par les critiques et les rhétoriciens « la révélation et l'allusion », et c'est pour eux le plus éloquent des modes de concision. Et Il a dit : « Il a vu des signes de son Seigneur, les plus grands » 198. Les intelligences sont restées impuissantes devant le détail de ce qui a été révélé, et les rêves se sont égarés dans la détermination de ces grands signes. Al-Qâdî Abû al-Fadl 199 a dit : Ces versets ont inclus l'information d'Allah sur la purification de l'ensemble du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et son immunité contre les défauts dans ce Voyage nocturne. Il a purifié son cœur, sa langue et ses membres. - Son cœur par Sa parole : « Le cœur n'a pas menti sur ce qu'il a vu » 200. - Sa langue par Sa parole : « Et il ne parle pas sous l'effet de la passion » 201. - Sa vue par Sa parole : « Le regard n'a pas dévié ni outrepassé » 202. Et Allah a dit : « Non ! Je jure par les planètes qui reculent, qui courent et disparaissent » 203 jusqu'à Sa parole : « Et ce n'est pas la parole d'un démon maudit » 204. « Non ! Je jure » signifie : Je jure. « C'est la parole d'un noble messager » 205 c'est-à-dire noble auprès de Celui qui l'a envoyé. « Doué de force » 206 pour transmettre ce qu'il a porté comme révélation. « Placé haut » 207 c'est-à-dire ayant une position élevée auprès de son Seigneur 208, un rang élevé auprès de Lui. « Obéi là-haut » 209 c'est-à-dire dans le ciel. « Digne de confiance » 210 pour la révélation. ‘Alî ibn ‘Îsâ et d'autres 211 ont dit : Le messager ici est Muhammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), et les attributs sont donc pour lui. Et d'autres 212 ont dit : C'est Jibrîl, et les attributs se rapportent à lui. « Et il l'a vu » 213 c'est-à-dire Muhammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). On a dit 214 : Il a vu son Seigneur. Et on a dit : Il a vu Jibrîl sous sa forme. « Et il n'est pas avare du mystère » 215 c'est-à-dire il n'est pas accusé. Et celui qui le lit avec un dâd 216 signifie : il n'est pas avare de l'appeler et de rappeler son jugement et sa science, et ceci est pour Muhammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) par consensus. Et Allah a dit : « Nûn. Par la plume et ce qu'ils écrivent » 217 et les versets suivants. Allah a juré par ce par quoi Il a juré de Son serment solennel, pour la purification de l'Élu 218 de ce dont les mécréants l'ont accusé 219 et de leur démenti à son égard, et pour sa quiétude et l'extension de son espoir, par Sa parole, en améliorant Son discours : « Par la grâce de ton Seigneur, tu n'es pas un possédé » 220. Et ceci est le summum de la bienfaisance dans l'interpellation, et le plus haut degré des bonnes manières dans la conversation. Puis Il l'a informé de ce qu'il a auprès de Lui comme félicité permanente et récompense ininterrompue, que nul dénombrement ne peut saisir, et qu'Il ne lui rappelle pas comme faveur. Il a dit : « Et il y a pour toi une récompense jamais interrompue » 221. Puis Il a fait son éloge pour ce qu'Il lui a accordé comme dons, et l'a guidé vers cela, et a renforcé cela pour parfaire la glorification par les deux particules d'affirmation. Il a dit : « Et tu es d'un caractère immense » 222. On a dit : le Coran 223. Et on a dit : l'Islam 224. Et on a dit : la nature généreuse 225. Et on a dit : tu n'as d'autre préoccupation qu'Allah 226. Al-Wâsitî 227 a dit : Il a fait son éloge pour la beauté de son accueil de ce qu'Il lui a prodigué comme bienfaits, et l'a préféré par cela aux autres, car Il l'a créé sur ce caractère 228. Gloire au Doux, au Bienfaiteur, au Généreux, au Louangé, qui a facilité le bien et y a guidé, puis a loué celui qui le fait et l'en a récompensé. Gloire à Lui ! Que Sa libéralité est abondante 229 et Sa faveur vaste ! - Puis Il l'a consolé de leurs paroles après cela par ce qu'Il lui a promis comme châtiment pour eux et menace, par Sa parole : « Tu verras et ils verront » 230 et les trois versets suivants. - Puis Il a enchaîné après Sa louange par le blâme de son ennemi 231, et a mentionné son mauvais caractère et ses défauts, en prenant cela en charge par Sa grâce, et en vengeant Son Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Il a mentionné une dizaine de traits blâmables en lui, par Sa parole : « N'obéis pas aux démenteurs » 232 jusqu'à Sa parole : « Des légendes des anciens » 233. - Puis Il a conclu cela par la menace véridique de sa totale perdition et de la fin de sa ruine 234, par Sa parole : « Nous le marquerons sur le museau » 235. Ainsi, le secours d'Allah pour lui fut plus complet que son propre secours, et la réponse d'Allah à son ennemi fut plus éloquente que la sienne, et plus établie dans le registre de sa gloire. Chapitre six : Ce qui est venu de la parole d'Allah à son sujet (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) sous forme de compassion et d'honneur Allah a dit : « Tâ-Hâ. Nous n'avons pas fait descendre sur toi le Coran pour que tu sois malheureux » 236. On a dit : « Tâ-Hâ » est un de ses noms (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) 237. Et on a dit : c'est un nom d'Allah 238.
Et il fut dit : son sens est « Ô homme » 239. Et il fut dit : « Ô être humain ». Et il fut dit : ce sont des lettres détachées 240 pour des significations. Al-Wasitî 241 a dit : Il voulait dire « Ô pur, ô guide ». Et il fut dit : c'est un impératif du verbe « fouler », et le hâ' 242 est une allusion à la terre, c'est-à-dire : « Appuie-toi sur la terre avec tes deux pieds, et ne fatigue pas ton âme en t'appuyant sur un seul pied. » Et c'est la parole de Dieu Très-Haut : « Nous n'avons pas fait descendre sur toi le Coran pour que tu sois malheureux » 243. Le verset fut révélé à propos de ce que le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, s'imposait comme veilles, fatigue et prière nocturne. D'après ar-Rabî' ibn Anas 244 qui a dit : « Le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, lorsqu'il priait, se tenait sur un pied et levait l'autre. Alors Dieu Très-Haut révéla : 'Tâ Hâ', c'est-à-dire : foule la terre, ô Muhammad : « Nous n'avons pas fait descendre sur toi le Coran pour que tu sois malheureux » 245 et les versets suivants. » Et il n'y a aucun doute sur tout ce que cela comporte d'honneur et de belle conduite. - Et si nous faisons de « Tâ Hâ » l'un de ses noms, que Dieu prie sur lui et le salue, comme il a été dit, ou si cela a été fait un serment, pour le droit de séparation 246 avec ce qui précède, cela relève du type de la compassion et de la bienfaisance. Sa parole Très-Haut : « Peut-être vas-tu te consumer toi-même 247 de chagrin sur leurs traces, s'ils ne croient pas en ce discours » 248. C'est-à-dire : tu te tues pour cela, par colère, ou par rage, ou par angoisse. Et son semblable est Sa parole Très-Haut : « Peut-être vas-tu te consumer toi-même de chagrin parce qu'ils ne sont pas croyants » 249. Puis Dieu Très-Haut dit : « Si Nous voulions, Nous ferions descendre sur eux du ciel un signe, et leurs cous 250 resteraient inclinés devant lui » 251. Et de ce chapitre relève Sa parole Très-Haut : « Proclame donc ce qui t'est ordonné et détourne-toi des associateurs » 252 jusqu'à Sa parole Très-Haut : « Et Nous savons certes que ta poitrine se serre à cause de ce qu'ils disent » 253 jusqu'à la fin de la sourate. Et Sa parole : « Et certes, on s'est moqué de messagers avant toi » 254 le verset. Makkî 255 a dit : Dieu Très-Haut l'a consolé par ce qu'Il a mentionné, et Lui a allégé ce qu'Il rencontrait de la part des associateurs, et Lui a fait savoir que celui qui persévère dans cela subira ce qu'ont subi ceux d'avant lui. Et de cette consolation relève Sa parole Très-Haut : « Et s'ils te traitent de menteur, certes des messagers avant toi ont été traités de menteurs » 256. Et de cela relève Sa parole Très-Haut : « Ainsi, il n'est venu aucun messager à ceux qui les ont précédés sans qu'ils aient dit : 'C'est un magicien ou un possédé' » 257. - Dieu Très-Haut l'a réconforté par ce qu'Il a rapporté des nations passées et de leurs paroles envers leurs prophètes avant lui, et de leur épreuve par eux. - Et Il l'a consolé par cela de son épreuve par des semblables parmi les mécréants de La Mecque, et que ce n'est pas le premier à subir cela. - Puis Il a réjoui son âme et a montré son excuse, par Sa parole Très-Haut : « Détourne-toi d'eux » 258 c'est-à-dire : éloigne-toi d'eux, « car tu n'es pas blâmable » 259 c'est-à-dire : dans l'accomplissement de ce que tu as transmis et la communication de ce que tu as porté. Et son semblable est Sa parole Très-Haut : « Et endure patiemment le jugement de ton Seigneur, car tu es sous Nos yeux » 260 c'est-à-dire : endure leur nuisance, car tu es là où Nous te voyons et te protégeons. Dieu Très-Haut l'a consolé par cela dans de nombreux versets de ce sens. Le septième chapitre : sur ce que Dieu Très-Haut a annoncé dans Son Livre précieux de son immense rang et de sa noble position parmi les prophètes, et de la faveur de son rang sur eux. Dieu Très-Haut a dit 261 : « Et lorsque Dieu prit l'engagement des prophètes : 'Quoi qu'Il vous ait donné d'un Livre et d'une sagesse' » jusqu'à Sa parole « parmi les témoins » 262. Abû al-Hasan al-Qâbisî 263 a dit : Dieu Très-Haut a distingué Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue, par une faveur qu'Il n'a donnée à nul autre, qu'Il a manifestée par lui, et c'est ce qu'Il a mentionné dans ce verset. Les exégètes ont dit : Dieu a pris l'engagement par la révélation : Il n'a envoyé aucun prophète sans lui mentionner Muhammad et le décrire, et sans prendre sur lui l'engagement que s'il le rencontrait, il croirait en lui. Et il fut dit : qu'il le fasse connaître à son peuple, et qu'il prenne leur engagement de le faire connaître à ceux qui viendront après eux. Et Sa parole : « Puis il vous est venu » 264 : l'adresse est aux gens du Livre contemporains de Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue. 'Alî ibn Abî Tâlib, que Dieu l'agrée, a dit 265 : Dieu n'a envoyé aucun prophète depuis Adam et ceux qui l'ont suivi, sans prendre sur lui l'engagement concernant Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue : s'il était envoyé de son vivant, il croirait en lui, le soutiendrait, et prendrait l'engagement de cela sur son peuple. Et d'après as-Suddî 266 et Qatâda 267 : quelque chose de semblable dans des versets qui ont inclus sa vertu de multiples façons. Dieu Très-Haut a dit : « Et lorsque Nous prîmes des prophètes leur engagement, et de toi, et de Noé » 268 le verset. Et Dieu Très-Haut a dit : « Nous t'avons fait une révélation comme Nous fîmes une révélation à Noé... » 269 jusqu'à Sa parole « témoin » 270. Il a été rapporté 271 de 'Umar ibn al-Khattâb 272 qu'il dit dans un discours qui fit pleurer le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue : « Que mon père et ma mère te soient sacrifiés, ô Messager de Dieu ! Ton mérite auprès de Dieu a atteint le point qu'Il t'a envoyé en dernier des prophètes, et t'a mentionné parmi les premiers, car Il a dit : 'Et lorsque Nous prîmes des prophètes leur engagement, et de toi, et de Noé' 273 le verset. - Que mon père et ma mère te soient sacrifiés, ô Messager de Dieu ! Ton mérite auprès de Lui a atteint le point que les gens du Feu souhaiteraient t'avoir obéi, alors qu'ils sont entre ses strates 274 en train d'être châtiés, disant : 'Hélas ! Si seulement nous avions obéi à Dieu et obéi au Messager !' 275 » Qatâda 276 a dit 277 : Le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, a dit : « J'étais le premier des prophètes dans la création et le dernier dans l'envoi. » C'est pourquoi sa mention est venue en premier ici avant Noé et les autres. As-Samarqandî 278 a dit : Dans cela il y a une préférence de notre Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, pour sa mention spéciale avant eux, alors qu'il est le dernier d'entre eux en envoi 279. Le sens : Dieu Très-Haut a pris sur eux l'engagement lorsqu'Il les a fait sortir du dos d'Adam comme des atomes 280. Et Dieu Très-Haut a dit : « Ces messagers, Nous avons favorisé certains d'entre eux par rapport à d'autres... » le verset. Les exégètes ont dit : Il a voulu par Sa parole « et Il a élevé certains d'entre eux en degrés » 281 Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue, car il a été envoyé à l'homme rouge 282 et à l'homme noir 283, le butin lui a été rendu licite, les miracles ont été manifestés par ses mains, et aucun des prophètes n'a reçu une vertu ou une dignité sans que Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue, n'ait reçu l'équivalent. Certains ont dit : Et parmi ses mérites, Dieu Très-Haut a interpellé les prophètes par leurs noms, et l'a interpellé par la prophétie et la mission dans Son Livre, en disant : « Ô Prophète » 284 et « Ô Messager ». Et as-Samarqandî 285 a rapporté d'al-Kalbî 286 à propos de Sa parole Très-Haut : « Et certes, parmi sa secte 287 se trouve Abraham » 288 : le pronom renvoie à Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue... c'est-à-dire : certes, parmi la secte de Muhammad se trouve Abraham, c'est-à-dire sur sa religion et sa voie. Et al-Farrâ' 289 l'a autorisé 290, et Makkî 291 l'a rapporté de lui. Et il fut dit 292 : le visé est Noé, sur lui la paix. Le huitième chapitre : sur l'information par Dieu Très-Haut à Sa création de Sa prière sur lui, de Sa protection pour lui, et de l'éloignement du châtiment à cause de lui. Dieu Très-Haut a dit : « Et Dieu ne les châtiera pas tant que tu es parmi eux » 293 : c'est-à-dire : tant que tu étais à La Mecque. Lorsque le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, sortit de La Mecque et qu'il resta parmi ceux qui restèrent des croyants, descendit : « Et Dieu ne les châtiera pas tant qu'ils implorent le pardon » 294. Et cela est semblable à Sa parole : « S'ils s'étaient séparés, Nous aurions châtié » 295 le verset. Et Sa parole Très-Haut : « Et n'eussent été des hommes croyants » 296 le verset. Lorsque les croyants émigrèrent, descendit : « Et qu'ont-ils pour que Dieu ne les châtie pas ? » 297. Et cela est parmi les choses les plus claires qui montrent sa place, que Dieu prie sur lui et le salue, et sa défense 298 du châtiment contre les gens de La Mecque à cause de sa présence, puis de la présence de ses Compagnons après lui au milieu d'eux. Lorsque La Mecque fut vide d'eux, Dieu les châtia 299 en donnant pouvoir sur eux aux croyants, en les dominant, en faisant régner sur eux leurs épées, et en leur faisant hériter leur terre, leurs demeures et leurs biens. Et dans le verset il y a aussi une autre interprétation : D'après Abû Mûsâ 300 qui a dit 301 : Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, a dit : « Dieu a fait descendre sur moi deux sécurités pour ma communauté : 'Et Dieu ne les châtiera pas tant que tu es parmi eux, et Dieu ne les châtiera pas tant qu'ils implorent le pardon.' Lorsque je serai parti, je vous laisserai l'imploration du pardon. » Et quelque chose d'approchant est Sa parole Très-Haut : « Et Nous ne t'avons envoyé que comme une miséricorde pour les mondes » 302. Le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, a dit : « Je suis une sécurité pour mes Compagnons » 303.
Il a été dit : cela fait partie des innovations 304. Et il a été dit : cela fait partie des dissensions et des épreuves. Certains ont dit : le Messager, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, est la plus grande sécurité tant qu'il a vécu. Et tant que sa Sunna 305 demeure, il demeure ; lorsque sa Sunna est morte, attendez-vous au malheur et aux épreuves. Allah Très-Haut a dit : « Certes, Allah et Ses anges prient sur le Prophète » 306 (425) le verset. Allah Très-Haut a montré la vertu de Son Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, par Sa prière sur lui, puis par la prière de Ses anges. Et Il a ordonné à Ses serviteurs de prier et de saluer sur lui. Abû Bakr (426) ibn Fûrak a rapporté que certains savants ont interprété sa parole : Sa parole, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « La fraîcheur de mes yeux a été placée dans la prière » 307 sur cela, c'est-à-dire : dans la prière d'Allah Très-Haut sur moi, et de Ses anges, et Son ordre à la communauté de faire cela jusqu'au Jour de la Résurrection. (427) « La prière » de la part des anges et de nous est une invocation pour lui, et de la part d'Allah Puissant et Majestueux est une miséricorde. Et il a été dit : « Ils prient » signifie ils bénissent, et le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a fait une distinction lorsqu'il a enseigné la prière sur lui entre le terme « prière » et « bénédiction ». Nous mentionnerons le jugement de la prière sur lui. Et la mention de certains théologiens (428) dans l'interprétation des lettres « Kâf, Hâ, Yâ, 'Ayn, Sâd » 308 (429) : que « le Kâf » vient de Kâfî, c'est-à-dire la suffisance d'Allah pour Son Prophète, Il a dit : « Allah ne suffit-Il pas à Son serviteur ? » (430). « Et le Hâ » : Sa guidance pour lui, Il a dit : « et te guidera vers une voie droite » (431). « Et le Yâ » : Son soutien, Il a dit : « Il t'a soutenu par Son secours » (432). « Et le 'Ayn » : Sa protection pour lui, Il a dit : « Allah te protégera des gens » (433). « Et le Sâd » : Sa prière sur lui, Il a dit : « Certes, Allah et Ses anges prient sur le Prophète » (434). Et Il a dit Très-Haut : « Si tous deux 309 s'entraident contre lui, alors Allah est son Maître » (435), c'est-à-dire son Allié. « Et les croyants vertueux ». Il a été dit : les Prophètes. Et il a été dit : les anges. Et il a été dit : Abû Bakr et 'Umar. Et il a été dit : 'Alî, qu'Allah les agrée tous. Et il a été dit : les croyants... selon son sens apparent. Le neuvième chapitre sur ce que contient la sourate al-Fath 310 des honneurs de lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Allah Très-Haut a dit : « Nous t'avons accordé une victoire éclatante » (436) jusqu'à Sa parole Très-Haut : « La main d'Allah est au-dessus de leurs mains » (437). Ces versets contiennent de sa vertu, de l'éloge sur lui, de sa noble position auprès d'Allah Très-Haut, et de Sa grâce envers lui, ce que la description ne peut atteindre. - Il a commencé, que Sa majesté soit exaltée, en l'informant de ce qu'Il a décrété pour lui comme décret évident, par sa manifestation et sa victoire sur son ennemi, l'élévation de sa parole et de sa Législation, et qu'il est pardonné, non tenu pour responsable de ce qui a été et de ce qui sera. Certains ont dit : Il a voulu le pardon de ce qui est arrivé et de ce qui n'est pas arrivé... c'est-à-dire que tu es pardonné. Et Makkî 311 a dit : Allah a fait de la faveur une cause pour le pardon, et tout vient de Lui, il n'y a de divinité que Lui, faveur après faveur, et grâce après grâce. Puis Il a dit Très-Haut : « et qu'Il parachève Sa grâce sur toi » (438). Il a été dit : par l'humiliation de ceux qui se sont montrés orgueilleux envers toi (439). Et il a été dit : par la conquête de La Mecque et d'at-Tâ'if. Et il a été dit : Il élève ta mention dans le bas monde, te secourt et te pardonne. Il l'a donc informé de l'achèvement de Sa grâce sur lui, par l'humiliation des orgueilleux de ses ennemis devant lui, la conquête des plus importantes (440) des contrées pour lui, et des plus aimées de lui, l'élévation de sa mention, sa guidance vers la voie droite qui mène au Paradis et au bonheur, son secours par le secours puissant, et Sa faveur sur sa communauté croyante par la quiétude et la tranquillité qu'Il a placées dans leurs cœurs, et leur annonce de ce qu'ils auront auprès de leur Seigneur (441) par la suite, leur grande réussite, le pardon pour eux, la dissimulation de leurs péchés, la destruction de leur ennemi dans ce monde et dans l'autre, leur malédiction et leur éloignement de Sa miséricorde, et leur mauvais retour. Puis Il a dit : « Nous t'avons envoyé comme témoin, annonciateur et avertisseur » le verset. Il a donc énuméré ses qualités et ses caractéristiques, comme son témoignage sur sa communauté pour lui-même de la transmission du message pour eux. Et il a été dit : témoin pour eux de l'unicité 312. « Et annonciateur » pour sa communauté de la récompense. Et il a été dit : du pardon. « Et avertisseur » avertissant son ennemi du châtiment. Et il a été dit : mettant en garde contre les égarements, afin que croie en Allah, puis en lui, celui à qui Allah a destiné la meilleure 313. « et qu'ils le soutiennent » (442) c'est-à-dire qu'ils le glorifient. Et il a été dit : qu'ils le secourent. Et il a été dit : qu'ils s'efforcent de le magnifier. « et qu'ils le vénèrent » (443) c'est-à-dire qu'ils le magnifient. Et certains (444) ont lu « wa yu'azzizûhu » (445) avec deux zâ' 314 de la puissance. La majorité et le plus apparent est que cela concerne Muhammad, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Puis Il a dit : « et que vous Le glorifiiez » 315 ; cela revient donc à Allah Très-Haut. Ibn 'Atâ' (446) a dit : Il a été rassemblé pour le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dans cette sourate des grâces diverses : - La victoire éclatante : qui est l'un des signes (447) de la réponse. - Le pardon : qui est l'un des signes de l'amour. - L'achèvement de la grâce : qui est l'un des signes de la distinction. - La guidance : qui est l'un des signes de la sainteté 316. Le pardon est une purification (448) des défauts. L'achèvement de la grâce est l'accession au degré parfait. La guidance est l'appel à la contemplation 317. Ja'far ibn Muhammad (449) a dit : Parmi l'achèvement de Sa grâce sur lui, Il a fait de lui Son bien-aimé, a juré par sa vie, a abrogé par lui les législations des autres, l'a élevé jusqu'au lieu le plus haut, l'a préservé lors de l'Ascension 318 afin que le regard ne dévie ni ne transgresse, l'a envoyé aux rouges et aux noirs 319, a rendu licites pour lui et sa communauté les butins, a fait de lui un intercesseur exaucé et le seigneur des enfants d'Adam, a associé sa mention à la Sienne et Son agrément à son agrément, et a fait de lui l'un des deux piliers de l'unicité 320. Puis Il a dit Très-Haut : « Ceux qui te prêtent allégeance ne font que prêter allégeance à Allah » (450), c'est-à-dire l'allégeance de Ridwân 321 (451). C'est-à-dire : ils ne font que prêter allégeance à Allah par leur allégeance à toi. « La main d'Allah est au-dessus de leurs mains » Il veut dire lors de l'allégeance. Il a été dit : la force d'Allah. Et il a été dit : Sa récompense. Et il a été dit : Sa faveur. Et il a été dit : Son pacte (452). Ce sont des métaphores et des homonymies (453) dans le discours. Et une confirmation du pacte de leur allégeance à lui, et de la grandeur de l'importance de celui qui prête allégeance, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Et il se peut que de cela fasse partie Sa parole Très-Haut : « Vous ne les avez pas tués, mais c'est Allah qui les a tués ; et tu n'as pas lancé quand tu as lancé, mais c'est Allah qui a lancé » (454). Bien que le premier (455) relève de la métaphore, et celui-ci (456) relève de la réalité. Car le tueur et le lanceur en réalité est Allah, et Il est le Créateur de son acte, de son lancer, de sa capacité sur cela, et de Sa volonté (457), et parce qu'il n'est pas dans la capacité de l'homme d'atteindre ce lancer là où il est parvenu, au point qu'il n'est resté parmi eux personne dont l'œil n'ait été remplie ; et de même, le meurtre des anges pour eux est une réalité. Et il a été dit concernant cet autre verset (458) : qu'il relève de la métaphore arabe (459), et de la correspondance du terme et de sa convenance. C'est-à-dire : vous ne les avez pas tués, et tu ne les as pas visés quand tu as lancé des cailloux et de la terre sur leurs visages, mais Allah a lancé la peur dans leurs cœurs, c'est-à-dire : le bénéfice du lancer venait de l'acte d'Allah, c'est donc Lui le tueur et le lanceur, par le sens, et toi par le nom. Le dixième chapitre sur ce qu'Allah Très-Haut a montré dans Son Livre précieux de l'honneur de lui, de sa position auprès de Lui, et de ce dont Il l'a distingué parmi cela, en dehors de ce qui a précédé. - Parmi cela, ce qu'Il a raconté (460) Très-Haut, de l'histoire de l'Isrâ' 322, dans la sourate « Subhân » (461) et « an-Najm » (462), et ce que l'histoire contient de sa grande position, de sa proximité, et de sa contemplation de ce qu'il a contemplé des merveilles. - Parmi cela, Sa protection contre les gens : « Allah te protégera des gens » (463). Et Sa parole Très-Haut : « Et quand ceux qui ont mécru complotaient contre toi » (464) le verset. Et Sa parole : « Si vous ne le secourez pas, Allah l'a déjà secouru » (465). - Et ce qu'Allah a repoussé de lui dans cette histoire, de leur nuisance après qu'ils aient cherché (466) à le détruire, et leur isolement en secret (467) dans son affaire, et l'aveuglement de leurs yeux à sa sortie contre eux, et leur distraction de sa recherche dans la grotte, et ce qui est apparu dans cela comme signes, et la descente de la quiétude sur lui, et l'histoire de « Surâqa ibn Mâlik » (468), comme l'ont rapporté les gens du hadith et des biographies, dans l'histoire de la grotte et le récit de l'Émigration (469). Et parmi cela, Sa parole Très-Haut : « Nous t'avons certes accordé l'Abondance 323. Prie donc pour ton Seigneur et sacrifie. Celui qui te hait sera sans postérité » (470). Allah Très-Haut l'a informé de ce qu'Il lui a donné. Et « al-Kawthar » est son Bassin 324. Et il a été dit : un fleuve au Paradis. Et il a été dit : le bien abondant (471). Et il a été dit : l'intercession.
Et il fut dit : les nombreux miracles. Et il fut dit : la prophétie. Et il fut dit : la connaissance. Puis son ennemi lui répondit et réfuta sa parole. Allah Très-Haut dit : « Celui qui te hait est certes l’abtar 325 » (472). C’est-à-dire ton ennemi, celui qui te déteste. « Al-abtar » : le méprisable, l’humble, ou l’isolé, le solitaire, ou celui en qui il n’y a aucun bien. Et Allah Très-Haut dit : « Et Nous t’avons certes donné les sept répétées 326 et le Coran sublime » (473). Il fut dit (474) : « Les sept répétées » sont les premières longues sourates. « Et le Coran sublime » est la Mère du Coran 327. Et il fut dit (475) : « Les sept répétées » sont la Mère du Coran. « Et le Coran sublime » est le reste. Et il fut dit : « Les sept répétées » sont ce qui dans le Coran est ordre et interdiction, annonce et avertissement, paraboles et énumération de bienfaits. Et Nous t’avons donné l’annonce du Coran sublime. Et il fut dit : La Mère du Coran a été nommée « répétées » parce qu’elle est répétée dans chaque rak‘a 328 (476). Et il fut dit : Mais Allah Très-Haut l’a réservée à Muhammad, sur lui la prière et la paix, et l’a gardée pour lui, à l’exclusion des prophètes. Et le Coran a été nommé « répétées » parce que les récits y sont répétés. Et il fut dit (477) : « Les sept répétées » : Nous t’avons honoré par sept honneurs : la guidance, la prophétie, la miséricorde, l’intercession, la sainteté 329, la glorification et la sérénité. Et Allah Très-Haut dit : « Et Nous avons fait descendre vers toi le Rappel » (478), le verset. Et Allah Très-Haut dit : « Et Nous ne t’avons envoyé que comme une miséricorde pour l’univers, annonciateur et avertisseur » (479). Et Allah Très-Haut dit : « Dis : Ô hommes ! Je suis le Messager d’Allah pour vous tous » (480), le verset. Al-Qadi 330 (481) dit : Ce sont là de ses particularités. Et Allah Très-Haut dit : « Et Nous n’avons envoyé aucun Messager qu’avec la langue de son peuple, afin de leur expliquer clairement » (482). Il les a donc spécifiés à leur peuple, et Il a envoyé Muhammad, sur lui la prière et la paix, à toute la création. Comme il a dit, sur lui la prière et la paix : « J’ai été envoyé au rouge et au noir » (483). Et Allah Très-Haut dit : « Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes, et ses épouses sont leurs mères » (484). Les exégètes ont dit : « A plus de droit sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes » signifie : ce qu’il ordonne à leur sujet est exécutoire pour eux, comme s’exécute l’ordre du maître sur son esclave. Et il fut dit : Suivre son ordre est plus important que suivre l’avis de l’âme. « Et ses épouses sont leurs mères » signifie : elles sont, en matière d’inviolabilité, comme les mères ; il est interdit de les épouser après lui, en son honneur et par particularité, et parce qu’elles sont ses épouses au Paradis (485). Et il a été lu (486) : « Et il est un père pour eux », mais on ne le lit plus aujourd’hui (487), en raison de sa divergence avec le mushaf 331 (488). Et Allah Très-Haut dit : « Et Allah a fait descendre sur toi le Livre et la Sagesse », le verset (489). « Et la grâce d’Allah sur toi est immense » (490). Il fut dit : « Sa grâce immense » est la prophétie. Et il fut dit : par ce qui Lui a été prédestiné dans l’éternité. Al-Wasiti 332 (491) a indiqué qu’il s’agit d’une allusion à la capacité de supporter la vision [de Dieu] que Moïse, sur lui la paix, n’a pas supportée. Le deuxième chapitre sur le perfectionnement par Allah Très-Haut de ses qualités physiques et morales, et la réunion en lui de toutes les vertus religieuses et mondaines, en ordre harmonieux. Il comprend vingt-sept sections. Introduction du deuxième chapitre Sache, ô toi qui aimes ce noble Prophète, qui recherches les détails de l’ensemble de sa grandeur immense, que les qualités de beauté (492) et de perfection chez les humains sont de deux types : - Naturel, mondain… exigé par la nature (493) et la nécessité de la vie d’ici-bas. - Acquis, religieux… c’est ce dont l’auteur est loué et qui rapproche de Dieu en degré (494). Puis elles se divisent aussi en deux catégories : a) Ce qui relève exclusivement de l’une des deux descriptions. b) Ce qui se mêle et s’entremêle. Quant au purement naturel : c’est ce sur quoi l’homme n’a ni choix ni acquisition, comme ce qui est dans sa nature comme perfection de sa constitution, beauté de son apparence, force de son intelligence, justesse de sa compréhension, éloquence de sa langue, force de ses sens et de ses membres, modération de ses mouvements, noblesse de sa lignée, puissance de son peuple, générosité de sa terre. Et s’y rattache ce à quoi le nécessite sa vie : sa nourriture, son sommeil, son vêtement, son habitation, son mariage, ses biens et son rang. Ces dernières qualités (496) peuvent aussi relever de l’autre monde, si l’on vise par elles la piété et l’aide du corps à suivre sa voie, et si elles restent dans les limites de la nécessité et des règles (497) de la Loi. Quant aux qualités acquises pour l’autre monde : ce sont toutes les nobles vertus et les bonnes manières religieuses : la religion, la science, la clémence, la patience, la gratitude, la justice, l’ascèse, l’humilité, le pardon, la chasteté, la générosité, le courage, la pudeur, la virilité, le silence, la pondération, la dignité, la miséricorde, la bonne éducation et la bonne compagnie… et leurs semblables (498). Leur ensemble est le « bon caractère ». - Il peut arriver que certaines de ces vertus soient innées (499) et dans la nature originelle chez certaines personnes ; d’autres ne les ont pas et les acquièrent, mais il faut qu’il y ait en eux, dans la nature originelle, une branche de leurs principes… comme nous l’expliquerons, si Allah Très-Haut le veut. - Ces vertus deviennent mondaines si l’on ne vise pas par elles la Face d’Allah et la Demeure dernière. Mais elles sont toutes des qualités louables et des vertus, de l’avis unanime des esprits sains, même s’ils divergent sur la cause de leur bonté et de leur supériorité… Section première Al-Qadi dit : Si les qualités de perfection et de majesté sont ce que nous avons mentionné, et que nous voyons (500) l’un d’entre nous s’honorer (501) d’une seule d’entre elles, ou de deux, si elles se trouvent (502) réunies en lui à chaque époque – que ce soit par la lignée, la beauté, la force, la clémence, le courage ou la générosité – au point que sa valeur devient grande, que son nom devient proverbial, et que par cette description s’établit dans les cœurs une grande préférence (503) pour lui, alors qu’il est depuis des siècles disparus (504), des ossements (505) pourris (506)… - Que penses-tu donc de la grandeur de celui en qui sont réunies toutes ces qualités, en plus de ce que ne peut compter aucun nombre, qu’aucune parole ne peut exprimer, et qui ne s’obtient ni par acquisition ni par artifice, sinon par la faveur du Grand, du Très-Haut : la vertu de la prophétie, de l’amitié intime 329, de l’amour, de l’élection, de la vision [de Dieu], de la proximité, de l’approche, de la révélation, de l’intercession, de la wasila 333, de la vertu, du degré élevé, de la station louable, du Bouraq 334, du Mi‘raj 335, de l’envoi au rouge et au noir, de la prière avec les prophètes, du témoignage entre les prophètes et les communautés, de la seigneurie sur les fils d’Adam, de l’étendard de la louange, de l’annonce et de l’avertissement, de la place auprès du Détenteur du Trône, de l’obéissance ensuite (507), du dépôt, de la guidance, de la miséricorde pour les mondes, de l’octroi de l’agrément et de la demande, du Kawthar 336, de l’audition de la parole, de l’accomplissement de la grâce, du pardon de ce qui s’est passé et de ce qui viendra, de l’ouverture de la poitrine, de l’allègement du fardeau, de l’élévation de la mention, de la puissance de la victoire, de la descente de la sérénité, du soutien par les anges, de l’octroi du Livre et de la Sagesse, des sept répétées et du Coran sublime, de la purification de la communauté, de l’appel à Allah, de la prière d’Allah Très-Haut et des anges, du jugement entre les hommes par ce qu’Allah lui montre, de l’allègement du joug et des chaînes qui pesaient sur eux, du serment par son nom, de l’exaucement de son invocation, de la parole des êtres inanimés et des animaux, de la résurrection…
- Abū al-Faḍl : Surnom du juge et juriste, probablement al-Qāḍī ʿIyāḍ (m. 544 H), auteur du célèbre ouvrage al-Shifāʾ bi-taʿrīf ḥuqūq al-Muṣṭafā.
- lamḥa : Éclat, lueur ; ici au sens figuré d'une parcelle de compréhension.
- al-fahm : Compréhension, intelligence.
- tanwīh : Exaltation, glorification, mise en relief.
- ʿaẓīm qadrih : Sa grande dignité ; expression désignant la valeur éminente du Prophète.
- naṣāb : Rang, position élevée ; littéralement ce qui est dressé, d'où la noblesse.
- iltizām : Adoption, observance stricte.
- taqallud ījābih : Revêtir l'obligation de s'y attacher ; métaphore pour l'engagement ferme.
- al-ḥamdu ūlā wa ukhrā : La louange première et dernière ; formule indiquant que toute louange revient à Allah.
- man ʿāṣarah : Ceux qui l'ont côtoyé, c'est-à-dire les contemporains du Prophète.
- man adrakah : Ceux qui l'ont rencontré, les Compagnons.
- ʿilm al-yaqīn : Science certaine ; degré de certitude absolue.
- anwāruh : Ses lumières ; au sens spirituel, les bienfaits et grâces émanant du Prophète.
- ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète : « qu'Allah prie sur lui et le salue ».
- Anas : Anas ibn Mālik, célèbre Compagnon et serviteur du Prophète.
- al-Burāq : Monture céleste, d'un blanc éclatant, plus petite qu'une mule et plus grande qu'un âne, qui transporta le Prophète lors du voyage nocturne (Isrāʾ).
- muljaman : Bridé, muni d'une bride.
- musrajan : Sellé, muni d'une selle.
- istaṣʿaba : Se montrer rétif, difficile à monter.
- qāla : Il dit ; le narrateur (Anas) rapporte la suite.
- irfaḍḍa : Se mit à transpirer abondamment, ruisseler de sueur.
- ʿaraqan : Sueur ; ici au sens de « en sueur ».
- min anfusikum : Issu de vous-mêmes ; Coran 9:128.
- al-Samarqandī : Exégète et juriste hanafite, auteur d'un tafsīr.
- min anfasikum : Variante de lecture avec fatḥa sur le fāʾ, signifiant « issus des plus nobles d'entre vous ».
- al-Qāḍī Abū al-Faḍl : Le juge Abou al-Fadl, c'est-à-dire al-Qāḍī ʿIyāḍ.
- al-ʿArab : Les Arabes ; ici désigne les tribus arabes.
- wilāda : Lien de naissance, parenté par le sang.
- qarāba : Parenté, lien familial.
- ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète.
- wa huwa : Et cela ; se réfère au fait que le Prophète est issu des nobles.
- Ibn ʿAbbās : Compagnon et exégète, cousin du Prophète.
- illā al-mawaddata fī l-qurbā : Sauf l'affection pour la parenté ; Coran 42:23.
- mā yuʿnituhum : Ce qui les afflige, leur cause de la peine.
- ʿizzatuh : Sa compassion ; littéralement sa sollicitude, son souci.
- baʿḍuhum : Certains exégètes.
- al-āya al-ukhrā : L'autre verset ; Coran 3:164.
- min anfusihim : Issu d'eux-mêmes ; Coran 3:164.
- wa qawluhu taʿālā : Et Sa parole ; Coran 62:2.
- minhum : Issu d'eux ; Coran 62:2.
- minkum : Issu de vous ; Coran 2:151.
- ʿAlī : Ali ibn Abī Ṭālib, cousin et gendre du Prophète, quatrième calife.
- ʿanhu ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam : D'après lui (le Prophète), que la prière et la paix d'Allah soient sur lui.
- sifāḥ ... nikāḥ : Fornication (sifāḥ) vs mariage légitime (nikāḥ). Le Prophète affirme la pureté de sa lignée.
- Ibn al-Kalbī : Généalogiste et historien arabe, auteur d'ouvrages sur les généalogies.
- khamsumiʾa : Cinq cents ; nombre symbolique indiquant la pureté de la lignée.
- al-Jāhiliyya : Période préislamique, caractérisée par l'ignorance religieuse.
- Ibn ʿAbbās : Compagnon et exégète.
- wa taqallubaka fī l-sājidīn : Et ton mouvement parmi les prosternés ; Coran 26:219.
- akhrajtuka : Je t'ai fait sortir ; Dieu s'adresse au Prophète.
- nabiyyan : Prophète.
- Jaʿfar : Jaʿfar al-Ṣādiq, imam chiite, descendant du Prophète.
- baynahu wa baynahum : Entre Lui et eux ; entre Dieu et les hommes.
- man yuṭiʿi l-rasūla faqad aṭāʿa Llāh : Quiconque obéit au Messager a obéi à Allah ; Coran 4:80.
- wa qāla taʿālā : Et Il a dit ; Coran 21:107.
- raḥmatan li-l-ʿālamīn : Miséricorde pour les mondes ; Coran 21:107.
- Abū Bakr Muḥammad : Abou Bakr Muhammad ibn Tahir, savant soufi et traditionniste.
- ibn Ṭāhir : Ibn Tahir, probablement Ibn Ṭāhir al-Maqdisī.
- ʿalayhi al-ṣalātu wa al-salām : Sur lui la prière et la paix ; formule de bénédiction.
- kamā qāla : Comme il a dit ; hadith rapporté.
- umma : Communauté, nation.
- faraṭ : Avant-coureur, précurseur ; celui qui précède pour préparer le chemin.
- al-Samarqandī : Exégète déjà mentionné.
- Ibn ʿAbbās : Compagnon et exégète.
- raḍiya Llāhu ʿanhumā : Qu'Allah les agrée tous deux ; formule pour les parents du Prophète ou deux personnes.
- ḥukiya : Il a été rapporté ; introduction d'un récit.
- dhī quwwatin ʿinda dhī l-ʿarshi makīnin, muṭāʿin thamma amīn : Doué de force, auprès du Détenteur du Trône, élevé en rang, obéi là-bas et digne de confiance ; Coran 81:20-21.
- Jaʿfar ibn Muḥammad al-Ṣādiq : Imam Jaʿfar al-Ṣādiq.
- fa-salāmun laka min aṣḥābi l-yamīn : Paix soit sur toi de la part des compagnons de la droite ; Coran 56:91.
- Kaʿb al-Aḥbār : Savant juif converti à l'islam, connu pour ses récits bibliques.
- Ibn Jubayr : Saʿīd ibn Jubayr, célèbre exégète et traditionniste.
- Sahl ibn ʿAbd Allāh : Sahl al-Tustarī, grand maître soufi du IIIe siècle H.
- Sahl ibn ʿAbd Allāh : Sahl al-Tustarī.
- hādī ahli l-samāwāti wa l-arḍ : Guide des habitants des cieux et de la terre.
- thumma qāla : Puis il a dit ; Sahl poursuit son exégèse.
- mishkāt : Niche ; petite cavité dans un mur où l'on place une lampe.
- ṣifatuhā : Sa description ; celle de la niche.
- kawkab : Étoile.
- durrī : Brillant, perlé ; éclatant comme une perle.
- Ibrāhīm ʿalayhi al-salām : Abraham, que la paix soit sur lui.
- qīla : Il a été dit ; formule indiquant une autre opinion.
- qad jāʾakum mina Llāhi nūrun wa kitābun mubīn : Une lumière et un Livre explicite vous sont venus d'Allah ; Coran 5:15.
- manza' : Sens subtil, allusion fine.
- al-Amîn : Le Digne de confiance, surnom du Prophète avant la prophétie.
- taqrîr : Affirmation, établissement d'une vérité.
- irtimâḍ : Offense, déplaisir intérieur.
- jâḥidîn : Négateurs, ceux qui renient sciemment.
- ḥâshâhu : Loin de lui, exclamation pour écarter une idée.
- jahaḍū bihā : Ils les nièrent, en ayant la certitude intérieure.
- kudhdhibat rusul : Des messagers ont été traités de menteurs.
- qara'a : Lire, réciter (variante de lecture coranique).
- lā yukadhdhibūnaka : Ils ne te traitent pas de menteur (lecture avec allègement).
- al-Farrâ' : Abû Zakariyyâ al-Farrâ', grammairien et exégète du IIe siècle H.
- al-Kisâ'î : Abû al-Hasan al-Kisâ'î, grammairien et l'un des sept lecteurs.
- qara'a : Lire (variante de lecture avec redoublement).
- yā Ādam : Ô Adam, interpellation directe.
- yā Nūḥ : Ô Noé.
- yā Ibrāhīm : Ô Abraham.
- yā Mūsā : Ô Moïse.
- yā Dāwūd : Ô David.
- yā 'Īsā : Ô Jésus.
- yā Zakariyyā : Ô Zacharie.
- yā Yaḥyā : Ô Jean.
- yā ayyuhā al-rasūl : Ô Messager.
- yā ayyuhā al-nabī : Ô Prophète.
- yā ayyuhā al-muzzammil : Ô toi qui t'enveloppes (dans ton manteau).
- yā ayyuhā al-muddaththir : Ô toi qui te couvre (de ton vêtement).
- la-'amruka : Par ta vie ! Serment par la vie du Prophète.
- ma'nāhu : Son sens, interprétation.
- qīla : Il a été dit, opinion rapportée.
- Ibn 'Abbās : Abd Allâh ibn 'Abbâs, cousin du Prophète et grand exégète.
- dhara'a : Créer, produire (en parlant des créatures).
- Abū al-Jawzā' : Abû al-Jawzâ', savant et exégète.
- Yā Sīn : Lettres séparées au début de la sourate Yâ Sîn.
- Makkī : Abû Muhammad Makkî, exégète et savant.
- ruwiya : Il est rapporté (hadith).
- ashrā asmā' : Dix noms, désignant les noms du Prophète.
- dhakara : Il a mentionné.
- ismān lahu : Deux noms pour lui (le Prophète).
- al-Sulamī : Abû 'Abd al-Rahmân al-Sulamî, exégète et soufi.
- Ja'far al-Ṣādiq : Ja'far al-Sâdiq, imam chiite et savant.
- Ibn 'Abbās : Voir note 252.
- qāla : Il a dit.
- al-Zajjāj : Abû Ishâq al-Zajjâj, grammairien et exégète.
- yā rajul : Ô homme.
- yā insān : Ô être humain.
- Ibn al-Ḥanafiyya : Muhammad ibn al-Hanafiyya, fils de 'Alî ibn Abî Tâlib.
- yā Muḥammad : Ô Muhammad.
- Ka'b : Ka'b al-Ahbâr, savant juif converti à l'islam.
- alfay 'ām : Deux mille ans, période avant la création.
- wa-al-qur'āni al-ḥakīmi : Par le Coran plein de sagesse.
- quddira : Si l'on considère, hypothèse.
- al-Naqqāsh : Muhammad ibn al-Hasan al-Naqqâsh, exégète.
- anā sayyidu waladi Ādam : Je suis le maître des enfants d'Adam, sans orgueil.
- lā uqsimu bi-hādhā al-baladi : Je jure par cette cité (La Mecque).
- Makkī : Voir note 256.
- Makkah : La Mecque.
- al-Wāsiṭī : Exégète et savant.
- Ibn 'Aṭā' : Ibn 'Atâ' Allâh al-Iskandarî, soufi et exégète.
- hādhā al-baladi al-amīn : Cette cité sûre (La Mecque).
- wālidin wa mā walada : Par le père et ce qu'il a engendré.
- qāla : Il a dit.
- alif lām mīm : Lettres séparées au début de la sourate al-Baqara.
- Ibn 'Abbās : Voir note 252.
- aqsām : Serments.
- 'anhu : D'après lui (Ibn 'Abbâs).
- Sahl : Sahl ibn 'Abd Allâh al-Tustarî, soufi et exégète.
- alif huwa Allāh : Alif est Dieu.
- al-Samarqandī : Exégète et savant.
- ja'ala : Il a fait, considéré.
- al-wajh al-awwal : La première interprétation.
- Ibn 'Aṭā' : Voir note 280.
- qāf wa al-qur'āni al-majīdi : Qâf. Par le Coran glorieux.
- qīla : Il a été dit.
- Ja'far ibn Muḥammad : Ja'far al-Sâdiq, voir note 262.
- wa al-najmi idhā hawā : Par l'étoile quand elle descend.
- Ibn 'Aṭā' : Voir note 280.
- wa al-fajri wa layālin 'ashr : Par l'aube et par dix nuits.
- wa al-ḍuḥā wa al-layli idhā sajā : Par la clarté du jour et par la nuit quand elle s'étend.
- imra'a : Une femme (non précisée).
- qīla : Il a été dit.
- fatrat al-waḥy : Période d'interruption de la révélation.
- al-faqīh al-qāḍī : Le juriste et juge (titre honorifique).
- tanwīh : Mention élogieuse, glorification.
- al-ḍuḥā : Le matin, moment de la journée où le soleil est haut.
- mā wadda‘aka rabbuka wa mā qalā : Coran 93:3.
- wa la-l-ākhiratu khayrun laka mina l-ūlā : Coran 93:4.
- Ibn Isḥāq : Muhammad ibn Isḥāq, célèbre historien et biographe du Prophète (m. 150/767).
- ma’āluka : Ta fin, ton aboutissement.
- Sahl : Sahl al-Tustarī, mystique soufi du IIIe/IXe siècle.
- al-maqām al-maḥmūd : La station louable, une des plus hautes stations du Prophète au Jour du Jugement.
- wa la-sawfa yu‘ṭīka rabbuka fa-tarḍā : Coran 93:5.
- Ibn Isḥāq : Voir note 4.
- al-falaj : La victoire, le succès.
- qīla : On a dit, formule indiquant une opinion rapportée.
- al-ḥawḍ : Le Bassin (du Prophète) au Paradis, où les croyants boiront avant d'entrer au Paradis.
- lā yarḍā rasūlu llāhi an yadkhula aḥadun min ummatihi al-nār : Hadith rapporté, signifiant que le Prophète intercède pour que les pécheurs de sa communauté ne restent pas éternellement en Enfer.
- ālā’ihi : Ses faveurs, bienfaits.
- ḥadaba : Protéger, prendre soin.
- āwāhu ilā llāh : Il l'a recueilli auprès d'Allah, c'est-à-dire qu'Allah l'a pris sous Sa protection.
- wa ammā bi-ni‘mati rabbika fa-ḥaddith : Coran 93:11.
- al-taḥadduthu bi-hā : Le fait de parler du bienfait, de le mentionner.
- wa l-najmi idhā hawā : Coran 53:1.
- laqad ra’ā min āyāti rabbihi l-kubrā : Coran 53:18.
- Ja‘far ibn Muḥammad : Ja‘far al-Ṣādiq, imam chiite du IIe/VIIIe siècle.
- wa l-samā’i wa l-ṭāriq, wa mā adrāka mā l-ṭāriq, al-najmu l-thāqib : Coran 86:1-3.
- al-Sulamī : Abū ‘Abd al-Raḥmān al-Sulamī, mystique et exégète soufi du IVe/Xe siècle.
- mā yaqifu dūnahu l-‘addu : Ce que le dénombrement ne peut atteindre.
- al-Muṣṭafā : L'Élu, un des noms du Prophète Muhammad.
- Jibrīl : L'ange Gabriel.
- al-shadīdu l-quwā : Le Fort, le Puissant, attribut de Gabriel.
- al-Isrā’ : Le Voyage nocturne du Prophète de La Mecque à Jérusalem.
- Sidrat al-Muntahā : Le Lotus de la limite, un arbre dans les cieux au-delà duquel nul ne peut passer.
- sūrat al-Isrā’ : La sourate 17 du Coran, Le Voyage nocturne.
- al-Jabarūt : Le monde de la puissance divine, l'ordre supérieur de la création.
- al-Malakūt : Le monde de la royauté céleste, le monde angélique.
- fa-awḥā ilā ‘abdihi mā awḥā : Coran 53:10.
- laqad ra’ā min āyāti rabbihi l-kubrā : Coran 53:18.
- al-Qāḍī Abū l-Faḍl : Probablement al-Qāḍī ‘Iyāḍ (m. 544/1149), auteur d'al-Shifā’.
- mā kadhaba l-fu’ādu mā ra’ā : Coran 53:11.
- wa mā yanṭiqu ‘ani l-hawā : Coran 53:3.
- mā zāgha l-baṣaru wa mā ṭaghā : Coran 53:17.
- fa-lā uqsimu bi-l-khunnas, al-jawāri l-kunnas : Coran 81:15-16.
- wa mā huwa bi-qawli shayṭānin rajīm : Coran 81:25.
- innahu la-qawlu rasūlin karīm : Coran 81:19.
- dhī quwwa : Coran 81:20.
- makīn : Coran 81:20.
- ‘inda rabbihi : Auprès de son Seigneur.
- muṭā‘un thamma : Coran 81:21.
- amīn : Coran 81:21.
- ‘Alī ibn ‘Īsā wa ghayruhu : ‘Alī ibn ‘Īsā al-Rummānī, grammairien et exégète mu‘tazilite du IVe/Xe siècle.
- ghayruhu : D'autres exégètes.
- wa laqad ra’āhu : Coran 81:23.
- qīla : On a dit.
- wa mā huwa ‘alā l-ghaybi bi-ḍanīn : Coran 81:24.
- bi-l-ḍād : Variante de lecture avec la lettre ḍād (ض) au lieu de ḍād (ظ) dans ḍanīn, donnant le sens d'avare.
- nūn wa l-qalami wa mā yasṭurūn : Coran 68:1.
- al-Muṣṭafā : L'Élu, le Prophète Muhammad.
- ghamaṣathu : Ils l'ont accusé, calomnié.
- mā anta bi-ni‘mati rabbika bi-majnūn : Coran 68:2.
- wa inna laka la-ajran ghayra mamnūn : Coran 68:3.
- wa innaka la-‘alā khuluqin ‘aẓīm : Coran 68:4.
- al-Qur’ān : Le Coran.
- al-Islām : L'Islam.
- al-ṭab‘u l-karīm : La nature généreuse.
- laysa laka himmatun illā llāh : Tu n'as d'autre préoccupation qu'Allah.
- al-Wāsiṭī : Abū Bakr al-Wāsiṭī, mystique soufi du IVe/Xe siècle.
- jabalahu ‘alā dhālika l-khuluq : Il l'a créé sur ce caractère.
- mā aghmara nawālahu : Que sa libéralité est abondante.
- fa-satubṣiru wa yubṣirūn : Coran 68:5.
- ‘aduwwihi : Son ennemi, ici al-Walīd ibn al-Mughīra ou un autre mécréant.
- fa-lā tuṭi‘i l-mukadhdhibīn : Coran 68:8.
- asāṭīru l-awwalīn : Coran 68:15.
- bawārihi : Sa perte, sa ruine.
- sanasimuhu ‘alā l-khurṭūm : Coran 68:16.
- ṭāhā mā anzalnā ‘alayka l-qur’āna li-tashqā : Coran 20:1-2.
- ismun min asmā’ihi : Un de ses noms, c'est-à-dire du Prophète.
- ismun li-llāh : Un nom d'Allah.
- yā rajul : Expression arabe signifiant 'ô homme', interpellation courante.
- ḥurūf muqaṭṭaʿa : Lettres détachées : lettres isolées au début de certaines sourates coraniques, dont l'interprétation est réservée à Dieu.
- al-Wāsiṭī : Abū Bakr Muḥammad ibn Mūsā al-Wāsiṭī, mystique soufi du IIIe/IXe siècle.
- hāʾ : Lettre de l'alphabet arabe, ici le hāʐ de 'Ṭā Hā'.
- mā anzalnā ʿalayka l-qurʾāna litašqā : Coran, sourate 20, verset 2.
- ar-Rabīʿ ibn Anas : Abū l-ʿĀliya ar-Rabīʿ ibn Anas al-Bakrī, successeur (tābiʿī) et exégète.
- mā anzalnā ʿalayka l-qurʾāna litašqā : Coran, sourate 20, verset 2.
- ḥaqq al-faṣl : Droit de séparation : notion rhétorique indiquant une césure entre deux parties du discours.
- bāḫiʿun nafsaka : Expression signifiant 'te consumer toi-même', indiquant une tristesse extrême.
- falaʿallaka bāḫiʿun nafsaka ʿalā āṯārihim in lam yuʾminū bihāḏā l-ḥadīṯi asafan : Coran, sourate 18, verset 6.
- laʿallaka bāḫiʿun nafsaka allā yakūnū muʾminīna : Coran, sourate 26, verset 3.
- aʿnāquhum : Le terme 'cous' peut être interprété comme 'les notables' ou 'les chefs'.
- in našāʾ nunazzil ʿalayhim mina s-samāʾi āyatan faẓallat aʿnāquhum lahā ḫāḍiʿīna : Coran, sourate 26, verset 4.
- faṣdaʿ bimā tuʾmaru wa aʿriḍ ʿani l-mušrikīna : Coran, sourate 15, verset 94.
- walaqad naʿlamu annaka yaḍīqu ṣadruka bimā yaqūlūna : Coran, sourate 15, verset 97.
- walaqadi stuhziʾa bi-rusulin min qablika : Coran, sourate 13, verset 32.
- Makkī : Abū Muḥammad Makkī ibn Abī Ṭālib al-Qaysī, exégète et grammairien andalou (mort en 437/1045).
- wa-in yukaḏḏibūka faqad kuḏḏibat rusulun min qablika : Coran, sourate 35, verset 4.
- kaḏālika mā atā llaḏīna min qablihim min rasūlin illā qālū sāḥirun aw majnūnun : Coran, sourate 51, verset 52.
- fatawalla ʿanhum : Coran, sourate 51, verset 54.
- famā anta bimalūmin : Coran, sourate 51, verset 54.
- waṣbir liḥukmi rabbika fa-innaka bi-aʿyuninā : Coran, sourate 52, verset 48.
- qāla llāhu taʿālā : Dieu Très-Haut a dit.
- wa-iḏ aḫaḏa llāhu mīṯāqa n-nabiyyīna lamā ātaytukum min kitābin wa ḥikmatin ... mina š-šāhidīna : Coran, sourate 3, verset 81.
- Abū l-Ḥasan al-Qābisī : Abū l-Ḥasan ʿAlī ibn Muḥammad al-Qābisī, savant malikite ifriqiyen (mort en 403/1012).
- ṯumma jāʾakum : Puis il vous est venu : allusion à la venue de Muhammad.
- qāla : Il a dit.
- as-Suddī : Ismāʿīl ibn ʿAbd ar-Raḥmān as-Suddī, exégète et traditionniste (mort en 127/745).
- Qatāda : Qatāda ibn Diʿāma as-Sadūsī, exégète et traditionniste (mort en 117/735).
- wa-iḏ aḫaḏnā mina n-nabiyyīna mīṯāqahum wa-minka wa-min Nūḥin : Coran, sourate 33, verset 7.
- innā awḥaynā ilayka kamā awḥaynā ilā Nūḥin : Coran, sourate 4, verset 163.
- šahīdan : Témoin : Coran, sourate 4, verset 166.
- ruwiya : Il a été rapporté.
- ʿUmar ibn al-Ḫaṭṭāb : Second calife bien guidé (mort en 23/644).
- wa-iḏ aḫaḏnā mina n-nabiyyīna mīṯāqahum wa-minka wa-min Nūḥin : Coran, sourate 33, verset 7.
- aṭbāqihā : Ses strates : les étages de l'Enfer.
- yā laytanā aṭaʿnā llāha wa aṭaʿnā r-rasūlā : Coran, sourate 33, verset 66.
- Qatāda : Qatāda ibn Diʿāma as-Sadūsī, exégète et traditionniste.
- qāla : Il a dit.
- as-Samarqandī : Abū l-Layṯ Naṣr ibn Muḥammad as-Samarqandī, exégète hanafite (mort en 373/983).
- āḫiruhum baʿṯan : Le dernier d'entre eux en envoi : bien que premier dans la création, il est le dernier prophète envoyé.
- ka-ḏ-ḏarri : Comme des atomes : allusion au pacte primordial (mīṯāq) où Dieu fit sortir les descendants d'Adam de son dos sous forme de particules.
- wa rafaʿa baʿḍahum darajātin : Coran, sourate 2, verset 253.
- al-aḥmar : L'homme rouge : désigne les non-Arabes, notamment les Byzantins et les Perses.
- al-aswad : L'homme noir : désigne les Africains.
- yā ayyuhā n-nabiyyu : Ô Prophète : interpellation coranique (sourate 33, verset 1, etc.).
- as-Samarqandī : Abū l-Layṯ as-Samarqandī, exégète hanafite.
- al-Kalbī : Muḥammad ibn as-Sāʾib al-Kalbī, exégète (mort en 146/763).
- šīʿatihi : Sa secte : le terme šīʿa signifie ici 'parti' ou 'secte', au sens de 'ceux qui suivent sa voie'.
- wa-inna min šīʿatihi la-ibrāhīma : Coran, sourate 37, verset 83.
- al-Farrāʾ : Abū Zakariyyā Yaḥyā ibn Ziyād al-Farrāʾ, grammairien de l'école de Kūfa (mort en 207/822).
- ajāzahu : Il l'a autorisé : il a considéré cette interprétation comme valide.
- Makkī : Makkī ibn Abī Ṭālib, exégète andalou.
- qīla : Il fut dit : formule indiquant une opinion rapportée.
- wa mā kāna llāhu li-yuʿaḏḏibahum wa anta fīhim : Coran, sourate 8, verset 33.
- wa mā kāna llāhu muʿaḏḏibahum wa hum yastagfirūna : Coran, sourate 8, verset 33.
- law tazayyalū la-ʿaḏḏabnā : Coran, sourate 48, verset 25.
- wa lawlā rijālun muʾminūna : Coran, sourate 48, verset 25.
- wa mā lahum allā yuʿaḏḏibahumu llāhu : Coran, sourate 8, verset 34.
- darʾatihi : Sa défense : le fait qu'il repousse le châtiment.
- ʿaḏḏabahumu llāhu : Dieu les châtia : par la conquête de La Mecque.
- Abū Mūsā : Abū Mūsā al-Ashʿarī, compagnon du Prophète (mort en 42/662).
- qāla : Il a dit.
- wa mā arsalnāka illā raḥmatan li-l-ʿālamīna : Coran, sourate 21, verset 107.
- anā amānun li-aṣḥābī : Je suis une sécurité pour mes Compagnons : hadith rapporté par Muslim.
- bid'a : Innovation religieuse blâmable, toute croyance ou pratique introduite dans la religion sans fondement dans le Coran ou la Sunna.
- Sunna : Tradition prophétique, ensemble des paroles, actes et approbations du Prophète Muhammad.
- yusallūna : Ils prient sur lui ; la prière (salât) d'Allah sur le Prophète signifie Sa miséricorde et Son éloge, celle des anges est une demande de pardon et d'élévation.
- qurratu 'aynī fī aṣ-ṣalāt : Expression signifiant 'la fraîcheur de mes yeux est dans la prière', indiquant que la prière est une source de joie et de réconfort pour le Prophète.
- Kāf Hā Yā 'Ayn Sād : Lettres isolées (hurūf muqatta‘āt) au début de la sourate Maryam (19), dont l'interprétation est sujette à diverses explications symboliques.
- tazāharā 'alayhi : Fait référence à deux épouses du Prophète (Ḥafṣa et ‘Ā’isha) qui se sont liguées contre lui.
- Sūrat al-Fatḥ : La sourate de la Victoire (n°48), révélée après le traité de Ḥudaybiyya.
- Makkī : Abū Muḥammad Makkī ibn Abī Ṭālib al-Qaysī, savant andalou spécialiste du Coran (m. 437 H).
- tawḥīd : Unicité divine, principe fondamental de l'islam affirmant qu'Allah est unique et sans associé.
- al-ḥusnā : La meilleure (récompense), désignant le Paradis ou la prédestination au bien.
- zā' : Lettre de l'alphabet arabe ; la variante de lecture 'yu'azzizūhu' avec deux zā' renforce le sens de 'rendre puissant'.
- tusabbiḥūhu : Vous Le glorifiez ; le pronom renvoie à Allah, indiquant que la glorification est due à Lui seul.
- wilāya : Sainteté, amitié divine ; état de proximité avec Allah accordé à Ses saints.
- mushāhada : Contemplation directe des réalités divines, stade spirituel élevé.
- al-mi‘rāj : L'Ascension nocturne du Prophète au ciel, où il reçut l'ordre de la prière.
- al-aḥmar wa al-aswad : Expression désignant l'humanité entière, toutes races confondues.
- ruknay at-tawḥīd : Les deux piliers de l'unicité : la profession de foi 'Lā ilāha illā Allāh' et 'Muḥammad rasūl Allāh'.
- bay‘at ar-riḍwān : L'allégeance de la satisfaction, prêtée au Prophète sous un arbre à Ḥudaybiyya, agréée par Allah.
- al-Isrā' : Le voyage nocturne du Prophète de La Mecque à Jérusalem, mentionné dans la sourate al-Isrā' (17).
- al-Kawthar : L'Abondance ; nom d'une sourate et d'un fleuve ou bassin au Paradis réservé au Prophète.
- ḥawḍ : Bassin (du Prophète) au Paradis où les croyants viendront boire avant d'entrer au Paradis.
- al-abtar : Littéralement 'celui qui est coupé, sans postérité'. Ici, sens figuré : méprisable, sans descendance, sans bien.
- sab‘an min al-mathānī : Les 'sept répétées' : interprété comme les sept longues sourates ou la Fatiha, car elle est répétée dans chaque rak‘a.
- Umm al-Qur’ān : La Mère du Coran : la sourate al-Fatiha.
- rak‘a : Unité de prière rituelle islamique.
- al-wilāya : La sainteté, la proximité de Dieu, ou l'autorité spirituelle.
- al-Qāḍī : Le juge : probablement al-Qadi ‘Iyad, auteur du 'Shifa'.
- al-muṣḥaf : Le codex officiel du Coran, la version écrite standardisée.
- al-Wāsiṭī : Soufi et exégète, probablement Abu Bakr al-Wasiti (m. 932).
- al-wasīla : Le moyen, l'intermédiaire ; dans le contexte prophétique, le rang élevé au Paradis.
- al-Burāq : La monture céleste qui transporta le Prophète lors du voyage nocturne (Isra’).
- al-Mi‘rāj : L'ascension du Prophète au ciel.
- al-Kawthar : Le fleuve du Paradis, ou l'abondance ; nom d'une sourate.
Première partie : Sur l'exaltation par le Très-Haut, le Très-Élevé, de la dignité du…
Première partie : Sur l'exaltation par le Très-Haut, le Très-Élevé, de la dignité du Prophète élu [1] — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — en parole et en acte.
les morts, faire entendre les sourds, faire jaillir l'eau d'entre ses doigts, multiplier le peu, fendre la lune, faire revenir le soleil, transformer les substances, la victoire par la terreur, la connaissance de l'invisible, l'ombre du nuage, la glorification des cailloux, la guérison des douleurs, la protection contre les gens... jusqu'à ce qu'aucun rassemblement ne peut contenir 1, et dont nul ne cerne la science sinon ce qui en est rapporté, et Celui qui l'en a favorisé, il n'y a de dieu que Lui. jusqu'à ce qui lui est préparé dans la Demeure dernière, parmi les demeures d'honneur, les degrés de sainteté, les rangs de félicité, la beauté suprême et l'accroissement 2 que les esprits ne peuvent atteindre et devant la perception duquel l'imagination reste perplexe... Le deuxième chapitre : Ses qualités physiques, que Dieu prie sur lui et le salue. Si tu dis – que Dieu t'honore – : Il n'y a aucun doute, de manière catégorique et globale, qu'il est, que Dieu prie sur lui et le salue, le plus élevé des hommes en rang, le plus grand d'entre eux en dignité, le plus parfait en qualités et en vertus, et tu as suivi une belle voie dans les détails des attributs de perfection, ce qui m'a incité à vouloir connaître en détail ses descriptions, que Dieu prie sur lui et le salue. Sache donc – que Dieu illumine mon cœur et le tien, et qu'Il multiplie en ce noble Prophète mon amour et le tien – que lorsque tu regardes les attributs de perfection qui ne sont pas acquis et qui sont dans la nature de sa création, tu le trouves, que Dieu prie sur lui et le salue, possédant tous ces attributs, embrassant la diversité de ses beautés, sans divergence entre les transmetteurs de récits 3 à ce sujet ; bien plus, certains d'entre eux ont atteint le degré de certitude. Quant à son apparence et sa beauté, et la proportion harmonieuse de ses membres dans leur perfection, les traditions authentiques et nombreuses et bien connues sont venues à ce sujet, d'après les hadiths de 'Alî 4, Anas 5 ibn Mâlik, Abû Hurayra 6, al-Barâ' 7 ibn 'Âzib, 'Â'isha 8 la Mère des croyants, Ibn Abî Hâla 9, Abû Juḥayfa 10, Jâbir 11 ibn Samura, Umm Ma'bad 12, Ibn 'Abbâs 13, Mu'arraḍ ibn Mu'ayqib 14, Abû Ṭufayl 15, al-'Addâ' ibn Khâlid 16, Khuraym ibn Fâtik 17, Ḥakîm ibn Ḥizâm 18, et d'autres – que Dieu les agrée –, disant qu'il était, que Dieu prie sur lui et le salue : d'un teint blanc lumineux 19, aux yeux très noirs 20, aux grands yeux 21, aux yeux légèrement rouges 22, aux cils longs et fournis 23, au front large et brillant 24, aux sourcils arqués et fins 25, au nez aquilin 26, aux dents écartées 27, au visage rond 28, au front large 29, à la barbe épaisse couvrant sa poitrine, au ventre et à la poitrine égaux, à la poitrine large 30, aux épaules larges 31, aux os robustes, aux bras et avant-bras et parties inférieures charnus 32, aux paumes et aux pieds larges 33, aux extrémités effilées 34, à la peau nue lumineuse 35, à la ligne de poils fine 36, de taille moyenne 37, ni excessivement grand 38 ni petit de façon disgracieuse, et malgré cela, personne ne marchait à ses côtés, même ceux réputés grands, sans qu'il ne les dépasse, que Dieu prie sur lui et le salue, aux cheveux ondulés 39, quand il souriait, il découvrait des dents semblables à l'éclat de l'éclair ou à des grêlons, quand il parlait, on voyait comme une lumière sortir de ses incisives, au cou le plus beau, ni trop charnu 40 ni trop joufflu 41, au corps ferme 42, à la chair dense 43. Al-Barâ' 44 a dit : « Je n'ai vu personne avec une chevelure 45 dans une tunique rouge plus beau que le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue 46. » Abû Hurayra 47, que Dieu l'agrée, a dit : « Je n'ai rien vu de plus beau que le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue ; on aurait dit que le soleil courait sur son visage, et quand il riait, cela brillait sur les murs 48. » Jâbir ibn Samura 49 a dit : Un homme lui dit : « Son visage, que Dieu prie sur lui et le salue, était comme une épée. » Il répondit : « Non, plutôt comme le soleil et la lune, et il était rond 50. » Umm Ma'bad 51 a dit dans une partie de sa description 52 : « Le plus beau des gens de loin, et le plus doux et le plus beau de près. » Dans le hadith d'Ibn Abî Hâla 53 54 : « Son visage brillait comme l'éclat de la lune lors de la nuit de pleine lune. » 'Alî 55 a dit à la fin de sa description : « Quiconque le voyait soudainement 56 le redoutait, et quiconque le fréquentait avec connaissance l'aimait. Celui qui le décrit dit : Je n'ai vu avant lui ni après lui personne de semblable, que Dieu prie sur lui et le salue. » - Les hadiths détaillant sa description sont nombreux et bien connus, nous ne les allongeons pas en les énumérant. - Nous avons résumé dans sa description les points essentiels 57 de ce qui en est rapporté, et un ensemble suffisant pour atteindre l'objectif recherché. - Et nous avons conclu ces chapitres par un hadith englobant tout cela, que tu trouveras là – si Dieu Très-Haut le veut. *** Le troisième chapitre : Sa propreté, que Dieu prie sur lui et le salue Quant à la propreté de son corps, la bonne odeur de son parfum et de sa sueur, son éloignement des impuretés et des parties intimes du corps 58 ; Dieu Très-Haut l'avait distingué en cela par des caractéristiques particulières qui ne se trouvent chez nul autre, puis Il les a complétées par la propreté légale et les dix qualités de la fitra 59. Et il a dit : « La religion est bâtie sur la propreté 60. » D'après Anas 61 qui a dit : « Je n'ai jamais senti de musc, ni d'ambre, ni rien de plus odorant que l'odeur du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue 62. » D'après Jâbir 63 ibn Samura : « Il passa sa main sur ma joue, dit-il, et je trouvai à sa main une fraîcheur et un parfum, comme s'il l'avait sortie d'une boîte de parfumeur 64. » Un autre a dit : « Qu'il l'ait touchée avec du parfum ou non, il serrait la main de quelqu'un et celui-ci sentait son odeur tout le jour. Il posait sa main sur la tête d'un enfant, et celui-ci était reconnu parmi les enfants par son odeur. » « Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, dormit dans la maison d'Anas 65 sur une natte 66. Il transpira, et sa mère vint avec une fiole pour recueillir sa sueur. Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, l'interrogea à ce sujet, et elle dit : Nous la mettons dans notre parfum, et c'est le plus odorant des parfums 67. » Al-Bukhârî mentionna dans son Târîkh al-Kabîr d'après Jâbir 68 : « Le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, ne passait pas par un chemin sans que quelqu'un qui le suivait ne sache qu'il l'avait emprunté, à cause de son odeur agréable. » Ishâq 69 ibn Râhawayh mentionna que cette odeur était la sienne sans parfum, que Dieu prie sur lui et le salue. Al-Muzanî 70 et al-Ḥarbî 71 rapportèrent d'après Jâbir 72, que Dieu l'agrée, qui a dit : « Le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, me fit monter derrière lui, et je saisis le sceau de la prophétie avec ma bouche, et il exhalait sur moi du musc 73. » Certains spécialistes de ses récits et de ses qualités ont rapporté que lorsqu'il voulait aller à la selle, la terre se fendait et avalait ses excréments et son urine, et une odeur agréable s'en dégageait, que Dieu prie sur lui et le salue 74. Muḥammad ibn Sa'd 75, le secrétaire d'al-Wâqidî 76, a rapporté à ce sujet 77 un récit d'après 'Â'isha 78, que Dieu l'agrée : « Elle dit au Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue : Tu vas aux latrines et nous ne voyons de toi aucune chose nuisible. Il dit : Ô 'Â'isha, ne sais-tu pas que la terre avale 79 ce qui sort des prophètes, et qu'on n'en voit rien 80 ?! » Ce récit, bien que peu connu, a été soutenu par certains savants concernant la pureté de ces deux événements de sa part, que Dieu prie sur lui et le salue. C'est l'avis de certains disciples d'al-Shâfi'î 81. Rapporté par l'imam Abû Naṣr ibn al-Ṣabbâgh 82 dans son Shâmil. Abû Bakr ibn Sâbiq al-Mâlikî 83 a rapporté les deux avis des savants à ce sujet dans son livre al-Badî' sur les branches du droit mâlikite, et l'application de ce qui n'a pas été rapporté chez eux selon leur école à partir des subdivisions shâfi'ites. La preuve de cela est qu'il n'y avait de lui, que Dieu prie sur lui et le salue, rien de désagréable ni d'impur... Parmi cela, le hadith 84 de 'Alî 85, que Dieu l'agrée : « J'ai lavé le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, et je suis allé voir ce qui se produit chez le mort, et je n'ai rien trouvé. J'ai dit : Tu es pur vivant et mort. Il dit : Et une odeur agréable s'éleva de lui, telle que nous n'en avions jamais sentie. » De même, Abû Bakr 86, que Dieu l'agrée, dit lorsqu'il embrassa le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, après sa mort. - Parmi cela, le fait que Mâlik ibn Sinân 87 but son sang le jour de Uḥud, le suça, et que le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, le lui permit et lui dit : « Le Feu ne t'atteindra pas 88. »
De même 89, le fait que 'Abd Allah ibn al-Zubayr 90 ait bu le sang de sa ventouse, le Prophète (sur lui la paix) lui dit : « Malheur à toi de la part des gens, et malheur à eux de ta part », sans le désapprouver. Et quelque chose de semblable a été rapporté de lui à propos d'une femme qui avait bu son urine : il lui dit : « Tu ne te plaindras jamais de maux de ventre. » 91 - Et il n'ordonna à aucun d'eux de se rincer la bouche, ni ne leur interdit de recommencer. Le récit de cette femme qui a bu son urine est authentique. Al-Daraqutni 92 a reproché à Muslim 93 et à al-Bukhari 94 de ne pas l'avoir inclus dans leurs recueils authentiques. Le nom de cette femme est Baraka 95, et il y a divergence sur sa généalogie. On dit qu'il s'agit d'Umm Ayman 96, qui servait le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue). Elle a dit : « Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) avait un gobelet en bois 97 placé sous son lit, dans lequel il urinait la nuit. Une nuit, il y urina, puis le chercha et n'y trouva rien. Il interrogea Baraka à ce sujet, et elle dit : 'Je me suis levée, ayant soif, et je l'ai bu sans le savoir.' » Son récit a été rapporté par Ibn Jurayj 98 et d'autres 99. Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) était né circoncis et le cordon ombilical coupé 100. Il est rapporté de sa mère Amina 101 qu'elle a dit : « Je l'ai mis au monde propre, sans aucune impureté 102. » D'après 'A'isha 103 (que Dieu l'agrée) : « Je n'ai jamais vu le sexe de l'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue). » Et d'après 'Ali 104 (que Dieu l'agrée) : « Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) m'a recommandé : 'Que nul autre que moi ne le lave, car quiconque verra ma nudité aura les yeux crevés 105.' » Dans le récit de 'Ikrima 106 d'après Ibn 'Abbas 107 (que Dieu les agrée) : « Il (que Dieu prie sur lui et le salue) dormit jusqu'à ce qu'on entendît son ronflement 108, puis se leva et pria sans renouveler ses ablutions 109. » 'Ikrima dit : « Parce qu'il (que Dieu prie sur lui et le salue) était préservé. » Chapitre quatre : L'abondance de son intelligence, l'éloquence de sa langue, la force de ses sens (que Dieu prie sur lui et le salue) Quant à l'abondance de son intelligence, la perspicacité de son esprit, la force de ses sens, l'éloquence de sa langue, la modération de ses mouvements et la beauté de ses qualités morales, il n'y a aucun doute 110 qu'il était le plus intelligent et le plus perspicace des hommes. - Quiconque examine sa gestion des affaires intérieures et extérieures des créatures, sa politique envers le commun et l'élite, ainsi que ses étonnantes qualités et ses voies singulières, sans parler de la science qu'il a dispensée et de la Loi qu'il a établie, sans apprentissage préalable, sans pratique antérieure ni lecture de livres, ne doutera pas, à première vue, de la supériorité de son intelligence et de la pénétration 111 de sa compréhension. - Cela n'a pas besoin d'être démontré tant c'est évident. Wahb 112 ibn Munabbih a dit : « J'ai lu soixante et onze livres, et j'ai trouvé dans tous que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) était le plus intelligent des hommes et le meilleur en opinion. » Dans une autre version : « J'ai trouvé dans tous que Dieu Très-Haut n'a donné à tous les hommes, du début du monde à sa fin, en matière d'intelligence, comparée à la sienne (que Dieu prie sur lui et le salue), que l'équivalent d'un grain de sable parmi les sables du monde. » Mujahid 113 a dit : « L'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue), lorsqu'il se tenait en prière, voyait derrière lui comme il voyait devant lui. » Et c'est ainsi qu'est interprétée la parole de Dieu Très-Haut : « Et ta place parmi ceux qui se prosternent 114. » Dans le Muwatta' 115, il (sur lui la paix et le salut) a dit : « Je vous vois derrière mon dos 116. » Quelque chose de semblable est rapporté d'Anas 117 dans les deux Sahih 118. D'après 'A'isha 119, un récit similaire 120 : elle dit : « C'est un surplus que Dieu lui a accordé lors de son pèlerinage. » Dans certaines versions 121 : « Je regarde derrière moi comme je regarde devant moi. » Dans une autre 122 : « Je vois de ma nuque comme je vois devant moi. » Baqiyy 123 ibn Makhlad a rapporté d'après 'A'isha 124 : « Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) voyait dans l'obscurité comme il voyait dans la lumière 125. » - Les récits sont nombreux et authentiques concernant sa vision (que Dieu prie sur lui et le salue) des anges 126 et des démons 127. - Le Négus 128 lui fut élevé jusqu'à ce qu'il priât sur lui 129. - Et Jérusalem 130 lorsqu'il la décrivit aux Quraysh. - Et la Ka'ba lorsqu'il construisit sa mosquée 131. Il a été rapporté de lui (que Dieu prie sur lui et le salue) qu'il « voyait dans les Pléiades onze étoiles. » - Tout cela est interprété comme une vision oculaire. C'est l'avis d'Ahmad ibn Hanbal 132 et d'autres. Certains 133 ont soutenu qu'il faut les ramener à la connaissance. - Mais les apparences contredisent cela, et il n'y a pas d'impossibilité 134 là-dedans ; ce sont des particularités et des attributs des prophètes. D'après Abu Hurayra 135, le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) a dit : « Lorsque Dieu Très-Haut se manifesta à Moïse (sur lui la paix), il voyait la fourmi sur le rocher, dans la nuit noire, à une distance de dix parasanges 136. » Il n'est pas improbable, sur cette base, que notre Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) ait été distingué par ce que nous avons mentionné dans ce chapitre, après le Voyage nocturne et la faveur d'avoir vu les plus grands signes de son Seigneur. Les récits 137 sont venus indiquant qu'il a terrassé Rukana 138, le plus fort de son temps, alors qu'il l'avait appelé à l'islam 139. Il a lutté avec Abu Rukana à l'époque préislamique 140 ; il était fort, et le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) le terrassa à trois reprises. Abu Hurayra 141 a dit : « Je n'ai vu personne plus rapide que l'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) dans sa marche ; c'était comme si la terre se pliait pour lui. Nous nous efforcions, tandis que lui ne s'en souciait pas. » Dans sa description (sur lui la paix et le salut) : « Son rire était un sourire ; quand il se tournait, il se tournait tout entier ; quand il marchait, il marchait d'un pas rapide 142, comme s'il descendait d'une pente 143. » Chapitre cinq : L'éloquence de sa langue et son art oratoire (que Dieu prie sur lui et le salue) Quant à l'éloquence de la langue et l'art oratoire, il (que Dieu prie sur lui et le salue) occupait la place la plus éminente et la position incontestable : aisance naturelle, excellence de style, concision de propos, pureté de vocabulaire, force d'expression, justesse de sens et absence d'affectation. - Il reçut les paroles concises 144 et fut distingué par les prodiges de la sagesse et la connaissance des dialectes arabes. Il s'adressait à chaque tribu dans sa langue, dialoguait dans son idiome et rivalisait avec elle dans son style oratoire, au point que nombre de ses Compagnons lui demandaient, en maintes occasions, l'explication de ses paroles et l'interprétation de ses dires. - Quiconque examine ses hadiths et sa conduite le saura et le vérifiera. - Son discours avec les Quraysh, les Ansar, les gens du Hedjaz et du Najd n'était pas comme son discours avec Dhu l-Mish'ar al-Hamadani 145, Tihfa al-Nahdi 146, Qatan ibn Haritha al-'Ulaymi 147, al-Ash'ath ibn Qays 148, Wa'il ibn Hujr al-Kindi 149 et autres, parmi les qayls 150 du Hadramaout et les rois du Yémen. - Regarde sa lettre à Hamdan : « Vous avez leurs sommets 151, leurs vallées 152 et leurs hauteurs 153 ; vous mangez de leurs céréales 154 et vous paissez leurs pâturages 155. À nous, de leurs troupeaux 156 et de leurs récoltes 157, tant qu'ils se soumettent 158 au pacte 159 et à la fidélité. À eux, de l'aumône : la chamelle de trois ans 160, la chamelle âgée 161, le jeune chamelon 162, la chamelle vieille 163 qui reste à la maison 164, et le bélier blanc 165. Ils doivent, pour cela, le mâle adulte 166 et le mâle jeune 167... » Et sa parole à Nahd 168 : « Ô Dieu, bénis pour eux leur lait pur 169, leur lait caillé 170, leur lait mélangé 171 ; envoie leur berger dans les pâturages 172 ; fais jaillir pour eux l'eau de la mare 173 ; bénis pour eux les biens et les enfants. Celui qui accomplit la prière est musulman ; celui qui donne l'aumône est bienfaisant ; celui qui atteste qu'il n'y a de dieu que Dieu est sincère. À vous, ô Banu Nahd, les dépôts 174 de l'associé et les redevances 175 du royaume. Ne fraudez pas 176 sur l'aumône, ne commettez pas d'injustice 177 dans la vie, ne soyez pas négligents 178 dans la prière. » Il leur écrivit : « Pour la taxe obligatoire 179, à vous la chamelle pleine 180 et la chamelle allaitante 181, le cheval de selle 182 au licol 183, le poulain 184 difficile 185 ; votre bétail ne sera pas empêché de paître 186, vos acacias ne seront pas coupés 187, votre lait ne sera pas retenu 188, tant que vous ne cacherez pas la nourriture 189 et ne mangerez pas les liens 190. »
Quiconque accepte, il a la fidélité à l'engagement et à la protection ; quiconque refuse, il lui incombe l'usure 191. Et de sa lettre à Wā'il ibn Ḥujr 192 : « Aux rois 193 paisibles, et aux nobles 194 jeunes 195. » Et il y est dit : « Pour les brebis en pâture 196, une brebis, ni aux mamelles 197 desséchées 198, ni stérile 199 ; et donnez 200 le lait caillé 201. » « Et pour les trésors enfouis 202, le cinquième. Et quiconque fornique parmi 203 les vierges, frappez-le 204 de cent coups, et exilez-le 205 un an ; et quiconque fornique parmi les veuves, frappez-le 206 avec des branches 207 et n'ayez pas de relâche 208 dans la religion, ni d'aveuglement 209 dans les obligations divines. Et tout enivrant est interdit. » Et Wā'il ibn Ḥujr 210 marchait avec orgueil 211 devant les rois... Où cela se trouve-t-il par rapport à sa lettre à Anas 212 sur l'aumône légale, bien connue ? Lorsque le langage de ceux-ci était à ce niveau, et leur éloquence de ce style, et que la plupart de leur usage était ces termes, il les utilisa avec eux, pour montrer aux gens ce qui leur avait été révélé, et pour parler aux gens de ce qu'ils savaient... Et comme sa parole dans le hadith 213 de 'Aṭiyya al-Sa'dī 214 : « La main supérieure est celle qui donne, et la main inférieure est celle qui reçoit. » Il dit : « Alors le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, nous parla dans notre langue. » Et sa parole 215 dans le hadith du 'Āmirī 216 : lorsqu'il l'interrogea, le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, lui dit : « Demande pour toi 217 », c'est-à-dire : demande ce que tu veux. C'est la langue des Banū 'Āmir... - Quant à son langage habituel, son éloquence connue, ses paroles concises, et ses sagesses rapportées, les gens ont composé à leur sujet des recueils, et des livres ont été rassemblés sur leurs termes et leurs significations. Et parmi elles, il y a ce qui n'est égalé en éloquence, ni surpassé en rhétorique. Comme sa parole 218 : « Les musulmans ont un sang équivalent, et le plus humble d'entre eux peut s'engager pour leur protection, et ils sont une seule main contre ceux qui sont en dehors d'eux. » Et sa parole 219 : « Les gens sont comme les dents d'un peigne. » - « L'homme est avec celui qu'il aime 220. » - « Il n'y a aucun bien dans la compagnie de celui qui ne voit pas pour toi ce que tu vois pour lui 221. » - « Les gens sont des mines 222. » - « N'a péri qu'un homme qui a connu sa valeur 223. » - « Le conseiller est digne de confiance, et il a le choix tant qu'il n'a pas parlé 224. » - « Que Dieu fasse miséricorde à un serviteur qui dit une bonne chose et en tire profit, ou se tait et est sauf 225. » Et sa parole : « Embrasse l'Islam et tu seras sauf... Embrasse l'Islam, Dieu te donnera une double récompense... 226 » - « Certes, les plus aimés de vous pour moi et les plus proches de moi en assemblée au Jour de la Résurrection sont les meilleurs d'entre vous en caractère, ceux qui sont doux et faciles, qui aiment et sont aimés 227. » Et sa parole : « Peut-être parlait-il de ce qui ne le concernait pas et était avare de ce qui ne l'enrichissait pas 228. » Et sa parole : « L'homme à deux visages n'est pas considéré auprès de Dieu 229. » Et son interdiction 230 de « on-dit et qu'a-t-on dit, de poser trop de questions, de gaspiller les biens, de refuser et de réclamer, de désobéir aux mères et d'enterrer vivantes les filles. » Et sa parole : « Crains Dieu où que tu sois, et fais suivre la mauvaise action d'une bonne action qui l'efface, et comporte-toi envers les gens avec un bon caractère 231. » - « La meilleure des choses est leur juste milieu 232. » Et sa parole 233 : « Aime ton ami avec modération, car il se peut qu'il devienne un jour ton ennemi. » Et sa parole 234 : « L'injustice est une obscurité au Jour de la Résurrection. » Et sa parole 235 dans une de ses invocations 236 : « Ô Dieu, je Te demande une miséricorde de Ta part, par laquelle Tu guides mon cœur, rassembles mes affaires, réparés mes désordres 237, améliores mon invisible, élèves mon visible, purifies mon œuvre, m'inspires ma droiture, me rends mon affection, et me protèges de tout mal ; Ô Dieu, je Te demande le succès au moment du jugement, la demeure des martyrs, la vie des bienheureux, et la victoire sur les ennemis... » Jusqu'à ce qu'a rapporté la multitude 238 de la multitude, de ses stations, de ses discours, de ses sermons, de ses invocations, de ses entretiens et de ses engagements, dont il n'y a pas de doute qu'il a atteint en cela un rang 239 auquel nul autre n'est comparable, et a obtenu en cela une avance dont on ne peut mesurer la valeur. - Et j'ai rassemblé de ses paroles, auxquelles nul n'avait précédé, et que nul n'a pu couler dans son moule. Comme sa parole 240 : « La meule s'est échauffée 241 », « Il est mort du nez 242 », « Le croyant n'est pas piqué deux fois du même trou 243 », « L'heureux est celui qui s'exhorte par autrui 244 », et d'autres semblables, où le contemplateur s'émerveille de leur contenu, et où la pensée se perd dans les récipients de leurs sagesses. Et ses compagnons 245 lui dirent : « Nous n'avons vu personne plus éloquent que toi... » Il dit : « Et qu'est-ce qui m'en empêcherait ?! Le Coran n'a été révélé que dans ma langue, une langue arabe claire. » Et il dit une autre fois 246 : « Je suis le plus éloquent des Arabes, bien que je sois de Quraysh et que j'aie grandi chez les Banū Sa'd. » Ainsi lui furent réunies, que Dieu prie sur lui et le salue, la force de l'éloquence 247 du désert et sa pureté 248, la clarté 249 des termes des sédentaires et l'éclat 250 de leur langage, en plus de l'assistance divine dont l'extension est la révélation que nulle science humaine ne peut embrasser 251. Et Umm Ma'bad 252 dit dans sa description de lui : « Doux de parole, décisif 253, ni rare 254, ni abondant 255 ; comme si son langage était des perles 256 enfilées. Et il avait une voix forte 257, une belle mélodie. » Que Dieu prie sur lui et le salue. **Chapitre six : La noblesse de sa lignée, la générosité de son pays et de son lieu de naissance, que Dieu prie sur lui et le salue** Quant à la noblesse de sa lignée, la générosité de son pays et de son lieu de naissance, cela n'a pas besoin de preuve, ni d'explication d'un point obscur ou caché. Car il est l'élite des Banū Hāshim, la descendance de Quraysh et leur noyau, le plus noble des Arabes et le plus puissant d'entre eux en nombre du côté de son père et de sa mère, et originaire de la Mecque, la plus noble des contrées de Dieu auprès de Dieu et de Ses serviteurs. D'après Abū Hurayra 258, que Dieu l'agrée : le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, a dit : « J'ai été envoyé des meilleures générations des fils d'Adam, génération après génération, jusqu'à ce que je sois dans la génération dont je suis 259. » Et d'après al-'Abbās 260, que Dieu l'agrée, il a dit : le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, a dit 261 : « Dieu a créé les créatures et m'a placé parmi les meilleurs d'entre eux et de leur meilleure génération ; puis Il a choisi les tribus et m'a placé dans la meilleure tribu ; puis Il a choisi les maisons et m'a placé dans la meilleure de leurs maisons. Je suis donc le meilleur d'entre eux en personne et le meilleur d'entre eux en maison. » Et d'après Wāthila 262 ibn al-Asqa', que Dieu l'agrée, il a dit : le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, a dit : « Dieu a choisi parmi les enfants d'Abraham, Ismaël ; et parmi les enfants d'Ismaël, les Banū Kināna ; et parmi les Banū Kināna, Quraysh ; et parmi Quraysh, les Banū Hāshim ; et Il m'a choisi parmi les Banū Hāshim. » Al-Tirmidhī 263 a dit : Ce hadith est authentique 264. Et dans un hadith d'après Ibn 265 'Umar, que Dieu les agrée tous deux, rapporté par al-Ṭabarānī 266 : le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, a dit 267 : « Dieu, Puissant et Majestueux, a choisi Ses créatures ; Il a choisi parmi elles les fils d'Adam ; puis Il a choisi parmi les fils d'Adam les Arabes ; puis Il a choisi parmi les Arabes les Banū Hāshim ; puis Il a choisi parmi les Banū Hāshim et m'a choisi parmi eux. Je n'ai cessé d'être le meilleur parmi les meilleurs. Certes, quiconque aime les Arabes, c'est par amour pour moi qu'il les aime ; et quiconque hait les Arabes, c'est par haine pour moi qu'il les hait. » Et d'après Ibn 268 'Abbās 269 : le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, avait son esprit comme une lumière devant Dieu Très-Haut, deux mille ans avant qu'Il ne crée Adam, cette lumière glorifiait et les anges glorifiaient par sa glorification. Lorsque Dieu créa Adam, Il jeta cette lumière dans ses reins. Alors le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, dit : « Dieu me fit descendre sur terre dans les reins d'Adam, et me plaça dans les reins de Noé, et me projeta dans les reins d'Abraham ; puis Dieu Très-Haut n'a cessé de me transférer des reins nobles aux matrices pures, jusqu'à ce qu'Il me fasse sortir de mes deux parents... qui ne se sont jamais rencontrés dans une fornication. » Et atteste de l'authenticité de ce récit le poème célèbre d'al-'Abbās 270 dans l'éloge du Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue... *** **Chapitre sept : Son état, que Dieu prie sur lui et le salue, dans les nécessités** Quant à ce que la nécessité de la vie exige, parmi ce que nous avons détaillé, cela se divise en trois catégories : - Une catégorie où le mérite réside dans sa rareté. - Une catégorie où le mérite réside dans son abondance. - Et une catégorie où les états varient... a) Quant à ce dont on se vante et où la perfection réside dans sa rareté, d'un commun accord, et en toute circonstance, par coutume et par loi, comme la nourriture et le sommeil... Les Arabes et les sages n'ont cessé de se vanter de leur rareté et de blâmer leur abondance, car manger et boire beaucoup est une preuve de gloutonnerie, d'avidité, de voracité et de domination du désir, ce qui cause des préjudices dans ce monde et dans l'au-delà, et attire les maladies du corps.
et l'épaisseur 269 de l'âme, et le remplissage du cerveau. Sa rareté est une preuve de contentement et de maîtrise de soi. La répression de la passion est une cause de santé, de clarté d'esprit et d'acuité mentale. De même, l'excès de sommeil est une preuve de grossièreté 270 et de faiblesse, et l'absence d'intelligence et de perspicacité est une cause de paresse, d'habitude d'impuissance, de gaspillage de la vie sans profit, de dureté du cœur, de son inattention et de sa mort. La preuve en est ce qui est connu nécessairement, observé directement et rapporté de manière mutawātir 271, dans les paroles des nations anciennes, des sages antérieurs, des poésies arabes et de leurs récits, du hadith authentique, et des traditions de ceux qui ont précédé et suivi, au point qu'il n'est pas besoin de citer de témoignage à son sujet. Nous avons seulement omis de le mentionner ici par souci de concision et en nous limitant à la notoriété de la connaissance à son sujet. Le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, avait pris de ces deux arts le minimum... C'est ce qui ne peut être nié de sa biographie, et c'est ce qu'il a ordonné et encouragé, surtout en reliant l'un à l'autre. D'après al-Miqdām 271 ibn Ma‘dīkarib, que Dieu l'agrée : « Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, a dit : "Le fils d'Adam ne remplit aucun récipient plus mauvais que son ventre. Il suffit au fils d'Adam quelques bouchées qui redressent son dos. S'il doit absolument [manger], alors un tiers pour sa nourriture, un tiers pour sa boisson et un tiers pour sa respiration." » Et parce que l'excès de sommeil provient de l'excès de nourriture et de boisson. Sufyān al-Thawrī 272 a dit : « Par la modération dans la nourriture, on maîtrise la veille nocturne. » Un des pieux prédécesseurs a dit : « Ne mangez pas beaucoup, sinon vous boirez beaucoup, puis vous dormirez beaucoup, puis vous perdrez beaucoup. » Il a été rapporté 273 de lui, que Dieu prie sur lui et le salue, que « la nourriture qu'il préférait était celle où il y avait ḍafaf 272 », c'est-à-dire un grand nombre de mains. D'après ‘Ā’isha 274, que Dieu l'agrée : « Jamais 275 le ventre du Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, ne s'est rempli de satiété, et il était parmi les siens sans leur demander de nourriture ni la désirer ; s'ils lui donnaient à manger, il mangeait ; ce qu'ils lui donnaient, il l'acceptait ; ce qu'ils lui donnaient à boire, il le buvait... » - Et l'on ne doit pas objecter à cela le hadith de Barīra 276 et sa parole 277 : « N'ai-je pas vu la marmite 278 avec de la viande ? » - Car peut-être la raison de sa question était sa supposition, que Dieu prie sur lui et le salue, qu'ils croyaient qu'elle ne lui était pas licite ; il voulut donc clarifier sa Sunna, lorsqu'il vit qu'ils ne la lui présentaient pas, tout en sachant qu'ils ne se la réservaient pas à ses dépens. Sa supposition à leur sujet se vérifia, et il leur expliqua ce qu'ils ignoraient de son affaire par sa parole : « Elle est pour elle une aumône, et pour nous un cadeau. » Dans la sagesse de Luqmān 279, sur lui la paix : « Ô mon fils, quand l'estomac se remplit, la pensée s'endort, la sagesse devient muette, et les membres cessent l'adoration. » Sahnūn 280 a dit : « La science ne convient pas à celui qui mange jusqu'à satiété. » Dans le hadith authentique 281, sa parole, que Dieu prie sur lui et le salue : « Quant à moi, je ne mange pas accoudé. » « Al-ittikā’ » 273 : c'est s'installer confortablement pour manger, et s'asseoir de manière ample 282 comme celui qui s'assoit en tailleur et autres positions confortables où l'assis s'appuie sur ce qui est sous lui... Celui qui s'assoit de cette manière appelle la nourriture et en consomme beaucoup. - Le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, s'asseyait pour manger comme quelqu'un qui est prêt à se lever, accroupi 283, et il disait 284 : « Je ne suis qu'un serviteur, je mange comme mange le serviteur, et je m'assois comme s'assoit le serviteur. » Et le sens du hadith concernant l'accoudement n'est pas, selon les spécialistes, de s'incliner sur un côté. - De même, son sommeil, que Dieu prie sur lui et le salue, était court. Les traditions authentiques en témoignent. Et malgré cela, il a dit, que Dieu prie sur lui et le salue : « Mes yeux dorment, mais mon cœur ne dort pas 285. » - Il dormait sur son côté droit, pour favoriser un sommeil court, car dormir sur le côté gauche est plus reposant pour le cœur et les organes internes qui lui sont liés, car ils penchent alors vers le côté gauche, ce qui entraîne lourdeur et longueur du sommeil. Lorsque le dormeur dort sur le côté droit, le cœur est suspendu et agité, ce qui accélère le réveil et ne le plonge pas dans un sommeil profond. Chapitre huit : Son mariage, que Dieu prie sur lui et le salue, et ce qui s'y rapporte Quant au mariage, il est unanimement reconnu, tant religieusement que coutumièrement. Car il est une preuve de perfection et de virilité saine, et l'on n'a cessé de se vanter de sa fréquence comme coutume reconnue, et de se louer de lui comme pratique courante. Quant à la religion, c'est une Sunna établie. Ibn ‘Abbās 286 287, que Dieu les agrée tous deux, a dit : « Le meilleur de cette communauté est celui qui a le plus de femmes... » faisant allusion à lui, que Dieu prie sur lui et le salue. Il a dit, que Dieu prie sur lui et le salue 288 : « Mariez-vous, multipliez-vous, car je serai fier de vous devant les nations 289 », et il a interdit le célibat 290. Malgré ce qu'il comporte de répression de la passion et de baisse du regard, que le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, a soulignés par sa parole 291 : « Que celui qui a les moyens se marie, car cela est plus baissant pour le regard et plus préservant pour le sexe. » - Au point que les savants ne l'ont pas considéré comme une atteinte à l'ascétisme. Sahl ibn ‘Abd Allāh 292 a dit : « Elles ont été rendues aimables au Maître des messagers, comment donc pourrait-on s'en détourner ?! » Ibn ‘Uyayna 293 a dit quelque chose d'approchant... Les ascètes parmi les Compagnons 294 - que Dieu les agrée - avaient beaucoup d'épouses et de concubines, et se mariaient fréquemment. Des récits à ce sujet ont été rapportés de ‘Alī 295, al-Ḥasan 296, Ibn ‘Umar 297 et d'autres... Plusieurs ont désapprouvé de rencontrer Dieu sans être marié. Si l'on dit : Comment le mariage et sa fréquence peuvent-ils être des vertus, alors que Yaḥyā ibn Zakariyyā 298 - sur lui la paix - a été loué par Dieu Très-Haut pour son incapacité à faire ce que tu considères comme une vertu ?! - Et que ‘Īsā 299 ibn Maryam - sur lui la paix - s'est abstenu des femmes... S'il en était comme tu l'établis, il se serait marié... Sache donc que la louange de Dieu Très-Haut à Yaḥyā pour avoir été ḥaṣūr 274 n'est pas comme certains l'ont dit : qu'il était impuissant 300 ou sans organe masculin... Au contraire, les exégètes perspicaces 301 et les critiques savants ont rejeté cela, disant : « C'est un défaut et une tare, et cela ne convient pas aux prophètes, sur eux la paix. » - Mais son sens est qu'il était préservé des péchés, c'est-à-dire qu'il ne les commettait pas, comme s'il en était empêché. On a dit aussi : Il empêchait son âme des passions. On a dit encore : Il n'avait pas de désir pour les femmes. - Il t'est donc apparu que l'incapacité au mariage est un défaut. - La vertu réside dans le fait que la capacité existe, puis on la réprime, soit par effort comme ‘Īsā 302 sur lui la paix, soit par une suffisance de Dieu Très-Haut comme Yaḥyā sur lui la paix, vertu supplémentaire car elle occupe souvent et abaisse vers le bas monde. - Ensuite, elle est, pour celui qui en a la capacité et la possède, s'acquitte de son devoir envers elle et n'est pas distrait de son Seigneur, un degré élevé, qui est le degré de notre Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, que leur nombre n'a pas distrait de l'adoration de son Seigneur, mais cela a augmenté son adoration pour les protéger, s'acquitter de leurs droits, les acquérir et les guider. - Il a même déclaré qu'elles ne faisaient pas partie de ses plaisirs terrestres à lui, bien qu'elles fassent partie des plaisirs terrestres des autres. Il a dit, sur lui la prière et la paix : « Ont été rendues aimables à moi, de votre bas monde 303... » Cela indique que son amour pour ce qu'il a mentionné, les femmes et le parfum, qui sont des choses de ce bas monde pour les autres, et son usage de cela, n'étaient pas pour son bas monde, mais pour son au-delà, pour les avantages que nous avons mentionnés dans le mariage, et pour la rencontre des anges dans le parfum, et aussi parce que cela encourage l'union sexuelle et y aide, et en active les causes. - Son amour pour ces deux qualités était pour autre que lui-même, et pour réprimer sa passion. Son véritable amour, propre à son essence, résidait dans la contemplation de la majesté de son Maître et dans l'intimité avec Lui. C'est pourquoi il a distingué les deux amours et séparé les deux états. Il a dit : « Et la joie de mes yeux a été placée dans la prière. » - Il a donc égalé Yaḥyā 304 et ‘Īsā 305 dans la suffisance contre leur tentation, et a ajouté une vertu par la prise en charge d'elles.
Il faisait partie de ceux qui ont été dotés de force en cela, et il en a reçu beaucoup. C'est pourquoi il lui a été permis d'épouser un nombre de femmes libres qui n'était pas permis à d'autres. Nous avons rapporté 275 d'après Anas 276 que le Prophète 277 « faisait la tournée de ses épouses en une heure de la nuit et du jour », et elles étaient onze 278. Anas 279 a dit : « Nous disions qu'il avait reçu la force de trente hommes. » Rapporté par An-Nasa'i 280. Un récit similaire a été rapporté d'après Abou Rafi' 281. D'après Tawous 282 : « Il a reçu la force de quarante hommes pour le coït 283. » D'après Safwan 284 ibn Sulaym, un récit similaire. Salma 285, sa servante, a dit : « Le Prophète a fait une nuit la tournée de ses neuf épouses, et il se purifiait après chacune avant d'aller à l'autre, et il disait : "Cela est plus pur et plus propre." » Salomon 286 a dit : « Je ferai cette nuit la tournée de cent femmes, ou quatre-vingt-dix-neuf 287 », et il l'a fait. Ibn Abbas 288 a dit : « Salomon avait la puissance de cent hommes dans son dos, et il avait trois cents femmes et trois cents concubines. » An-Naqqash 289 et d'autres ont rapporté : « Sept cents femmes et trois cents concubines. » David 290 avait, malgré son ascétisme et le fait qu'il mangeait du travail de ses mains, quatre-vingt-dix-neuf femmes, et avec l'épouse d'Urie, cela fit cent 291. Cela a été évoqué dans le Livre précieux par Sa parole : « Cet homme, mon frère, a quatre-vingt-dix-neuf brebis 292. » Dans le hadith d'Anas 293 : « J'ai été favorisé par rapport aux gens par quatre choses : la générosité, le courage, l'abondance des rapports sexuels et la force de la poigne 294. » Quant à la considération 295, elle est généralement louée par les gens sensés, et sa grandeur dans les cœurs est proportionnelle à son importance. Dieu a dit en décrivant Jésus 296 : « Illustre en ce monde et dans l'au-delà 297. » Mais ses maux sont nombreux ; il est nuisible à certaines personnes pour la rétribution de l'au-delà. C'est pourquoi certains l'ont blâmé et ont loué son contraire. Dans la Loi 298, la louange de l'obscurité 299 et le blâme de l'élévation sur terre sont venus. Le Prophète avait reçu de la révérence, de la place dans les cœurs et de la grandeur avant la prophétie, à l'époque de l'ignorance et après, alors qu'ils le traitaient de menteur, faisaient du mal à ses compagnons et cherchaient à lui nuire en secret, mais quand ils l'affrontaient, ils magnifiaient son affaire et satisfaisaient son besoin. Ses récits à ce sujet sont connus, et certains viendront plus tard. Il arrivait que celui qui ne l'avait pas vu soit stupéfait et effrayé à sa vue. Comme il a été rapporté d'une tribu 300 : quand elle le vit, elle trembla de peur 301, et il dit : « Ô pauvre femme, que la sérénité soit sur toi 302. » Dans le hadith d'Abou Mas'oud 303 : « Un homme se tint devant lui et trembla. Il lui dit : "Calme-toi, car je ne suis pas un roi..." 304 » Quant à la grandeur de son rang par la prophétie, la noblesse de sa position par la mission, et l'élévation 305 de son degré par l'élection et l'honneur en ce monde, c'est une chose qui atteint l'extrême limite. Puis, dans l'au-delà, il est le maître des fils d'Adam 306. Et c'est dans ce sens que nous avons composé toute cette section. CHAPITRE NEUVIÈME : CE QUI CONCERNE LES BIENS ET LES POSSESSIONS Quant à la troisième catégorie, ce sont les choses pour lesquelles les situations diffèrent quant à la vantardise, à l'orgueil et à la préférence, comme l'abondance des biens. Son possesseur est en général honoré par le vulgaire, car il croit qu'il peut grâce à eux satisfaire ses besoins et réaliser ses objectifs. Sinon, il n'y a pas de vertu en eux-mêmes. Quand les biens sont sous cette forme, et que leur possesseur les dépense pour ses affaires importantes et pour celles de celui qui l'approche et espère de lui, et les utilise à bon escient, achetant par eux les gloires, les louanges et la place dans les cœurs, alors ils sont une vertu chez leur possesseur aux yeux des gens de ce monde. S'il les dépense dans les œuvres de piété et les voies du bien, visant par cela Dieu et la Demeure dernière, alors ils sont une vertu chez tous, en toute circonstance. Quand leur possesseur les retient, ne les oriente pas dans leurs voies, et est avide de les accumuler, leur abondance devient comme inexistante et devient un défaut chez leur possesseur, et ne le conduit pas sur les chemins 307 du salut, mais le jette dans l'abîme 308 du vice de l'avarice et du blâme de la bassesse. Ainsi, la vantardise par les biens et leur vertu chez celui qui les préfère n'est pas pour eux-mêmes, mais seulement pour atteindre autre chose par eux, et pour les faire connaître dans leurs usages... Celui qui les accumule, s'il ne les place pas à leur place et ne les oriente pas dans leurs voies, n'est en vérité ni riche 309 ni opulent au sens propre, ni loué par aucun des gens sensés ; au contraire, il est toujours pauvre et n'atteint aucun de ses objectifs, car l'argent qu'il a en main, qui permet de les atteindre, n'est pas utilisé. Il ressemble donc au gardien du bien d'autrui, sans avoir de bien à lui, comme s'il n'avait rien en main. Celui qui dépense est riche et opulent par l'obtention des bénéfices de l'argent, même s'il ne lui reste rien de l'argent en main. Regarde la conduite de notre Prophète et son caractère envers l'argent : tu le trouveras ayant reçu les trésors de la terre et les clés des pays, les butins lui ont été rendus licites alors qu'ils ne l'étaient pour aucun prophète avant lui, et il a conquis de son vivant les pays du Hedjaz, du Yémen et toute la péninsule arabique, ainsi que les régions voisines de la Syrie et de l'Irak, et on lui a apporté de leurs quint, tribut et aumônes ce que les rois ne perçoivent qu'en partie. Des rois des provinces lui ont fait des présents 310, mais il n'a rien accaparé ni gardé un dirham ; au contraire, il les a dépensés dans leurs voies, a enrichi les autres par eux et a renforcé les musulmans. Il a dit 311 : « Il ne me plaît pas d'avoir la montagne d'Uhud en or, et qu'il reste chez moi un dinar, sauf un dinar que je réserve pour une dette 312. » Un jour, on lui apporta des dinars, il les distribua, et il en resta six. Il les donna à l'une de ses épouses, mais le sommeil ne le prit pas avant qu'il ne se lève et les distribue, disant : « Maintenant je suis tranquille 313. » Il mourut alors que son armure était en gage pour la dépense de sa famille 314. Il se contenta, pour son vêtement et sa demeure, de ce que la nécessité l'y poussait, et il fut ascète en ce qui était au-delà. Il portait ce qu'il trouvait : le plus souvent, il portait la chlamyde 315 et le manteau rugueux, et l'étoffe épaisse, et il distribuait aux présents les manteaux de brocart 316 ornés d'or 317, et en réservait pour les absents. Car la vantardise par les vêtements et la parure n'est pas une qualité de noblesse et de majesté ; ce sont des attributs de femmes. Ce qui est louable, c'est la propreté du vêtement, la modération dans son genre, et le fait qu'il soit porté par ses semblables, sans faire perdre la dignité de son espèce, sans mener à la notoriété dans les extrêmes. La Loi a blâmé cela, et le summum de l'orgueil à ce sujet, dans l'usage courant des gens, revient à l'orgueil pour l'abondance des biens et la prospérité de la condition. De même, la vantardise par la qualité de la demeure, l'ampleur de la maison, l'abondance de ses ustensiles, de ses serviteurs, de ses montures, et le fait de posséder la terre et d'y faire venir ce qu'elle contient, et le fait d'abandonner tout cela par ascétisme et par pureté, cela donne la vertu de la possession, et l'on possède l'orgueil par cette qualité – si c'est une vertu – en plus de l'orgueil et de la louange pour s'en être détourné, pour son ascétisme en ce qui est périssable et pour l'avoir dépensé dans ses lieux... CHAPITRE DIXIÈME : LES QUALITÉS LOUABLES Quant aux qualités acquises des caractères louables et des nobles manières, sur lesquelles tous les gens sensés s'accordent à préférer leur possesseur et à magnifier celui qui est doté d'un seul de ces caractères, sans parler de plus, et que la Loi a louées toutes et ordonnées, promettant le bonheur éternel à celui qui s'en pare, et a décrit certaines comme faisant partie de la prophétie – ce sont celles appelées « bon caractère ». C'est la modération dans les forces de l'âme et ses attributs, et le juste milieu en elles, sans pencher vers leurs extrémités déviantes. Toutes ces qualités étaient le caractère de notre Prophète, à la perfection de leur achèvement et à la modération extrême, au point que Dieu l'a loué pour cela.
Dieu Très-Haut a dit : « Et tu es certes d'une moralité éminente » 318. 'Aïcha 319 – que Dieu l'agrée – a dit : « Sa moralité était le Coran ; il se satisfaisait de ce dont il se satisfait et se courrouçait de ce dont il se courrouce. » Et le Prophète 320 – que Dieu prie sur lui et le salue – a dit : « J'ai été envoyé pour parfaire les nobles caractères. » Anas 321 a dit : « Le Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – était le meilleur des hommes par le caractère. » Et de 'Alî 322 ibn Abî Tâlib – que Dieu l'agrée – une parole similaire. Selon ce qu'ont mentionné les vérificateurs, il était naturellement doué de ces qualités dès l'origine de sa création et le commencement de sa nature primordiale ; elles ne lui sont pas venues par acquisition ni par ascèse, mais par une générosité divine et une particularité seigneuriale. Il en est de même pour tous les Prophètes. Quiconque examine leurs biographies depuis leur enfance jusqu'à leur mission confirme cela, comme on le sait de la situation de Jésus 323, Moïse 324, Jean 325, Salomon 326 et autres – sur eux la paix. Bien plus, ces caractères furent implantés en eux dans la nature innée, et ils furent dotés de la science et de la sagesse dans la primordiale. Dieu Très-Haut a dit : « Et Nous lui donnâmes la sagesse alors qu'il était enfant » 327. Les exégètes ont dit : Dieu donna à Jean 328 – sur lui la paix – la connaissance du Livre de Dieu Très-Haut durant son enfance. Ma'mar 329 a dit : Il avait deux ou trois ans 330 ; les enfants lui dirent : « Pourquoi ne joues-tu pas ? » Il répondit : « Ai-je été créé pour jouer ? » Et il a été dit au sujet de la parole de Dieu Très-Haut : « confirmant une parole venant de Dieu » 331 : Jean 332 crut en Jésus 333 à l'âge de trois ans, et il témoigna qu'il est la Parole de Dieu et Son Esprit. Et il a été dit 334 : Il crut en lui alors qu'il était dans le ventre de sa mère. La mère de Jean 335 disait à Marie 336 : « Je trouve que ce qui est dans mon ventre se prosterne devant ce qui est dans le tien, en signe de salut. » Dieu Très-Haut a mentionné la parole de Jésus 337 à sa mère lors de sa naissance, en lui disant : « Ne t'afflige pas » 338, selon la lecture de ceux qui lisent « de dessous d'elle » 339, et selon l'avis de ceux qui disent que l'interlocuteur était Jésus 340 – sur lui la paix. Et Il a mentionné sa parole dans son berceau : « Je suis le serviteur de Dieu. Il m'a donné le Livre et a fait de moi un prophète » 341. Dieu Très-Haut a dit : « Nous la fîmes comprendre à Salomon. Et à chacun Nous donnâmes la sagesse et la science » 342. Il a été mentionné de la sagesse de Salomon, alors qu'il était un enfant jouant, dans l'affaire de la femme lapidée 343 et dans l'histoire de l'enfant 344, ce que son père David 345 prit pour modèle. At-Tabarî 346 a dit : Il avait douze ans lorsqu'il reçut la royauté. De même, l'histoire de Moïse 347 avec Pharaon 348, lorsqu'il saisit sa barbe étant enfant. Les exégètes ont dit au sujet de la parole de Dieu Très-Haut : « Et Nous avions donné à Abraham sa rectitude auparavant » 349 : c'est-à-dire Nous l'avons guidé étant petit, a dit Mujâhid 350 et d'autres. Ibn 'Atâ' 351 a dit : Il l'a élu avant sa création. Certains 352 ont dit : Lorsque naquit Abraham 353 – sur lui la prière et la paix – Dieu Très-Haut envoya vers lui un ange pour lui ordonner de la part de Dieu de Le connaître par son cœur et de Le mentionner par sa langue. Il dit : « Je l'ai fait », et il ne dit pas : « Je le ferai » ; telle fut sa rectitude. Et il a été dit : La projection d'Abraham 354 – sur lui la paix – dans le feu et son épreuve eurent lieu alors qu'il avait seize ans. Et l'épreuve d'Isaac 355 par le sacrifice eut lieu alors qu'il avait sept ans 356. Et l'argumentation d'Abraham par les astres, la lune et le soleil eut lieu alors qu'il avait quinze mois. Et il a été dit : Dieu Très-Haut révéla à Joseph 357, alors qu'il était enfant, lorsque ses frères voulurent le jeter dans le puits. Dieu Très-Haut dit : « Et Nous lui révélâmes : Tu les informeras de leur affaire que voici, sans qu'ils s'en rendent compte » 358. Et d'autres choses encore de leurs récits. Les biographes ont rapporté qu'Âmina bint Wahb a raconté que notre Prophète Muhammad – que Dieu prie sur lui et le salue – naquit, lorsqu'il naquit, les mains tendues vers la terre, la tête levée vers le ciel 359. Et il a dit dans son hadith 360 – que Dieu prie sur lui et le salue : « Lorsque je grandis, les idoles me furent rendues détestables, et la poésie me fut rendue détestable ; je n'eus l'intention de rien de ce que faisait la gentilité 361 que deux fois, mais Dieu m'en préserva, puis je ne recommençai plus. » Ensuite, l'affaire se consolida pour eux, les souffles de Dieu Très-Haut se succédèrent sur eux, et les lumières des connaissances brillèrent dans leurs cœurs, jusqu'à ce qu'ils atteignent le but et parviennent, par l'élection de Dieu Très-Haut pour la prophétie, à la fin ultime dans l'acquisition de ces nobles qualités, sans pratique ni ascèse. Dieu Très-Haut a dit : « Et quand il eut atteint sa maturité et sa pleine force, Nous lui donnâmes la sagesse et la science » 362. Nous trouvons parfois d'autres personnes qui sont naturellement portées à certaines de ces qualités, sans toutes, et naissent avec elles ; il leur est alors facile d'acquérir leur perfection, par une attention de Dieu Très-Haut. Comme nous observons chez certaines créatures, des enfants ayant une bonne tenue, ou de la bravoure, ou de la sincérité de langage, ou de la générosité ; et comme nous en trouvons d'autres qui sont le contraire. Par l'acquisition, ce qui est imparfait se perfectionne ; par l'ascèse et l'effort, ce qui est absent s'obtient, et ce qui est dévié se redresse. C'est par la différence de ces deux états que les gens diffèrent à cet égard, et chacun est facilité vers ce pour quoi il a été créé. C'est pourquoi les prédécesseurs 363 ont divergé à ce sujet : ce caractère est-il inné ou acquis ? At-Tabarî 364 a rapporté de certains prédécesseurs que le bon caractère est une nature innée et un instinct chez le serviteur. Il l'a rapporté de 'Abd Allâh 365 ibn Mas'ûd et d'Al-Hasan 366, et c'est aussi son avis. Ce qui est correct est ce que nous avons établi comme principe. Sa'd 367 a rapporté du Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – qu'il a dit 368 : « Toutes les qualités sont imprimées dans le croyant, sauf la trahison et le mensonge. » 'Umar ibn al-Khattâb 369 – que Dieu l'agrée – a dit dans son hadith 370 : « L'audace et la lâcheté sont des instincts que Dieu place où Il veut. » Ces caractères louables et ces qualités belles et nobles sont nombreux, mais nous mentionnerons leurs principes, nous indiquerons l'ensemble, et nous établirons la description du Prophète 371 par elles – si Dieu le veut. [Chapitre Onzième : L'intellect] Quant à la source de leurs branches, l'élément de leurs sources, et le point central de leur cercle, c'est l'intellect, d'où jaillissent la science et la connaissance. De celui-ci dérivent la perspicacité du jugement, la finesse de l'intelligence, la justesse, la bonne opinion, la considération des conséquences, les intérêts de l'âme, la lutte contre la passion, la bonne politique et la bonne gestion, l'acquisition des vertus et l'évitement des vices. Nous avons indiqué la place qu'il occupe chez lui 372 – que Dieu prie sur lui et le salue – et le degré qu'il y a atteint, ainsi que dans la science, le but ultime que nul autre humain que lui n'a atteint. Puisque la grandeur de sa position à cet égard, et de ce qui en découle, est établie pour quiconque a suivi le cours de ses états, la continuité de ses biographies, la sagesse de ses paroles, sa connaissance de ce qui est dans la Torah, l'Évangile et les Livres révélés, les sentences des sages, les biographies des nations passées et leurs jours, la formulation de paraboles, les politiques des créatures, l'établissement des lois, la fondation des bonnes manières de l'âme 373 et des nobles qualités, jusqu'aux diverses sciences dont les spécialistes ont pris ses paroles – que Dieu prie sur lui et le salue – comme modèle et ses indications comme preuve : comme l'interprétation des rêves 374, la médecine, le calcul, les sciences successorales, la généalogie, et autres choses que nous exposerons dans ses miracles – si Dieu Très-Haut le veut – sans enseignement, ni étude, ni consultation des livres des anciens, ni fréquentation de leurs savants ; mais il était illettré 375, n'étant connu pour rien de cela, jusqu'à ce que Dieu lui ouvrît la poitrine, manifestât son affaire, l'enseignât et le lui fît lire. Cela se sait par l'examen et la recherche de sa situation, nécessairement, par la preuve décisive de sa prophétie, en considérant... Nous ne nous attarderons pas à énumérer les récits et les cas particuliers, car leur ensemble est ce qu'aucune énumération ne peut saisir, ni aucune mémoire exhaustive ne peut embrasser. Selon son intellect furent ses connaissances – que Dieu prie sur lui et le salue – jusqu'à tout ce que Dieu Très-Haut lui a enseigné et dont Il l'a informé : la science de ce qui sera et de ce qui fut, les merveilles de Sa puissance et la grandeur de Sa souveraineté. Dieu Très-Haut a dit : « Et Il t'a enseigné ce que tu ne savais pas. Et la grâce de Dieu sur toi est immense » 376.
Les esprits sont confus pour estimer sa vertu, et les langues sont muettes, incapables d'une description qui l'embrasse ou y parvienne. Chapitre douzième : La clémence, la tolérance et le pardon Quant à la clémence 377, la tolérance 378 et le pardon 379 malgré le pouvoir, et la patience 380 face à ce que l'on déteste. - Il y a une différence entre ces qualités. - La clémence est un état de dignité et de fermeté face aux causes qui émeuvent. - La tolérance est la retenue de l'âme face aux douleurs et aux nuisances. - La patience est similaire. Leurs significations sont proches. - Quant au pardon, c'est l'abandon de la réprimande... Tout cela fait partie de ce dont Dieu a instruit Son Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue : Il dit, exalté soit-Il : « Accepte le pardon, ordonne le bien » [4:11] 381. Il est rapporté 382 que lorsque ce verset fut révélé au Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, il interrogea Gabriel, sur lui la paix, sur son interprétation. Gabriel lui dit : « Attends que j'interroge le Savant », puis il partit et revint en disant : « Ô Muhammad, Dieu t'ordonne de maintenir les liens avec ceux qui les rompent, de donner à ceux qui te privent, et de pardonner à ceux qui t'oppriment... » Et Il lui dit : « Et endure ce qui t'arrive » 383. Et Il dit, exalté soit-Il : « Endure donc comme ont enduré les messagers doués de fermeté » 384. Et Il dit : « Qu'ils pardonnent et qu'ils passent outre » 385. Et Il dit, exalté soit-Il : « Et quiconque endure et pardonne, cela est certes de la résolution dans les affaires » 386. Il n'est pas caché ce qui est rapporté de sa clémence et de sa tolérance, et que tout homme clément a connu une faute, et une erreur a été retenue contre lui, tandis que lui - que Dieu prie sur lui et le salue - ne faisait qu'augmenter, face à l'abondance des torts, en patience, et face aux excès de l'ignorant, en clémence. D'après 'Aïcha 387, que Dieu l'agrée, elle a dit 388 : « Jamais le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, n'a eu à choisir entre deux choses sans choisir la plus facile, tant que ce n'était pas un péché ; si c'était un péché, il était le plus éloigné des gens à son égard. Et jamais le Messager de Dieu ne s'est vengé pour lui-même, sauf si une chose sacrée de Dieu, exalté soit-Il, était violée ; alors il se vengeait pour Dieu à cause d'elle. » Et il est rapporté 389 que lorsque la dent de devant du Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, fut brisée et son visage blessé le jour d'Uhud, cela fut très pénible pour ses Compagnons, et ils dirent : « Si seulement tu les avais maudits ! » Il dit : « Je n'ai pas été envoyé comme maudisseur, mais j'ai été envoyé comme appelant et comme miséricorde. Ô Dieu, guide mon peuple, car ils ne savent pas. » Et il est rapporté 390 d'après 'Umar 391, que Dieu l'agrée, qu'il dit dans l'un de ses discours : « Que mon père et ma mère te soient sacrifiés, ô Messager de Dieu. Noé a maudit son peuple en disant : "Seigneur, ne laisse sur la terre aucun habitant parmi les mécréants" 392. Si tu avais prononcé contre nous une telle malédiction, nous aurions tous péri jusqu'au dernier. Or, ton dos a été foulé, ton visage ensanglanté, ta dent brisée, et tu as refusé de dire autre chose que du bien, en disant : "Ô Dieu, pardonne à mon peuple, car ils ne savent pas." » Le Qâdî Abû al-Fadl 393 dit : « Considère ce que cette parole contient comme rassemblement de la vertu, degrés de la bienfaisance, beauté du caractère, noblesse d'âme, et aboutissement de la patience et de la clémence. - Car il ne s'est pas contenté de se taire à leur égard, jusqu'à leur pardonner, puis il a eu de la compassion pour eux et les a pris en pitié, et a prié et intercédé pour eux, en disant : "Pardonne" ou "Guide". Puis il a manifesté la cause de la compassion et de la miséricorde par sa parole "mon peuple". Puis il les a excusés par leur ignorance, en disant "car ils ne savent pas". » Et lorsqu'un homme 394 lui dit : « Sois équitable, car cette répartition n'est pas faite pour la face de Dieu », il ne fit qu'ajouter dans sa réponse en lui expliquant ce qu'il ignorait, en se rappelant à lui-même et en lui rappelant ce qu'il lui avait dit. Il dit 395 : « Malheur à toi ! Qui donc sera équitable si je ne le suis pas ? Je serai perdu 396 et ruiné si je ne suis pas équitable. » Et il empêcha ceux de ses Compagnons qui voulaient le tuer. - Et lorsque Ghawrath 397 ibn al-Hârith se présenta à lui pour le tuer, que Dieu prie sur lui et le salue, alors qu'il était isolé sous un arbre, seul, faisant la sieste 398, et que les gens faisaient la sieste pendant une expédition 399, le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, ne se réveilla que lorsque l'homme se tenait debout, l'épée dégainée à la main. Il dit : « Qui te protégera de moi ? » Il répondit : « Dieu. » Alors l'épée tomba de sa main, et le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, la prit. Et il dit : « Qui te protégera de moi ? » Il dit : « Sois le meilleur des preneurs. » Alors il le laissa et lui pardonna. Puis il vint à son peuple et dit : « Je viens à vous de la part du meilleur des hommes 400. » - Et parmi les grandes nouvelles de son pardon, il y a son pardon à la Juive 401 qui l'avait empoisonné dans le mouton, après ses aveux, selon la version authentique du récit 402. - Et il ne punit pas Lubayd 403 ibn al-A'sam qui l'avait ensorcelé, alors qu'il en avait été informé et qu'il lui avait été révélé l'explication de son affaire 404, et il ne lui fit même pas de reproche, encore moins le punit. - De même, il ne punit pas 'Abd Allah 405 ibn Ubayy et ses semblables parmi les hypocrites 406, malgré la gravité de ce qui fut rapporté d'eux à son encontre en paroles et en actes. Bien au contraire, il dit 407 à ceux qui suggéraient de tuer certains d'entre eux : « Non, de peur que l'on ne raconte que Muhammad tue ses compagnons 408. » Et d'après Anas 409, que Dieu l'agrée, il a dit : « J'étais avec le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, qui portait un manteau à bord épais. Un bédouin le tira par son manteau d'une traction violente, au point que le bord du manteau marqua le côté de son épaule. Puis il dit : "Ô Muhammad, charge pour moi sur ces deux chameaux des biens de Dieu qui sont chez toi 410. Car tu ne me charges ni de ton bien ni du bien de ton père." Le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, se tut, puis dit : "Le bien est le bien de Dieu, et je suis Son serviteur." Puis il dit : "Te fera-t-on subir des représailles, ô bédouin, pour ce que tu m'as fait ?" Il dit : "Non." Il dit : "Pourquoi ?" Il dit : "Parce que tu ne rends pas le mal par le mal." Alors le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, rit, puis ordonna qu'on charge sur un chameau de l'orge, et sur l'autre des dattes. » 'Aïcha 411, que Dieu l'agrée, a dit : « Je n'ai jamais vu le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, se venger d'une injustice qu'il avait subie, tant que ce n'était pas une chose sacrée parmi les choses sacrées de Dieu. Et il n'a jamais frappé de sa main quoi que ce soit, sauf pour combattre dans le sentier de Dieu, et il n'a jamais frappé un serviteur ni une femme 412... » - On lui amena un homme 413 et on dit : « Celui-ci a voulu te tuer. » Le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, lui dit : « N'aie pas peur, n'aie pas peur. Même si tu avais voulu cela, tu n'aurais pas eu de pouvoir sur moi. » - Et Zayd 414 ibn Sa'na, avant son islam, vint à lui 415 pour réclamer une dette qu'il avait sur lui. Il tira son vêtement de son épaule, saisit le haut de ses habits, lui parla durement, puis dit : « Vous, les Banû 'Abd al-Muttalib, vous êtes des mauvais payeurs ! » 'Umar 416 le réprimanda et lui parla sévèrement, tandis que le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, souriait. Alors le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, dit : « Moi et lui, nous avions besoin d'autre chose de ta part, ô 'Umar. Tu m'ordonnes de bien rembourser, et tu lui ordonnes de bien réclamer. » Puis il dit : « Il reste trois jours de son délai. » Et il ordonna à 'Umar 417 de lui payer sa dette et de lui ajouter vingt mesures 418 à cause de la frayeur qu'il lui avait causée. - Ce fut la cause de son islam, car il disait : « Il ne reste des signes de la prophétie que j'ai reconnus sur le visage de Muhammad que deux que je n'ai pas vérifiés : - Sa clémence devance son ignorance, - Et la violence de l'ignorance ne fait qu'augmenter sa clémence. Je l'ai donc éprouvé par cela, et je l'ai trouvé comme il a été décrit... » Le récit de sa clémence, que Dieu prie sur lui et le salue, de sa patience et de son pardon malgré le pouvoir est trop abondant pour que nous puissions l'épuiser. Il te suffit de ce que nous avons mentionné, tiré des recueils authentiques 419 et des ouvrages établis, jusqu'à ce qui est parvenu de manière mutawâtir 420 au degré de certitude, de sa patience à endurer les épreuves de Quraysh, les torts de la jâhiliyya 421, et sa persévérance face aux dures difficultés avec eux, jusqu'à ce que Dieu le rende victorieux sur eux et le fasse dominer sur eux, alors qu'ils ne doutaient pas qu'il les exterminerait et anéantirait leur prospérité 422. Mais il ne fit que pardonner et passer outre : Il dit : « Que dites-vous que je vais faire de vous ? » Ils dirent : « Du bien : un frère généreux, et le fils d'un frère généreux. » Alors il dit 423 : « Je dis comme mon frère Joseph a dit : "Pas de reproche sur vous" 424... Allez, vous êtes libres 425. »
Anas 426 a dit : Quatre-vingts hommes descendirent d’at-Tan‘îm 427 pour la prière de l’aube, afin de tuer le Messager d’Allah 428. Ils furent capturés, et le Messager d’Allah les libéra. Allah révéla : « C’est Lui qui a retenu leurs mains loin de vous » 429. Et il dit à Abû Sufyân 430, après qu’il eut été amené devant lui, après avoir rassemblé les coalisés contre lui, tué son oncle et ses compagnons, et mutilé leurs corps, mais il lui pardonna et lui parla avec douceur : « Malheur à toi, ô Abû Sufyân ! N’est-il pas temps pour toi de reconnaître qu’il n’y a de dieu qu’Allah ? » Il répondit : « Que mon père et ma mère te soient sacrifiés ! Comme tu es indulgent, généreux et noble ! » Le Messager d’Allah était le plus lent à se fâcher et le plus prompt à se satisfaire parmi les hommes. Treizième chapitre : La générosité et la noblesse Quant à la générosité, la noblesse, la largesse et la libéralité, leurs sens sont proches. Certains ont fait des distinctions : ils ont défini la noblesse comme une dépense faite de bon cœur pour ce qui est d’une grande importance et utilité ; ils l’ont aussi appelée hardiesse, et elle est le contraire de la bassesse. La libéralité est le fait de renoncer de bon cœur à ce que l’on mérite chez autrui ; elle est le contraire de la mesquinerie 431. La largesse est la facilité à dépenser et à éviter d’acquérir ce qui n’est pas louable ; elle est le contraire de l’avarice. Le Prophète était inégalable dans ces nobles caractères, et personne ne pouvait rivaliser avec lui 432. C’est ainsi que le décrivait quiconque le connaissait. Ibn al-Munkadir 433 a dit : J’ai entendu Jâbir ibn ‘Abdillâh 434 dire : « On n’a jamais demandé quelque chose au Messager d’Allah et il a répondu : Non. » Anas 435 et Sahl ibn Sa‘d 436 ont rapporté la même chose. Ibn ‘Abbâs 437 a dit : Le Prophète était le plus généreux pendant le mois de Ramadan, et quand Gabriel le rencontrait, il était plus généreux en bien que le vent envoyé. Anas a rapporté qu’un homme 438 lui demanda, et il lui donna un troupeau de moutons entre deux montagnes. L’homme retourna vers son peuple et dit : « Convertissez-vous à l’islam, car Muhammad donne comme celui qui ne craint pas la pauvreté. » Il donna à plusieurs 439 cent chameaux. Il donna à Safwân 440 cent, puis cent encore. Telle était sa nature avant même d’être envoyé comme prophète. Waraqa ibn Nawfal 441 lui dit : « Tu portes le fardeau des faibles 442, et tu acquiers ce qui manque. » Il rendit aux Hawâzin 443 leurs captives, qui étaient au nombre de six mille. Il donna à al-‘Abbâs 444 une quantité d’or qu’il ne put porter 445. On lui apporta quatre-vingt-dix mille dirhams, déposés sur une natte ; il se leva et les distribua, sans refuser aucun demandeur jusqu’à ce qu’il eût fini. Un homme vint le trouver et lui demanda ; il dit : « Je n’ai rien, mais achète à crédit sur moi ; quand quelque chose nous parviendra, nous le paierons. » ‘Umar 446 lui dit : « Allah ne t’a pas imposé ce dont tu n’es pas capable. » Le Prophète n’aima pas cela. Un homme des Ansâr 447 dit : « Ô Messager d’Allah, dépense et ne crains pas, de la part du Maître du Trône, la pénurie. » Le Prophète sourit, et la joie se vit sur son visage, et il dit : « C’est ce qui m’a été ordonné. » At-Tirmidhî 448 a rapporté ceci. Il est rapporté de Mu‘awwidh ibn ‘Afrâ’ 449 : J’apportai au Prophète un plateau de dattes fraîches et des concombres tendres 450 ; il me donna une pleine poignée de bijoux et d’or. Anas a dit : Le Messager d’Allah ne gardait rien pour le lendemain. Les récits sur sa générosité et sa noblesse sont nombreux. Abû Hurayra 451 a rapporté : Un homme vint demander au Prophète ; le Messager d’Allah emprunta pour lui un demi-wasq 452. L’homme vint réclamer sa dette ; il lui donna un wasq et dit : « La moitié est remboursement, l’autre moitié est don. » Quatorzième chapitre : Le courage et la bravoure Quant au courage et à la bravoure : le courage est la vertu de la force de colère soumise à la raison ; la bravoure est la confiance de l’âme lorsqu’elle s’abandonne à la mort, là où son action est louable sans crainte. Le Prophète occupait une place que nul n’ignore. Il assista aux situations difficiles ; les guerriers 453 et les héros fuirent loin de lui plus d’une fois, tandis qu’il restait ferme sans bouger, avançant sans reculer ni vaciller. Il n’est aucun courageux à qui l’on n’ait compté une fuite ou retenu une charge, sauf lui. Abû Ishâq 454 a dit : J’ai entendu al-Barâ’ 455 ; un homme lui demanda : « Avez-vous fui le jour de Hunayn loin du Messager d’Allah ? » Il dit : « Mais le Messager d’Allah n’a pas fui 456. » Puis il dit : « Je l’ai vu sur sa mule blanche, Abû Sufyân tenant sa bride, et le Prophète disait : “Je suis le Prophète, sans mensonge.” » Un autre 457 ajouta : « Je suis le fils de ‘Abd al-Muttalib. » On dit : Ce jour-là, on ne vit personne plus fort que lui. Un autre dit : Le Prophète descendit de sa mule. Muslim 458 a rapporté d’après al-‘Abbâs : Quand les musulmans et les mécréants se rencontrèrent, les musulmans tournèrent le dos et s’enfuirent. Le Messager d’Allah se mit à pousser sa mule vers les mécréants, tandis que je tenais sa bride pour l’empêcher d’aller trop vite, et Abû Sufyân tenait son étrier. Puis il appela : « Ô musulmans ! » etc. On dit 459 : Quand le Messager d’Allah se fâchait – et il ne se fâchait que pour Allah – rien ne résistait à sa colère. Ibn ‘Umar 460 a dit : Je n’ai vu personne de plus courageux, plus brave, plus généreux ni plus satisfait que le Messager d’Allah. ‘Alî 461 a dit : Quand la bataille s’enflammait – ou s’intensifiait – et que les yeux devenaient rouges, nous nous protégions derrière le Messager d’Allah, et nul n’était plus proche de l’ennemi que lui. Je me souviens qu’au jour de Badr, nous nous réfugiions auprès du Prophète, alors qu’il était le plus proche de l’ennemi, et il était ce jour-là le plus vaillant des hommes. On dit : Le courageux était celui qui s’approchait du Prophète quand l’ennemi approchait, à cause de sa proximité avec l’ennemi. Anas a dit : Le Prophète était le plus beau des hommes, le plus généreux et le plus courageux. Une nuit, les habitants de Médine eurent peur ; des gens partirent vers le bruit, mais ils rencontrèrent le Messager d’Allah qui revenait, les ayant devancés vers le bruit, et il avait vérifié la nouvelle sur un cheval sans selle appartenant à Abû Talha 462, l’épée au cou, disant : « N’ayez pas peur. » ‘Imrân ibn Husayn 463 a dit : Le Messager d’Allah ne rencontra jamais une troupe sans être le premier à frapper. Lorsque Ubayy ibn Khalaf 464 le vit le jour d’Uhud, il disait : « Où est Muhammad ? Que je ne sois pas sauvé s’il est sauvé ! » Il avait dit au Prophète, lorsqu’il s’était racheté le jour de Badr : « J’ai un cheval que je nourris chaque jour d’un faraq 465 de maïs ; je te tuerai dessus. » Le Prophète lui dit : « C’est moi qui te tuerai, si Allah le veut. » Quand Ubayy le vit le jour d’Uhud, il lança son cheval contre le Messager d’Allah. Des hommes musulmans l’interceptèrent, mais le Prophète dit : « Laissez-le passer. » Il prit la lance des mains d’al-Hârith ibn as-Simma 466, la secoua d’une secousse telle qu’ils s’éparpillèrent comme des poils 467 sur le dos d’un chameau quand il se secoue. Puis le Prophète se tourna vers lui et le frappa au cou d’un coup qui le fit tomber 468 de son cheval à plusieurs reprises. On dit même qu’il lui brisa une côte. Ubayy retourna vers Quraysh en disant : « Muhammad m’a tué. » Ils disaient : « Tu n’as rien. » Il dit : « Si ce que j’ai était réparti sur tous les hommes, il les tuerait. N’a-t-il pas dit : “C’est moi qui te tuerai” ? Par Allah, s’il avait craché sur moi, il m’aurait tué. »
Il mourut à Saraf 469 (514) lors de leur retour vers La Mecque.
- muḥtafil : Rassemblement, réunion ; désigne ici l'ensemble des créatures ou des connaissances humaines.
- ziyāda : Accroissement ; fait référence à la vision de Dieu dans l'au-delà, selon certains commentateurs.
- nuqalat al-akhbār : Transmetteurs de récits ; les savants qui rapportent les hadiths et les traditions prophétiques.
- 'Alī : Ali ibn Abi Talib, cousin et gendre du Prophète, quatrième calife bien guidé.
- Anas : Anas ibn Malik, serviteur du Prophète et célèbre compagnon.
- Abū Hurayra : Abou Hourayra, compagnon célèbre pour avoir rapporté un grand nombre de hadiths.
- al-Barā' : Al-Bara' ibn 'Azib, compagnon du Prophète.
- 'Ā'isha : Aïcha, épouse du Prophète, fille d'Abou Bakr, mère des croyants.
- Ibn Abī Hāla : Hind ibn Abi Hala, compagnon et beau-fils du Prophète.
- Abū Juḥayfa : Wahb ibn 'Abd Allah, compagnon du Prophète.
- Jābir : Jabir ibn Samura, compagnon du Prophète.
- Umm Ma'bad : Femme qui a hébergé le Prophète lors de son émigration et l'a décrit.
- Ibn 'Abbās : Abdullah ibn Abbas, cousin du Prophète et grand exégète du Coran.
- Mu'arraḍ ibn Mu'ayqib : Compagnon du Prophète.
- Abū Ṭufayl : 'Amir ibn Wathila, dernier compagnon mort.
- al-'Addā' ibn Khālid : Compagnon du Prophète.
- Khuraym ibn Fātik : Compagnon du Prophète.
- Ḥakīm ibn Ḥizām : Compagnon du Prophète, neveu de Khadija.
- azhar : Teint blanc lumineux, éclatant.
- ad'aj : Aux yeux très noirs, avec une grande pupille.
- anjal : Aux grands yeux, au regard perçant.
- ashkal : Aux yeux légèrement rouges, ou avec une teinte rougeâtre dans le blanc.
- ahdab al-ashfār : Aux cils longs et fournis.
- azajj : Aux sourcils arqués et fins, bien dessinés.
- aqnā : Nez aquilin, légèrement busqué.
- aflaj : Aux dents écartées, espacées.
- mudawwar al-wajh : Au visage rond, non allongé.
- wāsi' al-jabīn : Au front large.
- wāsi' al-ṣadr : À la poitrine large.
- 'aẓīm al-mankibayn : Aux épaules larges.
- ʿabl : Charnu, musclé, bien en chair.
- raḥb al-kaffayn wa l-qadamayn : Aux paumes et aux pieds larges.
- sā'il al-aṭrāf : Aux extrémités (doigts, orteils) effilées, longues.
- anwar al-mutajarrad : À la peau nue (découverte) lumineuse, éclatante.
- daqīq al-masruba : À la ligne de poils (sur le ventre) fine, délicate.
- rab'a al-qadd : De taille moyenne, ni grand ni petit.
- bā'in : Excessif, démesuré (ici pour la taille).
- rajl al-sha'r : Aux cheveux ondulés, ni raides ni crépus.
- iftrār : Sourire large, découvrant les dents.
- muṭahham : Très charnu, au visage trop plein.
- mukaltham : Aux joues très charnues, rondes.
- mutamāsik al-badan : Au corps ferme, bien proportionné.
- ḍarb al-laḥm : À la chair dense, ferme.
- al-Barā' : Al-Bara' ibn 'Azib, compagnon.
- dhu limma : Homme avec une chevelure longue jusqu'aux épaules.
- ḥulla ḥamrā' : Tunique ou vêtement rouge.
- Abū Hurayra : Abou Hourayra, compagnon.
- yatla'la' fī l-judur : Brillait, reflétait la lumière sur les murs.
- Jābir ibn Samura : Compagnon du Prophète.
- mustadīr : Rond, arrondi.
- Umm Ma'bad : Femme qui a décrit le Prophète.
- ba'ḍ mā waṣafathu bihi : Une partie de sa description.
- ḥadīth : Récit, tradition prophétique.
- Ibn Abī Hāla : Hind ibn Abi Hala, compagnon.
- 'Alī : Ali ibn Abi Talib.
- badīha : Soudainement, sans préparation.
- nukat : Points essentiels, subtilités.
- 'awrāt al-jasad : Parties intimes du corps.
- khisāl al-fiṭra al-'ashr : Les dix qualités naturelles (fitra) : se couper les moustaches, se raser les poils pubiens, etc.
- buniya al-dīn 'alā al-naẓāfa : Hadith rapporté, mais sa chaîne de transmission est faible.
- Anas : Anas ibn Malik.
- mā shamamtu 'anbaran... : Hadith rapporté par al-Bukhari et Muslim.
- Jābir : Jabir ibn Samura.
- jūnat 'aṭṭār : Boîte de parfumeur.
- Anas : Anas ibn Malik.
- naṭ' : Natte en cuir.
- qārūra : Fiole, petit récipient en verre.
- Jābir : Jabir ibn 'Abd Allah, compagnon.
- Isḥāq : Ishaq ibn Rahawayh, grand savant du hadith.
- al-Muzanī : Isma'il ibn Yahya al-Muzani, juriste shafi'ite.
- al-Ḥarbī : Ibrahim ibn Ishaq al-Harbi, savant du hadith.
- Jābir : Jabir ibn 'Abd Allah.
- yanimmu : Exhaler une odeur, embaumer.
- inshaqqat al-arḍ... : Récit rapporté par certains, mais non authentifié.
- Muḥammad ibn Sa'd : Auteur des Tabaqat al-Kubra, biographe.
- al-Wāqidī : Historien et biographe du Prophète.
- fī hādhā : À ce sujet.
- 'Ā'isha : Aïcha, épouse du Prophète.
- tabtali' : Avale, engloutit.
- mā yakhruju min al-anbiyā' : Ce qui sort des prophètes (excréments, urine).
- al-Shāfi'ī : Fondateur de l'école shafi'ite.
- Abū Naṣr ibn al-Ṣabbāgh : Juriste shafi'ite, auteur du Shamil.
- Abū Bakr ibn Sābiq al-Mālikī : Juriste malikite.
- ḥadīth : Récit.
- 'Alī : Ali ibn Abi Talib.
- Abū Bakr : Abou Bakr as-Siddiq, premier calife.
- Mālik ibn Sinān : Compagnon, père d'Abu Sa'id al-Khudri.
- lan tuṣībahu al-nār : Le Feu de l'Enfer ne t'atteindra pas.
- wa-mithluhu : De même, expression indiquant une analogie avec un cas précédent.
- 'Abd Allah ibn al-Zubayr : Compagnon du Prophète, fils d'al-Zubayr ibn al-'Awwam.
- shurb : Action de boire ; ici, le fait de boire du sang ou de l'urine à des fins thérapeutiques.
- al-Daraqutni : Célèbre traditionniste (m. 385 H).
- Muslim : Imam Muslim ibn al-Hajjaj, auteur du Sahih Muslim.
- al-Bukhari : Imam al-Bukhari, auteur du Sahih al-Bukhari.
- Baraka : Nom de la servante, aussi appelée Umm Ayman.
- Umm Ayman : Nourrice du Prophète, Baraka bint Tha'laba.
- qadaḥ min 'īdān : Gobelet en bois.
- Ibn Jurayj : Célèbre traditionniste mecquois (m. 150 H).
- ghayruhu : D'autres traditionnistes.
- makhtūnan maqṭū' al-surra : Né circoncis et le cordon ombilical coupé, signe de pureté.
- Amina : Mère du Prophète.
- qadhar : Impureté, saleté.
- 'A'isha : Épouse du Prophète, fille d'Abu Bakr.
- 'Ali : Cousin et gendre du Prophète, quatrième calife.
- ṭumisat 'aynāhu : Ses yeux seront crevés, expression indiquant une punition divine.
- 'Ikrima : Affranchi d'Ibn 'Abbas, traditionniste.
- Ibn 'Abbas : Compagnon, cousin du Prophète, savant en exégèse.
- ghaṭīṭ : Ronflement, respiration bruyante pendant le sommeil.
- tawadda'a : Faire les ablutions.
- lā miryata : Aucun doute.
- thuqūb : Pénétration, acuité intellectuelle.
- Wahb : Wahb ibn Munabbih, savant yéménite (m. 110 H).
- Mujāhid : Mujahid ibn Jabr, exégète (m. 104 H).
- wa-taqallubaka fī l-sājidīn : Coran 26:219, interprété comme la vision du Prophète derrière lui.
- al-Muwaṭṭa' : Recueil de hadiths de l'imam Malik.
- min warā' ẓahrī : Derrière mon dos.
- Anas : Anas ibn Malik, serviteur du Prophète.
- al-Ṣaḥīḥayn : Les deux recueils authentiques de Bukhari et Muslim.
- 'A'isha : Épouse du Prophète.
- mithluhu : Semblable à cela.
- ba'ḍ al-riwāyāt : Certaines versions.
- ukhrā : Une autre version.
- Baqiyy : Baqiyy ibn Makhlad, traditionniste andalou (m. 276 H).
- 'A'isha : Épouse du Prophète.
- fī l-ẓulma kamā yarā fī l-ḍaw' : Voir dans l'obscurité comme dans la lumière.
- al-malā'ika : Les anges.
- al-shayāṭīn : Les démons.
- al-Najāshī : Roi d'Abyssinie, contemporain du Prophète.
- ṣallā 'alayhi : Prier sur lui, c'est-à-dire la prière funéraire.
- Bayt al-Maqdis : Jérusalem.
- masjidahu : Sa mosquée à Médine.
- Aḥmad ibn Ḥanbal : Imam Ahmad, fondateur de l'école hanbalite.
- ba'ḍuhum : Certains savants.
- iḥāla : Impossibilité logique.
- Abū Hurayra : Compagnon, célèbre pour avoir rapporté de nombreux hadiths.
- farsakh : Parasange, unité de distance d'environ 5-6 km.
- al-akhbār : Les récits, hadiths.
- Rukāna : Rukana ibn 'Abd Yazid, célèbre lutteur.
- da'āhu ilā l-islām : L'invita à l'islam.
- al-jāhiliyya : Période préislamique.
- Abū Hurayra : Compagnon.
- taqallu'an : Marche rapide, comme s'il se détachait du sol.
- ṣabab : Pente, descente.
- jawāmi' al-kalim : Paroles concises et riches de sens.
- Dhū l-Mish'ār al-Hamadānī : Chef de tribu yéménite.
- Ṭihfa al-Nahdī : Personnage de la tribu de Nahd.
- Qaṭan ibn Ḥāritha al-'Ulaymī : Personnage de la tribu d''Ulaym.
- al-Ash'ath ibn Qays : Compagnon, chef de la tribu de Kinda.
- Wā'il ibn Ḥujr al-Kindī : Compagnon, roi du Hadramaout.
- aqyāl : Pluriel de qayl, titre des chefs yéménites.
- furā'uhā : Sommets, hauteurs.
- wahāṭuhā : Vallées, bas-fonds.
- 'azāzuhā : Terrains durs, hauteurs.
- 'ilāfuhā : Céréales, fourrage.
- 'afā'uhā : Pâturages, herbes.
- dif'uhum : Leurs troupeaux (litt. leur chaleur, par métonymie).
- ṣirāmuhum : Leurs récoltes (litt. la séparation du petit du lait).
- sallamū : Se soumettre, livrer.
- al-mīthāq : Le pacte, l'alliance.
- al-thalb : Chamelle de trois ans.
- al-nāb : Chamelle âgée (qui a perdu ses incisives).
- al-faṣīl : Jeune chamelon sevré.
- al-fāriḍ : Chamelle vieille (qui a perdu ses dents).
- al-dājin : Qui reste à la maison, domestique.
- al-kabsh al-ḥawārī : Bélier blanc (ou de bonne race).
- al-ṣāligḥ : Mâle adulte (cheval ou chameau).
- al-qāriḥ : Mâle jeune (qui a atteint l'âge de la puberté).
- Nahd : Tribu yéménite.
- maḥḍuhā : Lait pur, non mélangé.
- makhḍuhā : Lait caillé.
- madhuqahā : Lait mélangé (avec de l'eau).
- al-dathr : Pâturages abondants.
- al-thamad : Mare, point d'eau.
- wadā'i' : Dépôts, choses confiées.
- waḍā'i' : Redevances, impôts.
- tulṭiṭ : Frauder, diminuer.
- tulḥid : Commettre une injustice, dévier.
- tathāqal : Être négligent, paresseux.
- al-waẓīfa al-farīḍa : La taxe obligatoire (aumône légale).
- al-fāriḍ : Chamelle pleine (ou vieille).
- al-farīsh : Chamelle allaitante (ou jeune).
- dhū l-'inān : Cheval de selle (litt. celui qui a la bride).
- al-rakūb : Monture.
- al-faluww : Poulain.
- al-ḍabīs : Difficile à dompter.
- sarḥukum : Votre bétail au pâturage.
- ṭalḥukum : Vos acacias (arbre fourrager).
- darrukum : Votre lait (litt. votre pis).
- al-rimāq : Nourriture, subsistance.
- al-ribāq : Liens, cordes (métaphore pour les biens mal acquis).
- الرَّبْوَة : Usure, intérêt illicite.
- وَائِلِ بْنِ حُجْرٍ : Wā'il ibn Ḥujr, compagnon du Prophète, roi du Hadramaout.
- الأقيال العباهلة : Les rois (aqyāl) paisibles (ʿabāhila), titre des rois du Yémen.
- الأرواع : Les nobles, les chefs.
- الْمَشَابِيب : Jeunes, vigoureux.
- التِّيعَة : Brebis en pâture, troupeau laissé en liberté.
- مُقَوَّرَة : Aux mamelles desséchées, tarie.
- الألياط : Mamelles.
- ضناك : Stérile, qui n'a pas de lait.
- أنطوا : Donnez (impératif dans un dialecte).
- الثبجة : Lait caillé.
- السُّيُوب : Trésors enfouis, richesses cachées.
- مِم : Dialecte pour 'min' (parmi).
- اصْقَعُوه : Frappez-le (dialecte).
- اسْتَوْفِضُوه : Exilez-le (dialecte).
- ضرّجوه : Frappez-le (dialecte).
- بِالْأَضَامِيم : Avec des branches (pour fouetter).
- تَوْصِيم : Relâche, arrêt.
- عَمَة : Aveuglement, confusion.
- وَائِلُ بْنُ حُجْرٍ : Wā'il ibn Ḥujr, compagnon.
- يَتَرَفَّلُ : Marcher avec orgueil, se pavaner.
- أَنَسٍ : Anas ibn Mālik, compagnon.
- حَدِيثِ : Hadith, parole ou action du Prophète.
- عَطِيَّةَ السَّعْدِيِّ : 'Aṭiyya al-Sa'dī, compagnon.
- قَوْلُهُ : Sa parole, c'est-à-dire du Prophète.
- الْعَامِرِيِّ : Le 'Āmirī, un homme de la tribu de 'Āmir.
- سل عَنْكَ : Expression dialectale signifiant 'demande ce que tu veux'.
- كقوله : Comme sa parole (du Prophète).
- وقوله : Et sa parole (du Prophète).
- المرء مع من أحبّ : Hadith : 'L'homme est avec celui qu'il aime'.
- لا خَيْرَ فِي صُحْبَةِ مَنْ لَا يَرَى لَكَ ما ترى له : Hadith : 'Il n'y a aucun bien dans la compagnie de celui qui ne voit pas pour toi ce que tu vois pour lui'.
- والناس معادن : Hadith : 'Les gens sont des mines' (de bien ou de mal).
- ما هلك امرؤ عرف قدره : Hadith : 'N'a péri qu'un homme qui a connu sa valeur'.
- المستشار مؤتمن وهو بالخيار ما لم يتكلم : Hadith : 'Le conseiller est digne de confiance, et il a le choix tant qu'il n'a pas parlé'.
- رحم اللَّهُ عَبْدًا قَالَ خَيْرًا فَغَنِمَ، أَوْ سَكَتَ فسلم : Hadith : 'Que Dieu fasse miséricorde à un serviteur qui dit une bonne chose et en tire profit, ou se tait et est sauf'.
- أسلم تسلم.. أسلم يؤتك الله أجرك مرتين : Hadith : 'Embrasse l'Islam et tu seras sauf... Embrasse l'Islam, Dieu te donnera une double récompense'.
- إنّ أَحَبَّكُمْ إِلَيَّ وَأَقْرَبَكُمْ مِنِّي مَجَالِسَ يَوْمِ الْقِيَامَةِ أحاسنكم أخلاقا، الموطؤون أَكْنَافًا، الَّذِينَ يَأْلَفُونَ وَيُؤْلَفُونَ : Hadith : 'Certes, les plus aimés de vous pour moi et les plus proches de moi en assemblée au Jour de la Résurrection sont les meilleurs d'entre vous en caractère, ceux qui sont doux et faciles, qui aiment et sont aimés'.
- لَعَلَّهُ كَانَ يَتَكَلَّمُ بِمَا لَا يَعْنِيهِ وَيَبْخَلُ بِمَا لَا يُغْنِيهِ : Hadith : 'Peut-être parlait-il de ce qui ne le concernait pas et était avare de ce qui ne l'enrichissait pas'.
- ذُو الْوَجْهَيْنِ لَا يَكُونُ عِنْدَ اللَّهِ وَجِيهًا : Hadith : 'L'homme à deux visages n'est pas considéré auprès de Dieu'.
- نَهْيُهُ : Son interdiction (du Prophète).
- إتق الله حيث كُنْتَ، وَأَتْبِعِ السَّيِّئَةَ الْحَسَنَةَ تَمْحُهَا، وَخَالِقِ النَّاسَ بخلق حسن : Hadith : 'Crains Dieu où que tu sois, et fais suivre la mauvaise action d'une bonne action qui l'efface, et comporte-toi envers les gens avec un bon caractère'.
- خير الأمور أوساطها : Hadith : 'La meilleure des choses est leur juste milieu'.
- وَقَوْلُهُ : Et sa parole (du Prophète).
- الظُّلْمُ ظُلُمَاتٌ يَوْمَ الْقِيَامَةِ : Hadith : 'L'injustice est une obscurité au Jour de la Résurrection'.
- وَقَوْلِهِ : Et sa parole (du Prophète).
- دُعَائِهِ : Son invocation (du Prophète).
- شَعَثِي : Mes désordres, mes affaires dispersées.
- الْكَافَّة : La multitude, l'ensemble des gens.
- مَرْتَبَةً : Un rang, une position élevée.
- كقوله : Comme sa parole (du Prophète).
- حمي الوطيس : Expression : 'La meule s'est échauffée', signifiant que la bataille est devenue intense.
- مات حتف أنفه : Expression : 'Il est mort du nez', signifiant une mort naturelle.
- لا يلدغ المؤمن من جحر مرتين : Hadith : 'Le croyant n'est pas piqué deux fois du même trou'.
- السعيد من وعظ بغيره : Hadith : 'L'heureux est celui qui s'exhorte par autrui'.
- أَصْحَابُهُ : Ses compagnons (du Prophète).
- مرة أخرى : Une autre fois.
- عَارِضَة : Éloquence, faconde.
- جَزَالَتُهَا : Sa pureté, sa force.
- نَصَاعَة : Clarté, pureté.
- رَوْنَق : Éclat, beauté.
- بَشَرِيٌّ : Humain.
- أُمُّ مَعْبَدٍ : Umm Ma'bad, une femme qui a décrit le Prophète lors de son voyage.
- فصل : Décisif, clair.
- نزر : Rare, peu abondant.
- هذر : Abondant, prolixe.
- خَرَزَات : Perles.
- جَهِيرَ الصَّوْتِ : À la voix forte.
- أَبِي هُرَيْرَةَ : Abū Hurayra, compagnon célèbre.
- بُعِثْتُ مِنْ خَيْرِ قُرُونِ بَنِي آدَمَ قَرْنًا فقرنا، حتى كنت في القرن الذي كنت منه : Hadith : 'J'ai été envoyé des meilleures générations des fils d'Adam, génération après génération, jusqu'à ce que je sois dans la génération dont je suis'.
- الْعَبَّاس : Al-'Abbās ibn 'Abd al-Muṭṭalib, oncle du Prophète.
- قَالَ : Il a dit (le Prophète).
- وَاثِلَة : Wāthila ibn al-Asqa', compagnon.
- التِّرْمِذِيُّ : Al-Tirmidhī, célèbre traditionniste.
- صحيح : Authentique (hadith).
- ابْنِ : Ibn (fils de).
- الطبراني : Al-Ṭabarānī, traditionniste.
- قَالَ : Il a dit (le Prophète).
- ابْنِ : Ibn (fils de).
- عَبَّاس : Ibn 'Abbās, compagnon et cousin du Prophète.
- الْعَبَّاس : Al-'Abbās, oncle du Prophète.
- mutawātir : Rapporté par une chaîne de transmission si nombreuse qu'il est impossible que les transmetteurs se soient concertés pour mentir.
- ḍafaf : Grand nombre de mains, signifiant que plusieurs personnes mangent ensemble.
- al-ittikā’ : S'installer confortablement pour manger, en s'appuyant sur un côté ou en position assise ample.
- ḥaṣūr : Qui se retient des péchés ou des passions ; interprété comme préservé du péché ou sans désir pour les femmes.
- روينا : Nous avons rapporté, formule de transmission de hadith.
- أنس : Anas ibn Malik, compagnon du Prophète.
- صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ : Formule de bénédiction sur le Prophète : que Dieu prie sur lui et le salue.
- إِحْدَى عَشْرَةَ : Onze, nombre des épouses du Prophète à cette époque.
- أنس : Anas ibn Malik.
- أخرجه النسائي : Rapporté par An-Nasa'i, un des recueils de hadiths.
- أبي رافع : Abou Rafi', affranchi et compagnon du Prophète.
- طاووس : Tawous ibn Kaysan, un des successeurs (tabi'i).
- الجماع : Le coït, rapport sexuel.
- صفوان : Safwan ibn Sulaym, un des successeurs.
- سلمى : Salma, servante du Prophète.
- طاف : Faire la tournée, visiter successivement.
- تسع وتسعين : Quatre-vingt-dix-neuf.
- ابن عباس : Abdullah ibn Abbas, cousin et compagnon du Prophète.
- النقاش : An-Naqqash, un exégète et traditionniste.
- داوود : David, prophète.
- مئة : Cent.
- تسع وتسعون نعجة : Quatre-vingt-dix-neuf brebis, allusion au verset coranique 38:23.
- حديث أنس : Hadith d'Anas.
- قُوَّةِ الْبَطْشِ : Force de la poigne, vigueur physique.
- الْجَاهُ : La considération, le rang social, l'influence.
- عِيسَى : Jésus, prophète.
- وَجِيهاً فِي الدُّنْيا وَالْآخِرَةِ : Illustre en ce monde et dans l'au-delà, verset coranique 3:45.
- الشَّرْعِ : La Loi religieuse, la Charia.
- الْخُمُولِ : L'obscurité, le fait de ne pas être connu.
- قبيلة : Tribu.
- الْفَرَقِ : La peur, l'effroi.
- عَلَيْكِ السَّكِينَةُ : Que la sérénité soit sur toi.
- أبي مسعود : Abou Mas'oud al-Badri, compagnon.
- هوّن عليك فإنّي لست بملك : Calme-toi, car je ne suis pas un roi.
- إِنَافَةُ : Élévation, hauteur.
- سَيِّدُ وَلَدِ آدَمَ : Le maître des fils d'Adam, titre du Prophète.
- جُدَدِ : Chemins, voies.
- هُوَّةِ : Abîme, gouffre.
- مَلِيءٍ : Riche, opulent.
- هَادَتْهُ : Lui ont fait des présents, de la racine هدي (cadeau).
- وَقَالَ : Et il a dit, sous-entendu le Prophète.
- إلا دينار أَرْصُدُهُ لِدَيْنٍ : Sauf un dinar que je réserve pour une dette.
- الْآنَ اسْتَرَحْتُ : Maintenant je suis tranquille.
- ودرعه مرهونة في نفقة عياله : Son armure était en gage pour la dépense de sa famille.
- الشَّمْلَةَ : Chlamyde, manteau en laine.
- الدِّيبَاجِ : Brocart, étoffe de soie.
- الْمُخَوَّصَةِ : Ornée de cercles ou de motifs en or.
- khuluq 'azîm : Moralité éminente ; référence au verset 68:4 du Coran.
- 'Â'isha : Aïcha, épouse du Prophète Muhammad.
- sallâ Llâhu 'alayhi wa sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète : que Dieu prie sur lui et le salue.
- Anas : Anas ibn Mâlik, compagnon du Prophète.
- 'Alî : Ali ibn Abi Talib, cousin et gendre du Prophète, quatrième calife.
- 'Îsâ : Jésus, prophète de l'islam.
- Mûsâ : Moïse, prophète de l'islam.
- Yahyâ : Jean le Baptiste, prophète de l'islam.
- Sulaymân : Salomon, prophète et roi.
- wa âtaynâhu l-hukma sabiyyâ : Référence au verset 19:12 du Coran, concernant Jean.
- Yahyâ : Jean le Baptiste.
- Ma'mar : Ma'mar ibn Râshid, savant musulman.
- sana : Année.
- musaddiqan bi-kalimatin mina Llâh : Référence au verset 3:39 du Coran.
- Yahyâ : Jean le Baptiste.
- 'Îsâ : Jésus.
- qîla : Il a été dit ; formule rapportant un avis.
- umm Yahyâ : La mère de Jean, Élisabeth.
- Maryam : Marie, mère de Jésus.
- 'Îsâ : Jésus.
- lâ tahzanî : Ne t'afflige pas ; référence au verset 19:24 du Coran.
- min tahtihâ : De dessous d'elle ; variante de lecture coranique.
- 'Îsâ : Jésus.
- innî 'abdu Llâh... : Référence au verset 19:30 du Coran.
- fafahhamnâhâ Sulaymân... : Référence au verset 21:79 du Coran.
- al-marjûma : La femme lapidée ; histoire de deux femmes accusées d'adultère.
- al-sabiyy : L'enfant ; histoire de l'enfant dont la paternité était disputée.
- Dâwûd : David, prophète et roi.
- al-Tabarî : Muhammad ibn Jarîr al-Tabarî, célèbre historien et exégète.
- Mûsâ : Moïse.
- Fir'awn : Pharaon.
- wa laqad âtaynâ Ibrâhîma rushdahu min qabl : Référence au verset 21:51 du Coran.
- Mujâhid : Mujâhid ibn Jabr, exégète du Coran.
- Ibn 'Atâ' : Ibn 'Atâ' Allâh al-Iskandarî, maître soufi.
- ba'duhum : Certains d'entre eux.
- Ibrâhîm : Abraham, prophète.
- Ibrâhîm : Abraham.
- Is'hâq : Isaac, fils d'Abraham.
- sab'i sinîn : Sept ans.
- Yûsuf : Joseph, prophète.
- wa awḥaynâ ilayhi... : Référence au verset 12:15 du Coran.
- bâsitan yadayhi... : Les mains tendues vers la terre, la tête levée vers le ciel ; signe de sa future mission.
- hadîth : Hadith, parole du Prophète.
- al-jâhiliyya : La gentilité, période préislamique.
- wa lammâ balagha ashuddahu... : Référence au verset 12:22 du Coran, concernant Joseph.
- al-salaf : Les prédécesseurs, les premières générations de musulmans.
- al-Tabarî : At-Tabarî.
- 'Abd Allâh : Abd Allah ibn Mas'ud, compagnon du Prophète.
- al-Hasan : Al-Hasan al-Basrî, savant et ascète.
- Sa'd : Sa'd ibn Abî Waqqâs, compagnon du Prophète.
- qâla : Il a dit.
- 'Umar ibn al-Khattâb : Omar ibn al-Khattab, deuxième calife.
- hadîth : Hadith.
- sallâ Llâhu 'alayhi wa sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète.
- sallâ Llâhu 'alayhi wa sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète.
- al-âdâb al-nafsiyya : Les bonnes manières de l'âme, la psychologie morale.
- al-'ibâra : L'interprétation des rêves.
- ummî : Illettré, qui n'a pas appris à lire ni à écrire.
- wa 'allamaka mâ lam takun ta'lam... : Référence au verset 4:113 du Coran.
- al-ḥilm : La clémence, la douceur, la maîtrise de soi face à la provocation.
- al-iḥtimāl : La tolérance, le fait de supporter les souffrances et les nuisances sans réagir.
- al-ʿafw : Le pardon, l'acte de renoncer à punir ou à réprimander.
- al-ṣabr : La patience, l'endurance face à l'adversité.
- Coran 7:199 : Sourate al-A'râf, verset 199.
- ruwiya : Il est rapporté, tradition prophétique.
- Coran 31:17 : Sourate Luqmân, verset 17.
- Coran 46:35 : Sourate al-Ahqâf, verset 35.
- Coran 24:22 : Sourate an-Nûr, verset 22.
- Coran 42:43 : Sourate ash-Shûrâ, verset 43.
- ʿĀʾisha : Aïcha bint Abî Bakr, épouse du Prophète.
- qālat : Elle a dit, rapporté dans les recueils de hadiths.
- ruwiya : Il est rapporté, tradition prophétique.
- ruwiya : Il est rapporté, tradition prophétique.
- ʿUmar : Omar ibn al-Khattâb, deuxième calife bien guidé.
- Coran 71:26 : Sourate Nûh, verset 26.
- al-Qāḍī Abū al-Faḍl : Le juge Abû al-Fadl, probablement un érudit malikite.
- ar-rajul : Il s'agit de Dhû al-Khuwaysira, un homme qui critiqua la répartition du butin.
- fa-qāla : Il dit, rapporté dans les recueils de hadiths.
- khibtu : Je serai perdu, expression de regret.
- Ghawrath : Ghawrath ibn al-Hârith, un homme de la tribu de Ghatafân.
- qāʾilan : Faisant la sieste, se reposant à midi.
- ghazāh : Expédition militaire, campagne.
- khayr an-nās : Le meilleur des hommes, désignant le Prophète.
- al-yahūdiyya : La Juive, il s'agit de Zaynab bint al-Hârith qui tenta d'empoisonner le Prophète.
- aṣ-ṣaḥīḥ min ar-riwāya : La version authentique du récit, selon les critères de la science du hadith.
- Lubayd : Lubayd ibn al-A'sam, un Juif qui ensorcela le Prophète.
- sharḥ amrih : L'explication de son affaire, c'est-à-dire la révélation des détails de la sorcellerie.
- ʿAbd Allāh : Abd Allah ibn Ubayy, chef des hypocrites de Médine.
- al-munāfiqūn : Les hypocrites, ceux qui professent l'islam mais cachent la mécréance.
- qāla : Il dit, rapporté dans les recueils de hadiths.
- aṣḥābahu : Ses compagnons, ici les hypocrites sont appelés compagnons par antiphrase.
- Anas : Anas ibn Mâlik, serviteur du Prophète et rapporteur de hadiths.
- māl Allāh : Les biens de Dieu, c'est-à-dire le butin ou l'aumône.
- ʿĀʾisha : Aïcha, épouse du Prophète.
- khadiman wa-lā imraʾa : Un serviteur ni une femme, soulignant sa douceur.
- rajul : Un homme, non identifié, qui avait l'intention de tuer le Prophète.
- Zayd : Zayd ibn Sa'na, un savant juif qui se convertit plus tard.
- jāʾahu : Il vint à lui, c'est-à-dire au Prophète.
- ʿUmar : Omar ibn al-Khattâb.
- ʿUmar : Omar ibn al-Khattâb.
- ʿishrīn ṣāʿan : Vingt mesures, le sâ' est une unité de volume d'environ 3 litres.
- aṣ-ṣaḥīḥ : Les recueils authentiques, comme le Sahîh de Bukhârî et Muslim.
- mutawātir : Rapporté par de nombreuses chaînes de transmission, garantissant l'authenticité.
- al-jāhiliyya : L'époque préislamique, caractérisée par l'ignorance religieuse.
- khaḍrāʾihim : Leur prospérité, littéralement leur verdure.
- fa-qāla : Il dit, rapporté dans les récits de la conquête de La Mecque.
- Coran 12:92 : Sourate Yûsuf, verset 92.
- aṭ-ṭulaqāʾ : Les libres, ceux à qui on a accordé la liberté, sans être réduits en esclavage.
- Anas : Anas ibn Mâlik, compagnon du Prophète et serviteur.
- at-Tan‘îm : Localité près de La Mecque, lieu de pèlerinage.
- Messager d’Allah : Titre du Prophète Muhammad.
- « C’est Lui qui a retenu leurs mains loin de vous » : Coran, sourate al-Fath (48), verset 24.
- Abû Sufyân : Chef quraychite, père de Mu‘âwiya, converti tardivement.
- mesquinerie : Traduit ‘shakâsa’, avarice ou dureté dans les transactions.
- rivaliser avec lui : Traduit ‘yubârî’, être égal ou surpasser.
- Ibn al-Munkadir : Muhammad ibn al-Munkadir, savant et traditionniste.
- Jâbir ibn ‘Abdillâh : Compagnon du Prophète.
- Anas : Anas ibn Mâlik, compagnon.
- Sahl ibn Sa‘d : Compagnon du Prophète.
- Ibn ‘Abbâs : ‘Abdallâh ibn ‘Abbâs, cousin du Prophète et exégète.
- un homme : Il s’agit de Jâbir ibn ‘Abdillâh, selon certaines versions.
- plusieurs : Notamment Hakîm ibn Hizâm et d’autres.
- Safwân : Safwân ibn Umayya, compagnon converti après la conquête de La Mecque.
- Waraqa ibn Nawfal : Cousin de Khadîja, chrétien, qui reconnut la prophétie.
- tu portes le fardeau des faibles : Expression signifiant aider les nécessiteux.
- Hawâzin : Tribu arabe vaincue à Hunayn.
- al-‘Abbâs : ‘Abbâs ibn ‘Abd al-Muttalib, oncle du Prophète.
- qu’il ne put porter : Allusion à un don important.
- ‘Umar : ‘Umar ibn al-Khattâb, deuxième calife.
- un homme des Ansâr : Il s’agit de Thâbit ibn Qays, selon certaines sources.
- At-Tirmidhî : Muhammad ibn ‘Îsâ at-Tirmidhî, traditionniste.
- Mu‘awwidh ibn ‘Afrâ’ : Compagnon du Prophète.
- concombres tendres : Traduit ‘ujr zughb’, petits concombres.
- Abû Hurayra : Compagnon célèbre pour avoir rapporté de nombreux hadiths.
- wasq : Mesure de capacité équivalant à environ 130 kg.
- guerriers : Traduit ‘kumât’, cavaliers ou guerriers aguerris.
- Abû Ishâq : ‘Amr ibn ‘Abdillâh as-Sabî‘î, traditionniste.
- al-Barâ’ : Al-Barâ’ ibn ‘Âzib, compagnon.
- n’a pas fui : Le Prophète resta ferme.
- Un autre : Il s’agit d’al-‘Abbâs, selon certaines versions.
- Muslim : Muslim ibn al-Hajjâj, traditionniste.
- On dit : Rapporté par plusieurs sources.
- Ibn ‘Umar : ‘Abdallâh ibn ‘Umar, compagnon.
- ‘Alî : ‘Alî ibn Abî Tâlib, cousin et gendre du Prophète, quatrième calife.
- Abû Talha : Zayd ibn Sahl, compagnon.
- ‘Imrân ibn Husayn : Compagnon du Prophète.
- Ubayy ibn Khalaf : Chef quraychite, tué à Uhud.
- faraq : Mesure de capacité, environ 16 litres.
- al-Hârith ibn as-Simma : Compagnon du Prophète.
- comme des poils : Traduit ‘sha‘râ’’, poils de chameau.
- le fit tomber : Traduit ‘tad’ada’’, rouler ou tomber.
- Saraf : Localité située entre La Mecque et Médine, mentionnée dans les récits de voyages et de batailles.
Première partie : Sur l'exaltation par le Très-Haut, le Très-Élevé, de la dignité du…
Première partie : Sur l'exaltation par le Très-Haut, le Très-Élevé, de la dignité du Prophète élu [1] — que Dieu prie sur lui et le salue — en parole et en acte.
Le quinzième chapitre : La pudeur et l'indulgence Quant à la pudeur et à l'indulgence : - La pudeur est une délicatesse qui envahit le visage de l'homme lorsqu'il commet un acte dont il craint le désagrément, ou lorsqu'il s'abstient d'un acte qui est meilleur que de le commettre. - L'indulgence est le fait de fermer les yeux sur ce que l'homme répugne par nature. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) était le plus pudique des hommes et le plus indulgent envers les défauts. Allah, le Très-Haut, a dit : « Cela faisait de la peine au Prophète, mais il se gênait de vous [le dire] » 1. D'après Abou Sa'id al-Khoudri 2 (qu'Allah l'agrée) : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) était plus pudique qu'une vierge dans son gynécée. Et lorsqu'il désapprouvait quelque chose, nous le reconnaissions sur son visage. Il (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) avait une peau délicate, un extérieur doux, il ne disait jamais à quiconque ce qu'il réprouvait, par pudeur et par noblesse d'âme. D'après 'Aïcha 3 (qu'Allah l'agrée) : Lorsque le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) apprenait de quelqu'un quelque chose qu'il désapprouvait, il ne disait pas : « Qu'a donc untel à dire ceci ? », mais il disait : « Qu'ont donc certaines gens à faire ou à dire ceci ? », interdisant ainsi sans nommer l'auteur. Anas 4 (qu'Allah l'agrée) a rapporté qu'un homme entra chez lui avec une trace de jaunisse 5, et il ne lui dit rien – car il ne faisait jamais face à quiconque avec ce qu'il réprouvait –. Lorsque l'homme sortit, il dit : « Si vous lui disiez de laver ceci » – et selon une autre version : « d'enlever cela ». 'Aïcha (qu'Allah l'agrée) a dit dans le Sahih 6 : Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) n'était ni obscène, ni grossier, ni criard dans les marchés ; il ne rendait pas le mal par le mal, mais il pardonnait et excusait. Des propos similaires ont été rapportés de la Torah, d'après Ibn Salam 7 et 'Abdallah ibn 'Amr ibn al-'As 8. Il a été rapporté de lui 9 que, par pudeur, il ne fixait pas son regard sur le visage de quiconque, et qu'il usait de périphrases pour ce que la parole l'obligeait à mentionner et qui était désagréable. D'après 'Aïcha (qu'Allah l'agrée) : Je n'ai jamais vu le sexe du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Le seizième chapitre : La bonne compagnie, la bienséance et l'amabilité Quant à sa bonne compagnie, sa bienséance et son amabilité (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) envers toutes sortes de créatures, les récits authentiques à ce sujet sont nombreux. 'Ali 10 (qu'Allah l'agrée) a dit en le décrivant (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : « Il était le plus large de poitrine, le plus véridique en parole, le plus doux de caractère 11 et le plus noble en compagnie. » D'après Qays ibn Sa'd 12 (qu'Allah l'agrée) : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) nous rendit visite – et il mentionna une histoire à la fin de laquelle – : Lorsqu'il voulut partir, Sa'd lui amena un âne sur lequel il avait mis une couverture ; le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) monta, puis Sa'd dit : « Ô Qays, accompagne le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). » Qays dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) me dit : « Monte », mais je refusai. Il dit alors : « Soit tu montes, soit tu t'en vas. » Je m'en allai donc 13. Dans une autre version : « Monte devant moi, car le propriétaire de la monture a plus de droit à l'avant. » - Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) attirait les gens 14 et ne les repoussait pas ; il honorait le noble de chaque peuple et le plaçait à leur tête ; il mettait les gens en garde et se méfiait d'eux, sans pour autant cacher à quiconque sa joie ou son caractère. Il prenait soin de ses compagnons, donnait à chacun de ses assis sa part, et aucun de ses assis ne pensait qu'un autre était plus honoré que lui auprès de lui. - Celui qui s'asseyait avec lui ou l'approchait pour un besoin, il patientait avec lui jusqu'à ce que ce soit l'autre qui s'en aille. - Celui qui lui demandait quelque chose, il ne le renvoyait qu'avec cette chose ou avec une parole aisée. Sa largesse et son caractère englobaient les gens, au point qu'il devint pour eux un père, et ils étaient tous égaux auprès de lui dans le droit. C'est ainsi que l'a décrit Ibn Abi Hala 15 : Il était toujours souriant, d'un caractère facile, d'un abord doux, ni rude ni dur, ni criard ni obscène, ni diffamateur ni flatteur ; il feignait l'inattention pour ce qu'il n'aimait pas, sans faire perdre espoir à son sujet. Allah, le Très-Haut, a dit : « C'est par quelque miséricorde de la part d'Allah que tu as été doux envers eux ; si tu avais été rude et dur de cœur, ils se seraient dispersés loin de toi » 16. Et Il a dit : « Repousse le mal par ce qui est meilleur » 17. - Il répondait à celui qui l'invitait, acceptait le cadeau, même s'il s'agissait d'un pied de mouton 18, et le récompensait. Anas (qu'Allah l'agrée) a dit : J'ai servi le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) pendant dix ans 19 ; il ne m'a jamais dit « Ouf ! », ni ne m'a dit pour une chose que j'avais faite : « Pourquoi as-tu fait cela ? », ni pour une chose que j'avais laissée : « Pourquoi l'as-tu laissée ? » D'après 'Aïcha (qu'Allah l'agrée) : Nul n'avait un meilleur caractère que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ; aucun de ses compagnons ou des gens de sa maison ne l'appelait sans qu'il réponde : « Me voici ! » Jarir ibn 'Abdallah 20 (qu'Allah l'agrée) a dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ne m'a jamais empêché d'entrer chez lui depuis que j'ai embrassé l'Islam, et il ne m'a jamais vu sans sourire. - Il plaisantait avec ses compagnons 21, les fréquentait, leur parlait, badinait avec leurs enfants, les asseyait sur ses genoux, répondait à l'invitation de l'homme libre, de l'esclave 22, de la servante et du pauvre, visitait les malades jusqu'aux extrémités de Médine, et acceptait les excuses de celui qui s'excusait 23. Anas (qu'Allah l'agrée) a dit : Jamais quelqu'un ne s'est approché de l'oreille du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) pour lui parler sans qu'il incline la tête, jusqu'à ce que l'homme retire sa tête ; jamais quelqu'un n'a pris sa main sans qu'il laisse sa main jusqu'à ce que l'autre la lâche ; et on ne l'a jamais vu avancer ses genoux devant un de ses assis. - Il saluait le premier ceux qu'il rencontrait, et serrait la main le premier à ses compagnons ; on ne l'a jamais vu étendre ses jambes parmi ses compagnons au point de gêner quelqu'un ; il honorait celui qui entrait chez lui, et parfois il étendait son vêtement pour lui, lui offrait le coussin sur lequel il était assis, et insistait pour qu'il s'asseye dessus s'il refusait ; il donnait des surnoms à ses compagnons et les appelait par les noms qu'ils aimaient, en signe d'honneur ; il n'interrompait jamais le discours de quiconque, jusqu'à ce que celui-ci ait terminé, puis il l'interrompait par une interdiction ou en se levant – et selon une version : par une fin ou en se levant –. Il a été rapporté 24 que lorsque quelqu'un s'asseyait près de lui pendant qu'il priait, il allégeait sa prière, lui demandait son besoin, puis, une fois celui-ci satisfait, il reprenait sa prière. - Il était le plus souriant des hommes, le plus agréable d'âme, tant qu'il ne recevait pas de révélation coranique, ou qu'il n'exhortait pas, ou qu'il ne prononçait pas de sermon. 'Abdallah ibn al-Harith 25 a dit : Je n'ai vu personne sourire plus que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). D'après Anas (qu'Allah l'agrée) : Les serviteurs de Médine venaient trouver le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) après la prière de l'aube, avec leurs récipients contenant de l'eau ; il plongeait sa main dans chaque récipient qu'on lui apportait, et cela avait parfois lieu par une matinée froide, cherchant par là la bénédiction 26. Le dix-septième chapitre : La sollicitude et la miséricorde Quant à la sollicitude, la compassion et la miséricorde envers toutes les créatures, Allah, le Très-Haut, a dit à son sujet : « Ce qui vous cause du mal lui pèse ; il est avide de vous voir [dans le bien] ; envers les croyants, il est compatissant et miséricordieux » 27. Et Il a dit : « Et Nous ne t'avons envoyé que comme une miséricorde pour les mondes » 28. Certains ont dit : Parmi ses faveurs (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), Allah, le Très-Haut, lui a donné deux de Ses noms, en disant : « envers les croyants, il est compatissant et miséricordieux ». L'imam Abou Bakr ibn Furak 29 a rapporté quelque chose de similaire. D'après Ibn Chihab 30 : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) fit une expédition – et il mentionna Hunayn 31 –, il dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) donna à Safwan ibn Umayya 32 cent têtes de bétail, puis cent, puis cent. Ibn Chihab dit : Sa'id ibn al-Musayyab 33 nous a rapporté que Safwan dit : Par Allah, il m'a donné ce qu'il m'a donné alors qu'il était la créature que je haïssais le plus ; il n'a cessé de me donner jusqu'à ce qu'il devienne la créature que j'aimais le plus. Il a été rapporté 34 qu'un bédouin vint à lui lui demander quelque chose ; il lui donna, puis dit :
«Ai-je bien agi envers toi ?» Le Bédouin répondit : «Non, et tu n'as même pas été bienfaisant.» Les musulmans se fâchèrent et se levèrent contre lui, mais le Prophète 35 leur fit signe de se calmer. Puis il se leva, entra chez lui, et envoya quelqu'un vers le Bédouin en ajoutant quelque chose. Ensuite il dit : «Ai-je bien agi envers toi ?» Il répondit : «Oui, qu'Allah te récompense en bien de la part de ta famille et de ta tribu.» Le Prophète 35 lui dit : «Tu as dit ce que tu as dit, et mes Compagnons 36 en ont conçu quelque chose dans leur cœur. Si tu veux, dis devant eux ce que tu as dit devant moi, afin que ce qu'ils ont dans la poitrine contre toi disparaisse.» Il dit : «Oui.» Le lendemain ou le soir, il vint. Le Prophète 35 dit : «Ce Bédouin a dit ce qu'il a dit, puis nous lui avons ajouté, et il a prétendu être satisfait. Est-ce vrai ?» Il dit : «Oui, qu'Allah te récompense en bien de la part de ta famille et de ta tribu.» Alors le Prophète 35 dit : «Mon exemple et le sien est celui d'un homme qui avait une chamelle qui s'était enfuie. Les gens la poursuivirent, mais cela ne fit qu'augmenter sa fuite. Son propriétaire leur cria : 'Laissez-moi avec ma chamelle, car je suis plus doux et plus savant qu'elle que vous.' Il se dirigea vers elle, prit de la poussière du sol, la fit revenir jusqu'à ce qu'elle vienne et s'agenouille, puis il lui mit sa selle et monta sur elle. Si je vous avais laissés faire lorsque l'homme a dit ce qu'il a dit, vous l'auriez tué, et il serait entré en Enfer.» Il est rapporté 37 de lui 35 : «Que personne d'entre vous ne me rapporte quoi que ce soit d'un de mes Compagnons 36, car j'aime sortir vers vous le cœur sain.» - Parmi sa compassion 38 pour sa communauté 39, il allégeait et facilitait les choses pour eux, et il détestait certaines choses de peur qu'elles ne leur soient imposées comme obligation. Comme sa parole 40 : «Si je ne craignais d'imposer une charge à ma communauté 39, je leur ordonnerais le siwak 41 à chaque ablution 42.» - Et le récit de la prière de nuit 43, son interdiction du jeûne continu 44, sa réticence à entrer dans la Ka'ba 45 de peur que sa communauté 39 ne soit mise en difficulté, et son souhait auprès de son Seigneur que ses insultes et malédictions contre eux soient une miséricorde pour eux, et qu'il 46 entendait les pleurs d'un enfant et abrégeait sa prière. - Parmi sa compassion 38, il invoqua son Seigneur et fit une alliance avec Lui, disant : «Tout homme que j'ai insulté ou maudit, fais que cela soit pour lui une purification, une miséricorde, une bénédiction, une purification et un moyen de se rapprocher de Toi au Jour de la Résurrection 47.» - Lorsque son peuple le traita de menteur 48, Gabriel 49 vint à lui et dit : «Allah a entendu les paroles de ton peuple et leur réponse. Il a ordonné à l'Ange des montagnes 50 de t'obéir en ce que tu voudras contre eux.» L'Ange des montagnes l'appela, le salua et dit : «Ordonne-moi ce que tu veux. Si tu veux, je ferai s'écrouler sur eux les deux montagnes 51.» Le Prophète 35 dit : «J'espère plutôt qu'Allah fera sortir de leurs reins quelqu'un qui adorera Allah seul sans rien Lui associer.» Ibn al-Munkadir 52 rapporta 53 que Gabriel 49 dit au Prophète 35 : «Allah a ordonné au ciel, à la terre et aux montagnes de t'obéir.» Il dit : «Je retarde [le châtiment] pour ma communauté 39, peut-être qu'Allah leur accordera le repentir.» 'Aïcha 54 dit : «Le Messager d'Allah 35 n'a jamais eu à choisir entre deux choses sans choisir la plus facile.» Ibn Mas'ûd 55 dit : «Le Messager d'Allah 35 nous prodiguait des exhortations de peur de nous lasser.» D'après 'Aïcha 54 : Elle monta un chameau rétif et le fit aller et venir. Le Messager d'Allah 35 dit : «Use de douceur.» Dix-huitième chapitre : La loyauté, la bonne foi et le maintien des liens de parenté Quant à son caractère 35 concernant la loyauté, la bonne foi et le maintien des liens de parenté : D'après 'Abd Allah ibn al-Hamsâ' 56 : «J'ai fait un marché avec le Prophète 35 avant sa mission 57. Il me restait une somme à lui payer. Je lui promis de la lui apporter à cet endroit, mais j'oubliai. Puis, après trois jours, je me souvins et vins. Il était encore à cet endroit. Il dit : 'Jeune homme, tu m'as causé de la peine. Je suis ici depuis trois jours à t'attendre.'» D'après Anas 58 : «Lorsqu'on apportait un cadeau au Prophète 35, il disait : 'Portez-le à la maison de telle femme, car elle était l'amie de Khadîja 59. Elle aimait Khadîja 59.'» D'après 'Aïcha 54 : «Je n'ai jamais été jalouse d'aucune femme comme je l'ai été de Khadîja 59, à cause de ce que j'entendais le Prophète 35 mentionner d'elle. Il égorgeait un mouton et en envoyait aux amies de Khadîja 59.» - La sœur de celle-ci 60 demanda la permission d'entrer chez lui, et il se réjouit de sa visite 61. - Une femme entra chez lui. Il lui fit bon accueil et s'enquit d'elle avec bienveillance. Quand elle sortit, il dit : «Elle venait nous voir du temps de Khadîja 59. La bonne foi fait partie de la foi 62.» Quelqu'un le décrivit en disant : «Il maintenait les liens de parenté, sans favoriser ses proches au détriment de ceux qui étaient meilleurs qu'eux.» Il dit 35 : «Les gens de telle famille ne sont pas mes alliés, mais ils ont un lien de parenté que je vais entretenir comme il se doit 63.» - Il 35 pria en portant Umâma 64, la fille de sa fille Zaynab 65, sur son épaule. Quand il se prosternait, il la posait, et quand il se levait, il la portait. D'après Abû Qatâda 66 : Une délégation du Négus 67 vint. Le Prophète 35 se leva pour les servir. Ses Compagnons 36 lui dirent : «Nous te suffisons.» Il dit : «Ils ont honoré nos compagnons, et je veux les récompenser.» - Lorsqu'on amena sa sœur de lait, Ash-Shaymâ' 68, parmi les captives de Hawâzin 69, et qu'elle se fit reconnaître, il étendit son manteau pour elle et dit : «Si tu veux, tu restes chez moi honorée et aimée, ou je te pourvois et tu retournes chez les tiens.» Elle choisit les siens, et il la pourvut 70. Abû at-Tufayl 71 dit : «J'ai vu le Prophète 35 alors que j'étais enfant. Une femme vint jusqu'à lui. Il étendit son manteau pour elle, et elle s'assit dessus. Je demandai : 'Qui est-ce ?' On me dit : 'Sa mère qui l'a allaité.'» D'après 'Amr ibn as-Sâ'ib 72 : Un jour, le Messager d'Allah 35 était assis. Son père de lait 73 vint. Il étendit une partie de son vêtement pour lui, et il s'assit dessus. Puis sa mère de lait 74 vint. Il étendit l'autre côté de son vêtement pour elle, et elle s'assit dessus. Puis son frère de lait 75 vint. Le Prophète 35 se leva et le fit asseoir devant lui. - Il envoyait à Thuwayba 76, l'affranchie d'Abû Lahab 77 et sa nourrice, des présents et des vêtements. Quand elle mourut, il demanda qui restait de sa parenté. On lui dit : «Personne 78.» Dans le hadith 79 de Khadîja 59 : Elle lui dit : «Réjouis-toi ! Par Allah, Il ne t'humiliera jamais. Tu maintiens les liens de parenté, tu portes les fardeaux 80, tu acquiers ce qui manque, tu accueilles l'invité et tu aides dans les calamités.» Dix-neuvième chapitre : L'humilité Quant à son humilité 35, malgré la hauteur de sa position et l'élévation de son rang, il était le plus humble des gens et le plus dépourvu d'orgueil. - Il te suffit qu'il 81 eut le choix entre être un prophète-roi ou un prophète-serviteur, et il choisit d'être un prophète-serviteur. Isrâfîl 82 lui dit alors : «Allah t'a donné, en raison de ton humilité, que tu seras le seigneur des enfants d'Adam au Jour de la Résurrection 83, le premier dont la terre s'ouvrira, et le premier intercesseur.» D'après Abû Umâma 84 : Le Messager d'Allah 35 sortit vers nous en s'appuyant sur un bâton. Nous nous levâmes pour lui. Il dit : «Ne vous levez pas comme le font les non-Arabes 85 qui se glorifient les uns les autres.» Il dit : «Je ne suis qu'un serviteur. Je mange comme mange un serviteur, et je m'assois comme s'assied un serviteur.» - Il 35 montait l'âne, faisait monter quelqu'un derrière lui, visitait les malades pauvres, s'asseyait avec les pauvres, répondait à l'invitation d'un esclave, et s'asseyait parmi ses Compagnons 36 mêlé à eux, là où la séance se terminait 86, il s'asseyait. Dans le hadith 87 de 'Umar 88 :
«Ne m'exaltez pas comme les chrétiens ont exalté le fils de Marie. Je ne suis qu'un serviteur. Dites donc : serviteur d'Allah et Son messager.» D'après Anas 89 - qu'Allah l'agrée - : une femme qui avait quelque trouble mental vint à lui et dit : «J'ai un besoin à te soumettre.» Il dit : «Assieds-toi, ô mère d'Untel, dans n'importe quelle rue de Médine que tu veux, je m'assiérai avec toi jusqu'à ce que je satisfasse ton besoin.» Il dit : elle s'assit, et le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - s'assit avec elle jusqu'à ce qu'elle eût fini son besoin. Anas 90 - qu'Allah l'agrée - dit : Le Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue - montait l'âne, répondait à l'invitation de l'esclave. - Le jour de Banu Qurayza, il était sur un âne muselé 91 avec une corde en fibres, portant une selle 92. Il dit : il était invité à du pain d'orge et de la graisse rance 93, et il répondait. Il dit : Il accomplit le pèlerinage - qu'Allah prie sur lui et le salue - sur une selle usée, avec un manteau qui ne valait pas quatre dirhams, et il dit : «Ô Allah, fais de ce pèlerinage un pèlerinage agréé, sans ostentation ni recherche de renommée.» - Ceci, alors que la terre s'était ouverte à lui, et il offrit en sacrifice lors de ce pèlerinage cent chamelles. - Et lorsque La Mecque s'ouvrit à lui et qu'il y entra avec les armées des musulmans, il baissa la tête sur sa selle jusqu'à ce que son front touchât presque le pommeau, par humilité envers Allah Très-Haut. - Et parmi son humilité - qu'Allah prie sur lui et le salue - : Sa parole : «Ne me préférez pas à Jonas 94 fils d'Amittaï, et ne préférez pas les prophètes entre eux, et ne me donnez pas la préférence sur Moïse 95 ; nous sommes plus en droit d'avoir des doutes qu'Abraham ; si j'étais resté aussi longtemps que Joseph en prison, j'aurais répondu à l'appelant 96.» Et il dit à celui qui lui dit : «Ô meilleur des créatures» : «C'est Abraham.» Et nous parlerons de ces hadiths après cela - si Allah Très-Haut le veut. D'après Aïcha 97, al-Hasan 98, Abou Sa'id 99 et d'autres - qu'Allah les agrée - au sujet de sa description : certains ajoutent sur d'autres : il était dans sa maison au service de sa famille ; il bouillait son vêtement, trayait sa brebis, rapiéçait son vêtement, réparait sa sandale, se servait lui-même, balayait la maison, entravait le chameau, donnait à manger à sa bête de somme, mangeait avec le serviteur, pétrissait avec lui et portait ses achats du marché. D'après Anas 100 - qu'Allah l'agrée - : il arrivait qu'une servante parmi les servantes des gens de Médine prît la main du Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue - et l'emmenât où elle voulait jusqu'à ce qu'elle eût satisfait son besoin. - Un homme entra chez lui et fut saisi de tremblement par crainte révérencielle. Il lui dit : «Calme-toi, car je ne suis pas un roi ; je suis seulement le fils d'une femme de Quraysh qui mange de la viande séchée 101.» D'après Abou Hourayra 102 - qu'Allah l'agrée - : j'entrai au marché avec le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - ; il acheta un pantalon 103 et dit au peseur : «Pèse et fais pencher la balance...» Et il mentionna l'histoire. Il dit : alors l'homme sauta vers la main du Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - pour l'embrasser ; il retira sa main et dit : «Ceci est ce que les non-Arabes font avec leurs rois ; je ne suis pas un roi, je suis seulement un homme parmi vous.» Puis il prit le pantalon... Je voulus le porter, mais il dit : «Le propriétaire de la chose a plus de droit à porter sa chose.» **Chapitre vingt : La justice, la loyauté, la chasteté et la véracité** Quant à sa justice - qu'Allah prie sur lui et le salue -, sa loyauté, sa chasteté et sa véracité, il était - qu'Allah prie sur lui et le salue - le plus digne de confiance des gens, le plus juste des gens, le plus chaste des gens et le plus véridique d'entre eux en parole depuis toujours ; ses adversaires 104 et ses ennemis le reconnurent. - Avant sa prophétie, on l'appelait «le Digne de confiance». Ibn Ishaq 105 dit : il était appelé «le Digne de confiance» en raison des bonnes qualités qu'Allah avait réunies en lui. Allah Très-Haut dit : «Obéi, là-bas, digne de confiance 106.» La plupart des exégètes considèrent qu'il s'agit de Muhammad - qu'Allah prie sur lui et le salue. - Lorsque Quraysh se divisa et se rangea en factions lors de la construction de la Ka'ba au sujet de celui qui placerait la Pierre noire, ils désignèrent comme arbitre la première personne qui entrerait chez eux ; et voilà que le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - entra, et cela avant sa prophétie. Ils dirent : «Voici Muhammad, le Digne de confiance ; nous l'agréons.» D'après ar-Rabi' 107 ibn Khuthaym : on se soumettait à l'arbitrage du Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue - à l'époque préislamique, avant l'islam 108. Et il dit - qu'Allah prie sur lui et le salue 109 : «Par Allah, je suis digne de confiance au ciel et digne de confiance sur terre.» D'après Ali 110 - qu'Allah l'agrée - : Abou Jahl dit au Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue : «Nous ne te traitons pas de menteur, mais nous traitons de mensonge ce que tu as apporté.» Alors Allah Très-Haut révéla : «Ils ne te traitent pas de menteur 111» le verset. Un autre 112 rapporta : «Nous ne te traitons pas de menteur, et tu n'es pas pour nous un menteur.» On raconte 113 qu'al-Akhnas 114 ibn Shariq rencontra Abou Jahl 115 le jour de Badr et lui dit : «Ô Abou l-Hakam, il n'y a personne d'autre que moi et toi qui entend notre conversation ; informe-moi au sujet de Muhammad : est-il véridique ou menteur ?» Abou Jahl répondit : «Par Allah, Muhammad est véridique ; Muhammad n'a jamais menti.» Héraclius 116 l'interrogea à son sujet auprès d'Abou Sufyan 117, et il dit 118 : «L'accusiez-vous de mensonge avant qu'il ne dise ce qu'il a dit ?» Il répondit : «Non...» An-Nadr 119 ibn al-Harith dit à Quraysh : «Muhammad était parmi vous un jeune garçon, le plus agréable d'entre vous, le plus véridique en parole, le plus digne de confiance, jusqu'à ce que vous ayez vu les cheveux blancs à ses tempes et qu'il vous ait apporté ce qu'il vous a apporté, vous avez dit : 'Magicien !' Non, par Allah, ce n'est pas un magicien...» Dans le hadith 120 à son sujet : sa main n'a jamais touché la main d'une femme dont il ne possédait pas la liberté. Dans le hadith 121 d'Ali - qu'Allah l'agrée - au sujet de sa description - qu'Allah prie sur lui et le salue : «Le plus véridique des gens en parole...» Et il dit dans le Sahih 122 : «Malheur à toi 123 ! Qui donc serait juste si je ne suis pas juste ? J'aurais échoué et perdu si je n'étais pas juste.» Aïcha 124 - qu'Allah l'agrée - dit : «Le Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue - n'a jamais eu à choisir entre deux choses sans choisir la plus facile, tant que ce n'était pas un péché ; si c'était un péché, il était le plus éloigné des gens de cela.» Abou l-Abbas 125 al-Mubarrad dit : «Khosro 126 divisait ses journées : il disait : le jour de vent est bon pour dormir, le jour nuageux pour la chasse, le jour de pluie pour boire et se divertir, le jour ensoleillé pour les besoins.» Ibn Khalawayh 127 dit : «Comme ils connaissaient bien la politique de leur vie d'ici-bas ! 'Ils connaissent un aspect de la vie présente, tandis qu'ils sont insouciants de l'au-delà 128.'» - Mais notre Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - divisait 129 sa journée en trois parties : une partie pour Allah, une partie pour sa famille, et une partie pour lui-même. Puis il divisait sa partie entre lui et les gens ; il se faisait aider par l'élite pour la masse, et il disait 130 : «Transmettez-moi le besoin de celui qui ne peut me le transmettre, car celui qui transmet le besoin de celui qui ne peut le transmettre, Allah le mettra en sécurité le jour de la grande frayeur.» D'après al-Hasan 131 : le Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue - ne punissait personne sur la base d'un soupçon 132 contre quelqu'un, et ne croyait personne sur la parole d'un autre. Abou Ja'far 133 at-Tabari mentionna d'après Ali 134 - qu'Allah l'agrée - d'après le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue 135 : «Je n'ai jamais eu l'intention de faire quoi que ce soit de ce que les gens de la Jahiliyya faisaient, sauf deux fois ; chaque fois, Allah s'est interposé entre moi et ce que je voulais de cela ; ensuite, je n'ai plus eu l'intention de faire du mal jusqu'à ce qu'Allah m'honore de Son message. Une nuit, je dis à un jeune berger qui était avec moi : 'Si tu pouvais surveiller mes moutons jusqu'à ce que j'entre à La Mecque et que j'y veille 136 comme veillent les jeunes gens.' Je sortis pour cela, jusqu'à ce que j'arrive à la première maison de La Mecque ; j'entendis des jeux de tambourins et de flûtes pour les noces de certains d'entre eux ; je m'assis pour regarder, mais on frappa sur mes oreilles et je m'endormis ; rien ne me réveilla sinon le contact du soleil. Je revins sans avoir rien fait. Puis une autre fois, une chose semblable m'arriva ; ensuite, je n'eus plus l'intention de faire du mal après cela.» **Chapitre vingt et un : La dignité, le silence, la pondération, la virilité et la belle conduite** Quant à sa dignité - qu'Allah prie sur lui et le salue -, son silence, sa pondération, sa virilité et sa belle conduite...
D'après 137 'Umar 138 ibn 'Abd al-'Aziz ibn Wahb : J'ai entendu Khārija 139 ibn Zayd dire : « Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) était la personne la plus posée dans son assemblée ; il ne laissait presque rien dépasser de ses membres. » Et Abū Sa'īd 140 al-Khudrī (qu'Allah l'agrée) a rapporté : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), lorsqu'il s'asseyait dans une assemblée, s'asseyait en s'enlaçant les genoux avec ses mains 141 ; et c'était ainsi la plupart du temps qu'il s'asseyait, en position accroupie. » Et d'après Jābir 142 ibn Samura, et cela se trouve dans le hadith de Qayla 143 : « Il s'asseyait en tailleur, et parfois il s'asseyait accroupi sur ses talons 144. Il était très silencieux, ne parlait pas sans nécessité. Il se détournait de celui qui parlait de manière inconvenante. » Et son rire était un sourire, et sa parole était claire et concise, sans excès ni manque. Et le rire de ses Compagnons en sa présence était un sourire, par respect pour lui et par imitation de lui. Son assemblée était une assemblée de clémence, de pudeur, de bonté et de confiance ; on n'y élevait pas les voix, on n'y méditait pas des personnes honorables 145. Quand il parlait, ses auditeurs baissaient la tête, comme si des oiseaux étaient perchés sur leurs têtes. Et dans sa description 146 : « Il marchait en se balançant légèrement 147, d'une allure douce, comme s'il descendait d'une pente 148. » Et dans un autre hadith : « Quand il marchait, il avait une démarche assurée ; on reconnaissait dans sa marche qu'il n'était ni agité 149 ni paresseux 150. » C'est-à-dire ni ennuyé ni indolent. Et 'Abd Allāh 151 ibn Mas'ūd a dit : « La meilleure des voies est la voie de Muhammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). » Et d'après Jābir 152 ibn 'Abd Allāh : « Dans la parole du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), il y avait une articulation posée et une mesure 153. » Ibn Abī Hāla 154 a dit : « Son silence était de quatre sortes : silence de clémence, de prudence, de mesure et de réflexion. » 'Ā'isha 155 (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) parlait d'une manière que si quelqu'un comptait ses paroles, il pourrait les dénombrer. » Et il (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) aimait le parfum et la bonne odeur, les utilisait souvent, les recommandait et disait 156 : « Ce qui m'a été rendu aimable de votre monde, ce sont les femmes et le parfum ; et la joie de mes yeux a été placée dans la prière. » Et parmi ses qualités chevaleresques (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), il y a son interdiction 157 de souffler sur la nourriture et la boisson, l'ordre 158 de manger de ce qui est devant soi, l'ordre d'utiliser le siwāk, de nettoyer les articulations des doigts 159 et les jointures 160, et l'usage des pratiques de la fitra 161. *** CHAPITRE VINGT-DEUXIÈME : LE DÉTACHEMENT DU MONDE Quant à son détachement du monde, les récits précédents au cours de cette biographie suffisent. Il te suffit de considérer son peu d'attachement au monde et son détournement de ses ornements, alors que le monde lui était offert en abondance et que ses conquêtes se succédaient jusqu'à sa mort (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), alors que sa cotte de mailles 162 était en gage chez un Juif pour la subsistance de sa famille, et qu'il invoquait en disant 163 : « Ô Allah, fais que la subsistance de la famille de Muhammad soit juste suffisante. » D'après 164 'Ā'isha 165 (qu'Allah l'agrée) : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ne s'est jamais rassasié de pain trois jours de suite jusqu'à ce qu'il ait quitté ce monde. » Et dans une autre version : « De pain d'orge deux jours consécutifs, alors que s'il avait voulu, Allah lui aurait donné ce qui dépasse l'imagination. » Et dans une autre version 166 : « La famille du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ne s'est jamais rassasiée de pain de froment jusqu'à ce qu'il rencontre Allah (Puissant et Majestueux). » Et 'Ā'isha (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) n'a laissé ni dinar, ni dirham, ni mouton, ni chameau. » Et dans le hadith de 'Amr ibn al-Hārith 167 : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) n'a laissé que ses armes, sa mule 168 et une terre qu'il avait donnée en aumône. » Et 'Ā'isha 169 (qu'Allah l'agrée) a dit : « Il est mort alors qu'il n'y avait dans ma maison rien qu'un être vivant pût manger, à l'exception d'un peu d'orge sur une étagère. » Et il m'a dit 170 : « On m'a proposé de faire de la plaine de La Mecque de l'or pour moi. J'ai dit : 'Non, Seigneur ; je veux avoir faim un jour et être rassasié un jour. Le jour où j'ai faim, je m'humilie devant Toi et T'invoque ; le jour où je suis rassasié, je Te loue et Te rends grâce.' » Et dans un autre hadith 171 : Gabriel descendit auprès de lui et lui dit : « Allah Très-Haut te salue et te dit : 'Aimerais-tu que Je fasse de ces montagnes de l'or, et qu'il soit avec toi où que tu sois ?' » Il baissa la tête un moment, puis dit : « Ô Gabriel, ce monde est la demeure de celui qui n'a pas de demeure, et la richesse de celui qui n'a pas de richesse ; il est amassé par celui qui n'a pas d'intelligence. » Gabriel lui dit : « Qu'Allah te raffermisse, ô Muhammad, par la parole ferme. » Et d'après 172 'Ā'isha 173 (qu'Allah l'agrée) : « Nous, la famille de Muhammad, passions un mois sans allumer de feu ; notre nourriture n'était que dattes et eau 174. » Et d'après 'Abd al-Rahmān 175 ibn 'Awf (qu'Allah l'agrée) : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) est mort sans que lui et sa famille aient été rassasiés de pain d'orge. » Et d'après 'Ā'isha, Abū Umāma 176 et Ibn 'Abbās 177 (qu'Allah les agrée) : des récits similaires. Ibn 'Abbās (qu'Allah l'agrée) a dit 178 : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) passait, lui et sa famille, des nuits consécutives sans dîner, le ventre vide. » Et d'après Anas 179 (qu'Allah l'agrée) : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) n'a jamais mangé sur une table 180, ni dans un petit plat 181, ni n'a eu de pain fin, et il n'a jamais vu une rôtie entière 182. » Et d'après 'Ā'isha (qu'Allah l'agrée) : « Sa couche (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) sur laquelle il dormait n'était qu'une peau rembourrée de fibres de palmier. » Et d'après Hafsa 183 (qu'Allah l'agrée) : « La couche du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dans sa maison était une étoffe grossière 184 que nous pliions en deux, et il dormait dessus. Une nuit, nous la pliâmes en quatre pour lui. Le matin, il dit : 'Qu'avez-vous étendu pour moi cette nuit ?' Nous le lui dîmes, et il dit : 'Remettez-la comme avant, car son épaisseur m'a empêché de prier cette nuit.' » Et il 185 dormait parfois sur un lit fait de cordes 186 tressées, au point que cela marquait son côté. Et d'après 'Ā'isha (qu'Allah l'agrée) : « Le ventre du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ne s'est jamais rempli sept [jours] de suite. Il ne se plaignait jamais à personne. La pauvreté lui était plus chère que la richesse. Il lui arrivait de passer la journée affamé, se tordant de faim toute la nuit, sans que cela l'empêche de jeûner le jour. S'il avait voulu, il aurait demandé à son Seigneur tous les trésors de la terre, ses fruits et l'abondance de sa vie. Je pleurais sur lui par compassion pour ce que je voyais de lui, et je passais ma main sur son ventre à cause de la faim qu'il ressentait, en disant : 'Que je sois ta rançon ! Si seulement tu pouvais te contenter de ce qui te suffit de ce monde !' Il disait : 'Ô 'Ā'isha, qu'ai-je à faire avec ce monde ? Mes frères parmi les messagers doués de fermeté ont enduré des choses plus dures que cela, puis ils sont morts dans leur état, et ils sont allés à leur Seigneur, qui a honoré leur retour et multiplié leur récompense. Je trouve honteux, si je vis dans l'aisance, d'être demain inférieur à eux. Rien ne m'est plus cher que de rejoindre mes frères et mes bien-aimés.' » Elle dit : « Il ne resta ensuite qu'un mois avant de mourir (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). » CHAPITRE VINGT-TROISIÈME : LA CRAINTE D'ALLAH, L'OBÉISSANCE ET L'INTENSITÉ DE L'ADORATION Quant à sa crainte de son Seigneur, son obéissance et l'intensité de son adoration, elles étaient à la mesure de sa connaissance de son Seigneur. D'après Abū Hurayra (qu'Allah l'agrée) 187 : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) disait : « Si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et pleureriez beaucoup. » Dans notre version, d'après Abū 'Īsā al-Tirmidhī 188, il est remonté jusqu'à Abū Dharr (qu'Allah l'agrée) 189 avec cette augmentation 190 : « Je vois ce que vous ne voyez pas et j'entends ce que vous n'entendez pas. Les cieux gémissent 191, et il est juste qu'ils gémissent : il n'y a pas dans les cieux un espace de quatre doigts sans qu'un ange n'y pose son front en prosternation devant Allah. Par Allah, si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et pleureriez beaucoup, vous ne prendriez pas de plaisir avec les femmes sur les lits, et vous sortiriez dans les espaces découverts en implorant Allah. J'aurais aimé être un arbre que l'on coupe. » Cette parole « J'aurais aimé être un arbre que l'on coupe » est rapportée comme étant d'Abū Dharr lui-même 192, et c'est plus correct. Et dans le hadith d'al-Mughīra 193 : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) pria jusqu'à ce que ses pieds enflent. »
Et dans une autre version 194 : Il priait jusqu'à ce que ses pieds enflent. On lui dit : « Te donnes-tu cette peine alors que tes péchés passés et futurs t'ont été pardonnés ? » Il dit : « Ne serais-je donc pas un serviteur reconnaissant ? » Et d'après 195 Abū Salama 196 et Abū Hurayra 197 – que Dieu les agrée – un récit similaire. ʿĀʾisha 198 – que Dieu l'agrée – a dit : « L'œuvre du Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – était constante. Et qui d'entre vous peut supporter ce qu'il supportait ? » Elle a dit aussi : « Il jeûnait jusqu'à ce que nous disions : 'Il ne rompt pas le jeûne', et il rompait le jeûne jusqu'à ce que nous disions : 'Il ne jeûne pas.' » Et d'après 199 Ibn ʿAbbās 200, Umm Salama 201 et Anas 202 – que Dieu les agrée – un récit similaire. Il a dit : « Tu ne pouvais souhaiter le voir prier la nuit sans le voir prier, ni le voir dormir sans le voir dormir. » ʿAwf ibn 203 Mālik – que Dieu l'agrée – a dit : « J'étais avec le Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – une nuit. Il se nettoya les dents avec un siwāk, puis fit ses ablutions, puis se leva pour prier, et je me levai avec lui. Il commença par la sourate al-Baqara ; il ne passait pas un verset de miséricorde sans s'arrêter pour demander, ni un verset de châtiment sans s'arrêter pour chercher refuge. Puis il s'inclina et resta aussi longtemps que sa station debout, disant : 'Gloire au Détenteur de la puissance, de la royauté, de la grandeur et de la majesté.' Puis il se prosterna, et dit cela avant. Puis il récita Āl ʿImrān, puis sourate après sourate, faisant de même. » D'après Ḥudhayfa 204 – que Dieu l'agrée – un récit similaire 205, et il a dit : « Il se prosterna environ aussi longtemps que sa station debout, et s'assit entre les deux prosternations environ aussi longtemps. » Et il a dit : « Jusqu'à ce qu'il récite al-Baqara, Āl ʿImrān, al-Nisāʾ et al-Māʾida. » D'après 206 ʿĀʾisha – que Dieu l'agrée – elle a dit : « Le Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – passa une nuit à méditer un seul verset du Coran. » D'après 207 ʿAbd Allāh ibn 208 al-Shikhkhīr – que Dieu l'agrée – : « Je vins auprès du Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – alors qu'il priait, et de sa poitrine sortait un bouillonnement comme le bouillonnement d'une marmite. » Ibn 209 Abī Hāla 210 – que Dieu l'agrée – a dit : « Le Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – était continuellement triste, toujours en réflexion, sans repos. » Et il a dit – que Dieu prie sur lui et le salue 211 : « Je demande pardon à Dieu cent fois par jour. » Et il est rapporté 212 : « Soixante-dix fois. » D'après 213 ʿAlī 214 – que Dieu l'agrée – il a dit : « J'ai interrogé le Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – sur sa Sunna. Il a dit : 'La connaissance est mon capital, la raison est le fondement de ma religion, l'amour est ma base, le désir ardent est ma monture, le souvenir de Dieu est mon compagnon intime, la confiance est mon trésor, la tristesse est ma compagne, la science est mon arme, la patience est mon vêtement, la satisfaction est mon butin, l'incapacité est ma fierté, le renoncement est mon métier, la certitude est ma force, la sincérité est mon intercesseur, l'obéissance est mon suffisant, le combat est mon caractère, et la joie de mes yeux est dans la prière.' Et dans un autre hadith : 'Le fruit de mon cœur est dans Son souvenir, ma peine est pour ma communauté, et mon désir ardent est vers mon Seigneur – Puissant et Majestueux.' » [Chapitre vingt-quatre : Les attributs des prophètes] Sache – que Dieu nous guide, toi et moi – que les attributs de tous les prophètes et messagers – que les prières de Dieu soient sur eux –, à savoir la perfection de la création, la beauté de l'apparence, la noblesse de la lignée, la beauté du caractère et toutes les qualités louables, sont ces attributs, car ce sont les attributs de la perfection. La perfection et l'accomplissement humains, ainsi que le mérite, leur appartiennent tous – que les prières de Dieu soient sur eux – car leur rang est le plus noble des rangs et leurs degrés sont les plus élevés des degrés. – Mais Dieu a favorisé certains d'entre eux par rapport à d'autres. Dieu – Très-Haut – a dit : « Ces messagers, Nous avons favorisé certains d'entre eux par rapport à d'autres 215. » Et Il a dit : « Et Nous les avons choisis, en toute science, par-dessus les mondes 216. » Et il a dit – que Dieu prie sur lui et le salue 217 : « Le premier groupe qui entrera au Paradis aura la forme de la lune dans la nuit de la pleine lune. » Puis il a dit à la fin du hadith 218 : « Sur la forme d'un seul homme, à l'image de leur père Adam – que la paix soit sur lui –, sa taille est de soixante coudées dans le ciel. » Et dans le hadith de 219 Abū Hurayra 220 – que Dieu l'agrée – : « J'ai vu Moïse, et voici qu'il était un homme robuste 221, bien bâti 222, au nez aquilin 223, comme s'il était des hommes de Shanūʾa 224. Et j'ai vu Jésus, et voici qu'il était un homme de taille moyenne 225, au visage très couperosé 226, rouge, comme s'il sortait d'un bain 227. » Et dans un autre hadith 228 : « Au ventre plat comme une épée. » Il a dit : « Et je suis le plus ressemblant des enfants d'Abraham à lui. » Et il a dit dans un autre hadith 229 à propos de la description de Moïse : « Comme la plus belle chose que tu puisses voir parmi les hommes bruns. » Et dans le hadith de 230 Abū Hurayra 231 : D'après lui – que Dieu prie sur lui et le salue – : « Dieu – Très-Haut – n'a envoyé aucun prophète après Lot sinon au sein d'une élite de son peuple. » Et il est rapporté : « Au sein d'une abondance », c'est-à-dire une multitude et une puissance. Al-Tirmidhī 232 a rapporté d'après 233 Qatāda 234, et al-Dāraquṭnī 235 l'a rapporté d'après le hadith de Qatāda 236 d'après 237 Anas 238 : « Dieu n'a envoyé aucun prophète sans qu'il ait un beau visage et une belle voix, et votre prophète était le plus beau d'entre eux par la voix – que Dieu prie sur lui et le salue. » Et dans le hadith de 239 Héraclius 240 : « Je t'ai interrogé sur sa lignée, et tu as mentionné qu'il est parmi vous de noble lignée ; ainsi les messagers sont envoyés au sein des lignées de leur peuple. » Et Dieu – Très-Haut – a dit à propos de Job 241 : « Nous l'avons trouvé patient. Quel bon serviteur ! Il était plein de repentir 242. » Et Dieu – Très-Haut – a dit : « Ô Jean, prends le Livre avec force » jusqu'à « et le jour où il sera ressuscité vivant 243. » Et Il a dit : « Dieu t'annonce la bonne nouvelle de Jean » jusqu'à « des vertueux 244. » Et Il a dit : « Dieu a élu Adam, Noé, la famille d'Abraham et la famille d'Imran par-dessus les mondes 245 » – les deux versets. Et Il a dit à propos de Noé : « Il était un serviteur reconnaissant 246. » Et Il a dit : « Dieu t'annonce la bonne nouvelle d'une parole venant de Lui, dont le nom est le Messie » jusqu'à « des vertueux 247. » Et Il a dit : « Je suis le serviteur de Dieu, Il m'a donné le Livre » jusqu'à « tant que je vivrai 248. » Et Il a dit : « Ô vous qui croyez, ne soyez pas comme ceux qui ont offensé Moïse 249 » – le verset. Le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – a dit 250 : « Moïse était un homme pudique, voilé, on ne voyait rien de son corps par pudeur » – le hadith. Et Dieu – Très-Haut – a dit à son sujet : « Mon Seigneur m'a accordé la sagesse 251 » – le verset. Et Il a dit dans la description d'un groupe d'entre eux : « Je suis pour vous un messager digne de confiance 252. » Et Il a dit : « Le meilleur de ceux que tu engages est le fort et le digne de confiance 253. » Et Il a dit : « Sois patient comme ont été patients les messagers résolus 254. » Et Il a dit : « Nous lui avons donné Isaac et Jacob ; chacun Nous avons guidé » jusqu'à « suis donc leur guidance 255. » – Il les a donc décrits par de nombreux attributs de piété, de guidance, d'élection, de sagesse et de prophétie. Et Il a dit : « Nous lui avons annoncé la bonne nouvelle d'un garçon savant 256 » et « clément 257. » Et Il a dit : « Nous avons éprouvé avant eux le peuple de Pharaon, et un noble messager vint à eux » jusqu'à « digne de confiance 258. » Et Il a dit : « Tu me trouveras, si Dieu le veut, parmi les patients 259. » Et Il a dit à propos d'Ismaël 260 : « Il était fidèle à sa promesse 261 » – les deux versets. Et à propos de Moïse 262 : « Il était sincère 263. » Et à propos de Salomon 264 : « Quel bon serviteur ! Il était plein de repentir 265. » Et Dieu – Très-Haut – a dit : « Et mentionne Nos serviteurs Abraham, Isaac et Jacob, doués de force et de clairvoyance » jusqu'à « les élus 266. » Et à propos de David 267 : « Il était plein de repentir 268. » Puis Il a dit : « Nous avons affermi sa royauté et lui avons donné la sagesse et la parole décisive 269. » Et Il a dit à propos de Joseph 270 : « Établis-moi sur les trésors de la terre, car je suis un gardien savant 271. » Et à propos de Moïse 272 : « Tu me trouveras, si Dieu le veut, patient 273. » Et Dieu – Très-Haut – a dit à propos de Shuʿayb 274 : « Tu me trouveras, si Dieu le veut, parmi les vertueux 275. » Et Il a dit : « Je ne veux pas vous contredire en ce que je vous interdis ; je ne veux que la réforme, autant que je le peux 276. » Et Il a dit : « Et à Lot, Nous avons donné la sagesse et la science 277. » Et Il a dit : « Ils se hâtaient vers les bonnes œuvres 278 » – le verset. Sufyān 279 a dit : « C'est la tristesse permanente » dans de nombreux versets où sont mentionnées leurs qualités et les beautés de leurs caractères, indiquant leur perfection. Et beaucoup de cela est venu dans les hadiths. Comme sa parole 280 – que Dieu prie sur lui et le salue : « Le noble est le fils du noble, le fils du noble, le fils du noble : Joseph, fils de Jacob, fils d'Isaac, fils d'Abraham ; prophète, fils de prophète, fils de prophète, fils de prophète. » Et dans le hadith de 281 Anas 282 : « Ainsi les prophètes : leurs yeux dorment, mais leurs cœurs ne dorment pas. »
Il est rapporté 283 que Salomon, malgré la royauté qui lui avait été donnée, ne levait pas son regard vers le ciel par humilité et soumission envers Dieu Très-Haut, et il 284 nourrissait les gens des mets les plus délicieux, tandis que lui-même mangeait du pain d'orge. Il lui fut révélé : « Ô chef des adorateurs, fils de la voie des ascètes. » - Une vieille femme l'interceptait, alors qu'il était sur le vent avec ses troupes, Il ordonnait alors au vent de s'arrêter, examinait son besoin, puis repartait. Il fut dit à Joseph : « Qu'as-tu à avoir faim alors que tu détiens les trésors de la terre ?! » Il répondit : « Je crains d'être rassasié et d'oublier celui qui a faim. » Abou Hourayra 285 rapporte 286 de lui, que Dieu prie sur lui et le salue : « La récitation du Coran fut allégée pour David : il ordonnait qu'on selle sa monture, et il lisait le Coran avant qu'elle ne soit sellée, et il ne mangeait que du travail de ses mains. » Dieu Très-Haut dit : « Et Nous lui avons assoupli le fer : "Fabrique des cottes de mailles parfaites et mesure bien les maillons 287." » - Il avait demandé à son Seigneur de lui accorder un travail manuel qui le dispense du trésor public. Le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, a dit 288 : « La prière la plus aimée de Dieu est celle de David. Le jeûne le plus aimé de Dieu est celui de David. Il dormait la moitié de la nuit, se levait pour un tiers, dormait un sixième, jeûnait un jour et rompait le jeûne un jour. Il portait de la laine, s'asseyait sur du crin, mangeait du pain d'orge avec du sel et de la cendre 289, mêlait sa boisson de larmes, ne rit jamais après la faute, ne leva pas son regard vers le ciel par pudeur envers son Seigneur Puissant et Majestueux, et ne cessa de pleurer toute sa vie. » Il est dit 290 : Il pleura jusqu'à ce que l'herbe pousse de ses larmes, et jusqu'à ce que les larmes creusent un sillon sur sa joue. Il est dit 291 : Il sortait déguisé pour s'informer de sa conduite, entendait les louanges sur lui et en devenait plus humble. Il fut dit 292 à Jésus 293, sur lui la paix : « Si tu prenais un âne ? » Il répondit : « Je suis plus noble auprès de Dieu Très-Haut que de me préoccuper d'un âne. » - Il 294 portait du crin, mangeait des plantes, n'avait pas de maison, dormait là où le sommeil le prenait. Le nom qu'il aimait le plus était qu'on lui dise : « Ô pauvre. » Il est dit 295 : Lorsque Moïse 296, sur lui la paix, arriva à l'eau de Madyan, on voyait la verdure des herbes dans son ventre, à cause de sa maigreur. Le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, a dit 297 : « Les prophètes avant moi étaient éprouvés par la pauvreté et les poux, et cela leur était plus aimable que ce qui vous est donné 298. » Jésus, sur lui la paix, dit à un porc qu'il rencontra : « Va en paix. » On l'interrogea à ce sujet, il répondit : « Je déteste habituer ma langue à proférer du mal. » Moudjahid 299 a dit 300 : La nourriture de Jean 301 était l'herbe, et il pleurait par crainte de Dieu jusqu'à ce que les larmes tracent un lit sur sa joue. Il mangeait avec les bêtes sauvages pour ne pas se mêler aux gens. At-Tabari 302 rapporte de Wahb 303 : Moïse, sur lui la paix, s'abritait 304 sous une hutte, mangeait dans une cavité 305 de pierre, et buvait à même 306 comme boit une bête, par humilité envers Dieu, malgré l'honneur que Dieu lui avait fait en lui parlant. - Leurs récits à ce sujet sont consignés, leurs attributs de perfection, de belles mœurs, de bonnes formes et de qualités sont connus et célèbres. Nous ne nous y attardons pas, et ne prête pas attention à ce que tu trouves dans les livres de certains historiens et exégètes ignorants qui contredisent cela. [Chapitre vingt-cinquième : Hadith d'Al-Hasan d'après Ibn Abi Hala rassemblant les qualités] Nous t'avons apporté - que Dieu t'honore - des mentions des mœurs louables, des vertus glorieuses et des nombreuses qualités de perfection, et nous t'avons montré leur authenticité pour lui, que Dieu prie sur lui et le salue, et nous avons apporté des traditions suffisantes, et le sujet est plus vaste. - Le champ de ce chapitre le concernant, que Dieu prie sur lui et le salue, est vaste, les guides s'épuisent avant d'en atteindre la fin, et la mer de la science de ses particularités est abondante, que les seaux ne troublent pas. Mais nous y avons apporté ce qui est connu, dont la plupart se trouve dans le Sahih et les ouvrages célèbres, et nous nous sommes contentés d'un peu de chaque chose, d'une goutte 307 d'un déluge 308. Et nous avons jugé bon de conclure ces chapitres par la mention du hadith d'Al-Hasan 309 d'après Ibn Abi 310 Hala 311, car il rassemble beaucoup de ses qualités et descriptions, et contient un résumé suffisant de sa conduite et de ses vertus. Nous le faisons suivre d'une brève explication de ses termes rares 312 et problématiques 313. Al-Hasan ibn Ali dit - et les termes sont de cette chaîne 314 - : J'ai demandé à mon oncle maternel Hind 315 ibn Abi Hala au sujet de la description du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue - et il était un descripteur - et j'espérais qu'il me décrive quelque chose à quoi je puisse m'attacher. Il dit : Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, était imposant 316, honoré 317, son visage brillait comme l'éclat de la lune la nuit de la pleine lune. Il était plus grand que de taille moyenne et plus petit que élancé 318, avec une tête volumineuse. Il avait les cheveux ondulés ; si sa raie 319 se séparait, il la séparait, sinon ses cheveux ne dépassaient pas le lobe de ses oreilles lorsqu'il les laissait longs. Il avait le teint clair et lumineux 320. Le front large. Les sourcils arqués 321, fournis sans être joints, avec une veine entre eux qui se gonflait 322 sous l'effet de la colère. Le nez aquilin 323 avec une arête 324 élevée, ayant une lumière qui le surmontait ; celui qui ne l'examinait pas attentivement le croyait busqué 325. La barbe épaisse. Les yeux très noirs 326. Les joues lisses. La bouche large 327, les dents blanches et écartées 328, espacées 329. La ligne de poils sur la poitrine fine 330. Son cou était comme le col d'une statue dans la pureté de l'argent. De constitution équilibrée. Charnu, bien proportionné. Le ventre et la poitrine étaient de niveau, la poitrine large 331. Les épaules larges. Les articulations 332 massives. La partie découverte du corps 333 lumineuse. Une ligne de poils reliait le haut de la poitrine au nombril, comme un trait, tandis que les deux seins étaient glabres, hormis cela. Les avant-bras, les épaules et le haut de la poitrine étaient poilus. Les avant-bras longs. Les paumes larges, les mains et les pieds épais 334. Les extrémités effilées - ou il dit : les extrémités fines et allongées. Les tendons lisses 335. La plante des pieds creuse 336. Les pieds lisses 337, l'eau glissait dessus. Lorsqu'il se levait, il se levait d'un mouvement vif ; il marchait en se balançant légèrement, d'une allure douce, à pas rapides 338 ; quand il marchait, on aurait dit qu'il descendait une pente. Lorsqu'il se retournait, il se retournait tout entier. Le regard baissé ; son regard vers la terre était plus long que son regard vers le ciel ; la plupart de ses regards étaient des coups d'œil. Il précédait ses compagnons. Il saluait le premier ceux qu'il rencontrait. Je dis : Décris-moi sa parole. Il dit : Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, était continuellement triste, toujours pensif, sans repos, ne parlait pas sans nécessité, longtemps silencieux. Il ouvrait et terminait la parole par les coins de sa bouche, et parlait en paroles concises, complètes 339, sans excès ni manque. Doux 340, ni rude ni méprisable. Il magnifiait le bienfait, même minime. Il ne blâmait rien. Il ne blâmait ni ne louait une saveur 341. Rien ne résistait à sa colère lorsqu'il s'agissait de défendre la vérité, jusqu'à ce qu'il triomphe pour elle ; il ne se mettait pas en colère pour lui-même et ne se vengeait pas pour lui-même. Lorsqu'il indiquait quelque chose, il indiquait de toute sa main. Lorsqu'il s'étonnait, il la retournait. Lorsqu'il parlait, il joignait ses mains, frappant la paume de sa main gauche avec son pouce droit. Lorsqu'il se mettait en colère, il se détournait et s'écartait ; lorsqu'il se réjouissait, il baissait les yeux. La plupart de son rire était un sourire, et il découvrait ses dents comme des grêlons. Al-Hasan 342 dit : Je cachai cela à Al-Husayn 343 ibn Ali pendant un certain temps, puis je le lui racontai et je le trouvai qui m'avait devancé : il avait interrogé son père sur l'entrée du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, sa sortie, son assemblée et son apparence, et il n'avait rien omis. Al-Husayn 344 dit : J'ai interrogé mon père sur l'entrée du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue. Il dit : Son entrée était pour lui-même, avec permission. Lorsqu'il rentrait chez lui, il divisait son entrée en trois parties : une partie pour Dieu, une partie pour sa famille, et une partie pour lui-même.
Puis il répartissait sa part entre lui et les gens, et il faisait parvenir cela au peuple par l'intermédiaire de l'élite 345, sans rien leur cacher. Il faisait partie de sa conduite envers la communauté de favoriser les gens de mérite avec sa permission, et de répartir selon leur mérite dans la religion. Parmi eux, il y avait celui qui avait un besoin, celui qui avait deux besoins, et celui qui avait plusieurs besoins. Il s'occupait d'eux et les occupait à ce qui les concernait, ainsi que la communauté, en les interrogeant à leur sujet et en les informant de ce qui leur convenait. Il disait 346 : « Que le présent transmette à l'absent, et rapportez-moi le besoin de celui qui ne peut me faire parvenir son besoin, car celui qui rapporte à un souverain le besoin de celui qui ne peut le lui faire parvenir, Allah affermira ses deux pieds au Jour de la Résurrection. » On ne mentionnait auprès de lui que cela, et il n'acceptait rien d'autre de personne. Il dit 347 dans le hadith de Sufyan 348 ibn Waki' : « Ils entraient en quête de savoir 349 et ne se séparaient qu'après avoir goûté 350, et ils sortaient comme des guides 351 – c'est-à-dire des juristes 352. » Je dis : « Informe-moi de sa sortie 353, comment agissait-il ? » Il dit : « Le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, retenait sa langue sauf pour ce qui les concernait. Il les unifiait et ne les divisait pas. Il honorait le noble de chaque peuple et le plaçait à leur tête. Il se méfiait des gens et se protégeait d'eux, sans pour autant cacher à quiconque sa gaieté et son caractère. Il prenait soin de ses compagnons. Il interrogeait les gens sur ce qui se passait parmi eux. Il approuvait le bien et le renforçait. Il désapprouvait le mal et l'affaiblissait. Il était modéré dans ses affaires, sans contradiction. Il n'était pas négligent, de peur qu'ils ne deviennent négligents ou ne s'ennuient. Pour chaque situation, il avait une préparation 354. Il ne manquait pas la vérité et ne la dépassait pas pour autre chose. Ceux qui l'entouraient parmi les gens étaient les meilleurs d'entre eux. Les plus vertueux auprès de lui étaient ceux dont le conseil était le plus général. Ceux qui avaient la plus grande position auprès de lui étaient ceux qui étaient les meilleurs en solidarité et en assistance. Je l'interrogeai sur son assemblée 355, ce qu'il y faisait. Il dit : « Le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, ne s'asseyait ni ne se levait qu'en mentionnant Allah 356. Il ne fixait pas de places attitrées 357 et interdisait de le faire. Quand il arrivait auprès d'un groupe, il s'asseyait là où la place le menait, et il ordonnait cela. Il donnait à chacun de ses compagnons d'assemblée sa part, au point que son compagnon ne pensait pas que quelqu'un d'autre était plus honoré que lui auprès de lui. Celui qui s'asseyait avec lui ou se tenait debout avec lui pour un besoin, il patientait avec lui jusqu'à ce que ce soit lui qui parte. Celui qui lui demandait un besoin, il ne le renvoyait que soit avec ce besoin, soit avec une parole facile. Sa générosité et son caractère englobaient les gens, au point qu'il devint pour eux un père, et ils devinrent égaux auprès de lui dans la vérité. Son assemblée était une assemblée de clémence, de pudeur, de patience et de confiance. On n'y élevait pas les voix, on n'y profanait pas les choses sacrées 358, on n'y rapportait pas ses faux pas 359 – ce mot n'est pas des deux versions 360 – Ils se montraient de la compassion par la piété, humbles, ils y honoraient le vieux, avaient pitié du petit, secouraient 361 celui qui avait un besoin, et avaient pitié de l'étranger. Je l'interrogeai sur sa conduite avec ses compagnons d'assemblée. Il dit : « Le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, était toujours joyeux, d'un caractère facile, doux, ni rude, ni grossier, ni criard 362, ni obscène, ni médisant, ni flatteur. Il feignait l'inattention pour ce qu'il ne désirait pas. Il ne faisait pas désespérer de lui. Il avait abandonné de lui-même trois choses : l'hypocrisie, l'abondance 363 et ce qui ne le concernait pas. Et il avait abandonné les gens pour trois choses : Il ne blâmait personne – ni ne le critiquait –, ne recherchait pas ses défauts, et ne parlait que de ce dont il espérait la récompense. Quand il parlait, ses compagnons d'assemblée baissaient la tête, comme si des oiseaux étaient sur leurs têtes. Quand il se taisait, ils parlaient. Ils ne se disputaient pas la parole devant lui. Celui qui parlait devant lui, ils l'écoutaient jusqu'à ce qu'il ait fini. Leur conversation était celle du premier d'entre eux 364. Il riait de ce dont ils riaient, et s'étonnait de ce dont ils s'étonnaient. Il supportait l'étranger malgré sa rudesse dans le langage. Il disait : « Quand vous voyez celui qui a un besoin le chercher, aidez-le 365. » Il ne recherchait la louange que de celui qui en était capable 366. Il n'interrompait le discours de personne jusqu'à ce qu'il l'ait terminé, soit en le coupant par une fin, soit en se levant. Ici s'arrête [le récit de] Sufyan 367 ibn Waki'. Et l'autre 368 ajouta : Je dis : « Comment était son silence, qu'Allah prie sur lui et le salue ? » Il dit : « Son silence était de quatre sortes : sur la clémence, la prudence, la mesure et la réflexion. - Quant à sa mesure, elle consistait à équilibrer le regard et l'écoute entre les gens. - Quant à sa réflexion, elle portait sur ce qui demeure et ce qui passe. Et la clémence lui était réunie, qu'Allah prie sur lui et le salue, dans la patience, de sorte que rien ne le mettait en colère au point de l'emporter. Et la prudence lui était réunie en quatre points : - Son adoption du bien pour qu'on l'imite. - Son abandon du mal pour qu'on s'en abstienne. - Son effort de réflexion pour ce qui était le plus salutaire pour sa communauté. - Et son engagement pour eux dans ce qui rassemblait pour eux les affaires de ce monde et de l'au-delà. La description se termine, par la louange d'Allah et Son aide. Le vingt-sixième chapitre sur l'explication des termes rares et difficiles de ce hadith 369. Sa parole : « al-mushadhdhab 370 » signifie celui qui est d'une taille élancée et mince, semblable à sa parole dans un autre hadith : « ni très grand dégingandé 371 ». « al-sha'ar al-rajil 372 » : le cheveu qui est comme peigné, légèrement ondulé, ni lisse ni crépu. « al-'aqīqa 373 » : le cheveu de la tête ; il voulait dire : s'il se séparait de lui-même, il le séparait, sinon il le laissait en tresse ; on rapporte aussi « 'aqīṣatuhu ». « azhar al-lawn 374 » : lumineux ; on dit aussi : azhar signifie beau, de là vient « zahrāt al-ḥayāt al-dunyā » 375, c'est-à-dire sa parure. Ceci est comme il est dit dans un autre hadith : « ni blanc blafard 376 ni brun 377 ». « al-amhaq 378 » : le blanc pur ; « al-ādam 379 » : le brun de peau. Semblable à cela dans un autre hadith : « blanc teinté 380 », c'est-à-dire avec une rougeur. « al-ḥājib al-azajj 381 » : le sourcil arqué, long et fourni. « al-aqnā 382 » : le nez fin avec l'arête relevée. « al-ashamm 383 » : celui dont l'arête du nez est longue. « al-qaran 384 » : la jonction des poils des deux sourcils ; son contraire est « al-balaj 385 ». Il est mentionné dans le hadith d'Umm Ma'bad 386 qu'il était décrit comme ayant « al-qaran ». « al-ad'aj 387 » : celui dont la pupille est très noire. Dans un autre hadith : « ashkal al-'ayn 388 », « asḥar al-'ayn 389 », c'est-à-dire celui dont le blanc de l'œil a une rougeur. « al-ḍalī' 390 » : large. « al-shanab 391 » : l'éclat et la fraîcheur des dents ; on dit aussi leur finesse et leur crénelure, comme on trouve chez les jeunes. « al-falaj 392 » : l'écartement des incisives. « daqīq al-masruba 393 » : la ligne de poils entre la poitrine et le nombril. « bādin 394 » : charnu. « mutamāsik 395 » : de constitution équilibrée, dont les parties se tiennent ensemble, comme sa parole dans un autre hadith : « il n'était ni trop gras 396 ni trop court de menton 397 », c'est-à-dire ni à la chair relâchée, ni au menton court. « sawā' al-baṭn wa al-ṣadr 398 » : c'est-à-dire leur égalité. « mushīḥ al-ṣadr 399 » : si ce mot est correct, il vient de « iqbāl » 400, qui est l'un des sens de « ashāḥa », c'est-à-dire qu'il avait la poitrine saillante, sans voussure 401 ; cela éclaire sa parole précédente « sawā' al-baṭn wa al-ṣadr », c'est-à-dire qu'il n'avait ni poitrine enfoncée ni ventre proéminent. Peut-être le mot est-il « masīḥ » avec un sīn et une fatḥa sur le mīm, au sens de large, comme il est rapporté dans une autre version et rapporté par Ibn Durayd 402. « al-karādīs 403 » : les extrémités des os ; c'est comme sa parole dans un autre hadith : « jalīl al-mashāsh 404 wa al-katad 405 ». « al-mashāsh » : les extrémités des épaules ; « al-katad » : la jointure des deux omoplates. « shathn al-kaffayn wa al-qadamayn 406 » : charnus. « al-zandān 407 » : les deux os des avant-bras. « sā'il al-aṭrāf 408 » : c'est-à-dire aux doigts longs. Ibn al-Anbārī 409 a mentionné qu'il a été rapporté « sā'il al-aṭrāf » ou bien « sā'in » avec un nūn ; il a dit : ils ont le même sens, le lām étant substitué au nūn si la version est correcte. Quant à l'autre version « sā'ir al-aṭrāf » 410, elle indique la plénitude de ses membres, comme cela est détaillé dans le hadith. « raḥb al-rāḥa 411 » : c'est-à-dire large ; on dit aussi que c'est une métaphore pour la générosité et la libéralité. « khamṣān al-akhmaṣayn 412 » : c'est-à-dire la voûte plantaire creuse, l'endroit du pied qui ne touche pas le sol au milieu.
Et « masīḥ al-qadamayn » signifie : les deux pieds lisses, c'est pourquoi il est dit que l'eau glisse sur eux. Dans le hadith d'Abū Hurayra, il y a une divergence à ce sujet : il y est dit : « Quand il posait le pied, il le posait entièrement, sans creux 413. » Ceci concorde avec le sens de « masīḥ al-qadamayn ». C'est pourquoi ils ont dit que le Masīḥ 414, fils de Marie, a été ainsi nommé car il n'avait pas de creux sous les pieds. On a aussi dit : « masīḥ » signifie qu'il n'y a pas de chair sur les deux pieds, ce qui contredit la description « šatn al-qadamayn » 415. « At-taqallu‘ » : lever la jambe avec force. « At-takaffu’ » : inclinaison vers la direction de la marche et son intention. « Al-hawn » : douceur et dignité. « Ad-darī‘ » : celui qui a le pas large, c'est-à-dire que sa marche consistait à lever rapidement ses jambes et à allonger son pas, contrairement à la démarche du vaniteux, et il visait droit son chemin, tout cela avec douceur et fermeté, sans hâte, comme il est dit : « Comme s'il descendait d'une pente. » Sa parole : « Il ouvrait et terminait la parole par les commissures de ses lèvres » signifie à cause de la largeur de sa bouche. Les Arabes louent cela et blâment la petite bouche. « Ašāḥa » : il s'inclina et se rétracta. « Ḥabb al-ġamām » : la grêle. Sa parole : « Il renvoyait cela, par l'élite, à la masse » signifie : il faisait en sorte qu'une partie de lui-même transmette à l'élite, qui à son tour transmettait de lui à la masse. On a aussi dit : il faisait en sorte que l'élite reçoive de lui, puis il les remplaçait par la masse dans une autre partie. « Ils entraient en quête » : c'est-à-dire ayant besoin de lui et cherchant ce qu'il avait. « Et ils ne se détournaient que d'un savoir » : on a dit : d'une science qu'ils apprenaient, et il semble que cela soit pris au sens apparent, c'est-à-dire dans la plupart des cas. « Al-‘atād » : la préparation et la chose présente et prête. « Al-muwāzara » : l'aide. Sa parole : « Il ne fixait pas les lieux » : c'est-à-dire qu'il ne prenait pas pour son oratoire un endroit déterminé, et l'interdiction de cela est venue explicitement dans un autre hadith. « Ṣābarahu » : il retint son âme sur ce que voulait son compagnon. « Les femmes n'y étaient pas diffamées » : c'est-à-dire qu'elles n'y étaient pas mentionnées en mal. « Ses faux pas n'étaient pas racontés » : c'est-à-dire qu'on n'en parlait pas, car il n'y avait pas de faux pas chez lui, et si cela venait de quelqu'un d'autre, on le cachait. « Ils aidaient » : ils assistaient. « As-saḫḫāb » : celui qui crie beaucoup. Sa parole : « Il n'acceptait la louange que de celui qui en était digne » : on a dit : modéré dans sa louange et son éloge ; on a dit : sauf d'un musulman ; on a dit : sauf de celui qui était digne en raison d'une faveur précédente du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) à son égard. « Yastafizzuhu » : il l'emportait légèrement. Dans un autre hadith décrivant le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : « Mankūs al-‘aqib » 416 : c'est-à-dire peu charnu au talon. « Ahdāb al-ašfār » : c'est-à-dire longs cils. Troisième chapitre : Ce qui est rapporté de lui comme récits authentiques et célèbres sur sa grande valeur auprès de son Seigneur, sa position et ce dont Il l'a honoré dans les deux demeures, parmi ses nobles qualités, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Il contient douze sections. Il n'y a pas de divergence sur le fait qu'il est le plus noble des humains 417, le seigneur des enfants d'Adam 418, le plus excellent des hommes en rang auprès d'Allah, le plus élevé en degré et le plus proche en proximité. Sache que les hadiths rapportés à ce sujet sont très nombreux. Nous nous sommes limités à ceux qui sont authentiques et répandus, et nous avons résumé les sens de ce qui en est rapporté dans ces sections. Première section : Sa place, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dans ce qui est rapporté de sa place auprès de son Seigneur, Puissant et Majestueux, de l'élection, de l'élévation de la mention, de la préférence, de la seigneurie sur les enfants d'Adam, et de ce dont Il l'a distingué dans ce monde parmi les privilèges des rangs, et de la bénédiction de son nom pur. D'après Ibn ‘Abbās 419 (qu'Allah les agrée) : le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Allah Très-Haut a divisé la création en deux parts, et Il m'a placé dans la meilleure des deux parts. C'est ce que dit Allah Très-Haut : “Les gens de la droite et les gens de la gauche”. Je suis donc parmi les gens de la droite, et je suis le meilleur des gens de la droite. Puis Il a fait des deux parts trois parts, et Il m'a placé dans la meilleure des trois parts. C'est ce que dit Allah Très-Haut : “Les gens de la dextre, les gens de la senestre, et les devanciers devanciers”. Je suis donc parmi les devanciers, et je suis le meilleur des devanciers. Puis Il a fait des trois parts des tribus, et Il m'a placé dans la meilleure tribu. C'est ce que dit Allah Très-Haut : “Nous vous avons faits peuples et tribus” 420 jusqu'au verset. Je suis donc le plus pieux des enfants d'Adam et le plus noble d'entre eux auprès d'Allah, sans vantardise. Puis Il a fait des tribus des maisons, et Il m'a placé dans la meilleure maison. C'est ce que dit Allah Très-Haut : “Allah veut seulement éloigner de vous la souillure, ô gens de la maison” 421 jusqu'au verset. » D'après Abū Salama 422, d'après Abū Hurayra 423 : Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, quand la prophétie t'a-t-elle été obligatoire ? » Il dit : « Alors qu'Adam était entre l'esprit et le corps. » D'après Wāṯila 424 ibn al-Asqa‘ : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Allah a élu Ismaël parmi les enfants d'Abraham, Il a élu les Banū Kināna parmi les enfants d'Ismaël, Il a élu Qurayš parmi les Banū Kināna, Il a élu les Banū Hāšim parmi Qurayš, et Il m'a élu parmi les Banū Hāšim. » Du hadith d'Anas 425 (qu'Allah l'agrée) : « Je suis le plus noble des enfants d'Adam auprès de mon Seigneur, sans vantardise. » Dans le hadith d'Ibn ‘Abbās 426 : « Je suis le plus noble des premiers et des derniers, sans vantardise. » D'après ‘Ā’iša 427, d'après lui (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : « Gabriel (sur lui la paix) est venu à moi et a dit : “J'ai parcouru les orients et les occidents de la terre, et je n'ai vu aucun homme plus excellent que Muḥammad, et je n'ai vu aucun lignage plus excellent que les Banū Hāšim.” » D'après Anas 428 (qu'Allah l'agrée) : « Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) fut amené al-Burāq 429 la nuit de son ascension, et il se montra rétif. Gabriel lui dit : “Est-ce à Muḥammad 430 que tu fais cela ?! Personne de plus noble auprès d'Allah que lui ne t'a monté.” Alors il se couvrit de sueur. » D'après Ibn ‘Abbās (qu'Allah les agrée), d'après lui (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : « Quand Allah créa Adam, Il me fit descendre dans ses reins jusqu'à la terre, et Il me plaça dans les reins de Noé dans l'arche, et Il me jeta dans le feu dans les reins d'Abraham, puis Il n'a cessé de me transporter dans les reins nobles jusqu'aux matrices pures, jusqu'à ce qu'Il me fasse sortir entre mes deux parents, qui ne s'étaient jamais rencontrés dans une fornication. » C'est à cela que fit allusion al-‘Abbās 431 ibn ‘Abd al-Muṭṭalib (qu'Allah l'agrée) par ses vers : « Avant cela, tu étais pur dans les ombres et dans le dépôt où l'on cousait les feuilles. Puis tu descendis dans les contrées, ni être humain, ni embryon, ni sang coagulé, Mais une goutte de sperme montant dans l'arche, alors que le déluge submergea Nars 432 et son peuple. Transporté de reins en matrices, quand un savant passait, une couche apparaissait 433. Puis ta maison dominante 434 de Ḫindif 435 t'abrita, élevée, sous laquelle sont les nœuds 436. Et quand tu naquis, la terre resplendit et l'horizon s'illumina de ta lumière. Nous sommes donc dans cette clarté et dans la lumière, et nous traversons les voies de la droiture. Ô fraîcheur du feu de l'Intime 437 ! Ô cause de la préservation du feu alors qu'il brûle ! » Il a été rapporté de lui (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) par Abū Ḏarr 438, Ibn ‘Umar 439, Ibn ‘Abbās 440, Abū Hurayra 441, et Jābir 442 ibn ‘Abd Allāh qu'il a dit : « Il m'a été donné cinq choses – et dans certaines versions six 443 – qui n'ont été données à aucun prophète avant moi 444 : - J'ai été secouru par la terreur 445 à un mois de marche. - La terre m'a été rendue lieu de prière et purificatrice : tout homme de ma communauté que la prière atteint, qu'il prie. - Le butin m'a été rendu licite, alors qu'il n'était licite à aucun prophète avant moi. - J'ai été envoyé à l'ensemble des hommes. - Et il m'a été donné l'intercession. Dans une version 446, à la place de ce mot : « Il m'a été dit : “Demande, tu recevras.” » Dans une autre version 447 : « Ma communauté m'a été présentée, et le suivant ne m'a pas échappé plus que le suivi. » Dans une version 448 : « J'ai été envoyé au rouge et au noir. » On a dit : « Les noirs » sont les Arabes, car la couleur dominante chez eux est le brun, ils sont donc parmi les noirs. « Les rouges » sont les non-Arabes. On a dit : les blancs et les noirs des nations. On a dit : « Les rouges » sont les humains, « les noirs » sont les djinns. Dans un autre hadith 449, d'après Abū Hurayra 450 (qu'Allah l'agrée) : « J'ai été secouru par la terreur, il m'a été donné les paroles concises 451, et pendant que je dormais, on m'apporta les clefs des trésors de la terre et on les plaça dans ma main. » Dans une version 452 d'après lui 453 : « Et les prophètes ont été scellés par moi. » D'après ‘Uqba ibn ‘Āmir 454 :
Il a dit, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui 455 : « Je suis votre avant-coureur 456, et je suis témoin contre vous. Par Allah, je vois mon Bassin 457 en ce moment même. On m'a donné les clefs des trésors de la terre. Par Allah, je ne crains pas pour vous que vous associiez 458 après moi, mais je crains que vous ne vous disputiez à son sujet. » D'après Abd Allah 459 ibn 'Amr, qu'Allah les agrée, le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Je suis Muhammad, le Prophète illettré 460 ; il n'y a pas de prophète après moi. Il m'a été donné les paroles concises et leurs conclusions 461, et j'ai été instruit des gardiens de l'Enfer et des porteurs du Trône 462. » D'après Ibn 'Umar 463, qu'Allah les agrée : « J'ai été envoyé entre les mains de l'Heure 464. » Et dans une version d'Ibn Wahb 465 : Il a dit, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Allah Très-Haut a dit : "Demande, ô Muhammad." J'ai dit : "Que demanderais-je, ô Seigneur ? Tu as pris Abraham pour ami intime 466, Tu as parlé à Moïse directement, Tu as élu Noé, et Tu as donné à Salomon un royaume qui ne convient à personne après lui." Alors Allah Très-Haut a dit : "Ce que Je t'ai donné est meilleur que cela : Je t'ai donné le Kawthar 467, J'ai fait que ton nom soit mentionné avec le Mien au cœur du ciel, J'ai fait de la terre un moyen de purification 468 pour toi et ta communauté, Je t'ai pardonné tes péchés passés et futurs, si bien que tu marches parmi les gens pardonné, et Je n'ai fait cela pour personne avant toi. J'ai fait des cœurs de ta communauté leurs Livres saints 469. Et J'ai réservé pour toi ton intercession 470, que Je n'ai réservée pour aucun autre prophète." » Et dans un autre hadith 471 rapporté par Hudhayfa 472 : « Mon Seigneur, qu'Il soit exalté et magnifié, m'a annoncé la bonne nouvelle que les premiers à entrer au Paradis avec moi parmi ma communauté seront soixante-dix mille, avec chaque mille soixante-dix mille, sans qu'ils aient à rendre compte. Et Il m'a donné que ma communauté ne connaîtra ni la famine ni la défaite. Et Il m'a donné la victoire, la puissance, et la terreur qui marche un mois devant ma communauté. Et Il a rendu licites pour moi et ma communauté les butins 473. Et Il nous a permis beaucoup de choses qu'Il avait rendues strictes pour ceux qui nous ont précédés, et Il n'a mis sur nous aucune gêne dans la religion. » D'après Abou Hourayra 474, d'après lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Il n'est aucun prophète parmi les prophètes à qui n'ait été donné des signes 475 tels que les humains aient cru en lui. Et ce qui m'a été donné est une révélation qu'Allah m'a inspirée. J'espère donc être celui qui aura le plus de suiveurs au Jour de la Résurrection. » Le sens de cela, selon les vérificateurs 476, est la permanence de son miracle 477 aussi longtemps que dure le monde. Les autres miracles des prophètes ont disparu pour un temps, et seuls ceux qui étaient présents les ont vus. Quant au miracle du Coran, il est constaté de siècle en siècle, de manière évidente et non par ouï-dire, jusqu'au Jour de la Résurrection.
- إِنَّ ذلِكُمْ كانَ يُؤْذِي النَّبِيَّ فَيَسْتَحْيِي مِنْكُمْ : Coran, sourate 33, verset 53.
- أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ : Abou Sa'id al-Khoudri, compagnon du Prophète.
- عَائِشَةَ : 'Aïcha, épouse du Prophète.
- أَنَسٌ : Anas ibn Malik, serviteur du Prophète.
- أَثَرُ صُفْرَةٍ : Trace de jaunisse, peut-être due à un vêtement teint ou à une coloration de la peau.
- الصَّحِيحِ : Référence au Sahih (recueil de hadiths authentiques), probablement al-Bukhari ou Muslim.
- ابْنِ سَلَامٍ : Ibn Salam, compagnon juif converti, savant en Torah.
- عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرِو بْنِ الْعَاصِ : 'Abdallah ibn 'Amr ibn al-'As, compagnon connu pour sa connaissance des Écritures.
- عَنْهُ : Le Prophète.
- عَلِيٌّ : 'Ali ibn Abi Talib, cousin et gendre du Prophète.
- عَرِيكَة : Caractère, nature, tempérament.
- قَيْسِ بْنِ سَعْدٍ : Qays ibn Sa'd ibn 'Ubada, compagnon.
- فَانْصَرَفْتُ : Je m'en allai, car il avait le choix entre monter ou partir.
- يُؤَلِّفُهُمْ : Il attirait les cœurs, les rendait proches.
- ابْنِ أَبِي هَالَةَ : Ibn Abi Hala, compagnon, beau-fils du Prophète.
- فَبِما رَحْمَةٍ مِنَ اللَّهِ لِنْتَ لَهُمْ... : Coran, sourate 3, verset 159.
- ادْفَعْ بِالَّتِي هِيَ أَحْسَنُ : Coran, sourate 23, verset 96.
- كُرَاعًا : Pied de mouton, un présent modeste.
- عَشْرَ سِنِينَ : Dix ans, période pendant laquelle Anas servit le Prophète.
- جَرِيرُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ : Jarir ibn 'Abdallah al-Bajali, compagnon.
- يُمَازِحُ : Il plaisantait, badinait.
- الْحُرِّ وَالْعَبْدِ : L'homme libre et l'esclave.
- يَقْبَلُ عُذْرَ الْمُعْتَذِرِ : Il acceptait les excuses de celui qui s'excusait.
- وَرُوِيَ : Il a été rapporté.
- عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْحَارِثِ : 'Abdallah ibn al-Harith, compagnon.
- التَّبَرُّك : La recherche de bénédiction.
- عَزِيزٌ عَلَيْهِ مَا عَنِتُّمْ... : Coran, sourate 9, verset 128.
- وَما أَرْسَلْناكَ إِلَّا رَحْمَةً لِلْعالَمِينَ : Coran, sourate 21, verset 107.
- أَبُو بَكْرِ بْنُ فُورَكٍ : Abou Bakr ibn Furak, théologien ash'arite.
- ابْنِ شِهَابٍ : Ibn Chihab al-Zuhri, célèbre traditionniste.
- حُنَيْنًا : Bataille de Hunayn.
- صَفْوَانُ بْنُ أُمَيَّةَ : Safwan ibn Umayya, compagnon, initialement opposant.
- سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ : Sa'id ibn al-Musayyab, grand savant parmi les successeurs.
- وَرَوِيَ : Il a été rapporté.
- صلّى الله عليه وسلّم : Formule de bénédiction signifiant 'que la prière et la paix d'Allah soient sur lui', utilisée après le nom du Prophète Muhammad.
- الصحابة : Les Compagnons du Prophète, c'est-à-dire les musulmans qui l'ont vu et cru en lui.
- روي : Il est rapporté, indiquant une transmission de hadith.
- شفقته : Sa compassion, sa sollicitude.
- أمته : Sa communauté, c'est-à-dire les musulmans.
- قوله : Sa parole, c'est-à-dire un hadith.
- السواك : Bâtonnet utilisé pour se nettoyer les dents, recommandé en Islam.
- الوضوء : Ablution rituelle avant la prière.
- صلاة الليل : La prière de nuit, surérogatoire.
- الوصال : Jeûne continu sans rupture, interdit par le Prophète.
- الكعبة : La Ka'ba, sanctuaire à La Mecque.
- أنه : Il, se référant au Prophète.
- يوم القيامة : Le Jour de la Résurrection, jour du Jugement dernier.
- كذبه : Le traita de menteur, c'est-à-dire rejeta sa prophétie.
- جبريل : L'ange Gabriel, chargé de transmettre la révélation.
- ملك الجبال : L'Ange des montagnes, un ange chargé des montagnes.
- الأخشبين : Les deux montagnes de La Mecque, Abû Qubays et al-Ahmar.
- ابن المنكدر : Ibn al-Munkadir, un érudit et transmetteur de hadiths.
- روى : Rapporta, indiquant une transmission de hadith.
- عائشة : Aïcha, épouse du Prophète et fille d'Abû Bakr.
- ابن مسعود : Ibn Mas'ûd, un Compagnon éminent.
- عبد الله بن الحمساء : Abd Allah ibn al-Hamsâ', un Compagnon.
- قبل أن يبعث : Avant sa mission prophétique.
- أنس : Anas ibn Mâlik, un Compagnon et serviteur du Prophète.
- خديجة : Khadîja, première épouse du Prophète.
- أختها : Sa sœur, c'est-à-dire la sœur de Khadîja.
- فارتح إليها : Il se réjouit de sa visite, il l'accueillit avec joie.
- حسن العهد من الإيمان : La bonne foi fait partie de la foi.
- سأبلها ببلالها : Je vais l'entretenir comme il se doit, c'est-à-dire maintenir le lien de parenté.
- أمامة : Umâma, petite-fille du Prophète, fille de Zaynab.
- زينب : Zaynab, fille du Prophète.
- أبو قتادة : Abû Qatâda, un Compagnon.
- النجاشي : Le Négus, roi d'Abyssinie qui avait accueilli les musulmans émigrés.
- الشيماء : Ash-Shaymâ', sœur de lait du Prophète.
- هوازن : Hawâzin, une tribu arabe.
- فمتعها : Il la pourvut, il lui donna des biens.
- أبو الطفيل : Abû at-Tufayl, un Compagnon.
- عمرو بن السائب : Amr ibn as-Sâ'ib, un transmetteur de hadiths.
- أبوه من الرضاعة : Son père de lait, c'est-à-dire l'homme qui l'a allaité indirectement.
- أمه من الرضاعة : Sa mère de lait, la femme qui l'a allaité.
- أخوه من الرضاعة : Son frère de lait, enfant allaité par la même mère.
- ثويبة : Thuwayba, esclave affranchie d'Abû Lahab, première nourrice du Prophète.
- أبو لهب : Abû Lahab, oncle du Prophète et ennemi de l'Islam.
- لا أحد : Personne, c'est-à-dire qu'il ne restait aucun parent.
- حديث : Hadith, récit des paroles et actes du Prophète.
- تحمل الكل : Tu portes les fardeaux, c'est-à-dire tu aides les nécessiteux.
- أنه : Il, se référant au Prophète.
- إسرافيل : Isrâfîl, l'ange chargé de souffler dans la Trompe au Jour de la Résurrection.
- يوم القيامة : Le Jour de la Résurrection.
- أبو أمامة : Abû Umâma, un Compagnon.
- الأعاجم : Les non-Arabes, en particulier les Perses.
- حيثما انتهى به المجلس : Là où la séance se terminait, c'est-à-dire il s'asseyait à la première place disponible.
- حديث : Hadith.
- عمر : Umar ibn al-Khattâb, deuxième calife et Compagnon.
- Anas : Anas ibn Malik, compagnon et serviteur du Prophète.
- Anas : Anas ibn Malik, compagnon et serviteur du Prophète.
- makhṭūm : Muselé, avec une muselière.
- ikāf : Selle d'âne ou de chameau.
- al-ihāla al-sanikha : Graisse fondue rance.
- Yūnus : Jonas, prophète biblique.
- Mūsā : Moïse, prophète biblique.
- ad-dā'ī : L'appelant, ici l'invitation à sortir de prison.
- ʿĀʾisha : Aïcha, épouse du Prophète.
- al-Ḥasan : Al-Hasan al-Basri, savant et ascète.
- Abū Saʿīd : Abou Sa'id al-Khudri, compagnon.
- Anas : Anas ibn Malik, compagnon.
- al-qadīd : Viande séchée.
- Abū Hurayra : Abou Hourayra, compagnon célèbre pour avoir rapporté de nombreux hadiths.
- sirwāl : Pantalon ample, vêtement traditionnel.
- muḥāddūhu : Ses adversaires, ceux qui s'opposent à lui.
- Ibn Isḥāq : Muhammad ibn Ishaq, biographe du Prophète.
- muṭāʿun thamma amīn : Coran 81:21, 'Obéi, là-bas, digne de confiance'.
- ar-Rabīʿ : Ar-Rabi' ibn Khuthaym, savant et ascète.
- al-islām : L'islam, la soumission à Allah.
- qāla ṣallā llāhu ʿalayhi wa sallam : Il dit - qu'Allah prie sur lui et le salue -.
- ʿAlī : Ali ibn Abi Talib, cousin et gendre du Prophète.
- fa-innahum lā yukadhdhibūnaka : Coran 6:33, 'Ils ne te traitent pas de menteur'.
- ghayruhu : Un autre, un autre rapporteur.
- qīla : On raconte, il est dit.
- al-Akhnas : Al-Akhnas ibn Shariq, un des notables de Quraysh.
- Abū Jahl : Abou Jahl, 'Père de l'ignorance', surnom d'Amr ibn Hisham, ennemi du Prophète.
- Hiraql : Héraclius, empereur byzantin.
- Abū Sufyān : Abou Sufyan ibn Harb, chef de Quraysh, plus tard converti.
- fa-qāla : Il dit, ici Abou Sufyan répond.
- an-Naḍr : An-Nadr ibn al-Harith, un des opposants de Quraysh.
- al-ḥadīth : Le hadith, tradition prophétique.
- ḥadīth : Hadith, tradition prophétique.
- aṣ-Ṣaḥīḥ : Le Sahih, recueil de hadiths authentiques.
- wayḥaka : Malheur à toi, expression de compassion ou de reproche.
- ʿĀʾisha : Aïcha, épouse du Prophète.
- Abū l-ʿAbbās : Abou l-Abbas al-Mubarrad, grammairien et philologue.
- Kisrā : Khosro, titre des rois sassanides.
- Ibn Khālawayh : Ibn Khalawayh, grammairien et philologue.
- yaʿlamūna ẓāhiran mina l-ḥayāti d-dunyā, wa hum ʿani l-ākhirati hum ghāfilūn : Coran 30:7, 'Ils connaissent un aspect de la vie présente, tandis qu'ils sont insouciants de l'au-delà'.
- jazzā : Divisa, partagea.
- yaqūlu : Il disait.
- al-Ḥasan : Al-Hasan al-Basri.
- qarf : Soupçon, accusation sans preuve.
- Abū Jaʿfar : Abou Ja'far at-Tabari, historien et exégète.
- ʿAlī : Ali ibn Abi Talib.
- ʿani n-nabiyyi ṣallā llāhu ʿalayhi wa sallam : D'après le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue -.
- asamura : Veiller, passer la nuit à causer ou se divertir.
- فعن : Formule de transmission : 'd'après'.
- عُمَرَ : 'Umar ibn 'Abd al-'Aziz ibn Wahb, transmetteur.
- خَارِجَةَ : Khārija ibn Zayd, transmetteur.
- أبو سَعِيدٍ : Abū Sa'īd al-Khudrī, Compagnon.
- احتبى بيديه : Position assise où l'on enlace ses genoux avec les bras ou les mains.
- جابر : Jābir ibn Samura, Compagnon.
- قيلة : Qayla, une femme Compagne, dont le hadith est rapporté.
- القرفصاء : Position assise sur les talons, les genoux relevés.
- تُؤْبَنُ : On ne médit pas, on ne diffame pas.
- وَفِي صِفَتِهِ : Et dans sa description (physique).
- يَخْطُو تَكَفُّؤًا : Il marchait en se balançant légèrement, d'un pas assuré.
- ينحط من صبب : Comme s'il descendait d'une pente, d'une allure douce.
- غَرَضٍ : Agité, ennuyé.
- وَكِلٍ : Paresseux, indolent.
- عَبْدُ اللَّهِ : 'Abd Allāh ibn Mas'ūd, Compagnon.
- جابر : Jābir ibn 'Abd Allāh, Compagnon.
- ترتيل وترسيل : Articulation posée et mesure dans la parole.
- ابْنُ أَبِي هَالَةَ : Ibn Abī Hāla, transmetteur.
- عائشة : 'Ā'isha, épouse du Prophète.
- وَيَقُولُ : Et il disait.
- نَهْيُهُ : Son interdiction.
- الْأَمْرِ : L'ordre.
- الْبَرَاجِمِ : Les articulations des doigts (phalanges).
- الرواجب : Les jointures des doigts (entre les phalanges).
- خصال الفطرة : Les pratiques de la fitra (nature primordiale) : circoncision, rasage du pubis, etc.
- دِرْعُهُ : Sa cotte de mailles.
- وَيَقُولُ : Et il disait.
- عَنْ : D'après.
- عَائِشَةَ : 'Ā'isha.
- وَفِي رِوَايَةٍ أُخْرَى : Et dans une autre version.
- عَمْرِو بْنِ الْحَارِثِ : 'Amr ibn al-Hārith, Compagnon.
- بغلته : Sa mule.
- عَائِشَةُ : 'Ā'isha.
- وَقَالَ لِي : Et il m'a dit.
- وَفِي حَدِيثٍ : Et dans un hadith.
- وَعَنْ : Et d'après.
- عائشة : 'Ā'isha.
- التَّمْرُ وَالْمَاءُ : Dattes et eau.
- عَبْدِ الرَّحْمَنِ : 'Abd al-Rahmān ibn 'Awf, Compagnon.
- أَبِي أُمَامَةَ : Abū Umāma, Compagnon.
- ابْنِ عَبَّاسٍ : Ibn 'Abbās, Compagnon.
- قَالَ : Il a dit.
- أَنَسٍ : Anas ibn Mālik, Compagnon.
- خِوَانٍ : Table (pour manger).
- سُكُرُّجَةٍ : Petit plat ou récipient.
- سَمِيطًا : Rôtie entière (mouton rôti entier).
- حَفْصَةَ : Hafsa, épouse du Prophète.
- مِسْحًا : Étoffe grossière en poil de chèvre ou de chameau.
- وَكَانَ : Et il était.
- مَرْمُول : Tressé avec des cordes.
- عن أبي هُرَيْرَةَ : D'après Abū Hurayra, Compagnon.
- أَبِي عِيسَى : Abū 'Īsā al-Tirmidhī, traditionniste.
- رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ : Qu'Allah l'agrée.
- زَادَ : Il a ajouté.
- أطّت : Gémissent, produisent un son (métaphore de la crainte).
- مِنْ قَوْلِ أَبِي ذَرٍّ نَفْسِهِ : De la parole d'Abū Dharr lui-même.
- الْمُغِيرَةِ : Al-Mughīra ibn Shu'ba, Compagnon.
- riwāya : Version ou narration d'un hadith.
- ʿan : D'après, indique la chaîne de transmission.
- Abū Salama : Abū Salama ibn ʿAbd al-Raḥmān, compagnon et savant.
- Abū Hurayra : Compagnon célèbre, grand transmetteur de hadiths.
- ʿĀʾisha : ʿĀʾisha bint Abī Bakr, épouse du Prophète.
- ʿan : D'après.
- Ibn ʿAbbās : ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, cousin du Prophète et exégète.
- Umm Salama : Épouse du Prophète.
- Anas : Anas ibn Mālik, serviteur du Prophète.
- ʿAwf ibn Mālik : Compagnon du Prophète.
- Ḥudhayfa : Ḥudhayfa ibn al-Yamān, compagnon connu pour les secrets du Prophète.
- mithluhu : Semblable à cela.
- ʿan : D'après.
- ʿan : D'après.
- ʿAbd Allāh ibn al-Shikhkhīr : Compagnon du Prophète.
- qāla : Il a dit.
- Ibn Abī Hāla : Compagnon, beau-fils du Prophète.
- ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam : Que Dieu prie sur lui et le salue, formule de bénédiction sur le Prophète.
- ruwiya : Il est rapporté.
- ʿan : D'après.
- ʿAlī : ʿAlī ibn Abī Ṭālib, cousin et gendre du Prophète, quatrième calife.
- tilka l-rusulu faddalnā baʿḍahum ʿalā baʿḍ : Coran 2:253.
- wa laqadi khtarnāhum ʿalā ʿilmin ʿalā l-ʿālamīn : Coran 44:32.
- qāla ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam : Il a dit – que Dieu prie sur lui et le salue.
- ākhira l-ḥadīth : La fin du hadith.
- ḥadīth : Hadith, récit prophétique.
- Abū Hurayra : Compagnon.
- ḍarb : Robuste, bien charpenté.
- rajul : Homme, ici dans le sens de 'bien bâti'.
- aqnā : Au nez aquilin, légèrement courbé.
- Shanūʾa : Tribu yéménite connue pour sa beauté.
- rabʿa : De taille moyenne, ni grand ni petit.
- khīlān al-wajh : Taches de rousseur ou grains de beauté sur le visage.
- dīmās : Bain, étuve, endroit sombre et humide.
- ḥadīth : Hadith.
- ḥadīth : Hadith.
- ḥadīth : Hadith.
- Abū Hurayra : Compagnon.
- al-Tirmidhī : Muhammad ibn ʿĪsā al-Tirmidhī, célèbre traditionniste.
- ʿan : D'après.
- Qatāda : Qatāda ibn Diʿāma, savant et exégète.
- al-Dāraquṭnī : ʿAlī ibn ʿUmar al-Dāraquṭnī, traditionniste.
- Qatāda : Qatāda.
- ʿan : D'après.
- Anas : Anas ibn Mālik.
- ḥadīth : Hadith.
- Héraclius : Empereur byzantin, contemporain du Prophète.
- Ayyūb : Job, prophète.
- innā wajadnāhu ṣābiran niʿma l-ʿabdu innahu awwāb : Coran 38:44.
- yā Yaḥyā khudhi l-kitāba bi-quwwatin... wa yawma yubʿathu ḥayyā : Coran 19:12-15.
- anna Llāha yubashshiruka bi-Yaḥyā... al-ṣāliḥīn : Coran 3:39.
- inna Llāha ṣṭafā Ādama wa Nūḥan wa āla Ibrāhīma wa āla ʿImrāna ʿalā l-ʿālamīn : Coran 3:33.
- innahu kāna ʿabdan shakūran : Coran 17:3.
- inna Llāha yubashshiruki bi-kalimatin minhu smuhu l-Masīḥu... al-ṣāliḥīn : Coran 3:45-46.
- innī ʿabdu Llāhi ātāniya l-kitāba... mā dumtu ḥayyā : Coran 19:30-31.
- yā ayyuhā lladhīna āmanū lā takūnū ka-lladhīna ādhaw Mūsā : Coran 33:69.
- qāla l-nabiyyu ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam : Le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – a dit.
- fa-wahaba lī rabbī ḥukman : Coran 26:21.
- innī lakum rasūlun amīn : Coran 26:107, 178, etc.
- inna khayra mani staʾjarta l-qawiyyu l-amīn : Coran 28:26.
- fa-ṣbir kamā ṣabara ulū l-ʿazmi mina l-rusul : Coran 46:35.
- wa-wahabnā lahu Isḥāqa wa Yaʿqūba kullan hadaynā... fa-bi-hudāhumu qtadih : Coran 6:84-90.
- fa-bashsharnāhu bi-ghulāmin ʿalīm : Coran 51:28.
- ḥalīm : Clément, indulgent.
- wa laqad fatannā qablahum qawma Firʿawna wa jāʾahum rasūlun karīm... amīn : Coran 44:17-18.
- satajidunī in shāʾa Llāhu mina l-ṣābirīn : Coran 37:102.
- Ismāʿīl : Ismaël, prophète.
- innahu kāna ṣādiqa l-waʿd : Coran 19:54.
- Mūsā : Moïse.
- innahu kāna mukhlaṣan : Coran 19:51.
- Sulaymān : Salomon.
- niʿma l-ʿabdu innahu awwāb : Coran 38:30.
- wa-dhkur ʿibādanā Ibrāhīma wa Isḥāqa wa Yaʿqūba ulī l-aydī wa l-abṣār... al-akhyār : Coran 38:45-47.
- Dāwūd : David.
- innahu awwāb : Coran 38:17.
- wa shadadnā mulkahu wa ātaynāhu l-ḥikmata wa faṣla l-khiṭāb : Coran 38:20.
- Yūsuf : Joseph.
- ijʿalnī ʿalā khazāʾini l-arḍi innī ḥafīẓun ʿalīm : Coran 12:55.
- Mūsā : Moïse.
- satajidunī in shāʾa Llāhu ṣābiran : Coran 18:69.
- Shuʿayb : Jethro, prophète.
- satajidunī in shāʾa Llāhu mina l-ṣāliḥīn : Coran 28:27.
- mā urīdu an ukhālifakum ilā mā anhākum ʿanhu in urīdu illā l-iṣlāḥa mā staṭaʿtu : Coran 11:88.
- wa Lūṭan ātaynāhu ḥukman wa ʿilman : Coran 21:74.
- innahum kānū yusāriʿūna fī l-khayrāt : Coran 21:90.
- Sufyān : Sufyān al-Thawrī, savant et mystique.
- qawlihi : Sa parole.
- ḥadīth : Hadith.
- Anas : Anas ibn Mālik.
- وَرُوِيَ : Il est rapporté, formule introductive de récit traditionnel.
- وَكَانَ : Et il était, indiquant une habitude.
- أَبُو هُرَيْرَةَ : Abou Hourayra, compagnon du Prophète et célèbre transmetteur de hadiths.
- عَنْهُ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ : De lui, que Dieu prie sur lui et le salue, formule de bénédiction sur le Prophète.
- السَّرْدِ : Le tissage des mailles, terme technique de la fabrication des cottes de mailles.
- وَقَالَ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ : Et il a dit, que Dieu prie sur lui et le salue, introduisant un hadith prophétique.
- الرَّمَادِ : La cendre, utilisée comme condiment ou pour marquer l'ascèse.
- وَقِيلَ : Il est dit, formule rapportant une tradition non attribuée.
- وَقِيلَ : Il est dit, autre tradition similaire.
- وَقِيلَ : Il est dit, autre récit.
- عِيسَى : Jésus, prophète de l'islam.
- وَكَانَ : Et il était, décrivant une habitude.
- وَقِيلَ : Il est dit, autre tradition.
- مُوسَى : Moïse, prophète de l'islam.
- وَقَالَ صَلّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ : Et il a dit, que Dieu prie sur lui et le salue, hadith prophétique.
- إِلَيْكُمْ : À vous, c'est-à-dire aux gens de l'époque du Prophète.
- مُجَاهِدٌ : Moudjahid, savant musulman, exégète du Coran.
- وَقَالَ : Et il a dit, introduisant une parole de Moudjahid.
- يَحْيَى : Jean-Baptiste, prophète de l'islam.
- الطبري : At-Tabari, célèbre historien et exégète musulman.
- وهب : Wahb ibn Munabbih, savant yéménite, transmetteur de récits bibliques.
- يستظل : S'abriter, chercher l'ombre.
- نُقْرَةٍ : Cavité, creux dans une pierre servant de récipient.
- يَكْرَعُ : Boire à même, sans utiliser les mains, comme un animal.
- غَيْضٍ : Goutte, petite quantité.
- فَيْضٍ : Déluge, abondance.
- الحسن : Al-Hasan ibn Ali, petit-fils du Prophète.
- ابن أَبِي : Ibn Abi, fils de Abi, nom composé.
- هَالَةَ : Hala, nom de la mère de Hind, l'oncle maternel d'Al-Hasan.
- غريبه : Termes rares ou peu connus.
- مشكله : Termes problématiques ou ambigus.
- السَّنَدِ : La chaîne de transmission du hadith.
- هِنْدَ : Hind ibn Abi Hala, compagnon et beau-fils du Prophète.
- فَخْمًا : Imposant, majestueux.
- مُفَخَّمًا : Honoré, vénéré.
- الْمُشَذَّبِ : Élancé, de grande taille.
- عَقِيقَتُهُ : Sa raie, la séparation des cheveux.
- أَزْهَرَ اللَّوْنِ : Teint clair et lumineux, blanc rosé.
- أَزَجَّ : Aux sourcils arqués et fins.
- يُدِرُّهُ : Le fait gonfler, se dilater.
- أَقْنَى : Au nez aquilin, légèrement courbé.
- الْعِرْنِينِ : L'arête du nez, la partie supérieure.
- أَشَمَّ : Au nez busqué, avec une arête proéminente.
- أَدْعَجَ : Aux yeux très noirs, avec une grande pupille.
- ضَلِيعَ : Large, spacieux.
- أَشْنَبَ : Aux dents blanches et brillantes.
- مُفَلَّجَ : Aux dents espacées, avec des interstices.
- الْمَسْرُبَةِ : La ligne de poils qui descend du cou à la poitrine.
- مُشِيحُ : Large, ample.
- الْكَرَادِيسِ : Les articulations, les os des épaules et des genoux.
- الْمُتَجَرِّدِ : La partie du corps découverte, le torse.
- شَثْنَ : Épais, charnu, avec des doigts forts.
- سَبْطَ : Lisse, sans nodosités.
- خَمْصَانَ : Creux, concave.
- مَسِيحَ : Lisse, uni, sans aspérités.
- ذَرِيعَ : À la marche rapide et ample.
- فصلا : Complètes, distinctes, sans confusion.
- دَمِثًا : Doux, affable, de caractère agréable.
- ذَوَاقًا : Une saveur, un mets.
- الحسن : Al-Hasan ibn Ali, petit-fils du Prophète.
- الْحُسَيْنِ : Al-Husayn ibn Ali, frère d'Al-Hasan.
- الْحُسَيْنُ : Al-Husayn ibn Ali, même personne.
- al-khāṣṣa : L'élite, par opposition à la masse (al-'āmma). Désigne ici les savants ou les proches du Prophète.
- qāla : Il dit : le Prophète.
- qāla : Il dit : le narrateur.
- Sufyān : Sufyan ibn Waki', un transmetteur de hadiths.
- ruwwādan : Pluriel de rā'id, celui qui cherche le pâturage ; ici, métaphore pour ceux qui cherchent la science.
- dhawāq : Goût ; ici, expérience spirituelle ou savoir.
- adilla : Pluriel de dalīl, guide ; ici, guides spirituels.
- fuqahā' : Pluriel de faqīh, juriste ou savant en religion.
- makhraj : Sortie ; peut désigner ses déplacements ou sa conduite en public.
- ‘utād : Préparation, équipement.
- majlis : Assemblée, séance, cercle.
- dhikr : Mention d'Allah, invocation.
- yuwattin : Fixer une place attitrée.
- tu'ban : Profaner, médire des choses sacrées (les femmes, l'honneur).
- falatāt : Faux pas, erreurs.
- ghayr al-riwāyatayn : Cette expression n'est pas dans les deux versions du hadith.
- yarfidūn : Secourir, aider.
- sakhkhāb : Criard, bruyant.
- al-ikthār : L'abondance, le fait de parler beaucoup ou d'avoir beaucoup de biens.
- ḥadīthuhum ḥadīth awwalihim : Leur conversation était celle du premier d'entre eux : ils parlaient à tour de rôle, sans se couper.
- arfidūhu : Aidez-le, secourez-le.
- mukāfi' : Celui qui est capable de rendre la pareille, digne de louange.
- Sufyān : Sufyan ibn Waki'.
- al-ākhar : L'autre narrateur, non nommé.
- gharīb : Terme rare ou difficile.
- al-mushadhdhab : Élancé, de taille fine.
- al-mumaghghaṭ : Très grand et dégingandé.
- al-sha'ar al-rajil : Cheveux ondulés, ni raides ni crépus.
- al-'aqīqa : Cheveux de la tête ; aussi, mèche de cheveux.
- azhar al-lawn : De couleur lumineuse, éclatant.
- zahrāt al-ḥayāt al-dunyā : Les splendeurs de la vie d'ici-bas (Coran 18:46).
- al-amhaq : Blanc blafard, très blanc.
- al-ādam : Brun, basané.
- al-amhaq : Voir note 32.
- al-ādam : Voir note 33.
- mushrab : Teinté, mêlé d'une autre couleur.
- al-ḥājib al-azajj : Sourcil arqué, long et fourni.
- al-aqnā : Nez fin avec l'arête relevée.
- al-ashamm : Nez à l'arête longue et haute.
- al-qaran : Jonction des sourcils.
- al-balaj : Séparation des sourcils.
- Umm Ma'bad : Une femme qui a décrit le Prophète.
- al-ad'aj : Œil très noir, pupille noire.
- ashkal al-'ayn : Œil dont le blanc a une teinte rougeâtre.
- asḥar al-'ayn : Œil dont le blanc a une rougeur.
- al-ḍalī' : Large, spacieux.
- al-shanab : Éclat, fraîcheur et finesse des dents.
- al-falaj : Écartement des dents de devant.
- daqīq al-masruba : Ligne fine de poils du sternum au nombril.
- bādin : Charnu, bien en chair.
- mutamāsik : De constitution équilibrée, bien proportionné.
- al-muṭahham : Très gras, obèse.
- al-mukaltham : Au menton court et ramassé.
- sawā' al-baṭn wa al-ṣadr : Ventre et poitrine égaux, ni ventru ni creux.
- mushīḥ al-ṣadr : Poitrine saillante, bien droite.
- iqbāl : Action de venir en avant, saillie.
- qa‘as : Voussure, courbure du dos.
- Ibn Durayd : Célèbre philologue arabe (mort en 933).
- al-karādīs : Pluriel de kurdūs, extrémités des os, articulations.
- al-mashāsh : Extrémités des os, comme les épaules.
- al-katad : Muscle entre les omoplates.
- shathn al-kaffayn wa al-qadamayn : Mains et pieds charnus.
- al-zandān : Les deux os de l'avant-bras (radius et cubitus).
- sā'il al-aṭrāf : Aux extrémités longues (doigts).
- Ibn al-Anbārī : Philologue arabe (mort en 939).
- sā'ir al-aṭrāf : Aux extrémités pleines, bien proportionnées.
- raḥb al-rāḥa : Paume large.
- khamṣān al-akhmaṣayn : Creux de la voûte plantaire.
- akhmaṣ : Creux de la plante du pied, absence de chair au milieu du pied.
- al-Masīḥ : Le Messie, Jésus fils de Marie, nommé ainsi car il était oint (masḥ) de bénédiction ou parce qu'il n'avait pas de creux sous les pieds.
- šatn al-qadamayn : Aux deux pieds épais et charnus.
- mankūs al-‘aqib : Au talon peu charnu, littéralement 'renversé du talon'.
- akram al-bašar : Le plus noble des humains.
- sayyid walad Ādam : Le seigneur des enfants d'Adam, c'est-à-dire le chef de l'humanité.
- Ibn ‘Abbās : ‘Abd Allāh ibn ‘Abbās, cousin du Prophète et célèbre exégète du Coran.
- Coran 49:13 : Sourate al-Ḥujurāt, verset 13.
- Coran 33:33 : Sourate al-Aḥzāb, verset 33.
- Abū Salama : Abū Salama ibn ‘Abd ar-Raḥmān ibn ‘Awf, un des successeurs (tābi‘ī) et transmetteur de hadiths.
- Abū Hurayra : Compagnon du Prophète, célèbre pour avoir rapporté un grand nombre de hadiths.
- Wāṯila : Wāṯila ibn al-Asqa‘, compagnon du Prophète.
- Anas : Anas ibn Mālik, serviteur du Prophète et compagnon.
- Ibn ‘Abbās : Voir note 7.
- ‘Ā’iša : ‘Ā’iša bint Abī Bakr, épouse du Prophète et mère des croyants.
- Anas : Voir note 13.
- al-Burāq : Monture céleste, d'un blanc éclatant, plus petit qu'une mule mais plus grand qu'un âne, qui transporta le Prophète lors du voyage nocturne (Isrā’).
- Muḥammad : Le Prophète de l'islam, que la prière et la paix soient sur lui.
- al-‘Abbās : Al-‘Abbās ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, oncle du Prophète.
- Nars : Nom d'un fils de Noé selon certains récits, ou d'un peuple. Ici, il s'agit probablement d'une variante de 'Yāfiṯ' (Japhet) ou d'un autre fils.
- ṭabaq : Couche, génération. Signifie qu'à chaque génération, un savant ou un guide apparaissait.
- al-muhaymin : Le dominateur, le protecteur. Ici, il désigne la maison (tribu) du Prophète.
- Ḫindif : Ancêtre de la tribu de Qurayš, arrière-grand-père du Prophète.
- nuṭuq : Pluriel de nāṭiq, 'parlant' ou 'nœud' (selon le contexte). Ici, il s'agit probablement des nœuds des tentes, symboles de la noblesse.
- al-Ḫalīl : L'Intime, surnom d'Abraham (Ibrāhīm), qui fut jeté dans le feu et sauvé par Allah.
- Abū Ḏarr : Abū Ḏarr al-Ġifārī, compagnon du Prophète connu pour son ascétisme.
- Ibn ‘Umar : ‘Abd Allāh ibn ‘Umar, compagnon et fils du calife ‘Umar.
- Ibn ‘Abbās : Voir note 7.
- Abū Hurayra : Voir note 11.
- Jābir : Jābir ibn ‘Abd Allāh al-Anṣārī, compagnon du Prophète.
- sittan : Six, en référence à une sixième faveur mentionnée dans certaines versions.
- lam yu‘ṭahunna nabiyyun qablī : Aucun prophète avant moi ne les a reçues.
- ar-ru‘b : La terreur, la crainte inspirée à l'ennemi.
- riwāya : Version, variante de transmission.
- riwāya ukhrā : Une autre version.
- riwāya : Version.
- al-ḥadīṯ al-āḫar : L'autre hadith.
- Abū Hurayra : Voir note 11.
- jawāmi‘ al-kalim : Les paroles concises, c'est-à-dire la capacité de s'exprimer en peu de mots avec beaucoup de sens.
- riwāya : Version.
- ‘anhu : D'après lui (Abū Hurayra).
- ‘Uqba ibn ‘Āmir : ‘Uqba ibn ‘Āmir al-Ǧuhanī, compagnon du Prophète.
- ṣallā llāhu ʿalayhi wa-sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète Muhammad, signifiant 'que la prière et la paix d'Allah soient sur lui'.
- faraṭ : Avant-coureur, celui qui précède pour préparer le chemin.
- ḥawḍ : Bassin (d'eau) du Prophète au Jour du Jugement, où ses fidèles viendront boire.
- tushrikū : Associer des divinités à Allah (polythéisme).
- ʿAbd Allāh : Abd Allah ibn 'Amr, compagnon du Prophète.
- al-nabī al-ummī : Le Prophète illettré, qui n'a pas appris à lire ni à écrire.
- jawāmiʿ al-kalim wa-khawātimuhu : Les paroles concises et leurs conclusions, capacité d'exprimer beaucoup en peu de mots.
- ḥamalat al-ʿarsh : Les anges porteurs du Trône d'Allah.
- Ibn ʿUmar : Abd Allah ibn 'Umar, compagnon et fils du calife 'Umar.
- bayna yaday al-sāʿa : Juste avant l'Heure (du Jugement), signe de sa proximité.
- Ibn Wahb : Abd Allah ibn Wahb, savant et traditionniste.
- khalīl : Ami intime, titre donné à Abraham.
- al-Kawthar : Fleuve du Paradis, ou abondance de biens.
- ṭahūr : Moyen de purification, la terre pouvant servir pour les ablutions.
- maṣāḥifahā : Leurs Livres saints, signifiant que les cœurs des croyants sont comme des recueils du Coran.
- shafāʿa : Intercession, privilège accordé au Prophète de plaider pour sa communauté.
- ḥadīth : Parole, acte ou approbation du Prophète.
- Ḥudhayfa : Hudhayfa ibn al-Yaman, compagnon connu pour les secrets du Prophète.
- al-maghānim : Butins de guerre, rendus licites pour cette communauté.
- Abū Hurayra : Compagnon célèbre pour avoir rapporté de nombreux hadiths.
- āyāt : Signes ou miracles.
- al-muḥaqqiqīn : Les vérificateurs, savants qui approfondissent la connaissance.
- muʿjiza : Miracle prophétique, preuve de la véracité du prophète.
Première partie : L'exaltation par le Très-Haut, le Très-Grand, de la dignité du Prophète…
Première partie : L'exaltation par le Très-Haut, le Très-Grand, de la dignité du Prophète élu, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, en paroles et en actes.
Il y a là-dessus un long discours ; en voici l'essentiel. Nous avons déjà développé ce sujet, ainsi que ce qui a été mentionné à ce propos à la fin du chapitre des miracles. D'après 'Alî 1 - que Dieu l'agrée - : « Tout prophète a reçu sept nobles, vizirs et compagnons, de sa communauté ; et votre Prophète - que Dieu prie sur lui et le salue - a reçu quatorze nobles, parmi lesquels Abû Bakr, 'Umar, Ibn Mas'ûd et 'Ammâr. » Et il a dit - que Dieu prie sur lui et le salue - : « Dieu a retenu l'éléphant de la Mecque et y a donné autorité à Son messager et aux croyants ; elle n'est permise à personne après moi ; elle ne m'a été permise qu'une heure de jour. » D'après al-'Irbâd 2 ibn Sâriya - que Dieu l'agrée - : « J'ai entendu le Messager de Dieu - que Dieu prie sur lui et le salue - dire : "Je suis le serviteur de Dieu, le sceau des prophètes, alors qu'Adam était encore pétri dans sa glaise ; et c'est la promesse d'Abraham mon père et l'annonce de Jésus fils de Marie." » D'après Ibn 'Abbâs 3 - que Dieu l'agrée - il a dit : « Dieu a préféré Muhammad - que Dieu prie sur lui et le salue - aux habitants du ciel et aux prophètes - que les prières et les saluts de Dieu soient sur eux. » Ils dirent : « Quelle est sa supériorité sur les habitants du ciel ? » Il dit : « Dieu Très-Haut a dit aux habitants du ciel : "Et quiconque d'entre eux dirait : "Je suis une divinité en dehors de Lui" 4" - le verset. Et Il a dit à Muhammad - que Dieu prie sur lui et le salue - : "Nous t'avons accordé une victoire éclatante 5" - le verset. » Ils dirent : « Et quelle est sa supériorité sur les prophètes ? » Il dit : « Dieu Très-Haut a dit : "Nous n'avons envoyé aucun messager qu'avec la langue de son peuple 6" - le verset. Et Il a dit à Muhammad : "Nous ne t'avons envoyé que comme une miséricorde pour l'univers 7." » D'après Khâlid 8 ibn Ma'dân : Un groupe de compagnons du Messager de Dieu - que Dieu prie sur lui et le salue - dirent : « Ô Messager de Dieu, informe-nous sur toi-même » - et une tradition similaire a été rapportée d'Abû Dharr 9, de Shaddâd 10 ibn Aws et d'Anas 11 ibn Mâlik - que Dieu les agrée - ; il dit : « Oui... Je suis l'invocation d'Abraham mon père - c'est-à-dire sa parole : "Notre Seigneur, envoie parmi eux un messager issu d'eux 12" - ; Jésus m'a annoncé ; ma mère, lorsqu'elle m'a porté, a vu sortir d'elle une lumière qui illuminait les palais de Busrâ en Syrie ; j'ai été allaité chez les Banû Sa'd ibn Bakr ; alors que j'étais avec un frère derrière nos maisons, gardant nos agneaux, deux hommes vêtus de blanc - et dans un autre hadith : trois hommes - vinrent à moi avec une bassine en or remplie de neige ; ils me prirent et fendirent mon ventre - il dit dans un autre hadith : depuis ma gorge jusqu'au bas-ventre - puis ils en sortirent mon cœur, le fendirent, en retirèrent un caillot noir qu'ils jetèrent, puis lavèrent mon cœur et mon ventre avec cette neige jusqu'à les purifier - il dit dans un autre hadith : puis l'un d'eux prit quelque chose, et voici qu'il avait dans la main un sceau de lumière, que le regard ne pouvait soutenir ; il scella mon cœur avec, qui se remplit de foi et de sagesse ; puis il le remit à sa place, et l'autre passa sa main sur ma poitrine, qui se referma. » Et dans une version 13 : « Gabriel dit : "Un cœur solide - c'est-à-dire fort - avec deux yeux qui voient et deux oreilles qui entendent." Puis l'un dit à son compagnon : "Pèse-le avec dix de sa communauté." Il me pesa avec eux et je les surpassai. Puis il dit : "Pèse-le avec cent de sa communauté." Il me pesa avec eux et je les surpassai. Puis il dit : "Pèse-le avec mille de sa communauté." Il me pesa avec eux et je les surpassai. Puis il dit : "Laisse-le ; si tu le pesais avec toute sa communauté, il les surpasserait." » Il dit dans l'autre hadith : « Puis ils me serrèrent contre leurs poitrines, embrassèrent ma tête et entre mes yeux, puis dirent : "Ô bien-aimé de Dieu, n'aie pas peur ; si tu savais ce qui est voulu de toi comme bien, tes yeux se réjouiraient." » Et dans la suite de ce hadith, ils dirent : « Que tu es honoré auprès de Dieu ! Dieu et Ses anges sont avec toi. » Il dit dans le hadith d'Abû Dharr 14 : « À peine m'eurent-ils quitté que je voyais les choses comme si je les voyais de mes propres yeux. » Abû Muhammad al-Makkî 15, Abû al-Layth as-Samarqandî 16 et d'autres ont rapporté qu'Adam, lors de sa désobéissance, dit : « Ô Dieu, par le droit de Muhammad, pardonne-moi ma faute » - et on rapporte : « et accepte mon repentir. » Dieu lui dit : « D'où connais-tu Muhammad ? » Il dit : « J'ai vu en tout lieu du Paradis écrit : "Il n'y a de dieu que Dieu, Muhammad est le Messager de Dieu" - et on rapporte : "Muhammad est Mon serviteur et Mon messager" - ; j'ai donc su qu'il est la plus noble de Tes créatures auprès de Toi. » Dieu agréa son repentir et lui pardonna. Selon celui qui le rapporte, ceci est l'interprétation de la parole de Dieu Très-Haut : « Adam reçut de son Seigneur des paroles 17. » Dans une autre version : Adam dit : « Lorsque Tu m'as créé, j'ai levé la tête vers Ton Trône, et voici qu'il y était écrit : "Il n'y a de dieu que Dieu, Muhammad est le Messager de Dieu" ; j'ai donc su qu'il n'y a personne de plus grand rang auprès de Toi que celui dont Tu as placé le nom avec le Tien. » Dieu lui révéla : « Par Ma puissance et Ma majesté, il est le dernier des prophètes de ta descendance ; sans lui, Je ne t'aurais pas créé. » Il dit : « Adam était surnommé "Père de Muhammad" 18. » Et on dit : « Père de l'humanité 19. » Il a été rapporté de Surayj 20 ibn Yûnus qu'il a dit : « Dieu a des anges voyageurs ; leur adoration consiste à s'arrêter à toute maison où il y a Ahmad ou Muhammad, en l'honneur de Muhammad - que Dieu prie sur lui et le salue. » Ibn Qâni' 21 le juge a rapporté d'Abû al-Hamrâ' 22 qui a dit : « Le Messager de Dieu - que Dieu prie sur lui et le salue - a dit : "Lors de mon ascension au ciel, voici que sur le Trône était écrit : "Il n'y a de dieu que Dieu, Muhammad est le Messager de Dieu ; Je l'ai soutenu par 'Alî." » Dans l'exégèse, d'après Ibn 'Abbâs 23 au sujet de la parole de Dieu Très-Haut : « Et sous lui se trouvait un trésor qui leur appartenait 24 », il dit : « Une tablette d'or sur laquelle était écrit : "Étonnant pour celui qui est certain du destin, comment se tourmente-t-il ? Étonnant pour celui qui est certain du Feu, comment rit-il ? Étonnant pour celui qui voit le monde et ses vicissitudes, comment s'y attache-t-il ? Moi, Dieu, il n'y a de dieu que Moi... Muhammad est Mon serviteur et Mon messager." » D'après Ibn 'Abbâs 25 - que Dieu les agrée - : « À la porte du Paradis est écrit : "Moi, je suis Dieu, il n'y a de dieu que Moi ; Muhammad est le Messager de Dieu ; Je ne châtie pas celui qui le dit." » Et il a mentionné qu'on a trouvé sur des pierres anciennes écrit : « Muhammad est pieux, réformateur, seigneur et digne de confiance. » As-Simintârî 26 a mentionné : « J'ai vu dans une région du Khorasan un nouveau-né ; sur un de ses côtés était écrit : "Il n'y a de dieu que Dieu", et sur l'autre : "Muhammad est le Messager de Dieu." » Les traditionnistes ont mentionné qu'aux Indes, il y a une rose rouge sur laquelle est écrit en blanc : « Il n'y a de dieu que Dieu, Muhammad est le Messager de Dieu. » Il a été rapporté de Ja'far 27 ibn Muhammad, d'après son père : « Au Jour de la Résurrection, un héraut appellera : "Que se lève celui dont le nom est Muhammad, et qu'il entre au Paradis, en l'honneur de son nom" - que Dieu prie sur lui et le salue. » Ibn al-Qâsim 28 a rapporté dans son "Samâ'" 29 et Ibn Wahb 30 dans son "Jâmi'" 31, d'après Mâlik 32 : « J'ai entendu les gens de la Mecque dire : "Il n'y a pas de maison où il y a le nom de Muhammad sans qu'elle prospère, et ses habitants soient pourvus, ainsi que leurs voisins." » Et d'après lui - que Dieu prie sur lui et le salue - : « Il ne nuit à aucun de vous d'avoir dans sa maison "Muhammad", "Muhammadân" ou "Thalâtha" 33. » D'après 'Abd Allâh 34 ibn Mas'ûd - que Dieu l'agrée - : « Dieu Très-Haut a regardé les cœurs des serviteurs, a choisi parmi eux le cœur de Muhammad - que Dieu prie sur lui et le salue - et l'a élu pour Lui-même, puis l'a envoyé avec Son message. » An-Naqqâsh 35 a rapporté que le Prophète - que Dieu prie sur lui et le salue - lorsque fut révélé : « Il ne vous appartient pas de faire du tort au Messager de Dieu, ni d'épouser jamais ses épouses après lui 36 » - le verset - se leva en prédicateur et dit : « Ô communauté des croyants, Dieu Très-Haut m'a préféré à vous d'une préférence, et a préféré mes femmes à vos femmes d'une préférence. » - le hadith. Deuxième chapitre : La dignité de l'ascension nocturne Sur sa prééminence par ce qu'implique la dignité de l'ascension nocturne : la conversation intime, la vision, l'imamat des prophètes, son ascension jusqu'au Lotus de la limite, et ce qu'il a vu des plus grands signes de son Seigneur. Parmi les caractéristiques particulières du Prophète - que Dieu prie sur lui et le salue - figure l'histoire de l'ascension nocturne, et ce qu'elle renferme comme degrés d'élévation, que le Livre précieux a signalés et que les traditions authentiques ont expliqués.
Allah Très-Haut a dit : « Gloire à Celui qui a fait voyager de nuit Son serviteur, du Masjid al-Haram (la Mosquée sacrée) » (verset 49). Et Il a dit : « Par l'étoile lorsqu'elle tombe » (verset 50) jusqu'à Sa parole : « Il a certes vu des signes parmi les plus grands de son Seigneur » (verset 51). Il n'y a donc aucun désaccord entre les musulmans sur la réalité du Voyage nocturne (al-Isrâ') de lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, car c'est le texte même du Coran. De nombreux hadiths répandus sont venus en détailler les merveilles et les particularités de notre Prophète Muhammad, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, en cette occasion... Nous avons estimé devoir présenter le plus complet d'entre eux et y ajouter, en complément, ce qui doit être mentionné d'autres sources. D'après Anas ibn Mâlik, qu'Allah l'agrée, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « On m'amena al-Burâq (la monture du Voyage nocturne) ; c'est une monture blanche, longue, plus grande que l'âne et plus petite que la mule, qui pose son sabot à l'extrémité de sa portée. » Il dit : « Je la montai jusqu'à ce que j'arrive à Bayt al-Maqdis (Jérusalem). Je l'attachai à l'anneau auquel les prophètes attachent leurs montures. Puis j'entrai dans la mosquée et j'y priai deux rak'as (unités de prière). Ensuite, je sortis et Jibrîl (Gabriel) vint à moi avec un récipient de vin et un récipient de lait ; je choisis le lait. » Alors Jibrîl dit : « Tu as choisi la fitra (la nature primordiale). Puis on nous éleva vers le ciel. Jibrîl demanda l'ouverture. On dit : "Qui es-tu ?" Il dit : "Jibrîl." On dit : "Et qui est avec toi ?" Il dit : "Muhammad." On dit : "A-t-il été envoyé vers lui ?" Il dit : "Il a été envoyé vers lui." Alors on nous ouvrit, et voici que je vis Âdam, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Il m'accueillit chaleureusement et pria pour moi pour le bien. Puis on nous éleva vers le deuxième ciel. Jibrîl demanda l'ouverture. On dit : "Qui es-tu ?" Il dit : "Jibrîl." On dit : "Et qui est avec toi ?" Il dit : "Muhammad." On dit : "A-t-il été envoyé vers lui ?" Il dit : "Il a été envoyé vers lui." Alors on nous ouvrit, et voici que je vis les deux cousins, 'Îsâ (Jésus) fils de Maryam (Marie) et Yahyâ (Jean) fils de Zakariyyâ (Zacharie), que la paix soit sur eux. Ils m'accueillirent chaleureusement et prièrent pour moi pour le bien. Puis on nous éleva vers le quatrième ciel. » Et il mentionna la même chose : « Et voici que je vis Idrîs (Hénoch). Il m'accueillit chaleureusement et pria pour moi pour le bien. » Allah Très-Haut a dit : « Et Nous l'élevâmes à un lieu élevé » (verset 54). « Puis on nous éleva vers le cinquième ciel » – et il mentionna la même chose – « et voici que je vis Hârûn (Aaron). Il m'accueillit chaleureusement et pria pour moi pour le bien. Puis on nous éleva vers le sixième ciel » – et il mentionna la même chose – « et voici que je vis Mûsâ (Moïse). Il m'accueillit chaleureusement et pria pour moi pour le bien. Puis on nous éleva vers le septième ciel » – et il mentionna la même chose – « et voici que je vis Ibrâhîm (Abraham), appuyant son dos contre la Maison peuplée (al-Bayt al-Ma'mûr). Et voici que soixante-dix mille anges y entrent chaque jour, sans jamais y revenir. Puis on me mena jusqu'au Lotus de la limite (Sidrat al-Muntahâ). Et voici que ses feuilles étaient comme des oreilles d'éléphant, et ses fruits comme des outres. » Il dit : « Lorsque l'enveloppa de l'ordre d'Allah ce qui l'enveloppa, elle se transforma, et aucune des créatures d'Allah ne peut la décrire en raison de sa beauté. Alors Allah m'inspira ce qu'Il m'inspira. Il m'imposa cinquante prières chaque jour et chaque nuit. Je redescendis vers Mûsâ, qui dit : "Que ton Seigneur a-t-Il imposé à ta communauté ?" Je dis : "Cinquante prières." Il dit : "Retourne vers ton Seigneur et demande-Lui l'allègement, car ta communauté ne pourra pas supporter cela. J'ai moi-même éprouvé les Enfants d'Israël et je les ai connus." » Il dit : « Je retournai donc vers mon Seigneur et dis : "Seigneur, allège pour ma communauté." Il m'enleva cinq. Je retournai vers Mûsâ et dis : "Il m'a enlevé cinq." Il dit : "Ta communauté ne pourra pas supporter cela. Retourne vers ton Seigneur et demande-Lui l'allègement." » Il dit : « Je ne cessai d'aller et venir entre mon Seigneur Très-Haut et Mûsâ, jusqu'à ce qu'Il dise : "Ô Muhammad, elles sont cinq prières chaque jour et chaque nuit, chaque prière comptant pour dix, ce qui fait cinquante prières. Et quiconque a l'intention de faire une bonne action et ne la fait pas, on lui inscrit une bonne action ; s'il la fait, on lui en inscrit dix. Et quiconque a l'intention de commettre une mauvaise action et ne la fait pas, on ne lui inscrit rien ; s'il la fait, on lui inscrit une seule mauvaise action." » Il dit : « Je redescendis jusqu'à atteindre Mûsâ et l'en informai. Il dit : "Retourne vers ton Seigneur et demande-Lui l'allègement." Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : "Je dis : 'Je suis retourné vers mon Seigneur jusqu'à en avoir honte devant Lui.'" » Le juge (al-Qâdî) dit : « Thâbit, qu'Allah lui fasse miséricorde, a parfaitement rapporté ce hadith d'après Anas, comme il le voulait, et personne n'a rapporté de lui de version plus correcte que celle-ci. D'autres ont mêlé à son sujet, d'après Anas, beaucoup de confusion, surtout dans la transmission de Sharîk ibn Abî Namir. » En effet, il a mentionné au début la venue de l'ange auprès de lui, l'ouverture de son ventre et son lavage avec l'eau de Zamzam. Or cela n'eut lieu que lorsqu'il était enfant, avant la Révélation. Sharîk a dit dans son hadith : « Et cela avant qu'il ne reçoive la Révélation », en mentionnant l'histoire du Voyage nocturne. Or il n'y a pas de désaccord sur le fait que celui-ci eut lieu après la Révélation. Plusieurs ont dit qu'il eut lieu un an avant l'Hégire (al-Hijra). Et d'autres ont dit : avant cela. Thâbit a également rapporté d'après Anas, par la transmission de Hammâd ibn Salama, la venue de Jibrîl auprès du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, alors qu'il jouait avec des garçons chez sa nourrice, et l'ouverture de son cœur, cette histoire étant distincte du hadith du Voyage nocturne, comme les gens l'ont rapportée. Il a donc excellé dans les deux récits, et dans le fait que le Voyage nocturne vers Bayt al-Maqdis et vers le Lotus de la limite était une seule et même histoire, et qu'il atteignit Bayt al-Maqdis, puis fut élevé de là. Il a ainsi écarté toute confusion ou doute que d'autres auraient pu susciter. Yûnus a rapporté d'après Ibn Shihâb, d'après Anas, qu'Abû Dharr disait que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Le toit de ma maison fut fendu, et Jibrîl descendit. Il ouvrit ma poitrine, puis la lava avec de l'eau de Zamzam. Ensuite, il apporta un bassin en or rempli de sagesse et de foi, et le déversa dans ma poitrine. Puis il la referma. Ensuite, il me prit par la main et on s'éleva vers le ciel. » Et il mentionna l'histoire. Qatâda a rapporté un hadith similaire d'après Anas, d'après Mâlik ibn Sa'sa'a, avec des avancées et des retards, des ajouts et des omissions, et un désaccord sur l'ordre des prophètes dans les cieux. Le hadith de Thâbit d'après Anas est plus solide et plus parfait. Il y a eu, dans le hadith du Voyage nocturne, des ajouts dont nous mentionnerons des points utiles pour notre propos. Parmi eux, dans le hadith d'Ibn Shihâb, il y a : « Chaque prophète lui disait : "Bienvenue au prophète vertueux et au frère vertueux", sauf Âdam et Ibrâhîm, qui lui dirent : "et au fils vertueux". » Et il y a, par la voie d'Ibn 'Abbâs : « Puis on m'éleva jusqu'à ce que j'apparaisse à un niveau où j'entendais le grincement des calames (des anges écrivant le destin). » Et d'après Anas : « Puis on m'emmena jusqu'à ce que j'arrive au Lotus de la limite. Il fut enveloppé de couleurs que je ne sais décrire. » Il dit : « Puis on me fit entrer au Paradis. » Et dans le hadith de Mâlik ibn Sa'sa'a : « Lorsque je le dépassai – c'est-à-dire Mûsâ – il pleura. On l'appela : "Qu'est-ce qui te fait pleurer ?" Il dit : "Seigneur, ce jeune homme que Tu as envoyé après moi, il entrera au Paradis de sa communauté plus que n'en entrera de la mienne." » Et dans le hadith d'Abû Hurayra : « Je me vis au milieu d'un groupe de prophètes. L'heure de la prière arriva, et je les dirigeai. Quelqu'un dit : "Ô Muhammad, voici Mâlik, le gardien de l'Enfer. Salue-le." Je me retournai, et il me précéda par le salut. » Et dans le hadith d'Abû Hurayra : « Puis il chemina jusqu'à arriver à Bayt al-Maqdis. Il descendit et attacha son cheval à un rocher. Il pria avec les anges. Lorsque la prière fut achevée, ils dirent : "Ô Jibrîl, qui est celui-ci avec toi ?" Il dit : "C'est Muhammad, le Messager d'Allah, le sceau des prophètes." Ils dirent : "A-t-il été envoyé vers lui ?" Il dit : "Oui." Ils dirent : "Qu'Allah le salue comme frère et successeur ! Quel bon frère et quel bon successeur !" » « Puis ils rencontrèrent les esprits des prophètes, qui louèrent leur Seigneur » – et il mentionna les paroles de chacun d'eux : Ibrâhîm, Mûsâ, 'Îsâ, Dâwûd (David) et Sulaymân (Salomon). « Puis il mentionna les paroles du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. » Il dit : « Et Muhammad, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, loua son Seigneur Puissant et Majestueux, disant : "Vous avez tous loué votre Seigneur, et moi, je loue mon Seigneur : Louange à Allah qui m'a envoyé comme miséricorde pour les mondes, comme annonciateur et avertisseur pour l'humanité tout entière ; qui a fait descendre sur moi le Discernement (al-Furqân), contenant l'explication de toute chose ; qui a fait de ma communauté la meilleure communauté ; qui a fait de ma communauté une communauté du juste milieu ; qui a fait de ma communauté les premiers et les derniers ; qui m'a ouvert la poitrine, qui a déposé mon fardeau, qui a élevé ma renommée, et qui a fait de moi l'ouvreur et le sceau." » Alors Ibrâhîm dit : « C'est par cela que Muhammad vous a surpassés. »
Puis Il mentionna qu'il fut élevé au ciel le plus proche, et d'un ciel à l'autre comme précédemment. Dans le hadith 37 d'Ibn Mas'ûd : « On me mena jusqu'au jujubier de la limite 38, qui se trouve dans le sixième ciel ; c'est là que s'arrête ce qui monte de la terre, et on le saisit à partir de là ; et c'est là que s'arrête ce qui descend d'au-dessus, et on le saisit à partir de là. » Le Très-Haut dit : « Quand le jujubier fut couvert par ce qui le couvrait 39 ». Il dit : « Des papillons en or. » Et d'après la version d'Abû Hurayra 40, par la voie d'al-Rabî' 41 b. Anas : « Il me fut dit : Ceci est le jujubier de la limite ; tout homme de ta communauté qui suit ta voie s'arrête là. C'est le jujubier de la limite ; de son pied jaillissent des fleuves d'eau non corrompue, des fleuves de lait dont le goût n'a pas changé, des fleuves de vin délicieux pour les buveurs, et des fleuves de miel purifié. C'est un arbre sous l'ombre duquel un cavalier voyage pendant soixante-dix ans, et une de ses feuilles couvre toute la création. Il fut alors couvert d'une lumière, et les anges le couvrirent. » Il dit : « C'est là Sa parole : « Quand le jujubier fut couvert par ce qui le couvrait. » Alors le Béni et Très-Haut lui dit : « Demande. » Il dit : « Tu as pris Abraham pour ami intime, et Tu lui as donné un royaume immense. Tu as parlé à Moïse directement, Tu as donné à David un royaume immense, Tu as rendu le fer malléable pour lui, Tu lui as assujetti les montagnes. Tu as donné à Salomon un royaume immense, Tu lui as assujetti les djinns, les humains, les démons et les vents, et Tu lui as donné un royaume qui ne convient à personne après lui. Tu as enseigné à Jésus la Torah et l'Évangile, Tu l'as rendu capable de guérir l'aveugle-né et le lépreux, et Tu l'as protégé, lui et sa mère, contre le Diable maudit, de sorte qu'il n'eut aucun pouvoir sur eux. » Son Seigneur Très-Haut lui dit : « Je t'ai pris pour ami intime et bien-aimé ; c'est écrit dans la Torah : « Muhammad est le bien-aimé du Tout-Miséricordieux. » Je t'ai envoyé à l'humanité tout entière, J'ai fait de ta communauté la première et la dernière, J'ai fait que ta communauté ne peut prononcer un sermon avant d'attester que tu es Mon serviteur et Mon messager, Je t'ai fait le premier des prophètes dans la création et le dernier dans l'envoi, Je t'ai donné les sept versets répétés 42 que Je n'ai donnés à aucun prophète avant toi, Je t'ai donné les versets de clôture de la sourate al-Baqara 43 provenant d'un trésor sous le Trône, que Je n'ai donnés à aucun prophète avant toi, et Je t'ai fait l'ouvreur et le sceau. » Dans l'autre version 44, il dit : « Il fut donné au Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, trois choses : - Il reçut les cinq prières. - Il reçut les versets de clôture de la sourate al-Baqara. - Et il fut pardonné à ceux de sa communauté qui n'associent rien à Dieu les péchés majeurs 45. » Et il dit 46 : « Le cœur n'a pas menti sur ce qu'il a vu 47 », les deux versets. Il vit Gabriel sous sa forme, avec six cents ailes. Dans le hadith de Sharîk 48 : « Il vit Moïse dans le septième [ciel] – il dit : en raison de la supériorité de la parole de Dieu – puis il dit : Ensuite on m'éleva au-dessus de cela à ce que seul Dieu connaît. » Moïse dit : « Je ne pensais pas que quelqu'un serait élevé au-dessus de moi. » Il a été rapporté d'Anas 49 que le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, « pria avec les prophètes à Jérusalem 50. » Et d'Anas, que Dieu l'agrée, qui dit : le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, dit : « Un jour que j'étais assis, Gabriel, sur lui la paix, entra et me donna un coup entre les omoplates ; je me levai vers un arbre qui avait comme deux nids d'oiseau ; il s'assit dans l'un et je m'assis dans l'autre, puis je m'endormis jusqu'à ce que [l'espace entre] les deux horizons fût comblé ; si j'avais voulu, j'aurais touché le ciel en tournant mon regard. Je vis Gabriel comme une natte 51 aplatie 52 ; je reconnus alors la supériorité de sa connaissance de Dieu sur la mienne. Il m'ouvrit la porte du ciel, je vis la Lumière suprême, et le voile 53 fut abaissé devant moi, et il était ouvert par des perles et des rubis. Puis Dieu me révéla ce qu'Il voulut révéler. » Al-Bazzâr 54 mentionna d'après 'Alî b. Abî Tâlib 55, que Dieu l'agrée : « Quand Dieu Très-Haut voulut enseigner à Son Messager, que Dieu prie sur lui et le salue, l'appel à la prière, Gabriel vint à lui avec une monture appelée al-Burâq 56. Il voulut la monter, mais elle se cabra. Gabriel lui dit : « Calme-toi, par Dieu, aucun serviteur plus noble que Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue, ne t'a montée. » Il la monta donc jusqu'à ce qu'il parvînt au voile qui est près du Tout-Miséricordieux, Très-Haut. Alors qu'il était ainsi, un ange sortit du voile. Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, dit : « Ô Gabriel, qui est-ce ? » Il dit : « Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je suis la créature la plus proche en rang, et pourtant je n'ai jamais vu cet ange depuis ma création jusqu'à cet instant. » L'ange dit : « Allâhu akbar, Allâhu akbar 57. » Il lui fut répondu de derrière le voile : « Mon serviteur a dit vrai : Je suis le Plus Grand, Je suis le Plus Grand. » Puis l'ange dit : « Ashhadu an lâ ilâha illâ Allâh 58. » Il lui fut répondu de derrière le voile : « Mon serviteur a dit vrai : Je suis Dieu, il n'y a de dieu que Moi. » Et il mentionna la même chose pour le reste de l'appel à la prière, sauf qu'il ne mentionna pas de réponse à « Hayya 'alâ l-salâh, hayya 'alâ l-falâh 59. » Il dit : « Ensuite l'ange prit la main de Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue, et le fit avancer pour diriger la prière des habitants du ciel, parmi lesquels Adam et Noé. » Abû Ja'far 60 Muhammad b. 'Alî b. al-Husayn, son transmetteur 61, dit : « Dieu Très-Haut a parfait pour Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue, l'honneur sur les habitants des cieux et de la terre. » Le Qâdî 62 – que Dieu lui accorde le succès – dit : « Ce qui est mentionné dans ce hadith concernant le voile concerne la créature, non le Créateur. Ce sont eux qui sont voilés ; le Créateur, que Son nom soit exalté, est exempt de ce qui Le voile. Car les voiles n'entourent qu'un être limité et sensible. Mais Ses voiles sont sur les yeux de Ses créatures, leurs cœurs et leurs perceptions, comme Il veut, comme Il veut et quand Il veut, comme dans Sa parole : « Non ! En ce jour-là, ils seront voilés de leur Seigneur 63. » Ainsi, Sa parole dans ce hadith : « le voile » et « quand un ange sortit du voile » doit être interprétée comme un voile par lequel Il a voilé ceux qui sont derrière, parmi Ses anges, de la connaissance de ce qui est en deçà de Sa puissance et de Sa grandeur, et des merveilles de Son royaume et de Sa domination. Ce qui le confirme dans le hadith est la parole de Gabriel au sujet de l'ange qui sortit de derrière lui : « Je n'ai jamais vu cet ange depuis ma création jusqu'à cet instant. » Cela indique que ce voile n'est pas spécifique à l'Essence. Et cela est confirmé par la parole de Ka'b 64 dans l'interprétation du jujubier de la limite : « C'est là que s'arrête la connaissance des anges ; c'est là qu'ils trouvent l'ordre de Dieu ; leur connaissance ne le dépasse pas. » Quant à Sa parole : « qui est près du Tout-Miséricordieux », elle doit être interprétée comme une ellipse d'un complément, c'est-à-dire : près du Trône du Tout-Miséricordieux, ou près d'une chose parmi Ses signes immenses, ou près des principes des réalités de Ses connaissances, ce qu'Il sait mieux. Comme Dieu Très-Haut dit : « Interroge le village 65 », c'est-à-dire « ses habitants. » Et Sa parole : « Il lui fut répondu de derrière le voile : Mon serviteur a dit vrai : Je suis le Plus Grand » a pour sens apparent qu'il entendit en ce lieu la parole de Dieu Très-Haut, mais de derrière un voile. Comme Dieu Très-Haut dit : « Il n'appartient pas à un mortel que Dieu lui parle si ce n'est par révélation, ou de derrière un voile 66 », c'est-à-dire sans qu'il Le voie, Son regard étant voilé de Sa vision. Si l'on admet que Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue, a vu son Seigneur, Puissant et Majestueux, il est possible que ce fût dans un autre lieu, après celui-ci ou avant, le voile ayant été levé de son regard jusqu'à ce qu'Il le voie. Et Dieu sait mieux. TROISIÈME SECTION : LA RÉALITÉ DU VOYAGE NOCTURNE Ensuite, les prédécesseurs et les savants ont divergé : Ce voyage eut-il lieu par son esprit ou par son corps ? Ils se répartissent en trois opinions : Un groupe soutint que c'est un voyage par l'esprit, et que c'est une vision en songe, tout en convenant que les visions des prophètes sont vraies et sont une révélation. C'est l'avis de Mu'âwiya 67, et il fut rapporté d'al-Hasan 68 – mais le célèbre de lui est le contraire – et Muhammad b. Ishâq 69 y fit allusion. Leur argument est la parole du Très-Haut : « Nous n'avons fait de la vision que Nous t'avons montrée qu'une épreuve pour les gens 70 », et ce qu'ils rapportent de 'Â'isha 71, que Dieu l'agrée : « Je n'ai pas perdu 72 le corps du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue », et sa parole : « Pendant que je dormais », et la parole d'Anas 73 : « Il dormait dans la Mosquée sacrée », puis il mentionna l'histoire et dit à la fin : « Je me réveillai alors que j'étais dans la Mosquée sacrée. » La majorité des prédécesseurs et des musulmans soutint que c'est un voyage par le corps et à l'état de veille.
Voici la traduction fidèle du texte arabe classique : Et ceci est la vérité... Et c'est la parole d'Ibn 'Abbās (120) - et de Jābir (121) - et d'Anas (122) - et de Ḥudhayfa (123) - et de 'Umar (124) - et d'Abū Hurayra (125) - et de Mālik ibn Ṣa'ṣa'a (126) - et d'Abū Ḥabba (127) al-Badrī - et d'Ibn Mas'ūd (128) - et d'al-Ḍaḥḥāk (129) - et de Sa'īd ibn Jubayr (130) - et de Qatāda (131) - et d'Ibn al-Musayyab (132) - et d'Ibn Shihāb (133) - et d'Ibn Zayd (134) - et d'al-Ḥasan (135) - et d'Ibrāhīm (136) - et de Masrūq (137) - et de Mujāhid (138) - et d'‘Ikrima (139) - et d'Ibn Jurayj (140). Et c'est la preuve de la parole de ‘Ā’isha (141). Et c'est la parole d'al-Ṭabarī (142) - et d'Ibn Ḥanbal (143) - et d'une immense multitude de musulmans. Et c'est la parole de la plupart des [savants] tardifs parmi les juristes, les traditionnistes, les théologiens et les exégètes. Et un groupe a dit : « L’Isrā’ (Voyage nocturne) fut par le corps, en état de veille, depuis la Mosquée Sacrée jusqu’à la Maison Sainte (Bayt al-Maqdis), et jusqu’au ciel par l’esprit. » Et ils ont argumenté par Sa parole – Exalté soit-Il : « Gloire à Celui qui a fait voyager de nuit Son serviteur, depuis la Mosquée Sacrée jusqu’à la Mosquée Lointaine (al-Masjid al-Aqṣā) (144). » Il a donc fait de « jusqu’à la Mosquée Lointaine » le terme de l’Isrā’ qui a suscité l’étonnement par la grandeur de la puissance et l’éloge par l’honneur conféré au Prophète Muḥammad – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – et la manifestation de la dignité pour lui par l’Isrā’ vers elle. Ceux-ci ont dit : « Et si l’Isrā’ avait été avec son corps au-delà de la Mosquée Lointaine, Il l’aurait mentionné, car cela aurait été plus éloquent dans l’éloge. » Puis ce groupe a divergé : A-t-il prié à la Maison Sainte (Bayt al-Maqdis) ou non ? Dans le ḥadīth d’Anas (145) et d’autres, [il y a] ce qui a été mentionné précédemment de sa prière en ce lieu. Et Ḥudhayfa (146) ibn al-Yamān a nié cela (147) et a dit : « Par Allah, ils ne se sont pas éloignés du dos d’al-Burāq jusqu’à ce qu’ils soient revenus. » Al-Qāḍī – qu’Allah lui accorde le succès – a dit : « Et la vérité à ce sujet, et ce qui est correct – si Allah le veut – est que c’est un Isrā’ par le corps et l’esprit dans toute l’histoire ; et c’est ce qu’indiquent le verset, les récits authentiques et la considération logique. - Et on ne s’écarte pas du sens apparent et de la réalité vers l’interprétation allégorique, sauf en cas d’impossibilité ; et il n’y a pas d’impossibilité dans l’Isrā’ avec son corps et dans son état de veille. - Car si cela avait été un songe, Il aurait dit : « par l’esprit de Son serviteur », et Il n’a pas dit « par Son serviteur ». Et Sa parole – Exalté soit-Il : « Le regard n’a pas dévié et n’a pas transgressé (148) » ; et si cela avait été un songe, il n’y aurait eu en cela ni signe ni miracle, les mécréants ne l’auraient pas jugé improbable, ne l’auraient pas traité de menteur, et les faibles parmi ceux qui avaient embrassé l’Islam n’auraient pas apostasié ni n’auraient été éprouvés à cause de cela, car de tels songes ne sont pas [choses] inconcevables. Bien au contraire, cela ne s’est produit de leur part que parce qu’ils savaient que son récit ne concernait que son corps et son état de veille. Ajoutons à cela ce qui est mentionné dans le ḥadīth : la mention de sa prière avec les prophètes à la Maison Sainte (Bayt al-Maqdis) dans la version d’Anas, ou dans le ciel selon ce qu’a rapporté un autre ; la mention de la venue de Jibrīl (Gabriel) à lui avec al-Burāq ; le récit du Mi‘rāj (Ascension) ; l’ouverture du ciel, où l’on dit : « Qui est avec toi ? » … Il répond : « Muḥammad » … ; sa rencontre avec les prophètes qui s’y trouvaient, leur récit avec lui, leur accueil bienveillant ; l’affaire de l’imposition de la prière, sa discussion avec Mūsā (Moïse) à ce sujet ; et dans certains de ces récits : « Alors il prit – c’est-à-dire Jibrīl – ma main et monta avec moi au ciel » jusqu’à sa parole : « Puis il monta avec moi jusqu’à ce que j’apparusse à un niveau où j’entendais le grincement des plumes » ; et qu’il atteignit le Lotus de la Limite (Sidrat al-Muntahā) ; et qu’il entra au Paradis et y vit ce qu’il mentionna. Ibn ‘Abbās (149) a dit (150) : « C’est une vision de l’œil qu’il a vue – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – et non une vision de songe. » Et d’après al-Ḥasan (151) à ce sujet (152) : « Alors que j’étais endormi dans le Ḥijr (espace attenant à la Kaaba), Jibrīl vint à moi et me poussa (153) du talon, alors je me levai et m’assis, mais je ne vis rien ; alors je retournai à ma couche – il mentionna cela trois fois – » Il dit à la troisième fois : « Alors il prit mon bras et me tira jusqu’à la porte de la Mosquée, et voici une monture… » Et il mentionna le récit d’al-Burāq. Et d’après Umm Hāni’ (154) (155) : « Le Messager d’Allah – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – ne fut emmené en voyage nocturne que lorsqu’il était dans ma maison cette nuit-là. Il pria la prière du ‘Ichā’ (dernière prière du soir) et dormit parmi nous. Peu avant l’aube, nous réveillâmes (156) le Messager d’Allah – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui. Lorsqu’il eut prié le Ṣubḥ (prière de l’aube) et que nous eûmes prié, il dit : « Ô Umm Hāni’… J’ai prié avec vous la prière du ‘Ichā’ comme tu l’as vu dans cette vallée. Puis je suis venu à la Maison Sainte (Bayt al-Maqdis) et j’y ai prié. Puis j’ai prié la prière du matin (al-Ghadāt) avec vous maintenant, comme vous le voyez… » Et ceci est clair quant au fait que ce fut avec son corps. Et d’après Abū Bakr (157) (158), selon la version de Shaddād (159) ibn Aws d’après lui, qu’il dit au Prophète – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – la nuit où il fut emmené en voyage nocturne : « Je t’ai cherché, ô Messager d’Allah, hier soir à ta place, mais je ne t’ai pas trouvé. » … Il lui répondit : « Jibrīl – que la paix soit sur lui – m’a porté jusqu’à la Mosquée Lointaine. » Et d’après ‘Umar (160) (161) – qu’Allah soit satisfait de lui – il a dit : Le Messager d’Allah – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – a dit : « J’ai prié la nuit où je fus emmené en voyage nocturne dans la partie avant de la Mosquée, puis j’entrai dans le Rocher, et voici un ange debout avec trois récipients. » Et il mentionna le ḥadīth. Ces déclarations explicites sont claires et non impossibles, donc elles doivent être interprétées selon leur sens apparent. Et d’après Abū Dharr (162) (163) d’après lui – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui : « Le toit de ma maison fut fendu (164) alors que j’étais à La Mecque ; Jibrīl descendit, ouvrit ma poitrine, puis la lava avec l’eau de Zamzam… jusqu’à la fin de l’histoire ; puis il prit ma main et monta avec moi… » Et d’après Anas (165) : « Je fus emmené, et ils m’emmenèrent à Zamzam, et [Jibrīl] ouvrit ma poitrine. » Et d’après Abū Hurayra (166) (167) d’après lui : « Je me vis dans le Ḥijr, alors que Quraysh me questionnait au sujet de mon voyage nocturne… Ils me questionnèrent sur des choses que je n’avais pas fixées [dans ma mémoire], et je fus affligé d’une affliction telle que je n’en avais jamais éprouvé de pareille… Alors Allah l’éleva pour moi afin que je le regarde. » Et une chose similaire (168) est rapportée d’après Jābir (169). Et ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb (170) – qu’Allah soit satisfait de lui – a rapporté dans le ḥadīth de l’Isrā’ d’après lui – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – qu’il a dit : « Puis je retournai auprès de Khadīja, sans m’être éloigné de son côté. » LE QUATRIÈME CHAPITRE : RÉFUTATION DES ARGUMENTS DE CEUX QUI ONT DIT QUE C’ÉTAIT UN SOMMEIL Ils ont argumenté par Sa parole – Exalté soit-Il : « Et Nous n’avons fait de la vision que Nous t’avons montrée (171) » ; Il l’a donc appelée « vision » (ru’yā). Nous disons : Sa parole : « Gloire à Celui qui a fait voyager de nuit Son serviteur (172) » la réfute, car on ne dit pas en parlant du sommeil : « Il a fait voyager de nuit » (asrā). Et Sa parole : « une épreuve pour les gens » confirme que c’était une vision de l’œil et un Isrā’ de la personne, car il n’y a pas d’épreuve dans le songe (173), et personne ne le traite de menteur, car toute personne voit des choses semblables dans son sommeil, comme se trouver à la même heure dans des contrées différentes. De plus, les exégètes ont divergé au sujet de ce verset. Certains d’entre eux ont estimé « qu’il fut révélé à propos de l’affaire d’al-Ḥudaybiyya et de ce qui s’était produit dans les esprits des gens à ce sujet. » Et il a été dit autre chose que cela. Quant à leur parole : « Il l’a appelée dans le ḥadīth un songe (manām) », et sa parole dans un autre ḥadīth : « entre le dormeur et l’éveillé », et sa parole également : « alors qu’il dormait », et sa parole : « puis je me réveillai » … cela ne constitue pas un argument … car il est possible que le premier contact de l’ange avec lui ait eu lieu alors qu’il dormait. Ou bien : le début de son transport et de l’Isrā’ avec lui eut lieu alors qu’il dormait, et il n’y a pas dans le ḥadīth qu’il était endormi pendant toute l’histoire, sauf ce qu’indique sa parole : « Puis je me réveillai alors que j’étais dans la Mosquée Sacrée. » Peut-être que sa parole : « je me réveillai » signifie « je me trouvai au matin », ou bien « il se réveilla d’un autre sommeil après son arrivée chez lui ». Et ce qui l’indique est que son voyage nocturne n’a pas duré toute sa nuit, mais seulement une partie de celle-ci. Et il se peut que sa parole : « je me réveillai alors que j’étais dans la Mosquée Sacrée » soit due à ce qui l’avait submergé des merveilles de ce qu’il avait contemplé du royaume des cieux et de la terre, et à ce qui avait imprégné son for intérieur de la vision de l’Assemblée Très-Haute (al-Mala’ al-A‘lā) et de ce qu’il avait vu des grands signes de son Seigneur ; il ne reprit ses esprits et ne revint à l’état humain que lorsqu’il était à la Mosquée Sacrée. Et une troisième possibilité : que son sommeil et son réveil soient réels, conformément au sens littéral du terme, mais qu’il ait été emmené en voyage nocturne avec son corps, tandis que son cœur était présent ; et les visions des prophètes sont vérité : leurs yeux dorment, mais leurs cœurs ne dorment pas.
Certains tenants des allusions 74 ont penché vers une interprétation de ce genre, disant : « Il fermait les yeux pour que rien des choses sensibles ne le distraie d'Allah Très-Haut... » Mais cela ne saurait être valable au moment de sa prière avec les prophètes ; peut-être avait-il, durant ce voyage nocturne 75, des états 76 particuliers. Une quatrième explication : on interprète ici le sommeil par la posture du dormeur, c'est-à-dire la position allongée... Ce qui renforce cette interprétation, c'est sa parole dans la version de 'Abd ibn Ḥumayd 77 d'après Hammām 78 : « Alors que j'étais endormi » – et peut-être a-t-il dit : « allongé » – ainsi que sa parole dans une autre version : « entre le dormeur et l'éveillé ». Il aurait donc qualifié sa posture de sommeil parce que c'est généralement la posture du dormeur. Certains ont soutenu que ces ajouts concernant le sommeil, l'ouverture du ventre et la proximité du Seigneur Puissant et Majestueux, qui figurent dans ce hadith, proviennent uniquement de la transmission de Sharīk 79 d'après Anas 80 ; ils sont donc blâmables 81 dans sa transmission. En effet, l'ouverture du ventre dans les hadiths authentiques n'a eu lieu que dans son enfance, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Et parce qu'il a dit dans le hadith : « avant qu'il ne soit envoyé comme prophète », alors que le voyage nocturne, selon l'unanimité, a eu lieu après l'envoi. Tout cela affaiblit ce qui figure dans la version d'Anas 82, d'autant qu'Anas a précisé, par d'autres voies, qu'il l'a rapporté d'après quelqu'un d'autre et qu'il ne l'a pas entendu du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Il a dit une fois : « d'après Mālik 83 ibn Ṣaʿṣaʿa », et dans le livre de Muslim : « peut-être d'après Mālik ibn Ṣaʿṣaʿa », avec un doute. Et il a dit une autre fois : « Abū Dharr 84 racontait » 85. Quant à la parole de 'Ā'isha 86 : « Je n'ai pas perdu son corps », 'Ā'isha n'a pas rapporté cela d'après une observation directe, car elle n'était pas encore son épouse à ce moment-là, ni en âge de retenir ; peut-être même n'était-elle pas encore née, selon la divergence sur la date du voyage nocturne. En effet, le voyage nocturne eut lieu au début de l'islam, selon l'avis d'al-Zuhrī 87 et de ceux qui l'ont suivi, un an et demi après l'envoi ; or 'Ā'isha 88 avait environ huit ans lors de l'hégire. On a dit aussi que le voyage nocturne eut lieu cinq ans avant l'hégire, ou un an avant. Le plus vraisemblable est qu'il eut lieu cinq ans avant. L'argument pour cela est long... et ne fait pas partie de notre propos. Puisqu'elle n'a pas été témoin de cela, cela indique qu'elle a rapporté cela d'après quelqu'un d'autre ; son information n'a donc pas plus de poids que celle d'un autre. Or d'autres disent le contraire, comme cela figure textuellement dans le hadith d'Umm Hāni' 89 et d'autres. De plus, le hadith de 'Ā'isha, qu'Allah l'agrée, n'est pas établi, alors que les autres hadiths sont plus établis – nous ne voulons pas dire le hadith d'Umm Hāni' et ce qui y est mentionné de Khadīja 90. En outre, il a été rapporté dans le hadith de 'Ā'isha : « Je n'ai pas perdu », alors que le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, n'a consommé son mariage avec elle qu'à Médine. Tout cela l'affaiblit. Bien au contraire, ce que montre sa parole correcte – qu'il s'agissait d'un voyage corporel – c'est son refus que sa vision de son Seigneur fût une vision oculaire ; si elle avait considéré qu'il s'agissait d'un songe, elle ne l'aurait pas nié. Si l'on dit : Allah Très-Haut a dit : « Le cœur n'a pas menti sur ce qu'il a vu 91 » ; Il a attribué « ce qu'il a vu » au cœur, ce qui indique qu'il s'agit d'une vision de sommeil et d'une révélation, non d'une observation oculaire et sensorielle. Nous répondons : cela est contredit par Sa parole : « Le regard n'a pas dévié ni outrepassé 92 » ; Il a attribué la chose au regard. Les exégètes ont dit, à propos de Sa parole : « Le cœur n'a pas menti sur ce qu'il a vu » : c'est-à-dire que le cœur n'a pas fait illusion à l'œil en lui montrant autre chose que la réalité, mais il a confirmé sa vision. On a dit aussi : son cœur n'a pas nié ce que ses yeux avaient vu. Chapitre cinq : Sa vision de son Seigneur Quant à la vision par le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, de son Seigneur, Gloire et Majesté à Lui, les prédécesseurs 93 ont divergé à ce sujet. 'Ā'isha 94, qu'Allah l'agrée, l'a niée. D'après Masrūq 95 qui dit à 'Ā'isha, qu'Allah l'agrée : « Ô Mère des croyants, Muhammad a-t-il vu son Seigneur ? » Elle répondit 96 : « Mes cheveux se sont dressés 97 à cause de ce que tu as dit. Trois choses : celui qui t'a rapporté cela a menti. Celui qui t'a rapporté que Muhammad a vu son Seigneur a menti », puis elle récita : « Les regards ne L'atteignent pas 98... » et mentionna le hadith. Un groupe a suivi l'avis de 'Ā'isha, qu'Allah l'agrée, et c'est le plus célèbre 99 d'après Ibn Mas'ūd 100 ; de même d'après Abū Hurayra 101 qui a dit : « Il n'a vu que Gabriel. » Il y a divergence sur son avis 102. Un groupe de traditionnistes, de juristes et de théologiens a nié cela et affirmé l'impossibilité de Sa vision en ce monde. D'après Ibn 'Abbās 103, qu'Allah les agrée tous deux : « Il L'a vu de ses yeux 104. » 'Aṭā' 105 a rapporté de lui : « Il L'a vu de son cœur. » Abū al-'Āliya 106 a rapporté de lui : « Il L'a vu de son cœur à deux reprises 107. » Ibn Isḥāq 108 a mentionné qu'Ibn 'Umar 109 envoya demander à Ibn 'Abbās, qu'Allah les agrée tous deux : « Muhammad a-t-il vu son Seigneur ? » Il répondit : « Oui. » Le plus célèbre de lui est qu'il L'a vu de ses yeux ; cela a été rapporté de lui par plusieurs voies. Il a dit 110 : « Allah Très-Haut a distingué Moïse par la parole, Abraham par l'amitié intime 111, et Muhammad par la vision. » Son argument est la parole d'Allah Très-Haut : « Le cœur n'a pas menti sur ce qu'il a vu. Allez-vous donc contester ce qu'il voit ? Et il L'a vu, certes, lors d'une autre descente 112. » Al-Māwardī 113 a dit : « On a dit qu'Allah Très-Haut a partagé Sa parole et Sa vision entre Moïse et Muhammad, que la prière et la paix d'Allah soient sur eux : Muhammad L'a vu deux fois, et Moïse Lui a parlé deux fois 114. » Abū al-Fatḥ al-Rāzī 115 et Abū al-Layth 116 al-Samarqandī ont rapporté cette histoire d'après Ka'b 117. 'Abd Allāh 118 ibn al-Ḥārith a rapporté : « Ibn 'Abbās et Ka'b se réunirent. Ibn 'Abbās dit : 'Quant à nous, les Banū Hāshim, nous disons que Muhammad a vu son Seigneur deux fois.' Alors Ka'b fit le takbīr 119 si fort que les montagnes lui répondirent, et dit : 'Allah a partagé Sa vision et Sa parole entre Muhammad et Moïse : Il a parlé à Moïse, et Muhammad L'a vu de son cœur.' » Sharīk 120 a rapporté d'après Abū Dharr 121, qu'Allah l'agrée, dans l'exégèse du verset : « Le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a vu son Seigneur. » Al-Samarqandī a rapporté d'après Muḥammad 122 ibn Ka'b al-Quraẓī et Rabī' 123 ibn Anas : « Le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, fut interrogé : 'As-tu vu ton Seigneur ?' Il répondit : 'Je L'ai vu de mon cœur, mais je ne L'ai pas vu de mes yeux.' » Mālik 124 ibn Yukhāmir a rapporté d'après Mu'ādh 125 d'après le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'il a dit : « J'ai vu mon Seigneur » et mentionna une parole... Il dit : « Ô Muhammad, au sujet de quoi l'assemblée sublime dispute-t-elle ? » ... le hadith 126. 'Abd al-Razzāq 127 a rapporté qu'al-Ḥasan 128 jurait par Allah que Muhammad avait vu son Seigneur. Abū 'Umar al-Ṭalamankī 129 l'a rapporté d'après 'Ikrima 130. Certains théologiens ont rapporté cette opinion d'après Ibn Mas'ūd 131. Ibn Isḥāq 132 a rapporté que Marwān 133 demanda à Abū Hurayra 134 : « Muhammad a-t-il vu son Seigneur ? » Il répondit : « Oui. » Al-Naqqāsh 135 a rapporté d'après Aḥmad ibn Ḥanbal 136 qu'il a dit : « Je dis selon le hadith d'Ibn 'Abbās : il L'a vu de ses yeux, il L'a vu... » jusqu'à ce que son souffle s'arrête – c'est-à-dire le souffle d'Aḥmad. Abū 'Amr 137 a dit : Aḥmad ibn Ḥanbal a dit : « Il L'a vu de son cœur » et il a hésité à dire qu'il L'a vu en ce monde par les yeux. Sa'īd 138 ibn Jubayr a dit : « Je ne dis ni qu'il L'a vu, ni qu'il ne L'a pas vu. » Il y a divergence dans l'interprétation du verset d'après Ibn 'Abbās 139, 'Ikrima, al-Ḥasan 140 et Ibn Mas'ūd. On a rapporté d'Ibn 'Abbās et 'Ikrima : « Il L'a vu de son cœur. » D'après al-Ḥasan et Ibn Mas'ūd : « Il a vu Gabriel. » 'Abd Allāh ibn Aḥmad ibn Ḥanbal a rapporté d'après son père qu'il a dit : « Il L'a vu. » Ibn 'Aṭā' a dit, à propos de la parole d'Allah Très-Haut : « N'avons-Nous pas ouvert ta poitrine 141 ? » : « Il a ouvert sa poitrine pour la vision, et Il a ouvert la poitrine de Moïse pour la parole. » Abū al-Ḥasan 142 'Alī ibn Ismā'īl al-Ash'arī, qu'Allah l'agrée, et un groupe de ses compagnons ont dit...
Il a affirmé avoir vu Allah Très-Haut de ses yeux et de ses prunelles, et a dit : « Toute preuve 143 qu’un prophète parmi les prophètes – sur eux la paix – a reçue, notre Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – en a reçu l’équivalent, et il a été distingué parmi eux par la supériorité de la vision 144. » Certains de nos maîtres ont hésité sur ce point et ont dit : « Il n’y a pas de preuve claire, mais il est possible que cela ait eu lieu. » Le Qâdî Abû al-Fadl – que Dieu l’assiste – a dit : « La vérité, sans aucun doute, est que Sa vision – qu’Il est exalté – en ce monde est possible rationnellement. Il n’y a rien dans la raison qui l’empêche. » La preuve de sa possibilité en ce monde est la demande de Moïse – sur lui la paix – de cette vision. Il est impossible qu’un prophète ignore ce qui est possible pour Dieu et ce qui ne L’est pas. Il n’a demandé que ce qui est possible, non impossible. Mais sa réalisation et sa contemplation relèvent de l’invisible, que seul connaît celui que Dieu instruit. Dieu Très-Haut lui dit : « Tu ne Me verras pas 145 », c’est-à-dire : tu ne pourras ni ne supporteras Ma vision. Puis Il lui donna un exemple tiré de ce qui est plus fort que Son prophète Moïse et plus stable : la montagne. Tout cela ne contient rien qui rende Sa vision impossible en ce monde, mais au contraire, cela montre sa possibilité en général. Il n’y a dans la Loi religieuse aucune preuve catégorique de son impossibilité ou de son interdiction, car tout existant, sa vision est possible, non impossible. Il n’y a pas d’argument pour ceux qui s’appuient sur Sa parole : « Les regards ne L’atteignent pas 146 », en raison de la divergence des interprétations sur ce verset. Et la parole de celui qui dit « en ce monde » n’implique pas l’impossibilité. Certains se sont même appuyés sur ce même verset pour prouver la possibilité de la vision et son absence d’impossibilité en général. Il a été dit : « Les regards des mécréants ne L’atteignent pas. » Il a été dit aussi : « Les regards ne L’atteignent pas » signifie « ils ne Le cernent pas ». C’est l’avis d’Ibn ‘Abbâs. Il a été dit encore : « Les regards ne L’atteignent pas, mais ce sont les voyants qui L’atteignent. » Toutes ces interprétations n’impliquent ni l’interdiction ni l’impossibilité de la vision. De même, ils n’ont pas d’argument dans Sa parole : « Tu ne Me verras pas 147 », ni dans Sa parole : « Je me repens à Toi 148 », pour ce que nous avons avancé, et parce que ces paroles ne sont pas générales, et parce que celui qui dit que leur sens est « tu ne Me verras pas en ce monde » ne fait qu’interpréter. De plus, il n’y a pas de texte explicite sur l’impossibilité. Cela ne concerne que Moïse. Et là où les interprétations sont possibles et les probabilités s’imposent, il n’y a pas de moyen d’affirmer catégoriquement. Sa parole « Je me repens à Toi » signifie : de ma demande de ce que Tu ne m’as pas destiné. Abû Bakr al-Hudhalî a dit au sujet de « Tu ne Me verras pas » : « Il n’est pas donné à un être humain de pouvoir Me regarder en ce monde ; celui qui Me regarde meurt. » J’ai vu chez certains prédécesseurs et contemporains un propos signifiant que Sa vision – qu’Il est exalté – en ce monde est impossible, en raison de la faiblesse de la constitution des gens de ce monde et de leurs forces, et parce qu’elles sont changeantes, sujettes aux accidents et à la disparition. Ils n’ont donc pas la force de supporter la vision. Mais dans l’au-delà, lorsqu’ils seront constitués d’une autre manière, dotés de forces stables et permanentes, et que les lumières de leurs yeux et de leurs cœurs seront parfaites, ils seront assez forts pour la vision. J’ai vu quelque chose d’approchant chez Mâlik ibn Anas – que Dieu lui fasse miséricorde – qui a dit : « Il n’a pas été vu en ce monde, car Il est permanent, et le permanent n’est pas vu par le périssable. Mais dans l’au-delà, lorsqu’ils recevront des yeux permanents, le permanent sera vu par le permanent. » C’est une belle et agréable parole. Elle ne contient pas de preuve d’impossibilité, sauf du point de vue de la faiblesse de la capacité. Si Dieu Très-Haut fortifie qui Il veut parmi Ses serviteurs et le rend capable de supporter les charges de la vision, celle-ci n’est pas impossible pour lui. Il a déjà été mentionné ce qui a été dit sur la force de la vue de Moïse et de Muhammad – que Dieu prie sur lui et le salue – et la pénétration de leur perception, par une force divine qui leur a été donnée pour percevoir ce qu’ils ont perçu et voir ce qu’ils ont vu. Et Dieu sait mieux. Le Qâdî Abû Bakr a mentionné, dans le cours de ses réponses aux deux versets 149, un propos dont le sens est : Moïse – sur lui la paix – a vu Dieu, et c’est pourquoi il tomba foudroyé. Et la montagne a vu son Seigneur et devint poussière, parce que sa création perçut Dieu. Il a déduit cela – et Dieu sait mieux – de Sa parole : « Mais regarde la montagne : si elle reste en place, alors tu Me verras 150 », puis Il dit : « Lorsque son Seigneur Se manifesta à la montagne, Il la réduisit en poussière, et Moïse tomba foudroyé 151 ». Sa manifestation à la montagne est Son apparition à elle, jusqu’à ce qu’elle Le voie – selon cette opinion. Ja‘far ibn Muhammad a dit : « Il l’occupa avec la montagne jusqu’à ce qu’Il Se manifeste ; sans cela, il serait mort foudroyé sans reprendre connaissance. » Cette parole indique que Moïse L’a vu. Certains exégètes ont soutenu, au sujet de la montagne, qu’elle L’a vu. Et c’est par la vision de la montagne que celui qui affirme la vision de Muhammad notre Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – a argumenté, en faisant de cela une preuve de la possibilité. Il n’y a aucun doute sur la possibilité, car il n’y a dans les versets aucun texte interdisant. Quant à son caractère obligatoire pour notre Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – et l’affirmation qu’il L’a vu de ses yeux, il n’y a pas non plus de preuve catégorique ni de texte explicite. Car on s’appuie en cela sur les deux versets de la sourate an-Najm 152, et la controverse à leur sujet est rapportée. L’interprétation possible existe, et il n’y a pas de récit catégorique et mutawâtir 153 du Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – à ce sujet. Le hadith d’Ibn ‘Abbâs 154 est un récit de sa conviction personnelle, qu’il n’a pas attribué au Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – de sorte qu’il serait obligatoire d’agir selon la conviction qu’il implique. Il en va de même pour le hadith d’Abû Dharr 155 dans l’explication du verset. Le hadith de Mu‘âdh 156 est susceptible d’interprétation. Sa chaîne de transmission et son texte sont confus. L’autre hadith d’Abû Dharr 157 est contradictoire, susceptible d’interprétation et problématique. Il a été rapporté : « Une lumière, comment pourrais-je Le voir ? » Certains de nos maîtres ont rapporté qu’il a été rapporté : « Il est lumineux, je Le vois. » Dans son autre hadith 158 : « Je Lui ai demandé, et il a dit : J’ai vu une lumière. » Il n’est pas possible de s’appuyer sur aucun d’eux pour prouver la réalité de la vision. Si la version correcte est « J’ai vu une lumière », alors il a informé qu’il n’a pas vu Dieu Très-Haut, mais qu’il a vu une lumière qui l’a empêché et voilé de voir Dieu Très-Haut. C’est à cela que revient sa parole : « Une lumière, comment pourrais-je Le voir ? », c’est-à-dire : comment Le verrais-je avec le voile de lumière qui recouvre la vue ? C’est comme dans l’autre hadith 159 : « Son voile est la lumière. » Dans un autre hadith 160 : « Je ne L’ai pas vu de mes yeux, mais je L’ai vu de mon cœur deux fois », et il récita : « Puis il s’approcha et descendit 161. » Dieu Très-Haut est capable de créer dans le cœur la perception qui est dans la vue, ou comme Il veut. Il n’y a de dieu que Lui. Si un hadith clair et explicite parvient sur ce sujet, on le croit et il faut s’y conformer, car il n’y a en cela ni impossibilité ni obstacle catégorique qui le repousse. Et Dieu est Celui qui accorde le succès vers la vérité. Chapitre six : Son entretien intime avec Dieu Très-Haut Quant à ce qui est rapporté dans ce récit de son entretien intime avec Dieu Très-Haut et de sa conversation avec Lui, par Sa parole : « Il révéla à Son serviteur ce qu’Il révéla 162 », jusqu’à ce que contiennent les hadiths, la plupart des exégètes sont d’avis que Celui qui révèle est Dieu – Puissant et Majestueux – à Gabriel, et Gabriel à Muhammad – que Dieu prie sur lui et le salue –, à l’exception d’une minorité d’entre eux. Il a été rapporté de Ja‘far ibn Muhammad as-Sâdiq qu’il a dit : « Il lui révéla sans intermédiaire. » Quelque chose d’approchant a été rapporté d’al-Wâsitî 163. C’est l’avis de certains théologiens : « Muhammad a parlé à son Seigneur lors du Voyage nocturne. » Cela a été rapporté d’al-Ash‘arî 164, et ils l’ont rapporté d’Ibn Mas‘ûd 165 et d’Ibn ‘Abbâs 166. D’autres l’ont nié. An-Naqqâsh 167 a rapporté d’Ibn ‘Abbâs 168, dans le récit du Voyage nocturne, à propos de Sa parole : « Il s’approcha et descendit 169 », qu’il a dit : « Gabriel me quitta, les sons s’interrompirent pour moi, et j’entendis la parole de mon Seigneur, qui disait : “Que ton cœur se calme, ô Muhammad. Approche, approche.” » Dans le hadith d’Anas 170 sur le Voyage nocturne, quelque chose d’approchant. Ils ont argumenté en cela par Sa parole Très-Haute : « Il n’a pas été donné à un être humain que Dieu lui parle si ce n’est par révélation, ou de derrière un voile, ou en envoyant un messager qui révèle, par Sa permission, ce qu’Il veut 171. » Ils ont dit : Ce sont trois catégories : - De derrière un voile, comme le discours à Moïse. - Par l’envoi d’anges, comme pour tous les prophètes et la plupart des cas de notre Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue.
Troisièmement, Sa parole : « sauf par révélation 172 ». Il ne reste des divisions des formes de la parole que l'entretien direct avec vision. On a dit : « La révélation » ici est ce qu'Il dépose dans le cœur du Prophète sans intermédiaire. Abû Bakr al-Bazzâr a rapporté d'après 'Alî, dans le hadith de l'ascension nocturne, ce qui est plus clair que le verset concernant l'audition par le Prophète de la parole de Dieu. Il y mentionne : L'ange dit : « Allâhu Akbar, Allâhu Akbar... » et il me fut dit de derrière le voile : « Mon serviteur a dit vrai : Je suis le Plus Grand, Je suis le Plus Grand... » Et il en fut de même pour le reste des paroles de l'appel à la prière. La discussion sur la difficulté de ces deux hadiths viendra dans le chapitre suivant, avec ce qui lui ressemble, et au début du premier chapitre de cette section. La parole de Dieu Très-Haut à Muhammad et à ceux qu'Il a choisis parmi Ses prophètes est possible et non impossible rationnellement, et aucun texte tranchant de la Loi ne l'interdit. Si un récit à ce sujet est authentique, on s'y appuie. Sa parole à Moïse est réelle, certaine, le Livre l'a énoncée et l'a renforcée par le nom verbal pour indiquer la réalité, et l'élévation de son rang, comme il est rapporté dans le hadith au septième ciel à cause de Sa parole. Et Il a élevé Muhammad au-dessus de tout cela, jusqu'à ce qu'il atteigne un niveau et entende le grincement des calames 173. Comment serait-il impossible pour celui-ci d'entendre la parole ? Gloire à Celui qui distingue qui Il veut par ce qu'Il veut, et a élevé certains au-dessus d'autres en degrés. Chapitre sept : La proximité et le rapprochement Quant à ce qui est rapporté dans le hadith de l'ascension nocturne et le sens apparent du verset concernant la proximité et le rapprochement dans Sa parole : « Il s'approcha, puis descendit 174, et fut à deux portées d'arc ou plus près 175 », la plupart des exégètes disent que la proximité et la descente se partagent entre Muhammad et Gabriel, ou sont propres à l'un d'eux par rapport à l'autre, ou proviennent du Lotus de la limite. Ar-Râzî a dit : Ibn 'Abbâs a dit : C'est Muhammad qui s'est approché puis a descendu de son Seigneur. On a dit : Le sens de « s'approcha » est qu'il se rapprocha, et « descendit » signifie qu'il augmenta en proximité. On a dit : Ils ont le même sens, c'est-à-dire qu'il s'est rapproché. Makkî et al-Mâwardî ont rapporté d'après Ibn 'Abbâs : C'est le Seigneur qui s'est approché de Muhammad puis a descendu vers lui, c'est-à-dire qu'Il lui a ordonné et a statué sur lui. An-Naqqâsh a rapporté d'après al-Hasan : « Il s'approcha » de Son serviteur Muhammad, « puis descendit » et se rapprocha de lui, et Il lui montra ce qu'Il voulut de Sa puissance et de Sa grandeur. Il a dit : Ibn 'Abbâs a dit : C'est un antéposé et un postposé : le rafraf 176 descendit pour Muhammad la nuit de l'ascension, il s'assit dessus, puis il fut élevé et s'approcha de son Seigneur. Il dit : « Gabriel me quitta, les sons cessèrent pour moi, et j'entendis la parole de mon Seigneur, Puissant et Majestueux. » D'après Anas dans le Sahîh : « Gabriel monta avec moi jusqu'au Lotus de la limite, et le Tout-Puissant, Seigneur de la Majesté, s'approcha puis descendit, jusqu'à être à deux portées d'arc ou plus près, et Il lui révéla ce qu'Il voulut, et Il lui révéla cinquante prières. » Et il mentionna le hadith de l'ascension. D'après Muhammad ibn Ka'b : C'est Muhammad qui s'approcha de son Seigneur et fut à deux portées d'arc. Ja'far ibn Muhammad a dit : Son Seigneur l'approcha de Lui jusqu'à être comme à deux portées d'arc. Et Ja'far ibn Muhammad a dit : La proximité de Dieu n'a pas de limite, et celle des créatures a des limites. Il a dit aussi : La modalité est absente de la proximité. Ne vois-tu pas comment Gabriel fut empêché de s'approcher, tandis que Muhammad s'approcha de ce qui fut déposé dans son cœur comme connaissance et foi, puis descendit par la tranquillité de son cœur vers ce qui l'avait approché, et le doute et l'incertitude disparurent de son cœur. Le Qâdî Abû al-Fadl, que Dieu lui accorde le succès, a dit : Sache que ce qui est mentionné ici de l'attribution de la proximité et du rapprochement à Dieu ou vers Dieu n'est pas une proximité spatiale ni un rapprochement de distance, mais comme nous l'avons mentionné d'après Ja'far ibn Muhammad as-Sâdiq : ce n'est pas une proximité de limite. La proximité du Prophète à son Seigneur et son rapprochement de Lui sont une manifestation de son immense rang et de sa noble position, l'illumination des lumières de sa connaissance, et la contemplation des secrets de Son invisible et de Sa puissance. Et de la part de Dieu Très-Haut, c'est pour lui une bonté, une familiarité, une expansion et un honneur. On l'interprète comme on interprète Sa parole : « Notre Seigneur descend au ciel le plus proche » selon l'une des interprétations : une descente de faveur et de bienveillance, d'acceptation et de bienfaisance. Al-Wâsitî a dit : Celui qui imagine que c'est par lui-même qu'il s'est approché, établit alors une distance. Mais tout ce qui s'approche par lui-même du Vrai descend en s'éloignant, c'est-à-dire de la perception de Sa réalité. Car il n'y a ni proximité ni éloignement pour le Vrai. Sa parole : « à deux portées d'arc ou plus près ». Pour celui qui fait revenir le pronom à Dieu Très-Haut et non à Gabriel, cela est une expression de l'extrême proximité, de la subtilité du lieu, de la clarté de la connaissance, et de la contemplation de la réalité de la part de Muhammad. Et une expression de la réponse au désir, de l'accomplissement des demandes, de la manifestation de la sollicitude, et de l'élévation du rang et de la position de la part de Dieu pour lui. On l'interprète comme on interprète Sa parole : « Celui qui s'approche de Moi d'un empan, Je m'approche de lui d'une coudée ; celui qui vient à Moi en marchant, Je viens à lui en courant » : une proximité par la réponse et l'acceptation, et une venue par la bienfaisance et l'accélération de l'espoir. Chapitre huit : Sa prééminence au Jour de la Résurrection, mention de sa prééminence dans la résurrection par une dignité particulière D'après Anas, le Messager de Dieu a dit : « Je suis le premier des hommes à sortir lorsqu'ils seront ressuscités, je suis leur orateur lorsqu'ils se présenteront, je suis leur annonciateur de bonne nouvelle lorsqu'ils désespéreront. L'étendard de la louange est dans ma main. Je suis le plus noble des fils d'Adam auprès de mon Seigneur, sans vanité. » Dans la version d'Ibn Zahr d'après ar-Rabî' ibn Anas, dans les termes de ce hadith : « Je suis le premier des hommes à sortir lorsqu'ils seront ressuscités, je suis leur guide lorsqu'ils se présenteront, je suis leur orateur lorsqu'ils se tairont, je suis leur intercesseur lorsqu'ils seront retenus, je suis leur annonciateur de bonne nouvelle lorsqu'ils seront désespérés. L'étendard de la générosité est dans ma main. Je suis le plus noble des fils d'Adam auprès de mon Seigneur, sans vanité. Mille serviteurs tourneront autour de moi, semblables à des perles cachées. » D'après Abû Hurayra : « Je serai revêtu d'un vêtement parmi les vêtements du Paradis, puis je me tiendrai à la droite du Trône. Aucune des créatures ne se tiendra à cette place excepté moi. » D'après Abû Sa'îd al-Khudrî, le Messager de Dieu a dit : « Je suis le seigneur des fils d'Adam au Jour de la Résurrection, et dans ma main est l'étendard de la louange, sans vanité. Il n'y a aucun prophète ce jour-là, Adam et ceux qui viennent après lui, qui ne soit sous mon étendard. Je suis le premier dont la terre se fendra, sans vanité. » D'après Abû Hurayra, le Prophète a dit : « Je suis le seigneur des fils d'Adam au Jour de la Résurrection, le premier dont la tombe se fendra, le premier intercesseur, et le premier dont l'intercession sera acceptée. » D'après Ibn 'Abbâs : « Je porterai l'étendard de la louange au Jour de la Résurrection, sans vanité. Je suis le premier intercesseur, et le premier dont l'intercession sera acceptée, sans vanité. Je suis le premier à faire bouger les anneaux du Paradis, on m'ouvrira, j'y entrerai, et les pauvres croyants entreront avec moi, sans vanité. Je suis le plus noble des premiers et des derniers, sans vanité. » D'après Anas : « Je suis le premier des hommes dont l'intercession sera acceptée au Paradis, et je suis celui qui aura le plus de suiveurs. » D'après Anas, le Prophète a dit : « Je suis le seigneur des hommes au Jour de la Résurrection. Savez-vous pourquoi ? Dieu rassemblera les premiers et les derniers... » Et il mentionna le hadith de l'intercession. D'après Abû Hurayra, le Prophète a dit : « J'espère être le plus grand des prophètes en récompense au Jour de la Résurrection. »
Et dans un autre hadith 177 : « Ne seriez-vous pas satisfaits qu'Abraham et Jésus soient parmi vous au Jour de la Résurrection ?... Puis il dit : Ils sont dans ma communauté au Jour de la Résurrection... Quant à Abraham, il dit : Tu es mon appel et ma descendance, fais-moi donc être de ta communauté... Quant à Jésus, les prophètes sont des frères issus de pères différents 178, leurs mères sont diverses... Et Jésus est mon frère, il n'y a entre lui et moi aucun prophète, et je suis le plus proche des gens de lui. » Sa parole : « Je suis le maître des gens au Jour de la Résurrection » signifie qu'il est leur maître en ce monde et au Jour de la Résurrection, mais il a indiqué, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'il est unique en cela par la seigneurie et l'intercession, sans que personne d'autre ne le partage, car les gens ont recours à lui pour cela et ne trouvent que lui. « Le maître » est celui vers qui les gens se tournent pour leurs besoins. Il était donc alors un maître unique parmi les humains, nul ne le concurrençant en cela ni ne le revendiquant. Comme Allah Très-Haut a dit : « À qui appartient la royauté aujourd'hui ? À Allah, l'Unique, le Dominateur suprême 179 » alors que la royauté Lui appartient en ce monde et dans l'au-delà. Mais dans l'au-delà, les prétentions de ceux qui la revendiquaient en ce monde ont cessé. De même, tous les gens ont eu recours à Muhammad, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, pour l'intercession, et il fut leur maître dans l'au-delà sans aucune prétention. Et d'après Anas 180 181, qu'Allah l'agrée, a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Je viendrai à la porte du Paradis au Jour de la Résurrection et je demanderai l'ouverture. Le gardien dira : Qui es-tu ? Je dirai : Muhammad. Il dira : C'est à cause de toi qu'il m'a été ordonné de n'ouvrir à personne avant toi. » Et d'après Abd Allah ibn Amr 182 183 a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Mon Bassin 184 est d'une distance d'un mois, ses angles sont égaux, son eau est plus blanche que l'argent 185 186, son odeur est plus agréable que le musc, ses cruches 187 sont comme les étoiles du ciel, quiconque en boit n'aura jamais soif. » Et d'après Abou Dharr 188 189 quelque chose de semblable, et il a dit : « Sa longueur est ce qui sépare Amman d'Ayla 190, deux canaux 191 192 du Paradis y déversent de l'eau. » Et d'après Thawban 193 194 quelque chose de semblable, et il a dit : « L'un des deux est en or et l'autre en argent. » Et dans la version de Haritha 195 196 ibn Wahb : « Comme entre Médine et Sanaa. » Et Anas 197 a dit : « Ayla et Sanaa. » Et Ibn Omar 198 199 a dit : « Comme entre Koufa et la Pierre Noire. » Ont également rapporté le hadith du Bassin : Anas 200, Jabir ibn Samoura 201, Ibn Omar 202, Oqba 203 ibn Amir, Haritha 204 ibn Wahb al-Khuza'i, al-Mustawrid 205, Abou Bazra 206 al-Aslami, Hudhayfa 207 ibn al-Yaman, Abou Umama 208, Zayd 209 ibn Arqam, Ibn Mas'oud 210, Abd Allah 211 ibn Zayd, Sahl 212 ibn Sa'd, Suwayd 213 ibn Jabala, Abou Bakr 214, Omar 215 ibn al-Khattab, Ibn Burayda 216, Abou Sa'id al-Khoudri 217, Abd Allah 218 al-Sounabihi, Abou Hourayra 219, al-Bara' 220, Joundoub 221, Aïcha 222 et Asma' 223, les deux filles d'Abou Bakr, Abou Bakra 224, Khawla 225 bint Qays... et d'autres, qu'Allah les agrée tous. Le neuvième chapitre sur sa prééminence par l'amour et l'intimité 226 Des traditions authentiques sont venues à ce sujet. Et il a été distingué, sur les langues des musulmans, comme le Bien-aimé d'Allah. D'après Abou Sa'id 227 228 d'après le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'il a dit : « Si je devais prendre un ami intime 229, j'aurais pris Abou Bakr. » Et dans un autre hadith : « Et votre compagnon est l'ami intime d'Allah 230. » Et par la voie d'Abd Allah 231 ibn Mas'oud : « Allah a pris votre compagnon comme ami intime. » Et d'après Ibn Abbas 232 233 a dit : Des gens parmi les compagnons du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, s'assirent en l'attendant. Il dit : Il sortit, et lorsqu'il s'approcha d'eux, il les entendit discuter et entendit leur conversation. L'un d'eux dit : « Quelle merveille ! Allah a pris Abraham parmi Ses créatures comme ami intime. » Un autre dit : « Quoi de plus merveilleux que la parole de Moïse ? Allah lui a parlé directement. » Un autre dit : « Jésus est la parole d'Allah et Son esprit. » Un autre dit : « Adam, Allah l'a élu. » Il sortit alors vers eux, les salua et dit : « J'ai entendu vos paroles et votre étonnement : Allah Très-Haut a pris Abraham comme ami intime, et il en est ainsi ; Moïse est le confident d'Allah, et il en est ainsi ; Jésus est l'esprit d'Allah, et il en est ainsi ; Adam, Allah l'a élu, et il en est ainsi. Sachez que je suis le Bien-aimé d'Allah, sans orgueil ; je suis le porteur de l'étendard de la louange au Jour de la Résurrection, sans orgueil ; je suis le premier intercesseur et le premier dont l'intercession est acceptée, sans orgueil ; je suis le premier à faire bouger les anneaux du Paradis, et Allah m'ouvrira, me fera entrer avec les pauvres croyants, sans orgueil ; je suis le plus noble des premiers et des derniers, sans orgueil. » Et dans le hadith d'Abou Hourayra 234 235, qu'Allah l'agrée, « parmi les paroles d'Allah Très-Haut à Son Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : Je t'ai pris comme ami intime. Cela est écrit dans la Torah : Ahmad 236, le Bien-aimé du Tout-Miséricordieux. » Le juge Abou al-Fadl, qu'Allah le guide, a dit : On a divergé sur l'interprétation de « l'intimité » 237 et l'origine de sa dérivation. Certains ont dit : « L'ami intime » est celui qui se tourne exclusivement vers Allah, sans qu'il y ait de défaut dans son attachement à Lui et dans son amour pour Lui. D'autres ont dit : « L'ami intime » est l'élu 238. Plusieurs ont choisi cette opinion. Certains ont dit : L'origine de « l'intimité » 239 est la purification 240. Abraham a été appelé « l'ami intime d'Allah » parce qu'il aime pour Lui et hait pour Lui. Et l'intimité d'Allah pour lui est Son secours et le fait qu'Il l'a fait imam pour ceux après lui. D'autres ont dit : « L'ami intime » tire son origine du pauvre, du nécessiteux, de celui qui se tourne exclusivement. Il est dérivé de « al-khulla » 241 qui est le besoin. Abraham a été ainsi nommé parce qu'il a limité son besoin à son Seigneur, s'est tourné exclusivement vers Lui par sa préoccupation, et ne l'a pas placé avant autre que Lui, lorsque Gabriel vint à lui alors qu'il était dans la catapulte pour être jeté dans le feu et lui dit : As-tu besoin de quelque chose ? Il répondit : Quant à toi, non. Abou Bakr 242 ibn Furak a dit : « Al-khilla » est la pureté de l'amitié qui implique l'élection par la pénétration des secrets. Certains ont dit : L'origine de « al-khilla » est l'amour. Et son sens est l'assistance, la bienveillance, l'élévation et l'acceptation de l'intercession. Cela a été expliqué dans Son Livre Très-Haut par Sa parole : « Les Juifs et les Chrétiens ont dit : Nous sommes les fils d'Allah et Ses bien-aimés. Dis : Pourquoi donc vous châtie-t-Il pour vos péchés ? 243 » Il a donc établi pour le bien-aimé qu'il ne soit pas puni pour ses péchés. Il a dit : Ceci, et l'intimité est plus forte que la filiation, car la filiation peut comporter de l'inimitié. Comme Allah Très-Haut a dit : « Il y a parmi vos épouses et vos enfants un ennemi pour vous, prenez-y garde 244 » jusqu'au verset. Et il n'est pas possible qu'il y ait de l'inimitié avec l'intimité. Ainsi, la nomination d'Abraham et de Muhammad, que la paix soit sur eux, comme « amis intimes » est soit en raison de leur attachement exclusif à Allah, de l'arrêt de leurs besoins sur Lui, de leur détachement de ce qui est en dehors de Lui, et de leur renoncement aux intermédiaires et aux causes ; - soit en raison de l'élection particulière d'Allah Très-Haut pour eux, de la subtilité de Ses grâces auprès d'eux, et de ce qui a pénétré leurs cœurs des secrets de Sa divinité, de Ses mystères cachés et de Sa connaissance ; - soit en raison de Son choix pur pour eux, et de la purification de leurs cœurs de tout autre que Lui, au point qu'aucun amour pour autre que Lui ne les a pénétrés. C'est pourquoi certains ont dit : « L'ami intime » est celui dont le cœur ne s'ouvre à nul autre que Lui. Et c'est pour eux le sens de sa parole, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui 245 : « Si je devais prendre un ami intime, j'aurais pris Abou Bakr 246 comme ami intime, mais la fraternité en Islam [est suffisante]. » Les savants, maîtres des cœurs, ont divergé sur lequel est le plus élevé en degré : l'intimité ou le degré d'amour. Certains les ont considérés comme équivalents : le bien-aimé n'est qu'un ami intime, et l'ami intime n'est qu'un bien-aimé. Mais Il a spécifié Abraham par l'intimité et Muhammad par l'amour. D'autres ont dit : « Le degré de l'intimité est plus élevé. » Et ils ont argumenté par sa parole, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Si je devais prendre un ami intime autre que mon Seigneur Puissant et Majestueux » – il n'en a donc pas pris. Alors qu'il a exprimé l'amour pour Fatima 247, ses deux fils, Oussama 248 et d'autres.
La plupart d'entre eux ont considéré que l'amour (al-maḥabba) est plus élevé que l'amitié intime (al-khulla), car le degré du Bien-Aimé (al-ḥabīb), notre Prophète, est plus élevé que celui de l'Intime (al-khalīl), Abraham. L'origine de l'amour est l'inclination vers ce qui est conforme à l'aimant 249... mais cela ne s'applique qu'à celui de qui l'inclination peut émaner et qui tire profit de la conformité 250 ; c'est le degré de la créature. Quant au Créateur, Il est exempt de toute intention. - Son amour pour Son serviteur consiste à le rendre capable d'atteindre sa félicité, à le préserver, à lui accorder le succès, à préparer les causes de la proximité et à déverser Sa miséricorde sur lui. Son summum est le dévoilement des voiles de son cœur, jusqu'à ce qu'il Le voie par son cœur et Le contemple par sa clairvoyance, devenant ainsi comme il est dit dans le hadith 251 : « Quand Je l'aime, Je suis son ouïe par laquelle il entend, sa vue par laquelle il voit, et sa langue par laquelle il parle. » On ne doit comprendre de cela que l'abandon total à Dieu, la rupture avec tout autre que Lui, la pureté du cœur pour Dieu et la sincérité des mouvements pour Dieu. Comme l'a dit ʿĀʾisha 252 – que Dieu l'agrée – : « Sa nature était le Coran... Il se contentait de ce qui contentait le Coran et se fâchait de ce qui fâchait le Coran. » C'est de là que certains ont exprimé l'amitié intime (al-khulla) en disant : « Tu as pénétré le chemin de l'âme en moi, / Et c'est pourquoi l'intime (al-khalīl) est appelé intime. / Quand je parle, tu es ma conversation ; / Quand je me tais, tu es mon chagrin intime 253. » Ainsi, la prééminence de l'amitié intime et la spécificité de l'amour sont acquises à notre Prophète Muḥammad – que Dieu prie sur lui et le salue – par ce qu'indiquent les traditions authentiques et répandues, reçues avec acceptation par la communauté. Il suffit de Sa parole – Exalté soit-Il – : « Dis : "Si vous aimez Dieu..." 254 » jusqu'au verset. Les exégètes rapportent que lorsque ce verset fut révélé, les mécréants dirent : « Muḥammad veut seulement que nous le prenions comme objet de tendresse 255, comme les chrétiens ont pris Jésus fils de Marie. » Alors Dieu révéla, par colère contre eux et pour les humilier, ce verset : « Dis : "Obéissez à Dieu et au Messager" 256. » Il l'honora ainsi en ordonnant de lui obéir et en associant cette obéissance à la Sienne, puis Il les menaça de se détourner de lui par Sa parole : « Mais s'ils se détournent, alors Dieu n'aime pas les mécréants 257. » L'imam Abū Bakr 258 ibn Fūrak a rapporté de certains théologiens un propos sur la différence entre l'amour et l'amitié intime. Nous en mentionnerons une partie qui guide vers la suite. Parmi cela, leur parole : « L'intime (al-khalīl) parvient par intermédiaire », d'après Sa parole : « Ainsi montrons-Nous à Abraham la royauté des cieux et de la terre 259 » ; « Le Bien-Aimé (al-ḥabīb) parvient à Lui par Lui-même », d'après Sa parole : « Il fut à deux portées d'arc ou plus près 260. » Et il a été dit : « L'intime est celui dont le pardon est à la limite de l'espoir », d'après Sa parole : « Et Celui dont j'espère qu'Il me pardonnera ma faute 261 » ; « Le Bien-Aimé est celui dont le pardon est à la limite de la certitude », d'après Sa parole : « Afin que Dieu te pardonne tes péchés passés et futurs 262 » jusqu'au verset. « L'intime » a dit : « Et ne me couvre pas d'opprobre au jour où ils seront ressuscités 263 » ; « Le Bien-Aimé », il lui a été dit : « Le jour où Dieu ne couvrira pas d'opprobre le Prophète 264 » : il a reçu la bonne nouvelle avant même la demande. « L'intime » a dit lors de l'épreuve : « Dieu me suffit » ; « Le Bien-Aimé », il lui a été dit : « Ô Prophète ! Dieu te suffit 265. » « L'intime » a dit : « Et accorde-moi une réputation véridique parmi les générations futures 266 » ; « Le Bien-Aimé », il lui a été dit : « Et Nous avons élevé pour toi ta renommée 267 » : il a reçu sans demander. « L'intime » a dit : « Éloigne-moi ainsi que mes fils de l'adoration des idoles 268 » ; « Le Bien-Aimé », il lui a été dit : « Dieu ne veut que vous purifier, ô gens de la maison 269. » Ce que nous avons mentionné est une indication sur le propos des tenants de la doctrine concernant la supériorité des stations et des états spirituels. « Chacun agit selon sa propre manière ; votre Seigneur connaît mieux celui qui est le mieux guidé dans la voie 270. » Le dixième chapitre : Sur sa supériorité par l'intercession et la station louable Dieu – Exalté soit-Il – a dit : « Il se peut que ton Seigneur te ressuscite en une station louable 271. » D'après Ādam 272 ibn ʿAlī : J'ai entendu Ibn ʿUmar 273 dire 274 : « Les gens, au Jour de la Résurrection, seront agenouillés 275 ; chaque communauté suivra son prophète, disant... »
- عَلِيٍّ : Ali ibn Abi Talib, cousin et gendre du Prophète, quatrième calife bien guidé.
- الْعِرْبَاضِ : Al-'Irbâd ibn Sâriya, compagnon du Prophète.
- ابْنِ عَبَّاسٍ : Abdullah ibn Abbas, cousin du Prophète et grand exégète du Coran.
- وَمَنْ يَقُلْ مِنْهُمْ إِنِّي إِلهٌ مِنْ دُونِهِ : Coran 21:29, faisant référence aux anges.
- إِنَّا فَتَحْنا لَكَ فَتْحاً مُبِيناً : Coran 48:1, la victoire éclatante.
- وَما أَرْسَلْنا مِنْ رَسُولٍ إِلَّا بِلِسانِ قَوْمِهِ : Coran 14:4.
- وَما أَرْسَلْناكَ إِلَّا كَافَّةً لِلنَّاسِ : Coran 34:28, variante : "Nous ne t'avons envoyé que comme une miséricorde pour l'univers" (21:107).
- خَالِدِ : Khâlid ibn Ma'dân, un des successeurs (tâbi'î), connu pour sa piété.
- أَبِي ذَرٍّ : Abû Dharr al-Ghifârî, compagnon connu pour son ascétisme.
- شَدَّادِ : Shaddâd ibn Aws, compagnon du Prophète.
- أَنَسِ : Anas ibn Mâlik, serviteur du Prophète et célèbre compagnon.
- رَبَّنا وَابْعَثْ فِيهِمْ رَسُولًا مِنْهُمْ : Coran 2:129.
- وَفِي رِوَايَةٍ : Dans une autre version du hadith.
- حَدِيثِ أَبِي ذَرٍّ : Le hadith rapporté par Abû Dharr.
- أَبُو مُحَمَّدٍ الْمَكِّيُّ : Abû Muhammad al-Makkî, savant soufi et auteur de "Qût al-qulûb".
- أَبُو اللَّيْثِ السَّمَرْقَنْدِيُّ : Abû al-Layth as-Samarqandî, savant hanafite et auteur de "Tanbîh al-ghâfilîn".
- فَتَلَقَّى آدَمُ مِنْ رَبِّهِ كَلِماتٍ : Coran 2:37.
- أَبِي مُحَمَّدٍ : Surnom d'Adam, signifiant "père de Muhammad".
- أَبِي الْبَشَرِ : Surnom d'Adam, signifiant "père de l'humanité".
- سُرَيْجِ : Surayj ibn Yûnus, traditionniste du IIIe siècle de l'Hégire.
- ابْنُ قَانِعٍ الْقَاضِي : Ibn Qâni' al-Qâdî, traditionniste et juge.
- أَبِي الْحَمْرَاءِ : Abû al-Hamrâ', compagnon du Prophète.
- ابْنِ عَبَّاسٍ : Ibn 'Abbâs, voir note 3.
- وَكانَ تَحْتَهُ كَنْزٌ لَهُما : Coran 18:82, histoire de Moïse et du serviteur vertueux.
- ابْنِ عَبَّاسٍ : Ibn 'Abbâs, voir note 3.
- السِّمِنْطَارِيُّ : As-Simintârî, savant et traditionniste.
- جَعْفَرِ : Ja'far as-Sâdiq, sixième imam des chiites, descendant du Prophète.
- ابْنُ الْقَاسِمِ : Ibn al-Qâsim, disciple de Mâlik ibn Anas.
- سَمَاعِهِ : Ouvrage de Ibn al-Qâsim contenant les enseignements de Mâlik.
- ابْنُ وَهْبٍ : Ibn Wahb, disciple de Mâlik et traditionniste.
- جَامِعِهِ : Ouvrage de Ibn Wahb, recueil de hadiths.
- مَالِكٍ : Mâlik ibn Anas, fondateur de l'école malikite.
- مُحَمَّدٌ وَمُحَمَّدَانِ وَثَلَاثَةٌ : Jeu de mots : avoir un, deux ou trois enfants nommés Muhammad.
- عَبْدِ اللَّهِ بْنِ : Abdullah ibn Mas'ûd, compagnon et grand lecteur du Coran.
- النَّقَّاشُ : An-Naqqâsh, exégète et traditionniste.
- وَما كانَ لَكُمْ أَنْ تُؤْذُوا رَسُولَ اللَّهِ وَلا أَنْ تَنْكِحُوا أَزْواجَهُ مِنْ بَعْدِهِ أَبَداً : Coran 33:53.
- ḥadīth : Récit rapportant les paroles et actes du Prophète Muhammad.
- sidrat al-muntahā : Le jujubier de la limite, un arbre situé au plus haut ciel, marquant la limite de la connaissance des créatures.
- mā yaghshā : Ce qui couvre, allusion à des choses sublimes comme des anges ou des lumières.
- Abū Hurayra : Compagnon du Prophète, célèbre pour avoir rapporté de nombreux hadiths.
- al-Rabīʿ : Al-Rabīʿ b. Anas, un successeur (tābiʿī) et transmetteur de hadiths.
- sabʿan min al-mathānī : Les sept versets répétés, généralement identifiés à la sourate al-Fātiḥa.
- khawātīm sūrat al-baqara : Les versets de clôture de la sourate al-Baqara (versets 285-286).
- al-riwāya al-ukhrā : L'autre version, faisant référence à une variante du récit.
- al-muqḥimāt : Les péchés majeurs (litt. les choses qui font entrer en enfer).
- qāla : Il dit, se référant au Prophète.
- mā kadhaba l-fuʾādu mā raʾā : Le cœur n'a pas menti sur ce qu'il a vu (Coran 53:11).
- Sharīk : Sharīk b. 'Abd Allāh al-Nakha'ī, un transmetteur de hadiths.
- Anas : Anas b. Mālik, serviteur du Prophète et célèbre compagnon.
- Bayt al-Maqdis : Jérusalem, litt. la Maison sainte.
- ḥils : Natte, tapis grossier.
- lāṭiʾ : Aplati, collé au sol.
- al-ḥijāb : Le voile, barrière symbolique entre Dieu et les créatures.
- al-Bazzār : Aḥmad b. 'Amr al-Bazzār, un traditionniste (muhaddith).
- ʿAlī b. Abī Ṭālib : Cousin et gendre du Prophète, quatrième calife.
- al-Burāq : Monture céleste qui transporta le Prophète lors du voyage nocturne.
- Allāhu akbar : Dieu est le plus grand, formule de takbīr.
- ashhadu an lā ilāha illā Allāh : J'atteste qu'il n'y a de dieu que Dieu, formule de shahāda.
- ḥayya ʿalā l-ṣalāh, ḥayya ʿalā l-falāḥ : Venez à la prière, venez à la réussite, formules de l'appel à la prière.
- Abū Jaʿfar : Muhammad al-Bāqir, imam chiite et savant.
- rāwīh : Son transmetteur, celui qui rapporte le hadith.
- al-Qāḍī : Le juge, probablement al-Qāḍī 'Iyāḍ, auteur d'al-Shifā'.
- lamahjūbūn : Voilés, empêchés de voir Dieu (Coran 83:15).
- Kaʿb : Kaʿb al-Aḥbār, savant juif converti à l'islam.
- wa-s'ali l-qarya : Interroge le village (Coran 12:82), métaphore pour interroger les habitants.
- min warā'i ḥijāb : De derrière un voile (Coran 42:51).
- Muʿāwiya : Muʿāwiya b. Abī Sufyān, compagnon et premier calife omeyyade.
- al-Ḥasan : Al-Ḥasan al-Baṣrī, célèbre successeur et ascète.
- Muḥammad b. Isḥāq : Biographe du Prophète, auteur de la Sīra.
- ru'yā : Vision, songe (Coran 17:60).
- ʿĀ'isha : Épouse du Prophète, fille d'Abū Bakr.
- mā faqadtu : Je n'ai pas perdu, je n'ai pas constaté l'absence.
- Anas : Anas b. Mālik, déjà mentionné.
- aṣḥāb al-ishārāt : Tenants des allusions : désigne les soufis ou exégètes qui interprètent le Coran et les hadiths de manière allégorique et spirituelle.
- al-isrā' : Le voyage nocturne du Prophète Muhammad de La Mecque à Jérusalem, mentionné dans le Coran (sourate 17, verset 1).
- ḥālāt : États spirituels (pluriel de ḥāl) : états intérieurs passagers accordés par Dieu au cours de la progression mystique.
- 'Abd ibn Ḥumayd : Abū Muḥammad 'Abd ibn Ḥumayd al-Kissī (mort en 249/863), traditionniste et auteur d'un Musnad.
- Hammām : Hammām ibn Yaḥyā al-‘Awdhī (mort en 164/780), traditionniste fiable.
- Sharīk : Sharīk ibn ‘Abd Allāh al-Nakha‘ī (mort en 177/793), juge et traditionniste, considéré comme faible par certains critiques.
- Anas : Anas ibn Mālik (mort en 93/711), compagnon et serviteur du Prophète, célèbre traditionniste.
- munkar : Hadith blâmable : catégorie de hadith faible dont le texte contredit des traditions plus fiables.
- Anas : Anas ibn Mālik (mort en 93/711), compagnon et serviteur du Prophète, célèbre traditionniste.
- Mālik : Mālik ibn Ṣa‘ṣa‘a, compagnon, l'un des transmetteurs du hadith du voyage nocturne.
- Abū Dharr : Abū Dharr al-Ghifārī (mort en 32/652), compagnon connu pour son ascétisme et sa piété.
- yuḥaddith : Il racontait : verbe indiquant la transmission d'un hadith.
- 'Ā'isha : 'Ā'isha bint Abī Bakr (morte en 58/678), épouse du Prophète, source majeure de hadiths.
- al-Zuhrī : Ibn Shihāb al-Zuhrī (mort en 124/742), célèbre traditionniste et juriste.
- 'Ā'isha : 'Ā'isha bint Abī Bakr (morte en 58/678), épouse du Prophète, source majeure de hadiths.
- Umm Hāni' : Umm Hāni' bint Abī Ṭālib (morte vers 50/670), cousine du Prophète, compagne.
- Khadīja : Khadīja bint Khuwaylid (morte en 619), première épouse du Prophète.
- mā kadhaba al-fu'ādu mā ra'ā : Coran 53:11 : « Le cœur n'a pas menti sur ce qu'il a vu. »
- mā zāgha al-baṣaru wa mā ṭaghā : Coran 53:17 : « Le regard n'a pas dévié ni outrepassé. »
- al-salaf : Les prédécesseurs : les premières générations de musulmans (compagnons, successeurs).
- 'Ā'isha : 'Ā'isha bint Abī Bakr (morte en 58/678), épouse du Prophète, source majeure de hadiths.
- Masrūq : Masrūq ibn al-Ajda‘ (mort en 63/682), éminent successeur et traditionniste.
- qālat : Elle dit : verbe introducteur de la réponse de 'Ā'isha.
- qaffa sha'rī : Mes cheveux se sont dressés : expression indiquant une grande frayeur ou indignation.
- lā tudrikuhu al-abṣār : Coran 6:103 : « Les regards ne L'atteignent pas. »
- al-mashhūr : Le plus célèbre : opinion majoritaire ou bien connue.
- Ibn Mas'ūd : 'Abd Allāh ibn Mas'ūd (mort en 32/652), compagnon et éminent exégète.
- Abū Hurayra : Abū Hurayra al-Dawsī (mort en 58/678), compagnon prolifique en hadiths.
- ikhtulifa 'anhu : Il y a divergence sur son avis : des opinions contradictoires lui sont attribuées.
- Ibn 'Abbās : 'Abd Allāh ibn 'Abbās (mort en 68/687), cousin du Prophète et exégète renommé.
- bi-'aynihi : De ses yeux : vision physique, oculaire.
- 'Aṭā' : 'Aṭā' ibn Abī Rabāḥ (mort en 114/732), éminent successeur et juriste.
- Abū al-'Āliya : Abū al-'Āliya al-Baṣrī (mort en 90/708), successeur et exégète.
- bi-fu'ādihi marratayn : De son cœur à deux reprises : vision spirituelle, non physique.
- Ibn Isḥāq : Muḥammad ibn Isḥāq (mort en 150/767), biographe du Prophète, auteur de la Sīra.
- Ibn 'Umar : 'Abd Allāh ibn 'Umar (mort en 73/692), compagnon et traditionniste.
- qāla : Il a dit : référence à Ibn 'Abbās ou à un autre.
- al-khulla : L'amitié intime : qualité particulière d'Abraham, considéré comme khalīl Allāh (l'ami intime de Dieu).
- wa laqad ra'āhu nazlatan ukhrā : Coran 53:13 : « Et il L'a vu, certes, lors d'une autre descente. »
- al-Māwardī : Abū al-Ḥasan 'Alī ibn Muḥammad al-Māwardī (mort en 450/1058), juriste et exégète.
- marratayn : Deux fois : Moïse a parlé à Dieu deux fois (selon certains récits).
- Abū al-Fatḥ al-Rāzī : Abū al-Fatḥ Nāṣir ibn al-Ḥusayn al-Rāzī (mort en 460/1068), traditionniste.
- Abū al-Layth : Abū al-Layth Naṣr ibn Muḥammad al-Samarqandī (mort en 373/983), juriste hanafite.
- Ka'b : Ka'b al-Aḥbār (mort en 32/652), savant juif converti à l'islam, source de traditions israélites.
- 'Abd Allāh : 'Abd Allāh ibn al-Ḥārith ibn Nawfal (mort en 80/699), successeur.
- kabbara : Il fit le takbīr : il dit Allāhu akbar (Dieu est plus grand).
- Sharīk : Sharīk ibn ‘Abd Allāh al-Nakha‘ī (mort en 177/793), juge et traditionniste.
- Abū Dharr : Abū Dharr al-Ghifārī (mort en 32/652), compagnon.
- Muḥammad : Muḥammad ibn Ka'b al-Quraẓī (mort en 108/726), successeur et exégète.
- Rabī' : Rabī' ibn Anas al-Bakrī (mort en 139/756), successeur et exégète.
- Mālik : Mālik ibn Yukhāmir al-Saksakī (mort vers 70/689), successeur.
- Mu'ādh : Mu'ādh ibn Jabal (mort en 18/639), compagnon et juriste.
- al-ḥadīth : Le hadith : le récit prophétique complet.
- 'Abd al-Razzāq : 'Abd al-Razzāq ibn Hammām al-Ṣan'ānī (mort en 211/826), traditionniste.
- al-Ḥasan : Al-Ḥasan al-Baṣrī (mort en 110/728), éminent successeur et ascète.
- Abū 'Umar al-Ṭalamankī : Abū 'Umar Aḥmad ibn Muḥammad al-Ṭalamankī (mort en 429/1037), traditionniste.
- 'Ikrima : 'Ikrima (mort en 105/723), affranchi d'Ibn 'Abbās et exégète.
- Ibn Mas'ūd : 'Abd Allāh ibn Mas'ūd (mort en 32/652), compagnon.
- Ibn Isḥāq : Muḥammad ibn Isḥāq (mort en 150/767), biographe.
- Marwān : Marwān ibn al-Ḥakam (mort en 65/685), calife omeyyade.
- Abū Hurayra : Abū Hurayra al-Dawsī (mort en 58/678), compagnon.
- al-Naqqāsh : Muḥammad ibn al-Ḥasan al-Naqqāsh (mort en 351/962), exégète.
- Aḥmad ibn Ḥanbal : Aḥmad ibn Muḥammad ibn Ḥanbal (mort en 241/855), fondateur de l'école hanbalite.
- Abū 'Amr : Abū 'Amr al-Dānī (mort en 444/1053) ou autre ; non précisé.
- Sa'īd : Sa'īd ibn Jubayr (mort en 95/714), successeur et exégète.
- Ibn 'Abbās : 'Abd Allāh ibn 'Abbās (mort en 68/687), exégète.
- al-Ḥasan : Al-Ḥasan al-Baṣrī (mort en 110/728).
- a lam nashraḥ laka ṣadrak : Coran 94:1 : « N'avons-Nous pas ouvert ta poitrine ? »
- Abū al-Ḥasan : Abū al-Ḥasan 'Alī ibn Ismā'īl al-Ash'arī (mort en 324/935), fondateur de l'école théologique ash'arite.
- āya : Signe, miracle, preuve divine.
- ru’ya : Vision, ici vision de Dieu.
- lan tarānī : Tu ne Me verras pas (Coran 7:143).
- lā tudrikuhu l-absār : Les regards ne L’atteignent pas (Coran 6:103).
- lan tarānī : Tu ne Me verras pas (Coran 7:143).
- tubtu ilayka : Je me repens à Toi (Coran 7:143).
- āyatān : Les deux versets : Coran 7:143 et 6:103.
- wa-lākini nẓur ilā l-jabali fa-ini staqarra makānahū fasawfa tarānī : Mais regarde la montagne : si elle reste en place, alors tu Me verras (Coran 7:143).
- fa-lammā tajallā rabbuhū li-l-jabali ja‘alahū dakkan wa-kharra mūsā ṣa‘iqan : Lorsque son Seigneur Se manifesta à la montagne, Il la réduisit en poussière, et Moïse tomba foudroyé (Coran 7:143).
- sūrat an-najm : Sourate 53, notamment les versets 13-18 sur la vision.
- mutawātir : Hadith rapporté par une multitude de chaînes de transmission, considéré comme certain.
- Ibn ‘Abbās : Compagnon du Prophète, célèbre exégète du Coran.
- Abū Dharr : Compagnon du Prophète, connu pour sa piété.
- Mu‘ādh : Mu‘ādh ibn Jabal, compagnon du Prophète.
- Abū Dharr : Autre hadith d’Abū Dharr sur la vision.
- ḥadīth : Récit rapporté du Prophète.
- ḥadīth : Autre hadith mentionnant le voile de lumière.
- ḥadīth : Hadith rapportant que le Prophète a vu Dieu par le cœur.
- thumma danā fatadallā : Puis il s’approcha et descendit (Coran 53:8).
- fa-awḥā ilā ‘abdihī mā awḥā : Il révéla à Son serviteur ce qu’Il révéla (Coran 53:10).
- al-Wāsiṭī : Soufi ou savant, probablement Abū Bakr al-Wāsiṭī.
- al-Ash‘arī : Abū l-Ḥasan al-Ash‘arī, fondateur de l’école théologique ash‘arite.
- Ibn Mas‘ūd : Compagnon du Prophète, célèbre pour sa connaissance du Coran.
- Ibn ‘Abbās : Compagnon et exégète.
- an-Naqqāsh : Exégète et traditionniste, auteur d’un tafsīr.
- Ibn ‘Abbās : Compagnon et exégète.
- danā fatadallā : Il s’approcha et descendit (Coran 53:8).
- Anas : Anas ibn Mālik, compagnon du Prophète.
- wa-mā kāna li-basharin an yukallimahu llāhu illā waḥyan aw min warā’i ḥijābin aw yursila rasūlan fayūḥiya bi-idhnihī mā yashā’u : Il n’a pas été donné à un être humain que Dieu lui parle si ce n’est par révélation, ou de derrière un voile, ou en envoyant un messager qui révèle, par Sa permission, ce qu’Il veut (Coran 42:51).
- waḥy : Révélation, communication divine sans intermédiaire visible.
- ṣarīf al-aqlām : Grincement des calames, métaphore pour l'écriture des décrets divins.
- danā fatadallā : Il s'approcha, puis descendit ; expression coranique (Sourate 53:8) décrivant une proximité spirituelle.
- qāba qawsayn aw adnā : À deux portées d'arc ou plus près ; mesure de proximité extrême.
- rafraf : Coussin ou tapis volant, objet céleste mentionné dans les récits de l'ascension.
- ḥadīth : Récit rapportant les paroles, actions ou approbations du Prophète Muhammad.
- banū ʿillāt : Frères de pères différents, c'est-à-dire ayant le même père mais des mères différentes.
- al-Qahhār : Le Dominateur suprême, l'un des noms d'Allah signifiant Celui qui soumet toute chose.
- Anas : Anas ibn Mālik, célèbre compagnon du Prophète et serviteur.
- radiya Allāhu ʿanhu : Formule de bénédiction signifiant 'qu'Allah l'agrée', utilisée pour les compagnons.
- ʿAbd Allāh ibn ʿAmr : Compagnon du Prophète, fils de ʿAmr ibn al-ʿĀṣ.
- qāla : Il a dit, introduisant une citation.
- ḥawḍ : Bassin d'eau que le Prophète possédera au Paradis, où les croyants boiront avant d'entrer.
- al-wariq : Argent, métal précieux.
- abyad min al-wariq : Plus blanc que l'argent, indiquant la pureté et la clarté de l'eau.
- kīzān : Cruches, récipients pour boire.
- Abū Dharr : Abū Dharr al-Ghifārī, compagnon connu pour son ascétisme.
- naḥwahu : Quelque chose de semblable, indiquant un contenu similaire.
- ʿAmmān wa Ayla : Amman (Jordanie) et Ayla (ancien port près d'Aqaba).
- yashkhabu : Il déverse, il coule abondamment.
- mīzābān : Deux canaux ou conduits d'écoulement.
- Thawbān : Thawbān ibn Bujdud, compagnon affranchi du Prophète.
- mithluhu : Semblable à cela, pareil.
- riwāya : Version, récit rapporté par un transmetteur.
- Ḥāritha : Ḥāritha ibn Wahb al-Khuzāʿī, compagnon.
- Anas : Anas ibn Mālik, déjà mentionné.
- Ibn ʿUmar : ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, compagnon et fils du calife ʿUmar.
- qāla : Il a dit.
- Anas : Anas ibn Mālik.
- Jābir ibn Samura : Compagnon du Prophète.
- Ibn ʿUmar : ʿAbd Allāh ibn ʿUmar.
- ʿUqba : ʿUqba ibn ʿĀmir, compagnon.
- Ḥāritha : Ḥāritha ibn Wahb.
- al-Mustawrid : Al-Mustawrid ibn Shaddād, compagnon.
- Abū Bazra : Abū Bazra al-Aslamī, compagnon.
- Ḥudhayfa : Ḥudhayfa ibn al-Yamān, compagnon.
- Abū Umāma : Abū Umāma al-Bāhilī, compagnon.
- Zayd : Zayd ibn Arqam, compagnon.
- Ibn Masʿūd : ʿAbd Allāh ibn Masʿūd, compagnon éminent.
- ʿAbd Allāh : ʿAbd Allāh ibn Zayd, compagnon.
- Sahl : Sahl ibn Saʿd, compagnon.
- Suwayd : Suwayd ibn Jabala, compagnon.
- Abū Bakr : Abū Bakr al-Ṣiddīq, premier calife.
- ʿUmar : ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, deuxième calife.
- Ibn Burayda : Fils de Burayda al-Aslamī, compagnon.
- Abū Saʿīd al-Khudrī : Compagnon du Prophète.
- ʿAbd Allāh : ʿAbd Allāh al-Ṣunābiḥī, compagnon.
- Abū Hurayra : Célèbre compagnon, rapporteur de nombreux hadiths.
- al-Barā' : Al-Barā' ibn ʿĀzib, compagnon.
- Jundub : Jundub ibn ʿAbd Allāh, compagnon.
- ʿĀ'isha : ʿĀ'isha bint Abī Bakr, épouse du Prophète.
- Asmā' : Asmā' bint Abī Bakr, sœur de ʿĀ'isha.
- Abū Bakra : Abū Bakra al-Thaqafī, compagnon.
- Khawla : Khawla bint Qays, compagne.
- al-maḥabba wa al-khilla : L'amour et l'intimité spirituelle, deux degrés de proximité avec Allah.
- Abū Saʿīd : Abū Saʿīd al-Khudrī.
- khalīl : Ami intime, terme désignant une relation d'amour exclusif avec Allah.
- khalīl Allāh : Ami intime d'Allah, titre donné à Abraham et au Prophète Muhammad.
- min ṭarīq : Par la voie de, indiquant la chaîne de transmission.
- ʿAbd Allāh : ʿAbd Allāh ibn Masʿūd.
- Ibn ʿAbbās : ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, compagnon et commentateur du Coran.
- qāla : Il a dit.
- mādhā : Quoi, que.
- ḥadīth : Hadith.
- Aḥmad : Un des noms du Prophète Muhammad, signifiant 'le plus loué'.
- al-khilla : L'intimité, l'amitié exclusive.
- al-mukhtaṣṣ : L'élu, le privilégié.
- al-khulla : Le besoin, la pauvreté spirituelle.
- al-istiṣfā' : La purification, le choix pur.
- al-khulla : Le besoin, la nécessité.
- Abū Bakr ibn Fūrak : Théologien ash'arite du Xe siècle.
- āya : Verset coranique.
- āya : Verset coranique.
- ṣallā Allāhu ʿalayhi wa sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète : 'que la prière et la paix d'Allah soient sur lui'.
- Abū Bakr : Abū Bakr al-Ṣiddīq.
- Fāṭima : Fille du Prophète Muhammad.
- Usāma : Usāma ibn Zayd, compagnon et fils adoptif du Prophète.
- al-muḥibb : Celui qui aime, l'aimant.
- al-wifq : Conformité, harmonie entre l'aimant et l'aimé.
- al-ḥadīth : Hadith, parole prophétique rapportée.
- ʿĀʾisha : ʿĀʾisha bint Abī Bakr, épouse du Prophète.
- al-ghalīl : Chagrin intime, amour profond et douloureux.
- Coran 3:31 : « Dis : "Si vous aimez Dieu, suivez-moi, Dieu vous aimera et vous pardonnera vos péchés." »
- ḥanānan : Tendresse, affection ; ici, objet de vénération.
- Coran 3:32 : « Dis : "Obéissez à Dieu et au Messager." »
- Coran 3:32 : Suite du verset : « Mais s'ils se détournent, alors Dieu n'aime pas les mécréants. »
- Abū Bakr ibn Fūrak : Théologien ash'arite (mort en 1015).
- Coran 6:75 : « Ainsi montrons-Nous à Abraham la royauté des cieux et de la terre, afin qu'il fût de ceux qui croient avec certitude. »
- Coran 53:9 : « Il fut à deux portées d'arc ou plus près. » (Réfère à l'ascension du Prophète)
- Coran 26:82 : « Et Celui dont j'espère qu'Il me pardonnera ma faute au Jour de la Rétribution. » (Parole d'Abraham)
- Coran 48:2 : « Afin que Dieu te pardonne tes péchés passés et futurs, et qu'Il parachève Sa grâce sur toi. »
- Coran 26:87 : « Et ne me couvre pas d'opprobre au jour où ils seront ressuscités. » (Parole d'Abraham)
- Coran 66:8 : « Le jour où Dieu ne couvrira pas d'opprobre le Prophète et ceux qui ont cru avec lui. »
- Coran 8:64 : « Ô Prophète ! Dieu te suffit, ainsi que ceux des croyants qui te suivent. »
- Coran 26:84 : « Et accorde-moi une réputation véridique parmi les générations futures. » (Parole d'Abraham)
- Coran 94:4 : « Et Nous avons élevé pour toi ta renommée. »
- Coran 14:35 : « Éloigne-moi ainsi que mes fils de l'adoration des idoles. » (Parole d'Abraham)
- Coran 33:33 : « Dieu ne veut que vous purifier, ô gens de la maison, et vous purifier complètement. »
- Coran 17:84 : « Chacun agit selon sa propre manière ; votre Seigneur connaît mieux celui qui est le mieux guidé dans la voie. »
- Coran 17:79 : « Il se peut que ton Seigneur te ressuscite en une station louable. »
- Ādam ibn ʿAlī : Transmetteur de hadith, probablement Ādam ibn ʿAlī al-ʿIjli.
- Ibn ʿUmar : ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, compagnon du Prophète.
- yaqūlu : Il dit (en parlant du Prophète).
- juthan : Agenouillés, prosternés.
Première partie : Sur la manière dont le Très-Haut, le Très-Élevé, a magnifié la dignité…
Première partie : Sur la manière dont le Très-Haut, le Très-Élevé, a magnifié la dignité du Prophète élu [1], que la prière et la paix soient sur lui, en parole et en acte.
Ô untel, intercède pour nous... Ô untel, intercède pour nous... jusqu'à ce que l'intercession aboutisse au Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui... C'est le jour où Allah le ressuscitera en la Station Louable 1. D'après Abou Hourayra 2 : On interrogea le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, au sujet de Sa parole : « Il se peut que ton Seigneur te ressuscite en une Station Louable. » Il dit : « C'est l'intercession. » Ka'b ibn Malik 3 rapporte d'après lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui 4 : « Les gens seront rassemblés au Jour de la Résurrection, et je serai, moi et ma communauté, sur une colline. Mon Seigneur me revêtira d'un habit vert, puis Il me donnera la permission, et je dirai ce qu'Allah voudra que je dise... C'est la Station Louable. » D'après Ibn 'Omar 5, qu'Allah les agrée, lui et son père, qui mentionna le hadith de l'intercession : « Il marchera jusqu'à saisir l'anneau du Paradis. Ce jour-là, Allah le ressuscitera en la Station Louable qu'Il lui a promise. » D'après Ibn Mas'oud 6, d'après lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui 7 : « C'est sa station à la droite du Trône, une station que nul autre n'occupera, et où les premiers et les derniers l'envieront 8. » Une chose similaire est rapportée de Ka'b 9 et d'Al-Hassan 10. Dans une autre version : « C'est la station où j'intercéderai pour ma communauté. » D'après Ibn Mas'oud 11 : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui 12, a dit : « Je me tiendrai à la Station Louable. » On demanda : « Qu'est-ce que c'est ? » Il dit : « C'est le jour où Allah, béni et exalté soit-Il, descendra sur Son Trône 13... » Le hadith. D'après Abou Moussa 14, qu'Allah l'agrée, d'après lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui 15 : « J'ai eu le choix entre que la moitié de ma communauté entre au Paradis et l'intercession, et j'ai choisi l'intercession, car elle est plus générale. Pensez-vous qu'elle soit pour les pieux ? Non, elle est pour les pécheurs fautifs. » D'après Abou Hourayra 16, qu'Allah l'agrée 17, il dit : « Je dis : Ô Messager d'Allah, que t'a-t-il été révélé au sujet de l'intercession ? Il dit : Mon intercession est pour celui qui atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allah, sincèrement, sa langue confirmant ce que dit son cœur. » D'après Oum Habiba 18, elle dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui 19, a dit : « On m'a montré ce que ma communauté subira après moi, et le versement du sang des uns par les autres... Et ce qui leur a été prédestiné par Allah comme aux nations avant eux... J'ai donc demandé à Allah de m'accorder une intercession en leur faveur au Jour de la Résurrection... Et Il l'a fait. » Houdhayfa 20 a dit 21 : Allah rassemblera les gens dans une plaine 22 unique, où l'appelant se fera entendre et où la vue portera 23, pieds nus 24, nus 25, comme ils ont été créés, silencieux, aucune âme ne parlant sans Sa permission. Puis on appellera Muhammad, et il dira : « Me voici 26 à Ton service, et le bien est entre Tes mains, le mal ne vient pas de Toi, et celui qui est guidé est celui que Tu guides. Ton serviteur est devant Toi, à Toi et vers Toi. Il n'y a de refuge ni d'échappatoire contre Toi qu'auprès de Toi. Tu es béni et exalté, gloire à Toi, Seigneur de la Demeure. » Il dit : « C'est la Station Louable dont Allah a parlé. » Ibn 'Abbas 27, qu'Allah les agrée, lui et son père 28, a dit : « Quand les gens du Feu entreront dans le Feu et les gens du Paradis au Paradis, il restera un dernier groupe du Paradis et un dernier groupe du Feu. Le groupe du Feu dira au groupe du Paradis : 'Votre foi ne vous a servi à rien !' Ils invoqueront leur Seigneur et crieront, et les gens du Paradis les entendront. Ils demanderont alors à Adam, puis à d'autres après lui, d'intercéder pour eux. Mais chacun s'excusera, jusqu'à ce qu'ils viennent à Muhammad, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et il intercèdera pour eux. C'est la Station Louable. » Une chose similaire 29 est rapportée d'Ibn Mas'oud 30 également, et de Moujahid 31, et 'Ali 32 ibn Al-Hussein l'a mentionné d'après le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui 33. Jabir 34 ibn 'Abdillah a dit à Yazid 35 Al-Faqir 36 : « As-tu entendu parler de la station de Muhammad ? — Celle dans laquelle Allah le ressuscitera. » Il dit : « Je dis : Oui. Il dit : C'est la Station Louable de Muhammad par laquelle Allah fera sortir ceux qu'Il fera sortir — c'est-à-dire du Feu — et il mentionna le hadith de l'intercession pour la sortie des gens de la Géhenne. » D'après Anas 37, une chose similaire 38 et il dit : « C'est la Station Louable qu'Il lui a promise. » Dans une version d'Anas 39, d'Abou Hourayra 40 et d'autres — le hadith des uns s'entremêle avec celui des autres 41 — il dit, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui 42 : « Allah rassemblera les premiers et les derniers au Jour de la Résurrection, et ils seront soucieux — ou il dit : ils seront inspirés — et ils diront : 'Si nous cherchions un intercesseur auprès de notre Seigneur.' » Et par une autre voie d'après lui : « Les gens se bousculeront 43 les uns les autres. » D'après Abou Hourayra 44 45 : « Le soleil s'approchera, et les gens seront accablés d'une angoisse insupportable et intolérable. Ils diront : 'Ne voyez-vous pas qui peut intercéder pour vous ?!' Ils iront vers Adam et diront — certains ajoutèrent : 'Tu es Adam, le père de l'humanité, Allah t'a créé de Sa main, a insufflé en toi de Son esprit, t'a fait habiter Son Paradis, a fait se prosterner les anges devant toi, et t'a enseigné les noms de toute chose. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur afin qu'Il nous soulage de notre situation. Ne vois-tu pas où nous sommes ?!' Il dira : 'Mon Seigneur s'est mis en colère aujourd'hui d'une colère dont Il n'a jamais eu de pareille auparavant et dont Il n'aura jamais de pareille après. Il m'a interdit l'arbre et je Lui ai désobéi. Moi-même, moi-même ! Allez vers un autre, allez vers Noé.' Ils iront vers Noé et diront : 'Tu es le premier des messagers aux habitants de la terre, et Allah t'a nommé serviteur reconnaissant. Ne vois-tu pas où nous sommes ?! Ne vois-tu pas ce qui nous arrive ? N'intercèdes-tu pas pour nous auprès de ton Seigneur ?' Il dira : 'Mon Seigneur s'est mis en colère aujourd'hui d'une colère dont Il n'a jamais eu de pareille auparavant et dont Il n'aura jamais de pareille après. Moi-même, moi-même.' » Dans la version d'Anas 46, il mentionne son péché qu'il a commis, sa demande à son Seigneur sans science. Dans la version d'Abou Hourayra 47, qu'Allah l'agrée : « J'avais une invocation que j'avais faite contre mon peuple. Allez vers un autre, allez vers Abraham, car il est l'ami intime d'Allah. » Ils iront vers Abraham et diront : « Tu es le prophète d'Allah et Son ami intime parmi les habitants de la terre. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas où nous sommes ?! » Il dira : « Mon Seigneur s'est mis en colère aujourd'hui d'une colère... » et il mentionna la même chose, et il mentionna trois paroles qu'il avait dites mensongèrement 48 : « Moi-même, moi-même, je ne suis pas pour cela, mais allez vers Moïse, car il est le interlocuteur d'Allah. » Dans une version : « C'est un serviteur à qui Allah a donné la Torah, qu'Il a appelé et qu'Il a rapproché comme confident. » Ils iront vers Moïse. Il dira : « Je ne suis pas pour cela » — et il mentionnera son péché 49 qu'il a commis, et son meurtre 50 de l'âme — « Moi-même, moi-même. Mais allez vers Jésus, car il est l'Esprit d'Allah et Sa Parole. » Ils iront vers Jésus, il dira : « Je ne suis pas pour cela, mais allez vers Muhammad, un serviteur à qui Allah a pardonné ses péchés passés et futurs. » « Alors je viendrai et je dirai : 'Je suis pour cela.' Je partirai et demanderai la permission à mon Seigneur, et Il me la donnera. Quand je Le verrai, je me prosternerai. » Dans une version : « Je viendrai sous le Trône et me prosternerai. » Dans une version : « Je me tiendrai devant Lui et Le louerai par des louanges que je ne pourrais prononcer sans qu'Allah ne m'en inspire. » Dans une version : « Allah m'ouvrira à Ses louanges et à la belle glorification de Lui, une chose qu'Il n'a ouverte à personne avant moi. » Dans la version d'Abou Hourayra : « On dira : 'Ô Muhammad, lève ta tête. Demande, tu recevras ; intercède, ton intercession sera acceptée.' Je lèverai ma tête et dirai : 'Seigneur, ma communauté ! Seigneur, ma communauté !' Il dira : 'Fais entrer de ta communauté ceux qui n'ont pas de compte à rendre par la porte droite des portes du Paradis, et ils seront associés aux gens pour les autres portes.' » Dans la version d'Anas, ce passage n'est pas mentionné ; à la place, il dit : « Puis je me prosternerai. On me dira : 'Ô Muhammad, lève ta tête. Dis, tu seras écouté ; intercède, ton intercession sera acceptée ; demande, tu recevras 51.' Je dirai : 'Seigneur, ma communauté, ma communauté.' On dira : 'Va, et quiconque a dans son cœur le poids d'un grain d'orge ou d'un grain d'orgelet de foi, fais-le sortir.' Je partirai et le ferai, puis je reviendrai vers mon Seigneur et Le louerai par ces mêmes louanges » — et il mentionna la même chose, et dit dans celle-ci 52 : « le poids d'un grain de moutarde 53. »
Je fais ainsi, puis je reviens. Et il mentionna comme précédemment, et il dit à ce propos : « Quiconque a dans son cœur le moindre, le moindre, le moindre poids d’un grain de moutarde 54… » Je fais ainsi, et il mentionna à la quatrième fois : « On me dit : Lève ta tête, dis et tu seras entendu, intercède et tu seras exaucé, demande et il te sera donné. Je dis : Seigneur, permets-moi [d’intercéder] pour ceux qui ont dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah.” Il dit : Cela ne dépend pas de toi, mais par Ma Puissance, Ma Grandeur, Ma Majesté et Ma Toute-Puissance 55, Je ferai sortir du Feu quiconque a dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah.” » Et d’après la transmission de Qatada 56 d’après lui, il dit : « Je ne sais si c’est à la troisième ou à la quatrième fois, je dis : Seigneur, il ne reste dans le Feu que celui que le Coran a retenu 57 », c’est-à-dire celui à qui l’éternité est devenue obligatoire. Et d’après Abou Bakr, ‘Uqba ibn ‘Amir, Abou Sa‘id et Hudhayfa 58, quelque chose de semblable, il dit : « Ils viennent à Muhammad, il lui est permis, et la Confiance et le Lien de parenté 59 viennent et se tiennent des deux côtés du Sirat 60. » Et il mentionna dans la transmission d’Abou Malik d’après Hudhayfa : « Ils viennent à Muhammad, il intercède, le Sirat est dressé, ils passent… les premiers comme l’éclair, puis comme le vent, les oiseaux et la course des hommes 61, et votre Prophète, qu’Allah prie sur lui et le salue, est sur le Sirat, disant : “Seigneur, sauve, sauve !” jusqu’à ce que les gens aient traversé. » Et il mentionna les derniers d’entre eux traversant… le hadith. Et dans la transmission d’Abou Hourayra 62 : « Je suis le premier à traverser 63. » Et d’après Ibn ‘Abbas 64 d’après lui, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui : « Des chaires sont placées pour les prophètes, ils s’y assoient, et ma chaire reste, je ne m’y assois pas, debout devant mon Seigneur, droit. Allah, béni et exalté soit-Il, dit : “Que veux-tu que Je fasse de ta communauté ?” Je dis : “Seigneur, hâte leur jugement.” Ils sont appelés et jugés. Parmi eux, certains entrent au Paradis par Sa miséricorde, d’autres par mon intercession. Et je ne cesse d’intercéder jusqu’à ce qu’on me donne des certificats 65 pour des hommes déjà voués au Feu, au point que le gardien de l’Enfer dit : “Ô Muhammad, tu n’as laissé aucune punition à la colère de ton Seigneur contre ta communauté.” » Et par la voie de Ziyad an-Numayri 66 d’après Anas 67 que le Messager d’Allah, qu’Allah prie sur lui et le salue, a dit : « Je suis le premier dont la terre se fendra pour laisser sortir mon crâne 68, sans vantardise ; je suis le maître des hommes au Jour de la Résurrection, sans vantardise ; avec moi est l’étendard de la louange au Jour de la Résurrection ; je suis le premier pour qui le Paradis sera ouvert, sans vantardise. Je viens, je prends l’anneau du Paradis, on dit : “Qui est-ce ?” Je dis : “Muhammad.” Il m’est ouvert. Le Tout-Puissant 69 vient à ma rencontre, je tombe prosterné devant Lui. » Et il mentionna quelque chose de semblable à ce qui précède. Et d’après la transmission d’Unays 70 : « J’ai entendu le Messager d’Allah, qu’Allah prie sur lui et le salue, dire : “J’intercéderai au Jour de la Résurrection pour plus que ce qu’il y a sur terre de pierres et d’arbres.” » Ainsi, de la diversité des formulations de ces traditions, il ressort que son intercession, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui, et sa station louable 71 s’étendent de la première des intercessions à la dernière, depuis le moment où les gens se rassemblent pour le rassemblement, que leurs gorges se resserrent, que la sueur, le soleil et la station les accablent, et cela avant le jugement. Il intercède alors pour le soulagement des gens de la station. Puis le Sirat est dressé et les gens sont jugés – comme cela vient dans le hadith d’Abou Hourayra et Hudhayfa, et ce hadith est le plus précis 72 – il est alors exaucé pour hâter au Paradis ceux de sa communauté qui n’ont pas de compte à rendre – cela a été mentionné dans le hadith. Puis il intercède pour ceux qui ont mérité le châtiment et sont entrés dans le Feu parmi eux – selon ce qu’exigent les hadiths authentiques – puis pour ceux qui ont dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah”, et cela n’est pour nul autre que lui, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui. Et dans le hadith répandu et authentique 73 : « Chaque prophète a une invocation par laquelle il prie, et j’ai réservé mon invocation comme intercession pour ma communauté au Jour de la Résurrection. » Les gens de science ont dit : « Son sens est une invocation dont je sais qu’elle sera exaucée pour eux et qu’ils y obtiendront ce qu’ils désirent. Autrement, combien chaque prophète a-t-il d’invocations exaucées, et notre Prophète, qu’Allah prie sur lui et le salue, en a d’innombrables. Mais leur état lorsqu’ils invoquent par elle est entre espoir et crainte. Et il leur a été garanti l’exaucement d’une invocation qu’ils choisissent, qu’ils prononcent avec certitude d’être exaucés. » Et Muhammad ibn Ziyad 74 et Abou Salih 75 ont rapporté d’après Abou Hourayra dans ce hadith : « Chaque prophète a une invocation qu’il a faite pour sa communauté et qui a été exaucée, et je veux retarder mon invocation comme intercession pour ma communauté au Jour de la Résurrection. » Et dans la transmission d’Abou Salih d’après Abou Hourayra : « Chaque prophète a une invocation exaucée, et chaque prophète a hâté son invocation. » Et quelque chose de semblable dans la transmission d’Abou Zur‘a 76 d’après Abou Hourayra. Et d’après Anas, comme la transmission d’Ibn Ziyad d’après Abou Hourayra. Ainsi, cette invocation mentionnée est spécifique à la communauté, garantie d’exaucement. Autrement, il a informé, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui, qu’il a demandé pour sa communauté des choses des affaires de la religion et du monde, dont certaines lui ont été données et d’autres refusées, et il a réservé pour eux cette invocation pour le jour du besoin 77, la fin des épreuves 78, la grande demande et le grand désir. Qu’Allah le récompense du meilleur dont Il a récompensé un prophète pour sa communauté. Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui, abondamment. Chapitre onze : La Wasila 79, le haut rang, le Kawthar 80 et la vertu, concernant sa supériorité, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui, au Paradis par la Wasila, le haut rang et le Kawthar. D’après ‘Abdullah ibn ‘Amr ibn al-‘As 81 qu’il a entendu le Prophète, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui, dire : « Lorsque vous entendez le muezzin, dites comme il dit, puis priez sur moi, car quiconque prie sur moi une fois, Allah prie sur lui dix fois. Puis demandez à Allah pour moi la Wasila, car c’est une demeure au Paradis qui ne convient qu’à un seul serviteur d’Allah, et j’espère que je suis celui-là. Quiconque demande à Allah pour moi la Wasila, l’intercession lui devient licite. » Et dans un autre hadith d’après Abou Hourayra : « La Wasila est le plus haut degré au Paradis. » Et d’après Anas, il dit : Le Messager d’Allah, qu’Allah prie sur lui et le salue, a dit : « Alors que je marchais au Paradis, voici qu’un fleuve m’apparut, dont les deux rives étaient des dômes de perles 82. Je dis à Gabriel : “Qu’est-ce que cela ?” Il dit : “C’est le Kawthar qu’Allah t’a donné.” Il dit : “Puis il plongea sa main dans sa boue et en sortit du musc.” » Et d’après ‘Aïcha 83 et ‘Abdullah ibn ‘Amr, quelque chose de semblable, il dit : « Son lit est de perles et de rubis, son eau est plus douce que le miel et plus blanche que la neige. » Et dans une transmission d’après lui : « Et voici qu’il coule sans avoir été creusé 84, et il a un bassin où ma communauté viendra boire. » Et mention du hadith du bassin. Et quelque chose de semblable d’après Ibn ‘Abbas. Et d’après Ibn ‘Abbas également, il dit : « Le Kawthar est le bien abondant qu’Allah lui a donné. » Et Sa‘id ibn Jubayr 85 a dit : « Et le fleuve qui est au Paradis fait partie du bien qu’Allah lui a donné. » Et d’après Hudhayfa, dans ce que le Prophète, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui, a mentionné de son Seigneur : « Il m’a donné le Kawthar, un fleuve du Paradis qui coule dans mon bassin. » Et d’après Ibn ‘Abbas, au sujet de la parole d’Allah : « Et ton Seigneur te donnera, et tu seras satisfait 86 », il dit : « Mille palais de perles, dont la terre est de musc, et qui contiennent ce qui leur convient. » Et dans une autre transmission : « Et ce qui leur convient comme épouses et serviteurs. » Chapitre douze : Les hadiths rapportés sur l’interdiction de le préférer. Si tu dis : Puisqu’il est établi par la preuve du Coran, la tradition authentique et le consensus de la communauté qu’il est le plus noble des humains et le meilleur des prophètes, quel est le sens des hadiths rapportés sur son interdiction de la préférence, comme sa parole : D’après Ibn ‘Abbas d’après le Prophète, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui, il a dit : « Il ne convient pas à un serviteur de dire : “Je suis meilleur que Jonas 87 fils d’Amittaï.” » Et dans une autre voie d’après Abou Hourayra, il dit – c’est-à-dire le Messager d’Allah, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui – : « Il ne convient pas à un serviteur… » le hadith.
Et dans le hadith 88 d'Abou Hourayra 89 concernant le juif 90 qui a dit : « Par Celui qui a élu Moïse au-dessus des humains ! » - un homme des Ansâr 91 le gifla et dit : « Tu dis cela alors que le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, est parmi nous ?! ». Cela parvint au Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, qui dit : « Ne faites pas de préférence entre les prophètes. » Et dans une autre version 92 : « Ne me préférez pas à Moïse » - et il mentionna le hadith. Et il y est dit : « Et je ne dis pas que quiconque est meilleur que Jonas fils de Matta 93. » Et d'après Abou Hourayra : « Quiconque dit : "Je suis meilleur que Jonas fils de Matta" a menti. » Et d'après Ibn Mas'oud 94 : « Que nul d'entre vous ne dise : "Je suis meilleur que Jonas fils de Matta." » Et dans son autre hadith 95 : Un homme vint à lui et dit : « Ô le meilleur des créatures ! » Il répondit : « Cela est Abraham. » Sache que les savants ont plusieurs interprétations de ces hadiths. La première : son interdiction de la préférence eut lieu avant qu'il ne sache qu'il est le seigneur des fils d'Adam... Il interdit donc la préférence, car elle nécessite une révélation 96... Et celui qui préfère sans savoir a menti. De même, sa parole : « Je ne dis pas que quiconque est meilleur que lui » n'implique pas qu'il soit meilleur, mais apparemment c'est une abstention de la préférence. La deuxième interprétation : il dit cela par humilité et pour nier l'orgueil et la vanité, mais cela n'est pas à l'abri de l'objection 97. La troisième interprétation : qu'il ne faut pas préférer entre eux d'une préférence qui mène à dénigrer certains d'entre eux ou à les rabaisser, surtout en ce qui concerne Jonas, que la paix soit sur lui, puisque Dieu a rapporté de lui ce qu'Il a rapporté, de peur que cela ne suscite dans l'esprit de celui qui ne sait pas une dépréciation et un abaissement de son haut rang. Car Dieu a dit de lui : « Quand il s'enfuit 98 vers le bateau chargé 99 », « Quand il partit en colère, pensant que Nous n'avions pas de pouvoir sur lui 100 ». Il pourrait donc sembler à celui qui n'a pas de science qu'il est rabaissé 101 par cela. La quatrième interprétation : l'interdiction de la préférence concerne la prophétie et la mission, car les prophètes y sont sur un même pied, étant une chose unique qui ne se différencie pas. La différenciation ne porte que sur l'augmentation des états, des particularités, des grâces, des rangs et des faveurs 102. Quant à la prophétie en elle-même, elle ne se différencie pas ; la différenciation se fait par d'autres choses qui s'y ajoutent. C'est pourquoi parmi eux il y a des messagers 103, parmi eux il y a les élus 104 parmi les messagers, parmi eux il y a celui qui a été élevé à un haut lieu 105, parmi eux il y a celui à qui le jugement a été donné enfant 106, à certains d'entre eux le Zabour 107 a été donné, à d'autres les preuves évidentes 108, parmi eux il y a celui à qui Dieu a parlé 109, et Il a élevé certains d'entre eux en degrés 110. Dieu a dit : « Nous avons préféré certains prophètes à d'autres 111 » - le verset. Et Il a dit : « Ces messagers, Nous avons préféré certains d'entre eux à d'autres 112 » - le verset. Certains savants ont dit : la préférence visée ici concerne ce bas monde, et cela par trois états : que ses signes et miracles soient plus éclatants et plus célèbres ; ou que sa communauté soit plus pure et plus nombreuse ; ou qu'en lui-même il soit meilleur et plus manifeste. Et sa supériorité en lui-même renvoie à ce dont Dieu l'a distingué par Sa grâce et Son élection, comme la parole, l'amitié, la vision ou ce que Dieu veut de Ses faveurs, et les présents de Sa sainteté et de Son élection. Il a été rapporté que le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, a dit 113 : « La prophétie a des poids 114, et Jonas s'en est disloqué 115 comme se disloque le petit chamelon 116... » Ainsi, le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, a préservé le lieu de la tentation des illusions de ceux qui pourraient en tirer une blessure à sa prophétie, ou une atteinte à son élection, ou un abaissement de son rang, ou une faiblesse dans son infaillibilité, par sollicitude pour sa communauté. Une cinquième interprétation pourrait s'ajouter à cet ordre : que le « je » renvoie au locuteur lui-même, c'est-à-dire que nul, même s'il atteint l'intelligence, l'infaillibilité et la pureté, ne doit penser qu'il est meilleur que Jonas à cause de ce qui a été rapporté de lui, car le rang de la prophétie est meilleur et plus élevé, et ces événements ne l'en ont pas abaissé d'un grain de moutarde ni moins. Nous ajouterons des éclaircissements à ce sujet dans la troisième partie, si Dieu le Très-Haut le veut. Ainsi, le but t'est apparu, et le doute de l'objecteur est tombé par ce que nous avons exposé. Et c'est Dieu qui accorde le succès, et c'est Lui dont on implore l'aide ; il n'y a de dieu que Lui. Le treizième chapitre : Sur ses noms, que Dieu prie sur lui et le salue, et ce qu'ils contiennent de sa supériorité. D'après Jubayr 117 ibn Mut'im, d'après son père, le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, a dit 118 : « J'ai cinq noms : je suis Muhammad, je suis Ahmad, je suis al-Mâhî 119 par qui Dieu efface la mécréance, je suis al-Hâshir 120 devant qui les gens seront rassemblés, et je suis al-'Âqib 121. » Dieu le Très-Haut l'a nommé dans Son Livre : Muhammad et Ahmad. Parmi Ses particularités pour lui : Il a inclus dans ses noms Sa louange, et a plié dans les replis de Sa mention Sa grande gratitude. Quant à son nom « Ahmad », c'est un superlatif 122 de la qualité de louange, et « Muhammad » est un intensif 123 de l'abondance de la louange. Il est, que Dieu prie sur lui et le salue, le plus grand de ceux qui ont loué et le meilleur de ceux qui ont loué, et le plus louangeur des gens ; il est donc le plus digne de louange parmi les loués et le plus louangeur parmi les louangeurs. Avec lui se trouve l'étendard de la louange au Jour de la Résurrection, pour que sa louange soit parfaite et qu'il soit célèbre dans ces parvis 124 par la qualité de la louange, et que son Seigneur l'y ressuscite en une station louable, comme Il le lui a promis. Les premiers et les derniers le loueront pour son intercession en leur faveur, et il lui sera ouvert en cela des louanges, comme il a dit : « ce qui n'a été donné à nul autre ». Dieu a nommé sa communauté dans les livres de Ses prophètes « les louangeurs », il est donc juste qu'il soit nommé Muhammad et Ahmad. Ensuite, dans ces deux noms, parmi les merveilles de ses particularités et les prodiges de ses signes, il y a un autre aspect : Dieu, gloire à Son nom, a empêché 125 que quiconque soit nommé par eux avant son époque. Quant à « Ahmad », qui est venu dans les livres et dont les prophètes ont annoncé la bonne nouvelle, Dieu le Très-Haut, par Sa sagesse, a empêché que quiconque d'autre soit nommé par lui et qu'aucun appelé ne soit appelé par lui avant lui, afin qu'aucune confusion ou doute n'entre dans le cœur du faible. De même, « Muhammad » également, personne parmi les Arabes ou autres n'a été nommé par lui jusqu'à ce que, peu avant son existence et sa naissance, il se répande qu'un prophète allait être envoyé nommé Muhammad. Alors quelques rares Arabes nommèrent leurs fils ainsi dans l'espoir que l'un d'eux soit lui, mais « Dieu sait mieux où Il place Son message 126 ». Ils sont : Muhammad ibn Uhayha ibn al-Julâh al-Awsî, Muhammad ibn Maslama al-Ansârî, Muhammad ibn Barâ' al-Bakrî, Muhammad ibn Sufyân ibn Mujâshi', Muhammad ibn Humrân al-Ju'fî, Muhammad ibn Khuzâ'î as-Sulamî ; il n'y en a pas de septième. On dit que le premier à être nommé Muhammad fut Muhammad ibn Sufyân 127. Le Yémen dit : plutôt Muhammad ibn al-Yahmad 128 des Azd. Ensuite, Dieu a protégé tous ceux qui se sont nommés par ce nom de prétendre à la prophétie, ou que quelqu'un la prétende pour eux, ou qu'une cause apparaisse qui fasse douter quelqu'un de leur affaire, jusqu'à ce que les deux marques 129 soient confirmées pour lui, que Dieu prie sur lui et le salue, et qu'il n'y ait pas de contestation à leur sujet. Quant à sa parole : « Je suis al-Mâhî par qui Dieu efface la mécréance », elle a été interprétée dans le hadith. L'effacement de la mécréance se fait soit de la Mecque et des pays arabes et de ce qui lui a été plié 130 de la terre et dont il a été promis que la royauté de sa communauté l'atteindrait, soit l'effacement est général, au sens de la manifestation et de la victoire, comme Dieu a dit : « pour le faire triompher sur toute religion 131 ». Et son interprétation est venue dans le hadith 132 : « c'est celui par qui les péchés de ceux qui le suivent ont été effacés ». Et sa parole : « Je suis al-Hâshir devant qui les gens seront rassemblés », c'est-à-dire à mon époque et à mon temps, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de prophète après moi, comme il a dit : « et le sceau des prophètes 133 ». Et il a été nommé « al-'Âqib » parce qu'il a succédé 134 aux autres prophètes.
Le hadith authentique 135 : « Je suis al-‘Âqib 136, après qui il n’y a pas de prophète. » On a dit : le sens de « sur mon pied » 137 signifie que les gens seront rassemblés en me voyant. Comme Allah a dit : « Afin que vous soyez témoins contre les hommes et que le Messager soit témoin contre vous (164) 138. » On a dit : « sur mon pied » signifie sur mon antériorité. Allah a dit : « Ils ont un pied de vérité 139 auprès de leur Seigneur (165). » On a dit : « sur mon pied » signifie devant moi et autour de moi, c’est-à-dire qu’ils se rassembleront vers moi au Jour de la Résurrection. On a dit : « mon pied » signifie ma sunna 140. Le sens de sa parole : « J’ai cinq noms » : on a dit qu’ils se trouvent dans les Livres antérieurs et chez les savants des nations passées. Il a été rapporté de lui, qu’Allah prie sur lui et le salue (166) 141 : « J’ai dix noms », et il mentionna parmi eux « Tâ-Hâ 142 » et « Yâ-Sîn 143 », rapporté par Makkî (167) 144. On a dit dans certains commentaires de « Tâ-Hâ » : « Ô pur, ô guide. » Et dans « Yâ-Sîn » : « Ô maître », rapporté par as-Sulamî (168) 145 d’après al-Wâsiṭî (169) 146 et Ja‘far (170) 147 ibn Muḥammad. Un autre a mentionné : « J’ai vingt noms », et il cita les cinq du hadith. Il dit : « Je suis le Messager de la miséricorde (171) 148, le Messager du repos (172) 149, le Messager des batailles (173) 150, je suis al-Muqaffî 151 (j’ai clos les prophètes), je suis Qayyim 152 (174) et al-Qayyim 153 est celui qui rassemble et est parfait – ainsi l’ai-je trouvé – et je ne l’ai pas rapporté (176) 154 et je pense que sa forme correcte est « Qatham 155 » (177) avec un thâ’, comme nous le mentionnerons plus tard d’après al-Ḥarbî (178) 156, et cela ressemble plus à l’explication (179) 157. Il se trouve aussi dans les livres des prophètes : David, sur lui la paix, a dit : « Ô Allah, envoie-nous Muḥammad, celui qui établit la sunna après l’interruption 158. » Il se peut donc que « al-Qayyim » (180) 159 ait ce sens. An-Naqqâsh (181) 160 a rapporté de lui, qu’Allah prie sur lui et le salue (182) 161 : « J’ai dans le Coran sept noms : Muḥammad, Aḥmad, Yâ-Sîn, Tâ-Hâ, al-Muddaththir 162, al-Muzzammil 163 et ‘Abd Allah 164. » Dans un autre hadith d’après Jubayr (183) 165 ibn Muṭ‘im, qu’Allah l’agrée : ils sont six : Muḥammad, Aḥmad, Khâtam 166, ‘Âqib, Ḥâshir 167 et Mâḥ 168. Dans le hadith d’Abû Mûsâ (184) 169 al-Ash‘arî, il priait sur lui et le saluait (185) 170 et nous nommait ses noms en disant : « Je suis Muḥammad, Aḥmad, al-Muqaffî, al-Ḥâshir, le Prophète du repentir (186) 171, le Prophète de la bataille, le Prophète de la miséricorde. » Et il est rapporté : « de la compassion » et « du repos », et tout est authentique, si Allah le veut. Le sens d’« al-Muqaffî » est le même que celui d’« al-‘Âqib ». Quant au « Prophète de la miséricorde », « du repentir », « de la compassion » et « du repos » : Allah a dit : « Nous ne t’avons envoyé que comme miséricorde pour les mondes (187) 172. » Et comme Il l’a décrit : « Il les purifie, leur enseigne le Livre et la Sagesse (188) 173 » et « les guide vers une voie droite (189) 174 » et « Il est compatissant et miséricordieux envers les croyants (190) 175. » Il a dit au sujet de sa communauté qu’elle est (191) 176 : « une communauté à qui la miséricorde est accordée. » Allah a dit à leur sujet : « Ils se recommandent la patience et se recommandent la compassion (192) 177 », c’est-à-dire qu’ils ont compassion les uns des autres. Son Seigneur, qu’Il soit exalté, l’a envoyé, qu’Allah prie sur lui et le salue (193) 178, comme miséricorde pour les mondes, miséricordieux envers eux, compatissant, implorant le pardon pour eux, et Il a fait de sa communauté une communauté à qui la miséricorde est accordée, l’a décrite par la miséricorde, lui a ordonné, qu’Allah prie sur lui et le salue, la compassion mutuelle, et Il a fait son éloge en disant (194) 179 : « Allah aime parmi Ses serviteurs les compatissants. » Et Il a dit (195) 180 : « Ceux qui sont compatissants, le Tout-Miséricordieux aura compassion d’eux. Ayez compassion de ceux qui sont sur terre, Celui qui est dans le ciel aura compassion de vous. » Quant à la version « Prophète de la bataille (196) 181 », c’est une allusion à ce avec quoi il a été envoyé : le combat et l’épée, qu’Allah prie sur lui et le salue. Elle est authentique. Ḥudhayfa (197) 182 a rapporté un hadith semblable à celui d’Abû Mûsâ (198) 183, et il contient (199) 184 : « Prophète de la miséricorde, Prophète du repentir, Prophète des batailles. » Al-Ḥarbî (200) 185 a rapporté dans son hadith, qu’Allah prie sur lui et le salue (201) 186, qu’il a dit : « Un ange est venu à moi et m’a dit : Tu es Qutham 187, c’est-à-dire rassembleur. » Il dit : « Al-Quthûm 188 est celui qui rassemble le bien. » Ce nom est connu parmi les gens de sa maison, qu’Allah prie sur lui et le salue. De nombreux surnoms et attributs du Prophète, qu’Allah prie sur lui et le salue, sont venus dans le Coran, en plus de ce que nous avons mentionné, comme la Lumière (202) 189, la Lampe (203) 190 éclatante, l’Avertisseur (204) 191, le Avertisseur (205) 192, l’Annonciateur (206) 193, l’Annonciateur (207) 194, le Témoin (208) 195, le Témoin (209) 196, la Vérité évidente (210) 197, le Sceau (211) 198 des prophètes, le Compatissant, le Miséricordieux (212) 199, le Digne de confiance (213) 200, le Pied de vérité (214) 201, une Miséricorde pour les mondes (215) 202, le Bienfait d’Allah (216) 203, l’Anse la plus solide (217) 204, la Voie droite (218) 205, l’Astre perçant (219) 206, le Généreux (220) 207, le Prophète illettré (221) 208, le Prédicateur d’Allah (222) 209… Parmi de nombreuses descriptions, de nobles attributs, et il en a été question dans les Livres antérieurs d’Allah, les livres de Ses prophètes, les hadiths de Son Messager et l’usage général de la communauté, de manière exhaustive, comme son appellation : al-Muṣṭafâ 210, al-Mujtabâ 211 (223), Abû al-Qâsim 212, le Bien-aimé, le Messager du Seigneur des mondes, l’Intercesseur agréé, le Pieux, le Réformateur, l’Apparent, le Prédominant 213, le Véridique, le Confirmé 214, le Guide, le Seigneur des enfants d’Adam, le Seigneur des envoyés, l’Imam des pieux, le Guide des fronts blancs 215 (224) aux membres éclatants 216 (225), le Bien-aimé d’Allah, l’Ami intime du Tout-Miséricordieux, le Possesseur du Bassin abondant 217, de l’Intercession et de la Station digne de louange 218, le Possesseur de la Wasîla 219, de la Vertu et du Rang élevé, le Possesseur de la Couronne 220, du Voyage nocturne 221, de l’Étendard 222, du Bâton 223, le Cavalier d’al-Burâq 224, de la Chamelle et de la Monture rapide (226) 225, le Possesseur de la Preuve, de l’Autorité, du Sceau (227) 226, du Signe, de la Preuve évidente, le Possesseur de la Massue 227 et des Sandales (228) 228… Parmi ses noms dans les Livres : al-Mutawakkil 229, al-Mukhtâr 230, Muqîm as-Sunna 231, al-Muqaddas (229) 232, Rûḥ al-Qudus 233 (230), Rûḥ al-Ḥaqq 234, ce qui est le sens d’« al-Bârâqlîṭ 235 » (231) dans l’Évangile. Tha‘lab (232) 236 a dit : « al-Bârâqlîṭ » est celui qui distingue le vrai du faux. Parmi ses noms dans les Livres antérieurs : Mâdh Mâdh (233) 237, dont le sens est « bon, bon », et « Ḥamṭâyâ 238 » (234), « al-Khâtam 239 » et « al-Ḥâtam 240 », rapporté par Ka‘b al-Aḥbâr 241. Tha‘lab a dit : « al-Khâtam » est celui qui a scellé les prophètes, et « al-Ḥâtam » est le plus beau des prophètes en création et en caractère. Il est appelé en syriaque « Mushaffaḥ 242 » (235) et « al-Munḥamannâ 243 » (236). Son nom dans la Torah est « Uḥayd 244 » (237), rapporté d’Ibn Sîrîn (238) 245. Le sens de « Possesseur du Bâton » (al-qaḍîb) est l’épée ; cela est mentionné de manière explicite dans l’Évangile : « Avec lui un bâton de fer avec lequel il combat, et sa communauté de même. » On peut aussi l’interpréter comme le bâton effilé (239) 246 qu’il tenait, qu’Allah prie sur lui et le salue, et qui est maintenant chez les califes. Quant à « al-Hirâwa 247 » (la massue) par laquelle il est décrit, c’est en langue le bâton. Je pense (240) 248 – et Allah sait mieux – que c’est le bâton mentionné dans le hadith du Bassin : « J’écarte (241) 249 les gens de lui avec mon bâton pour les gens du Yémen (242) 250. » Quant à « la Couronne » (at-tâj), on entend par là le turban ; à cette époque, il n’y en avait que pour les Arabes, et les turbans sont les couronnes des Arabes. Ses descriptions, surnoms et attributs dans les Livres sont nombreux, et ce que nous en avons mentionné est suffisant, si Allah le veut. Son surnom le plus célèbre était Abû al-Qâsim. Il a été rapporté (243) 251 d’Anas (244) 252 que lorsque Ibrâhîm (245) 253 lui naquit, Jibrîl vint à lui et lui dit : « La paix soit sur toi, ô Abû Ibrâhîm. » Chapitre quatorze : L’honneur qu’Allah lui a fait en lui donnant des noms qui Lui sont propres, à Lui le Très-Haut. Allah l’a honoré, qu’Allah prie sur lui et le salue, en le nommant de Ses plus beaux noms et en le décrivant par Ses attributs les plus élevés. Le Qâḍî Abû al-Faḍl – qu’Allah l’assiste – a dit : Combien ce chapitre mérite-t-il d’être rattaché aux chapitres de la première partie, car il s’insère dans le fil (246) 254 de leur contenu et se mêle à leur eau douce (247) 255 (248) 256 ; mais Allah n’a pas ouvert la poitrine pour la guidance vers son élucidation, ni n’a illuminé la pensée pour en extraire la substance et la recueillir, sauf au moment d’aborder le chapitre précédent. Nous avons donc jugé bon de l’y ajouter et de rassembler ainsi son ensemble. Sache donc qu’Allah a distingué beaucoup de prophètes par une faveur qu’Il leur a accordée (249) 257 parmi Ses noms.
Comme appellation : Isaac et Ismaël par « Alīm 258 » et « Ḥalīm 259 », Abraham par « Ḥalīm 260 », Noé par « Shakūr 261 », Jésus et Jean par « Barr 262 », Moïse par « Karīm 263 » et « Qawī 264 », Joseph par « Ḥafīẓ 265 » et « ‘Alīm 266 », Job par « Ṣābir 267 », Ismaël par « Ṣādiq al-Wa‘d 268 », comme l’a énoncé le Livre précieux dans les passages où ils sont mentionnés. Et Il a honoré notre Prophète Muḥammad – qu’Allah prie sur lui et le salue – en le parant 269 d’un grand nombre de ces noms dans Son Livre précieux et sur la langue de Ses prophètes, dont nous avons rassemblé une somme après avoir exercé notre réflexion et convoqué notre mémoire, car nous n’avons trouvé personne qui en ait rassemblé plus de deux, ni personne qui se soit consacré à en composer deux chapitres. Nous en avons rédigé dans ce chapitre environ trente noms. Et peut-être Allah – qu’Il soit exalté –, de même qu’Il nous a inspiré ce que nous en avons connu et vérifié, achèvera-t-Il la grâce en nous dévoilant ce qu’Il ne nous a pas encore montré et en ouvrant ce qui est fermé 270.
Et 'Umar ibn al-Khattâb 271 a indiqué quelque chose de similaire. Parmi cela, sa parole 272 : « Nous sommes les derniers, les premiers 273 ». Et sa parole 274 : « Je suis le premier de qui la terre se fendra, le premier à entrer au Paradis, le premier intercesseur, le premier dont l'intercession sera agréée, et il est le sceau des prophètes et le dernier des messagers, que Dieu prie sur lui et le salue ». Parmi Ses noms 275 : « al-Qawî » 276 et « Dhû l-Quwwati l-Matîn » 277, et leur sens est « le Puissant ». Dieu Très-Haut S'est décrit ainsi en disant : « Doué de force, auprès du Détenteur du Trône, plein d'autorité 278 ». On a dit : c'est Muhammad, et on a dit : c'est Gabriel. Parmi Ses noms 275 : « as-Sâdiq » 279 dans le hadith rapporté 280, et il est également venu dans le hadith 281 que son nom, que Dieu prie sur lui et le salue, est « as-Sâdiq al-Masdûq » 282. Parmi Ses noms 275 : « al-Walî » 283 et « al-Mawlâ » 284, et leur sens est « le Secoureur ». Dieu Très-Haut a dit : « Votre allié n'est que Dieu et Son messager 285 ». Et il a dit, que Dieu prie sur lui et le salue 286 : « Je suis l'allié de tout croyant ». Et Dieu Très-Haut a dit : « Le Prophète a priorité sur les croyants 287 ». Et il a dit, que Dieu prie sur lui et le salue 288 : « Quiconque a pour maître 289 moi, 'Alî est son maître ». Parmi Ses noms 275 : « al-'Afûw » 290, et son sens est « l'Indulgent ». Dieu Très-Haut a décrit Son prophète par cela dans le Coran et la Torah, et lui a ordonné le pardon en disant : « Accepte le pardon 291 » et a dit : « Pardonne-leur et sois indulgent 292 ». Et Gabriel lui a dit, lorsqu'il l'interrogea sur Sa parole : « Accepte le pardon » : « Que tu pardonnes à celui qui t'a opprimé ». Et il est dit dans la Torah et l'Évangile, dans le hadith célèbre sur sa description 293 : « Il n'est ni rude ni dur, mais il pardonne et se montre indulgent ». Parmi Ses noms 275 : « al-Hâdî » 294, et il a le sens de la guidance 295 de Dieu pour qui Il veut parmi Ses serviteurs, et le sens de l'indication et de l'appel. Dieu Très-Haut a dit : « Et Dieu appelle à la Demeure de la Paix et guide qui Il veut vers un chemin droit 296 ». Et l'origine de tout cela vient de la déviation 297, et on a dit de l'antériorité 298, et on a dit dans l'interprétation de Tâ Hâ 299 : c'est « Ô pur, ô guide », signifiant le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue. Et Dieu Très-Haut lui a dit : « Et tu guides certes vers un chemin droit 300 » et a dit à son sujet : « Et appelant à Dieu, par Sa permission 301 ». Dieu Très-Haut est donc spécifique au premier sens, Dieu Très-Haut a dit : « Tu ne guides pas celui que tu aimes, mais Dieu guide qui Il veut 302 ». Et avec le sens de l'indication, cela s'applique à autre que Lui, Très-Haut. Parmi Ses noms 275 : « al-Mu'min » 303 et « al-Muhaymin » 304. On a dit qu'ils ont le même sens : le sens de « al-Mu'min » à Son égard, Très-Haut, est Celui qui réalise Sa promesse à Ses serviteurs, Celui qui confirme Sa parole de vérité, et Celui qui confirme Ses serviteurs croyants et Ses messagers. Et on a dit : Celui qui atteste Son unicité, et on a dit : Celui qui met en sécurité 305 Ses serviteurs en ce monde contre Son injustice, et les croyants dans l'au-delà contre Son châtiment. Et on a dit : « al-Muhaymin » a le sens de « al-Amîn » 306, diminutif de celui-ci 307, la hamza étant changée en hâ'. Et on a dit que leur parole dans l'invocation « Âmîn » 308 est un nom parmi les noms de Dieu Très-Haut 309, et son sens est le sens de « al-Mu'min ». Et on a dit : « al-Muhaymin » a le sens du Témoin et du Gardien. Et le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, est « Amîn », « Muhaymin » et « Mu'min », et Dieu Très-Haut l'a nommé « Amîn » en disant : « Obéi, là-bas, digne de confiance 310 ». Et il était, que Dieu prie sur lui et le salue, connu comme « al-Amîn », et il en était célèbre avant la prophétie et après. Et al-'Abbâs 311 l'a nommé « Muhaymin » dans son poème, en disant : « Puis ton sanctuaire 312 muhaymin s'est élevé parmi... Khindif 313, élevé, sous lequel se trouvent les paroles 314 » On a dit que le sens est : « Ô Muhaymin ». C'est ce qu'a dit al-Qutaybî 315 et l'imam Abû l-Qâsim 316 al-Qushayrî. Et Dieu Très-Haut a dit : « Il croit en Dieu et fait confiance aux croyants 317 », c'est-à-dire qu'il croit 318. Et il a dit, que Dieu prie sur lui et le salue 319 : « Je suis une sécurité 320 pour mes compagnons ». Ceci a donc le sens de « al-Mu'min ». Parmi Ses noms 275 : « al-Quddûs » 321, et son sens est Celui qui est exempt de toute imperfection, purifié des marques de la contingence. Et « Bayt al-Maqdis » 322 a été nommé ainsi parce qu'on s'y purifie des péchés, et de même « al-Wâdî l-Muqaddas » 323 et « Rûh al-Qudus » 324. Il est venu dans les livres des prophètes, parmi les noms du Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, « al-Muqaddas » 325, c'est-à-dire purifié des péchés, comme Dieu Très-Haut a dit : « Afin que Dieu te pardonne tes péchés passés et futurs 326 », ou celui par lequel on se purifie des péchés et on s'en éloigne en le suivant, comme Dieu Très-Haut a dit : « Et les purifie 327 » et a dit : « Et les fait sortir des ténèbres vers la lumière 328 », ou bien il est « muqaddas » au sens de purifié des mauvais caractères et des qualités viles. Parmi Ses noms 275 : « al-'Azîz » 329, et son sens est l'Invincible, le Victorieux, ou celui qui n'a pas de semblable, ou celui qui rend puissant autrui. Et Dieu Très-Haut a dit : « Et à Dieu appartient la puissance, ainsi qu'à Son messager 330 », c'est-à-dire l'invincibilité et la grandeur du rang. Et Dieu Très-Haut S'est décrit Lui-même par l'annonce et l'avertissement, en disant : « Leur Seigneur leur annonce une miséricorde de Sa part et une satisfaction 331 » et a dit : « Dieu t'annonce la naissance de Yahyâ 332 » et « d'une parole venant de Lui 333 ». Et Dieu l'a nommé annonciateur et avertisseur, et « bashîr » 334, c'est-à-dire annonciateur pour les gens de Son obéissance, et « nadhîr » 335 pour les gens de Sa désobéissance. Parmi Ses noms 275, selon ce qu'en a mentionné certains exégètes : « Tâ Hâ » 336 et « Yâ Sîn » 337. Et certains ont également mentionné qu'ils font partie des noms de Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue, et l'honore et le magnifie. Chapitre quinzième : Rectificatif concernant les attributs du Créateur et de la créature Le qâdî 338 Abû l-Fadl 339, que Dieu Très-Haut le fortifie, a dit : « Me voici à mentionner une remarque 340 par laquelle je complète ce chapitre, et par laquelle je conclus cette section, et par laquelle j'écarte l'ambiguïté de ce qui a précédé pour tout faible d'esprit, malade d'entendement, le délivrant des abîmes 341 de l'assimilation 342, et l'éloignant des ambiguïtés de la dissimulation 343. C'est qu'il croie que Dieu Très-Haut, que Son nom soit exalté, dans Sa grandeur, Sa majesté, Sa souveraineté, la beauté de Ses noms et la hauteur de Ses attributs, ne ressemble à rien de Ses créatures, et qu'on ne Lui ressemble pas, et que ce qui est venu de ce que la Loi a appliqué au Créateur et à la créature, il n'y a pas de ressemblance entre eux dans le sens réel, car les attributs de l'Ancien 344 sont différents des attributs de la créature. De même que Son essence, Très-Haut, ne ressemble pas aux essences, de même Ses attributs ne ressemblent pas aux attributs des créatures, car leurs attributs ne sont pas exempts d'accidents 345 et de finalités 346, et Lui, Très-Haut, est exempt de cela. Bien plutôt, Il n'a cessé d'être avec Ses attributs et Ses noms. Et suffit à cela Sa parole : « Rien n'est comme Lui 347 ». Et que Dieu récompense 348 celui qui a dit parmi les savants connaisseurs et vérificateurs : « L'unicité 349 est l'affirmation d'une essence qui ne ressemble pas aux essences et qui n'est pas dépouillée des attributs ». Et al-Wâsitî 350, que Dieu lui fasse miséricorde, a ajouté à cette remarque une explication, et c'est notre propos : il a dit : « Il n'y a pas d'essence comme Son essence, ni de nom comme Son nom, ni d'acte comme Son acte, ni d'attribut comme Son attribut, sauf du point de vue de la concordance du mot avec le mot ». Et l'essence éternelle est trop élevée pour avoir un attribut temporel, de même qu'il est impossible que l'essence temporelle ait un attribut éternel. Et tout cela est la doctrine des gens de la vérité et de la Sunna et de la communauté, que Dieu les agrée. Et l'imam Abû l-Qâsim 351 al-Qushayrî, que Dieu lui fasse miséricorde, a expliqué cette parole pour en donner plus de clarté, en disant : « Ce récit comprend les principaux points des questions de l'unicité. Comment Son essence ressemblerait-elle à l'essence des choses temporelles, alors qu'elle se suffit à elle-même par son existence ?! Et comment Son acte ressemblerait-il à l'acte des créatures, alors qu'il n'est pas survenu pour attirer une familiarité ou repousser un manque, ni n'a été trouvé par des pensées et des finalités, ni n'est apparu par un contact direct et un traitement, alors que l'acte des créatures ne sort pas de ces aspects ». Et un autre 352 de nos maîtres a dit : « Ce que vous imaginez par vos imaginations, ou que vous saisissez par vos intelligences, est temporel comme vous ». Et l'imam Abû l-Ma'âlî 353 al-Juwaynî a dit : « Quiconque se tranquillise en un existant auquel aboutit sa pensée est un assimilationniste 354, et quiconque se tranquillise dans la pure négation 355... »
**Traduction :** Celui qui nie les attributs (muʿaṭṭil) (341), même s'il affirme l'existence [de Dieu], reconnaît son impuissance à saisir Son essence : il est donc un unitaire (muwaḥḥid). Qu'il est beau le propos de celui (342) au Nūn, l'Égyptien : « La réalité de l'Unicité (tawḥīd) est que tu saches que la puissance de Dieu Très-Haut dans les choses est sans intermédiaire (ʿilāj) (343), et que Son action sur elles est sans mélange (mizāj) (344). La cause de toute chose est Son action, et il n'y a pas de cause à Son action (345). Ce qui se forme dans ton imagination, Dieu en est différent. » Cette parole est étonnante, précieuse et vérifiée. La seconde partie (346) est une explication de Sa parole : « Rien n'est semblable à Lui » (347). La deuxième (348) est une explication de Sa parole : « Il n'est pas interrogé sur ce qu'Il fait, tandis qu'eux sont interrogés » (349). La troisième (350) est une explication de Sa parole : « Notre parole pour une chose, quand Nous la voulons, est que Nous lui disons : "Sois !" et elle est » (351). Que Dieu nous affermisse, toi et moi, dans l'Unicité (tawḥīd), l'affirmation [des attributs] (ithbāt) et la transcendance (tanzīh), et qu'Il nous éloigne des deux extrémités de l'égarement et de la perdition : la négation [des attributs] (taʿṭīl) et l'anthropomorphisme (tashbīh), par Sa grâce et Sa miséricorde. **Le quatrième chapitre : Ce que Dieu a manifesté par son intermédiaire comme miracles (muʿjizāt) et dont Il l'a honoré comme particularités (khaṣāʾiṣ) et prodiges (karāmāt). Il comprend trente sections.** **Première section : Introduction** Le Qāḍī Abū al-Faḍl a dit : Il suffit à celui qui réfléchit de vérifier que ce livre, nous ne l'avons pas compilé pour celui qui nie la prophétie de notre Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue), ni pour celui qui critique ses miracles, de sorte que nous aurions besoin d'établir des preuves en leur faveur et de fortifier leur domaine (ḥawzatihā) (352) afin que le critique n'y accède pas, et de mentionner les conditions du miracle, le défi (taḥaddī) seul, la fausseté de la parole de celui qui invalide l'abrogation des lois religieuses et sa réfutation. Au contraire, nous l'avons composé pour les gens de sa communauté, ceux qui répondent à son appel, qui croient en sa prophétie, afin qu'il soit un renforcement dans leur amour pour lui, un accroissement de leurs œuvres, et « pour qu'ils augmentent leur foi avec leur foi » (353). Notre intention est d'établir dans ce chapitre les mères de ses miracles (ummahāt muʿjizātih) et les plus célèbres de ses signes (āyātih), afin qu'ils indiquent la grandeur de son rang auprès de son Seigneur. Nous en avons apporté ce qui est vérifié et à la chaîne de transmission authentique, et la plupart d'entre eux atteignent la certitude (al-qaṭʿ) ou presque, et nous y avons ajouté certains de ce qui se trouve dans les livres célèbres des imams. Lorsque celui qui réfléchit avec équité examine ce que nous avons présenté de la beauté de son influence, de la louange de sa conduite, de l'excellence de sa science, de la pondération de son intelligence et de sa clémence, de l'ensemble de sa perfection, de toutes ses qualités, du témoignage de son état et de la justesse de sa parole, il ne doutera pas (lam yamtari) (354) de la validité de sa prophétie et de la vérité de son appel. Cela a suffi à plus d'un pour son islam et sa foi en lui. Nous avons rapporté d'après al-Tirmidhī (355), Ibn Qāniʿ (356) et d'autres, avec leurs chaînes de transmission, que ʿAbd Allāh ibn Salām (357) a dit (358) : « Lorsque le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) arriva à Médine, je vins à lui pour le regarder. Quand je discernai son visage, je sus que son visage n'était pas le visage d'un menteur. » Et d'après (359) Abū Rimtha (360) al-Taymī : « Je vins auprès du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) avec un fils à moi, et je le vis (araytuhu) (361). Quand je le vis, je dis : "Celui-ci est le Prophète de Dieu." » Muslim et d'autres ont rapporté que Ḍimād (362), lorsqu'il vint à lui en délégation, le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) lui dit : « La louange est à Dieu, nous Le louons et nous Lui demandons aide. Celui que Dieu guide, nul ne peut l'égarer, et celui qu'Il égare, nul ne peut le guider. J'atteste qu'il n'y a de divinité que Dieu, Seul, sans associé, et que Muḥammad est Son serviteur et Son messager. » Il lui dit : « Répète-moi ces paroles, car elles ont atteint le fond (qāmūs) (363) de la mer... Tends ta main, je te fais allégeance. » Et Jāmiʿ (364) ibn Shaddād (365) a dit : Il y avait parmi nous un homme appelé Ṭāriq (366). Il rapporta qu'il avait vu le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) à Médine et qu'il [le Prophète] dit (367) : « Avez-vous quelque chose à vendre ? » Nous dîmes : « Ce chameau. » Il dit : « À quel prix ? » Nous dîmes : « À tel et tel wasq (368) de dattes. » Il prit sa longe (khiṭāmih) (369) et marcha vers Médine... Nous dîmes : « Nous avons vendu à un homme dont nous ne savons pas qui il est, et nous avons avec nous une femme en palanquin (ẓaʿīna) (370). » Elle dit : « Je suis garante du prix du chameau... J'ai vu le visage d'un homme pareil à la lune de la nuit de pleine lune... Il ne vous trompera pas (lā yakhīsu bikum) (371). » Au matin, un homme vint avec des dattes et dit : « Je suis le messager du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) auprès de vous. Il vous ordonne de manger de ces dattes et de mesurer jusqu'à ce que vous ayez votre dû. » Nous fîmes ainsi. Et dans le récit d'al-Julandī (372), roi de ʿUmān, lorsqu'il lui parvint (373) que le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) l'appelait à l'islam, al-Julandī dit : « Par Dieu, ce qui m'a indiqué ce Prophète illettré (al-ummī), c'est qu'il n'ordonne un bien sans être le premier à le pratiquer, et qu'il n'interdit une chose sans être le premier à l'abandonner... Et qu'il vainc sans s'enorgueillir, et qu'il est vaincu sans se fâcher, qu'il tient sa promesse et accomplit ce qu'il promet... Et j'atteste qu'il est un Prophète. » Et Nifṭawayh a dit au sujet de la parole du Très-Haut : « Son huile est sur le point d'éclairer, même si le feu ne la touche pas » (374) : Ceci est une parabole que Dieu Très-Haut a donnée pour Son Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue). Il dit : Son apparence est sur le point d'indiquer sa prophétie, même s'il ne récite pas de Coran, comme l'a dit Ibn Rawāḥa (375) : « S'il n'y avait en lui des signes évidents, Son apparence t'informerait (yunbīka) (376) de la nouvelle. » Il est temps que nous commencions à mentionner la prophétie, la révélation (al-waḥy) et la mission (al-risāla), et ensuite le miracle du Coran, et ce qu'il contient comme preuve et indication. **Deuxième section : La différence entre la prophétie (nubuwwa) et la mission (risāla)** Sache que Dieu – que Son nom soit glorifié – est capable de créer la connaissance dans les cœurs de Ses serviteurs, la science de Son essence, de Ses noms et de Ses attributs, et de toutes Ses obligations, directement, sans intermédiaire, s'Il le veut, comme cela a été rapporté de Sa pratique avec certains prophètes. Certains exégètes l'ont mentionné à propos de Sa parole : « Il n'appartient pas à un mortel que Dieu lui parle si ce n'est par révélation (waḥy) » (377). Il est possible qu'Il leur fasse parvenir tout cela par un intermédiaire qui leur transmette Sa parole, et cet intermédiaire est soit autre qu'un humain – comme les anges avec les prophètes – soit de leur espèce – comme les prophètes avec les nations. Rien n'empêche cela du point de vue de la raison. - Lorsque cela est possible et non impossible, et que les messagers apportent ce qui prouve leur véracité parmi leurs miracles, il est obligatoire de les croire en tout ce qu'ils apportent. - Car le miracle, accompagné du défi (taḥaddī) de la part du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue), tient lieu de la parole de Dieu : « Mon serviteur a dit vrai, obéissez-lui et suivez-le », et il témoigne de sa véracité dans ce qu'il dit. Cela suffit... S'étendre là-dessus sort du propos. Que celui qui veut le suivre le trouve traité de manière exhaustive dans les ouvrages de nos imams – que Dieu leur fasse miséricorde. La prophétie (nubuwwa) : dans la langue de celui qui hamze, elle est dérivée de nabāʾ (nouvelle), et c'est l'information. On peut ne pas hamzer selon cette interprétation, par simplification. Le sens est que Dieu Très-Haut l'a informé de Son mystère et lui a fait savoir qu'il est Son prophète. Il est donc nabī (prophète) : faʿīl au sens de mafʿūl (informé), ou bien il est celui qui informe de ce pour quoi Dieu Très-Haut l'a envoyé, et qui annonce ce dont Dieu l'a informé. Faʿīl au sens de fāʿil (informateur). Et chez celui qui ne hamze pas, il vient de nubuwwa (élévation), qui est ce qui s'élève de la terre. Son sens est qu'il a un rang noble et une position élevée (manīfa) (378) auprès de son Maître... Les deux descriptions sont concordantes en ce qui le concerne. Quant au messager (rasūl), c'est celui qui est envoyé (mursal). La forme faʿūl au sens de mufʿal n'est venue dans la langue que rarement... Son envoi (irsāl) est l'ordre de Dieu de transmettre à ceux vers qui Il l'a envoyé. Sa dérivation vient de la succession (al-tatābuʿ)... De là vient leur parole : « Les gens sont venus arsālan (par groupes successifs) »... lorsque les uns suivent les autres... C'est comme s'il était tenu de répéter la transmission... ou bien il y est tenu.
La communauté [suit] ses adeptes, et les savants ont divergé : le Prophète (nabī) et l’Envoyé (rasūl) ont-ils le même sens ou deux sens distincts ? On a dit : ils sont équivalents, et leur origine vient de l’« annonce » (al-inbā’), qui est l’information. Ils ont argumenté par la parole du Très-Haut : « Et Nous n’avons envoyé avant toi ni Envoyé ni Prophète » (Coran 22:52) – Il a donc établi pour tous deux l’envoi (al-irsāl). Il a dit : le Prophète n’est qu’Envoyé, et l’Envoyé n’est que Prophète. Et on a dit : ils sont distincts sous un certain aspect… car ils se rejoignent dans la prophétie (al-nubuwwa), qui est la connaissance de l’invisible et l’information sur les particularités de la prophétie, ou l’élévation pour la connaissance de cela et l’obtention de son degré. - Et ils se séparent par l’ajout de la mission (al-risāla) pour l’Envoyé… c’est-à-dire l’ordre d’avertir et d’informer, comme nous l’avons dit. Leur argument, tiré du même verset, est la distinction entre les deux noms ; s’ils étaient une seule chose, leur répétition ne serait pas bonne dans un discours éloquent. Ils ont dit : et le sens est : « Et Nous n’avons envoyé aucun Envoyé à une communauté, ni aucun Prophète qui ne soit envoyé à personne. » Et certains sont allés jusqu’à dire que l’Envoyé apporte une Loi nouvelle, et que celui qui n’en apporte pas est un Prophète non Envoyé, même s’il reçoit l’ordre de transmettre et d’avertir. Le correct, et ce sur quoi est la multitude immense (al-jammā’ al-ghafīr), est que tout Envoyé est Prophète, mais que tout Prophète n’est pas Envoyé. Le premier des Envoyés est Adam, et le dernier est Muhammad – que Dieu prie sur lui et le salue. Et dans le hadith d’Abū Dharr – que Dieu l’agrée – : « Les Prophètes sont cent mille et vingt-quatre mille Prophètes », et il a mentionné que les Envoyés parmi eux sont trois cent treize, le premier étant Adam – sur lui la paix. Ainsi, le sens de la prophétie et de la mission t’est apparu, et elles ne sont pas, chez les vérificateurs, une essence (dhāt) du Prophète… ni un attribut d’essence (waṣf dhāt)… contrairement aux Karrāmiyya, dans leur développement et leur exagération, sur lesquels on ne peut s’appuyer. Quant à la révélation (al-waḥy) : son origine est la rapidité (al-isrā’)… Ainsi, lorsque le Prophète reçoit ce qui lui vient de son Seigneur avec hâte, cela est appelé « révélation »… Et les diverses sortes d’inspirations sont appelées « révélation » par analogie avec la révélation au Prophète. Et l’écriture est appelée « révélation » en raison de la rapidité du mouvement de la main de son scripteur. Et « la révélation du sourcil et du regard » est la rapidité de leur signe. De cela vient la parole du Très-Haut : « Alors il leur fit une révélation (fa-awḥā ilayhim) : Glorifiez [Dieu] matin et soir » (Coran 19:11), c’est-à-dire il fit un signe et un geste, et on a dit : il écrivit. De cela vient leur expression « al-waḥā, al-waḥā »… c’est-à-dire « la rapidité, la rapidité ». Et on a dit : l’origine de la révélation est le secret et la dissimulation… et de là, l’inspiration est appelée « révélation ». Et de cela vient la parole du Très-Haut : « Et certes, les diables font des révélations (layūḥūna) à leurs alliés » (Coran 6:121), c’est-à-dire ils suggèrent des insufflations dans leurs poitrines. Et de cela vient Sa parole : « Et Nous révélâmes (awḥaynā) à la mère de Moïse » (Coran 28:7), c’est-à-dire il fut jeté dans son cœur. Et cela a été dit à propos de la parole du Très-Haut : « Et il n’appartient pas à un mortel que Dieu lui parle si ce n’est par révélation (waḥyan) » (Coran 42:51), c’est-à-dire ce qu’Il jette dans son cœur sans intermédiaire. [Chapitre troisième : Le sens des miracles] Sache que le sens de notre appellation de ce qu’apportent les Prophètes « miracle » (mu‘jiza) – est que les créatures ont été incapables (ʿajazū) d’en produire un semblable. Et ils sont de deux sortes : - Une sorte qui est du type de la capacité humaine, et ils en ont été incapables ; leur incapacité à son égard est un acte de Dieu qui a prouvé la véracité de Son Prophète, comme le fait de les détourner du souhait de la mort (Coran 2:94-95) et de les rendre incapables d’apporter un semblable du Coran, selon l’avis de certains, et autres choses similaires. - Et une sorte qui est hors de leur capacité, et ils n’ont pas pu en apporter un semblable, comme la résurrection des morts, la transformation du bâton en serpent, la sortie d’une chamelle d’un rocher, la parole d’un arbre, le jaillissement de l’eau d’entre les doigts, la fente de la lune, et autres choses qu’aucun ne peut faire si ce n’est Dieu. Ainsi, cela se produit par la main du Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – par l’acte de Dieu Très-Haut, et Son défi à celui qui Le dément d’apporter un semblable est une incapacitation pour lui. Et sache que les miracles qui sont apparus par la main de notre Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – et les preuves de sa prophétie et les arguments de sa véracité sont de ces deux sortes ensemble. - Et il est le plus abondant des Envoyés en miracles, le plus éclatant en signes, le plus manifeste en preuves, comme nous le montrerons. Et ils sont, dans leur multitude, impossibles à cerner, car un seul d’entre eux, à savoir le Coran, ne peut être compté en nombre de ses miracles par mille, ni deux mille, ni plus… car le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – a défié par une sourate de celui-ci, et les gens de science en ont été incapables… et la plus courte des sourates est « Inna a‘ṭaynāka al-kawthar » (Coran 108). Ainsi, chaque verset de lui, ou des versets de lui selon leur nombre et leur mesure, est un miracle… puis, en lui-même, il contient des miracles, comme nous le ferons pour ce qu’il renferme comme miracles. Ensuite, ses miracles – que Dieu prie sur lui et le salue – sont de deux catégories : - Une catégorie qui est connue de manière certaine et qui nous a été transmise de manière mutawātir (témoignage multiple et continu), comme le Coran : il n’y a donc ni doute ni désaccord sur le fait que le Prophète l’a apporté, qu’il est apparu de sa part, et qu’il s’en est servi comme preuve… Et si un obstiné, un négateur, nie cela, c’est comme s’il niait l’existence de Muhammad – que Dieu prie sur lui et le salue – dans le monde… Et l’objection des négateurs ne porte que sur l’argument qu’il constitue ; quant à lui-même et à tout ce qu’il contient comme miracle, il est connu de manière nécessaire (ḍarūra), et l’aspect de son inimitabilité (i‘jāz) est connu de manière nécessaire et par examen (naẓaran), comme nous l’expliquerons… Certains de nos imams ont dit : cela suit ce cours en général : il s’est produit par ses mains – que Dieu prie sur lui et le salue – des signes et des prodiges (khawāriq ʿādāt) ; si aucun d’eux en particulier n’atteint le degré de certitude, leur ensemble l’atteint. Il n’y a donc aucun doute sur le fait que leurs significations se sont produites par ses mains, et aucun croyant ni mécréant ne conteste que des merveilles se sont produites par ses mains. Et la seule divergence de l’obstiné porte sur le fait qu’elles viennent de Dieu… Et nous avons déjà exposé qu’elles viennent de Dieu… Et cela équivaut à dire « tu as dit vrai » ; on a donc su que l’occurrence de telles choses de la part de notre Prophète est également nécessaire, en raison de l’accord de leurs significations, comme on sait nécessairement la générosité de Ḥātim, le courage de ʿAntara, et la clémence d’Aḥnaf… en raison de l’accord des récits rapportés sur chacun d’eux… sur la générosité de celui-ci, le courage de celui-ci, et la clémence de celui-ci… même si chaque récit en lui-même n’oblige pas à la science et ne tranche pas sur son authenticité. - Et la deuxième catégorie : ce qui n’a pas atteint le degré de la nécessité et de la certitude… et elle est de deux types. - Un type célèbre et répandu… rapporté par un grand nombre, et la nouvelle s’en est répandue chez les traditionnistes (muḥaddithīn), les transmetteurs, et les narrateurs de biographies et de récits… comme le jaillissement de l’eau d’entre les doigts, et la multiplication de la nourriture. - Et un type qui a été spécifique à un ou deux [rapporteurs]… rapporté par un petit nombre et qui n’a pas eu la même célébrité que les autres… mais lorsqu’il est réuni à son semblable, ils s’accordent sur le sens et se rejoignent pour attester du miracle, comme nous l’avons exposé. Le Qāḍī Abū al-Faḍl a dit : Et moi, je dis – en proclamant la vérité – que beaucoup de ces signes rapportés de lui – que Dieu prie sur lui et le salue – sont connus de manière certaine. Quant à la fente de la lune, le Coran en a stipulé l’occurrence et a informé de son existence, et on ne s’écarte pas du sens apparent sans preuve… Et des récits authentiques par de nombreuses voies sont venus lever toute possibilité [d’interprétation]. Et la divergence d’un hérétique (akhraq) aux liens de la religion déliés n’affaiblit pas notre résolution… Et on ne prête pas attention à la sottise d’un innovateur qui jette le doute dans les cœurs des croyants faibles… Au contraire, nous lui écrasons le nez par cela et nous jetons sa sottise au grand jour. Et de même, l’histoire du jaillissement de l’eau et de la multiplication de la nourriture : des gens dignes de confiance et un grand nombre l’ont rapportée de la multitude immense, d’après un grand nombre de Compagnons. Et parmi cela, ce que la totalité (al-kāffa) a rapporté de manière continue (muttasilan) d’après ceux qui l’ont raconté parmi l’ensemble des Compagnons et leurs meilleurs : que cela s’est produit dans un lieu de rassemblement de beaucoup d’entre eux, le jour du Fossé (al-Khandaq), lors de l’expédition de Buwāṭ, lors de la ʿUmra de al-Ḥudaybiyya, lors de l’expédition de Tabūk, et autres assemblées des musulmans et rassemblements des armées… Et il n’est pas rapporté qu’aucun des Compagnons ait contredit le rapporteur dans ce qu’il a raconté… ni qu’il ait nié ce qu’il a dit.
Il est rapporté d'eux qu'ils l'ont vu comme il l'a rapporté... Le silence de celui qui se tait parmi eux équivaut à la parole de celui qui parle, car ils sont ceux qui sont préservés de se taire sur une fausseté et de la flatterie dans le mensonge. Il n'y a là ni désir ni crainte qui les empêche. Si ce qu'ils avaient entendu avait été répréhensible à leurs yeux et inconnu d'eux, ils l'auraient dénoncé comme certains d'entre eux ont dénoncé d'autres pour des choses qu'ils rapportaient parmi les sunnas, les biographies et les lettres 356 du Coran. Certains d'entre eux ont corrigé d'autres et les ont accusés d'erreur à ce sujet, ce qui est bien connu. - Tout ce genre relève donc du certain parmi ses miracles, pour ce que nous avons expliqué. De plus, les récits similaires qui n'ont aucun fondement et sont bâtis sur le faux ne résistent pas au passage du temps et à la circulation parmi les gens et les chercheurs, qui révèlent leur faiblesse et leur oubli, comme on le voit pour beaucoup de récits mensongers et de rumeurs 357 éphémères. Or, les signes 358 de notre Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) qui nous sont parvenus par la voie des récits isolés ne font que gagner en clarté avec le temps, et malgré la circulation parmi les groupes, les nombreuses attaques de l'ennemi et son acharnement à les affaiblir et à saper leur origine, et l'effort de l'impie pour éteindre leur lumière, ils ne font que gagner en force et en acceptation, et l'attaquant n'en retire que regret et rancœur 359. - De même, ses informations sur les choses invisibles et ses annonces de ce qui sera et a été sont connues comme faisant partie de ses signes, globalement, de manière nécessaire. C'est une vérité sur laquelle il n'y a pas de voile. Et parmi nos imams 360, al-Qâdî et l'Ustâdh Abû Bakr 361 (qu'Allah leur fasse miséricorde) l'ont affirmé. Je ne vois rien qui oblige quelqu'un à dire que ces récits célèbres relèvent du récit isolé, si ce n'est son manque d'étude des récits et de leur transmission, et son occupation par d'autres connaissances. Car celui qui s'intéresse aux voies de la transmission et étudie les hadiths et les biographies ne doute pas de l'authenticité de ces récits célèbres, selon la manière que nous avons mentionnée. Il n'est pas impossible que la connaissance par transmission mutawâtir 362 soit obtenue par une personne et non par une autre. En effet, la plupart des gens savent par oui-dire que Bagdad existe et que c'est une grande ville, siège de l'imamat et du califat, alors que certains individus n'en connaissent même pas le nom, encore moins sa description. Ainsi, les juristes parmi les disciples de Mâlik 363 savent de manière nécessaire et par transmission mutawâtir de lui que sa doctrine est l'obligation de réciter la Mère du Coran dans la prière pour l'individu et l'imam, la suffisance de l'intention la première nuit de Ramadan pour le reste du mois, et que Shâfi'î 364 est d'avis de renouveler l'intention chaque nuit et de se limiter à une partie de la tête pour l'essuyage. Et que leur doctrine à tous deux 365 est le talion pour le meurtre avec un instrument tranchant 366 ou autre 367, l'obligation de l'intention dans les ablutions, et la condition du tuteur dans le mariage. Et qu'Abû Hanîfa 368 les contredit sur ces questions 369. Quant à ceux qui ne se sont pas occupés de leurs doctrines et n'ont pas rapporté leurs opinions, ils ne connaissent pas cela de leurs doctrines, encore moins d'autres. Lorsque nous mentionnerons quelques-uns de ces miracles, nous développerons le propos à leur sujet, si Allah le veut. **Chapitre quatrième : Sur le caractère miraculeux du Coran** Sache – qu'Allah nous guide, toi et moi – que le Livre d'Allah, le Puissant, renferme de nombreux aspects de son caractère miraculeux. On peut les résumer, en classant leurs types, en quatre aspects : **Premièrement :** La beauté de sa composition, l'harmonie de ses mots, son éloquence, ses aspects de concision et sa rhétorique qui dépasse la norme des Arabes. - En effet, ils étaient les maîtres en la matière, les cavaliers de la parole. Ils avaient été dotés d'une éloquence et d'une sagesse que nulle autre nation n'avait reçues. Ils avaient reçu une acuité 370 de langue que nul homme n'avait eue, et un discours décisif qui captive les esprits. Allah avait fait de cela pour eux une nature et une création, une instinct et une force. Ils produisaient spontanément des merveilles, et s'en servaient pour atteindre toute cause. Ils improvisaient des discours dans les situations et les sermons difficiles, ils récitaient des rajaz 371 entre les coups de lance et d'épée, ils louaient et blâmaient, ils cherchaient des moyens et des intermédiaires, ils élevaient et abaissaient. Ils produisaient ainsi une magie 372 licite, et ornaient leurs descriptions de plus beau qu'un collier de perles 373. Ils trompaient les esprits, aplanissaient les difficultés, dissipaient les rancunes 374, attisaient les braises 375, rendaient courageux le lâche, et déliaient la main de celui aux doigts noueux 376. Ils faisaient du déficient un parfait 377, et laissaient l'intelligent dans l'obscurité. Parmi eux, le bédouin au langage rude 378, à la parole décisive, au discours pompeux, au tempérament pur 379 et à la force d'âme 380. Et parmi eux, le citadin à l'éloquence brillante, aux mots éclatants, aux paroles concises, au tempérament facile, et à l'aisance dans un discours peu coûteux mais plein d'éclat, aux bords délicats 381. Les deux catégories possédaient en éloquence l'argument décisif, la force persuasive 382, la flèche gagnante 383 et la voie claire 384. Ils ne doutaient pas que la parole était soumise à leur volonté, et que l'éloquence était sous leur contrôle. Ils en avaient maîtrisé les arts, découvert les sources, pénétré par toutes les portes, et élevé une tour 385 pour atteindre ses causes. Ils parlaient du grave et du futile, ils variaient dans le médiocre 386 et l'excellent, ils échangeaient des propos sur le peu et le beaucoup, et rivalisaient en poésie et en prose. Mais voilà qu'un noble Messager les surprit avec un Livre « puissant, que le faux ne peut atteindre ni par-devant ni par-derrière : c'est une révélation émanant d'un Sage, Digne de louanges 387 », dont les versets sont solidement établis, dont les paroles sont détaillées, dont l'éloquence éblouit les esprits, dont l'éloquence surpasse toute parole, dont la concision et le caractère miraculeux se renforcent mutuellement 388, dont le sens propre et le sens figuré se manifestent, dont les débuts et les fins rivalisent en beauté, dont les phrases complètes et les merveilles renferment toute l'éloquence, dont la beauté de l'agencement s'allie à la concision, et dont le choix des mots correspond à l'abondance des bénéfices. Et ils étaient alors dans ce domaine plus vastes en champ et plus célèbres...
- al-maqām al-maḥmūd : La Station Louable : la position élevée et honorifique que le Prophète Muhammad occupera au Jour de la Résurrection pour intercéder en faveur des croyants.
- Abū Hurayra : Abou Hourayra : célèbre compagnon du Prophète, connu pour avoir rapporté un grand nombre de hadiths.
- Kaʿb ibn Mālik : Ka'b ibn Malik : compagnon du Prophète, l'un des trois qui furent pardonnés après avoir manqué l'expédition de Tabouk.
- ṣallā Llāhu ʿalayhi wa-sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète Muhammad : « que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ».
- Ibn ʿUmar : Ibn 'Omar : 'Abdullah ibn 'Omar, compagnon et fils du calife 'Omar, grand rapporteur de hadiths.
- Ibn Masʿūd : Ibn Mas'oud : 'Abdullah ibn Mas'oud, compagnon éminent et l'un des premiers lecteurs du Coran.
- ṣallā Llāhu ʿalayhi wa-sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète Muhammad : « que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ».
- yaghbiṭuhu : Il l'enviera : les créatures éprouveront de l'envie (ghibṭa) envers le Prophète pour sa position éminente, sans malveillance.
- Kaʿb : Ka'b : probablement Ka'b al-Ahbar, savant juif converti à l'islam, connu pour ses récits sur les prophètes.
- al-Ḥasan : Al-Hassan : Al-Hassan al-Basri, célèbre successeur (tābiʿī) et prédicateur.
- Ibn Masʿūd : Ibn Mas'oud : 'Abdullah ibn Mas'oud, compagnon éminent.
- ṣallā Llāhu ʿalayhi wa-sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète Muhammad : « que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ».
- ʿalā kursiyyihi : Sur Son Trône : le Kursi (Trône) est une créature d'Allah, distincte du 'Arsh (Trône majestueux), mais certains exégètes l'interprètent comme le 'Arsh.
- Abū Mūsā : Abou Moussa : 'Abdullah ibn Qays al-Ash'ari, compagnon et gouverneur de Kufa.
- ṣallā Llāhu ʿalayhi wa-sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète Muhammad : « que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ».
- Abū Hurayra : Abou Hourayra : compagnon, grand rapporteur de hadiths.
- raḍiya Llāhu ʿanhu : Qu'Allah l'agrée : formule de satisfaction divine adressée aux compagnons.
- Umm Ḥabība : Oum Habiba : Ramla bint Abi Sufyan, épouse du Prophète, mère des croyants.
- ṣallā Llāhu ʿalayhi wa-sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète Muhammad : « que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ».
- Ḥudhayfa : Houdhayfa : Houdhayfa ibn al-Yaman, compagnon connu pour les secrets que le Prophète lui confia sur les hypocrites.
- qāla : Il a dit : verbe introducteur de parole rapportée.
- ṣaʿīd : Plaine : vaste étendue de terre, lieu du rassemblement au Jour de la Résurrection.
- yanfudhuhumu l-baṣar : La vue les portera : le regard embrassera toute l'assemblée, signe de l'immensité du lieu.
- ḥufāt : Pieds nus : sans chaussures, état de nudité partielle au Jour de la Résurrection.
- ʿurāt : Nus : sans vêtements, comme à la création.
- labbayka : Me voici : formule de réponse à l'appel, exprimant la soumission et l'empressement à servir.
- Ibn ʿAbbās : Ibn 'Abbas : 'Abdullah ibn 'Abbas, cousin du Prophète, grand exégète du Coran.
- raḍiya Llāhu ʿanhumā : Qu'Allah les agrée tous deux : formule pour le père et le fils.
- naḥwuhu : Une chose similaire : sens analogue rapporté par d'autres.
- Ibn Masʿūd : Ibn Mas'oud : 'Abdullah ibn Mas'oud, compagnon.
- Mujāhid : Moujahid : Moujahid ibn Jabr, successeur (tābiʿī) et exégète du Coran.
- ʿAlī : 'Ali : 'Ali ibn al-Hussein, arrière-petit-fils du Prophète, connu comme Zayn al-'Abidin.
- ṣallā Llāhu ʿalayhi wa-sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète Muhammad : « que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ».
- Jābir : Jabir : Jabir ibn 'Abdillah, compagnon, rapporteur de nombreux hadiths.
- Yazīd : Yazid : Yazid al-Faqir, un successeur (tābiʿī) connu pour son ascétisme.
- al-Faqīr : Al-Faqir : surnom signifiant « le pauvre », en référence à sa piété.
- Anas : Anas : Anas ibn Malik, serviteur du Prophète et grand rapporteur de hadiths.
- naḥwuhu : Une chose similaire : sens analogue.
- Anas : Anas : Anas ibn Malik.
- Abū Hurayra : Abou Hourayra.
- dakhala ḥadīthu baʿḍihim fī ḥadīthi baʿḍ : Le hadith des uns s'est entremêlé avec celui des autres : les récits se complètent et se confondent.
- ṣallā Llāhu ʿalayhi wa-sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète Muhammad : « que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ».
- māja : Se bousculer : s'agiter, se presser en désordre.
- Abū Hurayra : Abou Hourayra.
- raḍiya Llāhu ʿanhu : Qu'Allah l'agrée.
- Anas : Anas : Anas ibn Malik.
- Abū Hurayra : Abou Hourayra.
- kadhabahunna : Il les avait dites mensongèrement : allusion aux trois paroles ambiguës d'Abraham au sujet de sa femme Sarah (elle est ma sœur) et de son père (il priera pour lui).
- khaṭīʾatahu : Son péché : Moïse mentionne son péché d'avoir tué un Égyptien par erreur.
- qatlahu n-nafs : Son meurtre de l'âme : le meurtre involontaire commis par Moïse.
- sal tuʿṭahu : Demande, tu recevras : promesse d'exaucement.
- fīhi : Dans celle-ci : dans cette version du hadith.
- khardal : Moutarde : grain de moutarde, symbole de la plus petite quantité.
- مِثْقَالِ حَبَّةٍ مِنْ خَرْدَلٍ : Poids d'un grain de moutarde, expression coranique pour désigner la plus petite quantité possible.
- وَعِزَّتِي وَكِبْرِيَائِي وَعَظَمَتِي وَجِبْرِيَائِي : Par Ma Puissance, Ma Grandeur, Ma Majesté et Ma Toute-Puissance : serment divin soulignant l'absolue souveraineté d'Allah.
- قتادة : Qatada ibn Di‘ama as-Sadusi, célèbre successeur (tabi‘i) et exégète du Coran.
- حبسه القرآن : Retenu par le Coran : désigne ceux dont le châtiment éternel est confirmé par les versets coraniques.
- أبي بكر، وعقبة بن عامر، وأبي سعيد، وحذيفة : Abou Bakr as-Siddiq, ‘Uqba ibn ‘Amir al-Juhani, Abou Sa‘id al-Khudri, Hudhayfa ibn al-Yaman : compagnons du Prophète.
- الأمانة والرحم : La Confiance (dépôt divin) et le Lien de parenté : personnifications des devoirs moraux et familiaux.
- الصراط : Le Sirat : pont au-dessus de l'Enfer que les hommes doivent traverser au Jugement dernier.
- كالبرق، ثم كالريح والطير وشَدِّ الرجال : Comparaisons de la vitesse de traversée du Sirat : comme l'éclair, le vent, les oiseaux, la course des hommes.
- أبي هريرة : Abou Hourayra : compagnon célèbre pour avoir rapporté le plus grand nombre de hadiths.
- أول من يجيز : Le premier à traverser (le Sirat) : privilège du Prophète.
- ابن عباس : ‘Abdullah ibn ‘Abbas : cousin du Prophète et grand exégète du Coran.
- صكاكًا : Certificats (pluriel de sakk) : documents attestant de l'intercession pour des damnés.
- زياد النميري : Ziyad an-Numayri : transmetteur de hadiths, parfois considéré comme faible.
- أنس : Anas ibn Malik : compagnon et serviteur du Prophète.
- جمجمته : Son crâne : expression pour dire que le Prophète sera le premier à ressusciter.
- الجبار : Al-Jabbar : le Tout-Puissant, l'un des noms d'Allah.
- أنيس : Unays : peut-être Unays ibn ‘Amr, compagnon, ou un autre transmetteur.
- المقام المحمود : La station louable : rang élevé promis au Prophète dans le Coran (17:79).
- أتقن : Le plus précis : qualificatif du hadith jugé le plus fiable sur ce sujet.
- الحديث المنتشر الصحيح : Hadith répandu et authentique : hadith bien connu et considéré comme authentique.
- محمد بن زياد : Muhammad ibn Ziyad al-Madani : transmetteur de hadiths.
- أبو صالح : Abou Salih : surnom de plusieurs transmetteurs, ici probablement Dhakwan as-Samman.
- أبي زرعة : Abou Zur‘a : transmetteur de hadiths, peut-être ‘Amr ibn Jarir.
- يوم الفاقة : Le jour du besoin : le Jour de la Résurrection où les créatures ont besoin d'intercession.
- خاتمة المحن : La fin des épreuves : le terme des difficultés du Jugement.
- الوسيلة : Al-Wasila : le moyen de rapprochement, rang suprême au Paradis réservé au Prophète.
- الكوثر : Al-Kawthar : fleuve du Paradis, aussi nom d'une sourate, symbole de l'abondance divine.
- عبد الله بن عمرو بن العاص : ‘Abdullah ibn ‘Amr ibn al-‘As : compagnon, fils de ‘Amr ibn al-‘As.
- قباب اللؤلؤ : Dômes de perles : description des rives du Kawthar.
- عائشة : ‘Aïcha : épouse du Prophète, fille d'Abou Bakr.
- لم يشق شقًا : Sans avoir été creusé : le fleuve coule naturellement, sans intervention humaine.
- سعيد بن جبير : Sa‘id ibn Jubayr : successeur (tabi‘i) et exégète du Coran.
- وَلَسَوْفَ يُعْطِيكَ رَبُّكَ فَتَرْضى : Et ton Seigneur te donnera, et tu seras satisfait : verset 93:5 de la sourate ad-Duha.
- يونس بن متى : Jonas fils d'Amittaï : prophète mentionné dans le Coran et la Bible.
- ḥadīth : Récit rapportant les paroles, actions ou approbations du Prophète Muhammad.
- Abū Hurayra : Compagnon du Prophète, célèbre pour avoir rapporté de nombreux hadiths.
- al-yahūdī : Le Juif ; désigne ici un homme de confession juive.
- al-Anṣār : Les 'Auxiliaires' ; habitants de Médine ayant accueilli et soutenu le Prophète et les émigrés mecquois.
- riwāya : Version ou variante d'un hadith rapportée par une autre chaîne de transmission.
- Yūnus ibn Mattā : Jonas fils d'Amittaï ; prophète mentionné dans le Coran et la Bible.
- Ibn Mas'ūd : Abdullah ibn Mas'ud, compagnon éminent et érudit du Coran.
- ḥadīth : Ici, un autre récit prophétique.
- tawqīf : Révélation ou indication divine ; nécessité d'une source autorisée pour établir une préférence.
- iʿtirāḍ : Objection ; critique possible contre cette interprétation.
- abaqa : S'enfuir ; terme utilisé dans le Coran pour décrire l'action de Jonas quittant son peuple sans permission divine.
- al-fulk al-mashḥūn : Le bateau chargé ; référence coranique au navire sur lequel Jonas monta.
- fa-ẓanna an lan naqdira ʿalayh : Pensant que Nous n'avions pas de pouvoir sur lui ; interprété comme une erreur de jugement de Jonas, non un péché.
- ḥaṭīṭa : Abaissement ; dépréciation de rang.
- alṭāf : Faveurs ou grâces divines spécifiques.
- rusul : Messagers ; prophètes ayant reçu une mission et un livre.
- ulū al-ʿazm : Les élus ou les doués de résolution ; prophètes majeurs ayant une détermination exceptionnelle (Noé, Abraham, Moïse, Jésus, Muhammad).
- rafaʿa makānan ʿaliyyan : Élevé à un haut lieu ; référence à Jésus élevé au ciel.
- ūtiya al-ḥukm ṣabiyyan : A reçu le jugement enfant ; référence à Jean-Baptiste (Yahya) ou Jésus.
- al-Zabūr : Les Psaumes ; livre révélé à David.
- al-bayyināt : Les preuves évidentes ; miracles et signes clairs.
- kallamahu Allāh : Dieu lui a parlé ; référence à Moïse.
- rafaʿa baʿḍahum darajāt : Élevé certains en degrés ; allusion coranique.
- wa-la-qad faḍḍalnā baʿḍa al-nabiyyīna ʿalā baʿḍ : Coran 17:55 : 'Nous avons préféré certains prophètes à d'autres'.
- tilka al-rusulu faḍḍalnā baʿḍahum ʿalā baʿḍ : Coran 2:253 : 'Ces messagers, Nous avons préféré certains d'entre eux à d'autres'.
- qāla : Il a dit ; indique une parole prophétique rapportée.
- athqāl : Poids ; fardeaux ou responsabilités de la prophétie.
- tafassakha : Se disloquer ; se briser sous le poids.
- al-rubaʿ : Petit chamelon ; jeune chameau.
- Jubayr : Jubayr ibn Mut'im, compagnon du Prophète.
- qāla : Il a dit ; parole prophétique.
- al-Māḥī : Celui qui efface ; nom du Prophète indiquant qu'il efface la mécréance.
- al-Ḥāshir : Celui qui rassemble ; nom indiquant que les gens seront rassemblés après lui.
- al-ʿĀqib : Le successeur ; nom indiquant qu'il est le dernier prophète.
- afʿal : Superlatif ; forme grammaticale indiquant le degré le plus élevé.
- mufaʿʿal : Intensif ; forme grammaticale indiquant une abondance ou une répétition.
- al-ʿaraṣāt : Parvis ; lieux du rassemblement au Jour du Jugement.
- ḥamā : Protéger, empêcher ; Dieu a préservé ces noms pour le Prophète.
- Allāhu aʿlamu ḥaythu yajʿalu risālatah : Coran 6:124 : 'Dieu sait mieux où Il place Son message'.
- Muḥammad ibn Sufyān : Personne nommée Muhammad avant l'Islam.
- Muḥammad ibn al-Yaḥmad : Autre personne nommée Muhammad avant l'Islam, selon la tradition yéménite.
- al-simatān : Les deux marques ; les noms Muhammad et Ahmad comme signes distinctifs.
- zuwiya : Plier ; allusion au fait que la terre a été pliée pour le Prophète, lui montrant les royaumes futurs.
- li-yuẓhirahu ʿalā al-dīni kullih : Coran 9:33 : 'pour le faire triompher sur toute religion'.
- al-ḥadīth : Le hadith ; ici, un récit prophétique spécifique.
- khātam al-nabiyyīn : Le sceau des prophètes ; titre de Muhammad comme dernier prophète.
- ʿaqaba : Succéder ; venir après, d'où le nom al-ʿĀqib (le successeur).
- ṣaḥīḥ : Hadith authentique, dont la chaîne de transmission est saine et répond aux critères de fiabilité.
- al-‘Āqib : Celui qui vient après, le dernier prophète, car il n’y a pas de prophète après lui.
- ‘alā qadamī : Expression signifiant littéralement 'sur mon pied', interprétée ici comme 'en me voyant' ou 'sur mon antériorité'.
- Coran 2:143 : Verset coranique.
- qadama ṣidqin : Littéralement 'pied de vérité', expression coranique (10:2) signifiant une position honorable et véridique auprès d’Allah.
- sunna : Tradition prophétique, voie suivie par le Prophète.
- ṣallā llāhu ‘alayhi wa sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète : 'qu’Allah prie sur lui et le salue'.
- Ṭā-Hā : Lettres séparées au début de la sourate 20 du Coran, interprétées comme un nom du Prophète.
- Yā-Sīn : Lettres séparées au début de la sourate 36, considérées comme un nom du Prophète.
- Makkī : Abû Muḥammad Makkī ibn Abî Ṭâlib al-Qaysî, savant coranique mort en 437 H.
- as-Sulamī : Abû ‘Abd ar-Raḥmān as-Sulamī, soufi et traditionniste mort en 412 H.
- al-Wāsiṭī : Abû Bakr al-Wāsiṭī, soufi mort en 320 H environ.
- Ja‘far : Ja‘far aṣ-Ṣâdiq, imam chiite, descendant du Prophète, mort en 148 H.
- Rasūl ar-raḥma : Messager de la miséricorde, nom du Prophète.
- Rasūl ar-rāḥa : Messager du repos, nom du Prophète.
- Rasūl al-malāḥim : Messager des batailles, nom du Prophète.
- al-Muqaffī : Celui qui vient après, qui clôt la série des prophètes.
- Qayyim : Nom du Prophète, signifiant celui qui établit, qui redresse.
- al-Qayyim : Le rassembleur, le parfait, interprété ici comme synonyme de Qayyim.
- lam arwihi : Je ne l’ai pas rapporté, indiquant que l’auteur n’a pas de source pour cette information.
- Qatham : Nom du Prophète, signifiant celui qui rassemble.
- al-Ḥarbī : Ibrâhîm ibn Isḥâq al-Ḥarbî, traditionniste mort en 285 H.
- at-tafsīr : Explication, commentaire.
- fatrat : Période d’interruption entre deux prophètes.
- al-Qayyim : Voir note 19.
- an-Naqqāsh : Muḥammad ibn al-Ḥasan an-Naqqāsh, traditionniste mort en 351 H.
- ṣallā llāhu ‘alayhi wa sallam : Voir note 7.
- al-Muddaththir : L’enveloppé, nom du Prophète dans la sourate 74.
- al-Muzzammil : Le revêtu d’un manteau, nom du Prophète dans la sourate 73.
- ‘Abd Allāh : Serviteur d’Allah, nom du Prophète.
- Jubayr : Jubayr ibn Muṭ‘im, compagnon du Prophète.
- Khātam : Sceau, dernier prophète.
- Ḥāshir : Celui qui rassemble, nom du Prophète.
- Māḥ : Celui qui efface (les péchés), nom du Prophète.
- Abū Mūsā : Abû Mûsâ al-Ash‘arî, compagnon du Prophète.
- ṣallā llāhu ‘alayhi wa sallam : Voir note 7.
- Nabī at-tawba : Prophète du repentir, nom du Prophète.
- Coran 21:107 : Verset coranique.
- Coran 62:2 : Verset coranique.
- Coran 5:16 : Verset coranique.
- Coran 9:128 : Verset coranique.
- umma marḥūma : Communauté à qui la miséricorde est accordée.
- Coran 90:17 : Verset coranique.
- ṣallā llāhu ‘alayhi wa sallam : Voir note 7.
- qāla : Il a dit, sous-entendu le Prophète.
- qāla : Il a dit, sous-entendu le Prophète.
- Nabī al-malḥama : Prophète de la bataille, nom du Prophète.
- Ḥudhayfa : Ḥudhayfa ibn al-Yamân, compagnon du Prophète.
- Abū Mūsā : Voir note 35.
- fīhi : Dans ce hadith.
- al-Ḥarbī : Voir note 22.
- ṣallā llāhu ‘alayhi wa sallam : Voir note 7.
- Qutham : Nom du Prophète, signifiant rassembleur.
- al-Quthūm : Nom verbal, le fait de rassembler.
- an-nūr : La lumière, attribut du Prophète dans le Coran (5:15).
- as-sirāj : La lampe, attribut du Prophète dans le Coran (33:46).
- al-mundhir : L’avertisseur, attribut du Prophète.
- an-nadhīr : L’avertisseur, synonyme.
- al-mubashshir : L’annonciateur de bonnes nouvelles.
- al-bashīr : L’annonciateur, synonyme.
- ash-shāhid : Le témoin, attribut du Prophète.
- ash-shahīd : Le témoin, synonyme.
- al-ḥaqq al-mubīn : La vérité évidente, attribut du Prophète.
- khātam : Le sceau, le dernier.
- ar-ra’ūf ar-raḥīm : Le compatissant, le miséricordieux, attributs du Prophète (9:128).
- al-amīn : Le digne de confiance, attribut du Prophète.
- qadam aṣ-ṣidq : Le pied de vérité, expression coranique (10:2) appliquée au Prophète.
- raḥma li-l-‘ālamīn : Miséricorde pour les mondes, attribut du Prophète (21:107).
- ni‘mat allāh : Le bienfait d’Allah, attribut du Prophète.
- al-‘urwa al-wuthqā : L’anse la plus solide, expression coranique (2:256) appliquée au Prophète.
- aṣ-ṣirāṭ al-mustaqīm : La voie droite, attribut du Prophète.
- an-najm ath-thāqib : L’astre perçant, attribut du Prophète (86:3).
- al-karīm : Le généreux, attribut du Prophète.
- an-nabī al-ummī : Le prophète illettré, attribut du Prophète (7:157).
- dā‘ī allāh : Le prédicateur d’Allah, attribut du Prophète.
- al-Muṣṭafā : L’élu, surnom du Prophète.
- al-Mujtabā : Le choisi, synonyme.
- Abū al-Qāsim : Surnom du Prophète, père de Qâsim.
- al-muhaymin : Le prédominant, le gardien, attribut du Prophète.
- al-maṣdūq : Le confirmé, celui dont les paroles sont vraies.
- al-ghurr : Les fronts blancs, désignant les croyants marqués par la prosternation.
- al-muḥajjalūn : Ceux qui ont les membres éclatants, marqués par les ablutions.
- al-ḥawḍ al-mawrūd : Le bassin abondant, réservé au Prophète au Jour du Jugement.
- al-maqām al-maḥmūd : La station digne de louange, intercession du Prophète.
- al-wasīla : Le moyen, rang élevé au Paradis réservé au Prophète.
- at-tāj : La couronne, interprété ici comme le turban.
- al-mi‘rāj : Le voyage nocturne et l’ascension du Prophète.
- al-liwā’ : L’étendard, bannière du Prophète.
- al-qaḍīb : Le bâton, interprété comme l’épée.
- al-burāq : La monture du Prophète lors du voyage nocturne.
- an-najīb : La monture rapide, chameau de course.
- al-khātam : Le sceau, signe de prophétie.
- al-hirāwa : La massue, bâton.
- an-na‘layn : Les sandales, attribut du Prophète.
- al-Mutawakkil : Celui qui s’en remet à Allah, nom du Prophète.
- al-Mukhtār : L’élu, nom du Prophète.
- Muqīm as-Sunna : Celui qui établit la sunna, nom du Prophète.
- al-Muqaddas : Le sanctifié, nom du Prophète.
- Rūḥ al-Qudus : L’Esprit Saint, nom du Prophète.
- Rūḥ al-Ḥaqq : L’Esprit de Vérité, nom du Prophète.
- al-Bārāqlīṭ : Le Paraclet, nom du Prophète dans l’Évangile.
- Tha‘lab : Aḥmad ibn Yaḥyâ Tha‘lab, grammairien mort en 291 H.
- Mādh Mādh : Nom du Prophète dans les livres antérieurs, signifiant 'bon, bon'.
- Ḥamṭāyā : Nom du Prophète dans les livres antérieurs.
- al-Khātam : Le sceau, nom du Prophète.
- al-Ḥātam : Le plus beau, nom du Prophète.
- Ka‘b al-Aḥbār : Ka‘b ibn Mâti‘ al-Ḥimyarî, savant juif converti à l’islam, mort en 32 H.
- Mushaffaḥ : Nom du Prophète en syriaque, signifiant 'intercesseur'.
- al-Munḥamannā : Nom du Prophète en syriaque, signifiant 'consolateur'.
- Uḥayd : Nom du Prophète dans la Torah, diminutif de 'Aḥmad'.
- Ibn Sīrīn : Muḥammad ibn Sîrîn, célèbre interprète de rêves et traditionniste, mort en 110 H.
- al-mamshūq : Effilé, mince.
- al-hirāwa : La massue, bâton.
- arāhā : Je pense qu’elle est.
- adhūdu : J’écarte, je repousse.
- li-ahli l-yaman : Pour les gens du Yémen.
- ruwiya : Il a été rapporté.
- Anas : Anas ibn Mâlik, compagnon du Prophète.
- Ibrāhīm : Fils du Prophète, mort en bas âge.
- silk : Fil, rang.
- ma‘īn : Eau courante, douce.
- ‘adhab ma‘īn : Eau douce et courante.
- khala‘ahā : Il l’a revêtue, accordée.
- ‘Alīm : Savant, omniscient.
- Ḥalīm : Clément, indulgent.
- Ḥalīm : Clément, indulgent.
- Shakūr : Reconnaissant, qui rend grâce abondamment.
- Barr : Dévot, pieux, bienfaisant.
- Karīm : Généreux, noble.
- Qawī : Fort, puissant.
- Ḥafīẓ : Gardien, protecteur, qui préserve.
- ‘Alīm : Savant, omniscient.
- Ṣābir : Patient, endurant.
- Ṣādiq al-Wa‘d : Véridique dans la promesse.
- ḥallāhu : Il l’a paré, orné.
- yafṭaḥu ghalqahu : Il en ouvrira ce qui est fermé, c’est-à-dire qu’Il en facilitera la compréhension.
- Umar ibn al-Khattâb : Second calife de l'islam, compagnon du Prophète.
- sa parole : Il s'agit d'un hadith du Prophète Muhammad.
- les derniers, les premiers : Sens : les derniers dans le temps mais les premiers dans l'ordre du mérite ou de l'entrée au Paradis.
- sa parole : Hadith du Prophète.
- Ses noms : Les noms de Dieu (al-asmâ' al-husnâ).
- al-Qawî : Le Fort, l'Invincible.
- Dhû l-Quwwati l-Matîn : Le Détenteur de la force solide.
- Doué de force... : Coran 81:20, description de Gabriel ou du Prophète.
- as-Sâdiq : Le Véridique.
- hadith rapporté : Hadith où Dieu est nommé as-Sâdiq.
- hadith : Hadith où le Prophète est nommé as-Sâdiq al-Masdûq.
- as-Sâdiq al-Masdûq : Le Véridique, le Confirmé (dans la vérité).
- al-Walî : L'Allié, le Protecteur.
- al-Mawlâ : Le Maître, le Protecteur.
- Votre allié n'est que Dieu et Son messager : Coran 5:55.
- il a dit : Hadith du Prophète.
- Le Prophète a priorité sur les croyants : Coran 33:6.
- il a dit : Hadith célèbre de Ghadîr Khumm.
- maître : Le terme arabe mawlâ peut signifier maître, allié, protecteur.
- al-'Afûw : Le Pardonneur, l'Indulgent.
- Accepte le pardon : Coran 7:199.
- Pardonne-leur et sois indulgent : Coran 5:13.
- hadith célèbre sur sa description : Hadith rapporté dans les recueils de Bukhârî et Muslim décrivant le Prophète.
- al-Hâdî : Le Guide.
- guidance : La guidance (hidâya) a deux sens : la guidance de succès (tawfîq) propre à Dieu, et la guidance d'indication (dalâla) qui peut être attribuée aux créatures.
- Et Dieu appelle... : Coran 10:25.
- déviation : Le mot hudâ (guidance) vient de la racine h-d-y qui a le sens de 'se tourner vers' ou 'incliner'.
- antériorité : Autre étymologie possible : h-d-y signifierait 'précéder'.
- Tâ Hâ : Lettres séparées au début de la sourate 20 du Coran, interprétées parfois comme 'Ô homme' ou 'Ô pur'.
- Et tu guides certes... : Coran 42:52.
- Et appelant à Dieu... : Coran 33:46.
- Tu ne guides pas... : Coran 28:56.
- al-Mu'min : Le Croyant, Celui qui donne la sécurité.
- al-Muhaymin : Le Protecteur, le Témoin, le Gardien.
- met en sécurité : Le verbe âmana signifie 'croire' et aussi 'mettre en sécurité'.
- al-Amîn : Le Digne de confiance.
- diminutif de celui-ci : Muhaymin serait un diminutif de Amîn, avec transformation de la hamza en hâ.
- Âmîn : Mot prononcé à la fin des invocations, signifiant 'Exauce-nous' ou 'Ainsi soit-il'.
- nom parmi les noms de Dieu : Certains savants considèrent 'Âmîn' comme un nom de Dieu.
- Obéi, là-bas, digne de confiance : Coran 81:21, description de Gabriel.
- al-'Abbâs : Oncle du Prophète, 'Abd Allâh ibn 'Abbâs.
- sanctuaire : Le mot bayt signifie 'maison' ; il s'agit de la Ka'ba ou de la demeure du Prophète.
- Khindif : Ancêtre de la tribu de Quraysh.
- paroles : Le mot nutq signifie 'parole' ou 'logique'.
- al-Qutaybî : Ibn Qutayba, savant du IIIe siècle de l'hégire.
- Abû l-Qâsim : Surnom de l'imam al-Qushayrî, auteur de la Risâla.
- Il croit en Dieu et fait confiance aux croyants : Coran 9:61.
- croit : Le verbe âmana signifie 'croire' et 'faire confiance'.
- il a dit : Hadith du Prophète.
- sécurité : Le mot âmina signifie 'sécurité' ou 'protection'.
- al-Quddûs : Le Saint, le Pur.
- Bayt al-Maqdis : Jérusalem, littéralement 'Maison du Sanctuaire'.
- al-Wâdî l-Muqaddas : La vallée sacrée (où Moïse reçut la révélation).
- Rûh al-Qudus : L'Esprit Saint, généralement identifié à Gabriel.
- al-Muqaddas : Le Sanctifié, le Purifié.
- Afin que Dieu te pardonne... : Coran 48:2.
- Et les purifie : Coran 9:103.
- Et les fait sortir des ténèbres vers la lumière : Coran 2:257.
- al-'Azîz : Le Puissant, le Victorieux.
- Et à Dieu appartient la puissance... : Coran 63:8.
- Leur Seigneur leur annonce... : Coran 9:21.
- Dieu t'annonce la naissance de Yahyâ : Coran 3:39.
- d'une parole venant de Lui : Coran 3:45, annonce de Jésus.
- bashîr : Annonciateur de bonnes nouvelles.
- nadhîr : Avertisseur.
- Tâ Hâ : Lettres séparées au début de la sourate 20, parfois considérées comme un nom du Prophète.
- Yâ Sîn : Lettres séparées au début de la sourate 36, parfois considérées comme un nom du Prophète.
- qâdî : Juge, titre honorifique.
- Abû l-Fadl : Probablement le qâdî 'Iyâd ou un autre savant.
- remarque : Le mot nukta signifie 'point subtil' ou 'remarque'.
- abîmes : Le mot mahâwî signifie 'précipices' ou 'abîmes'.
- assimilation : Tashbîh : le fait d'assimiler Dieu à Ses créatures.
- dissimulation : Tamwîh : obscurcissement, tromperie.
- Ancien : Al-Qadîm : l'Éternel, Dieu.
- accidents : A'râd : attributs contingents qui adviennent aux substances.
- finalités : Aghrâd : intentions, buts.
- Rien n'est comme Lui : Coran 42:11.
- que Dieu récompense : Expression 'wa-li-Llâhi darru' : éloge, 'que Dieu bénisse'.
- unicité : Tawhîd : l'affirmation de l'unicité de Dieu.
- al-Wâsitî : Savant soufi, Abû Bakr al-Wâsitî (mort en 320 H).
- Abû l-Qâsim : Al-Qushayrî, auteur de la Risâla.
- un autre : Probablement un maître soufi comme Abû Yazîd al-Bistâmî ou autre.
- Abû l-Ma'âlî : Al-Juwaynî, théologien ash'arite (mort en 478 H).
- assimilationniste : Mushabbih : celui qui assimile Dieu aux créatures.
- pure négation : Al-nafy al-mahd : la négation totale des attributs, aboutissant à l'athéisme ou à l'agnosticisme.
- ḥurūf : Lettres ou variantes de lecture du Coran.
- arājīf : Rumeurs, fausses nouvelles.
- a‘lām : Signes, marques distinctives, miracles.
- ghalīl : Rancœur, ressentiment profond.
- a’immatunā : Nos imams, faisant référence aux grands savants de l'islam.
- al-Qāḍī wa-l-Ustādh Abū Bakr : Al-Qāḍī ‘Iyāḍ (auteur de ce livre) et Abū Bakr al-Bāqillānī, théologien ash‘arite.
- tawātur : Transmission par un grand nombre de chaînes, garantissant la certitude.
- Mālik : Mālik ibn Anas, fondateur de l'école malikite.
- al-Shāfi‘ī : Muhammad ibn Idrīs al-Shāfi‘ī, fondateur de l'école shafiite.
- madhhabuhumā : Leur doctrine à tous deux, c'est-à-dire Mālik et Shāfi‘ī.
- al-muḥaddad : Instrument tranchant, comme une épée ou un couteau.
- ghayrih : Autre que l'instrument tranchant, comme une massue ou une pierre.
- Abū Ḥanīfa : Abū Ḥanīfa al-Nu‘mān, fondateur de l'école hanafite.
- masā’il : Questions juridiques, points de droit.
- dharāba : Acuité, finesse, éloquence.
- yarjazūn : Ils récitent du rajaz, une forme de poésie arabe.
- siḥr : Magie, ici au sens figuré de beauté envoûtante.
- sumṭ : Collier, fil de perles.
- iḥan : Rancunes, haines.
- diman : Braises, feux couvés, au sens figuré de passions.
- al-ja‘d al-banān : Aux doigts noueux, avare.
- kāmilan : Parfait, complet.
- al-jazl : Rude, fort, vigoureux (en parlant du langage).
- al-jawharī : Pur, essentiel, de bonne nature.
- al-manza‘ : Force d'âme, caractère, tendance.
- al-ḥāshiya : Bords, marges ; au sens figuré, délicatesse.
- al-dāfi‘a : Persuasive, qui repousse les objections.
- al-fāli‘ : Gagnante, qui remporte la victoire.
- al-mahya‘ al-nāhij : Voie claire, chemin évident.
- ṣarḥ : Tour, édifice élevé.
- al-ghathth : Médiocre, de peu de valeur.
- Coran 41:42 : Sourate Fussilat, verset 42.
- taẓāfara : Se renforcer mutuellement, concourir.
Première partie : L'exaltation par le Très-Haut, le Très-Élevé, de la dignité du Prophète…
Première partie : L'exaltation par le Très-Haut, le Très-Élevé, de la dignité du Prophète élu [1] — que Dieu prie sur lui et le salue — en parole et en acte.
Parmi eux, il y avait des hommes éloquents, plus nombreux encore dans la prose rimée et la poésie, plus vastes dans les termes rares et la langue, s'adressant à eux dans leur propre langage et rivalisant dans leurs joutes oratoires. Il les interpellait à tout moment et les réprimandait pendant vingt-trois ans devant l'assemblée tout entière : « Disent-ils : "Il l'a inventé" ? Dis : "Apportez donc une sourate semblable à lui, et appelez qui vous pourrez en dehors d'Allah, si vous êtes véridiques" 1. » « Et si vous êtes dans le doute au sujet de ce que Nous avons révélé à Notre serviteur, apportez donc une sourate semblable à lui 2 », jusqu'à Sa parole : « Et vous ne le ferez pas 3. » « Dis : "Même si les hommes et les djinns s'unissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran 4" », le verset. « Dis : "Apportez donc dix sourates semblables à lui, inventées 5" ». C'est que l'invention est plus facile, et la fabrication du faux et du controuvé est plus accessible ; la parole, lorsqu'elle suit le sens correct, est plus difficile. C'est pourquoi l'on dit : « Untel écrit comme on parle », et « Untel écrit comme il veut ». Le premier a une supériorité sur le second, et entre eux il y a une grande distance. Il n'a cessé de les réprimander, que la prière et le salut d'Allah soient sur lui, de la manière la plus sévère, de les blâmer au plus haut point, de dénigrer leurs esprits, d'abaisser leurs étendards, de disperser leur ordre, de maudire leurs idoles et eux-mêmes, de déclarer licites leurs terres, leurs demeures et leurs biens. Et eux, en tout cela, reculaient devant son défi, s'abstenaient de l'imiter, se trompaient eux-mêmes en criant au mensonge, en se laissant séduire par la calomnie et en disant : « Ce n'est là que parole d'humain 6 », « Ce n'est là qu'une magie qui se transmet 7 », « Une magie persistante 8 », « Un mensonge qu'il a inventé 9 », « Des légendes des anciens 10 », en usant de sophismes et en se contentant de la bassesse. Comme leurs paroles : « Nos cœurs sont enveloppés 11 », « Il y a des voiles sur ce à quoi tu nous appelles », « Dans nos oreilles, une lourdeur, et entre nous et toi, un voile 12 », « N'écoutez pas ce Coran, et faites du bruit pendant sa récitation, peut-être serez-vous vainqueurs 13 », et leur prétention, malgré leur impuissance : « Si nous voulions, nous dirions quelque chose de semblable 14 ». Allah leur a dit : « Et vous ne le ferez pas 15 » ; ils ne l'ont pas fait et n'en ont pas été capables. Et quiconque parmi leurs insensés a tenté cela, comme Musaylima 16, sa honte a été dévoilée à tous. Allah leur a enlevé ce qu'ils avaient l'habitude de faire en dénigrant leur propre parole. Autrement, il n'aurait pas échappé aux gens de discernement 17 parmi eux que ce Coran n'était pas du même type que leur éloquence, ni du même genre que leur rhétorique. Bien plus, ils se sont détournés de lui, fuyant, et sont venus, soumis, certains guidés, d'autres séduits. C'est pourquoi, lorsque al-Walîd 18 ibn al-Mughîra entendit du Prophète, que la prière et le salut d'Allah soient sur lui 19, « Certes, Allah ordonne la justice et la bienfaisance 20 », le verset, il dit : « Par Allah, il a une douceur, et il a une beauté, son bas est abondant 21, son haut est fructueux, et ce n'est pas la parole d'un humain. » Abû 'Ubayda 22 rapporte qu'un bédouin entendit un homme réciter « Fais donc la proclamation de ce qui t'est ordonné 23 » et se prosterna en disant : « Je me prosterne pour son éloquence. » Un autre entendit la récitation de « Puis, lorsqu'ils eurent perdu tout espoir de sa part, ils se retirèrent en conciliabule 24 » et dit : « J'atteste qu'une créature ne peut produire une telle parole. » On rapporte que 'Umar ibn al-Khattâb 25, qu'Allah soit satisfait de lui, dormait un jour dans la mosquée quand un homme se tint à sa tête et prononça l'attestation de vérité. Il l'interrogea, et l'homme l'informa qu'il était l'un des patrices 26 de Rome, maîtrisant la langue arabe et d'autres, et qu'il avait entendu un prisonnier musulman réciter un verset de votre Livre ; il l'avait médité et y avait trouvé réuni tout ce qu'Allah a révélé à Jésus, fils de Marie, concernant les affaires de ce monde et de l'au-delà. C'est Sa parole : « Et quiconque obéit à Allah et à Son messager, craint Allah et Le redoute... alors ceux-là sont les gagnants 27 », le verset. Al-Asma'î 28 rapporte qu'il entendit une jeune servante parler et lui dit : « Qu'Allah te tue 29 ! Que tu es éloquente ! » Elle répondit : « Cela est-il considéré comme éloquence après la parole d'Allah Très-Haut : "Et Nous révélâmes à la mère de Moïse : "Allaite-le 30" », le verset, qui réunit en un seul verset deux ordres 31, deux interdictions 32, deux informations 33 et deux annonces 34. Voilà un type de son inimitabilité, unique en son genre, non attribué à autre chose, selon l'avis correct et authentique des deux opinions. - Le fait que le Coran vienne du Prophète, que la prière et le salut d'Allah soient sur lui, et qu'il l'ait apporté est connu de manière nécessaire ; le fait qu'il l'ait défié par lui est connu de manière nécessaire ; l'incapacité des Arabes à en produire un semblable est connue de manière nécessaire ; et le fait qu'il soit, dans son éloquence, un miracle hors de l'ordinaire est connu de manière nécessaire pour ceux qui connaissent l'éloquence et les aspects de la rhétorique. Quant à ceux qui n'en sont pas experts, ils peuvent le savoir par l'incapacité des experts à le défier et par la reconnaissance de ceux qui admettent le miracle de sa rhétorique. Si tu médites Sa parole : « Et dans le talion, il y a une vie pour vous 35 », et Sa parole : « Et si tu voyais quand ils seront effrayés : il n'y aura pas d'échappatoire, et ils seront saisis d'un lieu proche 36 », et Sa parole : « Repousse le mal par ce qui est meilleur : voilà que celui avec qui tu avais une inimitié devient comme un ami proche 37 », et Sa parole : « Et il fut dit : "Ô terre, absorbe ton eau ! Ô ciel, cesse 38" », le verset, et Sa parole : « Nous avons donc saisi chacun pour son péché : parmi eux, il y a ceux sur qui Nous avons envoyé un ouragan 39 », le verset, et d'autres versets semblables, voire la majeure partie du Coran, tu vérifieras ce que j'ai exposé : la concision de leurs mots, l'abondance de leurs sens, l'élégance de leur expression 40, la beauté de l'agencement de leurs lettres, l'harmonie de leurs mots, et que sous chaque mot se trouvent de nombreuses phrases, de nombreux chapitres et des sciences abondantes 41. Les recueils ont été remplis d'une partie de ce qui en a été tiré, et les discours se sont multipliés sur ce qui en a été déduit. Puis, dans le récit des longues histoires et des nouvelles des siècles passés, où la parole des éloquents faiblit habituellement et où l'eau de l'éloquence tarit, il est un signe pour qui le médite : la cohérence du discours, l'harmonie de sa narration, et l'équilibre de ses aspects. Comme l'histoire de Joseph, malgré sa longueur. Puis, lorsque ses récits se répètent, les expressions à leur sujet diffèrent, malgré leur fréquence, au point que chaque récit semble faire oublier l'autre par son éloquence, et rivaliser en beauté avec son semblable, sans que les âmes ne se lassent de sa répétition ni ne s'opposent à son retour. **Cinquième chapitre : L'inimitabilité de la composition et du style** Le deuxième aspect de son inimitabilité est la forme de sa composition merveilleuse et le style étrange, différent des styles de la parole arabe et des méthodes de leur poésie et prose, sur lequel il est venu, et où s'arrêtent les coupes de ses versets et les fins de ses mots, sans qu'on ait trouvé avant lui ni après lui un équivalent. Personne n'a pu imiter quoi que ce soit de lui ; bien plus, leurs esprits en ont été confondus, leurs intelligences en ont été égarées, et ils n'ont pas trouvé de semblable dans leur propre genre de parole : prose, poésie, prose rimée, radjaz 42 ou poésie. Lorsque al-Walîd ibn al-Mughîra 43 entendit sa parole, que la prière et le salut d'Allah soient sur lui, et qu'il lui récita le Coran, il fut ému. Abû Jahl 44 vint à lui en le blâmant, et il dit : « Par Allah, nul parmi vous n'est plus savant que moi en poésie. Par Allah, ce qu'il dit ne ressemble à rien de cela. » Dans une autre tradition 45, lorsqu'il rassembla les Qurayshites à l'occasion de la saison [du pèlerinage] et dit : « Les délégations des Arabes vont arriver ; mettez-vous donc d'accord sur une opinion à son sujet, afin que vous ne vous contredisiez pas. » Ils dirent : « Nous dirons : c'est un devin. » Il dit : « Par Allah, ce n'est pas un devin ; il n'a ni son murmure 46 ni sa prose rimée. » Ils dirent : « Un possédé ! » Il dit : « Ce n'est pas un possédé ; il n'a ni son étouffement 47 ni ses suggestions 48. » Ils dirent : « Alors nous dirons : un poète ! » Il dit : « Ce n'est pas un poète ; nous connaissons toute la poésie : son radjaz 49, son hazaj 50, son qarîd 51, son mabsût 52 et son maqbûd 53 ; ce n'est pas un poète. » Ils dirent : « Alors nous dirons : un sorcier ! » Il dit : « Ce n'est pas un sorcier ; il n'a ni son souffle 54 ni ses nœuds 55. » Ils dirent : « Que dirons-nous donc ? » Il dit : « Vous ne direz rien de tout cela sans que je sache que c'est faux. La parole la plus proche est que c'est un sorcier, car c'est une magie qui sépare l'homme de son fils, l'homme de son frère, l'homme de son épouse et l'homme de sa tribu. » Alors ils se séparèrent et s'assirent sur les chemins pour mettre les gens en garde.
Allah Très-Haut révéla au sujet d’Al-Walîd : « Laisse-Moi avec celui que J’ai créé seul » (55). Et ‘Utbah (56) ibn Rabî‘ah, lorsqu’il entendit le Coran, dit : « Ô mon peuple… Vous savez que je n’ai rien laissé sans l’avoir connu, lu et dit… Par Allah, j’ai entendu une parole… Par Allah, je n’ai jamais entendu rien de semblable… Ce n’est ni de la poésie, ni de la magie, ni de la divination. » Et An-Nadr (57) ibn Al-Hârith dit quelque chose d’analogue. Et dans le récit (58) de la conversion à l’Islam d’Abû Dharr (59), il décrivit son frère Unays (60) en disant : « Par Allah, je n’ai pas entendu de poète plus éloquent que mon frère Unays… Il a réfuté douze poètes à l’époque préislamique, dont je suis l’un d’eux… Et il partit pour La Mecque et vint à Abû Dharr avec la nouvelle du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). » Je dis : « Que disent les gens ? » Il dit : « Ils disent : poète, devin, magicien. J’ai entendu la parole des devins, et ce n’est pas leur parole ; je l’ai confrontée aux mètres (61) de la poésie, et elle ne s’y accorde pas ; et il ne s’accorde sur la langue de personne après moi que ce soit de la poésie. Et il est véridique, et eux sont menteurs. » Les récits à ce sujet sont nombreux et authentiques. Et le miracle (i‘jâz) par chacun des deux types – la concision (îjâz) et l’éloquence (balâgha) en elle-même, et le style étrange en lui-même – chacun d’eux est, en vérité, un type de miracle. Les Arabes n’ont pas été capables d’en produire un seul… Car chacun dépasse leur capacité, est distinct de leur éloquence et de leur parole. Et c’est à cela qu’ont adhéré plus d’un parmi les imams des vérificateurs (muhaqqiqîn). Et certains de ceux qui sont suivis comme modèles ont soutenu que le miracle réside dans l’ensemble de l’éloquence et du style, et ils ont avancé à ce sujet une parole que les oreilles rejettent et dont les cœurs s’éloignent. Et le correct est ce que nous avons présenté. Et la connaissance de tout cela est nécessaire et certaine. Et quiconque s’est spécialisé dans les sciences de l’éloquence, a affiné son esprit et sa langue par la littérature de cet art, ce que nous avons dit ne lui échappera pas. Et les imams des gens de la Sunna ont divergé sur l’aspect de leur incapacité à le produire. La plupart d’entre eux disent : « Il fait partie de ce qui, par la force de sa solidité, la pureté de ses termes, la beauté de son agencement, sa concision, la merveille de sa composition et son style, ne peut relever du pouvoir des humains… Et il relève du domaine des prodiges (kharîq) impossibles aux capacités des créatures, comme la résurrection (62) des morts, la transformation du bâton (63) et la glorification des cailloux (64). » Et le cheikh Abû Al-Hasan (65) a soutenu qu’il fait partie de ce dont un équivalent pourrait relever du pouvoir des humains et qu’Allah pourrait les en rendre capables… Mais cela n’a pas eu lieu et n’aura pas lieu… Allah les en a donc empêchés et les en a rendus incapables. Et un groupe de ses compagnons a soutenu cette opinion. » Et selon les deux voies… l’incapacité des Arabes à le produire est établie, et l’établissement de la preuve contre eux par ce qui relèverait du pouvoir des humains, et leur défi de produire quelque chose de similaire, est décisif… Et cela est plus fort dans l’incapacitation, et plus approprié pour la réprimande et l’argumentation. Et l’argumentation par la venue d’un être humain semblable à eux avec quelque chose qui n’est pas du pouvoir des humains n’est pas nécessaire… Et c’est le signe le plus éclatant et la preuve la plus écrasante. Et en tout état de cause, ils n’ont produit aucun discours à cet égard, mais ont plutôt enduré l’exil, le meurtre, et ont avalé les coupes de l’humiliation (66) et de l’abaissement, alors qu’ils étaient d’une fierté (67) de nez (68) et d’un refus de l’injustice tels qu’ils n’auraient pas choisi cela volontairement, et ne l’auraient accepté que contraints… Sans quoi, la contestation (mu‘ârada) – si elle avait été en leur pouvoir (69) – et s’y consacrer leur aurait été plus facile, plus rapide pour réussir (70), couper court à toute excuse et confondre l’adversaire… Et ils sont parmi ceux qui ont le pouvoir sur la parole et sont un modèle dans la connaissance de celle-ci pour tous les hommes. Et il n’y a personne parmi eux qui n’ait fourni tout son effort et n’ait mobilisé (71) ce qu’il possédait pour cacher sa manifestation et éteindre sa lumière. Mais ils n’ont pas dévoilé (72) à cet égard un secret (73) des filles de leurs lèvres (74), ni apporté une goutte (75) d’une source (76) de leurs eaux, malgré la longue durée, le grand nombre et le soutien mutuel du père et de ce qu’il a engendré. Au contraire, ils furent consternés (77) et ne proférèrent pas un mot (78) ; ils furent empêchés et cessèrent. Voilà les deux types de son miracle (i‘jâz). **Chapitre six : L’annonce des choses invisibles (al-mughayyabât)** Le troisième aspect du miracle (i‘jâz) est ce qu’il renferme comme annonce des choses invisibles (al-mughayyabât), de ce qui n’était pas et ne s’était pas produit, et qui s’est trouvé réalisé comme cela a été rapporté, de la manière même qui a été annoncée. Comme Sa Parole Très-Haut : « Vous entrerez dans la Mosquée Sacrée, si Allah le veut, en sécurité (79) » ; et Sa Parole Très-Haut : « Et eux, après leur défaite, vaincront (80) » ; et Sa Parole : « Pour le faire triompher sur toute religion (81) » ; et Sa Parole : « Allah a promis à ceux d’entre vous qui ont cru et accompli les bonnes œuvres qu’Il les établira comme successeurs sur terre (82) » jusqu’à la fin du verset ; et Sa Parole : « Quand vient le secours d’Allah et la victoire (83) » jusqu’à la fin. Tout cela s’est produit comme Il l’a dit… Les Romains ont vaincu les Perses en quelques années. Les gens sont entrés dans l’Islam en foules, et le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) n’est pas mort sans que toute la péninsule arabique ne soit entrée dans l’Islam. Allah a établi les croyants comme successeurs sur terre et a affermi leur religion… Il leur en a donné la possession de l’extrême Orient à l’extrême Occident… Comme l’a dit le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) (84) : « La terre a été rassemblée (85) pour moi, et j’ai vu ses Orients et ses Occidents, et la royauté de ma communauté atteindra ce qui m’en a été rassemblé. » Et Sa Parole : « En vérité, c’est Nous qui avons fait descendre le Rappel (86), et c’est Nous qui en sommes les gardiens (87) » ; et il en fut ainsi. On compte à peine ceux qui ont œuvré à le modifier et à changer ses versets explicites parmi les hérétiques (mulhida) (88) et les négateurs (mu‘attila) (89), en particulier les Qarmates (qarâmita) (90). Ils ont uni leurs ruses, leurs forces et leur puissance, et aujourd’hui (91) cela fait un peu plus de cinq cents ans, et ils n’ont pas pu éteindre quoi que ce soit de sa lumière, ni changer un mot de sa parole, ni semer le doute chez les musulmans sur une seule de ses lettres – et louange à Allah. Et parmi cela, Sa Parole : « Le rassemblement sera vaincu et ils tourneront le dos (92) » ; et Sa Parole : « Combattez-les ! Allah les châtiera par vos mains (93) » jusqu’au verset ; et Sa Parole : « C’est Lui qui a envoyé Son Messager avec la guidée (94) » jusqu’au verset ; et Sa Parole : « Ils ne vous nuiront que par un tort léger, et s’ils vous combattent (95) » jusqu’au verset. Tout cela s’est réalisé, ainsi que ce qu’il contient comme dévoilement des secrets des hypocrites et des Juifs, de leurs paroles, de leurs mensonges dans leurs serments, et leur réprimande par cela. Comme Sa Parole : « Et ils disent en eux-mêmes : “Pourquoi Allah ne nous châtie-t-Il pas pour ce que nous disons ?” (96) » ; et Sa Parole : « Ils cachent en eux-mêmes ce qu’ils ne te dévoilent pas » jusqu’au verset ; et Sa Parole : « Et parmi ceux qui ont judaïsé, il en est qui écoutent le mensonge (97) » jusqu’au verset ; et Sa Parole : « Parmi ceux qui ont judaïsé, il en est qui altèrent les paroles de leur sens » jusqu’à Sa Parole « dans la religion (98) ». Et Il a révélé ce qu’Allah avait décrété et ce que les croyants croyaient le jour de Badr : « Et quand Allah vous promettait l’une des deux troupes, qu’elle serait pour vous, et vous souhaitiez que celle sans puissance fût pour vous (99) ». Et parmi cela, Sa Parole Très-Haut : « Nous t’avons suffi contre les railleurs (100) ». Et quand elle fut révélée, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) annonça cette bonne nouvelle à ses Compagnons… qu’Allah l’avait suffisamment protégé contre eux. Les railleurs étaient un groupe à La Mecque qui détournaient les gens de lui et lui causaient du tort, et ils périrent. Et Sa Parole : « Et Allah te protégera des gens (101) ». Et il en fut ainsi, malgré le grand nombre de ceux qui cherchèrent à lui nuire et à le tuer. Et les récits à ce sujet sont connus et authentiques. **Chapitre sept : Son information sur les siècles passés et les nations disparues** Le quatrième aspect est ce qu’il a annoncé comme récits des siècles passés, des nations disparues et des législations effacées (102), dont même un seul récit n’était connu que d’un individu isolé (103) parmi les docteurs des Gens du Livre, qui avait consacré sa vie à l’apprendre. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) le rapporte correctement et le livre textuellement, et le savant de cela reconnaît son authenticité et sa véracité, et qu’un tel savoir n’a pas été acquis par un enseignement. Et ils savaient qu’il (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) était illettré (ummî), ne sachant ni lire ni écrire, ne s’étant adonné ni à l’étude ni à la fréquentation assidue (104), et qu’il ne leur avait pas échappé, et qu’aucun d’eux n’ignorait sa situation. Et les Gens du Livre l’interrogeaient souvent (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) à ce sujet, et la révélation descendait sur lui.
Parmi les versets du Coran, il en récite qui sont un rappel pour eux, comme les récits des prophètes avec leurs peuples, l'histoire de Moïse et al-Khidr 56 105, de Joseph et ses frères, des gens de la Caverne 106, de Dhul-Qarnayn 107, de Luqmân 108 et de son fils, et d'autres récits semblables de prophètes, ainsi que le commencement de la création et ce qui se trouve dans la Torah, l'Évangile, les Psaumes et les Feuillets d'Abraham et de Moïse, que les savants de ces Écritures ont confirmé et n'ont pu démentir, mais qu'ils ont plutôt reconnus. Parmi eux, il y a celui qui est bien guidé et croit au bien qui lui a été destiné, et celui qui est malheureux, obstiné et envieux. Malgré cela, on n'a rapporté d'aucun des chrétiens et des juifs, malgré leur hostilité intense envers lui [le Prophète] et leur désir ardent de le démentir, la longueur de ses arguments contre eux à partir de leurs livres, ses reproches sur ce que contenaient leurs Écritures, et leurs nombreuses questions à lui, que Dieu le bénisse et le salue, et leur demande de les informer sur les récits de leurs prophètes, les secrets de leurs sciences, les dépôts de leurs vies, et son information sur ce qui était caché de leurs lois et le contenu de leurs livres – comme leur question sur l'Esprit, Dhul-Qarnayn, les gens de la Caverne, Jésus, le jugement de la lapidation, ce qu'Israël s'est interdit à lui-même, ce qui leur a été interdit parmi les bestiaux et les bonnes choses qui leur étaient permises puis interdites à cause de leur transgression – et Sa parole : « Telle est leur image dans la Torah, et leur image dans l'Évangile 110 », et d'autres de leurs affaires à propos desquelles le Coran est descendu, leur répondant et leur faisant connaître ce qui lui avait été révélé de cela. On n'a rapporté de personne qu'il ait nié ou démenti cela ; au contraire, la plupart d'entre eux ont déclaré la véracité de sa prophétie et la sincérité de sa parole, et ont reconnu leur obstination et leur envie envers lui, comme les gens de Najrân 111, Ibn Sûriyâ 112, les deux fils d'Akhtab 113, et d'autres. Quant à celui qui, parmi eux, a quelque peu calomnié à ce sujet et prétendu que ce qu'ils possédaient contredisait ce qu'il rapportait, il fut invité à apporter sa preuve et à dévoiler sa prétention. On lui dit : « Dis : Apportez donc la Torah et récitez-la, si vous êtes véridiques » jusqu'à Sa parole « les injustes 114 ». Il les réprimanda et les blâma, et les appela à apporter ce qui était possible et non impossible. Parmi eux, certains reconnurent ce qu'ils avaient nié, d'autres, impudents, mirent la main sur leur propre honte dans leur livre 115. Et l'on n'a pas rapporté qu'un seul d'entre eux ait montré une contradiction avec sa parole à partir de leurs livres, ni produit un argument valable ou invalide de leurs feuillets. Dieu Très-Haut a dit : « Ô gens du Livre ! Notre Messager est venu à vous, vous exposant beaucoup de ce que vous cachiez du Livre, et passant sur beaucoup d'autres 116 », les deux versets. **Huitième chapitre : Le défi et la mise en échec dans des affaires, et l'annonce qu'ils ne les accompliraient pas** Ces quatre aspects de son caractère miraculeux sont évidents, sans contestation ni doute. Parmi les aspects évidents de son caractère miraculeux, en dehors de ces aspects, il y a aussi le fait qu'il a défié un peuple dans certaines affaires et leur a annoncé qu'ils ne les accompliraient pas ; ils ne l'ont pas fait et n'en ont pas été capables, comme Sa parole aux juifs : « Dis : Si la Demeure dernière auprès de Dieu vous est réservée exclusivement 117 », le verset. Abû Ishâq az-Zajjâj 118 a dit : « Dans ce verset se trouve la plus grande preuve et la plus évidente indication de la véracité de la mission [prophétique], car il leur a dit : “Souhaitez donc la mort” et leur a annoncé qu'ils ne la souhaiteraient jamais ; aucun d'eux ne l'a souhaitée. » Et d'après le Prophète, que Dieu le bénisse et le salue 119 : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, aucun d'entre eux ne la prononcerait sans être étouffé par sa salive – c'est-à-dire qu'il mourrait sur-le-champ – Dieu les a donc détournés de la souhaiter, et leur a fait boire [l'amertume] pour montrer la véracité de Son Messager et la sincérité de ce qui lui a été révélé, car aucun d'eux ne l'a souhaitée, alors qu'ils étaient plus désireux de le démentir s'ils le pouvaient. Mais Dieu fait ce qu'Il veut. Ainsi son miracle apparut et sa preuve fut manifeste. » Abû Muhammad al-Usaylî 120 a dit : « L'une des choses les plus étonnantes à leur sujet est qu'on ne trouve parmi eux, ni groupe ni individu, depuis le jour où Dieu a ordonné cela à Son Prophète, personne qui s'y engage ou y réponde. Et cela est observable et constatable pour quiconque veut les éprouver. » De même, le verset de l'imploration mutuelle 121 relève de ce sens, lorsque les évêques de Najrân vinrent à lui et embrassèrent l'islam, Dieu Très-Haut révéla sur lui le verset de l'imploration mutuelle par Sa parole : « À ceux qui te contredisent à son sujet 122... » le verset. Ils s'en abstinrent et acceptèrent de payer la capitation. Cela parce que al-‘Âqib, leur chef, leur dit : « Vous savez qu'il est un prophète, et jamais un prophète n'a imploré la malédiction contre un peuple sans que ni leurs grands ni leurs petits ne survivent. » « Et semblable à cela est Sa parole : “Et si vous êtes dans le doute au sujet de ce que Nous avons révélé à Notre Serviteur” jusqu'à Sa parole : “Si vous ne le faites pas – et vous ne le ferez jamais 123”. Il leur a donc annoncé qu'ils ne le feraient pas, comme ce fut le cas. Et ce verset relève davantage de l'annonce de l'invisible, mais il comporte un défi similaire au précédent. » **Neuvième chapitre : Sa terreur dans l'ouïe et sa majesté dans les cœurs** Parmi [ses aspects miraculeux], il y a la terreur qui saisit les cœurs et les oreilles de ceux qui l'entendent, et la majesté qui les envahit lors de sa récitation, en raison de la force de son état et de l'élévation de sa dignité 124. Elle est plus grande encore chez ceux qui le traitent de menteur, au point qu'ils trouvent pénible de l'entendre et que cela accroît leur répulsion, comme Dieu Très-Haut a dit 125 : « Ils souhaiteraient qu'il cesse », à cause de leur aversion pour lui. C'est pourquoi le Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, a dit : « Le Coran est dur et difficile pour celui qui le déteste, et c'est Lui le Juge 126. » Quant au croyant, sa terreur et sa majesté envers lui, lors de sa récitation, ne cessent de lui conférer une attirance et de lui donner une douceur 127 due à l'inclination de son cœur vers lui et à sa foi en lui. Dieu Très-Haut a dit : « Les peaux de ceux qui craignent leur Seigneur frissonnent à cause de lui, puis leurs peaux et leurs cœurs s'adoucissent à l'évocation de Dieu. » Et Il a dit : « Si Nous avions fait descendre ce Coran sur une montagne 128 », le verset. Et cela inclut le fait que cette terreur saisit même celui qui n'en comprend pas les significations et n'en connaît pas les exégèses, comme il a été rapporté d'un chrétien qui passa près d'un récitateur et se mit à pleurer. On lui dit : « Pourquoi pleures-tu ? » Il répondit : « Pour la beauté de la composition et de l'agencement. » Cette terreur a été reconnue par un groupe avant l'islam et après. Parmi eux, certains se sont soumis dès le premier instant et ont cru en lui, d'autres ont mécru. Il a été rapporté dans le Sahîh 130 d'après Jubayr 131 ibn Mut‘im : « J'ai entendu le Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, réciter dans la prière du maghrib la sourate at-Tûr. Lorsqu'il parvint à ce verset : “Ont-ils été créés de rien ? Ou sont-ils les créateurs ?” jusqu'à Sa parole : “les dominateurs 132”, mon cœur faillit s'envoler vers l'islam. » Et dans une autre version : « Ce fut la première fois que l'islam s'enracina dans mon cœur. » Et d'après ‘Utba ibn Rabî‘a 134 : « Il parla au Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, au sujet de ce qu'il apportait en opposition à son peuple. Il lui récita “Hâ Mîm, la sourate détaillée” jusqu'à Sa parole : “un châtiment semblable au châtiment de ‘Âd et de Thamûd 135”. Alors ‘Utba mit sa main sur la bouche du Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, et le conjura par les liens du sang de s'arrêter. » Dans une autre version 136 : « Le Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, se mit à réciter, tandis que ‘Utba, attentif, avait mis ses mains derrière son dos et s'appuyait sur elles, jusqu'à ce qu'il parvienne à la prosternation. Le Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, se prosterna, et ‘Utba se leva, ne sachant que lui répondre. Il retourna vers son peuple, et ils vinrent à lui ; il s'excusa auprès d'eux et dit : “Par Dieu, il m'a parlé avec des paroles dont mes oreilles n'ont jamais entendu de semblables. Je ne savais que lui répondre.” » Il a été rapporté de plusieurs de ceux qui ont tenté de l'imiter qu'ils furent saisis d'une terreur et d'une majesté qui les en empêchèrent. Ainsi, on rapporte qu'Ibn al-Muqaffa‘ 137 chercha à le faire et s'y engagea 138, mais il passa près d'un enfant qui récitait : « Et il fut dit : Ô terre, absorbe ton eau 139 ». Il revint sur ses pas, effaça ce qu'il avait fait et dit : « J'atteste que cela ne peut être imité et que ce n'est point parole humaine. » Or il était l'un des plus éloquents de son temps. Yahyâ ibn Hakam 140 al-Ghazzâl, le plus éloquent d'al-Andalus en son temps, aurait tenté quelque chose de semblable. Il examina la sourate al-Ikhlâs pour en imiter le modèle et, selon sa prétention, tisser sur le même métier. Il dit : « Je fus saisi d'une crainte et d'une émotion qui me poussèrent au repentir et au retour [vers Dieu]. » **[Dixième chapitre : Sa pérennité dans le temps]**
Parmi les aspects de son inimitabilité 57 comptés, il y a le fait qu'il soit un signe permanent qui ne disparaît pas tant que dure le monde, avec la garantie d'Allah Très-Haut de le préserver. Il a dit : « En vérité, c'est Nous qui avons fait descendre le Rappel 58, et c'est Nous qui en sommes les gardiens » 59. Et Il a dit : « Le faux ne l'atteint ni par devant ni par derrière » 60. Tous les autres miracles des prophètes ont pris fin avec la fin de leur temps, et il n'en reste que le récit. Quant au noble Coran, dont les versets sont éclatants et les miracles manifestes, il est aujourd'hui, après cinq cent trente-cinq ans 61 depuis sa première révélation jusqu'à notre époque, tel qu'il était : sa preuve est irrésistible, son imitation est impossible, et toutes les époques regorgent de maîtres de l'éloquence, de porteurs de la science de la langue, d'imams de la rhétorique, de cavaliers de la parole, et de génies 62 de la perfection. Parmi eux, les mécréants sont nombreux, et les ennemis de la Loi sont prêts. Mais aucun d'eux n'a produit quoi que ce soit de notable pour l'imiter, ni n'a composé deux mots pour le contredire, ni n'a pu y trouver une faille valable. Et celui qui s'est efforcé de le faire n'a obtenu qu'un briquet 63 avare. Bien au contraire, ce qui est rapporté de quiconque a tenté cela, c'est qu'il a été jeté dans l'impuissance et a reculé 64 sur ses talons. Chapitre onze : Autres aspects de l'inimitabilité Un groupe d'imams et de suiveurs de la communauté a compté de nombreux aspects de son inimitabilité, parmi lesquels : le fait que son lecteur ne s'en lasse pas, et que son auditeur ne le rejette pas 65. Au contraire, l'assiduité à sa récitation augmente sa douceur, et sa répétition suscite l'amour. Il reste toujours frais et nouveau, alors que les autres discours, même s'ils atteignent le même degré de beauté et d'éloquence, deviennent ennuyeux avec la répétition et sont détestés lorsqu'ils sont redits. Notre Livre, lui, est savouré dans la solitude et apporte la quiétude par sa récitation dans les moments difficiles. Les autres livres n'ont pas cela, au point que leurs auteurs ont inventé pour eux des mélodies et des méthodes pour se motiver à les lire. C'est pourquoi le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) a décrit le Coran en disant 66 : « Il ne s'use pas 67 à force d'être répété, ses leçons ne s'épuisent pas, et ses merveilles ne finissent pas. C'est le discernement 68, ce n'est pas une plaisanterie. Les savants ne s'en rassasient pas, les passions ne le dévoient pas 69, et les langues ne s'y embrouillent pas. C'est lui dont les djinns, en l'entendant, ont dit : "Nous avons entendu une lecture merveilleuse qui guide vers la droiture" 70. » Parmi eux : le fait qu'il rassemble des sciences et des connaissances que les Arabes en général, et Muhammad (que la prière et la paix soient sur lui) en particulier avant sa prophétie, ne connaissaient pas et ne pouvaient pas accomplir. Aucun savant des nations n'en embrasse la totalité, et aucun livre ne les contient comme le sien. Il y a rassemblé l'exposé des lois religieuses, l'indication des voies des preuves rationnelles, la réfutation des sectes des nations par des arguments solides et des preuves claires, aux expressions faciles et aux objectifs concis. Les prétentieux 71 ont tenté après cela d'apporter des preuves semblables, mais ils n'ont pas pu. Comme Sa parole : « N'est-ce pas Celui qui a créé les cieux et la terre capable de créer leurs semblables ? Oui » 72, et « Dis : "Il les rendra à la vie Celui qui les a créés une première fois" » 73, et « S'il y avait dans les cieux et la terre d'autres divinités qu'Allah, ils seraient tous deux en désordre » 74, jusqu'à ce qu'il contient comme sciences des biographies, récits des nations, exhortations, sagesses, nouvelles de la Demeure dernière, et nobles qualités et caractères 75. Allah, que Son nom soit exalté, a dit : « Nous n'avons rien négligé dans le Livre » 76, et « Nous avons fait descendre sur toi le Livre comme un exposé clair de toute chose » 77, et « Nous avons certes donné aux hommes dans ce Coran toutes sortes d'exemples » 78. Et le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) a dit 79 : « Allah a fait descendre ce Coran comme ordre et interdiction, comme une sunna révolue 80 et un exemple donné. Il contient votre histoire, le récit de ce qui fut avant vous, l'annonce de ce qui sera après vous, et le jugement de ce qui est entre vous. Il ne s'use pas à force d'être répété, ses merveilles ne s'épuisent pas. C'est la vérité, ce n'est pas une plaisanterie. Quiconque parle par lui dit vrai, quiconque juge par lui est juste, quiconque dispute par lui triomphe 81, quiconque jure 82 par lui est équitable 83, quiconque agit par lui est récompensé, quiconque s'y attache est guidé vers un chemin droit. Celui qui cherche la guidance ailleurs, Allah l'égare. Celui qui juge par autre chose, Allah le brise 84. C'est le Rappel plein de sagesse, la lumière éclatante, le chemin droit, la corde solide d'Allah, la guérison bénéfique, une protection pour qui s'y attache, et un salut pour qui le suit. Il ne dévie pas pour qu'on le redresse, il ne s'écarte pas pour qu'on le corrige 85, ses merveilles ne s'épuisent pas, et il ne s'use pas à force d'être répété. » Et quelque chose de semblable 86 est rapporté d'Ibn Mas'ud 87, qui a dit à son sujet : « Il ne diffère pas et ne se désunit pas 88. Il contient la nouvelle des premiers et des derniers. » Et dans le hadith 89, Allah Très-Haut a dit à Muhammad (que la prière et la paix soient sur lui) : « Je vais faire descendre sur toi une nouvelle Torah, par laquelle J'ouvrirai des yeux aveugles, des oreilles sourdes et des cœurs scellés. Elle contient les sources de la science, la compréhension de la sagesse et le printemps des cœurs. » Et d'après Ka'b 90 : « Attachez-vous au Coran, car il est la compréhension des esprits et la lumière de la sagesse. » Et Il a dit : « Ce Coran raconte aux fils d'Israël la plupart de ce sur quoi ils divergent » 91. Et Il a dit : « Ceci est une exposition pour les hommes, une guidée » 92, jusqu'à la fin du verset. Il rassemble donc, malgré la concision de ses expressions et la densité de ses paroles, bien plus que ce que contiennent les livres antérieurs, dont les expressions sont plusieurs fois plus longues. Parmi eux : le fait qu'il réunisse la preuve 93 et son objet 94. En effet, il argumente par l'agencement du Coran, la beauté de sa description, sa concision et son éloquence, et au sein de cette éloquence se trouvent ses ordres, ses interdictions, ses promesses et ses menaces. Ainsi, celui qui le récite comprend à la fois l'emplacement de la preuve et de l'obligation, à partir d'un même discours et d'une même sourate. Parmi eux : le fait qu'il soit placé dans la catégorie de la poésie 95 inédite, qui n'existait pas dans la prose. Car la poésie est plus facile pour les âmes, plus captivante pour les cœurs, plus agréable aux oreilles et plus douce pour les esprits. Les gens y sont plus enclins et les passions plus rapides à s'y tourner. Parmi eux : le fait qu'Allah Très-Haut en ait facilité la mémorisation pour celui qui l'apprend et l'ait rendu accessible à ceux qui le retiennent. Allah Très-Haut a dit : « Nous avons facilité le Coran pour la méditation » 96. Les autres nations, aucun de leurs membres ne mémorise leurs livres, encore moins la multitude au fil des ans. Le Coran, lui, est facile à mémoriser pour les jeunes garçons en très peu de temps. Parmi eux : la conformité 97 de certaines de ses parties avec d'autres, la belle harmonie de ses genres, la cohésion de ses sections, la belle transition d'un récit à un autre, et le passage d'un sujet à un autre malgré la diversité de ses sens. Une même sourate se divise en ordre, interdiction, information, interrogation, promesse, menace, confirmation de la prophétie, unicité divine, affirmation 98, incitation, dissuasion, et autres bénéfices, sans qu'aucune faille ne s'insère entre ses parties. Or, un discours éloquent, lorsqu'il subit 99 de telles variations, voit sa force s'affaiblir, sa vigueur s'adoucir, son éclat diminuer et ses expressions vaciller. Médite donc le début de la sourate Sâd 100 et ce qu'elle rassemble : les récits des mécréants, leur opposition, leur réprimande par la destruction des générations passées, leur démenti de Muhammad (que la prière et la paix soient sur lui), leur étonnement de ce qu'il a apporté, l'information sur la réunion de leurs notables dans la mécréance, la jalousie manifeste dans leurs paroles, leur impuissance, leur humiliation, la menace de l'humiliation ici-bas et dans l'au-delà, le démenti des nations avant eux, la destruction d'Allah sur elles, la menace d'un sort semblable pour ceux-ci, la consolation du Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) face à leur nuisance, et son réconfort par tout ce qui a été mentionné. Puis il commence à mentionner David 101 et les récits des prophètes. Tout cela dans le discours le plus concis et le meilleur agencement. Parmi eux : la multitude de sens que renferment les quelques mots.
Tout cela, et une grande partie de ce que nous avons mentionné comme ayant été évoqué au sujet des multiples aspects de l'inimitabilité du Coran, que les imams ont mentionnés et que nous n'avons pas rapportés, car la plupart relèvent de son éloquence, nous n'aimons pas qu'ils soient comptés comme un art distinct de son inimitabilité, sauf dans le cadre du détail des arts de l'éloquence. De même, une grande partie de ce que nous avons précédemment rapporté d'eux est compté parmi ses propriétés et ses vertus, et non parmi son inimitabilité. La réalité de l'inimitabilité réside dans les quatre aspects que nous avons mentionnés ; qu'ils soient donc pris pour référence. Ce qui vient après, parmi les propriétés du Coran et ses merveilles inépuisables. Et Allah est le Guide du succès. Chapitre douze : La fente de la lune et l'arrêt du soleil Allah Très-Haut a dit : « L'Heure approche et la lune s'est fendue. Et s'ils voient un signe, ils s'en détournent et disent : "C'est une magie continue" » 102. Il a annoncé l'occurrence de sa fente au passé, et le détournement des mécréants de Ses signes. Les exégètes et les gens de la Sunna sont unanimes sur son occurrence. D'après Ibn Mas'ûd 103 - qu'Allah l'agrée - il a dit : « La lune s'est fendue à l'époque du Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue - en deux parties : une partie au-dessus de la montagne et une partie en dessous. Alors le Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue - dit : "Soyez témoins." » Et dans la version de Mujâhid 104 : « Et nous étions avec le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue. » Et dans certaines voies d'al-A'mash 105 : dans le même sens. Al-Aswad l'a également rapporté d'après Ibn Mas'ûd, et il a dit : « Jusqu'à ce que je voie la montagne entre les deux parties de la lune. » Masrûq 106 l'a rapporté d'après lui, précisant que c'était à La Mecque, et il a ajouté : « Les mécréants de Quraysh dirent : "Ibn Abî Kabsha 107 vous a ensorcelés." Un homme parmi eux dit : "Si Muhammad a ensorcelé la lune, sa magie ne peut atteindre toute la terre. Interrogez donc ceux qui viennent d'un autre pays : ont-ils vu cela ?" Ils allèrent les interroger, et ils leur rapportèrent qu'ils avaient vu la même chose. » As-Samarqandî 108 a rapporté d'adh-Dhahhâk 109 quelque chose de similaire. Abû Jahl 110 dit : « C'est de la magie. Envoyez donc vers les gens des horizons pour voir s'ils ont vu cela ou non ! » Les gens des horizons rapportèrent qu'ils l'avaient vue fendue. Alors ils dirent - c'est-à-dire les mécréants - : « C'est une magie continue. » 'Alqama 111 l'a également rapporté d'après Ibn Mas'ûd. Ces quatre [rapporteurs] sont d'après 'Abd Allah. D'autres qu'Ibn Mas'ûd l'ont également rapporté, parmi lesquels : Anas 112, Ibn 'Abbâs 113, Ibn 'Umar 114, Hudhayfa 115, 'Alî 116 et Jubayr ibn Mut'im 117. 'Alî a dit, d'après la version d'Abû Hudhayfa al-Arhabî 118 : « La lune s'est fendue alors que nous étions avec le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue. » D'après Anas : « Les gens de La Mecque demandèrent au Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - de leur montrer un signe. Il leur montra donc la fente de la lune deux fois, jusqu'à ce qu'ils voient [la montagne] de Hirâ' entre ses deux parties. » Qatâda 119 l'a rapporté d'après Anas. Et dans la version de Ma'mar 120 et d'autres d'après Qatâda d'après lui : « Il leur montra la lune deux fois, sa fente. Alors fut révélé : "L'Heure approche et la lune s'est fendue." » Muhammad 121, fils de Jubayr ibn Mut'im, et Jubayr 122, fils de Muhammad, l'ont rapporté d'après Jubayr ibn Mut'im. 'Ubayd Allah 123 ibn 'Abd Allah ibn 'Utba l'a rapporté d'après Ibn 'Abbâs. Mujâhid l'a rapporté d'après Ibn 'Umar. Abû 'Abd ar-Rahmân as-Sulamî 124 et Muslim ibn Abî 'Imrân al-Azdî l'ont rapporté d'après Hudhayfa. La plupart des voies de ces hadiths sont authentiques. Le verset est explicite. Et l'on ne prête pas attention à l'objection d'un déçu 125 disant : « Si cela s'était produit, cela n'aurait pas échappé aux habitants de la terre, car c'est une chose apparente pour eux tous », car il ne nous a pas été rapporté des habitants de la terre qu'ils l'avaient observé cette nuit-là et ne l'avaient pas vu fendu. Et si cela nous était rapporté de la part de gens dont le grand nombre ne permet pas de les accuser de mensonge, cela ne constituerait pas une preuve contre nous, car la lune n'est pas à la même position pour tous les habitants de la terre. Il se peut qu'elle se lève pour certains avant de se lever pour d'autres, et qu'elle soit pour certains dans un état opposé à celui qu'elle a pour leurs vis-à-vis des régions de la terre, ou qu'un nuage ou des montagnes s'interposent entre certains et elle. C'est pourquoi nous constatons que les éclipses [de lune] se produisent dans certains pays et non dans d'autres, et dans certains partiellement, dans d'autres totalement, et dans certains, seuls ceux qui prétendent en avoir connaissance les connaissent. « Telle est la détermination du Tout-Puissant, de l'Omniscient » 126. Et le signe de la lune eut lieu de nuit, et la coutume des gens la nuit est le calme et le repos, la fermeture des portes et la cessation des activités. On ne connaît guère les choses célestes, sauf celui qui les observe et les guette. C'est pourquoi l'éclipse lunaire est fréquente dans les pays, mais la plupart des gens ne la connaissent pas avant d'en être informés. Souvent, des gens dignes de confiance rapportent des merveilles qu'ils ont vues, comme des lumières et de grandes étoiles filantes apparaissant parfois la nuit dans le ciel, sans que personne n'en ait connaissance. At-Tahâwî 127 a rapporté dans Mushkil al-Hadîth d'après Asmâ' 128 bint 'Umays, par deux voies, que le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - recevait la révélation alors que sa tête était sur les genoux de 'Alî, et il n'avait pas prié la prière de l'après-midi jusqu'au coucher du soleil. Le Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue - dit : « As-tu prié, ô 'Alî ? » Il dit : « Non. » Alors il dit : « Ô Allah, il était dans Ton obéissance et dans l'obéissance de Ton Messager, rends-lui donc le soleil. » Asmâ' dit : « Je le vis se coucher, puis je le vis se lever après s'être couché, et il s'arrêta sur les montagnes et la terre. Cela eut lieu à as-Sahbâ' 129 à Khaybar. » Il dit : « Ces deux hadiths sont établis, et leurs transmetteurs sont dignes de confiance. » At-Tahâwî a rapporté qu'Ahmad ibn Sâlih 130 disait : « Il ne convient pas à celui dont la voie est la science de négliger la mémorisation du hadith d'Asmâ', car il fait partie des signes de la prophétie. » Yûnus ibn Bukayr 131 a rapporté dans Ziyâdât al-Maghâzî, d'après sa version d'Ibn Ishâq 132 : « Lorsque le Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue - fit le voyage nocturne et informa son peuple de la caravane et du signe qui s'y trouvait, ils dirent : "Quand arrive-t-elle ?" Il dit : "Le mercredi." Ce jour-là, Quraysh se mit à observer, mais le jour s'acheva et elle n'arriva pas. Alors le Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue - invoqua, et une heure supplémentaire lui fut ajoutée dans la journée, et le soleil fut arrêté pour lui. » Chapitre treize : La source d'eau entre ses doigts et sa multiplication par sa bénédiction Les hadiths à ce sujet sont très nombreux. Le hadith de la source d'eau entre ses doigts - qu'Allah prie sur lui et le salue - a été rapporté par un groupe de Compagnons, parmi lesquels : Anas, Jâbir 133, Ibn Mas'ûd. D'après Anas ibn Mâlik - qu'Allah l'agrée - : « Je vis le Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue - alors que l'heure de la prière de l'après-midi approchait, et on chercha de l'eau pour les ablutions sans en trouver. On apporta au Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue - de l'eau pour les ablutions. Il mit sa main dans ce récipient et ordonna aux gens de faire leurs ablutions avec. Je vis l'eau jaillir d'entre ses doigts, et les gens firent leurs ablutions jusqu'au dernier. » Qatâda l'a également rapporté d'après Anas, et il a dit : « Avec un récipient contenant de l'eau qui recouvrait ses doigts ou presque. » Il dit : « Combien étiez-vous ? » Il dit : « Environ trois cents. » Et dans une version d'après lui : « Et ils étaient à az-Zawrâ' 134, près du marché. » Humayd 135, Thâbit 136 et al-Hasan 137 l'ont également rapporté d'après Anas. Dans la version de Humayd, je dis : « Combien étaient-ils ? » Il dit : « Quatre-vingts hommes. » Et quelque chose de similaire d'après Thâbit d'après lui. Et d'après lui également : « Et ils étaient environ soixante-dix hommes. » Quant à Ibn Mas'ûd, dans le Sahîh 138, d'après la version de 'Alqama d'après lui : « Alors que nous étions avec le Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue - et que nous n'avions pas d'eau, le Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue - nous dit : "Cherchez celui qui a un surplus d'eau." On apporta de l'eau, il la versa dans un récipient, puis mit sa paume dedans, et l'eau se mit à jaillir d'entre les doigts du Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue. »
Dans le Sahîh 139, d'après Sâlim 140 ibn Abî al-Ja‘d, d'après Jâbir 141 — que Dieu l'agrée — : « Les gens eurent soif le jour de Hudaybiyya 142 … Le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — avait devant lui une petite outre 143. Il fit ses ablutions avec elle… Les gens se dirigèrent vers lui… et dirent : “Nous n'avons d'eau que celle de ta petite outre.” Alors le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — mit sa main dans la petite outre, et l'eau se mit à jaillir d'entre ses doigts comme des sources. » Et dans ce même récit : Je demandai : « Combien étiez-vous ? » Il dit : « Même si nous avions été cent mille, cela nous aurait suffi. Nous étions quinze cents 144. » Un récit similaire est rapporté d'Anas 145. D'après Jâbir, et dans ce même récit : « Cela se passa à Hudaybiyya. » Dans la version d'al-Walîd 146 ibn ‘Ubâda ibn as-Sâmit, d'après lui, dans le long hadith de Muslim 147 mentionnant l'expédition de Buwât 148, il dit : Le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — me dit : « Ô Jâbir, appelle pour les ablutions. » Et il mentionna le long hadith, et qu'il ne trouva qu'une goutte dans un petit récipient 149 ; on l'apporta au Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue —, il le pressa 150 et dit quelque chose que je ne sais pas… Et il dit : « Appelle le grand plat 151 de la caravane. » Je l'apportai et le plaçai devant lui… Et il mentionna que le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — étendit sa main dans le plat, écarta ses doigts… Jâbir versa sur lui et dit : « Au nom de Dieu. » Il dit : « Je vis l'eau jaillir d'entre ses doigts… » Puis le plat bouillonna et tourna jusqu'à se remplir, et il ordonna aux gens de puiser ; ils puisèrent jusqu'à être rassasiés. Je dis : « Reste-t-il quelqu'un qui ait besoin ? » Alors le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — retira sa main du plat, alors qu'il était plein 152. D'après ash-Sha‘bî 153 : On apporta au Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue —, lors de l'un de ses voyages, une petite outre d'eau, et on lui dit : « Nous n'avons pas d'autre eau, ô Messager de Dieu. » Il la versa dans une petite outre, mit son doigt au milieu et le plongea dans l'eau. Les gens venaient, faisaient leurs ablutions, puis se levaient. At-Tirmidhî 154 dit : Dans ce chapitre, il y a aussi un hadith de ‘Imrân ibn Husayn 155 … Un tel récit, dans ces circonstances si fréquentées et ces grandes foules, ne peut être suspecté chez le rapporteur… car ils étaient les plus prompts à le démentir, en raison de ce à quoi les âmes sont portées, et parce qu'ils n'étaient pas de ceux qui se taisent devant le faux… Ceux-ci ont donc rapporté cela et l'ont divulgué, attribuant la présence de la foule immense à ce fait… Et personne parmi les gens ne leur a reproché ce qu'ils ont rapporté d'eux, à savoir qu'ils l'ont fait et l'ont vu… Cela équivaut donc à une attestation de tous en sa faveur. [Chapitre quatorzième : Le jaillissement de l'eau par sa bénédiction] Parmi les miracles qui ressemblent à cela… le jaillissement de l'eau par sa bénédiction, et son surgissement par son toucher et son invocation. Selon ce que Mâlik 156 a rapporté dans al-Muwatta’ 157, d'après Mu‘âdh 158 ibn Jabal, dans l'histoire de l'expédition de Tabûk : Ils arrivèrent à la source qui suintait 159 un peu d'eau, comme un lacet 160. Ils puisèrent de la source avec leurs mains jusqu'à ce que l'eau se rassemblât dans un récipient 161. Puis le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — s'y lava le visage et les mains, puis la reversa dans la source, et elle se mit à couler abondamment. Les gens puisèrent… Dans le hadith d'Ibn Ishâq 162, il est dit : « L'eau jaillit 163 avec un bruit semblable à celui de la foudre. Puis il dit : “Ô Mu‘âdh, si ta vie se prolonge, tu verras bientôt ce lieu rempli de jardins.” » Dans le hadith d'al-Barâ’ 164 et de Salama 165 ibn al-Akwa‘ — et son récit est plus complet — à propos de l'histoire de Hudaybiyya : Ils étaient quatorze cents, et leur puits n'abreuvait même pas cinquante brebis. Nous le puisâmes 166 jusqu'à n'y laisser aucune goutte. Alors le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — s'assit sur sa margelle 167. Al-Barâ’ dit : On lui apporta un seau de ce puits ; il cracha dedans… puis invoqua. Salama dit : Soit il invoqua, soit il cracha dedans… Alors l'eau bouillonna 168… Et ils abreuvèrent eux-mêmes et leurs montures. Dans une autre version de cette histoire, par la voie d'Ibn Shihâb 169, à propos de Hudaybiyya : Il sortit une flèche de son carquois et la planta au fond d'un puits 170 sans eau… Les gens furent abreuvés jusqu'à ce qu'ils fassent boire leurs bêtes 171. D'après Abû Qatâda 172 : Il mentionna que les gens se plaignirent au Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — de la soif lors de l'un de ses voyages… Il demanda la petite outre à ablutions 173, la mit sous son aisselle 174, puis mit sa bouche sur son orifice… Dieu sait s'il souffla dedans ou non… Les gens burent jusqu'à être rassasiés et remplirent tous les récipients qu'ils avaient… Il me sembla qu'elle était comme lorsqu'il l'avait prise de moi. Ils étaient soixante-douze hommes. Un récit similaire est rapporté par ‘Imrân ibn Husayn 175. At-Tabarî 176 mentionna le hadith d'Abû Qatâda d'une manière différente de celle des auteurs du Sahîh : « Le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — sortit avec eux en renfort 177 pour les gens de Mu’ta 178, lorsqu'il apprit la mort des commandants. » Et il mentionna un long hadith contenant des miracles et des signes du Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue —, et dans lequel il les informa qu'ils manqueraient d'eau le lendemain. Et il mentionna le hadith de la petite outre. Il dit : « Les hommes étaient environ trois cents. » Dans le livre de Muslim 179, il dit à Abû Qatâda : « Garde pour moi ta petite outre, car elle aura une histoire. » Et il mentionna quelque chose de semblable. Parmi cela aussi, le hadith de ‘Imrân ibn Husayn 180 lorsque le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — et ses compagnons eurent soif lors de l'un de leurs voyages. Il envoya deux de ses compagnons et leur apprit qu'ils trouveraient une femme à tel endroit, avec une chamelle portant deux outres 181. Le récit continue : Ils la trouvèrent et l'amenèrent au Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue —. Il mit dans un récipient de l'eau de ses deux outres et dit ce que Dieu voulut qu'il dise. Puis il reversa l'eau dans les deux outres. Ensuite, on ouvrit leurs orifices 182 et il ordonna aux gens d'abreuver leurs outres, jusqu'à ce qu'ils n'eussent rien laissé sans l'abreuver. ‘Imrân dit : « Il me sembla qu'elles n'avaient fait que se remplir davantage. » Puis il ordonna de rassembler pour la femme des provisions, jusqu'à remplir son vêtement. Et il dit : « Va, car nous n'avons rien pris de ton eau, mais c'est Dieu qui nous a abreuvés. » Le hadith est long. D'après Salama 183 ibn al-Akwa‘ : Le Prophète de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : « Y a-t-il de l'eau pour les ablutions ? » Un homme apporta une petite outre 184 contenant une goutte 185. Il la versa dans un gobelet… Nous fîmes tous nos ablutions en la versant abondamment 186, nous étions quatorze cents. Dans le hadith de ‘Umar 187 à propos de l'armée de la détresse 188 : Il mentionna la soif qui les frappa, au point que l'homme égorgeait son chameau, pressait son excrément 189 et le buvait. Alors Abû Bakr — que Dieu l'agrée — demanda au Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — d'invoquer. Il leva les mains… et ne les abaissa pas avant que le ciel ne parlât 190 et ne déversât 191 sa pluie. Ils remplirent tous les récipients qu'ils avaient, mais la pluie ne dépassa pas le camp. D'après ‘Umar 192 ibn Shu‘ayb : Abû Tâlib 193 dit au Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue —, alors qu'il était en croupe derrière lui à Dhû al-Majâz 194 : « J'ai soif et je n'ai pas d'eau. » Alors le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — descendit, frappa le sol de son pied, et l'eau jaillit. Il dit : « Bois. » Les hadiths sur ce sujet sont nombreux. Parmi eux, l'exaucement de l'invocation de la prière de la pluie et ce qui s'y rapporte. [Chapitre quinzième : La multiplication de la nourriture] Parmi ses miracles — que Dieu prie sur lui et le salue —, la multiplication de la nourriture par sa bénédiction et son invocation. D'après Jâbir 195 : Un homme vint demander au Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — de le nourrir ; il lui donna la moitié 196 d'un wasq 197 d'orge. Il continua d'en manger, lui, sa femme et son hôte, jusqu'à ce qu'il le mesure. Il vint alors au Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — et l'en informa. Il dit : « Si tu ne l'avais pas mesuré, vous en auriez mangé, et cela vous aurait suffi 198. » Parmi cela aussi, le célèbre hadith d'Abû Talha 199 : Le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — nourrit quatre-vingts 200 ou soixante-dix hommes avec des galettes d'orge qu'Anas 201 apporta sous son bras. Il ordonna de les émietter et dit ce que Dieu voulut qu'il dise. Et le hadith de Jâbir.
Voici la traduction fidèle du texte, en respectant le registre classique/religieux, avec translittération et glose des termes intraduisibles entre parenthèses : Au sujet de Son alimentation, que la prière d’Allah soit sur Lui et le salut, le jour du Fossé, de mille hommes avec un *ṣāʿ* (mesure de capacité) d’orge et une *ʿanāq* (jeune chèvre) (314). Et Jābir dit : « Je jure par Allah, ils mangèrent jusqu’à le laisser et s’en allèrent… alors que notre *burmatunā* (marmite) (315) débordait (*lataġuṭṭu*) (316) comme elle était… et que notre pâte était cuite… Et le Messager d’Allah, que la prière d’Allah soit sur Lui et le salut, avait craché dans la pâte et la marmite et avait béni. » Rapporté d’après (317) Jābir par Saʿīd (318) ibn Mīnāʾ et Ayman (319). Et d’après Thābit (320) : quelque chose de semblable, d’après un homme des *Anṣār* (Auxiliaires) et sa femme… il ne les nomma pas (321). Il dit : « Et l’on apporta quelque chose comme la paume de la main… Alors le Messager d’Allah, qu’Allah prie sur Lui et le salut, se mit à l’étaler dans le récipient et à dire : "Ce qu’Allah veut." Alors mangèrent de cela ceux qui étaient dans la maison, la chambre et la demeure, et cela s’était rempli de ceux qui étaient venus avec Lui, qu’Allah prie sur Lui et le salut, pour cela… Et il resta, après qu’ils furent rassasiés, quelque chose de semblable à ce qui était dans le récipient. » Et le ḥadīth (322) d’Abū Ayyūb (323) : il prépara pour le Messager d’Allah, qu’Allah prie sur Lui et le salut, et pour Abū (324) Bakr, une quantité de nourriture suffisante pour eux deux… Alors le Prophète, qu’Allah prie sur Lui et le salut, lui dit : « Appelle trente des nobles des *Anṣār*. » Il les appela… Ils mangèrent jusqu’à laisser (de la nourriture)… Puis il dit : « Appelle soixante. » Et il en fut de même. Puis il dit : « Appelle soixante-dix. » Ils mangèrent jusqu’à la laisser, et aucun d’eux ne sortit avant d’avoir embrassé l’Islam et prêté serment d’allégeance. Abū Ayyūb dit : « Mangèrent de ma nourriture cent quatre-vingts hommes. » Et d’après (325) Samura (326) ibn Jundub : on apporta au Prophète, qu’Allah prie sur Lui et le salut, un bol (*qaṣʿa*) contenant de la viande ; ils se le passèrent du matin jusqu’au soir, un groupe se levait et d’autres s’asseyaient. Et de cela fait partie le ḥadīth (327) de ʿAbd ar-Raḥmān (328) ibn Abī Bakr : « Nous étions avec le Prophète, qu’Allah prie sur Lui et le salut, cent trente – et il mentionna dans le ḥadīth qu’un *ṣāʿ* de nourriture fut pétri… et une chèvre fut préparée et le *sawād* (noirceur/foie et rate) (329) de son ventre fut rôti. » Il dit : « Par Allah, il n’y avait personne parmi les cent trente à qui il n’ait coupé une *ḥazzatan* (bouchée) (330-331) du *sawād* de son ventre… Puis il en fit deux bols (*qaṣʿatayn*) ; nous mangeâmes tous, et il en resta dans les deux bols ; je le chargeai sur le chameau. » Et de cela fait partie le ḥadīth (332) de ʿAbd ar-Raḥmān (333) ibn Abī ʿAmra al-Anṣārī d’après son père (334), et quelque chose de semblable d’après Salama ibn al-Akwaʿ (335), Abū (336) Hurayra et ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb (337) – qu’Allah soit satisfait d’eux – ils mentionnèrent une *makhmaṣatan* (famine) (338) qui frappa les gens avec le Prophète, qu’Allah prie sur Lui et le salut, lors de l’une de ses expéditions militaires… Il demanda les restes des provisions… Alors un homme vint avec une *ḥathya* (poignée) (339) de nourriture et plus que cela… et le plus élevé d’entre eux (340) était celui qui apporta un *ṣāʿ* de dattes… Il les rassembla sur un *niṭʿ* (tapis en cuir) (341). Salama dit : « Je l’estimai (*kharaztuhu*) (342) comme la *karbaḍati* (taille d’un animal couché) (343) d’une chèvre. » Puis il appela les gens avec leurs récipients ; il ne resta dans l’armée aucun récipient qu’ils ne l’eussent rempli… et il en resta une quantité égale à ce qu’il avait mis et même plus… et si les habitants de la terre étaient venus, cela leur aurait suffi. Et d’après (344) Abū Hurayra : « Le Prophète, qu’Allah prie sur Lui et le salut, m’ordonna d’appeler pour Lui les gens de *aṣ-Ṣuffa* (les Gens du Banc)… Je les cherchai jusqu’à les rassembler… On plaça devant nous un plat (*ṣaḥfa*)… Nous mangeâmes autant que nous voulûmes et nous terminâmes, et il était comme au moment où il avait été posé, sauf qu’il portait la trace des doigts. » Et d’après (345) ʿAlī ibn Abī Ṭālib (346) – qu’Allah soit satisfait de lui – : « Le Messager d’Allah, qu’Allah prie sur Lui et le salut, rassembla les Banū ʿAbd al-Muṭṭalib ; ils étaient quarante… parmi eux, des gens qui mangeaient une *jadhaʿa* (jeune chamelle) (347) et buvaient un *faraq* (mesure) (348)… Il leur prépara un *mudd* (mesure) de nourriture ; ils mangèrent jusqu’à être rassasiés… et il resta comme il était. Puis il demanda un *ʿuss* (grand bol) (349) ; ils burent jusqu’à être désaltérés, et il resta comme si l’on n’en avait pas bu. » Et (350) Anas (351) dit : « Lorsque le Prophète, qu’Allah prie sur Lui et le salut, consomma son mariage avec Zaynab (352), il lui ordonna (353) d’appeler pour Lui des gens qu’il nomma, et toute personne que je rencontrais (354), jusqu’à ce que la maison et la chambre fussent remplies… Et il leur présenta un *tawr* (plat en cuivre) (355) contenant la quantité d’un *mudd* de dattes qu’il avait préparé en *ḥays* (mélange) (356)… Il le plaça devant lui, y trempa trois doigts, et les gens se mirent à manger et à sortir… Et le *tawr* resta à peu près comme il était… Et les gens étaient soixante et onze ou soixante-douze… » Et dans une autre version de cette histoire ou d’une histoire similaire : « Les gens étaient environ trois cents… et ils mangèrent jusqu’à être rassasiés… Et il me dit : "Enlève (le plat)." Je ne sais pas s’il était plus abondant lorsqu’il fut posé ou lorsqu’il fut enlevé. » Et dans le ḥadīth (357) de Jaʿfar (358) ibn Muḥammad d’après son père d’après ʿAlī (359) – qu’Allah soit satisfait de lui – : « Fāṭima (360) cuisit une marmite pour leur déjeuner à tous deux et envoya ʿAlī vers le Prophète, qu’Allah prie sur Lui et le salut, pour qu’Il déjeune avec eux… Il lui ordonna de puiser de cette marmite pour toutes ses femmes, plat après plat… puis pour Lui, qu’Allah prie sur Lui et le salut, et pour ʿAlī, puis pour elle… Puis elle souleva la marmite alors qu’elle débordait (*talafīḍu*)… Elle dit : "Nous mangeâmes autant qu’Allah voulut…" » Et Il ordonna à ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb (361) d’approvisionner quatre cents cavaliers d’Aḥmas (362) ; il dit : « Ô Messager d’Allah, ce ne sont que quelques *āṣwuʿ* (mesures). » Il dit : « Va. » Il alla et les approvisionna de cela… et c’était de la quantité d’un *faṣīl* (jeune chamelon) (363) couché de dattes… et il resta en l’état (364)… D’après la version de Dukayn al-Aḥmasī… et d’après la version de Jarīr (365)… Et quelque chose de semblable (366) d’après la version d’an-Nuʿmān (367) ibn Muqarrin… le récit est identique, sauf qu’il dit : « quatre cents cavaliers de Muzayna. » Et de cela fait partie le ḥadīth (368) de Jābir (369) au sujet de la dette de son père après sa mort : il avait offert aux créanciers de son père le capital de ses biens, mais ils ne l’acceptèrent pas, et la récolte de deux années ne suffisait pas à couvrir leur dette… Alors le Prophète, qu’Allah prie sur Lui et le salut, vint à lui après lui avoir ordonné de la couper (*jaddahā*) (370) et de la mettre en tas (*bayādir*) à leurs pieds… Il marcha parmi elles et invoqua (Allah) ; alors Jābir paya intégralement les créanciers de son père, et il resta une quantité semblable à ce qu’ils trouvaient chaque année. Et dans une version : « semblable à ce qu’il leur avait donné. » Il dit : « Et les créanciers étaient des Juifs ; ils furent étonnés de cela. » Et (371) Abū Hurayra (372) – qu’Allah soit satisfait de lui – dit : « Une famine (*makhmaṣa*) frappa les gens… Le Messager d’Allah, qu’Allah prie sur Lui et le salut, me dit : "As-tu quelque chose ?" Je dis : "Quelque chose de dattes dans le *mizwad* (besace) (373)." Il dit : "Apporte-le moi." Il y introduisit la main, en sortit une poignée, l’étala et invoqua la bénédiction… Puis il dit : "Appelle dix (personnes)." Ils mangèrent jusqu’à être rassasiés… Puis dix de même… jusqu’à ce qu’Il eût nourri toute l’armée… et ils furent rassasiés… Il dit : "Prends ce que tu as apporté, introduis ta main et prends-en une poignée, et ne le renverse pas." Je pris plus que ce que j’avais apporté… J’en mangeai et j’en nourris (d’autres) durant la vie du Messager d’Allah, qu’Allah prie sur Lui et le salut, d’Abū (374) Bakr et de ʿUmar (375), jusqu’à ce que ʿUthmān fût tué… alors il me fut pillé et disparut. » Et dans une version (376) : « J’ai transporté de ces dattes tant et tant de *wasq* (charges) dans le sentier d’Allah… » Et une histoire semblable fut mentionnée à propos de l’expédition de Tabūk, et les dattes étaient une dizaine de dattes. Et de cela fait aussi partie le ḥadīth (377) d’Abū Hurayra lorsqu’il fut frappé par la faim : le Prophète, qu’Allah prie sur Lui et le salut, l’emmena avec lui ; il trouva du lait dans un bol qui Lui avait été offert en cadeau. Et Il lui ordonna d’appeler les gens de *aṣ-Ṣuffa*. Il dit : « Je me dis : "Qu’est-ce que ce lait parmi eux ? J’étais plus en droit d’en boire une gorgée pour me fortifier." Puis je les appelai… » Et il mentionna l’ordre du Prophète, qu’Allah prie sur Lui et le salut, de leur donner à boire ; alors je me mis à donner à un homme qui buvait jusqu’à être désaltéré, puis un autre le prenait, jusqu’à ce que tous fussent désaltérés. Il dit : « Alors le Prophète, qu’Allah prie sur Lui et le salut, prit le bol et dit : "Il reste moi et toi. Assieds-toi et bois." Je bus. Puis Il dit : "Bois." Et Il n’arrêta pas de le dire et je bus jusqu’à ce que je dise : "Non, par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne trouve plus de passage (pour le lait)." Alors Il prit le bol, loua Allah, prononça le Nom (d’Allah) et but le reste (*al-faḍlata*) (378). » Et dans le ḥadīth (379) de Khālid ibn ʿAbd al-ʿUzzā (380) : il offrit en sacrifice (*ajzara*) (381) au Prophète, qu’Allah prie sur Lui et le salut, une chèvre… Or la famille de Khālid était nombreuse… Il égorgeait la chèvre et elle ne suffisait pas à sa famille os par os (*lā tubiddu*) (382)… Et le Prophète, qu’Allah prie sur Lui et le salut, mangea de cette chèvre… et il se mit…
Son surplus dans le seau de Khâlid et il invoqua pour lui la bénédiction. Il le répandit alors pour sa famille ; ils mangèrent et laissèrent du surplus. Ad-Dûlâbî 202 a rapporté son récit. Et dans le hadith d'Al-Âjarrî 203 concernant le mariage par le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) de Fâtima 204 avec 'Alî 205, le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ordonna à Bilâl d'apporter un grand plat de quatre ou cinq sâ' 206 et d'égorger une chamelle pour le festin de noces. Il dit : je lui apportai cela. Il piqua alors dans le sommet du plat, puis fit entrer les gens par groupes 207 qui en mangèrent jusqu'à ce qu'ils aient fini. Il en resta un surplus. Il y mit la bénédiction et ordonna de le porter à ses épouses, et dit : « Mangez-en et nourrissez-en celles qui viennent chez vous. » Et dans le hadith d'Anas (qu'Allah l'agrée) : le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) se maria. Ma mère Umm Sulaym 208 prépara du ḥays 209 et le mit dans un plat en pierre. Je l'apportai au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Il dit : « Pose-le et appelle-moi untel et untel, et quiconque tu rencontreras. » Je les appelai donc, et je n'ai laissé personne que j'aie rencontré sans l'appeler. Il mentionna qu'ils étaient environ trois cents, jusqu'à la ṣuffa 210 et la chambre. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) leur dit : « Formez des cercles de dix par dix. » Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) posa sa main sur la nourriture, invoqua dessus et dit ce qu'Allah voulut qu'il dise. Ils mangèrent jusqu'à ce qu'ils soient tous rassasiés. Il me dit : « Enlève (le plat). » Je ne sais pas, lorsqu'il fut posé, s'il était plus abondant ou lorsqu'il fut enlevé. La plupart des hadiths de ces trois sections se trouvent dans le Ṣaḥīḥ 211. Une dizaine de Compagnons se sont accordés sur le sens du hadith de cette section ; il a été rapporté d'eux par un nombre double de Suivants, puis par ceux qui ne se comptent plus après eux. La plupart de ces récits sont dans des histoires célèbres et des recueils célèbres. On ne peut en parler que par la vérité, et celui qui y assiste ne se tait pas sur ce qu'il en a renié. Chapitre seize : Sur la parole des arbres et leur soumission, et leur témoignage en sa faveur de la prophétie, et leur réponse à son appel (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). D'après Ibn 'Umar 212 qui dit : Nous étions avec le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) en voyage. Un bédouin s'approcha de lui. Il dit : « Ô bédouin, où veux-tu aller ? » Il répondit : « Vers ma famille. » Il dit : « Désires-tu un bien ? » Il dit : « Qu'est-ce donc ? » Il dit : « Tu témoignes qu'il n'y a de dieu qu'Allah, l'Unique, sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Son messager. » Il dit : « Qui témoignera pour toi de ce que tu dis ? » Il dit : « Cet arbre, le samura 213. » Il se trouvait au bord du torrent. L'arbre s'avança en fendant 214 la terre jusqu'à se tenir devant lui. Il le prit à témoin trois fois, et il témoigna qu'il en était comme il avait dit. Puis il retourna à sa place. Et d'après Burayda 215 : Un bédouin demanda au Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) un signe. Il lui dit : « Dis à cet arbre : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) t'appelle. » Il dit : L'arbre s'inclina à droite, à gauche, devant et derrière ; ses racines se coupèrent, puis il vint en fendant la terre, traînant ses racines couvertes de poussière, jusqu'à se tenir devant le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et dit : « La paix soit sur toi, ô Messager d'Allah. » Le bédouin dit : « Ordonne-lui de retourner à son lieu de croissance. » Il retourna, enfonça ses racines et se redressa. Le bédouin dit : « Permets-moi de me prosterner devant toi. » Il dit : « Si j'avais ordonné à quelqu'un de se prosterner devant quelqu'un, j'aurais ordonné à la femme de se prosterner devant son mari. » Il dit : « Permets-moi alors d'embrasser tes mains et tes pieds. » Il le lui permit. Et dans le Ṣaḥīḥ, le long hadith de Jâbir 216 ibn 'Abdillâh : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) alla satisfaire un besoin et ne trouva rien pour se cacher. Voilà que deux arbres se trouvaient au bord du torrent. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) se dirigea vers l'un d'eux, saisit une de ses branches et dit : « Plie-toi sur moi, par la permission d'Allah. » Il se plia avec lui comme un chameau piqué au nez 217 qui obéit à son meneur. Il mentionna qu'il fit de même avec l'autre, jusqu'à ce qu'il fût au milieu 218 entre eux deux. Il dit : « Unissez-vous sur moi, par la permission d'Allah. » Ils s'unirent. Et dans une autre version : Il dit : « Ô Jâbir, dis à cet arbre : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) te dit : Rejoins ta compagne jusqu'à ce que je m'asseye derrière vous deux. » Il rampa jusqu'à rejoindre sa compagne. Il s'assit derrière eux deux. Je sortis en courant 219 et m'assis en réfléchissant. Je me retournai et voilà le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) qui revenait, et les deux arbres s'étaient séparés, chacun se tenant sur son tronc. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) s'arrêta un instant et fit un signe de la tête ainsi, à droite et à gauche. Et il est rapporté d'Usâma 220 ibn Zayd quelque chose d'analogue. Il dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) me dit lors d'une de ses expéditions : « Y a-t-il ? » – c'est-à-dire un endroit pour le besoin du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Je dis : « La vallée n'a pas d'endroit (caché) à cause des gens. » Il dit : « Vois-tu des palmiers ou des pierres ? » Je dis : « Je vois des palmiers rapprochés. » Il dit : « Va et dis-leur : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) vous ordonne de venir pour l'endroit où il doit sortir (pour ses besoins). Et dis la même chose aux pierres. » Je le leur dis. Par Celui qui l'a envoyé avec la vérité, je vis les palmiers se rapprocher jusqu'à se réunir, et les pierres s'assembler jusqu'à former un tas derrière eux. Lorsqu'il eut satisfait son besoin, il me dit : « Dis-leur de se séparer. » Par Celui qui tient mon âme en Sa main, je les vis, ainsi que les pierres, se séparer jusqu'à retourner à leurs places. Et Ya'lâ 221 ibn Sayyâba dit : J'étais avec le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) en voyage, et il mentionna quelque chose d'analogue à ces deux hadiths. Il mentionna qu'il ordonna à deux jeunes palmiers 222 et ils se rejoignirent. Et dans une version, deux arbres 223. Et d'après Ghaylân 224 ibn Salama ath-Thaqafî, quelque chose d'analogue concernant deux arbres. Et d'après Ibn Mas'ûd 225, d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), quelque chose d'analogue lors de l'expédition de Hunayn. Et d'après Ya'lâ ibn Murra 226 – qui est aussi Ibn Sayyâba – il mentionna des choses qu'il avait vues du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Il mentionna qu'un ṭalḥ 227 ou un samura vint, tourna autour de lui, puis retourna à son lieu de croissance. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Elle a demandé la permission de me saluer. » Et dans le hadith de 'Abdullâh ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) : Un arbre informa le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) de la présence des djinns la nuit où ils l'écoutèrent. Et d'après Mujâhid 228, d'après Ibn Mas'ûd dans ce hadith : Les djinns dirent : « Qui témoignera pour toi ? » Il dit : « Cet arbre. Viens, ô arbre. » Il vint en traînant ses racines, produisant un bruit 229. Et il mentionna quelque chose d'analogue au premier hadith ou similaire. Le Qâḍî Abû l-Faḍl 230 dit : Voici donc Ibn 'Umar, Burayda, Jâbir, Ibn Mas'ûd, Ya'lâ ibn Murra, Usâma ibn Zayd, Anas ibn Mâlik, 'Alî ibn Abî Ṭâlib, Ibn 'Abbâs 231 et d'autres : ils se sont accordés sur cette même histoire ou sur son sens. Et elle a été rapportée d'eux par un nombre double de Suivants. Elle est donc devenue, par sa diffusion, d'une force évidente. Et Ibn Fûrak 232 mentionna qu'il (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) marcha de nuit lors de l'expédition de Ṭâ'if, alors qu'il était somnolent 233. Un jujubier se dressa devant lui et se fendit en deux pour le laisser passer entre elles. Il resta sur deux troncs jusqu'à notre époque. Il est là-bas connu et vénéré. Et parmi cela, le hadith d'Anas (qu'Allah l'agrée) : Jibrîl (que la paix soit sur lui) dit au Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), le voyant triste : « Aimerais-tu que je te montre un signe ? » Il dit : « Oui. » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) regarda alors un arbre derrière la vallée et dit : « Appelle cet arbre. » Il vint en marchant jusqu'à se tenir devant lui. Il dit : « Ordonne-lui de retourner. » Il retourna à sa place. Et d'après 'Alî, quelque chose d'analogue, sans mentionner Jibrîl. Il dit : « Seigneur, montre-moi un signe après lequel je ne me soucie plus de qui me dément. » Il appela un arbre et mentionna quelque chose d'analogue.
Et sa tristesse, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, à cause du démenti de son peuple. Et sa demande d'un signe 234 pour eux, non pour lui. Ibn Ishaq 235 a mentionné que le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, montra à Rukana 236 un signe semblable à celui-ci : un arbre qu'il appela et qui vint jusqu'à se tenir devant lui, puis il dit : « Retourne », et il retourna. Et d'après al-Hasan 237 : Il se plaignit à son Seigneur de son peuple et du fait qu'ils lui faisaient peur, et il Lui demanda un signe par lequel il saurait qu'il n'y avait aucune crainte pour lui. Il lui fut alors révélé : « Va dans telle vallée, où se trouve un arbre, et appelle une branche de cet arbre : elle viendra à toi. » Il fit ainsi, et la branche vint en traçant une ligne sur le sol jusqu'à se dresser devant lui. Il la retint aussi longtemps qu'Allah voulut, puis il lui dit : « Retourne comme tu es venu », et elle retourna. Il dit alors : « Seigneur, j'ai su qu'il n'y a aucune crainte pour moi. » Et quelque chose d'analogue est rapporté d'après 'Umar 238, qui dit : « Montre-moi un signe après lequel je ne me soucierai plus de qui me dément. » Et il mentionna quelque chose d'analogue. Et d'après Ibn 'Abbas 239, qu'Allah les agrée, que le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit à un bédouin : « Que penses-tu si j'appelle cette grappe 240 de ce palmier, témoigneras-tu que je suis le Messager d'Allah ? » Il dit : « Oui. » Il l'appela, et elle se mit à sauter 241 jusqu'à ce qu'elle vienne à lui. Il dit : « Retourne », et elle retourna à sa place. Rapporté par at-Tirmidhi 242 qui dit : Ce hadith est authentique. Chapitre dix-septième : Le gémissement du tronc 243 dans l'histoire du gémissement du tronc pour lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Ces récits sont corroborés par le hadith du gémissement du tronc. Il est en lui-même célèbre et répandu, et la tradition à son sujet est mutawātir 244, rapportée par les auteurs du Ṣaḥīḥ 245. Parmi les Compagnons, une dizaine l'ont rapporté, dont : Ubayy 246 ibn Ka'b 247, Jābir 248 ibn 'Abd Allāh 249, Anas 250 ibn Mālik 251, 'Abd Allāh ibn 'Umar 252, 'Abd Allāh ibn 'Abbās 253, Sahl 254 ibn Sa'd 255, Abū Sa'īd al-Khudrī 256, Burayda 257, Umm Salama 258, et al-Muṭṭalib 259 ibn Abī Wadā'a 260 ; tous rapportent le sens de ce hadith. At-Tirmidhi 261 dit : Le hadith d'Anas est authentique. Jābir ibn 'Abd Allāh dit : « La mosquée était couverte de troncs de palmiers. Le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsqu'il prêchait, se tenait près d'un de ces troncs. Lorsque le minbar 262 lui fut fabriqué, nous entendîmes ce tronc émettre un son semblable au cri des chamelles qui viennent de mettre bas 263. » Dans une version d'Anas : « jusqu'à ce que la mosquée tremble de son mugissement 264. » Dans une version de Sahl : « et les gens pleurèrent abondamment à cause de ce qu'ils virent de lui. » Dans une version d'al-Muṭṭalib et d'Ubayy : « jusqu'à ce qu'il se fendît et se brisât, jusqu'à ce que le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, vînt et posât sa main sur lui, et il se tut. » Un autre ajouta : « Le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : 'Celui-ci a pleuré à cause de ce qu'il a perdu de la mention [d'Allah].' » Un autre mentionna : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, si je ne l'avais pas étreint, il serait resté ainsi jusqu'au Jour de la Résurrection, par chagrin pour le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Alors le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ordonna qu'il fût enterré sous le minbar. » Ainsi dans le hadith d'al-Muṭṭalib, de Sahl ibn Sa'd et d'Ishāq 265 d'après Anas. Dans certaines versions d'après Sahl : « Il fut enterré sous son minbar, ou placé dans le plafond. » Et dans le hadith d'Ubayy : « Lorsque le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, priait, il priait en direction de ce tronc. Lorsque la mosquée fut démolie, Ubayy le prit et il resta chez lui jusqu'à ce que la terre le dévorât 266 et qu'il devînt poussière 267. » Et al-Isfarā'īnī 268 mentionna : « Le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, l'appela à lui, et il vint en fendant 269 la terre ; il l'étreignit, puis lui ordonna de retourner à sa place. » Et dans le hadith de Burayda : Il dit, c'est-à-dire le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Si tu veux, je te renvoie au mur où tu étais, tes racines repousseront, ta création sera achevée, et de nouvelles feuilles 270 et des fruits te seront renouvelés ; et si tu veux, je te plante au Paradis, et les saints 271 d'Allah mangeront de tes fruits. » Puis le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, se pencha pour écouter ce qu'il disait. Il dit : « Plante-moi plutôt au Paradis, afin que les saints d'Allah mangent de moi, et que je sois dans un lieu où je ne me décompose pas. » Ceux qui étaient près de lui l'entendirent. Le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Je l'ai fait. » Puis il dit : « Il a choisi la demeure de la permanence sur la demeure de la vanité. » Al-Hasan 272, lorsqu'il rapportait ceci, pleurait et disait : « Ô serviteurs d'Allah, le bois gémit d'amour pour le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, à cause de sa place ; vous êtes plus dignes de désirer ardemment sa rencontre. » Ce hadith a été rapporté d'après Jābir 273 par Ḥafṣ ibn 'Ubayd Allāh 274 – et on dit : 'Abd Allāh ibn Ḥafṣ –, Ayman 275, Abū Naḍra 276, Ibn al-Musayyab 277, Sa'īd 278 ibn Abī Karb, Kurayb 279, et Abū Ṣāliḥ 280. Et il a été rapporté d'après Anas ibn Mālik 281 par al-Hasan, Thābit 282, et Isḥāq 283 ibn Abī Ṭalḥa. Et il a été rapporté d'après Ibn 'Umar 284 par Nāfi' 285 et Abū Ḥayya 286.
- sourate : Chapitre du Coran.
- sourate : Chapitre du Coran.
- wa lan taf'alû : Et vous ne le ferez pas : défi coranique.
- al-ins wa al-jinn : Les hommes et les djinns.
- muftarayât : Inventées, forgées.
- qawl al-bashar : Parole d'humain.
- sihr yu'thar : Magie qui se transmet.
- sihr mustamirr : Magie persistante.
- ifk iftarâhu : Mensonge qu'il a inventé.
- asâtîr al-awwalîn : Légendes des anciens.
- qulûbunâ ghulf : Nos cœurs sont enveloppés.
- fî âdhâninâ waqr : Dans nos oreilles, une lourdeur.
- lâ tasma'û li-hâdhâ al-qur'ân wa al-ghaw fîhi : N'écoutez pas ce Coran et faites du bruit.
- law nashâ'u la-qulnâ mithla hâdhâ : Si nous voulions, nous dirions quelque chose de semblable.
- wa lan taf'alû : Et vous ne le ferez pas.
- Musaylima : Faux prophète contemporain de Muhammad.
- ahl al-mayz : Gens de discernement.
- al-Walîd ibn al-Mughîra : Chef quraychite, adversaire de l'islam.
- sallâ Allâhu 'alayhi wa sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète.
- inna Allâha ya'muru bi al-'adli wa al-ihsân : Coran 16:90.
- mughdiq : Abondant, généreux.
- Abû 'Ubayda : Philologue arabe du 2e siècle de l'hégire.
- fa-sda' bi-mâ tu'mar : Coran 15:94.
- khalasû najiyyan : Coran 12:80.
- 'Umar ibn al-Khattâb : Deuxième calife de l'islam.
- batâriqa : Patrices, hauts dignitaires byzantins.
- wa man yuti'i Allâha wa rasûlahu... : Coran 24:52.
- al-Asma'î : Philologue et poète arabe du 2e siècle de l'hégire.
- qâtalaki Allâh : Expression arabe de surprise ou d'admiration.
- wa awḥaynâ ilâ ummi Mûsâ an arḍi'îhi : Coran 28:7.
- amrayn : Deux ordres : allaiter et jeter dans le fleuve.
- nahyayn : Deux interdictions : ne pas craindre et ne pas s'affliger.
- khabarayn : Deux informations : le retour et la mission prophétique.
- bishâratayn : Deux annonces : la protection et la guidance.
- wa lakum fî al-qiṣâṣi ḥayâtun : Coran 2:179.
- wa law tarâ idh fazi'û... : Coran 34:51.
- idfa' bi-llatî hiya aḥsan... : Coran 41:34.
- wa qîla yâ arḍu ibla'î mâ'aki... : Coran 11:44.
- fa-kullan akhadhnâ bi-dhanbih... : Coran 29:40.
- dîbâjat 'ibâratihâ : L'élégance de son expression.
- zawâkhir : Abondantes, débordantes.
- radjaz : Mètre poétique arabe.
- al-Walîd ibn al-Mughîra : Chef quraychite.
- Abû Jahl : Chef quraychite, farouche opposant à l'islam.
- khabarihi al-âkhar : Autre tradition rapportée.
- zamzama : Murmure des devins.
- khanaq : Étouffement, suffocation.
- waswasa : Suggestions, insufflations.
- radjaz : Mètre poétique arabe.
- hazaj : Mètre poétique arabe.
- qarîḍ : Poésie classique.
- mabsûṭ : Mètre poétique arabe.
- maqbûḍ : Mètre poétique arabe.
- nafth : Souffle des sorciers.
- 'aqd : Nœuds des sorciers.
- al-Khidr : Personnage mystérieux mentionné dans le Coran, compagnon de Moïse, souvent identifié comme un prophète ou un saint.
- i'jāz : Inimitabilité du Coran, son caractère miraculeux qui le rend impossible à imiter.
- dhikr : Le Rappel, désigne le Coran lui-même.
- Sourate al-Hijr 15:9 : Référence coranique.
- Sourate Fussilat 41:42 : Référence coranique.
- cinq cent trente-cinq ans : Durée approximative depuis la révélation jusqu'à l'époque de l'auteur.
- jahābidha : Pluriel de jahbadh, désignant un expert, un génie dans un domaine.
- zand : Briquet à silex, métaphore pour un résultat maigre et insuffisant.
- nukūṣ : Recul, fait de revenir en arrière, indiquant l'échec.
- yamujjuhu : Le rejeter, le vomir, signifiant s'en lasser ou le détester.
- hadith : Parole prophétique rapportée.
- yakhluq : S'user, se détériorer avec le temps ou l'usage.
- al-faṣl : Le discernement, ce qui sépare le vrai du faux.
- tazīghu : Dévier, s'écarter de la vérité.
- Sourate al-Jinn 72:1-2 : Référence coranique.
- al-mutaḥadhliqu : Ceux qui font les savants, les prétentieux.
- Sourate Yā Sīn 36:81 : Référence coranique.
- Sourate Yā Sīn 36:79 : Référence coranique.
- Sourate al-Anbiyā' 21:22 : Référence coranique.
- shiyam : Pluriel de shīma, désignant les qualités innées, les caractères.
- Sourate al-An'ām 6:38 : Référence coranique.
- Sourate al-Nahl 16:89 : Référence coranique.
- Sourate al-Rūm 30:58 : Référence coranique.
- hadith : Parole prophétique rapportée.
- sunna khāliya : Sunna révolue, désignant les pratiques des anciens prophètes.
- falaja : Triompher, remporter la victoire dans un débat.
- qasama : Jurer, prêter serment.
- aqsaṭa : Être équitable, juste.
- qaṣamahu : Le briser, le détruire.
- yusta'tabu : Être corrigé, être ramené à la raison.
- naḥwuhu : Quelque chose de semblable, une parole similaire.
- Ibn Mas'ūd : Compagnon du Prophète, célèbre pour sa connaissance du Coran.
- yatashānnu : Se désunir, se diviser, être en désaccord.
- hadith : Parole prophétique rapportée.
- Ka'b : Probablement Ka'b al-Ahbār, un savant juif converti à l'islam.
- Sourate al-Naml 27:76 : Référence coranique.
- Sourate Āl 'Imrān 3:138 : Référence coranique.
- dalīl : Preuve, argument.
- madlūl : Ce qui est prouvé, l'objet de la preuve.
- al-manẓūm : Le versifié, la poésie, par opposition à la prose.
- Sourate al-Qamar 54:17 : Référence coranique.
- mushākala : Conformité, harmonie, similitude.
- taqrīr : Affirmation, établissement d'un fait.
- i'tawarahu : Le subir, l'atteindre, en parlant de variations.
- Sourate Sād : La sourate 38 du Coran.
- Dāwūd : Le prophète David.
- sihr mustamirr : Expression coranique (54:2) signifiant 'magie continue' ou 'magie persistante'.
- Ibn Mas'ûd : Compagnon éminent, transmetteur de nombreux hadiths.
- Mujâhid : Célèbre exégète et traditionniste.
- al-A'mash : Célèbre traditionniste et récitateur.
- Masrûq : Tabi'i et traditionniste.
- Ibn Abî Kabsha : Surnom donné par les Qurayshites au Prophète Muhammad.
- as-Samarqandî : Exégète et traditionniste.
- adh-Dhahhâk : Exégète et traditionniste.
- Abû Jahl : Chef des mécréants de Quraysh.
- 'Alqama : Tabi'i et traditionniste.
- Anas : Compagnon, serviteur du Prophète.
- Ibn 'Abbâs : Compagnon, exégète du Coran.
- Ibn 'Umar : Compagnon, fils de 'Umar.
- Hudhayfa : Compagnon, connu pour les hadiths sur les fitan.
- 'Alî : Compagnon, quatrième calife.
- Jubayr ibn Mut'im : Compagnon.
- Abû Hudhayfa al-Arhabî : Traditionniste.
- Qatâda : Célèbre exégète et traditionniste.
- Ma'mar : Traditionniste.
- Muhammad : Fils de Jubayr ibn Mut'im, traditionniste.
- Jubayr : Fils de Muhammad, petit-fils de Jubayr ibn Mut'im.
- 'Ubayd Allah : Tabi'i et traditionniste.
- Abû 'Abd ar-Rahmân as-Sulamî : Traditionniste.
- makhdhûl : Terme désignant celui qui est privé de l'aide divine, souvent utilisé pour les opposants.
- Coran 36:38 : Verset sur la course du soleil.
- at-Tahâwî : Célèbre théologien hanafite.
- Asmâ' : Compagne, épouse de Ja'far ibn Abî Tâlib.
- as-Sahbâ' : Lieu près de Khaybar.
- Ahmad ibn Sâlih : Traditionniste.
- Yûnus ibn Bukayr : Historien et traditionniste.
- Ibn Ishâq : Célèbre biographe du Prophète.
- Jâbir : Compagnon, transmetteur de nombreux hadiths.
- az-Zawrâ' : Marché à Médine.
- Humayd : Tabi'i et traditionniste.
- Thâbit : Tabi'i et traditionniste.
- al-Hasan : Al-Hasan al-Basrî, célèbre tabi'i.
- Sahîh : Recueil de hadiths authentiques, probablement al-Bukhârî ou Muslim.
- Ṣaḥīḥ : Recueil de hadiths authentiques, notamment ceux d'al-Bukhārī et Muslim.
- Sālim : Sālim ibn Abī al-Ja‘d, un successeur (tābi‘ī) et transmetteur de hadiths.
- Jābir : Jābir ibn ‘Abd Allāh al-Ansārī, un célèbre compagnon du Prophète.
- Ḥudaybiyya : Localité près de La Mecque où eut lieu le traité de Hudaybiyya en l'an 6 de l'Hégire.
- rakwa : Petite outre en cuir utilisée pour l'eau.
- khamsata ‘ashara mi’a : Littéralement 'quinze cents', soit 1500 personnes.
- Anas : Anas ibn Mālik, un célèbre compagnon et serviteur du Prophète.
- al-Walīd : Al-Walīd ibn ‘Ubāda ibn as-Sāmit, un transmetteur de hadiths.
- Muslim : Muslim ibn al-Hajjāj, auteur du recueil de hadiths authentiques connu sous le nom de Sahīh Muslim.
- Buwāṭ : Nom d'une expédition militaire menée par le Prophète.
- ‘azlā’ : Petit récipient en cuir ou outre.
- ghamaza : Presser ou pétrir avec la main.
- jafna : Grand plat ou récipient pour la nourriture.
- mal’ā : Plein, rempli.
- ash-Sha‘bī : ‘Āmir ibn Sharāḥīl ash-Sha‘bī, un éminent successeur (tābi‘ī) et juriste.
- at-Tirmidhī : Muhammad ibn ‘Īsā at-Tirmidhī, auteur du recueil de hadiths Sunan at-Tirmidhī.
- ‘Imrān ibn Ḥuṣayn : Compagnon du Prophète, connu pour ses nombreux hadiths.
- Mālik : Mālik ibn Anas, fondateur de l'école malikite et auteur d'al-Muwatta’.
- al-Muwaṭṭa’ : Recueil de hadiths et de jurisprudence de l'imam Mālik.
- Mu‘ādh : Mu‘ādh ibn Jabal, un célèbre compagnon et savant.
- tabiḍḍ : Suer, suinter légèrement.
- shirāk : Lacet de sandale, ici pour désigner un mince filet d'eau.
- shay’ : Chose, ici un récipient quelconque.
- Ibn Isḥāq : Muhammad ibn Isḥāq, auteur de la première biographie du Prophète (Sīra).
- inkharaqa : Jaillir, surgir avec force.
- al-Barā’ : Al-Barā’ ibn ‘Āzib, un compagnon du Prophète.
- Salama : Salama ibn al-Akwa‘, un compagnon du Prophète.
- nazaḥnāhā : Puiser l'eau jusqu'à épuisement.
- jabāhā : Margelle ou bord du puits.
- jāshat : Bouillonner, jaillir abondamment.
- Ibn Shihāb : Muhammad ibn Muslim ibn Shihāb az-Zuhrī, un grand savant et transmetteur de hadiths.
- qalīb : Puits.
- ḍarabū bi‘aṭan : Faire boire les bêtes, les abreuver.
- Abū Qatāda : Abū Qatāda al-Ansārī, un compagnon du Prophète.
- mīḍa’a : Petite outre pour les ablutions.
- ḍabnihi : Aisselle ou côté du corps.
- ‘Imrān ibn Ḥuṣayn : Compagnon du Prophète, déjà mentionné.
- aṭ-Ṭabarī : Muhammad ibn Jarīr aṭ-Ṭabarī, célèbre historien et exégète du Coran.
- mumiddan : En renfort, pour secourir.
- Mu’ta : Bataille de Mu’ta, en l'an 8 de l'Hégire, contre les Byzantins.
- Muslim : Auteur du Sahīh Muslim, déjà mentionné.
- ‘Imrān ibn Ḥuṣayn : Déjà mentionné.
- mazādatān : Deux outres (récipients en cuir pour l'eau).
- ‘azālīhumā : Orifices des outres par lesquels on verse l'eau.
- Salama : Salama ibn al-Akwa‘, déjà mentionné.
- idāwa : Petite outre en cuir.
- nuṭfa : Goutte, petite quantité d'eau.
- nadghafiquhu daghfaqa : Verser abondamment, en grande quantité.
- ‘Umar : ‘Umar ibn al-Khattāb, le deuxième calife bien guidé.
- jaysh al-‘usra : L'armée de la détresse, désignant l'expédition de Tabūk.
- farth : Excrément (ici, contenu des intestins d'un chameau).
- qālat as-samā’ : Le ciel parla, c'est-à-dire qu'il se couvrit de nuages.
- insakabat : Se déverser, tomber abondamment (pluie).
- ‘Umar : ‘Umar ibn Shu‘ayb, un transmetteur de hadiths.
- Abū Ṭālib : Oncle du Prophète et père de ‘Alī.
- Dhū al-Majāz : Un marché ou une localité près de La Mecque.
- Jābir : Jābir ibn ‘Abd Allāh, déjà mentionné.
- shaṭr : Moitié.
- wasq : Mesure de capacité équivalant à environ 60 sā‘ (environ 130 kg).
- laqāma bikum : Cela vous aurait suffi, aurait duré.
- Abū Ṭalḥa : Zayd ibn Sahl Abū Ṭalḥa al-Ansārī, un compagnon.
- thamānīn : Quatre-vingts.
- Anas : Anas ibn Mālik, déjà mentionné.
- الدُّولَابِيُّ : Ad-Dûlâbî, traditionniste du IIIe siècle de l'hégire, auteur du recueil 'Al-Kunâ wa l-Asmâ'.
- الْآجُرِّيُّ : Al-Âjarrî, traditionniste et juriste du IVe siècle de l'hégire, auteur de 'Ash-Sharî'a'.
- فَاطِمَةَ : Fâtima, fille du Prophète Muhammad et épouse de 'Alî.
- عَلِيٍّ : 'Alî ibn Abî Ṭâlib, cousin et gendre du Prophète, quatrième calife.
- أَمْدَادٍ : Pluriel de mudd, mesure de capacité d'environ 0,5 litre.
- رُفْقَةً : Groupe, par petits groupes successifs.
- أُمُّ سُلَيْمٍ : Umm Sulaym, mère d'Anas ibn Mâlik, servante du Prophète.
- حَيْسًا : Mélange de dattes, de beurre clarifié et de fromage sec.
- الصُّفَّةَ : Les gens de la Ṣuffa, compagnons pauvres qui vivaient sous un auvent de la mosquée de Médine.
- الصَّحِيحِ : Recueil de hadiths authentiques, notamment ceux d'Al-Bukhârî et Muslim.
- ابْنِ عُمَرَ : 'Abdullâh ibn 'Umar, compagnon et éminent traditionniste.
- السّمرة : Acacia ou jujubier sauvage, arbre du désert.
- تَخُدُّ : Fendre la terre en traçant un sillon, se déplacer rapidement.
- بُرَيْدَةَ : Burayda ibn al-Ḥuṣayb al-Aslamî, compagnon.
- جَابِرِ : Jâbir ibn 'Abdillâh al-Ansârî, compagnon.
- الْمَخْشُوشِ : Chameau au nez percé d'un anneau, docile.
- بِالْمَنْصِفِ : Au milieu, à mi-chemin.
- أَحْضِرُ : Courir, se hâter.
- أُسَامَةَ : Usâma ibn Zayd, fils adoptif du Prophète, compagnon.
- يَعْلَى : Ya'lâ ibn Sayyâba (ou ibn Murra), compagnon.
- وَدِيَّتَيْنِ : Deux jeunes palmiers.
- أَشَاءَتَيْنِ : Deux arbres (pluriel de 'ashâ', arbre quelconque).
- غَيْلَانَ : Ghaylân ibn Salama ath-Thaqafî, compagnon.
- ابْنِ مَسْعُودٍ : 'Abdullâh ibn Mas'ûd, compagnon et éminent lecteur du Coran.
- يَعْلَى بْنِ مُرَّةَ : Ya'lâ ibn Murra, compagnon, identique à Ya'lâ ibn Sayyâba.
- طَلْحَةَ : Acacia ou bananier sauvage, arbre épineux.
- مُجَاهِدٍ : Mujâhid ibn Jabr, éminent Suivant, exégète du Coran.
- قَعَاقِعُ : Bruit de froissement, craquement.
- الْقَاضِي أَبُو الْفَضْلِ : Le Qâḍî Abû l-Faḍl, probablement 'Iyâḍ, auteur d'Ash-Shifâ'.
- ابْنُ عَبَّاسٍ : 'Abdullâh ibn 'Abbâs, cousin du Prophète, exégète du Coran.
- ابْنُ فَوْرَكٍ : Ibn Fûrak, théologien ash'arite du IVe siècle de l'hégire.
- وَسِنٌ : Somnolent, assoupi.
- āya : Signe miraculeux ou verset coranique ; ici, un miracle demandé par le Prophète pour convaincre son peuple.
- Ibn Isḥāq : Muhammad ibn Isḥāq, célèbre historien et biographe du Prophète (m. 150/767).
- Rukāna : Rukāna ibn 'Abd Yazīd, un célèbre lutteur mecquois qui défia le Prophète.
- al-Ḥasan : Al-Ḥasan al-Baṣrī, célèbre savant et ascète musulman (m. 110/728).
- 'Umar : 'Umar ibn al-Khaṭṭāb, deuxième calife bien guidé.
- Ibn 'Abbās : 'Abd Allāh ibn 'Abbās, cousin du Prophète et éminent exégète du Coran.
- al-'idhq : Grappe de dattes ; ici, une branche de palmier portant des fruits.
- yanquz : Sauter ou bondir ; décrit le mouvement de la branche venant vers le Prophète.
- al-Tirmidhī : Muhammad ibn 'Īsā al-Tirmidhī, célèbre traditionniste (m. 279/892), auteur du Jāmi'.
- al-jidh' : Tronc de palmier ; ici, le tronc qui servait de chaire avant la construction du minbar.
- mutawātir : Hadith rapporté par un nombre suffisant de chaînes de transmission rendant son authenticité certaine.
- Ṣaḥīḥ : Recueil de hadiths authentiques, comme ceux d'al-Bukhārī et Muslim.
- Ubayy : Ubayy ibn Ka'b, un des principaux Compagnons et scribe du Prophète.
- Ka'b : Ka'b ibn Mālik, Compagnon célèbre pour sa participation à la construction de la mosquée.
- Jābir : Jābir ibn 'Abd Allāh, Compagnon connu pour avoir rapporté de nombreux hadiths.
- 'Abd Allāh : 'Abd Allāh ibn 'Amr ibn al-'Āṣ, Compagnon et savant.
- Anas : Anas ibn Mālik, serviteur du Prophète et rapporteur de nombreux hadiths.
- Mālik : Mālik ibn Anas, fondateur de l'école malikite (m. 179/795).
- 'Abd Allāh ibn 'Umar : Fils du calife 'Umar, célèbre pour sa piété et ses nombreux hadiths.
- 'Abd Allāh ibn 'Abbās : Voir note 6.
- Sahl : Sahl ibn Sa'd al-Sā'idī, Compagnon et rapporteur de hadiths.
- Sa'd : Sa'd ibn Mālik, père de Sahl.
- Abū Sa'īd al-Khudrī : Compagnon célèbre pour ses nombreux hadiths.
- Burayda : Burayda ibn al-Ḥuṣayb al-Aslamī, Compagnon.
- Umm Salama : Épouse du Prophète, Hind bint Abī Umayya.
- al-Muṭṭalib : Al-Muṭṭalib ibn Abī Wadā'a, Compagnon.
- Abī Wadā'a : Père d'al-Muṭṭalib.
- al-Tirmidhī : Voir note 9.
- minbar : Chaire dans la mosquée d'où le prédicateur s'adresse aux fidèles.
- al-'ushār : Chamelles qui viennent de mettre bas ; leur cri est fort et plaintif.
- khuwār : Mugissement ou gémissement, comme celui d'un animal.
- Isḥāq : Isḥāq ibn 'Abd Allāh ibn Abī Ṭalḥa, traditionniste.
- akalathu al-arḍ : La terre l'a dévoré, c'est-à-dire qu'il s'est désintégré avec le temps.
- rufāt : Poussière ou débris ; ce qui reste après décomposition.
- al-Isfarā'īnī : Aḥmad ibn Muḥammad al-Isfarā'īnī, savant shafi'ite (m. 406/1015).
- yakhriqu : Fendre ou déchirer ; ici, le tronc fend la terre en venant.
- khūṣ : Feuilles de palmier.
- awliyā' Allāh : Les saints ou alliés d'Allah ; ceux qui sont proches de Lui par leur piété.
- al-Ḥasan : Voir note 4.
- Jābir : Voir note 15.
- Ḥafṣ ibn 'Ubayd Allāh : Traditionniste, petit-fils d'Anas ibn Mālik.
- Ayman : Ayman ibn 'Ubayd, Compagnon ou traditionniste.
- Abū Naḍra : Al-Mundhir ibn Mālik, traditionniste basrien.
- Ibn al-Musayyab : Sa'īd ibn al-Musayyab, célèbre savant et traditionniste de Médine.
- Sa'īd : Sa'īd ibn Abī Karb, traditionniste.
- Kurayb : Kurayb ibn Abī Muslim, affranchi d'Ibn 'Abbās et traditionniste.
- Abū Ṣāliḥ : Divers traditionnistes portent ce nom ; ici, probablement Abū Ṣāliḥ al-Sammān.
- Anas ibn Mālik : Voir note 17.
- Thābit : Thābit al-Bunānī, traditionniste et disciple d'Anas.
- Isḥāq : Isḥāq ibn 'Abd Allāh ibn Abī Ṭalḥa, traditionniste.
- Ibn 'Umar : Voir note 19.
- Nāfi' : Nāfi', affranchi d'Ibn 'Umar et célèbre traditionniste.
- Abū Ḥayya : Abū Ḥayya al-Wādi'ī, traditionniste.
Première partie : l'exaltation par le Très-Haut, le Très-Suprême, de la dignité du…
Première partie : l'exaltation par le Très-Haut, le Très-Suprême, de la dignité du Prophète élu [1] — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — en parole et en acte.
Voici la traduction du texte que vous m'avez fourni : Et l'ont rapporté Abū Naḍra et Abū al-Waddāk (1) d'après Abū Saʿīd (2), et ʿAmmār b. Abī ʿAmmār (3) d'après Ibn ʿAbbās (4), et Abū Ḥāzim (5), et ʿAbbās (6) b. Sahl d'après Sahl b. Saʿd (7), et Kathīr b. Zayd (8) d'après al-Muṭṭalib (9), et ʿAbd Allāh b. Burayda (10) d'après son père (11), et al-Ṭufayl b. Ubayy (12) d'après son père (13). Le Qāḍī Abū al-Faḍl – qu’Allāh lui accorde la réussite – a dit : Ceci est donc un ḥadīth (récit prophétique) tel que tu le vois, rapporté par les gens de l’authenticité. Et l’ont rapporté, parmi les Compagnons, ceux que nous avons mentionnés, et d’autres parmi les Suivants (Tābiʿūn), en nombre double de ceux que nous n’avons pas mentionnés. Et avec un nombre inférieur à celui-ci, la certitude scientifique se produit pour celui qui s’intéresse à cette discipline. Et Allāh est Celui qui affermit sur la voie correcte. [Le dix-huitième chapitre : Au sujet des autres êtres inanimés, et quelque chose de semblable à ceci au sujet des autres êtres inanimés] D’après (14) Ibn Masʿūd (15) : « Nous entendions certes la glorification (tasbīḥ) de la nourriture pendant qu’on la mangeait. » Et dans une autre version que celle-ci, d’après Ibn Masʿūd : « Nous mangions avec le Messager d’Allāh – qu’Allāh prie sur lui et le salue – la nourriture, et nous entendions sa glorification (tasbīḥ) » (16). Et Anas (17) a dit : « Le Prophète – qu’Allāh prie sur lui et le salue – prit une poignée de graviers ; ils se mirent à glorifier (sabbaḥna) dans la main du Messager d’Allāh – qu’Allāh prie sur lui et le salue – jusqu’à ce que nous entendions la glorification (tasbīḥ). Puis il les versa dans la main d’Abū Bakr (18) – qu’Allāh l’agrée – et ils glorifièrent. Puis dans nos mains, et ils ne glorifièrent pas. » Et (19) Abū Dharr (20) a rapporté quelque chose de semblable, et il a mentionné qu’ils « glorifièrent dans la paume de ʿUmar (21) et de ʿUthmān (22) – qu’Allāh les agrée tous deux ». Et (23) ʿAlī (24) a dit : « Nous étions à La Mecque avec le Messager d’Allāh – qu’Allāh prie sur lui et le salue – et il sortit vers un de ses alentours. Il n’y avait aucun arbre ni aucune montagne qu’il ne rencontrait sans que cela ne lui dise : « La paix soit sur toi, ô Messager d’Allāh. » » Et d’après (25) Jābir (26) b. Samura, d’après lui – qu’Allāh prie sur lui et le salue : « Je connais certes une pierre à La Mecque qui me saluait. » On a dit : « C’est la Pierre Noire. » Et d’après (27) ʿĀ’isha (28) – qu’Allāh l’agrée : « Lorsque Jibrīl (Gabriel) – sur lui la paix – vint à moi avec la mission (prophétique), je ne passais devant aucune pierre ni aucun arbre sans qu’il ne dise : « La paix soit sur toi, ô Messager d’Allāh. » » Et d’après (29) Jābir (30) b. ʿAbd Allāh : « Le Prophète – qu’Allāh prie sur lui et le salue – ne passait devant aucune pierre ni aucun arbre sans que cela ne se prosterne (sajada) (31) devant lui. » Et dans le ḥadīth (récit) de (32) al-ʿAbbās (33) : « Lorsque le Prophète – qu’Allāh prie sur lui et le salue – les enveloppa, lui et ses fils, d’un manteau (mulā’a) (34) et invoqua pour eux la protection contre le Feu, comme il les avait couverts de son manteau, alors le seuil (uskuffa) (35) de la porte et les murs de la maison dirent : « Amīn, Amīn. » » Et d’après (36) Jaʿfar (37) b. Muḥammad, d’après son père (38) : « Le Prophète – qu’Allāh prie sur lui et le salue – tomba malade. Jibrīl vint à lui avec un plateau contenant une grenade et du raisin… Le Prophète – qu’Allāh prie sur lui et le salue – en mangea, et cela se mit à glorifier (sabbaḥa)… » Et d’après (39) Anas (40) : « Le Prophète – qu’Allāh prie sur lui et le salue –, Abū Bakr (41), ʿUmar (42) et ʿUthmān montèrent sur (le mont) Uḥud, et il trembla sous eux… Alors il dit : « Sois ferme, Uḥud ! Car sur toi il y a un Prophète, un Véridique (Ṣiddīq) et deux martyrs. » » Et quelque chose de semblable (43) d’après Abū Hurayra (44) : « (Il était) sur (la montagne) Ḥirā’ – et il ajouta – avec lui (le Prophète) se trouvaient ʿAlī (45), Ṭalḥa (46) et al-Zubayr (47). Et il dit : « Car sur toi il y a un Prophète, ou un Véridique (Ṣiddīq), ou un martyr. » Et le récit (khabar) (48) sur Ḥirā’ également d’après ʿUthmān, qui dit : « Et avec lui (le Prophète) se trouvaient dix de ses Compagnons, dont je faisais partie. » Et il ajouta : « ʿAbd al-Raḥmān (49) et Saʿd (50) – dit-il – et j’ai oublié les deux autres… » Et dans le ḥadīth (récit) de (51) Saʿīd (52) b. Zayd également quelque chose de semblable, et il mentionna dix personnes et s’ajouta lui-même. Et il a été rapporté que, lorsqu’il (le Prophète) fut recherché par Quraysh, (la montagne) Thabīr (53) lui dit : « Descends, ô Messager d’Allāh, car je crains qu’ils ne te tuent sur mon dos et qu’Allāh ne me châtie. » Alors Ḥirā’ dit : « Vers moi, ô Messager d’Allāh ! » Et (54) Ibn ʿUmar (55) – qu’Allāh les agrée tous deux – a rapporté : « Le Prophète – qu’Allāh prie sur lui et le salue – récita sur le minbar (chaire) : « Et ils n’ont pas estimé Allāh comme Il doit être estimé (wa mā qadarū Allāha ḥaqqa qadrihi) (56) », puis il dit : « Le Tout-Puissant (al-Jabbār) Se glorifie Lui-même… Il dit : « Je suis le Tout-Puissant (al-Jabbār)… Je suis le Grand, le Sublime… » Alors le minbar (chaire) (57) trembla au point que nous dîmes : « Il va sûrement tomber (la-yakhirranna) (58) de dessus. » » Et d’après (59) Ibn ʿAbbās (60) : « Il y avait autour de la Maison (la Kaaba) trois cent soixante idoles, aux pieds fixés avec du plomb dans les pierres… Lorsque le Messager d’Allāh – qu’Allāh prie sur lui et le salue – entra dans la Mosquée l’année de la Conquête (de La Mecque), il se mit à pointer vers elles avec une baguette qu’il avait à la main, sans les toucher, et il disait : « La Vérité est venue et le Faux a disparu (jā’a al-ḥaqqu wa zahaqa al-bāṭilu) (61) » – le verset. Il n’a pointé vers le visage d’une idole sans qu’elle ne tombe sur sa nuque, et vers sa nuque sans qu’elle ne tombe sur son visage… jusqu’à ce qu’il ne reste plus aucune idole. » Et quelque chose de semblable (62) dans le ḥadīth (récit) d’Ibn Masʿūd (63), qui dit : « Il se mit à les frapper de sa lance (64) et à dire : « La Vérité est venue, et le Faux ne commence (lā yubdi’u) (65) (rien) et ne recommence (wa lā yuʿīdu) (66) (rien). » » Et cela fait partie du ḥadīth (récit) le concernant (67) avec le moine, au début de sa mission… lorsqu’il sortit comme commerçant avec son oncle… Or, le moine ne sortait pour personne, mais il sortit et se mit à les parcourir jusqu’à ce qu’il prît la main du Messager d’Allāh – qu’Allāh prie sur lui et le salue – et dit : « Celui-ci est le maître des mondes ; Allāh l’envoie comme miséricorde pour les mondes. » Alors des anciens de Quraysh lui dirent : « Quelle est ta science ? » Il dit : « Il n’est resté aucun arbre ni aucune pierre sans qu’il ne se soit prosterné devant lui, et ne se prosterne que pour un Prophète. » Et il mentionna l’histoire. Puis il dit : « Et il (le Prophète) – qu’Allāh prie sur lui et le salue – arriva, et un nuage l’ombrageait. Lorsqu’il s’approcha du groupe, il trouva qu’ils l’avaient devancé à l’ombre de l’arbre. Lorsqu’il s’assit, l’ombre se pencha vers lui. » Le dix-neuvième chapitre : Au sujet des signes (āyāt) concernant les diverses espèces d’animaux D’après (68) ʿĀ’isha (69) – qu’Allāh l’agrée –, elle a dit : « Nous avions un animal domestique (dājin) (70). Lorsque le Messager d’Allāh – qu’Allāh prie sur lui et le salue – était chez nous, il se calmait et restait immobile à sa place, ne venait ni ne partait. Et lorsque le Messager d’Allāh – qu’Allāh prie sur lui et le salue – sortait, il venait et partait. » Et il a été rapporté (71) d’après ʿUmar (72) : « Le Messager d’Allāh – qu’Allāh prie sur lui et le salue – se trouvait dans une assemblée (maḥfil) (73) de ses Compagnons… lorsqu’un bédouin arriva, ayant capturé un lézard des sables (ḍabb). Il dit : « Qui est celui-ci ? » Ils dirent : « Le Prophète d’Allāh. » Il dit : « Par al-Lāt et al-ʿUzzā, je ne croirai pas en toi jusqu’à ce que ce lézard des sables (ḍabb) croie en toi. » Et il le jeta devant le Prophète – qu’Allāh prie sur lui et le salue. Alors le Prophète – qu’Allāh prie sur lui et le salue – lui dit : « Ô lézard des sables (ḍabb) ! » Et il lui répondit d’une langue éloquente que tout le groupe entendait : « Me voici à Ton service et à Ta disposition (Labbayka wa saʿdayka), ô parure de ceux qui se présenteront au Jour de la Résurrection. » Il (le Prophète) dit : « Qui adores-tu ? » Il (le lézard) dit : « Celui dont le Trône est dans le ciel, dont l’autorité est sur terre, dont la voie est dans la mer, dont la miséricorde est au Paradis, et dont le châtiment est dans le Feu. » Il (le Prophète) dit : « Qui suis-je ? » Il (le lézard) dit : « Le Messager du Seigneur des mondes, et le Sceau des Prophètes. A réussi celui qui t’a cru, et a perdu celui qui t’a démenti. » Alors le bédouin se convertit à l’islam. » Et cela fait partie de l’histoire célèbre de la parole du loup, d’après (74) Abū Saʿīd al-Khudrī (75) : « Alors qu’un berger faisait paître ses moutons, le loup se présenta pour (prendre) une brebis parmi eux et la lui prit. Alors le loup s’assit sur son séant (aqʿā) (77) et dit au berger : « Ne crains-tu pas Allāh ? Tu t’es interposé entre moi et ma subsistance. » Le berger dit : « Quelle chose étonnante ! Un loup qui parle avec la parole des humains ! » Alors le loup dit : « Ne t’informé-je pas de quelque chose de plus étonnant que cela ? Le Messager d’Allāh se trouve entre les deux coulées de lave (al-ḥarratayn) (78), en train de raconter aux gens les nouvelles de ce qui a précédé. » Alors le berger vint auprès du Prophète – qu’Allāh prie sur lui et le salue – et l’en informa. Le Prophète – qu’Allāh prie sur lui et le salue – lui dit : « Lève-toi et raconte-leur. » Puis il dit : « Il a dit vrai. » Et le ḥadīth (récit) contient cette histoire, et elle est quelque peu longue. » Et le ḥadīth (récit) du loup a été rapporté d’après (79) Abū Hurayra (80). Et dans certaines voies (de transmission), d’après Abū Hurayra – qu’Allāh l’agrée –, le loup dit : « Toi, tu es plus étonnant, debout sur tes moutons, alors que tu as délaissé un Prophète tel qu’Allāh n’a jamais envoyé de Prophète plus grand que lui en rang auprès de Lui. Les portes du Paradis ont été ouvertes pour lui, et ses habitants se sont penchés sur ses Compagnons, regardant leurs actions. Et entre toi et lui, il n’y a que ce col (al-shiʿb) (82). Alors, rejoins les armées d’Allāh. » Le berger dit : « Qui prendra soin de mes moutons ? » Le loup dit : « C’est moi qui les ferai paître jusqu’à ton retour. » Alors l’homme confia ses moutons au loup et partit. Et il mentionna son histoire, sa conversion à l’islam, et le fait qu’il trouva le Prophète – qu’Allāh prie sur lui et le salue – en train de combattre. Alors le Prophète – qu’Allāh prie sur lui et le salue – lui dit :
«Reviens à tes moutons, tu les trouveras «dans leur abondance 1» .. Il les trouva ainsi et égorgea pour le loup une brebis parmi eux. D'après 2 Uhban ibn Aws 3 .. qu'il était le protagoniste de l'histoire, celui qui la rapporta et qui parla au loup. Et d'après 4 Salama ibn 'Amr ibn al-Akwa' 5 qu'il était aussi le protagoniste de cette histoire et la cause de son embrassement de l'Islam, selon un récit similaire à celui de 6 Abu Sa'id 7. Ibn Wahb 8 a rapporté une histoire analogue qui arriva à Abu Sufyan 9 ibn Harb et Safwan 10 ibn Umayya avec un loup : ils le trouvèrent ayant attrapé une gazelle ; la gazelle entra dans le Haram 11 et le loup s'en alla.. Ils s'en étonnèrent, alors le loup dit : «Plus étonnant que cela est Muhammad ibn 'Abdullah à Médine qui vous appelle au Paradis tandis que vous l'appelez au Feu» .. Abu Sufyan dit : «Par al-Lat et al-'Uzza, si tu mentionnes cela à La Mecque, tu la rendras déserte 12». Ce récit a été rapporté avant cela, et il arriva à Abu Jahl 13 et ses compagnons. Et d'après 14 'Abbas ibn Mirdas 15 : «Lorsqu'il s'étonna du discours de (Dhimar) 16, son idole, et de sa récitation 17 des vers qui mentionnaient le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui).. Soudain un oiseau tomba.. et dit : Ô 'Abbas.. T'étonnes-tu du discours de Dhimar et ne t'étonnes-tu pas de toi-même ? Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) appelle à l'Islam tandis que tu es assis !!» Ce fut la cause de son embrassement de l'Islam. Et d'après 18 Jabir ibn 'Abdillah 19 (qu'Allah les agrée) : Un homme vint auprès du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et crut en lui alors qu'il était sur l'une des forteresses de Khaybar.. Il gardait des moutons pour eux et dit : Ô Messager d'Allah.. Qu'en est-il des moutons ? Il dit : «Jette des cailloux 20 sur leurs visages, car Allah s'acquittera de ton dépôt et les rendra à leurs propriétaires». Il fit ainsi.. Chaque brebis se hâta jusqu'à entrer chez ses propriétaires. Et d'après 21 Anas 22 (qu'Allah l'agrée) : Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) entra dans un jardin d'un Ansarien 23, avec Abu Bakr 24 et 'Umar 25 et un homme des Ansar (qu'Allah les agrée). Dans le jardin il y avait des moutons qui se prosternèrent devant lui.. Abu Bakr dit : «Nous sommes plus en droit de nous prosterner devant toi qu'eux» 26.. Et d'après 27 Abu Hurayra 28 (qu'Allah l'agrée) : «Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) entra dans un jardin, un chameau vint et se prosterna devant lui» et il mentionna une chose analogue. De même pour le chameau.. D'après 29 Tha'laba ibn Malik 30, Jabir 31 ibn 'Abdillah 32, Ya'la 33 ibn Murra 34 et 'Abdullah 35 ibn Ja'far 36 : «Il n'entrait personne dans le jardin sans que le chameau ne l'attaquât 37. Quand le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) y entra, il l'appela, il posa sa lèvre 38 sur le sol et s'agenouilla 39 devant lui ; il le musela 40 et dit : «Il n'y a rien entre le ciel et la terre qui ne sache que je suis le Messager d'Allah, sauf les rebelles parmi les djinns et les humains»». Et de même d'après 41 'Abdullah 42 ibn Abi Awfa.. Dans un autre récit sur l'histoire du chameau : Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) leur demanda ce qu'il en était ; ils l'informèrent qu'ils voulaient l'égorger. Dans une version, le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) leur dit : «Il se plaint de l'excès de travail et du manque de fourrage 43». Dans une autre version 44 : «Il s'est plaint à moi que vous vouliez l'égorger après l'avoir employé aux travaux les plus pénibles depuis son jeune âge» .. Ils dirent : Oui.. Et dans 45 l'histoire d'al-'Adba' 46 et de son discours au Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), et de sa propre identification à lui, et de l'empressement de l'herbe à venir à elle dans le pâturage, et de l'évitement des bêtes sauvages à son égard, et de leur appel : «Tu es à Muhammad» .. Et qu'elle ne mangea ni ne but après sa mort jusqu'à ce qu'elle mourût.. Al-Isfarayini 47 l'a mentionné. Et Ibn Wahb 48 a rapporté 49 : «Les pigeons de La Mecque ombragèrent le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) le jour de sa conquête, et il invoqua pour eux la bénédiction». Et il a été rapporté 50 d'après Anas 51, Zayd ibn Arqam 52 et al-Mughira ibn Shu'ba 53 que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : «Allah ordonna, la nuit de la grotte, à un arbre de pousser en face du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et il le cacha ; et Il ordonna à deux pigeons de se tenir à l'entrée de la grotte». Et dans un autre récit 54 : «L'araignée tissa sa toile à l'entrée.. Quand les poursuivants arrivèrent et virent cela, ils dirent : .. «S'il y avait eu quelqu'un à l'intérieur, les deux pigeons n'auraient pas été à l'entrée» et le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) entendait leurs paroles.. Ils s'en allèrent.. Et d'après 55 'Abdullah ibn Qurt 56 .. On présenta au Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) des chamelles 57 : cinq, six ou sept, pour les égorger le jour de la fête. Elles se précipitèrent 58 vers lui pour savoir par laquelle il commencerait. Et d'après 59 Umm Salama 60 : Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) était dans un désert ; une gazelle l'appela : Ô Messager d'Allah.. Il dit : «Quel est ton besoin ?» Elle dit : «Cet bédouin m'a capturée, et j'ai deux faons 61 dans cette montagne ; libère-moi pour que j'aille les allaiter et que je revienne». Il dit : «Le feras-tu ?» Elle dit : «Oui..» Il la libéra, elle partit et revint ; il l'attacha. Le bédouin se réveilla et dit : «Ô Messager d'Allah, as-tu besoin de quelque chose ?» Il dit : «Libère cette gazelle». Il la libéra ; elle s'enfuit dans le désert en disant : «J'atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allah et que tu es le Messager d'Allah». Et de ce chapitre relève ce qui a été rapporté 62 de l'asservissement du lion pour Safina 63, l'affranchi du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), lorsqu'il l'envoya à Mu'adh 64 au Yémen ; il rencontra le lion, qui reconnut qu'il était l'affranchi du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et portait son écrit ; il grogna 65 et s'écarta du chemin. Et il mentionna, à son retour, une chose analogue. Dans une autre version 66 de lui : Le bateau de Safina fit naufrage ; il débarqua sur une île, et voilà le lion.. Je dis : «Je suis l'affranchi du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)..» Il se mit à me pousser 67 de son épaule jusqu'à me faire monter sur la terre ferme. Et le Prophète (sur lui la paix) prit 68 l'oreille d'une brebis appartenant à des gens de 'Abd al-Qays entre ses doigts.. Puis il la relâcha ; elle eut une marque 69 et cette trace resta sur elle et sur sa descendance par la suite.. Et ce qui a été rapporté 70 d'après Ibrahim ibn Hammad 71 avec sa chaîne de transmission, du discours de l'âne qu'il rencontra à Khaybar et qui lui dit : «Quel est ton nom ?» Il dit : «Mon nom est Yazid ibn Shihab 72». Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) le nomma Ya'fur 73 ; et il l'envoyait aux maisons de ses compagnons, et il frappait à la porte avec sa tête ... et les appelait.. Et lorsque le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) mourut, il se jeta dans un puits 74 par chagrin et tristesse 75 et mourut. Et le récit 76 de «la chamelle qui témoigna auprès du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) en faveur de son propriétaire qu'il ne l'avait pas volée et qu'elle était sa propriété». Et dans le récit 77 de «la chèvre qui vint au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dans son campement alors qu'ils étaient assoiffés et qu'ils s'étaient arrêtés sans eau.. ils étaient environ trois cents ; le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) la traya et abreuva l'armée ... Puis il dit à Rafi' 78 : «Garde-la, et je ne te vois pas 79 ...» Il l'attacha, puis la trouva partie 80». Rapporté par Ibn Qani' 81 et d'autres.. Et il y est dit : «Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : «Celui qui l'a amenée est celui qui l'a emmenée». Et il dit à son cheval (sur lui la paix) alors qu'il se levait pour la prière lors d'un de ses voyages : «Ne bouge pas, qu'Allah te bénisse, jusqu'à ce que nous ayons fini notre prière» et il en fit sa direction de prière 82.. Il ne bougea aucun membre jusqu'à ce qu'il eût prié (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Et se rattache à cela.. ce qu'a rapporté al-Waqidi 83 : Lorsque le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) envoya ses messagers aux rois ... six d'entre eux partirent le même jour.. Chacun d'eux se mit à parler la langue du peuple auquel il était envoyé. Les récits sur ce chapitre sont nombreux ; nous en avons apporté ce qui est célèbre et ce qui figure dans les livres des imams.. Chapitre vingt : La résurrection des morts. Sur la résurrection des morts, leur parole, la parole des enfants et des nourrissons, et leur témoignage en faveur de sa prophétie (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui).
D'après (162) Abou (163) Hourayra – qu'Allah l'agrée – : « Une femme juive offrit en cadeau au Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue – à Khaybar un mouton rôti (164) qu'elle avait empoisonné. Le Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – en mangea, et les gens en mangèrent aussi... Il dit : "Levez vos mains, car elle m'a informé qu'il est empoisonné." ... Bishr ibn al-Barâ' (165) en mourut... Il dit à la femme juive : "Qu'est-ce qui t'a poussée à faire cela ?" Elle répondit : "Si tu es un prophète, ce que j'ai fait ne te nuira pas ; et si tu es un roi, j'aurai délivré les gens de toi." Il ordonna alors qu'elle soit tuée... Anas (167) a également rapporté ce hadith (166), et il contient : Elle dit : "J'ai voulu te tuer." Il répondit : "Allah ne t'aurait pas donné pouvoir sur cela." Ils dirent : "La tuons-nous ?" Il dit : "Non" (168). De même, il est rapporté d'Abou Hourayra, par une voie autre que Wahb (169), qu'il dit : "Il ne lui fit rien." Jâbir ibn (171) Abd Allah (170) le rapporta également, et il contient : "Ce bras (d'avant-bras) me l'a annoncé." Il dit : "Et il ne la punit pas." Dans la version d'Al-Hasan (172) : "Sa cuisse me parle qu'elle est empoisonnée." Dans la version d'Abou Salama (173) ibn Abd ar-Rahmân : Elle dit : "Je suis empoisonnée." Ibn Ishaq (174) mentionna également le récit, et il y dit : "Il lui pardonna." Dans un autre hadith (175) d'Anas (176), il dit : "Je n'ai cessé de la reconnaître dans le palais (levoûtes du palais) (177) du Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue." Dans le hadith (178) d'Abou Hourayra (179), le Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – dit lors de son retour, celui où il mourut : "La bouchée (180) de Khaybar n'a cessé de me tourmenter (181) ; voici maintenant le moment où elle a tranché mon aorte (182)." Ibn Ishaq dit : "Les musulmans considéraient que le Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – était mort en martyr, en plus de ce dont Allah l'avait honoré par la prophétie." Ibn Sahnoun (183) dit : "Les gens du hadith sont unanimes que le Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – a tué la femme juive qui l'avait empoisonné (184)." Nous avons mentionné la divergence des versions à ce sujet, d'après Abou Hourayra, Anas et Jâbir. Dans la version (185) d'Ibn Abbâs (186) – qu'Allah les agrée tous deux – : "Il la remit aux ayants droit de Bishr ibn al-Barâ' (187), et ils la tuèrent." De même, il y a divergence concernant le meurtre de celui qui l'avait ensorcelé. Al-Wâqidî (188) dit : "Son pardon envers lui est plus établi selon nous." Il est aussi rapporté de lui qu'il l'a tué. Al-Bazzâr (189) rapporta le hadith d'après Abou Sa'îd (190), et mentionna quelque chose de similaire, sauf qu'il dit à la fin : "Il étendit sa main et dit : 'Mangez au nom d'Allah...' Nous mangeâmes... Il mentionna le nom d'Allah, et cela ne nuisit à aucun d'entre nous (191)." Le Qâdî Abou l-Fadl dit : "Les auteurs des recueils authentiques ont rapporté le hadith du mouton empoisonné... Les imams l'ont rapporté... C'est un hadith célèbre... Les imams des gens de la réflexion ont divergé à ce sujet. – Certains disent : 'C'est une parole qu'Allah – Très-Haut – crée dans le mouton mort, ou la pierre, ou l'arbre. Ce sont des lettres et des sons qu'Allah y produit et qu'Il fait entendre d'eux, sans changer leurs formes ni les déplacer de leur état.' C'est la doctrine d'Abou l-Hasan (192) et du Qâdî Abou Bakr (193) – qu'Allah leur fasse miséricorde. – D'autres sont allés jusqu'à créer la vie en elle d'abord, puis la parole ensuite. Cela a également été rapporté de notre maître Abou l-Hasan... Chacune est possible, et Allah sait mieux. Car nous n'avons pas fait de la vie une condition pour l'existence des lettres et des sons, puisque leur existence n'est pas impossible en l'absence de la vie par elle-même. Quant à s'il s'agit d'une expression de la parole intérieure (al-kalâm an-nafsî), alors la condition de la vie est nécessaire pour elle, car la parole intérieure n'existe que d'un vivant, contrairement à Al-Jubbâ'î (194) et à la plupart des théologiens des différentes écoles, qui considèrent impossible l'existence de la parole verbale, des lettres et des sons autrement que d'un vivant composé selon la composition de celui dont l'articulation des lettres et des sons est valide. Il a soutenu cela concernant les cailloux, le tronc, et le bras (d'avant-bras), et a dit : 'Allah a créé en eux une vie, et leur a créé une bouche, une langue et un instrument par lequel ils ont pu parler.' – Si cela avait été le cas, sa transmission et l'attention (195) qu'on y aurait portée auraient été plus impératives (196) que l'attention portée à la transmission de sa glorification (tasbîh) (197) ou de son gémissement (hanîn) (198). – Or, personne parmi les gens des biographies et des transmissions n'a rien rapporté de tel, ce qui indique la fausseté de sa prétention. – De plus, il n'y a nulle nécessité à cela dans la réflexion (199). Et Allah est Celui qui accorde le succès." Wakî' (201) rapporta (200), en le remontant, d'après Fahd ibn 'Atiyya (202) : "On amena au Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue – un garçon qui avait grandi sans jamais parler. Il dit : 'Qui suis-je ?' Il répondit : 'Le Messager d'Allah.'" Il est rapporté (203) d'après Mu'arrîd ibn (204) Mu'ayqîb : "J'ai vu du Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue – une chose étonnante... On amena un garçon le jour de sa naissance" et il mentionna quelque chose de similaire. C'est Moubârak al-Yamâma (205), connu par le hadith de Shâsouna (206), nom de son transmetteur, et il contient : "Le Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue – lui dit : 'Tu as dit vrai, qu'Allah te bénisse.' Ensuite, le garçon ne parla plus après cela jusqu'à ce qu'il grandît, et on l'appelait Moubârak (207) al-Yamâma. Cette histoire eut lieu à La Mecque lors du Pèlerinage d'Adieu." D'après (208) Al-Hasan (209) : "Un homme vint voir le Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue – et lui mentionna qu'il avait jeté sa petite fille dans telle vallée. Il partit avec lui vers la vallée, l'appela par son nom : 'Ô une telle ! Réponds par la permission d'Allah.' Elle sortit en disant : 'Me voici, à Ton service !' Il lui dit : 'Tes parents ont embrassé l'islam. Si tu souhaites que je te ramène à eux...' Elle dit : 'Je n'ai nul besoin d'eux. J'ai trouvé Allah meilleur pour moi qu'eux.'" D'après (210) Anas (211) : "Un jeune homme des Ansâr mourut, ayant une mère âgée et aveugle. Nous le couvrîmes (212) et la consolâmes. Elle dit : 'Mon fils est mort ?' Nous dîmes : 'Oui.' Elle dit : 'Ô Allah, si Tu sais que j'ai émigré vers Toi et vers Ton Messager dans l'espoir que Tu m'aides face à toute difficulté, alors ne m'impose pas cette calamité.' Nous n'étions pas encore partis que le vêtement fut retiré de son visage, et il mangea, et nous mangeâmes avec lui (213)." Il est rapporté (214) d'après Abd Allah ibn Ubayd Allah al-Ansârî (215) : "J'étais parmi ceux qui enterrèrent Thâbit ibn Qays (216) ibn Shammâs. Il avait été tué à al-Yamâma. Nous l'entendîmes, lorsque nous le mîmes dans la tombe, dire : 'Muhammad est le Messager d'Allah, Abou Bakr as-Siddîq, 'Umar le martyr, 'Uthmân le pieux, le miséricordieux (217).' Nous regardâmes, et voilà qu'il était mort." Il mentionna d'après (218) an-Nu'mân ibn Bashîr (219) que Zayd ibn Khârija (220) tomba mort dans l'une des ruelles de Médine. On le souleva et on le couvrit, quand ils l'entendirent, entre les deux prières du soir, alors que les femmes criaient autour de lui, dire : "Taisez-vous, taisez-vous." Il découvrit son visage et dit : "Muhammad est le Messager d'Allah, le Prophète illettré et le Sceau des prophètes. Cela était dans le Livre premier (221)." Puis il dit : "Il a dit vrai, il a dit vrai." Et il mentionna Abou Bakr, 'Umar et 'Uthmân... Puis il dit : "La paix soit sur toi, ô Messager d'Allah, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions." Puis il redevint mort comme il était. [Chapitre vingt et unième : La guérison des malades et des infirmes] Concernant sa guérison des malades et des infirmes. Ibn Shihâb (223), 'Âsim (224) ibn 'Umar ibn Qatâda et un groupe qu'ils mentionnèrent nous ont rapporté (222) l'affaire d'Uhud dans son intégralité. Il dit : Ils dirent : "Sa'd ibn Abî Waqqâs (225) dit : 'Le Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – me tendait une flèche sans fer (226) en disant : "Tire avec."' Le Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – tira ce jour-là de son arc jusqu'à ce qu'il se brisât (227). Et ce jour-là, l'œil de Qatâda (228) – c'est-à-dire ibn an-Nu'mân – fut atteint, jusqu'à tomber sur sa joue (229). Le Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – le remit, et il devint le plus beau de ses deux yeux." 'Âsim ibn 'Umar ibn Qatâda et Yazîd (230) ibn 'Iyâd ibn 'Umar ibn Qatâda rapportèrent l'histoire de Qatâda. Abou Sa'îd (232) al-Khudrî (231) la rapporta d'après Qatâda (233) : "Il cracha sur la trace d'une flèche au visage d'Abou Qatâda le jour de Dhî Qarad (234)." Il dit : "Elle ne suppura ni ne s'envenima (235)." An-Nasâ'î (237) rapporta (236) d'après 'Uthmân (238) ibn Hunayf qu'un aveugle dit :
Ô Messager, implore Dieu de me rendre la vue. Il dit : « Va faire tes ablutions, puis prie deux rak'as, puis dis : “Ô Dieu, je Te demande et me tourne vers Toi par l’intermédiaire de mon prophète Muhammad 84, le prophète de la miséricorde. Ô Muhammad, je me tourne par toi vers ton Seigneur pour qu’Il me rende la vue. Ô Dieu, accepte son intercession en ma faveur.” » Il dit : « Il revint, et Dieu lui avait rendu la vue. » Il est rapporté 85 qu’Ibn Mulâ‘ib al-Asinna 86 fut atteint d’hydropisie 87. Il envoya quelqu’un au Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue). Celui-ci prit une poignée 88 de terre, cracha dessus, puis la donna à son envoyé. Il la prit, étonné, pensant qu’on se moquait de lui. Il la lui apporta alors qu’il était sur le point de mourir 89. Il la but, et Dieu le guérit. Al-‘Uqaylî 90 mentionne d’après Habîb 91 ibn Fudayk – et l’on dit : Furayk – que son père avait les yeux devenus blancs 92 et ne voyait rien. Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) souffla 93 dans ses yeux, et il recouvra la vue. Je le vis enfiler le fil dans l’aiguille alors qu’il avait quatre-vingts ans 94. Kulthûm ibn al-Husayn 95 fut frappé à la gorge le jour d’Uhud. Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) cracha dessus, et il guérit 96. Il cracha 97 sur la blessure à la tête 98 de ‘Abd Allâh 99 ibn Unays, et elle ne suppura pas 100. Il cracha 101 dans les yeux de ‘Alî le jour de Khaybar, alors qu’il avait une ophtalmie 102, et il se réveilla guéri. Il souffla 103 sur une blessure à la jambe de Salama ibn al-Akwa‘ 104 le jour de Khaybar, et elle guérit. Il en fut de même pour la jambe de Zayd ibn Mu‘âdh 105 lorsqu’elle fut frappée par l’épée jusqu’à la cheville, quand il tua Ibn al-Ashraf 106, et elle guérit. Et sur la jambe de ‘Alî ibn al-Hakam 107 le jour du Fossé, lorsqu’elle se brisa, et elle guérit sur-le-champ, sans qu’il descendît de son cheval. ‘Alî ibn Abî Tâlib 108 se plaignit d’une douleur et se mit à invoquer. Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) dit : « Ô Dieu, guéris-le ou accorde-lui la santé. » Puis il le frappa du pied, et il ne se plaignit plus jamais de cette douleur 109. Abû Jahl 110 coupa le jour de Badr la main de Mu‘awwidh ibn ‘Afrâ’ 111. Celui-ci vint portant sa main. Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) cracha dessus et la lui appliqua, et elle se ressouda. Rapporté par Ibn Wahb 112. D’après une autre de ses narrations 113, Habîb ibn Yasâf 114 fut blessé le jour de Badr avec le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) d’un coup à l’épaule 115, au point que son côté pencha 116. Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) le remit en place et souffla dessus jusqu’à ce qu’il guérisse. Une femme 117 de Khath‘am 118 vint avec un garçon atteint d’une infirmité 119 qui l’empêchait de parler. On apporta de l’eau ; il se rinça la bouche et se lava les mains, puis il la lui donna et lui ordonna de lui en donner à boire et de l’en frotter. Le garçon guérit et acquit une intelligence 120 supérieure à celle des gens. D’après Ibn ‘Abbâs 121, une femme vint avec son fils qui était possédé 122. Il lui frotta la poitrine, et il vomit 123 une vomissure d’où sortit de son ventre quelque chose comme un chiot noir 124, et il fut guéri. Un chaudron se renversa 125 sur l’avant-bras de Muhammad ibn Hâtib 126 alors qu’il était enfant. Il le frotta, invoqua pour lui et cracha dessus, et il guérit sur-le-champ 127. Shurahbîl al-Ju‘fî 128 avait une excroissance 129 sur la paume qui l’empêchait de saisir l’épée et les rênes 130 de la monture. Il s’en plaignit au Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue). Il ne cessa de la frotter 131 avec sa main jusqu’à ce qu’elle disparaisse sans laisser de trace 132. Une servante lui demanda de la nourriture pendant qu’il mangeait. Il lui tendit ce qui était devant lui. Mais elle, peu pudique, dit : « Je veux seulement ce qui est dans ta bouche. » Il lui donna ce qui était dans sa bouche – il ne refusait jamais rien qu’on lui demandait. Lorsque cela se fut installé dans son ventre, elle fut envahie d’une pudeur telle qu’il n’y avait pas à Médine de femme plus pudique qu’elle 133. Chapitre vingt-deuxième : L’exaucement de ses invocations (que Dieu prie sur lui et le salue) Ce chapitre est très vaste. L’exaucement des invocations du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) pour un groupe de personnes, en bien ou en mal, est une donnée mutawâtir 134 dans son ensemble, connue de façon nécessaire. Il est rapporté dans un hadith 135 de Hudhayfa 136 : « Quand le Messager de Dieu invoquait pour un homme, l’invocation atteignait son fils et le fils de son fils. » D’après Anas 137 (que Dieu l’agrée) : « Ma mère 138 dit : “Ô Messager de Dieu, voici ton serviteur Anas ; invoque Dieu pour lui.” Il dit : “Ô Dieu, multiplie ses biens et ses enfants, et bénis-lui ce que Tu lui as accordé.” » D’après une narration de ‘Ikrima 139, Anas dit : « Par Dieu, mes biens sont abondants, et mes enfants et les enfants de mes enfants se comptent 140 aujourd’hui à près de cent. » Dans une autre narration 141 : « Je ne connais personne qui ait obtenu de l’aisance dans la vie ce que j’ai obtenu. J’ai enterré de mes propres mains cent de mes enfants – je ne parle pas de fausses couches 142 ni de petits-enfants. » Parmi ces invocations 143, il y a celle pour ‘Abd al-Rahmân ibn ‘Awf 144 en faveur de la bénédiction. ‘Abd al-Rahmân dit : « Si je soulevais une pierre, j’espérerais trouver de l’or dessous. » Dieu lui ouvrit [les portes de la richesse]. À sa mort, on dut extraire l’or de son héritage avec des pioches 145, au point que les mains en furent couvertes d’ampoules 146. Chaque épouse reçut quatre-vingt mille [dinars] – elles étaient quatre, et l’on dit cent mille. On dit même que l’une d’elles transigea [pour plus] parce qu’il l’avait répudiée durant sa maladie, pour plus de quatre-vingt mille 147. Il légua cinquante mille [dinars] après ses aumônes abondantes 148 de son vivant et ses grandes libéralités. Un jour, il affranchit trente esclaves. Une fois, il fit aumône d’une caravane 149 de sept cents chameaux qui lui était arrivée, chargée de toutes sortes de marchandises : il en fit aumône, ainsi que de leur chargement, de leurs bâts 150 et de leurs selles 151. Il invoqua 152 pour Mu‘âwiya 153 en faveur de l’établissement dans les pays, et il obtint le califat. Pour Sa‘d 154 ibn Abî Waqqâs (que Dieu l’agrée), il invoqua que Dieu exauce sa prière : il n’invoqua jamais contre quelqu’un sans être exaucé 155. Il invoqua 156 pour que l’islam soit honoré par ‘Umar 157 (que Dieu l’agrée) ou par Abû Jahl 158, et il fut exaucé en faveur de ‘Umar. Ibn Mas‘ûd 159 (que Dieu l’agrée) dit : « Nous n’avons cessé d’être honorés depuis que ‘Umar a embrassé l’islam. » Les gens souffrirent de la soif lors d’une de ses expéditions. ‘Umar lui demanda d’invoquer. Il invoqua, et un nuage vint, les abreuva à satiété, puis se dissipa. Il invoqua pour la pluie 160, et ils furent arrosés. Puis ils se plaignirent de la pluie, et il invoqua, et le ciel se dégagea. Il dit 161 à Abû Qatâda 162 : « Que ton visage soit prospère ! Ô Dieu, bénis-le dans ses cheveux 163 et sa peau. » Il mourut à soixante-dix ans, mais il ressemblait à un jeune homme de quinze ans. Il dit 164 à al-Nâbigha 165 : « Que Dieu ne brise pas 166 ta bouche 167 ! » Aucune de ses dents ne tomba. Dans une autre narration : « Il avait la plus belle denture 168 des gens : quand une dent lui tombait, une autre repoussait. » Il vécut cent vingt ans, et l’on dit plus. Il invoqua 169 pour Ibn ‘Abbâs 170 : « Ô Dieu, donne-lui l’intelligence de la religion et enseigne-lui l’interprétation [du Coran]. » Il fut par la suite appelé « le savant 171 » et « l’interprète 172 du Coran ». Il invoqua 173 pour ‘Abd Allâh ibn Ja‘far 174 en faveur de la bénédiction dans la poignée 175 de sa main droite : il n’achetait rien sans y réaliser un profit. Il invoqua 176 pour al-Miqdâd 177 en faveur de la bénédiction, et il possédait des outres 178 remplies d’argent. Il invoqua 179 de même pour ‘Urwa 180 ibn Abî al-Ja‘d, qui dit : « Je me levais pour balayer 181 et je ne revenais pas sans avoir gagné quarante mille [dirhams]. » Al-Bukhârî dit dans son hadith : « S’il avait acheté de la terre, il y aurait fait du profit. » Une chose semblable est rapportée 182 pour Gharaqada 183 également. Une chamelle s’enfuit 184 loin de lui ; il invoqua, et un tourbillon de vent 185 la lui ramena. Il invoqua 186 pour la mère 187 d’Abû Hurayra, et elle embrassa l’islam. Il invoqua 188 pour ‘Alî 189 afin qu’il soit préservé de la chaleur et du froid 190. Il portait en hiver des vêtements d’été et en été des vêtements d’hiver, sans souffrir ni de la chaleur ni du froid. Il invoqua 191 pour Fâtima 192, sa fille, afin que Dieu ne la laisse pas avoir faim. Elle dit : « Je n’ai plus jamais eu faim après cela. » Al-Tufayl ibn ‘Amr 193 lui demanda un signe 194 pour son peuple. Il dit : « Ô Dieu, illumine-le ! » Une lumière brilla entre ses yeux. Il dit : « Seigneur, je crains qu’ils ne disent : “C’est une mutilation 195.” » Alors elle se déplaça vers son fouet, qui brillait dans la nuit obscure. On le surnomma « Dhû al-Nûr 196 ». Il invoqua 197 contre Mudar 198, et ils souffrirent de la sécheresse au point que Quraysh implora sa clémence. Il invoqua pour eux, et ils furent arrosés. Il invoqua 199 contre Kisrâ 200 lorsque celui-ci déchira sa lettre, afin que Dieu déchire son royaume. Il ne lui resta rien, et la Perse n’eut plus de souveraineté dans aucune région du monde.
Il invoqua 201 contre un enfant qui l'avait interrompu dans sa prière, disant : « Que Dieu coupe sa trace ! » et il en fut paralysé. Il dit 202 à un homme 203 qu'il vit manger de la main gauche : « Mange de ta main droite. » L'homme répondit : « Je ne peux pas. » Il dit alors : « Puisses-tu ne pas pouvoir ! » Et il ne put plus la porter à sa bouche. Il dit 204 à propos de 'Utba 205 ibn Abi Lahab : « Ô Dieu, envoie contre lui un de Tes chiens ! » Et un lion le dévora. Il dit 206 à une femme 207 : « Que le lion te dévore ! » Et un lion la dévora. Son célèbre récit 208 rapporté par 'Abdullah ibn Mas'ud 209 – que Dieu l'agrée – concernant son invocation contre les Qurayshites lorsqu'ils placèrent les entrailles 210 d'un chameau sur sa nuque pendant qu'il était prosterné, avec les excréments et le sang, et il les nomma un par un, puis dit : « Je les ai vus tués le jour de Badr. » Il invoqua 211 contre al-Hakam ibn Abi 212 al-'As, qui faisait des grimaces et clignait de l'œil en présence du Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue 213 – c'est-à-dire 214 non ; le Prophète le vit et dit : « Sois ainsi ! » Et il ne cessa de grimacer jusqu'à sa mort. Il invoqua 215 contre Muhallim ibn 216 Jaththama, et il mourut au bout de sept jours ; la terre le rejeta 217, puis il fut rapporté qu'elle le rejeta plusieurs fois, alors ils le placèrent entre deux parois de vallée 218 et entassèrent 219 des pierres sur lui. Un homme nia 220 lui avoir vendu un cheval – c'est celui pour lequel Khuzayma 221 témoigna 222 en faveur du Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – et le Prophète rendit le cheval après 223 l'avoir acheté, et dit : « Ô Dieu, s'il ment, ne le bénis pas en cela ! » Et le cheval devint boiteux 224 d'une patte – c'est-à-dire levant la patte. Et ce chapitre est trop vaste pour être embrassé. VINGT-TROISIÈME CHAPITRE : SUR SES KARAMAT 225 ET SES BÉNÉDICTIONS, ET LA TRANSFORMATION DES CHOSES QU'IL TOUCHA OU MANIA – QUE DIEU PRIE SUR LUI ET LE SALUE. D'après Anas ibn Malik 226 – que Dieu l'agrée – que les habitants de Médine furent un jour effrayés ; alors l'Envoyé de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – monta un cheval appartenant à Abi Talha 227 qui allait au petit trot 228 ou qui était lent 229 – un autre dit : lent. Quand il revint, il dit : « Nous avons trouvé ton cheval comme une mer 230 ! » Et par la suite, il ne pouvait être rattrapé. Il piqua 231 le chameau de Jabir 232 qui était épuisé, et il devint si vif qu'il ne pouvait plus maîtriser 233 sa longe 234. Il fit de même avec un cheval appartenant à Ju'ayl al-Ashja'i 235 ; il le frappa avec un fouet 236 qu'il avait, le bénit 237, et le cheval devint si fougueux qu'il ne pouvait plus maîtriser sa tête ; et il en tira un profit de douze mille 238. Il monta un âne lent appartenant à Sa'd ibn 'Ubada 239, et le rendit si rapide 240 qu'on ne pouvait le suivre 241. Quelques-uns de ses cheveux se trouvaient dans un bonnet 242 de Khalid ibn al-Walid 243 ; et jamais il n'assista à un combat avec ce bonnet sans remporter la victoire 244. Dans le Sahih 245, d'après Asma' 246 bint Abi Bakr – que Dieu l'agrée – : « Elle sortit une tunique de soie 247 et dit : “L'Envoyé de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – la portait ; nous la lavions pour les malades, afin qu'ils en recherchent la guérison.” » Le juge Abu 'Ali 248 nous a rapporté d'après son maître Abu l-Qasim ibn al-Ma'mun 249 qui dit : « Nous avions un bol 250 parmi les bols du Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue. Nous y mettions de l'eau pour les malades, et ils en recherchaient la guérison. » Jahjah al-Ghifari 251 prit le bâton 252 de la main de 'Uthman – que Dieu l'agrée – pour le briser sur son genou ; les gens crièrent après lui, et une gangrène 253 le saisit à cet endroit ; il dut se faire amputer et mourut avant la fin de l'année 254. Il versa de l'eau restante de ses ablutions 255 dans le puits de Quba', et depuis lors, ce puits ne tarit jamais 256. Il cracha dans un puits qui se trouvait dans la maison d'Anas, et il n'y avait à Médine aucune eau plus douce que celle-là 257. Il passa près d'une source et s'enquit de son nom ; on lui dit : « Son nom est Baysan 258 et son eau est salée. » Il dit : « Plutôt, c'est Nu'man, et son eau est douce. » Et elle devint douce. On lui apporta un seau d'eau de Zamzam ; il y cracha 259 et elle devint plus parfumée que le musc 260. Il donna sa langue à al-Hasan 261 et al-Husayn 262 qui pleuraient de soif ; ils la sucèrent et se turent 263. Umm Malik 264 avait une outre 265 dans laquelle elle offrait du beurre clarifié au Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue. Le Prophète lui ordonna de ne pas la presser, puis il la lui rendit. Et voilà qu'elle était pleine de beurre clarifié. Ses fils venaient lui demander de la nourriture 266 alors qu'ils n'avaient rien ; elle allait à l'outre et y trouvait du beurre clarifié. Elle subvint ainsi à leurs besoins jusqu'à ce qu'elle la presse 267. Il soufflait dans la bouche des nourrissons, et sa salive leur suffisait jusqu'au soir. Parmi cela, la bénédiction de sa main sur ce qu'il toucha et planta pour Salman 268 – que Dieu l'agrée – lorsqu'il conclut un contrat d'affranchissement avec ses maîtres pour trois cents jeunes palmiers 269 à planter pour eux, tous devant prendre racine 270 et produire 271, contre quarante onces 272 d'or. Le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – se leva et les planta de sa propre main, sauf un que planta un autre 273. Tous prirent racine, sauf celui-là. Le Prophète l'arracha et le replanta, et il prit racine. Dans le livre d'al-Bazzar 274 : « Les palmiers produisirent dès cette année-là, sauf celui-là. L'Envoyé de Dieu l'arracha et le planta, et il produisit dès cette année-là. » Et il lui donna un morceau d'or de la taille d'un œuf de poule, après l'avoir fait passer sur sa langue ; il en pesa pour ses maîtres quarante onces, et il lui en resta autant que ce qu'il leur avait donné. Dans 275 le récit de Hanash ibn 'Uqayl 276 : « L'Envoyé de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – me donna à boire une gorgée de sawiq 277 ; il en but le début et j'en bus la fin. Depuis lors, je n'ai cessé d'en ressentir la satiété quand j'ai faim, la désaltération quand j'ai soif, et la fraîcheur quand j'ai soif. » Il donna 278 à Qatada ibn al-Nu'man 279 – qui avait prié avec lui la prière du soir par une nuit sombre et pluvieuse 280 – une branche de palmier 281 et dit : « Va avec elle ; elle t'éclairera sur dix pas devant toi 282 et dix pas derrière toi. Quand tu entreras chez toi, tu verras une forme noire ; frappe-la jusqu'à ce qu'elle sorte, car c'est le diable. » Il partit, et la branche l'éclaira jusqu'à ce qu'il entre chez lui ; il trouva la forme noire, la frappa jusqu'à ce qu'elle sorte. Parmi cela 283, le fait qu'il donna à 'Ukasha 284 un morceau 285 de bois et dit : « Frappe avec ! » lorsque son épée se brisa le jour de Badr ; et cela redevint dans sa main une épée tranchante, longue, blanche et solide 286. Il combattit avec elle, puis elle resta chez lui ; il l'utilisa dans les batailles jusqu'à ce qu'il soit martyrisé dans le combat contre les apostats. Cette épée était appelée « al-'Awn » 287. Et le fait qu'il donna 288 à 'Abdullah ibn Jahsh 289 le jour d'Uhud – alors que son épée avait disparu 290 – une branche de palmier 291, et elle redevint dans sa main une épée. Parmi cela, sa bénédiction dans l'abondance de lait des brebis taries 292, comme l'histoire 293 de la brebis d'Umm Ma'bad 294, des chèvres 295 de Mu'awiya ibn Thawr 296, de la brebis d'Anas 297, des moutons 298 de Halima 299 sa nourrice, de sa chamelle laitière 300, de la brebis 301 de 'Abdullah ibn Mas'ud 302 – qui n'avait jamais été saillie par un bélier 303 – et de la brebis 304 d'al-Miqdad 305. Parmi cela 306, le fait qu'il approvisionna ses compagnons avec une outre 307 d'eau après l'avoir fermée 308 et avoir invoqué Dieu dedans. Quand vint l'heure de la prière, ils descendirent et l'ouvrirent ; et voilà qu'elle contenait du bon lait et du beurre à son orifice. D'après le récit de Hammad ibn Salama 309. Il passa la main 310 sur la tête de 'Umayr ibn Sa'd 311 et le bénit 312 ; il mourut à quatre-vingts ans sans avoir blanchi. Des histoires semblables furent rapportées pour plusieurs autres, parmi lesquels al-Sa'ib ibn Yazid 313 et Madluk 314. On trouvait chez 'Utba 315 ibn Farqad un parfum qui surpassait celui de ses femmes, parce que l'Envoyé de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – avait passé ses mains sur son ventre et son dos 316. Il essuya 317 le sang du visage de 'A'idh 318 ibn 'Amr, qui avait été blessé le jour de Hunayn 319, et pria pour lui ; il eut une marque blanche 320 comme celle d'un cheval 321. Il passa la main sur la tête de Qays 322 ibn Zayd al-Judhami et pria pour lui ; il vécut jusqu'à cent ans, et sa tête était blanche 323, mais l'endroit où la main du Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – avait touché ses cheveux resta noir 324. On l'appelait al-Agharr 325. Une histoire semblable 326 fut rapportée pour 'Amr ibn Tha'laba al-Juhani 327. Il passa la main sur le visage d'un autre 328, et une lumière resta sur son visage.
Il essuya 329 le visage de Qatāda ibn Milḥān 330, et son visage eut un éclat tel qu'on le regardait comme on regarde dans un miroir 331. Il posa 332 sa main sur la tête de Ḥanẓala ibn 333 Ḥudhaym et le bénit 334 ; alors on amenait à Ḥanẓala un homme dont le visage était enflé, ou une brebis dont la mamelle était enflée, et on posait [la main] à l'endroit de la paume du Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — et l'enflure disparaissait. Et 335 il souffla 336 sur le visage de Zaynab 337 bint Umm Salama une giclée d'eau, et on ne reconnaissait plus la beauté qu'il y avait sur le visage de cette femme. Et il essuya 338 la tête d'un enfant qui avait une infirmité 339, et il guérit 340 et ses cheveux devinrent droits. De même, il est rapporté 341 dans le récit d'al-Muhallab ibn Qabāla 342 et sur plusieurs autres enfants, malades et fous, et ils guérirent. Et un homme vint à lui 343 qui avait une hernie 344 ; il lui ordonna de l'asperger avec de l'eau d'une source dans laquelle il avait craché 345, et il le fit et guérit. Et d'après 346 Ṭāwūs 347 : on n'amena jamais au Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — quelqu'un qui avait une possession [démoniaque] sans qu'il frappât 348 sa poitrine, et la possession (la folie) ne disparût ; et il cracha dans un seau d'un puits, puis le versa dedans, et il s'en dégagea un parfum de musc. Et il prit 349 une poignée de terre le jour de Ḥunayn et la jeta au visage des mécréants en disant : « Que les visages soient enlaidies 350 ! » et ils s'en allèrent essuyant la poussière 351 de leurs yeux. Et Abū Hurayra 352 — que Dieu l'agrée — se plaignit à lui 353 de l'oubli ; il lui ordonna d'étendre son vêtement, puisa 354 avec sa main dedans, puis lui ordonna de le refermer ; il le fit, et il n'oublia plus rien par la suite. Et ce qui est rapporté de lui à ce sujet est abondant. Et il frappa 355 la poitrine de Jarīr 356 ibn ‘Abd Allāh et pria pour lui — car il lui avait mentionné qu'il ne tenait pas bien à cheval — et il devint l'un des meilleurs cavaliers arabes et les plus stables. Et il essuya 357 la tête de ‘Abd ar-Raḥmān ibn 358 Zayd ibn al-Khaṭṭāb, alors qu'il était petit et laid 359, et pria pour lui pour la bénédiction ; et il surpassa 360 les hommes en taille et en perfection. Chapitre vingt-quatrième : Ce qu'il a dévoilé des choses cachées et de ce qui sera Cela inclut ce qu'il a dévoilé des choses cachées et de ce qui sera ; les hadiths sur ce sujet sont une mer dont on ne peut atteindre le fond et dont on ne peut épuiser 361 l'abondance 362... Ce miracle fait partie de ses miracles connus avec certitude, dont la nouvelle nous est parvenue par transmission successive [tawātur], en raison du grand nombre de rapporteurs et de la concordance de leurs sens sur la connaissance de l'invisible. D'après 363 Ḥudhayfa 364 : L'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — se tint devant nous dans une station... et il ne laissa rien de ce qui arrivera depuis cette station jusqu'à l'Heure [dernière] sans le raconter ; celui qui l'a retenu l'a retenu, celui qui l'a oublié l'a oublié... Mes compagnons ici présents l'ont su... Et il arrive qu'une chose se produise, et je la reconnais et me la rappelle comme un homme se rappelle le visage d'un homme lorsqu'il l'a perdu de vue, puis quand il le voit, il le reconnaît. Puis Ḥudhayfa dit : Je ne sais si mes compagnons ont oublié ou ont fait semblant d'oublier... Par Dieu, l'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — n'a laissé aucun meneur de sédition jusqu'à la fin du monde, qui ait avec lui trois cents hommes ou plus, sans nous le nommer par son nom, le nom de son père et sa tribu. Et 365 Abū Dharr 366 dit : Nous avons quitté l'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — et aucun oiseau ne battait des ailes dans le ciel sans qu'il nous en eût donné une science. Et les auteurs des recueils authentiques et les imams ont rapporté ce qu'il a fait savoir à ses compagnons — que Dieu prie sur lui et le salue — de ce qu'il leur avait promis : la victoire sur leurs ennemis, la conquête de La Mecque 367, de Jérusalem 368, du Yémen, de la Syrie et de l'Irak 369, et l'apparition de la sécurité au point qu'une femme voyagera d'al-Ḥīra 370 à La Mecque sans craindre que Dieu 371... Et que Médine sera attaquée et que Khaybar 372 sera conquise par ‘Alī le lendemain même 373... Et ce que Dieu ouvrira à sa communauté des biens de ce monde et ce qu'ils recevront de sa splendeur 374... Et leur partage des trésors de Kisrā et de César 375, et ce qui se produira entre eux comme séditions, divergences et passions 376, et leur suivre la voie de ceux qui les ont précédés 377... Et leur division en soixante-treize sectes, dont une seule est sauvée 378... Et qu'ils 379 auront des tapis 380, et que l'un d'eux ira le matin 381 dans un habit 382 et reviendra le soir 383 dans un autre, et qu'on posera devant lui un plat 384 et qu'on enlèvera un autre, et qu'ils couvriront leurs maisons comme on couvre la Ka‘ba 385 ; puis il dit à la fin du hadith : « Et vous aujourd'hui, vous êtes meilleurs que vous ne serez ce jour-là... » Et qu'ils 386, quand ils marcheront avec orgueil 387 et que les filles de Perse et de Rome les serviront, Dieu retournera leur violence entre eux, et Il lâchera leurs méchants contre leurs bons, et ils combattront les Turcs 388, les Khazars 389 et les Romains, et la disparition de Kisrā et de la Perse, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus ni Kisrā ni Perse après lui, et la disparition de César jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de César après lui 390 ; et il mentionna que les Romains auront des cornes 391 jusqu'à la fin des temps... Et la disparition des meilleurs 392 parmi les hommes 393... Et le rapprochement du temps 394... Et la disparition de la science 395... Et l'apparition des séditions et du carnage 396... Et il dit 397 : « Malheur 398 aux Arabes d'un mal qui s'est approché. » Et que 399 la terre fut pliée 400 pour lui, et il vit ses levants et ses couchants ; et la royauté de sa communauté atteindra ce qui lui en a été plié. Et c'est pourquoi elle s'étendit vers les levants et les couchants, entre la terre de l'Inde, à l'extrême levant, jusqu'à la mer de Tanger 401, là où il n'y a pas de civilisation 402 au-delà ; cela, aucune nation parmi les nations ne l'a possédé ; et elle ne s'étendit pas vers le sud ni vers le nord de manière comparable. Et sa parole 403 : « Les gens de l'Ouest ne cesseront d'être manifestes sur la vérité jusqu'à ce que l'Heure se lève. » Ibn al-Madīnī 404 estima qu'il s'agit des Arabes, car ils sont spécialisés dans l'irrigation avec le seau 405 — c'est-à-dire le seau. Et d'autres estiment qu'il s'agit des gens du Maghreb ; et il est venu dans le hadith « al-Maghrib » ainsi, dans ce sens. Et dans un autre hadith 406 rapporté par Abū Umāma 407 : « Un groupe de ma communauté ne cessera d'être manifeste sur la vérité, dominant son ennemi, jusqu'à ce que l'ordre de Dieu leur vienne, et ils seront ainsi. » On dit : « Ô Envoyé de Dieu, où sont-ils ? » Il dit : « À Jérusalem. » Et il autorisa 408 la royauté des Banū Umayya et le gouvernement de Mu‘āwiya 409, et il lui recommanda 410 ; et la prise par les Banū Umayya des biens de Dieu comme butin 411 ; et la sortie 412 du fils d'al-‘Abbās avec les étendards noirs 413 et leur règne, plusieurs fois ce qu'ils ont possédé 414 ; et la sortie 415 du Mahdī 416... et ce qui adviendra aux gens de sa maison 417, leur meurtre, leur dispersion, et le meurtre 418 de ‘Alī 419... et que le plus misérable 420 est celui qui teindra celle-ci de celle-ci — c'est-à-dire sa barbe de sa tête — et qu'il est le partageur 421 du Feu : ses alliés entreront au Paradis et ses ennemis en Enfer... Et parmi ceux qui l'ont combattu se trouvent les Khārijites 422 et les Nāṣiba 423, et un groupe de ceux qui se réclament de lui parmi les Rāfiḍa 424 l'ont traité de mécréant 425. Et il dit 426 le meurtre de ‘Uthmān alors qu'il lisait dans le Coran, et que 427 Dieu pourrait lui revêtir une chemise 428... et qu'ils veulent le destituer 429... et que 430 son sang coulera sur Sa parole : « Dieu te suffira contre eux 431 ». Et que les séditions n'apparaîtront pas tant que ‘Umar 432 sera vivant 433 ; et le combat 434 d'az-Zubayr 435 contre ‘Alī 436 ; et les aboiements des chiens d'al-Ḥaw'ab 437 contre une de ses épouses 438 ; et que 439 beaucoup de tués seront tués autour d'elle, et elle sera sauvée après avoir failli périr... Et les chiens aboyèrent contre ‘Ā’isha 440 lors de son départ pour Bassora. Et que ‘Ammār 441 sera tué par le groupe rebelle 442 — et les compagnons de Mu‘āwiya 443 le tuèrent. Et il dit à ‘Abd Allāh 444 ibn az-Zubayr : « Malheur aux gens à cause de toi, et malheur à toi à cause des gens. » Et il dit 445 à propos de Quzmān 446, qui avait bien combattu avec les musulmans : « Il est parmi les gens du Feu » ; et il se suicida. Et il dit 447 à propos d'un groupe parmi lequel se trouvaient Abū Hurayra 448, Samura 449 ibn Jundub et Ḥudhayfa 450 : « Le dernier d'entre vous à mourir sera dans le Feu 451 » ; et certains d'entre eux s'enquirent les uns des autres ; et Samura fut le dernier à mourir, sénile et gâteux, et il se chauffa au feu et brûla dedans. Et il dit 452 à propos de Ḥanẓala 453 al-Ghasīl 454 : « Interrogez son épouse à mon sujet, car je... »
J'ai vu les anges le laver... On l'interrogea et elle dit : « Il était sorti en état d'impureté majeure (junub) et la situation l'avait pressé au point de l'empêcher de se laver. » Abû Sa'îd (611) - qu'Allah l'agrée - dit : « Et nous avons trouvé sa tête dégoulinante d'eau. » Il dit (612) : « Le califat est dans Quraysh... Et cette affaire (613) ne cessera d'être dans Quraysh tant qu'ils maintiendront la religion. » Et il dit (614) : « Il y aura dans Thaqîf un menteur et un destructeur (615). » On les vit (616) : al-Hajjâj (617) et al-Mukhtâr (618). Et que (619) Musaylima (620), Allah le mutilera (621) ; et que (622) Fâtima (623) sera la première de sa famille à le rejoindre ; et il avertit (624) de l'apostasie (ridda) et que (625) le califat après lui durera trente ans, puis deviendra une royauté. Et il en fut ainsi, jusqu'à la période (626) d'al-Hasan (627) ibn 'Alî. Et il dit (628) : « Cette affaire a commencé comme une prophétie et une miséricorde, puis elle sera une miséricorde et un califat, puis elle sera une royauté mordante (629) ('adûdan)... puis elle sera de l'insolence (630) ('utûwwan), de la tyrannie (631) (jabarûtan) et de la corruption dans la communauté... » Et il informa (632) au sujet d'Uways (633) al-Qaranî et des émirs (634) qui retardent la prière. Et dans (635) un autre hadith : « Trente imposteurs menteurs... l'un d'eux est le Dajjâl menteur (636) ; tous mentent sur Allah et Son Messager. » Et il dit (637) : « Il est proche que les non-Arabes ('ajam) se multiplient parmi vous, qu'ils mangent votre butin (638) (fay'akum) et qu'ils frappent vos nuques. Et (639) l'Heure ne se lèvera pas avant qu'un homme de Qahtân (641) ne mène les gens avec son bâton (640). » Et il dit (642) : « Les meilleurs d'entre vous sont ma génération, puis ceux qui les suivent, puis ceux qui les suivent. Puis après cela viendront des gens qui témoigneront sans (643) qu'on leur demande de témoigner, qui seront traités de traîtres sans être dignes de confiance, qui feront des vœux sans les tenir, et l'embonpoint (644) (as-siman) apparaîtra parmi eux. » Et il dit (645) : « Il ne viendra pas une époque sans que celle qui la suit soit pire. » Et il dit (646) : « La perte de ma communauté sera par des jeunes gens (647) (aghîlama) de Quraysh. » Abû Hurayra (648) dit en rapportant (649) : « Si je voulais, je vous les nommerais : les fils d'Untel et les fils d'Untel. » Et il informa (650) de l'apparition des Qadarites (651) (al-qadariyya) et (652) des Râfidites (653) (ar-râfida), de l'insulte (654) (sabb) des derniers de cette communauté envers les premiers, et de la rareté (655) des Ansâr (656) (al-ansâr) au point qu'ils deviendront comme le sel dans la nourriture ; leur affaire n'a cessé de se disperser jusqu'à ce qu'il ne leur reste plus de groupe... Et qu'ils rencontreront après lui la préférence (657) (athara). Et il informa (658) au sujet des Khârijites (659) (al-khawârij), de leur description et de l'homme à la main mutilée (660) (al-mukhdaj) qui est parmi eux, et que leur signe (661) (sîmâhum) est le rasage (662) (at-tahlîq). Et (663) celui qui voit (664) (râ'î) les moutons verra les têtes des gens ; et les gens nus et pieds nus rivaliseront dans la construction (665) (al-bunyân)... Et que (666) la servante enfantera sa maîtresse (667) (rabbatahâ) ; et que (668) Quraysh et les coalisés (al-ahzâb) ne l'attaqueront jamais, mais que c'est lui qui les attaquera (669). Et il informa (670) de la grande mortalité (671) (al-mawtân) qui surviendra après la conquête de Jérusalem (Bayt al-Maqdis) ; et de ce (672) qu'il a promis concernant l'habitation de Bassora (673) (al-Basra) ; et qu'ils (674) combattront en mer comme des rois sur des lits (675) (al-asirra) ; et que (676) si la religion était suspendue aux Pléiades (ath-thurayyâ), des hommes parmi les fils de Perse l'atteindraient. Et un vent se leva (677) lors de ses expéditions (678) (ghazawâtihi), et il dit : « Il s'est levé pour la mort d'un hypocrite (679) (munâfiq). » Lorsqu'ils revinrent à Médine, ils trouvèrent cela. Et il dit (680) à un groupe de ses compagnons : « La dent de l'un d'entre vous dans le Feu est plus grande que le mont Uhud (681). » Abû Hurayra dit : « Alors le groupe périt - c'est-à-dire mourut - et je restai avec un homme, qui fut tué comme apostat (682) (murtaddan) le jour d'al-Yamâma (683). » Et il informa (684) de celui qui avait détourné (685) (ghalla) des perles parmi les perles des Juifs, et elles furent trouvées dans ses bagages ; et de celui (686) qui avait détourné le manteau (687) (ash-shamla) et de l'endroit où il se trouvait (688). Et de sa chamelle (689) lorsqu'elle s'égara et comment elle s'accrocha à l'arbre avec son licou (690) (khitâmihâ) ; et de l'affaire (691) de la lettre de Hâtib (692) aux gens de La Mecque (693). Et de l'affaire (694) de 'Umayr (695) avec Safwân (696) lorsqu'il lui parla en secret et conclut un pacte avec lui pour tuer le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue. Lorsque 'Umayr vint vers le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - avec l'intention de le tuer, et que le Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue - l'informa de l'affaire et du secret, il embrassa l'Islam. Et il informa (697) de l'argent que son oncle al-'Abbâs (698) - qu'Allah l'agrée - avait laissé chez Umm al-Fadl (699) après l'avoir caché ; il dit : « Personne d'autre que moi et elle ne le savait. » Alors il embrassa l'Islam. Et il informa (700) qu'il tuerait Ubayy ibn Khalaf (701). Et concernant 'Utba ibn (702) Abî Lahab, qu'un chien parmi les chiens (703) d'Allah le dévorerait ; et concernant (704) les lieux de chute des gens de Badr ; et il en fut comme il l'avait dit. Et il dit (705) concernant al-Hasan (706) : « Ce fils mien est un maître (sayyid), et Allah réconciliera par lui deux groupes importants. » Et (707) à Sa'd (708) : « Peut-être seras-tu laissé en vie jusqu'à ce que des peuples tirent profit de toi et que d'autres soient lésés par toi (709). » Et il informa (710) du massacre des gens de Mu'ta (711) le jour où ils furent tués (712), alors qu'entre eux et lui il y avait un mois de marche ou plus. Et de la mort (713) du Négus (714) (an-Najâshî) le jour où il mourut (715), alors qu'il était dans son pays. Et il informa (716) Fayrûz (717) - lorsqu'il vint à lui comme envoyé de Kisrâ (718) (Kisrâ) - de la mort de Kisrâ ce jour-là. Lorsque Fayrûz vérifia l'histoire, il embrassa l'Islam. Et il informa (719) Abû Dharr (720) - qu'Allah l'agrée - de son expulsion (721) (tatrîdihi) comme cela arriva ; et il le trouva dormant dans la mosquée et lui dit : « Comment feras-tu lorsqu'on t'en expulsera ? » Il dit : « J'habiterai la Mosquée Sacrée (al-Masjid al-Harâm). » Il dit : « Et lorsqu'on t'en expulsera ? » ... le hadith (722). Et de sa vie (723) en solitaire ; et il informa (724) que la plus rapide de ses épouses à le rejoindre serait celle au bras le plus long ; et ce fut Zaynab (725), en raison de la longueur de son bras par l'aumône (as-sadaqa). Et il informa (726) du meurtre d'al-Husayn (727) à Karbalâ' (728) (at-Taff) ; et il sortit de sa main de la terre et dit : « C'est ici que se trouve sa couche (729) (madja'uhu). » Et il dit (730) concernant Zayd ibn Sûhân (731) : « Un membre de lui le précédera au Paradis », et sa main fut coupée (732) dans le jihad (733). Et il dit (734) concernant ceux qui étaient avec lui sur le mont Hirâ' : « Reste ferme, car sur toi il y a un Prophète, un Véridique (Siddîq) et un Martyr (Shahîd). » Et 'Alî (735), 'Umar (736), 'Uthmân (737), Talha (738) et az-Zubayr (739) furent tués, et Sa'd - qu'Allah les agrée - fut frappé d'une lance (740). Et il dit (741) à Surâqa (742) : « Comment feras-tu lorsque tu porteras les deux bracelets (743) (siwâray) de Kisrâ (744) ? » Lorsque ceux-ci furent apportés à 'Umar, il les lui fit porter et dit : « Louange à Allah qui les a enlevés à Kisrâ et les a fait porter à Surâqa (745). » Et il dit (746) : « Une ville sera bâtie entre le Tigre (747) (Dijla), le Dujayl (748), Qutrubbul (749) et as-Sarât (750) ; vers elle seront rassemblés les trésors de la terre, puis elle sera engloutie. » - Il voulait dire Bagdad. Et il dit (751) : « Il y aura dans cette communauté un homme appelé al-Walîd (752) ; il sera pire pour cette communauté que Pharaon (753) (Fir'awn) pour son peuple. » Et il dit (754) : « L'Heure ne se lèvera pas avant que deux groupes ne s'entretuent, alors que leur appel est le même (755). » Et il dit (756) à 'Umar au sujet de Suhayl ibn 'Amr (757) : « Peut-être prendra-t-il une position qui te réjouira, ô 'Umar. » Et il en fut ainsi : il prit à La Mecque la position d'Abû Bakr (758) le jour où leur parvint la nouvelle de la mort du Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - et il prononça un discours semblable au sien, les raffermit et renforça leurs discernements. Et il dit (759) à Khâlid (760) lorsqu'il l'envoya vers Ukaydir (761) : « Tu le trouveras en train de chasser des bovins. » Toutes ces choses furent trouvées de son vivant et après sa mort comme le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - l'avait dit. Jusqu'à ce dont il informa ses compagnons de leurs secrets et de leurs pensées intimes, et ce qu'il découvrit des secrets des hypocrites (munâfiqîn), de leur mécréance et de leurs paroles à son sujet et au sujet des croyants... au point que certains d'entre eux disaient à leur compagnon : « Tais-toi, car par Allah, s'il n'avait personne pour l'informer, les pierres de la plaine (762) (al-Bathâ') l'informeraient. » Et son information (763) sur la description de la sorcellerie par laquelle Labîd (764) ibn al-A'sam l'avait ensorcelé : qu'elle se trouvait dans un peigne (765) (mushṭ) et une fibre (766) (mushâqa) dans une spathe (767) (juff) d'un palmier mâle, et qu'elle avait été jetée dans le puits de Dharwân (768) ; et il en fut comme il l'avait dit, et on la trouva selon cette description. Et son information (769) à Quraysh que les termites (770) (al-arada) avaient mangé ce qui se trouvait dans leur pacte par lequel ils s'étaient ligués contre les Banû Hâshim (771) et avaient rompu leurs liens de parenté, et qu'elles n'y avaient laissé que tout nom d'Allah. Et ils le trouvèrent comme il l'avait dit. Et sa description aux mécréants de Quraysh de Jérusalem (Bayt al-Maqdis) lorsqu'ils le traitèrent de menteur au sujet du récit du Voyage Nocturne (al-Isrâ'), et sa description comme la description de quelqu'un qui la connaît ; et son information sur leurs chameaux qu'il avait croisés sur son chemin, et son annonce du moment de leur arrivée ; et tout cela fut comme il l'avait dit. Jusqu'à ce dont il informa (772) des événements qui auront lieu et qui ne sont pas encore advenus, parmi lesquels ceux dont les prémices sont apparus, comme sa parole : « La reconstruction (773) ('umrân) de Jérusalem (Bayt al-Maqdis) est la ruine de Yathrib (Médine) ; et la ruine de Yathrib est la sortie pour la grande bataille (774) (al-malhama) ; et la sortie pour la grande bataille est la conquête de Constantinople (775) (al-Qustantîniyya). »
Parmi les signes de l'Heure 455 et les indices de son avènement, ainsi que l'évocation de la Résurrection 456 et du Rassemblement 457.
- بِوَفْرِهَا : Dans leur abondance, c'est-à-dire en bon état et nombreux.
- عَنْ : D'après, indique la source du récit.
- أُهْبَانَ بْنِ أَوْسٍ : Uhban ibn Aws, un compagnon du Prophète.
- عَنْ : D'après.
- سَلَمَةَ بْنِ عَمْرِو بْنِ الْأَكْوَعِ : Salama ibn 'Amr ibn al-Akwa', un compagnon du Prophète.
- حَدِيثِ : Récit, tradition prophétique.
- أَبِي سَعِيدٍ : Abu Sa'id al-Khudri, un compagnon du Prophète.
- ابْنُ وَهْبٍ : Ibn Wahb, un érudit musulman.
- أَبِي سُفْيَانَ : Abu Sufyan ibn Harb, un chef mecquois qui s'est converti plus tard.
- صَفْوَانَ : Safwan ibn Umayya, un compagnon du Prophète.
- الْحَرَمَ : Le sanctuaire de La Mecque, zone sacrée où la chasse est interdite.
- خُلُوفًا : Déserte, vide de ses habitants.
- أَبِي جَهْلٍ : Abu Jahl, un ennemi juré du Prophète à La Mecque.
- عَنْ : D'après.
- عَبَّاسِ بْنِ مِرْدَاسٍ : 'Abbas ibn Mirdas, un compagnon du Prophète.
- ضِمَارٍ : Dhimar, nom d'une idole.
- إِنْشَادِهِ : Sa récitation, sa déclamation (de poésie).
- عَنْ : D'après.
- جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ : Jabir ibn 'Abdillah, un compagnon du Prophète.
- أَحْصِبْ : Jette des cailloux, impératif du verbe 'ahsaba'.
- عَنْ : D'après.
- أَنَسٍ : Anas ibn Malik, un compagnon du Prophète.
- أَنْصَارِيٍّ : Ansarien, un habitant de Médine ayant soutenu le Prophète.
- أَبُو بَكْرٍ : Abu Bakr as-Siddiq, le premier calife.
- عُمَر : 'Umar ibn al-Khattab, le deuxième calife.
- الْحَدِيثَ : Le récit, la tradition.
- عَنْ : D'après.
- أَبِي هُرَيْرَةَ : Abu Hurayra, un compagnon du Prophète.
- عَنْ : D'après.
- ثَعْلَبَةَ بْنِ مَالِكٍ : Tha'laba ibn Malik, un compagnon du Prophète.
- جَابِرِ : Jabir ibn 'Abdillah.
- عَبْدِ اللَّهِ : 'Abdillah, père de Jabir.
- يَعْلَى : Ya'la ibn Murra, un compagnon du Prophète.
- مُرَّةَ : Murra, père de Ya'la.
- عَبْدِ : 'Abd, serviteur.
- اللَّهِ بْنِ جَعْفَرٍ : 'Abdullah ibn Ja'far, un compagnon du Prophète.
- شَدَّ : Il attaquait, il se précipitait.
- مِشْفَرَهُ : Sa lèvre (du chameau).
- بَرَكَ : Il s'agenouilla (pour un chameau).
- خَطَمَهُ : Il le musela, lui mit une corde au nez.
- عَنْ : D'après.
- عَبْدِ الله : 'Abdullah ibn Abi Awfa, un compagnon.
- الْعَلَفِ : Le fourrage, la nourriture pour animaux.
- رِوَايَةٍ : Version, variante d'un récit.
- فِي : Dans.
- الْعَضْبَاءِ : Al-'Adba', nom d'une chamelle du Prophète.
- الْإِسْفَرَائِينِيُّ : Al-Isfarayini, un érudit musulman.
- ابْن وَهْبٍ : Ibn Wahb.
- وَرَوَى : Et il rapporta.
- وَرُوِيَ : Et il a été rapporté.
- أَنَسٍ : Anas ibn Malik.
- زَيْدِ بْنِ أَرْقَمَ : Zayd ibn Arqam, un compagnon.
- الْمُغِيرَةِ بْنِ شُعْبَةَ : Al-Mughira ibn Shu'ba, un compagnon.
- حَدِيثٍ : Récit.
- عَنْ : D'après.
- عَبْدِ اللَّهِ بْنِ قُرْطٍ : 'Abdullah ibn Qurt, un compagnon.
- بَدَنَاتٍ : Chamelles grasses destinées au sacrifice.
- ازْدَلَفْنَ : Elles se précipitèrent, s'approchèrent.
- عَنْ : D'après.
- أُمِّ سَلَمَةَ : Umm Salama, une épouse du Prophète.
- خِشْفَانِ : Deux faons (petits de la gazelle).
- رُوِيَ : A été rapporté.
- سَفِينَةَ : Safina, un affranchi du Prophète.
- مُعَاذٍ : Mu'adh ibn Jabal, un compagnon.
- هَمْهَمَ : Il grogna, émit un son guttural.
- رِوَايَةٍ : Version.
- يَغْمِزُنِي : Il me poussait, me touchait doucement.
- وَأَخَذَ : Et il prit.
- مِيسَمًا : Une marque, un signe distinctif.
- رُوِيَ : A été rapporté.
- إِبْرَاهِيمَ بْنِ حَمَّادٍ : Ibrahim ibn Hammad, un transmetteur de hadith.
- يَزِيدُ بْنُ شِهَابٍ : Yazid ibn Shihab, nom de l'âne.
- يَعْفُورًا : Ya'fur, nom donné à l'âne par le Prophète.
- بِئْرٍ : Puits.
- جَزَعًا وَحُزْنًا : Par angoisse et tristesse.
- حَدِيثُ : Le récit.
- حَدِيثِ : Le récit.
- رَافِعٍ : Rafi', un compagnon.
- مَا أَرَاكَ : Je ne te vois pas (capable de la garder).
- انْطَلَقَتْ : Partie, s'en est allée.
- ابْنُ قَانِعٍ : Ibn Qani', un érudit.
- قِبْلَتَهُ : Sa direction de prière.
- الْوَاقِدِيُّ : Al-Waqidi, un historien musulman.
- Muhammad : Le Prophète de l'islam, considéré comme le sceau des prophètes.
- Ruwiya : Il est rapporté, formule de transmission de hadith.
- Ibn Mulâ‘ib al-Asinna : Surnom d'un compagnon, littéralement 'fils du joueur de lances'.
- Istisqâ’ : Hydropisie, accumulation anormale de liquide dans le corps.
- Hathwa : Poignée, quantité que l'on peut prendre dans la main.
- Shafâ : Bord, rivage ; ici, au bord de la mort, agonisant.
- Al-‘Uqaylî : Muhammad ibn ‘Amr al-‘Uqaylî, savant en hadith du IIIe siècle de l'Hégire.
- Habîb : Prénom masculin signifiant 'aimé'.
- Ibyaddat ‘aynâhu : Ses yeux devinrent blancs, c'est-à-dire atteints de cataracte ou de leucome.
- Nafatha : Souffler légèrement avec un peu de salive, acte de bénédiction.
- Ibn thamânîn : Âgé de quatre-vingts ans.
- Kulthûm ibn al-Husayn : Compagnon du Prophète, participa à la bataille d'Uhud.
- Bari’a : Guérir, être guéri.
- Tafala : Cracher, souvent avec un peu de salive, pour guérir.
- Shajja : Blessure à la tête, plaie au crâne.
- ‘Abd Allâh : Prénom signifiant 'serviteur de Dieu'.
- Lam tumidd : Ne suppura pas, ne s'envenima pas.
- Tafala : Cracher, voir note 14.
- Ramid : Atteint d'ophtalmie, inflammation de l'œil.
- Nafatha : Souffler, voir note 10.
- Salama ibn al-Akwa‘ : Compagnon célèbre pour sa bravoure et sa rapidité.
- Zayd ibn Mu‘âdh : Compagnon, probablement Zayd ibn Mu‘âdh al-Ansârî.
- Ibn al-Ashraf : Ka‘b ibn al-Ashraf, poète juif de Médine hostile à l'islam.
- ‘Alî ibn al-Hakam : Compagnon, à ne pas confondre avec ‘Alî ibn Abî Tâlib.
- ‘Alî ibn Abî Tâlib : Cousin et gendre du Prophète, quatrième calife.
- Ba‘du : Après, par la suite.
- Abû Jahl : Surnom de ‘Amr ibn Hishâm, chef des polythéistes de La Mecque.
- Mu‘awwidh ibn ‘Afrâ’ : Compagnon, martyr de Badr.
- Ibn Wahb : ‘Abd Allâh ibn Wahb, savant égyptien en hadith et jurisprudence.
- Min riwâyatihi : D'après sa narration, c'est-à-dire d'après Ibn Wahb.
- Habîb ibn Yasâf : Compagnon, participa à Badr.
- ‘Âtiq : Épaule, partie entre le cou et le bras.
- Mâla shiqqahu : Son côté pencha, signe de paralysie ou de faiblesse.
- Imra’a : Femme.
- Khath‘am : Tribu arabe du sud de l'Arabie.
- Balâ’ : Épreuve, infirmité, maladie.
- ‘Aqala : Acquérir l'intelligence, la raison.
- Ibn ‘Abbâs : ‘Abd Allâh ibn ‘Abbâs, cousin du Prophète, grand exégète du Coran.
- Junûn : Folie, possession démoniaque.
- Tha‘‘a tha‘‘atan : Vomir, rejeter par la bouche.
- Jarw aswad : Petit chien noir, désignant ici un démon ou une substance impure.
- Inkafa’at : Se renverser, basculer.
- Muhammad ibn Hâtib : Compagnon, fils de Hâtib ibn Abî Balta‘a.
- Li-hînihi : Sur-le-champ, immédiatement.
- Shurahbîl al-Ju‘fî : Compagnon de la tribu de Ju‘fî.
- Sal‘a : Excroissance, tumeur, verrue.
- ‘Inân : Rêne, bride d'un animal.
- Yat hanuha : Frotter, masser.
- Athar : Trace, marque.
- Ashadda hayâ’ : Plus pudique, plus modeste.
- Mutawâtir : Hadith rapporté par de nombreuses chaînes de transmission, considéré comme certain.
- Hadîth : Parole, acte ou approbation du Prophète.
- Hudhayfa : Hudhayfa ibn al-Yamân, compagnon proche du Prophète.
- Anas : Anas ibn Mâlik, serviteur du Prophète et célèbre transmetteur de hadiths.
- Ummî : Ma mère, ici Umm Sulaym, mère d'Anas.
- ‘Ikrima : ‘Ikrima, affranchi d'Ibn ‘Abbâs, savant en exégèse.
- Yu‘âddûn : Se compter, atteindre le nombre de.
- Riwâya : Narration, version d'un hadith.
- Saqt : Fausse couche, enfant mort-né.
- Minhu : Parmi cela, c'est-à-dire parmi les invocations exaucées.
- ‘Abd al-Rahmân ibn ‘Awf : Compagnon riche et généreux, un des dix promis au Paradis.
- Fa’ûs : Pioche, outil pour creuser.
- Majalat : Avoir des ampoules, se couvrir de callosités.
- Nayyif : Plus de, au-delà de.
- Fâshiya : Abondante, répandue.
- ‘Îr : Caravane de chameaux.
- Aqtâb : Bâts, selles de chameau.
- Ahlâs : Selles, housses de selle.
- Da‘â : Invoquer, prier pour ou contre.
- Mu‘âwiya : Mu‘âwiya ibn Abî Sufyân, fondateur du califat omeyyade.
- Sa‘d : Sa‘d ibn Abî Waqqâs, compagnon et général, conquérant de la Perse.
- Istujîba lahu : Être exaucé, sa prière fut acceptée.
- Da‘â : Invoquer, voir note 69.
- ‘Umar : ‘Umar ibn al-Khattâb, deuxième calife de l'islam.
- Abû Jahl : Voir note 27.
- Ibn Mas‘ûd : ‘Abd Allâh ibn Mas‘ûd, compagnon et éminent lecteur du Coran.
- Istisqâ’ : Prière pour demander la pluie.
- Qâla : Il dit.
- Abû Qatâda : Al-Hârith ibn Rib‘î, compagnon, cavalier émérite.
- Sha‘r : Cheveux, poils.
- Qâla : Il dit.
- Al-Nâbigha : Surnom de plusieurs poètes ; ici, probablement al-Nâbigha al-Ja‘dî, compagnon poète.
- Yafdud : Briser, casser.
- Fâk : Bouche.
- Thaghr : Denture, éclat des dents.
- Da‘â : Invoquer, voir note 69.
- Ibn ‘Abbâs : Voir note 38.
- Al-Habr : Le savant, le docteur de la loi.
- Turjumân : Interprète, traducteur.
- Da‘â : Invoquer, voir note 69.
- ‘Abd Allâh ibn Ja‘far : Compagnon, neveu de ‘Alî, connu pour sa générosité.
- Safqa : Poignée de main lors d'une transaction, marché.
- Da‘â : Invoquer, voir note 69.
- Al-Miqdâd : Al-Miqdâd ibn al-Aswad, compagnon, un des premiers musulmans.
- Gharâ’ir : Outres, sacs en cuir pour liquides.
- Da‘â : Invoquer, voir note 69.
- ‘Urwa : ‘Urwa ibn Abî al-Ja‘d, compagnon, aussi appelé ‘Urwa al-Bâriqî.
- Kunâsa : Balayures, ordures ; ici, lieu où l'on jette les ordures.
- Ruwiya : Il est rapporté, voir note 2.
- Gharaqada : Surnom d'un compagnon, peut-être un arbre.
- Naddat : S'enfuir, s'échapper.
- I‘sâr : Tourbillon de vent, tempête.
- Da‘â : Invoquer, voir note 69.
- Umm : Mère.
- Da‘â : Invoquer, voir note 69.
- ‘Alî : ‘Alî ibn Abî Tâlib, voir note 25.
- Al-harra wa al-qurra : La chaleur et le froid.
- Da‘â : Invoquer, voir note 69.
- Fâtima : Fille du Prophète, épouse de ‘Alî.
- Al-Tufayl ibn ‘Amr : Compagnon, chef de la tribu de Daws.
- Âya : Signe, miracle.
- Muthla : Mutilation, difformité.
- Dhû al-Nûr : Celui qui possède la lumière, surnom.
- Da‘â : Invoquer, voir note 69.
- Mudar : Tribu arabe du nord, ancêtre des Quraysh.
- Da‘â : Invoquer, voir note 69.
- Kisrâ : Titre des rois sassanides de Perse.
- da‘ā : Invoqua Dieu contre quelqu'un, formule d'imprécation.
- qāla : Dit, ordonna.
- rajul : Homme non nommé.
- qāla : Dit en prière.
- ‘Utba ibn Abī Lahab : Fils d'Abu Lahab, oncle du Prophète, hostile à l'islam.
- qāla : Dit en imprécation.
- imra’a : Femme non nommée.
- ḥadīth : Récit prophétique.
- ‘Abd Allāh ibn Mas‘ūd : Compagnon éminent, transmetteur de hadiths.
- salā : Entrailles, placenta d'un animal.
- da‘ā : Invoqua contre.
- al-Ḥakam ibn Abī al-‘Āṣ : Oncle du Prophète, père de Marwan, connu pour ses grimaces.
- ṣallā llāhu ‘alayhi wa-sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète.
- ay lā : C'est-à-dire : non, il faisait signe que non.
- da‘ā : Invoqua contre.
- Muḥallim ibn Jaththāma : Compagnon, impliqué dans un meurtre.
- lafaẓathu : Le rejeta, la terre ne l'accepta pas.
- ṣudd : Paroi, flanc de vallée.
- raḍamū : Entassèrent des pierres sur sa tombe.
- jaḥada : Nia, renia une vente.
- Khuzayma : Khuzayma ibn Thabit, compagnon, surnommé Dhu l-Shahadatayn.
- shahida : Témoigna.
- ba‘da : Après que le Prophète eut acheté le cheval.
- shāṣiya : Boiteuse, levant la patte.
- karāmāt : Miracles, faveurs divines accordées aux saints.
- Anas ibn Mālik : Compagnon, serviteur du Prophète.
- Abī Ṭalḥa : Compagnon, père adoptif d'Anas.
- yaqṭif : Aller au petit trot.
- qaṭūf : Lent, qui va doucement.
- baḥr : Mer, métaphore pour la rapidité et l'endurance.
- nakhas : Piqua avec un bâton.
- Jābir : Jabir ibn 'Abd Allah, compagnon.
- yamlik : Maîtriser, contrôler.
- zimām : Longe, rêne.
- Ju‘ayl al-Ashja‘ī : Compagnon.
- mikhfaqa : Fouet, badine.
- barraka : Bénit, prononça une bénédiction.
- ithnay ‘ashar alf : Douze mille (dirhams ou dinars).
- Sa‘d ibn ‘Ubāda : Compagnon, chef des Khazraj.
- himlāj : Cheval ou âne rapide, au trot allongé.
- lā yusāyar : Impossible à suivre.
- qalansuwa : Bonnet, coiffe.
- Khālid ibn al-Walīd : Compagnon, célèbre général.
- nuṣr : Victoire.
- Ṣaḥīḥ : Recueil de hadiths authentiques, notamment al-Bukhari et Muslim.
- Asmā’ : Asma' bint Abi Bakr, sœur de 'Aisha.
- jubbat ṭayālis : Tunique en soie ou en laine fine.
- al-Qāḍī Abū ‘Alī : Juge et traditionniste.
- Abū l-Qāsim ibn al-Ma’mūn : Savant traditionniste.
- qaṣ‘a : Bol large, plat.
- Jahjāh al-Ghifārī : Compagnon.
- qaḍīb : Bâton, canne.
- ākila : Gangrène, ulcère rongeant.
- ḥawl : Année.
- waḍū’ : Ablutions, eau des ablutions.
- nazafat : Tarir, s'épuiser.
- a‘dhab : Plus douce, plus agréable.
- Baysān : Nom d'une source.
- majja : Crachota, projeta de la salive.
- misk : Musc, parfum.
- al-Ḥasan : Petit-fils du Prophète, fils de 'Ali et Fatima.
- al-Ḥusayn : Petit-fils du Prophète, frère d'al-Hasan.
- sakatā : Se turent, cessèrent de pleurer.
- Umm Mālik : Femme compagne.
- ‘ukka : Outre en peau pour le beurre clarifié.
- udm : Accompagnement du pain, condiment.
- ‘aṣarat : Pressa l'outre pour en extraire le beurre.
- Salmān : Salman al-Farisi, compagnon perse.
- wadiyya : Jeune palmier, plant.
- ta‘allaq : Prendre racine, s'enraciner.
- tuṭ‘im : Produire des fruits.
- ūqiyya : Once, mesure de poids (environ 40 grammes).
- ghayruh : Un autre que le Prophète.
- al-Bazzār : Ahmad ibn 'Amr al-Bazzar, traditionniste.
- fī : Dans le récit de.
- Ḥanash ibn ‘Uqayl : Compagnon.
- sawīq : Farine d'orge ou de blé mélangée à de l'eau ou du lait.
- a‘ṭā : Donna.
- Qatāda ibn al-Nu‘mān : Compagnon.
- muẓlima muṭīra : Sombre et pluvieuse.
- ‘urjūn : Branche de palmier, régime sec.
- ‘ashr : Dix pas.
- minhā : Parmi ces miracles.
- ‘Ukāsha : Compagnon, martyr.
- jidhl : Morceau, tronçon.
- ṣārim : Tranchant, coupant.
- al-‘Awn : Nom de l'épée, signifiant 'le secours'.
- daf‘uh : Le fait qu'il donna.
- ‘Abd Allāh ibn Jaḥsh : Compagnon, martyr à Uhud.
- dhahaba sayfuh : Son épée avait disparu, perdue.
- ‘asīb : Branche de palmier, rachis.
- durūr al-shiyāh al-ḥawā’il : Abondance de lait chez les brebis taries.
- qiṣṣa : Histoire, récit.
- Umm Ma‘bad : Femme qui hébergea le Prophète lors de l'Hégire.
- a‘nuz : Chèvres.
- Mu‘āwiya ibn Thawr : Compagnon.
- Anas : Anas ibn Malik.
- ghanam : Moutons, chèvres.
- Ḥalīma : Nourrice du Prophète.
- shārif : Chamelle laitière.
- shāt : Brebis, chèvre.
- ‘Abd Allāh ibn Mas‘ūd : Compagnon.
- yanzū : Sauter, monter (pour un bélier).
- shāt : Brebis.
- al-Miqdād : Compagnon.
- min dhālika : Parmi cela.
- siqā’ : Outre à eau.
- awkāhu : Fermer l'outre en serrant le lien.
- Ḥammād ibn Salama : Traditionniste.
- masaḥa : Passa la main.
- ‘Umayr ibn Sa‘d : Compagnon.
- barraka : Bénit.
- al-Sā’ib ibn Yazīd : Compagnon.
- Madlūk : Compagnon.
- ‘Utba : Compagnon.
- masaḥa bi-yadayhi ‘alā baṭnihi wa-ẓahrih : Passa ses mains sur son ventre et son dos.
- salata : Essuya, enleva.
- ‘Ā’idh : Compagnon.
- Ḥunayn : Bataille de Hunayn.
- ghurra : Marque blanche, cicatrice brillante.
- ghurrat al-faras : Étoile blanche sur le front du cheval.
- Qays : Compagnon.
- abyaḍ : Blanc, cheveux blancs.
- aswad : Noir, resté noir.
- al-Agharr : Surnom signifiant 'celui qui a une marque blanche au front'.
- ruwiya : Fut rapporté.
- ‘Amr ibn Tha‘laba al-Juhanī : Compagnon.
- ākhar : Un autre homme non nommé.
- masaḥa : Essuyer, passer la main sur quelque chose, souvent dans un contexte de bénédiction ou de guérison.
- Qatāda ibn Milḥān : Compagnon du Prophète, de la tribu des Banū ‘Abd al-Qays.
- mir’āt : Miroir ; le visage du compagnon devint si brillant qu'on pouvait s'y mirer.
- waḍa‘a : Poser, placer ; geste de bénédiction en posant la main sur la tête.
- Ḥanẓala ibn Ḥudhaym : Compagnon du Prophète, connu pour sa barbe blanche.
- bāraka : Bénir, prononcer une bénédiction.
- wa : Conjonction de coordination 'et'.
- nafaḥa : Souffler, insuffler ; ici, souffler de l'eau sur le visage.
- Zaynab bint Umm Salama : Fille de Umm Salama, épouse du Prophète ; Zaynab était sa belle-fille.
- masaḥa : Voir note 485.
- ‘āha : Infirmité, défaut physique, maladie.
- bara’a : Guérir, être guéri.
- ruwiya : Il est rapporté ; forme passive du verbe 'rapporter'.
- al-Muhallab ibn Qabāla : Personnage dont le récit est cité comme exemple de guérison par le Prophète.
- atāhu : Il vint à lui ; verbe 'venir' avec suffixe.
- udra : Hernie, tumeur scrotale.
- majja : Cracher, projeter un liquide de la bouche.
- ‘an : D'après, de la part de ; préposition indiquant la source.
- Ṭāwūs : Ṭāwūs ibn Kaysān, éminent savant et successeur (tābi‘ī) yéménite.
- ṣakka : Frapper, donner un coup ; ici, frapper la poitrine.
- akhadha : Prendre, saisir.
- shāhat : Que les visages soient enlaidies ; formule d'imprécation.
- qadhā : Poussière, saleté qui entre dans l'œil.
- Abū Hurayra : Célèbre compagnon du Prophète, grand rapporteur de hadiths.
- shakā : Se plaindre, exposer une doléance.
- gharafa : Puiser de l'eau avec la main ou un récipient.
- ḍaraba : Frapper, donner un coup.
- Jarīr ibn ‘Abd Allāh : Compagnon du Prophète, chef de la tribu des Bajīla.
- masaḥa : Voir note 485.
- ‘Abd ar-Raḥmān ibn Zayd ibn al-Khaṭṭāb : Fils de Zayd ibn al-Khaṭṭāb, compagnon et frère de ‘Umar.
- damīm : Laid, de mauvaise apparence.
- ḍara‘a : Surpasser, dépasser en taille ou en qualité.
- yanzifu : Épuiser, tarir ; verbe à la forme négative.
- ghamru : Abondance, grande quantité ; ici, l'abondance de la mer.
- ‘an : Voir note 502.
- Ḥudhayfa : Ḥudhayfa ibn al-Yamān, compagnon du Prophète, connu pour sa connaissance des fitan (séditions).
- qāla : Il dit ; verbe introducteur de parole.
- Abū Dharr : Abū Dharr al-Ghifārī, compagnon du Prophète, connu pour son ascétisme.
- fatḥ Makka : Conquête de La Mecque par les musulmans en l'an 8 de l'Hégire.
- Bayt al-Maqdis : Jérusalem, littéralement 'la Maison Sainte'.
- al-Yaman, al-Shām, al-‘Irāq : Yémen, Syrie (Grande Syrie), Irak.
- al-Ḥīra : Ancienne ville d'Irak, capitale des Lakhmides.
- lā takhāfu illā Allāh : Ne craignant que Dieu ; expression de sécurité totale.
- Khaybar : Oasis au nord de Médine, conquise par les musulmans en l'an 7 de l'Hégire.
- ‘Alī : ‘Alī ibn Abī Ṭālib, cousin et gendre du Prophète, quatrième calife.
- zahratuhā : Sa splendeur, son éclat ; désigne les biens et plaisirs du monde.
- Kisrā wa Qayṣar : Kisrā : titre des rois sassanides ; Qayṣar : César, titre des empereurs byzantins.
- al-ahwā’ : Passions, désirs ; souvent utilisé pour désigner les divergences doctrinales.
- sabīl man qablahum : La voie de ceux qui les ont précédés ; allusion aux communautés juive et chrétienne.
- firqa wāḥida : Une seule secte ; référence au hadith des 73 sectes, dont une seule est sauvée.
- annahā : Que... ; conjonction introduisant une proposition.
- anmāṭ : Tapis, couvertures ; pluriel de nimṭ.
- yaghdu : Il va le matin ; verbe indiquant une action matinale.
- ḥulla : Habit, vêtement de luxe composé de deux pièces.
- yarūḥu : Il revient le soir ; verbe indiquant une action vespérale.
- ṣaḥfa : Plat, assiette large.
- al-Ka‘ba : La Kaaba, sanctuaire à La Mecque, recouvert d'une étoffe (kiswa).
- innahum : Eux ; pronom de la troisième personne du pluriel.
- al-miṭīṭā’ : Marche orgueilleuse, démarche fière et affectée.
- al-Turk : Les Turcs ; peuple d'Asie centrale.
- al-Khazar : Les Khazars ; peuple turc du Caucase.
- lā Kisrā wa lā Fārisa... lā Qayṣar : Plus de Kisrā ni de Perse... plus de César ; annonce de la disparition des empires perse et byzantin.
- dhāt qurūn : Ayant des cornes ; expression désignant des périodes ou des puissances successives.
- al-amthal : Le meilleur, le plus excellent ; pluriel de mathīl ou de mithl.
- min al-nās : Parmi les hommes ; complément de 'meilleur'.
- taqārub al-zamān : Rapprochement du temps ; signe de la fin des temps, les nuits et jours semblent plus courts.
- qabḍ al-‘ilm : Disparition de la science ; retrait de la connaissance religieuse par la mort des savants.
- al-haraj : Carnage, grand massacre ; synonyme de fitna.
- qāla : Voir note 521.
- wayl : Malheur, calamité ; exclamation de menace.
- annahu : Que... ; conjonction.
- zuwiyat : Fut pliée ; verbe passif, indique que la terre fut rassemblée et présentée au Prophète.
- baḥr Ṭanja : Mer de Tanger ; désigne l'océan Atlantique au large du Maroc.
- lā ‘imāra : Pas de civilisation, pas de construction ; terres inhabitées.
- qawluhu : Sa parole ; référence à une parole du Prophète.
- Ibn al-Madīnī : ‘Alī ibn ‘Abd Allāh al-Madīnī, grand savant du hadith, maître d'al-Bukhārī.
- al-gharb : Le seau ; instrument pour puiser l'eau. Jeu de mots avec 'al-Gharb' (l'Ouest).
- ḥadīth : Hadith ; récit rapportant une parole ou action du Prophète.
- Abū Umāma : Abū Umāma al-Bāhilī, compagnon du Prophète.
- ajāza : Autoriser, permettre ; ici, le Prophète autorisa le califat des Omeyyades.
- Mu‘āwiya : Mu‘āwiya ibn Abī Sufyān, fondateur de la dynastie omeyyade.
- waṣṣāhu : Il lui recommanda ; le Prophète fit des recommandations à Mu‘āwiya.
- duwal : Butin, biens pris comme de la propriété ; pluriel de dūla.
- khurūj : Sortie, révolte ; ici, la révolte abbasside.
- al-rāyāt al-sūd : Les étendards noirs ; symbole des Abbassides.
- ad‘āf mā malakū : Plusieurs fois ce qu'ils ont possédé ; amplification de la puissance abbasside.
- khurūj : Voir note 568.
- al-Mahdī : Le Mahdi ; figure eschatologique musulmane qui viendra à la fin des temps.
- ahl baytihi : Les gens de sa maison ; la famille du Prophète.
- qatl : Meurtre, assassinat.
- ‘Alī : Voir note 529.
- ashqāhā : Le plus misérable d'elle ; superlatif de shaqī (misérable).
- qasīm : Partageur, celui qui divise ; ‘Alī est décrit comme partageur du Feu.
- al-Khawārij : Les Kharijites ; secte musulmane dissidente.
- al-Nāṣiba : Les Nāṣiba ; ceux qui haïssent ‘Alī et les Alides.
- al-Rawāfiḍ : Les Rāfiḍa ; terme péjoratif pour les chiites qui 'rejettent' les premiers califes.
- kaffarūhu : Ils l'ont traité de mécréant ; verbe kaffara.
- qāla : Voir note 521.
- anna : Que ; conjonction.
- qamīṣ : Chemise ; métaphore pour une épreuve ou un vêtement de patience.
- khal‘uhu : Sa destitution ; le destituer du califat.
- annahu : Voir note 555.
- fa-sayakfīkahumu Allāh : Dieu te suffira contre eux ; verset coranique (2:137).
- ‘Umar : ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb, deuxième calife.
- ḥayyan : Vivant ; adverbe de temps.
- muḥāraba : Combat, guerre.
- al-Zubayr : Az-Zubayr ibn al-‘Awwām, compagnon et cousin du Prophète.
- ‘Alī : Voir note 529.
- kilāb al-Ḥaw’ab : Les chiens d'al-Ḥaw’ab ; lieu près de Bassora.
- ba‘ḍ azwājihi : Une de ses épouses ; il s'agit de ‘Ā’isha.
- annahu : Voir note 555.
- ‘Ā’isha : ‘Ā’isha bint Abī Bakr, épouse du Prophète.
- ‘Ammār : ‘Ammār ibn Yāsir, compagnon du Prophète.
- al-fi’a al-bāghiya : Le groupe rebelle ; désigne les adversaires de ‘Alī.
- aṣḥāb Mu‘āwiya : Les compagnons de Mu‘āwiya ; ses partisans.
- ‘Abd Allāh : ‘Abd Allāh ibn az-Zubayr, fils d'az-Zubayr, compagnon et calife contesté.
- qāla : Voir note 521.
- Quzmān : Quzmān, un hypocrite qui combattit aux côtés des musulmans à Uhud.
- qāla : Voir note 521.
- Abū Hurayra : Voir note 508.
- Samura : Samura ibn Jundub, compagnon du Prophète.
- Ḥudhayfa : Voir note 520.
- fī al-nār : Dans le Feu ; en Enfer.
- qāla : Voir note 521.
- Ḥanẓala : Ḥanẓala ibn Abī ‘Āmir, compagnon tué à Uhud.
- al-Ghasīl : Le lavé ; surnom de Ḥanẓala car les anges le lavèrent après sa mort.
- as-Sā‘ah : L'Heure : terme coranique désignant le Jour du Jugement dernier.
- an-Nashr : La Résurrection : le fait d'être ressuscité après la mort.
- al-Ḥashr : Le Rassemblement : la réunion de toutes les créatures pour le Jugement.
Première section : Sur l'exaltation par le Très-Haut, le Très-Élevé, de la dignité du…
Première section : Sur l'exaltation par le Très-Haut, le Très-Élevé, de la dignité du Prophète élu [1] — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — en parole et en acte.
et les récits des pieux et des pervers, du Paradis et de l'Enfer, et des lieux de rassemblement du Jour de la Résurrection. Il suffit, pour ce chapitre, d'être un recueil à part, comprenant des sections à lui seul. Dans ce que nous avons indiqué comme subtilités des hadiths que nous avons mentionnés, il y a une suffisance, et la plupart d'entre eux se trouvent dans le Sahih 1 et chez les imams. Et Allah est le Guide vers le succès. Chapitre vingt-cinquième : La protection d'Allah pour lui contre les gens et sa suffisance contre leur nuisance. Allah, le Très-Haut, a dit : « Et Allah te protégera des gens 2 ». Et Il a dit : « Et endure patiemment le jugement de ton Seigneur, car tu es sous Nos yeux 3 ». Et Il a dit : « Allah ne suffit-Il pas à Son serviteur 4 ? » On a dit : « à Son serviteur Muhammad, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, contre ses ennemis associateurs », et on a dit autre chose. Et Il a dit : « Nous t'avons suffisamment protégé contre les railleurs 5 ». Et Il a dit : « Et quand ceux qui ont mécru complotaient contre toi 6 » jusqu'à la fin du verset. D'après Aïcha 7, qu'Allah soit satisfait d'elle, elle a dit : « Le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, était gardé jusqu'à ce que ce verset soit descendu : « Et Allah te protégera des gens ». Alors le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, sortit sa tête de la coupole 8 et dit : « Ô gens ! Allez-vous-en, car mon Seigneur, Puissant et Majestueux, m'a protégé ». Et il a été rapporté que le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsqu'il descendait dans un lieu, ses compagnons lui choisissaient un arbre sous lequel il faisait la sieste 9. Un bédouin vint à lui, dégaina 10 son épée, puis dit : « Qui te protégera de moi ? » Il répondit : « Allah, Puissant et Majestueux ». Alors la main du bédouin trembla, son épée tomba, et il frappa sa tête contre l'arbre jusqu'à ce que sa cervelle coule. Et le verset descendit 11. Cette histoire a été rapportée dans le Sahih, et que Ghawrath 12 ibn al-Harith était l'homme de cette histoire, et que le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui pardonna, et il retourna vers son peuple et dit : « Je suis venu à vous de chez le meilleur des hommes 13 ». Et une histoire similaire a été racontée, qu'elle lui est arrivée le jour de Badr, alors qu'il s'était isolé de ses compagnons pour satisfaire un besoin, et un homme 14 parmi les hypocrites le suivit, et il mentionna la même chose 15. Et il a été rapporté 16 qu'une histoire semblable lui est arrivée lors de l'expédition de Ghatafan 17 à Dhi Amr 18 avec un homme nommé Da'thour 19 ibn al-Harith, et que l'homme embrassa l'islam. Lorsqu'il retourna vers son peuple qui l'avait incité 20 contre lui, et qu'il était leur chef et le plus courageux d'entre eux, ils lui dirent : « Où est ce que tu disais ? Tu avais l'occasion ! » Il répondit : « J'ai vu un homme blanc, grand, qui m'a poussé la poitrine, je suis tombé sur le dos, et l'épée m'a échappé. J'ai su que c'était un ange, et j'ai embrassé l'islam. » On a dit : et c'est à son sujet que descendit : « Ô vous qui avez cru ! Rappelez-vous le bienfait d'Allah sur vous, quand un peuple voulut porter la main sur vous 21 » jusqu'à la fin du verset. Et dans la version d'al-Khattabi 22, Ghawrath ibn al-Harith al-Muharibi voulut assassiner le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et il ne s'aperçut de sa présence que lorsqu'il se tenait à sa tête, l'épée dégainée 23. Il dit : « Ô Allah, suffis-moi contre lui comme Tu voudras. » Alors il tomba sur son visage à cause d'une zullakha 24 qui lui fut infligée entre les épaules, et son épée lui échappa des mains. Et « az-zullakha » est une douleur au dos. Et on a dit autre chose à propos de son histoire, et on a mentionné que c'est à son sujet que descendit : « Ô vous qui avez cru ! Rappelez-vous le bienfait d'Allah sur vous, quand un peuple voulut 25 » jusqu'à la fin du verset. Et on a dit : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, craignait Quraysh. Lorsque ce verset descendit, il s'allongea sur le dos et dit : « Que celui qui veut m'abandonne m'abandonne. » Et 'Abd 26 ibn Humayd mentionna 27 : « La porteuse de bois 28 plaçait des 'idah 29 – qui sont des pierres 30 – sur le chemin du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et il les foulait comme s'il foulait une dune de sable meuble 31. » Et Ibn Ishaq 32 mentionna d'elle que lorsqu'elle apprit la descente de « Que périssent les deux mains d'Abu Lahab 33 et qu'il périsse 34 » et sa mention avec ce qu'Allah mentionna d'elle et de son mari comme blâme, elle vint au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, alors qu'il était assis dans la mosquée avec Abu Bakr 35. Dans sa main, elle avait un fihr 36 de pierres. Lorsqu'elle s'arrêta devant eux, elle ne vit qu'Abu Bakr, car Allah avait voilé sa vue de Son Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Elle dit : « Ô Abu Bakr, où est ton compagnon ? Il m'est parvenu qu'il me satire. Par Allah, si je le trouvais, je le frapperais à la bouche avec ce fihr. » Et d'après al-Hakam ibn Abi al-'As 37, il a dit : « Nous nous donnâmes rendez-vous contre le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, quand nous le verrions, jusqu'à ce que nous entendions une voix derrière nous, et nous pensions qu'il ne restait personne à Tihama 38. Nous tombâmes évanouis. Nous ne reprîmes connaissance qu'après qu'il eut terminé sa prière et qu'il fut retourné chez les siens. Puis nous nous donnâmes rendez-vous une autre nuit. Nous vînmes, et quand nous le vîmes, as-Safa et al-Marwa 39 vinrent et s'interposèrent entre nous et lui. » Et d'après 'Umar 40, qu'Allah soit satisfait de lui : « Abu Jahl 41 ibn Hudhayfa et moi nous donnâmes rendez-vous une nuit pour tuer le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Nous vînmes à sa demeure et l'entendîmes. Il ouvrit la prière et récita : « L'inévitable 42... » jusqu'à « En vois-tu un seul qui subsiste 43 ? » Alors Abu Jahl frappa l'épaule de 'Umar et dit : « Sauve-toi ! » Et ils s'enfuirent. Ce fut l'un des préludes à l'islam de 'Umar, qu'Allah soit satisfait de lui. » Et parmi cela 44, il y a l'exemple célèbre et la protection parfaite, lorsque Quraysh lui fit peur et se réunit pour le tuer, et ils complotèrent contre lui la nuit. Il sortit de sa maison vers eux, se tint au-dessus de leurs têtes, alors qu'Allah avait voilé leurs yeux, et il répandit de la poussière sur leurs têtes, et il se dégagea d'eux. Et sa protection 45 contre leur vue dans la grotte 46 par ce qu'Allah lui prépara comme signes. Et parmi cela, l'araignée qui tissa sur lui, au point qu'Umayya ibn Khalaf 47 dit, quand ils dirent : « Entrons dans la grotte » : « Quel besoin avez-vous d'y entrer ? Il y a sur elle une toile d'araignée que je vois 48 comme si elle datait d'avant la naissance de Muhammad. » Et deux colombes se posèrent à l'entrée de la grotte. Quraysh dit : « S'il y avait quelqu'un à l'intérieur, les colombes ne seraient pas là. » Et son histoire 49 avec Suraqa 50 ibn Malik ibn Ju'shum lors de l'Hégire. Quraysh avait mis une prime 51 sur lui et sur Abu Bakr 52. Il en fut informé, monta son cheval et le suivit. Lorsqu'il s'approcha de lui, le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, invoqua contre lui, et les jambes de son cheval s'enfoncèrent 53 dans le sol. Il en tomba et consulta le sort par les flèches 54, et ce qu'il détestait lui sortit. Puis il remonta et s'approcha jusqu'à entendre la récitation du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qui ne se retournait pas, tandis qu'Abu Bakr, qu'Allah soit satisfait de lui, se retournait. Il dit au Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Nous sommes rattrapés. » Il dit : « Ne t'afflige pas, car Allah est avec nous 55. » Alors [le cheval] s'enfonça une seconde fois jusqu'aux genoux, et il en tomba. Il le frappa, et il se releva, et de ses jambes sortait comme de la fumée. Il les appela en leur donnant la sécurité. Le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui écrivit un sauf-conduit, écrit par Ibn Fuhayra 56, et on a dit : par Abu Bakr. Et il les informa des nouvelles, et le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui ordonna de ne laisser personne les rattraper. Il s'en retourna en disant aux gens : « Vous êtes suffisamment protégés de ce qui est ici. » Et on a dit : plutôt, il leur dit : « Je vois que vous avez invoqué contre moi ; alors invoquez pour moi. » Et il fut sauvé. Et dans son cœur, il eut la conviction de la victoire du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Et dans un autre récit 57, un berger connut leur affaire et partit en courant pour informer Quraysh. Lorsqu'il arriva à La Mecque, son cœur fut frappé 58, et il ne sut plus quoi faire, et oublia pourquoi il était venu, jusqu'à ce qu'il retourne à son lieu. Et Abu Jahl 59 vint à lui 60 – selon ce qu'ont mentionné Ibn Ishaq 61 et d'autres – avec une pierre alors qu'il était prosterné, et Quraysh regardait, pour la jeter sur lui. Mais la pierre colla à sa main, et ses mains se desséchèrent jusqu'à son cou, et il recula en arrière. Puis il lui demanda d'invoquer pour lui, ce qu'il fit, et ses mains se délièrent. Il s'était engagé avec Quraysh à cela et avait juré que s'il le voyait, il le frapperait 62. Ils l'interrogèrent sur son affaire, et il mentionna qu'un étalon, tel qu'il n'en avait jamais vu, s'était interposé entre lui et [le Prophète], voulant le dévorer. Le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « C'est Gabriel ; s'il s'était approché, il l'aurait saisi. » Et as-Samarqandi 63 mentionna qu'un homme 64 des Banu al-Mughira 65
Il vint au Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) pour le tuer, mais Allah lui voila la vue, et il ne vit pas le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et entendit sa parole... Il retourna vers ses compagnons, mais ne les vit pas jusqu'à ce qu'ils l'appelassent. Et il est mentionné que c'est à propos de ces deux histoires que fut révélé : « Nous avons mis des carcans à leurs cous 66 » (versets 74-75). Parmi cela, ce qu'a mentionné Ibn Ishaq 67 dans son récit, lorsqu'il sortit vers les Banu Qurayza 68 avec ses compagnons... Il s'assit contre le mur de l'une de leurs forteresses 69... Alors 'Amr ibn Jihash 70, l'un d'eux, se leva pour jeter sur lui une meule... Mais le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) se leva et retourna à Médine, et les informa de leur histoire. Et l'on a dit que Sa parole : « Ô vous qui avez cru ! Rappelez-vous le bienfait d'Allah sur vous, quand un peuple 71 » fut révélée à propos de cette histoire. Et as-Samarqandi 72 a rapporté qu'il sortit vers les Banu an-Nadir 73 pour demander de l'aide concernant le prix du sang 74 des deux Kilabites 75 que 'Amr ibn Umayya 76 avait tués... Alors Huyayy 77 ibn Akhtab lui dit : « Assieds-toi, ô Abou al-Qasim 78, jusqu'à ce que nous te nourrissions et te donnions ce que tu nous as demandé. » Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) s'assit donc avec Abou Bakr 79 et 'Umar 80 (qu'Allah les agrée), et Huyayy se concerta 81 avec eux pour le tuer... Alors Jibril 82 (sur lui la paix) informa le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) de cela... Il se leva comme s'il voulait satisfaire un besoin, jusqu'à ce qu'il entrât dans Médine. Et les exégètes ont mentionné le sens du hadith 83 d'après Abou Hourayra 84 (qu'Allah l'agrée) : Abou Jahl 85 promit à Quraysh 86 : « Si je vois Muhammad prier, je lui piétinerai le cou. » Quand le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) pria, ils l'en informèrent, et il vint. Mais lorsqu'il s'approcha de lui, il tourna le dos et s'enfuit 87 sur ses talons 88, se protégeant de ses mains. On l'interrogea, et il dit : « Quand je me suis approché de lui, j'ai aperçu un fossé rempli de feu, j'ai failli y tomber, et j'ai vu une terreur immense et un battement d'ailes 89 qui remplissait la terre. » Alors le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Ce sont les anges... S'il s'était approché, ils l'auraient déchiqueté membre par membre. » Puis fut révélé au Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : « Non ! L'homme devient certes rebelle 90... » jusqu'à la fin de la sourate. Et l'on rapporte 91 que Shayba 92 ibn 'Uthman al-Hajabi 93 l'atteignit le jour de Hunayn 94 – et Hamza 95 avait tué son père et son oncle – et il dit : « Aujourd'hui, je vengerai mon sang sur Muhammad. » Quand les gens se mêlèrent, il vint par derrière et leva son épée pour l'abattre sur lui. Il dit : « Quand je me suis approché de lui, une flamme 96 de feu s'éleva vers moi, plus rapide que l'éclair... Je tournai le dos et m'enfuis... Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) me sentit... Il m'appela, posa sa main sur ma poitrine – alors que j'étais la créature la plus haïssable à mes yeux – et il ne la retira qu'après que je fus devenu la créature la plus aimable à mes yeux. Il me dit : « Avance et combats. » Je m'avançai devant lui, frappant de mon épée et le protégeant de ma personne, et si j'avais rencontré mon père à ce moment-là, je l'aurais frappé pour le défendre. » Et d'après 97 Fadala 98 ibn 'Amr : « Je voulus tuer le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) l'année de la Conquête 99, alors qu'il tournait autour de la Maison 100. Quand je m'approchai de lui, il dit : « Fadala ? » Je dis : « Oui. » Il dit : « Que te disais-tu à toi-même ? » Je dis : « Rien. » Il rit et implora le pardon pour moi, et posa sa main sur ma poitrine, et mon cœur s'apaisa. Par Allah, il ne la retira qu'après que rien de ce qu'Allah a créé ne me fût plus aimable que lui. » Et parmi les célèbres 101 récits à ce sujet, celui de 'Amir ibn at-Tufayl 102 et d'Arbad ibn Qays 103 lorsqu'ils vinrent en délégation auprès du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). 'Amir lui dit : « Je vais occuper le visage de Muhammad pour toi, et toi, frappe-le. » Mais il ne le vit rien faire. Quand il lui en parla, il lui dit : « Par Allah, chaque fois que j'ai voulu le frapper, je t'ai trouvé entre lui et moi. Vais-je donc te frapper ? » Et parmi Sa protection 104 de lui (Exalté soit-Il) : de nombreux juifs et devins 105 avertirent Quraysh à son sujet, les informèrent de sa puissance sur eux et les incitèrent à le tuer, mais Allah (Exalté soit-Il) le protégea jusqu'à ce que Son ordre s'accomplît en lui. Et parmi cela, Son soutien par la terreur 106 devant lui à un mois de marche, comme l'a dit le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). VINGT-SIXIÈME CHAPITRE : SES CONNAISSANCES ET SES SCIENCES (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) Parmi ses miracles éclatants, ce qu'Allah a rassemblé pour lui comme connaissances et sciences, et dont Il l'a particulièrement doté : la connaissance de tous les intérêts de ce monde et de la religion, la connaissance des affaires de Ses lois et des règles de Sa religion, de la politique de Ses serviteurs et des intérêts de Sa communauté, de ce qui s'est passé dans les nations avant lui, des récits des prophètes et des messagers, des tyrans et des siècles passés depuis Adam jusqu'à son époque, la préservation de leurs lois et de leurs livres, la mémorisation de leurs biographies, le récit de leurs nouvelles et des jours d'Allah 107 parmi eux, les descriptions de leurs personnalités et la divergence de leurs opinions, la connaissance de leurs durées et de leurs âges, des sagesses de leurs sages, la controverse avec chaque nation de mécréants, la réfutation de chaque groupe de gens du Livre 108 par ce qui est dans leurs livres, les informant de leurs secrets et de leurs sciences cachées, les informant de ce qu'ils avaient dissimulé et altéré... jusqu'à la maîtrise des langues des Arabes, des termes rares de leurs différentes factions, la connaissance de leurs jours 109, de leurs proverbes, de leurs sagesses et des significations de leurs poèmes, la spécialisation dans les paroles concises 110... jusqu'à la connaissance de la formulation de paraboles correctes et de sagesses évidentes pour faciliter la compréhension de ce qui est obscur et clarifier ce qui est problématique... jusqu'à l'établissement des fondements de la Loi 111 dans laquelle il n'y a ni contradiction ni faiblesse... tandis que sa Loi comprend les meilleurs caractères et les louables manières, et toute chose bonne et préférable 112. Aucun athée doué d'un esprit sain n'en a rien renié, sauf par égarement 113 ; bien au contraire, tout négateur et mécréant de l'époque préislamique 114, lorsqu'il entendait ce à quoi il appelait, le jugeait correct et l'approuvait sans demander de preuve. Ensuite, ce qu'il leur a permis comme bonnes choses 115 et leur a interdit comme mauvaises choses 116, et par quoi il a protégé leurs personnes, leurs honneurs et leurs biens par des châtiments et des peines légales 117 dans l'immédiat, et par la menace du feu dans l'au-delà – ce dont la science n'est connue et que nul ne peut accomplir, même en partie, sauf celui qui a pratiqué l'étude, s'est consacré aux livres et a fréquenté 118 certaines de ces choses – jusqu'à la maîtrise de diverses sciences et arts de la connaissance, comme la médecine, l'interprétation des rêves 119, les lois successorales 120, le calcul, la généalogie, et d'autres sciences parmi lesquelles les gens de savoir ont pris ses paroles (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) comme modèle et fondement dans leur science. Comme sa parole (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) 121 : « Le rêve est pour le premier interprète 122, et il est sur la patte d'un oiseau 123. » Et sa parole 124 : « Les rêves sont de trois sortes : un rêve véridique, un rêve que l'homme se raconte à lui-même, et un rêve de tristesse venant du diable. » Et sa parole 125 : « Quand le temps se rapprochera 126, le rêve du croyant ne mentira guère. » Et sa parole 127 : « L'origine de toute maladie est le froid 128. » Et ce qui a été rapporté 129 de lui dans le hadith d'Abou Hourayra 130 (qu'Allah l'agrée) : « L'estomac est le bassin du corps, et les veines y affluent » – bien que ce hadith ne soit pas authentique à cause de sa faiblesse et de son caractère fabriqué 131 ; ad-Daraqutni 132 en a parlé. Et sa parole 133 : « Ce dont vous vous soignez : l'ergot 134, le gargarisme 135, la saignée 136, et la marche 137 ; et le meilleur moment pour la saignée est le dix-septième, le dix-neuvième et le vingt-et-unième jour 138... Et dans le bois indien 139, il y a sept remèdes, dont la pleurésie 140. » Et sa parole 141 : « Le fils d'Adam ne remplit pas de récipient pire que son ventre... » jusqu'à sa parole : « S'il doit absolument le faire, alors un tiers pour la nourriture, un tiers pour la boisson et un tiers pour la respiration. »
Et de sa parole (132) – et il avait été interrogé au sujet de Saba’ (133) : « Est-ce un homme, une femme ou une terre ? » Il répondit : « Un homme qui engendra dix fils : six s’orientèrent (tayāmanū) (134) et quatre s’occidentèrent (tashā’amū) (135) » – le hadith dans sa longueur. Et de même sa réponse (136) concernant la généalogie de Quḍā‘a (137), et d’autres choses encore que la préoccupation des Arabes pour la généalogie les contraignit à l’interroger sur ce sur quoi ils divergeaient. Et sa parole (138) : « Ḥimyar (139) est la tête des Arabes et leur canine ; Madhḥij (140) est leur sommet (hāmatuhā) (141) et leur gorge (ghalṣamatuhā) (142) ; Al-Azd (143) est leur garrot (kāhiluhā) (144) et leur crâne (jumjumatuha) (145) ; Hamdān est leur garrot (ghāribuhā) (146) et leur cime (dhirwatihā) (147). » Et sa parole (148) : « Le temps a tourné comme il était le jour où Dieu créa les cieux et la terre. » Et sa parole (149) au sujet du Bassin (al-ḥawḍ) (150) : « Ses angles sont égaux (sawā’) (151). » Et sa parole (152) dans le hadith sur la mention [de Dieu] (al-dhikr) : « La bonne action est récompensée par dix fois ses semblables : ce sont donc cent cinquante sur la langue et mille cinq cents dans la balance (153). » Et sa parole (154) alors qu’il se trouvait dans un lieu : « Quel bon endroit pour le bain (al-ḥammām) (155) celui-ci ! » Et sa parole (156) : « Ce qui est entre l’Orient et l’Occident est une direction de prière (qibla) (157). » Et sa parole (158) à ‘Uyayna (159) ou à Al-Aqra‘ (160) : « Je suis plus connaisseur des chevaux (afras) (161) que toi. » Et sa parole (162) à son secrétaire : « Place la plume sur ton oreille, car cela aide davantage à se souvenir (adkhar) (163) pour celui qui dicte (al-mumill) (164). » Ceci, bien qu’il – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui – n’écrivît pas, mais il reçut la science de toute chose, au point que des traditions (āthār) sont parvenues concernant sa connaissance des lettres de l’écriture et de leur belle représentation. Comme sa parole (165) : « N’allongez pas (lā tamuddū) (166) ‘Bismi Llāhi r-Raḥmāni r-Raḥīm’ » – rapporté par Ibn Sha‘bān (167) via Ibn ‘Abbās (168). Et sa parole (169) dans un autre hadith rapporté de Mu‘āwiya (170) – qu’il écrivait en sa présence – que le Prophète lui dit : « Jette l’encrier (ad-dawāta) (171), incline la plume (ḥarrif al-qalam) (172), redresse le Bā’ (173), espace le Sīn (174), ne rends pas borgne le Mīm (lā tu‘wir al-mīm) (175), embellis ‘Allāh’ (176), allonge ‘ar-Raḥmān’ (177) et rends beau ‘ar-Raḥīm’ (178). » Et ceci, même si la tradition n’est pas authentique quant au fait qu’il écrivit, il n’est pas improbable qu’il ait reçu la science de cela tout en étant empêché d’écrire et de lire. Quant à sa science des langues des Arabes et sa mémorisation des significations de leurs poèmes, c’est une chose célèbre. Nous en avons signalé une partie au début du livre. Et de même sa mémorisation de nombreuses langues des nations. Comme sa parole dans le hadith (179) : « Sanah sanah (180) », qui signifie « bonne (ḥasana) » en abyssin (al-ḥabashiyya) (181). Et sa parole (182) : « Et le ‘haraj’ (183) sera abondant », qui signifie « le meurtre (al-qatl) » dans cette langue (184). Et sa parole (185) dans le hadith d’Abū Hurayra (186) : « Ashkamb dardam (187) », c’est-à-dire « mal de ventre (waja‘ al-baṭn) » en persan (al-fārisiyya), et d’autres choses encore… que ne connaît, ni ne maîtrise, ni ne pratique, même en partie, que celui qui a pratiqué l’étude, s’est consacré aux livres et a fréquenté assidûment leurs spécialistes toute sa vie. Or, lui était un homme, comme Dieu Très-Haut l’a dit : « illettré (ummī) », qui n’avait ni écrit ni lu, et n’était pas connu pour avoir fréquenté quiconque ayant cette qualité, ni n’avait grandi parmi un peuple possédant une science ou une lecture de quoi que ce soit de ces choses, et n’était connu auparavant pour aucune d’elles. Dieu Très-Haut a dit : « Tu ne récitais auparavant aucun Livre et tu n’en traçais pas de ta main droite (189) » – le verset. La somme des connaissances des Arabes était seulement la généalogie, les récits de leurs ancêtres, la poésie et l’éloquence. Et ils n’obtinrent cela qu’après s’être spécialisés dans cette science, s’être occupés à la rechercher et à en débattre avec ses spécialistes. Or, cet art n’est qu’une goutte dans l’océan de sa science – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui. Il n’y a aucun moyen pour l’impie de nier quoi que ce soit de ce que nous avons mentionné. Et les mécréants n’ont trouvé d’autre ruse pour repousser ce que nous avons exposé que leur parole : « Ce ne sont que des légendes des anciens (asāṭīr al-awwalīn) (190) » et « Ce n’est qu’un homme qui l’enseigne (innamā yu‘allimuhu bashar) (191) ». Dieu réfuta leur parole par Sa parole : « La langue de celui qu’ils désignent est étrangère (a‘jamī), et ceci est une langue arabe claire (lisān ‘arabī mubīn) (192). » De plus, ce qu’ils ont dit est une obstination contre l’évidence. Car celui à qui ils attribuaient son enseignement était soit Salmān (193), soit l’esclave (al-‘abd) (194) byzantin (ar-rūmī). Or, Salmān ne le connut qu’après l’Hégire et la révélation d’une grande partie du Coran, et la manifestation d’innombrables signes. Quant au Byzantin, il s’était converti à l’islam et lisait devant le Prophète – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui. On a divergé sur son nom. On a dit aussi que le Prophète s’asseyait près de lui à al-Marwa. Or, tous deux étaient de langue étrangère (a‘jamiyyā al-lisān). Et ce sont les plus éloquents des orateurs (al-fuṣaḥā’ al-ludd) (195) et les plus diserts des rhéteurs (al-khuṭabā’ al-lusn) (196) qui furent incapables d’égaler ce qu’il apporta, d’en produire un semblable, et même d’en comprendre la description, la forme de composition et l’agencement. Qu’en serait-il donc d’un étranger balbutiant (alkan) (197) ? Certes, Salmān (198), ou Bal‘ām (199) le Byzantin, ou Ya‘īsh (200), ou Jabr (201), ou Yasār (202) – selon les divergences sur son nom – vécurent parmi eux, ils leur parlaient durant toute leur vie. A-t-on rapporté de l’un d’eux quoi que ce soit de semblable à ce qu’apportait Muḥammad – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui ? A-t-on connu l’un d’eux pour avoir une connaissance quelconque de cela ? Qu’est-ce qui empêcha alors l’ennemi, malgré son grand nombre, sa persévérance (du’ūb) (203) dans la recherche et la force de sa jalousie, de s’asseoir auprès de cet homme pour apprendre de lui aussi de quoi l’égaler, et d’apprendre de lui de quoi argumenter contre ses partisans, comme le fit an-Naḍr ibn (204) al-Ḥārith avec ce par quoi il mystifiait (yumakhriq) (205) à partir des récits de ses livres ? Le Prophète ne s’absenta jamais de son peuple, ni ne multiplia ses voyages vers les pays des Gens du Livre, de sorte qu’on puisse dire qu’il en tirait son savoir. Au contraire, il ne cessa de demeurer parmi eux, gardant les troupeaux dans son enfance et sa jeunesse, selon la coutume de leurs prophètes. Puis il ne sortit de leur pays que pour un ou deux voyages (safra aw safratayn) (206) durant lesquels son séjour ne fut pas assez long pour permettre l’apprentissage, même d’un peu. Qu’en serait-il donc du beaucoup ?! Bien plus, durant ses voyages, il était en compagnie de son peuple et de sa tribu, sans s’absenter d’eux. Et sa situation, durant tout son séjour à La Mecque, ne fut jamais marquée par un enseignement ou des visites à un docteur juif (ḥabr) (207), un prêtre (qiss) (208), un astrologue ou un devin (kāhin) (209). Bien plus, même si tout cela avait eu lieu, la venue de ce qu’il apporta dans le miracle du Coran aurait suffi à trancher toute excuse, à réfuter tout argument et à éclaircir (mujalliyan) (211) toute chose. **Le vingt-septième chapitre : Ses informations concernant les Anges et les djinns** Parmi ses particularités – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui –, ses miracles éclatants et ses signes manifestes, figurent ses informations concernant les Anges et les djinns, le secours que Dieu lui apporta par les Anges, l’obéissance des djinns envers lui, et le fait que nombre de ses Compagnons les virent. Dieu Très-Haut a dit : « Si tous deux (212) conspirent contre lui (213), alors Dieu est son allié (mawlāhu) (214), ainsi que Gabriel (Jibrīl) (215) » – le verset. Et Il dit (216) : « Quand ton Seigneur révéla aux Anges : “Je suis avec vous, affermissez donc ceux qui ont cru.” » Et Il dit : « Quand vous imploriez le secours (tastaghīthūn) (217) de votre Seigneur, Il vous exauça : “Je vais vous renforcer…” (218) » – les deux versets. Et Il dit : « Et quand Nous dirigeâmes vers toi (ṣarafnā) (219) un groupe (nafaran) (220) de djinns pour écouter le Coran (221) » – le verset. D’après ‘Abd Allāh (222) (223) qui dit : « Il a vraiment vu certains des plus grands signes de son Seigneur (224). » Il dit (225) : « Il vit Gabriel – la paix soit sur lui – sous sa forme, ayant six cents ailes. » Le récit (226) de son entretien avec Gabriel, Isrāfīl (227) et d’autres Anges, ainsi que ce qu’il vit de leur multitude et de l’immensité des formes de certains d’entre eux la nuit de l’Ascension (al-isrā’), est célèbre. Et un groupe de ses Compagnons les vit en sa présence en diverses occasions. Ainsi, ses Compagnons virent (228) Gabriel – la paix soit sur lui – sous la forme d’un homme l’interrogeant sur l’islam et la foi. Et Ibn ‘Abbās (230), Usāma (231) ibn Zayd et d’autres virent (229) Gabriel chez lui sous la forme de Diḥya (233). Et Sa‘d (235) vit (234) à sa droite et à sa gauche Gabriel et Michaël (Mīkā’īl) (236) sous la forme de deux hommes vêtus de blanc. Et des récits similaires viennent de plusieurs autres. Et certains d’entre eux entendirent (237) le grondement (zajr) (238) des Anges [menant] leurs chevaux.
Le jour de Badr, certains 142 virent les têtes des mécréants voler sans voir celui qui frappait. Et Abū Sufyān 143 ibn al-Ḥārith 144 vit ce jour-là des hommes blancs sur des chevaux pie 145 entre ciel et terre, que rien ne pouvait arrêter. Les anges 146 serraient la main de ‘Imrān 147 ibn Ḥuṣayn. Et le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) montra à Ḥamza 148 Gabriel dans la Ka‘ba, et il tomba évanoui. ‘Abd Allāh ibn Mas‘ūd 149 vit les djinns la nuit des djinns 150 et entendit leurs paroles, et il les compara aux hommes Zutt 151. Ibn Sa‘d 152 mentionna que lorsque Muṣ‘ab ibn ‘Umayr 153 fut tué le jour d’Uḥud, un ange prit l’étendard sous son apparence, et le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) lui disait : « Avance, ô Muṣ‘ab ! » L’ange lui dit : « Je ne suis pas Muṣ‘ab », et il sut que c’était un ange 154. Plusieurs auteurs 155 rapportèrent d’après ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb 156 (que Dieu l’agrée) qu’il dit : « Alors que nous étions assis avec le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue), voici qu’un vieillard vint, une canne à la main. Il salua le Prophète, qui lui rendit le salut et dit : “Voix des djinns 157. Qui es-tu ?” Il répondit : “Je suis Hāma ibn al-Haym 158 ibn Lāqis 159 ibn Iblīs 160.” » Il mentionna qu’il avait rencontré Noé 161 et ceux après lui dans un long récit 162, et que le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) lui apprit des sourates du Coran. Al-Wāqidī 163 mentionna que Khālid 164 tua, lors de la destruction d’al-‘Uzzā 165, une femme noire 166 qui sortit vers lui, les cheveux épars, nue ; il la trancha 167 de son épée, et informa le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue), qui lui dit : « C’était al-‘Uzzā. » Le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) dit : « Un démon 168 s’est échappé 169 cette nuit pour interrompre ma prière, mais Dieu m’a donné pouvoir sur lui ; je l’ai saisi et voulu l’attacher à un pilier 170 des piliers de la mosquée pour que vous le voyiez tous, mais je me suis souvenu de l’invocation de mon frère Salomon 171 : “Seigneur, pardonne-moi et accorde-moi un royaume qui ne convienne à personne après moi 172”, et Dieu le renvoya humilié 173. » Ce sujet est vaste. Chapitre vingt-huitième : Nouvelles de lui, ses attributs et les signes de sa mission chez les docteurs, les moines et les savants de ce temps. Parmi les preuves de sa prophétie et les signes de sa mission, ce que les nouvelles ont rapporté de façon continue des moines et des docteurs, et des savants des Gens du Livre, au sujet de son attribut, de l’attribut de sa communauté, de son nom, de ses signes, et du sceau qui était entre ses épaules. Et ce qui a été trouvé de cela dans les poèmes des monothéistes antérieurs 174, comme la poésie de Tubba‘ 175, d’al-Aws 176 ibn Ḥāritha, de Ka‘b 177 ibn Lu’ayy, de Sufyān 178 ibn Mujāshi‘, de Quss 179 ibn Sā‘ida, et ce qui a été rapporté de Sayf 180 ibn Dhī Yazan et d’autres. Et ce qui a été connu de son affaire par Zayd ibn 181 ‘Amr ibn Nufayl, Waraqa 182 ibn Nawfal, ‘Uthkalān 183 al-Ḥimyarī, les savants juifs 184, Shāmūl 185 leur savant, compagnon de Tubba‘, au sujet de son attribut et de son histoire, et ce qui a été trouvé 186 de cela dans la Torah et l’Évangile, que les savants ont rassemblé et expliqué, et que des gens dignes de confiance parmi ceux 187 qui ont embrassé l’islam ont transmis, comme Ibn Salām 188, les Banū Sa‘ya 189, Ibn 190 Yāmīn, Mukhayrīq 191, Ka‘b 192 et leurs semblables parmi les savants juifs convertis, et Baḥīrā 193, Nasṭūr 194 d’Abyssinie, le maître 195 de Buṣrā, Ḍaghāṭir 196, l’évêque 197 du Shām, al-Jārūd 198, Salmān 199, Tamīm 200, le Negus 201, les chrétiens d’Abyssinie 202, les évêques 203 de Najrān 204 et d’autres parmi les savants chrétiens convertis. Héraclius 205 l’a reconnu, ainsi que le maître 206 de Rome 207, tous deux chefs des chrétiens, et Muqawqis 208 maître d’Égypte, le cheikh 209 son compagnon, Ibn Ṣūriyā 210, Ibn Ukhtub 211 et son frère, Ka‘b 212 ibn Asad, al-Zubayr 213 ibn Bāṭiyā et d’autres savants juifs que l’envie 214 et la jalousie 215 poussèrent à persister dans la misère. Les récits à ce sujet sont nombreux et ne se limitent pas. Il a frappé 216 les oreilles des juifs et des chrétiens par ce qu’il mentionna être dans leurs livres de son attribut et de l’attribut de ses compagnons, et argumenta contre eux par ce que leurs Écritures 217 contenaient de cela, et les blâma d’avoir altéré cela, de l’avoir caché et d’avoir tordu 218 leurs langues en exposant son affaire, et les appela à la mubāhala 219 contre le menteur, mais aucun d’eux n’osa le contredire ni montrer ce qu’il les obligeait à exhiber de leurs livres ; s’ils avaient trouvé le contraire de sa parole, l’exhiber leur eût été plus facile que de sacrifier leurs vies et leurs biens, de dévaster leurs demeures et de renoncer au combat. Il leur dit : « Dis : Apportez donc la Torah et récitez-la, si vous êtes véridiques 220 », jusqu’à ce que les devins 221 annoncèrent, comme Shāfi‘ 222 ibn Kulayb, Shiqq 223, Saṭīḥ 224, Sawād 225 ibn Qārib, Khunāfir 226, Af‘ā 227 de Najrān, Jadhīl 228 ibn Jadhīl al-Kindī, Ibn Khaṣa 229 al-Dawsī, Sa‘d 230 ibn Bint Kurayz, Fāṭima bint al-Nu‘mān 231, et tant d’autres innombrables. Jusqu’à ce qui apparut sur les langues des idoles 232 de sa prophétie et de l’avènement de sa mission, et ce qui fut entendu des voix des djinns 233, des sacrifices 234 sur les pierres dressées 235, des cavités des statues 236, et ce qui fut trouvé du nom du Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) et de l’attestation de sa mission, écrit sur les pierres et les tombes en écriture ancienne, combien cela est abondant et célèbre 237 ! Et la conversion de ceux qui se convertirent pour cette raison est connue et mentionnée. [Chapitre vingt-neuvième : Ce qui arriva à sa naissance] Que Dieu le bénisse et le salue. Parmi cela, ce qui apparut comme signes à sa naissance, et ce que sa mère et ceux qui y assistèrent racontèrent comme prodiges 238, et le fait qu’il 239 leva la tête lorsqu’elle l’enfanta, fixant le ciel du regard, et ce qu’elle 240 vit de la lumière qui sortit avec lui lors de son accouchement 241, et ce que 242 vit alors Umm ‘Uthmān 243 ibn Abī al-‘Āṣ de la chute des étoiles et de l’apparition de la lumière lors de sa naissance, au point qu’elle ne voyait que la lumière, et la parole d’al-Shifā’ 244 mère d’‘Abd al-Raḥmān ibn ‘Awf : « Lorsqu’il tomba (que Dieu le bénisse et le salue) dans mes mains et poussa son cri 245, j’entendis quelqu’un dire : “Que Dieu te fasse miséricorde 246 !” Et la lumière illumina pour moi l’espace entre l’Orient et l’Occident, au point que je vis les palais de Rome. » Et ce que 247 reconnurent Ḥalīma 248 et son mari 249, ses nourrices 250, de sa bénédiction, l’abondance de son lait et du lait de sa chamelle 251, la prospérité 252 de ses brebis, la rapidité de sa croissance et la beauté de son développement. Et ce qui 253 arriva comme prodiges la nuit de sa naissance : le tremblement de l’iwan 254 de Kisrā 255, la chute de ses créneaux 256, l’assèchement 257 du lac 258 de Tibériade 259, l’extinction du feu de Perse, qui brûlait depuis mille ans sans s’éteindre 260, et le fait que 261 lorsqu’il mangeait avec son oncle Abū Ṭālib 262 et sa famille, étant petit, ils étaient rassasiés et désaltérés 263, mais quand 264 il était absent et qu’ils mangeaient sans lui, ils n’étaient pas rassasiés 265. Tous les 266 enfants d’Abū Ṭālib se réveillaient ébouriffés 267, tandis que lui (que Dieu le bénisse et le salue) se réveillait lisse 268, huilé 269, enduit de khôl 270. Umm Ayman 271, sa nourrice 272, dit : « Je n’ai jamais vu le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) se plaindre de faim ou de soif, petit ou grand. » Et parmi cela 273, la protection du ciel par les météores 274 et l’interruption de l’observation 275 des démons, et l’empêchement pour eux d’écouter furtivement. Et ce qui 276 grandit en lui de haine des idoles, de chasteté à l’égard des pratiques de l’époque préislamique, et ce dont Dieu le distingua et le protégea, même dans sa pudeur, comme dans le récit célèbre 277 lors de la construction de la Ka‘ba, lorsqu’il prit son pagne pour le mettre sur son épaule 278 afin de porter les pierres, et se dénuda ; il tomba à terre jusqu’à ce qu’il remît son pagne. Son oncle lui dit : « Qu’as-tu ? » Il répondit : « Il m’a été interdit de me dénuder. »
Parmi ces signes 279 : l'ombre que Dieu faisait sur lui avec un nuage lors de ses voyages. Selon un récit 280, Khadija 281 et ses femmes le virent, à son arrivée, alors que deux anges faisaient ombre sur lui ; elle en parla à Maysara 282, qui lui apprit qu'il avait vu cela depuis qu'il était parti avec lui en voyage. Il a été rapporté 283 que Halima 284 vit un nuage faisant ombre sur lui lorsqu'il était chez elle ; cela a aussi été rapporté par son frère de lait. Parmi ces signes 285 : avant sa mission, lors d'un voyage, il s'arrêta sous un arbre desséché ; alors tout ce qui était autour verdoya, l'arbre fructifia, s'épanouit, et ses branches se penchèrent sur lui, en présence de témoins. Dans un autre récit, l'ombre de l'arbre 286 se déplaça vers lui jusqu'à le couvrir. Et ce qui a été mentionné 287 : qu'il n'avait pas d'ombre, ni au soleil ni sous la lune, car il était lumière. Et que 288 les mouches ne se posaient ni sur son corps ni sur ses vêtements. Parmi ces signes 289 : l'amour de la solitude lui fut inspiré jusqu'à ce que la révélation lui vienne. Puis 290 : l'annonce de sa mort et de l'approche de son terme, et que sa tombe 291 serait à Médine, dans sa maison 292, et qu'entre sa maison et sa chaire se trouverait un jardin des jardins du Paradis. Et le choix 293 que Dieu lui donna au moment de sa mort, et ce que contient 294 le récit de sa mort comme prodiges et honneurs, et la prière des anges sur son corps, selon ce que nous avons rapporté dans certains récits. Et la demande de permission de l'Ange de la mort à son sujet, permission qu'il n'avait demandée à nul autre avant lui. Et leur appel 295 qu'ils entendirent : « N'enlevez pas la chemise de son corps lors de son lavage funèbre. » Et ce qui a été rapporté 296 : les condoléances d'al-Khidr 297 et des anges aux membres de sa famille lors de sa mort, jusqu'à ce qui apparut chez ses Compagnons comme prodiges et bénédictions de sa part, de son vivant et après sa mort, comme la prière pour la pluie de 'Umar 298 par son oncle 299, et la recherche de bénédiction par plusieurs auprès de sa descendance. Chapitre trente : Conclusion et appendice Le juge Abou al-Fadl – que Dieu lui fasse miséricorde – a dit : Nous avons présenté dans ce chapitre des traits 300 évidents de ses miracles, et des ensembles convaincants de signes de sa prophétie ; chacun d'eux suffit et dispense. Nous avons laissé de côté beaucoup d'autres choses, et nous nous sommes limités, parmi les longs hadiths, à l'essentiel du propos 301 et au cœur du sujet, et parmi les nombreux hadiths et leurs versions rares, à ce qui est authentique et bien connu, à l'exception de quelques rares versions mentionnées par les imams célèbres. Nous avons supprimé les chaînes de transmission dans la plupart d'entre eux par souci de concision. Ce chapitre, s'il était traité en détail 302, pourrait constituer un recueil complet 303 comprenant plusieurs volumes. Les miracles de notre Prophète – que Dieu le bénisse et le salue – sont plus évidents que ceux des autres messagers pour deux raisons : premièrement, leur nombre ; aucun prophète n'a reçu un miracle sans que notre Prophète n'en ait un semblable ou plus éloquent. Les gens ont attiré l'attention là-dessus. Si tu le souhaites, examine les sections de ce chapitre et les miracles des prophètes antérieurs, et tu le constateras, si Dieu le veut. Quant à leur nombre, ce Coran tout entier est un miracle ; la plus petite partie où se réalise le miracle, selon certains imams des spécialistes, est la sourate 304 « Inna a'taynaka al-kawthar 305 », ou un verset de sa longueur. Certains ont soutenu que chaque verset, quel qu'il soit, est un miracle. D'autres ont ajouté que chaque phrase bien formée est un miracle, même si elle consiste en un ou deux mots. La vérité est ce que nous avons dit en premier, en raison de la parole du Très-Haut : « Apportez donc une sourate semblable à lui 306 » ; c'est le moins qu'il leur ait demandé, en plus de ce qui appuie cela par l'analyse et la vérification, dont le développement serait long. Cela étant, le Coran contient environ soixante-dix-sept mille mots et plus, selon le décompte de certains 307 ; le nombre de mots de « Inna a'taynaka al-kawthar » est de dix mots. En divisant le Coran selon le nombre de « Inna a'taynaka al-kawthar », on obtient plus de sept mille parties, chacune étant un miracle en soi. Ensuite, son inimitabilité, comme dit précédemment, se manifeste de deux manières : par son éloquence et par sa composition ; ainsi, dans chaque partie de ce nombre, il y a deux miracles, ce qui double le nombre de ce point de vue. De plus, il y a d'autres aspects d'inimitabilité, comme l'annonce des sciences de l'invisible. Il peut arriver que dans une seule sourate, selon cette division, il y ait l'annonce de plusieurs choses de l'invisible, chacune étant un miracle en soi ; le nombre est alors multiplié une autre fois. Ensuite, les autres aspects d'inimitabilité que nous avons mentionnés entraînent une multiplication. Voilà pour le Coran : on ne peut presque pas compter ses miracles, ni en limiter les preuves. Ensuite, les hadiths rapportés et les informations émanant de lui – que Dieu le bénisse et le salue – dans ces chapitres, et ce qui indique son ordre, dont nous avons mentionné les ensembles, atteignent un nombre similaire. Deuxièmement, la clarté de ses miracles – que Dieu le bénisse et le salue. En effet, les miracles des messagers étaient proportionnés aux capacités des gens de leur temps et selon l'art dans lequel leur siècle excellait. Ainsi, à l'époque de Moïse, où la science suprême de son peuple était la magie, Dieu envoya Moïse avec un miracle ressemblant à ce qu'ils prétendaient pouvoir faire. Il leur apporta quelque chose qui brisait leurs habitudes, qu'ils ne pouvaient accomplir, et qui annula leur magie. De même, à l'époque de Jésus, où la médecine était la plus importante et ses praticiens les plus nombreux, il leur apporta une chose qu'ils ne pouvaient réaliser : la résurrection des morts et la guérison de l'aveugle-né 308 et du lépreux, sans traitement ni médecine. Ainsi en fut-il de tous les miracles des prophètes. Ensuite, Dieu Très-Haut envoya Muhammad – que Dieu le bénisse et le salue – alors que l'ensemble des connaissances et des sciences des Arabes se réduisait à quatre : l'éloquence, la poésie, la connaissance des récits 309 et la divination 310. Dieu révéla alors le Coran, qui surpassait ces quatre domaines : des passages d'une éloquence, d'une concision et d'une rhétorique hors de portée de leur langage ; une composition étrange et un style merveilleux, dont ils ne purent trouver le secret dans la poésie, ni connaître la voie dans les mètres poétiques ; des informations sur les événements 311, les faits, les secrets, les choses cachées et les pensées intimes, qui se trouvaient être conformes à la réalité, et dont les personnes concernées reconnaissaient l'exactitude et la vérité, fussent-elles les pires ennemies. Ainsi, il annula la divination, qui disait vrai une fois et mentait dix fois. Puis il l'extirpa 312 à la racine par le bombardement des météores 313 et l'observation 314 des étoiles. Et il apporta, sur les siècles passés, les récits des prophètes et des nations disparues, et les événements anciens, des informations dont même celui qui se consacrerait à cette science ne pourrait saisir une partie, selon les modalités que nous avons exposées et où nous avons montré le miracle. Ensuite, ce miracle qui rassemble ces aspects, ainsi que les autres sections que nous avons mentionnées sur les miracles du Coran, demeure jusqu'au Jour de la Résurrection, preuve évidente pour toute nation à venir ; ses aspects ne sont cachés à personne qui l'examine et médite les aspects de son inimitabilité, jusqu'à ce qu'il annonce les défauts de cette manière. Ainsi, il ne passe aucune époque ni aucun temps sans que sa vérité ne se manifeste par la réalisation de ce qu'il a annoncé, renouvelant ainsi la foi et faisant apparaître la preuve. Car l'information n'est pas comme la vision directe ; la contemplation ajoute à la certitude, et l'âme est plus rassurée par la certitude oculaire que par la certitude scientifique, bien que les deux soient pour elle une vérité. Quant aux miracles des autres messagers, ils ont disparu avec leur disparition et ont cessé avec la cessation de leurs êtres ; tandis que le miracle de notre Prophète – que Dieu le bénisse et le salue – ne périt ni ne s'interrompt, et ses signes se renouvellent sans s'effacer. C'est à cela que le Prophète – que Dieu le bénisse et le salue – a fait allusion dans sa parole, d'après Abou Hourayra – que Dieu l'agrée –, du Prophète – que Dieu le bénisse et le salue – : « Il n'est aucun prophète à qui n'ait été donné des signes 315 tels que les hommes aient cru en lui. Or, ce qui m'a été donné est une révélation que Dieu m'a inspirée. J'espère donc être celui qui aura le plus de suiveurs au Jour de la Résurrection. » Tel est le sens du hadith selon certains, et c'est l'avis apparent et correct, si Dieu le veut.
Plusieurs savants, dans l'interprétation de ce hadith et de la manifestation du miracle de notre Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), ont adopté un autre sens de sa manifestation : le fait qu'il soit une révélation et une parole qui ne peut être imaginée, ni faire l'objet de ruse ou de comparaison. Car d'autres miracles des messagers ont été contestés par les obstinés qui ont tenté, par divers moyens, de les faire passer pour des illusions auprès des faibles, comme le jet par les magiciens de leurs cordes et de leurs bâtons, et autres choses semblables que le magicien peut faire paraître illusoires ou par lesquelles il peut ruser. Or le Coran est une parole où la ruse, la magie et l'illusion n'ont aucune part. De ce point de vue, il était donc, selon eux, plus manifeste que les autres miracles. De même qu'il est impossible à un poète ou à un orateur d'être poète ou orateur par le biais de ruses, de faux-semblants et d'artifices. La première interprétation est plus pure et plus satisfaisante. Quant à cette seconde interprétation, elle comporte des obscurités qui font plisser les paupières et baisser les yeux. Troisième aspect, selon ceux qui soutiennent la théorie de la ṣarfa 316 et que la contrepartie était à la portée des humains mais qu'ils en ont été détournés, ou selon l'une des deux doctrines des gens de la Sunna, à savoir que la production d'un semblable relève du genre de ce qui est en leur pouvoir... Mais cela n'a jamais eu lieu auparavant et n'aura jamais lieu par la suite, car Allah Très-Haut ne les en a pas rendus capables et ne les en rendra pas capables. Il y a une différence évidente entre les deux doctrines. Et selon les deux, les Arabes ont renoncé à produire ce qui était en leur pouvoir ou ce qui relevait du genre de ce qui était en leur pouvoir. Et leur acceptation de l'épreuve, de l'exil, de la captivité, de l'humiliation, du changement de condition, de la spoliation des âmes et des biens, du blâme, du reproche, de l'incapacité, de la menace et de la promesse de châtiment, est le signe le plus clair de leur impuissance à produire un semblable et de leur refus de le défier. Et qu'ils ont été empêchés d'une chose qui relève du genre de ce qui est en leur pouvoir. C'est à cela qu'a souscrit l'imam Abū al-Maʿālī al-Juwaynī 317 et d'autres. Il a dit : « Ceci est, selon nous, plus éloquent dans la rupture de l'habitude par des actes prodigieux en eux-mêmes, comme la transformation d'un bâton en serpent et autres choses semblables. Car il peut venir à l'esprit de l'observateur, à première vue 318, que cela relève de la compétence particulière de son auteur, d'une connaissance approfondie dans cet art et d'un savoir éminent... Jusqu'à ce qu'un examen correct le réfute. Quant au défi lancé aux créatures pendant des centaines d'années, avec une parole du même genre que leur parole, pour qu'ils en produisent un semblable, ils ne l'ont pas fait. Après que les motivations pour la contrepartie aient été réunies, puis qu'elles aient fait défaut, il ne reste plus que le fait qu'Allah a empêché les créatures de le faire, à l'instar de ce que dirait un prophète : « Mon signe est qu'Allah empêche les gens de se lever, alors qu'ils en sont capables et qu'aucune infirmité ne les en empêche. » Si cela se produisait et qu'Allah Très-Haut les rendait incapables de se lever, ce serait l'un des signes les plus éclatants et la preuve la plus manifeste. Et c'est Allah qui accorde le succès. » Certains savants ont ignoré l'aspect de la supériorité de son signe sur tous les signes des prophètes, au point d'avoir besoin de l'excuser par la finesse de compréhension des Arabes, l'intelligence de leurs esprits, l'abondance de leurs facultés intellectuelles, et le fait qu'ils ont perçu le miracle en lui grâce à leur perspicacité. Et cela leur est parvenu selon leur capacité de perception. Quant aux autres, comme les Coptes, les Enfants d'Israël et autres, ils n'étaient pas de cette voie. Bien au contraire, ils étaient d'une stupidité et d'un manque de perspicacité tels que Pharaon a pu leur faire croire qu'il était leur seigneur, et que le Samaritain 319 a pu leur faire accepter cela à propos du veau, après leur foi, et ils ont adoré le Messie tout en étant unanimes sur sa crucifixion : « Et ils ne l'ont pas tué, ni ne l'ont crucifié, mais cela leur a été rendu semblable ». Des signes apparents et évidents pour les yeux leur sont donc venus, proportionnés à l'épaisseur de leur compréhension, auxquels ils ne pouvaient douter. Malgré cela, ils ont dit 320 : « Nous ne croirons pas en toi jusqu'à ce que nous voyions Allah face à face 321 », et ils n'ont pas supporté la manne 322 et les cailles 323, et ils ont échangé ce qui est inférieur contre ce qui est meilleur 324. Quant aux Arabes, dans leur état d'ignorance, la plupart d'entre eux reconnaissaient le Créateur, et ils ne se rapprochaient par les idoles que pour se rapprocher d'Allah. Parmi eux, certains croyaient en Allah seul avant l'envoi du Messager (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), par la preuve de leur raison et la pureté de leur esprit. Et lorsque le Messager (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) leur apporta le Livre d'Allah, ils comprirent sa sagesse et discernèrent, grâce à la supériorité de leur perception, dès le premier instant, son miracle, et ils crurent en lui et augmentèrent chaque jour en foi. Ils renoncèrent à tout le bas monde en sa compagnie, abandonnèrent leurs demeures et leurs biens, tuèrent leurs pères et leurs fils pour le soutenir. Et à ce sujet, on a apporté des propos d'un éclat séduisant et d'un ornement admirable 325, si l'on en avait besoin et si on les vérifiait. Mais nous avons déjà présenté, dans l'exposé du miracle de notre Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et de sa manifestation, ce qui dispense d'emprunter ces voies tortueuses et leur manifestation. C'est d'Allah que je demande l'aide, Il nous suffit et Il est le meilleur garant. Achèvement, par la grâce d'Allah et Sa faveur, de la première partie d'al-Shifā bi-taʿrīf ḥuqūq al-Muṣṭafā, avec ses vérifications importantes et ses commentaires utiles qui révèlent le secret de l'éloquence envoûtante et de la science immense que renferme le Qāḍī Abū al-Faḍl ʿIyāḍ ibn Mūsā al-Yaḥṣubī (qu'Allah lui fasse miséricorde). Et il n'échappera pas au lecteur, après avoir pris connaissance du contenu du livre et compris la teneur de ses significations, la connaissance de la grandeur du Messager (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et son mérite sur toute la communauté. Qu'Allah le récompense en bien pour la communauté de l'Islam. Et nous, frères lecteurs, nous continuons à publier la deuxième partie, si Allah Très-Haut le veut, successivement en plusieurs numéros. Et nous demandons au Maître Tout-Puissant de nous inspirer la droiture et la justesse. Les vérificateurs Au nom d'Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux [Table des matières des chapitres, sections et titres secondaires] Page Sujets 3 Dédicace 5 Éloge du grand savant, l'éminent cheikh ʿAbd al-Wahhāb Dibs wa-Zayt 7 Éloge du grand savant, l'éminent cheikh ʿAbd al-Karīm al-Rifāʿī 11 Introduction des vérificateurs 21 Biographie de l'auteur 25 Introduction de l'auteur - Glorification et unicité - La grâce du Messager (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) - Raison de la composition et motivation - Sentiment du poids de la responsabilité - Le sentiment du devoir dissipe la peur de la responsabilité - Divisions du livre - Secret du livre - Ajout de ce chapitre - 43 Première partie : Sur l'exaltation par le Très-Haut, le Très-Élevé, de la dignité du Prophète élu (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), en parole et en acte - 45 Introduction de la première partie. (Chapitre premier) Sur la louange d'Allah Très-Haut à son égard et la manifestation de l'immensité de sa dignité auprès de Lui 51 Section première : Ce qui est venu à ce sujet sous forme d'éloge et de louange et d'énumération des qualités - « Un messager vous est venu de vous-mêmes » - La sagesse dans le fait que le messager soit issu d'eux-mêmes - Explication de ce que résume le mot « vous-mêmes » - Le lien de la créature avec le Créateur par l'intermédiaire des messagers - « Et Nous ne t'avons envoyé que comme miséricorde pour les mondes » - Les effluves de sa miséricorde (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ont touché toute créature - Gabriel, le fort et le fidèle, est devenu, par sa miséricorde, l'un des fidèles - Le Messager (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) est une lumière des lumières de la guidance et du bien - L'ouverture de la poitrine - La décharge du fardeau - L'élévation de la mention - Page Sujets « Et obéissez à Allah et au Messager » - La règle de la coordination entre le Créateur et la créature - Les dires des savants sur la question de la coordination entre le Créateur et la créature par un même pronom - Divergence des exégètes sur le sens de la voie droite - Et l'anse la plus solide - La grâce d'Allah - Il est venu avec la vérité 71 Section deuxième : Sur Sa description (Très-Haut) de lui par le témoignage et ce qui s'y rattache comme louange et honneur... Témoin, annonciateur, avertisseur, appelant, lampe éclatante - Sa description dans la Torah - Récits de la Torah sur sa description (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) - Sa miséricorde envers les croyants - Le mérite de sa communauté vient de son mérite - Le témoignage du Messager (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) en faveur de sa communauté par la véracité - Le pied de vérité pour les croyants -... 79 Section troisième : Ce qui est venu de Son adresse à lui sur le mode de la bienveillance et de la faveur. « Qu'Allah te pardonne » - La bienveillance avant le reproche - Le Prophète était libre de choix et non pas blâmé - La bienséance avec le Coran - Le reproche avant la faute est un signe d'amour - Ils ne doutent pas de sa véracité mais doutent de ce qu'il a apporté - Définition de l'incrédulité - Consolation - S'adresser à lui par une qualité louable est supérieur à s'adresser à lui par le nom. 86 Section quatrième : Sur le serment d'Allah Très-Haut par l'immensité de sa dignité... Par sa vie (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) - Il n'a juré par la vie de personne d'autre que lui - Yā Sīn - Ṭā Hā - Le serment par la mission est particulier à lui - Sa seigneurie (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) - La Mecque honorée par lui - Allah l'a sécurisée par sa résidence en elle - Significations des lettres isolées - Qāf - Par l'étoile - L'aube... 95 Section cinquième : Sur Son serment (Très-Haut, Sa majesté) pour lui, pour établir sa position auprès de Lui... Par la matinée - Raison de sa révélation - Aspects de son exaltation dans cette sourate - Le serment - Explication de sa position auprès de Lui - La fin dernière est meilleure - Le don est limité par la satisfaction - Sa satisfaction par la sortie de sa communauté du Feu - Énumération des bienfaits - L'abri - L'orphelin - La manifestation du bienfait - Et par l'étoile quand
Page des sujets : Désir 326 - Significations de l'étoile 327 - Ses vertus, que Dieu prie sur lui et le salue, dans cette sourate - L'allusion tient lieu de l'expression - Purification du cœur - Purification de la langue - Purification de la vue - Généreux 328 - Doué de force 329 - Établi 330 - Dans le ciel - Digne de confiance 331 - Vision de son Seigneur - Accusé 332 - Sourate Nûn 333 - Terme de la bienfaisance dans l'adresse - Grâce non reprochée 334 - Il l'a loué pour ce qu'il lui a accordé - La noble nature 335 - Facilité pour le bien et guidée vers lui, puis il l'a loué pour cela - Le secours de Dieu pour lui est plus complet que son secours pour lui-même. Chapitre six : Ce qui est rapporté de Sa parole - Exalté soit-Il - concernant sa personne - que Dieu prie sur lui et le salue - Lieu de compassion et d'honneur.. Tâ-Hâ 336 et ses significations - Cause de la révélation - Charge du Messager, que Dieu prie sur lui et le salue, d'adorer - Consolation et compassion, coutume des messagers. 111 Chapitre sept : Ce dont Dieu - Exalté soit-Il - a informé dans Son Livre précieux de son immense valeur et de sa noble position parmi les prophètes et de la supériorité de son rang sur eux. Sa distinction par la vertu parmi les prophètes - La prise de l'engagement des prophètes - Parole de 'Umar dans l'éloge funèbre du Messager, que Dieu prie sur lui et le salue - Sa priorité sur les prophètes - Sécurité des gens du Feu - Le premier dans la création - Raison de sa préférence - Son interpellation par la prophétie et la mission. 117 Chapitre huit : L'information par Dieu - Exalté soit-Il - de Sa création de Sa prière sur lui, de Sa protection pour lui et de l'éloignement du châtiment à cause de lui.. Son voisinage est sécurité - Le fait que certains demandent pardon est une cause de repousser le châtiment de tous - Le mérite de la demande de pardon - Le Messager demeure tant que sa Sunna demeure - La prière de Dieu - Le sens de la prière - Kâf-Hâ-Yâ-'Ayn-Sâd 337 - La protection de Dieu pour lui. 122 Chapitre neuf : Ce que contient la sourate Al-Fath 338 de ses nobles qualités, que Dieu prie sur lui et le salue.. Sourate Al-Fath - Sa manifestation et sa victoire - Pardon de son péché - La faveur est cause du pardon - Accomplissement de la grâce - Son témoignage sur sa communauté pour lui-même - Ils le soutiennent 339 - Accomplissement de la grâce - La main de Dieu - Métaphores et paronomases - Celui qui lance est Dieu en réalité - Le meurtre des anges pour eux est réel - Page des sujets 129 Chapitre dix : Ce que Dieu - Exalté soit-Il - a manifesté dans Son Livre précieux de sa noble qualité et de sa position auprès de Lui et de ce dont Il l'a distingué parmi cela, en dehors de ce qui a précédé. Vision des merveilles - Sa protection contre les gens - Al-Kawthar 340 - Celui qui te hait est le retranché 341 - Les sept répétés 342 - Les sept nobles qualités - Universalité du message - Son envoi à la création - Suivre son ordre est préférable à suivre l'avis de l'âme - La grande faveur de Dieu -. 137 (Deuxième partie) Sur le perfectionnement par Dieu - Exalté soit-Il - de ses qualités physiques et morales, et la réunion de toutes les vertus religieuses et mondaines en lui, en ordre. 139 Introduction de la deuxième partie : - Les qualités de beauté et de perfection chez les humains - Le nécessaire, ce qui n'implique pas de choix - Les acquises, ce qui rapproche de Dieu et dans lequel l'homme a un choix - Les caractères acquis doivent avoir des fondements -. 142 Chapitre premier : L'homme devient grand par peu de ces qualités - La réunion des qualités de perfection et de majesté en Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue - On ne cerne ses attributs que par ce qu'Il lui a accordé -. 145 Chapitre deux : Ses qualités physiques, que Dieu prie sur lui et le salue. Il possède toutes les qualités de perfection nécessaire - L'image et sa beauté - Les rapporteurs - Ses qualités physiques - La lumière de son visage comme le soleil et la lune - Description de 'Alî, que Dieu l'agrée, de lui -. 152 Chapitre trois : Sa propreté, que Dieu prie sur lui et le salue ... Bon odeur de sa main, que Dieu prie sur lui et le salue - Ils mélangeaient leur parfum avec sa sueur, que Dieu prie sur lui et le salue - Sa défécation, que Dieu prie sur lui et le salue - La terre avale ce qui sort des prophètes - Pureté des deux souillures 343 de lui, que Dieu prie sur lui et le salue - Que Dieu prie sur toi, ô mon maître, ô Messager de Dieu, tu es bon vivant et mort - Mention de celui qui a bu son sang, que Dieu prie sur lui et le salue - Boire son urine, que Dieu prie sur lui et le salue - Il est né, que Dieu prie sur lui et le salue, circoncis - Personne n'a vu sa nudité, que Dieu prie sur lui et le salue - Il était, que Dieu prie sur lui et le salue, protégé -. Page des sujets 161 Chapitre quatre : L'abondance de son intelligence, l'éloquence de sa langue et la force de ses sens, que Dieu prie sur lui et le salue ... Il était, que Dieu prie sur lui et le salue, le plus intelligent des gens - Les intelligences des gens sont comme un grain de sable à côté de son intelligence, que Dieu prie sur lui et le salue - Il voyait derrière lui comme il voyait devant lui - Sa vision des autres dans l'obscurité - Sa vision des anges et des démons - L'élévation du Négus 344 pour lui et sa vision de Jérusalem et de la Ka'ba - Les informations précédentes sont interprétées comme une vision oculaire - La vision de Moïse lors de la manifestation 345 - La lutte de Rukâna 346 - La lutte d'Abû Rukâna - La rapidité de sa marche, que Dieu prie sur lui et le salue - Son rire était un sourire - Sa marche était un soulèvement 347. 167 Chapitre cinq : L'éloquence de sa langue et son éloquence, que Dieu prie sur lui et le salue.. L'éloquence de sa langue, que Dieu prie sur lui et le salue - Il s'adressait à chaque nation dans sa langue - Son discours avec Dhû al-Mish'âr al-Hamdânî et d'autres émirs du Hadramaout - Sa lettre à Hamdân - Sa parole à Nahd - Sa lettre à Wâ'il ibn Hujr - Hadith de 'Atiyya as-Sa'dî - Hadith al-'Âmirî - Son discours habituel - Exemples de son éloquence, de sa rhétorique et de ses paroles concises, que Dieu prie sur lui et le salue - Certaines de ses invocations, que Dieu prie sur lui et le salue - Nouveaux styles - Secret de son éloquence - Il a réuni dans son discours la force du désert et l'élégance de la ville - L'aide de la révélation pour lui - Description d'Umm Ma'bad de sa parole. 180 Chapitre six : La noblesse de sa lignée, la générosité de son pays et de son lieu de naissance, que Dieu prie sur lui et le salue ... L'élite des Banû Hâshim - La Mecque et sa générosité - Le meilleur des siècles est le siècle du Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue - Le meilleur d'entre eux en âme et le meilleur d'entre eux en maison - Il n'a cessé d'être le meilleur parmi les meilleurs - La descente de sa lumière sur terre - Aucun de ses ancêtres n'a été conçu par fornication 348. 184 Chapitre sept : Son état, que Dieu prie sur lui et le salue, dans les nécessités ... Ce dont on se vante pour sa rareté - La nourriture abondante est une preuve de gloutonnerie et d'avidité - Sa rareté est une preuve de contentement - Le sommeil abondant est une preuve de paresse - Le témoin de cela - Il prenait le moindre des deux - Le ventre est le pire récipient à remplir - Le sommeil abondant vient de la nourriture et de la boisson abondantes - Page des sujets Celui qui dort beaucoup perd beaucoup - Son ventre ne s'est jamais rempli de satiété - Il ne demandait pas de nourriture - Objection avec le hadith de Barîra 349 - La réponse - L'appui 350 est la position pour manger - Son sommeil était peu - Le sommeil sur le côté droit et sa sagesse. 190 Chapitre huit : Son mariage, que Dieu prie sur lui et le salue, et ce qui s'y rapporte.. Le mariage est une preuve de perfection et de santé - Raison - Loi - L'interdiction du célibat 351 - Le mariage ne nuit pas à l'ascétisme - Les ascètes parmi les Compagnons avaient plusieurs épouses - Objection - Jean le continent 352 - Le célibat de Jésus, que la paix soit sur lui - Réponse à l'objection - Le continent 353 est celui qui est préservé des péchés - Vertu supplémentaire - Leur grand nombre ne l'a pas distrait de l'adoration de son Seigneur, mais a augmenté son adoration - Son amour pour les femmes et le parfum n'est pas pour ce monde mais pour l'au-delà - Il a reçu une force telle que lui ont été permises des femmes libres qui n'étaient pas permises à d'autres - Sa prééminence sur les gens par quatre choses - La position 354 - Les fléaux de la position - Sa place dans les cœurs avant la prophétie - Sa crainte dans les cœurs de ceux qui le regardaient. 201 Chapitre neuf : Ce qui concerne l'argent et les biens ... Le commun des gens vénère le possesseur d'argent - L'argent n'est pas une vertu en soi, mais par ce qu'on achète avec de louange - L'argent avec avidité et avarice est comme inexistant - L'avare est le trésorier de l'argent d'autrui - Ce qui lui a été donné, que Dieu prie sur lui et le salue, des richesses de la terre - Il n'en a retenu aucun dirham - Son repos était dans la dépense - Son ascétisme dans ce qui est au-delà du nécessaire de sa dépense, de son vêtement et de son logement - La vantardise par les vêtements n'est pas une marque de noblesse - Ce qui est louable est la propreté du vêtement et le fait de porter un vêtement semblable. 206 Chapitre dix : Les bonnes mœurs ... Les qualités sur lesquelles les sages s'accordent à louer leur possesseur - L'éloge de la Loi à leur sujet - Définition de la bonne nature - Sa nature, que Dieu prie sur lui et le salue, était le Coran - J'ai été envoyé pour parfaire les nobles caractères - Page des sujets Ses mœurs ne sont pas acquises - Les bonnes mœurs ont été implantées dans leur nature, que la paix soit sur eux - La nature de Jean, que la paix soit sur lui - Jésus, que la paix soit sur lui - Salomon, que la paix soit sur lui - Moïse et Pharaon - Abraham, que la paix soit sur lui - Isaac, que la paix soit sur lui - L'argument d'Abraham contre Dieu, gloire à Lui - Joseph, que la paix soit sur lui - Sa haine des idoles, de la poésie et des œuvres de l'époque préislamique dès son plus jeune âge - Les mœurs sont-elles innées ou acquises ? - 216 Chapitre onze : L'intelligence ... L'intelligence - Les branches de l'intelligence - Parmi ses sciences - Un prophète illettré 355 - Selon son intelligence étaient ses connaissances, que Dieu prie sur lui et le salue 219 Chapitre douze : La clémence, la tolérance et le pardon.. Les différences entre ces termes - La clémence - La tolérance - La patience - Le pardon - Il n'augmentait avec l'abondance du tort que par la patience - Il était le plus éloigné des gens du péché - Il n'a pas été envoyé comme maudisseur - L'invocation de Noé, que la paix soit sur lui - Le comble de la tendresse - Son pardon, que Dieu prie sur lui et le salue - Son pardon envers eux et son invocation pour eux - Cause de sa compassion pour eux - Ghawrath ibn al-Hârith et sa tentative d'assassinat contre lui, que Dieu prie sur lui et le salue - Le meilleur des gens - Son pardon envers la femme juive qui voulait le tuer - Sa patience envers les hypocrites - Sa patience envers la rudesse des bédouins et leur dureté - Il ne se vengeait pas pour lui-même, mais pour Dieu, Puissant et Majestueux - Sa clémence envers celui qui voulait le tuer - Sa clémence envers celui qui lui parlait durement - Parmi les signes de sa prophétie, que Dieu prie sur lui et le salue, le fait que sa clémence précède sa colère, et que la violence de l'ignorance n'augmente que sa clémence - Sa position envers Quraysh après que Dieu l'eut rendu maître d'eux - Sa position envers Abû Sufyân après qu'il l'eut maîtrisé. 230 Chapitre treize : La générosité et la libéralité.. Distinction entre les sens de la générosité, de la libéralité et de la largesse - La libéralité - La largesse - La prodigalité - On ne lui a jamais demandé quelque chose sans qu'il dise : oui - Il était le plus généreux des gens, et le plus généreux en Ramadan - Il donnait comme celui qui ne craint pas la pauvreté - Le summum de la générosité - Il ne gardait rien pour le lendemain. Page des sujets 235 Chapitre quatorze : Le courage et la bravoure.. Définition du courage - La bravoure - Son courage le jour de Hunayn - Les courageux se protègent par lui quand la guerre s'intensifie - Il était le premier à s'informer de la nouvelle en cas de panique - Il était le premier à frapper lors de l'assaut - Il a tué Ubayy ibn Khalaf le jour d'Uhud - Le pire des gens est celui qu'un prophète a tué. 241 Chapitre quinze : La pudeur et la discrétion.. Définition de la pudeur - La discrétion - Il faisait allusion à ce qu'il désapprouvait - Sa description ainsi dans la Torah. 244 Chapitre seize : La bonne compagnie, la politesse et l'amabilité. Description de 'Alî de lui - Il ne renfrognait son visage pour personne - Description d'Ibn Abî Hâla de lui, que Dieu prie sur lui et le salue - Il acceptait le cadeau, si petit fût-il, et le récompensait - Description du serviteur Anas de son maître - Son souci des affaires des gens - L'honneur des gens par ses mœurs et sa gaieté - Il était le plus souriant des gens - Les serviteurs de Médine venaient avec de l'eau pour se bénir. 251 Chapitre dix-sept : La compassion et la miséricorde.. Dieu lui a donné deux de Ses noms - Son don efface la haine - Les bédouins rudes, comme la chamelle rétive, sont apprivoisés par la sagesse - La pureté de son cœur envers ses compagnons - Sa compassion pour sa communauté - Sa miséricorde - Sa compassion pour les mécréants et son espoir dans la foi de leurs descendants - Il conseillait les gens avec douceur.
Chapitre dix-huitième : La loyauté, la bonne foi et le maintien des liens de parenté. Sa bonne loyauté – La bonne foi fait partie de la foi – Son maintien des liens de parenté – Ils ont des liens de parenté – Sa bonne réaction envers la bienfaisance – Sa bonté envers sa nourrice – Sa bonté envers son père, sa mère et son frère de lait. Chapitre dix-neuvième : L'humilité. Il était le plus humble des hommes – Il a choisi d'être un prophète serviteur – Ne vous levez pas comme le font les non-Arabes – Je ne suis qu'un serviteur – Il montait l'âne – Il a accompli le pèlerinage sur une selle usée – Son humilité lors de la conquête – Ne préférez pas les prophètes entre eux – Son accomplissement des travaux de la maison – Je ne suis que le fils d'une femme de Quraysh qui mange de la viande séchée – Son interdiction de baiser sa main – Le propriétaire d'une chose a plus de droit à la porter. Chapitre vingtième : La justice, la loyauté, la chasteté et la sincérité de la parole. Ses ennemis le reconnaissaient pour cela – Son arbitrage à l'époque préislamique pour placer la Pierre noire – Ils ne le traitaient pas de menteur, mais ils traitaient de mensonge ce qu'il apportait – Héraclius s'enquiert de sa véracité – Le plus véridique d'entre vous en paroles – Il choisissait la plus facile des deux options tant qu'il n'y avait pas de péché – La répartition de son temps – Transmettez le besoin de celui qui ne peut me le transmettre – La protection de Dieu pour lui avant la prophétie. Chapitre vingt et unième : La dignité, le silence, la pondération, la virilité et la bonne conduite. Il était le plus digne des hommes dans son assemblée – La plupart du temps, il s'asseyait en s'enroulant – Il était très silencieux – Son rire était un sourire – Son silence était de quatre sortes – Sa parole – Ce qu'il aimait le plus de ce bas monde – Son usage des pratiques de la nature primordiale. Chapitre vingt-deuxième : L'ascèse en ce bas monde. Il est mort alors que son armure était en gage chez un Juif pour la subsistance de sa famille – Le Messager de Dieu n'a pas été rassasié trois jours de suite – Je jeûne un jour et je mange un jour – Ce bas monde est la demeure de celui qui n'a pas de demeure – Nombre de récits sur sa nourriture et celle de sa famille – Sa natte était en cuir rembourré de fibres de palmier – Ton piétinement m'a empêché cette nuit de prier – Que m'importe ce bas monde ? Chapitre vingt-troisième : La crainte de Dieu, l'obéissance et l'intensité de l'adoration. Sa relation avec son Seigneur était à la mesure de sa connaissance de Lui – Il se tenait debout jusqu'à ce que ses pieds enflent – Ne devrais-je pas être un serviteur reconnaissant ? – Sa prière nocturne – Il était continuellement triste et toujours pensif. Chapitre vingt-quatrième : Les attributs des prophètes. Dieu a favorisé certains prophètes par rapport à d'autres – Dieu n'a envoyé aucun prophète sans qu'il soit au sommet de son peuple – Revue complète des descriptions des prophètes dans le Coran – Je crains d'être rassasié et d'oublier celui qui a faim – Les pleurs de notre seigneur David – Il entendait les louanges et en devenait plus humble – Je déteste que ma langue devienne un instrument de mal. Chapitre vingt-cinquième : Le hadith d'al-Hasan d'après Ibn Abi Hala rassemblant les qualités. Son visage – Sa taille – Ses cheveux – Sa couleur – Son visage – Ses sourcils – Son nez – Sa barbe – Ses yeux – Ses joues – Sa bouche et ses dents – Son cou – Sa complexion – Sa démarche – Sa crainte révérencielle – Sa parole – Son caractère – Sa colère – Ses gestes – Son rire – Son entrée – La répartition de son temps – Sa sortie – Son assemblée – Sa conduite envers ses compagnons – Les états de ses compagnons auprès de lui – Les types de son silence. Chapitre vingt-sixième : Sur l'explication des termes rares et problématiques de ce hadith. (Troisième partie) Ce qui est rapporté comme récits authentiques et célèbres sur sa grandeur auprès de son Seigneur, son rang et ce dont Il l'a honoré dans les deux demeures. Chapitre premier : Sa place. Je suis le meilleur des gens de la droite – Je suis le meilleur des prédécesseurs – Je suis le plus pieux des fils d'Adam et le plus honoré auprès de Dieu – Je suis le plus noble des premiers et des derniers – Ses parents ne se sont jamais rencontrés dans la fornication – Il m'a été donné cinq choses qui n'ont été données à aucun prophète avant moi – J'ai été envoyé aux rouges et aux noirs – Je suis votre précurseur – Il n'y a pas de prophète après moi – Sa supériorité sur les prophètes – Le don de Dieu pour lui – Ce qui m'a été donné n'est qu'une révélation – L'annonce de Jésus fils de Marie – Sa supériorité sur les habitants du ciel – Sa supériorité sur les prophètes – L'invocation d'Abraham – Les anges ont lavé son cœur et son ventre – Si on le pesait avec sa communauté, il la pèserait – Adam intercède par Muhammad – Adam reçut des paroles de son Seigneur – Des merveilles qui en témoignent – Le nom Muhammad est une bénédiction et une tradition. Chapitre deuxième : La dignité du voyage nocturne. L'obligation de la prière – Il n'y a pas eu d'ouverture de la poitrine lors du voyage nocturne – Le sens du lotus – La demande du Messager de Dieu à son Seigneur – Le don du Généreux – Le cœur n'a pas menti ce qu'il a vu – La limite des sciences de Gabriel – L'appel à la prière – Le sens du voile et à qui il est – La limite de la science des anges est la transcendance. Chapitre troisième : La réalité du voyage nocturne. Les opinions sur le voyage nocturne et s'il a eu lieu – Le voyage nocturne avec le corps – La divergence sur sa prière à la mosquée al-Aqsa, si elle a eu lieu ou non – Voyage nocturne avec le corps et l'esprit dans toute l'histoire – Preuve de cela – Vision des yeux, non vision de rêve. Chapitre quatrième : Réfutation des arguments. Chapitre cinquième : Sa vision de son Seigneur. Le déni de 'Aïcha de la vision – Ibn 'Abbas l'affirme – Ahmad ibn Hanbal l'affirme – L'arrêt de Sa'id – La possibilité rationnelle de la vision en ce bas monde – La preuve de la possibilité – Il n'y a pas dans la Loi de preuve catégorique de son impossibilité ou de son interdiction – Insuffisance des preuves de ceux qui l'interdisent – Autre preuve de ceux qui l'interdisent – Réponse – L'obligation n'a pas non plus de texte catégorique. Chapitre sixième : Sa conversation intime avec Dieu. Chapitre septième : La proximité et l'éloignement. Il n'y a ni proximité ni éloignement de la Vérité. Chapitre huitième : Sa prééminence au Jour de la Résurrection. Le premier homme à sortir lorsqu'ils seront ressuscités – Aucune des créatures ne se tiendra à cette place excepté moi – Ce jour-là, aucun prophète, Adam ou autre, ne sera sous mon étendard – Le premier intercesseur et le premier dont l'intercession sera acceptée – L'entrée des pauvres croyants avec leur Messager au Paradis – Celui qui a le plus de suiveurs – Abraham et Jésus sont de sa communauté – Je n'ouvrirai à personne avant toi – La distance du Bassin – Les transmetteurs du hadith du Bassin parmi les Compagnons. Chapitre neuvième : Sa prééminence par l'amour et l'intimité. Votre compagnon est l'ami intime de Dieu – Et je suis le bien-aimé de Dieu – Explication de l'intimité – Le détaché – Le spécifique – L'élection – Le pauvre – La pureté de l'affection – L'amour – L'intimité – Plus fort que la prophétie – L'intimité et l'amour – L'égalité – L'intimité est plus élevée – L'amour est plus élevé que l'intimité – Obtention du privilège de l'intimité et de la particularité de l'amour – Beau discours pour distinguer entre l'ami intime et le bien-aimé – L'ami intime atteint par intermédiaire – Le bien-aimé atteint directement. Chapitre dixième : Sa prééminence par l'intercession et la station louable. La station louable – J'ai choisi l'intercession car elle est plus générale – Ils viennent à Adam – Allez à Noé – Allez à Abraham – Allez à Moïse – Allez à Jésus – Allez à Muhammad – Je suis pour elle – Intercède, tu seras exaucé – Le pont sera dressé – Je serai le premier à le traverser – Tu n'as laissé aucune punition de la colère de ton Seigneur sur ta communauté – J'ai caché mon invocation comme intercession pour ma communauté. Chapitre onzième : Le moyen, le rang élevé, l'Abondance et la vertu. Le moyen – L'Abondance – Description de l'Abondance. Chapitre douzième : Les hadiths interdisant de le préférer. Hadiths interdisant la préférence – Interprétations des savants – L'interdiction avant la connaissance de la préférence – Cessation de la préférence – Humilité – Ne pas les diminuer – La prophétie et la mission sont égales – La différence dans les particularités – La préférence par le texte – Les états de la préférence – Autre orientation. Chapitre treizième : Ses noms et ce qu'ils contiennent de vertu. J'ai cinq noms – La nomination dans le Livre – Ahmad – Muhammad – La protection de Dieu pour que personne ne soit nommé ainsi avant lui – Ceux qui se sont appelés Muhammad avant sa mission parmi les Arabes – Le sens du nom al-Mahi – Le sens du nom al-'Aqib – Les cinq noms – J'ai dix noms – Tâhâ – Yâ Sîn – Les cinq autres noms – J'ai dans le Coran sept noms – Ils sont six – Le sens de Qutham – Ses titres et ses marques dans le Coran – Autres descriptions et marques – Parmi ses noms dans les Écritures antérieures – Le sens de Paraclet – Le syriaque – La Torah – Son surnom célèbre. Chapitre quatorzième : L'honneur que Dieu lui a fait en lui donnant des noms qui Lui sont propres. Raison du retard de ce chapitre et de sa séparation des autres – al-Hamid – Muhammad – Ahmad – Ra'ûf, Rahîm – al-Haqq al-Mubîn – Nûr – Raison de son nom Nûr – Shâhid – Shahîd – Karîm – 'Azîm – Dans la Torah – Dans le livre de David, al-Jabbâr – Son sens pour le noble Prophète – al-Khabîr – al-Fath – al-Fâtih – al-Khâtam – al-Shakûr – al-'Alîm – al-Awwal, al-Âkhir – Dhû al-Quwwa al-Matîn – al-Sâdiq al-Masdûq – al-Walî – al-Mawlâ – al-'Afuww – al-Hâdî – Mu'min – Amîn – al-Muhaymin – al-Muqaddas – al-'Azîz – al-Mubashshir – al-Nadhîr – Tâhâ, Yâ Sîn. Chapitre quinzième : Complément sur les attributs du Créateur et de la créature. La réalité de l'unicité divine – Rien ne Lui ressemble. (Quatrième partie) Ce que Dieu a manifesté par ses mains comme miracles et dont Il l'a honoré comme particularités et grâces. Chapitre premier : Introduction. Sa jeunesse pour les gens de sa religion – Nous en avons apporté la certitude – J'ai su que son visage n'était pas celui d'un menteur – Atteignez le dictionnaire de la mer, il ne vous trahira pas – Ce qui indique un bien, il était le premier à le pratiquer. Chapitre deuxième : Entre la prophétie et la mission. Le sens de messager – Le messager et le prophète – La preuve – La parole correcte – Le premier des messagers et le dernier – Le nombre des prophètes – Le nombre des messagers – L'origine de la révélation – Autre sens de la révélation. Chapitre troisième : Le sens des miracles. Le sens du miracle – Leurs types – Le plus grand nombre de miracles parmi les messagers – Le miracle du Coran – Les divisions de ses miracles – La deuxième division – La fente de la lune, le Coran en parle – Si cela a eu lieu – Cela relève du certain – L'effet du temps dans l'élimination du faux et l'affermissement du vrai. Chapitre quatrième : Le caractère miraculeux du Coran. Quatre aspects – Les cavaliers de la parole – La calomnie est plus facile – Le reproche et l'humiliation – Le refus de rivaliser – La stupéfaction – Prétention et impuissance – Musaylima – al-Walîd ibn al-Mughîra – Un bédouin qui se prosterne – al-Asma'î et la jeune fille. Chapitre cinquième : Le caractère miraculeux de la composition et du style. Contraire aux styles des Arabes – al-Walîd et le Coran – Il n'est pas devin – Il n'est pas possédé – Il n'est pas poète – Il n'est pas magicien – 'Utba et le Coran – al-Nadr et le Coran – L'islam d'Abû Dharr – La raison de leur impuissance face à lui. Chapitre sixième : L'annonce des choses cachées. Vous entrerez dans la Mosquée Sacrée – Les Romains ont été vaincus – Le faire triompher sur toute religion – La succession – La conquête – La préservation du Coran. Chapitre septième : Ses informations sur les siècles passés et les nations disparues. L'information sur ce qui est passé – Les questions des gens du Livre – Aucun d'eux n'a rien nié – La présentation de la Torah est possible. Chapitre huitième : Le défi et l'impuissance dans des affaires et leur annonce qu'ils ne les feraient pas. Le souhait de la mort – L'imploration réciproque. Chapitre neuvième : Sa majesté dans l'ouïe et sa crainte dans les cœurs. Son effet psychologique – Le caractère miraculeux de la sonorité. Chapitre dixième : Sa pérennité dans le temps. Chapitre onzième : Autres aspects du caractère miraculeux.
Son lecteur ne se lasse pas — le témoignage des djinns — des sciences inaccoutumées — les nouvelles des nations — celui qui cherche la guidance ailleurs, Allah l’égare — un système inédit — la facilité de sa mémorisation — 543 Chapitre douze : La fente de la lune et l’arrêt du soleil... Les exégètes et les gens de la Sunna s’accordent sur son occurrence — son opposition — réfutation et preuves — l’arrêt du soleil — le hadith d’Asmā’ est établi — 550 Chapitre treize : Le jaillissement de l’eau d’entre ses doigts et sa multiplication par sa bénédiction... Il n’est pas possible de mentir à une multitude alors qu’ils se taisent — 555 Chapitre quatorze : Le jaillissement de l’eau par sa bénédiction... Mais Allah nous a abreuvés — 651 Chapitre quinze : La multiplication de la nourriture... L’histoire des provisions qui, si les habitants de la terre venaient, leur suffiraient — la besace d’Abū Hurayra — Abū Hurayra et le lait — le repas de noces de ‘Alī avec Fāṭima — 573 Chapitre seize : La parole des arbres et leur soumission. Page des sujets : Les sorciers témoignent — la salutation de l’arbre à lui et le bédouin embrassant ses mains — il se soumit comme un chameau — les palmiers et les pierres se déplacent pour le besoin du Messager d’Allah, qu’Allah prie sur lui et le salue — elles demandèrent la permission de le saluer. 581 Chapitre dix-sept : Le gémissement du tronc... Le gémissement du tronc en lui-même est attesté — la tradition à ce sujet est mutawātir 356 — le choix du tronc pour la demeure éternelle sur la demeure périssable — 588 Chapitre dix-huit : Des autres objets inanimés... La glorification de la nourriture — la glorification des cailloux — le seuil de la porte dit « Je crois » — le tremblement du mont Uḥud — le tremblement du minbar — l’effondrement des idoles de la Ka‘ba — Baḥīrā le moine — l’ombre s’incline vers lui. 594 Chapitre dix-neuf : Des signes concernant les diverses espèces animales... La brebis apprivoisée confesse et atteste en sa présence — le témoignage du lézard — le hadith du loup avec le berger — une idole et un oiseau parlent — le retour des moutons à leurs propriétaires — la prosternation des moutons devant lui — la prosternation d’un chameau — la soumission du chameau — un chameau qui se plaint — la chamelle ‘Aḍbā’ — les pigeons de La Mecque ombragèrent le Prophète, qu’Allah prie sur lui et le salue — les pigeons de la grotte — l’araignée — l’approche des bêtes de sacrifice vers lui pour qu’il les égorge — l’histoire de la gazelle — la soumission du lion au Messager d’Allah — le lion indique le chemin — le témoignage d’une chamelle — la chèvre abreuve les gens — l’obéissance du cheval — l’apprentissage des langues — 607 Chapitre vingt : La résurrection des morts... La brebis empoisonnée — la manière de parler — la doctrine des gens de la Sunna — la doctrine des Mu‘tazila — réfutation de la doctrine des Mu‘tazila — un enfant muet parle — un nouveau-né parle — Mubārak al-Yamāma — une fille enterrée vivante parle — un mort revient à la vie — un mort parle. 617 Chapitre vingt et un : La guérison des malades et des infirmes... La restitution d’un œil après son arrachement — la guérison d’une blessure — le hadith de l’aveugle — par le Messager d’Allah, qu’Allah prie sur lui et le salue — Page des sujets : Guérison de l’hydropisie — guérison d’un aveugle — des blessures guérissent — guérison de l’œil de l’imam ‘Alī — restitution d’une main après qu’elle fut coupée — un enfant qui ne parlait pas est guéri — un fou est guéri — des brûlures guérissent — une tumeur disparaît — la pudeur chez une jeune fille par l’effet de sa bouchée, qu’Allah prie sur lui et le salue. 625 Chapitre vingt-deux : L’exaucement de son invocation, qu’Allah prie sur lui et le salue... Son invocation pour Anas — la bénédiction dans la descendance — la bénédiction dans les biens de ‘Abd al-Raḥmān ibn ‘Awf — son invocation pour Mu‘āwiya — l’exaucement de l’invocation de Sa‘d — l’invocation pour ‘Umar — son invocation pour la pluie — son invocation pour Abū Qatāda — son invocation pour al-Nābigha — son invocation pour Ibn ‘Abbās — son invocation pour ‘Abd Allāh ibn Ja‘far — son invocation pour al-Miqdād — son invocation pour ‘Urwa — son invocation pour la mère d’Abū Hurayra — son invocation pour ‘Alī — son invocation pour Fāṭima — son invocation pour al-Ṭufayl — son invocation contre l’Égypte puis pour eux — son invocation contre Kisrā — son invocation contre un enfant — son invocation contre celui qui mange de la main gauche — son invocation contre ‘Utba — son invocation contre ceux qui l’ont offensé — son invocation contre al-Ḥakam — son invocation contre Muḥallim. 636 Chapitre vingt-trois : De ses prodiges et bénédictions, et la transformation des choses qu’il toucha ou manipula, qu’Allah prie sur lui et le salue... Le cheval d’Abū Ṭalḥa — l’activité du chameau — l’activité du cheval de Ju‘ayl — l’âne qui trotte — la bénédiction de ses cheveux dans le bonnet de Khālid — la guérison par sa tunique — la guérison par son bol — le bâton du Prophète, qu’Allah prie sur lui et le salue — le puits de Qubā’ — le puits de la maison d’Anas — l’eau de Nu‘mān — sa langue abreuve al-Ḥasan et al-Ḥusayn — la petite outre d’Umm Mālik — la plantation des palmiers pour Salmān — la boisson de sawīq — la branche de palmier éclaire et frappe le diable — l’épée de ‘Ukāsha était du bois — une épée faite d’une tige de palmier — la brebis d’Umm Ma‘bad — la brebis d’Anas — l’eau se transforme en lait avec de la crème — la bénédiction de ‘Umayr ibn Sa‘d — le parfum de ‘Utba — la beauté de ‘Ā’idh ibn ‘Amr — al-Agharr — la bénédiction de la tête de Ḥanẓala — la beauté de Zaynab — la guérison de fous Page des sujets — le jour de Ḥunayn — Abū Hurayra se plaint de l’oubli — il devient le plus rapide des Arabes à cheval — l’allongement et la perfection de la taille. Chapitre vingt-quatre : Ce qu’il a dévoilé des mystères et ce qui sera — l’annonce de ce qui sera jusqu’à l’Heure — malheur aux Arabes pour un mal qui s’approche !! Les gens du Maghreb sont manifestement dans la vérité jusqu’à l’Heure. 680 Chapitre vingt-cinq : La protection d’Allah contre les gens et sa suffisance contre leur nuisance — ils sont partis, mon Seigneur m’a protégé — que celui qui veut m’abandonne le fasse — la porteuse de bois — son incapacité à le voir — lors de l’hégire — l’incident de Surāqa — le berger oublie — Abū Jahl et le rocher — l’effacement de sa vue — la trahison des Banū Qurayẓa — la perfidie de Ḥuyayy et sa trahison — Abū Jahl et le fossé de feu — une flamme de feu dans la main du Prophète, qu’Allah prie sur lui et le salue, apaise le cœur — te frapperais-je ? 694 Chapitre vingt-six : Ses connaissances et ses sciences, qu’Allah prie sur lui et le salue... Les types de rêves — les généalogies — sa connaissance de l’écriture — ceux qui se tournent vers lui — la réfutation des arguments et leur annulation. 708 Chapitre vingt-sept : Ses nouvelles avec les anges et les djinns... Sous la forme d’un homme — sous la forme de Diḥya — la vision des djinns — la voix des djinns — la destruction par Khālid d’al-‘Uzzā et le meurtre de la femme noire — sa capture du diable. 715 Chapitre vingt-huit : Ses nouvelles, ses attributs et les signes de sa mission chez les pieux, les moines et les savants de cette époque qui ont rapporté ses nouvelles de la Torah — ceux qui ont embrassé l’islam — leur reconnaissance — les voix des djinns. 726 Chapitre vingt-neuf : Ce qui s’est produit à sa naissance, qu’Allah prie sur lui et le salue... Il naquit la tête levée — l’émission de lumière à sa naissance — la chute des étoiles — la vision des palais Page des sujets — des Romains — la bénédiction chez Ḥalīma — l’iwān 357 de Kisrā — le lac de Tibériade — l’extinction du feu — luisant, gras, enduit de khôl — l’observation des démons le protégeant des pratiques de l’époque préislamique — il m’a été interdit de me dénuder — l’ombrage du nuage — l’ombrage de l’arbre — pas d’ombre pour sa personne, qu’Allah prie sur lui et le salue — un jardin des jardins du Paradis. 734 Chapitre trente : Conclusion et appendice. Les miracles de notre Prophète, qu’Allah prie sur lui et le salue, sont plus évidents que les miracles des autres — l’abondance de ses miracles et les miracles du Coran — l’éloquence et la composition — l’annonce des sciences de l’invisible — la clarté des miracles et la magie au temps de Moïse — la médecine au temps de Jésus — un miracle impérissable qui ne s’éteint pas — la doctrine de la ṣarfa 358 — l’adoration des enfants d’Israël. 745 Index des chapitres, sections et titres secondaires.
- Sahih : Recueil de hadiths authentiques, notamment ceux d'al-Bukhari et Muslim.
- wa-llāhu yaʿṣimuka mina n-nās : Coran, sourate al-Ma'ida (5), verset 67.
- fa-innaka bi-aʿyuninā : Coran, sourate at-Tur (52), verset 48.
- a-laysa llāhu bi-kāfin ʿabdahu : Coran, sourate az-Zumar (39), verset 36.
- bi-kāfin : Variante de lecture du verset 36 de la sourate az-Zumar.
- innā kafaynāka l-mustahzi'īn : Coran, sourate al-Hijr (15), verset 95.
- wa-idh yamkuru bika lladhīna kafarū : Coran, sourate al-Anfal (8), verset 30.
- ʿan ʿĀ'isha : Hadith rapporté par Aïcha, épouse du Prophète.
- ʿĀ'isha : Aïcha bint Abi Bakr, épouse du Prophète.
- al-qubba : Tente ou coupole, désignant ici une habitation.
- yaqīlu : Faire la sieste (qaylula).
- ikhtaraṭa : Dégainer une épée.
- al-āya : Le verset 67 de la sourate al-Ma'ida.
- Ghawrath : Ghawrath ibn al-Harith, un bédouin qui tenta de tuer le Prophète.
- khayri n-nās : Le meilleur des hommes, désignant le Prophète.
- rajul : Un homme, ici un hypocrite.
- mithlahu : Une histoire similaire.
- wa-qad ruwiya : Il a été rapporté.
- Ghatafan : Tribu arabe.
- Dhi Amr : Lieu d'une expédition militaire du Prophète.
- Da'thour : Da'thour ibn al-Harith, un homme de la tribu de Ghatafan.
- aghrawhu : Ils l'incitèrent contre lui.
- idh hamma qawmun an yabsuṭū ilaykum aydiyahum : Coran, sourate al-Ma'ida (5), verset 11.
- al-Khattabi : Abu Sulayman al-Khattabi, savant musulman (mort en 388 H).
- muntadīyan : Ayant dégainé son épée.
- zullakha : Douleur au dos, ou ici une poussée violente.
- zullikha : Infligée, donnée.
- nadara : Tomber, échapper.
- idh hamma qawmun : Début du verset 11 de la sourate al-Ma'ida.
- ʿAbd : Abd ibn Humayd, savant et auteur d'un recueil de hadiths.
- dhakara : Il mentionna.
- hammālatu l-ḥaṭab : La porteuse de bois, surnom d'Oumm Jamil, épouse d'Abu Lahab.
- al-ʿiḍāh : Épines ou branches d'arbres, ici des pierres.
- ḥajar : Pierre.
- kathīban : Dune de sable.
- ahyal : Sable meuble.
- dhakara : Il mentionna.
- Ibn Ishaq : Muhammad ibn Ishaq, biographe du Prophète (mort en 150 H).
- tabbat yadā abī lahab : Coran, sourate al-Masad (111), verset 1.
- wa tabba : Et qu'il périsse, suite du verset.
- Abu Bakr : Abu Bakr as-Siddiq, compagnon et premier calife.
- fihr : Pierre ou caillou.
- ʿan : D'après.
- al-Hakam ibn Abi al-'As : Compagnon du Prophète.
- ʿan : D'après.
- ʿUmar : Umar ibn al-Khattab, second calife.
- Abu Jahl : Abu Jahl ibn Hisham, ennemi de l'islam.
- al-ḥāqqa : Coran, sourate al-Haqqa (69), verset 1.
- fa-hal tarā lahum min bāqiya : Coran, sourate al-Haqqa (69), verset 8.
- minhu : Parmi cela, faisant référence aux exemples de protection.
- ḥimāyatuhu : Sa protection.
- al-ghār : La grotte de Thawr où le Prophète se cacha lors de l'Hégire.
- Umayya ibn Khalaf : Chef de Quraysh, ennemi de l'islam.
- mā arā : Je vois, je pense.
- wa qiṣṣatuhu : Et son histoire.
- Suraqa : Suraqa ibn Malik, qui poursuivit le Prophète lors de l'Hégire.
- Abi Bakr : Abu Bakr, compagnon du Prophète.
- al-jaʿā'il : Prime, récompense.
- sākhat : S'enfoncer dans le sol.
- istaqsama bi-l-azlām : Consulter le sort par des flèches divinatoires.
- Abi Bakr : Abu Bakr.
- lā taḥzan inna llāha maʿanā : Coran, sourate at-Tawba (9), verset 40.
- Ibn Fuhayra : Affranchi d'Abu Bakr, qui écrivit le sauf-conduit.
- khabar : Récit, histoire.
- ḍuriba ʿalā qalbihi : Son cœur fut frappé, c'est-à-dire qu'il fut rendu confus.
- أَغْلالًا : Carcans ou chaînes au cou, symbole d'empêchement et de contrainte.
- ابن اسحق : Muhammad ibn Ishaq, célèbre historien et biographe du Prophète (m. 150 H).
- بني قريظة : Tribu juive de Médine, alliée des Quraychites, impliquée dans la bataille du Fossé.
- آطام : Forteresses ou tours fortifiées des tribus juives de Médine.
- عمرو بن جحاش : Un des chefs des Banu Qurayza, connu pour sa tentative d'assassinat du Prophète.
- إِذْ هَمَّ قَوْمٌ : Allusion au verset 5:11 : « Quand un peuple songea à porter la main sur vous. »
- السمرقندي : Abou al-Layth as-Samarqandi, exégète et juriste hanafite (m. 373 H).
- بني النضير : Tribu juive de Médine, expulsée après une tentative d'assassinat du Prophète.
- عقل : Prix du sang ou compensation légale pour un meurtre.
- الكلابيين : Deux hommes de la tribu des Kilab, tués par erreur par 'Amr ibn Umayya.
- عمرو بن أمية : Compagnon du Prophète, envoyé en mission chez les Banu an-Nadir.
- حيي : Huyayy ibn Akhtab, chef des Banu an-Nadir, impliqué dans la conspiration.
- أبا القاسم : Surnom du Prophète Muhammad, signifiant « père de Qasim » (son fils aîné).
- أبو بكر : Premier calife de l'islam, compagnon et beau-père du Prophète.
- عمر : Second calife de l'islam, compagnon et beau-père du Prophète.
- توامر : Se concerter secrètement pour comploter.
- جبرائيل : L'ange Gabriel, chargé de transmettre la révélation divine.
- الحديث : Parole, acte ou approbation attribué au Prophète Muhammad.
- أبو هريرة : Célèbre compagnon du Prophète, rapporteur de nombreux hadiths.
- أبو جهل : Chef des Quraychites, farouche opposant à l'islam, tué à Badr.
- قريش : Tribu arabe dominante de La Mecque, à laquelle appartenait le Prophète.
- ناكصا : Reculant en fuyant, tournant le dos.
- على عقبيه : Sur ses talons, c'est-à-dire en reculant précipitamment.
- خفق أجنحة : Battement d'ailes des anges, signe de leur présence.
- كَلَّا إِنَّ الْإِنْسانَ لَيَطْغى : Début de la sourate 96 (al-'Alaq), verset 6.
- ويروى : Et il est rapporté (par une chaîne de transmission).
- شيبة : Shayba ibn 'Uthman, gardien de la Kaaba, initialement hostile au Prophète.
- الحجبي : Surnom désignant le gardien du voile de la Kaaba (hijab).
- يوم حنين : Bataille de Hunayn (8 H), remportée par les musulmans contre les Hawazin.
- حمزة : Hamza ibn 'Abd al-Muttalib, oncle du Prophète, martyr à Uhud.
- شواظ : Flamme ou jet de feu sans fumée.
- وعن : Et d'après (un autre rapport).
- فضالة : Fadala ibn 'Amr, compagnon qui avait projeté de tuer le Prophète.
- عام الفتح : Année de la conquête de La Mecque (8 H).
- البيت : La Kaaba, Maison sacrée d'Allah à La Mecque.
- ومن مشهور : Et parmi les récits célèbres.
- عامر بن الطفيل : Chef de la tribu des 'Amir, connu pour son hostilité au Prophète.
- أربد بن قيس : Compagnon de 'Amir ibn at-Tufayl, impliqué dans le complot.
- عصمته : Sa protection (divine) contre les tentatives d'assassinat.
- الكهنة : Devins ou prêtres païens, souvent consultés pour des prédictions.
- الرعب : Terreur surnaturelle instillée dans les cœurs des ennemis.
- أيام الله : Les jours d'Allah, c'est-à-dire les événements historiques marqués par Son intervention.
- الكتابيين : Gens du Livre : juifs et chrétiens, détenteurs de révélations antérieures.
- أيامها : Les jours (batailles) des Arabes, c'est-à-dire leur histoire guerrière.
- جوامع الكلم : Paroles concises et riches de sens, caractéristique du discours prophétique.
- الشرع : La Loi islamique (charia), fondée sur le Coran et la Sunna.
- مستحسن مفضل : Ce qui est jugé bon et préférable selon la raison et la tradition.
- الخذلان : Abandon ou égarement divin, privation de la guidance.
- الجاهلية : Période préislamique caractérisée par l'ignorance religieuse.
- الطيبات : Les bonnes choses permises (halal) par la Loi islamique.
- الخبائث : Les choses mauvaises et impures interdites (haram).
- الحدود : Peines légales fixes prescrites par la charia (ex. : amputation pour vol).
- مثافنة : Fréquentation assidue, compagnonnage prolongé.
- العبارة : Interprétation des rêves (ta'bir ar-ru'ya).
- الفرائض : Sciences des successions et du partage des héritages.
- كقوله صلى الله عليه وسلم : Comme sa parole (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui).
- أول عابر : Premier interprète, c'est-à-dire celui qui interprète le rêve en premier.
- على رجل طائر : Sur la patte d'un oiseau, métaphore de l'instabilité et de l'attente de réalisation.
- وقوله : Et sa parole (un autre hadith).
- وقوله : Et sa parole (encore un autre hadith).
- تقارب الزمان : Rapprochement du temps, signe de la fin des temps.
- وقوله : Et sa parole (hadith médical).
- البردة : Le froid, considéré comme cause première des maladies.
- وما روي : Et ce qui a été rapporté (hadith faible).
- أبي هريرة : Abou Hourayra, compagnon et rapporteur de hadiths.
- موضوعا : Hadith fabriqué (mawdu'), inventé et non attribuable au Prophète.
- الدارقطني : Ali ibn 'Umar ad-Daraqutni, éminent critique de hadiths (m. 385 H).
- وقوله : Et sa parole (hadith sur les remèdes).
- السعوط : Médicament administré par le nez (ergot).
- اللدود : Médicament liquide versé dans la bouche (gargarisme).
- الحجامة : Saignée par ventouses, pratique médicale traditionnelle.
- المشي : La marche, considérée comme bénéfique pour la santé.
- سبع عشرة وتسع عشرة وإحدى وعشرين : Les 17e, 19e et 21e jours du mois lunaire, moments recommandés pour la saignée.
- العود الهندي : Bois indien (aloès ou santal), utilisé en médecine traditionnelle.
- ذات الجنب : Pleurésie, inflammation de la plèvre.
- وقوله : Et sa parole (hadith sur la modération alimentaire).
- ba‘ḍuhum : Certains d'entre eux, référence aux compagnons.
- Abū Sufyān : Abū Sufyān ibn al-Ḥārith, cousin du Prophète, converti plus tard.
- ibn al-Ḥārith : Fils d'al-Ḥārith, précision généalogique.
- bulq : Chevaux pies, de couleur blanche et noire.
- al-malā’ika : Les anges, créatures célestes.
- ‘Imrān : ‘Imrān ibn Ḥuṣayn, compagnon du Prophète.
- Ḥamza : Ḥamza ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, oncle du Prophète, martyr à Uḥud.
- ‘Abd Allāh ibn Mas‘ūd : Compagnon éminent, connu pour sa science.
- laylat al-jinn : Nuit des djinns, où le Prophète rencontra les djinns.
- al-Zuṭṭ : Les Zutt, peuple d'origine indienne, probablement les Jats.
- Ibn Sa‘d : Muhammad ibn Sa‘d, historien et biographe du Prophète.
- Muṣ‘ab ibn ‘Umayr : Compagnon, martyr à Uḥud, premier ambassadeur de l'islam à Médine.
- malak : Ange, créature céleste.
- al-muṣannifīn : Les auteurs, compilateurs de hadiths.
- ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb : Deuxième calife, compagnon éminent.
- naghamat al-jinn : Voix des djinns, expression indiquant une créature surnaturelle.
- Hāma ibn al-Haym : Nom d'un djinn, généalogie mythique.
- Lāqis : Nom d'un ancêtre de Iblis dans la généalogie des djinns.
- Iblīs : Satan, le diable.
- Nūḥ : Noé, prophète biblique et coranique.
- ḥadīth ṭawīl : Long récit, tradition prophétique.
- al-Wāqidī : Historien musulman, auteur de Maghāzī.
- Khālid : Khālid ibn al-Walīd, compagnon et général.
- al-‘Uzzā : Idole préislamique, déesse vénérée à La Mecque.
- al-sawdā’ : La noire, désignant une femme ou une prêtresse.
- jazalahā : Il la trancha, la coupa en deux.
- shayṭān : Démon, satan.
- tafallata : S'échappa, se libéra.
- sāriya : Pilier, colonne de la mosquée.
- Sulaymān : Salomon, prophète et roi.
- rabb ighfir lī... : Invocation de Salomon dans le Coran (38:35).
- khāsi’an : Humilié, repoussé.
- al-muwaḥḥidīn al-mutaqaddimīn : Les monothéistes antérieurs, croyants en un Dieu unique avant l'islam.
- Tubba‘ : Titre des rois himyarites du Yémen.
- al-Aws : Al-Aws ibn Ḥāritha, poète préislamique.
- Ka‘b : Ka‘b ibn Lu’ayy, ancêtre du Prophète.
- Sufyān : Sufyān ibn Mujāshi‘, poète préislamique.
- Quss : Quss ibn Sā‘ida, sage et prédicateur préislamique.
- Sayf : Sayf ibn Dhī Yazan, roi himyarite.
- Zayd ibn : Zayd ibn ‘Amr ibn Nufayl, monothéiste préislamique.
- Waraqa : Waraqa ibn Nawfal, cousin de Khadija, chrétien savant.
- ‘Uthkalān : ‘Uthkalān al-Ḥimyarī, savant yéménite.
- Yahūd : Juifs, communauté religieuse.
- Shāmūl : Shāmūl, savant juif, peut-être Samuel.
- ulfiya : Fut trouvé, découvert.
- thiqāt mimman : Gens dignes de confiance parmi ceux qui.
- Ibn Salām : ‘Abd Allāh ibn Salām, savant juif converti.
- Banū Sa‘ya : Famille juive de Médine convertie.
- Ibn : Ibn Yāmīn, savant juif converti.
- Mukhayrīq : Savant juif converti, martyr à Uḥud.
- Ka‘b : Ka‘b al-Aḥbār, savant juif converti.
- Baḥīrā : Moine chrétien qui reconnut le Prophète enfant.
- Nasṭūr : Nestorius, moine ou évêque d'Abyssinie.
- ṣāḥib : Maître, chef.
- Ḍaghāṭir : Personnage non identifié, peut-être un chef religieux.
- usquf : Évêque, chef chrétien.
- al-Jārūd : Al-Jārūd al-‘Abdī, chef chrétien converti.
- Salmān : Salmān al-Fārisī, compagnon perse converti.
- Tamīm : Tamīm al-Dārī, compagnon chrétien converti.
- al-Najāshī : Negus d'Abyssinie, roi chrétien.
- Naṣārā al-Ḥabasha : Chrétiens d'Abyssinie.
- asāqifa : Évêques, pluriel de usquf.
- Najrān : Région du Yémen, centre chrétien.
- Héraclius : Empereur byzantin, contemporain du Prophète.
- ṣāḥib : Maître, souverain.
- Rūma : Rome, désignant l'Empire byzantin.
- Muqawqis : Gouverneur byzantin d'Égypte.
- al-shaykh : Le cheikh, titre de respect.
- Ibn Ṣūriyā : Savant juif de Médine.
- Ibn Ukhtub : Savant juif, chef des Banū Qurayẓa.
- Ka‘b : Ka‘b ibn Asad, chef juif des Banū Qurayẓa.
- al-Zubayr : Al-Zubayr ibn Bāṭiyā, savant juif.
- al-ḥasad : L'envie, jalousie.
- al-nafāsa : La jalousie, l'avarice.
- qarra‘a : Frappa, heurta (les oreilles).
- ṣuḥufuhum : Leurs Écritures, livres saints.
- layyihim : Torsion de leurs langues, déformation.
- al-mubāhala : Invocation mutuelle de malédiction, défi.
- qul fa’tū bi-al-Tawrāti... : Verset coranique (3:93) invitant à apporter la Torah.
- al-kuhhān : Les devins, voyants préislamiques.
- Shāfi‘ : Shāfi‘ ibn Kulayb, devin préislamique.
- Shiqq : Devin préislamique célèbre.
- Saṭīḥ : Devin préislamique, connu pour ses prédictions.
- Sawād : Sawād ibn Qārib, devin préislamique.
- Khunāfir : Devin préislamique.
- Af‘ā : Af‘ā de Najrān, devin ou serpent.
- Jadhīl : Jadhīl ibn Jadhīl al-Kindī, devin.
- Ibn Khaṣa : Ibn Khaṣa al-Dawsī, devin.
- Sa‘d : Sa‘d ibn Bint Kurayz, devin.
- Fāṭima bint al-Nu‘mān : Femme devineresse préislamique.
- al-aṣnām : Les idoles, statues vénérées.
- hawātif al-jānn : Voix des djinns, appels surnaturels.
- dhabā’iḥ : Sacrifices, offrandes.
- al-nuṣub : Pierres dressées, autels païens.
- ajwāf al-ṣuwar : Cavités des statues, intérieur des idoles.
- mashhūr : Célèbre, bien connu.
- al-‘ajā’ib : Les prodiges, choses merveilleuses.
- kawnuhu : Le fait qu'il.
- mā : Ce que, relatif.
- wilādatihi : Son accouchement, sa naissance.
- mā : Ce que, relatif.
- Umm ‘Uthmān : Mère de ‘Uthmān ibn Abī al-‘Āṣ, compagne.
- al-Shifā’ : Al-Shifā’ bint ‘Abd Allāh, compagne, mère de ‘Abd al-Raḥmān ibn ‘Awf.
- istahalla : Poussa son cri, vagit.
- raḥimaka Allāh : Que Dieu te fasse miséricorde.
- mā : Ce que, relatif.
- Ḥalīma : Ḥalīma al-Sa‘diyya, nourrice du Prophète.
- zawjuhā : Son mari, al-Ḥārith ibn ‘Abd al-‘Uzzā.
- ẓi’rāhu : Ses nourrices, pluriel de ẓi’r.
- shārifuhā : Sa chamelle, femelle de chameau.
- khuṣb : Prospérité, abondance.
- mā : Ce qui, relatif.
- īwān : Iwan, salle voûtée du palais perse.
- Kisrā : Titre des rois sassanides, Chosroès.
- shurufātuhu : Ses créneaux, ornements du palais.
- ghīḍ : Assèchement, diminution des eaux.
- buḥayra : Lac, mer intérieure.
- Ṭabariyya : Tibériade, lac en Palestine.
- khamadat : S'éteignit, cessa de brûler.
- annahu : Le fait que.
- Abū Ṭālib : Oncle du Prophète, père de ‘Alī.
- rawū : Furent désaltérés, burent à satiété.
- fa-idhā : Et quand, lorsque.
- lam yashba‘ū : Ils n'étaient pas rassasiés.
- sā’ir : Tous les autres, le reste.
- shu‘than : Ébouriffés, en désordre.
- ṣaqīlan : Lisse, bien peigné.
- dahīnan : Huilé, oint.
- kaḥīlan : Enduit de khôl, les yeux soulignés.
- Umm Ayman : Nourrice du Prophète, Baraka.
- ḥāḍinatuhu : Sa nourrice, celle qui l'éleva.
- min : Parmi, de.
- al-shuhub : Les météores, étoiles filantes.
- raṣd : Observation, guet (des démons).
- mā : Ce qui, relatif.
- al-khabar al-mashhūr : Le récit célèbre.
- ‘ātiqihi : Son épaule, partie du corps.
- wa-min dhālika : Parmi ces signes : formule introductive énumérant les miracles du Prophète.
- fī riwāya : Selon un récit : variante dans la tradition prophétique.
- Khadīja : Khadija bint Khuwaylid, première épouse du Prophète.
- Maysara : Maysara, serviteur de Khadija qui accompagna le Prophète lors d'un voyage commercial.
- wa-qad ruwiya : Il a été rapporté : formule indiquant une tradition.
- Halīma : Halima al-Sa'diyya, nourrice du Prophète.
- wa-min dhālika : Parmi ces signes : autre miracle.
- fay' : Ombre portée, ici l'ombre de l'arbre se déplaçant miraculeusement.
- wa-mā dhukira : Et ce qui a été mentionné : référence à un autre prodige.
- wa-anna : Et que : introduction d'un autre miracle.
- wa-min dhālika : Parmi ces signes : autre miracle.
- thumma : Puis : transition vers un autre prodige.
- qabruhu : Sa tombe : le tombeau du Prophète à Médine.
- fī baytihi : Dans sa maison : la tombe se trouve dans la chambre de 'Aïcha, attenante à la mosquée.
- wa-takhyīru : Et le choix : Dieu donna au Prophète le choix entre la vie et la mort au moment de sa mort.
- wa-mā ishtamala : Et ce que contient : référence au récit détaillé de la mort du Prophète.
- wa-nidā'uhum : Et leur appel : l'appel des anges ordonnant de ne pas retirer la chemise du Prophète lors du lavage funèbre.
- wa-mā ruwiya : Et ce qui a été rapporté : autre tradition.
- al-Khiḍr : Al-Khidr, figure mystérieuse souvent associée à la sagesse et à l'immortalité dans la tradition islamique.
- 'Umar : 'Umar ibn al-Khattab, deuxième calife bien guidé.
- bi-'ammihi : Par son oncle : référence à la prière pour la pluie de 'Umar par l'intermédiaire de son oncle al-'Abbas.
- nukat : Traits, points subtils : désigne les miracles et signes prophétiques.
- faṣṣ : Essence, cœur : le point central du propos.
- law tuquṣṣiya : Si l'on en faisait un traitement exhaustif.
- dīwān : Recueil, compilation : ouvrage rassemblant les miracles.
- sūra : Sourate : chapitre du Coran.
- Innā a'taynāka al-kawthar : Sourate 108 : « Nous t'avons certes accordé l'Abondance ».
- fa'tū bi-sūratin min mithlihi : Coran 2:23 : « Apportez donc une sourate semblable à lui ».
- ‘alā ‘adadi ba‘ḍihim : Selon le décompte de certains : variation dans le nombre de mots du Coran.
- akmah : Aveugle-né : personne aveugle de naissance.
- khabar : Connaissance des récits : science des généalogies et des histoires anciennes.
- kihāna : Divination : pratique des devins (kāhin) prétendant connaître l'invisible.
- kawā'in : Événements : faits et occurrences futures ou passées.
- ijtaththahā : Il l'extirpa : il l'arracha, l'élimina complètement.
- rajm al-shuhub : Bombardement des météores : référence coranique aux étoiles filantes chassant les démons.
- raṣd : Observation : surveillance des étoiles par les devins.
- ‘an : D'après : indique la transmission du hadith.
- ṣarfa : Théorie selon laquelle Allah a détourné les Arabes de produire un texte semblable au Coran, bien qu'ils en fussent capables.
- Abū al-Maʿālī al-Juwaynī : Imam ash'arite (1028-1085), théologien et juriste, auteur de 'al-ʿAqīda al-Niẓāmiyya'.
- bādara : À première vue, spontanément.
- al-Sāmirī : Le Samaritain, personnage coranique qui égara les Enfants d'Israël en fabriquant le veau d'or.
- qālū : Référence aux Enfants d'Israël qui dirent à Moïse : 'Nous ne croirons pas en toi jusqu'à ce que nous voyions Allah face à face' (Coran 2:55).
- ḥattā narā Allāha jahratan : Expression coranique (2:55) signifiant 'jusqu'à ce que nous voyions Allah ouvertement'.
- al-mann : La manne, nourriture céleste envoyée aux Enfants d'Israël dans le désert.
- al-salwā : Les cailles, oiseaux envoyés comme nourriture aux Enfants d'Israël.
- istabdalū alladhī huwa adnā bi-alladhī huwa khayr : Allusion coranique (2:61) où les Enfants d'Israël demandèrent à Moïse de remplacer la manne et les cailles par des légumes de la terre.
- zibrij : Ornement, décoration ; ici, propos embellis et séduisants.
- hawā : Désir passionné, penchant de l'âme vers ce qui est interdit ou blâmable.
- an-najm : L'étoile ; fait référence à la sourate 53 du Coran, An-Najm.
- karīm : Généreux, noble ; attribut divin ou qualificatif du Prophète.
- dhū quwwa : Doué de force ; expression coranique (Sourate 53:5) décrivant l'ange Gabriel.
- makīn : Établi, ferme ; qualificatif de Gabriel (Sourate 81:20).
- amīn : Digne de confiance ; qualificatif de Gabriel (Sourate 81:21).
- zanīn : Accusé, suspect ; dans le Coran (Sourate 68:51), les mécréants traitent le Prophète de 'possédé' ou 'accusé'.
- sūrat Nūn : Sourate 68 du Coran, dont la lettre initiale est Nūn.
- ni‘ma ghayr mamnūna : Grâce non reprochée ; expression coranique (Sourate 84:25) signifiant une faveur sans rappel ni reproche.
- al-khuluq al-‘aẓīm : La noble nature ; expression coranique (Sourate 68:4) décrivant le Prophète.
- Ṭā-Hā : Lettres séparées au début de la sourate 20 ; interprétées comme un nom du Prophète ou une invocation.
- Kāf-Hā-Yā-‘Ayn-Ṣād : Lettres séparées au début de la sourate 19 (Maryam).
- sūrat al-Fatḥ : Sourate 48 du Coran, 'La Victoire éclatante'.
- yu‘azzirūhu : Ils le soutiennent, le glorifient ; terme coranique (Sourate 48:9) signifiant honorer et aider le Prophète.
- al-Kawthar : L'Abondance ; nom d'une sourate (108) et d'un fleuve au Paradis.
- al-abtar : Le retranché, celui sans postérité ; terme coranique (Sourate 108:3) désignant celui qui hait le Prophète.
- as-sab‘ al-mathānī : Les sept répétés ; désigne la sourate Al-Fatiha ou les sept longs chapitres du Coran.
- al-ḥadathān : Les deux souillures ; terme technique désignant les impuretés majeures (urine et excréments).
- an-Najāshī : Le Négus ; titre du roi d'Abyssinie à l'époque du Prophète.
- at-tajallī : La manifestation ; fait référence à la théophanie sur le mont Sinaï (Coran 7:143).
- Rukāna : Nom d'un lutteur mecquois que le Prophète a vaincu à la lutte.
- taqallu‘ : Soulèvement ; décrit la marche du Prophète, comme s'il se hissait.
- sifāḥ : Fornication ; union illégitime.
- Barīra : Nom d'une esclave affranchie, Compagne du Prophète.
- al-ittikā’ : L'appui ; position consistant à s'asseoir en s'appuyant sur un coussin pour manger.
- at-tabattul : Célibat ; renoncement au mariage pour se consacrer à Dieu.
- Yaḥyā al-ḥaṣūr : Jean le continent ; Jean-Baptiste, qui s'est abstenu du mariage.
- al-ḥaṣūr : Le continent ; celui qui s'abstient des femmes, mais ici interprété comme préservé des péchés.
- al-jāh : La position, le rang ; prestige social.
- nabiyy ummiyy : Prophète illettré ; qui ne sait ni lire ni écrire, qualificatif du Prophète Muhammad.
- mutawātir : Hadith transmis par un nombre suffisant de chaînes de transmission à chaque génération, rendant impossible un accord sur un mensonge.
- īwān : Grande salle voûtée ouverte sur un côté, typique de l'architecture sassanide.
- ṣarfa : Thèse selon laquelle l'inimitabilité du Coran (i‘jāz) viendrait du fait qu'Allah aurait détourné les Arabes de produire un texte semblable, plutôt que d'une qualité intrinsèque du Coran.
Deuxième section
Le deuxième chapitre [Deuxième section] Introduction de la deuxième section Le juge Abū al-Faḍl, que Dieu Très-Haut le guide, a dit : Cette section, nous y avons résumé le discours en quatre chapitres, comme nous l’avons mentionné au début du livre. Leur ensemble porte sur l’obligation de le croire 1, de le suivre dans sa Sunna 2, de lui obéir, de l’aimer, de lui être sincère, de le vénérer, de lui faire du bien, et sur le jugement de la prière sur lui et de la salutation, ainsi que de la visite de sa tombe, que Dieu prie sur lui et le salue. Chapitre premier : Sur l’obligation de la foi en lui, l’obligation de lui obéir et de suivre sa Sunna. Il contient cinq sections. Première section : L’obligation de la foi en lui Lorsqu’il est établi, par ce que nous avons présenté, la preuve de sa prophétie et la vérité de son message, la foi en lui devient obligatoire, ainsi que la croyance en ce qu’il a apporté. Dieu Très-Haut a dit : « Croyez donc en Dieu et en Son Messager, et en la Lumière que Nous avons fait descendre » 3 (1). Et Il a dit : « Nous t’avons envoyé comme témoin, annonciateur et avertisseur… afin que vous croyiez en Dieu et en Son Messager » (2). Et Il a dit : « Croyez donc en Dieu et en Son Messager, le Prophète illettré » (3), jusqu’à la fin du verset. La foi au Prophète Muḥammad, que Dieu prie sur lui et le salue, est donc obligatoire (4) et impérative ; aucune foi (5) n’est complète sans elle, et aucun islam (6) n’est valide sans elle. Dieu Très-Haut a dit : « Et quiconque ne croit pas en Dieu et en Son Messager, alors Nous avons préparé pour les mécréants un brasier ardent » (7). D’après Abū Hurayra, que Dieu l’agrée, d’après le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, il a dit : « J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a de dieu que Dieu, et qu’ils croient en moi et en ce que j’ai apporté. S’ils font cela, ils préservent de moi leur sang et leurs biens, sauf en droit, et leur compte revient à Dieu… » (8) Le juge (9) Abū al-Faḍl, que Dieu le guide, a dit : La foi en lui, que Dieu prie sur lui et le salue, consiste à croire en sa prophétie et en la mission que Dieu lui a confiée, et à le croire dans tout ce qu’il a apporté et tout ce qu’il a dit. Et la correspondance de cette croyance du cœur est la proclamation par la langue qu’il est le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue. Lorsque la croyance en lui par le cœur et la prononciation par la langue de ce témoignage se réunissent, la foi en lui et la croyance en lui sont complètes, comme cela est rapporté dans le même hadith (10) selon la transmission (11) de ‘Abd Allāh (12) ibn ‘Umar, que Dieu les agrée : « J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a de dieu que Dieu et que Muḥammad est le Messager de Dieu. » Et cela a été rendu encore plus clair dans le hadith de Jibrīl 4 lorsqu’il a dit : « Informe-moi sur l’islam. » Alors (le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue) (13) a dit : « Que tu témoignes qu’il n’y a de dieu que Dieu et que Muḥammad est le Messager de Dieu. » Et il a mentionné les piliers de l’islam. Puis il l’a interrogé sur la foi, et il a dit : « Que tu croies en Dieu, en Ses anges, en Ses livres et en Ses messagers », jusqu’à la fin du hadith (14). Il a donc établi que la foi en lui nécessite (15) la conviction (16) du cœur (17). Et l’islam en lui exige impérativement la prononciation par la langue. Et cet état (18) est l’état louable et parfait (19). Quant à l’état blâmable, c’est le témoignage par la langue sans la croyance du cœur. C’est cela l’hypocrisie (20). Dieu Très-Haut a dit : « Quand les hypocrites viennent à toi, ils disent : “Nous témoignons que tu es certes le Messager de Dieu.” Et Dieu sait que tu es certes Son Messager, et Dieu témoigne que les hypocrites sont certes menteurs… » (21) C’est-à-dire qu’ils sont menteurs dans leur parole, car elle ne correspond pas à leur conviction et à leur croyance, alors qu’ils ne le croient pas. Puisque leurs consciences n’ont pas confirmé cela, il ne leur a pas profité de dire avec leurs langues ce qui n’était pas dans leurs cœurs. Ils sont donc sortis du nom de la foi. Et ils n’ont pas, dans l’au-delà, son jugement, car ils n’avaient pas (la foi) (22) avec eux. Et ils ont rejoint les mécréants (23) dans le degré (24) le plus bas du Feu. Et le jugement de l’islam leur est resté applicable, par la manifestation du témoignage de la langue, dans les jugements terrestres relatifs aux imams et aux juges des musulmans, dont les jugements portent sur les apparences, en fonction de ce qu’ils ont manifesté comme signe de l’islam, car il n’a pas été donné aux humains de voie vers les secrets, et ils n’ont pas reçu l’ordre de les sonder. Au contraire, le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, a interdit de les juger, a blâmé cela et a dit (25) : « Pourquoi n’as-tu pas fendu son cœur ? » Et la distinction (26) entre la parole et la conviction est ce qui a été établi dans le hadith de Jibrīl : le témoignage fait partie de l’islam, et la croyance fait partie de la foi. Et il reste deux autres états entre ces deux-là. L’un d’eux : qu’il croie de son cœur, puis qu’il soit emporté (27) avant qu’un temps suffisant ne se soit écoulé pour le témoignage par sa langue. On a divergé à ce sujet. Certains ont posé comme condition, pour la perfection de la foi, la parole et le témoignage (28). D’autres l’ont considéré comme croyant, méritant le Paradis (29), en raison de la parole du Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue (30) : « Sortira du Feu celui qui a dans son cœur le poids d’un atome de foi » (31). Il n’a mentionné que ce qui est dans le cœur. Or celui-ci est croyant de cœur, ni désobéissant ni négligent en omettant autre chose. Et c’est cela qui est correct dans ce cas. - Le deuxième : qu’il croie de son cœur et qu’il retarde (32) son délai (33), qu’il sache ce qui lui incombe comme témoignage, mais qu’il ne le prononce jamais, et qu’il ne témoigne (34) de toute sa vie, pas même une fois. On a divergé à son sujet également (35). - On a dit : il est croyant, car il croit. Et le témoignage fait partie des œuvres ; il est donc désobéissant en l’omettant, mais non éternel (en enfer) (37). - Et on a dit : il n’est pas croyant (38) tant que sa conviction n’est pas accompagnée du témoignage de la langue (39), car le témoignage est l’établissement d’un engagement et l’adoption d’une foi. Il est lié à la conviction, et la croyance n’est pas parfaite avec le délai sans lui. Et c’est cela qui est correct. Et ceci est un aperçu (40) qui mène (41) à un vaste discours sur l’islam et la foi et leurs chapitres, sur l’augmentation et la diminution (42) en eux, et sur la question de savoir si la division (43) est impossible pour la simple croyance, qui ne peut être valide dans son ensemble, et ne se réfère qu’à ce qui s’y ajoute comme œuvre ? Ou bien peut-on y faire face en raison de la diversité de ses qualités et de la différence (44) de ses états, comme la force de la certitude, la fermeté de la conviction, la clarté de la connaissance, la permanence de l’état et la présence du cœur ? Développer cela sortirait du but de l’ouvrage, et dans ce que nous avons mentionné, il y a suffisance (45) pour ce que nous avons visé, si Dieu Très-Haut le veut (46). Deuxième section : L’obligation de lui obéir Quant à l’obligation de lui obéir, lorsque la foi en lui et la croyance en ce qu’il a apporté sont obligatoires, l’obéissance à lui devient obligatoire, car cela fait partie de ce qu’il a apporté. Dieu Très-Haut a dit : « Ô vous qui avez cru, obéissez à Dieu et à Son Messager » (47). Et Il a dit : « Dis : “Obéissez à Dieu et obéissez au Messager” » (48). Et Il a dit : « Et obéissez à Dieu et au Messager, afin que vous receviez miséricorde » (49). Et Il a dit : « Et si vous lui obéissez, vous serez bien guidés » (50). Et Il a dit : « Quiconque obéit au Messager a certes obéi à Dieu » (51). Et Il a dit : « Prenez ce que le Messager vous donne, et abstenez-vous de ce qu’il vous interdit » (52). Et Il a dit : « Et quiconque obéit à Dieu et au Messager, ceux-là seront avec ceux que… » (53) jusqu’au verset. Et Il a dit : « Et Nous n’avons envoyé aucun Messager que pour être obéi, par la permission de Dieu » (54). Dieu Très-Haut a donc fait de l’obéissance à Son Messager (55) une obéissance à Lui-même, a lié l’obéissance à lui à l’obéissance à Lui-même, a promis pour cela une immense récompense, et a menacé pour sa désobéissance d’un mauvais châtiment. Et Il a rendu obligatoire l’exécution de son ordre et l’évitement de son interdiction. Les exégètes et les imams ont dit : L’obéissance au Messager consiste à adopter sa Sunna et à se soumettre à ce qu’il a apporté. Et ils ont dit : Dieu n’a envoyé aucun Messager sans avoir rendu obligatoire l’obéissance à lui pour ceux à qui il a été envoyé. Et ils ont dit : Quiconque obéit au Messager dans sa Sunna (56) obéit à Dieu dans Ses prescriptions. Sahl ibn ‘Abd Allāh 5 a été interrogé sur les lois de l’islam, et il a dit : « Prenez ce que le Messager vous donne » (57). Et al-Samarqandī (58) a dit : On dit : Obéissez à Dieu dans Ses prescriptions et au Messager dans sa Sunna. Et on a dit : Obéissez à Dieu dans ce qu’Il vous a interdit, et au Messager dans ce qu’il vous a transmis. Et on dit : Obéissez à Dieu en témoignant pour Lui de la Seigneurie, et au Prophète en témoignant pour lui de la prophétie (59). Abū Salama ibn ‘Abd (60) al-Raḥmān a dit qu’il a entendu Abū Hurayra (61) dire :
Le Messager d'Allah 6 — qu'Allah prie sur lui et le salue 7 — a dit : « Quiconque m'obéit a obéi à Allah ; quiconque me désobéit a désobéi à Allah. Quiconque obéit à mon émir 8 m'a obéi ; quiconque désobéit à mon émir m'a désobéi 9. » L'obéissance au Messager fait partie de l'obéissance à Allah, car Allah a ordonné de lui obéir. Lui obéir est donc se conformer à ce qu'Allah a ordonné et Lui obéir. Allah a rapporté au sujet des mécréants dans les degrés de la Géhenne 10 : « Le jour où leurs visages seront tournés dans le Feu, ils diront : "Hélas ! Si seulement nous avions obéi à Allah et obéi au Messager !" 11 » Ils souhaitent donc Son obéissance là où le souhait ne leur est d'aucune utilité. Et il 12 — qu'Allah prie sur lui et le salue — a dit 13 : « Quand je vous interdis quelque chose, évitez-le ; quand je vous ordonne une chose, faites-en ce que vous pouvez 14. » Dans le hadith d'Abou Hourayra 15 — qu'Allah l'agrée 16 — d'après lui 17 — qu'Allah prie sur lui et le salue — : « Tous les membres de ma communauté entreront au Paradis, sauf celui qui refuse. » Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, et qui refuse ? » Il dit : « Celui qui m'obéit entre au Paradis ; celui qui me désobéit a refusé 18. » Dans un autre hadith authentique 19 d'après lui — qu'Allah prie sur lui et le salue — : « Mon exemple et l'exemple de ce avec quoi Allah m'a envoyé 20 est comparable à un homme qui vint à un peuple et dit : "Ô mon peuple, j'ai vu l'armée de mes propres yeux, et je suis l'avertisseur nu 21 ! Fuyez 22 !" Un groupe de son peuple lui obéit et partit de nuit 23, ils s'en allèrent à leur rythme et furent sauvés. Un autre groupe le traita de menteur et resta sur place ; l'armée les surprit au matin 24, les anéantit et les extermina 25. Tel est l'exemple de celui qui m'obéit et suit ce que j'ai apporté, et l'exemple de celui qui me désobéit et traite de mensonge ce que j'ai apporté comme vérité 26. » Dans un autre hadith 27 sur son exemple 28 : Il est comparable à quelqu'un qui a construit une demeure, y a préparé un banquet 29, et a envoyé un invitateur. Quiconque répond à l'invitateur entre dans la demeure et mange du banquet ; quiconque ne répond pas à l'invitateur n'entre pas dans la demeure et ne mange pas du banquet. La demeure est le Paradis, l'invitateur est Muhammad — qu'Allah prie sur lui et le salue. Quiconque obéit à Muhammad a obéi à Allah ; quiconque désobéit à Muhammad a désobéi à Allah. Et Muhammad est le critère de distinction 30 entre les gens. [Chapitre troisième : L'obligation de le suivre, de se conformer à sa Sunna 31 et de prendre pour modèle sa guidance 32] Quant à l'obligation de le suivre — qu'Allah prie sur lui et le salue —, de se conformer à sa Sunna et de prendre pour modèle sa guidance, Allah Très-Haut a dit : « Dis : "Si vous aimez Allah, suivez-moi, Allah vous aimera et vous pardonnera vos péchés" 33 » ; et Il a dit : « Croyez donc en Allah et en Son Messager, le Prophète illettré 34 qui croit en Allah et en Ses paroles, et suivez-le afin que vous soyez bien guidés 35 » ; et Il a dit : « Non, par ton Seigneur ! Ils ne croiront pas jusqu'à ce qu'ils te prennent pour juge de ce qui les oppose 36 » jusqu'à Sa parole : « et se soumettent 37 », c'est-à-dire qu'ils se plient à Ton jugement. On dit : « sallama », « istaslama » et « aslama » pour dire « se soumettre ». Et Allah Très-Haut a dit : « Vous avez dans le Messager d'Allah un bel exemple 38 pour celui qui espère en Allah et au Jour dernier 39 », le verset. Muhammad 40 ibn 'Ali at-Tirmidhi 41 a dit : « L'exemple 42 dans le Messager, c'est de prendre modèle sur lui, de suivre sa Sunna et d'abandonner toute opposition à lui, que ce soit en parole ou en acte. » Plusieurs exégètes 43 ont dit la même chose. Et il a été dit : c'est un reproche à ceux qui restent en arrière 44 de lui. Sahl 45 a dit au sujet de la parole d'Allah Très-Haut : « le chemin de ceux que Tu as comblés de bienfaits 46 » : il dit : par la conformité à la Sunna. Allah Très-Haut leur a ordonné cela et leur a promis la guidance en le suivant, car Allah Très-Haut l'a envoyé avec la guidance et la religion de vérité pour les purifier, leur enseigner le Livre et la Sagesse, et les guider vers un chemin droit. Et Il leur a promis Son amour — Très-Haut — dans un autre verset 47 et Son pardon s'ils le suivent et le préfèrent à leurs passions et à ce vers quoi leurs âmes penchent 48. Et que la validité de leur foi réside dans leur soumission à lui, leur satisfaction de son jugement et l'abandon de toute objection contre lui. Il a été rapporté 49 d'après al-Hasan 50 : « Des gens dirent : "Ô Messager d'Allah, nous aimons Allah." Alors Allah Très-Haut révéla : "Dis : Si vous aimez Allah..." 51 », le verset. Et il a été rapporté que le verset fut révélé au sujet de Ka'b 52 ibn al-Ashraf 53 et d'autres. Ils dirent : « Nous sommes les fils d'Allah et Ses bien-aimés 54 » et « Nous aimons Allah plus intensément 55 ». Alors Allah révéla le verset. Az-Zajjaj 56 a dit : Son sens est : si vous aimez Allah — c'est-à-dire que vous visez à Lui obéir — alors faites ce qu'Il vous ordonne, car l'amour du serviteur pour Allah et le Messager est son obéissance à tous deux et sa satisfaction de ce qu'ils ont ordonné. Et l'amour d'Allah pour eux est Son pardon pour eux et Sa bienfaisance envers eux par Sa miséricorde. On dit : l'amour venant d'Allah est protection et succès 57 ; venant des serviteurs, c'est l'obéissance, comme l'a dit le poète 58 : « Tu désobéis à Dieu tout en montrant ton amour pour Lui, / Ceci, par ma vie, dans le raisonnement est une chose étrange. Si ton amour était sincère, tu Lui aurais obéi, / Car l'amant est obéissant à celui qu'il aime. » On dit : l'amour du serviteur pour Allah Très-Haut est sa vénération pour Lui et sa crainte révérencielle 59 de Lui. Et l'amour d'Allah pour lui est Sa miséricorde et Sa volonté de bien pour lui. Il peut aussi avoir le sens de Sa louange et de Son éloge à son sujet. Al-Qushayri 60 a dit : Lorsqu'il a le sens de miséricorde, de volonté et de louange, il fait partie des attributs de l'essence 61. Et il viendra plus tard, dans le rappel de l'amour du serviteur, autre chose à ce sujet, par la volonté d'Allah Très-Haut. D'après al-'Irbad 62 ibn Sariya 63 dans son hadith sur l'exhortation 64 du Prophète — qu'Allah prie sur lui et le salue —, il a dit : « Attachez-vous à ma Sunna et à la Sunna des califes bien guidés et droits 65 ; mordez-y avec les molaires 66. Méfiez-vous des choses nouvellement inventées 67, car toute innovation 68 est un égarement 69. » Dans le hadith de Jabir 70 avec le même sens, il est ajouté : « et tout égarement mène au Feu 71. » Dans le hadith 72 d'Abou Rafi' 73 d'après lui — qu'Allah prie sur lui et le salue — : « Que je ne trouve aucun d'entre vous, appuyé 74 sur son divan 75, recevant un ordre de mes ordres — de ce que j'ai ordonné ou interdit — et disant : "Je ne sais pas ; ce que nous trouvons dans le Livre d'Allah, nous le suivons 76." » Dans le hadith 77 de 'Aïcha 78 — qu'Allah l'agrée — : « Le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — fit une chose en usant d'une permission 79 ; des gens s'en abstinrent par scrupule 80. Cela parvint au Prophète — qu'Allah prie sur lui et le salue — ; il loua Allah puis dit : "Qu'ont donc des gens qui s'abstiennent par scrupule d'une chose que je fais ? Par Allah, je suis le plus savant d'entre eux en matière d'Allah et le plus craignant 81 à Son égard !" » Et il a été rapporté d'après lui — qu'Allah prie sur lui et le salue — qu'il a dit 82 : « Le Coran est difficile et ardu pour celui qui le déteste. Il est l'arbitre 83 : quiconque s'attache à mon hadith 84, le comprend et le mémorise, viendra avec le Coran 85 ; quiconque néglige le Coran et mon hadith perdra ce monde et l'au-delà. Il a été ordonné à ma communauté de prendre ma parole, d'obéir à mon ordre et de suivre ma Sunna. Quiconque agrée ma parole a agréé le Coran. Allah Très-Haut a dit : "Prenez ce que le Messager vous apporte 86" », le verset. Et il — qu'Allah prie sur lui et le salue — a dit 87 : « Quiconque prend modèle sur moi est des miens ; quiconque se détourne de ma Sunna n'est pas des miens 88. » D'après 89 Abou Hourayra — qu'Allah l'agrée — d'après le Prophète — qu'Allah prie sur lui et le salue —, il a dit : « La meilleure parole est le Livre d'Allah, la meilleure guidance est la guidance de Muhammad, et les pires choses sont les innovations 90. » D'après 91 'Abdullah ibn 'Amr ibn al-'As 92 — qu'Allah l'agrée —, le Prophète — qu'Allah prie sur lui et le salue — a dit : « La science est de trois sortes ; ce qui est en dehors de cela est superflu 93 : un verset explicite 94, une Sunna établie 95, ou une obligation équitable 96. » D'après al-Hasan 97 ibn Abi al-Hasan 98 — qu'Allah Très-Haut fasse miséricorde à tous deux —, il a dit : « Un peu d'œuvre dans la Sunna est meilleur qu'une œuvre abondante dans l'innovation 99. » Et il — qu'Allah prie sur lui et le salue — a dit 100 : « Allah Très-Haut fait entrer le serviteur au Paradis grâce à la Sunna à laquelle il s'est attaché 101. » D'après Abou Hourayra — qu'Allah l'agrée — d'après le Prophète — qu'Allah prie sur lui et le salue —, il a dit 102 : « Celui qui s'attache à ma Sunna au moment de la corruption de ma communauté aura la récompense de cent martyrs 103. » Et il a dit 104 :
Le Messager d'Allah 105 a dit : « Les fils d'Israël se sont divisés en soixante-douze sectes 106. Et ma communauté se divisera en soixante-treize sectes, toutes en Enfer sauf une. » On demanda : « Qui sont-ils, ô Messager d'Allah ? » Il dit : « Ceux qui suivent ce sur quoi je suis aujourd'hui, moi et mes Compagnons. » D'après Anas 107, le Prophète 105 a dit : « Quiconque fait revivre ma Sunna 108 m'a fait revivre ; et quiconque m'a fait revivre sera avec moi au Paradis. » D'après 'Amr 109 ibn 'Awf al-Muzanî, le Prophète 105 a dit à Bilâl 110 ibn al-Hârith : « Quiconque fait revivre une Sunna 108 de ma Sunna qui a été laissée après moi aura une récompense égale à celle de ceux qui l'auront pratiquée, sans que cela diminue rien de leurs récompenses. Et quiconque innove une innovation 111 égarante qui ne plaît pas à Allah et à Son Messager portera le poids des péchés de ceux qui la pratiquent, sans que cela diminue rien de leurs fardeaux. » Chapitre Quatrième : Ce qui a été rapporté des prédécesseurs 112 et des imams 113 concernant le fait de suivre sa Sunna 108 et de se conformer à sa guidance et à sa biographie. D'après un homme de la famille de Khâlid 114 ibn Asîd, il interrogea 'Abd Allah 115 ibn 'Umar et dit : « Ô Abû 'Abd ar-Rahmân 116, nous trouvons dans le Coran la prière de la peur et la prière en résidence, mais nous ne trouvons pas la prière en voyage ! » Ibn 'Umar 115 (qu'Allah les agrée) répondit : « Ô mon neveu, Allah nous a envoyé Muhammad 105 alors que nous ne savions rien ; nous faisons seulement comme nous l'avons vu faire. » 'Umar 117 ibn 'Abd al-'Azîz a dit : « Le Messager d'Allah 105 et les détenteurs de l'autorité après lui ont établi des Sunan 118 : les suivre est une confirmation du Livre d'Allah, une mise en pratique de l'obéissance à Allah, et une force pour la religion d'Allah. Nul n'a le droit de les changer, de les modifier, ni de considérer l'avis de qui les contredit. Celui qui s'y conforme est guidé ; celui qui s'en réclame est secouru ; et celui qui les contredit et suit une autre voie que celle des croyants, Allah le laissera à ce qu'il a choisi et le fera brûler dans la Géhenne 119 : quelle mauvaise destination ! » Al-Hasan 120 ibn Abî al-Hasan a dit : « Une petite action conforme à la Sunna 108 est meilleure qu'une grande action dans l'innovation 111. » Ibn Shihâb 121 a dit : « Il nous est parvenu de savants qu'ils disaient : 'Se cramponner à la Sunna 108 est un salut.' » 'Umar 122 ibn al-Khattâb (qu'Allah l'agrée) écrivit à ses gouverneurs 123 d'apprendre la Sunna 108, les obligations successorales 124 et la grammaire 125 – c'est-à-dire la langue – et dit : « Des gens vous disputent (au sujet du Coran) ; prenez-les par les Sunan 118, car les gens des Sunan 118 sont les plus savants du Livre d'Allah. » Dans son récit, lorsqu'il pria deux rak'as 126 à Dhû l-Hulayfa 127, il dit : « Je fais comme j'ai vu le Messager d'Allah 105 faire. » D'après 'Alî 128, lorsqu'il fit le pèlerinage en combinant 129, 'Uthmân 130 lui dit : « Tu vois que j'interdis aux gens de faire cela, et toi tu le fais ? » Il répondit : « Je n'allais pas abandonner la Sunna 108 du Messager d'Allah 105 pour la parole de quiconque parmi les gens. » D'après lui 128 : « Je ne suis pas un prophète et il ne m'est pas révélé, mais j'agis selon le Livre d'Allah et la Sunna 108 de Son Prophète Muhammad 105 autant que je peux. » Ibn Mas'ûd 131 disait : « La modération dans la Sunna 108 est meilleure que l'effort dans l'innovation 111. » Ibn 'Umar 115 a dit : « La prière en voyage est de deux rak'as 126 ; celui qui s'oppose à la Sunna 108 a mécru 132. » Ubayy 133 ibn Ka'b a dit : « Attachez-vous à la voie et à la Sunna 108 : il n'est sur terre aucun serviteur qui soit sur la voie et la Sunna 108, qui se souvienne d'Allah en lui-même et dont les yeux débordent de larmes par crainte de son Seigneur, sans qu'Allah ne le châtie jamais ; et il n'est sur terre aucun serviteur qui soit sur la voie et la Sunna 108, qui se souvienne d'Allah en lui-même et dont la chair de poule 134 se hérisse par crainte d'Allah, sans qu'il soit comme un arbre dont les feuilles ont séché et qui, lorsqu'un vent violent le frappe, voit ses feuilles tomber 135 : ainsi ses péchés tombent comme tombent les feuilles de l'arbre. Car une modération dans la voie et la Sunna 108 est meilleure qu'un effort dans ce qui s'oppose à la voie d'Allah et à Sa Sunna 108, et dans l'adhésion à une innovation 111. Veillez à ce que votre action – qu'elle soit effort ou modération – soit conforme à la méthode des prophètes et à leur Sunna 108. » Un des gouverneurs de 'Umar 117 ibn 'Abd al-'Azîz écrivit à 'Umar 117 au sujet de la situation de son pays et de l'abondance de ses voleurs : « Dois-je les prendre sur la base de soupçons 136 ou les juger sur la base de preuves et de ce qui est établi par la Sunna 108 ? » 'Umar 117 lui répondit : « Prends-les sur la base de preuves et de ce qui est établi par la Sunna 108 ; si la vérité ne les corrige pas, qu'Allah ne les corrige pas. » D'après 'Atâ' 137 au sujet de la parole d'Allah : « Si vous vous disputez sur quelque chose, référez-le à Allah et au Messager » 138, il dit : « C'est-à-dire au Livre d'Allah et à la Sunna 108 de Son Messager 105. » Ash-Shâfi'î 139 a dit : « Dans la Sunna 108 du Messager d'Allah 105, il n'y a que le fait de la suivre. » 'Umar 122 (qu'Allah l'agrée) regarda la Pierre Noire 140 et dit : « Tu es une pierre qui ne profite ni ne nuit ; si je n'avais pas vu le Messager d'Allah 105 t'embrasser, je ne t'aurais pas embrassé. » Puis il l'embrassa. On vit 'Abd Allah 115 ibn 'Umar faire tourner sa chamelle à un endroit ; on l'interrogea à ce sujet et il dit : « Je ne sais pas, si ce n'est que j'ai vu le Messager d'Allah 105 le faire, alors je l'ai fait. » Abû 'Uthmân 141 al-Hîrî a dit : « Celui qui soumet sa personne à la Sunna 108 en parole et en acte parle avec sagesse ; et celui qui soumet sa personne à la passion parle avec innovation 111. » Sahl 142 at-Tustarî a dit : « Les fondements de notre école sont trois : suivre le Prophète 105 dans les caractères et les actes ; manger du licite 143 ; et purifier l'intention dans toutes les actions. » Il est venu dans l'exégèse de la parole d'Allah : « Et l'œuvre pieuse, Il l'élève » 144 : c'est la conformité au Messager d'Allah 105. Il a été rapporté d'Ahmad 145 ibn Hanbal qu'il a dit : « Un jour, j'étais avec un groupe qui se dévêtit et entra dans l'eau ; j'appliquai le hadith 146 : 'Que celui qui croit en Allah et au Jour Dernier n'entre au hammam 147 qu'avec un pagne 148', et je ne me dévêtis pas. Cette nuit-là, je vis quelqu'un me dire : 'Ô Ahmad, réjouis-toi 149 ! Allah t'a pardonné pour avoir appliqué la Sunna 108 et t'a fait un imam 113 à suivre.' Je dis : 'Qui es-tu ?' Il dit : 'Gabriel.' » Chapitre Cinquième : Interdiction de s'opposer à son ordre. S'opposer à son ordre et changer sa Sunna 108 est un égarement et une innovation 111 pour lesquels Allah menace de l'abandon et du châtiment. Allah a dit : « Que ceux qui s'opposent à son ordre prennent garde qu'une épreuve ne les frappe, ou qu'un châtiment douloureux ne les frappe. » 150 Et Il a dit : « Et quiconque fait scission avec le Messager après que la guidance lui est apparue et suit un autre chemin que celui des croyants, Nous le laisserons à ce qu'il a choisi... » 151 D'après Abû Hurayra 152, le Messager d'Allah 105 sortit au cimetière et mentionna le hadith 146 décrivant sa communauté, dans lequel il dit : « Des hommes seront certainement repoussés 153 de mon Bassin 154 comme on repousse un chameau égaré ; je les appellerai : 'Venez, venez, venez !' On me dira : 'Ils ont changé après toi.' Alors je dirai : 'Qu'ils soient éloignés 155 ! Qu'ils soient éloignés !' » Anas 107 a rapporté que le Prophète 105 a dit : « Quiconque se détourne 156 de ma Sunna 108 n'est pas des miens. » Il a dit : « Quiconque introduit dans notre affaire ce qui n'en fait pas est rejeté 157. » Ibn Abî Râfi' 158 a rapporté d'après son père 159 d'après le Prophète 105 qu'il a dit : « Que je ne trouve aucun d'entre vous appuyé sur son divan 160, recevant un ordre de mes ordres – ce que j'ai ordonné ou interdit – et disant : 'Je ne sais pas ; ce que nous trouvons dans le Livre d'Allah, nous le suivons.' » Al-Miqdâm 161 a ajouté dans le hadith 146 : « Certes, ce que le Messager d'Allah 105 a interdit est semblable à ce qu'Allah a interdit. » Le Prophète 105 a dit, alors qu'on lui apportait un livre sur une omoplate 162 : « Il suffit, comme sottise – ou il dit : égarement – à un peuple, de se détourner de ce que leur Prophète a apporté, ou d'un livre autre que leur livre. » Alors fut révélé : « Ne leur suffit-il donc pas que Nous ayons fait descendre sur toi le Livre qui leur est récité ? » 163
Et il a dit, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui 164 : « Les mutanatti‘ûn 165 sont perdus. » Et Abû Bakr 166 as-Siddîq, qu'Allah l'agrée 167, a dit : « Je ne laisserai rien de ce que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, faisait, sans le faire... Je crains, si je laisse quelque chose de son ordre, de dévier 168. » LE DEUXIÈME CHAPITRE SUR LA NÉCESSITÉ DE L'AMOUR POUR LUI, QUE LA PRIÈRE ET LA PAIX D'ALLAH SOIENT SUR LUI, CONTENANT SIX SECTIONS Première section : La nécessité de l'amour pour lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui Allah Très-Haut a dit : « Dis : "Si vos pères, vos fils, vos frères, vos épouses, votre clan, les biens que vous avez acquis..." » 169 jusqu'au verset. Cela suffit comme incitation, avertissement, preuve et argument pour l'obligation de l'aimer, le caractère impératif de cet amour, sa grande importance, et le fait qu'il le mérite, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, car Allah Très-Haut a réprimandé celui dont les biens, la famille et l'enfant sont plus aimés que Allah et Son Messager, et Il les a menacés par Sa parole : « Attendez donc qu'Allah fasse venir Son ordre. » Puis Il les a déclarés pervers par la suite du verset et leur a fait savoir qu'ils sont parmi ceux qui se sont égarés et qu'Allah n'a pas guidés. D'après Anas 170, qu'Allah l'agrée, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit 171 : « Aucun de vous ne croira 172 jusqu'à ce que je sois plus aimé à lui que son enfant, son père et tous les gens. » Et d'après Abû Hurayra 173, qu'Allah l'agrée, quelque chose de similaire 174. Et d'après Anas 175, d'après lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui 176 : « Trois choses, celui en qui elles se trouvent goûtera la douceur de la foi : - Qu'Allah et Son Messager lui soient plus aimés que tout autre 177 ; - Qu'il aime une personne, ne l'aimant que pour Allah ; - Et qu'il déteste retourner dans la mécréance comme il déteste être jeté dans le Feu. » Et d'après ‘Umar 178 ibn al-Khattâb, qu'Allah l'agrée 179 : Il a dit au Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Tu m'es plus aimé que toute chose, sauf mon âme qui est entre mes deux côtés. » Alors le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Aucun de vous ne croira jusqu'à ce que je lui sois plus aimé que son âme. » Alors ‘Umar dit : « Par Celui qui a fait descendre sur toi le Livre, tu m'es plus aimé que mon âme qui est entre mes deux côtés. » Alors le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui dit : « Maintenant, ô ‘Umar. » Sahl 180 a dit : « Celui qui ne voit pas l'autorité du Messager sur lui en toutes circonstances et ne se voit pas comme appartenant à lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ne goûtera pas la douceur de sa Sunna 181, car le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : "Aucun de vous ne croira jusqu'à ce que je lui sois plus aimé que son âme..." » le hadith. Deuxième section : La récompense de l'amour pour lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui D'après Anas 182, qu'Allah l'agrée : Un homme 183 vint auprès du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et dit : « Quand sera l'Heure, ô Messager d'Allah ? » Il dit : « Qu'as-tu préparé pour elle ? » Il dit : « Je n'ai préparé pour elle ni beaucoup de prière, ni de jeûne, ni d'aumône, mais j'aime Allah et Son Messager. » Il dit : « Tu seras avec celui que tu aimes 184. » Et d'après Safwân 185 ibn Qudâma : « J'ai émigré vers le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et je suis venu à lui. Je dis : "Ô Messager d'Allah, tends-moi ta main pour que je te prête allégeance." Il me tendit sa main. Je dis : "Ô Messager d'Allah, je t'aime." Il dit : "L'homme sera avec celui qu'il aime 186." » Et cette parole 187 a été rapportée du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, par ‘Abd Allah 188 ibn Mas‘ûd, Abû Mûsâ 189 et Anas 190... Et d'après Abû Dharr 191 quelque chose de similaire. Et d'après ‘Alî 192 : « Le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, prit la main de Hasan et Husayn et dit 193 : "Celui qui m'aime et aime ces deux-là, leur père et leur mère, sera avec moi à mon degré au Jour de la Résurrection 194." » Et il a été rapporté 195 qu'un homme 196 vint auprès du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et dit : « Ô Messager d'Allah, tu m'es plus aimé que ma famille et mes biens, et je me souviens de toi et je ne peux patienter jusqu'à ce que je vienne te voir. Et j'ai pensé à ma mort et à ta mort, et j'ai su que lorsque tu entreras au Paradis, tu seras élevé avec les prophètes, et si j'y entre, je ne te verrai pas. » Alors Allah Très-Haut révéla : « Et quiconque obéit à Allah et au Messeur... ceux-là seront avec ceux qu'Allah a comblés de bienfaits parmi les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. Et quels bons compagnons que ceux-là ! » 197 Alors il l'appela et la lui récita. Et dans un autre hadith 198 : « Un homme était auprès du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, le regardant sans ciller. Il dit : "Qu'as-tu ?" Il dit 199 : "Que mon père et ma mère te soient sacrifiés, je jouis de te regarder. Et au Jour de la Résurrection, Allah t'élèvera par Sa faveur." Alors Allah révéla le verset 200. » Et dans le hadith 201 d'Anas 202, qu'Allah l'agrée : « Celui qui m'aime sera avec moi au Paradis. » Troisième section : Ce qui a été rapporté des prédécesseurs et des imams 203 concernant leur amour pour le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et leur nostalgie pour lui D'après Abû Hurayra 204, qu'Allah l'agrée, que le Messager d'Allah a dit 205 : « Les plus ardents de ma communauté à m'aimer sont des gens qui viendront après moi. Chacun d'eux souhaiterait me voir au prix de sa famille et de ses biens. » Et quelque chose de similaire d'après Abû Dharr 206. Et le hadith de ‘Umar 207, qu'Allah l'agrée, a déjà été mentionné, ainsi que sa parole au Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Tu m'es plus aimé que mon âme », et ce qui a été rapporté des Compagnons 208 à ce sujet. Et d'après ‘Amr ibn al-‘Âs 209, qu'Allah l'agrée : « Personne ne m'était plus aimé que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui 210. » Et d'après ‘Abda 211 bint Khâlid ibn Ma‘dân, elle a dit : « Khâlid 212 ne se mettait au lit sans mentionner, par nostalgie pour le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et pour ses Compagnons parmi les Muhâjirûn 213 et les Ansâr 214, en les nommant et en disant : "Ils sont ma lignée 215 et ma descendance, et vers eux mon cœur aspire. Ma nostalgie pour eux est longue. Hâte, Seigneur, de me prendre à Toi..." jusqu'à ce que le sommeil le gagne. » Et il a été rapporté d'Abû Bakr 216, qu'Allah l'agrée, qu'il a dit au Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui 217 : « Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, la conversion d'Abû Tâlib 218 m'aurait été plus réjouissante 219 que sa conversion » – il voulait dire son père Abû Quhâfa 220 – « et cela parce que la conversion d'Abû Tâlib t'aurait été plus réjouissante. » Et quelque chose de similaire 221 d'après ‘Umar 222 ibn al-Khattâb, qui a dit à al-‘Abbâs 223 : « Que tu te convertisses m'est plus cher que la conversion d'al-Khattâb 224, car cela est plus aimé du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. » Et d'après Ibn Ishâq 225 : Une femme des Ansâr 226 dont le père, le frère et le mari furent tués le jour d'Uhud 227 avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dit : « Qu'a fait le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ? » Ils dirent : « Il va bien, grâce à Allah, comme tu le souhaites. » Elle dit : « Montrez-le-moi afin que je le voie. » Quand elle le vit, elle dit : « Toute calamité après toi est insignifiante 228. » Et ‘Alî ibn Abî Tâlib 229, qu'Allah l'agrée, fut interrogé 230 : « Comment était votre amour pour le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ? » Il dit : « Par Allah, il nous était plus aimé que nos biens, nos enfants, nos pères, nos mères, et que l'eau fraîche pour celui qui a soif. » Et d'après 231 Zayd 232 ibn Aslam : ‘Umar 233, qu'Allah l'agrée, sortit une nuit pour monter la garde 234 et vit une lampe dans la maison d'une vieille femme 235 qui cardait de la laine et disait 236 : « Sur Muhammad, que la prière des pieux soit, Ont prié sur lui les bons et les vertueux. Tu étais debout, pleurant aux aurores, Que ne sais-je 237, alors que les destins varient 238, Si la demeure me réunira avec mon bien-aimé ! » – elle voulait dire le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui – Alors ‘Umar 239, qu'Allah l'agrée, s'assit en pleurant. Et l'histoire est longue 240. Et il a été rapporté 241 que ‘Abd Allah 242 ibn ‘Umar eut une engourdissement 243 dans la jambe. On lui dit : « Mentionne la personne la plus aimée pour toi, cela te guérira. » Alors il s'écria : « Ô Muhammad ! » et elle se détendit 244. Et lorsque Bilâl 245, qu'Allah l'agrée, fut à l'agonie 246, sa femme 247 s'écria : « Ô tristesse ! » Alors il dit : « Ô joie ! Demain je rencontrerai les bien-aimés : Muhammad et son parti 248. » Et il est rapporté 249 qu'une femme dit à ‘Â’isha 250, qu'Allah l'agrée : « Découvre-moi la tombe du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. » Alors elle la découvrit pour elle, et elle pleura jusqu'à mourir.
Lorsque les habitants de la Mecque eurent fait sortir Zayd ibn al-Dathinna du sanctuaire pour le tuer, Abou Soufyan ibn Harb lui dit : « Je t’adjure par Dieu, ô Zayd : aimerais-tu que Muhammad soit maintenant à notre place, qu’on lui tranche la tête, et que tu sois dans ta famille ? » Zayd répondit : « Par Dieu, je n’aimerais pas que Muhammad soit, là où il se trouve, atteint par une épine, pendant que je serais assis dans ma famille. » Abou Soufyan dit alors : « Je n’ai jamais vu parmi les gens quelqu’un aimer un autre comme les compagnons de Muhammad aiment Muhammad. » D’après Ibn Abbas : Lorsqu’une femme venait auprès du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue), il lui faisait jurer par Dieu qu’elle n’était pas sortie par haine de son mari, ni par désir d’une terre pour une autre, mais uniquement par amour pour Dieu et Son Messager. Ibn Omar s’arrêta auprès d’Ibn al-Zoubayr (que Dieu les agrée) après l’avoir tué, implora le pardon pour lui et dit : « Tu étais, par Dieu, autant que je sache, jeûneur et priant, aimant Dieu et Son Messager. » Chapitre IV : Les signes de l’amour pour le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) Sache que celui qui aime une chose la préfère et préfère s’y conformer ; sinon, il n’est pas sincère dans son amour, mais n’en a que la prétention. Le sincère dans l’amour du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) est celui chez qui ce signe apparaît. 1- Le premier est de suivre son exemple, de mettre en pratique sa Sunna, d’obéir à ses paroles et à ses actes, d’exécuter ses ordres, d’éviter ses interdits, et de se parer de ses bonnes manières dans la difficulté comme dans l’aisance, dans l’activité comme dans la répulsion. Le témoin de cela est la parole de Dieu Très-Haut : « Dis : Si vous aimez Dieu, suivez-moi, Dieu vous aimera. » 251 2- Préférer ce qu’Il a légiféré et recommandé à ses propres désirs et à la satisfaction de sa passion. Dieu Très-Haut a dit : « Ceux qui, avant eux, se sont installés dans la demeure et dans la foi, aiment ceux qui ont émigré vers eux, et ne trouvent dans leurs cœurs aucune convoitise de ce qui leur a été donné, et ils les préfèrent à eux-mêmes, même s’ils sont dans le besoin. » 252 3- Provoquer le mécontentement des créatures pour obtenir la satisfaction de Dieu Très-Haut. Anas ibn Malik (que Dieu l’agrée) a dit : Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) m’a dit : « Ô mon fils, si tu peux être, matin et soir, sans aucune tromperie envers quiconque dans ton cœur, fais-le. » Puis il me dit : « Ô mon fils, cela fait partie de ma Sunna ; et celui qui fait revivre ma Sunna m’a aimé ; et celui qui m’a aimé sera avec moi au Paradis. » Celui qui possède cette qualité est parfait dans l’amour de Dieu ; celui qui s’en écarte sur certains points est imparfait dans l’amour, mais n’en sort pas pour autant. La preuve en est la parole du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) concernant celui qu’Il avait puni pour le vin, que certains maudissaient en disant : « Que de fois on l’amène ! » Le Prophète dit : « Ne le maudissez pas, car il aime Dieu et Son Messager. » 4- Parmi les signes de l’amour du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) est de le mentionner fréquemment. Car celui qui aime une chose la mentionne souvent. 5- Parmi eux, un grand désir de Le rencontrer. Car tout amoureux désire la rencontre de son bien-aimé. Dans le hadith des Ash‘arites 253 à leur arrivée à Médine, ils psalmodiaient : « Demain nous rencontrerons les bien-aimés, Muhammad et ses compagnons. » Et déjà la parole de Bilal 254 a été mentionnée. De même, ‘Ammar 255 dit avant d’être tué. Et ce que nous avons mentionné de l’histoire de Khalid ibn Ma‘dan. 6- Parmi les signes, avec la fréquence de sa mention, est de le vénérer et de le respecter lorsqu’on le mentionne, de manifester humilité et contrition en entendant son nom. Ishaq al-Tujibi a dit : « Les compagnons du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) après lui ne le mentionnaient qu’avec humilité, la chair de poule et des larmes. » De même, beaucoup de successeurs, parmi eux, faisaient cela par amour pour lui et désir de lui ; d’autres le faisaient par crainte révérencielle et respect. 7- Parmi eux, aimer ceux qui aiment le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue), et ceux qui sont liés à lui de sa famille et de ses compagnons 256 parmi les émigrés et les auxiliaires ; et haïr ceux qui les haïssent, détester ceux qui les détestent et les insultent. Car celui qui aime une chose aime ceux qui l’aiment. Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) a dit à propos d’al-Hasan et d’al-Husayn 257 : « Ô Dieu, je les aime, aime-les donc. » Et dans une version concernant al-Hasan : « Ô Dieu, je l’aime, aime donc celui qui l’aime. » Et il dit : « Celui qui les aime m’a aimé ; celui qui m’aime a aimé Dieu. Celui qui les hait m’a haï ; celui qui me hait a haï Dieu. » Et il dit : « Dieu, Dieu, au sujet de mes compagnons ! Ne les prenez pas pour cible après moi. Celui qui les aime, c’est par amour pour moi qu’il les aime ; celui qui les hait, c’est par haine pour moi qu’il les hait. Celui qui leur nuit me nuit ; celui qui me nuit nuit à Dieu ; et celui qui nuit à Dieu, Il est sur le point de le saisir. » Et il dit à propos de Fatima (que Dieu l’agrée) : « Elle est un morceau de moi ; ce qui la met en colère me met en colère. » Et il dit à ‘Aïcha 258 au sujet d’Ousama ibn Zayd : « Aime-le, car je l’aime. » Et il dit : « Le signe de la foi est l’amour des Ansar ; le signe de l’hypocrisie est la haine des Ansar. » Et dans le hadith d’Ibn Omar : « Celui qui aime les Arabes, c’est par amour pour moi qu’il les aime ; celui qui les hait, c’est par haine pour moi qu’il les hait. » En vérité, celui qui aime une chose aime tout ce qu’elle aime. Telle était la conduite des pieux prédécesseurs, même dans les choses permises et les passions de l’âme. Anas a dit, lorsqu’il vit le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) chercher la courge 259 autour du plat : « Je n’ai cessé d’aimer la courge depuis ce jour. » Al-Hasan ibn ‘Ali, ‘Abdullah ibn ‘Abbas et Ibn Ja‘far vinrent chez Salma 260 et lui demandèrent de leur préparer un plat que le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) aimait. Ibn Omar portait des sandales en cuir 261 et se teignait en jaune 262 parce qu’il avait vu le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) faire de même. 6- [sic] Parmi eux, haïr celui qui hait Dieu et Son Messager, être hostile à celui qui leur est hostile, s’éloigner de celui qui s’oppose à sa Sunna et innove dans sa religion, et trouver pesant tout ce qui contredit sa Loi. Dieu Très-Haut a dit : « Tu ne trouveras pas un peuple qui croit en Dieu et au Jour dernier aimant ceux qui s’opposent à Dieu et à Son Messager… » 263 Ces compagnons du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) ont tué leurs bien-aimés et combattu leurs pères et leurs fils pour Sa satisfaction. ‘Abdullah ibn ‘Abdullah ibn Ubayy lui dit : « Si tu veux, je t’apporterai sa tête » – faisant référence à son père. 8- Parmi eux, aimer le Coran que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) a apporté, par lequel il a guidé et s’est guidé, et dont il s’est imprégné. ‘Aïcha (que Dieu l’agrée) a dit : « Son caractère était le Coran. » 264 Aimer le Coran, c’est le réciter, agir selon lui, le comprendre, aimer sa Sunna et s’arrêter à ses limites. Sahl ibn ‘Abdullah a dit : « Le signe de l’amour de Dieu est l’amour du Coran ; le signe de l’amour du Coran est l’amour du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) ; le signe de l’amour du Prophète est l’amour de la Sunna ; le signe de l’amour de la Sunna est l’amour de l’au-delà ; le signe de l’amour de l’au-delà est la haine de ce monde ; le signe de la haine de ce monde est de n’en amasser que le nécessaire et la provision pour l’au-delà. » Ibn Mas‘ud 265 a dit : « Que personne ne s’interroge sur lui-même autrement que par le Coran : s’il aime le Coran, alors il aime Dieu et Son Messager. » Parmi les signes de son amour pour le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) : 9- Sa compassion pour sa communauté, sa bienveillance envers eux, son effort pour leurs intérêts et l’éloignement des préjudices d’eux, comme le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) était compatissant et miséricordieux envers les croyants. Parmi les signes de la perfection de son amour : 10- Le détachement de celui qui le prétend de ce monde, sa préférence pour la pauvreté et son caractère. Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) a dit à Abou Sa‘id al-Khudri 266 : « La pauvreté atteint celui qui m’aime parmi vous plus vite que le torrent 267 du haut de la vallée – ou de la montagne – jusqu’en bas. »
Dans le hadith d'Abdullah ibn Mughaffal 268, un homme dit au Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Ô Messager d'Allah, je t'aime. » Il dit : « Regarde ce que tu dis. » L'homme dit : « Par Allah, je t'aime » – trois fois –. Il dit : « Si tu m'aimes, prépare pour la pauvreté une armure 269. » Puis il mentionna un hadith similaire à celui d'Abou Sa'id 270 271 dans son sens. Chapitre cinq : Le sens de l'amour pour le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et sa réalité. Les gens ont divergé dans l'interprétation de l'amour d'Allah et de l'amour du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Leurs expressions à ce sujet ont été nombreuses, mais elles ne reviennent en réalité 272 à une divergence de doctrine, mais plutôt à une divergence d'états spirituels 273. Sufyan 274 a dit : « L'amour est le suivre du Messager, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. » Comme s'il se référait à la parole du Très-Haut : « Dis : Si vous aimez Allah, suivez-moi » 275 – le verset. Certains ont dit : « L'amour du Messager est la croyance en son soutien, la défense 276 de sa Sunna, la soumission à elle, et la crainte de lui désobéir. » Certains ont dit : « L'amour est la permanence de la mention du bien-aimé. » Un autre a dit : « La préférence du bien-aimé. » Certains ont dit : « L'amour est le désir ardent du bien-aimé. » Certains ont dit : « L'amour est l'accord 277 du cœur avec la volonté du Seigneur : il aime ce qu'Il aime 278 et déteste ce qu'Il déteste 279. » Un autre a dit : « L'amour est l'inclination du cœur vers ce qui lui est conforme. » La plupart des expressions précédentes indiquent les fruits de l'amour plutôt que sa réalité. La réalité de l'amour est l'inclination vers ce qui est conforme à l'homme, et sa conformité avec lui est soit par la jouissance de sa perception, comme l'amour des belles formes, des bonnes voix, des nourritures et des boissons délicieuses et autres choses vers lesquelles toute nature saine incline en raison de leur conformité avec elle, et par la jouissance de sa perception par sa raison et son cœur de significations intérieures nobles, comme l'amour des pieux, des savants et des gens de bienfaisance. Et ce qui est rapporté d'eux comme belles conduites et bonnes actions. Car la nature de l'homme incline à l'engouement 280 pour de telles personnes, au point que le fanatisme d'un peuple pour un autre et le sectarisme d'une communauté envers d'autres mènent à l'exil des patries, à la violation 281 des sanctuaires et à l'anéantissement 282 des âmes. Ou bien son amour pour lui est dû à sa conformité avec lui du point de vue de sa bienfaisance envers lui et de ses faveurs sur lui. Car les âmes ont été créées 283 pour aimer celui qui leur fait du bien 284. Ainsi, si cela est établi pour toi, tu considères toutes ces causes en ce qui concerne le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et tu sais qu'il réunit ces trois significations qui rendent l'amour obligatoire. Quant à la beauté de la forme et de l'apparence, et à la perfection des caractères et de l'intérieur, nous en avons déjà établi dans ce qui a précédé du livre ce qui n'a pas besoin d'ajout. Quant à sa bienfaisance et ses faveurs envers sa communauté, de même, il a déjà été mentionné dans les descriptions qu'Allah le Très-Haut a faites de lui : sa compassion envers eux, sa miséricorde pour eux, sa guidance pour eux, sa sollicitude envers eux, son sauvetage par lui du Feu, « et Il est envers les croyants compatissant et miséricordieux » 285, « et une miséricorde pour les mondes » 286, « et comme annonciateur et avertisseur, et appelant 287 à Allah par Sa permission » 288, « récitant sur eux Ses versets, les purifiant et leur enseignant le Livre et la Sagesse » 289, « et les guidant vers un chemin droit » 290. Quelle bienfaisance est plus élevée en rang et plus grande en importance 291 que sa bienfaisance envers tous les croyants ?! Et quelle faveur est plus universelle en bénéfice et plus abondante en profit que ses bienfaits envers l'ensemble 292 des musulmans ?! Car il est leur moyen 293 vers la guidance, leur sauveur de l'aveuglement 294, leur appelant à la réussite et à la noblesse, leur intermédiaire auprès de leur Seigneur, leur intercesseur, celui qui parle en leur faveur, le témoin pour eux, et celui qui leur procure la demeure éternelle et la félicité perpétuelle 295. Il t'est donc apparu clairement qu'il mérite l'amour véritable, religieusement, par ce que nous avons présenté comme traditions authentiques, et par coutume et nature, par ce que nous avons mentionné plus haut 296, en raison de l'effusion de la bienfaisance et de l'universalité de la générosité 297. Si l'homme aime celui qui lui a accordé dans son bas monde une ou deux fois une faveur, ou qui l'a sauvé d'une perdition 298 ou d'un préjudice 299 dont la durée de souffrance est courte et limitée, alors celui qui lui accorde une félicité qui ne périt pas et le préserve d'un châtiment qui ne s'éteint pas est plus digne d'amour. Et si l'on aime par nature un roi pour la beauté de sa conduite, ou un gouverneur pour ce qui est rapporté de la rectitude de sa voie, ou un conteur éloigné pour ce qui est signalé de sa science ou de la générosité de son caractère, alors celui qui réunit ces qualités au plus haut degré de perfection est plus digne d'amour et plus méritant de l'inclination. Ali, qu'Allah l'agrée, a dit à son sujet 300, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Celui qui le voyait soudainement le redoutait, et celui qui le fréquentait avec connaissance l'aimait. » Et il est rapporté de certains Compagnons 301 qu'ils ne détournaient pas leur regard de lui par amour pour lui. Chapitre six : L'obligation de la sincérité 302 envers lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Allah le Très-Haut a dit : « Nul grief sur ceux qui ne trouvent pas de quoi dépenser, s'ils sont sincères envers Allah et Son Messager. Il n'y a pas de voie contre les bienfaisants, et Allah est Pardonneur et Miséricordieux » 302. Les exégètes ont dit : « S'ils sont sincères envers Allah et Son Messager » : s'ils sont sincères et musulmans en secret et en public. D'après Tamim 303 ad-Dari : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Certes, la religion 304 est la sincérité, certes, la religion 305 est la sincérité, certes, la religion est la sincérité. » Ils dirent : « Pour qui, ô Messager d'Allah ? » Il dit : « Envers Allah, Son Livre, Son Messager, les dirigeants des musulmans et leur ensemble. » Nos imams 306 ont dit : « La sincérité envers Allah, Son Messager, les dirigeants des musulmans et leur ensemble est obligatoire 307. » L'imam Abou 308 Sulayman al-Busti a dit : « La sincérité » est un mot par lequel on exprime l'ensemble de la volonté du bien pour la personne à qui l'on est sincère, et il n'est pas possible de l'exprimer par un seul mot qui la résume. Son sens dans la langue est « la pureté », de leur parole : « J'ai purifié le miel » quand je l'ai débarrassé de sa cire. Abou Bakr ibn Ishaq 309 al-Khaffaf a dit : « La sincérité » est l'accomplissement de l'action par laquelle se réalise la réforme et la convenance, dérivé de « al-nisah » 310 : le fil avec lequel on coud le vêtement. Abou Ishaq 311 az-Zajjaj a dit quelque chose de similaire. 1. La sincérité envers Allah le Très-Haut est la rectitude de la croyance en Son unicité, Sa description par ce qui Lui convient, Sa purification de ce qui n'est pas permis à Son égard, le désir de ce qu'Il aime 312, l'éloignement de ce qu'Il déteste, et la sincérité dans Son adoration. 2. La sincérité envers Son Livre est la foi en lui, l'action selon ce qu'il contient, la beauté de sa récitation, l'humilité devant lui, la vénération pour lui, sa compréhension, l'approfondissement de sa science, et la défense contre l'interprétation des transgresseurs 313 et la critique des mécréants. 3. La sincérité envers Son Messager est la croyance en sa prophétie, l'obéissance à lui dans ce qu'il a ordonné et interdit. Abou Sulayman 314 a dit, et Abou Bakr 315 a dit : l'assistance 316, le soutien, la protection de lui, vivant et mort, la revivification de sa Sunna par la recherche, la défense, la diffusion, l'adoption de ses nobles caractères et de ses belles manières. Abou Ibrahim Ishaq 317 an-Nujaybi a dit : « La sincérité envers le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, est la croyance en ce qu'il a apporté, l'attachement à sa Sunna, sa diffusion, l'incitation à elle, l'appel à Allah, à Son Livre, à Son Messager, et à elle, et à l'action selon elle. » Ahmad 318 ibn Muhammad a dit : « Parmi les obligations du cœur se trouve la croyance en la sincérité envers le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. » Abou Bakr al-Ajurri 319 et d'autres ont dit : « La sincérité envers lui implique deux sincérités : une sincérité de son vivant et une sincérité après sa mort. »
A. Durant sa vie, ses compagnons lui prodiguaient des conseils de soutien, de défense, d'hostilité envers ses ennemis, d'écoute et d'obéissance, et de sacrifice de leurs vies et de leurs biens pour lui, comme Allah a dit : « Des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Allah » 320 (verset). Et Il a dit : « Et ils secourent Allah et Son Messager » 321 (verset). B. Quant au conseil des musulmans pour lui après sa mort, il consiste à s'attacher à la vénération et à la glorification, à l'amour intense pour lui, à la persévérance dans l'apprentissage de sa Sunna, à la compréhension profonde de sa Loi, à l'amour de sa Famille et de ses Compagnons, à s'éloigner de ceux qui se détournent de sa Sunna et s'en écartent, à les détester, à mettre en garde contre eux, à être compatissant envers sa communauté, à rechercher la connaissance de ses mœurs, de sa biographie et de ses bonnes manières, et à patienter dans tout cela. Ainsi, selon ce qui a été mentionné, le conseil est l'un des fruits de l'amour et l'un de ses signes, comme nous l'avons déjà exposé. L'imam Abou al-Qasim al-Qushayri 322 a rapporté que 'Amr ibn al-Layth 323, l'un des rois du Khorasan et célèbre chef des rebelles connu sous le nom d'al-Saffar 324, fut vu en rêve 325 et on lui demanda : « Qu'a fait Allah de toi ? » Il répondit : « Il m'a pardonné. » On lui dit : « Par quoi ? » Il dit : « Un jour, je montai au sommet d'une montagne et je contemplai mes troupes ; leur grand nombre me plut et je souhaitai avoir été présent auprès du Messager d'Allah (paix et salut sur lui) pour l'aider et le soutenir. Allah agréa cela de ma part et me pardonna. » 4. Quant au conseil aux imams des musulmans, il consiste à leur obéir dans la vérité, à les aider en cela, à leur ordonner le bien, à le leur rappeler de la meilleure manière, à attirer leur attention sur ce dont ils ont négligé et ce qui leur a été caché des affaires des musulmans, à ne pas se révolter contre eux, à ne pas semer la discorde parmi les gens et à ne pas corrompre leurs cœurs contre eux. 5. Quant au conseil à l'ensemble des musulmans, il consiste à les guider vers leurs intérêts, à les aider dans leurs affaires religieuses et mondaines par la parole et l'action, à éveiller l'insouciant, à instruire l'ignorant, à soutenir le nécessiteux, à cacher leurs défauts, à repousser les préjudices d'eux et à attirer les bienfaits vers eux. TROISIÈME CHAPITRE : SUR LA MAGNIFICATION DE SON ORDRE, L'OBLIGATION DE LE VÉNÉRER ET DE LUI ÊTRE BON. Il comprend sept sections. PREMIÈRE SECTION : CE QUI A ÉTÉ RAPPORTÉ À CE SUJET Allah a dit : « Ô Prophète ! Nous t'avons envoyé comme témoin, annonciateur et avertisseur, afin que vous croyiez en Allah et en Son Messager, que vous le souteniez et que vous le vénériez » 326. Et Il a dit : « Ô vous qui avez cru ! Ne devancez pas Allah et Son Messager » 327 et « Ô vous qui avez cru ! N'élevez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète » 328 (trois versets). Et Allah a dit : « Ne considérez pas l'appel du Messager parmi vous comme l'appel de certains d'entre vous à d'autres » 329. Allah a donc rendu obligatoire de le soutenir et de le vénérer, et Il a imposé de l'honorer et de le magnifier. Ibn 'Abbas 330 a dit : « Vous le soutenez » signifie vous le glorifiez. Al-Mubarrad 331 a dit : « Vous le soutenez » signifie vous insistez dans sa magnification. Al-Akhfash 332 a dit : vous le secourez. Al-Tabari 333 a dit : vous l'aidez. Et on a lu 334 : « tu'azzizuhu » avec deux zay, dérivé de 'izz (puissance). Il a été interdit de devancer [le Prophète] par la parole et de manquer de bienséance en parlant avant lui, selon Ibn 'Abbas et d'autres, et c'est le choix de Tha'lab 335. Sahl ibn 'Abd Allah 336 a dit : Ne dites rien avant qu'il ne parle ; et quand il parle, écoutez-le et faites silence. Ils ont été interdits de devancer et de se hâter dans l'exécution d'une affaire avant qu'il ne la tranche, et d'entreprendre quoi que ce soit dans ce domaine, comme le combat ou autre chose de leur religion, sans son ordre, et de ne pas le devancer en cela. C'est à cela que se réfèrent les paroles d'al-Hasan 337, de Mujahid 338, d'al-Dahhak 339, d'al-Suddi 340 et d'al-Thawri 341. Puis Il les a exhortés et mis en garde contre la violation de cela en disant : « Et craignez Allah. Certes, Allah est Audient et Omniscient » 342. Al-Mawardi 343 a dit : « Craignez-Le » c'est-à-dire en ce qui concerne le fait de devancer. Al-Sulami 344 a dit : « Craignez Allah » de négliger son droit et de manquer à sa dignité. Certes, Il est Audient à vos paroles et Omniscient de vos actes. Puis Il leur a interdit d'élever leurs voix au-dessus de la sienne et de lui parler à voix haute comme certains d'entre eux parlent à d'autres et élèvent la voix. Et il a été dit : comme certains s'appellent les uns les autres par leur nom. Abou Muhammad Makki 345 a dit : c'est-à-dire ne le devancez pas dans la parole, ne lui parlez pas durement, ne l'appelez pas par son nom comme vous vous appelez les uns les autres, mais magnifiez-le, vénérez-le et appelez-le par ce qu'il aime le plus : Ô Messager d'Allah, Ô Prophète d'Allah. Cela est comme Sa parole dans un autre verset : « Ne considérez pas l'appel du Messager parmi vous comme l'appel de certains d'entre vous à d'autres » 346, selon l'une des deux interprétations. Un autre a dit : Ne lui parlez que comme à quelqu'un qui cherche à comprendre 347. Puis Allah les a menacés de l'annulation de leurs œuvres s'ils faisaient cela, et Il les en a avertis. Il a été dit : Le verset est descendu à propos de la délégation des Banu Tamim 348. Et il a été dit : à propos d'autres qu'eux. Ils vinrent auprès du Prophète (paix et salut sur lui) et l'appelèrent : « Ô Muhammad, ô Muhammad, sors vers nous. » Allah les blâma pour leur ignorance et les décrivit comme étant pour la plupart dépourvus de raison. Et il a été dit : Le premier verset est descendu à propos d'une conversation entre Abou Bakr 349 et 'Umar 350 devant le Prophète (paix et salut sur lui) et d'une dispute entre eux jusqu'à ce que leurs voix s'élèvent 351. Et il a été dit : Il est descendu 352 à propos de Thabit 353 ibn Qays ibn Shammas, le orateur du Prophète (paix et salut sur lui), lors d'une joute oratoire avec les Banu Tamim ; il avait une surdité dans les oreilles et élevait la voix. Lorsque ce verset descendit, il resta chez lui, craignant que son œuvre ne soit annulée. Puis il vint auprès du Prophète (paix et salut sur lui) et dit : « Ô Prophète d'Allah, j'ai craint d'être perdu. Allah nous a interdit d'élever la voix, et je suis un homme à la voix forte. » Le Prophète (paix et salut sur lui) dit : « Ô Thabit, n'es-tu pas satisfait de vivre loué, d'être tué en martyr et d'entrer au Paradis ? » Il fut tué le jour d'al-Yamama 354. Et il a été rapporté 355 que lorsque ce verset descendit, Abou Bakr dit : « Par Allah, ô Messager d'Allah, je ne te parlerai désormais que comme un confident 356. » Et 'Umar, lorsqu'il lui parlait, le faisait comme un confident, de sorte que le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) ne l'entendait pas après ce verset jusqu'à ce qu'il lui demande de répéter. Alors Allah révéla à leur sujet : « Ceux qui baissent leurs voix auprès du Messager d'Allah, voilà ceux dont Allah a éprouvé les cœurs pour la piété ; ils auront un pardon et une immense récompense » 357. Et il a été dit : « Ceux qui t'appellent de derrière les appartements » 358 est descendu à propos d'autres que les Banu Tamim ; ils l'appelèrent par son nom. Safwan ibn 'Assal 359 a rapporté : Alors que le Prophète (paix et salut sur lui) était en voyage, un bédouin l'appela d'une voix forte : « Ô Muhammad, ô Muhammad, ô Muhammad 360. » Nous lui dîmes : « Baisse ta voix, car il t'a été interdit d'élever la voix. » Et Allah a dit : « Ô vous qui avez cru ! Ne dites pas : "Râ'inâ" 361 » 362. Certains exégètes ont dit : C'était une expression en usage chez les Ansar ; ils furent interdits de la dire par vénération et glorification du Prophète (paix et salut sur lui), car son sens est « Sois attentif à nous, nous serons attentifs à toi », et ils furent interdits de la dire car son implication est qu'ils ne seraient attentifs à lui que s'il était attentif à eux, alors que son droit est d'être l'objet d'attention en toute circonstance. Et il a été dit : Les Juifs l'utilisaient pour insinuer une insulte envers le Prophète (paix et salut sur lui) par le mot « ru'ûna » (sottise) 363 ; les musulmans furent donc interdits de la dire pour couper court à tout prétexte 364 et pour empêcher l'imitation d'eux dans cette parole en raison de la similitude du terme. Et d'autres explications ont été données. DEUXIÈME SECTION : LA COUTUME DES COMPAGNONS DANS LA MAGNIFICATION, LA VÉNÉRATION ET LA GLOIRE DU PROPHÈTE (PAIX ET SALUT SUR LUI) D'après 'Amr ibn al-'As 365 qui a dit 366 : « Nul n'était plus aimé de moi que le Messager d'Allah (paix et salut sur lui), ni plus grand à mes yeux. Je ne pouvais pas le regarder fixement 367 par vénération pour lui. Si l'on m'avait demandé 368 de le décrire, je n'aurais pas pu, car je ne le regardais pas fixement. »
Al-Tirmidhî a rapporté 369 d'après Anas 370 : « Le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — sortait vers ses Compagnons parmi les Émigrés 371 et les Auxiliaires 372 alors qu'ils étaient assis, parmi eux Abû Bakr et 'Umar... et aucun d'eux ne levait les yeux vers lui, sauf Abû Bakr et 'Umar. Car eux deux le regardaient et il les regardait, ils lui souriaient et il leur souriait 373. » Et Usâma 374 ibn Sharîk a rapporté : « Je vins chez le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — et ses Compagnons étaient autour de lui, comme si des oiseaux étaient perchés sur leurs têtes 375... » Et dans le hadith décrivant son comportement 376 : « Lorsqu'il parlait, ses compagnons baissaient la tête, comme si des oiseaux étaient perchés sur leurs têtes. » Et 'Urwa 377 ibn Mas'ûd dit, lorsque Quraysh l'envoya vers le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — l'année de la trêve 378, et qu'il vit de la vénération de ses Compagnons pour lui ce qu'il vit, et qu'il ne faisait ses ablutions sans qu'ils se précipitent 379 pour recueillir son eau d'ablution, au point de faillir se battre pour elle... et qu'il ne crachait ni ne se mouchait 380 sans qu'ils ne recueillent cela dans leurs paumes et en frottent 381 leurs visages et leurs corps, et qu'aucun de ses cheveux ne tombait sans qu'ils ne se précipitent pour le prendre... Et lorsqu'il leur ordonnait une chose, ils se précipitaient pour exécuter son ordre... Et lorsqu'il parlait, ils baissaient la voix devant lui, et ils ne fixaient pas 382 le regard sur lui par vénération pour lui. Lorsqu'il revint à Quraysh, il dit : « Ô assemblée de Quraysh ! Je suis venu chez Kisrâ 383 dans son royaume, chez Qaysar 384 dans son royaume, et chez le Negus 385 dans son royaume... et par Dieu, je n'ai jamais vu de roi parmi son peuple semblable à Muhammad parmi ses Compagnons... » Et dans une autre version 386 : « Je n'ai jamais vu de roi dont les Compagnons le vénèrent autant que les Compagnons de Muhammad le vénèrent... Et j'ai vu un peuple qui ne le livrera jamais 387. » Et d'après Anas 388 : « J'ai vu le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — alors que le coiffeur 389 le rasait... et ses Compagnons l'entouraient, ne voulant pas qu'un cheveu tombe ailleurs que dans la main d'un homme. » Et de cela : lorsque Quraysh permit à 'Uthmân de faire les circuits rituels autour de la Maison 390 lorsque le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — l'envoya vers eux pour la trêve 391, il refusa et dit : « Je ne le ferai pas avant que le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — ne fasse les circuits autour d'elle 392. » Et dans le hadith de Talha 393 : « Les Compagnons du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — dirent à un bédouin ignorant : “Demande-lui à propos de celui qui a accompli son vœu 394” — et ils le craignaient et le vénéraient. Il l'interrogea donc, mais il [le Prophète] se détourna de lui. Alors Talha arriva et le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : “Celui-ci est de ceux qui ont accompli leur vœu.” » Et dans le hadith de Qayla 395 : « Lorsque je vis le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — assis en position accroupie 396, je me mis à trembler 397 de peur 398, par crainte et vénération pour lui. » Et dans le hadith d'al-Mughîra 399 : « Les Compagnons du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — frappaient à sa porte avec leurs ongles 400. » Et al-Barâ' ibn 'Âzib 401 dit : « J'ai voulu interroger le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — sur une affaire, mais j'ai différé 402 pendant des années 403 par crainte de lui. » *** TROISIÈME CHAPITRE : SA SAINTETÉ ET SA VÉNÉRATION — QUE DIEU PRIE SUR LUI ET LE SALUE Sache que la sainteté du Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — après sa mort, sa vénération et sa glorification sont obligatoires comme elles l'étaient de son vivant... Et cela, lorsqu'on le mentionne — que Dieu prie sur lui et le salue —, lorsqu'on mentionne son hadith et sa Sunna, lorsqu'on entend son nom et sa biographie, lorsqu'on traite avec sa famille et sa descendance 404, et lorsqu'on vénère les gens de sa maison et ses Compagnons. Abû Ibrâhîm al-Tujîbî 405 dit : « Il est obligatoire pour tout croyant, chaque fois qu'il le mentionne ou qu'il est mentionné devant lui, de s'humilier et de se recueillir, de se montrer respectueux et de calmer ses mouvements, et de se comporter avec crainte et vénération comme il se comporterait s'il était devant lui... et de se conduire avec la bienséance que Dieu nous a enseignée. » Le Qâdî Abû al-Fadl 406 dit : « Telle était la voie de nos pieux prédécesseurs et de nos anciens imams — que Dieu les agrée. » Abû Humayd 407 dit : Abû Ja'far 408, le Commandeur des croyants, discuta avec Mâlik 409 dans la mosquée du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — et Mâlik lui dit 410 : « Ô Commandeur des croyants, n'élève pas la voix dans cette mosquée, car Dieu Très-Haut a éduqué un peuple en disant : “N'élevez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète 411” — le verset. Et Il a loué un peuple en disant : “Ceux qui baissent la voix auprès du Messager de Dieu 412” — le verset. Et Il a blâmé un peuple en disant : “Ceux qui t'appellent... 413” — le verset. Et sa sainteté, mort, est comme sa sainteté vivant. » Alors Abû Ja'far s'humilia 414 devant cela et dit : « Ô Abû 'Abd Allâh 415... Dois-je me tourner vers la qibla 416 et invoquer, ou dois-je me tourner vers le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue ? » Il répondit : « Pourquoi détournerais-tu ton visage de lui, alors qu'il est ton moyen 417 et le moyen de ton père Adam — sur lui la paix — auprès de Dieu Très-Haut au Jour de la Résurrection ?! Tourne-toi plutôt vers lui 418 et demande son intercession, et Dieu l'intercédera. » Dieu Très-Haut dit : “Si, lorsqu'ils ont été injustes envers eux-mêmes 419” — le verset. Et Mâlik 420 dit, alors qu'on l'interrogeait sur Ayyûb 421 al-Sakhtiyânî : « Je ne vous ai rapporté d'aucun sans qu'Ayyûb ne soit meilleur que lui. » Il dit : « Il fit deux pèlerinages, et je l'observais sans rien entendre de lui... sauf que, lorsqu'on mentionnait le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — il pleurait jusqu'à ce que j'aie pitié de lui... Lorsque je vis de lui ce que je vis et sa vénération pour le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — j'écrivis de lui 422. » Et Mus'ab 423 ibn 'Abd Allâh dit : « Mâlik, lorsqu'on mentionnait 424 le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — changeait de couleur et se courbait au point que cela devenait difficile pour ses compagnons. » On lui dit un jour à ce sujet, et il répondit : « Si vous aviez vu ce que j'ai vu, vous ne m'auriez pas blâmé pour ce que vous voyez. » « J'ai vu Muhammad ibn al-Munkadir 425, qui était le maître des récitateurs 426 ; nous ne l'interrogions presque jamais sur un hadith sans qu'il pleure jusqu'à ce que nous ayons pitié de lui... Et j'ai vu Ja'far ibn Muhammad 427... qui était très enjoué et souriant, mais lorsqu'on mentionnait le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — devant lui, il pâlissait ; et je ne l'ai jamais vu rapporter un hadith du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — sans être en état de pureté rituelle 428... Je suis allé chez lui pendant un certain temps, et je ne le voyais que dans trois états : soit en prière, soit silencieux, soit lisant le Coran... et il ne parlait pas de ce qui ne le concernait pas... Il était parmi les savants et les dévots qui craignent Dieu — Puissant et Majestueux. » « Et 'Abd al-Rahmân ibn al-Qâsim 429 mentionnait le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — et on voyait son teint comme s'il avait perdu du sang, et sa langue était sèche dans sa bouche par crainte du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue. » « Et j'allais chez 'Âmir 430 ibn 'Abd Allâh ibn al-Zubayr ; lorsque le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — était mentionné devant lui, il pleurait jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de larmes dans ses yeux. » « Et j'ai vu al-Zuhrî 431, qui était parmi les plus doux et les plus proches des gens ; mais lorsqu'on mentionnait le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — devant lui, c'était comme s'il ne te connaissait pas et que tu ne le connaissais pas. » « Et j'allais chez Safwân 432 ibn Sulaym, qui était parmi les dévots zélés ; lorsque le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — était mentionné, il pleurait et ne cessait de pleurer jusqu'à ce que les gens se lèvent et le laissent. » Et il a été rapporté de Qatâda 433 : « Lorsqu'il entendait un hadith, il était pris de gémissements 434 et d'agitation 435. » Et lorsque les gens devinrent nombreux autour de Mâlik, on lui dit : « Si tu nommais un répétiteur 436 pour les faire entendre ? » Il répondit : « Dieu Très-Haut a dit : “Ô vous qui avez cru, n'élevez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète 437” et sa sainteté, vivant et mort, est la même. » Et Ibn Sîrîn 438 riait parfois... mais lorsqu'on mentionnait devant lui un hadith du Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — il devenait sérieux.
Le Prophète 439 s'humiliait. Et lorsque 'Abd ar-Rahman 440 ibn Mahdi lisait un hadith du Prophète 439, il ordonnait le silence et disait : « N'élevez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète 439 ». Et il interprétait qu'il est dû au Prophète 439, lors de la lecture de son hadith, le même silence qui lui est dû lors de l'écoute de sa parole.
- al-īmān bihi : La foi en lui, c'est-à-dire la croyance en la prophétie de Muhammad.
- sunnatihi : Sa Sunna : la tradition prophétique, ses paroles, actes et approbations.
- al-nūr : La Lumière : désigne ici le Coran.
- Jibrīl : L'ange Gabriel, qui a transmis la révélation.
- Sahl ibn ‘Abd Allāh : Sahl ibn Abdallah al-Tustari, un saint soufi du IXe siècle.
- رَسُولَ اللَّهِ : Le Messager d'Allah, c'est-à-dire le Prophète Muhammad.
- صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ : Formule de bénédiction et de salutation sur le Prophète, signifiant 'qu'Allah prie sur lui et le salue'.
- أَمِيرِي : Mon émir, c'est-à-dire le chef ou le gouverneur désigné par le Prophète.
- ٦٢ : Numéro de note dans le texte original, indiquant une référence ou une variante.
- دَرَكَاتِ جَهَنَّمَ : Les degrés de la Géhenne, c'est-à-dire les différents niveaux de l'Enfer.
- ٦٣ : Référence coranique : Sourate 33, verset 66.
- ٦٤ : Numéro de note dans le texte original.
- ٦٥ : Numéro de note dans le texte original.
- فَأْتُوا مِنْهُ مَا اسْتَطَعْتُمْ : Faites-en ce que vous pouvez, c'est-à-dire accomplissez l'ordre selon votre capacité.
- أَبِي هُرَيْرَةَ : Abou Hourayra, célèbre compagnon du Prophète, rapporteur de nombreux hadiths.
- رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ : Formule de satisfaction divine, signifiant 'qu'Allah l'agrée'.
- عَنْهُ : D'après lui, c'est-à-dire d'après le Prophète.
- فَقَدْ أَبَى : A refusé, c'est-à-dire a refusé d'obéir et donc d'entrer au Paradis.
- ٦٧ : Numéro de note dans le texte original.
- مَا بَعَثَنِي اللَّهُ بِهِ : Ce avec quoi Allah m'a envoyé, c'est-à-dire la révélation et la guidance.
- النذير العريان : L'avertisseur nu, expression désignant un homme qui, voyant un danger imminent, se dénude pour attirer l'attention et avertir son peuple.
- فَالنَّجَاءَ : Fuyez ! Sauvez-vous !
- فَأَدْلَجُوا : Ils partirent de nuit, c'est-à-dire qu'ils voyagèrent pendant la nuit pour échapper à l'ennemi.
- فَصَبَّحَهُمُ : Les surprit au matin, c'est-à-dire les attaqua à l'aube.
- وَاجْتَاحَهُمْ : Les extermina, les anéantit complètement.
- ٧٣ : Numéro de note dans le texte original.
- ٧٤ : Numéro de note dans le texte original.
- مَثَلِهِ : Son exemple, c'est-à-dire l'exemple du Prophète.
- مَأْدُبَةً : Banquet, repas préparé pour les invités.
- فَرْقٌ : Critère de distinction, ce qui sépare le vrai du faux, le croyant du mécréant.
- سُنَّتِهِ : Sa Sunna, c'est-à-dire la tradition prophétique : ses paroles, actes et approbations.
- هَدْيِهِ : Sa guidance, sa voie, sa conduite.
- ٧٨ : Référence coranique : Sourate 3, verset 31.
- النَّبِيِّ الْأُمِّيِّ : Le Prophète illettré, c'est-à-dire qui ne savait ni lire ni écrire.
- ٧٩ : Référence coranique : Sourate 7, verset 158.
- ٨٠ : Référence coranique : Sourate 4, verset 65.
- تَسْلِيمًا : Soumission totale, acceptation sans réserve.
- أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ : Bel exemple, modèle à suivre.
- ٨١ : Référence coranique : Sourate 33, verset 21.
- مُحَمَّدُ : Muhammad, ici il s'agit de Muhammad ibn 'Ali at-Tirmidhi, un savant soufi.
- التِّرْمِذِيُّ : At-Tirmidhi, surnom de Muhammad ibn 'Ali, savant et auteur soufi.
- الْأُسْوَةُ : L'exemple, le modèle.
- الْمُفَسِّرِينَ : Les exégètes, commentateurs du Coran.
- الْمُتَخَلِّفِينَ : Ceux qui restent en arrière, qui ne suivent pas le Prophète.
- سَهْل : Sahl, probablement Sahl at-Tustari, un maître soufi.
- ٨٤ : Référence coranique : Sourate 1, verset 7.
- الْآيَةِ الْأُخْرَى : L'autre verset, c'est-à-dire le verset 3:31 mentionné plus haut.
- تَجْنَحُ : Penchent, inclinent vers.
- وَرُوِيَ : Il a été rapporté, c'est-à-dire une tradition rapportée.
- الْحَسَنِ : Al-Hasan, probablement al-Hasan al-Basri, un célèbre successeur et savant.
- ٨٨ : Référence coranique : Sourate 3, verset 31.
- كَعْبِ : Ka'b, nom propre.
- ابْنِ الْأَشْرَفِ : Ibn al-Ashraf, un juif de Médine qui s'opposait au Prophète.
- ٩٠ : Référence coranique : Sourate 5, verset 18.
- نَحْنُ أَشَدُّ حُبًّا لِلَّهِ : Nous aimons Allah plus intensément, parole attribuée aux juifs ou aux polythéistes.
- الزَّجَّاجُ : Az-Zajjaj, un grammairien et exégète du Coran.
- عِصْمَةٌ وَتَوْفِيقٌ : Protection et succès, c'est-à-dire qu'Allah préserve et guide.
- الْقَائِلُ : Le poète, auteur des vers cités.
- هَيْبَتُهُ : Sa crainte révérencielle, sentiment de respect mêlé de crainte.
- الْقُشَيْرِيُّ : Al-Qushayri, auteur soufi de l'ouvrage 'ar-Risala al-Qushayriyya'.
- صِفَاتِ الذَّاتِ : Attributs de l'essence divine, c'est-à-dire des attributs inhérents à Dieu.
- الْعِرْبَاضِ : Al-'Irbad, nom du compagnon.
- سَارِيَةَ : Sariya, nom du père d'al-'Irbad.
- مَوْعِظَةِ : Exhortation, sermon.
- الْخُلَفَاءِ الرَّاشِدِينَ الْمَهْدِيِّينَ : Les califes bien guidés et droits, c'est-à-dire les quatre premiers califes : Abou Bakr, 'Umar, 'Uthman et 'Ali.
- النَّوَاجِذِ : Les molaires, mordre avec les molaires signifie s'accrocher fermement.
- مُحْدَثَاتِ الْأُمُورِ : Les choses nouvellement inventées, c'est-à-dire les innovations religieuses.
- بِدْعَةٌ : Innovation religieuse, toute croyance ou pratique non fondée sur le Coran et la Sunna.
- ضَلَالَةٌ : Égarement, erreur.
- جَابِرٍ : Jabir, compagnon du Prophète.
- ٩٨ : Numéro de note dans le texte original.
- حَدِيثِ : Hadith, parole ou action rapportée du Prophète.
- أَبِي رَافِعٍ : Abou Rafi', un compagnon du Prophète.
- مُتَّكِئًا : Appuyé, dans une position de confort et de nonchalance.
- أَرِيكَتِهِ : Son divan, son lit ou son siège.
- مَا وَجَدْنَا فِي كِتَابِ اللَّهِ اتَّبَعْنَاهُ : Ce que nous trouvons dans le Livre d'Allah, nous le suivons, attitude de rejet de la Sunna.
- حَدِيثِ : Hadith.
- عَائِشَةَ : 'Aïcha, épouse du Prophète.
- تَرَخَّصَ : User d'une permission, c'est-à-dire faire une chose permise mais que certains évitent par scrupule.
- تَنَزَّهَ : S'abstenir par scrupule, par piété excessive.
- خَشْيَةً : Crainte révérencielle, piété.
- ١٠٦ : Numéro de note dans le texte original.
- الْحَكَمُ : L'arbitre, le juge qui distingue le vrai du faux.
- حَدِيثِي : Mon hadith, c'est-à-dire les paroles et enseignements du Prophète.
- جَاءَ مَعَ الْقُرْآنِ : Viendra avec le Coran, c'est-à-dire sera réuni avec le Coran comme guide.
- ١٠٩ : Référence coranique : Sourate 59, verset 7.
- ١١٠ : Numéro de note dans le texte original.
- فَلَيْسَ مِنِّي : N'est pas des miens, c'est-à-dire ne fait pas partie de ma communauté.
- وَعَنْ : Et d'après.
- مُحْدَثَاتُهَا : Leurs innovations, c'est-à-dire les choses nouvellement inventées en religion.
- وَعَنْ : Et d'après.
- عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرِو بْنِ الْعَاصِ : 'Abdullah ibn 'Amr ibn al-'As, un compagnon du Prophète.
- فَضْلٌ : Superflu, c'est-à-dire sans valeur ajoutée.
- آيَةٌ مُحْكَمَةٌ : Un verset explicite, clair et sans ambiguïté.
- سُنَّةٌ قَائِمَةٌ : Une Sunna établie, une tradition prophétique bien fondée.
- فَرِيضَةٌ عَادِلَةٌ : Une obligation équitable, c'est-à-dire une prescription juste.
- الْحَسَنِ : Al-Hasan, probablement al-Hasan al-Basri.
- أَبِي الْحَسَنِ : Abi al-Hasan, père d'al-Hasan.
- عَمَلٌ قَلِيلٌ فِي سُنَّةٍ، خَيْرٌ مِنْ عَمَلٍ كَثِيرٍ فِي بِدْعَةٍ : Un peu d'œuvre dans la Sunna est meilleur qu'une œuvre abondante dans l'innovation.
- ١٢٠ : Numéro de note dans le texte original.
- تَمَسَّكَ : S'est attaché, a saisi fermement.
- ١٢٢ : Numéro de note dans le texte original.
- أَجْرُ مِئَةِ شَهِيدٍ : La récompense de cent martyrs.
- ١٢٣ : Numéro de note dans le texte original.
- صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ : Formule de bénédiction sur le Prophète Muhammad, signifiant 'qu'Allah prie sur lui et le salue'.
- مِلَّة : Secte, communauté religieuse, voie.
- أنس : Anas ibn Mâlik, célèbre compagnon du Prophète.
- سُنَّة : Sunna : tradition prophétique, ensemble des paroles, actes et approbations du Prophète Muhammad.
- عمرو : 'Amr ibn 'Awf al-Muzanî, compagnon du Prophète.
- بلال : Bilâl ibn al-Hârith, compagnon du Prophète.
- بدعة : Innovation religieuse blâmable, contraire à la Sunna.
- السلف : Les prédécesseurs pieux, les premières générations de l'islam.
- الأئمة : Imams : guides religieux, savants éminents.
- خالد : Khâlid ibn Asîd, compagnon du Prophète.
- عبد الله : 'Abd Allah ibn 'Umar, célèbre compagnon et fils du calife 'Umar.
- أبو عبد الرحمن : Surnom de 'Abd Allah ibn 'Umar, signifiant 'père de 'Abd ar-Rahmân'.
- عمر : 'Umar ibn 'Abd al-'Azîz, calife omeyyade réputé pour sa piété.
- سنن : Pluriel de Sunna, traditions prophétiques.
- جهنم : Géhenne, l'Enfer.
- الحسن : Al-Hasan al-Basrî, célèbre savant et ascète de la génération des successeurs.
- ابن شهاب : Ibn Shihâb az-Zuhrî, grand savant du hadith.
- عمر : 'Umar ibn al-Khattâb, deuxième calife bien guidé.
- عماله : Gouverneurs, fonctionnaires.
- الفرائض : Obligations successorales, science des parts d'héritage.
- اللحن : Grammaire, linguistique.
- ركعة : Unité de prière.
- ذو الحليفة : Dhû l-Hulayfa, localité près de Médine, miqât pour le pèlerinage.
- علي : 'Alî ibn Abî Tâlib, quatrième calife et cousin du Prophète.
- قرن : Faire le pèlerinage en combinant le 'Umra et le Hajj avec une seule intention.
- عثمان : 'Uthmân ibn 'Affân, troisième calife.
- ابن مسعود : 'Abd Allah ibn Mas'ûd, célèbre compagnon et récitateur du Coran.
- كفر : Mécréance, rejet de la foi.
- أبي : Ubayy ibn Ka'b, compagnon et scribe du Prophète.
- اقشعر : Avoir la chair de poule, frissonner de crainte.
- تحات : Tomber, se détacher (en parlant des feuilles).
- الظنة : Soupçon, suspicion.
- عطاء : 'Atâ' ibn Abî Rabâh, célèbre savant de La Mecque.
- فإن تنازعتم في شيء فردوه إلى الله والرسول : Coran, sourate 4, verset 59.
- الشافعي : Muhammad ibn Idrîs ash-Shâfi'î, fondateur de l'école juridique shafi'ite.
- الحجر الأسود : Pierre Noire, pierre sacrée incrustée dans la Kaaba.
- أبو عثمان : Abû 'Uthmân al-Hîrî, soufi et savant du IIIe siècle de l'Hégire.
- سهل : Sahl at-Tustarî, célèbre soufi et savant.
- الحلال : Licite, permis selon la loi islamique.
- والعمل الصالح يرفعه : Coran, sourate 35, verset 10.
- أحمد : Ahmad ibn Hanbal, fondateur de l'école hanbalite.
- حديث : Hadith : rapport des paroles et actes du Prophète.
- الحمام : Hammam, bain public.
- مئزر : Pagne, vêtement couvrant la taille.
- أبشر : Réjouis-toi, bonne nouvelle.
- فليحذر الذين يخالفون عن أمره أن تصيبهم فتنة أو يصيبهم عذاب أليم : Coran, sourate 24, verset 63.
- ومن يشاقق الرسول من بعد ما تبين له الهدى ويتبع غير سبيل المؤمنين نوله ما تولى : Coran, sourate 4, verset 115.
- أبو هريرة : Abû Hurayra, célèbre compagnon et rapporteur de nombreux hadiths.
- ليذادن : Seront repoussés, écartés.
- حوض : Bassin (du Prophète) au Paradis, où les croyants boiront.
- فسحقا : Éloignement, malédiction.
- رغب عن : Se détourner de, dédaigner.
- رد : Rejeté, non accepté.
- ابن أبي رافع : Ibn Abî Râfi', rapporteur de hadith.
- أبيه : Son père, Abû Râfi', affranchi du Prophète.
- أريكته : Divan, lit ou siège confortable.
- المقدام : Al-Miqdâm ibn Ma'dîkarib, compagnon du Prophète.
- كتف : Omoplate, utilisée comme support d'écriture.
- أو لم يكفهم أنا أنزلنا عليك الكتاب يتلى عليهم : Coran, sourate 29, verset 51.
- sallā llāhu ʿalayhi wa-sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète Muhammad, signifiant 'que la prière et la paix d'Allah soient sur lui'.
- al-mutanattiʿūn : Ceux qui exagèrent et vont trop loin dans les affaires religieuses, les rigoristes excessifs.
- Abū Bakr : Premier calife de l'islam, compagnon et beau-père du Prophète.
- raḍiya llāhu ʿanhu : Formule de satisfaction divine, signifiant 'qu'Allah l'agrée'.
- azīgh : Dévier, s'écarter de la vérité ou de la juste voie.
- al-āya : Le verset coranique, ici la suite du verset 24 de la sourate 9 (At-Tawba).
- Anas : Anas ibn Mâlik, célèbre compagnon du Prophète et serviteur.
- qāla : Il a dit, introduisant un hadith.
- lā yuʾminu aḥadukum : Aucun de vous ne croit véritablement, c'est-à-dire n'atteint la foi parfaite.
- Abū Hurayra : Célèbre compagnon, rapporteur de nombreux hadiths.
- naḥwahu : Quelque chose de similaire, un hadith équivalent.
- Anas : Anas ibn Mâlik, déjà mentionné.
- ʿanhu : D'après lui, c'est-à-dire d'après le Prophète.
- mimmā siwāhumā : Que tout autre qu'eux deux, c'est-à-dire qu'Allah et Son Messager.
- ʿUmar : ‘Umar ibn al-Khattâb, deuxième calife de l'islam.
- raḍiya llāhu ʿanhu : Qu'Allah l'agrée.
- Sahl : Sahl at-Tustarî, grand maître soufi du IIIe siècle de l'hégire.
- ḥalāwat sunnatihi : La douceur de sa Sunna, c'est-à-dire la pratique prophétique.
- Anas : Anas ibn Mâlik.
- rajul : Un homme, non nommé dans le hadith.
- anta maʿa man aḥbabta : Tu seras avec celui que tu aimes, hadith bien connu.
- Ṣafwān : Safwân ibn Qudâma, compagnon.
- al-marʾu maʿa man aḥabba : L'homme sera avec celui qu'il aime, hadith célèbre.
- hādhā al-lafẓ : Cette parole, c'est-à-dire le hadith précédent.
- ʿAbd Allāh : ‘Abd Allah ibn Mas‘ûd, célèbre compagnon et récitateur du Coran.
- Abū Mūsā : Abû Mûsâ al-Ash‘arî, compagnon et gouverneur.
- Anas : Anas ibn Mâlik.
- Abū Dharr : Abû Dharr al-Ghifârî, compagnon connu pour son ascétisme.
- ʿAlī : ‘Alî ibn Abî Tâlib, quatrième calife et cousin du Prophète.
- fa-qāla : Et il a dit.
- darajatī yawm al-qiyāma : Mon degré au Jour de la Résurrection, c'est-à-dire le même rang élevé.
- ruwiya : Il a été rapporté.
- rajul : Un homme, parfois identifié comme étant un compagnon.
- wa-man yuṭiʿi llāha wa-r-rasūla... : Verset 69 de la sourate 4 (An-Nisâ').
- ḥadīth ākhar : Un autre hadith.
- qāla : Il dit.
- al-āya : Le verset, probablement le même que précédemment.
- ḥadīth : Hadith.
- Anas : Anas ibn Mâlik.
- as-salaf wa-l-aʾimma : Les prédécesseurs vertueux et les grands savants.
- Abū Hurayra : Abû Hurayra.
- qāla : Il a dit.
- Abū Dharr : Abû Dharr.
- ʿUmar : ‘Umar ibn al-Khattâb.
- aṣ-ṣaḥāba : Les Compagnons du Prophète.
- ʿAmr ibn al-ʿĀṣ : Compagnon et général musulman, conquérant de l'Égypte.
- mā kāna aḥadun aḥabba ilayya min rasūli llāh : Personne ne m'était plus aimé que le Messager d'Allah.
- ʿAbda : ‘Abda bint Khâlid ibn Ma‘dân, une femme pieuse.
- Khālid : Khâlid ibn Ma‘dân, un pieux successeur (tâbi‘î).
- al-muhājirūn : Les émigrants de La Mecque à Médine.
- al-anṣār : Les auxiliaires médinois.
- aṣlī wa-faṣlī : Ma lignée et ma descendance, expression pour dire qu'ils sont tout pour lui.
- Abū Bakr : Abû Bakr as-Siddîq.
- qāla : Il a dit.
- Abū Ṭālib : Oncle du Prophète, qui ne s'est pas converti officiellement.
- aqarr li-ʿaynī : Plus réjouissant pour mes yeux, plus agréable.
- Abū Quḥāfa : Père d'Abû Bakr, qui s'est converti tardivement.
- naḥwahu : Quelque chose de similaire.
- ʿUmar : ‘Umar ibn al-Khattâb.
- al-ʿAbbās : Al-‘Abbâs ibn ‘Abd al-Muttalib, oncle du Prophète.
- al-Khaṭṭāb : Père de ‘Umar, qui s'est converti après lui.
- Ibn Isḥāq : Muhammad ibn Ishâq, célèbre historien et biographe du Prophète.
- imraʾa min al-anṣār : Une femme des Ansâr.
- yawm Uḥud : La bataille d'Uhud, en l'an 3 de l'hégire.
- kullu muṣībatin baʿdaka jalal : Toute calamité après toi est insignifiante.
- ʿAlī ibn Abī Ṭālib : ‘Alî ibn Abî Tâlib.
- suʾila : Il fut interrogé.
- ʿan : D'après.
- Zayd : Zayd ibn Aslam, un successeur (tâbi‘î).
- ʿUmar : ‘Umar ibn al-Khattâb.
- yaḥrusu n-nās : Montait la garde pour protéger les gens.
- ʿajūz : Une vieille femme.
- taqūlu : Elle disait.
- yā layta shiʿrī : Que ne sais-je, formule exprimant un souhait.
- al-manāyā aṭwār : Les destins sont variés, les morts arrivent de différentes manières.
- ʿUmar : ‘Umar ibn al-Khattâb.
- fī l-ḥikāya ṭūl : L'histoire est longue, c'est-à-dire qu'elle a été rapportée en détail.
- ruwiya : Il a été rapporté.
- ʿAbd Allāh : ‘Abd Allah ibn ‘Umar, fils du calife ‘Umar.
- khadirat : S'engourdit, devint paralysée temporairement.
- fantašarat : Se détendit, redevint normale.
- Bilāl : Bilâl ibn Rabâh, premier muezzin de l'islam, compagnon.
- iḥtuḍira : Fut à l'agonie, en train de mourir.
- imraʾatuhu : Sa femme.
- ḥizbah : Son parti, ses compagnons et disciples.
- yurwā : Il est rapporté.
- ʿĀʾisha : ‘Â’isha, épouse du Prophète, fille d'Abû Bakr.
- Āl ‘Imrān 3:31 : Coran, sourate 3, verset 31.
- al-Hashr 59:9 : Coran, sourate 59, verset 9.
- al-Ash‘ariyyūn : Tribu yéménite, les Ash‘arites, dont beaucoup étaient des compagnons du Prophète.
- Bilāl : Bilal ibn Rabah, le muezzin du Prophète, connu pour son amour intense.
- ‘Ammār : ‘Ammar ibn Yasir, un compagnon éminent, tué à la bataille de Siffin.
- Āl baytihi wa ṣaḥābatihi : Sa famille (les gens de sa maison) et ses compagnons.
- al-Ḥasan wa al-Ḥusayn : Les petits-fils du Prophète, fils de Fatima et ‘Ali.
- ‘Ā’isha : ‘Aïcha, épouse du Prophète, fille d’Abou Bakr.
- al-dubbā’ : La courge, légume que le Prophète aimait.
- Salmā : Salma, une servante du Prophète.
- al-ni‘āl al-sabtiyya : Sandales en cuir non tanné, de type particulier.
- al-ṣufra : Teinture jaune, souvent à base de safran ou de curcuma.
- al-Mujādala 58:22 : Coran, sourate 58, verset 22.
- kāna khuluquhu al-Qur’ān : Son caractère était le Coran, c’est-à-dire qu’il incarnait ses enseignements.
- Ibn Mas‘ūd : ‘Abdullah ibn Mas‘ud, un compagnon éminent et savant du Coran.
- Abū Sa‘īd al-Khudrī : Un compagnon du Prophète, connu pour ses nombreux hadiths.
- al-sayl : Le torrent, métaphore de la rapidité avec laquelle la pauvreté frappe les amoureux du Prophète.
- عبد الله بن مغفل : Compagnon du Prophète, connu pour avoir rapporté plusieurs hadiths.
- تِجْفَافًا : Armure ou protection, ici métaphore pour se préparer à supporter la pauvreté.
- حديث : Hadith : récit rapportant les paroles, actions ou approbations du Prophète.
- أبي سعيد : Abou Sa'id al-Khudri, un Compagnon du Prophète.
- بالحقيقة : En réalité, dans le fond.
- أحوال : États spirituels, conditions intérieures variables selon les personnes.
- سفيان : Sufyan ath-Thawri, éminent savant et ascète du 2e siècle de l'hégire.
- قُلْ إِنْ كُنْتُمْ تُحِبُّونَ اللَّهَ فَاتَّبِعُونِي : Coran, Sourate Al-Imran (3:31).
- الذَّبُّ : Défendre, protéger.
- مُوَاطَأَةُ : Accord, harmonie, conformité.
- يُحِبُّ مَا أَحَبَّ : Il aime ce qu'Il aime : le croyant aime ce qu'Allah aime.
- وَيَكْرَهُ مَا كَرِهَ : Et il déteste ce qu'Il déteste.
- الشغف : Engouement, passion intense.
- هَتْكِ : Violation, déchirure (de l'honneur, des sanctuaires).
- اخْتِرَامِ : Anéantissement, destruction.
- جُبِلَتْ : Ont été créées, ont une nature innée.
- حُبِّ مَنْ أَحْسَنَ إِلَيْهَا : Aimer celui qui lui fait du bien : principe psychologique reconnu.
- وَأَنَّهُ بِالْمُؤْمِنِينَ رَؤُفٌ رَحِيمٌ : Coran, Sourate At-Tawba (9:128).
- رَحْمَةً لِلْعالَمِينَ : Coran, Sourate Al-Anbiya (21:107).
- داعِياً : Appelant, invitant.
- وَمُبَشِّراً وَنَذِيراً، وَداعِياً إِلَى اللَّهِ بِإِذْنِهِ : Coran, Sourate Al-Ahzab (33:45-46).
- يَتْلُوا عَلَيْهِمْ آياتِهِ وَيُزَكِّيهِمْ، وَيُعَلِّمُهُمُ الْكِتابَ وَالْحِكْمَةَ : Coran, Sourate Al-Jumu'a (62:2).
- وَيَهْدِيهِمْ إِلى صِراطٍ مُسْتَقِيمٍ : Coran, Sourate Al-Ma'ida (5:16).
- خَطَرًا : Importance, valeur, rang élevé.
- كَافَّةِ : L'ensemble, la totalité.
- ذَرِيعَتَهُمْ : Leur moyen, leur cause.
- الْعَمَايَةِ : L'aveuglement, l'égarement.
- السَّرْمَدَ : Perpétuel, éternel.
- آنفا : Plus haut, précédemment.
- الإجمال : La générosité, la bienfaisance.
- هَلَكَةٍ : Perdition, destruction.
- مَضَرَّةٍ : Préjudice, dommage.
- فِي صِفَتِهِ : Dans sa description, en le décrivant.
- الصَّحَابَةِ : Les Compagnons du Prophète.
- مُنَاصَحَتِهِ : Sincérité, loyauté, conseil sincère.
- تميم : Tamim ad-Dari, un Compagnon du Prophète.
- الدين : La religion, ici dans le sens de la pratique religieuse essentielle.
- الدين : Même terme, répété pour insistance.
- أَئِمَّتُنَا : Nos imams : les grands savants de l'islam.
- وَاجِبَةٌ : Obligatoire.
- أبو : Abou, père de ; titre honorifique.
- أبو بكر بن اسحق : Abou Bakr ibn Ishaq, savant et juriste.
- النِّصَاحِ : Le fil à coudre.
- أبو إسحق : Abou Ishaq az-Zajjaj, grammairien et exégète.
- مَحَابِّهِ : Ce qu'Il aime, Ses actes agréés.
- الْغَالِينَ : Les transgresseurs, ceux qui exagèrent en religion.
- أبو سليمان : Abou Sulayman al-Busti, savant.
- أبو بكر : Abou Bakr, probablement al-Ajurri ou un autre.
- مُوَازَرَتُهُ : Assistance, soutien.
- أبو إبراهيم إسحق : Abou Ibrahim Ishaq an-Nujaybi, savant.
- أَحْمَدُ : Ahmad ibn Muhammad, probablement Ahmad ibn Hanbal.
- أبو بكر الْآجُرِّيُّ : Abou Bakr al-Ajurri, savant et traditionniste.
- رِجالٌ صَدَقُوا ما عاهَدُوا اللَّهَ عَلَيْهِ : Verset 23 des coalisés (al-Ahzab) : 'Des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Allah'.
- وَيَنْصُرُونَ اللَّهَ وَرَسُولَهُ : Verset 52 de Marie (Maryam) ou autre, mais ici probablement référence au verset 7 du combat (al-Hadid) ou similaire.
- أبو القاسم القشيري : Abd al-Karim ibn Hawazin al-Qushayri (376-465 H), célèbre soufi et auteur de la Risala.
- عمرو بن الليث : Amr ibn al-Layth al-Saffar, souverain saffaride du Khorasan (mort en 289 H).
- الصفار : Surnom d'Amr ibn al-Layth, signifiant 'le chaudronnier', fondateur de la dynastie saffaride.
- رؤي في النوم : Il fut vu en rêve après sa mort, une forme de vision onirique.
- يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ إِنَّا أَرْسَلْناكَ شاهِداً وَمُبَشِّراً وَنَذِيراً لِتُؤْمِنُوا بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ وَتُعَزِّرُوهُ وَتُوَقِّرُوهُ : Verset 45-46 des coalisés (al-Ahzab) : 'Ô Prophète ! Nous t'avons envoyé comme témoin, annonciateur et avertisseur, afin que vous croyiez en Allah et en Son Messager, que vous le souteniez et que vous le vénériez'.
- يا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تُقَدِّمُوا بَيْنَ يَدَيِ اللَّهِ وَرَسُولِهِ : Verset 1 des appartements (al-Hujurat) : 'Ô vous qui avez cru ! Ne devancez pas Allah et Son Messager'.
- يا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَرْفَعُوا أَصْواتَكُمْ فَوْقَ صَوْتِ النَّبِيِّ : Verset 2 des appartements (al-Hujurat) : 'Ô vous qui avez cru ! N'élevez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète'.
- لَا تَجْعَلُوا دُعاءَ الرَّسُولِ بَيْنَكُمْ كَدُعاءِ بَعْضِكُمْ بَعْضاً : Verset 63 de la lumière (al-Nur) : 'Ne considérez pas l'appel du Messager parmi vous comme l'appel de certains d'entre vous à d'autres'.
- ابن عباس : Abd Allah ibn Abbas (mort en 68 H), cousin du Prophète et éminent exégète du Coran.
- المبرد : Abu al-Abbas al-Mubarrad (mort en 285 H), grammairien et philologue de l'école de Bassora.
- الأخفش : Abu al-Hasan al-Akhfash al-Awsat (mort en 215 H), grammairien de l'école de Bassora.
- الطبري : Muhammad ibn Jarir al-Tabari (mort en 310 H), célèbre historien et exégète du Coran.
- وقرىء : Il existe une lecture coranique variante (qira'a) avec 'tu'azzizuhu' (avec deux zay).
- ثعلب : Abu al-Abbas Tha'lab (mort en 291 H), grammairien de l'école de Koufa.
- سهل بن عبد الله : Sahl ibn Abd Allah al-Tustari (mort en 283 H), soufi et exégète.
- الحسن : Al-Hasan al-Basri (mort en 110 H), célèbre ascète et exégète.
- مجاهد : Mujahid ibn Jabr (mort en 104 H), exégète et disciple d'Ibn Abbas.
- الضحاك : Al-Dahhak ibn Muzahim (mort en 105 H), exégète du Coran.
- السدي : Ismail ibn Abd al-Rahman al-Suddi (mort en 127 H), exégète.
- الثوري : Sufyan al-Thawri (mort en 161 H), juriste et traditionniste.
- وَاتَّقُوا اللَّهَ إِنَّ اللَّهَ سَمِيعٌ عَلِيمٌ : Fin du verset 1 des appartements (al-Hujurat) : 'Et craignez Allah. Certes, Allah est Audient et Omniscient'.
- الماوردي : Abu al-Hasan al-Mawardi (mort en 450 H), juriste shafi'ite et exégète.
- السلمي : Abu Abd al-Rahman al-Sulami (mort en 412 H), soufi et exégète.
- أبو محمد مكي : Abu Muhammad Makki ibn Abi Talib (mort en 437 H), exégète et récitateur.
- لَا تَجْعَلُوا دُعاءَ الرَّسُولِ بَيْنَكُمْ كَدُعاءِ بَعْضِكُمْ بَعْضاً : Verset 63 de la lumière (al-Nur).
- مستفهمين : Littéralement 'cherchant à comprendre', c'est-à-dire avec respect et en demandant clarification.
- بني تميم : Tribu arabe dont une délégation vint voir le Prophète et l'appela par son nom.
- أبو بكر : Abou Bakr al-Siddiq (mort en 13 H), premier calife de l'islam.
- عمر : Omar ibn al-Khattab (mort en 23 H), deuxième calife.
- ارتفعت أصواتهما : Leurs voix s'élevèrent lors d'une discussion devant le Prophète.
- نزلت : Le verset est descendu à propos de Thabit ibn Qays.
- ثابت بن قيس بن شماس : Compagnon, orateur du Prophète, tué à la bataille d'al-Yamama.
- يوم اليمامة : Bataille contre les apostats en 12 H, où Thabit fut tué.
- وروي : Il a été rapporté que...
- أخي السرّار : Comme un confident, à voix basse.
- إِنَّ الَّذِينَ يَغُضُّونَ أَصْواتَهُمْ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ أُولئِكَ الَّذِينَ امْتَحَنَ اللَّهُ قُلُوبَهُمْ لِلتَّقْوى لَهُمْ مَغْفِرَةٌ وَأَجْرٌ عَظِيمٌ : Verset 3 des appartements (al-Hujurat) : 'Ceux qui baissent leurs voix auprès du Messager d'Allah, voilà ceux dont Allah a éprouvé les cœurs pour la piété ; ils auront un pardon et une immense récompense'.
- إِنَّ الَّذِينَ يُنادُونَكَ مِنْ وَراءِ الْحُجُراتِ : Verset 4 des appartements (al-Hujurat) : 'Ceux qui t'appellent de derrière les appartements'.
- صفوان بن عسال : Safwan ibn 'Assal al-Muradi, compagnon du Prophète.
- أيا محمد : Ô Muhammad, répété trois fois.
- راعنا : Mot arabe signifiant 'sois attentif à nous', mais pouvant être détourné en insulte par les Juifs.
- يا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لا تَقُولُوا راعِنا : Verset 104 de la vache (al-Baqara) : 'Ô vous qui avez cru ! Ne dites pas : "Râ'inâ"'.
- الرعونة : Sottise, légèreté d'esprit.
- قطعا للذريعة : Pour couper court à tout prétexte ou moyen de mal.
- عمرو بن العاص : Amr ibn al-'As (mort en 43 H), compagnon et conquérant de l'Égypte.
- قال : Il a dit, rapportant un hadith.
- أملأ عيني : Remplir mes yeux, c'est-à-dire le regarder fixement.
- سئلت : Si l'on m'avait demandé de le décrire.
- al-Tirmidhī : Célèbre traditionniste (209-279 H), auteur du recueil de hadiths "al-Jâmi' al-Sahîh" ou "Sunan al-Tirmidhî".
- Anas : Anas ibn Mâlik, serviteur du Prophète et célèbre Compagnon, mort en 93 H.
- al-Muhâjirîn : Les Émigrés : les premiers musulmans qui ont émigré de La Mecque à Médine.
- al-Ansâr : Les Auxiliaires : les habitants de Médine qui ont accueilli et soutenu le Prophète et les Émigrés.
- wa yatabassamâni ilayhi wa yatabassamu lahumâ : Ils lui souriaient et il leur souriait.
- Usâma : Usâma ibn Sharîk, Compagnon du Prophète.
- ka'annamâ 'alâ ru'ûsihim al-tayr : Expression signifiant une immobilité et un silence respectueux, comme si des oiseaux étaient posés sur leurs têtes et qu'ils craignaient de les effrayer.
- sifatihi : Description de son comportement.
- 'Urwa : 'Urwa ibn Mas'ûd al-Thaqafî, un des chefs de Thaqîf, envoyé par Quraysh pour négocier la trêve de Hudaybiyya.
- al-qadiyya : La trêve de Hudaybiyya (6 H).
- ibtadarû : Ils se précipitaient, se hâtaient.
- lâ yabsiqu busâqan wa lâ yatanakhkhamu nukhâmatan : Il ne crachait ni ne se mouchait.
- fadalakû : Ils frottaient.
- mâ yuhiddûna : Ils ne fixaient pas intensément le regard.
- Kisrâ : Titre des rois sassanides de Perse.
- Qaysar : César, titre des empereurs byzantins.
- al-Najâshî : Titre du roi d'Abyssinie (Éthiopie).
- fî riwâya : Dans une autre version du récit.
- lâ yusallimûnahu abadan : Ils ne le livreront jamais (à ses ennemis).
- Anas : Anas ibn Mâlik, déjà mentionné.
- al-hallâq : Le coiffeur, celui qui rase les cheveux.
- al-Bayt : La Ka'ba, la Maison sacrée à La Mecque.
- al-qadiyya : La trêve de Hudaybiyya.
- hattâ yatûfa bihi rasûlu Llâh : Jusqu'à ce que le Messager de Dieu fasse les circuits autour d'elle.
- Talha : Talha ibn 'Ubayd Allâh, un des dix promis au Paradis.
- man qadâ nahbah : Celui qui a accompli son vœu, c'est-à-dire qui est mort en martyr ou a rempli son engagement.
- Qayla : Qayla bint Makhrama, une femme Compagnonne.
- al-qurfuṣâ' : Position assise où l'on ramène les genoux contre la poitrine et on les entoure des bras.
- ar'adtu : Je me mis à trembler.
- al-faraq : La peur, la crainte.
- al-Mughîra : Al-Mughîra ibn Shu'ba, Compagnon célèbre.
- bi-l-aẓâfîr : Avec les ongles, pour ne pas faire de bruit fort.
- al-Barâ' ibn 'Âzib : Compagnon du Prophète, mort en 72 H.
- fa-ukhkhir : Je différai, je retardai.
- sinîn : Des années.
- ‘itratihi : Sa descendance, sa famille proche.
- Abû Ibrâhîm al-Tujîbî : Savant malikite andalou (mort en 306 H).
- al-Qâdî Abû al-Fadl : Probablement le Qâdî 'Iyâd (mort en 544 H), auteur d'al-Shifâ'.
- Abû Humayd : Abû Humayd al-Sâ'idî, Compagnon.
- Abû Ja'far : Le calife abbasside Abû Ja'far al-Mansûr (mort en 158 H).
- Mâlik : Mâlik ibn Anas, fondateur de l'école malikite (mort en 179 H).
- qâla lahu Mâlik : Mâlik lui dit.
- lâ tarfa'û aṣwâtakum fawqa ṣawti l-nabiyy : Coran, sourate al-Hujurât (49), verset 2.
- inna lladhîna yaghudḍûna aṣwâtahum 'inda rasûli Llâh : Coran, sourate al-Hujurât (49), verset 3.
- inna lladhîna yunâdûnaka : Coran, sourate al-Hujurât (49), verset 4.
- fastakâna : Il s'humilia, se soumit.
- Abû 'Abd Allâh : Surnom de Mâlik ibn Anas.
- al-qibla : La direction de la prière vers La Mecque.
- wasîlatuka : Ton moyen, ton intercesseur auprès de Dieu.
- istaqbilhu : Tourne-toi vers lui (le Prophète).
- wa law annahum idh ẓalamû anfusahum : Coran, sourate al-Nisâ' (4), verset 64 : "Si, lorsqu'ils ont été injustes envers eux-mêmes, ils venaient à toi et imploraient le pardon de Dieu, et que le Messager implorait le pardon pour eux..."
- Mâlik : Mâlik ibn Anas.
- Ayyûb : Ayyûb al-Sakhtiyânî, célèbre traditionniste et ascète (mort en 131 H).
- katabtu 'anhu : J'ai écrit de lui, j'ai rapporté des hadiths de lui.
- Muṣ'ab : Muṣ'ab ibn 'Abd Allâh al-Zubayrî, historien et traditionniste (mort en 236 H).
- idhâ dhukira : Lorsqu'on mentionnait.
- Muhammad ibn al-Munkadir : Célèbre traditionniste et ascète de Médine (mort en 130 H).
- sayyid al-qurrâ' : Le maître des récitateurs du Coran.
- Ja'far ibn Muhammad : Ja'far al-Sâdiq, imam chiite et savant (mort en 148 H).
- al-ṭahâra : La pureté rituelle (ablutions).
- 'Abd al-Rahmân ibn al-Qâsim : Juriste malikite égyptien, disciple de Mâlik (mort en 191 H).
- 'Âmir : 'Âmir ibn 'Abd Allâh ibn al-Zubayr, traditionniste et ascète (mort en 120 H).
- al-Zuhrî : Ibn Shihâb al-Zuhrî, célèbre traditionniste (mort en 124 H).
- Safwân : Safwân ibn Sulaym, traditionniste et ascète de Médine (mort en 132 H).
- Qatâda : Qatâda ibn Di'âma, célèbre exégète et traditionniste (mort en 117 H).
- al-'awîl : Les gémissements, les pleurs.
- al-zawîl : L'agitation, le tremblement.
- mustamliyan : Un répétiteur qui répète à voix haute pour que tous entendent.
- lâ tarfa'û aṣwâtakum fawqa ṣawti l-nabiyy : Coran, sourate al-Hujurât (49), verset 2.
- Ibn Sîrîn : Muhammad ibn Sîrîn, célèbre traditionniste et interprète des rêves (mort en 110 H).
- an-Nabī : Le Prophète, désignant Muhammad, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui.
- 'Abd ar-Rahman : Nom propre, ici 'Abd ar-Rahman ibn Mahdi, un éminent savant et traditionniste du IIe siècle de l'Hégire.
La deuxième partie
**Chapitre quatrième : La vénération des pieux prédécesseurs (as-Salaf) pour la transmission du hadith du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) et de sa Sunna (Sounna)** D'après 'Amr ibn Maymoun (1) qui a dit : « J'ai fréquenté Ibn Mas'oud (2) pendant un an, et je ne l'ai jamais entendu dire : "Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit", sauf qu'un jour il raconta et sa langue laissa échapper : "Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit..." Puis une angoisse l'envahit au point que je vis la sueur dégouliner (3) de son front. Ensuite il dit : "Ainsi, si Allah le veut", ou "au-dessus de cela", ou quelque chose d'approchant. » (4) Dans une autre version : « Son visage devint sombre et altéré (tarbadda) (5). » Dans une autre version : « Ses yeux se remplirent de larmes (taghraqat) (6) et ses veines jugulaires (awdâjuhu) (7) se gonflèrent. » Ibrahim ibn 'Abdillah ibn Qurayym al-Ansârî, juge de Médine, a dit : « Mâlik ibn Anas (8) passa devant Abû Hâzim (9) qui était en train de transmettre un hadith. Il le dépassa et dit : "Je n'ai pas trouvé de place où m'asseoir... et j'ai répugné à prendre (recevoir) un hadith du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) alors que j'étais debout." » Mâlik (10) a dit : « Un homme vint chez Ibn al-Mousayyab (11) et l'interrogea sur un hadith alors qu'il était allongé. Il s'assit donc et lui transmit le hadith. L'homme lui dit : "J'aurais aimé que tu ne te sois pas donné cette peine (tata'annâ) (12) !" Il répondit : "J'ai répugné à te transmettre un hadith du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) alors que j'étais allongé." » Il est rapporté de Muhammad ibn Sîrîn (13) qu'il lui arrivait de rire, mais lorsque le hadith du Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) était mentionné en sa présence, il devenait recueilli (khasha'a). Abû Mus'ab (14) a dit : « Mâlik ibn Anas (15) ne transmettait le hadith du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) que lorsqu'il était en état de pureté rituelle (woudou'), par vénération pour lui. » Mâlik (16) a rapporté cela de Ja'far ibn Muhammad (17). Et Mous'ab ibn 'Abdillah (18) a dit : « Mâlik ibn Anas, lorsqu'il transmettait un hadith du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue), faisait ses ablutions (woudou'), se préparait, revêtait ses habits, puis transmettait. » Mous'ab (19) dit : « On l'interrogea à ce sujet, et il répondit : "C'est le hadith du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue)." » Moutarrif (20) a dit : « Lorsque les gens venaient chez Mâlik, la servante sortait vers eux et leur disait : "Le cheikh vous fait dire : Voulez-vous le hadith ou les questions (juridiques) ?" S'ils disaient "les questions", il sortait vers eux. Mais s'ils disaient "le hadith", il entrait dans son lieu de bain (mughtasal), se lavait, se parfumait, revêtait des habits neufs, mettait son manteau (sâjah) (21), se coiffait d'un turban (ta'ammama), posait son voile de tête (ridâ'ah) (22) sur sa tête, on plaçait pour lui une estrade (minassa), il sortait, s'asseyait dessus, affichant un recueillement (khouchou'), et il ne cessait de s'encenser avec du bois d'aloès (al-'oud) jusqu'à ce qu'il ait fini de transmettre le hadith du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue). » Un autre a dit : « Il ne s'asseyait sur cette estrade que lorsqu'il transmettait un hadith du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue). » Ibn Abî Uways (23) a dit : « On dit à Mâlik (24) à ce sujet, et il répondit : "J'aime à magnifier le hadith du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue), et je ne le transmets que dans un état de pureté (tahâra), en étant bien installé (mutamakkinan)." » Il dit : « Et il répugnait à transmettre un hadith en chemin, ou debout, ou pressé. » Et il dit : « J'aime à comprendre le hadith du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue). » Dirâr ibn Mourra (25) a dit : « Et ils répugnaient à transmettre des hadiths sans être en état de pureté rituelle (woudou'). » Une parole similaire est rapportée de Qatâda (26). Et al-A'mash (27), lorsqu'il transmettait un hadith sans être en état de pureté rituelle, faisait le tayammum (purification par le sable). 'Abdullah ibn al-Moubarak (28) a dit : « J'étais chez Mâlik (29) qui nous transmettait un hadith, lorsqu'un scorpion le piqua seize fois. Son teint changeait et jaunissait, mais il n'interrompit pas le hadith du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue). Lorsqu'il eut fini la séance et que les gens se furent dispersés, je lui dis : "Ô Abâ 'Abdillah, j'ai vu de toi aujourd'hui une chose étonnante !" Il répondit : "Oui, j'ai enduré cela par vénération (ijlâlan) pour le hadith du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue)." » Ibn Mahdî (30) a dit : « Je marchais un jour avec Mâlik (31) vers al-'Aqîq (32). Je l'interrogeai sur un hadith, et il me réprimanda sévèrement (intaharanî) et me dit : "Tu étais à mes yeux plus considérable que de m'interroger sur un hadith du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) alors que nous marchons !" » Jarîr ibn 'Abdil-Hamîd (33), le juge, l'interrogea sur un hadith alors qu'il était debout. Il ordonna qu'on l'emprisonne. On lui dit : "C'est un juge !!!" Il répondit : "Le juge est la personne qui mérite le plus d'être éduquée (adab)." Et il mentionna que Hichâm ibn al-Ghâzî (34) interrogea Mâlik sur un hadith alors qu'il était debout, et il le frappa de vingt coups de fouet. Puis, pris de compassion pour lui, il lui transmit vingt hadiths. Hichâm (35) dit alors : "J'aurais aimé qu'il m'ajoute des coups de fouet et qu'il m'ajoute des hadiths !" » 'Abdullah ibn Sâlih (36) a dit : « Mâlik (37) et al-Layth (38) n'écrivaient le hadith que lorsqu'ils étaient en état de pureté (tâhirâni). » Et Qatâda (39) tenait pour recommandable (yastahibbu) de ne lire les hadiths du Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) qu'en état de pureté rituelle (woudou'), et de ne les transmettre qu'en état de pureté (tahâra). Et al-A'mash (40), lorsqu'il voulait transmettre un hadith sans être en état de pureté rituelle, faisait le tayammum. **Chapitre cinquième : La piété filiale (barr) envers sa famille (Âlihi), sa descendance (dhurriyyatihi) et les Mères des croyants (Oummahât al-Mou'minîn)** Parmi les marques de vénération (tawqîr) envers lui (qu'Allah prie sur lui et le salue) et de piété filiale (barr) envers lui, il y a la piété filiale envers sa famille (Âlihi) (41), sa descendance (dhurriyyatihi) et les Mères des croyants (Oummahât al-Mou'minîn), ses épouses, comme il (qu'Allah prie sur lui et le salue) y a incité et comme les pieux prédécesseurs (as-Salaf as-Sâlih) (qu'Allah les agrée) l'ont pratiqué. Allah Très-Haut a dit : « Allah veut seulement éloigner de vous la souillure (ar-rijs) (42), ô gens de la maison (Ahl al-Bayt), et vous purifier totalement. » (43) [verset]. Et Il a dit : « Et ses épouses sont leurs mères (Oummahâtuhum) (44). » D'après Zayd ibn Arqam (45) (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit (46) : "Je vous adjure par Allah (anshudukumu Llâh) [de respecter] les gens de ma maison (Ahl Baytî)" – trois fois. Nous dîmes à Zayd : "Qui sont les gens de sa maison ?" Il répondit : "La famille de 'Alî (Âl 'Alî) (47), la famille de Ja'far (Âl Ja'far) (48), la famille de 'Aqîl (Âl 'Aqîl) (49) et la famille d'al-'Abbâs (Âl al-'Abbâs) (50)." » Et il (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit (51) : « Je vous laisse ceci : si vous vous y attachez, vous ne vous égarerez jamais : le Livre d'Allah et ma progéniture ('itratî) (52), les gens de ma maison (Ahl Baytî). Voyez donc comment vous me succéderez à leur égard. » Et il (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit (53) : « La connaissance de la famille de Muhammad (Âl Muhammad) (qu'Allah prie sur lui et le salue) est une immunité (barâ'a) contre le Feu, l'amour de la famille de Muhammad est un laissez-passer (jawâz) sur le Pont (as-Sirât), et l'alliance (al-wilâya) pour la famille de Muhammad est une sécurité (amân) contre le châtiment. » (54) Un savant a dit : « Leur connaissance... c'est la connaissance de leur rang (makânihim) auprès du Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue). Et lorsqu'on les connaît ainsi, on connaît l'obligation de leur droit (haqqihim) et leur inviolabilité (hurmatihim) à cause de lui. » D'après 'Umar ibn Abî Salama (55) (56) : « Lorsque fut révélé le verset : "Allah veut seulement éloigner de vous la souillure, ô gens de la maison..." (57) – et cela était dans la maison d'Oumm Salama (58) – il appela Fâtima (59), Hasan (60) et Husayn (61), les enveloppa d'un manteau (kisâ'), tandis que 'Alî (62) était derrière son dos, puis il dit : "Ô Allah, ceux-ci sont les gens de ma maison (Ahl Baytî). Éloigne donc d'eux la souillure et purifie-les d'une purification complète." » D'après Sa'd ibn Abî Waqqâs (63) (64) : « Lorsque fut révélé le verset de l'Imprécation (âyat al-mubâhala) (65), le Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) appela 'Alî, Hasan, Husayn et Fâtima, et dit : "Ô Allah, ceux-ci sont ma famille (Ahlî)." » Et le Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit (66) à propos de 'Alî : « Quiconque je suis son maître (mawlâ), 'Alî (67) est son maître. Ô Allah, sois l'allié (wâli) de celui qui s'allie à lui (wâlâhu) et sois l'ennemi de celui qui lui est hostile ('âdâhu). » Et il a dit à son sujet (68) : « Ne t'aime qu'un croyant et ne te hait qu'un hypocrite. » Et il a dit (69) à al-'Abbâs (70) : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, la foi n'entre dans le cœur d'un homme que lorsqu'il vous aime pour Allah et pour Son Messager. Et quiconque offense mon oncle paternel m'a offensé. L'oncle paternel d'un homme est en effet le sosie (sinw) (71) de son père. » Et il a dit (72) à al-'Abbâs : « Viens à moi de bon matin, ô mon oncle, avec tes enfants (waladika) (73). » Il les rassembla donc et les enveloppa de son manteau (milâ'atihi) (74), puis dit : « Ceci est mon oncle paternel, le sosie (sinw) de mon père, et ceux-ci sont les gens de ma maison (Ahl Baytî). Préserve-les donc du Feu comme je les préserve (de ce manteau). » Alors le seuil de la porte (ouskouffatou l-bâb) (75) et les murs de la maison dirent "Âmîn, Âmîn" (Amen, Amen). » Et il (qu'Allah prie sur lui et le salue) prenait la main d'Usâma ibn Zayd (76) (77) et d'al-Hasan (78) et disait : « Ô Allah, je les aime tous deux, aime-les donc. » Abû Bakr (79) (qu'Allah l'agrée) a dit : « Observez Muhammad (irqoubû Muhammadan) dans les gens de sa maison (Ahl Baytihî). » Et il a dit (80) également : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, la parenté (qarâba) du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) m'est plus aimable à honorer (asila) que ma propre parenté. » Et il (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit (81) : « Qu'Allah aime celui qui aime Hasan (82). »
Il a dit 1 : « Celui qui m’aime, aime ces deux-ci – et il désigna Hasan et Husayn –, aime leur père et leur mère, sera avec moi à mon rang au Jour de la Résurrection. » Il a dit, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui 2 : « Quiconque humilie Quraysh, Allah l’humilie. » Il a dit, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui 3 : « Faites passer Quraysh et ne les devancez pas 4. » Il a dit, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui 5, à Umm Salama 6 : « Ne me fais pas de mal au sujet de ‘A’isha. » D’après 7 ‘Uqba ibn al-Harith 8 : « J’ai vu Abou Bakr, qu’Allah l’agrée, mettre Hasan sur son cou en disant : “Par mon père, il ressemble au Prophète, non à ‘Ali.” » Et ‘Ali, qu’Allah l’agrée, riait. Il a été rapporté d’après ‘Abd Allah 9 ibn Hasan ibn Husayn qui a dit : « Je suis allé voir ‘Umar 10 ibn ‘Abd al-‘Aziz pour un besoin… Il me dit : “Si tu as un besoin, envoie-moi quelqu’un ou écris-moi, car j’ai honte devant Allah que tu te tiennes à ma porte 11.” » D’après 12 al-Sha‘bi 13 qui a dit : Zayd 14 ibn Thabit a prié sur le cadavre de sa mère 15, puis on approcha sa mule pour qu’il la monte. Ibn ‘Abbas 16 vint et prit son étrier. Zayd dit : « Laisse, ô cousin du Messager d’Allah. » Il répondit : « C’est ainsi que nous agissons envers les savants. » Alors Zayd embrassa la main d’Ibn ‘Abbas et dit : « C’est ainsi qu’il nous a été ordonné 17 d’agir envers les gens de la maison de notre Prophète. » Ibn ‘Umar 18 vit Muhammad ibn 19 Usama ibn Zayd et dit 20 : « Si seulement celui-ci était mon esclave 21. » On lui dit : « C’est Muhammad ibn Usama. » Alors Ibn ‘Umar baissa la tête, frappa le sol de sa main et dit : « Si le Messager d’Allah, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, l’avait vu, il l’aurait aimé. » Al-Awza‘i 22 a dit 23 : La fille de 24 Usama 25 ibn Zayd, compagnon du Messager d’Allah, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, entra chez ‘Umar ibn 26 ‘Abd al-‘Aziz avec un affranchi qui tenait sa main. ‘Umar se leva pour elle, marcha vers elle jusqu’à placer ses mains dans les siennes, les siennes étant dans ses vêtements, et la conduisit jusqu’à la faire asseoir à sa place. Il s’assit devant elle et ne laissa aucun besoin 27 sans le satisfaire. Lorsque ‘Umar ibn 28 al-Khattab assigna à son fils ‘Abd Allah 29 une pension de trois mille [dirhams] et à Usama 30 ibn Zayd une pension de trois mille cinq cents, ‘Abd Allah dit à son père : « Pourquoi lui as-tu donné la préférence ? Par Allah, il ne m’a devancé dans aucune bataille. » Il lui répondit : « Parce que Zayd 31 était plus aimé du Messager d’Allah, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, que ton père, et Usama 32 plus aimé de lui que toi. J’ai donc préféré l’amour 33 du Messager d’Allah, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, à mon propre amour. » Il parvint à Mu‘awiya 34 que Kabis 35 ibn Rabi‘a ressemblait au Messager d’Allah, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui. Lorsqu’il entra chez lui par la porte de la maison, il se leva de son lit, alla à sa rencontre, embrassa son front et lui donna le Marghab 36 à cause de sa ressemblance physique avec le Messager d’Allah, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui. Il a été rapporté que Malik 37, qu’Allah lui fasse miséricorde, lorsque Ja‘far ibn 38 Sulayman le frappa et lui infligea ce qu’il lui infligea 39, et qu’il fut transporté évanoui, les gens entrèrent chez lui. Il reprit connaissance et dit 40 : « Je vous prends à témoin que j’ai pardonné à celui qui m’a frappé. » Interrogé plus tard, il dit : « J’ai craint de mourir et de rencontrer le Prophète, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, et d’avoir honte devant lui que quelqu’un de sa famille entre en Enfer à cause de moi. » On dit que al-Mansur le fit châtier 41 par représailles contre Ja‘far. Il lui dit : « Je cherche refuge auprès d’Allah. Par Allah, aucun fouet ne s’est levé de mon corps sans que je ne l’aie pardonné à cause de sa parenté avec le Messager d’Allah, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui. » Abou Bakr 42 ibn ‘Ayyash a dit : « Si Abou Bakr 43, ‘Umar 44 et ‘Ali 45 venaient à moi, je commencerais par le besoin de ‘Ali avant eux deux, à cause de sa parenté avec le Messager d’Allah, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui. Et si je tombais du ciel sur terre, cela me serait plus agréable que de le faire passer avant eux deux 46. » On dit 47 à Ibn ‘Abbas 48 : « Une telle est morte » – l’une des épouses du Prophète, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui. Il se prosterna. On lui dit : « Te prosternes-tu en ce moment ? » Il répondit : « Le Messager d’Allah, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, n’a-t-il pas dit : “Quand vous voyez un signe, prosternez-vous” ? Et quel signe est plus grand que la disparition des épouses du Prophète, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui ? » Abou Bakr et ‘Umar rendaient visite à Umm Ayman 49, l’affranchie du Prophète, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, et disaient : « Le Messager d’Allah, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, lui rendait visite. » Lorsque Halima 50 al-Sa‘diyya vint 51 auprès du Prophète, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, il étendit son manteau pour elle et satisfit son besoin. Quand il mourut, elle vint auprès d’Abou Bakr et de ‘Umar, et ils firent de même pour elle. Chapitre six : La vénération de ses Compagnons, leur bienfaisance et la reconnaissance de leur droit Parmi la vénération et la bienfaisance envers lui, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, il y a la vénération de ses Compagnons, leur bienfaisance, la reconnaissance de leur droit, le fait de les prendre pour modèles, de faire leur éloge, de demander pardon pour eux, de s’abstenir de ce qui les a divisés 52, de prendre pour ennemis ceux qui les prennent pour ennemis, de se détourner des récits des historiens, des rapporteurs ignorants, des chiites égarés et des innovateurs qui dénigrent l’un d’entre eux, et de chercher pour eux, dans ce qui a été rapporté à leur sujet de semblable, parmi les discordes qui eurent lieu entre eux, les meilleures interprétations 53. Il faut leur trouver les justifications les plus correctes, car ils en sont dignes. Qu’aucun d’eux ne soit mentionné en mal, et qu’aucune affaire ne leur soit reprochée 54. Au contraire, qu’on mentionne leurs bonnes actions, leurs mérites et leurs louables conduites, et qu’on se taise sur ce qui est au-delà. Comme il a dit, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui 55 : « Quand mes Compagnons sont mentionnés, abstenez-vous. » Allah, le Très-Haut, a dit : « Muhammad est le Messager d’Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux… 56 » jusqu’à la fin de la sourate. Et Il a dit : « Les premiers parmi les Émigrés et les Auxiliaires 57… » Et Il a dit, le Très-Haut : « Allah a été satisfait des croyants quand ils te prêtaient serment sous l’arbre 58. » Et Il a dit, le Très-Haut : « Parmi les croyants, il y a des hommes qui ont été fidèles à leur engagement envers Allah 59 », le verset. D’après Hudhayfa 60 qui a dit : Le Messager d’Allah, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, a dit 61 : « Prenez pour modèles ceux qui viendront après moi : Abou Bakr et ‘Umar. » Et il a dit 62 : « Mes Compagnons sont comme les étoiles : par lequel d’entre eux vous vous guidez, vous serez bien guidés. » D’après Anas 63, qu’Allah l’agrée, qui a dit : Le Messager d’Allah, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, a dit 64 : « L’exemple de mes Compagnons 65 est comme l’exemple du sel dans la nourriture : la nourriture n’est bonne qu’avec lui 66. » Et il a dit 67 : « Allah, Allah, au sujet de mes Compagnons ! Ne les prenez pas pour cible après moi. Celui qui les aime, c’est par amour pour moi qu’il les aime ; celui qui les hait, c’est par haine pour moi qu’il les hait ; celui qui leur cause du tort, c’est à moi qu’il cause du tort ; celui qui me cause du tort, c’est à Allah qu’il cause du tort ; et celui qui cause du tort à Allah, il est sur le point qu’Allah le saisisse. » Et il a dit 68 : « N’insultez pas mes Compagnons ! Car si l’un de vous dépensait l’équivalent du mont Uhud en or, il n’atteindrait pas le mudd 69 de l’un d’eux, ni même la moitié 70. » Et il a dit 71 : « Quiconque insulte mes Compagnons, que la malédiction d’Allah, des anges et de tous les hommes soit sur lui ! Allah n’acceptera de lui ni compensation 72 ni rançon 73. » Et il a dit 74 : « Quand mes Compagnons sont mentionnés, abstenez-vous. » Et il a dit 75 dans le hadith de Jabir 76 : « Allah a choisi mes Compagnons parmi tous les mondes, à l’exception des prophètes et des messagers. Et Il a choisi pour moi, parmi eux, quatre : Abou Bakr 77, ‘Umar 78, ‘Uthman 79 et ‘Ali 80. Il en a fait les meilleurs de mes Compagnons. Et dans tous mes Compagnons, il y a du bien. » Et il a dit 81 : « Celui qui aime ‘Umar m’a aimé ; celui qui hait ‘Umar m’a haï. » Malik 82 ibn Anas et d’autres 83 ont dit : « Quiconque hait les Compagnons et les insulte n’a aucun droit sur le butin des musulmans. » Et il s’appuya sur le verset de la sourate al-Hashr : « Et ceux qui sont venus après eux 84 », le verset. Et il a dit : « Celui que les Compagnons de Muhammad mettent en colère est mécréant 167. » Allah, le Très-Haut, a dit : « Pour enflammer par eux les mécréants 168. » ‘Abd Allah 169 ibn al-Mubarak a dit : « Deux qualités : celui en qui elles se trouvent est sauvé : la véracité et l’amour des Compagnons de Muhammad, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui. » Ayyub 170 al-Sakhtiyani a dit : « Celui qui aime Abou Bakr a établi la religion. »
Quiconque aime 'Umar a clairement emprunté la voie 85, quiconque aime 'Uthmân s'est illuminé de la lumière d'Allah, quiconque aime 'Alî s'est saisi de l'anse la plus solide 86. Quiconque fait l'éloge des Compagnons 87 de Muhammad - qu'Allah prie sur lui et le salue - est quitte de l'hypocrisie, et quiconque dénigre l'un d'eux est un innovateur 88 opposé à la Sunna et aux pieux prédécesseurs 89. Je crains que son œuvre ne monte pas au ciel tant qu'il ne les aura pas aimés tous et que son cœur ne sera pas sain 90. Dans le hadith de Khâlid ibn Sa'îd 91, le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - a dit : « Ô gens, je suis satisfait d'Abû Bakr 92, reconnaissez-lui cela. Ô gens, je suis satisfait de 'Umar 93, de 'Alî 94, de 'Uthmân 95, de Talha 96, d'Az-Zubayr 97, de Sa'd 98, de Sa'îd 99 et de 'Abd ar-Rahmân 100 ibn 'Awf 101, reconnaissez-leur cela. Ô gens, Allah a pardonné aux gens de Badr et d'Al-Hudaybiyya 102. Ô gens, préservez-moi 103 dans mes Compagnons et mes alliés par mariage 104 et mes beaux-frères 105 ; que nul d'entre eux ne vous réclame une injustice 106, car c'est une injustice qui ne sera pas pardonnée 107 au Jour de la Résurrection 108. » Un homme 109 dit à Al-Mu'âfâ 110 ibn 'Imrân : « Où se tient 'Umar 111 ibn 'Abd al-'Azîz par rapport à Mu'âwiya 112 ? » Il se fâcha et dit : « Nul ne peut être comparé aux Compagnons du Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue. Mu'âwiya est son Compagnon, son allié par mariage 113, son secrétaire et son dépositaire de la Révélation d'Allah. » On apporta au Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - le cadavre d'un homme, mais il ne pria pas sur lui et dit : « Il haïssait 'Uthmân 114, Allah l'a donc haï. » Il dit - qu'Allah prie sur lui et le salue - au sujet des Ansâr 115 : « Pardonnez à leurs fautifs et acceptez de leurs bienfaiteurs. » Il dit 116 : « Préservez-moi dans mes Compagnons et mes alliés par mariage, car celui qui me préserve en eux, Allah le préservera dans ce monde et dans l'au-delà ; et celui qui ne me préserve pas en eux, Allah l'abandonnera ; et celui qu'Allah abandonne, il est sur le point d'être saisi. » D'après lui - qu'Allah prie sur lui et le salue - : « Celui qui me préserve dans mes Compagnons, je serai pour lui un protecteur au Jour de la Résurrection. » Il dit 117 : « Celui qui me préserve dans mes Compagnons viendra à moi au Bassin 118, et celui qui ne me préserve pas dans mes Compagnons ne viendra pas à moi au Bassin et ne me verra que de loin. » Mâlik 119 - qu'Allah lui fasse miséricorde - dit : « Ce Prophète, l'éducateur des créatures par lequel Allah nous a guidés et qu'Il a fait miséricorde pour les mondes, sortait au cœur de la nuit vers Al-Baqî' 120 et invoquait pour eux et demandait pardon pour eux, comme quelqu'un qui leur fait ses adieux 121. C'est ainsi qu'Allah lui a ordonné, et le Prophète a ordonné de les aimer, de les prendre pour alliés et de prendre pour ennemis ceux qui les prennent pour ennemis. » Il est rapporté de Ka'b 122 : « Il n'est aucun des Compagnons de Muhammad - qu'Allah prie sur lui et le salue - qui n'ait une intercession au Jour de la Résurrection. » On demanda 123 à Al-Mughîra 124 ibn Nawfal d'intercéder pour lui au Jour de la Résurrection. Sahl ibn 'Abd Allah at-Tustarî 125 dit : « N'a pas cru au Messager celui qui n'a pas vénéré ses Compagnons et n'a pas honoré ses ordres. » Chapitre sept : Honorer tout ce qui est lié au Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - parmi les lieux et les sites 126 Parmi la glorification et la vénération [du Prophète] figure la glorification de toutes ses causes 127 et l'honneur rendu à ses sites et à ses lieux, comme La Mecque, Médine et ses sanctuaires 128, ainsi que tout ce qu'il a touché - qu'Allah prie sur lui et le salue - ou par quoi il a été connu. D'après Safiyya bint Najda 129 : « Abû Mahdhûra 130 avait une mèche 131 sur le devant de sa tête ; quand il s'asseyait et la laissait pendre, elle touchait le sol. On lui dit : "Ne la rases-tu pas ?" Il répondit : "Je ne suis pas celui qui la rasera, alors que le Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue - l'a touchée de sa main." » Dans le bonnet 132 de Khâlid ibn al-Walîd 133 se trouvaient quelques cheveux de ses cheveux - qu'Allah prie sur lui et le salue. Son bonnet tomba lors d'une de ses batailles 134 ; il se précipita dessus avec une telle ardeur que les Compagnons du Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - lui reprochèrent le grand nombre de morts qu'il causa. Il dit : « Je ne l'ai pas fait à cause du bonnet, mais à cause de ce qu'il contenait de ses cheveux - qu'Allah prie sur lui et le salue - de peur que je ne sois dépouillé 135 de sa bénédiction et qu'il ne tombe entre les mains des associateurs. » On vit Ibn 'Umar 136 poser sa main sur l'endroit où le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - s'asseyait sur la chaire 137, puis la passer sur son visage 138. C'est pourquoi Mâlik 139 - qu'Allah lui fasse miséricorde - ne montait aucune monture à Médine et disait : « J'aurais honte d'Allah de fouler de la terre où se trouve le Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue - avec le sabot d'une monture. » Il est rapporté de lui qu'il donna à Ash-Shâfi'î 140 une grande quantité de biens 141 qu'il possédait. Ash-Shâfi'î lui dit : « Garde-en une monture. » Il lui répondit par une réponse similaire. Abû 'Abd ar-Rahmân as-Sulamî 142 a rapporté d'Ahmad ibn Fadlawayh az-Zâhid 143, qui était parmi les combattants archers, qu'il a dit : « Je n'ai touché l'arc de ma main qu'en état de pureté rituelle depuis que j'ai appris que le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - avait pris l'arc dans sa main. » Mâlik 144 a émis un avis juridique 145 concernant celui qui dit : « La terre de Médine est mauvaise » : il doit être frappé de trente coups de fouet 146 et ordonna son emprisonnement, bien qu'il fût une personne de rang, et dit : « Comme il mérite d'avoir la tête tranchée ! Une terre où est enterré le Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue - et il prétend qu'elle n'est pas bonne 147 !!! » Dans le recueil authentique 148, il est dit qu'il - qu'Allah prie sur lui et le salue - a dit au sujet de Médine : « Quiconque y commet un délit 149 ou donne refuge à un délinquant, la malédiction d'Allah, des anges et de tous les hommes est sur lui ; Allah n'accepte de lui ni compensation ni réparation 150. » Il est rapporté 151 que Jahjâh 152 al-Ghifârî prit la baguette 153 du Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - des mains de 'Uthmân 154 - qu'Allah soit satisfait de lui - et la saisit pour la briser sur son genou 155. Les gens crièrent après lui, et la gangrène 156 s'empara de son genou, l'amputant, et il mourut avant la fin de l'année. Il dit - qu'Allah prie sur lui et le salue - : « Quiconque jure sur ma chaire 157 en mentant, qu'il prenne sa place en Enfer. » On m'a rapporté qu'Abû al-Fadl al-Jawharî 158, lorsqu'il arriva à Médine en visite et s'approcha de ses maisons, descendit de sa monture et marcha en pleurant, récitant 159 : « Quand nous avons vu la trace 160 de celui qui ne nous a laissé Ni cœur pour reconnaître les vestiges, ni raison 161, Nous sommes descendus de nos selles 162 pour marcher, en honneur Pour celui qui est parti 163, de peur d'arriver 164 à lui en cavalcade 165. » Il est rapporté d'un des disciples 166 que, lorsqu'il arriva en vue de la ville du Messager - qu'Allah prie sur lui et le salue -, il se mit 167 à dire, en citant 168 : « Le voile a été levé pour nous, et une lune a brillé aux yeux Dont les illusions 169 se sont dissipées devant elle 170. Et lorsque nos montures 171 nous ont menés à Muhammad, Leurs dos sont devenus interdits aux hommes 172. Notre proximité du meilleur de ceux qui ont foulé la terre Leur confère sur nous un caractère sacré et un engagement 173. » Il est rapporté d'un des maîtres 174 qu'il accomplit le pèlerinage à pied. On l'interrogea à ce sujet, et il dit : « L'esclave fugitif 175 vient-il à la maison de son maître monté ?!! Si je pouvais marcher sur ma tête 176, je ne marcherais pas sur mes pieds. » Le juge 177 dit : « Il convient que ces lieux, peuplés par la Révélation et la descente [du Coran], où Jibrîl 178 et Mîkâ'îl 179 ont circulé, d'où les anges et l'Esprit 180 sont montés, dont les cours 181 ont retenti 182 de sanctification et de glorification, dont la terre renferme le corps du Seigneur des humains, d'où se sont répandues la religion d'Allah et la Sunna de Son Messager, écoles 183 et versets, mosquées et prières, sites des vertus et des bienfaits, lieux des preuves et des miracles, rites de la religion, symboles des musulmans, stations du Seigneur des messagers, demeure 184 du Sceau des prophètes, là où la prophétie a jailli, où son flot 185 a débordé, et les lieux où le message a été scellé 186, la première terre dont la poussière 187 a touché la peau de l'Élu - doivent être glorifiés dans leurs cours, aspirer à leurs effluves, embrasser leurs demeures et leurs murs. Ô 188 demeure du meilleur des messagers et de celui par qui Les hommes furent guidés et distingué par les signes, J'éprouve pour toi une passion brûlante 189 et un désir ardent 190, Et une nostalgie aux braises incandescentes. »
J'ai fait le vœu, si je remplis mes yeux 191 de ces murs et de ces cours, de couvrir de poussière 192 ma barbe vénérée entre eux, à force de baisers et de succions 193. Sans les obstacles 194 et les ennemis, je les aurais visitées éternellement, même en rampant sur les joues 195. Mais j'offrirai, de mon abondante 196 salutation, à l'habitant 197 de cette demeure et de ces chambres 198, un parfum plus pur que le musc mélangé 199, dont l'effluve l'enveloppe aux soirs et aux matins, et je le distinguerai par des prières pures et des salutations et bénédictions croissantes 200. Quatrième chapitre : Sur le jugement de la prière sur lui et de la salutation, son obligation, sa vertu, en dix sections. Première section : Signification de la prière sur lui. Allah Très-Haut a dit : « Certes, Allah et Ses anges prient sur le Prophète 201 » jusqu'au verset. Ibn 'Abbâs 202 a dit : « Son sens est : Certes, Allah et Ses anges bénissent le Prophète. » On a dit : « Allah fait miséricorde au Prophète, et Ses anges invoquent pour lui. » Al-Mubarrad 203 a dit : « L'origine de la prière est la miséricorde... Elle est donc de la part d'Allah une miséricorde, et de la part des anges une tendresse et une demande de miséricorde à Allah. » Il est rapporté 204 dans le hadith 205 la description de la prière des anges sur celui qui s'assied en attendant la prière : « Ô Allah, pardonne-lui, ô Allah, fais-lui miséricorde 206 » ; ceci est une invocation. Abû Bakr 207 al-Qushayrî a dit : « La prière d'Allah Très-Haut pour celui qui est inférieur au Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - est une miséricorde, et pour le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - un honneur et un surcroît de dignité. » Abû al-'Âliya 208 a dit : « La prière d'Allah est Sa louange de lui auprès des anges, et la prière des anges est l'invocation. » Al-Qâdî Abû al-Fadl 209 a dit : « Le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - a distingué dans le hadith sur l'enseignement de la prière sur lui entre le terme de prière et le terme de bénédiction, ce qui indique qu'ils ont deux sens différents. » Quant à la salutation qu'Allah Très-Haut a ordonnée à Ses serviteurs : Al-Qâdî Abû Bakr 210 ibn Bukayr a dit : « Ce verset a été révélé au Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - et Allah a ordonné à ses Compagnons de le saluer ; de même, ceux après eux ont reçu l'ordre de saluer le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - lorsqu'ils se présentent devant sa tombe et lorsqu'ils le mentionnent. » Le sens de la salutation sur lui a trois aspects 211 : Premièrement : « Que la paix soit sur toi et avec toi », et « salâm » est un nom verbal comme « ladhdhâdh » et « ladhdhâdha » 212. Deuxièmement : « La paix est sur ta protection et ta garde, Il en est le garant et le répondant », et ici « salâm » est un nom d'Allah. Troisièmement : « salâm » a le sens de la réconciliation avec lui et de la soumission, comme Il a dit : « Mais non ! Par ton Seigneur ! Ils ne croiront pas jusqu'à ce qu'ils te prennent pour juge de ce qui les oppose ; puis ils ne trouvent en eux-mêmes aucune gêne à ce que tu aies décidé et se soumettent totalement 213. » *** Deuxième section : Le jugement de la prière sur lui. Sache que la prière sur le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - est une obligation 214 dans l'absolu, non limitée à un temps, en raison de l'ordre d'Allah Très-Haut de prier sur lui, et de l'interprétation 215 des imams et des savants comme étant obligatoire, et ils sont unanimes à ce sujet. Abû Ja'far al-Tabarî 216 a rapporté que selon lui le verset indique la recommandation, et il a prétendu qu'il y avait consensus là-dessus - peut-être pour ce qui dépasse une fois. Ce qui est obligatoire, et par quoi disparaît le péché et la faute d'abandonner l'obligation, c'est une fois, comme l'attestation de sa prophétie ; au-delà, c'est recommandé et encouragé, faisant partie des sunnas de l'Islam et de ses symboles. Al-Qâdî Abû al-Hasan 217 ibn al-Qassâr a dit : « Le célèbre avis de nos compagnons 218 est que cela est obligatoire dans l'absolu 219 pour l'homme, et un devoir 220 pour lui de l'accomplir une fois dans sa vie, s'il en a la capacité. » Al-Qâdî Abû Bakr 221 ibn Bukayr a dit : « Allah a imposé à Ses créatures de prier sur Son Prophète et de le saluer abondamment, sans fixer de temps déterminé... Il est donc obligatoire que l'homme le fasse fréquemment et ne l'oublie pas. » Al-Qâdî Abû Muhammad 222 ibn Nasr a dit : « La prière sur le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - est obligatoire dans l'absolu. » Al-Qâdî Abû 'Abd Allah Muhammad 223 ibn Sa'îd a dit : « Mâlik 224 et ses compagnons, ainsi que d'autres savants, ont soutenu que la prière sur le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - est une obligation dans l'absolu, par l'intention de la foi, sans être spécifiée dans la prière. Et que celui qui prie sur lui une seule fois dans sa vie a acquitté l'obligation. » Les compagnons d'al-Shâfi'î 225 ont dit : « L'obligation à cet égard, qu'Allah Très-Haut et Son Messager - qu'Allah prie sur lui et le salue - ont ordonnée, est dans la prière. » Et ils ont dit : « Quant à en dehors de la prière, il n'y a pas de divergence qu'elle n'est pas obligatoire. » Quant à la prière rituelle, les deux imams Abû Ja'far al-Tabarî 226 et al-Tahâwî 227, ainsi que d'autres, ont rapporté le consensus de tous les anciens et des modernes parmi les savants de la communauté sur le fait que la prière sur le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - dans le tashahhud n'est pas obligatoire ; al-Shâfi'î a fait exception à ce sujet en disant : « Quiconque ne prie pas sur le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - après le dernier tashahhud avant la salutation, sa prière est invalide 228, et s'il prie sur lui avant cela, cela ne le dispense pas. » Il n'a pas de prédécesseur dans cette parole, ni de sunna à suivre ; on a fortement blâmé cette question contre lui, en raison de son opposition à ceux qui l'ont précédé parmi un groupe, et ils ont dénoncé sa divergence à ce sujet. Parmi eux : al-Tabarî 229, al-Qushayrî 230, et plusieurs autres. Abû Bakr ibn al-Mundhir 231 a dit : « Il est recommandé que personne n'accomplisse une prière sans y prier sur le Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue. Si quelqu'un omet cela, sa prière est valide selon l'école de Mâlik 232, des gens de Médine, de Sufyân 233 al-Thawrî, des gens de Kûfa parmi les partisans de l'opinion 234 et d'autres... C'est la parole de la majorité 235 des savants. » Il a été rapporté de Mâlik et de Sufyân : « Elle est recommandée dans le dernier tashahhud, et celui qui l'omet dans le tashahhud commet une mauvaise action. » Al-Shâfi'î a fait exception en rendant obligatoire la répétition pour celui qui l'omet dans la prière. Ishâq 236 a rendu obligatoire la répétition en cas d'omission délibérée, mais pas en cas d'oubli 237. Abû Muhammad ibn Abî 238 Zayd a rapporté de Muhammad ibn al-Mawwâz 239 que la prière sur le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - est une obligation. Abû Muhammad 240 a dit : « Il veut dire qu'elle ne fait pas partie des obligations de la prière 241. » Muhammad ibn 'Abd 242 al-Hakam et d'autres ont dit, et Ibn al-Qassâr 243 et 'Abd al-Wahhâb 244 ont rapporté : « Que Muhammad ibn al-Mawwâz la considérait comme une obligation dans la prière, comme la parole d'al-Shâfi'î 245. » Abû Ya'lâ 246 al-'Abdî al-Mâlikî a rapporté de l'école 247 à ce sujet trois avis : 1. L'obligation ; 2. La sunna ; 3. La recommandation. Al-Khattâbî 248, parmi les compagnons d'al-Shâfi'î 249 et d'autres, a contredit al-Shâfi'î sur cette question. Al-Khattâbî a dit : « Elle n'est pas obligatoire dans la prière... C'est la parole de la majorité des juristes, sauf al-Shâfi'î, et je ne connais personne qui le suive en cela. » La preuve qu'elle ne fait pas partie des obligations de la prière est la pratique des pieux prédécesseurs avant al-Shâfi'î et leur consensus à ce sujet, et les gens l'ont fortement blâmé pour cette question. Voici le tashahhud d'Ibn 250 Mas'ûd 251 qu'al-Shâfi'î a choisi 252 et que le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - lui a enseigné : il ne contient pas la prière sur le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue. De même, tous ceux qui ont rapporté le tashahhud du Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - comme Abû 253 Hurayra, Ibn 'Abbâs 254, Jâbir 255, Ibn 256 'Umar, Abû Sa'îd 257 al-Khudrî, Abû Mûsâ 258 al-Ash'arî et 'Abd Allah ibn al-Zubayr 259, n'ont pas mentionné dans leur tashahhud la prière sur le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue 260. Ibn 'Abbâs et Jâbir ont dit 261 : « Le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - nous enseignait le tashahhud comme il nous enseignait une sourate du Coran. » Et quelque chose de semblable est rapporté d'Abû Sa'îd al-Khudrî.
Ibn 'Umar a dit : « Abou Bakr 262 nous enseignait le tashahhud 263 sur la chaire, comme on enseigne aux enfants dans l'école coranique. » 'Umar ibn al-Khattab 264 l'a également enseigné sur la chaire. Dans le hadith 265 : « Il n'y a pas de prière pour celui qui ne prie pas sur moi. » Ibn al-Qassar 266 a dit : Son sens est (complète). Ou : pour celui qui n'a pas prié sur moi une fois dans sa vie. Et les spécialistes du hadith ont tous jugé ce hadith faible. Dans le hadith d'Abou Ja'far 267 d'après Ibn Mas'ud, d'après le Prophète 268 : « Quiconque accomplit une prière sans y prier sur moi et sur ma famille, elle ne sera pas acceptée de lui. » Al-Daraqutni 269 a dit : Le correct est que cela vient de la parole d'Abou Ja'far Muhammad ibn 'Ali ibn al-Husayn 270 : « Si je priais une prière sans y prier sur le Prophète 271 et sur sa famille, je considérerais qu'elle n'est pas complète. » *** Chapitre troisième : Les lieux où il est recommandé de prier et de saluer sur lui. Parmi les lieux où il est recommandé de prier et de saluer sur le Prophète 271, et cela est encouragé, c'est dans le tashahhud de la prière, comme nous l'avons mentionné, et cela après le tashahhud et avant l'invocation. D'après Fadala ibn 'Ubayd 272 : « Le Prophète 271 entendit un homme invoquer dans sa prière sans prier sur le Prophète 271. Alors le Prophète 271 dit : "Cet homme s'est précipité." Puis il l'appela et lui dit, ainsi qu'à d'autres : "Quand l'un de vous prie, qu'il commence par la louange de Dieu et l'éloge de Lui, puis qu'il prie sur le Prophète 271, puis qu'il invoque ensuite ce qu'il veut." » Et il est rapporté par une autre chaîne 273 : « par la glorification de Dieu », et c'est plus authentique 274. D'après 'Umar ibn al-Khattab 264 : « L'invocation et la prière 275 sont suspendues entre le ciel et la terre, rien n'en monte vers Dieu jusqu'à ce que l'on prie sur le Prophète 271. » D'après 'Ali 276, d'après le Prophète 271 : de même sens. Et d'après 'Ali : et sur la famille de Muhammad. Et il est rapporté que l'invocation est voilée jusqu'à ce que celui qui invoque prie sur le Prophète 271. Et d'après Ibn Mas'ud : Quand l'un de vous veut demander quelque chose à Dieu, qu'il commence par Le louer 277 et Lui faire l'éloge comme Il le mérite, puis qu'il prie sur le Prophète 271, puis qu'il demande ; car cela est plus digne de réussir. D'après Jabir 278 : Le Messager de Dieu 271 a dit : « Ne faites pas de moi comme le gobelet du cavalier : le cavalier remplit son gobelet 279, puis le pose et range ses affaires ; s'il a besoin de boire, il boit, ou pour les ablutions, il fait ses ablutions, sinon il le vide 280. Mais placez-moi au début de l'invocation, au milieu et à la fin. » Ibn 'Ata' 281 a dit : L'invocation a des piliers, des ailes, des causes et des moments. Si elle correspond à ses piliers, elle devient forte ; si elle correspond à ses ailes, elle vole dans le ciel ; si elle correspond à ses moments, elle réussit ; si elle correspond à ses causes, elle aboutit. - Ses piliers sont : la présence du cœur, la tendresse, l'humilité, la crainte révérencielle, l'attachement du cœur à Dieu et sa coupure des causes. - Ses ailes : la sincérité. - Ses moments : les aurores. - Ses causes : la prière sur Muhammad 271. Dans le hadith 282 : « L'invocation entre les deux prières n'est pas repoussée. » Dans un autre hadith 283 : « Toute invocation est voilée sous le ciel ; quand la prière sur moi vient, l'invocation monte. » Dans l'invocation d'Ibn 'Abbas 284 rapportée par Hanash 285, il dit à la fin 286 : « Et exauce mon invocation. » Puis tu commences par la prière sur le Prophète 271 en disant : « Ô Dieu, je Te demande de prier sur Muhammad, Ton serviteur, Ton Prophète et Ton Messager, de la meilleure manière dont Tu as prié sur quiconque parmi toutes Tes créatures. Amen. » Parmi les lieux de la prière sur lui : lorsqu'on le mentionne, qu'on entend son nom ou qu'on l'écrit 287, ou lors de l'appel à la prière. Le Prophète 271 a dit 288 : « Que soit humilié 289 le nez d'un homme qui est mentionné devant moi et qui ne prie pas sur moi. » Ibn Habib 290 a désapprouvé la mention du Prophète 271 lors de l'égorgement 291. Sahnun 292 a désapprouvé la prière sur lui lors de l'étonnement 293. Il a dit : On ne prie sur lui que dans le but de rechercher la récompense et l'acquittement. Asbagh 294 a rapporté d'Ibn al-Qasim 295 : Deux endroits où l'on ne mentionne que Dieu : l'égorgement et l'éternuement ; on n'y dit pas après la mention de Dieu : « Muhammad est le Messager de Dieu. » Et si l'on dit après la mention de Dieu : « Que Dieu prie sur Muhammad », ce n'est pas une association de lui avec Dieu 296. Ashhab 297 a dit : Il ne convient pas d'y faire de la prière sur le Prophète 271 une pratique établie 298. Al-Nasa'i 299 a rapporté d'Aws ibn Aws 300 d'après le Prophète 271 : l'ordre de multiplier les prières sur lui le vendredi. Parmi les lieux de la prière et du salut : l'entrée dans la mosquée 301. Abu Ishaq ibn Sha'ban 302 a dit : Il convient à celui qui entre dans la mosquée de prier sur le Prophète 271 et sur sa famille, de demander miséricorde pour lui et sa famille, de le bénir ainsi que sa famille, de le saluer, et de dire : « Ô Dieu, pardonne-moi mes péchés et ouvre-moi les portes de Ta miséricorde. » Et quand il sort, il fait de même et remplace « Ta miséricorde » par « Ta grâce ». 'Amr ibn Dinar 303 a dit à propos de la parole du Très-Haut : « Quand vous entrez dans des maisons, saluez-vous les uns les autres 304 » : S'il n'y a personne dans la maison, dis : « Que la paix soit sur le Prophète, ainsi que la miséricorde de Dieu et Ses bénédictions ; que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux de Dieu ; que la paix soit sur les gens de la maison, ainsi que la miséricorde de Dieu et Ses bénédictions. » Ibn 'Abbas 284 a dit : Ce qui est visé par « maisons » ici, ce sont les mosquées. Al-Nakha'i 305 a dit : S'il n'y a personne dans la mosquée, dis : « Que la paix soit sur le Messager de Dieu 271. » Et s'il n'y a personne dans la maison, dis : « Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux de Dieu. » D'après 'Alqama 306 : Quand j'entre dans la mosquée, je dis : « Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde de Dieu et Ses bénédictions ; que Dieu et Ses anges prient sur Muhammad. » Et quelque chose de semblable est rapporté de Ka'b 307 : quand il entrait et quand il sortait, sans mentionner la prière. Ibn Sha'ban 308 a argumenté pour ce qu'il a mentionné par le hadith de Fatima 309, fille du Messager de Dieu 271, que le Prophète 271 faisait cela quand il entrait dans la mosquée. Et de même d'après Abou Bakr ibn 'Amr ibn Hazm 310, et il a mentionné le salut et la miséricorde. Ce hadith a été mentionné à la fin de la section, ainsi que la divergence sur ses formulations. Parmi les lieux de la prière sur lui : la prière 311 sur les morts. Et il est rapporté d'Abou Umama 312 que cela fait partie de la Sunna. Parmi les lieux de la prière sur lesquels la communauté a agi sans les désapprouver : la prière sur le Prophète 271 et sa famille dans les lettres, et ce qui est écrit après la basmala 313. Cela n'existait pas à la première époque et a été instauré sous le règne des Banu Hashim 314, puis les gens ont continué à le faire dans toutes les régions du monde. Certains y terminent aussi les livres. Le Prophète 271 a dit 315 : « Quiconque prie sur moi dans un livre, les anges ne cessent de demander pardon pour lui tant que mon nom est dans ce livre. » Parmi les lieux du salut sur le Prophète 271 : le tashahhud de la prière. D'après 'Abdullah ibn Mas'ud 316, d'après le Prophète 271 317 : Quand l'un de vous prie, qu'il dise : « Les salutations à Dieu, les prières et les bonnes choses ; que la paix soit sur toi, ô Prophète... »
Et la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions... La paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d'Allah, car lorsque vous dites cela, cela atteint tout serviteur vertueux dans les cieux et sur la terre. Ceci est l'un des moments de la salutation 318 sur lui, et sa sunna est au début du tashahhud 319. Mâlik 320 a rapporté d'après Ibn 'Umar 321 qu'il disait cela lorsqu'il terminait son tashahhud et voulait faire la salutation finale. Mâlik a recommandé dans al-Mabsût 322 de faire une salutation similaire avant la salutation finale 323. Muhammad 324 ibn Maslama a dit : Il voulait ce qui est rapporté de 'Â'isha 325 et d'Ibn 'Umar, à savoir qu'ils disaient lors de leur salutation : « La paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. La paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d'Allah. La paix soit sur vous. » Les gens de science ont recommandé que l'homme, au moment de sa salutation 326, ait l'intention de saluer tout serviteur vertueux dans les cieux et sur la terre, parmi les anges, les fils d'Adam et les djinns. Mâlik a dit dans al-Majmû'a : J'aime que le fidèle, lorsque son imam fait la salutation, dise : « La paix soit sur le Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. La paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d'Allah. La paix soit sur vous. » Chapitre quatre : La manière de prier sur lui 327 et de le saluer D'après Abû Humayd 328 as-Sâ'idî : Ils dirent : Ô Messager d'Allah, comment prier sur toi ? Il dit : Dites : « Ô Allah, prie sur Muhammad, ses épouses et sa descendance, comme Tu as prié sur la famille d'Abraham. Et bénis Muhammad, ses épouses et sa descendance, comme Tu as béni la famille d'Abraham. Tu es Digne de louange, Glorieux. » Dans une version de Mâlik 329 d'après Abû Mas'ûd 330 al-Ansârî, il dit : Dites : « Ô Allah, prie sur Muhammad et sur sa famille, comme Tu as prié sur la famille d'Abraham. Et bénis Muhammad et la famille de Muhammad, comme Tu as béni la famille d'Abraham, dans les mondes. Tu es Digne de louange, Glorieux. Et la salutation 331 comme vous l'avez apprise. » Dans une version 332 de Ka'b ibn 'Ujra 333 : « Ô Allah, prie sur Muhammad et la famille de Muhammad, comme Tu as prié sur Abraham. Et bénis Muhammad et la famille de Muhammad, comme Tu as béni Abraham. Tu es Digne de louange, Glorieux. » D'après 'Uqba 334 ibn 'Amr, dans son hadith 335 : « Ô Allah, prie sur Muhammad, le Prophète illettré, et sur la famille de Muhammad. » Dans une version d'Abû Sa'îd 336 al-Khudrî 337 : « Ô Allah, prie sur Muhammad, Ton serviteur et Ton messager. » Et il mentionna le sens. D'après 'Alî ibn Abî Tâlib 338, il dit : Il les compta 339 dans la main du Messager d'Allah, paix et salut sur lui, et il dit : Gabriel les compta dans ma main et dit : Ainsi cela est descendu de la part du Seigneur de la Puissance : « Ô Allah, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu as prié sur Abraham et sur la famille d'Abraham. Tu es Digne de louange, Glorieux. Ô Allah, bénis Muhammad et la famille de Muhammad, comme Tu as béni Abraham et la famille d'Abraham. Tu es Digne de louange, Glorieux. Ô Allah, fais miséricorde à Muhammad et à la famille de Muhammad, comme Tu as fait miséricorde à Abraham et à la famille d'Abraham. Tu es Digne de louange, Glorieux. Ô Allah, sois compatissant envers Muhammad et la famille de Muhammad, comme Tu as été compatissant envers Abraham et la famille d'Abraham. Tu es Digne de louange, Glorieux. Et salue Muhammad et la famille de Muhammad, comme Tu as salué Abraham et la famille d'Abraham. Tu es Digne de louange, Glorieux. » 340 D'après Abû Hurayra 341, le Prophète, paix et salut sur lui 342, a dit : « Que celui qui est heureux de recevoir la mesure pleine lorsqu'il prie sur nous, les gens de la maison, dise : Ô Allah, prie sur Muhammad le Prophète, ses épouses, les mères des croyants, sa descendance et les gens de sa maison, comme Tu as prié sur Abraham. Tu es Digne de louange, Glorieux. » Dans une version 343 de Zayd ibn 344 Khârija al-Ansârî : J'ai demandé au Prophète, paix et salut sur lui : Comment prier sur toi ? Il dit : Priez et faites des efforts dans l'invocation, puis dites : « Ô Allah, bénis Muhammad et la famille de Muhammad, comme Tu as béni Abraham. Tu es Digne de louange, Glorieux. » D'après Salâma al-Kindî 345 : 'Alî 346 nous enseignait 347 la prière sur le Prophète, paix et salut sur lui 348 : « Ô Allah, Toi qui étends les étendues 349 et qui crées les créatures élevées 350, place les meilleures de Tes prières 351, les bénédictions croissantes 352, la tendresse de Ta compassion sur Muhammad, Ton serviteur et Ton messager, celui qui ouvre ce qui était fermé, celui qui scelle ce qui a précédé, celui qui proclame la vérité par la vérité, celui qui écrase les armées 353 des faussetés, comme il a été chargé et s'est acquitté de Ton ordre dans Ton obéissance, empressé 354 dans Ta satisfaction, attentif à Ta révélation, gardien de Ton alliance, persévérant dans l'exécution de Ton ordre, jusqu'à ce qu'il allume 355 une flamme 356 pour celui qui cherche la lumière, les bienfaits 357 d'Allah, dont les causes atteignent les siens. Par lui, les cœurs ont été guidés après les égarements 358 des tentations et du péché, et il a rendu claires 359 les voies évidentes 360 des signes 361, les lumières éclatantes 362 des jugements, et les illuminations 363 de l'islam. Il est Ton dépositaire digne de confiance, le trésorier de Ta science cachée, Ton témoin 364 au Jour de la Rétribution, Ton envoyé 365 de grâce, et Ton messager de vérité et de miséricorde. Ô Allah, accorde-lui une place large dans Ton Eden 366, et récompense-le par des multiplications de bien de Ta faveur, des dons agréables 367 pour lui, sans trouble, parmi les gains de Ta récompense accordée 368 et Tes dons abondants et continus. Ô Allah, élève sa construction au-dessus de la construction des gens, honore sa demeure auprès de Toi et sa résidence, parfais sa lumière, et récompense-le, de la part de ceux qui Te suivent, par une intercession acceptée, une parole agréée, une parole juste, une décision 369 décisive 370, et une preuve éclatante 371. » D'après lui 372 également, au sujet de la prière sur le Prophète, paix et salut sur lui 373 : « Certes, Allah et Ses anges prient sur le Prophète 374... » le verset. « Me voici 375 à Toi, ô Allah, mon Seigneur, et à Ton service 376 ! Les prières d'Allah, le Très Bon, le Très Miséricordieux, des anges rapprochés, des prophètes, des véridiques, des martyrs et des vertueux, et de tout ce qui Te glorifie, ô Seigneur des mondes, soient sur Muhammad ibn 'Abd Allah, le sceau des prophètes, le seigneur des messagers, l'imam des pieux, le messager du Seigneur des mondes, le témoin, l'annonciateur, celui qui appelle vers Toi avec Ta permission, la lampe éclatante. Et que la paix soit sur lui 377. » D'après 'Abd Allah ibn Mas'ûd 378 : « Ô Allah, place Tes prières, Tes bénédictions et Ta miséricorde sur le seigneur des messagers, l'imam des pieux, le sceau des prophètes, Muhammad, Ton serviteur et Ton messager, l'imam du bien et le messager de la miséricorde. Ô Allah, ressuscite-le en une station louable que les premiers et les derniers lui envient 379. Ô Allah, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu as prié sur Abraham. Tu es Digne de louange, Glorieux. Et bénis Muhammad et la famille de Muhammad, comme Tu as béni Abraham. Tu es Digne de louange, Glorieux. » Al-Hasan 380 al-Basrî disait : « Que celui qui veut boire à la coupe pleine du bassin de l'Élu dise : Ô Allah, prie sur Muhammad, sur sa famille 381, ses compagnons, ses enfants, ses épouses, sa descendance, les gens de sa maison, ses alliés, ses partisans, ses disciples, ses aimants, sa communauté, et sur nous avec eux tous, ô le Plus Miséricordieux des miséricordieux. » D'après Tâwûs 382, d'après Ibn 'Abbâs 383, il disait 384 : « Ô Allah, accepte l'intercession suprême de Muhammad, élève son haut rang, accorde-lui sa demande dans l'au-delà et en ce monde, comme Tu l'as accordée à Abraham et à Moïse. » D'après Wuhaïb 385 ibn al-Ward, il disait dans son invocation : « Ô Allah, accorde à Muhammad ce qu'il y a de meilleur parmi ce qu'il T'a demandé pour lui-même, accorde à Muhammad ce qu'il y a de meilleur parmi ce que quiconque parmi Tes créatures T'a demandé pour lui, et accorde à Muhammad ce qu'il y a de meilleur parmi ce que l'on Te demandera pour lui jusqu'au Jour de la Résurrection. »
**Chapitre 5 : La vertu de la prière et de la salutation sur lui, et de l'invocation pour lui** D'après Ibn Mas'ûd (479) - qu'Allah l'agrée - qu'il disait (480) : « Lorsque vous priez sur le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - alors faites bien la prière sur lui, car vous ne savez pas : peut-être cela Lui sera-t-il présenté. Et dites : "Ô Allah, fais que Tes prières, Ta miséricorde et Tes bénédictions soient sur le seigneur des messagers, l'imam des pieux, le sceau des prophètes, Muhammad, Ton serviteur et Ton messager, l'imam du bien, le guide du bien et le messager de la miséricorde. Ô Allah, ressuscite-le en une station digne de louanges (Maqâman Mahmûdan) que lui envieront les premiers et les derniers. Ô Allah, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad comme Tu as prié sur Ibrahim, Tu es certes Digne de louange, Glorieux. Ô Allah, bénis la famille de Muhammad comme Tu as béni Ibrahim, Tu es certes Digne de louange, Glorieux." » Et ce qui est rapporté comme allongement de la prière et multiplication des louanges sur les gens de la maison (Ahl al-Bayt) et autres est abondant. Et Sa parole (481) : « Et la salutation (as-salâm) comme vous le savez déjà » fait référence à ce qu'Il leur a enseigné dans le Tashahhud, à savoir Sa parole : « La salutation soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. La salutation soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d'Allah. » Et dans le Tashahhud (482) de 'Alî : « La salutation soit sur le Prophète d'Allah, la salutation soit sur les prophètes d'Allah et Ses messagers, la salutation soit sur le Messager d'Allah, la salutation soit sur Muhammad ibn 'Abdillah, la salutation soit sur nous et sur les croyants et les croyantes, parmi ceux qui sont absents et ceux qui sont présents. Ô Allah, pardonne aux gens de sa maison, et pardonne-moi ainsi qu'à mes parents (483) et à ce qu'ils ont engendré, et fais-leur miséricorde. » « La salutation soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d'Allah. La salutation soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. » Il est venu dans ce hadith de 'Alî : l'invocation pour le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - en demandant le pardon. Et dans le hadith sur la prière sur Lui, également d'après lui, avant l'invocation pour Lui en demandant la miséricorde. Et cela n'est pas venu dans d'autres hadiths connus et élevés (marfû'). Abû 'Umar (484) ibn 'Abd al-Barr et d'autres ont soutenu qu'on ne doit pas invoquer la miséricorde (ar-rahma) pour le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - mais on invoque pour Lui la prière (as-salât) et la bénédiction (al-baraka) qui Lui sont spécifiques, et on invoque pour d'autres la miséricorde et le pardon. Abû Muhammad (485) ibn Abî Zayd a mentionné, dans la prière sur le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue : « Ô Allah, fais miséricorde à Muhammad et à la famille de Muhammad, comme Tu as fait miséricorde à Ibrahim et à la famille d'Ibrahim. » Mais cela n'est pas venu dans un hadith authentique (486). Et son argument est Sa parole dans la salutation : « La salutation soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. » **Chapitre 5 : La vertu de la prière et de la salutation sur lui, et de l'invocation pour lui** D'après 'Abd Allah (487) ibn 'Umar, il a dit (488) : J'ai entendu le Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue - dire : « Lorsque vous entendez le muezzin, dites comme il dit, et priez sur moi, car quiconque prie sur moi une seule fois, Allah prie sur lui dix fois. Ensuite, demandez pour moi la Wasîla (le moyen d'accès), car c'est un rang au Paradis qui ne convient qu'à un seul serviteur parmi les serviteurs d'Allah, et j'espère être celui-là. Quiconque demande pour moi la Wasîla, l'intercession (ash-shafâ'a) lui devient licite. » Et Anas ibn (490) Mâlik (489) a rapporté que le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - a dit : « Quiconque prie sur moi une prière, Allah prie sur lui dix prières, efface de lui dix péchés, et l'élève de dix degrés. » Et dans une autre version (491) : « Et lui écrit dix bonnes actions. » Et d'après (492) Anas, d'après lui - qu'Allah prie sur lui et le salue : « Jibrîl m'a appelé et a dit : "Quiconque prie sur toi une prière, Allah prie sur lui dix fois et l'élève de dix degrés." » Et d'après la version de 'Abd ar-Rahmân ibn 'Awf, d'après lui - qu'Allah prie sur lui et le salue (493) : « J'ai rencontré Jibrîl et il m'a dit : "Je t'annonce la bonne nouvelle qu'Allah - exalté soit-Il - dit : Quiconque te salue, Je le salue ; et quiconque prie sur toi, Je prie sur lui." (494) » Et quelque chose de similaire d'après la version d'Abû Hurayra (495), de Mâlik (496) ibn Aws ibn al-Hadathân, et de 'Ubayd (497) Allah ibn Abî Talha. Et d'après Zayd (498) ibn al-Hubâb : J'ai entendu le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - dire : « Quiconque dit : "Ô Allah, prie sur Muhammad et fais-le descendre à la place rapprochée (al-manzil al-muqarrab) auprès de Toi au Jour de la Résurrection", mon intercession lui devient obligatoire. » Et d'après (499) Ibn Mas'ûd (500) : « Les gens les plus proches de moi au Jour de la Résurrection sont ceux qui prient le plus sur moi. » Et d'après Abû Hurayra (501), d'après lui - qu'Allah prie sur lui et le salue (502) : « Quiconque prie sur moi dans un livre, les anges ne cessent de demander pardon pour lui tant que mon nom demeure dans ce livre. » Et d'après 'Âmir (504) ibn Rabî'a : J'ai entendu le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - dire (505) : « Quiconque prie sur moi une prière, les anges prient sur lui tant qu'il prie sur moi. Qu'un serviteur en fasse donc peu ou beaucoup. » Et d'après (506) Ubayy ibn Ka'b (507) : Lorsque le quart de la nuit (508) était passé, le Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue - se levait et disait : « Ô gens, mentionnez Allah. Le premier souffle (ar-râjifa) (509) est venu, suivi du second (ar-râdifa) (510). La mort est venue avec ce qu'elle contient. » Alors Ubayy ibn Ka'b dit : « Ô Messager d'Allah, je multiplie la prière sur toi. Quelle part de ma prière (salâtî) dois-je te consacrer ? » Il dit : « Ce que tu veux. » Il dit : « Le quart ? » Il dit : « Ce que tu veux, et si tu augmentes, c'est un bien. » Il dit : « Le tiers ? » Il dit : « Ce que tu veux, et si tu augmentes, c'est un bien. » Il dit : « La moitié ? » Il dit : « Ce que tu veux, et si tu augmentes, c'est un bien. » Il dit : « Les deux tiers ? » Il dit : « Ce que tu veux, et si tu augmentes, c'est un bien. » Il dit : « Ô Messager d'Allah, vais-je donc consacrer toute ma prière à toi ? » Il dit : « Alors tu seras suffisamment pourvu (511) et ton péché sera pardonné. » Et d'après (512) Abû Talha (513) : J'entrai chez le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - et je vis de sa joie et de sa gaieté ce que je n'avais jamais vu. Je l'interrogeai donc, et il dit : « Et qu'est-ce qui m'en empêcherait ?! Jibrîl vient de sortir et m'a apporté une bonne nouvelle de la part de mon Seigneur - Puissant et Majestueux - : "Allah - exalté soit-Il - m'a envoyé vers toi pour t'annoncer la bonne nouvelle que quiconque parmi ta communauté prie sur toi, Allah et Ses anges prient sur lui dix fois pour cela." » Et d'après Jâbir (514) ibn 'Abd Allah, il a dit : Le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - a dit (515) : « Quiconque dit, lorsqu'il entend l'appel (an-nidâ') : "Ô Allah, Seigneur de cet appel parfait et de la prière qui va s'établir, accorde à Muhammad la Wasîla et la supériorité (al-fadîla), et ressuscite-le en une station digne de louanges (Maqâman Mahmûdan) que Tu lui as promise", mon intercession lui devient licite au Jour de la Résurrection. » Et d'après (517) Sa'd ibn Abî Waqqâs (518) : « Quiconque dit, lorsqu'il entend le muezzin : "Et moi, j'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah, Lui seul, sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Son messager. Je suis satisfait d'Allah comme Seigneur, de Muhammad comme messager, et de l'Islam comme religion", il lui est pardonné. » Et Ibn Wahb (519) a rapporté que (520) le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - a dit : « Quiconque me salue dix fois, c'est comme s'il avait affranchi un esclave. » Et dans certains récits (athâr) : « Des groupes viendront à moi que je ne reconnaîtrai (521) que par l'abondance de leurs prières sur moi. » Et dans un autre (522) : « Celui d'entre vous qui sera le plus sauvé au Jour de la Résurrection de ses terreurs et de ses étapes sera celui qui aura le plus prié sur moi. » Et d'après Abû Bakr (523) as-Siddîq : « La prière sur le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - efface les péchés plus que l'eau froide n'éteint le feu. La salutation sur lui est meilleure que l'affranchissement des esclaves. » **Chapitre 6 : Le blâme et le péché de celui qui ne prie pas sur le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue** D'après Abû Hurayra (524), il a dit : Le Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue - a dit (525) : « Qu'il soit humilié (526) l'homme auprès duquel je suis mentionné et qui ne prie pas sur moi ! Qu'il soit humilié l'homme qui entre dans le Ramadan puis qu'il s'écoule (527) avant qu'il ne lui soit pardonné ! Et qu'il soit humilié l'homme auprès duquel ses parents atteignent la vieillesse et qui ne lui font pas entrer au Paradis ! » 'Abd ar-Rahmân (528) a dit : Et je pense qu'il a dit (529) - ou l'un des deux - ...
Et dans un autre hadith (530) : Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) monta en chaire (minbar) (531) et dit : « Âmîn (Ainsi soit-il) ». Puis il monta (une marche) et dit : « Âmîn ». Puis il monta (une autre marche) et dit : « Âmîn ». Mu‘âdh (532) l’interrogea à ce sujet, et il dit : « Gabriel est venu à moi et a dit : "Ô Muhammad, quiconque est nommé en ta présence et ne prie pas sur toi, puis meurt et entre en Enfer : qu’Allah l’éloigne ! Dis : Âmîn." J’ai donc dit : Âmîn. » Et il dit : « (Il en est de même) pour celui qui atteint le Ramadan sans que (son jeûne) ne soit accepté de lui, puis meurt ; et pour celui qui atteint ses deux parents ou l’un d’eux sans les honorer (birr), puis meurt de la même manière. » Et d’après ‘Alî (533) ibn Abî Tâlib, d’après lui (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) (534) : « L’avare (al-bakhîl) (535) est celui qui est mentionné en ma présence et ne prie pas sur moi. » Et d’après Ja‘far (536) ibn Muhammad (537), d’après son père (538), qui a dit (539) : Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « Quiconque est mentionné en ma présence et ne prie pas sur moi s’égare du chemin du Paradis. » Et d’après ‘Alî (540) ibn Abî Tâlib : Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) (541) a dit : « Certes, l’avare, l’avare par excellence (kulla al-bakhîl) (542), est celui qui est mentionné en ma présence et ne prie pas sur moi. » Et d’après Abû Hurayra (543) : Abû al-Qâsim (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) (544) a dit : « Toute assemblée (ayyumâ qawm) (545) de gens qui se sont assis, puis se sont séparés avant d’avoir mentionné Allah et prié sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), sera pour eux une source de regret (tira) (546) de la part d’Allah : s’Il veut, Il les châtie, et s’Il veut, Il leur pardonne. » Et d’après (547) Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) : « Quiconque oublie (nasiya) (548) de prier sur moi oublie le chemin du Paradis. » Et d’après Qatâda (549), d’après lui (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) (550) : « Il est de la rudesse (al-jafâ’) (551) que je sois mentionné auprès d’un homme et qu’il ne prie pas sur moi. » Et d’après Jâbir (552), d’après lui (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) (553) : « Aucune assemblée de gens ne s’assied, puis se sépare sans avoir prié sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), sans qu’ils ne se séparent sur une odeur plus fétide que celle d’une charogne (al-jîfa). » Et d’après Abû Sa‘îd (554), d’après le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), qui a dit (555) : « Aucune assemblée de gens ne s’assied dans une séance où ils ne prient pas sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), sans que cela ne soit pour eux un sujet de regret (hasra) (556), même s’ils entrent au Paradis, à cause de la récompense qu’ils verront. » Et Abû ‘Îsâ (557) at-Tirmidhî a rapporté d’après certains gens de science qu’ils ont dit : « Lorsqu’un homme prie une fois sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dans une assemblée, cela lui suffit pour ce qui est de cette assemblée (558). » *** **Chapitre sept : La spécificité (takhsîs) du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dans la transmission de la prière et du salut de quiconque prie sur lui ou le salue parmi les créatures (al-anâm)** D’après (559) Abû Hurayra (560) (qu’Allah l’agrée) : Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « Il n’est personne qui me salue sans qu’Allah ne me rende mon esprit (rûhî) jusqu’à ce que je lui rende son salut (561). » Et Abû Bakr (562) ibn Abî Shayba a mentionné d’après Abû Hurayra (563) qui a dit : Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « Quiconque prie sur moi près de ma tombe, je l’entends (sami‘tuhu) (564) ; et quiconque prie sur moi de loin (nâ’iyan), cela lui est transmis (ballaghtuhu). » Et d’après Ibn Mas‘ûd (565) : Allah a des anges voyageurs (sayyâhîn) sur terre qui me transmettent le salut de ma communauté (566). Et une parole similaire (567) d’après Abû Hurayra (568). Et d’après (569) Ibn ‘Umar (570) : « Multipliez le salut sur votre Prophète chaque vendredi, car il vous est présenté (yu’tâ bihi minkum) chaque vendredi (571). » Et dans une autre version (riwâya) : « Car nul ne prie sur moi sans que sa prière ne me soit présentée (tu‘radu) au moment où il en a terminé. » Et d’après al-Hasan (572), d’après lui (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) (573) : « Où que vous soyez (haythumâ kuntum) (574), priez sur moi, car votre prière me parvient. » Et d’après (575) Ibn ‘Abbâs (576) : « Il n’est personne de la communauté de Muhammad (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) qui le salue et prie sur lui sans que cela ne lui parvienne. » Et certains (577) ont mentionné que lorsque le serviteur prie sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), son nom lui est présenté. Et d’après (578) al-Hasan (579) ibn ‘Alî : « Lorsque tu entres dans la mosquée, salue le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui)… car le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : "Ne faites pas de ma maison une fête (‘îd), et ne faites pas de vos maisons des tombes ; priez sur moi où que vous soyez, car votre prière me parvient où que vous soyez." » Et dans le hadith d’Aws (580) : « Multipliez les prières sur moi le jour du vendredi, car vos prières me sont présentées (ma‘rûda ‘alayya) (581). » Et d’après Sulaymân (582) ibn Suhaym (583) : « J’ai vu le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) en songe (fî an-nawm) (584)… et j’ai dit : "Ô Messager d’Allah, ceux qui viennent à toi et te saluent, comprends-tu leur salut ?" Il a dit : "Oui, et je leur rends (le salut)." » Et d’après Ibn Shihâb (585) : « Il nous est parvenu que le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : "Multipliez les prières sur moi durant la nuit lumineuse (al-layla az-zahrâ’) et le jour éclatant (al-yawm al-azhar), car ils vous les transmettront… Et la terre ne consume pas les corps des prophètes… Et il n’est aucun musulman qui prie sur moi sans qu’un ange ne la porte jusqu’à me la transmettre, et le nomme, au point qu’il dit : "Un tel dit ceci et cela." » *** **Chapitre huit : La divergence concernant la prière (as-salât) sur autre que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et sur les autres prophètes (que la paix soit sur eux)** Le Qâdî (qu’Allah le guide) a dit : La majorité des gens de science sont unanimes (586) sur la permission (jawâz) de prier sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Et il a été rapporté (ruwiya) (587) d’après Ibn ‘Abbâs (588) qu’il n’est pas permis (lâ tajûzu) de prier sur autre que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ; et il a été rapporté (589) d’après lui : « Il ne convient pas (lâ tanbaghî) de prier sur quiconque, sauf sur les prophètes. » Et Sufyân (590) a dit : « Il est réprouvé (yukrahu) de prier (as-salât) sur autre qu’un prophète (591). » Et j’ai trouvé dans l’écriture de l’un de mes maîtres : « La doctrine (madhhab) de Mâlik (592) est qu’il n’est pas permis (lâ yajûzu) de prier sur aucun des prophètes autre que Muhammad (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). » Et cela n’est pas connu de sa doctrine. Et Mâlik a dit dans al-Mabsût (593) à Yahyâ (594) ibn Ishâq : « Je réprouve (akrahu) la prière sur autre que les prophètes. Et il ne nous convient pas de dépasser ce qui nous a été ordonné. » Yahyâ (595) ibn Yahyâ a dit : « Je ne prends pas sa parole (596)… et il n’y a pas de mal (lâ ba’sa) à prier sur tous les prophètes et sur d’autres qu’eux… » Et il a argumenté avec le hadith d’Ibn (597) ‘Umar (598) et avec ce qui est venu dans le hadith de l’enseignement par le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) de la prière sur lui – et il y est dit : « Et sur ses épouses et sur sa famille (âlihi) (599). » Et j’ai trouvé (wa qad wajadtu) (600) en note (mu‘allaqan) (601) d’après Abû ‘Imrân (602) al-Fâsî, qui a rapporté d’après Ibn ‘Abbâs (603) (qu’Allah les agrée) la répulsion (karâha) de la prière sur autre que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Il a dit : « Et c’est ce que nous disons (604). » Et cela n’était pas pratiqué dans le passé. Et ‘Abd ar-Razzâq (605) a rapporté d’après Abû Hurayra (606) (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit (607) : « Priez sur les prophètes d’Allah et Ses messagers, car Allah les a envoyés comme Il m’a envoyé… » Ils ont dit : « Et les chaînes de transmission (al-asânîd) d’après Ibn ‘Abbâs (608) sont faibles (layyina) (609). » « Et as-salât (la prière) » dans la langue des Arabes a le sens de miséricorde (at-tarâhum) et d’invocation (ad-du‘â’)… Et cela est absolu (al-itlâq) jusqu’à ce qu’un hadith authentique ou un consensus (ijmâ‘) l’interdise. Et Allah Très-Haut a dit : « C’est Lui qui prie sur vous, ainsi que Ses anges (610)… » (verset).
- wa qāla : Il a dit, sous-entendant le Prophète Muhammad.
- ṣallā llāhu ʿalayhi wa sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète : que la prière et la paix d'Allah soient sur lui.
- qaddimū qurayshan wa lā tataqaddamūhā : Donnez la préséance à Quraysh et ne la devancez pas.
- wa lā tataqaddamūhā : Et ne la devancez pas, c'est-à-dire ne cherchez pas à la surpasser.
- li-ummi salama : Umm Salama, épouse du Prophète.
- ʿā'isha : Aïcha, épouse du Prophète.
- ʿan : D'après, introduisant une chaîne de transmission.
- ʿuqba b. al-ḥārith : Compagnon du Prophète.
- ʿabd allāh b. ḥasan b. ḥusayn : Descendant de Hasan, petit-fils du Prophète.
- ʿumar b. ʿabd al-ʿazīz : Calife omeyyade réputé pour sa piété.
- an yarāka ʿalā bābī : Que tu te tiennes à ma porte, par humilité.
- al-shaʿbī : Célèbre savant et traditionniste.
- zayd b. thābit : Compagnon scribe du Prophète.
- jināzat ummihi : Funérailles de sa mère.
- ibn ʿabbās : Abdullah ibn Abbas, cousin du Prophète et savant.
- hākadhā umirnā : C'est ainsi qu'il nous a été ordonné.
- ibn ʿumar : Abdullah ibn Umar, compagnon et fils du calife Umar.
- muḥammad b. usāma b. zayd : Petit-fils d'Usama ibn Zayd, compagnon.
- qāla : Il dit, sous-entendant Ibn Umar.
- ʿabdī : Mon esclave, expression d'affection.
- al-awzāʿī : Célèbre juriste et traditionniste.
- dakhalat bint usāma : La fille d'Usama ibn Zayd entra.
- usāma b. zayd : Compagnon, fils de Zayd ibn Haritha.
- ʿumar b. ʿabd al-ʿazīz : Calife omeyyade.
- ḥāja : Besoin, requête.
- ʿumar b. al-khaṭṭāb : Deuxième calife.
- ʿabd allāh : Abdullah ibn Umar, son fils.
- usāma b. zayd : Compagnon.
- zayd : Zayd ibn Haritha, père d'Usama.
- usāma : Usama ibn Zayd.
- āthartu ḥubba : J'ai préféré l'amour.
- muʿāwiya : Calife omeyyade.
- kābis b. rabīʿa : Compagnon ou suivant.
- al-marghab : Nom d'une terre ou d'un domaine.
- mālik : Malik ibn Anas, fondateur de l'école malikite.
- jaʿfar b. sulaymān : Gouverneur de Médine.
- nāla minhu mā nāla : Lui infligea ce qu'il lui infligea.
- ushhidukum annī jaʿaltu ḍāribī fī ḥill : Je vous prends à témoin que j'ai pardonné à mon frappeur.
- al-manṣūr aqādahu : Al-Mansur le fit châtier par représailles.
- abū bakr b. ʿayyāsh : Célèbre traditionniste.
- abū bakr : Abou Bakr al-Siddiq, premier calife.
- ʿumar : Umar ibn al-Khattab.
- ʿalī : Ali ibn Abi Talib.
- an uqaddimahumā ʿalayhi : Le faire passer avant eux deux.
- qīla : On dit.
- ibn ʿabbās : Abdullah ibn Abbas.
- umm ayman : Nourrice du Prophète.
- ḥalīma al-saʿdiyya : Nourrice du Prophète.
- waradat : Vint, arriva.
- mā shajara baynahum : Ce qui les a divisés, les discordes.
- aḥsan al-ta'wīlāt : Les meilleures interprétations.
- yughmaḍ : Reprocher, critiquer.
- idhā dhukira aṣḥābī fa-amsikū : Quand mes Compagnons sont mentionnés, abstenez-vous.
- āyat al-ḥashr : Verset de la sourate al-Hashr (59:10).
- al-sābiqūn al-awwalūn : Les premiers (dans l'Islam) parmi les Émigrés et les Auxiliaires.
- taḥta al-shajara : Sous l'arbre, allusion au serment d'allégeance à Hudaybiyya.
- rijālun ṣadaqū mā ʿāhadū llāha ʿalayhi : Des hommes qui ont été fidèles à leur engagement envers Allah.
- ḥudhayfa : Hudhayfa ibn al-Yaman, compagnon.
- iqtadū bi-alladhīna min baʿdī abī bakr wa ʿumar : Prenez pour modèles ceux qui viendront après moi : Abou Bakr et Umar.
- aṣḥābī ka-l-nujūm : Mes Compagnons sont comme les étoiles.
- anas : Anas ibn Malik, compagnon.
- mathalu aṣḥābī : L'exemple de mes Compagnons.
- lā yaṣluḥu al-ṭaʿāmu illā bihi : La nourriture n'est bonne qu'avec lui.
- allāha allāha fī aṣḥābī : Allah, Allah au sujet de mes Compagnons ! (exhortation).
- lā tasubbū aṣḥābī : N'insultez pas mes Compagnons.
- mudd : Mesure de capacité d'environ 0,5 litre.
- naṣīf : Moitié.
- man sabba aṣḥābī : Quiconque insulte mes Compagnons.
- ṣarf : Compensation, œuvre surérogatoire.
- ʿadl : Rançon, expiation.
- idhā dhukira aṣḥābī fa-amsikū : Quand mes Compagnons sont mentionnés, abstenez-vous.
- ḥadīth jābir : Hadith rapporté par Jabir ibn Abdallah.
- abū bakr : Abou Bakr.
- ʿumar : Umar.
- ʿuthmān : Uthman.
- ʿalī : Ali.
- man aḥabba ʿumara faqad aḥabbanī : Celui qui aime Umar m'a aimé.
- mālik b. anas : Malik ibn Anas.
- wa ghayruhu : Et d'autres.
- wa alladhīna jā'ū min baʿdihim : Et ceux qui sont venus après eux (Coran 59:10).
- man ghāẓahu aṣḥāb muḥammadin fahuwa kāfir : Celui que les Compagnons de Muhammad mettent en colère est mécréant.
- li-yaghīẓa bihimu l-kuffār : Pour enflammer par eux les mécréants (Coran 48:29).
- ʿabd allāh b. al-mubārak : Célèbre traditionniste et ascète.
- ayyūb al-sakhtiyānī : Célèbre traditionniste.
- as-sabîl : La voie, le chemin droit de l'Islam.
- al-'urwa al-wuthqâ : L'anse la plus solide, expression coranique (2:256) désignant la foi inébranlable.
- ashâb : Compagnons du Prophète Muhammad.
- mubtadi' : Innovateur en matière religieuse, celui qui introduit des pratiques non conformes à la Sunna.
- as-salaf as-sâlih : Les pieux prédécesseurs, les premières générations de musulmans.
- salîm : Sain, pur, exempt de rancune et de haine.
- Khâlid ibn Sa'îd : Compagnon du Prophète, mort en 634.
- Abû Bakr : Premier calife de l'Islam, beau-père du Prophète.
- 'Umar : Deuxième calife, 'Umar ibn al-Khattâb.
- 'Alî : Quatrième calife, gendre et cousin du Prophète.
- 'Uthmân : Troisième calife, 'Uthmân ibn 'Affân.
- Talha : Talha ibn 'Ubayd Allâh, un des dix promis au Paradis.
- Az-Zubayr : Az-Zubayr ibn al-'Awwâm, Compagnon et cousin du Prophète.
- Sa'd : Sa'd ibn Abî Waqqâs, Compagnon et conquérant de la Perse.
- Sa'îd : Sa'îd ibn Zayd, un des dix promis au Paradis.
- 'Abd ar-Rahmân : 'Abd ar-Rahmân ibn 'Awf, riche Compagnon et membre du conseil des six.
- Ibn 'Awf : Fils de 'Awf, patronyme de 'Abd ar-Rahmân.
- Badr wa al-Hudaybiyya : Bataille de Badr (624) et trêve d'Al-Hudaybiyya (628), événements majeurs de l'Islam.
- ihfazûnî : Préservez-moi, c'est-à-dire respectez mes recommandations à leur égard.
- ashârî : Alliés par mariage, beaux-parents ou gendres.
- akhtânî : Beaux-frères, époux des sœurs ou frères des épouses.
- mazlama : Injustice, préjudice subi.
- lâ tûhab : Ne sera pas pardonnée, littéralement 'ne sera pas offerte'.
- al-qiyâma ghadan : Le Jour de la Résurrection, littéralement 'demain'.
- rajul : Un homme, personne non identifiée.
- Al-Mu'âfâ : Al-Mu'âfâ ibn 'Imrân, savant et ascète du IIe siècle de l'Hégire.
- 'Umar : 'Umar ibn 'Abd al-'Azîz, calife omeyyade réputé pour sa piété.
- Mu'âwiya : Mu'âwiya ibn Abî Sufyân, fondateur de la dynastie omeyyade, Compagnon et scribe du Prophète.
- sihruhu : Son allié par mariage, Mu'âwiya était le beau-frère du Prophète (sa sœur Umm Habîba était épouse du Prophète).
- 'Uthmân : 'Uthmân ibn 'Affân, troisième calife.
- al-Ansâr : Les Auxiliaires, habitants de Médine qui ont accueilli le Prophète.
- qâla : Il dit, sous-entendu le Prophète.
- qâla : Il dit, sous-entendu le Prophète.
- al-hawd : Le Bassin (du Prophète) au Paradis, où les croyants boiront avant d'entrer.
- Mâlik : Mâlik ibn Anas, fondateur de l'école malékite, mort en 795.
- Al-Baqî' : Cimetière de Médine où sont enterrés de nombreux Compagnons.
- al-muwaddi' : Celui qui fait ses adieux, indiquant la proximité de sa mort.
- Ka'b : Ka'b al-Ahbâr, savant juif converti à l'Islam, mort en 652.
- tuliba : On demanda, sous-entendu une personne non précisée.
- Al-Mughîra : Al-Mughîra ibn Nawfal, Compagnon.
- Sahl ibn 'Abd Allâh at-Tustarî : Sahl at-Tustarî, mystique soufi du IIIe siècle de l'Hégire.
- mashâhid : Sites, lieux saints ou historiques.
- asbâb : Causes, moyens, tout ce qui est lié au Prophète.
- ma'âhid : Sanctuaires, lieux de culte ou de rassemblement religieux.
- Safiyya bint Najda : Femme de l'entourage d'Abû Mahdhûra, rapporteuse de hadith.
- Abû Mahdhûra : Compagnon, muezzin du Prophète à La Mecque.
- qussa : Mèche de cheveux sur le devant de la tête.
- qalansuwa : Bonnet, coiffe portée sous le turban.
- Khâlid ibn al-Walîd : Célèbre général et Compagnon, surnommé 'l'Épée d'Allah'.
- hurûb : Guerres, batailles.
- uslab : Dépouillé, privé de la bénédiction.
- Ibn 'Umar : 'Abd Allâh ibn 'Umar, fils du calife 'Umar, célèbre Compagnon.
- al-minbar : La chaire de la mosquée du Prophète à Médine.
- wajh : Visage, geste de recherche de bénédiction.
- Mâlik : Mâlik ibn Anas, imam malékite.
- Ash-Shâfi'î : Muhammad ibn Idrîs ash-Shâfi'î, fondateur de l'école shafi'ite.
- kurâ' : Biens, richesses, peut-être des chevaux ou des terres.
- Abû 'Abd ar-Rahmân as-Sulamî : Savant et traditionniste du IVe siècle de l'Hégire.
- Ahmad ibn Fadlawayh az-Zâhid : Ascète et combattant, personnage pieux.
- Mâlik : Mâlik ibn Anas.
- aftâ : A émis un avis juridique (fatwa).
- dirra : Fouet, coup de fouet comme peine légale.
- tayyiba : Bonne, ici au sens de pure et bénie.
- as-sahîh : Recueil authentique de hadith, probablement Al-Bukhârî ou Muslim.
- hadath : Délit, innovation blâmable ou péché.
- sarfan wa lâ 'adlan : Ni compensation (sarf) ni réparation ('adl), termes coraniques.
- hukiya : Il est rapporté, récit historique.
- Jahjâh : Jahjâh al-Ghifârî, Compagnon, personnage mentionné dans des récits.
- qadîb : Baguette, bâton que le Prophète tenait en main.
- 'Uthmân : 'Uthmân ibn 'Affân, troisième calife.
- rukba : Genou.
- âkila : Gangrène, maladie qui ronge les chairs.
- minbar : Chaire du Prophète à Médine.
- Abû al-Fadl al-Jawharî : Savant et poète, probablement du IVe siècle de l'Hégire.
- munshidan : Récitant de poésie.
- rasm : Trace, vestige.
- lubb : Raison, intelligence.
- akwâr : Selles, bât des montures.
- bâna : Parti, disparu (le Prophète).
- nulimma : Arriver, aborder.
- rakb : Cavalcade, groupe de cavaliers.
- murîd : Disiple, aspirant spirituel dans le soufisme.
- ansha'a : Se mit à, commença.
- mutamaththilan : En citant, en récitant des vers.
- awhâm : Illusions, imaginations.
- dûnahu : Devant lui, en sa présence.
- matiyy : Montures, chameaux de voyage.
- rijâl : Hommes, êtres humains.
- dhimâm : Engagement, protection.
- mashâyikh : Maîtres spirituels, cheikhs.
- âbiq : Fugitif, esclave en fuite.
- ra's : Tête, expression hyperbolique de l'humilité.
- al-qâdî : Le juge, probablement 'Iyâd (Qâdî 'Iyâd), auteur du livre 'Ash-Shifâ'.
- Jibrîl : L'ange Gabriel.
- Mîkâ'îl : L'ange Michel.
- ar-rûh : L'Esprit, souvent identifié à l'ange Gabriel ou à une créature céleste.
- arasa : Cours, espaces ouverts.
- dajjat : Ont retenti, ont été emplies de bruit.
- madâris : Écoles, lieux d'étude.
- mutabawwa' : Demeure, lieu de résidence.
- ubâb : Flot, abondance.
- tuwiyat : Scellée, achevée.
- turâth : Poussière, terre.
- yâ : Ô, interjection d'appel.
- law'a : Passion brûlante, chagrin d'amour.
- sabâba : Désir ardent, nostalgie passionnée.
- محاجري : Pluriel de 'mahjar' : les orbites des yeux, les yeux.
- لَأُعَفِّرَنَّ : Verbe intensif : je couvrirai de poussière, je prosternerai.
- الرَّشَفَاتِ : Pluriel de 'rashfa' : succion, baiser avec succion.
- الْعَوَادِي : Pluriel de 'âdiya' : obstacles, empêchements.
- الْوَجَنَاتِ : Pluriel de 'wajna' : joue.
- حفيل : Abondant, copieux.
- لقطين : Habitant, résident.
- الحجرات : Pluriel de 'hujra' : chambres, appartements.
- الْمُفَتَّقِ : Mélangé, parfumé (musc mêlé à d'autres substances).
- نَوَامِيَ التَّسْلِيمِ وَالْبَرَكَاتِ : Croissantes, qui augmentent : salutations et bénédictions en augmentation.
- يُصَلُّونَ عَلَى النَّبِيِّ : Ils prient sur le Prophète : formule de bénédiction et de louange.
- ابْنُ عَبَّاسٍ : Abdullah ibn Abbas, compagnon et cousin du Prophète, célèbre exégète.
- الْمُبَرِّدُ : Abu al-Abbas al-Mubarrad, grammairien et philologue arabe du IIIe siècle H.
- وَرَدَ : Il est rapporté (dans la tradition).
- الْحَدِيثِ : Hadith : parole, acte ou approbation du Prophète.
- اللَّهُمَّ اغْفِرْ لَهُ اللَّهُمَّ ارْحَمْهُ : Ô Allah, pardonne-lui, ô Allah, fais-lui miséricorde.
- أَبُو بَكْرٍ : Abu Bakr al-Qushayri, savant soufi et auteur de la Risala.
- أَبُو الْعَالِيَةِ : Abu al-‘Aliya al-Basri, célèbre tabi‘i et exégète.
- الْقَاضِي أَبُو الْفَضْلِ : Al-Qadi Abu al-Fadl, juriste malikite.
- الْقَاضِي أَبُو بَكْرِ : Al-Qadi Abu Bakr ibn Bukayr, juriste malikite.
- ثَلَاثَةُ وُجُوهٍ : Trois aspects, trois interprétations.
- اللَّذَاذِ وَاللَّذَاذَةِ : Plaisir, délice : exemple de nom verbal.
- وَيُسَلِّمُوا تَسْلِيماً : Et se soumettent totalement : verset 4:65.
- فَرْضٌ عَلَى : Obligation sur, imposé à.
- حَمْلِ : Interprétation, compréhension.
- أَبُو جَعْفَرٍ الطَّبَرِيُّ : Muhammad ibn Jarir al-Tabari, célèbre historien et exégète.
- الْقَاضِي أَبُو الْحَسَنِ : Al-Qadi Abu al-Hasan ibn al-Qassar, juriste malikite.
- أَصْحَابِنَا : Nos compagnons : les savants malikites.
- فِي الْجُمْلَةِ : Dans l'absolu, globalement.
- فَرْضٌ : Devoir, obligation.
- الْقَاضِي أَبُو بَكْرِ : Al-Qadi Abu Bakr ibn Bukayr, déjà mentionné.
- الْقَاضِي أَبُو مُحَمَّدِ : Al-Qadi Abu Muhammad ibn Nasr, juriste malikite.
- الْقَاضِي أَبُو عَبْدِ اللَّهِ مُحَمَّد : Al-Qadi Abu Abd Allah Muhammad ibn Sa'id, juriste malikite.
- مَالِكٌ : Malik ibn Anas, fondateur de l'école malikite.
- أَصْحَابُ الشَّافِعِيِّ : Les compagnons d'al-Shafi'i : les savants shafi'ites.
- أَبُو جَعْفَرٍ الطَّبَرِيُّ : Déjà mentionné.
- الطَّحَاوِيُّ : Abu Ja'far al-Tahawi, juriste hanafite.
- فَصَلَاتُهُ فَاسِدَةٌ : Sa prière est invalide.
- الطَّبَرِيُّ : Al-Tabari, déjà mentionné.
- الْقُشَيْرِيُّ : Al-Qushayri, déjà mentionné.
- أَبُو بَكْرِ بْنُ الْمُنْذِرِ : Abu Bakr ibn al-Mundhir, savant shafi'ite.
- مَذْهَبِ مَالِكٍ : L'école de Malik.
- سُفْيَانَ : Sufyan al-Thawri, célèbre juriste et traditionniste.
- أَصْحَابِ الرَّأْيِ : Les partisans de l'opinion : les juristes de l'école hanafite.
- جُمَلِ : Majorité, ensemble.
- إِسْحَقُ : Ishaq ibn Rahwayh, célèbre traditionniste et juriste.
- النِّسْيَانِ : L'oubli.
- أَبُو مُحَمَّدِ بْنُ أَبِي : Abu Muhammad ibn Abi Zayd al-Qayrawani, juriste malikite.
- مُحَمَّدِ بْنِ الْمَوَّازِ : Muhammad ibn al-Mawwaz, juriste malikite.
- أَبُو مُحَمَّد : Abu Muhammad, c'est-à-dire Ibn Abi Zayd.
- فَرَائِضِ الصَّلَاةِ : Les obligations de la prière.
- مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ : Muhammad ibn Abd al-Hakam, juriste malikite.
- ابْنُ القصار : Ibn al-Qassar, déjà mentionné.
- عَبْدُ الْوَهَّابِ : Abd al-Wahhab, juriste malikite.
- كَقَوْلِ الشَّافِعِيِّ : Comme la parole d'al-Shafi'i.
- أَبُو يَعْلَى : Abu Ya'la al-Abdi al-Maliki, juriste malikite.
- الْمَذْهَبِ : L'école juridique (malikite).
- الْخَطَّابِيُّ : Al-Khattabi, savant shafi'ite.
- أَصْحَابِ الشَّافِعِيِّ : Les compagnons d'al-Shafi'i.
- ابْنِ : Ibn : fils de.
- مَسْعُودٍ : Abdullah ibn Mas'ud, compagnon du Prophète.
- اخْتَارَهُ : Il l'a choisi, préféré.
- أَبِي : Abu : père de.
- ابْنِ عَبَّاسٍ : Ibn Abbas, déjà mentionné.
- جَابِرٍ : Jabir ibn Abd Allah, compagnon.
- ابْنِ : Ibn : fils de.
- أَبِي سَعِيدٍ : Abu Sa'id al-Khudri, compagnon.
- أَبِي مُوسَى : Abu Musa al-Ash'ari, compagnon.
- عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزبير : Abd Allah ibn al-Zubayr, compagnon.
- صَلَاةً عَلَى النَّبِيِّ : Prière sur le Prophète.
- وَقَدْ قَالَ : Et il a dit.
- Abū Bakr : Premier calife de l'islam, compagnon et beau-père du Prophète.
- tashahhud : Formule de témoignage de foi récitée dans la prière.
- ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb : Deuxième calife de l'islam, compagnon du Prophète.
- ḥadīth : Parole, acte ou approbation attribués au Prophète Muhammad.
- Ibn al-Qaṣṣār : Juriste malikite du Xe siècle.
- Abū Jaʿfar : Surnom de Muhammad al-Baqir, imam chiite.
- al-Nabī : Le Prophète Muhammad.
- al-Dāraquṭnī : Célèbre traditionniste et juriste du Xe siècle.
- Muḥammad ibn ʿAlī ibn al-Ḥusayn : Muhammad al-Baqir, cinquième imam des chiites duodécimains.
- ṣallā llāhu ʿalayhi wa-sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète : « Que Dieu prie sur lui et le salue. »
- Faḍāla ibn ʿUbayd : Compagnon du Prophète.
- sanad : Chaîne de transmission d'un hadith.
- aṣaḥḥ : Plus authentique, en référence à la fiabilité d'un hadith.
- al-ṣalāt : Prière rituelle islamique.
- ʿAlī : Cousin et gendre du Prophète, quatrième calife.
- ḥamd : Louange à Dieu.
- Jābir : Compagnon du Prophète.
- qadaḥ : Gobelet ou récipient pour boire.
- harāqahu : Le vide ou le renverse.
- Ibn ʿAṭāʾ : Soufi et traditionniste du IXe siècle.
- ḥadīth : Parole attribuée au Prophète.
- ḥadīth : Parole attribuée au Prophète.
- Ibn ʿAbbās : Compagnon du Prophète, cousin et exégète du Coran.
- Ḥanash : Transmetteur de hadiths.
- ākhirihi : À la fin de l'invocation.
- kitāba : Écriture du nom du Prophète.
- qāla : Il a dit.
- raghima anfuhu : Expression signifiant « qu'il soit humilié ».
- Ibn Ḥabīb : Juriste malikite du IXe siècle.
- al-dhabḥ : Égorgement rituel d'un animal.
- Saḥnūn : Juriste malikite du IXe siècle.
- al-taʿajjub : Expression d'étonnement.
- Aṣbagh : Juriste malikite du IXe siècle.
- Ibn al-Qāsim : Juriste malikite du VIIIe siècle.
- tasmīya : Fait de nommer Dieu, de mentionner Son nom.
- Ashhab : Juriste malikite du IXe siècle.
- istinānan : En tant que pratique établie (sunna).
- al-Nasāʾī : Célèbre traditionniste du IXe siècle.
- Aws ibn Aws : Compagnon du Prophète.
- al-masjid : Mosquée, lieu de prière.
- Abū Isḥāq ibn Shaʿbān : Juriste malikite du Xe siècle.
- ʿAmr ibn Dīnār : Juriste et traditionniste du VIIIe siècle.
- salām : Salutation de paix.
- al-Nakhaʿī : Juriste et traditionniste du VIIIe siècle.
- ʿAlqama : Successeur (tābiʿī) et traditionniste.
- Kaʿb : Probablement Kaʿb al-Aḥbār, savant juif converti à l'islam.
- Ibn Shaʿbān : Juriste malikite du Xe siècle.
- Fāṭima : Fille du Prophète Muhammad.
- Abū Bakr ibn ʿAmr ibn Ḥazm : Successeur et traditionniste.
- ṣalāt : Prière funéraire.
- Abū Umāma : Compagnon du Prophète.
- basmala : Formule « Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. »
- Banū Hāshim : Clan du Prophète, dont les Abbassides.
- qāla : Il a dit.
- ʿAbd Allāh ibn Masʿūd : Compagnon du Prophète et éminent transmetteur de hadiths.
- al-Nabī : Le Prophète Muhammad.
- taslīm : Salutation finale de la prière, consistant à dire 'as-salāmu 'alaykum'.
- tashahhud : Profession de foi récitée en position assise pendant la prière.
- Mālik : Mâlik ibn Anas, fondateur de l'école malékite.
- Ibn 'Umar : Abdullah ibn Umar, compagnon et éminent transmetteur de hadiths.
- al-Mabsūṭ : Ouvrage de jurisprudence malékite.
- salām : Salutation finale de la prière.
- Muḥammad : Muhammad ibn Maslama, compagnon.
- 'Ā'isha : Aïcha, épouse du Prophète.
- salām : Salutation finale de la prière.
- ṣalāt : Prière sur le Prophète, formule de bénédiction.
- Abū Ḥumayd : Abû Humayd as-Sâ'idî, compagnon.
- Mālik : Mâlik ibn Anas.
- Abū Mas'ūd : Abû Mas'ûd al-Ansârî, compagnon.
- salām : Salutation finale.
- riwāya : Version ou transmission d'un hadith.
- Ka'b ibn 'Ujra : Compagnon.
- 'Uqba : Uqba ibn Amr, compagnon.
- ḥadīth : Récit rapportant les paroles ou actes du Prophète.
- Abū Sa'īd : Abû Sa'îd al-Khudrî, compagnon.
- al-Khudrī : Surnom d'Abû Sa'îd.
- 'Alī ibn Abī Ṭālib : Cousin et gendre du Prophète, quatrième calife.
- ‘addahunna : Il les compta, c'est-à-dire les formules de prière.
- ḥamīd majīd : Digne de louange et Glorieux.
- Abū Hurayra : Compagnon, célèbre pour avoir rapporté de nombreux hadiths.
- ṣallā llāhu ‘alayhi wa sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète : paix et salut sur lui.
- riwāya : Version.
- Zayd ibn : Zayd ibn Khârija, compagnon.
- Salāma al-Kindī : Transmetteur.
- 'Alī : Ali ibn Abi Talib.
- yu‘allimunā : Nous enseignait.
- ṣallā llāhu ‘alayhi wa sallam : Paix et salut sur lui.
- dāḥī al-madḥawāt : Celui qui étend les étendues, c'est-à-dire la terre et les cieux.
- bāri' al-masmūkāt : Créateur des créatures élevées, c'est-à-dire les cieux.
- sharā'if : Les meilleures, les plus nobles.
- nawāmī : Croissantes, abondantes.
- jayšāt : Armées, forces.
- mustawfizan : Empressé, actif.
- awrā : Il a allumé.
- qabas : Flamme, tison.
- ālā' : Bienfaits.
- khawḍāt : Égarements, immersions dans les tentations.
- anhaǧa : Il a rendu clair, il a tracé.
- mūḍiḥāt : Évidentes, claires.
- a‘lām : Signes, marques.
- nā'irāt : Éclatantes, lumineuses.
- munīrāt : Illuminations, lumières.
- šahīd : Témoin.
- ba‘īth : Envoyé.
- ‘adn : Jardin d'Éden, paradis.
- muhanna'āt : Dons agréables, bénis.
- maḥlūl : Accordé, libéré.
- khuṭṭa : Décision, plan.
- faṣl : Décisif, séparateur.
- burhān ‘aẓīm : Preuve éclatante, argument puissant.
- ‘anhu : D'après lui, c'est-à-dire d'après Ali.
- ṣallā llāhu ‘alayhi wa sallam : Paix et salut sur lui.
- al-nabī : Le Prophète.
- labbayka : Me voici à Toi, formule de réponse à l'appel.
- sa‘dayka : À Ton service, formule de soumission.
- ‘alayhi al-salām : Sur lui la paix.
- 'Abd Allāh ibn Mas'ūd : Compagnon, éminent savant.
- yaghbiṭuhu : Il lui envie, il est jaloux de lui.
- al-Ḥasan : Al-Hasan al-Basrî, célèbre savant et ascète.
- ālihi : Sa famille.
- Ṭāwūs : Tâwûs ibn Kaysân, savant yéménite.
- Ibn 'Abbās : Abdullah ibn Abbas, compagnon et exégète.
- kāna yaqūl : Il disait.
- Wuhaīb : Wuhaïb ibn al-Ward, ascète et transmetteur.
La deuxième partie
Dieu Très-Haut a dit : « Prélève de leurs biens une aumône 1 qui les purifie et les sanctifie, et prie pour eux 2… » jusqu'à la fin du verset. Et Il a dit : « Ceux-là, sur eux descendent des prières 3 de leur Seigneur et une miséricorde… » Et le Prophète 4 a dit : « Ô Dieu, prie sur la famille d'Abû Awfâ 5. » Et lorsque des gens venaient à lui avec leur aumône, il disait : « Ô Dieu, prie sur untel. » Et dans le hadith de la prière 6 : « Ô Dieu, prie sur Muhammad, sur ses épouses et sa descendance. » Et dans un autre 7 : « Et sur la famille de Muhammad. » On a dit : ses adeptes ; et on a dit : sa communauté. Et on a dit : les gens de sa maison ; et on a dit : les adeptes, le clan, et la tribu. Et on a dit : la famille d'un homme, ce sont ses enfants ; et on a dit : son peuple ; et on a dit : ses proches parents à qui l'aumône est interdite. Et dans la tradition d'Anas 8, on interrogea le Prophète : « Qui est la famille de Muhammad ? » Il dit : « Tout pieux. » Et selon l'école d'Al-Hasan 9, le sens de « famille de Muhammad » serait Muhammad lui-même, car il disait dans sa prière sur le Prophète : « Ô Dieu, fais descendre Tes prières et Tes bénédictions sur la famille de Muhammad », voulant dire lui-même, parce qu'il n'aurait pas omis l'obligation que Dieu lui a ordonnée, à savoir la prière sur Muhammad lui-même. C'est comme sa parole : « Il a reçu une flûte 10 parmi les flûtes de la famille de David », voulant dire : parmi les flûtes de David. Et dans le hadith d'Abû Humayd 11 As-Sâ‘idî sur la prière : « Ô Dieu, prie sur Muhammad, ses épouses et sa descendance 12. » Et dans le hadith d'Ibn ‘Umar 13, il priait sur le Prophète, sur Abû Bakr 14 et sur ‘Umar 15 ; Mālik 16 le mentionne dans Al-Muwatta’ d'après la transmission de Yahyâ 17 l'Andalou, mais la version correcte d'après d'autres transmetteurs est qu'il invoquait pour Abû Bakr et ‘Umar. Et Ibn Wahb 18 a rapporté d'Anas 19 ibn Mālik : « Nous invoquions pour nos compagnons en leur absence en disant : Ô Dieu, fais descendre sur untel des prières de gens pieux, qui veillent la nuit et jeûnent le jour. » Le Qâdî 20 a dit : Ce vers quoi tendent les vérificateurs et vers quoi je penche est ce qu'ont dit Mālik 21 et Sufyân 22 – que Dieu leur fasse miséricorde. Et il a été rapporté d'Ibn ‘Abbâs 23, et choisi par plus d'un juriste et théologien, qu'on ne prie pas sur d'autres que les prophètes lorsqu'on les mentionne 24 ; c'est plutôt une chose réservée aux prophètes, par vénération et glorification, de même que Dieu Très-Haut est réservé, lorsqu'on Le mentionne, à la transcendance, la sainteté et la magnificence, sans que nul autre ne Lui soit associé. De même, il faut réserver au Prophète et à tous les prophètes la prière et la salutation, sans y associer d'autres qu'eux, comme Dieu l'a ordonné en disant : « Priez sur lui et saluez-le par une salutation 25 ». Quant aux autres, imams et autres, on les mentionne par le pardon et la satisfaction. Comme Dieu a dit : « Ils disent : Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu'à nos frères qui nous ont précédés dans la foi 26. » Et Il a dit : « Et ceux qui les ont suivis avec bienfaisance, Dieu est satisfait d'eux 27. » De plus, c'est une pratique qui n'était pas connue dans la première génération, comme l'a dit Abû ‘Imrân 28 ; ce sont les Râfidites 29 et les partisans du chiisme qui l'ont introduite pour certains imams, les associant ainsi au Prophète dans la prière lorsqu'on les mentionne, et les égalant à lui en cela. De plus, l'imitation des gens de l'innovation est interdite ; il faut donc s'opposer à eux dans ce qu'ils ont adopté. La mention de la prière sur la famille et les épouses avec le Prophète est par voie de dépendance et d'attribution à lui, non de manière spécifique. Ils ont dit : La prière du Prophète sur ceux pour qui il priait est de l'ordre de l'invocation et de l'adresse directe ; elle ne comporte pas de sens de glorification et de vénération. Ils ont dit : Dieu a dit : « Ne considérez pas l'appel du Messager parmi vous comme l'appel de certains d'entre vous à d'autres 30 ». De même, l'invocation pour lui doit être différente de l'invocation des gens les uns pour les autres. C'est le choix de l'imam Abû Al-Muzaffar 31 Al-Isfarâ’înî, parmi nos maîtres ; et c'est aussi l'avis d'Abû ‘Umar 32 ibn ‘Abd Al-Barr 33. Chapitre neuvième : Règlement de la visite de sa tombe, mérite de celui qui la visite et le salue, et comment le saluer. La visite de sa tombe est une sunna parmi les sunnas des musulmans, sur laquelle il y a consensus, et un mérite 34 recommandé. D'après Ibn ‘Umar 35 – que Dieu les agrée –, le Prophète a dit : « Quiconque visite ma tombe, mon intercession lui devient obligatoire 36. » Et d'après Anas 37 ibn Mālik, le Messager de Dieu a dit : « Quiconque me visite à Médine, en comptant sur la récompense 38, sera sous ma protection, et je serai pour lui un intercesseur au Jour de la Résurrection 39. » Et dans un autre hadith 40 : « Quiconque me visite après ma mort, c'est comme s'il m'avait visité de mon vivant. » Mālik 41 a réprouvé qu'on dise : « Nous avons visité la tombe du Prophète. » On a divergé sur le sens de cela. On a dit : c'est la répulsion du terme, à cause de ce qui est rapporté de sa parole : « Que Dieu maudisse les visiteuses de tombes 42 ». Mais ceci est abrogé par sa parole : « Je vous avais interdit la visite des tombes, visitez-les donc 43 ». Et sa parole : « Quiconque visite ma tombe » a employé le terme de visite. Et on a dit : c'est parce qu'on a dit que le visiteur est supérieur au visité ; mais cela aussi n'est rien, car tout visiteur n'a pas cette qualité, et ce n'est pas une généralité. Il est rapporté dans le hadith que les gens du Paradis visitent leur Seigneur, et ce terme n'a pas été interdit pour Lui. Abû ‘Imrân 44 – que Dieu lui fasse miséricorde – a dit : Mālik n'a réprouvé qu'on dise « tournée de visite 45 » et « nous avons visité la tombe du Prophète » qu'à cause de l'usage de ce terme entre les gens les uns pour les autres ; il a réprouvé d'assimiler le Prophète aux gens par ce terme, et a préféré qu'on le spécifie en disant : « Nous avons salué le Prophète. » De plus, la visite est permise entre les gens ; et il est obligatoire de serrer les montures 46 vers sa tombe. Il entend par « obligation » ici une obligation de recommandation, d'incitation et de confirmation, non une obligation de prescription. Le mieux, et ce qui est selon moi, est que son interdiction et sa répulsion par Mālik concernent l'attribution à la tombe 47 du Prophète ; s'il avait dit : « Nous avons visité le Prophète », il ne l'aurait pas réprouvé, à cause de sa parole : « Ô Dieu, ne fais pas de ma tombe une idole adorée après moi ; la colère de Dieu s'est intensifiée contre un peuple qui a pris les tombes de leurs prophètes comme mosquées 48. » Il a donc effacé l'attribution de ce terme à la tombe, et l'imitation de l'acte de ceux-là, pour couper court à tout prétexte 49 et fermer la porte. Et Dieu sait mieux. Ishâq 50 ibn Ibrâhîm le juriste a dit : Parmi ce qui n'a cessé d'être la pratique de celui qui accomplit le pèlerinage : passer par Médine, se rendre à la mosquée du Messager de Dieu pour y prier, se bénir par la vue de son jardin 51, de sa chaire, de sa tombe, de son lieu d'assemblée, des endroits touchés par ses mains, foulés par ses pieds, de la colonne contre laquelle il s'appuyait et où Gabriel descendait avec la révélation, et par ceux qui l'ont peuplée et s'y sont rendus parmi les Compagnons et les imams des musulmans, et tirer leçon de tout cela. Ibn Abî Fudayk 52 a dit : J'ai entendu certains de mes contemporains dire : Il nous est parvenu que quiconque se tient près de la tombe du Prophète et récite ce verset : « Certes, Dieu et Ses anges prient sur le Prophète 53 », puis dit : « Que Dieu prie sur toi, ô Muhammad », et le répète soixante-dix fois, un ange l'appelle : « Que Dieu prie sur toi, ô untel », et aucun de ses besoins n'est déçu 54. Et d'après Yazîd 55 ibn Abî Sa‘îd Al-Mahrî : Je me rendis auprès de ‘Umar 56 ibn ‘Abd Al-‘Azîz ; lorsque je pris congé de lui, il me dit : J'ai besoin de toi : quand tu arriveras à Médine, tu verras la tombe du Prophète ; transmets-lui le salut de ma part. Un autre 57 a dit : Il lui envoyait le courrier de Syrie.
Certains ont dit : J'ai vu Anas 58 ibn Mālik venir à la tombe du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue), s'arrêter, lever les mains au point que j'ai cru qu'il commençait la prière, puis saluer le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) et s'en aller. Mālik 59 a dit, dans la transmission d'Ibn Wahb 60 : Lorsqu'on salue le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) et qu'on invoque, on se tient debout, le visage tourné vers la tombe, non vers la qibla 61, on s'approche, on salue, et on ne touche pas la tombe avec la main. Il a dit dans al-Mabsūṭ 62 : Je ne vois pas que l'on s'arrête près de la tombe du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) pour invoquer, mais on salue et on passe. Ibn Abī Mulayka 63 a dit : Celui qui veut se tenir face au Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) doit placer la lampe qui est dans la qibla 61 près de la tombe, à sa tête. Nāfi‘ 64 a dit : Ibn ‘Umar 65 saluait la tombe... Je l'ai vu cent fois ou plus venir à la tombe et dire : « La paix soit sur le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue)... La paix soit sur Abū Bakr 66, la paix soit sur Abū 67 », puis il s'en allait. On a vu Ibn ‘Umar poser sa main sur le siège du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) de la chaire 68, puis la passer sur son visage. D'après Ibn Qusayṭ 69 et al-‘Utbī 70 : Lorsque les Compagnons du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) se trouvaient seuls dans la mosquée, ils touchaient la pomme 71 de la chaire qui est près de la tombe avec leur main droite, puis se tournaient vers la qibla 61 en invoquant. Dans al-Muwaṭṭa’ 72, selon la transmission de Yaḥyā 73 ibn al-Laythī 74 : Il se tenait près de la tombe du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue), priait sur le Prophète, sur Abū Bakr et sur ‘Umar. Selon Ibn al-Qāsim 75 et al-Qa‘nabī 76 : Et il invoquait pour Abū Bakr et ‘Umar. Mālik a dit, dans la transmission d'Ibn Wahb : Le musulman dit : « La paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde de Dieu et Ses bénédictions... » Il a dit dans al-Mabsūṭ : Et il salue Abū Bakr et ‘Umar... Le qāḍī 77 Abū al-Walīd 78 al-Bājī 79 a dit : Selon moi, il prie sur le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) avec la formule de la prière 80, et pour Abū Bakr et ‘Umar comme dans le ḥadīth 81 d'Ibn ‘Umar, malgré la divergence. Ibn Ḥabīb 82 a dit : Il dit, en entrant dans la mosquée du Messager : « Au nom de Dieu, et que la paix soit sur le Messager de Dieu... La paix soit sur nous de la part de notre Seigneur. Que Dieu et Ses anges prient sur Muḥammad... Ô Dieu, pardonne-moi mes péchés, ouvre-moi les portes de Ta miséricorde et de Ton Paradis, et préserve-moi du Diable maudit. » Ensuite, dirige-toi vers le rawḍa 83, qui est l'espace entre la tombe et la chaire, et accomplis-y deux rak‘a 84 avant de te tenir près de la tombe, en louant Dieu dans ces deux rak‘a et en Lui demandant la pleine réalisation de ce pour quoi tu es sorti et l'aide pour cela. Si tes deux rak‘a sont en dehors du rawḍa, elles te suffisent, mais dans le rawḍa c'est meilleur. Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) a dit : « Ce qui est entre ma maison et ma chaire est un rawḍa 83 parmi les rawḍa du Paradis, et ma chaire est sur une porte 85 parmi les portes du Paradis. » Ensuite, tiens-toi près de la tombe avec humilité et dignité, prie sur lui, fais les éloges qui te viennent, salue Abū Bakr et ‘Umar, et invoque pour eux. Multiplie les prières 80 dans la mosquée du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue), de nuit et de jour, et ne manque pas de te rendre à la mosquée de Qubā’ 86 et aux tombes des martyrs. Mālik a dit, dans le livre de Muḥammad 87 : Il salue le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) en entrant et en sortant — c'est-à-dire à Médine — et entre ces moments. Muḥammad a dit : Et lorsqu'il sort, il fait de l'arrêt près de la tombe sa dernière action... Et de même pour celui qui part en voyage. Ibn Wahb a rapporté d'après Fāṭima 88 fille de Muḥammad (que Dieu prie sur lui et le salue) que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) a dit : « Lorsque tu entres dans la mosquée, prie sur le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) et dis : Ô Dieu, pardonne-moi mes péchés et ouvre-moi les portes de Ta miséricorde. Et lorsque tu sors, prie sur le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) et dis : Ô Dieu, pardonne-moi mes péchés et ouvre-moi les portes de Ta faveur. » Dans une autre transmission : « Qu'il salue » au lieu de « qu'il prie », et il dit en sortant : « Ô Dieu, je Te demande de Ta faveur. » Dans une autre : « Ô Dieu, préserve-moi du Diable maudit. » D'après Muḥammad ibn Sīrīn 89 : Les gens disaient en entrant dans la mosquée : « Que Dieu et Ses anges prient sur Muḥammad... La paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde de Dieu et Ses bénédictions... Au nom de Dieu nous entrons, et au nom de Dieu nous sortons, et c'est sur Dieu que nous nous appuyons. » Et ils disaient en sortant la même chose. D'après Fāṭima également : Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue), en entrant dans la mosquée, disait : « Que Dieu prie sur Muḥammad et le salue », puis il mentionnait la même chose que le ḥadīth de Fāṭima précédent. Dans une transmission : Il louait Dieu, mentionnait Son nom, priait sur le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) — et mentionnait la même chose. Dans une transmission : « Au nom de Dieu, et que la paix soit sur le Messager de Dieu... » D'après une autre [que Fāṭima] : Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue), en entrant dans la mosquée, disait : « Ô Dieu, ouvre-moi les portes de Ta miséricorde, et facilite-moi les portes de Ta subsistance. » D'après Abū Hurayra 90 : Lorsque l'un de vous entre dans la mosquée, qu'il prie sur le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) et qu'il dise : « Ô Dieu, ouvre-moi... » Mālik a dit dans al-Mabsūṭ : Il n'est pas obligatoire pour celui qui entre dans la mosquée et en sort, parmi les habitants de Médine, de s'arrêter près de la tombe ; cela est réservé aux étrangers 91. Il a dit aussi : Il n'y a pas de mal à ce que celui qui arrive d'un voyage ou part en voyage s'arrête près de la tombe du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue), prie sur lui et invoque pour lui, pour Abū Bakr et pour ‘Umar. On lui dit : Des gens de Médine qui n'arrivent pas d'un voyage et n'en projettent pas le font une fois par jour ou plus, et parfois ils s'arrêtent le vendredi ou plusieurs jours, une ou deux fois ou plus, près de la tombe, saluent et invoquent un moment. Il répondit : Cela ne m'est pas parvenu d'aucun des gens versés dans la jurisprudence 92 de notre pays, et l'abandonner est plus large 93... La fin de cette communauté ne sera réformée que par ce qui a réformé son début, et il ne m'est pas parvenu que les premiers de cette communauté et ses prédécesseurs faisaient cela. C'est réprouvé 94 sauf pour celui qui vient d'un voyage ou qui en projette un. Ibn al-Qāsim a dit : J'ai vu les habitants de Médine, lorsqu'ils en sortaient ou y entraient, venir à la tombe et saluer — dit-il — et cela est une opinion. Al-Bājī a dit : Il y a une différence entre les habitants de Médine et les étrangers, car les étrangers sont venus dans ce but, tandis que les habitants de Médine y résident et ne sont pas venus pour la tombe et le salut. Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) a dit : « Ô Dieu, ne fais pas de ma tombe une idole 95 adorée... La colère de Dieu est intense contre un peuple qui a pris les tombes de leurs prophètes comme mosquées 96. » Il a dit : « Ne faites pas de ma tombe une fête 97. » Extrait du livre d'Aḥmad 98 ibn Sa‘īd al-Hindī 99 concernant celui qui s'arrête près de la tombe : Il ne s'y colle pas, ne la touche pas et ne s'y attarde pas longtemps. Dans al-‘Utbiyya 100 : On commence par la prosternation 101 avant le salut dans la mosquée du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue), et le lieu le plus aimable pour la prière surérogatoire 102 est le lieu de prière du Prophète, là où se trouve la colonne décorée 103. Quant à la prière obligatoire, on avance vers les rangs... La prière surérogatoire dans la mosquée pour les étrangers m'est plus aimable que la prière surérogatoire dans les maisons. Chapitre dix : Les bonnes manières d'entrer dans la noble mosquée du Prophète, son mérite, et le mérite de Médine et de La Mecque. Ce qui incombe à celui qui entre dans la mosquée du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) comme bonnes manières, en plus de ce que nous avons déjà mentionné, son mérite, le mérite de la prière en elle, et dans la mosquée de La Mecque... Et la mention de sa tombe, de sa chaire, et le mérite de résider à Médine et à La Mecque... Dieu Très-Haut a dit : « Une mosquée fondée sur la piété dès le premier jour est plus digne que tu t'y tiennes debout 104. » Il a été rapporté que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) a été interrogé : Quelle est cette mosquée ? Il dit : Ma mosquée que voici. C'est l'avis d'Ibn al-Musayyab 105, Zayd 106 ibn Thābit, Ibn ‘Umar, Mālik ibn Anas et d'autres. D'après Ibn ‘Abbās 107, c'est la mosquée de Qubā’.
D'après Abou Hourayra (128) - qu'Allah l'agrée - d'après le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - qui a dit (129) : « Ne serrez pas les sangles des montures (130) sauf pour trois mosquées : la Mosquée Sacrée (al-Masjid al-Harâm), ma mosquée que voici, et la Mosquée la Plus Lointaine (al-Masjid al-Aqsâ). » Et les traditions (athâr) concernant la prière et la salutation (131) sur le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - lors de l'entrée dans la mosquée ont déjà été mentionnées. Et d'après (132) 'Abd Allah ibn 'Amr (133) ibn al-'Âs : Le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - lorsqu'il entrait dans la mosquée, disait : « Je cherche refuge auprès d'Allah le Très Grand, auprès de Sa Noble Face et de Son Pouvoir Éternel, contre le Diable maudit (ash-shaytân ar-rajîm). » Et Mâlik (134) - qu'Allah lui fasse miséricorde (135) - a dit : 'Umar ibn al-Khattâb (136) entendit une voix dans la mosquée ; il fit venir son propriétaire et dit : « De qui es-tu ? » Il répondit : « Un homme de Thaqîf (137). » Il dit : « Si tu étais de ces deux cités (138), je t'aurais infligé une correction (139)... Certes, notre mosquée, on n'y élève pas la voix. » Muhammad ibn Maslama (140) a dit : « Il ne convient à personne de prendre la mosquée pour lieu où élever la voix ni pour y commettre quelque nuisance, et elle doit être préservée de ce qui est réprouvé. » Le Qâdî a dit : Tout cela a été rapporté par le Qâdî Ismâ'îl (142) dans son ouvrage étendu (Mabsût), dans le chapitre sur le mérite de la mosquée du Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue. Et tous les savants sont unanimes sur le fait que le jugement de toutes les autres mosquées est ce même jugement. Le Qâdî Ismâ'îl (9) a dit : Et Muhammad ibn Maslama a dit : « Il est réprouvé (yukrah) dans la mosquée du Messager - qu'Allah prie sur lui et le salue - d'élever la voix sur les fidèles en prière, par ce qui pourrait troubler leur prière. » Et l'élévation de la voix ne fait pas partie des choses propres aux mosquées... L'élévation de la voix par la talbiya (talbîya) a été réprouvée dans les mosquées de congrégation, sauf dans la Mosquée Sacrée et notre mosquée. Et Abou (143) Hourayra a rapporté de lui - qu'Allah prie sur lui et le salue (144) - : « Une prière dans ma mosquée que voici est meilleure que mille prières dans toute autre, excepté la Mosquée Sacrée. » Le Qâdî a dit : Les gens ont divergé sur le sens de cette exception, selon leurs divergences sur la prééminence (mufâdala) entre La Mecque et Médine. Mâlik (145), dans la transmission d'Ashhab (146) d'après lui, et cela a été dit par Ibn (147) Nâfi', son disciple, et un groupe de ses disciples, ont soutenu que le sens du hadith est que la prière dans la mosquée du Messager est meilleure que la prière dans toutes les autres mosquées de mille prières, excepté la Mosquée Sacrée : la prière dans la mosquée du Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - est meilleure que la prière dans celle-ci, mais sans atteindre le millier. Ils ont argumenté par ce qui a été rapporté de 'Umar ibn (148) al-Khattâb - qu'Allah l'agrée - : « Une prière dans la Mosquée Sacrée est meilleure que cent prières dans toute autre (149). » Ainsi, le mérite de la mosquée du Messager - qu'Allah prie sur lui et le salue - serait de neuf cents, et sur les autres de mille. Ceci est fondé sur la prééminence de Médine sur La Mecque, selon ce que nous avons précédemment exposé ; c'est la parole de 'Umar (150) ibn al-Khattâb, de Mâlik (151), et de la plupart des Médinois. Les gens de La Mecque et de Koufa ont soutenu la prééminence de La Mecque... C'est la parole de 'Atâ' (152), d'Ibn Wahb (153), et d'Ibn Habîb (154), parmi les disciples de Mâlik. Et as-Sâjî (155) l'a rapporté d'ach-Châfi'î (156). Ils ont interprété l'exception dans le hadith précédent selon son sens apparent, et [ont soutenu] que la prière dans la Mosquée Sacrée est meilleure. Ils ont argumenté par le hadith de 'Abd Allah (157) ibn az-Zubayr d'après le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue (158) - : Semblable au hadith d'Abou Hourayra (159) - et il contient - : « Et une prière dans la Mosquée Sacrée est meilleure que la prière dans ma mosquée que voici de cent prières. » Et Qatâda (160) a rapporté une chose semblable (161)... Ainsi, le mérite de la prière dans la Mosquée Sacrée, selon ceci, sur la prière dans toutes les autres mosquées serait de cent mille... Et il n'y a pas de divergence sur le fait que l'emplacement de sa tombe est la meilleure des contrées de la terre. Le Qâdî Abou l-Walîd (162) al-Bâjî a dit : Ce qu'implique le hadith, c'est que le jugement de la mosquée de La Mecque diffère de celui de toutes les autres mosquées, et on n'en connaît pas le jugement par rapport à Médine. At-Tahâwî (163) a soutenu que cette prééminence ne concerne que la prière obligatoire (farḍ). Mutarraf (164), parmi nos compagnons, a soutenu que cela concerne aussi la prière surérogatoire (nâfila) (165). Il a dit : Et un vendredi est meilleur qu'un autre vendredi, et un Ramadan est meilleur qu'un autre Ramadan. Et 'Abd ar-Razzâq (166) a mentionné, à propos de la prééminence de Ramadan à Médine et ailleurs, un hadith (167) similaire. Il - qu'Allah prie sur lui et le salue (168) - a dit : « Ce qui se trouve entre ma maison et ma chaire est un jardin (rawḍa) parmi les jardins du Paradis... » Et une chose semblable (169) a été rapportée d'Abou Hourayra (170) et d'Abou Sa'îd (171), et il a ajouté (172) : « ... et ma chaire est sur mon Bassin (Ḥawḍ). » Et dans un autre hadith (173) : « Ma chaire est sur une rigole (tur'a) parmi les rigoles du Paradis. » At-Tabarî (174) a dit : Il y a deux significations à cela : L'une est que l'on entend par "maison" (bayt) la maison qu'il habitait, au sens apparent, bien qu'il ait été rapporté ce qui l'explique : « entre ma chambre (ḥujratî) et ma chaire. » La seconde : que la "maison" ici est la tombe (qabr) ; c'est la parole de Zayd ibn Aslam (175) à propos de ce hadith, comme il a été rapporté : « entre ma tombe (qabrî) et ma chaire... » At-Tabarî a dit : Et puisque sa tombe se trouve dans sa maison, les significations des différentes transmissions s'accordent et il n'y a pas de divergence entre elles... car sa tombe est dans sa chambre, qui est sa maison. Et Sa parole : « Et ma chaire est sur mon Bassin. » On a dit : Il est possible qu'il s'agisse de sa chaire elle-même, celle qui était dans ce monde... et c'est le plus apparent. La seconde : qu'il y ait là-bas une chaire pour lui. La troisième : que le fait de se diriger vers sa chaire et d'y assister, en raison de la persévérance dans les œuvres pies, mène au Bassin et oblige à y boire. C'est ce qu'a dit al-Bâjî (177). Et Sa parole : « un jardin parmi les jardins du Paradis »... peut avoir deux significations. L'une : que cela est une cause pour cela... et que l'invocation et la prière en ce lieu méritent cette récompense - comme on a dit (178) - : « Le Paradis est à l'ombre des épées. » La seconde : qu'Allah transportera cet endroit même, et il sera au Paradis en tant que tel... C'est ce qu'a dit ad-Dâwûdî (179). Et Ibn 'Umar (180) et un groupe de Compagnons ont rapporté que le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - a dit (181) à propos de Médine : « Nul n'endure ses difficultés (la'wâ'ihâ) (182) et sa rigueur sans que je ne sois pour lui un témoin - ou un intercesseur (shafî') (183) - au Jour de la Résurrection. » Et il a dit (184) à propos de celui qui s'éloigne (tahammala) (185) de Médine : « Et Médine est meilleure pour eux, s'ils savaient. » Et il a dit (186) : « Médine est semblable au soufflet de forge (kîr) (187) : elle expulse ses impuretés, et son bon (ṭîbuhâ) se purifie (yanṣa'u) (188). » Et il a dit (189) : « Nul ne sort de Médine par répulsion envers elle, sans qu'Allah ne lui donne meilleur que lui. » Et il a été rapporté de lui - qu'Allah prie sur lui et le salue (190) - : « Quiconque meurt dans l'un des deux Sanctuaires (al-ḥaramayn), en pèlerin (ḥâjjan) ou en 'umra (mu'tamiran), Allah le ressuscitera au Jour de la Résurrection sans qu'il y ait de compte ni de châtiment sur lui. » Et dans une autre voie (191) : « ... Il sera ressuscité parmi les sécurisés (al-âminîn) au Jour de la Résurrection. » Et d'après (192) Ibn 'Umar : « Que celui qui désire (istaṣâ'a) mourir (193) à Médine meure donc là-bas, car j'intercéderai pour quiconque y meurt (194). » Et Allah - Exalté soit-Il - a dit : « La première Maison qui a été édifiée pour les gens est celle qui est à Bakka (La Mecque), bénie (mubârakan) (195)... » jusqu'à Sa parole : « ... en sécurité (âminâ). » Certains exégètes (mufassirîn) ont dit : « En sécurité contre le Feu. » Et on a dit : Durant la période préislamique (jâhilîya), quiconque commettait un délit en dehors du Sanctuaire et s'y réfugiait était en sécurité contre les poursuites. Ceci est semblable à Sa parole : « Et lorsque Nous fîmes de la Maison un lieu de retour (mathâba) pour les gens et un lieu de sécurité (aman) (196) », selon l'avis de certains d'entre eux (197). Et il a été rapporté que des gens vinrent trouver Sa'dûn (198) al-Khawlânî à Monastir (al-Munastîr) (199) et l'informèrent que les Kutâma (200) avaient tué un homme et avaient allumé du feu sur lui toute la nuit, mais cela n'eut aucun effet sur lui et son corps resta blanc. Il dit : « Peut-être a-t-il accompli trois pèlerinages (ḥajjât) ?! » Ils dirent : « Oui. » Il dit : « Il m'a été rapporté (ḥuddithtu) (201) que celui qui accomplit un pèlerinage acquitte son devoir ; celui qui en accomplit un second prête à son Seigneur ; et celui qui accomplit trois pèlerinages, Allah rend son poil et sa peau interdits au Feu. » Et lorsque le Messager d'Allah - qu'Allah prie sur lui et le salue - regarda la Ka'ba (202), il dit (203) : « Sois la bienvenue, ô Maison... Que tu es grande et que grande est ta sacralité (ḥurmatuk) ! » Et dans le hadith d'après lui - qu'Allah prie sur lui et le salue - : « Il n'est personne qui invoque Allah - Exalté soit-Il - auprès de la Pierre Noire (ar-Rukn al-Aswad) sans qu'Allah ne l'exauce, et de même auprès de la Gouttière (al-Mîzâb) (204). » Et d'après lui - qu'Allah prie sur lui et le salue - : « Quiconque prie deux rak'a auprès de la Station (al-Maqâm) se verra pardonner ses péchés passés et futurs, et sera ressuscité au Jour de la Résurrection parmi les sécurisés (al-âminîn) (205)... »
D'après Ibn 'Abbâs 108, il a dit : J'ai entendu le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dire : « Quiconque invoque Allah pour une chose dans ce al-multazam 109, sa prière est exaucée. » Ibn 'Abbâs a dit : « Quant à moi, depuis que j'ai entendu cela du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), je n'ai rien invoqué dans ce al-multazam sans que cela ne me soit exaucé. » 'Amr 110 ibn Dînâr a dit : « Quant à moi, depuis que j'ai entendu cela d'Ibn 'Abbâs, je n'ai rien invoqué dans ce al-multazam sans que cela ne me soit exaucé. » Sufyân 111 a dit : « Quant à moi, depuis que j'ai entendu cela de 'Amr, je n'ai rien invoqué dans ce al-multazam sans que cela ne me soit exaucé. » Al-Humaydî 112 a dit : « Quant à moi, depuis que j'ai entendu cela de Sufyân, je n'ai rien invoqué dans ce al-multazam sans que cela ne me soit exaucé. » Muhammad 113 ibn Idrîs a dit : « Quant à moi, depuis que j'ai entendu cela d'al-Humaydî, je n'ai rien invoqué dans ce al-multazam sans que cela ne me soit exaucé. » Abû al-Hasan 114 Muhammad ibn al-Hasan a dit : « Quant à moi, depuis que j'ai entendu cela de Muhammad ibn Idrîs, je n'ai rien invoqué dans ce al-multazam sans que cela ne me soit exaucé. » Abû Usâma 115 a dit : « Quant à moi, depuis que j'ai entendu cela d'al-Hasan 116 ibn Rashîq, je n'ai rien invoqué dans ce al-multazam sans que cela ne me soit exaucé pour les affaires de ce monde, et j'espère qu'il me sera exaucé pour les affaires de l'au-delà. » Al-'Udhurî 117 a dit : « Quant à moi, depuis que j'ai entendu cela d'Abû Usâma, je n'ai rien invoqué dans ce al-multazam sans que cela ne me soit exaucé. » Abû 'Alî 118 a dit : « Quant à moi, j'ai invoqué Allah dans ce lieu pour de nombreuses choses ; certaines m'ont été exaucées, et j'espère, par l'immensité de Sa grâce, qu'Il m'exaucera pour le reste. » Le Qâdî Abû al-Fadl 119 a dit : « Nous avons mentionné quelques-unes de ces anecdotes dans ce chapitre, bien qu'elles ne relèvent pas directement du sujet, en raison de leur lien avec le chapitre précédent, par souci de complétude du bénéfice. Et c'est Allah qui accorde la réussite dans la justesse, par Sa miséricorde. »
- ṣadaqa : Aumône légale obligatoire (zakât) ou surérogatoire.
- ṣalli ʿalayhim : Prie pour eux, c'est-à-dire invoque en leur faveur.
- ṣalawāt : Prières, ici au sens de bénédictions ou de miséricordes.
- ṣallā Llāhu ʿalayhi wa-sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète : que Dieu prie sur lui et le salue.
- Āl Abī Awfā : La famille d'Abû Awfâ, un compagnon.
- ḥadīth aṣ-ṣalāt : Hadith concernant la prière (sur le Prophète) dans le tashahhud.
- ākhar : Un autre hadith.
- Anas : Anas ibn Mālik, compagnon et serviteur du Prophète.
- Al-Ḥasan : Al-Hasan al-Basrî, célèbre savant et ascète.
- mizmār : Flûte ou instrument à vent, ici au sens figuré de belle voix.
- Abū Ḥumayd : Abû Humayd as-Sâ‘idî, compagnon.
- dhurriyya : Descendance, progéniture.
- Ibn ʿUmar : ‘Abd Allâh ibn ‘Umar, compagnon et éminent savant.
- Abū Bakr : Abû Bakr as-Siddîq, premier calife.
- ʿUmar : ‘Umar ibn al-Khattâb, deuxième calife.
- Mālik : Mālik ibn Anas, fondateur de l'école malikite.
- Yaḥyā : Yahyâ al-Andalusî, transmetteur du Muwatta’.
- Ibn Wahb : ‘Abd Allâh ibn Wahb, savant malikite.
- Anas : Anas ibn Mālik, compagnon.
- al-Qāḍī : Le juge, probablement le Qâdî ‘Iyâd, auteur d'Ash-Shifâ’.
- Mālik : Mālik ibn Anas.
- Sufyān : Sufyân ath-Thawrî, savant et traditionniste.
- Ibn ʿAbbās : ‘Abd Allâh ibn ‘Abbâs, compagnon et exégète.
- dhikrihim : Lorsqu'on les mentionne.
- ṣallū ʿalayhi wa-sallimū taslīman : Coran 33:56 : Priez sur lui et saluez-le par une salutation.
- rabbanā ighfir lanā... : Coran 59:10.
- wa-lladhīna ittabaʿūhum bi-ʾiḥsānin... : Coran 9:100.
- Abū ʿImrān : Abû ‘Imrân al-Jawnî, savant.
- ar-Rāfiḍa : Les Râfidites, branche chiite qui rejette les deux premiers califes.
- lā tajʿalū duʿāʾa r-rasūli... : Coran 24:63.
- Abū al-Muẓaffar : Abû al-Muzaffar al-Isfarâ’înî, théologien ash‘arite.
- Abū ʿUmar : Abû ‘Umar Yûsuf ibn ‘Abd al-Barr, savant malikite.
- Ibn ʿAbd al-Barr : Ibn ‘Abd al-Barr, auteur d'al-Istidhkâr.
- faḍīla : Mérite, vertu.
- Ibn ʿUmar : ‘Abd Allâh ibn ‘Umar.
- wajabat : Devient obligatoire, au sens de méritée.
- Anas : Anas ibn Mālik.
- muḥtasiban : En comptant sur la récompense divine, avec sincérité.
- Yawm al-Qiyāma : Jour de la Résurrection.
- ākhar : Un autre hadith.
- Mālik : Mālik ibn Anas.
- zawwārāt al-qubūr : Les femmes qui visitent fréquemment les tombes.
- nahaytukum ʿan ziyārati l-qubūri fa-zūrūhā : Hadith : Je vous avais interdit la visite des tombes, visitez-les donc.
- Abū ʿImrān : Abû ‘Imrân al-Jawnî.
- ṭawāf az-ziyāra : Tournée de visite, terme technique pour la circumambulation de la Kaaba lors du pèlerinage.
- shadd al-maṭī : Serrer les montures, c'est-à-dire entreprendre le voyage.
- qabr : Tombe.
- lā tajʿalū qabrī watanan... : Hadith : Ô Dieu, ne fais pas de ma tombe une idole adorée...
- sadd adh-dharīʿa : Principe juridique de blocage des prétextes menant au péché.
- Isḥāq : Ishâq ibn Ibrâhîm, juriste.
- rawḍa : Jardin, désignant l'espace entre la tombe et la chaire du Prophète.
- Ibn Abī Fudayk : Muhammad ibn Ismâ‘îl ibn Abî Fudayk, traditionniste.
- inna Llāha wa-malāʾikatahu yuṣallūna ʿalā n-nabiyy : Coran 33:56.
- ḥāja : Besoin, requête.
- Yazīd : Yazîd ibn Abî Sa‘îd al-Mahrî, traditionniste.
- ʿUmar : ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz, calife omeyyade.
- ghayruhu : Un autre (rapporteur).
- Anas : Anas ibn Mālik, célèbre Compagnon du Prophète, serviteur et narrateur de nombreux hadiths.
- Mālik : Mālik ibn Anas, fondateur de l'école malikite, auteur du Muwaṭṭa’.
- Ibn Wahb : ‘Abd Allāh ibn Wahb, juriste malikite égyptien, disciple de Mālik.
- qibla : Direction de La Mecque vers laquelle les musulmans se tournent pour prier.
- al-Mabsūṭ : Ouvrage de jurisprudence malikite, probablement celui d'Abū ‘Abd Allāh Muḥammad ibn Aḥmad al-Qurṭubī.
- Ibn Abī Mulayka : ‘Abd Allāh ibn ‘Ubayd Allāh ibn Abī Mulayka, juriste et traditionniste de La Mecque.
- Nāfi‘ : Affranchi et disciple d'Ibn ‘Umar, célèbre traditionniste.
- Ibn ‘Umar : ‘Abd Allāh ibn ‘Umar, Compagnon du Prophète, fils du calife ‘Umar.
- Abū Bakr : Premier calife de l'islam, Compagnon et beau-père du Prophète.
- Abū : Peut-être une abréviation pour Abū Bakr, ou une erreur de texte.
- chaire : Minbar, la chaire d'où le Prophète prononçait ses sermons.
- Ibn Qusayṭ : Yazīd ibn ‘Abd Allāh ibn Qusayṭ, traditionniste médinois.
- al-‘Utbī : Muḥammad ibn Aḥmad al-‘Utbī, juriste malikite andalou.
- pomme : Rummāna, ornement en forme de pomme au sommet de la chaire.
- al-Muwaṭṭa’ : Recueil de hadiths et de jurisprudence de Mālik ibn Anas.
- Yaḥyā : Yaḥyā ibn Yaḥyā al-Laythī, transmetteur andalou du Muwaṭṭa’.
- al-Laythī : Nisba de Yaḥyā ibn Yaḥyā, indiquant son appartenance à la tribu de Layth.
- Ibn al-Qāsim : ‘Abd al-Raḥmān ibn al-Qāsim, juriste malikite égyptien, disciple de Mālik.
- al-Qa‘nabī : ‘Abd Allāh ibn Maslama al-Qa‘nabī, traditionniste et juriste malikite.
- qāḍī : Juge, titre honorifique pour un juriste.
- Abū al-Walīd : Surnom d'al-Bājī, signifiant 'père d'al-Walīd'.
- al-Bājī : Sulaymān ibn Khalaf al-Bājī, juriste malikite andalou.
- prière sur le Prophète : Formule de bénédiction sur le Prophète, comme 'ṣallā llāhu ‘alayhi wa sallam'.
- ḥadīth : Tradition prophétique, rapport de paroles ou d'actes du Prophète.
- Ibn Ḥabīb : ‘Abd al-Malik ibn Ḥabīb, juriste malikite andalou.
- rawḍa : Jardin, espace entre la tombe du Prophète et sa chaire, considéré comme un jardin du Paradis.
- rak‘a : Unité de prière islamique, comprenant inclinaison et prosternation.
- porte : Tur‘a, signifiant une porte ou un passage vers le Paradis.
- Qubā’ : Mosquée située à Médine, première mosquée construite par le Prophète.
- Muḥammad : Probablement Muḥammad ibn al-Ḥasan al-Shaybānī, juriste hanafite, ou Muḥammad ibn ‘Abd Allāh al-‘Umarī.
- Fāṭima : Fille du Prophète, épouse d‘Alī, mère de Ḥasan et Ḥusayn.
- Muḥammad ibn Sīrīn : Célèbre traditionniste et interprète de rêves, d'origine irakienne.
- Abū Hurayra : Compagnon du Prophète, célèbre pour avoir rapporté de nombreux hadiths.
- étrangers : Non-résidents de Médine, visiteurs venant d'autres régions.
- jurisprudence : Fiqh, science du droit islamique.
- plus large : Wāsi‘, signifiant que l'abandon de cette pratique est plus facile ou permis.
- réprouvé : Makrūh, acte déconseillé mais non interdit.
- idole : Wathan, objet d'adoration autre que Dieu.
- mosquées : Lieux de prière, ici pris comme lieux d'adoration excessive des tombes.
- fête : ‘Īd, lieu de rassemblement périodique, ici interdit pour la tombe.
- Aḥmad : Aḥmad ibn Sa‘īd al-Hindī, juriste malikite.
- al-Hindī : Nisba indiquant une origine indienne.
- al-‘Utbiyya : Recueil de jurisprudence malikite compilé par al-‘Utbī.
- prosternation : Rukū‘, inclinaison dans la prière, ou sujūd, prosternation.
- prière surérogatoire : Ṣalāt al-nafl, prière volontaire en plus des obligations.
- colonne décorée : ‘Amūd mukhallaq, colonne ornée de parfum ou de décoration.
- t'y tiennes debout : Référence au verset coranique 9:108, évoquant la mosquée de Qubā’.
- Ibn al-Musayyab : Sa‘īd ibn al-Musayyab, célèbre traditionniste et juriste médinois.
- Zayd : Zayd ibn Thābit, Compagnon du Prophète, scribe de la révélation.
- Ibn ‘Abbās : ‘Abd Allāh ibn ‘Abbās, Compagnon du Prophète, savant en exégèse coranique.
- Ibn 'Abbâs : Abdullah ibn 'Abbâs, compagnon du Prophète et éminent exégète du Coran.
- al-multazam : Espace situé entre la Pierre Noire et la porte de la Ka'ba, considéré comme un lieu d'exaucement des invocations.
- 'Amr : 'Amr ibn Dînâr, éminent savant et traditionniste de La Mecque.
- Sufyân : Sufyân ibn 'Uyayna, célèbre traditionniste et juriste.
- Al-Humaydî : Abdullah ibn al-Zubayr al-Humaydî, traditionniste et auteur d'un recueil de hadiths.
- Muhammad : Muhammad ibn Idrîs al-Shâfi'î, fondateur de l'école juridique shafi'ite.
- Abû al-Hasan : Muhammad ibn al-Hasan al-Shaybânî, juriste hanafite et disciple d'Abû Hanîfa.
- Abû Usâma : Abû Usâma, traditionniste dont l'identité précise n'est pas clairement établie dans ce contexte.
- al-Hasan : Al-Hasan ibn Rashîq, traditionniste.
- Al-'Udhurî : Al-'Udhurî, traditionniste.
- Abû 'Alî : Abû 'Alî, traditionniste.
- Le Qâdî Abû al-Fadl : Le juge Abû al-Fadl, auteur de l'ouvrage ou compilateur de ces récits.
Troisième section : ce qui est obligatoire pour le Prophète (que la prière et la paix…
Troisième section : ce qui est obligatoire pour le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et ce qui est impossible à son égard.
Troisième section : ce qui est obligatoire pour le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, ce qui est impossible à son égard, ce qui est possible pour lui, ce qui est interdit ou valide parmi les états humains, ou ce qui lui est attribué. En deux chapitres et vingt-cinq sections. Introduction de la troisième section Dieu Très-Haut a dit : « Et Muhammad n'est qu'un Messager ; avant lui, les messagers sont passés. Si donc il meurt ou est tué, retournerez-vous sur vos talons ? 1 » jusqu'au verset. Et Il a dit : « Le Messie, fils de Marie, n'est qu'un Messager ; avant lui, les messagers sont passés. Et sa mère était une véridique. Tous deux mangeaient de la nourriture 2. » Et Il a dit : « Et Nous n'avons envoyé avant toi que des hommes à qui Nous faisions des révélations. Demandez donc aux gens du Rappel si vous ne savez pas 3. » Et Il a dit : « Dis : "Je ne suis qu'un être humain comme vous, il m'est révélé..." 4 » jusqu'au verset. Ainsi Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue, et tous les prophètes sont des humains envoyés aux humains. Sans cela, les gens n'auraient pas pu les supporter, les accepter ni leur parler. Dieu Très-Haut a dit : « Et si Nous en avions fait un ange, Nous l'aurions fait homme 5. » C'est-à-dire qu'il n'aurait été que sous la forme humaine que vous pouvez fréquenter, car vous ne pouvez supporter un ange, lui parler ou le voir lorsqu'il est sous sa forme. Et Il a dit : « Dis : "S'il y avait sur terre des anges marchant tranquillement, Nous aurions fait descendre du ciel un ange comme messager" 6. » C'est-à-dire qu'il n'est pas possible, dans la coutume de Dieu, d'envoyer un ange sauf à quelqu'un de son espèce, ou à celui que Dieu a distingué, élu et renforcé pour le supporter, comme les prophètes et les messagers. Les prophètes et les messagers, paix sur eux, sont des intermédiaires entre Dieu Très-Haut et Sa création. Ils leur transmettent Ses ordres, Ses interdictions, Sa promesse et Sa menace, et leur font connaître ce qu'ils ignoraient de Son commandement, de Sa création, de Sa majesté, de Sa puissance, de Sa force et de Sa souveraineté. Leurs apparences, leurs corps et leur constitution sont caractérisés par les attributs humains ; ils sont sujets à ce qui arrive aux humains comme accidents, maladies, mort, disparition et caractéristiques humaines. Leurs esprits et leurs intérieurs sont caractérisés par des attributs supérieurs à ceux des humains, liés au monde supérieur, ressemblant aux attributs des anges, exempts de changement et de défauts. L'impuissance humaine et la faiblesse humaine ne les atteignent généralement pas. Car si leurs intérieurs étaient purement humains comme leurs apparences, ils ne pourraient pas recevoir des anges, les voir, leur parler ni les fréquenter 7, comme les autres humains ne le peuvent. Et si leurs corps et leurs apparences étaient marqués par les attributs des anges et contraires aux attributs humains, les humains à qui ils sont envoyés ne pourraient pas les fréquenter, comme il a été dit précédemment dans la parole de Dieu Très-Haut 8. « Ils ont donc été faits, du côté des corps et des apparences, avec les humains, et du côté des esprits et des intérieurs, avec les anges. » Comme le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, a dit 9 : « Si je devais prendre un ami intime 10 parmi ma communauté, j'aurais pris Abou Bakr comme ami intime, mais c'est la fraternité en Islam. Cependant, votre compagnon 11 est l'ami intime du Tout-Miséricordieux. » Et comme il a dit 12 : « Mes yeux dorment, mais mon cœur ne dort pas. » Et il a dit 13 : « Je ne suis pas comme vous ; je passe la nuit 14 où mon Seigneur me nourrit et m'abreuve. » Ainsi leurs intérieurs sont exempts de défauts, purifiés des imperfections et des infirmités. Ce résumé ne suffit pas à tout homme de volonté ; la plupart ont besoin d'un développement et d'un détail, comme nous le ferons après cela dans les deux chapitres, avec l'aide de Dieu Très-Haut. Il me suffit et Il est le meilleur garant. Premier chapitre : ce qui concerne les affaires religieuses et le discours sur l'immunité 15 de notre Prophète, que la prière et le salut soient sur lui, et de tous les prophètes, que les prières de Dieu soient sur eux tous. Il comprend seize sections. Préambule Le juge Abou al-Fadl, que Dieu le guide, a dit : Sache que les accidents 16 de changements et de défauts qui surviennent aux individus humains ne manquent pas de survenir à leur corps ou à leurs sens sans intention ni choix, comme les maladies et les infirmités, ou de survenir avec intention et choix. Tout cela est en réalité une action et un acte. Mais la coutume des maîtres a été de le diviser en trois types : une croyance 17 du cœur, une parole de la langue et une action des membres. Tous les humains sont sujets aux défauts et aux changements, avec ou sans choix, dans tous ces aspects. Le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, bien qu'il soit un humain et que ce qui est possible à la nature humaine lui soit possible, des preuves irréfutables ont été établies et la parole de l'unanimité 18 s'est accomplie sur le fait qu'il est au-dessus d'eux et exempt de nombreux défauts qui surviennent avec choix ou sans choix, comme nous le montrerons, si Dieu Très-Haut le veut, dans les détails que nous apporterons. Première section : le jugement sur la croyance du cœur du Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, depuis le temps de sa prophétie Sache – que Dieu nous accorde, à moi et à toi, Sa réussite – que ce qui s'y rapporte par la voie de l'unicité 19 et de la connaissance de Dieu et de Ses attributs, de la foi en Lui et en ce qui Lui a été révélé, est au plus haut degré de la connaissance, de la clarté du savoir et de la certitude, et de l'absence d'ignorance de quoi que ce soit de cela, ou de doute ou de suspicion à son sujet, et de l'immunité contre tout ce qui contredit la connaissance et la certitude de cela. C'est ce sur quoi les musulmans sont unanimes. Et il n'est pas valide, par des preuves évidentes, qu'il en soit autrement dans les croyances des prophètes. On n'objecte pas à cela par la parole d'Abraham, paix sur lui : « Il dit : "Si, mais pour que mon cœur soit rassuré" 20 », car Abraham n'a pas douté de l'information de Dieu Très-Haut sur la résurrection des morts, mais il a voulu la tranquillité du cœur et l'absence de contestation par la vision de la résurrection. Ainsi, il a obtenu la première connaissance de sa réalisation et a voulu la seconde connaissance de sa modalité et de sa vision. Deuxième aspect : Abraham, paix sur lui, a seulement voulu tester son rang auprès de son Seigneur, et il savait que sa prière serait exaucée 21 en demandant cela à son Seigneur. Et la parole de Dieu Très-Haut « N'as-tu pas cru 22 ? » signifierait : n'as-tu pas cru en ton rang auprès de Moi, en ton amitié et en ton élection ? Troisième aspect : il a demandé un surcroît de certitude et une force de tranquillité, bien qu'il n'y ait pas eu de doute au début. Car les connaissances nécessaires 23 et théoriques 24 peuvent différer en force ; l'apparition de doutes sur les nécessaires est impossible, mais possible 25 sur les théoriques. Il a donc voulu passer de la théorie ou de l'information à la vision, et s'élever de la science de la certitude à l'œil de la certitude. Car l'information n'est pas comme la contemplation. C'est pourquoi Sahl 26 ibn Abdallah a dit : « Il a demandé le dévoilement de la vision pour augmenter, par la lumière de la certitude, son ancrage dans son état. » Quatrième aspect : lorsqu'il a argumenté contre les associateurs en disant que son Seigneur fait vivre et mourir, il a demandé cela à son Seigneur pour que son argument devienne une évidence. Cinquième aspect : certains ont dit : c'est une question par bienséance. Le sens est : rends-moi capable de ressusciter les morts. Et sa parole « pour que mon cœur soit rassuré » concerne ce souhait. Sixième aspect : il a montré de lui-même le doute, mais il n'a pas douté, afin d'être répondu 27 et d'augmenter sa proximité 28. Et la parole de notre Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue : « Nous sommes plus en droit d'avoir des doutes qu'Abraham » est une négation 29 qu'Abraham ait douté, et un éloignement des pensées faibles qui pourraient supposer cela d'Abraham. C'est-à-dire : nous sommes certains de la résurrection et de la vivification des morts par Dieu. Si Abraham avait douté, nous serions plus enclins au doute que lui. Soit par bienséance, soit qu'il veuille parler de sa communauté, chez qui le doute est possible, soit par humilité et sollicitude, si l'histoire d'Abraham est interprétée comme un test de son état ou un surcroît de certitude. Si tu dis : quel est le sens de Sa parole : « Et si tu es dans le doute sur ce que Nous avons fait descendre vers toi, interroge ceux qui lisent le Livre avant toi 30 » ? Alors prends garde – que Dieu affermisse ton cœur – qu'il ne te vienne à l'esprit ce que certains exégètes ont rapporté d'Ibn Abbas 31 ou d'autres, à savoir l'établissement d'un doute chez le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, sur ce qui lui a été révélé, et qu'il est un humain !!
Un tel [doute] ne peut absolument pas s'appliquer à lui [le Prophète]. Bien plus, Ibn 'Abbâs 32 a dit : « Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) n'a jamais douté ni interrogé. » Et une opinion similaire a été rapportée d'Ibn Jubayr 33 et d'al-Ḥasan 34. Qatâda 35 a rapporté que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) a dit : « Je ne doute pas et n'interroge pas. » Et la majorité des exégètes sont sur cette position. Ils ont divergé sur le sens du verset. On a dit : le sens est : « Dis, ô Muhammad, à celui qui doute : "Si tu es dans le doute..." » [le verset]. Ils ont dit : « Dans la sourate elle-même, il y a ce qui indique cette interprétation : Sa parole : "Dis : Ô hommes ! Si vous êtes dans le doute au sujet de ma religion 36..." » [le verset]. Et on a dit : « L'interpellation vise les Arabes et autres que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) », comme dans Sa parole : « Si tu associes [à Dieu], ton œuvre sera certes vaine 37... » [le verset] : l'interpellation s'adresse à lui mais vise un autre. Et de même : « Ne sois donc pas dans le doute au sujet de ce qu'adorent ces gens 38... » Et les exemples analogues sont nombreux. Bakr 39 ibn al-'Alâ' a dit : « Ne vois-tu pas qu'Il dit : "Et ne sois pas parmi ceux qui traitent de mensonge les signes de Dieu 40..." [le verset] alors que lui (que Dieu prie sur lui et le salue) était traité de menteur dans ce à quoi il appelait ? Comment pourrait-il être parmi ceux qui traitent de mensonge [les signes de Dieu] ?! » Tout cela indique que l'interpellation vise un autre que lui. Un verset similaire est Sa parole : « Le Tout Miséricordieux : interroge donc, à son sujet, un expert 41. » Celui à qui l'ordre est donné ici est autre que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue), pour qu'il interroge le Prophète, tandis que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) est l'expert interrogé, non celui qui cherche à savoir et interroge. Et il a dit : « Ce doute dont un autre que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) a reçu l'ordre [de s'informer] en interrogeant ceux qui lisent le Livre concerne uniquement ce que Dieu a raconté comme récits des nations, non ce à quoi il appelait comme unicité et Loi. » Et de même, Sa parole : « Et interroge ceux de Nos messagers que Nous avons envoyés avant toi 42... » [le verset] : le sens est que les associateurs sont visés, et l'interpellation s'adresse directement au Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue), selon al-Qutaybî 43. Et on a dit : « Son sens est : "Interroge-Nous au sujet de ceux que Nous avons envoyés avant toi." La préposition a été supprimée et la phrase est complète, puis Il a commencé : "Avons-Nous établi, en dehors du Tout Miséricordieux... 44" jusqu'à la fin du verset, sur le mode de la négation, c'est-à-dire : "Nous n'avons pas établi..." » Rapporté par Makkî 45. Et on a dit : « Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) a reçu l'ordre d'interroger les prophètes la nuit de l'ascension à ce sujet. Mais il était d'une certitude trop forte pour avoir besoin d'interroger. Il a été rapporté qu'il a dit : "Je n'interroge pas, je me suis suffi 46." » Dit par Ibn Zayd 47. Et on a dit : « Interroge les communautés de ceux que Nous avons envoyés : sont-ils venus à eux avec autre chose que l'unicité ? » C'est le sens de l'avis de Mujâhid 48, al-Suddî 49, al-Ḍaḥḥâk 50 et Qatâda 51. Le but de cela et de ce qui précède est de l'informer (que Dieu prie sur lui et le salue) de ce avec quoi les messagers ont été envoyés, et que Dieu n'a permis à personne d'adorer autre que Lui, en réponse aux associateurs arabes et autres dans leur parole : « Nous ne les adorons que pour qu'ils nous rapprochent de Dieu 52. » De même, Sa parole : « Ceux à qui Nous avons donné le Livre savent qu'il est descendu de ton Seigneur avec la vérité. Ne sois donc pas parmi les sceptiques 53... » c'est-à-dire : dans leur savoir que tu es le Messager de Dieu, même s'ils ne le reconnaissent pas. Et le sens n'est pas qu'il doute de ce qui est mentionné au début du verset. Et cela peut aussi être sur le modèle de ce qui précède, c'est-à-dire : « Dis, ô Muhammad, à celui qui doute à ce sujet : "Ne sois pas parmi les sceptiques." » Par la preuve de Sa parole au début du verset : « Chercherais-je un autre juge que Dieu 54 ? » [le verset] et que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) s'adresse par cela à un autre. Et on a dit : « C'est une confirmation, comme Sa parole : "Est-ce toi qui as dit aux gens : "Prenez-moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors de Dieu" 55 ?" alors qu'Il savait qu'il ne l'avait pas dit. » Et on a dit : « Son sens est : "Tu n'étais pas dans le doute. Interroge donc pour accroître ta quiétude et ta science à ta science et ta certitude." » Et on a dit : « Si tu doutes de ce par quoi Nous t'avons honoré et favorisé, interroge-les au sujet de ta description dans les Livres et de la diffusion de tes mérites. » Et il a été rapporté d'Abû 'Ubayda 56 : « Le sens est : "Si tu es dans le doute au sujet d'un autre que toi, concernant ce que Nous avons fait descendre." » Si l'on dit : « Quel est le sens de Sa parole : "Jusqu'à ce que, désespérant, les messagers aient pensé qu'ils avaient été traités de menteurs 57" selon la lecture allégée 58 ? » Nous disons : « Le sens à ce sujet est ce qu'a dit 'Â'isha 59 (que Dieu l'agrée) : "À Dieu ne plaise que les messagers aient pensé cela de leur Seigneur !" Le sens est plutôt que, lorsque les messagers désespérèrent, ils pensèrent que ceux qui leur avaient promis le soutien parmi leurs adeptes les avaient traités de menteurs 60. » Et c'est l'avis de la plupart des exégètes. Et on a dit : « Le pronom de "pensèrent" renvoie aux adeptes et aux nations, non aux prophètes et aux messagers. » C'est l'avis d'Ibn 'Abbâs 61, d'al-Nakha'î 62, d'Ibn Jubayr 63 et d'un groupe de savants. Et c'est dans ce sens que Mujâhid 64 a lu : « kudhdhibû 65 » (ils furent traités de menteurs). Ne te préoccupe donc pas d'une interprétation aberrante autre que celle-ci, qui ne convient pas à la dignité des savants, encore moins à celle des prophètes ! De même, ce qui est rapporté dans le hadith de la Sîra et du début de la révélation, comme sa parole (que Dieu prie sur lui et le salue) à Khadîja 66 : « J'ai craint pour moi-même 67 », ne signifie pas un doute sur ce que Dieu lui a donné après avoir vu l'ange, mais peut-être a-t-il craint que sa force ne puisse résister à l'ange et aux fardeaux de la révélation, et que son cœur ne se brise ou que son âme ne s'évanouisse. Ceci, selon ce qui est rapporté dans le Ṣaḥîḥ 68, qu'il l'a dit après sa rencontre avec l'ange. Ou bien cela a eu lieu avant sa rencontre, et avant que Dieu ne l'informe de la prophétie, au début des prodiges qui lui furent présentés : la pierre et l'arbre le saluèrent, les rêves et les annonces commencèrent. Comme il est rapporté dans certaines voies de ce hadith : cela eut d'abord lieu en rêve, puis il lui fut montré de même à l'état de veille, pour l'apprivoiser (sur lui la paix), afin que l'affaire ne le surprenne pas par une vision et une adresse directe, et que la nature humaine ne le supporte pas dès le premier état. Et dans le Ṣaḥîḥ, d'après 'Â'isha 69 (que Dieu l'agrée) : « La première chose par laquelle commença la révélation pour le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) fut la vision véridique 70. » Elle dit : « Puis la solitude lui fut rendue aimable... » Et elle dit : « jusqu'à ce que la vérité vînt à lui alors qu'il était dans la grotte de Hirâ' 71. » Et d'après Ibn 'Abbâs 72 : « Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) resta à La Mecque quinze ans, entendant la voix 73 et voyant la lumière 74 pendant sept ans, sans rien voir, et huit ans il recevait la révélation 75. » Ibn Isḥâq 76 a rapporté d'après certains : « Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) a dit — et il mentionna sa retraite dans la grotte de Hirâ' — : "L'ange vint à moi alors que je dormais et dit : "Lis !" Je répondis : "Je ne sais pas lire..." » Et il mentionna un récit similaire à celui de 'Â'isha sur l'étreinte 77 et la lecture : « Lis au nom de ton Seigneur 78... » [la sourate]. Il dit : « Puis il me quitta. Je me réveillai de mon sommeil 79 comme si cela avait été gravé dans mon cœur. Il n'y avait rien que je détestais plus qu'un poète ou un possédé. Je dis : "Que Quraysh ne parle jamais de cela à mon sujet ! Je vais me diriger vers un escarpement 80 de la montagne, m'y jeter et me tuer." Alors que je me dirigeais vers cela, j'entendis un appel venant du ciel : "Ô Muhammad ! Tu es le Messager de Dieu et je suis Gabriel." Je levai la tête et voilà Gabriel sous la forme d'un homme... » Et il mentionna le hadith. Ceci montre clairement que sa parole et son intention [de se suicider] eurent lieu avant sa rencontre avec Gabriel (sur eux la paix) et avant que Dieu ne l'informe de la prophétie, ne le manifeste et ne le choisisse pour la mission. De même, le hadith de 'Amr 81 ibn Shuraḥbîl : « Il (que Dieu prie sur lui et le salue) dit à Khadîja 82 : "Quand je suis seul, j'entends un appel. Par Dieu, j'ai craint que cela ne soit pour une affaire 83." » Et d'après la transmission de Ḥammâd 84 ibn Salama : « Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) dit à Khadîja 85 : "J'entends une voix et je vois une lumière, et je crains d'avoir la folie." » Et c'est ainsi qu'il faut interpréter — si l'on tient pour authentique sa parole dans certains de ces hadiths — que [Khadîja] dit : « Ô fils de mon oncle, tiens bon et réjouis-toi. » Et elle crut en lui. Cela indique qu'elle était convaincue de ce qu'elle avait fait pour elle-même et qu'elle cherchait un appui pour sa foi, non pour le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue).
Et la parole de Ma'mar 86 concernant l'interruption de la révélation 87 : « Le Prophète, paix et salut sur lui, fut, selon ce qui nous est parvenu, affligé d'une tristesse qui le poussa, à plusieurs reprises, à vouloir se précipiter du haut des montagnes. » Cela ne porte pas atteinte à ce principe, car Ma'mar rapporte cela d'après lui — selon ce qui nous est parvenu — sans l'attribuer à une chaîne de transmission, ni mentionner ses rapporteurs, ni celui qui l'a transmis, ni que le Prophète, paix et salut sur lui, l'ait dit. Or, une telle chose n'est connue que par l'intermédiaire du Prophète, paix et salut sur lui. De plus, cela peut être interprété comme ayant eu lieu au début de l'affaire, comme nous l'avons mentionné, ou bien qu'il a agi ainsi pour démentir ceux qui lui avaient rapporté cela. Comme Allah dit : « Peut-être vas-tu te consumer toi-même de chagrin à leurs traces, s'ils ne croient pas à ce discours 88. » Le sens de cette interprétation est confirmé par un hadith rapporté par Sharîk 89, d'après 'Abd Allah ibn Muhammad ibn 'Aqîl, d'après Jâbir ibn 'Abd Allah : « Lorsque les associateurs se réunirent à Dâr an-Nadwa 90 pour délibérer au sujet du Prophète, paix et salut sur lui, et qu'ils convinrent de dire qu'il était un sorcier, cela lui pesa lourdement, et il s'enveloppa dans ses vêtements et se couvrit. Alors Gabriel vint à lui et dit : "Ô toi qui t'enveloppes ! Ô toi qui te couvres !" » Ou bien il craignit que l'interruption fût due à quelque chose de sa part, et redouta que ce fût une punition de son Seigneur, et il agit ainsi envers lui-même. Aucune loi n'était encore venue interdire cela, de sorte qu'on puisse y objecter. Et semblable à cela est la fuite de Jonas, paix sur lui, par crainte que son peuple ne le démente après qu'il leur eut promis le châtiment. Quant à la parole d'Allah concernant Jonas : « Il pensa que Nous n'allions pas exercer Notre pouvoir sur lui 91 », son sens est que Nous n'allions pas lui imposer de contrainte. « Je demande pardon à Allah chaque jour cent fois » — et dans une autre voie 92 — « chaque jour plus de soixante-dix fois. » Prends garde qu'il ne te vienne à l'esprit que cette « ghayn » 93 serait une insufflation satanique ou un doute survenu dans son cœur, paix et salut sur lui. Au contraire, le principe de la « ghayn » en cela est ce qui recouvre le cœur et le voile, dit Abû 'Ubayd 94 — et son origine vient de « ghayn as-samâ' » 95, qui est la couverture du ciel par les nuages. Un autre a dit : « La "ghayn" est une chose qui recouvre le cœur sans le voiler complètement, tel un nuage léger qui apparaît dans l'air sans empêcher la lumière du soleil. » De même, on ne comprend pas du hadith que son cœur est recouvert cent fois ou plus de soixante-dix fois par jour, car son libellé que nous avons mentionné ne l'implique pas — et c'est la version la plus répandue. Ce nombre concerne la demande de pardon, non la « ghayn ». Ainsi, le sens de cette « ghayn » serait une allusion aux moments d'inattention de son cœur, aux intermittences de son âme et à son oubli de la persévérance dans le dhikr 96 et de la contemplation de la Vérité, en raison de ce à quoi le Prophète, paix et salut sur lui, était exposé : supporter les humains, gouverner la communauté, s'occuper de sa famille, résister à l'allié et à l'ennemi, veiller aux intérêts de l'âme, et ce dont il était chargé comme fardeaux de la transmission du Message et du port du Dépôt. Et en tout cela, il était dans l'obéissance à son Seigneur et l'adoration de son Créateur. Mais comme il était, paix et salut sur lui, la plus élevée des créatures en rang auprès d'Allah, le plus haut en degré, le plus parfait dans la connaissance de Lui, et que son état, lorsque son cœur était pur, ses préoccupations vides, qu'il était seul avec son Seigneur et tourné entièrement vers Lui, était le plus élevé de ses deux états, il considéra, paix et salut sur lui, son état d'interruption par rapport à cela et son occupation par autre chose comme une diminution de son état élevé et un abaissement de sa haute station, et il demanda pardon à Allah pour cela. Telle est la signification la plus appropriée et la plus célèbre du hadith. De nombreux savants ont penché vers le sens que nous avons indiqué et ont tourné autour, s'en approchant sans l'atteindre. Nous avons exposé le sens obscur et dévoilé sa face à celui qui en tire profit. Cela repose sur la permission des interruptions, des négligences et des oublis en dehors de la voie de la transmission, comme cela viendra. Car cela impliquerait l'attribution de l'ignorance d'un attribut d'Allah, ce qui n'est pas permis aux prophètes. Le but est de les exhorter à ne pas ressembler, dans leurs affaires, aux marques des ignorants. Comme Il dit : « Je t'exhorte » — et dans aucun de ces versets il n'y a de preuve qu'ils étaient dans cet état qu'Il leur a interdit d'avoir. Comment en serait-il ainsi, alors que le verset de Noé est précédé par : « Ne Me demande pas ce dont tu n'as pas connaissance 97 » ? Il est plus approprié d'interpréter ce qui suit par ce qui précède, car une telle chose peut nécessiter une permission, et il est possible que la question soit permise initialement. Allah lui a donc interdit de Lui demander ce dont Il lui avait caché la science et tenu secret dans Son invisible, à savoir la cause de la perdition de son fils. Puis Allah a parfait Sa grâce sur lui en l'en informant par Sa parole : « Il n'est pas de ta famille, c'est une œuvre impie 98 » — rapportant son sens, Makkî 99 a dit cela. De même, notre Prophète a reçu l'ordre, dans un autre verset, de persévérer dans la patience face au détournement de son peuple et de ne pas se laisser accabler par un chagrin intense qui le rapprocherait de l'état de l'ignorant. Abû Bakr ibn Fûrak 100 a rapporté cela. On a dit aussi que l'adresse s'adresse à la communauté de Muhammad : « Ne soyez donc pas du nombre des ignorants » — Makkî a rapporté cela et a dit qu'il y a beaucoup d'exemples semblables dans le Coran. C'est par ce chapitre qu'il est nécessaire d'affirmer catégoriquement l'impeccabilité des prophètes 101 après la prophétie. Si tu dis : « Puisque tu établis leur impeccabilité à cet égard et qu'aucune de ces choses ne peut leur arriver, quel est alors le sens de la menace d'Allah envers notre Prophète, paix et salut sur lui, s'il le faisait, et de Son avertissement ? » Comme Sa parole : « Si tu associes [à Allah], ton œuvre sera certes vaine 102 », et Sa parole : « N'invoque pas, en dehors d'Allah, ce qui ne peut te profiter ni te nuire 103 », et Sa parole : « Alors Nous t'aurions fait goûter le double [supplice] de la vie 104 », et Sa parole : « Nous l'aurions saisi par la main droite 105 », et « Si tu obéis à la majorité de ceux qui sont sur terre, ils t'égareront du sentier d'Allah 106 », et Sa parole : « Crains Allah et n'obéis pas aux infidèles 107 ». Cela n'implique pas qu'il leur a obéi. Allah lui interdit ce qu'Il veut et lui ordonne ce qu'Il veut, comme Il dit : « Ne repousse pas ceux qui invoquent leur Seigneur 108 » — alors qu'il ne les avait pas repoussés, paix et salut sur lui, et n'était pas du nombre des injustes. **Deuxième chapitre : Leur impeccabilité avant la prophétie** Quant à leur impeccabilité à cet égard avant la prophétie, les gens divergent à ce sujet. Le correct est qu'ils sont impeccables avant la prophétie de l'ignorance d'Allah, de Ses attributs et du doute sur quoi que ce soit de cela. Les récits et les traditions concordent pour les purifier de cette imperfection depuis leur naissance, et pour affirmer qu'ils ont grandi dans l'unicité et la foi, voire dans l'illumination des lumières des connaissances et les souffles des faveurs du bonheur, comme nous l'avons signalé dans le deuxième chapitre de la première partie de notre livre. Aucun des spécialistes des récits n'a rapporté qu'un prophète ait été choisi et élu parmi ceux qui étaient connus pour mécréance ou association avant cela. Le fondement de ce chapitre est la transmission. Certains ont argumenté que les cœurs répugnent à suivre celui qui était dans cet état. Je dis : Les Quraysh ont accusé notre Prophète de toutes les calomnies qu'ils ont inventées, et les mécréants des nations ont reproché à leurs prophètes tout ce qu'ils pouvaient et inventaient, comme Allah l'a mentionné ou comme les rapporteurs nous l'ont transmis. Nous n'avons trouvé dans rien de tout cela un reproche fait à l'un d'eux pour avoir rejeté ses divinités, ni un blâme pour avoir abandonné ce sur quoi il s'était accordé avec eux. Si cela avait été le cas, ils se seraient empressés de le faire et auraient argumenté par son changement de culte. Leur reproche à son encontre, en l'empêchant d'adorer ce qu'il adorait auparavant, aurait été plus grave et plus décisif dans l'argument que le reproche de les empêcher d'abandonner leurs divinités et ce qu'adoraient leurs pères auparavant. Le fait qu'ils aient unanimement évité cela prouve qu'ils n'ont pas trouvé de moyen d'y parvenir. Car si cela avait été le cas, cela aurait été rapporté, et ils ne s'en seraient pas tus, comme ils ne se sont pas tus sur le changement de direction de la prière, disant : « Qu'est-ce qui les a détournés de leur direction vers laquelle ils se tournaient 109 ? » comme Allah l'a rapporté d'eux.
Le juge al-Qushayrī (126) a argumenté en faveur de leur préservation (tanzīh) de cela par Sa parole – Exalté soit-Il – : « Et lorsque Nous avons pris des prophètes leur engagement, et de toi (127) » jusqu’au verset, et par Sa parole – Exalté soit-Il – : « Et lorsque Dieu prit l’engagement des prophètes… (128) » jusqu’à Sa parole : « Vous croirez en lui et vous le secourrez… » Il dit : Dieu l’a donc purifié dans l’engagement (al-mīthāq). Et il est improbable qu’Il prenne de lui l’engagement avant sa création… puis qu’Il prenne l’engagement des prophètes de croire en lui et de le secourir des siècles avant sa naissance, et que l’association (al-shirk) ou d’autres péchés soient possibles de sa part. Ceci, seul un mécréant (mulḥid) le jugerait possible… Tel est le sens de son propos. Et comment cela serait-il ? Alors que Gabriel – sur lui la paix – était venu à lui (129), avait fendu son cœur alors qu’il était petit, en avait extrait un caillot de sang, et avait dit : « Ceci est la part du diable en toi », puis l’avait lavé et rempli de sagesse et de foi, comme les récits du commencement (akhbār al-mabda’) l’ont montré de manière concordante. Et on ne peut le comparer à la parole d’Abraham : « Ceci est mon Seigneur » à propos des astres, de la lune et du soleil. Car il a été dit : Cela se passait à l’âge de l’enfance (130), au début de l’observation et de la déduction, et avant l’imposition des obligations religieuses (taklīf). Et la plupart des savants et exégètes accomplis (al-ḥudhdhāq) (131) ont estimé qu’il n’avait dit cela que pour réprimander (mubakkitān) (132) son peuple et argumenter contre eux. Et il a été dit : Son sens est l’interrogation présentée sous forme de réflexion… et le sens visé est : « Celui-ci est mon Seigneur ? » Al-Zajjāj (133) a dit : Sa parole « Ceci est mon Seigneur » signifie selon votre dire (134)… comme il a dit : « Mes associés sont-ils meilleurs ? » (135) c’est-à-dire selon vous. Et ce qui indique qu’il n’a jamais adoré quoi que ce soit de cela, et n’a jamais associé quoi que ce soit à Dieu, pas même un clin d’œil, est la parole de Dieu – Puissant et Majestueux – à son sujet : « Lorsqu’il dit à son père et à son peuple : “Qu’adorez-vous ?” (136) » … Puis il dit : « Avez-vous considéré ce que vous adoriez, vous et vos ancêtres les plus anciens ? Ils sont pour moi des ennemis, sauf le Seigneur des mondes (137). » Et Il dit : « Lorsqu’il vint à son Seigneur avec un cœur sain (salīm) (138) », c’est-à-dire exempt d’association (al-shirk). Et Sa parole : « Écarte-moi, ainsi que mes fils, de l’adoration des idoles (139). » Si tu dis : Quel est donc le sens de Sa parole : « Si mon Seigneur ne me guide pas, je serai certes du nombre des gens égarés (140) ? » Il est dit : C’est-à-dire : S’Il ne me soutient pas par Son assistance, je serai comme vous dans votre égarement et votre adoration, sur le mode de la crainte et de la prudence. Autrement, il est infaillible (ma‘ṣūm) de toute éternité contre l’égarement. Si tu dis : Quel est donc le sens de Sa parole : « Ceux qui ont mécru dirent à leurs messagers : “Nous vous expulserons certainement de notre terre, à moins que vous ne reveniez dans notre religion” (141) » ? Puis Il dit ensuite à propos des messagers : « Nous aurions inventé un mensonge contre Dieu si nous revenions dans votre religion, après que Dieu nous en a sauvés (142). » Que le terme de « retour » (‘awd) ne te pose donc pas problème, car il impliquerait qu’ils ne reviennent qu’à ce qu’ils étaient auparavant dans leur religion. Or ce terme peut venir dans la langue des Arabes pour autre chose qui n’a pas de commencement, au sens de « devenir » (al-ṣayrūra), comme il est venu dans le hadith des habitants de l’Enfer (al-jahannamiyyīn) (143) : « Ils devinrent (ʿādū) de la braise (ḥumaman) (144) », alors qu’ils n’étaient pas ainsi auparavant. De même, la parole du poète (145) : « Tels sont les mérites, et non deux gobelets de lait mélangés à de l’eau, qui devinrent (faʿādā) ensuite de l’urine. » Or ils n’étaient pas ainsi auparavant. Si tu dis : Quel est donc le sens de Sa parole : « Et Il t’a trouvé égaré (ḍāllan) puis t’a guidé (146) » ? Ce n’est pas de l’égarement (al-ḍalāl) qui est la mécréance (al-kufr). Il est dit : Égaré quant à la prophétie, puis Il t’a guidé vers elle. C’est ce qu’a dit al-Ṭabarī (147). Et il est dit : Il t’a trouvé parmi les gens de l’égarement, puis t’a préservé de cela, et t’a guidé vers la foi et vers leur guidance. Et quelque chose d’approchant est rapporté d’al-Suddī (148) et de plusieurs autres. Et il est dit : Égaré quant à ta Loi (sharī‘a), c’est-à-dire ne la connaissant pas (149). Puis Il t’a guidé vers elle. Et « l’égarement » (al-ḍalāl) signifie ici la perplexité (al-taḥayyur). C’est pourquoi il – que Dieu prie sur lui et le salue – se retirait dans la grotte de Hirā’ en quête de ce par quoi il pourrait s’orienter vers son Seigneur et se conformer à une Loi, jusqu’à ce que Dieu le guide vers l’islam. Al-Qushayrī (150) a donné ce sens. Et il est dit : Tu ne connaissais pas la vérité, puis Il t’a guidé vers elle. Ceci est semblable à Sa parole – Exalté soit-Il – : « Et Il t’a enseigné ce que tu ne savais pas (151) », dit par ‘Alī (152) ibn ‘Īsā. Ibn ‘Abbās (153) a dit : Il n’y avait en lui aucun égarement de désobéissance. Et il est dit : « Il a guidé » (hadā) signifie : Il a clarifié ta situation par les preuves. Et il est dit : Il t’a trouvé égaré entre La Mecque et Médine, puis t’a guidé vers Médine. Et il est dit : Le sens est : Il t’a trouvé, puis a guidé par toi un égaré. Et d’après Ja‘far (154) ibn Muḥammad : « Il t’a trouvé égaré » quant à Mon amour pour toi dans l’éternité, c’est-à-dire ne le connaissant pas. Puis Je t’ai gratifié de Ma connaissance. Al-Ḥasan (155) ibn ‘Alī a lu : « wa wajadaka ḍāllan fa hadā » (156), c’est-à-dire : Il s’est guidé par toi. Et Ibn ‘Aṭā’ (157) a dit : « Il t’a trouvé égaré » (ḍāllan), c’est-à-dire aimant Ma connaissance. Et « al-ḍāll » (l’égaré) signifie l’amant, comme il est dit : « Tu es certes dans ton ancien égarement (ḍalālika al-qadīm) (158) », c’est-à-dire ton ancien amour. Et ils ne voulaient pas dire ici dans la religion… car s’ils avaient dit cela à propos d’un prophète de Dieu, ils auraient mécru. Et de même, selon cela, Sa parole : « Nous la voyons certes dans un égarement manifeste (159) », c’est-à-dire un amour évident. Al-Junayd (160) a dit : « Il t’a trouvé perplexe quant à l’explication de ce qui t’a été révélé, puis t’a guidé pour l’expliquer », selon Sa parole : « Et Nous avons fait descendre vers toi le Rappel… (161) » jusqu’au verset. Et il est dit : « Il t’a trouvé » alors que personne ne te connaissait comme prophète, jusqu’à ce qu’Il te manifeste, et qu’Il guide par toi les bienheureux. Et je ne connais aucun exégète qui ait dit à ce sujet : « égaré quant à la foi ». Et de même dans l’histoire de Moïse – sur lui la paix –, Sa parole : « Je l’ai donc faite, alors, et j’étais du nombre des égarés (162) », c’est-à-dire de ceux qui se trompent (al-mukhti’īn), qui font une chose sans intention, dit par Ibn ‘Arafa (163). Al-Azharī (164) a dit : Son sens est : du nombre des oublieux. Et cela a été dit à propos de Sa parole : « Et Il t’a trouvé égaré puis t’a guidé (165) », c’est-à-dire oublieux, comme Dieu – Exalté soit-Il – a dit : « Que l’une des deux oublie (an taḍilla iḥdāhumā) (166)… » Si tu dis : Quel est donc le sens de Sa parole : « Tu ne savais pas ce qu’étaient le Livre ni la foi (167) » ? La réponse est qu’al-Samarqandī (168) a dit : Son sens est : Tu ne savais pas, avant la révélation, que tu lirais le Coran ni comment appeler les créatures à la foi. Abū Bakr (169) al-Qāḍī a dit quelque chose d’approchant. Il a dit : « Ni la foi » qui est les obligations et les prescriptions. Il a dit : Il était auparavant croyant en Son unicité (tawḥīd), puis les obligations qu’il ne connaissait pas auparavant descendirent, et il augmenta en foi par l’imposition des obligations (al-taklīf). Et c’est la meilleure de ses interprétations. Si tu dis : Quel est donc le sens de Sa parole : « Et tu étais auparavant du nombre des insouciants (ghāfilīn) (170) » ? Sache que cela n’a pas le sens de Sa parole : « Et ceux qui sont insouciants de Nos signes (171) ». Mais Abū ‘Abd Allāh (172) al-Harawī a rapporté que son sens est : du nombre des insouciants quant à l’histoire de Joseph… car tu ne la connaissais que par Notre révélation. Et de même, le hadith (173) que rapporte ‘Uthmān (174) ibn Abī Shayba avec sa chaîne de transmission d’après Jābir (175) : que le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – assistait avec les associateurs à leurs rassemblements… Il entendit alors deux anges derrière lui, dont l’un dit à l’autre : « Va te tenir derrière lui. » L’autre dit : « Comment me tiendrais-je derrière lui, alors que son pacte (avec Dieu) est de toucher les idoles ? » Il n’assista donc plus à leurs rassemblements après cela. Ce hadith, Aḥmad (176) ibn Ḥanbal l’a fortement renié et a dit : Il est forgé (mawḍū‘) ou proche du forgé. Al-Dāraquṭnī (177) a dit : On dit que ‘Uthmān (174) s’est trompé dans sa chaîne de transmission. En somme, le hadith est renié (munkar), et sa chaîne de transmission n’est pas unanimement reconnue, donc on n’y prête pas attention. Ce qui est connu du Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – est le contraire, selon les gens de science, d’après sa parole : « Les idoles me furent rendues détestables. » Et sa parole dans l’autre hadith (178) rapporté par Umm Ayman (179) : lorsque son oncle et sa famille lui parlèrent pour qu’il assiste à certaines de leurs fêtes… et insistèrent auprès de lui après qu’il l’eut répugné… Il sortit donc avec eux et revint terrifié. Il dit : « Chaque fois que je m’approchais d’une idole, une figure blanche et grande se dressait devant moi en criant : “Arrière ! Ne la touche pas !” » Il n’assista donc plus jamais à aucune fête pour eux. Et sa parole dans l’histoire de Baḥīrā (180) : lorsqu’il fit jurer le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – par al-Lāt et al-‘Uzzā, alors qu’il l’avait rencontré en Syrie lors de son voyage avec son oncle Abū Ṭālib, alors qu’il était enfant, et qu’il vit les signes de la prophétie et l’éprouva par cela. Le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – lui dit : « Ne me les demande pas par elles, car par Dieu, je n’ai jamais rien détesté autant que je les déteste. » Baḥīrā lui dit alors : « Par Dieu, informe-moi de ce que je te demande. » Il dit : « Demande ce que tu veux. »
Et de même, ce qui est connu de sa conduite — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — et de l'assistance d'Allah en sa faveur, c'est qu'avant sa prophétie, il s'opposait aux associateurs dans leur station à Muzdalifa 110 lors du pèlerinage ; lui se tenait à 'Arafa, car c'était la station d'Abraham — sur lui la paix 111. Chapitre troisième : La connaissance des prophètes des affaires de ce bas monde. Il est apparu, par ce que nous avons exposé précédemment, les croyances 112 des prophètes concernant l'unicité divine, la foi, la révélation, et leur infaillibilité en cela, comme nous l'avons expliqué. Quant à ce qui est en dehors de ce chapitre, parmi les croyances de leurs cœurs, leur ensemble est qu'ils sont remplis de science et de certitude, de manière générale, et qu'ils contiennent de la connaissance et de la science des affaires de la religion et de ce bas monde ce qui n'a rien au-dessus. Et quiconque examine les récits, s'intéresse au hadith et médite ce que nous avons dit, le trouvera. Nous en avons déjà présenté, concernant notre Prophète — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — dans le quatrième chapitre, au début de la première section de ce livre, ce qui éclaire ce qui est au-delà. Cependant, leurs états dans ces connaissances diffèrent. - Quant à ce qui, parmi elles, concerne les affaires de ce bas monde, il n'est pas exigé, en ce qui concerne les prophètes, l'infaillibilité quant à l'absence de connaissance de certains de ces aspects par les prophètes, ou leur croyance contraire à ce qu'ils sont réellement, et il n'y a en cela aucun blâme sur eux. Car leurs aspirations sont attachées à l'au-delà et à ses nouvelles, à l'ordre de la Loi religieuse et à ses règles, et les affaires de ce bas monde s'y opposent. - Contrairement à d'autres, parmi les gens de ce bas monde, qui « connaissent un aspect de la vie présente, tandis qu'ils sont insouciants de l'au-delà » 113, comme nous l'expliquerons dans le deuxième chapitre, si Allah le veut. Mais on ne dit pas qu'ils ne connaissent rien des affaires de ce bas monde ! Car cela mènerait à l'insouciance et à l'hébétude, dont ils sont exempts. Bien plus, ils ont été envoyés aux gens de ce bas monde, chargés de leur gestion et de leur guidance, et de veiller aux intérêts de leur religion et de leur vie présente. Cela ne peut se faire avec une absence totale de connaissance des affaires de ce bas monde. Les états des prophètes et leurs conduites en ce chapitre sont connus, et leur connaissance de tout cela est célèbre. - Quant à ce qui, parmi cette croyance, concerne la religion, il n'est valable pour le Prophète — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — que la science à son sujet, et il ne lui est pas permis d'en être ignorant dans son ensemble. Car cela ne peut être parvenu à lui que par une révélation d'Allah. Or, ce dont on ne peut douter — comme nous l'avons exposé — comment pourrait-il y avoir ignorance ? Bien plus, il en a acquis la science certaine. Ou bien il a agi ainsi par son effort d'interprétation 114 dans ce qui n'avait pas été révélé à son sujet — selon l'avis qui permet que l'effort d'interprétation émane de lui en cela, selon l'avis des vérificateurs. Et conformément au hadith d'Oum Salama 115 : « Je ne juge entre vous que par mon opinion dans ce qui ne m'a pas été révélé. » Rapporté par les autorités fiables 116. Et comme l'histoire des captifs de Badr 117 et la permission accordée aux récalcitrants 118, selon l'avis de certains d'entre eux. Ainsi, ce qu'il croit, résultant de son effort d'interprétation, n'est également que vérité et correct. C'est là la vérité à laquelle on ne prête pas attention à l'opposé de celui qui s'y oppose, parmi ceux qui admettent l'erreur en matière d'effort d'interprétation. Non pas selon l'avis de la validation de tous les mujtahid 119, qui est la vérité et la rectitude selon nous, ni selon l'autre avis selon lequel la vérité est d'un seul côté, en raison de l'infaillibilité du Prophète — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — contre l'erreur dans l'effort d'interprétation en matière de prescriptions religieuses. - Et parce que la parole sur l'erreur des mujtahid n'a lieu qu'après l'établissement de la Loi. Or, la réflexion du Prophète — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — et son effort d'interprétation ne portent que sur ce qui ne lui a pas été révélé, et qui n'a pas été légiféré avant lui. Ceci concerne ce sur quoi le Prophète — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — a fixé son cœur. - Quant à ce sur quoi il n'a pas fixé son cœur, parmi les questions juridiques nouvelles 120, il n'en savait rien au début, sauf ce qu'Allah lui en avait appris, jusqu'à ce que la science de leur ensemble se soit établie chez lui, soit par une révélation d'Allah, soit par une permission de légiférer à ce sujet et de juger selon ce qu'Allah lui montrait. Et il attendait souvent la révélation pour beaucoup d'entre elles, mais il n'est pas mort avant que la science de toutes ne se soit épuisée chez lui — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — et que leurs connaissances ne se soient établies chez lui avec certitude, levée du doute et de l'incertitude, et absence d'ignorance. En résumé, il n'est pas valable qu'il ignore quoi que ce soit des détails de la Loi qu'il a été chargé d'appeler à suivre, car son appel à ce qu'il ne connaît pas ne serait pas valable. - Quant à ce qui concerne sa croyance relative à la royauté des cieux et de la terre 121, à la création d'Allah, à la détermination de Ses plus beaux noms, à Ses plus grands signes, aux affaires de l'au-delà, aux signes de l'Heure, aux états des bienheureux et des malheureux, et à la connaissance de ce qui a été et de ce qui sera 122, parmi ce qu'il ne connaît que par révélation, cela suit ce qui précède : il est infaillible en cela, aucun doute ni incertitude ne l'atteint dans ce qu'il en connaît ; bien plus, il est à son sujet au plus haut degré de certitude. Cependant, il n'est pas exigé qu'il connaisse tous les détails de cela, même s'il possède de cette science ce que n'ont pas tous les humains. Selon sa parole — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui 123 : « Je ne sais que ce que mon Seigneur m'a enseigné. » Et selon Sa parole 124 : « Aucun cœur humain n'en a conçu l'idée. » « Aucune âme ne sait ce qui leur est caché comme réjouissance pour les yeux » 125. Et la parole de Moïse à al-Khidr 126 : « Puis-je te suivre, afin que tu m'enseignes de ce qui t'a été enseigné, la droiture ? » Et sa parole — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui 127 : « Je Te demande par Tes plus beaux noms, ceux que j'en connais et ceux que je n'en connais pas. » Et sa parole 128 : « Je Te demande par tout nom qui est Tien, par lequel Tu T'es nommé Toi-même, ou que Tu as réservé dans la science de l'Inconnaissable auprès de Toi. » Et Allah — qu'Il soit exalté — a dit : « Au-dessus de tout homme de science, il y a un Savant » 129. Zayd ibn Aslam 130 et d'autres ont dit : jusqu'à ce que la science aboutisse à Allah. Cela est sans ambiguïté, car les objets de science d'Allah — qu'Il soit exalté — ne peuvent être embrassés et n'ont pas de limite. Tel est le jugement concernant la croyance du Prophète — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — en matière d'unicité divine, de Loi, de connaissances et d'affaires religieuses. Chapitre quatrième : L'infaillibilité contre Satan. Sache que la communauté est unanime sur l'infaillibilité du Prophète — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — contre Satan, et qu'il en est préservé, que ce soit dans son corps contre diverses formes de nuisance, ou dans son esprit contre les suggestions. D'après 'Abdallah ibn Mas'oud 131 — qu'Allah l'agrée —, le Messager d'Allah — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — a dit 132 : « Il n'y a personne parmi vous qui n'ait un compagnon parmi les djinns et un compagnon parmi les anges. » Ils dirent : « Même toi, ô Messager d'Allah ? » Il dit : « Même moi, mais Allah m'a aidé contre lui, et il s'est soumis 133. » Un autre, d'après Mansour 134, a ajouté : « Il ne m'ordonne que le bien. » Et d'après 'Aïcha 135, un sens similaire a été rapporté : « fa-aslamu » 136 avec la voyelle u sur le mīm, c'est-à-dire : « je suis sauf de lui. » Certains ont jugé cette version authentique 137 et l'ont préférée. Et il a été rapporté : « fa-aslama » 138, c'est-à-dire que le compagnon est passé de l'état de mécréance à l'islam, et il n'ordonne plus que le bien, comme l'ange. C'est le sens apparent du hadith. Et certains l'ont rapporté : « fa-staslama » 139. Le Qadi Abou al-Fadl 140 — qu'Allah l'assiste — a dit : Si tel est le jugement concernant son diable et son compagnon, qui est autorisé sur les fils d'Adam 141, qu'en est-il de celui qui s'en éloigne 142 et dont la compagnie n'est pas obligatoire, et qui n'a pas le pouvoir de s'approcher de lui ? Et les traditions sont venues rapportant que les diables se sont présentés à lui en plusieurs occasions 143, désireux d'éteindre sa lumière, de faire mourir son âme, ou de lui causer une préoccupation, car ils avaient désespéré de le séduire, et ils sont repartis perdants. Comme lorsqu'il s'est présenté à lui pendant la prière, et le Prophète — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — l'a saisi et capturé 144. Dans les recueils authentiques 145, Abou Hourayra 146 rapporte de lui — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — : « Satan s'est présenté à moi 147... » 'Abd ar-Razzaq 148 a dit : « Sous la forme d'un chat... Il s'est jeté sur moi pour interrompre ma prière, et Allah m'a donné pouvoir sur lui, et je l'ai saisi 149. J'ai même eu l'intention de l'attacher à un pilier jusqu'à ce que vous le voyiez au matin, mais je me suis rappelé la parole de mon frère Salomon : "Seigneur, pardonne-moi et accorde-moi une royauté..." 150 le verset. Alors Allah l'a renvoyé humilié. »
Dans le hadith d'Abû al-Dardâ' 151 d'après le Prophète 152 : « L'ennemi d'Allah, Iblîs, est venu à moi avec un tison de feu pour le mettre sur mon visage, alors que le Prophète 152 était en prière. » Et il mentionna qu'il chercha refuge auprès d'Allah contre lui et le maudit... « Puis je voulus le saisir » 153 et il mentionna quelque chose de semblable, et dit : « Il serait devenu ligoté le matin, jouet des enfants des gens de Médine. » De même dans son hadith sur l'ascension nocturne 154 : la demande d'un 'ifrît 155 qui avait une flamme de feu, et Jibrîl lui apprit ce par quoi il devait chercher refuge contre lui. » Cela est mentionné dans le Muwatta' 156. Et lorsqu'il ne put lui nuire directement, il chercha à nuire par l'intermédiaire d'autrui, comme dans son affaire avec Quraysh lorsqu'ils complotèrent pour tuer le Prophète 152 et qu'il se présenta sous la forme du vieillard du Najd 157. - Et une autre fois, lors de la bataille de Badr 158, sous la forme de Surâqa 159 ibn Mâlik, et c'est à ce sujet Sa parole : « Et lorsque le Diable embellit leurs actions... » 160 le verset. - Et une fois, il avertit de son affaire lors de la bay'a de al-'Aqaba 161... Et tout cela, Allah le suffit contre lui, et le préserva de son mal et de son méfait. Et le Prophète 152 a dit : « Jésus 162 fut préservé de son toucher ; il vint pour frapper de sa main son flanc lorsqu'il naquit, mais il frappa le voile 163. » Et le Prophète 152 dit lorsqu'on lui mit des médicaments dans la bouche 164 pendant sa maladie, et qu'on lui dit : « Nous avons craint que tu n'aies une pleurésie 165 », il répondit : « Cela vient du Diable, et Allah ne lui donnera pas pouvoir sur moi 166. » Si l'on dit : Quel est le sens de Sa parole : « Et si jamais une incitation du Diable te pousse, cherche refuge auprès d'Allah » 167 le verset ?!... Certains exégètes ont dit que cela se rapporte à Sa parole : « Et détourne-toi des ignorants » 168, puis Il dit : « Et si jamais une incitation te pousse » 169, c'est-à-dire qu'une colère t'agite au point de te faire renoncer à te détourner d'eux, alors cherche refuge auprès d'Allah. Et on a dit : « al-nazgh » 170 ici signifie la corruption. Comme il est dit : « après que le Diable ait semé la discorde entre moi et mes frères » 171. Et on a dit : « yanzaghannaka » 172 signifie qu'il t'incite et te pousse, et « al-nazgh » est la moindre suggestion 173. Allah lui ordonna donc que, chaque fois qu'une colère contre son ennemi s'émeut en lui, ou que le Diable cherche à l'inciter par des pensées et les moindres suggestions, alors qu'il n'a aucun moyen d'accès à lui, qu'il cherche refuge contre lui. Ainsi, il en sera suffisamment protégé, et cela sera la cause de sa préservation parfaite, car il n'a de pouvoir sur lui que par la tentation... et il ne lui a pas donné de pouvoir sur lui. Et d'autres choses ont été dites à propos de ce verset... De même, il n'est pas possible que le Diable se présente à lui sous la forme d'un ange et le confonde, ni au début de la mission ni après. La preuve en est le miracle ; bien plus, le Prophète ne doute pas que ce qui lui vient d'Allah est véritablement l'ange et Son messager... soit par une science nécessaire qu'Allah crée en lui, soit par une preuve qu'Il lui manifeste, afin que la parole de ton Seigneur s'accomplisse en vérité et en justice ; nul ne peut modifier Ses paroles. Si l'on dit : Quel est le sens de Sa parole : « Et Nous n'avons envoyé avant toi ni messager ni prophète sans que, lorsqu'il récitait 174, le Diable n'ait jeté [quelque chose] dans sa récitation 175 » le verset ?! Sache que les gens ont diverses opinions sur le sens de ce verset 176, certaines faciles, d'autres difficiles 177, certaines solides, d'autres faibles 178. Ce qu'il y a de mieux à dire à ce sujet est ce que soutient la majorité des exégètes : que « al-tamannî » 179 ici est la récitation, et que le jet du Diable consiste à l'occuper par des pensées et des rappels des affaires de ce monde pour le récitant, jusqu'à introduire en lui l'illusion et l'oubli dans ce qu'il a récité, ou à introduire autre chose dans la compréhension des auditeurs, comme des altérations et de mauvaises interprétations, qu'Allah élimine et abroge, dissipe l'ambiguïté et confirme Ses versets. Et nous parlerons de ce verset plus en détail par la suite, si Allah le veut. Al-Samarqandî 180 a rapporté le rejet de l'opinion de ceux qui disent que le Diable a eu pouvoir sur le royaume de Salomon et l'a vaincu... et qu'une telle chose n'est pas valable. Et nous avons mentionné l'histoire de Salomon en détail plus loin, et ceux qui disent que le corps est l'enfant qui lui est né. Abû Muhammad 181 Makkî a dit à propos de l'histoire de Job et de sa parole : « Le Diable m'a touché de peine et de tourment » 182 : Il n'est permis à personne d'interpréter que le Diable est celui qui l'a rendu malade et a infligé la souffrance à son corps ; cela ne peut être que par l'acte d'Allah et Son ordre, pour les éprouver et les récompenser 183. Makkî a dit : On a dit que ce qui a atteint Job de la part du Diable est ce qu'il a suggéré à sa famille. Si tu dis : Quel est le sens de la parole d'Allah à propos de Yûsha' 184 : « Et seul le Diable me l'a fait oublier » 185... et Sa parole à propos de Joseph : « Le Diable lui fit oublier le souvenir de son Seigneur » 186, et la parole de notre Prophète 152 lorsqu'il dormit et manqua la prière le jour du Wâdî 187 : « Cette vallée contient un diable... », et la parole de Moïse 188 à propos de son coup de poing 189 : « Ceci est de l'œuvre du Diable » 190 ?! Sache que ce discours, dans tous ces cas, suit l'usage constant des Arabes qui décrivent toute chose laide, qu'il s'agisse d'une personne ou d'un acte, comme étant du Diable ou de son œuvre. Comme Allah dit : « Ses fruits sont comme des têtes de diables » 191. Et le Prophète 152 a dit 192 : « Qu'il le combatte, car ce n'est qu'un diable. » De plus 193, la parole de Yûsha' ne nous oblige pas à répondre, car il n'est pas établi qu'il était prophète à ce moment-là avec Moïse. Allah dit : « Et lorsque Moïse dit à son serviteur 194 ». Et il est rapporté qu'il ne fut prophétisé qu'après la mort de Moïse. On a dit : peu avant 195 sa mort. Et la parole de Moïse était avant sa prophétie, comme le prouve le Coran. Et l'histoire de Joseph, il a été mentionné qu'elle était avant sa prophétie. Et les exégètes ont dit à propos de Sa parole : « Le Diable lui fit oublier » 196 deux opinions : l'une est que celui que le Diable fit oublier le souvenir de son Seigneur est l'un des deux compagnons de prison, et « son Seigneur » est le roi... c'est-à-dire qu'il oublia de mentionner au roi la situation de Joseph 197. De plus... ce genre d'acte du Diable n'implique pas un pouvoir sur Joseph 197 et Yûsha' par des suggestions et des incitations ; il s'agit seulement d'occuper leurs pensées par d'autres choses et de leur rappeler des choses qui leur font oublier ce qu'ils ont oublié. Quant à la parole du Prophète 152 : « Cette vallée contient un diable », elle ne mentionne pas qu'il a eu pouvoir sur lui ni qu'il lui a suggéré... mais si l'on suit son sens apparent, il a expliqué l'affaire de ce diable par sa parole 198 : « Le diable vint à Bilâl et ne cessa de l'apaiser comme on apaise un enfant jusqu'à ce qu'il s'endorme... » Sache donc que le pouvoir du diable dans cette vallée ne s'exerçait que sur Bilâl, chargé de veiller à l'aube 199. Ceci si nous considérons sa parole : « Cette vallée contient un diable » comme une indication de la cause du sommeil qui fit manquer la prière. Mais si nous la considérons comme une indication de la cause du départ de la vallée et la raison pour laquelle la prière n'y fut pas faite, et c'est ce que suggère le contexte du hadith de Zayd ibn Aslam 200, alors il n'y a pas d'objection à cela dans ce chapitre, car c'est clair et sans ambiguïté. Cinquième chapitre : La véracité des paroles du Prophète 152 dans toutes ses situations Quant à ses paroles 152, les preuves 201 évidentes du miracle ont établi sa véracité, et la communauté est unanime sur le fait que, dans ce qui relève de la transmission, il est infaillible et ne rapporte rien de contraire à la réalité, ni intentionnellement, ni délibérément, ni par oubli, ni par erreur. Quant à un mensonge délibéré, il est exclu par la preuve du miracle, qui équivaut à la parole d'Allah : « Il a dit vrai dans ce qu'il a dit », par consensus, et par l'accord unanime des gens de la religion. Quant à la possibilité d'une erreur, elle est exclue par cette voie selon le maître 202 Abû Ishâq 203 al-Isfarâ'înî et ceux qui partagent son avis, et uniquement par le consensus. Et l'arrivée de la Loi divine établissant cette préservation et l'inf illibilité du Prophète ne découle pas du miracle lui-même selon le qâdî 204 Abû Bakr 205 al-Bâqillânî et ceux qui sont d'accord avec lui, en raison d'une divergence entre eux sur ce qu'implique la preuve du miracle, que nous ne développerons pas pour ne pas sortir du sujet du livre. Tenons-nous-en donc à ce sur quoi les musulmans sont unanimes.
- Il n'est pas concevable qu'il y ait de sa part une contradiction dans la parole concernant la transmission de la Législation et l'annonce de ce qu'il a rapporté de son Seigneur, et de ce qu'Il lui a révélé de Sa révélation, ni délibérément, ni involontairement, ni dans les états de satisfaction et de colère, ni de santé et de maladie. Et dans le hadith (255) de 'Abdullah ibn 'Amr (256) : « Je dis : Ô Messager de Dieu... Dois-je écrire tout ce que j'entends de toi ? Il dit : Oui... Je dis : Dans la satisfaction et la colère ? ... Il dit : Oui, car je ne dis en tout cela que la vérité. » Et nous ajouterons (257) à ce que nous avons indiqué comme preuve du miracle à son sujet, une clarification. - Nous disons donc : Lorsque le miracle atteste de sa véracité et qu'il ne dit que la vérité, et qu'il ne transmet de Dieu que la sincérité, et que le miracle tient lieu de la parole de Dieu à son égard : « Tu as dit vrai dans ce que tu rapportes de Moi... » et qu'il dit : « Je suis le Messager de Dieu auprès de vous pour vous transmettre ce avec quoi je suis envoyé vers vous et pour vous expliquer ce qui a été révélé sur vous » ... « Et il ne parle pas sous l'effet de la passion. Ce n'est rien d'autre qu'une révélation qui est révélée (258) » « Le Messager vous est venu avec la vérité de la part de votre Seigneur (259) » « Prenez ce que le Messager vous donne et abstenez-vous de ce qu'il vous interdit (260) ». Il n'est donc pas valable qu'il se trouve de sa part, dans ce domaine, une information contraire à son contenu, de quelque manière que ce soit. Si nous admettions chez lui l'erreur et l'oubli, il ne se distinguerait pas pour nous des autres, et la vérité se mêlerait au faux. Le miracle englobe donc son attestation en un seul ensemble, sans particularisation... Ainsi, l'exemption du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) de tout cela est obligatoire, par preuve et par consensus, comme l'a dit Abū Isḥāq (261). **Chapitre sixième : Réfutation de certaines objections** Certains détracteurs ont soulevé ici des questions : Parmi elles, ce qui a été rapporté (262) que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue), lorsqu'il récita la sourate « L'Étoile » et dit : « Avez-vous considéré al-Lāt (263) et al-'Uzzā (264) et Manāt (265), la troisième, l'autre (266) ? ... » il dit : « Ce sont les cygnes (al-gharānīq) (267) élevés, et leur intercession est espérée » – et il est rapporté « agréée » –. Et dans une version : « Leur intercession est espérée et elles sont avec les cygnes élevés » et dans une autre : « Et les cygnes élevés, cette intercession est espérée »... Lorsqu'il termina la sourate, il se prosterna, et les musulmans et les mécréants se prosternèrent, ayant entendu qu'il avait loué leurs divinités. Et ce qui est rapporté dans certaines versions, qu'un démon les a jetées sur sa langue. Et que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) souhaitait que quelque chose lui soit révélé qui rapprocherait entre lui et son peuple. Et dans une autre version : qu'il ne lui soit pas révélé quelque chose qui les éloignerait de lui – et il mentionna cette histoire et que Gabriel (sur lui la paix) vint à lui et lui présenta la sourate... Lorsqu'il arriva aux deux mots, il lui dit : « Je ne t'ai pas apporté ces deux-là », et le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) en fut attristé. Alors Dieu Très-Haut révéla, pour le consoler : « Et Nous n'avons envoyé avant toi aucun Messager ni aucun Prophète (268)... » le verset, et Sa parole : « Et ils ont failli te séduire (269)... » le verset. Sache, que Dieu t'honore, que nous avons, pour parler de ce hadith problématique, deux approches : l'une consiste à affaiblir son fondement, et la seconde à l'admettre... Quant à la première approche : il te suffit que ce hadith (270) n'a été rapporté par aucun des gens de l'authenticité (271), et qu'aucun homme de confiance ne l'a rapporté avec une chaîne de transmission saine et continue (272)... Il a seulement été affectionné, ainsi que ses semblables, par les exégètes et les historiens épris de tout ce qui est étrange, qui recueillent (273) des feuillets tout ce qui est sain et malsain (274). Et le juge Bakr (275) ibn al-'Alā' (276) al-Mālikī a dit vrai lorsqu'il a dit : « Les gens ont été éprouvés par certains (277) gens des passions et de l'exégèse... » Et les athées s'y sont accrochés, malgré la faiblesse de ses transmetteurs, le désordre de ses versions (278), la discontinuité de sa chaîne de transmission (279), et la divergence de ses formulations. L'un dit qu'il était en prière, un autre dit qu'il l'a prononcée dans le cercle de son peuple lorsque la sourate lui fut révélée, un autre dit qu'il l'a prononcée alors qu'il était pris de somnolence, un autre dit qu'il s'est parlé à lui-même et a oublié, un autre dit que c'est le démon qui l'a prononcée sur sa langue... et que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue), lorsqu'il la présenta à Gabriel, dit : « Ce n'est pas ainsi que je t'ai enseigné à réciter », et un autre dit : « C'est le démon qui leur a fait croire que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) l'avait récitée, et lorsque le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) apprit cela, il dit : Par Dieu, ce n'est pas ainsi qu'elle a été révélée. » - Et ainsi de suite, parmi les divergences des rapporteurs. - Et ceux parmi les exégètes (280) et les Successeurs (281) dont cette histoire est rapportée, aucun d'eux ne l'a attribuée à une chaîne de transmission, ni ne l'a élevée jusqu'à un Compagnon. Et la plupart des voies de transmission à partir d'eux sont faibles et fragiles. Et ce qui est élevé (282) dans ce hadith est le hadith de Shu'ba (283) d'après Abū Bishr, d'après Sa'īd (284) ibn Jubayr, d'après Ibn 'Abbās (285) qui a dit : « Pour autant que je sache (286) » – le doute est dans le hadith (287) – que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) était à La Mecque – et il mentionna l'histoire –. Abū Bakr (288) al-Bazzār a dit : « Nous ne savons pas que cela soit rapporté du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) avec une chaîne de transmission continue qui permette de le mentionner, sauf celui-ci... Et seul Umayya (289) ibn Khālid l'a attribué à Shu'ba. D'autres le transmettent de manière interrompue (mursal) d'après Sa'īd ibn Jubayr... Il n'est connu que par al-Kalbī (290), d'après Abū Ṣāliḥ (291), d'après Ibn 'Abbās (292). » Ainsi, Abū Bakr (que Dieu lui fasse miséricorde) t'a montré qu'il n'est connu par aucune voie qui permette de le mentionner, sauf celle-ci, et elle contient la faiblesse qu'il a signalée, en plus du doute qui s'y trouve, comme nous l'avons mentionné, ce qui ne permet pas de s'y fier et n'a aucune réalité. Quant au hadith d'al-Kalbī (1), il n'est pas permis de le rapporter de lui (293) ni de le mentionner, en raison de la force de sa faiblesse et de son mensonge, comme l'a indiqué al-Bazzār (294) (que Dieu lui fasse miséricorde). - Et ce qui se trouve dans le Ṣaḥīḥ (recueil authentique) à ce sujet, c'est que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) récita « Par l'Étoile » alors qu'il était à La Mecque, et les musulmans, les associateurs, les djinns et les humains se prosternèrent avec lui. Ceci est son affaiblissement (295) du point de vue de la transmission. - Quant au point de vue du sens, la preuve a été établie et la communauté a été unanime sur son infaillibilité (que Dieu prie sur lui et le salue) et son exemption d'une telle bassesse, que ce soit le fait de souhaiter que lui soit révélée une telle louange de divinités autres que Dieu – ce qui est une mécréance – ou que le démon prenne le dessus sur lui (296) et lui fasse confondre le Coran au point d'y mettre ce qui n'en fait pas partie, et que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) croie que fait partie du Coran ce qui n'en fait pas partie, jusqu'à ce que Gabriel (sur lui la paix) l'en avertisse – tout cela est impossible en ce qui le concerne (que Dieu prie sur lui et le salue)... Ou que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) dise cela de lui-même délibérément – et cela est une mécréance... Ou par oubli – et il est infaillible de tout cela. Nous avons établi par les preuves et le consensus son infaillibilité (que Dieu prie sur lui et le salue) quant à la survenue de la mécréance dans son cœur ou sur sa langue, ni délibérément ni par oubli... ou que ce que l'Ange jette soit confondu avec ce que le démon jette, ou que le démon ait un moyen sur lui, ou qu'il invente des mensonges contre Dieu, ni délibérément ni par oubli, de ce qui ne lui a pas été révélé. Dieu Très-Haut a dit : « Et s'il avait inventé quelques paroles contre Nous (297)... » le verset, et Il a dit Très-Haut : « Alors, Nous t'aurions fait goûter le double du supplice de la vie et le double du supplice de la mort (298). » Un deuxième aspect : c'est l'impossibilité de cette histoire du point de vue de la raison et de la coutume. En effet, cette parole, si elle était telle qu'elle a été rapportée, serait d'une cohésion improbable, de parties contradictoires, mêlant la louange au blâme, d'une composition et d'un agencement défaillants, et ni le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) ni ceux qui étaient présents parmi les musulmans et les chefs (299) des associateurs n'auraient pu ignorer cela... Or cela n'échappe pas au moindre méditant, comment en serait-il autrement pour celui dont la sagesse est prépondérante et dont la science dans le domaine de l'éloquence et de la connaissance du discours le plus pur est vaste !!
Et un troisième aspect : il est connu, d'après la coutume des hypocrites, des associateurs obstinés, des cœurs faibles et des ignorants parmi les musulmans, leur aversion à la première alerte, et la confusion que l'ennemi semait sur le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) pour la moindre tentation, leurs reproches aux musulmans, leur jubilation 206 à leur égard, tentation après tentation, et l'apostasie de ceux qui ont une maladie dans le cœur, parmi ceux qui avaient affiché l'islam, pour le moindre doute. Or, personne n'a rapporté dans cette histoire autre chose que ce récit faible dans son fondement. Si cela avait été le cas, Quraysh aurait trouvé là un moyen de dominer 207 les musulmans, et les Juifs auraient établi contre eux un argument, comme ils le firent par obstination dans l'histoire de l'ascension nocturne, au point que cela provoqua l'apostasie de certains faibles. De même, ce qui a été rapporté dans l'histoire de l'affaire 208 ; et il n'y a pas de tentation plus grande que ce malheur s'il avait existé, et la clameur 209 de l'ennemi à ce moment-là n'aurait pas été plus violente que cet incident s'il avait été possible. Or, aucun adversaire n'a prononcé un mot à ce sujet, et aucun musulman n'a, à cause de cela, ouvert la bouche 210 ; cela prouve donc sa fausseté et l'extirpation 211 de sa racine. - Et il n'y a aucun doute que certains démons parmi les humains ou les djinns ont introduit ce hadith chez certains traditionnistes naïfs pour semer la confusion chez les musulmans faibles 212. Et un quatrième aspect : les rapporteurs de cette affaire ont mentionné que c'est à son sujet que furent révélés les deux versets : « Et ils ont failli te tenter... » 213. Or, ces deux versets réfutent le récit qu'ils ont rapporté, car Allah Très-Haut a mentionné qu'ils ont failli le tenter jusqu'à ce qu'il invente un mensonge, et que s'Il ne l'avait pas affermi, il aurait presque incliné vers eux. Ainsi, le sens et la portée de cela est qu'Allah Très-Haut l'a préservé d'inventer un mensonge, et l'a affermi au point qu'il n'a pas incliné vers eux, même un peu, alors comment aurait-il pu le faire beaucoup ? Alors qu'ils rapportent dans leurs récits fragiles qu'il a dépassé l'inclination et l'invention de mensonge en faisant l'éloge de leurs divinités, et qu'il a dit (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : « J'ai inventé un mensonge contre Allah et j'ai dit ce qu'Il n'a pas dit. » Ceci est contraire au sens du verset, et cela affaiblit 214 le hadith même s'il était authentique ; comment en serait-il autrement alors qu'il n'a aucune authenticité ? C'est comme la parole d'Allah Très-Haut dans l'autre verset : « Et sans la grâce d'Allah sur toi et Sa miséricorde, une partie d'entre eux aurait cherché à t'égarer ; mais ils n'égarent qu'eux-mêmes, et ils ne te nuisent en rien 215. » Il a été rapporté 216 d'après Ibn 'Abbâs 217 : « Tout ce qui dans le Coran est exprimé par 'kâda' [faillir] ne se réalise pas 218. » Allah Très-Haut a dit : « L'éclat 219 de Son éclair manque d'emporter les regards 220 » et il ne les a pas emportés ; et « Je manque de la cacher » et Il ne l'a pas fait. Al-Qushayrî 221 le juge a dit : « Quraysh et Thaqîf l'ont pressé 222, lorsqu'il passa près de leurs divinités, de tourner son visage vers elles, et ils lui promirent de croire en lui s'il le faisait ; mais il ne le fit pas, et il n'était pas 223 pour le faire. » Ibn al-Anbârî 224 a dit : « Le Messager n'a pas approché ni incliné. » D'autres exégèses ont été mentionnées 225 concernant le sens de ce verset, mais ce que nous avons mentionné du texte d'Allah sur la préservation de Son Messager réfute leur médiocrité 226. Il ne reste donc dans le verset que le fait qu'Allah Très-Haut a accordé une faveur à Son Messager en le préservant et en l'affermissant face à ce que les mécréants avaient tramé contre lui et cherché comme tentation. Notre but à travers cela est de le déclarer innocent et préservé (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), et c'est le sens du verset. - Quant au deuxième point, il est fondé sur l'acceptation du hadith s'il était authentique – mais Allah nous a préservés de son authenticité. Cependant, en tout état de cause, les imams des musulmans ont répondu à cela par des réponses, parmi lesquelles il y a du bon et du mauvais. Parmi elles, ce que Qatâda 227 et Muqâtil 228 ont rapporté : que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) fut saisi d'assoupissement 229 lors de sa récitation de cette sourate, et ces paroles coulèrent sur sa langue sous l'effet du sommeil. - Ceci n'est pas valable, car il n'est pas permis qu'une telle chose arrive au Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dans aucun de ses états ; Allah ne la crée pas sur sa langue, et Satan ne prend pas le dessus sur lui, que ce soit dans le sommeil ou l'éveil, en raison de sa préservation dans ce domaine contre toute intention et tout oubli. Selon la parole d'al-Kalbî 230 : « Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) parla à lui-même, et Satan prononça cela sur sa langue. » Dans un récit d'Ibn Shihâb 231 d'après Abû Bakr 232 ibn 'Abd ar-Rahmân, il dit : « Il oublia... Lorsqu'il en fut informé 233, il dit : 'Cela vient de Satan.' » Tout cela n'est pas valable pour que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) le dise, que ce soit par oubli ou intentionnellement, et Satan ne peut le proférer sur sa langue. On a dit : « Peut-être que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) l'a dit au cours de sa récitation, sur le mode de l'approbation et du reproche adressé aux mécréants... » comme la parole d'Abraham (que la paix soit sur lui) : « Ceci est mon Seigneur 234 » selon une des interprétations, et comme sa parole : « Mais c'est le plus grand d'entre eux qui l'a fait 235 » après une pause et une clarification de la séparation entre les deux discours, puis il revint à sa récitation. Ceci est possible avec une clarification de la séparation et un indice indiquant le sens voulu, et que cela ne fait pas partie de la récitation. C'est l'une des choses mentionnées par le juge Abû Bakr 236... Et on ne peut objecter à cela ce qui a été rapporté, à savoir qu'il était en prière, car la parole dans la prière n'était pas interdite auparavant. Ce qui apparaît et prévaut 237 dans son interprétation selon lui 238 et selon d'autres parmi les vérificateurs – en admettant sa validité – est que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), comme son Seigneur le lui avait ordonné, récitait le Coran avec soin 239 et détaillait les versets dans sa lecture 240, comme l'ont rapporté les gens dignes de confiance 241 d'après lui. Il est donc possible que Satan ait guetté ces pauses et y ait inséré ce qu'il avait inventé comme paroles, en imitant la voix du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) de sorte que ceux qui s'approchaient parmi les mécréants l'entendirent, crurent que c'était la parole du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et la propagèrent. Cela n'a pas porté atteinte, chez les musulmans, à la mémorisation de la sourate avant cela telle qu'Allah l'avait révélée, ni à leur certitude concernant l'attitude du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dans sa condamnation et son blâme des idoles, comme cela était connu de lui. Mûsâ 242 ibn 'Uqba a rapporté quelque chose de semblable dans son livre des expéditions, et a dit : « Les musulmans ne les ont pas entendues ; c'est plutôt Satan qui les a jetées dans les oreilles et les cœurs des associateurs. » Et ce qui a été rapporté de la tristesse du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) à cause de cette rumeur et de ce doute, et de la cause de cette tentation, serait alors expliqué. Allah Très-Haut a dit : « Et Nous n'avons envoyé avant toi aucun Messager ni aucun Prophète 243... » le verset. Le sens de « tamannâ » est « récita 244 ». Allah Très-Haut a dit : « Ils ne connaissent pas le Livre, sinon des récitations 245 », c'est-à-dire une récitation. Et Sa parole : « Allah abroge ce que Satan jette 246 », c'est-à-dire qu'Il le fait disparaître et enlève la confusion qui en résulte, et Il consolide Ses versets. On a dit aussi : le sens du verset est ce qui arrive au Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) comme oubli lorsqu'il récite, puis il s'en aperçoit et y renonce. Ceci est proche de la parole d'al-Kalbî 247 concernant le verset, à savoir qu'il parla à lui-même et dit : « Quand il récite [tamannâ] », c'est-à-dire qu'il parla à lui-même. Dans le récit d'Abû Bakr 248 ibn 'Abd ar-Rahmân, quelque chose d'approchant. Cet oubli dans la récitation n'est valable que pour ce qui ne change pas le sens, n'altère pas les mots et n'ajoute pas ce qui ne fait pas partie du Coran ; l'oubli concerne plutôt l'omission d'un verset ou d'un mot. Mais il n'est pas maintenu dans cet oubli ; il en est plutôt averti et rappelé au moment opportun, comme nous le mentionnerons dans la règle concernant ce qui est permis comme oubli de sa part et ce qui ne l'est pas. Parmi ce qui apparaît également dans son interprétation, le fait que Mujâhid 249 a rapporté cette histoire des « hautes Grânes 250 ». Si nous admettons l'histoire, nous disons : il n'est pas improbable que cela ait été une récitation, et que par « les hautes Grânes » et « leur intercession est espérée », on entende « les Anges », selon ce récit. C'est ainsi qu'al-Kalbî a interprété « les Grânes » comme étant les Anges. En effet, les mécréants croyaient que les idoles et les Anges étaient les filles d'Allah.
Comme Dieu l'a rapporté à leur sujet et leur a répondu dans cette sourate par Sa parole : « Est-ce à vous les mâles et à Lui les femelles ? 251 » Dieu a donc réprouvé tout cela de leur part. Quant à l'espoir d'intercession de la part des anges, il est valide... Mais lorsque les associateurs ont interprété cela en pensant que ce rappel 252 visait leurs divinités, et que Satan leur a embrouillé cela, l'enjolivant dans leurs cœurs et le leur suggérant, Dieu a abrogé ce que Satan avait suggéré, a consolidé Ses versets et a supprimé la récitation de ces deux mots par lesquels Satan avait trouvé un moyen de confusion... Comme une grande partie du Coran a été abrogée et sa récitation supprimée... Il y avait une sagesse dans la révélation de Dieu Très-Haut et une sagesse dans Son abrogation : « Pour égarer par cela qui Il veut et guider qui Il veut, et Il n'égare par cela que les pervers 253 », afin de faire de ce que Satan suggère une épreuve pour ceux qui ont une maladie dans leurs cœurs et ceux dont les cœurs sont endurcis... Et les injustes sont certes dans une dissension profonde, et pour que ceux qui ont reçu la science sachent que c'est la vérité venant de ton Seigneur, y croient et que leurs cœurs s'y soumettent 254 » — le verset. Et il a été dit que le Prophète — que Dieu le bénisse et le salue — lorsqu'il récitait cette sourate mentionnant al-Lât, al-'Uzzâ et Manât, la troisième autre 255, les mécréants craignirent qu'il ne vienne avec quelque blâme à leur encontre, alors ils devancèrent en les louant par ces deux mots pour semer la confusion dans la récitation du Prophète — que Dieu le bénisse et le salue — et pour le calomnier, selon leur habitude, et leur parole : « N'écoutez pas ce Coran et faites du bruit pendant sa récitation, peut-être serez-vous vainqueurs 256 ». Cet acte fut attribué à Satan parce qu'il les y poussa, et ils le répandirent et le divulguèrent... et que le Prophète — que Dieu le bénisse et le salue — l'aurait dit, ce qui l'attrista de leur mensonge et de leur calomnie contre lui... Alors Dieu Très-Haut le consola par Sa parole : « Et Nous n'avons envoyé avant toi 257... » le verset, et Il montra aux gens la vérité de cela par rapport au faux, préserva le Coran, consolida Ses versets et repoussa ce que l'ennemi avait embrouillé... comme Dieu Très-Haut l'a garanti dans Sa parole : « En vérité, c'est Nous qui avons fait descendre le Rappel 258, et c'est Nous qui en sommes gardiens 259 ». Et parmi cela, ce qui a été rapporté de l'histoire de Jonas — sur lui la paix — qu'il promit à son peuple le châtiment de la part de son Seigneur. Lorsqu'ils se repentirent, le châtiment fut écarté d'eux, et il dit : « Je ne retournerai jamais vers eux en étant un menteur », et il partit en colère. Sache — que Dieu t'honore — qu'il n'y a dans aucun des récits rapportés à ce sujet que Jonas — sur lui la paix — leur ait dit : « Dieu va vous anéantir » ; il y est seulement qu'il invoqua contre eux l'anéantissement. L'invocation n'est pas une information dont on exige la vérité ou le mensonge, mais il leur dit : « Le châtiment vous surprendra au matin à tel et tel moment... » Cela fut comme il l'avait dit. Puis Dieu Très-Haut écarta d'eux le châtiment et les prit en charge. Dieu Très-Haut dit : « Excepté le peuple de Jonas : lorsqu'ils eurent cru, Nous écartâmes d'eux le châtiment de l'humiliation 260 » — le verset. Et il est rapporté dans les récits qu'ils virent les signes et les indices du châtiment 261. Cela a été dit par Ibn Mas'ûd 262. Et Sa'îd 263 ibn Jubayr a dit : « Le châtiment les enveloppa comme le vêtement enveloppe la tombe 264. » Si tu dis : « Quel est le sens de ce qui a été rapporté que 'Abd Allâh 265 ibn Abî Sarh était scribe du Messager de Dieu — que Dieu le bénisse et le salue — puis apostasia, devint associateurs et alla vers Quraysh en leur disant : « Je faisais tourner Muhammad comme je voulais ; il me dictait « 'Azîzun Hakîm » 266 et je disais : « Ou 'Alîmun Hakîm » 267 ? Il disait : « Oui, les deux sont corrects. » Et dans un autre hadith 268 : Le Prophète — que Dieu le bénisse et le salue — lui disait : « Écris ceci », et il disait : « Dois-je écrire ceci ? » Il disait : « Écris comme tu veux. » Et il disait : « Écris 'Alîman Hakîma », et il disait : « Dois-je écrire Samî'an Basîra 269 ? » Il lui disait : « Écris comme tu veux. » Et dans le Sahîh 270 d'après Anas 271 — que Dieu l'agrée — qu'un chrétien 272 était scribe du Prophète — que Dieu le bénisse et le salue — après avoir embrassé l'Islam, puis il apostasia 273, et il disait : « Muhammad ne sait rien d'autre que ce que je lui ai écrit. » Sache — que Dieu nous affermisse, toi et moi, sur la vérité et ne donne pas à Satan et à sa confusion du vrai par le faux de chemin vers nous — qu'une telle histoire, premièrement, ne jette aucun doute dans le cœur d'un croyant... car c'est une histoire rapportée par quelqu'un qui a apostasié et mécru en Dieu. Et nous 274 n'acceptons pas le récit d'un musulman suspect, alors comment accepter celui d'un mécréant qui a inventé, lui et ses semblables, contre Dieu et Son Messager des choses plus graves que cela. Et il est étonnant qu'un esprit sain s'occupe d'une telle histoire, alors qu'elle émane d'un ennemi mécréant, haïssant la religion, calomniateur contre Dieu et Son Messager... Et il n'est rapporté d'aucun musulman, ni mentionné par aucun Compagnon, qu'il ait été témoin de ce qu'il a dit et inventé contre le Prophète de Dieu. « Seuls inventent le mensonge ceux qui ne croient pas aux versets de Dieu, et ceux-là sont les menteurs 275. » Quant à ce qui est rapporté dans le hadith d'Anas 276 — que Dieu l'agrée — et l'apparent de son récit, il n'y a rien qui indique qu'il en a été témoin ; peut-être a-t-il rapporté ce qu'il a entendu. Al-Bazzâr 277 a critiqué ce hadith et a dit : « Thâbit 278 l'a rapporté d'après lui, mais il n'a pas été suivi sur ce point... Et Humayd 279 l'a rapporté d'après Anas 280 », et il a dit : « Je pense que Humayd ne l'a entendu que de Thâbit 281. » Le Qâdî Abû al-Fadl — que Dieu le guide — a dit : « C'est pour cela — et Dieu sait mieux — que les auteurs des recueils authentiques n'ont pas inclus le hadith de Thâbit 282 ni celui de Humayd 283. » Le hadith authentique est celui de 'Abd Allâh 284 ibn 'Azîz ibn Rafî' d'après Anas 285 — que Dieu l'agrée — que les auteurs des recueils authentiques ont inclus et que nous avons mentionné ; il n'y a rien dans ce hadith d'Anas 286 qui soit de son propre dire, si ce n'est le récit qu'il rapporte de l'apostat chrétien. Et même s'il était authentique, il n'y aurait en lui aucune critique ni aucune accusation d'erreur 287 contre le Prophète — que Dieu le bénisse et le salue — dans ce qui lui a été révélé, ni aucune possibilité d'oubli ou d'erreur de sa part, ni d'altération dans ce qu'il a transmis, ni aucune atteinte à l'ordonnancement du Coran et au fait qu'il vient de Dieu... car il n'y a en lui — s'il est authentique — rien de plus que le scribe lui a dit : « 'Alîmun Hakîm » ou l'a écrit, et le Prophète — que Dieu le bénisse et le salue — lui a dit : « Il en est ainsi », alors sa langue ou sa plume a devancé pour un mot ou deux de ce qui était descendu sur le Messager avant que le Messager ne les manifeste... car ce qui précédait de ce que le Messager dictait indiquait ces mots et exigeait leur occurrence, en raison de la grande maîtrise du scribe de la langue et de sa connaissance, de la finesse de son sens et de son intelligence, comme il arrive à celui qui connaît bien la poésie de devancer la rime d'un vers, ou au début d'un beau discours d'en anticiper la fin... Mais cela n'arrive pas pour l'ensemble du discours, comme cela n'arrive pas pour un verset ou une sourate... De même, sa parole — que Dieu le bénisse et le salue — si elle est authentique : « Tout est correct », cela peut concerner ce qui, parmi les fins de versets 288, a deux aspects et deux lectures qui ont toutes deux été révélées au Prophète — que Dieu le bénisse et le salue — ; il en dicta une, et le scribe, par son intelligence et sa connaissance des exigences du discours, parvint à l'autre, la mentionna au Prophète — que Dieu le bénisse et le salue —, et le Prophète — que Dieu le bénisse et le salue — la lui confirma ; puis Dieu a consolidé ce qu'Il a consolidé et abrogé ce qu'Il a abrogé, comme cela s'est trouvé dans certaines fins de versets, par exemple la parole de Dieu Très-Haut : « Si Tu les châties, ils sont Tes serviteurs ; si Tu leur pardonnes, Tu es le Puissant, le Sage 289 » — c'est la lecture de la majorité 290. Et un groupe 291 a lu : « Tu es le Pardonneur, le Très Miséricordieux », mais elle ne fait pas partie du Coran. De même, des mots sont venus sous deux formes dans d'autres endroits que les fins de versets, et la majorité a lu les deux, et ils sont établis dans le Coran, comme : « Et regarde les ossements comment Nous les ressuscitons 292 » et « Nous les assemblons 293 », et « Il juge 294 la vérité » et « Il raconte 295 la vérité ». Tout cela n'engendre aucun doute, ni ne cause...
- آيَة : Verset coranique, signe miraculeux.
- آيَة : Verset coranique.
- آيَة : Verset coranique.
- آيَة : Verset coranique.
- آيَة : Verset coranique.
- آيَة : Verset coranique.
- مُخَالَّة : Fréquentation intime, amitié.
- آيَة : Verset coranique.
- حَدِيث : Parole prophétique, hadith.
- خَلِيل : Ami intime, particulièrement en référence à Abraham, l'ami de Dieu.
- صَاحِب : Compagnon, ici le Prophète lui-même.
- حَدِيث : Parole prophétique.
- حَدِيث : Parole prophétique.
- أَظَلُّ : Je passe la nuit, je demeure.
- عِصْمَة : Immunité prophétique, protection divine contre le péché et l'erreur.
- طَارِئ : Accident, événement qui survient.
- عَقْد : Croyance, conviction du cœur.
- إِجْمَاع : Consensus des savants musulmans.
- تَوْحِيد : Unicité divine, monothéisme islamique.
- آيَة : Verset coranique (Sourate 2, verset 260).
- إِجَابَة : Exaucement de la prière.
- آيَة : Verset coranique.
- عِلْم ضَرُورِيّ : Connaissance nécessaire, évidente par elle-même.
- عِلْم نَظَرِيّ : Connaissance théorique, acquise par raisonnement.
- مُجَوَّز : Possible, permis.
- سَهْل بْن عَبْد اللَّه : Sahl ibn Abdallah al-Tustari, célèbre soufi du IXe siècle.
- يُجَاوَب : Être répondu, obtenir une réponse.
- قُرْب : Proximité spirituelle avec Dieu.
- نَفْي : Négation, réfutation.
- آيَة : Verset coranique (Sourate 10, verset 94).
- ابْن عَبَّاس : Abdallah ibn Abbas, compagnon et exégète du Coran.
- Ibn 'Abbâs : Abdullah ibn 'Abbâs, compagnon et exégète du Coran, cousin du Prophète.
- Ibn Jubayr : Sa'îd ibn Jubayr, savant et exégète de la génération des successeurs.
- al-Ḥasan : Al-Ḥasan al-Basrî, savant et exégète de la génération des successeurs.
- Qatâda : Qatâda ibn Di'âma, savant et exégète de la génération des successeurs.
- Sourate Yûnus, verset 104 : Coran 10:104.
- Sourate az-Zumar, verset 65 : Coran 39:65.
- Sourate Hûd, verset 109 : Coran 11:109.
- Bakr : Bakr ibn al-'Alâ', savant et exégète.
- Sourate Yûnus, verset 95 : Coran 10:95.
- Sourate al-Furqân, verset 59 : Coran 25:59.
- Sourate az-Zukhruf, verset 45 : Coran 43:45.
- al-Qutaybî : Ibn Qutayba, savant et exégète du IIIe siècle de l'Hégire.
- Sourate az-Zukhruf, verset 45 : Coran 43:45.
- Makkî : Makkî ibn Abî Tâlib, savant and exégète du IVe siècle de l'Hégire.
- Je n'interroge pas, je me suis suffi : Parole du Prophète rapportée par Ibn Zayd.
- Ibn Zayd : Abd ar-Raḥmân ibn Zayd, savant et exégète de la génération des successeurs.
- Mujâhid : Mujâhid ibn Jabr, savant et exégète de la génération des successeurs.
- al-Suddî : Ismâ'îl ibn 'Abd ar-Raḥmân al-Suddî, savant et exégète de la génération des successeurs.
- al-Ḍaḥḥâk : Al-Ḍaḥḥâk ibn Muzâḥim, savant et exégète de la génération des successeurs.
- Qatâda : Qatâda ibn Di'âma, savant et exégète de la génération des successeurs.
- Sourate az-Zumar, verset 3 : Coran 39:3.
- Sourate al-An'âm, verset 114 : Coran 6:114.
- Sourate al-An'âm, verset 114 : Coran 6:114.
- Sourate al-Mâ'ida, verset 116 : Coran 5:116.
- Abû 'Ubayda : Abû 'Ubayda Ma'mar ibn al-Muthannâ, savant et philologue du IIe siècle de l'Hégire.
- Sourate Yûsuf, verset 110 : Coran 12:110.
- lecture allégée : Lecture avec tashdîd (redoublement) ou sans, selon les variantes coraniques.
- 'Â'isha : 'Â'isha bint Abî Bakr, épouse du Prophète et savante.
- traités de menteurs : Interprétation du verset 12:110 où les adeptes auraient traité les prophètes de menteurs.
- Ibn 'Abbâs : Abdullah ibn 'Abbâs, compagnon et exégète.
- al-Nakha'î : Ibrâhîm al-Nakha'î, savant et exégète de la génération des successeurs.
- Ibn Jubayr : Sa'îd ibn Jubayr, savant et exégète.
- Mujâhid : Mujâhid ibn Jabr, savant et exégète.
- kudhdhibû : Variante de lecture du verset 12:110, signifiant 'ils furent traités de menteurs'.
- Khadîja : Khadîja bint Khuwaylid, première épouse du Prophète.
- J'ai craint pour moi-même : Parole du Prophète rapportée dans les débuts de la révélation.
- Ṣaḥîḥ : Recueil de hadiths authentiques, notamment celui d'al-Bukhârî.
- 'Â'isha : 'Â'isha bint Abî Bakr, épouse du Prophète.
- vision véridique : Rêves prémonitoires annonçant la prophétie.
- grotte de Hirâ' : Grotte près de La Mecque où le Prophète recevait la révélation.
- Ibn 'Abbâs : Abdullah ibn 'Abbâs, compagnon et exégète.
- entendant la voix : Voix de l'ange Gabriel avant la révélation explicite.
- voyant la lumière : Lumière de la prophétie perçue par le Prophète.
- recevait la révélation : Période où le Prophète recevait le Coran de manière régulière.
- Ibn Isḥâq : Muhammad ibn Isḥâq, historien et auteur de la Sîra (biographie du Prophète).
- étreinte : L'ange Gabriel étreignant le Prophète pour lui apprendre la lecture.
- Lis au nom de ton Seigneur : Premiers versets révélés : Coran 96:1.
- je me réveillai de mon sommeil : Indique que la première révélation eut lieu en rêve.
- escarpement : Endroit élevé et abrupt de la montagne.
- 'Amr : 'Amr ibn Shuraḥbîl, savant de la génération des successeurs.
- Khadîja : Khadîja bint Khuwaylid, première épouse du Prophète.
- pour une affaire : Sous-entendu : une affaire grave ou un mal.
- Ḥammâd : Ḥammâd ibn Salama, savant et traditionniste du IIe siècle de l'Hégire.
- Khadîja : Khadîja bint Khuwaylid, première épouse du Prophète.
- Ma'mar : Il s'agit de Ma'mar ibn Râshid, un érudit musulman du IIe siècle de l'hégire, connu pour ses recueils de hadiths.
- fatrat al-wahy : Période d'interruption de la révélation coranique au début de la mission prophétique de Muhammad.
- hadith : Le Coran, ici désigné comme 'ce discours'.
- Sharîk : Sharîk ibn 'Abd Allah an-Nakha'î, un transmetteur de hadiths.
- Dâr an-Nadwa : La maison de l'assemblée des Quraysh à La Mecque, où ils tenaient leurs conseils.
- Zann : Ici, 'penser' au sens de 'croire' ou 'supposer', mais dans le contexte de Jonas, cela signifie qu'il a craint que Dieu ne lui impose une épreuve.
- tarîq : Voie de transmission d'un hadith.
- ghayn : Littéralement 'nuage' ou 'voile', désigne ici un état de recouvrement du cœur, une distraction spirituelle.
- Abû 'Ubayd : Abû 'Ubayd al-Qâsim ibn Sallâm, un célèbre philologue et juriste du IIIe siècle de l'hégire.
- ghayn as-samâ' : Nuage couvrant le ciel.
- dhikr : Remémoration de Dieu, invocation.
- Ne Me demande pas ce dont tu n'as pas connaissance : Coran, sourate Hûd (11), verset 46.
- Il n'est pas de ta famille, c'est une œuvre impie : Coran, sourate Hûd (11), verset 46.
- Makkî : Makkî ibn Abî Tâlib, un exégète coranique du IVe siècle de l'hégire.
- Abû Bakr ibn Fûrak : Théologien ash'arite du IVe siècle de l'hégire.
- ismat al-anbiyâ' : Impeccabilité des prophètes, doctrine selon laquelle ils sont préservés du péché.
- Si tu associes [à Allah], ton œuvre sera certes vaine : Coran, sourate az-Zumar (39), verset 65.
- N'invoque pas, en dehors d'Allah, ce qui ne peut te profiter ni te nuire : Coran, sourate Yûnus (10), verset 106.
- Alors Nous t'aurions fait goûter le double [supplice] de la vie : Coran, sourate al-Isrâ' (17), verset 75.
- Nous l'aurions saisi par la main droite : Coran, sourate al-Hâqqa (69), verset 45.
- Si tu obéis à la majorité de ceux qui sont sur terre, ils t'égareront du sentier d'Allah : Coran, sourate al-An'âm (6), verset 116.
- Crains Allah et n'obéis pas aux infidèles : Coran, sourate al-Ahzâb (33), verset 1.
- Ne repousse pas ceux qui invoquent leur Seigneur : Coran, sourate al-An'âm (6), verset 52.
- Qu'est-ce qui les a détournés de leur direction vers laquelle ils se tournaient ? : Coran, sourate al-Baqara (2), verset 142.
- Muzdalifa : Lieu sacré entre 'Arafa et Mina où les pèlerins passent la nuit après le coucher du soleil le 9 dhoul-hijja.
- عليه السلام : Formule de bénédiction signifiant 'sur lui la paix', utilisée pour les prophètes.
- عقود : Pluriel de 'aqd, désignant les croyances ou convictions fermes du cœur.
- يَعْلَمُونَ ظاهِراً مِنَ الْحَياةِ الدُّنْيا وَهُمْ عَنِ الْآخِرَةِ هُمْ غافِلُونَ : Coran, sourate Ar-Rum (30), verset 7.
- اجتهاد : Effort de réflexion personnelle pour déduire une règle juridique en l'absence de texte clair.
- أم سلمة : Oum Salama, épouse du Prophète, Hind bint Abi Umayya.
- الثقات : Les transmetteurs fiables, référence aux autorités hadithiques.
- أسرى بدر : Les prisonniers de la bataille de Badr, que le Prophète a consulté ses compagnons pour décider de leur sort.
- المتخلفين : Ceux qui sont restés en arrière, probablement lors de l'expédition de Tabuk.
- تصويب المجتهدين : Doctrine selon laquelle tout mujtahid (celui qui exerce l'ijtihad) a raison dans son jugement.
- النوازل : Événements ou questions juridiques nouvelles qui se produisent.
- ملكوت السماوات والأرض : La royauté ou la souveraineté des cieux et de la terre, concept coranique.
- علم ما كان وما يكون : Connaissance de ce qui a été et de ce qui sera, attribut divin.
- حديث : Hadith rapporté par al-Bukhari et Muslim.
- حديث قدسي : Parole divine rapportée par le Prophète, évoquant les récompenses de l'au-delà.
- فَلا تَعْلَمُ نَفْسٌ مَا أُخْفِيَ لَهُمْ مِنْ قُرَّةِ أَعْيُنٍ : Coran, sourate As-Sajda (32), verset 17.
- موسى والخضر : Moïse et al-Khidr, personnage mystérieux mentionné dans le Coran (sourate Al-Kahf).
- حديث : Hadith rapporté par Ahmad et d'autres.
- حديث : Hadith rapporté par Ahmad et Ibn Hibban.
- وَفَوْقَ كُلِّ ذِي عِلْمٍ عَلِيمٌ : Coran, sourate Yusuf (12), verset 76.
- زيد بن أسلم : Zayd ibn Aslam, un des successeurs (tabi'i), connu pour ses commentaires coraniques.
- عبد الله بن مسعود : Compagnon éminent du Prophète, connu pour sa connaissance du Coran.
- حديث : Hadith rapporté par Muslim.
- فأسلم : Peut signifier 'il s'est soumis' (le diable est devenu musulman) ou 'je suis sauf' selon les lectures.
- منصور : Mansour ibn al-Mu'tamir, un transmetteur de hadith.
- عائشة : Aïcha, épouse du Prophète, mère des croyants.
- فأسلم : Avec la voyelle u sur le mīm, signifiant 'je suis sauf'.
- صحيح : Authentique, qualificatif d'un hadith.
- فأسلم : Avec la voyelle a sur le mīm, signifiant 'il s'est soumis'.
- فاستسلم : Signifiant 'il s'est rendu' ou 'il a obéi'.
- القاضي أبو الفضل : Le juge Abou al-Fadl, probablement un érudit malikite.
- بني آدم : Les fils d'Adam, c'est-à-dire les humains.
- من بعد منه : Celui qui s'éloigne de lui, référence au Prophète.
- غير موطن : En plusieurs occasions ou endroits.
- أسره : Il l'a capturé, fait prisonnier.
- الصحاح : Les recueils de hadiths authentiques, notamment al-Bukhari et Muslim.
- أبو هريرة : Abou Hourayra, célèbre compagnon et transmetteur de nombreux hadiths.
- عرض لي : Il s'est présenté à moi, il m'est apparu.
- عبد الرزاق : Abd ar-Razzaq as-San'ani, un érudit et compilateur de hadiths.
- فذعته : Je l'ai saisi ou étranglé.
- رَبِّ اغْفِرْ لِي وَهَبْ لِي مُلْكاً : Coran, sourate Sad (38), verset 35, où Salomon demande pardon et une royauté unique.
- Abû al-Dardâ' : Compagnon du Prophète, connu pour sa piété et sa sagesse.
- صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ : Formule de bénédiction sur le Prophète Muhammad, signifiant 'que la prière et la paix d'Allah soient sur lui'.
- ثم أردت أن آخذه : Le Prophète voulut saisir Iblîs, mais Allah l'en empêcha.
- الإسراء : Le voyage nocturne du Prophète de La Mecque à Jérusalem.
- عِفْرِيت : Démon puissant et maléfique.
- الموطأ : Recueil de hadiths de l'imam Mâlik.
- الشيخ النجدي : Le vieillard du Najd, région d'Arabie, sous les traits duquel Iblîs apparut aux Qurayshites.
- بَدْر : Bataille de Badr, première grande bataille entre musulmans et mécréants.
- سُرَاقَة : Surâqa ibn Mâlik, un des chefs qurayshites.
- وَإِذْ زَيَّنَ لَهُمُ الشَّيْطانُ أَعْمالَهُمْ : Coran, sourate al-Anfâl, verset 48.
- بَيْعَة الْعَقَبَة : Serment d'allégeance des Ansâr au Prophète à al-'Aqaba près de Mina.
- عِيسَى عَلَيْهِ السَّلَام : Jésus, paix sur lui, prophète de l'islam.
- الحجاب : Le voile, ici le placenta ou la membrane qui protégeait Jésus.
- لُدَّ : On lui mit un médicament dans la bouche de force.
- ذَاتُ الْجَنْب : Pleurésie, maladie de la plèvre.
- وَلَمْ يَكُنِ اللَّهُ لِيُسَلِّطَهُ عَلَيَّ : Allah ne lui donnera pas pouvoir sur moi.
- وَإِمَّا يَنْزَغَنَّكَ مِنَ الشَّيْطانِ نَزْغٌ فَاسْتَعِذْ بِاللَّهِ : Coran, sourate al-A'râf, verset 200.
- وَأَعْرِضْ عَنِ الْجاهِلِينَ : Coran, sourate al-A'râf, verset 199.
- يَنْزَغَنَّكَ : Te pousse, t'incite.
- النزغ : Incitation, suggestion maléfique.
- مِنْ بَعْدِ أَنْ نَزَغَ الشَّيْطانُ بَيْنِي وَبَيْنَ إِخْوَتِي : Parole de Joseph, Coran, sourate Yûsuf, verset 100.
- يَنْزَغَنَّكَ : Il t'incite, te pousse.
- أَدْنَى الْوَسْوَسَة : La moindre suggestion diabolique.
- تَمَنَّى : Récitait, lisait.
- أَلْقَى الشَّيْطانُ فِي أُمْنِيَّتِهِ : Le Diable jeta quelque chose dans sa récitation.
- أَقَاوِيل : Opinions, dires.
- الْوَعْث : Difficile, embarrassant.
- الْغَث : Faible, sans valeur.
- التمني : Récitation.
- السمرقندي : Abû al-Qâsim al-Samarqandî, exégète et juriste hanafite.
- أبو محمد : Abû Muhammad Makkî, exégète et savant malikite.
- أَنِّي مَسَّنِيَ الشَّيْطانُ بِنُصْبٍ وَعَذابٍ : Coran, sourate Sâd, verset 41.
- ليبتليهم ويثيبهم : Pour les éprouver et les récompenser.
- يوشع : Josué, serviteur et successeur de Moïse.
- وَما أَنْسانِيهُ إِلَّا الشَّيْطانُ : Parole de Josué, Coran, sourate al-Kahf, verset 63.
- فَأَنْساهُ الشَّيْطانُ ذِكْرَ رَبِّهِ : Coran, sourate Yûsuf, verset 42.
- يَوْمَ الْوَادِي : Le jour de la vallée, allusion à un événement où le Prophète et ses compagnons dormirent et manquèrent la prière.
- مُوسَى عَلَيْهِ السَّلَام : Moïse, paix sur lui, prophète.
- وَكْزَة : Coup de poing.
- هذا مِنْ عَمَلِ الشَّيْطانِ : Parole de Moïse, Coran, sourate al-Qasas, verset 15.
- طَلْعُها كَأَنَّهُ رُؤُسُ الشَّياطِينِ : Coran, sourate al-Sâffât, verset 65.
- صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ : Formule de bénédiction sur le Prophète.
- وَأَيْضًا : De plus.
- فَتاه : Son serviteur, Josué.
- قُبَيْل : Peu avant.
- فَأَنْساهُ الشَّيْطانُ : Coran, sourate Yûsuf, verset 42.
- يُوسُف : Joseph, prophète.
- بِقَوْلِهِ : Par sa parole.
- كَلَاءَة الْفَجْر : Veille de l'aube, la prière de l'aube.
- زَيْدِ بْنِ أَسْلَم : Zayd ibn Aslam, compagnon et transmetteur de hadiths.
- الدَّلَائِل : Les preuves.
- الْأُسْتَاذ : Le maître, titre honorifique.
- أبي إسحق : Abû Ishâq al-Isfarâ'înî, théologien ash'arite.
- الْقَاضِي : Le juge, titre honorifique.
- أَبِي بَكْر : Abû Bakr al-Bâqillânî, théologien ash'arite et juriste malikite.
- الشَّمَاتَة : Jubilation, joie maligne face au malheur d'autrui.
- الصَّوْلَة : Domination, assaut, moyen de prendre le dessus.
- الْقَضِيَّة : L'affaire, l'incident, ici probablement l'incident des versets sataniques.
- تَشْغِيب : Clameur, tapage, agitation.
- بِنْتُ شَفَةٍ : Littéralement 'fille de lèvre', expression signifiant 'parole', 'mot'.
- اجْتِثَاث : Extirpation, arrachement de la racine.
- ضَعَفَةُ الْمُسْلِمِينَ : Les musulmans faibles, ceux dont la foi est fragile.
- وَإِنْ كادُوا لَيَفْتِنُونَكَ : Référence au verset 17:73-74 : 'Et ils ont failli te tenter...'.
- تُضْعِفُ : Affaiblit, rend faible.
- وَما يَضُرُّونَكَ مِنْ شَيْءٍ : Référence au verset 4:113 : 'Et ils ne te nuisent en rien'.
- رُوِيَ : Il a été rapporté.
- ابْنُ عَبَّاسٍ : Abdullah ibn Abbas, compagnon et cousin du Prophète, célèbre exégète du Coran.
- كُلُّ مَا فِي الْقُرْآنِ «كَادَ» فَهُوَ مَا لَا يَكُونُ : Tout ce qui dans le Coran est exprimé par 'kâda' (faillir) ne se réalise pas.
- سَنَا : Éclat, lueur.
- يَكادُ سَنا بَرْقِهِ يَذْهَبُ بِالْأَبْصارِ : Référence au verset 24:43 : 'L'éclat de son éclair manque d'emporter les regards'.
- الْقُشَيْرِيُّ : Al-Qushayrî, savant et juge, auteur d'une exégèse coranique.
- طَالَبَهُ : L'ont pressé, ont exigé de lui.
- وَلَا كَانَ : Et il n'était pas, il n'allait pas.
- ابْنُ الْأَنْبَارِيِّ : Ibn al-Anbârî, grammairien et exégète.
- ذُكِرَتْ : Ont été mentionnées.
- سِفْسَافَهَا : Leur médiocrité, leur caractère insignifiant.
- قَتَادَةُ : Qatâda ibn Di'âma, célèbre successeur et exégète.
- مُقَاتِلٌ : Muqâtil ibn Sulaymân, exégète du Coran.
- سِنَةٌ : Assoupissement, somnolence.
- الْكَلْبِيُّ : Al-Kalbî, exégète du Coran.
- ابْنُ شِهَابٍ : Ibn Shihâb al-Zuhrî, célèbre traditionniste.
- أَبُو بَكْرٍ : Abû Bakr ibn 'Abd ar-Rahmân, successeur et traditionniste.
- أُخْبِرَ : Il fut informé.
- هذا رَبِّي : Parole d'Abraham dans le Coran (6:76-78) : 'Ceci est mon Seigneur', dite pour argumenter.
- بَلْ فَعَلَهُ كَبِيرُهُمْ هذا : Parole d'Abraham dans le Coran (21:63) : 'Mais c'est le plus grand d'entre eux qui l'a fait', dite après une pause.
- الْقَاضِي أَبُو بَكْرٍ : Le juge Abû Bakr, probablement al-Bâqillânî, théologien ash'arite.
- يَتَرَجَّحُ : Prévaut, est plus probable.
- عِنْدَهُ : Selon lui, dans son opinion.
- يُرَتِّلُ الْقُرْآنَ تَرْتِيلًا : Récitait le Coran avec soin, distinctement et posément.
- يُفَصِّلُ الْآيَ تَفْصِيلًا فِي قِرَاءَتِهِ : Détaillait les versets dans sa lecture, en faisant des pauses.
- الثِّقَاتُ : Les gens dignes de confiance, les rapporteurs fiables.
- مُوسَى : Mûsâ ibn 'Uqba, historien et traditionniste, auteur d'un ouvrage sur les expéditions.
- وَما أَرْسَلْنا مِنْ قَبْلِكَ مِنْ رَسُولٍ وَلا نَبِيٍّ : Référence au verset 22:52 : 'Et Nous n'avons envoyé avant toi aucun Messager ni aucun Prophète...'.
- تَمَنَّى : Ici interprété comme 'récita' (tala), sens technique.
- أَمانِيَّ : Récitations, lectures, ou souhaits.
- فَيَنْسَخُ اللَّهُ مَا يُلْقِي الشَّيْطانُ : Référence au verset 22:52 : 'Allah abroge ce que Satan jette'.
- الْكَلْبِيُّ : Al-Kalbî, exégète déjà mentionné.
- أَبِي بَكْرٍ : Abû Bakr ibn 'Abd ar-Rahmân, déjà mentionné.
- مُجَاهِدًا : Mujâhid ibn Jabr, célèbre exégète et successeur.
- الْغَرَانِقَةُ الْعُلَى : Les hautes Grânes, terme désignant des divinités ou des anges dans le récit des versets sataniques.
- أَلَكُمُ الذَّكَرُ وَلَهُ الْأُنْثى : Référence au verset 53:21 du Coran, où Dieu interroge les associateurs sur leur attribution des filles à Dieu et des fils à eux-mêmes.
- الذِّكْر : Le Rappel, ici le Coran ou la mention des divinités.
- لِيُضِلَّ بِهِ مَنْ يَشَاءُ وَيَهْدِي مَنْ يَشَاءُ، وما يضلّ به إلّا الفاسقين : Paraphrase du verset 2:26 du Coran.
- فَتُخْبِتَ لَهُ قُلُوبُهُمْ : Leurs cœurs s'humilient devant Lui, extrait du verset 22:54.
- اللَّاتِ وَالْعُزَّى، وَمَنَاةَ الثَّالِثَةِ الْأُخْرَى : Les trois divinités préislamiques mentionnées dans la sourate 53:19-20.
- لَا تَسْمَعُوا لِهذَا الْقُرْآنِ وَالْغَوْا فِيهِ لَعَلَّكُمْ تَغْلِبُونَ : Verset 41:26 du Coran.
- وَما أَرْسَلْنا مِنْ قَبْلِكَ : Début du verset 22:52 : 'Et Nous n'avons envoyé avant toi ni messager ni prophète sans que Satan n'ait suggéré quelque chose dans sa récitation...'
- الذِّكْر : Le Rappel, c'est-à-dire le Coran.
- إِنَّا نَحْنُ نَزَّلْنَا الذِّكْرَ وَإِنَّا لَهُ لَحافِظُونَ : Verset 15:9 du Coran.
- إِلَّا قَوْمَ يُونُسَ لَمَّا آمَنُوا كَشَفْنا عَنْهُمْ عَذابَ الْخِزْيِ : Verset 10:98 du Coran.
- مَخَايِلَهُ : Les signes avant-coureurs du châtiment.
- ابْنُ مَسْعُودٍ : Abdullah ibn Mas'ud, célèbre Compagnon et érudit.
- سَعِيدُ : Sa'id ibn Jubayr, éminent successeur et exégète.
- غَشَّاهُمُ الْعَذَابُ كَمَا يُغَشِّي الثَّوْبُ الْقَبْرَ : Métaphore décrivant l'intensité du châtiment qui les enveloppa complètement.
- عَبْدَ اللَّهِ : Abdullah ibn Abi Sarh, ancien scribe du Prophète devenu apostat.
- عَزِيزٌ حَكِيمٌ : Puissant et Sage, attributs divins.
- عَلِيمٌ حَكِيمٌ : Savant et Sage, attributs divins.
- حَدِيثٍ آخَرَ : Un autre récit rapporté.
- سَمِيعًا بَصِيرًا : Audient et Clairvoyant, attributs divins.
- الصَّحِيحِ : Recueil de hadiths authentiques, probablement Sahih al-Bukhari ou Muslim.
- أَنَسٍ : Anas ibn Malik, Compagnon et serviteur du Prophète.
- نَصْرَانِيًّا : Un chrétien.
- ارْتَدَّ : Apostasia, retourna à la mécréance.
- نَحْنُ : Nous, les musulmans.
- وَإِنَّما يَفْتَرِي الْكَذِبَ الَّذِينَ لَا يُؤْمِنُونَ بِآياتِ اللَّهِ وَأُولئِكَ هُمُ الْكاذِبُونَ : Verset 16:105 du Coran.
- حَدِيثِ أَنَسٍ : Le hadith rapporté par Anas.
- الْبَزَّارُ : Abu Bakr al-Bazzar, célèbre traditionniste.
- ثَابِتٌ : Thabit al-Bunani, successeur et transmetteur de hadiths.
- حُمَيْدٌ : Humayd al-Tawil, successeur et transmetteur.
- عَنْ أَنَسٍ : D'après Anas.
- مِنْ ثَابِتٍ : De Thabit.
- حَدِيثَ ثَابِتٍ : Le hadith de Thabit.
- حُمَيْدٍ : Humayd.
- عَبْدِ اللَّهِ : Abdullah ibn 'Aziz ibn Rafi', transmetteur.
- عَنْ أَنَسٍ : D'après Anas.
- عَنْ أَنَسٍ : De la part d'Anas.
- تَوْهِيمٌ : Accusation d'erreur ou de faiblesse.
- مَقَاطِعِ الْآيِ : Les fins de versets coraniques.
- إِنْ تُعَذِّبْهُمْ فَإِنَّهُمْ عِبادُكَ، وَإِنْ تَغْفِرْ لَهُمْ فَإِنَّكَ أَنْتَ الْعَزِيزُ الْحَكِيمُ : Verset 5:118 du Coran.
- الْجُمْهُورِ : La majorité des lecteurs du Coran.
- جَمَاعَةٌ : Un groupe de lecteurs.
- وَانْظُرْ إِلَى العظام كيف ننشرها : Verset 2:259, lecture avec 'nunshiruha' (Nous les ressuscitons).
- وَنُنْشِزُهَا : Lecture alternative du même verset, 'nunshizuha' (Nous les assemblons).
- وَيَقْضِي : Lecture 'yaqdi' (Il juge), verset 6:57.
- وَيَقُصُّ : Lecture alternative 'yaqussu' (Il raconte), même verset.
Troisième section : ce qui est obligatoire pour le Prophète (que la prière et la paix…
Troisième section : ce qui est obligatoire pour le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et ce qui est impossible à son égard.
Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ne commet ni erreur ni oubli. On a dit : cela peut concerner ce qu'il écrivait de la part du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) aux gens, autre que le Coran, décrivant Allah et Le nommant comme il le voulait. **Chapitre sept : Son état (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dans les affaires de ce monde** Ce propos concerne ce qui relève de la transmission. Quant à ce qui n'est pas de l'ordre de la transmission, parmi les informations qui n'ont pas de fondement dans les prescriptions, ni les récits de l'Au-delà, et qui ne sont pas attribuées à une révélation, mais concernent les affaires de ce monde et les états de sa propre personne, ce qu'il faut croire est de déclarer le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) exempt du fait que son information, dans quoi que ce soit de cela, soit contraire à son objet, ni délibérément, ni par inattention, ni par erreur. Il est infaillible 1 à cet égard, qu'il soit satisfait ou en colère, sérieux ou plaisantant, en bonne santé ou malade. La preuve en est l'accord des prédécesseurs 2 et leur consensus 3 à ce sujet. En effet, nous savons, d'après la religion des Compagnons 4 et leur habitude, qu'ils se hâtaient de croire tous ses états et de faire confiance à toutes ses informations, dans quelque domaine que ce soit et à propos de quoi que ce soit, et qu'ils n'avaient ni hésitation ni doute sur rien de cela, ni vérification de son état à ce moment-là : y avait-il eu inattention ou non ? Lorsque Ibn Abi al-Huqayq 5 le Juif 6 argumenta contre 'Umar 7 lorsqu'il les expulsa de Khaybar 8 en invoquant l'aveu du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) en leur faveur, et que 'Umar (qu'Allah l'agrée) argumenta contre lui en disant : « Comment seras-tu lorsque tu seras expulsé de Khaybar ? », le Juif dit : « C'était une plaisanterie d'Abu al-Qasim 9. » 'Umar lui dit : « Tu mens, ennemi d'Allah ! » De plus, ses informations, ses traces, sa biographie et ses qualités sont soigneusement étudiées, leurs détails sont exhaustifs, et on ne trouve dans aucune d'elles qu'il (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ait corrigé une erreur dans une parole qu'il a dite, ou reconnu un oubli dans quelque chose qu'il a rapporté. Si cela avait eu lieu, cela aurait été transmis comme a été transmis son histoire (que la paix soit sur lui) et son retour (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) sur ce qu'il avait conseillé aux Ansar 10 concernant la pollinisation des palmiers 11 ; cela était un avis, non une information. Et d'autres choses qui ne relèvent pas de ce chapitre, comme sa parole : « Par Allah, je ne jure pas un serment, puis ne vois autre chose meilleure que cela sans faire ce sur quoi j'ai juré et expier mon serment. » Et sa parole : « Vous plaidez devant moi... » le hadith 12. Et sa parole : « Arrose, ô Zubayr 13, jusqu'à ce que l'eau atteigne le mur 14. » Comme nous expliquerons tout ce qui, dans ce hadith, pose problème dans ce chapitre et le suivant, si Allah le veut, ainsi que leurs semblables. De plus, lorsque le mensonge est connu de quelqu'un dans quelque information que ce soit, contrairement à ce qu'elle est, de quelque manière que ce soit, on doute de son information, on le soupçonne dans son récit, et sa parole n'a pas de poids dans les esprits. C'est pourquoi les traditionnistes 15 et les savants ont abandonné le récit de celui qui est connu pour l'oubli, l'inattention, la mauvaise mémoire et les erreurs fréquentes, même s'il est digne de confiance. De plus, le mensonge délibéré dans les affaires de ce monde est un péché 16, et en commettre beaucoup est un péché majeur 17 par consensus, qui fait perdre la virilité 18. Tout cela est ce dont la fonction prophétique 19 est exempte. Une seule fois de cela, dans ce qui est considéré comme laid et abominable, nuit à son auteur et déshonore celui qui le profère, et cela s'ensuit. Quant à ce qui n'atteint pas ce degré, si nous le comptons parmi les petits péchés 20, cela relève-t-il de leur jugement en matière de divergence ? C'est un sujet de divergence. Le correct est de déclarer la prophétie exempte de peu ou de beaucoup, d'inattention ou de délibéré, car le fondement de la prophétie est la transmission, l'information et la clarification, et la croyance en ce que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a apporté. Permettre quoi que ce soit de cela est une atteinte à cela, y jette le doute et contredit le miracle 21. Tranchons donc avec certitude qu'il n'est pas permis aux prophètes de manquer à leur parole 22 d'aucune manière, ni intentionnellement ni non intentionnellement, et ne soyons pas indulgents avec ceux qui sont indulgents en permettant cela sur eux en état d'inattention dans ce qui n'est pas de l'ordre de la transmission. Oui, et qu'il ne leur est pas permis de mentir avant la prophétie, ni d'être marqués par cela dans leurs affaires et les états de leur vie d'ici-bas, car cela les déshonorerait, ferait douter d'eux et éloignerait les cœurs de la croyance en eux par la suite. Observe les états de l'époque du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) parmi Quraysh 23 et d'autres nations, leurs questions sur son état quant à la véracité de sa langue, ce qu'ils en connaissaient et reconnaissaient, ce qui est connu, et la transmission unanime 24 sur l'inf illibilité 1 de notre Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) à cet égard avant et après. Nous avons mentionné, dans les traces 25 à ce sujet dans le deuxième chapitre au début du livre, ce qui te montre la validité de ce que nous avons indiqué. *** **Chapitre huit : Réfutation de certaines objections** Si tu dis : quel est le sens de sa parole (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dans le hadith 12 de l'inattention que nous a rapporté le juriste 26 Abu Ishaq Ibrahim ibn Ja'far ? Abu Hurayra (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) pria la prière de l'après-midi 27 et salua après deux rak'as 28. Alors Dhu al-Yadayn 29 se leva et dit : "Ô Messager d'Allah, la prière a-t-elle été raccourcie ou as-tu oublié ?" Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : "Tout cela n'a pas eu lieu." Et dans une autre version : "La prière n'a pas été raccourcie et je n'ai pas oublié." Le hadith 12 avec son histoire. Il informa donc de la négation des deux états et qu'ils n'avaient pas eu lieu, alors que l'un d'eux avait eu lieu, comme le dit Dhu al-Yadayn : "Une partie de cela a eu lieu, ô Messager d'Allah." Sache, qu'Allah nous guide ainsi que toi, que les savants ont à ce sujet des réponses, dont certaines sont équitables, et d'autres empreintes de contrainte et de violence. Voici ce que je dis : Quant à la première opinion, qui permet l'oubli et l'erreur dans ce qui n'est pas de l'ordre de la transmission verbale – et c'est celle que nous avons invalidée parmi les deux opinions – il n'y a pas d'objection avec ce hadith 12 et ses semblables. Quant à la doctrine de celui qui interdit l'inattention et l'oubli dans ses actes en général et considère que, dans un tel cas, il est délibéré dans la forme de l'oubli pour établir une sunna 30, alors il est véridique dans son information car il n'a pas oublié et la prière n'a pas été raccourcie, mais selon cette opinion, il a délibérément accompli cet acte sous cette forme pour l'établir comme sunna pour celui qui serait frappé par une chose semblable. C'est une opinion délaissée, que nous mentionnerons en son lieu. Quant à considérer l'inattention impossible chez lui dans les paroles et permettre l'inattention chez lui dans ce qui n'est pas de l'ordre de la parole, comme nous le mentionnerons, il y a plusieurs réponses : Parmi elles : « Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a informé de sa conviction et de sa conscience intime. Quant au déni du raccourcissement, c'est vrai et véridique intérieurement et extérieurement. Quant à l'oubli, il a informé (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) de sa conviction et qu'il n'avait pas oublié selon son opinion, comme s'il avait voulu informer de son opinion, même s'il ne l'a pas exprimé. Et cela est aussi véridique. » Une deuxième manière : « Sa parole "je n'ai pas oublié" se réfère à la salutation 31, c'est-à-dire : j'ai salué intentionnellement et j'ai oublié le nombre, c'est-à-dire je n'ai pas commis d'inattention dans la salutation elle-même. Cela est possible, mais il y a une distance. » Une troisième manière (et c'est la plus éloignée) : ce à quoi certains sont allés, bien que le terme le permette, de sa parole « Tout cela n'a pas eu lieu », c'est-à-dire que le raccourcissement et l'oubli ne se sont pas produits ensemble, mais l'un d'eux a eu lieu. Le sens apparent du terme est contraire à cela, avec l'autre version authentique, à savoir sa parole : « La prière n'a pas été raccourcie et je n'ai pas oublié. » Voilà ce que j'ai vu chez nos imams 32. Chacune de ces manières est possible pour le terme, malgré l'éloignement de certaines et la contrainte de l'autre. Le juge 33 Abu al-Fadl (qu'Allah le guide) a dit : Ce que je dis et qui me semble le plus proche de toutes ces manières est que sa parole « je n'ai pas oublié » est un déni du terme qu'il a nié de lui-même et qu'il a reproché aux autres par sa parole : « Quel mauvais comportement pour l'un de vous de dire : j'ai oublié tel verset, mais il a été fait oublier 34. » Et par sa parole dans certaines versions de l'autre hadith 12 : « Je n'oublie pas, mais on me fait oublier 35. »
Lorsque l'interrogateur lui dit : « La prière a-t-elle été raccourcie ou as-tu oublié ? », il [le Prophète] nia qu'elle eût été raccourcie comme elle l'avait été, et que son oubli vînt de lui-même ; et que si quelque chose de cela s'était produit, il avait oublié jusqu'à en interroger un autre, et il se rendit compte qu'il avait oublié, et cela lui fut imposé pour établir une Sunna 36. Ainsi, sa parole à ce sujet : « Je n'ai pas oublié », « Elle n'a pas été raccourcie », et « Tout cela n'a pas eu lieu », est véridique et vraie : elle n'a pas été raccourcie, et il n'a pas oublié en réalité, mais on lui a fait oublier. Il y a un autre aspect que j'ai extrait des paroles de certains maîtres 37, à savoir qu'il a dit : « Le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, commettait des distractions 38 mais n'oubliait pas ; c'est pourquoi il a nié l'oubli de sa part. Il a dit : car l'oubli est inattention et défaut, tandis que la distraction n'est qu'une occupation. » Il a dit : « Le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, se distrayait dans sa prière sans en être inattentif ; et ce qui l'occupait des mouvements de la prière, c'était ce qui est dans la prière, une occupation par elle, non une inattention à son égard. » Si cela est vérifié selon ce sens, il n'y a pas de contradiction dans sa parole : « Je n'ai pas raccourci » et « Je n'ai pas oublié ». Selon moi, sa parole : « La prière n'a pas été raccourcie et je n'ai pas oublié » signifie l'abandon, qui est l'un des deux aspects de l'oubli. Il voulait – et Dieu sait mieux – : je n'ai pas salué après deux rak'as 39 en abandonnant l'achèvement de la prière, mais j'ai oublié, et cela ne venait pas de moi-même. La preuve en est : Sa parole, que Dieu prie sur lui et le salue, dans le hadith authentique : « Je n'oublie pas, ou j'oublie pour établir une Sunna. » Et Dieu est Celui qui accorde le succès dans la justesse. Quant à l'histoire des paroles d'Abraham mentionnées comme étant ses trois mensonges 40 mentionnés dans le Coran, dont deux sont : sa parole : « Je suis malade 41 », « C'est plutôt leur chef, celui-ci, qui l'a fait 42 », et sa parole au roi au sujet de son épouse : « Elle est ma sœur 43 ». Sache, que Dieu t'honore, que toutes ces paroles sont en dehors du mensonge, ni dans l'intention ni autrement ; elles entrent dans le chapitre des équivoques 44 qui permettent d'éviter le mensonge 45. Quant à sa parole : « Je suis malade 46 », Al-Hasan 47 et d'autres ont dit : son sens est « je serai malade », c'est-à-dire que toute créature est sujette à cela ; il s'est donc excusé auprès de son peuple de sortir avec eux à leur fête par cette parole. Et on a dit : « Plutôt malade par ce qui m'a été décrété comme mort. » Et on a dit : « Malade de cœur à cause de ce que je vois de votre mécréance et de votre obstination. » Et on a dit : « Plutôt, la fièvre le prenait au lever d'une étoile connue ; quand il la vit, il s'excusa par son habitude. » Tout cela ne contient pas de mensonge, mais c'est une information vraie et véridique. Et on a dit : « Plutôt, il a fait allusion à la faiblesse de son argument contre eux, et à la faiblesse de ce qu'il voulait leur exposer, du point de vue des astres dont ils s'occupaient, et que pendant son examen de cela... » Et on a dit : « La rectitude de son argument contre eux en état de maladie et de souffrance », bien qu'il n'ait pas douté lui-même, ni que sa foi ait faibli, mais son argumentation contre eux a faibli, et son regard a été malade, comme on dit : « argument malade » et « regard défectueux », jusqu'à ce que Dieu l'inspire par son argumentation et la rectitude de son argument contre eux par les astres, le soleil et la lune, ce que Dieu a énoncé et que nous avons déjà expliqué. Quant à sa parole : « C'est plutôt leur chef, celui-ci, qui l'a fait 48 », le verset... Il a lié son information à la condition qu'il parle, comme s'il disait : « S'il parle, c'est son acte », sur le mode du reproche à son peuple. Ceci est également vrai et sans contradiction. Quant à sa parole : « Ma sœur 49 », il l'a expliqué dans le hadith et a dit : « Car tu es ma sœur en Islam », et c'est vrai. Et Dieu le Très-Haut dit : « Les croyants ne sont que des frères 50. » Si tu dis : « Le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, les a appelées des mensonges, et a dit : 'Abraham n'a menti que trois mensonges 51', et dans le hadith de l'intercession 52, il mentionne ses mensonges. » Alors son sens est : il n'a prononcé aucune parole dont la forme est celle du mensonge, bien que vraie dans le fond, si ce n'est ces paroles. Et comme leur sens apparent était contraire à leur sens caché, Abraham, sur lui la paix, craignit d'être tenu pour responsable 53 à cause d'elles. Quant au hadith 54 : « Le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, quand il voulait une expédition, il dissimulait par une autre », il n'y a pas de contradiction dans la parole ; c'est seulement cacher son intention pour que son ennemi ne prenne pas ses précautions, et il cachait la direction de son départ en mentionnant une question sur un autre lieu, et en s'enquérant de ses nouvelles et en faisant allusion à lui. Ce n'est pas qu'il dise : « Préparez-vous pour telle expédition » ou « Notre direction est vers tel lieu » contrairement à son intention ; cela n'a pas eu lieu. Et le premier [cas] ne contient pas d'information sujette à contradiction. Si tu dis : « Quel est le sens de la parole de Moïse, sur lui la paix, lorsqu'on lui demanda : 'Qui est le plus savant des gens 55 ?' et il répondit : 'Moi, je suis le plus savant' ; Dieu lui en fit le reproche parce qu'il n'avait pas rapporté la science à Lui ! » – le hadith, et il y est dit : « Plutôt, un serviteur 56 à nous, au confluent des deux mers, est plus savant que toi. » Or c'est une information dont Dieu a annoncé qu'il n'en était pas ainsi. Sache qu'il est rapporté dans certaines voies authentiques de ce hadith, d'après Ibn 'Abbâs 57 : « Sais-tu quelqu'un de plus savant que toi ? » Si sa réponse est basée sur sa science, c'est une information vraie et véridique, sans contradiction ni ambiguïté. Et selon l'autre voie, son interprétation est basée sur son opinion et sa croyance, comme s'il l'avait explicitement dit, car sa situation dans la prophétie et l'élection exige cela. Ainsi, son information à ce sujet, basée sur sa croyance et son estimation, est véridique, sans contradiction. Et il peut vouloir par sa parole : « Je suis le plus savant » ce qu'exigent les fonctions de la prophétie en matière de sciences de l'Unicité 58, des affaires de la Loi 59 et de la politique de la communauté, tandis que Khadir 60 était plus savant que lui dans d'autres affaires que nul ne connaît sauf par l'enseignement de Dieu, parmi les sciences de Son mystère, comme les récits mentionnés dans leur histoire. Ainsi, Moïse était plus savant dans l'ensemble, comme précédemment, et celui-ci [Khadir] était plus savant en particulier dans ce qui lui avait été enseigné. Et cela est indiqué par : Sa parole, qu'Il est Exalté : « Et Nous lui avons enseigné de Notre part une science 61. » Et le reproche de Dieu à lui – selon ce qu'ont dit les savants – est la désapprobation de cette parole, parce qu'il n'a pas rapporté la science à Lui, comme les anges ont dit : « Nous n'avons de science que ce que Tu nous as enseigné 62 », ou parce qu'il n'a pas approuvé sa parole du point de vue de la Loi. Et cela – et Dieu sait mieux – pour que celui qui n'a pas atteint son rang ne l'imite pas dans l'éloge de lui-même et l'élévation de son degré parmi sa communauté, et périsse à cause de ce que cela implique comme louange de soi, et que cela lui cause de l'orgueil, de la vanité, de la prétention et de la revendication. Bien que les prophètes soient exempts de ces vices, d'autres sont sur la voie de leur acquisition et de la réalisation de leur nuit, sauf celui que Dieu protège. Ainsi, la prudence à leur égard est préférable pour lui-même, et pour qu'on l'imite. C'est pourquoi le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, a dit, par prudence contre une telle chose, ce qui est connu de lui 63 : « Je suis le maître des enfants d'Adam, et sans vanité. » Et ce hadith est l'un des arguments de ceux qui affirment la prophétie de Khadir, à cause de sa parole : « Il est plus savant que Moïse », et le saint 64 ne peut être plus savant que le prophète. Quant aux prophètes, ils se surpassent dans les connaissances. Et par sa parole : « Et je n'ai pas agi de ma propre initiative 65 », cela indique qu'il recevait la révélation. Et celui qui dit qu'il n'est pas prophète dit : il est possible qu'il ait agi sur l'ordre d'un autre prophète. Et cela est faible, car nous ne savons pas qu'il y avait à l'époque de Moïse un autre prophète que lui, excepté son frère Aaron. Et personne parmi les historiens n'a rapporté quoi que ce soit de fiable à ce sujet. Et si nous considérons « plus savant que toi » non pas de manière générale, mais particulière, et dans des cas déterminés, il n'est pas nécessaire d'établir la prophétie de Khadir. C'est pourquoi certains maîtres ont dit : Moïse était plus savant que Khadir dans ce qu'il avait reçu de Dieu, et Khadir était plus savant dans ce qui lui avait été confié de la part de Moïse. Et un autre a dit : Moïse n'a été renvoyé à Khadir que pour une correction, non pour un enseignement.
Quant aux actions des membres, parmi lesquelles on inclut la parole de la langue en dehors de l'information qui a fait l'objet du débat, et la croyance du cœur en dehors de l'unicité divine avec les connaissances qui lui sont propres et que nous avons exposées : - Les musulmans sont unanimes sur l'immunité 66 des prophètes contre les turpitudes et les péchés majeurs destructeurs. - Le fondement de la majorité à ce sujet est le consensus que nous avons mentionné, et c'est la doctrine du Qâdî Abû Bakr 67. D'autres l'ont niée en s'appuyant sur la raison avec le consensus, et c'est la parole de tous. Et l'a choisi le maître Abû Ishâq 68. - De même, il n'y a pas de divergence sur le fait qu'ils sont immunisés contre la dissimulation 69 du message et la négligence dans la transmission. Car tout cela exige l'immunité, que prouve le miracle avec le consensus de tous à ce sujet. Et la majorité dit qu'ils sont immunisés contre cela de la part de Dieu, et qu'ils se préservent par leur choix et leur acquisition 70, sauf Husayn 71 al-Najjâr, car il a dit : ils n'ont aucun pouvoir sur les désobéissances en aucune façon. - Quant aux petits péchés 72, un groupe des prédécesseurs et d'autres les ont permis chez les prophètes, et c'est la doctrine d'Abû Ja'far 73 al-Tabarî et d'autres juristes, traditionnistes et théologiens. Nous exposerons après cela leurs arguments. Un autre groupe a opté pour la suspension 74, disant : la raison ne juge pas impossible qu'ils les commettent, et il n'y a pas de preuve catégorique dans la Loi pour l'une ou l'autre position. Un autre groupe de vérificateurs parmi les juristes et les théologiens a opté pour leur immunité contre les petits péchés comme contre les grands, disant : « en raison de la divergence des gens sur les petits péchés et leur distinction des grands, et de la difficulté de cela ». Et la parole d'Ibn 75 'Abbâs et d'autres : « Tout ce par quoi Dieu est désobéi est un grand péché, et le petit n'est ainsi nommé que par rapport 76 à ce qui est plus grand, et toute opposition au Créateur, quel qu'en soit l'ordre, doit être un grand péché. » Le Qâdî Abû Muhammad 77 'Abd al-Wahhâb a dit : « Il n'est pas possible de dire qu'il y a dans les désobéissances à Dieu un petit péché, sauf au sens où il est pardonné en évitant les grands, et il n'a pas de statut en ce cas. Contrairement aux grands péchés, si l'on ne s'en repent pas, rien ne les annule 78, et la volonté de pardonner appartient à Dieu Très-Haut. » C'est la parole du Qâdî Abû 79 Bakr et d'un groupe d'imams ash'arites et de nombreux imams juristes. Certains de nos imams ont dit : « Il n'est pas nécessaire, selon les deux opinions, qu'il y ait divergence sur le fait qu'ils sont immunisés contre la répétition et la multiplication des petits péchés, car cela les assimile aux grands, ni contre un petit péché qui mène à la perte de la dignité, fait tomber la bienséance et entraîne le mépris et la bassesse ; cela aussi est ce dont les prophètes sont immunisés par consensus. Car une telle chose rabaisse la position de celui qui en est marqué 80, le déshonore et éloigne les cœurs de lui. Les prophètes sont exempts de cela ; bien plus, cela s'étend à ce qui est du domaine du permis 81 et mène à un tel résultat, car cela le fait sortir du nom de permis pour entrer dans l'interdit. » Certains ont opté pour leur immunité contre la commission délibérée du réprouvé 82. Certains imams ont argumenté en faveur de leur immunité contre les petits péchés en se fondant sur l'obligation de se conformer à leurs actes et de suivre leurs traces et leurs conduites de manière absolue. La majorité des juristes, parmi les disciples de Mâlik 83, al-Shâfi'î 84 et Abû Hanîfa 85, sont sur cette position, sans exiger d'indice 86, mais de manière absolue selon certains, bien qu'ils divergent sur le statut de cela 87. Ibn Khûwayz 88 Mandâdh et Abû al-Faraj 89 ont rapporté de Mâlik 90 l'obligation de cela, et c'est la parole d'al-Abharî 91, d'Ibn al-Qassâr 92 et de la plupart de nos compagnons, ainsi que de la plupart des gens d'Irak, d'Ibn Surayj 93, d'al-Ishtakhrî 94 et d'Ibn Khayrân 95 parmi les shâfi'ites. La plupart des shâfi'ites considèrent cela comme recommandé 96. Un groupe a opté pour la permission 97, et certains ont restreint la suivance à ce qui relève des affaires religieuses et dont on connaît l'intention de rapprochement 98. Celui qui dit la permission dans ses actes ne restreint pas. Il dit : « Si nous permettions les petits péchés chez eux, il ne serait pas possible de les imiter dans leurs actes, car tous leurs actes ne se distinguent pas par leur intention de rapprochement, de permission, d'interdiction ou de désobéissance, et il n'est pas valable d'ordonner à quelqu'un de se conformer à un ordre qui est peut-être une désobéissance, surtout pour ceux des théoriciens du droit qui donnent la priorité à l'acte sur la parole en cas de contradiction. » Nous renforçons cet argument en disant : Ceux qui permettent les petits péchés et ceux qui les nient concernant notre Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, sont unanimes sur le fait qu'il n'approuve pas un acte répréhensible, parole ou action, et que lorsqu'il voit quelque chose et se tait, cela indique sa permission. Comment donc sa situation serait-elle ainsi envers autrui, puis il commettrait lui-même cela ? - Sur cette base, son immunité contre la commission du réprouvé est obligatoire, comme on l'a dit. Car le danger ou la recommandation d'imiter son acte contredit la réprobation et l'interdiction de l'acte réprouvé. - De plus, on sait de manière certaine, d'après la religion des Compagnons 99, qu'ils imitaient les actes du Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, quelle qu'en soit la direction, et dans tout domaine, comme ils imitaient ses paroles. Ainsi, ils jetèrent leurs bagues lorsqu'il jeta la sienne 100, et ils enlevèrent leurs sandales lorsqu'il enleva les siennes 101. Et leur argumentation 102 par la vision d'Ibn 'Umar 103 le voyant assis pour satisfaire un besoin, tourné vers Jérusalem. Et plus d'un d'entre eux a argumenté, dans diverses choses 104 relevant du culte ou de la coutume, par sa parole 105 : « J'ai vu le Messager de Dieu, que Dieu le bénisse et le salue, faire cela. » Et il dit 106 : « Pourquoi ne lui as-tu pas dit que j'embrasse tout en jeûnant ? » Et 'Â'isha 107 dit en argumentant 108 : « Je faisais cela, moi et le Messager de Dieu, que Dieu le bénisse et le salue. » Et le Messager de Dieu, que Dieu le bénisse et le salue, se fâcha contre celui qui fut informé d'une telle chose à son sujet, et dit 109 : « Dieu rend licite pour Son Messager ce qu'Il veut. » Et il dit : « Je suis le plus craignant de Dieu parmi vous et le plus connaisseur de Ses limites. » Les traditions à ce sujet sont trop nombreuses pour être circonscrites. Mais on sait de leur ensemble, de manière certaine, qu'ils suivaient ses actes et les imitaient. S'ils avaient permis qu'il commette une opposition en quoi que ce soit, cela n'aurait pas été cohérent, et cela aurait été rapporté d'eux, et leur recherche à ce sujet serait apparue. Et il n'aurait pas, que Dieu le bénisse et le salue, désapprouvé la parole de l'autre et son excuse par ce que nous avons mentionné. - Quant aux choses permises 110, il est possible qu'elles surviennent de leur part, car il n'y a en elles aucun discrédit. Bien plus, elles sont autorisées, et leurs mains 111 sont comme les mains des autres, habilitées à les accomplir. - Sauf que, en raison de ce dont ils ont été distingués par leur rang élevé, et de ce dont leurs poitrines ont été élargies par les lumières 112 de la connaissance, et de ce pour quoi ils ont été élus par l'attachement de leurs préoccupations à Dieu et à la Demeure dernière, ils ne prennent des choses permises que les nécessités, ce par quoi ils se renforcent pour suivre leur voie, la rectitude de leur religion et la nécessité de leur vie d'ici-bas. Ce qui est pris de cette manière rejoint l'obéissance et devient un acte de rapprochement, comme nous l'avons montré au début du livre, en partie, dans les qualités de notre Prophète, que Dieu le bénisse et le salue. Ainsi t'apparaît l'immense faveur de Dieu sur notre Prophète et sur tous Ses prophètes, que la paix soit sur eux, en faisant de leurs actes des actes de rapprochement et d'obéissance, loin de toute opposition et de toute marque de désobéissance. Chapitre dix : Leur immunité contre les désobéissances avant la prophétie On a divergé sur leur immunité contre les désobéissances avant la prophétie : certains l'ont niée, d'autres l'ont permise. Le correct, si Dieu le veut, est de les déclarer exempts de tout défaut et de les immuniser contre tout ce qui suscite le doute. Comment en serait-il autrement, alors que la question est quasi impossible à concevoir ? Car les désobéissances et les interdits n'existent qu'après l'établissement de la Loi. Les gens ont divergé sur l'état de notre Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, avant la révélation : suivait-il une Loi antérieure ou non ? Un groupe a dit qu'il ne suivait rien, et c'est la parole de la majorité.
Selon cette opinion, les péchés n'existent pas et ne sont pas pris en compte en ce qui Le concerne, car les prescriptions légales ne se rapportent qu'aux ordres et aux interdits, et à l'établissement 113 de la Loi. Puis les arguments de ceux qui soutiennent cette thèse divergent. Ainsi, Sayf al-Sunna et l'imam des groupes de la communauté, le Qadi Abu Bakr 114, a soutenu que la voie de la connaissance à ce sujet est la transmission et les sources du récit par voie auditive. Son argument est que si cela avait eu lieu, cela aurait été transmis, et il n'aurait pas été possible de le cacher et de le dissimuler selon la coutume, car c'était une affaire importante de sa mission et la première chose dont on se serait emparé 115 de sa biographie, et les gens de cette Loi en auraient tiré gloire et auraient argumenté par cela contre lui. Or, rien de tout cela n'a été rapporté dans son ensemble. Un groupe a soutenu l'impossibilité de cela par la raison. Ils ont dit : « Il est improbable que quelqu'un qui est connu comme suiveur soit suivi. » Ils ont fondé cela sur le bien et le mal objectifs 116, une méthode qui n'est pas solide. S'appuyer sur la transmission – comme l'a fait le Qadi Abu Bakr – est plus approprié et plus évident. Un autre groupe a dit : « Il faut s'abstenir de se prononcer sur son cas 117 et ne pas porter de jugement catégorique à son sujet, car la raison n'a tranché aucun des deux aspects et la voie de la transmission ne lui est pas apparue clairement. » C'est la doctrine d'Abu al-Ma'ali 118. Un troisième groupe a dit : « Il agissait selon la Loi de celui qui l'a précédé. » Puis ils ont divergé : cette Loi est-elle déterminée ou non ? Certains se sont abstenus de la déterminer et ont hésité, tandis que d'autres ont osé la déterminer et ont insisté. Puis ces partisans de la détermination ont divergé sur celui qu'il suivait. On a dit : Noé 119, on a dit : Abraham 120, on a dit : Moïse 121, on a dit : Jésus 122 – que les prières de Dieu soient sur eux. Voilà l'ensemble des doctrines sur cette question. La plus évidente d'entre elles est ce qu'a soutenu le Qadi Abu Bakr 123, et la plus éloignée est la doctrine de ceux qui déterminent. Car si quelque chose de cela avait eu lieu, cela aurait été transmis, comme nous l'avons dit, et n'aurait pas été totalement inconnu. Et ils n'ont aucun argument dans le fait que Jésus est le dernier des prophètes, donc sa Loi s'impose à ceux qui viennent après lui, car l'universalité de l'appel de Jésus 124 n'est pas établie. Bien au contraire, il est correct qu'aucun prophète n'a eu un appel universel, sauf notre Prophète – que Dieu le bénisse et le salue. Et ils n'ont pas non plus d'argument – les autres 125 – dans Sa parole : « Suis la religion d'Abraham, étant un pur monothéiste 126 », ni les autres 127 dans Sa parole – Exalté soit-Il : « Il vous a prescrit comme religion ce qu'Il avait recommandé à Noé 128 ». Car le sens global 129 de ce verset est de les suivre dans l'unicité divine, comme Sa parole : « Ce sont ceux-là que Dieu a guidés ; suis donc leur guidance 130 ». Or Dieu – Exalté soit-Il – y a mentionné parmi eux quelqu'un qui n'a pas été envoyé et dont la Loi ne lui était pas particulière, comme Joseph fils de Jacob – selon celui qui dit qu'il n'était pas un messager. Et Dieu – Exalté soit-Il – a mentionné dans ce verset un groupe dont les Lois sont différentes et qu'il est impossible de concilier. Cela indique que ce qui est visé est ce sur quoi ils se sont accordés : l'unicité divine et l'adoration de Dieu – Exalté soit-Il. Après cela, celui qui interdit la suivance doit-il appliquer cette opinion à tous les prophètes autres que notre Prophète – que Dieu le bénisse et le salue – ou font-ils une distinction entre eux ? Quant à celui qui interdit la suivance par la raison, son principe s'applique à tout messager sans aucun doute. Quant à celui qui s'en remet à la transmission, il le suit partout où cela est concevable et établi. Quant à celui qui s'abstient, il reste sur son principe. Quant à celui qui dit qu'il est obligatoire de suivre celui qui l'a précédé, il s'engage à le suivre dans le cadre de sa compagnie pour chaque prophète 131. Chapitre onze : L'oubli et la distraction dans les actes Tel est le jugement de ce qui constitue une contravention dans les actes faits intentionnellement, ce qu'on appelle péché et qui relève de la responsabilité légale. Quant à ce qui se fait sans intention ni préméditation, comme l'oubli et la distraction dans les devoirs religieux, pour lesquels la Loi a établi qu'ils ne sont pas visés par l'adresse et qu'il n'y a pas de châtiment, la situation des prophètes quant à l'absence de châtiment et au fait que cela ne constitue pas un péché pour eux est la même que pour leurs communautés. Cela se divise en deux types : - Ce qui relève de la transmission, de l'établissement de la Loi, de l'attachement des jugements, de l'enseignement de la communauté par l'acte et de l'obligation de le suivre en cela. - Ce qui est en dehors de cela, ce qui Le concerne personnellement. Quant au premier : son jugement, selon un groupe de savants, est le même que celui de l'oubli dans la parole dans ce chapitre. Nous avons mentionné l'unanimité sur l'impossibilité de cela en ce qui concerne le Prophète – que Dieu le bénisse et le salue – et son infaillibilité quant à la possibilité que cela lui arrive intentionnellement ou par oubli. De même, ils ont dit : les actes dans ce chapitre ne peuvent être entachés de contravention, ni volontairement ni par oubli, car ils sont équivalents à la parole en matière de transmission et d'exécution. La survenue de ces accidents sur eux entraîne le doute et provoque des critiques. Et ils ont excusé les hadiths de l'oubli 132 par des interprétations que nous mentionnerons après cela. C'est ce vers quoi a penché Abu Ishaq 133. La majorité des juristes et des théologiens a soutenu que la contravention dans les actes de transmission et les jugements légaux, par oubli et sans intention de sa part, est possible pour lui, comme cela est établi par les hadiths de l'oubli dans la prière 134. Et ils ont fait une distinction entre cela et les paroles de transmission, car le miracle atteste de la véracité dans la parole, et la contravention à cela la contredit. Quant à l'oubli dans les actes, il ne la contredit pas et ne porte pas atteinte à la prophétie. Bien au contraire, les erreurs d'acte et les inattentions du cœur sont des caractéristiques humaines, comme il a dit – que Dieu le bénisse et le salue 135 : « Je ne suis qu'un être humain, j'oublie comme vous oubliez ; si j'oublie, rappelez-moi. » Oui 136 ! Bien plus, l'état d'oubli et de distraction ici, en ce qui Le concerne – que Dieu le bénisse et le salue – est une cause d'acquisition de science et d'établissement d'une Loi, comme il a dit – que Dieu le bénisse et le salue 137 : « J'oublie, ou l'on me fait oublier, afin d'établir une sunna. » Il a même été rapporté : « Je n'oublie pas, mais on me fait oublier pour établir une sunna. » Cet état est pour Lui un surcroît dans la transmission et un achèvement de la grâce, loin des marques de l'imperfection 138 et des visées de la critique. Car ceux qui permettent cela posent comme condition que les messagers ne persistent pas dans l'oubli et l'erreur, mais qu'ils en sont avertis et en connaissent le jugement immédiatement – selon certains – et c'est le correct 139 – ou avant leur mort – selon d'autres. Quant à ce qui n'est pas voie de transmission ni d'exposé des jugements parmi Ses actes – que Dieu le bénisse et le salue – et ce qui Le concerne personnellement parmi les affaires religieuses et les invocations du cœur, qu'Il n'a pas faites pour être suivi, la majorité des catégories de savants de la communauté est d'avis qu'il est possible qu'il soit sujet à l'oubli et à l'erreur en cela, et que des moments de torpeur 140 et d'inattention surviennent dans Son cœur, en raison de ce dont Il a été chargé : supporter les créatures, gouverner la communauté, s'occuper de la famille 141 et surveiller les ennemis. Mais cela n'est pas de manière répétée ni continue, mais rarement, comme il a dit – que Dieu le bénisse et le salue 142 : « Il arrive que mon cœur soit voilé, alors je demande pardon à Dieu. » Il n'y a rien là qui rabaisse Son rang ou contredise Son miracle. Un groupe a soutenu l'interdiction totale de l'oubli, de la distraction, des inattentions et des torpeurs en ce qui Le concerne – que Dieu le bénisse et le salue. C'est la doctrine d'un groupe de soufis 143 et des maîtres de la science des cœurs et des stations spirituelles 144. Ils ont, concernant ces hadiths, des doctrines que nous mentionnerons après cela, si Dieu le veut. Chapitre douze : Les hadiths mentionnant l'oubli de sa part – que Dieu le bénisse et le salue Nous avons déjà exposé dans les chapitres précédents ce sur quoi l'oubli est possible pour Lui – que Dieu le bénisse et le salue – et ce qui est impossible. Nous avons renvoyé 145 globalement aux récits, et catégoriquement pour les paroles religieuses, et nous avons permis sa survenue dans les actes religieux selon la manière que nous avons ordonnée et indiquée, et nous allons développer le propos à ce sujet. Les hadiths authentiques rapportés sur Son oubli 146 – que Dieu le bénisse et le salue – sont au nombre de trois 147.
Le premier d'entre eux est le hadith de Dhul-Yadayn 148 concernant la salutation après deux rak'as 149. Le deuxième est le hadith d'Ibn Buhayna 150 sur le fait de se lever après deux rak'as. Le troisième est le hadith d'Ibn Mas'ud 151 - qu'Allah l'agrée - selon lequel le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - pria le zuhr à cinq rak'as 152. Ces hadiths sont fondés sur l'oubli dans l'acte, comme nous l'avons établi. La sagesse d'Allah en cela est d'établir une sunna 153, car la transmission par l'acte est plus claire que par la parole, et plus élevée pour écarter les doutes. Sa condition est qu'il ne persiste pas dans l'oubli, mais qu'il en prenne conscience, afin de lever l'ambiguïté et de manifester le bénéfice de la sagesse, comme nous l'avons exposé. L'oubli et la distraction dans l'acte, de sa part - qu'Allah prie sur lui et le salue - ne contredisent pas le miracle et ne nuisent pas à la crédibilité. Il a dit - qu'Allah prie sur lui et le salue - : « Je ne suis qu'un être humain comme vous, j'oublie comme vous oubliez ; si j'oublie, rappelez-moi. » Et il a dit : « Qu'Allah fasse miséricorde à untel, il m'a rappelé tel et tel verset que j'avais omis. » Et on rapporte : « que j'avais oublié. » Et il a dit - qu'Allah prie sur lui et le salue - : « Il m'arrive d'oublier - ou l'on me fait oublier - afin d'établir une sunna. » On a dit : ce terme est un doute du rapporteur. Et il a été rapporté : « Je n'oublie pas, mais on me fait oublier, afin d'établir une sunna. » Ibn Nafi' 154 et 'Isa 155 ibn Dinar ont soutenu qu'il ne s'agit pas d'un doute, et que le sens est une division, c'est-à-dire : soit j'oublie, soit Allah me fait oublier. Le qadi Abu al-Walid 156 al-Baji a dit : « Ce qu'ils ont dit est possible, et il se peut qu'il veuille dire : j'oublie à l'état de veille et l'on me fait oublier en sommeil 157 ; ou bien j'oublie selon la coutume humaine, par distraction et inattention, ou l'on me fait oublier alors que je suis attentif et concentré. Il a donc attribué l'un des deux oublis à lui-même, car il y a une part de cause de sa part, et il a nié l'autre de lui-même, car il y est comme contraint. » Un groupe de spécialistes des significations 158 et des commentateurs du hadith a soutenu que le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - était distrait dans la prière mais n'oubliait pas 159, car l'oubli est une absence et une négligence, un défaut. Il a dit : « Le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - est exempt de cela, tandis que la distraction est une occupation. » Ainsi, il était distrait dans sa prière, et les mouvements de la prière l'occupaient par la prière elle-même, par une occupation avec elle et non par une négligence d'elle. Il a argumenté par sa parole dans une autre version 160 : « Je n'oublie pas. » Un autre groupe 161 a soutenu l'interdiction totale de cela de sa part. Ils ont dit : « Sa distraction - que la paix soit sur lui - était intentionnelle et délibérée pour établir une sunna. » Cette opinion est rejetée, contradictoire dans ses objectifs 162, et n'apporte aucun bénéfice 163, car comment peut-on être délibérément distrait en même temps ? Ils n'ont aucun argument dans leur dire qu'il a été ordonné d'adopter délibérément l'apparence de l'oubli pour établir une sunna, à cause de sa parole : « Il m'arrive d'oublier ou l'on me fait oublier. » Il a établi l'une des deux descriptions et nié la contradiction de l'intention et de la délibération, et a dit : « Je ne suis qu'un être humain comme vous, j'oublie comme vous oubliez. » Un grand parmi les vérificateurs de nos imams a penché vers cette opinion, à savoir Abu al-Muzaffar al-Isfarayini 164, mais d'autres parmi eux ne l'ont pas approuvée. Et moi non plus, je ne l'approuve pas. Ces deux groupes n'ont aucun argument dans sa parole : « Je n'oublie pas, mais on me fait oublier », car cela ne nie pas le jugement de l'oubli en général, mais seulement le terme, et une aversion pour son appellation, comme dans sa parole : « Quelle mauvaise chose pour l'un de vous de dire : j'ai oublié tel verset, mais plutôt on l'a fait oublier 165 » ; ou bien c'est une négation de la négligence et du manque d'attention à la prière de son cœur, mais il en était occupé par elle-même 166, et il a oublié une partie d'elle par une autre, comme il a délaissé la prière le jour du Khandaq 167 jusqu'à ce que son temps soit passé, occupé 168 à se prémunir de l'ennemi, étant ainsi occupé par une obéissance au détriment d'une autre 169. On a dit 170 : « Ce qui fut délaissé le jour du Khandaq, ce sont quatre prières : zuhr, asr, maghrib et 'isha 171. » C'est par cela qu'a argumenté celui qui a soutenu la permission de retarder la prière en cas de peur, si l'on ne peut l'accomplir jusqu'au temps de sécurité. C'est l'avis des Syriens 172, mais l'avis correct est que le jugement de la prière de la peur est venu après cela, et il est abrogeant 173. Si tu dis : que dis-tu de son sommeil - qu'Allah prie sur lui et le salue - qui l'a fait manquer la prière 174 le jour du Wadi 175, alors qu'il a dit : « Mes yeux dorment, mais mon cœur ne dort pas » ? Sache que les savants ont plusieurs réponses à cela. Parmi elles : que ce qu'il voulait dire, c'est que tel est l'état de son cœur pendant son sommeil et son absence 176 dans la plupart des cas, et qu'il peut arriver rarement autre chose, comme il arrive rarement à d'autres de déroger à leur habitude. Cette interprétation est corroborée par sa parole dans le même hadith 177 : « Allah a saisi nos âmes », et par la parole de Bilal 178 : « Jamais une somnolence ne m'a envahi comme celle-ci. » Mais une telle chose n'arrive de sa part que pour une affaire qu'Allah veut : établir un jugement, fonder une sunna, et manifester une loi. Comme il a dit dans un autre hadith 179 : « Si Allah avait voulu, Il nous aurait réveillés, mais Il a voulu que cela soit pour ceux qui viendront après vous. » La deuxième : que son cœur n'est pas totalement envahi par le sommeil au point qu'un événement s'y produise, car il a été rapporté qu'il était protégé, et qu'il dormait jusqu'à souffler et jusqu'à ce que l'on entende son ronflement 180, puis il priait sans renouveler ses ablutions. Le hadith d'Ibn 'Abbas 181 mentionné 182 à propos de ses ablutions en se levant du sommeil inclut son sommeil avec sa famille 183 ; on ne peut donc pas l'utiliser comme preuve qu'il faisait ses ablutions simplement à cause du sommeil, car cela pourrait être dû au contact de la famille ou à un autre événement. D'autant plus qu'à la fin du même hadith : « Puis il dormit jusqu'à ce que j'entende son ronflement, puis on fit l'iqama 184 et il pria sans renouveler ses ablutions. » On a dit : « Son cœur ne dort pas parce qu'il reçoit la révélation en songe. » L'histoire du Wadi n'est que le sommeil de ses yeux qui ne voyaient pas le soleil, et cela ne relève pas de l'acte du cœur. Et il a dit - qu'Allah prie sur lui et le salue - : « Allah a saisi nos âmes ; s'Il avait voulu, Il nous les aurait rendues à un autre moment. » Si l'on dit : si son habitude n'avait pas été d'être totalement endormi, il n'aurait pas dit à Bilal : « Veille 185 pour nous à l'aube. » On a répondu : « Il avait l'habitude de prier le subh 186 à l'obscurité 187. Or, surveiller le début de l'aube n'est pas possible pour celui dont les yeux dorment, car c'est une chose visible perçue par les sens externes. Il a donc chargé Bilal de surveiller son début pour l'en informer, comme s'il avait été occupé par autre chose que le sommeil à le surveiller. » Si l'on dit : « Quel est le sens de son interdiction - qu'Allah prie sur lui et le salue - de dire « j'ai oublié », alors qu'il a dit : « J'oublie comme vous oubliez, si j'oublie, rappelez-moi », et qu'il a dit : « Untel m'a rappelé tel et tel verset que j'avais oublié » ? » Sache - qu'Allah t'honore - qu'il n'y a pas de contradiction entre ces termes. Quant à son interdiction de dire « j'ai oublié tel verset », cela s'applique à ce dont l'action a été abrogée 188 dans le Coran, c'est-à-dire que la négligence à cet égard ne venait pas de lui, mais Allah - Très-Haut - l'y a contraint pour effacer ce qu'Il veut et établir ce qu'Il veut. Quant à ce qui est une distraction ou une négligence de sa part, qu'il a ensuite rappelée, il convient de dire « on l'a fait oublier ». On a dit : « Cela vient de lui - qu'Allah prie sur lui et le salue - par voie de recommandation, afin d'attribuer l'acte à son Créateur ; l'autre expression est par voie de permission, en raison de l'acquisition du serviteur. Et le fait qu'il ait omis certains de ces versets est permis après avoir transmis ce qu'il lui a été ordonné de transmettre et l'avoir fait parvenir à Ses serviteurs ; ensuite, il les rappelle 189 à sa communauté, ou de lui-même, sauf ce qu'Allah a décrété d'abroger et d'effacer des cœurs et de ne plus rappeler. Il est possible que le Prophète - qu'Allah prie sur lui et le salue - oublie une fois ce qui est de cet ordre, et il est possible qu'il soit fait oublier avant la transmission ce qui ne change ni l'ordre ni ne mélange un jugement 190, ce qui n'introduit pas de défaut dans l'information, puis il lui est rappelé. Il est impossible que son oubli persiste, en raison de la préservation par Allah de Son Livre 191 et de l'obligation de le transmettre 192. »
Chapitre treizième : Réfutation de ceux qui autorisent les petits péchés chez les prophètes Sur la réfutation de ceux qui autorisent les petits péchés chez les prophètes, et l’examen de leurs arguments à ce sujet. Sache que ceux qui autorisent les petits péchés chez les prophètes, parmi les juristes, les traditionnistes et ceux qui les suivent 193 parmi les théologiens 194, se sont appuyés sur de nombreuses apparences du Coran et du hadith. S’ils s’en tenaient à ces apparences, cela les mènerait 195 à autoriser les grands péchés et à briser le consensus, ce qu’aucun musulman n’admet. Comment en serait-il autrement, alors que tout ce qu’ils invoquent a fait l’objet de divergences entre les exégètes quant à son sens, et que les interprétations possibles s’opposent 196 dans leurs implications, et que des avis 197 des prédécesseurs sont venus contredire ce qu’ils en ont retenu ? Dès lors que leur doctrine n’est pas un consensus, que la divergence sur leurs arguments est ancienne, et que la preuve 198 s’est établie contre leur opinion et en faveur d’une autre correcte, il est obligatoire de l’abandonner et d’adopter ce qui est correct. Nous allons maintenant les examiner, si Dieu le veut. Parmi ces arguments, il y a la parole de Dieu Très-Haut à notre Prophète, que Dieu le bénisse et le salue : « Afin que Dieu te pardonne tes péchés, passés et à venir 199 », et Sa parole : « Implore le pardon pour ton péché et pour les croyants et les croyantes 200 ». Et Sa parole : « Et Nous avons déposé de toi ton fardeau qui accablait ton dos 201 ». Et Sa parole : « Que Dieu te pardonne ! Pourquoi leur as-tu permis 202 ? » Et Sa parole : « N’eût été un décret préalable de Dieu, un châtiment terrible vous aurait touchés pour ce que vous avez pris 203 ». Et Sa parole : « Il a froncé les sourcils et s’est détourné parce que l’aveugle est venu à lui 204 », le verset. Et ce qu’Il a rapporté des récits d’autres prophètes. Comme Sa parole : « Adam désobéit à son Seigneur et s’égara 205 ». Et Sa parole : « Puis, lorsqu’Il leur eut donné un [enfant] sain, ils Lui associèrent des partenaires dans ce qu’Il leur avait donné 206 ». Et Sa parole à son sujet : « Seigneur, nous avons été injustes envers nous-mêmes 207 », le verset. Et Sa parole au sujet de Jonas : « Gloire à Toi ! J’ai été du nombre des injustes 208 ». Et ce qu’Il a mentionné de l’histoire de David et Sa parole : « David comprit que Nous l’avions éprouvé ; il implora le pardon de son Seigneur, tomba prosterné et se repentit 209 », jusqu’à Sa parole « repentant ». Et Sa parole : « Elle conçut un désir pour lui, et il en conçut un pour elle 210 ». Et ce qu’Il a raconté de son histoire avec ses frères. Et Sa parole au sujet de Moïse : « Moïse lui porta un coup et l’acheva. Il dit : “Cela vient de l’œuvre du Diable” 211 ». Et la parole du Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, dans son invocation 212 : « Ô Dieu, pardonne-moi ce que j’ai avancé et ce que j’ai retardé, ce que j’ai caché et ce que j’ai divulgué », et autres invocations semblables du Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, et la mention par les prophètes de leurs péchés dans la station – dans le hadith de l’intercession 213 – Et sa parole : « Il arrive que mon cœur soit voilé, alors je demande pardon à Dieu 214 ». Et dans le hadith d’Abou Hourayra 215 : « Je demande pardon à Dieu et je me repens à Lui plus de soixante-dix 216 fois par jour ». Et la parole de Dieu Très-Haut au sujet de Noé : « Si Tu ne me pardonnes pas et ne me fais pas miséricorde 217 », le verset. Or Dieu lui avait dit : « Et ne Me parle pas de ceux qui ont été injustes, car ils vont être noyés 218 ». Et Il a dit au sujet d’Abraham : « Et c’est Lui dont j’espère qu’Il me pardonnera ma faute au Jour du Jugement 219 ». Et Sa parole au sujet de Moïse : « Je me repens à Toi 220 ». Et Sa parole : « Nous avons éprouvé Salomon 221 ». Et d’autres apparences semblables. Quant à leur argument tiré de Sa parole : « Afin que Dieu te pardonne tes péchés, passés et à venir 222 », les exégètes ont divergé à son sujet. On a dit : « Il s’agit de ce qui a eu lieu avant la prophétie et après elle. » On a dit : « Il s’agit du péché qui a eu lieu et de celui qui n’a pas eu lieu… Il l’a informé qu’il lui est pardonné. » On a dit : « “Passé” désigne ce qui a eu lieu avant la prophétie, et “à venir” ton infaillibilité après elle » – rapporté par Ahmad 223 ibn Nasr. On a dit : « Il s’agit par là de sa communauté, que Dieu le bénisse et le salue. » On a dit : « Il s’agit de ce qui provient d’un oubli, d’une inattention ou d’une interprétation » – rapporté par al-Tabari 224 et choisi par al-Qushayri 225. On a dit : « “Passé” pour ton père Adam, et “à venir” des péchés de ta communauté » – rapporté par al-Samarqandi 226 et al-Sulami 227 d’après Ibn ‘Ata’ 228. Et c’est par une interprétation semblable à celle-ci et à la précédente qu’on interprète Sa parole : « Implore le pardon pour ton péché et pour les croyants et les croyantes. » Makki 229 a dit : « L’adresse au Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, est ici une adresse à sa communauté. » On a dit : « Lorsque le Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, reçut l’ordre de dire : “Je ne sais ce qui sera fait de moi ni de vous 230”, les mécréants s’en réjouirent. » Alors Dieu Très-Haut révéla : « Afin que Dieu te pardonne tes péchés, passés et à venir 231 », et le sort des croyants dans l’autre verset qui le suit 232 – dit par 233 Ibn ‘Abbas 234. Le but du verset est donc : Tu es pardonné, tu ne seras pas châtié pour un péché, même s’il y en avait 235. Certains ont dit : « Le pardon ici est une déclaration d’innocence des défauts. » Quant à Sa parole : « Et Nous avons déposé de toi ton fardeau qui accablait ton dos 236 », On a dit : « Ce qui a précédé de ton péché avant la prophétie » – c’est l’avis d’Ibn Zayd 237 et d’al-Hasan 238, et le sens de l’avis de Qatada 239. On a dit : « Cela signifie qu’il a été préservé avant sa prophétie de ces péchés et rendu infaillible ; sans cela, ils auraient alourdi son dos 240 » – rapporté par al-Samarqandi 241. On a dit : « Il s’agit par là de ce qui alourdissait son dos des charges de la mission jusqu’à ce qu’il l’ait transmise » – rapporté par al-Mawardi 242 et al-Sulami 243. On a dit : « Nous avons allégé de toi le poids de la jâhiliyya » – rapporté par Makki 244. On a dit : « Le poids de l’occupation de ton secret, de ton trouble et de ta quête de ta Loi, jusqu’à ce que Nous te l’ayons prescrite » – rapporté par al-Qushayri 245. On a dit : « Cela signifie… Nous t’avons allégé ce dont tu étais chargé, par Notre préservation de ce dont tu étais dépositaire et de ce qui a été préservé pour toi. » – Et le sens de « qui accablait ton dos » est : qui faillit le briser 246. Ainsi, selon celui qui fait référence à ce qui a précédé la prophétie, le sens est : l’attention du Prophète aux choses qu’il avait faites avant sa prophétie et qui lui furent interdites après, qu’il compta comme des fardeaux, qui lui pesèrent et dont il craignit les conséquences. – Ou bien « le dépôt » est l’infaillibilité de Dieu pour lui et Sa protection contre des péchés qui, s’ils avaient existé, auraient brisé son dos. – Ou bien cela vient du poids de la mission. – Ou bien de ce qui lui pesait et occupait son cœur des affaires de la jâhiliyya, et de l’information que Dieu Très-Haut lui donna de la préservation de ce dont Il l’avait dépositaire de Sa révélation. Quant à Sa parole : « Que Dieu te pardonne ! Pourquoi leur as-tu permis 247 ? » C’est une chose pour laquelle il n’y avait pas eu d’interdiction préalable de Dieu Très-Haut au Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, pour qu’elle soit considérée comme une désobéissance… Et Dieu Très-Haut ne l’a pas considérée comme une désobéissance… Bien plus, les savants ne l’ont pas considérée comme un reproche, et ils ont taxé d’erreur celui qui a soutenu cela. Niftawayh 248 a dit : « Dieu Très-Haut l’en a préservé… Il était plutôt libre de choisir entre deux choses. » Ils ont dit : « Il pouvait faire ce qu’il voulait 249 dans ce qui n’avait pas fait l’objet d’une révélation… Comment en serait-il autrement, alors que Dieu Très-Haut a dit : “Permets à qui tu veux d’entre eux 250” ? Lorsqu’il leur a permis, Dieu l’a informé de ce qu’il ne connaissait pas de leur secret… que s’il n’avait pas permis, ils seraient restés, et qu’il n’y avait pas de mal pour lui dans ce qu’il avait fait. » Et « pardonner » ici n’a pas le sens de « remettre »… Le Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, a dit 251 : « Dieu vous a pardonné l’aumône des chevaux et des esclaves », alors qu’elle ne leur avait jamais été obligatoire. C’est-à-dire : Il ne vous a pas imposé cela. Et quelque chose d’approchant est rapporté d’al-Qushayri 252 qui a dit : « “Le pardon” ne se dit que pour un péché. Celui qui ne connaît pas la langue arabe dit : “Que Dieu te pardonne” signifie : Il ne t’a pas imposé de péché. » Al-Dawudi 253 a dit : « Il a été rapporté que c’était un honneur pour lui. » Makki 254 a dit : « C’est une formule d’ouverture de discours, comme “Que Dieu te réforme” et “Qu’Il te rende puissant”. » Et al-Samarqandi 255 a rapporté : « Son sens est : Que Dieu te guérisse. » Quant à Sa parole au sujet des captifs de Badr 256 : « Il n’appartient pas à un prophète d’avoir des captifs 257 », les deux versets, il n’y a pas là d’imputation de péché au Prophète, que Dieu le bénisse et le salue… Il y a plutôt l’exposé de ce par quoi il a été distingué et favorisé parmi tous les prophètes. C’est comme s’Il disait : Cela n’appartient à aucun prophète autre que toi, comme le Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, a dit 258 : « Les butins m’ont été rendus licites 259… et ils n’ont été licites à aucun prophète avant moi. » Si l’on dit : Quel est le sens de Sa parole Très-Haut : « Vous voulez les biens de ce monde 260 » ?
Le verset. On a dit : le discours s'adresse à celui d'entre eux qui voulait cela, et dont l'intention se limitait à la quête du bas monde et à l'accumulation de ses biens. Cela ne vise pas le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) ni l'élite 261 de ses Compagnons. Il a même été rapporté d'après al-Ḍaḥḥāk 262 : « Ce verset fut révélé lorsque les associateurs furent mis en déroute le jour de Badr et que les gens s'occupèrent du butin 263 et de la collecte des prises de guerre, délaissant le combat, au point que ʿUmar 264 craignit que l'ennemi ne se retournât contre eux. » Puis Dieu Très-Haut dit : « Si ce n'était une prescription de Dieu déjà décrétée 265... » Les exégètes ont divergé sur le sens du verset. On a dit : son sens est 266 : « Si ce n'était que J'ai décrété d'avance que Je ne châtierais personne avant de l'avoir averti, Je vous aurais châtiés... » Cela exclut que l'affaire des prisonniers ait été une désobéissance. On a dit aussi : le sens est : « Si ce n'était votre foi dans le Coran, qui est le Livre antérieur, et que vous avez ainsi mérité le pardon, vous auriez été punis pour les prises de guerre 267. » Cette opinion gagne en précision et en clarté si l'on dit : « Si ce n'était que vous êtes croyants au Coran et que vous faites partie de ceux pour qui les prises de guerre ont été rendues licites, vous auriez été punis comme le fut celui qui a transgressé. » On a dit aussi : « Si ce n'était qu'il a été décrété d'avance dans la Table préservée 268 qu'elles vous sont licites, vous auriez été punis. » Tout cela exclut la faute et la désobéissance, car celui qui fait ce qui lui est licite ne désobéit pas. Dieu Très-Haut dit : « Mangez donc de ce que vous avez pris comme butin, licite et pur 269. » On a dit : mais le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) avait le choix en la matière. Il a été rapporté d'après ʿAlī 270 (que Dieu l'agrée) : « Gabriel (sur lui la paix) vint auprès du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) le jour de Badr et dit : 'Donne le choix à tes Compagnons au sujet des prisonniers : s'ils veulent, ils les tuent ; s'ils veulent, ils les rançonnent, à condition que l'année prochaine un nombre équivalent des leurs soit tué.' Ils dirent : 'La rançon, et que des nôtres soient tués 271.' » Ceci prouve la validité de ce que nous avons dit, à savoir qu'ils n'ont fait que ce qui leur était permis. Cependant, certains d'entre eux ont penché vers la plus faible des deux options, alors que l'autre était plus opportune, à savoir l'élimination et la mise à mort. Ils furent donc réprimandés pour cela, et on leur montra la faiblesse de leur choix et la justesse du choix des autres, sans qu'aucun d'eux ne soit désobéissant ou coupable. C'est à peu près ce qu'a indiqué al-Ṭabarī 272. Et la parole du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) dans cette affaire 273 : « Si un châtiment descendait du ciel, seul ʿUmar 274 en serait sauvé » fait allusion à cela, à la justesse de son avis et de l'avis de ceux qui ont suivi sa voie pour renforcer la religion, manifester sa parole et anéantir ses ennemis. Et que si cette affaire avait mérité un châtiment, ʿUmar en aurait été sauvé 275. Et il a nommé ʿUmar parce qu'il fut le premier à suggérer de les tuer 276. Mais Dieu n'a pas décrété de châtiment sur eux en cela, car cela leur était licite selon ce qui avait été décrété auparavant. Al-Dāwūdī 277 a dit : ce récit n'est pas établi ; et s'il l'était, il ne serait pas permis de penser que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) a jugé sans texte ni preuve textuelle, et que l'affaire ne lui a pas été confiée, alors que Dieu Très-Haut l'a préservé de cela. Al-Qāḍī Bakr 278 ibn al-ʿAlā' a dit : Dieu Très-Haut a informé Son Prophète dans ce verset que son interprétation concordait avec ce qu'Il avait écrit pour lui concernant la licéité des prises de guerre et de la rançon. Or, avant cela, ils avaient déjà rançonné dans l'expédition de ʿAbd Allāh 279 ibn Jaḥsh, où furent tués Ibn al-Ḥaḍramī 280, al-Ḥakam ibn Kaysān 281 et son compagnon 282, et Dieu ne leur en fit pas reproche. Cela eut lieu plus d'un an avant Badr 283. Tout cela montre que l'action du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) concernant les prisonniers était fondée sur une interprétation et une clairvoyance, et conforme à ce qui avait eu lieu auparavant. Dieu Très-Haut ne le leur a donc pas reproché. Mais Dieu Très-Haut, en raison de l'importance de Badr et du grand nombre de ses prisonniers — et Dieu sait mieux — a voulu manifester Sa grâce et confirmer Sa faveur en leur faisant connaître ce qu'Il avait écrit dans la Table préservée concernant la licéité de cela pour eux, non pas sur le mode du reproche, de la désapprobation ou de l'imputation de faute. Tel est le sens de ses propos. Quant à Sa parole : « Il a froncé les sourcils et s'est détourné 284... » ces versets n'établissent pas une faute de sa part (que Dieu prie sur lui et le salue), mais plutôt Dieu l'informe que celui à qui il s'adressait 285 n'était pas de ceux qui se purifient, et que le juste et le meilleur eût été — si la situation des deux hommes t'avait été dévoilée 286 — de se tourner vers l'aveugle 287. Or, l'action du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) en faisant ce qu'il fit et en s'adressant à ce mécréant était une obéissance à Dieu, une transmission de Son message et un effort pour gagner son cœur, comme Dieu le lui avait prescrit, non une désobéissance ou une opposition. Ce que Dieu lui a raconté de cela est une information sur la situation des deux hommes, un affaiblissement de la position du mécréant à ses yeux, et une indication de se détourner de lui par Sa parole : « Que t'importe qu'il ne se purifie pas 288 ? » On a dit aussi : « 'Il a froncé les sourcils et s'est détourné' désigne le mécréant qui était avec le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) », selon Abū Tammām 289. Quant à l'histoire d'Adam (sur lui la paix) et à Sa parole : « Ils en mangèrent tous deux 290 » après Sa parole : « N'approchez pas de cet arbre, sinon vous seriez du nombre des injustes 291 », et Sa parole : « Ne vous avais-Je pas interdit cet arbre 292 ? », et Son affirmation explicite de la désobéissance par Sa parole : « Adam désobéit à son Seigneur et s'égara 293 », c'est-à-dire il ignora. On a dit aussi : « Il commit une erreur. » Dieu Très-Haut a en effet mentionné son excuse par Sa parole : « Nous avions fait une recommandation à Adam auparavant ; il oublia et Nous ne trouvâmes pas en lui de résolution 294. » Ibn Zayd 295 a dit : « Il oublia l'hostilité d'Iblīs envers lui et ce que Dieu lui avait recommandé à ce sujet », par Sa parole : « Cet [être] est un ennemi pour toi et pour ton épouse 296... » On a dit : « Il oublia cela à cause de ce qu'il [Iblīs] leur montra. » Ibn ʿAbbās 297 a dit : « L'homme n'a été appelé 'insān' que parce qu'il a reçu une recommandation et l'a oubliée 298. » On a dit aussi : « Il n'eut pas l'intention de transgresser en considérant cela licite, mais ils furent trompés par le serment d'Iblīs : 'Je suis pour vous un conseiller sincère 299', et ils crurent que personne ne jure par Dieu en mentant. » L'excuse d'Adam a été rapportée de cette manière dans certains récits. Ibn Jubayr 300 a dit : « Il jura par Dieu pour eux jusqu'à ce qu'il les trompât. Le croyant peut être dupé 301. » On a dit aussi : « Il oublia et n'eut pas l'intention de transgresser ; c'est pourquoi Dieu dit : 'Nous ne trouvâmes pas en lui de résolution 302', c'est-à-dire de dessein de transgresser. » La plupart des exégètes estiment que « résolution » signifie ici fermeté et patience. On a dit aussi : « Au moment de manger, il était ivre. » Mais cela est faible 303, car Dieu Très-Haut a décrit le vin du Paradis comme n'enivrant pas 304. S'il était oublieux, il n'y a pas de désobéissance ; de même s'il était dans l'erreur et la confusion, car il y a consensus sur le fait que l'oublieux et le distrait échappent à l'obligation légale. Le cheikh Abū Bakr 305 ibn Fūrak et d'autres ont dit : « Il est possible que cela ait eu lieu avant la prophétie. La preuve en est Sa parole : 'Adam désobéit à son Seigneur et s'égara, puis son Seigneur l'élut, agréa son repentir et le guida 306', mentionnant que l'élection et la guidance eurent lieu après la désobéissance. » On a dit aussi : « Il en mangea en interprétant [le commandement], ne sachant pas que c'était l'arbre qui lui était interdit, car il interpréta l'interdiction de Dieu comme portant sur un arbre spécifique, non sur l'espèce. » C'est pourquoi on a dit : « Son repentir porta sur le manque de précaution, non sur la transgression. » On a dit aussi : « Il interpréta que Dieu ne le lui avait pas interdit d'une manière prohibitive. » Si l'on objecte : « Dans tous les cas, Dieu Très-Haut a dit : 'Adam désobéit à son Seigneur et s'égara 307', et : 'Il agréa son repentir et le guida 308', et dans le hadith de l'intercession 309 : '— et il mentionne son péché — Il m'a été interdit de manger de l'arbre et j'ai désobéi.' », la réponse à cela et à des cas similaires viendra de manière synthétique à la fin du chapitre, si Dieu le veut. Quant à l'histoire de Jonas 310, nous en avons déjà traité en partie plus haut 311. Il n'y a pas dans l'histoire de Jonas de texte explicite sur un péché ; il n'y est question que de « s'enfuir » et de « partir en colère », ce dont nous avons parlé. On a dit : « Ce que Dieu lui reprocha, ce fut de quitter son peuple en fuyant l'arrivée du châtiment. » On a dit aussi : « Lorsqu'il leur promit le châtiment, puis que Dieu leur pardonna, il dit... »
Par Allah, je ne les rencontrerai jamais avec un visage menteur. » Et on a dit : « Plutôt, ils tuaient celui qui mentait, et il craignit cela. » Et on a dit : « Il fut trop faible pour porter les fardeaux de la mission. » Et il a déjà été dit qu'il ne leur avait pas menti 312.. Et tout cela ne contient aucun texte indiquant un péché, sauf selon une opinion rejetée. Et Sa parole : « Il s'enfuit vers le bateau 313 chargé 314 » Les exégètes ont dit : Il s'éloigna 315. Quant à Sa parole : « J'ai été du nombre des injustes 316 » « L'injustice » est le fait de placer une chose ailleurs qu'à sa place 317 ; ceci est une reconnaissance de sa part, selon certains, de son péché.. Soit pour être sorti de chez son peuple sans la permission de son Seigneur, soit pour sa faiblesse face à ce dont il était chargé, soit pour avoir invoqué le châtiment sur son peuple. Or Noé a invoqué la destruction de son peuple et n'a pas été blâmé. Et al-Wâsitî 318 a dit à ce sujet : « Il a déclaré son Seigneur innocent de l'injustice, et a attribué l'injustice à lui-même par reconnaissance et comme méritée. » Semblable à cela est la parole d'Adam et Ève : « Notre Seigneur, nous avons été injustes envers nous-mêmes 319 » car ils furent la cause de leur placement ailleurs que là où ils avaient été installés et de leur sortie du Paradis, et de leur descente sur terre. Quant à l'histoire de David 320 – sur lui la paix – : il ne faut pas 321 prêter attention à ce qu'ont écrit à son sujet les traditionnistes parmi les gens du Livre qui ont altéré et changé, et que certains exégètes ont rapporté.. Allah n'a rien stipulé de cela et cela n'est pas rapporté dans un hadith authentique. Ce qu'Allah a stipulé est Sa parole : « Et David pensa que Nous l'avions éprouvé 322 .. » jusqu'à Sa parole : « et bon retour » et Sa parole à son sujet : « souvent repentant » ; le sens de « Nous l'avions éprouvé » est Nous l'avions testé, et « souvent repentant » Qatâda 323 a dit : « obéissant » .. Cette interprétation est préférable. Ibn 'Abbâs 324 et Ibn Mas'ûd 325 ont dit : « David n'a fait que dire à l'homme : 'Cède-moi ta femme et prends-en soin pour moi', et Allah lui fit des reproches pour cela, l'en avertit et désapprouva son occupation par les affaires du monde. » C'est ce sur quoi il convient de se baser concernant son affaire. Et on a dit : « Il la demanda en mariage alors qu'elle était déjà demandée 326 » Et on a dit : « Plutôt, il désira dans son cœur qu'il soit tué au combat 327 ». Et al-Samarqandî 328 a rapporté : « Son péché pour lequel il demanda pardon fut sa parole à l'un des deux plaideurs 329 : 'Tu as été injuste envers moi' 330 ; alors il le déclara injuste 331 par la parole de son adversaire 332 » Et on a dit : lorsqu'il craignit pour lui-même et pensa à l'épreuve par l'étendue de la royauté et des biens du monde. Et Ahmad b. Nasr 333 et Abû Tammâm 334 et d'autres parmi les vérificateurs ont soutenu la négation de ce qui a été attribué à David dans les récits. Al-Dâwûdî 335 a dit : « Il n'y a dans l'histoire de David et d'Urie aucun récit qui soit établi, et on ne peut attribuer à un prophète l'amour de la mort d'un musulman. » Et on a dit : « Les deux plaideurs qui vinrent à lui étaient deux hommes au sujet de la progéniture 336 de moutons, selon le sens apparent du verset. » Quant à l'histoire de Joseph et de ses frères, Joseph n'y est pas blâmable ; quant à ses frères, leur prophétie n'est pas établie, de sorte qu'il faudrait parler de leurs actes.. La mention des Tribus et leur comptage parmi les prophètes dans le Coran. Les exégètes ont dit : « Il veut dire ceux qui furent prophètes parmi les fils des Tribus. » Et on a dit : « Ils étaient, lorsqu'ils firent à Joseph ce qu'ils firent, de jeunes enfants, c'est pourquoi ils ne reconnurent pas Joseph lorsqu'ils se réunirent avec lui, et c'est pourquoi ils dirent : 'Envoie-le avec nous demain pour qu'il s'ébattre et joue 337.' » Si leur prophétie est établie, ce fut après cet acte – et Allah sait mieux. Quant à la parole d'Allah Très-Haut à son sujet : « Elle le désira, et il l'aurait désirée s'il n'avait vu la preuve de son Seigneur 338 ». Selon l'avis de nombreux juristes et traditionnistes, le désir de l'âme n'est pas punissable et n'est pas un péché. Car Sa parole – que la prière et la paix d'Allah soient sur lui – de la part de son Seigneur 339 : « Quand Mon serviteur conçoit un mauvais désir et ne le réalise pas, on lui inscrit une bonne action.. » Il n'y a donc pas de péché dans son désir, dès lors. Quant à l'avis des vérificateurs 340 parmi les juristes et les théologiens : le désir, lorsque l'âme s'y installe, est un péché.. Quant aux désirs et pensées sur lesquels l'âme ne s'installe pas, ils sont pardonnés.. Et c'est la vérité. Ainsi, si Allah le veut, le désir de Joseph serait de cette catégorie. Et Sa parole : « Et je ne m'innocente pas 341 .. » le verset.. c'est-à-dire je ne m'innocente pas de ce désir. Ou bien cela viendrait de lui par humilité et reconnaissance de la contradiction de l'âme après qu'il ait été purifié et innocenté auparavant.. Comment, alors qu'Abû Hâtim 342 a rapporté d'Abû 'Ubayda 343 que Joseph n'a pas désiré et que le discours comporte une antéposition et une postposition. C'est-à-dire : « Elle le désira.. et s'il n'avait vu la preuve de son Seigneur, il l'aurait désirée. » Et Allah Très-Haut a dit au sujet de la femme : « J'ai tenté de le séduire, mais il s'est préservé 344 ». Et Il a dit Très-Haut : « Ainsi pour détourner de lui le mal et l'infamie 345 » Et Il a dit Très-Haut : « Elle ferma les portes et dit : 'Viens à moi !' Il dit : 'Qu'Allah me préserve ! Mon maître m'a accordé un bon asile 346' » le verset. On a dit : « Mon maître » signifie Allah ; et on a dit : le roi. Et on a dit : « Il la désira » signifie il la réprimanda et l'exhorta ; et on a dit : « Il la désira » signifie il l'affligea 347 par son refus d'elle ; et on a dit : « Il la désira » signifie il la regarda ; et on a dit : il désira la frapper et la repousser ; et on a dit : « Tout cela eut lieu avant sa prophétie. » Et certains ont mentionné : « Les femmes n'ont cessé d'éprouver pour Joseph un désir charnel jusqu'à ce qu'Allah le fasse prophète et lui donne la majesté de la prophétie, et sa majesté occupa quiconque le voyait, le détournant de sa beauté. » Quant à l'histoire de Moïse – que la prière et la paix d'Allah soient sur lui – avec l'homme qu'il tua 348 et qu'il frappa 349 .. Allah Très-Haut a précisé qu'il était de ses ennemis. Et on a dit : « Il était parmi les Coptes 350 qui suivaient la religion de Pharaon. » Et l'indication de la sourate à ce sujet est que cela eut lieu avant 351 la prophétie de Moïse. Et Qatâda 352 a dit : « Il le frappa avec le bâton et n'avait pas l'intention de le tuer ; donc, selon cela, il n'y a pas de péché là-dedans. » Et Sa parole : « Ceci est de l'œuvre du Diable 353 » et Sa parole : « J'ai été injuste envers moi-même ; pardonne-moi 354 ». Ibn Jurayj 355 a dit : « Il dit cela parce qu'il ne convient pas à un prophète de tuer avant d'en avoir reçu l'ordre. » Et al-Naqqâsh 356 a dit : « Il ne le tua pas délibérément en voulant le tuer, mais il le frappa d'un coup par lequel il voulait repousser son injustice. » Il 357 a dit : « Et on a dit : 'Ceci eut lieu avant la prophétie', et c'est ce qu'implique la récitation. » Et Sa parole Très-Haut dans son histoire : « Et Nous t'avons éprouvé par des épreuves 358 » c'est-à-dire Nous t'avons testé par des tests successifs. On a dit : « Dans cette histoire et ce qui lui arriva 359 avec Pharaon. » Et on a dit : « Son abandon dans le coffre 360 et la mer 361 » et autres. Et on a dit : Son sens est : Nous t'avons purifié d'une purification 362 ; dit par Ibn Jubayr 363 et Mujâhid 364, de leur parole : « Tu as purifié l'argent dans le feu » lorsque tu l'as purifié. Et l'origine de « l'épreuve » est le sens de test et de révélation de ce qui est caché, sauf qu'il est utilisé dans l'usage juridique pour un test qui mène à ce qui est déplaisant. Et de même, ce qui est rapporté dans le hadith authentique 365 selon lequel l'Ange de la mort vint à lui et le frappa à l'œil et le creva.. Le hadith ne contient rien qui juge Moïse – sur lui la paix – comme ayant transgressé ou fait ce qui n'est pas obligatoire.. car c'est une affaire apparente, au sens clair, et l'acte est permis, car Moïse se défendit contre celui qui venait pour le faire périr.. Et il lui apparut sous une forme humaine, et il est impossible qu'il ait su alors que c'était l'Ange de la mort ; il se défendit donc contre lui par une défense qui aboutit à la perte de l'œil de cette forme sous laquelle l'Ange lui était apparu, comme une épreuve de la part d'Allah. Lorsqu'il vint ensuite et qu'Allah Très-Haut l'informa qu'il était Son messager auprès de lui, il se soumit. Les anciens et les modernes ont donné des réponses à ce hadith. Celle-ci est la plus solide à mon avis, et c'est l'interprétation de notre maître l'imam Abû 'Abd Allâh 366 al-Mâzarî. Et anciennement, Ibn 'Â'isha 367 et d'autres l'ont interprété comme signifiant qu'il le frappa 368 et le gifla par l'argument et creva l'œil de son argument ; c'est un langage utilisé dans ce domaine en langue arabe et bien connu. Quant à l'histoire de Salomon et ce que les exégètes ont rapporté à son sujet comme péché et Sa parole : « Et Nous avons éprouvé Salomon 369 » son sens est : Nous l'avons testé, et son épreuve
Ce qui a été rapporté du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) 370 : il a dit : « Cette nuit, j'aurai certes des rapports avec cent 371 femmes, ou quatre-vingt-dix-neuf 372, chacune d'elles mettra au monde un cavalier qui combattra dans le sentier d'Allah. » Son compagnon 373 lui dit : « Dis : Si Allah le veut. » Mais il ne le dit pas... Aucune d'elles ne conçut, sauf une seule femme qui mit au monde un demi-homme 374. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Par Celui qui tient mon âme en Sa main, s'il avait dit : Si Allah le veut, ils auraient tous combattu dans le sentier d'Allah. » Les spécialistes des significations 375 dirent : « Le "demi-homme" est le corps 376 qui fut jeté sur son trône lorsqu'il lui fut présenté... C'était son châtiment et son épreuve. » On dit aussi : « Plutôt, il mourut et on jeta son cadavre sur son trône. » On dit : « Son péché fut son avidité pour cela et son désir 377... » On dit : « Parce qu'il n'a pas fait d'exception, car l'avidité l'avait accaparé et le désir l'avait dominé. » On dit : « Son châtiment fut qu'il fut dépouillé 378 de son royaume, et son péché fut qu'il aima dans son cœur que le droit fût du côté de ses beaux-parents 379 contre leur adversaire. » Ce qu'ont rapporté les traditionnistes 380 sur l'assimilation du diable à lui, sa domination sur son royaume et son injustice envers sa communauté dans son jugement n'est pas valable, car les diables ne sont pas autorisés à faire une telle chose, et les prophètes sont préservés 381 de cela. Si l'on demande : pourquoi Salomon n'a-t-il pas dit « Si Allah le veut » dans l'histoire mentionnée ? Il y a à ce sujet 382 plusieurs réponses 383 : 1. Ce qui a été rapporté dans le hadith authentique : il a oublié de le dire, et cela pour que s'accomplisse la volonté 384 d'Allah. 2. Il n'a pas entendu son compagnon 385 et en a été distrait. Quant à sa parole : « Accorde-moi un royaume tel qu'il ne convienne à personne après moi 386 », Salomon n'a pas agi ainsi par jalousie 387 envers le bas monde, ni par convoitise 388 pour lui, mais son intention à ce sujet, selon ce qu'ont mentionné les exégètes, était que personne ne domine sur lui comme le diable qui l'en avait dépouillé pendant la durée de son épreuve – selon ceux qui disent cela 389. On dit aussi : il voulait avoir de la part d'Allah une vertu et une particularité qui lui soit propre, comme d'autres prophètes et messagers d'Allah ont eu des particularités 390 de Sa part. On dit : « Pour que cela soit une preuve et un argument de sa prophétie, comme le ramollissement du fer pour son père David, la résurrection des morts pour Jésus, la particularité de Muhammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) concernant l'intercession, et autres choses semblables. » Quant à l'histoire de Noé (sur lui la paix), son excuse est évidente : il a agi par interprétation 391 et selon le sens apparent du mot, en raison de la parole d'Allah : « Et ta famille 392 ». Il a donc demandé ce qu'impliquait ce mot, et il voulait connaître ce qui lui était caché à ce sujet, non qu'il doutait de la promesse d'Allah. Allah lui a alors fait comprendre que son fils n'était pas de sa famille à qui Il avait promis le salut, à cause de sa mécréance et de son œuvre qui n'était pas bonne. Or, Allah l'avait informé qu'Il noierait les injustes, et lui avait interdit de L'interpeller à leur sujet. Il fut donc pris pour cette interprétation, et il Lui en fit le reproche. Noé lui-même craignit d'avoir osé interroger son Seigneur sur ce qu'il n'était pas autorisé à demander. Noé – selon ce qu'a rapporté an-Naqqâsh 393 – ne savait pas que son fils était mécréant. On a dit aussi autre chose à propos du verset... Tout cela n'implique pas que Noé ait commis un péché autre que ce que nous avons mentionné : son interprétation et son audace à demander au sujet de quelqu'un 394 pour lequel il n'avait pas été autorisé, ni interdit. Quant à ce qui a été rapporté dans le Sahîh 395 : un prophète fut piqué 396 par une fourmi, et il brûla le village 397 des fourmis. Allah lui révéla : « Une fourmi t'a piqué et tu as brûlé une communauté parmi les communautés qui célèbrent Ma gloire 398 ?! » Dans ce hadith, il n'est pas dit que cet acte était un péché. Au contraire, il a fait ce qu'il considérait comme un bien et une bonne décision : tuer ceux dont l'espèce nuit et empêche le profit de ce qu'Allah a permis. Ne vois-tu pas que ce prophète était installé sous un arbre ? Lorsque la fourmi le piqua, il déplaça sa monture de cet endroit par crainte que la nuisance ne se répète. Dans ce qu'Allah lui a révélé, il n'y a rien qui lui impose un péché... Au contraire, Il l'a exhorté à supporter patiemment et à renoncer à la vengeance. Comme Allah a dit : « Et si vous patientez, cela est bien meilleur pour les patients 399 », car apparemment son acte était dû au fait qu'elle l'avait piqué personnellement, donc c'était une vengeance personnelle et une suppression d'un préjudice qu'il craignait de la part des autres fourmis à cet endroit. Dans tout cela, il n'a commis aucun acte interdit qui constituerait un péché, et Allah ne lui a pas révélé explicitement cela, ni ne lui a ordonné le repentir et le pardon – et Allah sait mieux. Si l'on dit : quel est le sens de sa parole (sur lui la paix) 400 : « Il n'est personne qui n'ait commis un péché ou n'ait été sur le point de le faire, sauf Jean, fils de Zacharie », ou comme il a dit 401 (sur lui la paix) ? La réponse est celle déjà donnée : les péchés des prophètes sont ceux qui surviennent sans intention, par oubli et inattention. [Quatorzième chapitre : L'état des prophètes dans leur crainte et leur demande de pardon] Si tu dis : Puisque tu nies qu'ils aient commis des péchés et des désobéissances, en raison de ce que tu as mentionné des divergences des exégètes et des interprétations des vérificateurs, quel est alors le sens de la parole d'Allah : « Et Adam désobéit à son Seigneur et s'égara 402 » ? Et que dire de ce qui est répété dans le Coran et le hadith authentique : la reconnaissance par les prophètes de leurs péchés, leur repentir, leur demande de pardon, leurs pleurs sur ce qu'ils ont fait, et leur crainte ?! Et peut-on craindre, se repentir et demander pardon pour rien ?! Sache donc – qu'Allah nous guide, toi et moi – que le rang des prophètes, dans leur élévation et leur hauteur, leur connaissance d'Allah et de Sa Sunna envers Ses serviteurs, la grandeur de Sa souveraineté et la force de Sa rigueur, les amène à Le craindre – que Sa majesté soit exaltée – et à redouter d'être châtiés pour ce pour quoi d'autres ne le sont pas. Et ils agissent dans des affaires qui ne leur ont pas été interdites, sans que...
- ma‘ṣūm : Infaillible, protégé du péché et de l'erreur.
- salaf : Prédécesseurs pieux, les premières générations de musulmans.
- ijmā‘ : Consensus des savants, source de droit islamique.
- ṣaḥāba : Compagnons du Prophète, ceux qui l'ont vu et cru en lui.
- Ibn Abī al-Ḥuqayq : Chef juif de Khaybar, connu pour son opposition.
- Yahūdī : Juif, adepte du judaïsme.
- ‘Umar : ‘Umar ibn al-Khattāb, deuxième calife bien guidé.
- Khaybar : Oasis au nord de Médine, peuplée de tribus juives.
- Abū al-Qāsim : Surnom du Prophète Muhammad, signifiant 'père de Qāsim'.
- Anṣār : Auxiliaires, habitants de Médine ayant soutenu le Prophète.
- talqīḥ al-nakhl : Pollinisation artificielle des palmiers dattiers.
- ḥadīth : Récit rapportant les paroles, actes ou approbations du Prophète.
- Zubayr : Zubayr ibn al-‘Awwām, Compagnon et cousin du Prophète.
- al-jadr : Mur, désigne ici la limite de l'irrigation.
- muḥaddithūn : Savants spécialistes du hadith, traditionnistes.
- ma‘ṣiya : Péché, désobéissance à Allah.
- kabīra : Péché majeur, grave transgression.
- murū’a : Virilité, honneur, intégrité morale.
- nubuwwa : Prophétie, fonction de prophète.
- ṣaghā’ir : Petits péchés, fautes mineures.
- mu‘jiza : Miracle, signe divin attestant la véracité du prophète.
- khulf fī al-qawl : Manquement à la parole, contradiction.
- Quraysh : Tribu arabe de La Mecque, à laquelle appartenait le Prophète.
- naql : Transmission, récit rapporté de manière continue.
- āthār : Traces, récits des actes et paroles des prédécesseurs.
- faqīh : Juriste, expert en jurisprudence islamique.
- ṣalāt al-‘aṣr : Prière de l'après-midi, troisième prière obligatoire.
- rak‘a : Unité de prière, incluant inclinaison et prosternation.
- Dhū al-Yadayn : Surnom d'un Compagnon, signifiant 'l'homme aux deux mains'.
- sunna : Tradition prophétique, pratique établie par le Prophète.
- taslīm : Salutation finale de la prière, disant 'salām'.
- a’imma : Imams, guides religieux, savants éminents.
- qāḍī : Juge, magistrat islamique.
- nussiya : Il a été fait oublier, action divine d'effacement.
- unsaytu : On me fait oublier, indique que l'oubli est provoqué par Allah.
- Sunna : Méthode prophétique, pratique établie par le Prophète.
- Mashāyikh : Maîtres spirituels, guides soufis.
- Sahw : Distraction, inattention légère dans l'acte d'adoration.
- Rak'a : Unité de prière.
- Kadhibāt : Mensonges, paroles fausses.
- Saqīm : Malade.
- Bal fa‘alahu kabīruhum hādhā : C'est plutôt leur chef, celui-ci, qui l'a fait (Coran 21:63).
- Ukhtī : Ma sœur.
- Ma‘ārīḍ : Équivoques, paroles à double sens.
- Mandūḥa : Moyen d'éviter, échappatoire.
- Saqīm : Malade.
- Al-Ḥasan : Al-Hasan al-Basri, célèbre savant et ascète musulman.
- Bal fa‘alahu kabīruhum hādhā : C'est plutôt leur chef, celui-ci, qui l'a fait (Coran 21:63).
- Ukhtī : Ma sœur.
- Innamā al-mu’minūna ikhwa : Les croyants ne sont que des frères (Coran 49:10).
- Kadhibāt : Mensonges.
- Shafā‘a : Intercession.
- Mu’ākhadha : Tenir pour responsable, reprocher.
- Ḥadīth : Parole prophétique, récit.
- A‘lam : Plus savant.
- ‘Abd : Serviteur.
- Ibn ‘Abbās : Compagnon du Prophète, célèbre exégète du Coran.
- Tawḥīd : Unicité divine.
- Sharī‘a : Loi islamique.
- Khaḍir : Personnage mystérieux mentionné dans le Coran, souvent considéré comme un prophète ou un saint.
- ‘Ilman : Science, connaissance.
- Lā ‘ilma lanā illā mā ‘allamtanā : Nous n'avons de science que ce que Tu nous as enseigné (Coran 2:32).
- Bi-hi : Par lui, se référant au Prophète.
- Walī : Saint, ami de Dieu.
- Wa mā fa‘altuhu ‘an amrī : Et je n'ai pas agi de ma propre initiative (Coran 18:82).
- عِصْمَة : Immunité ou préservation divine qui empêche les prophètes de commettre des péchés.
- القاضي أبو بكر : Al-Qâdî Abû Bakr al-Bâqillânî (mort en 1013), théologien ash'arite.
- الأستاذ أبو إسحق : Al-Ustâdh Abû Ishâq al-Isfarâyînî (mort en 1027), théologien ash'arite.
- كتمان : Dissimulation ou omission de la transmission du message divin.
- كسب : Acquisition ; théorie ash'arite selon laquelle l'homme acquiert l'acte créé par Dieu.
- حسين : Husayn al-Najjâr (mort vers 830), théologien mu'tazilite.
- صغائر : Petits péchés, par opposition aux grands péchés (kabâ'ir).
- أبو جعفر : Abû Ja'far Muhammad al-Tabarî (mort en 923), exégète et historien.
- الوقف : Suspension du jugement, sans prendre parti.
- ابن عباس : Ibn 'Abbâs (mort en 687), compagnon et exégète.
- بالإضافة : Par rapport à ; notion de relativité.
- القاضي أبو محمد : Al-Qâdî Abû Muhammad 'Abd al-Wahhâb al-Mâlikî (mort en 1031), juriste malikite.
- يحبطها : Les annule ; les bonnes œuvres n'effacent pas les grands péchés sans repentir.
- القاضي أبو بكر : Al-Qâdî Abû Bakr al-Bâqillânî.
- المتسم : Celui qui est marqué par une caractéristique.
- المباح : Acte permis, indifférent sur le plan religieux.
- المكروه : Acte réprouvé, détestable mais non interdit.
- مالك : Mâlik ibn Anas (mort en 795), fondateur de l'école malikite.
- الشافعي : Muhammad ibn Idrîs al-Shâfi'î (mort en 820), fondateur de l'école shâfi'ite.
- أبو حنيفة : Abû Hanîfa al-Nu'mân (mort en 767), fondateur de l'école hanafite.
- قرينة : Indice contextuel qui précise le sens.
- حكم ذلك : Le statut juridique de cet acte (obligation, recommandation, permission).
- ابن خويز : Ibn Khûwayz Mandâdh (mort en 1009), juriste malikite.
- أبو الفرج : Abû al-Faraj al-Mâlikî (mort en 1013), juriste malikite.
- مالك : Mâlik ibn Anas.
- الأبهري : Al-Abharî (mort en 985), juriste malikite.
- ابن القصار : Ibn al-Qassâr (mort en 1008), juriste malikite.
- ابن سريج : Ibn Surayj (mort en 918), juriste shâfi'ite.
- الإصطخري : Al-Ishtakhrî (mort en 951), juriste shâfi'ite.
- ابن خيران : Ibn Khayrân (mort en 932), juriste shâfi'ite.
- ندب : Acte recommandé, non obligatoire.
- الإباحة : Permission ; acte ni obligatoire ni recommandé.
- قربة : Acte de rapprochement de Dieu, méritoire.
- الصحابة : Compagnons du Prophète Muhammad.
- نبذ خاتمه : Le Prophète jeta sa bague en or, et les compagnons firent de même.
- خلع نعله : Le Prophète enleva ses sandales pendant la prière, et les compagnons l'imitèrent.
- احتجاجهم : Leur argumentation par l'acte du Prophète.
- ابن عمر : Ibn 'Umar (mort en 693), compagnon et traditionniste.
- غير شيء : Diverses choses, affaires.
- بقوله : Par sa parole : citation d'un compagnon.
- وقال : Le Prophète dit à 'Â'isha.
- عائشة : 'Â'isha (morte en 678), épouse du Prophète.
- محتحجة : En argumentant par l'acte du Prophète.
- فقال : Le Prophète dit en réponse à une objection.
- المباحات : Actes permis, indifférents.
- أيديهم : Leurs mains ; métaphore pour leur capacité d'agir.
- أنوار : Lumières ; connaissance spirituelle.
- taqrīr : Établissement, confirmation de la Loi par le Prophète.
- al-Qāḍī Abū Bakr : Abū Bakr al-Bāqillānī (mort en 1013), théologien ash'arite et juriste malikite.
- ihtubila : Saisi, empoigné ; ici : ce dont on se serait emparé en premier.
- al-taḥsīn wa al-taqbīḥ : Théorie du bien et du mal objectifs, selon laquelle la raison peut juger de la moralité des actes indépendamment de la révélation.
- al-waqf : Suspension du jugement, abstention de trancher.
- Abū al-Maʿālī : Abū al-Maʿālī al-Juwaynī (mort en 1085), théologien ash'arite.
- Nūḥ : Noé, prophète de l'islam.
- Ibrāhīm : Abraham, prophète de l'islam.
- Mūsā : Moïse, prophète de l'islam.
- ʿĪsā : Jésus, prophète de l'islam.
- al-Qāḍī Abū Bakr : Voir note [2].
- ʿĪsā : Voir note [10].
- al-ākharīn : Les autres, ici : ceux qui soutiennent que le Prophète suivait Abraham.
- ḥanīf : Monothéiste pur, incliné vers la vraie religion.
- al-ākharīn : Les autres, ici : ceux qui soutiennent que le Prophète suivait Noé.
- Nūḥ : Voir note [7].
- mujmal : Global, non détaillé ; ici : le sens général du verset.
- fa bi-hudāhum iqtadih : Coran 6:90 : « Suis donc leur guidance. »
- bi-masāq ṣuḥbatihī : Dans le cadre de sa compagnie ; ici : en suivant chaque prophète dans ce qui est rapporté de lui.
- aḥādīth al-sahw : Hadiths rapportant des cas d'oubli du Prophète dans la prière.
- Abū Isḥāq : Abū Isḥāq al-Isfarāyīnī (mort en 1027), théologien ash'arite.
- aḥādīth al-sahw fī al-ṣalāt : Hadiths sur l'oubli dans la prière, comme celui où le Prophète a fait deux prosternations d'oubli.
- ṣallā Allāhu ʿalayhi wa sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète : « Que Dieu le bénisse et le salue. »
- naʿam : Oui, certes ; particule d'affirmation.
- ṣallā Allāhu ʿalayhi wa sallam : Voir note [23].
- simāt al-naqṣ : Marques de l'imperfection, caractéristiques du manque.
- al-ṣaḥīḥ : Le correct, l'opinion juste selon l'auteur.
- al-fatrāt : Moments de torpeur, de relâchement spirituel.
- muʿānāt al-ahl : Le fait de s'occuper de la famille, les charges familiales.
- ṣallā Allāhu ʿalayhi wa sallam : Voir note [23].
- al-mutaṣawwifa : Les soufis, mystiques musulmans.
- ʿilm al-qulūb wa al-maqāmāt : Science des cœurs et des stations spirituelles, discipline soufie.
- aḥalnāhu : Nous avons renvoyé, référé.
- sahwihī : Son oubli, c'est-à-dire du Prophète.
- thalātha aḥādīth : Trois hadiths : l'auteur mentionne ensuite les hadiths de l'oubli dans la prière, mais le texte s'arrête ici.
- Dhul-Yadayn : Surnom d'un compagnon, littéralement 'l'homme aux deux mains', connu pour avoir interpellé le Prophète lors d'une prière.
- salām min ithnatayn : Fait de saluer (dire salam) après deux rak'as, alors que la prière en comporte quatre.
- Ibn Buhayna : Compagnon du Prophète, rapporte un hadith sur la prière.
- Ibn Mas'ud : Abdullah ibn Mas'ud, célèbre compagnon et éminent savant.
- zuhr à cinq rak'as : La prière de zuhr comporte normalement quatre rak'as ; le Prophète en a accompli cinq par oubli.
- sunna : Tradition prophétique, voie établie par le Prophète.
- Ibn Nafi' : Juriste malikite, disciple de l'imam Malik.
- 'Isa ibn Dinar : Juriste malikite andalou.
- Abu al-Walid al-Baji : Grand juriste malikite andalou (mort en 474 H).
- sommeil : Le Prophète recevait parfois la révélation en dormant.
- aṣḥāb al-ma'ānī : Spécialistes des significations et de l'interprétation des textes.
- sahw vs nisyān : Distraction (sahw) vs oubli (nisyān) ; le premier est une occupation, le second une absence.
- autre version : Variante du hadith rapportée par d'autres voies.
- ṭā'ifa : Groupe, faction ; ici, un groupe de savants.
- mutanāqiḍ al-maqāṣid : Contradictoire dans ses objectifs, incohérent.
- lā yuhallā minhu bi-ṭā'il : N'apporte aucun bénéfice, est vain.
- Abu al-Muzaffar al-Isfarayini : Savant shafi'ite, théologien ash'arite (mort en 471 H).
- nussiya : Forme passive : 'on l'a fait oublier', attribuant l'oubli à Allah.
- shughila bihā 'anhā : Occupé par la prière elle-même, au point d'en oublier une partie.
- Khandaq : Bataille du Fossé (5 H).
- shughila : Occupé, préoccupé.
- shughila bi-ṭā'atin 'an ṭā'a : Occupé par une obéissance (se prémunir de l'ennemi) au détriment d'une autre (la prière).
- qīla : On a dit ; formule rapportant une opinion.
- zuhr, asr, maghrib, 'isha : Les quatre prières obligatoires de la journée.
- Shamiyyīn : Les Syriens, école juridique syrienne (souvent associée à l'avis d'al-Awza'i).
- nāsikh : Abrogeant ; le verset de la prière de la peur (Coran 4:101-102) est postérieur et abroge la permission de retarder.
- nawm 'an al-ṣalāt : Sommeil qui a fait manquer la prière.
- Wadi : Vallée ; fait référence à l'épisode où le Prophète et ses compagnons dormirent et manquèrent la prière de l'aube.
- ghayba : Absence, inconscience.
- même hadith : Le hadith du sommeil au Wadi.
- Bilal : Bilal ibn Rabah, muezzin du Prophète.
- autre hadith : Hadith rapporté par Abu Hurayra ou d'autres.
- ghaṭīṭ : Ronflement, respiration bruyante pendant le sommeil.
- Ibn 'Abbas : Abdullah ibn 'Abbas, cousin du Prophète et grand exégète.
- al-madhkūr : Mentionné, cité précédemment.
- nawm ma'a ahlih : Sommeil avec sa famille, impliquant possible contact.
- iqāma : Second appel à la prière, juste avant de commencer.
- iklā' : Veiller, surveiller.
- ṣubḥ : Prière de l'aube.
- taghlīs : Prier à l'obscurité, au tout début de l'aube.
- nuskha fi'luh : Dont l'action (récitation) a été abrogée, c'est-à-dire des versets abrogés.
- yastadhhakiruhā : Il les rappelle, les fait se souvenir.
- lā yughayyiru naẓman wa lā yukhallitu ḥukman : Ne change ni l'ordre (des versets) ni ne mélange un jugement.
- ḥifẓ Allah kitābah : Allah a promis de préserver le Coran (Coran 15:9).
- taklīfuhu balāghah : L'obligation pour le Prophète de transmettre le message.
- man shāya‘ahum : Ceux qui les ont suivis, c’est-à-dire les partisans de cette opinion.
- al-mutakallimīn : Les théologiens scolastiques (mutakallimūn), spécialistes de la théologie dialectique (kalām).
- afḍat : Mènerait, conduirait (forme verbale).
- taqābalat : Se sont opposées, se sont confrontées.
- aqāwīl : Avis, opinions (pluriel de qawl).
- al-dalāla : La preuve, l’indication probante.
- mā taqaddama min dhanbika wa mā ta’akhkhar : Sourate al-Fatḥ (48), verset 2.
- wa-staghfir li-dhanbika wa lil-mu’minīna wa al-mu’mināt : Sourate Muḥammad (47), verset 19.
- wa-waḍa‘nā ‘anka wizraka alladhī anqaḍa ẓahraka : Sourate al-Sharḥ (94), versets 2-3.
- ‘afā Allāhu ‘anka lima adhinta lahum : Sourate al-Tawba (9), verset 43.
- lawlā kitābun mina Allāhi sabaqa la-massakum fīmā akhadhtum ‘adhābun ‘aẓīm : Sourate al-Anfāl (8), verset 68.
- ‘abasa wa tawallā an jā’ahu al-a‘mā : Sourate ‘Abasa (80), versets 1-2.
- wa-‘aṣā Ādamu rabbahu fa-ghawā : Sourate Ṭā Hā (20), verset 121.
- fa-lammā ātāhumā ṣāliḥan ja‘alā lahu shurakā’a fīmā ātāhumā : Sourate al-A‘rāf (7), verset 190.
- rabbanā ẓalamnā anfusanā : Sourate al-A‘rāf (7), verset 23.
- subḥānaka innī kuntu mina al-ẓālimīn : Sourate al-Anbiyā’ (21), verset 87.
- wa-ẓanna Dāwūdu annamā fatannāhu fa-staghfara rabbahu wa-kharra rāki‘an wa-anāba : Sourate Ṣād (38), verset 24.
- wa-la-qad hammat bihi wa-hamma bihā : Sourate Yūsuf (12), verset 24.
- fa-wakazahu Mūsā fa-qaḍā ‘alayhi, qāla hādhā min ‘amali al-shayṭān : Sourate al-Qaṣaṣ (28), verset 15.
- fī du‘ā’ihi : Dans son invocation, c’est-à-dire une prière rapportée du Prophète.
- ḥadīth al-shafā‘a : Le hadith de l’intercession, où les prophètes mentionnent leurs péchés lors du Jugement.
- innahu layaghānu ‘alā qalbī fa-astaghfiru Allāh : Hadith rapporté par Muslim.
- Abī Hurayra : Abou Hourayra, compagnon du Prophète, célèbre pour avoir rapporté de nombreux hadiths.
- sab‘īn : Soixante-dix, nombre souvent utilisé pour exprimer une grande fréquence.
- wa-illā taghfir lī wa tarḥamnī : Sourate Hūd (11), verset 47.
- wa-lā tukhāṭibnī fī alladhīna ẓalamū innahum mughraqūn : Sourate Hūd (11), verset 37.
- wa-alladhī aṭma‘u an yaghfira lī khaṭī’atī yawma al-dīn : Sourate al-Shu‘arā’ (26), verset 82.
- tubtu ilayka : Sourate al-A‘rāf (7), verset 143.
- wa-la-qad fatannā Sulaymān : Sourate Ṣād (38), verset 34.
- li-yaghfira laka Allāhu mā taqaddama min dhanbika wa mā ta’akhkhar : Sourate al-Fatḥ (48), verset 2.
- Aḥmad : Ahmad ibn Nasr, savant musulman.
- al-Ṭabarī : Muhammad ibn Jarīr al-Ṭabarī (839-923), célèbre exégète et historien.
- al-Qushayrī : ‘Abd al-Karīm ibn Hawāzin al-Qushayrī (986-1072), soufi et exégète.
- al-Samarqandī : Abū al-Layth al-Samarqandī (mort en 983), exégète hanafite.
- al-Sulamī : Muhammad ibn al-Ḥusayn al-Sulamī (mort en 1021), soufi et exégète.
- Ibn ‘Aṭā’ : Ibn ‘Aṭā’ Allāh al-Iskandarī (mort en 1309), soufi de l’école shadhilite.
- Makki : Abū Ṭālib Makkī (mort en 996), soufi et auteur de Qūt al-Qulūb.
- wa mā adrī mā yuf‘alu bī wa lā bikum : Sourate al-Aḥqāf (46), verset 9.
- li-yaghfira laka Allāhu mā taqaddama min dhanbika wa mā ta’akhkhar : Sourate al-Fatḥ (48), verset 2.
- al-āya al-ukhrā ba‘dahā : Le verset suivant, c’est-à-dire le verset 3 de la même sourate.
- qālahu : Dit par, rapporté par.
- Ibn ‘Abbās : ‘Abd Allāh ibn ‘Abbās (mort en 687), compagnon et exégète renommé.
- an law kāna : Même s’il y en avait (hypothétique).
- wa-waḍa‘nā ‘anka wizraka alladhī anqaḍa ẓahraka : Sourate al-Sharḥ (94), versets 2-3.
- Ibn Zayd : ‘Abd al-Raḥmān ibn Zayd ibn Aslam (mort en 798), exégète.
- al-Ḥasan : Al-Ḥasan al-Baṣrī (mort en 728), célèbre ascète et exégète.
- Qatāda : Qatāda ibn Di‘āma (mort en 735), exégète et traditionniste.
- la-athqalat ẓahrahu : Auraient alourdi son dos.
- al-Samarqandī : Abū al-Layth al-Samarqandī, déjà mentionné.
- al-Māwardī : ‘Alī ibn Muḥammad al-Māwardī (mort en 1058), juriste et exégète shafi‘ite.
- al-Sulamī : Déjà mentionné.
- Makki : Abū Ṭālib Makkī, déjà mentionné.
- al-Qushayrī : Déjà mentionné.
- anqaḍa ẓahraka : A brisé ton dos, c’est-à-dire l’a accablé au point de le briser.
- ‘afā Allāhu ‘anka lima adhinta lahum : Sourate al-Tawba (9), verset 43.
- Nifṭawayh : Ibrāhīm ibn Muḥammad Nifṭawayh (mort en 935), grammairien et exégète.
- mā shā’a : Ce qu’il voulait, libre choix.
- fa’dhan li-man shi’ta minhum : Sourate al-Nūr (24), verset 62.
- qāla al-nabī ṣallā Allāhu ‘alayhi wa sallam : Le Prophète a dit.
- al-Qushayrī : Déjà mentionné.
- al-Dāwudī : Abū Ja‘far Aḥmad ibn Naṣr al-Dāwudī (mort en 1011), exégète.
- Makki : Déjà mentionné.
- al-Samarqandī : Déjà mentionné.
- asārā Badr : Les captifs de la bataille de Badr (624).
- mā kāna li-nabiyyin an yakūna lahu asrā : Sourate al-Anfāl (8), verset 67.
- qāla ṣallā Allāhu ‘alayhi wa sallam : Il a dit, que Dieu le bénisse et le salue.
- uḥillat lī al-ghanā’im : Les butins m’ont été rendus licites.
- turīdūna ‘araḍa al-dunyā : Sourate al-Anfāl (8), verset 67.
- ʿilya : Élite, les plus éminents Compagnons.
- al-Ḍaḥḥāk : Al-Ḍaḥḥāk ibn Muzāḥim, un des premiers exégètes (tabiʿī).
- salb : Butin pris directement sur le champ de bataille, dépouilles.
- ʿUmar : ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, deuxième calife bien guidé.
- lawlā kitābun mina llāhi sabaqa : Coran 8:68 : « Si ce n'était une prescription de Dieu déjà décrétée, un châtiment terrible vous aurait touchés pour ce que vous avez pris. »
- maʿnāhā : Sens de l'expression précédente.
- ghanāʾim : Prises de guerre, butin.
- al-lawḥ al-maḥfūẓ : La Table préservée, le décret divin inscrit de toute éternité.
- ḥalālan ṭayyiban : Coran 8:69 : « Mangez donc de ce que vous avez pris comme butin, licite et pur. »
- ʿAlī : ʿAlī ibn Abī Ṭālib, quatrième calife bien guidé, cousin et gendre du Prophète.
- yuqtal minnā : Sous-entendu : que des nôtres soient tués l'année suivante en contrepartie.
- al-Ṭabarī : Muhammad ibn Jarīr al-Ṭabarī, célèbre historien et exégète (m. 310 H).
- hādhihi l-qaḍiyya : Cette affaire, à savoir la décision concernant les prisonniers de Badr.
- ʿUmar : ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb.
- ʿUmar : Il s'agit du même ʿUmar.
- qatlihim : Leur mise à mort, c'est-à-dire des prisonniers.
- al-Dāwūdī : Abū Sulaymān Dāwūd ibn ʿAlī al-Iṣfahānī, fondateur de l'école ẓāhirite (m. 270 H).
- al-Qāḍī Bakr : Bakr ibn al-ʿAlā', un juge et savant malikite.
- ʿAbd Allāh : ʿAbd Allāh ibn Jaḥsh, un Compagnon, commandant de l'expédition de Nakhlah.
- Ibn al-Ḥaḍramī : ʿAmr ibn al-Ḥaḍramī, un associateur tué lors de l'expédition.
- al-Ḥakam ibn Kaysān : Un prisonnier de cette expédition.
- ṣāḥibihi : Son compagnon, un autre prisonnier.
- bi-azyada min ʿām : Plus d'un an avant Badr.
- ʿabasa wa tawallā : Coran 80:1 : « Il a froncé les sourcils et s'est détourné. »
- al-mutaṣaddī : Celui à qui il s'adressait, ici le chef mécréant.
- law kushifa laka : Si la situation t'avait été dévoilée.
- al-aʿmā : L'aveugle, il s'agit d'ʿAbd Allāh ibn Umm Maktūm, un Compagnon aveugle.
- wa mā ʿalayka allā yazzakkā : Coran 80:7 : « Que t'importe qu'il ne se purifie pas ? »
- Abū Tammām : Poète arabe (m. 231 H), connu pour son recueil al-Ḥamāsa.
- fa-akalā minhā : Coran 20:121 : « Ils en mangèrent tous deux. »
- wa lā taqrabā hādhihi l-shajara fa-takūnā mina l-ẓālimīn : Coran 2:35 : « N'approchez pas de cet arbre, sinon vous seriez du nombre des injustes. »
- a-lam anhakumā ʿan tilkumā l-shajara : Coran 7:22 : « Ne vous avais-Je pas interdit cet arbre ? »
- wa ʿaṣā ādamu rabbahu fa-ghawā : Coran 20:121 : « Adam désobéit à son Seigneur et s'égara. »
- wa laqad ʿahidnā ilā ādama min qablu fa-nasiya wa lam najid lahu ʿazman : Coran 20:115 : « Nous avions fait une recommandation à Adam auparavant ; il oublia et Nous ne trouvâmes pas en lui de résolution. »
- Ibn Zayd : ʿAbd al-Raḥmān ibn Zayd ibn Aslam, un exégète (m. 182 H).
- inna hādhā ʿaduwwun laka wa li-zawjika : Coran 20:117 : « Cet [être] est un ennemi pour toi et pour ton épouse. »
- Ibn ʿAbbās : ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, le savant de la communauté, exégète (m. 68 H).
- insān : Jeu de mots : insān (homme) dérive de nasiya (oublier).
- innī lakumā la-mina l-nāṣiḥīn : Coran 7:21 : « Je suis pour vous un conseiller sincère. »
- Ibn Jubayr : Saʿīd ibn Jubayr, un tabiʿī et exégète (m. 95 H).
- al-muʾmin yukhdaʿ : Le croyant peut être trompé.
- ʿazman : Résolution, fermeté.
- ḍaʿf : Faiblesse de cette opinion.
- lā tuskiru : N'enivre pas.
- Abū Bakr ibn Fūrak : Muhammad ibn al-Ḥasan ibn Fūrak, théologien ashʿarite (m. 406 H).
- thumma ijtabāhu rabbuhu fa-tāba ʿalayhi wa hadā : Coran 20:122 : « Puis son Seigneur l'élut, agréa son repentir et le guida. »
- wa ʿaṣā ādamu rabbahu fa-ghawā : Coran 20:121.
- fa-tāba ʿalayhi wa hadā : Coran 20:122.
- ḥadīth al-shafāʿa : Le hadith de l'intercession, où les prophètes évoquent leurs fautes.
- Yūnus : Jonas, le prophète.
- ānifan : Plus haut, précédemment.
- lam yakdhibhum : Il ne leur a pas menti ; référence à l'histoire de Jonas (Yûnus) qui n'a pas menti à son peuple.
- abaqa ilā l-fulk : Il s'enfuit vers le bateau ; expression coranique (Sourate 37:140) décrivant Jonas fuyant vers un navire.
- al-fulki l-mashḥūn : Le bateau chargé ; référence au navire rempli de passagers et de marchandises.
- tabā‘ada : Il s'éloigna ; interprétation du verbe 'abaqa' comme un éloignement.
- innī kuntu mina l-ẓālimīn : J'ai été du nombre des injustes ; parole de Jonas dans le ventre de la baleine (Sourate 21:87).
- al-ẓulmu waḍ‘u l-shay’i fī ghayri mawḍi‘ihi : L'injustice est le fait de placer une chose ailleurs qu'à sa place ; définition classique de l'injustice.
- al-Wāsiṭī : Sufi et exégète (m. 320/932), connu pour ses commentaires spirituels.
- rabbanā ẓalamnā anfusanā : Notre Seigneur, nous avons été injustes envers nous-mêmes ; parole d'Adam et Ève (Sourate 7:23).
- Dāwūd : David, prophète et roi d'Israël.
- lā yajibu : Il ne faut pas ; expression indiquant qu'il n'est pas nécessaire ou approprié.
- wa-ẓanna Dāwūdu annamā fatannāhu : Et David pensa que Nous l'avions éprouvé ; Sourate 38:24.
- Qatāda : Qatāda b. Di‘āma (m. 117/735), célèbre exégète et traditionniste.
- Ibn ‘Abbās : Abdullah b. ‘Abbās (m. 68/687), compagnon et exégète du Coran.
- Ibn Mas‘ūd : Abdullah b. Mas‘ūd (m. 32/652), compagnon et récitateur du Coran.
- khaṭabahā ‘alā khuṭbatihi : Il la demanda en mariage alors qu'elle était déjà demandée ; allusion à une tradition sur David.
- yuqtala : Il soit tué au combat ; interprétation du désir de David.
- al-Samarqandī : Abū l-Layth al-Samarqandī (m. 373/983), exégète hanafite.
- al-khaṣmayn : Les deux plaideurs ; référence à l'histoire des deux hommes venus à David (Sourate 38:21-23).
- laqad ẓalamtuka : Tu as été injuste envers moi ; parole de David à l'un des plaideurs.
- fa-ẓallamahu : Il le déclara injuste ; David reconnut l'injustice de sa propre parole.
- khaṣmihi : Son adversaire ; l'autre plaideur.
- Aḥmad b. Naṣr : Aḥmad b. Naṣr al-Qurashī (m. 245/859), traditionniste et juriste.
- Abū Tammām : Abū Tammām Ḥabīb b. Aws (m. 231/845), poète et anthologiste.
- al-Dāwūdī : Abū Ja‘far al-Dāwūdī (m. 402/1011), exégète et juriste.
- nitāj : Progéniture ; terme désignant les petits des animaux.
- yarta‘ wa-yal‘ab : Il s'ébattre et joue ; parole des frères de Joseph (Sourate 12:12).
- wa-la-qad hammat bihi wa-hamma bihā lawlā an ra’ā burhāna rabbihi : Elle le désira, et il l'aurait désirée s'il n'avait vu la preuve de son Seigneur ; Sourate 12:24.
- ‘an rabbihi : De la part de son Seigneur ; hadith qudsī rapporté par Abū Hurayra.
- al-muḥaqqiqīn : Les vérificateurs ; savants qui approfondissent et tranchent les questions.
- wa-mā ubarri’u nafsī : Et je ne m'innocente pas ; Sourate 12:53, parole de Joseph.
- Abū Ḥātim : Abū Ḥātim al-Rāzī (m. 277/890), traditionniste et exégète.
- Abū ‘Ubayda : Abū ‘Ubayda Ma‘mar b. al-Muthannā (m. 209/824), philologue et exégète.
- fa-sta‘ṣama : Il s'est préservé ; Sourate 12:32, parole de la femme de Potiphar.
- al-sū’a wa-l-faḥshā’ : Le mal et l'infamie ; Sourate 12:24.
- ma‘ādha llāhi innahu rabbī aḥsana mathwāya : Qu'Allah me préserve ! Mon maître m'a accordé un bon asile ; Sourate 12:23.
- ghammahā : Il l'affligea ; interprétation du verbe 'hamm' comme causer de la peine.
- qatīlihi : Son tué ; l'homme que Moïse tua (Sourate 28:15).
- wakazahu : Il le frappa ; verbe désignant un coup de poing ou de bâton.
- al-Qibṭ : Les Coptes ; population égyptienne à l'époque de Pharaon.
- qabla : Avant ; indique que l'événement eut lieu avant la prophétie de Moïse.
- Qatāda : Qatāda b. Di‘āma, déjà mentionné.
- hādhā min ‘amali l-shayṭān : Ceci est de l'œuvre du Diable ; Sourate 28:15, parole de Moïse.
- ẓalamtu nafsī fa-ghfir lī : J'ai été injuste envers moi-même ; pardonne-moi ; Sourate 28:16.
- Ibn Jurayj : ‘Abd al-Malik b. ‘Abd al-‘Azīz b. Jurayj (m. 150/767), exégète et traditionniste.
- al-Naqqāsh : Abū Bakr al-Naqqāsh (m. 351/962), exégète et traditionniste.
- qāla : Il dit ; référence à l'auteur du texte.
- wa-fatannāka futūnan : Et Nous t'avons éprouvé par des épreuves ; Sourate 20:40.
- lahu : À lui ; référence à Moïse.
- al-tābūt : Le coffre ; le panier dans lequel Moïse fut placé (Sourate 20:39).
- al-yamm : La mer ; le Nil ou la mer Rouge.
- akhlaṣnāka ikhliāṣan : Nous t'avons purifié d'une purification ; interprétation de 'fatannāka' comme purification.
- Ibn Jubayr : Sa‘īd b. Jubayr (m. 95/714), exégète et traditionniste.
- Mujāhid : Mujāhid b. Jabr (m. 104/722), exégète et traditionniste.
- al-khabar al-ṣaḥīḥ : Le hadith authentique ; référence au hadith de Moïse et de l'Ange de la mort.
- Abū ‘Abd Allāh : Abū ‘Abd Allāh Muḥammad b. ‘Alī al-Māzarī (m. 536/1141), juriste malikite.
- Ibn ‘Ā’isha : ‘Ubayd Allāh b. Muḥammad b. ‘Ā’isha (m. 228/843), traditionniste.
- ṣakki : Il le frappa ; interprétation métaphorique du hadith.
- wa-la-qad fatannā Sulaymāna : Et Nous avons éprouvé Salomon ; Sourate 38:34.
- ṣallā llāhu ʿalayhi wa-sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète Muhammad : « que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ».
- mi'a : Cent.
- tisʿ wa-tisʿīn : Quatre-vingt-dix-neuf.
- ṣāḥibuhu : Son compagnon : il s'agit de l'ange Gabriel ou d'un autre prophète, selon les interprétations.
- shaqq rajul : Demi-homme : un enfant né avec la moitié du corps, ou un enfant mort-né, ou un avorton.
- aṣḥāb al-maʿānī : Spécialistes des significations : exégètes et commentateurs du Coran et du hadith.
- jasad : Corps : ici, le cadavre ou le corps inerte.
- tamannīhi : Son désir : le fait de souhaiter ardemment quelque chose.
- suliba : Fut dépouillé : on lui enleva son royaume.
- akhtānihi : Ses beaux-parents : les parents de son épouse, ou ses alliés par mariage.
- al-akhbāriyyūn : Les traditionnistes : les transmetteurs de récits et de hadiths.
- ʿuṣima : Sont préservés : les prophètes sont protégés par Allah des péchés majeurs et de certaines erreurs.
- ʿanhu : À son sujet : au sujet de Salomon.
- ajwiba : Réponses : plusieurs explications sont données.
- murād : Volonté : ce qu'Allah a décrété.
- ṣāḥibuhu : Son compagnon : l'ange ou le conseiller qui lui a suggéré de dire « Si Allah le veut ».
- lā yanbaghī li-aḥad min baʿdī : Tel qu'il ne convienne à personne après moi : un royaume unique et exceptionnel.
- ghayra : Jalousie : ici, au sens de convoitise ou d'attachement excessif au monde.
- nafāsa : Convoitise : désir ardent pour quelque chose.
- man qāla dhālika : Ceux qui disent cela : les exégètes qui soutiennent cette interprétation.
- khuṣūṣiyyāt : Particularités : des miracles ou des dons spécifiques à chaque prophète.
- ta'wīl : Interprétation : explication d'un texte selon un sens autre que le sens apparent.
- ahluka : Ta famille : dans le verset coranique, Noé a compris que sa famille inclut son fils, mais Allah précise que son fils n'est pas de sa famille en raison de sa mécréance.
- an-Naqqāsh : An-Naqqāsh : un exégète et traditionniste musulman.
- fīman : Au sujet de quelqu'un : ici, son fils.
- aṣ-Ṣaḥīḥ : Le Sahîh : recueil de hadiths authentiques, notamment celui d'al-Bukhârî ou de Muslim.
- qaraṣathu : Le piqua : le mordit ou le piqua.
- qaryat an-naml : Le village des fourmis : la fourmilière.
- tusabbiḥ : Célèbrent Ma gloire : les fourmis glorifient Allah par leur existence.
- wa-la-in ṣabartum la-huwa khayr li-ṣ-ṣābirīn : Et si vous patientez, cela est bien meilleur pour les patients : verset coranique (Sourate an-Nahl, 16:126).
- ʿalayhi s-salām : Sur lui la paix : formule de bénédiction sur un prophète.
- aw kamā qāla : Ou comme il a dit : formule indiquant que le sens est rapporté approximativement.
- wa-ʿaṣā Ādamu rabbahu fa-ghawā : Et Adam désobéit à son Seigneur et s'égara : verset coranique (Sourate Tâ-Hâ, 20:121).
Troisième section : ce qui est obligatoire pour le Prophète (que la prière et la paix…
Troisième section : ce qui est obligatoire pour le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et ce qui est impossible à son égard.
Ils en furent ordonnés, puis réprimandés 1 pour cela, blâmés à cause de cela, et avertis 2 d'en être châtiés. Ils les accomplirent par voie d'interprétation 3, par inadvertance, ou par excès dans les choses permises de ce monde, craintifs et tremblants. Ce sont des péchés relativement à la hauteur de leur rang, et des désobéissances par rapport à la perfection de leur obéissance. Non pas qu'ils soient comme les péchés et les désobéissances des autres. Car le péché 4 est tiré de la chose vile et méprisable 5, et de là vient « la queue 6 de toute chose », c'est-à-dire sa fin ; et « les queues des gens » sont les derniers d'entre eux, les vils. Il semble donc que ces actes sont les plus bas de leurs actions et les pires de leurs états, afin de les purifier, de les sanctifier, et de remplir leurs cœurs et leurs apparences d'œuvres pies, de bonnes paroles, de souvenir apparent et caché, de crainte de Dieu et de vénération de Lui en secret et en public. Quant aux autres, ils se souillent de péchés majeurs, d'actions abominables et de turpitudes qui, par rapport à ces peccadilles 7 à leur égard, sont comme des bonnes actions. Comme on l'a dit 8 : « Les bonnes actions des justes sont les mauvaises actions des rapprochés 9. » C'est-à-dire qu'ils les voient, par rapport à la hauteur de leur état, comme des mauvaises actions. De même, la « désobéissance » 10 est l'abandon et l'opposition ; donc, selon le sens du terme, quelle qu'elle soit – par inadvertance ou interprétation – c'est une opposition et un abandon. Et Sa parole : « Il s'égara 11 » signifie que cet arbre était celui dont il avait été interdit. « L'égarement » 12 est l'ignorance ; et l'on a dit : il manqua ce qu'il cherchait, l'immortalité, en en mangeant, et son espoir fut déçu 13. Et voici Joseph – sur lui la paix – qui fut réprimandé 14 pour avoir dit à l'un de ses deux compagnons de prison 15 : « Mentionne-moi auprès de ton maître 16. » Alors Satan lui fit oublier le souvenir de son Seigneur, et il demeura en prison plusieurs années 17. On a dit : « Joseph oublia le souvenir de Dieu. » Et on a dit : « Son compagnon oublia de le mentionner à son maître le roi. » Le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue 18 – a dit : « Sans la parole de Joseph, il ne serait pas resté en prison tout ce temps. » Ibn Dinar 19 a dit : « Lorsque Joseph dit cela, il lui fut dit : “As-tu pris un protecteur en dehors de Moi 20 ? … Je prolongerai certainement ta prison.” Alors il dit : “Seigneur, l'abondance de l'épreuve a fait oublier mon cœur.” » Certains ont dit : « Les prophètes sont châtiés pour des poids de fourmis 21 à cause de leur rang auprès de Lui, tandis qu'Il pardonne au reste des créatures, par manque d'égard 22 pour eux, pour des choses bien plus graves qu'ils commettent par manque de bienséance. » Or, celui qui argumente en faveur du premier groupe 23 a dit, dans le sens de ce que nous avons exposé : « Si les prophètes sont châtiés pour cela – ce pour quoi les autres ne sont pas châtiés, comme l'inadvertance, l'oubli et ce que tu as mentionné – alors que leur état est plus élevé, leur état serait donc pire que celui des autres. » Sache – que Dieu t'honore – que nous n'affirmons pas pour toi que le châtiment à cet égard soit du même ordre que le châtiment des autres. Nous disons plutôt : « Ils sont châtiés pour cela dans ce monde, afin que cela soit une augmentation de leurs degrés, et ils sont éprouvés par cela, afin que leur prise de conscience 24 de cela soit une cause d'accroissement 25 de leurs rangs », comme Il a dit : « Puis son Seigneur l'élut, agréa son repentir et le guida 26. » Et Il dit à David : « Nous lui pardonnâmes cela 27 » – le verset. Et après la parole de Moïse : « Je me repens à Toi 28 », Il dit : « Je t'ai élu parmi les hommes 29. » Et après avoir mentionné l'épreuve de Salomon et son retour 30, Il dit : « Nous lui assujettîmes le vent… jusqu'au beau retour 31. » Certains théologiens 32 ont dit : « Les faux pas des prophètes sont, en apparence, des faux pas, mais en réalité, ce sont des faveurs et des moyens de rapprochement 33. » Et il a indiqué quelque chose de semblable à ce que nous avons avancé. De plus, que les autres humains – qu'ils soient parmi eux ou non de leur rang – soient avertis par leur châtiment pour cela, afin qu'ils prennent conscience de la prudence, qu'ils croient en la reddition des comptes, qu'ils s'attachent à la gratitude pour les bienfaits et qu'ils préparent la patience face aux épreuves 34, en observant ce qui est arrivé aux gens de ce haut rang 35 et infaillible. Qu'en est-il donc de ceux qui sont autres qu'eux ? C'est pourquoi Salih al-Murri 36 a dit : « Le récit de David est une incitation 37 pour les repentants. » Ibn 'Ata' 38 a dit : « Ce que Dieu – exalté soit-Il – a rapporté de l'histoire du compagnon du poisson 39 n'était pas une diminution 40 pour lui, mais un surcroît 41 pour notre Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue. » De plus, on leur dit : « Vous et ceux qui sont d'accord avec vous, vous dites que les petits péchés sont pardonnés en évitant les grands, et il n'y a pas de divergence sur l'immunité 42 des prophètes des grands péchés. Donc, ce que vous admettez comme petits péchés de leur part est pardonné selon cela. Quel est donc le sens du châtiment pour cela selon vous ? Et de la crainte des prophètes et de leur repentir de ces péchés, alors qu'ils sont pardonnés s'ils existent ? » Ce qu'ils ont répondu est notre réponse concernant le châtiment pour les actes d'inadvertance et d'interprétation. On a dit : « L'abondance du pardon 43 du Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – et de son repentir, ainsi que celui des autres prophètes, est une manière de persévérer dans l'humilité, la servitude et la reconnaissance de l'insuffisance, par gratitude envers Dieu pour Ses bienfaits. » Comme il a dit – que Dieu prie sur lui et le salue – alors qu'il était à l'abri du châtiment pour ce qui était passé et ce qui allait venir 44 : « Ne serais-je donc pas un serviteur reconnaissant ? » Et il a dit 45 : « Je suis le plus craignant de Dieu parmi vous et le plus savant de ce dont je me préserve. » Al-Harith ibn Asad 46 a dit : « La crainte des anges et des prophètes est une crainte de vénération et d'adoration de Dieu, car ils sont en sécurité. » Et on a dit 47 : « Ils firent cela pour qu'on prenne exemple sur eux et que leurs communautés suivent leur voie. » Comme il a dit – que Dieu prie sur lui et le salue 48 : « Si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et pleureriez beaucoup. » De plus, dans le repentir et le pardon, il y a un autre sens subtil que certains savants ont indiqué : c'est la recherche de l'amour de Dieu 49. Dieu – exalté soit-Il – a dit : « Dieu aime ceux qui se repentent et aime ceux qui se purifient 50. » Ainsi, le fait que les messagers et les prophètes renouvellent sans cesse le pardon, le repentir, le retour et la conversion est une recherche de l'amour de Dieu. Et le pardon contient le sens du repentir. Dieu a dit à Son Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – après lui avoir pardonné ses péchés passés et futurs 51 : « Dieu a agréé le repentir du Prophète, des émigrés et des auxiliaires 52 » – le verset. Et Il a dit : « Glorifie donc ton Seigneur par la louange et implore Son pardon ; car Il est Celui qui agrée le repentir 53. » Chapitre quinze : Utilité de ce qui a précédé dans les chapitres qui ont traité de la question de l'immunité 54 Il t'est apparu clairement, ô lecteur, par ce que nous avons établi, ce qu'est la vérité concernant son immunité – que Dieu prie sur lui et le salue – contre l'ignorance de Dieu et de Ses attributs, ou le fait d'être dans un état qui contredit la connaissance de quoi que ce soit de tout cela, en totalité après la prophétie, par la raison et le consensus, et avant elle par l'ouïe et la transmission ; et contre quoi que ce soit de ce qu'il a établi des affaires de la Loi et qu'il a transmis de son Seigneur comme révélation, de manière catégorique, par la raison et la Loi ; et son immunité contre le mensonge et le manquement à la parole, depuis que Dieu l'a suscité comme prophète et l'a envoyé, intentionnellement ou non ; et l'impossibilité de cela pour lui, par la Loi, le consensus, la réflexion et la preuve ; et sa pureté de cela avant la prophétie, de manière catégorique ; et sa pureté des grands péchés, par consensus 55 ; et des petits péchés, par vérification ; et contre la persistance de l'inadvertance et de la négligence, et la continuité de l'erreur et de l'oubli en ce qu'il a légiféré pour la communauté ; et son immunité dans tous ses états – contentement, colère, sérieux, plaisanterie. Il t'incombe donc de l'accueillir avec la main droite 56, de serrer fermement la main de l'avare 57, d'estimer 58 ces chapitres à leur juste valeur, et de connaître leur grande utilité et leur importance. Car quiconque ignore ce qui est obligatoire pour le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue –, ce qui est possible ou impossible pour lui, et ne connaît pas les formes de ses jugements, n'est pas à l'abri de croire, à propos de certains d'entre eux, le contraire de ce qu'ils sont, et de ne pas le purifier de ce qui ne doit pas lui être attribué ; il périra alors sans le savoir, et tombera dans l'abîme 59 du degré le plus bas 60 du Feu, pour avoir pensé du mal de lui et cru ce qui n'est pas permis à son sujet, ce qui conduit son auteur à la demeure de la perdition. C'est pourquoi il – sur lui la paix – prit des précautions pour les deux hommes qui le virent de nuit alors qu'il était en retraite spirituelle 61 dans la mosquée avec Safiyya 62 : il leur dit : « C'est Safiyya », puis il dit : « Satan circule dans le fils d'Adam comme le sang. Et moi, j'ai craint qu'il ne jette dans vos cœurs quelque chose. »
J'ai craint qu'il ne jette quelque chose dans vos cœurs et que vous périssiez 63. - Ceci, que Dieu t'honore, est l'un des fruits de ce dont nous avons parlé dans ces chapitres. Peut-être qu'un ignorant, sans le savoir par son ignorance, lorsqu'il entend quelque chose de cela, pense que le discours à ce sujet est dans son ensemble du superflu de la science, et que le silence est préférable. Il t'est apparu clairement qu'il est nécessaire pour le bénéfice que nous avons mentionné, et un deuxième bénéfice indispensable dans les fondements du droit 64, sur lequel reposent des questions innombrables 65 de jurisprudence, et par lequel on se dégage des arguties 66 des différents juristes à son sujet, à savoir : - Le jugement sur les paroles et les actes du Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, qui est une porte immense et un principe fondamental des fondements du droit, et il doit nécessairement reposer sur la véracité du Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, dans ses informations et sa transmission, et qu'il ne peut lui arriver d'oubli à cet égard, et son infaillibilité quant à la désobéissance délibérée dans ses actes. Et selon leur divergence sur la possibilité des péchés véniels, une divergence 67 est survenue dans l'obligation de suivre l'acte, dont l'exposé est développé dans les livres de cette science ; nous ne nous y attardons donc pas. Et un troisième bénéfice : le juge 68 et le mufti en ont besoin concernant celui qui attribue au Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, quelque chose de ces affaires et le décrit par elles. Car celui qui ne sait pas ce qui est permis et ce qui est impossible à son sujet, et ce sur quoi il y a consensus et divergence, comment pourrait-il être ferme dans la fatwa à ce sujet !! Et d'où saurait-il si ce qu'il a dit implique un manquement ou un éloge ?! Soit il ose verser le sang d'un musulman illicite, soit il fait tomber un droit et néglige la vénération due au Prophète, que Dieu le bénisse et le salue 69. C'est par cette voie que les maîtres des fondements et les imams des savants et des vérificateurs ont divergé sur l'infaillibilité des anges. Chapitre seize : L'infaillibilité des anges Sur la question de l'infaillibilité des anges : les musulmans sont unanimes 70 sur le fait que les anges 71 sont des croyants vertueux, et les imams des musulmans sont d'accord sur le fait que le statut des messagers parmi eux est le même que celui des prophètes, en matière d'infaillibilité, de ce dont nous avons mentionné leur infaillibilité, et qu'ils sont, dans les droits des prophètes et la transmission vers eux, comme les prophètes avec les nations. Ils ont divergé sur les autres qu'eux, non messagers. Un groupe a soutenu l'infaillibilité de tous contre les péchés 72, et ils ont argumenté par la parole du Très-Haut : « Ils ne désobéissent pas à Dieu dans ce qu'Il leur ordonne et font ce qu'on leur ordonne 73 », et par Sa parole : « Et il n'est personne parmi nous qui n'ait une station connue, et nous sommes certes les rangés en rangs 74 et nous sommes certes les glorificateurs 75 », et par Sa parole : « Et ceux qui sont auprès de Lui ne s'enorgueillissent pas de Son adoration et ne se lassent pas ; ils Le glorifient nuit et jour sans faiblir 76 », et par Sa parole : « Ceux qui sont auprès de ton Seigneur ne s'enorgueillissent pas de Son adoration 77 », et par Sa parole : « Nobles, obéissants 78 » et : « Ne le touchent que les purifiés 79 », et autres preuves scripturaires 80 similaires. Un autre groupe a soutenu que cela est spécifique 81 aux messagers parmi eux et aux rapprochés, et ils ont argumenté par des choses mentionnées par les traditionalistes et les exégètes, que nous mentionnerons, si Dieu le veut, plus tard, et nous en montrerons le sens, si Dieu le veut. Le correct est : l'infaillibilité de tous, et la purification de leur rang élevé 82 de tout ce qui rabaisse leur rang et leur position, de la grandeur de leur valeur. J'ai vu certains de nos maîtres indiquer 83 que 84 le juriste n'a pas besoin de parler de leur infaillibilité 85. Et moi, je dis que parler de cela a les mêmes bénéfices que parler de l'infaillibilité des prophètes, que nous avons mentionnés, à l'exception du bénéfice de parler des paroles et des actes, qui tombe ici 86. Parmi ce dont a argumenté celui qui n'a pas rendu obligatoire l'infaillibilité de tous 87 : l'histoire de Hârût et Mârût 88 et ce qu'ont mentionné à ce sujet les traditionalistes et les transmetteurs exégètes, et ce qui a été rapporté de 'Alî 89 et Ibn 'Abbâs 90 dans leur récit et leur épreuve. Sache donc, que Dieu t'honore, que rien de ces récits, ni sain ni malsain, n'a été rapporté du Messager de Dieu, que Dieu le bénisse et le salue 91. Et ce n'est pas une chose qui se prend par analogie. Ce qui en est dans le Coran, les exégètes ont divergé sur son sens, et beaucoup des prédécesseurs ont désavoué ce que certains d'entre eux ont dit à ce sujet, comme nous le mentionnerons. Ces récits proviennent des livres des juifs et de leurs mensonges, comme Dieu l'a énoncé au début des versets, de leurs mensonges à ce sujet contre Salomon et de leur fait de le traiter de mécréant. L'histoire contient d'énormes abominations 92. Et nous allons maintenant exposer 93 à ce sujet ce qui lèvera le voile sur ces difficultés, si Dieu le veut. On a divergé d'abord sur Hârût et Mârût : sont-ils deux anges ou deux humains ? Sont-ils les deux visés par « les deux anges » ou non ? La lecture est-elle « malakayn 94 » (deux anges) ou « malikayn 95 » (deux rois) ? Et le « mâ » dans Sa parole « wa mâ unzila 96 » et « mâ yu'allimâni min ahadin 97 » est-il négatif ou affirmatif ? La plupart des exégètes [disent] : « Dieu Très-Haut a éprouvé les gens par les deux anges pour enseigner la sorcellerie et la clarifier, et que la pratiquer 98 est mécréance. Celui qui l'apprend devient mécréant, et celui qui la délaisse devient croyant 99. » Dieu Très-Haut a dit : « Nous ne sommes qu'une tentation, ne sois donc pas mécréant 100. » Et leur enseignement aux gens est un enseignement d'avertissement, c'est-à-dire qu'ils disent à celui qui vient demander à l'apprendre : « Ne faites pas 101 telle chose, car elle sépare l'homme de sa femme, et n'imaginez pas 102 telle chose, car c'est de la sorcellerie. Ne soyez donc pas mécréants. » Ainsi, l'acte des deux anges est une obéissance, et leur action dans ce qui leur a été ordonné n'est pas une désobéissance. Et c'est pour d'autres qu'eux une tentation. Ibn Wahb 103 a rapporté de Khâlid 104 ibn Abî 'Imrân que l'on mentionna devant lui Hârût et Mârût, et qu'ils enseignent la sorcellerie. Il dit : « Nous les purifions de cela. » Quelqu'un récita : « wa mâ unzila 'alâ l-malakayn 105 » (et ce qui a été descendu sur les deux anges). Khâlid dit : « Rien n'a été descendu sur eux. » Voilà Khâlid, malgré sa grandeur et sa science, les a purifiés d'enseigner la sorcellerie, que d'autres ont mentionnée comme leur étant permise 106 à condition qu'ils précisent que c'est de la mécréance et que c'est une épreuve de Dieu et un test. Comment donc ne les purifierait-il pas des péchés majeurs 107 et de la mécréance mentionnés dans ces récits ? La parole de Khâlid : « Rien n'a été descendu » signifie que « mâ » est négatif, et c'est l'avis d'Ibn 'Abbâs 108. Makkî 109 a dit : « Le sens de la parole est : "Salomon n'a pas mécru" (par la sorcellerie) que les diables ont inventée contre lui et que les juifs ont suivie en cela. » « Et ce qui a été descendu sur les deux anges. » Makkî a dit : « Ce sont Gabriel et Michel. Les juifs ont prétendu contre eux qu'ils l'avaient apportée, comme ils l'ont prétendu contre Salomon. Dieu les a démentis en cela. "Mais les diables ont mécru, enseignant aux gens la sorcellerie, à Babylone, Hârût et Mârût 110." On a dit : "Ce sont deux hommes qui l'ont apprise." » Al-Hasan 111 a dit : « Hârût et Mârût sont deux hommes robustes 112 de Babylone », et il a lu : « wa mâ unzila 'alâ l-malikayn 113 » (et ce qui a été descendu sur les deux rois), avec un kasra sur le lâm. Ainsi, « mâ » serait affirmative selon cela. De même, la lecture de 'Abd ar-Rahmân 114 ibn Abzâ avec un kasra sur le lâm, mais il a dit : « Les deux rois ici sont David et Salomon. » Ainsi, « mâ » serait négatif 115 selon ce qui précède. On a dit aussi : « Ils étaient deux rois des fils d'Israël, et Dieu les a métamorphosés. » Rapporté par as-Samarqandî 116. La lecture avec kasra sur le lâm est irrégulière. L'interprétation du verset selon l'avis d'Abû Muhammad Makkî est bonne : elle purifie les anges, enlève l'impureté d'eux, et les purifie d'une purification complète. Dieu les a décrits comme « purifiés 117 », « nobles, obéissants 118 », et « ils ne désobéissent pas à Dieu dans ce qu'Il leur ordonne 119 ». Parmi ce qu'ils mentionnent : l'histoire d'Iblîs, qu'il était des anges et un chef parmi eux, et l'un des gardiens du Paradis, etc., jusqu'à la fin de ce qu'ils ont rapporté, et qu'il a été excepté des anges par Sa parole : « Ils se prosternèrent, excepté Iblîs 120. »
Ceci aussi n'a pas fait l'objet d'un consensus. Au contraire, la majorité le nie, et affirme qu'il est le père des djinns, comme Adam est le père des humains. C'est l'avis d'al-Ḥasan 121, Qatāda 122 et Ibn Zayd 123. Shah r 124 b. Ḥawshab a dit : « Il faisait partie des djinns que les anges avaient chassés sur terre lorsqu'ils avaient semé le désordre. » L'exception d'un genre différent 125 est courante et admise dans la langue arabe. Allah le Très-Haut a dit : « Ils n'en ont aucune connaissance, sinon qu'ils suivent des conjectures. » Parmi les récits qu'ils rapportent 126 : « Un groupe d'anges désobéit à Allah et fut brûlé 127 ; il leur fut ordonné de se prosterner devant Adam, ils refusèrent et furent brûlés ; puis d'autres encore, jusqu'à ce que se prosternent ceux qu'Allah mentionne, sauf Iblis. » Ce sont des récits sans fondement, que les récits authentiques réfutent. Il ne faut donc pas s'y attarder. Et Allah sait mieux. Deuxième chapitre : Ce qui les concerne dans les affaires mondaines et les accidents humains qui leur surviennent. Il comporte neuf sections. Première section : La condition des prophètes par rapport aux accidents humains. Nous avons déjà établi que lui — qu'Allah prie sur lui et le salue — ainsi que tous les prophètes et messagers sont des humains ; que son corps et son apparence sont purement humains, sujets aux afflictions, aux changements, aux douleurs, aux maladies et à la coupe de la mort, comme tout être humain. Tout cela n'est pas une imperfection en lui, car une chose n'est dite imparfaite que par rapport à ce qui est plus parfait et plus accompli dans son espèce. Or Allah a prescrit aux habitants de cette demeure d'y vivre, d'y mourir et d'en être sortis. Il a créé tous les humains sur le chemin 128 des vicissitudes 129. Ainsi, lui — qu'Allah prie sur lui et le salue — tomba malade, souffrit, eut chaud et froid, connut la faim et la soif, fut en proie à la colère et à l'ennui, éprouva la fatigue et la lassitude, ressentit la faiblesse et la vieillesse, tomba et se blessa au côté 130, les mécréants lui blessèrent la tête 131, lui cassèrent une dent 132, il but du poison 133, fut ensorcelé 134, se soigna 135, se fit saigner 136, se fit appliquer des ventouses 137, chercha refuge 138, puis accomplit son destin, mourut — qu'Allah prie sur lui et le salue — rejoignit le Compagnon Très-Haut et se libéra de la demeure de l'épreuve 139 et de l'affliction. Tels sont les signes de l'humanité auxquels on ne peut échapper. D'autres prophètes subirent des choses plus grandes : ils furent tués 140, jetés au feu 141, sciés avec des scies 142. Certains furent préservés par Allah en certaines occasions, d'autres furent protégés comme notre Prophète 143 le fut ensuite 144 des hommes. Si notre Seigneur n'a pas protégé notre Prophète de la main d'Ibn Qumay'a 145 le jour d'Uhud, ni ne l'a caché aux yeux de ses ennemis lorsqu'il appela les gens de Ṭā'if, en revanche Il a voilé les yeux des Qurayshites lors de son départ vers Thawr 146, retint l'épée de Ghawrath 147, la pierre d'Abū Jahl 148 et le cheval de Surāqa 149. Et s'Il ne l'a pas préservé de la sorcellerie d'Ibn al-A'ṣam 150, Il l'a préservé de ce qui est plus grand que le poison de la Juive. Ainsi en est-il de tous Ses prophètes : éprouvés et guéris. Cela fait partie de la perfection de Sa sagesse, pour montrer leur noblesse dans ces situations, manifester leur affaire, accomplir Sa parole à leur sujet, et pour que, en les éprouvant par leur condition humaine, la confusion soit levée 151 chez les faibles à leur sujet, afin qu'ils ne s'égarent pas à cause des prodiges qui apparaissent entre leurs mains, comme l'égarement 152 des chrétiens au sujet de Jésus fils de Marie, et pour que leur épreuve soit une consolation pour leurs communautés et une abondance de récompenses auprès de leur Seigneur — un achèvement de la faveur envers ceux qu'Il a bien traités. Un des vérificateurs a dit : « Ces accidents et changements mentionnés ne concernent que leurs corps humains, destinés à affronter les humains et à endurer avec les fils d'Adam pour la conformité d'espèce. Quant à leurs for intérieurs, ils sont généralement exempts de cela, préservés, attachés à l'assemblée 153 suprême et aux anges, car ils reçoivent d'eux et recueillent la révélation d'eux. » Il a dit : « Le Prophète — qu'Allah prie sur lui et le salue — a dit 154 : "Mes deux yeux dorment, mais mon cœur ne dort pas." Il a dit 155 : "Je ne suis pas comme vous ; je passe la nuit, mon Seigneur me nourrit et m'abreuve." Il a dit 156 : "Je n'oublie pas, mais on me fait oublier pour que l'on suive mon exemple." Ainsi, il a informé que son secret, son for intérieur et son esprit sont différents de son corps et de son apparence, et que les afflictions qui touchent son apparence — faiblesse, faim, insomnie, sommeil — n'atteignent en rien son for intérieur, contrairement aux autres humains quant à la règle du for intérieur. Car lorsqu'un autre dort, le sommeil envahit son corps et son cœur, tandis que lui — qu'Allah prie sur lui et le salue — même dans son sommeil, son cœur est présent comme dans son éveil. Il est même rapporté dans certains récits qu'il était préservé des événements nocturnes dans son sommeil, afin que son cœur reste éveillé, comme nous l'avons mentionné. De même, lorsqu'un autre a faim, son corps s'affaiblit, sa force défaille, et tout son être s'annihile complètement. Lui — qu'Allah prie sur lui et le salue — a informé que cela ne l'affectait pas et qu'il était différent d'eux, par sa parole : "Je ne suis pas comme vous ; je passe la nuit, mon Seigneur me nourrit et m'abreuve." Je dis donc : dans toutes ces situations — maladie, souffrance, sorcellerie 157, colère — rien n'a affecté son for intérieur qui l'aurait altéré, ni n'a débordé sur sa langue ou ses membres ce qui ne lui convient pas, comme cela arrive aux autres humains, ce que nous allons expliquer par la suite. » Deuxième section : Leur condition par rapport à la sorcellerie. Si tu dis : « Les récits authentiques 158 rapportent que le Prophète — qu'Allah prie sur lui et le salue — fut ensorcelé. D'après 'Ā'isha 159 — qu'Allah l'agrée — elle a dit 160 : "Le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — fut ensorcelé au point qu'il lui semblait avoir fait une chose alors qu'il ne l'avait pas faite." Dans une autre version : "Au point qu'il lui semblait qu'il allait voir ses femmes sans les voir." Or, si cela relève de la confusion chez l'ensorcelé, quelle était donc la condition du Prophète — qu'Allah prie sur lui et le salue — à cet égard ? Comment cela a-t-il pu lui arriver alors qu'il est infaillible ? » Sache — qu'Allah nous guide ainsi que toi — que ce hadith est authentique, unanimement reconnu. Les mécréants l'ont critiqué, et, par la faiblesse de leur esprit et leur confusion, ils s'en sont servis pour semer le doute dans la religion. Mais Allah a préservé la religion et le Prophète de toute ambiguïté dans son affaire. En réalité, la sorcellerie est une maladie parmi les maladies et un accident 161 parmi les infirmités qui peuvent lui arriver, comme les diverses maladies 162 qui ne sont pas niées et ne portent pas atteinte à sa prophétie. Quant à ce qui est rapporté, qu'il lui semblait avoir fait une chose sans l'avoir faite, cela n'introduit rien qui affecte sa mission de transmission ou sa Loi, ni ne porte atteinte à sa véracité, car la preuve et le consensus établissent son infaillibilité à cet égard. Cela ne concerne que ce qui peut lui arriver dans les affaires de sa vie mondaine 163, pour laquelle il n'a pas été envoyé ni préféré, et dans laquelle il est sujet aux afflictions comme tous les humains. Il n'est donc pas improbable qu'il lui soit suggéré, dans ces affaires, des choses sans réalité, puis que cela se dissipe comme avant. De plus, ce passage est expliqué par un autre hadith : sa parole : « Au point qu'il lui semblait qu'il allait voir ses femmes sans les voir. » Sufyān 164 a dit : « C'est le plus grave effet de la sorcellerie 165. » Aucun récit ne rapporte qu'il ait prononcé une parole contraire à ce qu'il avait dit avoir fait sans l'avoir fait ; il s'agissait seulement de pensées et d'illusions. On a dit : « Le hadith signifie qu'il imaginait avoir fait une chose sans l'avoir faite, mais c'était une illusion qu'il ne croyait pas vraie. Ainsi, toutes ses croyances étaient droites et ses paroles correctes. »
Voici ce que j’ai trouvé comme réponses de nos imams concernant (166) ce hadith, avec ce que nous avons clarifié du sens de leurs propos, et ce que nous y avons ajouté comme explication tirée de leurs allusions (167). Chacune de ces interprétations est convaincante, mais il m’est apparu pour ce hadith une explication plus claire et plus éloignée des objections des tenants des faussetés, tirée du hadith lui-même : c’est que ‘Abd ar-Razzâq (168) a rapporté ce hadith (169) d’après Ibn al-Musayyab (170) et ‘Urwa (171) ibn az-Zubayr, et il a dit à leur sujet : « Un juif de la tribu des Banû Zurayq ensorcela l’Envoyé d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – et ils le mirent (172) dans un puits (173) jusqu’à ce que l’Envoyé d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – faillit perdre la vue… Puis Allah l’informa de ce qu’ils avaient fait, et il le retira (174) du puits. » Une chose similaire a été rapportée d’après al-Wâqidî (175), d’après ‘Abd ar-Rahmân (176) ibn Ka‘b, et d’après ‘Umar (177) ibn al-Hakam. Il a été mentionné d’après ‘Atâ’ (178) al-Khurâsânî, d’après Yahyâ (179) ibn Ya‘mur : « L’Envoyé d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – fut empêché d’approcher ‘Â’isha pendant un an. Alors qu’il dormait, deux anges vinrent à lui ; l’un s’assit à sa tête et l’autre à ses pieds… » – le hadith. ‘Abd ar-Razzâq (180) a dit : « L’Envoyé d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – fut empêché d’approcher ‘Â’isha en particulier pendant un an, jusqu’à ce qu’il perdît la vue. » Muhammad ibn Sa‘d (182) a rapporté d’après Ibn ‘Abbâs (183) : « L’Envoyé d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – tomba malade et fut empêché d’approcher les femmes, la nourriture et la boisson. Alors deux anges descendirent vers lui… » Et il mentionna l’histoire. Il t’est donc apparu clairement, d’après la teneur de ces récits, que la sorcellerie n’a eu d’emprise que sur son apparence et ses membres, non sur son cœur, sa foi et sa raison ; qu’elle n’a affecté que sa vue, l’a empêché d’approcher ses femmes et de se nourrir, a affaibli son corps et l’a rendu malade. Le sens de sa parole : « Il lui semblait qu’il allait vers ses femmes alors qu’il n’allait pas vers elles » signifie qu’il lui apparaissait, en raison de son énergie et de son habitude antérieure, qu’il était capable d’approcher les femmes, mais lorsqu’il s’approchait d’elles, l’effet de la sorcellerie le frappait et il ne pouvait les approcher, comme cela arrive à celui qui est saisi et empêché (184). C’est peut-être à cela que Sufyân (185) faisait allusion par sa parole : « C’est là le plus grave effet de la sorcellerie. » Et la parole de ‘Â’isha dans l’autre récit : « Il lui semblait qu’il avait fait une chose alors qu’il ne l’avait pas faite » relève du trouble de sa vue, comme mentionné dans le hadith : il pensait avoir vu une personne parmi ses épouses ou avoir été témoin d’un acte d’autrui, mais cela ne correspondait pas à ce qui lui semblait, en raison de l’atteinte à sa vue et de la faiblesse de son regard, et non à cause de quoi que ce soit survenu à son discernement (186). S’il en est ainsi, il n’y a dans ce qui a été mentionné de l’atteinte de la sorcellerie et de son effet sur lui rien qui introduise de confusion, et l’objecteur impie n’y trouvera aucune consolation. Chapitre troisième : Ses états dans les affaires de ce monde Tel est son état concernant son corps. Quant à ses états dans les affaires de ce monde, nous allons les sonder (187) selon la méthode (188) précédente, en ce qui concerne la croyance, la parole et l’acte. Quant à la croyance en ces affaires : il lui arrive de croire une chose d’une certaine manière dans les affaires de ce monde, puis le contraire se manifeste, ou bien il est dans le doute ou la conjecture, contrairement aux affaires de la Loi. Râfi‘ (190) ibn Khadîj (191) a dit : « L’Envoyé d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – arriva à Médine alors qu’ils pollinisaient (192) les palmiers. Il dit : “Que faites-vous ?” Ils dirent : “Ce que nous faisons d’habitude.” Il dit : “Peut-être que si vous ne le faisiez pas, ce serait mieux.” Ils cessèrent donc, et la récolte diminua. Ils lui en parlèrent… Il dit : “Je ne suis qu’un être humain… Quand je vous ordonne quelque chose de votre religion, prenez-le ; et quand je vous ordonne quelque chose de mon avis personnel, je ne suis qu’un être humain.” » Dans le récit (193) d’Anas (194) : « Vous êtes plus savants dans les affaires de votre vie d’ici-bas. » Et dans un autre hadith (195) : « Je n’ai fait qu’émettre une conjecture, ne me blâmez pas pour une conjecture. » Et dans le hadith d’Ibn (196) ‘Abbâs concernant l’histoire de l’estimation (197) : l’Envoyé d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – dit (198) : « Je ne suis qu’un être humain… Ce que je vous rapporte de la part d’Allah est vrai ; et ce que je dis de mon propre chef, je ne suis qu’un être humain, je me trompe et je tombe juste. » Cela concerne, comme nous l’avons établi, ce qu’il dit de son propre chef dans les affaires de ce monde et ses conjectures à leur sujet, non ce qu’il dit de son propre chef et par son effort d’interprétation dans une loi qu’il a établie ou une tradition qu’il a instituée. Et comme l’a rapporté Ibn Ishâq (199) : lorsque le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – campa près du point d’eau le plus proche de Badr, al-Hubâb (200) ibn al-Mundhir lui dit : « Est-ce une halte où Allah t’a fait descendre, sans que nous puissions la devancer, ou bien est-ce l’avis, la guerre et la ruse ? » Il dit : « Non, c’est l’avis, la guerre et la ruse. » Il dit : « Ce n’est pas une bonne halte. Lève-toi jusqu’à ce que nous arrivions au point d’eau le plus proche de l’ennemi, que nous y campions, puis que nous bouchions les puits (201) derrière lui. Ainsi nous boirons et ils ne boiront pas. » Il dit : « Tu as donné un bon avis » et fit ce qu’il avait dit. Allah – qu’Il soit exalté – lui a dit : « Consulte-les dans les affaires (202). » Et il voulut faire la paix avec certains de ses ennemis contre un tiers des dattes de Médine (203), et il consulta les Ansâr (204). Lorsqu’ils lui firent part de leur avis, il y renonça. De telles choses et leurs semblables, parmi les affaires de ce monde qui n’impliquent ni science religieuse, ni croyance, ni enseignement, il est permis qu’il lui arrive ce que nous avons mentionné… Car tout cela ne constitue ni imperfection ni rabaissement ; ce sont seulement des affaires coutumières que connaît celui qui les a expérimentées et en a fait son souci, occupant son esprit. Or le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – a le cœur rempli de la connaissance de la Seigneurie, les entrailles (205) pleines des sciences de la Loi, et l’esprit tendu vers les intérêts religieux et temporels de la communauté. Mais cela n’arrive que dans certaines affaires et est permis rarement, dans les cas qui exigent une attention minutieuse à la gestion et à l’exploitation de ce monde, non dans les nombreux cas qui indiquent un défaut ou une négligence. Or il a été transmis de façon mutawâtir (206) d’après lui – qu’Allah prie sur lui et le salue – une connaissance des affaires de ce monde et des subtilités de leurs intérêts, ainsi qu’une gestion des différentes catégories de gens, qui est un miracle chez les humains, comme nous l’avons signalé dans le chapitre de ses miracles de ce livre. Chapitre quatrième : Les jugements humains rendus par lui Quant à ce qu’il croit concernant les jugements humains rendus par lui, les litiges entre les gens, la connaissance du vrai et du faux, et la distinction entre le réformateur et le corrupteur, cela suit la même voie. Selon sa parole – qu’Allah prie sur lui et le salue (207) : « Je ne suis qu’un être humain… Vous portez vos litiges devant moi ; il se peut que certains d’entre vous soient plus éloquents (208) dans leur argumentation que d’autres, et je juge en faveur de l’un selon ce que j’entends… Celui à qui j’ai attribué quelque chose du droit de son frère, qu’il ne le prenne pas, car je ne fais que lui tailler une part du Feu. » D’après Umm Salama (209) : l’Envoyé d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – dit (210) le hadith. Et dans le récit d’az-Zuhrî (211) d’après ‘Urwa (212) : « Il se peut que certains d’entre vous soient plus éloquents que d’autres, et je pense qu’il est véridique, alors je juge en sa faveur. » Ses jugements – qu’Allah prie sur lui et le salue – se fondent sur l’apparence et sur ce qui prédomine comme conjecture, par le témoignage de deux témoins, le serment du plaignant, la prise en compte de la vraisemblance (213), la connaissance du récipient (214) et du lien (215), conformément à la sagesse d’Allah en cela. Car s’Il avait voulu – qu’Il soit exalté – Il l’aurait informé des secrets de Ses serviteurs et de ce que cachent (216) les consciences de sa communauté, et il aurait jugé entre eux par sa seule certitude et science, sans besoin d’aveu, de preuve, de serment ou de doute… Mais lorsqu’Allah a ordonné à sa communauté de le suivre et de l’imiter dans ses actes, ses états, ses jugements et sa conduite… Or si cela avait été du domaine de sa science exclusive et de ce dont Allah l’avait privilégié, la communauté n’aurait eu aucun moyen de l’imiter en quoi que ce soit de cela, et aucun de ses jugements n’aurait constitué une preuve pour quiconque dans sa Loi, car nous ne savons pas ce dont il avait été informé dans tel jugement, et son jugement aurait alors été fondé sur la connaissance cachée qu’Allah lui avait donnée de leurs secrets… Or la communauté ne connaît pas cela. Allah – qu’Il soit exalté – a donc fait reposer ses jugements sur leurs apparences, en quoi il est
Et les autres êtres humains, afin que sa communauté puisse parfaitement suivre son exemple dans la détermination 166 de ses affaires et l'application de ses jugements, et qu'ils accomplissent cela en toute science et certitude de sa Sunna, car l'explication par l'acte est plus efficace que par la parole et plus élevée pour écarter la possibilité d'interprétation du mot et de l'interprétation de l'interprète. Et son jugement apparent était plus doux dans l'explication, plus clair dans les aspects des jugements, et plus bénéfique pour les causes de discorde et de conflit, et afin que les juges de sa communauté suivent tout cela, que ce qui est rapporté de lui soit fiable, et que la loi de sa législation soit établie. Et le fait qu'il ait caché cela relève de la science de l'invisible dont le monde de l'invisible s'est réservé l'exclusivité : « Il ne dévoile Son mystère à personne, sauf à celui qu'Il agrée comme Messager 167 », Il l'informe donc de ce qu'Il veut et se réserve ce qu'Il veut, et cela ne porte pas atteinte à sa prophétie ni ne brise 168 le lien 169 de son infaillibilité. Chapitre V : Ses paroles relatives aux affaires mondaines Quant à ses paroles mondaines, comme ses informations sur ses états et ceux des autres, et ce qu'il fait ou a fait, nous avons déjà dit que le mensonge en est impossible dans toutes les circonstances, que ce soit intentionnellement, par oubli, en bonne santé, malade, content ou en colère, et qu'il en est préservé, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Cela concerne ce qui relève de la pure information 170, qui peut être vraie ou fausse. - Quant aux ambiguïtés 171 dont l'apparent suggère le contraire du caché, il est permis qu'elles émanent de lui dans les affaires mondaines, surtout dans un but d'intérêt, comme ses allusions 172 concernant la direction de ses expéditions pour que l'ennemi ne prenne pas ses précautions, et comme ce qui est rapporté de ses plaisanteries et de ses taquineries pour détendre sa communauté et réjouir les cœurs des croyants parmi ses Compagnons 173, et pour renforcer leur affection et la joie de leurs âmes, comme sa parole 174 : « Je te porterai sur le fils de la chamelle », et sa parole à la femme qui l'interrogeait sur son mari 175 : « Est-ce celui qui a du blanc dans l'œil ? » Tout cela est vrai, car tout chameau est fils d'une chamelle, et tout humain a du blanc dans l'œil. Et il a dit, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui 176 : « Je plaisante, mais je ne dis que la vérité 177. » Tout cela concerne ce qui relève de l'information. - Quant à ce qui relève d'autre que l'information, comme ce qui a la forme d'un ordre ou d'une interdiction dans les affaires mondaines, il n'est pas valable ni permis qu'il ordonne à quelqu'un quelque chose ou lui interdise quelque chose tout en cachant le contraire. Et il a dit, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui 178 : « Il ne convient pas à un Prophète d'avoir des yeux traîtres. » Comment aurait-il donc un cœur traître ? Si tu dis : Quel est le sens de la parole d'Allah Très-Haut dans l'histoire de Zayd 179 : « Et quand tu disais à celui qu'Allah avait comblé de bienfaits et que tu avais comblé de bienfaits : "Garde pour toi ton épouse 180" » ? Sache donc, qu'Allah t'honore, et ne doute pas de la pureté du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, de ce sens apparent, et qu'il ait ordonné à Zayd de la garder alors qu'il souhaitait qu'il la répudie, comme cela a été rapporté par un groupe d'exégètes. Ce qu'il y a de plus correct à ce sujet est ce qu'ont rapporté les exégètes d'après Ali 181 ibn Husayn 182 : Allah Très-Haut avait informé Son Prophète que Zaynab serait parmi ses épouses. Lorsque Zayd se plaignit d'elle auprès de lui, il lui dit : « Garde pour toi ton épouse et crains Allah. » Et il cacha en lui-même ce qu'Allah lui avait appris, à savoir qu'il l'épouserait 183, ce qu'Allah devait manifester et montrer par l'accomplissement du mariage et la répudiation de Zayd 184. Et une chose similaire a été rapportée par 'Amr 185 ibn Fâ'id d'après al-Zuhrî 186 qui a dit : « Gabriel descendit auprès du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, pour l'informer qu'Allah lui donnait en mariage Zaynab 187 bint Jahsh. C'est cela qu'il cacha en lui-même. » Ceci est confirmé par la parole des exégètes concernant la parole d'Allah Très-Haut après cela : « Et l'ordre d'Allah devait être accompli 188 », c'est-à-dire : il t'est inévitable de l'épouser. Et cela est clarifié par le fait qu'Allah n'a manifesté de Son ordre à son sujet que son mariage avec elle, ce qui indique que c'est cela qu'il a caché, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, de ce dont Allah Très-Haut l'avait informé. Et Sa parole Très-Haute dans l'histoire : « Nul grief n'est à faire au Prophète pour ce qu'Allah lui a imposé... telle fut la loi d'Allah... 189 » indique qu'il n'y avait aucun grief pour lui dans cette affaire. Al-Tabarî 190 a dit : « Allah n'aurait pas rendu Son Prophète pécheur pour ce qu'Il lui a rendu licite, à l'instar de ce qu'Il a fait pour les messagers avant lui. » Allah Très-Haut a dit : « Telle fut la loi d'Allah pour ceux qui ont vécu auparavant 191 », c'est-à-dire parmi les prophètes, concernant ce qu'Il leur a rendu licite. Si c'était comme ce qui est rapporté dans le hadith 192 de Qatâda 193 sur le fait que cela était tombé dans le cœur du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsqu'elle lui plut, et qu'il aimait que Zayd la répudie, cela aurait été le plus grand grief et ce qui ne convient pas à lui, à cause de ses prétentions à ce qui lui était interdit de la parure de la vie d'ici-bas. Et cela aurait été l'envie blâmable qu'il n'agrée pas et dont les pieux ne se parent pas. Comment donc le maître des prophètes ?! Al-Qushayrî 194 a dit : « C'est une grande audace de la part de celui qui le dit et un manque de connaissance du droit du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et de sa vertu. Comment peut-on dire : "Il la vit et elle lui plut", alors qu'elle était la fille de sa tante paternelle 195 et qu'il n'avait cessé de la voir depuis sa naissance, et que les femmes ne se voilaient pas devant lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et c'est lui qui l'avait mariée à Zayd ? Mais Allah a fait que Zayd la répudie et que le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, l'épouse pour abolir l'interdiction de l'adoption et annuler sa coutume, comme Il a dit : « Muhammad n'est le père d'aucun de vos hommes 196 », et Il a dit : « Afin qu'il n'y ait aucun grief pour les croyants à l'égard des épouses de leurs fils adoptifs 197. » Et une opinion similaire est celle d'Ibn 198 Fûrak. Et Abû al-Layth 199 al-Samarqandî a dit : Si l'on dit : Quel est l'intérêt de l'ordre du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, à Zayd de la garder ? C'est qu'Allah avait informé Son Prophète qu'elle serait son épouse, alors le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui interdit de la répudier puisqu'il n'y avait pas d'affection entre eux, et il cacha en lui-même ce qu'Allah lui avait appris. Lorsque Zayd la répudia, il craignit que les gens disent : « Il épouse la femme de son fils », alors Allah lui ordonna de l'épouser pour rendre licite une telle chose pour sa communauté, comme Allah Très-Haut a dit : « Afin qu'il n'y ait aucun grief pour les croyants à l'égard des épouses de leurs fils adoptifs 200. » Et il a été dit : Son ordre à Zayd de la garder était pour réprimer le désir et repousser l'âme de sa passion 201. Ceci si nous admettons qu'il l'a vue soudainement et l'a trouvée belle. Une telle chose n'est pas répréhensible en raison de ce sur quoi le fils d'Adam est naturellement porté : trouver beau ce qui est beau, et le regard furtif est pardonné. Puis il a réprimé son âme à son sujet et a ordonné à Zayd de la garder. Ce sont ces ajouts dans l'histoire qui sont blâmables. Ce sur quoi il faut se fier et ce qui est préférable est ce que nous avons mentionné d'après Ali 202 ibn al-Husayn et rapporté par al-Samarqandî 203, qui est la parole d'Ibn 'Atâ' 204 et que le juge al-Qushayrî 205 a approuvée. Et c'est sur cela que s'est appuyé Abû Bakr 206 ibn Fûrak, et il a dit : C'est le sens de cela chez les vérificateurs parmi les exégètes. Il a dit : Et le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, est exempt d'utiliser l'hypocrisie en cela et de montrer le contraire de ce qui est dans son âme. Allah l'a exempté de cela par Sa parole Très-Haute : « Nul grief n'est à faire au Prophète pour ce qu'Allah lui a imposé 207. » Il a dit : « Et celui qui pense cela du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, s'est trompé. » Il a dit : « Et le sens de la crainte ici n'est pas la peur, mais plutôt 208 la pudeur, c'est-à-dire qu'il avait honte d'eux qu'ils disent : "Il a épousé la femme de son fils." Et sa crainte, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, des gens était due aux rumeurs des hypocrites et des Juifs, et à leurs troubles contre les musulmans en disant : "Il a épousé la femme de son fils après avoir interdit le mariage avec les femmes des fils", comme c'était le cas. Alors Allah lui fit des reproches pour cela et l'exempta de se soucier d'eux dans ce qu'Il lui avait rendu licite, comme Il lui fit des reproches pour avoir pris en compte la satisfaction de ses épouses dans la sourate al-Tahrîm par Sa parole : « Pourquoi rends-tu illicite ce qu'Allah t'a rendu licite 209 ? »
De même, Sa parole ici : « Tu crains les gens alors qu'Allah est plus digne que tu Le craignes » 210. Il a été rapporté 211 d'al-Hasan 212 et de 'Aïsha 213 : « Si le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) avait caché quelque chose, il aurait caché ce verset, à cause du reproche qu'il contient et de la divulgation de ce qu'il avait dissimulé. » **Sixième chapitre : Le hadith de la recommandation** Si tu dis : « Il est établi que son infaillibilité (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) s'applique à ses paroles dans toutes ses situations, et qu'il ne peut y avoir de sa part de contradiction ni de trouble, que ce soit délibérément ou par oubli, en bonne santé ou en maladie, sérieusement ou en plaisantant, en satisfaction ou en colère. Mais quel est le sens du hadith 214 concernant sa recommandation (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ? » D'après Ibn 'Abbâs 215 qui a dit : « Lorsque le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) fut à l'agonie, et qu'il y avait des hommes dans la maison, le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : 'Approchez-vous, que je vous écrive un écrit après lequel vous ne vous égarerez jamais.' Alors certains d'entre eux 216 dirent : 'Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a été vaincu par la douleur' – le hadith. » Dans une autre version : « Apportez-moi de quoi écrire, que je vous écrive un écrit après lequel vous ne vous égarerez jamais. » Ils se disputèrent… et dirent 217 : « Qu'a-t-il ? Délire-t-il ? Interrogez-le 218. » Il dit alors : « Laissez-moi, car ce dans quoi je suis est meilleur. » Dans certaines de ses voies : « Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) délire 219. » Dans une version : « Il a déliré. » Et il est rapporté : « Délire-t-il ? » Et il est rapporté : « Un délire ? » Et dans celle-ci, 'Umar 220 dit : « Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a été terrassé par la douleur, et nous avons le Livre d'Allah, cela nous suffit. » Et le bruit 221 augmenta, alors il dit : « Levez-vous et éloignez-vous de moi 222. » Dans une autre version : « Les gens de la maison divergèrent et se disputèrent ; certains disaient : 'Approchez-vous, que le Messager d'Allah vous écrive un écrit', et d'autres disaient ce qu'avait dit 'Umar. » Nos imams dirent à propos de ce hadith : « Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) n'est pas infaillible face aux maladies et à ce qui les accompagne comme douleur intense, évanouissement 223 et autres choses qui surviennent à son corps. - Il est infaillible pour que, pendant cela, il ne prononce pas de paroles qui porteraient atteinte à son miracle ou mèneraient à une corruption dans sa Loi, comme des divagations ou des troubles du langage. - Ainsi, le sens apparent de la version de celui qui a rapporté dans le hadith 'il a déliré' n'est pas valide, car cela signifie 'il a divagué'. On dit : 'hajara hujran' quand on divague, et 'ahjara hujran' quand on profère des obscénités. 'Ahjara' est le factitif de 'hajara'. - La version correcte et préférable est 'a-hajara ?' (a-t-il déliré ?) sur le mode de l'interrogation de dénégation à l'égard de celui qui a dit : 'Il n'écrira pas.' - C'est ainsi que nous le rapportons dans le Sahîh d'al-Bukhârî 224, d'après tous les transmetteurs dans le hadith d'al-Zuhrî 225 précédent. - Et dans le hadith de Muhammad 226 ibn Salâm, d'après Ibn 'Uyayna 227 ; c'est ainsi que l'a consigné al-Asîlî 228 de sa main dans son livre 229, ainsi que d'autres parmi ces voies. - Et c'est ainsi que nous l'avons rapporté d'après Muslim 230 dans le hadith 231 de Sufyân et d'autres. » On peut aussi interpréter la version de celui qui a rapporté « hajara » (il a déliré) comme une suppression de la hamza d'interrogation, le sens étant « a-hajara ? » (a-t-il déliré ?). Ou bien on peut considérer que la parole de celui qui a dit « hajara » ou « ahjara » était due à la stupeur de celui qui l'a dite, à sa perplexité devant la grandeur de ce qu'il voyait de l'état du Messager (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), l'intensité de sa douleur, la situation sur laquelle on divergait à son sujet, et l'affaire pour laquelle il avait eu l'intention d'écrire, au point que ce locuteur n'a pas maîtrisé son expression et a confondu « al-hujr » (le délire) avec l'intensité de la douleur – non pas qu'il ait cru qu'il était possible que le Prophète délire. De même que leur sollicitude les a poussés à le garder, alors qu'Allah dit : « Et Allah te protège des gens 232 » et autres choses semblables. Quant à la version « a-hujran ? » (un délire ?) – c'est la version d'Abû Ishâq 233 al-Mustamlî dans le Sahîh, dans le hadith d'Ibn Jubayr 234 d'après Ibn 'Abbâs 235, par la voie de Qutayba 236 –, il se peut que cela se réfère à ceux qui divergeaient auprès de lui (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), et que ce soit une adresse de certains d'entre eux à d'autres, signifiant : « Êtes-vous venus avec votre divergence devant le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), alors qu'il y a devant lui des propos obscènes et répréhensibles ?! » « Al-hujr » (avec la damma sur le hâ') est l'obscénité dans le langage. Les savants ont divergé sur le sens de ce hadith et sur la manière dont ils ont divergé après son ordre (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) de lui apporter de quoi écrire. Certains ont dit : « Les ordres du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) sont compris comme obligatoires, recommandés ou permis selon les indices. Or, il se peut que des indices dans sa parole (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) aient fait comprendre à certains qu'il ne s'agissait pas d'une détermination ferme, mais d'un ordre laissé à leur choix. D'autres ne l'ont pas compris et ont dit : 'Interrogez-le.' Lorsqu'ils divergèrent, il cessa, car ce n'était pas une détermination ferme, et parce qu'ils virent la justesse de l'avis de 'Umar 237. » Ensuite, ceux-ci dirent : « L'opposition de 'Umar 210 était soit par sollicitude pour le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), de peur de lui imposer la dictée de l'écrit dans cet état, et que cela ne lui cause une gêne, comme il l'a dit : 'Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a été terrassé par la douleur.' - Et on a dit : 'Umar 210 craignait qu'il n'écrive des choses qu'ils seraient incapables d'accomplir, et qu'ils ne tombent dans la difficulté en les transgressant. Il estima que ce qu'il y a de plus doux pour la communauté dans ces affaires est la latitude de l'effort d'interprétation, le jugement par l'examen et la recherche de la justesse, de sorte que celui qui atteint la vérité et celui qui se trompe soient tous deux récompensés. Or, 'Umar 210 savait que la Loi était établie, que la religion était fondée, et qu'Allah – exalté soit-Il – a dit : « Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion 238 », et Sa parole (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : « Je vous recommande le Livre d'Allah et ma Famille 239. » - Et la parole de 'Umar 240 : « Le Livre d'Allah nous suffit » est une réponse à celui qui le contestait, et non à l'ordre du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). - Et on a dit : 'Umar 213 craignait que les hypocrites et ceux qui ont une maladie au cœur n'exploitent ce qui serait écrit dans cet écrit en privé, et ne profèrent à ce sujet des paroles, comme la revendication des Râfidites de la recommandation 241 et autres choses semblables. - Et on a dit : « Il s'agissait de la part du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) d'une consultation 242 et d'un choix, pour voir s'ils se mettraient d'accord ou divergeraient. Lorsqu'ils divergèrent, il l'abandonna. » Un autre groupe a dit : « Le sens du hadith est que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) répondait, dans cet écrit, à ce qui lui était demandé, et non qu'il avait pris l'initiative de l'ordonner. Bien plutôt, certains de ses Compagnons le lui avaient demandé, et il répondit à leur souhait, tandis que d'autres le désapprouvèrent pour les raisons que nous avons mentionnées. » On a argumenté, à propos d'une histoire similaire, par la parole d'al-'Abbâs 243 à 'Alî 244 : « Viens avec nous chez le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ; si l'affaire nous concerne, nous le saurons », et par le fait que 'Alî 211 répugna à cela et dit : « Par Allah, je ne le ferai pas » – le hadith 245. On a aussi argumenté par sa parole : « Laissez-moi, car ce dans quoi je suis est meilleur », c'est-à-dire : « Ce dans quoi je suis est meilleur que d'envoyer l'ordre, et que de vous laisser avec le Livre d'Allah 246, et que vous me demandiez ce que vous avez demandé. » Il a été mentionné que ce qui était « demandé » était l'écriture de la question du califat après lui et sa désignation. **Septième chapitre : Étude d'autres hadiths** Si l'on dit : « Quel est le sens de son hadith ? » D'après Abû Hurayra 247 qui a dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dire 248 : 'Ô Allah, Muhammad n'est qu'un être humain ; il se met en colère comme se met en colère un être humain. Or, j'ai pris auprès de Toi une promesse que Tu ne violeras pas. Ainsi, tout croyant que j'aurai offensé, insulté ou frappé, fais que cela soit pour lui une expiation et une offrande qui le rapproche de Toi au Jour de la Résurrection.' » Dans une version 249 : « Tout homme que j'aurai maudit d'une malédiction » Dans une version : « Qui n'en est pas digne. » Dans une version : « Tout homme musulman que j'aurai insulté, maudit ou frappé, fais que cela soit pour lui une aumône et une prière. » Comment est-il possible que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) maudisse quelqu'un qui ne mérite pas la malédiction, insulte quelqu'un qui ne mérite pas l'insulte 250, ou frappe quelqu'un qui ne mérite pas d'être frappé, ou fasse de telles choses sous l'effet de la colère, alors qu'il est infaillible à l'égard de tout cela ? Sache – qu'Allah éclaire ta poitrine – que sa parole (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) en premier lieu : « Qui n'en est pas digne » signifie : « auprès de Toi, ô Seigneur, dans la réalité intime de son affaire », car son jugement (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) porte sur l'apparent, comme il l'a dit.
Et pour la sagesse que nous avons mentionnée, il a jugé, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, de le fouetter, ou il l'a réprimandé pour son insulte ou sa malédiction, selon ce qu'exigeait chez lui l'état apparent. Puis il a prié pour lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, par compassion pour sa communauté et par sa clémence, et par sa miséricorde envers les croyants, dont Allah l'a décrit, et Il l'a averti qu'Allah n'agrée pas, concernant celui contre qui il a invoqué, son invocation, afin que son invocation et son acte soient pour lui une miséricorde. Et c'est le sens de sa parole : « Elle n'en est pas digne. » Non pas que la colère le saisisse et que l'ennui l'emporte au point qu'il fasse une telle chose à un musulman qui ne la mérite pas. Et ce sens est correct. Et on ne comprend pas de sa parole : « Je me mets en colère comme se met en colère un être humain » que la colère l'a poussé à ce qui n'est pas obligatoire. Au contraire, il est possible que le sens de cela soit que la colère pour Allah l'a poussé à le punir par sa malédiction ou son insulte, et que cela faisait partie de ce qu'il pouvait supporter, et qu'il était possible de lui pardonner, ou que cela faisait partie de ce pour quoi il avait le choix entre la punition et le pardon. - Et il est possible de l'interpréter comme étant sorti dans le cadre de la compassion et de l'enseignement à sa communauté de la crainte et de la prudence vis-à-vis de la transgression des limites d'Allah. - Et il est possible d'interpréter ce qui est rapporté de son invocation ici, et de ses invocations contre plus d'une personne en plus d'un endroit, comme n'étant pas une détermination et une intention, mais plutôt selon la coutume des Arabes 251. Et le but n'en est pas l'exaucement, comme sa parole : « Que ta main droite soit couverte de poussière 252 », « Qu'Allah ne remplisse pas ton ventre 253 », « Qu'elle soit stérile et égorgée 254 », et d'autres de ses invocations. Et il est rapporté dans sa description, dans plus d'un hadith 255, qu'il n'était pas obscène. Et Anas 256 a dit : « Il n'était ni insultant, ni obscène, ni maudissant. » Et il disait à l'un d'entre nous lors d'un reproche 257 : « Qu'a-t-il ? Que son front soit couvert de poussière 258 ! » Ainsi, l'interprétation du hadith selon ce sens, puis il a eu compassion, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, que de telles paroles ne soient exaucées, alors il a pris un engagement envers son Seigneur, comme il est dit dans le hadith, de faire de cela pour la personne à qui il s'adressait une purification, une miséricorde et un rapprochement. - Et cela peut être une compassion envers celui contre qui il invoquait, et un délai pour lui, afin que ne l'atteigne pas, par la prise de conscience de la crainte et de la prudence vis-à-vis de la malédiction du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et de l'exaucement de son invocation, ce qui le pousserait au désespoir et à la désolation. - Et cela peut être une demande de sa part à son Seigneur, pour celui qu'il a fouetté ou insulté à juste titre et de manière correcte, de faire de cela une expiation pour ce qui l'a frappé et une effacement de ce qu'il a commis, et que sa punition dans ce monde soit une cause de pardon et de rémission. Comme il est venu dans un autre hadith 259 : « Et celui qui commet quelque chose de cela et en est puni dans ce monde, cela lui est une expiation. » Si tu dis : « Quel est le sens du hadith d'az-Zubayr 260 et de la parole du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lorsqu'il se disputait avec l'Ansârî au sujet des canaux d'irrigation d'al-Harra 261 : « Arrose, ô Zubayr, jusqu'à ce que l'eau atteigne les chevilles. » Alors l'Ansârî lui dit : « Ô Messager d'Allah, est-ce parce qu'il est le fils de ta tante ? » Alors le visage du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, changea de couleur, puis il dit : « Arrose, ô Zubayr, puis retiens jusqu'à ce que l'eau atteigne le mur 262 » ? » La réponse est que le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, est exempt du fait qu'il arrive de lui, dans cette histoire, une chose qui suscite le doute envers un musulman. Mais il a d'abord incité az-Zubayr à se contenter d'une partie de son droit, par voie de médiation et de conciliation. Lorsque l'autre n'a pas accepté cela, a persisté et a dit ce qu'il ne fallait pas, le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a fait valoir intégralement le droit d'az-Zubayr. C'est pourquoi al-Bukhârî 263 a intitulé ce hadith : « Chapitre : Si l'imam propose la conciliation et que l'autre refuse, il juge contre lui. » Et il a mentionné à la fin du hadith : « Alors le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a fait valoir intégralement le droit d'az-Zubayr. » Et les musulmans ont fait de ce hadith une base dans cette affaire, et il y est question de suivre son exemple, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dans tout ce qu'il a fait en état de colère et de satisfaction, et que, bien qu'il ait interdit au juge de juger en état de colère, son jugement en état de colère et de satisfaction est identique, car il est infaillible dans les deux états. Et la colère du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dans ce cas, n'était que pour Allah, le Très-Haut, et non pour lui-même, comme il est venu dans le hadith authentique. De même, le hadith 264 concernant le talion qu'il a accordé à 'Ukâsha 265 contre lui-même n'était pas dû à une intention délibérée que la colère lui aurait fait commettre. Au contraire, il est mentionné dans le hadith lui-même que 'Ukâsha lui a dit : « Tu m'as frappé avec le bâton, et je ne sais pas si c'était intentionnel ou si tu voulais frapper la chamelle. » Alors le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a dit : « Je te mets sous la protection d'Allah, ô 'Ukâsha, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, t'ait visé intentionnellement. » De même, dans son autre hadith 266 avec le bédouin, lorsqu'il a demandé le talion contre lui, le bédouin a dit : « Je t'ai pardonné. » Et le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, l'avait frappé avec le fouet parce qu'il s'accrochait à la bride de sa chamelle à plusieurs reprises, alors que le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, l'en empêchait et lui disait : « Tu atteindras ton besoin », mais il refusait. Alors il le frappa après trois fois. Et cela de sa part, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, était pour quelqu'un qui ne s'arrêtait pas à son interdiction, ce qui était correct et un lieu de correction. Mais il a eu compassion, puisque c'était un droit personnel, au point qu'il a pardonné. Quant au hadith de Sawâd 267 ibn 'Amr : « Je suis venu auprès du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, alors que j'étais parfumé 268. Il dit : « Du safran ! Du safran ! Enlève ! Enlève ! » Et il me frappa au ventre avec un bâton qu'il avait à la main, ce qui me fit mal. Je dis : « Le talion, ô Messager d'Allah ! » Alors il découvrit son ventre pour moi. » Il l'a frappé, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, à cause d'une chose blâmable qu'il a vue en lui, et peut-être n'a-t-il voulu par son coup de bâton que l'avertir. Lorsque cela lui a causé une douleur qu'il n'avait pas visée, il a demandé à être délié de cela, comme nous l'avons déjà mentionné. Huitième chapitre : Ses actes mondains Al-Qâdî, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit : Quant à ses actes mondains, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, leur statut concernant l'évitement des péchés et des choses réprouvées est ce que nous avons déjà mentionné, et concernant la possibilité de l'oubli et de l'erreur dans certains d'entre eux, ce que nous avons mentionné. Tout cela ne porte pas atteinte à la prophétie. Au contraire, cela est rare, car la plupart de ses actes sont justes et corrects. Bien plus, la plupart d'entre eux, ou tous, sont du domaine des actes d'adoration et de rapprochement, comme nous l'avons expliqué. Car il ne prenait pour lui-même de ces actes que ce qui était nécessaire et ce qui maintenait la vie de son corps, et en cela résidait l'intérêt de son être, par lequel il adorait son Seigneur, établissait Sa Loi et gouvernait sa communauté. Et ce qui, parmi cela, concernait ses relations avec les gens, était soit une bonne action qu'il accomplissait, soit une bonté qu'il étendait, soit une parole aimable qu'il disait ou faisait entendre, soit un rapprochement d'un égaré, soit une domination d'un adversaire, soit une diplomatie envers un envieux. Et tout cela est lié à ses œuvres pies et intégré dans les fonctions de ses adorations. Et il variait dans ses actes mondains selon les circonstances, et préparait pour les choses leurs semblables. Ainsi, il montait l'âne pour les déplacements proches, et la monture pour ses voyages, et il montait la mule dans les champs de bataille comme signe de fermeté, et il montait le cheval et le préparait pour le jour de la frayeur et pour répondre à l'appel au secours. De même, dans son habillement et tous ses états, selon la considération de ses intérêts et de ceux de sa communauté.
Il agit de même dans les affaires de ce monde pour aider sa communauté, par bonne gestion et par répulsion de ce qui s’y oppose, même s’il est capable de faire autre chose de meilleur, tout comme il délaisse un acte pour cette raison. Il peut aussi considérer que son acte est meilleur que l’autre. Il agit parfois ainsi dans les affaires religieuses où il a le choix entre deux options, comme lorsqu’il sortit de Médine pour Uhud alors que son avis était de s’y retrancher, ou lorsqu’il renonça à tuer les hypocrites 269 bien qu’il fût certain de leur état, par conciliation envers les autres, par égard pour les croyants parmi leurs proches, et par crainte que les gens ne disent : « Muhammad tue ses compagnons », comme cela est rapporté dans le hadith 270. Il renonça aussi à reconstruire la Kaaba 271 sur les fondations d’Abraham 272, par égard pour les cœurs des Quraychites 273 et leur vénération pour celle-ci, de peur qu’elle ne change, et par crainte que leurs cœurs ne s’éloignent et que leur hostilité ancienne envers la religion et ses adeptes ne se ravive. Il dit à Aïcha 274 dans le hadith authentique 275 : « Sans la proximité de ton peuple avec la mécréance, j’aurais achevé la Maison sur les fondations d’Abraham. » Il faisait une chose puis la délaissait parce qu’une autre était meilleure, comme lorsqu’il passa des eaux les plus proches de Badr 276 à celles les plus proches de l’ennemi quraychite. Et comme sa parole 277 : « Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas amené les offrandes 278. » Il souriait au mécréant et à l’ennemi dans l’espoir de gagner son cœur, supportait l’ignorant, et disait 279 : « Parmi les pires des gens, il y a celui que les gens craignent pour son mal. » Il lui prodiguait des faveurs 280 pour lui rendre aimable sa Loi et la religion de son Seigneur. Il s’occupait chez lui des tâches domestiques comme le fait un serviteur, et il se recroquevillait 281 dans son manteau 282 de sorte qu’aucune de ses extrémités n’apparaisse, au point que les oiseaux semblaient perchés sur les têtes de ses compagnons. Il conversait avec ses compagnons en parlant comme le premier d’entre eux, s’émerveillait de ce dont ils s’émerveillaient, et riait 283 de ce dont ils riaient. Sa bienveillance et sa justice embrassaient les gens. La colère ne le dominait pas, il ne manquait pas à la vérité, et il ne cachait rien à ses compagnons. Il disait : « Il ne convient pas à un prophète d’avoir des yeux perfides 284. » Si tu dis : Quel est le sens de sa parole 285 à Aïcha 286 – que Dieu l’agrée – au sujet de celui qui entrait chez lui 287 : « Quel mauvais fils de tribu ! » Puis, lorsqu’il entra, il lui adoucit la parole et rit avec lui. Quand il sortit, elle l’interrogea à ce sujet, et il dit : « Parmi les pires des gens, il y a celui que les gens craignent pour son mal. » Comment se peut-il qu’il lui montre le contraire de ce qu’il cache, et qu’il dise dans son dos ce qu’il a dit ? La réponse est que son acte – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui – visait à gagner le cœur d’un tel homme, à s’adapter à lui pour que sa foi s’affermisse, que ses partisans entrent dans l’islam grâce à lui, et que ses semblables soient attirés vers l’islam. Une telle attitude, de cette manière, sort du cadre de la simple dissimulation mondaine pour entrer dans celui de la politique religieuse. Il gagnait leurs cœurs avec les largesses de Dieu, alors qu’en est-il d’une parole douce ? Safwan 288 dit : « Il m’a donné alors qu’il était la créature la plus haïe à mes yeux, et il n’a cessé de me donner jusqu’à ce qu’il devienne la créature la plus aimée à mes yeux. » Sa parole à son sujet : « Quel mauvais fils de tribu ! » n’est pas une médisance, mais une information sur ce qu’il savait de lui à ceux qui ne le savaient pas, afin qu’ils se méfient de son état et se protègent de lui, et qu’ils ne se fient pas entièrement à lui, d’autant qu’il était obéi et suivi. Une telle chose, lorsqu’elle est nécessaire pour repousser un préjudice, n’est pas une médisance, mais est permise, voire obligatoire dans certains cas, comme la pratique des traditionnistes 289 dans la critique des rapporteurs, et des certificateurs 290 dans celle des témoins 291. Si l’on dit : Quel est le sens du problème difficile 292 rapporté dans le hadith 293 de Barîra 294 ? Le Prophète – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui – dit à Aïcha 295 lorsqu’elle l’informa que les maîtres de Barîra refusaient de la vendre à moins que la clientèle 296 ne leur revienne : « Achète-la et stipule-leur la clientèle. » Elle le fit, puis il se leva en sermonneur et dit : « Qu’ont donc certains à stipuler des conditions qui ne sont pas dans le Livre de Dieu ? Toute condition qui n’est pas dans le Livre de Dieu est nulle. » Or le Prophète – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui – lui avait ordonné de stipuler pour eux, et c’est sur cette base qu’ils vendirent. Sans cela – et Dieu sait mieux – ils ne l’auraient pas vendue à Aïcha, comme ils ne l’avaient pas vendue auparavant avant qu’elle ne stipule cela, puis il l’annula, alors qu’il a interdit la tromperie et la ruse ! Sache – que Dieu t’honore – que le Prophète – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui – est exempt de ce qui vient à l’esprit de l’ignorant à ce sujet. Pour disculper le Prophète – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui – de cela, certains ont nié cette addition : sa parole : « Stipule-leur la clientèle », car elle ne se trouve pas dans la plupart des voies du hadith 297. Et même si elle est établie 298, il n’y a pas d’objection, car « leur » peut avoir le sens de « contre eux ». Dieu Très-Haut dit : « Ceux-là, sur eux la malédiction 299 » et : « Si vous faites le mal, c’est contre vous 300 ». Ainsi, « stipule-leur la clientèle » signifierait : stipule contre eux la clientèle pour toi. Le Prophète – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui – se serait levé et aurait sermonné à cause de ce qu’ils avaient stipulé auparavant pour eux-mêmes. Une deuxième explication : sa parole « Stipule-leur la clientèle » n’est pas un ordre, mais une indication que leur stipulation ne leur profitera pas après que le Prophète – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui – leur a expliqué auparavant que la clientèle revient à celui qui affranchit. C’est comme s’il disait : « Stipule ou ne stipule pas, car c’est une condition sans effet. » C’est l’avis d’al-Dâwûdî 301 et d’autres. Le blâme et la réprimande du Prophète – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui – à leur égard montrent qu’ils le savaient avant cela. Troisième explication : le sens de « Stipule-leur la clientèle » est : montre-leur la règle, et explique-leur ma pratique 302 selon laquelle la clientèle revient à celui qui affranchit. Puis, après cela, il se leva pour expliquer cela et blâmer la violation de ce qui avait été établi. Si l’on dit : Quel est le sens de l’acte de Joseph – sur lui la paix – envers son frère, lorsqu’il mit la coupe dans sa besace et le retint sous prétexte qu’il l’avait volée, ainsi que ce qui arriva à ses frères à cette occasion, et sa parole : « Vous êtes des voleurs 303 » alors qu’ils n’avaient pas volé ? Sache – que Dieu t’honore – que le verset indique que l’acte de Joseph était un ordre de Dieu, car Dieu Très-Haut dit : « Ainsi avons-nous préparé 304 pour Joseph. Il ne pouvait prendre son frère selon la loi du roi, à moins que Dieu ne le veuille 305 ». Puisqu’il en est ainsi, il n’y a pas d’objection, même s’il y a là quelque chose 306. De plus, Joseph avait informé son frère : « Je suis ton frère, ne t’afflige pas 307 ». Ce qui lui arriva ensuite était conforme à son accord et à son désir, et il était certain de l’issue heureuse pour lui, et que cela éloignait de lui le mal et le préjudice. Quant à sa parole : « Ô caravane 308 ! Vous êtes des voleurs 309 », elle n’est pas de Joseph, de sorte qu’une réponse doive résoudre l’ambiguïté. Peut-être que celui qui l’a dite – si l’interprétation lui semble bonne, quel qu’il soit – a pensé cela d’après l’apparence de la situation. On a dit : « Il a dit cela à cause de ce qu’ils avaient fait auparavant à Joseph et de leur vente de lui. » On a dit autre chose. Il n’est pas nécessaire d’attribuer aux prophètes ce qu’on n’a pas rapporté qu’ils ont dit, pour ensuite chercher à s’en dégager, et il n’est pas nécessaire de s’excuser pour les faux pas des autres. [Neuvième chapitre : Sagesse de la maladie et de l’épreuve pour eux] Si l’on dit : Quelle est la sagesse dans l’occurrence des maladies et de leur intensité sur lui et sur les autres prophètes – que la paix soit sur eux tous ? Et quel est le sens de ce dont Dieu les a éprouvés comme tribulations, et des épreuves qu’ils ont subies, comme Job, Jacob, Daniel, Jean, Zacharie, Jésus, Abraham, Joseph et autres – que les prières de Dieu soient sur eux – alors qu’ils sont Ses élus parmi Ses créatures, Ses bien-aimés et Ses intimes ? Sache – que Dieu nous guide, toi et moi – que tous les actes de Dieu Très-Haut sont justice, et toutes Ses paroles sont vérité. « Nul ne peut changer Ses paroles 310 ». Il éprouve Ses serviteurs, comme Il leur a dit : « Pour voir comment vous agissez 311 », « pour vous éprouver afin de savoir qui de vous est le meilleur en œuvre 312 », et « pour que Dieu sache ceux qui ont cru 313 ».
Et : « Allah n'a pas encore connu ceux d'entre vous qui ont lutté et ceux qui sont endurants 314 » (Coran 3:142). Et : « Nous vous éprouverons jusqu'à ce que Nous connaissions ceux d'entre vous qui luttent et ceux qui sont endurants, et que Nous éprouvions vos nouvelles 315 » (Coran 47:31). Ainsi, Son épreuve d'eux par diverses sortes de tribulations est une augmentation de leur rang 316 et une élévation de leurs degrés, des causes pour faire émerger d'eux les états de patience, d'agrément, de gratitude, de soumission, de confiance 317, d'abandon 318, d'invocation et d'humilité, un renforcement de leurs clairvoyances 319 sur la miséricorde envers les éprouvés et la compassion pour les affligés, un rappel pour les autres et une exhortation pour les autres, afin qu'ils prennent exemple sur eux dans l'épreuve, qu'ils se consolent dans les tribulations par ce qui leur est arrivé, et qu'ils les imitent dans la patience, et une effacement des fautes 320 qui ont été commises par eux ou des négligences qui ont précédé de leur part, afin qu'ils rencontrent Allah purs et purifiés, et que leur récompense soit plus complète et leur rétribution plus abondante et plus généreuse. D'après Mus‘ab ibn Sa‘d 321, d'après son père, qui a dit : « J'ai dit : Ô Messager d'Allah, quels sont les gens les plus sévèrement éprouvés ? Il dit : Les prophètes, puis les meilleurs 322, puis les meilleurs. L'homme est éprouvé selon sa religion. L'épreuve ne cesse d'atteindre le serviteur jusqu'à ce qu'elle le laisse marcher sur terre sans aucun péché. » Et comme Allah a dit : « Combien de prophètes ont combattu avec eux de nombreux rabbins 323 » (Coran 3:146) et les trois versets suivants. Et d'après Abou Hourayra 324 : « L'épreuve ne cesse d'atteindre le croyant dans sa personne, son enfant et ses biens jusqu'à ce qu'il rencontre Allah sans aucun péché. » Et d'après Anas 325, d'après lui (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : « Quand Allah veut le bien pour Son serviteur, Il hâte pour lui le châtiment dans ce monde. Et quand Allah veut le mal pour Son serviteur, Il retient de lui son péché jusqu'à ce qu'il vienne avec le jour de la Résurrection. » Et dans un autre hadith : « Quand Allah aime un serviteur, Il l'éprouve pour entendre son imploration. » Et As-Samarqandi 326 a rapporté : « Que quiconque est plus noble auprès d'Allah, son épreuve est plus sévère, afin que son mérite apparaisse et qu'il mérite la récompense. » Comme il a été rapporté de Luqmân 327 qu'il a dit : « Ô mon fils, l'or et l'argent sont éprouvés par le feu, et le croyant est éprouvé par l'épreuve. » Et il a été rapporté : « Que l'épreuve de Jacob par Joseph fut causée par son attention portée à lui dans sa prière alors que Joseph dormait, par amour pour lui 328. » Et on a dit : « Plutôt, un jour, lui et son fils Joseph se réunirent pour manger un agneau rôti en riant. Ils avaient un voisin orphelin qui sentit l'odeur, la désira et pleura. Une grand-mère âgée pleura pour lui à cause de ses pleurs, alors qu'il y avait un mur entre eux, et Jacob et son fils n'en savaient rien. Jacob fut donc puni par les pleurs de regret pour Joseph jusqu'à ce que ses deux orbites coulent et que ses yeux blanchissent de chagrin. Lorsqu'il apprit cela, il ordonna pour le reste de sa vie qu'un crieur crie sur son toit : « Que celui qui est à jeun déjeune chez la famille de Jacob 329. » Et Joseph fut puni par l'épreuve qu'Allah a mentionnée. Et il a été rapporté d'Al-Layth 330 que la cause de l'épreuve de Job fut qu'il entra avec les gens de sa parenté chez leur roi. Ils lui parlèrent de son injustice et lui dirent des paroles dures, sauf Job, qui fut doux avec lui par crainte pour sa récolte. Allah le punit donc par son épreuve 331. - Et l'épreuve de Salomon pour ce que nous avons mentionné de son intention que le droit soit du côté de ses beaux-parents 332, ou pour l'accomplissement d'un péché dans sa maison sans qu'il le sache. - Et tel est le bénéfice de la sévérité de la maladie et de la douleur chez le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). ‘Aïcha 333 a dit : « Je n'ai jamais vu la douleur plus intense chez personne que chez le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). » Et d'après ‘Abdullah 334 : « J'ai vu le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dans sa maladie, souffrant d'une fièvre intense. Je dis : Tu souffres d'une fièvre intense ! Il dit : Oui, je souffre de fièvre comme deux hommes parmi vous. Je dis : Cela est parce que tu auras une double récompense ! Il dit : Oui, il en est ainsi. » Et dans le hadith d'Abou Sa‘îd 335 : « Un homme posa sa main sur le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et dit : Par Allah, je ne peux poser ma main sur toi à cause de l'intensité de ta fièvre. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : Nous, la communauté des prophètes, l'épreuve nous est doublée. Il arrivait qu'un prophète soit éprouvé par les poux 336 jusqu'à le tuer, et il arrivait qu'un prophète soit éprouvé par la pauvreté, et ils se réjouissaient de l'épreuve comme ils se réjouissaient de l'aisance 337. » Et d'après Anas 338, d'après lui (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : « La grandeur de la récompense est avec la grandeur de l'épreuve. Et quand Allah aime un peuple, Il les éprouve. Celui qui est satisfait aura la satisfaction, et celui qui est mécontent aura le mécontentement. » Et les exégètes ont dit au sujet de la parole d'Allah : « Quiconque fait un mal sera rétribué pour cela 339 » (Coran 4:123) : Le musulman est rétribué par les calamités de ce monde, et elles sont pour lui une expiation 340. Ceci a été rapporté de ‘Aïcha 341, d'Ubây 342 et de Mujâhid 343. Et Abou Hourayra 344 a dit d'après lui (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : « Celui à qui Allah veut du bien, Il l'atteint 345... » Et il a dit dans la version de ‘Aïcha : « Il n'y a aucune calamité qui frappe le musulman sans qu'Allah n'expie par elle pour lui, même l'épine qui le pique. » Et il a dit dans la version d'Abou Sa‘îd : « Rien n'atteint le croyant, ni fatigue 346, ni maladie 347, ni souci, ni tristesse, ni tort, ni chagrin, même l'épine qui le pique, sans qu'Allah n'expie par cela de ses péchés. » Et dans le hadith d'Ibn Mas‘ûd 348 : « Il n'y a aucun musulman qui soit atteint par un tort sans qu'Allah ne fasse tomber ses péchés comme les feuilles de l'arbre tombent 349. » Et une autre sagesse qu'Allah a déposée dans les maladies pour leurs corps, et l'alternance des douleurs sur eux et leur intensité au moment de leur mort : afin que les forces de leurs âmes s'affaiblissent, que leur sortie soit facile lors de leur saisie 350, et que la mort de l'agonie et l'intensité des affres 351 leur soient allégées par l'antécédence de la maladie et l'affaiblissement du corps et de l'âme pour cela. Contrairement à la mort subite et à sa prise, comme on observe la différence des états des mourants dans la sévérité et la douceur, la difficulté et la facilité. Et il a dit (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : « L'exemple du croyant est comme celui d'un jeune plant 352 que le vent incline 353 ainsi et ainsi. » Et dans la version d'Abou Hourayra 354 : « D'où que vienne le vent, il le couche 355. Quand il se calme, il se redresse. Ainsi le croyant est couché par l'épreuve. Et l'exemple du mécréant est comme celui du cèdre 356 : solide et droit jusqu'à ce qu'Allah le brise. » Cela signifie que le croyant est éprouvé et affligé par l'épreuve et les maladies, satisfait de sa gestion entre les décrets d'Allah, soumis 357 à cela, doux de caractère par sa satisfaction et sa faible colère, comme l'obéissance du jeune plant et sa soumission aux vents, son balancement à leurs souffles, son inclinaison d'où qu'ils viennent. Puis, quand Allah écarte du croyant les vents des épreuves et qu'il redevient droit et sain, comme le jeune plant se redresse quand les vents de l'air se calment, il revient à la gratitude envers son Seigneur et à la reconnaissance de Sa grâce sur lui par la levée de son épreuve, attendant Sa miséricorde et Sa récompense. Ainsi, quand il est dans cette voie, la maladie de la mort et sa descente ne lui sont pas difficiles, ni ses affres et son agonie ne sont intenses, en raison de son habitude des douleurs antérieures, de sa connaissance de la récompense qu'il y a en elles, de sa préparation de son âme aux calamités, et de sa faiblesse et fragilité par la succession de la maladie ou son intensité. Le mécréant est au contraire : sain dans la plupart de ses états, jouissant de la santé de son corps, comme le cèdre solide, jusqu'à ce qu'Allah veuille sa perte : Il le brise soudainement 358 et le saisit brusquement sans douceur ni ménagement. Sa mort est donc plus dure pour lui en regret, et l'épreuve de son agonie avec la force de son âme et la santé de son corps est plus douloureuse et plus pénible. Et le châtiment de l'au-delà est plus sévère, comme le déracinement 359 du cèdre. Et comme Allah a dit : « Nous les avons saisis brusquement alors qu'ils ne s'en rendaient pas compte 360 » (Coran 7:95). Et telle est la coutume d'Allah envers Ses ennemis. Comme Allah a dit : « Nous avons donc saisi chacun pour son péché. Parmi eux, il y a ceux sur qui Nous avons envoyé un ouragan, et parmi eux, il y a ceux qui ont été saisis par le Cri 361 » (Coran 29:40). Il a donc surpris tous par la mort dans un état de rébellion.
- وُوخِذُوا : Ils furent réprimandés ou châtiés pour leurs actions.
- حُذِّرُوا : Ils furent avertis du châtiment.
- التَّأْوِيلِ : Interprétation allégorique ou exégèse personnelle.
- الذنب : Péché, faute.
- الرَّذْلِ : Vil, méprisable.
- ذَنَبُ : Queue, extrémité.
- الهَنَاتِ : Peccadilles, petites fautes.
- كَمَا قِيلَ : Comme on l'a dit, citation d'un dicton.
- الْمُقَرَّبِينَ : Les rapprochés de Dieu, les saints.
- الْعِصْيَانُ : Désobéissance, rébellion.
- غوى : Il s'égara, il commit une erreur.
- الْغَيُّ : Égarement, ignorance.
- خَابَتْ أُمْنِيَّتُهُ : Son espoir fut déçu.
- ووخذ : Il fut réprimandé.
- صَاحِبَيِ السِّجْنِ : Les deux compagnons de prison de Joseph.
- رَبِّكَ : Ton maître, ici le roi d'Égypte.
- فَلَبِثَ فِي السِّجْنِ بِضْعَ سِنِينَ : Il demeura en prison plusieurs années.
- صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ : Formule de bénédiction sur le Prophète Muhammad.
- ابْنُ دِينَارٍ : Ibn Dinar, un savant musulman.
- اتَّخَذْتَ مِنْ دُونِي وَكِيلًا : As-tu pris un protecteur en dehors de Moi ?
- مَثَاقِيلِ الذَّرِّ : Poids de fourmis, c'est-à-dire des choses infimes.
- قِلَّةِ مُبَالَاتِهِ : Manque d'égard ou d'attention.
- الْفِرْقَةِ الْأُولَى : Le premier groupe, probablement ceux qui nient l'immunité des prophètes.
- اسْتِشْعَارُهُمْ : Leur prise de conscience.
- مَنْمَاةِ : Accroissement, augmentation.
- ثُمَّ اجْتَباهُ رَبُّهُ فَتابَ عَلَيْهِ وَهَدى : Coran 20:122, après la faute d'Adam.
- فَغَفَرْنا لَهُ ذلِكَ : Coran 38:25, à propos de David.
- تُبْتُ إِلَيْكَ : Je me repens à Toi, parole de Moïse.
- إِنِّي اصْطَفَيْتُكَ عَلَى النَّاسِ : Coran 7:144, à Moïse.
- فِتْنَةِ سُلَيْمَانَ وَإِنَابَتِهِ : L'épreuve de Salomon et son retour à Dieu.
- فَسَخَّرْنا لَهُ الرِّيحَ... وَحُسْنُ مَآبٍ : Coran 38:36-40, à propos de Salomon.
- الْمُتَكَلِّمِينَ : Les théologiens scolastiques.
- زُلَفٌ : Moyens de rapprochement, faveurs.
- الْمِحَنِ : Épreuves, afflictions.
- النِّصَابِ : Rang, catégorie.
- صَالِحٌ الْمُرِّيُّ : Salih al-Murri, un ascète musulman.
- بَسْطَةٌ : Incitation, encouragement.
- ابْنُ عَطَاءٍ : Ibn 'Ata', un mystique musulman.
- صَاحِبِ الْحُوتِ : Le compagnon du poisson, c'est-à-dire Jonas.
- نَقْصًا : Diminution, déficit.
- اسْتِزَادَةً : Surcroît, augmentation.
- عِصْمَةِ : Immunité, infaillibilité.
- اسْتِغْفَارِ : Demande de pardon.
- أَمِنَ مِنَ الْمُؤَاخَذَةِ بِمَا تَقَدَّمَ وَمَا تَأَخَّرَ : Il était à l'abri du châtiment pour ses péchés passés et futurs, selon Coran 48:2.
- قَالَ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ : Le Prophète a dit.
- الْحَارِثُ بْنُ أَسَدٍ : Al-Harith ibn Asad, un mystique musulman.
- وَقِيلَ : Et on a dit.
- قَالَ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ : Le Prophète a dit.
- مَحَبَّةِ اللَّهِ : L'amour de Dieu.
- إِنَّ اللَّهَ يُحِبُّ التَّوَّابِينَ وَيُحِبُّ الْمُتَطَهِّرِينَ : Coran 2:222.
- غَفَرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ وَمَا تَأَخَّرَ : Coran 48:2, à propos du Prophète.
- لَقَدْ تابَ اللَّهُ عَلَى النَّبِيِّ وَالْمُهاجِرِينَ وَالْأَنْصارِ : Coran 9:117.
- فَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ وَاسْتَغْفِرْهُ إِنَّهُ كانَ تَوَّاباً : Coran 110:3.
- عِصْمَةِ : Immunité, infaillibilité des prophètes.
- إِجْمَاعًا : Par consensus des savants.
- بِالْيَمِينِ : Avec la main droite, symbole de respect et d'acceptation.
- الضَّنِينِ : L'avare, celui qui retient.
- تُقَدِّرَ : Estimer, apprécier.
- هُوَّةِ : Abîme, gouffre.
- الدَّرْكِ الْأَسْفَلِ : Le degré le plus bas de l'Enfer.
- مُعْتَكِفٌ : En retraite spirituelle dans la mosquée.
- صَفِيَّةَ : Safiyya, une des épouses du Prophète.
- تَهْلِكَا : Vous périssiez (duel).
- أُصُولِ الْفِقْهِ : Fondements du droit islamique, discipline qui établit les sources et méthodes de déduction des règles juridiques.
- لَا تَنْعَدُّ : Innombrables, qui ne peuvent être comptées.
- تَشْغِيب : Arguties, sophismes, discours confus visant à embrouiller.
- خِلَاف : Divergence d'opinion entre juristes.
- الْحَاكِم : Le juge, celui qui rend la justice.
- حُرْمَةً لِلنَّبِيِّ : La vénération due au Prophète, son caractère sacré.
- أَجْمَعَ : Consensus (ijmâ‘), accord unanime des savants.
- الْمَلَائِكَة : Anges, créatures spirituelles obéissant à Dieu.
- الْمَعَاصِي : Péchés, actes de désobéissance à Dieu.
- لَا يَعْصُونَ اللَّهَ مَا أَمَرَهُمْ وَيَفْعَلُونَ مَا يُؤْمَرُونَ : Coran 66:6 : « Ils ne désobéissent pas à Dieu dans ce qu'Il leur ordonne et font ce qu'on leur ordonne. »
- الصَّافُّونَ : Ceux qui se tiennent en rangs (pour adorer Dieu).
- الْمُسَبِّحُونَ : Ceux qui glorifient Dieu (disent subhâna Llâh).
- يُسَبِّحُونَ اللَّيْلَ وَالنَّهَارَ لَا يَفْتُرُونَ : Coran 21:19-20 : « Ils Le glorifient nuit et jour sans faiblir. »
- إِنَّ الَّذِينَ عِنْدَ رَبِّكَ لَا يَسْتَكْبِرُونَ عَنْ عِبَادَتِهِ : Coran 7:206 : « Ceux qui sont auprès de ton Seigneur ne s'enorgueillissent pas de Son adoration. »
- كِرَامٍ بَرَرَةٍ : Coran 80:16 : « Nobles, obéissants » (décrivant les anges scribes).
- لَا يَمَسُّهُ إِلَّا الْمُطَهَّرُونَ : Coran 56:79 : « Ne le touchent que les purifiés » (le Coran).
- السَّمْعِيَّات : Preuves scripturaires, issues de la révélation (Coran et Sunna).
- خُصُوص : Spécificité, sens restreint à un groupe particulier.
- نِصَابُهُمُ الرَّفِيع : Leur rang élevé, leur dignité.
- أَشَارَ : A indiqué, a fait signe (avis implicite).
- بِأَنَّ : Que (introduit le contenu de l'indication).
- عِصْمَتِهِمْ : Leur infaillibilité (des anges).
- هَهُنَا : Ici, dans ce contexte (des anges).
- لَمْ يُوجِبْ عِصْمَةَ جَمِيعِهِمْ : N'a pas rendu obligatoire l'infaillibilité de tous les anges.
- هَارُوتَ وَمَارُوتَ : Hârût et Mârût, deux anges (ou rois) mentionnés dans le Coran (2:102) en lien avec la sorcellerie à Babylone.
- عَلِيٍّ : ‘Alî ibn Abî Tâlib, cousin et gendre du Prophète, quatrième calife.
- ابْنِ عَبَّاسٍ : ‘Abd Allâh ibn ‘Abbâs, compagnon et éminent exégète du Coran.
- رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ : Le Messager de Dieu, que Dieu le bénisse et le salue (formule de bénédiction).
- شَنَع : Abominations, choses horribles.
- نَحْبُر : Nous exposons, nous détaillons (verbe rare).
- مَلَكَيْنِ : Deux anges (lecture avec fatha sur le lâm).
- مَلِكَيْنِ : Deux rois (lecture avec kasra sur le lâm).
- وَما أُنْزِلَ : Et ce qui a été descendu (ou : et rien n'a été descendu, selon l'interprétation de 'mâ').
- مَا يُعَلِّمَانِ مِنْ أَحَدٍ : Ils n'enseignent à personne (ou : ils enseignent à quelqu'un, selon l'interprétation de 'mâ').
- عَمَلَهُ : Le pratiquer (la sorcellerie).
- آمَنَ : A cru, est devenu croyant.
- إِنَّمَا نَحْنُ فِتْنَةٌ فَلَا تَكْفُرْ : Coran 2:102 : « Nous ne sommes qu'une tentation, ne sois donc pas mécréant. »
- لَا تَفْعَلُوا : Ne faites pas (impératif négatif).
- لَا تَتَخَيَّلُوا : N'imaginez pas, ne vous adonnez pas à des illusions.
- ابْنُ وَهْبٍ : ‘Abd Allâh ibn Wahb, célèbre traditionniste et juriste égyptien (m. 197 H).
- خَالِد : Khâlid ibn Abî ‘Imrân, traditionniste et juriste.
- وَما أُنْزِلَ عَلَى الْمَلَكَيْنِ : Et ce qui a été descendu sur les deux anges (ou : rien n'a été descendu).
- أَنَّهُمَا : Qu'ils (les deux anges) sont autorisés.
- كَبَائِر : Péchés majeurs.
- ابْنِ عَبَّاسٍ : Ibn ‘Abbâs, voir note 87.
- مَكِّيٌّ : Abû Muhammad Makkî ibn Abî Tâlib al-Qaysî, exégète et grammairien (m. 437 H).
- بِبَابِلَ هَارُوتَ وَمَارُوتَ : À Babylone, Hârût et Mârût (Coran 2:102).
- الْحَسَنُ : Al-Hasan al-Basrî, célèbre savant et ascète (m. 110 H).
- عِلْجَانِ : Deux hommes robustes, non arabes (péjoratif).
- الْمَلِكَيْنِ : Les deux rois (lecture avec kasra).
- عَبْدِ الرَّحْمَنِ : ‘Abd ar-Rahmân ibn Abzâ, compagnon et lecteur du Coran.
- نَفْيًا : Négation (mâ négatif).
- السَّمَرْقَنْدِيُّ : Exégète, probablement Abû Layth as-Samarqandî (m. 373 H).
- مُطَهَّرُونَ : Purifiés (Coran 56:79).
- كِرَامٍ بَرَرَةٍ : Nobles, obéissants (Coran 80:16).
- لَا يَعْصُونَ اللَّهَ مَا أَمَرَهُمْ : Ils ne désobéissent pas à Dieu dans ce qu'Il leur ordonne (Coran 66:6).
- فَسَجَدُوا إِلَّا إِبْلِيسَ : Ils se prosternèrent, excepté Iblîs (Coran 2:34, 7:11, etc.).
- al-Ḥasan : Al-Ḥasan al-Baṣrī, célèbre savant et ascète musulman (642-728).
- Qatāda : Qatāda ibn Di'āma al-Sadūsī, éminent exégète et traditionniste (mort en 735).
- Ibn Zayd : Ibn Zayd al-Aslamī, savant médinois (mort en 798).
- Shahr : Shahr ibn Ḥawshab, traditionniste (mort en 718).
- al-istithnā' min ghayr al-jins : Exception d'un genre différent : figure de style où l'exception porte sur un élément d'une catégorie différente de celle du terme général.
- al-akhbār : Récits, traditions, souvent non authentifiés.
- ḥurriqū : Brûlés : allusion à des récits sur des anges punis par le feu.
- madrajat : Chemin, voie, parcours.
- al-ghiyar : Vicissitudes, changements, aléas du temps.
- fajuḥisha shiqquhu : Il tomba et se blessa au côté : fait rapporté dans les récits de la vie du Prophète.
- shajjahū al-kuffār : Les mécréants lui blessèrent la tête : lors de la bataille d'Uhud.
- kasārū rubā'iyyatahu : Ils lui cassèrent une dent : lors de la bataille d'Uhud.
- suqiya al-summ : Il but du poison : une femme juive lui offrit du poison à Khaybar.
- suḥira : Il fut ensorcelé : par un juif nommé Labīd ibn al-A'ṣam.
- tadāwā : Il se soigna : le Prophète utilisait des remèdes.
- iḥtajama : Il se fit saigner : pratique de la saignée (ḥijāma).
- tanaššara : Il se fit appliquer des ventouses : autre forme de soin.
- ta'awwadha : Il chercha refuge : par des formules de protection.
- dār al-imtiḥān : Demeure de l'épreuve : le monde d'ici-bas.
- quttilū qatlan : Ils furent tués : allusion aux prophètes assassinés.
- rumū fī al-nār : Jetés au feu : comme Abraham.
- nuširū bi al-manāshīr : Sciés avec des scies : supplice subi par certains prophètes.
- nabiyyunā : Notre Prophète : Muhammad.
- ba'du : Ensuite : après d'autres prophètes.
- Ibn Qumay'a : Ibn Qumay'a al-Laythī, un mécréant qui frappa le Prophète à Uhud.
- Thawr : Mont Thawr près de La Mecque, où le Prophète se cacha lors de l'hégire.
- Ghawrath : Ghawrath ibn al-Ḥārith, un ennemi qui tenta de tuer le Prophète.
- Abū Jahl : Abū Jahl, chef des mécréants à La Mecque.
- Surāqa : Surāqa ibn Mālik, qui poursuivit le Prophète lors de l'hégire.
- Ibn al-A'ṣam : Labīd ibn al-A'ṣam, le juif qui ensorcela le Prophète.
- yartafi'u al-iltibās : La confusion est levée : pour que les faibles ne soient pas trompés.
- ḍalāl : Égarement : la croyance erronée des chrétiens en la divinité de Jésus.
- al-mala' al-a'lā : L'assemblée suprême : les anges les plus élevés.
- qāla ṣallā llāhu 'alayhi wa sallam : Il a dit — qu'Allah prie sur lui et le salue : formule introductive des paroles du Prophète.
- qāla : Il a dit : autre hadith.
- qāla : Il a dit : autre hadith.
- siḥr : Sorcellerie : pratique magique.
- al-akhbār al-ṣaḥīḥa : Les récits authentiques : hadiths considérés comme fiables.
- 'Ā'isha : Aïcha, épouse du Prophète.
- qālat : Elle a dit : parole rapportée.
- 'āriḍ : Accident, ce qui survient.
- anwā' al-amrāḍ : Types de maladies : diverses affections.
- amr dunyāhu : Affaires de sa vie mondaine : ce qui ne concerne pas la révélation.
- Sufyān : Sufyān ibn 'Uyayna, célèbre traditionniste (mort en 811).
- ashaddu mā yakūnu min al-siḥr : Le plus grave effet de la sorcellerie : l'illusion concernant les relations conjugales.
- ta'yīn : Détermination, spécification des affaires juridiques.
- fala yuẓhiru 'alā ghaybihi aḥadan illā mani rtaḍā min rasūl : Coran 72:26-27 : « Il ne dévoile Son mystère à personne, sauf à celui qu'Il agrée comme Messager. »
- yafṣim : Briser, rompre.
- 'urwa : Lien, attache ; ici, lien de l'infaillibilité.
- al-khabar al-maḥḍ : Information pure, simple assertion factuelle.
- al-ma'ārīḍ : Ambiguïtés, paroles à double sens.
- tawriyya : Allusion, dissimulation par un mot à double sens.
- ṣaḥāba : Compagnons du Prophète.
- qauluhu : Sa parole : « Je te porterai sur le fils de la chamelle. »
- al-mar'a allatī sa'alathu 'an zawjihā : La femme qui l'interrogea sur son mari : « Est-ce celui qui a du blanc dans l'œil ? »
- qāla ṣallā llāhu 'alayhi wa sallam : Il a dit, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui.
- innī la'amzaḥu wa lā aqūlu illā ḥaqqan : « Je plaisante, mais je ne dis que la vérité. »
- qāla ṣallā llāhu 'alayhi wa sallam : Il a dit, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Il ne convient pas à un Prophète d'avoir des yeux traîtres. »
- qiṣṣat Zayd : Histoire de Zayd ibn Ḥāritha, fils adoptif du Prophète.
- amsik 'alayka zawjak : Coran 33:37 : « Garde pour toi ton épouse. »
- ḥakāhu : Rapporté par.
- 'Alī ibn Ḥusayn : Ali Zayn al-‘Ābidīn, arrière-petit-fils du Prophète.
- sayatazawwajuhā : Il l'épouserait.
- ṭalāq Zayd lahā : La répudiation de Zayd.
- 'Amr ibn Fā'id : Un transmetteur de hadith.
- al-Zuhrī : Ibn Shihāb al-Zuhrī, célèbre traditionniste.
- Zaynab bint Jaḥsh : Cousine du Prophète et future épouse.
- wa kāna amru llāhi maf'ūlan : Coran 33:37 : « Et l'ordre d'Allah devait être accompli. »
- mā kāna 'alā n-nabiyyi min ḥarajin fīmā faraḍa llāhu lahu... sunnata llāhi : Coran 33:38 : « Nul grief n'est à faire au Prophète pour ce qu'Allah lui a imposé... telle fut la loi d'Allah. »
- al-Ṭabarī : Muhammad ibn Jarīr al-Ṭabarī, célèbre exégète et historien.
- sunnata llāhi fī lladhīna khalaw min qablu : Coran 33:38 : « Telle fut la loi d'Allah pour ceux qui ont vécu auparavant. »
- ḥadīth Qatāda : Hadith rapporté par Qatāda ibn Di'āma.
- Qatāda : Qatāda ibn Di'āma, célèbre traditionniste et exégète.
- al-Qushayrī : ‘Abd al-Karīm al-Qushayrī, soufi et auteur de la Risāla.
- bint 'ammatihi : Fille de sa tante paternelle ; Zaynab était la fille de la tante paternelle du Prophète, Umayma bint ‘Abd al-Muṭṭalib.
- mā kāna Muḥammadun abā aḥadin min rijālikum : Coran 33:40 : « Muhammad n'est le père d'aucun de vos hommes. »
- likay lā yakūna 'alā l-mu'minīna ḥarajun fī azwāji ad'iyā'ihim : Coran 33:37 : « Afin qu'il n'y ait aucun grief pour les croyants à l'égard des épouses de leurs fils adoptifs. »
- Ibn Fūrak : Abū Bakr ibn Fūrak, théologien ash'arite.
- Abū al-Layth al-Samarqandī : Exégète et juriste hanafite.
- likay lā yakūna 'alā l-mu'minīna ḥarajun fī azwāji ad'iyā'ihim : Coran 33:37.
- qam'an li-sh-shahwa wa raddan li-n-nafsi 'an hawāhā : Pour réprimer le désir et repousser l'âme de sa passion.
- 'Alī ibn al-Ḥusayn : Ali Zayn al-‘Ābidīn.
- al-Samarqandī : Abū al-Layth al-Samarqandī.
- Ibn 'Aṭā' : Soufi et exégète.
- al-Qāḍī al-Qushayrī : ‘Abd al-Karīm al-Qushayrī.
- Abū Bakr ibn Fūrak : Théologien ash'arite.
- mā kāna 'alā n-nabiyyi min ḥarajin fīmā faraḍa llāhu lahu : Coran 33:38.
- al-istiḥyā' : La pudeur, la honte.
- lima tuḥarrimu mā aḥalla llāhu laka : Coran 66:1 : « Pourquoi rends-tu illicite ce qu'Allah t'a rendu licite ? »
- وَتَخْشَى النَّاسَ وَاللَّهُ أَحَقُّ أَنْ تَخْشاهُ : Coran, sourate 33 (al-Ahzâb), verset 37.
- رُوِيَ : Il a été rapporté.
- الْحَسَنِ : Al-Hasan al-Basrî, célèbre successeur et savant.
- عَائِشَةَ : Aïsha, épouse du Prophète.
- الْحَدِيثِ : Le hadith en question.
- ابْنِ عَبَّاسٍ : Abdullah ibn 'Abbâs, Compagnon et savant.
- بَعْضُهُمْ : Certains présents, dont 'Umar ibn al-Khattâb.
- فَقَالُوا : Ils dirent, en parlant de certains Compagnons.
- إستفهموا : Interrogez-le (pour vérifier son état).
- يَهْجُرُ : Il délire (sens de divaguer).
- عُمَرُ : 'Umar ibn al-Khattâb, deuxième calife.
- اللَّغَطُ : Le bruit, la confusion des voix.
- قُومُوا عَنِّي : Éloignez-vous de moi.
- غَشْيٍ : Évanouissement.
- صَحِيحِ الْبُخَارِيِّ : Le recueil de hadiths authentiques d'al-Bukhârî.
- الزُّهْرِيِّ : Ibn Shihâb al-Zuhrî, célèbre traditionniste.
- مُحَمَّدِ : Muhammad ibn Salâm, transmetteur.
- ابْنِ عُيَيْنَةَ : Sufyân ibn 'Uyayna, traditionniste.
- الْأَصِيلِيُّ : Al-Asîlî, savant andalou.
- كِتَابِهِ : Son livre (ouvrage de hadith).
- مسلم : Muslim ibn al-Hajjâj, auteur du Sahîh Muslim.
- حديث : Hadith rapporté par Sufyân.
- وَاللَّهُ يَعْصِمُكَ مِنَ النَّاسِ : Coran, sourate 5 (al-Mâ'ida), verset 67.
- أبي إسحق : Abû Ishâq al-Mustamlî, transmetteur.
- ابْنِ جُبَيْرٍ : Sa'îd ibn Jubayr, successeur et savant.
- ابْنِ عَبَّاسٍ : Ibn 'Abbâs.
- قُتَيْبَةَ : Qutayba ibn Sa'îd, traditionniste.
- عُمَرَ : 'Umar ibn al-Khattâb.
- الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ : Coran, sourate 5 (al-Mâ'ida), verset 3.
- أُوصِيكُمْ بِكِتَابِ اللَّهِ وَعِتْرَتِي : Hadith dit des Deux Poids (al-Thaqalayn).
- عُمَرَ : 'Umar ibn al-Khattâb.
- الرَّافِضَةِ الْوَصِيَّةَ : Les Râfidites (chiites) prétendent que le Prophète aurait désigné 'Alî comme successeur par écrit.
- الْمُشَاوَرَةِ : Consultation.
- الْعَبَّاسِ : Al-'Abbâs ibn 'Abd al-Muttalib, oncle du Prophète.
- عَلِيٍّ : 'Alî ibn Abî Tâlib, cousin et gendre du Prophète.
- الْحَدِيثَ : Le hadith complet.
- كِتَابَ اللَّهِ : Le Livre d'Allah (le Coran).
- أبي هريرة : Abû Hurayra, Compagnon et grand rapporteur de hadiths.
- يَقُولُ : Il dit, en rapportant le hadith.
- رِوَايَةٍ : Autre version du hadith.
- السَّبَّ : L'insulte.
- عَادَةُ الْعَرَبِ : Coutume des Arabes, consistant à prononcer des paroles sans intention réelle d'exaucement.
- تَرِبَتْ يَمِينُكَ : Expression arabe signifiant 'Que ta main droite soit couverte de poussière', utilisée pour réprimander sans intention de malédiction.
- لَا أَشْبَعَ اللَّهُ بَطْنَكَ : Expression signifiant 'Qu'Allah ne remplisse pas ton ventre', utilisée comme reproche.
- عَقْرَى حَلْقَى : Expressions arabes signifiant 'stérile et égorgée', utilisées comme imprécations sans intention réelle.
- فِي غَيْرِ حَدِيثٍ : Dans plus d'un hadith.
- أَنَسٌ : Anas ibn Mâlik, compagnon du Prophète.
- عِنْدَ الْمَعْتَبَةِ : Lors d'un reproche.
- تَرِبَ جَبِينُهُ : Expression signifiant 'Que son front soit couvert de poussière', utilisée comme reproche.
- الْحَدِيثِ الْآخَرِ : Un autre hadith.
- الزُّبَيْرِ : Az-Zubayr ibn al-'Awwâm, compagnon du Prophète.
- شِرَاجِ الْحَرَّةِ : Canaux d'irrigation d'al-Harra, une région volcanique près de Médine.
- الْجَدْرَ : Le mur, désignant une limite dans l'irrigation.
- الْبُخَارِيُّ : Al-Bukhârî, célèbre compilateur de hadiths.
- الْحَدِيثُ : Le hadith concernant 'Ukâsha.
- عُكَاشَةَ : 'Ukâsha ibn Mihsan, compagnon du Prophète.
- حَدِيثِهِ : Son autre hadith avec le bédouin.
- سَوَادِ : Sawâd ibn 'Amr, compagnon du Prophète.
- مُتَخَلِّقٌ : Qui s'est parfumé avec du safran ou un parfum coloré.
- munāfiqūn : Hypocrites : personnes qui professent l'islam extérieurement mais cachent la mécréance dans leur cœur.
- ḥadīth : Hadith : récit rapportant une parole, un acte ou une approbation du Prophète Muhammad.
- Ka‘ba : Kaaba : édifice cubique situé à La Mecque, direction de la prière pour les musulmans.
- Ibrāhīm : Abraham : prophète considéré comme le père du monothéisme, ayant reconstruit la Kaaba avec Ismaël.
- Quraysh : Quraysh : tribu arabe dominante de La Mecque à l'époque du Prophète.
- ‘Ā’isha : Aïcha : épouse du Prophète Muhammad, fille d'Abou Bakr.
- ṣaḥīḥ : Authentique : qualificatif d'un hadith dont la chaîne de transmission est saine et le texte sans défaut.
- Badr : Badr : lieu de la première grande bataille entre musulmans et Quraychites en 624.
- qawl : Parole : ici, une parole du Prophète rapportée dans un hadith.
- hady : Offrande : animal sacrifié lors du pèlerinage à La Mecque.
- ḥadīth : Hadith : récit rapportant une parole, un acte ou une approbation du Prophète Muhammad.
- raghā’ib : Faveurs : biens matériels ou honneurs accordés pour gagner les cœurs.
- tasammata : Se recroqueviller : se replier sur soi-même pour occuper peu d'espace.
- mil’a : Manteau : vêtement ample porté par-dessus les autres habits.
- ḍaḥika : Rire : sourire ou rire doux, sans excès.
- khā’inat al-a‘yun : Yeux perfides : regard qui trahit une intention cachée, considéré comme une forme de tromperie.
- qawl : Parole : ici, une parole du Prophète rapportée dans un hadith.
- ‘Ā’isha : Aïcha : épouse du Prophète Muhammad, fille d'Abou Bakr.
- dākhil : Celui qui entre : visiteur ou personne se présentant chez le Prophète.
- Ṣafwān : Safwan : compagnon du Prophète, initialement hostile puis converti.
- muḥaddithūn : Traditionnistes : spécialistes du hadith qui étudient et transmettent les récits prophétiques.
- muzakkūn : Certificateurs : personnes chargées d'évaluer la crédibilité des témoins.
- shuhūd : Témoins : personnes appelées à attester de faits devant un tribunal.
- mu‘ḍil : Problème difficile : question complexe ou ambiguë dans un hadith.
- ḥadīth : Hadith : récit rapportant une parole, un acte ou une approbation du Prophète Muhammad.
- Barīra : Barîra : esclave affranchie par Aïcha, sujet d'un hadith sur la clientèle.
- ‘Ā’isha : Aïcha : épouse du Prophète Muhammad, fille d'Abou Bakr.
- walā’ : Clientèle : lien de patronage entre un affranchi et son ancien maître, impliquant des droits successoraux.
- ṭuruq al-ḥadīth : Voies du hadith : différentes chaînes de transmission d'un même récit.
- thabata : Établie : confirmée comme authentique par les critiques de hadith.
- la‘na : Malédiction : éloignement de la miséricorde divine.
- fa-lahā : Contre vous : littéralement 'pour elle', mais ici au sens de 'contre elle' (l'âme).
- al-Dāwūdī : Al-Dâwûdî : savant musulman, probablement Abou Sulayman al-Dâwûdî, juriste et traditionniste.
- sunna : Pratique prophétique : ensemble des paroles, actes et approbations du Prophète Muhammad.
- sāriqūn : Voleurs : pluriel de sāriq, personne qui commet un vol.
- kidnā : Nous avons préparé : verbe signifiant 'nous avons arrangé' ou 'nous avons ourdi' dans un sens positif.
- dīn al-malik : Loi du roi : système juridique en vigueur en Égypte à l'époque de Joseph.
- mā fīhi : Ce qu'il y a : expression indiquant qu'il y a des aspects à considérer, sans les préciser.
- lā tabta’is : Ne t'afflige pas : expression de consolation.
- ‘īr : Caravane : groupe de voyageurs avec leurs montures, souvent à dos de chameau.
- sāriqūn : Voleurs : pluriel de sāriq, personne qui commet un vol.
- lā mubaddila li-kalimātih : Nul ne peut changer Ses paroles : verset coranique (6:115) affirmant l'immuabilité des décrets divins.
- li-nanẓura kayfa ta‘malūn : Pour voir comment vous agissez : référence à des versets comme 10:14 ou 11:7.
- li-yabluwakum ayyukum aḥsanu ‘amalā : Pour vous éprouver afin de savoir qui de vous est le meilleur en œuvre : verset 67:2.
- wa-li-ya‘lama Allāhu alladhīna āmanū : Pour que Dieu sache ceux qui ont cru : référence à des versets comme 3:140 ou 47:31.
- al-ṣābirīn : Les endurants, ceux qui font preuve de patience (ṣabr).
- wa nablūwa akhbārakum : Et que Nous éprouvions vos nouvelles : mise à l'épreuve des actions et des intentions.
- makānatihim : Leur rang, leur position élevée auprès d'Allah.
- al-tawakkul : La confiance en Allah, le fait de s'en remettre à Lui.
- al-tafwīḍ : L'abandon de sa volonté à celle d'Allah, la délégation de toute affaire à Lui.
- baṣā'irihim : Leurs clairvoyances, leurs lumières intérieures de discernement spirituel.
- hināt : Fautes, péchés mineurs ou manquements.
- Muṣ‘ab ibn Sa‘d : Mus‘ab ibn Sa‘d ibn Abī Waqqāṣ, un éminent successeur (tābi‘ī) et transmetteur de hadiths.
- al-amthal : Les meilleurs, les plus vertueux après les prophètes.
- ribbiyyūn : Rabbaniyyūn : savants, maîtres spirituels ou disciples dévoués ; pluriel de rabbānī.
- Abū Hurayra : Abou Hourayra, célèbre compagnon du Prophète et grand transmetteur de hadiths.
- Anas : Anas ibn Mālik, serviteur du Prophète et compagnon, rapporteur de nombreux hadiths.
- al-Samarqandī : As-Samarqandī : probablement un savant soufi ou traditionniste originaire de Samarcande.
- Luqmān : Luqmān le Sage, figure coranique réputée pour sa sagesse.
- iltifātuhu fī ṣalātihi ilayhi : Son attention portée à lui dans sa prière : distraction dans la prière par amour pour Joseph.
- man kāna mufṭiran falyataġaddā ‘inda āli Ya‘qūb : Que celui qui est à jeun déjeune chez la famille de Jacob : invitation à partager le repas.
- al-Layth : Al-Layth ibn Sa‘d, célèbre savant et juriste égyptien du 8e siècle.
- balā'ih : Son épreuve : la calamité qui a frappé Job (perte de biens, famille et santé).
- aṣhārih : Ses beaux-parents ou alliés par mariage.
- ‘Ā’isha : ‘Aïcha, épouse du Prophète et mère des croyants, grande savante.
- ‘Abdullāh : ‘Abdullah ibn Mas‘ūd, compagnon éminent et récitateur du Coran.
- Abū Sa‘īd : Abou Sa‘îd al-Khudrī, compagnon du Prophète.
- al-qaml : Les poux : épreuve physique extrême.
- kānū yafraḥūna bi-l-balā’ : Ils se réjouissaient de l'épreuve : joie spirituelle due à la récompense attendue.
- Anas : Anas ibn Mālik, compagnon et serviteur du Prophète.
- yujza bih : Sera rétribué pour cela : châtiment ou expiation dans ce monde ou l'au-delà.
- kaffāra : Expiation, moyen d'effacer les péchés.
- ‘Ā’isha : ‘Aïcha, épouse du Prophète.
- Ubayy : Ubây ibn Ka‘b, compagnon et scribe du Prophète.
- Mujāhid : Mujāhid ibn Jabr, éminent successeur (tābi‘ī) et exégète du Coran.
- Abū Hurayra : Abou Hourayra, compagnon et transmetteur.
- yuṣib minhu : Il l'atteint : Il lui envoie une épreuve ou une calamité.
- naṣab : Fatigue, lassitude.
- waṣab : Maladie persistante, douleur chronique.
- Ibn Mas‘ūd : ‘Abdullah ibn Mas‘ūd, compagnon.
- ḥātta : Il fait tomber, il enlève (comme les feuilles mortes).
- qabḍihim : Leur saisie : la prise de l'âme par l'Ange de la mort.
- sakarāt : Les affres de la mort, les agonies.
- khāmat al-zar‘ : Jeune plant, pousse tendre de la culture.
- tufayyi’uhā : L'incline, la fait pencher.
- Abū Hurayra : Abou Hourayra, compagnon.
- takfu’uhā : La couche, la renverse.
- al-arza : Le cèdre, arbre robuste et droit.
- munṭā‘ : Soumis, obéissant.
- ‘alā ghirra : Soudainement, à l'improviste, dans l'insouciance.
- inji‘āf : Déracinement, effondrement brutal.
- baghtatan wa hum lā yash‘urūn : Brusquement alors qu'ils ne s'en rendent pas compte.
- al-ṣayḥa : Le Cri : châtiment céleste, souvent un cri destructeur.
La troisième section concerne ce qui est obligatoire pour le Prophète (que la prière et…
La troisième section concerne ce qui est obligatoire pour le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et ce qui est impossible à son égard.
Et d'une inattention, et Il les surprit au matin sans préparation, soudainement. C'est pourquoi il est rapporté des pieux prédécesseurs 1 « qu'ils répugnaient à la mort subite ». Et à ce sujet, dans le hadith d'Ibrahim 2 : « Ils répugnaient à une prise comme la prise de colère », c'est-à-dire la mort subite. Et une troisième sagesse : les maladies sont l'annonciateur de la mort, et selon leur intensité, l'intensité de la peur de la mort survient. Ainsi, celui qui est frappé par elles et sait qu'elles le visitent se prépare pour la rencontre de son Seigneur, se détourne de la demeure d'ici-bas pleine de peines 3, et son cœur est attaché à l'au-delà. Il se libère 4 de tout ce dont il craint les conséquences vis-à-vis d'Allah et des serviteurs, rend les droits à leurs ayants droit, et examine ce dont il a besoin en matière de testament concernant ceux qui le suivront ou d'une affaire qu'il confie. Et notre Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, à qui ont été pardonnés ses péchés passés et futurs, a demandé à se libérer 4 lors de sa maladie de quiconque avait sur lui une dette ou un droit corporel. Il s'est soumis à la rétribution de sa personne et de ses biens, et a permis le talion contre lui-même, comme rapporté dans le hadith d'al-Fadl 5 6 et le hadith de la mort. Il a recommandé les deux poids lourds 7 après lui : le Livre d'Allah et sa Famille, et les Ansars, son confident 8. Il a appelé à écrire un écrit pour que sa communauté ne s'égare pas après lui, soit pour la désignation du califat, soit – Allah sait mieux son intention – puis il a estimé que s'en abstenir était meilleur et plus vertueux. Telle est la conduite des serviteurs croyants d'Allah et de Ses alliés pieux. Tout cela, les mécréants en sont généralement privés, car Allah leur accorde un répit pour qu'ils augmentent leurs péchés et pour les prendre graduellement par où ils ne savent pas. Allah Très-Haut a dit : « Qu'attendent-ils sinon un seul Cri, qui les saisira alors qu'ils disputent ? Ils ne pourront alors ni faire de testament ni retourner à leurs familles. » 9 C'est pourquoi le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, a dit 10 à propos d'un homme mort subitement : « Gloire à Allah ! Comme s'il était en colère... Le privé est celui qui est privé de son testament. » Et il a dit 11 : « La mort subite est un repos pour le croyant et une prise de colère pour le mécréant ou le pervers. » Cela parce que la mort vient au croyant alors qu'il est généralement préparé pour elle, attendant sa venue ; elle lui est donc facile, quelle que soit la manière dont elle vient. Et il accède au repos, délivré de la peine et du mal de ce monde. Comme le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, a dit 12 : « Celui qui se repose et celui dont on se repose. » Et elle vient au mécréant et au pervers, sa mort, sans préparation, sans équipement, sans signes annonciateurs alarmants ; au contraire, elle les surprend soudainement et les stupéfie 13, de sorte qu'ils ne peuvent ni la repousser ni être retardés. Ainsi, la mort est pour eux la chose la plus dure, et la séparation d'avec ce monde est la plus terrible épreuve qui les frappe et la chose qu'ils détestent le plus. C'est à ce sens que le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, a fait allusion par sa parole 14 : « Celui qui aime la rencontre d'Allah, Allah aime Sa rencontre ; et celui qui répugne à la rencontre d'Allah, Allah répugne à Sa rencontre. »
- as-salaf : Les pieux prédécesseurs : les premières générations de musulmans, notamment les Compagnons et les Suivants.
- Ibrahim : Ibrahim an-Nakha'i, un éminent savant et juriste de la génération des Suivants (tabi'in).
- al-ankād : Pluriel de nukd : peines, difficultés, épreuves.
- at-tanassul : Se libérer, se dégager de toute obligation ou dette envers autrui.
- hadith al-Fadl : Hadith rapporté par al-Fadl ibn 'Abbas, Compagnon du Prophète, concernant la maladie de ce dernier.
- al-Fadl : Al-Fadl ibn 'Abbas, cousin du Prophète et Compagnon.
- ath-thaqalayn : Les deux poids lourds : le Coran et la Famille du Prophète (Ahl al-Bayt).
- 'aybatahu : Son confident, littéralement 'le réceptacle de son secret'.
- Coran 36:49-50 : Référence coranique : sourate Ya-Sin, versets 49-50.
- hadith : Parole prophétique rapportée.
- hadith : Parole prophétique rapportée.
- hadith : Parole prophétique rapportée.
- tabhatuhum : Les stupéfie, les frappe de stupeur.
- hadith : Parole prophétique rapportée dans les recueils de hadiths.
Quatrième section : Connaître les aspects des jugements concernant celui qui le diminue…
Quatrième section : Connaître les aspects des jugements concernant celui qui le diminue ou l'insulte, que la prière et la paix soient sur lui.
Quatrième section : Connaissance des aspects des jugements concernant celui qui le dénigre ou l'insulte, sur lui la prière et la paix. En deux chapitres et quinze sections, et un troisième chapitre traitant de ce qui concerne Dieu, les messagers, les anges et la famille. INTRODUCTION Le juge Abū al-Faḍl 1 — que Dieu le guide — a dit : Il a déjà été établi, par le Livre, la Sunna et le consensus de la communauté, les droits qui incombent au Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue —, et ce qui lui est dû en matière de piété, de vénération, de glorification et d'honneur. En conséquence, Dieu Très-Haut a interdit de lui nuire dans Son Livre, et la communauté s'est accordée sur la mise à mort de celui qui le dénigre parmi les musulmans et de celui qui l'insulte. Dieu Très-Haut a dit : « Ceux qui offensent Dieu et Son messager, Dieu les maudit dans ce monde et dans l'au-delà, et leur prépare un châtiment humiliant 2 » (Coran 33:57). Et Il a dit : « Et ceux qui offensent le messager de Dieu auront un châtiment douloureux 3 » (Coran 9:61). Et Dieu Très-Haut a dit : « Il ne vous est pas permis d'offenser le messager de Dieu, ni d'épouser jamais ses épouses après lui ; cela serait, auprès de Dieu, une énormité 4 » (Coran 33:53). Et Il a dit, en interdisant l'allusion à son égard : « Ô vous qui croyez ! Ne dites pas : "Rāʿinā 5" mais dites : "Unẓurnā 6" et écoutez 7 » (Coran 2:104). Cela parce que les juifs disaient : « Rāʿinā, ô Muhammad », c'est-à-dire : « Prête-nous l'oreille et écoute de nous », tout en faisant allusion au mot, voulant dire la sottise 8. Dieu a donc interdit aux croyants de les imiter, et a coupé court à ce moyen en interdisant aux croyants de l'employer, afin que le mécréant et l'hypocrite ne puissent pas s'en servir pour l'insulter et se moquer de lui. On a dit : « Mais plutôt à cause de la participation du mot, car chez les juifs il signifie : "Écoute, que tu n'entendes pas" ». On a dit : « Mais plutôt à cause de ce qu'il contient comme manque de bienséance et absence de vénération et de glorification du Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue —, car dans la langue des Anṣār 9 il signifie : "Sois attentif à nous, nous serons attentifs à toi". Ils en furent donc interdits, car cela implique qu'ils ne seraient attentifs à lui que s'il était attentif à eux, alors que lui — que Dieu prie sur lui et le salue — doit être l'objet d'attention en toute circonstance 10 ». Et voici que le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — a interdit de se faire appeler par son surnom 11, en disant : « Donnez-vous mon prénom, mais ne vous donnez pas mon surnom 12 », par protection de sa personne et pour éviter de lui nuire. En effet, le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — avait répondu à un homme qui l'avait appelé : « Ô Abū al-Qāsim 13 », et il avait dit : « Je ne t'ai pas visé, j'ai seulement appelé celui-ci ». Il interdit alors de se faire appeler par son surnom, afin de ne pas être gêné en répondant à l'appel d'un autre que celui qui l'avait appelé. Ainsi, les hypocrites et les moqueurs trouvaient un moyen de lui nuire et de le rabaisser en l'appelant ; quand il se retournait, ils disaient : « Nous n'avons visé que celui-ci » — un autre —, pour le tourmenter et mépriser son droit, selon la coutume des vauriens 14 et des moqueurs. Le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — a donc protégé le domaine de ce qui lui nuit de toute manière. « Les savants rigoureux ont interprété son interdiction à ce sujet comme valant pour la durée de sa vie, et l'ont autorisée après sa mort, car la cause a disparu ». Les gens ont, à propos de ce hadith, des opinions qui ne sont pas à exposer ici ; ce que nous avons mentionné est l'avis de la majorité et la vérité — si Dieu le veut —, et cela relève de la voie de sa glorification et de sa vénération, et de la recommandation et de la préférence, non de l'interdiction. C'est pourquoi il n'a pas interdit l'usage de son prénom, car Dieu avait déjà empêché de l'appeler par lui en disant : « Ne considérez pas l'appel du messager parmi vous comme l'appel de certains d'entre vous à d'autres 15 » (Coran 24:63). En effet, les musulmans l'appelaient : « Ô messager de Dieu, ô prophète de Dieu », et certains l'appelaient parfois par son surnom : « Abū al-Qāsim ». Anas 16 — que Dieu l'agrée — a rapporté du Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — ce qui indique la réprobation de se donner son prénom et de le préserver de cela si on ne le vénère pas, en disant : « Vous donnez à vos enfants le nom de Muhammad, puis vous les maudissez 17 ». Et il a été rapporté que ʿUmar 18 — que Dieu l'agrée — écrivit aux habitants de Kūfa : « Que personne ne soit nommé par le prénom du Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue ». Abū Jaʿfar al-Ṭabarī 19 l'a rapporté, et Muḥammad ibn Saʿd 20 a rapporté qu'il vit un homme nommé Muhammad et un autre qui l'insultait en disant : « Que Dieu te fasse ceci et cela, ô Muhammad ». Alors ʿUmar dit au fils de son frère, Muḥammad ibn Zayd ibn al-Khaṭṭāb : « Je ne veux pas que Muhammad — que Dieu prie sur lui et le salue — soit insulté à cause de toi. Par Dieu, tu ne seras plus appelé Muhammad tant que tu vivras », et il le nomma ʿAbd al-Raḥmān 21. Il voulait ainsi empêcher que quiconque soit nommé par les noms des prophètes, par considération pour eux, et il changea leurs noms, disant : « Ne vous donnez pas les noms des prophètes », puis il s'arrêta. — La vérité est la permission de tout cela après lui — que Dieu prie sur lui et le salue —, comme le prouve la pratique constante des Compagnons en ce sens ; plusieurs d'entre eux nommèrent leur fils Muhammad et lui donnèrent le surnom d'Abū al-Qāsim. Et il a été rapporté que le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — permit cela à ʿAlī 22 — que Dieu l'agrée —, et il a informé — que Dieu prie sur lui et le salue — que tel est le nom et le surnom du Mahdī 23. Le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — a lui-même nommé ainsi Muḥammad ibn Ṭalḥa 24, Muḥammad ibn ʿAmr ibn Ḥazm 25, Muḥammad ibn Thābit ibn Qays 26, et plusieurs autres, et il a dit : « Quel mal y a-t-il pour l'un de vous à avoir dans sa maison un Muhammad, deux Muhammad ou trois ?! » J'ai détaillé le discours dans cette section en deux chapitres, comme nous l'avons déjà indiqué. *** CHAPITRE PREMIER : Exposé de ce qui, à son égard — que Dieu prie sur lui et le salue —, constitue une insulte ou un dénigrement, par allusion ou explicitement. Il comprend dix sections. SECTION PREMIÈRE : Le jugement légal concernant celui qui insulte le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — ou le dénigre. Sache — que Dieu nous guide, toi et moi — que quiconque insulte le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue —, le blâme, lui attribue un défaut dans sa personne, sa lignée, sa religion ou l'une de ses qualités, ou fait allusion à lui, ou le compare à quelque chose dans le but de l'insulter, de le rabaisser, de minimiser son importance, de le déprécier ou de le blâmer, est un insulteur à son égard. Le jugement le concernant est celui de l'insulteur : il est mis à mort, comme nous l'expliquerons. Nous ne faisons exception d'aucune section de ce chapitre dans cette intention, et nous n'avons aucun doute à ce sujet, que ce soit explicitement ou par allusion. De même, quiconque le maudit, prie contre lui, souhaite un mal pour lui, lui attribue ce qui ne convient pas à sa dignité dans le but de le blâmer, ou plaisante à propos de sa noble personne avec des paroles futiles, des propos obscènes 27, des paroles répréhensibles ou mensongères, ou lui reproche quelque chose des épreuves et afflictions qui lui sont arrivées, ou le rabaisse 28 à cause de certaines contingences humaines permises et habituelles chez lui — tout cela fait l'objet d'un consensus des savants et des autorités en matière de fatwa, depuis les Compagnons — que Dieu les agrée — jusqu'à nos jours 29. Abū Bakr ibn al-Mundhir 30 a dit : « La grande majorité 31 des savants s'accorde sur le fait que celui qui insulte le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — doit être mis à mort ». Parmi ceux qui ont dit cela : Mālik ibn Anas 32, al-Layth 33, Aḥmad 34, Isḥāq 35 ; et c'est l'avis de al-Shāfiʿī 36. Le juge Abū al-Faḍl 37 a dit : « C'est ce qu'implique la parole d'Abū Bakr al-Ṣiddīq 38 — que Dieu l'agrée —, et son repentir n'est pas accepté selon ces savants ». Abū Ḥanīfa 39 et ses disciples 40, al-Thawrī 41, les gens de Kūfa, et al-Awzāʿī 42 ont dit la même chose concernant les musulmans 43, mais ils ont dit que c'est une apostasie 44. Al-Walīd ibn Muslim 45 a rapporté la même chose de Mālik 46. Al-Ṭabarī 47 a rapporté la même chose de Abū Ḥanīfa et de ses disciples concernant celui qui dénigre le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue —, se désolidarise de lui ou le traite de menteur. Saḥnūn 48 a dit, à propos de celui qui l'insulte : « C'est une apostasie, comme le zandaqa 49 ». Et c'est sur ce point qu'il y a divergence quant à l'opportunité de lui demander de se repentir et de le déclarer mécréant, et quant à savoir si sa mise à mort est une peine légale ou une sanction pour mécréance, comme nous l'expliquerons dans le deuxième chapitre, si Dieu Très-Haut le veut. Nous ne connaissons aucune divergence entre les savants des grandes villes et les prédécesseurs de la communauté concernant la licéité de son sang. Plusieurs ont mentionné le consensus sur sa mise à mort et sa déclaration de mécréance.
Certains Ẓāhirites 50, à savoir Abū Muḥammad 51 ‘Alī ibn Aḥmad al-Fārisī, ont signalé un désaccord concernant l’excommunication de celui qui le traite avec légèreté, mais ce qui est connu est ce que nous avons déjà mentionné. Muḥammad 52 ibn Saḥnūn a dit : « Les savants sont unanimes que celui qui insulte le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) et le dénigre 53 est mécréant, et la menace s’applique à lui par le châtiment de Dieu ; son jugement auprès de la communauté est la mort. Et quiconque doute de sa mécréance et de son châtiment devient mécréant 54. » Ibrāhīm 55 ibn Ḥusayn ibn Khālid le juriste a argumenté dans un cas similaire 56 par le meurtre de Mālik 57 ibn Nuwayra par Khālid 58 ibn al-Walīd, en raison de sa parole à propos du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) : « Votre compagnon 59. » Abū Sulaymān 60 al-Khaṭṭābī a dit : « Je ne connais aucun musulman qui ait divergé sur l’obligation de le tuer s’il est musulman. » Ibn al-Qāsim 61 a rapporté d’après Mālik 62 dans le livre d’Ibn Saḥnūn 63, al-Mabsūṭ, et al-‘Utbiyya, et Ibn Muṭarrif 64 l’a rapporté d’après Mālik dans le livre d’Ibn Ḥabīb 65 : « Quiconque insulte le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) parmi les musulmans est tué sans qu’on lui demande de se repentir. » Ibn al-Qāsim a dit dans al-‘Utbiyya 66 : « Quiconque l’insulte, l’injurie, le critique ou le dénigre est tué, et son jugement auprès de la communauté est la mort, comme le zindīq 67. Dieu Très-Haut a imposé de le vénérer et de lui être bon. » Dans al-Mabsūṭa 68, d’après ‘Uthmān 69 ibn Kināna : « Quiconque insulte le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) parmi les musulmans est tué ou crucifié vivant sans qu’on lui demande de se repentir, et l’imam a le choix entre le crucifier vivant ou le tuer. » D’après la transmission d’Abū al-Muṣ‘ab 70 et d’Ibn Abī Uways 71, nous avons entendu Mālik dire : « Quiconque insulte le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue), l’injurie, le critique ou le dénigre est tué, qu’il soit musulman ou mécréant, et on ne lui demande pas de se repentir 72. » Dans le livre de Muḥammad 73 : « Nos compagnons de Mālik nous ont informés qu’il a dit : “Quiconque insulte le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) ou un autre prophète, qu’il soit musulman ou mécréant, est tué sans qu’on lui demande de se repentir.” » Aṣbagh 74 a dit : « Il est tué en tout état de cause, qu’il le cache ou le manifeste, et on ne lui demande pas de se repentir, car son repentir n’est pas connu. » ‘Abd Allāh 75 ibn al-Ḥakam a dit : « Quiconque insulte le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue), qu’il soit musulman ou mécréant, est tué sans qu’on lui demande de se repentir. » Al-Ṭabarī 76 a rapporté la même chose d’après Ashhab 77 d’après Mālik 78. Ibn Wahb 79 a rapporté d’après Mālik : « Quiconque dit que le manteau du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) – et on rapporte : le bouton du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) – était sale, voulant par là le critiquer, est tué. » Certains de nos savants ont dit : « Les savants sont unanimes que quiconque invoque le malheur 80 contre un prophète ou quelque chose de déplaisant est tué sans qu’on lui demande de se repentir. » Abū al-Ḥasan 81 al-Qābisī a émis un avis juridique concernant celui qui dit à propos du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) : « Le portefaix 82, l’orphelin d’Abū Ṭālib », qu’il doit être tué. Abū Muḥammad 83 ibn Abī Zayd a émis un avis juridique pour la mort d’un homme qui avait entendu des gens discuter de la description du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) lorsqu’un homme au visage et à la barbe laids passa devant eux, et il leur dit : « Vous voulez connaître sa description ? Elle est dans la description de ce passant, dans sa constitution et sa barbe. » Il dit : « On n’accepte pas son repentir ; il a menti, que Dieu le maudisse, et il ne sort pas d’un cœur sain dans la foi. » Aḥmad 84 ibn Abī Sulaymān, le compagnon de Saḥnūn 85, a dit : « Quiconque dit que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) était noir est tué. » Et à propos d’un homme à qui l’on avait dit : « Non, par le droit du Messager 86 de Dieu », et il répondit : « Que Dieu fasse au Messager de Dieu telle chose » – et il mentionna une parole obscène –, on lui dit : « Que dis-tu, ô ennemi de Dieu ? » Il répéta des paroles plus graves que les premières, puis dit : « Je voulais seulement dire par “Messager de Dieu” le scorpion 87. » Ibn Abī Sulaymān dit à celui qui l’interrogeait 88 : « Témoigne contre lui, et je suis ton associé » – voulant dire dans son exécution et la récompense de cela. Ḥabīb 89 ibn al-Rabī‘ a dit : « Car la prétention d’interprétation dans un terme explicite n’est pas acceptée 90, car c’est un mépris, et il n’honore pas 91 le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) ni ne le vénère. Il est donc obligatoire de rendre son sang licite. » Abū ‘Abd Allāh 92 ibn ‘Aṭṭāb a émis un avis juridique concernant un collecteur d’impôts 93 qui dit à un homme : « Acquitte-toi et plains-toi au Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) 94 », et il dit : « Si j’ai demandé ou ignoré, alors le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) a ignoré et demandé », qu’il doit être tué. Les juristes d’al-Andalus ont émis un avis juridique pour la mort et la crucifixion d’Ibn Ḥātim 95, le juriste de Tolède, en raison de ce qui a été témoigné contre lui de son mépris pour le droit du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue), de l’avoir appelé lors de sa controverse « l’orphelin 96 » et « le circoncis de Ḥaydara 97 », et de sa prétention que son ascétisme n’était pas intentionnel, et que s’il avait pu obtenir les bonnes choses, il les aurait mangées, etc. Les juristes de Kairouan 98 et les compagnons de Saḥnūn 99 ont émis un avis juridique pour la mort d’Ibrāhīm 100 al-Ghazzārī, qui était un poète versé dans de nombreuses sciences, et qui assistait aux séances de débat du juge Abū al-‘Abbās 101 ibn Ṭālib. Des choses répréhensibles de ce genre furent rapportées contre lui, concernant la moquerie envers Dieu, Ses prophètes et notre Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue). Le juge Yaḥyā 102 ibn ‘Umar et d’autres juristes le firent comparaître, ordonnèrent sa mort et sa crucifixion ; il fut poignardé avec un couteau, crucifié la tête en bas, puis descendu et brûlé au feu 103. Certains historiens ont rapporté que lorsque son bois fut levé et que les mains le quittèrent, il tourna et le détourna de la qibla 104 ; ce fut un signe pour tous, les gens dirent “Allāhu akbar”, et un chien vint et but 105 son sang. Yaḥyā 106 ibn ‘Umar dit : « Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) a dit vrai », et il mentionna un hadith de lui (que Dieu prie sur lui et le salue) : « Le chien ne boit pas le sang d’un musulman 107. » Le juge Abū ‘Abd Allāh 108 ibn al-Murābiṭ a dit : « Quiconque dit que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) a été vaincu, on lui demande de se repentir ; s’il se repent 109, sinon il est tué, car c’est un dénigrement, puisqu’il n’est pas permis que cela lui arrive en particulier, car il est clairvoyant dans son affaire et certain de son infaillibilité. » Ḥabīb 110 ibn Rabī‘ al-Qarawī a dit : « L’école de Mālik 111 et de ses compagnons est que quiconque dit à son sujet (que Dieu prie sur lui et le salue) quelque chose qui implique un dénigrement est tué sans qu’on lui demande de se repentir 112. » Ibn 113 ‘Aṭṭāb a dit : « Le Livre et la Sunna imposent que quiconque vise le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) par un tort ou un dénigrement, de manière implicite ou explicite, même minime, sa mort est obligatoire 114. » Tout ce chapitre fait partie de ce que les savants ont considéré comme une insulte ou un dénigrement qui rend obligatoire la mort de son auteur ; leurs prédécesseurs et leurs successeurs n’ont pas divergé là-dessus, bien qu’ils aient divergé sur le jugement de sa mort comme nous l’avons indiqué et que nous expliquerons plus tard. De même, je dis que le jugement de celui qui le rabaisse ou le blâme pour avoir gardé les moutons, pour l’oubli, la distraction, la sorcellerie, ou pour ce qui l’a atteint comme blessure 115 ou défaite de certaines de ses armées, ou un tort de son ennemi, ou une difficulté de son temps, ou pour son inclination vers ses femmes, tout cela, pour celui qui vise par là son dénigrement, est la mort. Les avis des savants à ce sujet ont déjà été mentionnés, et ce qui le confirme viendra. Chapitre second : L’argument pour l’obligation de tuer quiconque l’insulte ou le critique (sur lui la prière et le salut) Parmi le Coran, il y a Sa malédiction contre celui qui Le nuit dans ce monde et dans l’autre, et Son association de la nuisance envers Lui avec la nuisance envers Lui. Il n’y a pas de divergence sur le fait de tuer quiconque insulte Dieu, et que la malédiction n’est méritée que par celui qui est mécréant, et le jugement du mécréant est la mort. Il a dit : « Ceux qui offensent Dieu et Son Messager… » 116 le verset, et Il a dit la même chose à propos du meurtrier du croyant. Parmi Sa malédiction dans ce monde, il y a la mort. Dieu Très-Haut a dit : « Maudits, où qu’ils soient trouvés, ils seront saisis et tués impitoyablement 117. »
Il a dit à propos des combattants et a mentionné leur châtiment : « Cela est pour eux une ignominie dans l'ici-bas » 118. Et le terme « tuer » peut signifier « maudire ». Il a dit : « Que soient maudits les suppositeurs » 119 et « Que Dieu les combatte ! Comme ils sont détournés ! » 120, c'est-à-dire : que Dieu les maudisse. Et parce qu'il y a une différence entre le tort causé par eux et le tort causé aux croyants. Et pour le tort causé aux croyants, il y a ce qui est en deçà de la peine de mort, comme la flagellation et la punition exemplaire 121. Ainsi, le jugement concernant celui qui cause du tort à Dieu et à Son Prophète est plus sévère que cela, à savoir la peine de mort. Et Dieu Très-Haut a dit : « Non, par ton Seigneur ! Ils ne croiront pas jusqu'à ce qu'ils te prennent pour juge de ce qui les oppose » 122 jusqu'à la fin du verset. Il a donc retiré le nom de la foi à celui dans le cœur duquel se trouve une gêne vis-à-vis de Son jugement et qui ne s'y soumet pas. Et quiconque le rabaisse 123 a contredit cela. Et Dieu Très-Haut a dit : « Ô vous qui avez cru ! N'élevez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète » jusqu'à Sa parole : « de peur que vos œuvres ne deviennent vaines » 124. Or, seules la mécréance 125 rend les œuvres vaines, et le mécréant est mis à mort. Et Il a dit : « Et quand ils viennent à toi, ils te saluent d'une manière dont Dieu ne t'a pas salué » 126. Puis Il a dit : « L'Enfer leur suffira ; ils y brûleront. Et quelle mauvaise destination ! » 127. Et Dieu Très-Haut a dit : « Et parmi eux, il y a ceux qui causent du tort au Prophète et disent : "C'est une oreille" » 128. Puis Il a dit : « Ceux qui causent du tort au Messager de Dieu auront un châtiment douloureux » 129. Et Dieu Très-Haut a dit : « Et si tu les interrogeais, ils diraient : "Nous ne faisions que plaisanter et jouer" » 130 jusqu'à Sa parole : « Vous avez certes mécru après avoir cru » 131. Les exégètes 132 ont dit : « Vous avez mécru » par vos propos au sujet du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue. Quant au consensus 133, nous l'avons mentionné. Quant aux traditions 134, il y a celle de al-Husayn 135 ibn 'Alî, d'après son père, que le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, a dit 136 : « Quiconque insulte un prophète, tuez-le. Et quiconque insulte mes Compagnons, frappez-le. » Et dans le hadith authentique 137, le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, a ordonné la mise à mort de Ka'b 138 ibn al-Ashraf, en disant : « Qui se charge de Ka'b ibn al-Ashraf ? Car il cause du tort à Dieu et à Son Messager. » Et il envoya quelqu'un le tuer par ruse 139, sans l'appeler [à l'islam] au préalable, contrairement aux autres polythéistes. Et il a justifié sa mise à mort par le tort qu'il lui causait. Cela indique donc qu'il l'a tué non pas pour l'association [à Dieu], mais pour le tort. Et de même, il a tué Abû Râfi' 140. Al-Barâ' 141 a dit : « Il causait du tort au Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, et il l'aidait [contre lui]. » Et de même, son ordre le jour de la conquête [de La Mecque] de tuer Ibn Khatal 142 et ses deux chanteuses 143 qui chantaient des insultes contre lui, que Dieu prie sur lui et le salue. Et dans un autre hadith 144 : un homme insultait le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, et il dit : « Qui me débarrassera de mon ennemi ? » Khâlid 145 dit : « Moi. » Alors le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, l'envoya et il le tua. Et de même, il ordonna la mise à mort d'un groupe de mécréants qui lui causaient du tort et l'insultaient, comme al-Nadr ibn 146 al-Hârith et 'Uqba ibn Abî 147 Mu'ayt. Et il ordonna la mise à mort d'un groupe d'entre eux avant et après la conquête, et ils furent tués, sauf ceux qui se hâtèrent d'embrasser l'islam avant d'être capturés. Al-Bazzâr 148 a rapporté d'après Ibn 'Abbâs 149 que 'Uqba ibn Abî Mu'ayt s'écria 150 : « Ô assemblée de Quraysh ! Pourquoi suis-je tué parmi vous en étant un otage 151 ? » Le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, lui dit : « À cause de ta mécréance et de tes calomnies contre le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue. » 'Abd 152 al-Razzâq a mentionné qu'un homme insulta le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, et il dit : « Qui me débarrassera de mon ennemi ? » Al-Zubayr 153 dit : « Moi. » Alors il l'affronta en duel et le tua. Il a également rapporté 154 qu'une femme insultait le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, et il dit : « Qui me débarrassera de mon ennemi ? » Khâlid ibn al-Walîd sortit vers elle et la tua. Et il a été rapporté 155 qu'un homme mentit 156 sur le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, et il envoya 'Alî 157 et al-Zubayr pour le tuer. Ibn Qâni' 158 a rapporté qu'un homme vint auprès du Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, et dit : « Ô Messager de Dieu, j'ai entendu mon père dire à ton sujet une parole odieuse, alors je l'ai tué. » Cela ne déplut pas au Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue. Il parvint 159 à al-Muhâjir 160 ibn Abî Umayya, gouverneur du Yémen pour Abû Bakr 161, que Dieu l'agrée, qu'une femme, lors de l'apostasie 162, chanta des insultes contre le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue. Il lui coupa la main et lui arracha une incisive 163. Cela parvint à Abû Bakr, que Dieu l'agrée, qui lui dit : « Si tu n'avais pas fait cela, je t'aurais ordonné de la tuer, car la peine [légale] pour les prophètes ne ressemble pas aux autres peines. » D'après Ibn 164 'Abbâs : une femme de Khatma 165 insulta le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, et il dit : « Qui se charge d'elle ? » Un homme de sa tribu dit : « Moi, ô Messager de Dieu. » Il se leva et la tua. Il informa le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, qui dit : « Deux boucs ne se heurteront pas à ce sujet 166. » D'après 167 Ibn 'Abbâs 168 : « Un aveugle avait une esclave-mère 169 qui insultait le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue. Il la réprimandait, mais elle ne cessait pas. Une nuit, elle se mit à médire du Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, et à l'injurier, alors il la tua. Le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, en fut informé et déclara son sang impuni 170. » Dans le hadith d'Abû Barza 171 al-Aslamî : « J'étais 172 un jour assis auprès d'Abû Bakr al-Siddîq lorsqu'il se fâcha contre un homme parmi les musulmans » — et le Qâdî Ismâ'îl 173 et plusieurs autres imams ont rapporté dans ce hadith que cet homme avait insulté Abû Bakr. Al-Nasâ'î 174 l'a rapporté : « Je vins auprès d'Abû Bakr alors qu'un homme avait été grossier et lui avait répondu 175. » Je dis 176 : « Ô successeur du Messager de Dieu, laisse-moi lui trancher la tête. » Il dit : « Assieds-toi. Cela n'est permis à personne d'autre qu'au Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue. » Le Qâdî Abû Muhammad 177 ibn Nasr a dit : « Personne ne s'est opposé à lui. Les imams ont donc utilisé ce hadith comme preuve pour la mise à mort de quiconque a mis en colère le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, par tout ce qui le met en colère, ou lui a causé du tort, ou l'a insulté. » Parmi cela, il y a la lettre de 'Umar ibn 'Abd 178 al-'Azîz à son gouverneur 179 de Kûfa : « Il l'avait consulté au sujet de la mise à mort d'un homme qui avait insulté 'Umar, que Dieu l'agrée. Il lui écrivit : "Il n'est pas permis de tuer un homme musulman pour avoir insulté quiconque parmi les gens, sauf un homme qui insulte le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue. Quiconque l'insulte, son sang est licite." » Al-Rashîd 180 interrogea Mâlik 181 au sujet d'un homme qui avait insulté le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, et lui mentionna que les juristes 182 d'Irak lui avaient donné une fatwa 183 pour le flageller. Mâlik se fâcha et dit : « Ô Commandeur des croyants ! Quelle survie pour la communauté après l'insulte de son Prophète ?! Quiconque insulte les prophètes est mis à mort, et quiconque insulte les Compagnons du Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, est flagellé 184. » Le Qâdî Abû 185 al-Fadl a dit : « C'est ainsi que cela figure dans ce récit — rapporté par plusieurs auteurs des mérites de Mâlik et de ses récits, ainsi que d'autres. Je ne sais qui sont ces juristes d'Irak qui ont donné une fatwa à al-Rashîd comme mentionné. Nous avons déjà mentionné l'avis des Irakiens sur sa mise à mort. Peut-être sont-ils parmi ceux qui ne sont pas connus pour leur science, ou dont la fatwa n'est pas fiable, ou dont l'opinion est influencée par leur passion, ou bien ce qu'il a dit doit être interprété comme autre chose qu'une insulte, et la divergence porte sur le fait de savoir s'il s'agit d'une insulte ou non, ou bien il est revenu [sur son insulte] et s'est repenti, et ne l'a pas dit à Mâlik 186 selon son principe. Sinon, le consensus 187 sur la mise à mort de quiconque l'insulte est établi, comme nous l'avons déjà mentionné. » Et cela indique sa mise à mort du point de vue de la réflexion 188 et de la considération 189 : quiconque l'insulte et le rabaisse, que Dieu prie sur lui et le salue, a montré le signe de la maladie de son cœur et la preuve de sa dissimulation 190 et de sa mécréance. C'est pourquoi de nombreux savants ont prononcé contre lui l'apostasie 191.
C'est la transmission des Syriens d'après Mâlik et al-Awzâ'î 192. Et la parole d'al-Thawrî 193, d'Abû Hanîfa, des Kûfiens et l'autre avis : « C'est une preuve de mécréance, donc on le tue comme peine légale, même si on ne le juge pas mécréant, à moins qu'il ne persiste dans sa parole sans la renier ni s'en repentir. Alors celui-là est mécréant. » Sa parole est soit une mécréance explicite comme le démenti et autres, soit des paroles de moquerie et de blâme. Son aveu de ces paroles et son absence de repentir sont une preuve qu'il les tient pour licites, et c'est aussi une mécréance. Donc celui-là est mécréant sans divergence. Allah Très-Haut a dit à propos d'un cas similaire : « Ils jurent par Allah qu'ils n'ont pas dit, alors qu'ils ont bien dit la parole de mécréance et ont mécru après leur soumission 194. » Les exégètes ont dit : c'est leur parole : « Si ce que dit Muhammad est vrai 195, nous sommes pires que des ânes. » Et on a dit : plutôt la parole de certains d'entre eux 196 : « Notre situation et celle de Muhammad est comme le dicton : "Engraisse ton chien, il te dévorera..." Et si nous retournons à Médine, le plus puissant en fera sortir le plus méprisable. » Et on a dit : celui qui dit une telle chose, s'il la dissimule 197, son jugement est celui du zindîq 198 : on le tue, car il a changé sa religion. Et le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Que celui qui change sa religion, on lui tranche la nuque. » Et parce que le jugement du Prophète (sur lui la paix et le salut) a, en matière d'inviolabilité, une prééminence sur sa communauté, et que l'insulteur d'un homme libre de sa communauté est puni, la punition pour celui qui l'insulte (sur lui la paix et le salut) est la mort, en raison de sa grandeur et de l'élévation 199 de son rang sur les autres. Chapitre trois : Les raisons pour lesquelles le Prophète (sur lui la paix et le salut) a pardonné à certains de ceux qui lui ont causé du tort. Si tu dis : Pourquoi le Prophète (sur lui la paix et le salut) n'a-t-il pas tué le Juif qui lui a dit : « As-sâmu 'alaykum 200 », ce qui est une invocation contre lui ? Et il n'a pas tué l'autre 201 qui lui a dit : « Voilà un partage 202 par lequel on ne recherche pas la Face d'Allah 203 », alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) en a été affecté, et il a dit : « Moïse a subi pire que cela et a patienté. » Et il n'a pas tué les hypocrites qui lui causaient du tort la plupart du temps ? Sache – qu'Allah nous guide et te guide – que le Prophète (sur lui la paix et le salut), au début de l'islam, cherchait à gagner les cœurs, à incliner les gens vers lui, à leur faire aimer la foi et à l'embellir dans leurs cœurs, et il les ménageait, disant à ses Compagnons : « Vous avez été envoyés pour faciliter, non pour rendre les choses difficiles », et il disait : « Annoncez 204 et ne rebutez pas 205, apaisez 206 et ne faites pas fuir. » Et il disait : « Que les gens ne disent pas que Muhammad tue ses Compagnons 207. » Et le Prophète (sur lui la paix et le salut) ménageait les mécréants et les hypocrites, traitait leur compagnie avec bienveillance, fermait les yeux sur eux, supportait leurs torts et patientait face à leur rudesse, d'une manière qu'il ne nous est plus permis aujourd'hui de supporter de leur part. Et il les traitait avec douceur 208 par les dons et la bienfaisance 209, et c'est ainsi qu'Allah Très-Haut le lui a ordonné. Allah Très-Haut a dit : « Et tu ne cesseras de découvrir quelque traîtrise de leur part, sauf d'un petit nombre d'entre eux. Pardonne-leur donc et passe outre, car Allah aime les bienfaisants 210. » Et Il a dit : « Repousse le mal par ce qui est meilleur : alors voilà que celui avec qui tu avais une inimitié devient comme un ami proche 211. » Cela était dû au besoin de gagner les cœurs au début de l'islam et de rassembler la communauté autour de lui. – Puis, lorsque l'islam s'est affermi et qu'Allah l'a fait triompher sur toute religion, il a tué ceux sur qui il avait pouvoir et dont l'affaire était notoire, comme il fit avec Ibn Khatal 212 et ceux dont il avait ordonné la mort le jour de la conquête. Et ceux qu'il pouvait tuer en traîtrise 213 parmi les Juifs et autres, ou par la force, parmi ceux qui n'avaient pas encore été intégrés dans le cercle de sa compagnie et n'étaient pas entrés 214 dans le nombre de ceux qui professaient ouvertement la foi en lui, parmi ceux qui lui causaient du tort, comme Ibn al-Ashraf 215, Abû Râfi' 216, al-Nadr 217 et 'Uqba 218. – De même, il a déclaré licite 219 le sang d'un groupe d'autres, comme Ka'b 220 ibn Zuhayr, Ibn al-Ziba'râ 221 et d'autres encore, parmi ceux qui lui avaient causé du tort, jusqu'à ce qu'ils se rendent et le rencontrent en étant musulmans. – Et les intentions cachées des hypocrites étaient dissimulées, et le jugement du Prophète (sur lui la paix et le salut) portait sur l'apparent. La plupart de ces paroles, celui qui les prononçait parmi eux ne les disait qu'en secret, avec ses semblables, et ils juraient les avoir dites lorsqu'elles étaient rapportées 222, et ils les niaient, jurant par Allah qu'ils n'avaient pas dit, alors qu'ils avaient bien dit la parole de mécréance. – Et malgré cela, il espérait leur retour 223 et leur repentir vers l'islam, et il patientait (sur lui la paix et le salut) face à leurs fautes et leur rudesse, comme ont patienté les Prophètes doués de résolution 224, jusqu'à ce que beaucoup d'entre eux reviennent intérieurement comme ils étaient revenus extérieurement, et qu'ils soient sincères en secret comme ils l'avaient montré en public, et qu'Allah tire profit par la suite d'un grand nombre d'eux, et qu'ils deviennent pour la religion des ministres, des soutiens, des protecteurs et des alliés, comme en témoignent les récits. Et c'est ainsi qu'a répondu certains de nos imams – qu'Allah leur fasse miséricorde – à cette question 225. Il a dit : Peut-être que le Prophète (sur lui la paix et le salut) n'a pas eu de preuve certaine de leurs paroles qui lui ont été rapportées, car elles n'étaient transmises que par un seul 226 et par quelqu'un qui n'atteignait pas le rang du témoignage en cette matière, comme un enfant, un esclave ou une femme. Et les sangs ne sont rendus licites qu'après certitude. Et c'est sur cela qu'on interprète l'affaire du Juif 227 concernant le salut 228 : ils ont tordu leurs langues et ne l'ont pas prononcé clairement. Ne vois-tu pas comment 'Â'isha l'a signalé ? Si cela avait été explicite, elle n'aurait pas été la seule à le savoir. C'est pourquoi le Prophète (sur lui la paix et le salut) a alerté ses Compagnons sur leur acte, leur manque de sincérité dans leur salut et leur traîtrise en cela, en tordant 229 leurs langues et en attaquant la religion. Il a dit : « Les Juifs, quand l'un d'eux salue, il dit : "As-sâmu 'alaykum". Répondez donc : "'Alaykum 230". » Et de même, certains de nos compagnons bagdadiens 231 ont dit : Le Prophète (sur lui la paix et le salut) n'a pas tué les hypocrites en raison de sa connaissance à leur sujet, et il n'est pas rapporté qu'une preuve de leur hypocrisie ait été établie ; c'est pourquoi il les a laissés. Et aussi, l'affaire était secrète et intérieure, alors que leur apparence était l'islam et la foi, même s'ils étaient des gens de la dhimma 232, de l'alliance et de la protection. Les gens étaient encore proches de l'islam, et le mauvais n'était pas encore distingué du bon. Et il était notoire, chez les Arabes mentionnés, que ceux qui étaient soupçonnés d'hypocrisie faisaient partie des croyants, des Compagnons du Seigneur des messagers et des alliés de la religion, en raison de leur apparence. Si le Prophète (sur lui la paix et le salut) les avait tués pour leur hypocrisie, pour ce qui émanait d'eux et pour sa connaissance de ce qu'ils cachaient en eux-mêmes, le fauteur de trouble aurait trouvé matière à dire, le fuyard aurait douté, l'opposant aurait semé la rumeur 233, plus d'un se serait détourné de la compagnie du Prophète (sur lui la paix et le salut) et de l'entrée dans l'islam, et le calomniateur aurait prétendu, et l'ennemi injuste aurait pensé, que la mort n'était due qu'à l'inimitié et à la recherche de vengeance 234. Et j'ai vu le sens de ce que j'ai exposé attribué à Mâlik 235 ibn Anas – qu'Allah lui fasse miséricorde. C'est pourquoi le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Que les gens ne disent pas que Muhammad tue ses Compagnons. » Et il a dit : « Ce sont ceux qu'Allah m'a interdits de tuer. » Et cela diffère de l'application des peines apparentes sur eux, comme les peines de la fornication, du meurtre et autres 236, en raison de leur caractère manifeste 237 et de l'égalité des gens à les connaître. Et Muhammad 238 ibn al-Mawwâz a dit : Si les hypocrites avaient manifesté leur hypocrisie, le Prophète (sur lui la paix et le salut) les aurait tués. Et le Qâdî Abû al-Hasan 239 ibn al-Qassâr a dit, et Qatâda 240 a dit dans l'exégèse de la parole d'Allah Très-Haut : « Si les hypocrites, ceux qui ont une maladie au cœur et ceux qui propagent des fausses nouvelles à Médine ne cessent pas, Nous t'inciterons contre eux, puis ils n'y séjourneront que peu de temps. Maudits où qu'ils soient, ils seront saisis et tués sans merci. Telle est la règle d'Allah 241 » – le verset – il a dit : Cela signifie quand ils manifestent l'hypocrisie. Et Muhammad 242 ibn Maslama a rapporté dans al-Mabsût 243 d'après Zayd 244 ibn Aslam que la parole d'Allah Très-Haut : « Ô Prophète ! Lutte contre les mécréants et les hypocrites et sois rude envers eux 245 » a abrogé 246 ce qui était avant elle 247.
Et l'un de nos maîtres a dit : « Peut-être que celui qui a dit 248 : "Ceci est un partage par lequel on ne recherche pas la Face d'Allah" et sa parole : "Sois équitable", le Prophète (sur lui la paix et le salut) n'y a pas compris une attaque contre lui ni une accusation à son encontre, mais il l'a plutôt vue comme une erreur d'opinion dans les affaires mondaines et un effort pour les intérêts de leurs gens ; il n'a donc pas considéré cela comme une cause 249 et a estimé que c'était une nuisance qu'il devait pardonner et supporter. » C'est pourquoi il ne l'a pas puni. - De même, on dit à propos des Juifs lorsqu'ils ont dit : « As-Sâm 'alaykum 250 », il n'y a pas là d'insulte explicite, ni d'imprécation autre que la mort inévitable qui doit atteindre tous les humains. Et il a été dit : « Le sens est plutôt : "Vous vous lassez de votre religion" ; as-sa'm et as-sa'ama signifient "l'ennui". C'est une imprécation contre l'ennui de la religion, non une insulte explicite. » C'est pourquoi al-Bukhârî 251 a intitulé ce hadith : « Chapitre : Quand quelqu'un, ou un autre, fait une allusion [ta'rîd] à l'insulte du Prophète (sur lui la paix et le salut). » L'un de nos savants a dit : « Ce n'est pas une allusion à l'insulte, mais une allusion à la nuisance. » Al-Qâdî Abû 252 al-Fadl a dit : « Nous avons déjà établi que la nuisance et l'insulte sont équivalentes en ce qui le concerne (sur lui la paix et le salut). » Al-Qâdî Abû 253 Muhammad ibn Nasr a dit, en réponse à ce hadith par une partie de ce qui précède : « Le hadith ne mentionne pas si ce Juif était un protégé [dhimmî] ou un ennemi [harbî] ; et l'on ne doit pas abandonner ce qu'impliquent les preuves pour une possibilité. Le plus approprié 254 et le plus évident parmi ces aspects est l'intention de gagner les cœurs [isti'lâf] et de faire preuve de tolérance [mudârât] pour la religion, afin qu'ils croient peut-être. » C'est pourquoi al-Bukhârî 255 a intitulé le hadith du partage et des Khârijites : « Chapitre : Sur le fait d'abandonner le combat contre les Khârijites pour gagner les cœurs et pour que les gens ne se détournent pas de lui », et selon ce que nous avons mentionné comme sens de Mâlik 256 et que nous avons établi auparavant. Il a enduré de leur part, sur lui la paix et le salut, leur sorcellerie et leur poison, ce qui est plus grave que leur insulte, jusqu'à ce qu'Allah lui donne la victoire sur eux, lui permette de tuer ceux qu'il a désignés parmi eux, de les faire descendre de leurs forteresses, de jeter la terreur dans leurs cœurs, de prescrire l'exil à certains d'entre eux, de les expulser de leurs demeures, de détruire leurs maisons de leurs propres mains et de celles des croyants, de les affronter par l'insulte en disant : « Ô frères des singes et des porcs... », de faire trancher 257 sur eux les épées des musulmans, de les éloigner de leur voisinage, et de léguer leur terre, leurs demeures et leurs biens 258... afin que la parole d'Allah soit la plus haute et celle des mécréants la plus basse. Si tu dis : « Il est rapporté dans le hadith authentique 259 d'après 'Â'isha 260 (qu'Allah l'agrée) : "Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne se vengeait jamais pour lui-même de quoi que ce soit qu'on lui faisait, sauf si les limites sacrées d'Allah étaient violées ; alors il se vengeait pour Allah." » Sache que cela n'implique pas qu'il ne se vengeait pas de celui qui l'insultait, lui nuisait ou le traitait de menteur, car cela fait partie des limites sacrées d'Allah pour lesquelles il se vengeait. Ce dont il ne se vengeait pas pour lui-même concerne les mauvaises manières ou les comportements en paroles et en actes touchant à sa personne 261 ou à ses biens, dont l'auteur n'avait pas l'intention de lui nuire, mais qui relèvent de la rudesse et de l'ignorance 262 propres aux bédouins, ou de la sottise 263 humaine, comme le fait du bédouin qui tira son manteau 264 jusqu'à marquer son cou 265, l'élévation de la voix d'un autre 266 devant lui, le déni du bédouin 267 de lui avoir acheté son cheval 268 pour lequel Khuzayma 269 témoigna, la coalition de ses deux épouses 270 contre lui, et autres choses semblables qu'il convient de pardonner. L'un de nos savants a dit : « Nuisir au Prophète (sur lui la paix et le salut) est illicite, que ce soit par un acte licite ou autre. » Quant à un autre que lui, il est permis de nuire par un acte licite, parmi ce qu'il est permis à une personne de faire, même si cela nuit à autrui. Il s'appuie sur la généralité de la parole d'Allah : « Ceux qui offensent Allah et Son Messager, Allah les maudit dans ce monde et dans l'au-delà » 271, et sur sa parole (sur lui la paix et le salut) dans le hadith 272 de Fâtima 273 : « Elle est un morceau de moi ; ce qui la nuit me nuit. Certes, je ne rends pas illicite ce qu'Allah a rendu licite, mais la fille du Messager d'Allah et la fille de l'ennemi 274 d'Allah ne seront jamais réunies chez un même homme. » Ou bien cela fait partie de ce par quoi un mécréant lui a nui, mais dont on espérait 275 ensuite son embrassement de l'Islam, comme son pardon au Juif qui l'a ensorcelé, au bédouin 276 qui voulut le tuer, et à la Juive qui l'a empoisonné. Il a été dit : « Il la tua 277. » Et des cas semblables, parmi les nuisances qu'il subissait de la part des gens du Livre et des hypocrites, il leur pardonnait 278 dans l'espoir de gagner leurs cœurs et ceux d'autres, comme nous l'avons établi précédemment. Et c'est Allah qui accorde le succès. Quatrième chapitre : Le statut de celui qui fait cela sans intention ni croyance Al-Qâdî a dit : Nous avons déjà parlé du meurtre de celui qui a l'intention d'insulter, de dénigrer et de mépriser 279, de quelque manière que ce soit, possible ou impossible. C'est un aspect clair sans ambiguïté. Deuxième aspect : Il n'est pas moins évident et clair : il s'agit de celui qui prononce, à propos du Prophète (sur lui la paix et le salut), des paroles sans avoir l'intention d'insulter ou de dénigrer, ni la croyance en cela, mais il prononce à son sujet une parole de mécréance, comme une malédiction, une insulte, un démenti, l'attribution de ce qui ne lui convient pas, ou la négation de ce qui lui est obligatoire et qui constitue une imperfection à son égard, par exemple lui attribuer la commission d'un péché grave, une compromission dans la transmission du message ou dans un jugement entre les gens, rabaisser son rang, l'honneur de sa lignée, l'abondance de sa science ou son ascétisme, ou démentir ce qui est notoire parmi les choses qu'il a annoncées et qui sont rapportées de manière mutawâtir, dans l'intention de rejeter son information, ou proférer des paroles sottes, des propos laids, ou une forme d'insulte à son encontre, même si l'état de fait montre qu'il n'a pas eu l'intention de le blâmer ni de l'insulter, soit par ignorance qui l'a poussé à dire cela, soit par agacement, soit par ivresse qui l'y a contraint, soit par manque de vigilance et de contrôle de sa langue, soit par emportement et précipitation dans ses paroles. Le statut de cet aspect est le même que le premier : la mort sans délai, car nul n'est excusable dans la mécréance par ignorance, ni par la prétention d'un lapsus de langue, ni par quoi que ce soit de ce que nous avons mentionné, si son esprit est sain dans sa nature, sauf celui qui est contraint alors que son cœur est rassuré par la foi. C'est ainsi que les Andalous ont émis une fatwa contre Ibn 280 Hâtim pour avoir nié l'ascétisme du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), comme nous l'avons mentionné plus haut. Muhammad 281 ibn Sahnûn a dit au sujet du prisonnier qui insulte le Prophète (sur lui la paix et le salut) aux mains de l'ennemi : il est tué, à moins que l'on sache qu'il a été contraint ou qu'il a agi sous la contrainte. D'après Abû 282 Muhammad ibn Abî Zayd : on n'excuse pas par la prétention d'un lapsus de langue dans un tel cas. Abû al-Hasan 283 al-Qâbisî a émis une fatwa concernant celui qui insulte le Prophète (sur lui la paix et le salut) en état d'ivresse : il est tué, car on suppose qu'il croit cela et le fait à jeun. De plus, c'est une peine légale [hadd] que l'ivresse n'annule pas, comme l'accusation de fornication [qadhf], le meurtre et les autres peines légales, car il s'est infligé cela à lui-même. En effet, celui qui boit du vin en sachant qu'il perdra la raison et commettra des actes répréhensibles est considéré comme ayant intentionnellement causé ces actes. C'est sur cette base que nous lui imposons le divorce, l'affranchissement, le talion et les peines légales. On ne peut objecter à cela le hadith 284 de Hamza 285 et sa parole au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « N'êtes-vous que des esclaves de mon père ? » Il a dit... Le Prophète (sur lui la paix et le salut) sut qu'il était ivre et s'en alla. Car le vin n'était pas encore interdit à cette époque, donc il n'y avait pas de péché dans ses méfaits, et ce qui en découlait était pardonné, comme ce qui arrive pendant le sommeil ou la prise d'un médicament sûr. Cinquième chapitre : La réalité de celui qui dit cela : est-il mécréant ou apostat ? Troisième aspect :
S'il a l'intention de le démentir dans ce qu'il a dit ou apporté, ou de nier sa prophétie, ou son message, ou son existence, ou de mécroire en lui... est-ce que, par cette parole, il est passé à une autre religion que la sienne ou non ? Celui-là est mécréant à l'unanimité, il doit être tué. Ensuite, on examine : s'il a été explicite à ce sujet, son jugement ressemble davantage à celui de l'apostat 286. Et la divergence est forte quant à lui accorder un délai de repentir. Selon l'autre avis, son repentir n'annule pas la peine de mort en raison du droit du Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, s'il l'a mentionné par une déficience dans ce qu'il a dit comme mensonge ou autre. - Et s'il a été dissimulé à ce sujet, son jugement est celui du zindîq 287 : le repentir n'annule pas sa mise à mort selon nous, comme nous l'expliquerons. Abû Hanîfa et ses compagnons ont dit : « Quiconque se désolidarise de Muhammad ou le dément 288 est un apostat dont le sang est licite, à moins qu'il ne revienne. » Ibn al-Qâsim 289 a dit au sujet du musulman qui dit : « Muhammad n'est pas un prophète », ou « il n'a pas été envoyé », ou « aucun Coran n'est descendu sur lui, ce n'est qu'une chose qu'il a inventée 290 » : il est tué. Il a dit : « Quiconque parmi les musulmans mécroit au Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, et le renie, est au rang de l'apostat. » De même, celui qui déclare ouvertement son démenti est comme l'apostat : on lui accorde un délai de repentir. Il a dit de même à propos de celui qui se proclame prophète et prétend recevoir la révélation. Sahnûn 291 a dit, et Ibn al-Qâsim 292 : « Qu'il y appelle en secret ou en public. » Asbagh 293 a dit : « Il est comme l'apostat, car il a mécru au Livre de Dieu en plus de la calomnie contre Dieu. » Ashhab 294 a dit au sujet d'un juif qui se proclame prophète, ou prétend avoir été envoyé aux gens, ou dit : « Après votre prophète, il y a un prophète » : on lui accorde un délai de repentir s'il est public dans cela ; s'il se repent, sinon il est tué. Car il dément le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, dans sa parole : « Il n'y a pas de prophète après moi », et il calomnie Dieu en revendiquant la mission et la prophétie. Muhammad b. Sahnûn 295 a dit : « Quiconque doute d'une lettre de ce que Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue, a apporté de Dieu est un mécréant négateur. » Il a dit : « Quiconque dément le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, son jugement auprès de la communauté est la mort. » Ahmad b. Abî Sulaymân 296, compagnon de Sahnûn 297, a dit : « Quiconque dit que le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, est noir est tué. Le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, n'était pas noir. » Abû 'Uthmân al-Haddâd 298 a dit quelque chose d'approchant : « S'il dit qu'il est mort avant d'avoir eu la barbe 299, ou qu'il était à Tâhart 300 et non au Tihâma 301, il est tué, car c'est une négation. » Habîb b. al-Rabî' 302 a dit : « Changer sa description et ses lieux est une mécréance ; celui qui le manifeste est mécréant et on lui accorde un délai de repentir ; celui qui le cache est un zindîq tué sans délai de repentir. » Chapitre six : Le jugement lorsque la parole peut impliquer l'insulte ou autre Quatrième aspect : Qu'il vienne avec un discours ambigu et prononce une parole problématique qui peut être rapportée au Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, ou à autre que lui, ou que l'on hésite sur ce qu'il vise : son innocence de ce qui est réprouvé, ou son mal. Ici, il y a hésitation du regard, perplexité des leçons, lieu probable de divergence des mujtahidûn, et arrêt d'examen des muqallidûn, afin que périsse celui qui périt sur une preuve claire, et que vive celui qui vit sur une preuve claire. Certains ont fait prévaloir l'inviolabilité du Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, et ont protégé le sanctuaire de son honneur, osant ainsi tuer. D'autres ont magnifié l'inviolabilité du sang et ont écarté la peine par le doute, en raison de la possibilité d'interprétation de la parole. Nos imams ont divergé au sujet d'un homme que son débiteur a mis en colère et lui a dit : « Prie sur Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue. » Le demandeur lui a répondu : « Que Dieu ne prie pas sur celui qui prie sur lui. » On a demandé à Sahnûn 303 : « Est-ce comme celui qui insulte le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, ou insulte les anges qui prient sur lui ? » Il a dit : « Non, s'il était dans l'état de colère que tu as décrit... car il n'avait pas l'intention d'insulter. » Abû Ishâq al-Barqî 304 et Asbagh b. al-Faraj 305 ont dit : « Il n'est pas tué, car il n'a insulté que les gens. » Ceci est proche de l'avis de Sahnûn, car il ne l'a pas excusé par la colère pour l'insulte du Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, mais puisque la parole était ambiguë selon lui et qu'il n'y avait pas d'indice indiquant l'insulte du Prophète ou des anges, que les prières de Dieu soient sur eux, ni de préambule sur lequel fonder sa parole, mais l'indice indiquait qu'il visait les gens autres que ceux-là, en raison de la parole de l'autre lui disant : « Prie sur le Prophète », sa parole et son insulte ont été rapportées à celui qui prie actuellement sur lui à cause de l'ordre de l'autre de le faire lors de sa colère. Tel est le sens de l'avis de Sahnûn, et il est conforme à la raison de son compagnon. Al-Hârith b. Miskîn 306 le juge et d'autres sont allés, dans un cas similaire, jusqu'à la mise à mort. Abû al-Hasan al-Qâbisî 307 a hésité à tuer un homme qui a dit : « Tout propriétaire d'auberge est un Corneille 308, même s'il était un prophète envoyé. » Il a ordonné de le lier avec des chaînes et de le serrer jusqu'à ce que la preuve soit obtenue sur l'ensemble de ses paroles et ce qui indique son intention : visait-il les propriétaires d'auberges actuels ? Il est évident qu'il n'y a pas parmi eux de prophète envoyé, donc son affaire serait plus légère. Il a dit : « Mais le sens apparent de sa parole est général pour tout propriétaire d'auberge, ancien ou récent, et parmi les anciens prophètes et messagers, il y en a qui ont acquis des biens. » Il a dit : « Le sang du musulman ne doit être versé que sur un ordre clair, et ce qui est sujet à interprétations doit être examiné avec attention 309. » Tel est le sens de ses propos. Il a été rapporté d'Abû Muhammad b. Abî Zayd, que Dieu lui fasse miséricorde, au sujet de celui qui a dit : « Que Dieu maudisse les Arabes », « Que Dieu maudisse les Enfants d'Israël », « Que Dieu maudisse les Enfants d'Adam », et a mentionné qu'il ne visait pas les prophètes, mais seulement les injustes parmi eux : il doit recevoir une peine disciplinaire selon l'effort du sultan. De même, il a émis un avis juridique au sujet de celui qui a dit : « Que Dieu maudisse celui qui a interdit l'ivresse », et a dit : « Je ne savais pas qui l'a interdite. » Et au sujet de celui qui a maudit le hadith « Que le citadin ne vende pas pour le bédouin » et a maudit ce qu'il a apporté : s'il est excusable par l'ignorance et la méconnaissance des sunnas, il doit recevoir une peine disciplinaire sévère. Car celui-ci, par l'apparence de son état, n'a pas visé l'insulte de Dieu ni l'insulte de Son Messager ; il n'a maudit que celui qui l'a interdit parmi les gens, selon l'avis de Sahnûn 310 et de ses compagnons dans la question précédente. Des cas similaires se produisent dans les paroles des gens ignorants, comme certains qui disent à d'autres : « Fils de mille porcs », « Fils de cent chiens » et autres paroles obscènes 311. Il ne fait aucun doute qu'un tel nombre de ses pères et ancêtres inclut un groupe de prophètes, et peut-être que ce nombre remonte jusqu'à Adam, que la paix soit sur lui. Il faut donc réprimander, expliquer ce que l'auteur ignorait, et appliquer une peine sévère. Et si l'on sait qu'il a intentionnellement visé l'insulte des prophètes parmi ses ancêtres, en connaissance de cause, il est tué. La parole devient difficile dans un cas similaire : s'il dit à un homme hashimite : « Que Dieu maudisse les Banû Hâshim », et dit : « Je visais les injustes parmi eux », ou s'il dit à un homme de la descendance du Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, une parole obscène au sujet de ses pères, de sa progéniture ou de son enfant, en sachant qu'il est de la descendance du Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, et qu'il n'y a pas d'indice dans les deux questions qui exige la spécification de certains de ses pères et l'exclusion du Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, de ceux qu'il a insultés parmi eux. J'ai vu d'Abû Mûsâ 'Îsâ b. Manâs 312 au sujet de celui qui dit à un homme : « Que Dieu te maudisse jusqu'à Adam, que la paix soit sur lui » : si cela est établi contre lui, il est tué. Le juge, que Dieu lui accorde le succès, a dit : « Nos maîtres ont divergé au sujet de celui qui dit à un témoin qui a témoigné contre lui pour quelque chose, puis lui dit : « Me suspectes-tu ? » L'autre lui répondit : « Les prophètes sont suspectés, alors comment toi ! »
Notre maître Abū Isḥāq 313 b. Ja‘far estimait qu'il fallait le tuer en raison de la laideur apparente du propos, tandis que le cadi Abū Muḥammad 314 b. Manṣūr hésitait à le tuer, car selon lui le propos pouvait être une information sur ceux qu'il accusait parmi les mécréants. Le cadi de Cordoue, Abū ‘Abd Allāh 315 b. al-Ḥājj, émit un avis juridique similaire. Le cadi Abū Muḥammad 316 resserra ses chaînes, prolongea son emprisonnement, puis lui fit prêter serment de démentir ce qui avait été témoigné contre lui, car il y avait une faiblesse dans le témoignage de certains témoins, puis il le libéra. J'ai vu notre maître le cadi Abū ‘Abd Allāh 317 b. ‘Īsā, durant son mandat de juge, qu'on lui amena un homme qui avait insulté 318 un homme nommé Muḥammad, puis s'était dirigé vers un chien, l'avait frappé du pied et lui avait dit : « Lève-toi, ô Muḥammad ! » L'homme nia avoir dit cela, mais un groupe de personnes témoigna contre lui. Il ordonna de l'emprisonner, enquêta sur sa situation, et sur le fait de savoir s'il fréquentait des personnes suspectes en matière de religion. Ne trouvant rien qui renforçât le soupçon sur sa croyance, il le fit fouetter et le libéra. **Septième chapitre : Statut de celui qui se décrit par une des qualités des prophètes pour élever son rang ou rabaisser le leur – que les prières de Dieu soient sur eux** **Cinquième aspect :** Qu'il n'ait pas l'intention de dénigrer, ni de mentionner un défaut, ni d'insulter, mais qu'il se pare 319 en mentionnant certaines de ses qualités, ou qu'il cite en exemple certains de ses états – que Dieu prie sur lui et le salue – qui sont licites pour lui en ce monde, à titre de comparaison et d'argument pour lui-même ou pour autrui, ou par imitation de lui, ou lors d'une humiliation 320 qu'il a subie ou d'une vexation qui l'a atteint, non par esprit de conformité et de vérité, mais dans le but d'élever lui-même ou autrui, ou à titre d'exemple et sans vénération pour son Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – ou avec l'intention de plaisanter et de railler 321 en disant : Comme la parole de celui qui dit : « Si l'on a dit du mal de moi, on en a dit aussi du Prophète », ou « Si j'ai été traité de menteur, les prophètes aussi ont été traités de menteurs », ou « Si j'ai péché, ils ont péché aussi », ou « Je suis plus à l'abri des langues des gens, alors que les prophètes et les messagers de Dieu n'en ont pas été à l'abri », ou « J'ai patienté comme ont patienté les messagers résolus, ou comme la patience de Job », ou « Le prophète de Dieu a patienté face à ses ennemis et a été indulgent bien plus que je n'ai patienté ». Et comme la parole d'al-Mutanabbī 322 : « Je suis, dans une communauté que Dieu préserve, / Étranger, tel Ṣāliḥ chez les Thamūd. » Et autres propos similaires de poètes outranciers dans leurs paroles et négligents dans leurs discours, comme la parole d'al-Ma‘arrī 323 : « J'étais Moïse, et la fille de Shu‘ayb vint à moi, / Sauf qu'il n'y a chez vous deux aucun pauvre 324. » Bien que la fin du vers soit grave et relève du mépris et du rabaissement du Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – et de la préférence de la condition d'un autre sur la sienne. De même, sa parole : « Sans la cessation de la révélation après Muḥammad, / Nous aurions dit : Muḥammad est le substitut de son père. / Il est son égal en mérite, sauf que / Gabriel ne lui a pas apporté de message. » Le début du second vers de ce passage est grave, car il compare un autre que le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – à ce dernier dans son mérite, et la fin est ambiguë, pouvant avoir deux sens : L'un : que ce mérite manque au louangé ; L'autre : qu'il s'en passe, ce qui est plus grave. Et une parole similaire d'un autre 325 : « Et quand ses étendards sont levés, / Ils battent entre les ailes de Gabriel. » Et la parole d'un autre contemporain 326 : « Il a fui le Paradis et a cherché refuge auprès de nous, / Alors Dieu a endurci le cœur de Riḍwān. » Et comme la parole de Ḥassān 327 al-Miṣīṣī, poète andalou, à propos de Muḥammad 328 b. ‘Abbād, connu sous le nom d'al-Mu‘tamid, et de son vizir Abū Bakr 329 b. Zaydūn : « Comme si Abū Bakr était Abū Bakr al-Ṣiddīq, / Et Ḥassān était Ḥassān, et toi Muḥammad. » Et d'autres exemples similaires. Nous avons multiplié les exemples, malgré la difficulté que nous éprouvons à les rapporter, pour faire connaître leurs modèles, et parce que beaucoup de gens sont négligents à pénétrer dans cette porte étroite 330, prennent à la légère ce fardeau accablant, et connaissent peu l'énormité du péché qu'il contient, et parlent de ce qu'ils ne savent pas. « Et vous le comptiez comme une chose légère, alors qu'auprès de Dieu il est énorme 331. » Surtout les poètes… Les plus explicites d'entre eux et les plus libres de leur langue sont Ibn Hāni’ 332 al-Andalusī et Ibn 333 Sulaymān al-Ma‘arrī… Bien plus, une grande partie de leurs propos a atteint le degré de la légèreté, du dénigrement et de la mécréance manifeste. Nous avons répondu à cela… Notre objectif maintenant est de parler de ce chapitre dont nous avons donné des exemples. Car tous ces propos, même s'ils ne contiennent pas d'insulte ni n'ajoutent de défaut aux anges et aux prophètes – je ne veux pas parler des fins des deux vers d'al-Ma‘arrī 334 – et même si leur auteur n'a pas eu l'intention de mépriser ou de rabaisser, ils n'ont pourtant pas vénéré la prophétie, ni magnifié le message, ni honoré le caractère sacré de l'élection, ni renforcé la faveur de la dignité, au point de comparer celui qu'il a comparé, dans une dignité qu'il a obtenue ou une nuisance dont il a voulu se disculper, ou à titre d'exemple pour égayer son assemblée, ou par exagération dans une description pour embellir son discours, à celui dont Dieu a grandi l'importance, honoré le rang, imposé la vénération et la piété, et interdit d'élever la voix devant lui. Pour un tel, s'il est épargné de la mort, il mérite la correction, l'emprisonnement et une forte réprimande, selon l'énormité de son propos, la laideur de ce qu'il a dit, l'habitude qu'il a de dire de telles choses ou leur rareté, le contexte de son discours, ou son repentir de ce qu'il a fait. Les anciens n'ont cessé de réprouver de tels propos de la part de ceux qui les tenaient. Ar-Rashīd 335 a reproché à Abū Nuwās 336 sa parole : « S'il reste de la magie de Pharaon parmi vous, / Le bâton de Moïse est dans la main de Khaṣīb. » Il lui dit : « Ô fils de la femme impudique 337 ! Est-ce toi qui te moques du bâton de Moïse ?! » Et il ordonna de le chasser de son camp cette nuit-là. Al-Qutaybī 338 a mentionné que parmi ce qui lui a été reproché et pour quoi il a été taxé de mécréance – ou presque –, il y a sa parole à propos de Muḥammad 339 al-Amīn, en le comparant au Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – lorsqu'il dit : « Les deux Aḥmad ont rivalisé de ressemblance, et ils se sont ressemblés / En création et en caractère, comme deux 340 parts égales 341. » De même, on lui a reproché sa parole : « Comment celui dont le Messager de Dieu fait partie de son entourage / Ne te rapprocherait-il pas d'un espoir ? » Car le droit du Messager de Dieu et l'obligation de le vénérer et d'élever sa position exigent qu'on l'ajoute à lui, et non qu'on l'ajoute à un autre. Le statut pour de tels cas est ce que nous avons exposé dans la voie de l'avis juridique. C'est sur cette voie que sont venus les avis de l'imam de notre école, Mālik 342 b. Anas – que Dieu lui fasse miséricorde – et de ses compagnons. Ainsi, dans les Nawādir, d'après la transmission d'Ibn 343 Abī Maryam, au sujet d'un homme qui reprocha à un autre sa pauvreté en disant : « Vous me reprochez ma pauvreté, alors que le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – a gardé les moutons ! » Mālik 344 dit : « Il a mentionné le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – hors de propos. Je pense qu'il doit être corrigé. » Et il dit : « Il ne convient pas aux gens de péchés, lorsqu'ils sont réprimandés, de dire : “Les prophètes avant nous ont commis des erreurs.” » ‘Umar b. ‘Abd al-‘Azīz 345 dit à un homme : « Trouve-nous un scribe dont le père soit arabe. » Un scribe lui dit : « Le père du Prophète était mécréant. » Il dit : « Tu prends cela comme exemple ! » Et il le révoqua, disant : « Ne m'écris plus jamais. » Sahnūn 346 a réprouvé que l'on prie sur le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – en cas d'étonnement, sauf par esprit de récompense et de recherche de la rétribution, par vénération et glorification, comme Dieu nous l'a ordonné. Al-Qābisī 347 fut interrogé au sujet d'un homme qui dit à un homme laid : « On dirait le visage de Nakīr 348 », et à un homme renfrogné : « On dirait le visage de Mālik 349 en colère. » Il dit : « Qu'a-t-il voulu dire par là ? … Nakīr est l'un des deux tentateurs de la tombe, et ce sont deux anges. Qu'a-t-il donc voulu ? Était-il effrayé en voyant son visage, ou a-t-il été dégoûté par sa laideur ? Si c'est cela, c'est grave, car cela relève du mépris et du rabaissement, et la punition est plus sévère. »
Il n'y a pas dans cela d'insulte explicite envers l'ange ; l'insulte ne vise que l'interlocuteur, et dans la correction par le fouet et l'emprisonnement, il y a un châtiment exemplaire 350 pour les insensés. Il dit : Quant à celui qui mentionne Mālik, le gardien de l'Enfer, il a commis une grave erreur en le mentionnant lorsqu'il a désapprouvé 351 sa situation à cause du visage renfrogné de l'autre, à moins que celui à qui l'on fait la grimace n'ait une main [puissante] que l'on redoute par cette grimace, et alors celui qui parle le compare, par voie de blâme pour cet homme dans son acte et sa persistance dans son injustice, à la qualité de Mālik, l'ange obéissant à son Seigneur dans son acte, et il dit : « On dirait qu'il se fâche pour Dieu de la colère de Mālik », ce qui est plus léger. Il n'aurait pas dû s'exposer à une telle chose ; et s'il avait loué la grimace pour elle-même et s'était appuyé sur la qualité de Mālik, cela aurait été plus grave, et il aurait été puni d'une punition sévère. Il n'y a pas en cela de blâme pour l'ange ; s'il avait eu l'intention de le blâmer, il aurait été tué. Abū al-Ḥasan 352 a également dit à propos d'un jeune homme connu pour sa bonté qui avait dit quelque chose à un homme ; l'homme lui dit : « Tais-toi, car tu es illettré [ummī] ! » Le jeune homme dit : « Le Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, n'était-il pas illettré ? » On critiqua vivement sa parole, les gens le déclarèrent mécréant, et le jeune homme craignit ce qu'il avait dit et manifesta son repentir. Abū al-Ḥasan dit : « Quant à prononcer la mécréance contre lui, c'est une erreur ; mais il a commis une faute en s'appuyant sur la qualité du Prophète, que Dieu le bénisse et le salue. Le fait que le Prophète fût illettré est un signe [de sa prophétie] ; le fait que cet homme soit illettré est une imperfection et une ignorance en lui. Et de son ignorance relève le fait qu'il s'appuie sur la qualité du Prophète, que Dieu le bénisse et le salue. Cependant, s'il implore le pardon, se repent, reconnaît [son erreur] et se réfugie auprès de Dieu, on le laisse... car sa parole n'atteint pas le degré [justifiant] la mise à mort. » Et ce qui relève de la correction [disciplinaire], son auteur, par le repentir, mérite qu'on cesse [de le punir]. Il y eut aussi une question sur laquelle un des juges d'al-Andalus demanda l'avis juridique à notre maître le juge Abū Muḥammad 353 ibn Manṣūr, que Dieu lui fasse miséricorde, concernant un homme qu'un autre avait rabaissé par quelque chose ; il lui dit : « Tu ne veux par tes paroles que me rabaisser, alors que je suis un être humain, et tous les êtres humains sont sujets au rabaissement, même le Prophète, que Dieu le bénisse et le salue. » Il lui donna l'avis de prolonger son emprisonnement et de rendre sa correction douloureuse, puisqu'il n'avait pas eu l'intention d'insulter. Certains juristes d'al-Andalus avaient donné l'avis de le tuer. Chapitre huit : La règle concernant celui qui rapporte et relate ce propos d'autrui Sixième aspect : Que le locuteur dise cela en le rapportant d'autrui et en l'attribuant 354 à un autre. On examine alors la forme de son rapport et le contexte de son propos ; le jugement varie selon cela en quatre catégories : obligation, recommandation, détestation et interdiction. - S'il l'a rapporté dans le but de témoigner, de faire connaître son auteur, de désapprouver, d'informer de son propos, d'en détourner les gens et de le discréditer, cela est à accomplir et son auteur est louable. De même, s'il le rapporte dans un livre ou dans une assemblée en vue de le réfuter et de le contredire, et de donner un avis juridique sur ce qui lui incombe... Cela comprend ce qui est obligatoire et ce qui est recommandé selon les situations du rapporteur et de la personne rapportée. Si l'auteur de ce propos est de ceux qui se sont consacrés à ce que l'on prenne d'eux la science, la transmission du hadith, ou que l'on se fie à leur jugement, leur témoignage ou leur avis juridique dans les droits, il est obligatoire pour celui qui l'entend de divulguer ce qu'il a entendu de lui, d'en détourner les gens, de témoigner contre lui par ce qu'il a dit ; et il est obligatoire pour ceux des imams des musulmans qui en ont connaissance de le désapprouver, de déclarer sa mécréance et la corruption de son propos, afin de couper son tort des musulmans et de défendre le droit du Seigneur des messagers. De même, s'il est de ceux qui prêchent le commun des gens ou éduquent les enfants, car celui dont le for intérieur est tel n'est pas à l'abri de jeter cela dans leurs cœurs... L'obligation est donc renforcée pour ceux-là, pour le droit du Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, et pour le droit de sa Loi. Si l'auteur n'est pas de cette sorte, défendre le droit du Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, est obligatoire, protéger son honneur est impératif, et le secourir contre le tort, vivant et mort, est dû à tout croyant. Cependant, lorsque celui par qui la vérité se manifeste, par qui l'affaire est tranchée et par qui la chose devient claire, s'en charge, l'obligation tombe pour les autres, et il reste la recommandation de multiplier le témoignage contre lui et de renforcer la mise en garde contre lui... Les prédécesseurs se sont accordés sur la nécessité de dévoiler la situation de celui qui est suspect dans le hadith 355 ; qu'en est-il donc d'une telle chose ? On a interrogé Abū Muḥammad 356 ibn Abī Zayd au sujet du témoin qui entend une telle chose concernant le droit de Dieu Très-Haut : lui est-il permis de ne pas témoigner ? Il dit : « S'il espère que le jugement sera exécuté par son témoignage, qu'il témoigne ; de même, s'il sait que le juge n'estime pas que cela mérite la mort par ce dont il a témoigné, mais qu'il estime [qu'il faut] demander le repentir et infliger une correction, qu'il témoigne, et cela lui incombe. » - Quant à la permission de rapporter son propos pour d'autres intentions que ces deux-là, je ne vois pas qu'elle ait sa place dans ce chapitre. Car plaisanter avec l'honneur du Messager de Dieu, que Dieu le bénisse et le salue, et se gargariser de sa mauvaise mention n'est permis à personne, ni à celui qui le mentionne ni à celui qui le rapporte 357 sans un but religieux. Quant aux intentions précédentes, cela oscille entre l'obligation et la recommandation. Dieu Très-Haut a rapporté les paroles de ceux qui profèrent des calomnies contre Lui et contre Ses messagers dans Son Livre, en désapprouvant leurs propos, en mettant en garde contre leur mécréance, en les menaçant et en les réfutant par ce que Dieu nous a récité dans le Coran explicite. De même, cela s'est produit dans des exemples similaires dans les hadiths authentiques du Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, selon les modalités précédentes. Et les prédécesseurs et les successeurs parmi les imams de la guidance se sont accordés sur le fait de rapporter les paroles des mécréants et des hérétiques dans leurs livres et leurs assemblées, pour les expliquer aux gens et réfuter leurs arguments... Bien qu'il soit rapporté qu'Aḥmad ibn 358 Ḥanbal ait désapprouvé une partie de cela de la part d'al-Ḥārith 359 ibn Asad, Aḥmad a lui-même fait de même dans sa réfutation des Jahmites 360 et de ceux qui disent que le Coran est créé 361. Voilà les modalités licites pour rapporter ces propos. - Quant à les mentionner autrement, comme rapporter son insulte, dénigrer sa dignité, sous forme de récits, de veillées 362, d'anecdotes, de propos des gens et de leurs dires, qu'ils soient insignifiants ou importants, de plaisanteries de libertins 363 et de bons mots de sots, et de se plonger dans le « on dit » et ce qui ne concerne pas, tout cela est interdit, et certaines choses sont plus sévères dans l'interdiction et la punition que d'autres. Si celui qui rapporte le fait sans intention, ou sans connaître la gravité de ce qu'il rapporte, ou si ce n'est pas son habitude, ou si le propos n'est pas odieux en soi, et que le rapporteur ne manifeste pas d'approbation ni d'estime, on le réprimande et on lui interdit de récidiver ; et s'il est corrigé par une certaine punition, il la mérite. Si son propos est odieux en soi, la correction est plus sévère. On rapporte qu'un homme demanda à Mālik 364 au sujet de celui qui dit : « Le Coran est créé. » Mālik dit : « C'est un mécréant, tuez-le. » L'homme dit : « Je ne fais que le rapporter d'autrui. » Mālik dit : « Nous ne l'avons entendu que de toi 365. » Ceci de la part de Mālik, que Dieu lui fasse miséricorde, est une manière de réprimander 366 et de menacer, comme le prouve le fait qu'il n'a pas exécuté sa mise à mort. Si ce rapporteur est soupçonné d'avoir inventé ce qu'il rapporte et de l'avoir attribué à autrui, ou si c'est son habitude, ou s'il manifeste de l'approbation pour cela, ou s'il est passionné par de telles choses, par la légèreté à leur égard, ou par la mémorisation de telles choses, leur recherche et la transmission de poèmes satiriques contre le Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, et d'insultes contre lui, alors le jugement de cet homme est le même que celui de l'insulteur lui-même : il est tenu responsable de son propos, et le fait de l'attribuer à autrui ne lui profite pas ; on s'empresse de le tuer et on le précipite dans l'abîme, que sa mère le pleure. Abū 'Ubayd 367 al-Qāsim ibn Sallām a dit : « Quiconque retient un hémistiche de vers par lequel le Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, a été insulté, cela est de la mécréance. »
Certains auteurs traitant du consensus ont mentionné le consensus des musulmans sur l’interdiction de rapporter, d’écrire, de lire et de laisser sans effacement ce qui a été dit pour insulter le Prophète 368. Que Dieu fasse miséricorde à nos pieux prédécesseurs, soucieux de leur religion : ils ont supprimé des récits de batailles et de biographies ce qui relevait de cela, et ont abandonné leur transmission, sauf quelques rares choses qu’ils ont mentionnées, sans caractère choquant, sous une forme atténuée, pour montrer le châtiment de Dieu contre leur auteur et la prise du calomniateur par son péché. Ainsi, Abū ‘Ubayd al-Qāsim ibn Sallām 369 – que Dieu lui fasse miséricorde –, lorsqu’il était contraint de citer des satires de poètes arabes dans ses livres, a-t-il désigné la personne insultée par un nom de même mesure, par souci de sa religion et pour éviter de participer à la diffamation de quiconque en la rapportant ou en la diffusant. Qu’en est-il donc de ce qui touche à l’honneur du maître des humains 370 ? **Chapitre neuf : Mention des situations qui sont permises à son sujet 371, sur le mode de l’enseignement** **Septième aspect :** Qu’on mentionne ce qui est possible chez le Prophète 371, ou ce sur quoi on diverge quant à sa possibilité, ou les événements humains qui lui arrivent et qu’on peut lui attribuer, ou ce par quoi il a été éprouvé et a enduré pour Dieu, dans sa rigueur, comme les souffrances infligées par ses ennemis et leurs torts, la connaissance du début de son état et de sa biographie, ce qu’il a subi comme misère de son temps et les difficultés de sa vie… Tout cela sur le mode de la transmission, de l’évocation du savoir, de la connaissance de ce qui établit l’immunité 372 des prophètes et de ce qui est possible chez eux. Ceci est une catégorie distincte des six précédentes, car il n’y a ni mépris 373, ni manque, ni dénigrement, ni légèreté, ni dans le sens apparent du mot, ni dans l’intention de celui qui parle. Mais il faut que le discours à ce sujet se fasse avec les gens de science et les intelligents parmi les étudiants en religion, ceux qui comprennent ses objectifs et réalisent ses bienfaits ; et il faut l’écarter de celui qui pourrait ne pas comprendre ou dont on craint la tentation. Ainsi, certains prédécesseurs ont désapprouvé l’enseignement de la sourate Yūsuf aux femmes, en raison des récits qu’elle contient, à cause de la faiblesse de leur connaissance, de l’imperfection de leurs esprits et de leur discernement. Le Prophète 371 a dit, en informant de lui-même, qu’il avait été employé 374 à garder les moutons au début de son état : « Il n’est pas de prophète qui n’ait gardé les moutons. » Dieu Très-Haut nous en a informé au sujet de Moïse 375. Cela ne comporte absolument aucun discrédit pour celui qui le mentionne comme il se doit, contrairement à celui qui vise par là le discrédit et le mépris. C’était d’ailleurs la coutume de tous les Arabes. Certes, il y a là pour les prophètes une sagesse profonde et un gradation de Dieu Très-Haut pour les élever à Son honneur, et un entraînement, par la garde des moutons, à la direction de leurs nations parmi Ses créatures, en vertu de l’honneur qui leur a été accordé de toute éternité et de la science antérieure. De même, Dieu a mentionné son orphelinat et sa pauvreté sur le mode de la faveur envers lui et de la reconnaissance de Son honneur. Mentionner cela par celui qui le mentionne, sur le mode de l’information sur son état, du récit de ses débuts, de l’étonnement devant les dons de Dieu à son égard et de l’immensité de Sa grâce, ne comporte aucun discrédit. Au contraire, cela indique sa prophétie et la vérité de son appel, car Dieu Très-Haut l’a fait triompher, après cela, des tyrans arabes et de ceux qui lui étaient hostiles 376 parmi leurs nobles, peu à peu, jusqu’à ce qu’il les domine, prenne possession des rênes de leur pouvoir et conquière les royaumes de nombreuses autres nations, par la manifestation de Dieu Très-Haut, Son soutien par Son secours et par les croyants, l’union de leurs cœurs et le renfort des anges marqués 377. S’il avait été fils de roi ou entouré de partisans antérieurs, beaucoup d’ignorants auraient pensé que cela était la cause de son triomphe et la condition de son élévation. C’est pourquoi Héraclius 378, lorsqu’il interrogea Abū Sufyān 379 à son sujet, demanda : « Y a-t-il parmi ses ancêtres un roi ? » Puis il dit : « S’il y avait eu un roi parmi ses ancêtres, nous aurions dit : un homme qui recherche le royaume de son père. » Or « l’orphelin » est l’un de ses attributs et l’un de ses signes dans les Écritures antérieures et les récits des nations passées. Ainsi sa mention se trouve-t-elle dans le livre de Jérémie 380, et c’est ainsi que le décrivit Ibn Dhī Yazan 381 à ‘Abd al-Muṭṭalib 382, et Baḥīrā 383 à Abū Ṭālib 384. De même, lorsqu’il est décrit comme illettré 385, comme Dieu l’a décrit, c’est un éloge pour lui et une vertu établie en lui, et le fondement de son miracle. Car son plus grand miracle, le Coran sublime, est lié à la voie des connaissances et des sciences, en plus de ce dont il a été gratifié 371 et favorisé, comme nous l’avons exposé dans la première partie. L’existence d’une telle chose chez un homme qui n’a ni lu, ni écrit, ni étudié, ni reçu d’enseignement, est le comble de l’étonnement, l’extrême de la leçon et le miracle des humains. Il n’y a là aucun défaut, car ce qui est recherché par l’écriture et la lecture est la connaissance ; elles ne sont qu’un instrument pour elle, un intermédiaire qui y conduit, non voulu en lui-même. Lorsque le fruit et l’objet sont obtenus, on se passe de l’intermédiaire et de la cause. L’illettrisme chez un autre est un défaut, car il est cause d’ignorance et marque de stupidité. Gloire à Celui qui a distingué son affaire de celle des autres, et a fait son honneur dans ce qui est la perte d’autrui, et sa vie dans ce qui est la destruction de ceux qui ne sont pas lui. Ainsi, l’ouverture de sa poitrine et l’extraction de son contenu 386 furent le complément de sa vie, le summum de la force de son âme et la fermeté de sa détermination, alors que chez tout autre, cela serait l’extrême de sa destruction et la cause certaine de sa mort et de son anéantissement. Et ainsi de suite pour tous les récits de ses nouvelles et de sa biographie, son détachement du monde, de l’habit, de la nourriture et de la monture, son humilité et le fait qu’il servait lui-même dans ses affaires et dans son foyer, par ascèse et par renoncement au monde, en mettant sur un pied d’égalité ce qui est vil et ce qui est important, en raison de la rapidité de la disparition des choses et de l’instabilité de leurs états. Tout cela fait partie de ses vertus, de ses mérites et de son honneur, comme nous l’avons mentionné. Celui qui rapporte quelque chose de cela comme il se doit et avec l’intention appropriée, fait bien ; mais celui qui le rapporte d’une manière inappropriée et dont on connaît la mauvaise intention, tombe sous les catégories que nous avons exposées. De même, ce qui est rapporté de ses nouvelles et de celles des autres prophètes 375 dans les hadiths, dont l’apparence présente une difficulté impliquant des choses qui ne leur conviennent en aucun cas et qui nécessitent une interprétation et des possibilités multiples, ne doit être raconté que ce qui est authentique et ne doit être transmis que ce qui est connu et établi. Que Dieu fasse miséricorde à Mālik 387 ! Il désapprouvait la discussion de tels hadiths suggérant l’assimilation 388 et au sens problématique 389, et disait : « Qu’est-ce qui pousse les gens à parler de telles choses ? » On lui dit : « Ibn ‘Ajlān 390 les raconte. » Il répondit : « Il n’était pas parmi les juristes. » Les gens ne l’ont pas approuvé dans l’abandon de ces hadiths et ne l’ont pas suivi dans leur dissimulation, car la plupart d’entre eux n’ont pas de mise en pratique. Il a été rapporté d’un groupe de prédécesseurs – voire d’eux en général – qu’ils désapprouvaient de parler de ce qui n’a pas de mise en pratique. Le Prophète 371 les a énoncés à des gens arabes qui comprenaient la parole arabe comme il se doit, ses usages dans le sens propre, figuré, la métaphore, l’éloquence et la concision. Ils n’étaient donc pas problématiques pour eux. Puis vinrent ceux chez qui l’influence étrangère prédomina et l’illettrisme s’insinua, de sorte qu’ils ne comprenaient des objectifs des Arabes que le sens littéral et explicite, sans saisir leurs allusions à l’ellipse, à l’inspiration, à la communication et à l’insinuation. Ils divergèrent donc dans leur interprétation ou leur prise au sens littéral, en tous sens 391. Parmi eux, certains crurent et d’autres mécrurent.
Quant aux hadiths qui ne sont pas authentiques, il est obligatoire de ne rien en mentionner concernant Allah, ni concernant Ses prophètes, de ne pas les raconter, et de ne pas s'efforcer de commenter leurs significations. La bonne attitude est de les rejeter et de ne pas s'en occuper, sauf à les mentionner pour signaler qu'ils sont faibles de transmission et fragiles de chaîne. Les maîtres ont reproché à Abû Bakr ibn Fûrak 392 son effort dans son "Mushkil" 393 à commenter des hadiths faibles et forgés 394 sans fondement, ou rapportés des Gens du Livre 395 qui mêlent le vrai au faux. Il lui aurait suffi de les rejeter et de se passer de les commenter en signalant leur faiblesse, car le but du commentaire sur ce qui pose problème en eux est de lever l'ambiguïté qu'ils contiennent, et les déraciner 396 de leur source et les rejeter est plus efficace pour dissiper l'ambiguïté et plus apaisant pour l'âme. Chapitre dix : La bienséance requise lorsqu'on mentionne les récits du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) Parmi ce qui incombe à celui qui parle de ce qui est possible ou non pour le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), et qui relate de ses états ce que nous avons mentionné dans le chapitre précédent, à titre de discussion et d'enseignement, c'est de s'en tenir, dans son discours lorsqu'il mentionne le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et ces états, à ce qui est obligatoire en matière de vénération et de glorification. Il doit surveiller sa langue et ne pas la négliger, et les signes de bienséance doivent apparaître sur lui lorsqu'il le mentionne. Ainsi, lorsqu'il mentionne ce qu'il a enduré comme épreuves, doivent apparaître sur lui la compassion, la peine 397, la colère contre son ennemi, l'affection de se sacrifier pour le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) s'il le pouvait, et le soutien pour lui si cela lui était possible. Et lorsqu'il aborde les chapitres de l'immunité 398 et commente le cours de ses actes et paroles (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), il doit rechercher la meilleure expression et la bienséance du langage autant que possible, et éviter ce qui est laid, et s'abstenir des expressions inconvenantes, comme les mots d'ignorance, de mensonge et de désobéissance.
- al-Qāḍī Abū al-Faḍl : Juge et savant malikite, auteur de l'ouvrage 'al-Shifā' bi-taʿrīf ḥuqūq al-Muṣṭafā'.
- Coran 33:57 : Sourate al-Aḥzāb, verset 57.
- Coran 9:61 : Sourate al-Tawba, verset 61.
- Coran 33:53 : Sourate al-Aḥzāb, verset 53.
- Rāʿinā : Mot arabe pouvant signifier 'sois attentif à nous' mais aussi, en hébreu, 'notre méchant' ou 'insulte'.
- Unẓurnā : Signifie 'regarde-nous' ou 'attends-nous'.
- Coran 2:104 : Sourate al-Baqara, verset 104.
- al-ruʿūna : Sottise, stupidité.
- al-Anṣār : Les 'auxiliaires' médinois qui ont accueilli le Prophète.
- Note de l'auteur : Explication de l'interdiction du mot 'Rāʿinā'.
- kunyah : Surnom commençant par 'Abū' (père de) ou 'Umm' (mère de).
- Hadith : Rapporté par al-Bukhārī et Muslim.
- Abū al-Qāsim : Surnom du Prophète Muhammad, signifiant 'père de Qāsim'.
- al-mujjān : Vauriens, gens sans scrupules.
- Coran 24:63 : Sourate al-Nūr, verset 63.
- Anas : Anas ibn Mālik, compagnon et serviteur du Prophète.
- Hadith : Rapporté par al-Bukhārī.
- ʿUmar : ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, deuxième calife.
- Abū Jaʿfar al-Ṭabarī : Célèbre historien et exégète (m. 310 H).
- Muḥammad ibn Saʿd : Auteur des Ṭabaqāt al-Kubrā (m. 230 H).
- ʿAbd al-Raḥmān : Nom signifiant 'serviteur du Miséricordieux'.
- ʿAlī : ʿAlī ibn Abī Ṭālib, quatrième calife et cousin du Prophète.
- al-Mahdī : Le guide attendu dans l'eschatologie islamique.
- Muḥammad ibn Ṭalḥa : Compagnon, fils de Ṭalḥa ibn ʿUbayd Allāh.
- Muḥammad ibn ʿAmr ibn Ḥazm : Compagnon, gouverneur du Yémen.
- Muḥammad ibn Thābit ibn Qays : Compagnon, fils de Thābit ibn Qays.
- hajr : Propos obscènes ou insensés.
- ghamaṣa : Rabaisser, mépriser.
- ilā halam jarran : Expression signifiant 'jusqu'à nos jours'.
- Abū Bakr ibn al-Mundhir : Savant shafi'ite (m. 318 H).
- ʿawāmm : La grande majorité, le commun des savants.
- Mālik ibn Anas : Fondateur de l'école malikite (m. 179 H).
- al-Layth : Al-Layth ibn Saʿd, savant égyptien (m. 175 H).
- Aḥmad : Aḥmad ibn Ḥanbal, fondateur de l'école hanbalite (m. 241 H).
- Isḥāq : Isḥāq ibn Rāhwayh, savant (m. 238 H).
- al-Shāfiʿī : Fondateur de l'école shafi'ite (m. 204 H).
- al-Qāḍī Abū al-Faḍl : Auteur du Shifā' (m. 606 H).
- Abū Bakr al-Ṣiddīq : Premier calife.
- Abū Ḥanīfa : Fondateur de l'école hanafite (m. 150 H).
- aṣḥābuhu : Ses disciples, les savants hanafites.
- al-Thawrī : Sufyān al-Thawrī, savant (m. 161 H).
- al-Awzāʿī : Savant syrien (m. 157 H).
- fī al-muslimīn : Concernant les musulmans (qui insultent le Prophète).
- ridda : Apostasie, abandon de l'islam.
- al-Walīd ibn Muslim : Savant syrien (m. 195 H).
- Mālik : Mālik ibn Anas.
- al-Ṭabarī : Abū Jaʿfar al-Ṭabarī.
- Saḥnūn : Savant malikite (m. 240 H).
- al-zandaqa : Hérésie, mécréance cachée.
- Ẓāhiriyya : École juridique littéraliste qui s’en tient au sens apparent des textes.
- Abū Muḥammad : Surnom de ‘Alī ibn Aḥmad al-Fārisī, un savant ẓāhirite.
- Muḥammad : Muḥammad ibn Saḥnūn, juriste malikite du IXe siècle.
- al-mutanaqqiṣ : Celui qui dénigre ou rabaisse la valeur de quelqu’un.
- kafara : Devenir mécréant ; ici, le doute sur la mécréance de l’insulteur est considéré comme une mécréance.
- Ibrāhīm : Ibrāhīm ibn Ḥusayn ibn Khālid, juriste malikite.
- fī mithli hādhā : Dans un cas similaire, c’est-à-dire concernant l’insulte au Prophète.
- Mālik : Mālik ibn Nuwayra, chef de tribu tué par Khālid ibn al-Walīd pour apostasie présumée.
- Khālid : Khālid ibn al-Walīd, compagnon et général célèbre.
- Ṣāḥibukum : Expression signifiant « votre compagnon », utilisée par Mālik ibn Nuwayra pour désigner le Prophète de manière irrévérencieuse.
- Abū Sulaymān : Abū Sulaymān al-Khaṭṭābī, savant shafi'ite et linguiste.
- Ibn al-Qāsim : ‘Abd al-Raḥmān ibn al-Qāsim, juriste malikite égyptien, disciple de Mālik.
- Mālik : Mālik ibn Anas, fondateur de l’école malikite.
- Ibn Saḥnūn : Muḥammad ibn Saḥnūn, juriste malikite.
- Ibn Muṭarrif : Juriste malikite andalou.
- Ibn Ḥabīb : ‘Abd al-Malik ibn Ḥabīb, juriste malikite andalou.
- al-‘Utbiyya : Ouvrage juridique malikite compilé par al-‘Utbī.
- zindīq : Hérétique, souvent accusé de manichéisme ou d’athéisme.
- al-Mabsūṭa : Ouvrage juridique malikite, probablement une version de al-Mabsūṭ.
- ‘Uthmān : ‘Uthmān ibn Kināna, juriste malikite.
- Abū al-Muṣ‘ab : Aḥmad ibn Abī Bakr al-Zuhrī, juriste malikite médinois.
- Ibn Abī Uways : ‘Abd Allāh ibn ‘Abd Allāh ibn Abī Uways, juriste malikite.
- lā yustatābu : On ne lui demande pas de se repentir ; la peine de mort est immédiate.
- Muḥammad : Probablement Muḥammad ibn Saḥnūn.
- Aṣbagh : Aṣbagh ibn al-Faraj, juriste malikite égyptien.
- ‘Abd Allāh : ‘Abd Allāh ibn ‘Abd al-Ḥakam, juriste malikite égyptien.
- al-Ṭabarī : Muḥammad ibn Jarīr al-Ṭabarī, historien et exégète, mais aussi juriste.
- Ashhab : Ashhab ibn ‘Abd al-‘Azīz, juriste malikite égyptien.
- Mālik : Mālik ibn Anas.
- Ibn Wahb : ‘Abd Allāh ibn Wahb, juriste malikite égyptien.
- al-wayl : Malheur, châtiment ; invoquer le malheur contre un prophète est une insulte grave.
- Abū al-Ḥasan : Abū al-Ḥasan al-Qābisī, juriste malikite ifriqiyen.
- al-ḥammāl : Portefaix ; terme péjoratif pour désigner le Prophète.
- Abū Muḥammad : Abū Muḥammad ibn Abī Zayd, juriste malikite ifriqiyen.
- Aḥmad : Aḥmad ibn Abī Sulaymān, juriste malikite.
- Saḥnūn : Saḥnūn ibn Sa‘īd, juriste malikite ifriqiyen, auteur de la Mudawwana.
- ḥaqq rasūl : Le droit du Messager ; serment par le droit du Prophète.
- al-‘aqrab : Scorpion ; l’homme a utilisé le mot « rasūl » (messager) pour désigner un scorpion, ce qui est une insulte.
- alladhī sa’alahu : Celui qui l’a interrogé, c’est-à-dire le plaignant.
- Ḥabīb : Ḥabīb ibn al-Rabī‘, juriste malikite.
- lā yuqbal : N’est pas accepté ; l’excuse d’interprétation allégorique n’est pas recevable.
- ghayr mu‘azzir : Qui n’honore pas, ne respecte pas.
- Abū ‘Abd Allāh : Abū ‘Abd Allāh ibn ‘Aṭṭāb, juriste malikite andalou.
- ‘ashshār : Collecteur d’impôts ou de dîme.
- ishkū ilā al-nabī : Plains-toi au Prophète ; expression considérée comme irrévérencieuse.
- Ibn Ḥātim : Juriste de Tolède accusé d’insulte au Prophète.
- al-yatīm : L’orphelin ; le Prophète était orphelin, mais l’utiliser comme insulte est blasphématoire.
- khatana Ḥaydara : Circoncis de Ḥaydara ; Ḥaydara est un surnom de ‘Alī, et l’expression est péjorative.
- al-Qayrawān : Kairouan, ville d’Ifriqiya (Tunisie actuelle), centre malikite.
- aṣḥāb Saḥnūn : Les disciples de Saḥnūn, juristes malikites.
- Ibrāhīm : Ibrāhīm al-Ghazzārī, poète et savant accusé de blasphème.
- Abū al-‘Abbās : Abū al-‘Abbās ibn Ṭālib, juge.
- Yaḥyā : Yaḥyā ibn ‘Umar, juge malikite.
- ḥurriqa bi-l-nār : Brûlé au feu ; peine supplémentaire après la crucifixion.
- al-qibla : Direction de la prière vers La Mecque.
- walagha : Boire en lapant ; le chien a bu son sang, signe de malédiction.
- Yaḥyā : Yaḥyā ibn ‘Umar.
- lā yalaghu al-kalb fī dam muslim : Le chien ne boit pas le sang d’un musulman ; hadith indiquant que le sang du supplicié n’était pas celui d’un vrai musulman.
- Abū ‘Abd Allāh : Abū ‘Abd Allāh ibn al-Murābiṭ, juge malikite.
- in tāba : S’il se repent ; dans ce cas, on lui demande de se repentir avant l’exécution.
- Ḥabīb : Ḥabīb ibn Rabī‘ al-Qarawī, juriste malikite de Kairouan.
- Mālik : Mālik ibn Anas.
- dūna istitāba : Sans demande de repentir.
- Ibn : Ibn ‘Aṭṭāb, déjà mentionné.
- wājib : Obligatoire ; la mort est une obligation légale.
- jurḥ : Blessure ; allusion aux blessures subies par le Prophète à la bataille d’Uhud.
- Sourate 33:57 : « Ceux qui offensent Dieu et Son Messager, Dieu les maudit dans ce monde et dans l’autre, et leur prépare un châtiment avilissant. »
- Sourate 33:61 : « Maudits, où qu’ils soient trouvés, ils seront saisis et tués impitoyablement. »
- خِزْيٌ فِي الدُّنْيا : Ignominie dans l'ici-bas : humiliation et châtiment en ce monde.
- قُتِلَ الْخَرَّاصُونَ : Que soient maudits les suppositeurs : littéralement 'tués', mais interprété comme 'maudits'.
- قاتَلَهُمُ اللَّهُ أَنَّى يُؤْفَكُونَ : Que Dieu les combatte ! Comme ils sont détournés ! : expression de malédiction.
- النَّكَالِ : Punition exemplaire : châtiment corporel dissuasif.
- فَلا وَرَبِّكَ لَا يُؤْمِنُونَ حَتَّى يُحَكِّمُوكَ فِيما شَجَرَ بَيْنَهُمْ : Coran 4:65 : serment par le Seigneur pour affirmer que la foi n'est complète qu'en acceptant le jugement du Prophète.
- تَنَقَّصَهُ : Rabaisse : manque de respect ou critique diminuant la dignité du Prophète.
- أَنْ تَحْبَطَ أَعْمالُكُمْ : Coran 49:2 : crainte que les œuvres deviennent vaines, c'est-à-dire annulées.
- الْكُفْرُ : Mécréance : rejet de la foi, synonyme d'apostasie.
- وَإِذا جاؤُكَ حَيَّوْكَ بِما لَمْ يُحَيِّكَ بِهِ اللَّهُ : Coran 58:8 : allusion aux salutations hypocrites des ennemis.
- حَسْبُهُمْ جَهَنَّمُ يَصْلَوْنَها فَبِئْسَ الْمَصِيرُ : Coran 58:8 : menace de l'Enfer pour ceux qui insultent le Prophète.
- هُوَ أُذُنٌ : Coran 9:61 : 'C'est une oreille' signifie qu'il écoute tout, insinuant qu'il est crédule.
- وَالَّذِينَ يُؤْذُونَ رَسُولَ اللَّهِ لَهُمْ عَذابٌ أَلِيمٌ : Coran 9:61 : châtiment douloureux pour ceux qui causent du tort au Messager.
- إِنَّما كُنَّا نَخُوضُ وَنَلْعَبُ : Coran 9:65 : excuse des hypocrites disant plaisanter.
- قَدْ كَفَرْتُمْ بَعْدَ إِيمانِكُمْ : Coran 9:66 : déclaration de mécréance après la foi.
- أَهْلُ التَّفْسِيرِ : Exégètes : commentateurs du Coran.
- الْإِجْمَاعُ : Consensus : accord unanime des savants sur une question juridique.
- الآثار : Traditions : récits rapportés des Compagnons ou des premières générations.
- الحسين : Al-Husayn ibn 'Alî : petit-fils du Prophète.
- قَالَ : A dit : introduction d'un hadith prophétique.
- الْحَدِيثِ الصَّحِيحِ : Hadith authentique : récit prophétique considéré comme fiable.
- كَعْبِ : Ka'b ibn al-Ashraf : poète juif de Médine, ennemi du Prophète.
- غِيلَةً : Par ruse : assassinat sans avertissement préalable.
- أَبَا رَافِعٍ : Abû Râfi' : un autre ennemi juif tué sur ordre du Prophète.
- الْبَرَاءُ : Al-Barâ' ibn 'Âzib : Compagnon du Prophète.
- ابْنِ خَطَلٍ : Ibn Khatal : un des ennemis tués lors de la conquête de La Mecque.
- جَارِيَتَيْهِ : Ses deux chanteuses : esclaves qui chantaient des satires contre le Prophète.
- حَدِيثٍ آخَرَ : Un autre hadith : récit prophétique supplémentaire.
- خَالِدٌ : Khâlid ibn al-Walîd : célèbre Compagnon et général.
- النَّضْرِ بْنِ : Al-Nadr ibn al-Hârith : un des chefs polythéistes de La Mecque.
- عُقْبَةَ بْنِ أَبِي : 'Uqba ibn Abî Mu'ayt : un autre ennemi du Prophète.
- الْبَزَّارُ : Al-Bazzâr : un traditionniste (auteur d'un recueil de hadiths).
- ابْنِ عَبَّاسٍ : Ibn 'Abbâs : Compagnon et exégète du Coran.
- نَادَى : S'écria : interpellation publique.
- صيرا : Otage : terme désignant un prisonnier de guerre.
- عَبْدُ : 'Abd al-Razzâq : traditionniste yéménite.
- الزُّبَيْرُ : Al-Zubayr ibn al-'Awwâm : Compagnon et cousin du Prophète.
- وَرَوَى : Il a rapporté : transmission d'un récit.
- وَرُوِيَ : Il a été rapporté : forme passive indiquant une tradition.
- كَذَبَ : Mentit : fabriqua des mensonges sur le Prophète.
- عَلِيًّا : 'Alî ibn Abî Tâlib : cousin et gendre du Prophète.
- ابْنُ قَانِعٍ : Ibn Qâni' : traditionniste.
- وَبَلَغَ : Il parvint : information transmise.
- الْمُهَاجِرَ : Al-Muhâjir ibn Abî Umayya : Compagnon et gouverneur.
- أَبِي بَكْرٍ : Abû Bakr : premier calife, Compagnon.
- الرِّدَّةِ : Apostasie : abandon de l'islam après l'avoir embrassé.
- ثَنِيَّتَهَا : Incisive : dent de devant.
- ابْنِ : Ibn 'Abbâs : déjà mentionné.
- خَطْمَةَ : Khatma : tribu arabe.
- لَا يَنْتَطِحُ فِيهَا عَنْزَان : Deux boucs ne se heurteront pas à ce sujet : expression signifiant qu'il n'y aura pas de dispute ou de contestation.
- وَعَنِ : D'après : introduction d'une tradition.
- ابْنِ عَبَّاسٍ : Ibn 'Abbâs : déjà mentionné.
- أُمُّ وَلَدٍ : Esclave-mère : esclave ayant enfanté de son maître.
- أَهْدَرَ دَمَهَا : Déclara son sang impuni : sans peine de mort.
- أَبِي بَرْزَةَ : Abû Barza al-Aslamî : Compagnon.
- كُنْتُ : J'étais : début du récit à la première personne.
- الْقَاضِي إِسْمَاعِيلُ : Al-Qâdî Ismâ'îl : juge et traditionniste.
- النَّسَائِيُّ : Al-Nasâ'î : célèbre traditionniste, auteur d'un recueil de hadiths.
- رَدَّ عَلَيْهِ : Lui répondit : réplique ou riposte.
- فَقُلْتُ : Je dis : parole du narrateur.
- أَبُو مُحَمَّدِ : Abû Muhammad ibn Nasr : savant.
- عُمَرَ بْنِ عَبْدِ : 'Umar ibn 'Abd al-'Azîz : calife omeyyade réputé pour sa piété.
- عَامِلِهِ : Gouverneur : représentant du calife.
- الرَّشِيدُ : Al-Rashîd : calife abbasside Hârûn al-Rashîd.
- مَالِكًا : Mâlik ibn Anas : fondateur de l'école malikite.
- فُقَهَاءَ : Juristes : spécialistes du droit islamique.
- أَفْتَوْهُ : Donné une fatwa : avis juridique.
- جُلِدَ : Flagellé : puni par coups de fouet.
- أَبُو : Abû al-Fadl : titre honorifique.
- لِمَالِكٍ : À Mâlik : référence à l'imam Mâlik.
- الْإِجْمَاعُ : Consensus : accord unanime des savants.
- النَّظَرِ : Réflexion : raisonnement juridique.
- الِاعْتِبَارِ : Considération : prise en compte des preuves.
- سَرطويته : Dissimulation : hypocrisie ou état de corruption intérieure.
- الرِّدَّةِ : Apostasie : abandon de l'islam.
- al-Awzāʿī : Juriste et traditionniste syrien (m. 774), fondateur d'une école juridique éphémère.
- al-Thawrī : Sufyān al-Thawrī, juriste et traditionniste irakien (m. 778), fondateur d'une école juridique.
- baʿda islāmihim : Après leur soumission (à Allah), c'est-à-dire après avoir professé l'islam.
- ḥaqqan : Vrai, véridique.
- baʿḍihim : Certains d'entre eux.
- mustatirran : Dissimulant, cachant (son opinion).
- zindīq : Hérétique, manichéen, ou celui qui dissimule sa mécréance sous une apparence d'islam.
- shufūf : Élévation, prééminence.
- as-sāmu ʿalaykum : Formule de malédiction signifiant "Que la mort soit sur vous", par jeu de mots avec "as-salāmu ʿalaykum" (que la paix soit sur vous).
- al-ākhar : L'autre, désignant un homme qui critiqua le partage du Prophète.
- qisma : Partage, répartition (des biens ou du butin).
- wajhu Llāh : La Face d'Allah, expression désignant la satisfaction divine.
- bashshirū : Annoncez de bonnes nouvelles.
- wa lā tuʿassirū : Et ne rendez pas les choses difficiles.
- sakkitū : Faites taire, apaisez (les gens).
- aṣḥābahu : Ses Compagnons.
- yarfuquhum : Il les traitait avec douceur et bienveillance.
- al-ʿaṭāʾ wa l-iḥsān : Les dons et la bienfaisance.
- Coran 5:13 : Sourate al-Mā'ida, verset 13.
- Coran 41:34 : Sourate Fuṣṣilat, verset 34.
- Ibn Khaṭal : Un des ennemis de l'islam tué le jour de la conquête de La Mecque.
- ghīla : En traîtrise, par surprise.
- al-insikhāṭ : L'entrée, l'intégration dans un groupe.
- Ibn al-Ashraf : Ka'b ibn al-Ashraf, poète juif hostile au Prophète, tué sur ordre de ce dernier.
- Abū Rāfiʿ : Juif de Khaybar, tué pour son hostilité.
- al-Naḍr : Al-Nadr ibn al-Hārith, un des chefs de l'opposition mecquoise, tué à Badr.
- ʿUqba : ʿUqba ibn Abī Muʿayṭ, ennemi de l'islam, tué à Badr.
- hadara : Déclarer licite (le sang), rendre impuni.
- Kaʿb : Ka'b ibn Zuhayr, poète qui avait insulté le Prophète puis s'est repenti et a été pardonné.
- Ibn al-Zibaʿrā : Poète mecquois hostile, puis converti après la conquête.
- numiyat : Rapportée, divulguée.
- fayʾatihim : Leur retour, leur repentir.
- ulū l-ʿazm : Les Prophètes doués de résolution (Noé, Abraham, Moïse, Jésus, Muhammad).
- al-suʾāl : La question (précédente) sur l'absence de châtiment.
- al-wāḥid : Un seul témoin, une seule personne.
- al-yahūdī : Le Juif (qui a dit "as-sāmu ʿalaykum").
- al-salām : Le salut (islamique).
- layyan : En tordant (la langue), en déformant.
- ʿalaykum : Réponse signifiant "Sur vous (le mal que vous avez souhaité)".
- al-baghdādiyyīn : Les juristes bagdadiens de l'école malikite.
- ahl al-dhimma : Les gens de la dhimma, non-musulmans vivant sous protection musulmane.
- arjafa : Semer des rumeurs, propager des fausses nouvelles.
- al-tira : Vengeance, représailles.
- Mālik : Mālik ibn Anas, fondateur de l'école malikite (m. 795).
- wa shibhihi : Et autres (crimes) similaires.
- li-ẓuhūrihā : En raison de leur caractère manifeste (évident).
- Muḥammad : Muhammad ibn al-Mawwāz, juriste malikite (m. 898).
- al-Qāḍī Abū l-Ḥasan : Al-Qāḍī Abū al-Hasan ibn al-Qassār, juriste malikite (m. 980).
- Qatāda : Qatāda ibn Di'āma, célèbre exégète et traditionniste (m. 735).
- Coran 33:60-62 : Sourate al-Aḥzāb, versets 60-62.
- Muḥammad : Muhammad ibn Maslama, juriste malikite (m. 964).
- al-Mabsūṭ : Ouvrage de jurisprudence malikite.
- Zayd : Zayd ibn Aslam, traditionniste médinois (m. 753).
- Coran 9:73 : Sourate al-Tawba, verset 73.
- nasakhat : A abrogé (en termes de jurisprudence coranique).
- mā kāna qablahā : Ce qui était avant elle (les versets antérieurs prônant la clémence).
- al-qā'il : Celui qui a dit, en référence à un homme qui a critiqué le partage du Prophète.
- sababan : Cause, motif de punition.
- as-sām 'alaykum : Formule de salutation juive signifiant 'la mort sur vous', par opposition à 'as-salām 'alaykum' (la paix sur vous).
- al-Bukhārī : Célèbre traditionniste musulman, auteur du Sahîh al-Bukhârî.
- al-Qāḍī Abū : Le juge Abû... (nom incomplet).
- al-Qāḍī Abū : Le juge Abû... (nom incomplet).
- al-awlā fī dhālika : Le plus approprié à ce sujet.
- al-Bukhārī : Voir note 236.
- Mālik : Mâlik ibn Anas, fondateur de l'école malékite.
- ḥakkama fīhim : Il fit trancher sur eux, c'est-à-dire qu'il les fit combattre.
- awrathahum arḍahum wa diyārahum wa amwālahum : Il leur fit hériter de leur terre, demeures et biens, c'est-à-dire aux musulmans.
- al-ḥadīth al-ṣaḥīḥ : Le hadith authentique.
- ʿĀʾisha : Épouse du Prophète, mère des croyants.
- bi-l-nafs : Touchant à sa personne, c'est-à-dire au Prophète.
- al-jafāʾ wa al-jahl : La rudesse et l'ignorance.
- al-sufah : La sottise, la légèreté.
- jabdha : Il tira brusquement.
- ḥattā aththara fī ʿunuqih : Jusqu'à marquer son cou, c'est-à-dire du Prophète.
- rafʿi ṣawti al-ākhar : L'élévation de la voix d'un autre, en référence à un incident.
- jaḥdi al-aʿrābī : Le déni du bédouin.
- shirāʾahu minhu farasahu : Le fait de lui avoir acheté son cheval.
- Khuzayma : Compagnon du Prophète, connu comme 'Dhû al-Shahâdatayn' (celui aux deux témoignages).
- tazāhuri zawjayhi : La coalition de ses deux épouses contre lui, en référence à un incident avec Hafsa et 'Aïsha.
- Sūrat al-Aḥzāb, 33:57 : Coran, sourate 33, verset 57.
- ḥadīth : Hadith rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
- Fāṭima : Fille du Prophète.
- ʿaduww : Ennemi, en référence à Abû Jahl ou un autre.
- rajā : Il espéra.
- al-aʿrābī : Le bédouin, en référence à un incident où un bédouin voulut tuer le Prophète.
- qatalahā : Il la tua, divergence sur le sort de la Juive qui empoisonna le Prophète.
- ṣafaḥa : Il pardonna, il se montra indulgent.
- ghamṣih : Le mépris, le dénigrement.
- Ibn : Ibn Hâtim, personnage ayant nié l'ascétisme du Prophète.
- Muḥammad : Muhammad ibn Sahnûn, juriste malékite.
- Abū : Abû Muhammad ibn Abî Zayd, juriste malékite.
- Abū al-Ḥasan : Abû al-Hasan al-Qâbisî, juriste malékite.
- ḥadīth : Hadith rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
- Ḥamza : Oncle du Prophète, compagnon.
- murta-dd : Apostat : musulman qui a renoncé à l'islam.
- zindīq : Hérétique caché, souvent accusé de manichéisme ou d'hérésie dissimulée.
- kadhdhaba bihi : Le démentir, le traiter de menteur.
- Ibn al-Qāsim : Juriste malikite (m. 806), disciple de Mâlik.
- taqawwalahu : Il l'a inventé, forgé de toutes pièces.
- Saḥnūn : Juriste malikite (m. 854), auteur de la Mudawwana.
- Ibn al-Qāsim : Voir note 275.
- Aṣbagh : Juriste malikite (m. 840), disciple d'Ibn al-Qâsim.
- Ashhab : Juriste malikite (m. 819), disciple de Mâlik.
- Muḥammad b. Saḥnūn : Juriste malikite (m. 880), fils de Sahnûn.
- Aḥmad b. Abī Sulaymān : Juriste malikite, compagnon de Sahnûn.
- Ṣāḥib Saḥnūn : Compagnon de Sahnûn, disciple.
- Abū ʿUthmān al-Ḥaddād : Juriste malikite (m. 910).
- yaltaḥī : Avoir la barbe, signe de maturité.
- Tāhart : Ville d'Afrique du Nord (actuelle Algérie).
- Tihāma : Région côtière de l'Arabie, incluant La Mecque.
- Ḥabīb b. al-Rabīʿ : Juriste malikite (m. 850).
- Saḥnūn : Voir note 277.
- Abū Isḥāq al-Barqī : Juriste malikite (m. 870).
- Aṣbagh b. al-Faraj : Voir note 279.
- al-Ḥārith b. Miskīn : Juriste malikite (m. 870), juge.
- Abū al-Ḥasan al-Qābisī : Juriste malikite (m. 1012).
- Qarnān : Corneille, oiseau ; peut-être une insulte ou un sobriquet.
- imʿān al-naẓar : Examen approfondi, attention soutenue.
- Saḥnūn : Voir note 277.
- hujr al-qawl : Parole obscène, grossière.
- ʿĪsā b. Manās : Juriste malikite (m. 920).
- أبو إسحق : Abū Isḥāq, juriste malékite, probablement Ibrāhīm b. Ja‘far al-Qurṭubī.
- أبو محمد : Abū Muḥammad, cadi, probablement ‘Abd al-Wahhāb b. Manṣūr.
- أبو عبد الله : Abū ‘Abd Allāh, cadi de Cordoue, probablement Muḥammad b. al-Ḥājj.
- أبو محمد : Abū Muḥammad, cadi, probablement le même que précédemment.
- أبو عبد الله : Abū ‘Abd Allāh, cadi, probablement Muḥammad b. ‘Īsā.
- هاتَرَ : Hātara : insulter, proférer des injures.
- يَنْزِعُ : Yanzi‘u : se parer, tirer vanité.
- هَضِيمَةٍ : Haḍīma : humiliation, injustice subie.
- التَّنْدِيرِ : Tandīr : raillerie, moquerie.
- المتنبي : Al-Mutanabbī, célèbre poète arabe du Xe siècle.
- المعري : Al-Ma‘arrī, poète et philosophe aveugle du XIe siècle.
- كَنْتُ مُوسَى... : Vers d'al-Ma‘arrī comparant sa situation à celle de Moïse.
- الآخَرِ : Un autre poète non identifié.
- الآخَرِ مِنْ أَهْلِ الْعَصْرِ : Un autre poète contemporain non identifié.
- حَسَّانَ : Ḥassān al-Miṣīṣī, poète andalou du XIe siècle.
- مُحَمَّدِ بْنِ عَبَّادٍ : Muḥammad b. ‘Abbād, souverain de la taïfa de Séville, connu sous le nom d'al-Mu‘tamid.
- أَبِي بَكْرِ بْنِ زَيْدُونٍ : Abū Bakr b. Zaydūn, vizir et poète andalou.
- الضَّنْكِ : Ḍank : étroit, difficile.
- وَتَحْسَبُونَهُ هَيِّناً وَهُوَ عِنْدَ اللَّهِ عَظِيمٌ : Coran, sourate 24 (al-Nūr), verset 15.
- ابْنُ هَانِىء : Ibn Hāni’ al-Andalusī, poète du Xe siècle, connu pour son panégyrique.
- ابْنُ سُلَيْمَانَ : Ibn Sulaymān al-Ma‘arrī, poète, probablement un parent d'al-Ma‘arrī.
- عَجُزَيْ بَيْتَيِ الْمَعَرِّيِّ : Les fins des deux vers d'al-Ma‘arrī mentionnés plus haut.
- الرَّشِيدُ : Hārūn al-Rashīd, calife abbasside (786-809).
- أَبِي نُوَاسٍ : Abū Nuwās, célèbre poète de l'époque abbasside.
- ابْنَ اللَّخْنَاءِ : Ibn al-lakhnā’ : fils de la femme impudique, insulte.
- القتيبي : Al-Qutaybī, probablement le philologue et historien Ibn Qutayba.
- مُحَمَّدٍ الْأَمِينِ : Muḥammad al-Amīn, calife abbasside, fils de Hārūn al-Rashīd.
- قَدّ : Qadd : mesure, proportion.
- الشَّرَاكَانِ : Sharākān : deux lanières de sandale, métaphore pour deux choses égales.
- مَالِكِ : Mālik b. Anas, fondateur de l'école malékite.
- ابْنِ أَبِي مَرْيَمَ : Ibn Abī Maryam, traditionniste malékite.
- مَالِكٌ : Mālik b. Anas.
- عُمَرُ بْنُ عَبْدِ الْعَزِيزِ : ‘Umar b. ‘Abd al-‘Azīz, calife omeyyade (717-720), connu pour sa piété.
- سُحْنُونٌ : Sahnūn, juriste malékite d'Ifriqiya (mort en 854).
- الْقَابِسِيُّ : Al-Qābisī, juriste malékite de Qayrawān (mort en 1012).
- نَكِيرٍ : Nakīr, ange interrogateur dans la tombe.
- مَالِكٍ : Mālik, ange gardien de l'Enfer.
- nakāl : Châtiment exemplaire, peine dissuasive.
- ankara : Désapprouver, réprouver, exprimer son désaccord.
- Abū al-Ḥasan : Probablement Abū al-Ḥasan al-Qābisī, juriste malikite (mort en 1012).
- Abū Muḥammad : Abū Muḥammad ibn Manṣūr, juge malikite andalou.
- āthiran : Rapportant, attribuant à un autre.
- ḥadīth : Tradition prophétique, récit des paroles et actes du Prophète.
- Abū Muḥammad : Abū Muḥammad ibn Abī Zayd al-Qayrawānī, juriste malikite (mort en 996).
- āthiran : Rapportant, citant d'après un autre.
- Aḥmad ibn : Aḥmad ibn Ḥanbal, fondateur de l'école hanbalite (mort en 855).
- al-Ḥārith : Al-Ḥārith ibn Asad al-Muḥāsibī, mystique et théologien (mort en 857).
- Jahmiyya : Secte théologique prônant le libre arbitre et niant les attributs divins, fondée par Jahm ibn Ṣafwān.
- al-makhlūq : Le créé ; désigne ici la doctrine de la création du Coran.
- asmār : Récits de veillée, histoires nocturnes.
- mujjān : Libertins, personnes sans retenue morale.
- Mālik : Mālik ibn Anas, fondateur de l'école malikite (mort en 795).
- innamā sami‘nāhu minka : Nous ne l'avons entendu que de toi ; formule signifiant que le rapporteur est tenu pour responsable.
- zajr : Réprimande, dissuasion par la menace.
- Abū 'Ubayd : Abū 'Ubayd al-Qāsim ibn Sallām, philologue et juriste (mort en 838).
- ṣallā llāhu ʿalayhi wa-sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète Muhammad, signifiant 'que Dieu prie sur lui et le salue'.
- Abū ʿUbayd al-Qāsim ibn Sallām : Célèbre savant musulman du IIIe siècle de l'Hégire, spécialiste de la langue arabe et du fiqh.
- sayyid al-bashar : Titre honorifique du Prophète Muhammad, signifiant 'le maître des humains'.
- ṣallā llāhu ʿalayhi wa-sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète Muhammad.
- ʿiṣma : Immunité ou infaillibilité des prophètes, doctrine selon laquelle ils sont préservés du péché et de l'erreur dans la transmission du message divin.
- ghamṣ : Mépris, dénigrement.
- istiʾjār : Emploi, action de prendre à son service.
- ʿalayhi s-salām : Formule de paix sur les prophètes, signifiant 'sur lui la paix'.
- nāwaʾa : Hostilité, action de s'opposer.
- musawwimīn : Anges marqués de signes distinctifs, mentionnés dans le Coran (Sourate Al-Imran, verset 125).
- Héraclius : Empereur byzantin (Héraclius Ier) contemporain du Prophète Muhammad.
- Abū Sufyān : Chef quraychite, initialement opposant au Prophète, puis converti à l'islam.
- Jérémie : Prophète biblique, dont le livre est mentionné comme contenant des prophéties sur Muhammad.
- Ibn Dhī Yazan : Personnage historique yéménite, connu pour avoir prédit la venue du Prophète.
- ʿAbd al-Muṭṭalib : Grand-père du Prophète Muhammad.
- Baḥīrā : Moine chrétien qui aurait reconnu les signes de la prophétie chez le jeune Muhammad.
- Abū Ṭālib : Oncle du Prophète Muhammad, qui l'a élevé après la mort de son grand-père.
- ummī : Illettré, qui ne sait ni lire ni écrire ; attribut du Prophète Muhammad considéré comme un signe de sa prophétie.
- shaqq qalbihi wa-ikhrāj ḥushwatihi : Référence à l'événement miraculeux de l'ouverture de la poitrine du Prophète enfant par les anges pour purifier son cœur.
- Mālik : Mālik ibn Anas, fondateur de l'école malikite, grand juriste et traditionniste.
- tashbīh : Assimilation de Dieu à Ses créatures, doctrine anthropomorphique rejetée par l'islam sunnite.
- mushkila al-maʿnā : Hadith au sens problématique, nécessitant une interprétation.
- Ibn ʿAjlān : Muhammad ibn ʿAjlān, traditionniste médinois du IIe siècle de l'Hégire.
- shadhar madhar : Expression arabe signifiant 'en tous sens, de manière dispersée'.
- Abû Bakr ibn Fûrak : Théologien ash'arite et traditionniste (m. 406 H/1015), auteur d'un ouvrage intitulé 'Mushkil al-hadîth' sur les hadiths problématiques.
- Mushkil : Ouvrage d'Ibn Fûrak traitant des hadiths dont le sens apparent pose problème, intitulé 'Mushkil al-hadîth wa bayânuhu'.
- forgés : Hadiths inventés (mawdû‘), attribués mensongèrement au Prophète.
- Gens du Livre : Juifs et chrétiens, détenteurs des Écritures révélées avant le Coran.
- déraciner : Métaphore pour éliminer complètement l'ambiguïté en rejetant ces hadiths.
- peine : Souffrance morale, affliction ressentie en évoquant les épreuves du Prophète.
- immunité : Concept de 'isma', protection divine préservant les prophètes du péché et de l'erreur dans la transmission du message.
Quatrième section : Connaître les aspects des jugements concernant celui qui le diminue…
Quatrième section : Connaître les aspects des jugements concernant celui qui le diminue ou l'insulte, que la prière et la paix soient sur lui.
Lorsqu'il parle des paroles [du Prophète], il dit : « Est-il permis qu'il y ait contradiction dans ses paroles, ou qu'il informe contrairement à ce qui s'est produit par oubli ou erreur ? » et des expressions similaires. Et il évite complètement le terme de mensonge. Et lorsqu'il parle de la science, il dit : « Est-il permis qu'il ne sache que ce qui lui a été enseigné ? Et est-il possible qu'il n'ait pas connaissance de certaines choses jusqu'à ce qu'il reçoive la révélation ? » Et il ne dit pas « ignorance », à cause de la laideur et de l'horreur du terme. Et lorsqu'il parle des actes, il dit : « Est-il permis qu'il y ait de sa part opposition à certains ordres et interdictions, et qu'il commette des péchés mineurs ? » Cela est plus approprié et plus bienséant que de dire : « Est-il permis qu'il désobéisse, qu'il commette un péché, ou qu'il fasse telle ou telle sorte de péchés ? » Cela fait partie du respect dû au Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) et de ce qui lui est obligatoire comme vénération et glorification. J'ai vu certains savants ne pas se prémunir contre cela, et cela a été jugé répréhensible de leur part ; je n'ai pas approuvé leur expression à ce sujet. Et j'ai trouvé certains injustes lui attribuer, à cause de son manque de prudence dans l'expression, ce qu'il n'a pas dit, et l'ont accusé de choses qu'il réprouve et dont l'auteur serait mécréant. Si de telles précautions sont employées entre les gens dans leurs bonnes manières, leur bonne compagnie et leurs discours, alors leur emploi à l'égard du Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) est encore plus obligatoire et plus impératif. Car la qualité de l'expression rend une chose laide ou belle, et sa précision et son raffinement rendent une chose grande ou insignifiante. C'est pourquoi le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) a dit : « Il y a dans l'éloquence une magie 1. » Quant à ce qui est énoncé sur le mode de la négation et de la transcendance à son égard, il n'y a pas de mal à libérer 2 l'expression et à la rendre explicite, comme lorsqu'on dit : « Il n'est absolument pas permis qu'il mente », ou « Il ne commet en aucun cas de péchés majeurs », ou « Il n'est jamais injuste dans son jugement. » Mais malgré cela, il faut manifester la vénération, la glorification et le respect à son égard, même lorsqu'on le mentionne seul, à plus forte raison lorsqu'on mentionne de telles choses. Les prédécesseurs 3 étaient saisis d'états intenses à la simple mention de son nom, comme nous l'avons mentionné dans la deuxième section. Certains d'entre eux observaient la même attitude en récitant des versets du Coran où Dieu le Très-Haut rapporte les paroles de Ses ennemis et de ceux qui ont mécru en Ses signes et inventé des mensonges contre Lui. Ils baissaient alors la voix, par vénération pour leur Seigneur, par respect pour Lui, et par crainte de ressembler à ceux qui ont mécru 4. *** DEUXIÈME CHAPITRE : LA SENTENCE CONCERNANT CELUI QUI INSULTE LE PROPHÈTE, LE DÉTESTE, LE DÉNIGRE, LUI NUIT, SON CHÂTIMENT, ET LA MENTION DE SON REPENTIR ET DE SON HÉRITAGE. Il comprend cinq sections. PREMIÈRE SECTION : LES PAROLES ET LES OPINIONS SUR LA SENTENCE DE CELUI QUI INSULTE LE PROPHÈTE (QUE DIEU LE BÉNISSE ET LE SALUE) OU LE DÉNIGRE. Nous avons déjà exposé ce qui constitue une insulte et un préjudice à son égard (que Dieu le bénisse et le salue), et nous avons mentionné le consensus des savants sur la mise à mort de l'auteur de cet acte et de celui qui le profère, et sur le choix de l'imam entre le tuer ou le crucifier, selon ce que nous avons mentionné, et nous avons établi les preuves à ce sujet. Sache ensuite que la doctrine bien connue de Mâlik 5 et de ses disciples, ainsi que l'avis des prédécesseurs et de la majorité des savants 6, est qu'il est tué comme peine légale 7 et non comme mécréant, s'il manifeste son repentir. C'est pourquoi, selon eux, son repentir n'est pas accepté, sa rétractation ne lui est d'aucun secours, et son retour [à l'Islam] ne lui profite pas, comme nous l'avons déjà mentionné. Son statut est celui du zindîq 8 et de celui qui cache sa mécréance, selon cet avis 9. Qu'il se repente après avoir été appréhendé et après que son propos a été attesté, ou qu'il vienne de lui-même repentant, cela est égal, car il s'agit d'une peine légale que le repentir n'annule pas, comme toutes les autres peines légales. Le cheikh al-Qâbisî 10 (que Dieu lui fasse miséricorde) a dit : « S'il avoue l'insulte et s'en repent et manifeste son repentir, il est tué pour l'insulte, car c'est sa peine légale. » Abû Muhammad 11 ibn Abî Zayd a dit la même chose. Quant à ce qui est entre lui et Dieu, son repentir lui est utile 12. Ibn Sahnûn 13 a dit : « Quiconque insulte le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) parmi les monothéistes 14, puis se repent de cela, son repentir n'écarte pas de lui la mort. Il en est de même pour le zindîq, selon une divergence 15, s'il vient repentant. » Le qâdî Abû al-Hasan 16 ibn al-Qassâr a rapporté à ce sujet deux opinions : 1. Parmi nos maîtres, certains ont dit : « Tue-le sur son aveu, car il aurait pu cacher son forfait ; lorsqu'il a avoué, nous craignons qu'il ait craint d'être découvert et s'est donc empressé [d'avouer]. » 2. D'autres ont dit : « J'accepte son repentir, car je déduis sa sincérité du fait qu'il est venu [de lui-même]. C'est comme si nous avions eu connaissance de son for intérieur, contrairement à celui que la preuve a mis au jour. » Le qâdî Abû al-Fadl 17 a dit : « C'est l'avis d'Asbagh 18. Et la question de celui qui insulte le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) est plus forte ; on ne peut concevoir de divergence à son sujet selon le principe précédent, car il s'agit d'un droit qui revient au Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) et à sa communauté à cause de cela, et que le repentir n'annule pas, comme tous les droits des êtres humains. » Quant au zindîq, s'il se repent après avoir été appréhendé, selon Mâlik 19, al-Layth 20, Ishâq 21 et Ahmad 22, son repentir n'est pas accepté. Selon al-Shâfi'î 23, il est accepté. Une divergence est rapportée d'Abû Hanîfa 24 et d'Abû Yûsuf 25. Ibn al-Mundhir 26 a rapporté de 'Alî ibn Abî Tâlib (que Dieu l'agrée) qu'on lui accorde un délai pour se repentir. Muhammad ibn Sahnûn 27 a dit : « La mort n'est pas écartée du musulman par le repentir de son insulte envers le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue), car il n'est pas passé d'une religion à une autre ; il a seulement commis un acte dont la peine légale, selon nous, est la mort, sans pardon pour personne, comme le zindîq, car il n'est pas passé d'une apparence à une autre. » Le qâdî Abû Muhammad 28 ibn Nasr a argumenté en faveur de la non-prise en compte de son repentir, et a fait la différence entre lui et celui qui insulte Dieu le Très-Haut, selon l'avis bien connu qui accorde un délai de repentir, en disant : « Le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) est un être humain, et l'être humain est une espèce qui peut être atteinte par le déshonneur, sauf celui que Dieu a honoré par sa prophétie. Quant au Créateur Très-Haut, Il est absolument exempt de tous les défauts, et Il n'appartient pas à une espèce qui pourrait être atteinte par le déshonneur. De plus, insulter le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) n'est pas comme l'apostasie, pour laquelle le repentir est accepté, car l'apostasie est une affaire qui ne concerne que l'apostat lui-même, sans droit d'autrui ; c'est pourquoi son repentir est accepté. Quant à celui qui insulte le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue), un droit d'un être humain y est impliqué ; il est donc comme l'apostat qui est tué au moment de son apostasie, ou comme celui qui est accusé [de fornication] ; son repentir n'annule pas la peine légale de la mort ou de l'accusation. De plus, le repentir de l'apostat, s'il est accepté, n'annule pas ses péchés de fornication, de vol, etc. Or, celui qui insulte le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) n'est pas tué pour sa mécréance, mais pour une raison qui se rapporte à la glorification de son inviolabilité et à l'éloignement du déshonneur à son égard ; cela, le repentir ne l'annule pas. » Le qâdî Abû al-Fadl 29 a dit : « Il veut dire, et Dieu sait mieux, que son insulte n'a pas été une parole impliquant la mécréance, mais plutôt un mépris et une légèreté ; ou bien que par son repentir et sa manifestation de retour, le nom de mécréant est levé de lui extérieurement – et Dieu connaît son for intérieur – mais la sentence de l'insulte subsiste contre lui. » Abû 'Imrân al-Qâbisî 30 a dit : « Quiconque insulte le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) puis apostasie de l'Islam est tué sans qu'on lui accorde un délai de repentir, car l'insulte fait partie des droits des êtres humains qui ne sont pas annulés par l'apostasie. » Les paroles de nos maîtres que voici sont fondées sur l'avis qu'il est tué comme peine légale et non comme mécréant, et cela nécessite une précision. Quant à la version d'al-Walîd ibn Muslim 31 d'après Mâlik 32 et ceux qui l'ont suivi parmi ceux que nous avons mentionnés et qui ont adopté cet avis parmi les gens de science, ils ont clairement déclaré qu'il s'agit d'une apostasie. Ils ont dit : « On lui accorde un délai pour se repentir ; s'il se repent, on lui inflige une peine disciplinaire ; s'il refuse, il est tué. » Ainsi, on lui applique le statut de l'apostat de manière absolue dans cette version.
La première opinion est plus célèbre et plus évidente pour ce que nous avons avancé. Nous allons développer le propos à ce sujet en disant : celui qui ne considère pas cela comme une apostasie 33 impose la peine de mort comme peine légale 34. Nous disons cela avec deux conditions : soit qu'il nie ce dont il a été témoigné contre lui, soit qu'il manifeste son abandon et son repentir au moment de... Nous le tuons comme peine légale en raison de l'établissement de la parole de mécréance contre lui concernant le droit du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) et de son mépris pour ce que Dieu a grandi de son droit. Et nous appliquons son jugement concernant son héritage et autres comme le jugement du zindîq 35, lorsqu'il est découvert et qu'il nie ou se repent. Si l'on dit : comment établissez-vous contre lui la mécréance et témoignez-vous contre lui par une parole de mécréance sans lui appliquer le jugement de celle-ci, à savoir la demande de repentir 36 et ses conséquences ? Nous répondons : bien que nous ayons établi pour lui le jugement du mécréant quant à la mise à mort, nous ne tranchons pas cela contre lui en raison de sa reconnaissance de l'unicité divine 37 et de la prophétie, et de son déni de ce qui a été témoigné contre lui, ou de sa prétention que cela venait de lui par erreur et désobéissance, et qu'il y renonce et s'en repent. Il n'est pas impossible d'établir certains jugements de la mécréance sur certaines personnes, même si ses caractéristiques ne sont pas établies pour elles, comme la mise à mort de celui qui délaisse la prière 38. Quant à celui dont on sait qu'il l'a insulté en croyant à la licité 39, il n'y a aucun doute sur sa mécréance par cela. De même, s'il l'a insulté en lui-même, il mécroit comme s'il le traitait de menteur ou le déclarait mécréant et autres. Cela est sans équivoque. Il est tué, même s'il s'en repent, car nous n'acceptons pas son repentir et nous le tuons après le repentir comme peine légale en raison de sa parole et de sa mécréance antérieure. Son affaire est ensuite remise à Dieu, qui connaît la sincérité de son abandon et sait son secret. De même, celui qui n'a pas manifesté le repentir, a reconnu ce dont on a témoigné contre lui et a persisté, celui-ci est mécréant par sa parole et par sa licitation de la violation de la sacralité de Dieu et de la sacralité de Son Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue). Il est tué comme mécréant sans divergence. C'est donc selon ces détails que tu dois prendre les paroles des savants, et interpréter leurs différentes expressions dans les arguments à leur sujet, et appliquer leurs divergences sur l'héritage et autres selon leur ordre, afin que leurs intentions te deviennent claires, si Dieu le Très-Haut le veut. Le deuxième chapitre : le jugement de l'apostat 40 lorsqu'il se repent. Lorsque nous disons qu'il faut lui demander de se repentir là où c'est valable, la divergence porte sur la divergence concernant le repentir de l'apostat, car il n'y a pas de différence entre les deux. Les prédécesseurs 41 ont divergé sur son obligation, sa forme et sa durée. La majorité des savants a estimé que l'apostat doit être invité à se repentir. Ibn al-Qassâr 42 a rapporté qu'il y a un consensus des Compagnons sur l'approbation de la parole de 'Umar 43 concernant la demande de repentir, et aucun d'eux ne l'a contestée. C'est l'avis de 'Uthmân 44, 'Alî 45, Ibn Mas'ûd 46. Et c'est l'avis de 'Atâ' ibn Abî Rabâh 47, al-Nakha'î 48, al-Thawrî 49, Mâlik 50 et ses disciples, al-Awzâ'î 51, al-Shâfi'î 52, Ahmad 53, Ishâq 54, et les partisans de l'opinion 55. Tâwûs 56, 'Ubayd ibn 'Umayr 57, et al-Hasan 58 dans l'une des deux versions rapportées de lui, ont estimé qu'il ne doit pas être invité à se repentir. 'Abd al-'Azîz ibn Abî Salamah 59 l'a dit et l'a rapporté de Mu'âdh 60, mais Sahnûn 61 l'a nié de Mu'âdh. Al-Tahâwî 62 l'a rapporté d'Abû Yûsuf 63, et c'est l'avis des partisans du sens apparent 64. Ils ont dit : son repentir lui profite auprès de Dieu, mais il n'écarte pas la mise à mort de lui, en raison de la parole du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) : « Quiconque change sa religion, tuez-le. » Il a été rapporté de 'Atâ' : s'il est né dans l'islam, on ne lui demande pas de se repentir ; on demande le repentir à celui qui est devenu musulman [par conversion]. La majorité des savants est d'avis que l'homme et la femme apostats sont égaux à cet égard. Il a été rapporté de 'Alî (que Dieu l'agrée) que la femme apostate n'est pas tuée, mais réduite en esclavage. 'Atâ' et Qatâda 65 l'ont dit. Il a été rapporté d'Ibn 'Abbâs 66 : les femmes ne sont pas tuées pour apostasie. Abû Hanîfa 67 l'a dit. Mâlik a dit : l'homme libre et l'esclave, le mâle et la femelle sont égaux à cet égard. Quant à sa durée, l'avis de la majorité est rapporté de 'Umar : on lui demande de se repentir pendant trois jours, durant lesquels il est emprisonné. Il y a divergence à ce sujet de 'Umar. C'est l'une des deux opinions d'al-Shâfi'î, l'avis d'Ahmad, d'Ishâq, et Mâlik l'a jugé bon et a dit : la précaution n'apporte que du bien, mais ce n'est pas la pratique de la communauté. Le cheikh Abû Muhammad ibn Abî Zayd 68 a dit : il veut dire par le délai de trois jours. Mâlik a aussi dit : ce que j'adopte concernant l'apostat est la parole de 'Umar : il est emprisonné trois jours, et on lui présente [l'islam] chaque jour ; s'il se repent, [on l'accepte], sinon il est tué. Abû al-Hasan ibn al-Qassâr a dit : concernant le délai de trois jours, il y a deux versions de Mâlik : est-ce obligatoire ou recommandé ? Les partisans de l'opinion ont jugé bon la demande de repentir et le délai de trois jours. Il a été rapporté d'Abû Bakr al-Siddîq 69 qu'il a demandé à une femme de se repentir ; elle ne s'est pas repentie, et il l'a tuée. Al-Shâfi'î a dit une fois : s'il ne se repent pas sur-le-champ, il est tué. Al-Muzanî 70 l'a jugé bon. Al-Zuhrî 71 a dit : on l'appelle à l'islam trois fois ; s'il refuse, il est tué. Il a été rapporté de 'Alî (que Dieu l'agrée) : on lui demande de se repentir pendant deux mois. Al-Nakha'î a dit : on lui demande de se repentir indéfiniment – et al-Thawrî l'a adopté – tant qu'on espère son repentir. Ibn al-Qassâr a rapporté d'Abû Hanîfa : on lui demande de se repentir trois fois en trois jours, ou trois vendredis, une fois chaque jour ou chaque vendredi. Dans le livre de Muhammad 72 d'après Ibn al-Qâsim 73 : on appelle l'apostat à l'islam trois fois ; s'il refuse, on lui tranche le cou. On a divergé sur ce point : doit-on le menacer ou le traiter durement pendant les jours de demande de repentir pour qu'il se repente, ou non ? Mâlik a dit : « Je ne connais pas, dans la demande de repentir, de privation de nourriture ou de boisson... On lui donne de la nourriture qui ne lui nuit pas. » Asbagh 74 a dit : « On le menace de mort pendant les jours de demande de repentir et on lui présente l'islam. » Dans le livre d'Abû al-Hasan al-Tâbithî 75 : « On l'exhorte pendant ces jours, on lui rappelle le Paradis et on le menace de l'Enfer. » Asbagh a dit : « Quel que soit l'endroit où il est emprisonné, parmi les prisons, avec les gens ou seul, dès lors qu'on est sûr de lui, c'est égal. On saisit ses biens si l'on craint qu'il ne les dilapide au détriment des musulmans, et on le nourrit et abreuve de ceux-ci. De même, on lui demande de se repentir indéfiniment chaque fois qu'il revient et apostasie. » Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) a demandé le repentir de Nabhân 76, qui avait apostasié quatre ou cinq fois. Ibn Wahb 77 a rapporté de Mâlik : on lui demande de se repentir indéfiniment chaque fois qu'il revient. C'est l'avis d'al-Shâfi'î, d'Ahmad, et Ibn al-Qâsim l'a dit. Ishâq a dit : « Il est tué à la quatrième fois. » Les partisans de l'opinion ont dit : « S'il ne se repent pas à la quatrième fois, il est tué sans demande de repentir ; s'il se repent, il est frappé d'une bastonnade douloureuse et ne sort de prison que lorsqu'on voit sur lui l'humilité du repentir. » Ibn al-Mundhir 78 a dit : « Nous ne connaissons personne qui ait imposé à l'apostat, lors de la première fois, une peine disciplinaire 79 s'il revient. » C'est selon l'école de Mâlik, d'al-Shâfi'î et des Kûfiens 80. Tel est le jugement de celui contre qui cela est établi par ce qui doit l'établir, à savoir un aveu ou des témoins intègres non récusés. [Le troisième chapitre : le jugement de l'apostat dont l'apostasie est douteuse] Le qâdî Abû al-Fadl 81 a dit : Tel est le jugement de celui contre qui cela est établi par ce qui doit l'établir, à savoir un aveu ou des témoins intègres non récusés. Quant à celui contre qui le témoignage n'est pas complet, par le témoignage d'un seul ou d'un groupe de personnes, ou dont la parole est établie mais ambiguë et non explicite, de même s'il se repent – selon l'avis acceptant son repentir –, celui-ci voit la mise à mort écartée de lui, et l'imam exerce son effort d'interprétation 82 en fonction de la notoriété de sa situation, de la force ou de la faiblesse du témoignage contre lui, de l'abondance des propos rapportés de lui, de l'image de sa situation quant à la suspicion en religion, et de la réputation de frivolité et de libertinage. Celui dont l'affaire est grave, il lui fait goûter un châtiment sévère par la rigueur de l'emprisonnement.
Et de le serrer dans les fers jusqu'à la limite de sa capacité, sans l'empêcher de se lever pour ses besoins nécessaires, ni le retenir de sa prière. Tel est le jugement pour quiconque mérite la mort mais dont l'exécution a été suspendue pour une raison qui l'impose, et qui est mis en attente en raison d'une ambiguïté ou d'un obstacle que sa situation requiert. Les degrés de sévérité dans son châtiment varient selon les circonstances. Al-Walîd 83 a rapporté d'après Mâlik 84 et al-Awzâ'î 85 qu'il s'agit d'une apostasie. S'il se repent, il est châtié. Selon Mâlik, dans al-'Utbiyya et le livre de Muhammad 86 d'après la transmission d'Ashhab 87 : si l'apostat se repent, il n'y a pas de peine contre lui. C'est aussi l'avis de Sahnûn 88. Abû 'Abd Allâh ibn 'Attâb a émis un avis juridique concernant celui qui insulte le Prophète - que Dieu prie sur lui et le salue - et contre qui deux témoins ont témoigné, dont l'un a été jugé intègre : il mérite une peine douloureuse, un châtiment exemplaire et une longue prison jusqu'à ce que son repentir soit manifeste. Al-Qâbisî 89 a dit à propos d'un cas similaire : « Celui dont la peine ultime est la mort, mais qu'un obstacle ambigu empêche d'exécuter, ne doit pas être libéré de prison ; sa détention doit être prolongée, même s'il doit y rester longtemps, et on doit lui mettre des fers qu'il peut supporter. » Il a dit à propos d'un cas similaire où la situation est ambiguë : « Qu'il soit serré dans les fers et qu'on le traite durement en prison jusqu'à ce qu'on examine ce qui lui est dû. » Dans une autre question similaire, il a dit : « On ne verse le sang que sur un ordre clair. La peine du fouet et de la prison est un châtiment pour les insensés, et il sera puni d'une peine sévère. » Quant à celui contre qui seuls deux témoins ont témoigné, mais dont l'inimitié ou la malveillance a été établie au point de les disqualifier, et que cela n'a été entendu de personne d'autre, son cas est plus léger car le jugement tombe contre lui, comme s'il n'avait pas été témoigné contre lui, à moins qu'il ne soit de ceux à qui cela convient, et que les deux témoins soient des gens éminents 90 mais qu'il les ait disqualifiés par inimitié. Même si le jugement n'est pas exécuté contre lui sur la base de leur témoignage, la suspicion n'écarte pas leur véracité, et le juge a ici une marge d'effort d'interprétation pour son châtiment. Et Dieu est le Guide 91. Chapitre quatre : Le jugement du dhimmî 92 dans ce cas. Le Qâdî Abû al-Fadl a dit : « Ceci est le jugement du musulman. Quant au dhimmî, s'il insulte explicitement, ou par allusion, ou méprise sa dignité, ou le décrit autrement que par ce qui constitue sa mécréance, il n'y a pas de divergence chez nous sur le fait qu'il soit tué s'il n'embrasse pas l'islam, car nous ne lui avons pas accordé la protection ou le pacte pour cela. » C'est l'avis de la majorité des savants, sauf Abû Hanîfa 93, al-Thawrî 94 et leurs disciples de Kûfa, qui ont dit : « Il n'est pas tué, car ce en quoi il est (l'association) est plus grave, mais il est puni et réprimandé. » Certains de nos maîtres ont argumenté pour sa mise à mort par la parole de Dieu Très-Haut : « Et s'ils violent leurs serments après leur pacte et attaquent votre religion 95... » jusqu'à la fin du verset. On argumente aussi par le fait que le Prophète - que Dieu prie sur lui et le salue - a tué Ibn al-Ashraf 96 et ses semblables, et parce que nous n'avons pas fait de pacte avec eux ni ne leur avons accordé la protection pour cela, et il ne nous est pas permis de le faire avec eux. S'ils commettent ce pour quoi ils n'ont pas reçu le pacte ni la protection, ils ont violé leur protection et deviennent des mécréants combattants qu'on tue pour leur mécréance. De plus, leur protection n'annule pas les peines de l'islam contre eux, comme l'amputation pour le vol de leurs biens et la mort pour ceux qu'ils tuent parmi eux, même si cela est licite selon eux. De même, leur insulte envers le Prophète - que Dieu prie sur lui et le salue - entraîne leur exécution. Des avis de nos compagnons sont rapportés qui impliquent une divergence lorsque le dhimmî le mentionne par ce qui constitue sa mécréance ; tu les trouveras plus loin dans les propos d'Ibn al-Qâsim 97 et d'Ibn Sahnûn 98. Abû al-Mus'ab 99 a rapporté la divergence à ce sujet de la part de ses compagnons médinois : ils ont divergé sur le cas où il insulte puis embrasse l'islam. Certains ont dit : « Son islam annule sa mise à mort, car l'islam efface ce qui le précède, contrairement au musulman qui insulte puis se repent, car nous connaissons le for intérieur du mécréant dans sa haine et son mépris, mais nous l'avons empêché de le manifester ; ce qu'il a manifesté n'a fait qu'ajouter une désobéissance à l'ordre et une rupture du pacte. S'il revient de sa première religion à l'islam, ce qui précède est annulé. Dieu Très-Haut a dit : 'Dis à ceux qui ont mécru : s'ils cessent, il leur sera pardonné ce qui est passé 100.' Le musulman est différent, car notre supposition sur son for intérieur est le jugement de son apparence, contrairement à ce qui est apparu de lui maintenant ; nous n'avons donc pas accepté son retour ni ne nous sommes reposés sur son for intérieur, puisque ses secrets ont été révélés et que les jugements établis contre lui restent, rien ne les annule. » D'autres ont dit : « L'islam du dhimmî insultant n'annule pas sa mise à mort, car c'est un droit du Prophète - que Dieu prie sur lui et le salue - qui lui est dû pour avoir violé son inviolabilité et cherché à lui porter atteinte et honte ; son retour à l'islam n'est pas de nature à l'annuler, comme les droits des musulmans qui lui étaient dus avant son islam, comme la mort pour meurtre ou la peine pour calomnie. Et si nous n'acceptons pas le repentir du musulman, il est encore plus approprié de ne pas accepter celui du mécréant. » Mâlik 101 a dit dans le livre d'Ibn Habîb 102 et al-Mabsût 103, et Ibn al-Qâsim, Ibn al-Mâjishûn 104, Ibn 'Abd al-Hakam 105 et Asbagh 106 : « Celui qui insulte notre Prophète parmi les dhimmîs, ou l'un des prophètes - sur eux la paix - est tué, à moins qu'il n'embrasse l'islam. » Ibn al-Qâsim l'a dit dans al-'Utbiyya 107. Et selon Muhammad 108 et Ibn Sahnûn 109. Sahnûn et Asbagh ont dit : « On ne lui dit pas 'Embrasse l'islam' ni 'Ne l'embrasse pas', mais s'il embrasse l'islam, cela lui est un repentir. » Dans le livre de Muhammad, nos compagnons de Mâlik nous ont informés qu'il a dit : « Quiconque insulte le Messager de Dieu - que Dieu prie sur lui et le salue - ou un autre prophète, qu'il soit musulman ou mécréant, est tué et on ne lui demande pas de se repentir. » Il nous a été rapporté d'après Mâlik : « Sauf si le mécréant embrasse l'islam. » Ibn Wahb 110 a rapporté d'après Ibn 'Umar qu'un moine a offensé le Prophète - que Dieu prie sur lui et le salue - et Ibn 'Umar a dit : « Pourquoi ne l'avez-vous pas tué ? » 'Îsâ 111 a rapporté d'après Ibn al-Qâsim : « Concernant un dhimmî qui dit : 'Muhammad n'a pas été envoyé à nous, il a été envoyé à vous seulement ; notre prophète est Moïse ou Jésus', et des propos similaires, il n'y a rien contre eux, car Dieu Très-Haut les a maintenus sur cela. » Mais s'il l'insulte en disant : « Il n'est pas un prophète », ou « Il n'a pas été envoyé », ou « Aucun Coran n'est descendu sur lui, ce n'est qu'une invention », ou quelque chose d'approchant, il est tué. Ibn al-Qâsim a dit : « Si un chrétien dit : 'Notre religion est meilleure que la vôtre, votre religion est celle des ânes', ou d'autres propos odieux similaires, ou entend le muezzin dire 'J'atteste que Muhammad est le Messager de Dieu' et dit : 'Que Dieu vous donne ainsi', alors il mérite une peine douloureuse et une longue prison. » Il a dit : « Quant à celui qui insulte le Prophète - que Dieu prie sur lui et le salue - d'une insulte reconnue, il est tué à moins qu'il n'embrasse l'islam. » Mâlik 112 l'a dit à plusieurs reprises et n'a pas dit qu'on lui demande de se repentir. Ibn al-Qâsim 113 a dit : « L'interprétation de sa parole selon moi est : s'il embrasse l'islam volontairement. » Ibn Sahnûn 114 a dit dans les questions de Sulaymân 115 ibn Sâlim : « Si un juif dit au muezzin lorsqu'il prononce l'attestation de foi : 'Tu mens', il est puni d'une peine douloureuse avec une longue prison. » Dans al-Nawâdir 116, d'après la transmission de Sahnûn 117 d'après lui : « Quiconque insulte les prophètes parmi les juifs et les chrétiens autrement que par ce qui constitue leur mécréance, sa tête est tranchée à moins qu'il n'embrasse l'islam. » Muhammad ibn Sahnûn a dit : « Si l'on dit : 'Pourquoi le tues-tu pour avoir insulté le Prophète - que Dieu prie sur lui et le salue - alors que sa religion consiste à l'insulter et à le traiter de menteur ?' On répond : 'Parce que nous ne leur avons pas accordé le pacte pour cela, ni pour nous tuer ou prendre nos biens. S'ils tuent l'un d'entre nous, nous les tuons, même si leur religion le permet. De même, s'ils manifestent l'insulte envers notre Prophète - que Dieu prie sur lui et le salue.' » Sahnûn a dit : « Comme si les combattants nous offraient la capitation en échange de leur maintien dans l'insulte envers lui, cela ne nous serait pas permis, selon l'avis de quiconque. »
Ainsi, le pacte de celui d'entre eux qui insulte [le Prophète] est rompu, et son sang devient licite pour nous. Et de même que l'islam ne protège pas de la mort celui qui l'insulte, de même la dhimma 118 ne le protège pas. Le cadi Abū al-Faḍl a dit : Ce qu'Ibn Suḥnūn a rapporté de lui-même et de son père est contraire à l'avis d'Ibn al-Qāsim concernant l'allègement de leur châtiment pour ce par quoi ils ont mécru ; médite-le. Et cela indique que c'est contraire à ce qui a été rapporté des Médinois à ce sujet. Abū al-Muṣʿab al-Zuhrī a rapporté : On m'amena un chrétien qui avait dit : « Par Celui qui a élu Jésus au-dessus de Muḥammad ! » On fut en désaccord à son sujet ; alors je le frappai jusqu'à le tuer — ou il vécut un jour et une nuit — et j'ordonnai qu'on le traînât par les pieds et qu'on le jetât sur une décharge, et les chiens le mangèrent. On interrogea Abū al-Muṣʿab au sujet d'un chrétien qui avait dit : « Jésus a créé Muḥammad. » Il dit : « Il est tué. » Ibn al-Qāsim dit : Nous interrogeâmes Mālik au sujet d'un chrétien en Égypte contre lequel on témoigna qu'il avait dit : « Pauvre Muḥammad ! Il vous annonce qu'il est au Paradis ! Qu'a-t-il donc à ne pas se secourir lui-même, alors que les chiens mangeaient ses deux jambes ? Si on le tuait, les gens seraient soulagés de lui. » Mālik dit : « Je considère qu'on doit lui trancher la nuque. » Il dit : « J'ai failli ne rien dire à ce sujet, puis j'ai vu que le silence ne m'était pas permis. » Ibn Kināna a dit dans al-Mabsūṭa : Quiconque insulte le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — parmi les juifs et les chrétiens, je considère que l'imam doit le brûler par le feu 119 ; et s'il veut, il le tue puis brûle son cadavre ; et s'il veut, il le brûle vif, s'ils se précipitent dans son insulte. Et l'on écrivit à Mālik depuis l'Égypte — et il mentionna la question précédente d'Ibn al-Qāsim — : « Mālik m'ordonna d'écrire qu'il devait être tué et qu'on lui tranche la nuque. J'écrivis donc. Puis je dis : 'Ô Abū ʿAbd Allāh, et j'écris : puis il est brûlé par le feu ?' Il dit : 'Il en est bien digne, et qu'est-ce qui le mérite plus que cela ?' Je l'écrivis de ma main en sa présence, et il ne le désapprouva ni ne le blâma ; la lettre partit ainsi, et il fut tué et brûlé. » ʿUbayd Allāh b. Yaḥyā et Ibn Lubāba émirent une fatwa, avec un groupe des anciens de nos compagnons andalous, pour la mise à mort d'une chrétienne qui avait proclamé la négation de la Seigneurie [de Dieu] et de la filiation de Jésus à Dieu, et le démenti de Muḥammad dans la prophétie, et pour l'acceptation de son islam et l'annulation de la peine de mort par celui-ci. Plusieurs des tardifs, parmi lesquels al-Qābisī et Ibn al-Kātib, ont dit : Abū al-Qāsim b. al-Jallāb a dit dans son livre : Quiconque insulte Dieu et Son Messager, musulman ou mécréant, est tué et on ne lui accorde pas de repentir. Le cadi Abū Muḥammad a rapporté, concernant le dhimmī qui insulte puis se convertit à l'islam, deux versions sur l'annulation de la peine de mort par sa conversion. Ibn Suḥnūn a dit : La peine de la calomnie 120 et ce qui lui ressemble fait partie des droits des serviteurs ; l'islam ne l'annule pas pour le dhimmī ; seules les peines de Dieu sont annulées par sa conversion. Quant à la peine de la calomnie, c'est un droit des serviteurs, que cela concerne un prophète ou un autre. Il a donc rendu obligatoire pour le dhimmī, s'il calomnie le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — puis se convertit à l'islam, la peine de la calomnie. Mais considère ce qui lui incombe : la peine de la calomnie concernant le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — est-elle la mort, en raison de la dignité supplémentaire du Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — par rapport à un autre ? Ou bien la mort est-elle annulée par sa conversion et est-il frappé de quatre-vingts coups de fouet ? Médite-le. *** Chapitre cinq : De l'héritage de celui qui est tué pour avoir insulté le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue —, de son lavage et de la prière sur lui. Les savants ont divergé au sujet de l'héritage de celui qui est tué pour avoir insulté le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue. Suḥnūn a soutenu qu'il revient à la communauté des musulmans, du fait que l'insulte du Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — est une mécréance semblable à la mécréance du zindīq 121. Aṣbagh a dit : Son héritage revient à ses héritiers musulmans s'il a caché cela ; mais s'il l'a manifesté et proclamé, son héritage revient aux musulmans, et il est tué en tout état de cause sans qu'on lui accorde de repentir. Abū al-Ḥasan al-Qābisī a dit : S'il est tué alors qu'il nie le témoignage porté contre lui, le jugement concernant son héritage est basé sur ce qu'il a manifesté de sa déclaration — c'est-à-dire qu'il revient à ses héritiers — et la mort est une peine établie contre lui qui n'a rien à voir avec l'héritage. De même, s'il avoue l'insulte et manifeste le repentir, il est tué, car c'est sa peine. Son jugement concernant son héritage et tous ses autres statuts est celui de l'islam. Et s'il avoue l'insulte, persiste et refuse de s'en repentir, et qu'il est tué pour cela, il est mécréant et son héritage revient aux musulmans. On ne le lave pas, on ne prie pas sur lui, on ne l'ensevelit pas dans un linceul ; on couvre sa nudité et on l'enterre comme on fait pour les mécréants. La parole du cheikh Abū al-Ḥasan — concernant celui qui proclame ouvertement et persiste — est claire, on ne peut y contredire. Car il est un mécréant apostat qui ne se repent pas et ne cesse pas. — Et c'est semblable à la parole d'Aṣbagh. Il en est de même dans le livre d'Ibn Suḥnūn concernant le zindīq qui persiste dans sa parole ; et de même chez Ibn al-Qāsim dans al-ʿUtbiyya. Et un groupe de compagnons de Mālik, dans le livre d'Ibn Ḥabīb, concernant celui qui manifeste sa mécréance — de même — : Ibn al-Qāsim a dit : Son statut est celui de l'apostat : ses héritiers musulmans n'héritent pas de lui, ni les gens de la religion vers laquelle il a apostasié ; ses testaments et ses affranchissements ne sont pas valides. Et Aṣbagh a dit : « Qu'il soit tué pour cela ou qu'il meure sur cela. » Abū Muḥammad b. Abī Zayd a dit : « On ne diverge que sur l'héritage du zindīq qui proclame son repentir sans qu'il soit accepté de lui. Quant à celui qui persiste, il n'y a pas de divergence sur le fait qu'il n'est pas hérité. » Et Abū Muḥammad a dit : « Concernant celui qui insulte Dieu Très-Haut puis meurt sans que la preuve soit établie contre lui... ou qu'elle ne soit pas acceptée, on prie sur lui. » Et Aṣbagh a rapporté d'Ibn al-Qāsim dans le livre d'Ibn Ḥabīb : « Concernant celui qui dément le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — ou manifeste une religion par laquelle il se sépare de l'islam, son héritage revient aux musulmans. » Et il a dit : Selon Mālik, l'héritage de l'apostat revient aux musulmans, et ses héritiers n'héritent pas de lui. [C'est l'avis de] Rabīʿa, al-Shāfiʿī, Abū Thawr et Ibn Abī Laylā. Et il y a divergence à ce sujet d'après Aḥmad. Et ʿAlī b. Abī Ṭālib — que Dieu l'agrée —, Ibn Masʿūd, Ibn al-Musayyab, al-Ḥasan, al-Shaʿbī, ʿUmar b. ʿAbd al-ʿAzīz, al-Ḥakam, al-Awzāʿī, al-Layth, Isḥāq et Abū Ḥanīfa ont dit : ses héritiers musulmans héritent de lui. Et il a été dit : « Cela concerne ce qu'il a acquis avant son apostasie ; ce qu'il a acquis pendant l'apostasie revient aux musulmans. » Le détail d'Abū al-Ḥasan dans le reste de sa réponse est bon et clair ; il est conforme à l'avis d'Aṣbagh et contraire à l'avis de Suḥnūn. Leur divergence repose sur les deux avis de Mālik concernant l'héritage du zindīq : tantôt il le fait hériter par ses héritiers musulmans si la preuve est établie contre lui et qu'il la nie, ou s'il avoue et manifeste le repentir — et c'est l'avis d'Aṣbagh, Muḥammad b. Maslama et plusieurs de ses compagnons — car il manifeste l'islam par son déni ou son repentir, et son statut est celui des hypocrites qui étaient à l'époque du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue. Et Ibn Nāfiʿ a rapporté de lui, dans al-ʿUtbiyya et le livre de Muḥammad, que son héritage revient à la communauté des musulmans, car son bien suit son sang. Et cela a aussi été soutenu par un groupe de ses compagnons, et l'ont dit Ashhab, al-Mughīra, ʿAbd al-Malik, Muḥammad et Suḥnūn. Et Ibn al-Qāsim, dans al-ʿUtba, a soutenu que s'il avoue ce dont on a témoigné contre lui et se repent, puis est tué, on n'hérite pas de lui ; et s'il ne l'avoue pas jusqu'à ce qu'il meure ou soit tué, on hérite de lui. Il a dit : Et de même, quiconque cache une mécréance, ils héritent les uns des autres selon l'héritage de l'islam. On interrogea Abū al-Qāsim b. al-Kātib au sujet du chrétien qui insulte le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue —
Il est tué : ses héritiers sont-ils les gens de sa religion ou les musulmans ? Il répondit : il revient aux musulmans, non à titre d'héritage 122, car il n'y a pas d'héritage entre les gens de deux religions différentes 123, mais parce qu'il fait partie de leur butin 124 pour avoir violé le pacte. Tel est le sens et le résumé de sa parole. TROISIÈME CHAPITRE : LA RÈGLE CONCERNANT CELUI QUI INSULTE DIEU – qu'Il soit exalté –, Ses anges, Ses prophètes, Ses livres, la famille du Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue –, ses épouses et ses compagnons. Il comprend dix sections. Première section : La règle concernant celui qui insulte Dieu – qu'Il soit exalté – et la règle concernant sa demande de repentir. Le juge Abū l-Faḍl a dit : Il n'y a pas de divergence sur le fait que celui qui insulte Dieu – qu'Il soit exalté – parmi les musulmans est mécréant et son sang est licite. On a divergé quant à lui demander de se repentir. Ibn al-Qāsim 125 a dit dans al-Mabsūṭ, et dans le livre d'Ibn Suḥnūn 126 et de Muḥammad 127, et Ibn al-Qāsim l'a rapporté d'après Mālik 128 dans le livre d'Isḥāq b. Yaḥyā 129 : celui qui insulte Dieu – qu'Il soit exalté – parmi les musulmans est tué et on ne lui demande pas de se repentir, à moins qu'il ne s'agisse d'une calomnie contre Dieu par son apostasie vers une religion qu'il a adoptée et manifestée ; alors on lui demande de se repentir. Et s'il ne la manifeste pas, on ne lui demande pas de se repentir. Muṭarrif 130 et 'Abd al-Malik 131 ont dit la même chose dans al-Mabsūṭa. Al-Makhzūmī 132, Muḥammad b. Maslama 133 et Ibn Abī Ḥāzim 134 ont dit : le musulman n'est pas tué pour l'insulte jusqu'à ce qu'on lui demande de se repentir 135. Il en va de même pour le juif et le chrétien : s'ils se repentent, on accepte d'eux ; s'ils ne se repentent pas, ils sont tués. La demande de repentir est indispensable, et tout cela est comme l'apostasie. C'est ce qu'a rapporté le juge Ibn Naṣr 136 de l'école. Abū Muḥammad b. Abī Zayd 137 a émis un avis juridique, d'après ce qui a été rapporté de lui, concernant un homme qui maudit un homme et maudit Dieu, et dit : « Je voulais seulement maudire le diable, mais ma langue a glissé. » Il a dit : il est tué en raison de l'apparence de sa mécréance, et son excuse n'est pas acceptée. Quant à ce qui est entre lui et Dieu – qu'Il soit exalté –, il est excusé. Les juristes de Cordoue ont divergé au sujet de l'affaire de Hārūn b. Ḥabīb 138, frère de 'Abd al-Malik le juriste. Il était d'un esprit étroit et souvent irrité. On témoigna contre lui, entre autres témoignages, qu'il avait dit, lors de sa guérison d'une maladie : « J'ai enduré dans cette maladie ce qui, si j'avais tué Abū Bakr 139 et 'Umar 140, ne m'aurait pas valu tout cela. » Ibrāhīm b. Ḥusayn b. Khālid 141 émit un avis pour sa mise à mort, et que le sens de sa parole implique de considérer Dieu – qu'Il soit exalté – comme injuste 142 et de se plaindre de Lui, et que l'allusion y est comme l'expression explicite 143. Son frère 'Abd al-Malik b. Ḥabīb 144, Ibrāhīm b. Ḥusayn b. 'Āṣim 145 et Sa'īd b. Sulaymān le juge 146 émirent un avis pour écarter la peine de mort de lui, mais le juge estima qu'il devait être puni sévèrement par l'emprisonnement et une discipline rigoureuse, en raison de l'ambiguïté de sa parole et de son interprétation comme une plainte. Celui qui a dit, concernant celui qui insulte Dieu, qu'il faut lui demander de se repentir, a argumenté que c'est une pure mécréance et apostasie, qui n'implique aucun droit d'autrui envers Dieu, et cela ressemble à l'intention de mécréance sans insulte à Dieu et à la manifestation de la conversion à une autre religion contraire à l'islam. Quant à l'argument pour ne pas lui demander de se repentir : puisque cela est apparu de lui après avoir manifesté l'islam auparavant, nous le soupçonnons et pensons que sa langue n'a parlé ainsi que parce qu'il le croyait, car personne ne prend cela à la légère. On lui applique donc la règle du zindīq 147, et son repentir n'est pas accepté. Et s'il passe d'une religion à une autre et manifeste l'insulte dans le sens de l'apostasie, alors il a fait savoir qu'il a retiré le lien de l'islam de son cou, contrairement au premier qui s'y accroche. La règle de ce dernier est celle de l'apostat : on lui demande de se repentir, selon l'avis bien connu de la plupart des savants 148. C'est l'école de Mālik et de ses disciples, comme nous l'avons expliqué précédemment et mentionné les divergences dans ses sections. *** Deuxième section : La règle concernant l'attribution à Dieu de ce qui ne Lui convient pas par voie d'interprétation personnelle et d'erreur. Quant à celui qui attribue à Dieu – qu'Il soit exalté – ce qui ne Lui convient pas, non pas par voie d'insulte ou d'apostasie avec intention de mécréance, mais par voie d'interprétation, d'effort personnel et d'erreur menant à la passion et à l'innovation blâmable – comme l'anthropomorphisme, la description par un membre, ou la négation d'un attribut de perfection –, cela fait partie des questions sur lesquelles les prédécesseurs et les successeurs ont divergé quant à déclarer mécréant 149 celui qui le dit et le croit. Les avis de Mālik 150 et de ses disciples ont divergé à ce sujet, mais ils n'ont pas divergé sur le fait de les combattre lorsqu'ils se regroupent en faction 151, et qu'on leur demande de se repentir : s'ils se repentent, [on les laisse] ; sinon, ils sont tués. Ils ont seulement divergé au sujet de l'individu isolé parmi eux. L'avis le plus fréquent de Mālik et de ses disciples est d'abandonner la déclaration de leur mécréance 152, de ne pas les tuer, mais de les punir sévèrement et de les emprisonner longuement jusqu'à ce que leur abandon [de l'innovation] apparaisse et que leur repentir soit évident. Comme l'a fait 'Umar 153 – que Dieu l'agrée – avec Ṣabīgh 154. C'est l'avis de Muḥammad b. al-Mawwāz 155 concernant les khārijites 156, de 'Abd al-Malik b. al-Mājishūn 157, et l'avis de Suḥnūn 158 concernant tous les gens des passions. C'est ainsi qu'a été interprétée la parole de Mālik dans al-Muwaṭṭa' et ce qu'il a rapporté de 'Umar b. 'Abd al-'Azīz 159, de son grand-père 160 et de son oncle 161 dans leur parole concernant les qadarites 162 : on leur demande de se repentir ; s'ils se repentent, [on les laisse] ; sinon, ils sont tués. 'Īsā 163 a rapporté d'Ibn al-Qāsim 164 au sujet des gens des passions, parmi les ibāḍites 165, les qadarites et leurs semblables, ceux qui s'opposent à la communauté parmi les gens des innovations blâmables et de la falsification de l'interprétation du Livre de Dieu : on leur demande de se repentir, qu'ils aient manifesté cela ou l'aient caché ; s'ils se repentent, [on les laisse] ; sinon, ils sont tués, et leur héritage revient à leurs héritiers. Ibn al-Qāsim a dit la même chose dans le livre de Muḥammad 166 au sujet des qadarites et autres : il a dit : leur demander de se repentir consiste à leur dire : « Abandonnez ce sur quoi vous êtes. » De même dans al-Mabsūṭ au sujet des ibāḍites, des qadarites et de tous les gens des innovations blâmables : il a dit : ils sont musulmans, et ils ne sont tués qu'à cause de leur mauvaise opinion. C'est ce qu'a appliqué 'Umar b. 'Abd al-'Azīz. Ibn al-Qāsim a dit : celui qui dit : « Dieu n'a pas parlé à Moïse directement » 167, on lui demande de se repentir ; s'il se repent, [on le laisse] ; sinon, il est tué. Ibn Ḥabīb 168 et d'autres parmi nos compagnons considèrent qu'ils sont mécréants, ainsi que leurs semblables parmi les khārijites, les qadarites et les murji'ites 169. Il a également été rapporté de Suḥnūn 170 la même chose : celui qui dit : « Dieu n'a pas de parole » est mécréant. Les rapports de Mālik 171 divergent. Il a prononcé la mécréance contre eux dans le rapport des Syriens, Abū Mus-hir 172 et Marwān b. Muḥammad al-Ṭāṭarī 173. Il a été consulté 174 au sujet du mariage du qadarite ; il a dit : « Ne le marie pas. Dieu – qu'Il soit exalté – a dit : "Un esclave croyant est meilleur qu'un associateur" 175. » Il a également été rapporté de lui : « Les gens des passions sont tous des mécréants. » Et il a dit : « Celui qui décrit quoi que ce soit de l'essence de Dieu – qu'Il soit exalté – et indique quoi que ce soit de Sa grandeur, une main, une ouïe ou une vue, cela doit être retranché de lui, car il a assimilé Dieu à lui-même. » Et il a dit, au sujet de celui qui dit : « Le Coran est créé » : il est mécréant, tuez-le. Il a également dit, dans le rapport d'Ibn Nāfi' 176 : il est fouetté, frappé durement et emprisonné jusqu'à ce qu'il se repente. Dans le rapport de Bishr b. Bakr al-Tinnīsī 177 d'après lui : il est tué et son repentir n'est pas accepté. Le juge Abū 'Abd Allāh al-Bartakānī 178 et le juge Abū 'Abd Allāh al-Tustarī 179, parmi les imams irakiens 180, ont dit : sa réponse est divergente : on tue celui qui est éclairé et prêcheur 181. C'est sur cette divergence que repose la divergence de son avis concernant la répétition de la prière derrière eux 182. Ibn al-Mundhir 183 a rapporté d'al-Shāfi'ī 184 : on ne demande pas au qadarite de se repentir. La plupart des avis des prédécesseurs sont de les déclarer mécréants. Parmi ceux qui l'ont dit : al-Layth 185, Ibn 'Uyayna 186, Ibn Lahī'a 187 – cela a été rapporté d'eux au sujet de celui qui dit que le Coran est créé – et l'ont dit Ibn al-Mubārak 188, al-Awdī 189, Wakī' 190, Ḥafṣ b. Ghayyāth 191, Abū Isḥāq al-Fazārī 192, Hushaym 193, 'Alī b. 'Āṣim 194, et d'autres. C'est l'avis de la plupart des traditionnistes, des juristes et des théologiens à leur sujet, ainsi qu'au sujet des khārijites, des qadarites, des gens des passions égarantes et des tenants des innovations blâmables qui interprètent. C'est l'avis d'Aḥmad b. Ḥanbal 195. Ils ont dit de même au sujet des wāqifa 196 et de ceux qui doutent de ces principes.
Parmi ceux qui ont rapporté le sens de l'autre opinion, consistant à ne pas les déclarer mécréants, figurent Ali ibn Abi Talib, Ibn Umar, al-Hasan al-Basri, et c'est l'avis d'un groupe de juristes 197 théologiens 198 et de théologiens spéculatifs 199. Ils se sont appuyés sur le fait que les Compagnons et les Successeurs ont fait hériter les héritiers des gens de Harura' 200 et de ceux qui étaient connus pour leur croyance au libre arbitre 200 parmi ceux qui sont morts, et les ont enterrés dans les cimetières des musulmans, et ont appliqué sur eux les lois de l'islam. Isma'il al-Qadi 201 a dit : « Malik 202 a dit au sujet des Qadarites 200 et de tous les gens des innovations qu'ils doivent être invités à se repentir. S'ils se repentent, [c'est bien], sinon ils sont tués, car cela relève de la corruption sur terre. » Comme il l'a dit au sujet du brigand 202 : « Si l'imam estime qu'il doit être tué, il le tue ; et s'il n'est pas tué, il le tue... Or la corruption du brigand ne concerne que les biens et les intérêts de ce monde, même si elle peut aussi toucher à la religion du point de vue du pèlerinage et du jihad... Tandis que la corruption des gens des innovations porte principalement sur la religion... et peut toucher aux affaires de ce monde par l'inimitié qu'ils sèment entre les musulmans. » Chapitre troisième : Établir la parole concernant la déclaration de mécréance des interprètes 203 Nous avons mentionné les doctrines des pieux prédécesseurs concernant la déclaration de mécréance des gens des innovations et des passions qui interprètent 203 : ceux qui tiennent un propos dont la portée mène à la mécréance, alors que, si on les arrête sur ce point, ils ne professent pas ce à quoi leur propos mène. Et selon leurs divergences, les juristes et les théologiens spéculatifs ont divergé à ce sujet. Parmi eux, certains ont approuvé la déclaration de mécréance que professait la majorité des pieux prédécesseurs, et d'autres l'ont refusée et n'ont pas estimé qu'ils devaient être exclus de la masse des croyants 203 ; c'est l'avis de la plupart des juristes et des théologiens spéculatifs. Ils ont dit : « Ce sont des pervers, des désobéissants, des égarés ; nous les faisons hériter des musulmans et nous appliquons sur eux leurs lois. » C'est pourquoi Sahnun 204 a dit : « Il n'y a pas de répétition [de la prière] pour celui qui a prié derrière eux. » Il a dit – et c'est l'avis de tous les compagnons de Malik 205, d'al-Mughira 206, d'Ibn Kinana 207 et d'Ashab 208 – : « Parce qu'il est musulman, et son péché ne l'a pas fait sortir de l'islam. » D'autres ont fluctué à ce sujet et se sont abstenus de se prononcer sur la déclaration de mécréance ou son contraire. La divergence des deux opinions de Malik 2 à ce sujet et son abstention concernant la répétition de la prière derrière eux en font partie. C'est vers quelque chose d'approchant qu'est allé le Qadi Abu Bakr 209, l'imam des gens de la vérification et de la vérité, et il a dit que cela fait partie des questions ambiguës 210, car ces gens n'ont pas explicitement prononcé le nom de mécréance, mais ont seulement tenu un propos qui y mène. Et son opinion sur la question a fluctué comme a fluctué l'opinion de son imam 211 Malik ibn Anas. Au point qu'il a dit dans certains de ses propos : « Selon l'avis de ceux qui les déclarent mécréants par interprétation, il n'est pas permis de se marier avec eux, ni de manger de leurs sacrifices, ni de prier sur leurs morts, et on diverge sur le fait de les faire hériter, selon la divergence sur l'héritage de l'apostat. » Et il a dit aussi : « Nous faisons hériter leur mort à leurs héritiers musulmans, mais nous ne les faisons pas hériter des musulmans. » Et la plupart de sa tendance va vers l'abandon de la déclaration de mécréance en dernière analyse. De même, l'opinion de son maître Abu al-Hasan al-Ash'ari 212 a fluctué à ce sujet, et la plupart de son opinion est l'abandon de la déclaration de mécréance... et que la mécréance est une seule caractéristique : l'ignorance de l'existence du Créateur, exalté soit-Il. Et il a dit une fois : « Quiconque croit que Dieu est un corps, ou que le Messie ou quelque personne rencontrée dans les rues [est Dieu], n'a pas de connaissance de Lui et est mécréant. » C'est vers quelque chose d'approchant qu'est allé Abu al-Ma'ali 213, que Dieu lui fasse miséricorde, dans ses réponses à Abu Muhammad Abd al-Haqq 214, qui l'avait interrogé sur la question ; il s'en est excusé en disant que l'erreur à ce sujet est difficile... car faire entrer un mécréant dans la communauté [musulmane] ou en faire sortir un musulman est grave dans la religion. Et d'autres parmi les vérificateurs ont dit : « Ce qui est obligatoire, c'est de se garder de déclarer mécréants les gens de l'interprétation, car rendre licite le sang de ceux qui prient 215 et qui professent l'unicité divine est dangereux... et l'erreur consistant à laisser [en vie] mille mécréants est plus légère que l'erreur consistant à verser une seule goutte 216 de sang d'un musulman. » Et le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) 217 a dit : « Quand ils la prononcent – c'est-à-dire l'attestation de foi 218 – ils préservent de moi leur sang et leurs biens, sauf en droit, et leur compte revient à Dieu... » Or l'inviolabilité est établie de manière certaine avec l'attestation de foi, et elle ne peut être levée et son contraire rendu licite que par une preuve certaine ; or il n'y a pas de preuve certaine, ni de la Loi, ni par analogie... Et les termes des hadiths rapportés dans ce chapitre sont sujets à interprétation... Ce qui en est venu concernant la déclaration explicite de mécréance des Qadarites, et sa parole : « Ils n'ont pas de part dans l'islam », et sa qualification des Rafidites 218 de polythéisme, et l'énonciation de la malédiction sur eux... de même pour les Kharijites et autres gens des passions, ceux qui professent la déclaration de mécréance peuvent s'en prévaloir. Et l'autre peut répondre que de tels termes sont venus dans le hadith à propos d'autres que les mécréants, par voie d'exagération 219... et il y a une mécréance 220 en dessous d'une [autre] mécréance, et un polythéisme en dessous d'un [autre] polythéisme. Et des termes similaires sont venus à propos de l'ostentation, de la désobéissance aux parents, au mari, du faux témoignage, et d'autres désobéissances 221... Et si [le terme] est susceptible des deux sens, on ne peut trancher pour l'un d'eux sans une preuve certaine. Et sa parole 222 au sujet des Kharijites : « Ils sont parmi les pires des créatures 223 » – et c'est là une description des mécréants – et il a dit : « La pire des tribus 224 sous la voûte 225 du ciel ; bienheureux 226 celui qui les tue 227 ou qu'ils tuent... » Et il a dit 228 : « Quand vous les trouvez, tuez-les du massacre des 'Ad 229. » L'apparent de cela est la mécréance, surtout avec leur comparaison aux 'Ad ; celui qui voit leur déclaration de mécréance s'en prévaut. L'autre lui dit : « Cela [vient] du fait qu'ils tuent en raison de leur révolte contre les musulmans et de leur agression contre eux, comme le prouve le hadith lui-même : « Ils tuent les gens de l'islam. » Leur mise à mort est ici une peine légale, non une mécréance... Et la mention des 'Ad est une comparaison pour le meurtre et sa licéité, non pour le tué ; et ce n'est pas parce qu'on juge quelqu'un digne de mort qu'on le juge mécréant. » Et on oppose à cela la parole de Khalid 230 dans le hadith 231 : « Laisse-moi lui trancher la tête 232, ô Messager de Dieu ! » Il dit : « Peut-être prie-t-il... » S'ils se prévalent de sa parole (que Dieu prie sur lui et le salue) 233 : « Ils récitent le Coran, mais il ne dépasse pas leurs gorges 234 » – et il a informé que la foi n'est pas entrée dans leurs cœurs – Et de même sa parole : « Ils sortent de la religion comme la flèche sort de la cible 235, puis n'y reviennent pas jusqu'à ce que la flèche retourne à son encoche 236 237 238 » Et par sa parole 239 : « Il a devancé les excréments 240 et le sang... » – cela indique qu'il n'a rien retenu de l'islam. Les autres leur répondent : « Le sens de “il ne dépasse pas leurs gorges” est qu'ils n'en comprennent pas les significations avec leurs cœurs, que leurs poitrines ne s'ouvrent pas à lui, et que leurs membres ne l'appliquent pas. » Et ils leur opposent sa parole : « Et il doute au sujet de l'encoche 241 » – cela implique le doute sur son état. Et s'ils se prévalent de la parole d'Abu Sa'id al-Khudri 242 dans ce hadith : « J'ai entendu le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) dire : “Il sortira dans cette communauté...” » – et il n'a pas dit « de cette communauté » – et la précision d'Abu Sa'id dans la transmission et sa maîtrise du terme. Les autres leur répondent : « L'expression “dans” n'implique pas une déclaration explicite qu'ils sont en dehors de la communauté, contrairement au terme “de” qui indique la partition, et qu'ils sont de la communauté... alors qu'il a été rapporté d'Abu Dharr 243, d'Ali 244, d'Abu Umama 245 et d'autres dans ce hadith : “Il sortira de ma communauté” et “Il y aura dans ma communauté”. Or les particules de sens sont polysémiques, donc on ne peut les faire sortir de la communauté par “dans”, ni les y faire entrer par “de”. Mais Abu Sa'id (que Dieu l'agrée) a excellé autant qu'il a voulu dans l'avertissement qu'il a donné... Et cela fait partie de ce qui indique l'ampleur de la compréhension des Compagnons, leur vérification des significations, leur déduction à partir des termes, leur précision à leur égard, et leur prudence dans la transmission 246. » - Ces doctrines bien connues des gens de la Sunna et des autres sectes contiennent à ce sujet de nombreuses opinions fluctuantes et futiles. La plus proche d'entre elles est la parole de Jahm 247 et de Muhammad ibn Shabib 248 : « La mécréance envers Dieu est l'ignorance de Lui. Nul ne devient mécréant par autre chose que cela 249. »
Abū l-Hudhayl 250 a dit : « Quiconque interprète 251 les textes d'une manière qui assimile Dieu à Ses créatures, Lui attribue une injustice dans Son acte, ou dément Son message, est mécréant. Et quiconque affirme l'existence d'une chose éternelle autre que Dieu est mécréant. » Certains théologiens 252 ont dit : « Si quelqu'un, ayant connaissance du principe 253 et s'appuyant dessus, tombe dans l'erreur concernant les attributs de Dieu, il est mécréant ; si cela ne relève pas de cette catégorie, il est pervers 254, à moins qu'il n'ait pas connu le principe, auquel cas il est dans l'erreur mais non mécréant. » ʿUbayd Allāh 255 b. al-Ḥasan al-ʿAnbarī a soutenu la validité des opinions des mujtahidūn 256 dans les fondements de la religion 257 lorsque ceux-ci sont sujets à interprétation, se démarquant ainsi des autres groupes de la communauté. En effet, tous, à l'exception de lui, s'accordent à dire que la vérité dans les fondements de la religion est unique et que celui qui s'y trompe est pécheur, désobéissant et pervers. La divergence ne porte que sur le fait de le déclarer mécréant. Le Qāḍī Abū Bakr 258 al-Bāqillānī a rapporté une opinion similaire à celle de ʿUbayd Allāh de la part de Dāwūd 259 al-Iṣbahānī. Il a dit : « Certains ont rapporté d'eux deux qu'ils ont dit cela concernant quiconque, parmi les gens de notre religion ou d'autres, dont Dieu sait qu'il a épuisé toute sa capacité dans la recherche de la vérité. » Al-Jāḥiẓ 260 et Thumāma 261 ont tenu un propos similaire, affirmant que beaucoup de gens du commun, de femmes, de simples d'esprit, et d'imitateurs 262 des chrétiens, des juifs et autres, n'ont pas d'argument 263 de Dieu contre eux, car ils n'ont pas de dispositions naturelles 264 permettant le raisonnement 265. Al-Ghazālī 266 s'est approché de cette tendance dans son livre « La Distinction » 267. Or, quiconque tient de tels propos est mécréant, par consensus 268 sur la mécréance de celui qui ne déclare pas mécréants les chrétiens et les juifs, et quiconque s'écarte de la religion des musulmans, ou hésite à les déclarer mécréants, ou doute. Le Qāḍī Abū Bakr a dit : « Car la révélation 269 et le consensus se sont accordés sur leur mécréance. Quiconque hésite à ce sujet a donc démenti le texte et la révélation, ou en a douté. Or, le démenti ou le doute à ce sujet ne peut venir que d'un mécréant. » Quatrième chapitre : Exposé de ce qui, parmi les doctrines, est mécréance, de ce qui est sujet à suspension 270 ou divergence, et de ce qui n'est pas mécréance. Sache que l'établissement de ce chapitre et la levée de l'ambiguïté à son sujet relèvent de la Loi 271, et que la raison n'y a aucun rôle. Le critère clair en la matière est que toute doctrine qui affirme explicitement la négation de la Seigneurie 272, de l'Unicité 273, ou l'adoration d'un autre que Dieu ou avec Dieu, est mécréance. C'est le cas de la doctrine des matérialistes 274, de toutes les sectes dualistes 275 parmi les diṣāniyya 276, les manichéens 277 et leurs semblables parmi les sabéens 278, les chrétiens, les mages 279, et ceux qui ont associé 280 en adorant les idoles, les anges, les démons, le soleil, les étoiles, le feu, ou tout autre que Dieu, parmi les polythéistes arabes, les habitants de l'Inde, de la Chine, du Soudan, et autres qui ne se réfèrent à aucun Livre. De même, les qarāmiṭa 281, les partisans de la ḥulūl 282, de la métempsycose 283 parmi les bāṭiniyya 284, les ṭayyāra 285 parmi les rāfiḍa 286, les bayāniyya 287, les ghurābiyya 288 ; ainsi que quiconque reconnaît la divinité et l'unicité de Dieu mais croit qu'Il n'est pas vivant, ou qu'Il n'est pas éternel, ou qu'Il est créé, ou qu'Il a une forme, ou Lui attribue un enfant, une épouse, un parent, ou qu'Il est engendré de quelque chose, ou qu'Il provient de quelque chose, ou qu'avec Lui dans l'éternité existe une autre chose éternelle 289, ou qu'il existe un autre artisan du monde que Lui, ou un autre administrateur que Lui : tout cela est mécréance par consensus des musulmans. C'est le cas de la doctrine des théologiens 290 parmi les philosophes 291, les astrologues 292, et les naturalistes 293. De même, quiconque prétend s'asseoir avec Dieu, monter vers Lui, Lui parler, ou qu'Il s'incarne 294 en une personne, comme le disent certains soufis 295, les bāṭiniyya, les chrétiens, et les qarāmiṭa. De même, nous jugeons mécréant quiconque affirme l'éternité du monde ou sa perpétuité, ou en doute, selon la doctrine de certains philosophes et matérialistes, ou qui affirme la métempsycose des âmes et leur transmigration éternelle à travers les personnes, et leur châtiment ou leur jouissance en elles selon leur pureté ou leur malice 296. De même, quiconque reconnaît la divinité et l'unicité mais renie la prophétie dans son principe, de manière générale, ou la prophétie de notre Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) en particulier, ou celle d'un des prophètes que Dieu a nommés, après en avoir eu connaissance, est mécréant sans aucun doute. C'est le cas des barāhima 297, de la plupart des juifs, des ariens 298 parmi les chrétiens, des ghurābiyya parmi les rāfiḍa qui prétendent que c'est à ʿAlī que Gabriel a été envoyé, ainsi que des muʿaṭṭila 299, des qarāmiṭa, des ismaéliens 300, et des ʿanbariyya 301 parmi les rāfiḍa, même si certains d'entre eux ont associé une autre mécréance à celle de leurs prédécesseurs. De même, quiconque professe l'unicité, la validité de la prophétie et la prophétie de notre Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue), mais admet la possibilité du mensonge chez les prophètes dans ce qu'ils ont apporté, qu'il invoque ou non l'intérêt 302 selon sa prétention, est mécréant par consensus. C'est le cas des pseudo-philosophes, de certains bāṭiniyya, des rāfiḍa, des soufis extrémistes, et des partisans de l'ibāḥa 303. En effet, ceux-ci prétendent que les sens apparents de la Loi et la plupart de ce que les messagers ont apporté comme informations sur le passé et le futur, les affaires de l'au-delà, la résurrection, le Jugement dernier, le Paradis et l'Enfer, ne correspondent en rien à leur sens littéral et à leur compréhension explicite. Ils auraient plutôt adressé ces discours aux créatures par souci d'intérêt pour elles, car ils ne pouvaient pas s'exprimer clairement en raison de la faiblesse de leurs intelligences. Le contenu de leurs doctrines implique l'annulation des lois religieuses, la suspension des ordres et des interdictions, le démenti des messagers, et le doute sur ce qu'ils ont apporté. De même, quiconque attribue à notre Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) le mensonge délibéré dans ce qu'il a transmis et annoncé, ou doute de sa véracité, ou l'insulte, ou dit qu'il n'a pas transmis, ou le méprise, ou méprise l'un des prophètes, ou les dénigre, ou leur nuit, ou tue un prophète, ou lui fait la guerre, est mécréant par consensus. - De même, nous déclarons mécréant quiconque adopte la doctrine de certains anciens selon laquelle dans chaque espèce animale il y a un avertisseur et un prophète, parmi les singes, les porcs, les bestiaux, les vers et autres, et qui argumente par la parole de Dieu Très-Haut : « Il n'est point de communauté sans qu'un avertisseur n'y soit passé 304 ». Car cela conduit à décrire les prophètes de ces espèces par leurs attributs blâmables, ce qui constitue un dénigrement de cette noble fonction, en plus du consensus des musulmans contre cela et du démenti de son auteur. - De même, nous déclarons mécréant quiconque reconnaît les principes corrects susmentionnés et la prophétie de notre Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue), mais dit qu'il était noir, ou qu'il est mort avant d'avoir une barbe, ou que ce n'est pas lui qui était à La Mecque et au Ḥijāz, ou qu'il n'était pas qurayshite 305. Car le décrire autrement que par ses attributs connus équivaut à le nier et à le démentir. De même, quiconque prétend à la prophétie d'un autre en même temps que notre Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) ou après lui, comme les ʿīsawiyya 306 parmi les juifs qui limitent sa mission aux Arabes, les khurramiyya 307 qui croient en la succession continue des messagers, et la plupart des rāfiḍa qui affirment la participation de ʿAlī à la mission prophétique avec le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) et après lui. De même, tout imām chez ces derniers occupe sa place dans la prophétie et l'argument 308. C'est aussi le cas des bazīʿiyya 309 et des bayāniyya parmi eux, qui affirment la prophétie de Bazīʿ 310 et de Bayān 311 et autres semblables, ou de quiconque prétend à la prophétie pour lui-même, ou admet la possibilité de l'acquérir et d'atteindre son rang par la pureté du cœur, comme les philosophes et les soufis extrémistes. - De même, quiconque parmi eux prétend recevoir la révélation, même sans revendiquer la prophétie, ou qu'il monte au ciel, entre au Paradis, mange de ses fruits, et embrasse les houris 312 : tous ceux-là sont des mécréants qui démentent le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue).
Il a informé, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, qu'il est le sceau des prophètes, nul prophète après lui. Et il a informé de la part d'Allah Très-Haut qu'il est le sceau des prophètes, et qu'il a été envoyé à l'ensemble des gens. Et la communauté 313 s'est accordée à prendre cette parole dans son sens apparent, et que son sens visé est sans interprétation ni restriction. Il n'y a donc aucun doute sur la mécréance de ces groupes, tous, de manière catégorique, par consensus et par ouï-dire. - De même, il y a consensus sur la déclaration de mécréance de quiconque conteste un texte du Livre ou restreint un hadith dont la transmission est unanimement reconnue comme certaine, et dont le sens apparent est unanimement admis, comme la déclaration de mécréance des kharijites 314 pour avoir aboli la lapidation 315. Et c'est pourquoi nous déclarons mécréant quiconque ne déclare pas mécréant celui qui suit une autre religion que celle des musulmans parmi les religions, ou qui s'abstient de se prononcer à leur sujet, ou qui doute, ou qui juge valide leur doctrine, même s'il manifeste par ailleurs l'islam, le croit et croit en l'invalidité de toute autre doctrine que lui. Car il est mécréant par le fait d'avoir manifesté ce qui contredit cela. - De même, nous jugeons de manière catégorique la mécréance de quiconque profère une parole par laquelle il aboutit à l'égarement de la communauté et à la déclaration de mécréance de tous les Compagnons 316, comme la parole des Kumayliyya 317 parmi les rafidites 318 déclarant mécréante toute la communauté après le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, parce qu'elle n'a pas fait précéder Ali 319, et ils ont déclaré mécréant Ali parce qu'il ne s'est pas avancé et n'a pas réclamé son droit à la préséance. Ceux-là ont donc mécru sous plusieurs aspects, car ils ont aboli toute la Loi religieuse, puisque sa transmission et celle du Coran ont été interrompues, car ses transmetteurs sont, selon leur prétention, des mécréants. Et c'est à cela – et Allah sait mieux – que Malik 320 a fait allusion dans l'une de ses deux opinions, en préconisant la mise à mort de celui qui déclare mécréants les Compagnons. - Ensuite, ils ont mécru sous un autre aspect en insultant le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, conformément à leur parole et à leur prétention qu'il avait confié à Ali, qu'Allah l'agrée, tout en sachant qu'il deviendrait mécréant après lui – selon leur dire – que la malédiction d'Allah soit sur eux. Et que la prière et la paix d'Allah soient sur Son Messager et sur sa famille. - De même, nous déclarons mécréant pour tout acte sur lequel les musulmans se sont accordés qu'il n'émane que d'un mécréant, même si son auteur professe l'islam tout en commettant cet acte, comme la prosternation devant une idole, le soleil, la lune, la croix, le feu, le fait de se rendre aux églises et aux synagogues avec leurs occupants, le fait de se vêtir de leur habit, comme le port de la ceinture 321 et le rasage de la tête 322. Car les musulmans se sont accordés que cela ne se trouve que chez un mécréant et que ces actes sont une marque de mécréance, même si leur auteur professe l'islam. - De même, les musulmans se sont accordés sur la déclaration de mécréance de quiconque considère comme licite le meurtre, la consommation de vin, ou la fornication, parmi ce qu'Allah a interdit, après avoir eu connaissance de son interdiction, comme les partisans de la licéité parmi les Qarmates 323 et certains extrémistes parmi les soufis 324. - De même, nous jugeons de manière catégorique la mécréance de quiconque dément et nie un fondement parmi les fondements de la Loi religieuse, et ce qui est connu avec certitude par une transmission mutawâtir 325 de l'acte du Messager, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et sur lequel il y a un consensus continu. Comme celui qui nie l'obligation des cinq prières, le nombre de leurs rak'as 326 et de leurs prosternations, et dit : « Allah n'a imposé dans Son Livre que la prière en général ; quant au fait qu'elle soit cinq et selon ces descriptions et conditions, je ne le sais pas, car il n'y a pas de texte clair à ce sujet dans le Coran, et la tradition à ce sujet du Messager, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, est un hadith isolé 327... » - De même, il y a consensus sur la déclaration de mécréance de celui qui, parmi les kharijites, dit que la prière est aux deux extrémités du jour. - Et sur la déclaration de mécréance des Bâtiniyya 328 pour leur parole selon laquelle les obligations religieuses sont des noms d'hommes dont ils ont reçu l'ordre d'être les alliés, et les choses impures et interdites sont des noms d'hommes dont ils ont reçu l'ordre de se désavouer. Et la parole de certains soufis selon laquelle l'adoration et la longueur de l'effort, lorsque leurs âmes deviennent pures, les mènent à l'abandon de l'adoration, à la licéité de toute chose pour eux et à la levée de l'engagement des lois religieuses à leur égard. - De même, si quelqu'un nie La Mecque, la Maison 329, ou la Mosquée sacrée, ou la description du pèlerinage, ou dit : « Le pèlerinage est obligatoire dans le Coran, ainsi que l'orientation vers la qibla 330, mais quant au fait qu'il soit sous cette forme coutumière, et que cet endroit soit La Mecque, la Maison et la Mosquée sacrée, je ne sais pas si c'est cela ou autre chose ! Peut-être que les transmetteurs selon lesquels le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, les a interprétés par ces interprétations se sont trompés et ont commis une erreur. » Celui-ci et son semblable, il n'y a aucun doute sur sa mécréance, s'il fait partie de ceux dont on suppose qu'il a connaissance de cela, et de ceux qui ont fréquenté les musulmans et dont la compagnie avec eux s'est prolongée, à moins qu'il ne soit nouveau converti à l'islam ; on lui dit alors : « Ta voie est de t'informer de cela que tu ne connais pas auprès de l'ensemble des musulmans ; tu ne trouveras parmi eux aucune divergence, de génération en génération jusqu'à l'époque contemporaine du Messager, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, que ces choses sont comme on te l'a dit, que cet endroit est La Mecque, que la Maison qui s'y trouve est la Ka'ba 331, que la qibla vers laquelle ont prié le Messager, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et les musulmans, et vers laquelle ils ont fait le pèlerinage et autour de laquelle ils ont tourné, et que ces actes sont les descriptions de l'adoration du pèlerinage et ce qui est visé par lui, et ce sont ceux qu'ont accomplis le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et les musulmans. Et que les descriptions des prières mentionnées sont celles qu'a accomplies le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et par lesquelles il a expliqué la volonté d'Allah à cet égard, et a clarifié leurs limites. Ainsi, tu acquerras la science comme ils l'ont acquise, et tu n'auras plus de doute à ce sujet après cela. » Or, celui qui doute et nie après la recherche et la compagnie des musulmans est mécréant par accord unanime, et il n'est pas excusé par sa parole « Je ne sais pas », et il n'est pas cru là-dessus. Au contraire, son apparence est de se cacher derrière le démenti, car il n'est pas possible qu'il ne sache pas. De plus, s'il admet la possibilité de l'erreur et de la faute pour toute la communauté dans ce qu'ils ont transmis de cela et sur quoi ils se sont accordés comme étant la parole du Messager, son acte et l'interprétation de la volonté d'Allah à cet égard, il introduit le doute dans toute la Loi religieuse, car ce sont eux les transmetteurs de celle-ci et du Coran, et les liens de la religion se seraient alors dénoués. Et quiconque dit cela est mécréant. - De même, quiconque nie le Coran, ou une lettre de lui, ou en modifie quelque chose, ou y ajoute – comme l'ont fait les Bâtiniyya et les Ismaéliens 332 – ou prétend qu'il n'est pas une preuve pour le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ou qu'il n'y a en lui ni preuve ni miracle, comme la parole de Hishâm al-Fuwatî 333 et de Ma'mar as-Saymarî 334 selon laquelle il ne prouve pas Allah et ne contient aucune preuve pour Son Messager, et ne prouve ni récompense ni châtiment ni jugement. Il n'y a aucun doute sur leur mécréance par cette parole. - De même, nous les déclarons mécréants pour avoir nié que, dans l'ensemble des miracles du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, il y ait une preuve pour lui, ou que dans la création des cieux et de la terre 335 il y ait une preuve d'Allah, en raison de leur opposition au consensus et à la transmission mutawâtir du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, concernant son argumentation par tout cela, et la déclaration explicite du Coran à ce sujet. - De même, quiconque nie quelque chose de ce que le Coran a énoncé explicitement, après avoir su que cela fait partie du Coran qui est entre les mains des gens et dans les mus'hafs 336 des musulmans, sans être ignorant à ce sujet ni nouveau converti à l'islam, et argumente pour son déni soit en disant que la transmission n'est pas authentique selon lui et qu'il n'a pas eu connaissance de cela, soit en admettant la possibilité d'une erreur chez son transmetteur, nous le déclarons mécréant par les deux voies précédentes 337, car il est un menteur du Coran et un menteur du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, mais il s'est caché derrière sa prétention. De même, quiconque nie le Paradis, l'Enfer, la Résurrection, le Jugement ou la Fin des temps, il est mécréant par consensus, en raison du texte à ce sujet et du consensus de la communauté sur l'authenticité de sa transmission de manière mutawâtir. - De même, quiconque reconnaît cela mais dit que le sens visé par le Paradis, l'Enfer, le Rassemblement, la Résurrection, la récompense et le châtiment est autre que leur sens apparent, et qu'il s'agit de plaisirs spirituels et de significations ésotériques, comme le disent les chrétiens, les philosophes, les Bâtiniyya et certains soufis 338, et prétend que le sens de la Résurrection est la mort ou une annihilation pure, la dissolution de la configuration des sphères célestes et la désintégration du monde, comme le disent certains philosophes.
- De même, nous tranchons en déclarant mécréants les extrémistes rafidites lorsqu'ils disent que les Imams sont supérieurs aux Prophètes. Quant à celui qui nie ce qui est connu par transmission continue (tawātur) parmi les récits, les biographies et les pays, sans que cela ne revienne à invalider une Loi révélée ni ne mène à la négation d'un fondement de la religion — comme nier l'expédition de Tabūk (390), ou celle de Mu'ta (391), ou l'existence d'Abū (392) Bakr, de 'Umar (393), ou le meurtre de 'Uthmān (394), ou le califat de 'Alī (395), parmi ce qui est connu par transmission de manière nécessaire, et dont la négation n'implique pas le reniement d'une Loi révélée —, il n'y a pas moyen de le déclarer mécréant pour avoir nié cela et avoir rejeté l'acquisition de la connaissance à son sujet, car cela n'est rien de plus qu'une simple obstination... comme nier, de la part de Hishām (396) et de 'Ibād (397), la bataille du Chameau (398) et le combat de 'Alī contre ceux qui s'opposaient à lui. - Quant à celui qui affaiblit cela en raison d'une accusation contre les transmetteurs et accuse l'ensemble des musulmans d'erreur, nous le déclarons mécréant pour cela, car cela s'étend (399) jusqu'à l'invalidation de la Loi révélée. Quant à celui qui nie le consensus (ijmā') (400) pur, dont la voie n'est pas la transmission continue (tawātur) venant du Législateur, la plupart des théologiens parmi les juristes et les spéculateurs, dans ce chapitre, ont dit qu'il faut déclarer mécréant quiconque s'oppose au consensus correct, réunissant les conditions du consensus sur lequel on s'accorde généralement. Leur argument est la parole du Très-Haut : « Et quiconque fait scission avec le Messager après que la guidance lui est devenue claire » (401) — le verset —, et Sa parole — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui (402) — : « Quiconque s'oppose à la communauté de la largeur d'un empan (403) a ôté le lien (404) de l'Islam de son cou. » Et ils ont rapporté le consensus sur la déclaration de mécréance de quiconque s'oppose au consensus. D'autres sont allés jusqu'à la suspension du jugement (tawaqquf) quant à la certitude de déclarer mécréant quiconque s'oppose au consensus dont la transmission est spécifique aux savants. Et d'autres encore sont allés jusqu'à la suspension du jugement quant à la déclaration de mécréance de quiconque s'oppose au consensus issu d'une réflexion (naẓar), comme la déclaration de mécréance d'al-Naẓẓām (405) pour avoir nié le consensus, car par cette parole, il s'oppose au consensus des prédécesseurs (salaf) sur le fait de s'en servir comme argument, et il brise le consensus. Le Qāḍī (406) Abū Bakr a dit : L'avis selon moi est que la mécréance envers Allah est l'ignorance de Son existence, et la foi en Allah est la connaissance de Son existence. Et que nul ne devient mécréant par une parole ou une opinion, à moins que cela ne soit l'ignorance d'Allah. S'il désobéit par une parole ou un acte qu'Allah et Son Messager ont stipulé, ou sur lequel les musulmans se sont accordés, qu'il ne se produit que de la part d'un mécréant... ou qu'une preuve s'établit à cet effet, alors il a mécru. Ce n'est pas à cause de sa parole ou de son acte, mais à cause de ce qui les accompagne comme mécréance. La mécréance envers Allah ne se produit que par l'une de trois choses : La première : l'ignorance d'Allah — qu'Il soit exalté. La deuxième : accomplir un acte ou prononcer une parole dont Allah et Son Messager informent, ou sur laquelle les musulmans s'accordent, qu'elle ne provient que d'un mécréant, comme se prosterner devant une idole, ou se rendre aux églises en ceignant le zunnār (ceinture distinctive) avec leurs fidèles lors de leurs fêtes. Ou que cette parole ou cet acte rende impossible, avec lui, la connaissance d'Allah. Il dit : Ces deux catégories, bien qu'elles ne soient pas une ignorance d'Allah, sont une connaissance que leur auteur est un mécréant, dépouillé de la foi. Quant à celui qui nie un attribut des attributs essentiels d'Allah — qu'Il soit exalté —, ou le renie en étant clairvoyant à ce sujet, comme en disant : « Il n'est ni savant, ni puissant, ni voulant, ni parlant », et autres attributs de perfection qui Lui sont obligatoires — qu'Il soit exalté —, nos imams ont stipulé le consensus sur la mécréance de quiconque nie qu'Il soit décrit par eux et Le dépouille d'eux. C'est sur cela qu'est interprétée la parole de Saḥnūn (407) : « Quiconque dit : "Allah n'a pas de parole", est mécréant. » Et il ne déclare pas mécréants ceux qui interprètent (muta'awwilūn), comme nous l'avons exposé. Quant à celui qui ignore un de ces attributs, les savants ont divergé ici : certains l'ont déclaré mécréant, et cela a été rapporté d'Abū (408) Ja'far al-Ṭabarī et d'autres. Abū al-Ḥasan (409) al-Ash'arī l'a soutenu une fois. Un groupe est allé jusqu'à dire que cela ne le fait pas sortir du nom de la foi... Et al-Ash'arī est revenu à cela, disant : Parce qu'il n'a pas cru cela d'une croyance qui tranche sur sa justesse, et qu'il ne le considère pas comme une religion et une Loi. On ne déclare mécréant que celui qui croit que son opinion est vraie. Ces derniers ont argumenté par le hadith de la femme noire (410) (al-sawdā') : le Prophète — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — ne lui a demandé que l'unicité (tawḥīd), rien d'autre. Et par le hadith de celui qui dit (411) : « Si Allah a pouvoir (qadara) sur moi » — et dans une variante : « Peut-être que j'égare Allah » — puis il dit : « Allah lui a pardonné. » Ils dirent : Si l'on interrogeait la plupart des gens sur les attributs et qu'on les en informait, on ne trouverait que peu de gens qui les connaissent. L'autre partie a répondu à ce hadith par plusieurs aspects : Parmi eux : que « qadara » a le sens de « qaddara » (décréter), et son doute ne porte pas sur la capacité (qudra) à le ressusciter, mais sur le fait même de la résurrection, qui ne se connaît que par la Loi révélée. Peut-être qu'aucune Loi révélée ne leur était parvenue à ce sujet, de manière à trancher, de sorte que le doute à ce sujet serait alors une mécréance. Quant à ce pour quoi aucune Loi révélée n'est venue, cela relève des possibilités de l'esprit... Ou bien « qadara » a le sens de « ḍayyaqa » (restreindre), et ce qu'il a fait à lui-même était un mépris envers elle et une colère pour sa désobéissance. Et il a été dit : « Il a dit ce qu'il a dit alors qu'il n'était pas conscient de sa parole et ne maîtrisait pas son expression, en raison de l'angoisse et de la crainte qui s'étaient emparées de lui et lui avaient ôté la raison, de sorte qu'il n'en fut pas tenu responsable. » Et il a été dit : « Cela se passait à l'époque de la période intermédiaire (fatrah), où la simple unicité (tawḥīd) suffit. » Et il a été dit : « C'est plutôt une figure de style (majāz) (412) de la langue arabe, dont la forme est le doute mais le sens est l'affirmation... Cela s'appelle "l'affectation d'ignorance du connaisseur" (tajāhul al-'ārif)... Et il en existe des exemples dans leur langage, comme la parole du Très-Haut : "Peut-être (la'alla) se souviendra-t-il ou craindra-t-il (413)" et Sa parole : "Et soit nous, soit vous, sommes sur une guidance ou dans un égarement manifeste (414)." » Quant à celui qui affirme la description (waṣf) mais nie l'attribut (ṣifa) (415), en disant : « Je dis qu'Il est savant, mais sans science ; qu'Il est parlant, mais sans parole », et ainsi de suite pour tous les attributs, selon la doctrine des Mu'tazilites. Celui qui considère la conséquence ultime (ma'āl) à laquelle mène sa parole et vers laquelle sa doctrine le conduit, le déclare mécréant... Car s'il nie la science, la description de "savant" disparaît, puisque nul n'est décrit comme savant sauf celui qui a une science. Il semble donc qu'ils aient explicité, selon lui, ce à quoi leur parole les a menés. Et il en va de même, selon cette position, pour toutes les sectes des gens de l'interprétation (ahl al-ta'wīl), parmi les anthropomorphistes (mushabbiha), les qadarites, et autres. Quant à celui qui ne considère pas qu'on les prenne par la conséquence ultime de leur parole et ne leur impose pas l'exigence de leur doctrine, il ne voit pas leur déclaration de mécréance. Il dit : Parce que, si on les arrêtait sur cela, ils diraient : « Nous ne disons pas qu'Il n'est pas savant, et nous nous désolidarisons de la parole sur la conséquence ultime que vous nous imposez, et nous croyons, vous et nous, que c'est une mécréance. Mais nous disons : notre parole ne mène pas à cela, selon ce que nous avons établi comme principe. » C'est sur ces deux fondements que les gens ont divergé quant à la déclaration de mécréance des gens de l'interprétation (ahl al-ta'wīl). Et si tu comprends cela, la raison de la divergence des gens à ce sujet te devient claire. Et la position correcte est d'abandonner leur déclaration de mécréance, de s'abstenir de sceller sur eux la perdition, et d'appliquer sur eux le jugement de l'Islam en ce qui concerne leurs représailles (qiṣāṣ), leurs héritages, leurs mariages, leurs prix du sang (diyāt), la prière funéraire sur eux, leur enterrement dans les cimetières des musulmans, et toutes leurs transactions. Cependant, on les traite avec sévérité par une correction douloureuse, une réprimande sévère et un abandon (hajr), jusqu'à ce qu'ils reviennent de leur innovation (bid'a). Et telle était la conduite de la première génération (ṣadr al-awwal) à leur égard. Il y avait en effet, à l'époque des Compagnons et après eux, parmi les Successeurs (tābi'ūn), ceux qui professaient ces paroles sur le destin (qadar), l'opinion des kharijites et le mutazilisme (416). Ils n'ont pourtant déplacé aucune de leurs tombes, ni privé aucun d'eux d'un héritage, mais ils les ont abandonnés (hajarūhum) et les ont corrigés par la bastonnade, l'exil et la mise à mort, selon leurs situations, car ce sont des pervers (fussāq), des égarés (ḍullāl), des désobéissants (ʿuṣāt), auteurs de péchés majeurs (kabā'ir), selon les vérificateurs (muḥaqqiqūn) et les gens de la Sunna parmi ceux qui ne les déclarent pas mécréants, contrairement à ceux qui voient autrement. Et Allah est Celui qui accorde le succès vers la justesse. Le Qāḍī Abū Bakr (417) a dit : Quant aux questions de la promesse et de la menace (wa'd wa wa'īd) (418), de la vision (ru'ya) (419) et du créé (makhlūq) (420), de la création des actes (khalq al-af'āl), et de la permanence des accidents (baqā' al-a'rāḍ) (421),
- sihr : Magie ; ici, l'éloquence est comparée à la magie pour son effet sur les cœurs.
- tasrīḥ : Libération, fait de rendre explicite ; ici, liberté d'expression sans détour.
- salaf : Prédécesseurs pieux, les premières générations de musulmans.
- kafara : Mécroire, être ingrat envers Dieu.
- Mālik : Mâlik ibn Anas, fondateur de l'école malékite.
- jumhūr al-‘ulamā’ : Majorité des savants.
- ḥadd : Peine légale fixée par la charia.
- zindīq : Hérétique, celui qui professe l'islam extérieurement mais cache sa mécréance.
- qawl : Avis, opinion juridique.
- al-Qābisī : Abû 'Imrân al-Qâbisî, savant malékite du IVe siècle H.
- Abū Muḥammad : Abû Muhammad ibn Abî Zayd al-Qayrawânî, savant malékite.
- yanfa‘uhu : Lui est utile, profite à son salut.
- Ibn Saḥnūn : Muhammad ibn Sahnûn, savant malékite.
- muwaḥḥidūn : Monothéistes, ici musulmans.
- ikhtalafa : Il y a divergence d'opinions.
- al-Qāḍī Abū al-Ḥasan : Le juge Abû al-Hasan ibn al-Qassâr, savant malékite.
- al-Qāḍī Abū al-Faḍl : Le juge Abû al-Fadl, savant malékite.
- Aṣbagh : Asbagh ibn al-Faraj, savant malékite.
- Mālik : Mâlik ibn Anas.
- al-Layth : Al-Layth ibn Sa'd, savant égyptien.
- Isḥāq : Ishâq ibn Râhawayh, savant traditionniste.
- Aḥmad : Ahmad ibn Hanbal, fondateur de l'école hanbalite.
- al-Shāfi‘ī : Muhammad ibn Idrîs al-Shâfi'î, fondateur de l'école shafi'ite.
- Abū Ḥanīfa : Abû Hanîfa, fondateur de l'école hanafite.
- Abū Yūsuf : Abû Yûsuf, disciple d'Abû Hanîfa.
- Ibn al-Mundhir : Ibn al-Mundhir al-Naysâbûrî, savant shafi'ite.
- Muḥammad ibn Saḥnūn : Muhammad ibn Sahnûn, savant malékite.
- al-Qāḍī Abū Muḥammad : Le juge Abû Muhammad ibn Nasr, savant malékite.
- al-Qāḍī Abū al-Faḍl : Le juge Abû al-Fadl, savant malékite.
- Abū ‘Imrān al-Qābisī : Abû 'Imrân al-Qâbisî, savant malékite.
- al-Walīd ibn Muslim : Al-Walîd ibn Muslim, traditionniste damascène.
- Mālik : Mâlik ibn Anas.
- ridda : Apostasie, abandon de l'islam.
- hadd : Peine légale fixée par la charia.
- zindīq : Hérétique, souvent accusé de manichéisme ou de double croyance.
- istitāba : Demande de repentir adressée à l'apostat.
- tawḥīd : Unicité divine, principe fondamental de l'islam.
- tārik al-ṣalāt : Celui qui délaisse la prière obligatoire.
- istiḥlāl : Croyance en la licité d'un acte interdit.
- murtadd : Apostat, personne ayant abandonné l'islam.
- salaf : Les pieux prédécesseurs, premières générations de l'islam.
- Ibn al-Qaṣṣār : Juriste malékite (mort en 398/1008).
- ʿUmar : ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, deuxième calife bien guidé.
- ʿUthmān : ʿUthmān ibn ʿAffān, troisième calife bien guidé.
- ʿAlī : ʿAlī ibn Abī Ṭālib, quatrième calife bien guidé.
- Ibn Masʿūd : Compagnon éminent, savant en exégèse et jurisprudence.
- ʿAṭāʾ ibn Abī Rabāḥ : Savant et juriste de La Mecque (mort en 114/732).
- al-Nakhaʿī : Ibrāhīm al-Nakhaʿī, juriste de Kûfa (mort en 96/714).
- al-Thawrī : Sufyān al-Thawrī, juriste et traditionniste (mort en 161/778).
- Mālik : Mālik ibn Anas, fondateur de l'école malékite (mort en 179/795).
- al-Awzāʿī : ʿAbd al-Raḥmān al-Awzāʿī, juriste syrien (mort en 157/774).
- al-Shāfiʿī : Muhammad ibn Idrīs al-Shāfiʿī, fondateur de l'école shafiite (mort en 204/820).
- Aḥmad : Aḥmad ibn Ḥanbal, fondateur de l'école hanbalite (mort en 241/855).
- Isḥāq : Isḥāq ibn Rāhwayh, traditionniste et juriste (mort en 238/853).
- aṣḥāb al-raʾy : Partisans de l'opinion, désignant souvent les juristes hanafites.
- Ṭāwūs : Ṭāwūs ibn Kaysān, savant yéménite (mort en 106/724).
- ʿUbayd ibn ʿUmayr : Savant de La Mecque, disciple d'Ibn ʿAbbās.
- al-Ḥasan : Al-Ḥasan al-Baṣrī, célèbre savant et ascète (mort en 110/728).
- ʿAbd al-ʿAzīz ibn Abī Salamah : Juriste médinois (mort en 164/781).
- Muʿādh : Muʿādh ibn Jabal, Compagnon, émissaire du Prophète au Yémen.
- Saḥnūn : Juriste malékite, auteur de la Mudawwana (mort en 240/854).
- al-Ṭaḥāwī : Juriste hanafite égyptien (mort en 321/933).
- Abū Yūsuf : Juriste hanafite, disciple d'Abū Ḥanīfa (mort en 182/798).
- aẓ-Ẓāhiriyya : École juridique littéraliste, fondée par Dāwūd al-Ẓāhirī.
- Qatāda : Qatāda ibn Diʿāma, savant et exégète (mort en 117/735).
- Ibn ʿAbbās : Compagnon, savant en exégèse coranique.
- Abū Ḥanīfa : Fondateur de l'école hanafite (mort en 150/767).
- Abū Muḥammad ibn Abī Zayd : Juriste malékite, auteur de la Risāla (mort en 386/996).
- Abū Bakr al-Ṣiddīq : Premier calife bien guidé.
- al-Muzanī : Juriste shafiite, disciple d'al-Shāfiʿī (mort en 264/878).
- al-Zuhrī : Ibn Shihāb al-Zuhrī, traditionniste et juriste (mort en 124/742).
- Muḥammad : Muḥammad ibn al-Ḥasan al-Shaybānī, juriste hanafite (mort en 189/805).
- Ibn al-Qāsim : Juriste malékite, disciple de Mālik (mort en 191/806).
- Aṣbagh : Aṣbagh ibn al-Faraj, juriste malékite (mort en 225/840).
- al-Ṭābiṯī : Abū al-Ḥasan al-Ṭābiṯī, juriste malékite.
- Nabhān : Personnage ayant apostasié plusieurs fois, mentionné dans les hadiths.
- Ibn Wahb : ʿAbd Allāh ibn Wahb, juriste malékite (mort en 197/813).
- Ibn al-Mundhir : Juriste shafiite, auteur d'ouvrages de consensus (mort en 318/930).
- adab : Peine disciplinaire discrétionnaire.
- Kūfiyyūn : Juristes de Kûfa, souvent hanafites.
- Abū al-Faḍl : Le qāḍī Abū al-Faḍl, probablement un juriste malékite.
- ijtihād : Effort d'interprétation juridique.
- الوليد : Al-Walîd ibn Muslim, traditionniste et juriste damascain (m. 195/810).
- مالك : Mâlik ibn Anas, fondateur de l'école malékite (m. 179/795).
- الأوزاعي : Al-Awzâ'î, juriste syrien (m. 157/774).
- محمد : Muhammad ibn al-Mawwâz, juriste malékite (m. 269/882).
- أشهب : Ashhab ibn 'Abd al-'Azîz, juriste malékite égyptien (m. 204/819).
- سحنون : Sahnûn ibn Sa'îd, juriste malékite ifriqiyen (m. 240/854).
- القابسي : Al-Qâbisî, juriste malékite ifriqiyen (m. 403/1012).
- أهل التبريز : Gens éminents, d'une intégrité et d'une compétence reconnues.
- والله ولي الإرشاد : Formule de clôture signifiant 'Et Dieu est le Guide'.
- الذمي : Dhimmî : non-musulman (juif, chrétien, etc.) vivant sous la protection de l'État islamique en échange du paiement de la capitation (jizya).
- أبو حنيفة : Abû Hanîfa, fondateur de l'école hanafite (m. 150/767).
- الثوري : Sufyân al-Thawrî, juriste et traditionniste (m. 161/778).
- وَإِنْ نَكَثُوا أَيْمانَهُمْ مِنْ بَعْدِ عَهْدِهِمْ وَطَعَنُوا فِي دِينِكُمْ : Coran, sourate 9 (al-Tawba), verset 12.
- ابن الأشرف : Ka'b ibn al-Ashraf, poète juif de Médine tué sur ordre du Prophète pour ses insultes.
- ابن القاسم : Ibn al-Qâsim, 'Abd al-Rahmân, juriste malékite égyptien (m. 191/806).
- ابن سحنون : Muhammad ibn Sahnûn, juriste malékite ifriqiyen (m. 256/870).
- أبو المصعب : Abû al-Mus'ab al-Zuhrî, juriste malékite médinois (m. 242/856).
- قُلْ لِلَّذِينَ كَفَرُوا إِنْ يَنْتَهُوا يُغْفَرْ لَهُمْ ما قَدْ سَلَفَ : Coran, sourate 8 (al-Anfâl), verset 38.
- مالك : Mâlik ibn Anas (déjà mentionné).
- ابن حبيب : Ibn Habîb, 'Abd al-Malik, juriste malékite andalou (m. 238/852).
- المبسوط : Al-Mabsût, ouvrage de jurisprudence malékite.
- ابن الماجشون : Ibn al-Mâjishûn, 'Abd al-Malik, juriste malékite médinois (m. 212/827).
- ابن عبد الحكم : Ibn 'Abd al-Hakam, 'Abd Allâh, juriste malékite égyptien (m. 214/829).
- أصبغ : Asbagh ibn al-Faraj, juriste malékite égyptien (m. 225/840).
- العتبية : Al-'Utbiyya, recueil de jurisprudence malékite compilé par al-'Utbî.
- محمد : Muhammad ibn al-Mawwâz (déjà mentionné).
- ابن سحنون : Muhammad ibn Sahnûn (déjà mentionné).
- ابن وهب : Ibn Wahb, 'Abd Allâh, juriste malékite égyptien (m. 197/812).
- عيسى : 'Îsâ ibn Dînâr, juriste malékite andalou (m. 212/827).
- مالك : Mâlik ibn Anas (déjà mentionné).
- ابن القاسم : Ibn al-Qâsim (déjà mentionné).
- ابن سحنون : Muhammad ibn Sahnûn (déjà mentionné).
- سليمان : Sulaymân ibn Sâlim, juriste malékite ifriqiyen.
- النوادر : Al-Nawâdir, recueil de jurisprudence malékite.
- سحنون : Sahnûn (déjà mentionné).
- dhimma : Protection contractuelle accordée aux non-musulmans (dhimmis) dans l'État islamique, leur garantissant sécurité et liberté de culte en échange du paiement de la jizya.
- brûler par le feu : Peine de mort par le feu, considérée comme une forme de châtiment pour certains crimes graves, bien que la brûlure soit généralement interdite en islam sauf dans des cas spécifiques.
- peine de la calomnie : Peine légale (ḥadd) pour fausse accusation de fornication ou d'adultère, généralement de quatre-vingts coups de fouet.
- zindīq : Terme désignant un hérétique ou un mécréant caché, souvent un manichéen ou un apostat qui dissimule sa mécréance.
- mīrāth : Héritage légal en droit islamique.
- lā tawārutha bayna ahli millatayn : Principe juridique selon lequel il n'y a pas d'héritage entre musulmans et non-musulmans.
- fay' : Butin ou bien acquis sans combat, notamment des non-musulmans ayant violé un pacte.
- Ibn al-Qāsim : Juriste malékite éminent, 'Abd al-Raḥmān b. al-Qāsim al-'Utaqī (m. 191/806).
- Ibn Suḥnūn : Juriste malékite, Muḥammad b. Suḥnūn (m. 256/870).
- Muḥammad : Probablement Muḥammad b. 'Abd Allāh b. 'Abd al-Ḥakam (m. 268/882), juriste malékite.
- Mālik : Mālik b. Anas (m. 179/795), fondateur de l'école malékite.
- Isḥāq b. Yaḥyā : Isḥāq b. Yaḥyā al-Makhzūmī, traditionniste et juriste.
- Muṭarrif : Muṭarrif b. 'Abd Allāh b. Muṭarrif, juriste malékite de Cordoue (m. 220/835).
- 'Abd al-Malik : 'Abd al-Malik b. Ḥabīb al-Sulamī (m. 238/852), juriste malékite andalou.
- al-Makhzūmī : Juriste malékite, probablement Muḥammad b. 'Abd Allāh al-Makhzūmī.
- Muḥammad b. Maslama : Juriste malékite de Médine (m. 162/779).
- Ibn Abī Ḥāzim : Juriste malékite, 'Abd al-'Azīz b. Abī Ḥāzim (m. 184/800).
- yustatāb : On lui demande de se repentir (istitāba).
- Ibn Naṣr : Juge malékite, Muḥammad b. Naṣr al-Marwazī (m. 294/906).
- Abū Muḥammad b. Abī Zayd : Juriste malékite, 'Abd Allāh b. Abī Zayd al-Qayrawānī (m. 386/996).
- Hārūn b. Ḥabīb : Personnage historique, frère du juriste 'Abd al-Malik b. Ḥabīb.
- Abū Bakr : Premier calife de l'islam (r. 632-634).
- 'Umar : Second calife de l'islam (r. 634-644).
- Ibrāhīm b. Ḥusayn b. Khālid : Juriste malékite de Cordoue.
- tajwīr : Action de considérer Dieu comme injuste ou de Lui attribuer une injustice.
- al-ta'rīḍ fīhi ka-l-taṣrīḥ : Principe selon lequel l'allusion est équivalente à l'expression explicite dans les affaires graves.
- 'Abd al-Malik b. Ḥabīb : Juriste malékite andalou (m. 238/852).
- Ibrāhīm b. Ḥusayn b. 'Āṣim : Juriste malékite de Cordoue.
- Sa'īd b. Sulaymān al-Qāḍī : Juge malékite de Cordoue.
- zindīq : Hérétique, souvent manichéen ou athée dissimulé, dont le repentir n'est pas accepté.
- mashhūr madhāhib akthar al-'ulamā' : Avis bien connu de la plupart des savants.
- takfīr : Action de déclarer quelqu'un mécréant.
- Mālik : Mālik b. Anas, fondateur de l'école malékite.
- taḥayyazū fi'a : Se regrouper en faction armée, formant un groupe distinct.
- tark al-qawl bi-takfīrihim : Abandonner l'avis de les déclarer mécréants.
- 'Umar : 'Umar b. al-Khaṭṭāb, second calife.
- Ṣabīgh : Ṣabīgh b. 'Asal al-Tamīmī, connu pour avoir posé des questions problématiques sur le Coran et avoir été puni par 'Umar.
- Muḥammad b. al-Mawwāz : Juriste malékite (m. 269/882).
- khawārij : Secte islamique dissidente, les khārijites.
- 'Abd al-Malik b. al-Mājishūn : Juriste malékite de Médine (m. 212/827).
- Suḥnūn : Juriste malékite, 'Abd al-Salām b. Sa'īd al-Tanūkhī (m. 240/854).
- 'Umar b. 'Abd al-'Azīz : Calife omeyyade (r. 717-720), connu pour sa piété.
- jadduhu : Son grand-père, 'Abd al-'Azīz b. Marwān.
- 'ammuhu : Son oncle, probablement 'Abd al-Malik b. Marwān.
- qadariyya : Secte théologique affirmant le libre arbitre humain, opposée au fatalisme.
- 'Īsā : Probablement 'Īsā b. Dīnār, juriste malékite andalou (m. 212/827).
- Ibn al-Qāsim : Voir note 4.
- ibāḍiyya : Secte khārijite modérée, les ibāḍites.
- kitāb Muḥammad : Ouvrage de Muḥammad b. 'Abd Allāh b. 'Abd al-Ḥakam.
- lam yukallim Mūsā taklīman : Allusion au verset coranique 4:164 affirmant que Dieu a parlé à Moïse directement.
- Ibn Ḥabīb : 'Abd al-Malik b. Ḥabīb, voir note 23.
- murji'a : Secte théologique qui retarde le jugement sur les péchés graves, les murji'ites.
- Suḥnūn : Voir note 37.
- Mālik : Voir note 7.
- Abū Mus-hir : Abū Mus-hir 'Abd al-A'lā b. Mus-hir al-Ghassānī, traditionniste syrien (m. 218/833).
- Marwān b. Muḥammad al-Ṭāṭarī : Traditionniste syrien (m. 210/825).
- shūwira : Il a été consulté (forme passive).
- wa-la-'abdun mu'minun khayrun min mushrikin : Coran 2:221.
- Ibn Nāfi' : Juriste malékite, 'Abd Allāh b. Nāfi' al-Ṣā'igh (m. 186/802).
- Bishr b. Bakr al-Tinnīsī : Traditionniste syrien (m. 205/820).
- al-Bartakānī : Juge malékite, Abū 'Abd Allāh Muḥammad b. 'Alī al-Bartakānī.
- al-Tustarī : Juge malékite, Abū 'Abd Allāh Muḥammad b. Aḥmad al-Tustarī.
- a'immat al-'Irāqiyyīn : Imams irakiens, référence aux savants de l'Irak.
- mustabṣir al-da'iyya : Celui qui est éclairé et prêcheur, désignant un hérétique actif.
- i'ādat al-ṣalāt khalfahum : Répétition de la prière derrière eux, question de validité de la prière derrière un innovateur.
- Ibn al-Mundhir : Juriste shāfi'ite, Muḥammad b. Ibrāhīm al-Naysābūrī (m. 318/930).
- al-Shāfi'ī : Muḥammad b. Idrīs al-Shāfi'ī (m. 204/820), fondateur de l'école shāfi'ite.
- al-Layth : Al-Layth b. Sa'd (m. 175/791), juriste égyptien.
- Ibn 'Uyayna : Sufyān b. 'Uyayna (m. 198/814), traditionniste.
- Ibn Lahī'a : 'Abd Allāh b. Lahī'a (m. 174/790), traditionniste égyptien.
- Ibn al-Mubārak : 'Abd Allāh b. al-Mubārak (m. 181/797), traditionniste et ascète.
- al-Awdī : Probablement 'Abd Allāh b. al-Awdī, traditionniste.
- Wakī' : Wakī' b. al-Jarrāḥ (m. 197/812), traditionniste.
- Ḥafṣ b. Ghayyāth : Ḥafṣ b. Ghayyāth al-Nakha'ī (m. 194/810), juge et traditionniste.
- Abū Isḥāq al-Fazārī : Ibrāhīm b. Muḥammad al-Fazārī (m. 186/802), traditionniste.
- Hushaym : Hushaym b. Bashīr al-Sulamī (m. 183/799), traditionniste.
- 'Alī b. 'Āṣim : 'Alī b. 'Āṣim al-Wāsiṭī (m. 201/816), traditionniste.
- Aḥmad b. Ḥanbal : Aḥmad b. Ḥanbal (m. 241/855), fondateur de l'école hanbalite.
- wāqifa : Ceux qui s'arrêtent, qui suspendent leur jugement sur la création du Coran.
- الفقهاء : Juristes, spécialistes du droit islamique.
- النظّار : Théologiens spéculatifs, dialecticiens.
- المتكلمين : Théologiens spéculatifs, adeptes du kalâm.
- حروراء : Harura', localité près de Kufa où se réunirent les premiers Kharijites ; par extension, désigne les Kharijites.
- إسماعيل القاضي : Isma'il al-Qadi, juriste malikite du IIIe siècle de l'Hégire.
- مالك : Malik ibn Anas, fondateur de l'école malikite.
- سواد المؤمنين : La masse des croyants, la communauté musulmane dans son ensemble.
- سحنون : Sahnun, juriste malikite d'Afrique du Nord, auteur de la Mudawwana.
- أصحاب مالك : Les disciples de Malik, les juristes de l'école malikite.
- المغيرة : Al-Mughira, probablement al-Mughira ibn 'Abd al-Rahman al-Makhzumi, juriste médinois.
- ابن كنانة : Ibn Kinana, juriste malikite, disciple de Malik.
- أشهب : Ashab, juriste malikite égyptien, disciple de Malik.
- القاضي أبو بكر : Abu Bakr al-Baqillani, théologien ash'arite et juriste malikite.
- المعوصات : Questions ambiguës, difficiles à trancher.
- إمامه : Son imam, référence à Malik ibn Anas, fondateur de l'école malikite.
- أبو الحسن الأشعري : Abu al-Hasan al-Ash'ari, fondateur de l'école théologique ash'arite.
- أبو المعالي : Abu al-Ma'ali, titre d'honneur ; probablement 'Abd al-Malik al-Juwayni, imam ash'arite.
- أبو محمد عبد الحق : Abu Muhammad 'Abd al-Haqq, probablement un savant contemporain d'al-Juwayni.
- المصلين : Ceux qui prient, les musulmans pratiquants.
- محجمة : Petite quantité de sang, littéralement le contenu d'une ventouse.
- صلى الله عليه وسلم : Formule de bénédiction sur le Prophète Muhammad.
- الشهادة : L'attestation de foi : 'Il n'y a de dieu que Dieu et Muhammad est Son messager'.
- التغليظ : Exagération, sévérité dans le langage à des fins dissuasives.
- كفر : Mécréance, incroyance.
- معصية : Désobéissance, péché.
- قوله : Sa parole, référence au Prophète.
- شر البرية : Les pires des créatures, expression coranique désignant les mécréants.
- قبيل : Tribu, groupe.
- أديم : Peau, surface ; 'sous la voûte du ciel' signifie sur terre.
- طوبى : Bienheureux, félicité.
- قتلهم : Les tuer, référence aux Kharijites.
- وقال : Et il a dit, le Prophète.
- قتل عاد : Massacre des 'Ad, peuple antique anéanti par Dieu.
- خالد : Khalid ibn al-Walid, célèbre Compagnon et général.
- الحديث : Le hadith, récit prophétique.
- أضرب عنقه : Lui trancher la tête, le tuer.
- صلّى الله عليه وسلم : Formule de bénédiction sur le Prophète.
- حناجرهم : Leurs gorges ; le Coran ne dépasse pas leurs gorges signifie qu'il n'atteint pas leurs cœurs.
- الرمية : La cible, l'animal visé par la flèche.
- يعود : Revenir ; la flèche ne revient pas à son encoche, métaphore de l'impossibilité.
- على : Sur, à ; préposition.
- فوق : Encoche de la flèche, partie où la corde s'attache.
- بقوله : Par sa parole, du Prophète.
- الفرث : Excréments, contenu des intestins.
- الفوق : L'encoche ; 'douter au sujet de l'encoche' signifie hésiter sur la foi.
- أبو سعيد الخدري : Abu Sa'id al-Khudri, Compagnon du Prophète, rapporteur de hadiths.
- أبو ذر : Abu Dharr al-Ghifari, Compagnon connu pour son ascétisme.
- علي : Ali ibn Abi Talib, quatrième calife.
- أبي أمامة : Abu Umama al-Bahili, Compagnon du Prophète.
- الرواية : La transmission, la narration des hadiths.
- جهم : Jahm ibn Safwan, fondateur de la secte jahmite, niant les attributs divins.
- محمد بن شبيب : Muhammad ibn Shabib, théologien jahmite ou apparenté.
- لا يكفر أحد بغير ذلك : Nul ne devient mécréant par autre chose que l'ignorance de Dieu.
- Abū l-Hudhayl : Abū l-Hudhayl al-ʿAllāf, théologien muʿtazilite du IIe/VIIIe siècle.
- taʾwīl : Interprétation allégorique ou ésotérique des textes sacrés.
- mutakallimūn : Théologiens scolastiques de l'Islam.
- aṣl : Principe fondamental de la religion.
- fāsiq : Pervers, celui qui commet un péché grave sans être mécréant.
- ʿUbayd Allāh : ʿUbayd Allāh b. al-Ḥasan al-ʿAnbarī, juge et théologien du IIe/VIIIe siècle.
- mujtahidūn : Ceux qui exercent l'effort d'interprétation (ijtihād) pour déduire des règles juridiques ou théologiques.
- uṣūl al-dīn : Fondements de la religion, croyances fondamentales.
- al-Qāḍī Abū Bakr : Al-Bāqillānī, théologien ashʿarite et juriste mālikite du IVe/Xe siècle.
- Dāwūd : Dāwūd b. ʿAlī al-Iṣbahānī, fondateur de l'école juridique ẓāhirite.
- al-Jāḥiẓ : Écrivain et théologien muʿtazilite du IIIe/IXe siècle.
- Thumāma : Thumāma b. Ashras, théologien muʿtazilite du IIIe/IXe siècle.
- muqallida : Ceux qui suivent aveuglément une autorité sans raisonnement.
- ḥujja : Argument ou preuve divine contre les hommes.
- ṭibāʿ : Dispositions naturelles ou facultés intellectuelles.
- istidlāl : Raisonnement déductif.
- al-Ghazālī : Abū Ḥāmid al-Ghazālī, théologien, juriste et mystique du Ve/XIe siècle.
- Kitāb al-Tafriqa : Ouvrage d'al-Ghazālī sur la distinction entre croyance et mécréance.
- ijmāʿ : Consensus des savants musulmans.
- tawqīf : Révélation ou texte sacré.
- tawaqquf : Suspension du jugement, abstention de se prononcer.
- sharʿ : Loi révélée, charia.
- rubūbiyya : Seigneurie divine.
- waḥdāniyya : Unicité de Dieu.
- dahriyya : Matérialistes qui nient l'existence de Dieu et l'au-delà.
- ithnayniyya : Dualistes, croyant en deux principes éternels.
- diṣāniyya : Secte dualiste, probablement les disciples de Diṣān (Marcion ?).
- mānaviyya : Manichéens, adeptes de Mani.
- ṣābiʾūn : Sabéens, groupe religieux mentionné dans le Coran, souvent identifié aux mandéens.
- majūs : Mages, zoroastriens.
- ashrakū : Ont associé des divinités à Dieu (polythéisme).
- qarāmiṭa : Secte ismaélienne extrémiste des IIIe-IVe/IXe-Xe siècles.
- ḥulūl : Croyance en l'incarnation de Dieu dans une créature.
- tanāsukh : Métempsycose, transmigration des âmes.
- bāṭiniyya : Sectes ésotériques qui cherchent un sens caché (bāṭin) des textes.
- ṭayyāra : Sous-groupe des rāfiḍa, peut-être ceux qui croient à la 'volée' de ʿAlī.
- rāfiḍa : Terme péjoratif pour les chiites duodécimains.
- bayāniyya : Secte chiite extrémiste suivant Bayān b. Samʿān.
- ghurābiyya : Secte chiite extrémiste croyant que l'ange Gabriel s'est trompé en transmettant la révélation à Muḥammad au lieu de ʿAlī.
- qadīm : Éternel, sans commencement.
- ilāhiyyūn : Théologiens philosophes, ceux qui traitent de la divinité.
- falāsifa : Philosophes hellénisants de l'Islam.
- munajjimūn : Astrologues.
- ṭabāʾiʿiyyūn : Naturalistes, philosophes de la nature.
- ḥulūl : Incarnation, immanence divine.
- mutasawwifa : Soufis, mystiques musulmans.
- zakāʾ : Pureté, vertu.
- barāhima : Brahmanes, souvent désignés comme des négateurs de la prophétie.
- arūsiyya : Ariens, chrétiens suivant Arius.
- muʿaṭṭila : Ceux qui nient les attributs de Dieu.
- ismāʿīliyya : Ismaéliens, secte chiite septimaine.
- ʿanbariyya : Sous-groupe des rāfiḍa, peut-être lié à ʿAnbasa.
- maṣlaḥa : Intérêt général, bien commun.
- ibāḥa : Doctrine de la licéité de tout, antinomisme.
- Qurʾān 35:24 : Sourate Fāṭir, verset 24.
- qurayshite : Membre de la tribu de Quraysh, à laquelle appartenait le Prophète.
- ʿīsawiyya : Secte juive qui reconnaît Jésus comme prophète mais pas Muḥammad.
- khurramiyya : Secte syncrétique persane, influencée par le mazdakisme.
- ḥujja : Preuve, argument, désignant ici l'imām comme preuve de Dieu.
- bazīʿiyya : Secte chiite extrémiste suivant Bazīʿ.
- Bazīʿ : Personnage prétendant à la prophétie.
- Bayān : Bayān b. Samʿān, chef de la secte bayāniyya.
- ḥūr ʿīn : Houris, femmes du Paradis.
- al-umma : La communauté musulmane dans son ensemble, les savants et les croyants.
- al-khawārij : Les kharijites, secte musulmane ancienne qui a rejeté l'autorité de 'Ali et a déclaré mécréants les musulmans commettant des péchés graves.
- ar-rajm : La lapidation, peine prévue en droit islamique pour l'adultère commis par une personne mariée.
- aṣ-ṣaḥāba : Les Compagnons du Prophète Muhammad, ceux qui l'ont vu et ont cru en lui.
- al-Kumayliyya : Secte rafidite extrémiste qui déclare mécréants tous les Compagnons sauf 'Ali et quelques autres.
- ar-rāfiḍa : Terme péjoratif désignant les chiites qui rejettent les deux premiers califes Abou Bakr et 'Omar.
- ‘Alī : Ali ibn Abi Talib, cousin et gendre du Prophète, quatrième calife pour les sunnites, premier imam pour les chiites.
- Mālik : Malik ibn Anas, fondateur de l'école malikite de jurisprudence islamique.
- az-zunār : Ceinture portée par les non-musulmans (chrétiens, zoroastriens) sous le statut de dhimmi.
- faḥṣ ar-ru’ūs : Rasage de la tête, pratique associée à certains rites non musulmans.
- al-Qarāmiṭa : Les Qarmates, secte ismaélienne extrémiste qui a rejeté les obligations religieuses et pillé La Mecque.
- al-mutaṣawwifa : Les soufis, mystiques musulmans ; certains extrémistes ont professé l'antinomisme.
- mutawātir : Transmission par un grand nombre de témoins rendant le mensonge impossible.
- rak‘a : Unité de prière comprenant des inclinaisons et des prosternations.
- khabar wāḥid : Hadith rapporté par un seul ou un petit nombre de transmetteurs, ne conférant pas une certitude absolue.
- al-Bāṭiniyya : Sectes ésotériques (notamment ismaéliennes) qui interprètent les textes religieux de manière allégorique.
- al-Bayt : La Ka'ba, la Maison sacrée à La Mecque.
- al-qibla : Direction de la prière, vers La Mecque.
- al-Ka‘ba : Le sanctuaire cubique à La Mecque, direction de la prière et lieu de pèlerinage.
- al-Ismā‘īliyya : Les Ismaéliens, branche du chiisme qui reconnaît une lignée d'imams descendants d'Ismaël.
- Hishām al-Fuwaṭī : Théologien mu'tazilite du IIe/VIIIe siècle, connu pour ses positions hétérodoxes.
- Ma‘mar aṣ-Ṣaymarī : Théologien mu'tazilite, contemporain de Hishâm, partageant des vues similaires.
- khalq as-samāwāt wa l-arḍ : La création des cieux et de la terre, considérée comme un signe de l'existence de Dieu.
- muṣḥaf : Codex, exemplaire du Coran.
- aṭ-ṭarīqayn al-mutaqaddimayn : Les deux voies précédentes : le démenti du Coran et le démenti du Prophète.
- ba‘ḍ al-mutaṣawwifa : Certains soufis qui ont adopté des interprétations ésotériques extrêmes.
Quatrième section : Connaître les aspects des jugements concernant celui qui le diminue…
Quatrième section : Connaître les aspects des jugements concernant celui qui le diminue ou l'insulte, que la prière et la paix soient sur lui.
et de la génération 1, et de ce qui leur ressemble parmi les subtilités 2, l'interdiction de déclarer mécréants ceux qui pratiquent l'interprétation allégorique 3 à leur sujet est encore plus évidente. Car l'ignorance de quoi que ce soit parmi elles n'implique pas l'ignorance d'Allah Très-Haut, et les musulmans ne se sont pas accordés à déclarer mécréant celui qui ignore quoi que ce soit parmi elles. Nous avons déjà présenté dans le chapitre précédent des propos et la forme de la divergence à ce sujet, ce qui dispense de les répéter, par la puissance d'Allah Très-Haut. Chapitre cinq : Statut du dhimmî 4 lorsqu'il insulte Allah Très-Haut Tel est le statut du musulman qui insulte Allah Très-Haut. Quant au dhimmî, il a été rapporté d'Abd Allah ibn Umar 5 au sujet d'un dhimmî qui avait porté atteinte à la sacralité d'Allah Très-Haut en dehors de ce qui relève de sa religion et avait argumenté à ce sujet : Ibn Umar sortit contre lui avec l'épée, le poursuivit, et il s'enfuit. Mâlik 6 a dit dans le livre d'Ibn Habîb 7, dans al-Mabsûta 8, et Ibn al-Qâsim 9 dans al-Mabsût 10, et dans le livre de Muhammad 11 et d'Ibn Sahnûn 12 : « Quiconque, parmi les juifs et les chrétiens, insulte Allah d'une manière autre que celle par laquelle il a mécru, est tué sans qu'on lui demande de se repentir. » Ibn al-Qâsim a dit : « Sauf s'il se convertit à l'islam. » Il a dit dans al-Mabsûta : « Volontairement. » Asbagh 13 a dit : « Car la manière par laquelle ils ont mécru est leur religion, et c'est sur cette base qu'ils ont été engagés par le pacte 14 : la revendication de la compagne, de l'associé et de l'enfant. Quant à autre chose que cela, comme la calomnie et l'insulte, ils n'ont pas été engagés par le pacte à ce sujet, donc c'est une rupture du pacte. » Ibn al-Qâsim a dit dans le livre de Muhammad : « Quiconque, parmi les gens des autres religions, insulte Allah Très-Haut d'une manière autre que celle mentionnée dans Son Livre, est tué, sauf s'il se convertit à l'islam. » Al-Makhzûmî 15 a dit dans al-Mabsûta, ainsi que Muhammad ibn Maslama 16 et Ibn Abî Hâzim 17 : « Il n'est pas tué jusqu'à ce qu'on lui demande de se repentir, qu'il soit musulman ou mécréant. S'il se repent, [il est épargné] ; sinon, il est tué. » Mutarrif 18 et Abd al-Malik 19 ont dit comme l'avis de Mâlik. Et Abû Muhammad ibn Abî Zayd 20 a dit : « Quiconque insulte Allah Très-Haut d'une manière autre que celle par laquelle il a mécru est tué, sauf s'il se convertit à l'islam. » Nous avons mentionné précédemment l'avis d'Ibn al-Jallâb 21. Et nous avons mentionné l'avis d'Ubayd Allah 22, d'Ibn Lubâba 23 et des cheikhs andalous 24 au sujet de la chrétienne, et leur fatwa 25 ordonnant sa mise à mort pour avoir insulté – de la manière par laquelle elle avait mécru – Allah et le Prophète, et leur consensus à ce sujet. Cela est similaire à l'autre avis concernant celui qui, parmi eux, insulte le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) de la manière par laquelle il a mécru. Il n'y a pas de différence à cet égard entre l'insulte d'Allah et l'insulte de Son Prophète, car nous les avons engagés par le pacte à ne rien manifester de leur mécréance et à ne rien nous faire entendre de cela. Dès qu'ils commettent quoi que ce soit de cela, c'est une rupture de leur pacte. Les savants ont divergé au sujet du dhimmî qui devient zindîq 26. Mâlik, Mutarrif, Ibn Abd al-Hakam 27 et Asbagh ont dit : « Il n'est pas tué, car il est passé d'une mécréance à une autre. » Abd al-Malik ibn al-Mâjishûn 28 a dit : « Il est tué, car c'est une religion sur laquelle personne n'est toléré, et on n'en perçoit pas la jizya 29. » Ibn Habîb a dit : « Je ne connais personne d'autre qui ait dit cela. » *** Chapitre six : Statut de la revendication de la divinité ou du mensonge et de la calomnie contre Allah Tel est le statut de celui qui profère explicitement une insulte ou attribue ce qui ne convient pas à Sa Majesté et à Sa Divinité. Quant à celui qui invente un mensonge contre Lui – béni et exalté soit-Il – en revendiquant la divinité ou la prophétie, ou qui nie qu'Allah soit son Créateur ou son Seigneur, ou qui dit : « Je n'ai pas de Seigneur », ou qui prononce des paroles incompréhensibles à ce sujet dans son ivresse ou dans l'emportement de sa folie, il n'y a pas de divergence sur la mécréance de celui qui dit cela et le revendique, tout en étant sain d'esprit, comme nous l'avons déjà exposé. Cependant, son repentir est accepté selon l'avis le plus connu, et son retour [à Allah] lui profite et le sauve de la mise à mort immédiate, mais il n'échappe pas à un châtiment terrible et n'est pas épargné d'une punition sévère, afin que cela serve de dissuasion à ses semblables de proférer de telles paroles, et pour l'empêcher de revenir à sa mécréance ou à son ignorance. Sauf si cela se répète de sa part et que l'on connaît sa légèreté à l'égard de ce qu'il a proféré : c'est alors une preuve de sa mauvaise intention et du mensonge de son repentir, et il devient comme le zindîq dont nous ne sommes pas sûrs de l'intérieur et dont nous n'acceptons pas le retour. Le statut de l'ivrogne à cet égard est le même que celui de l'homme sobre. Quant au fou et à l'idiot, ce que l'on sait qu'il a dit de cela dans l'emportement de son état et la perte totale de son discernement, on n'en tient pas compte. Mais ce qu'il fait de cela dans un état de discernement, même s'il n'a pas sa raison et que son obligation religieuse est levée, il est puni pour cela afin d'en être dissuadé, comme on punit pour les mauvaises actions, et on répète la punition jusqu'à ce qu'il s'en abstienne, comme on dresse un animal au mauvais caractère jusqu'à ce qu'il soit dompté. - Ali ibn Abî Tâlib (qu'Allah l'agrée) a brûlé celui qui revendiquait la divinité pour lui. - Abd al-Malik ibn Marwân 30 a tué al-Hârith al-Mutanabbî 31 et l'a crucifié, et plusieurs califes et rois ont fait de même avec leurs semblables. Les savants de leur époque se sont accordés sur la justesse de leur action. Et celui qui s'oppose à cela parmi eux est mécréant. Les juristes de Bagdad, à l'époque d'al-Muqtadir 32, parmi les mâlikites, et leur grand juge Abû Umar al-Mâlikî 33, se sont accordés sur la mise à mort et la crucifixion d'al-Hallâj 34 pour sa revendication de la divinité, sa croyance en la hulûl 35 et sa parole « Je suis la Vérité 36 », malgré son attachement apparent à la Loi religieuse, et ils n'ont pas accepté son repentir. De même, ils ont jugé au sujet d'Ibn Abî al-Farâqîd 37, qui suivait une doctrine similaire à celle d'al-Hallâj, après cela, à l'époque d'ar-Râdî billâh 38. Le grand juge de Bagdad à cette époque était Abû al-Husayn ibn Abî Umar al-Mâlikî 39. Ibn Abd al-Hakam a dit dans al-Mabsût : « Quiconque se proclame prophète est tué. » Abû Hanîfa 40 et ses compagnons ont dit : « Quiconque nie qu'Allah Très-Haut soit son Créateur ou son Seigneur, ou dit : 'Je n'ai pas de Seigneur', est un apostat. » Ibn al-Qâsim a dit dans le livre d'Ibn Habîb et de Muhammad dans al-Utbiyya 41 au sujet de celui qui se proclame prophète : « On lui demande de se repentir, qu'il l'ait caché ou divulgué, et il est comme l'apostat. » Sahnûn 42 et d'autres ont dit cela. Ashhab 43 a dit au sujet d'un juif qui se proclame prophète et prétend être un messager envoyé à nous : « S'il le divulgue, on lui demande de se repentir ; s'il se repent, [il est épargné] ; sinon, il est tué. » Abû Muhammad ibn Abî Zayd a dit au sujet de celui qui maudit son Créateur et prétend que sa langue a glissé, et qu'il voulait seulement maudire Satan : « Il est tué pour sa mécréance et son excuse n'est pas acceptée. » Cela suit l'autre avis selon lequel son repentir n'est pas accepté. Abû al-Husayn al-Qâbisî 44 a dit au sujet d'un ivrogne qui a dit : « Je suis Allah, je suis Allah » : « S'il se repent, il est puni ; s'il récidive avec une parole similaire, il est traité comme le zindîq, car c'est la mécréance des plaisantins. » Chapitre sept : Statut de celui qui, par des paroles viles et des expressions grossières, s'en prend à la Majesté de son Seigneur sans intention [de mécréance] Quant à celui qui prononce des paroles viles et des expressions grossières, parmi ceux qui ne maîtrisent pas leur langage et laissent libre cours à leur langue, des propos qui impliquent un mépris pour la grandeur de son Seigneur et la Majesté de son Maître, ou qui utilise, à propos de certaines choses, certaines des réalités qu'Allah a magnifiées dans Sa souveraineté, ou qui emploie, pour une créature, des paroles qui ne conviennent qu'au Créateur, sans avoir l'intention de mécréance ou de mépris, ni l'intention d'impiété : Si cela se répète de sa part et qu'il en est connu, cela indique qu'il se joue de sa religion, qu'il méprise la sacralité de son Seigneur et qu'il ignore l'immensité de Sa puissance et de Sa grandeur. - Ceci est une mécréance sans aucun doute. De même, si ce qu'il a proféré implique le mépris et le dénigrement de son Seigneur. Ibn Habîb et Asbagh ibn Khalîl 45, parmi les juristes de Cordoue, ont émis une fatwa ordonnant la mise à mort de celui connu sous le nom d'Ibn Akhî Ajab 46. Un jour, il sortit et fut pris par la pluie, et il dit : « Le tanneur 47 a commencé à arroser ses peaux. » Certains juristes de cette ville – Abû Zayd 48, compagnon d'ath-Thamâniyya 49, Abd al-A'lâ ibn Wahb 50 et Abân ibn Îsâ 51 – hésitèrent à verser son sang et indiquèrent qu'il s'agissait de paroles futiles, pour lesquelles une punition suffisait. Le juge de l'époque, Mûsâ ibn Ziyâd 52, émit une fatwa similaire. Ibn Habîb dit :
Son sang bouillonnait de rage... Insulte-t-on un Seigneur que nous avons adoré, puis nous ne prenons pas sa défense ? Nous serions alors de mauvais serviteurs, qui ne L'adorent pas vraiment. Et il pleura. L'affaire fut portée devant l'émir 'Abd al-Raḥmān 53 ibn al-Ḥakam al-Umawī, et 'Ajab 54, tante de l'accusé, était l'une de ses concubines 55. Informé de la divergence des juristes, il autorisa à suivre l'avis d'Ibn Ḥabīb 56 et de son compagnon, ordonna son exécution, et il fut tué et crucifié en présence des deux juristes. Le juge fut destitué pour avoir été soupçonné de complaisance dans cette affaire. Il réprimanda et insulta les autres juristes. Quant à celui de qui émane une seule parole déplacée, un impair isolé, sans que ce soit un dénigrement ou un mépris, il sera puni pour cela et châtié selon ce qu'elle requiert, la gravité de son sens, la situation de son auteur, l'explication de sa cause et de son contexte. On interrogea Ibn al-Qāsim 57 — que Dieu lui fasse miséricorde — au sujet d'un homme qui appela un autre par son nom, et celui-ci répondit : « Me voici, ô Dieu, me voici. » Il dit : « S'il était ignorant, ou s'il l'a dit par sottise, il n'y a rien contre lui. » Le qāḍī Abū al-Faḍl 58 dit : « L'explication de sa parole est qu'il n'y a pas de peine de mort contre lui. L'ignorant est réprimandé et instruit. Le sot est châtié. S'il l'avait dite en croyant le rabaisser au rang de son Seigneur, il aurait mécru. » Voilà ce qu'implique sa parole. Beaucoup de poètes insensés et suspects ont abusé dans ce chapitre et ont pris à la légère la grandeur de ce sacré, commettant des actes que nous épargnons à notre livre, notre langue et nos plumes de mentionner. Si nous n'avions eu pour but de rapporter des questions rapportées, nous n'aurions rien mentionné de ce qui nous pèse à évoquer parmi ce que nous avons rapporté dans ces chapitres. Quant à ce qui est venu de la part des ignorants et des lapsus de langue, comme la parole de certains bédouins : « Seigneur des serviteurs, qu'avons-nous à faire avec Toi ? Tu nous donnais à boire, qu'as-Tu donc ? Fais descendre sur nous la pluie, que nul père n'ait pour Toi ! » et autres paroles semblables d'ignorants que la discipline de l'éducation de la Loi et de la science n'a pas redressés dans ce chapitre. Il n'en émane guère que d'un ignorant qu'il faut instruire, réprimander et traiter durement pour l'empêcher de récidiver. Abū Sulaymān al-Ḫaṭṭābī 59 dit : « Ce sont des paroles téméraires. Dieu est exempt de ces choses. » Nous avons rapporté de 'Awn ibn 'Abd Allāh 60 qu'il disait : « Que chacun de vous magnifie son Seigneur au point de ne mentionner Son nom en toute chose, jusqu'à ne pas dire : “Que Dieu maudisse le chien” et “qu'Il lui fasse ceci et cela”. » Certains de nos maîtres que nous avons connus ne mentionnaient le nom de Dieu — exalté soit-Il — que dans ce qui se rapportait à Son obéissance. Ils disaient à quelqu'un : « Puisses-tu être récompensé en bien », et disaient rarement : « Que Dieu te récompense en bien », par vénération pour Son nom, de peur qu'il ne soit profané en dehors d'une œuvre pie. Un homme digne de confiance 61 nous a rapporté que l'imam Abū Bakr al-Šāšī 62 blâmait les théologiens pour leurs fréquentes discussions sur Dieu — exalté soit-Il — et sur Ses attributs, par vénération pour Son nom. Il disait : « Ceux-là s'essuient avec Dieu — puissant et majestueux — » 63. Et il appliquait à ce chapitre le même jugement qu'au chapitre de l'insulteur du Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — selon les modalités que nous avons détaillées. Et Dieu est Celui qui accorde le succès. **Chapitre huit : Jugement concernant l'insulte des autres prophètes et des anges** Le jugement de celui qui insulte les autres prophètes de Dieu — exalté soit-Il — et Ses anges, les prend à la légère, les traite de menteurs dans ce qu'ils ont apporté, ou les nie et les renie, est le même que celui de notre Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — selon le fil de ce que nous avons exposé. Dieu — exalté soit-Il — dit : « Ceux qui mécroient en Dieu et en Ses messagers, et veulent faire distinction entre Dieu et Ses messagers... » 64 jusqu'au verset. Et Il dit : « Dites : “Nous croyons en Dieu, en ce qui nous a été révélé, et en ce qui a été révélé à Abraham...” » 65 jusqu'à Sa parole : « Nous ne faisons aucune distinction entre aucun d'eux » 66. Et Il dit : « Chacun croit en Dieu, en Ses anges, en Ses livres et en Ses messagers. Nous ne faisons aucune distinction entre aucun de Ses messagers » 67. Mālik 68 a dit dans le livre d'Ibn Ḥabīb 69 et de Muḥammad 70 ; et Ibn al-Qāsim 71, Ibn al-Māǧišūn 72, Ibn 'Abd al-Ḥakam 73, Aṣbaġ 74 et Saḥnūn 75 ont dit, au sujet de celui qui insulte les prophètes ou l'un d'eux, ou les dénigre : il est tué sans être invité à se repentir. Celui qui les insulte parmi les dhimmis est tué, à moins qu'il n'embrasse l'islam. Saḥnūn a rapporté d'Ibn al-Qāsim : « Celui qui insulte les prophètes parmi les juifs et les chrétiens, d'une manière autre que celle par laquelle il a mécru, frappe son cou, à moins qu'il n'embrasse l'islam. » La divergence sur ce principe a déjà été exposée. Le qāḍī de Cordoue, Sa'īd ibn Sulaymān 76, a dit dans l'une de ses réponses : « Celui qui insulte Dieu et Ses anges est tué. » Saḥnūn 77 a dit : « Celui qui insulte un ange parmi les anges encourt la mort. » Dans les Nawādir 78, d'après Mālik 79 : « Au sujet de celui qui dit : “Gabriel s'est trompé dans la révélation, le prophète était en réalité 'Alī ibn Abī Ṭālib 80”, on l'invite à se repentir ; s'il se repent, [on l'accepte], sinon, il est tué. » Une opinion similaire est rapportée de Saḥnūn. C'est la parole des Ġurābiyya 81 parmi les Rāfiḍa. Ils sont ainsi nommés pour leur dire : « Le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — ressemblait plus à 'Alī qu'un corbeau à un corbeau. » Abū Ḥanīfa 82 et ses compagnons ont dit, selon leur principe : « Quiconque traite de menteur l'un des prophètes, ou dénigre l'un d'eux, ou se désavoue de lui, est un apostat. » Abū al-Ḥasan al-Qābisī 83 a dit, au sujet de celui qui dit à un autre : « On dirait le visage de Mālik 84 en colère » : si l'on sait qu'il a eu l'intention de blâmer l'ange, il est tué. Le qāḍī Abū al-Faḍl 85 a dit : « Tout cela concerne celui qui parle d'eux comme nous l'avons dit, soit au sujet de l'ensemble des anges et des prophètes, soit au sujet d'un individu déterminé dont nous avons établi qu'il fait partie des anges et des prophètes, parmi ceux que Dieu a nommés dans Son Livre, ou dont nous avons établi la connaissance par une tradition mutawātir ou célèbre, unanimement acceptée par un consensus catégorique, comme Gabriel 86, Michel, Mālik, les gardiens du Paradis, de l'Enfer, les Zābāniya, les porteurs du Trône mentionnés dans le Coran parmi les anges, et ceux qui y sont nommés parmi les prophètes, ainsi que 'Azrā'īl, Isrāfīl, Riḍwān, les anges gardiens, Munkar et Nakīr 87 parmi les anges dont la tradition est unanimement acceptée. Quant à ceux dont les traditions n'ont pas établi la désignation, comme Hārūt et Mārūt parmi les anges, al-Ḫaḍir 88, Luqmān 89, Ḏū al-Qarnayn 90, Maryam 91, Āsiya 92, Ḫālid ibn Sinān 93 (mentionné comme prophète du peuple d'al-Rass), et Zoroastre 94 dont les mages et les historiens prétendent la prophétie, le jugement concernant celui qui les insulte ou mécroit en eux n'est pas le même que pour ceux que nous avons précédés, car cette sainteté n'est pas établie pour eux. Mais on réprimande celui qui les dénigre et leur nuit, et on le châtie selon la situation de la personne visée, surtout parmi ceux dont la véridicité et le mérite sont connus, même si leur prophétie n'est pas établie. Quant à nier leur prophétie, ou le fait que l'autre soit un ange, si celui qui parle est un savant, il n'y a pas de mal, en raison de la divergence des savants à ce sujet. Si c'est un homme du commun, on le réprimande pour ne pas s'engager dans de telles discussions. S'il récidive, il est châtié, car il ne leur appartient pas de parler de telles choses. Les prédécesseurs ont réprouvé la discussion sur de tels sujets qui n'impliquent aucune action pour les savants, alors qu'en est-il pour le commun ! **[Chapitre neuf : Jugement concernant le Coran]** Sache que quiconque prend à la légère le Coran, ou le muṣḥaf, ou quelque chose de l'un ou l'autre, ou les insulte, ou le nie, ou nie une lettre, un verset, ou le traite de menteur, lui ou une partie de lui, ou quelque chose de ce qui y est clairement énoncé comme jugement ou information, ou affirme ce qu'il nie, ou nie ce qu'il affirme, en ayant connaissance de cela, ou doute de quoi que ce soit de cela, est mécréant selon les savants, à l'unanimité. Dieu — exalté soit-Il — dit : « C'est un Livre puissant, que le faux ne peut atteindre ni par devant ni par derrière : c'est une révélation émanant d'un Sage, Digne de louange » 95. D'après Abū Hurayra 96, le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — a dit 97 : « La dispute 98 au sujet du Coran est une mécréance », interprété comme signifiant « le doute » et « la controverse ».
D'après Ibn 'Abbâs 99, le Prophète 100 a dit : « Quiconque parmi les musulmans renie un verset du Livre d'Allah, il est licite de lui trancher la tête. » De même, s'il renie la Torah, l'Évangile et les Livres révélés d'Allah, ou s'il mécroit en eux, ou les maudit, ou les insulte, ou les méprise, il est mécréant. Les musulmans sont unanimes sur le fait que le Coran récité dans toutes les contrées de la terre, écrit dans le Mus'haf 101 entre les mains des musulmans, contenu entre ses deux couvertures, de « Louange à Allah, Seigneur des mondes » 102 jusqu'à « Dis : Je cherche refuge auprès du Seigneur des hommes », est la Parole d'Allah et Sa révélation descendue sur Son Prophète Muhammad 100. Et que tout ce qu'il contient est vérité. Et que quiconque en supprime une lettre délibérément, ou la remplace par une autre lettre, ou y ajoute une lettre qui n'est pas incluse dans le Mus'haf sur lequel l'unanimité s'est faite, et ce intentionnellement, est mécréant. C'est pourquoi Mâlik 103 a estimé qu'il fallait tuer quiconque insultait 'Â'isha 104 par une calomnie, car cela contredit le Coran ; et quiconque contredit le Coran est tué, car il a traité de mensonge ce qui s'y trouve. Ibn al-Qâsim 105 a dit : « Quiconque dit qu'Allah n'a pas parlé à Moïse directement est tué. » 'Abd ar-Rahmân ibn Mahdî 106 a dit la même chose. Muhammad ibn Sahnûn 107 a dit, à propos de celui qui dit : « Les deux sourates de la protection 108 ne font pas partie du Livre d'Allah », on lui tranche la tête, à moins qu'il ne se repente. Et il en va de même pour quiconque traite de mensonge une seule lettre du Coran. Il a dit : « De même, si un témoin témoigne contre quelqu'un qui a dit : "Allah n'a pas parlé à Moïse directement", et qu'un autre témoigne qu'il a dit : "Allah n'a pas pris Abraham pour ami intime" 109, ils sont d'accord sur le fait qu'il a traité le Prophète 100 de menteur. » Abû 'Uthmân al-Haddâd 110 a dit : « Tous ceux qui professent l'unicité divine sont d'accord que renier une lettre de la Révélation est une mécréance. » Abû al-'Âliya 111, lorsqu'un homme lisait devant lui, ne lui disait pas : « Ce n'est pas comme tu as lu », mais disait : « Quant à moi, je lis ainsi. » Cette parole parvint à Ibrâhîm 112, qui dit : « Je pense qu'il a entendu que quiconque mécroit en une lettre du Coran a mécru en son intégralité. » 'Abd Allah ibn Mas'ûd 113 a dit : « Quiconque mécroit en un verset du Coran a mécru en son intégralité. » Asbagh ibn al-Faraj 114 a dit : « Quiconque traite de mensonge une partie du Coran l'a traité de mensonge en son entier ; quiconque le traite de mensonge a mécru en lui ; et quiconque mécroit en lui a mécru en Allah. » Al-Qâbisî 115 fut interrogé au sujet d'un homme qui disputait avec un juif et jura par la Torah. L'autre dit : « Qu'Allah maudisse la Torah ! » Un témoin témoigna contre lui, puis un autre témoigna qu'il lui avait demandé à propos de l'affaire et qu'il avait dit : « J'ai seulement maudit la Torah des juifs. » Abû al-Hasan 116 dit : « Un seul témoin n'entraîne pas la peine de mort, et le second a conditionné l'affaire par une circonstance qui peut être interprétée, car peut-être ne considère-t-il pas que les juifs s'attachent à quoi que ce soit venant d'Allah, en raison de leurs altérations et falsifications. Si les deux témoins s'accordaient sur le fait qu'il a maudit la Torah sans restriction, l'interprétation serait difficile. » Les jurisconsultes de Bagdad se sont accordés pour demander le repentir d'Ibn Shanabûdh 117, le lecteur, l'un des imams des lecteurs éminents avec Ibn Mujâhid 118, en raison de sa lecture et de son enseignement de lectures anormales 119 qui ne figurent pas dans le Mus'haf. Ils rédigèrent à son encontre un procès-verbal, attestant de son retour et de son repentir, qu'il signa de sa propre main dans l'assemblée du vizir Abû 'Alî ibn Muqla 120 en l'an 323 de l'Hégire. Parmi ceux qui émirent un avis juridique à son encontre figuraient Abû Bakr al-Abharî 121 et d'autres. Abû Muhammad ibn Abî Zayd 122 émit un avis pour une punition disciplinaire à l'encontre de celui qui dit à un enfant : « Qu'Allah maudisse ton maître et ce qu'il t'a appris », et qui dit : « J'ai voulu une mauvaise éducation, je n'ai pas visé le Coran. » Abû Muhammad dit : « Quant à celui qui maudit le Mus'haf, il est tué. » Dixième chapitre : La sentence concernant l'insulte envers les gens de la maison 123, les épouses et les compagnons. Insulter les gens de sa maison, ses épouses, les mères des croyants, et ses compagnons 100, ou les dénigrer, est interdit et maudit est celui qui le fait. D'après 'Abd Allah ibn Mughaffal 124, le Messager d'Allah 100 a dit : « Allah, Allah ! Au sujet de mes compagnons ! Ne les prenez pas pour cible après moi. Quiconque les aime, c'est par amour pour moi qu'il les aime ; quiconque les hait, c'est par haine pour moi qu'il les hait ; quiconque leur nuit, me nuit ; quiconque me nuit, nuit à Allah ; et quiconque nuit à Allah, Il est sur le point de le saisir. » Le Messager d'Allah 100 a dit : « N'insultez pas mes compagnons ; quiconque les insulte, que la malédiction d'Allah, des anges et de tous les hommes soit sur lui ; Allah n'acceptera de lui ni compensation ni réparation. » Il 100 a dit : « N'insultez pas mes compagnons, car viendra à la fin des temps un peuple qui insultera mes compagnons. Ne priez pas sur eux, ne priez pas avec eux, ne vous mariez pas avec eux, ne vous asseyez pas avec eux, et s'ils tombent malades, ne les visitez pas. » D'après lui 100 : « Quiconque insulte mes compagnons, frappez-le. » Le Prophète 100 a fait savoir que les insulter et leur nuire lui nuit, et nuire au Prophète 100 est interdit. Il a dit : « Ne nuisez pas à mes compagnons ; quiconque leur nuit, me nuit. » Il a dit : « Ne me nuisez pas au sujet de 'Â'isha 104. » Et il a dit à propos de Fâtima 125 : « Elle est un morceau de moi ; ce qui lui nuit me nuit. » Les savants ont divergé à ce sujet. La position bien connue de l'école de Mâlik 103 est la suivante : l'effort d'interprétation et une punition douloureuse. Mâlik 103 a dit : « Quiconque insulte le Prophète 100 est tué ; quiconque insulte ses compagnons est puni disciplinairement. » Il a dit aussi : « Quiconque insulte l'un des compagnons du Prophète 100, Abû Bakr 126, 'Umar 127, 'Uthmân 128, Mu'âwiya 129, ou 'Amr ibn al-'Âs 130, s'il dit : "Ils étaient dans l'égarement et la mécréance", il est tué ; s'il les insulte par d'autres injures que celles échangées entre les gens, il est sévèrement châtié. » Ibn Habîb 131 a dit : « Quiconque parmi les chiites 132 va jusqu'à haïr 'Uthmân et se désolidariser de lui est sévèrement puni ; et si quelqu'un va jusqu'à haïr Abû Bakr et 'Umar, la punition est plus sévère, on répète les coups, on prolonge son emprisonnement jusqu'à ce qu'il meure, mais on ne va pas jusqu'à le tuer, sauf en cas d'insulte au Prophète 100. » Sahnûn 133 a dit : « Quiconque traite de mécréant l'un des compagnons du Prophète 100, 'Alî 134, 'Uthmân ou d'autres, est frappé douloureusement. » Abû Muhammad ibn Abî Zayd 122 a rapporté de Sahnûn que celui qui dit d'Abû Bakr, 'Umar, 'Uthmân et 'Alî qu'ils étaient dans l'égarement et la mécréance est tué ; et quiconque insulte d'autres compagnons de la même manière est sévèrement châtié. Il est rapporté de Mâlik : « Quiconque insulte Abû Bakr est fouetté ; quiconque insulte 'Â'isha 104 est tué. » On lui dit : « Pourquoi ? » Il répondit : « Quiconque la calomnie a contredit le Coran. » Ibn Sha'bân 135 a rapporté de lui : « Parce qu'Allah dit : "Allah vous exhorte à ne jamais revenir à une chose pareille, si vous êtes croyants" 136. Quiconque y revient a donc mécru. » Abû al-Hasan as-Siqillî 137 a rapporté que le juge Abû Bakr ibn at-Tayyib 138 a dit : « Quand Allah mentionne dans le Coran ce que les associateurs Lui attribuent, Il Se glorifie Lui-même, comme dans Sa parole : "Et ils dirent : Le Tout Miséricordieux s'est donné un enfant" 139 dans de nombreux versets. Et Il mentionne ce que les hypocrites ont attribué à 'Â'isha, et Il dit : "Si seulement, lorsque vous l'avez entendu, vous aviez dit : Il ne nous convient pas d'en parler. Gloire à Toi !" 140 Il S'est glorifié Lui-même en la déclarant innocente du mal, comme Il S'est glorifié Lui-même en Se déclarant innocent du mal. Cela témoigne en faveur de la parole de Mâlik sur la mise à mort de celui qui insulte 'Â'isha. » Le sens de cela – et Allah sait mieux – est que lorsqu'Allah a magnifié l'insulte contre elle comme Il a magnifié l'insulte contre Lui-même, et que l'insulte contre elle est une insulte contre Son Prophète, et qu'Il a associé l'insulte contre Son Prophète et le fait de lui nuire à l'insulte contre Lui-même, et que le jugement pour celui qui nuit à Allah est la mort, il en va de même pour celui qui nuit à Son Prophète, comme nous l'avons déjà mentionné. Un homme insulta 'Â'isha à Koufa ; il fut amené devant Mûsâ ibn 'Îsâ al-'Abbâsî 141, qui dit : « Qui est présent ? » Ibn Abî Laylâ 142 répondit : « Moi. »
Il le fit donc fouetter de quatre-vingts coups, lui rasa la tête et le livra aux barbiers. Il est rapporté (147) d'après 'Umar ibn (148) al-Khattâb qu'il avait fait le vœu de couper la langue de 'Ubayd (149) Allâh ibn 'Umar lorsque celui-ci insulta al-Miqdâd (150) ibn al-Aswad. On intercéda alors pour lui... Il dit : « Laissez-moi lui couper la langue, afin qu'après cela nul n'insulte plus les Compagnons du Prophète - qu'Allâh prie sur lui et le salue. » Abû (151) Dharr al-Harawî rapporte que l'on amena à 'Umar ibn al-Khattâb un bédouin qui satirisait les Ansâr. Il dit : « N'eût été qu'il a [le mérite de la] compagnie [du Prophète], je vous en aurais débarrassé. » Mâlik (152) dit : « Quiconque dénigre un des Compagnons du Prophète - qu'Allâh prie sur lui et le salue - n'a aucun droit sur ce butin (al-fay'). Allâh a réparti le butin (al-fay') en trois catégories, en disant : "Aux pauvres parmi les Émigrés (al-Muhâjirîn) (153)" - le verset - puis Il dit : "Et à ceux qui se sont installés dans la Demeure et la foi avant eux (154)" - le verset - et ceux-ci sont les Ansâr... Puis Il dit : "Et à ceux qui sont venus après eux, disant : 'Seigneur, pardonne-nous ainsi qu'à nos frères qui nous ont devancés dans la foi...' (155)" - le verset. Quiconque les dénigre n'a donc aucun droit sur le butin (fay') des musulmans. » Dans le livre d'Ibn (156) Sha'bân : « Quiconque dit de l'un d'eux qu'il est fils d'une femme adultère, alors que sa mère est musulmane, est passible, selon certains de nos compagnons, de deux peines légales (hadd) : une peine pour lui et une peine pour sa mère. Et je ne le considère pas comme celui qui accuse un groupe [d'adultère] en une seule parole, en raison de la supériorité de celui-ci sur les autres. » Et en raison de sa parole - qu'Allâh prie sur lui et le salue : « Quiconque insulte mes Compagnons, fouettez-le. » Il dit : « Et quiconque accuse la mère de l'un d'eux d'adultère alors qu'elle est mécréante, est passible de la peine légale de la calomnie (hadd al-firya), car c'est une insulte envers lui... Si l'un des enfants de ce Compagnon est vivant, il se lève pour réclamer ce qui lui est dû ; sinon, si un musulman se lève, il incombe à l'imam d'accepter son action. » Il dit : « Et cela n'est pas comme les droits des non-Compagnons, en raison de la sacralité de ceux-ci auprès de leur Prophète - qu'Allâh prie sur lui et le salue. Si l'imam l'entend et fait témoigner contre lui, c'est lui qui est chargé de l'exécution. » Il dit : « Quant à celui qui insulte une autre que 'Â'isha (157) parmi les épouses du Prophète - qu'Allâh prie sur lui et le salue - il y a deux opinions à son sujet. L'une : il est tué, car insulter le Prophète - qu'Allâh prie sur lui et le salue - c'est insulter son épouse (halîla) (158). L'autre : elle est comme les autres Compagnons, on le fouette de la peine légale du calomniateur (hadd al-muftarî). » Il dit : « Et c'est la première opinion que je professe. » Abû (159) Mus'ab rapporte d'après Mâlik (160) au sujet de celui qui insulte quelqu'un qui est affilié à la maison du Prophète - qu'Allâh prie sur lui et le salue : « Il est frappé d'un châtiment douloureux, traîné [en public] et emprisonné longuement jusqu'à ce que son repentir soit manifeste, car c'est une légèreté envers le droit du Messager - qu'Allâh prie sur lui et le salue. » Abû al-Mutarraf (161) al-Sha'bî, le juriste de Malaga, a émis un avis juridique (fatwâ) concernant un homme qui avait contesté le fait de faire prêter serment à une femme de nuit, disant : « Même si elle était la fille d'Abû Bakr (162) al-Siddîq, elle n'aurait prêté serment que de jour. » Et certains de ceux qui se parent du nom de jurisprudence (fiqh) approuvèrent sa parole. Abû al-Mutarraf dit alors : « Le fait de mentionner la fille d'Abû Bakr dans un tel contexte rend obligatoire pour lui une sévère bastonnade et une longue incarcération. » Quant au juriste qui approuva sa parole, il mérite plus le nom de perversité (fisq) que celui de jurisprudence (fiqh). On lui fera donc des remontrances à ce sujet, on le réprimandera, on n'acceptera ni son avis juridique (fatwâ) ni son témoignage, et cela constitue une cause de discrédit (jurha) établie contre lui, et on doit le détester pour l'amour d'Allâh. Abû (163) 'Imrân dit au sujet d'un homme qui déclara : « Si Abû Bakr al-Siddîq témoignait contre moi... » : « S'il voulait dire que son témoignage en pareille matière n'est pas recevable car un seul témoin ne suffit pas, alors il n'y a rien contre lui. Mais s'il voulait dire autre chose, alors il est frappé d'une bastonnade qui le mène aux portes de la mort. » Et ils rapportent cela comme une tradition (riwâya). Le Qâdî Abû (164) al-Fadl dit : « C'est ici que s'achève notre propos dans ce que nous avons rédigé. L'objectif que nous nous étions fixé est atteint, et la condition que nous avions posée est remplie, concernant ce dont j'espère que dans chaque section de cet ouvrage, le disciple trouvera une satisfaction suffisante, et dans chaque chapitre une voie vers son but et une inclination. J'y ai dévoilé des subtilités qui étonnent et paraissent nouvelles, et j'ai puisé à des sources de vérification (tahqîq) pour lesquelles aucun abreuvoir n'avait été aménagé auparavant dans la plupart des ouvrages. J'y ai déposé plus d'un chapitre pour lequel j'aurais souhaité trouver quelqu'un qui, avant moi, en eût développé le propos, ou un guide qui m'eût instruit à partir de son livre ou à son sujet (165), afin que je puisse me contenter de ce que j'en rapporte. Et c'est vers Allâh le Très-Haut que j'adresse d'abondantes supplications et la reconnaissance pour l'acceptation de ce qui, de cet ouvrage, est fait pour Sa Face, et le pardon pour ce qui s'y est glissé comme embellissement ou artifice pour autre que Lui. Qu'Il nous accorde cela par Sa noble générosité et Son pardon, en raison de ce que nous y avons déposé de l'honneur de Son Élu et du Dépositaire de Sa Révélation, et pour ce qui nous a tenus éveillés, les paupières ouvertes, à suivre ses vertus, et pour ce que nous y avons employé nos pensées à exhiber ses caractéristiques et ses moyens. Qu'Il protège nos honneurs de Son Feu ardent, pour avoir protégé Son noble honneur. Qu'Il fasse que nous soyons de ceux qui ne seront pas repoussés lorsque le substitueur sera repoussé de Son Bassin. Qu'Il fasse de cet ouvrage, pour nous et pour quiconque s'emploiera à le recopier et à l'acquérir, une cause qui nous relie à Ses causes, et une provision que nous trouverons le jour où toute âme trouvera présent ce qu'elle a fait de bien, par laquelle nous obtiendrons Son agrément et Son abondante récompense. Qu'Il nous distingue par la distinction du groupe de notre Prophète et de sa communauté, qu'Il nous ressuscite dans le premier rang, parmi les gens de la Porte de droite et parmi les gens de son intercession. Nous Le louons, Lui le Très-Haut, pour nous avoir guidés à rassembler cet ouvrage, pour nous avoir inspirés, pour avoir ouvert notre discernement à la compréhension des réalités de ce que nous y avons déposé et pour nous avoir fait comprendre. Nous cherchons refuge auprès de Lui - que Son Nom soit exalté - contre une prière qui n'est pas entendue, une science qui ne profite pas et une œuvre qui n'est pas élevée. Car c'est Lui le Généreux qui ne déçoit pas celui qui espère en Lui, et on ne triomphe pas de celui qu'Il abandonne... Il ne repousse pas la prière de ceux qui se dirigent vers Lui, et Il ne rend pas bonne l'œuvre des corrupteurs. Il nous suffit, et quel excellent Protecteur ! Que Sa prière soit sur notre Seigneur et Prophète Muhammad, le Sceau des Prophètes, ainsi que sur toute sa Famille et l'ensemble de ses Compagnons, et qu'Il les salue abondamment. Et louange à Allâh, Seigneur des mondes. »
- at-tawallud : Génération, processus de création ou d'engendrement, terme technique dans les discussions théologiques sur les attributs divins.
- daqâ'iq : Subtilités, questions théologiques fines et complexes, souvent liées aux attributs divins.
- al-muta'awwilûn : Ceux qui pratiquent l'interprétation allégorique (ta'wîl) des textes religieux, notamment des attributs divins.
- dhimmî : Non-musulman (juif, chrétien, etc.) vivant sous la protection de l'État islamique en échange du paiement de la jizya.
- Abd Allah ibn Umar : Compagnon du Prophète, fils du calife Umar ibn al-Khattâb, connu pour sa piété et ses avis juridiques.
- Mâlik : Mâlik ibn Anas, fondateur de l'école juridique mâlikite (m. 795).
- Ibn Habîb : Juriste mâlikite andalou, auteur d'ouvrages de jurisprudence (m. 853).
- al-Mabsûta : Ouvrage de jurisprudence mâlikite, probablement d'Ibn Habîb ou d'un autre auteur.
- Ibn al-Qâsim : Juriste mâlikite égyptien, disciple de Mâlik (m. 806).
- al-Mabsût : Ouvrage de jurisprudence mâlikite, probablement d'Ibn al-Qâsim.
- Muhammad : Probablement Muhammad ibn al-Mawwâz, juriste mâlikite andalou (m. 898).
- Ibn Sahnûn : Juriste mâlikite, fils de Sahnûn (m. 854).
- Asbagh : Asbagh ibn al-Faraj, juriste mâlikite égyptien (m. 840).
- pacte : Allusion au pacte de protection (dhimmî) qui garantit aux non-musulmans la liberté de pratiquer leur religion.
- al-Makhzûmî : Juriste mâlikite, probablement Muhammad ibn al-Makhzûmî.
- Muhammad ibn Maslama : Juriste mâlikite andalou (m. 937).
- Ibn Abî Hâzim : Juriste mâlikite, probablement Abd al-Azîz ibn Abî Hâzim.
- Mutarrif : Mutarrif ibn Abd Allah, juriste mâlikite andalou (m. 874).
- Abd al-Malik : Abd al-Malik ibn Habîb, juriste mâlikite andalou (m. 853).
- Abû Muhammad ibn Abî Zayd : Juriste mâlikite, auteur de la Risâla (m. 996).
- Ibn al-Jallâb : Juriste mâlikite, auteur d'un ouvrage de jurisprudence (m. 988).
- Ubayd Allah : Probablement Ubayd Allah ibn Yahyâ, juriste mâlikite andalou.
- Ibn Lubâba : Juriste mâlikite andalou (m. 926).
- cheikhs andalous : Juristes de l'Andalousie musulmane.
- fatwa : Avis juridique émis par un juriste musulman.
- zindîq : Hérétique, souvent manichéen ou athée, qui dissimule sa mécréance.
- Ibn Abd al-Hakam : Juriste mâlikite égyptien (m. 829).
- Abd al-Malik ibn al-Mâjishûn : Juriste mâlikite médinois (m. 828).
- jizya : Impôt de capitation payé par les non-musulmans en échange de la protection de l'État islamique.
- Abd al-Malik ibn Marwân : Calife omeyyade (r. 685-705).
- al-Hârith al-Mutanabbî : Un faux prophète à l'époque omeyyade.
- al-Muqtadir : Calife abbasside (r. 908-932).
- Abû Umar al-Mâlikî : Grand juge mâlikite de Bagdad à l'époque d'al-Muqtadir.
- al-Hallâj : Mystique persan exécuté en 922 pour avoir dit 'Je suis la Vérité' (anâ l-Haqq), considéré comme une revendication de divinité.
- hulûl : Croyance en l'incarnation ou l'habitation de Dieu dans une créature, considérée comme hérétique.
- Je suis la Vérité : Parole célèbre d'al-Hallâj, interprétée comme une prétention à la divinité.
- Ibn Abî al-Farâqîd : Disciple d'al-Hallâj, exécuté pour des croyances similaires.
- ar-Râdî billâh : Calife abbasside (r. 934-940).
- Abû al-Husayn ibn Abî Umar al-Mâlikî : Grand juge mâlikite de Bagdad, fils d'Abû Umar al-Mâlikî.
- Abû Hanîfa : Fondateur de l'école juridique hanafite (m. 767).
- al-Utbiyya : Ouvrage de jurisprudence mâlikite compilé par Muhammad al-Utbî (m. 869).
- Sahnûn : Juriste mâlikite, auteur de la Mudawwana (m. 854).
- Ashhab : Ashhab ibn Abd al-Azîz, juriste mâlikite égyptien (m. 819).
- Abû al-Husayn al-Qâbisî : Juriste mâlikite ifriqiyen (m. 1012).
- Asbagh ibn Khalîl : Juriste mâlikite andalou de Cordoue.
- Ibn Akhî Ajab : Personnage andalou ayant proféré des paroles blasphématoires.
- tanneur : Métier consistant à traiter les peaux d'animaux ; ici, allusion à Dieu comme 'tanneur' arrosant ses peaux (les humains) sous la pluie.
- Abû Zayd : Juriste mâlikite andalou, probablement Abû Zayd al-Qayrawânî.
- ath-Thamâniyya : Ouvrage de jurisprudence mâlikite, peut-être d'Abû Zayd.
- Abd al-A'lâ ibn Wahb : Juriste mâlikite andalou.
- Abân ibn Îsâ : Juriste mâlikite andalou.
- Mûsâ ibn Ziyâd : Juge de Cordoue à l'époque.
- عبد الرحمن بن الحكم الأموي : Émir omeyyade de Cordoue (822-852), connu pour sa politique religieuse stricte.
- عجب : Nom propre féminin, 'Ajab, tante de l'accusé.
- حظايا : Concubines (pluriel de ḥaẓiyya).
- ابن حبيب : Juriste malikite andalou, 'Abd al-Malik ibn Ḥabīb (mort en 853).
- ابن القاسم : Juriste malikite égyptien, 'Abd al-Raḥmān ibn al-Qāsim (mort en 806).
- أبو الفضل : Qāḍī Abū al-Faḍl, probablement le cadi andalou 'Iyāḍ (auteur du Šifā').
- أبو سليمان الخطابي : Savant shafi'ite et traditionniste (mort en 998).
- عون بن عبد الله : Tradiitonniste et ascète (mort vers 770).
- الثقة : Homme digne de confiance (non nommé).
- أبو بكر الشاشي : Juriste shafi'ite (mort en 976).
- يتمندلون بالله : Expression figurée : ils utilisent Dieu comme un mouchoir (pour s'essuyer), i.e., ils Le traitent avec légèreté.
- الآية : Référence à Coran 4:150.
- الآية : Référence à Coran 2:136.
- لا نفرق بين أحد منهم : Coran 2:136.
- لا نفرق بين أحد من رسله : Coran 2:285.
- مالك : Imam Mālik ibn Anas (mort en 795), fondateur de l'école malikite.
- ابن حبيب : Voir note 59.
- محمد : Probablement Muḥammad ibn al-Ḥasan al-Šaybānī (mort en 805), juriste hanafite.
- ابن القاسم : Voir note 60.
- ابن الماجشون : Juriste malikite médinois, Yūsuf ibn Ya'qūb (mort en 823).
- ابن عبد الحكم : Juriste malikite égyptien, 'Abd Allāh ibn 'Abd al-Ḥakam (mort en 829).
- أصبغ : Juriste malikite andalou, Aṣbaġ ibn al-Faraǧ (mort en 840).
- سحنون : Juriste malikite ifriqiyen, 'Abd al-Salām ibn Sa'īd (mort en 854).
- سعيد بن سليمان : Qāḍī de Cordoue, Sa'īd ibn Sulaymān (mort en 864).
- سحنون : Voir note 79.
- النوادر : Recueil de traditions juridiques malikites, compilé par Ibn Abī Zayd al-Qayrawānī.
- مالك : Voir note 72.
- علي بن أبي طالب : Cousin et gendre du Prophète, quatrième calife.
- الغرابية : Secte chiite extrémiste (Ġurābiyya) qui croyait que l'ange Gabriel s'était trompé en transmettant la révélation à Muḥammad au lieu de 'Alī.
- أبو حنيفة : Imām Abū Ḥanīfa (mort en 767), fondateur de l'école hanafite.
- أبو الحسن القابسي : Juriste malikite ifriqiyen, 'Alī ibn Muḥammad al-Qābisī (mort en 1012).
- مالك : Ange gardien de l'Enfer, mentionné dans le Coran.
- أبو الفضل : Voir note 61.
- جبرائيل : Ange Gabriel, chargé de la révélation.
- منكر ونكير : Anges interrogateurs dans la tombe.
- الخضر : Personnage mystérieux, souvent considéré comme un prophète ou un saint.
- لقمان : Sage mentionné dans le Coran, parfois considéré comme prophète.
- ذو القرنين : Personnage coranique, souvent identifié à Alexandre le Grand ou Cyrus.
- مريم : Marie, mère de Jésus, vénérée comme sainte.
- آسية : Épouse de Pharaon, considérée comme croyante.
- خالد بن سنان : Figure préislamique, parfois considéré comme prophète du peuple d'al-Rass.
- زرادشت : Zoroastre, prophète du zoroastrisme.
- الآية : Coran 41:41-42.
- أبو هريرة : Compagnon du Prophète, célèbre rapporteur de hadiths.
- قال : Le Prophète a dit.
- المراء : Dispute, controverse, ou doute.
- Ibn 'Abbâs : Compagnon du Prophète, savant et exégète du Coran.
- Le Prophète : Muhammad, que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui.
- Mus'haf : Le livre du Coran, le codex.
- Louange à Allah, Seigneur des mondes : Premier verset de la sourate al-Fâtiha.
- Mâlik : Mâlik ibn Anas, fondateur de l'école malikite.
- 'Â'isha : Épouse du Prophète, fille d'Abû Bakr.
- Ibn al-Qâsim : Juriste malikite, disciple de Mâlik.
- 'Abd ar-Rahmân ibn Mahdî : Savant et traditionniste.
- Muhammad ibn Sahnûn : Juriste malikite.
- Les deux sourates de la protection : Al-Falaq et an-Nâs, les deux dernières sourates du Coran.
- Ami intime : Référence au verset : 'Allah a pris Abraham pour ami intime' (Coran 4:125).
- Abû 'Uthmân al-Haddâd : Savant malikite.
- Abû al-'Âliya : Tabi'i, savant et exégète.
- Ibrâhîm : Ibrâhîm an-Nakha'î, tabi'i et juriste.
- 'Abd Allah ibn Mas'ûd : Compagnon du Prophète, célèbre pour sa connaissance du Coran.
- Asbagh ibn al-Faraj : Juriste malikite.
- Al-Qâbisî : Juriste malikite.
- Abû al-Hasan : Probablement Abû al-Hasan al-Qâbisî lui-même.
- Ibn Shanabûdh : Lecteur du Coran, connu pour ses lectures anormales.
- Ibn Mujâhid : Savant, auteur du livre sur les sept lectures canoniques.
- Lectures anormales : Variantes de lecture non conformes au consensus.
- Abû 'Alî ibn Muqla : Vizir abbasside et calligraphe.
- Abû Bakr al-Abharî : Juriste malikite.
- Abû Muhammad ibn Abî Zayd : Juriste malikite, auteur de la Risâla.
- Gens de la maison : La famille du Prophète, notamment 'Alî, Fâtima, Hasan et Husayn.
- 'Abd Allah ibn Mughaffal : Compagnon du Prophète.
- Fâtima : Fille du Prophète et épouse de 'Alî.
- Abû Bakr : Premier calife, père de 'Â'isha.
- 'Umar : Deuxième calife.
- 'Uthmân : Troisième calife.
- Mu'âwiya : Compagnon, fondateur de la dynastie omeyyade.
- 'Amr ibn al-'Âs : Compagnon, conquérant de l'Égypte.
- Ibn Habîb : Juriste malikite.
- Chiites : Ceux qui professent l'attachement à 'Alî et sa descendance.
- Sahnûn : Juriste malikite, auteur de la Mudawwana.
- 'Alî : Quatrième calife, gendre du Prophète.
- Ibn Sha'bân : Juriste malikite.
- Allah vous exhorte... : Coran 24:17, à propos de la calomnie contre 'Â'isha.
- Abû al-Hasan as-Siqillî : Juriste malikite sicilien.
- Abû Bakr ibn at-Tayyib : Théologien ash'arite, juge.
- Et ils dirent... : Coran 19:88 et autres.
- Si seulement... : Coran 24:16.
- Mûsâ ibn 'Îsâ al-'Abbâsî : Gouverneur abbasside de Koufa.
- Ibn Abî Laylâ : Juriste et juge de Koufa.
Glossaire des chapitres, des sections et des titres secondaires
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. [Table des matières des chapitres, sections et titres secondaires] Page | Sujets 1 | Deuxième partie 3 | Section deux : Ce qui incombe aux créatures comme droits de lui, paix et salut sur lui 5 | Préface de la section deux (Chapitre premier) : Sur l'obligation de croire en lui, l'obéissance à lui et le suivi de sa Sunna 1 9 | Premier chapitre : L'obligation de croire en lui – La foi n'est complète que par lui – La foi est une croyance du cœur et une déclaration par la langue – Aucun moyen pour les humains d'accéder aux secrets – La croyance du cœur sans la langue – L'attestation est un acte de contrat et un engagement de foi. 16 | Deuxième chapitre : L'obligation de lui obéir – L'obéissance à lui fait partie de la foi en lui – L'obéissance au Messager et comment elle se manifeste – Celui qui m'obéit entre au Paradis – Une belle image prophétique – Une autre image. 21 | Troisième chapitre : L'obligation de le suivre, d'imiter ses Sunna 1 et de prendre modèle sur lui – Raison de la révélation de « Dis : Si vous aimez Allah, suivez-moi » – L'amour est l'obéissance – Celui qui se satisfait de ma parole s'est satisfait du Coran. Page | Sujets 29 | Quatrième chapitre : Ce qui a été rapporté des prédécesseurs 2 et des imams 3 concernant le suivi de sa Sunna 1, la prise de modèle sur sa guidance et sa biographie – Nous faisons comme nous l'avons vu faire – Se cramponner à la Sunna 1 est un salut – Les gens de la Sunna 1 sont les plus savants du Livre d'Allah – Parole de 'Umar 4 à propos de la Pierre Noire – Suivi et minutie – Attirer la sagesse – Imitation du Prophète – Manger du licite 5 – Sincérité de l'intention – Pardonné pour avoir appliqué la Sunna 1. 36 | Cinquième chapitre : Le danger de transgresser son ordre – Ceux qui sont repoussés du Bassin 6 – Avertissement contre le négateur de la Sunna 1 – Les pointilleux 7. 41 | (Chapitre deuxième) : Sur la nécessité de l'aimer, paix et salut sur lui 43 | Premier chapitre : La nécessité de l'aimer, paix et salut sur lui – L'amour et son étendue – La douceur de l'amour – Maintenant, ô 'Umar 4 – La prière de la Sunna 1. 46 | Deuxième chapitre : La récompense de l'aimer, paix et salut sur lui – La sagesse du Messager en transformant la réponse par une autre question – L'homme est avec celui qu'il aime – Une image de l'amour des Compagnons 8 – Raison de sa révélation. 49 | Troisième chapitre : Ce qui a été rapporté des prédécesseurs 2 et des imams 3 concernant leur amour pour le Prophète, paix et salut sur lui, et leur nostalgie de lui – Les gens les plus ardents en amour pour lui. L'amour de 'Umar 4. L'amour de 'Amr ibn al-'As 9 – Une image d'amour magnifique et belle. L'amour d'Abou Bakr 10 – Tout malheur après lui est insignifiant. L'amour de 'Ali 11 – L'amour d'une vieille femme et les pleurs de 'Umar 4 – Mentionne la personne que tu aimes le plus – L'amour de Bilal 12. Une femme tuée par l'amour – Zayd ibn al-Wathna 13 au moment de sa mort – Les femmes émigrées 14. 56 | Quatrième chapitre : Le signe de l'amour pour lui, paix et salut sur lui – L'imitation – Préférer la Loi d'Allah à sa passion Page | Sujets - Il aime Allah et Son Messager – Multiplier sa mention – Sa nostalgie de Le rencontrer – Le vénérer lorsqu'il est mentionné – L'état des Compagnons 8 lorsqu'il était mentionné, paix et salut sur lui – L'aimé de l'Aimé est aimé – Son amour pour les Compagnons 8 – De son amour pour Fatima 15 – Son amour pour Oussama 16 – L'amour des Ansar 17 – Je n'ai cessé d'aimer la courge 18 – L'imiter dans son habillement – Haïr celui qu'Allah et Son Messager haïssent – L'amour du Coran – Parmi les signes de son amour : le renoncement au monde – L'amour et l'épreuve. 66 | Cinquième chapitre : Le sens de l'amour pour le Prophète, paix et salut sur lui, et sa réalité – L'amour est un suivi – L'amour est une soumission et une défense – L'amour est une mention constante – La préférence – La nostalgie – La soumission du cœur – L'inclination du cœur – Sa réalité est l'inclination – Il est renforcé par l'amour du bienfait – Notre moyen d'accès à notre Seigneur – Celui qui est mêlé à la connaissance l'aime. 71 | Sixième chapitre : L'obligation de la sincérité 19 envers lui, paix et salut sur lui – Le sens de la sincérité 19 – La sincérité 19 envers Allah – La sincérité 19 envers Son Livre – La sincérité 19 envers Son Messager – Un autre sens – Un autre sens – Être sincère envers lui de son vivant – Être sincère envers lui après sa mort – L'histoire de celui qui a été pardonné pour son amour et son souhait de sa victoire. La sincérité 19 envers les imams 3 des musulmans – La sincérité 19 envers la communauté musulmane. 77 | (Chapitre troisième) : Sur la glorification de son ordre, l'obligation de le vénérer et d'être bon envers lui 79 | Premier chapitre : Ce qui a été rapporté à ce sujet – « Le glorifier » 20 – Le bon comportement dans la parole et l'écoute – Le bon comportement dans l'appel – À propos de qui cela a été révélé – « Ra'ina » 21. 86 | Deuxième chapitre : La coutume des Compagnons 8 dans sa glorification, sa vénération et sa révérence, paix et salut sur lui – Il ne remplissait pas ses yeux de lui par vénération – Comme si des oiseaux étaient sur leurs têtes – Ils se précipitaient pour son eau d'ablution – Jusqu'à ce que le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, fasse le tour. Page | Sujets 91 | Troisième chapitre : Son inviolabilité et sa vénération, paix et salut sur lui, après sa mort – Son inviolabilité, paix et salut sur lui, mort est comme son inviolabilité vivant – Abou Ja'far al-Mansour 22 et Malik 23 – Mais tourne-toi vers lui et cherche son intercession – L'état d'Ayoub al-Sakhtiyani 24 lorsqu'il était mentionné – Il pleurait jusqu'à ce que nous ayons pitié de lui – Il jaunissait – En état de pureté – Comme si le sang s'écoulait de lui – Il ne restait plus de larmes dans ses yeux – Comme s'il ne t'avait pas connu – Il ne cessait de pleurer – Il s'humiliait – Le bon comportement dans la lecture du hadith 25. 97 | Quatrième chapitre : La vénération des prédécesseurs 2 pour la transmission du hadith 25 du Messager d'Allah, paix et salut sur lui, et de sa Sunna 1 – La piété scrupuleuse d'Abdullah ibn Mas'oud 26 – La désapprobation de prendre le hadith 25 debout – La désapprobation de raconter le hadith 25 allongé – En état d'ablution – Il faisait ses ablutions, se préparait et s'habillait – L'état de Malik 23 lors du hadith 25 – Le scorpion et Malik 23 – Et nous marchions – Et il était debout – Et il était immobile – Si seulement il avait augmenté les coups de fouet. 104 | Cinquième chapitre : Être bon envers lui, sa descendance et les Mères des croyants 27 – Ceux-ci sont les gens de ma maison 28 – Le verset de l'imploration réciproque 29 – 'Ali 11 – Son oncle al-'Abbas 30 – Zayd 31 et al-Hasan 32 – al-Hasan et al-Husayn 33 – J'aurais honte d'Allah que tu me voies à ma porte – J'ai préféré l'amour du Messager d'Allah, paix et salut sur lui – Insultez le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, Malik 23 et Ja'far ibn Sulayman 34 – J'aurais commencé par le besoin de 'Ali 11. 116 | Sixième chapitre : La vénération de ses Compagnons 8, la bonté envers eux et la connaissance de leur droit – Les meilleures interprétations et se taire sur ce qui est au-delà – Comme les étoiles – Ils sont comme le sel dans la nourriture – Celui qui les aime, c'est par Mon amour qu'il les aime – Et nous ne le formulons pas – Retenez – Deux qualités salvatrices – L'innocence de l'hypocrisie – Personne ne peut leur être comparé – Soyez reconnaissants envers moi pour mes Compagnons 8 – L'intercession des Compagnons 8. 126 | Septième chapitre : Honorer ce qui est lié au Prophète, paix et salut sur lui, comme les lieux et les sites – Je ne la raserai pas alors que le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, l'a touchée – Le bonnet de Khalid 35 – Ibn 'Umar 36 se bénissait Page | Sujets avec la chaire 37 – Malik 23 ne montait pas à Médine sur une monture – Le mérite de Médine – Le bâton du Prophète, paix et salut sur lui, il se peigna et marcha en pleurant – Je n'ai pas marché sur mes pieds – Les mérites de Médine – Un poème de l'auteur. (Chapitre quatrième) : Sur le jugement de la prière 38 sur lui et la salutation 39, son obligation et son mérite 137 | Premier chapitre : Le sens de la prière 38 sur lui – La bénédiction – La demande de miséricorde et l'invocation – Le sens de la salutation 39. 140 | Deuxième chapitre : Le jugement de la prière 38 sur lui – Obligation en général – Obligation de l'accomplir une fois – Elle est obligatoire dans la prière. 149 | Troisième chapitre : Les lieux où il est recommandé de prier 38 et de saluer 39 le Prophète, paix et salut sur lui – Dans le tashahhud 40 – Dans l'invocation – Au début, au milieu et à la fin de l'invocation – Les piliers de l'invocation – Les ailes de l'invocation – Les moments de l'invocation – Les causes de l'invocation – Les lieux de la prière 38 sur lui – Les lieux de désapprobation – Le vendredi – L'entrée dans la mosquée – Sur les funérailles – Dans les lettres – Le tashahhud 40 de la prière. 160 | Quatrième chapitre : La manière de prier 38 sur lui et de le saluer 39 – La mesure la plus pleine – La prière 38 de 'Ali 11, qu'Allah l'agrée – La prière 38 d'Abdullah ibn Mas'oud 26, qu'Allah l'agrée – Améliorez la prière 38 sur lui. 171 | Cinquième chapitre : Le mérite de la prière 38 et de la salutation 39 sur lui et de l'invocation pour lui – Une seule fois, dix – L'intercession lui est acquise – Dix degrés – Ce que tu veux, et si tu augmentes, c'est un bien – Tu es suffisant et ton péché est pardonné – Bonne nouvelle – Effaceur des péchés. 177 | Sixième chapitre : Le blâme de celui qui ne prie pas 38 sur le Prophète, paix et salut sur lui, et son péché – Que son nez soit humilié – L'avare qui, lorsqu'il est mentionné devant lui, ne prie pas sur lui – Il oublie le chemin du Paradis – Rude. Chapitre | Sujets 182 | Septième chapitre : La particularité de lui, paix et salut sur lui, de faire parvenir la prière 38 de celui qui prie sur lui ou le salue 39 parmi les créatures – Il entend la prière 38 sur lui – Les anges voyageurs – Le but de la prière 38 sur lui – Rendre le salut 39 à eux. 186 | Huitième chapitre : La divergence concernant la prière 38 sur autre que le Prophète, paix et salut sur lui, et sur les autres prophètes, paix sur eux – La prière 38 linguistiquement – Le Messager est le grand-père de tout pieux – La désapprobation de la prière 38 sur autre que les prophètes – La prière 38 sur la famille par voie de dépendance, non de spécification. 194 | Neuvième chapitre : Le jugement de la visite de sa tombe, paix et salut sur lui, et le mérite de celui qui le visite et le salue 39, et comment le saluer 39 – Un mérite incitatif – Obligation de recommandation et d'incitation – Le salut 39 d'Anas 41 – Il se tient debout, son visage tourné vers la tombe – Le salut 39 d'Ibn 'Umar 36 – La bénédiction par ses traces, paix et salut sur lui – L'entrée dans la mosquée – La prière dans le Rawda 42 est meilleure – L'adieu lors du voyage – Les bonnes manières d'entrer dans la mosquée – Les bonnes manières d'en sortir – Le lieu de prière du Prophète, paix et salut sur lui. 208 | Dixième chapitre : Les bonnes manières d'entrer dans la mosquée prophétique honorée, son mérite, et le mérite de Médine et de La Mecque – Une mosquée fondée sur la piété – On n'y élève pas la voix – La récompense de la prière qui y est faite – Ceux qui ont préféré La Mecque – L'emplacement de sa tombe est la meilleure des terres – Mon minbar 37 est sur mon bassin 6 – Le sens du Rawda 42 – Les mérites de Médine – Une dignité – Trois pèlerinages – La Pierre Noire – Le gouttière 43 – Les deux rak'as 44 de la Station 45 – L'exaucement de l'invocation près du Multazam 46. (Troisième section) : Sur ce qui est obligatoire pour le Prophète, paix et salut sur lui, ce qui est impossible dans son droit ou possible, ce qui est interdit ou valide parmi les états humains ou ce qui lui est attribué 224 | Préface de la troisième section – Les corps des prophètes – Leurs âmes – Leurs for intérieurs sont exempts de défauts. Page | Sujets (Chapitre premier) : Sur ce qui est spécifique aux affaires religieuses et le discours sur l'infalibilité 47 de notre Prophète, paix et salut sur lui, et des autres prophètes, que les prières d'Allah soient sur eux tous.
230 Chapitre premier : Sur le jugement concernant l'état du cœur du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) depuis le début de sa prophétie. Le Messager (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) était au plus haut degré de la connaissance d'Allah. Abraham n'a pas douté ; il voulait la modalité et la contemplation. Il voulait éprouver son rang. Il a demandé un surcroît de certitude. La certitude même. Pour être plus affermi. Pour renforcer son argument. En quête d'une réponse. Il n'est pas permis que le Prophète doute en aucune manière. Il n'a pas douté et n'a pas demandé. Le sens visé est autre. La question concerne les récits, non l'unicité divine et la Loi. Il était (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) plus ferme dans la certitude que d'avoir besoin de questionner. Ceux qui les suivent ont menti. Le début de la révélation. Quant à maintenant, non. L'action de Khadija pour éprouver l'affaire de l'Ange. Affaiblir ce hadith. Interprétation de ce hadith. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) n'ignore aucun attribut d'Allah. En colère contre son peuple, non contre son Seigneur. L'incident avant sa prophétie. La tristesse. Le nombre pour l'istighfar 48. L'oubli de l'âme de la contemplation de la Vérité par la fréquentation des humains. Orientation du hadith. Ce qui le préoccupe des affaires de sa communauté. Son istighfar est un enseignement. Le but est de les exhorter. 257 Chapitre deuxième : Leur 'isma 49 avant la prophétie. Les prophètes ont grandi dans le tawhid 50 et la foi. Les prophètes n'ont pas pratiqué le shirk 51 avant la prophétie. Extraction de la part de Satan. Abraham et les astres. Égaré de la prophétie. L'égarement est la perplexité. Je t'ai comblé de Ma connaissance. La foi a augmenté par l'obligation. Hadith forgé ou similaire. Ahmad a rejeté ce hadith. 269 Chapitre troisième : La connaissance des prophètes des affaires mondaines. Il n'est pas valable qu'il ignore quoi que ce soit des détails de la Loi. 257 Chapitre quatrième : La 'isma contre Satan. 'isma sur le corps et la pensée. Page des sujets Satan s'est présenté à lui (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) de manière indirecte. Les Arabes attribuent tout mal à Satan. 285 Chapitre cinquième : La véracité de ses paroles (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) en toutes circonstances. Le miracle a établi sa véracité (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Il n'est pas permis qu'il ait peur en paroles dans la transmission de la Loi. Il est obligatoire de déclarer le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) exempt de tout défaut, par preuve et par consensus. 288 Chapitre sixième : Réfutation de certaines ambiguïtés. Ambiguïtés. Unification du hadith du point de vue de la transmission. Confusions des récits. Affaiblissement du hadith du point de vue du sens. 'isma du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) de la mécréance, intentionnellement ou par oubli. Impossibilité de cela rationnellement et conventionnellement. Ce qui a été rapporté d'un opposant contenant une parole. Ce qui s'est approché du Messager (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et n'a pas incliné. Cela n'est pas valable car cela n'est pas permis à son égard (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Cette parole n'est pas valable, ni par oubli ni intentionnellement. Satan imite la voix du Prophète. Autre orientation. Jonas (sur lui la paix) et son peuple. Le scribe du Messager. Autres ambiguïtés. Un chrétien qui écrivait puis a apostasié. Le récit d'un musulman suspect n'est pas accepté, alors comment celui d'un apostat ? Calomnie et mensonge. 311 Chapitre septième : Son état (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dans les informations mondaines. Ses informations, ses traces, ses qualités et sa conduite sont pris en compte. Il n'est pas permis qu'ils manquent à leur parole, intentionnellement ou non. Quraysh reconnaissait sa véracité avant la prophétie. 316 Chapitre huitième : Réponse à certaines objections. L'oubli dans la prière. Permettre l'illusion dans ce qui n'est pas voie de transmission. Intentionnellement pour établir une sunna 52. Parole réprouvée. La vérité est qu'elle ne s'est pas limitée. Il n'a pas oublié dans (son opinion) et c'est véridique. Autre orientation. Je n'ai pas oublié mais j'ai fait oublier, c'est un rejet du terme. Cela lui est arrivé pour établir une sunna. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a des distractions mais n'oublie pas. La distraction est une occupation. L'oubli est une négligence. Ce qui le distrait de la prière est ce qui est dans la prière. La preuve. Ce qui a été dit d'Abraham. Chapitre des équivoques. Orientation de « Je suis malade » comme réprimande. Les équivoques du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) lors de ses expéditions. Page des sujets Sa réponse sur sa science. Moïse a été amené à al-Khidr pour la correction, non pour l'enseignement. 327 Chapitre neuvième : Leur 'isma dans les actes, des turpitudes et des péchés capitaux. 'isma des prophètes des péchés capitaux. Le consensus. La raison et le consensus. Les petits péchés. Sa 'isma des grands et des petits péchés. La doctrine des Ash'arites et autres. Leur état dans les choses permises. Ils ne prennent que le nécessaire. 335 Chapitre dixième : Leur 'isma des désobéissances avant la prophétie. Cela est impossible par transmission. Impossibilité rationnelle. La certitude. Il agissait selon la Loi de celui qui l'a précédé. La doctrine du Qadi Abu Bakr est la plus correcte. Pour le reste des prophètes. 340 Chapitre onzième : La distraction et l'oubli dans les actes. Permissibilité de cela par distraction. La distraction a apporté science et établissement de la Loi. Ils sont avertis pour que l'on connaisse son jugement en pleine lumière. Ce qui n'est pas voie de transmission, l'oubli est permis de façon rare. Les gens des cœurs interdisent sa distraction et son oubli absolument. 344 Chapitre douzième : Les hadiths mentionnés contenant la distraction de sa part (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). La distraction dans les informations est impossible. Dhu al-Yadayn. Hadith d'Ibn Bujayna. Hadith d'Ibn Mas'ud. Sagesse de la distraction et sa condition. Pas d'argument pour eux dans leur parole. 353 Chapitre treizième : Réponse à ceux qui ont permis sur eux les petits péchés. Ils ont argumenté par ce sur quoi les exégètes ont divergé quant à son sens. Sens de « Ce qui a été pardonné de tes péchés, passés et futurs ». Sens du pardon. Le fardeau. A alourdi ton dos. « Pourquoi leur as-tu permis ? » Les savants ne l'ont pas considéré comme un reproche. Il était libre de choisir. « 'An » n'est pas au sens de pardonner. Offre du bas monde. « Sans un décret d'Allah déjà écrit ». N'en a réchappé que 'Umar. « Il s'est renfrogné et a tourné le dos ». Histoire d'Adam. Avant la prophétie. Jonas. « S'est enfui ». L'injustice. L'histoire de David ne doit pas être prise des gens des Écritures falsifiées. Joseph et ses frères. Histoire de Moïse. L'épreuve de Salomon. « Accorde-moi un royaume ». Histoire de Noé. Le Prophète et la fourmi. Orientation. Page des sujets 385 Chapitre quatorzième : L'état des prophètes dans leur crainte et leur istighfar. Leur reconnaissance de leurs péchés. Sens du péché. Ce sont des péchés par rapport à leur haut rang. Les bonnes actions des pieux sont des péchés des rapprochés. « Mentionne-moi auprès de ton Seigneur ». Don après reproche. 393 Chapitre quinzième : Utilité de ce qui précède des chapitres qui ont traité la question de la 'isma. Utilité pour les spécialistes des fondements. Utilité pour les juges et les muftis. 397 Chapitre seizième : 'isma des anges. Le jugement des messagers parmi eux est le même que celui des prophètes concernant la 'isma. Divergence concernant les non-messagers. Le correct est la 'isma de tous. Harut et Marut. Rien de cela n'a été rapporté du Messager (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Ce en quoi je suis. Les opinions sur les deux anges. La plupart nient qu'Iblis était des anges. Ainsi l'exception serait d'un autre genre. (Deuxième partie) Sur ce qui les concerne des affaires mondaines et ce qui leur arrive des accidents humains. 406 Chapitre premier : L'état des prophètes par rapport aux accidents humains. Degré des autres. Les accidents qui l'ont atteint (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Les prophètes sont éprouvés et protégés. Et dans son sommeil (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), il a le cœur présent. 411 Chapitre deuxième : Leur état par rapport à la sorcellerie. Il peut lui être suggéré, mais pas dans la Loi et la transmission. Toutes ses croyances sont droites et ses paroles correctes. L'emprise de la sorcellerie sur son apparence et ses membres, non sur son cœur (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). 416 Chapitre troisième : Ses états dans les affaires mondaines. L'incident de la pollinisation des palmiers. Sa descente à Badr. La conciliation sur les fruits de Médine. Cela est permis en peu, non en beaucoup annonciateur d'un défaut. 420 Chapitre quatrième : Les jugements humains exécutés par ses mains. « Et vous plaidez devant moi ». La sagesse de juger selon l'apparence. Page des sujets 423 Chapitre cinquième : Ses informations mondaines. Ses équivoques sur la direction de ses expéditions et la plaisanterie. « Garde auprès de toi ton épouse ». Erreur des exégètes. Belle et juste orientation. Invalidation des ambiguïtés. La sagesse de son mariage. La khashya 53 ici est la pudeur. 431 Chapitre sixième : Hadith de la recommandation. « Écrivez pour vous un écrit après lequel vous ne vous égarerez pas ». 438 Chapitre septième : Étude d'autres hadiths. Son jugement (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) sur l'apparence. Invocation sans intention, selon la coutume des Arabes. Pour rassurer celui sur qui on invoque. 445 Chapitre huitième : Ses actes mondains. « Lahim » au sens de « 'alayhim ». Sens de « taswiya ». Montre-leur son jugement. Ordre d'Allah. 453 Chapitre neuvième : Sagesse de l'épreuve et de la maladie pour eux. Les actes d'Allah (qu'Il soit exalté) sont tous justice. Utilité de l'épreuve. Augmentation de rang et élévation de degré. Cause de l'épreuve de Jacob. Cause de l'épreuve de Job. L'épreuve de Salomon. Intensité de la maladie du Messager (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). La saisie soudaine. Quatrième partie : Définition des aspects des jugements concernant celui qui le dénigre ou l'insulte (sur lui la prière et la paix). 467 Introduction. Vénération du nom de Muhammad. Première partie : Exposé de ce qui est, à son égard (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), insulte ou dénigrement, par allusion ou explicitement. 473 Chapitre premier : Le jugement légal concernant celui qui insulte le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ou le dénigre. Quiconque insulte le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) est tué. Consensus sur cela. Doctrine de Shafi'i. Insulter le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) est une apostasie. Pas de divergence sur la licéité de son sang. Il est mécréant. On ne lui demande pas de se repentir. 485 Chapitre deuxième : La preuve de l'obligation de tuer quiconque l'insulte ou le blâme (sur lui la prière et la paix). La malédiction dans le Coran. La malédiction du mécréant. Textes à ce sujet. Traditions à ce sujet. Meurtre de Ka'b ibn al-Ashraf. Meurtre d'Abu Rafi'. Meurtre d'Abu Khatal. Meurtre Page des sujets d'autres groupes. Du point de vue de la considération. Son insulte (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) est une apostasie. Quiconque l'insulte (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) est tué comme peine légale ou comme mécréant. 496 Chapitre troisième : Raisons du pardon du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) envers certains de ceux qui l'ont offensé. Certains de ceux que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a graciés. La conciliation du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) envers les gens. Son jugement (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) sur l'apparence. L'inviolabilité du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) fait partie de l'inviolabilité d'Allah Très-Haut. 408 Chapitre quatrième : Jugement de celui qui a fait cela sans intention ni croyance. Le jugement est la mort. Il n'est pas excusé par un lapsus de langue. L'ivrogne est tué pour cela. Peine légale que l'ivresse n'annule pas. 511 Chapitre cinquième : La réalité de celui qui a dit cela : est-il mécréant ou apostat ? Apostat selon Abu Hanifa. 515 Chapitre sixième : Le jugement si la parole peut impliquer l'insulte ou autre chose. La divergence ici. Celui qui a prévalu l'interdit est tué. Le sang du musulman ne peut être versé que sur une preuve claire. 521 Chapitre septième : Jugement de celui qui se décrit par un attribut des prophètes pour élever son rang ou (les rabaisser) ou minimiser leur rang (que les prières d'Allah soient sur eux). Al-Mutanabbi. Al-Ma'arri. Ibn Hani' est le plus explicite. Al-Ma'arri. La correction et l'emprisonnement si la mort est écartée. La piété d'al-Rashid. 'Umar ibn 'Abd al-'Aziz et son secrétaire.
530. Chapitre huit : La règle concernant celui qui rapporte et relate ce propos d’autrui – Le jugement comporte quatre aspects – Pour l’exposé et la réfutation – Ahmad fit de même – Mâlik déclare mécréant celui qui dit que le Coran est créé – Récit d’autrui – Mais il n’exécuta pas sa mise à mort – Quiconque rapporte un demi-vers de ce par quoi le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) a été satirisé devient mécréant. 536. Chapitre neuf : Mention des situations qui sont permises pour lui (que Dieu prie sur lui et le salue) par voie d’apprentissage – Son plus grand miracle et le Coran – Il est réprouvé de parler de ce qui n’est pas suivi d’action – Celui qui ne comprend que le texte et le sens explicite est considéré comme proche de l’illettrisme. 544. Chapitre dix : La bienséance obligatoire lorsqu’on mentionne les récits le concernant (que Dieu prie sur lui et le salue). (Deuxième section) : La règle concernant celui qui l’insulte, le diffame, le dénigre, lui nuit, sa punition, la mention de sa demande de repentir et de son héritage. 548. Chapitre premier : Les paroles et avis sur la règle concernant celui qui insulte le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) ou le dénigre – S’il se repent, il est tué par peine légale 54 et non par mécréance selon Mâlik et la majorité des savants – Un droit que le repentir n’annule pas – L’apostasie est un sens qui se rapporte à la personne même de son auteur – Quant à l’insulte du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue), c’est un droit lié à une autre créature – La mise à mort est une peine légale. 555. Chapitre deux : La règle concernant l’apostat s’il se repent – L’apostat est invité à se repentir – Son repentir lui profite auprès de Dieu, mais n’écarte pas la mise à mort. 562. Chapitre trois : La règle concernant l’apostat dont l’apostasie est douteuse. 565. Chapitre quatre : La règle concernant le dhimmî 55 à cet égard. 575. Chapitre cinq : Sur l’héritage de celui qui a été tué pour avoir insulté le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue), son lavage et la prière sur lui. (Troisième section) : La règle concernant celui qui insulte Dieu Très-Haut, Ses anges, Ses prophètes, Ses livres, la famille du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue), ses épouses et ses Compagnons. 582. Chapitre premier : La règle concernant celui qui insulte Dieu Très-Haut et la règle sur sa demande de repentir. 586. Chapitre deux : La règle concernant l’attribution à Dieu de ce qui ne Lui convient pas par voie d’effort d’interprétation et d’erreur – Il n’y a pas de divergence sur le fait de les combattre s’ils se regroupent en faction – Les anthropomorphistes – Celui qui dit que le Coran est créé – Le qadarite 56 n’est pas invité à se repentir. 593. Chapitre trois : Sur l’examen de la déclaration de mécréance de ceux qui font une interprétation erronée – La mécréance est l’ignorance de l’existence du Créateur Très-Haut. 604. Chapitre quatre : Sur l’exposé de ce qui, parmi les opinions, est mécréance, ce sur quoi on s’abstient ou on diverge, et ce qui n’est pas mécréance – Il n’y a pas de place pour la raison en cela. 626. Chapitre cinq : La règle concernant celui qui insulte Dieu Très-Haut. 630. Chapitre six : La règle concernant la prétention à la divinité ou le mensonge et la calomnie contre Dieu – L’ivrogne est comme l’éveillé. 635. Chapitre sept : La règle concernant celui qui, sans intention, touche à la majesté de son Seigneur par une parole vile et un langage grossier. 641. Chapitre huit : La règle concernant l’insulte des autres prophètes et des anges. 646. Chapitre neuf : La règle concernant le Coran.
- Sunna : Ensemble des pratiques, paroles et approbations du Prophète Muhammad, constituant une source de législation islamique après le Coran.
- Salaf : Les pieux prédécesseurs, généralement les trois premières générations de l'islam (Compagnons, Suivants et leurs successeurs).
- Imam : Guide religieux, chef de prière ou savant éminent en islam.
- 'Umar : Umar ibn al-Khattab, deuxième calife de l'islam, connu pour sa justice et sa force.
- Halal : Ce qui est licite et permis selon la loi islamique.
- Hawd : Le Bassin du Prophète au Jour du Jugement, où les croyants boiront avant d'entrer au Paradis.
- Mutanatti'un : Ceux qui exagèrent dans la religion, les pointilleux ou les rigoristes excessifs.
- Sahaba : Compagnons du Prophète Muhammad, ceux qui l'ont rencontré et ont cru en lui.
- 'Amr ibn al-'As : Compagnon et général musulman, conquérant de l'Égypte.
- Abou Bakr : Premier calife de l'islam, beau-père du Prophète et son plus proche compagnon.
- 'Ali : Ali ibn Abi Talib, cousin et gendre du Prophète, quatrième calife.
- Bilal : Bilal ibn Rabah, premier muezzin de l'islam, esclave affranchi et compagnon.
- Zayd ibn al-Wathna : Compagnon tué en martyr, connu pour son amour intense du Prophète.
- Muhajirat : Femmes émigrées de La Mecque à Médine pour l'islam.
- Fatima : Fille du Prophète Muhammad, épouse d'Ali et mère de Hassan et Hussein.
- Oussama : Oussama ibn Zayd, compagnon et fils adoptif du Prophète, commandant militaire.
- Ansar : Les 'Auxiliaires' de Médine qui ont accueilli et soutenu le Prophète et les émigrés mecquois.
- Dubbā' : La courge, que le Prophète aimait manger.
- Nasiha : Sincérité, loyauté, conseil bienveillant envers Allah, Son Livre, Son Messager, les dirigeants et la communauté.
- Tu'azzirūhu : Vous le glorifiez, le soutenez et le vénérez (référence coranique 48:9).
- Rā'inā : Terme que les juifs utilisaient de manière insultante envers le Prophète, signifiant 'écoute-nous' mais avec un double sens péjoratif.
- Abou Ja'far al-Mansour : Deuxième calife abbasside, fondateur de Bagdad.
- Malik : Malik ibn Anas, fondateur de l'école malékite, grand savant de Médine.
- Ayoub al-Sakhtiyani : Célèbre savant et ascète de Bassora, connu pour sa piété.
- Hadith : Récit rapportant les paroles, actes ou approbations du Prophète Muhammad.
- Abdullah ibn Mas'oud : Compagnon éminent, grand savant du Coran et de la Sunna.
- Ummahat al-Mu'minin : Les Mères des croyants, titre honorifique des épouses du Prophète.
- Ahl al-Bayt : Les gens de la maison du Prophète, sa famille immédiate.
- Mubahala : Imploration réciproque de la malédiction divine entre deux parties, évoquée dans le Coran (3:61).
- al-'Abbas : Oncle du Prophète, ancêtre des Abbassides.
- Zayd : Zayd ibn Haritha, fils adoptif du Prophète et compagnon.
- al-Hasan : Petit-fils du Prophète, fils d'Ali et Fatima, cinquième calife.
- al-Husayn : Petit-fils du Prophète, martyr de Karbala.
- Ja'far ibn Sulayman : Savant et traditionniste, gouverneur de Médine.
- Khalid : Khalid ibn al-Walid, célèbre général et compagnon.
- Ibn 'Umar : Abdullah ibn Umar, fils du calife Umar, grand savant et traditionniste.
- Minbar : Chaire dans la mosquée d'où le prédicateur prononce le sermon.
- Salat 'alayhi : Prière sur le Prophète, formule de bénédiction comme 'Allahumma salli 'ala Muhammad'.
- Taslim : Salutation sur le Prophète, comme 'alayhi al-salam' ou 'sallallahu 'alayhi wa sallam'.
- Tashahhud : Partie de la prière où l'on récite l'attestation de foi et la prière sur le Prophète.
- Anas : Anas ibn Malik, serviteur du Prophète et compagnon.
- Rawda : Espace dans la mosquée du Prophète à Médine entre sa tombe et son minbar, considéré comme un jardin du Paradis.
- Mizab : Gouttière de la Kaaba, par laquelle l'eau de pluie s'écoule.
- Rak'a : Unité de prière islamique comprenant des inclinaisons et des prosternations.
- Maqam Ibrahim : La Station d'Abraham, pierre près de la Kaaba où Abraham se tenait pour construire le sanctuaire.
- Multazam : Espace entre la Pierre Noire et la porte de la Kaaba, où les invocations sont exaucées.
- 'Isma : Infaillibilité ou protection divine contre le péché et l'erreur, attribuée aux prophètes.
- istighfar : Acte de demander pardon à Allah.
- 'isma : Protection divine qui préserve les prophètes du péché et de l'erreur.
- tawhid : Principe de l'unicité absolue d'Allah.
- shirk : Péché d'associer des partenaires à Allah.
- sunna : Tradition prophétique, ensemble des paroles, actes et approbations du Prophète.
- khashya : Crainte révérencielle d'Allah, souvent teintée de vénération.
- ḥadd : Peine légale fixe prescrite par la Loi islamique, dont l'application ne peut être annulée par le repentir.
- dhimmī : Non-musulman vivant sous la protection de l'État islamique, bénéficiant d'un statut contractuel (dhimma) lui garantissant certains droits en échange du paiement de la jizya.
- qadarite : Partisan du libre arbitre (qadar), niant la prédestination absolue ; considéré comme hérétique par les traditionalistes.
Les notes et commentaires
(1) [p.12] Les Coalisés (Al-Ahzāb) 21 (2) [p.13] Cité d'après le livre *Fiqh as-Sīra* du docteur Muḥammad Saʿīd Ramaḍān al-Būṭī, p. 19 (1) [p.24] Il veut dire par là que l’origine de son nom est (Riyāḍ), puis le *rā’* a été changé en *‘ayn*. (2) [p.24] Le pays où il est né. (1) [p.25] Et dans une copie : al-Mutafarrid al-Mutawaḥḥid (l’Unique, le Solitaire). (2) [p.25] Al-Asmā – superlatif de *sumuww* (élévation), c’est-à-dire celui qui est éminent par le fait qu’aucun autre ne partage Son Nom Très-Haut. (3) [p.25] Al-Aʿazz – de *al-‘izza* (la puissance) ; *al-‘Azīz* est Celui qu’aucune humiliation ni défaite n’approche. (4) [p.25] Al-Aḥmā – superlatif de *ḥamaytuhu ḥimāyatan* (je l’ai protégé) ; *al-maḥmī* (le protégé, le préservé). (5) [p.25] Dūnahu – a plusieurs sens, dont : chez, devant, derrière ; ici il signifie au-dessus et devant. (6) [p.25] Marām – *al-marmā* est le but vers lequel on vise et où la flèche aboutit. L’intellect n’a donc, au-delà de la foi en Lui et de Sa connaissance, aucun aboutissement. (7) [p.25] Takhyīlan – c’est-à-dire une supposition par la faculté imaginative. (8) [p.25] Al-Bāṭin – en considération de Son Essence, non de Ses attributs. (9) [p.25] Taqaddusan – forme *tafa‘‘ul* de *al-quds* (la pureté et la sainteté) ; (‘Adaman) c’est-à-dire une absence, car le fait qu’Il ne se manifeste pas n’implique pas la négation de Son existence ni de Sa lumière. (10) [p.25] Wasi‘a – a embrassé, a englobé. [p.25] (7) Aẓ-Ẓāhir – l’un des Noms de Dieu (Très-Haut) ; il signifie l’évident, le manifeste. Ici, Il est Celui qui se manifeste à la nature primordiale (*fiṭra*) et à la clairvoyance (*baṣīra*) à travers Ses signes et la conduite de Sa sagesse. Il n’est mentionné qu’accompagné de Son Nom *al-Bāṭin*. (11) [p.26] Asbagha – a parachevé et complété ; à l’origine, c’est un qualificatif pour la cotte de mailles et le vêtement long. (12) [p.26] ‘Umman – pluriel de *‘amīma* (complète, universelle). (13) [p.26] Anfusuhum – dérivé de *nafs* (âme) ; il s’agit des Arabes ou des humains, non des anges. (14) [p.26] Anfusuhum – les plus nobles et les plus grands d’entre eux ; de *an-nafīs* (précieux). (15) [p.26] Azkāhum – les plus purs et les plus féconds en développement, sensiblement et spirituellement. (16) [p.26] Muḥtadan – l’origine et la nature ; avec une *kasra* sous le *tā’*. (17) [p.26] Manaman – nom de temps ou de lieu, ou *maṣdar mīmī* (nom verbal) de *an-numūww* (croissance). (18) [p.26] Ḥilman – avec un *kasra* sur le *ḥā’* : la maîtrise de soi face à l’emportement de la colère. (19) [p.26] Al-Yaqīn – la science dont le doute a été éliminé de manière certaine. (20) [p.26] Ḥāshāhu – verbe passé signifiant : Dieu l’a sanctifié et l’a tenu à l’écart (de toute imperfection). (21) [p.26] ‘Ayman wa waṣman – *al-‘ayb* (le défaut) et *al-waṣm* (la tare) sont une même chose, sauf que *al-waṣm* est plus spécifique que *al-‘ayb*. (22) [p.26] Al-ḥikma (la sagesse) : l’empêchement ; *al-ḥakīm* (le sage) est celui qui empêche son âme de ses passions. (23) [p.26] Ḥukman – le jugement dans les sentences. (24) [p.26] ‘Umyan – aveugles, au sens sensible et au sens figuré. (25) [p.26] Ghulfan – pluriel de *aghla f* : ce qui est placé dans une enveloppe (c’est-à-dire dont le cœur est recouvert). (26) [p.26] ‘Azzarahū – l’a glorifié et vénéré. (27) [p.27] Ṣadafa : s’est détourné. (28) [p.27] Al-Isrā’, verset 73. (29) [p.27] Laṭufa lī : l’usage courant est de faire suivre *laṭufa* de la préposition *bā’*, comme dans la parole de Dieu (Très-Haut) : « Dieu est doux (Laṭīf) envers Ses serviteurs ». Il est aussi venu avec la préposition *lām* dans Sa parole : « Mon Seigneur est doux (Laṭīf) pour ce qu’Il veut ». Et dans une copie correcte : « *Bimā laṭufa li-awliyā’ihi* » ; *mā* est alors un relatif. Et dans une copie : « *bi-‘ibādihi* ». (30) [p.27] Nuzul : ce qui est préparé pour l’hôte comme lieu de séjour. (31) [p.27] Al-Malakūt : l’intérieur de la royauté (*al-mulk*), ou le monde supérieur. (Cf. « Ainsi avons-Nous montré à Abraham la royauté des cieux… ») (32) [p.27] Ḥibra : de *al-ḥubūr* (la joie). (Cf. « Ils seront dans un jardin, réjouis (*yuḥbarūn*) ».) (33) [p.27] Walahun : *al-walah* est la tristesse ou la perte de l’esprit qui en découle ; verbe de la classe *ta‘iba*. *Al-walah* est linguistiquement la même chose que *al-ḥibra* (la joie). (34) [p.28] Et dans l’original d’al-Tilimsānī : « *yatamatta‘ūn* » (ils jouissent). (35) [p.28] Lāhijīn : assidus et persévérants dans la mention de Dieu (*dhikr*). (36) [p.28] Al-An‘ām, 91. (37) [p.28] Majmū‘ : c’est-à-dire dans un ouvrage compilé. (38) [p.28] Bi-tanzīli ṣuwar : c’est-à-dire en représentant des images. (39) [p.28] Imran : grave et immense. (40) [p.28] Arhaqtanī : *al-irhāq* et *ar- rahaq* : imposer ce qui est insupportable. (Cf. « Et ne m’impose pas (*lā turhiqnī*) dans mon affaire une difficulté ».) (41) [p.28] Nadabtanī : tu me l’as demandé. (42) [p.28] Arqaytanī : tu m’as contraint à y monter. [p.28] (5) Qulāma : ce qui tombe de l’ongle (rognure). (43) [p.29] Taḥrīr : épuration, correction. (44) [p.29] Al-Ḥaqā’iq : les choses établies par les preuves transmises (*naqliyya*) et rationnelles (*‘aqliyya*). (45) [p.29] Al-Khilla (avec *ḍamma*) : une sorte d’amour. (46) [p.29] Mahāmih : pluriel de *mahmah* (comme *ja‘far*) : le désert, la steppe lointaine ; ainsi nommée parce qu’elle est effrayante ; on y dit à son compagnon : « *Mih, mih* » (c’est-à-dire tais-toi). (47) [p.29] Fīḥ : vaste, spacieuse. (48) [p.29] Al-Qaṭā : un oiseau décrit comme rapide dans le vol, habile à s’orienter dans les ténèbres et matinal. (49) [p.29] ‘Alama ‘ilmin : un signe par lequel on connaît. (50) [p.29] Madāḥiḍ : glissades, lieux de glissade. (51) [p.29] Nawāl : don, cadeau. (52) [p.29] Yudān : on obéit. (53) [p.30] Al-Muddaththir : 31. (54) [p.30] Abū al-Walīd Hishām ibn Aḥmad : c’est l’imam al-Qurṭubī, le ascète, le traditionniste connu sous le nom d’Ibn al-‘Awwād, l’un des maîtres de l’auteur. Il excellait en grammaire et en philologie arabe. Son disciple, le cadi ‘Iyāḍ, le décrivait comme précis dans la maîtrise et la rigueur. Il était versé dans les sciences. Né en 452 H, mort en 509 H. (55) [p.30] Al-Ḥusayn ibn Muḥammad : un ḥāfiẓ (mémorisateur du hadith) célèbre, auteur d’ouvrages utiles. Mort en 498 H. (56) [p.30] Abū ‘Umar ibn ‘Abd al-Barr al-Namarī : le ḥāfiẓ du Maghreb et le cheikh de l’Islam, auteur d’*al-Istī‘āb*. Né en 368 H, mort à Xàtiva en 463 H. (57) [p.30] Abū Muḥammad ibn ‘Abd al-Mu’min : l’un des anciens maîtres d’Ibn ‘Abd al-Barr. C’était un commerçant véridique qui rencontra de grands savants, mais il n’était pas d’une rigueur parfaite, comme le mentionne al-Dhahabī dans *Mīzān al-I‘tidāl*. (58) [p.30] Abū Bakr Muḥammad ibn Bakr : connu sous le nom d’Ibn Dāsa, l’un des célèbres maîtres du hadith, l’un des transmetteurs des *Sunan* d’Abū Dāwūd. Abū Nu‘aym al-Iṣbahānī a rapporté de lui par autorisation (*ijāza*). (59) [p.30] Sulaymān ibn al-Ash‘ath : c’est l’imam, le ḥāfiẓ Abū Dāwūd al-Sijistānī. Parmi ses maîtres figure Aḥmad ibn Ḥanbal, à qui il montra son livre et qui l’approuva. Ses mérites sont bien connus. On a dit : « Le hadith a été rendu souple pour Abū Dāwūd comme le fer a été rendu souple pour David (sur lui la paix) ». Né en 202 H, mort en 275 H à Bassora. (60) [p.31] Mūsā ibn Ismā‘īl : l’un des traditionnistes. Al-Bukhārī et Abū Dāwūd ont rapporté de lui. ‘Abbās al-Dūrī a dit : « Nous avons écrit chez lui trente-cinq mille hadiths ; il est fiable et solide (*thabt*) ». Les auteurs des six recueils canoniques ont tous rapporté de lui. Mort en 223 H. (61) [p.31] Ḥammād : Shu‘ba, Mālik et d’autres ont rapporté de lui. Il est véridique (*ṣadūq*) mais commet des erreurs ; il n’est pas au niveau de Mālik en force. Muslim et les Quatre (auteurs des *Sunan*) ont rapporté de lui. Mort en 199 H. (62) [p.31] ‘Alī ibn al-Ḥakam : al-Banānī al-Baṣrī. Il a rapporté d’Anas, d’Abū ‘Uthmān al-Hindī et d’un groupe, dont Nāfi‘. Al-Bukhārī et les Quatre ont rapporté de lui. Mort en 131 H. (63) [p.31] ‘Aṭā’ ibn Abī Rabāḥ : il a rapporté de ‘Ā’isha, d’Abū Hurayra, de Jābir, d’Ibn ‘Abbās et de Zayd ibn Arqam. Al-Awzā‘ī, Ibn Jurayj, Abū Ḥanīfa, al-Layth et des multitudes ont rapporté de lui. Les six imams ont rapporté de lui. Il est l’un des grands *tābi‘ūn* sur la fiabilité et la noblesse duquel on s’accorde. Mort à quatre-vingts ans en 103 H. (64) [p.31] Abū Hurayra : ‘Abd al-Raḥmān ibn Ṣakhr. On dit que le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) le surnomma ainsi parce qu’il le vit portant un chaton dans sa manche. Il embrassa l’Islam l’année de Khaybar et y assista. Il fréquenta assidûment l’assemblée du Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) avec patience et ascétisme. C’est pourquoi il est compté parmi les plus mémorisateurs des Compagnons (que Dieu les agrée). Il rapporta ce que nul autre ne rapporta. Dans al-Bukhārī, il est rapporté de lui qu’il dit : « Personne n’a mémorisé plus de hadiths que moi, sauf ‘Abd Allāh ibn ‘Amr ibn al-‘Āṣ, car il écrivait tandis que je n’écrivais pas ». Le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) avait prié pour qu’il retienne, et il n’oublia jamais rien de ce qu’il avait entendu après cela. Il mourut à Médine. (65) [p.31] L’auteur (que Dieu lui fasse miséricorde) l’a rapporté par la voie d’Abū Dāwūd. Al-Tirmidhī l’a également rapporté et l’a jugé *ḥasan* (bon). Ibn Ḥibbān, al-Ḥākim et Ibn Māja l’ont rapporté avec une chaîne de transmission (*sanad*) authentique (*ṣaḥīḥ*) par la voie de Muḥammad ibn Sīrīn. (66) [p.31] Nakata – *nakata fī al-arḍ* : il a piqué/frappé la terre. Ici, il s’agit de ce qui est caché dans l’affaire, au point d’avoir besoin de réflexion. (67) [p.31] Et dans une copie : « *musfira* » ; et dans une copie : « *sāfira musfira* » en combinant les deux ; c’est le dévoilement absolu. (68) [p.32] Et dans une copie : « *ikhtalasahā* » (il l’a arrachée) à la première personne de l’inaccompli ; et dans une copie : « *ikhtalasūhā* » (ils l’ont arrachée), ce qui est une erreur évidente. (69) [p.32] Qullidahu : au passif ; et dans une copie : « *ṭawwaqahu* » ; le sens est le même : il l’en a chargé. (70) [p.32] Naḍra : la beauté ; et dans une copie : « *ḥaḍra* », faisant allusion à sa présence. (71) [p.32] Khuwayṣatahu : diminutif de *khāṣṣa* ; c’est la chose qui lui est propre. (72) [p.32] Muhajjatahu : son âme, son esprit. (73) [p.32] Jabara : a réparé. (74) [p.32] Ṣada‘a : a brisé, fendu. (75) [p.32] Ma‘ādinanā : notre lieu de retour. [p.32] (2) Bi-ṣadadihi : à son sujet, en vue de cela. (76) [p.33] Zulfā : nom verbal ou état de *tazallafa* (se rapprocher). (Cf. « Et le Paradis sera rapproché (*uzlifat*) pour les pieux ».) (77) [p.33] Yuḥẓīnā : élève notre rang et nous distingue par une position élevée. (78) [p.33] Bi-mannihi : en raison de Sa grâce. (79) [p.33] Darajat : a été ordonnée, classée ; de là *ad-daraj* (degré par degré). (80) [p.33] Khuliṣat : a été clarifiée et spécifiée. (81) [p.33] Ntaḥaytu : j’ai visé, j’ai eu l’intention. Et dans une copie : « *ntakhabtu* » (j’ai choisi, trié), ce qui n’a pas de sens ici. (82) [p.33] Tarjamtuhu : je l’ai nommé, j’ai donné son titre. Le sens originel de *tarjama* est l’expression d’une langue à une autre, ou la transmission d’un discours caché. (Cf. « Les quatre-vingts, quand je les ai atteints, ont rendu mon oreille besoin d’un interprète (*tujmān*) ».) (83) [p.33] Al-Shifā : c’est *al-shifā’* (la guérison) ; ils ont permis au prosateur, pour respecter la rime de la prose assonancée (*saǧ‘*), ce qui est permis au poète, comme dans le dicton : « Il faut absolument que ce soit Ṣan‘ā’, même si le voyage est long ». (84) [p.33] Et dans une copie : « en quatre sections ». (85) [p.33] Tawajjaha : s’est limité, s’est restreint. (86) [p.34] Qirānuhu : son association, son regroupement. (87) [p.34] Nasaqan : de manière successive. (88) [p.34] Mais ils sont vingt-six chapitres. (89) [p.34] Ainsi dans toutes les copies. Or, dans cette section, il y a quinze chapitres. Peut-être a-t-il voulu dire par « douze chapitres » les chapitres importants, et par l’ajout de trois, les chapitres complémentaires. (90) [p.34] Ce qu’elle contient comme chapitres est de vingt-neuf. Peut-être a-t-il compté ce qui va du début de la section jusqu’au chapitre comme un chapitre. (91) [p.34] Al-Anām : les créatures, ou les humains et les djinns, ou tout ce qui est sur la face de la terre ; le sens approprié ici est le second. (92) [p.35] Mais ils sont quatre ; l’excuse est ce qui a été mentionné précédemment. (93) [p.35] Mais ils sont cinq. (94) [p.35] Mais six. (95) [p.35] Mais neuf. (96) [p.35] Rationnellement et par transmission. (97) [p.35] C’est-à-dire : et ce qui est valide. (98) [p.36] C’est-à-dire : des sections de notre partie, ou des sections du livre entier ; ce dernier est plus probable. (99) [p.36] Al-Munjiz : celui qui tient sa promesse, qui accomplit. (100) [p.36] Al-Tafaṣṣī : le fait de se dégager, de s’échapper. (101) [p.36] ‘Uhdathu : son engagement, sa prise en charge. (102) [p.36] Yashriqu (avec *fatḥa* sur le *yā’* et le *rā’*) : il se resserre (pour la boisson et autres choses qui restent dans la gorge) ; *al-ghuṣṣa* est similaire, mais son usage est plus fréquent pour les non-liquides. (103) [p.36] Jawāniḥ : pluriel de *jāniḥa* : ce sont les côtes qui se trouvent sous les clavicules, du côté de la poitrine, comme les côtes du côté du dos. (104) [p.36] (Al-‘Āqil) [le raisonnable] ; et dans une copie : (al-Ghāfil) [l’insouciant]. (105) [p.36] Yataḥarraru : se dégage, se libère. (106) [p.36] Yatashabbathu : s’accroche. (107) [p.36] Le nombre des chapitres ici est correct. [p.36] (3) Li-maw‘idatihi : au sens de *al-maw‘id* (le rendez-vous, la promesse). (108) [p.37] (Ṭurūhu) ; et dans une copie : (Ṭurū’uhu) : sa survenue, son occurrence. L’auteur d’*al-Qāmūs* mentionne la racine *ṭara’a* avec hamza et avec *‘illa* (défectueuse) ; si l’on suppose la hamza, la substitution est permise. (109) [p.37] Al-A‘rāḍ : ce qui survient à l’homme comme maladie, oubli ou autres. (110) [p.37] Mais huit. (111) [p.37] Taṣarrafa : s’est diversifié. (112) [p.37] Tanaqqaṣahu : y a compté un défaut. (113) [p.37] Al-Ta‘rīḍ : le fait de mentionner une insulte par voie de métonymie (*kināya*) ou d’allusion, comme si on la prenait de son côté (*‘irḍ*). (114) [p.37] Naṣṣ : *al-naṣṣ* ici signifie la déclaration explicite ; il a d’autres sens. (115) [p.37] Mais neuf.
Son ennemi 1 : celui qui le hait. (117) [p.37] (Celui qui le diminue) et dans une copie (celui qui le rabaisse) avec le tā' avant le nūn. (118) [p.38] Pour le convoi funèbre 2. (119) [p.38] Ainsi dans la plupart des copies, c'est une erreur du copiste ; la forme correcte est (cinq) 3, comme l'a corrigé al-Shamanī dans ses gloses. (120) [p.38] La forme correcte est (dix) 4 comme dans certaines copies, ce qui correspond à la réalité. (121) [p.38] (Il apparaît) et dans une copie (elle apparaît) ; si c'est (elle apparaît), alors lum‘a 5 est le sujet ; si c'est (il apparaît), alors lum‘a est un complément de spécification ou un état. (122) [p.38] Ghurra 6 : la blancheur du front. (123) [p.38] Lum‘a 5 : un morceau. (124) [p.38] Labs 7 : confusion. (125) [p.38] Takhmīn 8 : dire sans certitude. (126) [p.38] Ḥads 9 : ce qui provient d'une opinion et d'une illusion. Ce mot est omis dans le texte original de l'auteur, comme l'ont dit certains, mais il est nécessaire de le mentionner pour la symétrie de la prose rimée. (127) [p.38] Taṣadd‘ 10 : tu le proclames haut et fort et tu le manifestes. (1) [p.45] Et dans une copie : « Le juriste, le juge, l'imam Abū al-Faḍl – que Dieu Très-Haut le guide et le soutienne – a dit : » (2) [p.45] Al-lamḥa 11 : le regard furtif ; et dans une copie (laḥẓa) 12. Ce qui est visé ici est la plus petite quantité de compréhension. (3) [p.45] Et dans une copie : « de la compréhension ». (4) [p.45] Son exaltation 13 : il l'a exalté, c'est-à-dire qu'il a élevé sa mention et l'a magnifié. Parmi les paroles de ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb – que Dieu l'agrée – : « Je suis le premier à avoir exalté les Arabes », c'est-à-dire à avoir élevé leur mention par le registre et les attributions. (5) [p.45] Et dans une copie : « de la grandeur » ; dans une autre : « par une chose grandiose ». (6) [p.45] Son rang 14 : sa position. [p.45] (4) Al-zimām 15 : ce par quoi on bride ; ce qui est visé est qu'elle ne peut être contenue dans un livre. (7) [p.46] Par ces deux expressions, l'auteur entend que ce qui nous est ordonné se divise en deux catégories : le recommandé, auquel il fait allusion par sa parole « inciter les serviteurs à s'y attacher », et l'obligatoire, auquel il fait allusion par sa parole « et se parer de son obligation ». Al-taqallud 16 : mettre le collier autour du cou ; c'est une métaphore pour l'engagement, par métaphore déclarative originelle ; il est également permis d'en faire une métonymie, signifiant que nous nous contraignons à nous engager dans ce qu'Il nous a imposé, comme le collier contraint le cou. (8) [p.46] Même note que (7). (9) [p.46] Et dans une copie : « Et la louange est à Dieu, en premier et en dernier » ; ceci est préférable et meilleur. (10) [p.46] C'est-à-dire qu'il a vécu à l'époque du Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – ; et dans une copie : « qui les a vécues », le pronom renvoyant aux karāmāt 17. (11) [p.46] Et dans une copie : « qui les a atteintes ». (12) [p.46] Et dans une copie : « la certitude ». (13) [p.46] Et dans une copie : « ses lumières ». (14) [p.46] Et dans une copie : « que Dieu prie sur lui et le salue abondamment ». (15) [p.47] Il s'agit d'Anas ibn Mālik al-Anṣārī al-Khazrajī, le Compagnon – que Dieu Très-Haut l'agrée –. Il servit le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – alors qu'il avait dix ou huit ans, et il l'accompagna pendant dix ans. Il rapporta deux mille deux cent six hadiths. Le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – pria pour qu'il soit béni dans ses biens, ses enfants, sa longévité et le pardon. Ainsi, Anas – que Dieu l'agrée – fut parmi les plus riches en biens ; il enterra de sa propre descendance plus de cent vingt enfants ; il possédait un jardin qui produisait deux fois par an ; il vécut jusqu'à se lasser de la vie, et mourut en l'an 93 de l'Hégire, à l'âge de cent ans ; il fut enterré près de Bassora. (16) [p.47] Al-Burāq 18 : ainsi nommé pour la rapidité de sa course, comme l'éclair ; c'est une monture plus petite qu'un mulet et plus grande qu'un âne, qui pose son sabot à l'extrémité de sa portée, comme dans le Ṣaḥīḥ. (17) [p.47] Muflajaman 19 : c'est-à-dire que le mors était mis dans sa bouche. (18) [p.47] Musarraj 20 : c'est-à-dire que la selle était fixée sur lui. (19) [p.47] C'est-à-dire que lorsqu'il – que Dieu prie sur lui et le salue – voulut le monter, il ne se calma pas avant qu'il ne l'enfourche. (20) [p.47] « Il dit » : le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue –, ou Anas le rapporteur, ou une parole du rapporteur d'après Anas. (21) [p.47] Arfaḍ 21 : il coula. (22) [p.47] Ce hadith est rapporté par l'auteur par la voie d'al-Tirmidhī. (23) [p.51] Sourate 9, verset 128. (24) [p.51] Abū al-Layth al-Samarqandī 22, du nom de Samarcande, ville célèbre de Transoxiane. C'est l'imam vénérable, connu comme l'imam de la guidance. Il est Muḥammad ibn Aḥmad, le juriste hanafite renommé, auteur d'ouvrages éminents tels que le Tafsīr, al-Nawāzil, Khizānat al-fatāwā, Tanbīh al-ghāfilīn et al-Bustān. Il mourut en l'an 373 de l'Hégire. (25) [p.51] « Parmi vous-mêmes » : lecture irrégulière rapportée de Fāṭima et ‘Ā’isha – que Dieu les agrée – ; ‘Ikrima et Ibn Muḥayṣin l'ont également lue. Dans al-Mustadrak d'al-Ḥākim, d'après Ibn ‘Abbās, le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – l'aurait lue ainsi... La lecture de la majorité est avec la voyelle ḍamma. (26) [p.51] Et dans certaines copies : « Le juriste, le juge Abū al-Faḍl – que Dieu le guide – a dit : » (27) [p.52] Et dans une copie : « et qu'il n'y avait pas de tribu arabe ». (28) [p.52] ‘Alā 23 ici indique l'accompagnement, comme dans la parole de Dieu Très-Haut : « et donne la richesse, malgré l'amour qu'on en a » [Coran 2:177], c'est-à-dire malgré l'amour qu'on en a. (29) [p.52] Wilāda 24 : c'est-à-dire une parenté proche. (30) [p.52] Qarāba 25 : c'est-à-dire une parenté éloignée. Le sens des deux ensemble est que dans chaque tribu arabe, le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – avait un père, un grand-père ou une mère. Sa parole : « Il n'y avait pas de tribu arabe... » est rapportée par Abū Nu‘aym dans al-Dalā’il par la voie d'al-Kalbī, d'après Abū Ṣāliḥ, d'après Ibn ‘Abbās – que Dieu les agrée – à propos de Sa parole : « Un Messager de parmi vous-mêmes est venu à vous » [Coran 9:128]. (31) [p.52] Comme rapporté par al-Bukhārī et al-Ṭabarānī. (32) [p.52] ‘Abd Allāh ibn ‘Abbās ibn ‘Abd al-Muṭṭalib al-Hāshimī, Abū al-‘Abbās, cousin germain du Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue –. Il naquit alors que les Banū Hāshim étaient dans le ravin, trois ans avant l'Hégire. On l'appelait le docteur de la communauté arabe. Il participa à la conquête de l'Afrique avec ‘Abd Allāh ibn Sa‘d en l'an 27. Il était blanc, grand, légèrement jaune, corpulent, beau de visage, avec une abondante chevelure. Le Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – l'appela, lui passa la main sur la tête, cracha dans sa bouche et dit : « Ô Dieu, fais-lui comprendre la religion et enseigne-lui l'interprétation. » On rapporte que les Émigrés dirent à notre seigneur ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb : « N'appelles-tu pas nos fils comme tu appelles Ibn ‘Abbās ? » Il répondit : « Celui-ci est le jeune homme des vieillards, il a une langue interrogatrice et un cœur intelligent. » D'après ‘Aṭā’ : « Je n'ai jamais vu de conseil plus noble que celui d'Ibn ‘Abbās : plus savant, plus craintif de Dieu. Les spécialistes de la jurisprudence, du Coran et de la poésie auprès de lui prenaient chacun leur part. » Il mourut en l'an 68 de l'Hégire. D'après Sa‘īd ibn Jubayr : « Ibn ‘Abbās mourut à Ṭā’if ; j'assistai à son convoi funèbre. Un oiseau blanc, tel qu'on n'en avait jamais vu, vint et entra dans son cercueil, sans qu'on le vît en sortir. Lorsqu'il fut enterré, ce verset fut récité : « Ô âme apaisée, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée » [Coran 89:27-28]. » (33) [p.53] Sourate 42, verset 23. (34) [p.53] Yu‘nittuhum 26 : leur cause de la peine. (35) [p.53] Et dans une copie : « par leurs croyants ». (36) [p.53] Celui qui a dit : c'est al-Ḥusayn ibn al-Faḍl. (37) [p.53] Et dans une copie : « et de même dans l'autre verset, Sa parole Très-Haute ». (38) [p.53] Sourate 3, verset 164. [p.53] (3) ‘Izzatuhu 27 : sa difficulté. (39) [p.54] Et dans une copie : « et dans l'autre verset ». (40) [p.54] Sourate 62, verset 2. (41) [p.54] Sourate 2, verset 151. (42) [p.54] Et dans une copie : « ‘Alī ibn Abī Ṭālib – que Dieu l'agrée – ». Sa biographie : ‘Alī ibn Abī Ṭālib ibn ‘Abd al-Muṭṭalib al-Qurashī al-Hāshimī, le premier homme à embrasser l'Islam. Il naquit dix ans avant la mission prophétique, selon l'avis correct. Il grandit sous la tutelle du Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – et ne le quitta jamais. Il participa à toutes les expéditions avec lui, sauf à celle de Tabūk, où le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – le retarda et lui dit : « N'es-tu pas satisfait d'être pour moi comme Aaron pour Moïse ? » Le Prophète lui maria sa fille Fāṭima. Il portait l'étendard dans la plupart des expéditions. Lorsque le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – établit la fraternité entre ses Compagnons, il lui dit : « Tu es mon frère. » Il fut l'un des hommes de la consultation désignés par notre seigneur ‘Umar. Il fut tué en l'an 40 de l'Hégire. (43) [p.54] Comme rapporté par Ibn Abī ‘Umar al-‘Adanī dans son Musnad. (44) [p.54] Et dans une copie : « nous tous » ; ainsi se trouve dans le Sunan d'al-Tirmidhī, rapporté selon les deux versions. (45) [p.54] Il s'agit de Muḥammad ibn al-Sā’ib al-Kalbī, Abū Naṣr, l'exégète, le traditionniste, le généalogiste. Al-Tirmidhī a rapporté de lui. Sa nisba est à Kalb, une tribu célèbre. Il mourut l'année de la mort d'al-Shāfi‘ī, en l'an 184 de l'Hégire. (46) [p.54] Il a voulu l'abondance, car il est impossible qu'il y ait cinq cents mères jusqu'à Adam. (47) [p.55] Et dans une copie : « de ce qui était » ; et dans une copie : « les gens de l'époque préislamique ». (48) [p.55] Voir p. 152, n° 6. (49) [p.55] Sourate 26, verset 119. (50) [p.55] Et dans une copie : « jusqu'à ce qu'Il t'ait fait sortir ». (51) [p.55] Comme rapporté par Ibn Sa‘d, al-Bazzār et Abū Nu‘aym dans ses Dalā’il, avec une chaîne de transmission authentique d'après lui. (52) [p.55] Il s'agit de Ja‘far al-Ṣādiq, fils de Muḥammad, fils de ‘Alī, fils d'al-Ḥusayn, fils de ‘Alī ibn Abī Ṭālib. Il naquit en l'an 80 de l'Hégire. Al-Shāfi‘ī, Ibn Ma‘īn, Abū Ḥātim et al-Dhahabī l'ont jugé digne de confiance dans ses récits. Il fait partie des vertueux et des savants de la Gens de la Maison. Il mourut en l'an 184 de l'Hégire et fut enterré à al-Baqī‘ avec son père, son grand-père et son oncle dans une seule tombe. (53) [p.55] Et dans une copie : « il s'établit entre eux et lui ». (54) [p.55] Sourate 4, verset 80. (55) [p.56] Et dans une copie : « et Dieu Très-Haut a dit : » (56) [p.56] Sourate 21, verset 107. (57) [p.56] Et dans une copie : « Abū Bakr ibn Ṭāhir ». (58) [p.56] Il s'agit d'Abū Bakr ibn Ṭāhir ibn Mufawwiz al-Maghāfirī al-Shāṭibī, un savant pieux, mort vers l'an 330 de l'Hégire. (59) [p.56] Et dans une copie : « que Dieu prie sur lui et le salue, comme rapporté par al-Ḥārith ibn Abī Usāma dans son Musnad et al-Bazzār avec une chaîne de transmission authentique ». (60) [p.56] D'après ce qu'a rapporté Muslim. (61) [p.56] Al-Ḥāfiẓ al-Marwazī a dit : « La forme connue est 'miséricorde pour la communauté'. » C'est ainsi que l'a rapporté Muslim. C'est ce qu'a mentionné al-Ḥijāzī. (62) [p.57] Al-faraṭ 28 : celui qui précède les arrivants pour leur préparer ce dont ils ont besoin lors de leur descente dans leurs demeures. (63) [p.57] Sa biographie a déjà été donnée p. 51, n° 2. (64) [p.57] Sa biographie a déjà été donnée p. 52, n° 6. (65) [p.57] D'après ce qu'ont rapporté Jarīr et Ibn Abī Ḥātim dans leurs exégèses, ainsi qu'al-Ṭabarānī et al-Bayhaqī dans ses Dalā’il. (66) [p.57] Sourate 81, verset 21. (67) [p.57] Sa biographie a déjà été donnée p. 55, n° 6. [p.57] (5) Cela n'a été trouvé dans aucun des livres de hadith, comme l'a mentionné al-Suyūṭī dans son Takhrīj et d'autres. (68) [p.58] Sourate 56, verset 91. (69) [p.58] Sourate 24, verset 35. (70) [p.58] Il s'agit de Ka‘b ibn Māti‘ ibn Hīnū‘. Il vécut à l'époque du Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – mais ne le vit pas. Il embrassa l'Islam sous le califat d'Abū Bakr. Il accompagna ‘Umar et rapporta beaucoup de lui et d'autres. Les Compagnons rapportèrent également de lui. Il avait vécu la période préislamique dans le judaïsme. Il résida au Yémen, puis à Homs après son Islam, et y mourut sous le califat de ‘Uthmān en l'an 32 de l'Hégire. (71) [p.58] Il s'agit de Sa‘īd ibn Jubayr al-Wālibī, Abū ‘Abd Allāh, le pieux successeur, ascète, digne de confiance, l'une des sommités des transmetteurs de hadith. Il rapporta d'Ibn ‘Abbās et d'autres. Les auteurs des Sunan et d'innombrables autres rapportèrent de lui. Al-Ḥajjāj le tua injustement en l'an 95 de l'Hégire, et après lui, il ne put dominer personne à cause de son invocation – que Dieu l'agrée. (72) [p.58] Et dans une copie : « et il l'a dit », ce qui est incorrect. (73) [p.58] Il s'agit de Sahl ibn ‘Abd Allāh ibn Yūnus al-Tustarī, le pieux célèbre, dont on n'a jamais entendu de pareil en science et en piété. Il eut des karāmāt 17 célèbres. Il accompagna Dhū al-Nūn al-Miṣrī à La Mecque. Il naquit en l'an 200 de l'Hégire à Tustar et mourut en l'an 273 à Bassora.
Ce sens est rapporté d'Ibn 'Abbâs 29. C'est-à-dire facile. Al-mishkât 30 : une niche non traversante ; d'autres avis existent. Dans une autre version : « sa description ». Kawkab 31 : une étoile. Durrî 32 : lumineux. Dans une autre version : « sur lui la prière et la paix ». C'est-à-dire selon ce qu'ont mentionné les exégètes et les linguistes. Coran, Sourate al-Mâ'ida, verset 15. Coran, Sourate al-Ahzâb, verset 46. Coran, Sourate al-Inshirâh, verset 1. Sa biographie a déjà été donnée p. 52, n° 6. Comme l'a rapporté Ibn Abî Hâtim d'après 'Ikrima, Ibn Mardawayh et Ibn al-Mundhir dans leurs exégèses. Dans une autre version : « par l'islam » ; dans une autre : « par la foi ». Sa biographie a déjà été donnée p. 58, n° 6. Il s'agit de Yasâr ibn Abî al-Hasan al-Basrî, le Tâbi'î 33, l'un des plus éminents Tâbi'ûn 34 ; il occupait un rang élevé dans l'ascèse, la science et la manifestation de la vérité, qui n'a pas besoin d'être décrit. Il resta trente ans sans rire et sans sortir de l'obéissance. Il rencontra de nombreux Compagnons et de nombreux hadiths sont rapportés d'après lui. Lorsque les traditionnistes disent « al-Hasan » de manière absolue, c'est lui qui est visé. Sa mère servait Umm Salama, l'épouse du Prophète, et lorsqu'il pleurait chez elle étant petit, elle mettait son sein dans sa bouche, et il fut ainsi touché par sa bénédiction. Il mourut à Basra en l'an 116 H, à l'âge de quatre-vingt-huit ans. Dans une autre version : « jusqu'à ce qu'il ne te nuise pas ». Coran, Sourate al-Inshirâh, verset 3. Il s'agit de 'Alî ibn Habîb, le juge Abû al-Hasan, auteur d'ouvrages importants en exégèse, en jurisprudence chaféite, en principes et en hadith, comme al-Hâwî et al-Ahkâm al-Sultâniyya. Il mourut en l'an 450 H, à l'âge de quatre-vingt-six ans. Il s'agit d'Abû 'Abd al-Rahmân al-Sulamî, du nom de Sulaym au diminutif, maître des vérités, cheikh des soufis, auteur de leur histoire, de leurs classes et de leur exégèse. Il naquit en l'an 330 H et mourut en l'an 412 H. Sa biographie a déjà été donnée p. 51, n° 2. Coran, Sourate al-Inshirâh, verset 4. Il s'agit de Yahyâ ibn Âdam ibn Sulaymân al-Umawî, Abû Zakariyyâ, l'une des sommités dont les auteurs des six recueils ont rapporté ; Ibn Ma'în et d'autres l'ont jugé fiable. Il mourut en l'an 203 H. Dans une autre version : « dans l'appel à la prière et l'iqâma 35 ». Rapporté par Ibn Abî Hâtim et al-Bayhaqî. Qatâda est Ibn Di'âma, Abû al-Khattâb al-Sadûsî, l'aveugle, le mémorisateur, l'exégète. Il rapporta d'après 'Abd Allâh ibn Sarjis, Anas et beaucoup d'autres. Il mourut en l'an 117 H. Il s'agit de Sa'd ibn Mâlik ibn Sinân, attribué à Khudra, Compagnon éminent, célèbre, l'un des juristes parmi les Compagnons et l'un de ceux qui prêtèrent serment sous l'arbre. Il mourut à Médine et fut enterré à al-Baqî' en l'an 64 H. De nombreux hadiths sont rapportés d'après lui. Comme dans le Sahîh d'Ibn Hibbân et le Musnad d'Abû Ya'lâ. C'est-à-dire « sais-tu ? » comme dans une version correcte. Dans une autre version : « je dis ». Il semble que « et Son Messager » soit une erreur de plume, même si dans une version il y a l'ajout « c'est-à-dire Jibrîl », car cela ne convient pas au contexte. Al-Tilimsânî a dit : il s'agit d'Abû 'Abd Allâh Muhammad ibn 'Atâ', le cheikh de son temps ; il mourut, comme l'a rapporté al-Qushayrî, en l'an 399 H. Dans une autre version : « par mon souvenir avec toi ». C'est-à-dire 'Atâ'. Sa biographie a déjà été donnée p. 55, n° 6. Comme al-Mâwardî. Coran, Sourate Âl 'Imrân, verset 32. Coran, Sourate al-Nisâ', verset 136. Il s'agit de Hudhayfa ibn al-Yamân al-'Absî. Il naquit à Médine, embrassa l'islam avec son père, et ils voulurent assister à Badr mais les polythéistes les en empêchèrent. Ils assistèrent à Uhud où son père fut martyrisé. Hudhayfa assista à al-Khandaq et aux expéditions suivantes. 'Umar le nomma gouverneur de al-Madâ'in, où il resta jusqu'à sa mort en l'an trente-six. L'auteur l'a rapporté ici par la voie d'Abû Dâwûd. Al-Nasâ'î l'a également rapporté dans « al-Yawm wa al-Layla » et Ibn Abî Shayba dans « al-Musannaf ». Il s'agit d'Abû Sulaymân Hamd, avec un hâ' non pointé et un mîm silencieux ; il était éminent dans toutes les sciences, surtout le hadith, la jurisprudence et la littérature. Il était de l'école chaféite. Il composa des ouvrages importants comme Ma'âlim al-Sunan, Gharîb al-Hadîth, Sharh Asmâ' Allâh al-Husnâ, etc. Il avait une belle poésie. Il mourut à Bust en l'an 308 H. On dit : c'est Thâbit ibn Qays ibn Shammâs. Dans une version correcte, il y a l'ajout : « il a donc dévié ». Le hadith a été rapporté par al-Nasâ'î dans « al-Yawm wa al-Layla », par Abû Dâwûd dans « al-Adab », et également par Muslim. C'est-à-dire al-Khattâbî. Il vise par la lettre de la métonymie le pronom dans « ya'sihimâ » 36, où il fait métonymie pour Dieu et Son Messager. C'est-à-dire les spécialistes de la rhétorique. Coran, Sourate al-Ahzâb, verset 56. Dans une autre version : « et il a été rapporté ». Al-Daljî a dit : je ne sais pas qui l'a rapporté. Ce hadith : les spécialistes de la critique ont dit qu'ils ne l'ont trouvé dans aucun livre de hadith, bien que ce qui a le même sens soit rapporté dans le Sahîh d'al-Bukhârî. Coran, Sourate al-Nisâ', verset 80. Coran, Sourate Âl 'Imrân, verset 31. Dans une autre version : « les deux versets ». D'après un groupe comme Ibn al-Mundhir, d'après Mujâhid et Qatâda ; et Ibn al-Jawzî l'a rapporté d'après Ibn 'Abbâs. Hanânan 37 : Seigneur doté de miséricorde... ou un lieu où l'on se frotte pour obtenir la bénédiction. C'est-à-dire les mécréants ou les hypocrites ; celui qui a dit cela est 'Abd Allâh ibn Ubayy ibn Salûl, mis au rang du pluriel en raison de sa grandeur à leurs yeux. Coran, Sourate Âl 'Imrân, verset 32. Coran, Sourate al-Fâtiha, versets 6-7. Il s'agit de Rufay' ibn Mihrân, le Tâbi'î ; il embrassa l'islam sous le califat d'Abû Bakr. Les deux cheikhs 38 ont rapporté de lui. Il a une exégèse. Il mourut en l'an 90 H. Voir la biographie d'al-Hasan al-Basrî p. 60, n° 8. Rapporté dans al-Mustadrak d'après Abû al-'Âliya, et il l'a jugé authentique. Voir sa biographie p. 61, n° 3. Il s'agit d'Abû Muhammad ibn Abî Tâlib, cheikh des soufis et des gens de la Sunna. Il était originaire de Kairouan, y naquit, puis se rendit en Andalousie et s'installa à Cordoue. Il était une mer en exégèse et autres sciences. Il a une grande exégèse et son livre Qût al-Qulûb est un ouvrage important. Il mourut à Cordoue en l'an 437 H et y fut enterré. C'est-à-dire par le sens, non par la lettre. Rapporté avec cette formulation par Makkî, Ibn Jarîr et Ibn Abî Hâtim ; et rapporté dans al-Mustadrak d'après Abû al-'Âliya d'après Ibn 'Abbâs, et jugé authentique. Sa biographie a déjà été donnée p. 51, n° 6. Sourate al-Fâtiha, verset 7. C'est-à-dire : cette information lui est parvenue de 'Âsim. Sa biographie a déjà été donnée p. 61, n° 6. Il s'agit d'Ibn Aslam al-Madanî ; il rapporte d'après son père et Ibn al-Munkadir ; ont rapporté de lui Asbagh, Qutayba et Hishâm ; ils l'ont jugé faible. Il a une exégèse et une biographie dans al-Mîzân. Les auteurs des Sunan ont rapporté de lui. Il mourut en l'an 182 H. Sa biographie a déjà été donnée p. 61, n° 4. Coran, Sourate al-Baqara, verset 256. Sa biographie a déjà été donnée p. 58, n° 6. Coran, Sourate Ibrâhîm, verset 34. Coran, Sourate al-Zumar, verset 33. Dans une autre version : « et autre que lui » ; celui qui a dit cela est Qatâda et Muqâtil. Et le pluriel pour la vénération par Sa parole « ceux-là » dans le verset précédent : « Ceux-là sont les pieux ». Il s'agit d'Abû Muhammad ibn Jabr, l'un des grands Tâbi'ûn, le récitateur, l'exégète, l'ascète, le dévot. Les auteurs des Sunan et d'autres ont rapporté de lui ; les traditionnistes l'ont jugé fiable, comme l'a mentionné al-Dhahabî dans sa biographie. Il naquit sous le califat de 'Umar en l'an 21 H et mourut à La Mecque en l'an 102 H, en prosternation. Coran, Sourate al-Ra'd, verset 28. Rapporté par Ibn Abî Hâtim et Ibn Jarîr. Coran, Sourate al-Ahzâb, verset 45. Al-athara 39 : avec la damma, l'honneur ; avec la kasra, ce que l'on s'approprie exclusivement ; le premier est visé ici. 'Atâ' ibn Yasâr : avec un yâ' ouvert, Abû Muhammad al-Madanî, l'un des grands Tâbi'ûn ; il mourut en l'an 94 ou 103 H. 'Abd Allâh ibn 'Amr ibn al-'Âs : Abû Muhammad, et on dit Abû 'Abd al-Rahmân, le Qurashî, le Sahmî, l'ascète, le dévot, le Compagnon. Entre lui et son père il y avait douze ans d'écart. Sa mère était Rayta bint Munabbih. Le Prophète disait : « Quelle bonne famille que celle de 'Abd Allâh, Abû 'Abd Allâh et Umm 'Abd Allâh ! » Il embrassa l'islam avant son père. Il était très dévot et rapporta beaucoup du Prophète, au point qu'on dit qu'il rapporta plus qu'Abû Hurayra, car il écrivait tandis qu'Abû Hurayra n'écrivait pas. Sa transmission n'est pas aussi célèbre que celle d'Abû Hurayra parce qu'il s'installa en Égypte, où les arrivants étaient peu nombreux, tandis qu'Abû Hurayra s'installa à Médine, que les musulmans fréquentaient de toutes parts. Il mourut en Palestine à l'âge de 73 ans. Al-'Âs : al-Nawawî a dit que son écriture avec un yâ' (al-'Âsî) est la forme éloquente selon les arabisants, mais la majorité supprime le yâ'. Al-Bukhârî a rapporté ce hadith seul parmi les auteurs des six recueils, à deux endroits : l'un dans l'exégèse, l'autre dans les ventes ; c'est celui qu'Abû al-Fadl en a tiré. Ajal 40 : oui ; comme s'il avait pris « informe-moi » au sens de « m'informes-tu ? ». Al-fazz 41 : de mauvais caractère, peu posé. Al-sakhkhâb 42 : celui qui élève la voix. Provenant de lui. Hazzan 43 : mémorisation ou mémorisateur. Provenant d'autrui. Un récit similaire est rapporté d'Ibn 'Umar et de 'Atâ' ibn Yasâr, comme dans al-Bukhârî en suspension, et al-Dârimî l'a rapporté en chaîne continue. 'Abd Allâh ibn Salâm : avec un sîn ouvert ; il embrassa l'islam du temps du Messager de Dieu à son arrivée à Médine ; il était un docteur de la Loi, savant dans la Torah et le Coran. Le Prophète lui témoigna du Paradis. Il était israélite, de la descendance de Joseph, fils de Jacob, fils d'Isaac, fils d'Abraham. Son nom en période préislamique était Husayn, et le Prophète le nomma 'Abd Allâh. À son sujet fut révélé le verset : « Un témoin d'entre les fils d'Israël a témoigné de son semblable » et le verset : « Dis : Dieu suffit comme témoin entre moi et vous, ainsi que celui qui a la science du Livre. » Il était parmi les grands Compagnons. Les auteurs des six recueils et d'autres ont rapporté de lui. Il mourut en l'an 43 H. Sa biographie a déjà été donnée p. 58, n° 3. C'est-à-dire les voies du hadith, comme l'a rapporté Ibn Abî Hâtim dans son exégèse de la sourate al-Fath d'après Wahb ibn Munabbih. Dans certaines copies : « mon père », ce qui est une erreur. Ibn Ishâq : c'est Muhammad ibn Ishâq ibn Abî Bakr, surnommé Abû 'Abd Allâh ; il était une mer de science, avec des choses étranges parfois contestées en raison de l'étendue de sa mémoire. Il est l'auteur d'al-Maghâzî. Il y a divergence sur le fait de le critiquer ; le correct est qu'il est fiable. Il mourut en l'an 151. Dans certaines copies : « religieux » ; al-Hijâzî et al-Tilimsânî l'ont dit, mais c'est peut-être une altération, même si certains se sont efforcés de l'interpréter. Al-khanâ 44 : la parole obscène. Shi'âruhu 45 : sa coutume et son habitude. Damîruhu 46 : dans sa poitrine. Imâmuhu 47 : c'est-à-dire son modèle ; dans une copie fiable, avec une fat-ha 48 : c'est-à-dire devant lui.
c'est-à-dire : Je rends les gens inconnus connus par lui ou par ce qui lui a été révélé. Ou bien : Je leur fais connaître ce qu'ils ignoraient de l'unicité divine. Ou encore : Je l'envoie en un temps d'ignorance, d'égarement et d'interruption des prophètes, et les premiers à croire en lui sont les plus pauvres et les plus faibles des gens, selon la coutume des envoyés – sur eux la prière et la paix –, et ils deviennent par lui, après leur obscurité et leur anonymat, les plus nobles et les plus honorés des hommes. En effet, parmi les Compagnons – que Dieu les agrée –, il y avait des bédouins et des nomades, et après que la lumière de la prophétie a brillé sur lui, ils sont devenus des notables devant qui les tyrans baisaient les mains et les pieds.
Al-Manjānī a dit : « La plupart des récits de ce hadith sont : “Je suis le maître des fils d’Adam au Jour de la Résurrection.” C’est ainsi que l’ont rapporté Muslim et al-Tirmidhī… Dans al-Jāmiʿ al-Ṣaghīr : “Je suis le maître des fils d’Adam au Jour de la Résurrection, le premier dont la tombe s’ouvrira, le premier intercesseur et le premier dont l’intercession sera acceptée.” Rapporté par Muslim et Abū Dāwūd d’après Abū Hurayra, et rapporté par Aḥmad, al-Tirmidhī et Ibn Mājah d’après Abū Saʿīd, avec cette formulation : “Je suis le maître des fils d’Adam au Jour de la Résurrection, sans vantardise ; j’ai en main l’étendard de la louange, sans vantardise ; et il n’est aucun prophète ce jour-là, Adam et les autres, qui ne soit sous mon étendard ; je suis le premier dont la terre s’ouvrira, sans vantardise ; je suis le premier intercesseur et le premier dont l’intercession sera acceptée, sans vantardise.” » Fin de citation. Il n’y a aucun doute que l’addition d’un rapporteur digne de confiance est acceptée. Sourate al-Balad, versets 1 et 2. Sa biographie a déjà été donnée p. 67, n° 7. C’est ce qui est connu chez la majorité des savants. Al-Wāsiṭī : c’est Abū Bakr ibn Mūsā, l’imam, le connaisseur d’Allah 49, qui a fréquenté al-Junayd ; il fait partie des plus éminents savants et soufis. Al-Wāsiṭī est une nisba 50 à Wāsiṭ, une ville célèbre. Il est mort en l’an 32 de l’hégire. Sa biographie a déjà été donnée p. 63, n° 6. Sourate al-Tīn, verset 3. Sourate al-Balad, verset 3. C’est-à-dire comme Mujāhid. C’est-à-dire dans ce qu’ont rapporté Ibn Jarīr et Ibn Abī Ḥātim. Sa biographie a déjà été donnée p. 52, n° 6. Dans une autre copie : « bi-hādhā ». C’est-à-dire Ibn ʿAbbās. Sa biographie a déjà été donnée p. 58, n° 6. Il a aussi été rapporté d’après Ibn ʿAbbās. Sourate al-Baqara, verset 5. Sa biographie a déjà été donnée p. 51, n° 2. C’est-à-dire al-Samarqandī. C’est-à-dire tiré de la parole d’Ibn ʿAbbās. Sa biographie a déjà été donnée p. 63, n° 6. Sourate Qāf, versets 1 et 2. C’est l’avis de Mujāhid, à savoir que « Qāf » est le nom d’une montagne qui entoure le monde, faite d’émeraude verte, d’où vient la couleur verte du ciel et de la mer ; mais cet avis est très faible. D’après Mullā ʿAlī al-Qārī. Sa biographie a déjà été donnée p. 55, n° 6. Sa biographie a déjà été donnée p. 63, n° 6. Sourate al-Ḍuḥā, versets 1 et 2. Rapporté par les deux Shaykhs 51 d’après Jundub ; al-Ḥākim a rapporté d’après Arqam que la femme mentionnée est la femme d’Abū Lahab. C’est l’avis de la majorité des exégètes, selon ce qui a été dit. Ce qui l’indique est le hadith de Muslim et d’al-Tirmidhī. Sa biographie se trouve au début du livre. Dans une copie, avec l’ajout : « Qu’Allah lui accorde la réussite. » « Tanwīhuhu » : l’élever ; « nawwāhtu bi-ismihi » signifie j’ai élevé sa mention. Sourate al-Ḍuḥā, verset 3. Sourate al-Ḍuḥā, verset 4. Sa biographie a déjà été donnée p. 73, n° 7. Dans certaines copies : « Mālik », considérant que « mā » est relative et que l’antécédent est omis. Sa biographie a déjà été donnée p. 58, n° 6. Sourate al-Ḍuḥā, verset 5. Sa biographie a déjà été donnée p. 73, n° 7. « Al-Falaj » : avec fatḥa sur le fā’ et sukūn sur le lām, c’est-à-dire la victoire et le succès. C’est l’avis de ʿAlī ibn Abī Ṭālib, selon ce qu’a mentionné al-Thaʿlabī dans son exégèse. Il a aussi été rapporté de lui par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya, sous forme de hadith suspendu 52, et par al-Daylamī dans Musnad al-Firdaws, sous forme de hadith remontant au Prophète 53. « Ālā’ » : les bienfaits ; son singulier est « ilan », avec alif maqṣūra 54, et le hamza peut être ouvert ou fermé. « Ḥadab » : être doux et compatissant. Dans une autre copie : « āwāhu Allāh » (Allah lui a donné refuge). Sourate al-Ḍuḥā, verset 11. Dans une copie : « al-taḥdīth » ; dans une autre : « al-ḥadīth ». Sourate al-Najm, verset 1. Sourate al-Najm, verset 18. Sa biographie a déjà été donnée p. 55, n° 6. Sourate al-Ṭāriq, versets 1, 2 et 3. Sa biographie a déjà été donnée p. 61, n° 4. Comme cela a été rapporté dans Tafsīr al-Ḥaqā’iq. « Jabrūt » : forme faʿlūt 55 dérivée de « al-jabr », qui signifie la force et la grandeur. « Malakūt » : forme faʿlūt 55 dérivée de « al-mulk », pour exprimer l’intensité ; « al-mulk » est l’apparence de la souveraineté, et « al-malakūt » en est l’intérieur. « Tastaqill » : agir de manière indépendante. Sourate al-Najm, verset 10. Sourate al-Najm, verset 18. Sa biographie se trouve au début du livre. Sourate al-Najm, verset 11. Sourate al-Najm, verset 3. Sourate al-Najm, verset 17. Sourate al-Takwīr, versets 15 et 16. « Al-Khunnas » : de « khanasa » quand il recule ; il s’agit des astres, car ils reculent en se couchant, ou parce qu’ils se cachent le jour. « Al-Kunnas » : ceux qui entrent dans leur « kanas », c’est-à-dire leur demeure ; « takannasu » signifie se cacher. Sourate al-Takwīr, verset 25. Sourate al-Takwīr, verset 19. Dans une copie : « min rabbihi » (de son Seigneur). Sourate al-Takwīr, verset 21. « Thumma » : au sens de « hunāka » (là). ʿAlī ibn ʿĪsā : c’est Abū al-Ḥusayn ʿAlī ibn ʿĪsā ibn ʿAlī ibn ʿAbd Allāh al-Rummānī, l’imam en grammaire, langue, exégèse et théologie ; il a une grande exégèse que nous n’avons pas consultée ; il est l’élève d’Ibn Durayd et rapporte d’un groupe de savants. Al-Rummānī est une nisba 50 à la source de la grenade, ou au palais de la grenade, un palais connu à Wāsiṭ. Il est né à Bagdad en 296 H, son origine est de Sāmarrā’, et il est mort en 384 H. Ce sont la plupart des savants. Rapporté d’Ibn Masʿūd et d’autres. Sourate al-Takwīr, verset 24. C’est la lecture d’Ibn Kathīr, d’Abū ʿAmr et d’al-Kisā’ī. C’est-à-dire le verset ; dans une copie : « qara’ahu » (il l’a lu), c’est-à-dire le mot. Sourate al-Qalam, verset 1. « Ghamaṣtuhu » : je l’ai méprisé et blâmé. Sourate al-Qalam, verset 2. Sourate al-Qalam, verset 4. Sourate al-Qalam, verset 3. C’est ce qui est rapporté de ʿĀ’isha : lorsqu’on l’interrogea sur le caractère du Messager d’Allah, qu’Allah prie sur lui et le salue, elle dit : « Son caractère était le Coran ; il était satisfait de ce qui le satisfaisait, et mécontent de ce qui le mécontentait. » C’est ce qui est rapporté d’Ibn ʿAbbās, qu’Allah les agrée. C’est ce qui est rapporté d’al-Māwardī. Ceci est attribué à al-Junayd. Sa biographie a déjà été donnée p. 91, n° 4. Dans une copie : « tilka » (ces) caractères, c’est-à-dire ces qualités. « Mā aghmaru » : combien général. Sourate al-Qalam, verset 5. On dit que c’est al-Akhnas ibn Sharīq ; l’avis le plus apparent est que c’est al-Walīd ibn al-Mughīra ; al-Thaʿlabī a rapporté dans son exégèse que c’est Abū Jahl, et cela a été attribué à Ibn ʿAbbās, qu’Allah les agrée ; on dit aussi que c’est ʿUtba ibn Rabīʿa. Sourate al-Qalam, verset 8. Sourate al-Qalam, verset 15. « Bawāruhu » : sa perte. Sourate al-Qalam, verset 16. Sourate Ṭā Hā, versets 1 et 2. D’après un hadith déjà mentionné. Dit par Ibn ʿAbbās, qu’Allah les agrée. Dans la langue de ʿAkk. Sa biographie a déjà été donnée p. 91, n° 4. Le hadith est rapporté avec une chaîne de transmission complète dans l’original ; sa chaîne a été supprimée par souci de concision. Al-Rabīʿ ibn Anas : c’est Abū Ḥātim al-Bakrī, al-Baṣrī, le successeur 56 ; il est véridique mais a des erreurs, comme l’a dit Ibn Ḥajar. Il est mort en 139 H. Ce hadith a été rapporté par l’auteur ici d’après l’exégèse de ʿAbd ibn Ḥumayd, d’après al-Rabīʿ ibn Anas, sous forme de hadith interrompu 57 ; Ibn Mardawayh l’a rapporté d’après ʿAlī, que Dieu honore son visage, sous forme de hadith complet 58 avec cette formulation : « Lorsque fut révélé “Ô toi l’enveloppé ! Lève-toi la nuit, sauf un peu”, il se leva toute la nuit jusqu’à ce que ses pieds enflent ; il levait une jambe et posait l’autre. Alors Gabriel, que la prière et le salut soient sur lui, descendit et dit : “Frappe la terre de tes pieds ; Nous n’avons pas fait descendre sur toi le Coran pour que tu sois malheureux.” » « Al-Namaṭ » : le type ; à l’origine, c’est un groupe de gens ayant une même affaire. Sourate al-Kahf, verset 6. Sourate al-Shuʿarā’, verset 3. Sourate al-Shuʿarā’, verset 4. Sourate al-Ḥijr, verset 94. Sourate al-Ḥijr, verset 97. Sourate al-Raʿd, verset 32. Sa biographie a déjà été donnée p. 67, n° 7. Dans une copie : « mā yulqā » (ce qu’il subit). Sourate Fāṭir, verset 4. Sourate al-Dhāriyāt, verset 52. Dans une copie : « wa-maqāluhā » (et son dire). Sourate al-Dhāriyāt, verset 54. Sourate al-Dhāriyāt, verset 54. Dans une copie : « annahu » (que lui). Sourate al-Ṭūr, verset 48. Dans certaines copies : « qawlu-hu taʿālā » (la parole d’Allah Très-Haut). « Puis un messager vous est venu, confirmant ce que vous aviez, pour que vous croyiez en lui et que vous le secouriez. Il dit : “Acceptez-vous et prenez-vous sur cela mon engagement ?” Ils dirent : “Nous acceptons.” Il dit : “Soyez-en témoins, et Je suis avec vous parmi les témoins.” » Sourate Āl ʿImrān, verset 18. Sa biographie a déjà été donnée p. 76, n° 2. C’est-à-dire qu’Il a manifesté cette faveur pour lui, ou qu’Il l’a favorisé et distingué par elle des autres. Comme l’ont rapporté Ibn Jarīr et Ibn Kathīr avec une chaîne de transmission authentique, et al-Baghawī avec des formulations différentes, ce qui peut s’expliquer par une transmission par le sens ou par la multiplicité des avis rapportés de ʿAlī, qu’Allah Très-Haut l’agrée. Sa biographie a déjà été donnée p. 54, n° 4. Al-Suddī : avec ḍamma sur le sīn et shadda sur le dāl ; c’est Ismāʿīl ibn ʿAbd al-Raḥmān ibn Abī Karīma, le célèbre traditionniste ; on a divergé à son sujet : certains disent qu’il est digne de confiance, d’autres qu’il est menteur et que l’on ne peut s’appuyer sur lui. Al-Shimnī a dit : c’est un Kūfien, successeur 56, exégète, véridique, mais accusé de shīʿisme 59 ; Ibn Ḥibbān l’a jugé digne de confiance, Abū Ḥātim l’a jugé faible. Il est mort en l’an 127 de l’hégire. Sa nisba 50 vient d’al-Sudd, un lieu à Médine. Sa biographie a déjà été donnée p. 62, n° 3. Sourate al-Aḥzāb, verset 7. Sourate al-Nisā’, verset 162. Dans une copie : « wakīlan » (un protecteur) ; la première est correcte. C’est une partie d’un récit mentionné par al-Rashāṭī en entier dans Iqtibās al-Anwār. ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb est le Commandeur des croyants ; l’Élu, que la prière et le salut soient sur lui, l’a surnommé Abū Ḥafṣ ; le Messager d’Allah, qu’Allah prie sur lui et le salue, l’a appelé al-Fārūq le jour où il a embrassé l’Islam dans la maison d’al-Arqam. Il est né, qu’Allah Très-Haut l’agrée, la treizième année après la naissance du Messager d’Allah, qu’Allah prie sur lui et le salue, à La Mecque ; il gardait les moutons pour son père, puis, devenu grand, il se consacra au commerce. Il était écouté dans son peuple, célèbre pour sa fermeté et sa fierté. Il embrassa l’Islam sur l’invocation du Prophète, que la prière et le salut soient sur lui, au mois de Dhū al-Ḥijja, six ans après le début de la mission prophétique ; il avait alors vingt-six ans. Il fut le plus ardent défenseur de l’Islam, après avoir été l’un de ses plus grands opposants. À la mort d’Abū Bakr, il lui succéda dans le califat sur son testament, en l’an 13 de l’hégire. Il géra les affaires et consolida les piliers de l’Islam. Il mourut martyr, tué par Abū Lu’lu’a, esclave d’al-Mughīra ibn Shuʿba, à la fin de Dhū al-Ḥijja de l’an 23 de l’hégire, à l’âge de 63 ans. Son califat dura 10 ans et six mois. C’est-à-dire il a pleuré. Sourate al-Nisā’, verset 162. Sourate al-Aḥzāb, verset 66. Comme l’ont rapporté Ibn Abī Ḥātim dans son exégèse, Ibn Lāl dans Makārim al-Akhlāq, et Abū Nuʿaym dans ses Dalā’il, d’après lui, sous forme de hadith interrompu 57.
↩ (399) [p114] Sa traduction a déjà été donnée p. 62, n° 3. ↩ (400) [p114] Sa traduction a déjà été donnée p. 51, n° 2. ↩ (401) [p114] Dans une autre copie, avec suppression du mot (baʿthan). ↩ (402) [p114] Al-dhar 60 : les petites fourmis. ↩ (403) [p115] Al-Baqara (2:252). ↩ (404) [p115] Al-Aḥmar 61 : les non-Arabes, car le blanc et le rouge prédominent chez eux. ↩ (405) [p115] Al-Aswad 62 : car le brun et le basané prédominent chez eux. On a dit aussi : al-aḥmar et al-aswad désignent les humains et les djinns. ↩ (406) [p115] Al-Tawba (9:72). ↩ (407) [p115] Sa traduction a déjà été donnée p. 51, n° 2. ↩ (408) [p115] Sa traduction a déjà été donnée p. 54, n° 7. ↩ (409) [p115] Al-Ṣāffāt (37:83). [p115] (5) Al-Māʾida (5:67). ↩ (410) [p116] On rapporte aussi (ikhtārahu). ↩ (411) [p116] Sa traduction a déjà été donnée p. 84, n° 3. ↩ (412) [p116] Sa traduction a déjà été donnée p. 67, n° 7. ↩ (413) [p116] C'est l'avis de la plupart des exégètes, comme c'est l'évidence et ce qui s'impose, puisque son référent a déjà été mentionné. ↩ (414) [p117] Al-Anfāl (8:33). ↩ (415) [p117] Al-Anfāl (8:33). ↩ (416) [p117] « Ceux d'entre eux qui ont mécru, un châtiment douloureux » de la sourate al-Fatḥ (48:25). ↩ (417) [p117] « Ce sont eux qui ont mécru et vous ont repoussés de la Mosquée sacrée, et ont empêché les offrandes d'atteindre leur lieu de sacrifice. Sans des hommes croyants et des femmes croyantes que vous ne connaissiez pas, et que vous auriez pu piétiner, et ainsi un grief vous aurait touché sans le savoir, afin qu'Allah fasse entrer dans Sa miséricorde qui Il veut. S'ils s'étaient séparés... » de la sourate al-Fatḥ (48:25). ↩ (418) [p118] « Et qu'ont-ils pour qu'Allah ne les châtie pas, alors qu'ils repoussent de la Mosquée sacrée, et qu'ils n'en sont pas les protecteurs ? Ses protecteurs ne sont que les pieux, mais la plupart d'entre eux ne savent pas. » de la sourate al-Anfāl (8:34). ↩ (419) [p118] Daraʾtuhu 63 : je l'ai repoussé. Dans une autre copie (daraʾbahu), qui est une altération. ↩ (420) [p118] Dans une autre copie, le mot de la majesté divine est supprimé. ↩ (421) [p118] Abū Mūsā al-Ashʿarī : le célèbre Compagnon, son nom est ʿĀmir b. Qays, on dit aussi al-Ḥārith, l'un des deux arbitres, mort à La Mecque ou à Koufa en l'an 44 ou 52/664-672, et sa généalogie remonte à Ashʿar, surnom de l'ancêtre de la tribu bien connue au Yémen, ainsi surnommé parce qu'il naquit avec des poils. ↩ (422) [p118] Al-Tirmidhī est le seul parmi les six à l'avoir rapporté, dans le Tafsīr, en disant : ḥadīth ḡarīb, et Ismāʿīl b. Ibrāhīm est faible en matière de ḥadīth. Il est renforcé par le fait qu'Ibn Abī Ḥātim l'a rapporté d'après Ibn ʿAbbās, que Dieu les agrée, comme un récit suspendu, et Abū al-Shaykh de même d'après Abū Hurayra, que Dieu l'agrée, également comme un récit suspendu. ↩ (423) [p119] De la sourate al-Anbiyāʾ (21:106). ↩ (424) [p119] Dans une autre version : « Je suis une sécurité pour mes Compagnons », et c'est un ḥadīth authentique rapporté par Muslim d'après Saʿīd b. Burda, d'après son père, d'après Abū Mūsā, que Dieu l'agrée. ↩ (425) [p119] « Ô vous qui avez cru, priez sur lui et saluez-le par une salutation » al-Aḥzāb (33:56). ↩ (426) [p119] Il s'agit de Muḥammad b. al-Ḥasan al-Iṣbahānī, l'imām vénérable, la mer sans rivale en jurisprudence, grammaire, fondements et théologie, avec une piété et une ascèse intenses. Il fut éprouvé dans sa religion, eut des débats qui menèrent à sa destitution, et mourut empoisonné, martyr, en chemin en revenant de Ghazna en l'an 406/1015, transporté à Nishapur et enterré là. Sa tombe est visitée et l'invocation y est exaucée. Il était de l'école chaféite. Al-Tilimsānī a dit : il parvint au point que l'Ange lui parlait à l'état de veille. ↩ (427) [p120] Sache que sa parole : « Et il a rapporté » jusqu'à « jusqu'au Jour de la Résurrection » n'est pas établie dans l'original qui est de la main de l'auteur, mais seulement dans l'original rapporté d'Abū al-ʿAbbās al-Ghurafī. ↩ (428) [p120] C'est-à-dire parmi les exégètes. ↩ (429) [p120] Maryam (19:1). ↩ (430) [p120] « Et ils te menacent par ceux qui sont en dehors de Lui. Et quiconque Allah égare, nul guide pour lui. » de la sourate al-Zumar (39:36). ↩ (431) [p120] « Afin qu'Allah te pardonne tes péchés passés et futurs, qu'Il parachève Sa grâce sur toi et te guide vers un chemin droit. » al-Fatḥ (48:2). ↩ (432) [p121] « Et rappelez-vous quand vous étiez peu nombreux, opprimés sur terre, craignant que les gens ne vous enlèvent. Alors Il vous a accordé un refuge, vous a soutenus de Son secours et vous a attribué de bonnes choses, afin que vous soyez reconnaissants. » al-Anfāl (8:26). ↩ (433) [p121] « Ô Messager, transmets ce qui t'a été descendu de ton Seigneur. Si tu ne le fais pas, tu n'auras pas transmis Son message... » de la sourate al-Māʾida (5:67). ↩ (434) [p121] « Ô vous qui avez cru, priez sur lui et saluez-le par une salutation. » al-Aḥzāb (33:56). ↩ (435) [p121] « Si vous vous repentez tous deux à Allah, c'est que vos cœurs ont penché. Mais si vous vous soutenez l'un l'autre... » al-Taḥrīm (66:4). ↩ (436) [p122] Sourate al-Fatḥ (48:1-10). ↩ (437) [p122] Sourate al-Fatḥ (48:1-10). ↩ (438) [p123] « Afin qu'Allah te pardonne tes péchés passés et futurs, qu'Il parachève Sa grâce sur toi et te guide vers un chemin droit. » al-Fatḥ (48:2). ↩ (439) [p123] Dans une autre copie (ʿalayka). ↩ (440) [p123] Dans une autre copie (asnā) al-bilād. ↩ (441) [p123] Dans une autre copie, avec suppression des deux mots (ʿinda rabbihim). [p123] (1) Sa traduction a déjà été donnée p. 67, n° 7. ↩ (442) [p124] De la parole divine : « Pour que vous croyiez en Allah et en Son Messager, que vous le souteniez, le vénériez et Le glorifiiez matin et soir. » al-Fatḥ (48:9). ↩ (443) [p124] De la parole divine : « Pour que vous croyiez en Allah et en Son Messager, que vous le souteniez, le vénériez et Le glorifiiez matin et soir. » al-Fatḥ (48:9). ↩ (444) [p125] C'est-à-dire parmi les lecteurs non canoniques. On a attribué à Ibn ʿAbbās, que Dieu les agrée... et la lecture de la majorité est (yuʿazzirūhu). ↩ (445) [p125] Al-Fatḥ (48:9). ↩ (446) [p125] Sa traduction a déjà été donnée p. 63, n° 6. ↩ (447) [p125] Aʿlām : signes. ↩ (448) [p125] Dans une autre copie (tanzīh). ↩ (449) [p125] Sa traduction a déjà été donnée p. 55, n° 6. ↩ (450) [p126] « ... La main d'Allah est au-dessus de leurs mains. Quiconque viole son serment, le viole à son détriment ; et quiconque est fidèle à ce qu'il a engagé envers Allah, Il lui accordera une immense récompense. » al-Fatḥ (48:10). ↩ (451) [p126] Le serment d'allégeance d'al-Riḍwān eut lieu à al-Ḥudaybiyya, et fut ainsi nommé en raison de la parole divine : « Allah a été satisfait des croyants quand ils te prêtaient serment sous l'arbre. » C'était un arbre de samura et de ʿiḍāh, sous lequel eut lieu le serment, et il subsista jusqu'à l'époque de ʿUmar, que Dieu l'agrée. Ils étaient mille quatre cents ou cinq cents. Le serment portait sur le fait de ne pas fuir, ou sur la mort, sans contradiction entre les deux. Personne ne s'abstint du serment sauf al-Jadd b. Qays et ʿUthmān, que Dieu l'agrée, car le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, l'avait envoyé aux Quraysh pour les informer qu'ils n'étaient pas venus pour la guerre, mais seulement en visiteurs de la Maison. Le Prophète prêta serment pour lui en disant : « Ceci est la main de ʿUthmān », car on avait répandu la rumeur de sa mort. ↩ (452) [p127] Dans une autre copie (ʿafwuhu), qui est une altération. ↩ (453) [p127] Tajnīs 64 : on entend ici la diversification dans le discours, non le tajnīs artificiel qui est l'accord du mot et la différence de sens. ↩ (454) [p127] « ... Et pour éprouver les croyants d'une belle épreuve de Sa part. Allah est Audient et Omniscient. » al-Anfāl (8:17). ↩ (455) [p127] Il veut dire : « Ceux qui te prêtent serment. » ↩ (456) [p127] C'est-à-dire : « Vous ne les avez pas tués. » ↩ (457) [p127] Dans une autre copie : « et son causateur », ce qui est meilleur car la première n'a pas de cause apparente. ↩ (458) [p128] C'est-à-dire la dernière, à savoir la parole divine : « Vous ne les avez pas tués. » ↩ (459) [p128] C'est-à-dire le linguiste. ↩ (460) [p129] Dans une autre copie : « mā naṣṣuhu ». ↩ (461) [p129] « Gloire à Celui qui a fait voyager de nuit Son serviteur, de la Mosquée sacrée à la Mosquée lointaine dont Nous avons béni les alentours, pour lui montrer de Nos signes. Il est l'Audient, le Clairvoyant. » al-Isrāʾ (17:1). ↩ (462) [p129] On entend ici la parole divine : « Il l'a vu une autre fois, près du Lotus de la limite, près duquel se trouve le Jardin du refuge, quand le Lotus était couvert de ce qui le couvrait. Le regard n'a pas dévié ni outrepassé. Il a vu des signes majeurs de son Seigneur. » Sourate al-Najm (53:13-18). ↩ (463) [p129] « Ô Messager, transmets ce qui t'a été descendu de ton Seigneur. Si tu ne le fais pas, tu n'auras pas transmis Son message. Allah te protégera des gens. Allah ne guide pas les gens mécréants. » al-Māʾida (5:67). ↩ (464) [p130] « Pour te saisir, te tuer ou t'expulser. Ils complotent, et Allah complote, et Allah est le meilleur des comploteurs. » al-Anfāl (8:30). ↩ (465) [p130] « Quand les mécréants l'ont fait sortir, le deuxième de deux, quand ils étaient dans la grotte, quand il disait à son compagnon : 'Ne t'afflige pas, Allah est avec nous.' Alors Allah fit descendre Sa sérénité sur lui et le soutint par des armées que vous ne voyiez pas, et Il abaissa la parole des mécréants, tandis que la parole d'Allah est la plus haute. Allah est Puissant et Sage. » al-Tawba (9:40). ↩ (466) [p130] Dans une autre copie : « taḥazzubahum ». ↩ (467) [p130] Un infinitif ou un qualificatif au sens collectif, signifiant : se parlant en secret, se consultant. ↩ (468) [p130] Surāqa b. Mālik : le Compagnon du Ḥijāz, que Dieu l'agrée. Cette histoire eut lieu avant son islam. Il se convertit lors de l'expédition de Ṭāʾif, après la conquête de La Mecque, et mourut en l'an 24/645. Il était poète. ↩ (469) [p130] Al-Hijra 65 : le passage d'une demeure à une autre. Ici, il s'agit de la hijra par excellence, celle du Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, vers Médine. [p130] (6) Al-Siyar 66 : pluriel de sīra, signifiant la voie et la qualité, puis spécialisé pour les expéditions du Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, et ses voyages, faisant l'objet d'ouvrages. ↩ (470) [p131] Sourate al-Kawthar (108:1-3). ↩ (471) [p131] C'est le plus apparent, non qu'il soit la vérité... C'est l'avis de Saʿīd b. Jubayr. ↩ (472) [p131] Sourate al-Kawthar (108:3). ↩ (473) [p132] Al-Ḥijr (15:87). ↩ (474) [p132] C'est ce qui est rapporté d'Ibn ʿUmar et d'Ibn Masʿūd, et transmis d'Ibn ʿAbbās. ↩ (475) [p132] C'est ce qui est rapporté de ʿUmar, ʿAlī et al-Ḥasan al-Baṣrī. ↩ (476) [p132] Rakʿa 67 : c'est-à-dire une prière, en nommant la chose par le nom de sa partie. ↩ (477) [p133] C'est-à-dire d'après l'imām Jaʿfar al-Ṣādiq.
(478) [p.133] «…afin que tu exposes clairement aux gens ce qui a été révélé pour eux, et afin qu’ils réfléchissent.» (An-Nahl, n°44) (479) [p.133] «Mais la plupart des gens ne savent pas.» (Saba, n°28) (480) [p.133] «Celui à qui appartient la royauté des cieux et de la terre, point de divinité à part Lui. Il donne la vie et la mort. Croyez donc en Dieu et en Son messager, le Prophète illettré (al-ummiyy) qui croit en Dieu et en Ses paroles (kalimātihi). Et suivez-le, afin que vous soyez guidés.» (Al-A‘rāf, n°158) (481) [p.133] Sa traduction a déjà été donnée au début du livre. (482) [p.133] «…Dieu égare qui Il veut et guide qui Il veut. Et Il est le Puissant (al-‘Azīz), le Sage (al-Ḥakīm).» (Ibrāhīm, n°4) (483) [p.134] Comme déjà mentionné. (484) [p.134] «…Les liens de parenté (ūlū al-arḥām) sont prioritaires les uns envers les autres dans le Livre de Dieu, par rapport aux croyants et aux émigrés (al-muhājirīn), à moins que vous ne fassiez du bien à vos alliés (awliyā’ikum). Cela est inscrit dans le Livre (al-kitāb).» (Al-Aḥzāb, n°6) (485) [p.134] Et dans une copie : «dans l’au-delà (fī al-ākhirah)». (486) [p.134] C’est-à-dire parmi les lectures irrégulières (al-shawādh). On dit que c’est la lecture de Mujāhid, et elle a aussi été attribuée à Ubayy ibn Ka‘b. (487) [p.134] Car les piliers de la lecture (al-qirā’ah) sont : la conformité au tracé officiel (al-muṭābaqah al-rasmiyyah), la conformité à la langue arabe (al-muwāfaqah li-l-‘arabiyyah), et la transmission par une chaîne continue et consensuelle (al-naql al-mutawātir al-ijmā‘iyyah). Ce dernier est le principal. (488) [p.135] Par «Coran-Imam» (al-muṣḥaf al-imām), on entend celui que ‘Uthmān (qu’Allah l’agrée) a fait copier, et sur lequel sont basés tous les autres Corans jusqu’au Jour de la Rétribution. (489) [p.135] «Et Il t’a enseigné ce que tu ne savais pas. Et la grâce de Dieu sur toi est immense.» (An-Nisā’, n°113) (490) [p.135] An-Nisā’, n°113. (491) [p.135] Sa traduction a déjà été donnée à la page «91», n°4. [p.137] (1) L’exposé du nombre exact de ces chapitres a été donné dans l’introduction de l’auteur, au premier numéro. (492) [p.139] Et dans une copie : «de la majesté (al-jalāl)». (493) [p.139] Al-jibillah (الجبلة) : la nature (al-khilqah) sur laquelle on a été créé. (494) [p.139] Zulfā (زلفى) : proximité (qurbah). (495) [p.139] Yatakhallaṣ (يتخلص) : devient pur (yatamaḥḥaḍ). (496) [p.140] C’est-à-dire la dernière, relative aux affaires ordinaires qui surviennent dans les conditions terrestres. (497) [p.140] Et dans une copie : «et de lois (wa-qawānīn)». (498) [p.140] Parmi les éthiques détaillées dans les livres de Iḥyā’ (Iḥyā’ ‘Ulūm al-Dīn), al-‘Awārif (al-‘Awārif al-Ma‘ārif) et al-Risālah (al-Risālah al-Qushayriyyah). (499) [p.141] La nature innée (al-sajiyyah) et le tempérament (al-ṭab‘). (500) [p.142] Et dans une copie : «et nous avons trouvé (wa-wajadnā)». (501) [p.142] Et dans une copie : «honore (yushrif)». (502) [p.142] Et dans une copie : «elles se sont accordées (ittafaqatā)». (503) [p.142] Atharah (أثرة) : acte de générosité (makrumah). (504) [p.142] Khawāl (خوال) : singulier khāl (خال), c’est-à-dire le passé (al-khālī), soit : les anciens. (505) [p.142] Rumam (رمم) : avec un kasrah sur le rā’ (ر) et parfois une ḍammah (ر), pluriel de rimmah (رمة) ou ramīm (رميم), ce sont les os et les parties usées du corps. (506) [p.142] Buwāl (بوال) : pluriel de bāliyah (بالية) et bāl (بال), c’est une confirmation du mot rumam. [p.142] (1) Sa traduction a déjà été donnée dans l’introduction de l’édition critique. (507) [p.143] Thumma (ثم) : au sens de «là» (hunāka). (1) [p.144] Muḥtafil (محتفل) : c’est-à-dire soucieux, au sens où celui qui se soucie de toutes ces qualités et de leurs semblables ne peut les embrasser. (2) [p.144] Al-wahm (الوهم) : la faculté par laquelle on perçoit les particuliers réalisés et autres. (3) [p.145] Les hadiths et les traditions (al-āthār). (4) [p.146] ‘Alī ibn Abī Ṭālib : sa traduction a déjà été donnée à la page «54», n°1. (5) [p.146] Anas ibn Mālik : sa traduction a déjà été donnée à la page «47», n°1. (6) [p.146] Abū Hurayrah : sa traduction a déjà été donnée à la page «31», n°5. (7) [p.146] Al-Barā’ ibn ‘Āzib al-Anṣārī al-Awsī : lui et son père ont eu la compagnie (du Prophète). Il a assisté à la bataille d’Uḥud et a participé avec le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) à quinze expéditions, et a voyagé avec lui dix-huit voyages. Il est mort à Kūfā en l’an 72. (8) [p.146] ‘Ā’ishah, Mère des croyants : la Véridique (al-Ṣiddīqah), fille du Véridique (al-Ṣiddīq). Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) l’a épousée alors qu’elle avait neuf ans, et il n’a épousé aucune vierge en dehors d’elle. Elle a rapporté du Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) deux mille deux cent dix hadiths. Elle est morte à Médine et a été enterrée à al-Baqī‘ en l’an 58 H. (9) [p.146] Ibn Abī Hālah : c’est Hind ibn Abī Hālah. Il est le fils de Khadījah, Mère des croyants, de son premier mari Abū Hālah. Il est le beau-fils du Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). En raison de son jeune âge, il s’emplissait de la contemplation du Prophète, et c’est pourquoi il a beaucoup décrit (le Prophète), devenant célèbre sous le nom de Hind le Descripteur (Hind al-Waṣṣāf), devançant ainsi les grands Compagnons, car ils craignaient de prolonger le regard sur lui (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). Il a été tué le jour de la bataille du Chameau (al-Jamal) aux côtés de ‘Alī (qu’Allah l’agrée). (10) [p.146] Abū Juḥayfah : diminutif, son nom est Wahb ibn ‘Abd Allāh. Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) est mort alors qu’il était adolescent. Aḥmad et d’autres ont rapporté de lui. Il est mort en l’an 72 H. (11) [p.146] Jābir ibn Samurah : avec une fatḥah sur le sīn (س) et une ḍammah sur le mīm (م), fils de Junādah ibn Jundab, Abū ‘Abd Allāh, neveu de Sa‘d ibn Abī Waqqāṣ. Il est mort à Kūfā en l’an 72 H. (12) [p.146] Umm Ma‘bad : ‘Ātikah bint Khālid ibn Munqidh. Le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) a séjourné chez elle lors de son émigration (hijrah). Elle était une Khuzā‘iyyah Ka‘biyyah, Compagne (du Prophète), et aucune date n’a été rapportée pour elle. (13) [p.146] Ibn ‘Abbās : sa traduction a déjà été donnée à la page «52», n°6. (14) [p.147] Mu‘awwidh ibn Mu‘ayqīb : avec une ḍammah sur le mīm (م), une fatḥah sur le ‘ayn (ع) et un kasrah sur le rā’ (ر) redoublé, al-Yamāmī, c’est-à-dire attribué à al-Yamāmah. On a rapporté de lui le hadith de l’enfant qui a parlé pour attester la vérité du Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) comme un miracle pour lui. Il est mort à l’époque de ‘Alī (qu’Allah l’agrée). (15) [p.147] Abū al-Ṭufayl : c’est ‘Āmir ibn Wā’ilah al-Kinānī, Compagnon (du Prophète), ayant eu la vision et rapporté des hadiths. Il était un poète éloquent. Il est né au début de l’hégire et est mort en l’an 110, étant le dernier des Compagnons à mourir. (16) [p.147] Al-‘Adā’ ibn Khālid : ibn Hawdhah. Il a embrassé l’Islam le jour de la conquête (de La Mecque) et a bien pratiqué l’Islam. Il avait une belle barbe (al-sabalah). C’est lui qui a acheté du Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) un esclave ou une servante, comme l’a rapporté al-Tirmidhī. Il a vécu jusqu’après la première centaine (d’années). (17) [p.147] Khuraym ibn Fātik : Khuraym au diminutif. Il a assisté à la bataille de Badr. Il est mort à al-Raqqah à l’époque de Mu‘āwiyah. Ibn ‘Asākir a rapporté de lui. (18) [p.147] Ḥakīm ibn Ḥizām : neveu de Khadījah, Mère des croyants. Il a vécu cent vingt ans, dont la moitié en Islam. Il est le seul à être né à l’intérieur de la Ka‘bah. Il est mort en l’an 60 H à Médine. (19) [p.147] Azhar al-lawn (أزهر اللون) : d’une couleur belle ou blanche. (20) [p.147] Ad‘aj (أدعج) : très noir de la prunelle (de l’œil). (21) [p.147] Anjal (أنجل) : large de la fente de l’œil, avec beauté. (22) [p.147] Ashkal (أشكل) : dans le blanc de son œil, un peu de rougeur. (23) [p.147] Ahdab al-ashfār (أهدب الأشفار) : abondant en poils des bords des paupières de ses yeux. (24) [p.147] Azaj (أزج) : fin du poil des sourcils, long jusqu’à l’arrière de l’œil, avec une courbure. [p.147] (11) Ablaj (أبلج) : au visage lumineux. (25) [p.148] Aqnā (أقنى) : élevé de l’arête du nez avec une légère courbure en son milieu. Ce qui est célèbre est que le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) était asham (أشم), et asham signifie l’élévation de l’arête du nez avec un sommet droit. On peut combiner les deux en disant que son élévation était très légère : celui qui le voyait en l’observant attentivement le reconnaissait comme asham, et celui qui ne l’observait pas attentivement le pensait aqnā. (26) [p.148] Aflaj (أفلج) : écarté entre les incisives, et sa rareté est louable. (27) [p.148] Mais plus proche de la taille élevée. (28) [p.148] Al-jabīn (الجبين) : ce qui entoure le front à droite et à gauche. (29) [p.148] Sens et signification. (30) [p.148] Al-mankib (المنكب) : l’ensemble de l’os du bras et de l’épaule. (31) [p.148] Al-‘abl (العبل) : le gros. (32) [p.148] Al-raḥb (الرحب) : le large, ici sens et signification. (33) [p.148] Sā’il (سائل) : complet. (34) [p.148] Ce qui était découvert de son corps était plus lumineux que le reste. (35) [p.148] Al-masarrah (المسربة) : la ligne de poils qui se trouve entre la poitrine et le nombril. (36) [p.148] Al-rab‘ah (الربعة) : de taille moyenne (al-marbū‘). (37) [p.148] Al-bā’in (البائن) : l’excessif. (38) [p.148] Rajl (رجل) : entre la frisure et la lisseur. (39) [p.149] Il montrait ses dents. (40) [p.149] Al-muṭahham (المطهم) : au visage rond. On dit aussi : le très gras, ou le visage gonflé, ou le corps maigre. (41) [p.149] Al-mukaltham (المكلثم) : dont la chair du visage est rassemblée. (42) [p.149] Mutamāsik al-badan (متماسك البدن) : dont le corps est ferme, ni flasque ni relâché dans sa chair. (43) [p.149] Ḍarb al-laḥm (ضرب اللحم) : légère et fine, ni sèche ni épaisse. (44) [p.149] Sa traduction a déjà été donnée à la page «146», n°4. (45) [p.149] Al-limmah (اللمة) : avec un kasrah sur le lām (ل) et un tashdīd sur le mīm (م). C’est ce qui est long des cheveux de la tête sur l’un de ses côtés. On dit aussi : ce qui dépasse des cheveux jusqu’au lobe de l’oreille. Elle est ainsi nommée parce qu’elle effleure (ilāmām) les épaules. (46) [p.149] Comme l’ont rapporté les deux Cheikhs (al-Bukhārī et Muslim) et d’autres. (47) [p.149] Sa traduction a déjà été donnée à la page «31», n°5. (48) [p.149] Rapporté par Aḥmad, al-Tirmidhī et Ibn Ḥibbān. Le sens de «brille sur les murs» (yatala’la’u fī al-judur) : la lumière de son noble visage resplendit et atteint les murs en face, comme cela se produit avec le soleil. (49) [p.149] Sa traduction a déjà été donnée à la page «146», n°8. (50) [p.150] Comme l’ont rapporté les deux Cheikhs et d’autres. (51) [p.150] C’est-à-dire d’après la narration d’al-Bayhaqī dans ses Preuves (Dalā’il), d’après son frère Jayshan ibn Khālid, d’après elle. (52) [p.150] Sa traduction a déjà été donnée à la page «146», n°9. (53) [p.150] Le hadith viendra. (54) [p.150] Sa traduction a déjà été donnée à la page «146», n°6. (55) [p.150] Sa traduction a déjà été donnée à la page «4», n°4. (56) [p.150] Badīhah (بديهة) : soudainement, sans réflexion préalable, c’est-à-dire du premier coup. [p.150] (6) D’après ce qui se trouve dans le Jāmi‘ d’al-Tirmidhī et ses Qualités (Shamā’il). (57) [p.151] Al-nukat (النكت) : les subtilités et les finesses. (58) [p.152] ‘Awrāt (عورات) : défauts. (59) [p.152] D’après le hadith de Muslim d’après ‘Ā’ishah (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) a dit : «Dix choses relèvent de la fitrah (nature primordiale) : couper la moustache, laisser pousser la barbe, le siwāk, se rincer le nez avec de l’eau, couper les ongles, laver les jointures des doigts (al-barājim), épiler les aisselles, raser le pubis, et se laver avec de l’eau (intiqāṣ al-mā’)…» Muṣ‘ab ibn Shaybah, son rapporteur, a dit : «Et j’ai oublié la dixième, à moins que ce ne soit le rinçage de la bouche (al-maḍmaḍah)…» Et intiqāṣ al-mā’ signifie l’istinjā’ (se nettoyer après les besoins). L’auteur a dit dans son commentaire de Muslim : «Peut-être la dixième est-elle la circoncision (al-khitān), car elle est mentionnée dans sa parole (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) : «La fitrah comprend cinq choses…»» (60) [p.152] Ici le hadith, bien que al-‘Irāqī dans son Takhrīj Aḥādīth al-Iḥyā’ ait dit : «Je ne l’ai pas trouvé ainsi, mais plutôt dans les Faibles (al-Ḍu‘afā’) d’Ibn Ḥibbān, d’après un hadith de ‘Ā’ishah (qu’Allah l’agrée) : «Purifiez-vous, car l’Islam est pur.» Et d’après al-Ṭabarānī dans al-Awsat, avec une chaîne faible, d’après un hadith d’Ibn Mas‘ūd (qu’Allah l’agrée) : «La propreté (al-naẓāfah) appelle à l’Islam.»» Al-Rāfi‘ī a rapporté dans son Histoire (Tārīkh), avec sa chaîne, d’après Abū Hurayrah (qu’Allah l’agrée), une partie d’un hadith élevé (au Prophète) : «Purifiez-vous autant que vous le pouvez, car Dieu Très-Haut a bâti l’Islam sur la propreté, et nul n’entrera au Paradis sauf tout propre.» Et cela est soutenu par le hadith d’al-Tirmidhī : «Dieu est pur (naẓīf) et aime la propreté (al-naẓāfah). Purifiez donc vos cours.» (61) [p.153] Anas ibn Mālik : sa traduction a déjà été donnée à la page «47», n°1. (62) [p.153] Le hadith se trouve dans Muslim et dans les Qualités (al-Shamā’il). (63) [p.153] Jābir ibn Samurah : sa traduction a déjà été donnée à la page «146», n°8. (64) [p.153] Muslim a rapporté le hadith, et ceci fait partie du hadith. (65) [p.153] Anas ibn Mālik : sa traduction a déjà été donnée à la page «47», n°1. (66) [p.153] Al-niṭ‘ (النطع) : le tapis (al-bisāṭ). (67) [p.153] Muslim a rapporté le hadith. Al-Bukhārī y a ajouté : «nous espérons sa bénédiction (barakah) pour nos enfants.»
Jâbir 68 : il s'agit de Jâbir ibn 'Abd Allâh, le Compagnon, qu'Allâh l'agrée ainsi que son père. Il assista à toutes les batailles sauf à Badr. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) implora le pardon pour lui vingt-cinq fois lorsqu'il s'acquitta de la dette de son père. Il rapporta mille cinq cents hadiths. Il fut le dernier Compagnon à mourir à Médine, en l'an 70 et quelques. (69) Il s'agit d'Ishâq ibn Ibrâhîm ibn Makhlad at-Tamîmî, surnommé Abû Ya'qûb al-Marwazî, l'imam ascète, digne de confiance, mujtahid 69, Commandeur des croyants dans le hadith. C'est lui qui ranima la Sunna en Orient : il n'entendait rien sans le mémoriser, et il ne mémorisait rien sans l'oublier. (70) Al-Muzanî 70 : avec une damma 71 puis une fatḥa 72 : Abû Ibrâhîm ibn Ismâ'îl ibn Yaḥyâ ibn Ismâ'îl al-Muzanî l'ascète. Ses invocations étaient exaucées. Ash-Shâfi'î (qu'Allâh l'agrée) dit de lui : « S'il avait disputé avec Satan, il l'aurait vaincu. » Il mourut en l'an 264 H. (71) Al-Ḥarbî 73 : il s'agit d'Ibrâhîm ibn Ishâq al-Ḥarbî al-Ḥanbalî, attribué à al-Ḥarbiyya, un quartier de Bagdad. Il mourut en l'an 107 H. (72) Jâbir ibn 'Abd Allâh : sa biographie a déjà été donnée plus haut. Ce hadith a été rapporté par Ibn 'Asâkir dans son Histoire. (73) yanumm 74 : se répandre (parfum). (74) Rapporté par al-Bayhaqî d'après 'Â'isha (qu'Allâh l'agrée), qui dit qu'il est forgé, comme cela viendra. (75) Muḥammad ibn Sa'd 75 : le grand imam, le ḥâfiẓ 76, digne de confiance. Il s'agit d'Abû 'Abd Allâh, Muḥammad, client des Banû Hâshim, auteur des Ṭabaqât 77. Il mourut en l'an 204 H. (76) Al-Wâqidî 78 : il fut nommé juge à Bagdad par al-Ma'mûn. Il rapporta de Mâlik de nombreux hadiths. Ash-Shâfi'î et d'autres rapportèrent de lui. L'unanimité s'est établie sur sa faiblesse, comme dans al-Mîzân 79. Il mourut en l'an 211 H. (77) C'est-à-dire que la terre avale ce qui en sort et qu'il s'en dégage un parfum agréable. (78) As-Sayyida 'Â'isha : sa biographie a déjà été donnée à la page 146, n° 5. (79) Dans une autre version : « elle avale ». (80) Ce hadith, bien que peu connu, Ibn Diḥya a dit après l'avoir cité : « Cette chaîne de transmission est solide. » On dit : c'est ce qu'il y a de plus fort sur le sujet. Ad-Dâraquṭnî l'a rapporté dans al-Afrâd 80 avec une chaîne solide. (81) C'est l'avis de beaucoup de Khurâsâniens, mais ce qui est adopté dans l'école est le contraire, comme l'a mentionné ad-Daljî. Ash-Shâfi'î 81 : Abû 'Abd Allâh Muḥammad ibn Idrîs al-Qurashî, savant de La Mecque. Le hadith du Messager d'Allâh (sur lui la paix et le salut) se vérifie à son sujet : « Le savant de La Mecque remplira les couches de la terre de science. » Il naquit à Gaza en l'an 150 H, grandit et vécut à La Mecque. Il apprit le Coran à sept ans, s'adonna à la langue arabe (grammaire, poésie, lexicographie), mémorisa le Muwaṭṭa' 82 de Mâlik en une nuit, et émit des avis juridiques à quinze ans. Il voyagea au Yémen, puis à Bagdad, puis s'installa en Égypte où il mourut en l'an 204 H. (82) Abû Naṣr ibn aṣ-Ṣabbâgh 83 : l'imam océanique 'Abd as-Sayyid ibn Muḥammad. La présidence des Shâfi'ites aboutit à lui en son temps. Il était pieux, pur, ascète. Il mourut en l'an 477 H, aveugle. (83) Abû Bakr ibn Sâbiq 84 : le savant vertueux, imitateur de l'école de l'imam Mâlik. (84) Rapporté par Ibn Mâjah, Abû Dâwûd dans ses Marâsîl 85, al-Ḥakîm et al-Bayhaqî. (85) 'Alî ibn Abî Ṭâlib : sa biographie a déjà été donnée à la page 54, n° 4. (86) Abû Bakr aṣ-Ṣiddîq 86 : il s'agit de 'Abd Allâh ibn 'Uthmân ibn 'Âmir al-Qurashî at-Taymî, le calife du Messager d'Allâh (sur lui la paix et le salut). Il naquit deux ans et six mois après l'Année de l'Éléphant. Il est le meilleur des Compagnons sans restriction. Il combattit les apostats avec des guerres impitoyables, les vainquit, et consolida les piliers de l'Islam après la mort du Prophète (sur lui la paix et le salut). Il mourut en l'an 13 H, à l'âge de soixante-trois ans, et fut enterré à côté du Messager d'Allâh (sur lui la paix et le salut). (5) Rapporté par al-Bazzâr d'après 'Umar avec une chaîne authentique ; c'est une partie d'un récit dans al-Bukhârî. (87) Mâlik ibn Sinân ibn 'Ubayd ibn Tha'laba ibn al-Abjar : c'est Abû Sa'îd al-Khudrî, l'un des grands Compagnons. Il but le sang du Prophète (sur lui la paix et le salut) le jour de Uḥud, et le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Celui dont le sang touche mon sang, aucun péché ne le touchera. » Il fut tué (qu'Allâh l'agrée) en martyr lors de cette bataille. (88) Rapporté par aṭ-Ṭabarânî dans son Mu'jam al-Awsaṭ 87 d'après Abû Sa'îd al-Khudrî, et par al-Bayhaqî d'après 'Umar ibn as-Sâ'ib. (89) Comme l'ont rapporté al-Ḥâkim, al-Bazzâr, ad-Dâraquṭnî, al-Bayhaqî, al-Baghawî et aṭ-Ṭabarânî ; sa chaîne est bonne. Il est étonnant qu'Ibn aṣ-Ṣalâḥ ait dit : « Ce hadith, je ne lui ai trouvé aucune source du tout », alors qu'il se trouve dans ces recueils. (90) 'Abd Allâh ibn az-Zubayr 88 : il s'agit de 'Abd Allâh ibn az-Zubayr ibn al-'Awwâm, avec une damma sur le zâ' et un diminutif. Il fut le premier nouveau-né des musulmans après la Hégire. Sa naissance fut une défaite pour les Juifs, car ils avaient annoncé qu'ils avaient ensorcelé les musulmans et qu'aucun enfant ne leur naîtrait. Il devint calife après la mort de notre seigneur Mu'âwiya en l'an 64 H. Al-Ḥajjâj l'assiégea près de la Ka'ba jusqu'à ce qu'il fût tué en martyr en l'an 73 H. (91) Ce hadith a été rapporté par al-Ḥâkim, et adh-Dhahabî et ad-Dâraquṭnî l'ont approuvé. (92) Ad-Dâraquṭnî 89 : il s'agit de 'Alî ibn 'Umar ibn Aḥmad ad-Dâraquṭnî, attribué à Dâr al-Quṭn, un quartier de Bagdad. Il est l'imam, le ḥâfiẓ que l'on n'a pas vu de semblable en son temps. La science des traditions, la connaissance des défauts, des noms des hommes et de leurs états aboutirent à lui, avec la véracité, la justice et la connaissance des écoles des juristes. C'est pourquoi on dit qu'il est le Commandeur des croyants dans le hadith. Il naquit en l'an 306 H et mourut en l'an 385 H. (93) Muslim 90 : il s'agit d'Abû al-Ḥusayn Muslim ibn al-Ḥajjâj ibn Muslim al-Qushayrî an-Naysâbûrî, l'un des imams ḥuffâẓ 91. Il vint à Bagdad plusieurs fois et y transmit. Il composa son Ṣaḥîḥ 92 à partir de trois cent mille hadiths entendus. Abû 'Alî an-Naysâbûrî dit : « Sous la voûte du ciel, il n'y a pas de livre plus authentique que le livre de Muslim ibn al-Ḥajjâj dans la science du hadith. » Il naquit en l'an 206 H et mourut en l'an 261 H. (94) Al-Bukhârî 93 : Abû 'Abd Allâh Muḥammad ibn Ismâ'îl ibn Ibrâhîm ibn al-Mughîra al-Ju'fî al-Bukhârî. Il voyagea pour chercher la science auprès de tous les traditionnistes des régions. Il réfuta les shaykhs alors qu'il avait onze ans, et chercha la science à dix ans. Il dit : « J'ai extrait le livre al-Ṣaḥîḥ d'environ six cent mille hadiths, et je n'y ai placé aucun hadith sans avoir prié deux rak'as 94. » Il naquit en l'an 194 H et mourut en l'an 256 H. (95) Baraka bint Yasâr 95 : cliente d'Abû Sufyân ibn Ḥarb, émigrante de la première heure. Elle vint avec Umm Ḥabîba d'Abyssinie. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'épousa, et Baraka la servait. C'est elle qui dit : « Il avait (sur lui la paix et le salut) un gobelet sous son lit dans lequel il urinait, et je le bus une nuit. » (96) Baraka 96 : c'est Umm Ayman Baraka bint Muḥṣin ibn Tha'laba, cliente du Messager d'Allâh (sur lui la paix et le salut) et sa nourrice, l'Abyssinienne affranchie de son père. Elle embrassa l'Islam, ainsi que son fils Ayman ibn 'Ubayd l'Abyssinien. Ensuite, Zayd ibn Ḥâritha l'épousa. Elle mourut cinq mois après le Prophète (sur lui la paix et le salut). (97) 'Îdân 97 : pluriel de 'îdâna, qui est le palmier élevé. (98) Ibn Jurayj 98 : avec deux jîms, au diminutif. Il s'agit de 'Abd al-Malik ibn 'Abd al-'Azîz ibn Jurayj, surnommé Abû al-Walîd. C'est un imam sur la fiabilité duquel il y a unanimité. Il est le premier à avoir composé des ouvrages en Islam. Il mourut en l'an 150 H. (99) Comme Abû Dâwûd, Ibn Ḥibbân, et al-Ḥâkim d'après Umayma d'après sa mère. Al-Ḥâkim et ad-Dâraquṭnî ont rapporté un récit similaire d'après Umm Ayman. (100) Rapporté par Abû Nu'aym et aṭ-Ṭabarânî dans al-Awsaṭ. Ibn Sa'd et al-Bayhaqî ont rapporté avec une chaîne faible d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allâh les agrée) que son père naquit circoncis et avec le cordon ombilical coupé. Al-Khaṭîb l'a rapporté par plusieurs voies d'après Anas (qu'Allâh l'agrée) en tant que hadith marfû' 99 : « Parmi les honneurs que mon Seigneur m'a accordés, je suis né circoncis... » Ibn Jamî' l'a rapporté dans son Mu'jam avec une chaîne très faible d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allâh les agrée). (101) Âmina bint Wahb ibn 'Abd Manâf. Elle n'enfanta que lui (sur lui la paix et le salut), et 'Abd Allâh n'épousa qu'elle, selon l'avis le plus correct. As-Suhaylî mentionne qu'Allâh (Puissant et Majestueux) ressuscita pour le Prophète (sur lui la paix et le salut) ses deux parents, qui crurent en lui puis moururent. Elle mourut alors qu'il avait six ans. (102) C'est ainsi que l'a rapporté Ibn Sa'd dans ses Ṭabaqât. (103) Le hadith a été rapporté par al-Bazzâr et al-Bayhaqî. (104) 'Â'isha : sa biographie a déjà été donnée à la page 146, n° 5. (105) 'Alî : sa biographie a déjà été donnée à la page 54, n° 4. (106) Ce hadith a été rapporté par al-Bazzâr et al-Bayhaqî. (107) Il s'agit de 'Ikrima ibn 'Abd Allâh al-Barbarî, client d'Ibn 'Abbâs, l'un des juristes de Médine et de ses Tâbi'ûn 100, et l'un des imams suivis en exégèse et en hadith. Il mourut en l'an 107 H. (108) Ibn 'Abbâs : sa biographie a déjà été donnée à la page 52, n° 6. (109) Al-ghaṭîṭ 101 : c'est un son qui sort du nez, étouffé. (110) Comme l'ont rapporté les deux Shaykhs 102 d'après lui. (111) Mirya 103 : doute. (112) Thaqûb al-fahm 104 : on dit d'un homme qu'il est thâqib ar-ra'y : pénétrant dans son opinion, il l'examine avec précision. (113) Wahb ibn Munabbih 105 : Sayj, avec un sîn ouvert et un yâ' muet, al-Anbârî al-Yamânî. Il est Abû 'Abd Allâh, un Tâbi'î célèbre pour sa connaissance des livres anciens. Il entendit certains Compagnons et rapporta d'eux. On s'accorde sur sa fiabilité et sa dévotion. Les auteurs des six recueils ont rapporté de lui. Il mourut en l'an 114 H. (114) C'est-à-dire comme l'a rapporté de lui Ibn al-Mundhir et al-Bayhaqî en tant que hadith mursal 106. (115) Mujâhid : sa biographie a déjà été donnée à la page 70, n° 1. (116) Dans une autre version : « vers ». (117) D'après Abû Hurayra (qu'Allâh l'agrée). (118) Le début du hadith : « Voyez-vous cette qibla 107 ? Par Allâh, ni votre inclination ni votre prosternation ne me sont cachées. » (5) Les Poètes (26:219). (119) Sa biographie a déjà été donnée à la page 47, n° 1. (120) C'est ce qu'ils ont rapporté tous deux d'Anas en tant que hadith marfû' : « Redressez l'inclination et la prosternation. Par Allâh, je vous vois derrière moi — et peut-être dit-il : derrière mon dos — lorsque vous vous inclinez et vous prosternez. » (121) Sa biographie a déjà été donnée à la page 146, n° 5. (122) Semblable en termes et en sens. (123) Par 'Abd ar-Razzâq et al-Ḥâkim. (124) Dans une autre version : « mâ » (ne... pas). Les deux possibilités pour « man » (qui) sont permises. (125) Dans une autre version : « mâ » (ne... pas). Les deux possibilités pour « man » (qui) sont permises. (126) Dans une autre version de Muslim. (127) Baqî ibn Makhlad 108 : l'imam Abû 'Abd ar-Raḥmân al-Qurṭubî al-Jayyânî, le ḥâfiẓ, l'ascète, le dévot, le digne de confiance. Il était mujtahid, n'imitait personne, et ses invocations étaient exaucées. On dit qu'il achevait la récitation du Coran chaque nuit en treize rak'as. Il participa à soixante-dix expéditions. Il naquit en l'an 201 H et mourut en l'an 276 H. (128) Rapporté par Ibn 'Adî et al-Bayhaqî, qui dit : sa chaîne est faible. (129) Par 'Abd ar-Razzâq et al-Ḥâkim. (130) Comme dans la version d'al-Bukhârî et d'autres : « Il vit Jibrîl sous sa forme, avec six cents ailes, sur un trône entre le ciel et la terre, bouchant l'horizon... » Beaucoup d'entre eux le virent la nuit de l'Isrâ' 109. (131) Le hadith d'al-Bukhârî : « Un 'ifrît 110 s'échappa contre moi hier soir pendant la prière du maghrib 111, avec une torche de feu à la main pour brûler mon visage. Allâh me donna pouvoir sur lui, et je le repoussai. Puis je voulus l'attacher à un pilier des piliers de la mosquée, mais je me rappelai l'invocation de mon frère Sulaymân — et dans une autre version : sans l'invocation de mon frère Sulaymân, il aurait passé la matinée à être le jouet des enfants de Médine. »
Le Négus 112 : son nom est Aṣḥama. Il écrivit au Messager d'Allāh, que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui : « J'atteste que tu es le Messager d'Allāh, véridique et confirmé. Je t'ai prêté allégeance et je me suis soumis à Allāh, Seigneur des mondes. » Il mourut en l'an 9 de l'Hégire. Ce hadith 113 est rapporté par les deux Cheikhs 114 et d'autres. C'est sur lui que s'appuie al-Shāfiʿī 115 pour la licéité de la prière funéraire sur l'absent. Ibn Ḥibbān rapporte dans son Ṣaḥīḥ d'après le hadith de ʿImrān b. Ḥuṣayn : « Le Prophète, que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui, dit : “Votre frère le Négus est mort ; levez-vous et priez sur lui.” Il se leva, que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui, et ils se rangèrent derrière lui ; il fit quatre takbīr 116 alors qu'ils ne pensaient pas que son cercueil fût devant lui. » Comme dans les deux Ṣaḥīḥ 117. Dans une autre version : « jusqu'à ». D'après ce que rapporte al-Zubayr b. Bakkār dans son Histoire de Médine, d'après Ibn Shihāb et Nāfiʿ b. Jubayr b. Muṭʿim, sous forme de récit suspendu 118. Al-Daljī 119 dit : « Ceci est étrange ; ce qui est connu, c'est que c'est Gabriel qui l'en informa et lui montra son orientation, et non qu'elle fut élevée pour lui jusqu'à ce qu'il la voie, comme en témoigne ce qui se trouve dans le Jāmiʿ al-ʿUtayba 120 d'après Mālik : “J'ai entendu que c'est Gabriel qui établit pour lui la direction de sa mosquée.” » Fin de citation. Il n'est pas caché qu'il est possible de concilier les deux. Cela est rapporté dans un hadith authentique par la voie de ʿAbbās, son oncle, que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui ; Ibn Khaythama le mentionne. Aḥmad b. Ḥanbal 121 : Abū ʿAbd Allāh b. Hilāl b. Asʿad al-Dhuhlī al-Shaybānī, né à Bagdad en 164 H, y grandit, s'éprit de la Sunna jusqu'à en devenir l'imam de son temps, étudia la jurisprudence auprès d'al-Shāfiʿī, et mourut en 241 H. Comme al-Nawawī 122 dans son Commentaire de Muslim. Son altération : sa transformation. Sa biographie a déjà été donnée p. 31, n° 5. Rapporté par al-Ṭabarānī 123 dans al-Ṣaghīr avec une chaîne similaire, et il dit : « Il n'a été rapporté de Qatāda que par al-Ḥasan. Hāni' en est le seul transmetteur. » Comme le récit d'Abū Dāwūd et d'al-Tirmidhī. « C'est Rukāna b. ʿAbd Yazīd b. Hāshim al-Qurashī ; il embrassa l'Islam le jour de la conquête [de La Mecque] ; il mourut à Médine en 42 H. » Al-Tirmidhī dit : « Sa chaîne n'est pas solide. » Al-Bayhaqī dit : « C'est un récit suspendu de bonne qualité. » Il a aussi été rapporté avec une chaîne continue, mais elle est faible. Al-Daljī dit : « Ce récit et celui selon lequel il lutta contre Abū Jahl et le terrassa ne sont pas authentiques ; ils n'ont même aucun fondement. Il se trouve dans les récits suspendus d'Abū Dāwūd, avec un doute sur Yazīd b. Rukāna ou Rukāna b. Yazīd. Mais l'avis correct est que le nom correct est Rukāna, comme le disent al-Ḥalabī et d'autres, et non comme le dit al-Nawawī que c'est la vérité. Allāh sait mieux. Certes, la lutte contre Abū Jahl n'est pas authentique, d'un commun accord. » Comme le rapporte al-Tirmidhī dans ses Šamā'il 124 et al-Bayhaqī dans ses Dalā'il 125. Rapporté par al-Tirmidhī dans al-Šamā'il. Al-taqalluʿ 126 : lever les pieds de manière prononcée sans ostentation. Al-ṣabab 127 : avec un ṣād redoublé et un bā' ouvert : ce qui descend du sol. Sa biographie a déjà été donnée p. 31, n° 5. C'est Abū Thawr Mālik b. Numayṭ al-Hamdānī, du nom de la tribu de Hamdān au Yémen. Il vint auprès du Prophète, que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui, à son retour de Tabūk, avec beaucoup de gens de son peuple, musulmans. Il dit : « Voici la délégation de Hamdān : qu'ils sont prompts à la victoire et patients dans l'effort ! » Dhū l-Mishʿār émigra à l'époque de ʿUmar, qu'Allāh soit satisfait de lui, vers la Syrie avec quatre mille esclaves ; il les affranchit tous et ils s'affilièrent à Hamdān. Ṭahfa al-Nahdī 128 : du nom de la tribu de Nahd au Yémen ; il était son orateur et son délégué auprès du Prophète, que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui, en l'an neuf. Al-ʿUlaymī 129 : avec un diminutif : Compagnon qui vint auprès du Prophète, que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui, et lui demanda de prier pour lui et pour son peuple afin d'obtenir la pluie du ciel, dans un hadith éloquent contenant beaucoup de termes rares. Al-Ashʿath b. Qays 130 : il vint auprès du Prophète, que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui, avec son peuple ; il apostasia après sa mort, que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui, et fut amené à Abū Bakr. Il dit : « Garde-moi pour ta guerre et marie-moi à ta sœur. » Il le fit. Il revint à l'islam, puis partit avec Saʿd en Irak, assista à de nombreuses batailles avec lui, et s'installa à Kūfa jusqu'à sa mort en 40 H. Wā'il b. Ḥujr al-Kindī 131 : le Prophète, que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui, annonça sa venue avant son arrivée ; puis il vint et embrassa l'islam. Il l'accueillit chaleureusement, le rapprocha de lui, étendit son manteau, l'y fit asseoir, pria pour lui afin qu'il soit béni, et le nomma gouverneur des aqyāl 132 du Hadramawt. Il était l'un des rois de Ḥimyar. Il mourut en 49 H. Les aqyāl : les princes. Firā'uhā 133 : ce qui s'élève du sol. Wa-hāṭuhā 134 : la terre basse. Ghizāzuhā 135 : ce qui est rude et dur. ʿAllāfuhā 136 : ce que mange le bétail. ʿAfā'uhā 137 : ce qui n'appartient à personne. Al-dif' 138 : la progéniture des chameaux et leurs laits. L'avis le plus apparent est qu'il s'agit d'une métaphore pour les bestiaux. Ṣirāmuhum 139 : leurs palmiers ou leurs fruits. Sallamū 140 : ils se sont soumis. Al-mīthāq 141 : l'islam, ou le pacte. Al-thalb 142 : avec un thā' kasra : le chameau âgé dont les dents sont tombées et dont les poils de la queue se sont dispersés. Al-nāb 143 : la chamelle dont la canine a poussé. Al-faṣīl 144 : le petit du chameau qui a été sevré de sa mère. Al-fāriḍ 145 : le chameau ou la vache âgé. Al-dājin 146 : ce qui s'habitue aux maisons et ne va pas au pâturage. Al-kabsh al-ḥawārī 147 : celui dont la peau sert à faire des nattes ; on a aussi dit : celui dont la peau est rouge, ou blanc. Al-ṣāligḥ 148 : ce qui entre dans sa sixième année parmi les bovins et les ovins. Al-qāriḥ 149 : ce qui entre dans sa cinquième année parmi les chevaux. Nahd 150 : tribu du Yémen qui envoya sa délégation au Messager d'Allāh, que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui, sous la direction de Ṭahfa al-Nahdī déjà mentionné. Maḥḍuhā 151 : son lait non mélangé à de l'eau. Makhḍuhā 152 : ce qui a été baratté de son lait et dont on a extrait le beurre. Madhquhā 153 : ce qui a été mélangé de son lait avec de l'eau. Al-dathr 154 : les biens abondants. Al-thamad 155 : l'eau en petite quantité. Waḍā'iʿ 156 : les fonctions. Taluṭṭu 157 : tu refuses. Talḥadu 158 : tu dévies. Al-farīḍa 159 : c'est la fāriḍ âgée. C'est-à-dire : vous devez, dans la fonction – c'est-à-dire chaque seuil d'imposition – Al-farīsh 160 : celle qui vient de mettre bas. Dhū l-ʿinān 161 : c'est-à-dire le cheval. Al-falū 162 : le poulain. Al-ḍabīs 163 : le difficile et au mauvais caractère. Waḍā'iʿ 164 : pluriel de wadīʿ, c'est-à-dire le pacte et l'engagement. Sarḥakum 165 : vos bêtes qui paissent. Nuʿaḍḍid 166 : on coupe. Al-ṭalḥ 167 : un grand arbre épineux, de belle couleur et de bonne odeur. Darrakum 168 : les bêtes qui vont paître et donnent du lait, c'est-à-dire qu'elles ne sont pas empêchées de paître. Al-rimāq 169 : l'hypocrisie. Al-ribāq 170 : à l'origine, l'anse de la corde, par laquelle on attache ce qu'on craint de perdre ; ici, il l'emploie métaphoriquement pour la rupture du pacte. Al-ribwa 171 : l'augmentation de l'impôt à titre de punition. Ce hadith est rapporté par Abū Nuʿaym dans Maʿrifat al-ṣaḥāba et par al-Daylamī dans Musnad al-firdaws. Sa biographie a déjà été donnée p. 168, n° 5. Al-ʿabāhila 172 : les rois du Yémen qui furent maintenus dans leur royauté sans en être dépossédés. Al-arwāʿ 173 : les beaux visages. Al-mashābīb 174 : pluriel de mashbūb, c'est-à-dire les chefs. Antīʿa 175 : la quarantaine de moutons. Muqawwara 176 : al-iqwār, le relâchement de la peau. Al-alyāṭ 177 : les peaux, de lāṭa, c'est-à-dire coller ; l'origine est l'écorce de l'arbre. Ḍināk 178 : pleine de chair, abondante en graisse. Anṭū 179 : dialecte yéménite : donnez. Al-thabja 180 : la brebis moyenne. Al-suyūb 181 : pluriel de sayb, qui est le trésor enfoui. Mimm 182 : min, en remplaçant le nūn par un mīm. Iṣqaʿūhu 183 : frappez-le. Istawfiḍūhu 184 : exilez-le. Ḍarrijūhu 185 : tachez-le de son sang, c'est-à-dire par la lapidation. Al-aḍāmīm 186 : pluriel de iḍmāma, c'est-à-dire les pierres. ʿAmah 187 : ni hésitation ni perplexité. Dans une autre version : ghumma, c'est-à-dire voile et couverture. Sa biographie a déjà été donnée p. 168, n° 5. Yataraffal 188 : il devient chef. Sa lettre a été rapportée par al-Ṭabarānī dans al-Ṣaghīr et par al-Khaṭṭābī dans al-Gharīb. Sa biographie a déjà été donnée p. 47, n° 1. Tawsīm 189 : favoritisme. Rapporté par al-Ḥākim et authentifié par al-Bayhaqī. ʿAṭiyya al-Saʿdī 190 : attribué à la tribu de Banū Saʿd. C'est lui qui dit : « Nous vînmes auprès du Messager d'Allāh, que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui, et il me dit : “Puisqu'Allāh t'a enrichi, ne demande rien aux gens ; car la main qui donne...” » etc. D'après ce que mentionne Abū Nuʿaym dans ses Dalā'il. Attribué à la tribu de Banū ʿĀmir ; ils vinrent en délégation auprès du Messager d'Allāh, que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui. Al-ʿĀmirī ici s'appelle ʿAṭiyya, ou, selon une autre version, Laqīṭ b. ʿĀmir b. al-Muntafiq. Il mourut vers les années quatre-vingt. D'après ce que rapportent Abū Dāwūd et al-Nasā'ī. D'après ce que rapporte Ibn Lāl dans Makārim al-akhlāq. Rapporté par les deux Cheikhs. D'après ce que rapporte Ibn ʿAdī dans son Kāmil avec une chaîne faible... Son début est : « L'homme suit la religion de son ami intime ; et il n'y a pas de bien... » D'après ce que rapportent les deux Cheikhs ; la suite est : « ... comme les mines d'or et d'argent ; les meilleurs d'entre eux dans la période préislamique sont les meilleurs d'entre eux dans l'islam, s'ils comprennent la religion. » Rapporté par al-Samʿānī dans son Histoire avec une chaîne contenant un inconnu. Le hadith est rapporté par les quatre [auteurs de Sunan], al-Ḥākim et aussi al-Tirmidhī dans al-Šamā'il à propos de l'affaire d'Abū l-Haytham. Dans certaines versions, on y a ajouté : « Et il a le choix : s'il veut, il parle, et s'il veut, il se tait. S'il parle, qu'il exerce son opinion personnelle. » Aḥmad a rapporté cette addition. Rapporté par Abū l-Shaykh dans al-Thawāb... et al-Daylamī. Sa parole : « Embrasse l'islam, tu seras sauvé » est unanime entre les deux Cheikhs ; le reste du hadith se trouve chez Muslim. Al-Bukhārī dans al-Jihād a : « ... Embrasse l'islam, tu seras sauvé ; Allāh te donnera une double récompense. » Rapporté par al-Tirmidhī. Rapporté par al-Bayhaqī dans ses Shuʿab ; al-Tirmidhī a rapporté quelque chose de similaire. Rapporté par les deux Cheikhs ; Abū Dāwūd a rapporté : « L'homme à deux visages dans ce monde aura deux langues dans le Feu. » D'après ce que rapportent les deux Cheikhs. Rapporté par Aḥmad, al-Tirmidhī, al-Ḥākim et al-Bayhaqī d'après Abū Dharr, qu'Allāh soit satisfait de lui. Rapporté par Ibn al-Samʿānī dans son Histoire. D'après ce que rapportent al-Tirmidhī et al-Bayhaqī d'après Abū Hurayra, qu'Allāh le Très-Haut soit satisfait de lui, et al-Bukhārī dans al-Adab al-mufrad. Rapporté par les deux Cheikhs. D'après ce que rapportent al-Tirmidhī et d'autres d'après Ibn ʿAbbās, qu'Allāh soit satisfait d'eux deux. Lorsqu'il eut terminé la prière du vendredi. C'est-à-dire : rassemble par Ta miséricorde et réunis ce qui est dispersé et divisé de ma situation. Al-Jawharī dit : al-shaʿth : la dispersion de la situation. On dit : « Qu'Allāh rassemble ce qui est dispersé de toi », c'est-à-dire qu'Il mette de l'ordre dans ta situation.
C'est-à-dire ce qui a été rapporté par un grand nombre de gens, au point qu'on ne peut les compter ; « kâffatan » 191 signifie « tous », et on a voulu par là exprimer la multitude, car tous les gens ni tous les traditionnistes ne l'ont pas rapporté, mais comme il s'est répandu et diffusé, c'est comme s'il en était ainsi. Dans une autre version : « murqaba » 192, qui a le même sens. C'est-à-dire le jour de Hunayn 193, selon ce qu'ont rapporté Muslim et al-Bayhaqî. On a interprété « al-watîs » 194 par le choc de la guerre, et il a voulu le sens figuré. Comme l'a rapporté al-Bukhârî et d'autres. Rapporté par al-Daylamî 195. Comme l'a rapporté al-Bayhaqî dans « Shu‘ab al-îmân » 196. [Page 177] (2) Rapporté par al-Bayhaqî dans « Shu‘ab al-îmân ». Son texte est : « Quiconque meurt “ḥatfa anfihi” 197, sa récompense incombe à Allah. » Le sens est que celui qui meurt sans avoir été frappé, tué, brûlé ou noyé – « al-ḥatf » 198 étant la perdition –, on dit que les Arabes imaginaient que l'âme du malade sortait par son nez, et celle du blessé par sa blessure. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) leur parla donc selon la mesure de leurs intelligences. ‘Abd Allâh ibn ‘Utayk 199 dit : « Par Allah, je n'ai entendu l'expression “ḥatfa anfihi” de personne parmi les Arabes avant le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). » C'est pourquoi l'auteur (qu'Allah lui fasse miséricorde) l'a compté parmi ses paroles qu'il a innovées, et c'est ce qui est célèbre. Comme l'ont rapporté les auteurs de traditions rares, et on n'en connaît pas de chaîne de transmission. Al-Ṭabarânî 200 a rapporté : « Je suis le plus éloquent des Arabes, je suis né parmi Quraysh et j'ai grandi parmi Banû Sa‘d ; comment donc le laḥn 201 pourrait-il m'atteindre ? » ‘Âriḍa 202 : douceur. Al-jazâla 203 : le contraire de la faiblesse. Naṣâ‘a 204 : pureté des mots de tout mélange. Al-rawnaq 205 : la beauté. Basharî 206 : c'est-à-dire relatif aux humains. Sa traduction a déjà été donnée page 146, n° 9. Faṣl 207 : séparé, clairement exposé. Nazr 208 : peu. Hadhar 209 : beaucoup. Al-kharaz 210 : ce qui est enfilé comme des joyaux, et non pas comme le comprend le vulgaire qui le restreint à un type de perles, à savoir les perles percées. Les Arabes louaient la voix forte et blâmaient son contraire ; c'est pourquoi ils vantaient la largeur de la bouche et blâmaient sa petitesse. Al-jahîr 211 : la voix haute, sans dissimulation et sans être brisée comme celle des femmes. Sa traduction a déjà été donnée page 31, n° 5. Hadith authentique dont al-Bukhârî est le seul à l'avoir rapporté. Al-‘Abbâs ibn ‘Abd al-Muṭṭalib ibn Hâshim 212, oncle du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), né deux ans avant lui. Il avait en charge, en période préislamique, la fonction de donner à boire aux pèlerins et l'entretien de la Ka‘ba. Il assista au serment d'allégeance de ‘Aqaba avec les Ansâr avant de se convertir, et il fut présent à Badr avec les associateurs contraint, puis il se racheta et retourna à La Mecque. Il émigra avant la conquête et y assista, et il resta ferme à Hunayn. Il mourut à Médine en l'an 32 H. Comme l'a rapporté al-Bayhaqî dans « Dalâ’il al-nubuwwa » 213, et al-Tirmidhî 214 qui l'a jugé bon. Il s'agit d'Abû al-Aṣqa‘ al-Laythî 215. Il se convertit avant Tabûk et y assista. Il faisait partie des gens de la Ṣuffa 216. Il servit le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) pendant trois ans, et mourut en l'an 83 H à l'âge de cent cinq ans. Il s'agit d'Abû ‘Îsâ Muḥammad ibn ‘Îsâ al-Tirmidhî 217, né en 209 H. C'est l'un des savants éminents, des mémorisateurs illustres. Il avait une bonne part de jurisprudence. Il a de nombreux ouvrages dans la science du hadith, et son livre « al-Ṣaḥîḥ » est l'un des meilleurs livres et des plus utiles. Il le présenta aux savants des régions et ils l'approuvèrent. Il dit : « Celui qui possède ce livre dans sa maison est comme s'il avait un prophète qui parle dans sa maison. » Il mourut à Tirmidh en 279 H. Muslim l'a rapporté dans son « Ṣaḥîḥ ». ‘Abd Allâh ibn ‘Umar ibn al-Khaṭṭâb 218, ibn Nufayl al-Qurashî al-‘Adawî. Il naquit la troisième année de la mission prophétique. Il émigra à l'âge de dix ans. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) le renvoya lors de Badr et de Uḥud, puis l'autorisa lors du Fossé. Al-Suddî 219 dit : « J'ai vu un groupe de Compagnons qui considéraient que personne parmi eux n'était dans l'état où il avait quitté le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) excepté Ibn ‘Umar. » Il mourut, étant semblable à son père en mérite, en l'an 73 H. Il s'agit de Muḥammad ibn Jarîr Abû Ja‘far al-Ṭabarî 220, l'une des sommités, auteur d'ouvrages célèbres, originaire du Ṭabaristân. Il voyagea beaucoup et était pieux. Il naquit en 224 H et mourut en 310 H. Dans ses deux recueils, « al-Kabîr » et « al-Awsaṭ ». Sommité dont la traduction a déjà été donnée page 52, n° 6. Selon ce qu'ont rapporté Ibn Abî ‘Umar et al-‘Adanî 221 dans leurs « Musnads ». Sa traduction a déjà été donnée page 181, n° 1. Khatârat al-nafs 222 : sa lourdeur et son manque d'activité. Al-fusûla 223 : tout ce qui est méprisable, vil, et la paresse de l'âme. Al-Miqdâm ibn Ma‘dîkarib al-Kindî 224, Compagnon. Il s'installa à Homs. Les auteurs des « Sunan » et Aḥmad ont rapporté de lui. Il mourut en 87 H. Sufyân ibn Sa‘îd ibn Masrûq Abû ‘Abd Allâh al-Kûfî 225, savant de son temps, ascète, traditionniste. Les six imams ont rapporté de lui. Il mourut en 161 H. Un groupe comme Abû Ya‘lâ 226 et d'autres l'ont rapporté d'après Anas et Jâbir (qu'Allah les agrée) avec une bonne chaîne. [Page 186] (2) Rapporté par al-Tirmidhî, al-Nasâ’î 227 et Ibn Ḥibbân 228. L'auteur (qu'Allah le Très-Haut lui fasse miséricorde) l'a rapporté d'après al-Ṭabarânî, et ne l'a pas rapporté d'après al-Tirmidhî parce que la chaîne du recueil d'al-Ṭabarânî est plus élevée que celle des autres. Le hadith est authentique. Sa traduction a déjà été donnée page 146, n° 5. Al-Daljî 229 a dit : « Je n'ai pas su qui l'a rapporté. » On en trouve un semblant globalement dans le hadith de Muslim. Barîra bint Ṣafwân 230, cliente de ‘Â’isha. On a divergé sur le fait qu'elle soit copte ou abyssinienne. C'est elle auprès de qui ‘Abd al-Malik ibn Marwân 231 s'asseyait, et elle lui disait : « Ô ‘Abd al-Malik, je vois en toi des qualités, et tu es digne de gouverner cette affaire. Si tu gouvernes, prends garde au sang... » etc. Selon ce qu'ont rapporté les deux Cheikhs 232. Al-burma 233 : la marmite. Luqmân ibn ‘Anqâ’ 234. On dit qu'il était le fils de la sœur de David, et de lui il apprit la sagesse. On a divergé sur le point de savoir s'il était prophète ou saint. La majorité penche pour le saint, d'après un hadith rapporté d'après Ibn ‘Umar, du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : « Luqmân n'était pas un prophète, mais c'était un serviteur qui réfléchissait beaucoup, d'une certitude excellente. Il aima Allah, et Allah l'aima, et Il lui fit don de la sagesse... » On dit qu'il vécut mille ans. Il s'agit d'Abû Sa‘îd ‘Abd al-Salâm ibn Sa‘îd al-Tanûkhî 235, juriste mâlikite, cadi d'Ifrîqiya. Il rencontra Mâlik mais n'apprit pas de lui. Il composa « al-Mudawwana » 236 dans le fiqh de Mâlik, et il obtint ce que nul autre parmi les compagnons de Mâlik n'obtint. Il mourut en 240 H. Comme l'a rapporté al-Bukhârî. Al-taqa‘‘ud 237 est un dérivé de « qu‘ûd » 238 et signifie la stabilité et la capacité à s'asseoir. Le hadith : « Il mangeait accroupi » a été rapporté par Muslim. Comme l'a rapporté al-Bazzâr 239 d'après Ibn ‘Umar avec une chaîne faible. Et Abû Bakr al-Shâfi‘î 240 dans ses « Fawâ’id » d'après le hadith d'al-Bazzâr jusqu'à « comme mange l'esclave ». Le reste du hadith vient de la narration d'Ibn Sa‘d 241 et d'Abû Ya‘lâ avec une chaîne bonne d'après ‘Â’isha (qu'Allah l'agrée) remontant au Prophète. Al-Daylamî, Ibn Abî Shayba 242 et Ibn ‘Adî 243 ont ajouté : « Et je bois comme boit l'esclave. » Comme l'ont rapporté les deux Cheikhs. Sa traduction a déjà été donnée page 52, n° 6. Comme l'a rapporté al-Bukhârî. Comme l'a mentionné Ibn Mardawayh 244 dans son exégèse d'après Ibn ‘Umar remontant au Prophète avec une chaîne faible, et al-Ṭabarânî a mentionné la même chose dans « al-Awsaṭ ». Dans une autre version, il y a l'ajout : « au Jour de la Résurrection ». Comme l'ont rapporté les deux Cheikhs. Comme l'a rapporté al-Ṭabarânî, et les deux Cheikhs l'ont rapporté avec le texte : « Que celui d'entre vous qui peut se marier, qu'il se marie... » Sa traduction a déjà été donnée page 58, n° 6. Il s'agit de Sufyân ibn ‘Uyayna ibn ‘Imrân al-Kûfî 245, l'un des imams illustres, l'imam mémorisateur dont les six recueils canoniques ont rapporté. Il fait partie des successeurs des successeurs ; il en rencontra quatre-vingt-six et résidait à La Mecque. Il naquit en 107 H et mourut en 198 H. Comme ‘Alî, son fils al-Ḥasan, et Ibn ‘Umar (qu'Allah les agrée tous). Sa traduction a déjà été donnée page 54, n° 4. Il s'agit d'Abû Muḥammad, al-Ḥasan ibn ‘Alî ibn Abî Ṭâlib 246, petit-fils du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et son basilic, prince des croyants. Il naquit en l'an 3 de l'Hégire. Dans le hadith : « Al-Ḥasan et al-Ḥusayn sont les seigneurs des jeunes gens du Paradis. » Et aussi : « Ce fils mien est un seigneur, et peut-être Allah réconciliera-t-il par lui deux groupes de musulmans. » Il mourut à Médine en 50 H et fut enterré à al-Baqî‘ 247. Ibn ‘Umar : sa traduction a déjà été donnée page 182, n° 1. Yaḥyâ ibn Zakariyyâ 248 : prophète d'Allah (sur lui la prière et la paix). Il est le cousin de Jésus et plus âgé que lui ; il avait cent vingt ans. Quant à notre seigneur Zakariyyâ (sur lui la prière et la paix), il est aussi un prophète, issu de la descendance de notre seigneur Salomon (sur lui la prière et la paix). Il fut le dernier envoyé aux Enfants d'Israël avant Jésus (sur lui la prière et la paix). Les Enfants d'Israël le tuèrent, comme ils tuèrent son fils, notre seigneur Yaḥyâ (sur eux la meilleure prière et la paix). ‘Îsâ ibn Maryam 249 : le dernier des prophètes avant notre seigneur Muḥammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Il fut envoyé aux Enfants d'Israël. Ils nièrent et complotèrent. Parmi ses miracles : ressusciter les morts, guérir l'aveugle-né et le lépreux, et créer de l'argile une forme d'oiseau, puis souffler dedans, et il devenait un oiseau par la permission d'Allah. Lorsque les Enfants d'Israël voulurent le tuer, Allah, le Béni, le Très-Haut, l'éleva à Lui : « Ils ne l'ont ni tué ni crucifié, mais cela leur a été rendu semblable. » Hayyûbâ 250 : on veut dire ici peureux pour le mariage. Ḥudhdhâq 251 : pluriel de ḥâdhiq 252, qui est le compétent. Sa traduction a déjà été donnée un peu plus haut. [Page 193] (4) Sa traduction a aussi déjà été donnée un peu plus haut. Comme l'ont rapporté al-Ḥâkim 253 et al-Nasâ’î, et la suite est : « les femmes et le parfum, et la joie de mes yeux est dans la prière. » L'ajout de « trois » n'est pas dans les versions authentiques. Sa traduction a déjà été donnée page 192, n° 4. Sa traduction a déjà été donnée page 192, n° 5. Comme dans al-Bukhârî et al-Nasâ’î. Sa traduction a déjà été donnée page 47, n° 1. Elles étaient onze... ainsi dans al-Bukhârî d'après le hadith d'Anas (qu'Allah l'agrée). Ibn Khuzayma 254 dit : « Personne parmi les compagnons de Qatâda 255 n'a dit qu'elles étaient onze, sauf Mu‘âdh ibn Hishâm 256 d'après son père. » Et d'après Anas, une autre version dans al-Bukhârî dit qu'elles étaient neuf ; on peut concilier les deux. Rapporté par al-Nasâ’î, et il est ainsi dans le Ṣaḥîḥ d'al-Bukhârî. Il s'agit d'Abû ‘Abd al-Raḥmân Aḥmad ibn Shu‘ayb al-Nasâ’î 257, né en 225 H. Il apprit des imams mémorisateurs savants, et il était supérieur à tous ceux qui sont mentionnés dans cette science à son époque. Il était de l'école shâfi‘ite. Il composa un rituel de pèlerinage selon l'école shâfi‘ite. Il était pieux et scrupuleux. Il mourut à La Mecque en 303 H et y fut enterré. Dans les « Sunan » d'Abû Dâwûd 258, d'al-Bayhaqî et d'al-Nasâ’î, et son texte est : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) fit le tour de ses épouses en un jour ou une nuit, et il se lavait chez celle-ci et chez celle-là... »
Abû Râfi‘, affranchi du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), nommé Ibrâhîm, et l’on dit Aslam, et l’on dit Thâbit 259. C’est l’imam ‘Abd ar-Rahmân ibn Kaysân al-Yamânî, surnommé Tâwûs parce qu’il était le paon des récitants ; il était d’origine perse ; les auteurs des Sunan et d’autres ont rapporté de lui ; il mourut à La Mecque en 106 H 260. Celui qui l’a rapporté a déjà été mentionné 261. Safwân ibn Sulaym (avec diminutif) : imam, adorateur, successeur ; les auteurs des Sunan ont rapporté de lui ; il mourut en 132 H 262. Salmâ (avec fatḥa sur le sîn) : servante du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), et l’on dit affranchie de Safiyya, sa tante paternelle (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ; elle était l’épouse d’Abû Râfi‘, servante de Fâtima az-Zahrâ’ (qu’Allah soit satisfait d’elle) ; c’est elle qui informa notre maître Ḥamza qu’Abû Jahl avait insulté le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), ce qui le mit en colère, alla vers lui et le blessa à la tête, ce qui fut la cause de son islam 263. Ce hadith est authentique, rapporté par Abû Dâwûd comme l’a dit as-Suyûṭî 264. C’est Sulaymân ibn Dâwûd, un prophète parmi les prophètes d’Allah (que les prières et la paix d’Allah soient sur eux tous) ; parmi ses miracles : le tapis du vent, l’assujettissement des djinns et de nombreuses créatures ; que la prière et la paix soient sur lui 265. Selon ce qu’ont rapporté les deux Cheikhs 266. Avec le doute du rapporteur ; et dans une version : soixante ; dans une autre : quatre-vingt-dix ; et chez Muslim : soixante-dix femmes 267. Sa biographie a déjà été donnée p. 52, n° 6 268. Comme l’a rapporté Ibn Jarîr dans son Tafsîr d’après lui, sous forme de tradition suspendue 269. Sa biographie a déjà été donnée p. 90, n° 1 270. C’est ainsi que l’a rapporté al-Ḥâkim d’après Muḥammad ibn Ka‘b 271. Dâwûd (que la prière et la paix soient sur lui) est un prophète parmi les prophètes ; c’est lui qui tua Goliath, comme il est rapporté dans la sourate al-Baqara : « Et David tua Goliath » ; parmi ses miracles : Allah lui rendit le fer malléable 272. Dans al-Mustadrak d’al-Ḥâkim, dans la biographie de ‘Îsâ ibn Maryam 273. Sourate Ṣâd, n° 23 274. Sa biographie a déjà été donnée p. 47, n° 1 275. Avec une chaîne de transmission bonne, rapporté par aṭ-Ṭabarânî dans al-Awsaṭ 276. Sa biographie a déjà été donnée p. 192, n° 5 277. Sourate Âl ‘Imrân, n° 45 278. Comme le hadith : « Que de gens ébouriffés, poussiéreux, vêtus de deux haillons, dont on ne tient pas compte, mais s’ils juraient par Allah, Il les exaucerait ! » et le hadith : « Allah aime les pieux, les humbles, qui lorsqu’ils disparaissent ne sont pas regrettés, et lorsqu’ils sont présents ne sont pas reconnus » 279. Par « obscurité », on entend le fait de détester la célébrité 280. Ce sont les éléphants, fille de Muḥriz al-‘Anbariyya 281. Son hadith est mentionné dans les Shamâ’il d’at-Tirmidhî et dans les Sunan d’Abû Dâwûd ; Ibn Sa‘d l’a rapporté en entier comme l’a dit as-Suyûṭî 282. Ceci est un ajout d’Ibn Sa‘d 283. C’est ‘Uqba ibn ‘Amr ibn Tha‘laba al-Khazrajî, le Compagnon qui assista à Badr, selon al-Bukhârî, contrairement à son fils ‘Abd al-Barr et d’autres qui disent qu’il n’était pas à Badr, mais qu’il assista à la seconde ‘Aqaba et s’installa à Badr ; il mourut en 40 H 284. Comme l’a rapporté al-Bayhaqî d’après Qays, sous forme de tradition interrompue, en disant : c’est la version conservée ; al-Ḥâkim l’a rapporté et l’a jugé authentique 285. Il ne l’a pas mentionné en entier à cause de sa longueur 286. C’est-à-dire l’élévation de son rang et son augmentation, ou sa manifestation 287. Comme dans le hadith d’al-Bukhârî 288. Jaddada as-salâma : les voies du salut 289. Hûwa : c’est-à-dire un abîme, ce qui est entre deux montagnes 290. Malî’ : digne de confiance, compétent 291. Hâdathu : elle lui envoya des cadeaux 292. Comme l’ont rapporté les deux Cheikhs d’après lui 293. Et dans une version : « pour ma religion » 294. Rapporté par Ibn Sa‘d d’après ‘Â’isha (qu’Allah soit satisfait d’elle) 295. C’est-à-dire chez un Juif, Abû ash-Shaḥm, pour la dépense de sa famille, c’est-à-dire pour un an, trente ṣâ‘ d’orge, selon al-Bukhârî, at-Tirmidhî et an-Nasâ’î ; chez al-Bazzâr : quarante ; dans le Muṣannaf de ‘Abd ar-Razzâq : un wasq d’orge, soit soixante ṣâ‘ 296. Ash-shamla : un vêtement dont on s’enveloppe en le faisant tourner autour de tout le corps sans en sortir la main 297. Avec kasra du dâl, mot persan arabisé, pluriel dayâbîj : le vêtement orné 298. Al-mukhawwaṣa : le tissé 299. Sourate al-Qalam, n° 4 300. Sa biographie a déjà été donnée p. 146, n° 5 301. Sa‘îd ibn Hishâm l’avait interrogée ; ce hadith a été rapporté en entier par al-Bayhaqî dans Dalâ’il an-nubuwwa 302. Selon ce qu’ont rapporté Aḥmad et al-Bazzâr ; Mâlik l’a rapporté dans al-Muwaṭṭa’ avec une formulation légèrement différente, ainsi qu’al-Baghawî dans Sharḥ as-sunna 303. Selon ce qu’ont rapporté les deux Cheikhs 304. Sa biographie a déjà été donnée p. 47, n° 1 305. Sa biographie a déjà été donnée p. 54, n° 4 306. Comme l’a rapporté Abû ‘Ubayd dans al-Gharîb 307. Sa biographie a déjà été donnée p. 192, n° 5 308. Le Messager d’Allah aux Enfants d’Israël, mentionné dans le Livre d’Allah en de nombreux endroits, en particulier ce qui lui arriva avec Pharaon 309. Sa biographie a déjà été donnée p. 192, n° 4 310. Sa biographie a déjà été donnée p. 196, n° 8 311. Sa biographie a déjà été donnée p. 192, n° 4 312. Ma‘mar ibn Râshid, Abû ‘Urwa al-Azdî al-Muhallabî, leur affranchi, savant du Yémen ; il a rapporté d’az-Zuhrî et d’autres, et beaucoup ont rapporté de lui ; les six imams ont rapporté de lui ; il a une biographie dans al-Mîzân ; il mourut en 153 H au Yémen 313. Selon ce qu’a rapporté Aḥmad dans az-Zuhd, Ibn Abî Ḥâtim dans son Tafsîr, ad-Daylamî d’après Mu‘âdh sans l’avoir remonté, et al-Ḥâkim dans son Târîkh d’après Ibn ‘Abbâs (qu’Allah soit satisfait d’eux deux) avec une chaîne faible 314. Sourate Âl ‘Imrân, 3 315. Sourate Maryam, n° 12 316. Sa biographie a déjà été donnée p. 192, n° 4 317. Sa biographie a déjà été donnée p. 192, n° 5 318. Comme dans le Tafsîr de Muḥammad ibn Jarîr aṭ-Ṭabarî 319. Sa biographie a déjà été donnée p. 192, n° 4 320. Maryam : femme pieuse des Enfants d’Israël, mère de notre seigneur ‘Îsâ (que la prière et la paix soient sur lui) ; les chrétiens l’ont adorée, ainsi que son fils, en dehors d’Allah, à cause de l’étrangeté de sa naissance sans père ; mais ils n’ont pas su qu’Adam (que la prière et la paix soient sur lui) est encore plus étrange à cet égard et plus digne d’attention, et pourtant il n’a pas été adoré en dehors d’Allah 321. Sa biographie a déjà été donnée p. 192, n° 5 322. Sourate Maryam, 24 323. Comme l’ont lu Ibn Kathîr, Abû ‘Amr, Ibn ‘Âmir et Abû Bakr 324. Sourate Maryam, 24 325. Comme Ubayy ibn Ka‘b, Sa‘îd ibn Jubayr, al-Ḥasan et Mujâhid 326. Sa biographie a déjà été donnée p. 192, n° 5 327. Sourate Maryam, 30 328. Sourate al-Anbiyâ’, 79 329. Celle qu’on voulait lapider ; c’est ce qu’a rapporté Ibn ‘Asâkir dans son Târîkh avec sa chaîne d’après Ibn ‘Abbâs (qu’Allah soit satisfait d’eux deux). L’histoire, comme l’a racontée at-Tilimsânî, est qu’une femme d’une beauté remarquable et pieuse porta une affaire devant un juge des Enfants d’Israël ; quand il la vit, il en fut épris et la sollicita ; elle refusa, puis alla chez un deuxième, un troisième et un quatrième, et tous la sollicitèrent ; elle vint alors chez le prophète d’Allah Dâwûd (que la prière et la paix soient sur lui), mais elle en fut empêchée ; les quatre juges convinrent de dire à Dâwûd qu’elle avait un chien qu’elle laissait abuser d’elle et avec lequel elle commettait l’adultère ; ils le firent, et il ordonna de la lapider ; elle fut lapidée. Un jour, Dâwûd (que la prière et la paix soient sur lui) était dans une chambre haute surplombant des enfants qui jouaient avec Sulaymân ; parmi eux se trouvait un bel enfant ; ils firent de Sulaymân le juge, de l’enfant la femme adultère, et de quatre d’entre eux les juges, et ils reproduisirent exactement la même histoire : la sollicitation et l’accusation comme dans l’histoire de la lapidée ; Sulaymân les reconnut et dit à l’un d’eux : « De quelle couleur était-il ? » Il mentionna une couleur, puis il appela chacun individuellement et chacun mentionna une couleur différente des autres ; alors il ordonna aux enfants de les frapper ; Dâwûd dit : « Peut-être l’affaire est-elle ainsi ? » Il envoya chercher les juges et leur demanda individuellement la couleur du chien, puis ordonna qu’ils soient tués. Par « lapidée », on entend celle qu’on voulait lapider, car Dâwûd avait l’intention de la lapider, puis il écarta d’elle la peine. At-Tijânî dit : Allah sait mieux la vérité de cette histoire ; elle est rapportée dans les traditions israélites selon une version autre que celle d’Ibn ‘Asâkir 330. Cette affaire a été rapportée par les deux Cheikhs d’après Abû Hurayra ; l’histoire est que « deux femmes avaient chacune un fils ; un loup prit l’un des deux ; elles vinrent donc chez Dâwûd (que la prière et la paix soient sur lui) qui jugea en faveur de l’aînée ; alors Sulaymân (que la prière et la paix soient sur lui) les appela et dit : « Apportez un couteau, je vais le partager entre elles » ; la plus jeune dit : « Qu’Allah te fasse miséricorde ! C’est son fils, ne le coupe pas ! » Il jugea donc en sa faveur à cause de sa compassion pour lui, et il contenta l’autre en la faisant participer à la douleur. » At-Tijânî dit : Ceci est sans aucun doute authentique 331. Sa biographie a déjà été donnée p. 197, n° 6 332. Sa biographie a déjà été donnée p. 182, n° 2 333. Mûsâ : un prophète parmi les prophètes d’Allah, des Enfants d’Israël ; Allah l’envoya à Pharaon et à son peuple avec des signes évidents et des miracles que le Coran mentionne en détail en de nombreux endroits 334. Pharaon : titre de tout roi des Coptes ; si on l’emploie absolument, il désigne le Pharaon de Moïse, en raison de sa célébrité et de sa fréquente mention dans le Coran sous ce nom. Son nom, selon les historiens, est Waṣb ibn al-Walîd ibn Rayyân ; il était un géant copte ; il vécut plus de quatre cents ans ; Allah sait mieux 335. Sourate al-Anbiyâ’, 51 336. Sa biographie a déjà été donnée p. 70, n° 1 337. Sa biographie a déjà été donnée p. 63, n° 6 338. Comme al-Kawâshî et d’autres 339. Il est le père des prophètes (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) en raison du grand nombre de prophètes issus de sa descendance, dont notre seigneur Muḥammad (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), selon sa parole : « Je suis l’invocation d’Abraham mon père » 340. Sa biographie a déjà été donnée p. 211, n° 7 341. Il est le fils de notre seigneur Ibrâhîm (que la prière et la paix soient sur eux deux) de son épouse Sarah ; quant à notre seigneur Ismâ‘îl, il est de Hâjar 342. Il y a divergence sur l’identité du sacrifié ; le cheikh as-Suyûṭî s’est arrêté sur cette question dans une épître indépendante, après avoir mentionné des arguments des deux côtés. Mais le plus connu, et même le correct, est que c’est Ismâ‘îl 343. Fils de notre seigneur Ya‘qûb (que la prière et la paix soient sur eux deux) ; il patienta en prison treize ans, et avant cela il patienta face à la ruse de ses frères ; puis Allah l’honora du jugement et de la royauté ; il mourut à cent vingt ans 344. Sourate Yûsuf, 15 345. Sa biographie a déjà été donnée p. 211, n° 7 346. Rapporté par Ibn al-Jawzî dans al-Wafâ’ d’après Abû al-Ḥusayn ibn Usayd, sous forme de tradition interrompue 347. Rapporté par Abû Nu‘aym dans ad-Dalâ’il d’après Shaddâd ibn Aws (qu’Allah soit satisfait de lui) 348. Al-Qaṣaṣ, 14 349. Ibn Jarîr, sa biographie a déjà été donnée p. 182, n° 2 350.
Abdullah ibn Mas'ud ibn Ghafil 351 embrassa l'islam très tôt, émigra lors des deux émigrations 352, assista à Badr et aux batailles suivantes, fut un compagnon assidu du Prophète (que la prière et la paix soient sur lui), et fut le gardien de ses sandales. Il fait partie des compagnons appelés 'Abadila 353. Il fut le premier à réciter le Coran à voix haute à La Mecque. Le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) dit à son sujet : « Que celui qui souhaite lire le Coran frais comme il a été révélé le lise selon la lecture d'Ibn Umm 'Abd 354. » Il mourut en l'an 32 de l'Hégire.
- shāni'uhu : Son ennemi : celui qui le hait.
- al-janāza : Le convoi funèbre : le cortège funéraire.
- khamsa : Cinq : le nombre correct selon la correction d'al-Shamanī.
- 'ashara : Dix : le nombre correct selon certaines copies.
- lum'a : Morceau, parcelle ; peut aussi désigner une tache blanche.
- ghurra : Blancheur du front, éclat.
- labs : Confusion, ambiguïté.
- takhmīn : Estimation, conjecture, dire sans certitude.
- ḥads : Supposition, opinion basée sur la conjecture.
- taṣadd' : Proclamer haut et fort, manifester.
- al-lamḥa : Regard furtif, clin d'œil ; ici, la plus petite quantité de compréhension.
- laḥẓa : Regard, coup d'œil.
- tanwīhuhu : Son exaltation : le fait d'élever sa mention et de le magnifier.
- niṣābuhu : Son rang, sa position.
- al-zimām : La bride, le licou ; ce par quoi on bride. Ici, métaphore pour ce qui ne peut être contenu.
- al-taqallud : Le fait de mettre un collier ; métaphore pour l'engagement, l'obligation.
- karāmāt : Prodige, miracle accordé par Dieu à Ses saints.
- al-Burāq : Monture céleste qui transporta le Prophète lors du Voyage Nocturne ; ainsi nommée pour sa rapidité.
- muflajaman : Mis au mors, avec le mors dans la bouche.
- musarraj : Sellé, avec la selle fixée.
- arfaḍ : Il coula, il s'écoula.
- Abū al-Layth al-Samarqandī : Juriste hanafite et auteur de nombreux ouvrages, mort en 373 H.
- 'alā : Préposition indiquant l'accompagnement, ici traduite par 'malgré'.
- wilāda : Parenté proche, lien de naissance.
- qarāba : Parenté éloignée.
- yu'nittuhum : Leur cause de la peine, les accable.
- 'izzatuhu : Sa difficulté, sa pénibilité.
- al-faraṭ : Celui qui précède pour préparer ; ici, le Prophète comme précurseur pour sa communauté.
- Ibn 'Abbâs : Compagnon du Prophète, cousin et exégète renommé.
- al-mishkât : Niche dans un mur, non traversante, où l'on place une lampe.
- kawkab : Étoile.
- durrî : Lumineux, éclatant comme une perle.
- Tâbi'î : Successeur, musulman de la génération suivant les Compagnons.
- Tâbi'ûn : Pluriel de Tâbi'î.
- iqâma : Second appel à la prière, juste avant celle-ci.
- ya'sihimâ : Pronom duel signifiant 'eux deux', renvoyant à Dieu et Son Messager.
- hanânan : Terme coranique signifiant tendresse, miséricorde, ou lieu de bénédiction.
- les deux cheikhs : Al-Bukhârî et Muslim, auteurs des deux recueils de hadith les plus authentiques.
- al-athara : Honneur, dignité (avec damma) ; chose qu'on s'approprie (avec kasra).
- Ajal : Oui, certes, utilisé pour confirmer.
- al-fazz : Homme rude, de mauvais caractère.
- al-sakhkhâb : Celui qui crie beaucoup, qui élève la voix.
- Hazzan : Mémorisation ou personne qui mémorise bien.
- al-khanâ : Parole obscène, grossière.
- Shi'âruhu : Sa coutume, son habitude constante.
- Damîruhu : Sa conscience, son for intérieur.
- Imâmuhu : Son guide, son modèle.
- fat-ha : Voyelle brève 'a' en arabe.
- al-ʿārif bi-Llāh : Connaisseur d'Allah : terme désignant un saint ou un gnostique ayant une connaissance intime de Dieu.
- nisba : Nisba : suffixe de relation en arabe, indiquant l'origine, la tribu, le lieu, etc.
- al-Shaykhān : Les deux Shaykhs : désigne al-Bukhārī et Muslim, auteurs des deux recueils de hadiths les plus authentiques.
- ḥadīth mawqūf : Hadith suspendu : récit attribué à un Compagnon, ne remontant pas jusqu'au Prophète.
- ḥadīth marfūʿ : Hadith remontant au Prophète : récit attribué directement au Prophète Muhammad.
- alif maqṣūra : Alif maqṣūra : lettre alif écrite sous forme de yā’ sans points, notant un ā long en fin de mot.
- faʿlūt : Faʿlūt : schème morphologique arabe servant à former des noms abstraits ou intensifs.
- tābiʿī : Successeur : musulman de la génération suivant celle des Compagnons, ayant rencontré un Compagnon.
- ḥadīth mursal : Hadith interrompu : récit où un Successeur rapporte directement du Prophète sans mentionner le Compagnon intermédiaire.
- ḥadīth mawṣūl : Hadith complet : récit dont la chaîne de transmission est continue jusqu'au Prophète.
- tashayyuʿ : Shīʿisme : tendance à favoriser ʿAlī et sa famille, parfois considérée comme une déviation par les sunnites.
- al-dhar : Petites fourmis.
- al-aḥmar : Le rouge : désigne les non-Arabes, car le blanc et le rouge prédominent chez eux.
- al-aswad : Le noir : désigne les Arabes, car le brun et le basané prédominent chez eux. On a dit aussi que al-aḥmar et al-aswad désignent les humains et les djinns.
- daraʾtuhu : Je l'ai repoussé.
- tajnīs : Diversification dans le discours, non le tajnīs artificiel (jeu de mots).
- al-hijra : L'émigration, ici celle du Prophète de La Mecque à Médine.
- al-siyar : Pluriel de sīra : les expéditions et voyages du Prophète.
- rakʿa : Unité de prière, ici par métonymie pour la prière elle-même.
- Jâbir : Jâbir ibn 'Abd Allâh al-Ansârî, Compagnon du Prophète.
- mujtahid : Juriste capable d'effort d'interprétation personnelle pour déduire les règles religieuses.
- Al-Muzanî : Juriste shâfi'ite, disciple d'ash-Shâfi'î.
- damma : Signe vocalique arabe correspondant à un 'ou' bref.
- fatḥa : Signe vocalique arabe correspondant à un 'a' bref.
- Al-Ḥarbî : Savant hanbalite de Bagdad.
- yanumm : Verbe signifiant 'se répandre' ou 'exhaler' (un parfum).
- Muḥammad ibn Sa'd : Historien et biographe, auteur des Ṭabaqât al-Kubrâ.
- ḥâfiẓ : Spécialiste du hadith ayant mémorisé un grand nombre de textes et de chaînes de transmission.
- Ṭabaqât : Ouvrage classant les Compagnons et les générations suivantes par catégories.
- Al-Wâqidî : Historien et traditionniste, considéré comme faible par les critiques de hadith.
- al-Mîzân : Ouvrage de critique des transmetteurs de hadith, probablement Mîzân al-I'tidâl d'adh-Dhahabî.
- al-Afrâd : Recueil de hadiths rares ou uniques d'ad-Dâraquṭnî.
- Ash-Shâfi'î : Fondateur de l'école juridique shâfi'ite.
- Muwaṭṭa' : Recueil de hadiths et de jurisprudence de Mâlik ibn Anas.
- Abû Naṣr ibn aṣ-Ṣabbâgh : Juriste shâfi'ite, auteur d'ouvrages de jurisprudence.
- Abû Bakr ibn Sâbiq : Juriste malékite.
- Marâsîl : Hadiths mursal, c'est-à-dire dont la chaîne de transmission est interrompue entre le Tâbi'î et le Prophète.
- Abû Bakr aṣ-Ṣiddîq : Premier calife de l'Islam, beau-père du Prophète.
- Mu'jam al-Awsaṭ : Recueil de hadiths d'at-Ṭabarânî, classé par ordre alphabétique des noms de Compagnons.
- 'Abd Allâh ibn az-Zubayr : Compagnon, fils d'az-Zubayr, calife contesté.
- Ad-Dâraquṭnî : Célèbre traditionniste et critique de hadith.
- Muslim : Auteur du Ṣaḥîḥ Muslim, l'un des six recueils canoniques de hadith.
- ḥuffâẓ : Pluriel de ḥâfiẓ, spécialistes du hadith.
- Ṣaḥîḥ : Recueil de hadiths authentiques.
- Al-Bukhârî : Auteur du Ṣaḥîḥ al-Bukhârî, le recueil de hadith le plus célèbre.
- rak'a : Unité de prière islamique.
- Baraka bint Yasâr : Cliente et servante d'Umm Ḥabîba, épouse du Prophète.
- Baraka (Umm Ayman) : Nourrice du Prophète, affranchie de son père 'Abd Allâh.
- 'Îdân : Pluriel de 'îdâna, grand palmier.
- Ibn Jurayj : Célèbre traditionniste mecquois.
- marfû' : Hadith remontant jusqu'au Prophète.
- Tâbi'ûn : Génération suivant les Compagnons.
- al-ghaṭîṭ : Ronflement ou respiration bruyante.
- les deux Shaykhs : Al-Bukhârî et Muslim.
- mirya : Doute, incertitude.
- thaqûb al-fahm : Pénétration d'esprit, intelligence aiguë.
- Wahb ibn Munabbih : Tâbi'î connu pour sa connaissance des Écritures antérieures.
- mursal : Hadith où le Tâbi'î rapporte directement du Prophète sans mentionner le Compagnon intermédiaire.
- qibla : Direction de la prière vers La Mecque.
- Baqî ibn Makhlad : Savant andalou, traditionniste et juriste.
- Isrâ' : Voyage nocturne du Prophète de La Mecque à Jérusalem.
- 'ifrît : Démon puissant et maléfique.
- maghrib : Prière du coucher du soleil.
- النجاشي : Titre du souverain chrétien d'Abyssinie (Éthiopie) à l'époque du Prophète. Le nom propre est Aṣḥama.
- حديث : Récit rapportant les paroles, actions ou approbations du Prophète Muhammad.
- الشيخان : Surnom donné à al-Bukhārī et Muslim, auteurs des deux recueils de hadiths les plus authentiques.
- الشافعي : Fondateur de l'école juridique shafiite, Muhammad b. Idrīs al-Shāfiʿī (m. 204 H).
- تكبير : Prononciation de la formule Allāhu akbar (Allāh est le plus grand). Dans la prière funéraire, on prononce quatre takbīr.
- الصحيحين : Les deux recueils de hadiths authentiques d'al-Bukhārī et Muslim.
- مرسل : Hadith dont la chaîne de transmission est interrompue entre le Successeur et le Prophète.
- الدلجي : Savant et commentateur, auteur d'ouvrages sur la vie du Prophète.
- جامع العتيبة : Ouvrage de recueil de hadiths ou de jurisprudence, attribué à Mālik b. Anas.
- أحمد بن حنبل : Fondateur de l'école juridique hanbalite, célèbre pour son recueil de hadiths al-Musnad.
- النووي : Savant shafiite, auteur de commentaires sur les recueils de hadiths de Muslim et d'autres.
- الطبراني : Célèbre traditionniste, auteur de trois recueils de hadiths : al-Kabīr, al-Awsat, al-Ṣaghīr.
- الشمائل : Ouvrage d'al-Tirmidhī décrivant les qualités physiques et morales du Prophète.
- الدلائل : Ouvrage d'al-Bayhaqī sur les preuves de la prophétie de Muhammad.
- التقلع : Action de lever les pieds en marchant de manière prononcée, sans ostentation.
- الصبب : Terrain en pente, descente.
- طهفة النهدي : Compagnon, chef de la délégation de la tribu de Nahd auprès du Prophète.
- العليمي : Compagnon du Prophète, connu pour un hadith sur la demande de pluie.
- الأشعث بن قيس : Compagnon, chef de la tribu de Kinda, qui apostasia puis revint à l'islam.
- وائل بن حجر الكندي : Compagnon, roi de Ḥimyar, nommé gouverneur du Hadramawt par le Prophète.
- الأقيال : Pluriel de qayl, titre des princes ou rois au Yémen.
- فراعها : Les hauteurs du terrain.
- وهاطها : Les parties basses et humides du terrain.
- غزازها : Les parties dures et rugueuses du sol.
- علافها : Les pâturages, ce que mange le bétail.
- عفاءها : Les biens sans propriétaire, les terres en friche.
- الدفء : Lait et progéniture des chameaux ; par extension, les bestiaux.
- صرامهم : Leurs palmiers ou leurs fruits, selon le contexte.
- سلموا : Ils se sont soumis, ils ont accepté l'islam.
- الميثاق : Pacte, alliance ; ici, l'islam ou l'engagement religieux.
- الثلب : Chameau très âgé dont les dents sont tombées.
- الناب : Chamelle âgée dont la canine a poussé.
- الفصيل : Jeune chameau sevré.
- الفارض : Chameau ou vache âgé.
- الداجن : Animal domestique qui ne va pas au pâturage.
- الكبش الحواري : Bélier dont la peau sert à faire des nattes ; ou de couleur rouge ou blanche.
- الصالغ : Bovin ou ovin ayant atteint sa sixième année.
- القارح : Cheval ayant atteint sa cinquième année.
- نهد : Tribu yéménite ayant envoyé une délégation au Prophète.
- محضها : Lait pur, non mélangé à de l'eau.
- مخضها : Lait baratté dont on a extrait le beurre.
- مذقها : Lait mélangé à de l'eau.
- الدثر : Grande richesse, biens abondants.
- الثمد : Petite quantité d'eau.
- وضائع : Pluriel de waḍīʿa, fonctions ou taxes.
- تلطط : Tu refuses, tu empêches.
- تلحد : Tu dévies, tu t'écartes de la justice.
- الفريضة : La chamelle âgée ; ici, l'impôt dû sur les biens.
- الفريش : Chamelle qui vient de mettre bas.
- ذو العنان : Le cheval, ainsi nommé parce qu'on le tient par la bride.
- الفلو : Poulain.
- الضبيس : Animal difficile, au caractère dur.
- ودائع : Pluriel de wadīʿ, pacte, engagement.
- سرحكم : Vos bêtes qui paissent librement.
- نعضد : On coupe (les arbres).
- الطلح : Arbre épineux, souvent le mimosa ou l'acacia.
- دركم : Vos bêtes laitières qui paissent.
- الرماق : Hypocrisie, duplicité.
- الرباق : Anse de corde ; métaphore pour la rupture du pacte.
- الربوة : Augmentation de l'impôt à titre de punition.
- العباهلة : Rois du Yémen maintenus dans leur pouvoir.
- الأرواع : Beaux visages, hommes de belle apparence.
- المشابيب : Chefs, notables.
- انتيعة : Quarantaine de moutons.
- مقورة : Relâchement de la peau, flaccidité.
- الألياط : Peaux, cuirs.
- ضناك : Pleine de chair et de graisse.
- أنطوا : Dialecte yéménite : donnez.
- الثبجة : Brebis de taille moyenne.
- السيوب : Trésors enfouis, mines.
- مم : Variante dialectale de min (de).
- اصقعوه : Frappez-le.
- استوفضوه : Exilez-le, chassez-le.
- ضرجوه : Tachez-le de sang, lapidez-le.
- الأضاميم : Pierres, cailloux.
- عمه : Absence de trouble ou d'égarement.
- يترفل : Il devient chef, il exerce l'autorité.
- توصيم : Favoritisme, partialité.
- عطية السعدي : Compagnon de la tribu de Banū Saʿd, connu pour un hadith sur l'indépendance vis-à-vis des gens.
- kâffatan : Adverbe signifiant « tous, en totalité ».
- murqaba : Variante de lecture, signifiant « observée, surveillée ».
- Hunayn : Nom d'une vallée près de La Mecque, lieu d'une bataille en l'an 8 H.
- al-watîs : Littéralement « le four » ; métaphore pour le choc violent de la guerre.
- al-Daylamî : Abû Shujâ‘ al-Daylamî, traditionniste mort en 509 H.
- Shu‘ab al-îmân : Ouvrage d'al-Bayhaqî sur les branches de la foi.
- ḥatfa anfihi : Expression signifiant « mourir de mort naturelle », littéralement « par le nez ».
- al-ḥatf : La perdition, la mort.
- ‘Abd Allâh ibn ‘Utayk : Compagnon, un des Ansâr.
- al-Ṭabarânî : Sulaymân ibn Aḥmad al-Ṭabarânî, célèbre traditionniste mort en 360 H.
- laḥn : Faute de langage, solécisme.
- ‘âriḍa : Douceur, agrément.
- al-jazâla : Qualité d'un style fort et éloquent.
- naṣâ‘a : Pureté, clarté du langage.
- al-rawnaq : Éclat, beauté.
- basharî : Relatif aux humains (bashar).
- faṣl : Séparation, distinction claire.
- nazr : Peu, rare.
- hadhar : Abondant, prolixe.
- al-kharaz : Perles, pierres précieuses enfilées.
- al-jahîr : Voix haute et claire.
- Al-‘Abbâs ibn ‘Abd al-Muṭṭalib : Oncle paternel du Prophète, ancêtre des califes abbassides.
- Dalâ’il al-nubuwwa : Ouvrage d'al-Bayhaqî sur les preuves de la prophétie.
- al-Tirmidhî : Muḥammad ibn ‘Îsâ al-Tirmidhî, auteur du Jâmi‘, mort en 279 H.
- Abû al-Aṣqa‘ al-Laythî : Compagnon, serviteur du Prophète.
- Ṣuffa : Abri attenant à la mosquée de Médine où logeaient les Compagnons pauvres.
- Abû ‘Îsâ al-Tirmidhî : Célèbre traditionniste, auteur du Jâmi‘ al-Ṣaḥîḥ.
- ‘Abd Allâh ibn ‘Umar : Fils du calife ‘Umar, célèbre Compagnon et traditionniste.
- Al-Suddî : Ismâ‘îl ibn ‘Abd al-Raḥmân al-Suddî, exégète et traditionniste mort en 127 H.
- Muḥammad ibn Jarîr al-Ṭabarî : Historien et exégète, auteur du Tafsîr et des Annales.
- Ibn Abî ‘Umar et al-‘Adanî : Deux traditionnistes : ‘Abd al-Raḥmân ibn Abî ‘Umar et Muḥammad ibn Yaḥyâ al-‘Adanî.
- Khatârat al-nafs : Lourdeur de l'âme, manque d'enthousiasme.
- al-fusûla : Paresse, médiocrité.
- Al-Miqdâm ibn Ma‘dîkarib : Compagnon, connu pour sa bravoure.
- Sufyân al-Thawrî : Grand imam, ascète et traditionniste.
- Abû Ya‘lâ : Aḥmad ibn ‘Alî al-Mawṣilî, traditionniste mort en 307 H.
- al-Nasâ’î : Aḥmad ibn Shu‘ayb al-Nasâ’î, auteur des Sunan.
- Ibn Ḥibbân : Muḥammad ibn Ḥibbân al-Bustî, traditionniste mort en 354 H.
- Al-Daljî : Savant, auteur d'ouvrages sur les hadiths.
- Barîra bint Ṣafwân : Affranchie de ‘Â’isha, célèbre pour son histoire avec son mari.
- ‘Abd al-Malik ibn Marwân : Calife omeyyade (r. 65-86 H).
- les deux Cheikhs : Al-Bukhârî et Muslim.
- al-burma : Marmite en pierre ou en terre cuite.
- Luqmân ibn ‘Anqâ’ : Sage mentionné dans le Coran, considéré comme non-prophète.
- Abû Sa‘îd al-Tanûkhî : Juriste mâlikite, auteur de la Mudawwana.
- al-Mudawwana : Recueil de jurisprudence mâlikite.
- al-taqa‘‘ud : Action de s'asseoir fermement.
- qu‘ûd : Position assise.
- al-Bazzâr : Aḥmad ibn ‘Amr al-Bazzâr, traditionniste mort en 292 H.
- Abû Bakr al-Shâfi‘î : Muḥammad ibn ‘Abd Allâh al-Shâfi‘î, traditionniste mort en 354 H.
- Ibn Sa‘d : Muḥammad ibn Sa‘d, auteur des Ṭabaqât.
- Ibn Abî Shayba : ‘Abd Allâh ibn Muḥammad, auteur du Muṣannaf.
- Ibn ‘Adî : ‘Abd Allâh ibn ‘Adî al-Jurjânî, traditionniste mort en 365 H.
- Ibn Mardawayh : Aḥmad ibn Mûsâ, exégète mort en 410 H.
- Sufyân ibn ‘Uyayna : Grand traditionniste mecquois, mort en 198 H.
- Al-Ḥasan ibn ‘Alî : Petit-fils du Prophète, deuxième imam chiite.
- al-Baqî‘ : Cimetière de Médine.
- Yaḥyâ ibn Zakariyyâ : Jean-Baptiste, prophète mentionné dans le Coran.
- ‘Îsâ ibn Maryam : Jésus, fils de Marie, prophète et Messie.
- Hayyûbâ : Mot d'origine non arabe, signifiant « peureux, lâche ».
- Ḥudhdhâq : Pluriel de ḥâdhiq, « compétent, expert ».
- ḥâdhiq : Compétent, habile.
- al-Ḥâkim : Muḥammad ibn ‘Abd Allâh al-Ḥâkim al-Naysâbûrî, auteur du Mustadrak.
- Ibn Khuzayma : Muḥammad ibn Isḥâq ibn Khuzayma, traditionniste mort en 311 H.
- Qatâda : Qatâda ibn Di‘âma al-Sadûsî, célèbre successeur et exégète.
- Mu‘âdh ibn Hishâm : Traditionniste, fils de Hishâm al-Dastuwâ’î.
- Abû ‘Abd al-Raḥmân al-Nasâ’î : Auteur des Sunan, mort en 303 H.
- Abû Dâwûd : Sulaymân ibn al-Ash‘ath, auteur des Sunan, mort en 275 H.
- Abû Râfi‘ : Affranchi du Prophète, nommé Ibrâhîm, Aslam ou Thâbit.
- Tâwûs : Surnom de ‘Abd ar-Rahmân ibn Kaysân al-Yamânî, savant et récitant, mort en 106 H.
- Celui qui l’a rapporté : Référence à un transmetteur déjà mentionné.
- Safwân ibn Sulaym : Successeur, imam et adorateur, mort en 132 H.
- Salmâ : Servante du Prophète, épouse d’Abû Râfi‘, informa Ḥamza des insultes d’Abû Jahl.
- Hadith authentique : Rapporté par Abû Dâwûd, jugé authentique par as-Suyûṭî.
- Sulaymân ibn Dâwûd : Prophète, connu pour ses miracles comme le tapis du vent et l’assujettissement des djinns.
- Les deux Cheikhs : Al-Bukhârî et Muslim.
- Doute du rapporteur : Variantes sur le nombre de femmes : soixante, quatre-vingt-dix, ou soixante-dix.
- Sa biographie : Référence à une biographie antérieure.
- Tradition suspendue : Rapporté par Ibn Jarîr sous forme de tradition suspendue (mawqûf).
- Sa biographie : Référence à une biographie antérieure.
- Al-Ḥâkim : Rapporté par al-Ḥâkim d’après Muḥammad ibn Ka‘b.
- Dâwûd : Prophète, tua Goliath, Allah lui rendit le fer malléable.
- Al-Mustadrak : Ouvrage d’al-Ḥâkim, biographie de ‘Îsâ.
- Sourate Ṣâd : Sourate 38, verset 23.
- Sa biographie : Référence à une biographie antérieure.
- Aṭ-Ṭabarânî : Rapporté dans al-Awsaṭ avec une bonne chaîne.
- Sa biographie : Référence à une biographie antérieure.
- Sourate Âl ‘Imrân : Sourate 3, verset 45.
- Hadiths : Exemples de hadiths sur l’humilité et la discrétion.
- Obscurité : Le fait de détester la célébrité.
- Éléphants : Fille de Muḥriz al-‘Anbariyya.
- Son hadith : Mentionné dans les Shamâ’il et les Sunan, rapporté par Ibn Sa‘d.
- Ajout d’Ibn Sa‘d : Ajout dans la version d’Ibn Sa‘d.
- ‘Uqba ibn ‘Amr : Compagnon, participa à Badr selon al-Bukhârî, mort en 40 H.
- Al-Bayhaqî : Rapporté sous forme de tradition interrompue, jugé conservé.
- Longueur : Non mentionné en entier à cause de sa longueur.
- Élévation de rang : Augmentation ou manifestation de son rang.
- Hadith d’al-Bukhârî : Référence à un hadith d’al-Bukhârî.
- Jaddada as-salâma : Les voies du salut.
- Hûwa : Abîme entre deux montagnes.
- Malî’ : Digne de confiance, compétent.
- Hâdathu : Elle lui envoya des cadeaux.
- Les deux Cheikhs : Al-Bukhârî et Muslim.
- Version : Variante : « pour ma religion ».
- Ibn Sa‘d : Rapporté d’après ‘Â’isha.
- Abû ash-Shaḥm : Juif chez qui le Prophète avait une dette.
- Shamla : Vêtement d’enveloppement.
- Dayâbîj : Pluriel de dîbâj, vêtement orné.
- Mukhawwaṣa : Tissé.
- Sourate al-Qalam : Sourate 68, verset 4.
- Sa biographie : Référence à une biographie antérieure.
- Dalâ’il an-nubuwwa : Ouvrage d’al-Bayhaqî.
- Aḥmad et al-Bazzâr : Rapporté par Aḥmad, al-Bazzâr, Mâlik et al-Baghawî.
- Les deux Cheikhs : Al-Bukhârî et Muslim.
- Sa biographie : Référence à une biographie antérieure.
- Sa biographie : Référence à une biographie antérieure.
- Abû ‘Ubayd : Rapporté dans al-Gharîb.
- Sa biographie : Référence à une biographie antérieure.
- Messager d’Allah aux Enfants d’Israël : Moïse, mentionné dans le Coran.
- Sa biographie : Référence à une biographie antérieure.
- Sa biographie : Référence à une biographie antérieure.
- Sa biographie : Référence à une biographie antérieure.
- Ma‘mar ibn Râshid : Savant du Yémen, mort en 153 H.
- Chaîne faible : Rapporté par Aḥmad, Ibn Abî Ḥâtim, ad-Daylamî et al-Ḥâkim avec une chaîne faible.
- Sourate Âl ‘Imrân : Sourate 3, verset 3.
- Sourate Maryam : Sourate 19, verset 12.
- Sa biographie : Référence à une biographie antérieure.
- Sa biographie : Référence à une biographie antérieure.
- Tafsîr de aṭ-Ṭabarî : Ouvrage de Muḥammad ibn Jarîr aṭ-Ṭabarî.
- Sa biographie : Référence à une biographie antérieure.
- Maryam : Mère de ‘Îsâ, femme pieuse, adorée par les chrétiens.
- Sa biographie : Référence à une biographie antérieure.
- Sourate Maryam : Sourate 19, verset 24.
- Lectures : Ibn Kathîr, Abû ‘Amr, Ibn ‘Âmir, Abû Bakr.
- Sourate Maryam : Sourate 19, verset 24.
- Exégètes : Ubayy ibn Ka‘b, Sa‘îd ibn Jubayr, al-Ḥasan, Mujâhid.
- Sa biographie : Référence à une biographie antérieure.
- Sourate Maryam : Sourate 19, verset 30.
- Sourate al-Anbiyâ’ : Sourate 21, verset 79.
- Lapidée : Histoire d’une femme injustement accusée, rapportée par Ibn ‘Asâkir.
- Affaire des deux femmes : Histoire du jugement de Sulaymân, rapportée par al-Bukhârî et Muslim.
- Sa biographie : Référence à une biographie antérieure.
- Sa biographie : Référence à une biographie antérieure.
- Mûsâ : Prophète envoyé à Pharaon.
- Pharaon : Titre des rois coptes, nommé Waṣb ibn al-Walîd ibn Rayyân.
- Sourate al-Anbiyâ’ : Sourate 21, verset 51.
- Sa biographie : Référence à une biographie antérieure.
- Sa biographie : Référence à une biographie antérieure.
- Al-Kawâshî : Exégète, auteur d’un tafsîr.
- Père des prophètes : Abraham, ancêtre de nombreux prophètes.
- Sa biographie : Référence à une biographie antérieure.
- Fils d’Abraham : Isaac, fils de Sarah ; Ismaël, fils de Hâjar.
- Sacrifié : Divergence sur l’identité du fils sacrifié ; le plus correct est Ismaël.
- Joseph : Fils de Jacob, patient en prison, honoré de la royauté.
- Sourate Yûsuf : Sourate 12, verset 15.
- Sa biographie : Référence à une biographie antérieure.
- Ibn al-Jawzî : Rapporté dans al-Wafâ’ sous forme de tradition interrompue.
- Abû Nu‘aym : Rapporté dans ad-Dalâ’il d’après Shaddâd ibn Aws.
- Al-Qaṣaṣ : Sourate 28, verset 14.
- Ibn Jarîr : Référence à une biographie antérieure.
- Abdullah ibn Mas'ud ibn Ghafil : Compagnon éminent du Prophète, connu pour sa science du Coran et sa piété.
- al-hijratayn : Les deux émigrations : la première vers l'Abyssinie et la seconde vers Médine.
- al-'Abadila : Surnom donné à quatre compagnons nommés Abdullah, réputés pour leur science : Ibn Mas'ud, Ibn 'Umar, Ibn 'Abbas et Ibn al-Zubayr.
- Ibn Umm 'Abd : Surnom d'Abdullah ibn Mas'ud, signifiant 'fils de la servante d'Abd', faisant référence à sa mère.
Les notes et commentaires
Al-Hasan al-Basri, sa biographie a déjà été présentée à la page 60, numéro 8. Sa'd ibn Abi Waqqas : c'est Sa'd ibn Malik ibn Uhayb ibn Abd Manaf, l'un des dix [compagnons promis au Paradis] et le dernier d'entre eux à mourir. Il fut le premier à tirer une flèche dans le sentier d'Allah. Il faisait partie des six membres du conseil de la shura 1. Il mourut à al-Aqiq, fut transporté à Médine et on pria sur lui dans la mosquée, en l'an 55 de l'Hégire. Comme dans l'introduction de Kamil ibn 'Adi, et dans le Musannaf d'Ibn Abi Shayba d'après Abu Umama. C'est un hadith authentique rapporté par Ahmad dans son Musnad, al-Bayhaqi dans Shu'ab al-Iman, et Ibn Abi al-Dunya dans al-Samt d'après Sa'd, sous forme marfu' 2 et mawquf 3. Al-Daraqutni a dit dans al-'Ilal : la version mawquf est plus probable. Sa biographie a déjà été présentée à la page 113, numéro 4. Ce qu'ont rapporté Ibn Jarir, Ibn Abi Hatim et Sa'id ibn Mansur d'après lui sous forme mawquf. Dans la copie « al-Nafisa », et peut-être que la première est une altération. L'expression : ta'bir al-ru'ya 4. Sourate al-Nisa' 5, verset 13. « ... et détourne-toi des ignorants » Sourate al-A'raf, verset 199. Comme dans le Tafsir d'Ibn Jarir, d'Ibn Abi Hatim, d'Abu al-Shaykh dans Makarim al-Akhlaq, et d'Ibn Abi al-Dunya sous forme mursal 6, et Ibn Mardawayh l'a rapporté sous forme mawsul 7. « ... car cela fait partie des résolutions fermes » Sourate Luqman, verset 17. Sourate al-Ahqaf, verset 35. « ... N'aimez-vous pas qu'Allah vous pardonne ? Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux » Sourate al-Nur, verset 22. Sourate al-Shura, verset 43. Sa biographie a déjà été présentée à la page 146, numéro 5. Comme l'ont rapporté les deux shaykhs 8 et Abu Dawud également d'après elle... comme l'a rapporté l'auteur par la voie de Malik dans al-Muwatta'. Le hadith a été rapporté par al-Bayhaqi dans Shu'ab al-Iman sous forme mursal, et la fin a été rapportée sous forme mawsul, à savoir sa parole : « Ô Allah, guide mon peuple... » dans le Sahih, comme un récit d'un prophète que son peuple a frappé. Al-Dalji a dit : il n'est pas connu. De même, al-Suyuti a dit : cela n'est pas connu de 'Umar dans aucun livre de hadith. Sa biographie a déjà été présentée à la page 13, numéro 4. Sourate Nuh, verset 26. Le munaafiq 9 : c'est Dhu al-Huwaysira, Harqus ibn Zuhayr al-Tamimi, tué parmi les kharijites 10 le jour d'al-Nahrawan par 'Ali, qu'Allah honore son visage. Rapporté par Muslim d'après Jabir, qu'Allah les agrée tous deux. De même dans le Sahih d'al-Bukhari. Et al-Bayhaqi l'a rapporté, c'est un hadith authentique. Il y a des différences dans ses formulations, mais le sens est le même. Et dans Muslim : « Ne suis-je pas le plus digne des habitants de la terre d'obéir à Allah, Puissant et Majestueux ?! » Et le Prophète, paix et salut sur lui, se fâcha jusqu'à ce que ses joues deviennent rouges. Khabata... al-Nawawi l'a rapporté dans son commentaire de Muslim avec les deux voyelles [dam et fath]. L'histoire est rapportée dans la Sira d'Ibn Hisham avec une version quelque peu différente de celle mentionnée ici. Voir la Sira, vol. 3, p. 216, édition d'al-Saqa et ses collègues. Et elle est rapportée dans certaines Sira de manière proche de ce qui est mentionné ici, mais sous le nom de Da'thur au lieu de Ghawrath. Selon ce qu'a rapporté al-Bayhaqi. C'est Dhat al-Riqa', la quatrième année de l'Hégire. Et certains disent : de la qaylula 11, c'est-à-dire dormant pendant la journée. C'est 'Umar ibn al-Khattab, qu'Allah l'agrée, comme dans le Sahih d'al-Bukhari. Ou Khalid ibn al-Walid. Ou les deux, comme dans Muslim. Et les deux shaykhs l'ont rapporté sans la chute de l'épée, ni la parole du Prophète, paix et salut sur lui : « Qui te protège de moi ? », ni la réponse de Ghawrath. C'est Zaynab bint al-Harith ibn Salam. Selon ce qu'ont rapporté les deux shaykhs... Et il aurait fallu placer la phrase « selon la version correcte de la narration » après le mot « pardon », car l'authenticité de la narration concerne son pardon, non son aveu. C'est un homme des Banu Zurayq, une branche des Ansar 12... Et dans les deux Sahih, que Lubayd était juif, et on dit qu'il était munaafiq. Et il viendra de l'auteur qu'il a jugé qu'il était musulman. Rapporté par Ahmad, al-Nasa'i et al-Bayhaqi dans ses Dala'il. Selon ce qu'ont rapporté les deux shaykhs. 'Abdullah ibn Ubayy, un Khazraji, qui espérait être le chef des Ansar avant l'Hégire du Prophète. Ibn 'Abbas a dit : les munaafiqun 13 parmi les hommes étaient trois cents, et parmi les femmes cent soixante-dix. À al-Muraysi', une source d'eau des Banu al-Mustaliq. Ce hadith a été rapporté par les deux shaykhs. Et al-Tabarani a rapporté : le fils de 'Abdullah fut présenté au Messager d'Allah, paix et salut sur lui, pour tuer son père, mais le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, l'en empêcha. Sa biographie a déjà été présentée à la page 47, numéro 1. Jusqu'ici, les deux shaykhs l'ont rapporté. Et al-Bayhaqi l'a rapporté dans al-Adab avec la formulation de l'auteur d'après le hadith d'Abu Hurayra, qu'Allah l'agrée. Sa biographie a déjà été présentée à la page 146, numéro 5. Rapporté par les deux shaykhs. Ce hadith a été rapporté par Ahmad et al-Tabarani avec une chaîne de transmission authentique, et ils n'ont pas nommé l'homme. C'est un long hadith rapporté par al-Bayhaqi en détail d'après Ibn Salam, et Ibn Hibban, al-Tabarani et Abu Nu'aym l'ont rapporté sous forme mawsul d'après 'Abdullah ibn Salam également, et sa chaîne de transmission est authentique comme l'a dit al-Suyuti. C'est un savant parmi les savants juifs. Et dans al-Tahdhib : c'est un compagnon parmi les savants juifs qui ont embrassé l'islam, et il était parmi les plus riches et les plus savants d'entre eux. Son islam fut bon, il assista aux batailles et mourut au retour du Prophète, paix et salut sur lui, de Tabuk. Sa biographie a déjà été présentée à la page 113, numéro 6. Sa biographie a déjà été présentée à la page 113, numéro 6. Khadra'uhum : leur rassemblement et leur foule. Il dit cela le jour de la conquête de La Mecque, tenant les montants de la porte de la Ka'ba, selon ce qu'ont rapporté Ibn Sa'd, al-Nasa'i et Ibn Zanjawayh. « ... Aujourd'hui, Allah vous pardonne, et Il est le Plus Miséricordieux des miséricordieux » Sourate Yusuf, verset 92. Comme l'ont rapporté Muslim, Abu Dawud, al-Tirmidhi et al-Nasa'i. Sa biographie a déjà été présentée à la page 47, numéro 1. La partie la plus proche de La Mecque, à environ trois ou quatre miles de celle-ci, sur la route de Médine et du Sham. Elle est ainsi nommée parce qu'à proximité se trouve une montagne appelée « Na'im » à sa droite, et une autre appelée « Na'im » à sa gauche, et la vallée est « Nu'man ». « ... et vos mains loin d'eux, dans le creux de La Mecque, après vous avoir donné la victoire sur eux » Sourate al-Fath, verset 24. Abu Sufyan, Sakhr ibn Harb ibn Umayya ibn Abd Shams ibn Abd Manaf. Il embrassa l'islam le jour de la conquête de La Mecque et assista avec le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, à Hunayn. Il lui donna de son butin cent quarante uqiyas 14 que Bilal pesa pour lui. Il était le chef de La Mecque et son dirigeant, et le chef de Quraysh après Abu Jahl. Il vécut, qu'Allah l'agrée, jusqu'à l'an 31 de l'Hégire, où il mourut et fut enterré à al-Baqi'. Le hadith complet est mentionné dans les Sira. Al-Tabarani et al-Bayhaqi l'ont rapporté d'après Ibn 'Abbas avec une chaîne de transmission authentique. Al-shakasa : le mauvais caractère. Il surpassa les prophètes en caractère et en création, et ils ne l'égalèrent ni en science ni en générosité. Muslim est le seul à avoir rapporté d'Ibn al-Munkadir. Al-Bukhari l'a rapporté d'après Jabir et Abu al-Munkadir : Muhammad ibn al-Munkadir ibn 'Abdullah al-Taymi, le mémorisateur, d'après son père, d'après 'A'isha et Abu Hurayra, qu'Allah les agrée tous deux. Les auteurs des six recueils ont rapporté de lui. Sa biographie a déjà été présentée à la page 154, numéro 1. Rapporté par al-Bukhari dans al-Adab et Muslim dans ses Fada'il, paix et salut sur lui. Et al-Tirmidhi dans ses Shama'il. Sa biographie a déjà été présentée à la page 47, numéro 1. Et Muslim a rapporté le hadith d'Anas. C'est Suhayl ibn Sa'd al-Sa'idi, l'un des célèbres compagnons. On dit que son nom était « Hazn », mais le Prophète, paix et salut sur lui, le changea. Al-Zuhri a dit : le Prophète, paix et salut sur lui, mourut alors qu'il avait quinze ans. Il fut le dernier compagnon à mourir à Médine, en l'an 91 de l'Hégire. Al-Darimi et al-Tayalisi ont rapporté le hadith de Sahl. Comme l'ont rapporté les deux shaykhs d'après lui. Sa biographie a déjà été présentée à la page 52, numéro 6. Comme l'a rapporté Muslim. Sa biographie a déjà été présentée à la page 47, numéro 1. C'est Safwan ibn Umayya al-Jumahi al-Qurashi. Comme Abu Sufyan, son fils Mu'awiya, Yazid, et avec cent, chacun une uqiya... Et comme Hakim ibn Hizam et al-Harith ibn Hisham. Comme l'a rapporté Muslim. Et Safwan ibn Umayya al-Jumahi al-Qurashi, son surnom est Abu Wahb. Il embrassa l'islam le jour de la conquête. Il assista à Hunayn et à Ta'if en tant que polythéiste. Lorsque le Prophète, paix et salut sur lui, lui donna ce qu'il lui donna, il dit : « J'atteste par Allah que seule une âme de prophète peut être satisfaite par cela. » Il embrassa donc l'islam. Les auteurs des six recueils ont rapporté de lui. Il mourut sous le califat de notre maître Mu'awiya à La Mecque en l'an 42 de l'Hégire. C'est Waraqa ibn Nawfal ibn Asad ibn 'Abd al-'Uzza, l'un des plus intelligents et des plus savants de son temps, un poète éloquent. Il se convertit au judaïsme puis au christianisme, et devint moine. Il crut en sa prophétie, paix et salut sur lui, mais il n'atteignit pas l'époque de la mission. C'est pourquoi la plupart [des savants] considèrent qu'il est un compagnon. Le Prophète, paix et salut sur lui, le vit en rêve au Paradis. Ceci fait partie d'un hadith authentique rapporté par les deux shaykhs. Mais al-Suyuti, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit dans son Takhrij : celui qui a dit cela au Prophète, paix et salut sur lui, était en fait Khadija, qu'Allah l'agrée. Et ce qui est dans le Sahih d'al-Bukhari et autres est que c'est une parole de Khadija. Une tribu habitant la région de Hunayn. Sa biographie a déjà été présentée à la page 181, numéro 1. Comme l'a rapporté al-Bukhari d'après Anas sous forme ta'liq 15. Selon ce qu'a rapporté Abu al-Hasan ibn al-Dahhak dans ses Shama'il d'après al-Hasan sous forme mursal. Comme l'a rapporté al-Tirmidhi dans ses Shama'il, et al-Halabi a dit : cet homme, je ne le connais pas. Sa biographie a déjà été présentée à la page 113, numéro 4. C'est Bilal, mais il fait partie des Muhajirun 16. Et on peut concilier en disant que tous deux lui ont dit : « Tu le vois, quand tu viens à lui, rayonnant... comme si tu lui donnais ce que tu lui demandes. » Dans le livre al-Shama'il. Sa biographie a déjà été présentée à la page 181, numéro 4. Al-Tirmidhi l'a également mentionné dans ses Shama'il, et al-Tabarani et Ahmad l'ont rapporté d'après al-Rubayyi' bint Mu'awwidh, et sa chaîne de transmission est bonne. C'est Mu'awwidh ibn al-Harith al-Ansari. Il aida son frère à tuer l'ennemi d'Allah, Abu Jahl, et fut martyrisé lors de la même bataille de Badr. Zaghab : petites plumes. Selon ce qu'a rapporté al-Tirmidhi. Sa biographie a déjà été présentée à la page 47, numéro 1. Ce hadith n'est pas connu de qui il a été rapporté. Et Abu Hurayra, sa biographie a déjà été présentée à la page 31, numéro 5. Al-kuma : pluriel de kumiyy, qui est le brave guerrier couvert par son armure et se cachant dans son bouclier.
Abou Ishaq 'Amr ibn 'Abd Allah al-Sabi'i al-Hamadani al-Koufi, un éminent successeur 17, l'une des sommités du hadith ; il l'a reçu de plusieurs Compagnons et successeurs. Il était jeûneur, veilleur de prières nocturnes, combattant. Les auteurs des Six Recueils 18 ont rapporté de lui ; sa biographie se trouve dans al-Mizan 19. Il est mort en 127 H. Sa biographie a déjà été donnée p. 146, n° 4. Ce hadith a été rapporté par al-Boukhari dans le Livre du Jihad, par Mouslim dans le Livre des Expéditions, et par an-Nasa'i dans le Livre des Conduites militaires. Sa biographie a déjà été donnée p. 229, n° 1. Autre que al-Bara'. Sa biographie a déjà été donnée p. 158, n° 2. Sa biographie a déjà été donnée p. 181, n° 1. Comme dans le hadith d'Ibn Abi Hala. Comme l'a rapporté ad-Darimi. Sa biographie a déjà été donnée p. 182, n° 1. Comme l'ont rapporté Ahmad, an-Nasa'i, at-Tabarani et al-Bayhaqi ; Mouslim en a rapporté une partie. Sa biographie a déjà été donnée p. 54, n° 4. Comme dans le hadith des deux Cheikhs 20. Sa biographie a déjà été donnée p. 47, n° 1. Il s'agit de Zayd ibn Sahl ibn al-Aswad ibn Haram al-Ansari al-Khazraji ; il était parmi les vertueux Compagnons, et il est l'époux d'Oumm Soulaym. Il tirait des flèches devant le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) à Ouhoud. Il est mort en 50 H. Comme l'a rapporté Abou ach-Cheikh dans al-Akhlaq. 'Imran ibn Husayn ibn 'Ubayd al-Khuza'i, surnommé Abou 'Ubayd ; il embrassa l'Islam l'année de Khaybar, participa à plusieurs expéditions, et était le porte-étendard de Khuza'a. Il était parmi les vertueux et les jurisconsultes parmi les Compagnons. Il est mort en 52 H. Selon ce qu'ont rapporté Ibn Sa'd, al-Bayhaqi et 'Abd ar-Razzaq sous forme de hadith mursal 21, et al-Waqidi sous forme de hadith mawsoul 22. Ubayy ibn Khalaf : parmi ceux qui ont persécuté le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) à La Mecque ; c'est lui qui a excité 'Uqba ibn Abi Mu'ayt jusqu'à ce qu'il crache au visage du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), et alors fut révélé : « Le jour où l'injuste se mordra les... » Une mesure connue à Médine, équivalant à seize ratls 23. Al-Harith ibn as-Simma ibn 'Amr ibn 'Atik ; Ibn Ishaq le mentionne parmi les combattants de Badr de la tribu de 'Amir ibn Malik ibn an-Najjar. Il fut tué en martyr, que Dieu l'agrée, avec ceux que l'Envoyé de Dieu (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) envoya avec 'Amir ibn Malik ibn Ja'far, le Joueur de lances, le jour de Bi'r Ma'una, et 'Amir les trahit au début de la quatrième année de l'Hégire. Al-Chi'ra' 24 : une mouche rouge ou bleue qui se pose sur l'animal et le tourmente. Tada'da'a 25 : a roulé. Sarif 26 : un lieu à six miles de La Mecque où eut lieu le mariage de Maymouna, épouse du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), lors de la 'Umra al-Qada' 27. « Et Allah n'a pas honte de la vérité. » (Coran 33:53) Comme l'a rapporté Abou Dawoud. Sa biographie a déjà été donnée p. 63, n° 1. Comme dans les deux Sahih 28 ; at-Tirmidhi l'a rapporté dans ach-Chama'il 29 et Ibn Maja dans az-Zuhd 30. Sa biographie a déjà été donnée p. 146, n° 5. Comme l'a rapporté Abou Dawoud. Sa biographie a déjà été donnée p. 47, n° 1. Comme l'a rapporté at-Tirmidhi. Sa biographie a déjà été donnée p. 73, n° 3. Sa biographie a déjà été donnée p. 72, n° 3. C'est-à-dire d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) concernant les vivants ; al-'Iraqi a dit : je n'ai pas trouvé qu'il soit rapporté concernant les morts. As-Souyouti a dit : le hadith selon lequel il utilisait des euphémismes pour ce qui l'obligeait à parler est connu de ses états et de ses paroles dans les hadiths célèbres. Rapporté par at-Tirmidhi dans ach-Chama'il. Sa biographie a déjà été donnée p. 146, n° 5. Dans le hadith authentique rapporté par at-Tirmidhi dans ses Chama'il. Sa biographie a déjà été donnée p. 54, n° 4. 'Urayka 31 : nature. Qays ibn Sa'd ibn 'Ubada Abou 'Abd Allah al-Khazraji ; il était chef de la police 32 pour le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ; il était corpulent, d'une taille excessive, noble, beau, généreux, un maître, doué de discernement et de ruse. Il est mort à Médine à la fin du califat de Mu'awiya. Le hadith a été rapporté par Abou Dawoud dans al-Adab 33 et par an-Nasa'i dans al-Yawm wa al-Layla 34. Comme dans les Chama'il d'at-Tirmidhi d'après le hadith de Hind ibn Abi Hala. Sa biographie a déjà été donnée p. 146, n° 4. Sourate Al 'Imran, verset 159. « ... alors voilà que celui qui était ton ennemi devient comme un ami proche. » (Coran 41:34) Selon ce qu'a rapporté Ibn Sa'd sous forme de hadith mursal. Selon ce qu'a rapporté al-Boukhari. Al-Kura' 35 : au pluriel, pour les bovins et les ovins, c'est le bas de la jambe. Rapporté par les deux Cheikhs. Sa biographie a déjà été donnée p. 47, n° 1. Dans une version de Mouslim : neuf ans. Comme l'a rapporté Abou Nou'aym dans Dala'il an-Nubuwwa 36 avec une chaîne faible. Sa biographie a déjà été donnée p. 146, n° 5. Rapporté par les deux Cheikhs. Jarir ibn 'Abd Allah al-Bajali, chef de son peuple ; il vint trouver le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) en l'an 10 de l'Hégire ; le Prophète dit à son sujet : « Il vous vient le meilleur des gens du Yémen. » Il était beau, au point que notre seigneur 'Umar dit de lui qu'il était le Joseph de cette communauté. Il eut un grand rôle dans la conquête d'al-Qadisiyya, puis s'installa dans la région de Koufa. Il mourut en 51 H. Comme l'a rapporté at-Tirmidhi dans le chapitre de sa plaisanterie (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Il répondait à l'invitation de l'esclave. Rapporté par al-Bazzar d'après Jabir, et par at-Tirmidhi et Ibn Maja d'après Anas (que Dieu les agrée). Ceci est connu et authentique dans l'histoire de ceux qui restèrent en arrière lors de l'expédition de Tabouk. Rapporté par Abou Dawoud, at-Tirmidhi et al-Bayhaqi d'après lui ; et par al-Bazzar d'après Abou Hourayra et Ibn 'Umar (que Dieu les agrée). Sa biographie a déjà été donnée p. 47, n° 1. Selon ce qui est dans le hadith d'Ibn Abi Hala ; et Abou Dawoud a rapporté d'après Abou Dhar quelque chose de similaire. Comme l'a rapporté ad-Daraqutni dans Gharib Malik 37 et l'a jugé faible. Al-'Iraqi n'en a pas trouvé de source... Et dans le Sahih : « Je me lève pour la prière, voulant l'allonger, puis j'entends les pleurs d'un enfant, alors j'allège ma prière par crainte de lui causer de la peine... » Si l'auteur l'avait rapporté, cela aurait été plus clair. Selon ce qu'ont rapporté Ahmad et at-Tirmidhi avec une chaîne bonne dans al-Manqib 38 du Jami' 39, et cela se trouve aussi dans ach-Chama'il. 'Abd Allah ibn al-Harith az-Zubayri ; il s'installa en Égypte et fut le dernier des Compagnons à y mourir, dans une localité appelée Souft, en 85 H. Rapporté par Mouslim. Sa biographie a déjà été donnée p. 47, n° 6. Peut-être que l'ajout « voulant par là la bénédiction » est une interpolation de l'auteur, car al-Baghawi (que Dieu lui fasse miséricorde) l'a rapporté dans ses Masabih 40 sans cet ajout. Coran 10:128. Coran 21:157. Sa biographie a déjà été donnée p. 119, n° 4. Il s'agit de Muhammad ibn Mouslim ibn 'Ubayd Allah ibn 'Abd Allah ibn Shihab az-Zuhri, jurisconsulte et traditionniste, l'une des sommités des successeurs ; il a vu dix Compagnons. 'Umar ibn 'Abd al-'Aziz écrivit aux provinces : « Attachez-vous à Ibn Shihab, car vous ne trouverez personne plus savant que lui dans la Sunna passée. » Il mourut en 124 H. Sa biographie a déjà été donnée p. 232, n° 5. Sa biographie a déjà été donnée p. 251, n° 4. Sa'id ibn al-Mousayyab (avec un yâ' redoublé et une kasra), l'imam des successeurs et leur maître ; il allia la jurisprudence, le hadith, l'adoration et la piété. On rapporte de lui qu'il fit la prière du matin avec les ablutions de la prière de la nuit pendant cinquante ans, et qu'il dit : « La première takbira 41 ne m'a jamais échappé, et je n'ai jamais regardé la nuque d'un homme dans la prière depuis cinquante ans. » Il naquit deux ans après le début du califat de 'Umar et mourut à Médine en 91 H. Sa biographie a déjà été donnée p. 232, n° 5. Rapporté par al-Bazzar d'après Abou Hourayra (que Dieu l'agrée) avec une chaîne faible. De même par Ibn Hibban et d'autres. Il est rapporté par la voie d'Abou Dawoud et d'at-Tirmidhi d'après Ibn Mas'oud (que Dieu l'agrée). Comme l'ont rapporté les deux Cheikhs. Et dans Mouslim : « à chaque prière ». Ce hadith a été rapporté par les auteurs des Six Recueils. Peut-être visait-il le hadith des deux Cheikhs sur la prière nocturne : « Prenez des œuvres ce que vous pouvez supporter. Quand l'un de vous somnole pendant qu'il prie, qu'il dorme jusqu'à ce que le sommeil le quitte, car si l'un de vous prie alors qu'il est somnolent, il ne sait pas : peut-être veut-il demander pardon à Dieu et s'injurie lui-même... » Ou ce qu'ils ont rapporté du hadith de 'Abd Allah ibn 'Amr ibn al-'As où il dit : « Quant à moi, je dors, je me lève et je prie... » et son interdiction de la prière nocturne. Comme l'ont rapporté les deux Cheikhs. Rapporté par Abou Dawoud et at-Tirmidhi, et ce dernier l'a jugé authentique. Rapporté par les deux Cheikhs d'après Anas (que Dieu l'agrée). Rapporté par les deux Cheikhs d'après Abou Hourayra (que Dieu l'agrée). Ce hadith a été rapporté par d'autres voies. Rapporté par les deux Cheikhs et les auteurs des Six Recueils. Le hadith est mursal, mais il ne peut être dit par simple opinion, donc il a le statut de hadith mawsoul, d'autant plus qu'il est appuyé par le hadith précédent dans les deux Sahih. Sa biographie a déjà été donnée p. 231, n° 1. Le hadith a déjà été commenté. Sa biographie a déjà été donnée p. 146, n° 5. Dans ce qu'ont rapporté les deux Cheikhs. 'Abd Allah ibn Mas'oud ibn Ghafil ibn Habib, allié des Banu Zuhra ; il embrassa l'Islam anciennement, émigra les deux émigrations, participa à Badr et aux batailles suivantes, et fut assidu auprès du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Il était le gardien de ses sandales. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit à son sujet : « Attachez-vous au pacte d'Ibn Oumm 'Abd. » Il mourut en 32 H à Médine. Ce hadith a été rapporté par al-Bayhaqi dans ses Sunan d'après al-Miqdam, d'après son père, d'après 'A'icha (que Dieu l'agrée) ; une partie se trouve dans Mouslim. Sa biographie a déjà été donnée p. 146, n° 5. Ce hadith a été rapporté par Abou Dawoud, et il fait partie de ses hadiths exclusifs ; il a aussi été rapporté par Ibn Manda dans al-Ma'rifa 42 et par al-Khara'iti dans Makarim al-Akhlaq 43. Le Compagnon al-'Amiri ; on a dit qu'il s'agit de 'Abd Allah ibn Abi al-Jad'a' at-Tamimi, et on dit aussi al-Kinani, que al-Boukhari mentionne parmi les Compagnons. Comme l'a rapporté al-Boukhari dans al-Adab al-Mufrad 44. Sa biographie a déjà été donnée p. 47, n° 1. Comme dans les deux Sahih. Sa biographie a déjà été donnée p. 146, n° 5. Il s'agit de Hala bint Khuwaylid ibn Asad, mère d'Abu al-'As ibn ar-Rabi', épouse de Zaynab, fille du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Ce hadith se trouve dans al-Boukhari. Rapporté par al-Hakim dans son Mustadrak 45 d'après 'A'icha (que Dieu l'agrée) comme hadith marfou' 46. Rapporté par les deux Cheikhs. Rapporté par les deux Cheikhs.
Elle est la fille d'Abu al-As ibn al-Rabi'. Le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) l'aimait. Ali (que Dieu honore son visage) l'épousa après Fatima (que Dieu soit satisfait d'elle). Puis al-Mughira ibn Nawfal l'épousa après lui, et elle mourut chez lui. 84 Elle est la plus âgée de ses filles (que la prière et la paix soient sur lui). Abu al-As ibn al-Rabi', le fils de sa tante maternelle, l'épousa. Il fut capturé à Badr parmi les captifs polythéistes, et le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) le libéra. Il embrassa l'islam en l'an 7 de l'Hégire. Le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) rendit Zaynab à lui sur la base du premier mariage. Elle mourut du vivant du Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) en l'an 8 de l'Hégire. 85 Comme rapporté par al-Bayhaqi. 86 Al-Harith ibn Rab'i, le Compagnon ansârite, cavalier du Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui). Ahmad et les auteurs des Sunan ont rapporté de lui. Il mourut en l'an 54 de l'Hégire. 87 Sa biographie a déjà été donnée à la page 164, numéro 2. 88 Son nom est Judama. Elle est la fille de Halima al-Sa'diyya, ou, selon une autre version, sa sœur. Elle embrassa l'islam, et son père al-Harith l'embrassa également lorsqu'il vint à La Mecque. 89 Ce hadith a été rapporté par Ibn Ishaq et al-Bayhaqi. 90 Rapporté par Abu Dawud avec une chaîne de transmission bonne. 91 Il s'agit de 'Amir ibn Wathila. Sa biographie a déjà été donnée à la page 147, numéro 2. 92 Il se trouvait à al-Ji'rana en train de distribuer de la viande. 93 Rapporté par Abu Dawud sous forme de hadith mursal 47 d'après lui. 94 Parmi les éminents Successeurs et les dignes de confiance. Il a rapporté d'Usama ibn Zayd, et un groupe a rapporté de lui. Abu Dawud a inclus ses hadiths. 95 Il s'agit d'al-Harith ibn 'Abd al-'Uzza. Il y a divergence quant à son islam. 96 Il s'agit de 'Abd Allah ibn al-Harith. 97 C'est une esclave affranchie d'Abu Lahab. Elle embrassa l'islam et mourut à La Mecque après l'Hégire du Prophète (que la prière et la paix soient sur lui). 98 Abu Lahab, l'oncle paternel du Prophète (que la prière et la paix soient sur lui). Son nom est 'Abd al-'Uzza. Il fut surnommé ainsi à cause de l'éclat de son teint. Le Coran le mentionne par ce surnom pour indiquer qu'il est un habitant de l'Enfer. Il mourut après la bataille de Badr. 99 Ce hadith a été rapporté par Ibn Sa'd d'après al-Waqidi, d'après plusieurs savants. 100 Comme rapporté par les deux Cheikhs 48. 101 La première épouse du Prophète (que la prière et la paix soient sur lui). C'est elle qui porta avec lui une grande partie des charges de l'appel à Dieu au début de sa mission. Elle est la meilleure de ses femmes (que la prière et la paix soient sur lui) en raison des souffrances qu'elle endura et des peines qu'elle supporta jusqu'à sa mort (que Dieu soit satisfait d'elle) après le siège des musulmans dans le ravin de Bani Hashim et avant l'Hégire à Médine. 102 Al-kall : fardeau lourd, incapable de le porter. 103 Rapporté par Ahmad et al-Bayhaqi. 104 Rapporté par Abu Nu'aym dans al-Hilya d'après Abu Hurayra (que Dieu soit satisfait de lui). 105 Ce hadith a été rapporté par Abu Dawud et Ibn Maja avec une chaîne de transmission continue. 106 Al-Bahili et al-Sahmi. Il s'agit de Siddi ibn 'Ajlan ibn Wahb. Les six auteurs 49 ont inclus ses hadiths. Il fait partie des derniers Compagnons à Homs. Il mourut en l'an 81 de l'Hégire. 107 Comme dans le hadith de Hind ibn Abi Hala. 108 Selon ce qu'a rapporté al-Bukhari. 109 Sa biographie a déjà été donnée à la page 113, numéro 4. 110 Rapporté par Muslim. 111 Sa biographie a déjà été donnée à la page 47, numéro 1. 112 Rapporté par Abu Dawud et al-Bayhaqi. 113 Sa biographie a déjà été donnée à la page 47, numéro 1. 114 Mahzum : c'est-à-dire qu'il a une bride sur la tête, c'est-à-dire une longe. 115 Ikaf : bât. 116 Al-ihala : tout ce qui sert de condiment, c'est-à-dire de sauce. On dit aussi : la graisse et la queue de mouton fondues. 117 C'est-à-dire Anas. 118 Comme rapporté par Muslim d'après lui. 119 Rapporté par Ibn Ishaq et al-Bayhaqi d'après 'A'isha (que Dieu soit satisfait d'elle), et par al-Hakim, al-Bayhaqi et Abu Ya'la d'après Anas (que Dieu soit satisfait de lui). 120 Le savant éminent Jalal al-Din al-Suyuti (que Dieu lui fasse miséricorde) a dit : Je n'ai pas trouvé ce hadith sous cette forme. Ce qui se trouve dans al-Bukhari d'après Ibn Mas'ud (que Dieu soit satisfait de lui) est : "Que nul d'entre vous ne dise : je suis meilleur que Jonas fils de Matta." Et dans le Sunan d'Abu Dawud : "Il ne convient pas à un prophète de dire : je suis meilleur que Jonas fils de Matta." Et dans les deux Sahih 50, il y a "pour un serviteur" au lieu de "pour un prophète". 121 C'est un prophète de Dieu et l'un de Ses messagers. C'est le compagnon du poisson, mentionné dans le Coran à plusieurs endroits. 122 Rapporté par les deux Cheikhs 48 avec sa cause. 123 Sa biographie a déjà été donnée à la page 208, numéro 2. 124 Rapporté par les deux Cheikhs 48. 125 Al-da'i : c'est le messager du roi. 126 Rapporté par Muslim, Abu Dawud, al-Tirmidhi et al-Nasa'i. 127 Rapporté par al-Bukhari et d'autres. 128 Sa biographie a déjà été donnée à la page 146, numéro 5. 129 C'est-à-dire al-Basri. Sa biographie a déjà été donnée à la page 60, numéro 8. 130 Sa biographie a déjà été donnée à la page 63, numéro 1. Il aurait dû placer Abu Sa'id avant al-Hasan al-Basri, à moins qu'il ne s'agisse d'al-Hasan ibn 'Ali. Mais la règle des traditionnistes est que lorsque "al-Hasan" est employé de manière absolue, il s'agit d'al-Basri. 131 Rapporté par al-Bukhari dans al-Adab sous forme suspendue 51 et relié 52 par Ibn Maja. 132 Sa biographie a déjà été donnée à la page 47, numéro 1. 133 Le hadith a déjà été mentionné. 134 Rapporté par al-Tabarani dans al-Awsat avec une chaîne de transmission faible. 135 Sa biographie a déjà été donnée à la page 31, numéro 5. 136 Mot persan arabisé. 137 Abu Hurayra. 138 Muhadduh : ses opposants. 139 Rapporté par Ahmad dans son Musnad, al-Hakim et al-Tabarani d'après 'Ali (que Dieu honore son visage). 140 Sa biographie a déjà été donnée à la page 72, numéro 7. 141 Sourate al-Takwir (81), verset 21. 142 Rapporté par Ahmad, al-Hakim (qui l'a authentifié), al-Tabarani, Ibn Maja, Ibn Rahawayh et Ibn Abi Umama. 143 Al-Rabi' ibn Khuthaym ibn 'Abid. Il a rapporté d'Ibn Mas'ud et d'Abu Ayyub, et de nombreuses personnes ont rapporté de lui. Il était digne de confiance et pieux. Ibn Mas'ud lui a dit : "Si le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) te voyait, il t'aimerait." Les auteurs des six recueils 49 ont inclus ses hadiths. Il mourut en l'an 67 de l'Hégire. 144 Rapporté par Ibn Abi Shayba dans son Musnad d'après Abu Rafi'. 145 Rapporté par al-Tirmidhi. 146 C'est-à-dire d'autres qu'al-Tirmidhi, en plus de lui. 147 Sa biographie a déjà été donnée à la page 54, numéro 4. 148 "... mais les injustes renient Nos signes" (Coran 6:33). [149] Rapporté par Ibn Sa'd. [150] Rapporté par Ibn Ishaq et al-Bayhaqi d'après al-Zuhri, ainsi que par Ibn Jarir d'après al-Suddi, et par al-Tabarani dans al-Awsat. [151] Al-Akhnas ibn Shariq : c'est Ubayy ibn Shariq ibn 'Amr al-Thaqafi. Il fut surnommé al-Akhnas parce qu'il fit reculer les Banu Zahra le jour de Badr. Puis il embrassa l'islam et fut parmi les "cœurs à rallier" 53. Il assista à Hunayn et mourut au début du califat de 'Umar. [152] L'ennemi de Dieu, l'un de ceux qui causèrent le plus de tort au Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui). Il fut tué le jour de Badr par Mu'awwidh et Mu'adh, les deux fils d'Afra', deux Ansârites. [153] Le roi des Romains à cette époque. [154] Sa biographie a déjà été donnée à la page 229, numéro 1. [155] Rapporté par les deux Cheikhs 48. L'histoire est détaillée au début d'al-Bukhari. [156] Rapporté par Ibn Ishaq et al-Bayhaqi d'après Ibn 'Abbas. [157] Il était d'une hostilité farouche envers le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui). Il fut fait prisonnier à Badr. Le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) ordonna à 'Ali de le tuer à al-Safra' après la bataille. [158] Rapporté par les deux Cheikhs 48 d'après 'A'isha (que Dieu soit satisfait d'elle). [159] Rapporté par al-Tirmidhi dans ses Shama'il. [160] Dans le hadith authentique déjà mentionné. [161] Ce qui se trouve dans al-Bukhari, chapitre des bonnes manières, est "malheur à toi" au lieu de "malheur à toi" (dans un sens plus doux). "Wayl" est un mot de réprimande et de blâme, tandis que "wayh" est un mot de compassion, et "ways" est un mot de compassion moindre. C'est le sens de la parole d'al-Ahmasi selon laquelle il s'agit d'un diminutif des deux. [162] Selon ce qui a été rapporté précédemment par al-Tirmidhi et d'autres d'après elle. [163] Sa biographie a déjà été donnée à la page 146, numéro 5. [164] Muhammad ibn Yazid ibn 'Abd al-Akbar al-Thumali, maître des savants en grammaire et en langue arabe à Bassora. Il apprit d'Abu 'Amr al-Jarmi et d'Abu 'Uthman al-Mazini. Il composa de nombreux ouvrages, dont le plus célèbre est al-Kamil, et l'un des plus importants est al-Muqtadab. Il naquit en l'an 210 de l'Hégire et mourut en l'an 285. [165] Le roi des Perses. "Kisra" est un titre pour chacun de leurs rois. [166] Muhammad ibn Khalawayh, le grammairien, philologue et lettré hamdanite. Il entra à Bagdad, puis se rendit en Syrie. Il apprit d'Ibn al-Anbari et d'al-Sirafi, et devint une référence pour l'enseignement. Il a laissé d'importants ouvrages et de beaux poèmes. Il mourut à Alep en l'an 370 de l'Hégire. [167] Sourate al-Rum (30), verset 7. [168] Le hadith selon lequel il divisait sa journée fait partie du hadith de Hind ibn Abi Hala (que Dieu soit satisfait de lui). [169] Rapporté par al-Tabarani dans al-Kabir avec une chaîne de transmission bonne d'après Abu al-Darda'. Sa formulation est : "Que Dieu affermisse ses pieds sur le Pont 54 le Jour de la Résurrection..." De même, la formulation d'al-Tirmidhi dans les Shama'il, d'après al-Hasan, d'après son frère al-Husayn ibn 'Ali (que Dieu soit satisfait d'eux). [170] Rapporté par Abu Dawud dans ses Mursalat. [171] C'est-à-dire al-Basri. Sa biographie a déjà été donnée à la page 60, numéro 8. [172] Biqarf : par un péché. [173] Rapporté par Ibn Rahawayh dans son Musnad et par al-Bayhaqi dans ses Dala'il d'après 'Ali (que Dieu honore son visage). [174] Il s'agit de Muhammad ibn Jarir. Sa biographie a déjà été donnée à la page 182, numéro 2. [175] Sa biographie a déjà été donnée à la page 54, numéro 4. [176] L'auteur a répété ce hadith ici bien qu'il ait déjà été mentionné, pour ajouter l'information supplémentaire contenue dans sa parole. [177] Al-samar : à l'origine, la lumière de la lune ; ensuite, on l'a employé pour désigner la conversation nocturne. [178] Rapporté par Abu Dawud sous forme de hadith mursal 47. [179] 'Umar ibn 'Abd al-'Aziz ibn Wahib. C'est un Ansârite, client de Zayd ibn Thabit. Abu Dawud a inclus ses hadiths dans les Mursalat. Al-Dhahabi a dit dans al-Mizan : on ne le connaît pas. [180] Kharija ibn Zayd ibn Thabit al-Ansari al-Madani, le Successeur, l'un des sept juristes de Médine. Il mourut en l'an 99 de l'Hégire. [181] Rapporté par Abu Dawud et al-Tirmidhi dans ses Shama'il. [182] Sa biographie a déjà été donnée à la page 63, numéro 1. [183] Rapporté par Muslim et Abu Dawud. [184] Sa biographie a déjà été donnée à la page 146, numéro 8. [185] Rapporté par al-Tirmidhi. [186] Qayla bint Makhrama al-'Anbariyya, ou, selon une autre version, al-Ghanawiyya. Hanafiyya et Duhaybiyya, les deux filles de 'Ulayba, ont rapporté d'elle. [187] Shama'il al-Tirmidhi. [188] Tu'bban : elle n'est pas visée par une insulte explicite ni mentionnée par une chose laide. [189] Comme dans les Shama'il. [190] Takfa'u : c'est-à-dire penché en avant. [191] Sabab : pente descendante. [192] Al-gharad : l'agacement et l'ennui. [193] Wakal : incapable. [194] Rapporté par al-Bukhari sous forme de hadith suspendu 51. [195] Sa biographie a déjà été donnée à la page 214, numéro 2. [196] Rapporté par Abu Dawud et par l'imam Ahmad dans al-Zuhd. [197] Sa biographie a déjà été donnée à la page 154, numéro 1. [198] Tarsil : explication de tartil. Dans une copie correcte, il y a "ou" indiquant un doute de la part du transmetteur. [199] Il s'agit de Hind ibn Abi Hala. Sa biographie a déjà été donnée à la page 146, numéro 6. [200] Rapporté par les deux Cheikhs 48. [201] Sa biographie a déjà été donnée à la page 146, numéro 5. [202]
Comme l'a rapporté an-Nasâ'î et al-Hâkim dans son Mustadrak d'après le hadith d'Anas avec une chaîne de transmission bonne. Al-'Uqaylî l'a jugé faible et il n'y a pas le mot (trois) qui est une erreur grossière contredite par le contexte du hadith : « Et j'ai fait de la fraîcheur de mes yeux la prière » 55, indiquant qu'elle n'est pas de ce monde. Rapporté par Ahmad... Abû Dâwûd, Ibn Mâjah et at-Tirmidhî l'ont authentifié ; son interdiction de souffler dans le récipient, et pour at-Tirmidhî dans la boisson. D'après le hadith des deux Cheikhs 56 : Dis : au nom d'Allah, mange avec ta main droite de ce qui est devant toi. Al-barâjim 57 : pluriel de burjuma, l'articulation des doigts du dos de la main. Rawâjib 58 : pluriel de râjiba, l'articulation des doigts de la paume de la main. Elles sont, selon ce qu'ont rapporté les deux Cheikhs, au nombre de cinq : la circoncision, le rasage du pubis, la coupe de la moustache, la coupe des ongles, l'épilation des aisselles (Muslim a ajouté) ... le rinçage de la bouche, le fait de laisser pousser la barbe, et l'istinjâ' 59. (Abû Dâwûd) d'après le hadith de 'Ammâr : l'istintâh 60. Et d'après le hadith d'Ibn 'Abbâs, qu'Allah les agrée : se séparer les cheveux. Ceci, et l'istinshâq 61 est dans le même sens que le rinçage de la bouche. Le détail a déjà été donné. C'est un hadith authentique rapporté par les deux Cheikhs d'après 'Â'isha, qu'Allah l'agrée. Comme l'ont rapporté les deux Cheikhs. Et dans la version de Muslim, at-Tirmidhî et Ibn Mâjah : Ô Allah, fais que la subsistance de la famille de Muhammad dans ce monde soit juste suffisante. Rapporté par al-Bukhârî, et il se trouve à la fin de Muslim, et d'autres l'ont aussi rapporté. Sa traduction a déjà été donnée à la page 146, n°5. Pour les deux Cheikhs. Rapporté par Muslim. Rapporté par al-Bukhârî d'après lui. Ibn Abî Dhirâr ibn 'Â'idh al-Mustaliqî, frère de Juwayriyya, épouse du Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, et son père a eu la compagnie, comme l'a rapporté al-Bukhârî. Ceci fait partie de ce qu'al-Halabî a annoté sur al-Bukhârî. Rapporté par les deux Cheikhs. Sa traduction a déjà été donnée à la page 146, n°5. Hadith : « On m'a offert de faire de la plaine de la Mecque de l'or... » rapporté par at-Tirmidhî d'après Abû Umâma avec cette formulation : « Quand j'ai faim, je m'humilie devant Toi et je T'invoque, et quand je suis rassasié, je Te remercie et Te loue. » Ad-Daljî a dit : Je ne sais pas qui l'a rapporté avec cette formulation. As-Suyûtî, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit : Je ne l'ai pas trouvé ainsi, mais al-Bayhaqî, qu'Allah lui fasse miséricorde, l'a rapporté dans az-Zuhd par la voie de 'Atâ' d'après Ibn 'Abbâs, qu'Allah les agrée : « Le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, dit un jour : Il n'y a pas eu pour la famille de Muhammad le soir une poignée de sawîq 62 ni une poignée de farine. Alors Isrâfîl, sur lui la paix, vint à lui et dit : Allah a entendu ce que tu as mentionné et m'a envoyé à toi avec les clefs de la terre et m'a ordonné de te proposer : si tu veux, je ferai marcher avec toi les montagnes de Tihâma 63 en émeraude, rubis, or et argent. » Et quelque chose d'approchant a été rapporté par Ibn Sa'd, Ibn 'Asâkir dans son Histoire, at-Tabarânî, et Ahmad a rapporté le hadith : « Ce monde est la demeure de celui qui n'a pas de demeure. » Rapporté par les deux Cheikhs. Sa traduction a déjà été donnée à la page 146, n°5. Et dans une version : les deux noirs 64. Rapporté par at-Tirmidhî et al-Bazzâr avec une chaîne de transmission bonne. 'Abd ar-Rahmân ibn 'Awf ibn 'Abd 'Awf al-Qurashî az-Zuhrî, Abû Muhammad, l'un des dix annoncés du Paradis, l'un des six membres de la choura 65, il embrassa l'Islam tôt avant l'entrée dans la maison d'al-Arqam, émigra les deux émigrations, assista à Badr et à toutes les batailles, il était grand, blanc teinté de rouge, beau visage, mort en 31 H et enterré à al-Baqî'. Abû Umâma ibn Tha'laba al-Ansârî, a rapporté des hadiths dont certains chez Muslim et les auteurs des Sunan. Sa traduction a déjà été donnée à la page 52, n°6. Rapporté par Ibn Mâjah et at-Tirmidhî qui l'a authentifié. Rapporté par al-Bukhârî. Sa traduction a déjà été donnée à la page 47, n°1. Al-mâ'ida 66 : la table servie. Sukrujja 67 : mot persan... petit récipient dans lequel on met les condiments. On y met surtout des pickles et des appétissants. As-sumayt 68 : grillé avec sa peau. Selon la version des deux Sahîh. Rapporté par at-Tirmidhî dans ach-Chamâ'il. Hafsa bint 'Umar, Mère des croyants, elle était avant que le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, ne l'épouse, chez Hushayn ibn Hudhâfa qui avait assisté à Badr puis mourut à Médine, et elle mourut à Médine en 41 H. Mashan 69 : une couverture en laine blanche, dit-on, ou noire. Rapporté par les deux Cheikhs, at-Tirmidhî et Ibn Mâjah. Marmûl 70 : tissé avec une corde tressée de palmes. Ad-Daljî a dit : Je ne sais pas qui a rapporté ce hadith... mais Ibn Abî Hâtim a rapporté dans son Tafsîr d'après elle quelque chose de proche de ce sens. Rapporté par al-Bukhârî dans ar-Riqâq. Ahmad, al-Bukhârî, Muslim, at-Tirmidhî, an-Nasâ'î et Ibn Mâjah l'ont aussi rapporté d'après Anas, et al-Hâkim a ajouté d'après Abû Dharr : « Et quand la nourriture et la boisson vous ont échappé. » At-Tabarânî, al-Hâkim et al-Bayhaqî l'ont rapporté d'après Abû ad-Dardâ' avec l'ajout : « Et vous seriez sortis vers les hauteurs en implorant Allah... ne sachant si vous serez sauvés ou non. » Abû Hurayra, sa traduction a déjà été donnée à la page 31, n°5. Notre maître ou certains de nos maîtres ont ajouté. Sa traduction a déjà été donnée à la page 181, n°4. C'est Jundub ibn Junâda ibn Sukn. Le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, commençait par lui quand il était présent et s'inquiétait de lui quand il était absent. Il disait à son sujet : « La terre n'a pas porté ni le ciel ombragé quelqu'un de plus véridique qu'Abû Dharr. » Il dit aussi à son sujet, qu'Allah l'agrée : « Qu'Allah fasse miséricorde à Abû Dharr, il vit seul, meurt seul et sera ressuscité seul. » Il mourut à ar-Rabada en 31 H. Élevé 71 comme l'a précisé at-Tirmidhî dans az-Zuhd en disant : bon et étrange. Et il est rapporté d'Abû Dharr comme étant arrêté 72. Ibn Mâjah a rapporté quelque chose d'approchant, et Muhammad ibn Humayd ar-Râzî l'a rapporté et l'a aussi élevé. Aṭṭat 73 : a émis un son à cause de la force de ce qui était au-dessus. C'est donc une parole interpolée. Rapporté par les deux Cheikhs et d'autres. Al-Mughîra ibn Shu'ba ibn Abî 'Âmir ath-Thaqafî, il embrassa l'Islam avant le traité de Hudaybiyya, y assista ainsi qu'à la bay'a ar-ridwân 74, il est l'un des plus rusés des Arabes, on l'appelle Mughîra ar-Ra'y 75, mort en 5 H. C'est-à-dire qu'ils ont rapporté d'après lui. Ce qui se trouve dans ach-Chamâ'il d'at-Tirmidhî : d'après Abû Salama d'après Abû Hurayra. Abû Salama ibn 'Abd ar-Rahmân ibn 'Awf az-Zuhrî at-Tâbi'î, l'un des sept juristes de Médine. Sa traduction a déjà été donnée à la page 31, n°5. Rapporté par les deux Cheikhs. Sa traduction a déjà été donnée à la page 146, n°5. Dans ce qu'ils ont rapporté d'après elle aussi. Le hadith d'Ibn 'Abbâs a été rapporté par les deux Cheikhs, celui d'Umm Salama par at-Tirmidhî et an-Nasâ'î, et celui d'Anas par al-Bukhârî et at-Tirmidhî. Sa traduction a déjà été donnée à la page 52, n°6. La plus intelligente des femmes du Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue. Elle était sous Abû Salama ibn 'Abd al-Asad al-Makhzûmî, puis le Messager, qu'Allah prie sur lui et le salue, l'épousa après lui. Elle est la dernière des Mères des croyants à mourir, sous le gouvernement de Yazîd. Sa traduction a déjà été donnée à la page 47, n°1. Rapporté par Abû Dâwûd et an-Nasâ'î. C'est 'Abd ar-Rahmân al-Ashja'î, le noble Compagnon de haut rang, qu'Allah l'agrée, il s'installa au Shâm et mourut sous le règne de 'Abd al-Malik en 73 H. Sa traduction a déjà été donnée à la page 64, n°4. Comme le hadith de 'Awf dans Muslim. Selon la version d'at-Tirmidhî d'après 'Â'isha, et Ahmad et an-Nasâ'î l'ont rapporté avec une chaîne de transmission authentique d'après Abû Dharr, qu'Allah l'agrée, et il a interprété le verset : « Si Tu les châties, ils sont Tes serviteurs. » Rapporté par Abû Dâwûd, at-Tirmidhî et an-Nasâ'î. Ibn 'Awf ibn Ka'b al-'Âmirî, le Compagnon basrien, le mukhadram 76 qui a connu la Jâhiliyya et l'Islam, les auteurs des six recueils ont rapporté de lui. Rapporté par at-Tabarânî et al-Qudâ'î. Ibn al-Qayyim a dit, comme il viendra, qu'il n'est pas établi. Dans sa chaîne, il y a quelqu'un d'inconnu, et je ne connais pas son authenticité. Sa traduction a déjà été donnée à la page 146, n°6. Rapporté par Muslim et d'autres. Comme dans al-Bukhârî et at-Tirmidhî. Ce hadith est mentionné dans al-Ihyâ'. Al-'Irâqî a dit qu'il n'a pas de fondement, et as-Suyûtî, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit qu'il est forgé, et les signes de la forgerie sont évidents, et il ressemble aux paroles des soufis. L'auteur est digne de confiance et une autorité, donc il faut bien penser de lui qu'il ne l'a rapporté que sur preuve, même si nous n'avons pas de preuve. Sa traduction a déjà été donnée à la page 54, n°4. Al-Baqara [2:252]. Ad-Dukhân [44:32]. Rapporté par les deux Cheikhs. L'auteur l'a abrégé à cause de sa longueur. Rapporté par les deux Cheikhs. Sa traduction a déjà été donnée à la page 31, n°5. Darb 77 : à la chair légère. Rajil 78 : ses cheveux entre la frisure et la lissité. Aqnâ 79 : au nez long avec un milieu élevé et une extrémité fine. Shanû'a 80 : une tribu du Yémen. Rab'a 81 : entre la taille haute et la taille basse. Khîlân 82 : pluriel de khâl, point noir appelé grain de beauté. Dîmâs 83 : le voile qui ne voit pas le soleil. Ou le bain. Ad-Daljî a dit : Je ne connais personne qui l'ait rapporté. Rapporté par al-Bukhârî. Rapporté par Abû Ya'lâ et Ibn Jarîr, et Sa'îd ibn Mansûr l'a rapporté dans ses Sunan d'après Ibn 'Abbâs, qu'Allah les agrée, comme étant arrêté. Sa traduction a déjà été donnée à la page 31, n°5. Mais il a été rapporté dans ach-Chamâ'il. Sa traduction a déjà été donnée à la page 181, n°4. C'est-à-dire comme étant mursal 84. Sa traduction a déjà été donnée à la page 62, n°3. Sa traduction a déjà été donnée à la page 158, n°1. Sa traduction a déjà été donnée à la page 31, n°5. C'est-à-dire comme étant arrêté. Sa traduction a déjà été donnée à la page 47, n°1. Rapporté par les deux Cheikhs. Le roi des Byzantins à l'époque. Un prophète parmi les prophètes d'Allah et Ses messagers, mentionné dans le Coran, célèbre pour sa patience et son endurance face à l'épreuve. Sourate Sâd [38:54]. « Et Nous lui donnâmes la sagesse alors qu'il était enfant, et une tendresse de Notre part et une pureté, et il était pieux, et bon envers ses parents, et il n'était ni orgueilleux ni rebelle. Et paix sur lui le jour où il naquit, le jour où il mourra, et le jour où il sera ressuscité vivant. » Sourate Maryam [19:12-15]. « Confirmant une parole d'Allah, et un maître, et chaste, et un prophète parmi les justes. » Âl 'Imrân [3:39]. « Une descendance issue les uns des autres, et Allah est Audient et Omniscient. » Sourate Âl 'Imrân [3:33-34]. Al-Isrâ' [17:3] : « ... descendance de ceux que Nous avons transportés avec Noé, il était un serviteur reconnaissant. »
«Jésus, fils de Marie, est illustre en ce monde et dans l’au-delà, et il est parmi les rapprochés 85» (Âl ‘Imrân, 45). «Il m’a fait prophète et m’a rendu béni où que je sois, et Il m’a recommandé la prière et l’aumône tant que je vivrai» (Sourate Maryam, 30-31). «Dieu l’a innocenté de ce qu’ils disaient, et il était auprès de Dieu illustre 86» (Sourate al-Ahzâb, 69). Rapporté par les deux Cheikhs 87. «Et Il m’a fait parmi les envoyés» (Sourate ash-Shu‘arâ’, 21). Sourate ash-Shu‘arâ’, 107. Sourate al-Qasas, 26. Sourate al-Ahqâf, 35. Sourate al-An‘âm, 84-90 : «Et Noé, Nous l’avons guidé auparavant, et parmi sa descendance, David, Salomon, Job, Joseph, Moïse et Aaron. Ainsi récompensons-Nous les bienfaisants. Et Zacharie, Jean, Jésus et Élie, tous étaient parmi les vertueux. Et Ismaël, Élisée, Jonas et Loth. Et Nous avons favorisé chacun d’eux sur les mondes. Et parmi leurs pères, leurs descendants et leurs frères, Nous les avons élus et guidés vers un chemin droit. Telle est la guidance de Dieu par laquelle Il guide qui Il veut parmi Ses serviteurs. S’ils avaient associé [d’autres à Dieu], leurs œuvres auraient été vaines. Ce sont ceux à qui Nous avons donné le Livre, la sagesse et la prophétie. Si ceux-ci [les mécréants] y mécroient, Nous avons confié cela à un peuple qui n’y mécroit pas. Ce sont ceux que Dieu a guidés : suis donc leur guidance.» Il n’y a pas dans le Coran «Nous lui annonçâmes un garçon clément 88», mais plutôt «Ils lui annoncèrent un garçon savant» (adh-Dhâriyât, 28). (as-Sâffât, 101). «Rendez-moi les serviteurs de Dieu, je suis pour vous un messager digne de confiance» (ad-Dukhân, 17-18). (as-Sâffât, 102). Ibn Ibrâhîm 89, deux messagers parmi les messagers de Dieu, que la prière et la paix soient sur eux, et il est le père des Arabes car il épousa la tribu de Jurhum. «Et il était un messager, un prophète» (Sourate Maryam, 54). Sa traduction a déjà été donnée p. 208, n° 2. Sourate Maryam, 51. Sa traduction a déjà été donnée p. 169, n° 8. Sourate Sâd, 30. «Nous les avons purifiés par une qualité pure : le souvenir de la Demeure [dernière]. Et ils sont auprès de Nous parmi les élus, les meilleurs» (Sourate Sâd, 45-47). Sa traduction a déjà été donnée p. 197, n° 6. Sourate Sâd, 17. Sourate Sâd, 20. Fils de Jacob, parmi les messagers de Dieu, que la prière et la paix soient sur eux, mentionné avec son histoire dans une sourate nommée d’après lui dans le Coran. Sourate Yûsuf, 55. Sa traduction a déjà été donnée p. 208, n° 2. Sourate al-Kahf, 69. Un messager parmi les messagers de Dieu Très-Haut, envoyé par Dieu au peuple de Madyan et aux compagnons d’al-Aykah, mentionné dans le Coran, il priait beaucoup… Dieu anéantit son peuple par le tremblement de terre. Sourate al-Qasas, 27. Sourate Hûd, 88. Sourate al-Anbiyâ’, 74. «Et ils Nous invoquent avec désir et crainte, et ils sont humbles devant Nous» (Sourate al-Anbiyâ’, 90). Sa traduction a déjà été donnée p. 186, n° 3. Rapporté par al-Bukhârî, Ibn Hibbân et al-Hâkim. Il semble que la parole «un prophète fils d’un prophète…» soit interpolée dans le récit du rapporteur, ou une interprétation du juge… Le hadith dans al-Bukhârî est sans cette addition et sans le mot «innamâ». Rapporté par al-Bukhârî, et son début : «Mes yeux dorment mais mon cœur ne dort pas.» Sa traduction a déjà été donnée p. 47, n° 1. Rapporté par at-Tabarânî d’après Abû Hurayra, remontant au Prophète. Rapporté par Ahmad dans az-Zuhd d’après Farqad as-Sanjî. Rapporté par al-Bukhârî d’après lui. Sa traduction a déjà été donnée p. 31, n° 5. Sourate Saba’, 11. Rapporté par les deux Cheikhs, Ahmad, Abû Dâwûd, an-Nasâ’î et Ibn Mâja d’après Ibn ‘Umar, que Dieu les agrée. Comme rapporté par Ibn Abî Hâtim d’après Wahb ibn Munabbih et Mujâhid, de façon suspendue. Et sa parole : «et ne levant pas son regard vers le ciel» rapporté par Ahmad dans az-Zuhd. Mais Ibn Abî Hâtim a rapporté d’après Anas, que Dieu l’agrée, remontant au Prophète, et d’après Mujâhid et d’autres, remontant au Prophète. Comme dans al-Kashshâf et autres. Comme rapporté par Ahmad dans az-Zuhd et Ibn Abî Shayba dans son Musannaf. Sa traduction a déjà été donnée p. 192, n° 5. Rapporté par Ahmad dans az-Zuhd d’après ‘Ubayd ibn ‘Umayr, Mujâhid, ash-Sha‘bî et Ibn ‘Asâkir dans son Târîkh. Comme rapporté par Ahmad aussi dans az-Zuhd et Ibn Abî Hâtim d’après Ibn ‘Abbâs, que Dieu Très-Haut l’agrée, de façon suspendue. Sa traduction a déjà été donnée p. 208, n° 2. Rapporté par al-Hâkim, qui l’a jugé authentique, d’après Abû Sa‘îd, remontant au Prophète. La formulation du hadith n’est pas comme l’a rapporté l’auteur, que Dieu lui fasse miséricorde. Voici ce qu’a dit Abû Sa‘îd al-Khudrî, que Dieu Très-Haut l’agrée : «J’ai dit : Ô Messager de Dieu, qui sont les plus éprouvés des gens ? Il dit : Les prophètes. Je dis : Puis qui ? Il dit : Les savants. Je dis : Puis qui ? Il dit : Les vertueux… L’un d’eux était éprouvé par les poux jusqu’à le tuer, et éprouvé par la pauvreté jusqu’à ne trouver qu’une ‘abâ’a 90 qu’il portait. Et l’un d’eux était plus heureux de l’épreuve que l’un de nous du don…» Et il est authentique selon la condition de Muslim. Rapporté par Ibn Abî Hâtim et Ahmad dans az-Zuhd. Sa traduction a déjà été donnée p. 70, n° 1. Sa traduction a déjà été donnée p. 208, n° 3. Sa traduction a déjà été donnée p. 182, n° 2. Sa traduction a déjà été donnée p. 162, n° 1. C’est par la chute de «lâ» dans l’original du juge et sa présence dans l’original d’al-‘Irâqî. an-Nuqra : la fosse. Yakra‘ : il prend l’eau avec sa bouche sans utiliser la main ni un récipient et la boit. Ghayd : peu. Fayd : beaucoup. Sa traduction a déjà été donnée p. 192, n° 2. Sa traduction a déjà été donnée p. 146, n° … Rapporté par at-Tirmidhî dans ses Shamâ’il, et également par Ibn Sa‘d, al-Bayhaqî et at-Tabarânî. Et rapporté par l’auteur, que Dieu lui fasse miséricorde, d’après son maître Ibn Shâdhân. Gharîb : du point de vue de la forme. Mushkil : du point de vue du sens. Car le hadith a deux chaînes de transmission. Cette dernière chaîne, at-Tilimsânî a dit à son sujet : «Cette chaîne est noble car elle est rapportée par les gens de la maison [du Prophète]. Une chaîne similaire est celle rapportée dans la description de la prière sur le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, au point que les imams ont dit : “Une chaîne qui, si elle était mentionnée sur un malade ou une fièvre, guérirait, ou sur un affligé, il irait mieux, et si on l’utilisait comme incantation pour un mordu, il guérirait.”» Rapporté par at-Tirmidhî dans ses Shamâ’il, et également par Ibn Sa‘d, al-Bayhaqî et at-Tabarânî. Et rapporté par l’auteur, que Dieu lui fasse miséricorde, d’après son maître Ibn Shâdhân. Fakhmâ : imposant. Mufakhmâ : honoré. al-Mushadhdhab : le grand, élancé. ‘Aqîqatuhu : les cheveux de sa tête. Azhar al-lawn : blanc lumineux. Azaj : fin et abondant. Yadirruhu : il le remue. Aqnâ : long du nez avec finesse du bout et hauteur du milieu. al-‘Arnan : sous l’endroit où les sourcils se rejoignent, c’est son début. al-Asham : dont l’arête du nez est haute avec une légère hauteur du bout et une égalité du haut. Ad‘aj : très noir de la pupille, dû à l’intense blancheur de ce qui l’entoure. Dalî‘ : large. Intense blancheur des dents, et ash-Shanab est leur éclat. Mufallaj : un léger écartement seulement entre les incisives. al-Masruba : la ligne de poils entre la poitrine et le nombril. Mushîh : apparent et visible. al-Karâdîs : les extrémités des os. al-Mutajarrad : ce qui est découvert de son corps était plus brillant que le reste. Shathn : qui tend vers une certaine épaisseur car c’est plus fort. Sibt al-‘asab : les extrémités de ses articulations sont pleines sans saillie. Khamsân al-akhmasayn : très creux de la plante des pieds, c’est-à-dire l’endroit qui ne touche pas le sol des deux pieds. al-Masîh : lisse, sans saillie. Dharî‘ : rapide. Faslâ : décisif, complet, empêchant. Damithâ : doux de caractère, facile. Dhawwâqâ : nourriture ou boisson. Sa traduction a déjà été donnée p. 192, n° 2. Al-Hasan ibn ‘Alî ibn Abî Tâlib ibn ‘Abd al-Muttalib al-Hâshimî, Abû ‘Abd Allâh, petit-fils du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, et son basilic. Né en Sha‘bân de l’an 4 de l’Hégire. Lui et son frère al-Husayn étaient les personnes les plus ressemblantes au Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue. (Ses adversaires l’ont tué à Karbalâ’, et il fut tué le jour de ‘Âshûrâ’ en l’an 61 de l’Hégire.) Rapporté par al-Isbahânî, et il y a des divergences dans certains de ses termes. Rapporté par al-Isbahânî, et il y a des divergences dans certains de ses termes. Il dit, c’est-à-dire ‘Alî ibn Abî Tâlib. Sufyân ibn Wakî‘ ibn al-Jarrâh, Abû Muhammad al-Kûfî, imam, mémorisateur, rapporté par at-Tirmidhî, ad-Dâraqutnî et d’autres. Mort en l’an 247 de l’Hégire. ‘Utâd : préparation. Lâ yuwattin : il ne se fixe pas un lieu et un endroit déterminés dans les assemblées. Lâ tu’abban fîhi al-haram : on n’y mentionne pas les femmes en mal. Lâ tuthnâ : on ne mentionne pas et on ne répand pas. Yurfadûn : ils aident et secourent. Et cela signifie «bruyante». Fa-arfidûhu : donnez-lui une partie de ce qui lui suffit ou aidez-le. Sa traduction a déjà été donnée plus haut. Pour la chaîne de l’auteur par la voie d’Abû ‘Alî al-Hâfiz Ibn Sakra, aboutissant à al-Hasan ibn ‘Alî, rapportant d’après son frère al-Husayn, que Dieu les agrée. Ce chapitre a été placé par l’auteur – que Dieu lui fasse miséricorde – pour y expliquer les mots du hadith précédent rapporté d’après Ibn Abî Hâla. Bien que tous les mots du hadith aient été expliqués dans leurs endroits respectifs, nous avons voulu conserver ce chapitre pour accroître la science, par souci d’honnêteté et dans l’espoir de la bénédiction et de la sincérité de l’auteur, que Dieu lui fasse miséricorde. D’après ce qui est dans at-Tirmidhî et ad-Dârimî. Pour le hadith de at-Tirmidhî. Rapporté par at-Tabarânî et al-Bayhaqî dans ad-Dalâ’il. Sa traduction a déjà été donnée p. 52, n° 6.
(423) [p.326] «Pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d'entre vous auprès d'Allah est le plus pieux. Certes, Allah est Omniscient et Parfaitement Connaisseur. » Sourate al-Hujurât (13) (424) [p.326] «Et vous purifier d'une purification complète. » Sourate al-Ahzâb (33) (425) [p.326] Rapporté par at-Tirmidhî et authentifié par lui. (426) [p.326] Sa biographie a déjà été présentée à la page «286», numéro «3». (427) [p.326] Sa biographie a déjà été présentée à la page «31», numéro «5». (428) [p.326] Rapporté par Muslim et déjà mentionné. (429) [p.326] Sa biographie a déjà été présentée à la page «181», numéro «3». (430) [p.327] Ce qu'a rapporté at-Tirmidhî, dont le début est : « Je suis la première personne à sortir lorsqu'ils seront ressuscités. Je suis leur guide lorsqu'ils se présenteront (en cortège). Je suis leur orateur lorsqu'ils se tairont. Je suis leur intercesseur lorsqu'ils seront retenus. Je suis leur annonciateur de bonne nouvelle lorsqu'ils désespéreront... La dignité et les clefs sont entre mes mains. L'étendard de la louange, ce jour-là, sera entre mes mains. Et je suis le plus honoré... » etc. (431) [p.327] Sa biographie a déjà été présentée à la page «47», numéro «1». (432) [p.327] Rapporté par at-Tirmidhî et ad-Dârimî... Il a un début. (433) [p.327] Sa biographie a déjà été présentée à la page «52», numéro «6». (434) [p.327] Rapporté par al-Bayhaqî, Abû Nu'aym et at-Tabarânî. (435) [p.327] Sa biographie a déjà été présentée à la page «146», numéro «5». (436) [p.327] Rapporté par les deux Cheikhs (al-Bukhârî et Muslim). (437) [p.327] Sa biographie a déjà été présentée à la page «47», numéro «1». (438) [p.327] Et dans une autre copie : « Abû Muhammad ». (439) [p.328] Rapporté par Ibn Abî 'Umar al-'Adanî dans son Musnad. (440) [p.328] Sa biographie a déjà été présentée à la page «181», numéro «1». Ces vers ont été rapportés par Abû Bakr ach-Châfi'î dans al-Qaylâniyyât et par at-Tabarânî, d'après Khuraym ibn Aws ibn Hâritha. (441) [p.328] « Nasr » (Nasran) : nom de l'idole que le peuple de Noé a prise comme divinité en dehors d'Allah. (442) [p.328] « Tabaq » (Tabaqan) : une longue période de temps. (443) [p.328] « Khindif » (Khindaf) : à l'origine, une démarche semblable à la trottinette. Il s'agit ici de la femme d'Ilyâs ibn Mudar, la mère des Arabes du Hedjaz. (444) [p.328] « An-Nutuq » (an-Nutuq) : pluriel de « nitâq » (ceinture), et il s'agit ici des montagnes. (445) [p.329] Sa biographie a déjà été présentée à la page «285», numéro «1». (446) [p.329] Sa biographie a déjà été présentée à la page «182», numéro «1». (447) [p.329] Sa biographie a déjà été présentée à la page «52», numéro «6». (448) [p.329] Sa biographie a déjà été présentée à la page «31», numéro «7». (449) [p.329] Sa biographie a déjà été présentée à la page «154», numéro «1». (450) [p.329] Rapporté par Muslim d'après Abû Hurayra. (451) [p.329] Et dans la version de Jâbir : « Elles n'ont été accordées à aucun des prophètes avant moi. » (452) [p.330] D'après Abû Dharr. (453) [p.330] D'après al-Bazzâr et al-Bayhaqî, qu'Allah leur fasse miséricorde. (454) [p.330] D'après Abû Dharr, qu'Allah l'agrée. (455) [p.330] Rapporté par les deux Cheikhs (al-Bukhârî et Muslim). (456) [p.330] Sa biographie a déjà été présentée à la page «31», numéro «5». (457) [p.331] Rapporté par Muslim. (458) [p.331] « De lui » : c'est-à-dire d'après Abû Hurayra. (459) [p.331] 'Uqba ibn 'Âmir ibn 'Îsâ al-Juhanî, le célèbre Compagnon. Il a beaucoup rapporté du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Il était lecteur du Coran, savant en matière de successions (farâ'id) et de jurisprudence (fiqh), éloquent, poète et scribe. Il est l'un de ceux qui ont rassemblé le Coran. Mort en l'an 58 H. (460) [p.331] Rapporté par les deux Cheikhs (al-Bukhârî et Muslim). (461) [p.331] « Al-Farat » (al-farat) : celui qui précède le groupe pour aller chercher de l'eau. (462) [p.331] Sa biographie a déjà été présentée à la page «72», numéro «2». (463) [p.331] Rapporté par Ahmad avec une chaîne de transmission bonne (hasan). (464) [p.331] Rapporté par Ahmad avec une chaîne de transmission bonne (hasan). Et d'après les deux Cheikhs et at-Tirmidhî, d'après Anas : « J'ai été envoyé, moi et l'Heure, comme ces deux-ci (en joignant deux doigts). » (465) [p.331] Sa biographie a déjà été présentée à la page «182», numéro «1». (466) [p.332] Il est Abû 'Abd Allah, Abû Muhammad ibn Wahb ibn Muslim al-Fihrî al-Misrî, l'une des sommités dans le hadith. Sollicité pour la magistrature, il s'en préserva et s'y consacra jusqu'à sa mort en l'an 197 H. (467) [p.332] Rapporté par al-Bayhaqî d'après le hadith d'Asmâ' concernant le Voyage Nocturne (al-Isrâ'), lorsqu'il parvint au Lotus de la Limite (Sidrat al-Muntahâ). (468) [p.332] Comme dans l'Histoire (Târîkh) d'Ibn 'Asâkir, sous forme de hadith marfû' (remontant au Prophète). (469) [p.332] Sa biographie a déjà été présentée à la page «64», numéro «4». (470) [p.332] Paroles de l'auteur ou de celui qui le précède. (471) [p.333] Et dans une autre copie : « Les butins » (al-ghanâ'im). (472) [p.333] Sa biographie a déjà été présentée à la page «31», numéro «5». (473) [p.333] Rapporté par les deux Cheikhs (al-Bukhârî et Muslim). (1) [p.334] Rapporté par Ibn Mâjah et at-Tirmidhî, qui l'a jugé bon (hasan). (2) [p.334] Sa biographie a déjà été présentée à la page «54», numéro «4». (3) [p.334] Comme dans les deux Sahîh (al-Bukhârî et Muslim). (4) [p.334] Rapporté par Ahmad, al-Bayhaqî et al-Hâkim, qui a dit qu'il avait une chaîne de transmission authentique (sahîh al-isnâd). (5) [p.334] 'Irbâd ibn Sâriya as-Sulamî : Abû Najîh, Compagnon célèbre, parmi les gens de la Suffa (Ahl as-Suffa). Il fait partie de ceux au sujet desquels fut révélé le verset : « Ni sur ceux qui, quand ils viennent à toi pour que tu les transportes, tu dis : "Je ne trouve pas de quoi vous transporter", ils retournent, les yeux débordant de larmes... » Il était un ancien musulman. Mort en l'an 75 H. (6) [p.335] Rapporté par al-Bayhaqî, ad-Dârimî et Ibn Abî Hâtim. (7) [p.335] Sa biographie a déjà été présentée à la page «52», numéro «6». (8) [p.335] « ... C'est ainsi que Nous le rétribuerons par la Géhenne. C'est ainsi que Nous rétribuons les injustes. » Sourate al-Anbiyâ' (21), verset 29. (9) [p.335] « ... Afin qu'Allah te pardonne tes péchés, passés et à venir, qu'Il accomplisse sur toi Sa grâce et te guide vers un chemin droit. » Sourate al-Fath (48), verset 2. De cette adresse, il ressort clairement le pardon d'Allah pour Son Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), tant pour le passé que pour l'avenir, tandis que Son avertissement s'adresse aux anges du ciel dans le verset précédent. (10) [p.335] « ... Afin de leur montrer clairement (le chemin). Allah égare qui Il veut et guide qui Il veut. Et Il est le Puissant, le Sage. » Sourate Ibrâhîm (14), verset 4. (11) [p.335] Sourate Sabâ' (34), verset 28. (12) [p.336] Ce hadith a été rapporté par plusieurs voies. Ibn Ishâq l'a rapporté sous forme de hadith mursal (suspendu au Successeur). Ad-Dârimî et Ahmad l'ont rapporté sous forme de hadith mawsûl (continu) d'après Khâlid, d'après 'Abd ar-Rahmân as-Sulamî, d'après 'Utba ibn 'Abd as-Sulamî. (13) [p.336] Tâbi'î (Successeur) syrien. A rapporté d'après Ibn 'Umar, Thawbân et Mu'âwiya. Parmi les grands Tâbi'în et leurs ascètes. Il a rencontré soixante-dix Compagnons. Les six imams (auteurs des recueils de hadiths canoniques) ont rapporté de lui. Il faisait quarante mille fois le tasbîh (glorification d'Allah) par jour et par nuit. Mort en l'an 104 H. (14) [p.336] Sa biographie a déjà été présentée à la page «285», numéro «1». (15) [p.336] Shaddâd ibn Aws ibn Thâbit ibn Mundhir, neveu de Hassân ibn Thâbit. Compagnon. S'installa à Jérusalem (Bayt al-Maqdis) et mourut au Shâm (Syrie) en l'an 58 H. (16) [p.336] Sa biographie a déjà été présentée à la page «47», numéro «1». (17) [p.336] Sourate al-Baqara (2), verset 129. (18) [p.337] D'après ad-Dârimî et Abû Nu'aym dans ad-Dalâ'il. (19) [p.338] Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). (20) [p.338] Rapporté par ad-Dârimî. (21) [p.338] Sa biographie a déjà été présentée à la page «285», numéro «1». (22) [p.338] Sa biographie a déjà été présentée à la page «67», numéro «7». (23) [p.338] Sa biographie a déjà été présentée à la page «51», numéro «2». (24) [p.338] Comme l'a rapporté al-Bayhaqî et at-Tabarânî d'après le hadith d'Ibn 'Umar avec une chaîne de transmission faible (da'îf). (25) [p.339] Sourate al-Baqara (2), verset 27. (26) [p.339] Comme l'a rapporté al-Bayhaqî d'après 'Alî sous forme de hadith marfû' (remontant au Prophète). La raison de cette spécification est qu'il est le plus noble de ses enfants, ou pour l'honneur de lui attribuer cette chaîne. (27) [p.339] Rapporté par Ibn Qâni' dans son Mu'jam as-Sahâba et par at-Tabarânî. (28) [p.339] Surayj ibn Yûnus ibn Ibrâhîm al-Hârith al-Baghdâdî, le dévot, le modèle, l'un des imams du hadith. Muslim, al-Baghawî et Abû Hâtim ont rapporté de lui. Mort en l'an 235 H. (29) [p.340] Il est 'Abd al-Bâqî ibn Qâni' ibn Marzûq al-Umawî al-Baghdâdî, auteur du Mu'jam as-Sahâba. Mort en l'an 351 H. Ibn Qâni' a rapporté ce hadith dans son Mu'jam as-Sahâba, et at-Tabarânî l'a également rapporté. (30) [p.340] Connu sous le nom d'Abû al-Hamrâ'. Ce sont deux Compagnons. L'un d'eux est l'affranchi (mawlâ) du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), nommé Hilâl ibn al-Hârith ou ibn Zufar, et il résidait à Homs. Parmi les Compagnons figure également Abû al-Hamrâ', l'affranchi de la famille de 'Awfâ' al-Badrî, dont on ne connaît pas de hadith rapporté. (31) [p.340] Comme l'a rapporté al-Khatîb dans ce que Mâlik a rapporté de lui. (32) [p.340] Sa biographie a déjà été présentée à la page «52», numéro «6». (33) [p.340] Sourate al-Kahf (18), verset 82. (34) [p.340] Rapporté par al-Bazzâr sous forme de hadith marfû' (remontant au Prophète) d'après Abû Dharr, et sous forme de hadith mawqûf (arrêté au Compagnon) d'après 'Umar et 'Alî. (35) [p.340] Ad-Daljî a dit : « Je ne connais personne qui l'ait rapporté de lui. » (36) [p.340] Sa biographie a déjà été présentée à la page «52», numéro «6». (37) [p.341] Attribué à Samantâr, un village des îles du Maghreb. Il est Abû Bakr ibn 'Atîq ibn 'Alî, l'un des dévots de l'île et l'un de ses ascètes. Il fait partie des notables et a composé des ouvrages sur divers arts et sciences. (38) [p.341] Sa biographie a déjà été présentée à la page «55», numéro «6». (39) [p.341] Abû al-'Atîq 'Abd ar-Rahmân. Il a allié l'ascétisme et la science. Il a accompagné Mâlik pendant vingt ans. Al-Bukhârî, Abû Dâwûd et an-Nasâ'î ont rapporté de lui. Il fait partie des thiqqât (dignes de confiance). Mort en Égypte en l'an 191 H. (40) [p.341] Concernant son audition (samâ') de ses maîtres. (41) [p.341] 'Abd Allah ibn Wahb, Abû Muhammad. Étudia le fiqh auprès de Mâlik et rapporta de lui et d'autres. Compila le grand et le petit Muwatta'. Mort en l'an 196 H. (42) [p.341] Son Jâmi' : dans un livre qu'il a composé. (43) [p.341] Mâlik ibn Anas ibn Mâlik ibn Abî 'Âmir, né en l'an 95 H. L'imam célèbre en matière de jurisprudence (fiqh) et de hadith. Il suffit à sa gloire que ach-Châfi'î fût de ses disciples. Il exagérait dans la vénération de la science et de la religion. Mort en l'an 179 H. (44) [p.342] Rapporté par Ibn Sa'd d'après le hadith de 'Uthmân al-'Umarî sous forme de hadith marfû' (remontant au Prophète). (45) [p.342] Rapporté par Ahmad, al-Bazzâr et at-Tabarânî. (46) [p.342] Sa biographie a déjà été présentée à la page «256», numéro «22». (47) [p.342] Sa biographie a déjà été présentée à la page «90», numéro «1». (48) [p.342] « Cela était, auprès d'Allah, une énormité. » Sourate al-Ahzâb (33), verset 53. (49) [p.343] « Vers la Mosquée lointaine (al-Aqsâ) dont Nous avons béni les alentours, afin de lui montrer de Nos signes. C'est Lui, vraiment, l'Audient, le Clairvoyant. » Sourate al-Isrâ' (17), verset 1. (50) [p.343] Sourate an-Najm (53), verset 1. (51) [p.344] Sourate an-Najm (53), verset 17. (52) [p.344] Sa biographie a déjà été présentée à la page «47», numéro «1». (53) [p.344] Rapporté par Muslim. (54) [p.345] Sourate Maryam (19), verset 56. (55) [p.345] « Al-Fîla » (al-fîla) : avec un kasra sur le fâ' et un fath sur le yâ' souscrit, pluriel de « fîl » (éléphant). (56) [p.345] « Al-Qilâl » (al-qilâl) : pluriel de « qîla » (jarre), et on les compare à cela à cause de l'étendue de leur ombre, de la finesse et de la délicatesse de leur peau, et de la bonté de leurs fruits. (57) [p.347] Il est l'un des hommes de la chaîne de transmission de ce hadith. C'est Thâbit al-Bunânî, attribué à une tribu arabe appelée Bunâna. Il est thiqqa (digne de confiance) et thabt (ferme), comme son nom l'indique. Les auteurs des six recueils de hadiths ont rapporté de lui. Il était le chef des savants dévots de son époque. Mort en l'an 127 H. (58) [p.347] Sa biographie a déjà été présentée à la page «47», numéro «1». (59) [p.347] Tâbi'î (Successeur) véridique et digne de confiance (sadûq thiqqa). Il était le juge de Médine. Mort en l'an 140 H. (60) [p.347] Il est l'un des hommes de la chaîne de transmission de ce hadith. C'est Thâbit al-Bunânî, attribué à une tribu arabe appelée Bunâna. Il est thiqqa (digne de confiance) et thabt (ferme), comme son nom l'indique. Les auteurs des six recueils de hadiths ont rapporté de lui. Il était le chef des savants dévots de son époque. Mort en l'an 127 H. (61) [p.347] Sa biographie a déjà été présentée à la page «47», numéro «1». (62) [p.347] Sa biographie a déjà été présentée à la page «31», numéro «2». (63) [p.347] Rapporté par al-Bukhârî. (64) [p.347] « Zâ'iratu-hu » (zâ'iratu-hu) : sa nourrice, Halîma. (65) [p.348] Il est Yûnus ibn Yazîd al-Aylî al-Qurashî. Rapporte d'az-Zuhrî et de Nâfi'. Ibn Ma'în a dit : « Sadûq (véridique) ». Abû Dâwûd a dit : « Il n'est pas une preuve (hujja) ». Mort en l'an 159 H. (66) [p.348] Sa biographie a déjà été présentée à la page «251», numéro «4». (67) [p.348] Sa biographie a déjà été présentée à la page «285», numéro «1». (68) [p.348] Rapporté par les deux Cheikhs (al-Bukhârî et Muslim).
↩ (69) [p348] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 62, n° 3 ! ↩ (70) [p348] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 47, n° 1 ↩ (71) [p348] Mālik ibn Ṣaʿṣaʿa al-Khazrajī al-Māzinī. Al-Bukhārī, Muslim, al-Tirmidhī, al-Nasāʾī et Aḥmad dans son Musnad ont rapporté de lui, et il n’a dans les livres que le hadith de l’Isrāʾ 91. Al-Nawawī a dit : il a rapporté du Messager d’Allāh (que la prière et la paix d’Allāh soient sur lui) cinq hadiths ; al-Bukhārī et Muslim sont d’accord sur l’un d’eux, qui est le hadith de l’Isrāʾ, et c’est le meilleur des hadiths sur l’Isrāʾ. ↩ (72) [p349] Rapporté par les deux Shaykh 92. ↩ (73) [p349] Sa biographie a déjà été donnée ci-dessus. ↩ (74) [p349] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 47, n° 1 ↩ (75) [p349] Al-Nukat 93 : les significations subtiles. ↩ (76) [p349] Ibn Shihāb al-Zuhrī, sa biographie a déjà été donnée à la p. 251, n° 4 ↩ (77) [p349] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 52, n° 6 ↩ (78) [p349] Ṣarīf 94 : avec un ṣād et un rāʾ non pointés et un fāʾ, comme al-ṣarīr, qui est le bruit du mouvement des corps ; on entend par là le bruit de la plume sur le papier. ↩ (79) [p349] Comme l’a rapporté al-Bukhārī, Aḥmad et d’autres. ↩ (80) [p349] Marfūʿ 95. ↩ (81) [p350] Rapporté par les deux Shaykh. ↩ (82) [p350] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 348, n° 7 ↩ (83) [p350] Rapporté par al-Bayhaqī et d’autres. ↩ (84) [p350] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 31, n° 5 ↩ (85) [p350] Raʾaytunī 96 : avec un ḍamma sur le tāʾ, pronom de la première personne ; la vision ici est optique, car l’Isrāʾ a eu lieu à l’état de veille. ↩ (86) [p351] Rapporté par Abū Nuʿaym dans ses Dalāʾil et par Ibn ʿArafa dans sa partie. ↩ (87) [p352] Sourate al-Najm, 15 ↩ (88) [p352] C’est-à-dire Ibn Masʿūd (qu’Allāh l’agrée). ↩ (89) [p352] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 31, n° 5 ↩ (90) [p352] Al-Bakrī al-Baṣrī, le Tābiʿī 97, résident du Khurāsān, digne de confiance, rapporte d’Anas, mort en 139 H. ↩ (91) [p352] Khalā 98 : est passé. ↩ (92) [p353] Que Muslim a rapporté. ↩ (93) [p354] Al-Muqiḥimāt 99 : les mauvaises actions destructrices. ↩ (94) [p354] Ibn Masʿūd ↩ (95) [p354] Sourate al-Najm, 10 ↩ (96) [p354] Sharīk ibn Abī Namir, le Tābiʿī, véridique, digne de confiance, juge médinois, mort en 140 H. ↩ (97) [p354] Rapporté par al-Bazzār et al-Bayhaqī d’après lui. ↩ (98) [p354] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 47, n° 1 ↩ (99) [p355] Ḥils 100 : un tissu fin qui recouvre le dos du chameau. ↩ (100) [p355] Lāṭiʾ 101 : collé. ↩ (101) [p355] Laṭṭa 102 : il a relâché. ↩ (102) [p355] C’est Aḥmad ibn ʿAmr ibn ʿAbd al-Khāliq al-Baṣrī, auteur du grand Musnad al-Muʿallal, digne de confiance, ḥāfiẓ 103, mort en 292 H. ↩ (103) [p355] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 54, n° 4 ↩ (104) [p356] C’est Muḥammad ibn ʿAlī Zayn al-ʿĀbidīn ibn al-Ḥusayn ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib, Abū Jaʿfar al-Bāqir. Il était ascète et adorateur. Né à Médine, mort à al-Ḥumayma et enterré à Médine en 114 H. ↩ (105) [p356] C’est-à-dire le transmetteur de ce hadith qu’al-Bazzār a mentionné dans son Musnad. ↩ (106) [p357] Sourate al-Muṭaffifīn, 14 ↩ (107) [p357] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 58, n° 3 ↩ (108) [p358] Sourate Yūsuf, 82 : « … dans laquelle nous étions, et la caravane par laquelle nous sommes arrivés, et nous sommes véridiques. » ↩ (109) [p358] Sourate al-Shūrā, 51 : « ou qu’Il envoie un messager qui révèle par Sa permission ce qu’Il veut ; Il est Très-Haut, Sage. » ↩ (110) [p359] Comme l’a rapporté Ibn Isḥāq et Ibn Jarīr d’après lui. ↩ (111) [p359] Muʿāwiya ibn Abī Sufyān, Compagnon fils de Compagnon, Prince des croyants (qu’Allāh l’agrée), mort à Damas en 60 H. Il possédait le pagne du Messager d’Allāh (que la prière et la paix d’Allāh soient sur lui), son manteau, quelques-uns de ses cheveux et de ses ongles ; il fut enseveli dans son manteau et son pagne, et ses cheveux et ongles furent placés dans sa bouche et ses narines, selon sa recommandation (qu’Allāh l’agrée). ↩ (112) [p359] Et le plus connu est contraire à cela, c’est-à-dire à l’état de veille. ↩ (113) [p359] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 60, n° 8 ↩ (114) [p359] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 73, n° 7 ↩ (115) [p360] Sourate al-Isrāʾ, 60 : « et l’arbre maudit dans le Coran ; Nous les effrayons, mais cela ne fait qu’augmenter leur grande transgression. » ↩ (116) [p360] D’après la version d’Ibn Isḥāq et d’Ibn Jarīr. ↩ (117) [p360] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 146, n° 5 ↩ (118) [p360] Et cela est invalidé par le fait qu’il n’a été construit qu’après l’Hégire. ↩ (119) [p360] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 47, n° 1 ↩ (120) [p360] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 52, n° 1 ↩ (121) [p360] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 154, n° 6 ↩ (122) [p360] Et cela est invalidé par le fait qu’il n’a été construit qu’après l’Hégire. ↩ (123) [p360] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 64, n° 6 ↩ (124) [p360] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 113, n° 4 ↩ (125) [p360] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 31, n° 5 ↩ (126) [p361] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 348, n° 7 ↩ (127) [p361] C’est ʿĀmir ibn ʿAbd ʿAmr ibn ʿUmayr ibn Thābit ; al-Wāqidī a mentionné qu’il assista à Ṣiffīn avec ʿAlī. ↩ (128) [p361] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 214, n° 2 ↩ (129) [p361] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 75, n° 6 ↩ (130) [p361] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 58, n° 4 ↩ (131) [p361] Qatāda ibn Diʿāma, sa biographie a déjà été donnée à la p. 62, n° 3 ↩ (132) [p361] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 252, n° 3 ↩ (133) [p361] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 251, n° 4 ↩ (134) [p361] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 68, n° 5 ↩ (135) [p361] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 60, n° 8 ↩ (136) [p361] Ibrāhīm ibn Yazīd ibn Qays al-Nakhaʿī, surnommé Abū ʿImrān, l’un des grands Tābiʿūn 97 par la piété, la véracité de la transmission et la mémorisation du hadith, juriste de l’Irak, imam mujtahid 104 ayant une doctrine, mort en 96 H. ↩ (137) [p361] Masrūq ibn Ajdaʿ al-Hamdānī, l’une des sommités, plus savant en fatwa 105 que Shurayḥ, les auteurs des six livres ont rapporté de lui ; il fut appelé Masrūq parce qu’il fut volé (suriqa) alors qu’il était petit, puis retrouvé ; mort en 63 H. ↩ (138) [p361] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 70, n° 1 ↩ (139) [p361] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 16, n° 1 ↩ (140) [p361] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 159, n° 1 ↩ (141) [p361] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 146, n° 5 ↩ (142) [p361] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 182, n° 2 ↩ (143) [p362] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 165, n° 1 ↩ (144) [p362] Sourate al-Isrāʾ, 1 : « … que Nous avons béni alentour, afin de lui montrer de Nos signes ; c’est Lui l’Audient, le Clairvoyant. » ↩ (145) [p362] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 47, n° 1 ↩ (146) [p363] Rapporté par Aḥmad d’après lui. ↩ (147) [p363] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 64, n° 4 ↩ (148) [p363] Sourate al-Najm, 16 ↩ (149) [p364] Rapporté par al-Bukhārī ↩ (150) [p364] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 52, n° 6 ↩ (151) [p364] Rapporté par Ibn Isḥāq et Ibn Jarīr d’après lui, sous forme de mursal 106. ↩ (152) [p364] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 60, n° 8 ↩ (153) [p364] Hamazanī 107 : hamazahu comme ḍarabahu ; ce qui se trouve dans certaines copies, naharanī, est une altération des copistes, signifiant : il m’a touché avec force pour m’éveiller. ↩ (154) [p365] Cela a été rapporté d’elle par Ibn Isḥāq, al-Ṭabarānī et Ibn Jarīr. ↩ (155) [p365] Bint Abī Ṭālib, sœur de ʿAlī, Compagne d’une grande valeur ; elle embrassa l’Islam le jour de la conquête ; le Prophète la demanda en mariage, mais elle s’excusa en disant qu’elle avait des enfants, et le Prophète (que la prière et la paix d’Allāh soient sur lui) l’excusa. Les auteurs des six livres ont rapporté d’elle ; elle vécut après ʿAlī ibn Abī Ṭālib. ↩ (156) [p365] Ahhabnā 108 : avec un hamza au début et un tashdīd 109 sur le bāʾ, c’est-à-dire : il nous a réveillés. ↩ (157) [p365] Rapporté par al-Bayhaqī et Ibn Mardawayh. ↩ (158) [p365] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 156, n° 6 ↩ (159) [p365] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 336, n° 4 ↩ (160) [p366] Rapporté par Ibn Mardawayh d’après lui. ↩ (161) [p366] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 113, n° 4 ↩ (162) [p366] Dans les deux Ṣaḥīḥ 110, sous forme marfūʿ 95. ↩ (163) [p366] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 285, n° 1 ↩ (164) [p366] Furija 111 : à la forme passive, avec un rāʾ non redoublé. ↩ (165) [p366] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 47, n° 1 ↩ (166) [p366] Rapporté par Muslim ↩ (167) [p366] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 31, n° 5 ↩ (168) [p367] Rapporté par les deux Shaykh. ↩ (169) [p367] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 154, n° 1 ↩ (170) [p367] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 113, n° 4 ↩ (171) [p368] « … sinon comme une tentation pour les gens », Sourate al-Isrāʾ, 59 ↩ (172) [p368] Sourate al-Isrāʾ, 1 ↩ (173) [p368] Al-ḥulm 112 : avec deux ḍammas ou un ḍamma suivi d’un sukūn, ce que voit le dormeur. ↩ (174) [p370] ʿAbd Allāh ibn Ḥumayd ibn Naṣr ibn al-Kashshī, l’imam ḥāfiẓ 103, mort en 249 H. ↩ (175) [p370] Hammām ibn Yaḥyā al-ʿAwdhī, attribué à al-ʿAwdh, une branche des Azd, imam digne de confiance, les six ont rapporté de lui, mort en 163. ↩ (176) [p371] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 354, n° 4 ↩ (177) [p371] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 47, n° 1 ↩ (178) [p371] Munkara 113 : c’est-à-dire irrégulière, contraire aux versions des autres dignes de confiance, car Sharīk a été critiqué par Ibn Ḥibbān et d’autres, qui ont dit qu’il n’était pas fiable. ↩ (179) [p371] Al-ʿAsqalānī a dit dans le chapitre du Miʿrāj 114 du livre al-Mabʿath : certains ont contesté que l’ouverture de la poitrine ait eu lieu la nuit de l’Isrāʾ, disant qu’elle n’avait eu lieu que lorsqu’il était petit chez les Banū Saʿd. Il n’y a pas lieu de contester cela, car les rapports concordent et l’ouverture de la poitrine est également établie au moment de l’envoi (prophétique), comme l’a rapporté Abū Nuʿaym dans les Dalāʾil. Chacune a sa sagesse. Et il est également établi, en dehors de la version de Sharīk, dans les deux Ṣaḥīḥ 110 d’après Abū Dharr, que l’ouverture de la poitrine a également eu lieu au moment de l’envoi, comme l’ont rapporté Abū Dāwūd et al-Ṭayālisī dans son Musnad, ainsi qu’Abū Nuʿaym et al-Bayhaqī dans les Dalāʾil al-Nubuwwa… De même l’ont dit al-ʿIrāqī et al-Qurṭubī. ↩ (180) [p371] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 348, n° 7 ↩ (181) [p372] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 285, n° 1 ↩ (182) [p372] Et cela ne nuit pas, car les mursalāt 106 des Compagnons sont toutes acceptées par consensus… ou bien il a entendu d’ici et de là. ↩ (183) [p372] Comme l’a rapporté Ibn Isḥāq et Ibn Jarīr. ↩ (184) [p372] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 146, n° 5 ↩ (185) [p372] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 251, n° 4 ↩ (186) [p372] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 146, n° 5 ↩ (187) [p373] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 365, n° 2 ↩ (188) [p373] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 261, n° 5 ↩ (189) [p373] Sourate al-Najm, 10 ↩ (190) [p373] Sourate al-Najm, 16 ↩ (191) [p375] Et dans une autre version : al-nās (les gens). ↩ (192) [p375] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 146, n° 5 ↩ (193) [p375] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 361, n° 12 ↩ (194) [p375] Le hadith se trouve chez al-Bukhārī, Muslim, al-Tirmidhī et al-Nasāʾī. Il est chez al-Bukhārī d’après Yaḥyā, d’après Wakīʿ, avec la chaîne de l’auteur. ↩ (195) [p375] Qaffa shaʿrī 115 : al-qafīf dans les cheveux signifie leur hérissement et leur dressement ; cela se produit généralement en cas de peur ou de forte frayeur. ↩ (196) [p376] « … et Il saisit les regards, et Il est le Subtil, le Parfaitement Connaisseur. » Sourate al-Anʿām, 103 ↩ (197) [p376] Comme l’a rapporté al-Bukhārī. ↩ (198) [p376] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 214, n° 2 ↩ (199) [p376] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 31, n° 5 ↩ (200) [p376] C’est-à-dire d’après Abū Hurayra. En effet, il a été rapporté de lui qu’il a dit : il L’a vu de ses yeux. Comme Ibn Masʿūd, Abū Dharr, al-Ḥasan et Ibn Ḥanbalī. ↩ (201) [p376] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 52, n° 6
(202) [p.376] Anas, ‘Ikrima et al-Rabī‘ ont dit la même chose. (203) [p.376] Sa biographie a déjà été donnée p. 31, n° 4. (204) [p.376] Sa biographie a déjà été donnée p. 67, n° 3. (205) [p.376] Rapporté par Muslim dans le Livre de la Foi. (206) [p.376] Dans le Livre des Expéditions (al-Maghāzī), d’après ‘Abd Allāh ibn Abī Salama. (207) [p.376] Sa biographie a déjà été donnée p. 73, n° 7. (208) [p.376] Sa biographie a déjà été donnée p. 182, n° 1. (209) [p.377] C’est-à-dire dans certaines de ses chaînes de transmission, à savoir ce qu’ont rapporté al-Ḥākim, al-Nasā’ī et al-Ṭabarānī. (210) [p.377] Al-khulla (l’amitié intime) : avec la damma (u) sur la khā’ (kh) pointée, selon la parole du Très-Haut : « Et Dieu a pris Abraham pour ami intime (khalīlan) ». (211) [p.377] Sourate al-Najm (L’Étoile), 13. (212) [p.377] Sa biographie a déjà été donnée p. 61, n° 3. (213) [p.377] Rapporté de lui par Ibn Sayyid al-Nās dans sa Sīra. (214) [p.377] Ce n’est pas Fakhr al-Dīn al-Rāzī, comme certains l’ont imaginé, mais Sulaymān ibn Ayyūb, mort noyé en l’an 447 de l’Hégire. (215) [p.377] Sa biographie a déjà été donnée p. 51, n° 2. (216) [p.378] Sa biographie a déjà été donnée p. 58, n° 3. (217) [p.378] Mentionné par al-Tirmidhī. (218) [p.378] Sa biographie a déjà été donnée p. 249, n° 3. (219) [p.378] Sa biographie a déjà été donnée p. 354, n° 4. (220) [p.378] Sa biographie a déjà été donnée p. 285, n° 1. (221) [p.378] Comme la version d’Ibn Abī Ḥātim ; et Ibn Jarīr l’a rapporté d’après Muḥammad ibn Ka‘b, d’après certains compagnons du Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui), qui dirent : « Nous dîmes : Ô Messager de Dieu… » et il le mentionna de manière continue (mawṣūlan). (222) [p.378] Il s’agit de Muḥammad ibn Ka‘b ibn Sulaym ibn Asad al-Quraẓī, Abū Ḥamza, allié des Aws. Il résida à Kūfa puis à Médine. C’est un Tābi‘ī (successeur) qui a rapporté de nombreux Compagnons. Il fut parmi les plus éminents savants et juristes de Médine. Il mourut en l’an 108 de l’Hégire. (223) [p.378] Sa biographie a déjà été donnée p. 107, n° 2. (224) [p.379] Rapporté par Aḥmad et al-Tirmidhī, qui l’a jugé authentique (ṣaḥīḥ). (225) [p.379] Mālik ibn Yukhāmir al-Saksakī al-Ḥimṣī. On dit qu’il fut Compagnon, mais le plus correct est qu’il fut un Tābi‘ī. Il rapporta d’après Mu‘ādh ibn Jabal, ‘Abd al-Raḥmān ibn ‘Awf et d’autres. Il mourut en l’an 70 de l’Hégire. (226) [p.379] Mu‘ādh ibn Jabal al-Khazrajī al-Anṣārī, éminent dans la science du licite et de l’illicite. Il avait le teint blanc, le visage lumineux, les dents brillantes et les yeux noircis de khôl. Il assista à Badr à l’âge de vingt et un ans. Le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) le nomma gouverneur du Yémen. Il fut l’un des meilleurs jeunes hommes des Anṣār par sa clémence, sa pudeur et sa générosité ; il était beau et de belle prestance. Il mourut de la peste en l’an 17 de l’Hégire. (227) [p.379] Le ḥadīth : à l’accusatif (bi-l-naṣb), sous-entendant « récite » ou « mentionne ». (228) [p.379] ‘Abd al-Razzāq ibn Hammām ibn Nāfi‘, le grand ḥāfiẓ (mémorisateur) de Ṣan‘ā’, l’un des plus éminents, auteur d’ouvrages. Plusieurs l’ont jugé digne de confiance (thiqa) et les six imams (al-a’imma al-sitta) ont rapporté de lui. Il mourut en l’an 211 de l’Hégire. (229) [p.379] Sa biographie a déjà été donnée p. 60, n° 8. (230) [p.379] C’est l’imam, le ḥāfiẓ, le lecteur (muqri’) Aḥmad ibn ‘Abd Allāh al-Mughāfirī, savant de Cordoue. Il naquit en l’an 340 de l’Hégire. Ibn Ḥazm, Ibn ‘Abd al-Barr et d’autres éminents ont rapporté de lui. Il fut un chef dans la science des lectures coraniques, très attaché au ḥadīth, imam dans la Sunna. Il mourut en l’an 429 de l’Hégire. (231) [p.379] Sa biographie a déjà été donnée p. 160, n° 1. (232) [p.379] Sa biographie a déjà été donnée p. 214, n° 2. (233) [p.380] Sa biographie a déjà été donnée p. 73, n° 7. (234) [p.380] Marwān ibn al-Ḥakam ibn Abī al-‘Āṣ ibn Umayya al-Qurashī al-Umawī. Il naquit en l’an 2 de l’Hégire. On n’a pas établi qu’il ait entendu (des Compagnons) ni qu’il ait rapporté. Son règne dura neuf mois et quelques jours. Il mourut en l’an 65 de l’Hégire, au mois de Ramaḍān. (235) [p.380] Sa biographie a déjà été donnée p. 31, n° 5. (236) [p.380] Sa biographie a déjà été donnée p. 90, n° 1. (237) [p.380] Sa biographie a déjà été donnée p. 165, n° 1. (238) [p.380] Al-Ṭalamankī, mentionné précédemment. (239) [p.380] Sa biographie a déjà été donnée p. 58, n° 4. (240) [p.380] Sa biographie a déjà été donnée p. 52, n° 6. (241) [p.380] Sa biographie a déjà été donnée p. 60, n° 8. (242) [p.381] Sourate al-Inshirāḥ (L’Ouverture), 1. (243) [p.381] ‘Alī ibn Ismā‘īl ibn Abī Bashīr, qui se rattache à Abū Mūsā al-Ash‘arī le Compagnon (que Dieu l’agrée). Il fut mu‘tazilite puis abandonna cette doctrine. Il fut un grand docteur (ḥibr) incomparable. Al-Qāḍī al-Bāqillānī dit : « Le meilleur de mes états est de comprendre la parole d’Abū al-Ḥasan. » Il est l’imam des gens de la Sunna et l’auteur d’ouvrages célèbres. Il mourut en l’an 324 de l’Hégire. (244) [p.382] « Mais regarde la montagne : si elle reste stable à sa place, alors tu Me verras… » Sourate al-A‘rāf (Les Murailles), 143. (245) [p.382] « Et Il saisit les regards, et Il est le Subtil, le Parfaitement Connaisseur. » Sourate al-An‘ām (Les Bestiaux), 103. (246) [p.383] « Mais regarde la montagne : si elle reste stable à sa place, alors tu Me verras. » Puis, lorsque son Seigneur Se manifesta à la montagne, Il la réduisit en poussière, et Moïse tomba foudroyé. Lorsqu’il revint à lui, il dit : « Gloire à Toi ! Je me repens à Toi, et je suis le premier des croyants. » Sourate al-A‘rāf, 143. (247) [p.383] « Et je suis le premier des croyants. » Sourate al-A‘rāf, 143. (248) [p.384] Il fut parmi les hommes de lettres et d’esprit ; il a une belle et remarquable poésie. Il fut l’élève de Muḥammad ibn ‘Umar, connu sous le nom d’Ibn al-Qūṭiyya, auteur du Livre des verbes trilitères et quadrilitères. (249) [p.384] Mālik ibn Anas ibn Mālik al-Aṣbaḥī al-Ḥimyarī, imam de la Demeure de l’Hégire (Médine) et l’un des quatre imams ; l’école mālikite lui est attribuée. Il était ferme dans sa religion, distant des émirs et des gouverneurs. Il naquit à Médine et y mourut en l’an 179 de l’Hégire. (250) [p.385] Muḥammad ibn al-Ṭayyib al-Bāqillānī, imam des gens de la Sunna, mort en l’an 403 de l’Hégire. Il est différent d’Abū Bakr ibn al-‘Arabī, le maître de l’auteur (que Dieu les ait en Sa miséricorde). (251) [p.385] Les deux versets sont : « Les regards ne Le saisissent pas » et « Tu ne Me verras pas ». (252) [p.385] Sourate al-A‘rāf, 143. (253) [p.385] Ṣa‘iqan : c’est-à-dire il tomba en criant, évanoui, sous l’effet de l’horreur de ce qu’il vit de cette montagne. (254) [p.385] Sourate al-A‘rāf, 143. (255) [p.385] Sa biographie a déjà été donnée p. 55, n° 6. (256) [p.386] Sa biographie a déjà été donnée p. 52, n° 6. (257) [p.386] Muḍammanuhu : avec la damma (u) sur la première mīm, la fatḥa (a) sur le ḍād (ḍ) pointé et la mīm redoublée ouverte, c’est-à-dire ce qu’il contient et ce qu’indique son énoncé, à savoir sa vision (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) de son Seigneur de ses propres yeux. (258) [p.386] Sa biographie a déjà été donnée p. 379, n° 3. (259) [p.386] C’est-à-dire : J’ai vu mon Seigneur sous la plus belle forme. (260) [p.387] Sa biographie a déjà été donnée p. 285, n° 1. (261) [p.387] Rapporté par Muslim. (262) [p.387] Annī : avec la fatḥa (a) sur le hamza, le nūn redoublé et un alif suivi d’un yā’ final, au sens de « comment ». (263) [p.387] Rapporté par Muslim. (264) [p.387] Rapporté par al-Ṭayālisī d’après Abū Mūsā (que Dieu Très-Haut l’agrée) dans un ḥadīth dont l’origine se trouve dans Muslim, commençant par : « Dieu ne dort pas et il ne Lui convient pas de dormir. » (265) [p.387] Rapporté par Ibn Jarīr d’après Muḥammad ibn Ka‘b, d’après certains Compagnons (que Dieu Très-Haut les agrée). (266) [p.388] Sourate al-Najm, 8. (267) [p.389] Sourate al-Najm, 10. (268) [p.389] Shudhūdhan : c’est-à-dire le groupe des exégètes est petit, isolé (shādhdh) ; ils les ont contredits sur ce point. Shudhūdhan est soit le pluriel de shādhdh, comme qu‘ūd (assis) est le pluriel de qā‘id, soit un infinitif employé pour le sujet par hyperbole dans leur qualification par cette caractéristique, comme s’ils en étaient l’essence même. (269) [p.389] Sa biographie a déjà été donnée p. 55, n° 6. (270) [p.389] Sa biographie a déjà été donnée p. 91, n° 4. (271) [p.390] Sa biographie a déjà été donnée p. 381, n° 2. (272) [p.390] Sa biographie a déjà été donnée p. 256, n° 2. (273) [p.390] Sa biographie a déjà été donnée p. 52, n° 6. (274) [p.390] Sa biographie a déjà été donnée p. 90, n° 1. (275) [p.390] Sa biographie a déjà été donnée p. 52, n° 6. (276) [p.390] Sourate al-Najm, 8. (277) [p.390] Sa biographie a déjà été donnée p. 47, n° 1. (278) [p.390] Soit arrêté à lui (mawqūf ‘alayhi), soit élevé (marfū‘) de lui. Si son élévation (raf‘) est authentique, ainsi que son arrêt (waqf), il n’y a pas de discussion, car il reçoit son statut. (279) [p.391] « Il est le Très-Haut, le Sage. » Sourate al-Shūrā (La Consultation), 51. (280) [p.391] Aḥmad ibn ‘Amr ibn ‘Abd al-Khāliq, Abū Bakr al-Bazzār, ḥāfiẓ parmi les savants du ḥadīth, originaire de Baṣra. Il a deux Musnads : l’un grand, intitulé al-Baḥr al-Zākhir (La Mer Débordante), et l’autre petit. Il mourut à Ramla en l’an 292 de l’Hégire. (281) [p.391] Sa biographie a déjà été donnée p. 54, n° 4. (282) [p.391] Il y a là une indication que le ḥadīth est élevé (marfū‘). (283) [p.392] Selon ce qu’a rapporté al-Bukhārī, à savoir que Moïse se trouve au septième ciel. (284) [p.393] C’est-à-dire là où les pronoms renvoient à lui (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui), et non à Gabriel, comme on l’a dit. (285) [p.393] Sourate al-Najm, 9. (286) [p.393] Comme l’a rapporté Ibn Abī Ḥātim. (287) [p.393] Muḥammad ibn ‘Umar ibn al-Ḥasan al-Tamīmī al-Bakrī, Abū ‘Abd Allāh Fakhr al-Dīn al-Rāzī, l’imam exégète, l’unique de son temps dans les sciences rationnelles et traditionnelles et les sciences des Anciens. De descendance quraychite, originaire du Tabaristān. Sa naissance eut lieu à Rayy (al-Rayy), à laquelle il est attribué. Il mourut en l’an 606 de l’Hégire. (288) [p.393] Sa biographie a déjà été donnée p. 52, n° 6. (289) [p.394] Sa biographie a déjà été donnée p. 67, n° 7. (290) [p.394] Sa biographie a déjà été donnée p. 61, n° 3. (291) [p.394] Comme l’a rapporté Ibn Jarīr. (292) [p.394] Sa biographie a déjà été donnée p. 52, n° 6. (293) [p.394] Sa biographie a déjà été donnée p. 90, n° 1. (294) [p.394] Sa biographie a déjà été donnée p. 60, n° 8. (295) [p.394] Al-Ḥasan ou al-Naqqāsh, ce dernier étant le plus proche et le plus approprié. (296) [p.394] Sa biographie a déjà été donnée p. 52, n° 6. (297) [p.394] Al-rafraf : c’est le tapis (al-bisāṭ) en général, ou le tapis vert ; on dit aussi ce qui est en brocart (dībāj). (298) [p.395] C’est-à-dire rapporté dans le Ṣaḥīḥ d’al-Bukhārī, selon ce qu’a rapporté Sharīk ibn Abī Ghanīm. (299) [p.395] Sa biographie a déjà été donnée p. 47, n° 1. (300) [p.395] Ce ḥadīth authentique est de la transmission de Sharīk d’après Anas. Al-Dhahabī, dans al-Mīzān, a jugé étrange (gharīb) cette formulation. Il dit, après avoir mentionné le ḥadīth du Voyage Nocturne (al-Isrā’)… jusqu’à : « Puis Il l’éleva au-dessus de cela, d’une manière que seul Dieu connaît, jusqu’à ce qu’il parvînt au Jujubier de la Limite (Sidrat al-Muntahā). Et le Tout-Puissant, le Seigneur de la Puissance, s’approcha et descendit jusqu’à être à deux portées d’arc ou plus près encore. » Ceci fait partie des étrangetés du Ṣaḥīḥ… Ainsi le mentionne al-Ḥalabī. (301) [p.395] Sa biographie a déjà été donnée p. 58, n° 3. (302) [p.395] Sa biographie a déjà été donnée p. 55, n° 6. (303) [p.396] Al-ibāna : avec la kasra (i) sur le hamza, au sens de manifestation (al-iẓhār). (304) [p.396] Ce qui est rapporté dans les six recueils de ḥadīth (al-kutub al-sitta) d’après Abū Hurayra (que Dieu Très-Haut l’agrée), de manière élevée (marfū‘an). (305) [p.396] Ifḍāl : c’est-à-dire par Sa faveur et Sa grâce. (306) [p.396] Ijmāl : c’est-à-dire une belle action envers eux, selon Sa coutume. (307) [p.396] Sa biographie a déjà été donnée p. 91, n° 4. (308) [p.396] Sourate al-Najm, 9. (309) [p.397] Ināfa : au sens d’élévation et de rehaussement. (310) [p.397] Rapporté dans le Ṣaḥīḥ d’al-Bukhārī. (311) [p.398] Al-Tirmidhī l’a rapporté seul et a dit : il est ḥasan gharīb (bon et étrange). (312) [p.398] Sa biographie a déjà été donnée p. 47, n° 1. (313) [p.398] ‘Abd Allāh ibn Zaḥr al-Ifrīqī, le dévot. Les auteurs des Sunan ont rapporté de lui. Al-Bukhārī l’a cité dans al-Adab al-Mufrad. Il a une notice biographique dans al-Mīzān.
↩ (314) [p398] Sa biographie a été donnée précédemment p. 107, n° 2. ↩ (315) [p398] Il s'agit probablement d'une autre voie de transmission de l'auteur, différente de celle d'al-Tirmidhī, ce qui écarte l'affirmation d'al-Halabī selon laquelle ce récit ne se trouve pas dans les six recueils canoniques, et a fortiori dans al-Tirmidhī. Cela donne raison à al-Daljī qui soutient qu'il s'agit d'une transmission d'Abū Nu‘aym dans ses Dalā’il, d'après Ibn Zaḥr. Ensuite, j'ai vu que al-Tilimsānī a mentionné qu'il est consigné dans le registre du juge, et dans la transmission d'Ibn Zaḥr et d'al-Rabī‘ b. Anas, c'est-à-dire par coordination. Et selon al-‘Urfī, d'après al-Rabī‘, d'après Anas, comme dans l'original. Dans les deux cas, le rapporteur est Anas b. Mālik. ↩ (316) [p399] Comme l'a rapporté al-Tirmidhī et l'a jugé authentique. ↩ (317) [p399] Sa biographie a été donnée précédemment p. 31, n° 5. ↩ (318) [p399] Rapporté par Aḥmad et al-Tirmidhī qui l'a jugé bon, et par Ibn Mājah, d'après lui, sous forme de hadith marfū‘ 116. ↩ (319) [p399] Sa biographie a été donnée précédemment p. 63, n° 1. ↩ (320) [p399] Rapporté par Muslim et Abū Dāwūd. ↩ (321) [p399] Sa biographie a été donnée précédemment p. 31, n° 5. ↩ (322) [p400] Rapporté par al-Tirmidhī et al-Dārimī. ↩ (323) [p400] Sa biographie a été donnée précédemment p. 52, n° 6. ↩ (324) [p400] Rapporté par Muslim. ↩ (325) [p400] Comme dans les deux Ṣaḥīḥ 117. ↩ (326) [p400] Sa biographie a été donnée précédemment p. 47, n° 1. ↩ (327) [p400] Rapporté par Muslim. ↩ (328) [p400] Sa biographie a été donnée précédemment p. 31, n° 5. ↩ (329) [p401] Rapporté par Muslim. ↩ (330) [p401] al-‘Allāt : on entend par al-‘allāt les épouses coépouses, et cela vient de al-‘all, qui est le fait de boire une fois après une autre ; la première boisson s'appelle al-nahl. Ainsi, les épouses sont des sources d'eau pour le mari, ou bien leurs enfants ont des goûts différents en matière d'allaitement, et cette dernière explication est plus proche. ↩ (331) [p401] « Le jour où ils apparaîtront [au grand jour], rien de leur être ne sera caché à Allah. À qui appartient la royauté, aujourd'hui ? » (Coran, Sourate al-Mu’min, 40:16). ↩ (332) [p402] Comme dans Muslim. ↩ (333) [p402] Sa biographie a été donnée précédemment p. 47, n° 1. ↩ (334) [p402] Dans les deux Ṣaḥīḥ. ↩ (335) [p402] Sa biographie a été donnée précédemment p. 72, n° 2. ↩ (336) [p402] Cela indique qu'il est carré. ↩ (337) [p402] Abyaḍ : c'est un superlatif de bayāḍ (blancheur), par opposition au noir. Il a été entendu des Arabes et apparaît dans le hadith. Cependant, l'auteur du Qāmūs a dit qu'il est irrégulier, mais cette affirmation n'est pas fiable, car il est attesté de manière authentique dans le hadith. Le hadith est la première source d'argumentation après le Coran, donc il n'y a aucune raison pour que certains grammairiens affirment que le superlatif ne se forme pas à partir des couleurs et des défauts ; on dit plutôt « plus blanc » (ashaddu bayāḍan) et autres expressions similaires. ↩ (338) [p402] al-Waraq : avec la fatḥa sur le wāw, la fatḥa et la kasra sur le rā’ non emphatique, et le sukūn : l'argent en général, ou ce qui en est frappé (monnaie). Dans une copie : « du lait ». ↩ (339) [p402] Kīzānuhu : pluriel de kūz : un petit récipient dans lequel on prend de l'eau pour boire. À l'origine, c'est un récipient à goulot étroit avec une anse ; s'il n'a pas d'anse, c'est un kūb, dont le pluriel est akwāb ; s'il contient une boisson, c'est un ka’s. ↩ (340) [p403] Rapporté par Muslim. ↩ (341) [p403] Sa biographie a été donnée précédemment p. 285, n° 1. ↩ (342) [p403] Un village à l'extrémité du Shām, près de la mer, à mi-chemin entre Médine et Damas, à huit étapes de l'Égypte. On dit que c'est le village dont Allah a dit : « Et interroge-les au sujet de la cité qui était située près de la mer » (Coran, Sourate al-A‘rāf, 7:163). ↩ (343) [p403] Yashkhab : avec la fatḥa sur le yā’ souscrit, le sukūn sur le shīn, la ḍamma et la fatḥa sur le khā’ (tous deux avec des points). L'origine de al-shakhab est ce qui sort de la fissure lors de la traite. Ce qui est visé ici est qu'il perce avec un bruit. ↩ (344) [p403] Mīzābān : al-mīzāb : avec la kasra sur le mīm et un hamza silencieux, qui peut être remplacé par un yā’ : l'écoulement de l'eau. ↩ (345) [p403] Rapporté par Muslim. ↩ (346) [p403] Thawbān : affranchi du Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui), célèbre Compagnon. Le Messager d'Allah l'acheta puis l'affranchit, et il le servit jusqu'à sa mort. Ensuite, il se rendit à al-Ramla, puis à Ḥimṣ, où il mourut en l'an 54 H. ↩ (347) [p403] Rapporté par les deux Shaykh 118. ↩ (348) [p403] Ḥāritha b. Wahb al-Khuzā‘ī : il est le frère utérin de ‘Ubayd Allāh b. ‘Umar. Il rapporte des hadiths du Prophète (paix et bénédiction sur lui) et de Ḥafṣa bint ‘Umar, entre autres. Il a quatre hadiths dans les deux Ṣaḥīḥ. ↩ (349) [p403] Sa biographie a été donnée précédemment p. 47, n° 1. ↩ (350) [p404] Rapporté par les deux Shaykh, d'après lui. ↩ (351) [p404] Sa biographie a été donnée précédemment p. 182, n° 1. ↩ (352) [p404] Dans les deux Ṣaḥīḥ. ↩ (353) [p404] Rapporté par Muslim. ↩ (354) [p404] Rapporté par les deux Shaykh et Abū Dāwūd. ↩ (355) [p404] Rapporté par Muslim et d'autres. Le rapporteur est ‘Uqba b. ‘Āmir b. ‘Abs al-Juhanī, célèbre Compagnon. Il était lecteur du Coran, savant en matière de successions et de jurisprudence, éloquent, poète et scribe. Il est l'un de ceux qui ont rassemblé le Coran. Il mourut en l'an 58 H. ↩ (356) [p404] Rapporté par al-Bukhārī et al-Tirmidhī. La biographie du rapporteur a été donnée précédemment p. 64, n° 6. ↩ (357) [p404] Rapporté par les deux Shaykh. Le rapporteur est Suwayd b. Shaddād b. ‘Amr b. Fihr al-Qurashī, résident de Kūfa. Lui et son père ont eu l'honneur de la Compagnie. Il assista à la conquête de l'Égypte et mourut à Alexandrie en l'an 45 H. ↩ (358) [p404] Rapporté par Abū Dāwūd, Ibn Ḥibbān et al-Bayhaqī. Le rapporteur est Abū Barza, Naḍla b. ‘Ubayd Allāh al-Aslamī, le noble Compagnon et imam. Il mourut en l'an 60 H. ↩ (359) [p404] Rapporté par Muslim et d'autres. La biographie du rapporteur a été donnée précédemment p. 64, n° 4. ↩ (360) [p404] Rapporté par Ibn Ḥibbān et al-Bayhaqī. La biographie du rapporteur a été donnée précédemment p. 262, n° 4. ↩ (361) [p404] Rapporté par Aḥmad b. Ḥanbal et al-Bayhaqī. Le rapporteur est Zayd b. Arqam b. Qays al-Khazrajī. Il fut jugé trop jeune le jour de Uḥud, et sa première expédition fut celle du Khandaq. Il participa à dix-sept expéditions avec le Prophète (paix et bénédiction sur lui). Il mourut à Kūfa en l'an 66 H. ↩ (362) [p404] Rapporté par les deux Shaykh. Ibn Mas‘ūd : sa biographie a été donnée précédemment p. 214, n° 2. ↩ (363) [p404] Rapporté par les deux Shaykh. Le rapporteur est ‘Abd Allāh b. Zayd b. Tha‘laba al-Khazrajī al-Anṣārī, celui qui vit l'appel à la prière en rêve. Il mourut en l'an 32 H, à l'âge de soixante-quatre ans, et notre seigneur ‘Uthmān pria sur lui. ↩ (364) [p405] Rapporté par les deux Shaykh. La biographie du rapporteur a été donnée précédemment p. 231, n° 5. ↩ (365) [p405] Rapporté par al-Bayhaqī et Abū Zur‘a al-Dimashqī dans le Musnad des gens du Shām. Le rapporteur du hadith est Suwayd b. Jabala al-Fazārī. On a dit que sa Compagnie n'est pas établie, donc son hadith est mursal 119. On a aussi dit qu'il est Compagnon mais qu'on ne rapporte de lui qu'un seul hadith. ↩ (366) [p405] Rapporté dans le Ṣaḥīḥ d'Abū ‘Awāna et al-Bayhaqī. Abū Bakr : sa biographie a été donnée précédemment p. 156, n° 6. ↩ (367) [p405] Rapporté par al-Bayhaqī dans al-Ba‘th. ‘Umar : sa biographie a été donnée précédemment p. 113, n° 4. ↩ (368) [p405] Ce nom est une addition par rapport aux copies corrigées. Le rapporteur ‘Abd Allāh b. Burayda était le juge de Marw et son savant. Lui et son frère Sulaymān sont des Tābi‘ūn 120, donc ils ne doivent pas être mentionnés parmi les Compagnons. ↩ (369) [p405] Sa biographie a été donnée précédemment p. 63, n° 1. ↩ (370) [p405] Rapporté par Aḥmad et Ibn Mājah, d'après lui. Le rapporteur est ‘Abd Allāh al-Ṣunābiḥī, du nom de son grand-père Ṣunābiḥ. On dit que c'est le nom d'une tribu arabe. Compagnon, son nom est ‘Abd Allāh, ou Abū ‘Abd Allāh, ou Abū ‘Amr. ↩ (371) [p405] Rapporté par les deux Shaykh. La biographie du rapporteur a été donnée précédemment p. 31, n° 5. ↩ (372) [p405] Rapporté par Aḥmad et al-Ṭabarānī. La biographie du rapporteur a été donnée précédemment p. 46, n° 4. ↩ (373) [p405] Rapporté par les deux Shaykh. La biographie du rapporteur a été donnée précédemment p. 285, n° 1. ↩ (374) [p405] Rapporté par Muslim. La biographie du rapporteur a été donnée précédemment p. 56, n° 5. ↩ (375) [p405] Rapporté par les deux Shaykh. La rapporteuse est Asmā’ bint Abī Bakr al-Ṣiddīq, une Compagne vertueuse, sœur de ‘Ā’isha du côté paternel, et mère de ‘Abd Allāh b. al-Zubayr. Elle était éloquente, présente d'esprit et de cœur. Son histoire avec al-Ḥajjāj après le meurtre de son fils ‘Abd Allāh est célèbre. Elle vécut cent ans et mourut en l'an 73 H. ↩ (376) [p405] Rapporté par al-Ṭabarānī. Le rapporteur est Munī‘ b. al-Ḥārith al-Thaqafī. Il s'abstint de participer à la bataille du Chameau. Il disait : « Je suis l'affranchi du Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) ». Il fut surnommé Abū Bakra parce qu'il se laissa glisser du mur de Ṭā’if sur sa chamelle (bakratuhu) lorsqu'on l'empêcha de sortir. ↩ (377) [p406] Ils sont nombreux, au point que l'auteur a prétendu que le hadith du Bassin est mutawātir 121. Il semble que sa tawātur soit sémantique et non textuelle, car Ibn al-Ṣalāḥ et d'autres ont dit : « On ne trouve guère les conditions de cela ». Cinquante-cinq Compagnons ont rapporté le hadith du Bassin ; leurs hadiths sont compilés dans les recueils de hadiths mutawātir. Quant aux autres, ce sont : Abū Bakr al-Ṣiddīq dans le Ṣaḥīḥ d'Ibn Ḥibbān, Ubayy b. Ka‘b, Usāma b. Zayd, Ḥudhayfa b. Asīd, Zayd b. Thābit, Ḥamza b. ‘Abd al-Muṭṭalib, al-Ḥasan b. ‘Alī, Sulaymān, Samura, Abū al-Dardā’, Ibn Mas‘ūd – leurs hadiths se trouvent chez al-Ṭabarānī –, Usayd b. Ḥuḍayr dans les deux Ṣaḥīḥ, Ibn ‘Abbās dans al-Bukhārī, Umm Salama dans Muslim, Jābir b. ‘Abd Allāh, ‘Ā’idh b. ‘Amr, Thābit b. Arqam, Khawla bint Ḥakīm dans le Musnad, Laqīṭ b. ‘Āmir dans les additions du Musnad, Khabbāb b. al-Aratt dans al-Mustadrak, Ka‘b b. ‘Ujra dans al-Tirmidhī et al-Nasā’ī, Burayda dans le Musnad d'al-Bazzār, ‘Utba b. ‘Abd et al-‘Irbāḍ b. Sāriya dans le Ṣaḥīḥ d'Ibn Ḥibbān, ‘Umar b. al-Khaṭṭāb dans al-Ba‘th d'al-Bayhaqī, al-Nawwās b. Sam‘ān dans 118 d'Ibn Abī al-Dunyā, ‘Uthmān b. Maẓ‘ūn mentionné par Ibn Kathīr dans son Histoire, ‘Abd al-Raḥmān b. ‘Awf mentionné par Ibn Manda dans son Mustakhraj, et Mu‘ādh b. Jabal – qu'Allah les agrée tous – mentionné par Ibn al-Qayyim dans al-Ḥāwī. ↩ (378) [p407] Hadith authentique rapporté par al-Bukhārī et d'autres par de multiples voies. ↩ (379) [p407] Sa biographie a été donnée précédemment p. 63, n° 1. ↩ (380) [p407] Les hadiths indiquent que al-mukhālla (l'amitié intime) des deux côtés, si elle est au sens de l'amour, et non de al-khulla au sens de besoin, car Allah se passe des mondes. ↩ (381) [p407] Comme cela sera explicitement mentionné dans le hadith d'Ibn Mas‘ūd. ↩ (382) [p407] Rapporté par Muslim, al-Tirmidhī et al-Nasā’ī. ↩ (383) [p407] Sa biographie a été donnée précédemment p. 214, n° 2. ↩ (384) [p408] Rapporté par al-Dārimī et al-Tirmidhī, d'après lui. ↩ (385) [p408] Sa biographie a été donnée précédemment p. 52, n° 6. ↩ (386) [p408] Mādhā : cela signifie : le fait qu'Allah ait pris Abraham pour ami intime n'est pas plus étonnant que le discours de Moïse. ↩ (387) [p409] Parmi les hadiths du Voyage Nocturne, celui rapporté par al-Bayhaqī et jugé authentique. ↩ (388) [p409] Sa biographie a été donnée précédemment p. 31, n° 5. ↩ (389) [p409] Dans une copie : « dans la parole d'Allah ». La version la plus correcte est avec la préposition « de ». ↩ (390) [p409] Les deux Shaykh ont dit : « Il est ainsi dans les copies fiables d'al-Shifā’ : avec un hamza ouvert, un sīn non emphatique silencieux et un bā’ simple. C'est ainsi. Dans la copie au propre de l'auteur, qui est rapportée, certains l'ont mal écrite en écrivant 'anta' (tu). C'est un mot hébreu signifiant 'tu'. Al-Daljī a dit qu'après le sīn il y a un tā’ avec deux points au-dessus, et il l'a interprété par 'anta'. » ↩ (391) [p409] al-Mukhtaṣṣ : celui qui est choisi pour le service de Dieu et pour l'élection de ce dont il est chargé en termes d'actions et d'abstentions. ↩ (392) [p409] al-Khulla : avec la ḍamma sur le khā’. ↩ (393) [p409] al-Iṣṭifā’ : c'est-à-dire que son amour et son affection sont purs, c'est-à-dire exempts d'impuretés. ↩ (394) [p410] al-Khulla : avec la fatḥa sur le khā’. ↩ (395) [p410] Sa biographie a été donnée précédemment p. 119, n° 4. ↩ (396) [p410] Sourate al-Mā’ida, 5:18. ↩ (397) [p411] « Mais si vous pardonnez, si vous passez sur les fautes et si vous absoudrez, alors Allah est Absoluteur et Miséricordieux. » (Coran, Sourate al-Taghābun, 64:14). ↩ (398) [p411] Comme l'a rapporté al-Bukhārī : « Le plus généreux des gens envers moi par sa compagnie et ses biens est Abū Bakr. » ↩ (399) [p412] Sa biographie a été donnée précédemment p. 156, n° 6.
Fâtima bint Sayyid al-Khalq Muhammad (que la paix et le salut soient sur lui) est, avec Maryam bint 'Imrân, la meilleure des femmes du monde. Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) la maria à son cousin 'Alî ibn Abî Tâlib. Elle est la seule de ses enfants à lui avoir survécu. Elle mourut en l'an 11 de l'Hégire, six mois après la mort du Messager de Dieu (que la paix et le salut soient sur lui) – ou moins, dit-on – et elle avait trente ans ou moins. Usâma ibn Zayd ibn Hâritha al-Hubb ibn al-Hubb 122, surnommé Abû Muhammad, dont la mère était Umm Ayman, la nourrice du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). Il naquit en Islam et le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) mourut alors qu'il avait vingt ans. Le Prophète l'avait nommé commandant d'une grande armée, mais il mourut avant qu'il ne parte ; Abû Bakr l'envoya donc. 'Umar le respectait et l'honorait. Il s'abstint des troubles après l'assassinat de notre seigneur 'Uthmân jusqu'à sa mort à la fin du califat de Mu'âwiya, lorsqu'il descendit à Médine où il mourut en l'an 54 de l'Hégire. Al-muhibb 123 : avec la damma sur le mîm et la fatḥa sur le ḥâ', au sens d'al-maḥbûb (l'aimé). Al-wafq 124 : avec la fatḥa sur le wâw et le sukûn sur le fâ' avant le qâf, c'est-à-dire al-muwâfiq (le concordant). On nomme donc l'agent par le nom d'action, ou bien il est dans son sens originel de concordance entre deux choses ; cette dernière interprétation est meilleure. Le hadith qudsî 125 rapporté par al-Bukhârî. Sa biographie a déjà été donnée page 146, numéro 5. Dans une autre version : al-dukhalâ'. Par al-ghalîl 126 – avec le ghayn pointé – on entend ce qui est à l'intérieur du cœur, de l'expression « l'eau s'est infiltrée » et « la plante a pénétré » quand elle se glisse en dessous en se cachant. De même, par al-dukhal, on entend ce qui est à l'intérieur du cœur et du corps, et non l'étranger. « Suivez-moi, Dieu vous aimera et vous pardonnera vos péchés. Dieu est Pardonneur et Miséricordieux. » (Coran, 3, 31) Ḥanânan 127 : avec deux fatḥas et le nûn allégé, signifie la miséricorde et la compassion, dérivé de al-ḥanîn (le gémissement) qui s'accompagne d'un son. On veut dire : que nous soyons compatissants envers lui et que nous le placions dans une situation de tendresse et de miséricorde, c'est-à-dire que nous cherchions la bénédiction et l'implorions par lui. « S'ils se détournent, alors Dieu n'aime pas les mécréants. » (Coran, 3, 32) Sourate Âl 'Imrân, 32. Sa biographie a déjà été donnée page 119, numéro 4. Sourate al-An'âm, 75 : « Et pour être de ceux qui croient avec certitude. » Sourate an-Najm, 9. Sourate ash-Shu'arâ', 82 : « Le Jour de la Rétribution. » Sourate al-Fatḥ, 2 : « Et qu'Il parachève Sa grâce sur toi et te guide sur une voie droite. » Sourate ash-Shu'arâ', 87. « Et ceux qui ont cru avec lui, leur lumière courra devant eux et à leur droite ; ils diront : “Seigneur, parfais-nous notre lumière et pardonne-nous, car Tu es Omnipotent.” » (Coran, at-Taḥrîm, 8) Sourate al-Anfâl, 64 : « Et ceux qui te suivent parmi les croyants... » Sourate ash-Shu'arâ', 84. Sourate al-Inshirâḥ, 4. Sourate Ibrâhîm, 35 : « Et quand Abraham dit : “Seigneur, fais de cette cité un lieu sûr, et éloigne-moi ainsi que mes enfants du culte des idoles.” » Sourate al-Aḥzâb, 33 : « Et vous purifier complètement. » Sourate al-Isrâ', 84 : « Dis : “Chacun agit selon sa propre nature...” » Sourate al-Isrâ', 79. Âdam ibn 'Alî al-'Ijlî : il a rapporté de notre seigneur 'Abd Allâh ibn 'Umar ; il est digne de confiance, sans reproche. Il mourut sous le gouvernement de Hishâm ibn 'Abd al-Malik. Sa biographie a déjà été donnée page 182, numéro 1. Rapporté par al-Bukhârî comme étant une parole d'Ibn 'Umar 128. Or, une telle parole ne relevant pas de l'opinion personnelle, elle a le statut d'un hadith marfû' 129. Il est peu probable qu'il l'ait entendue des gens du Livre, et cette hypothèse n'est pas fiable. Quant au fait qu'il l'ait entendue d'un autre Compagnon, cela ne nuit pas, car le mursal 130 du Compagnon est accepté. C'est ce qu'ont dit les spécialistes des fondements et qu'ont admis les imams en terminologie du hadith. Cependant, cela mérite discussion, car il est possible que le Compagnon ait lu les Écritures anciennes ou qu'il l'ait déduite du Livre ou de la Sunna ; il convient donc de la restreindre à ce qui a été mentionné. An-Nasâ'î l'a également rapporté. Juthâ 131 : avec la damma sur le jîm, au nominatif et tanwîn ; on permet aussi le kasr du jîm. Le pluriel est juthwa, avec trois possibilités pour la première lettre. À l'origine, c'est un amas de terre ou autre, puis on l'a employé par métaphore pour signifier un groupe : ils se rassemblent en groupes, chaque communauté suivant ses prophètes. Rapporté par Aḥmad et al-Bayhaqî. Sa biographie a déjà été donnée page 31, numéro 5. Ka'b ibn Mâlik ibn al-Qayn : poète célèbre. Il assista à la 'Aqaba et y prêta serment. Il manqua Badr, mais participa à Uḥud et aux expéditions suivantes. Il manqua Tabûk et fut l'un des trois dont le repentir fut accepté. Il mourut en Syrie sous le califat de Mu'âwiya. Rapporté par Aḥmad ibn Ḥanbal avec chaîne de transmission. Sa biographie a déjà été donnée page 182, numéro 1. Sa biographie a déjà été donnée page 256, numéro 2. Rapporté par Aḥmad et d'autres. Yughbiṭuhu 132 : de al-ghibṭa – avec le ghayn pointé, le bâ' et le ṭâ' non pointé – c'est le fait de souhaiter obtenir ce que l'on voit chez autrui comme bienfaits, pour toute chose louable, sans désirer qu'il les perde. Si l'on désire qu'il les perde, c'est l'envie blâmable. Le verbe est conjugué comme yaḍribu. Sa biographie a déjà été donnée page 58, numéro 3. Sa biographie a déjà été donnée page 60, numéro 8. Sa biographie a déjà été donnée page 214, numéro 2. Rapporté par Aḥmad dans son Musnad. Dans une autre version : « de Son Trône. » Sa biographie a déjà été donnée page 118, numéro 4. Rapporté par Ibn Mâja dans ash-Shu'ab. Rapporté par al-Bayhaqī d'après lui. De même dans la version d'Abû 'Abd Allâh al-Ḥâkim, qui l'a jugé authentique. Sa biographie a déjà été donnée page 31, numéro 5. Elle est la Mère des croyants, fille d'Abû Sufyân ibn Ḥarb – que Dieu les agrée. Son nom est Ramla selon l'avis correct, et on dit aussi Hind. Elle fut parmi les premières à embrasser l'Islam. Elle mourut en l'an 44 de l'Hégire. Rapporté par al-Ḥâkim et al-Bayhaqî dans ash-Shu'ab. Comme rapporté par al-Bayhaqî et an-Nasâ'î. Bien que ce soit un hadith mawqûf 133, il a le statut de marfû'. Le mawqûf est ce dont la chaîne s'arrête au Compagnon ; si le texte est attribué au Prophète, c'est le marfû' ; s'il est attribué au Suivant, c'est le maqṭû' ; si un transmetteur manque dans la chaîne, c'est le munqaṭi' 134, à moins que ce ne soit le Compagnon, auquel cas c'est le mursal. C'est pourquoi l'imam al-Bayqûnî a dit : « Le mursal est celui dont le Compagnon est omis. » Comme le sens du hadith est rapporté du Prophète, on lui a attribué le statut de marfû'. Sa biographie a déjà été donnée page 64, numéro 4. Ṣa'îd 135 : à l'origine, aṣ-ṣa'îd est la terre ; on entend ici par là la terre du rassemblement. On dit aussi que c'est une terre sans sable ni arbres, le jour où la terre sera changée en une autre terre. Yanfudhuhumu al-baṣar 136 : avec la fatḥa sur le yâ' souscrit et la damma sur le fâ' ; on rapporte aussi avec la damma sur le yâ' souscrit et le kasr du fâ'. On entend par là la vue du voyant, c'est-à-dire qu'il les voit d'un seul coup ; il ne s'agit pas de la vue de Dieu. Ḥufâtan 137 : à l'accusatif comme état, pluriel de ḥâfî, qui est celui qui n'a pas de chaussures. On dit aussi pluriel de ḥafî, qui est celui dont la plante des pieds est devenue fine. 'Urâtan 138 : à l'accusatif comme état, pluriel de 'ârî ; on dit aussi pluriel de 'uryân, qui est rare dans l'usage, et désigne celui qui n'a pas de vêtement pour le couvrir. Labbayka wa sa'dayka 139 : à l'accusatif comme complément d'objet absolu d'un verbe qui n'apparaît pas dans l'usage, de at-talbiya, qui est la réponse à celui qui appelle, de alabba bi-l-makân, c'est-à-dire il y a demeuré. Ils ne s'emploient qu'à la forme du duel, et on entend par là la simple répétition, même de nombreuses fois : je réponds à Ton appel, réponse après réponse. Sa biographie a déjà été donnée page 52, numéro 6. Son texte est mawqûf mais son statut est marfû'. Rapporté par Aḥmad et aṭ-Ṭayâlisî. Sa biographie a déjà été donnée page 114, numéro 2. Sa biographie a déjà été donnée page 70, numéro 1. 'Alî ibn al-Ḥusayn ibn 'Alî ibn Abî Ṭâlib, « Zayn al-'Âbidîn » 140 : l'un de ceux qu'on prenait pour modèles en matière de clémence et de piété. Il subvenait secrètement aux besoins de cent foyers à Médine. Il mourut en l'an 94 de l'Hégire. C'est-à-dire en le rapportant de façon interrompue. Al-Ḥâkim l'a rapporté d'après les savants avec une chaîne continue. Rapporté par Muslim. Sa biographie a déjà été donnée page 154, numéro 1. Imam digne de confiance : c'est Yazîd ibn Ṣuhayb, surnommé al-Faqîr parce qu'il avait été blessé à la colonne vertébrale et s'en plaignait. Abû Ḥanîfa, Mis'ar, les auteurs des six recueils canoniques et un groupe de personnes dignes de confiance ont rapporté de lui. Sa biographie a déjà été donnée page 42, numéro 1. Rapporté par les deux cheikhs 141. Dans un hadith rapporté par Aḥmad dans son Musnad. Sa biographie a déjà été donnée page 42, numéro 1. Sa biographie a déjà été donnée page 31, numéro 5. C'est-à-dire que les deux hadiths concordent en termes et en sens. Rapporté par les deux cheikhs. Mâj 142 : c'est-à-dire qu'ils sont entrés les uns dans les autres et se sont mêlés à cause de leur agitation. Rapporté par les deux cheikhs. Sa biographie a déjà été donnée page 31, numéro 5. Sa biographie a déjà été donnée page 47, numéro 1. Sa biographie a déjà été donnée page 31, numéro 5. Ces paroles sont : 1) Sa parole « Je suis malade » lorsqu'il fut invité aux idoles. 2) Sa parole à sa femme, lorsque le roi la lui demanda : « Elle est ma sœur. » 3) Sa parole au sujet des idoles : « C'est leur plus grand qui a fait cela. » Tout cela est contraire à la réalité et à sa croyance. Cependant, Abraham – que la meilleure prière et le salut soient sur lui et sur notre Prophète – n'en a pas voulu le sens littéral ; il l'a dit par une sorte d'interprétation, ce qui l'a excusé. Ce n'est donc pas un mensonge ; on l'appelle mensonge seulement en apparence pour l'interlocuteur. Il craignait d'être blâmé pour cela en raison de son rang élevé et de la grandeur de la Seigneurie à ses yeux, et parce que sa position exigeait qu'il ne ménage aucune créature ni ne la craigne. Autrement, il est, comme tous les prophètes, préservé du mensonge et autres. La faute qu'il commit et pour laquelle Dieu lui fit des reproches par Sa parole : « Qu'est-ce qui t'a pressé de quitter ton peuple, ô Moïse ? » comme cela est expliqué dans l'exégèse. C'est le Copte que l'Israélite appela à son secours contre lui ; Moïse le frappa et il mourut, sans avoir eu l'intention de le tuer, mais seulement pour repousser un agresseur. Cela est permis. Cependant, il (que la paix soit sur lui) craignit d'être blâmé pour cela et demanda pardon, le considérant comme une œuvre de Satan. Cela ne contredit pas son impeccabilité. Ta'ṭuhu 143 : le pronom renvoie à ce qu'il a demandé, ou bien c'est un hâ' de pause. Dans le hadith rapporté par Muslim, comme l'a mentionné an-Nawawî. Al-khardal 144 : c'est une graine bien connue, extrêmement petite. D'après la version d'al-Bukhârî. Jabriyâ'î 145 : avec un alif de prolongation, ajouté au yâ' du locuteur ; le jîm est en kasr, et on permet aussi la fatḥa ; son yâ' est en sukûn. On dit aussi qu'il est limité et qu'on l'a allongé par symétrie avec al-kibriyâ'. Mais on objecte qu'il a été entendu ainsi sans symétrie. Il est synonyme de al-jabarût 146 – avec fatḥa ou sukûn du bâ' – et son tâ' est pour l'intensification, comme al-malakût. Sa biographie a déjà été donnée page 62, numéro 3. 'Anhu 147 : c'est-à-dire d'après Anas.
Il ne reste après ces exclus que ceux dont Allah a décrété dans le Coran l'éternité dans le châtiment et pour lesquels l'intercession n'est pas autorisée : ce sont les hypocrites et les mécréants, selon la parole d'Allah dans la sourate an-Nisâ' (4:146) : « Les hypocrites seront au plus bas degré du Feu, et tu ne leur trouveras aucun secoureur » 148, c'est-à-dire aucun intercesseur, et Sa parole dans la sourate an-Nisâ' (4:116) : « Certes, Allah ne pardonne pas qu'on Lui associe quoi que ce soit ; mais Il pardonne ce qui est en deçà à qui Il veut ».
- shura : Conseil de consultation formé par 'Umar ibn al-Khattab pour désigner son successeur.
- marfu' : Hadith remontant jusqu'au Prophète.
- mawquf : Hadith s'arrêtant à un compagnon.
- ta'bir al-ru'ya : Interprétation des rêves.
- al-Nisa' : Sourate 4 du Coran, 'Les Femmes'.
- mursal : Hadith où le successeur (tabi'i) rapporte directement du Prophète sans mentionner le compagnon.
- mawsul : Hadith à la chaîne de transmission continue.
- les deux shaykhs : Al-Bukhari et Muslim, auteurs des deux recueils de hadith les plus authentiques.
- munaafiq : Hypocrite, celui qui montre la foi et cache l'incroyance.
- kharijites : Secte dissidente ayant combattu 'Ali.
- qaylula : Sieste de la mi-journée.
- Ansar : Les 'Auxiliaires' médinois ayant accueilli le Prophète.
- munaafiqun : Pluriel de munaafiq, les hypocrites.
- uqiya : Unité de poids valant environ 40 dirhams.
- ta'liq : Hadith rapporté sans chaîne de transmission complète.
- Muhajirun : Les 'Émigrés' de La Mecque à Médine.
- tābi‘ī : Successeur : musulman de la génération suivant celle des Compagnons du Prophète.
- aṣḥāb al-kutub as-sitta : Auteurs des Six Recueils de hadiths : al-Boukhari, Mouslim, Abou Dawoud, at-Tirmidhi, an-Nasa'i, Ibn Maja.
- al-Mīzān : Ouvrage de critique des transmetteurs de hadiths, probablement Mīzān al-I‘tidāl d’adh-Dhahabi.
- ach-Cheikhayn : Les deux Cheikhs : al-Boukhari et Mouslim.
- mursal : Hadith où le Successeur rapporte directement du Prophète sans mentionner le Compagnon intermédiaire.
- mawṣūl : Hadith à la chaîne de transmission complète et continue.
- raṭl : Unité de poids variable selon les régions ; à Médine, environ 500 grammes.
- ash-shi‘rā’ : Insecte piqueur, taon ou mouche bleue.
- tada‘da‘a : Verbe signifiant rouler, dégringoler.
- Sarif : Localité située à environ 10 km de La Mecque.
- ‘Umrat al-Qaḍā’ : La ‘Umra de compensation effectuée par le Prophète en l’an 7 H après le traité de Hudaybiyya.
- aṣ-Ṣaḥīḥayn : Les deux recueils authentiques : celui d’al-Boukhari et celui de Mouslim.
- ash-Shamā’il : Ouvrage d’at-Tirmidhi sur les qualités morales et physiques du Prophète.
- az-Zuhd : Livre sur l’ascétisme.
- ‘urayka : Nature, tempérament.
- ṣāḥib ash-shurṭa : Chef de la police, garde du corps.
- al-Adab : Livre des bonnes manières.
- al-Yawm wa al-Layla : Livre sur les invocations du jour et de la nuit.
- al-kurā‘ : Bas de la jambe (chez les bovins et ovins).
- Dalā’il an-Nubuwwa : Preuves de la Prophétie, titre d’ouvrage.
- Gharīb Mālik : Ouvrage d’ad-Daraqutni sur les termes rares dans le recueil de Malik.
- al-Manāqib : Chapitre sur les mérites (du Prophète ou des Compagnons).
- al-Jāmi‘ : Le recueil d’at-Tirmidhi, intitulé al-Jāmi‘ aṣ-Ṣaḥīḥ.
- Maṣābīḥ : Ouvrage d’al-Baghawi, Maṣābīḥ as-Sunna.
- takbīra : Le fait de dire Allāhu Akbar, notamment la première dans la prière.
- al-Ma‘rifa : Ouvrage d’Ibn Manda, Ma‘rifat aṣ-Ṣaḥāba.
- Makārim al-Akhlāq : Ouvrage sur les nobles caractères.
- al-Adab al-Mufrad : Recueil d’al-Boukhari sur les bonnes manières.
- al-Mustadrak : Ouvrage d’al-Hakim, al-Mustadrak ‘alā aṣ-Ṣaḥīḥayn.
- marfū‘ : Hadith remontant jusqu’au Prophète.
- mursal : Hadith où le Successeur rapporte directement du Prophète sans mentionner le Compagnon intermédiaire.
- les deux Cheikhs : Al-Bukhari et Muslim, auteurs des deux recueils de hadiths les plus authentiques.
- les six auteurs : Al-Bukhari, Muslim, Abu Dawud, al-Tirmidhi, al-Nasa'i et Ibn Maja, auteurs des six recueils de hadiths de référence.
- les deux Sahih : Les recueils authentiques d'al-Bukhari et de Muslim.
- suspendu : Hadith dont la chaîne de transmission s'arrête à un Compagnon ou à un Successeur sans remonter jusqu'au Prophète.
- relié : Hadith dont la chaîne de transmission est complète et remonte jusqu'au Prophète.
- cœurs à rallier : Personnes dont on attendait l'islam ou dont on voulait s'attacher les cœurs par des présents.
- le Pont : Le Sirat, pont au-dessus de l'Enfer que les croyants doivent traverser pour entrer au Paradis.
- qurrat 'ayn : Littéralement 'fraîcheur des yeux', expression désignant ce qui réjouit et apaise le regard, ici la prière.
- ash-Shaykhân : Les deux Cheikhs : al-Bukhârî et Muslim, auteurs des deux recueils de hadiths les plus authentiques.
- al-barâjim : Pluriel de burjuma, les articulations des doigts du dos de la main.
- ar-rawâjib : Pluriel de râjiba, les articulations des doigts de la paume de la main.
- istinjâ' : Action de se nettoyer après avoir satisfait un besoin naturel, généralement avec de l'eau.
- intidâh : Action de se parfumer ou de se nettoyer avec de l'eau après les besoins.
- istinshâq : Aspiration de l'eau par le nez lors des ablutions.
- sawîq : Farine d'orge ou de blé grillée, souvent mélangée à de l'eau ou du lait.
- Tihâma : Région côtière de l'Arabie, incluant La Mecque.
- al-aswadân : Les deux noirs : l'eau et les dattes, ou la nourriture et la boisson.
- ash-shûrâ : Conseil de six compagnons désignés par 'Umar pour choisir le calife après lui.
- al-mâ'ida : Table servie, ici référence à la sourate al-Mâ'ida.
- sukrujja : Petit récipient pour les condiments, d'origine persane.
- as-sumayt : Viande grillée avec sa peau.
- mashan : Couverture en laine blanche ou noire.
- marmûl : Tissé avec une corde tressée de palmes.
- marfû' : Hadith attribué au Prophète, remontant jusqu'à lui.
- mawqûf : Hadith attribué à un Compagnon, ne remontant pas jusqu'au Prophète.
- aṭṭat : A émis un son, en parlant de la terre.
- bay'a ar-ridwân : Serment d'allégeance sous l'arbre, lors du traité de Hudaybiyya.
- Mughîra ar-Ra'y : Surnom signifiant 'Mughîra l'avisé'.
- mukhadram : Personne ayant vécu à la fois la Jâhiliyya et l'Islam sans rencontrer le Prophète.
- darb : À la chair légère, mince.
- rajil : Cheveux entre frisés et lisses.
- aqnâ : Nez long avec un milieu élevé et une extrémité fine.
- Shanû'a : Tribu yéménite.
- rab'a : De taille moyenne, ni grand ni petit.
- khîlân : Pluriel de khâl, grains de beauté.
- dîmâs : Voile épais ou bain.
- mursal : Hadith où le Compagnon est omis, le Tâbi'î rapporte directement du Prophète.
- muqarrabūn : Rapprochés de Dieu, un rang élevé parmi les élus.
- wajīh : Illustre, ayant un rang élevé et une considération auprès de Dieu.
- ash-Shaykhān : Les deux Cheikhs : al-Bukhārī et Muslim, auteurs des deux recueils de hadiths les plus authentiques.
- ghulām ḥalīm : Garçon clément, terme utilisé dans le Coran pour désigner Ismaël.
- Ibn Ibrāhīm : Fils d'Abraham, il s'agit d'Ismaël, considéré comme un prophète et l'ancêtre des Arabes.
- ‘abā’a : Manteau grossier en laine, vêtement simple.
- Isrāʾ : Voyage nocturne du Prophète Muhammad de La Mecque à Jérusalem.
- les deux Shaykh : Al-Bukhārī et Muslim, les deux plus grands compilateurs de hadiths.
- Al-Nukat : Les subtilités, les remarques fines.
- Ṣarīf : Bruit de la plume sur le papier, comme un grincement.
- Marfūʿ : Hadith remontant jusqu'au Prophète Muhammad.
- Raʾaytunī : Je me suis vu (première personne du singulier).
- Tābiʿī : Successeur, musulman de la génération suivant celle des Compagnons.
- Khalā : Est passé, a eu lieu.
- Al-Muqiḥimāt : Les péchés destructeurs qui précipitent en enfer.
- Ḥils : Tissu fin placé sous la selle du chameau.
- Lāṭiʾ : Collé, adhérent.
- Laṭṭa : Il a relâché, laissé pendre.
- Ḥāfiẓ : Spécialiste du hadith ayant mémorisé un grand nombre de textes et de chaînes de transmission.
- Mujtahid : Juriste capable de déduire des règles religieuses par effort d'interprétation.
- Fatwa : Avis juridique en matière de loi islamique.
- Mursal : Hadith dont la chaîne de transmission est interrompue entre le Successeur et le Prophète.
- Hamazanī : Il m'a poussé, touché avec force.
- Ahhabnā : Il nous a réveillés.
- Tashdīd : Redoublement d'une consonne en arabe.
- les deux Ṣaḥīḥ : Les recueils de hadiths authentiques d'al-Bukhārī et de Muslim.
- Furija : Fut ouvert, fendu (forme passive).
- Al-ḥulm : Rêve, songe.
- Munkara : Hadith irrégulier, contredisant des versions plus fiables.
- Miʿrāj : Ascension du Prophète au ciel après l'Isrāʾ.
- Qaffa shaʿrī : Mes cheveux se sont dressés (par peur).
- marfū‘ : Hadith remontant jusqu'au Prophète (paix et bénédiction sur lui).
- les deux Ṣaḥīḥ : Les deux recueils authentiques d'al-Bukhārī et de Muslim.
- les deux Shaykh : Al-Bukhārī et Muslim.
- mursal : Hadith dont la chaîne de transmission est interrompue entre le Tābi‘ī et le Prophète.
- Tābi‘ūn : Successeurs, génération suivant celle des Compagnons.
- mutawātir : Hadith rapporté par un nombre si important de témoins qu'il est impossible qu'ils se soient entendus pour mentir.
- al-ḥubb ibn al-ḥubb : Expression signifiant littéralement « le bien-aimé, fils du bien-aimé », indiquant l'affection particulière du Prophète pour Usâma et son père.
- al-muḥibb : Nom d'agent signifiant « celui qui aime », mais ici employé au sens de « l'aimé » (al-maḥbûb), par déplacement sémantique.
- al-wafq : Terme technique désignant la concordance ou l'harmonie entre deux choses ; utilisé dans les sciences ésotériques pour les carrés magiques.
- al-ḥadīth al-qudsī : Hadith divin où le sens vient de Dieu mais les paroles sont du Prophète, distinct du Coran.
- al-ghalīl : Ce qui est caché au fond du cœur, comme une rancune ou une passion secrète.
- ḥanānan : Miséricorde et compassion, dérivé de al-ḥanīn (gémissement), impliquant une affection profonde.
- mawqūf : Hadith dont la chaîne de transmission s'arrête à un Compagnon, sans remonter au Prophète.
- marfūʿ : Hadith attribué explicitement au Prophète Muhammad.
- mursal : Hadith où le Suivant (tâbi'î) rapporte directement du Prophète sans mentionner le Compagnon intermédiaire.
- juthā : Groupe ou assemblée, littéralement un amas de terre, utilisé métaphoriquement pour une communauté.
- yughbiṭuhu : Il l'envie sans malveillance, souhaitant avoir le même bien sans que l'autre le perde.
- mawqūf : Hadith dont la chaîne s'arrête à un Compagnon.
- munqaṭiʿ : Hadith dont la chaîne de transmission est interrompue, un transmetteur manquant.
- ṣaʿīd : Terre, sol ; dans le contexte eschatologique, désigne la surface de la terre du rassemblement.
- yanfudhuhumu al-baṣar : Le regard les perce, c'est-à-dire les voit tous d'un seul coup d'œil.
- ḥufātan : Pieds nus, sans chaussures.
- ʿurātan : Nus, sans vêtements.
- labbayka wa saʿdayka : Formule de réponse à l'appel, signifiant « me voici, prêt à Te servir ».
- Zayn al-ʿĀbidīn : Surnom de 'Alî ibn al-Ḥusayn, signifiant « l'ornement des dévots ».
- ash-shaykhān : Les deux imams al-Bukhârî et Muslim, auteurs des recueils de hadith les plus authentiques.
- māj : Ils se sont mêlés et confondus, par agitation.
- taʿṭuhu : Tu le donnes ; le pronom peut renvoyer à l'objet demandé ou être un hâ' de pause.
- al-khardal : Graine de moutarde, très petite, utilisée comme métaphore de la petitesse.
- Jabriyā'ī : Nom de l'ange Gabriel, avec une forme allongée pour la rime ou l'emphase.
- al-jabarūt : La puissance et la domination absolues, attribut divin.
- ʿanhu : D'après lui, c'est-à-dire d'après Anas ibn Mâlik, le Compagnon.
- naṣīran : Signifie 'secoureur' ou 'protecteur', ici interprété comme intercesseur.
Les notes et commentaires
(96) [p.435] Sa biographie a déjà été présentée p.47, n°1. (97) [p.435] Rapporté par les deux Shaykh (al-Bukhârî et Muslim). (98) [p.435] *Hâfâtâhu* (حافتاه) : avec un *fâ’* (ف) ouvert non redoublé, c’est-à-dire ses deux côtés et ses deux rives. (99) [p.435] *Al-Qibâb* (القباب) : pluriel de *qubbah* (قبة), qui est la coupole bien connue, ou bien une petite maison que les Arabes construisent pour y descendre. (100) [p.435] *Daraba yadahu* (ضرب يده) : métaphore pour dire qu’il l’y introduisit. (101) [p.435] Sa biographie a déjà été présentée p.146, n°5. (102) [p.435] Sa biographie a déjà été présentée plus haut. (103) [p.436] C’est-à-dire qu’elle ne fend pas la terre par la violence de son cours ; de même, tous les fleuves du Paradis coulent sans creuser de rigole (*ukhdûd*, أخدود). *Yashuqqu* (يشق) est à la forme active, d’après ce qui est rapporté dans le hadith où le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « Ne pensez pas que les fleuves du Paradis soient des rigoles ; non, par Allah, ils courent à la surface de la terre. » (104) [p.436] Rapporté par al-Bukhârî. (105) [p.436] Sa biographie a déjà été présentée p.52, n°6. (106) [p.436] Sa biographie a déjà été présentée p.52, n°6. (107) [p.436] Comme dans al-Bukhârî. (108) [p.436] Ceci est basé sur le fait que *Kawthar* (كوثر) est un *faw‘al* (فوعل) dérivé de *kathrah* (كثرة, abondance) de manière absolue ; puis il a été spécifié pour l’abondance du bien et pour le fleuve au Paradis. Si Ibn ‘Abbâs entendait par là expliquer ce pour quoi le mot a été posé linguistiquement, ou expliquer un sens général particulier dans le hadith et le verset, alors il n’y a pas de discussion. Mais s’il entendait interpréter ce qui se trouve dans le verset de la sourate al-Kawthar, à savoir « *Innâ a‘taynâka al-kawthar* (إنا أعطيناك الكوثر) », alors les hadiths authentiques sont venus avec autre chose. Il y a en effet seize opinions sur ce verset : on a dit que c’est le fleuve mentionné plus haut ; on a dit la prophétie ; on a dit le Coran ; on a dit l’islam ; on a dit les réalisations de la Loi religieuse ; on a dit la multitude de la communauté ; on a dit l’élévation de la renommée ; on a dit la lumière de la prophétie muhammadienne ; on a dit la multitude des miracles ; on a dit les invocations exaucées pour lui (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ; on a dit la parole d’unicité (*Lâ ilâha illâ Allâh, Muhammadun Rasûlu Allâh*) ; on a dit la compréhension de la religion ; on a dit les cinq prières qui ont été spécifiées pour sa communauté (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ; on a dit le Bassin (*al-Hawd*, الحوض). Le plus correct est que c’est un fleuve au Paradis qui lui est propre. (109) [p.436] Sa biographie a déjà été présentée p.58, n°4. (110) [p.437] Sa biographie a déjà été présentée p.64, n°4. (111) [p.437] Comme l’a rapporté Ibn Jarîr et Ibn Abî Hâtim avec une chaîne de transmission authentique. (112) [p.437] Sourate al-Duhâ, 5. (113) [p.438] Sa biographie a déjà été présentée p.52, n°6. (114) [p.438] Rapporté par al-Bukhârî, Muslim et Abû Dâwûd. (115) [p.438] Sa biographie a déjà été présentée p.265, n°3. (116) [p.438] Sa biographie a déjà été présentée p.31, n°5. (117) [p.439] Rapporté par les deux Shaykh (al-Bukhârî et Muslim). (118) [p.439] Sa biographie a déjà été présentée p.31, n°5. (119) [p.439] Le nom du Juif est (Finhâs, فنحاص) d’après ce qu’a rapporté Ibn Ishâq dans sa *Sîrah*, tandis que *al-Yalqûn* (اليلقون) n’a pas mentionné son nom. (120) [p.439] Rapporté par les deux Shaykh (al-Bukhârî et Muslim), Abû Dâwûd et al-Nasâ’î. (121) [p.439] Rapporté par al-Bukhârî. (122) [p.439] Sa biographie a déjà été présentée p.314, n°2. (123) [p.439] Ce qu’ont rapporté Muslim, Abû Dâwûd et al-Tirmidhî. (124) [p.440] C’est-à-dire une information à son sujet et une permission pour cela. (125) [p.440] L’objection ne se pose que si l’on établit qu’il a nié cela par humilité après avoir su qu’il était le meilleur des prophètes. Quant à avant la connaissance, il est évident que c’est une objection sans valeur. (126) [p.440] *Abaqa* (أبق) : c’est-à-dire qu’il partit vers un navire rempli de ce qu’il contenait comme gens et provisions. *Al-Ibâq* (الإباق) à l’origine est la fuite de l’esclave de son maître : il est bon de l’appliquer à lui car il est sorti sans la permission de son Seigneur. (127) [p.440] Sourate al-Sâffât, 140. (128) [p.440] Sourate al-Anbiyâ’, 87 : « *Wa dhâ al-nûni idh dhahaba mughâdiban fa-zhanna an lan naqdira ‘alayhi fa-nâdâ fî al-zhulumâti an lâ ilâha illâ anta subhânaka innî kuntu mina al-zhâlimîna* » (Et Dhû al-Nûn, quand il partit irrité, pensant que Nous n’aurions pas de pouvoir sur lui. Puis il appela dans les ténèbres : « Il n’y a de divinité que Toi, gloire à Toi ! J’ai été du nombre des injustes. ») (129) [p.440] C’est-à-dire Son décret à son encontre. (130) [p.441] *Al-Altâf* (الألطاف) : c’est-à-dire les dons qu’Allah a donnés à certains d’entre eux ; pluriel de *lutf* (لطف) avec deux *fathah* (فتحتين), qui est le cadeau. Ceci relève de la métaphore. (131) [p.441] *Rusul* (رسل) : pluriel de *Rasûl* (رسول) : c’est celui qui détient un message (*risâlah*, رسالة) d’Allah, chargé de transmettre la Loi religieuse (*sharî‘ah*, شريعة) ; il est donc plus spécifique que le prophète (*nabî*, نبي) selon l’avis le plus connu. (132) [p.441] *Al-‘Azm* (العزم) : la force, la rigueur et la détermination à exécuter ce qu’il juge le meilleur pour lui-même et pour les autres. Les *Ulu al-‘Azm* (أولو العزم) parmi les messagers sont au nombre de cinq : Noé, Abraham, Moïse, Jésus et Muhammad. D’autres nombres ont été mentionnés à leur sujet. (133) [p.441] C’est Idrîs, descendant de Seth, grand-père de Noé ; son nom ancien est *Akhnûkh* (أخنوخ) ; il a été élevé au ciel ou au Paradis, comme l’ont dit les exégètes. (134) [p.441] C’est Jean (Yahyâ, يحيى) car Allah a affermi sa raison, l’a prophétisé, lui a donné la sagesse et la compréhension de la Torah. La plupart des prophètes ont été prophétisés après quarante ans. Une mention similaire a été faite à propos de Jésus également. (135) [p.441] C’est David (Dâwûd, داود), que la paix soit sur lui. (136) [p.441] C’est-à-dire les miracles éclatants et éblouissants qu’aucun autre avant lui n’avait reçus, comme la résurrection des morts, la guérison de l’aveugle-né et du lépreux, etc., par lesquels Allah l’a favorisé. C’est Jésus (‘Îsâ, عيسى), que la prière et la paix soient sur lui. (137) [p.441] C’est Moïse (Mûsâ, موسى) car Il lui a parlé sur le mont Sinaï (*al-Tûr*, الطور) lorsqu’il vit un feu. (138) [p.442] C’est Muhammad (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) car Il l’a favorisé sur tous les autres par de multiples aspects et des degrés éloignés, comme son appel universel aux Arabes et aux non-Arabes, aux djinns et aux hommes, et aux anges ; ses miracles qui perdurent jusqu’au Jour de la Résurrection, dont le plus important est le Coran, et d’autres qui échappent à tout dénombrement. (139) [p.442] Sourate al-Isrâ’, 55 : « *Wa rabbuka a‘lamu bi-man fî al-samâwâti wa al-ardi wa laqad faddalnâ ba‘da al-nabiyyîna ‘alâ ba‘din wa âtaynâ Dâwûda Zabûran* » (Et ton Seigneur connaît mieux ceux qui sont dans les cieux et sur la terre. Et Nous avons favorisé certains prophètes par rapport à d’autres, et Nous avons donné à David les Psaumes.) (140) [p.442] Sourate al-Baqarah, 253 : « *Tilka al-rusulu faddalnâ ba‘dahum ‘alâ ba‘din minhum man kallama Allâhu wa rafa‘a ba‘dahum darajâtin…* » (Ces messagers, Nous avons favorisé certains d’entre eux par rapport à d’autres. Il en est à qui Allah a parlé ; et Il en a élevé certains en degrés…) (141) [p.442] Comme dans le *Tafsîr* d’Ibn Abî Hâtim et le *Mustadrak* d’al-Hâkim, d’après Wahb ibn Munabbih. (142) [p.442] *Athqâlan* (أثقالا) : c’est-à-dire des charges lourdes ; ce qui est visé ici, ce sont les difficultés. Ceci relève de la métaphore déclarative. (143) [p.443] *Tafassakha* (تفسخ) : avec un *fâ’* (ف), un *sîn* (س) redoublé et un *khâ’* (خ) ; c’est-à-dire que ses membres se sont déchirés et désarticulés, en raison de son incapacité à les porter. On dit : *tafassakha al-ba‘îru tahta al-himli al-thaqîli* (le chameau s’est disloqué sous la charge lourde) ; et *fasakha thiyâbahu* (il a enlevé ses vêtements). De là vient *faskh al-‘uqûd* (فسخ العقود, la résiliation des contrats) chez les juristes. (144) [p.443] *Al-Rab‘* (الربيع) : avec un *râ’* (ر) damma, c’est le petit du chameau ; avec un *bâ’* (ب) *fathah* et un *‘ayn* (ع) *sukûn*, c’est le détail. C’est-à-dire le petit du chameau né au printemps. Ce qui est visé ici est : il s’est disloqué comme se disloque le petit du chameau, c’est-à-dire qu’il n’a pas supporté les difficultés du message et n’a pas patienté. Dans cette comparaison avec le petit du chameau, il y a une indication qu’il était au début de sa mission. Dans *tafassakha* (تفسخ), il y a une métaphore déclarative ; il est également possible que ce soit une métaphore analogique, ce qui est meilleur. (145) [p.444] Jubayr ibn Mut‘im ibn ‘Adî ibn Nawfal, Compagnon, embrassa l’islam après al-Hudaybiyah. Ses deux fils Muhammad et Râfi‘ ont rapporté de lui, ainsi qu’Ibn al-Musayyab. Il était un chef digne. Les six imams et Ahmad dans son *Musnad* ont rapporté de lui. Il mourut en l’an 59. (146) [p.444] Rapporté par al-Qâdî d’après al-Muwatta’… Il se trouve dans al-Bukhârî, Muslim, Abû Dâwûd, al-Nasâ’î et al-Tirmidhî. Il ne l’a pas rapporté d’après al-Bukhârî pour rechercher une chaîne de transmission élevée. (147) [p.444] *Al-‘Âqib* (العاقب) : c’est-à-dire celui qui vient après les prophètes (que la prière et la paix soient sur eux) ; il n’y a donc aucun prophète après lui. Quant à Jésus (que la prière et la paix soient sur lui), il a été mentionné qu’il viendra selon sa Loi. (148) [p.445] *Al-‘Arasât* (العرصات) : avec un *râ’* (ر) *sukûn*, et il est permis de l’ouvrir ; pluriel de *‘arsah* (عرصة) avec un *râ’* *sukûn* ; c’est tout endroit vaste ; *‘arsat al-dâr* (عرصة الدار) est sa cour ; c’est l’espace spacieux où il n’y a pas de végétation ; son pluriel est *‘urâs* (عراص). Ce qui est visé ici est la terre du lieu de la station et du rassemblement. (149) [p.445] *Hamâ* (حمى) : c’est-à-dire qu’il a empêché et préservé. (150) [p.446] « *Wa idhâ jâ’athum âyatun qâlû lan nu’mina hattâ nu’tâ mithla mâ ûtiya rusulu Allâhi Allâhu a‘lamu haythu yaj‘alu risâlatahu sayusîbu alladhîna ajramû saghârun ‘inda Allâhi wa ‘adhâbun shadîdun bimâ kânû yamkurûna* » (Et quand un signe leur parvient, ils disent : « Nous ne croirons pas jusqu’à ce qu’il nous soit donné quelque chose de semblable à ce qui a été donné aux messagers d’Allah. » Allah sait mieux où placer Son message. Ceux qui ont commis des crimes seront frappés d’humiliation auprès d’Allah et d’un châtiment sévère pour ce qu’ils tramaient.) Sourate al-An‘âm, 124. (151) [p.446] Muhammad ibn Uḥayḥah ibn al-Jalâḥ al-Awsî. Ibn ‘Abd al-Barr le compte parmi les Compagnons ; Ibn Hajar a hésité à son sujet dans *al-Isâbah*. *Al-Awsî* est une attribution à *al-Aws*, une tribu des *Ansâr*. (152) [p.446] Abû ‘Abd al-Rahmân al-Madanî, allié des Banû ‘Abd al-Ashhal. Il naquit vingt-deux ans avant la mission. C’est un Compagnon qui assista à Badr. Le maître ‘Umar avait l’habitude de le consulter pour résoudre les problèmes difficiles durant son califat. Il mourut à Médine en l’an 43. (153) [p.446] Attribué à *Bakr*, une tribu célèbre. Al-Burhân al-Halabî a corrigé celui qui prétendait que celui-ci était parmi les Compagnons, en disant qu’il faisait partie de ceux qui périrent à l’époque préislamique. (154) [p.446] Muhammad ibn Sufyân ibn Mujâshi‘ al-Tamîmî. Il n’a pas connu l’islam. Abû Nu‘aym a été erroné (au passif) en le comptant parmi les Compagnons. (155) [p.446] Muhammad ibn Humrân al-Ju‘fî, attribué à *al-Ju‘fah*, un village connu. Celui-ci n’a pas connu l’islam, comme l’a dit al-Burhân al-Halabî. (156) [p.446] Muhammad ibn Khuzâ‘î al-Sulamî, attribué à *Khuzâ‘ah*. Il est des Banû Dhakwân ; le nom de son père est ‘Alqamah. Al-Burhân a dit qu’il n’a pas connu l’islam. (157) [p.446] Muhammad ibn Sufyân ibn Mujâshi‘ al-Tamîmî. Il n’a pas connu l’islam. Abû Nu‘aym a été erroné (au passif) en le comptant parmi les Compagnons. (158) [p.446] Muhammad ibn al-Yahmad al-Azdî, attribué à *al-Azd*, une tribu du Yémen ; leur ancêtre est *Azd al-Ghawth*, et on dit aussi *Asad*. Il ne fait pas partie des six, il serait donc le septième. (159) [p.447] *Al-Simatân* (السمتان) : les deux attributs. Dans certaines copies, *al-Sîmatân* (السيمتان) avec un *yâ’* (ي) après le *sîn* (س), ce qui est une erreur et un dérapage de la plume. Ces deux attributs, qui sont *al-Muhammadiyyah* (المحمدية) et *al-Ahmadiyyah* (الأحمدية), sont la cause de la conformité de son nom à sa désignation. (160) [p.447] *Zuwiya* (زوي) : avec un *zây* (ز) *dammah* et un *wâw* (و) *kasrah*, de *al-zawy* (الزوي), le rassemblement. (161) [p.447] Sourate al-Tawbah, 33 : « *Huwa alladhî arsala rasûlahu bi al-hudâ wa dîni al-haqqi li-yuzhirahu ‘alâ al-dîni kullihi wa law kariha al-mushrikûna* » (C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la religion de la vérité, pour la faire prévaloir sur toute religion, en dépit de l’aversion des associateurs.) (162) [p.447] D’après ce qu’ont rapporté al-Bayhaqî et Abû Nu‘aym dans *al-Dalâ’il* d’après Ibn Haydar. (163) [p.447] Sourate al-Ahzâb, 40 : « *Mâ kâna Muhammadun abâ ahadin min rijâlikum wa lâkin rasûla Allâhi wa khâtama al-nabiyyîna wa kâna Allâhu bi kulli shay’in ‘alîman* » (Muhammad n’est le père d’aucun de vos hommes, mais il est le messager d’Allah et le sceau des prophètes. Et Allah est Omniscient.) Le verset. (164) [p.448] Sourate al-Baqarah, 143 : « *Wa kadhâlika ja‘alnâkum ummatan wasatan li-takûnû shuhadâ’a ‘alâ al-nâsi wa yakûna al-rasûlu ‘alaykum shahîdan* » (Et ainsi Nous avons fait de vous une communauté du juste milieu, afin que vous soyez témoins pour les gens, et que le Messager soit témoin pour vous.) Le verset. (165) [p.448] Sourate Yûnus, 2 : « *Akâna li al-nâsi ‘ajaban an awḥaynâ ilâ rajulin minhum an andhiri al-nâsa wa bashshiri alladhîna âmanû anna lahum qadama sidqin ‘inda rabbihim* » (Est-il étonnant pour les gens que Nous ayons révélé à un homme d’entre eux : « Avertis les gens et annonce à ceux qui croient qu’ils ont un pied de vérité auprès de leur Seigneur » ?) Le verset. (166) [p.448] D’après ce qu’ont rapporté al-Bayhaqî et Abû Nu‘aym dans *al-Dalâ’il* d’après Ibn Jubayr. (167) [p.448] Sa biographie a déjà été présentée p.67, n°7. (168) [p.449] Sa biographie a déjà été présentée p.61, n°4. (169) [p.449] Sa biographie a déjà été présentée p.91, n°4. (170) [p.449] Sa biographie a déjà été présentée p.55, n°6. (171) [p.449] Le fait de le nommer (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) « Prophète de la miséricorde » (*Nabî al-Rahmah*, نبي الرحمة) a été rapporté par Ibn Mâjah et al-Hâkim, avec chaîne de transmission remontant à Abû Hurayrah, et ils l’ont authentifié. Dans certaines de ses voies, il est mentionné « Prophète du repos » (*Nabî al-Râhah*, نبي الراحة).
Car il — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — est un repos pour les croyants en ce bas monde, parce qu'il a levé pour eux ce qui pesait sur les communautés précédentes en fait de charges et de difficultés, grâce aux dispenses et allègements contenus dans sa Législation ; et dans l'au-delà, par son intercession pour eux 1. Les « malâhim » 2 : pluriel de « malhama », qui désigne la guerre et le combat, ainsi nommée à cause de l'engagement des héros, c'est-à-dire leur affluence en elle. Car il — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — a été envoyé avec l'épée et a ordonné le jihad ; et il n'est arrivé à aucun prophète ni à sa communauté ce qui lui est arrivé, à lui et à sa communauté, en fait de jihad et de combat ; et ils ne cesseront d'être ainsi jusqu'à ce qu'ils combattent l'Antéchrist et que descende Jésus, fils de Marie — que la prière et la paix soient sur lui. Cela ne contredit pas le fait qu'il soit une miséricorde, car il est véritablement une miséricorde, puisque dans son combat il y a butin pour les musulmans, guidance de certains mécréants vers l'islam, sécurité pour la demeure de l'islam ; et le résultat est qu'il — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — est une miséricorde pour les alliés d'Allah, une guerre contre les ennemis d'Allah 3. « Al-muqaffâ » 4 : soit au sens de celui qui suit, venu à la suite des prophètes, car le sens de « qaffâ » est « suivre » ; soit il signifie qu'il est leur sceau et leur dernier. « Qayyim » 5 : avec un qâf et un yâ' souscrit, à la mesure de « sayyid ». C'est-à-dire : je ne l'ai pas rapporté par une voie parmi les voies des traditionnistes considérées comme fiables chez eux, mais je l'ai trouvé dans ce qu'un autre a rapporté ; cela s'appelle chez les traditionnistes « al-wijâda » 6, qui est la prise de connaissance d'une science à partir d'un écrit sans audition. « Qutham » 7 : avec un thâ' à trois points, ouvert et allégé, et un qâf damma. Ibn Dihya a dit à propos de son étymologie : deux sens : l'un vient de « al-qathm » qui est le don ; on dit « qathama lahu min al-'atâ' » quand il lui donne ; ainsi le Prophète — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — a été nommé ainsi pour sa générosité et ses dons. Le second vient de « al-qathm » qui est la réunion ; on dit d'un homme qui rassemble le bien : « qathûm » et « qutham » ; or le Prophète — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — rassemblait les vertus et tout le bien et les mérites 8. Sa biographie a déjà été donnée page 154, n°4 9. Cela signifie qu'il est le plus proche, par sa ressemblance, de son exégèse rapportée par « al-jâmi' » ; mais cela est discutable, car « qutham » avec un thâ' à trois points signifie aussi « rassembleur » 10. C'est-à-dire au sens de celui qui établit la Sunna, tiré de ce qui a été mentionné, car sa matière le suggère 11. Sa biographie a déjà été donnée page 90, n°1 12. As-Suyûtî dit : « J'ai dans le Coran sept [noms] que je n'ai pas trouvés, mais adh-Dhahabî a dit d'après certains : le Messager d'Allah — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — a dans le Coran cinq noms : Muhammad, Ahmad, 'Abd Allâh, Yâ Sîn et Tâ Hâ » 13. Sa biographie a déjà été donnée page 440, n°1 14. Sa biographie a déjà été donnée page 118, n°4 15. Comme l'a rapporté Muslim 16. C'est-à-dire que le repentir de sa communauté est accepté sans difficulté pour eux jusqu'à ce que le soleil se lève de son couchant ou que l'agonie vienne ; alors que dans les communautés précédentes, certains ne voyaient pas leur repentir accepté du tout, et d'autres le voyaient accepté à condition de choses pénibles, comme le repentir des fils d'Israël de l'adoration du veau ne fut accepté qu'avec le meurtre d'eux-mêmes. Quant à cette communauté, leur repentir est accepté absolument, même s'il se répète avec la répétition des péchés, à condition du regret et de la détermination à ne pas revenir, de la restitution des droits des serviteurs et de leur demande d'absolution 17. Sourate Les Prophètes, verset 107 18. Sourate Le Vendredi, verset 2 : « C'est Lui qui a envoyé parmi les illettrés un messager issu d'eux-mêmes, qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, alors qu'auparavant ils étaient dans un égarement manifeste » 19. Sourate La Table, verset 16 : « Par cela, Allah guide ceux qui cherchent Son agrément vers les chemins de la paix, et les fait sortir des ténèbres à la lumière, par Sa permission, et les guide vers un chemin droit » 20. Sourate Le Repentir, verset 128 : « Un messager issu de vous-mêmes est venu à vous ; il lui pèse que vous souffriez, il est avide de vous, plein de compassion et de miséricorde envers les croyants » 192. Comme l'a rapporté al-Hâkim dans « al-Kunâ » d'après Ibn 'Abbâs — qu'Allah les agrée tous deux — avec une chaîne faible. Et Abû Dâwûd, at-Tabarânî et al-Hâkim dans « al-Mustadrak », et al-Bayhaqî dans « Shu'ab al-îmân » l'ont rapporté avec une chaîne authentique 193. Sourate La Cité, verset 17 194. Et dans une autre version : « Puis Allah l'a envoyé comme miséricorde pour sa communauté » 195. Rapporté par les deux cheikhs d'après Usâma ibn Zayd, mais avec le terme « yarham » (Il fait miséricorde) au lieu de « yuhibb » (Il aime) 196. Dans un autre hadith rapporté par Abû Dâwûd et at-Tirmidhî d'après Ibn 'Umar — qu'Allah les agrée tous deux 197. Selon ce qu'a extrait Ibn Sa'd d'après Mujâhid 198. Sa biographie a déjà été donnée page 64, n°4 199. Sa biographie a déjà été donnée page 118, n°4 200. Rapporté par Ahmad et at-Tirmidhî dans « ash-Shamâ'il » 201. Sa biographie a déjà été donnée page 154, n°4 202. Rapporté par Abû Nu'aym dans « ad-Dalâ'il » d'après Yûnus ibn Maysara ibn Hâbis 203. Sa parole — qu'Il soit exalté — : « Un lumière vous est venue d'Allah » 204. Sa parole — qu'Il soit exalté — : « Nous t'avons envoyé comme témoin, annonciateur et avertisseur, appelant à Allah par Sa permission, et comme une lampe éclairante » 205. Sa parole — qu'Il soit exalté — : « Tu n'es qu'un avertisseur, et pour chaque peuple il y a un guide » 206. Sa parole — qu'Il soit exalté — : « Nous t'avons envoyé comme témoin, annonciateur et avertisseur, appelant à Allah par Sa permission, et comme une lampe éclairante » 207. Sa parole — qu'Il soit exalté — : « Nous t'avons envoyé comme témoin, annonciateur et avertisseur, appelant à Allah par Sa permission, et comme une lampe éclairante » 208. Sa parole — qu'Il soit exalté — : « Nous t'avons envoyé comme témoin, annonciateur et avertisseur, appelant à Allah par Sa permission, et comme une lampe éclairante » 209. Sa parole — qu'Il soit exalté — : « Nous t'avons envoyé comme témoin, annonciateur et avertisseur, appelant à Allah par Sa permission, et comme une lampe éclairante » 210. Sa parole — qu'Il soit exalté — : « Nous t'avons envoyé comme témoin, annonciateur et avertisseur, appelant à Allah par Sa permission, et comme une lampe éclairante » 211. Sa parole — qu'Il soit exalté — : « Jusqu'à ce que la vérité leur soit venue ainsi qu'un messager explicite » et Sa parole : « La vérité vous est venue de votre Seigneur » 212. « Khâtam » 213 : avec un kasra sur le tâ', nom d'agent ; avec une fatiha, nom d'instrument, comme « tâbi' » ; comme s'il les avait scellés par lui-même ; c'est une métaphore à l'origine, devenue courante puis réalité. Allah — qu'Il soit exalté — a dit : « Mais le Messager d'Allah et le sceau des prophètes » 214. Sa parole — qu'Il soit exalté — : « Un messager issu de vous-mêmes est venu à vous ; il lui pèse que vous souffriez, il est avide de vous, plein de compassion et de miséricorde envers les croyants » 215. Sa parole — qu'Il soit exalté — : « C'est la parole d'un noble messager, doué de force, ayant un rang élevé auprès du Maître du Trône, obéi là-haut, digne de confiance » 216. Sa parole — qu'Il soit exalté — : « Annonce à ceux qui croient qu'ils ont un pied de vérité auprès de leur Seigneur » ; il est rapporté dans al-Bukhârî d'après Zayd ibn Aslam à propos du verset précédent : il a dit : c'est Muhammad — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui 217. Sa parole — qu'Il soit exalté — : « Et Nous ne t'avons envoyé que comme miséricorde pour les mondes » 218. D'après Ibn 'Abbâs dans l'exégèse de Sa parole — qu'Il soit exalté — : « Ils ont échangé le bienfait d'Allah contre l'ingratitude », il a dit : ce sont les mécréants de Quraysh, et le bienfait d'Allah est Muhammad — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui 219. Sa parole — qu'Il soit exalté — : « Il s'est donc saisi de l'anse la plus solide » ; Ibn Dihya et Abû 'Abd ar-Rahmân as-Sulamî ont dit à propos du verset précédent : c'est Muhammad — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Et « al-'urwa » est ce dont on se saisit comme corde, et « al-wuthqâ » est la solide et ferme ; c'est une métaphore déclarative de représentation, car celui qui le suit ne tombe pas dans l'abîme de l'égarement, de même que celui qui saisit une corde solide monte du bas-fond des périls 220. Sa parole — qu'Il soit exalté — : « Guide-nous dans le chemin droit » 221. Sa parole — qu'Il soit exalté — : « L'étoile perçante » ; « ath-thâqib » : le lumineux et ardent 222. Sa parole — qu'Il soit exalté — : « C'est la parole d'un noble messager » 223. Sa parole — qu'Il soit exalté — : « Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré » 224. Sa parole — qu'Il soit exalté — : « Et appelant à Allah par Sa permission » 225. « Al-mujtabâ » 226 : dans « as-Sihâh », « ijtabâhu » signifie « il l'a élu et choisi » ; son origine, comme l'a dit ar-Râghib, vient de « jabaytu al-mâ'a fî al-hawd » quand on le rassemble, parce que le Prophète — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — rassemblait les vertus et les qualités louables par un influx divin sans effort, comme dit le Très-Haut : « Il élit vers Lui qui Il veut » 227. « Al-ghurr » 228 : pluriel de « agharr » ; l'origine de « al-ghurra » est une tache blanche sur le front du cheval ; ici, il s'agit du blanc du visage en général. « Al-muhajjalîn » 229 : de « at-tahjîl », qui est du blanc sur les membres ; dans les deux Sahîh : « Ma communauté sera appelée au Jour de la Résurrection, le visage et les membres blancs, à cause des traces des ablutions » 230. « An-najîb » 231 : le chameau. « Al-khâtam » 232 : c'est-à-dire le sceau de la prophétie entre ses omoplates. « An-na'layn » 233 : c'est-à-dire le porteur des deux sandales ; la raison de cette appellation est qu'il s'opposait aux gens de l'ignorance qui portaient une seule sandale. « Al-muqaddas » 234 : avec un tashdîd, nom d'objet passif, c'est-à-dire celui qui a été préféré aux autres. « Rûh al-qudus » 235 : avec deux dammas ou un damma et un sukûn, c'est-à-dire l'esprit sanctifié, exempt de défauts. « Al-bâr qalît » 236 : avec un bâ' au début, puis un alif, un râ' kasra, un qâf sukûn, puis un lâm suivi d'un yâ' souscrit sukûn, et un tâ' à trois points 237. Ahmad ibn Yahyâ ibn Zayd ibn Sayyâr ash-Shaybânî, par clientèle, Abû al-'Abbâs, imam des Kûfiens en grammaire et en langue ; il était transmetteur de poésie, traditionniste, célèbre pour sa mémoire et sa véracité, fiable, une autorité ; né à Bagdad et mort en l'an 291 de l'Hégire 238. Ceci et ce qui suit a été rapporté par Abû Nu'aym dans « ad-Dalâ'il » d'après Ibn 'Abbâs 239. « Hamtâyâ » 240 : et dans certains livres « Hamiyâtâ », son sens est : il empêche de l'illicite et protège le sanctuaire. « Mushaffah » 241 : avec un damm sur le mîm, une fatiha sur le shîn, puis un fâ' fatiha ou kasra avec tashdîd dans les deux cas ; et on rapporte avec un qâf et un hâ' mu'jam. « Al-munahminâ » 242 : avec un damm sur le mîm, un nûn sukûn, un hâ' mu'jam fatiha, un mîm kasra, un nûn avec tashdîd fatiha, et un alif maqsûra. Son sens est : l'Esprit de Sainteté. « Ahyad » 243 : avec une fatiha sur le hamza, un hâ' mu'jam sukûn, un yâ' fatiha et kasra ; il a été nommé ainsi parce qu'il détourne sa communauté du feu de l'Enfer au Jour de la Résurrection. Muhammad ibn Sîrîn al-Basrî al-Ansârî, par clientèle, imam de son temps en sciences religieuses à Basra, un successeur fiable, versé en jurisprudence, transmetteur de hadith ; les six imams ont rapporté de lui ; célèbre pour sa piété et l'interprétation des rêves ; mort en l'an 110 de l'Hégire 244. « Al-qadîb al-mamshûq » 245 : le long et fin, de « al-mashq » ; c'est un étirement de la chose pour l'allonger ; le Prophète — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — avait un bâton appelé « al-mamshûq » et un crochet avec lequel il touchait la Pierre Noire. Avec une fatiha sur le hamza ou un damm, au sens de « je pense ».
Il repousse 21 : avec un dhāl 22 au début et un dāl à la fin, signifiant « je repousse et j’empêche », c’est-à-dire qu’il fait boire ses gens au bassin avant les autres pour les réconforter, comme ils l’ont réconforté en répondant à l’islam. Rapporté par Muslim dans « Les mérites » 23. Comme dans le Musnad d’Ahmad et al-Bayhaqī 24. Sa biographie a déjà été donnée p. 47, n° 1 25. Le fils de notre Prophète Muḥammad – qu’Allah prie sur lui et le salue – de Māriya la Copte – qu’Allah l’agrée –, il mourut tout petit enfant, du vivant du Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue. Ibn ‘Abbād dit dans Jāmi‘ al-Lugha : « ḫaraṭa al-jawāhira » signifie « il a rassemblé les joyaux dans la ḫarīṭa », qui est la bourse ; et al-inḫirāṭ ici signifie « l’ordre » 26. Dans le fil 27 : métaphore imagée et métaphore filée. Ma‘īnahā 28 : avec la fatḥa sur le mīm et la kasra sur le ‘ayn, signifiant « ce qui coule » en général ou « à la surface de la terre ». Ḫala‘ahā 29 : c’est-à-dire « il la leur a donnée et les en a revêtus » ; à l’origine, la ḫil‘a est un vêtement que le roi jette sur celui qu’il honore ou qu’il nomme à une charge. Dans la parole de Dieu Très-Haut : « Et ils lui annoncèrent un garçon savant » 30, c’est-à-dire Isaac. Dans la parole de Dieu Très-Haut : « Nous lui annonçâmes un garçon doux » 31, c’est-à-dire Ismaël. Dans la parole de Dieu Très-Haut : « Certes, Abraham était un homme plein de componction et doux » 32. Dans la parole de Dieu Très-Haut : « Ô descendance de ceux que Nous avons transportés avec Noé, il était un serviteur reconnaissant » 33. Dans la parole de Dieu Très-Haut : « Et pieux envers ses parents » 34. Dans la parole de Dieu Très-Haut : « Et pieux envers ma mère » 35. Dans la parole de Dieu Très-Haut : « Un Messager noble vous est venu » 36. Dans la parole de Dieu Très-Haut : « Le meilleur que tu puisses engager est le fort et le sûr ». Dans la parole de Dieu Très-Haut : « Établis-moi sur les trésors de la terre, je suis un gardien savant » 37. Dans la parole de Dieu Très-Haut : « Nous l’avons trouvé patient, quel bon serviteur… » 38. Dans la parole de Dieu Très-Haut : « Et mentionne dans le Livre Ismaël, il était véridique dans sa promesse… » 39. Ḥallāhu 40 : avec la fatḥa sur le ḥā’ et le tashdīd du lām, de al-ḥilya qui est la qualité apparente ou celle dont on se pare, c’est-à-dire « il l’a décrit, paré et honoré par ce qu’il a décrit et nommé dans le Coran ». Ġalaqahu 41 : avec la fatḥa sur le ġayn et la fatḥa du lām et du qāf, c’est ce qui ferme et par quoi on verrouille. Ḥassān ibn Thābit ibn al-Mundhir al-Khazrajī al-Anṣārī, Abū al-Walīd, aṣ-Ṣamadī, poète du Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue –, contemporain des deux époques, il vécut soixante ans dans la jāhiliyya et soixante dans l’islam, défendant la cause de la prophétie et protégeant l’islam par la langue et l’éloquence ; il mourut à Médine en 54 H 42. « … Un Messager pris parmi vous vous est venu, il lui pèse que vous souffriez, il est plein de sollicitude pour vous, pour les croyants il est compatissant et miséricordieux » Sourate at-Tawba, 128 43. « Mais J’ai fait jouir ceux-ci et leurs pères jusqu’à ce que leur vînt la Vérité et un Messager explicite » az-Zukhruf, 29 44. al-Ḥijr, 89 45. « Ô hommes ! Le Messager vous a apporté la Vérité de votre Seigneur ; croyez donc, cela vous sera meilleur » an-Nisā’, 170 46. « Ils ont traité la Vérité de mensonge quand elle leur est venue ; alors leur viendront les nouvelles de ce dont ils se moquaient » al-An‘ām, 5 47. « Et Nous avons fait descendre sur toi le Rappel pour que tu exposes clairement aux gens ce qu’on a fait descendre pour eux, et afin qu’ils réfléchissent » an-Naḥl, 44 48. « Une lumière et un Livre explicite vous sont venus de Dieu ; par cela Dieu guide ceux qui suivent Son agrément aux chemins de la paix et les fait sortir… » al-Mā’ida, 15 49. « Et appelant à Dieu par Sa permission, et une lampe éclairante » al-Aḥzāb, 46 50. « Ô Prophète ! Nous t’avons envoyé comme témoin, annonciateur et avertisseur » al-Aḥzāb, 46 51. « Et ainsi Nous avons fait de vous une communauté du juste milieu pour que vous soyez témoins pour les hommes et que le Messager soit témoin pour vous » al-Baqara, 143 52. Rapporté par Ibn Māja dans ses Sunan 53. at-Takwīr, 19 54. Sa chaîne de transmission a déjà été donnée 55. al-Qalam, 4 56. Sifr 57 : avec la kasra sur le sīn et le sukūn du fā’ et un rā’, c’est le livre. Nāmūsuka 58 : an-nāmūs, c’est-à-dire la révélation descendue sur toi, ou ta grandeur dans les cœurs des gens ; son sens originel dans al-Qāmūs est que le confident du bien est nāmūs, et le confident du mal est jāsūs. « Nous savons mieux ce qu’ils disent, et tu n’es pas un tyran sur eux ; rappelle donc par le Coran celui qui craint Ma menace » Qāf, 45 59. Kunh 60 : avec ḍamma et sukūn, la réalité. « Celui qui a créé les cieux et la terre et ce qui est entre eux en six jours, puis S’est établi sur le Trône, le Tout Miséricordieux ; interroge donc qui est bien informé de Lui » al-Furqān, 59 61. Bakr ibn Muḥammad ibn al-‘Alā’ al-Qushaydī, parmi les descendants de ‘Imrān ibn al-Ḥuṣayn – qu’Allah l’agrée –, mort en 334 H 62. « Si vous demandez la victoire, la victoire vous est venue ; et si vous cessez, cela vous sera meilleur ; et si vous revenez, Nous reviendrons » al-Anfāl, 19 63. Sa biographie a déjà été donnée p. 107, n° 2 64. Sa biographie a déjà été donnée p. 67, n° 3 65. Sa biographie a déjà été donnée p. 31, n° 5 66. Avec ḍamma sur le mīm et tashdīd du dāl 67. Rapporté par at-Tirmidhī et d’autres d’après Abū Hurayra, remontant au Prophète 68. « Ô descendance de ceux que Nous avons transportés avec Noé, il était un serviteur reconnaissant » al-Isrā’, 3 69. Rapporté par at-Tirmidhī et d’autres 70. « Et lorsque votre Seigneur a proclamé : “Si vous êtes reconnaissants, Je vous donnerai davantage ; mais si vous êtes ingrats, Mon châtiment est terrible” » Ibrāhīm, 7 71. « Et sans la grâce de Dieu sur toi et Sa miséricorde, une partie d’entre eux aurait voulu t’égarer ; mais ils n’égarent qu’eux-mêmes et ne te nuisent en rien ; et Dieu a fait descendre sur toi le Livre et la Sagesse… » an-Nisā’, 113 72. « Comme Nous avons envoyé parmi vous un Messager issu de vous, qui vous récite Nos versets, vous purifie, vous enseigne le Livre et la Sagesse, et vous enseigne ce que vous ne saviez pas » al-Baqara, 151 73. Son explication a déjà été donnée 74. « Et lorsque Nous avons pris l’engagement des prophètes, et de toi, et de Noé, d’Abraham, de Moïse et de Jésus fils de Marie, et Nous avons pris d’eux un engagement solennel » al-Aḥzāb, 7 75. Sa biographie a déjà été donnée p. 113, n° 4 76. Dans la parole qui précède, où le Messager de Dieu – qu’Allah prie sur lui et le salue – pleura 77. Comme l’explicite le ḥadīth de Muslim 78. Son explication a déjà été donnée 79. at-Takwīr, 2 80. Rapporté d’après Abū Hurayra, remontant au Prophète. Et on peut le tirer de la parole de Dieu Très-Haut : « Et qui est plus véridique que Dieu en parole ? » 81. Le correct d’après Ibn Mas‘ūd 82. « Votre allié n’est que Dieu, Son Messager et ceux qui croient, qui accomplissent la prière et donnent l’aumône tout en s’inclinant » al-Mā’ida, 55 83. Rapporté par al-Bukhārī d’après Abū Hurayra, et rapporté par Aḥmad et Abū Dāwūd d’après Jābir avec la formulation : « Je suis plus proche de tout croyant que lui-même » 84. « Le Prophète est plus proche des croyants qu’ils ne le sont d’eux-mêmes, et ses épouses sont leurs mères » al-Aḥzāb, 6 85. Rapporté par at-Tirmidhī et jugé bon 86. « Accepte le pardon, ordonne le bien et détourne-toi des ignorants » al-A‘rāf, 199 87. « À cause de leur rupture de l’engagement, Nous les avons maudits et avons rendu leurs cœurs durs ; ils altèrent les paroles de leur sens et oublient une partie de ce qui leur a été rappelé ; et tu ne cesseras de découvrir quelque trahison de leur part, sauf d’un petit nombre d’entre eux » al-Mā’ida, 13 88. Ce ḥadīth est mentionné par al-Bukhārī dans son Ṣaḥīḥ d’après ‘Abd Allāh ibn ‘Umar, et il n’y est pas mentionné l’Évangile 89. Yūnus, 25 90. « Et ainsi Nous t’avons révélé un Esprit de Notre ordre ; tu ne savais pas ce qu’étaient le Livre et la foi ; mais Nous en avons fait une lumière par laquelle Nous guidons qui Nous voulons parmi Nos serviteurs ; et tu guides certes vers un chemin droit » ash-Shūrā, 52 91. « Et appelant à Dieu par Sa permission, et une lampe éclairante » al-Aḥzāb, 46 92. « Tu ne guides pas celui que tu aimes, mais Dieu guide qui Il veut ; et Il connaît mieux les bien-guidés » al-Qaṣaṣ, 56 93. Le pronom renvoie au croyant ; et la hamza a été changée en hā’ dans al-muhaymin au diminutif car elle est plus légère ; quant à Ses noms – Très-Haut – et les noms de Ses prophètes – sur eux la prière et la paix –, le correct est qu’ils ne sont pas mis au diminutif ; et muhaymin ici est un nom d’agent de haymana, donc muhaymin, et le yā’ y est comme dans ḍaygham et ḥaydar, et n’est pas un diminutif ; et dans leur langue sont venus des mots sur ce poids comme musayṭir 94. La parole selon laquelle Āmīn est un nom parmi les noms de Dieu Très-Haut a été dite par Mujāhid ; cette parole est réfutée par an-Nawawī dans at-Tahdhīb par sa parole : « Il est construit, et aucun nom parmi les noms de Dieu Très-Haut n’est construit ; de plus, les noms de Dieu Très-Haut ne sont établis que par le Coran et la Sunna mutawātira, et ces deux voies font défaut. » Quant à Āmīn avec prolongation – et parfois abrégé –, c’est un verbe impératif signifiant « vise » 95. at-Takwīr, 21 96. Al-‘Abbās : sa biographie a déjà été donnée p. 181, n° 1 97. Al-Qutaybī : ‘Abd Allāh ibn Muslim ibn Qutayba ad-Daynawarī al-Baghdādī, l’imam célèbre, attribué à Qutayba son grand-père, mort en 276 H ; ses œuvres sont nombreuses 98. Abū al-Qāsim al-Qushayrī : ‘Abd al-Karīm ibn Hawāzin ibn ‘Abd al-Malik, le maître du Khurāsān en son temps en ascèse et science religieuse ; il résida à Nishapur et y mourut en 465 H ; il a des ouvrages dont le plus célèbre est ar-Risāla al-Qushayriyya dans la science du soufisme et les biographies de ses hommes, et Laṭā’if al-ishārāt dans l’exégèse 99.
Parmi eux, il y a ceux qui offensent le Prophète et disent : « Il est tout oreille 100. » Dis : « Une oreille de bien pour vous : il croit en Dieu et fait confiance aux croyants. » [Coran, at-Tawba, 9:61] 101 Hadith de Muslim, comme déjà mentionné 102. Amana 103 : avec la hamza ouverte ou fermée, c'est un nom verbal signifiant sécurité, ou bien un superlatif comme « rajul 'adl », s'appliquant à l'individu comme au groupe. « Afin que Dieu te pardonne tes péchés passés et futurs, qu'Il parachève Sa grâce sur toi et te guide sur une voie droite. » [Coran, al-Fath, 48:2] 104 « C'est Lui qui a envoyé parmi les illettrés un Messager issu d'eux-mêmes, qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, alors qu'auparavant ils étaient dans un égarement manifeste. » [Coran, al-Jumu'a, 62:2] 105 « Par cela, Dieu guide ceux qui cherchent Son agrément vers les chemins de la paix, et les fait sortir des ténèbres vers la lumière. » [Coran, al-Ma'ida, 5:16] 106 « Ils disent : « Si nous retournons à Médine, le plus puissant en chassera le plus faible. » Or la puissance appartient à Dieu, à Son Messager et aux croyants ; mais les hypocrites ne le savent pas. » [Coran, al-Munafiqun, 63:8] 107 « Leur Seigneur leur annonce une miséricorde de Sa part, une satisfaction et des jardins où ils auront un délice permanent. » [Coran, at-Tawba, 9:21] 108 « Alors les Anges l'appelèrent pendant qu'il priait dans le sanctuaire : « Dieu t'annonce Jean, qui confirmera une parole de Dieu, un chef, un continent, un prophète parmi les justes. » » [Coran, Al 'Imran, 3:39] 109 « Quand les Anges dirent : « Ô Marie, Dieu t'annonce une parole de Lui : son nom sera le Messie, Jésus, fils de Marie, illustre en ce monde et dans l'au-delà, et parmi les rapprochés. » » [Coran, Al 'Imran, 3:45] 110 Nukta 111 : avec la première lettre fermée et la deuxième ouverte, c'est une pensée subtile nécessitant réflexion. On l'appelle ainsi parce que son auteur cherche souvent en terre avec un bâton ou autre. Mahawi 112 : avec le waw fermé, pluriel de mahwa, qui est comme un abîme profond dont il est difficile de remonter. Al-a'rad 113 : pluriel de 'arad, avec deux lettres non pointées ouvertes, c'est tout ce qui n'existe pas par soi-même mais par autre chose, comme la couleur et le mouvement. Al-agrad 114 : pluriel de garad, avec une lettre pointée ouverte et un ra' ouvert, c'est la cause motivant l'existence d'une chose. « Créateur des cieux et de la terre, Il vous a fait des épouses issues de vous-mêmes, et des bestiaux des couples ; par cela Il vous multiplie. Rien ne Lui ressemble ; et c'est Lui l'Audient, le Clairvoyant. » [Coran, ash-Shura, 42:11] 115 Durr 116 : avec le dal ouvert et le ra' redoublé, son sens originel est le lait, et par extension le bien et l'œuvre pie. Le lam dans « li-llahi » est pour l'étonnement ; on dit « li-llahi durruhu » pour louer et s'émerveiller de ses qualités. Sa biographie a déjà été donnée page 91, n°4 117. Sa biographie a déjà été donnée page 470, n°5 118. Inconnu, comme l'a mentionné al-Halabi 119. Imam al-Haramayn 'Abd al-Malik ibn 'Abd Allah ibn Yusuf ibn Muhammad al-Juwayni al-Naysaburi, imam des imams, arabes et non-arabes, l'unique de son temps, auteur de vertus et d'ouvrages éminents, maître d'al-Ghazali, mort en 478 H 120. C'est-à-dire qu'il a eu la certitude d'une chose existante d'une manière déterminée, s'étant imprimée dans son esprit comme étant Dieu ; il croit donc à une assimilation de Dieu à autre chose, ce qui est une grave erreur car rien ne Lui ressemble 121. C'est-à-dire la négation de l'essence du Créateur, réellement ou virtuellement, comme les philosophes qui disent que de l'Un en soi ne procède qu'un seul ; c'est un négateur, niant le Créateur 122. Le pieux ascète, connaisseur de Dieu, Abu al-Fayd Thawban ibn Ibrahim al-Akhmini, savant vertueux, mort en 245 H 123. C'est-à-dire sans effort, peine ni usage d'instrument 124. C'est-à-dire que Son existence ne nécessite ni matière ni concours pour la composer ; mais Sa puissance éminente l'a créée ex nihilo, après qu'elle n'était pas, par Sa simple parole « Sois ! » et elle est 125. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de cause à Son œuvre qui L'assiste dans Son existence, car Ses actes ne sont pas motivés par des fins 126. C'est-à-dire Sa parole : « Ce qui se représente dans ton imagination, Dieu en est différent » 127. « Créateur des cieux et de la terre, Il vous a fait des épouses issues de vous-mêmes... » [Coran, ash-Shura, 42:11] 128 C'est-à-dire Sa parole : « La cause de toute chose qu'Il a faite, et Il n'a pas de cause pour Son œuvre » 129. [Coran, al-Anbiya', 21:23] 130 C'est-à-dire Sa parole : « La réalité de l'unicité est que tu saches que la puissance de Dieu dans les choses est sans effort » 131. [Coran, an-Naml, 27:40] 132 Hawzataha 133 : avec le ha' ouvert, le waw fermé et le zay ouvert, c'est le côté et le flanc. La fortifier, c'est la rendre imprenable, comme si elle avait une forteresse la protégeant. C'est une métaphore représentative et imagée, faisant du blâme un ennemi cherchant à ruiner le royaume. Sourate al-Fath, n°5 134. C'est-à-dire il n'a pas douté 135. Sa biographie a déjà été donnée page 181, n°4 136. Sa biographie a déjà été donnée page 340, n°1 137. Sa biographie a déjà été donnée page 73, n°3 138. Rapporté par at-Tirmidhi dans son Jami', chapitre az-Zuhd, et il l'a jugé authentique. Il se trouve aussi dans Sunan Ibn Majah, chapitre as-Salat, d'après Muhammad ibn Bashshar avec sa chaîne, et dans le Musnad d'Ahmad et le Mustadrak d'al-Hakim 139. Rapporté par Ibn Sa'd 140. Abu Rumtha at-Taymi, son nom est Rufa'a ibn Yathri. Il a rapporté du Prophète (paix et salut sur lui), et ont rapporté de lui Iyad ibn Laqit et Thabit ibn Munqidh. Les auteurs des trois Sunan ont rapporté de lui, et Ibn Khuzayma, Ibn Hibban et al-Hakim ont authentifié son hadith 141. Urituhu 142 : à la voix passive, c'est-à-dire Il me l'a montré et me l'a fait connaître par un autre. Dimad ibn Tha'laba al-Azdi, de la tribu d'Azd Shanu'a, une tribu célèbre. Il était ami du Prophète (paix et salut sur lui) avant la mission. Il vint à La Mecque et embrassa l'Islam au début de l'Islam. C'était un homme intelligent, médecin et pratiquant la ruqya 143. C'est-à-dire que cette parole s'est répandue dans toutes les régions de la terre, est et ouest, et dans le qamus 144 de la mer, son milieu ou son fond, comme dans les dictionnaires : de qamasa, plonger ; son mètre est fa'ul. C'est la version la plus célèbre et la plus correcte. Il existe d'autres versions : ta'us avec un ta' et un 'ayn et un sin non pointés, entre eux un waw fermé ; et fa'us avec un fa' à la place du qaf. Rapporté par al-Bayhaqi d'après lui 145. C'est Abu Damra al-Asadi al-Muharibi al-Kufi. Abu Dawud et an-Nasa'i ont rapporté de lui. Il est fiable, mort en 118 H 146. Tariq ibn 'Abd Allah al-Muharibi, de Muharib Khasfa, installé à Koufa. An-Nasa'i a rapporté de lui : « Je vins trouver le Prophète (paix et salut sur lui) et le voilà debout sur le minbar, prêchant et disant : « La main de celui qui donne est la plus haute. » » 147 C'est-à-dire le Prophète (paix et salut sur lui) 148. Wasaq 149 : avec le waw fermé ou ouvert, c'est soixante sa'. Bikhatamihi 150 : avec un kha' pointé, un ta' non pointé et un mim, c'est comme le zimam, en poids et en sens, c'est-à-dire la longe par laquelle on le mène. Zaina 151 : avec un za' pointé et un 'ayn non pointé, c'est la femme qui voyage avec son mari. La yakhis 152 : c'est-à-dire il ne trahit pas et ne ment pas ; avec un kha' pointé et un sin non pointé. Al-Julandi 153 : avec la première et la deuxième lettres fermées et la troisième allongée. Il y a divergence sur son islam ; an-Nuwayri l'a affirmé. Le Prophète (paix et salut sur lui) lui écrivit ainsi qu'à son frère pour leur gouvernance sur Oman, et ils répondirent. Sa biographie a déjà été donnée page 80, n°4 154. Sourate an-Nur, n°35 155. 'Abd Allah ibn Rawaha ibn Tha'laba al-Ansari, poète du Prophète (paix et salut sur lui) et son troisième commandant après Zayd ibn Haritha et Ja'far ibn Abi Talib dans l'expédition de Mu'ta, où il fut tué après ses deux compagnons, du vivant du Prophète (paix et salut sur lui). Il assista à toutes les batailles sauf la conquête de La Mecque, car il mourut avant, en 8 H 156. Yunbik 157 : à l'origine yunbi'uka avec hamza, puis la hamza a été remplacée par un ya' et le tout est devenu fermé. « Il n'appartient pas à un mortel que Dieu lui parle autrement que par révélation, ou de derrière un voile, ou en envoyant un messager qui révèle, avec Sa permission, ce qu'Il veut. Il est Très Haut, Sage. » [Coran, ash-Shura, 42:51] 158 Munifa 159 : de anafa, c'est-à-dire élevé, surplombant. « Nous n'avons envoyé avant toi ni messager ni prophète sans que, lorsqu'il a récité, Satan n'ait jeté quelque chose dans sa récitation. Mais Dieu abroge ce que Satan jette, puis Dieu confirme Ses versets. Et Dieu est Omniscient, Sage. » [Coran, al-Hajj, 22:52] 160 Al-jamma' al-ghafir 161 : la foule des gens. On dit : ils sont venus en foule. Al-jamma' avec allongement ou sans, et al-ghafir est un qualificatif inséparable de jamma', ne venant pas seul ; de ghafr, qui signifie couvrir, comme si par leur nombre ils couvraient la surface de la terre. Rapporté par Ahmad dans son Musnad, Ibn Hibban et al-Hakim dans son Mustadrak 162. Sa biographie a déjà été donnée page 285, n°1 163. C'est-à-dire que ces deux choses ne sont pas inhérentes au Messager, ni une nature dont Dieu l'a doté comme la raison et autres instincts. La prophétie n'est pas acquise par l'ascèse et la purification intérieure, comme le prétendent les philosophes ; c'est une chose qui lui survient par la volonté de Dieu et Sa grâce. Dieu sait mieux où placer Son message 164. C'est-à-dire qu'elle n'est pas une qualité inhérente à son essence, existant en lui avant la révélation 165. Les Karramiyya 166 : avec le ra' redoublé ou allégé, et le kaf ouvert ou fermé selon les deux prononciations. C'est une secte attribuée à Muhammad ibn Karram, qui avait une doctrine en matière de croyances et autres, et des récits en hadith. Il permettait le mensonge sur le Prophète (paix et salut sur lui) dans les exhortations et les menaces, car c'était pour lui et non contre lui. Il mourut à Jérusalem en safar 255 H. Al-lahz 167 : le coin de l'œil, puis employé pour le regard ; on dit « il le regarda du coin de l'œil ». Ici, c'est une métaphore. Sourate Maryam, verset 11 : « Il sortit alors vers son peuple du sanctuaire et leur fit signe de... » 168 Al-waha 169 : avec le waw ouvert et allongé ou bref ; on dit aussi al-wahaka avec un kaf d'adresse, comme dans al-Asas. Il est à l'accusatif par un verbe sous-entendu pour la déclinaison. Sourate al-An'am, verset 2 : « pour qu'ils disputent avec vous ; et si vous leur obéissez, vous serez alors associateurs. » 170 Sourate al-Qasas, verset 7 : « Allaite-le. » 171
Sourate ash-Shura, verset 52 : « ou de derrière un voile 172, ou en envoyant un messager qui révèle, par Sa permission, ce qu'Il veut. Il est, en vérité, Très-Haut, Sage. » 392 C'est-à-dire qu'Allah a empêché les Juifs de souhaiter la mort lorsqu'ils ont dit : « Nous sommes les fils d'Allah et Ses bien-aimés » (al-Ma'ida, 18) et « Ils ont dit : 'Nul n'entrera au Paradis sauf s'il est Juif ou Chrétien' » (al-Baqara, 1). Allah les a donc démentis et les a mis au défi par Sa parole : « Dis : 'Si la Demeure dernière est pour vous seule auprès d'Allah, à l'exclusion des autres gens, alors souhaitez la mort, si vous êtes véridiques' » (al-Baqara, 94). C'est-à-dire : dis-leur, ô Muhammad : si vous êtes les bien-aimés d'Allah et que le Paradis vous est réservé, alors demandez la mort, car celui qui aime Allah aime Sa rencontre, et celui dont la demeure est le Paradis se hâte d'y entrer. Or, aucun d'eux ne l'a souhaitée, même en parole, car Allah les en aurait détournés. C'est pourquoi il est rapporté que s'ils l'avaient souhaitée, il ne serait resté aucun Juif sur la surface de la terre. 393 C'est-à-dire ceux qui soutiennent la « sarfa 173 », c'est-à-dire le fait qu'Allah a détourné les Arabes éloquents de rivaliser avec le Coran, malgré le défi qu'il leur lançait et les reproches qu'il leur adressait publiquement, au point qu'ils ont abandonné la dispute par les mots pour la dispute par les épées, comme c'est bien connu. C'est la doctrine d'an-Nazzam et de certains mu'tazilites et chiites. On a dit que leur détournement n'était pas dû à des motifs et des incitations, et on a dit qu'Allah leur a ôté les connaissances innées dans leurs natures, concernant la connaissance des arts... 394 Ce qui est arrivé à Abraham et à Jésus, paix sur eux. 395 Miracle de Moïse, paix sur lui. 396 Sans intermédiaire ni causes habituelles, miracle de Sâlih, paix sur lui, lorsque « Jundu' ibn 'Amr », le chef de son peuple, lui demanda de faire sortir pour eux d'un rocher nommé « Kâtiba » une chamelle pleine. Il pria et invoqua son Seigneur, et le rocher se contracta comme se contracte le vagin pour son petit, et se fendit pour laisser sortir une chamelle pleine, sous leurs yeux. Puis elle mit bas une chamelle de même taille. Jundu' crut, avec un groupe de son peuple, tandis que les autres persistèrent dans la mécréance jusqu'à ce qu'ils tuent la chamelle, et le tremblement les saisit. 397 Le gémissement du tronc de palmier pour le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. 398 Cela s'est produit pour le Messager, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. 399 Miracle du Messager, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : la lune s'est fendue en deux parties, sous leurs yeux. Cela est établi dans les hadiths authentiques et rapporté par de multiples voies, compilées par as-Suyuti. C'est ainsi qu'est interprétée la parole d'Allah : « L'Heure approche et la lune s'est fendue » (sourate al-Qamar, 1). 400 Sourate al-Kawthar, verset 1. 401 C'est-à-dire les savants du hadith et de l'exégèse. Pas les malikites, car ce qui est mentionné n'est pas spécifique à une école. 402 C'est Hâtim at-Tâ'î, le plus célèbre en la matière. Ses récits de générosité sont célèbres et connus. Il vivait à l'époque préislamique, proche de la mission du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Son fils 'Adî a embrassé l'Islam et fut parmi les grands Compagnons, qu'Allah les agrée. 403 'Antara, aussi appelé 'Antar. Il est le fils de Mu'âwiya ibn Shaddâd al-Qaysî, l'un des cavaliers arabes et de leurs orateurs célèbres. Il a l'une des sept Mu'allaqât. Il est mort dans la mécréance à l'époque préislamique. 404 Al-Ahnaf ibn Qays ibn Mu'âwiya ibn Husayn al-Marî as-Sa'dî al-Minqarî at-Tamîmî, Abû Bahr : le maître de Tamîm, l'un des grands hommes, des rusés, des éloquents, des braves, des conquérants. On cite sa clémence comme proverbe. Il est né à Bassora et a rencontré le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, sans l'avoir vu. Lorsqu'il se mettait en colère, cent mille hommes se mettaient en colère avec lui sans savoir pourquoi. Il est mort en l'an 72 de l'Hégire. 405 Akhraq 174 : at-Tha'âlibî a dit dans Fiqh al-Lugha, à propos des types de sottise : le premier est ahmaq, puis ablah, et si cela s'accompagne d'un manque de douceur, c'est akhraq. 406 Al-Khandaq 175 : avec la khâ' pointue, sukun et fatḥa sur le dâl non pointé, et qâf. C'est un mot persan arabisé, « kanda », signifiant creusement. Il s'agit de l'expédition du Khandaq, appelée aussi expédition des Coalisés, car les coalisés polythéistes et juifs s'y sont rassemblés autour de Médine. Le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, ordonna de creuser un fossé, sur le conseil de Salmân al-Fârisî, qu'Allah l'agrée, ce qui n'était pas connu des Arabes mais était une ruse des Perses. Cela eut lieu en Shawwâl, ou selon d'autres en Dhû al-Qa'da, de l'an quatre ou cinq de l'Hégire prophétique. 407 Buwât 176 : avec ḍamma ou fatḥa sur le bâ'. C'est le nom d'une montagne des montagnes de Juhayna, à quatre barîd de Médine, près de Raḍwâ, qui est aussi une montagne. C'est là que le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, s'empara des chameaux de Quraysh. L'expédition eut lieu au mois de Rabî' al-Awwal, treize mois après l'Hégire. 408 Al-Hudaybiya 177 : diminutif de ḥadbâ', nom d'un lieu ou d'un puits près de La Mecque, nommé d'après un arbre courbé. C'est là qu'eut lieu le serment d'agrément (bay'at ar-riḍwân). La prononciation correcte est avec allègement du second yâ', mais certains l'ont alourdi. Cela eut lieu en Dhû al-Qa'da de l'an six de l'Hégire. 409 L'expédition de Tabûk 178, la dernière de ses expéditions, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, en l'an neuf. Tabûk est un lieu à la frontière du Shâm, à quatorze étapes de Médine. 410 Maḥâfil 179 : pluriel de maḥfil, de ḥafala, quand les gens se rassemblent et sont nombreux. On dit que maḥfil est le lieu de rassemblement des hommes, ma'tham celui des femmes, nâdî celui des femmes en hiver, dâr an-nadwa et muṣṭaba celui des étrangers. On dit aussi que c'est le lieu de leur réunion pour leurs affaires, majlis est le lieu où les gens s'assoient dans leurs maisons, ḥân est le lieu des voyageurs, et ḥânût le lieu d'achat et de vente. 411 Ḥurûf al-Qur'ân 180 : c'est-à-dire ses multiples lectures, car chaque mode de lecture est appelé ḥarf. C'est ainsi qu'est interprété le hadith : « Le Coran a été révélé selon sept ḥurûf », c'est-à-dire sept langues. 412 Al-Arâjîf 181 : pluriel de irjâf, avec kasra ou fatḥa sur le hamza. On dit que c'est le pluriel de rajfa, de rajf, qui est l'agitation et le mouvement par mouvements successifs. C'est pourquoi la mer est appelée rajâf à cause de l'agitation de ses vagues. Ici, il s'agit des mauvaises nouvelles qui se répandent parmi les gens puis s'évanouissent en raison de l'évidence de leur fausseté. 413 A'lâm 182 : avec fatḥa sur le hamza, pluriel de 'alam, signifiant signe ou grand étendard. Il s'agit ici de son miracle connu et célèbre. 414 Ghalîlan 183 : avec ghayn pointée. À l'origine, c'est une chaleur et une ardeur dans les entrailles due à une soif intense. Ici, il est employé métaphoriquement pour la rancune cachée et l'envie. 415 Ceux qui sont suivis parmi les Ash'arites ou les Malikites. 416 Ibn Fûrak, sa biographie a été donnée précédemment à la page 119, numéro 4. 417 Abû Bakr al-Bâqillânî, le juriste usûlî malikite, car c'est lui qui est visé lorsqu'il est mentionné absolument. Sa biographie a été donnée précédemment à la page 385, numéro 1. 418 Sa biographie a été donnée précédemment à la page 341, numéro 7. 419 Sa biographie a été donnée précédemment à la page 155, numéro 8. 420 C'est-à-dire Mâlik et ash-Shâfi'î. 421 Al-muḥaddad 184 : nom d'objet aiguisé, avec dâl redoublé, c'est-à-dire un fer tranchant comme l'épée et autres. 422 Et autre 185 : ce qui n'a pas de tranchant, comme le bâton, la pierre et le bois. 423 A'lâm : an-Nu'mân ibn Thâbit at-Taymî, par clientèle, le Kûfien, Abû Hanîfa, auquel est attribuée l'école hanafite. Juriste, mujtahid, vérificateur. L'un des quatre imams. Né et élevé à Kûfa. Al-Mansûr le sollicita pour la magistrature, il refusa, alors il l'emprisonna et le frappa jusqu'à sa mort. Il était d'une argumentation solide et l'un des meilleurs en éloquence. Généreux, noble dans ses mœurs, beau visage, voix forte. Mort en l'an 150 de l'Hégire. 424 Dans l'école d'Abû Hanîfa, le talion n'est pas obligatoire pour autre que l'objet tranchant, mais plutôt la diya, et l'intention n'est pas obligatoire dans les ablutions. Certains hanafites ont divergé là-dessus, comme dans al-Asrâr d'ad-Dabûsî. De même, le tuteur n'est pas requis dans le mariage. 425 Dharâba 186 : avec dhâl pointé, râ' non pointé et bâ'. Son sens originel est le tranchant de l'épée et de la lance, etc. Il peut aussi signifier être grossier et criard, ce qui serait un blâme, comme la dureté. Allah a dit : « Ils vous blessent par des langues acérées » (al-Ahzâb, 19). 426 Yartajizûn 187 : c'est-à-dire qu'ils récitent de la poésie sur le mètre rajaz. 427 As-siḥr al-ḥalâl 188 : la sorcellerie (siḥr) est à l'origine un mot pour toute chose subtile. Ensuite, on y assimile le discours éloquent que les âmes apprécient et vers lequel les cœurs sont attirés. De là vient : « Il y a dans l'éloquence une magie ». C'est une assimilation éloquente. Le sens réel de siḥr est connu, il est laid et interdit. Le qualifier de ḥalâl (licite) indique le sens visé. 428 As-simṭ 189 : le fil sur lequel sont enfilées les perles ; s'il n'y a pas de perles, c'est un fil. Il se prononce avec kasr sur le sîn non pointé et sukun sur le mîm. 429 Al-iḥan 190 : les rancunes, pluriel de iḥna, avec kasr puis sukun. 430 Ad-diman 191 : avec kasr sur le dâl non pointé, fatḥa sur le mîm et le nûn, pluriel de dimna. À l'origine, ce sont les excréments des chameaux dans leurs lieux de repos, mêlés à leur urine. On l'a emprunté pour la rancune cachée et accumulée à l'intérieur. C'est une métaphore éloquente courante dans la langue arabe. Il se peut aussi que le sens visé soit les traces des habitants dans les demeures, et le sens serait qu'ils pleurent les vestiges et leurs habitants, éveillant ainsi les nostalgies en les mentionnant. 431 Al-ja'd al-banân 192 : al-banân sont les doigts. Al-ja'ûda est le contraire de l'extension. Lorsque ja'd est ajouté à la main et aux doigts, c'est un blâme signifiant l'avare et le vil. Mais s'il est employé absolument, il signifie le généreux et le noble. Le sens est que, par leur éloquence, ils rendent l'avare généreux. 432 À cause de leur blâme à son encontre et de leur dénigrement par la satire. 433 Al-lafẓ al-jazl 193 : c'est-à-dire celui dont le mot est solide, décisif et tranchant. Jazl peut aussi signifier abondant, d'où ath-thawâb al-jazîl (la récompense abondante). 434 Aṭ-ṭab' al-jawharî 194 : relatif à jawhar, qui est pur et limpide. Dans une autre version, al-jahwarî, de jahwara, c'est-à-dire la force de la voix. 435 Wa al-manza' al-qawî 195 : avec fatḥa sur le mîm et le zây pointé, c'est un nom d'action ou un nom de lieu, signifiant la source pure. 436 Ar-raqîq al-ḥâshiya 196 : à l'origine, al-ḥâshiya est le bord du vêtement. La finesse de sa bordure est une expression de sa finesse et de la beauté de son tissage. Le discours y est assimilé aux habits et aux vêtements, et la parole au tissage. Dans Asâs al-Balâgha : « une vie aux bords délicats, un discours aux bords délicats », ce qui exprime sa facilité et sa fluidité, avec des mots élégants et doux, à la fois majestueux et faciles, un sens apparent et clair, proche et connu. 437 Al-quwwa ad-dâmigha 197 : c'est-à-dire celle qui domine les autres langues. L'origine de damgh est de frapper sur le cerveau, mais on a voulu dire la domination et la contrainte. On dit : damagha al-ḥaqq al-bâṭil, c'est-à-dire il l'a annihilé. Et damaghtu fulânan, je l'ai vaincu. 438 Al-qidḥ al-fâlij 198 : avec kasr sur le qâf, sukun sur le dâl et le ḥâ' non pointés, c'est l'une des flèches du jeu de hasard (maysir), une flèche sans plume. Les flèches du maysir étaient celles avec lesquelles ils jouaient à l'époque préislamique, et elles avaient des noms célèbres. Certaines avaient une part supplémentaire, d'autres aucune. Al-fâlij, avec fâ', lâm et jîm, signifie le gagnant. On dit : falaja amruhu, c'est-à-dire il a réussi et été heureux. Ainsi, cette langue a un honneur et un succès auprès de celui qui l'écoute. 439 Wa al-mahya' an-nâhij 199 : avec fatḥa sur le mîm, sukun sur le hâ', fatḥa sur le yâ' pointé par deux points en dessous, c'est la voie large. An-nâhij signifie clair, évident et fréquenté. 440 Ṣarḥan 200 : c'est une maison élevée et décorée dans sa construction. 441 Al-ghathth 201 : avec fatḥa sur le ghayn pointé et tashdîd sur le thâ' pointé par trois points. À l'origine, c'est la viande maigre qu'on répugne à consommer. On l'a emprunté pour la chose laide et corrompue. Son contraire est as-samîn (gras).
Le peu et le beaucoup : avec la damma sur le qāf et le kāf, c'est-à-dire le peu et le beaucoup 202. Sourate Fuṣṣilat, verset 42 203. Taẓāfara 204 : dominer sur un autre. Sourate Yūnus, verset 31 205. Sourate Al-Baqara, verset 23 206. « Ils n'en produiront pas un semblable, même s'ils s'entraident les uns les autres » 207 : Sourate Al-Isrā', verset 88. Sourate Hūd, verset 13 208. Sourate Al-Muddaththir, versets 24-25 209. « Et s'ils voient un signe, ils s'en détournent et disent : "C'est une magie continue" » 210 : Sourate Al-Qamar, verset 2. « Et ceux qui ont mécru disent : "Ce n'est là qu'un mensonge qu'il a inventé, et d'autres gens l'y ont aidé." Ils ont donc commis une injustice et un parjure » 211 : Sourate Al-Furqān, verset 4. « Et ils disent : "Ce sont des légendes des anciens qu'il a fait écrire ; elles lui sont dictées matin et soir" » 212 : Sourate Al-Furqān, verset 5. « Et ils disent : "Nos cœurs sont enveloppés [d'ignorance]." Non, c'est Allah qui les a maudits à cause de leur mécréance ; peu d'entre eux croient » 213 : Sourate Al-Baqara, verset 88. Sourate Fuṣṣilat, verset 5 214. « Et ceux qui ont mécru disent : "N'écoutez pas ce Coran" » 215 : Sourate Fuṣṣilat, verset 26. « Ce ne sont là que des légendes des anciens » 216 : Sourate Al-Anfāl, verset 31. « Craignez donc le Feu dont le combustible sera les hommes et les pierres, préparé pour les mécréants » 217 : Sourate Al-Baqara, verset 24. Il s'agit de Musaylima b. Tamāma b. Kabīr al-Ḥanafī al-Wā'ilī, des Banū Ḥanīfa, l'un des hommes de longue vie ; il naquit et grandit à al-Yamāma, se rendit auprès du Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) mais n'embrassa pas l'islam, et se proclama prophète de son vivant (que la prière et la paix soient sur lui). Musaylima lui écrivit : « De Musaylima, messager d'Allah, à Muḥammad, messager d'Allah... » Il lui répondit : « De Muḥammad, messager d'Allah, à Musaylima le menteur... » Cela se passa à la fin de l'an 10 H. Il fut tué par Khālid b. al-Walīd sous le califat d'Abū Bakr (qu'Allah l'agrée) en l'an 12 H 218. 'Awāruhu 219 : son propre défaut. Al-mīz 220 : avec la fatḥa sur le mīm, le sukūn sur la yā' et le zāy, c'est-à-dire le discernement et la raison. Il s'agit d'al-Walīd b. al-Mughīra b. 'Abd Allāh al-Makhzūmī, le chef et le grand de Quraysh, père de Khālid b. al-Walīd (qu'Allah l'agrée), mort mécréant 221. Ce hadith a été rapporté par al-Bayhaqī d'après 'Ikrima en transmission interrompue. Ibn 'Abd al-Barr l'a également mentionné dans al-Istī'āb sans chaîne de transmission. Al-Bayhaqī l'a rapporté dans al-Shu'ab d'après Ibn 'Abbās avec une bonne chaîne, sauf qu'il a dit : « al-Walīd b. al-Mughīra » au lieu de « Khālid b. 'Uqba ». Ibn Isḥāq l'a également mentionné dans sa Sīra 222. Sourate Al-Naḥl, verset 90 223. Al-ṭalāwa 224 : l'éclat et la beauté suprême. Al-mughdiq 225 : abondant en eau. Dans une autre version : Abū 'Ubayd, c'est-à-dire al-Qāsim b. Sallām, l'imam en jurisprudence, hadith et langue ; il apprit d'al-Shāfi'ī et d'autres ; il était un esclave byzantin d'un homme de Herāt ; mort en 224 H 226. « Et détourne-toi des associateurs » 227 : Sourate Al-Ḥijr, verset 94. Sourate Yūsuf, verset 80 228. Sa biographie a déjà été donnée p. 113, n° 4 229. Baṭāriqa 230 : pluriel de biṭrīq, avec kasra du rā', arabisé du persan, signifiant le chef et le commandant de l'armée. Sourate Al-Nūr, verset 52 231. 'Abd al-Malik b. Qurayb (diminutif) b. Aṣma', imam de Baṣra en langue, grammaire, littérature et anecdotes ; né à Baṣra en 123 H, mort en 210 H 232. Il s'émerveilla de l'éloquence de sa langue et exagéra son étonnement ; cette expression se dit à quelqu'un qui fait une chose merveilleuse et étrange ; à l'origine, c'est une phrase invocatoire visant à exprimer une vive approbation, comme s'il méritait d'être envié et qu'on invoque contre lui 233. Sourate Al-Qaṣaṣ, verset 7 234. « Allaite-le, puis jette-le » 235. « Ne crains rien, et ne t'afflige pas » 236. « Nous lui avons inspiré, et j'ai craint pour lui » 237. « Nous te le rendrons, et nous ferons de lui un messager » 238. « Ô vous doués d'intelligence, afin que vous soyez pieux » 239 : Sourate Al-Baqara, verset 179. Sourate Fuṣṣilat, verset 34 240. « Et l'eau baissa, l'ordre fut exécuté, et [l'arche] s'installa sur le Jūdī ; et il fut dit : "Que disparaissent les gens injustes !" » 241 : Sourate Hūd, verset 44. Sourate Al-'Ankabūt, verset 40 242. Al-āy 243 : nom collectif pour kalim et kalima, ou nom de collectif. Dībājat 'ibāratihā 244 : c'est-à-dire la beauté de son expression. Sourate Saba', verset 51 245. 'Ulūman zawākhir 246 : avec zāy et khā' pointées, puis rā' non pointée, c'est-à-dire des sciences abondantes comme les mers débordantes ; de zakhar al-baḥr quand son eau abonde et que ses vagues s'élèvent. Tadallahat 247 : fut stupéfaite, avec fatḥa du dāl non pointé et lām redoublée, c'est-à-dire fut stupéfaite ; dans une autre version : « tawallahat » avec wāw à la place du dāl. Sa biographie a déjà été donnée p. 506, n° 6 248. Sa biographie a déjà été donnée p. 270, n° 3 249. Ce qu'a rapporté al-Bayhaqī d'après Ibn 'Abbās (qu'Allah les agrée tous deux) 250. Zamzamatu-hu 251 : son son faible que l'on comprend à peine. Bikhunqihi 252 : avec fatḥa du khā' et kasra du nūn, ou avec sukūn et fatḥa du qāf, c'est-à-dire qu'il n'est pas de ceux qu'a atteints la lâcheté. Waswasa 253 : avec fatḥa du wāw, nom verbal ; c'est une chose qui est jetée dans le cœur ou dans l'ouïe avec un son faible, et parfois l'homme se parle à lui-même, d'où le nom de « parole intérieure ». Rajzuhu 254 : c'est un mètre poétique connu, de poids mustaf'ilun mustaf'ilun mustaf'ilun. Hazajuhu 255 : avec deux fatḥas et deux 'ayn pointées, nom d'un mètre poétique de poids mafā'ilun mafā'ilun mafā'ilun mafā'ilun. Qarīḍa 256 : qaraḍa al-shi'r signifie, en langue, « couper » ; la poésie est ainsi nommée parce que le poète la produit par morceaux ; 'irfan : connaissance des beautés et des défauts de la poésie. Mabsūṭa 257 : c'est-à-dire ses poèmes longs. Maqbūḍa 258 : ses mètres abrégés, appelés en prosodie majzū' ou manhūk. Naththuhu 259 : le fait de souffler avec un peu de salive. 'Uqduhu 260 : avec fatḥa du 'ayn non pointé et sukūn du qāf, ou avec ḍamma puis fatḥa, pluriel de 'uqda ; le nœud est le fait de nouer des cordes, des cheveux tressés, etc., comme le font les sorciers pour produire des choses extraordinaires ; il est utilisé comme métaphore pour dire que ce n'est pas l'œuvre des sorciers, car le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) a grandi parmi eux sans que personne ne le voie faire cela, d'où le fait qu'al-Walīd les a contredits en le décrivant ainsi. Sourate Al-Muddaththir, verset 11 261. Il s'agit de 'Utba b. Rabī'a b. 'Abd Shams b. 'Abd Manāf, père de Hind, mère de Mu'āwiya (qu'Allah les agrée tous deux) ; 'Utba fut tué par 'Ubayda b. al-Ḥārith à la bataille de Badr, mécréant 262. Sa biographie a déjà été donnée p. 270, n° 8 263. Rapporté par Muslim 264. Sa biographie a déjà été donnée p. 285, n° 1 265. Unays b. Junāda b. Sufyān b. 'Ubayd b. Ḥirām b. Ghifār al-Ghifārī, frère d'Abū Dharr, plus âgé que lui, et poète 266. Aqrā' 267 : avec fatḥa du hamza et allongement, pluriel de petite quantité, mais ici on veut la grande quantité ; c'est le pluriel de qur' (avec ḍamma), et on dit que c'est le pluriel de qar' (avec fatḥa), c'est-à-dire ses manières et ses types. Cela est arrivé à Jésus (que la paix soit sur lui) et à Abraham (que la paix soit sur lui) 268. C'est-à-dire le changement du bâton en serpent, comme cela est arrivé à Moïse (que la paix soit sur lui) 269. Cela s'est produit dans la main du Prophète (que la paix et la paix soient sur lui), comme cela est établi dans ses miracles 270. Abū al-Ḥasan al-Ash'arī : sa biographie a déjà été donnée p. 381, n° 2 271. Mais c'est la thèse de la ṣarfa 272, qui est faible selon les grands imams. Al-ṣaghār 273 : avec fatḥa du ṣād non pointé, c'est-à-dire l'humiliation. Shamūkh 274 : avec fatḥa du shīn pointé, nom verbal de shamakha quand il s'élève ; c'est une métaphore pour l'extrême orgueil. Al-anf 275 : avec fatḥa du hamza et allongement, et ḍamma du nūn, pluriel de anf ; ou bien on peut avoir fatḥa du hamza et sukūn du nūn, au singulier. Qadruhum 276 : avec ḍamma du qāf et fatḥa du dāl non pointé, pluriel de qudra. Al-najḥ 277 : avec ḍamma du nūn et sukūn du jīm, et ḥā' non pointé, c'est-à-dire la victoire et la réussite dans leur objectif, qui est d'invalider l'argument contre eux. Juhdahu 278 : avec fatḥa ou ḍamma du jīm, la capacité et la peine. Jalū 279 : ils ont montré. Khabī'a 280 : avec fatḥa du khā' pointé et kasra du bā' non pointé, et sukūn du yā' non pointé, et hamza et hā', fa'īla au sens de maf'ūla, c'est-à-dire cachée dans leurs consciences et dissimulée sous les voiles de leurs secrets. Banāt shifāhihim 281 : c'est-à-dire les paroles qu'ils prononcent ; la parole est comparée à la fille, et la lèvre à la mère parce qu'elle en est la source ; c'est une métaphore déclarative ou implicite. Binuṭfa 282 : avec ḍamma du nūn et sukūn du ṭā' non pointé et fā', c'est-à-dire l'eau pure ; de naṭafa, verser ; al-nāṭif, le liquide ; on veut dire la petite goutte. Dans une autre version : « nuqṭa » avec qāf avant ṭā'. Ma'īn 283 : c'est l'eau courante apparente. Ablasū 284 : à la forme active, avec fatḥa du hamza ; on dit ablasa quand il désespère ; on dit que c'est de là que vient Iblīs, à cause de son désespoir de la miséricorde d'Allah. Nabasū 285 : avec nūn et bā' non pointé, fatḥa et sans redoublement ; il est aussi rapporté avec redoublement. Sourate Al-Fatḥ, verset 27 286. Sourate Al-Rūm, verset 3 287. « Malgré la répulsion des associateurs » 288 : Sourate Al-Ṣaff, verset 9. Sourate Al-Nūr, verset 55 289. « Et tu vois les gens entrer dans la religion d'Allah en foules. Glorifie donc ton Seigneur par Sa louange et implore Son pardon. Il est Celui qui accueille le repentir » 290 : Sourate Al-Naṣr. Rapporté par Muslim d'après Thawbān, remontant au Prophète 291. Zuwiyat 292 : avec zāy pointé, wāw et yā', à la voix passive, c'est-à-dire rassemblée et pliée. Allah a informé qu'Il a pris en charge la préservation du Coran contre toute altération et changement à toutes les époques, par l'indication du nom emphatique 293. Sourate Al-Ḥijr, verset 9 294. Al-mulḥida 295 : c'est-à-dire ceux qui dévient de la vérité vers le faux, comme les incarnationnistes, les unionistes et leurs semblables. Al-mu'aṭṭila 296 : c'est-à-dire ceux qui nient l'existence du Créateur, comme les matérialistes et autres. Al-qarāmiṭa 297 : c'est aussi un groupe d'hérétiques. Al-Sam'ānī a dit dans al-Ansāb : « Al-Qarmaṭī, avec kasra du qāf et sukūn du rā', et kasra du mīm et ṭā' non pointé, est une attribution à un groupe maléfique de Hajar et al-Aḥsā' ; leur origine vient du Sawād de Kūfa ; on dit Qarmaṭ, ou Ḥamdān b. Qarmaṭ. La raison de leur apparition est qu'un groupe de descendants de Bahrām Jūz mentionna leurs pères et ancêtres, la gloire et la royauté qu'ils avaient, et la perte de cela avec l'avènement de l'islam à l'époque d'Abū Muslim al-Khurāsānī et le transfert du califat des Marwānides ; ils étaient des affranchis et des descendants de rois ; ils s'accordèrent donc pour renverser l'islam, dénouer ses liens et semer le désordre sur terre. »
(91) [p.520] Accusatif par suppression de la préposition, c'est-à-dire « jusqu'à ce jour ». Ce qui est visé est le temps absolu et le moment présent à l'époque de l'auteur. (92) [p.520] Sourate al-Qamar, verset 45. (93) [p.520] « Et Il les humiliera et vous donnera la victoire sur eux, et Il guérira les poitrines d'un peuple croyant. » Sourate at-Tawba, verset 14. (94) [p.520] « Et la religion de la vérité, pour la faire prévaloir sur toute autre religion, en dépit de l'aversion des associateurs. » Sourate at-Tawba, verset 33. (95) [p.520] « Ils vous tourneront le dos, puis ils ne seront pas secourus. » Sourate Al 'Imran, verset 111. (96) [p.520] « La Géhenne leur suffira : ils y brûleront. Et quelle mauvaise destination ! » Sourate al-Mujadala, verset 8. (97) [p.520] Sourate al-Ma'ida, verset 42. [p.520] (7) Le verset : Sourate Al 'Imran, verset 154. (98) [p.521] Sourate an-Nisa', verset 46. (99) [p.521] « Et Allah veut faire triompher la vérité par Ses paroles et retrancher la race des mécréants. » Sourate al-Anfal, verset 7. (100) [p.521] Sourate al-Hijr, verset 65. (101) [p.521] « Ô Messager ! Transmets ce qui t'a été descendu de ton Seigneur. Si tu ne le fais pas, tu n'auras pas transmis Son message. Et Allah te protégera des gens. Certes, Allah ne guide pas les gens mécréants. » Sourate al-Ma'ida, verset 67. (102) [p.522] Al-Fadhdh (الفذ) : l'individu unique, isolé, séparé de ses pairs. (103) [p.522] Ad-Dāthira (الداثرة) : avec un dāl non pointé et un thā' à trois points, de dathira (دثر) quand quelque chose s'efface et qu'il n'en reste plus de trace. (104) [p.522] Muthāfana (مثافنة) : avec un mīm damma, suivi d'un thā' à trois points, puis d'un alif, d'un fā' et d'un nūn. C'est-à-dire la persévérance dans la recherche et l'assiduité, où les genoux se touchent jusqu'à ce que le frottement laisse une marque. C'est une métaphore pour la fréquentation assidue des gens de science, des traditions et des lois religieuses pour apprendre d'eux. C'est une métonymie tirée de thafina (ثفن) du chameau, quand il s'agenouille. (105) [p.523] On dit qu'il s'agit de Balyā ibn Malkān. Il y a divergence sur sa prophétie, son message, sa sainteté et sa vie. Ce qui est correct est qu'il est un saint parmi les saints d'Allah Très-Haut. On mentionne qu'il est toujours en vie, mais il n'y a pas de preuve catégorique à cela. Dans le Sahih d'al-Bukhari, il est dit qu'il n'a été nommé al-Khidr que parce qu'il s'est assis sur une terre sèche (furwa), et voilà qu'elle se mit à onduler derrière lui, verte. Al-Furwa (الفروة) est la terre desséchée ou l'herbe sèche. (106) [p.523] Leur histoire est mentionnée dans la sourate al-Kahf. Les divergences sur leurs noms, leur époque et autres sont sans intérêt. (107) [p.523] Il s'agit d'Alexandre Dhul-Qarnayn. Son histoire est également mentionnée dans la sourate al-Kahf. Il n'y a aucun bénéfice à diverger sur ce qui est au-delà. (108) [p.523] Sa biographie a déjà été donnée à la page 187, numéro 6. (109) [p.523] Ta'nītuhum (تعنيتهم) : sur le modèle taf'īl, dérivé de 'anat (العنت), qui signifie la difficulté et la peine. C'est-à-dire leur imposer ce qui est pénible. (110) [p.524] Sourate al-Fath, verset 29. (111) [p.524] Un groupe de chrétiens disputa avec lui au sujet de Jésus. Il les appela donc à la mubāhala (المباهلة) [l'imploration mutuelle de la malédiction], comme dans le verset, mais ils refusèrent par peur. (112) [p.524] 'Abdullah ibn Sūriyā al-A'war : un docteur de la loi parmi les docteurs juifs qui étaient à Médine. C'est lui qui cacha le verset de la lapidation. Il y a divergence à son sujet : on dit qu'il embrassa l'Islam, et on dit qu'il mourut dans sa mécréance. Il fut surnommé al-A'war (le Borgne) car 'Abdullah ibn Salām lui dit, lorsqu'il cacha le verset de la lapidation : « Lève ta main, ô borgne ! » comme rapporté dans al-Bukhari. (113) [p.524] Les deux fils d'al-Khatab : il s'agit de Huyayy et d'Abū Yāsir. Tous deux moururent dans leur mécréance. Huyayy est le père de Safiyya, la mère des croyants – qu'Allah l'agrée. Elle disait : « Mon oncle Abū Yāsir avait un meilleur jugement que mon père. Il disait : "Ne le trouves-tu pas dans nos livres ?" Il répondait : "Oui, c'est lui." Alors il lui disait : "Qu'as-tu en toi contre lui ?" Il répondait : "Son inimitié." » (114) [p.525] Sourate Al 'Imran, verset 93. (115) [p.525] C'est-à-dire qu'il pose sa main sur son livre et sur le verset qui contient ce qui contredit sa prétention et le dément. (116) [p.525] C'est-à-dire jusqu'à la parole d'Allah Très-Haut : « Une lumière et un Livre explicite vous sont venus d'Allah. Par cela, Allah guide ceux qui suivent Son agrément vers les chemins de la paix, et les fait sortir des ténèbres à la lumière, par Sa permission, et les guide vers un chemin droit. » Sourate al-Ma'ida, versets 15-16. (117) [p.526] « ...exclusivement pour vous, à l'exclusion des autres gens. Souhaitez donc la mort, si vous êtes véridiques. » Sourate al-Baqara, verset 94. (118) [p.526] Sa biographie a déjà été donnée à la page 88, numéro 8. (119) [p.526] Dans un hadith rapporté par al-Bayhaqī, par la voie d'al-Kalbī, d'après Abū Sālih, d'après Ibn 'Abbās – qu'Allah les agrée tous deux – avec ce même libellé. Et Ahmad, dans son Musnad, d'après Ibn 'Abbās, en remontant jusqu'au Prophète, avec une chaîne de transmission solide, avec le libellé : « Si les Juifs avaient souhaité la mort, ils seraient morts. » (120) [p.527] 'Abdullah ibn Ibrāhīm ibn 'Umar al-Umawī : savant en hadith et en jurisprudence, originaire d'Asila au Maroc. Il voyagea pour chercher la science et retourna en Andalousie à la fin des jours d'al-Mustansir, puis mourut à Cordoue en l'an 392 de l'Hégire. (121) [p.527] Al-Mubāhala (المباهلة) : l'imploration mutuelle de la malédiction et l'invocation contre l'injuste. (122) [p.527] « À ceux qui te disputent à son sujet, après ce que tu as reçu de science, dis : "Venez, appelons nos fils et vos fils, nos femmes et vos femmes, nos propres personnes et vos propres personnes, puis implorons la malédiction d'Allah sur les menteurs." » Sourate Al 'Imran, verset 61. (123) [p.528] « Si vous ne le faites pas – et vous ne le ferez jamais –, craignez le Feu dont le combustible est les hommes et les pierres, préparé pour les mécréants. » Sourate al-Baqara, verset 240. (124) [p.529] C'est-à-dire l'élévation de son rang. (125) [p.529] « Et quand tu mentionnes ton Seigneur seul dans le Coran, ils tournent le dos en fuyant. » Sourate al-Isra', verset 46. (126) [p.529] Rapporté par al-Daylamī et d'autres, d'après al-Hakam ibn 'Umayr, en remontant jusqu'au Prophète. (127) [p.529] Hishāsh (هشاشة) : avec un hā' et un shīn pointé ouverts, c'est-à-dire la joie, la légèreté et la douceur. (128) [p.530] « Tu l'aurais vu humble, se fendre par crainte d'Allah. Et ces paraboles, Nous les frappons pour les gens, afin qu'ils réfléchissent. » Sourate al-Hashr, verset 21. (129) [p.530] Ash-Shajā (الشجا) : avec un shīn pointé et un jīm ouverts, forme abrégée. Dans certaines copies : (ash-Shajī) avec un shīn pointé ouvert et un jīm silencieux. Le sens est la tristesse qui l'atteignit en l'écoutant, son cœur se fendit et son corps s'humilia. (130) [p.530] Bien plus, il est rapporté dans les deux Sahih et ailleurs. (131) [p.530] Sa biographie a déjà été donnée à la page 444, numéro 1. (132) [p.530] « Ont-ils créé les cieux et la terre ? Mais ils n'ont aucune certitude. Ont-ils auprès d'eux les trésors de ton Seigneur ? Ou sont-ils les dominateurs suprêmes ? » Sourate at-Tur, versets 35, 36, 37. [p.530] (1) « Voilà la guidance d'Allah par laquelle Il guide qui Il veut. Et quiconque Allah égare, nul guide pour lui. » Sourate az-Zumar, verset 23. (133) [p.531] Rapporté par al-Baghawī dans son Tafsīr, d'après Jābir, avec le libellé de l'auteur, et par Abū Ya'lā, dans un sens similaire. (134) [p.531] Sa biographie a déjà été donnée à la page 513, numéro 3. (135) [p.531] Sourate Fussilat, verset 137. (136) [p.531] D'après Ibn Ishāq, dans sa Sīra, d'après Muhammad ibn Ka'b al-Qurazī. (137) [p.531] 'Abdullah ibn al-Muqaffa' : l'un des maîtres de l'écriture. Le premier en Islam à s'intéresser à la traduction des livres de logique. Il était d'origine perse, né en Irak dans le mazdéisme (polythéisme) et embrassa l'Islam sur la main de 'Īsā ibn 'Alī, l'oncle d'as-Saffāh. Accusé de zandaqa (hérésie), il fut tué à Bassora par son gouverneur Sufyān ibn Mu'āwiya al-Muhallabī en l'an 142 de l'Hégire. (138) [p.532] Ceci est peu probable, comme l'a mentionné ar-Rāfi'ī dans son livre I'jāz al-Qur'ān wa al-Balāgha an-Nabawiyya. En effet, le Noble Coran était la première chose qu'apprenait l'apprenti en littérature et qu'il mémorisait pour s'aider de son éloquence dans l'art littéraire. Il est donc tout à fait improbable qu'Ibn al-Muqaffa' n'ait pas prêté attention à l'éloquence du Coran avant de l'entendre récité par un enfant, alors qu'il était lui-même ce qu'il était en matière d'éloquence et d'éloquence. (139) [p.532] « Ô ciel ! Cesse ! Et que l'eau s'absorbe ! Et que l'ordre soit accompli ! Et qu'elle s'installe sur le Jūdī ! Et qu'il soit dit : "Que disparaissent les gens injustes !" » Sourate Hūd, verset 44. (140) [p.532] Yahyā ibn al-Hakam al-Jayyānī, connu sous le nom d'al-Ghazāl : un poète de talent, originaire d'Andalousie. Il se distinguait par la vivacité de son esprit, la justesse de son opinion, la beauté de sa réponse, sa bravoure et son audace, entrant et sortant par toutes les portes. Il mourut en l'an 250 de l'Hégire. (141) [p.533] Sourate al-Hijr, verset 9. (142) [p.533] « Une révélation de la part d'un Sage, Digne de louange. » Sourate Fussilat, verset 42. (143) [p.533] Et voilà qu'il devient mille trois cent soixante ans jusqu'à notre époque, et il reste encore la preuve du temps. Gloire à Celui que n'atteint aucun manque en Son essence ni en Ses attributs. (144) [p.534] Al-Jahābidha (الجهابذة) : pluriel de jahbadh (جهبذ) : avec un jīm et un bā' kasra, et entre eux un hā' silencieux, et à la fin un dhāl pointé. On dit jahbadh, c'est-à-dire un savant éminent. C'est un mot arabisé, et le sens originel de jahbadh est l'expert avisé, puis il a été utilisé par métaphore pour ce qui a été mentionné. (145) [p.534] On dit « un briquet avare » (zand shahīh) quand il ne produit pas d'étincelle. C'est une belle et jolie métaphore. La beauté de son emplacement réside dans le fait que l'esprit est décrit comme étant ardent et enflammé. La métaphore (isti'āra) se trouve dans (zand). Son application est que l'auteur a comparé l'esprit qui s'oppose au Coran à un briquet avare. Le point de comparaison est l'absence d'incandescence de l'esprit émoussé et stupide dans son opposition au Coran, et l'absence d'incandescence et d'inflammation du briquet avare. C'est une métaphore déclarative (isti'āra tasrīhiyya) originelle. (146) [p.534] On dit : « Il a reculé sur ses talons » (nakasa 'alā 'aqibayhi) : c'est-à-dire qu'il est revenu sur ce qu'il faisait de bien. C'est donc spécifique au retour du bien. (147) [p.535] Yamujjuhu (يمجه) : c'est-à-dire qu'il ne se lasse pas de le répéter à son auditeur. On dit : majja (مج) la boisson, quand il la recrache de sa bouche. Ainsi, majj est, au sens propre, le fait de projeter un liquide de la bouche. Si ce n'est pas un liquide, on dit lafadha (لفظ) [le recracher]. Il a donc mis l'oreille à la place de la bouche et le mot à la place de l'eau, en raison de sa finesse et de sa subtilité. C'est une métaphore subtile. (148) [p.536] Rapporté par at-Tirmidhī d'après 'Alī, en remontant jusqu'au Prophète, sans sa parole : « C'est lui que les djinns ont guidé. » Et d'autres l'ont rapporté. (149) [p.536] Lā yakhluqu (لا يخلق) : avec un yā' fatha et un lām damma, et il est permis de le mettre en fatha. C'est-à-dire qu'il ne s'use pas et que son état ne change pas avec le passage du temps. (150) [p.536] Al-'Aql (العقل) : c'est-à-dire le critère décisif qui sépare le vrai du faux. (151) [p.536] C'est-à-dire que ne s'égare pas celui qui le suit et ne penche pas vers les désirs de son âme qui incite au mal. (152) [p.536] « Nous avons cru en lui, et nous n'associerons jamais personne à notre Seigneur. » Sourate al-Jinn, versets 1-2. (153) [p.536] Al-Mutahadhlifūn (المتحذلقون) : pluriel de mutahādhiq (متحاذق), sur le modèle du nom d'agent, avec un hā' non pointé, un dhāl pointé, un lām et un qāf. C'est celui qui prétend à la perspicacité (al-hidhq), qui est la rapidité de compréhension (c'est-à-dire celui qui vise à prétendre à l'intelligence dans la science et à l'établissement de preuves). (154) [p.537] « Et c'est Lui le Créateur, l'Omniscient. » Sourate Yā Sīn, verset 81. (155) [p.537] « Et Il est, de toute création, Omniscient. » Sourate Yā Sīn, verset 715. (156) [p.537] « Gloire donc à Allah, Seigneur du Trône, bien au-dessus de ce qu'ils décrivent ! » Sourate al-Anbiyā', verset 22. (157) [p.537] Ash-Shiyam (الشيم) : avec un shīn pointé, un yā' souscrit, et aussi avec un hamza, sur le modèle de 'inab (عنبة), pluriel de shīma (شيمة), qui est la nature. (158) [p.537] « Puis vers leur Seigneur ils seront rassemblés. » Sourate al-An'ām, verset 38. (159) [p.537] « Et si tu leur apportais un signe, ceux qui ont mécru diraient : "Vous n'êtes que des imposteurs." » Sourate ar-Rūm, verset 58.
(160) [p.537] Rapporté par al-Tirmidhī d'après ‘Alī, et une partie a déjà été mentionnée. (161) [p.537] C'est-à-dire une voie suivie et droite de ceux qui vous ont précédés parmi les nations ; « khalā » signifie « est passé et s'en est allé ». [p.537] (6) « Et une guidance, une miséricorde et une bonne annonce pour les musulmans. » Sourate al-Naml, verset 89. (162) [p.538] « Falaǧa » : avec la fatḥa sur le fā' et le lām, et un ǧīm ; on dit « falaǧa » lorsqu'il réussit et obtient la victoire. (163) [p.538] « Qasama » : avec la fatḥa sur le qāf et le sīn sans tashdīd, c'est-à-dire celui qui se charge du partage d'une affaire et la répartit selon ce qui est dans le Livre d'Allah, comme le partage des héritages, des butins, etc., avec justice. (164) [p.538] « Aqsata » : on dit « qasata » lorsqu'il commet une injustice, et « aqsata » avec le hamza lorsqu'il est juste ; il est donc « muqsiṭ » ; le hamza est pour la négation, comme dans « ashkaytuhu » lorsqu'on a fait cesser sa plainte ; cela est tiré de « al-qisṭ » qui est la balance, comme « al-qisṭās ». (165) [p.538] « Qaṣamahu » : c'est-à-dire l'a tué et l'a anéanti d'un anéantissement sévère. (166) [p.538] C'est-à-dire qu'il ne s'écarte pas de la vérité et de la rectitude, donc il ne mérite ni châtiment ni blâme. (167) [p.538] Semblable dans le sens, avec une différence dans la formulation. Comme l'a rapporté al-Ḥākim d'après lui, sous forme de hadith marfū‘. (168) [p.538] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 214, numéro 2. (169) [p.538] « Yatashān » : avec la fatḥa sur le yā' souscrit, le tā' suscrit et le shīn pointé, un alif puis un nūn avec tashdīd ; cela vient de « al-shan » qui est l'outre usée ; c'est donc une métaphore pour l'usure et la disparition, c'est-à-dire que sa beauté ne disparaît pas et sa fraîcheur ne s'use pas. (170) [p.539] Rapporté par Ibn al-Ḍarīs dans « Faḍā’il al-Qur’ān » d'après Ka‘b, qu'Allah soit satisfait de lui ; et rapporté par Ibn Abī Shayba dans « al-Muṣannaf » d'après Mughīth ibn Sumayy, sous forme de hadith marfū‘ mursal, avec la formulation : « Une Torah renouvelée m'a été révélée, contenant la lumière de la sagesse et les sources de la science, pour ouvrir par elle des yeux aveugles, des cœurs endurcis et des oreilles sourdes. » (171) [p.539] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 58, numéro 3. (172) [p.539] Sourate al-Naml, verset 76. (173) [p.539] « Et une exhortation pour les pieux. » Sourate Āl ‘Imrān, verset 138. (174) [p.539] « Al-dalīl » (l'indice) : c'est celui qui indique et guide vers ce dont l'examen permet d'atteindre un objectif informatif. (175) [p.539] « Al-madlūl » (l'indiqué) : c'est l'objectif visé par l'indice ici. (176) [p.540] « Y a-t-il quelqu'un pour réfléchir ? » Sourate al-Qamar, verset 17. (177) [p.540] C'est-à-dire la ressemblance de certaines parties avec d'autres. (178) [p.540] Pour une partie de ce qui a été légiféré en premier. (179) [p.541] « I‘tārahu » : ou bien « lui est survenu ». (180) [p.541] Sourate « Ṣād ». (181) [p.541] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 197, numéro 6. (182) [p.543] « Mustamirr » : c'est-à-dire permanent, ou solide, de « amarra al-jabla » lorsqu'on a solidifié sa vertu. (183) [p.543] Sourate al-Qamar (2). (184) [p.543] Rapporté par al-Bukhārī dans son Tafsīr, et rapporté d'après lui par Muslim, al-Tirmidhī et al-Nasā’ī. Al-Tirmidhī a dit : « Ḥasan ṣaḥīḥ ». Et dans le Musnad d'Aḥmad, par la voie d'al-Aswad, et dans « al-Dalā’il » d'al-Bayhaqī, par la voie de Masrūq, et rapporté par ‘Alqama d'après Ibn Mas‘ūd. (185) [p.543] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 256, numéro 2. (186) [p.543] La montagne : Ḥirā’ ou Abū Qubays. (187) [p.544] Dans les deux Ṣaḥīḥ, d'après Ibn Mas‘ūd, avec l'ajout de sa parole. (188) [p.544] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 70, numéro 1. (189) [p.544] Sulaymān ibn Mihrān al-Asadī, par alliance, Abū Muḥammad al-A‘mash, un tābi‘ī célèbre, originaire d'al-Rayy, savant en Coran, hadith et successions ; il était un chef dans la science utile et l'œuvre pieuse. Al-Shiḥāwī a dit : « On a dit : on n'a jamais vu les sultans, les rois et les riches dans une assemblée plus humbles qu'ils ne l'étaient dans l'assemblée d'al-A‘mash, malgré son grand besoin et sa pauvreté. » Il a grandi à Kūfa et y est mort en l'an 148 H. (190) [p.544] Rapporté par Aḥmad dans al-Musnad. (191) [p.544] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 361, numéro 12. (192) [p.544] Comme l'a rapporté al-Bayhaqī dans ses Dalā’il. (193) [p.544] Abū Kabsha : un homme qui a quitté la religion de la ǧāhiliyya anciennement et adorait l'étoile Sirius. Ils ont comparé le Messager d'Allah, que la prière et la paix soient sur lui, à lui, ou bien son père par allaitement avait une fille nommée Kabsha, donc il était appelé par son surnom. [p.544] (4) Al-Aswad ibn Yazīd ibn Qays ibn Qays ibn ‘Abd Allāh al-Nakha‘ī, l'un des grands tābi‘ūn, connu pour ses récits d'après Ibn Mas‘ūd, célèbre pour sa jurisprudence, sa mémoire, son ascétisme et l'abondance de son adoration ; il était le savant de Kūfa à son époque. Mort en l'an 75 H. (194) [p.545] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 51, numéro 2. (195) [p.545] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 75, numéro 6. (196) [p.545] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 370, numéro 3. (197) [p.545] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 514, numéro 2. (198) [p.545] ‘Alqama ibn Qays ibn ‘Abd Allāh al-Nakha‘ī, Abū Shibl, un tābi‘ī, était le juriste de l'Irak, ressemblant à Ibn Mas‘ūd dans sa guidance, son apparence et sa vertu. Il est né du vivant du Prophète, que la prière et la paix soient sur lui, et est mort à Kūfa en l'an 62 H. (199) [p.545] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 147, numéro 1. (200) [p.545] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 82, numéro 1. Comme l'ont rapporté les deux Shaykhs d'après eux deux ; et bien qu'ils n'aient pas vu de leurs propres yeux, ils ont entendu de ceux qui étaient présents et ont rapporté, et le mursal des Compagnons est unanimement une preuve. (201) [p.545] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 182, numéro 1. Et Muslim et al-Tirmidhī l'ont rapporté. (202) [p.545] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 64, numéro 1. Et Ibn Jarīr, Ibn Abī Ḥātim et Abū Nu‘aym dans al-Dalā’il l'ont rapporté. (203) [p.545] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 54, numéro 4. Sa source n'est pas connue. (204) [p.545] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 444, numéro 1. Et Aḥmad et al-Bayhaqī l'ont rapporté d'après lui. (205) [p.545] Maslama ibn Ṣuhayb, Abū Ḥudhayfa al-Kūfī al-Arḥabī, a rapporté d'après Ḥudhayfa, Ibn Mas‘ūd, ‘Alī et ‘Ā’isha, qu'Allah soit satisfait d'eux. Ibn Ḥibbān l'a mentionné parmi les thiqqāt. (206) [p.546] Peut-être voulait-il dire par « deux fois » les deux moitiés ; autrement, on ne sait pas qui, parmi les savants du hadith, a affirmé la multiplicité de la fente, comme l'a dit al-‘Asqalānī. Ceci, et il est venu dans une copie correcte « en deux morceaux ». (207) [p.546] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 62, numéro 3. (208) [p.546] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 28, numéro 6. (209) [p.546] C'est-à-dire d'après Ibn ‘Abbās. (210) [p.546] À l'accusatif, en remplacement de « la lune », comme un badal ishtimāl ; et la mention de « deux fois » dans cette version est une preuve de ce que nous avons dit précédemment, à savoir que la multiplicité concerne les opinions et non la fente, et qu'elle a eu lieu deux fois, comme l'a soutenu celui qui a considéré l'apparent de cette version. (211) [p.546] Sourate al-Qamar, verset 1. (212) [p.546] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 444, numéro 1. (213) [p.546] Muḥammad ibn Jubayr ibn Muṭ‘im, Médinois, tābi‘ī digne de confiance, ayant peu de hadiths, mort sous le califat de Sulaymān ibn ‘Abd al-Malik. (214) [p.546] Jubayr ibn Muḥammad ibn Jubayr ibn Muṭ‘im, a rapporté d'après son père et d'après son grand-père ; Abū Dāwūd a rapporté un seul hadith de lui ; Ibn Ḥibbān l'a mentionné parmi les thiqqāt. (215) [p.546] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 52, numéro 6. (216) [p.546] ‘Ubayd Allāh ibn ‘Abd Allāh ibn ‘Utba al-Hudhalī, Abū ‘Abd Allāh, le muftī de Médine et l'un des sept juristes de cette ville, parmi les éminents tābi‘ūn ; il était l'éducateur de ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz ; il était digne de confiance, excellent poète, savant, juriste, ayant beaucoup de hadiths et de connaissance de la poésie ; il a perdu la vue et est mort à Médine en l'an 98 H. (217) [p.547] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 182, numéro 1. (218) [p.547] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 70, numéro 1. (219) [p.547] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 64, numéro 4. (220) [p.547] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 61, numéro 4. (221) [p.547] Sourate Yā Sīn, verset 38. [p.547] (5) Muslim ibn ‘Imrān, ou dit Ibn Abī ‘Imrān, al-Baṭīn, Abū ‘Abd Allāh al-Kūfī, a rapporté d'après ‘Aṭā’, Mujāhid, Sa‘īd ibn Jubayr et d'autres. Aḥmad, Ibn Ma‘īn, Abū Ḥātim et al-Nasā’ī ont dit : digne de confiance. (222) [p.548] « Al-ījāf » : avec la kasra sur le hamza, le sukūn sur le yā' souscrit, un ǧīm et un fā', c'est la fermeture rapide. (223) [p.548] « Ihtabala bihi » : c'est-à-dire qu'il a déployé tout son effort et s'y est consacré avec la plus grande attention. (224) [p.548] Al-Ṭaḥāwī est Aḥmad ibn Muḥammad ibn Salama ibn ‘Abd al-Malik ibn Salama al-Azdī, puis al-Miṣrī al-Ḥanafī ; c'est l'imam, le muḥaddith, d'une grande valeur, surnommé Abū Ja‘far ; il était shāfi‘ite, élève de son oncle maternel al-Muzanī, puis devint ḥanafite ; il a des œuvres importantes ; né en l'an 239 et mort en l'an 321 H. (225) [p.548] Asmā’ bint ‘Umays ibn Ma‘d ibn Taym al-Khath‘amiyya, une Compagne qui avait de l'importance. Elle a embrassé l'Islam avant l'entrée du Prophète, que la prière et la paix soient sur lui, dans la maison d'al-Arqam ; son mari était Ja‘far ibn Abī Ṭālib, puis Abū Bakr, puis ‘Alī, qu'Allah soit satisfait d'eux. Elle est morte vers l'an 40 H. (226) [p.548] Et al-Ṭabarānī l'a rapporté avec des chaînes de transmission dont certains rapporteurs sont dignes de confiance. (227) [p.548] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 54, numéro 4. (228) [p.549] Il les a considérés comme deux hadiths, alors que ce qui est mentionné est un seul hadith ; ils ont été indulgents car il a été rapporté par deux voies. Ibn al-Jawzī l'a mentionné dans al-Mawḍū‘āt, mais le sceau des ḥuffāẓ, al-Suyūṭī, a dit, ainsi qu'al-Sakhāwī, qu'Ibn al-Jawzī a été excessivement partial dans ses Mawḍū‘āt au point d'y inclure beaucoup de hadiths authentiques, comme l'a indiqué Ibn al-Ṣalāḥ. Ce hadith a été jugé authentique par l'auteur, qu'Allah lui fasse miséricorde, et il a indiqué la multiplicité de ses voies comme un témoignage véridique de son authenticité ; beaucoup d'imams avant lui l'ont jugé authentique, comme al-Ṭaḥāwī ; il a été rapporté par Ibn Shāhīn, Ibn Manda, Ibn Mardawayh et al-Ṭabarānī dans son Mu‘jam, qui a dit qu'il est ḥasan ; et al-‘Irāqī l'a mentionné dans al-Taqrīb. (229) [p.549] Aḥmad ibn Ṣāliḥ, Abū Ja‘far al-Ṭabarī al-Miṣrī, le ḥāfiẓ digne de confiance ; il a entendu d'Ibn ‘Uyayna et al-Bukhārī et d'autres ont rapporté de lui ; il était un compilateur, mémorisant, comme l'ont rapporté de lui les auteurs des Sunan ; mort en l'an 248. (230) [p.549] Yūnus ibn Bukayr, Abū Bakr al-Shaybānī, l'imam digne de confiance ; Ibn Ma‘īn l'a déclaré digne de confiance et a dit qu'il était véridique ; mort en l'an 199 H. (231) [p.549] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 73, numéro 7. (232) [p.550] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 47, numéro 1. (233) [p.550] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 154, numéro 1. (234) [p.550] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 256, numéro 2. (235) [p.550] Le hadith d'Anas a été rapporté par les deux Shaykhs, mais l'auteur l'a cité comme témoin avec sa chaîne jusqu'à l'imam Mālik d'après lui. (236) [p.551] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 63, numéro 3. (237) [p.551] Comme dans Muslim. (238) [p.551] « Al-Zawrā’ » : un lieu connu à Médine, près du marché. (239) [p.551] Ḥumayd, et il est Tayr ou Tayrūyah, Abū ‘Ubayda, affranchi de Ṭalḥa al-Ṭalḥāt al-Khuzā‘ī ; il est digne de confiance, les six imams ont rapporté de lui, mais il a été accusé de tadlīs ; il est mort en priant debout en l'an 142 H. (240) [p.551] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 347, numéro 1. (241) [p.551] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 60, numéro 8. (242) [p.551] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 214, numéro 2. (243) [p.551] Rapporté par al-Bukhārī et d'autres. (244) [p.551] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 454, numéro 5. (245) [p.552] Pour al-Bukhārī et d'autres. (246) [p.552] Sālim ibn Abī al-Ja‘d al-Ashja‘ī al-Kūfī ; il fait partie des grands tābi‘ūn dignes de confiance ; il a rapporté d'après Ibn ‘Abbās et d'autres ; mort en l'an 100 ; il a une biographie détaillée dans al-Mīzān. (247) [p.552] Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 154, numéro 1. (248) [p.552] « Al-Ḥudaybiyya » : un puits entre Jeddah et La Mecque. (249) [p.552] « Rakwa » : avec la fatḥa sur le rā', la kasra et la ḍamma, le plus éloquent étant la fatḥa, un kāf sākin et un wāw ; un récipient pour l'eau en cuir, comme une aiguière ; son pluriel est rikā’ avec la kasra et le madd. (250) [p.552] Et le plus correct est quatorze cents, comme dans al-Ṣiḥāḥ ; et la plupart des versions, comme l'a dit al-Bayhaqī, sont qu'ils étaient mille quatre cents. (251) [p.552] Dans le Musnad d'al-Dārimī.
Al-Walīd ibn 'Ubāda ibn aṣ-Ṣāmit est né du vivant du Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, et est mort sous le califat de 'Abd al-Malik ibn Marwān. Il est fiable 298, mais il a peu de hadiths. Les deux Cheikhs 299, at-Tirmidhī et Ibn Mājah ont rapporté de lui, et il rapporte de son père. [ص552] (8) Sa biographie a déjà été donnée à la page (47), numéro (1). (253) [ص553] Sa deuxième expédition, qu'Allah prie sur lui et le salue, eut lieu en l'an deux, au mois de Rabī' al-Awwal. (254) [ص553] Buwāṭ 300 : des montagnes appartenant à Juhayna, à quelques parasanges 301 de Médine, près d'al-Yanbu'. (255) [ص553] 'Azlā'u shajabin 302 : c'est-à-dire l'embouchure d'une outre usée. 'Azlā' : avec la lettre 'ayn non pointée ouverte, zāy pointée immobile, lām, puis alif de prolongation et hamza ; c'est l'embouchure de l'outre 303 par où l'eau s'écoule ; son pluriel est 'azālī, avec la lām ouverte ou cassée. Shajab : avec la shīn pointée ouverte, ou dit-on aussi avec la kasra, et la jīm immobile, puis bā' unie ; ce qui est vieux parmi les outres, ou les bâtons sur lesquels on suspend les outres et autres ; son pluriel est shujub et ashjāb ; son sens originel est la perdition. (256) [ص553] Ghammazahu 304 : il le pressa et le comprima avec sa main. Dans une copie : (wa-ghammarahu). (257) [ص553] Al-jafna 305 : le plus grand des bols 306 de la caravane. (258) [ص553] Ce hadith de Jābir ne se trouve dans aucun des six livres 307, sauf dans Muslim, comme l'a précisé al-Ḥalabī et d'autres. (259) [ص553] Ce hadith est mursal 308 ; il est une preuve pour la majorité 309, contrairement à ash-Shāfi'ī. (260) [ص553] 'Āmir ibn Sharāḥīl ibn 'Abd Dhī Kibār ash-Sha'bī al-Ḥimyarī, Abū 'Amr, un rāwī 310 tābi'ī 311 célèbre pour son intelligence. Il était le compagnon de séance et le commensal de 'Abd al-Malik. C'est l'un des hommes de hadith fiables. Il est mort à Kūfa en l'an 103 de l'Hégire. (261) [ص554] Sa biographie a déjà été donnée à la page (81), numéro (4). (262) [ص554] Sa biographie a déjà été donnée à la page (38), numéro (5). (263) [ص555] Sa biographie a déjà été donnée à la page «41», numéro «3». (264) [ص555] Al-Muwaṭṭa' 312 : un livre composé par l'imam Mālik, dans lequel il a rassemblé des hadiths du Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, avec les paroles des Compagnons, qu'Allah les agrée tous. Il a été nommé Muwaṭṭa' à partir de tawṭi'a, qui signifie l'assouplissement et la préparation. Abū Ja'far al-Manṣūr a dit à l'imam lors de son pèlerinage : « Il ne reste plus de savants en dehors de toi et de moi... Quant à moi, je me suis occupé de politique au détriment de la composition ; quant à toi, fais pour les gens un livre de hadith auquel ils se réfèrent. Évite-y les licences 313 d'Ibn 'Abbās et les rigueurs 314 d'Ibn 'Umar, et rends-le accessible aux gens comme une préparation 315. » (265) [ص555] Muslim l'a rapporté. Mais l'auteur l'a cité d'après al-Muwaṭṭa' plutôt que d'après lui, parce que sa chaîne de transmission 316 est plus élevée chez lui, ou parce qu'il préfère sa version. (266) [ص555] Sa biographie a déjà été donnée à la page (379), numéro (3). (267) [ص555] Tabiḍḍu 317 : elle goutte. C'est l'inaccompli 318 de baḍḍa, sur le modèle de radda, avec bā' unie et ḍād pointée redoublée : baḍḍa al-mā'u, quand l'eau coule en faible quantité. (268) [ص556] Ash-shirāk 319 : avec la shīn pointée cassée et le rā' non pointé ouvert, puis alif et kāf ; c'est la courroie de la sandale qui se trouve sur sa face. On le compare à cela à cause de sa petitesse et de la faiblesse de son écoulement ; ce n'est pas au sens de rainure dans la terre. (269) [ص556] C'est-à-dire dans un récipient parmi ceux qui étaient avec eux ; il n'y a pas d'inversion 320 ; le sens originel est : ils puisèrent dans quelque chose jusqu'à ce qu'une grande quantité d'eau se rassemble. (270) [ص556] D'après ce que rapportent de lui les spécialistes des expéditions 321. (271) [ص556] Sa biographie a déjà été donnée à la page (73), numéro (7). (272) [ص556] Iftakharaqa 322 : avec nūn, khā' pointée, rā' non pointée et qāf ; c'est-à-dire qu'il a éclaté violemment. (273) [ص556] Sa biographie a déjà été donnée à la page (146), numéro (4). (274) [ص556] Salama ibn 'Amr ibn Sinān al-Akwa' al-Aslamī : un Compagnon parmi ceux qui ont prêté serment sous l'arbre 323. Il participa à sept expéditions avec le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, dont al-Ḥudaybiyya, Khaybar et Ḥunayn. Il était courageux, héros, archer et coureur. Il fait partie de ceux qui participèrent à la conquête de l'Ifrīqiya à l'époque de 'Uthmān. Il a (77) hadiths et mourut à Médine. (275) [ص556] Nazaḥnāhā 324 : c'est-à-dire que nous en avons extrait toute l'eau avec son argile. (276) [ص557] Jabāhā 325 : avec la jīm et la bā' unie ouvertes, et alif bref ; c'est l'ouverture du puits et ce qui l'entoure. Avec la kasra 326, c'est ce qui y est rassemblé comme eau. (277) [ص557] Jāshat 327 : c'est-à-dire que son eau bouillonna jusqu'à monter à son orifice ; de jāshat al-qidru, quand elle bout. (278) [ص557] Sa biographie a déjà été donnée à la page (251), numéro (4). (279) [ص557] Qalīb 328 : un puits creusé sans construction ; s'il est construit, c'est ṭawī ; il est masculin et féminin. (280) [ص557] Al-'aṭan 329 : avec la 'ayn et le ṭā' non pointés ouverts ; c'est l'endroit où les chameaux se tiennent autour de l'eau pour s'agenouiller après avoir bu, afin d'être ramenés à l'abreuvoir une autre fois. C'est une métaphore pour l'ampleur et l'abondance. Le sens : jusqu'à ce qu'ils soient abreuvés. (281) [ص557] Al-Bayhaqī l'a rapporté d'après lui. (282) [ص557] Sa biographie a déjà été donnée à la page «259», numéro «6». (283) [ص557] Ḍabnahu 330 : avec le ḍād pointé cassé, le bā' uni immobile et le nūn ; c'est ce qui se trouve sous l'aisselle, près du giron. [ص557] (8) Al-mīḍa'a 331 : avec le mīm cassé et un yā' transformé du wāw, car c'est l'instrument des ablutions ; c'est un nom au schème mif'ala, bref ; parfois il est long, et alors son schème est mif'āla. Du'a 332 signifie qu'il demanda un récipient d'eau pour les ablutions, et on le lui apporta. (284) [ص558] Sa biographie a déjà été donnée à la page «238», numéro «5». (285) [ص558] Sa biographie a déjà été donnée à la page «182», numéro «2». (286) [ص558] Mumiddan 333 : renforçant et assistant. (287) [ص558] Mu'ta 334 : avec le mīm damma et le wāw immobile ; c'est une terre du Balqā' et un village entre Tabūk et Ḥawrān, en Syrie. (288) [ص558] Sa biographie a déjà été donnée à la page «158», numéro «2». (289) [ص558] Comme dans les deux Ṣaḥīḥ 335. (290) [ص558] Mazādatān 336 : al-mazāda, avec le mīm ouvert, est un récipient en cuir dans lequel on transporte de l'eau, comme une outre ; il vient de ziyāda (augmentation) car on y ajoute une peau à une autre peau, non de zād (provisions). (291) [ص559] Al-'azāl 337 : avec la lām cassée, pluriel de 'azlā', qui est l'outre, comme déjà mentionné. (292) [ص559] Salama ibn 'Amr ibn Sinān al-Akwa' : parmi les Compagnons qui ont prêté serment sous l'arbre. Il participa à sept expéditions avec le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue. Il était courageux, héros, archer et coureur. Il mourut à Médine en l'an 74 de l'Hégire. (293) [ص559] Al-idāwa 338 : avec la hamza cassée et le dāl non pointé ; c'est un petit récipient en cuir destiné à l'eau. (294) [ص559] Nuṭfa 339 : une petite quantité d'eau. (295) [ص559] Nadghfiqahu 340 : avec le nūn damma, le dāl non pointé ouvert, le ghayn pointé immobile, puis fā' kasra et qāf ; c'est-à-dire en le versant abondamment. (296) [ص559] Ibn Khuzayma l'a rapporté dans son Ṣaḥīḥ, ainsi qu'al-Bayhaqī et al-Bazzār d'après lui, avec une chaîne de transmission authentique. (297) [ص559] Sa biographie a déjà été donnée à la page «113», numéro «4». (298) [ص559] C'est l'expédition de Tabūk, en l'an 9 de l'Hégire. (299) [ص559] Farthuhu 341 : ce qui est dans son estomac 342. (300) [ص560] Qālat as-samā'u 343 : c'est-à-dire qu'elle s'est couverte de nuages et qu'un nuage y est apparu. (301) [ص560] Insakabat 344 : c'est-à-dire que son eau s'est déversée. (302) [ص560] 'Amr ibn Shu'ayb ibn Muḥammad ibn 'Abd Allāh ibn 'Amr ibn al-'Āṣ as-Sahmī : un Compagnon célèbre ; il y a divergence et opinions sur le fait d'argumenter par 'Amr ; la majorité est pour l'argumentation. Il rapporte de son père et d'autres. Les quatre auteurs des Sunan 345 ont rapporté de lui, mais ce hadith ne s'y trouve pas. Il mourut en l'an 118 de l'Hégire et fut enterré à aṭ-Ṭā'if. (303) [ص560] C'est l'oncle du Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue ; il était le soutien et le père adoptif du Messager suprême, mais il n'était pas dans la foi. Il mourut en l'an 10 de l'Hégire. (304) [ص560] Dhū l-Majāz 346 : un marché près de 'Arafa ; c'est l'un des marchés de l'époque préislamique. (305) [ص561] Muslim l'a rapporté. (306) [ص561] Sa biographie a déjà été donnée à la page «154», numéro «1». (307) [ص561] Shaṭr 347 : shaṭr signifie ici la moitié, qui est son sens originel ; il peut aussi signifier une partie en général, et la direction, comme dans la parole du Très-Haut dans la sourate al-Baqara, verset 150 : « Tourne ton visage vers la Mosquée sacrée ; et où que vous soyez, tournez vos visages vers elle », où il est question de direction. (308) [ص561] Al-wasaq 348 : avec le wāw ouvert ou cassé, le sīn non pointé immobile et le qāf ; il signifie charge ; on dit wasaq ba'īr, c'est-à-dire sa charge. Puis il s'est spécialisé et est devenu une réalité coutumière : soixante ṣā' 349 selon le ṣā' du Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, soit trois cent vingt livres ḥijāziennes 350 ou quatre cent quatre-vingts livres irakiennes, selon la divergence sur la mesure du ṣā' et du mudd 351. Sa moitié est donc trente ṣā', soit, selon la première estimation, cent soixante livres, et selon la seconde, deux cent quarante livres. Le détail des mesures légales est exposé dans les livres de jurisprudence. (309) [ص561] C'est-à-dire qu'il vous suffira pour toute votre vie. (310) [ص561] Les deux Cheikhs l'ont rapporté. (311) [ص561] Sa biographie a déjà été donnée à la page «238», numéro «3». (312) [ص562] Muslim a précisé dans sa version qu'il y avait quatre-vingts hommes. (313) [ص562] Sa biographie a déjà été donnée à la page «47», numéro «1». (314) [ص562] 'Anāq 352 : la femelle parmi les chevreaux, avant qu'elle n'ait accompli un an. (315) [ص562] Al-burma 353 : avec la bā' unie damma, le rā' non pointé immobile, puis mīm et hā' ; le pot, absolument, ou en pierre. (316) [ص562] Taghiṭṭu 354 : elle bout sous l'effet de la chaleur du feu, au point qu'on entend le bruit de son ébullition. (317) [ص562] Le hadith de Sa'īd d'après Jābir se trouve dans les deux Ṣaḥīḥ. (318) [ص562] Sa'īd ibn Maynā' al-Makkī, Abū l-Walīd, affranchi d'al-Bukhtarī ibn Abī Dhubāb. Ibn Ma'īn, Abū Ḥātim, Ibn Ḥibbān et an-Nasā'ī l'ont jugé fiable. (319) [ص562] Ayman al-Ḥabashī al-Makkī ; sa mère était Umm Ayman, la nourrice du Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, et son affranchie ; il était le frère d'Usāma ibn Zayd par sa mère. Il fut martyr le jour de Ḥunayn. (320) [ص562] Sa biographie a déjà été donnée à la page «347», numéro «1». (321) [ص562] C'est-à-dire que le rapporteur d'après eux deux peut être inconnu ; ne te laisse pas tromper par le fait qu'ils sont Compagnons. [ص562] (3) Comme l'a rapporté al-Bukhārī. (322) [ص563] aṭ-Ṭabarī et al-Bayhaqī l'ont rapporté. (323) [ص563] Khālid ibn Zayd al-Anṣārī, des Banū n-Najjār. Il assista à la seconde 'Aqaba 355, à Badr, à Uḥud, au Khandaq et à toutes les batailles. Il était courageux, pieux et patient. Lorsque Yazīd ibn Mu'āwiya fit campagne contre Constantinople sous le califat de son père, Abū Ayyūb l'accompagna en tant que combattant ; il assista aux batailles, tomba malade et fut enterré au pied du rempart de Constantinople en l'an 52 de l'Hégire. (324) [ص563] Sa biographie a déjà été donnée à la page «156», numéro «6». (325) [ص563] at-Tirmidhī, al-Bayhaqī (qui l'ont jugé authentique) et an-Nasā'ī l'ont rapporté d'après lui. (326) [ص563] Samura ibn Jundab al-Ghazāwī : un Compagnon parmi les courageux et les chefs. Il grandit à Médine et s'installa à Baṣra, dont il fut gouverneur à l'époque de Ziyād et après lui. Il mourut à Kūfa en l'an 60 de l'Hégire. (327) [ص564] Les deux Cheikhs l'ont rapporté d'après lui. (328) [ص564] 'Abd ar-Raḥmān ibn 'Abd Allāh, Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq al-Qurashī : un Compagnon, fils d'un Compagnon. Son nom à l'époque préislamique était 'Abd al-Ka'ba ; le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, le nomma 'Abd ar-Raḥmān. Il était parmi les plus courageux de Quraysh et le meilleur archer. Il était aussi un excellent poète. Il mourut avant le serment d'allégeance à Yazīd, à La Mecque, en l'an 53 de l'Hégire. (329) [ص564] Sawād baṭnihā 356 : ce qui est visé, c'est son foie ou ses entrailles, ce qui est dans son ventre. (330) [ص564] Ḥazz 357 : avec le ḥā' non pointé ouvert et le zāy pointé redoublé ; al-ḥazz est la coupe au couteau. (331) [ص564] Ḥuzza 358 : avec le ḥā' non pointé damma ; un morceau de viande. (332) [ص564] Ibn Sa'd et al-Bayhaqī l'ont rapporté d'après lui. (333) [ص564] 'Abd ar-Raḥmān ibn Abī 'Amra : les auteurs des six livres 359 ont rapporté de lui, sauf ad-Dāraquṭnī ; il est fiable. (334) [ص564] C'est Abū 'Amra, Bashīr ibn 'Amr ibn Muḥṣin al-Anṣārī, le Compagnon qui participa à Badr. Il fut tué avec 'Alī, qu'Allah honore son visage, à Ṣiffīn. (335) [ص564] Sa biographie a déjà été donnée plus haut. (336) [ص564] Sa biographie a déjà été donnée à la page «31», numéro «5». Al-Bukhārī l'a rapporté d'après eux deux. (337) [ص564] Sa biographie a déjà été donnée à la page «113», numéro «4». Comme l'a rapporté Abū Ya'lā avec une bonne chaîne de transmission.
Muhammasa 360 : avec deux mīm ouverts, entre eux un khā' mu‘jam 361 silencieux, puis un ṣād muhmala 362 ; c'est la faim, de khamṣ 363 qui est le vide du ventre de nourriture, c'est-à-dire la disette. Al-ḥathīya 364 : avec ḥā' muhmala 365 ouvert, puis thā' muthallatha 366 silencieux, puis yā' muthannā taḥtīya 367 ; on dit aussi ḥathwa avec wāw, car on dit ḥathā yaḥthī et ḥathā yaḥthū ; c'est ce qui remplit les deux mains ensemble. A‘lāhum 368 : c'est-à-dire le plus abondant en provisions. An-niṭ‘ 369 : avec nūn ouvert et ṭā' muhmala 370 ouvert, sur le modèle de ‘inab ; un tapis en cuir. Fa-ḥazartuhu 371 : avec ḥā' muhmala 372, zāy mu‘jama 373 et rā' muhmala 374 ; c'est-à-dire je l'ai estimé par conjecture et supposition. Ribḍa 375 : avec rā' muhmala 376 ouvert, et on dit qu'il est aussi ouvert ; c'est-à-dire comme son corps quand elle s'est couchée. Rapporté par Ibn Abī Shayba et aṭ-Ṭabarānī dans al-Awsaṭ avec une bonne chaîne de transmission. Rapporté par Aḥmad et al-Bayhaqī avec une bonne chaîne de transmission. Sa biographie a déjà été donnée à la page 54, numéro 4. Al-jadha‘a 377 : la chèvre qui entre dans sa deuxième année, ou le mouton qui a atteint huit mois. Aṣ-ṣaḥfa 378 : un récipient entre le petit et le grand, préparé pour la nourriture. Al-faraq 379 : une mesure qui contient trois ṣā‘ 380 selon la mesure du Ḥijāz, et on dit qu'elle contient douze ṣā‘ selon le ṣā‘ du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ; cela équivaut à seize raṭl 381. ‘Ass 382 : avec ‘ayn muhmala 383 et shīn muhmala 384 redoublé ; c'est un grand gobelet en bois qui désaltère trois ou quatre personnes avec du lait. Rapporté par les deux Shaykhs 385 ; la formulation est de Muslim. Sa biographie a déjà été donnée à la page 47, numéro 1. Zaynab bint Jaḥsh ibn Ri'āb al-Asadiyya, Mère des croyants ; elle était l'épouse de Zayd ibn Ḥāritha, qui l'a divorcée, puis le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, l'a épousée ; son nom était Barra, mais il l'a nommée Zaynab ; elle est morte en l'an 20 de l'Hégire. Il est connu que cette histoire s'est produite lors de son mariage avec Ṣafiyya. Dans le commentaire de Muslim par al-Khafājī, le rapporteur a inséré une histoire dans une autre. Certains ont dit que dans le ḥadīth authentique, il est possible que les deux choses se soient produites, c'est-à-dire la brebis et la détention. C'est-à-dire qu'il lui a aussi ordonné d'inviter tous ceux qu'il rencontrait. Tawran 386 : avec tā' fawqīya 387, wāw silencieux et rā' muhmala 388 ; c'est un récipient en laiton ou en pierre, comme une bassine ou un gobelet dans lequel on boit. Ḥaysan 389 : avec ḥā' muhmala 390 ouvert, yā' muthannā taḥtīya 391 silencieux et sīn muhmala 392 ; c'est des dattes mélangées avec du beurre clarifié et de l'aqṭ 393 ou de la farine. Rapporté par Ibn Sa‘d de manière interrompue, car Muḥammad et son père n'ont pas atteint ‘Alī ; donc le dire d'al-Ḥalabī que le rapport d'al-Bāqir d'après ‘Alī est mursal 394 comporte une certaine indulgence. Sa biographie a déjà été donnée à la page 55, numéro 6. Sa biographie a déjà été donnée à la page 54, numéro 4. Sa biographie a déjà été donnée à la page 412, numéro 2. Sa biographie a déjà été donnée à la page 113, numéro 4. Aḥmas 395 : sur le modèle de aḥmar, avec ḥā' et sīn muhmala 396 entre lesquels il y a un mīm ; c'est le nom d'un groupe d'Arabes, une branche de Ḥanīfa appelée Banū Ḥims, dérivé de ḥamāsa qui est la force et la dureté ; on appelle les Quraysh al-Ḥums pour leur fermeté dans leur religion pendant la Jāhiliyya. Al-faṣīl 397 : le petit du chameau. Rapporté par Abū Dāwūd. Sa biographie a déjà été donnée à la page 247, numéro 7. Rapporté par Aḥmad et al-Bayhaqī avec une chaîne de transmission authentique. C'est an-Nu‘mān ibn Muqarrin ibn ‘Ā'idh al-Muzanī, Abū ‘Amr, un compagnon conquérant ; il était le porte-étendard de Muzayna le jour de la conquête de La Mecque ; il a vécu à Baṣra puis s'est installé à Kūfa ; il a combattu al-Hamadhānī et l'a vaincu ; ‘Umar l'a envoyé en expédition à Iṣfahān, qu'il a conquise, puis à Nihāwand, où il est mort en martyr en l'an 21 de l'Hégire ; quand ‘Umar a appris sa mort, il est entré dans la mosquée, l'a annoncé aux gens sur le minbar, puis a mis sa main sur sa tête en pleurant. Rapporté par al-Bukhārī. Sa biographie a déjà été donnée à la page 154, numéro 1. Bi-jadihā 398 : avec jīm ouvert et dhāl mu‘jama 399, et il est permis de le laisser sans point ; les deux signifient couper les fruits et les rassembler. Rapporté par al-Bayhaqī d'après lui. Sa biographie a déjà été donnée à la page 31, numéro 5. Al-mizwad 400 : avec mīm ouvert ; c'est le sac de provisions. Sa biographie a déjà été donnée à la page 159, numéro 6. Sa biographie a déjà été donnée à la page 113, numéro 4. At-Tirmidhī l'a jugé bon. Rapporté par al-Bukhārī. ‘Uthmān ibn ‘Affān ibn Abī al-‘Āṣ ibn Umayya des Quraysh, le Commandeur des croyants, Dhū an-Nūrayn 401 ; troisième des califes bien guidés, l'un des dix promis au Paradis ; né à La Mecque, il a embrassé l'Islam tôt ; il était généreux, magnanime, très pudique ; le Coran a été compilé sous son califat ; il a multiplié les conquêtes ; il a été tué injustement le matin de la fête du sacrifice alors qu'il lisait le Coran dans sa maison à Médine en l'an 35 de l'Hégire. Rapporté par at-Tirmidhī et Ibn Māja d'après Abū Qatāda, et par d'autres d'après d'autres. Al-Daljī a dit : ce ḥadīth a été rapporté par al-Bayhaqī d'après lui. C'est Abū Khunās, un Khuzā‘ī, compagnon ; Ibn Mas‘ūd a rapporté d'après lui ; il est le neveu de Khadīja, Mère des croyants, qu'Allah soit satisfait d'elle ; il a émigré en Abyssinie lors de la deuxième émigration, mais il est mort en chemin. Ajzara 402 ici signifie donner. Tabiddu 403 : avec tā' fawqīya 404 ouvert ou fermé, et bā' fermé ou ouvert ; le sujet est le pronom de la brebis ; on dit yabiddu avec bā' et dāl muhmala 405 redoublé, yabiddu, quand il distribue ; ce qui est visé ici est qu'ils sont nombreux, c'est-à-dire que si la brebis est distribuée entre eux, elle ne leur suffit pas. C'est le ḥāfiẓ 406 Abū Bishr Muḥammad ibn Aḥmad ibn Sa‘īd ibn Muslim al-Anṣārī ar-Rāzī al-Warrāq, le grand traditionniste, auteur d'ouvrages ; les grands comme aṭ-Ṭabarānī et Abū Ḥātim ont rapporté d'après lui ; il est mort entre La Mecque et Médine, à al-‘Arj, en Dhū al-Qa‘da de l'an 310 de l'Hégire. Muḥammad ibn al-Ḥusayn ibn ‘Abd Allāh, Abū Bakr al-Ājurrī, juriste shāfi‘ite, traditionniste ; né à Bagdad, puis il s'est installé à La Mecque où il s'est adonné à la dévotion ; il y est mort en l'an 360 de l'Hégire. Sa biographie a déjà été donnée à la page 54, numéro 4. Sa biographie a déjà été donnée à la page 412, numéro 2. Rufqa 407 : avec rā' ouvert ou fermé, signifiant le groupe de compagnons de voyage. Rapporté par les deux Shaykhs 385. Sa biographie a déjà été donnée à la page 47, numéro 1. Umm Sulaym bint Milḥān ibn Khālid al-Anṣāriyya, mère d'Anas ibn Mālik, serviteur du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ; elle a épousé Mālik ibn an-Naḍr pendant la Jāhiliyya et a donné naissance à Anas pendant la Jāhiliyya ; elle a embrassé l'Islam parmi les premiers. Rapporté par ad-Dārimī, al-Bayhaqī et al-Bazzār. Sa biographie a déjà été donnée à la page 182, numéro 1. As-samura 408 : avec sīn muhmala 409 ouvert, mīm fermé et rā' muhmala 410 ouvert ; c'est un grand arbre épineux, de la famille des ṭalḥ 411. Takhuddu 412 : avec tā' fawqīya 413, khā' mu‘jama 414 fermé, et dāl muhmala 415 redoublé ; c'est-à-dire elle le fend, d'où al-ukhdūd 416. Rapporté par al-Bazzār d'après lui. Abū ‘Abd Allāh ibn al-Ḥuqayb, un compagnon qui a embrassé l'Islam avant Badr, a assisté à al-Ḥudaybiyya et est mort ; il est mort en expédition au Khurāsān à l'époque de Mu‘āwiya ou Yazīd en l'an 263 de l'Hégire. Ṣaḥīḥ Muslim. Sa biographie a déjà été donnée à la page 154, numéro 1. Al-makhshūsh 417 : avec khā' et shīn mu‘jama 418 ; celui dans le nez duquel on a mis un bâton auquel on attache une corde et par lequel on le mène pour qu'il soit docile. Al-munṣif 419 : avec mīm ouvert, nūn silencieux et ṣād muhmala 420 ouvert ; c'est-à-dire le milieu du lieu. Pour Muslim et d'autres. Aḥḍara 421 : avec hamza fermé, ḥā' muhmala 422 silencieux, ḍād mu‘jama 423 et rā' muhmala 424 ; c'est-à-dire il a accéléré dans la course, de ḥaḍar 425 qui est la course ; il a fait cela pour ne pas être gêné par la proximité du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Rapporté par al-Bayhaqī et Abū Ya‘lā avec une bonne chaîne de transmission d'après lui. Sa biographie a déjà été donnée à la page 412, numéro 3. Rapporté par Aḥmad, al-Bayhaqī et aṭ-Ṭabarānī avec une chaîne de transmission authentique d'après lui. Ya‘lā ibn Murra ; son père s'appelle Murra et sa mère s'appelle Sayyāba ; ces deux mentionnés sont un seul et même, non deux. Wadiyyatayn 426 : duel de wadiyya, avec wāw ouvert, dāl muhmala 427 fermé et yā' muthannā taḥtīya 428 redoublé avant le hā' ; ce sont les petits palmiers qui sortent des racines des grands, qu'on transplante et qu'on plante ; on les appelle aussi fasīl et firākh. Ashā'atayn 429 : avec hamza ouvert ou fermé (dans certaines copies, c'est une erreur), shīn mu‘jama 430, alif allongé, hamza et tā' de féminin, duel de ashā'a ; ce sont aussi de petits palmiers, mais plus grands que les wadiyya. Ghaylān ibn Salama ath-Thaqafī ; il a embrassé l'Islam après aṭ-Ṭā'if ; il était poète ; il est mort à la fin du califat de ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb. Sa biographie a déjà été donnée à la page 214, numéro 2. Sa biographie a déjà été donnée ci-dessus. Dans les deux Ṣaḥīḥ 431. Sa biographie a déjà été donnée à la page 70, numéro 1. Ce qu'ont rapporté les deux Shaykhs 385 ; al-Ḥāfiẓ al-‘Alā' a rapporté d'après Abū Zur‘a qu'il est mursal 394, mais cela ne nuit pas, car pour la majorité, il est considéré comme preuve. Qa‘āqi‘ 432 : c'est-à-dire un son fort comme le son de la meule ; c'est le pluriel de qa‘qa‘a, qui est l'onomatopée du mouvement des corps solides. Sa biographie a déjà été donnée à la page 182, numéro 1. Burayda ibn al-Ḥuṣayb ibn ‘Abd Allāh ; il a embrassé l'Islam lorsque le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, est passé près de lui en émigrant ; dans les deux Ṣaḥīḥ 431, il est rapporté qu'il a participé à seize expéditions avec le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui ; il s'est installé à Marw et y est mort en l'an 63 de l'Hégire. Sa biographie a déjà été donnée à la page 154, numéro 1. Sa biographie a déjà été donnée à la page 214, numéro 2. Sa biographie a déjà été donnée à la page 576, numéro 2. Sa biographie a déjà été donnée à la page 412, numéro 2. Sa biographie a déjà été donnée à la page 47, numéro 1. Sa biographie a déjà été donnée à la page 54, numéro 4. Sa biographie a déjà été donnée à la page 52, numéro 6. Sa biographie a déjà été donnée à la page 119, numéro 4. Wasn 433 : sur le modèle de ḥadhar ; al-wasan est proche de l'assoupissement ; dans la philologie des degrés du sommeil, le premier est an-nu‘ās, puis al-wasan, puis at-tarnīq, puis al-karā, puis al-ghamuḍ, puis at-ta‘fīf, puis al-ighmā', puis at-tahrim, puis aḍ-ḍirār, puis at-tahjāj, qui est al-hujūj ; cela signifie que le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, s'est assoupi alors qu'il chevauchait sa monture, au point de ne pas voir ce qui était sur son chemin. Rapporté par Ibn Māja, ad-Dārimī et al-Bayhaqī d'après lui. As-Suyūṭī a dit : je ne l'ai pas trouvé d'après ‘Alī ; il est seulement d'après Jābir, qu'Allah Très-Haut soit satisfait de lui. Parmi ce qui a été rapporté dans son Sīra ; Abū Nu‘aym et al-Bayhaqī l'ont rapporté d'après Abū Umāma avec une chaîne de transmission par deux voies, l'une marfū‘ 434 et l'autre mursal 394. Sa biographie a déjà été donnée à la page 73, numéro 7.
Rukāna ibn ‘Abd Yazīd ibn Hāshim ibn al-Muṭṭalib ibn ‘Abd Manāf al-Qurashī al-Makkī, le Compagnon qui embrassa l’islam l’année de la conquête et mourut à Médine sous le califat de Mu‘āwiya – qu’Allah l’agrée – en l’an quarante-deux. Il était d’une force redoutable, robuste et puissant, célèbre pour sa force en lutte, au point que personne ne le terrassa jamais et que son flanc ne toucha jamais le sol renversé. Il est authentique que le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – lutta contre lui et le terrassa 435. 436 Dans un hadith rapporté par al-Bayhaqī en transmission interrompue 437. 438 Sa biographie a déjà été donnée p. 192, n° 2. 439 C’est-à-dire parmi les récits d’al-Ḥasan, comme l’ont rapporté al-Bazzār, Abū Ya‘lā et al-Bayhaqī avec une chaîne de transmission bonne 440. 441 Sa biographie a déjà été donnée p. 113, n° 4. 442 Rapporté par al-Bukhārī dans son Tārīkh, al-Dārimī et al-Bayhaqī avec chaîne continue 443. 444 Sa biographie a déjà été donnée p. 52, n° 6. 445 Al-‘idhq : avec kasra de la ‘ayn non pointée, sukūn du dhāl pointé et qāf ; c’est le régime de la palme avec ses grappes ; le ‘idhq est la tige du régime qui porte les grappes, et les grappes sont les branches qui portent les dattes vertes ; al-‘adhaq (avec fatḥa) désigne le palmier entier 446. 447 Yanquz : avec fatḥa de la première lettre (yā’ souscrite), sukūn du nūn, ḍamma ou kasra du qāf, et zāy pointé à la fin ; son sens est : sauter en hauteur 448. 449 Dans l’original d’al-Daljī et d’autres : « ḥasan ṣaḥīḥ » ; on a combiné les deux parce qu’il a été rapporté par deux voies, l’une impliquant son authenticité, l’autre sa bonté ; ou bien « ḥasan en soi, ṣaḥīḥ par d’autres » en raison du soutien mutuel ; ou bien « ḥasan linguistiquement, ṣaḥīḥ comme preuve » 450. 451 C’est-à-dire : rapporté avec chaîne continue par les auteurs des six recueils authentiques, comme al-Bukhārī, Muslim, Ibn Ḥibbān, Ibn Khuzayma, et ce qui est parvenu à leurs semblables par de multiples voies authentiques devient mutawātir en réalité, en raison du consensus de ceux qui vinrent après eux sur son authenticité, comme l’a dit Ibn Ḥajar en réponse à Ibn al-Ṣalāḥ qui affirmait que le tawātur n’existe presque pas dans Sharḥ al-Nukhba. Par « gens du ṣaḥīḥ », on entend ceux qui se sont engagés à ne rapporter dans leur livre que des hadiths authentiques selon eux 452. 453 Rapporté par al-Shāfi‘ī dans son Musnad, Ibn Māja et al-Dārimī. 454 Ubayy ibn Ka‘b ibn Qays al-Anṣārī al-Bukhārī, le maître des récitateurs, l’un des participants au second serment d’al-‘Aqaba, présent à Badr et à toutes les batailles. ‘Umar l’appelait le maître des musulmans. Les imams ont rapporté ses hadiths dans leurs recueils authentiques. Il fut le premier à écrire pour le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue. Il mourut en l’an 30 H 455. 456 Rapporté par al-Bukhārī. 457 Sa biographie a déjà été donnée p. 145, n° 1. 458 Rapporté par al-Tirmidhī et déclaré authentique par lui. 459 Sa biographie a déjà été donnée p. 47, n° 1. 460 Rapporté par al-Bukhārī. 461 Sa biographie a déjà été donnée p. 182, n° 1. 462 Rapporté par Aḥmad dans son Musnad avec une chaîne authentique selon les critères de Muslim, al-Dārimī et al-Bayhaqī. 463 Sa biographie a déjà été donnée p. 52, n° 6. 464 Rapporté par les deux Shaykhs 465. 466 Sa biographie a déjà été donnée p. 231, n° 5. 467 Rapporté par al-Dārimī. 468 Sa biographie a déjà été donnée p. 63, n° 1. 469 Sa biographie a déjà été donnée p. 577, n° 8. 470 Rapporté par al-Bayhaqī. 471 Sa biographie a déjà été donnée p. 286, n° 10. 472 Rapporté par Aḥmad et al-Zubayr ibn Bakkār. 473 Al-Muṭṭalib ibn Abī Wadā‘a al-Ḥārith ibn Ṣubayra ibn Sa‘īd al-Qurashī al-Sahmī. Il était contemporain du Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – et fut capturé à Badr. Le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – dit : « Il a un fils avisé, commerçant, possesseur de biens ; il semble que vous le verrez venir pour la rançon de son père. » Et il en fut ainsi 474. 475 Sa biographie a déjà été donnée p. 181, n° 4. 476 Al-‘ishār : avec kasra de la ‘ayn non pointée, shīn pointé, alif et rā’ non pointée ; pluriel de ‘usharā’ (comme ‘unthā) ; c’est la chamelle qui a été saillie depuis dix mois et n’est plus appelée « gestante » ; ce nom lui reste jusqu’à la mise bas et même après. Le sens visé est son beuglement lors de la mise bas ou après 477. 478 Khuwār : avec ḍamma du khā’ pointé, fatḥa du wāw, alif et rā’ non pointée, sur le modèle de fu‘āl (avec ḍamma), qui est une forme régulière pour les noms de sons. À l’origine, khuwār est spécifique au beuglement des bovins, puis ils l’ont étendu à tous les cris des bêtes 479. 480 Isḥāq ibn ‘Abd Allāh ibn Abī Ṭalḥa al-Anṣārī. Les six [recueils] ont rapporté de lui. Il a rapporté de son père et d’autres. C’est un Tābi‘ī, autorité, fiable. Les six imams ont rapporté de lui. Il mourut en l’an 132 H 481. 482 Dans une version, il y a « al-arḍa » (avec fatḥāt) : c’est un petit insecte qui mange le bois, les vêtements et les livres. L’imām al-Muzanī a dit : cette version est la plus célèbre chez les traditionnistes. Ce qu’a mentionné l’auteur – qu’Allah lui fasse miséricorde – est correct. Le mot « arḍ » (terre) est soit pris dans son sens connu, car elle use ce qu’on y enterre, d’où la métaphore de « manger » ; soit il y a un complément sous-entendu, comme « dābbat al-arḍ » (la bête de la terre), qui est le même insecte ; soit c’est le masdar de « arḍa ya’riḍu arḍan » quand l’insecte le mange. Il n’y a donc rien dans les propos de l’auteur qui puisse être critiqué, contrairement à ce qu’on a pu imaginer 483. 484 ‘Āda rufātān : ‘āda ici a le sens de « devenir », non de « revenir à un état antérieur », ce qui est l’un de ses deux sens comme expliqué dans les dictionnaires. Al-rufāt (sur le modèle de ghurāb, avec rā’ non pointée et fā’ souscrite) est ce qui est brisé et dispersé 485. 486 Ibrāhīm ibn Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn Mihrān, Abū Isḥāq, savant en jurisprudence et en fondements. Il était surnommé Rukn al-Dīn. Il grandit à Isfarāyīn, puis partit pour Nishapur où une grande école fut construite pour lui ; il y enseigna. Il voyagea au Khorasan et dans certaines régions d’Irak et devint célèbre. Il était fiable dans la transmission du hadith. Il eut des débats avec les Mu‘tazilites. Il mourut à Nishapur et fut enterré à Isfarāyīn en l’an 418 H 487. 488 Yakhruq : c’est-à-dire fendre [la terre] en marchant 489. 490 Khūṣ : avec ḍamma du khā’ pointé, wāw non pointé, ṣād non pointée ; le singulier est khūṣa, qui est la feuille du palmier 491. 492 Sa biographie a déjà été donnée p. 6, n° 8. 493 Sa biographie a déjà été donnée p. 154, n° 1. 494 Ḥafṣ ibn ‘Ubayd Allāh ibn Anas ibn Mālik. Ibn Ḥibbān l’a mentionné parmi les fiables. Abū Ḥātim a dit : on n’établit pas qu’il ait entendu autrement que de son grand-père 495. 496 Ayman al-Ḥabashī, client d’Ibn Abī ‘Amra al-Makhzūmī. Abū Zur‘a l’a jugé fiable. Al-Bukhārī a rapporté de lui 497. 498 Al-Mundhir ibn Mālik al-‘Abdī al-Nufrī. Il a rapporté d’Ibn ‘Abbās et d’autres. Les auteurs des Sunan ont rapporté de lui. Il était éloquent et fiable. Il mourut en l’an 109 H 499. 500 Sa biographie a déjà été donnée p. 252, n° 3. 501 Sa‘īd ibn Abī Karb (ou, dans Tahdhīb al-Tahdhīb, Ibn Abī Kurayb). Tābi‘ī. Abū Zur‘a et Ibn Ḥibbān l’ont jugé fiable. Ibn al-Madīnī a dit : inconnu 68. 69 Kurayb ibn Abī Muslim, client des Banū Hāshim. Tābi‘ī. Ibn Sa‘d, Ibn Ma‘īn, al-Nasā’ī et Ibn Ḥibbān l’ont jugé fiable. Il mourut à Médine en l’an 98 H 70. 71 Dhakwān al-Sammān. Sa biographie a déjà été donnée p. 432, n° 4. 72 Sa biographie a déjà été donnée p. 47, n° 1. 73 Sa biographie a déjà été donnée p. 347, n° 1. 74 Sa biographie a déjà été donnée p. 583, n° 2. 75 Sa biographie a déjà été donnée p. 182, n° 1. 76 Nāfi‘ est le client de ‘Abd Allāh ibn ‘Umar et le shaykh de l’imām Mālik. C’est l’imām fiable et célèbre. Les auteurs des Sunan ont rapporté de lui. Il mourut en l’an 117 H 77. 78 Ḥibbī al-Kalbī, Abū Ḥayya, père d’Abū Jinān. Kūfien. Abū Zur‘a a dit : sa place est la véracité. Tābi‘ī. Il a rapporté d’Ibn ‘Umar et de Sa‘d ibn Abī Waqqāṣ 79. 80 Abū al-Waddāk Jibr ibn Tawf al-Basṭānī al-Kūfī, Tābi‘ī. Ibn Ma‘īn l’a jugé fiable. Ibn Ḥibbān l’a mentionné parmi les fiables 81. 82 Sa biographie a déjà été donnée p. 63, n° 1. 83 ‘Ammār ibn Abī ‘Ammār, client des Banū Hāshim, Abū ‘Amr al-Makkī. Tābi‘ī. Abū Dāwūd, Abū Zur‘a, Abū Ḥātim et Ibn Ḥibbān l’ont jugé fiable. Il mourut sous le gouvernement de Khālid ibn ‘Abd Allāh al-Qasrī sur l’Irak 84. 85 Sa biographie a déjà été donnée p. 52, n° 6. 86 Maslama ibn Wadḍāḥ al-Makhzūmī, Abū Ḥāzim, savant de Médine et son juge. Il était ascète et dévot. Il mourut en l’an 140 H 87. 88 ‘Abbās ibn Sahl ibn Sa‘d al-Sā‘idī. Les auteurs des Sunan ont rapporté de lui. Il vécut plus de quatre-vingt-dix ans. Il mourut vers l’an 114 H 89. 90 Sa biographie a déjà été donnée p. 231, n° 5. 91 Kathīr ibn Zayd al-Aslamī, client des Banū Sahm. Il a beaucoup de hadiths, mais dans ses hadiths il y a de la faiblesse. Il mourut à la fin du califat d’Abū Ja‘far, vers l’an 158 H 92. 93 Sa biographie a déjà été donnée p. 582, n° 11. 94 Sa biographie a déjà été donnée p. 405, n° 5. 95 Sa biographie a déjà été donnée p. 577, n° 8. 96 Al-Ṭufayl ibn Ubayy ibn Ka‘b al-Anṣārī al-Khazrajī. Il naquit du vivant du Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue. Ibn Sa‘d, al-‘Ijlī et Ibn Ḥibbān l’ont jugé fiable 97. 98 Sa biographie a déjà été donnée p. 581, n° 3. 99 Rapporté par al-Bukhārī et al-Tirmidhī dans les Mérites, qui dit : bon et authentique 100. 101 Sa biographie a déjà été donnée p. 214, n° 2. 102 C’est-à-dire dans la version d’al-Tirmidhī, non dans celle d’al-Bukhārī 103. 104 Rapporté par Ibn ‘Asākir dans son Tārīkh. Sa biographie a déjà été donnée p. 47, n° 1. 105 Sa biographie a déjà été donnée p. 156, n° 6. 106 Rapporté par al-Ṭabarānī, al-Bayhaqī et al-Bazzār 107. 108 Sa biographie a déjà été donnée p. 285, n° 1. 109 Sa biographie a déjà été donnée p. 113, n° 4. 110 Sa biographie a déjà été donnée p. 569, n° 6. 111 Rapporté par al-Dārimī et al-Tirmidhī avec une chaîne bonne 112. 113 Sa biographie a déjà été donnée p. 54, n° 4. 114 Rapporté par Muslim 115. 116 Sa biographie a déjà été donnée p. 146, n° 8. 117 Dans un hadith authentique rapporté par al-Bazzār dans sa chaîne 118. 119 Sa biographie a déjà été donnée p. 146, n° 5. 120 Rapporté par al-Bayhaqī 121. 122 Sa biographie a déjà été donnée p. 154, n° 1. 123 C’est-à-dire : il s’abaissa jusqu’à toucher le sol de son front, en posture de prosternation, par humilité envers lui – qu’Allah prie sur lui et le salue – et par vénération et honneur 124. 125 Rapporté par al-Bayhaqī 126. 127 Sa biographie a déjà été donnée p. 181, n° 1. 128 Mulā’a : avec mīm ḍamma, lām, hamza longue et hā’ ; c’est le pagne et la couverture 129. 130 Uskuffa : avec ḍamma du hamza, sukūn du sīn non pointé, ḍamma du kāf, shadda du fā’ avec fatḥa, et hā’ ; c’est le seuil et ce qui le surmonte à l’intérieur de la porte 131. 132 Al-Suyūṭī a dit : je n’ai pas trouvé cela dans les livres de hadith, c’est-à-dire les célèbres. Al-Daljī a dit : je ne sais pas qui l’a rapporté. Al-Qasṭallānī dans al-Mawāhib al-Laduniyya a dit : al-Qāḍī ‘Iyāḍ l’a mentionné dans al-Shifā’ et ‘Abd al-Ḥāfiẓ Abū al-Faḍl l’a cité dans Fatḥ al-Bārī. Mullā ‘Alī al-Qārī a dit : il suffit que l’auteur l’ait rapporté, et il est l’un des plus grands traditionnistes ; si le hadith n’avait pas de fondement, il ne l’aurait pas mentionné 133. 134 Sa biographie a déjà été donnée p. 55, n° 6. 135 Sa biographie a déjà été donnée p. 356, n° 1. 136 Rapporté par Aḥmad, al-Bukhārī, al-Tirmidhī et Ibn Māja.
↩ (٤٠) [ص590] Sa biographie a déjà été donnée p. 47, n° 1. ↩ (٤١) [ص590] Sa biographie a déjà été donnée p. 156, n° 6. ↩ (٤٢) [ص590] Sa biographie a déjà été donnée p. 113, n° 4. ↩ (٤٣) [ص591] Rapporté par Muslim. ↩ (٤٤) [ص591] Sa biographie a déjà été donnée p. 31, n° 5. ↩ (٤٥) [ص591] Sa biographie a déjà été donnée p. 54, n° 4. ↩ (٤٦) [ص591] Ṭalḥa ibn ʿUbayd Allāh ibn ʿUthmān al-Taymī al-Qurashī, Abū Muḥammad, Compagnon, l’un des dix promis au Paradis, des huit premiers à embrasser l’islam et des six membres de la chūrā 502. ↩ (٤٧) [ص591] Al-Zubayr ibn al-ʿAwwām ibn Khuwaylid al-Asadī al-Qurashī, Abū ʿAbd Allāh, le Compagnon courageux, l’un des dix promis au Paradis, le premier à dégainer son épée en islam, cousin germain du Prophète (que Dieu le bénisse et le salue). Il embrassa l’islam à 12 ans, participa à Badr, Uhud et autres. Il fut tué après son départ de la bataille du Chameau en 36 H. ↩ (٤٨) [ص591] Rapporté par Muslim, al-Tirmidhī et al-Nasāʾī. ↩ (٤٩) [ص591] Sa biographie a déjà été donnée p. 281, n° 3. ↩ (٥٠) [ص591] Sa biographie a déjà été donnée p. 215, n° 1. ↩ (٥١) [ص591] Rapporté par Abū Dāwūd, al-Tirmidhī (qui l’a authentifié), al-Nasāʾī et Ibn Māja. ↩ (٥٢) [ص591] Saʿīd ibn Zayd ibn ʿAmr ibn Thaqīl al-ʿAdawī al-Qurashī, Compagnon, l’un des dix promis au Paradis. Il participa à toutes les batailles sauf Badr. Il était doté de discernement et de bravoure. Il mourut à Médine en 51 H. ↩ (٥٣) [ص591] Thabīr : avec un thāʾ 503 ouvert, un bāʾ 504 fermé, un yāʾ 505 silencieux et un rāʾ 506 non emphatique. C’est une montagne à al-Muzdalifa, à gauche de celui qui va à Minā. Elle fut nommée Thabīr d’après le mot thubūr 507 ; on dit qu’un homme nommé Thabīr y fut enterré, d’où son nom. ↩ (٥٤) [ص592] Rapporté par Muslim, al-Nasāʾī et Aḥmad dans son Musnad. Ce que mentionne l’auteur est la version d’Aḥmad textuellement. ↩ (٥٥) [ص592] Sa biographie a déjà été donnée p. 182, n° 1. ↩ (٥٦) [ص592] Sourate al-Anʿām, n° 90. ↩ (٥٧) [ص592] C’est-à-dire qu’il trembla et s’agita par crainte de la solennité de son discours (que Dieu le bénisse et le salue). ↩ (٥٨) [ص592] Li-yakhrujanna : avec un lām 508 ouvert, un yāʾ 509 ouvert, un khāʾ 510 fermé, un rāʾ 511 redoublé et un nūn 512 ; c’est-à-dire qu’il tombera. ↩ (٥٩) [ص592] Rapporté par les deux Shaykhs 513, al-Bazzār, al-Ṭabarānī, al-Bayhaqī et Abū Yaʿlā, d’après Jābir et Ibn Masʿūd. ↩ (٦٠) [ص592] Sa biographie a déjà été donnée p. 52, n° 6. ↩ (٦١) [ص592] « En vérité, le faux est voué à disparaître. » Sourate al-Isrāʾ, n° 81. ↩ (٦٢) [ص593] Rapporté par les deux Shaykhs. ↩ (٦٣) [ص593] Sa biographie a déjà été donnée p. 265, n° 2. ↩ (٦٤) [ص593] Yaṭʿanuhā : avec un ʿayn 514 ouvert, et il est permis de le mettre au passif ; le premier est plus connu et plus éloquent, contrairement à ce qui a été dit. Dans la version précédente, il est dit qu’il pointa vers elles sans les toucher de la main ni d’un bâton ou autre. Cette version implique qu’il les toucha avec un bâton et les poussa comme s’il les frappait. Il y a donc une divergence. Certains ont interprété ṭaʿn 515 comme une indication sans contact, ce qui est contraire à l’apparence. On a dit aussi qu’elles étaient nombreuses : il pointa vers certaines et en frappa d’autres, de sorte qu’il n’y a pas de contradiction entre les versions. ↩ (٦٥) [ص593] Al-ibdāʾ 516 : la création initiale sans création antérieure ; al-iʿāda 517 : la création une fois après une autre. Le mot mā 518 peut être considéré comme négatif ou interrogatif rhétorique équivalent à une négation. Le sens est donc le même : la vérité est apparue et il ne reste au faux ni création initiale ni retour ; ou bien : l’idole ne crée rien ni ne le ramène ; ou bien : elle ne cause aucun tort à ses adeptes en ce monde ni ne le ramène dans l’au-delà. ↩ (٦٦) [ص593] Sourate Sabaʾ, n° 49. ↩ (٦٧) [ص593] Rapporté par al-Tirmidhī et al-Bayhaqī. ↩ (٦٨) [ص594] Rapporté par Aḥmad, al-Bazzār, Abū Yaʿlā, al-Ṭabarānī, al-Bayhaqī et al-Dāraquṭnī ; il est authentique. ↩ (٦٩) [ص594] Sa biographie a déjà été donnée p. 146, n° 5. ↩ (٧٠) [ص594] Dājin : avec un jīm 519 fermé, ce qui s’apprivoise dans la maison parmi les animaux, comme le mouton ou l’oiseau ; dérivé de mudājaja 520, qui signifie la fréquentation et l’attachement. ↩ (٧١) [ص594] Rapporté à la voix passive pour indiquer sa faiblesse. Al-Ḥāfiẓ al-Mizzī a dit : il n’est pas authentique ni par sa chaîne ni par son texte. Ibn Daḥya a dit qu’il est forgé. Mais al-Qasṭallānī a dit : les imams l’ont rapporté, donc au pire il est faible, non forgé. Parmi ceux qui l’ont rapporté : al-Ṭabarānī et al-Bayhaqī. Il a dit aussi qu’il a été rapporté par d’autres chaînes d’après ʿĀʾisha et Abū Hurayra (que Dieu les agrée). Al-Suyūṭī a dit qu’il est faible, non forgé comme on l’a dit. ↩ (٧٢) [ص594] Sa biographie a déjà été donnée p. 113, n° 4. ↩ (٧٣) [ص594] Maḥfil : avec un mīm 521 ouvert, un ḥāʾ 522 silencieux, un fāʾ 523 fermé et un lām 524 ; un lieu où se rassemblent beaucoup de gens ; dérivé de ḥafala 525 qui signifie rassembler. ↩ (٧٤) [ص595] Rapporté par Aḥmad, al-Bazzār et al-Bayhaqī, qui l’a authentifié. ↩ (٧٥) [ص595] Sa biographie a déjà été donnée p. 63, n° 1. ↩ (٧٦) [ص595] Dans une autre version : baynamā 526. Le mā 527 est ici une particule supplémentaire et kāffa 528. Quant au alif 529 de baynā 530, on a dit qu’il s’agit d’une prolongation qui n’empêche pas la déclinaison ; d’autres disent qu’il l’empêche, ce qui est la position célèbre de la majorité. ↩ (٧٧) [ص595] Aqʿā 531 : il colla son postérieur au sol, dressa ses jambes et ses cuisses, et posa ses mains sur le sol. ↩ (٧٨) [ص596] Al-Ḥarratayn : avec un ḥāʾ 532 ouvert et un rāʾ 533 redoublé non emphatique, et un tāʾ 534 de féminin duel ; ḥarra 535 est une colline élevée aux pierres noires, comme si elle avait noirci à cause de la chaleur. Les deux ḥarras 536 sont à Médine. ↩ (٧٩) [ص596] Rapporté par Aḥmad, al-Bazzār, al-Bayhaqī (qui l’a authentifié), al-Baghawī et Abū Nuʿaym avec une chaîne authentique. ↩ (٨٠) [ص596] Sa biographie a déjà été donnée p. 31, n° 5. ↩ (٨١) [ص596] C’est-à-dire : les gens du Paradis ont vu ses Compagnons, ils les regardaient alors qu’ils étaient en rangs debout dans le combat, comme les rangs des anges. ↩ (٨٢) [ص596] Al-shiʿb 537 : avec un shīn 538 fermé et un ʿayn 539 silencieux suivi d’un bāʾ 540 ; c’est un passage entre deux montagnes ; cela signifie qu’il est proche de toi. ↩ (٨٣) [ص597] Wafrahā : avec un wāw 541 ouvert et un fāʾ 542 silencieux ; c’est-à-dire en totalité et en perfection, sans qu’il en manque rien ; de l’expression arḍ wafra 543 : une terre dont la végétation n’a pas été broutée. ↩ (٨٤) [ص597] Rapporté par al-Bayhaqī et al-Bukhārī dans son Tārīkh d’après lui. ↩ (٨٥) [ص597] Ihbān ibn Aws al-Aslamī, le Compagnon. Il s’installa à Kūfa et mourut, que Dieu lui fasse miséricorde, sous le califat de notre seigneur Muʿāwiya (que Dieu l’agrée). ↩ (٨٦) [ص597] D’après ce qui est dans al-Rawḍ al-Unuf. ↩ (٨٧) [ص597] Sa biographie a déjà été donnée p. 556, n° 7. ↩ (٨٨) [ص597] Le hadith, comme dans al-Ṭabarānī al-Kabīr avec une chaîne acceptable, est proche de ce qui est ici. ↩ (٨٩) [ص597] Sa biographie a déjà été donnée p. 63, n° 1. ↩ (٩٠) [ص597] Sa biographie a déjà été donnée p. 332, n° 1. ↩ (٩١) [ص597] Sa biographie a déjà été donnée p. 229, n° 1. ↩ (٩٢) [ص597] Sa biographie a déjà été donnée p. 232, n° 5. ↩ (٩٣) [ص598] Khulūfan : avec un khāʾ 544 ouvert, un lām 545 et un fāʾ 546 ; c’est un infinitif ou un pluriel de khālif 547 ; on veut dire : la laisser vide de ses habitants, car ils se rendent tous et partent vers lui (que Dieu le bénisse et le salue), car quiconque entend une telle chose n’hésite pas sur la vérité de sa mission. ↩ (٩٤) [ص598] Sa biographie a déjà été donnée p. 270, n° 3. ↩ (٩٥) [ص598] Al-Suyūṭī a dit : « Le hadith de ʿAbbās ibn Mirdās (que Dieu l’agrée) concernant le discours de l’oiseau, je ne l’ai pas trouvé. Il en est de même dans le Muʿjam d’al-Ṭabarānī al-Kabīr d’après son hadith, avec une chaîne proche de celle-ci. » ↩ (٩٦) [ص598] ʿAbbās ibn Mirdās al-Sulamī, d’Égypte. Il faisait partie de ceux qui s’étaient interdit le vin en période préislamique. Il embrassa l’islam puis l’embrassa bien. Sa mère était al-Khansāʾ, la poétesse. Il mourut sous le califat de ʿUmar, vers 18 H. ↩ (٩٧) [ص598] Ḍimār : avec un ḍād 548 fermé (ou ouvert), un mīm 549 allégé, un alif 550 et un rāʾ 551 ; c’est le nom de l’idole que Mirdās adorait, et il en était le gardien. ↩ (٩٨) [ص598] La raison de la récitation du poème est que, lorsque Mirdās agonisait, il dit à son fils ʿAbbās : « Mon fils, adore Ḍimār, car il te sera utile et ne te nuira pas. » Un jour, ʿAbbās réfléchit au sujet de Ḍimār et dit : « C’est une pierre qui ne peut ni nuire ni profiter. » Puis il cria à pleine voix : « Ô mon Dieu suprême, guide-moi vers ce qui est le meilleur. » Alors un crieur cria de l’intérieur de l’idole : « Ḍimār a péri, lui qui était adoré jadis... avant la déclaration du Prophète Muḥammad. C’est lui qui a hérité de la prophétie et de la guidance... après le fils de Marie, parmi les Qurayshites, l’épée bien trempée. Dis aux tribus de Sulaym, toutes : Ḍimār a péri, et les gens de la mosquée vivent. » Alors ʿAbbās brûla Ḍimār et rejoignit le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue). ↩ (٩٩) [ص599] Rapporté par al-Bayhaqī. ↩ (١٠٠) [ص599] Sa biographie a déjà été donnée p. 154, n° 1. ↩ (١٠١) [ص599] Aḥṣib : avec un hamza 552 ouvert et un ṣād 553 fermé ; c’est-à-dire : jette-lui au visage des ḥaṣbāʾ 554, c’est-à-dire des petits cailloux. ↩ (١٠٢) [ص599] Rapporté par Aḥmad et al-Bazzār avec une chaîne authentique. ↩ (١٠٣) [ص599] Sa biographie a déjà été donnée p. 47, n° 1. ↩ (١٠٤) [ص599] Sa biographie a déjà été donnée p. 156, n° 6. ↩ (١٠٥) [ص599] Sa biographie a déjà été donnée p. 113, n° 4. ↩ (١٠٦) [ص599] Et sa suite : le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) lui dit : « Il ne convient à personne de se prosterner devant quiconque. » ↩ (١٠٧) [ص599] Rapporté par al-Bazzār avec une chaîne bonne. ↩ (١٠٨) [ص599] Sa biographie a déjà été donnée p. 31, n° 5. ↩ (١٠٩) [ص600] Rapporté par Abū Nuʿaym. ↩ (١١٠) [ص600] Un noble Compagnon, différent d’Ibn Abī Mālik. Il fut martyrisé à la bataille d’Uhud. ↩ (١١١) [ص600] Rapporté par Aḥmad, al-Dārimī, al-Bazzār et al-Bayhaqī avec une chaîne authentique d’après lui.
- الملاحم : Pluriel de 'malhama', désignant les grandes batailles ou guerres épiques.
- المقفى : Soit 'celui qui suit' (successeur des prophètes), soit 'le sceau' (le dernier).
- قيم : Au sens de 'qayyim', c'est-à-dire celui qui établit et maintient la Sunna.
- الوجادة : Méthode de transmission du hadith consistant à trouver un écrit sans audition directe.
- قثم : Nom du Prophète, dérivé de 'qathm' (don) ou 'qathm' (rassemblement).
- الجامع : Référence à une exégèse ou un recueil exhaustif.
- خاتم : Sceau, dernier des prophètes.
- المجتبى : L'élu, le choisi par Allah.
- الغر المحجلين : Ceux qui ont le visage et les membres blancs (signe des ablutions).
- النجيب : Chameau de race, mais ici peut-être un surnom.
- الخاتم : Le sceau de la prophétie, signe physique entre les omoplates.
- النعلين : Porteur de deux sandales, par opposition à l'usage unique des païens.
- المقدس : Sanctifié, préféré.
- روح القدس : Esprit de Sainteté, souvent identifié à l'ange Gabriel.
- البار قليط : Transcription d'un nom araméen ou hébreu du Prophète, signifiant 'Paraclet'.
- حمطايا : Nom du Prophète dans les Écritures antérieures, signifiant 'protecteur du sanctuaire'.
- مشفح : Autre nom du Prophète, peut-être 'intercesseur'.
- المنحمنا : Transcription du grec 'Paraclet', signifiant 'consolateur' ou 'Esprit Saint'.
- أحيد : Nom du Prophète signifiant 'celui qui détourne (du feu)'.
- القضيب الممشوق : Bâton long et fin, attribut du Prophète.
- aḏūdu : Première personne de l'inaccompli de aḏada, « repousser, écarter ».
- dhāl mu‘jama : Lettre arabe dhāl (ذ) pointée.
- Muslim fī al-Manāqib : Référence au chapitre des Mérites dans le Ṣaḥīḥ de Muslim.
- Musnad Aḥmad wa al-Bayhaqī : Recueils de ḥadīth d'Aḥmad ibn Ḥanbal et d'al-Bayhaqī.
- tarjamatuhu : Sa biographie.
- inḫirāṭ : Ordre, arrangement ; ici, le fait d'être rangé en ordre.
- as-silk : Le fil ; métaphore pour la chaîne ou la lignée.
- ma‘īnahā : Son eau courante ; de ma‘īn, « eau qui coule ».
- ḫala‘ahā : Il la leur a donnée en vêtement d'honneur ; de ḫal‘a, « vêtement d'honneur ».
- bi-ghulāmin ‘alīm : Sourate adh-Dhāriyāt (51:28) : annonce d'Isaac.
- bi-ghulāmin ḥalīm : Sourate aṣ-Ṣāffāt (37:101) : annonce d'Ismaël.
- Ibrāhīm la-awwāhun ḥalīm : Sourate at-Tawba (9:114).
- dhurriyyata man ḥamalnā ma‘a Nūḥ : Sourate al-Isrā' (17:3).
- wa barran bi-wālidayhi : Sourate Maryam (19:14) : à propos de Jean (Yaḥyā).
- wa barran bi-wālidatī : Sourate Maryam (19:32) : parole de Jésus.
- laqad jā’akum rasūlun karīm : Sourate at-Tawba (9:128).
- ij‘alnī ‘alā khazā’ini al-arḍ : Sourate Yūsuf (12:55).
- innā wajadnāhu ṣābiran : Sourate Ṣād (38:44) : à propos de Job (Ayyūb).
- wa-dhkur fī al-kitābi Ismā‘īla : Sourate Maryam (19:54).
- ḥallāhu : Il l'a paré ; de ḥilya, « parure, qualité ».
- ġalaqahu : Son verrou ; de ġalaq, « verrou ».
- Ḥassān ibn Thābit : Poète compagnon du Prophète, mort en 54 H.
- Sourate at-Tawba 9:128 : Verset cité.
- Sourate az-Zukhruf 43:29 : Verset cité.
- Sourate al-Ḥijr 15:89 : Verset cité.
- Sourate an-Nisā' 4:170 : Verset cité.
- Sourate al-An‘ām 6:5 : Verset cité.
- Sourate an-Naḥl 16:44 : Verset cité.
- Sourate al-Mā'ida 5:15 : Verset cité.
- Sourate al-Aḥzāb 33:46 : Verset cité.
- Sourate al-Aḥzāb 33:45 : Verset cité.
- Sourate al-Baqara 2:143 : Verset cité.
- Ibn Māja fī Sunanihi : Recueil de ḥadīth d'Ibn Māja.
- Sourate at-Takwīr 81:19 : Verset cité.
- sanaduhu : Sa chaîne de transmission.
- Sourate al-Qalam 68:4 : Verset cité.
- sifr : Livre, écriture.
- nāmūs : Confident, révélation ; aussi « grandeur, prestige ».
- Sourate Qāf 50:45 : Verset cité.
- kunh : Réalité, essence.
- Sourate al-Furqān 25:59 : Verset cité.
- Bakr ibn Muḥammad al-Qushaydī : Savant mort en 334 H.
- Sourate al-Anfāl 8:19 : Verset cité.
- tarjamatuhu : Sa biographie.
- tarjamatuhu : Sa biographie.
- tarjamatuhu : Sa biographie.
- mudaddada : Avec tashdīd (redoublement) de la lettre dāl.
- at-Tirmidhī wa ghayruhu : At-Tirmidhī et d'autres.
- Sourate al-Isrā' 17:3 : Verset cité.
- at-Tirmidhī wa ghayruhu : At-Tirmidhī et d'autres.
- Sourate Ibrāhīm 14:7 : Verset cité.
- Sourate an-Nisā' 4:113 : Verset cité.
- Sourate al-Baqara 2:151 : Verset cité.
- bayānuhu : Son explication.
- Sourate al-Aḥzāb 33:7 : Verset cité.
- tarjamatuhu : Sa biographie.
- wakā fīhi : Il pleura à son sujet.
- ḥadīth Muslim : Ḥadīth rapporté par Muslim.
- bayānuhu : Son explication.
- Sourate at-Takwīr 81:2 : Verset cité.
- wa man aṣdaqu mina Llāhi qīlā : Sourate an-Nisā' 4:122.
- Ibn Mas‘ūd : Compagnon, éminent savant.
- Sourate al-Mā'ida 5:55 : Verset cité.
- al-Bukhārī, Aḥmad, Abū Dāwūd : Compilateurs de ḥadīth.
- Sourate al-Aḥzāb 33:6 : Verset cité.
- at-Tirmidhī wa ḥassanahu : At-Tirmidhī l'a jugé bon.
- Sourate al-A‘rāf 7:199 : Verset cité.
- Sourate al-Mā'ida 5:13 : Verset cité.
- al-Bukhārī fī Ṣaḥīḥihi : Dans son recueil authentique.
- Sourate Yūnus 10:25 : Verset cité.
- Sourate ash-Shūrā 42:52 : Verset cité.
- Sourate al-Aḥzāb 33:46 : Verset cité.
- Sourate al-Qaṣaṣ 28:56 : Verset cité.
- muhaymin : Nom d'agent de haymana, « dominer, contrôler » ; ici, « celui qui veille, qui domine ».
- Āmīn : Mot invariable, interjection signifiant « exauce ! » ; certains l'ont considéré comme un nom divin, mais c'est rejeté.
- Sourate at-Takwīr 81:21 : Verset cité.
- al-‘Abbās : Oncle du Prophète.
- al-Qutaybī : Ibn Qutayba, savant mort en 276 H.
- Abū al-Qāsim al-Qushayrī : Soufi et savant mort en 465 H, auteur de la Risāla.
- udhun : Littéralement 'oreille', désigne ici quelqu'un qui écoute tout le monde et croit tout ce qu'on lui dit.
- at-Tawba 61 : Sourate 9, verset 61 du Coran.
- Hadith de Muslim : Référence à un hadith rapporté par Muslim, déjà mentionné précédemment.
- Amana : Nom verbal signifiant sécurité, ou superlatif comme 'rajul 'adl' (homme juste), s'appliquant à l'individu comme au groupe.
- al-Fath 2 : Sourate 48, verset 2 du Coran.
- al-Jumu'a 2 : Sourate 62, verset 2 du Coran.
- al-Ma'ida 16 : Sourate 5, verset 16 du Coran.
- al-Munafiqun 8 : Sourate 63, verset 8 du Coran.
- at-Tawba 21 : Sourate 9, verset 21 du Coran.
- Al 'Imran 39 : Sourate 3, verset 39 du Coran.
- Al 'Imran 45 : Sourate 3, verset 45 du Coran.
- Nukta : Pensée subtile nécessitant réflexion ; appelée ainsi car son auteur cherche souvent en terre avec un bâton.
- Mahawi : Pluriel de mahwa, abîme profond dont il est difficile de remonter.
- A'rad : Pluriel de 'arad, accidents : ce qui n'existe pas par soi-même mais par autre chose (couleur, mouvement).
- Aghrad : Pluriel de gharad, fins ou causes motivant l'existence d'une chose.
- ash-Shura 11 : Sourate 42, verset 11 du Coran.
- Durr : Lait, puis par extension bien et œuvre pie. 'Li-llahi durruhu' est une formule de louange et d'étonnement.
- Traduction page 91 n°4 : Référence à une biographie antérieure.
- Traduction page 470 n°5 : Référence à une biographie antérieure.
- Inconnu : Personnage non identifié, selon al-Halabi.
- Imam al-Haramayn : Titre d'Abd al-Malik al-Juwayni, grand savant shafi'ite, maître d'al-Ghazali, mort en 478 H.
- Tashbih : Croyance que Dieu ressemble à autre chose, erreur car 'rien ne Lui ressemble'.
- Ta'til : Négation de l'existence de Dieu ou de Ses attributs, comme les philosophes qui nient le Créateur.
- Abu al-Fayd Thawban : Ascète et savant égyptien, mort en 245 H.
- Bila 'ilaj : Sans effort, peine ni instrument.
- Ijad min al-'adam : Création ex nihilo par la parole 'Sois !'.
- La 'illa li sun'ihi : Ses actes ne sont pas motivés par des causes finales.
- Ma tasawwara fi wahmika : Principe : 'Ce qui se représente dans ton imagination, Dieu en est différent'.
- ash-Shura 11 : Sourate 42, verset 11 du Coran.
- Wa 'illatu kulli shay'in sun'uhu : Principe : 'La cause de toute chose qu'Il a faite, et Il n'a pas de cause pour Son œuvre'.
- al-Anbiya' 23 : Sourate 21, verset 23 du Coran.
- Haqiqat al-tawhid : Principe : 'La réalité de l'unicité est que tu saches que la puissance de Dieu dans les choses est sans effort'.
- an-Naml 40 : Sourate 27, verset 40 du Coran.
- Hawzataha : Côté, flanc ; métaphore de la fortification contre le blâme.
- Sourate al-Fath n°5 : Sourate 48, verset 5 du Coran.
- Lam yashuk : Il n'a pas douté.
- Traduction page 181 n°4 : Référence à une biographie antérieure.
- Traduction page 340 n°1 : Référence à une biographie antérieure.
- Traduction page 73 n°3 : Référence à une biographie antérieure.
- Hadith de Tirmidhi : Hadith rapporté par at-Tirmidhi, jugé authentique, également dans Ibn Majah, Ahmad et al-Hakim.
- Ibn Sa'd : Historien et biographe, auteur des Tabaqat.
- Abu Rumtha at-Taymi : Compagnon du Prophète, nommé Rufa'a ibn Yathri, rapporteur de hadiths.
- Urituhu : À la voix passive : 'Il me l'a montré'.
- Dimad ibn Tha'laba : Compagnon, médecin et praticien de la ruqya (incantations licites).
- Qamus : Fond de la mer ; métaphore pour la propagation universelle.
- Al-Bayhaqi : Savant hadith, auteur de Sunan al-Kubra.
- Abu Damra : Rapporteur fiable, mort en 118 H.
- Tariq ibn 'Abd Allah : Compagnon, rapporteur de hadiths.
- Le Prophète : Désigné par le contexte.
- Wasaq : Mesure de capacité équivalant à 60 sa'.
- Bikhatamihi : Avec sa longe, c'est-à-dire la corde pour le mener.
- Zaina : Femme qui voyage avec son mari.
- La yakhis : Il ne trahit pas et ne ment pas.
- Al-Julandi : Roi d'Oman, correspondant avec le Prophète.
- Traduction page 80 n°4 : Référence à une biographie antérieure.
- Sourate an-Nur 35 : Sourate 24, verset 35 du Coran, le verset de la Lumière.
- Abd Allah ibn Rawaha : Poète et commandant, mort à Mu'ta en 8 H.
- Yunbik : Forme contractée de yunbi'uka (il t'informe).
- ash-Shura 51 : Sourate 42, verset 51 du Coran.
- Munifa : Élevé, surplombant.
- al-Hajj 52 : Sourate 22, verset 52 du Coran, verset des 'sataniques'.
- Al-jamma' al-ghafir : Foule nombreuse, comme couvrant la terre.
- Ahmad, Ibn Hibban, al-Hakim : Compilateurs de hadiths.
- Traduction page 285 n°1 : Référence à une biographie antérieure.
- Nubuwwa ghayr kasbiyya : La prophétie n'est pas acquise par l'effort, mais donnée par Dieu.
- Sifa qa'ima bi dhatihi : Qualité inhérente à l'essence.
- Karramiyya : Secte attribuée à Muhammad ibn Karram, permettant le mensonge sur le Prophète dans les exhortations.
- Lahz : Coin de l'œil, puis regard ; ici métaphore.
- Maryam 11 : Sourate 19, verset 11 du Coran.
- Al-waha : Interjection signifiant 'dépêche-toi'.
- al-An'am 2 : Sourate 6, verset 2 du Coran.
- al-Qasas 7 : Sourate 28, verset 7 du Coran.
- ḥijāb : Voile : séparation entre Allah et l'homme, comme dans la révélation en songe ou par inspiration directe sans intermédiaire angélique.
- ṣarfa : Théorie selon laquelle Allah a détourné les Arabes de rivaliser avec le Coran, soit en supprimant leurs motivations, soit en leur ôtant leurs capacités linguistiques.
- akhraq : Sot, maladroit : degré de stupidité caractérisé par un manque de douceur et de finesse.
- al-Khandaq : Le Fossé : expédition militaire où les musulmans creusèrent un fossé défensif autour de Médine.
- Buwāṭ : Montagne de la tribu Juhayna, lieu d'une expédition du Prophète.
- al-Ḥudaybiya : Lieu près de La Mecque où eut lieu le traité éponyme et le serment d'agrément.
- Tabūk : Expédition militaire du Prophète en l'an 9 de l'Hégire, à la frontière du Shâm.
- maḥāfil : Lieux de rassemblement, pluriel de maḥfil.
- ḥurūf al-Qur'ān : Lectures coraniques multiples, modes de récitation autorisés.
- arājīf : Rumeurs, fausses nouvelles qui se propagent puis s'évanouissent.
- a'lām : Signes, miracles évidents.
- ghalīl : Rancune, envie cachée ; à l'origine, chaleur de la soif.
- muḥaddad : Objet tranchant, comme une épée.
- ghayruh : Autre objet non tranchant, comme un bâton.
- dharāba : Tranchant, ou grossièreté de langage.
- yartajizūn : Ils récitent de la poésie sur le mètre rajaz.
- as-siḥr al-ḥalāl : Magie licite : métaphore pour l'éloquence captivante.
- as-simṭ : Fil à enfiler les perles.
- al-iḥan : Rancunes, pluriel de iḥna.
- ad-diman : Excréments de chameaux ; métaphore pour les rancunes accumulées.
- al-ja'd al-banān : Aux doigts recroquevillés : métaphore de l'avarice.
- al-lafẓ al-jazl : Parole solide, décisive.
- aṭ-ṭab' al-jawharī : Nature pure, ou voix forte selon une variante.
- al-manza' al-qawī : Source puissante, inspiration forte.
- ar-raqīq al-ḥāshiya : Discours aux bords délicats : fluide, élégant.
- al-quwwa ad-dāmigha : Force écrasante, dominatrice.
- al-qidḥ al-fālij : Flèche gagnante au jeu de hasard ; métaphore de la supériorité.
- al-mahya' an-nāhij : Voie large et claire.
- ṣarḥ : Palais élevé et décoré.
- al-ghathth : Viande maigre, chose corrompue.
- al-qill wa al-kathr : Le peu et le beaucoup, avec damma sur qāf et kāf.
- Sūrat Fuṣṣilat : Sourate 41 du Coran, verset 42.
- taẓāfara : Domination, fait de dominer sur un autre.
- Sūrat Yūnus : Sourate 10, verset 31.
- Sūrat al-Baqara : Sourate 2, verset 23.
- lā ya'tūna bi-mithlihi... : Citation coranique : Sourate al-Isrā' (17), verset 88.
- Sūrat Hūd : Sourate 11, verset 13.
- Sūrat al-Muddaththir : Sourate 74, versets 24-25.
- wa-in yaraw āyatan... : Citation coranique : Sourate al-Qamar (54), verset 2.
- wa-qāla alladhīna kafarū... : Citation coranique : Sourate al-Furqān (25), verset 4.
- wa-qālū asāṭīru l-awwalīna... : Citation coranique : Sourate al-Furqān (25), verset 5.
- wa-qālū qulūbunā ghulf... : Citation coranique : Sourate al-Baqara (2), verset 88.
- Sūrat Fuṣṣilat : Sourate 41, verset 5.
- wa-qāla alladhīna kafarū... : Citation coranique : Sourate Fuṣṣilat (41), verset 26.
- in hādhā illā asāṭīru l-awwalīna : Citation coranique : Sourate al-Anfāl (8), verset 31.
- fattaqū l-nāra... : Citation coranique : Sourate al-Baqara (2), verset 24.
- Musaylima b. Tamāma... : Faux prophète de la tribu des Banū Ḥanīfa, tué en 12 H.
- 'awāruhu : Son propre défaut.
- al-mīz : Le discernement, la raison.
- al-Walīd b. al-Mughīra : Chef de Quraysh, père de Khālid b. al-Walīd, mort mécréant.
- hadith rapporté par al-Bayhaqī : Hadith sur l'évaluation du Coran par al-Walīd.
- Sūrat al-Naḥl : Sourate 16, verset 90.
- al-ṭalāwa : L'éclat, la beauté suprême.
- al-mughdiq : Abondant en eau.
- Abū 'Ubayd al-Qāsim b. Sallām : Imam en jurisprudence, hadith et langue, mort en 224 H.
- wa-a'riḍ 'ani l-mushrikīn : Citation coranique : Sourate al-Ḥijr (15), verset 94.
- Sūrat Yūsuf : Sourate 12, verset 80.
- traduction précédente : Référence à une biographie antérieure.
- baṭāriqa : Pluriel de biṭrīq, chef ou commandant d'armée.
- Sūrat al-Nūr : Sourate 24, verset 52.
- 'Abd al-Malik b. Qurayb al-Aṣma'ī : Imam de Baṣra en langue et littérature, mort en 210 H.
- expression d'émerveillement : Phrase invocatoire pour exprimer une vive approbation.
- Sūrat al-Qaṣaṣ : Sourate 28, verset 7.
- arḍi'īhi fa-alqīhi : Citation coranique : partie du verset 7 de la sourate al-Qaṣaṣ.
- lā takhāfī wa-lā taḥzanī : Citation coranique : partie du verset 7 de la sourate al-Qaṣaṣ.
- awḥaynā wa-khifta 'alayhi : Référence à l'inspiration divine et à la crainte.
- rāddūhu ilayki wa-jā'ilūhu min al-mursalīn : Citation coranique : partie du verset 7 de la sourate al-Qaṣaṣ.
- yā ulī l-albāb... : Citation coranique : Sourate al-Baqara (2), verset 179.
- Sūrat Fuṣṣilat : Sourate 41, verset 34.
- wa-ghīḍa l-mā'u... : Citation coranique : Sourate Hūd (11), verset 44.
- Sūrat al-'Ankabūt : Sourate 29, verset 40.
- al-āy : Nom collectif pour 'mot' ou 'parole'.
- dībājat 'ibāratihā : La beauté de son expression.
- Sūrat Saba' : Sourate 34, verset 51.
- 'ulūman zawākhir : Sciences abondantes comme des mers débordantes.
- tadallahat : Fut stupéfaite.
- biographie p. 506 n°6 : Référence à une biographie antérieure.
- biographie p. 270 n°3 : Référence à une biographie antérieure.
- hadith d'Ibn 'Abbās : Hadith rapporté par al-Bayhaqī.
- zamzamatu-hu : Son faible et indistinct.
- bikhunqihi : Qui n'est pas atteint de lâcheté.
- waswasa : Suggestion intérieure ou son faible.
- rajz : Mètre poétique de poids mustaf'ilun répété.
- hazaj : Mètre poétique de poids mafā'ilun répété.
- qarīḍa : Poésie ; connaissance des beautés et défauts poétiques.
- mabsūṭa : Poèmes longs.
- maqbūḍa : Mètres abrégés (majzū' ou manhūk).
- nathth : Souffle avec salive.
- 'uqda : Nœud ; métaphore pour l'œuvre des sorciers.
- Sūrat al-Muddaththir : Sourate 74, verset 11.
- 'Utba b. Rabī'a : Père de Hind, tué à Badr.
- biographie p. 270 n°8 : Référence à une biographie antérieure.
- hadith rapporté par Muslim : Hadith sur la préservation du Coran.
- biographie p. 285 n°1 : Référence à une biographie antérieure.
- Unays b. Junāda : Frère d'Abū Dharr, poète.
- aqrā' : Pluriel de qur' ou qar', manières ou types.
- Jésus et Abraham : Événements similaires arrivés à ces prophètes.
- changement du bâton : Miracle de Moïse transformant son bâton en serpent.
- miracle dans la main du Prophète : Miracle de l'eau jaillissant entre ses doigts.
- Abū al-Ḥasan al-Ash'arī : Théologien ash'arite, biographie p. 381 n°2.
- ṣarfa : Thèse selon laquelle l'incapacité à imiter le Coran est due à un empêchement divin.
- al-ṣaghār : L'humiliation.
- shamūkh : L'orgueil extrême.
- al-anf : Le nez ; pluriel ou singulier.
- qadruhum : Leur capacité.
- al-najḥ : La victoire, la réussite.
- juhdahu : Sa capacité, sa peine.
- jalū : Ils ont montré.
- khabī'a : Cachée dans les consciences.
- banāt shifāhihim : Leurs paroles ; métaphore.
- binuṭfa : Une petite goutte d'eau pure.
- ma'īn : Eau courante apparente.
- ablasū : Ils désespérèrent.
- nabasū : Ils parlèrent.
- Sūrat al-Fatḥ : Sourate 48, verset 27.
- Sūrat al-Rūm : Sourate 30, verset 3.
- wa-law kariha l-mushrikūn : Citation coranique : Sourate al-Ṣaff (61), verset 9.
- Sūrat al-Nūr : Sourate 24, verset 55.
- Sūrat al-Naṣr : Sourate 110, versets 1-3.
- hadith de Thawbān : Hadith sur l'expansion de l'islam.
- zuwiyat : Rassemblée et pliée.
- préservation du Coran : Allah a promis de préserver le Coran.
- Sūrat al-Ḥijr : Sourate 15, verset 9.
- al-mulḥida : Les hérétiques déviants.
- al-mu'aṭṭila : Ceux qui nient le Créateur.
- al-qarāmiṭa : Secte hérétique apparue au IIe siècle H.
- thiqa : Fiable, digne de confiance dans la transmission du hadith.
- ash-Shaykhān : Les deux Cheikhs : al-Bukhārī et Muslim, auteurs des deux recueils de hadith les plus authentiques.
- Buwāṭ : Nom d'un lieu, probablement une montagne ou une région.
- amdad : Pluriel de mīl, unité de distance variable (environ 1,5 à 2 km).
- 'azlā'u shajabin : Expression désignant l'embouchure d'une outre usée ou déchirée.
- rāwiya : Outre en cuir pour transporter l'eau.
- ghammazahu : Il le pressa, le comprima avec la main.
- al-jafna : Grand bol ou plat, souvent utilisé pour servir la nourriture aux voyageurs.
- qas' : Pluriel de qaṣ'a, grand bol ou plat.
- al-kutub as-sitta : Les six recueils de hadith canoniques : al-Bukhārī, Muslim, Abū Dāwūd, at-Tirmidhī, an-Nasā'ī, Ibn Mājah.
- mursal : Hadith dont la chaîne de transmission remonte à un Successeur (tābi'ī) qui rapporte directement du Prophète sans mentionner le Compagnon intermédiaire.
- al-jumhūr : La majorité des savants.
- rāwī : Transmetteur de hadith.
- tābi'ī : Successeur, musulman de la génération suivant celle des Compagnons.
- al-Muwaṭṭa' : Recueil de hadith et de jurisprudence de l'imam Mālik ibn Anas.
- rukhaṣ : Pluriel de rukhṣa, dispenses ou permissions légales.
- tashdīdāt : Pluriel de tashdīd, rigueurs ou positions strictes.
- tawṭi'a : Préparation, assouplissement ; d'où le nom Muwaṭṭa'.
- sanad : Chaîne de transmission d'un hadith.
- tabiḍḍu : Elle goutte, elle suinte.
- mudāri' : Verbe à l'inaccompli (présent-futur).
- ash-shirāk : Courroie de la sandale.
- qalb : Inversion dans l'ordre des mots ou des idées.
- ahl al-maghāzī : Spécialistes des expéditions militaires du Prophète.
- iftakharaqa : Il a éclaté violemment, s'est déchiré.
- bay'a taḥta ash-shajara : Serment d'allégeance sous l'arbre, à al-Ḥudaybiyya.
- nazaḥnāhā : Nous en avons extrait l'eau (en puisant).
- jabāhā : L'ouverture du puits ou ce qui l'entoure.
- bi-l-kasr : Avec la voyelle i (kasra) sur la première lettre.
- jāshat : Elle a bouilli, elle a bouillonné.
- qalīb : Puits creusé, non maçonné.
- al-'aṭan : Lieu où les chameaux s'agenouillent près de l'eau après avoir bu.
- ḍabnahu : Ce qui est sous l'aisselle, le creux de l'aisselle.
- al-mīḍa'a : Récipient pour les ablutions.
- du'a : Il demanda, il appela.
- mumiddan : Qui renforce, qui assiste.
- Mu'ta : Village en Syrie, lieu de la bataille de Mu'ta.
- aṣ-Ṣaḥīḥān : Les deux recueils authentiques d'al-Bukhārī et Muslim.
- mazādatān : Duel de mazāda, grande outre en cuir.
- al-'azāl : Pluriel de 'azlā', outres.
- al-idāwa : Petite outre en cuir.
- nuṭfa : Goutte, petite quantité d'eau.
- nadghfiqahu : Nous le versons abondamment.
- farthuhu : Ce qui est dans le ventre (de l'animal), le contenu de l'estomac.
- kirsh : Estomac (des ruminants).
- qālat as-samā'u : Le ciel a parlé, c'est-à-dire a tonné ou s'est couvert de nuages.
- insakabat : Elle s'est déversée, a coulé abondamment.
- aṣḥāb as-sunan : Les auteurs des quatre Sunan : Abū Dāwūd, at-Tirmidhī, an-Nasā'ī, Ibn Mājah.
- Dhū l-Majāz : Marché préislamique près de 'Arafa.
- shaṭr : Moitié, partie, direction.
- al-wasaq : Mesure de capacité équivalant à 60 ṣā'.
- ṣā' : Mesure de capacité, environ 2,5 à 3 kg.
- riṭl ḥijāzī : Livre hijazienne, unité de poids variable.
- mudd : Mesure de capacité, environ 0,5 à 0,75 litre.
- 'anāq : Chevrette, femelle du chevreau de moins d'un an.
- al-burma : Pot en pierre ou en terre cuite.
- taghiṭṭu : Elle bout en émettant un bruit.
- al-'Aqaba : Serment d'allégeance à 'Aqaba, près de La Mecque.
- sawād baṭnihā : Le noir du ventre, c'est-à-dire le foie ou les entrailles.
- ḥazz : Coupure, incision.
- ḥuzza : Morceau de viande coupé.
- aṣḥāb al-kutub as-sitta : Les auteurs des six recueils de hadith.
- محمصة : Faim, disette ; littéralement 'ce qui brûle' l'estomac par la faim.
- معجمة : Lettre pointée, par opposition à muhmala (non pointée).
- مهملة : Lettre non pointée.
- خمص : Creux du ventre, faim.
- الحثية : Ce que l'on prend dans les deux mains ensemble ; poignée.
- مهملة : Non pointée.
- مثلثة : Lettre à trois points (thā').
- تحتية : Lettre située sous la ligne (yā').
- أعلاهم : Le plus élevé d'entre eux en provisions.
- النطع : Tapis en cuir.
- مهملة : Non pointée.
- فحزرته : Je l'ai estimé par conjecture.
- مهملة : Non pointée.
- معجمة : Pointée.
- مهملة : Non pointée.
- ربضة : Corps couché (d'une bête).
- مهملة : Non pointée.
- الجذعة : Chèvre ou brebis d'un an.
- الصحفة : Grand plat.
- الفرق : Mesure de capacité (environ 12 ṣā').
- صاع : Mesure de capacité (environ 2,5 kg).
- رطل : Unité de poids (environ 500 g).
- عس : Grand gobelet en bois.
- مهملة : Non pointée.
- مهملة : Non pointée.
- الشيخان : Al-Bukhārī et Muslim.
- تورا : Récipient en laiton ou en pierre.
- فوقية : Lettre située au-dessus de la ligne (tā').
- مهملة : Non pointée.
- حيسا : Mélange de dattes, beurre clarifié et fromage sec ou farine.
- مهملة : Non pointée.
- تحتية : Sous la ligne (yā').
- مهملة : Non pointée.
- أقط : Fromage sec.
- مرسل : Ḥadīth dont la chaîne de transmission est interrompue entre le successeur et le Prophète.
- أحمس : Tribu arabe, branche de Ḥanīfa.
- مهملة : Non pointée.
- الفصيل : Jeune chameau sevré.
- بجدها : En coupant et rassemblant les fruits.
- معجمة : Pointée.
- المزود : Sac de provisions.
- ذو النورين : Possesseur des deux lumières, surnom de ‘Uthmān car il épousa deux filles du Prophète.
- أجزر : Donner (ici, donner la brebis).
- تبد : Distribuer, partager.
- فوقية : Au-dessus (tā').
- مهملة : Non pointée.
- حافظ : Grand spécialiste du ḥadīth.
- رفقة : Groupe de voyageurs.
- السمرة : Arbre épineux (Acacia).
- مهملة : Non pointée.
- مهملة : Non pointée.
- طلح : Acacia.
- تخد : Fendre, creuser.
- فوقية : Au-dessus (tā').
- معجمة : Pointée.
- مهملة : Non pointée.
- الأخدود : Fossé, tranchée.
- المخشوش : Chameau avec un anneau dans le nez.
- معجمتين : Deux lettres pointées.
- المنصف : Le milieu.
- مهملة : Non pointée.
- أحضر : Accélérer, presser l'allure.
- مهملة : Non pointée.
- معجمة : Pointée.
- مهملة : Non pointée.
- حضر : Course rapide.
- وديتين : Jeunes palmiers (duel).
- مهملة : Non pointée.
- تحتية : Sous la ligne (yā').
- أشاءتين : Jeunes palmiers plus grands que les wadiyya (duel).
- معجمة : Pointée.
- الصحيحين : Al-Bukhārī et Muslim.
- قعاقع : Bruit fort, cliquetis.
- وسن : Assoupissement, somnolence.
- مرفوع : Ḥadīth attribué au Prophète.
- Rukāna : Compagnon célèbre pour sa force en lutte, terrassé par le Prophète.
- al-Bayhaqī : Aḥmad ibn al-Ḥusayn al-Bayhaqī, traditionniste shāfi‘ite (mort en 458 H).
- mursal : Hadith dont la chaîne de transmission est interrompue entre le Tābi‘ī et le Prophète.
- al-Ḥasan : Al-Ḥasan al-Baṣrī, célèbre Tābi‘ī et savant.
- al-Bazzār : Abū Bakr Aḥmad ibn ‘Amr al-Bazzār, traditionniste (mort en 292 H).
- Abū Ya‘lā : Aḥmad ibn ‘Alī al-Mawṣilī, traditionniste (mort en 307 H).
- al-Bukhārī : Muḥammad ibn Ismā‘īl al-Bukhārī, auteur du Ṣaḥīḥ (mort en 256 H).
- Tārīkh : Ouvrage d’al-Bukhārī, al-Tārīkh al-kabīr.
- al-Dārimī : ‘Abd Allāh ibn ‘Abd al-Raḥmān al-Dārimī, traditionniste (mort en 255 H).
- al-‘idhq : Régime de dattes, grappe de palmier.
- yanquz : Sauter, bondir.
- ḥasan ṣaḥīḥ : Qualification de hadith : bon et authentique, selon deux voies.
- mutawātir : Hadith rapporté par un nombre si grand de témoins qu’il est impossible qu’ils se soient concertés pour mentir.
- Ibn Ḥajar : Aḥmad ibn ‘Alī ibn Ḥajar al-‘Asqalānī, grand traditionniste (mort en 852 H).
- Ibn al-Ṣalāḥ : ‘Uthmān ibn ‘Abd al-Raḥmān al-Shahrazūrī, auteur de Muqaddima (mort en 643 H).
- Sharḥ al-Nukhba : Commentaire d’Ibn Ḥajar sur Nukhbat al-fikar.
- al-Shāfi‘ī : Muḥammad ibn Idrīs al-Shāfi‘ī, fondateur de l’école shāfi‘ite (mort en 204 H).
- Musnad : Recueil de hadiths classés par compagnons.
- Ibn Māja : Muḥammad ibn Yazīd al-Qazwīnī, auteur des Sunan (mort en 273 H).
- Ubayy ibn Ka‘b : Compagnon, secrétaire du Prophète, maître des récitateurs.
- al-Tirmidhī : Muḥammad ibn ‘Īsā al-Tirmidhī, auteur des Sunan (mort en 279 H).
- Aḥmad : Aḥmad ibn Ḥanbal, fondateur de l’école hanbalite (mort en 241 H).
- les deux Shaykhs : Al-Bukhārī et Muslim.
- al-Zubayr ibn Bakkār : Historien et traditionniste (mort en 256 H).
- al-Muṭṭalib ibn Abī Wadā‘a : Compagnon, capturé à Badr, son fils vint le racheter.
- al-‘ishār : Pluriel de ‘usharā’, chamelle ayant dépassé dix mois de gestation.
- khuwār : Beuglement, cri des animaux.
- Isḥāq ibn ‘Abd Allāh ibn Abī Ṭalḥa : Tābi‘ī fiable, mort en 132 H.
- al-arḍa : Insecte qui ronge le bois, les vêtements, etc.
- al-Muzanī : Ismā‘īl ibn Yaḥyā al-Muzanī, juriste shāfi‘ite (mort en 264 H).
- ‘āda rufātān : Devenir poussière, se désagréger.
- Ibrāhīm ibn Muḥammad al-Isfarāyīnī : Savant shāfi‘ite, théologien, mort en 418 H.
- yakhruq : Fendre, percer en marchant.
- khūṣ : Feuille de palmier.
- Ḥafṣ ibn ‘Ubayd Allāh : Tābi‘ī, petit-fils d’Anas ibn Mālik.
- Ayman al-Ḥabashī : Tābi‘ī fiable, client des Makhzūm.
- al-Mundhir ibn Mālik : Tābi‘ī fiable, mort en 109 H.
- Sa‘īd ibn Abī Karb : Tābi‘ī jugé fiable par certains, inconnu par d’autres.
- Kurayb ibn Abī Muslim : Tābi‘ī fiable, mort en 98 H.
- Dhakwān al-Sammān : Tābi‘ī, client de ‘Ā’isha.
- Nāfi‘ : Client d’Ibn ‘Umar, grand traditionniste, mort en 117 H.
- Ḥibbī al-Kalbī : Tābi‘ī kūfien, jugé véridique.
- Abū al-Waddāk : Jibr ibn Tawf, Tābi‘ī fiable.
- ‘Ammār ibn Abī ‘Ammār : Tābi‘ī fiable, mort sous le gouvernement de Khālid al-Qasrī.
- Maslama ibn Wadḍāḥ : Savant et juge de Médine, ascète, mort en 140 H.
- ‘Abbās ibn Sahl : Tābi‘ī, rapporté par les auteurs des Sunan, mort vers 114 H.
- Kathīr ibn Zayd : Tābi‘ī, beaucoup de hadiths mais faible, mort vers 158 H.
- al-Ṭufayl ibn Ubayy : Tābi‘ī, fils d’Ubayy ibn Ka‘b, né du vivant du Prophète.
- al-Tirmidhī : Auteur des Sunan, a déclaré ce hadith bon et authentique.
- Ibn ‘Asākir : ‘Alī ibn al-Ḥasan, historien damascène, auteur du Tārīkh Dimashq (mort en 571 H).
- al-Ṭabarānī : Sulaymān ibn Aḥmad, traditionniste, auteur des Mu‘jams (mort en 360 H).
- al-Bazzār : Déjà mentionné.
- al-Dārimī : Déjà mentionné.
- Muslim : Muslim ibn al-Ḥajjāj, auteur du Ṣaḥīḥ (mort en 261 H).
- al-Bazzār : Déjà mentionné.
- al-Bayhaqī : Déjà mentionné.
- mulā’a : Pagne ou couverture.
- uskuffa : Seuil de porte.
- al-Suyūṭī : Jalāl al-Dīn al-Suyūṭī, savant égyptien (mort en 911 H).
- al-Daljī : Aḥmad ibn ‘Alī al-Daljī, traditionniste (mort en 838 H).
- al-Qasṭallānī : Aḥmad ibn Muḥammad al-Qasṭallānī, auteur d’al-Mawāhib al-laduniyya (mort en 923 H).
- al-Qāḍī ‘Iyāḍ : ‘Iyāḍ ibn Mūsā al-Yaḥṣubī, auteur d’al-Shifā’ (mort en 544 H).
- Mullā ‘Alī al-Qārī : ‘Alī ibn Sulṭān al-Qārī, traditionniste hanafite (mort en 1014 H).
- Aḥmad : Aḥmad ibn Ḥanbal.
- al-Bukhārī : Déjà mentionné.
- al-Tirmidhī : Déjà mentionné.
- Ibn Māja : Déjà mentionné.
- shūrā : Conseil consultatif ; ici, les six Compagnons désignés par ʿUmar pour lui succéder.
- thāʾ : Lettre arabe ث.
- bāʾ : Lettre arabe ب.
- yāʾ : Lettre arabe ي.
- rāʾ : Lettre arabe ر.
- thubūr : Perte, ruine.
- lām : Lettre arabe ل.
- yāʾ : Lettre arabe ي.
- khāʾ : Lettre arabe خ.
- rāʾ : Lettre arabe ر.
- nūn : Lettre arabe ن.
- al-Shaykhān : Al-Bukhārī et Muslim.
- ʿayn : Lettre arabe ع.
- ṭaʿn : Action de frapper ou de pousser avec une lance ou un bâton.
- al-ibdāʾ : La création initiale, le fait de commencer.
- al-iʿāda : La répétition, le retour.
- mā : Particule pouvant être négative ou interrogative.
- jīm : Lettre arabe ج.
- mudājaja : Fréquentation, familiarité.
- mīm : Lettre arabe م.
- ḥāʾ : Lettre arabe ح.
- fāʾ : Lettre arabe ف.
- lām : Lettre arabe ل.
- ḥafala : Rassembler.
- baynamā : Variante de baynā (pendant que).
- mā : Particule supplémentaire.
- kāffa : Particule qui empêche la déclinaison.
- alif : Lettre arabe ا.
- baynā : Pendant que.
- aqʿā : S’accroupir en posant les fesses au sol et les mains à terre.
- ḥāʾ : Lettre arabe ح.
- rāʾ : Lettre arabe ر.
- tāʾ : Lettre arabe ت.
- ḥarra : Champ de pierres volcaniques noires.
- ḥarratān : Duel de ḥarra ; les deux ḥarras de Médine.
- al-shiʿb : Passage entre deux montagnes.
- shīn : Lettre arabe ش.
- ʿayn : Lettre arabe ع.
- bāʾ : Lettre arabe ب.
- wāw : Lettre arabe و.
- fāʾ : Lettre arabe ف.
- arḍ wafra : Terre dont la végétation est intacte, non broutée.
- khāʾ : Lettre arabe خ.
- lām : Lettre arabe ل.
- fāʾ : Lettre arabe ف.
- khālif : Celui qui reste derrière ; ici, au pluriel, les habitants restés.
- ḍād : Lettre arabe ض.
- mīm : Lettre arabe م.
- alif : Lettre arabe ا.
- rāʾ : Lettre arabe ر.
- hamza : Lettre arabe ء.
- ṣād : Lettre arabe ص.
- ḥaṣbāʾ : Petits cailloux, gravier.
Les notes et commentaires
↩ (112) [p600] Sa biographie a été donnée précédemment p. 154, n° 1. ↩ (113) [p600] Rapporté par Ahmad, al-Hâkim et al-Bayhaqî, qu'Allah leur fasse miséricorde, avec une chaîne de transmission authentique. ↩ (114) [p600] Sa biographie a été donnée précédemment p. 576, n° 2. ↩ (115) [p600] Rapporté par Muslim et Abû Dâwûd. ↩ (116) [p600] 'Abd Allâh b. Ja'far b. Abî Tâlib naquit en terre d'Abyssinie lorsque ses parents y émigrèrent. Il était généreux et éloquent. Il mourut à Médine en l'an 80 H. ↩ (117) [p600] Shadd : il accéléra et chargea contre lui, c'est-à-dire qu'il était féroce et attaquait quiconque s'arrêtait près de lui. ↩ (118) [p600] Shafrah : avec un kasra sur la première lettre, un sukûn sur la shîn pointée, une fatḥa sur le fâ' et un râ' non pointé ; c'est, chez le chameau, l'équivalent de la lèvre chez l'homme. ↩ (119) [p600] Baraka : le fait de s'agenouiller 1 pour le chameau est comme le fait de s'asseoir pour l'homme. ↩ (120) [p600] Khaṭamahu : c'est-à-dire qu'il plaça sa longe, par laquelle on le mène, sur sa tête et sur sa bouche, car il s'agenouilla 1 devant lui, que la prière et la paix soient sur lui, et se soumit humblement après avoir été indomptable. ↩ (121) [p600] Ce hadith est mentionné dans les Preuves de la Prophétie d'Abû Nu'aym et d'al-Bayhaqî. ↩ (122) [p600] Lui et son père sont deux Compagnons, qu'Allah les agrée. Il assista aux campagnes avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix soient sur lui. C'est celui pour qui le Prophète, que la prière et la paix soient sur lui, pria lorsqu'il vint à lui avec son aumône, disant : « Ô Allah, prie sur la famille d'Abû Awfâ. » ↩ (123) [p601] Al-'Alaf : avec une fatḥa sur la 'ayn non pointée et une fatḥa sur le lâm, c'est un nom d'action au sens de l'objet ; al-ma'lûf désigne la nourriture des bêtes de somme, grains et autres. ↩ (124) [p601] Ce hadith a été rapporté par al-Ṭabarânî et Ibn Mâjah dans ses Sunan, à propos de l'expédition de Dhât al-Riqâ', d'après Jâbir et Tamîm al-Dârî. ↩ (125) [p601] Abû Sa'îd en a donné le récit détaillé dans le Livre de l'Honneur. Le Prophète, que la prière et la paix soient sur lui, possédait d'autres chamelles, comme l'ont exposé les auteurs de biographies. ↩ (126) [p601] Al-'Aḍbâ' : avec une fatḥa sur la 'ayn non pointée, un sukûn sur le ḍâd pointé, une fatḥa sur le bâ' souscrit et un alif de prolongement ; c'est le nom d'une chamelle du Prophète, que la prière et la paix soient sur lui. Son sens est « celle dont l'oreille est fendue ». ↩ (127) [p601] Sa biographie a été donnée précédemment p. 584, n° 2. ↩ (128) [p601] Al-Daljî a dit : « Quant à l'histoire d'al-'Aḍbâ', je ne sais pas qui l'a rapportée, ni le hadith du pigeon de La Mecque. » Al-Khafâjî a dit : « Ce hadith, ils ne l'ont pas rapporté. » ↩ (129) [p601] Sa biographie a été donnée précédemment p. 332, n° 1. ↩ (130) [p602] Rapporté par Ibn Sa'd, al-Bazzâr, al-Ṭabarânî, al-Bayhaqî et Abû Nu'aym d'après Anas, Zayd b. Arqam et al-Mughîra b. Shu'ba. ↩ (131) [p602] Sa biographie a été donnée précédemment p. 47, n° 1. ↩ (132) [p602] Sa biographie a été donnée précédemment p. 404, n° 12. ↩ (133) [p602] Sa biographie a été donnée précédemment p. 285, n° 6. ↩ (134) [p602] Rapporté par Ibn Sa'd, al-Bazzâr, al-Ṭabarânî, al-Bayhaqî et Abû Nu'aym d'après Anas, Zayd b. Arqam et al-Mughîra b. Shu'ba. ↩ (135) [p602] Rapporté par al-Ḥâkim, al-Ṭabarânî et Abû Nu'aym avec une chaîne de transmission remontant au Prophète. ↩ (136) [p602] Compagnon 2 de la tribu de Shamlâ, gouverneur de Homs sous Mu'âwiya. Les auteurs des Sunan, Ahmad et d'autres ont rapporté de lui. Il fut tué en terre byzantine en l'an 56 H. ↩ (137) [p602] Badanât : avec deux fatḥas, pluriel de badana, qui est l'animal destiné au sacrifice, chameau ou vache ; on l'appelle badana en raison de sa corpulence et de son embonpoint. ↩ (138) [p602] Izdalafna : elles s'approchèrent. ↩ (139) [p602] Rapporté par al-Bayhaqî dans les Preuves de la Prophétie par plusieurs voies, et classé par un groupe d'imams, au point qu'Ibn Kathîr a dit : « Il n'a pas de fondement, et celui qui l'attribue au Prophète, que la prière et la paix soient sur lui, a menti. » Cependant, ses voies se renforcent mutuellement. Abû Nu'aym al-Iṣbahânî l'a rapporté dans les Preuves avec une chaîne contenant des inconnus, d'après Umm Salama, d'une manière similaire à ce qu'a mentionné l'auteur. De même, al-Ṭabarânî l'a rapporté de façon analogue, et al-Ḥâfiẓ al-Mundhirî l'a cité dans al-Targhîb wa al-Tarhîb, chapitre de la Zakât. ↩ (140) [p602] Sa biographie a été donnée précédemment p. 286, n° 1. ↩ (141) [p603] Khashfân : duel de khashf, avec un kasra sur le khâ' pointé et un sukûn sur la shîn pointée, du poids de ṭifl ; c'est le petit de la gazelle que sa mère vient de mettre bas. ↩ (142) [p603] Al-Suyûṭî a dit : « Je n'ai pas trouvé ce hadith ainsi. » Al-Daljî a dit : « Je ne sais pas qui l'a rapporté ainsi. » Al-Bayhaqî a rapporté que cela arriva au vaisseau 3 lorsqu'il s'égara de l'armée en terre byzantine, mais al-Bukhârî l'a mentionné dans son Histoire, comme l'a dit l'auteur, donc il n'y a pas d'objection contre lui. Al-Qârî a dit : « On peut l'interpréter comme la multiplicité des occurrences, comme l'indique la parole de l'auteur : 'Dans une autre version d'après lui (c'est-à-dire d'après Safîna).' » ↩ (143) [p603] Son nom était Rûmân, et le Prophète, que la prière et la paix soient sur lui, le nomma Safîna (vaisseau) parce qu'il le vit lors d'un de ses voyages portant ses affaires, et il dit : « Tu n'es qu'un vaisseau. » Il était au service du Prophète, que la prière et la paix soient sur lui. Muslim et d'autres auteurs de Sunan ont rapporté de lui. ↩ (144) [p603] Sa biographie a été donnée précédemment p. 339, n° 3. ↩ (145) [p603] Hamhama : al-hamhama est un son incompréhensible ; on dit aussi un son rauque. ↩ (146) [p604] Rapporté par al-Bazzâr et al-Bayhaqî, et jugé authentique par al-Suyûṭî dans son commentaire. ↩ (147) [p604] Yaghzunî : avec un sukûn sur le ghayn pointé, un kasra sur le mîm et un ḍamma, et un zây pointé ; l'origine de al-ghamz est le signe de la paupière, puis il est utilisé métaphoriquement pour une poussée légère, comme l'indique le contexte (avec son épaule). ↩ (148) [p604] Al-Daljî a dit : « Je ne sais pas qui l'a rapporté. » ↩ (149) [p604] Maysaman : avec un kasra sur le mîm et une fatḥa sur le sîn ; son origine est mawsim, le wâw s'est transformé en yâ' ; de al-wasm qui est la marque au fer ; c'est donc un nom d'instrument en fer pour marquer, puis utilisé métaphoriquement pour la marque et sa trace. ↩ (150) [p604] Ce hadith a été rapporté par Ibn Ḥibbân dans al-Ḍu'afâ' d'après Abû Manẓûr, et il a dit : « Il n'a pas de fondement et sa chaîne n'est rien. » Ibn al-Jawzî l'a mentionné dans al-Mawḍû'ât. Al-Qârî a dit : « Je dis : l'histoire de Ya'fûr a été mentionnée par d'autres que le Qâḍî ; al-Suhaylî l'a rapportée dans Rawḍa d'après Ibn Fûrak dans le Livre des Chapitres. Al-Suhaylî a dit : 'Al-Juwaynî a ajouté que le Prophète, que la prière et la paix soient sur lui, lorsqu'il voulait quelqu'un parmi ses Compagnons, envoyait cet âne vers lui, et il allait jusqu'à frapper la porte avec sa tête, puis l'homme sortait et savait que le Prophète, que la prière et la paix soient sur lui, l'avait envoyé chercher.' Dans une version : 'Lorsque le maître de la maison sortait vers lui, il lui faisait signe : Réponds au Messager d'Allah, que la prière et la paix soient sur lui.' Ce hadith a été rapporté par Ibn 'Asâkir d'après Abû Manẓûr, qui était un Compagnon, de manière similaire à ce qui précède, et il a dit : 'Ce hadith est étrange, et dans sa chaîne il y a plusieurs inconnus.' Abû Nu'aym l'a rapporté d'après Mu'âdh b. Jabal. ↩ (151) [p604] Il s'agit probablement d'Ibrâhîm b. Muḥammad b. 'Abd al-Raḥmân al-Ru'âsî al-Kûfî, Abû Isḥâq. Ibn Ma'în, Abû Ḥâtim et al-Nasâ'î l'ont jugé fiable. Il mourut en l'an 178. ↩ (152) [p605] Il dit : « Il est de la descendance de soixante ânes, dont aucun n'a été monté excepté par un prophète. » Il lui dit : « J'espérais que tu me monterais, car il ne reste de la descendance de mon grand-père que moi, et des prophètes que toi. J'appartenais à un juif, et je le faisais trébucher exprès, alors il m'affamait et me frappait. » ↩ (153) [p605] Un puits connu à Médine, appartenant à Abû al-Haytham b. al-Tayyihân. Ce puits devint sa tombe. ↩ (154) [p605] Ḥuzn : avec deux fatḥas ou avec un ḍamma et un sukûn. ↩ (155) [p605] Rapporté par al-Ṭabarânî d'après Zayd b. Thâbit avec une chaîne contenant des inconnus, et par al-Ḥâkim d'après Ibn 'Umar. Al-Dhahabî a dit qu'il est forgé, mais cela est discutable. ↩ (156) [p605] Rapporté par Ibn Sa'd, al-Bayhaqî et Ibn 'Adî d'après Sa'd, affranchi d'Abû Bakr, qu'Allah l'agrée. ↩ (157) [p605] Les commentateurs disent : l'affranchi du Prophète, que la prière et la paix soient sur lui, et son affranchi est Abû Râfi'. Sa biographie a été donnée précédemment p. 196, n° 2. ↩ (158) [p605] Arâka : avec un ḍamma sur le hamza, c'est-à-dire : je ne pense pas que tu la possèdes et la gardes. ↩ (159) [p605] C'est-à-dire qu'elle s'en alla et disparut de sa vue, au point que personne ne sut rien d'elle. ↩ (160) [p605] Sa biographie a été donnée précédemment p. 340, n° 1. ↩ (161) [p606] Sa biographie a été donnée précédemment p. 551, n° 3. ↩ (162) [p607] Ce hadith se trouve dans la version de Sa'îd d'après Ibn al-A'râbî d'après Abû Dâwûd, avec une chaîne continue remontant au Prophète. Chez les autres transmetteurs, il est d'après Abû Salama sans Abû Hurayra, donc il est interrompu. ↩ (163) [p607] Sa biographie a été donnée précédemment p. 31, n° 5. ↩ (164) [p607] Muṣalliyya : avec une fatḥa sur le mîm, un kasra sur le lâm et un yâ' souscrit redoublé ; son origine est muṣlawiyya, le wâw s'est transformé en yâ' et a été assimilé, et la lettre précédente a été brisée ; c'est-à-dire grillée, de ṣalâhu bi al-nâr s'il le grille. ↩ (165) [p607] Bishr b. al-Barâ' : Compagnon khazrajite, présent à la 'Aqaba et à Badr. Il empoisonna le Prophète, que la prière et la paix soient sur lui, avec les Banû Naḍla. On dit qu'il mourut sur-le-champ, et on dit qu'il tomba malade pendant un an. ↩ (166) [p608] Comme dans les deux Ṣaḥîḥ. ↩ (167) [p608] Sa biographie a été donnée précédemment p. 47, n° 1. ↩ (168) [p608] C'est-à-dire : ne la tuez pas. Peut-être cela était-il avant la mort de Bishr b. al-Barâ'. Ainsi on concilie cette version avec celle d'Abû Hurayra selon laquelle il la tua. Par là on répond à ce qu'on a dit, à savoir que c'est problématique : comment pourrait-il la gracier alors qu'elle avait tué al-Barâ' ? Sauf à dire qu'al-Barâ' lui a pardonné, ou bien que l'on ne tue pas pour empoisonnement, mais que l'on doit le prix du sang, comme cela est détaillé dans les livres de jurisprudence. ↩ (169) [p608] Sa biographie a été donnée précédemment p. 162, n° 1. ↩ (170) [p608] Des récits similaires ont été rapportés par Abû Dâwûd et al-Bayhaqî. ↩ (171) [p608] Sa biographie a été donnée précédemment p. 154, n° 1. ↩ (172) [p608] Sa biographie a été donnée précédemment p. 6, n° 8. ↩ (173) [p608] Sa biographie a été donnée précédemment p. 286, n° 3. ↩ (174) [p609] Sa biographie a été donnée précédemment p. 73, n° 7. ↩ (175) [p609] Rapporté par les deux Cheikhs. ↩ (176) [p609] Sa biographie a été donnée précédemment p. 47, n° 1. ↩ (177) [p609] Lahawât : avec une fatḥa sur le lâm et le hâ', pluriel de lahât, qui est le morceau de chair suspendu au palais de la bouche. ↩ (178) [p609] Rapporté par Ibn Sa'd, et c'est l'authentique d'après le hadith de 'Â'isha, qu'Allah l'agrée. ↩ (179) [p609] Sa biographie a été donnée précédemment p. 31, n° 5. ↩ (180) [p609] Akala : avec un ḍamma sur le hamza, une fatḥa sur le kâf et le lâm. ↩ (181) [p609] Tu'âdinî : avec un ḍamma sur le tâ' et un tashdîd sur le dâl, c'est-à-dire : elle me revient et me visite, et la douleur de son poison me reprend à des moments déterminés. Cela vient de al-'idâd (avec un kasra sur la 'ayn), qui est l'excitation et la douleur du mordu à un moment connu : lorsque l'année s'achève depuis la morsure, la douleur se réveille. ↩ (182) [p609] Abharî : avec une fatḥa sur le hamza, un sukûn sur le bâ' souscrit, une fatḥa sur le hâ' et un kasra sur le râ' ; c'est une veine qui longe la colonne vertébrale et le cœur ; si elle est coupée, la vie ne subsiste pas. Elle s'étend jusqu'à la gorge et s'appelle al-warîd, et jusqu'au dos et s'appelle al-watîn. ↩ (183) [p609] Muḥammad b. 'Abd al-Salâm b. Sa'îd al-Tanûkhî, juriste mâlikite, dialecticien, auteur de nombreux ouvrages. Il mourut sur la côte et fut transporté à Kairouan où il fut enterré en l'an 256 H. Trois cents élégies furent composées sur lui. ↩ (184) [p610] Rapporté par Abû Dâwûd d'après Abû Salama de manière interrompue, et al-Bayhaqî l'a relié d'après Abû Hurayra. ↩ (185) [p610] Rapporté par Ibn Sa'd. ↩ (186) [p610] Sa biographie a été donnée précédemment p. 52, n° 6. ↩ (187) [p610] Sa biographie a été donnée précédemment p. 607, n° 4. ↩ (188) [p610] Sa biographie a été donnée précédemment p. 155, n° 3. ↩ (189) [p610] Sa biographie a été donnée précédemment p. 355, n° 4. ↩ (190) [p610] Sa biographie a été donnée précédemment p. 63, n° 1.
Mulla Ali al-Qari a dit dans son commentaire d'al-Shifa : « D'après al-Hafiz Ibn Hajar, ce hadith est munkar 4, mentionné par al-Dalji. La raison de son caractère munkar est peut-être la négation générale du préjudice, alors qu'il est établi dans le Sahih que al-Bara' en est mort, comme cela a été explicitement mentionné précédemment. De même, il a été rapporté que le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) en a souffert jusqu'à sa mort, et a obtenu le rang de martyre à cause de cela. Ce hadith a également été rapporté par al-Jazari dans al-Hisn al-Hasin avec la formulation : « Il ordonna aux Compagnons, concernant la brebis empoisonnée que la femme juive lui avait offerte, d'invoquer le nom d'Allah et de manger. Ils mangèrent et aucun d'eux ne fut touché. » Il l'a attribué au Mustadrak d'al-Hakim. L'auteur d'al-Silah a dit : al-Hakim l'a rapporté dans son Mustadrak d'après Abu Sa'id al-Khudri et a dit : sa chaîne de transmission est sahih 5. Fin de citation. Cependant, certains de nos maîtres ont dit : cela mérite réflexion, car il est bien connu parmi les spécialistes du hadith et les biographes qu'aucun des Compagnons n'a mangé de cette brebis empoisonnée sauf Bishr ibn al-Bara', qui en a mangé une bouchée et en est mort. Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a ordonné de brûler cette brebis et de l'enterrer sous la terre. Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) s'est fait saigner au niveau de l'omoplate à cause de ce qu'il avait mangé de la brebis ; Abu Hind l'a saigné avec une corne et une lame, et il était l'affranchi des Banu Bayada des Ansar. Et Allah, le Très-Haut, est le plus savant. » Fin de citation.
Il est le fils d'As'ad ibn Harâm, des Ansâr. Il assista à Uhud, et sa blessure à la tête survint lorsque le Messager d'Allah l'envoya avec Ibn Rawâha auprès d'al-Yusayr ibn Rizâm à Khaybar 6. Elle ne suppura pas 7, c'est-à-dire qu'aucun pus ne se forma dans cette blessure. Rapporté par les deux Cheikhs d'après Sahl ibn Sa'd as-Sâ'idî 8. Il avait une ophtalmie 9, c'est-à-dire une inflammation de l'œil. Rapporté par al-Bukhârî d'après Salama 10. Il s'agit de Salama ibn 'Amr ibn Sinân ibn al-Akwa' al-Aslamî, un Compagnon parmi ceux qui prêtèrent serment sous l'arbre. Il participa à sept expéditions avec le Prophète, était courageux, héros, archer et coureur. Il fit partie de ceux qui conquirent l'Afrique du temps de 'Uthmân. Il mourut à Médine 11. Rapporté par 'Abd ibn Humayd dans son Tafsîr d'après 'Ikrima, et rapporté également par Ibn Ishâq et al-Wâqidî, mais ils dirent al-Hârith ibn Aws au lieu de Zayd ibn Mu'âdh. Rapporté par al-Bayhaqî d'après le hadith de Jâbir, mentionnant 'Abbâd ibn Bishr à leur place. Quant à Zayd ibn Mu'âdh, al-Halabî dit : « Je ne sais pas qu'il ait été mentionné dans cet événement, ni même parmi les Compagnons quelqu'un nommé Zayd ibn Mu'âdh, à moins qu'il ne soit attribué à son grand-père ou à un ancêtre plus élevé. Celui qui fut blessé à la tête ou au pied, selon le doute du rapporteur, lors du meurtre de Ka'b ibn al-Ashraf, était al-Hârith ibn Aws 12. Ka'b ibn al-Ashraf était l'un des Juifs que le Messager d'Allah incita les Compagnons à tuer. Muhammad ibn Maslama, Sulṭân ibn Salâma, 'Abbâd ibn Bishr, Qays et Abû 'Abs ibn Jubayr se portèrent volontaires pour le tuer 13. Rapporté par Abû al-Qâsim al-Baghawî dans son Mu'jam 14. Sa biographie a déjà été donnée page 31, n°3 15. Sa biographie a déjà été donnée page 54, n°4 16. Rapporté par al-Bayhaqî 17. Sa biographie a déjà été donnée page 270, n°3 18. 'Awfâ' est le nom de sa mère ; il fait partie des martyrs de Badr. Dans la Sîra d'Ibn Sayyid an-Nâs, il est dit que Mu'âdh tua Abû Jahl, puis son fils 'Ikrima le frappa et lui trancha la main, qui resta pendue à son côté par la peau. Le combat l'empêcha de s'en occuper, il combattit ce jour-là en traînant sa main derrière lui. Quand la douleur devint intense, il posa son pied dessus et l'arracha 19. Sa biographie a déjà été donnée page 332, n°1 20. Rapporté par al-Bayhaqî d'après Ibn Ishâq 21. Il est des Ansâr, fils de Yasâf. Yasâf : avec un hamza initial et une kasra. Son embrassement de l'Islam fut tardif, jusqu'à ce que le Messager d'Allah parte pour Badr ; il le rattrapa, embrassa l'Islam et assista à Badr 22. 'Âniqahu : ce qui se trouve entre l'épaule et le cou 23. Shiqquhu : l'une de ses deux moitiés, séparée de lui par le tranchant de son épée 24. Rapporté par Ibn Abî Shayba dans al-Musannaf d'après Umm Jundab, sous forme de hadith marfû' 25. Khath'am : nom d'une tribu arabe 26. Rapporté par al-Bayhaqî, Ibn Abî Shayba et Ahmad 27. Sa biographie a déjà été donnée page 52, n°6 28. Tha' tha'ah : il vomit 29. Al-Jarw : petit du chien ou du fauve 30. Inka'at : elle se retourna et tomba 31. Al-Qurashî al-Jumahî, Compagnon né en Abyssinie. Il fut le premier à être nommé Muhammad dans l'Islam. Il mourut en l'an 74 à La Mecque, ou selon certains à Kûfa 32. Rapporté par an-Nasâ'î, at-Tayâlisî et al-Bayhaqî 33. Shuraḥbîl ibn 'Abd ar-Raḥmân al-Ju'fî, ou selon certains Ibn Aws al-Ju'fî. Ibn as-Sakan et Ibn Hibbân dirent : on lui attribue une compagnie 34. Sala' : excroissances qui apparaissent sur le corps entre la peau et la chair, comme une glande, de la taille d'une pois chiche à celle d'une pastèque ; si on la presse avec la main, elle bouge 35. 'Inân : la bride ou la longe 36. Yaṭḥanuhâ : il la manipule et la palpe avec sa main 37. Rapporté par at-Tabarânî et al-Bayhaqî 38. Rapporté par at-Tabarânî d'après Abû Umâma 39. Rapporté par Ahmad dans son Musnad 40. Sa biographie a déjà été donnée page 64, n°6 41. Rapporté par l'auteur via al-Bukhârî, et également par Muslim 42. Sa biographie a déjà été donnée page 47, n°1 43. Il s'agit de la noble Compagne Umm Sulaym, nommée Rumayla ou ar-Ramḍâ' 44. Selon ce que Muslim a rapporté seul 45. Sa biographie a déjà été donnée page 160, n°1 46. Liya'âdûn : ils se comptent mutuellement. At-Tilimsânî dit : « Dans la version des deux Sahîh et de al-Maṣâbîḥ, 'liyata'âdûn' avec un tâ' supplémentaire 47. Elle est inconnue 48. Siqṭ : le fœtus qui tombe avant terme 49. Rapporté par al-Bayhaqî 50. Sa biographie a déjà été donnée page 281, n°3 51. Al-Fu'ûs : pluriel de Fa's, la pioche 52. Majalat : elle s'est couverte d'ampoules à force de travail 53. Nîf : un nombre entre un et neuf 54. Al-Fâshiya : abondante et répandue 55. Ba'îr : une caravane 56. Aqtâbuhâ : pluriel de Qatab, la petite selle adaptée à la bosse du chameau 57. Aḥlâsuhâ : pluriel de Ḥils, la couverture placée sous la selle 58. Rapporté par Ibn Sa'd 59. Sa biographie a déjà été donnée page 359, n°2 60. Sa biographie a déjà été donnée page 215, n°1 61. Rapporté par at-Tirmidhî sous forme de hadith muttasil, et par al-Bayhaqî d'après Qays ibn Abî Hâzim sous forme de hadith mursal avec la formulation : « Ô Allah, exauce-le quand il invoque », et il l'a jugé bon. Les invocations de Sa'd ont été exaucées, comme rapporté dans les Sahîh et autres 62. Rapporté par l'imam Ahmad, at-Tirmidhî dans son Jâmi' et d'autres d'après Ibn 'Umar sous forme de hadith marfû' : « Ô Allah, soutiens l'Islam par l'un de ces deux hommes : Abû Jahl ou 'Umar ibn al-Khaṭṭâb. » Ibn Hibbân et al-Hâkim dans son Mustadrak l'ont authentifié d'après Ibn 'Abbâs : « Ô Allah, rends l'Islam puissant par 'Umar ibn al-Khaṭṭâb en particulier », et il a dit qu'il est authentique selon les conditions des deux Cheikhs, mais ils ne l'ont pas rapporté 63. Sa biographie a déjà été donnée page 113, n°4 64. Sa biographie a déjà été donnée page 270, n°3 65. Rapporté par al-Bukhârî 66. Sa biographie a déjà été donnée page 214, n°2 et page 256, n°2 67. Rapporté par les deux Cheikhs d'après Anas 68. Rapporté par al-Bayhaqî d'après lui 69. Sa biographie a déjà été donnée page 259, n°6 70. Sha'ruhu : ses cheveux 71. Rapporté par al-Bayhaqî et Ibn Mâja d'après an-Nâbigha 72. Son nom est Qays, ou selon certains Ḥibbân ibn 'Abd Allâh ibn 'Umar ibn 'Adas. An-Nâbigha est son surnom. Parmi les poètes, d'autres ont été surnommés an-Nâbigha, comme adh-Dhubyânî, mais lorsqu'il est employé absolument, il désigne celui-ci. Il fait partie des Mukhaḍramûn 73 qui vécurent longtemps : on dit qu'il vécut 280 ans, ou 240, ou 140. Il rencontra le Prophète et le loua dans son poème en râ', d'environ cent vers, qu'il récita devant lui. Le Prophète pria pour lui 74. Lâ yufaḍḍ : ne tombe pas, ou ne se casse pas. On rapporte aussi 'lâ yufaḍḍ Allâhu fâka' : qu'Allah ne rende pas ta bouche vide de dents 75. Fâka : les dents de ta bouche, par métonymie 76. Thaghrâ : une dent, ou les dents de devant 77. Rapporté par les deux Cheikhs 78. Sa biographie a déjà été donnée page 62, n°6 79. Al-Ḥibr : le savant, ainsi nommé parce qu'il manie souvent l'encre 80. Turjumân : l'interprète 81. Rapporté par al-Bayhaqî d'après 'Amr ibn Ḥurayth 82. Sa biographie a déjà été donnée page 600, n°8 83. Ṣafqatu yamînihi : son allégeance, ainsi nommée parce que les deux parties se serrent la main 84. Rapporté par al-Bayhaqî 85. Il est le fils de 'Amr ibn Tha'laba, connu sous le nom d'Ibn al-Aswad car il fut élevé sous sa tutelle. C'est un Compagnon célèbre, mort sous le califat de 'Uthmân 86. Gharâ'ir : pluriel de Ghirâra, un grand sac 87. Rapporté par al-Bukhârî ; la version selon laquelle il travaillait à al-Kunâsa est rapportée par Ahmad 88. Al-Bâriqî, ou selon certains al-Azdî. On a divergé à son sujet : on dit 'Urwa ibn Abî al-Ja'd, ou Ibn al-Ja'd. C'est un Compagnon célèbre, rapporté par les six et Ahmad. 'Umar le nomma juge de Kûfa 89. Al-Kunâsa : un lieu ou un marché à Kûfa, où l'on jetait les ordures des maisons 90. Ad-Daljî dit : « Je ne sais pas qui l'a rapporté 91. » Un Compagnon nommé Abû Shabîb, dont son fils a rapporté 92. Naddat : elle s'est enfuie et est partie à l'aventure 93. I'ṣâr : un vent violent qui tourbillonne sur terre puis s'élève vers le ciel en forme de colonne 94. Rapporté par Muslim : il l'appela à l'Islam un jour, mais elle lui dit des paroles déplaisantes concernant le Prophète. Il vint alors auprès du Prophète et se plaignit à lui. Le Prophète invoqua pour elle, et elle embrassa l'Islam 95. Son nom est Umayma bint Ṣubayḥ, ou bint Ṣafîḥ, ou encore Maymûna. Son fils Abû Hurayra était désireux de la voir embrasser l'Islam 96. Rapporté par Ibn Mâja et al-Bayhaqî 97. Sa biographie a déjà été donnée page 54, n°4 98. Al-Qurr : le froid, ou son intensité 99. Rapporté par al-Bayhaqî d'après 'Imrân ibn Ḥuṣayn 100. Fille du Messager d'Allah, surnommée az-Zahrâ'. Sa mère était Khadîja. Elle épousa 'Alî, et enfanta al-Ḥasan, al-Ḥusayn, Umm Kulthûm et Zaynab. Elle vécut six mois après son père 101. Rapporté par Ibn Ishâq sans chaîne, par al-Bayhaqî d'après lui, et par Ibn Jarîr via al-Kalbî 102.
Al-Azdī al-Dawsī, surnommé Dhū al-Nūr, fait partie des grands Compagnons et des gens de la lumière, qui sont au nombre de six : Usayd ibn Ḥuḍayr, ‘Abbād ibn Bishr, Ḥamza ibn ‘Amr al-Aslamī, Qatāda ibn al-Nu‘mān, al-Ḥasan ibn ‘Alī, et ce Ṭufayyā. Il fut tué lors de la bataille de Yamāma en l’an douze de l’Hégire 103. Āya : signe 104. Muthla : avec ḍamma sur le mīm, ou bien fatḥa ou kasra, et sukūn sur le thā’ à trois points, c’est-à-dire châtiment et punition exemplaire 105. Rapporté par al-Nasā’ī d’après Ibn ‘Abbās, et par al-Bayhaqī d’après Ibn Mas‘ūd – que Dieu les agrée – ; son origine se trouve dans les deux Ṣaḥīḥ 106. Ta‘izz : une tribu parmi les tribus arabes 107. Rapporté par al-Bukhārī d’après Ibn ‘Abbās – que Dieu les agrée 108. C’est le titre de tout roi des Perses ; le nom de celui à qui le Prophète – que Dieu le bénisse et le salue – écrivit une lettre l’invitant à l’islam est Abrawīz ibn Hurmuz, descendant d’Anūshirwān 109. Rapporté par Abū Dāwūd et al-Bayhaqī ; rapporté par Ibn Ḥibbān d’après Sa‘īd ibn ‘Abd al-‘Azīz, d’après Yazīd ibn Mahrān qui dit : « Je passai devant le Messager de Dieu – que Dieu le bénisse et le salue – alors qu’il priait », et il dit : « Ô Dieu, coupe sa trace ! » et je ne marchai plus. ‘Abd al-Ḥaqq, Ibn al-Qaṭṭān, ainsi qu’Ibn al-Qayyim ont jugé sa chaîne faible ; al-Dhahabī dit : « Je pense qu’il est forgé. » Ensuite, en supposant son authenticité, il y a une difficulté : comment le Prophète – que Dieu le bénisse et le salue – peut-il invoquer contre un enfant, alors que celui-ci n’est pas tenu par les obligations religieuses ? Celles-ci ne deviennent obligatoires qu’à la puberté, après l’Hégire. Al-Ḥalabī dit : « Dans les propos d’al-Subkī, elles ne deviennent obligatoires qu’après Uḥud. » Puis al-Ḥalabī dit : « Ceci relève du discours de la disposition légale, car il s’agit d’une destruction qui n’exige pas la responsabilité. » Al-Anṭākī l’a suivi et al-Tilimsānī l’a confirmé. Il y a aussi que la prière est valide par consensus, donc ce n’est pas une destruction sans contestation, car l’état de l’enfant pubère est parfait, et cela n’implique pas ce châtiment. C’est pourquoi al-Daljī dit : « On a répondu à cela d’une manière qui ne guérit pas. Ensuite, je dis : peut-être l’enfant était-il parmi les enfants des mécréants, et sa famille lui avait ordonné de couper la prière du Maître des meilleurs ; alors le Prophète – que Dieu le bénisse et le salue – leur montra un miracle pour manifester la grandeur et repousser l’humiliation. Ou bien l’enfant était pubère, et le Prophète – que Dieu le bénisse et le salue – le crut majeur et intentionnel dans sa coupure, puis il s’avéra qu’il était un enfant mineur. Ou bien cela relève du type de l’affaire d’al-Khiḍr avec le jeune garçon, par dévoilement 110. Rapporté par Muslim d’après Salama ibn al-Akwa‘ 111. Il s’agit de Bishr ibn Rā‘ī al-‘Ibr al-Ashja‘ī ; le Prophète – que Dieu le bénisse et le salue – savait qu’il n’avait aucune excuse dans sa désobéissance et qu’il n’avait pas exécuté son ordre par orgueil. C’est pourquoi l’auteur, dans le Sharḥ Muslim, dit qu’il était un hypocrite. Cependant, al-Dhahabī dit que c’était un noble Compagnon ; il est donc possible qu’au début il fût hypocrite, puis, lorsque ce signe lui apparut, il se repentit et se consacra sincèrement à Dieu 112. Rapporté par Ibn Isḥāq via ‘Urwa ibn al-Zubayr d’après Hubār ibn al-Aswad, par al-Ḥākim via Abū Nawfal ibn Abī ‘Aqrab d’après son père, et par al-Bayhaqī via une autre chaîne 113. Al-Juhanī : Abū Lahab avait trois fils : ‘Utba, ‘Utayba et Mu‘attib. Deux d’entre eux embrassèrent l’islam le jour de la conquête, mais ne migrèrent pas de La Mecque ; seul ‘Utba resta mécréant. Il avait épousé la fille du Prophète – que Dieu le bénisse et le salue –, mais il la répudia, et le Prophète invoqua contre lui comme il viendra 114. Rapporté par Ibn Sa‘d dans les Ṭabaqāt via al-Kalbī d’après Abū Ṣāliḥ d’après Ibn ‘Abbās – que Dieu les agrée – qui dit : « Laylā bint al-Ḥuṭayya vint trouver le Prophète – que Dieu le bénisse et le salue – alors qu’il tournait le dos au soleil ; elle frappa son épaule et dit : “Qui est-ce que le lion a mangé ?” Il répondit : “Je suis la fille de celui qui nourrit les oiseaux et qui fait naître le vent, je suis Laylā bint al-Ḥuṭayya ; je suis venue pour t’offrir ma main, épouse-moi.” Il dit : “Je l’ai fait.” Elle retourna chez les siens et dit : “Le Prophète m’a épousée.” Ils dirent : “Tu es la femme du Prophète, et le Prophète a des épouses ; il invoquera contre toi.” Elle revint et lui dit : “Décharge-moi.” Il la déchargea, et elle épousa un autre. Alors qu’elle était dans un jardin à Médine, un loup la dévora. Ici, “lion” signifie l’animal prédateur 115. Il a déjà été question d’elle au numéro 1 116. Rapporté par les deux Shaykh 117. Sa biographie a déjà été donnée p. 214 n° 2 et p. 256 n° 2 118. Al-Salā : avec fatḥa sur le sīn non pointé, au cas régime, c’est pour l’animal comme le placenta pour les humains ; c’est une peau fine qui sort avec le petit du ventre de sa mère, enveloppé dedans 119. Rapporté par al-Bayhaqī via ‘Abd al-Raḥmān ibn Abī Bakr et d’après Ibn ‘Amr, d’après Hind bint Khadīja 120. Ibn ‘Abd Shams ibn ‘Abd Manāf ; c’est le père de Marwān et l’oncle de ‘Uthmān – que Dieu l’agrée – ; il embrassa l’islam lors de la conquête. Le Prophète – que Dieu le bénisse et le salue – l’avait exilé à Ṭā’if avec son fils Marwān ; ‘Uthmān le rappela durant son califat, ayant su son repentir. Il mourut sous le califat de ‘Uthmān – que Dieu l’agrée 121. Il s’asseyait derrière le Prophète – que Dieu le bénisse et le salue – ; quand il parlait, il bougeait sa lèvre et son menton en imitant son geste, et faisait des signes des yeux ou des sourcils 122. C’est-à-dire qu’il voulait par là répondre à ses paroles par moquerie et raillerie 123. Rapporté par al-Bayhaqī d’après Tabī‘a ibn Dhu’ayb, et par Ibn Jarīr en chaîne continue d’après Ibn ‘Umar ; al-Ḥasan dit : « Il m’est parvenu qu’il invoqua… » le hadith. La raison de son invocation contre Muḥallam est qu’il avait envoyé une expédition militaire comprenant Muḥallam, et il avait nommé ‘Āmir ibn al-Aḍbaṭ comme commandant. Lorsqu’ils atteignirent le fond d’une vallée, Muḥallam tua ‘Āmir traîtreusement ; alors le Prophète – que Dieu le bénisse et le salue – invoqua contre lui 124. Avec ḍamma sur le mīm, fatḥa sur le ḥā’ et kasra sur le lām redoublé. La raison de l’invocation contre lui a déjà été mentionnée. C’est à ce sujet que fut révélé le verset : « Ô vous qui avez cru, si vous frappez dans le chemin de Dieu, soyez clairs » 125. Il y a de nombreuses opinions sur la cause de la révélation du verset et sur la personne visée. On a divergé au sujet de ce Muḥallam, après la confirmation de son islam et de sa compagnie : était-il un hypocrite ou non ? 126 Falaẓathu : avec fatḥa sur le lām et fatḥa sur le ẓā’ pointé, c’est-à-dire que la terre le rejeta et le jeta sur sa surface après qu’il eut été enterré dans son sein 127. Ṣadayn : avec fatḥa sur le ṣād, ou bien ḍamma, deux collines ou deux vallées 128. Raḍamū : avec fatḥa sur le rā’ non pointé et le ḍād pointé, c’est-à-dire qu’ils entassèrent sur lui 129. Le hadith est rapporté par un bédouin nommé Suwād ibn Qays, ou selon d’autres Ibn al-Ḥārith, qui est un Compagnon. Les paroles du bédouin eurent lieu avant son islam ou avant la sincérité de son islam ; sinon, de telles paroles ne conviennent pas 130. C’est-à-dire qu’il l’acheta de lui sans l’avoir vu, et le Prophète – que Dieu le bénisse et le salue – fit que son seul témoignage fût accepté comme équivalant à deux témoins. Ceci est propre à lui et ne peut être généralisé 131. On dit que son nom est Abū Ḥuzayma ; c’est un Compagnon célèbre, tué à Ṣiffīn avec ‘Alī en l’an trente-sept. Lorsqu’il témoigna pour le Prophète – que Dieu le bénisse et le salue –, celui-ci accepta son témoignage et le fit équivaloir à deux témoignages, disant : « Quiconque a pour témoin Ḥuzayma, cela lui suffit 132. » C’est-à-dire qu’après son déni et le témoignage de Ḥuzayma en sa faveur, le Prophète – que Dieu le bénisse et le salue – rendit le cheval à l’homme 133. Shāṣiya : c’est-à-dire levée, à cause de son gonflement ; de shaṣa baṣaruhu, c’est-à-dire fixer le regard 134. Sa biographie a déjà été donnée p. 47 n° 1 135. Sa biographie a déjà été donnée p. 238 n° 3 136. Yaqṭif : avec ḍamma sur le ṭā’ ou kasra, c’est-à-dire qu’il rapproche ses pas avec rapidité 137. Qaṭūf : avec ḍamma sur la première lettre ; al-Jawharī dit : « al-Qaṭūf, parmi les montures, est celle qui est lente. » Abū Zayd : « C’est celle qui marche d’un pas serré 138. » Baḥran : c’est-à-dire d’une course large et rapide 139. Nakhas : avec nūn et khā’ pointé, tous deux ouverts, c’est-à-dire qu’il le piqua à l’arrière-train ou au flanc avec un crochet ou autre 140. Sa biographie a déjà été donnée p. 154 n° 1 141. Dans une autre version : « ne possède pas 142. » Rapporté par les deux Shaykh 143. Au diminutif ; c’est Ibn Ziyād, et on dit que c’est Samura le Compagnon de Kūfa ; on dit aussi que son nom est Ju‘āl ; Ashja‘ est une tribu connue 144. Khafaqahā bi-mikhfaqa : c’est-à-dire qu’il la frappa avec un fouet 145. Baraka ‘alayhā : avec tashdīd sur le rā’, il invoqua la bénédiction sur elle 146. Rapporté par al-Bayhaqī 147. Le seigneur des Khazraj parmi les Anṣār, l’un des chefs nobles avant l’islam et après ; il assista à la ‘Aqaba avec les soixante-dix, fut l’un des douze naqīb, assista à Uḥud, au Khandaq et à d’autres batailles ; il mourut à Ḥawrān en Syrie 148. Hamlājan : avec kasra puis sukūn puis jīm, c’est-à-dire rapide au trot ; mot persan arabisé, appelé aujourd’hui rahwān 149. Rapporté par Ibn Sa‘d d’après le hadith d’Isḥāq ibn ‘Abd Allāh ibn Abī Ṭalḥa 150. Qalansuwa : avec fatḥa sur le qāf et le lām, et ḍamma sur le sīn, coiffure portée sur la tête 151. Ibn al-Mughīra al-Makhzūmī, l’épée de Dieu. Il faisait partie des nobles de Quraysh avant l’islam ; il assista avec les polythéistes aux guerres contre l’islam jusqu’à la ‘Umra de al-Ḥudaybiyya ; il embrassa l’islam avant la conquête de La Mecque. Abū Bakr l’envoya combattre les apostats, puis en Iraq, puis en Syrie, et le nomma commandant sur les chefs qui s’y trouvaient. Lorsque ‘Umar devint calife, il le destitua et nomma Abū ‘Ubayda ibn al-Jarrāḥ, mais cela n’affaiblit pas sa détermination. Il mourut à Ḥimṣ, ou selon d’autres à Médine. Il était un orateur éloquent, ressemblant à ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb par son caractère et sa description 152. Rapporté par al-Bayhaqī 153. C’est-à-dire d’après la transmission de Muslim, Abū Dāwūd, al-Nasā’ī et Ibn Māja 154. Sa biographie a déjà été donnée p. 405 n° 12 155. Al-Ṭaylas est le noir, c’est-à-dire une tunique noire ; c’est un mot étranger 156. C’est Ḥusayn ibn Muḥammad Abū ‘Alī, un juge traditionniste originaire de Saragosse ; il voyagea en Orient d’un long voyage en 481-490 H ; il accepta la charge de juge à Almería à contrecœur, et fut martyrisé à la bataille de Qutanda, sur la frontière d’al-Andalus 157. Nous n’avons pas trouvé sa biographie 158. Qaṣ‘a : le plat 159. On a divergé sur le nom de son père : on dit qu’il est Ibn Mas‘ūd – que Dieu l’agrée –, ou Ibn Sa‘d ibn Ḥarām, ou Ibn Sa‘īd, ou Ibn Qays ; c’est un Compagnon émigré médinois, qui assista à toutes les batailles et mourut un an après ‘Uthmān 160. Al-Qaḍīb : c’est le bâton du Prophète – que Dieu le bénisse et le salue – que les califes se transmettaient 161. Al-Akla : avec fatḥa sur le hamza, kasra sur le kāf, et sukūn possible ; dans une autre langue, kasra sur le hamza et sukūn sur le kāf ; dans une autre, deux fatḥa ; c’est la gale. Dans une autre version, avec madd puis kasra 162. Rapporté par Abū Nu‘aym dans les Dalā’il et par Ibn al-Sakan dans Ma‘rifat al-Ṣaḥāba 163. Waḍū’uhu : avec fatḥa sur le wāw ou ḍamma, c’est-à-dire l’eau de ses ablutions 164. Mā nazifat : c’est-à-dire qu’elle n’a pas diminué 165. Rapporté par al-Bayhaqī d’après Anas 166. Rapporté par Abū Nu‘aym 167. Baysān : avec kasra sur la bā’ unifiée, ou fatḥa, puis sukūn sur le yā’ souscrit 168. Majja : avec fatḥa sur le mīm et tashdīd sur le jīm, c’est-à-dire qu’il jeta de sa bouche de l’eau 169. Rapporté par Ibn Māja ; al-Bayhaqī rapporte d’après Wā’il al-Ḥaḍramī sans mentionner « de l’eau de Zamzam 170. » Sa biographie a déjà été donnée p. 192 n° 2 171. Sa biographie a déjà été donnée p. 309 n° 2 172. Rapporté par al-Ṭabarānī d’après Abū Hurayra 173.
(422) [p.639] La Compagne Ansâriyya, à savoir Umm Sulaym bint Milhân. Et dans *Sharḥ al-Maṣābīḥ* d’al-Tūr Bashtī : « Umm Mālik parmi les Compagnes sont deux : Umm Mālik al-Ansâriyya et Umm Mālik al-Bahziyya, qui est la propriétaire de la *‘ukka* (outre à beurre). Et il a été dit que son nom n’est pas connu. » (423) [p.639] *‘Ukka* : avec la *ḍamma* sur la *‘ayn* non pointée et le *tashdīd* du *kāf* : un récipient en cuir dans lequel on met le *samn* (beurre clarifié). (424) [p.639] *Al-Adm* : avec la *ḍamma* sur le *hamza* et le *sukūn* sur le *dāl* non pointé, ou avec deux *ḍammas* : tout ce avec quoi on accommode (le pain). (425) [p.639] Rapporté par Muslim d’après Jâbir. (426) [p.640] Il est Abû ‘Abd Allâh al-Fârisî, affranchi (*mawlâ*) du Messager d’Allâh (qu’Allah prie sur lui et le salue). Il est originaire d’un village appelé « Ju’ju’ » d’Ispahan. Il ne s’est jamais absenté du Messager d’Allâh après qu’Il l’eut affranchi. Il faisait partie des savants parmi les Compagnons et de leurs ascètes (*zuhhâd*) qui vécurent longtemps. Al-Nawawî a dit : « Ils sont unanimes sur le fait qu’il vécut deux cent cinquante ans. Il mourut à al-Madâ’in et y fut enterré en l’an trente-cinq ou trente-six. » Le Messager d’Allâh (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit à son sujet : « Certes, le Paradis aspire à lui. » (427) [p.640] *Wadiyya* : avec la *fatḥa* sur le *wāw* et la *kasra* sur le *dāl* non pointé et le *tashdīd* du *yā’* souscrit. C’est le petit rejeton du palmier. (428) [p.640] *Ta‘allaqa* : avec la *fatḥa* sur le *lām* : s’est accroché ou a pris racine. (429) [p.640] *Tuṭ‘im* : avec la *ḍamma* sur le *tā’* et la *kasra* sur la *‘ayn* : c’est-à-dire qu’elle donne le fruit ou qu’elle arrive à maturité. (430) [p.640] *Ūqiyya* : avec la *ḍamma* sur le *hamza* et le *tashdīd* du *yā’* souscrit selon le plus connu, et avec la suppression du *hamza* et la *fatḥa* sur le *wāw* dans une autre langue. Elle équivalait à quarante dirhams d’argent à son époque (qu’Allah prie sur lui et le salue). Ce qui est visé ici est son poids. (431) [p.640] Il s’agit de ‘Umar ibn al-Khaṭṭâb, selon ce qu’a mentionné Ibn ‘Abd al-Barr avec sa chaîne de transmission dans *al-Istī‘āb*, et c’est aussi dans le *Musnad* d’Aḥmad. Et dans une autre voie mentionnée par al-Bukhârî dans autre que son *Ṣaḥīḥ*, que celui qui les a plantées est Salmân. On concilie les deux en disant que l’une a été plantée par ‘Umar et l’autre par Salmân, ou bien qu’ils ont planté un seul arbre qui n’a pas donné de fruit, et que le rapporteur a attribué sa plantation tantôt à ‘Umar et tantôt à Salmân, si le rapporteur est unique – à savoir Burayda, comme rapporté par Aḥmad – et si c’est un autre, alors il y a une figure de style (métaphore). (432) [p.640] Sa biographie a déjà été présentée à la page « 355 », numéro « 4 ». (433) [p.641] Ceci est un long hadith rapporté par Qâsim ibn Thâbit dans *al-Dalā’il* par la voie de Mûsâ ibn ‘Uqba d’après al-Miswar ibn Makhrama d’après lui. (434) [p.641] Avec deux *fatḥas* et une *shīn* pointée : Ibn ‘Uqayl, l’un des Banû Nufayla ibn Mulayk, frère de Ghifâr. Il a été rapporté d’après al-Miswar ibn Makhrama qui a dit : « Nous sortîmes avec ‘Umar pour le pèlerinage. Lorsque nous fûmes à al-‘Arj, voilà qu’un héraut (*hātif*) sur la route dit : “Arrêtez-vous !” Nous nous arrêtâmes. Il dit : “Le Messager d’Allâh est-il parmi vous ?” ‘Umar lui dit : “Sais-tu ce que tu dis ?” Il dit : “Oui.” Il dit : “Il est mort.” ‘Umar dit alors : “Innā liLlāhi wa innā ilayhi rāji‘ūn” (Nous sommes à Allah et à Lui nous retournons). Il dit : “Qui lui a succédé ?” Il dit : “Abû Bakr.” Il dit : “Est-il parmi vous ?” Il dit : “Il est mort.” Il dit alors : “Innā liLlāhi wa innā ilayhi rāji‘ūn” et dit : “Qui lui a succédé ?” Il dit : “‘Umar.” Il dit : “Est-il parmi vous ?” Il dit : “C’est lui qui te parle.” Il dit : “Au secours ! Au secours !” Il dit : “Qui es-tu ?” Il dit : “Je suis al-Ḥanash ibn ‘Uqayl. Le Messager d’Allâh m’a rencontré et m’a appelé à l’Islam, j’ai embrassé l’Islam. Il m’a donné à boire le reste de *sawīq* (bouillie de farine torréfiée)…” (le reste du hadith tel que rapporté dans le texte original). “Puis je me suis dirigé vers Ra’s al-Abyaḍ. Je n’ai cessé d’y demeurer, moi et ma famille, pendant dix ans, priant cinq fois par jour, jeûnant le mois de Ramadan et égorgeant une bête sacrificielle (*nusuk*) le jour de la fête du sacrifice (*dhū al-ḥijja*). C’est ainsi que me l’a enseigné le Messager d’Allâh (qu’Allah prie sur lui et le salue). Et l’année de sécheresse m’a frappé.” Il dit : “Le secours t’est venu, rejoins-moi à l’eau.” Il dit : “Lorsque nous fûmes de retour, nous interrogeâmes le propriétaire de l’eau à son sujet. Il dit : “Ceci est sa tombe.” ‘Umar vint alors à lui, implora la miséricorde sur lui et demanda pardon pour lui.” » (435) [p.641] Rapporté par Aḥmad d’après Abû Sa‘îd avec une chaîne de transmission authentique (*ṣaḥīḥ*). (436) [p.641] Sa biographie a déjà été présentée plus haut. (437) [p.642] *Muṭīra* : très pluvieuse. (438) [p.642] *‘Urjūn* : avec la *ḍamma* sur la *‘ayn* non pointée et le *jīm*, ou avec la *kasra* sur la *‘ayn* et la *fatḥa* sur le *jīm* : c’est la base de la grappe de dattes qui se recourbe et dont on coupe les *shimrākh* (rameaux portant les dattes), et qui reste sur le palmier, desséchée. On dit que c’est le *‘idhq* (régime) en général, et on dit lorsqu’il est complètement sec, ce qui correspond à la parole d’Allâh Très-Haut : « jusqu’à ce qu’il devienne comme une vieille branche de palmier » (Sourate Yâ Sîn, verset 39). (439) [p.642] C’est-à-dire dix coudées. (440) [p.642] Rapporté par al-Bayhaqî d’après ‘Ukâsha (qu’Allah l’agrée). (441) [p.642] Il est ‘Ukâsha ibn Miḥṣan ibn Ḥarthân al-Asadî, des Banû Ghanm. Compagnon, parmi les hommes des expéditions (*sarāyā*). Il est compté parmi les habitants de Médine. Il assista à toutes les batailles avec le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue). C’est celui à propos duquel le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit : « ‘Ukâsha t’a devancé pour cela. » Il fut tué lors de la guerre de l’apostasie (*ridda*) dans la terre du Najd. (442) [p.642] *Jadhl* : avec la *kasra* sur le *jīm* et la *fatḥa* et le *sukūn* sur le *dhāl* pointé : c’est-à-dire la base d’un arbre. Il voulait dire ici un bâton. On dit aussi que c’est une bûche ou une pièce de bois épaisse. (443) [p.642] *Al-‘Awn* : au *maṣdar* (nom d’action) pour l’emphase, ou au sens de *al-mu‘īn* (l’assistant), ou *al-mu‘ān* (celui qui est assisté) ou *al-musta‘ān* (celui dont on implore l’aide). (444) [p.643] Rapporté par al-Bayhaqî. (445) [p.643] Il est le fils de la tante paternelle du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue), dont le nom est Umayma bint ‘Abd al-Muṭṭalib. Il fait partie des Émigrés (*muhājirūn*) lors des deux émigrations. Il est appelé *al-Mujadda‘* (le mutilé) parce qu’il fut martyrisé à Uḥud, et on dit parce que son nez et ses oreilles furent coupés, car il avait demandé cela à Allâh Très-Haut. (446) [p.643] Phrase incidente. (447) [p.643] *‘Asīb nakhl* : c’est-à-dire une palme (*jarīda*) de palmier, de ce qui n’a pas de *khuṣ* (folioles) dessus. Ce sur quoi poussent les folioles est le *sa‘f*, et les *khuṣ* sont les feuilles. (448) [p.643] *Al-Ḥawā’il* : pluriel de *ḥā’ila* : la brebis qui n’a pas de lait. (449) [p.643] Rapporté par Ibn Sa‘d et al-Ṭabarânî d’après Abû Ma‘bad al-Khuzâ‘î. (450) [p.643] Sa biographie a déjà été présentée à la page « 146 », numéro « 9 ». (451) [p.643] Il vint en délégation (*wafd*) auprès du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) alors qu’il était un vieillard avancé en âge, accompagné de son fils Bishr. Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) pria pour lui, lui passa la main sur la tête et lui donna dix chèvres. Muḥammad ibn Bishr ibn Mu‘âwiya ibn Thawr a dit à propos de son père : « Et mon père, celui dont le Messager a passé la main sur la tête… et a prié pour lui pour le bien et les bénédictions », comme cela a été rapporté par Ibn Sa‘d et Ibn Shâhîn d’après al-Ja‘d ibn ‘Abd Allâh. (452) [p.643] Il est Mu‘âwiya ibn Thawr ibn ‘Ubâda ibn al-Bakkâr al-‘Âmirî al-Bakâ’î. Il vint en délégation auprès du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) qui lui donna ce qui a été mentionné sous le numéro (12). Il a été rapporté que le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) enseigna à Mu‘âwiya et à son fils Bishr la *yā sīn*, la *Fātiḥa* et les *Mu‘awwidhāt* (sourates de la protection). (453) [p.643] Sa biographie a déjà été présentée à la page « 47 », numéro « 1 ». (454) [p.643] Rapporté par Abû Ya‘lâ, al-Ṭabarânî et d’autres avec une chaîne de transmission bonne (*ḥasan*). (455) [p.643] Ḥalîma bint ‘Abd Allâh ibn al-Ḥârith al-‘Adiyya. Son époux est al-Ḥârith ibn ‘Abd al-‘Uzzâ. Elle et son époux ainsi que leurs enfants embrassèrent l’Islam. C’est elle qui fut sa nourrice (qu’Allah prie sur lui et le salue). (456) [p.644] *Shārifahā* : c’est la chamelle âgée. On dit aussi : parmi les chameaux, ou parmi les chèvres. (457) [p.644] Rapporté par al-Bayhaqî. (458) [p.644] Sa biographie a déjà été présentée à la page « 214 », numéro « 2 » et « 256 », numéro « 2 ». (459) [p.644] *Lam yanz* : le mâle ne l’a pas saillie pour la fécondation. (460) [p.644] Rapporté par Muslim. (461) [p.644] Il est al-Miqdâd ibn ‘Amr, connu sous le nom d’Ibn al-Aswad al-Kindî al-Bahrânî al-Ḥaḍramî, Abû Ma‘bad ou Abû ‘Amr. Compagnon, parmi les héros. Il est l’un des sept qui furent les premiers à manifester l’Islam. Il fut le premier à combattre sur un cheval dans le sentier d’Allâh. Il assista à Badr et à d’autres batailles. Il vécut à Médine et mourut à proximité de celle-ci ; on le transporta à Médine et on l’y enterra. (462) [p.644] Rapporté par Ibn Sa‘d d’après Sâlim ibn Abî al-Ja‘d sous forme *mursal*. (463) [p.644] *Siqā’* : avec la *kasra* sur le *sīn* non pointé : un récipient. (464) [p.644] *Awkāhu* : avec un *alif* après le *kāf* : c’est-à-dire qu’il l’a attaché avec le *wikā’* (lien), qui est le cordon avec lequel on serre l’ouverture du récipient. (465) [p.644] Sa biographie a déjà été présentée à la page « 31 », numéro « 2 ». (466) [p.644] Al-Suyûṭî ne l’a pas fait sortir (ne l’a pas mentionné). (467) [p.644] ‘Umayr ibn Sa‘d ibn ‘Ubayd al-Awsî al-Anṣârî. Compagnon, parmi les gouverneurs, les ascètes. Il assista aux conquêtes du Shâm. ‘Umar le nomma gouverneur de Ḥimṣ. Il y demeura un an, puis ‘Umar le fit venir à Médine. ‘Umar voulut le renvoyer (à son poste), mais il refusa et mourut du vivant de ‘Umar. On dit aussi qu’il vécut jusqu’au califat de Mu‘âwiya. ‘Umar disait : « Je voudrais avoir des hommes comme ‘Umayr ibn Sa‘d pour m’aider dans la gestion des affaires des musulmans. » (468) [p.644] *Baraka* : il pria pour lui afin qu’il soit béni. (469) [p.645] Al-Sâ’ib ibn Yazîd ibn Sa‘d ibn Tamâma ibn al-Aswad. Compagnon. Sa naissance eut lieu peu avant la première année de l’Hégire. Il était avec son père le jour où le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) fit le pèlerinage d’adieu. ‘Umar le nomma prévôt du marché de Médine. Il fut le dernier Compagnon à mourir à Médine. Il a vingt-deux hadiths dans les deux *Ṣaḥīḥ*. (470) [p.645] Il est Abû Sufyân al-Qurâzî. Il vint en délégation auprès du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) avec ses affranchis. Il résidait au Shâm. Il vint auprès du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) qui lui passa la main sur la tête. La partie que sa main toucha devint noire, tandis que le reste de sa tête était blanc. (471) [p.645] Il est Abû ‘Abd Allâh ‘Utba ibn Farqad ibn Yarbû‘ al-Sulamî, le Compagnon. Il assista à Khaybar. Il construisit à Mossoul une demeure et une mosquée. Son fils ‘Amr est compté parmi les saints. ‘Utba vécut à Kûfa. On appelle ses descendants les *Farâqida*. Il fut gouverneur de Mossoul. (472) [p.645] Rapporté par al-Ṭabarânî et al-Bayhaqî. (473) [p.645] *Salata* : du verbe *salata* qui est spécifique au fait d’extraire un liquide ou une chose humide collée à une autre chose. On dit *salata al-qaṣ‘a* lorsqu’on passe ses doigts sur les bords du plat pour le nettoyer. Ce qui est visé ici est d’essuyer ce qui était sur le visage de ‘Â’idh comme sang. (474) [p.645] Il est ‘Â’idh ibn ‘Amr ibn Hilâl ibn ‘Ubayd ibn Yazîd al-Muzanî, Abû Hubayra. Il faisait partie de ceux qui prêtèrent serment sous l’arbre. Il vécut à Basra et mourut sous le gouvernement d’Ibn Ziyâd. (475) [p.645] C’est-à-dire la bataille de Ḥunayn qui eut lieu contre les Hawâzin en l’an huit de l’Hégire. (476) [p.645] *Ghurra* : c’est une marque blanche qui s’étend en longueur et en largeur sur le visage. (477) [p.645] Rapporté par al-Ṭabarânî. (478) [p.646] Il est Qays ibn Zayd ibn Jabbâr al-Judhâmî. On l’appelle aussi Qays al-Agharr. Il a été rapporté qu’il vint en délégation auprès du Messager d’Allâh (qu’Allah prie sur lui et le salue) qui le nomma chef d’un village situé devant lui, lui passa la main sur la tête, pria pour lui et lui dit : « Qu’Allâh te bénisse, ô Qays ! » Son fils Nâ’il fut le seigneur des Judhâm au Shâm. (479) [p.646] C’est-à-dire que sa tête était blanche à cause des cheveux blancs. (480) [p.646] C’est-à-dire qu’il n’a pas eu de cheveux blancs, mais est resté de couleur noire, par sa bénédiction (qu’Allah prie sur lui et le salue). (481) [p.646] Mentionné par Ibn al-Kalbî. (482) [p.646] Rapporté par al-Bayhaqî. (483) [p.646] Il est Wahb ibn ‘Adiyy ibn Mâlik al-Bukhârî al-Zuhrî. Et *al-Juhanî* est une attribution à Juhayna, qui est une tribu connue. (484) [p.646] Al-Burhân a dit : « Je ne le connais pas. » On dit qu’il s’agit peut-être de Khuzayma ibn Sawâd ibn al-Ḥârith, car il a été rapporté qu’il (le Prophète) lui passa la main sur le visage et qu’il eut une marque blanche (*ghurra*). On dit qu’il s’agit peut-être de Ṭalḥa ibn Umm Sulaym, car il a été rapporté qu’il (qu’Allah prie sur lui et le salue) lui passa la main sur le toupet (*nāṣiya*) et cela devint comme une marque blanche. (485) [p.646] Rapporté par Aḥmad et al-Bayhaqî. (486) [p.646] Il est Qatâda ibn Salmân al-Qaysî. Il est compté parmi les Basriens. (487) [p.646] *Al-Mir’āt* : avec la *kasra* sur le *mīm*, nom d’instrument dérivé de *rawā* (rapporter). Il semble que le fait de regarder dans son visage est une hyperbole pour exprimer sa pureté et sa beauté, et non le sens littéral. (488) [p.647] Rapporté par al-Bayhaqî dans un long hadith avec chaîne de transmission (*musnad*) et par d’autres. (489) [p.647] Il est Ḥanẓala ibn Khudaym ibn Ḥanîfa al-Tamîmî. Lui, son père et son grand-père ont eu la compagnie (du Prophète). (490) [p.647] *Baraka* : avec la *fatḥa* sur la *bā’* simple souscrite, le *tashdīd* du *rā’* non pointé et la *fatḥa* sur le *kāf* : c’est-à-dire qu’il pria pour lui afin qu’il soit béni et dit : « Qu’Allâh te bénisse (*Bāraka Allāhu fīka*). » (491) [p.647] Rapporté par Ibn ‘Abd al-Barr dans *al-Istī‘āb*. (492) [p.647] *Nafaḥa* : avec la *fatḥa* sur le *nūn*, la *fatḥa* sur le *fā’* pointé et la *fatḥa* sur le *ḥā’* non pointé : il aspergea.
Elle est Zaynab bint Umm Salama, et Umm Salama est la Mère des croyants ; son nom est Hind, et on dit aussi Ramla. Son père est Hudhayfa, connu sous le nom de Zād al-Rākib. Zaynab est donc la belle-fille 174 du Messager d'Allah, paix et salut sur lui, et la sœur de lait d'Ibn al-Zubayr. Elle était mariée à 'Abd Allah ibn Zam'a, dont elle eut des enfants. Elle était l'une des plus savantes et des plus sages de son époque. Zaynab naquit en terre d'Abyssinie ; sa mère l'amena avec elle, et son nom était Barra ; le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, la nomma Zaynab. [494] Ce hadith n'a été rapporté ni par al-Suyūṭī ni par aucun autre commentateur. [495] 'Āha 175 : c'est-à-dire une infirmité, qu'il s'agisse de la teigne ou autre. [496] Bara'a 176 : au poids de ḍaraba, avec une hamza finale, c'est-à-dire que son infirmité a disparu et qu'il a guéri de ce dont il souffrait. Quant à barī'a, avec un kasra sur le rā', signifiant « créer », c'est un verbe défectueux. [497] Al-Suyūṭī ne l'a pas rapporté. [498] On dit que c'est lui qui vint auprès du Messager d'Allah, paix et salut sur lui, alors qu'il souffrait d'une hernie 177. On dit aussi qu'il s'agit de deux histoires différentes, et que le protagoniste de la seconde est al-Muhallab ibn Yazīd ibn 'Adī ibn Qināna. Il vint en délégation auprès du Prophète, paix et salut sur lui, alors qu'il était chauve ; le Prophète passa la main sur sa tête, et ses cheveux repoussèrent. [499] Al-Daljī a dit : « Je ne sais pas qui l'a rapporté. » [500] Udra 177 : avec un ḍamma sur le hamza, un sukūn sur le dāl non pointé, une fatḥa sur le rā' non pointé et un hā', c'est un gonflement des testicules. [501] Maj 178 : c'est-à-dire de la salive. [502] Ce hadith est suspendu 179 à Ṭāwūs, et on ne sait pas lequel des transmetteurs l'a rapporté de lui. [503] Il s'agit de Ṭāwūs ibn Kaysān al-Yamānī, Abū 'Abd al-Raḥmān al-Yamānī, le célèbre. Il est l'un des fils des Perses, et son fils est Dhakwān. Il fut surnommé Ṭāwūs parce qu'il était le paon des récitants 180. Il était un chef parmi les Successeurs, une autorité dans la science, un homme d'action, ascète. Il mourut en l'an 106 ou 105 de l'hégire. Les six 181 rapportent de lui. Il accomplit quarante pèlerinages, pria la prière de l'aube avec les ablutions de la prière du soir pendant quarante ans, et fut enterré à La Mecque. Qu'Allah l'agrée. [504] Ṣakka 182 : avec un ṣād non pointé et un kāf redoublé, c'est-à-dire qu'il frappa sa poitrine avec sa main bénie. [505] Aḥmad l'a rapporté, remontant à Wā'il ibn Ḥujr, dans un hadith célèbre rapporté par Muslim d'après Salama ibn al-Akwa'. [506] Shāhat al-wujūh 183 : une formule d'imprécation signifiant « qu'ils soient laids et qu'Allah les enlaidisse », de shawha et tashwīh, qui est la laideur. [507] Al-qadhā 184 : avec une fatḥa sur le qāf et le dhāl non pointé, et un alif final, c'est ce qui tombe dans l'œil comme la poussière, et aussi ce qui tombe dans l'eau bue ou autre, ce qui la trouble. [508] Al-Bukhārī l'a rapporté. [509] Sa biographie a déjà été donnée à la page 30, numéro 5. [510] Gharafa 185 : c'est-à-dire qu'il fit un geste semblable à celui qui puise quelque chose. [511] Rapporté dans les deux Ṣaḥīḥ 186. [512] Sa biographie a déjà été donnée à la page 270, numéro 7. [513] Rapporté par al-Zubayr ibn Bakkār d'après Ibrāhīm ibn Muḥammad ibn 'Abd al-'Azīz al-Zubayrī, d'après son père. [514] Il s'agit de 'Abd al-Raḥmān ibn Zayd ibn al-Khaṭṭāb al-Qurashī al-'Adawī ; sa mère est Lubāba bint Abī Lubāba al-Anṣāriyya. Il naquit en l'an 5, et on dit aussi l'année de l'hégire. 'Umar lui donna sa fille Fāṭima en mariage, et elle lui enfanta 'Abd Allāh. Yazīd, après Mu'āwiya, confia à 'Abd al-Raḥmān le gouvernorat de La Mecque. [515] Damīman 187 : avec un dāl non pointé, c'est-à-dire laid, et damīm parce qu'il était chétif et petit. Al-damāma, avec un dāl non pointé et une fatḥa, concerne la création ; avec un ḍād pointé et un ḍamma, concerne le caractère. [516] Ḍara'a 188 : avec un ḍād pointé, un rā' non pointé et une fatḥa sur les deux, puis un 'ayn non pointé, c'est-à-dire qu'il devint long, haut et prédominant. [517] Yunzafu 189 : avec un zāy pointé et un fā', au passif ou à l'actif ; al-nazf et al-nazḥ ont le même sens, c'est-à-dire qu'il ne s'épuise pas. [518] Ghamruhu 190 : avec une fatḥa sur le ghayn pointé et un sukūn sur le mīm, avant un rā' non pointé, c'est une très grande quantité d'eau. [519] Rapporté par Abū Dāwūd et les deux Shaykh 191. Dans la version d'Abū Dāwūd ici présente, il y a un ajout par rapport à la version des deux Shaykh. [520] Sa biographie a déjà été donnée à la page 64, numéro 6. [521] Rapporté par Aḥmad, al-Ṭabarānī et d'autres, avec une chaîne de transmission authentique. [522] Sa biographie a déjà été donnée à la page 285, numéro 1. [523] Comme rapporté par les deux Shaykh et d'autres. [524] Comme rapporté par al-Bukhārī et d'autres. [525] Comme dans les deux Ṣaḥīḥ, d'après Sufyān ibn Abī Zuhayr. [526] Al-Ḥīra 192 : avec un kasr sur le ḥā' non pointé, un sukūn sur le yā' souscrit, une fatḥa sur le rā' non pointé et un hā', c'est une ville près de Kūfa, et aussi le nom d'une autre ville près de Nishapur. [527] D'après ce qu'a rapporté al-Bukhārī d'après 'Adī ibn Ḥātim. [528] Comme rapporté par les deux Shaykh. [529] Comme rapporté par les deux Shaykh d'après Sahl ibn Sa'd, avec cette formulation : « Je donnerai certainement l'étendard demain à un homme qui aime Allah et Son Messager, et qu'Allah et Son Messager aiment ; Allah lui accordera la victoire. » Il appela 'Alī, qui avait une ophtalmie ; il cracha dans ses yeux, et il guérit ; et Allah lui accorda la victoire. [530] Rapporté par les deux Shaykh par des voies authentiques. [531] Comme dans les deux Ṣaḥīḥ, par des voies d'Abū Hurayra et d'autres. [532] D'après ce qu'ont rapporté les deux Shaykh par des voies. [533] Comme rapporté par les deux Shaykh d'après Abū Sa'īd, avec cette formulation : « Vous suivrez certainement les coutumes de ceux qui vous ont précédés, empan par empan, coudée par coudée, au point que s'ils entraient dans le trou d'un lézard, vous les y suivriez. » [534] Rapporté par Aḥmad, Abū Dāwūd, al-Tirmidhī et al-Ḥākim. [535] Rapporté par les deux Shaykh d'après Jābir, qu'Allah l'agrée. [536] Anmāṭ 193 : pluriel de nimṭ, comme sabab et asbāb, c'est-à-dire le tapis. Cela signifie que sa communauté, paix et salut sur lui, s'étendra dans le monde au point d'acquérir des tapis précieux, par l'expansion qu'Allah leur accordera après leur pauvreté et leur vie étroite. [537] Al-ghadū 194 : avec un ghayn pointé et un dāl non pointé, c'est la marche au début de la journée. [538] Al-ḥulla 195 : le vêtement précieux. [539] Al-rawāḥ 196 : la marche à la fin de la journée. [540] Ṣaḥfa 197 : au poids de qaṣ'a, c'est le récipient pour la nourriture. [541] Rapporté par al-Tirmidhī d'après 'Alī, et il l'a jugé bon. [542] Rapporté par al-Tirmidhī d'après Ibn 'Umar, comme l'a dit al-Daljī. Quant à ce qu'a mentionné al-Ḥalabī, à savoir que le hadith a été rapporté par al-Dhahabī dans son Mīzān, dans la notice de Muḥammad ibn Khalīl al-Ḥanafī al-Kirmānī, avec cette formulation : « Il a rapporté d'après Ibn al-Mubārak, d'après Ibn Sawqa, d'après 'Abd Allāh ibn Dīnār, d'après Ibn 'Umar, d'après le Prophète, paix et salut sur lui », puis il a mentionné le hadith, puis a dit : « Il n'est pas authentique. » Cela ne contredit pas ce qui précède, car le manque d'authenticité concerne sa transmission ; et il n'est pas nécessaire que le manque d'authenticité implique la négation de l'établissement par une voie bonne, ce qui suffit comme preuve. [543] Al-miṭīṭā' 198 : avec un ḍamma sur le mīm, une fatḥa sur le ṭā' non pointé, un yā' souscrit et un alif long, comme dans al-Nihāya ; il est construit sur la forme du diminutif, comme al-kumayt. C'est une démarche où l'on étend les mains, et on entend par là la démarche arrogante. [544] Comme dans les deux Ṣaḥīḥ : « L'Heure ne viendra pas avant que vous ne combattiez les Turcs, un peuple dont les sandales sont en poil, et avant que vous ne combattiez les Turcs aux petits yeux, aux visages rouges, aux nez camus, dont les visages ressemblent à des boucliers martelés. » [545] Khuzr 199 : avec un ḍamma sur le khā' et un sukūn sur le zāy, pluriel de akhzar ; al-khazar, avec deux fatḥas, c'est l'étroitesse et la petitesse de l'œil. Ils sont une tribu des Turcs. [546] Rapporté par les deux Shaykh sans la mention de la Perse, et al-Ḥārith a mentionné d'après Ibn Mikhrayr, remontant au Prophète, la mention de la Perse. [547] Dhāt qurūn 200 : al-qurūn, pluriel de qarn, ce sont les groupes d'une même époque ; c'est-à-dire que chaque fois qu'un siècle passe, un autre le remplace. [548] Al-amthal 201 : c'est-à-dire le plus noble. [549] Il est rapporté dans al-Bukhārī : « Les pieux s'en iront, les premiers après les premiers, et il restera des rebuts, comme les rebuts de l'orge ou des dattes ; Allah ne leur accordera aucune considération. » Al-ḥuthāla, avec un ḥā' non pointé et un thā' à trois points, c'est le rebut de toute chose. [550] Comme dans un hadith rapporté par al-Tirmidhī d'après Anas, qu'Allah l'agrée : « L'Heure ne viendra pas avant que le temps ne se rapproche, au point que l'année soit comme le mois, le mois comme la semaine, la semaine comme le jour, le jour comme l'heure, et l'heure comme la ḍarama 202 de feu. » Al-ḍarama, avec un ḍād pointé et une fatḥa, et un rā' non pointé et une fatḥa, c'est une herbe qui brûle rapidement. Al-taqārub est une forme d'interaction de qurb, et on entend par là sa brièveté et son peu de durée, car ce qui est court se rapproche. On a divergé sur le sens du rapprochement : on a dit qu'il s'agit de la fin des temps et de la proximité de l'Heure ; l'apparent est qu'il s'agit du temps de Jésus, paix sur lui, car en raison de l'abondance des biens, les temps sont jugés courts par la jouissance des plaisirs. On a dit aussi qu'il s'agit du temps de l'Antéchrist, car en raison de l'intensité des préoccupations des gens face à ce qui les assaille, ils ne savent comment leurs jours s'écoulent. On a dit aussi qu'on entend par là l'accélération des temps, de sorte que leurs temps se rapprochent dans le sacrifice ou l'épreuve. On a dit aussi qu'on entend par là la diminution de la bénédiction dans leurs œuvres, malgré l'abondance des mouvements dans leurs états. [551] Le hadith : « Allah ne retire pas la science en l'arrachant aux serviteurs, mais Il retire la science en reprenant les savants, jusqu'à ce qu'il ne reste plus aucun savant ; alors les gens prennent pour chefs des ignorants, on les interroge, ils donnent des avis sans science, ils s'égarent et égarent les autres. » Comme rapporté par Aḥmad, les deux Shaykh, al-Tirmidhī et Ibn Māja d'après Abū Hurayra. [552] Al-haraj 203 : avec une fatḥa sur le hā', un sukūn sur le rā', puis un jīm ; on dit que c'est un mot abyssin signifiant le meurtre. Son sens originel en langue est l'abondance. Il est rapporté dans le hadith des deux Ṣaḥīḥ d'après Abū Hurayra : « Le temps se rapprochera, la science sera retirée, les tentations apparaîtront, l'avarice sera répandue, et le haraj se multipliera. » Ils dirent : « Qu'est-ce que le haraj ? » Il dit : « Le meurtre. » [553] Comme dans le hadith des deux Shaykh d'après la Mère des croyants Zaynab. Le hadith commence ainsi : Zaynab, qu'Allah l'agrée, dit : « Le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, se réveilla de son sommeil, le visage rougi, en disant : 'Il n'y a de dieu qu'Allah. Malheur aux Arabes d'un mal qui s'est approché. Une ouverture a été faite dans la barrière de Gog et Magog de cette grandeur.' » [554] Wayl 204 : un mot d'affliction et d'étonnement ; le Prophète, paix et salut sur lui, s'étonna de ce qui les atteindrait comme difficulté et destruction à cause de tentations survenant parmi les musulmans, comme des nuits obscures. [555] D'après ce qu'a rapporté Muslim d'après Thawbān. [556] Zuwiyat 205 : au passif, c'est-à-dire rassemblé et rapproché les uns des autres jusqu'à devenir en un lieu que le regard embrasse rapidement, c'est-à-dire qu'Allah lui montra tout cela. [557] Ṭanja 206 : avec une fatḥa sur le ṭā' non pointé, un sukūn sur le nūn et une fatḥa sur le jīm, ville célèbre sur la côte de la mer du Maghreb. Ṭanja est un mot berbère. C'est une grande ville qui fut conquise à l'époque islamique, puis les croisés s'en emparèrent en l'an 807 de l'hégire après un combat terrible. Lorsque les musulmans virent qu'ils n'avaient ni soutien ni secoureur, ils la leur cédèrent. Les croisés y demeurèrent jusqu'à ce qu'ils possèdent la plupart des pays. Ainsi l'islam redevint étranger comme il avait commencé, et les traces de la civilisation islamique, encore visibles dans certains monuments de la ville historique, furent ensevelies. [558] 'Umāra 207 : avec un kasr sur le 'ayn, c'est-à-dire un pays peuplé. [559] Rapporté par Muslim d'après Sa'd ibn Abī Waqqāṣ, qu'Allah l'agrée, remontant au Prophète. [560] Il s'agit de 'Alī ibn 'Abd Allāh ibn Ja'far ibn Khuzay' Abū al-Ḥasan, l'imam des gens du hadith de son temps. Al-Nasā'ī a dit : « Il semble qu'Allah ne l'ait créé que pour cela. » Al-Bukhārī a dit : « Je ne me suis jamais senti inférieur sauf devant 'Alī ibn al-Madīnī. » Il est attribué à la ville du Messager d'Allah, paix et salut sur lui. Il mourut en l'an 234 de l'hégire, à l'âge de 73 ans. [561] Al-gharb 208 : avec une fatḥa sur le ghayn pointé et un sukūn sur le rā' non pointé, c'est le seau. [562] Rapporté par al-Ṭabarānī et 'Abd Allāh ibn Aḥmad ibn Ḥanbal.
[563] Sa biographie a été présentée précédemment p. 262, n° 4. [564] Dans un hadith rapporté par at-Tirmidhī et al-Ḥākim d'après al-Ḥasan ibn ‘Alī – que Dieu Très-Haut les agrée –. Il a été rapporté par al-Bayhaqī d'après Sa‘īd ibn al-Musayyab en transmission interrompue, et dans sa chaîne figure ‘Alī ibn Zayd ibn Jud‘ān, qui est faible, et d'après Abū Hurayra, et dans sa chaîne figure az-Zinjī, qui est inconnu en personne et en état. [565] Sa biographie a été présentée précédemment p. 359, n° 2. [566] C'est-à-dire que le Prophète – sur lui la paix et le salut – a recommandé notre seigneur Mu‘āwiya – que Dieu Très-Haut l'agrée –, comme cela est rapporté par al-Bayhaqī d'après Mu‘āwiya dans les termes : « Ce qui m'a poussé à accepter le califat n'est que la parole du Prophète – sur lui la paix et le salut – : “Ô Mu‘āwiya, si tu gouvernes” – et dans une version : “lorsque tu seras investi” – “alors agis bien” ». Al-Bayhaqī l'a jugé faible, puis d'autres ont dit : « Il a des témoignages, dont le hadith de Sa‘d ibn al-‘Āṣ : “Mu‘āwiya prit l'administration et suivit le Prophète – sur lui la paix et le salut – qui lui dit : ‘Ô Mu‘āwiya, si tu es investi d'une affaire, crains Dieu et sois juste’”. Et aussi le hadith de Rāshid ibn Sa‘d : “J'ai entendu le Messager de Dieu – sur lui la paix et le salut – dire : ‘Si tu recherches les défauts des gens, tu les corrompras, ou presque’”. Abū ad-Dardā' dit : “Une parole que Mu‘āwiya entendit de lui – sur lui la paix et le salut – et dont Dieu lui fit profiter”. Cela fait partie des choses cachées dont le Prophète – sur lui la paix et le salut – a informé. » [567] Comme cela est rapporté dans un hadith rapporté par at-Tirmidhī, al-Ḥākim et al-Bayhaqī d'après Abū Hurayra – que Dieu Très-Haut l'agrée – : « Lorsque les fils d'Abū al-‘Āṣ atteindront quarante ou trente, ils prendront la religion de Dieu comme tromperie, les serviteurs de Dieu comme butin, et les biens de Dieu comme bien de roulement 209. » [568] Comme cela est rapporté dans un hadith rapporté par Aḥmad et al-Bayhaqī avec une chaîne contenant une faiblesse. [569] C'est-à-dire les étendards colorés en noir, en augure de leur domination sur les serviteurs. [570] Rapporté par al-‘Uqaylī dans « Les Faibles » d'après Abū Bakr – que Dieu l'agrée –. [571] Comme cela est rapporté dans un hadith rapporté par les auteurs des Sunan et d'autres par de très nombreuses voies. [572] À la fin des temps, comme cela est rapporté dans un hadith rapporté par les auteurs des Sunan et d'autres par de nombreuses voies qui ne sont pas exemptes de faiblesse. On a dit : le Mahdī est ‘abbāside, et on a dit : ‘alide, et il régnera sept ans, son surnom est Abū al-Qāsim, son nom est Muḥammad ibn ‘Abd Allāh, il étendra la justice et la sécurité en son temps. On a dit : on entend par lui ‘Īsā ibn Maryam – sur lui la paix –, et le Prophète – sur lui la paix et le salut – l'a mentionné par son nom et sa description, et il est de ceux qui posséderont toute la terre. [573] Comme dans le hadith rapporté par al-Ḥākim : « Les gens de ma maison rencontreront après moi, de la part de ma communauté, meurtre et dispersion 210. » Adh-Dhahabī l'a jugé faible. [574] Comme rapporté par Aḥmad d'après ‘Ammār ibn Yāsir, et aṭ-Ṭabarānī d'après ‘Alī, Ṣuhayb, Jābir ibn Samura et d'autres – que Dieu Très-Haut les agrée –. [575] Sa biographie a été présentée précédemment p. 54, n° 4. [576] C'est-à-dire la plus malheureuse des créatures. [577] Al-Khafājī dit dans le commentaire d'ash-Shifā' : « Le sens apparent de son propos est que cela fait partie de ce dont le Prophète – sur lui la paix et le salut – a informé, sauf qu'ils ont dit que personne parmi les traditionnistes ne l'a rapporté. Cependant, Ibn al-Athīr a dit dans an-Nihāya : “Mais ‘Alī – que Dieu l'agrée – a dit : ‘Je suis le répartiteur du Feu 211’, voulant dire : les gens sont deux groupes : un groupe avec moi, ils sont sur la guidée, et un groupe contre moi, ils sont dans l'égarement ; ainsi, une moitié est avec moi au Paradis, et une moitié contre moi en Enfer.” Fin de citation. Je dis : Ibn al-Athīr est digne de confiance, et ce que ‘Alī a mentionné ne se dit pas par opinion, donc c'est du domaine du marfū‘ 212, car il n'y a pas de place pour l'effort d'interprétation. Son sens est : moi et ceux qui sont avec moi sommes les répartiteurs des gens de l'Enfer, c'est-à-dire leurs vis-à-vis, car il est parmi les gens du Paradis. On a dit : al-qasīm est le partageur, comme al-jalīs et as-samīr. On a dit : il voulait par là les khārijites et ceux qui l'ont combattu, comme dans an-Nihāya. » [578] Les khārijites 213 sont ceux qui se sont révoltés contre notre seigneur ‘Alī ibn Abī Ṭālib – que Dieu Très-Haut l'agrée – lors de l'arbitrage. Ils étaient douze mille, gens de prière et de jeûne. Le Prophète – sur lui la paix et le salut – a informé à leur sujet et les a mentionnés par leurs attributs, disant à leur propos : « L'un de vous jugerait sa prière à côté de leur prière et son jeûne à côté de leur jeûne ; leur récitation ne dépasse pas leurs gorges ; ils sortent de la religion comme la flèche traverse la proie. » ‘Alī – que Dieu l'agrée – eut avec eux des batailles consignées dans les histoires. Ils font partie de la secte égarée, et ils ont des croyances corrompues et des œuvres vaines. L'un d'eux est appelé khārijī. [579] C'est-à-dire la faction ou le groupe an-Nāṣiba 214, appelés an-Nawāṣib. Ce sont des gens qui ont pour religion la haine de ‘Alī – que Dieu honore son visage et l'agrée –. Ibn as-Sīd a dit : « On a tendu le piège et le filet, puis on a emprunté cela pour quiconque trame et cause du tort, et on en a dérivé ce nom. » Dans al-Kashshāf : an-naṣb est la haine de ‘Alī et son inimitié, avec un ṣād non pointé, et ils font aussi partie des khārijites. [580] Ar-Rawāfiḍ 215 : de ar-rafḍ, qui est l'abandon. Ils ont été appelés ainsi pour avoir abandonné la Sunna et la communauté, et pour s'être révoltés contre le calife. [581] Ils l'ont mécru pour avoir abandonné le califat qui était son droit – c'est une prétention corrompue et une stupidité – et ils sont ceux qui nient l'arbitrage et disent : « Il n'y a de jugement que celui de Dieu », parole par laquelle ils ont voulu le faux. Ils ont aussi mécru d'autres Compagnons. [582] Rapporté par les deux Cheikhs d'après Abū Mūsā – que Dieu Très-Haut l'agrée –, et rapporté par at-Tirmidhī d'après Ibn ‘Umar dans les termes : « Le Messager de Dieu – sur lui la paix et le salut – mentionna sa fitna 216 et dit : “Celui-ci sera tué injustement” – c'est-à-dire ‘Uthmān – que Dieu Très-Haut l'agrée –. » At-Tirmidhī l'a également jugé bon. Cela fait partie des choses cachées dont il a informé, et il en fut ainsi qu'il l'a dit. [583] Rapporté par Ibn Māja et at-Tirmidhī d'après ‘Ā'isha – que Dieu l'agrée –, c'est un hadith bon, dans les termes : « Ô ‘Uthmān, peut-être Dieu te revêtira-t-il d'une tunique 217 ; s'ils veulent te la retirer, ne la leur retire pas. » Rapporté par al-Bayhaqī d'après Ibn ‘Umar – que Dieu Très-Haut les agrée –. [584] Il a emprunté la tunique ici pour le califat, et ceci est une métaphore déclarative dépendante élaborée. [585] D'après Ibn ‘Umar – que Dieu les agrée – que lui – c'est-à-dire ‘Uthmān – se leva et dit aux gens : « J'ai vu le Prophète – sur lui la paix et le salut – qui disait : “Ô ‘Uthmān, romps le jeûne chez nous.” Il se leva donc en jeûne et fut tué ce jour-là. » [586] Rapporté par al-Ḥākim d'après Ibn ‘Abbās. Adh-Dhahabī a dit : « Il est forgé. » As-Suyūṭī l'a suivi, mais al-Muḥibb aṭ-Ṭabarī a rapporté dans ar-Riyāḍ an-Naḍira que la plupart d'entre eux rapportent qu'une goutte de son sang – ou des gouttes – tomba sur la parole de Dieu Très-Haut : « Dieu te suffira contre eux 218 » dans le Coran. Et il a rapporté d'après Ḥudhayfa qu'il a dit : « Le début des fitan est le meurtre de ‘Uthmān, et leur fin est la sortie du Dajjāl. Par Celui qui tient mon âme en Sa main, personne ne mourra ayant dans son cœur le poids d'un grain d'amour pour les meurtriers de ‘Uthmān sans suivre le Dajjāl s'il l'atteint, et s'il ne l'atteint pas, il croira en lui dans sa tombe. » Rapporté par as-Saqlī al-Ḥāfiẓ. [587] Sourate al-Baqara, verset 137. [588] Sa biographie a été présentée précédemment p. 113, n° 4. [589] Rapporté par al-Bayhaqī d'après Ibn ‘Umar – que Dieu Très-Haut les agrée – et par les deux Cheikhs d'après Ḥudhayfa. [590] Rapporté par al-Bayhaqī dans ses Preuves par plusieurs voies. [591] Sa biographie a été présentée à l'instant. [592] Sa biographie a été présentée précédemment p. 54, n° 4. [593] Al-Ḥaw'ab 219 : avec un ḥā' non pointé, un wāw immobile, une hamza ouverte et un bā', nom d'une eau ou d'un lieu entre Bassora et La Mecque. ‘Ā'isha y descendit lorsqu'elle se dirigea pour la réconciliation entre ‘Alī et Mu‘āwiya – que Dieu Très-Haut les agrée –. [594] Rapporté par Aḥmad, al-Bazzār et al-Bayhaqī d'après ‘Ā'isha – que Dieu Très-Haut l'agrée – avec une chaîne authentique. [595] Rapporté par al-Bazzār d'après Ibn ‘Abbās – que Dieu Très-Haut les agrée – avec une chaîne authentique. [596] Sa biographie a été présentée précédemment p. 146, n° 5. [597] C'est ‘Ammār ibn Yāsir ibn ‘Āmir al-Kinānī al-Madhḥajī al-‘Ashī al-Qaṭmānī, Abū al-Yaqẓān, un Compagnon, parmi les gouverneurs courageux doués de discernement, l'un des premiers à embrasser l'islam et à le professer ouvertement. Il émigra à Médine, assista à Badr, Uḥud, al-Khandaq et Bay‘at ar-Riḍwān. Le Prophète – sur lui la paix et le salut – le surnommait aṭ-Ṭayyib al-Muṭayyib. Il fut le premier à construire une mosquée en islam (il la construisit à Médine et l'appela Mabā'). ‘Umar le nomma gouverneur de Kūfa, il y resta un temps puis fut destitué. Il assista à la bataille du Chameau et à Ṣiffīn avec ‘Alī, et fut tué à Ṣiffīn à l'âge de quatre-vingt-treize ans. [598] Rapporté par les deux Cheikhs et d'autres par plusieurs voies. [599] Sa biographie a été présentée précédemment p. 359, n° 2. [600] Sa biographie a été présentée précédemment p. 157, n° 4. [601] Rapporté par les deux Cheikhs d'après Sahl ibn Sa‘d – que Dieu l'agrée –. [602] Il était l'affranchi de certains Anṣār, courageux mais hypocrite. Il combattit farouchement, émerveillant les Compagnons – que Dieu Très-Haut les agrée –, mais cela n'était pas pur pour Dieu. Dieu informa Son Messager – sur lui la paix et le salut – de son état. [603] Rapporté par al-Bayhaqī et aṭ-Ṭabarānī par plusieurs voies d'après Abū Hurayra, en chaîne continue, interrompue et suspendue. L'histoire de sa brûlure a été rapportée par transmission de certains savants. Ibn ‘Asākir a rapporté dans son Histoire d'après Muḥammad ibn Sīrīn que Samura fut atteint d'un froid intense et ne pouvait presque pas se réchauffer. Il ordonna qu'on remplisse une grande marmite d'eau, alluma du feu dessous, et installa une estrade au-dessus. La vapeur ne l'atteignait pas pour le réchauffer. Alors qu'il était ainsi, la terre s'effondra sous lui et il brûla. [604] Sa biographie a été présentée précédemment p. 30, n° 5. [605] Présenté à l'instant. [606] Sa biographie a été présentée précédemment p. 64, n° 6. [607] Par « brûlure », on entend qu'il brûle en ce monde d'une brûlure dont il meurt, non qu'il entre dans le feu de l'Enfer, selon le récit qui précède sur la mort de Samura. [608] Rapporté par Ibn Isḥāq d'après ‘Āṣim d'après ‘Umar ibn Qatāda. [609] C'est Ḥanẓala ibn Abī ‘Āmir ibn Ṣayfī ibn Mālik, connu comme « celui que les anges ont lavé 220 ». Son père, en période préislamique, était connu comme le moine, nommé ‘Amr, et on dit ‘Abd ‘Amr. Il mentionnait la Résurrection et la religion hanifite. Lorsque le Prophète – sur lui la paix et le salut – fut envoyé, il resta seul et quitta Médine. Il assista avec Quraysh à la bataille d'Uḥud, puis retourna avec Quraysh à La Mecque, puis partit chez les Romains et y mourut en l'an 9. Son fils Ḥanẓala embrassa l'islam, l'embrassa bien, et fut martyrisé à Uḥud. [610] Al-Ghusayl 221 : forme intensive au sens de passif, du lavage. Il fut ainsi appelé parce que les anges le lavèrent lorsqu'il fut martyrisé à Uḥud alors qu'il était en état d'impureté majeure. Abū Sufyān ibn Ḥarb le tua. [611] Sa biographie a été présentée précédemment p. 63, n° 1. [612] Rapporté par Aḥmad et at-Tirmidhī. [613] Rapporté dans un hadith rapporté par al-Bukhārī d'après Mu‘āwiya – que Dieu Très-Haut l'agrée –. [614] Rapporté par Muslim et al-Bayhaqī. [615] Mubīr 222 : avec un mīm damma, puis un bā' souscrit, puis un yā' souscrit, puis un rā', c'est-à-dire destructeur, de ābara, c'est-à-dire anéantir, dérivé de al-bawār, qui est la perdition.
(616) [p.661] Ils les virent tous deux : selon l’avis (ar-ra’y), c’est-à-dire l’opinion des savants, il est entendu qu’ils désignent al-Ḥajjāj ibn Yūsuf ath-Thaqafī, qui est le destructeur (al-mubīr), et le menteur (al-kadhdhāb) al-Mukhtār ibn ‘Ubayd ath-Thaqafī. Ceci fait partie des choses de l’invisible dont le Prophète – qu’Allāh l’agrée et le salue – a informé. Ainsi, dans le hadith d’Asmā’ – qu’Allāh l’agrée – rapporté par Muslim, elle dit à al-Ḥajjāj : « En vérité, dans Thaqīf il y a un menteur et un destructeur. Quant au menteur, nous l’avons vu ; quant au destructeur, je ne pense que tu ne sois lui. » An-Nawawī a dit : « Les savants sont unanimes sur le fait que le destructeur (al-mubīr) est al-Ḥajjāj. » At-Tirmidhī a dit dans son Jāmi‘ : « On dit que le menteur est al-Mukhtār et le destructeur al-Ḥajjāj. » Puis il a rapporté avec sa chaîne de transmission jusqu’à Hishām ibn Ḥassān, qui a dit : « On a compté ce qu’al-Ḥajjāj a tué de force (ṣabran), et cela a atteint cent vingt mille. » (617) [p.661] Al-Ḥajjāj ibn Yūsuf ibn al-Ḥakam ath-Thaqafī, Abū Muḥammad : un chef, un homme rusé, un sanguinaire, un orateur. Il naquit et grandit à Ṭā’if (au Ḥijāz), puis se rendit au Shām, où il rejoignit Rawḥ ibn Zinbā‘, lieutenant de ‘Abd al-Malik ibn Marwān, et fit partie de sa police. Puis il ne cessa de s’élever jusqu’à ce que ‘Abd al-Malik lui confie le commandement de son armée et lui ordonne de combattre ‘Abd Allāh ibn az-Zubayr. Il exerça le commandement pendant vingt ans, construisit la ville de Wāsiṭ, et fut un sanguinaire et un tyran, de l’avis de la plupart des historiens. Il mourut à Wāsiṭ, et l’on fit couler l’eau sur sa tombe, qui disparut. (618) [p.661] Il s’agit d’al-Mukhtār ibn ‘Ubayd ath-Thaqafī ibn Mas‘ūd ibn ‘Umar ibn ‘Umayr. Son père embrassa l’Islam du vivant du Prophète – que la paix soit sur lui – mais ne le vit pas, et ne fut donc pas compté parmi les Compagnons. Quant à ce Mukhtār, il prétendait que Jibrīl – que la prière et le salut soient sur lui – (619) [p.662] Rapporté par les deux Shaykhs (al-Bukhārī et Muslim) d’après Ibn ‘Abbās – qu’Allāh les agrée. (620) [p.662] Sa biographie a déjà été donnée à la page « 506 », numéro « 3 ». (621) [p.662] Ya‘quruhu : avec un kasra sur le qāf, c’est-à-dire qu’il le tue. (622) [p.662] Rapporté par les deux Shaykhs d’après ‘Ā’isha – qu’Allāh Très-Haut l’agrée. (623) [p.662] Déjà mentionné plus haut. (624) [p.662] Comme dans le hadith des deux Shaykhs : « Ne revenez pas après moi à la mécréance, frappant les cous les uns des autres. » Et dans le hadith de Muslim : « L’Heure ne viendra pas avant que des tribus de ma communauté ne rejoignent les associateurs et que des tribus de ma communauté n’adorent les idoles. » Ainsi, l’apostasie (ar-ridda) eut lieu sous le califat d’Abū Bakr – qu’Allāh Très-Haut l’agrée. (625) [p.662] Rapporté par les auteurs des six livres (al-kutub as-sitta) avec une chaîne de transmission (musnadan). (626) [p.662] C’est-à-dire au sens de la durée de son califat, qui fut d’environ six mois. Cela indique que Mu‘āwiya n’obtint pas la fonction de califat, même après que al-Ḥasan lui eut cédé le commandement (al-imāra). Ceci est indiqué par ce qu’a rapporté al-Bukhārī dans son Tārīkh et al-Ḥākim dans son Mustadrak d’après Abū Hurayra, avec cette formulation : « Le califat est à Médine, et la royauté (al-mulk) est au Shām. » Sache ensuite que le califat d’Abū Bakr fut de deux ans, trois mois et vingt jours ; celui de ‘Umar de dix ans, six mois et quatre jours ; celui de ‘Uthmān de onze ans, onze mois et dix-huit jours ; celui de ‘Alī de quatre ans et dix mois, ou neuf ; et avec son achèvement, le califat de al-Ḥasan. (627) [p.662] Sa biographie a déjà été donnée à la page « 192 », numéro « 2 ». (628) [p.662] Rapporté par al-Bazzār d’après Abū ‘Ubayda – qu’Allāh Très-Haut l’agrée – et par al-Bayhaqī d’après Mu‘ādh ibn Jabal – qu’Allāh Très-Haut l’agrée. (629) [p.663] ‘Aḍūḍan : avec une fatḥa sur la lettre ‘ayn importante et une ḍamma, forme intensive de ‘aḍḍ, avec un kasr sur la lettre ‘ayn importante, qui est le méchant et le malveillant. Ce qui est visé ici est une souveraineté dépourvue de miséricorde et de compassion envers les sujets, comme s’ils mordaient avec les molaires (an-nawājidh) en mordant (ʿaḍḍan) par avidité pour le pouvoir. Ceci relève de la métaphore déclarative (al-isti‘āra at-taṣrīḥiyya) ou implicite (al-makniyya), en comparant leur injustice et leur transgression envers les sujets à la morsure d’un animal prédateur. (630) [p.663] ‘Utuwwan : avec une ḍamma sur la lettre ‘ayn importante et un tashdīd sur le tā’ marbūṭa et une ḍamma, c’est-à-dire de l’orgueil. (631) [p.663] Jabrūtan : avec deux fatḥas, forme fa‘lūt de al-jabr, au sens de la contrainte (al-qahr), forme intensive, c’est-à-dire de la tyrannie et de la contrainte. (632) [p.663] Rapporté par Muslim. (633) [p.663] Il s’agit d’Uways ibn ‘Āmir al-Murādī, en référence à Murād, une tribu célèbre, et (al-Qarnī) avec deux fatḥas, en référence à Qarn ibn Radmān ibn Nājiya ibn Murād. Dans les Ṭabaqāt al-awliyā’ d’ash-Sharjī, il est dit qu’il est le meilleur des Successeurs (at-tābi‘ūn) de manière absolue, selon l’attestation du Prophète – qu’Allāh le bénisse et le salue – pour lui. Il vécut à l’époque du Prophète – qu’Allāh Très-Haut le bénisse et le salue – mais ne le vit pas, étant occupé par la piété envers sa mère. Il mourut à Ṣiffīn, dit-on, en l’an trente-sept, martyr, avec les compagnons de ‘Alī – qu’Allāh Très-Haut les agrée. (634) [p.663] Rapporté par Muslim par plusieurs voies d’après Abū Dharr – qu’Allāh l’agrée – avec cette formulation : « Comment seras-tu lorsque tu auras sur toi des émirs qui retarderont la prière au-delà de son temps ? » Il dit : « Que m’ordonnes-tu ? » Il dit : « Accomplis la prière à son heure ; si tu la trouves (avec eux), prie-la, car elle sera pour toi une surérogatoire (nāfila). » An-Nawawī a dit : « Ce qui est visé est le retard au-delà du temps optionnel (al-waqt al-ikhtiyārī), non pas au-delà du temps absolu, comme en témoigne l’ordre du Prophète – qu’Allāh Très-Haut le bénisse et le salue – de la répéter avec eux après l’avoir accomplie seul, car il n’y a pas de répétition après la sortie du temps de la prière. » (635) [p.663] Rapporté par les deux Shaykhs d’après Abū Hurayra – qu’Allāh Très-Haut l’agrée. (636) [p.663] C’est-à-dire le Dajjāl borgne (al-a‘war) qui apparaîtra à la fin des temps et que ‘Īsā ibn Maryam – que la prière et le salut soient sur lui – tuera. Dans Tadhkirat al-Qurṭubī : « C’est Ibn Ṣayyād, qui prétend à la divinité, manifeste des choses extraordinaires, et n’entre pas à La Mecque, Médine et Jérusalem. Il a avec lui un paradis et un enfer, et des montagnes de pain. » (637) [p.664] Rapporté par al-Bazzār et aṭ-Ṭabarānī avec une chaîne de transmission authentique (ṣaḥīḥ) d’après un long hadith. (638) [p.664] Fay’akum : avec une fatḥa sur le fā’ et un sukūn sur le yā’, avec un hamza, c’est-à-dire vos biens. (639) [p.664] Rapporté par les deux Shaykhs d’après Abū Hurayra – qu’Allāh Très-Haut l’agrée. (640) [p.664] C’est-à-dire qu’il possède les gens et les asservit comme il veut, sans obstacle ni peine. Il y a là une métaphore représentative (isti‘āra tamthīliyya) pour le comparer à un berger de moutons qu’il conduit avec son bâton, en les rassemblant. Cela contient une allusion à la faiblesse et à l’ignorance des gens, comme s’ils étaient des moutons au pâturage, ne se souciant que de paître. Le bâton (al-‘aṣā) y est comme dans l’expression : « Untel est sous le bâton d’Untel », c’est-à-dire soumis à son ordre et à son jugement, et ils sont les esclaves du bâton. (641) [p.664] Cet homme est appelé al-Jahjāh, comme il est rapporté dans le hadith. (642) [p.664] Rapporté par les deux Shaykhs. (643) [p.664] C’est-à-dire qu’ils accomplissent le témoignage (ash-shahāda) avant qu’il ne leur soit demandé, et un tel témoignage n’est pas accepté. Cela ne contredit pas ce qui est rapporté dans le hadith : « Le meilleur des témoins est celui qui apporte le témoignage avant qu’il ne lui soit demandé », car cela est interprété comme concernant celui qui a connaissance d’une affaire et d’un témoignage à son sujet, et que son propriétaire ne sait pas qu’il est en sa possession, afin qu’il l’informe de ce qu’il a pour le prendre comme témoin en cas de besoin. Chaque situation a son propos. (644) [p.664] C’est-à-dire la corpulence du corps par l’abondance de la chair. C’est un signe de leur abondance à manger et à boire, de leur aisance et de leur absence de crainte d’Allāh et de leur manque de réflexion sur les conséquences des choses. Il est rapporté : « Viendront à la fin des temps des gens qui deviendront gras (yatasammamūn). » Et dans la Torah : « Allāh déteste le savant gras (al-ḥibr as-samīn). » En général, celui qui engraisse et dont l’humidité corporelle augmente devient lent, insouciant, ne se souciant ni de sa religion ni de son monde. Cela a donc été pris comme une métaphore (kināya) pour ce qui a été mentionné, car c’en est généralement une conséquence. Cela ne contredit pas ce que l’on observe chez certains savants et pieux qui sont corpulents par nature, qu’Allāh a créés ainsi. On a dit que ce qui est blâmable est ce qui est acquis, non ce qui est inné. (645) [p.664] Rapporté par al-Bukhārī d’après Anas – qu’Allāh Très-Haut l’agrée. (646) [p.665] Rapporté par les deux Shaykhs. (647) [p.665] Ughaylima : diminutif de aghlima, qui est un pluriel de petit nombre (jam‘ qilla) ; il est permis d’en faire le diminutif sur sa forme, et il est au singulier en termes de règle. C’est un diminutif de mépris (taṣghīr taḥqīr). (648) [p.665] Sa biographie a déjà été donnée à la page « 30 », numéro « 2 ». (649) [p.665] Mais il ne les a pas nommés explicitement, par crainte de la corruption et de la discorde (al-fasād wa-l-fitna). (650) [p.665] Rapporté par at-Tirmidhī, Abū Dāwūd et al-Ḥākim, avec cette formulation : « Les Qadarites sont les mages (majūs) de cette communauté. » (651) [p.665] Les Qadarites disent que toutes les choses ne sont pas par le décret (qaḍā’) et la prédestination (qadar) d’Allāh, que l’homme est le créateur de ses actes et qu’ils sont par son pouvoir. Ils ont été appelés Qadarites parce qu’ils affirment pour le serviteur un pouvoir (qudra), et non parce qu’ils nient le pouvoir d’Allāh sur Ses actes. Ils ont été comparés aux mages (al-majūs) parce que ceux-ci ont affirmé deux créateurs : le créateur du bien, qui est la lumière, qu’ils ont appelée (Yazdān), et le créateur du mal, les ténèbres, qu’ils ont appelées (Ahriman). Ceux-ci, en attribuant les actes des serviteurs à eux-mêmes, ont parlé de la multiplicité des créateurs, comme cela est établi dans la science des fondements (uṣūl). Quant au sens du décret (al-qaḍā’) et de la prédestination (al-qadar), selon les pieux prédécesseurs (as-salaf), le décret (al-qaḍā’) est la volonté éternelle d’Allāh concernant toutes les choses, bonnes et mauvaises, et la prédestination (al-qadar) est leur création (ījād) selon ce qu’Il a voulu en premier lieu. Selon les philosophes, le décret (al-qaḍā’) est Sa science de ce sur quoi l’existence sera, de manière à être dans le meilleur ordre, et ils l’appellent la providence (al-‘ināya) ; la prédestination (al-qadar) est leur émanation en une seule fois. Ces Qadarites sont les Mu‘tazilites. Quant aux Qadarites qui ont nié le destin (al-qadar) et ont dit que l’affaire est nouvelle (anf), c’est-à-dire qu’elle n’est connue d’Allāh qu’après son existence, ce ne sont pas eux qui sont visés par le hadith, car ils ont disparu et il n’en reste plus aucun. (652) [p.665] Rapporté par al-Bayhaqī par plusieurs voies, toutes faibles (ḍa‘īfa), mais dont certaines se renforcent mutuellement, et cela est appuyé par ce qu’a rapporté al-Bazzār avec cette formulation : « Il y aura dans ma communauté, à la fin des temps, un peuple appelé les Rāfiḍa (les Rejeteurs) ; ils rejettent (yarfuḍūn) l’Islam – et il est rapporté : ils le prononcent (yalfuẓūnahu) – tuez-les, car ce sont des associateurs (mushrikūn). » (653) [p.665] Le sens de ar-rafḍ (le rejet) est linguistiquement l’abandon (at-tark), c’est-à-dire qu’ils sont un peuple qui rejette complètement l’Islam, car ils considèrent comme licite l’insulte des Compagnons (sabb aṣ-ṣaḥāba) et déclarent mécréants les gens de la Sunna et de la communauté (ahl as-sunna wa-l-jamā‘a). (654) [p.665] Rapporté par Abū al-Qāsim al-Baghawī d’après ‘Ā’isha, élevé (marfū‘an) avec cette formulation : « La communauté ne disparaîtra pas avant que ses derniers ne maudissent ses premiers. » Cela s’est produit fréquemment chez les Rāfiḍa, qui ont manifesté l’insulte des deux Shaykhs (Abū Bakr et ‘Umar), de ‘Ā’isha, de Mu‘āwiya et d’autres Compagnons – qu’Allāh Très-Haut les agrée. De même, at-Tirmidhī a rapporté dans un long hadith d’après Abū Hurayra – qu’Allāh Très-Haut l’agrée : « Et la malédiction des derniers de cette communauté sur ses premiers ; alors attendez à ce moment un vent rouge, un engloutissement (khasf), une métamorphose (maskh), une lapidation (qadhf) et des signes qui se succèdent comme les perles d’un collier dont le fil a été coupé. » (655) [p.666] Selon ce qu’ont rapporté les deux Shaykhs d’après Ibn ‘Abbās – qu’Allāh les agrée – qui a dit : « Le Messager d’Allāh – qu’Allāh le bénisse et le salue – sortit vers nous lors de la maladie dont il mourut, s’assit sur la chaire (al-minbar), loua Allāh et Le glorifia, puis dit : "Ô gens, les gens vont augmenter en nombre, et les Anṣār vont diminuer" » – c’est-à-dire après moi. (656) [p.666] Ce sont les Aws et les Khazraj. Ils ont été appelés Anṣār (les Secoureurs) parce qu’ils ont secouru le Messager – qu’Allāh le bénisse et le salue – et l’ont soutenu. C’est un pluriel de nāṣir ou naṣīr, qui a prévalu pour cette tribu, d’où la relation (nisba) Anṣārī. (657) [p.666] Athara : avec une fatḥa sur le hamza, le thā’ et le rā’ important ; on dit qu’il est permis de casser le hamza et de mettre un sukūn sur le thā’, et les deux ont le même sens, qui est l’exclusivité (al-istibdād). Ce qui est visé est qu’ils rencontreront après lui – que la paix soit sur lui – quelqu’un qui préférera les autres à eux et les fera passer avant eux dans l’attribution (al-‘aṭā’) du registre (ad-dīwān), et leur part du butin (al-fay’) diminuera, de sorte que leur vie deviendra étroite, alors qu’ils ont en eux-mêmes honneur et ardeur (ḥamiyya), et ils se disperseront et leur affaire se désagrégera. (658) [p.666] Rapporté par les deux Shaykhs. (659) [p.666] Les Khārijites (al-Khawārij) : ce sont ceux qui se sont révoltés contre le Commandeur des croyants ‘Alī – qu’Allāh honore son visage – à an-Nahrawān, au nombre d’environ quatre mille. Il les combattit jusqu’à les tuer, et certains de ses compagnons moururent en martyrs dans leur combat contre eux. On a dit qu’ils étaient bien plus nombreux que cela.
Il est rapporté avec la prononciation « mukhaddaj » 223, et on rapporte aussi « mukhaddaj » avec une autre vocalisation, le sens étant le même. On rapporte également « makhdūj », qui signifie celui qui est incomplet, d'où « khidāj », en référence au hadith des deux Sahih 224 selon lequel le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) fit un jour une répartition, et un homme de Tamīm, nommé Dhū l-Khuwayṣira, lui dit : « Sois équitable, ô Messager d'Allah ! » Il répondit : « Malheur à toi ! Qui serait équitable si je ne le suis pas ? Tu seras déçu et perdant. » 'Umar (qu'Allah l'agrée) dit : « Permets-moi de lui trancher la nuque. » Il lui dit : « Laisse-le, il a des compagnons dont l'un de vous méprisera sa prière... » jusqu'à la fin du hadith. Leur signe est un homme noir dont l'un des bras ressemble à un sein de femme ou à un morceau de chair qui pend. Lorsque leur bataille eut lieu et que 'Alī les combattit, il fit un sermon aux gens, mentionna le hadith et dit : « Cherchez Dhū l-Thudayya 225 ! » Ils le cherchèrent et le trouvèrent parmi les morts. Ils l'amenèrent. Il dit : « Déchirez sa chemise. » Ils la déchirèrent. Lorsqu'il vit l'un de ses seins comme celui d'une femme, avec des poils dessus, il se prosterna en remerciement à Allah, car Il avait confirmé la vérité de Son Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et il sut qu'il était dans le vrai et eux dans le faux.
Dans ce hadith, parmi les miracles, se trouve la réalisation de ce qu'il a annoncé : il a vécu et Allah a profité aux musulmans par lui, grâce aux conquêtes qui ont eu lieu par son intermédiaire. Allah a guidé par lui des gens qui ont embrassé l'islam par son intermédiaire, ont fait des butins avec lui, et Allah a nui par lui à des mécréants : il les a combattus, en a tué et a fait des captifs. Le préjudice visé n'est pas un préjudice pour les musulmans. Comme rapporté dans un hadith authentique rapporté par al-Bukhārī d'après Anas. Mu'na 226 : avec ḍamma sur le mīm, sukūn sur le wāw et la hamza, car il a deux prononciations, comme dans al-Qāmūs. C'est un lieu en Syrie où eut lieu une célèbre expédition. C'est-à-dire les commandants de l'expédition. Le Prophète (paix et salut sur lui) était parmi ses compagnons et leur dit : « La bannière a été prise par Zayd ibn Ḥāritha, puis il a été touché ; puis par Jaʿfar ibn Abī Ṭālib, puis il a été touché ; puis par ʿAbd Allāh ibn Rawāḥa, puis il a été touché ; puis par Khālid ibn al-Walīd sans commandement, et Allah a accordé la victoire par son intermédiaire. » Comme rapporté par les deux shaykhs 227 d'après Abū Hurayra. Sa biographie a déjà été donnée à la page 164, numéro 2. C'est-à-dire l'an 9 de l'Hégire, alors qu'il était dans sa terre. Il a prié sur lui la prière de l'absent 228 avec ses compagnons, et son cercueil a été présenté devant lui. Comme rapporté par al-Bayhaqī. Vizir de Kisrā 229, roi de Perse. Kisrā 230 est un titre pour tout roi des Perses. Le nom de celui-ci est Abarwīz. C'est lui à qui le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) écrivit une lettre qu'il déchira ; Allah déchira donc son royaume en réponse à l'invocation du Messager d'Allah (paix et salut sur lui). Rapporté par Aḥmad dans son Musnad. Sa biographie a déjà été donnée à la page 285, numéro 1. En le faisant sortir de Médine vers al-Rabadha. Suite du hadith : « Il dit : Rejoins la Syrie, terre de l'Hégire et du Rassemblement, et terre des prophètes, afin que je sois un homme parmi ses habitants. Il dit : Lorsqu'ils te feront sortir de Syrie, il dit : Retournes-y, ce sera ma demeure. Il dit : Comment feras-tu lorsqu'ils t'en feront sortir une deuxième fois ? Il dit : Je prendrai mon épée et combattrai jusqu'à mourir. Alors le Prophète (paix et salut sur lui) le frappa de la main et dit : Mieux vaut pour toi que tu te soumettes là où ils te mènent, jusqu'à ce que tu Me rencontres dans cet état. » Comme rapporté par Aḥmad, Ibn Rāhawayh, Ibn Abī Usāma et al-Bayhaqī. Rapporté par al-Bukhārī et Muslim, et rapporté par al-Shaʿbī en mursal 231. La version de Muslim, d'après la Mère des croyants ʿĀʾisha (qu'Allah l'agrée), dit : Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) a dit : « La première d'entre vous à me rejoindre sera celle qui a le plus long bras. » Elles se mesuraient donc pour savoir laquelle avait le plus long bras. C'était Zaynab qui avait le plus long bras, car elle travaillait de ses mains et faisait l'aumône. Sa biographie a déjà été donnée à la page 259, numéro 4. Rapporté par al-Bayhaqī par plusieurs voies. Sa biographie a déjà été donnée à la page 309, numéro 2. Al-Ṭaff 232 : avec fatḥa sur le ṭāʾ important et tashdīd, c'est un lieu près de Kūfa, sur les rives de l'Euphrate, connu aujourd'hui sous le nom de Karbalāʾ. Comme s'il était composé de karb 233 et balāʾ 234, la première bāʾ ayant été supprimée pour alléger. Maḍjaʿuhu 235 : avec fatḥa sur le mīm et le jīm, ou kasra, le premier étant plus régulier et plus éloquent, c'est-à-dire son lieu de mort. Comme rapporté dans un hadith rapporté par Ibn ʿAdī et al-Bayhaqī avec chaîne de transmission. Avec ḍamma sur le ṣād important, wāw sākina, ḥāʾ importante, alif et nūn. C'est Zayd ibn Ṣūḥān ibn Ḥujr ibn al-Ḥārith al-ʿAbdī, frère de Ṣaʿṣaʿa. Il a rencontré le Prophète (paix et salut sur lui) ; on dit qu'il était un tābiʿī 236. Al-Dhahabī a dit, d'après ce que j'ai copié de sa main : Zayd ibn Ṣūḥān était un frère de Salmān. Sa main gauche a été coupée, comme rapporté par al-Dhahabī. On dit que cela eut lieu à Nihāwand, et on dit dans le combat contre les polythéistes. Rapporté par Muslim et d'autres. Sa biographie a déjà été donnée à la page 54, numéro 4. Sa biographie a déjà été donnée à la page 113, numéro 4. Sa biographie a déjà été donnée à la page 569, numéro 6. Sa biographie a déjà été donnée à la page 591, numéro 4. Sa biographie a déjà été donnée à la page 591, numéro 5. La version de Muslim : « Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) était sur Ḥirāʾ 237 avec Abū Bakr, ʿUmar, ʿUthmān, ʿAlī, Ṭalḥa et al-Zubayr, et la montagne trembla. Il dit : Calme-toi, car il n'y a sur toi qu'un prophète, un véridique et un martyr. » Certains ont ajouté Saʿd à la place de ʿAlī. Comme rapporté par al-Bayhaqī. Sa biographie a déjà été donnée à la page 130, numéro 5. Sawārī 238 : duel de siwār, avec ḍamma ou kasra sur le sīn, et on dit aussi aswār avec ḍamma sur la hamza et kasra. C'est ce dont les non-Arabes et les rois se paraient. Sa biographie a déjà été donnée à la page 631, numéro 8. Il n'y a pas là d'utilisation de l'or, et les hommes n'en ont pas ; c'est interdit, car on ne le fait que pour réaliser et confirmer sa parole (paix et salut sur lui), sans l'approuver. Un tel acte n'est pas considéré comme une utilisation. Comme rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Dalāʾil d'après Jarīr ibn ʿAbd Allāh, et al-Khaṭīb dans son Tārīkh. Cependant, Aḥmad ibn Ḥanbal a dit : « Il n'a pas rapporté ce hadith de Bagdad un homme digne de confiance, et sa chaîne repose sur ʿAmmār ibn Sayf, qui est négligent. » Al-Dhahabī a dit dans son Mīzān : son hadith est désavoué. Dijla 239 : avec dāl important ouvert ou brisé, de dajalahu 240 signifiant il l'a couvert ; d'où al-dajjāl 241 à cause de l'obscurité de son affaire par sa confusion. C'est un nom propre pour un fleuve célèbre en Irak ; il n'est pas permis d'y faire entrer l'article défini, car c'est un nom propre. Dujayl 242 : diminutif, nom propre d'un fleuve à al-Ahwāz, creusé par Ardashīr ibn Bābak, premier roi des Sassanides à al-Madāʾin ; il y a de nombreux villages sur ses rives. Son origine est d'Ispahan ; on dit que c'est un bras dérivé du Tigre. Quṭrabbul 243 : avec ḍamma sur le qāf, sukūn sur le ṭāʾ important, ḍamma sur le rāʾ important, ḍamma sur le bāʾ uni avec tashdīd, parfois allégé et la lām accentuée. C'est un lieu en Irak auquel on attribue le vin. Al-Ṣarāh 244 : avec fatḥa sur le ṣād accentué et le rāʾ allégé, puis alif et hāʾ. C'est aussi un fleuve célèbre en Irak, c'est la version la plus correcte et connue. Dans certaines copies, al-Harāh avec hāʾ au lieu de ṣād, qui est une ville en Perse ; on a corrigé par al-Ṣarāh, qui est la version retenue. Rapporté par l'imam Aḥmad et al-Bayhaqī d'après Saʿīd ibn al-Musayyab en mursal 231, et il l'a jugé bon. Al-Daljī a dit : Le hadith se trouve dans le Musnad d'Aḥmad d'après Saʿīd ibn al-Musayyab d'après ʿUmar (qu'Allah l'agrée). Saʿīd, on a divergé sur le fait qu'il ait entendu de ʿUmar. Aḥmad a estimé qu'il avait entendu de lui. Ibn al-Jawzī a mentionné ce hadith dans ses Mawḍūʿāt 245 d'après la voie d'Aḥmad, puis a rapporté d'Ibn Ḥibbān que c'est une fausse nouvelle. Al-Awzāʿī a dit : « Ils pensaient qu'il s'agissait d'al-Walīd ibn ʿAbd al-Malik, puis ils ont vu qu'il s'agissait du fils de son frère, al-Walīd ibn Yazīd ibn ʿAbd al-Malik, le tyran qui fut la clé des portes des épreuves sur cette communauté. Il était débauché, insensé, adonné au vin. » Son surnom était Abū al-ʿAbbās, l'un des rois marwānides en Syrie. Il était parmi les jeunes gens des Banū Umayya, leurs élégants, leurs braves et leurs généreux. On lui reprochait son addiction aux divertissements et à l'écoute du chant. Il jouait du luth, du tambour et du tambourin. Al-Sayyid al-Murtaḍā a dit : « Il était célèbre pour son impiété, manifestant de l'hostilité. » Il devint calife en 125 H après la mort de son oncle Hishām ibn ʿAbd al-Malik. Il resta un an et trois mois, et les gens lui reprochèrent son amour du divertissement. Ils prêtèrent secrètement allégeance à Yazīd ibn al-Walīd ibn ʿAbd al-Malik. Pharaon 246 est un titre donné à tout roi d'Égypte. Celui qui fut l'ennemi de notre seigneur Moïse (paix sur lui) s'appelait al-Walīd, comme mentionné par al-Khafājī et d'autres. Son histoire dans le Coran est connue. Comme rapporté dans les deux Ṣaḥīḥ 247. Comme cela eut lieu à Ṣiffīn 248 lors de la bataille entre ʿAlī et Muʿāwiya (qu'Allah les agrée). Comme rapporté dans un hadith rapporté par al-Bayhaqī et al-Ḥākim d'après al-Ḥasan ibn Muḥammad en mursal 231. C'est Suhayl ibn ʿAmr ibn ʿAbd Shams ibn ʿAbd Wadd, Abū Yazīd al-ʿĀmirī al-Qurashī, l'un des orateurs de Quraysh. Il embrassa l'islam le jour de la conquête et fut martyrisé à Yarmūk. On dit qu'il mourut en Syrie en l'an 18. Al-Wāqidī a dit : « Il mourut en l'an 19 lors de la peste d'ʿAmwās. » Il se levait comme orateur pour inciter les polythéistes à combattre le Prophète (paix et salut sur lui). Lorsqu'il fut capturé à Badr, ʿUmar dit : Ô Messager d'Allah, c'est un homme éloquent, laisse-moi lui arracher ses deux incisives inférieures afin qu'il ne se lève plus jamais comme orateur contre toi. Sa biographie a déjà été donnée à la page 156, numéro 1. Comme rapporté par Ibn Isḥāq et al-Bayhaqī. Sa biographie a déjà été donnée à la page 637, numéro 9. Ukaydir 249 : avec ḍamma sur la hamza, fatḥa sur le kāf, yāʾ sākina, kasra sur le dāl, et deux rāʾ importants, diminutif d'akdar. C'est le roi de Kinda. On a divergé sur son islam et sa compagnie. Al-Khaṭīb a dit : « Il était chrétien, puis il a embrassé l'islam. » On dit aussi qu'il est mort chrétien. On a concilié les deux en disant qu'il a embrassé l'islam puis a apostasié. Ibn Manda et Abū Nuʿaym al-Iṣbahānī ont dit dans leurs livres sur la connaissance des Compagnons qu'Ukaydir a embrassé l'islam et a offert au Prophète (paix et salut sur lui) une robe de soie qu'il a donnée à ʿUmar. Ibn al-Athīr a dit : « Quant au cadeau et à la trêve, ils sont authentiques ; quant à l'islam, ils se sont trompés, car il n'a pas embrassé l'islam, sans divergence entre les savants de la Sīra. Ukaydir était chrétien. Lorsque le Prophète (paix et salut sur lui) fit la trêve avec lui, il retourna à sa forteresse et y resta. Ensuite, Khālid l'assiégea à l'époque d'Abū Bakr et le tua en tant que mécréant chrétien pour rupture du pacte. » Al-Baṭḥāʾ 250 : c'est une terre plane où l'eau coule. Par ses pierres, on entend les cailloux qui s'y trouvent. Comme dans les deux Ṣaḥīḥ 247 d'après ʿĀʾisha. Sa biographie a déjà été donnée à la page 224, numéro 4. Mushṭ 251 : avec ḍamma ou kasra sur le mīm, sukūn sur le shīn important, et ṭāʾ important, nom d'un instrument connu avec lequel on peigne les cheveux ; on l'appelle aussi mimshaṭ. Mushāqa 252 : dans une copie mushāṭa avec ḍamma sur le mīm, c'est ce qui tombe des cheveux lorsqu'on les peigne. Juff 253 : avec ḍamma sur le jīm et tashdīd sur le fāʾ, c'est l'enveloppe de la spathe qui est comme une membrane. Dans une copie, jubb avec bāʾ unie, signifiant intérieur et cavité, d'où jubb al-biʾr 254. Dharwān 255 : avec fatḥa sur le dhāl important et sukūn sur le rāʾ, c'est un puits à Médine appartenant aux Banū Zurayq. On l'appelle aussi Biʾr Dhī Arwān, comme dans Muslim ; les deux sont corrects, mais ce qui est dans Muslim est plus authentique et plus juste, comme l'a mentionné al-Nawawī. Comme rapporté par al-Bayhaqī d'après al-Zuhrī dans al-Dalāʾil. Al-Arḍa 256 : avec fatḥa sur la hamza et le rāʾ, un insecte qui mange le bois. C'est Hāshim ibn ʿAbd Manāf ibn Quṣayy ibn Kilāb ibn Murra, de Quraysh, l'un de ceux à qui la suprématie revint à l'époque préislamique. Parmi ses descendants se trouve le Prophète (paix et salut sur lui). Ses historiens ont dit : « Son nom est ʿAmr, et son surnom Hāshim l'a emporté, car il fut le premier à émietter du pain dans du bouillon pour son peuple à La Mecque lors d'une famine. Il fut le premier à instituer les deux voyages de Quraysh. » Comme dans un hadith rapporté par Abū Dāwūd dans son Sunan. Au sens de son peuplement par l'achèvement de sa construction et l'abondance de ses habitants, cela par la domination des mécréants sur elle ; et son peuplement est la cause de la destruction de la ville honorée. Al-Malḥama 257 : avec mīm ouvert, lām sākina, ḥāʾ importante, c'est le lieu du combat et de la bataille, et peut signifier la guerre elle-même. Ce qui est visé ici, ce sont les grandes épreuves et le chaos qui auront lieu à la fin des temps.
Constantinople 258 : dans une copie, « Qustantiniyya » sans alif et lam. C'est une grande ville, siège de la mécréance et sa capitale. Elle est attribuée à Constantin, nom du premier roi qui la bâtit, et qui propagea la religion chrétienne et la codifia. C'est une ville de forme imposante : deux côtés donnent sur la mer, un côté sur la terre ferme. Elle a sept enceintes ; l'épaisseur de sa grande muraille est de vingt et une coudées, et elle comporte cent portes. Sa grande porte s'appelle la Porte d'Or, car elle est plaquée d'or. On y trouve un minaret en cuivre, coulé d'une seule pièce, sans porte. Il y a aussi un minaret près de son hôpital, entièrement revêtu de cuivre, et sur lequel se trouve le tombeau de Constantin, monté sur un cheval dont les jambes sont scellées au plomb. (776) Ce qui est rapporté dans les deux Sahih 259 : « Parmi les signes de l'Heure, il y a le fait que la science soit élevée, que l'ignorance, la fornication et la consommation de vin se multiplient, que les hommes deviennent rares et les femmes nombreuses, au point qu'il y ait un seul homme pour cinquante femmes. » (777) Comme dans le hadith de Muslim 260. (1) Sourate al-Nisa', verset 70 261. (2) Sourate al-Tur, verset 48 262. (3) Il y a là une affirmation de la suffisance d'Allah pour lui de la manière la plus éloquente, car c'est une interrogation de dénégation, qui est une négation du sens, et la négation de la négation est une affirmation. Cela signifie : « Mes serviteurs protègent-ils leurs esclaves ? Comment ne protégerais-Je pas Mon serviteur ? » (4) Sourate al-Zumar, verset 36 263. (5) C'est-à-dire qu'on a dit que son sens est : « Par ton serviteur Muhammad, qu'Allah prie sur lui et le salue », car le serviteur dans le verset n'est pas spécifié. Et on a dit autre chose dans l'interprétation du verset. (6) Sourate al-Hijr, verset 95 264. (7) « Ils complotent pour te retenir, te tuer ou t'exiler. Ils complotent, et Allah complote, et Allah est le meilleur des comploteurs. » Sourate al-Anfal, verset 30 265. (8) Rapporté par al-Tirmidhi 266. (9) Sa biographie a déjà été donnée à la page 146, numéro 5 267. (10) Al-qubba 268 : avec damm sur le qaf et tashdid sur le ba, c'est tout ce qui est élevé comme construction, tente ou pavillon, de waqaba quand il s'élève. Ce qui est visé ici est une tente dans laquelle se trouvait le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, lors de certains de ses voyages. (11) Yaqil 269 : de qala, qaylula, qui est la sieste de midi et ce qui s'en approche pour se reposer, qu'on dorme ou non, même si on y dort beaucoup. (12) Ikh tarata 270 : il dégaina son épée de son fourreau. (13) C'est-à-dire : « Et Allah te protège des gens. » (14) C'est Ghawrath ibn al-Harith. On a divergé sur son islam à cause des divergences dans les récits de l'histoire. Il a été rapporté que le Prophète lui a dit : « Non, ou tu embrasses l'islam. » Le bédouin répondit : « Non, mais je m'engage à ne pas te combattre et à ne pas être avec un peuple qui te combat. » Ceux qui affirment son islam s'appuient sur sa parole : « Je suis venu à vous de la part du meilleur des hommes. » (15) Ce hadith a été rapporté par al-Bukhari et Muslim d'après Jabir, qu'Allah l'agrée 271. (16) Cet homme n'est pas connu, comme l'a dit al-Burhan 272. (17) Le hadith n'a pas été rapporté 273. (18) Rapporté par Ibn Ishaq dans sa grande Sira, de façon continue, d'après Jabir ibn Abd Allah, qu'Allah les agrée tous deux 274. (19) Ghatafan 275 : avec ghayn pointée et ta important, tous deux ouverts, c'est une tribu célèbre que le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, attaqua dans une expédition d'environ quatre cent cinquante cavaliers, au mois de Rabi' al-Awwal, cinq mois après l'Hégire. (20) Dhi Amr 276 : avec hamza et mim ouverts et ra important, c'est un nom de lieu. Cette expédition est appelée l'expédition de Ghatafan, l'expédition d'Anmar, et l'expédition de Dhat al-Riqa'. (21) C'est un homme de Muharib, et il semble que cet homme soit Ghawrath ibn al-Harith mentionné précédemment, et que les deux histoires n'en fassent qu'une. Ibn Sayyid al-Nas a dit : les deux récits et les deux hommes sont un seul 277. (22) C'est-à-dire qu'ils l'incitèrent à assassiner le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue 278. (23) « Il retint leurs mains loin de vous. » Sourate al-Ma'ida, verset 12 279. (24) Sa biographie a déjà été donnée à la page 64, numéro 6 280. (25) Muntadiyan 281 : avec dad pointée et ya, c'est-à-dire dégainé et sorti. (26) Al-zalkha 282 : avec damm sur le zay pointé, fath sur le lam redoublé, kha pointée et ta. (27) Zalkhaha 283 : avec damm sur le zay pointé, tashdid sur le lam kasr, kha ouverte pointée, et ha de pronom. (28) Nadara 284 : avec nun et dal important ouverts et ra important, c'est-à-dire tomba. (29) « Leurs mains vers vous, puis Il retint leurs mains loin de vous. » Sourate al-Ma'ida, verset 12 285. (30) Rapporté par Ibn Jarir dans son Tafsir, de façon interrompue 286. (31) Sa biographie a déjà été donnée à la page 370, numéro 1 287. (32) C'est Umm Jamil l'aveugle, sœur d'Abu Sufyan ibn Harb ibn Umayya, épouse d'Abu Lahab 288. (33) Al-'idah 289 : avec kasr sur le 'ayn, et ha à la fin en pause et en liaison, ce sont de grands arbres épineux. (34) On veut dire par là la comparaison des épines avec les braises, quant à leur acuité 290. (35) Kathiban 291 : avec tha, ya et ba, c'est ce qui s'accumule de sable. (36) Uhila 292 : à la forme passive. On dit ahala al-raml quand on le fait couler sans l'accumuler, comme une butte. Marcher dessus alors est plus facile et plus doux, c'est-à-dire que le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, le trouvait facile, ne lui causant pas de mal. (37) Rapporté par Abu Ya'la, al-Bayhaqi et Ibn Abi Hatim d'après Asma' bint Abi Bakr, qu'Allah les agrée tous deux 293. (38) Sa biographie a déjà été donnée à la page 73, numéro 7 294. (39) Sa biographie a déjà été donnée à la page 261, numéro 2 295. (40) Sourate al-Masad, verset 1 296. (41) Sa biographie a déjà été donnée à la page 156, numéro 6 297. (42) Fahr 298 : avec kasr sur le fa, sukun sur le ha, et ra important, c'est une pierre qui remplit la paume, ou la pierre en général. (43) Rapporté par Abu Nu'aym dans al-Dala'il et al-Tabarani avec une bonne chaîne 299. (44) C'est le père de Marwan ibn al-Hakam. Il embrassa l'islam l'année de la conquête et mourut sous le califat d'Uthman. Parmi les Compagnons, il y a quelqu'un qui porte le même nom que lui et le même nom de père, mais le célèbre est celui-ci 300. (45) Ce hadith n'a pas été trouvé sous cette forme, mais il se trouve dans le Musnad d'Ahmad avec un sens proche 301. (46) Sa biographie a déjà été donnée à la page 113, numéro 4 302. (47) C'est 'Amir ou 'Ubayd ibn Hudhayfa ibn Ghanim ibn 'Amir al-'Adawi. Il embrassa l'islam l'année de la conquête et fut compagnon du Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue. Il était honoré parmi Quraysh. Il mourut à l'époque de Mu'awiya, qu'Allah l'agrée. Il était, ainsi que ses fils, d'une grande sévérité. Il assista à la construction de la Ka'ba lorsqu'Ibn al-Zubayr la reconstruisit, et y travailla, puis dit : « J'ai travaillé à la Ka'ba deux fois : une fois en période préislamique, avec la force d'un jeune homme, et une fois en islam, avec la force d'un vieillard sur le point de mourir. » C'est le propriétaire de l'anbajaniyya 303. (48) Sourate al-Haqqa, versets 1-2 304. (49) Sourate al-Haqqa, verset 8 305. (50) Comme rapporté par Ibn Ishaq et al-Bayhaqi 306. (51) Rapporté par al-Bazzar, de façon continue 307. (52) C'est-à-dire la grotte de Thawr. Thawr est le nom d'une montagne à droite de La Mecque. La grotte est comme un creux dans la montagne, telle une maison. Elle est nommée d'après Thawr ibn Abd Manaf, parce qu'il s'y installa 308. (53) Umayya ibn Khalaf ibn Wahb, des Banu Lu'ayy : l'un des tyrans de Quraysh en période préislamique, et l'un de leurs chefs. Il connut l'islam mais ne l'embrassa pas. C'est lui qui tortura Bilal l'Abyssin au début de l'apparition de l'islam. Il fut fait prisonnier par Abd al-Rahman ibn Awf le jour de Badr. Bilal l'aperçut et cria aux gens pour les inciter à le tuer, et ils le tuèrent 309. (54) Ma arakum 310 : avec fath sur le hamza et le ra important et le ba, et il est permis de casser le hamza et de mettre un sukun sur le ra. C'est le besoin recherché. Ma est interrogatif ou négatif, c'est-à-dire : vous n'avez aucun besoin, et ce n'est pas Muhammad, qu'Allah prie sur lui et le salue, ni aucun besoin. (55) Ara 311 : avec damm sur le hamza ou fath, c'est-à-dire je pense et je crois. (56) Rapporté par les deux cheikhs 312. (57) Sa biographie a déjà été donnée à la page 130, numéro 5 313. (58) Sa biographie a déjà été donnée à la page 156, numéro 6 314. (59) Al-ja'il 315 : pluriel de ju'ila ou ju'ala avec fath, c'est le salaire pour une chose, que ce soit un acte ou une parole. Al-ju'l avec damm est le nom, et avec fath le masdar. Quraysh avait fixé cent chamelles pour quiconque leur ramènerait Muhammad, qu'Allah prie sur lui et le salue, vivant ou mort. (60) Fasakhat 316 : avec sin important et kha pointée, c'est-à-dire qu'elles s'enfoncèrent dans la terre. (61) Al-azlam 317 : pluriel de zalam avec deux fathas, ou avec damm et fath comme 'umar. Ce sont des flèches sans plumes ni tête. En période préislamique, ils écrivaient sur certaines « fais » et sur d'autres « ne fais pas », et les plaçaient dans leurs bagages lorsqu'ils voyageaient. Lorsqu'ils avaient un projet, ils sortaient une flèche pour tirer un augure, et agissaient ou s'abstenaient selon le résultat. C'est le sens de al-istiqsam : demander ce qui a été déterminé et fixé pour eux. (62) Sa biographie a déjà été donnée à la page 156, numéro 6 318. (63) Sourate al-Tawba, verset 40 319. (64) C'est 'Amir ibn Fuhayra, affranchi d'Abu Bakr, qu'Allah l'agrée. Il était issu des clients d'al-Azd, esclave d'al-Tufayl. Abu Bakr, qu'Allah l'agrée, l'acheta et l'affranchit. Il embrassa l'islam et faisait paître les moutons d'Abu Bakr, qu'Allah l'agrée. Chaque nuit, il préparait pour eux deux, dans la grotte, du lait qu'ils consommaient. Puis il émigra avec eux, assista à Badr et à Uhud, et fut tué au puits de Ma'una. Son corps ne fut pas retrouvé parmi les morts ; on dit que les anges l'ensevelirent, ou qu'il fut élevé au ciel 320. (65) On ne sait pas qui l'a rapporté 321. (66) Comme Abu Nu'aym dans al-Dala'il d'après Ibn Abbas, et al-Bayhaqi 322. (67) Sa biographie a déjà été donnée à la page 73, numéro 7 323. (68) Sa biographie a déjà été donnée à la page 270, numéro 3 324. (69) C'est-à-dire pour qu'il frappe sa cervelle et le tue 325. (70) Abu Nu'aym a rapporté dans al-Dala'il d'après Ibn Abbas, avec cette formulation : « Des gens de Quraysh se levèrent pour le saisir, et voilà que leurs mains étaient attachées à leurs cous, et leurs oreilles étaient aveugles, ils ne voyaient pas. Ils dirent : Nous t'adjurons par Allah et par les liens du sang. Il invoqua jusqu'à ce que cela disparaisse d'eux. Alors fut révélé : 'Ya Sin' jusqu'à Sa parole : 'Ils ne croient pas' 326. » (71) Sa biographie a déjà été donnée à la page 51, numéro 2 327. (72) Al-Burhan a dit : « Je ne le connais pas. » D'autres ont dit que c'est al-Walid ibn al-Mughira, ou Abu Jahl 328. (73) Ibn Abd Allah ibn Amr ibn Makhzum, grand-père d'Abu Jahl 329. (74) « Ils ont des entraves jusqu'au menton, et ils sont donc têtes dressées. Et Nous avons placé devant eux une barrière et derrière eux une barrière, puis Nous les avons recouverts, et ils ne voient pas. » Sourate Ya Sin, versets 8-9 330. (75) Sa biographie a déjà été donnée à la page 73, numéro 7 331. (76) Banu Qurayza : une tribu des Juifs de Khaybar 332. (77) Atamuhum 333 : avec alif long et ta important, pluriel de utum avec deux fathas, qui est la forteresse ici, et peut aussi signifier la maison carrée et le palais. (78) Avec fath sur le jim et le ha important redoublé, et à la fin shin pointée. Il est des Banu Qurayza, tué en mécréant 334. (79) Sourate al-Ma'ida, verset 12 335. (80) Comme rapporté par Ibn Sayyid al-Nas et d'autres auteurs de Sira 336. (81) Banu al-Nadir : avec nun ouverte et dad pointée kasr, ce sont un peuple des Juifs de Khaybar 337. (82) 'Aql 338 : masdar de 'aqala al-ba'ir, ya'qiluhu, quand il l'attache avec le 'iqal qui l'empêche de bouger. Le sens originel de 'aql est l'empêchement ; de là vient l'intellect ('aql) connu, parce qu'il empêche de ce qui ne convient pas. On a nommé ainsi le prix du sang (diya) du tué, car chez les Arabes, c'était des chameaux que le meurtrier conduisait vers la famille de la victime.
**الكلابيين** : c'est-à-dire dans la diya (dīya, prix du sang) des deux individus de la tribu des Banū Kilāb, avec la kasra (kasr) sur la première lettre [du nom]. **339** . Il s'agit de **'Amr ibn Umayya ibn Khuwaylid ibn 'Abd Allāh ibn Iyās** , le Compagnon (ṣaḥābī) que l'Envoyé d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et le salue) envoyait pour ses affaires. C'est lui qui se rendit auprès du Négus (al-Najāshī) avec sa lettre ; il lui répondit, embrassa l'Islam et lui maria Umm Ḥabība. Il embrassa l'Islam après [la bataille de] Uḥud, assista à [l'expédition de] Bi'r Ma'ūna et mourut à Médine sous le califat de Mu'āwiya (qu'Allāh Très-Haut l'agrée). **340** . Il s'agit de **Ḥuyayy ibn Akhṭab** , des Juifs des Banū al-Naḍīr et l'un de leurs chefs, père de Ṣafiyya, Mère des croyants (Umm al-Mu'minīn). Il était parmi les plus violents et les plus obstinés ; on le décrivait comme le seigneur du sédentaire et du nomade. Il connut l'Islam et persécuta les musulmans ; ils le capturèrent le jour de [la bataille de] Qurayẓa, puis le tuèrent. **341** . Sa biographie a déjà été donnée à la page « 156 », numéro « 6 ». **342** . Sa biographie a déjà été donnée à la page « 13 », numéro « 4 ». **343** . **Tawāmar** (tawāmar) : avec la fatḥa (fatḥ) sur le tā' suscrit (al-tā' al-fawqiyya) et le wāw ; on dit aussi avec hamza (hamz) : c'est un tafā'ul (tafā'ul) dérivé de 'amr (amr, ordre/affaire), c'est-à-dire que chacun examine l'affaire de l'autre. Ce qui est visé ici est la consultation (al-mushāwara). **344** . Rapporté par Muslim et al-Nasā'ī. **345** . Sa biographie a déjà été donnée à la page « 30 », numéro « 5 ». **346** . Sa biographie a déjà été donnée à la page « 27 », numéro « 3 ». **347** . **Nākiṣan** (nākiṣan) : reculant, revenant en arrière. **348** . **'Uqibayhi** ('uqibayhi) : duel de 'aqib ('aqib), l'arrière du pied. **349** . Sourate al-'Alaq, verset numéro 7 et suivants. **350** . Rapporté par Abū Nu'aym dans al-Dalā'il. **351** . Il s'agit de **Shayba ibn 'Uthmān al-Ḥajabī ibn Abī Ṭalḥa ibn 'Abd al-'Uzzā ibn 'Uthmān ibn 'Abd al-Dār ibn Quṣayy** , le célèbre Compagnon (ṣaḥābī), serviteur de la Ka'ba (Khādim al-Ka'ba) et détenteur de sa clé. Il embrassa l'Islam le jour de la Conquête [de La Mecque] ; on dit aussi le jour de Ḥunayn. Il mourut en l'an cinquante-neuf [de l'Hégire]. Al-Bukhārī, Aḥmad dans son Musnad et Abū Dāwūd ont rapporté de lui. Sa biographie est bien connue. **352** . **حنين** : c'est-à-dire lors de la bataille de Hunayn, et Hunayn est une vallée proche de Ta'if. **حمزة بن عبد المطلب بن هاشم** , et **أبو عمارة** , des Quraychites : l'oncle du Prophète (paix et salut sur lui), l'un des héros et des nobles de Quraych à l'époque préislamique et en Islam. Il naquit et grandit à La Mecque, et était le plus puissant et le plus résolu des Quraychites. Lorsque l'Islam apparut, il hésita à l'embrasser, puis il apprit qu'Abu Jahl avait offensé le Prophète (paix et salut sur lui) et avait tenu des propos à son sujet ; alors Hamza se dirigea vers lui, le frappa et manifesta son embrassement de l'Islam. Il émigra avec le Prophète (paix et salut sur lui) à Médine, et participa à la bataille de Badr et à d'autres. Al-Mada'ini dit : « Le premier étendard que le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) noua fut pour Hamza. » Le signe distinctif de Hamza à la guerre était une plume d'autruche qu'il plaçait sur sa poitrine. Lors du jour de Badr, il combattit avec deux épées et accomplit des exploits. Il fut tué le jour d'Uhud, et les musulmans l'enterrèrent à Médine ; sa descendance s'éteignit. **شواظ** : avec le ش pointé (shīn) en damma (shuwāẓ) ou en kasra (shiwāẓ) : flamme. Rapporté par Ibn Ishaq et Ibn Sayyid al-Nās. Ibn Hajar mentionne dans *al-Isāba* qu'il s'agit de **فضالة بن عمير بن الملوحي الليثي** , et il n'est pas mentionné dans sa notice biographique qu'il fut épargné le jour de la conquête avec le Messager d'Allah (paix et salut sur lui). Rapporté par Ibn Ishaq et al-Bayhaqi sans chaîne de transmission, et par Abu Nu'aym dans *ad-Dalā'il* avec une chaîne remontant à 'Urwa. Il s'agit de **عامر بن الطفيل بن مالك بن جعفر العامري** , des Banu 'Amir ibn Sa'sa'a : le cavalier de son peuple, l'un des braves des Arabes, de leurs poètes et de leurs nobles à l'époque préislamique. Son surnom est Abu 'Ali. Il naquit et grandit au Najd. Il mena de nombreuses batailles et parvint à l'Islam âgé ; alors il vint en délégation auprès du Messager d'Allah (paix et salut sur lui) alors qu'il était à Médine après la conquête de La Mecque. Il voulut le trahir par perfidie, mais n’osa pas s’en prendre à lui. Il l’appela donc à l’islam, mais il posa comme condition qu’on lui donne la moitié des fruits de la Médine et qu’on le fasse successeur au pouvoir après lui ; il le refusa. Il revint donc plein de rage, et mourut en chemin avant d’atteindre son peuple. Il était borgne, ayant perdu un œil dans l’une de ses batailles. Stérile, sans descendance. Il était le cousin paternel du poète Labîd (359). Avec la fatḥa sur le hamza et le sukūn sur le rā’, il était le frère utérin de Labîd ibn Rabī‘a ; Labîd était un Compagnon, et Arbad était également poète. Dieu envoya sur lui la foudre qui le brûla, mécréant en Dieu – gloire et exaltation à Lui –, et c’est à son sujet que fut révélée la parole divine : « Il envoie les foudres et en frappe qui Il veut, tandis qu’ils disputent au sujet de Dieu, Lui qui est d’une force redoutable » (360), comme cela est établi dans les deux Ṣaḥīḥ et dans le Musnad d’Aḥmad d’après Abū Hurayra – que Dieu l’agrée (361). Et dans une copie : « mufaṣṣal » (détaillé) avec le ṣād non pointé (362). « Muthāfana » : avec un mīm, un nūn et un qāf à trois points, signifiant l’extraction, comme dans le Qāmūs, coordonné à « al-durūs » (l’effacement), et le sens est clair. Ce qui se trouve dans certaines copies, à savoir qu’il s’agit d’un fā’, une mufā‘ala dérivée de « al-nafth » (le crachat), qui est la salive du sorcier et du récitateur de formules, et qui est employé pour son corollaire, la sorcellerie ; la sorcellerie est souvent associée à la subtilité, et c’est apparemment ce qui est visé, c’est-à-dire ce qui est subtil dans certaines de ces choses (363). « Al-‘ibāra » : avec la kasra sur le ‘ayn non pointée, c’est-à-dire l’interprétation du rêve (364). « Al-farā’iḍ » : les sciences des successions (365). Rapporté par Ibn Māja d’après Anas – que Dieu l’agrée (366). C’est-à-dire un interprète doté d’un avis pénétrant, savant dans l’interprétation par voie d’allusion, car il atteignait juste et excellait dans l’interprétation des rêves ; lorsqu’il en considérait les conditions et les interprétait, ils se réalisaient. Ibn Sīrīn disait : « J’ai considéré le hadith… » Le sens est qu'il l'interprète par elle comme il l'interprète par le Coran. Ainsi, il interprète le Coran, par exemple, par l'homme pervers (al-fâsiq) et la femme par la côte (al-ḍilʿ), en s'appuyant sur le fait que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a nommé l'un « pervers » et l'autre « côte », comme rapporté par Abû Dâwûd et al-Tirmidhî, qui l'a jugé authentique. Le début du hadith est : « La vision du croyant est une partie des quarante-six parties de la prophétie. Elle est sur la patte d'un oiseau (rajul ṭâʾir) tant qu'elle n'est pas interprétée ; lorsqu'elle est interprétée, elle se réalise. Ne la raconte donc qu'à un ami ou à un sage. » « Rajul ṭâʾir » : avec un kasra sur le râ', un sukûn sur le jîm et un lâm. Le sens est que la vision est un décret en cours, un arrêt accompli, un jugement exécutoire, qu'il soit bon ou mauvais, bénéfique ou nuisible. Ibn Qutayba a dit : « Il veut dire qu'elle n'est pas stable. On dit d'une chose qui n'est pas stable : "elle est sur la patte d'un oiseau" ou "sur la corne d'une gazelle". » En résumé, il s'agit d'une métaphore et d'une image pour représenter la vision comme étant suspendue au décret qu'Allah a décrété pour son possesseur, attachée à la patte d'un oiseau qui tombe au moindre mouvement. Lorsque le premier interprète l'interprète, c'est comme si elle était sur sa patte et tombait. Tout mouvement qui procède d'une chose est un « ṭâʾir » (augure). De là vient la parole d'Allah dans la sourate Yâ Sîn : « Et à tout homme, Nous avons attaché son augure (ṭâʾirahu) à son cou » (Coran 36, 12), c'est-à-dire ses actions dans son adoration et ses transactions sont une charge qui ne se sépare pas de lui. Comme l'ont rapporté les deux Cheikh (al-Boukhârî et Mouslim) et d'autres, d'après une dizaine de Compagnons, sauf qu'il a été dit que ce qui se trouve dans Mouslim, d'après Ibn Sîrîn, d'après Aboû Hourayra : « Lorsque le temps se rapprochera, le rêve du croyant ne mentira guère, et le plus véridique d'entre vous en songe est le plus véridique en parole. Le rêve du musulman est une partie des quarante-cinq parties de la prophétie. Les rêves sont de trois sortes : le rêve pieux, bonne annonce de la part d'Allah ; le rêve de trouble (takhzîn) de la part de Satan ; et le rêve que l'homme se raconte à lui-même. Si l'un de vous voit ce qu'il déteste, qu'il se lève, prie et n'en parle pas aux gens. » On a divergé au sujet de ce qui est mentionné, à savoir que les rêves sont de trois sortes, etc. Il a été dit que cela est interpolé (moudraj) dans le hadith, faisant partie des paroles d'Ibn Sîrîn ; il a été dit aussi que cela est suspendu (mawqoûf) sur Aboû Hourayra. Les deux Cheikh l'ont rapporté d'après Aboû Hourayra, de manière remontante (mousnad). Ce qui est visé par « le temps se rapprochera » est l'approche de l'Heure. Il a été dit aussi que cela signifie le raccourcissement réel des jours et des nuits. Il a été dit encore que cela signifie le rapprochement de la nuit et du jour, par rapport à l'équinoxe, selon la parole des interprètes des songes : « Les moments les plus véridiques pour la réalisation de l'interprétation sont le moment de l'éclosion des lumières et des fleurs, et le moment de la maturation des fruits, lorsque la nuit et le jour s'égalisent. » Dans certains récits, d'après ce qu'ont rapporté Ahmad, at-Tirmidhî, Ibn Hibbân et al-Bayhaqî, d'après Aboû Sa'îd : « Les rêves les plus véridiques ont lieu à l'aube (as-hâr). » Comme l'a rapporté ad-Dâraqutnî dans al-'Ilal d'après Anas, et l'ont jugé faible Ibn as-Sunnî et Aboû Nou'aym dans at-Tibb d'après 'Alî, d'après Aboû Sa'îd, et d'après az-Zouhrî de manière interrompue (moursal). Il n'y a donc pas lieu de dire qu'il n'a pas d'authenticité. Al-Bourda : avec un bâ' (b) unifiée, un râ' (r) et un dâl (d) non pointées, toutes ouvertes : c'est-à-dire l'indigestion et la lourdeur des aliments sur l'estomac. On l'appelle bourda parce qu'elle refroidit (bourd) l'estomac jusqu'à ce qu'il s'affaiblisse pour cuire et filtrer ses humeurs. Ce qui est visé par le fait qu'elle soit une origine (asl) pour cela est qu'elle en est la source ou le commencement dans la plupart des cas. Comme l’a rapporté al-Ṭabarānī dans *al-Awsaṭ* (375). Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 30, numéro 5. (7) Il s’agit d’une comparaison éloquente (tashbīh balīgh) : le *ḥawḍ* (bassin) est un lieu où l’eau s’amasse ; on compare donc l’estomac à celui-ci parce qu’il rassemble la nourriture, de même que le bassin rassemble l’eau (376). On ne peut objecter à l’auteur – qu’Allāh lui fasse miséricorde – qu’il a mentionné un sujet (mawḍūʿ) alors que celui-ci est un mensonge contre lui – qu’Allāh prie sur lui et le salue – et que cela est interdit, car cela a été mentionné avec sa clarification. Il y a divergence à ce sujet : certains disent qu’il est *marfūʿ* (remontant au Prophète). Al-Ṭabarānī rapporte dans *al-Awsaṭ*, d’après al-Zuhrī, d’après Abū Hurayra, comme *marfūʿ* : « L’estomac est un bassin (al-miʿda ḥawḍ) » (377). Sa biographie a déjà été mentionnée à la page 158, numéro 1 (378). Comme l’a rapporté al-Tirmidhī d’après Ibn ʿAbbās – qu’Allāh l’agrée, lui et son père (379). *Al-Saʿūṭ* : avec la fatḥa sur le *sīn*, la ḍamma sur le *ʿayn*, un *wāw* et un *ṭāʾ* non pointés ; c’est ce que l’on met dans le nez et que l’on inhale pour ouvrir les obstructions du cerveau et prévenir les catarrhes (380). *Al-Ladūd* : avec la fatḥa sur le *lām* et la ḍamma sur le *dāl* non pointé, un *wāw* et un *dāl* non pointé ; c’est ce que l’on met dans un des deux côtés de la bouche et avec lequel on se gargarise pour repousser une tumeur qui y survient, touchant souvent les enfants (381). *Al-Ḥijāma* : avec la kasra sur le *ḥāʾ* non pointé ; c’est l’aspiration du sang à l’aide d’un instrument connu, sur la tête et entre les épaules. Elle est, à l’arrière du cerveau, cause d’oubli ; elle est un remède pour la migraine (shaqīqa) dans la tête, bien que ce soit une maladie chronique. Des hadiths ont été rapportés à son sujet (382). *Al-Mashī* : avec la fatḥa sur le *mīm* et la kasra sur le *shīn* pointé, et le redoublement du *tāʾ* souscrit ; c’est le laxatif (383). Rapporté par al-Ḥākim d’après Ibn ʿAbbās – qu’Allāh l’agrée, lui et son père – et authentifié par lui, et par Abū Dāwūd d’après Abū Hurayra – qu’Allāh l’agrée – comme *marfūʿ* (384). Dans la version d’Abū Dāwūd d’après Abū Hurayra – qu’Allāh l’agrée – il y a l’ajout : « Il est un remède contre toute maladie (kāna shifāʾan min kulli dāʾ) » (385). Rapporté par Al-Bukhari d'après Umm Qays (386). De même, rapporté par Ahmad, At-Tirmidhi, Ibn Majah et Al-Hakim d'après Al-Miqdam ibn Ma'di Karib (387). Rapporté par At-Tirmidhi et Ahmad d'après Ibn Abbas, sous forme de hadith remontant au Prophète (musnad) (388). Il s'agit de Saba' ibn Yashjub ibn Ya'rub ibn Qahtan : l'un des grands rois du Yémen à l'époque préislamique ancienne. On dit que son nom était 'Abd Shams, et on dit aussi 'Amir. On estime qu'il vécut au vingtième siècle avant Jésus-Christ, qu'il régna sur Sanaa et ses environs, et ses historiens le décrivirent comme courageux et passionné par les constructions ; il bâtit la ville de Ma'rib, où se trouve la grande digue, et laissa une nombreuse descendance (389). C'est-à-dire qu'ils habitèrent le Yémen (390). C'est-à-dire qu'ils habitèrent le Sham (Syrie/Grande Syrie) (391). Rapporté par Ahmad, Abu Ya'la et At-Tabarani d'après 'Amr ibn Murrah al-Juhani que le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) a dit : « Que celui d'entre vous qui est issu de Ma'd se lève. » Je me levai alors. Il dit : « Assieds-toi. » Je demandai : « De quel peuple sommes-nous ? » Il répondit : « Vous êtes de Quda'a, fils de Malik, fils de Himyar » (392). Quda'a : avec un qaf (q) en damma (u), un dad (d) pointé et un 'ayn ('ayn) non pointé ; c'est l'ancêtre d'une tribu du Yémen, ainsi surnommé parce qu'il se sépara des gens, car al-quda'a (القضاعة) désigne ce qui se détache de la base d'un mur. On dit aussi que cela vient de qada'a (قضع) au sens de « dominer », car il dominait par son courage quiconque lui était hostile. On dit encore que al-quda'a (القضاعة) est l'un des noms du guépard ou du chien d'eau (393). Rapporté par Al-Bazzar, et Al-'Asqalani a dit qu'il est désavoué (munkar) (394).
Il est Himyar ibn Saba' ibn Yashjub ibn Ya'rub ibn Qahtan : un ancêtre antique de l'époque préislamique, il fut roi du Yémen et les Himyarites lui sont attribués. Il était courageux et victorieux, il régna après son père Saba', et sa capitale était Sanaa. Il mena des expéditions et conquit jusqu'à atteindre la Chine lors de certaines de ses campagnes. On rapporte parmi ses exploits son combat contre les tribus de Thamud. Certains pensent que son nom était « al-'Aranjaj » et qu'il fut surnommé Himyar en raison de son port fréquent de vêtements rouges. Les fouilles archéologiques n'ont pas encore permis de déterminer la date exacte de l'établissement de l'État himyarite, et les spécialistes de cette science s'arrêtent à l'avis d'[Edward Glaser] selon lequel son établissement remonte à l'année « 115 » avant Jésus-Christ. Il est Madhhij (et son nom est Malik) ibn Adad ibn Zayd, issu de Kahlan : un ancêtre antique yéménite de l'époque préislamique, descendant de Qahtan. Al-Ya'qubi a dit : « La talbiya 395 de Madhhij à l'époque préislamique, lorsqu'ils accomplissaient le pèlerinage, était : 'Me voici à Toi, Seigneur de Sirius, Seigneur d'al-Lat et d'al-'Uzza.' Leur idole était Yaghuth, pour laquelle les Banu Ghutayf les combattirent, et ils s'enfuirent avec elle jusqu'à Najran. » Sa tête : c'est-à-dire son sommet. Sa glousomate 396 : avec la ghayn pointue ouverte, le lam sukun, le sad non pointu ouvert, mim et ha, c'est la chair entre la tête et le cou, ou le sommet de la gorge, indiquant leur position élevée dans la noblesse, leur hauteur, leur authenticité et leur grandeur. Al-Azd 397 : avec un hamza ouvert, un zay non pointu sukun, et un dal non pointu, c'est al-Azd ibn al-Ghawth, et avec le sin non pointu, c'est plus éloquent comme dans le Qamus, une tribu du Yémen dont sont issus les Ansar, et ce nom a été donné à la tribu. Son garrot 398 : avec le kaf ouvert, c'est ce qui suit le cou en haut du dos. Son crâne 399 : avec les deux jim non pointus ouverts, deux mims, la première sukun et la seconde ouverte, ce sont les os de la tête, et cela s'applique à la tête elle-même ; ici, cela signifie qu'ils sont les seigneurs des Arabes. Son garrot 400 : avec le ra ouvert, c'est chez le chameau comme le garrot chez l'homme, c'est ce qui est entre la bosse et le cou. Son sommet 401 : avec le dhal non pointu ouvert ou fermé, et le ra non pointu sukun, c'est-à-dire son point le plus élevé et sa bosse. Rapporté par les deux Cheikhs 402 d'après Abu Bakra dans le sermon du Pèlerinage d'adieu. Comme rapporté par les deux Cheikhs d'après Ibn 'Umar, que Dieu soit satisfait d'eux deux. C'est-à-dire son Bassin 403, que Dieu prie sur lui et lui accorde la paix, au Jour de la Résurrection. C'est-à-dire carré, parfaitement équilibré, sa longueur n'excédant pas sa largeur. Rapporté par Abu Dawud et Ibn Majah d'après 'Abdullah ibn 'Amr ibn al-'As, que Dieu soit satisfait d'eux deux. Ceci est une preuve de sa connaissance, que Dieu prie sur lui et lui accorde la paix, du calcul. Rapporté par al-Tabarani d'après Abu Rafi' avec une chaîne de transmission qu'ils ont dite faible. Al-Hammam 404 : avec le ha non pointu ouvert et le mim redoublé, une maison préparée pour le bain, masculin et féminin ; il n'y avait pas de hammam à son époque, que Dieu prie sur lui et lui accorde la paix, et il n'y est pas entré. Rapporté par al-Tirmidhi d'après Abu Hurayra et authentifié par lui. Ibn 'Umar, que Dieu soit satisfait d'eux deux, a dit : « Si tu places le couchant à ta droite et le levant à ta gauche, alors ce qui est entre les deux est la qibla 405. » La leçon de ce hadith est qu'il indique sa connaissance, que Dieu prie sur lui et lui accorde la paix, de la science des temps, car la connaissance de l'azimut de la qibla en est une branche que ce hadith contient. Ce hadith a été mentionné par Ibn al-Athir dans al-Nihaya, et al-Suyuti ne l'a pas rapporté car il ne l'a pas trouvé. Il est 'Uyayna ibn Hisn al-Fazari, surnommé Abu Malik. Il embrassa l'Islam le jour de la conquête [de La Mecque] et faisait partie de ceux dont les cœurs étaient à gagner 406. Il était parmi les bédouins grossiers. C'est celui dont le Prophète, que Dieu prie sur lui et lui accorde la paix, a dit : « C'est l'insensé obéi », car il était le chef de son peuple. 'Uyayna est un nom dérivé du diminutif de 'ayn [œil]. Il est al-Aqra' ibn Habis ibn 'Affan ibn Muhammad ibn Sufyan ibn Mujashi' al-Tamimi. Son nom est « Firas », et il fut surnommé al-Aqra' en raison d'une teigne sur sa tête. Il faisait partie de ceux dont les cœurs étaient à gagner, et il était courageux, cavalier et noble parmi son peuple à l'époque préislamique et en Islam. Il embrassa l'Islam et vint auprès du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et lui accorde la paix, dans la délégation des Banu Tamim. C'est à son sujet que fut révélé [le verset] : « Ceux qui t'appellent de derrière les appartements privés » 407. Plus perspicace 408 : plus connaisseur et plus clairvoyant ; son infinitif est al-firasa avec le fa ouvert, et al-firasa avec le kasr vient de tafarrus [déchiffrement], qui est un autre sens. Rapporté par al-Tirmidhi d'après Zayd ibn Thabit. C'est-à-dire plus réfléchi. Al-Halabi a dit : « Parce que cela exige la pondération et l'absence de précipitation. » Al-mumli 409 : avec le mim ouvert en premier, le second kasr et le lam redoublé, nom d'agent, à l'origine al-mumlil ; yumli, amla et amalla ont le même sens, c'est dicter ce qui est écrit au scribe. Al-Suyuti a dit : Le hadith d'Ibn 'Abbas, que Dieu soit satisfait d'eux deux, « N'étendez pas 'Bismillah al-Rahman al-Rahim'... » je ne l'ai pas trouvé. Al-Daylami rapporte d'après Anas, que Dieu soit satisfait de lui : « Lorsque l'un de vous écrit 'Bismillah al-Rahman al-Rahim', qu'il étende 'al-Rahman'. » Et il rapporte d'après Zayd ibn Thabit, que Dieu soit satisfait de lui : « Lorsque tu écris, distingue le sin dans 'Bismillah al-Rahman al-Rahim'. » C'est-à-dire ne faites pas du sin une longue extension ; dans une version : « N'étendez pas. » Ibn Sha'ban est Muhammad ibn al-Qasim ibn Sha'ban ibn Ishaq al-Misri al-Maliki, mort en l'an cent cinquante-cinq. Ibn Hazm l'a jugé faible, et il a une biographie dans al-Mizan. Sa biographie a déjà été donnée à la page « 52 », numéro « 6 ». Comme dans Musnad al-Firdaws d'al-Daylami. Sa biographie a déjà été donnée à la page « 359 », numéro « 2 ». Alaq 410 : verbe impératif avec le hamza ouvert, le lam et le qaf kasr pour la rencontre de deux lettres quiescentes ; on dit laqa al-dawata yaliqaha layqan wa layqan, et alaq, laqa est transitif et intransitif, c'est-à-dire : répare son encre, de leur parole : laqa bihi s'il le colle, d'où : yaliq bika kadha [cela te convient]. Harrif al-qalam 411 : avec le ra kasr redoublé, impératif de tahrif, c'est-à-dire : fais en sorte que le côté droit de sa fente soit un peu plus long que l'autre côté, car cela est plus rapide pour l'écriture et plus élégant en finesse. Et aqim al-ba' 412 : c'est-à-dire rends-la droite ou allonge-la un peu, car elle est en compensation de l'alif du nom. C'est-à-dire rends ses dents 413 séparées les unes des autres. C'est-à-dire ne rends pas son cercle effacé comme un œil borgne (la tu'awwir) 414 : avec le ta marbuta ouvert, le 'ayn non pointu ouvert, le waw redoublé kasr et le ra non pointu. C'est-à-dire son écriture et la forme de son mot, par vénération pour son signifié. C'est-à-dire la plupart de ses lettres sont ha, mim et nun, ou sa fin, et c'est préférable. C'est-à-dire la beauté de son écriture, et al-tajwid est l'amélioration absolue. Rapporté par al-Bukhari d'après Umm Khalid. Sanahu 415 : avec le sin ouvert, le nun léger et redoublé, et un ha sukun ; dans une version : sanahu sanahu, et dans une autre : sanasina, avec le sin non pointu ouvert ou kasr, version d'al-Qabisi, avec le nun redoublé, et Abu Dharr et d'autres l'ont allégé. Ibn Qarquwal a dit : « Tous sont avec le sin ouvert et le nun redoublé, sauf chez Abu Dharr, car il a allégé le nun, et sauf chez al-Qabisi, car il a mis le sin en kasr. » C'est-à-dire dans la langue attribuée à l'Abyssinie. Rapporté par les deux Cheikhs et d'autres par plusieurs voies dans le hadith des fitan 416. Al-haraj 417 : avec le ha ouvert, le ra sukun et le jim, abondance de meurtres. C'est-à-dire en langue abyssinienne. Rapporté par Ibn Majah, et dans sa chaîne de transmission se trouve Dawud ibn 'Aliyya, et les critiques à son sujet sont connues. Al-Dhahabi a dit dans son Mizan : Un groupe a rapporté d'après Dawud ibn 'Aliyya, d'après Mujahid, d'après Abu Hurayra, que le Prophète, que Dieu prie sur lui et lui accorde la paix, a dit : « Ô Abu Hurayra, 'ishkanb dard' 418 ? » J'ai dit : Non. Le hadith... Ahmad l'a rapporté dans son Musnad, et le plus correct est ce qu'a rapporté al-Muharibi d'après Layth, d'après Mujahid, de façon mursal 419. Sa biographie a déjà été donnée à la page « 30 », numéro « 5 ». Ishkanb dardam 420 : avec un hamza ouvert, un shin non pointu sukun, un kaf arabe ouvert, un nun sukun, un ba unifiée sukun ; l'auteur, que Dieu lui fasse miséricorde, l'a expliqué comme suit. En persan, avec un hamza kasr, parfois ouvert, et on y ajoute un ha, on dit shikanba avec le shin kasr, arabisé et modifié dans sa forme. Muthafana 421 : avec le tha, le fa et le nun, c'est-à-dire la fréquentation des gens de science ; dans une version, avec le qaf unifiée, signifiant la discussion. « Alors les falsificateurs auraient eu des doutes. Mais ce sont des versets évidents dans les poitrines de ceux qui ont reçu la science. Et ne rejettent Nos versets que les injustes. » Sourate al-'Ankabut, versets 48-49. Sourate al-Furqan, verset 5. Sourate al-Nahl, verset 103. Sourate al-Nahl, verset 103.
- baraka : Action de s'agenouiller pour le chameau, équivalent de la position assise chez l'homme.
- Ṣaḥābī : Compagnon du Prophète Muhammad, ayant vu et cru en lui.
- Safīna : Surnom donné par le Prophète à un de ses serviteurs, signifiant 'vaisseau'.
- munkar : Hadith considéré comme faible et rejeté car il contredit des récits plus authentiques.
- sahih : Authentique, qualifiant un hadith dont la chaîne de transmission est fiable et le texte sans défaut.
- al-Yusayr ibn Rizām : Chef juif de Khaybar, tué par les musulmans.
- tamadd : Elle suppura, c'est-à-dire qu'elle produisit du pus.
- ash-Shaykhān : Al-Bukhārī et Muslim.
- ramadan : Ophtalmie, inflammation de l'œil.
- Salama : Salama ibn al-Akwa', Compagnon.
- Salama ibn 'Amr : Compagnon, héros et archer.
- Zayd ibn Mu'ādh : Compagnon, mais son rôle ici est contesté.
- Ka'b ibn al-Ashraf : Juif de Médine, poète et ennemi de l'Islam, tué sur ordre du Prophète.
- Abū al-Qāsim al-Baghawī : Savant et traditionniste.
- tarjamatuhu : Sa biographie.
- tarjamatuhu : Sa biographie.
- al-Bayhaqī : Savant et traditionniste.
- tarjamatuhu : Sa biographie.
- Mu'ādh : Mu'ādh ibn 'Amr ibn al-Jamūh, Compagnon.
- tarjamatuhu : Sa biographie.
- Ibn Ishāq : Biographe du Prophète.
- Yasāf : Nom propre.
- 'āniqahu : Ce qui est entre l'épaule et le cou.
- shiqquhu : L'une de ses deux moitiés.
- Umm Jundab : Compagne.
- Khath'am : Tribu arabe.
- Ibn Abī Shayba : Savant et traditionniste.
- tarjamatuhu : Sa biographie.
- tha' tha'ah : Il vomit.
- al-jarw : Petit du chien ou du fauve.
- inka'at : Elle se retourna et tomba.
- al-Qurashī al-Jumahī : Compagnon, premier nommé Muhammad dans l'Islam.
- an-Nasā'ī : Savant et traditionniste.
- Shuraḥbīl ibn 'Abd ar-Raḥmān : Compagnon ou successeur.
- sala' : Excroissance sur le corps.
- 'inān : Bride ou longe.
- yaṭḥanuhā : Il la manipule et la palpe.
- aṭ-Ṭabarānī : Savant et traditionniste.
- Abū Umāma : Compagnon.
- Ahmad : Imam Ahmad ibn Hanbal.
- tarjamatuhu : Sa biographie.
- al-Bukhārī : Savant et traditionniste.
- tarjamatuhu : Sa biographie.
- Umm Sulaym : Compagne, mère d'Anas ibn Mālik.
- Muslim : Savant et traditionniste.
- tarjamatuhu : Sa biographie.
- liya'ādūn : Ils se comptent mutuellement.
- ghayr ma'rūfa : Inconnue.
- siqṭ : Fœtus avorté.
- al-Bayhaqī : Savant et traditionniste.
- tarjamatuhu : Sa biographie.
- al-fu'ūs : Pioches.
- majalat : Couvertes d'ampoules.
- nīf : Nombre entre un et neuf.
- al-fāshiya : Abondante et répandue.
- ba'īr : Caravane.
- aqtābuhā : Petites selles de chameau.
- aḥlāsuhā : Couvertures sous la selle.
- Ibn Sa'd : Biographe.
- tarjamatuhu : Sa biographie.
- tarjamatuhu : Sa biographie.
- at-Tirmidhī : Savant et traditionniste.
- Ibn Ḥibbān : Savant et traditionniste.
- tarjamatuhu : Sa biographie.
- tarjamatuhu : Sa biographie.
- al-Bukhārī : Savant et traditionniste.
- tarjamatuhu : Sa biographie.
- ash-Shaykhān : Al-Bukhārī et Muslim.
- al-Bayhaqī : Savant et traditionniste.
- tarjamatuhu : Sa biographie.
- sha'ruhu : Ses cheveux.
- an-Nābigha : Poète mukhaḍram.
- Mukhaḍramūn : Ceux qui ont vécu à la fois en période préislamique et islamique.
- lā yufaḍḍ : Ne tombe pas ou ne se casse pas.
- fāka : Ta bouche, par métonymie les dents.
- thaghrā : Dent ou dents de devant.
- ash-Shaykhān : Al-Bukhārī et Muslim.
- tarjamatuhu : Sa biographie.
- al-ḥibr : Le savant.
- turjumān : Interprète.
- al-Bayhaqī : Savant et traditionniste.
- 'Amr ibn Ḥurayth : Compagnon.
- tarjamatuhu : Sa biographie.
- ṣafqatu yamīnihi : Son allégeance.
- al-Bayhaqī : Savant et traditionniste.
- Ibn al-Aswad : Compagnon.
- gharā'ir : Grands sacs.
- al-Bukhārī : Savant et traditionniste.
- al-Bāriqī : Compagnon, juge de Kûfa.
- al-Kunāsa : Marché à Kûfa.
- ad-Daljī : Savant.
- Abū Shabīb : Compagnon.
- naddat : Elle s'est enfuie.
- i'ṣār : Tourbillon de vent.
- Muslim : Savant et traditionniste.
- Umayma bint Ṣubayḥ : Mère d'Abū Hurayra.
- Ibn Māja : Savant et traditionniste.
- tarjamatuhu : Sa biographie.
- al-qurr : Le froid.
- 'Imrān ibn Ḥuṣayn : Compagnon.
- Fāṭima : Fille du Prophète.
- Ibn Jarīr : Savant et exégète.
- Dhū al-Nūr : Surnom signifiant 'Celui de la lumière'.
- Āya : Signe, miracle ou verset coranique.
- Muthla : Châtiment exemplaire, mutilation.
- al-Ṣaḥīḥ : Recueils de hadiths authentiques d'al-Bukhārī et Muslim.
- Ta‘izz : Tribu arabe.
- Rapporté par al-Bukhārī : Hadith transmis par l'imam al-Bukhārī.
- Abrawīz ibn Hurmuz : Roi sassanide, petit-fils d'Anūshirwān.
- al-Khiḍr : Personnage coranique, serviteur de Dieu doté d'une science particulière.
- Salama ibn al-Akwa‘ : Compagnon célèbre, archer émérite.
- Bishr ibn Rā‘ī al-‘Ibr al-Ashja‘ī : Compagnon, considéré par certains comme hypocrite puis repentant.
- Hubār ibn al-Aswad : Compagnon, transmetteur de hadiths.
- ‘Utba ibn Abī Lahab : Fils d'Abū Lahab, mécréant, répudia la fille du Prophète.
- Laylā bint al-Ḥuṭayya : Femme qui proposa le mariage au Prophète, puis fut déchargée.
- numéro 1 : Référence à une note précédente non détaillée.
- les deux Shaykh : Al-Bukhārī et Muslim.
- p. 214 n° 2 et p. 256 n° 2 : Références à des biographies antérieures.
- al-Salā : Membrane fœtale des animaux, analogue au placenta humain.
- Hind bint Khadīja : Femme compagne, transmettrice de hadiths.
- Ibn ‘Abd Shams ibn ‘Abd Manāf : Père de Marwān, oncle de ‘Uthmān, converti lors de la conquête de La Mecque.
- geste : Imitation moqueuse des gestes du Prophète.
- moquerie : Raillerie par imitation.
- Muḥallam : Compagnon ayant tué traîtreusement ‘Āmir ibn al-Aḍbaṭ.
- soyez clairs : Référence au verset 4:94 enjoignant de vérifier avant d'agir.
- Muḥallam : Personnage controversé, possible hypocrite.
- Falaẓathu : La terre rejeta son corps après l'enterrement.
- Ṣadayn : Deux collines ou vallées.
- Raḍamū : Ils entassèrent de la terre sur lui.
- Suwād ibn Qays : Bédouin compagnon, auteur de paroles inconvenantes avant son islam.
- témoignage : Privilège prophétique d'accepter le témoignage unique comme double.
- Abū Ḥuzayma : Compagnon dont le témoignage valait pour deux.
- rendit le cheval : Le Prophète restitua le cheval après le témoignage de Ḥuzayma.
- Shāṣiya : Œil levé, exorbité.
- p. 47 n° 1 : Référence à une biographie antérieure.
- p. 238 n° 3 : Référence à une biographie antérieure.
- Yaqṭif : Marcher à petits pas rapides.
- Qaṭūf : Monture lente ou au pas serré.
- Baḥran : Course large et rapide.
- Nakhas : Piquer une monture avec un aiguillon.
- p. 154 n° 1 : Référence à une biographie antérieure.
- ne possède pas : Variante textuelle.
- les deux Shaykh : Al-Bukhārī et Muslim.
- Samura : Compagnon de Kūfa, nommé Ju‘āl.
- Khafaqahā bi-mikhfaqa : Frapper avec un fouet.
- Baraka ‘alayhā : Invoquer la bénédiction sur elle.
- al-Bayhaqī : Imam traditionniste.
- Sa‘d ibn ‘Ubāda : Chef des Khazraj, naqīb, mort à Ḥawrān.
- Hamlājan : Cheval au trot rapide, mot persan.
- Ibn Sa‘d : Auteur des Ṭabaqāt.
- Qalansuwa : Coiffure, bonnet.
- Khālid ibn al-Walīd : Célèbre général, 'l'épée de Dieu', converti avant la conquête de La Mecque.
- al-Bayhaqī : Imam traditionniste.
- Muslim, Abū Dāwūd, al-Nasā’ī, Ibn Māja : Auteurs de recueils de hadiths.
- p. 405 n° 12 : Référence à une biographie antérieure.
- al-Ṭaylas : Tunique noire, mot d'origine étrangère.
- Ḥusayn ibn Muḥammad : Juge traditionniste de Saragosse, mort martyr.
- non trouvé : Biographie non identifiée.
- Qaṣ‘a : Grand plat.
- Ibn Mas‘ūd : Compagnon émigré, ayant participé à toutes les batailles.
- al-Qaḍīb : Bâton du Prophète, symbole de pouvoir.
- al-Akla : Gale, démangeaison.
- Abū Nu‘aym : Auteur des Dalā’il.
- Waḍū’uhu : Eau des ablutions.
- Mā nazifat : N'a pas diminué.
- Anas : Compagnon, serviteur du Prophète.
- Abū Nu‘aym : Auteur de Dalā’il al-nubuwwa.
- Baysān : Ville de Palestine.
- Majja : Cracher, jeter de l'eau de la bouche.
- Wā’il al-Ḥaḍramī : Compagnon, transmetteur.
- p. 192 n° 2 : Référence à une biographie antérieure.
- p. 309 n° 2 : Référence à une biographie antérieure.
- al-Ṭabarānī : Auteur du Mu‘jam, recueil de hadiths.
- rabība : Belle-fille, fille de l'épouse d'un précédent mariage.
- ʿāha : Infirmité, défaut physique comme la teigne ou autre.
- baraʾa : Guérir, être délivré d'une infirmité.
- udra : Hernie, gonflement des testicules.
- maj : Salive, crachat.
- mawqūf : Hadith suspendu, dont la chaîne de transmission s'arrête à un Compagnon ou un Successeur sans remonter au Prophète.
- ṭāwūs al-qurrāʾ : Le paon des récitants, surnom donné à Ṭāwūs ibn Kaysān pour sa beauté et sa science.
- al-sitta : Les six recueils de hadiths canoniques : Bukhārī, Muslim, Abū Dāwūd, Tirmidhī, Nasā'ī, Ibn Māja.
- ṣakka : Frapper, donner un coup avec la main.
- shāhat al-wujūh : Formule d'imprécation signifiant 'que les visages soient enlaidis'.
- al-qadhā : Impureté qui tombe dans l'œil ou dans un liquide.
- gharafa : Puiser de l'eau ou faire un geste de puisage.
- al-ṣaḥīḥān : Les deux recueils authentiques de Bukhārī et Muslim.
- damīm : Laid, de petite taille et chétif.
- ḍaraʿa : Devenir long, haut, prédominant.
- yunzafu : Ne pas s'épuiser, être inépuisable.
- ghamr : Grande quantité d'eau, eau abondante.
- al-shaykhān : Les deux maîtres du hadith : Bukhārī et Muslim.
- al-ḥīra : Ville historique près de Kūfa en Irak, ancienne capitale des Lakhmides.
- anmāṭ : Pluriel de nimṭ, tapis ou couverture précieuse.
- al-ghadū : Marche ou voyage du matin.
- al-ḥulla : Vêtement précieux, souvent un ensemble de deux pièces.
- al-rawāḥ : Marche ou voyage du soir.
- ṣaḥfa : Grand plat ou récipient pour la nourriture.
- al-miṭīṭāʾ : Démarche arrogante avec extension des mains.
- khuzr : Pluriel de akhzar, aux yeux étroits et petits.
- dhāt qurūn : Expression signifiant 'possédant des siècles', chaque siècle remplaçant le précédent.
- al-amthal : Le meilleur, le plus noble.
- al-ḍarama : Herbe sèche qui brûle rapidement.
- al-haraj : Meurtre, tuerie, ou grande confusion.
- wayl : Exclamation de malheur ou d'étonnement.
- zuwiyat : Rassemblé, replié, rendu proche.
- ṭanja : Tanger, ville du Maroc.
- ʿumāra : Pays peuplé, région habitée.
- al-gharb : Seau pour puiser l'eau.
- dawlan : Pluriel de dawla, ce qui se transmet de main en main ; ici, ils s'approprient les biens et en privent les ayants droit, gaspillant et dilapidant le trésor public musulman.
- tashrīd : Expulsion et dispersion ; de sharada, s'enfuir.
- qasīm an-nār : Répartiteur du Feu ; signifie qu'il est le partageur ou le vis-à-vis des gens de l'Enfer.
- marfū‘ : Hadith remontant au Prophète, même si le Compagnon le dit de son propre chef, car il ne peut le dire par opinion personnelle.
- khawārij : Ceux qui se sont révoltés contre ‘Alī lors de l'arbitrage ; ils sont caractérisés par une piété apparente mais une sortie de la religion.
- an-nāṣiba : Ceux qui ont pour religion la haine de ‘Alī ; ils font partie des khārijites.
- ar-rawāfiḍ : Ceux qui ont abandonné la Sunna et la communauté, et se sont révoltés contre le calife.
- fitna : Épreuve, trouble, sédition.
- qamīṣ : Tunique ; métaphore du califat.
- fasayakfīkahumu llāh : Coran, sourate al-Baqara, verset 137 : « Dieu te suffira contre eux. »
- al-ḥaw'ab : Nom d'un lieu-dit ou d'une eau entre Bassora et La Mecque.
- ghusīl al-malā'ika : « Lavé par les anges » ; surnom de Ḥanẓala car les anges l'ont lavé après son martyre.
- al-ghusayl : Forme intensive de « lavé » ; désigne Ḥanẓala.
- mubīr : Destructeur, anéantisseur.
- مُخَدَّج : Terme désignant un homme dont un membre est incomplet ou atrophié, ici le bras ressemblant à un sein de femme.
- الصحيحين : Les deux recueils de hadiths considérés comme les plus authentiques : Sahih al-Bukhari et Sahih Muslim.
- ذو الثدية : Surnom donné à un homme ayant une excroissance charnue ressemblant à un petit sein, signe distinctif des Kharijites.
- Mu'na : Nom d'un lieu en Syrie où eut lieu une célèbre expédition.
- les deux shaykhs : Al-Bukhārī et Muslim, auteurs des deux recueils de hadiths les plus authentiques.
- prière de l'absent : Prière funéraire accomplie sur une personne décédée en un lieu éloigné.
- Kisrā : Titre des rois sassanides de Perse.
- Kisrā : Titre des rois sassanides de Perse.
- mursal : Hadith dont la chaîne de transmission est interrompue entre le successeur et le Prophète.
- al-Ṭaff : Lieu près de Kūfa, sur l'Euphrate, identifié à Karbalā'.
- karb : Détresse, affliction.
- balā' : Épreuve, calamité.
- maḍjaʿuhu : Son lieu de mort, son gisant.
- tābiʿī : Successeur, musulman de la génération suivant celle des Compagnons.
- Ḥirā' : Montagne près de La Mecque où le Prophète recevait la révélation.
- sawārī : Bracelets, ornements portés aux poignets.
- Dijla : Le Tigre, fleuve d'Irak.
- dajalahu : Il l'a couvert, d'où l'idée d'obscurité.
- al-dajjāl : L'Antéchrist, dont l'affaire est obscure et confuse.
- Dujayl : Petit fleuve en Iran, affluent du Tigre.
- Quṭrabbul : Localité d'Irak réputée pour son vin.
- al-Ṣarāh : Canal ou rivière en Irak.
- Mawḍūʿāt : Recueil de hadiths inventés ou forgés.
- Pharaon : Titre des rois de l'Égypte ancienne, en particulier l'adversaire de Moïse.
- les deux Ṣaḥīḥ : Les recueils authentiques d'al-Bukhārī et de Muslim.
- Ṣiffīn : Lieu de la bataille entre ʿAlī et Muʿāwiya en 37 H.
- Ukaydir : Roi chrétien de Kinda, en Arabie.
- al-Baṭḥā' : Plaine ou vallée où coule l'eau de pluie.
- mushṭ : Peigne.
- mushāqa : Cheveux tombés lors du peignage.
- juff : Enveloppe de la spathe du palmier.
- jubb al-bi'r : Intérieur du puits.
- Dharwān : Puits à Médine, lié à l'histoire de la sorcellerie contre le Prophète.
- al-arḍa : Termite, insecte qui ronge le bois.
- al-malḥama : Grande bataille, guerre sanglante.
- al-Qustantiniyya : Constantinople, actuelle Istanbul, capitale de l'Empire byzantin.
- al-Sahihayn : Les deux recueils de hadiths authentiques d'al-Bukhari et de Muslim.
- hadith de Muslim : Référence au recueil de hadiths de Muslim ibn al-Hajjaj.
- Sourate al-Nisa' 4:70 : Coran, sourate 4, verset 70.
- Sourate al-Tur 52:48 : Coran, sourate 52, verset 48.
- Sourate al-Zumar 39:36 : Coran, sourate 39, verset 36.
- Sourate al-Hijr 15:95 : Coran, sourate 15, verset 95.
- Sourate al-Anfal 8:30 : Coran, sourate 8, verset 30.
- al-Tirmidhi : Muhammad ibn 'Isa al-Tirmidhi, célèbre traditionniste.
- traduit précédemment : Référence à une note antérieure.
- al-qubba : Tente ou dôme.
- yaqil : Faire la sieste.
- ikhtarat : Dégainer une épée.
- Jabir : Jabir ibn Abd Allah, compagnon du Prophète.
- al-Burhan : Al-Burhan al-Halabi, auteur d'un commentaire.
- hadith non rapporté : Hadith non authentifié.
- Ibn Ishaq : Muhammad ibn Ishaq, biographe du Prophète.
- Ghatafan : Tribu arabe.
- Dhi Amr : Lieu d'une expédition.
- Ibn Sayyid al-Nas : Auteur d'une biographie prophétique.
- incitèrent à assassiner : Ils poussèrent à tuer le Prophète.
- Sourate al-Ma'ida 5:12 : Coran, sourate 5, verset 12.
- traduit précédemment : Référence à une note antérieure.
- muntadiyan : Dégainé.
- al-zalkha : Terme désignant une partie du corps ou un objet.
- zalkhaha : Forme verbale dérivée.
- nadara : Tomber.
- Sourate al-Ma'ida 5:12 : Coran, sourate 5, verset 12.
- Ibn Jarir : Muhammad ibn Jarir al-Tabari, exégète et historien.
- traduit précédemment : Référence à une note antérieure.
- Umm Jamil : Épouse d'Abu Lahab, oncle du Prophète.
- al-'idah : Arbres épineux.
- comparaison : Métaphore des épines comparées aux braises.
- kathiban : Dune de sable.
- uhila : Forme passive : rendu meuble.
- Asma' bint Abi Bakr : Fille d'Abu Bakr, compagne du Prophète.
- traduit précédemment : Référence à une note antérieure.
- traduit précédemment : Référence à une note antérieure.
- Sourate al-Masad 111:1 : Coran, sourate 111, verset 1.
- traduit précédemment : Référence à une note antérieure.
- fahr : Pierre.
- Abu Nu'aym : Ahmad ibn Abd Allah al-Isfahani, auteur de Dalail al-Nubuwwa.
- Marwan ibn al-Hakam : Calife omeyyade.
- Musnad Ahmad : Recueil de hadiths d'Ahmad ibn Hanbal.
- traduit précédemment : Référence à une note antérieure.
- anbajaniyya : Vêtement ou manteau.
- Sourate al-Haqqa 69:1-2 : Coran, sourate 69, versets 1-2.
- Sourate al-Haqqa 69:8 : Coran, sourate 69, verset 8.
- Ibn Ishaq et al-Bayhaqi : Biographes et traditionnistes.
- al-Bazzar : Ahmad ibn Amr al-Bazzar, traditionniste.
- grotte de Thawr : Grotte où le Prophète et Abu Bakr se cachèrent lors de l'Hégire.
- Umayya ibn Khalaf : Chef quraychite, ennemi de l'islam.
- ma arakum : Expression signifiant 'quel besoin avez-vous ?'.
- ara : Je pense.
- les deux cheikhs : Al-Bukhari et Muslim.
- traduit précédemment : Référence à une note antérieure.
- traduit précédemment : Référence à une note antérieure.
- al-ja'il : Salaire, récompense.
- fasakhat : S'enfoncèrent.
- al-azlam : Flèches divinatoires.
- traduit précédemment : Référence à une note antérieure.
- Sourate al-Tawba 9:40 : Coran, sourate 9, verset 40.
- Amir ibn Fuhayra : Compagnon, affranchi d'Abu Bakr.
- inconnu : Rapporteur non identifié.
- Abu Nu'aym et al-Bayhaqi : Auteurs de Dalail al-Nubuwwa.
- traduit précédemment : Référence à une note antérieure.
- traduit précédemment : Référence à une note antérieure.
- frapper la cervelle : Tuer.
- Sourate Ya Sin 36:8-9 : Coran, sourate 36, versets 8-9.
- traduit précédemment : Référence à une note antérieure.
- al-Walid ibn al-Mughira ou Abu Jahl : Chefs quraychites.
- Ibn Abd Allah ibn Amr ibn Makhzum : Grand-père d'Abu Jahl.
- Sourate Ya Sin 36:8-9 : Coran, sourate 36, versets 8-9.
- traduit précédemment : Référence à une note antérieure.
- Banu Qurayza : Tribu juive de Médine.
- atamuhum : Leurs forteresses.
- tué en mécréant : Personne non musulmane tuée.
- Sourate al-Ma'ida 5:12 : Coran, sourate 5, verset 12.
- Ibn Sayyid al-Nas : Auteur de 'Uyun al-Athar.
- Banu al-Nadir : Tribu juive de Médine.
- 'aql : Prix du sang, ou intellect.
- الكلابيين : نسبة إلى بني كلاب، قبيلة عربية.
- عمرو بن أمية : صحابي جليل، كان رسولاً للنبي صلى الله عليه وسلم إلى النجاشي.
- حيي بن أخطب : زعيم يهود بني النضير، والد صفية أم المؤمنين.
- تقدمت ترجمته : إشارة إلى ترجمة سابقة في الصفحة 156 رقم 6.
- تقدمت ترجمته : إشارة إلى ترجمة سابقة في الصفحة 13 رقم 4.
- توامر : مفاعلة من الأمر، بمعنى التشاور.
- رواه مسلم والنسائي : الحديث مروي في صحيح مسلم وسنن النسائي.
- تقدمت ترجمته : إشارة إلى ترجمة سابقة في الصفحة 30 رقم 5.
- تقدمت ترجمته : إشارة إلى ترجمة سابقة في الصفحة 27 رقم 3.
- ناكصا : راجعاً إلى الخلف، متأخراً.
- عقبيه : مثنى عقب، مؤخر القدم.
- سورة العلق : السورة 96 من القرآن، الآية 7 وما بعدها.
- رواه أبو نعيم : في كتاب دلائل النبوة.
- شيبة بن عثمان : صحابي، حاجب الكعبة وصاحب مفتاحها.
- حنين : غزوة حنين، وادٍ قرب الطائف.
- حمزة بن عبد المطلب : عم النبي صلى الله عليه وسلم، وأحد الشهداء في غزوة أحد.
- شواظ : لهب النار.
- رواه ابن إسحاق : في السيرة النبوية.
- فضالة بن عمير : صحابي، ذكره ابن حجر في الإصابة.
- رواه ابن إسحاق والبيهقي : بلا سند، وأبو نعيم مسنداً.
- عامر بن الطفيل : فارس وشاعر جاهلي، وفد على النبي صلى الله عليه وسلم.
- أربد : أخو لبيد لأمه، شاعر، أهلكته صاعقة.
- ثبت في الصحيحين : أي في صحيح البخاري ومسلم.
- مفصل : بالصاد المهملة في نسخة أخرى.
- مثافنة : بمعنى الاستخراج، وقيل من النفث.
- العبارة : تعبير الرؤيا.
- الفرائض : علم المواريث.
- رواه ابن ماجه : في سننه عن أنس.
- معبر : عالم بتعبير الرؤيا.
- رؤيا المؤمن جزء من ستة وأربعين : حديث شريف.
- رجل طائر : تعبير عن عدم استقرار الرؤيا.
- الرؤيا ثلاث : حديث في تقسيم الرؤيا.
- رواه الشيخان : البخاري ومسلم.
- اقتراب الساعة : تفسير لقرب الزمان.
- رواه الدارقطني : في العلل عن أنس.
- البردة : التخمة وثقل الطعام.
- رواه الطبراني : في المعجم الأوسط.
- تشبيه بليغ : تشبيه المعدة بالحوض.
- المعدة حوض : حديث موضوع.
- تقدمت ترجمته : إشارة إلى ترجمة سابقة في الصفحة 158 رقم 1.
- رواه الترمذي : عن ابن عباس.
- السعوط : دواء يوضع في الأنف.
- اللدود : دواء يوضع في الفم.
- الحجامة : مص الدم بآلة.
- المشي : المسهل.
- رواه الحاكم : وصححه.
- كان شفاء من كل داء : زيادة في رواية أبي داود.
- رواه البخاري : عن أم قيس.
- رواه أحمد والترمذي وابن ماجه : عن المقدام بن معد يكرب.
- رواه الترمذي وأحمد : عن ابن عباس.
- سبأ : ملك يمني قديم.
- سكنوا اليمن : إشارة إلى قبيلة سبأ.
- سكنوا الشام : إشارة إلى هجرة بعضهم.
- رواه أحمد وأبو يعلى والطبراني : عن عمرو بن مرة.
- قضاعة : قبيلة يمنية.
- رواه البزار : وقال العسقلاني إنه منكر.
- talbiya : Formule rituelle prononcée par le pèlerin en état de sacralisation, commençant par 'Labbayka'.
- ghulsuma : Chair entre la tête et le cou, ou sommet de la gorge ; métaphore pour la noblesse et la prééminence.
- al-Azd : Tribu yéménite antique, dont sont issus les Ansar de Médine.
- kahil : Garrot, partie du dos entre les omoplates chez l'homme ; métaphore pour la force.
- jumjuma : Crâne ; par extension, la tête ; métaphore pour la seigneurie et la noblesse.
- gharib : Garrot du chameau, entre la bosse et le cou ; métaphore pour la position élevée.
- dhirwa : Sommet, point le plus élevé ; métaphore pour la suprématie.
- al-Shaykhan : Les deux Cheikhs : al-Bukhari et Muslim, auteurs des deux recueils de hadiths les plus authentiques.
- hawd : Bassin du Prophète au Jour du Jugement, où les croyants boiront avant d'entrer au Paradis.
- hammam : Bain public ; le Prophète n'en a jamais fréquenté.
- qibla : Direction de la prière vers la Kaaba à La Mecque.
- mu'allafa qulubuhum : Ceux dont les cœurs sont à gagner : nouveaux musulmans ou chefs influents que le Prophète attirait par des présents pour consolider leur foi.
- Ceux qui t'appellent de derrière les appartements privés : Référence au verset 49:4 du Coran, révélé à propos de l'attitude impolie de certains bédouins envers le Prophète.
- afras : Plus perspicace, plus clairvoyant ; de firasa, la perspicacité.
- mumli : Celui qui dicte ; de amla/amalla, dicter.
- alaq : Impératif de alaqa : répare l'encrier, rends l'encre fluide.
- harrif al-qalam : Impératif de harrifa : taille le calame de biais, en rendant un côté de la fente plus long.
- aqim al-ba' : Rends la lettre ba' droite ou allonge-la légèrement.
- asnan : Dents de la lettre sin ou shin ; les pointes du tracé.
- la tu'awwir : Ne rends pas la lettre 'ayn borgne ; ne ferme pas son œil.
- sanahu : Mot abyssin signifiant 'beau' ou 'bon' ; le Prophète l'a dit à propos d'un collier.
- fitan : Épreuves, tentations ; hadiths sur les troubles de la fin des temps.
- haraj : Abondance de meurtres ; synonyme de qatl.
- ishkanb dard : Expression persane signifiant 'mal au ventre' ; le Prophète l'a utilisée avec Abu Hurayra.
- mursal : Hadith où le Compagnon omet le Prophète et rapporte directement du Successeur.
- ishkanb dardam : Variante de 'ishkanb dard' ; mot persan arabisé.
- muthafana : Fréquentation assidue des savants ; de thafana, s'asseoir ensemble.
Les notes et commentaires
Il est Salmān al-Fārisī 1 : un noble Compagnon, qui se nommait lui-même Salmān al-Islām. Il était originaire des mages d'Ispahan. Il vécut très longtemps, et l'on diverge sur son nom dans son pays. On dit qu'il grandit dans le village de Jayyān, voyagea au Shām, à Mossoul, à Nasībīn, à 'Ammūriyya ; il lut les livres des Perses, des Romains et des Juifs, et se dirigea vers le pays des Arabes. Il rencontra une caravane des Banū Kalb qui l'employèrent, puis le réduisirent en esclavage et le vendirent ; un homme des Qurayẓa l'acheta et l'amena à Médine. Salmān apprit la nouvelle de l'islam, se rendit auprès du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) à Qubā', entendit ses paroles, l'accompagna quelques jours, mais refusa de se « libérer » par l'islam. Les musulmans l'aidèrent à racheter sa personne à son maître. Il manifesta alors son islam. Il était robuste, de bon jugement, savant dans les lois religieuses et autres. C'est lui qui conseilla aux musulmans de creuser la tranchée lors de la bataille des Coalisés, au point que les Émigrés et les Auxiliaires se disputèrent, chacun disant : « Salmān est des nôtres ! » Alors l'Envoyé de Dieu dit : « Salmān est des nôtres, la Gens de la Maison 2 ! » Il le nomma gouverneur d'al-Madā'in, où il demeura jusqu'à sa mort. Quand son allocation lui parvenait, il la donnait en aumône ; il tressait les feuilles de palmier et mangeait du pain d'orge gagné par le travail de ses mains.
↩ (257) [p713] al-hīm : avec kasra puis sukūn et yā' souscrite, et dans une copie correcte avec fatḥa sur le hā' et kasra sur le yā' redoublé ou allégé. ↩ (258) [p713] lāqis : avec kasra sur le qāf, ou lā qīs avec un yā' supplémentaire. ↩ (259) [p713] C'est Iblīs le maudit, le père des jinns, comme Adam (sur lui la paix) est le père des humains. On l'appelle aussi 'Azrā'īl, et on dit : al-Ḥārith, et son kunya est Abū Murra. ↩ (260) [p713] Nūḥ est un prophète et messager parmi les messagers doués de fermeté 3. Dieu l'a envoyé à son peuple et il les a appelés pendant 950 ans, comme Dieu a dit : « Il demeura parmi eux mille ans moins cinquante ans » 4. Puis il invoqua contre eux, désespérant d'eux : « Seigneur, ne laisse sur la terre aucun infidèle vivant » 5. ↩ (261) [p713] On a divergé au sujet de ce hadith. Ibn al-Jawzī a dit que c'est un hadith forgé sans fondement, et il a mentionné des voies de transmission dont il a cité les menteurs parmi les rapporteurs et ceux dont la transmission n'est pas acceptée. D'autres l'ont contredit et ont dit que la multiplicité de ses voies indique son authenticité. Ibn al-Jawzī a de l'exagération dans ses sujets forgés, la plupart sont rejetés. Ce hadith a été rapporté par des personnes dignes de confiance comme al-Bayhaqī et Ibn 'Asākir, entre autres. ↩ (262) [p713] De même, al-Nasā'ī et al-Bayhaqī l'ont rapporté d'après Abū al-Ṭufayl. ↩ (263) [p713] Sa biographie a déjà été donnée à la page 155, n° 3. ↩ (264) [p713] Sa biographie a déjà été donnée à la page 637, n° 9. ↩ (265) [p713] al-'Uzzā : un arbre ou trois arbres qui étaient au même endroit, sur lesquels ils ont construit un édifice et qu'ils adoraient. Il appartenait à Ghatafān. ↩ (266) [p713] C'est un démon sous la forme d'une femme noire, la main sur la tête, criant « Malheur à elle ! » et les cheveux épars. ↩ (267) [p713] fajazza lahā : avec jīm et zāy pointé, tous deux ouverts, et le zāy redoublé pour l'intensité ou allégé, c'est-à-dire il l'a coupée en deux morceaux. On rapporte aussi jadalahā avec dāl non pointé redoublé, et d'après son manuscrit avec khā' et dhāl pointé, signifiant il l'a coupée. Leurs sens sont proches, le plus célèbre étant le premier. ↩ (268) [p714] Rapporté par les deux cheikhs 6 d'après Abū Hurayra. ↩ (269) [p714] shayṭān : de shaṭuna, quand il s'éloigne, à cause de son éloignement du bien, ou de shāṭa, quand il périt, à cause de sa perdition dans le mal. C'est le rebelle parmi les jinns. ↩ (270) [p714] tafallata : avec lām redoublé, c'est-à-dire il a bondi rapidement et soudainement. Son origine est se libérer brusquement. On dit : la bête s'est enfuie quand elle s'est libérée de son attache. ↩ (271) [p714] sāriya : un pilier ou une colonne parmi les colonnes de la mosquée. ↩ (272) [p714] Sulaymān (sur lui la prière et la paix) est un messager et un prophète, fils du prophète Dāwūd (sur eux la prière et la paix). Il était roi et prophète. Son histoire dans le Coran est connue. ↩ (273) [p714] Sourate Ṣād, verset 35. ↩ (274) [p714] Notre Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) s'est abstenu de le prendre, soit par humilité, soit par bienséance, soit par soumission à l'invocation de Sulaymān (sur lui la paix). Al-Fārī a dit : « La soumission est préférable et plus sûre. » ↩ (275) [p715] C'est-à-dire les Arabes qui s'adonnaient à la dévotion avant sa mission (que Dieu prie sur lui et le salue), connaissant ce qui est dans les anciens Livres célestes. ↩ (276) [p715] Tubbac : avec ḍamma sur le tā' et tashdīd sur le bā' unifié, nom d'un roi du Yémen, pluriel tabābica. Il est ainsi nommé à cause du grand nombre de ses suiveurs qui lui obéissaient. Son sens originel est ombre. On ne l'appelle Tubbac que s'il a régné sur Ḥimyar et Ḥaḍramawt. Deux d'entre eux sont célèbres : Tubbac l'Ancien, le premier, et Tubbac le Second, celui qui voulut détruire Médine et exterminer les Juifs, car les Anṣār 7 lui en furent reconnaissants parce qu'ils étaient du Yémen et avaient séjourné chez eux. Un homme âgé lui dit : « Le roi est plus grand que d'être exalté par un sentiment ou ébranlé par la colère, son ordre est plus élevé que d'être restreint par sa clémence ou que son pardon soit hâtif. Cette ville est le lieu d'émigration d'une ville d'un prophète qui sera envoyé avec la religion d'Abraham (sur lui la paix). » ↩ (277) [p715] Il est le fils de Tha'laba al-'Anqā' ibn 'Amr ibn Muzayqiyā' ibn Mā' al-Samā' ibn Ḥāritha al-Ghiṭrīf ibn Imri' al-Qays al-Baṭrīq ibn Tha'laba al-Bahlūl ibn Māzin ibn al-Azd ibn al-Ghawth. Al-Aws, en langue, signifie le loup ou le don. Il est ainsi nommé, et c'est à lui que les Anṣār sont attribués. Aws faisait partie de plusieurs personnes de la période intermédiaire 8 que Dieu a guidées vers l'unicité et qui n'ont pas adoré les idoles. Ils fréquentaient les gens du Livre, qui les informaient de ce qui était dans leurs Livres concernant la mention du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue). Ils le mentionnaient dans leurs sermons et leurs poèmes. Aws a de la poésie à ce sujet. C'était un seigneur généreux, ṭā'ī, ami de Ḥātim al-Ṭā'ī. ↩ (278) [p716] C'est le premier à avoir rassemblé le vendredi et à l'avoir nommé vendredi. Il s'appelait 'Arūba dans la jāhiliyya 9. Il prêchait les gens et annonçait la bonne nouvelle du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue). Dans ce qui a été rapporté de ses paroles, en vers et en prose, il a dit dans un sermon : « Après cela, écoutez, apprenez, comprenez et sachez : la nuit est couvrante, le jour est éclatant, la terre est un lit, le ciel est un édifice, les montagnes sont des piquets, les étoiles sont des enseignes... jusqu'à sa parole : la demeure est devant vous, et l'opinion n'est pas ce que vous dites. Honorez votre sanctuaire et glorifiez-le. Il viendra pour lui une grande construction, et il en sortira un noble prophète. » Et il récite : « Nuit et jour, chaque jour avec un événement, / Sont égaux pour nous, sa nuit et son jour. / Les deux destins 10 alternent avec les événements jusqu'à ce qu'ils se succèdent, / Et sur nous, les bienfaits abondants ont leurs voiles. / Dans l'insouciance viendra le prophète Muḥammad, / Il annoncera des nouvelles véridiques et expertes. » ↩ (279) [p716] Al-Tamīmī al-Dārimī al-Mujāshi'ī, grand-père d'al-Farazdaq, et al-Aqra' ibn Ḥābis. Il avait porté des diyāt 11 pour son peuple et était sorti vers une tribu de Tamīm. Il les trouva rassemblés chez une devineresse. Il vint à eux et s'assit auprès d'eux. Il entendit la devineresse dire : « Le puissant est celui qui s'allie à Lui, le méprisable est celui qui s'oppose à Lui, le comblé est celui qui s'allie à Lui, le vengé est celui qui Le défie. » Sufyān dit : « De qui parles-tu ? Que Dieu soit ton père ! » Elle dit : « Un guide de la guidée, de la force et de la clémence, de la guerre et de la paix. Une tête de têtes, un lion rugissant, un fougueux intrépide, un aplanisseur de collines, un endormi et un enterré. » Sufyān dit : « Que Dieu soit ton père ! Qui est-il ? » Elle dit : « Un prophète assisté, dont le temps est venu d'être trouvé. Son époque approche pour naître. Il sera envoyé au rouge et au noir 12, avec un Livre qui ne sera pas réfuté. Son nom est Muḥammad. » Sufyān dit : « Que Dieu soit ton père ! Est-il arabe ou étranger ? » Elle dit : « Par le ciel aux voûtes, et les arbres aux branches, il est certes de Ma'add ibn 'Adnān. » Il cessa de l'interroger. Puis Sufyān eut un fils qu'il nomma Muḥammad, espérant qu'il soit le prophète mentionné. ↩ (280) [p716] Al-Iyādī, attribué à Iyād, une tribu de Ma'add. Il faisait partie des sages ascètes, comme son oncle paternel et maternel, retiré pour l'adoration dans le désert. Il crut au Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) avant sa mission. Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) le vit deux fois au marché de 'Ukāẓ. C'est pourquoi Ibn Shāhīn et d'autres le comptent parmi les Compagnons (que Dieu les agrée). Il vécut longtemps, au point qu'on dit qu'il vécut six cents ou sept cents ans. Il atteignit l'époque des apôtres 13 et suivait la religion de Jésus (sur lui la paix). On dit que les bêtes féroces tournaient autour de lui sans lui nuire, et parfois il les frappait avec son bâton. C'était un orateur éloquent, dont on cite le proverbe. On rapporte de lui de nombreux poèmes contenant la mention du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue). ↩ (281) [p717] Parmi les rois de Ḥimyar. Son histoire est célèbre dans les chroniques et les biographies. Il avait triomphé au Yémen et vaincu les Abyssins deux ans après la naissance du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue). Les délégations des Arabes vinrent le féliciter et le louer. La délégation des Quraysh vint, comprenant 'Abd al-Muṭṭalib, Umayya ibn 'Abd Shams, Khuwaylid ibn Asad et d'autres notables de Quraysh. Ils demandèrent la permission d'entrer, et il la leur accorda. Il était parfumé de musc et d'ambre, entouré de fils de rois. Il dit à 'Abd al-Muṭṭalib : « Si tu es de ceux qui parlent devant les rois, parle. » 'Abd al-Muṭṭalib parla éloquemment. Puis le roi lui dit : « Ô 'Abd al-Muṭṭalib, je vais te confier un secret que si c'était un autre que toi, je ne le divulguerais pas. Mais je t'ai trouvé digne de le recevoir. Garde-le donc caché jusqu'à ce que Dieu permette qu'il se manifeste, car Dieu accomplira Son ordre. Je trouve dans le Livre conservé et le secret caché que nous avons choisi pour nous-mêmes à l'exclusion des autres, une grande nouvelle et un grand danger, contenant l'honneur de la vie et la vertu de la mort pour les gens en général, pour ta famille en particulier, et pour toi spécialement, quand naîtra à Tihāma un garçon portant une marque entre ses épaules, un signe. Il aura l'imamat 14 et vous aurez la préséance jusqu'au Jour de la Résurrection. » ↩ (282) [p717] Ibn 'Abd al-'Uzzā ibn Rabāḥ al-'Adawī, dont le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) a dit qu'il sera ressuscité seul en tant que communauté 15, car il recherchait la religion d'Abraham, détestait l'association et ses adeptes, professait l'unicité de Dieu, et rencontra le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) avant sa prophétie. Il mourut avant sa mission. Il dit : « Le judaïsme et le christianisme se sont répandus, mais je les ai détestés. J'étais en Syrie, je suis allé voir un moine et je lui ai raconté mon histoire. Il dit : 'Je vois que tu désires la religion d'Abraham, ô frère des Mecquois. Tu recherches certes une religion qui n'existe pas aujourd'hui, c'est la religion de ton père Abraham. Rejoins donc ton pays, car Dieu enverra quelqu'un qui apportera la religion d'Abraham le hanīf 16, et il est la plus noble des créatures auprès de Dieu.' » ↩ (283) [p717] Sa biographie a déjà été donnée à la page 232, n° 6. ↩ (284) [p717] Avec fatḥa sur le 'ayn non pointé, sukūn sur le thā' à trois points, puis kāf, lām, alif et nūn. Al-Ḥimyarī, attribué à Ḥimyar, une tribu du Yémen. Les commentateurs ont dit : nous n'avons pas trouvé l'histoire de 'Athkalān, bien qu'il ait été mentionné dans al-Khaṣā'iṣ qu'Ibn 'Asākir a mentionné son histoire : la rencontre de 'Abd al-Raḥmān ibn 'Awf avec 'Athkalān au Yémen avant que 'Abd al-Raḥmān ne croie en Dieu et en Son Messager. Il lui parla de l'imminence de l'apparition d'un prophète à La Mecque. ↩ (285) [p717] Dans une copie : « et les savants juifs ». Les deux sont corrects, comme l'a expliqué Sībawayh dans le chapitre de la science 17, car il peut être un nom propre pour cette tribu, empêchant alors la déclinaison et n'acceptant pas l'article défini. ↩ (286) [p717] Parmi les savants juifs et ceux qui ont annoncé la bonne nouvelle de la mission du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue). ↩ (287) [p718] u'lfiya : avec ḍamma sur le hamza, lām sukūn, fā' kasra, et yā' souscrite, à la voix passive, signifiant « a été trouvé ». Quant à ce qui se trouve dans une copie avec qāf au lieu de fā', c'est une altération signifiant « ce qui a été trouvé ». ↩ (288) [p718] Dans une copie : « des personnes dignes de confiance parmi ceux qui se sont convertis », avec l'annexion. ↩ (289) [p718] Sa biographie a déjà été donnée à la page 73, n° 3. ↩ (290) [p718] Banū, pluriel d'ibn. Sa'ya : avec sīn ouvert, 'ayn non pointé sukūn, et yā' souscrite. On dit que la forme correcte est avec nūn au lieu du yā' souscrit, et même que le nūn est plus fréquent et plus célèbre. Ils sont Tha'laba, Usayd (au diminutif et au grand format, avec fatḥa sur le hamza), et Zayd. La raison de leur conversion est qu'un homme du Shām, nommé Ibn al-Haybān, vint chez eux et s'installa parmi eux. C'était un savant, ils recherchaient ses bénédictions et demandaient la pluie par son intermédiaire, et ils étaient arrosés. Quand sa mort approcha, il dit : « Ô communauté juive, ce qui m'a amené dans cette ville, c'est la sortie d'un prophète dont le temps est proche. Cette ville est le lieu d'émigration. J'espérais l'atteindre et le suivre. » Quand le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) fut envoyé, émigra et assiégea les Banū Qurayẓa, les Banū Sa'ya, qui étaient jeunes, dirent : « Par Dieu, c'est celui dont Ibn al-Haybān vous a parlé. » Ils dirent : « Ce n'est pas lui. » Ils dirent : « Mais si, c'est lui avec sa description. » Ils descendirent, se convertirent à l'islam, et préservèrent leurs familles, leurs biens et leurs vies. ↩ (291) [p718] Il est le fils de 'Umayr ibn 'Amr ibn Ka'b ibn Jaḥsh, des Banū al-Naḍīr. On dit qu'il est Binyāmīn, et on dit Binyāmīn avec lām. C'est l'un des deux ḥibr 18 qui vinrent du Yémen avec Tubbac. L'autre s'appelle Sukhayt, comme déjà mentionné, et il semble être le diminutif de Sakht, comme l'a dit al-Tilimsānī.
Mukhayrīq 19 était un savant érudit parmi les docteurs juifs, possédant beaucoup de richesses et de chevaux. Il connaissait l'Envoyé d'Allah (sur lui la paix et le salut) par ses attributs, mais l'amour de sa religion le domina. Le jour du sabbat, il dit : « Ô assemblée de Juifs, vous savez que la victoire de Muhammad est un droit sur vous. » Ils dirent : « Aujourd'hui est le jour du sabbat. » Il dit : « Vous n'avez pas de sabbat. » Puis il prit ses armes, sortit et vint trouver l'Envoyé d'Allah (sur lui la paix et le salut) et ses compagnons à Uhud, et fit un testament à son peuple : « Si je suis tué aujourd'hui, mes biens reviennent à Muhammad pour qu'il en fasse ce qu'il voit. » Puis il combattit jusqu'à être tué. Il fit de ses biens une aumône à Médine. L'Envoyé d'Allah (sur lui la paix et le salut) disait : « Mukhayrīq est le meilleur des Juifs. »
Il est Sawād ibn Qārib al-Dawsī, le Compagnon. Il était un devin 20 parmi les devins des Arabes ; il avait un familier 21 parmi les djinns qui venait à lui et l'informait des choses cachées. Une nuit, alors qu'il était là, son familier vint à lui, le frappa du pied et lui dit : « Lève-toi, Sawād ibn Qārib, écoute ma parole si tu es doué de raison : un Messager a été envoyé de la tribu de Lu'ayy ibn Ghālib, appelant à Dieu Très-Haut et à Son adoration. » Puis il vint à lui plusieurs nuits en lui disant la même chose. Alors il monta sa chamelle, se rendit à Médine, rencontra le Messager de Dieu — que Dieu Très-Haut le bénisse et lui accorde la paix —, crut en lui et l'informa de l'histoire de sa vision.
Al-Halabi a dit : « Le Qadi 'Iyad 22 a utilisé le mot sâ'ir 23 dans le sens de 'tous', et le cheikh 'Amr ibn al-Salah 24 a nié que sâ'ir ait ce sens, disant que cela est rejeté par les linguistes et compté parmi les erreurs du commun des gens et de certains spécialistes. » Al-Zuhri 25 a dit dans son Tahdhîb 26 : « Les linguistes sont d'accord sur le fait que sâ'ir signifie 'le reste'. » Al-Hariri 27 a dit dans Durrat al-Ghawwâs 28 à propos des erreurs des élites : « Parmi leurs erreurs honteuses et leurs fautes évidentes, ils utilisent sâ'ir dans le sens de 'tous', alors que dans la langue arabe, il signifie 'le reste'. Il a apporté comme preuve l'histoire de Ghaylân 29 lorsqu'il embrassa l'islam alors qu'il avait dix épouses ; le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) lui dit : 'Garde-en quatre et sépare-toi du reste d'entre elles.' » Ibn al-Salah a dit : « On ne tient pas compte de l'avis de l'auteur d'al-Sihâh 30 qui dit que sâ'ir al-nâs 31 signifie 'tous les gens', car il fait partie de ceux dont les affirmations isolées ne sont pas acceptées ; il a été jugé erroné. Cela pour deux raisons : premièrement, il a interprété cela par 'tous', et deuxièmement, il l'a mentionné sous la racine s-r 32 alors qu'il aurait dû le mentionner sous s-y-r 33. » Al-Nawawi 34 a dit : « C'est une forme linguistique correcte, mentionnée par d'autres que Jawhari 35 ; il n'est pas le seul à l'avoir rapportée. Al-Jawâlîqî 36 l'a approuvé dans son commentaire du début d'Adab al-Kâtib 37 d'Ibn Qutayba 38... » jusqu'à la fin des propos d'al-Nawawi dans son Tahdhîb. Fin des propos d'al-Halabi. Al-Dalaji 39 l'a suivi dans son interprétation de sâ'ir par 'tous'. L'auteur d'al-Qâmûs 40 a dit : « Sâ'ir signifie 'le reste', pas 'tous' comme certains l'ont imaginé, ou bien il est parfois utilisé dans ce sens. Un bédouin a été invité par des gens ; ils ordonnèrent à la servante de le parfumer ; il dit : 'Mon ventre est mon parfum, et le reste de moi, laissez-le.' » Fin.
Et dans une autre copie : « C'est la louable et parfaite ». L'hypocrisie 41 : c'est le fait de manifester la foi et de cacher la mécréance. Dérivé de nâfiqâ' al-yarbû' 42, qui est ce qu'il cache des entrées de son terrier pour en sortir lorsqu'il sent son prédateur. Sourate al-Munâfiqûn, verset 1. Le mot « foi » n'est pas présent dans certaines copies. Et dans une autre copie : « par les mécréants ». Ad-darak 43 : avec la fatḥa sur le râ' et son sukûn, c'est ce par quoi on descend vers le bas, contrairement à ad-daraj 44, signifiant qu'ils sont dans leur descente et au dernier degré de celle-ci. Et il a dit, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, à Usâma ibn Zayd dans un ḥadîth authentique rapporté par al-Bukhârî, lorsque certains mécréants furent contraints et embrassèrent l'Islam, puis Usâma les tua croyant que leur conversion n'était que de langue par peur de la mort ; le Prophète lui dit : « L'as-tu tué après qu'il a embrassé l'Islam ?! N'aurais-tu pas fendu son cœur ? » Ce ḥadîth a également été rapporté par Muslim et par al-Bayhaqî d'après 'Imrân ibn al-Ḥuṣayn. Et dans une autre copie : « et pour la différence ». [p.12] (5) Hal-lâ 45 : lorsqu'elle entre sur le passé, elle indique le reproche ; lorsqu'elle entre sur le présent, elle indique l'ordre et l'incitation. Yukhtaram 46 : à la forme passive, c'est-à-dire qu'il est retranché et meurt ; avec un khâ' pointé, un tâ' à deux points au-dessus et un râ' sans point. Car l'attestation 47 fait partie de la foi, c'est un pilier et non une condition ; et sa définition de la foi chez les Ash'arites est : une déclaration par la langue et une croyance par le cœur... Il n'y a donc de foi qu'avec les deux, sauf en cas d'incapacité à parler. Car il est considéré comme incapable. Et cela fait partie d'un ḥadîth dans les deux Ṣaḥîḥ. Et il a dit « il sort » car ils sont entrés en Enfer ; ce sont des pécheurs châtiés, soit pour d'autres péchés, soit pour avoir abandonné l'attestation ; ainsi, la première opinion est la plus évidente. Yaṭûlu 48 : avec un yâ' souscrit, une fatḥa sur le ṭâ' sans point et un wâw doublé et souscrit. Muhlatan 49 : avec un mîm et un hâ' ouverts, complément d'objet de yaṭûlu ; il est permis de mettre le hâ' en sukûn avec le mîm ouvert ou souscrit ; c'est la lenteur et la temporisation, et on entend par là son sens nécessaire, la longue durée ; et on veut dire le temps de son silence et de son absence de prononciation de l'attestation. Et dans une autre version : « il a attesté ». Aydan 50 : de âḍa ya'îḍu aydan, quand il revient. Et dans une autre copie : « et il est ». Et dans une autre copie : « non éternel en Enfer » ; et chez les gens de la Sunna, les auteurs de grands péchés ne demeurent pas éternellement en Enfer. Car l'attestation est soit une condition de validité de la foi, soit une partie. Et dans une autre copie, le mot « la langue » est supprimé. Nabadh 51 : avec une fatḥa sur le nûn, un sukûn sur le bâ' et un dhâl pointé, c'est-à-dire une petite chose... Son sens originel est le jet et le lancement ; comme si, à cause de sa petitesse, c'était quelque chose que l'on jette. Et dans une autre copie : « ces nubadh » avec un damm sur le nûn et une fatḥa sur le bâ', pluriel de nubdha, au poids de ghurfa ; on dit aussi avec damm puis sukûn ; le connu est ce que nous avons mentionné. Yufḍî 52 : avec un yâ' à deux points souscrit, un sukûn sur le fâ', une kasra sur le ḍâd pointé avant un yâ' sans point, présent de afḍâ, qui signifie faire parvenir ; son sens originel est l'acheminement vers l'espace vide et large. C'est-à-dire le discours sur le fait qu'ils acceptent l'augmentation et la diminution. Il y a là-dessus une divergence célèbre. Par l'augmentation et la diminution en eux. Tabâyun : séparation. Ghuniyya 53 : avec un ghayn souscrit, un nûn sans point et un yâ' ouvert, c'est-à-dire une suffisance qui dispense d'autre chose. La doctrine des vérificateurs la plus évidente et choisie est que la croyance augmente et diminue par la multiplicité de la réflexion et la clarté des preuves. Et il n'y a aucun doute que la foi des véridiques est plus forte que celle des autres. « Et ne vous détournez pas de lui pendant que vous entendez » (al-Anfâl, 20). « S'ils se détournent, alors il n'a que ce dont il est chargé, et vous avez ce dont vous êtes chargés ; et si vous lui obéissez, vous serez bien guidés ; et il n'incombe au Messager que la transmission claire » (an-Nûr, 54). Sourate Âl 'Imrân, verset 132. « Et il n'incombe au Messager que la transmission claire » (an-Nûr, 54). « Et quiconque se détourne, Nous ne t'avons pas envoyé comme gardien sur eux » (an-Nisâ', 79). « Et craignez Allah ; certes, Allah est dur en punition » (al-Ḥashr, 7). Le verset d'an-Nisâ', 68, et sa suite : « ...ceux qu'Allah a comblés de bienfaits parmi les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. Et quels bons compagnons que ceux-là ! Telle est la grâce d'Allah ; et Allah suffit comme Savant. » Ce verset est descendu au sujet d'Ibn 'Abd Rabbih al-Anṣârî lorsqu'il dit au Prophète : « Quand tu mourras, tu seras dans les 'Illiyyûn 54, et nous ne te verrons plus. » Il mentionna l'intensité de sa tristesse pour cela, et le verset descendit. Quand le Messager d'Allah mourut, il invoqua Allah pour qu'Il lui aveugle la vue afin qu'il ne voie personne d'autre, et il devint aveugle sur-le-champ. C'est lui qui a vu l'incident de l'âne. On dit aussi qu'il est descendu au sujet de Thawbân, son affranchi, qui aimait intensément le Messager d'Allah et ne pouvait supporter d'être séparé de lui ; il était triste au point que son teint changea ; le Messager d'Allah l'interrogea à ce sujet, et il dit : « Je n'ai aucun mal, si ce n'est que je ne peux pas supporter d'être séparé de toi ; j'ai pensé à l'au-delà et que je ne te verrai pas là-bas à cause de l'élévation de ton rang et de l'abaissement du mien. » Alors le verset descendit. Le verset : « Et si, lorsqu'ils ont été injustes envers eux-mêmes, ils étaient venus à toi et avaient demandé pardon à Allah, et que le Messager avait demandé pardon pour eux, ils auraient trouvé Allah très Accueillant au repentir et Miséricordieux » (an-Nisâ', 63). C'est pourquoi celui qui n'accepte pas l'obéissance au Messager est mécréant. Ne vois-tu pas 'Umar ibn al-Khaṭṭâb, lorsque le Juif et l'hypocrite qui n'avaient pas accepté le jugement du Messager d'Allah vinrent à lui, comment il leur trancha la tête, et le Messager d'Allah l'apprit et ne le désapprouva pas. Et dans une autre copie : « ses sunnas ». Et dans al-Umm d'ash-Shâfi'î, d'après le Messager d'Allah : « Je ne trouverai certes aucun d'entre vous appuyé sur son divan, recevant ce que j'ai ordonné ou interdit, et disant : 'Je ne sais pas ! Ce que nous trouvons dans le Livre d'Allah, nous le pratiquons.' » Sourate al-Ḥashr, verset 7. Sa biographie a déjà été donnée à la page 51, n° 2. Et dans une autre copie : « par la mission ». Abû Salama ibn 'Abd ar-Raḥmân, sa biographie a déjà été donnée à la page 286, n° 3. Sa biographie a déjà été donnée à la page 30, n° 5. Le ḥadîth a été rapporté par les deux Cheikhs. Sourate al-Aḥzâb, verset 66. [p.18] (1) Sa biographie a déjà été donnée à la page 58, n° 6. Et dans une autre copie : « et il a dit ». Dans ce qu'ont rapporté les deux Cheikhs, et le début du ḥadîth est : « Laissez-moi tant que je vous laisse ; ceux qui vous ont précédés n'ont péri que par leurs questions et leurs divergences avec leurs prophètes ; quand je vous interdis quelque chose, évitez-le... etc. » La cause en est qu'il a dit dans un sermon : « Allah vous a imposé le pèlerinage ; alors accomplissez-le. » Un homme dit : « Chaque année, ô Messager d'Allah ? » Il se tut jusqu'à ce qu'il l'ait dit trois fois, puis il dit : « Si je dis oui, ce serait obligatoire et vous ne pourriez pas le supporter... » Puis il dit : « Laissez-moi. » (Le ḥadîth) ; ad-Dâraquṭnî ajouta : « Alors descendit : 'Ô vous qui avez cru, ne posez pas de questions sur des choses qui, si elles vous étaient révélées, vous affligeraient.' » Rapporté par al-Ḥâkim avec la formulation : « Vous entrerez tous au Paradis, sauf celui qui refuse... » le ḥadîth. Et dans al-Jâmi' aṣ-Ṣaghîr, d'après la version d'al-Bukhârî d'après Abû Hurayra, que Dieu l'agrée, avec la formulation : « Toute ma communauté entrera au Paradis, sauf celui qui refuse. Celui qui m'obéit entre au Paradis, et celui qui me désobéit a refusé. » Rapporté par al-Bukhârî dans son Ṣaḥîḥ. « Par lui » n'est pas présent dans la version d'al-Bukhârî. Il était dans la coutume de l'Arabe, lorsqu'un ennemi lui faisait peur, d'enlever ses vêtements et de les agiter vers son peuple afin qu'ils prennent conscience du danger avant qu'il ne les atteigne ; ainsi, l'avertisseur nu est plus éloquent pour indiquer le danger. Dans la version d'al-Bukhârî : « an-najâ' » répété deux fois, et il est à l'accusatif comme complément d'objet absolu d'un verbe sous-entendu, signifiant le salut et la fuite. Adlijû 55 : avec allègement du dâl, c'est marcher au début de la nuit ; avec renforcement, c'est marcher à la fin de la nuit. Ṣabbaḥahum 56 : il vint à eux au matin. Ijtâḥahum 57 : il les anéantit ; et al-jâ'iḥa est la calamité qui frappe les fruits et les anéantit. Ce qu'ont rapporté les deux Cheikhs. Mithluhu 58 : avec deux fatḥas, c'est-à-dire sa représentation. Ma'daba 59 : avec un mîm ouvert, un hamza sans point, un dâl sans point, un thâ' à trois points, le plus connu est le damm puis la fatḥa, un bâ' à un point et un hâ' ; ce sont les mets abondants et précieux préparés pour honorer les invités et les compagnons. Faraq 60 : avec une fatḥa puis un sukûn, c'est-à-dire la séparation entre les croyants et les mécréants. « Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux » (Âl 'Imrân, 31). Sourate al-A'râf, verset 157. Et sa suite : « Puis ils ne trouvent en eux-mêmes aucune gêne à ce que tu as décidé et se soumettent totalement. » Ce verset est descendu au sujet de certains Anṣâr qui se disputèrent avec az-Zubayr au sujet d'une eau avec laquelle il arrosait sa terre. Sourate an-Nisâ', verset 64. Le verset : « Et il a invoqué Allah abondamment » (al-Aḥzâb, 21). Sa biographie a déjà été donnée à la page 78, n° 5. Sa biographie a déjà été donnée à la page 58, n° 6. Sourate al-Fâtiḥa, verset 7. C'est-à-dire Sa parole : « Si vous aimez Allah, suivez-moi, Allah vous aimera » (Âl 'Imrân, 31). Tajnaḥu 61 : elle penche ; al-janaḥ est originellement l'inclinaison sur un côté, dérivé de al-janâḥ (l'aile). Comme dans le Tafsîr d'Ibn al-Mundhir. Sourate Âl 'Imrân, verset 31. [p.22] (7) Sa biographie a déjà été donnée à la page 60, n° 8. Sa biographie a déjà été donnée à la page 621, n° 7. Sourate al-Mâ'ida, verset 20. Sa biographie a déjà été donnée à la page 88, n° 8. C'est al-Maḥmûd ibn al-Ḥasan al-Warrâq, comme dans Zahr al-Âdâb d'al-Ḥuṣrî ; on dit aussi al-Manṣûr al-Faqîh ; c'est un orateur éloquent qui vécut au début de l'ère abbasside ; il prenait souvent les sentences des anciens philosophes et autres et les mettait en vers. On dit aussi que son auteur est Râbi'a al-'Adawiyya. Et dans al-Iḥyâ', son auteur est 'Abd Allâh ibn al-Mubârak. Sa biographie a déjà été donnée à la page 470, n° 3. Sa biographie a déjà été donnée à la page 334, n° 5.
(95) [p.24] Cela, parce que 'Abd ar-Rahmān ibn 'Amr as-Sulamī et Ḥujr ibn Ḥujr dirent : Nous vînmes chez al-'Irbāḍ ibn Sāriya — et il fait partie de ceux au sujet desquels fut révélé la parole d'Allah Très-Haut : « Ni (de blâme) contre ceux qui, quand ils viennent à toi pour que tu les transportes, tu dis : "Je ne trouve pas de quoi vous transporter" » — et nous dîmes : Nous sommes venus te visiter, te rendre visite (en tant que malade) et chercher à acquérir (la science). Il dit : L'Envoyé d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — pria avec nous l'aube (ṣubḥ) un jour, puis se tourna vers nous et nous fit une exhortation éloquente (maw'iẓa balīgha) dont les yeux versèrent des larmes et dont les cœurs furent saisis de crainte. Un homme dit : Ô Envoyé d'Allah, on dirait que c'est l'exhortation d'un adieu. Que nous recommandes-tu donc ? Il dit : « Je vous recommande la crainte révérencielle d'Allah (taqwā Allāh), l'écoute et l'obéissance, même si (votre chef) est un esclave abyssin. Car celui d'entre vous qui vivra après moi verra une grande discorde. Attachez-vous donc à ma Sunna... » le hadith. Rapporté par 'Alī d'après al-Walīd. Ainsi dit adh-Dhahabī dans son Histoire, et c'est de son manuscrit que j'ai copié. Il a été rapporté par Abū Dāwūd dans le Livre de la Sunna, d'après Aḥmad ibn Ḥanbal, d'après al-Walīd ibn Muslim, avec la chaîne de transmission (sanad) que le Qāḍī a citée ; par at-Tirmidhī dans le Livre de la Science, et il dit : « Ḥasan Ṣaḥīḥ » ; et par Ibn Māja dans le Livre de la Sunna. L'auteur (al-Muṣannif) s'est écarté des trois Sunan et l'a rapporté par une autre chaîne de transmission, cherchant l'élévation (de la chaîne). (96) [p.24] An-Nawājidh : avec le dhāl pointé, pluriel de nājidh, qui sont : les molaires les plus reculées, au nombre de quatre, ou les canines, ou celles qui les suivent. Le sens visé est l'effort assidu pour s'y cramponner. C'est donc une métaphore illustrative (isti'āra tamthīliyya) pour ce qui a été mentionné, et non une métonymie (kināya). Il est possible que ce soit une métaphore déclarative subordonnée (isti'āra taṣrīḥiyya taba'iyya). (97) [p.24] Sa biographie a déjà été donnée page « 154 », numéro « 1 ». (98) [p.24] Rapporté par Muslim. (99) [p.25] Comme l'a rapporté ash-Shāfi'ī dans al-Umm, et rapporté par Abū Dāwūd, at-Tirmidhī et Ibn Māja ; c'est un hadith ṣaḥīḥ. (100) [p.25] Sa biographie a déjà été donnée page « 196 », numéro « 2 ». (101) [p.25] Lā alfayanna : avec la hamza ḍamma, le lām sukūn, le fā' kasra, le yā' fatha (deuxième radicale faible) et le nūn tashdīd. Ici, c'est une négation au sens d'une interdiction, c'est-à-dire « que je ne trouve pas ». 'Alfā signifie « trouver ». Allah Très-Haut a dit : « Et ils trouvèrent (alfayā) leur maître à la porte. » (102) [p.25] Mutti'an : c'est-à-dire incliné, appuyé, s'étant confortablement installé. Il se dit aussi avec la hamza et le yā'. (103) [p.25] Arīkatuhu : c'est un lit orné que l'on dresse dans une maison. (104) [p.25] Rapporté dans les deux Ṣaḥīḥ... Et le libellé de ce hadith que l'auteur a apporté est celui d'al-Bukhārī. (105) [p.25] 'Ā'isha : sa biographie a déjà été donnée page « 146 », numéro « 5 ». (106) [p.25] Comme l'ont rapporté Abū ash-Shaykh, ad-Daylamī et Abū Nu'aym, d'après al-Ḥakam ibn 'Umayr. (107) [p.25] Al-Ḥakam : avec deux fatḥa, c'est-à-dire ce qui juge (yaḥkumu) sur les gens par ce qu'il contient comme jugements (aḥkām). Al-Ḥakam fait partie des paraboles (amthāl) et de l'exhortation (maw'iẓa). (108) [p.25] C'est-à-dire : il viendra au Jour de la Résurrection rassemblé (maḥshūran) avec le Coran. Et il y a dans ceci une indication que le hadith ne se sépare pas du Coran et qu'ils sont comme une seule chose, car la Sunna explicite le Coran. (109) [p.26] Sourate al-Ḥashr, verset « 7 ». (110) [p.26] Rapporté par 'Abd ar-Razzāq d'après al-Ḥasan, en transmission interrompue (mursalan), avec le libellé : « Quiconque suit ma Sunna (man istasanna bi-sunnatī)... » Et l'auteur l'a rapporté avec le libellé : « Quiconque se conforme à moi (man iqtadā bī). » La dernière partie du hadith se trouve dans les deux Ṣaḥīḥ. (111) [p.26] As-Suyūṭī ne l'a pas rapporté avec ce libellé. Ad-Daylamī a dit : Je ne sais pas qui a rapporté ce hadith. Peut-être l'a-t-il désapprouvé du point de vue de sa chaîne de transmission (isnād) jusqu'à Abū Hurayra. Autrement, il est bien rapporté d'après le hadith de Jābir, comme l'ont rapporté Aḥmad, Muslim, an-Nasā'ī et Ibn Māja, et son libellé est : « Ensuite, certes, le plus véridique des discours est le Livre d'Allah Très-Haut, et la meilleure des guidées est la guidée de Muḥammad. Les pires des choses sont les choses nouvellement inventées (muḥdathātuhā). Toute chose nouvellement inventée est une innovation (bid'a), toute innovation est un égarement (ḍalāla), et tout égarement est en Enfer. » Al-Bayhaqī dans ad-Dalā'il et Ibn 'Asākir l'ont rapporté d'après 'Uqba ibn 'Āmir al-Juhanī ; Abū Naṣr as-Saḥarī dans al-Ibāna d'après Abū ad-Dardā' en remontant (marfū'an) ; et Ibn Abī Shayba d'après Ibn Mas'ūd — qu'Allah Très-Haut l'agrée — en s'arrêtant à lui (mawqūfan), ce hadith avec un autre libellé plus long. (112) [p.26] Muḥdathātuhā : pluriel de muḥdatha (avec la fatḥa), qui est l'innovation (bid'a) qui contredit le Livre, la Sunna et le consensus (ijmā') de la Communauté. (113) [p.26] Rapporté par Abū Dāwūd et Ibn Māja. (114) [p.26] Et dans une copie : « et ce qui est autre que (wa mā siwā) ». (115) [p.26] Faḍl : c'est-à-dire surabondant, qui n'a pas besoin de sa science. (116) [p.27] Muḥkama : c'est-à-dire non équivoque (ghayr mutashābiha), selon la parole d'Allah Très-Haut : « Il y a des versets muhkamāt (clairs, précis) qui sont la Mère du Livre, et d'autres mutashābihāt (équivoques) ». Ou bien : non abrogé (ghayr mansūkha). On applique aussi le terme muḥkam à l'ensemble du Coran, comme Allah Très-Haut a dit : « Ses versets sont muhkamāt (fermement établis) ». (117) [p.27] C'est-à-dire permanente, continue, non abrogée, en raison de la permanence de l'action qui s'y conforme. (118) [p.27] C'est-à-dire : il n'y a pas d'injustice (jawr) en elle. Dans ce hadith, il y a une belle indication que les sciences nécessaires et utiles sont les sciences de la Législation (sharī'a) : l'Exégèse (tafsīr), le Hadith et la Jurisprudence (fiqh). (119) [p.27] C'est un hadith rapporté par 'Abd ar-Razzāq d'après Ma'mar en transmission interrompue (mursalan), et par ad-Dārimī en transmission continue (muttasilan) d'après Ibn Mas'ūd. (120) [p.27] Le hadith n'est pas connu pour sa construction (mabnā), mais son sens est ṣaḥīḥ. As-Suyūṭī ne l'a pas rapporté. (121) [p.27] Et dans une copie : « s'y cramponne (yatamassaku bihā) ». (122) [p.27] Comme l'a rapporté aṭ-Ṭabarānī dans al-Awsat. (123) [p.27] Dans un hadith rapporté par at-Tirmidhī. (124) [p.27] Et il est rapporté : « un groupe (firqa) » au lieu de « une religion (milla) ». Il y a différentes versions du hadith. (125) [p.27] Et dans une copie : Il dit : « Ce sont ceux qui sont sur ce sur quoi je suis aujourd'hui, moi et mes Compagnons. » [p.27] (4) Sa biographie a déjà été donnée page « 60 », numéro « 8 ». (126) [p.28] Sa biographie a déjà été donnée page « 47 », numéro « 1 ». (127) [p.28] Rapporté par al-Iṣbahānī dans son Targhīb et par al-Lālakā'ī dans as-Sunna. (128) [p.28] 'Amr ibn 'Awf al-Muzanī : le Compagnon. Il embrassa l'Islam anciennement, assista aux batailles (mashāhid) et mourut à l'époque de Mu'āwiya. Ibn Sa'd mentionna que sa première expédition (ghazwa) fut al-Abwār. Plusieurs hadiths sont rapportés de lui. Il fait partie des « Pleureurs » (al-Bakkā'īn). (129) [p.28] Comme l'a rapporté at-Tirmidhī, et Ibn Māja l'a jugé ḥasan. (130) [p.28] Bilāl ibn al-Ḥārith ibn 'Āṣim ibn Sa'īd ibn Qurra ibn Māzin, Abū 'Abd ar-Raḥmān al-Muzanī, le Compagnon. Il vint en délégation auprès du Prophète — qu'Allah prie sur lui et le salue — avec la délégation de Muzayna. Il s'installa au-delà de Médine. Il mourut en l'an 60, à l'âge de quatre-vingts ans. (131) [p.29] Al-Ḥalabī a dit : Je ne le connais pas. At-Tilimsānī a dit : C'est Umayya ibn 'Abd Allāh ibn Khālid ibn Asad... C'est ainsi que Mālik a rapporté ce hadith, sans introduire personne dans sa chaîne de transmission (sanad) entre lui et Ibn Shihāb. Al-Layth ibn Sa'd l'a rapporté, nommant l'homme et introduisant entre Ibn Shihāb et Umayya ibn 'Abd Allāh ibn Abī Bakr. (132) [p.29] Khālid : c'est Ibn Usayd, et il est Ibn Abī al-'Īṣ ibn Umayya ibn 'Abd Shams, frère de 'Attāb. Il embrassa l'Islam l'année de la Conquête (al-Fatḥ) et faisait partie de ceux dont les cœurs étaient à rallier (al-mu'allafa qulūbuhum). (133) [p.29] Sa biographie a déjà été donnée page « 182 », numéro « 1 ». (134) [p.29] Le hadith a été rapporté par Mālik, an-Nasā'ī et Ibn Māja. (135) [p.29] Abū 'Abd ar-Raḥmān : surnom (kunya) de 'Abd Allāh ibn 'Umar. (136) [p.29] Il a déjà été mentionné. (137) [p.30] 'Umar ibn 'Abd al-'Azīz ibn Marwān ibn al-Ḥakam al-Umawī al-Qurashī. Sa mère est Laylā bint 'Āṣim ibn 'Umar ibn al-Khaṭṭāb — qu'Allah Très-Haut l'agrée. C'est un éminent Successeur (tābi'ī), un grand imam et, dit-on, le cinquième des Califes bien guidés (al-Khulafā' ar-Rāshidūn). Il rapporte d'après 'Abd Allāh ibn Ja'far, Anas, Ibn al-Musayyab et un groupe. Rapportent d'après lui ses deux fils, az-Zuhrī et plusieurs autres. Les auteurs des six recueils canoniques ont rapporté de lui. Il mourut à Dayr Sim'ān, dans la région de Ḥimṣ, en l'an 101, à l'âge de quarante ans. La durée de son califat fut de deux ans, cinq mois et quelques jours. Ses mérites (manāqib) sont évidents et largement transmis (mutawātira). (138) [p.30] Ce hadith a été rapporté de lui par al-Lālakā'ī dans as-Sunna. (139) [p.30] Ce hadith a déjà été cité en remontant (marfū'an)... Il se peut qu'il soit aussi rapporté de lui en s'arrêtant à lui (mawqūfan), c'est pourquoi l'auteur (al-Muṣannif) l'a mentionné en répétition. (140) [p.30] C'est al-Ḥasan al-Baṣrī, déjà mentionné page « 60 », numéro « 8 ». (141) [p.30] Ibn Shihāb az-Zuhrī : sa biographie a déjà été donnée page « 251 », numéro « 4 ». (142) [p.30] Parmi les Compagnons et les Successeurs. (143) [p.30] Rapporté par al-Lālakā'ī dans as-Sunna. (144) [p.31] 'Umar ibn al-Khaṭṭāb : sa biographie a déjà été donnée page « 113 », numéro « 4 ». (145) [p.31] Comme l'a rapporté Sa'īd ibn Manṣūr dans son Sunan. (146) [p.31] C'est-à-dire ce qui a été rapporté de lui — qu'Allah prie sur lui et le salue — comme paroles, actes et approbations (taqrīrāt). (147) [p.31] Car elle est la moitié de la science, et sa disparition fait partie des Signes de l'Heure. Il s'agit de la science des parts successorales (farā'iḍ). (148) [p.31] Az-Zamakhsharī a dit : Le sens de al-laḥn dans la parole de 'Umar — qu'Allah l'agrée — est la science des termes rares (gharīb) qui se trouvent dans le Coran et le Hadith. Celui qui ne la connaît pas ne connaît pas la plus grande partie de la Parole d'Allah et de la Sunna de l'Envoyé d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue. Al-laḥn fait partie des mots à sens opposé (aḍdād). (149) [p.31] C'est-à-dire la langue (lugha) — interprétation du rapporteur (rāwī) ou de l'auteur (mu'allif). (150) [p.31] Fa-khudhūhum : c'est-à-dire disputez avec eux et dominez-les. (151) [p.31] La parole de 'Umar que Muslim a rapportée de lui. (152) [p.31] Dhū al-Ḥulayfa est le mīqāt des gens de Médine et du Shām, à six miles de Médine en direction du Shām. (153) [p.31] Sa biographie a déjà été donnée page « 54 », numéro « 4 ». (154) [p.31] Entre le pèlerinage (ḥajj) et la 'umra. (155) [p.31] 'Uthmān ibn 'Affān, qui était alors le calife. (156) [p.31] Rapporté par al-Bukhārī, Muslim et an-Nasā'ī. (157) [p.31] C'est-à-dire d'après 'Alī, et on ne sait pas qui l'a rapporté. [p.31] (7) Et 'Umar a aussi dit, selon ce qu'a rapporté ad-Dārimī. (158) [p.32] Ibn Mas'ūd. (159) [p.32] Dans un athar rapporté par ad-Dārimī et aṭ-Ṭabarānī d'après Abū ad-Dardā'. (160) [p.32] Ibn 'Umar : sa biographie a déjà été donnée page « 182 », numéro « 1 ». (161) [p.32] Rapporté par 'Abd ibn Ḥumayd dans son Musnad avec une chaîne de transmission ṣaḥīḥa. Le sens de kufr (mécréance) est : il a approché de la mécréance, ou bien il a été ingrat envers le bienfait (kufr an-ni'ma). (162) [p.32] Dans ce qu'ont rapporté al-Iṣbahānī dans son Targhīb et al-Lālakā'ī dans son Sunan. (163) [p.32] Ubayy ibn Ka'b : c'est al-Mundhir al-Bukhārī al-Anṣārī, le Compagnon. Il mourut en l'an 19 — selon l'avis le plus correct — ou, dit-on, en l'an 32, sous le califat de 'Uthmān. (164) [p.32] Iqsha'arra : il fut pris de qush'arīra, qui est le frisson. (165) [p.32] Taḥātta : ḥatta signifie frotter, écorcher, faire tomber ; inḥatta et inḥātta signifient tomber. Al-waraq (les feuilles) tombèrent comme si elles étaient inḥatta (détachées). (166) [p.33] 'Umar ibn 'Abd al-'Azīz, le calife ascète et bien-guidé (rāshid). Il suivit la voie des quatre Califes, si bien qu'on le compta comme leur cinquième. Il mourut en Rajab de l'an 101. Sa mort eut lieu un vendredi. (167) [p.33] On dit que c'est Ḥimṣ. (168) [p.33] Et dans une copie : « Les prendrions-nous (wa hal na'khudhuhum) ? » (169) [p.33] Aẓ-Ẓinna : avec la ẓā' pointée kasra et le nūn tashdīd, c'est-à-dire sur la seule présomption (ẓann) qu'ils sont des voleurs. (170) [p.33] 'Aṭā' : c'est 'Aṭā' ibn Abī Rabāḥ, l'exégète (mufassir). Il faisait partie des grands Successeurs (tābi'ūn). Il mourut en l'an 115. (171) [p.33] « Si vous croyez en Allah et au Jour Dernier. Cela est meilleur et plus beau en interprétation (ta'wīlan). » Sourate an-Nisā', verset « 58 ». (172) [p.33] Ash-Shāfi'ī : c'est l'imam célèbre, l'imam des imams, le sultan de la Communauté. Il rapporta d'après Mālik, et Aḥmad rapporta d'après lui. Les auteurs des quatre Sunan ont rapporté de lui. Al-Bukhārī le mentionna dans deux endroits de son Ṣaḥīḥ, dans le Livre du Rikāz et dans le Livre de al-'Ariyya. Il naquit en l'an 150 H, le jour de la mort d'Abū Ḥanīfa — qu'Allah lui fasse miséricorde. Il mourut en l'an 204. (173) [p.34] Et il — qu'Allah l'agrée — disait : « Quand le hadith est ṣaḥīḥ, c'est ma doctrine (madhhabī). Et si mon dire contredit le hadith, frappez-le contre le mur (iḍribū bihi 'arḍ al-ḥā'iṭ). » C'est ainsi que les imams des Shāfi'ites l'ont suivi — qu'Allah Très-Haut les agrée. (174) [p.34] Comme l'ont rapporté les deux Shaykh (al-Bukhārī et Muslim). (175) [p.34] 'Umar ibn al-Khaṭṭāb : sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page « 113 », numéro « 4 ». (176) [p.34] 'Abd Allāh ibn 'Umar : sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page « 182 », numéro « 1 ». (177) [p.34] Rapporté par Aḥmad ibn Ḥanbal et al-Bazzār avec une chaîne de transmission ṣaḥīḥa.
Abû 'Uthmân al-Ḥîrî 62 : Sa'îd ibn Ismâ'îl, maître des soufis à Nishapur, mort en 298 H. C'est l'un des grands ascètes et maîtres soufis, disciple d'Abû Ḥafṣ al-Naysâbûrî, comme l'ont dit Ibn Mâkûlâ et al-Dhahabî. Al-Qushayrî le mentionne dans son Épître et rapporte ce que l'auteur dit de lui, précisant qu'il fut le compagnon de Shâh al-Kirmânî et de Yaḥyâ ibn Mu'âdh al-Râzî, puis vint à Nishapur avec Shâh al-Kirmânî auprès d'Abû Ḥafṣ al-Ḥaddâd, dont il fut l'élève et dont il épousa la fille. Sahl al-Tustarî 63 : Sahl ibn Yûnus ibn 'Îsâ ibn 'Abd Allâh ibn Rufay', maître des soufis ascètes. Sa biographie a déjà été donnée au vol. 1, p. 58, n° 6. Voici les principes de la Loi religieuse 64. Dans une copie : « que » 65. Aḥmad ibn Ḥanbal 66 : Ḥanbal est le nom de son grand-père, car il est Aḥmad ibn Muḥammad ibn Ḥanbal... ibn Hilâl al-Shaybânî al-Marwazî puis al-Baghdâdî, car il y grandit et y fut enterré le 12 Rabî' al-Awwal 241 H. Il est l'imam de la Sunna, fondateur de l'école juridique. Il a rapporté d'après al-Bukhârî et d'autres, et ses deux fils et d'autres ont rapporté d'après lui. Rapporté par Muslim et al-Tirmidhî 67. Mîzar 68 : avec un kasra sur le mîm, un hamza sukun et pouvant être remplacé par un yâ', au sens d'izâr, ce qui couvre la moitié inférieure du corps. Dans une copie : « Réjouis-toi, ô Aḥmad » 69. « Vers Lui monte la bonne parole, et l'œuvre pieuse L'élève » 70. Le pronom dans « Son ordre » renvoie au Prophète, comme l'a voulu l'auteur en citant le verset 71. Sourate al-Nûr, verset 63 72. Sourate al-Nisâ', verset 114, dont la suite est : « Nous le rôtirons dans la Géhenne, et quel mauvais destin ! » Ce verset est utilisé dans les ouvrages de uṣûl 73 pour prouver la validité du consensus, tiré de la parole de Dieu : « et suit un autre chemin que celui des croyants » 74. Sa biographie a déjà été donnée au vol. 1, p. 31, n° 5 75. Rapporté par Muslim, l'imam Mâlik dans son Muwaṭṭa', Abû Dâwud et al-Nasâ'î 76. C'est-à-dire sa parole : « Vous avez une marque distinctive que n'a aucune autre communauté... vous viendrez à moi, le visage et les membres brillants, à cause des traces des ablutions » 77. Yudhâdhanna 78 : au passif avec un nūn d'emphase, avec un dhâl pointu, un alif, un dâl non pointu et un nūn d'emphase redoublé ; al-dhawd signifie ici chasser et repousser. C'est la version d'Ibn al-Qâsim ; une autre version a « lâ yudhâdhanna », avec lâ négative ou prohibitive, signifiant : que nul d'entre vous ne fasse une action pour laquelle il serait repoussé de mon Bassin, dans le sens de la mise en garde et de la sollicitude. Halumma 79 : verbe d'ordre signifiant « viens »... Il est répété ici pour montrer l'intensité de l'attention et de la miséricorde prophétique. Halumma : avec une fatḥa sur le hâ' et un ḍamma sur le lâm, qui peut aussi être ouvert. Dans une copie : « Ils ont changé après toi » 80. Dans une copie : avec suppression du fâ' de « fa-suḥqan » 81 ; il se prononce avec un ḍamma sur le sîn et le ḥâ' non pointus, ou avec sukun pour allègement ; il est à l'accusatif comme complément d'objet ou comme source verbale ; s'il s'agit d'une imprécation, son opérateur est obligatoirement sous-entendu, comme « ta'quran » et « jad'an ». Anas ibn Mâlik : sa biographie a déjà été donnée au vol. 1, p. 47, n° 1 82. Rapporté par les deux Cheikhs 83. Quand le verbe raghiba est suivi de 'an, il signifie abandonner ; quand il est suivi de fî, il signifie inclination vers quelque chose 84. Que Dieu prie sur lui et le salue, dans un hadith rapporté par les deux Cheikhs 85. Il est aussi rapporté : « Quiconque innove » ; dans la version de Muslim : « Quiconque accomplit une action qui n'est pas conforme à notre ordre » ; dans une autre version : « Quiconque introduit dans notre religion » 86. Ce hadith est l'un des principes de la religion ; al-Ṭûfî a dit qu'il constitue la moitié de la religion 87. Ibn Abî Râfi' : son nom est 'Ubayd Allâh 88. Abû Râfi', affranchi du Prophète 89. Dans une copie : « Le Prophète » 90. Rapporté par Abû Dâwud, al-Tirmidhî et Ibn Mâjah 91. C'est-à-dire les rapporteurs Abû Dâwud, al-Tirmidhî et al-Ḥâkim 92. Al-Miqdâm ibn Ma'dîkarib al-Kindî... surnommé Abû Ṣâliḥ, fit partie de ceux qui vinrent en délégation auprès du Prophète de Kinda, et mourut en Syrie en 87 H, à l'âge de 71 ans 93. Il y a là une indication que le Messager est infaillible dans ses paroles et ses actes en matière de transmission 94. Comme l'a rapporté Abû Dâwud dans ses Marâsîl, al-Dârimî, al-Farabânî, Ibn Jarîr, Ibn al-Mundhir et Ibn Abî Ḥâtim d'après Yaḥyâ ibn Ja'da 95. L'omoplate, car on y écrivait. Celui qui l'apporta fut 'Umar, ou sa fille Ḥafṣa, ou 'Â'isha 96. Le doute vient du rapporteur. Al-ḥumuq : la stupidité et le manque de compréhension ; al-ḍalâl : l'égarement, opposé à la guidance 97. Sourate al-'Ankabût, verset 51 ; on dit dans les circonstances de la révélation que certains associateurs demandèrent des miracles et des signes comme ceux des prophètes, et le verset fut révélé 98. Rapporté par Muslim d'après Ibn Mas'ûd 99. Al-mutanatti'ûn 100 : le mot vient de naṭ', qui est le palais supérieur de la bouche... Al-mutanatti' est celui qui exagère et outrepasse dans les affaires et qui parle avec emphase. Al-Khaṭṭâbî a dit : « Al-mutanatti' : celui qui s'enfonce et se force à rechercher les doctrines des théologiens, qui s'engage dans ce que son intelligence n'atteint pas. Sa pertinence avec notre sujet est que celui qui s'enfonce sort de l'apparent de la Sunna. » Abû Bakr al-Ṣiddîq : sa biographie a déjà été donnée au vol. 1, p. 156, n° 6 101. Comme l'ont rapporté Abû Dâwud, al-Bukhârî et d'autres 102. Al-zaygh : la déviation de la rectitude (cf. « Quand ils dévièrent, Dieu fit dévier leurs cœurs ») 103. Sourate al-Tawba, verset 25, dont la suite est : « et un commerce dont vous craignez la mévente, et des demeures qui vous plaisent, vous sont plus aimables que Dieu et Son Messager et la lutte dans Son chemin. Attendez donc que Dieu fasse venir Son ordre ; et Dieu ne guide pas les gens pervers » 104. Anas ibn Mâlik : sa biographie a déjà été donnée au vol. 1, p. 47, n° 1 105. Dans ce qu'ont rapporté al-Bukhârî, Muslim et al-Nasâ'î 106. Dans la version de Muslim : « serviteur » ; dans une autre version : « personne ». Dans la version d'Ibn Ḥibbân : « La foi de personne n'est complète » 107. Abû Hurayra : sa biographie a déjà été donnée au vol. 1, p. 31, n° 5 108. C'est-à-dire qu'un hadith de sens similaire a été rapporté d'après Abû Hurayra 109. Anas : sa biographie a déjà été donnée au vol. 1, p. 47, n° 1 110. Comme dans les deux Ṣaḥîḥ 111. Il a employé « mimmâ » et non « mimman » à cause de la généralité de « mâ », c'est-à-dire de toute chose 112. Sa biographie a déjà été donnée au vol. 1, p. 113, n° 4 113. Comme l'a rapporté al-Bukhârî d'après 'Abd Allâh ibn Hishâm 114. Sahl ibn 'Abd Allâh al-Tustarî : sa biographie a déjà été donnée au vol. 1, p. 58, n° 6 115. Anas : sa biographie a déjà été donnée au vol. 1, p. 47, n° 1 116. Rapporté par al-Bukhârî ; cette voie qu'a citée le cadi d'après al-Bukhârî se trouve dans le Livre des bonnes manières ; il l'a aussi rapporté par une autre voie dans le Livre des jugements... Muslim l'a rapporté dans le Livre des bonnes manières. Sâlim ibn Abî al-Ja'd n'a dans les six recueils canoniques, d'après Anas, que ce seul hadith 117. On dit que c'est 'Umar ibn al-Khaṭṭâb, ou Abû Mûsâ, ou Abû Dharr, ou d'autres... Dieu seul sait 118. Les Compagnons dirent : « Après l'islam, nous ne nous sommes réjouis d'aucune chose autant que de ce hadith. » Al-Ḥâfiẓ Ibn Ḥajar a mis le sens du hadith en deux vers de rajaz : « Et quelqu'un dit : As-tu une œuvre pieuse / que tu aies préparée pour être utile au moment de l'angoisse ? / Je dis : Il me suffit de servir l'Élu / et de l'aimer, car l'homme est avec celui qu'il aime. » Al-Khafâjî, auteur du commentaire d'al-Shifâ', a composé deux vers de wâfir : « Par le droit de l'Élu, j'ai pour lui un amour / qui, quand la maladie de l'espoir survient, devient guérison. / Et je n'agrée comme demeure que le Paradis / car l'homme est avec celui qu'il aime. » 119 Ṣafwân ibn Qudâma : Compagnon tamîmî murâdî, comme l'a dit al-Dhahabî. Lui et son fils 'Abd al-Raḥmân ont été Compagnons ; on dit que le fils est un Tâbi'î et que son père Ṣafwân a été Compagnon 120. Rapporté par al-Tirmidhî et al-Nasâ'î 121. Dans al-Jâmi' al-Ṣaghîr : « L'homme est avec celui qu'il aime » ; rapporté par Aḥmad, les deux Cheikhs, Abû Dâwud, al-Tirmidhî et al-Nasâ'î d'après Anas. Dans les deux Ṣaḥîḥ, d'après Ibn Mas'ûd, dans la version d'al-Tirmidhî : « L'homme est avec celui qu'il aime, et il aura ce qu'il a acquis. » Cette addition indique que la proximité de la compagnie est à la mesure de l'acquisition de la réunion, comme le suggère la parole de Dieu dans la sourate al-Nisâ', verset 68 : « Et quiconque obéit à Dieu et au Messager, ceux-là seront avec ceux que Dieu a comblés de bienfaits parmi les prophètes, les véridiques, les martyrs et les justes. Quels bons compagnons que ceux-là ! » Ainsi, celui qui est imparfait dans la piété, avec l'amour des plus parfaits des justes, sera ressuscité avec eux, comme l'a composé quelqu'un en deux vers de wâfir : « J'aime les justes sans être des leurs / afin d'obtenir par eux l'intercession. / Et je hais celui dont la marchandise est les péchés / même si nous sommes égaux dans la marchandise. » 122 'Abd Allâh ibn Mas'ûd : sa biographie a déjà été donnée au vol. 1, p. 214, n° 2 123. Abû Mûsâ : sa biographie a déjà été donnée au vol. 1, p. 118, n° 4 124. Anas : sa biographie a déjà été donnée au vol. 1, p. 47, n° 1 125. Abû Dharr : sa biographie a déjà été donnée au vol. 1, p. 285, n° 1 126. 'Alî ibn Abî Ṭâlib : sa biographie a déjà été donnée au vol. 1, p. 54, n° 4 127. Dans une copie : « et il dit » 128. Rapporté d'après lui par al-Tirmidhî 129. Al-Baghawî a dit dans son commentaire que c'est Thawbân, l'affranchi du Messager de Dieu ; on dit aussi que c'est le muezzin, c'est-à-dire 'Abd Allâh ibn Zayd ibn Tha'laba ibn 'Abd Rabbih al-Anṣârî al-Ḥârithî 130. Sourate al-Nisâ', verset 68 131. On n'en connaît pas la source 132. Dans une copie : « et il dit » 133. C'est-à-dire la mentionnée, à savoir la parole de Dieu : « Quiconque obéit à Dieu et au Messager » 134. Comme l'a rapporté al-Iṣfahânî dans son Targhîb 135. Anas ibn Mâlik : sa biographie a déjà été donnée au vol. 1, p. 47, n° 1 136. Al-Ṭabarânî et Ibn Mardawayh ont rapporté d'après 'Â'isha et Ibn 'Abbâs 137. Abû Hurayra : sa biographie a déjà été donnée au vol. 1, p. 31, n° 5 138. Dans un hadith authentique rapporté par Muslim 139. Abû Dharr al-Ghifârî : sa biographie a déjà été donnée au vol. 1, p. 285, n° 1 140. 'Umar ibn al-Khaṭṭâb : sa biographie a déjà été donnée au vol. 1, p. 113, n° 4 141. Comme Thawbân, Ṣafwân et d'autres 142. 'Amr ibn al-'Âṣ : Qurayshite, l'un des quatre génies arabes (Mu'âwiya, 'Amr, al-Mughîra et Ziyâd), génie du commandement militaire, mort la nuit de la fête de la rupture du jeûne en 43 H 143.
Hadith authentique rapporté par Muslim. Il y est mentionné qu'il pleura à sa mort et dit, après avoir mentionné son allégeance au Messager d'Allah (paix et salut sur lui) et lui avoir demandé de prier pour le pardon de ce qui était sorti de lui, qu'il était le plus détesté des gens pour lui et le plus désireux de l'embrasser, et après lui avoir prêté allégeance et s'être converti à l'islam, il dit : « Personne ne m'était plus aimé que le Messager d'Allah, ni plus vénérable à mes yeux que lui. Je ne pouvais pas remplir mes yeux de lui par vénération pour lui. Si l'on m'avait dit de le décrire, je n'aurais pas pu le décrire. » etc.
La Sunna concernant la nourriture est que l'homme mange de ce qui est devant lui, sauf pour les fruits, car il peut choisir 144 (et des fruits qu'ils choisissent 145), et sauf pour la courge 146. Celui qui avait invité le Messager d'Allah, que la prière et la paix soient sur lui, à manger de la courge était Khubbāt 147. Ibn Hajar a dit : « Je n'ai pas trouvé son nom. » Ce hadith a été rapporté par les deux cheikhs 148. Il est rapporté d'Anas que jamais on ne lui préparait un repas où il y avait de la courge sans qu'il n'en mette. Il a été rapporté dans l'assemblée d'Abū Yūsuf que le Prophète, que la prière et la paix soient sur lui, aimait la courge... Un homme dit : « Je n'aime pas la courge. » Il tira son épée et dit : « Renouvelle l'islam ou je te tue », considérant l'apparente opposition au Prophète, que la prière et la paix soient sur lui. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 192, numéro 2. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 52, numéro 6. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 600, numéro 8. Salmā 149 : sa servante, que la prière et la paix soient sur lui, et la cliente de sa tante Ṣafiyya, épouse d'Abū Rāfi‘, sage-femme de son fils Ibrāhīm, nourrice de sa fille Fāṭima et celle qui la lava avec Asmā' bint ‘Umays. Al-Ḥalabī a dit : « Parmi les compagnonnes, il y a quinze femmes nommées Salmā autres que celle-ci. » Ce qui indique qu'elle est visée ici est ce qu'a rapporté al-Tirmidhī dans al-Shamā'il avec sa chaîne de transmission d'elle : ils vinrent à elle... Suite du hadith : « Elle dit : 'Mes fils, ne le désirez pas aujourd'hui.' Ils dirent : 'Prépare-le pour nous.' Elle se leva, cuisina un peu d'orge, le mit dans une marmite, versa dessus un peu d'huile, du poivre et des épices, et le leur servit. » Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 82, numéro 1. Le hadith a été rapporté par les deux cheikhs. Al-sabtiyya 150 : avec un sīn non pointé, un bā' non pointé, un tā' marbūṭa et un yā' de relation, relatif à al-sabt, qui est la peau de bœuf tannée avec du qaraẓ 151 et dont on a enlevé le poil, de sabatahu quand il le coupe pour enlever le poil. Il est rapporté de Mālik la permission de porter ce qui est teint au safran, et il y a à ce sujet de nombreux hadiths authentiques. Quant à l'interdiction à ce sujet, elle concerne le pèlerinage, et certains l'ont généralisée. Dans une autre version : « Et le fait de considérer comme lourd quiconque s'oppose à sa Loi. » Sourate al-Mujādala, verset 22. Il est rapporté : « Détestez », c'est-à-dire haïssez. Abū ‘Ubayda ibn al-Jarrāḥ a tué son père à Badr, ‘Umar a tué son oncle maternel al-‘Āṣ, Muṣ‘ab ibn ‘Umayr a tué son frère... et d'autres. ‘Abd Allāh ibn ‘Abd Allāh ibn Ubayy : le fils était parmi les compagnons sincères, le père était le chef des hypocrites. Rapporté par al-Bukhārī... L'histoire eut lieu après l'expédition de Banū al-Muṣṭaliq, quand ‘Abd Allāh ibn Ubayy dit : « Si nous retournons à Médine, le plus puissant en chassera le plus vil. » Zayd ibn Arqam rapporta la nouvelle au Messager d'Allah, que la prière et la paix soient sur lui, et ‘Abd Allāh [le fils] l'apprit et dit au Messager d'Allah : « Si tu veux, je t'apporte sa tête. » L'histoire est longue dans les biographies. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 146, numéro 5. Dans l'exégèse de la parole de Dieu : « Et tu es certes d'une moralité éminente » (Sourate al-Qalam, verset 4). Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 58, numéro 6. Comme l'a dit Abū al-‘Atāhiya : « Te suffit, de ce que tu recherches, le nécessaire... Que de nécessaire pour celui qui meurt ! » Dans une autre version : « Et d'après... » Le hadith a été rapporté par al-Bayhaqī dans al-Adab et par Ibn al-Ḍarīs dans Faḍl al-Qur'ān. Ibn Mas‘ūd : sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 214, numéro 2. On demanda à al-Zuhrī au sujet du zuhd 152 ; il dit : « C'est que le licite ne l'emporte pas sur la gratitude, ni l'illicite sur la patience. » Ceci fait partie du hadith qui suit, et il a été rapporté par al-Tirmidhī qui l'a jugé bon. Abū Sa‘īd al-Khudrī : mentionné précédemment. Quand il descend et s'abaisse. Al-wādī 153 : l'endroit où l'eau coule, de wadā signifiant couler ; on l'appelle aussi la brèche entre deux montagnes, et par métaphore, la voie ou la doctrine, comme dans la parole de Dieu : « Ne vois-tu pas qu'ils errent dans chaque vallée ? » (Sourate al-Shu‘arā', verset 225) à cause de la rapidité de leur appauvrissement. ‘Abd Allāh ibn Mughaffal 154 : avec un ḍamma sur le mīm, une fatḥa sur le ghayn mu‘jama, un tashdīd sur le fā' ouvert et un lām ; c'est un compagnon muzanī, parmi ceux du serment sous l'arbre. Al-Ḥasan al-Baṣrī et d'autres ont rapporté de lui ; il mourut à Baṣra en l'an soixante. Al-Ḥasan, que Dieu lui fasse miséricorde, dit : « Il n'est descendu à Baṣra personne de plus noble que lui. » Son nom n'a pas été mentionné. Tajfāfan 155 : avec un kasra sur la première lettre (tā' marbūṭa), un sukūn sur le jīm, deux fā' entre lesquelles un alif, et un tā' augmenté, de jaffa quand il sèche ; c'est une chose que l'on met sur les chevaux pour les protéger des dommages de la guerre. C'est-à-dire : il a préparé pour la pauvreté une protection, car les âmes ne la supportent pas. Il est aussi rapporté « jilbāban » au lieu de tajfāfan. C'est-à-dire sa parole dans le hadith précédent : « La pauvreté, pour celui qui m'aime parmi vous, est plus rapide que le torrent du haut de la vallée. » Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 63, numéro 1. Dans une autre version : « En réalité. » Comme l'a dit le poète : « Nos expressions sont diverses, mais Ta beauté est une... et chacun renvoie à cette beauté. » Sufyān : il peut s'agir d'al-Thawrī ou d'Ibn ‘Uyayna. Le premier est plus proche en raison de sa grande envergure dans les sciences du peuple [soufi] et aussi dans les sciences apparentes, car il était mujtahid et avait une école indépendante. « Dieu vous aimera et vous pardonnera vos péchés » (Sourate Āl ‘Imrān, verset 31). Al-dhabb 156 : avec un dhāl mu‘jama : la défense et la repousse. Muwāṭa'a 157 : avec un ḍamma sur le mīm, un ṭā' important suivi d'une hamza ; son sens est l'accord ; son origine est que l'homme pose son pied à l'endroit où son compagnon a posé le sien. Dieu a dit : « Pour faire coïncider le nombre de ce que Dieu a interdit » (Sourate al-Tawba, verset 38), c'est-à-dire l'accord du cœur. Dans une autre version : « Ce qu'il aime. » Dans une autre version : « Ce qu'il déteste. » De shaghafahu al-ḥubb 158 : l'amour a atteint le shaghāf de son cœur, c'est-à-dire l'enveloppe qui entoure le cœur. Hattk al-ḥurma 159 : al-hatk est le dévoilement et la déchirure du voile. Al-ikhtirām 160 : l'extirpation et la coupure de la chose. Jubilat 161 : a été créée et façonnée. Rapporté par Ibn ‘Adī, Abū Nu‘aym dans al-Ḥilya et al-Bayhaqī d'après Ibn Mas‘ūd, que Dieu l'agrée, et il l'a authentifié. Il est rapporté dans l'invocation : « Ô Dieu, ne donne pas à un pervers une main sur moi, car mon cœur l'aimerait... » Dans la parole de Dieu : « Plein de sollicitude pour vous, plein de compassion et de miséricorde envers les croyants » (Sourate al-Tawba, verset 128). Dans la parole de Dieu : « Et Nous ne t'avons envoyé que comme miséricorde pour les mondes » (Sourate al-Anbiyā', verset 107). Le naṣb 162 est sur l'estimation d'être annonciateur, avertisseur et appelant, ou comme citation du verset noble. Dans la parole de Dieu : « Ô Prophète ! Nous t'avons envoyé comme témoin, annonciateur et avertisseur, appelant à Dieu par Sa permission, et comme lampe éclairante » (Sourate al-Aḥzāb, versets 45-46). Dans la parole de Dieu : « C'est Lui qui a envoyé parmi les illettrés un Messager issu d'eux, qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, alors qu'auparavant ils étaient dans un égarement évident » (Sourate al-Jumu‘a, verset 2). « Par cela, Dieu guide ceux qui suivent Son agrément vers les chemins de la paix, et les fait sortir des ténèbres vers la lumière par Sa permission, et les guide vers un chemin droit » (Sourate al-Mā'ida, verset 16). Khaṭaran 163 : avec une fatḥa sur le khā' mu‘jama et le ṭā' important, c'est-à-dire une valeur ou un honneur. Kāffatan 164 : exige la tanwīn et le naṣb comme ḥāl ; son utilisation autrement est une erreur, et on a entendu de certains le contraire. Dharī‘atahum 165 : leur moyen. Al-‘amāya 166 : avec une fatḥa sur le ‘ayn importante : l'égarement et l'ignorance. Al-sarmad 167 : le continu qui n'a pas de fin. Ānifan 168 : c'est-à-dire récemment, et il est au naṣb comme adverbe. Il vient de anafa, qui signifie précéder. De là, al-anf (le nez) car il est en avant du visage. Al-ijmāl 169 : le fait de généraliser le beau de lui à chacun. Halaka 170 : avec une fatḥa sur le hā' et le lām : une affaire périlleuse. Maḍarra 171 : avec une fatḥa sur le mīm et le ḍād : une chose qui lui nuit et le blesse. Dans le hadith d'al-Ḥilya, déjà mentionné. C'est Thawbān, que Dieu l'agrée, l'affranchi du Prophète, que la prière et la paix soient sur lui ; sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 403, numéro 7. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 541, numéro 4. Sourate al-Tawba, verset 92. Tamīm al-Dārī 172 : relatif à son grand-père al-Dār ; on l'appelle aussi al-Dayrī, relatif à un monastère où il pratiquait le culte avant l'islam. Il embrassa l'islam en l'an neuf de l'Hégire ; il était chrétien avant cela et mourut en l'an quarante. Parmi ses nobles mérites : le Prophète, que la prière et la paix soient sur lui, rapporta de lui le hadith d'al-Jassāsa sur le minbar, comme à la fin du Ṣaḥīḥ de Muslim ; il y a là la narration du supérieur par l'inférieur, du suivi par le suivant, l'acceptation du khabar al-wāḥid 173 ; al-Dāraquṭnī mentionna qu'il rapporta des deux cheikhs ; il rapporta aussi de Muḥriz comme dans le Ṣaḥīḥ, et d'une femme comme dans le Musnad ; on rapporte de lui dans les Sunan et le Musnad d'Aḥmad. Dans une autre version : « La religion est la sincérité. » L'auteur a cité ce hadith avec la chaîne d'Abū Dāwūd. Abū Dāwūd l'a rapporté dans al-Adab avec la formulation : « La religion est la sincérité » sans répétition. Muslim l'a rapporté dans al-Īmān de manière similaire sans répétition, avec la formulation : « La religion est la sincérité » sans « inna ». Al-Nasā'ī l'a rapporté dans al-Bay‘a avec la formulation dans la première voie : « Que la religion est la sincérité » sans répétition. Dans une autre version : « La religion n'est que la sincérité » une fois. C'est-à-dire parmi les mālikites, car l'auteur est de l'école mālikite. C'est-à-dire une obligation individuelle pour tout mukallaf 174... Al-Nawawī a rapporté que c'est une obligation collective. Abū Sulaymān al-Bustī 175 : relatif à une ville du Sijistān. C'est Abū Sulaymān ibn Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn Khaṭṭāb, connu sous le nom d'al-Khaṭṭābī, l'imam célèbre... On a divergé sur son nom : on a dit Aḥmad, on a dit Ḥamd. Il mourut à Bust en Rabī‘ al-Awwal de l'an 388. Abū Bakr ibn Isḥāq al-Khaffāf 176 : un imam parmi les imams de la langue ; sa biographie est mentionnée dans l'histoire. Dans une autre version : « Ibn Isḥāq » ; c'est Abū Bakr Aḥmad ibn ‘Umar ibn Yūsuf al-Shāfi‘ī. Il est l'auteur du livre al-Khiṣāl dans l'école shāfi‘ite, comme l'a dit al-Rāfi‘ī. Al-niṣāḥ 177 : avec un kasra sur le nūn et un tashdīd sur le ṣād. Abū Isḥāq al-Zajjāj 178 : imam de la grammaire et de l'exégèse, disciple d'al-Mubarrad et maître d'Abū ‘Alī al-Fārisī ; il est Ibrāhīm ibn Sahl al-Zajjāj, relatif au métier de verrier car c'était son métier. Il mourut en Jumādā al-Ākhira de l'an 311, ayant dépassé quatre-vingts ans. Maḥābbuhu 179 : avec une fatḥa sur le mīm, pluriel de maḥabb, nom d'objet de aḥabba, signifiant aimé ; c'est-à-dire il désire tout ce qu'Il aime et agrée. Al-ghālīn 180 : avec un ghayn mu‘jama, de al-ghuluw, c'est-à-dire ceux qui dépassent la limite.
↩ (412) [p73] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 64, n° 6. ↩ (413) [p73] Abū Bakr est le fils d’Abū Isḥāq al-Khaffāf, déjà mentionné. C’est le personnage apparent mentionné par les sources dignes de confiance. ↩ (414) [p73] Muwāzaratuhu : avec un wāw ouvert ou un hamza, dérivé de al-azr 181 qui signifie la force, ou de al-wizr 182 qui signifie le refuge, c’est-à-dire son soutien et son aide. ↩ (415) [p74] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 59, n° 2. ↩ (416) [p74] C’est le célèbre imām Aḥmad ibn Ḥanbal. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 165, n° 1. ↩ (417) [p74] Abū Bakr al-Ājurrī a déjà été mentionné. ↩ (418) [p74] Sourate al-Aḥzāb, verset 23. Ce verset, comme dans les deux Ṣaḥīḥ 183, a été révélé au sujet d’Anas ibn al-Naḍr. Il lui fut pénible de ne pas avoir assisté à Badr et il dit : « La première bataille du Messager d’Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) à laquelle je n’ai pas assisté ; si Allah me montre une bataille après celle-ci, Il verra ce que je ferai. » L’année suivante, lors de la bataille d’Uḥud, Sa‘d ibn Mālik le rencontra et lui dit : « Ô Abū Muḥammad, où vas-tu ? » Il répondit : « Ah ! Le parfum du Paradis, je le sens du côté d’Uḥud. » Il combattit jusqu’à être tué, qu’Allah l’agrée. On trouva sur lui quatre-vingt-trois blessures, entre coups de lance et de sabre. ↩ (419) [p75] Sourate al-Ḥashr, verset 8. Il a été révélé au sujet des émigrés qui ont quitté leurs foyers en quête de l’agrément d’Allah. ↩ (420) [p75] Abū al-Qāsim al-Qushayrī : ‘Abd al-Malik ibn Hawāzin ibn ‘Abd al-Malik al-Naysābūrī, auteur de la Risāla 184 et maître de la voie spirituelle 185, l’unique de son temps en science et en action, le pilier des gens de la Sunna et des juristes shāfi‘ites, celui qui a réuni la Loi révélée et la Réalité spirituelle 186. Il est mort en l’an 465 de l’Hégire, à l’âge de quatre-vingt-neuf ans. ↩ (421) [p75] ‘Amr al-Layth : il est le frère de Ya‘qūb al-Ṣaffār. Ce Ya‘qūb, comme le dit al-Mas‘ūdī, sous le califat d’al-Mu‘taḍid billāh, était un chaudronnier 187 ; il prit le pouvoir et eut des armées immenses, puis il devint sultan et mourut en l’an 265 de l’Hégire, laissant de grandes richesses. Son frère ‘Amr, mentionné ici, lui succéda. Al-Ṣaffār est celui qui fabrique des récipients en cuivre. ↩ (422) [p75] Al-Ṣaffār : avec un shadda sur le fā’, c’est-à-dire relatif au travail du ṣufr 188, qui est un type de cuivre avec lequel on fabrique des récipients. ↩ (423) [p76] Dans une autre version : « en rêve ». ↩ (424) [p76] Avec un kasra sur la ‘ayn au passé et un fatḥa au présent, c’est-à-dire : je suis monté et j’ai atteint une hauteur. ↩ (425) [p76] Taḍrīb : avec un tā’ marbūṭa ouvert, un sukūn sur le ḍād, un kasra sur le rā’, un tā’ marbūṭa et un bā’ souscrits. C’est un avis personnel : « cesser de les exciter », c’est-à-dire les inciter et les pousser contre eux. On dit ḍarrabahu quand on l’excite. ↩ (426) [p76] Rafadtu : avec un fatḥa sur le rā’, c’est-à-dire je l’ai aidé ; il est permis de le mettre au kasra, car al-rafd signifie le don, la subvention, et toute chose que l’on prend en charge et que l’on soutient. De là vient al-rifāda 189 que les Quraysh avaient à l’époque préislamique. ↩ (427) [p79] Al-Fatḥ, versets 7 et 8. Ainsi le verset dans la plupart des copies, mais il ne correspond pas à la récitation, car le verset de al-Aḥzāb commençant par « Ô Prophète » ne contient pas « pour que vous croyiez… », tandis que celui d’al-Fatḥ est « Nous t’avons envoyé » sans « Ô Prophète ». Il semble que l’auteur ait commencé par le verset de al-Aḥzāb et enchaîné avec celui d’al-Fatḥ, et que la séparation entre les deux ait été omise. ↩ (428) [p79] Al-Ḥujurāt, verset 1. [p79] (3) Al-Nūr, verset 63. ↩ (429) [p80] Ibn ‘Abbās : sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 52, n° 6. ↩ (430) [p80] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 271, n° 7. ↩ (431) [p80] Les al-Akhfash sont trois. Le plus jeune est Abū al-Ḥasan ‘Alī ibn Sulaymān ibn al-Faḍl, connu sous le nom d’al-Akhfash al-Ṣaghīr 190, grammairien, érudit. Il a rapporté d’al-Mubarrad, de Tha‘lab et d’autres, et al-Ḥarīrī a rapporté de lui. Il est digne de confiance. Il est mort subitement à Bagdad en sha‘bān de l’an 315 de l’Hégire. Quant à al-Awsat 191, c’est Abū al-Ḥasan Sa‘īd ibn Mas‘ada al-Mujāshi‘ī, par clientèle, grammairien de Balkh, connu sous le nom d’al-Akhfash al-Naḥwī, l’un des grammairiens de Bassora, parmi les imams de la langue arabe. Il a appris la grammaire de Sībawayh et était plus âgé que lui. Il disait : « Sībawayh n’a rien mis dans son livre sans me le soumettre – qu’Allah lui fasse miséricorde – et il pensait que j’en savais plus que lui, mais aujourd’hui j’en sais plus que lui. » C’est lui qui a ajouté à la prosodie le mètre al-khabab. Il a de nombreux ouvrages, dont al-Awsat en grammaire, Tafsīr ma‘ānī al-Qur’ān, etc. Il est mort en l’an 215 de l’Hégire. Quant à al-Akbar 192, c’est ‘Abd al-Ḥamīd ibn Ḥumayd, originaire de Hajar, parmi leurs clients ; il était grammairien et philologue, et a transmis des termes linguistiques qu’il est le seul à avoir rapportés. Il a appris de Sībawayh et d’Abū ‘Ubayda. Le sens d’al-akhfash est « celui qui a un petit œil avec une mauvaise vue ». Ce que le cadi vise, c’est al-Awsat. ↩ (432) [p80] Muḥammad ibn Jarīr al-Ṭabarī : sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 182, n° 2. ↩ (433) [p80] Dans les lectures aberrantes 193. ↩ (434) [p80] Tha‘lab : c’est le savant éminent, traditionniste, maître de la langue et de la grammaire, Abū al-‘Abbās Aḥmad ibn Yazīd al-Shaybānī, par clientèle, Bagdadien, le plus éminent en grammaire selon l’école de Kūfa. Il est né en l’an 200 de l’Hégire et mort en l’an 291. ↩ (435) [p81] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 58, n° 6. ↩ (436) [p81] Yaftatū : c’est-à-dire ils agissent de manière indépendante et sans autorisation. ↩ (437) [p81] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 60, n° 8. ↩ (438) [p81] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 70, n° 1. ↩ (439) [p81] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 75, n° 6. ↩ (440) [p81] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 112, n° 3. ↩ (441) [p81] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 186, n° 3. ↩ (442) [p81] Al-Ḥujurāt, verset 1. ↩ (443) [p81] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 61, n° 3. ↩ (444) [p81] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 61, n° 4. ↩ (445) [p82] Sa biographie a déjà été donnée à la p. 67, n° 7. ↩ (446) [p82] Al-Nūr, verset 63. ↩ (447) [p82] Dans une autre version : « sauf ceux qui craignent ». ↩ (448) [p82] Banū Tamīm : tribu célèbre qui vint trouver le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) l’année des délégations, en l’an 9. Le Prophète avait envoyé une expédition contre eux ; ils les attaquèrent, prirent leur bétail et des prisonniers qu’ils amenèrent à Médine et enfermèrent dans la maison de Ramla bint al-Ḥārith. Ils envoyèrent plusieurs de leurs chefs qui vinrent à sa porte et l’appelèrent : « Ô Muḥammad, sors vers nous… » comme détaillé dans les biographies. ↩ (449) [p83] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 156, n° 6. ↩ (450) [p83] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 113, n° 4. ↩ (451) [p83] Comme dans al-Bukhārī, d’après al-Zubayr, qu’Allah l’agrée. ↩ (452) [p83] Comme rapporté d’après Ibn ‘Abbās. ↩ (453) [p83] Thābit ibn Qays ibn Shammās ibn Mālik ibn Imru’ al-Qays al-Khazrajī al-Anṣārī ; il était le khaṭīb 194 des Anṣār. ↩ (454) [p83] C’est-à-dire la bataille d’al-Yamāma à l’époque d’Abū Bakr al-Ṣiddīq, en l’an 12, au mois de rabī‘ al-awwal ; c’est la célèbre bataille contre Musaylima. Al-Yamāma est le nom d’une ville à deux étapes d’al-Ṭā’if. ↩ (455) [p83] Rapporté par Ṭāriq ibn Shihāb. ↩ (456) [p84] C’est-à-dire une parole discrète, comme une confidence, qui est une parole faite en secret. ↩ (457) [p84] Al-Ḥujurāt, verset 3. ↩ (458) [p84] Al-Ḥujurāt, verset 4. ↩ (459) [p84] Rapporté par al-Tirmidhī et al-Nasā’ī. ↩ (460) [p84] Dans une autre version : « pendant que ». ↩ (461) [p84] Dans une autre version : « il l’appela deux fois ». [p84] (5) Ṣafwān ibn ‘Assāl : ibn al-Rabḍ ibn Zāhid al-Murādī al-Kūfī, célèbre compagnon ; les six 195 ont rapporté de lui. ↩ (462) [p85] Rā‘inā : mot adressé à l’interlocuteur lorsqu’il ne comprend pas le discours ; il équivaut à un reproche et signifie « prends garde à notre situation, car nous ne sommes pas aussi compréhensifs que toi ». C’est un terme utilisé par les Anṣār dans leurs conversations, et les Juifs l’ont exploité car c’était une insulte dans leur langue. ↩ (463) [p85] Al-Baqara, verset 104. ↩ (464) [p85] Al-Ra‘ūna : c’est la légèreté et la sottise. ↩ (465) [p85] Al-Dharī‘a : en langue, c’est le moyen et la cause. Le principe de « bloquer les moyens » 196 est une règle célèbre dans l’école de l’imām Mālik, mais elle n’est pas propre à son école comme on le croit communément. ↩ (466) [p86] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 49, n° 6. ↩ (467) [p86] Comme rapporté par Muslim. ↩ (468) [p86] Dans une autre version : « mes deux yeux » au duel. ↩ (469) [p86] Dans une autre version : « si je voulais ». ↩ (470) [p86] L’auteur des Sunan 197, pas al-Ḥakīm al-Tirmidhī. ↩ (471) [p86] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 47, n° 1. ↩ (472) [p87] Al-Ḥalabī a dit : al-Tirmidhī l’a rapporté dans les mérites d’Abū Bakr al-Ṣiddīq, qu’Allah l’agrée, et a dit : « C’est un ḥadīth gharīb 198 ; nous ne le connaissons que par le ḥadīth d’al-Ḥākim, et certains ont émis des réserves à son sujet. » ↩ (473) [p87] Usāma ibn Sharīk al-Tha‘labī al-Kūfī, compagnon ; les auteurs des quatre Sunan ont rapporté de lui. ↩ (474) [p87] Authentifié par al-Tirmidhī, et rapporté par les quatre 199. ↩ (475) [p87] Rapporté d’après Hind bint Abī Hāla, déjà mentionné dans le ḥadīth de la parure 200, et rapporté par al-Tirmidhī dans al-Shamā’il. ↩ (476) [p87] ‘Urwa ibn Mas‘ūd ibn Mu‘attib al-Thaqafī. ↩ (477) [p87] Comme rapporté par al-Bukhārī d’après al-Miswar ibn Makhrama et Marwān ibn al-Ḥakam ibn Abī al-‘Āṣ. ↩ (478) [p87] L’année de la cause 201, c’est-à-dire l’année d’al-Ḥudaybiyya, en l’an 6. Ce n’est pas « cause » au sens de jugement, comme le nomment les biographes, car cela s’est produit en l’an 7. ‘Urwa est venu l’année d’al-Ḥudaybiyya. Al-qaḍiyya signifie ici l’événement qui a eu lieu l’année d’al-Ḥudaybiyya. ↩ (479) [p87] Ibtadarū : ils se sont empressés et ont pris. ↩ (480) [p87] Nukhāma : avec un ḍamma sur le nūn, car fu‘āla est utilisé pour désigner une petite quantité de quelque chose. Al-tankhīm : ce qui sort de la bouche ; la différence entre le crachat et la glaire est que le premier sort de la bouche et le second du fond de la gorge. ↩ (481) [p87] Dalakū : c’est-à-dire ils ont frotté vigoureusement. ↩ (482) [p88] Yaḥuddūna : c’est-à-dire ils ne le regardent pas d’un regard perçant, c’est-à-dire intense, ou leur regard ne parvient pas à son extrémité, mais ils le regardent du coin de l’œil. ↩ (483) [p88] C’est-à-dire « une autre fois » comme dans une autre version. ↩ (484) [p88] In : avec un kasra et un sukūn, négation, signifiant « ne… pas ». ↩ (485) [p88] D’après un long ḥadīth rapporté par al-Bukhārī. ↩ (486) [p88] Comme rapporté par Muslim. ↩ (487) [p88] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 47, n° 1. ↩ (488) [p88] On a divergé sur le nom de celui qui a rasé la tête du Messager d’Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui). L’avis correct et connu est que c’est Ma‘mar ibn ‘Abd al-‘Azīz al-‘Adawī, comme l’a mentionné al-Nawawī dans son commentaire de Muslim. Dans le Ṣaḥīḥ d’al-Bukhārī : « On prétend que c’est Ma‘mar. » D’après Ibn ‘Abd al-Barr, c’est Khirāsh qui l’a rasé le jour d’al-Ḥudaybiyya. Quant à la ‘umra d’al-Ji‘rāna, on dit que c’est Abū Hind qui l’a rasé. Et Allah sait mieux. ↩ (489) [p89] Ici, une déclaration claire montre que l’auteur entend par « la cause » l’année d’al-Ḥudaybiyya, comme déjà mentionné. ↩ (490) [p89] Rapporté par al-Tirmidhī d’après Ṭalḥa, qu’Allah l’agrée, qui a dit : « C’est un ḥadīth ḥasan gharīb 202. »
Talha ibn 'Ubayd Allah ibn 'Uthman ibn Ka'b ibn Sa'd al-Taymi 203 est l'un des dix à qui le Paradis a été annoncé. Parmi les Compagnons, il y a un autre Talha al-Taymi. C'est à son sujet que fut révélée la parole d'Allah Très-Haut : « Et il ne vous appartient pas de nuire au Messager d'Allah » 204. Abou Nou'aym a rapporté que le Prophète (sur lui la paix et le salut) récita ce verset en chaire, et un homme demanda : « Qui sont ceux-là ? » Alors Talha ibn 'Ubayd Allah s'avança et il dit : « Celui-ci est parmi eux. » Dans l'exégèse d'Ibn Abi Hatim, 'Ammar 205 est parmi eux. Dans l'exégèse de Yahya ibn Salam, ce sont Hamza et ses compagnons. Ce Talha est surnommé Talha al-Khayr 206 et al-Fayyad 207. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit cela à son sujet parce qu'il avait été absent de Badr, et il avait dit : « Si j'assiste à une autre bataille avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), Allah verra ce que je ferai. » Lorsque vint le jour d'Uhud, il fit preuve d'une belle bravoure, protégea le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ce jour-là de sa propre personne, et détourna les flèches de lui avec sa main jusqu'à ce que ses doigts soient paralysés. Il porta le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sur son dos jusqu'à ce qu'il atteigne le rocher. (492) C'est-à-dire dans la parole d'Allah Très-Haut : « Parmi les croyants, il y a des hommes qui ont été fidèles à leur engagement envers Allah. Certains d'entre eux ont atteint leur terme 208, et d'autres attendent » (Sourate al-Ahzab, verset 23). (493) Rapporté par Abou Dawoud et al-Tirmidhi. (494) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 146, numéro 4. (495) Al-qurfuṣā 209 : c'est un type de position assise : on s'assoit sur les fesses, on rapproche les cuisses du ventre, on entoure les jambes avec les bras et on pose les mains sur les tibias. (496) Irta'adtu 210 : c'est-à-dire que j'ai eu un tremblement et une agitation. (497) Al-faraq 211 : c'est la peur. (498) Rapporté par al-Hakim dans 'Ulum al-Hadith et al-Bayhaqi dans al-Madkhal. (499) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 285, numéro 4. (500) Aẓāfīr 212 : pluriel de ẓufr 213 sur une forme irrégulière. Dans une autre version : « bi-l-aẓfār 214 ». On a divergé sur ce hadith : est-il élevé 215 ou arrêté 216 ? Al-Hafiz al-'Iraqi a dit dans al-Futiya : « Mais le hadith : 'La porte du Prophète... était frappée avec les ongles' est considéré comme arrêté par al-Hakim et al-Khatib, mais l'élévation est, selon le Cheikh, correcte. » Par « le Cheikh », il entend Ibn al-Salah (qu'Allah lui fasse miséricorde). (501) Rapporté par Abou Ya'la et authentifié. (502) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 146, numéro 4. (503) Dans une autre version : « fa-ukhkharahu 217 ». (504) Dans une autre version : « sanatayn 218 ». (505) 'Itratuhu 219 : avec un kasra sur le 'ayn et un sukun sur le tā' 220. Ce sont sa descendance, son clan et sa famille proche. (506) Et dans une autre version, il est ajouté : « Ishaq ». (507) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, page 59, numéro 2. (508) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 21. (509) Abou Houmayd 221 : au diminutif, il est le fils de Tha'laba, l'un des transmetteurs de Malik. (510) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 620, numéro 1. (511) Malik, l'imam de Médine. (512) Sourate al-Hujurat, verset 2. (513) Sourate al-Hujurat, verset 3. (514) Sourate al-Hujurat, verset 4. (515) Istakāna 222 : il s'est humilié et a été soumis. (516) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 341, numéro 7. (517) Ce hadith réfute ceux qui disent que se tourner vers le tombeau noble 223 lors de l'invocation pendant la visite est une chose blâmable que personne n'a dite et qui n'a été rapportée que dans une histoire inventée attribuée à l'imam Malik, c'est-à-dire celle-ci. (518) « S'ils étaient venus à toi et avaient imploré le pardon d'Allah, et que le Messager avait imploré le pardon pour eux, ils auraient trouvé Allah Très Miséricordieux et Clément » (Sourate an-Nisa', verset 64). (519) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 341, numéro 7. (520) Ayyub al-Sakhtiyani 224 : c'est l'imam Abou Bakr al-Basri, le successeur 225, maître des juristes et des traditionnistes. Malik, al-Thawri et d'autres ont rapporté de lui. Al-Sakhtiyani est une attribution au métier de sakhtiyān 226, qui est le cuir tanné, un mot arabisé. Les six 227 ont rapporté de lui. Il est mort en l'an 131 de l'Hégire, ou selon d'autres. (521) Ceci montre la minutie de Malik (qu'Allah lui fasse miséricorde) et sa piété dans l'écriture du hadith. (522) Mus'ab ibn 'Abd Allah ibn Mus'ab ibn Thabit al-Zubayri. Il rapporte de Malik et d'autres, et de lui rapportent les deux Cheikhs 228 et d'autres. (523) Dans une autre version à la forme active, et dans une autre encore : « fa-idhā dhukira 'indahu al-nabī 229 ». (524) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 231, numéro 1. (525) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 55, numéro 6. (526) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 341, numéro 3. (527) 'Amir ibn 'Abd Allah ibn al-Zubayr 230 : fils d'al-'Awwam, d'une grande importance. Il a entendu son père et un groupe. De lui ont rapporté Malik et une multitude. Ibn 'Uyayna a dit : « Il s'est acheté lui-même à Allah six fois. » Il est mort après 120 de l'Hégire. (528) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 251, numéro 4. (529) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 196, numéro 5. (530) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 62, numéro 3. (531) Al-'awīl 231 : pleurs avec la voix. (532) Al-zawīl 232 : agitation et anxiété. On dit : « Zāla zawīluhu 233 » dans l'invocation, c'est-à-dire sa peur a disparu, dérivé de zawāl 234 qui est le changement. (533) Mustamliyan 235 : c'est-à-dire un homme qui lui dicte le hadith et se charge de le transmettre. (534) Sourate al-Hujurat, verset 2. (535) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 456, numéro 7. (536) 'Abd al-Rahman ibn Mahdi 236 : ibn Hassan, Abou Sa'id, le mémorisateur 237 sûr, le Basrien, connu sous le nom d'al-Lu'lu'i, l'une des sommités du hadith. Ibn al-Madini a dit : « Le plus savant des gens en matière de hadith est Ibn Mahdi. » Al-Zuhri a dit : « Je n'ai jamais vu un livre dans sa main. » Cela signifie qu'il était mémorisateur. Ahmad a rapporté de lui. Les auteurs des six livres ont rapporté de lui. Il est mort en l'an 198 de l'Hégire. (1) Comme dans la version d'al-Darimi. (2) 'Amr ibn Maymun 238 : le dévot, le successeur, al-Azdi. Il a atteint l'époque du Prophète (sur lui la paix et le salut) mais ne l'a pas rencontré. Il est sûr. Il a accompli cent pèlerinages. Il est mort en l'an 74 de l'Hégire. (3) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 214, numéro 2. (4) Dans une autre version : « yanḥadiru 239 ». (5) Ceci indique qu'il n'est pas permis de rapporter par le sens, et il y a une divergence célèbre à ce sujet dans le livre d'Ibn al-Salah. (6) Tarabbada 240 : sa couleur a changé à cause de son obscurcissement due à l'intensité de l'affliction. (7) Taghargharat 241 : l'eau a oscillé dans les yeux ; à l'origine, il s'agit de l'eau dans la bouche, puis transféré métaphoriquement à l'œil. (8) Awdājuhu 242 : pluriel de wadaj 243, qui est une veine épaisse dans le cou ; elles gonflent lorsque le sang s'y accumule. (9) Ibrahim ibn 'Abd Allah ibn Quraym al-Ansari 244 : mentionné dans al-Tahdhib et al-Mizan. Al-Tirmidhi a rapporté de lui uniquement dans ses 'Ilal al-Jami', mais ils ne l'ont pas traduit. Il a rapporté de Malik. (10) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 384, numéro 2. (11) Abou Hazim 245 : c'est Salama ibn Dinar al-A'raj, l'une des sommités. Il rapporte de Sahl ibn Sa'd et d'Ibn al-Musayyab. De lui rapportent Malik et Abou Hamza. Ibn Khuzayma a dit : « Sûr, il n'y avait personne de son temps comme lui. » Il est mort en l'an 140 de l'Hégire. Les six ont rapporté de lui. (12) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 341, numéro 7. (13) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 252, numéro 3. (14) Tata'anna 246 : c'est-à-dire que tu fatigues ton âme. (15) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 456, numéro 7. (16) Abou Mus'ab 247 : c'est Ahmad ibn Abi Bakr ibn al-Qasim ibn al-Harith ibn Zurara ibn Mus'ab ibn 'Abd al-Rahman ibn 'Awf, Abou Mus'ab al-Zuhri al-'Awfi, juge de Médine et son savant. Il a entendu Malik et un groupe. De lui ont rapporté un groupe. Il est sûr et fait autorité, et l'on ne tient pas compte de la parole d'Abou Khaythama à son fils Ahmad : « N'écris pas d'Abou Mus'ab, écris de qui tu veux. » (17) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 384, numéro 2. (18) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 55, numéro 6. (19) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, page 93, numéro 5. (20) Mutarrif ibn 'Abd Allah ibn Mutarrif ibn Sulayman ibn Yasar, Abou Mus'ab al-Yasari al-Madani, affranchi de Maymuna al-Hilaliyya. Il est le neveu de l'imam Malik ibn Anas. Il rapporte de son oncle maternel et de Nafi' le lecteur 248. De lui rapportent al-Bukhari et Abou Zur'a. Il est mort en l'an 220 de l'Hégire. Sa biographie est dans al-Mizan. (21) Sājuhu 249 : al-sāj 250 est le ṭaylasān 251 en général, ou le vert ou le noir, et c'est une sorte de burnous. (22) Selon la coutume des nobles arabes. (23) Ibn Abi Uways 252 : c'est Isma'il ibn 'Abd Allah ibn Uways al-Asbahi, neveu de Malik ibn Anas. Il rapporte de son oncle maternel Malik, de son père et d'un groupe. De lui rapportent les deux Cheikhs, 'Ali al-Baghawi et une multitude. Abou Hatim a dit : « Sa place est la véracité. » Al-Nasa'i l'a affaibli à cause de sa négligence, comme l'a dit Abou Hatim. Il est mort en l'an 206 ou 207 de l'Hégire, au mois de Rajab. (24) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 341, numéro 7. (25) Dirar ibn Murra 253 : Abou Sinan al-Shaybani al-Kufi. Il rapporte de Sa'id ibn Jubayr. De lui rapportent Shu'ba et autres. Il était parmi les dévots et les sûrs. Les auteurs des Sunan ont rapporté de lui. (26) Sa biographie a déjà été donnée à la page 918, numéro 1. (27) Sa biographie a déjà été donnée à la page 544, numéro 3. (28) 'Abd Allah ibn al-Mubarak 254 : ibn Wadih al-Hanzali al-Tamimi, l'un des imams du hadith. Il a été décrit comme ayant rassemblé beaucoup de bien. Il est né en l'an 118 de l'Hégire. Ibn Sa'd a dit : « Il est mort à Hit, en revenant d'une expédition, en l'an 181 de l'Hégire, à l'âge de 63 ans. » (29) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 341, numéro 7. (30) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, page 96, numéro 1. (31) Al-'Aqiq 255 : c'est le nom de plusieurs lieux ; ce qui est visé ici est une vallée près de Médine. En langue, toute vallée creusée par un torrent est un 'aqīq. (32) Jarir ibn 'Abd al-Hamid al-Qadi 256 : al-Dabbi, le sûr, le traditionniste, auteur d'ouvrages importants. Al-Bukhari et d'autres parmi les auteurs des six livres ont rapporté de lui. Il est mort en l'an 188 de l'Hégire. (33) Hisham ibn al-Ghazi 257 : dans une autre version : « al-Ghaz » sans yā'. Al-Halabi a dit : « C'est Hisham ibn al-Ghaz ibn Rabi'a al-Jawshani. Il rapporte de Makhul et d''Ata'. » Il est mort en l'an 156 de l'Hégire, il est donc contemporain de Malik et est mort avant Malik (qu'Allah lui fasse miséricorde). L'histoire concerne Hisham ibn 'Ammar al-Dimashqi. Cela a été rapporté par al-Hafiz al-Rashid al-'Attar. Ainsi, al-Dalji s'est trompé en affirmant : « La forme correcte est Hisham ibn 'Ammar, le prédicateur de la mosquée de Damas. » Puis sa parole : « Quant à Ibn al-Ghaz, c'est un successeur qui n'a pas rapporté de Malik car il est mort avant Malik » est incorrecte, car il est établi avant cela qu'il était contemporain de Malik, ce qui n'exclut pas qu'il soit mort avant Malik. Ensuite, il n'est pas improbable qu'il ait entendu Malik sans rapporter de lui. (34) Ceci est basé sur le fait qu'il est permis d'ajouter une peine discrétionnaire 258 de plus de dix coups de fouet en dehors des peines légales 259, comme c'est l'avis d'Abou Hanifa. (35) 'Abd Allah ibn Salih 260 : apparemment, c'est Abou Salih al-Juhani, le secrétaire d'al-Layth. Ibn Ma'in et al-Bukhari ont rapporté de lui. (36) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 341, numéro 7.
Al-Layth ibn Sa‘d ibn ‘Abd al-Rahmān al-Fahri al-Miṣri, le juriste éminent dont on disait : « Il était plus savant en jurisprudence que Mālik, mais ses disciples l’ont négligé. » Il fait partie des Tābi‘ī al-Tābi‘īn 261 et mourut en 175 H. Mālik disait : « Celui que j’agrée parmi les gens de science m’a informé, et c’est al-Layth. »
- Salmān al-Fārisī : Compagnon du Prophète, d'origine perse, célèbre pour sa sagesse et son rôle dans la bataille du Fossé.
- Ahl al-Bayt : La famille du Prophète, incluant ses épouses, ses descendants et ses proches parents.
- ulu al-'azm : Les messagers doués de fermeté : les prophètes les plus éminents, qui ont enduré les plus grandes épreuves dans leur mission.
- Coran 29:14 : Référence coranique : Sourate al-'Ankabūt, verset 14.
- Coran 71:26 : Référence coranique : Sourate Nūḥ, verset 26.
- al-Shaykhān : Les deux cheikhs : al-Bukhārī et Muslim, les deux plus célèbres compilateurs de hadiths.
- al-Anṣār : Les Auxiliaires : les habitants de Médine qui ont accueilli et soutenu le Prophète Muhammad après l'Hégire.
- al-fatrat : La période intermédiaire : la période entre deux prophètes, notamment entre Jésus et Muhammad.
- al-jāhiliyya : L'ère de l'ignorance : la période préislamique caractérisée par le polythéisme et l'ignorance des enseignements divins.
- al-manūnān : Les deux destins : la mort et la vie, ou les deux calamités du temps.
- diyāt : Pluriel de diya : le prix du sang, compensation versée pour un meurtre ou une blessure.
- al-aḥmar wa al-aswad : Le rouge et le noir : expression désignant l'ensemble de l'humanité, toutes races confondues.
- al-ḥawāriyyūn : Les apôtres : les disciples de Jésus, ses compagnons proches.
- al-imāma : L'imamat : la fonction de guide spirituel et temporel de la communauté.
- umma : Communauté : ici, au sens de 'nation' ou 'peuple', signifiant qu'il sera ressuscité seul, comme une communauté à lui seul, en raison de sa foi unique.
- al-ḥanīfiyya : Le hanifisme : la religion monothéiste pure, celle d'Abraham, avant toute altération.
- bāb al-'ilm : Le chapitre de la science : référence à la grammaire arabe, où Sībawayh traite des noms propres.
- al-ḥibr : Le savant : terme désignant un érudit juif, spécialiste des Écritures.
- Mukhayrīq : Nom propre d'un savant juif, au diminutif (mukhayriq).
- kāhin : Devin ou prêtre païen chez les Arabes préislamiques, prétendant avoir des connaissances surnaturelles par l'intermédiaire de djinns.
- ra'ī : Familier ou compagnon djinn qui assiste un devin (kāhin) et lui transmet des informations cachées.
- al-Qadi 'Iyad : Qadi 'Iyad ibn Musa al-Yahsubi, célèbre juriste et traditionniste malikite andalou (1083-1149), auteur d'al-Shifa'.
- sâ'ir : Mot arabe signifiant littéralement 'le reste' ou 'ce qui reste', mais souvent utilisé à tort dans le sens de 'tous'.
- Ibn al-Salah : Abu 'Amr 'Uthman ibn 'Abd al-Rahman al-Shahrazuri, célèbre traditionniste (1181-1245), auteur de Muqaddimat Ibn al-Salah.
- Al-Zuhri : Muhammad ibn Muslim ibn 'Ubayd Allah ibn Shihab al-Zuhri, célèbre traditionniste et historien (670-742).
- Tahdhîb : Ouvrage de hadith ou de linguistique ; ici, il s'agit probablement de Tahdhîb al-Lugha d'al-Azhari.
- Al-Hariri : Abu Muhammad al-Qasim ibn 'Ali al-Hariri, célèbre philologue et auteur des Maqamat (1054-1122).
- Durrat al-Ghawwâs : Ouvrage d'al-Hariri sur les erreurs linguistiques des élites, intitulé 'La Perle du Plongeur'.
- Ghaylân : Ghaylân ibn Salama al-Thaqafi, compagnon qui embrassa l'islam alors qu'il avait dix épouses ; le Prophète lui ordonna d'en garder quatre et de se séparer des autres.
- al-Sihâh : Ouvrage lexicographique d'Isma'il ibn Hammad al-Jawhari, intitulé al-Sihah fi al-Lugha.
- sâ'ir al-nâs : Expression signifiant 'tous les gens' selon l'interprétation erronée, mais correctement 'le reste des gens'.
- s-r : Racine arabe s-r (sîn-râ') signifiant 'voyager' ou 'se déplacer' ; Jawhari a classé sâ'ir sous cette racine.
- s-y-r : Racine arabe s-y-r (sîn-yâ'-râ') signifiant 'marcher' ou 'aller' ; c'est sous cette racine que sâ'ir devrait être classé selon Ibn al-Salah.
- Al-Nawawi : Abu Zakariyya Yahya ibn Sharaf al-Nawawi, célèbre juriste et traditionniste shafi'ite (1233-1277).
- Jawhari : Isma'il ibn Hammad al-Jawhari, lexicographe (mort vers 1003), auteur d'al-Sihah.
- Al-Jawâlîqî : Abu Mansur al-Jawaliqi, philologue et grammairien (1073-1145).
- Adab al-Kâtib : Ouvrage d'Ibn Qutayba sur les règles d'écriture et de style pour les secrétaires.
- Ibn Qutayba : Abu Muhammad 'Abd Allah ibn Muslim ibn Qutayba al-Dinawari, célèbre érudit et auteur (828-889).
- Al-Dalaji : Probablement un érudit postérieur, auteur d'un commentaire ou d'une explication.
- al-Qâmûs : Al-Qamus al-Muhit, dictionnaire célèbre de Majd al-Din al-Firuzabadi (1329-1414).
- an-nifâq : L'hypocrisie : le fait de manifester la foi et de cacher la mécréance.
- nâfiqâ' al-yarbû' : Le trou de sortie du gerboise, qu'il cache dans son terrier pour s'échapper.
- ad-darak : Degré inférieur, par opposition à ad-daraj (degré supérieur).
- ad-daraj : Degré supérieur, par opposition à ad-darak.
- hal-lâ : Particule qui, avec le passé, exprime le reproche ; avec le présent, l'ordre et l'incitation.
- yukhtaram : Il est retranché, il meurt prématurément.
- ash-shahâda : L'attestation de foi (lâ ilâha illâ Allâh, Muḥammadun Rasûl Allâh).
- yaṭûlu : Il dure longtemps.
- muhlatan : Lenteur, temporisation ; ici, longue durée.
- aydan : De nouveau, aussi.
- nabadh : Petite quantité ; originellement, ce qui est jeté.
- yufḍî : Il fait parvenir, il conduit.
- ghuniyya : Suffisance, ce qui dispense d'autre chose.
- al-'Illiyyûn : Les plus hauts degrés du Paradis.
- adlijû : Ils marchèrent de nuit (selon le sens allégé ou renforcé).
- ṣabbaḥahum : Il vint à eux au matin.
- ijtâḥahum : Il les anéantit complètement.
- mithluhu : Sa représentation, son exemple.
- ma'daba : Repas abondant et précieux pour honorer les invités.
- faraq : Séparation, distinction.
- tajnaḥu : Elle penche, elle incline.
- Abû 'Uthmân al-Ḥîrî : Grand maître soufi de Nishapur, mort en 298 H.
- Sahl al-Tustarî : Célèbre soufi ascète, mort en 283 H.
- la Loi religieuse : La sharî'a, ensemble des prescriptions divines.
- que : Variante textuelle : 'an' au lieu de 'inna'.
- Aḥmad ibn Ḥanbal : Fondateur de l'école hanbalite, mort en 241 H.
- Rapporté par Muslim et al-Tirmidhî : Hadith rapporté dans les recueils de Muslim et al-Tirmidhî.
- Mîzar : Vêtement couvrant la moitié inférieure du corps, synonyme d'izâr.
- Réjouis-toi, ô Aḥmad : Variante textuelle : 'abshir yâ Aḥmad'.
- Vers Lui monte la bonne parole... : Coran 35:10.
- Son ordre : Le pronom renvoie au Prophète.
- Sourate al-Nûr, verset 63 : Coran 24:63.
- uṣûl : Principes de jurisprudence islamique.
- et suit un autre chemin que celui des croyants : Coran 4:115.
- Sa biographie... : Renvoi à une notice antérieure.
- Rapporté par Muslim... : Hadith rapporté par plusieurs recueils.
- marque distinctive... : Allusion au hadith sur les traces des ablutions.
- Yudhâdhanna : Verbe au passif signifiant 'sera repoussé'.
- Halumma : Mot signifiant 'viens', répété pour insister.
- Ils ont changé après toi : Variante textuelle.
- fa-suḥqan : Imprécation signifiant 'loin !' ou 'malheur !'.
- Anas ibn Mâlik : Compagnon du Prophète, mort en 93 H.
- les deux Cheikhs : Al-Bukhârî et Muslim.
- raghiba 'an / fî : Nuance de sens selon la préposition.
- hadith rapporté par les deux Cheikhs : Hadith sur l'amour du Prophète.
- Quiconque innove... : Variantes du hadith sur les innovations.
- moitié de la religion : Parole d'al-Ṭûfî sur l'importance du hadith.
- Ibn Abî Râfi' : Nommé 'Ubayd Allâh.
- Abû Râfi' : Affranchi du Prophète.
- Le Prophète : Variante textuelle.
- Rapporté par Abû Dâwud... : Hadith sur les innovations.
- rapporteurs : Abû Dâwud, al-Tirmidhî, al-Ḥâkim.
- Al-Miqdâm ibn Ma'dîkarib : Compagnon mort en 87 H.
- infaillible : Le Prophète est protégé de l'erreur dans la transmission.
- Comme l'a rapporté... : Hadith sur l'interdiction d'écrire autre que le Coran.
- omoplate : Support d'écriture.
- al-ḥumuq / al-ḍalâl : Stupidité et égarement.
- Sourate al-'Ankabût, verset 51 : Coran 29:51.
- Rapporté par Muslim d'après Ibn Mas'ûd : Hadith sur le Coran suffisant.
- al-mutanatti'ûn : Ceux qui exagèrent et s'enfoncent dans les discussions.
- Abû Bakr al-Ṣiddîq : Premier calife, Compagnon éminent.
- Comme l'ont rapporté... : Hadith sur la guidance.
- al-zaygh : Déviation, allusion coranique (Coran 61:5).
- Sourate al-Tawba, verset 25 : Coran 9:25.
- Anas ibn Mâlik : Compagnon, mort en 93 H.
- rapporté par al-Bukhârî... : Hadith sur l'amour du Prophète.
- La foi de personne n'est complète : Variante du hadith sur la foi.
- Abû Hurayra : Compagnon, mort en 58 H.
- hadith de sens similaire : Hadith parallèle.
- Anas : Compagnon.
- les deux Ṣaḥîḥ : Al-Bukhârî et Muslim.
- mimmâ : Forme inclusive signifiant 'de tout ce qui'.
- Sa biographie... : Renvoi à 'Umar ibn al-Khaṭṭâb.
- rapporté par al-Bukhârî... : Hadith sur l'amour.
- Sahl ibn 'Abd Allâh al-Tustarî : Soufi, mort en 283 H.
- Anas : Compagnon.
- Rapporté par al-Bukhârî... : Hadith sur l'amour du Prophète.
- On dit que c'est... : Identité de la personne mentionnée dans le hadith.
- Les Compagnons dirent... : Commentaire et vers sur le hadith.
- Ṣafwân ibn Qudâma : Compagnon tamîmî.
- Rapporté par al-Tirmidhî... : Hadith sur l'amour.
- L'homme est avec celui qu'il aime : Hadith célèbre, avec commentaire et vers.
- 'Abd Allâh ibn Mas'ûd : Compagnon, mort en 32 H.
- Abû Mûsâ : Compagnon, mort en 42 H.
- Anas : Compagnon.
- Abû Dharr : Compagnon, mort en 32 H.
- 'Alî ibn Abî Ṭâlib : Quatrième calife, Compagnon.
- et il dit : Variante textuelle.
- Rapporté d'après lui par al-Tirmidhî : Hadith rapporté par al-Tirmidhî.
- Thawbân / 'Abd Allâh ibn Zayd : Deux personnes possibles mentionnées dans le hadith.
- Sourate al-Nisâ', verset 68 : Coran 4:68.
- On n'en connaît pas la source : Hadith non identifié.
- et il dit : Variante textuelle.
- la mentionnée : Le verset cité.
- al-Iṣfahânî dans son Targhîb : Ouvrage d'exhortation.
- Anas ibn Mâlik : Compagnon.
- Al-Ṭabarânî et Ibn Mardawayh... : Hadith rapporté par ces deux auteurs.
- Abû Hurayra : Compagnon.
- hadith authentique rapporté par Muslim : Hadith sur l'amour.
- Abû Dharr al-Ghifârî : Compagnon.
- 'Umar ibn al-Khaṭṭâb : Deuxième calife.
- Thawbân, Ṣafwân : Compagnons.
- 'Amr ibn al-'Âṣ : Compagnon et général, mort en 43 H.
- yatakhayyar : Il peut choisir les meilleurs morceaux.
- wa fākihatan mimmā yatakhayyarūn : Citation coranique (Sourate al-Wāqi‘a, verset 20) : 'et des fruits qu'ils choisissent'.
- dubbā' : La courge, légume que le Prophète aimait.
- Khubbāt : Nom d'un compagnon, mais Ibn Hajar n'a pas trouvé son nom complet.
- al-shaykhān : Al-Bukhārī et Muslim, les deux plus célèbres recueils de hadiths authentiques.
- Salmā : Servante du Prophète, cliente de sa tante Ṣafiyya, sage-femme de son fils Ibrāhīm et nourrice de Fāṭima.
- al-sabtiyya : Vêtement en cuir de bœuf tanné, dont le poil a été enlevé.
- qaraẓ : Plante utilisée pour le tannage.
- zuhd : Ascèse, détachement des biens de ce monde.
- al-wādī : Vallée, lit de rivière ; par métaphore, voie ou doctrine.
- ‘Abd Allāh ibn Mughaffal : Compagnon muzanī, présent au serment sous l'arbre, mort en 60 H.
- tajfāfan : Protection pour chevaux, ici métaphore pour la préparation à la pauvreté.
- al-dhabb : Défense, repousse.
- muwāṭa'a : Accord, conformité, du fait de poser le pied au même endroit.
- shaghafahu al-ḥubb : L'amour a atteint l'enveloppe du cœur (shaghāf), signifiant un amour profond.
- hatk al-ḥurma : Violation de l'honneur ou du sacré, dévoilement.
- al-ikhtirām : Extirpation, destruction totale.
- jubilat : A été créée, façonnée par nature.
- al-naṣb : Cas grammatical (accusatif) en arabe.
- khaṭaran : Valeur, rang, importance.
- kāffatan : Adverbe signifiant 'totalement, universellement', toujours à l'accusatif avec tanwīn.
- dharī‘a : Moyen, intermédiaire.
- al-‘amāya : Égarement, ignorance.
- al-sarmad : Perpétuel, éternel, sans fin.
- ānifan : Récemment, tout à l'heure, adverbe de temps.
- al-ijmāl : Généralisation, action de rendre global.
- halaka : Péril, destruction.
- maḍarra : Préjudice, nuisance.
- Tamīm al-Dārī : Compagnon, ancien chrétien, connu pour le hadith d'al-Jassāsa.
- khabar al-wāḥid : Hadith rapporté par un seul transmetteur, dont l'acceptation est débattue.
- mukallaf : Personne responsable, soumise aux obligations religieuses.
- Abū Sulaymān al-Bustī : Imam et savant, connu sous le nom d'al-Khaṭṭābī, mort en 388 H.
- Abū Bakr ibn Isḥāq al-Khaffāf : Imam de la langue arabe, auteur du livre al-Khiṣāl.
- al-niṣāḥ : Forme intensive de naṣīḥa (sincérité), avec tashdīd sur le ṣād.
- Abū Isḥāq al-Zajjāj : Grammairien et exégète, mort en 311 H.
- maḥābbuhu : Pluriel de maḥabb, 'ce qui est aimé', désignant les choses agréées par Dieu.
- al-ghālīn : Ceux qui exagèrent, qui dépassent les limites dans la religion.
- al-azr : Force, soutien.
- al-wizr : Refuge, asile.
- al-Ṣaḥīḥayn : Les deux recueils de hadiths authentiques d’al-Bukhārī et de Muslim.
- al-Risāla : L’Épître d’al-Qushayrī, un ouvrage fondamental sur le soufisme.
- shaykh al-ṭarīqa : Maître de la voie spirituelle, guide soufi.
- al-ḥaqīqa : La Réalité spirituelle, la vérité intérieure de la religion.
- ṣaffār : Chaudronnier, fabricant d’ustensiles en cuivre.
- al-ṣufr : Cuivre jaune, laiton.
- al-rifāda : Prestation d’aide, contribution financière des Qurayshites pour les pèlerins.
- al-Akhfash al-Ṣaghīr : Le Petit Akhfash, grammairien arabe du IVe siècle de l’Hégire.
- al-Akhfash al-Awsat : Le Moyen Akhfash, célèbre grammairien de Bassora, élève de Sībawayh.
- al-Akhfash al-Akbar : Le Grand Akhfash, grammairien et philologue de Hajar.
- al-qirā’āt al-shādhdha : Lectures coraniques non canoniques, considérées comme aberrantes.
- khaṭīb : Orateur, prédicateur officiel de la tribu.
- al-sitta : Les six recueils de hadiths canoniques (al-Bukhārī, Muslim, Abū Dāwūd, al-Tirmidhī, al-Nasā’ī, Ibn Māja).
- sadd al-dharā’i‘ : Principe juridique consistant à interdire les moyens qui mènent à un interdit.
- Ṣāḥib al-Sunan : L’auteur des Sunan, c’est-à-dire al-Tirmidhī (auteur du Jāmi‘ al-Tirmidhī).
- ḥadīth gharīb : Hadith peu connu, transmis par un seul narrateur à un certain stade.
- al-arba‘a : Les quatre auteurs des Sunan (Abū Dāwūd, al-Tirmidhī, al-Nasā’ī, Ibn Māja).
- ḥadīth al-ḥilya : Hadith décrivant les traits physiques et moraux du Prophète.
- ‘ām al-qaḍiyya : L’année de l’affaire, c’est-à-dire l’année du traité d’al-Ḥudaybiyya.
- ḥadīth ḥasan gharīb : Hadith considéré comme bon (ḥasan) mais peu connu (gharīb).
- Talha ibn 'Ubayd Allah : Compagnon du Prophète, l'un des dix promis au Paradis.
- verset : Référence au Coran, sourate al-Ahzab (33), verset 57 ou similaire.
- 'Ammar : Compagnon, 'Ammar ibn Yasir.
- Talha al-Khayr : Surnom signifiant 'Talha le Bien'.
- al-Fayyad : Surnom signifiant 'le Généreux'.
- atteint leur terme : Expression coranique signifiant qu'ils sont morts en martyrs.
- al-qurfuṣā : Position assise où l'on ramène les genoux contre la poitrine et on les entoure des bras.
- Irta'adtu : J'ai tremblé, j'ai eu des frissons.
- al-faraq : La peur, l'effroi.
- Aẓāfīr : Pluriel irrégulier de 'ongle'.
- ẓufr : Ongle.
- bi-l-aẓfār : Avec les ongles.
- élevé : Hadith attribué au Prophète (marfū').
- arrêté : Hadith attribué à un Compagnon (mawqūf).
- fa-ukhkharahu : Alors je le retarde.
- sanatayn : Deux ans.
- 'Itratuhu : Sa descendance, sa famille proche.
- kasra... tā' : Voyelle 'i' sous la lettre 'ayn, et lettre tā' sans voyelle.
- Abou Houmayd : Transmetteur de hadith, nommé 'Abd al-Rahman ibn Tha'laba.
- Istakāna : Il s'est humilié, s'est soumis.
- tombeau noble : Le tombeau du Prophète à Médine.
- Ayyub al-Sakhtiyani : Célèbre traditionniste et juriste basrien.
- successeur : Tābi'ī, musulman de la génération suivant celle des Compagnons.
- sakhtiyān : Cuir tanné, mot d'origine persane.
- les six : Les six recueils de hadith canoniques : Bukhari, Muslim, etc.
- les deux Cheikhs : Al-Bukhari et Muslim.
- fa-idhā dhukira 'indahu al-nabī : Et quand le Prophète était mentionné en sa présence.
- 'Amir ibn 'Abd Allah ibn al-Zubayr : Successeur, petit-fils d'al-Zubayr ibn al-'Awwam.
- al-'awīl : Pleurs avec élévation de la voix.
- al-zawīl : Agitation, trouble.
- Zāla zawīluhu : Son trouble a disparu.
- zawāl : Changement, disparition.
- Mustamliyan : Personne chargée de répéter à haute voix les paroles du professeur pour les faire entendre à l'assemblée.
- 'Abd al-Rahman ibn Mahdi : Grand mémorisateur et critique de hadith.
- mémorisateur : Hāfiẓ, spécialiste de la mémorisation des hadiths.
- 'Amr ibn Maymun : Successeur, connu pour sa piété et ses nombreux pèlerinages.
- yanḥadiru : Il descend.
- Tarabbada : Son visage a changé de couleur sous l'effet de la colère ou de la tristesse.
- Taghargharat : Les larmes ont rempli les yeux sans couler.
- Awdājuhu : Ses veines jugulaires.
- wadaj : Veine jugulaire.
- Ibrahim ibn 'Abd Allah ibn Quraym al-Ansari : Transmetteur peu connu, a rapporté de Malik.
- Abou Hazim : Salama ibn Dinar, célèbre successeur et traditionniste.
- Tata'anna : Tu te fatigues, tu te donnes de la peine.
- Abou Mus'ab : Ahmad ibn Abi Bakr al-Zuhri, juge de Médine et neveu de Malik.
- lecteur : Qāri', spécialiste de la récitation coranique.
- Sājuhu : Son vêtement (sāj).
- al-sāj : Sorte de manteau ou de burnous.
- ṭaylasān : Grand châle ou manteau porté sur les épaules.
- Ibn Abi Uways : Isma'il ibn 'Abd Allah, neveu de Malik, traditionniste.
- Dirar ibn Murra : Successeur, traditionniste et dévot.
- 'Abd Allah ibn al-Mubarak : Célèbre imam, traditionniste et ascète.
- al-'Aqiq : Vallée près de Médine, lieu de campement.
- Jarir ibn 'Abd al-Hamid al-Qadi : Juge et traditionniste réputé.
- Hisham ibn al-Ghazi : Successeur, contemporain de Malik.
- peine discrétionnaire : Ta'zīr, punition laissée à l'appréciation du juge.
- peines légales : Hudūd, peines fixes prévues par le Coran et la Sunna.
- 'Abd Allah ibn Salih : Secrétaire d'al-Layth ibn Sa'd, traditionniste.
- Tābi‘ī al-Tābi‘īn : Successeurs des successeurs des Compagnons, troisième génération de l’islam.
Les notes et commentaires
(١٠٣) [p.111] Et dans une copie (chez moi), qui est la plus correcte... c'est-à-dire pour qu'il l'enseigne et le discipline, et parce que le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, a interdit à l'homme de dire « mon esclave » (ʿabdī) et « ma servante » (amatī), mais qu'il dise « mon jeune homme » (fatāya) et « ma jeune fille » (fatātī). (١٠٤) [p.111] Rapporté par Ibn ʿAsākir dans son *Histoire de Damas*. (١٠٥) [p.111] Al-Awzāʿī : l'imam, le dévot, l'ascète, le mémorisateur (ḥāfiẓ), maître de l'école juridique (madhhab) que suivait la population du Maghreb avant l'adoption de l'école de l'imam Mālik... Il résida au Shām (Grande Syrie) jusqu'à sa mort, en garde-frontière (murābiṭan) sur la frontière de Beyrouth... Il est attribué à Al-Awzāʿ, une tribu de Ḥimyar ou de Hamdān. (١٠٦) [p.111] Sa fille se nommait Fāṭima et elle habitait Al-Mazzah au Shām, comme l'a mentionné Ibn ʿAbd al-Barr. (١٠٧) [p.111] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 412 », n° « 3 ». (١٠٨) [p.111] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. « 30 », n° « 1 ». (١٠٩) [p.111] Il lui dit : « Quel est ton besoin, ô Fāṭima ? » Elle répondit : « Transporte-moi chez mon frère. » Alors il la prépara et la transporta jusqu'à lui. (١١٠) [p.112] Rapporté par At-Tirmidhī qui l'a jugé bon (ḥassanahu). (١١١) [p.112] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 113 », n° « 4 ». (١١٢) [p.112] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 182 », n° « 1 ». (١١٣) [p.112] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 412 », n° « 3 ». (١١٤) [p.112] Zayd ibn Ḥāritha ibn Sharāḥīl (ou Sharjīl) al-Kalbī : Compagnon (Ṣaḥābī) enlevé tout jeune à l'époque préislamique (Jāhiliyya), acheté par Khadīja bint Khuwaylid qui le donna au Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, lorsqu'il l'épousa. Il l'adopta – avant l'Islam –, l'affranchit et le maria à la fille de son oncle paternel. Les gens continuèrent à l'appeler « Zayd ibn Muḥammad » jusqu'à la révélation du verset : « Appelez-les du nom de leurs pères » (Coran 33:5). Il est parmi les plus anciens Compagnons dans l'Islam. Le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, ne l'envoyait en expédition (sariyya) sans lui en confier le commandement. Il l'aimait et le plaçait en avant. Il lui confia le commandement lors de la bataille de Mu'ta, où il trouva le martyre. (١١٥) [p.112] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 412 », n° « 3 ». (١١٦) [p.112] Ḥubb : avec un *kasra* (i) sur le *ḥā'*, signifiant « l'aimé » (al-maḥbūb). Il est possible qu'il soit avec un *ḍamma* (u), étant le nom verbal (maṣdar) de *ḥabba* (aimer). (١١٧) [p.112] Rapporté par Ibn ʿAsākir. (١١٨) [p.112] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 359 », n° « 2 ». (١١٩) [p.112] Kābis ibn Rabīʿa : ibn Mālik ibn Lu'ayy as-Sāmī al-Baṣrī. (١٢٠) [p.112] Une terre à Marw ash-Shāhijān : ou un village à Herāt, qui était d'un grand rapport (ghilla) et très convoité. Il se lit avec un *kasra* (i) sur le *mīm*, un *ghayn* pointu (muʿjama) et un *alif*, et un *yā'* suivi d'un *rā'* non pointé (muhmala). (١٢١) [p.113] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 341 », n° « 7 ». (١٢٢) [p.113] Jaʿfar ibn Sulaymān : ibn ʿAlī ibn ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās. Il était donc le cousin paternel d'Abū Jaʿfar al-Manṣūr. Il fut gouverneur de Médine de la part d'Abū Jaʿfar al-Manṣūr. (١٢٣) [p.113] Il fut frappé jusqu'à ce que sa main fût disloquée. Cela parce que certains lui dirent que Mālik ne considérait pas le serment de fidélité à leur autorité (bayʿa) comme engageant, car le serment fait sous contrainte (mukrah) n'est pas contraignant. Jaʿfar se mit en colère, le convoqua et le dénuda. (١٢٤) [p.113] Et dans une copie (et il dit). (١٢٥) [p.113] Aqādahu : c'est-à-dire il lui demanda de se faire appliquer le talion (qiṣāṣ) contre lui. (١٢٦) [p.113] Abū Bakr ibn ʿAyyāsh : ibn Sālim al-Asadī al-Ḥannāṭ al-Muqri', l'une des sommités... Il y a onze avis divergents sur son nom. Abū Zurʿa a établi que son nom est Shuʿba, et Ash-Shāṭibī l'a suivi. Ibn aṣ-Ṣalāḥ et Al-Mizzī ont établi que son nom est son surnom (kunya). Il rapporte d'après Ḥabīb ibn Abī Thābit, ʿĀṣim et Abū Isḥāq. D'après lui : Aḥmad, ʿAlī, Isḥāq, Ibn Maʿīn et Al-ʿAṭāridī. Aḥmad a dit : Véridique (ṣadūq), fiable (thiqa), il lui arrive de se tromper. Abū Ḥātim a dit : Lui et Sharīk sont égaux en matière de mémorisation (ḥifẓ). Dans Al-Mīzān, il y a deux autres personnes dont chacune est appelée Abū Bakr ibn ʿAyyāsh. Al-Anṭākī a dit : Il est mort en Jumādā al-Ūlā de l'an 193 de l'Hégire, à l'âge de 96 ans. Al-Bukhārī et les Quatre (auteurs des Sunan) ont rapporté de lui. (١٢٧) [p.113] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 156 », n° « 6 ». (١٢٨) [p.114] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 54 », n° « 4 ». (١٢٩) [p.114] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 113 », n° « 4 ». (١٣٠) [p.114] Cette opinion est celle d'Ibn ʿAyyāsh. Quant à la majorité (jumhūr), elle considère que la prééminence (afḍaliyya) dans la préséance (sabq) revient à l'Islam et à la piété (taqwā). C'est pourquoi ʿUmar, qu'Allah l'agrée, autorisa l'entrée à Bilāl et Salmān avant Al-ʿAbbās et Abū Sufyān, qu'Allah les agrée, lorsqu'ils se rassemblèrent à sa porte. Abū Sufyān dit alors à Al-ʿAbbās : « Veux-tu que les affranchis (mawālī) passent avant nous ?! » Al-ʿAbbās répondit : « La faute vient de nous, pour avoir tardé dans ce qui aurait dû être fait par nous en priorité. » (١٣١) [p.114] Rapporté par Abū Dāwūd et At-Tirmidhī qui l'a jugé bon (ḥassanahu). (١٣٢) [p.114] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 52 », n° « 6 ». (١٣٣) [p.114] On dit qu'elle est Maymūna, et on dit qu'elle est Zaynab. (١٣٤) [p.114] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 158 », n° « 5 ». (١٣٥) [p.115] Comme l'a rapporté Ibn Saʿd d'après ʿAmr ibn Saʿd ibn Abī Waqqāṣ, sous forme de récit interrompu (mursalan). (١٣٦) [p.115] Ḥalīma as-Saʿdiyya : de la tribu de Banū Saʿd, mère de lait du Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue. Ad-Dumyāṭī a nié son Islam et a dit : « Ce récit (al-fiṣṣa) est dû à sa fille Ash-Shaymā'. » Mufliṭāy lui a répondu en composant un livre intitulé *At-Tuḥfa al-Jasīma fī Islām Ḥalīma* (Le précieux cadeau sur l'Islam de Ḥalīma). Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 727 », n° « 9 ». (١٣٧) [p.116] Car dans le hadith rapporté par Aṭ-Ṭabarānī et Ibn Usāma : « Quand mes Compagnons sont mentionnés, abstenez-vous [de parler d'eux] » (idhā dhukira aṣḥābī fa-amsikū). Et dans un autre hadith : « Gardez-vous de ce qui s'est passé entre mes Compagnons » (iyyākum wa mā shajara bayna aṣḥābī). [Note sur l'authentification du hadith]. (١٣٨) [p.116] Parce que tous les Compagnons (ṣaḥāba) sont intègres (ʿudūl) selon le témoignage d'Allah pour eux : « Et ainsi Nous avons fait de vous une communauté du juste milieu » (wa kadhālika jaʿalnākum ummatan wasaṭan) (Coran 2:143), c'est-à-dire intègres (ʿudūlan). (١٣٩) [p.116] Yughmaṣu : il est blâmé (yuʿābu). Et dans une copie (yughmiḍu). Il semble que ce soit une altération (taṣḥīf). (١٤٠) [p.117] D'après ce qu'ont rapporté Aṭ-Ṭabarānī et Ibn Usāma d'après Ibn Masʿūd, qu'Allah l'agrée. (١٤١) [p.117] Sourate Al-Fatḥ (La Victoire éclatante), verset « 29 », dont la suite est : « Tu les vois inclinés, prosternés, quêtant une faveur d'Allah et Son agrément. Leurs marques sont sur leurs visages, trace de la prosternation. Telle est leur image dans la Thora. Et leur image dans l'Évangile est celle d'une semence qui sort sa pousse, puis la fortifie, puis devient épaisse, puis se dresse sur sa tige, à la grande joie des semeurs, pour irriter par eux les mécréants. Allah a promis à ceux d'entre eux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres un pardon et une immense récompense. » (١٤٢) [p.117] Sourate At-Tawba (Le Repentir), verset « 100 », dont la suite est : « Et ceux qui les ont suivis dans la perfection, Allah est satisfait d'eux et ils sont satisfaits de Lui. Et Il leur a préparé des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, où ils demeureront éternellement. Voilà l'immense succès ! » (١٤٣) [p.117] Sourate Al-Fatḥ, verset « 18 », appelé le Serment d'allégeance d'ar-Riḍwān (Bayʿat ar-Riḍwān). (١٤٤) [p.117] Sourate Al-Aḥzāb (Les Coalisés), verset « 23 », dont la suite est : « Il en est qui ont accompli leur vœu, et il en est qui attendent ; ils n'ont rien changé [à leur engagement]. » (١٤٥) [p.117] Ḥudhayfa : ibn al-Yamān, Abū ʿAbd Allāh al-ʿAbsī. Il embrassa l'Islam, lui et son père. Il rapporta des hadiths du Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, et de ʿUmar. ʿUmar le nomma gouverneur d'Al-Madā'in. Il était le confident (ṣāḥib sirr) du Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue. Ses mérites (manāqib) sont nombreux. Il résida à Kūfa et mourut après l'an 36 de l'Hégire. (١٤٦) [p.117] Rapporté par l'auteur [Al-Qāḍī ʿIyāḍ] d'après At-Tirmidhī. At-Tirmidhī l'a rapporté dans le chapitre des Mérites (al-Manāqib) sous cette forme, et il l'a aussi rapporté par une autre voie. Ibn Māja l'a rapporté dans le chapitre de la Sunna par deux voies. Ibn Ḥibbān et Al-Ḥākim l'ont rapporté d'après le hadith de Ḥudhayfa. Al-Ḥākim l'a rapporté d'après le hadith d'Ibn Masʿūd, qu'Allah les agrée, et a authentifié sa chaîne de transmission (ṣaḥḥaḥa isnādahu). (١٤٧) [p.118] Comme l'a rapporté ʿAbd ibn Ḥumayd d'après Ibn ʿUmar. Al-Bazzār a dit : « C'est un hadith désavoué (munkar), non authentique (lā yaṣiḥḥu). » Ibn ʿAdī l'a rapporté dans son *Al-Kāmil* avec sa chaîne de transmission d'après Nāfiʿ d'après Ibn ʿUmar avec la formulation : « Celui d'entre eux dont vous prendrez la parole » (fa-ayyuhum akhadhtum bi-qawlihi) au lieu de « vous imiterez » (iqtadaytum), et sa chaîne est faible (ḍaʿīf). Al-Bayhaqī l'a rapporté dans *Al-Madkhal* d'après le hadith de ʿUmar et d'après le hadith d'Ibn ʿAbbās dans un sens similaire, et par une autre voie sous forme de récit interrompu (mursalan), en disant : « Son texte (matn) est célèbre (mashhūr), mais ses chaînes de transmission sont faibles. » Al-Ḥalabī a dit : « Il aurait convenu au Qāḍī [ʿIyāḍ] de ne pas le mentionner sur un ton catégorique (bi-ṣīghat al-jazm), étant donné ce qui est connu des spécialistes de la discipline. Il lui est déjà arrivé plusieurs fois la même chose. » Je dis : Il est possible qu'il se soit établi (thabata) auprès de lui par une chaîne de transmission qu'il possédait, ou qu'il ait considéré la multiplicité des voies comme l'élevant du rang faible (ḍaʿīf) à celui de bon (ḥasan), en raison de sa bonne opinion (ḥusn ẓannihi), d'autant que le hadith faible est utilisé pour les mérites des œuvres (faḍā'il al-aʿmāl). Mais ici, il ne s'agit pas de mérites des œuvres... Il s'agit plutôt d'un ordre d'imitation (amr bi-l-ittibāʿ) en toute chose. (١٤٨) [p.118] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 47 », n° « 1 ». (١٤٩) [p.118] Dans la version d'Al-Bazzār et d'Abū Yaʿlā. (١٥٠) [p.118] Al-Baghawī a ajouté dans *Al-Maṣābīḥ* et *Sharḥ as-Sunna* : « dans ma communauté » (fī ummatī). (١٥١) [p.118] Ce hadith a été rapporté par Ibn Abī Ḥātim et d'autres par différentes voies. Al-Ḥasan al-Baṣrī a dit : « Le sel [de la terre] a disparu, comment pourrait-elle être réparée ? » (١٥٢) [p.118] Dans un hadith déjà mentionné. (١٥٣) [p.119] Dans un hadith rapporté par Muslim et d'autres. (١٥٤) [p.119] Le *mudd* (mudd) est généralement le quart d'un *ṣāʿ* (sāʿ). C'est la quantité minimale pour l'aumône (ṣadaqa). Selon Ash-Shāfiʿī, c'est un *raṭl* (ratl) irakien et un tiers de *raṭl* irakien, et deux *raṭl* selon Abū Ḥanīfa. (١٥٥) [p.119] Naṣīfuhu : avec une *fatḥa* (a) sur le *nūn* et un *kasra* (i) sur le *ṣād* non pointé (muhmala), signifiant la moitié (an-niṣf), avec trois possibilités de vocalisation du *nūn*. On dit aussi que *an-naṣīf* est une mesure (mikyāl) connue, inférieure au *mudd*. (١٥٦) [p.119] Rapporté par Ad-Daylamī et Abū Nuʿaym dans *Al-Ḥilya* d'après Jābir. (١٥٧) [p.119] Ṣarfan : avec une *fatḥa* (a) sur le *ṣād* non pointé (muhmala) et un *sukūn* (e) sur le *rā'*, c'est-à-dire un repentir (tawba) ou une œuvre surérogatoire (nāfila). (١٥٨) [p.119] ʿAdlan : avec une *fatḥa* (a) sur le *ʿayn* non pointé (muhmala) et un *sukūn* (e) sur le *dāl*, c'est-à-dire une rançon (fidya) ou une obligation (farīḍa). (١٥٩) [p.119] Rapporté par Aṭ-Ṭabarānī d'après Ibn Masʿūd, qu'Allah l'agrée. (١٦٠) [p.119] Rapporté par Al-Bazzār et Ad-Daylamī. (١٦١) [p.119] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 154 », n° « 1 ». (١٦٢) [p.119] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 156 », n° « 6 ». (١٦٣) [p.119] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 113 », n° « 4 ». (١٦٤) [p.119] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 569 », n° « 6 ». (١٦٥) [p.119] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 54 », n° « 4 ». (١٦٦) [p.120] Rapporté par Aṭ-Ṭabarānī dans *Al-Awsaṭ* avec une chaîne de transmission bonne (ḥasan). (١٦٧) [p.120] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 341 », n° « 7 ». (١٦٨) [p.120] Il n'a pas été le premier à faire cette déduction (istinbāṭ) ; Ibn ʿAbbās l'a précédé, comme l'a rapporté Ibn Taymiyya dans le livre *Radd ar-Rawāfiḍ*. (١٦٩) [p.120] Sourate Al-Ḥashr (L'Exode), verset « 10 », dont la suite est : « Ils disent : "Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu'à nos frères qui nous ont précédés dans la foi, et ne mets dans nos cœurs aucune rancune envers ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux." » Le sens est qu'Allah, exalté soit-Il, a exposé pour lui la règle concernant le butin (al-fay') dans ce verset, et les a classés en trois catégories : les émigrés pauvres (al-fuqarā' al-muhājirūn), ceux qui ont établi leur demeure (alladhīna tabawwa'ū d-dār) c'est-à-dire Médine, qui sont les Auxiliaires (al-Anṣār), et ceux qui sont venus après eux (alladhīna jā'ū min baʿdihim), c'est-à-dire les Successeurs (at-tābiʿūn) qui viendront après les Émigrés et les Auxiliaires jusqu'au Jour où ils disent : « Seigneur, pardonne-nous... » jusqu'à Sa parole : « et ne mets dans nos cœurs aucune rancune envers ceux qui ont cru », c'est-à-dire de la haine (bughḍ). Il dit : « Celui qui, parmi les Successeurs, n'a pas cette qualité, est exclu des catégories des croyants. » (١٧٠) [p.120] Ceci a été rapporté par Al-Khaṭīb al-Baghdādī d'après ʿUrwa az-Zubayrī qui a dit : « Nous étions chez Mālik ibn Anas lorsqu'un homme mentionna les Compagnons (aṣ-ṣaḥāba) en les dénigrant (intaqaṣa). Alors il récita la parole d'Allah : "Muḥammad est le Messager d'Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants..." (Coran 48:29) et dit : "Celui qui se réveille avec dans le cœur de la colère (ghayẓ) contre les Compagnons de Muḥammad, ce verset l'atteint, car il commence par la lettre de causalité (lām at-taʿlīl) : 'pour irriter par eux les mécréants' (li-yaghīẓa bihimu l-kuffār)." » (١٧١) [p.120] Sourate Al-Fatḥ, verset « 29 ». (١٧٢) [p.120] ʿAbd Allāh ibn al-Mubārak : l'un des imams éminents (al-a'imma al-aʿlām). Sa mère était Khwārizmienne et son père Turc. C'était un homme versé dans le hadith, la jurisprudence (fiqh), la littérature (adab), la grammaire (naḥw), la langue (lugha), la poésie (shiʿr), l'éloquence (faṣāḥa), l'ascétisme (zuhd), la scrupuleuse piété (waraʿ), l'écoute attentive (inṣāt), la prière nocturne (qiyām al-layl), l'adoration (ʿibāda), le pèlerinage (ḥajj), le combat (ghazw), l'équitation (furūsiyya) et le courage (shajāʿa). Il a de nombreux ouvrages. Il mourut en l'an 181 de l'Hégire.
(173) [p.121] Dans une copie (Abū Ayyūb), mais elle n'est pas correcte. (174) [p.121] Dans une copie (il s'est donc fermement attaché). (175) [p.121] Dans une copie (déteste). (176) [p.121] Dans une copie (pour eux, sain et sauf). (177) [p.121] Khālid ibn Sa‘īd : fils d’al-‘Āṣ ibn Umayya ibn ‘Abd Shams, le Compagnon. Il fut le troisième, le quatrième ou le cinquième à embrasser l’Islam, et précéda d’autres… Parmi les Compagnons, il n’y a personne d’autre nommé Khālid ibn Sa‘īd… Aucun hadith de lui n’a été rapporté dans les six recueils canoniques. Ce hadith a été rapporté par al-Ṭabarānī et Ibn Mandah, et mentionné par Ibn ‘Abd al-Barr dans al-Istī‘āb… Si Khālid ibn Sa‘īd n’est pas celui mentionné (car il n’est pas connu pour avoir rapporté des hadiths), alors le hadith est mursal (interrompu), sinon il est mu‘ḍal (déficient). Le début de ce hadith est : Lorsqu’il (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) revint du Pèlerinage d’adieu à Médine, il monta en chaire (minbar), loua Allah et Le glorifia, puis dit : « Ô gens… » etc. (178) [p.121] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 156 », n° « 6 ». (179) [p.122] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 113 », n° « 4 ». (180) [p.122] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 54 », n° « 4 ». (181) [p.122] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 569 », n° « 6 ». (182) [p.122] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 591 », n° « 4 ». (183) [p.122] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 59 », n° « 5 ». (184) [p.122] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 25 », n° « 1 ». (185) [p.122] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 591 », n° « 10 ». (186) [p.122] ‘Abd al-Raḥmān ibn ‘Awf al-Zuhrī al-Qurashī : Compagnon parmi les plus éminents. Il fait partie des dix promis au Paradis, des six membres du conseil de la shūrā (consultation), et des premiers à embrasser l’Islam. Il était parmi les généreux, les courageux et les sages. Il mourut en l’an 32 H. (187) [p.122] Abū ‘Ubayda n’a pas été mentionné, bien qu’il soit le dixième d’entre eux. Peut-être cela a-t-il été omis par le rapporteur. (188) [p.122] C’est un village nommé d’après un puits qui s’y trouve, près de la mosquée de l’Arbre (Masjid al-Shajara). Entre elle et La Mecque, il y a une étape. Il est mentionné dans le hadith qu’il s’agit d’un puits… Abū Ḥanīfa et Mālik ont dit : elle fait partie du ḥaram (sanctuaire). Al-Shāfi‘ī (qu’Allah leur fasse miséricorde à tous) s’est opposé à eux… Ibn al-Qaṣṣār et al-Wāḥidī ont dit : une partie d’elle est dans le ḥill (en dehors du sanctuaire). Dans le Ṣaḥīḥ d’al-Bukhārī : « Al-Ḥudaybiyya est en dehors du ḥaram », c’est-à-dire en considérant une partie d’elle, cela ne contredit donc pas ce qui précède. (189) [p.122] Mes alliés par mariage (aṣhārī) : comme Abū Bakr, ‘Umar et Abū Sufyān (qu’Allah soit satisfait d’eux). Al-aṣhār (pluriel de ṣihr, avec un ṣād non pointé) sont les parents de l’épouse. (190) [p.122] Mes gendres (akhtānī) : ce sont les maris de ses filles : ‘Uthmān, ‘Alī, et Abū al-‘Āṣ ibn Rabī‘a. Akhtānī est le pluriel de khatan (avec deux fatḥas). (191) [p.122] C’est-à-dire : qu’aucun d’entre eux n’a sur vous un droit qui mérite que vous le réclamiez et qu’il vous le réclame. (192) [p.122] Maẓlima (avec kasra ou fatḥa sur le lām) : ce qui est pris injustement et tyranniquement, et qui est réclamé et dont on se plaint auprès de celui qui l’a pris. La prononciation avec kasra est plus fréquente et plus célèbre. (193) [p.123] C’est-à-dire : Allah ne la pardonnera pas, car c’est un droit du serviteur, tant que son propriétaire n’est pas satisfait. (194) [p.123] Le hadith a été rapporté par al-Ṭabarānī dans son Mu‘jam al-Kabīr, d’après la transmission de ‘Alī ibn Muḥammad ibn Yūsuf ibn Shaybān ibn Misma‘. (195) [p.123] L’homme qui a dit cela n’est pas connu. (196) [p.123] Al-Mu‘āfā ibn ‘Imrān : Abū Mas‘ūd al-Azdī al-Mawṣilī, l’une des sommités. Bishr al-Ḥāfī et d’autres ont rapporté de lui. Son maître al-Thawrī (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit de lui : « Il est la perle des savants. » Al-Bukhārī et d’autres ont rapporté de lui. Il mourut en l’an 185 H. (197) [p.123] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 274 », n° « 2 ». (198) [p.123] Le questionneur demande à savoir lequel des deux est le meilleur. (199) [p.123] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 43 », n° « 6 ». (200) [p.123] Son allié par mariage (ṣihruhu), car il est le frère de son épouse Umm Ḥabība bint Abī Sufyān, la Mère des Croyants (qu’Allah soit satisfait d’elle). (201) [p.123] Comme l’a rapporté al-Tirmidhī d’après Jābir, et il l’a jugé faible (ḍa‘īf). (202) [p.123] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 569 », n° « 5 ». (203) [p.123] Rapporté par les deux Shaykhs (al-Bukhārī et Muslim). Dans al-Bukhārī : « Il a recommandé au calife après moi d’agir avec les Muhājirūn (Émigrés) et les Anṣār (Auxiliaires) en acceptant le bien de leurs bienfaiteurs et en pardonnant à leurs malfaiteurs. » (204) [p.123] Hadith rapporté par Abū Nu‘aym et al-Daylamī d’après ‘Iyāḍ al-Anṣārī, et par Ibn Manī‘ d’après Anas. (205) [p.124] D’après ce qu’a rapporté Sa‘īd ibn Manṣūr d’après ‘Aṭā’ ibn Abī Rabāḥ, sous forme de hadith mursal. (206) [p.124] Comme l’a rapporté al-Ṭabarānī avec une chaîne de transmission faible (ḍa‘īf). (207) [p.124] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 341 », n° « 7 ». (208) [p.124] Al-Baqī‘ : à l’origine, nom de tout endroit spacieux contenant des arbres. Le Baqī‘ de Médine est appelé Baqī‘ al-Gharqad, le gharqad étant un type d’arbre épineux qui s’y trouvait puis a été enlevé… Il existe des hadiths célèbres sur le mérite du Baqī‘… C’est le cimetière des habitants de Médine, et de nombreux Compagnons (qu’Allah soit satisfait d’eux) y sont enterrés. (209) [p.124] Comme dans le hadith de ‘Ā’isha (qu’Allah soit satisfait d’elle). (210) [p.124] Ka‘b al-Aḥbār, comme l’a mentionné al-Ḥalabī. C’est le célèbre Tābi‘ī (Successeur), et sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 58 », n° « 3 ». Ceci a été rapporté de lui par Ibn Sa‘d. (211) [p.125] Et la demande de Ka‘b al-Aḥbār. Cela indique la sincérité de sa croyance en eux. (212) [p.125] Al-Mughīra ibn Nawfal : fils d’al-Ḥārith ibn ‘Abd al-Muṭṭalib ibn Hāshim al-Qurashī, le Compagnon. Il naquit à l’époque du Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) à La Mecque avant l’Hégire. Il faisait partie des partisans de ‘Alī (qu’Allah soit satisfait de lui). On dit qu’il n’a vécu que six ans de la vie du Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Il fut juge sous le califat de ‘Uthmān (qu’Allah soit satisfait de lui) et fut compté parmi les Compagnons (qu’Allah soit satisfait d’eux). (213) [p.125] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 58 », n° « 6 ». (214) [p.126] C’est-à-dire les endroits dont on se souvient qu’il (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) avait l’habitude de fréquenter, comme les colonnes près desquelles il priait et s’asseyait. (215) [p.126] Ṣafiyya bint Najda : dans les notes marginales de Tilimsān, il est dit que cette femme est l’épouse d’Abū Maḥdhūra. Ayyūb ibn Thābit a rapporté d’elle, et elle a rapporté de son mari Abū Maḥdhūra. Il y a divergence sur le nom de son père : on dit Najda, on dit Najrāh, et on dit que le correct est Bujra. (216) [p.126] Abū Maḥdhūra ibn Mu‘ayr ibn Lawdhān al-Qurashī : le muezzin du Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) à La Mecque. L’appel à la prière (adhān) est resté dans sa descendance. C’était un Compagnon éminent. Il mourut en l’an 59 ou 70 H. Muslim, Aḥmad et les auteurs des Sunan ont rapporté de lui. (217) [p.126] Quṣṣa : ce qui tombe sur le front des cheveux de la tête. C’est le toupet (nāṣiya). Quṣṣa : avec un ḍamm sur le qāf et un tashdīd sur le ṣād non pointé. (218) [p.127] Dans un hadith rapporté par Abū Ya‘lā. (219) [p.127] Al-qalansuwa : ce qui est placé sur la tête sous le turban. Qalansuwa : avec fatḥa ou ḍamma sur le qāf, et ḍamma ou kasra sur le sīn, il y a donc plusieurs prononciations. On dit aussi qalansuwa. (220) [p.127] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 637 », n° « 9 ». (221) [p.127] On dit que c’est l’expédition d’al-Yamāma. (222) [p.127] Dans une copie : « de peur qu’il ne soit (dépouillé) ». (223) [p.127] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 182 », n° « 1 ». (224) [p.127] Maq‘ad : l’endroit où il s’asseyait. (225) [p.127] Ceci a été rapporté par Ibn Sa‘d. La discussion sur ce hadith, qui indique la permission de se bénir (tabarruk) par les prophètes, les saints, leurs effets et ce qui s’y rapporte, tant que cela ne mène pas à une tentation (fitna) ou à une corruption de la croyance, viendra plus tard. Si l’on craint cela, en raison de la proximité de l’époque de l’ignorance préislamique (jāhiliyya) ou de la propagation de l’ignorance de la religion, on bloque les moyens (sadd al-dharā’i‘), comme l’a fait ‘Umar lorsqu’il a coupé l’arbre sous lequel la bay‘a (serment d’allégeance) avait eu lieu, de peur que les gens ne soient tentés par lui en raison de leur proximité avec l’époque de l’ignorance. Il n’y a donc pas de contradiction entre les deux, et il ne faut pas tenir compte de ceux qui nient cela parmi les ignorants de notre époque… Dans ce sens, on a récité, en mètre al-wāfir : Je passe devant les demeures, les demeures de Laylā, J’embrasse ce mur et ce mur. Ce n’est pas l’amour des demeures qui a ému mon cœur, Mais l’amour de celui qui habite les demeures. (226) [p.128] C’est-à-dire pour se bénir (tabarrukan) par ses effets (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). (227) [p.128] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 341 », n° « 7 ». (228) [p.128] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 155 », n° « 8 ». (229) [p.128] Kurā‘ : au poids de ghurāb, c’est un groupe de chevaux. Il a d’autres significations : il s’applique aux chevaux, aux armes, à la partie fine de la jambe, et c’est aussi un nom de lieu. (230) [p.128] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 61 », n° « 4 ». (231) [p.128] Aḥmad ibn Faḍlawayh : il s’adonnait beaucoup au combat dans le sentier d’Allah et maîtrisait le tir à l’arc. (232) [p.128] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 341 », n° « 7 ». (233) [p.128] Al-durra (avec kasra sur le dāl et tashdīd sur le rā’ avec fatḥa) : un instrument en cuir épais avec lequel on frappe. (234) [p.129] Al-Būṣīrī (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit : Aucun parfum n’égale la terre qui a enveloppé ses os, Bienheureux celui qui la respire et l’embrasse. (235) [p.129] Dans le hadith authentique rapporté par les deux Shaykhs (al-Bukhārī et Muslim) d’après Anas. (236) [p.129] Ḥadathan : c’est-à-dire qu’il y commet une chose blâmable qu’il y innove, comme les injustices. (237) [p.129] Rapporté par Ibn ‘Abd al-Barr. (238) [p.129] Jahjāhā : dans une copie, sans tanwīn. C’est ibn Sa‘d ibn Ḥarām. Al-Ṭabarī a dit : c’est ainsi que l’ont rapporté les traditionnistes, mais le correct est Jahjāh sans hā’. Al-Dhahabī a dit : c’est Jahjāh ibn Qays… On dit aussi : ibn Sa‘īd. C’est un Médinois, Compagnon qui assista à la bay‘a (serment d’allégeance) d’al-Riḍwān et à certaines expéditions. Il mourut un an après ‘Uthmān… Il a déjà été mentionné. (239) [p.129] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 569 », n° « 6 ». (240) [p.129] Cela se produisit lors de la discorde (fitna) lorsque les gens lapidèrent ‘Uthmān alors qu’il était sur la chaire (minbar). Lorsqu’il descendit, Jahjāh s’avança et prit le bâton (qaḍīb). (241) [p.129] Dans un hadith rapporté par Mālik, Abū Dāwūd, al-Nasā’ī et Ibn Māja, d’après Abū Hurayra. (242) [p.129] Le sens est : sur la chaire (minbar), c’est-à-dire près d’elle. Il est également possible de le prendre au sens apparent, en montant dessus et en jurant. Les Shāfi‘ites l’ont stipulé, et qu’il est permis de lui ordonner d’y monter, mais le premier avis est plus correct. Ceci est basé sur le fait que le serment est aggravé par le lieu et le temps, et on se rend donc à la mosquée pour jurer… Du vivant du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), on jurait près de la chaire (minbar), entre elle et la tombe. (243) [p.130] Abū al-Faḍl al-Jawharī : ce n’est pas ‘Abd Allāh ibn al-Ḥasan al-Miṣrī, le prédicateur de la mosquée du Caire vers les années 470 H, qui était un savant pieux dont on se bénissait et qu’on prenait pour modèle dans la voie spirituelle. Il s’agit plutôt, comme dans l’Histoire d’al-Andalus, de ‘Abd Allāh ibn al-Ḥakīm al-Rundī al-Andalusī, qui détenait les deux vizirats. Il possédait mérite, rang, un mérite éclatant et une belle littérature : c’était un savant en Coran, hadith et langue arabe. Il avait une poésie limpide et une prose sublime. Il voyagea en Orient et y apprit d’Ibn ‘Asākir, dont il rapporta beaucoup. Il eut une autorité à son époque, mais il fut destitué, ses biens et ses livres pillés, et il fut tué en martyr. (244) [p.130] Les vers sont d’Abū al-Ṭayyib al-Mutanabbī, extraits d’un poème à la louange de Sayf al-Dawla. Il a excellé dans sa représentation et son adaptation à un contexte approprié. (245) [p.130] Al-rasm : les traces des demeures effacées. Le sens visé est ses effets (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dans ses lieux et son message. (246) [p.130] ‘Irfān : la connaissance. (247) [p.130] Al-lubb : l’intellect pur, exempt de scories. Il est ainsi nommé car il est la substance la plus pure de l’être humain dans ses facultés. (248) [p.130] Al-akwār : pluriel de kūr, qui est la selle de la chamelle, à l’instar de la selle (saraj) pour le cheval. (249) [p.130] Bāna : il apparut. (250) [p.130] Falam : nunzil, c’est-à-dire qu’il n’est pas convenable, car lorsque l’on vient voir le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) alors que sa station est proche, on ne vient pas à lui monté. (251) [p.130] Rakban : pluriel de rākib (cavalier), comme ṣaḥb pour ṣāḥib (compagnon), ou un nom collectif comme rahṭ (groupe). (252) [p.130] Ceux qui désirent la visite (al-murīdīn li-l-ziyāra).
Et il rapporte (a récité) 1 : les vers d'un poème d'Abū Nuwās ibn Hāni' 2 en louange de Muḥammad al-Amīn ibn al-Rashīd, et le début du poème est sa parole : « Ô demeure, que t'ont fait les jours ? Il ne reste en toi nulle fraîcheur pour te saluer. »
↩ (346) [p146] Dans un hadith rapporté par Muslim d'après Ibn 'Abbâs, rapporté par al-Hâkim et al-Nasâ'î d'après Jâbir. ↩ (347) [p146] Comme l'a rapporté Ibn Shayba dans son Musannaf. ↩ (348) [p146] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 156, n° 6. ↩ (349) [p146] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 113, n° 4. ↩ (350) [p147] Rapporté par Ibn Mâjah, al-Hâkim dans son Mustadrak, qui a dit : "Il n'est pas selon leurs conditions 3 car ils ne l'ont pas rapporté..." et par al-Tabarânî et al-Dâraqutnî... Il a dit : "Il n'est pas considéré comme fort chez eux..." et par al-Ya'marî et al-Bayhaqî avec la formulation : "Pas de prière pour celui qui n'a pas d'ablution, pas d'ablution pour celui qui n'a pas mentionné le nom d'Allah sur elle, pas de prière pour celui qui n'a pas prié sur son Prophète, pas de prière pour celui qui n'aime pas les Ansâr." ↩ (351) [p147] Ibn al-Qassâr 4 est Abû al-Hasan 'Alî b. Ahmad al-Baghdâdî, son juge, le juriste, théologien, dialecticien, auteur d'ouvrages ; il était fiable mais avait peu de hadiths ; il est mort en 398 H. ↩ (352) [p147] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 413, n° 1. ↩ (353) [p147] Et il a été rapporté comme étant arrêté 5 d'après Ibn Mas'ûd, qu'Allah soit satisfait de lui. ↩ (354) [p147] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 158, n° 1. ↩ (355) [p147] Déjà mentionné précédemment. ↩ (356) [p147] Et sur cela, c'est-à-dire en le considérant comme élevé 6, il serait également interrompu 7 car Abû Ja'far n'a pas rencontré Ibn Mas'ûd. Et dans certaines copies, il est ajouté : "Et son transmetteur", c'est-à-dire celui qui rapporte ce hadith d'après Abû Ja'far, "est Jâbir al-Ju'fî" (et il est faible). Quoi qu'il en soit, le Qâdî 8, qu'Allah lui fasse miséricorde, a mentionné tous les arguments de ceux qui interdisent l'obligation de la prière sur le Prophète, paix et salut sur lui, dans la prière, et n'a pas mentionné les arguments d'al-Shâfi'î, qu'Allah lui fasse miséricorde, de manière complète et suffisante. Car al-Shâfi'î, qu'Allah lui fasse miséricorde, avait des arguments très forts sur lesquels il s'est appuyé pour imposer l'obligation de la prière sur le Messager d'Allah dans la prière, et ces arguments sont exposés dans ses livres, qu'Allah lui fasse miséricorde. Al-Khafâjî, qu'Allah lui fasse miséricorde, a développé un long discours sur cette question ; nous en résumerons une partie, et cela correspond à ce qu'a dit l'imam al-Shâfi'î, car cela le soutient, contrairement à ce qu'a dit l'auteur. Et sache que l'imam al-Khudarî... ↩ (357) [p149] Fadâla b. 'Ubayd 9 : b. Fâqid b. Qays al-Ansârî al-Awsî, Abû Muhammad, le Compagnon ; il fut gouverneur de Damas pour Mu'âwiya. Il assista à Uhud et al-Hudaybiyya. Il mourut en 153 H. Ahmad et d'autres ont rapporté de lui. ↩ (358) [p149] Le hadith a été rapporté par al-Tirmidhî dans les Invocations, et il a dit : "Authentique." Et il a été rapporté par Abû Dâwud et de manière similaire dans la Prière, ainsi que par al-Nasâ'î, Ibn Hibbân et al-Hâkim. ↩ (359) [p149] 'Ajil 10 avec la jîm allégée et kasra, et dans une copie "'Ajjal" avec redoublement et fatha. ↩ (360) [p149] Et dans une copie : "ou pour un autre." ↩ (361) [p150] C'est-à-dire par la transmission d'Ibn Mâjah avec une autre chaîne. ↩ (362) [p150] En raison de la force de sa chaîne, non du point de vue du sens. ↩ (363) [p150] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 113, n° 4. ↩ (364) [p150] Comme l'a rapporté al-Tirmidhî. ↩ (365) [p150] Le terme "prière" n'est pas présent chez al-Tirmidhî. ↩ (366) [p150] Et dans une copie : "yusallî" 11 à la voix active. ↩ (367) [p150] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 54, n° 4. ↩ (368) [p150] Rapporté par Abû al-Shaykh dans al-Thawâb d'après lui, et par al-Bayhaqî dans al-Shu'ab, avec la formulation : "Il est voilé jusqu'à ce qu'il prie sur Muhammad et sa famille." Et par Ibn 'Asâkir. ↩ (369) [p150] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 214, n° 2. ↩ (370) [p150] Et dans une copie : "bi-hamdihi" 12. [p150] (9) Rapporté par 'Abd al-Razzâq et al-Tabarânî avec une chaîne authentique d'après lui. ↩ (371) [p151] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 154, n° 1. ↩ (372) [p151] Rapporté par al-Bazzâr, Abû Ya'lâ et al-Bayhaqî dans Shu'ab al-Îmân. ↩ (373) [p151] Qadah al-râkib 13 : un petit récipient en bois dans lequel on boit. ↩ (374) [p151] Hirâqa 14 : avec fatha du hâ', verser ; le hâ' est une substitution du hamza. Et dans une copie : "ihrâquhu". ↩ (375) [p151] Ibn 'Atâ' 15 : Abû al-'Abbâs Ahmad b. Muhammad b. Sahl al-Âdamî. Il est l'un des grands maîtres soufis ; il mourut en 309 H. ↩ (376) [p152] Il n'a pas mentionné qui l'a rapporté. ↩ (377) [p152] C'est le contenu du hadith d'al-Tirmidhî d'après 'Umar. ↩ (378) [p152] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 52, n° 6. ↩ (379) [p152] Hanash 16 : c'est Ibn 'Abd Allâh b. 'Amr b. Hanzala b. Mahd, Abû Râshid, le Suivant 17 al-Safânî. L'un de ceux qui entrèrent en Andalousie au début de l'islam ; il rapporte d'après 'Alî, Ibn 'Abbâs et d'autres. ↩ (380) [p152] Ce hadith n'a pas été rapporté de lui dans les livres ; ce que Hanash rapporte d'après Ibn 'Abbâs est le hadith : "Ô jeune homme, je vais t'apprendre des paroles : préserve Allah, Il te préservera..." rapporté par al-Tirmidhî dans al-Zuhd... et un autre hadith chez Ibn Mâjah selon lequel le Prophète, paix et salut sur lui, a dit à Ibn Mas'ûd : "As-tu de l'eau ?" Il dit : "Non, du nabîdh 18 dans sa petite outre." Rapporté par Ibn Mâjah dans al-Tahâra. Et il n'a rien d'après Ibn 'Abbâs dans les autres livres... En résumé, ce hadith n'a pas de fondement. ↩ (381) [p152] Et dans une copie : "ou son livre." ↩ (382) [p152] Comme dans la transmission de Muslim d'après Abû Hurayra. Et sa suite : "Et qu'il soit humilié 19 l'homme qui entre dans le Ramadan puis en sort avant que le pardon ne lui soit accordé. Et qu'il soit humilié l'homme qui trouve ses deux parents âgés auprès de lui et qu'ils ne le fassent pas entrer au Paradis." Et al-Hâkim l'a rapporté et a dit : "Sa chaîne est authentique." ↩ (383) [p152] "Raghma" vient de "raghâm", qui signifie poussière ; le sens est : qu'Allah l'humilie. ↩ (384) [p153] Ibn Habîb 20 : c'est 'Abd al-Malik b. Habîb b. Sulaymân b. Hârûn al-Sulamî, descendant de 'Abbâs b. Mirdâs le Compagnon... On dit aussi : 'Abd al-Malik b. Sulaymân. Il était juriste, grammairien, médecin, exégète, traditionniste, mais il n'avait pas un esprit critique et une analyse parfaite en matière de hadith ; il mourut en 288 ou 289 H. ↩ (385) [p153] C'est l'avis de Mâlik. D'autres disent qu'il est recommandé ; il ne l'a mentionné que pour éviter que ce soit ce sur quoi on a invoqué un autre nom qu'Allah. Les Hanafites ont adopté cette position, comme dans al-Muhît. ↩ (386) [p153] Sahnûn 21 : le célèbre juriste mâlikite ; son nom est 'Abd al-Salâm b. 'Abd al-Salâm b. Sa'd b. Habîb b. Hassân al-Tanûkhî. Il était d'un rang élevé en perfection, vertu et générosité. Il naquit en Ramadan 160 ou 161 H et mourut le 9 Rajab 240 H, à l'âge de quatre-vingts ans, comme dans al-Mîzân. ↩ (387) [p153] C'est-à-dire, selon une transmission, une chose étonnante ; c'est l'avis de Mâlik. Les Shâfi'ites l'ont adopté, comme dans al-Adhkâr d'al-Nawawî. ↩ (388) [p153] Asbagh 22 : c'est Ibn Faraj b. Sa'îd b. Nâfi', Abû 'Abd Allâh al-Umawî, client de 'Umar b. 'Abd al-'Azîz, le juriste égyptien ; il rapporte d'après Ibn Wahb, al-Dâwardî et un groupe. D'après lui, al-Bukhârî et d'autres... Ibn Ma'în a dit : "Il était la créature d'Allah la plus savante sur l'avis de Mâlik... Véridique, savant, pieux." Il mourut en 225 H. ↩ (389) [p153] Ibn al-Qâsim 23 : 'Abd al-Rahmân b. al-Qâsim b. Khâlid b. Jabbâra al-Misrî, l'imam du fiqh, compagnon de l'imam Mâlik ; il était fiable et une autorité. Il mourut en 191 H. Il se rendit auprès de l'imam Mâlik douze fois, dépensant à chaque fois mille dinars. ↩ (390) [p154] Mais c'est une prière sur lui 24 dans le but de se rapprocher d'Allah par la prière sur lui, donc ce n'est pas réprouvé. D'après Abû Sa'îd al-Khudrî, le Prophète, paix et salut sur lui, a dit : "Celui qui éternue et dit : 'Louange à Allah en toute circonstance, et qu'Allah prie sur Muhammad et sur sa famille', Allah, Puissant et Majestueux, fera sortir de sa narine gauche un oiseau qui dira : 'Ô Allah, pardonne à celui qui a dit cela.'" Rapporté par al-Daylamî dans al-Firdaws avec une chaîne acceptable. Un homme éternua chez Ibn 'Umar et loua Allah ; il lui dit : "Tu aurais dû, lorsque tu as loué Allah, prier sur Son Prophète." C'est pourquoi al-Bayhaqî a jugé recommandable la prière sur lui lors de l'éternuement. Un groupe a adopté cet avis. D'autres ont dit qu'elle n'est pas recommandée, car chaque situation a sa mention spécifique. Ils s'appuient sur le hadith : "Ne me mentionnez pas dans trois situations : lors de l'éternuement, de l'égorgement et de l'étonnement." Et il est rapporté : "après la mention du nom d'Allah sur la nourriture" au lieu de "l'étonnement". Rapporté par al-Daylamî dans son Musnad, mais il contient quelqu'un accusé de fabrication. ↩ (391) [p154] Ashhab 25 : c'est Ibn 'Abd al-'Azîz b. Dâwud, Abû 'Amr b. al-Qaysî al-Misrî, le juriste ; il rapporte d'après al-Layth, Mâlik et un groupe. D'après lui, Sahnûn et d'autres. Il mourut dix-huit jours après al-Shâfi'î, à l'âge de soixante-quatre ans. Abû Dâwud et al-Nasâ'î ont rapporté de lui... Ibn Yûnus a dit : "Il était l'un des juristes d'Égypte et un homme d'opinion." Ibn 'Abd al-Barr a dit : "Il était un bon juriste, ayant un bon jugement et une bonne analyse ; Ibn 'Abd al-Hakam le préférait à Ibn al-Qâsim en matière d'opinion." ↩ (392) [p154] Isti'nânan 26 : c'est-à-dire comme sunna et méthode, car c'est une législation pour ce qui n'a pas été transmis. ↩ (393) [p154] Et Abû Dâwud, Ibn Mâjah, Ibn Hibbân et al-Hâkim, et il l'a authentifié. ↩ (394) [p154] Aws b. Aws 27 : al-Thaqafî, le Compagnon. ↩ (395) [p154] Et la sortie de celle-ci, comme dans al-Adhkâr d'al-Nawawî. ↩ (396) [p155] Abû Ishâq b. Sha'bân 28 : le Mâlikite égyptien, déjà mentionné. C'est Muhammad Qâsim al-Misrî. ↩ (397) [p155] 'Amr b. Dînâr 29 : c'est Abû Muhammad, client de Qays, l'imam mecquois, le Suivant ; il mourut en 126 H. Sa biographie se trouve dans al-Mîzân. ↩ (398) [p155] Sourate al-Nûr, verset 61. ↩ (399) [p155] Dans ce qu'il a rapporté chez Ibn Abî Hâtim. ↩ (400) [p155] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 361, n° 11. [p155] (5) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 52, n° 6. ↩ (401) [p156] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 545, n° 5. ↩ (402) [p156] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 58, n° 3. ↩ (403) [p156] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 155, n° 1. ↩ (404) [p156] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 630, n° 12. ↩ (405) [p156] Le hadith de Fâtima a été rapporté par al-Tirmidhî dans la Prière, et il contient une interruption 30 de Fâtima bint al-Husayn. Et il n'a pas mentionné Fâtima bint al-Nabî, paix et salut sur lui. Et Ibn Mâjah l'a également rapporté dans la Prière. ↩ (406) [p156] Abû Bakr b. 'Amr b. Hazm 31 : c'est Muhammad b. 'Amr b. Hazm, le juge et gouverneur de Médine ; il naquit deux ans avant la mort du Prophète, paix et salut sur lui, qui le nomma Muhammad. On dit qu'il naquit à Najrân, son père étant gouverneur pour le Prophète, paix et salut sur lui, en l'an 10 H ; il le nomma Abû Sulaymân. Il écrivit à ce sujet au Messager d'Allah, paix et salut sur lui, qui lui ordonna de le nommer Muhammad et de lui donner le kunya 32 'Abd al-Malik, ce qu'il fit. Il mourut en 120 H. Les six 33 ont rapporté de lui. ↩ (407) [p156] Et selon al-Shâfi'î, elle fait partie de ses piliers après la deuxième takbîra 34, et après la première, on récite la sourate al-Fâtiha. ↩ (408) [p156] Rapporté par al-Nasâ'î avec une chaîne authentique. ↩ (409) [p157] Abû Umâma 35 : al-Halabî a dit : "Cet Abû Umâma est apparemment Sa'd b. Sahl b. Hunayf b. Wâhib b. al-Hakam b. Tha'laba, Abû Umâma al-Ansârî. Il naquit à l'époque du Messager d'Allah, paix et salut sur lui, qui le nomma, lui donna un kunya et le bénit. Son hadith est interrompu 36. Il rapporte d'après 'Umar. D'après lui : al-Zuhrî, Yahyâ b. Sa'îd et beaucoup d'autres. Il mourut en 100 H. Les six ont rapporté de lui. ↩ (410) [p157] Rapporté par al-Tabarânî dans al-Awsat avec une chaîne bonne, par al-Khatîb dans Sharaf Ashâb al-Hadîth, par Abû al-Shaykh dans al-Thawâb, par al-Mustaghfirî et par l'auteur d'al-Targhîb avec une chaîne faible ; Ibn al-Jawzî l'a mentionné dans al-Mawdû'ât, et Ibn Kathîr a dit qu'il n'est pas authentique. ↩ (411) [p157] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 214, n° 2. ↩ (412) [p157] Et les auteurs des six livres l'ont rapporté d'après lui. ↩ (413) [p158] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 341, n° 7. ↩ (414) [p158] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 180, n° 1. ↩ (415) [p158] C'est le nom d'un de ses livres ; dans une copie : "al-Mabsûta" 37.
Al-Dalji a dit : Ceci n'est pas de sa doctrine bien connue 38. Muhammad ibn Maslamah 39 : il s'agit de Muhammad ibn Maslamah ibn Hisham ibn al-Walid ibn al-Mughirah, mort en l'an 216. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume, page 146, numéro 5 40. Dans une autre copie : « chez Salamah » 41. Abu Humayd al-Sa'idi 42 : il s'agit de 'Abd al-Rahman ibn 'Amr ibn Sa'd, ou, dit-on, al-Mundhir ibn Sa'd ; il était Khazraji, médinois, compagnon du Prophète ; les Six 43 et Ahmad dans son Musnad ont rapporté de lui. Il mourut vers l'an 60. Le hadith a été rapporté par le juge d'après le Muwatta' en raison de la chaîne élevée, car entre lui et Malik il y a six personnes sans autorisation dans la voie 44. Les Shafi'ites s'en servent pour prouver l'obligation de prier sur lui dans la prière, car le principe dans l'ordre est l'obligation, et le consensus a établi qu'il n'est pas obligatoire en dehors de la prière 45. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 341, numéro 7 46. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 199, numéro 4 47. La version des six imams 48. Ka'b ibn 'Ujrah 49 : il est Abu Muhammad, ou Abu 'Abd Allah, ou Abu Ishaq, des Banu Salim ibn 'Awf ou d'autres ; compagnon, il assista au serment d'allégeance de Ridwan et mourut en l'an 51 ou 52 ; les Six et d'autres ont rapporté de lui ; al-Sha'bi, Ibn Sirin et d'autres ont rapporté de lui. Ce hadith a été rapporté par les Six imams comme marfu' 50. 'Uqbah ibn 'Amr 51 : 'Abd Allah al-Ansari, le compagnon, mourut à Médine en l'an 41, à l'époque de 'Ali ou de Mu'awiyah ; 'Ali l'avait nommé gouverneur de Kufa lorsqu'il partit pour Siffin. Ce qu'ont rapporté Ahmad, Ibn Hibban, al-Daraqutni, al-Bayhaqi et Muslim sans le mot « le Prophète illettré » 52. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 63, numéro 1 53. Al-Hakim l'a rapporté avec une chaîne dont certains rapporteurs sont critiqués... Al-Bukhari l'a également rapporté par une autre voie musalsal 54, et ici c'est « le comptage avec la main » 55. 'Addahunna 56 : c'est-à-dire les paroles du vase ; le pronom est indéfini, expliqué par ce qui suit. [Page 161] (7) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 54, numéro 4 57. Al-Suyuti a dit dans al-Jami' al-Kabir : al-Hakim a dit : c'est ainsi que ce hadith nous est parvenu, et sa chaîne est faible. Al-Daylami, Ibn Mandah et al-Tirmidhi l'ont rapporté, et al-'Iraqi a dit : très faible... 'Amr ibn Khalid est un menteur et un faussaire, de même qu'Ibn Musawir et Harb ibn al-Hasan ; al-Azdi l'a mentionné parmi les faibles et a dit : son hadith n'est pas comme cela ! Ibn Hajar a dit dans ses Amali : ma conviction est qu'il est forgé... Dans sa chaîne, il y a trois faibles, et certains sont accusés de fabrication et de mensonge. Je dis : j'ai trouvé pour lui des mutaba'at 58 qui le renforcent, bien qu'il ne soit pas exempt de faiblesse. Et j'ai trouvé pour lui une autre voie d'après Anas dans son Musnad, et al-Burhan a dit qu'il a été rapporté aussi comme musnad 59 ; la multiplicité de ces voies implique qu'il n'est pas forgé ; tout au plus peut-on dire qu'il est faible, sache-le. Et tu sais que le hadith est musalsal 60, et il a déjà été dit que le musalsal est ce dont les rapporteurs s'accordent sur un même état ou une même description dans sa chaîne ou dans la formule de transmission. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 31, numéro 5 61. Comme l'ont rapporté Abu Dawud et al-Tabarani, et c'est un hadith sahih 62. Rapporté par al-Daylami dans al-Firdaws, Abu Nu'aym, al-Nasa'i, al-Tahawi et al-Baghawi 63. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 616, numéro 3 64. Salamah al-Kindi 65 : il s'agit de Salamah ibn Qaysar al-Hadrami, le tabi'i ; Ibn Hibban l'a mentionné parmi les thiqa 66. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 61, numéro 4 67. Dans une autre version : « enseigne aux gens », et c'est de la version d'Ibn Kathir dans son Tafsir par la voie de Sa'id ibn Mansur 68. Le hadith est mawquf 69 et sa chaîne est sahih. Al-Dalji a dit : mais il est déclaré 'illah 70 même si sa chaîne est sahih, car sa transmission de lui est mursal 71, puisqu'il n'a pas rencontré 'Ali... etc. Ceci est réfuté par ce qu'a mentionné Ibn Hibban : il a rapporté de 'Ali, et Nuh ibn Qays al-Tahi a rapporté de lui... etc. Une telle chose ne se dit pas à propos du mursal... Puis j'ai vu que le cheikh Ibn Kathir dans son Tafsir dit : nous avons rapporté par la voie de Sa'id ibn Mansur, Zayd ibn al-Habbab et Yazid ibn Harun, tous trois de Nuh ibn Qays : Salamah al-Kindi nous a raconté que 'Ali enseignait aux gens (le hadith). Et il est rapporté : « al-madhiyat » 72 ; daha signifie étendre, comme dans le verset « Et après cela, Il a étendu la terre » (Sourate al-Nazi'at, verset 30) 73. Bari' 74 : nom d'agent de bara'a, signifiant créer sans modèle. Et il est rapporté « samik » 75 au lieu de bari'. Al-masmukat 76 : signifiant élevées, et par là on entend les cieux. Sharif 77 : pluriel de sharifah, qui est élevée, de haut rang. Nawami 78 : augmentations. Jayshat 79 : pluriel de jayshah, qui est l'action unique de jasha yajishu quand il bout et s'élève. Mustawfizan 80 : état du pronom dans « porter » ou « se lever » ; al-istifaz est le saut et la station debout après être assis. Ici, il signifie rapide, pressé dans ce que je lui ai ordonné. Awra 81 : le briquet a produit une étincelle pour en allumer le feu. Al-qabas 82 : ce qu'on prend de la flamme. « Peut-être vous apporterai-je un tison ou trouverai-je sur le feu une direction » (Sourate Ta-Ha, verset 10). Il signifie que le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) n'a cessé de lutter et de se tenir sur la vérité jusqu'à ce que Dieu la fasse apparaître éclatante et lumineuse, et que ceux qui étaient dans les ténèbres de l'ignorance furent guidés par sa lumière. Et sa parole « li-qabis » 83 signifie pour un receveur et chercheur de vérité. Ala' 84 : pluriel de ila, avec plusieurs prononciations : avec kasra de la hamza, avec fatha, avec tanwin dans les deux, et la cinquième est ili avec kasra et sukun puis tanwin ; leur sens est les bienfaits divins et la félicité éternelle dans les deux demeures par son intermédiaire (que la prière et la paix soient sur lui). Khawdat 85 : pluriel de khawdah, qui est l'action unique de khawd, qui est l'entrée dans l'eau, et est utilisé métaphoriquement pour l'entrée dans toute chose blâmable. Anhaja 86 : c'est-à-dire il a ouvert un nahj, qui est un chemin ; dans une copie : « abhaja » 87, signifiant il a illuminé et brillé. Mudihhat 88 : pluriel de mudihhah, nom d'agent de al-idah, qui est la découverte et l'explication. Al-a'lam 89 : pluriel de 'alam, qui est le signe. C'est-à-dire que les cœurs, grâce à ce qu'ils ont reçu de guidance, sont devenus des signes déployés. Na'irat al-ahkam 90 : pluriel de na'irah, nom d'agent de al-nur et al-diya', de nar lazima signifiant apparaître et s'ouvrir ; al-ahkam sont les jugements de la Loi, comme le licite et l'illicite et autres. Munirat al-Islam 91 : c'est-à-dire manifestant ses jugements. Shahid 92 : fa'il au sens de fa'il : témoin. Ba'ith 93 : fa'il au sens de maf'ul : ton envoyé. 'Adnaka 94 : 'adn, avec sukun du dal, est un nom pour le Paradis, et son sens est la demeure de la résidence et de l'éternité, de 'adana signifiant résider. Muhanna'at 95 : pluriel de muhanna'ah, avec tashdid du nun, nom d'objet de al-hani', qui est agréable. Tout ce qui vient sans contrainte ni fatigue, et c'est un état de « mada'ifat » 96. Al-mahlul 97 : nom d'objet de halla al-makan, s'il descend, c'est-à-dire celui qui est au Paradis. Khuttah 98 : avec damm du kha' et tashdid du ta', c'est l'affaire et la chose. Fasl 99 : ce qui sépare le vrai du faux. Abu Bakr a ajouté dans une version contenant un inconnu : « Ô Dieu, fais de nous des auditeurs obéissants, des alliés sincères, des compagnons accompagnateurs. Ô Dieu, transmets-lui de notre part le salut, et rends-lui de notre part le salut... » [Page 165] (8) Al-ma'lul 100 : le redoublé de al-'ill, qui est boire une fois après une autre. Son contraire est al-nahl, qui est boire une fois. Ka'b a dit : comme s'il était une source d'eau douce abondante. Il a comparé son don à une source d'eau douce que les assoiffés viennent boire. C'est une métaphore, et il signifie qu'il est abondant et ininterrompu. C'est-à-dire aussi d'après 'Ali 101. Al-Hafiz al-Sakhawi a dit : il n'a pas trouvé sa source 102. Sourate al-Ahzab (56) 103 : c'est-à-dire qu'il a récité tout le verset pour que la phrase après elle soit une obéissance à l'ordre de Dieu. Labbayka 104 : c'est-à-dire réponse après réponse. Sa'dayka 105 : c'est-à-dire bonheur après bonheur dans Ton obéissance. Comme l'ont rapporté Ibn Majah et al-Bayhaqi dans Shu'ab al-Iman 106. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 204, numéro 2 107. Yagbituhu 108 : c'est-à-dire il désire. Al-ghibtah est le désir d'un bienfait sans désirer qu'il disparaisse d'autrui. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 60, numéro 8 109. Et il est rapporté : « et sur la famille de Muhammad » 110. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 196, numéro 3 111. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 52, numéro 6 112. Dans la version de 'Abd ibn Humayd et 'Abd al-Razzaq avec une bonne chaîne, et d'Isma'il al-Qadi dans Fadl al-Salat 'ala al-Nabi (que la prière et la paix soient sur lui) d'après Ibn 'Abbas 113. Wahib ibn al-Ward 114 : dans certaines copies : « Wahb » ; on dit : Ibn Abi al-Ward al-Makhzumi al-Makki al-Zahid al-Thiqah, leur mawla ; son nom est 'Abd al-Wahhab, et Wahib est son surnom, son kunya est Abu 'Uthman. Il a rapporté de 'Ata' en mursal et d'autres. Beaucoup ont rapporté de lui. Muslim et les auteurs des Sunan ont rapporté de lui. Il a des hadiths et des exhortations. Il est mort en l'an 153. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 214, numéro 2 115. Rapporté de lui par Ibn Majah, al-Bayhaqi, al-Daylami et al-Daraqutni 116. Sa parole, c'est-à-dire la parole d'Ibn Mas'ud... mawquf ou marfu' 117. Le tashahhud a été rapporté par de nombreuses voies sahih, connues et musnada, et celle-ci n'est pas connue pour sa chaîne 118. Sa mère Fatimah bint Asad ibn Hashim ibn 'Abd Manaf ; elle est la première Hashimite à avoir enfanté un Hashimite... Elle s'est convertie à l'islam et est morte à Médine ; le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) l'a enveloppée dans sa chemise, s'est couché dans sa tombe et a dit : « Que Dieu te récompense en bien pour une mère... » car elle l'a élevé et a bien agi envers lui... comme l'a mentionné al-Tabari (dans al-Riyad al-Nadirah). Il s'est couché dans sa tombe pour alléger pour elle la pression de la tombe, comme cela est explicitement mentionné dans le hadith. Abu Talib est mort mécréant selon certaines versions, alors comment pourrait-il demander pardon pour lui alors qu'il a été interdit de demander pardon pour les associateurs ? Al-Suhayli a approuvé que la demande de pardon de 'Ali pour ses parents était basée sur leur conversion à l'islam. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 30, numéro 4 119. Abu Muhammad ibn Abi Zayd 120 : l'imam dans l'école de Malik, auteur de la célèbre Risalah. Al-Dalji a dit : car tout ce qui a été rapporté avec leur ajout est faible... Et il y a : on agit selon le faible dans les vertus des actions, et on n'a besoin du hadith sahih ou hasan que dans les jugements des paroles... Al-Nawawi a mentionné dans Sharh Muslim al-Mukhtar que la miséricorde n'est pas mentionnée – et ceci est valable car c'est contraire à ce qui est préférable – et il a affirmé dans al-Adhkar que c'est une innovation, et al-Qari dit que ce qui est rapporté par certaines voies, même faible, n'est pas considéré comme une innovation, surtout que cela ne contredit pas la Sunna. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 182, numéro 1 121. Il l'a rapporté comme musnad par la voie d'al-Nasa'i, et il est chez Muslim, Abu Dawud et al-Tirmidhi 122. Comme dans Shu'ab al-Iman d'al-Bayhaqi avec son texte, et al-Nasa'i et al-Hakim de manière similaire 123. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 47, numéro 1 124. Rapporté par Abu Ya'la 125. Rapporté par Ibn Abi Shaybah dans son Musnad 126.
Comme l'a rapporté al-Hâkim et al-Bayhaqî, et ils l'ont jugé authentique 127. 127 Le hadith est authentique, rapporté par plusieurs voies. Sa cause est que 'Abd ar-Rahmân ibn 'Awf accompagnait assidûment le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) et le servait nuit et jour. Une nuit, il le suivit alors qu'il était sorti de sa maison, entra dans un jardin et se prosterna longuement, au point qu'il pensa que son âme avait été saisie. Il pleura... Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) lui dit : « Qu'as-tu ? » Il l'informa de ce qui lui avait traversé l'esprit. Il lui dit : « Gabriel est venu à moi et m'a informé qu'Allah dit : 'Quiconque te salue, Je le salue ; quiconque prie sur toi, Je prie sur lui.' Alors je me suis prosterné en remerciement. » Ce hadith est authentique dans son texte et sa chaîne de transmission. Al-Hâkim a dit : « Je ne connais pas de hadith plus authentique que celui-ci sur la prosternation de remerciement. » 128 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 31, numéro 5. 129 Mâlik ibn Aws ibn al-Hadathân : c'est un Hawâzinî mukhadram 130, qui a vécu à l'époque préislamique et en Islam. Les six recueils de hadiths ont rapporté de lui. On a divergé sur le point de savoir s'il est un Compagnon qui a vu le Prophète (paix et salut sur lui) et rapporté des hadiths marfû' 131, ou un Tâbi'î 132 dont les récits sont mursal 133. L'avis le plus correct selon adh-Dhahabî et d'autres est qu'il est un Tâbi'î et qu'il est mort en l'an 92. Ce hadith, il l'a rapporté d'après 'Umar ibn al-Khattâb (qu'Allah l'agrée) : le Prophète (paix et salut sur lui) sortit pour satisfaire un besoin naturel et ne trouva personne pour le suivre. 'Umar s'inquiéta et le suivit avec son ustensile 134. Il le trouva prosterné dans un bosquet, alors il s'écarta de lui jusqu'à ce qu'il relève la tête. Il lui dit : « Tu as bien fait, ô 'Umar » – pour s'être écarté par respect – puis il dit : « Gabriel est venu à moi et a dit : 'Quiconque prie sur toi une fois, Allah prie sur lui dix fois et l'élève de dix degrés.' » Rapporté par al-Bukhârî dans al-Adab et d'autres. 128 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, page 122, numéro 8. 130 'Ubayd Allâh ibn Abî Talha : al-Ansârî. 'Ubayd Allâh avec le diminutif. Dans une copie : 'Abd Allâh (sans diminutif). Al-Burhân a dit que c'est le plus correct. Plutôt, le correct est... c'est 'Abd Allâh ibn Abî Talha Zayd ibn Sahl al-Ansârî, frère utérin d'Anas et père d'Ishâq et de ses deux frères. C'est un Tâbi'î qui a rapporté des hadiths. Il est mort à l'époque d'al-Walîd. Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) a mâché une datte et la lui a mise dans la bouche 135 et l'a nommé. Son hadith a été rapporté par Ahmad, al-Hâkim, Ibn Hibbân et an-Nasâ'î. 131 Zayd ibn al-Hubâb : c'est Abû al-Husayn al-Hâfiz al-Khurâsânî, mort en l'an 203. Ce Zayd n'est ni un Compagnon ni un Tâbi'î. Sa parole « j'ai entendu » est une erreur ou une omission du copiste. Ce hadith a été rapporté par Ibn al-Hubâb d'après Ibn Lahî'a d'après Bakr ibn Sawâda d'après Ziyâd ibn Nu'aym d'après Ibn Shurayh al-Hadramî d'après Ruwayfi' ibn Thâbit le Compagnon, d'après le Prophète (paix et salut sur lui)... On ne sait pas pourquoi l'auteur a supprimé la chaîne et attribué l'audition à Zayd ibn al-Hubâb. 132 Hadith authentique rapporté par at-Tirmidhî et Ibn Hibbân. 133 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 214, numéro 2. 134 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 30, numéro 5. 135 Rapporté par at-Tabarânî dans al-Awsat et Abû ash-Shaykh dans ath-Thawâb avec une chaîne faible, mais il est considéré dans ce chapitre. 10 Et il est rapporté : « tant que ». 11 'Âmir ibn Rabî'a ibn Ka'b ibn Mâlik, allié d'al-Khattâb, Compagnon célèbre, converti tôt, émigré, présent à Badr, mort aux jours du meurtre de 'Uthmân. 12 Rapporté par Ahmad, Ibn Mâjah et at-Tabarânî dans al-Awsat avec une chaîne bonne. 13 Rapporté par at-Tirmidhî et jugé bon. 14 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 581, numéro 3. 15 Et dans une version d'al-Masâbîh : « quand les deux tiers de la nuit sont passés ». 16 ar-râjifa : vient de rajafa, qui est un mouvement violent avec tremblement, son et agitation. C'est pourquoi on a appelé la mer rajâf. Ce qui est visé par ar-râjifa ici, ce sont les épreuves, les troubles, les guerres et les tremblements de terre qui précèdent l'Heure. 17 ar-râdifa : vient de radifa, qui signifie suivre. Ce qui est visé est l'Heure, ou le Cri, ou le Souffle, ou un autre tremblement. Le sens est de les informer de la proximité de l'Heure et de ses signes. 18 Et dans une version : « te suffit pour ton souci ». 19 Rapporté par an-Nasâ'î, Ibn Hibbân et al-Bayhaqî dans Shu'ab al-Îmân avec une chaîne authentique. 20 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 438, numéro 3. 21 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 54, numéro 1. 22 Dans un hadith rapporté par al-Bukhârî. 23 Et il est rapporté : « al-maqâm al-mahmûd » avec l'article défini, comme l'a dit an-Nawawî. 24 Dans un hadith authentique rapporté par Muslim. 25 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 205, numéro 1. 26 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 23, numéro 1. 27 Dans un hadith interrompu. 28 Et il est rapporté : « je ne les connais pas ». 29 Rapporté par al-Isbahânî dans son Targhîb d'après Anas. 30 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 156, numéro 6. 132 Rapporté par al-Isbahânî dans son Targhîb avec la formulation : « La prière sur lui est meilleure que l'affranchissement des esclaves, et l'amour pour lui (paix et salut sur lui) est meilleur que le sacrifice des âmes ou que le coup d'épée dans le sentier d'Allah. » Et dans al-Jâmi' as-Saghîr : « La prière sur moi est une lumière sur le Sirât... Quiconque prie sur moi le vendredi quatre-vingts fois, ses péchés de quatre-vingts ans lui seront pardonnés », selon ce qu'ont rapporté at-Tabarânî et ad-Dâraquṭnî dans al-Afrâd d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée). 31 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 31, numéro 5. 32 Le hadith est musnad 33, rapporté par at-Tirmidhî. 34 raghima : à l'origine, coller son nez à la poussière (ar-ragâm), par métaphore de l'humiliation. Le nez est la partie la plus noble chez les Arabes. 35 insalakha : à l'origine, enlever la peau d'un animal, puis utilisé métaphoriquement pour la simple sortie, ou pour une sortie avec une certaine répulsion et douleur. (Et récite-leur l'histoire de celui à qui Nous avons donné Nos signes, puis il s'en dépouilla) Sourate al-A'râf, verset 175. 36 'Abd ar-Rahmân : ibn Ishâq, ibn 'Abd Allâh ibn al-Hârith ibn Kinâna al-Qurashî al-'Âmirî al-Madanî. On l'appelle aussi 'Abbâd ibn Ishâq. Certains l'ont jugé fiable, d'autres faible. Il a une notice dans al-Mîzân. 37 Le locuteur est soit le Messager d'Allah (paix et salut sur lui), soit Abû Hurayra. 38 Rapporté par al-Hâkim et jugé authentique d'après Ka'b ibn 'Ujra par une voie plus longue que celle-ci, comme l'a rapporté at-Tabarânî d'après Ibn 'Abbâs, Anas, 'Abd Allâh ibn al-Hârith ibn Jaz', Ka'b ibn 'Ujra et Mâlik ibn al-Huwayrith. Et al-Bazzâr l'a rapporté d'après Jâbir ibn Samura, Abû Hurayra et 'Ammâr ibn Yâsir. Ibn Hajar a dit dans az-Zawâjir : « Cette menace par la répétition de l'invocation contre lui d'éloignement et de déchéance, et le fait de le compter comme le plus avare des hommes pour avoir négligé la prière sur lui à son évocation, fait partie des grands péchés, sur la base de son obligation chaque fois qu'on entend son évocation, comme l'a soutenu un groupe de Hanafites et d'autres. On peut aussi l'interpréter comme celui qui délaisse la prière pour se livrer à des divertissements et des jeux d'une manière qui suggère un mépris de son droit (paix et salut sur lui) ; dans ce cas, cet abandon est un grand péché qui rend pervers, et il n'y a pas de contradiction entre cela et l'opinion précédente sur l'obligation. » 39 al-minbar : nom d'instrument de nabara, qui signifie s'élever. 40 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 379, numéro 3. 41 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 54, numéro 4. 42 Hadith authentique rapporté par at-Tirmidhî, al-Bayhaqî et an-Nasâ'î (qu'Allah leur fasse miséricorde). 43 La définition de l'avare par l'article défini (al-) indique son exclusivité : il n'y a d'avare que celui-ci. L'avarice est le fait de retenir ce qu'il convient de donner selon la Loi ou la chevalerie. 44 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 55, numéro 6. 45 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 55, numéro 6. 46 Son père : Muhammad al-Bâqir, qui est un Tâbi'î. 47 Le hadith est donc mursal, comme dans Shu'ab al-Îmân d'al-Bayhaqî. At-Tabarânî l'a rapporté dans al-Kabîr de façon connectée d'après al-Husayn ibn 'Alî, son grand-père. 48 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 54, numéro 4. 49 Le hadith a été rapporté par al-Bukhârî dans son Târîkh, an-Nasâ'î et al-Bayhaqî. 50 Et « tout » (kull) ici est une épithète de l'avare pour l'exagération, comme s'il rassemblait tous ses individus. Il doit alors être ajouté à un nom apparent similaire à son qualifié en forme et en sens, comme l'a dit le poète : « Et ceux dont les sangs ont coulé à Falj... sont le peuple, tout le peuple, ô Umm Khâlid. » Parfois, il est ajouté à ce qui lui ressemble en sens seulement. 51 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 31, numéro 5. 52 Rapporté par Abû Dâwûd, at-Tirmidhî (qui l'a jugé bon) et al-Hâkim (qui l'a jugé authentique). 53 Ici, « tout » (kull) est pour la généralité, et « mâ » est une particule supplémentaire, c'est-à-dire : tout groupe. 54 tira : a plusieurs sens : injustice, péché, manquement, responsabilité. Il a été interprété comme la perplexité, ce qui est le plus proche car il est venu dans une version comme on le verra. Ici, c'est le nom de kâna, et son prédicat est la relation du groupe prépositionnel « sur eux ». Le dernier hâ' est un substitut du fâ' du verbe supprimé, comme dans 'idda et zina. 55 Rapporté par al-Bayhaqî dans ash-Shu'ab. 56 nusiya : avec la première lettre en damma et le sîn en tashdîd, à la voix passive. Dans une copie : nasiya (à la voix active). Mais ad-Daljî et, à sa suite, al-Antâkî l'ont vocalisé avec la première lettre en damma et la seconde en tashdîd. 57 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 62, numéro 3. 58 D'après une version de 'Abd ar-Razzâq d'après Ma'mar. Le hadith est mursal, on l'utilise comme preuve dans les vertus, pas dans les jugements. 59 Il ne vise pas un homme particulier ; c'est donc un nom indéfini dans le sens, bien que défini dans la forme. L'article défini (al-) est ici pour le genre, comme dans : « Et je passe certes devant l'infâme qui m'insulte. » 60 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 154, numéro 1. 61 Dans un hadith rapporté par al-Bayhaqî, at-Tayâlisî, an-Nasâ'î et ad-Diyâ' dans al-Mukhtâr avec une chaîne authentique, sauf qu'il y est mentionné la mention d'Allah avec la prière. 62 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 63, numéro 1. 63 al-qawm : le groupe. On dit qu'il ne s'applique qu'aux hommes, en raison de la parole : « Le groupe d'Âl Hîsn ou des femmes ? » On l'utilise pour inclure les deux par prédominance. On dit aussi qu'il est général pour tout groupe. C'est ce qui convient ici. 64 al-hasra : à l'origine, la rupture, de hasirat an-nâqa quand elle cesse de suivre le troupeau. Puis on l'a utilisé pour le regret intense. 135 Rapporté par al-Bayhaqî, Sa'îd ibn Mansûr et d'autres par des voies authentiques. 65 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 181, numéro 4. 66 Utilité : Il est rapporté du Prophète (paix et salut sur lui) que quiconque dit en se levant d'une assemblée : « Gloire à Toi, ô Allah, et par Ta louange ; j'atteste qu'il n'y a de divinité que Toi ; je Te demande pardon et je me repens à Toi », Allah lui pardonne ce qui s'est passé dans cette assemblée. S'il y ajoute la prière sur lui, il obtient une grande vertu et ses péchés et ceux des gens de son assemblée sont expiés. Et Allah sait mieux. 67 Le hadith a été rapporté par Ahmad, Abû Dâwûd et al-Bayhaqî avec une chaîne bonne. 68 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 31, numéro 5.
On a dit qu'il est spécifique au moment de la visite, et on a dit plutôt en tout temps et lieu. Cela prouve qu'il — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — est vivant d'une vie continue, car l'univers ne peut être vide de quelqu'un qui prie sur lui à chaque instant. Il est établi par les hadiths authentiques que lui et tous les prophètes sont vivants d'une vie réelle, comme les martyrs, bien que l'état de la barzakh 136 ne soit pas comparable à l'état de ce monde. Ce hadith a de nombreuses interprétations concernant la modalité, le retour de l'âme et ce qui est visé par cela. Al-Khafaji 137 a expliqué cette difficulté en disant : « Les prophètes et les martyrs sont vivants, et la vie des prophètes est plus forte. S'ils ne sont pas soumis à la terre, ils sont comme des dormeurs ; le dormeur n'entend ni ne parle jusqu'à ce qu'on le réveille, comme Allah a dit : « et celle qui n'est pas morte dans son sommeil » [Coran 39:42]. Ce qui est visé par « le retour » est l'envoi mentionné dans le verset. Ainsi, le sens est que lorsqu'il entend la prière et la salutation, par intermédiaire ou sans, il se réveille et répond, non pas que son âme soit saisie comme la mort puis insufflée et rendue comme la mort et la vie de ce monde, car son âme est une essence lumineuse. Cela s'applique à celui qui le visite, et pour celui qui est loin, les anges lui transmettent son salut.
Sache que la prière et la salutation sur notre Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, sont requises ; nous avons reçu l'ordre de nous en acquitter par adoration. Elles sont donc obligatoires, selon les divergences sur le lieu de l'obligation – comme cela a été exposé précédemment. La prière sur d'autres prophètes, que la prière et la paix soient sur eux, de manière indépendante est recommandée. Ce qui a été rapporté de Mâlik, à savoir qu'elle est interdite, contredit l'avis correct. Al-Qurtubî a dit qu'il y a consensus là-dessus. La prière sur d'autres que les prophètes, en suivant notre Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, est également recommandée, comme dans le tashahhud 138. Il ne faut donc pas tenir compte de ceux qui s'y opposent. Ainsi, il ne reste de divergence que sur la prière sur d'autres que les prophètes, de manière isolée. L'avis correct est qu'elle est réprouvée 139. Et que sa répulsion est une répulsion de dépréciation 140, non d'interdiction, car cela est réservé à lui, que Dieu prie sur lui et le salue, comme le Très-Haut et Majestueux est réservé à Dieu ; on ne dit donc pas : « Muhammad, Puissant et Majestueux », bien qu'il soit puissant et glorieux. Tel est l'avis correct. On a dit que la salutation est comme la prière, réservée aux prophètes ; on ne dit donc pas à d'autres qu'eux : « sur lui la paix », comme l'ont précisé les juristes. Elle est donc réprouvée de manière dépréciative. » Fin des propos d'al-Khafâjî. La visite des tombes comporte des bienfaits, parmi lesquels : a) le rappel de la mort et la prise de leçon, ce qui s'applique à toutes ; b) l'invocation pour leurs occupants musulmans, comme le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, a visité les gens d'al-Baqî‘ 141 ; cela est recommandé ; c) la recherche de bénédiction 142 auprès de ceux qui s'y trouvent, parmi les prophètes et les saints, et l'on en tire profit par leur visite. Certains mâlikites ont soutenu que cela est réservé aux prophètes et que pour d'autres, c'est une innovation. Quant aux prophètes, c'est légiféré. As-Subkî a hésité à ce sujet. d) On vise par la visite leur piété, leur satisfaction et leur honneur, comme la visite de la tombe des parents et de ceux à qui l'on doit un droit, non pour leur honneur, car le mort est honoré comme le vivant. e) On vise par la visite du mort à le réconforter et à lui faire miséricorde, ce qui est également recommandé, d'après ce qui a été rapporté de lui, que Dieu prie sur lui et le salue : « Le mort est le plus réconforté lorsqu'il est visité par celui qui l'aimait dans le bas monde. » Sa visite, que Dieu prie sur lui et le salue, englobe tout cela, c'est pourquoi elle est une sunna 143, bien qu'il soit sans besoin du bas monde. Tout ce qui est en dehors de cela est une innovation, comme embrasser les tombes et autres. Ibn ‘Umar : sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 182, n° 1. Selon ce qu'a rapporté Ibn Khuzayma dans son Sahîh, en suspendant sa confirmation, ainsi qu'al-Bazzâr et at-Tabarânî ; il a des voies et des témoignages qui l'ont rendu bon 144 selon adh-Dhahabî. La parole d'al-Bayhaqî selon laquelle il est désavoué 145 signifie qu'il est isolé dans sa transmission. L'isolé peut être qualifié ainsi, comme l'a dit Ahmad à propos du hadith de l'istikhâra 146, bien qu'il soit dans les deux Sahîh. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 47, n° 1. Muhtasiban 147 : c'est-à-dire en recherchant le Visage de Dieu, sans autre intention. Rapporté par al-‘Ulaylî et d'autres avec la formulation : « Quiconque me visite délibérément sera sous ma protection le Jour de la Résurrection. » Rapporté par al-Bayhaqî avec la formulation : « Quiconque me visite à Médine en recherchant la récompense sera sous ma protection le Jour de la Résurrection. » Abû ‘Awâna a rapporté : « Quiconque me visite à Médine en recherchant la récompense, je serai pour lui témoin et intercesseur le Jour de la Résurrection. » Rapporté par al-Bayhaqî, Sa‘îd ibn Mansûr dans leurs Sunan, ad-Dâraqutnî, at-Tabarânî, Abû Ya‘lâ et Ibn ‘Asâkir, d'après Ibn ‘Umar, que Dieu les agrée. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 341, n° 7. Rapporté par Ahmad, at-Tirmidhî et Ibn Hibbân d'après Abû Hurayra, que Dieu Très-Haut l'agrée. Rapporté par Muslim d'après Burayda. Que Dieu prie sur lui et le salue, dans le hadith précédent d'après Ibn ‘Umar, que Dieu les agrée. (1) « Est obligatoire » et dans une version « est licite ». Abû ‘Imrân : c'est-à-dire al-Qâssî. Dans de nombreuses copies : « Abû ‘Umar », qui est Ibn ‘Abd al-Barr. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 341, n° 7. Dans une version : « serrer les sangles [des montures] ». Mais cela est contredit par le hadith d'Ibn ‘Umar : « Quiconque visite ma tombe, mon intercession lui est due », à moins qu'on ne dise qu'il est faible, et que le hadith correct est celui d'Anas : « Quiconque me visite », sans mention de la tombe. Cependant, cela n'est pas accepté, car ‘Abd al-Haqq l'a rapporté dans Ahkâm al-Qur'ân et ne l'a pas critiqué. Rapporté par Mâlik dans al-Muwatta' d'après ‘Atâ' ibn Yasâr en transmission interrompue 148, et par ‘Abd ar-Razzâq dans son Musannaf d'après Ma‘mar, d'après Zayd ibn Aslam, en transmission interrompue. Adh-dharî‘a 149 : le moyen. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 104, n° 2. Ibn Abî Fudayk : Muhammad ibn Ismâ‘îl ibn Muslim ibn Abî Awfâ Fudayk. C'était un imam digne de confiance ; les six [auteurs de recueils] et Ahmad ont rapporté de lui. Il est mort en l'an 200. Sa biographie se trouve dans al-Mîzân. Le verset : Sourate al-Ahzâb, verset 56. Rapporté par al-Bayhaqî d'après Ibn Abî d-Dunyâ. Yazîd ibn Abî Sa‘îd al-Mahrî : attribution à Mahra, une tribu. C'est un célèbre traditionniste ; Muslim, que Dieu Très-Haut lui fasse miséricorde, et d'autres ont rapporté de lui. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 2, p. 30, n° 1. Celui qui parle est Hâtim ibn Wardân, comme l'a mentionné al-Bayhaqî dans Shu‘ab al-îmân. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 47, n° 1. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 341, n° 7. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 332, n° 1. Ibn Abî Mulayka : c'est ‘Abd Allâh ibn ‘Ubayd Allâh ibn Abî Mulayka, au diminutif. C'est l'un des grands savants parmi les successeurs 150. Son père, Abû Mulayka, est un noble Compagnon. Son fils est mort en l'an 117. Les auteurs des six recueils ont rapporté de lui. Dans une version : « que soit ». Wajâh 151 : c'est-à-dire en face. Rapporté par al-Bayhaqî et Mâlik. Nâfi‘ : c'est Ibn Hurmuz, affranchi d'Ibn ‘Umar, acheté parmi les captifs du Khorasan. C'est un noble successeur, mort à Médine en l'an 117. Il est différent de Nâfi‘ ibn ‘Abd ar-Rahmân al-Madanî, le lecteur. Celui-ci a rapporté d'après al-Bayhaqî et d'autres. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 182, n° 1. Dans une version : « sur Abû Hafs », qui est le surnom de ‘Umar. (8) Rapporté par Ibn Sa‘d d'après Ibrâhîm ibn ‘Abd ar-Rahmân ibn ‘Abd al-Qârî. C'est Yazîd ibn ‘Abd Allâh ibn Qusayt, mort à Médine en l'an 122. Il était digne de confiance et avait beaucoup de hadiths. Al-‘Utbî : attribution à ‘Utba ibn Abî Sufyân. C'est le juriste andalou Muhammad ibn Ahmad ibn ‘Abd al-‘Azîz ibn ‘Utba al-Qurtubî. Il est mort à la mi-rabî‘ de l'an 250 ou 254. Il a appris de Yahyâ ibn Yahyâ al-Laythî. Dans l'histoire d'Andalousie, Muhammad al-‘Utbî est Ahmad ibn Muhammad ibn ‘Utba, originaire de Cordoue. On dit qu'il était un envoyé de la famille de ‘Utba ibn Abî Sufyân, ce qui est plus correct. Il a compilé un livre intitulé al-Mustakhraja, où il a abondé en hadiths anormaux et en questions étranges. Ibn Wadhdhâh a dit : « Dans al-Mustakhraja, il y a beaucoup d'erreurs. » Jassû 152 : avec la jîm ouverte et le sîn redoublé, c'est-à-dire qu'ils touchaient la pomme du minbar 153, c'est-à-dire le nœud ressemblant à une grenade que le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, prenait dans sa main droite. Rapporté par Ibn Sa‘d. Yahyâ ibn Yahyâ al-Laythî : rapporté par Mâlik dans al-Muwatta'. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 341, n° 3. Al-Qa‘nabî : c'est ‘Abd Allâh ibn Salama ibn Qudayb al-Hârithî, Abû ‘Abd ar-Rahmân, l'un des grands savants. Al-Bukhârî, Abû Dâwud et d'autres ont rapporté de lui. Il était digne de confiance et une autorité. Il est mort en l'an 220 ou 221. Les deux cheikhs [al-Bukhârî et Muslim] et d'autres ont rapporté de lui, ainsi que dans leurs transmissions d'après Mâlik. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 341, n° 7. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 332, n° 1. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 156, n° 6. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 113, n° 4. Abû l-Walîd al-Bâjî : attribution à Bâja, une ville du Maghreb. C'est le mémorisateur 154, l'un des imams mâlikites. Abû Bakr : déjà mentionné. ‘Umar : déjà mentionné. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 182, n° 1. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 2, p. 153, n° 1. Rapporté ainsi, avec sa formulation complète, par ad-Dâraqutnî d'après ‘Umar. Rapporté en entier, mais avec la formulation « ma maison » au lieu de « ma tombe », par Ahmad d'après Jâbir, et par al-Bazzâr d'après Abû Bakr. Rapporté avec la formulation « ma tombe », mais sans la dernière phrase, par al-Bayhaqî d'après Abû Hurayra, et par at-Tabarânî dans al-Awsat d'après Ibn ‘Umar. La dernière phrase seule a été rapportée par Ahmad et Abû ‘Awâna d'après Sahl ibn Sa‘d. At-tur‘a 155 : c'est le jardin situé dans un endroit élevé et bas, ou un lieu où se rassemblent les arbres et les plantes odoriférantes. C'est aussi l'entrée de l'eau. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 156, n° 6. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 113, n° 4. Qubâ' 156 : peut être allongé ou raccourci, masculin ou féminin ; on peut le décliner ou non. C'est le nom d'un lieu proche de Médine où ‘Amr ibn ‘Awf al-Ansârî a construit une mosquée que le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, est venu et où il a prié. C'est ce que vise la parole du Très-Haut : « Une mosquée fondée dès le premier jour sur la piété est plus digne que tu t'y tiennes debout. Là se trouvent des hommes qui aiment à se purifier, et Dieu aime ceux qui se purifient. » (Sourate at-Tawba, verset 108). Il, que Dieu prie sur lui et le salue, la visitait chaque samedi, monté ou à pied. Il a dit : « Une prière de deux rak‘as 157 y est équivalente à une ‘umra 158. » On l'appelle aussi la mosquée d'al-Fath. ‘Umar venait chaque lundi et jeudi et disait : « J'ai vu le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, et ses Compagnons transporter ses pierres sur leurs ventres. Si elle était au bout du monde, nous irions vers elle à dos de chameaux. » Il a dit : « Une prière de deux rak‘as y est plus aimable pour moi que d'aller deux fois à Jérusalem. » Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 341, n° 7. Muhammad : l'un des compagnons de Mâlik. Il s'agit probablement de Muhammad ibn al-Hasan, l'un des compagnons d'Abû Hanîfa, car il a rapporté d'après lui le Muwatta'. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 332, n° 1. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 630, n° 12. Ce hadith a été rapporté par les auteurs des Sunan comme une sunna pour entrer dans toute mosquée, et n'est pas réservé à la mosquée du Prophète, comme l'a mentionné al-Khaydarî dans al-Liwâ' al-Mu‘allam. D'après Abû Dâwud, d'après Abû Humayd et Usayd. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 456, n° 7. Rapporté par Ahmad et al-Bayhaqî dans ad-Da‘awât. Dans une version : « que Dieu prie sur lui et le salue ». D'après at-Tirmidhî et Ibn Mâja. C'est-à-dire rapporté d'autres que Fâtima parmi les Compagnons, et par de multiples voies. Il n'y a donc pas de mal à ce qu'ad-Daljî dise : « Je ne l'ai pas trouvé », car celui qui a mémorisé est une preuve contre celui qui ne l'a pas fait. De même, on ne prête pas attention à la parole d'al-Halabî : « Je ne le connais pas précisément », car il suffit que l'auteur l'ait rapporté, et il est un mémorisateur digne de confiance et une autorité. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 31, n° 5. C'est-à-dire ce qui a été rapporté précédemment en entier. Rapporté par Ibn Hibbân, Ibn Khuzayma, Ibn Mâja et an-Nasâ'î dans al-Yawm wa l-Layla. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 341, n° 7. Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 156, n° 6.
(105) [p.204] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 113, n° 4. [p.204] (3) Dans une autre copie : « la prière ». (106) [p.205] « Wāsi‘ » 159 signifie « permis ». S’il le fait, c’est licite et courant, car, comme l’a dit Ibn Mas‘ūd : « Ce que les musulmans considèrent comme bon est bon auprès d’Allah. » Le raisonnement par analogie entre le moment de la mort et l’état de vivant est correct. Il n’y a aucun doute que les Compagnons multipliaient les salutations sur lui de son vivant, s’honoraient de le rencontrer à plusieurs reprises et recherchaient la bénédiction en recevant l’effusion des lumières de ses bénédictions. Quel empêchement y aurait-il donc à se rendre fréquemment à sa porte et à chercher l’intercession auprès de son noble seuil ? D’autant plus qu’il est établi que celui qui prie sur lui de loin, cela lui parvient, et celui qui prie sur lui près de sa tombe, il l’entend. Certes, si la fréquence entraîne la lassitude, il n’y a aucun doute qu’on doive dire qu’elle est détestable, comme l’indique le hadith : « Visite de temps en temps, tu augmenteras l’amour. » Mais en cas d’intense désir et d’extrême goût spirituel, il n’y a aucun moyen d’empêcher cette fosse, même de façon continue, comme l’indique le hadith d’Ubayy ibn Ka‘b sur la multiplication des prières et salutations sur lui. En résumé, leur multiplication est recommandée par consensus, et leur accomplissement est donc plus méritoire dans le meilleur des lieux. (107) [p.205] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 341, n° 3. (108) [p.205] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 2, p. 201, n° 3. (109) [p.206] Al-Subkī a dit dans son livre Shifā’ al-Saqām après avoir rapporté ce qui précède : « La doctrine de Mālik est que la visite est une œuvre pie, mais il en a détesté la fréquence pour celui qui réside à Médine, selon son principe de blocage des prétextes. D’autres, parmi les tenants des écoles, ont dit qu’il est recommandé de la multiplier absolument, et ils se sont accordés là-dessus. C’est la vérité, sans aucun doute, et le prétexte n’est pas recevable en toute circonstance. » (110) [p.206] Dans un hadith rapporté par ‘Abd al-Razzāq et Mālik dans al-Muwaṭṭa’ d’après ‘Aṭā’ ibn Yasār. (111) [p.206] C’est-à-dire : ils se prosternaient devant elle comme ils se prosternent devant Allah. (112) [p.206] Dans un hadith rapporté par Ibn Abī Shayba et Ismā‘īl al-Qāḍī d’après ‘Alī, et Sa‘īd ibn Manṣūr dans ses Sunan par deux voies interrompues. (113) [p.206] C’est-à-dire : comme la fête, par le rassemblement des gens auprès de lui… Ou : ne réduisez pas la visite à une fois par an comme une fête, mais visitez-le constamment. Ce hadith n’est pas un argument pour ceux qui prétendent interdire la visite ; bien au contraire, la communauté s’est accordée contre cela, ce qui implique de l’interpréter autrement que ce qu’ils ont compris. (114) [p.206] Aḥmad ibn Sa‘īd al-Hindī : savant d’al-Andalus, mort en l’an 399, à l’âge de 77 ans. Sa biographie est détaillée dans les chroniques. Dans une autre copie : « Sa‘d al-Hindī », mais la première est correcte. (115) [p.206] Ceci n’est pas une question consensuelle. C’est pourquoi Aḥmad et al-Ṭabarī ont dit qu’il n’y a pas de mal à l’embrasser et à s’y attacher. Il est rapporté qu’Abū Ayyūb al-Anṣārī s’attachait au noble tombeau… On a dit : cela s’applique à celui qui n’est pas submergé par le désir et l’amour, ce qui est une bonne parole. (116) [p.207] Nom d’un livre, également connu sous le titre al-Mustakhraja min al-Asmi‘a, c’est-à-dire de ce qui a été entendu de Mālik parmi les questions de la Mudawwana. Son auteur est appelé al-‘Utbī, en référence à ‘Utba ibn Abī Sufyān. C’est le juriste d’al-Andalus Muḥammad ibn Aḥmad ibn ‘Abd al-‘Azīz ibn ‘Utba ibn Abī Sufyān al-Qurṭubī. Il est mort à la mi-rabī‘ de l’an 250 ou 254. Il a étudié auprès de Yaḥyā ibn Yaḥyā al-Laythī et de sa génération. On dit qu’il était un client de ‘Utba. Il a voyagé en Orient. (117) [p.207] Par « inclination », on entend la prière. (118) [p.207] Al-Mukhallaq : ce sur quoi se trouve le khulūq, un type de parfum jaune contenant du safran. Que celui qui désire plus de connaissances sur Médine et ses lieux consulte le livre Tārīkh al-Madīna al-Kabīr d’al-Sayyid al-Samhūdī. (119) [p.208] Le verset : Sourate al-Tawba, verset 108. (120) [p.208] Hadith rapporté par Muslim d’après Abū Sa‘īd, qu’Allah l’agrée, et par Aḥmad d’après Sahl ibn Sa‘d et Ubayy ibn Ka‘b, qu’Allah les agrée. L’auteur aurait dû dire : « Il est authentique d’après le Messager d’Allah, qu’Allah prie sur lui et le salue », et non « il a été rapporté », car ce terme est souvent utilisé pour les hadiths faibles. (121) [p.208] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 252, n° 3. (122) [p.208] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 110, n° 6. (123) [p.208] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 182, n° 1. (124) [p.209] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 341, n° 7. (125) [p.209] Rapporté par Ibn Abī Ḥātim. (126) [p.209] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 52, n° 6. (127) [p.209] C’est ce qu’ont approuvé les exégètes. (128) [p.209] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 31, n° 5. (129) [p.209] Rapporté par al-Bukhārī, Muslim, al-Nasā’ī et Abū Dāwūd. (130) [p.209] Al-Riḥāl : pluriel de raḥīla, qui est la chamelle apte à être montée ou à porter la selle. Le raḥl pour le chameau est comme la selle pour le cheval. (131) [p.209] On rapporte aussi : « pour la salutation ». (132) [p.209] Rapporté par Abū Dāwūd. (133) [p.209] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 72, n° 2. [p.209] (8) Dans une autre copie : « la Mosquée Sacrée ». (134) [p.210] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 341, n° 7. (135) [p.210] Dans un hadith rapporté par al-Bukhārī et al-Nasā’ī. (136) [p.210] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 113, n° 4. (137) [p.210] Thaqīf : tribu célèbre de Hawāzin. (138) [p.210] C’est-à-dire La Mecque et Médine. (139) [p.210] Dans une autre copie : « je ne t’aurais pas frappé », et dans une autre : « je t’aurais frappé avec la verge ». (140) [p.210] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 446, n° 3. (141) [p.210] Ya‘tamid : signifie « il se dirige vers », on dit ‘amadahu et i‘tamadahu quand on le vise. (142) [p.210] Al-Qāḍī Ismā‘īl ibn Isḥāq ibn Ismā‘īl al-Azdī al-Baṣrī, le savant éminent, voyageur dans tous les arts et la littérature. Il avait une connaissance du livre de Sībawayh au point d’être compté parmi les pairs d’al-Mubarrad, et on a dit : sans son occupation dans la magistrature, le souvenir d’al-Mubarrad aurait disparu. Il est mort subitement à Bagdad en l’an 282. (143) [p.211] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 3, n° 5. (144) [p.211] Dans un hadith rapporté par les deux cheikhs. (145) [p.211] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 341, n° 7. (146) [p.211] Ashhab : ibn ‘Abd al-‘Azīz Abū ‘Amr al-Qaysī al-Miṣrī, disciple de Mālik dans ses traditions. (147) [p.211] Ibn Nāfi‘ : compagnon de l’imam Mālik qui rapporte de lui. (148) [p.211] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 113, n° 4. (149) [p.212] Il a été rapporté que cette version est aberrante, rapportée par al-Ḥumaydī dans son Musnad. La version préservée est celle rapportée par Sulaymān ibn ‘Utayq d’après Ibn al-Zubayr d’après ‘Umar avec la formulation : « Une prière dans la Mosquée Sacrée est meilleure que mille prières ailleurs, sauf la mosquée du Messager, car sa supériorité sur elle est de cent prières. » Elle a été rapportée par plusieurs voies. (150) [p.212] Sa traduction a déjà été donnée précédemment. (151) [p.212] Sa traduction a déjà été donnée précédemment. (152) [p.212] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 31, n° 4. (153) [p.212] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 332, n° 1. (154) [p.212] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 2, p. 153, n° 1. (155) [p.212] Al-Sājī : en référence à Sāj, une ville. C’est Abū Yaḥyā Zakariyyā ibn Yaḥyā al-‘Aynī al-Baṣrī, mort à Bassora en l’an 307. Il a un livre important sur les défauts des hadiths et un livre sur les divergences des juristes. Il est une autorité, bien que certains l’aient affaibli. Sa biographie se trouve dans al-Mīzān. (156) [p.212] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 155, n° 8. (157) [p.213] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 157, n° 4. (158) [p.213] Rapporté par Aḥmad et Ibn Ḥibbān. Abū Hurayra a rapporté le début et ‘Umar la fin. (159) [p.213] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 31, n° 5. (160) [p.213] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 62, n° 3. (161) [p.213] Dans une autre copie : « et il a été rapporté de Qatāda quelque chose de semblable ». (162) [p.213] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 2, p. 201, n° 3. [p.213] (6) Bien plus, elle est meilleure que les cieux, le Trône et la Ka‘ba, comme l’a rapporté al-Subkī, qu’Allah lui fasse miséricorde, en raison de son honneur et de sa haute dignité. Al-Qarāfī a dit dans al-Qawā‘id : « Les causes de la préférence sont multiples : elle peut être due à l’essence même, comme la préférence de la science ; elle peut être due à l’abondance de l’adoration qui y est accomplie ou à ce qui s’y est produit ; elle peut être due au voisinage, comme la préférence de la couverture du Coran ; elle peut être due à l’inhérence, comme la préférence de sa tombe, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, sur tous les lieux. » Al-Subkī l’a approuvé en disant : « Il y a consensus sur le fait que sa tombe, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, est le meilleur des lieux, et elle est exceptée de la préférence de La Mecque sur Médine, comme on l’a dit : Tous ont affirmé que la meilleure terre est celle qui a entouré l’Élu et l’a enveloppé. Oui, ils ont dit vrai : par son habitant elle a été élevée, comme l’âme, quand elle est pure, purifie sa demeure. » (163) [p.214] Al-Ṭaḥāwī : l’imam Abū Ja‘far Aḥmad ibn Muḥammad al-Ḥanafī, comme déjà mentionné. (164) [p.214] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 2, p. 99, n° 6. (165) [p.214] C’est l’avis choisi par al-Shāfi‘ī, car il n’y a pas de raison de spécifier. (166) [p.214] ‘Abd al-Razzāq : ibn Hammām, le traditionniste et mémorisateur. (167) [p.214] C’est ce qu’a rapporté al-Ṭabarānī et d’autres d’après Bilāl, que le Prophète, prière et paix sur lui, a dit : « Le jeûne du mois de Ramadan à Médine équivaut au jeûne de mille mois ailleurs. » (168) [p.214] Rapporté par les deux cheikhs. (169) [p.214] Dans son texte et son sens. (170) [p.214] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 31, n° 5. (171) [p.214] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 63, n° 1. (172) [p.214] Abū Sa‘īd y a ajouté, comme dans al-Muwaṭṭa’. (173) [p.215] Déjà mentionné. (174) [p.215] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 182, n° 2. (175) [p.215] Zayd ibn Aslam : le juriste ‘Umarī. (176) [p.215] Si la tradition est : « entre ma tombe et ma chaire », c’est un de ses miracles, qu’Allah prie sur lui et le salue, par l’annonce de l’une des cinq choses invisibles : « Nulle âme ne sait en quelle terre elle mourra. » Sourate Luqmān, verset 34. (177) [p.216] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 2, p. 201, n° 3. (178) [p.216] Dans un hadith authentique. Rapporté par les deux cheikhs d’après ‘Abd Allāh ibn Abī Awfā. (179) [p.216] Al-Dāwūdī : c’est Aḥmad ibn Naṣr, commentateur d’al-Bukhārī, Abū Ja‘far al-Asadī al-Tiskarī al-Tilimsānī, mort à Tlemcen en l’an 440. (180) [p.216] Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, p. 182, n° 1. (181) [p.216] Rapporté par Muslim. (182) [p.216] Li-awā’ihā : avec la fatḥa sur le lām, sukūn sur le hamza, et wāw après, signifiant : la difficulté, la peine et l’étroitesse. (183) [p.216] L’auteur, qu’Allah lui fasse miséricorde, et al-Nawawī ont dit : « ‘aw’ ici n’est pas un doute du rapporteur, car une dizaine de Compagnons l’ont rapporté ainsi, et il n’est pas plausible qu’ils se soient tous accordés sur le doute. Donc le Prophète, prière et paix sur lui, l’a dit ainsi, et ‘aw’ est pour la division : c’est-à-dire martyr pour certains et intercesseur pour d’autres… Parfois, ‘aw’ a le sens de ‘wāw’ de coordination. » (184) [p.217] Que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, dans un hadith rapporté par les deux cheikhs, un long hadith contenant un miracle du Prophète, prière et paix sur lui, annonçant la conquête de la Syrie et du Yémen, car elles furent conquises sous le califat des califes, et ils choisirent d’y résider. (185) [p.217] Taḥammala : signifie « partir de là et la quitter pour s’installer ailleurs ». Le sens de taḥammala est « lever son bagage et ses affaires avec elle », d’où la métaphore. Dans une autre copie : « yaḥtamilu », les deux ont le même sens. (186) [p.217] Que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, dans un hadith rapporté par les deux cheikhs d’après Jābir. (187) [p.217] Al-Kīr : avec la kasra sur le kāf, sukūn sur la yā’ souscrite, et rā’ importante, c’est un outil de forgeron bien connu, utilisé pour souffler le feu, qui ne l’attise pas sur le fer. Al-Kūr est la construction en argile ou autre sur laquelle il est placé. On dit qu’ils ont le même sens, et le yā’ est une transformation du wāw.
(188) [p.217] **Yanṣa‘u** : Sa couleur devient pure, et ce terme n’est employé que comme épithète du blanc. (189) [p.217] Dans une autre version (il a été rapporté de lui) - que la prière et la paix d’Allah soient sur lui - comme dans Muslim, qui l’a rapporté d’après Jābir. (190) [p.217] Dans un hadith rapporté par al-Bayhaqī et al-Dāraquṭnī d’après ‘Ā’isha - qu’Allah soit satisfait d’elle - avec une chaîne de transmission faible. (191) [p.217] Ce hadith est rapporté par al-Bayhaqī et al-Ṭabarānī. (192) [p.218] Rapporté par Ibn Mājah, Ibn Ḥibbān et al-Tirmidhī, qui l’a authentifié. (193) [p.218] C’est-à-dire : il y réside jusqu’à sa mort. (194) [p.218] Parce qu’il est dans le voisinage de lui - que la prière et la paix d’Allah soient sur lui - et il a recommandé le voisin, et Jibrīl n’a cessé de lui recommander le voisin - que la prière et la paix d’Allah soient sur lui - jusqu’à ce qu’il pense qu’il allait lui faire hériter. (195) [p.218] Le verset : Sourate Āl ‘Imrān, verset (96). (196) [p.218] Le verset : Sourate al-Baqara, verset (125). (197) [p.218] Certains d’entre eux : c’est-à-dire parmi les savants ḥanafites. (198) [p.218] Sa‘dūn al-Khawlānī : attribution à Khawlān, une tribu célèbre du Yémen. Son nom est Abkal ibn Aḥmad ibn Mālik. Il est originaire de Kairouan et l’un de ses grands savants. Sa‘dūn est son surnom. (199) [p.218] Al-Munastīr : c’est un mot d’origine romaine signifiant chez eux un ermitage (khānaqāh) pour les moines sur la route, afin que les voyageurs (abnā’ al-sabīl) puissent y descendre. C’est, comme dans le Qāmūs, une ville d’Ifrīqiya dont les habitants sont des Qurayshites, située à six étapes de Kairouan. Le correct est que c’est une ville sur la côte tunisienne, entre Kairouan, Nabeul et Hammamet, au nord de l’île de Djerba, et elle porte encore ce nom aujourd’hui. Elle a une muraille construite par Harthama ibn A‘yan lorsque al-Rashīd l’envoya en Ifrīqiya en l’an cent soixante-dix-neuf. [p.218] (2) Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. (182), n° (1). (200) [p.219] Kutāma : nom d’une tribu berbère, dont l’origine serait, dit-on, de Ḥimyar. (201) [p.219] Ce hadith n’est pas connu quant à son rapporteur. (202) [p.219] Lors de son émigration, ou lors du Pèlerinage d’Adieu, ou le jour de la Conquête. (203) [p.219] Comme l’a rapporté al-Ṭabarānī dans al-Awsat d’après Jābir - qu’Allah soit satisfait de lui. (204) [p.219] On ne connaît pas sa source, sauf qu’al-Ḥasan al-Baṣrī a rapporté dans une lettre aux habitants de La Mecque que l’invocation est exaucée dans son sanctuaire, près de la Maison, de la Pierre Noire, d’al-Multazam et sous la gouttière. Et al-Ḥasan al-Baṣrī a dit : J’ai entendu que ‘Uthmān ibn ‘Affān est venu un jour et a dit à ses compagnons : « Ne me demandez-vous pas d’où je viens ? » Ils dirent : « D’où viens-tu, ô Commandeur des croyants ? » Il dit : « Je n’ai cessé de me tenir à la porte du Paradis. » Et il se tenait - qu’Allah soit satisfait de lui - sous la gouttière, invoquant Allah le Très-Haut. Et al-Azraqī a mentionné dans son Histoire, d’après ‘Aṭā’, qui a dit : « Quiconque se tient sous la gouttière de la Ka‘ba et invoque, son invocation est exaucée et il sort de ses péchés comme le jour où sa mère l’a enfanté. » (205) [p.220] Rapporté par al-Daylamī et Ibn al-Najjār, et leur formulation est : « Quiconque accomplit sept tours autour de la Maison, prie deux rak‘as derrière la Station (d’Ibrāhīm) et boit de l’eau de Zamzam, Allah lui pardonne tous ses péchés, quels qu’ils soient. » Mais al-Sakhāwī a dit qu’il n’est pas authentique. Al-Munūfī l’a mentionné dans son abrégé et a dit à son sujet : « Il est faux, sans fondement. » Et Allah le Très-Haut sait mieux. Ensuite, en supposant son authenticité, il est interprété comme portant sur l’expiation des petits péchés, en raison de la parole du Très-Haut : « Certes, les bonnes œuvres effacent les mauvaises actions. » Sourate Hūd, verset (114). (206) [p.220] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 52 », n° « 6 ». (207) [p.220] ‘Amr ibn Dīnār : le transmetteur du hadith d’après Ibn ‘Abbās. (208) [p.220] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 191 », n° « 5 ». (209) [p.220] Al-Ḥumaydī : au diminutif, c’est ‘Abd Allāh ibn al-Zubayr ibn ‘Īsā ibn ‘Abd Allāh al-Qurashī al-Asadī al-Makkī, compagnon d’al-Shāfi‘ī et son compagnon de voyage en Égypte. Il est le maître d’al-Bukhārī. Il est pour les gens du Ḥijāz ce qu’Aḥmad ibn Ḥanbal est pour les gens d’Irak. Il est mort en l’an deux cent dix-neuf. (210) [p.221] A déjà été mentionné plus haut. (211) [p.221] Muḥammad ibn Idrīs : Abū Bakr, différent de Muḥammad ibn Idrīs al-Shāfi‘ī. C’est Muḥammad ibn Idrīs ibn ‘Umar, originaire de La Mecque. (212) [p.221] Sa biographie a déjà été donnée plus haut. (213) [p.221] Abū al-Ḥasan Muḥammad ibn al-Ḥasan : ibn Rāshid. Et dans al-Mīzān : Muḥammad ibn al-Ḥasan ibn ‘Alī ibn Rāshid al-Anṣārī. Il fait l’objet de critiques. (214) [p.221] Abū Usāma : Muḥammad ibn Aḥmad al-Harawī. (215) [p.221] Al-Ḥasan ibn Rashīq : ‘Abd al-Ghanī ibn Sa‘īd al-‘Askarī, le ḥāfiẓ à la chaîne de transmission élevée. Sa biographie est dans al-Mīzān. (216) [p.221] La chaîne s’interrompt chez al-Ḥasan ibn Rashīq. (217) [p.221] Al-‘Udhrī : Abū al-‘Abbās. (218) [p.222] Abū ‘Alī : c’est le juge et ḥāfiẓ Ibn Sukkara. (219) [p.222] L’auteur - qu’Allah lui fasse miséricorde. (1) [p.224] Sourate Āl ‘Imrān, verset « 144 ». (2) [p.224] Sourate al-Mā’ida, « 75 ». (3) [p.224] Sourate al-Furqān, verset « 20 ». (4) [p.224] Sourate al-Kahf, verset « 110 ». (5) [p.224] Sourate al-An‘ām, verset « 9 ». [p.224] (5) Muqāwamatuhum : c’est-à-dire leur fréquentation dans les affaires mondaines. (6) [p.225] Sourate al-Isrā’, verset « 95 ». (7) [p.226] Mukhālatuhum : avec un lām redoublé, c’est-à-dire leur fréquentation, comme dans une version mukhālatuhum (avec alif), qui signifie leur affection et leur compagnie. (8) [p.226] C’est-à-dire du verset : « Et si Nous avions fait de lui un Ange, Nous l’aurions fait [sous la forme] d’un homme. » Sourate al-An‘ām, verset « 9 ». (9) [p.226] Dans un hadith rapporté par al-Bukhārī et d’autres. (10) [p.226] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 156 », n° « 6 ». (11) [p.226] Il veut dire lui-même - que la prière et la paix d’Allah soient sur lui. (12) [p.227] D’après ce qu’a rapporté Ibn Sa‘d d’après al-Ḥasan, sous forme de hadith mursal. (13) [p.227] Comme l’ont rapporté les deux Shaykhs d’après Ibn ‘Umar, Abū Hurayra, Anas et ‘Ā’isha, en réponse à leur parole : « Tu pratiques le jeûne continu (wiṣāl), alors pourquoi nous l’interdis-tu ? » (14) [p.227] Et dans une autre version : « Je passe la nuit chez mon Seigneur qui me nourrit et m’abreuve. » (15) [p.230] Sourate al-Baqara, verset « 260 ». (16) [p.231] Et dans une version : (l’exaucement de son invocation). (17) [p.231] Et dans une version : (et il serait). (18) [p.231] Sourate al-Baqara, verset (260) : « Et quand Abraham dit : “Seigneur, montre-moi comment Tu rends la vie aux morts.” Il dit : “Ne crois-tu pas ?” Il dit : “Si, mais pour que mon cœur soit rassuré.” » (19) [p.231] Les sciences nécessaires (al-‘ulūm al-ḍarūriyya) : c’est-à-dire les sciences intuitives, qui n’ont besoin ni de preuve ni de démonstration. (20) [p.231] Les sciences théoriques (al-naẓariyya) : c’est-à-dire intellectuelles, qui ont besoin de preuve et de démonstration. (21) [p.231] Et dans une version : (et il est permis). (22) [p.231] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 58 », n° « 6 ». (23) [p.232] Et dans une version : (pour qu’il soit exaucé). (24) [p.232] Et dans une version : (une œuvre de rapprochement / qurba). (25) [p.232] Ceci est la réponse d’al-Muzanī, le compagnon d’al-Shāfi‘ī. (26) [p.233] Le verset : Sourate Yūnus, verset (94). (27) [p.233] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 52 », n° « 6 ». (28) [p.233] D’après ce qu’a rapporté Ibn Abī Ḥātim dans son Tafsīr, et sa transmission d’après lui est authentique. (29) [p.233] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 58 », n° « 4 ». (30) [p.233] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 60 », n° « 8 ». (31) [p.233] Comme l’a rapporté Ibn Jarīr. (32) [p.233] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 62 », n° « 3 ». (33) [p.233] Et dans une version : (je ne doute pas). (34) [p.234] Sourate Yūnus, verset (104). (35) [p.234] Sourate al-Zumar, verset (65). (36) [p.234] Bakr ibn al-‘Alā’ : c’est le juge Bakr ibn al-‘Alā’, l’un des éminents savants mālikites. (37) [p.234] Sourate Yūnus, verset (95). (38) [p.234] Sourate al-Furqān, verset (59). [p.234] (3) Sourate Hūd, verset (109). (39) [p.235] Sourate al-Zukhruf, verset (45). (40) [p.235] Al-Qutabī : les copies divergent ici. Dans la plupart, c’est Qutabī, dans certaines Futaybī, et ce qui est visé ici est l’imam de la langue et de l’exégèse, Ibn Qutayba ibn Sa‘īd ibn Ṭarīf ibn Jamīl, auteur des célèbres et précieux ouvrages. Dans certaines copies, c’est al-‘Utbī, qui est la référence de l’école mālikite, le juriste d’Andalousie Muḥammad ibn Aḥmad ibn ‘Abd al-‘Azīz al-Qurṭubī al-‘Utbī, attribué à ‘Utba ibn Abī Sufyān car il était son client, auteur de la célèbre ‘Utbiyya dans le rite mālikite, appelée al-Mustakhraja. Al-Burhān al-Ḥalabī a donné la préférence au premier nom (al-Qutabī). (41) [p.235] Sourate al-Zukhruf, verset (45). (42) [p.235] Makkī : ibn Abī Ṭālib, l’imam exégète, auteur de précieux ouvrages. Il est né à Kairouan et a résidé en Andalousie après avoir séjourné à La Mecque, c’est pourquoi il lui est attribué, comme déjà mentionné. (43) [p.235] Et dans une version : (tu as été suffisamment informé / qud kufīta). (44) [p.235] Ibn Zayd : c’est ‘Abd al-Raḥmān ibn Zayd ibn Aslam. (45) [p.236] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 70 », n° « 1 ». (46) [p.236] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 112 », n° « 3 ». (47) [p.236] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 75 », n° « 6 ». (48) [p.236] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 62 », n° « 3 ». (49) [p.236] Le verset : Sourate al-Zumar, verset (3). Et le correct est : « Nous ne les adorons que pour qu’ils nous rapprochent d’Allah d’une façon particulière (zulfā). » (50) [p.236] Le verset : Sourate al-An‘ām, verset (114). (51) [p.236] Le verset : Sourate al-An‘ām, verset (114). (52) [p.237] Le verset : Sourate al-Mā’ida, verset (116). (53) [p.237] Abū ‘Ubayda : Ma‘mar ibn al-Muthannā al-Tamīmī, l’imam des spécialistes de la langue. Mort en l’an dix ou onze et deux cents, ayant approché la centaine. Il était contemporain d’al-Aṣma‘ī, et il y avait entre eux une vaste et belle rivalité scientifique. (54) [p.237] Le verset : Sourate Yūsuf, verset (110). (55) [p.237] C’est la lecture de ‘Āṣim, Ḥamza, al-Kisā’ī et d’autres. (56) [p.237] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 146 », n° « 5 ». (57) [p.238] Ce que l’auteur a rapporté de ‘Ā’isha - qu’Allah soit satisfait d’elle - est sujet à examen, car ce qui est rapporté d’elle dans le Ṣaḥīḥ d’al-Bukhārī est que ‘Urwa ibn al-Zubayr l’a interrogée sur ce verset. Il lui a dit, après avoir récité le verset : « S’agit-il de “kudhdhibū” (avec tashdīd) ou de “kudhibū” (avec takhfīf) ? » Elle a dit : « “Kudhdhibū” (avec tashdīd). » Il a dit : « Oui, par ma vie, ils en étaient certains et pensaient qu’ils avaient été traités de menteurs (kudhibū). » Elle a dit : « Qu’Allah nous en préserve ! Les messagers ne pensaient pas cela de leur Seigneur ! » Il lui dit : « Quel est donc ce verset ? » Elle dit : « Ce sont les disciples des messagers qui ont cru en leur Seigneur - qu’Il soit exalté et magnifié - et les ont crus, mais l’épreuve s’est prolongée pour eux et le secours a tardé à leur venir, jusqu’à ce que les messagers désespèrent de ceux qui les avaient traités de menteurs parmi leur peuple, et ils pensèrent que leurs disciples les avaient traités de menteurs. Alors le secours d’Allah leur vint à ce moment-là. » Fin de citation. Il n’y a pas de contradiction entre ce que l’auteur a rapporté et cette version, car le sens est le même dans la lecture avec tashdīd et avec takhfīf. (58) [p.238] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 52 », n° « 6 ». (59) [p.238] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 361 », n° « 11 ». (60) [p.238] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 580 », n° « 40 ». (61) [p.238] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 70 », n° « 1 ». (62) [p.238] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 261 », n° « 5 ». (63) [p.238] Rapporté par les deux Shaykhs. (64) [p.239] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 146 », n° « 5 ». (65) [p.239] Ce hadith est rapporté par les deux Shaykhs et fait partie des hadiths mursal des Compagnons, car elle - qu’Allah soit satisfait d’elle - n’était pas avec lui - que la prière et la paix d’Allah soient sur lui - à ce moment-là. Ou bien il est muttaṣil (continu) si elle l’a entendu de lui puis l’a rapporté. (66) [p.239] Et il est rapporté (al-ṣāliḥa / la bonne). (67) [p.239] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 52 », n° « 6 ». (68) [p.239] C’est-à-dire la voix de l’Ange. (69) [p.239] C’est-à-dire la lumière de l’Ange, sans perception de son essence, car les Anges sont des lumières pures. [p.239] (4) Dans un hadith musnad rapporté par Ibn Sa‘d. (70) [p.240] Al-Burhān al-Ḥalabī a dit : Ceci est selon l’avis faible selon lequel il a vécu soixante-cinq ans. Le correct est qu’il a vécu soixante-trois ans, dont treize à La Mecque après la Révélation et dix à Médine.
Cette narration n'a pas été rapportée 160. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 73, numéro 7 161. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 146, numéro 5 162. Al-Ghatt 163 : avec la fatḥa sur la ġayn et le tashdīd sur le ṭā', c'est un infinitif signifiant l'intensité de l'étouffement, de la compression et de l'oppression pour le détourner du monde et l'éveiller à ce qu'il lui inspire ; on s'en est servi pour prouver la correction du maître envers son élève. Sourate al-ʿAlaq, verset 1 164. Cette narration d'Ibn Isḥāq indique que la révélation lui est venue en songe, ainsi que le Coran ; les savants ont divisé la descente en plusieurs catégories, dont certaines lui sont descendues en voyage et en résidence, et peu d'entre eux ont abordé sa descente à l'état de veille ou de sommeil 165. Avec la fatḥa sur la fā' (tā'), comme s'il en avait supprimé une des deux tā', et son origine est un verbe au présent marfūʿ : tataḥaddathu 166. Ḥāliq 167 : avec le ḥā' non pointé, le lām kasra et le qāf, c'est-à-dire un endroit élevé ; on dit aussi que c'est la montagne élevée, de l'expression « ḥalaqa al-ṭā'ir » quand il s'élève. ʿAmr ibn Shuraḥbīl 168 : un éminent tābiʿī et dévot, mort en l'an 63 de l'hégire ; c'est Abū Maysara al-Hamdānī ; il existe un autre ʿAmr ibn Shuraḥbīl al-Khazrajī, mais ce n'est pas celui visé ici. Rapporté par al-Bayhaqī 169. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 261, numéro 5 170. C'est-à-dire : pour une affaire qui m'étonne, dont je n'ai pas eu connaissance ; elle lui dit : « À Dieu ne plaise ! Dieu ne t'égarerait pas pour cela ; tu rends le dépôt, tu maintiens les liens de parenté, tu dis la vérité », etc. 171. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 31, numéro 2 172. Rapporté par al-Ṭabarānī et Ibn Manīʿ dans son Musnad, avec chaîne continue, d'après Ḥammād, d'après ʿAmmār ibn Abī ʿAmmār, d'après Ibn ʿAbbās (que Dieu les agrée) 173. Maʿmar 174 : ibn Rāshid al-Yamānī. Comme l'a rapporté d'après lui Aḥmad et al-Bayhaqī 175. Dans une autre copie : « bihi » 176. Cependant, Ibn Sayyid al-Nās l'a rapporté avec chaîne remontant à al-Dūlābī, sans mentionner Maʿmar, mais d'après al-Zuhrī, d'après ʿUrwa, d'après ʿĀ'isha, en disant : « Il n'est pas établi que Waraqa soit mort et que la révélation ait cessé » 177. Dans une autre copie : « comme cela » 178. Car une telle chose ne se dit pas par opinion personnelle ; elle a donc le statut de ḥadīth marfūʿ, même si elle est munqaṭiʿ 179. Dans une autre copie : « sur le fait que » 180. Le verset : sourate al-Kahf, verset 6 181. Rapporté par al-Bazzār ; al-Ṭabarānī a rapporté un sens similaire d'après Ibn ʿAbbās (que Dieu les agrée) 182. Sharīk 183 : ibn ʿAbd Allāh al-Nakhaʿī, l'imām digne de confiance. Ibn Maʿīn l'a jugé fiable. D'autres ont dit : il n'y a pas de mal à lui. On a dit qu'il avait une mauvaise mémoire. Mort en l'an 177 de l'hégire, à 80 ans. Sa biographie se trouve dans al-Mīzān. ʿAbd Allāh ibn Muḥammad ibn ʿAqīl 184 : ibn Abī Ṭālib ibn ʿAbd al-Muṭṭalib. Mort après 140 de l'hégire. Il est considéré comme faible dans le ḥadīth, au point qu'on a dit que sa transmission n'est pas recevable comme preuve. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 154, numéro 1 185. Al-Nadwa 186 : avec la fatḥa sur le nūn et le sukūn sur le dāl non pointé ; al-nadwa signifie la réunion ; d'où al-nādī et Dār al-Nadwa, une maison qui était à La Mecque où Quraysh se réunissait pour délibérer et juger ; elle fut construite par Quṣayy ibn Kilāb et servait de conseil à leurs chefs. Le verset (87) de la sourate al-Anbiyā' 187. Ceci est contraire à la narration authentique selon laquelle leur réunion à Dār al-Nadwa eut lieu au moment de l'hégire, et la descente de « Ô toi l'enveloppé » et « Ô toi le revêtu d'un manteau » eut lieu au début de la révélation, comme dans al-Bukhārī... Si cette narration est authentique, elle serait descendue deux fois 187. Dans une autre copie : « chaque jour » 188. C'est-à-dire d'après al-Bukhārī, d'après Abū Hurayra (que Dieu l'agrée) 189. Abū ʿUbayd 190 : al-Qāsim ibn Sallām. Dans une autre copie : « Abū ʿUbayda ». C'est-à-dire l'état où il est occupé par l'apparent, et l'état où il est avec Dieu, connaisseur des secrets ; chacun des deux est élevé, mais celui-ci est plus élevé 191. Ghaḍḍan 192 : c'est un second complément d'objet de « ra'ā » ou « ḥāl » ; « ghaḍḍ al-ṭarf » signifie baisser la paupière et ses bords ; il peut aussi signifier la diminution, comme on dit « ghaḍḍa ṣawtahu » ; c'est le sens visé ici, et il est employé par métaphore pour la descente de ce qui a été mentionné. C'est-à-dire qu'il n'est pas parvenu ; métaphore empruntée à l'arrivée à l'eau pour s'y abreuver 193. Muḥayyāhu 194 : avec la ḍamma, la fatḥa et le tashdīd, signifiant le visage ; il y a là une métaphore implicite par assimilation à une belle femme voilée ; le dévoilement ici est pour lever son voile et montrer son visage ; dans une autre copie : « makhbāhu » avec un khā' pointé et un bā' tashdīd, c'est-à-dire ce qui est caché ; son origine est avec hamza, comme dans la parole de Dieu : « sauf s'ils se prosternent à Dieu qui fait sortir ce qui est caché » (sourate al-Naml, verset 20) ; il semble qu'il ait remplacé le hamza par un tashdīd pour faciliter la prononciation. Il dit : « Ô Noé, il n'est pas de ta famille ; c'est une œuvre mauvaise. Ne me demande pas ce dont tu n'as pas connaissance. Je t'exhorte à ne pas être parmi les ignorants » (Hūd, verset 46) 195. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 67, numéro 7 196. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 119, numéro 4 197. Il a été présenté plus haut 198. « Il t'a été révélé, ainsi qu'à ceux qui t'ont précédé : si tu associes, ton œuvre sera vaine et tu seras parmi les perdants » (al-Zumar, verset 65) 199. « N'invoque pas en dehors de Dieu ce qui ne te profite ni ne te nuit ; si tu le fais, tu seras alors parmi les injustes » (Yūnus, verset 106) 200. « Alors Nous t'aurions fait goûter le double de la vie et le double de la mort ; puis tu n'aurais trouvé contre Nous aucun secoureur » (al-Isrā', verset 75) 201. Al-Ḥāqqa, verset 45 202. « Ils ne suivent que la conjecture et ne font que mentir » (al-Anʿām, verset 116) 203. « ... et les hypocrites. Dieu est Omniscient et Sage » (al-Aḥzāb, verset 1) 204. « ... matin et soir, désirant Sa Face. Tu n'as à répondre de rien de leur compte, ni eux de rien de ton compte ; ne les repousse donc pas, sinon tu serais parmi les injustes » (al-Anʿām, verset 52) 205. On rapporte aussi : « ou le doute ». Le premier est préférable 206. On rapporte aussi : « tanabba'a » 207. On rapporte aussi : « de quiconque » 208. Dans une autre copie : « leurs prophètes » 209. Dans une autre copie : « par tout ce qui leur était possible » 210. Bi-talwīnihi 211 : c'est-à-dire son altération et son changement. Afẓaʿ 212 : avec un fā' et un ẓā' pointé, c'est-à-dire plus atroce, de la fẓāʿa qui est l'horreur et la laideur. Dans une autre copie : « chez » 213. « Dis : à Dieu l'Orient et l'Occident ; Il guide qui Il veut vers un chemin droit » (al-Baqara, verset 142) 214. Al-Qushayrī 215 : c'est l'imām ʿAbd al-Raḥīm ibn al-imām ʿAbd al-Karīm ibn Hawāzin, le maître Abū Naṣr ibn al-maître Abū al-Qāsim al-Qushayrī, auteur de la Risāla, unanimement reconnu pour sa grandeur, sa science, son ascétisme et son imamat ; il fut l'élève de l'imām al-Ḥaramayn ; mort en l'an 514 de l'hégire à Nishapur ; il eut plusieurs enfants, comme l'a détaillé al-Burhān al-Ḥalabī, qui dit : ni lui ni aucun de ses enfants n'ont exercé la fonction de juge. Ainsi, le titre de « al-Qāḍī » que lui donne l'auteur (que Dieu lui fasse miséricorde) n'a pas de fondement. « ... et de Noé, Abraham, Moïse et Jésus fils de Marie ; Nous avons pris d'eux un engagement solennel » (al-Aḥzāb, verset 7) 216. « ... lorsque Je vous ai donné le Livre et la Sagesse, puis qu'un messager vous est venu, confirmant ce que vous aviez, vous devez croire en lui et le secourir » (Āl ʿImrān, verset 81) 217. Comme cela a été présenté d'après Anas, et dans la narration de Muslim 218. Dans une autre copie : « et comment cela ? » et dans une autre : « alors comment ? » 218. Al-ṭufūliyya 219 : c'est un infinitif de ṭifil ; mais ce qu'ont mentionné al-Rāghib et d'autres linguistes dignes de confiance est qu'on dit ṭifil ṭufūla ; si ṭufāla est un infinitif qui n'a pas besoin du yā' de relation qui transforme les noms concrets en infinitifs, alors un tel cas est exceptionnel, comme khuṣūṣiyya... Cependant, l'auteur (que Dieu lui fasse miséricorde) est digne de confiance ; peut-être a-t-il trouvé cela. Al-ḥudhdhāq 220 : pluriel de ḥādhiq, qui est celui qui a de l'intelligence et de la compréhension. Dans une autre copie : « tabkītan » 221 ; al-tabkīt, avec un tā' fā' et un bā', kāf, yā' sukūn et tā' fā' à la fin, c'est le blâme et la réprimande ; on dit bakkatahu quand on le met en colère, qu'on l'affronte avec quelque chose de désagréable ou qu'on le domine par un argument ; tout cela est correct ici. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 88, numéro 8 222. Dans une autre copie : « leur parole » 223. « Et le jour où Il les appellera et dira : où sont Mes associés que vous prétendiez ? » (al-Qaṣaṣ, verset 74) 224. Les poètes, verset 70 225. Les poètes, versets 75, 76, 77 226. Al-Ṣāffāt, verset 84 227. « Et quand Abraham dit : Seigneur, fais de ce pays un lieu sûr, et éloigne-moi ainsi que mes enfants de l'adoration des idoles » (Ibrāhīm, verset 35) 228. Al-Anʿām, verset 77 229. « Alors leur Seigneur leur révéla : Nous ferons périr les injustes » (Ibrāhīm, verset 13) 230. Al-Aʿrāf, verset 89 231. C'est-à-dire le ḥadīth concernant les gens de l'Enfer, rapporté dans les deux Ṣaḥīḥ d'après Abū Saʿīd al-Khudrī (que Dieu l'agrée) 232. Ḥumaman 233 : avec la ḍamma sur le ḥā' non pointé et la fatḥa sur le mīm, au poids de ṣadad, c'est-à-dire noir comme le charbon, pluriel de ḥuma. C'est Umayya ibn Abī al-Ṣalt, dans un poème louant Sayf ibn Dhī Yazan, roi du Yémen, après sa victoire sur les Abyssins qui avaient dominé son royaume ; il les attaqua et les chassa de son pays, deux ans après la naissance du Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) ; les délégations arabes vinrent le féliciter, parmi lesquelles Quraysh et ʿAbd al-Muṭṭalib ; Umayya lui récita : « Ne cherche la vengeance que comme le fils de Dhī Yazan... il achève la recherche des ennemis en cavalier. Bois donc à ta santé, sur toi la félicité, élevé... au sommet de Ghumdān, une demeure pour toi, résidence. Et parfume au musc quand leur autruche a coulé... et interroge aujourd'hui celui qui te vêt d'habits traînants. Telles sont les générosités, non pas deux gobelets de lait... mélangés à de l'eau, puis devenus après des urines » 234. Al-Ḍuḥā, verset 7 235. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 182, numéro 2 236. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 112, numéro 3 237. Cela est mentionné dans la parole de Dieu : « si l'une des deux s'égare, l'autre lui rappelle » 238. Al-Qushayrī 239 : mentionné plus haut. « Et la grâce de Dieu sur toi est immense » (al-Nisā', verset 113) 240. ʿAlī ibn ʿĪsā 241 : connu sous le nom d'al-Rummānī, l'imām en grammaire et en théologie, commentateur du Livre. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 52, numéro 6 242. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 55, numéro 6 243. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 192, numéro 2 244. C'est une lecture chādh 245.
Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, page 63, numéro 6 246. « ... Ils dirent : "Par Allah, te voilà bien dans ton ancien égarement !" » (Sourate Joseph, verset 95) 247. « ... Et des femmes dirent dans la ville : "La femme d'Al-'Azîz 248 tente de séduire son jeune esclave ! Il l'a vraiment rendue folle d'amour. Certes, nous la voyons dans un égarement manifeste." » (Sourate Joseph, verset 30) 249. « ... afin que tu exposes clairement aux gens ce qui a été descendu vers eux et afin qu'ils réfléchissent. » (Sourate Les Abeilles, verset 44) 250. Sourate Les Poètes, verset 20 251. Ibn 'Arafa 252 : c'est Al-Hasan Al-'Abdarî, l'éducateur, le traditionniste digne de confiance, dont ont rapporté At-Tirmidhî et d'autres ; il a vécu longtemps, cent sept ou dix ans, et est mort en l'an 257 de l'Hégire. C'est lui qui est visé ici, et non Ibn 'Arafa qui est 'Abd Allâh ibn Ibrâhîm ibn Muhammad ibn 'Arafa, connu sous le nom de Nifṭawayh 253. Al-Azharî 254 : Abû Mansûr Muhammad ibn Ahmad, l'imam des philologues, auteur d'At-Tahdhîb, mort en l'an 370 de l'Hégire. Al-Junayd 255 : c'est Abû Al-Qâsim ibn Muhammad, le pieux ascète, le maître de son temps et l'unique de son époque. Il est originaire de Nihâwand et a grandi en Irak ; il a étudié la jurisprudence auprès d'At-Thawrî – qu'Allah lui fasse miséricorde – et de Sufyân, et a pris la voie spirituelle d'As-Sarî As-Saqatî et d'Al-Muhâsibî. Il est mort en l'an 297 de l'Hégire. Il fait partie des juristes shafi'ites, comme mentionné dans les Tabaqât d'As-Subkî. Il a été enterré à Ash-Shuwayzîyya, près de son oncle maternel As-Sarî, à Bagdad. Sourate Ad-Duhâ, verset 7 256. « ... afin que l'une des deux rappelle à l'autre... » (Sourate La Vache, verset 28) 257. « ... mais Nous en avons fait une lumière par laquelle Nous guidons qui Nous voulons parmi Nos serviteurs. Et toi, tu guides certes vers un droit chemin. » (Sourate La Consultation, verset 52) 258. Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, page 51, numéro 2 259. Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, page 234, numéro 4 260. « ... Nous te racontons le plus beau des récits, en te révélant ce Coran, même si tu étais auparavant parmi les insouciants. » (Sourate Joseph, verset 3) 261. « Ceux qui n'espèrent pas Notre rencontre, qui sont satisfaits de la vie présente et s'y trouvent tranquilles, et ceux qui sont inattentifs à Nos signes... » (Sourate Jonas, verset 7) 262. Abû 'Abd Allâh Al-Harawî 263 : l'imam des philologues. Rapporté par Abû Ya'lâ Al-Mawsilî dans son Musnad 264. 'Uthmân ibn Abî Shayba 265 : il fait partie des traditionnistes, mais il est faible, comme cela viendra, car on lui attribue des erreurs. Cependant, Ibn Ma'în a dit qu'il était digne de confiance et sûr. Il est mort en l'an 239 de l'Hégire. Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, page 154, numéro 1 266. Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, page 165, numéro 1 267. Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, page 158, numéro 1 268. Rapporté par Ibn Sa'd d'après Ibn 'Abbâs, d'après Umm Ayman 269. Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, page 158, numéro 5 270. Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, page 719, numéro 2 271. Comme dans le Sahîh d'Al-Bukhârî 272. Comme l'incident de la pollinisation des palmiers où le Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue – est revenu sur un avis qu'il avait émis, et comme son retour sur la parole d'Al-Hubâb ibn Al-Mundhir lors de la bataille de Badr 273. Sourate Les Romains, verset 7 274. Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, page 286, numéro 1 275. C'est-à-dire rapporté avec une chaîne de transmission continue par quelqu'un de fiable, comme Abû Dâwud et d'autres. C'est donc un hadith authentique 276. Comme dans le Sahîh de Muslim 277. Lors de l'expédition de Tabûk 278. Comme dans le célèbre hadith de Hudhayfa 279. Dans un hadith rapporté par Al-Bayhaqî 280. Dans un hadith rapporté dans les deux Sahîh, et c'est un hadith qudsî 281. « ... en récompense de ce qu'ils faisaient. » (Sourate La Prosternation, verset 17) 282. Sourate La Caverne, verset 66 283. Dans un hadith authentique rapporté par Ad-Daylamî d'après Anas – qu'Allah l'agrée – dans certaines invocations rapportées 284. Dans un hadith rapporté par Ahmad dans son Musnad 285. Sourate Joseph, verset 76 286. Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, page 52, numéro 2 287. Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, page 523, numéro 1 288. Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, page 214, numéro 2 289. Dans un hadith rapporté par Muslim d'après Sâlim ibn Abî Al-Ja'd, d'après son père, d'après Ibn Mas'ûd, et rapporté par une autre voie en raison de la hauteur de sa chaîne et de la grandeur de ses transmetteurs 290. « Fa-aslama » 291 : soit au passé, le pronom renvoyant au diable, signifiant que le diable est entré dans l'islam – certains ont écarté cette interprétation car le diable ne se soumet jamais –, soit au présent, le pronom renvoyant au Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue –, signifiant qu'il a été préservé de ses maux. Mansûr 292 : le transmetteur fiable de ce hadith. Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, page 146, numéro 5 293. Et dans une autre version : « aslama minhu » 294. Le hadith de 'Â'isha se trouve dans Muslim 295. La version « fa-aslama » est appuyée par ce qui a été rapporté : « Le diable d'Adam était mécréant, et mon diable s'est soumis », comme l'a dit Ibn Al-Athîr. Al-Qâdî 'Iyâd a préféré la lecture avec fatḥa 296, et Al-Khaṭṭâbî – qu'Allah lui fasse miséricorde – a dit que la fatḥa était le choix retenu chez eux. Ceci est appuyé par ce qu'a rapporté Al-Bayhaqî et Ibn Al-Jawzî dans Al-Wafâ' d'après Nâfi', d'après Ibn 'Umar – qu'Allah les agrée tous deux – que le Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue – a dit : « J'ai été favorisé par rapport à Adam par deux choses : mon diable était mécréant, et Allah m'a aidé contre lui jusqu'à ce qu'il se soumette, et mes épouses ont été une aide pour moi ; tandis que le diable d'Adam était mécréant, et son épouse l'a aidé dans ses péchés. » 297. Et dans une copie : « sur tout fils d'Adam » 298. Et il est rapporté : « de lui » 299. Et dans une copie : « dans chaque situation » 300. Et il est rapporté : « fa-asrahu » 301. C'est-à-dire les hadiths authentiques rapportés dans Al-Bukhârî, Muslim et autres 302. Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, page 31, numéro 5 303. Et dans une copie : « se présente à moi » 304. 'Abd Ar-Razzâq 305 : ibn Hammâm, l'imam, le mémorisateur... Cela fait partie de ses ajouts par rapport aux deux Sahîh. « Dha'athu » 306 : c'est-à-dire je l'ai étranglé violemment, ou je l'ai repoussé avec force, ou je l'ai roulé dans la poussière comme on plonge dans l'eau. « ... il ne convient à personne après moi. Certes, c'est Toi le Donateur. » (Sourate Ṣâd, verset 35) 307. Abû Ad-Dardâ' 308 : c'est 'Uwaymir, et on a divergé sur le nom de son père : on a dit 'Âmir, Mâlik, Qays, Tha'laba. Il était Ansârî, Khazrajî, s'est converti après Badr et est mort en l'an 32 de l'Hégire. Ahmad et les six 309 ont rapporté de lui, et il a des mérites célèbres. Rapporté par Al-Bayhaqî d'après 'Abd Ar-Rahmân ibn Jaysh 310. Et dans une copie : « j'ai voulu le prendre » 311. Dans un hadith rapporté par Ibn Abî Hâtim d'après Ibn 'Abbâs, comme l'a dit As-Suyûṭî – qu'Allah lui fasse miséricorde – et il ne l'a pas mentionné dans le hadith 312. Sa traduction a déjà été donnée dans le volume 1, page 130, numéro 5 313. « ... et il dit : "Nul ne peut vous vaincre aujourd'hui, parmi les gens." » (Sourate Le Butin, verset 48) 314. Dans un hadith rapporté par les deux cheikhs 315 d'après Abû Hurayra 316. Al-Ḥijâb 317 : on a dit que c'est le placenta, on a dit qu'Allah l'a voilé par un voile particulier, on a dit ce dont sa mère l'a voilé. Le hadith dans Muslim : « Il n'est pas de nouveau-né que le diable ne pique, et il pousse un cri à cause de cette piqûre, sauf Marie et son fils – sur eux la paix – en raison de l'invocation de la mère de Marie. » 318. Lors de la maladie dont il est mort 319 : lorsqu'ils voulurent lui administrer le médicament 320 – qu'Allah prie sur lui et le salue – il leur fit signe de ne pas le faire, et ils pensèrent que c'était par aversion du malade pour le remède. Quand il reprit conscience, il dit : « Il ne reste personne dans la maison qui n'ait été... » 321 en punition de ce qu'ils avaient fait. Ce hadith se trouve dans Al-Muwaṭṭa' 322. « ... Il est Celui qui entend et qui sait. » (Sourate Al-A'râf, verset 200) 323. « Accepte le pardon, ordonne le bien et détourne-toi des ignorants. » (Sourate Al-A'râf, verset 199) 324. « ... Mon Seigneur est doux pour ce qu'Il veut. Il est l'Omniscient, le Sage. » (Sourate Joseph, verset 100) 325. Al-Waswasa 326 : le son subtil. On dit aussi pour le son des bijoux « waswasa », et le commun dit « washwasha » au lieu de « waswasa ». « Lad » 327 : c'est-à-dire on lui a mis un remède liquide composé d'eau et de substances chaudes dans un côté de la bouche, pour qu'il se gargarise puis l'avale. At-Tamannî 328 : ici au sens de la récitation. Al-Kisâ'î et Al-Farrâ' ont dit qu'on dit « tamannâ » quand on parle à soi-même. Al-Qurṭubî a dit que c'est le sens connu en langue. « ... Allah abroge ce que le diable jette, puis Allah affermit Ses versets. Et Allah est Omniscient, Sage. » (Sourate Al-Ḥajj, verset 52) 329. Aqâwîl 330 : pluriel de aqwâl, c'est donc un pluriel de pluriel. Al-Wa'th 331 : l'endroit très sablonneux où il est difficile de marcher, puis employé au sens de ce qui est pénible. De là vient son invocation – qu'Allah prie sur lui et le salue – : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre les difficultés du voyage. »
- anshada : Réciter un poème, soit le sien soit celui d'autrui.
- Abū Nuwās ibn Hāni' : Poète célèbre de l'époque abbasside, connu pour ses poèmes bachiques et ses louanges.
- sharṭayhimā : Les conditions de Bukhārī et Muslim pour l'authenticité d'un hadith.
- Ibn al-Qassār : Abū al-Ḥasan 'Alī b. Aḥmad al-Baghdādī, juge et juriste malikite, mort en 398 H.
- mawqūf : Hadith dont la chaîne de transmission s'arrête à un Compagnon, sans remonter au Prophète.
- marfū' : Hadith attribué au Prophète Muhammad.
- munqaṭi' : Hadith dont la chaîne de transmission est interrompue, un transmetteur manquant.
- al-Qāḍī : Le juge, probablement 'Iyāḍ b. Mūsā al-Yaḥṣubī, auteur d'al-Shifā'.
- Faḍāla b. 'Ubayd : Compagnon du Prophète, gouverneur de Damas, mort en 153 H.
- 'Ajil : Nom propre, avec deux prononciations possibles.
- yusallī : Forme verbale active : 'il prie'.
- bi-ḥamdihi : Par Sa louange.
- qadaḥ al-rākib : Petit gobelet en bois utilisé par le voyageur pour boire.
- hirāqa : Action de verser, écoulement.
- Ibn 'Aṭā' : Aḥmad b. Muḥammad b. Sahl al-Ādamī, grand maître soufi mort en 309 H.
- Ḥanash : Ibn 'Abd Allāh, un Suivant, ayant rapporté des hadiths.
- Tābi'ī : Membre de la génération suivant celle des Compagnons.
- nabīdh : Boisson fermentée à base de dattes ou de raisins, non alcoolisée si consommée rapidement.
- raghima anfuhu : Expression signifiant 'qu'il soit humilié', littéralement 'que son nez soit dans la poussière'.
- Ibn Ḥabīb : 'Abd al-Malik b. Ḥabīb, savant andalou multidisciplinaire, mort vers 288 H.
- Saḥnūn : 'Abd al-Salām b. Sa'īd al-Tanūkhī, célèbre juriste malikite, auteur d'al-Mudawwana, mort en 240 H.
- Aṣbagh : Ibn Faraj, juriste égyptien malikite, mort en 225 H.
- Ibn al-Qāsim : 'Abd al-Raḥmān b. al-Qāsim, disciple de Mâlik, mort en 191 H.
- ṣalāt 'alayhi : Prière sur le Prophète, formule de bénédiction.
- Ashhab : Ibn 'Abd al-'Azīz, juriste égyptien, mort en 204 H.
- isti'nānan : En suivant la sunna, par analogie.
- Aws b. Aws : Compagnon du Prophète, de la tribu de Thaqîf.
- Abū Isḥāq b. Sha'bān : Juriste malikite égyptien, auteur d'un ouvrage sur les divergences.
- 'Amr b. Dīnār : Célèbre traditionniste mecquois, mort en 126 H.
- irsāl : Hadith où un Suivant rapporte directement du Prophète sans mentionner le Compagnon intermédiaire.
- Abū Bakr b. 'Amr b. Ḥazm : Muḥammad b. 'Amr b. Ḥazm, juge de Médine, mort en 120 H.
- kunya : Surnom commençant par Abū ou Umm, indiquant la paternité ou maternité.
- al-sitta : Les six recueils de hadiths canoniques : Bukhārī, Muslim, Abū Dāwud, al-Tirmidhī, al-Nasā'ī, Ibn Mājah.
- takbīra : Prononciation de 'Allāhu Akbar' (Dieu est le plus Grand) dans la prière.
- Abū Umāma : Sa'd b. Sahl, Compagnon ou Suivant, selon les avis.
- mursal : Hadith où un Suivant attribue directement un propos au Prophète sans mentionner le Compagnon.
- al-Mabsūṭa : Ouvrage de jurisprudence, peut-être d'al-Sarakhsī.
- al-Daljī : Auteur du livre, commentateur des hadiths.
- Muḥammad ibn Maslamah : Transmetteur de hadiths, mort en 216 H.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- wa fī nuskhah : Dans une autre copie.
- Abū Ḥumayd al-Sā‘idī : Compagnon du Prophète, mort vers 60 H.
- al-sittah : Les six recueils de hadiths canoniques (Bukhārī, Muslim, Abū Dāwūd, Tirmidhī, Nasā'ī, Ibn Mājah).
- al-ṭarīq : Voie de transmission.
- al-ṣalāh ‘alayhi : Prière sur le Prophète.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- riwāyat al-a’immah al-sittah : Version des six imams (auteurs des six recueils).
- Ka‘b ibn ‘Ujrah : Compagnon, mort en 51 ou 52 H.
- marfū‘ : Hadith remontant jusqu'au Prophète.
- ‘Uqbah ibn ‘Amr : Compagnon, mort en 41 H.
- al-nabī al-ummī : Le Prophète illettré.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- musalsal : Hadith dont les transmetteurs s'accordent sur une même caractéristique.
- al-‘add bi al-yad : Le comptage avec la main.
- ‘addahunna : Il les compta (les paroles).
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- mutāba‘āt : Hadiths de soutien (voies parallèles).
- musnad : Hadith avec chaîne complète remontant au Prophète.
- musalsal : Hadith dont les transmetteurs s'accordent sur une même caractéristique.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- ṣaḥīḥ : Hadith authentique.
- rawāhu : Il l'a rapporté.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- Salāmah al-Kindī : Tabi‘i, mentionné parmi les thiqa.
- thiqa : Digne de confiance.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- wa fī riwāyah : Dans une autre version.
- mawqūf : Hadith qui s'arrête à un compagnon.
- ‘illah : Défaut caché dans un hadith.
- mursal : Hadith où le tabi‘i rapporte directement du Prophète sans mentionner le compagnon.
- al-madḥiyāt : Étendues (pluriel de madḥāh).
- daḥā : Il a étendu.
- bāri’ : Créateur (nom d'agent de bara'a).
- sāmik : Élevé.
- al-masmūkāt : Les élevées (les cieux).
- sharā’if : Pluriel de sharīfah, élevées.
- nawāmī : Augmentations.
- jayshāt : Pluriel de jayshah, bouillonnement.
- mustawfizan : État de celui qui se lève rapidement.
- awrā : Il a produit une étincelle.
- al-qabas : Tison, flamme.
- li-qābis : Pour un chercheur de feu (métaphore pour chercheur de vérité).
- ālā’ : Bienfaits.
- khawḍāt : Pluriel de khawḍah, immersion (dans des affaires blâmables).
- anhaja : Il a ouvert un chemin.
- abhaja : Il a illuminé.
- mūḍiḥāt : Pluriel de mūḍiḥah, qui éclaire.
- al-a‘lām : Les signes.
- nā’irāt al-aḥkām : Les lumières des jugements.
- munīrāt al-Islām : Les lumières de l'Islam.
- shahīd : Témoin.
- ba‘īth : Envoyé.
- ‘adnaka : Ton paradis d'Éden.
- muhanna’āt : Pluriel de muhanna’ah, agréables.
- muḍā‘afāt : Multipliées.
- al-maḥlūl : Celui qui réside.
- khuttah : Affaire, situation.
- faṣl : Séparation (entre le vrai et le faux).
- al-ma‘lūl : Le redoublé (boire une deuxième fois).
- ay ‘an ‘Aliyyin aydan : C'est-à-dire aussi d'après 'Ali.
- qāla al-Ḥāfiẓ al-Sakhāwī : Al-Hafiz al-Sakhawi a dit.
- Sūrat al-Aḥzāb (56) : Sourate al-Ahzab, verset 56.
- labbayka : Me voici (réponse à l'appel).
- sa‘dayka : Bonheur après bonheur.
- kamā rawāhu : Comme l'a rapporté.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- yaghbiṭuhu : Il l'envie (sans malveillance).
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- wa ‘alā āli Muḥammad : Et sur la famille de Muhammad.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- fī riwāyah : Dans une version.
- Wahīb ibn al-Ward : Tabi‘i, mort en 153 H.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- rawāhu ‘anhu : Rapporté de lui.
- mawqūfan aw marfū‘an : Soit mawquf, soit marfu'.
- al-tashahhud : La profession de foi dans la prière.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- Abū Muḥammad ibn Abī Zayd : Juriste malikite, auteur de la Risalah.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- asnadahu : Il l'a rapporté avec chaîne complète.
- kamā fī Shu‘ab al-Īmān : Comme dans Shu'ab al-Iman.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- rawāhu Abū Ya‘lā : Rapporté par Abu Ya'la.
- rawāhu Ibn Abī Shaybah fī Musnadihi : Rapporté par Ibn Abi Shaybah dans son Musnad.
- al-Hâkim : Al-Hâkim an-Naysâbûrî, célèbre traditionniste et auteur d'al-Mustadrak.
- al-Bayhaqî : Abû Bakr al-Bayhaqî, traditionniste shâfi'ite, auteur de nombreux ouvrages.
- mukhadram : Personne ayant vécu à la fois à l'époque préislamique et en Islam sans avoir rencontré le Prophète.
- marfû' : Hadith attribué directement au Prophète.
- Tâbi'î : Successeur, musulman ayant rencontré un Compagnon.
- mursal : Hadith où le Tâbi'î rapporte directement du Prophète sans mentionner le Compagnon.
- ustensile : Récipient pour les besoins naturels.
- mâché une datte : Acte de bénédiction, le Prophète mâchait une datte et la mettait dans la bouche du nouveau-né.
- musnad : Hadith avec une chaîne de transmission complète et continue.
- barzakh : État intermédiaire entre la mort et la Résurrection.
- Al-Khafaji : Savant et commentateur du hadith, auteur d'ouvrages sur la vie des prophètes.
- tashahhud : Formule de témoignage de foi récitée lors de la prière rituelle.
- makrūh : Acte réprouvé, déconseillé mais non interdit.
- karāhat tanzīh : Répulsion de dépréciation, indiquant qu'il est préférable d'éviter l'acte sans qu'il soit interdit.
- al-Baqī‘ : Cimetière de Médine où sont enterrés de nombreux Compagnons.
- tabarruk : Recherche de bénédiction par l'intermédiaire d'une personne ou d'un lieu saint.
- sunna : Pratique recommandée du Prophète.
- ḥasan : Hadith de catégorie 'bon', d'authenticité acceptable sans atteindre le degré de 'sahîh'.
- munkar : Hadith désavoué, considéré comme faible en raison d'un défaut dans la chaîne de transmission.
- istikhāra : Prière de consultation pour demander à Dieu de guider vers le meilleur choix.
- muḥtasiban : En recherchant la récompense divine, sans autre motif.
- mursal : Hadith dont la chaîne de transmission est interrompue entre le successeur et le Prophète.
- dhari‘a : Moyen, voie pour atteindre un but.
- tābi‘ūn : Génération suivant celle des Compagnons du Prophète.
- wajāh : En face, directement.
- jassū : Ils touchèrent, palpèrent.
- minbar : Chaire dans la mosquée d'où le prédicateur s'adresse aux fidèles.
- ḥāfiẓ : Mémorisateur de hadiths, spécialiste de la science du hadith.
- tur‘a : Jardin élevé ou lieu verdoyant ; entrée d'eau.
- Qubā' : Localité près de Médine où se trouve la mosquée de Qubā', première mosquée construite en islam.
- rak‘a : Unité de prière rituelle.
- ‘umra : Pèlerinage mineur à La Mecque, effectuable à tout moment de l'année.
- Wāsi‘ : Terme signifiant « vaste, large », utilisé ici dans le sens de « permis, licite ».
- لم تخرج : N'a pas été rapportée, c'est-à-dire que cette narration n'est pas sortie dans les recueils de hadith.
- تقدمت ترجمته : Sa biographie a déjà été présentée.
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- الغط : Al-Ghatt : infinitif signifiant l'action d'étouffer, comprimer et oppresser fortement, utilisé ici pour désigner la méthode du maître pour discipliner l'élève.
- سورة العلق اية (١) : Sourate al-ʿAlaq, verset 1 : « Lis au nom de ton Seigneur qui a créé ».
- الوحي : La révélation ; les savants ont divisé la descente du Coran en plusieurs catégories, dont certaines en voyage, d'autres en résidence, et peu ont abordé la question de savoir si elle est descendue à l'état de veille ou de sommeil.
- تتحدث : Verbe au présent marfūʿ, signifiant « elle parle » ; la forme originale est tataḥaddathu, avec deux tā', dont une a été supprimée.
- حالق : Ḥāliq : endroit élevé, ou montagne élevée ; dérivé de ḥalaqa, « s'élever ».
- عمرو بن شرحبيل : ʿAmr ibn Shuraḥbīl : un tābiʿī éminent et dévot, mort en 63 H. Il est Abū Maysara al-Hamdānī, à ne pas confondre avec un autre ʿAmr ibn Shuraḥbīl al-Khazrajī.
- رواه البيهقي : Rapporté par al-Bayhaqī dans ses ouvrages.
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- معاذ الله : Expression signifiant « À Dieu ne plaise ! » ; elle est utilisée pour exprimer la réfutation d'une idée.
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- رواه الطبراني وابن منيع : Rapporté par al-Ṭabarānī et Ibn Manīʿ dans leurs recueils.
- معمر : Maʿmar ibn Rāshid al-Yamānī, un érudit du hadith.
- رواه عنه أحمد والبيهقي : Rapporté d'après lui par Aḥmad et al-Bayhaqī.
- به : Variante textuelle : « par lui ».
- لم يثبت ورقة ان توفي وفتر الوحي : Il n'est pas établi que Waraqa soit mort et que la révélation ait cessé ; c'est une critique de la chaîne de transmission.
- ذلك : Variante textuelle : « cela ».
- في حكم المرفوع : A le statut de ḥadīth marfūʿ (remontant au Prophète), même si la chaîne est interrompue (munqaṭiʿ), car une telle chose ne se dit pas par opinion personnelle.
- على انه : Variante textuelle : « sur le fait que ».
- سورة الكهف آية (٦) : Sourate al-Kahf, verset 6 : « Peut-être vas-tu te consumer de chagrin après eux, s'ils ne croient pas en ce discours ».
- رواه البزار وأخرج الطبراني : Rapporté par al-Bazzār et al-Ṭabarānī.
- شريك : Sharīk ibn ʿAbd Allāh al-Nakhaʿī, un imām fiable mais avec une mémoire faible, mort en 177 H.
- عبد الله بن محمد بن عقيل : ʿAbd Allāh ibn Muḥammad ibn ʿAqīl, un transmetteur considéré comme faible, mort après 140 H.
- تقدمت ترجمته : Sa biographie a déjà été présentée.
- الندوة : Al-Nadwa : la réunion ; Dār al-Nadwa était la maison de réunion de Quraysh à La Mecque, construite par Quṣayy ibn Kilāb.
- الاية (٨٧) سورة الانبياء : Sourate al-Anbiyā', verset 87 : « Et Dhū al-Nūn, quand il partit irrité... » ; la note indique que cette narration contredit la version authentique.
- في كل يوم : Variante textuelle : « chaque jour ».
- للبخاري عن أبي هريرة : D'après al-Bukhārī, d'après Abū Hurayra.
- أبو عبيد : Abū ʿUbayd al-Qāsim ibn Sallām, un célèbre philologue et juriste.
- حالة اشتغاله بالظاهر وحالة كونه مع الله : Deux états spirituels : l'un occupé par l'apparent, l'autre avec Dieu, connaisseur des secrets ; le second est plus élevé.
- غضا : Ghaḍḍan : second complément d'objet ou ḥāl ; signifie baisser (le regard) ou diminuer, par métaphore pour la descente.
- لم يصل : Métaphore : ne pas arriver à l'eau, c'est-à-dire ne pas parvenir à quelque chose.
- محياه : Muḥayyāhu : le visage ; métaphore implicite comparant le visage à une belle femme voilée ; le dévoilement signifie la manifestation.
- هود آية ٤٦ : Sourate Hūd, verset 46 : parole de Dieu à Noé au sujet de son fils.
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- تقدم آنفا : Il a été présenté plus haut.
- الزمر آية ٦٥ : Sourate al-Zumar, verset 65 : avertissement contre l'association.
- يونس آية ١٠٦ : Sourate Yūnus, verset 106 : interdiction d'invoquer autre que Dieu.
- الاسراء آية ٧٥ : Sourate al-Isrā', verset 75 : menace de double châtiment.
- الحاقة آية ٤٥ : Sourate al-Ḥāqqa, verset 45 : « Si Nous l'avait attribué quelques paroles ».
- الانعام آية ١١٦ : Sourate al-Anʿām, verset 116 : « Ils ne suivent que la conjecture ».
- الاحزاب اية ١ : Sourate al-Aḥzāb, verset 1 : « Ô Prophète, crains Dieu et n'obéis pas aux mécréants et aux hypocrites ».
- الانعام اية ٥٢ : Sourate al-Anʿām, verset 52 : ordre de ne pas repousser les croyants pauvres.
- او التشكك : Variante : « ou le doute » ; le premier terme est préféré.
- تنبأ : Variante : « il a prophétisé ».
- عن كل من : Variante : « de quiconque ».
- انبياءهم : Variante : « leurs prophètes ».
- بكل ما امكنهم : Variante : « par tout ce qui leur était possible ».
- بتلونه : Bi-talwīnihi : son altération et son changement.
- أفظع : Afẓaʿ : plus atroce, plus horrible.
- عند : Variante : « chez ».
- البقرة ١٤٢ : Sourate al-Baqara, verset 142 : « Les insensés parmi les gens diront... ».
- القشيري : Al-Qushayrī : ʿAbd al-Raḥīm ibn ʿAbd al-Karīm al-Qushayrī, auteur de la Risāla, mort en 514 H ; il n'a jamais été juge.
- الاحزاب آية ٧ : Sourate al-Aḥzāb, verset 7 : mention des prophètes et de l'engagement solennel.
- آل عمران آية ٨١ : Sourate Āl ʿImrān, verset 81 : l'engagement des prophètes.
- كما تقدم عن أنس : Comme cela a été présenté d'après Anas, et dans la narration de Muslim.
- الطفولية : Al-ṭufūliyya : infinitif de ṭifil (enfant), mais la forme standard est ṭufūla ; l'auteur utilise une forme rare.
- الحذاق : Al-ḥudhdhāq : pluriel de ḥādhiq, intelligent et compréhensif.
- تبكيتا : Tabkītan : blâme et réprimande sévère.
- تقدمت ترجمته : Sa biographie a déjà été présentée.
- قولهم : Variante : « leur parole ».
- القصص اية ٧٤ : Sourate al-Qaṣaṣ, verset 74 : interrogation sur les associés.
- الشعراء اية ٧٠ : Sourate al-Shuʿarā', verset 70 : « Quand il dit à son père et à son peuple : qu'adorez-vous ? ».
- الشعراء الايات ٧٥-٧٧ : Sourate al-Shuʿarā', versets 75-77 : dialogue d'Abraham sur les idoles.
- الصافات اية ٨٤ : Sourate al-Ṣāffāt, verset 84 : « Quand il vint à son Seigneur avec un cœur pur ».
- ابراهيم اية ٣٥ : Sourate Ibrāhīm, verset 35 : prière d'Abraham pour être préservé de l'idolâtrie.
- الانعام اية ٧٧ : Sourate al-Anʿām, verset 77 : « Quand il vit la lune se lever, il dit : voici mon Seigneur ».
- ابراهيم ايه ١٣ : Sourate Ibrāhīm, verset 13 : révélation de Dieu aux prophètes.
- الاعراف اية ٨٩ : Sourate al-Aʿrāf, verset 89 : « Nous aurions inventé un mensonge contre Dieu ».
- الحديث الذي في حق أهل جهنم : Le ḥadīth concernant les gens de l'Enfer, rapporté dans les deux Ṣaḥīḥ.
- حمما : Ḥumaman : noir comme le charbon, pluriel de ḥuma.
- أمية بن ابي الصلت : Umayya ibn Abī al-Ṣalt, poète contemporain du Prophète, auteur d'un poème louant Sayf ibn Dhī Yazan.
- الضحى اية ٧ : Sourate al-Ḍuḥā, verset 7 : « Ne t'a-t-Il pas trouvé égaré et t'a guidé ? ».
- تقدمت ترجمته : Sa biographie a déjà été présentée.
- تقدمت ترجمته : Sa biographie a déjà été présentée.
- ان تضل احداهما فتذكر احداهما الآخرى : Référence au verset 282 de la sourate al-Baqara concernant le témoignage des femmes.
- القشيري : Al-Qushayrī : déjà mentionné.
- النساء اية ١١٣ : Sourate al-Nisā', verset 113 : « Et la grâce de Dieu sur toi est immense ».
- علي بن عيسى : ʿAlī ibn ʿĪsā al-Rummānī, grammairien et théologien.
- تقدمت ترجمته : Sa biographie a déjà été présentée.
- تقدمت ترجمته : Sa biographie a déjà été présentée.
- تقدمت ترجمته : Sa biographie a déjà été présentée.
- قراءة شاذة : Lecture chādh : une lecture coranique non conforme à la transmission majoritaire, considérée comme irrégulière.
- تقدمت ترجمته : Expression signifiant que la traduction ou la notice biographique de la personne a déjà été donnée précédemment dans l'ouvrage.
- يوسف اية ٩٥ : Sourate Joseph, verset 95.
- العزيز : Titre donné au gouverneur ou haut fonctionnaire en Égypte, ici Potiphar.
- يوسف ٣٠ : Sourate Joseph, verset 30.
- النحل اية ٤٤ : Sourate Les Abeilles, verset 44.
- الشعراء آية ٢٠ : Sourate Les Poètes, verset 20.
- ابن عرفة : Ibn 'Arafa : Al-Hasan Al-'Abdarî, traditionniste et éducateur, mort en 257 H.
- نفطويه : Nifṭawayh : 'Abd Allâh ibn Ibrâhîm ibn Muhammad ibn 'Arafa, grammairien et philologue, mort en 323 H.
- الازهري : Al-Azharî : Abû Mansûr Muhammad ibn Ahmad, philologue de renom, auteur du dictionnaire Tahdhîb al-Lugha, mort en 370 H.
- الجنيد : Al-Junayd : Abû Al-Qâsim al-Junayd ibn Muhammad, grand maître soufi, mort en 297 H.
- الضحى اية ٧ : Sourate Ad-Duhâ, verset 7.
- البقرة اية ٢٨ : Sourate La Vache, verset 28.
- الشورى اية ٥٢ : Sourate La Consultation, verset 52.
- تقدمت ترجمته في ج ١ ص ٥١ رقم ٢ : Renvoi à la notice biographique précédente.
- تقدمت ترجمته في ج ١ ص ٢٣٤ رقم ٤ : Renvoi à la notice biographique précédente.
- يوسف اية ٣ : Sourate Joseph, verset 3.
- يونس اية ٧ : Sourate Jonas, verset 7.
- أبو عبد الله الهروي : Abû 'Abd Allâh Al-Harawî : philologue, probablement Ahmad ibn Muhammad ibn 'Abbâs, mort en 401 H.
- أخرجه أبو يعلى الموصلي في مسنده : Rapporté par Abû Ya'lâ Al-Mawsilî dans son Musnad.
- عثمان بن أبي شيبة : 'Uthmân ibn Abî Shayba : traditionniste, mort en 239 H, considéré faible par certains.
- تقدمت ترجمته في ج ١ ص ١٥٤ رقم ١ : Renvoi à la notice biographique précédente.
- تقدمت ترجمته في ج ١ ص ١٦٥ رقم ١ : Renvoi à la notice biographique précédente.
- تقدمت ترجمته في ج ١ ص ١٥٨ رقم ١ : Renvoi à la notice biographique précédente.
- أم أيمن : Umm Ayman : Baraka, servante du Prophète et mère de Usâma ibn Zayd.
- تقدمت ترجمته في ج ١ ص ١٥٨ رقم ٥ : Renvoi à la notice biographique précédente.
- تقدمت ترجمته في ج ١ ص ٧١٩ رقم ٢ : Renvoi à la notice biographique précédente.
- صحيح البخاري : Le recueil de hadiths authentiques d'Al-Bukhârî.
- تأبير النخل : La pollinisation des palmiers : incident où le Prophète a suivi l'avis des compagnons plutôt que le sien.
- الروم اية ٧ : Sourate Les Romains, verset 7.
- تقدمت ترجمتها في ج ١ ص ٢٨٦ رقم ١ : Renvoi à la notice biographique précédente.
- مسندا : Hadith avec une chaîne de transmission complète et continue.
- صحيح مسلم : Le recueil de hadiths authentiques de Muslim.
- غزوة تبوك : Expédition de Tabûk, en l'an 9 H.
- حديث حذيفة المشهور : Célèbre hadith de Hudhayfa sur les épreuves.
- رواه البيهقي : Rapporté par Al-Bayhaqî dans ses ouvrages.
- حديث قدسي : Hadith où le Prophète rapporte les paroles d'Allah.
- السجدة ١٧ : Sourate La Prosternation, verset 17.
- الكهف اية ٦٦ : Sourate La Caverne, verset 66.
- رواه الديلمي : Rapporté par Ad-Daylamî dans son Musnad al-Firdaws.
- رواه أحمد في مسنده : Rapporté par Ahmad ibn Hanbal dans son Musnad.
- يوسف اية ٧٦ : Sourate Joseph, verset 76.
- تقدمت ترجمته في ج ١ ص ٥٢ رقم ٢ : Renvoi à la notice biographique précédente.
- تقدمت ترجمته في ج ١ ص ٥٢٣ رقم ١ : Renvoi à la notice biographique précédente.
- تقدمت ترجمته في ج ١ ص ٢١٤ رقم ٢ : Renvoi à la notice biographique précédente.
- رواه مسلم : Rapporté par Muslim dans son Sahîh.
- فأسلم : Lecture ambiguë : peut signifier « et il s'est soumis » (le diable) ou « et il a été préservé » (le Prophète).
- منصور : Mansûr : transmetteur fiable de ce hadith.
- تقدمت ترجمته في ج ١ ص ١٤٦ رقم ٥ : Renvoi à la notice biographique précédente.
- اسلم منه : Variante : « il a été préservé de lui ».
- حديث عائشة موجود في مسلم : Le hadith de 'Â'isha se trouve dans le Sahîh de Muslim.
- الفتح : La lecture avec fatḥa (a) sur la lettre lâm de « fa-aslama ».
- فضلت على ادم بخصلتين : Hadith rapporté par Al-Bayhaqî et Ibn Al-Jawzî.
- على كل أحد من بني آدم : Variante : « sur tout fils d'Adam ».
- عنه : Variante : « de lui ».
- في كل موطن : Variante : « dans chaque situation ».
- فأسره : Variante : « et il l'a capturé ».
- الاحاديث الصحيحة : Les hadiths authentiques des recueils d'Al-Bukhârî et Muslim.
- تقدمت ترجمته في ج ١ ص ٣١ رقم ٥ : Renvoi à la notice biographique précédente.
- تعرض لي : Variante : « se présente à moi ».
- عبد الرزاق : 'Abd Ar-Razzâq ibn Hammâm, traditionniste yéménite, mort en 211 H.
- ذعته : Verbe signifiant étrangler, pousser violemment ou rouler dans la poussière.
- سورة ص آية ٣٥ : Sourate Ṣâd, verset 35.
- أبو الدرداء : Abû Ad-Dardâ' : 'Uwaymir, compagnon du Prophète, mort en 32 H.
- الستة : Les six recueils de hadiths canoniques : Bukhârî, Muslim, Abû Dâwud, Tirmidhî, Nasâ'î, Ibn Mâjah.
- رواه البيهقي عن عبد الرحمن بن جيش : Rapporté par Al-Bayhaqî d'après 'Abd Ar-Rahmân ibn Jaysh.
- اردت اخذه : Variante : « j'ai voulu le prendre ».
- رواه ابن أبي حاتم عن ابن عباس : Rapporté par Ibn Abî Hâtim d'après Ibn 'Abbâs.
- تقدمت ترجمته في ج ١ ص ١٣٠ رقم ٥ : Renvoi à la notice biographique précédente.
- الانفال ٤٨ : Sourate Le Butin, verset 48.
- الشيخان : Al-Bukhârî et Muslim.
- أبو هريرة : Abû Hurayra : compagnon célèbre pour avoir rapporté de nombreux hadiths.
- الحجاب : Al-Ḥijâb : le voile, ici le placenta ou un voile protecteur.
- حديث في مسلم : Hadith dans Muslim : « Il n'est pas de nouveau-né que le diable ne pique... »
- في مرضه الذي مات فيه : Lors de la maladie finale du Prophète.
- لد : Lad : administration d'un remède liquide par un côté de la bouche.
- لم يبق أحد في البيت لا لد : Paroles du Prophète : « Il ne reste personne dans la maison qui n'ait été... » (sous-entendu : qui n'ait été puni).
- الموطأ : Al-Muwaṭṭa' : recueil de hadiths de Mâlik ibn Anas.
- الاعراف اية ٢٠٠ : Sourate Al-A'râf, verset 200.
- الاعراف ١٩٩ : Sourate Al-A'râf, verset 199.
- يوسف ١٠٠ : Sourate Joseph, verset 100.
- الوسوسة : Al-Waswasa : le murmure, le son subtil, aussi utilisé pour le tintement des bijoux.
- لد : Lad : remède liquide administré par gargarisme.
- التمني : At-Tamannî : ici signifie la récitation ou la lecture à voix basse.
- الحج ٥٢ : Sourate Al-Ḥajj, verset 52.
- أقاويل : Aqâwîl : pluriel du pluriel de qawl (paroles).
- الوعث : Al-Wa'th : terrain sablonneux difficile, puis par extension toute chose pénible.
Les notes et commentaires
La chamelle maigre 1. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 51, numéro 2 2. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 67, numéro 7 3. « … Et mentionne Notre serviteur Job, lorsqu'il invoqua son Seigneur : “Le Diable m'a touché de peine et de tourment.” » Sourate Ṣād, verset 41 4. Dans une autre copie : « et les affermit » 5. Josué, fils de Nûn, fils d'Éphraïm, fils de Joseph, fils de Jacob ; c'est un prophète qui vécut à l'époque de Moïse, paix sur lui. C'est lui qui établit pour les enfants d'Israël les prescriptions de la Torah après lui, combattit les géants, et pour qui le soleil fut retardé. C'est le jeune homme de Moïse mentionné dans la sourate al-Kahf 6. « … que je l'oublie, et il prit son chemin dans la mer, de façon étonnante. » al-Kahf, verset 63 7. « … Il resta donc en prison plusieurs années. » Yûsuf, verset 42 8. Comme dans al-Muwaṭṭa'… Et dans al-Bukhârî, d'après ‘Imrân ibn Ḥuṣayn : « Nous étions en voyage avec le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, jusqu'à ce que, à la fin de la nuit, nous fîmes une sieste, la plus agréable pour un voyageur. Seule la chaleur du soleil nous réveilla. ‘Umar se mit à crier jusqu'à ce que le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, se réveillât. Ils lui dirent : “Ô Messager de Dieu, si tu nous avais fait faire la sieste ?” Il dit : “Je craignais que vous ne dormiez pendant la prière.” Bilâl dit : “Je vous réveillerai.” Ils s'allongèrent, Bilâl appuya son dos contre sa monture, ses yeux le vainquirent et il dormit jusqu'au lever du soleil. Il dit : “Je n'ai jamais eu une sieste pareille.” Alors le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, leur ordonna de partir de … puis descendit, fit ses ablutions et pria avec eux. » Et dans le Muṣannaf de ‘Abd ar-Razzâq, d'après ‘Aṭâ' ibn Yasâr, qu'il était à Baṭn Tabûk… et de même dans les Dalâ'il d'al-Bayhaqî. On dit aussi que c'était lors de l'expédition de Mu'ta 9. Dans une autre copie : « et le poussa » 10. « … Il est un ennemi qui égare, déclaré. » al-Qaṣaṣ, verset 15 11. al-Ṣâffât, verset 65 12. Cette difficulté fut soumise à Abû ‘Ubayda Ma‘mar ibn al-Muthannâ : « Les Arabes ne connaissent pas les têtes des démons ; pourquoi donc le fruit de l'arbre Zaqqûm est-il comparé à quelque chose que les Arabes ne connaissent pas ? » Il répondit : « Les Arabes comparent ce qui est laid, qu'il s'agisse d'une chose, d'une parole ou d'un acte, à une autre chose laide, même s'ils ne l'ont pas vue. C'est comme la parole d'Imru' al-Qays : “Et des lances polies, bleues, comme les crocs des goules” alors qu'ils n'ont jamais vu de goule ni ses crocs. Mais parce que la laideur de cela était présente dans leurs récits, ils l'ont comparé. » 13 Dans un hadith rapporté par les deux Shaykhs, que Dieu les agrée, concernant celui qui passe devant le priant 14. Aussi : dérivé de âḍâ ya'îḍu, quand il revient 15. « … Je ne cesserai pas jusqu'à ce que j'atteigne le confluent des deux mers, dussé-je voyager de longues années. » al-Kahf, verset 60 16. Dans une autre copie : « avant » 17. « … le rappel de son Seigneur ; il resta donc en prison plusieurs années. » Yûsuf, verset 42 18. Dans une version de Mâlik et d'al-Bayhaqî, d'après Zayd ibn Aslam 19. Dans une autre copie : « par sa tutelle » 20. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 770, numéro 7 21. Les dalâ'il : on ne forme pas le pluriel de dalîl en dalâ'il. Mais dalâla se met au pluriel en dalâ'il 22. Abû Isḥâq al-Isfarâ'înî : Ibrâhîm ibn Muḥammad ibn Ibrâhîm ibn Mihrân ; Isfarâ'in est une ville du Khorassan. C'est un imam illustre, versé dans les sciences religieuses, la théologie, les branches et les fondements. Il mourut à Nishapur le jour de ‘Âshûrâ' de l'an 418 de l'Hégire 23. (2) al-Ustâdh : mot arabisé signifiant le maître dans une science ou un art 24. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 385, numéro 1 25. Ce hadith a été rapporté par l'imam Aḥmad, Abû Dâwûd et al-Ḥâkim, qui l'ont jugé authentique 26. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 72, numéro 1 27. Dans une autre copie : « et nous ferons revenir » de al-wurûd, c'est-à-dire la mention 28. « … Sourate an-Najm, versets 3 et 4 29. « … Croyez donc, cela est meilleur pour vous. Mais si vous mécroyez, alors à Dieu appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre ; et Dieu est Omniscient, Sage. » an-Nisâ', verset 170 30. « … Et craignez Dieu ; Dieu est dur en punition. » Sourate al-Ḥashr, verset 7 31. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 584, numéro 2 32. C'est-à-dire dans ce qu'ont rapporté Ibn Jarîr, Ibn al-Mundhir et Abû Ḥâtim, avec une chaîne interrompue, d'après Sa‘îd ibn Jubayr 33. al-Lât : idole appartenant à Thaqîf à Ṭâ'if ou à Nakhlah 34. al-‘Uzzâ : féminin de al-A‘azz ; elle était adorée par Ghatafân ; le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, envoya Khâlid ibn al-Walîd qui la coupa 35. Manât : avec ou sans prolongation ; rocher appartenant à Hudhayl et Khuzâ‘a, qu'ils adoraient, par lequel ils se rapprochaient et auprès duquel ils faisaient retraite 36. Sourate an-Najm, versets 19 et 20 37. al-Gharânîq : pluriel de ghurnûq ou ghurnayq ; à l'origine, les mâles des oiseaux aquatiques au long cou… On dit : la grue. On dit aussi du jeune homme plein de jeunesse, de beauté et de blancheur. On entend ici les idoles, qu'ils ont comparées à l'oiseau qui plane dans les airs et s'élève vers le ciel, parce qu'elles les rapprochent de Dieu 38. « … Sauf lorsque [le Prophète] désire, alors le Diable jette [quelque chose] dans son désir ; puis Dieu abroge ce que le Diable a jeté, ensuite Dieu affermit Ses versets ; et Dieu est Omniscient, Sage. » al-Ḥajj, verset 52 39. « … de ce que Nous t'avons révélé, afin que tu inventes contre Nous autre chose ; et alors ils t'auraient pris pour ami. » al-Isrâ', verset 73 40. Hadith désavoué du point de vue de la transmission et de la raison 41. C'est-à-dire parmi les auteurs des six livres 42. Mais un groupe l'a rapporté avec des chaînes faibles, fragiles, interrompues, forgées ou élevées 43. Dans une autre copie : « les falsificateurs » 44. Abû al-Fatḥ al-Ya‘murî a dit dans sa Sîra al-Kubrâ, textuellement : « Il m'est parvenu que le ḥâfiẓ ‘Abd al-‘Aẓîm al-Mundhirî rejetait totalement ce hadith du point de vue des transmetteurs. » Et al-Ḥalabî a mentionné qu'un de ses maîtres, lorsqu'il lui lisait ce propos, disait : « Il est faux, rien n'en est authentique, ni du point de vue de la transmission ni du point de vue de la raison. » 45 Dans une autre copie : « Abû Bakr » 46. Abû Bakr ibn al-‘Alâ' al-Mâlikî : connu sous le nom d'Ibn al-‘Arabî 47. Dans une autre copie : « par haine » ; dans une autre : « par recherche minutieuse » 48. Dans une autre copie : « sa transmission » 49. Dans une autre copie : « ses chaînes » 50. C'est-à-dire les auteurs reconnus comme Ibn Jarîr, Abû Ḥâtim et Ibn al-Mundhir 51. C'est-à-dire les auteurs fiables comme az-Zuhrî, Qatâda et leurs semblables 52. Dans une autre copie : « en elle » ; dans une autre : « de lui » 53. Shu‘ba : Ibn al-Ḥajjâj, l'un des imams vertueux 54. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 58, numéro 4 55. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 52, numéro 6 56. C'est-à-dire je pense ; et cela s'emploie pour le doute sur ce qui lui a échappé 57. C'est-à-dire dans son texte et son origine, non dans sa chaîne 58. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 355, numéro 4 59. Umayya ibn Khâlid : fiable, rapporté par Muslim et d'autres ; mort en 181 de l'Hégire ; sa biographie dans al-Mîzân 60. (5) Abû Bishr : Ja‘far ibn Abî Waḫshiyya Iyâs, le successeur fiable ; mort en 125 de l'Hégire ; rapporté par les auteurs des six livres ; sa biographie dans al-Mîzân 61. al-Kalbî : de la tribu de Kalb ; Abû an-Naṣr Muḥammad ibn as-Sâ'ib, l'exégète, généalogiste, traditionniste célèbre. La plupart disent qu'il n'est pas fiable, surtout quand il rapporte 62. Abû Ṣâliḥ : Bâdhân ; il rapporte de sa cliente Umm Hâni' et de ‘Alî, que Dieu honore son visage ; as-Suddî et d'autres ont rapporté de lui ; les auteurs des quatre Sunan ont rapporté de lui ; Abû Ḥâtim a dit : on ne se base pas sur lui… Et il n'a pas entendu d'Ibn ‘Abbâs ce hadith ; donc le hadith est interrompu 63. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 355, numéro 4 64. C'est-à-dire d'après al-Kalbî 65. Car lui et d'autres traditionnistes ont dit : il est menteur, faussaire, on ne se fie pas à lui, bien qu'il soit un imam en langue et en exégèse. Al-Jurjânî, Ibn Ma‘în et d'autres ont dit : il forge des hadiths, menteur, on ne se base pas sur lui. Il rapporte d'après Abû Ṣâliḥ d'après Ibn ‘Abbâs, mais Abû Ṣâliḥ n'a pas rapporté d'Ibn ‘Abbâs. Ibn Ḥibbân a dit : il n'est pas solide en religion, son mensonge est plus évident que de le mentionner, et il n'a pas entendu d'Abû Ṣâliḥ 66. Al-Ḥâfiẓ Ibn Ḥajar a dit : La parole d'Abû Bakr ibn al-‘Arabî selon laquelle toutes les voies de ce hadith sont fausses, et la parole de ‘Iyâḍ dans ash-Shifâ' selon laquelle aucun des gens de l'authenticité ne l'a rapporté, qu'il n'a pas de chaîne continue, que ses transmetteurs sont faibles et ses versions confuses, et que ceux qui l'ont rapporté parmi les exégètes et autres ne l'ont attribué à personne ni élevé au Prophète… tout cela n'a pas de fondement. Car il a de nombreuses voies multiples et continues, et tout cela indique qu'il a une origine. Parmi ces chaînes, certaines sont selon les conditions de l'authentique. Et bien qu'elles soient interrompues, celui qui se base sur le hadith interrompu s'en sert, comme Mâlik et d'autres, et elles se renforcent mutuellement. Il apparaît donc que l'exagération de l'auteur, que Dieu l'agrée, n'est pas satisfaisante. Voir aussi (295) pour l'analyse de ce sujet 67. yatasawwar : à l'origine, escalader et monter ; ici, au sens de dominer 68. « … Nous l'aurions saisi par la main droite… » al-Ḥâqqa, versets 44 et 45 69. « … Puis tu ne trouveras contre Nous aucun secoureur. » verset 75 70. ṣanâdîd : pluriel de ṣindîd, le seigneur courageux, clément, généreux, noble ; on entend par là les notables de leurs chefs 71. Dans une autre copie : « et la joie maligne » 72. aṣ-ṣawla : la domination et la contrainte 73. C'est-à-dire l'affaire de al-Ḥudaybiyya, où le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, vit en rêve qu'il entrait à La Mecque avec ses compagnons… Cette vision fut une tentation pour les gens ; l'histoire se trouve dans les Sîra et les commentaires d'al-Bukhârî 74. tashghîb : provocation du mal 75. bint shafah : la parole, comme si elle sortait de la lèvre comme l'enfant sort du ventre de sa mère 76. ijthithâth : déraciner l'arbre de sa base 77. Al-Qarâfî a dit dans son commentaire des Quarante de l'imam ar-Râzî : La réponse solide à cela, en admettant son authenticité, est que Dieu l'a préservé. Dieu lui a ordonné de psalmodier le Coran, ce qu'il faisait. Les démons ont pu, pendant son silence entre les versets, glisser ce qu'ils avaient inventé de ces mots en imitant sa voix, que Dieu prie sur lui et le salue. Certains mécréants qui étaient près de lui se prosternèrent avec lui, et ils crurent que c'était de sa parole et le répandirent. Cela ne porta pas atteinte aux musulmans, car ils avaient mémorisé la sourate telle qu'elle avait été révélée auparavant, et ils connaissaient de sa part, que Dieu prie sur lui et le salue, ce qu'ils savaient de son blâme des idoles… Et il s'attrista 78.
«... de ce que Nous t'avons révélé, pour que tu inventes contre Nous autre chose ; et alors ils t'auraient pris pour ami intime 79.» (al-Isrā' 17:73) 307 Chez les traditionnistes 80, lorsqu'un hadith contredit le Coran et qu'on ne peut ni l'interpréter ni concilier les deux, on le juge faible. Or tu sais que ce hadith a été rapporté par Muslim 308. «... Les femmes, verset 113 81.» L'auteur l'a cité comme preuve, mais le verset n'a pas été révélé à propos de cet incident ; il a été révélé à propos des Banū Zafar 309. Le rapporteur 82 en est Ibn Abī Ḥātim et d'autres 310. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, p. 22, n° 6 311. Dans une autre copie : « n'est pas » (lā yakūn) avec omission de « mā » et « fa-huwa » 312. « Sanā » : avec qaṣr 83, la lumière ; avec mad 84, l'élévation et la noblesse 313. « La lumière, verset 43 85.» 314 Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, p. 470, n° 5 315. On rapporte aussi : « Je l'ai réclamé » 316. Dans une autre copie : « et ce que » 317. Ibn al-Anbārī 86 : c'est l'imam, le ḥāfiẓ 87, Abū Bakr Muḥammad ibn al-Qāsim ibn Bashshār al-Naḥwī 88 ; il était l'un des plus savants en littérature et en grammaire. Né en 271 H, ont rapporté de lui al-Dāraquṭnī, Ibn Ḥayyawayh, al-Bazzār et d'autres. Il était véridique, pieux, et suivait la Sunna. Il composa de nombreux ouvrages, notamment sur le Coran, les termes rares, les problèmes, la pause et la reprise. On rapporte qu'il disait : « Je retiens treize coffres. » On dit aussi qu'il mémorisait cent vingt exégèses avec leurs chaînes de transmission, et trois cents témoignages coraniques. Il dicta le livre Gharīb al-Ḥadīth 89, qui aurait fait quarante-cinq mille feuillets, le Sharḥ al-Kāfī 90 d'environ mille feuillets, et le Kitāb al-Aḍdād 91 très volumineux, ainsi que le Kitāb al-Jāhilīyāt 92 de sept cents feuillets. Il était le chef de l'école grammaticale de Kūfa. Il mourut la nuit de la fête du sacrifice à Bagdad en 328 H 318. Dans une autre copie : « mention » 319. « Safsāfahā 93 » : c'est-à-dire ce qu'il y a de vil. À l'origine, c'est la poussière qui s'élève de la farine lorsqu'on la tamise, ou de la terre quand on la soulève. Dans un hadith : « Dieu aime les choses élevées et déteste leur safsāf 94.» 320 Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, p. 62, n° 3 321. Muqātil 95 : c'est Ibn Ḥibbān al-Khurāsānī, l'ascète, l'exégète digne de confiance. Ont rapporté de lui les auteurs des Sunan et d'autres. Il mourut avant 150 H. Il existe un autre Muqātil, Muqātil ibn Sulaymān, traditionniste et exégète, mais accusé de mensonge. Ici, il s'agit apparemment du premier 322. « Sinah 96 » : c'est une torpeur au début du sommeil, avant l'endormissement profond qui empêche la sensation et la perception ; elle est proche de l'assoupissement, mais les deux ne sont pas synonymes 323. Sa biographie a déjà été donnée au volume 2, p. 292, n° 1 324. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, p. 251, n° 4 325. Abū Bakr ibn 'Abd al-Raḥmān : dans une autre copie : « Abū 'Abd al-Raḥmān », les deux sont corrects. C'est Abū Bakr ibn 'Abd al-Raḥmān ibn Hishām ibn al-Mughīra al-Makhzūmī al-Qurashī, le Tābi'ī 97, l'imam, l'un des sept jurisconsultes selon certains. Il était l'un des nobles de Quraysh et surnommé « le moine » pour son ascétisme. On dit que son nom est Abū Bakr et sa kunya 98 Abū 'Abd al-Raḥmān. Al-Nawawī dit : son nom est Muḥammad et sa kunya Abū 'Abd al-Raḥmān ; le plus correct est que son nom est sa kunya. Il mourut en 94 H, ou selon d'autres 326. Dans une autre copie : « il a bien fait » 327. «... Quand la nuit l'enveloppa, il vit un astre et dit : "Voici mon Seigneur !" Puis, lorsqu'il disparut, il dit : "Je n'aime pas ceux qui disparaissent." » (al-An'ām 6:76) 328 Le verset : « Il dit : "C'est plutôt leur plus grand que voici qui l'a fait. Interrogez-les donc, s'ils peuvent parler." » (al-Anbiyā' 21:63) 329 Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, p. 385, n° 1 330. Comme l'a choisi al-Qarāfī 331. C'est-à-dire selon le Qāḍī 99 Abū Bakr 332. Al-tartīl 100 : c'est la lecture du Coran avec pondération 333. Dans une autre copie : « dans sa récitation » 334. Comme l'a dit 'Ā'isha, qu'Allah l'agrée, lorsqu'on l'interrogea sur sa lecture, que la prière et le salut soient sur lui : « Si quelqu'un voulait compter ses lettres, il le pourrait », en raison de sa lenteur, de la perfection de ses lettres, de la clarté de leurs voyelles et de leurs prolongations 335. Mūsā ibn 'Uqba : dans certaines copies : « Muḥammad ibn 'Uqba », ce qui est une erreur manifeste. Al-Ḥāfiẓ al-Ḥalabī dit qu'il ne fait aucun doute qu'il s'agit de Mūsā ibn 'Uqba ibn 'Abbās, client des Āl al-Zubayr, ou dit-on client d'Umm Khālid. De nombreux savants ont rapporté de lui ; il était fiable et digne de confiance. Il mourut en 141 ou 142 H. Les six recueils 101 ont rapporté de lui. Ses Maghāzī 102 sont parmi les plus authentiques, comme l'a dit l'imam Mālik. Il a écrit un livre sur les expéditions du Prophète, que la prière et le salut soient sur lui. Muḥammad ibn 'Uqba est le frère de Mūsā. 'Uqba eut plusieurs enfants, tous jurisconsultes et traditionnistes, chacun ayant un cercle dans la mosquée du Messager de Dieu, que la prière et le salut soient sur lui. Leurs biographies sont célèbres 336. «... Sauf lorsque [le Messager] souhaite 103, alors Satan jette [quelque chose] dans son souhait ; puis Dieu abroge ce que Satan jette, et ensuite Dieu confirme Ses versets. Et Dieu est Omniscient, Sage. » (al-Ḥajj 22:52) 337 Le poète a dit : « Il souhaita le Livre de Dieu la première nuit... David souhaita le Psautier avec mesure. » 338 Le verset : « Et parmi eux, il y a des illettrés qui ne connaissent du Livre que des souhaits 104 ; et ils ne font que conjecturer. » (al-Baqara 2:78) 339 Le verset... al-Ḥajj 22:52 340. Sa biographie a déjà été donnée au volume 2, p. 292, n° 1 341. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, p. 299, n° 3 342. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, p. 70, n° 1 343. «... al-Najm, verset 21 105.» 344 Le correct est : « Il égare par elle beaucoup et guide par elle beaucoup ; mais Il n'égare par elle que les pervers. » (Sourate al-Baqara) 345 «... Pour faire de ce que Satan jette... » al-Ḥajj, les deux versets 53 et 54 346. Sourate Fuṣṣilat, verset 26 347. «... Et Nous n'avons envoyé avant toi aucun Messager ni Prophète sans que, lorsqu'il souhaite 106, Satan ne jette [quelque chose] dans son souhait. Alors Dieu abroge ce que Satan jette, et ensuite Dieu confirme Ses versets. Et Dieu est Omniscient, Sage. » (al-Ḥajj 22:52) 348 Sourate al-Ḥijr, verset 9 349. Dans une autre copie : « dans » 350. Dans une autre copie : « que » 351. «... Si seulement il y avait eu une cité qui avait cru et dont la foi lui avait profité, excepté le peuple de Jonas : lorsqu'ils eurent cru, Nous leur ôtâmes le châtiment de l'ignominie dans la vie présente et Nous les fîmes jouir pour un temps. » (Yūnus 10:98) 352 « Makhā'iluhu 107 » : pluriel de makhīla, qui signifie l'indice, de khāla, « il a pensé » 353. Rapporté de lui par Ibn Mardawayh comme hadith marfū' 108 et par Ibn Abī Ḥātim comme hadith mawqūf 109 354. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, p. 214, n° 2 355. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, p. 58, n° 4 356. Dans une autre copie : « comme la nouvelle lune est voilée par le nuage » 357. Rapporté par Ibn Jubayr d'après 'Ikrima, client d'Ibn 'Abbās, que Dieu Très-Haut l'agrée 358. 'Abd Allāh ibn Abī Sarḥ : c'est 'Abd Allāh ibn Sa'd ibn Abī Sarḥ ibn al-Ḥārith al-'Āmirī al-Qurashī, le Compagnon, scribe du Prophète, que la prière et le salut soient sur lui. Il embrassa l'Islam avant la conquête de La Mecque, émigra, puis apostasia, puis revint à l'Islam et son Islam fut bon, comme cela a été dit. Il fut gouverneur sous le califat de 'Uthmān. Lorsque celui-ci fut tué, il se retira des gens, s'adonna à l'adoration et demanda à Dieu de le faire mourir après la prière ; il mourut après avoir salué à la fin de la prière de l'aube, comme l'a mentionné al-Suhaylī 359. C'est-à-dire dans une autre version de ce hadith rapportée par al-Suddī 360. C'est-à-dire dans le hadith rapporté par al-Bukhārī ; lorsque le terme est employé absolument, on entend le Ṣaḥīḥ d'al-Bukhārī 361. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, p. 47, n° 1 362. Al-Burhān dit : « Je ne le connais pas par son nom. » Dans Muslim, il est dit que c'est un homme des Banū al-Najjār 363. Il mourut apostat ; ils l'enterrèrent, mais la terre le rejeta. Ils dirent : « C'est l'œuvre de Muḥammad. » Ils creusèrent plus profondément, mais il fut rejeté une seconde fois. Ils firent de même une troisième fois, et il fut rejeté. Alors ils le laissèrent 364. C'est-à-dire les savants de la religion ou du hadith 365. «... Et le correct est : "Seuls inventent des mensonges..." (al-Naḥl 16:105) 366. Déjà mentionné précédemment 367. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, p. 355, n° 4 368. L'un des rapporteurs 369. Ḥumayd : ibn 'Abd al-Raḥmān ; il avait de longs bras. Il mourut en priant debout en 142 H. Ils l'ont jugé fiable, mais on dit qu'il était mudallis 110. Les six recueils ont rapporté de lui. Il n'est pas caché que le hadith qu'il a rapporté et que l'auteur cite a été rapporté par al-Bukhārī 370. Mais al-Bukhārī a rapporté son hadith ; la réfutation de l'auteur n'est pas correcte. Ce qu'il devrait dire, c'est : « Celui qui a dit cela a menti et a calomnié », et cela ne porte pas atteinte au fond de l'histoire et à son authenticité, car elle est rapportée dans les deux Ṣaḥīḥ 111 371. 'Abd Allāh ibn 'Azīz ibn Rufay' : un Tābi'ī 97 éminent et fiable. Il a rapporté d'Ibn 'Abbās et d'Ibn 'Amr ; ont rapporté de lui Shu'ba et Abū Bakr ibn 'Ayyāsh. Il mourut en 103 H. Les six imams 101 ont rapporté de lui 372. Déjà mentionné 373. Dans une autre copie : « affaiblissement » 374. Dans une autre copie : « les versets » 375. Sourate al-Mā'ida, verset 18 376. C'est la lecture mutawātir 112 377. C'est une lecture shādhdha 113 378. « Nunshiruhā 114 » : de al-nashr, c'est-à-dire Nous la ranimons ; c'est la lecture d'Abū 'Amr et d'autres 379. « Nunshizuhā 115 » : c'est-à-dire Nous la remuons et élevons certaines parties sur d'autres, de al-nashz, qui est le lieu élevé 380. « Yaqḍī al-ḥaqq 116 » : c'est la lecture d'Abū 'Amr et d'autres 381. C'est la lecture de Nāfi' et d'autres, c'est-à-dire « Il suit la vérité » 382. Dans une autre copie : « états » 79. Il, que la prière et le salut soient sur lui, plaisantait mais ne disait que la vérité, comme lorsqu'il dit à une vieille femme : « Nulle vieille femme n'entrera au Paradis », ou à un bédouin : « Je te porterai sur le fils d'une chamelle », ou à une femme : « Ton mari a-t-il du blanc dans les yeux ? » 80. Dans une autre copie : « et en quoi » 81. Dans une autre copie : « et qu'ils » 82. Ibn Abī al-Ḥuqayq : un des Juifs de Khaybar ; ce n'est pas Kināna ibn al-Rabī' ibn Abī al-Ḥuqayq, l'époux de Ṣafiyya bint Ḥuyayy ibn Akhṭab, la Mère des croyants, que Dieu l'agrée, car celui-ci fut tué du temps du Prophète, que la prière et le salut soient sur lui 83. Ce hadith a été rapporté par al-Bukhārī dans le récit de l'expulsion des Juifs de Khaybar, d'après Ibn 'Umar. Muslim l'a également rapporté 84. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, p. 113, n° 4 85. « Huzayla 117 » : diminutif de hazla, qui est l'acte de plaisanterie, par opposition au sérieux, comme dans al-Nihāya 86. Déjà mentionné 87. Dans ce que Muslim a rapporté d'après Ṭalḥa, Anas et d'autres 88. Dans une autre copie : « de l'histoire de son retour, que la prière et le salut soient sur lui » 89.
(12) [p.313] Que la prière et la paix soient sur lui, dans un hadith rapporté par les deux cheikhs (al-Bukhārī et Muslim) d'après Abū Mūsā al-Ash‘arī – que Dieu Très-Haut l’agrée – lors de l’expédition de Tabūk, lorsque certains Compagnons lui demandèrent – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui – de les transporter, il dit : « Par Dieu, je n’ai pas de quoi vous transporter. » Puis, après cela, des chameaux lui furent apportés, il les donna au demandeur et dit : « Ce n’est pas moi qui vous ai transportés, mais c’est Dieu Très-Haut qui vous a transportés. » Puis il dit : « Par Dieu, je ne jure pas… » le hadith. (13) [p.313] Dans un hadith rapporté par les deux cheikhs d’après Umm Salama – que Dieu l’agrée. (14) [p.313] Et sa suite : « Et peut-être que certains d’entre vous sont plus éloquents dans leur argumentation que d’autres. Celui à qui j’aurai attribué quelque chose du droit de son frère, c’est comme si je lui avais attribué un morceau de feu. » (15) [p.313] Dans ce qu’ont rapporté les six imams d’après al-Zubayr. (16) [p.313] Asq : avec la fatḥa sur le hamza. (17) [p.313] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 591 », n° « 5 ». (18) [p.313] Al-jidr : avec la fatḥa ou la kasra sur le jīm, le sukūn sur le dāl non pointé, et le rā’, une variante de al-jidār (le mur). Ce qui est visé ici est le pied du mur, comme l’a mentionné al-Nawawī. Dans une copie : al-judur avec deux ḍammas, qui est le pluriel de jidār. (19) [p.313] Un homme des Anṣār était en dispute avec al-Zubayr à propos de l’eau d’irrigation… Le Messager de Dieu – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui – jugea entre eux. L’homme dit : « C’est parce qu’il est le fils de ta tante… » Alors le visage du Prophète – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui – changea de couleur et il dit : « Le hadith… » Et c’est à propos de cet homme que fut révélée la parole de Dieu Très-Haut : « Mais non ! Par ton Seigneur ! Ils ne croiront pas jusqu’à ce qu’ils te prennent pour juge de ce qui les oppose entre eux. » (20) [p.313] Et on rapporte : « leurs semblables ». (21) [p.314] On a rapporté qu’al-Bukhārī se rendit chez un homme dans un lieu éloigné pour prendre un hadith de lui. Lorsqu’il l’eut rejoint après un long voyage, il le trouva tenant sa queue (de sa monture) en faisant signe à sa bête rétive pour la calmer, en lui donnant l’illusion qu’il avait de l’orge dans son giron, alors qu’il n’en avait pas. Al-Bukhārī s’éloigna de lui et ne prit aucun hadith de lui, car il l’avait vu mentir à un animal. (22) [p.315] Dans une copie : « sur ». (23) [p.315] Dans une copie : « il resta en arrière ». (24) [p.315] Dans une copie : « on n’est pas indulgent » (au passif). (25) [p.315] Dans une copie : « de ce que ». (26) [p.315] Réponse à une question sous-entendue : « Ceci inclut-il ce qui est antérieur à la prophétie ? » (27) [p.315] Et on rapporte : « et les gens de la transmission (ahl al-naql) se sont accordés ». (28) [p.315] Et parmi cela, Sa parole Très-Haut : « Nous savons bien que ce qu’ils disent t’afflige. Ce n’est pas toi qu’ils traitent de menteur » (avec tashdīd ou takhfīf), c’est-à-dire : ils ne t’attribuent pas le mensonge. (29) [p.316] Ce hadith a été rapporté par les deux cheikhs, Mālik, al-Tirmidhī et d’autres. L’auteur – que Dieu lui fasse miséricorde – ne l’a pas rapporté par la voie des deux Ṣaḥīḥ, mais par une autre voie… L’auteur l’a rapporté d’après al-Muwaṭṭa’, car entre lui et Mālik il y a sept personnes. De même dans Muslim, mais al-Muwaṭṭa’ a préséance chez les Maghrébins. S’il l’avait rapporté d’après al-Nasā’ī, il aurait eu une chaîne plus élevée que celle d’al-Muwaṭṭa’ d’après Abū Hurayra. (30) [p.316] Il s’agit d’Ibrāhīm ibn Ja‘far, surnommé Abū Isḥāq, célèbre pour sa maîtrise du fiqh. C’est un savant renommé, pieux et vertueux. (31) [p.316] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 31 », n° « 5 ». (32) [p.316] Et on a dit : al-ẓuhr (la prière du midi), comme dans la version de Muslim. (33) [p.316] Dhū al-Yadayn : il a été ainsi nommé parce que ses mains ou l’une d’elles étaient longues… Al-Zuhrī, malgré l’étendue de sa science, s’est trompé ici en disant : Dhū al-Shimālayn, ce qui est incorrect, car Dhū al-Shimālayn fut martyrisé à Badr, tandis que Dhū al-Yadayn assista à l’histoire d’Abū Hurayra, et la conversion à l’Islam d’Abū Hurayra eut lieu après Khaybar… Sa mort fut tardive, au point que des gens de la génération suivante et des Tābi‘īn, comme Muṭayr, rapportèrent de lui. Dire qu’ils ne font qu’un est incorrect, car Dhū al-Shimālayn était Khuzā‘ī et Dhū al-Yadayn était Sulamī. (34) [p.317] Aqṣartu : rapporté avec la fatḥa sur le qāf, au sens de « j’ai manqué », et rapporté avec la ḍamma sur le qāf, de al-qasr, contraire de l’accomplissement. Al-Nawawī a dit : les deux sont corrects… Le second est plus célèbre et plus correct. (35) [p.317] Il a déjà été mentionné plus haut. (36) [p.317] Dans une copie : « dans son égarement ». (37) [p.317] Al-ta‘assuf (l’action de s’écarter de la voie) est le fait de quitter la grand-route et d’emprunter une voie avec difficulté. Dans son sens, il y a al-i‘tisāf. On les a réunis pour insister. (38) [p.317] C’est-à-dire : nous l’avons affaibli. (39) [p.318] Dans une copie : « et nous le mentionnons ». (40) [p.318] C’est-à-dire : selon l’avis le plus correct. (41) [p.318] Et on rapporte : « et lui ». (42) [p.318] Dans une copie : « et je n’ai pas oublié ». (43) [p.319] Dans une copie : « le terme ». (44) [p.319] C’est le deuxième avis. (45) [p.319] C’est le troisième avis. (46) [p.319] Abū al-Faḍl, l’auteur. (47) [p.319] Dans ce qu’ont rapporté les deux cheikhs d’après Ibn Mas‘ūd – que Dieu les agrée tous deux. (48) [p.319] Et selon Abū ‘Ubayd : « Quelle mauvaise chose pour l’un de vous que de dire : j’ai oublié telle et telle sourate. Ce n’est pas lui qui a oublié, mais il a été fait oublier. » Mais l’apparent du hadith spécifie l’oubli aux versets du Coran, donc il ne s’applique pas à toutes les paroles et actions. (49) [p.319] Dans une copie : « dans la version de l’autre hadith », sans « certains ». (50) [p.319] Dans une copie : « mais moi ». (51) [p.319] Dans une copie : « car tout cela ». (52) [p.320] Istatartuhu : c’est-à-dire : je l’ai extrait. De là vient Sa parole Très-Haut : « et font ainsi s’élever la poussière » (fā’atharna bihi naq‘an). Son origine est : il a soulevé la poussière, l’a mise en mouvement jusqu’à ce qu’elle s’agite. (53) [p.320] C’est pourquoi Dieu Très-Haut a dit : « N’oublie pas » (fa-lā tansā), c’est-à-dire par ton choix, « sauf ce que Dieu veut » (illā mā shā’a Allāh), en te faisant oublier sans négligence de ta part. (54) [p.320] Cette phrase est absente de certaines copies et présente dans d’autres. (55) [p.320] Dans une copie : « mentionné dans le hadith », c’est-à-dire le hadith authentique rapporté par les deux cheikhs d’après Abū Hurayra – que Dieu Très-Haut l’agrée – que le Prophète – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui – a dit : « Abraham n’a menti que trois mensonges », etc. (56) [p.321] « … et dit : “Je suis malade.” » (al-Ṣāffāt, verset 89) (57) [p.321] « … Il dit : “C’est plutôt leur plus grand que voici qui l’a fait. Interrogez-les donc, s’ils peuvent parler.” » (al-Anbiyā’, 63) (58) [p.321] Ce sont ceux mentionnés dans le hadith. (59) [p.321] Ma‘ārīḍ : pluriel de mi‘rāḍ, qui vient de al-ta‘arrud, contraire de la déclaration explicite. C’est un type de périphrase, comme la double entente (tawriya), qui consiste à dire une chose qui donne l’impression du contraire de ce que l’on veut. (60) [p.321] Mandūḥa : c’est-à-dire une large place, de nadaḥa, s’élargir. Il se prononce avec la kasra sur le mīm. (61) [p.321] Dans le hadith rapporté par al-Bukhārī dans al-Adab al-Mufrad, avec une chaîne remontant à un Compagnon (mawqūf) : « Dans les périphrases (ma‘ārīḍ) du langage, il y a de quoi se passer du mensonge. » Rapporté par al-Ṭabarānī et al-Bayhaqī par une autre voie d’après Qatāda, remontant au Prophète (marfū‘). Al-‘Irāqī l’a jugé bon (ḥasan). (62) [p.321] al-Ṣāffāt, verset 89. (63) [p.321] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, « 60 », n° « 8 ». (64) [p.321] Dans une copie : « ce que tu as vu ». (65) [p.322] « … Il dit : “C’est plutôt leur plus grand que voici qui l’a fait. Interrogez-les donc, s’ils peuvent parler.” » (al-Anbiyā’, verset 63) (66) [p.322] Ce qu’ont rapporté les deux cheikhs d’après Abū Hurayra – que Dieu l’agrée. (67) [p.322] « … Réconciliez donc vos deux frères et craignez Dieu, peut-être obtiendrez-vous miséricorde. » (al-Ḥujurāt, verset 10) (68) [p.323] Dans Muslim : « deux concernant Dieu et une concernant Sarah. » (69) [p.323] Il fait allusion à ce qui est dans les deux Ṣaḥīḥ, d’après Abū Hurayra – que Dieu l’agrée – qu’ils viendront à Abraham – que la paix soit sur lui – et diront : « Tu es le Prophète de Dieu et Son ami intime. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ? » Il dira : « Mon Seigneur s’est aujourd’hui mis en colère d’une colère telle qu’Il ne s’est jamais mis en colère avant ni après. Et j’ai menti trois mensonges (et il les mentionnera). Allez vers un autre que moi. » Le hadith. (70) [p.323] Dans une copie : « de Son châtiment ». (71) [p.323] Le hadith rapporté par les deux cheikhs d’après Ka‘b ibn Mālik – que Dieu Très-Haut l’agrée. Dans une copie : « et de même le hadith ». (72) [p.324] Le hadith est rapporté dans le Ṣaḥīḥ d’après Abū Sufyān – que Dieu Très-Haut l’agrée. Et les deux cheikhs l’ont rapporté. (73) [p.324] Et la servitude (‘ubūdiyya) est le plus haut degré de l’élection, en raison de Sa parole Très-Haut : « Gloire à Celui qui a fait voyager de nuit Son serviteur » (al-Isrā’, verset 1). Al-Khafājī a mentionné deux vers du Qāḍī ‘Iyāḍ – que Dieu lui fasse miséricorde : « Et ce qui a accru mon honneur et mon orgueil, / au point que j’ai failli toucher les Pléiades avec la plante de mes pieds, / c’est d’être entré sous Ta parole : “Ô Mes serviteurs”, / et d’avoir fait de toi, pour ta création, un Prophète pour moi. » (74) [p.324] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 52 », n° « 6 ». (75) [p.325] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 523 », n° « 1 ». (76) [p.325] « … Ils trouvèrent l’un de Nos serviteurs à qui Nous avions accordé une miséricorde de Notre part et que Nous avions instruit d’une science venant de Nous. » (al-Kahf, 65) (77) [p.325] ‘Utb : avec la fatḥa sur le ‘ayn non pointé et le sukūn sur le tā’ à deux points au-dessus. (78) [p.325] « … C’est Toi, certes, le Savant, le Sage. » (al-Baqara, 32) (79) [p.325] Et la version des deux Ṣaḥīḥ : « Je suis le maître des fils d’Adam au Jour de la Résurrection, et ce n’est pas de la vantardise. » (80) [p.326] « … Voilà l’interprétation de ce que tu n’as pu supporter avec patience. » (al-Kahf, verset 82) (81) [p.327] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 385 », n° « 1 ». (82) [p.327] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 584 », n° « 2 ». (83) [p.328] Dans une copie : « sur la dissimulation du message ». (84) [p.328] Ḥusayn al-Najjār : dans une copie : « Ḥasan al-Najjār ». Il s’agit de Ḥasan ibn Muḥammad al-Najjār, auquel est attribuée la secte des Najjāriyya. C’est un groupe d’innovateurs égarés. Ils sont d’accord avec les gens de la Sunna sur certains de leurs principes, et d’accord avec les Qadariyya sur la négation de la vision (de Dieu), et d’accord avec les Mu‘tazila sur certaines questions. Ils ont des doctrines pour lesquelles ils ont été mécréants. Les plus célèbres d’entre eux sont trois groupes : les Barghūthiyya, les Za‘farāniyya et les Mustadrika. (85) [p.328] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 182 », n° « 2 ». (86) [p.329] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 52 », n° « 6 ». (87) [p.329] Dans une copie : « par l’adjonction de ». (88) [p.329] Le Qāḍī Abū Muḥammad ‘Abd al-Wahhāb : le Mālikite bagdadien, le lettré, le savant éminent. Il fait partie des poètes d’al-Yatīma. De sa qaṣīda mīmiyya : « Si les gens de science l’avaient préservée, elle les aurait préservés, / et s’ils l’avaient honorée dans les âmes, elle aurait été honorée. » Il a de beaux ouvrages dans son école, comme al-Talqīn et al-Mu‘āwana. Il émigra en Égypte, y mourut et fut enterré à al-Qarāfa, à côté d’al-Shāfi‘ī, en l’an 402, le 14 Ṣafar. (89) [p.329] Yuḥbiṭuhā : les efface. (90) [p.329] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 385 », n° « 5 ». (91) [p.330] Al-mutasammī bihi : c’est-à-dire celui qui en est qualifié. (92) [p.330] Relevant du principe de la prévention des prétextes (sadd al-dharā’i‘) chez l’imam Mālik. Car selon lui, ce qui mène à une chose interdite est interdit, même si c’est permis en soi. (93) [p.330] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 341 », n° « 7 ». (94) [p.330] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 155 », n° « 8 ». (95) [p.330] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. « 499 », n° « 6 ». (96) [p.330] Al-Ghazālī a dit qu’il est recommandé (mustaḥabb) de le suivre dans les choses naturelles comme dans les autres. Beaucoup de juristes et de traditionnistes sont allés dans ce sens. D’autres ont dit qu’il est permis (mubāḥ) et meilleur que d’autres. Selon un avis faible, il est obligatoire (wājib). (97) [p.331] Ibn Khuyz Mandād : Abū ‘Abd Allāh Muḥammad ibn Aḥmad ibn ‘Abd Allāh, et on a dit : Abū Bakr, disciple d’al-Ubharī, l’un des imams mālikites et des spécialistes des fondements (uṣūl). Il a des ouvrages dans son école et dans la science du désaccord (al-khilāf), mais ses avis sont jugés faibles chez eux, comme son dire : les esclaves ne sont pas inclus dans l’adresse (divine), et que le hadith unique (khabar al-wāḥid) produit la science. Il est mort aux alentours de 400. Il est originaire de Baṣra, comme dans al-Tamhīd d’Ibn ‘Abd al-Barr.
Abū al-Faraj : ʿUmar b. Muḥammad b. ʿUmar al-Laythī al-Mālikī, auteur du livre al-Ḥāwī dans le fiqh mālikite, mort en 330 ou 331 H. 118 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 341, n° 4. 119 Al-Abharī : du nom d'une grande ville entre Qazwīn et Zanjān ; ils en ont une autre à Iṣfahān. Parmi les savants mālikites, il y a deux al-Abharī : Abū Bakr Muḥammad b. ʿAbd Allāh b. Ṣāliḥ, et l'autre Abū Saʿīd ʿAbd al-Raḥmān b. Yazīd b. ʿAbd al-Salām. Muḥammad al-Abharī est un savant mālikite de Tolède, surnommé Abū Tammām ; c'est lui qui est visé ici. 120 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 141, n° 1. 121 Ibn Surayj : Abū al-ʿAbbās Aḥmad b. ʿUmar b. Surayj al-Baghdādī al-Shāfiʿī, porte-étendard de l'école, auteur d'ouvrages éminents. On le préférait à tous les compagnons d'al-Shāfiʿī ; il était surnommé al-Bāz al-Ashhab 122. Il fut juge à Shīrāz et mourut en Jumādā al-Ūlā 306 H. 123 Al-Iṣṭakhrī : Abū Saʿīd al-Ḥasan b. Aḥmad b. Yazīd b. ʿĪsā, imām célèbre chez les shāfiʿites, ainsi que ses ouvrages. Il mourut en 384 H. selon une opinion ; sa biographie détaillée se trouve dans les Ṭabaqāt, al-Mīzān et autres. 124 Ibn Khayrān : Abū al-Ḥusayn b. Ṣāliḥ b. Khayrān al-Baghdādī, imām ascète, d'un rang élevé, auteur d'ouvrages utiles dans le fiqh shāfiʿite. Le vizir Ibn al-Furāt le sollicita pour lui confier la judicature, mais il refusa ; le vizir fit alors clouer sa porte pendant des jours, mais il ne répondit pas, puis il le relâcha. Il dit ensuite : « Je n'ai agi ainsi que pour qu'on sache qu'il y a dans notre pays quelqu'un comme lui. » Il mourut, que Dieu lui fasse miséricorde, en 320 H. 125 Dīn : ici, signifie coutume. 126 C'est une allusion au hadith rapporté par les deux Shaykhs 127 d'après Ibn ʿUmar, que Dieu les agrée tous deux. 128 Allusion au hadith rapporté par Aḥmad, Abū Dāwūd et al-Ḥākim d'après Abū Saʿīd al-Khudrī. 129 Hadith rapporté par les deux Shaykhs d'après Ibn ʿUmar, que Dieu les agrée tous deux ; ils l'ont utilisé pour prouver qu'il est permis de faire face à la qibla 130 ou de lui tourner le dos en urinant ou en déféquant. 131 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 182, n° 1. 132 Fī ghayr shayʾ : c'est-à-dire dans beaucoup de choses. 133 C'est-à-dire par la parole d'Ibn ʿUmar. 134 Allusion au hadith dans al-Muwaṭṭaʾ d'après ʿAṭāʾ b. Yasār : un homme embrassa sa femme alors qu'il jeûnait en Ramadan ; il eut peur et envoya sa femme interroger les Mères des croyants 135. Elle interrogea Umm Salama, qui dit : « L'Envoyé de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, l'a fait. » Elle vint l'informer de ce qu'elle avait dit ; il dit : « Nous ne sommes pas comme l'Envoyé de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue. » Elle vint l'informer de ce que son mari avait dit ; elle trouva chez elle l'Envoyé de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, qui dit : « Qu'a cette femme ? » Umm Salama l'informa ; l'Envoyé de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, dit : « N'aurais-tu pas dû lui dire que je fais cela ? » Umm Salama dit : « Je le lui ai dit. » Elle alla vers son mari et l'informa, ce qui accrut son trouble, etc. Il dit : « Je suis certes le plus pieux d'entre vous envers Dieu et le plus connaisseur de Ses limites. » 136 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 146, n° 5. 137 Parce que cela est permis et ne gâte pas le jeûne. 138 C'est-à-dire le Compagnon qui a rapporté cela. 139 Al-Mubāḥ 140 est ce qu'il est permis de faire ou de laisser sans préférence pour un côté, en raison de leur extension à son sujet ; il est dérivé de bāḥat al-dār, c'est-à-dire sa cour. 141 La main est une métaphore pour l'acquisition et la disposition, car elle est généralement l'instrument de l'action, comme dans « à Lui la main de la royauté » 142, c'est-à-dire à Lui appartient et sous Sa poigne la disposition. 143 Dans une copie : anwāʿ 124. 125 C'est-à-dire sa réalisation et son apparition. 126 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 385, n° 1. S'il le loue, c'est pour indiquer la préférence de cette doctrine et qu'il ne faut pas s'en écarter ; c'est aussi conforme à sa propre doctrine, car il est mālikite, non shāfiʿite comme on pourrait le croire d'après son ashʿarisme. 127 Ihtabala : avec hāʾ, tāʾ marbūṭa, bāʾ et lām, au passif, de al-ihtibāl, qui est l'intense attention. 128 Wa-banaw : dans certaines copies, ce mot n'existe pas. 129 C'est-à-dire sur le tafsīr 130 et le taqbīḥ 131 rationnels, qui est la doctrine des muʿtazilites ; cela consiste en l'attachement de la louange et du blâme dans l'immédiat, et de la récompense et du châtiment dans l'au-delà. Les gens de la Sunna disent : on ne connaît la bonté ou la laideur d'une chose que par la Loi, car la raison n'y a pas de part. 132 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 475, n° 3. 133 Parce qu'il est le premier des messagers à vocation universelle, en somme, comme dans al-Bukhārī. 134 Parce qu'il est le meilleur des messagers autres que le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, par consensus, et le père des prophètes, sur eux la prière et le salut. 135 Parce que son Livre est le plus éminent des livres avant le Coran. 136 Parce qu'il est le plus proche des messagers en temps de lui, que Dieu prie sur lui et le salue. 137 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 382, n° 1. 138 En raison de la parole du Très-Haut : « Et quand Jésus, fils de Marie, dit : Ô enfants d'Israël, je suis l'Envoyé de Dieu vers vous. » Sourate al-Ṣaff, verset 6. 139 Ceux qui disent qu'il a suivi la Loi d'Abraham, sur lui la paix. 140 « … Puis Nous t'avons révélé : Suis la religion d'Abraham, exclusivement attaché à la foi, et il n'était point des associateurs. » Sourate al-Naḥl, verset 123. 141 Ceux qui disent qu'il, que Dieu prie sur lui et le salue, était sur la Loi de Noé. 142 « … Il vous a prescrit en matière de religion ce qu'Il avait enjoint à Noé, et ce que Nous t'avons révélé. » Sourate al-Shūrā, verset 13. 143 Dans une copie : mujmal 144. 145 « … Dis : Je ne vous demande pour cela aucun salaire ; ce n'est qu'un rappel pour les mondes. » Sourate al-Anʿām, verset 90. 146 Dans une copie : fī kull shayʾ 147. 148 Ce qui est établi dans sa prière, que Dieu prie sur lui et le salue. 149 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 584, n° 2. 150 Celui qui est mentionné dans les deux Ṣaḥīḥ. 151 Dans un hadith rapporté par les deux Shaykhs d'après Ibn Masʿūd. 152 Les Arabes ajoutent souvent naʿam 153 dans leur discours lorsqu'il est adressé à quelqu'un qui écoute, comme si c'était la réponse à une question sous-entendue, comme le dit Jaḥdar : « Naʿam, je vois la perdition comme tu la vois. » 154 Dans un hadith rapporté dans al-Muwaṭṭaʾ. 155 C'est pourquoi certains shaykhs ḥanafites ont dit que cette prosternation est une prosternation d'oubli pour la communauté et une prosternation de remerciement pour lui, que Dieu prie sur lui et le salue, et une louange en sa faveur, même si personne d'autre n'en a été loué. 156 Chez les imāms des uṣūl 157. 158 Al-Fatarāt : pluriel de fatra, qui est, comme l'a dit al-Rāghib, un calme après une violence, une douceur après une dureté, une faiblesse après une force. 159 Muʿānāt : de al-ʿināya ou al-ʿanāʾ, qui est l'occupation avec eux. 160 Dans un hadith déjà mentionné. 161 Al-Mutaṣawwifa : cette forme indique parfois l'affectation de la chose, mais ici elle est intensive, comme al-mutawaḥḥid 162. 163 Al-Maqāmāt : les degrés que l'homme parcourt dans la sincérité de son cœur et sa marche vers Dieu. 164 Aḥlannāhu : nous l'avons rendu licite. 165 Dans la prière. 166 L'auteur a dit dans al-Ikmāl : les hadiths sur l'oubli sont nombreux ; les authentiques sont au nombre de cinq. 167 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 316, n° 5. 168 Le hadith à son sujet a déjà été mentionné. 169 Ibn Buḥayna : ʿAbd Allāh b. Buḥayna ; Buḥayna est sa mère ; on dit aussi que Buḥayna est l'épouse de Mālik, père de ʿAbd Allāh al-Azdī. Ce ʿAbd Allāh est un allié des Banū al-Muṭṭalib ; lui et son père ont embrassé l'islam ; tous deux ont eu la compagnie [du Prophète]. Al-Ḥāfiẓ al-Dimyāṭī a nié que Mālik, père de ʿAbd Allāh, ait eu la compagnie et qu'il ait eu une transmission et un islam ; cela ne concerne que ʿAbd Allāh. Dans le Tajrīd d'al-Dhahabī : « Mālik b. Buḥayna, Abū ʿAbd Allāh, a rapporté un hadith de lui. » La forme correcte est ʿAbd Allāh al-Azdī, et sa mère Buḥayna est quraychite. Buḥayna est la mère de ʿAbd Allāh, épouse de Mālik, non la mère de Mālik. 170 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 214, n° 2. 171 Celui qu'il a rapporté d'après lui, les deux Shaykhs, avec chaîne de transmission. 172 On lui dit : « As-tu ajouté quelque chose à la prière ? » Il dit : « Quoi donc ? » Ils dirent : « Tu as prié cinq rakʿa. » Alors il se prosterna après avoir salué… » Et sa parole « après avoir salué » n'est pas dans la version d'al-Bukhārī. 173 Dans le hadith déjà expliqué. 174 Dans un hadith rapporté par les deux Shaykhs d'après ʿĀʾisha. 175 Métaphore pour une science dont on n'a pas voulu mentionner le nom. Cet homme est ʿAbbād b. Bishr le Compagnon. On dit aussi que c'est ʿAbd Allāh b. Yazīd al-Anṣārī, que Dieu l'agrée. 176 Kaḏā wa-kaḏā : métaphore pour un nombre. Le nombre ici est inconnu ; les juristes divergent sur sa quantité, comme s'il disait : « J'ai tant et tant de dirhams à un tel. » Certains disent qu'il doit vingt et un, d'autres disent deux dirhams. 177 Le hadith a déjà été mentionné dans al-Muwaṭṭaʾ. 178 C'est-à-dire le mot « ou Anas ». 179 Ibn Nāfiʿ : ʿAbd Allāh b. al-Ṣāʾigh al-Mālikī ; il n'est pas Qāniʿ avec qāf et nūn… Lui et Ashhab sont appelés « les deux compagnons » (al-qarīnān), de même que Muṭarrif et Ibn al-Mājishūn sont appelés « les deux frères » (al-akhawān), comme l'a dit Ibn Marzūq. 180 ʿĪsā b. Dīnār : le juriste ascète, dévot, de Tolède, qui enseigna le fiqh aux Andalous ; il apprit le fiqh d'Ibn al-Qāsim et mourut à Tolède en 212 H. 181 Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 201, n° 3. 182 C'est une opinion éloignée, car lui, que Dieu prie sur lui et le salue, ses yeux dorment mais son cœur ne dort pas. 183 Ceux qui se sont attachés à expliquer les sens du hadith et son commentaire, comme al-Baghawī et al-Khaṭṭābī. 184 En se fondant sur l'opinion de ceux qui distinguent entre al-sahw et al-nisyān 185. 186 Dans une copie : qālū 187. 188 Que Dieu prie sur lui et le salue. 189 À ce hadith. 190 Parmi eux, les soufis, comme il l'a précisé à la fin du chapitre précédent. 191 Parce que s'il faisait cela délibérément dans sa prière, sa prière serait nulle ; comment donc serait-il recommandé de faire ce qui n'est pas permis ? 192 Yuḥlā : on dit mā ḥalaytu wa-mā ḥalwtu minhu bi-ṭāʾil, c'est-à-dire j'ai obtenu ; al-ṭāʾil est le profit. 193 Dans une copie : fa-qad 194. 195 Abū al-Muẓaffar al-Isfarāʾīnī ; ainsi dans le Sharḥ al-jadīd, en se fondant sur le fait qu'Abū al-Muẓaffar est Abū Isḥāq Ibrāhīm, et que l'auteur, que Dieu lui fasse miséricorde, l'a ainsi nommé avec un surnom autre que son surnom connu ; sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 584, n° 2. 196 Que Dieu prie sur lui et le salue, dans un hadith célèbre. 197 Nussiya 198 avec shadda… Muslim le rapporte avec allègement et ḍamma sur le nūn. Son sens est : Dieu l'a oublié. 199 On dit que ce rang ne convient pas aux gens de la confirmation (ahl al-tamkīn). 200 Comme cela est établi dans les deux Ṣaḥīḥ. 201 Cette expédition est appelée l'expédition des coalisés (al-Aḥzāb) ; elle est aussi appelée al-Khandaq 202 parce que Salmān suggéra de creuser une tranchée autour de Médine pour la protéger des associateurs ; Khandaq est l'arabisation de kanda, qui signifie fosse. Cette expédition eut lieu en l'an 4 ou 5 de l'Hégire. 203 La prière de la peur n'avait pas encore été prescrite. 204 Il n'était pas, que Dieu prie sur lui et le salue, oublieux dans cette situation ; il commença plutôt par repousser le mal plutôt que d'attirer le bien.
Celui qui a dit cela à Ibn Mas'ûd, comme rapporté par al-Tirmidhî et al-Nasâ'î 144. Le correct, selon ce qui est dans les deux Sahîh 145, est qu'il s'agit de la prière de l'après-midi ('asr), et dans al-Muwatta', il (que la prière et la paix soient sur lui) a manqué deux prières : celle de midi (zuhr) et celle de l'après-midi ('asr). Al-Nawawî a dit : « On concilie les récits en disant que la bataille du Fossé (al-Khandaq) a duré plusieurs jours et que l'abandon de la prière s'est produit à plusieurs reprises. » On a dit aussi : « Son retard était dû à un oubli, comme dans une version rapportée par Ahmad 146 », mais celle-ci est faible. Ils rapportent que la prière de la crainte (salât al-khawf) était prescrite avant cela 147. C'est l'avis d'Abû Hanîfa et de la majorité 148. Comme rapporté par al-Bukhârî et d'autres 149. La prière est celle de l'aube (subh) 150. La vallée (al-wâdî) sur la route de La Mecque, et on dit aussi dans le bas de Tabûk... Bilâl était chargé de réveiller les gens, mais il s'est endormi. Le hadith a déjà été mentionné 151. Comme dans les deux Sahîh, d'après 'Â'isha, que Dieu l'agrée 152. Dans une autre version : « et ses yeux », qui serait alors coordonné à « son cœur » 153. C'est-à-dire dans le hadith de la vallée 154. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 53, n° 6 155. Ce qui est rapporté concernant le sommeil pendant la prière 156. Al-ghatît : comme al-khatît, c'est le fait que le dormeur émet un son continu avec son souffle 157. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 52, n° 6 158. Rapporté dans les deux Sahîh 159. Dans ce hadith, il s'agit de son épouse Maymûna bint al-Hârith, tante maternelle d'Ibn 'Abbâs, que Dieu Très-Haut les agrée. Le mot ahl signifie à l'origine les proches et les disciples, puis il a été employé pour l'épouse, au point de devenir un sens usuel 160. Iklâ' : de al-kalâ'a, qui signifie la surveillance et la protection 161. Al-taghlîs : de al-ghalasa, qui est l'obscurité mêlée à la disparition de la lumière de l'aube à la fin de la nuit 162. Dans une autre version : « sa sauvegarde », c'est-à-dire sa prononciation et sa récitation. Dans une autre version : « sa transmission » 163. Dans une autre version : « il s'en souvient ». Dans une autre : « il la rattrape » 164. Comme l'illicite avec le licite 165. En raison de la parole du Très-Haut : « En vérité, c'est Nous qui avons fait descendre le Rappel, et c'est Nous qui en sommes les gardiens » 166. En raison de la parole du Très-Haut : « Ô Messager, transmets ce qui t'a été descendu de ton Seigneur » 167. Dans une autre version : « les a suivis » 168. Al-mutakallimûn : de la science du kalâm, qui est la science qui étudie les croyances religieuses. On l'appelle science du kalâm soit parce que la parole (kalâm) est l'un de ses sujets les plus importants, soit à cause de la fréquence des discussions à ce sujet entre les prédécesseurs et les autres, soit parce qu'ils ont traité de l'attribut de la parole (kalâm) par rapport à Dieu Très-Haut, soit parce qu'ils possèdent des arguments solides qui émerveillent ; et quand un Arabe admire un discours, il dit : « C'est le discours (al-kalâm) », c'est-à-dire aucun autre discours ne l'égale 169. Afdat : de al-ifdâ', qui signifie l'introduction ; son sens originel vient de al-fadâ' (l'espace), puis il s'est répandu dans le sens mentionné 170. C'est-à-dire qu'elles divergent et se contredisent 171. Aqâwîl : pluriel de aqwâl, et aqwâl est le pluriel de qawl 172. Dans une autre version : « les preuves (al-adilla) ». Dans une autre : « les indices (al-dalâ'il) » 173. « ... et qu'Il parachève Sa grâce sur toi et te guide dans une voie droite. » (Sourate al-Fath, verset 20) 174. « Sache donc qu'il n'y a de divinité que Dieu, et implore le pardon pour ton péché, ainsi que pour les croyants et les croyantes. Dieu connaît vos allées et venues et votre demeure. » (Sourate Muhammad, verset 19) 175. Sourate al-Inshirâh, versets 2 et 3 176. « ... jusqu'à ce que ceux qui disent vrai se distinguent pour toi et que tu connaisses les menteurs. » (Sourate al-Tawba, verset 43) 177. Sourate al-Anfâl, verset 68 178. Sourate 'Abasa, versets 2 et 3 179. Sourate Tâ Hâ, verset 121 180. « ... Exalté soit Dieu au-dessus de ce qu'ils Lui associent ! » (Sourate al-A'râf, verset 19) 181. « ... Ils dirent : 'Seigneur, nous avons été injustes envers nous-mêmes. Si Tu ne nous pardonnes pas et ne nous fais pas miséricorde, nous serons certainement du nombre des perdants.' » (Sourate al-A'râf, verset 23) 182. Sourate al-Anbiyâ', verset 87 183. Sourate Sâd, versets 24-25 : « Nous lui pardonnâmes cela. Et il a auprès de Nous une place proche et un beau retour. » 184. Sourate Yûsuf, verset 24 185. « ... Il est un ennemi déclaré qui égare. » (Sourate al-Qasas, verset 15) 186. Il s'agit d'une longue invocation rapportée par les deux Shaykh 187. Le hadith de l'intercession (shafâ'a) est célèbre et long, rapporté par Muslim d'après Abû Hurayra, que Dieu Très-Haut l'agrée 188. L'explication du hadith a déjà été donnée 189. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 31, n° 5 190. Il est rapporté cent fois, mais le nombre n'est pas à prendre au sens littéral ; il indique seulement la multitude 191. « ... je serais du nombre des perdants. » (Sourate Hûd, verset 47) 192. Sourate Hûd, verset 37 193. Sourate al-Shu'arâ', verset 82 194. « ... Lorsqu'il reprit ses esprits, il dit : 'Gloire à Toi ! Je me repens à Toi, et je suis le premier des croyants.' » (Sourate al-A'râf, verset 143) 195. « ... Et Nous jetâmes sur son trône un corps, puis il se repentit. » (Sourate Sâd, verset 34) 196. Sourate al-Fath, verset 2 197. Ahmad b. Nasr : al-Khuzâ'î, le pieux martyr, tué par al-Wâthiq lors de l'épreuve de la création du Coran en l'an 231 de l'hégire 198. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 182, n° 1 199. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 470, n° 5 200. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 51, n° 2 201. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 61, n° 4 202. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 63, n° 6 203. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 67, n° 7 204. « ... Je ne fais que suivre ce qui m'est révélé, et je ne suis qu'un avertisseur explicite. » (Sourate al-Ahqâf, verset 9) 205. Sourate al-Fath, verset 2 206. C'est-à-dire Sa parole : « Afin qu'Il fasse entrer les croyants et les croyantes dans des Jardins... » 207. C'est l'avis de Qatâda, al-Hasan et d'autres 208. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 52, n° 6 209. C'est-à-dire qu'il a trouvé, donc le verbe est complet 210. Sourate al-Inshirâh, versets 2 et 3 211. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 246, n° 3 212. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 60, n° 8 213. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 62, n° 3 214. Dans une autre version : « ton dos » 215. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 51, n° 2 216. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 61, n° 3 217. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 61, n° 4 218. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 67, n° 7 219. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 470, n° 5 220. Yanquduhu : c'est-à-dire le critiquer et le charger 221. « ... jusqu'à ce que ceux qui disent vrai se distinguent pour toi et que tu connaisses les menteurs. » (Sourate al-Tawba, verset 43) 222. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 80, n° 4 223. Parmi ce qu'il juge approprié, car Il lui a permis l'effort d'interprétation (ijtihâd) comme établi dans les principes 224. « ... et implore pour eux le pardon de Dieu, car Dieu est Pardonneur et Miséricordieux. » (Sourate al-Nûr, verset 62) 225. Dans un hadith rapporté par Abû Dâwûd, al-Tirmidhî et al-Nasâ'î d'après 'Alî, que Dieu honore son visage, et l'auteur (que Dieu lui fasse miséricorde) l'a rapporté dans ces termes. Quant à ce qu'ils ont rapporté, c'est : « Je vous ai pardonné l'aumône des chevaux et des esclaves ; apportez donc l'aumône de vos esclaves... » Et l'auteur, que Dieu lui fasse miséricorde, n'est pas quelqu'un qu'on peut contredire. Ainsi est réfutée la parole de celui qui a dit : « Je n'ai pas trouvé cette version » 226. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 470, n° 5 227. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 206, n° 3 228. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 67, n° 7 229. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 51, n° 2 230. Badr : un lieu connu sur la route de Médine ; il a été nommé Badr d'après un homme de Quraysh qui y a creusé un puits, et le lieu a été nommé d'après lui 231. « ... jusqu'à ce que vous ayez solidement établi votre autorité sur terre. Vous voulez les biens d'ici-bas, tandis que Dieu veut l'au-delà. Et Dieu est Puissant et Sage. » (Sourate al-Anfâl, verset 67) 232. Dans le hadith authentique 233. Il est rapporté aussi : « les butins (al-maghânim) » 234. « ... tandis que Dieu veut l'au-delà. Et Dieu est Puissant et Sage. » (Sourate al-Anfâl, verset 67) 235. 'Uliyya : avec un 'ayn non pointé, un lâm muet et un yâ' ouvert, pluriel de 'alî, comme sabî (garçon) donne sibya (garçons), c'est-à-dire leurs nobles et leurs chefs 236. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 75, n° 6 237. Al-salab : avec un sîn non pointé et un lâm ouverts, ce qui est pris du tué, c'est-à-dire ses vêtements et ce qu'il possède. Les juristes l'ont expliqué et ont divergé sur celui qui y a droit parmi ceux qui ont droit au butin, ou bien le tueur en général, ou bien si l'imam en fixe la condition 238. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 113, n° 4 239. « ... un grand châtiment vous aurait touchés pour ce que vous avez pris. » (Sourate al-Anfâl, verset 68) 240. Comme l'a rapporté al-Tabarî d'après Muhammad b. 'Alî b. al-Husayn b. 'Alî b. Abî Tâlib 241. Ceci est rapporté par Ibn 'Atiyya dans son exégèse 242. « ... et craignez Dieu, car Dieu est Pardonneur et Miséricordieux. » (Sourate al-Anfâl, verset 69) 243. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 54, n° 4 244. Par désir du martyre 245. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 182, n° 2 246. Dans une autre version : « dans cette histoire » 247. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 113, n° 4 248. Semblable à 'Umar dans son avis, c'est Sa'd b. Mu'âdh, que Dieu l'agrée 249. Comme dans le Sahîh de Muslim, lorsque le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) lui demanda : « Que penses-tu, ô Ibn al-Khattâb ? » Il répondit : « Je ne pense pas comme Abû Bakr, mais je pense que nous devrions choisir de leur trancher la tête », etc. 250. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 216, n° 3 251. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 234, n° 4 252. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 643, n° 2 253. 'Amr b. al-Hadramî était avec les polythéistes contre l'expédition des musulmans dirigée par notre maître 'Abd Allâh b. Jahsh ; il fut tué par le compagnon Wâfid b. 'Abd Allâh d'une flèche qu'il lui décocha 254. Al-Hakam b. Kaysân, affranchi de Hishâm b. al-Mughîra al-Makhzûmî, fut capturé lors de cette expédition ; il fut fait prisonnier par al-Miqdâd après la mort d'Ibn al-Hadramî. 'Abd Allâh b. Jahsh voulut le tuer, mais al-Miqdâd dit : « Laisse-le, qu'il soit présenté au Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) ». Lorsqu'il arriva, il embrassa l'islam et le pratiqua bien, puis il fut tué à Bi'r Ma'ûna 255. Il s'agit de 'Uthmân b. 'Abd Allâh, qui fut capturé et mourut mécréant 256. Ceci est une erreur, car la bataille de Badr eut lieu seulement trois mois après cette expédition 257. Sourate 'Abasa, verset 1.
Le verbe transitif 258 : c'est-à-dire sous la forme du nom d'objet 259 et son sujet apparent 260 est « pour lui », c'est-à-dire celui qui est visé par l'orientation et l'accueil. L'origine de la transitivité 261 est la réplique de la chose, comme lui fait face l'écho, qui est le son qui lui revient d'une montagne ou autre. Dans cette expression, il y a une subtilité : c'est que la parole de ces gens-là n'a aucune considération.
Ibn 'A'isha est 'Ubayd Allah ibn Muhammad ibn Hafs ibn 'Umar ibn Musa ibn 'Abd Allah ibn Mu'ammar al-Qurashi al-Tamimi al-Basri, connu sous le nom d'al-'Ayshi, en référence à 'Aysha, qui est une variante de 'A'isha, ou selon certaines interprétations de la généalogie, car il descend de 'A'isha bint Talha ibn 'Abd Allah. C'était l'un des savants nobles, traditionnistes respectés, digne de confiance ; al-Baghawi et de nombreux autres ont rapporté de lui. Il est mort en l'an 228, bien avant al-Maziri, c'est pourquoi l'auteur (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit « anciennement » 262. Le sens originel de ṣakk 263 et laṭm 263 est frapper le visage ou avec un objet large, et il est employé au sens absolu de frapper. Sourate Ṣād, verset 34 264. Le hadith est authentique, rapporté dans les deux Ṣaḥīḥ et d'autres 265. Il y a divergence dans les récits sur le nombre de femmes 266. Il les avait épousées, et cela était permis dans sa Loi 267. C'est-à-dire un roi qui était avec lui, ou une compagne, ou un homme qui l'accompagnait ; on a dit aussi que c'était son esprit, ce qui est peu probable ; on a dit aussi que c'était Asif ibn Barkhiya 268. Par « gens de sens » 269, on entend ceux qui interprètent le hadith et en comprennent les significations. C'est son fils qui est né mort 270. Pour qu'Allah lui accorde cent enfants qui combattent dans le sentier d'Allah, et ce n'est pas un péché réel comme ils l'ont imaginé 271. C'est-à-dire son autorité sur son peuple, et c'est une épreuve d'Allah pour les détenteurs de pouvoir 272. Akhṭān 273 : pluriel de khatan, qui est le gendre, ou tout parent par alliance du côté de la femme, comme le père et le frère. On a dit qu'il avait une femme nommée Jarada, dont il était éperdument amoureux ; elle lui dit : « Un tel de ma famille a un droit sur un tel, et j'aimerais que tu juges en sa faveur quand il viendra à toi. » Il promit de le faire, mais ne le fit pas. Allah le punit pour cette simple inclination, et ce qui arriva de la perte de son royaume fut une punition pour cette inclination. Al-Suyuti (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Ce que l'auteur a dit être des légendes des traditionnistes, Ibn Abi Hatim l'a rapporté avec une chaîne authentique d'après Ibn 'Abbas comme étant une parole de lui, mais cela provient des isra'iliyyat 274. » Cela mérite réflexion, car le début de son propos contredit la fin. Dans une autre version : « et en lui » 275. Dans une autre version : « deux réponses », ce qui est correct car il n'en a pas mentionné d'autres 276. Dans une autre version : « ordre » 277. C'est-à-dire celui qui lui a dit : « Dis : Si Allah veut » 278. Sourate Ṣād, verset 35 279. Ghayra 280 : avec fatḥa sur la ghayn, et peut être avec kasra dans une variante, c'est l'amour d'une chose qui répugne qu'elle soit à un autre. Nafāsa 281 : avec fatḥa sur le nūn, désir. Ce sont ceux qui ont tiré cela des isra'iliyyat. Les traditionnistes ont des propos sur l'authenticité des isra'iliyyat 282. C'est-à-dire comme la particularité d'autres prophètes et messagers d'Allah avec des caractéristiques spéciales, comme l'amitié intime pour Abraham, la parole pour Moïse, l'amour pour Muhammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), etc. Ce qu'Allah a accordé à un prophète à l'exclusion d'un autre ne contredit pas la supériorité, car il peut y avoir chez le moins excellent ce qui n'est pas chez le plus excellent 283. Il est établi qu'il n'y a eu aucun miracle ou caractéristique spéciale chez aucun prophète sans que notre Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) n'en ait eu un semblable ou plus grand, comme l'a détaillé l'imam al-Khayḍari dans al-Khaṣā'iṣ, qui est parmi les meilleurs ouvrages écrits sur ce sujet 284. « Jusqu'à ce que, lorsque Notre ordre vint et que le four se mit à bouillonner, Nous dîmes : "Charge dans [l'arche] un couple de chaque espèce, ainsi que ta famille, sauf ceux contre qui le décret a déjà été prononcé, et ceux qui ont cru." Mais ceux qui avaient cru avec lui étaient peu nombreux. » Sourate Hūd, verset 40 285. « Entre » ne se construit pas avec « sur » ; peut-être a-t-il inclus dans « entre » le sens d'« informer » ou de « bâtir », ou bien c'est une altération du copiste 286. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 90, numéro 1 287. Dans une autre version : « dans ce que » 288. Comme l'ont rapporté les deux Shaykh, Abou Dawud, al-Nasa'i et Ibn Maja d'après Abou Hourayra (qu'Allah l'agrée) 289. Dans la version d'al-Bukhari : « l'a piqué » 290. Qarya 291 : à l'origine, lieu de rassemblement en général, de qara al-mā' fī al-ḥawḍ quand on le rassemble ; c'est un sens linguistique. On dit pour la résidence de l'homme : waṭan et balad ; pour la résidence des chameaux : 'aṭan ; pour le lion : 'arīn et ghāba ; pour les gazelles : kamās ; pour le loup et la hyène : wajā' ; pour l'oiseau et la guêpe : 'ushsh et wakar ; pour le gerboise et la fourmi : qarya. An 292 : avec fatḥa sur le hamza et sukūn sur le nūn, c'est-à-dire parce que. Cela en raison de la parole d'Allah : « Il n'y a point de bête sur terre, ni d'oiseau volant de ses ailes, qui ne soient des communautés comme vous » (Sourate al-An'am, verset 28) et « Il n'est rien qui ne célèbre Sa louange » (Sourate al-Isra', verset 44) 293. Sourate al-Nahl, verset 126 294. Ce hadith a été rapporté par l'imam Ahmad d'après Ibn 'Abbas (qu'Allah les agrée) comme étant élevé (marfū') avec la formulation : « Il n'y a personne qui n'ait commis une erreur ou n'ait eu l'intention de commettre un péché. » Sa chaîne est faible. Al-Bazzar l'a également rapporté d'après Ibn 'Umar comme étant élevé, comme l'a dit al-Suyuti dans Manāhil al-Ṣafā. Al-Khafaji dit : « Ses témoignages le renforcent dans l'ensemble, donc on ne tient pas compte de ceux qui le rejettent » 295. Indication qu'il y a eu différentes versions à ce sujet, comme l'a dit al-Khafaji à propos de son renforcement par des témoignages 296. Sourate Ṭā Hā, verset 121 297. Dans une autre version : « ou prenez », c'est-à-dire qu'Allah les a blâmés pour cela alors que c'était permis 298. Dans une autre version : « soyez avertis », avec tashdīd du dhāl, à la voix passive, c'est-à-dire qu'ils ont été effrayés 299. Al-akhdh 300 ici est la dérivation lointaine, c'est le sens de l'expression « le cercle de l'akhdh est plus large que le cercle de la dérivation ». Al-ridhl 301 : avec fatḥa sur le rā' et sukūn sur le dhāl, c'est-à-dire le blâmable, le vil. Dhanab 302 : avec deux fatḥas, c'est la queue bien connue. Ridhluhum 303 : avec ḍamma sur la première lettre et tashdīd allégé sur la seconde, pluriel de ridhl, un pluriel sur le modèle fu'āl qui apparaît dans quelques mots, c'est-à-dire les plus vils d'entre eux. Dans une autre version : « et elle fut », et dans une autre : « comme si », avec tashdīd du nūn 304. Dans une autre version : « vers lui » 305. Al-hanāt 306 : pluriel de hinna, qui est un mauvais trait. Labid a dit : « J'ai honoré mon honneur pour qu'il ne soit pas atteint par sa pareille... Certes, l'innocent des hanāt est heureux. » Ce qui se trouve dans certaines copies : « al-hay'āt », pluriel de hay'a, avec un yā' et un hamza, est une altération du copiste. C'est une parole d'Abou Sa'id al-Kharrāz, l'un des grands maîtres soufis 307. Umnīyatuhu 308 : avec ḍamma sur le hamza, kasra sur le nūn et tashdīd du yā', c'est ce qu'on souhaite ; son pluriel est amānī, avec tashdīd ou allégement. Dans une autre version : « ou prends » 309. Dans une autre version : « par sa parole au compagnon de prison » 310. Sourate Yūsuf, verset 42 311. Dans un hadith rapporté par Ibn Jarir et al-Tabarani d'après Ibn 'Abbas, par Ibn Mardawayh d'après Abou Hourayra, par Abou al-Shaykh d'après Abou al-Hasan en version mursal, et aussi d'après 'Ikrima. C'est donc un hadith authentique 312. Ibn Dinar 313 : Malik, Abou Yahya al-Basri, l'un des grands, ascète, digne de confiance ; les quatre ont rapporté de lui, al-Bukhari l'a cité en commentaire ; il est mort en 132. Son nom est Muhammad ibn Ibrahim. Sa biographie est dans al-Mizan. Ce hadith a été rapporté par l'imam al-Baghawi dans son Tafsir, et Ibn Abi Hatim l'a rapporté d'après Anas comme étant élevé. Avec un hamza interrogatif de reproche, explicite ou implicite 314. C'est-à-dire l'abondance des épreuves, qui ont commencé depuis qu'il a été jeté dans le puits jusqu'à son entrée en prison. C'est un péché qui lui a été compté et pour lequel il a été puni, bien que ce ne soit pas une désobéissance légale, mais en raison de son rang, il ne devait mentionner personne d'autre qu'Allah dans la difficulté, ni compter sur une créature. Al-Khalil a dit à Gabriel (sur eux la paix) lorsqu'il a été jeté dans le feu : « As-tu besoin de quelque chose ? » Il répondit : « De toi, non. Il me suffit, de ma demande, Sa connaissance de mon état » 315. Al-mathāqīl 316 : pluriel de mithqāl, qui est dans l'usage le dinar, mais ce n'est pas le sens ici. C'est plutôt le poids et la mesure de toute chose. Al-dhar 317 : pluriel de dharra, qui est la plus petite fourmi ; on dit aussi de la poussière qu'on voit dans le rayon de soleil et qui n'a aucun poids. Mubālātuhu 318 : Ibn Faris a dit : « L'étymologie de 'lā ubālī' m'est restée obscure jusqu'à ce que je voie le vers de Layla al-Akhyaliyya : 'Ils se soucient (tabālī) de leurs récits et de leur hibal, après que...' On a dit que tabālī signifie se hâter pour puiser quand l'eau est rare, l'un puise et l'autre l'attend. Ainsi, 'lā ubālī' signifie : je ne me hâte pas pour lui, je ne l'attends pas, car je ne le considère pas. » Ceux qui disent que les prophètes sont infaillibles pour tous les péchés, et que l'oubli et la distraction ne leur sont pas imputés comme aux autres 319. Dans certaines copies : « et leur état » 320. Dans une autre version : « plus pénible » 321. Al-ish'ti'ār 322 : demander la sensation ; ce qu'on entend par là est l'endurance... ou bien cela vient de shi'ār, qui est le vêtement collé au corps. Dans une autre version : « leur demande de pardon ». Munmāh 323 : nom d'action mīmī signifiant la croissance, c'est-à-dire l'augmentation. Verset 122 de la sourate Ṭā Hā 324. Verset 25 de la sourate Ṣād 325. Verset 143 de la sourate al-A'rāf 326. Verset 144 de la sourate al-A'rāf 327. Verset 40 de la sourate Ṣād 328. Zulaf 329 : avec ḍamma sur le zāy et fatḥa sur le lām, pluriel de zulfa, c'est-à-dire la proximité d'Allah par l'élévation de leurs rangs auprès de Lui. Al-miḥan 330 : pluriel de miḥna, qui est l'épreuve par laquelle Allah éprouve la patience et la satisfaction, comme on a dit : « Qu'Allah bénisse les calamités, car elles sont... la rouille des vils et le polissoir des nobles. » La miḥna est comme la fitna, qui purifie les métaux de leur impureté ; elle a été transférée à ce qui a été mentionné et est devenue un sens réel. Al-niṣāb 331 : le rang. Ṣāliḥ al-Murrī 332 : en référence à la tribu de Murra, c'est Ibn Bashir, le prédicateur ascète ; il est mort en 172, selon Ibn Makula. Basṭa 333 : c'est-à-dire une expansion pour celui qui se repent et multiplie le repentir et la demande de pardon. Ibn 'Aṭā' 334 : Abou al-'Abbas Muhammad ibn Sahl ibn 'Aṭā' al-Irbili, le maître des soufis ; il avait une langue particulière pour comprendre le Coran... Il est mort en 309 ou 311. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 63, numéro 3. Yūnus ibn Mattā, le prophète d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) 335. C'est-à-dire une perte de sa part, car il s'est détourné en colère et n'a pas patienté jusqu'à ce qu'Allah permette ce qu'Il voulait 336. C'est-à-dire qu'il a demandé que sa patience envers son peuple soit augmentée ; on a dit aussi que c'est une augmentation de sa science sur ce qui est arrivé aux prophètes (que la prière et la paix soient sur eux), qu'il a demandée à son Seigneur. Le premier est correct car il est approprié à la parole d'Allah : « Ne sois pas comme le compagnon du poisson », c'est-à-dire dans son impatience et sa séparation d'avec son peuple, jusqu'à ce que ce qu'Allah a mentionné dans son histoire arrive 337. Le hadith a déjà été mentionné. Ce qui est mentionné dans les deux Ṣaḥīḥ d'après al-Mughira ibn Shu'ba 338. Dans le hadith rapporté par al-Bukhari comme déjà mentionné 339.
Al-Ḥārith ibn Asad, connu sous le nom d'al-Muḥāsibī 340 en raison de son intense examen de conscience et de son ascétisme. C'était un savant rabbānī 341 qui surpassa les gens de son époque dans la connaissance de l'apparent et du caché. Son père mourut et lui laissa une grande fortune, mais il n'en prit rien malgré son besoin, car son père était qadarī 342. Il disait : « Les gens de deux religions différentes n'héritent pas les uns des autres. » Sa biographie détaillée se trouve dans al-Mīzān 343. Il mourut en l'an 243 de l'hégire.
(143) [p.408] Thawr : montagne connue située à droite de La Mecque. (144) [p.408] Ghawrath : fils d’al-Harith al-Fatfani al-A’rabi. Selon al-Bukhari, le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) descendit dans un lieu abondant en arbres épineux (‘idhâ), suspendit son épée à un arbre et s’endormit à son ombre. Ghawrath vint alors, dégaina l’épée et dit au Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) : « Qui te protégera de moi ? » Il répondit : « Allah. » L’épée tomba alors de sa main. Il embrassa l’Islam par la suite. Sa biographie a déjà été présentée dans le volume (J), p. 681, n° 7. (145) [p.408] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 270, n° 3. (146) [p.408] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 130, n° 5. (147) [p.408] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 224, n° 4. (148) [p.408] Dans une autre copie : (et il élève). (149) [p.409] De nombreux livres ont été composés sur leur égarement. (150) [p.409] Dans une autre copie : (par le compagnon). (151) [p.409] Le hadith a déjà été mentionné. (152) [p.409] Dans un hadith rapporté par al-Bukhari concernant son jeûne continu (wisâl) et l’interdiction faite à d’autres de le faire. (153) [p.409] Le hadith a déjà été mentionné. (154) [p.410] Al-wasab : la douleur permanente ou la fatigue. (155) [p.410] Dans une autre copie : (et l’ennui). (156) [p.410] Dans une autre copie : (comme il se tourne vers un autre). (157) [p.411] Comme dans un hadith rapporté par al-Bukhari. (158) [p.411] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 146, n° 5. (159) [p.411] Comme dans les deux Sahih. (160) [p.412] Elle a cherché un moyen et a imploré. (161) [p.412] ‘Ârid : chez les médecins, ce qui disparaît rapidement parmi les maladies. Chez les philosophes et les théologiens, ce qui ne subsiste pas par soi-même. (162) [p.412] La sorcellerie (sihr) a donc une réalité effective qui engendre des changements et des maladies. C’est la doctrine de la majorité (jumhûr), attestée par le Coran et la Sunna, contrairement à ceux qui disent qu’elle n’est qu’illusion sans réalité. C’est l’avis d’Ibn Hazm et d’autres. Si la sorcellerie n’a pas de réalité, on l’appelle charlatanisme (shu‘badha). (163) [p.412] Dans une autre copie : (des choses). Dans une autre : (parmi les choses). (164) [p.413] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 191, n° 5. (165) [p.413] C’est pourquoi ‘A’isha (qu’Allah l’agrée) a dit : « jusqu’à ce qu’il lui semble… » Et (حتى) est une particule de limite. Il n’y a donc pas de limite après elle. (166) [p.413] Dans une autre copie : (dans). (167) [p.413] Talwîhât : ce sont des indications sans déclaration explicite. (168) [p.413] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 379, n° 5. (169) [p.413] Dans son recueil (musannaf), d’après al-Zuhrî, d’après Ibn al-Musayyab. (170) [p.413] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 252, n° 3. (171) [p.413] ‘Urwa ibn al-Zubayr ibn al-‘Awwâm : un successeur (tâbi‘î) digne de confiance, très rapporteur de hadiths, pieux, savant, sûr et fiable. Il est né six ans avant la fin du califat de ‘Uthmân et est mort en l’an 94 de l’Hégire. (172) [p.414] C’est-à-dire la sorcellerie. (173) [p.414] Le puits de Dharwân. (174) [p.414] Selon une version. On dit aussi que le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) ordonna de l’enterrer et ne le fit pas sortir du puits. (175) [p.414] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 155, n° 3. (176) [p.414] ‘Abd al-Rahmân ibn Ka‘b ibn Mâlik al-Sulamî : rapporte de son père et de ‘A’isha. Al-Zuhrî et Hishâm ibn ‘Urwa rapportent de lui. Digne de confiance, très rapporteur. Les auteurs des six recueils ont rapporté de lui. Il est mort sous le califat de Sulaymân ibn ‘Abd al-Malik. (177) [p.414] ‘Umar ibn al-Hakam : un successeur (tâbi‘î) éminent, mort en l’an 117 à l’âge de quatre-vingts ans. (178) [p.414] ‘Atâ’ al-Khurâsânî ibn Abî Muslim : l’un des plus grands successeurs (tâbi‘în). Al-Awzâ‘î, Mâlik et Shu‘ba ont rapporté de lui. Ibn Jâbir a dit : « Nous faisions campagne avec lui, et il passait la nuit en prière jusqu’au sommeil de l’aube. » Les six imams ont rapporté de lui. Il est mort en l’an 135. (179) [p.414] Yahyâ ibn Ya‘mar : juge de Marw. Rapporte de ‘A’isha et d’Ibn ‘Abbâs. Lecteur du Coran, digne de confiance. Mort en l’an 129. (180) [p.414] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 379, n° 5. (181) [p.414] Rapporté par al-Bayhaqî avec une chaîne de transmission faible. (182) [p.414] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 155, n° 2. (183) [p.414] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 52, n° 6. (184) [p.415] I‘tarada : c’est-à-dire que le mal (al-‘ârid) l’a atteint. (185) [p.415] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 191, n° 5. (186) [p.415] Mayyazahu : le distinguer. (187) [p.416] Nasburuhâ : nous l’éprouvons. (188) [p.416] On rapporte aussi (notre méthode). (189) [p.416] Al-‘aqd : la croyance. (190) [p.416] Râfi‘ ibn Khadîj : Ansârite, a assisté à Uhud. Les six ont rapporté de lui. Mort en l’an 94 de l’Hégire. (191) [p.416] Comme rapporté par Muslim. (192) [p.416] C’est-à-dire qu’ils les fécondent. Cela consiste à prendre le pollen du palmier mâle et à le placer sur le pollen d’un autre palmier lorsqu’il se fend, pour le féconder. (193) [p.417] D’après Muslim, d’après Anas. (194) [p.417] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 47, n° 1. (195) [p.417] Rapporté par Muslim d’après Talha (qu’Allah Très-Haut l’agrée) dans cette histoire. (196) [p.417] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 52, n° 6. (197) [p.417] Al-kharas : c’est l’estimation et la conjecture de ce qui se trouve sur les palmiers et les vignes comme dattes fraîches et raisins. (198) [p.417] Comme rapporté par al-Bazzâr avec une chaîne de transmission bonne. (199) [p.417] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 72, n° 2. (200) [p.417] Al-Hubâb ibn al-Mundhir : ibn Jumûj ibn Zayd ibn Jaz’ ibn Hirâm ibn Ghanm ibn Ka‘b ibn Salama al-Khazrajî al-Ansârî, le Compagnon surnommé « l’homme d’opinion » (dhû al-ra’y). Mort d’âge mûr sous le califat de ‘Umar (qu’Allah Très-Haut l’agrée). (201) [p.418] Al-qulub : pluriel de qalîb, qui est le puits dont les bords ne sont pas construits en pierres. (202) [p.418] Verset 159 de la sourate Âl ‘Imrân. (203) [p.418] Cela eut lieu lors de l’expédition du Fossé (al-Khandaq). (204) [p.418] Parmi ceux consultés se trouvaient Sa‘d ibn Mu‘âdh et Sa‘d ibn ‘Ubâda (qu’Allah Très-Haut les agrée). (205) [p.418] Al-jawânih : pluriel de jâniha, ce sont les côtes qui jouxtent la poitrine. (206) [p.419] C’est-à-dire une transmission multiple (tawâtur) morale dans l’ensemble, et non dans un sujet particulier, comme la transmission multiple de la générosité de Hâtim et du courage de ‘Alî (qu’Allah honore son visage). (207) [p.420] Dans un hadith rapporté par les deux Shaykh (al-Bukhârî et Muslim) avec chaîne de transmission, et par Abû Dâwûd d’après lui. L’auteur l’a choisi en raison de la supériorité de sa chaîne, comme déjà mentionné. (208) [p.420] Al-hann : plus éloquent et plus capable de manifester son argument. (209) [p.420] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 286, n° 1. (210) [p.420] Comme rapporté par les deux Shaykh. La version de l’auteur d’après Abû Dâwûd est due à la supériorité de sa chaîne. (211) [p.420] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 251, n° 4. (212) [p.420] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 2, p. 413, n° 8. (213) [p.421] Al-ashbah : ce qui ressemble le plus à la vérité. (214) [p.421] Al-‘iqâs : récipient en cuir ou autre dans lequel on met ce qui a été ramassé. (215) [p.421] Al-wikâ’ : ce avec quoi on attache. (216) [p.421] Elles sont le pluriel de mukhba’a, nom d’objet passif, avec redoublement du bâ’, c’est-à-dire caché, non apparent. (217) [p.422] Dans une autre copie : (certitude). (218) [p.422] Verset 26 de la sourate al-Jinn. (219) [p.422] Bi-fasmin : avec un fâ’ et un sâd non pointé, il le brise sans le séparer complètement. (220) [p.422] Al-‘urwa : ce dans quoi entre le bouton (zirr) et ce par quoi on le noue, semblable à son infaillibilité et à sa préservation par un vêtement qui le couvre, avec des boutonnières et des boutons qui le maintiennent, par une métaphore implicite et imaginaire, car l’infaillibilité (‘isma) est une direction à laquelle on s’attache. (221) [p.423] Al-mahd : le pur, celui qui n’est pas du genre de la tawriya. (222) [p.423] Al-ma‘ârîd : pluriel de mi‘râd, de ta‘rîd, par opposition à la déclaration explicite. (223) [p.423] Al-tawriya : c’est un terme qui a deux sens : l’un proche et non visé, l’autre éloigné et visé. Il vient de al-warâ’, comme s’il cachait quelque chose derrière lui. (224) [p.424] Dans une autre copie : (parmi ses Compagnons). (225) [p.424] Que la prière et la paix soient sur lui, dans un hadith rapporté par Abû Dâwûd et al-Tirmidhî d’après Anas (qu’Allah Très-Haut l’agrée), et ils l’ont authentifié. (226) [p.424] Le hadith a été rapporté par Ibn Abî Hâtim et d’autres. (227) [p.424] Dans un hadith rapporté par Ahmad, al-Tirmidhî et al-Tabarânî d’après Ibn ‘Umar et Abû Hurayra (qu’Allah Très-Haut les agrée) avec une chaîne de transmission bonne. (228) [p.424] Le texte du hadith est : « Ils dirent : Ô Messager d’Allah, tu plaisantes avec nous… Il dit : « Lorsque je plaisante avec vous, je ne dis que la vérité. » » L’interdiction à ce sujet dans sa parole : « Ne dispute pas ton frère et ne plaisante pas avec lui », et dans la parole de ‘Umar (qu’Allah Très-Haut l’agrée) : « Celui qui plaisante, on le prend à la légère », et la parole d’Ibn al-‘Âsî : « Ô mon fils, ne plaisante pas avec le noble, car il t’en voudra, ni avec le vil, car il deviendra insolent envers toi », est interprétée comme concernant l’excès de plaisanterie hors de propos et contraire à la Sunna du Prophète (que la prière et la paix soient sur lui). (229) [p.424] Ceci fait partie d’un hadith rapporté par al-Hâkim, al-Nasâ’î et Abû Dâwûd. (230) [p.425] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 2, p. 112, n° 5. (231) [p.425] « … Et crains Allah, et tu cachais en toi-même ce qu’Allah allait révéler, et tu craignais les gens, alors qu’Allah est plus digne que tu Le craignes. Puis, lorsque Zayd eut accompli son désir d’elle, Nous te la mariâmes, afin qu’il n’y ait aucun empêchement pour les croyants d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci ont accompli leur désir d’elles. Et l’ordre d’Allah doit être exécuté. » Verset 37 de la sourate al-Ahzâb. (232) [p.425] Dans une autre copie : (il l’a rapporté). (233) [p.425] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 433, n° 4. (234) [p.425] Dans une autre copie : (Allah la lui mariera). (235) [p.425] Comme Allah Très-Haut a dit : « Afin qu’il n’y ait aucun empêchement pour les croyants d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs. » Le verset. (236) [p.426] ‘Amr ibn Fâ’id : dans al-Ikmâl, il est dit qu’il est avec un fâ’ et un qâf. Al-Dhahabî l’a mentionné et a dit : « ‘Amr ibn Qâ’id al-Uswârî. » Al-Qurtubî et d’autres ont dit qu’il est faible, abandonné dans le hadith, mu‘tazilite, qadarite, ne comprenant pas le hadith. Il est basrien et son kunya est Abû ‘Alî. Al-Burhân a dit : « Il est dans les copies que j’ai consultées avec un qâf », et cela mérite réflexion. (237) [p.426] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 51, n° 4. (238) [p.426] Zaynab bint Jahsh : la précision « bint Jahsh » sert à exclure les autres, car parmi les Mères des croyants, il y a une autre Zaynab, qui est bint Khuzayma, la mère des pauvres (umm al-masâkîn). Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 566, n° 5. (239) [p.426] Verset 27 de la sourate al-Ahzâb. (240) [p.426] « … Parmi ceux qui ont vécu avant. Et l’ordre d’Allah est un décret inéluctable. » Verset 38 de la sourate al-Ahzâb. (241) [p.427] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 182, n° 2. (242) [p.427] Verset 38 de la sourate al-Ahzâb. (243) [p.427] ‘Abd ibn Humayd d’après Qatâda. (244) [p.427] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 62, n° 3. (245) [p.427] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 470, n° 5. (246) [p.427] Car elle est la fille d’Umayma bint ‘Abd al-Muttalib. (247) [p.428] Verset 40 de la sourate al-Ahzâb. (248) [p.428] Verset 37 de la sourate al-Ahzâb. (249) [p.428] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 119, n° 4. (250) [p.428] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 51, n° 2. (251) [p.428] Verset 37 de la sourate al-Ahzâb. (252) [p.428] Loin de lui (que la prière et la paix soient sur lui) une telle chose. (253) [p.429] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 344, n° 4. (254) [p.429] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 51, n° 2. (255) [p.429] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 63, n° 6. (256) [p.429] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 470, n° 5. (257) [p.429] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. 119, n° 4. (258) [p.429] Verset 38 de la sourate al-Ahzâb. (259) [p.429] Dans une autre copie : (son sens). (260) [p.430] « … Cherchant l’agrément de tes épouses. Et Allah est Pardonneur, Très Miséricordieux. » Verset 1 de la sourate al-Tahrîm.
↩ (261) [p430] Verset 3 de la sourate al-Ahzâb 344 ↩ (262) [p430] Rapporté par at-Tirmidhî et authentifié par lui 345 ↩ (263) [p430] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 60, n° 8 ↩ (264) [p430] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 146, n° 5 ↩ (265) [p431] Ce qui a été rapporté de lui — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — dans les deux Sahîh 346 ↩ (266) [p431] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 52, n° 2 ↩ (267) [p431] Il s'agit de 'Umar — qu'Allah l'agrée — comme cela viendra ↩ (268) [p432] Comme dans al-Bukhârî ↩ (269) [p432] استفهموا : avec kasra sur le hâ', c'est-à-dire qu'ils interrogèrent celui qui l'empêchait, ou le Prophète — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — sur ce qu'il voulait : est-ce que le faire est préférable ou l'abandonner ? ↩ (270) [p432] يهجر : al-hajar est le délire ↩ (271) [p432] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 113, n° 4 ↩ (272) [p432] اللغط : avec deux fat-has, c'est l'élévation des voix et leur discordance au point qu'on ne comprend presque plus ↩ (273) [p432] Ibn 'Abbâs a dit : « Certes, la calamité, toute la calamité, c'est ce qui s'est interposé entre le Messager d'Allah — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — et le fait qu'il écrive, à cause de leur désaccord et de leurs paroles. » ↩ (274) [p432] غشي : avec fat-ha puis sukûn, c'est un évanouissement léger ↩ (275) [p433] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 158, n° 3 ↩ (276) [p433] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 251, n° 4 ↩ (277) [p433] Muhammad ibn Salâm : c'est l'imam, le hâfiz 347 dont ont rapporté al-Bukhârî et d'autres, mort en l'an 825. Et Salâm avec tashdîd du lâm selon la majorité, comme l'ont dit adh-Dhahabî, al-Mizzî et d'autres, et certains ont permis aussi le tashdîd. ↩ (278) [p433] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 191, n° 5 ↩ (279) [p433] 'Abd Allâh ibn Ibrâhîm Abû Muhammad al-Umawî, connu sous le nom d'al-Asîlî, savant en hadith et en fiqh, originaire d'Asîla au Maghreb ; il voyagea pour chercher la science, parcourant al-Andalus et l'Orient, et mourut à Cordoue en 392 H. Il a un livre intitulé « Les preuves sur les mères des questions » concernant les divergences entre Mâlik, ash-Shâfi'î et Abû Hanîfa. ↩ (280) [p433] كنايه : c'est-à-dire le Sahîh d'al-Bukhârî qu'il a rapporté et corrigé de sa propre main ↩ (281) [p433] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 158, n° 2 ↩ (282) [p433] Comme l'a rapporté al-Bukhârî ↩ (283) [p434] Verset 67 de la sourate al-Mâ'ida 348 ↩ (284) [p434] Abû Ishâq al-Mustamlî : l'un des transmetteurs du Sahîh. Et dans une copie (as-Sulamî), mais ils ne l'ont pas précisé, et le connu est le premier. ↩ (285) [p434] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 58, n° 4 ↩ (286) [p434] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 52, n° 6 ↩ (287) [p434] Qutayba : Ibn Sa'îd, l'un des shuyûkh d'al-Bukhârî ↩ (288) [p435] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 113, n° 4 ↩ (289) [p436] Verset 3 de la sourate al-Mâ'ida ↩ (290) [p436] Hadith authentique rapporté par Muslim ↩ (291) [p436] عترته : les gens de sa maison, ceux pour qui l'aumône légale 349 est interdite ↩ (292) [p436] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 113, n° 4 ↩ (293) [p436] C'est-à-dire que le Prophète — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — a fait une recommandation à 'Alî — qu'Allah honore son visage — et les a nommés « le recommandé » pour cela, et que certains Compagnons ont écrit cela. ↩ (294) [p436] المشورة : avec fat-ha sur le mîm et damm sur le shîn et sukûn sur le wâw, sur le modèle de مثوبة dans le plus éloquent, et il est permis de mettre sukûn sur le shîn et fat-ha sur le wâw. Cela vient de شرت العسل : quand tu le récoltes. ↩ (295) [p437] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 181, n° 1 ↩ (296) [p437] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 54, n° 4 ↩ (297) [p437] Rapporté par al-Bukhârî avec chaîne de transmission ↩ (298) [p437] Accusatif comme complément d'accompagnement, c'est-à-dire : en accompagnant le Livre d'Allah et en vous y attachant. Prenez garde de diverger et de périr comme ceux qui vous ont précédés parmi les nations, et de faiblir si vous vous disputez à son sujet. ↩ (299) [p438] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 31, n° 5 ↩ (300) [p438] Rapporté par Muslim ↩ (301) [p438] D'après Anas, et non d'après Abû Hurayra ↩ (302) [p438] À cause de sa parole dans une version : « elle n'en est pas digne » ↩ (303) [p440] C'est-à-dire selon la coutume des Arabes dans leurs conversations : ils invoquent contre leur interlocuteur des formules comme « qu'Allah le tue », « malheur à sa mère », « qu'il n'ait pas de père » pour quelqu'un qu'ils veulent louer et dont ils approuvent l'action ; c'est célèbre dans d'autres langues que l'arabe aussi. ↩ (304) [p440] Dans un hadith rapporté par les deux Shaykh 350 ↩ (305) [p440] Il a dit dans an-Nihâya : « ترب الرجل : il est devenu pauvre, comme s'il s'était collé à la terre ; أترب : il est devenu riche, soit sur le modèle du préfixe privatif, soit sur le sens que sa richesse est devenue comme la terre par son abondance. » ↩ (306) [p440] Il — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — l'a dit à Mu'âwiya — qu'Allah l'agrée — dans ce que Muslim a rapporté d'après Ibn 'Abbâs, dont le texte est : « J'étais avec les enfants, le Messager d'Allah — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — vint et je me cachai derrière la porte. Il dit : “Va et appelle-moi Mu'âwiya.” Je vins et dis : “Il mange.” Il dit une seconde fois : “Va et appelle-le.” Je vins et dis : “Il mange.” Il m'ordonna, je vins et dis : “Il mange.” Il — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — dit : “Qu'Allah ne remplisse jamais son ventre !” » Al-Bayhaqî a dit dans ad-Dalâ'il : « Il ne fut jamais rassasié. » ↩ (307) [p440] Et cela, il — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — l'a dit à Safiyya bint Huyayy, la Mère des croyants — qu'Allah l'agrée — lors du Pèlerinage d'adieu ; c'est dans al-Bukhârî d'après 'Â'isha qui a dit : « Nous sortîmes avec le Messager d'Allah — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — pour le pèlerinage. Quand vint la nuit du départ, Safiyya eut ses menstrues. Il — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — dit : “Ne vois-je pas qu'elle va vous retenir ?” » etc. ↩ (308) [p440] عترى : invocation contre elle, de العقر qui est le jarret des bêtes de somme, et son alif est de féminin comme سكرى. Ou de العقرة qui est l'élévation de la voix. ↩ (309) [p440] خالقى : invocation contre elle, c'est une douleur dans sa gorge. On a dit que son sens est une invocation d'extermination, comme le rasoir enlève les cheveux. ↩ (310) [p440] Et certaines d'entre elles se trouvent dans le Sahîh d'al-Bukhârî ↩ (311) [p441] Dans ce qu'a rapporté al-Bukhârî ↩ (312) [p441] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. ?? 4, n° 1 ↩ (313) [p441] المعتبة : nom d'action de العتاب, avec tâ' marbûta ouvert et fermé, de عتب عليه en cas de colère, quand on le blâme. ↩ (314) [p441] Et dans une copie : يمينه ↩ (315) [p441] Ce qu'ont rapporté les deux Shaykh d'après 'Ubâda ibn as-Sâmit — qu'Allah l'agrée ↩ (316) [p441] Le hadith a été rapporté par al-Bukhârî ↩ (317) [p441] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 591, n° 5 ↩ (318) [p442] شراج : avec kasr du shîn, puis râ' importante, puis alif, puis jîm : petit cours d'eau dans la plaine, comme un canal ; pluriel de شرجة ou شرج. ↩ (319) [p442] الحرة : avec fat-ha sur le hâ' et tashdîd du râ', terre dure couverte de pierres noires ; c'est un lieu connu à Tayba 351 où eut lieu la célèbre bataille de Yazîd. ↩ (320) [p442] الجدر : avec fat-ha sur le jîm et sukûn sur le dâl, et râ' importante, au sens de mur ; rapporté aussi avec damm du jîm, pluriel de جدار ; et rapporté avec fat-ha et kasr du jîm et dhâl pointé, de جذر الحساب, et جذر de toute chose est sa racine ; le sens visé est le mur. ↩ (321) [p442] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 158, n° 3 ↩ (322) [p442] استوعى : il a complété ↩ (323) [p443] Ce qu'a rapporté Abû Nu'aym dans al-Hilya. Et il n'a pas dit qu'il est forgé, tandis qu'Ibn al-Jawzî l'a mentionné dans les forgeries. ↩ (324) [p443] اقادته : الإفادة à l'origine signifie mener la bête, puis a été utilisé pour le talion 352 concernant la vie et autres, car le criminel est mené pour être exécuté le plus souvent ; on a donc voulu le sens nécessaire, et il est devenu propre à cela. ↩ (325) [p443] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 64, n° 5 ↩ (326) [p443] Ce hadith n'est pas connu de qui l'a rapporté, et il est possible que ce soit le hadith de 'Ukâsha lui-même. ↩ (327) [p444] Sawâd ibn 'Amr : Ansârite, Compagnon ; ce n'est pas Sawâd ibn Ghaziyya, sauf qu'on a rapporté une histoire semblable à son sujet, et que le Prophète — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — l'a frappé avec un bâton au flanc, mais pas de cette manière, comme cela viendra, car Sawâd ibn Ghaziyya a eu cela avec lui avant la bataille de Badr. Ibn al-Mulaqqin a dit dans son commentaire d'al-Bukhârî, après avoir rapporté ce qui est dans ash-Shifâ' : « Celui-ci n'a pas atteint le Prophète — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — car c'est un compagnon d'Ibn Wahb... Si cela est établi, peut-être est-ce un autre Compagnon dont le nom et le nom du père concordent. » Mais l'histoire est connue avec Sawâd ibn 'Amr... Et Ibn 'Abd al-Barr — qu'Allah lui fasse miséricorde — a mentionné que c'est Sawâda avec un hâ' supplémentaire. ↩ (328) [p444] متخلق : enduit de خلوق, un type de parfum mélangé au safran, de couleur entre le rouge et le jaune ; il est interdit dans certains hadiths pour les hommes. ↩ (329) [p444] ورس : al-wars est une plante jaune du Yémen avec laquelle on teint et on se parfume ; il est interdit comme le خلوق, interdiction de prohibition. ↩ (330) [p444] حط : comme رد, son origine est احطط comme اردد. ↩ (331) [p444] غشيني : au sens de : il m'a frappé ↩ (332) [p446] Rapporté par al-Bukhârî à propos de 'Abd Allâh ibn Ubayy ibn Salûl ↩ (333) [p447] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 146, n° 5 ↩ (334) [p447] Ce qu'ont rapporté les deux Shaykh et d'autres ↩ (335) [p447] — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — lors du Pèlerinage d'adieu, comme l'ont rapporté les deux Shaykh ↩ (336) [p447] Cela parce que le Prophète — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — était en état de sacralisation pour le pèlerinage seul et avait amené la bête de sacrifice, tandis que les Compagnons étaient en tamattu' 353 ; ils furent quelque peu blâmés lorsqu'ils se virent en contradiction avec le Messager d'Allah — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — en pratiquant le tamattu'. Quand il — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — sentit leur aversion pour leur tamattu', il dit le hadith... « J'aurais aimé être comme vous en tamattu' si je n'avais pas amené la bête de sacrifice et l'intention. » Les deux choses sont permises, et il y a divergence dans les livres de fiqh sur laquelle est préférable. ↩ (337) [p447] Comme dans un hadith rapporté par les deux Shaykh d'après 'Â'isha — qu'Allah l'agrée ↩ (338) [p447] الرغائب : pluriel de رغيبة, ce qu'on désire comme dons ↩ (339) [p447] يتسمت : de السمت, la tenue, c'est-à-dire qu'il prend une belle tenue ↩ (340) [p447] Et dans une copie : dans ملائه, c'est-à-dire dans une assemblée de gens ↩ (341) [p448] Et son rire — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — était le sourire ↩ (342) [p448] C'est-à-dire qu'il ne lui convient pas de faire un clin d'œil et de faire signe du coin de l'œil à quelqu'un de faire quelque chose qu'il a caché et dont il n'a pas parlé ; l'incident eut lieu lors de la conquête à cause d'Ibn Abî Sarh, dont le sang était licite, puis il vint pour prêter allégeance au Prophète — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. ↩ (343) [p448] Dans le hadith rapporté par les deux Shaykh et d'autres ↩ (344) [p448] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 146, n° 5 ↩ (345) [p448] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 701, n° 7 ↩ (346) [p449] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 232, n° 5 ↩ (347) [p449] Certains ont rassemblé les cas où la médisance est permise dans ce vers : « La critique n'est pas une médisance dans six cas : / l'opprimé, celui qu'on fait connaître, celui dont on met en garde, / celui qui manifeste ouvertement le péché, celui qui demande un avis, et celui / qui demande de l'aide pour supprimer un blâmable. » ↩ (348) [p449] المعضل : nom d'agent de أعضل, c'est-à-dire qui est difficile ↩ (349) [p449] Ce qu'ont rapporté les deux Shaykh ↩ (350) [p449] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 187, n° 3 ↩ (351) [p449] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 146, n° 5 ↩ (352) [p450] الولاء : c'est-à-dire le patronage d'affranchissement ↩ (353) [p450] C'est ce qu'a mentionné al-Khattâbî ↩ (354) [p450] Et c'est ce que soutient la majorité, et il a été rapporté par des gens dignes de confiance par de multiples voies authentiques, donc il n'y a pas lieu de le nier. ↩ (355) [p450] Verset 25 de la sourate ar-Ra'd 354 ↩ (356) [p450] Verset 7 de la sourate al-Isrâ' 355 ↩ (357) [p451] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 219, n° 3 ↩ (358) [p451] Verset 76 de la sourate Yûsuf 356 ↩ (359) [p452] Et par cela ont argumenté, parmi les imams, ceux qui sont allés vers la permission des stratagèmes 357, comme Abû Hanîfa et ses compagnons, contrairement aux Shâfi'ites. ↩ (360) [p452] وفقه : c'est-à-dire son accord
Les bêtes de somme 358 : les montures et les chameaux, de 'ara signifiant aller et venir. Sourate Yûsuf, verset 70 359. Le verset 115 de la sourate al-An'âm 360. Le verset 14 de la sourate Yûnus 361. Le verset 2 de la sourate al-Mulk 362. Le verset 140 de la sourate Âl 'Imrân 363. Le verset 142 de la sourate Âl 'Imrân 364. Le verset 31 de la sourate Muhammad 365. Les fautes 366 : pluriel de 'ahna, qui est la petite erreur. Mus'ab ibn 'Umayr 367 est fiable, il s'installa à Kûfa et mourut en l'an 113 de l'Hégire ; les six recueils de hadiths rapportent de lui. Son père Sa'd est l'un des dix promis au Paradis. Le hadith rapporté par at-Tirmidhî 368. Le meilleur 369 : le supérieur. Le verset 146 de la sourate Âl 'Imrân 370. Dans un hadith rapporté par at-Tirmidhî et jugé bon 371. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 31, numéro 5 372. Dans un hadith rapporté également par at-Tirmidhî et jugé bon 373. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 47, numéro 1 374. Rapporté par ad-Daylamî d'après Abû Hurayra 375. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 51, numéro 2 376. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 187, numéro 6 377. Ceci a été rapporté par al-Qurtubî dans son Tafsîr sans chaîne de transmission 378. Le petit agneau 379 : avec la fatḥa sur le ḥâ' et le sîn, le petit mouton d'un an ou moins. Cette histoire a été mentionnée par ad-Damîrî dans (Ḥayât al-Ḥayawân) et il a dit : il ne devrait pas la mentionner car elle n'est pas authentique, même si at-Ṭabarânî l'a rapportée d'Anas d'après son cheikh Ibn al-Jahm al-Bâhilî, qui est très faible dans la transmission... Et al-Bayhaqî l'a rapportée dans Shu'ab al-Îmân... Ce qui indique son manque d'authenticité est que sa parole « ses deux orbites coulèrent » n'a pas de fondement. Et comment pourrait-il être correct qu'ils soient punis pour ce qu'ils ne savaient pas, alors qu'il a dit « ils n'avaient aucune science »... De plus, sa parole « ses deux yeux blanchirent » après « ses deux orbites coulèrent » est une contradiction, et en faire une exégèse de l'écoulement est une absurdité froide... Le correct est qu'il n'a pas été aveuglé, car l'aveuglement n'est pas permis pour les prophètes 380. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, page 102, numéro 5 381. Ceci n'est absolument pas permis concernant les prophètes 382. Plût au ciel que l'auteur, qu'Allah lui fasse miséricorde, l'ait laissé... comme l'a mentionné al-Khafâjî. Le côté 383 : avec la fatḥa sur le jîm et le nûn, et aussi avec leur sukûn, et une bâ' muwaffaqa, signifiant le côté et la direction. Dans une copie (sa direction), dans une autre (sa khutta) avec un point au-dessus, ce qui est une altération du copiste. Les alliés par alliance 384 : le gendre, et les gens de la maison de l'épouse sont appelés aṣhâr, et tout parent par alliance de même. Dans un hadith rapporté par les deux cheikhs 385. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 149, numéro 5 386. Rapporté par les deux cheikhs 387. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 214, numéro 2 388. Rapporté par Ibn Mâja et al-Ḥâkim 389. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 63, numéro 1 390. Les poux 391 : avec une fatḥa puis un sukûn, ou avec une ḍamma et un tashdîd, c'est bien connu. Dans une copie (vous vous réjouissez) 392. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 47, numéro 1 393. Rapporté par at-Tirmidhî et jugé bon 394. Le verset 123 de la sourate an-Nisâ' 395. Cette exégèse est rapportée d'Abû Bakr 396. Rapporté par al-Ḥâkim 397. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 146, numéro 5 398. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, page 32, numéro 6 399. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 70, numéro 1 400. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 31, numéro 5 401. Rapporté par al-Bukhârî 402. Et il est rapporté (il est versé) à la voix passive. On a divergé sur laquelle des deux versions est la plus correcte : Ibn al-Jawzî a dit : « La plus correcte est la voix active » et Ibn Ḥajar a dit : « La plus correcte est la voix passive car elle contient de la bienséance envers Allah en ne Lui attribuant pas les malheurs. » Quant à la première, elle contient la soumission et la délégation de toutes les affaires à Lui 403. Dans un hadith rapporté par les deux cheikhs 404. Dans un hadith rapporté par les deux cheikhs 405. La fatigue 406 : l'épuisement. La douleur 407 : la souffrance. Rapporté par les deux cheikhs 408. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 214, numéro 2 409. Il a enlevé 410 : ḥât et waḥat signifient enlever. Dans un hadith rapporté par les deux cheikhs d'après Ka'b ibn Mâlik et Jâbir 411. La tige tendre 412 : avec un khâ' pointé et un mîm, le bois tendre qui n'est pas épais, et la tige fraîche. Son ombrage 413 : avec un ḍamma sur la tâ' suscrite et un kasr sur le fâ', suivi d'un yâ' souscrit et d'un hamza ; le plus connu est de doubler le yâ' souscrit, et il est rapporté avec un yâ' souscrit au début, c'est-à-dire son inclinaison. Ṣaḥîḥ Muslim 414. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 31, numéro 5 415. Son inclinaison 416 : c'est-à-dire aussi son penchant. Le cèdre 417 : c'est l'arbre de cèdre bien connu, abondant dans les montagnes. Obéissant 418 : docile... le verbe accepte la soumission. L'inattention 419 : la négligence. Le déracinement 420 : c'est le fait de se déraciner, de la racine ja'afa qui signifie arracher avec force. Le verset 95 de la sourate al-A'râf 421. Le verset 40 de la sourate al-'Ankabût 422. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 361, numéro 11 358. Mais cela n'est pas absolu, car c'est un repos pour le croyant et un châtiment pour le mécréant 359. Les malheurs 360 : pluriel de nakad, ce qui afflige l'homme et le chagrine. Dans un sermon qu'il a prononcé quelques jours avant sa maladie 361. Du fait que le Prophète a frappé un bédouin avec son bâton, puis lorsqu'il a prêché aux gens et a dit : « Que celui qui a un droit sur moi le réclame », le bédouin s'est levé et a dit : « Ô Messager d'Allah, le talion. » Lorsqu'il a découvert son ventre noble, il l'a étreint et embrassé et a dit : « Je ne voulais que cela » 362. Al-Faḍl ibn al-'Abbâs al-Hâshimî al-Qurashî, l'un des courageux Compagnons et de leurs notables. Il était le plus âgé des enfants d'al-'Abbâs, ferme le jour de Ḥunayn. Le Messager d'Allah le fit monter derrière lui lors du Pèlerinage d'adieu, d'où son surnom de « cavalier arrière du Messager d'Allah ». Il partit après la mort du Prophète en jihad vers le Shâm et fut martyrisé à la bataille d'Ajnâdayn (en Palestine). On dit aussi qu'il mourut à Nâṣiyat al-Urdun lors de la peste d'Amwâs. Il a rapporté 24 hadiths. Il mourut en l'an 13 de l'Hégire 363. Son coffre 364 : avec un 'ayn important ouvert, un yâ' souscrit et une bâ' muwaffaqa, c'est ce dans quoi l'homme met ses biens précieux. Car ils sont le lieu de son secret, de son dépôt, de sa sollicitude, de son attention, de sa protection et de sa préservation, comme le coffre à vêtements dans lequel une personne met ses biens précieux. Les versets 49 et 50 de la sourate Yâ Sîn 365. Dans un hadith déjà mentionné et rapporté d'Anas 366. Dans un hadith authentique rapporté par Aḥmad d'après 'Â'isha 367. Le doute vient du rapporteur. Certains ont permis qu'il fasse partie du hadith 368. Dans un hadith rapporté par les deux cheikhs d'après Abû Qatâda au sujet d'un convoi funèbre qui passa devant lui, il dit : « C'est une répartition des morts au moment de leur mort » 369. Ils les stupéfient 370 : ils les étonnent. Dans un hadith rapporté par les deux cheikhs d'après 'Ubâda ibn aṣ-Ṣâmit 371. Sourate al-Aḥzâb, verset 57 358. Sourate at-Tawba, verset 61 359. Sourate al-Aḥzâb, verset 53 360. « Et pour les mécréants, un châtiment douloureux » Sourate al-Baqara, verset 104 361. La légèreté d'esprit 362 : la sottise. Cette parole contient une attribution de ce qui ne convient pas aux Compagnons, qui sont les plus connaisseurs de la dignité de la prophétie et trop élevés pour qu'une négligence de leur part dans la bienséance envers lui se produise 363. Comme dans le hadith rapporté par al-Bukhârî et Muslim 364. Les plaisantins 365 : pluriel de mâjin, de al-mujûn qui est la plaisanterie et la moquerie. Le verset 63 de la sourate an-Nûr 366. Et il est rapporté (il l'appelle) au singulier. On a dit : son sens est que l'appelant l'appelle 367. Dans un hadith rapporté par al-Ḥâkim, al-Bazzâr et Abû Ya'lâ, et ils l'ont jugé bon 368. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 47, numéro 1 369. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 113, numéro 4 370. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 182, numéro 2 371. Mais 'Umar revint sur sa position lorsqu'on lui rapporta que le Prophète avait nommé le fils d'Abû Ṭalḥa Muḥammad et d'autres, et dit : « Je ne peux pas vous empêcher »... c'est-à-dire d'interdire 372. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 155, numéro 3 373. C'est-à-dire 'Umar 374. C'est 'Abd ar-Raḥmân ibn Zayd ibn al-Khaṭṭâb al-'Adawî. Sa mère était la fille d'Abû Lubâna. Il naquit à l'époque du Prophète et fut nommé Muḥammad, mais 'Umar changea son nom. Il rapporta de son père, de son oncle 'Umar et de plusieurs Compagnons. De lui rapportèrent son fils 'Abd al-Ḥamîd, Abû al-Qâsim Ḥusayn ibn Ḥurayth et d'autres. Il mourut à l'époque d'Ibn az-Zubayr 375. C'est-à-dire le fait de donner le nom avec le surnom et sans lui. De même, le fait de donner les noms des prophètes et des anges 376. Dans un hadith rapporté par Abû Dâwûd et at-Tirmidhî d'après 'Alî 377. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 54, numéro 4 378. Le hadith rapporté par Abû Sa'îd al-Khudrî : le Messager d'Allah a dit : « Cette communauté sera frappée d'une épreuve telle que l'homme ne trouvera aucun refuge contre l'injustice. Alors Allah enverra un homme de ma descendance – dans une version : de ma famille – dont le nom correspondra à mon nom, le nom de son père au nom de mon père, et son surnom à mon surnom. Il remplira la terre d'équité et de justice. La pluie sera abondante et la végétation prospère. Il vivra sept, huit ou neuf ans. » Il existe de nombreux hadiths à ce sujet, qui ont fait l'objet d'ouvrages spécifiques 379. Muḥammad ibn Ṭalḥa at-Tamîmî : on l'amena au Prophète qui lui caressa la tête, le nomma de son nom et lui donna son surnom... Il est connu comme as-Sajjâd. Il fut tué à la bataille du Chameau 380. Muḥammad ibn 'Amr ibn Ḥazm ibn Zayd ibn Lawdhân al-Anṣârî : né en l'an 10 de l'Hégire, tué à la bataille de al-Ḥarra en l'an 63. Il était parmi les jurisconsultes. Des hadiths de lui sont rapportés dans les Sunan 381. Muḥammad ibn Thâbit ibn Qays ibn Shammâs al-Khazrajî : son père l'amena au Prophète qui le châta et le nomma Muḥammad. Il fait partie de ceux qui furent tués à al-Ḥarra également. Des hadiths de lui sont rapportés dans les Sunan 382. Nous hésitons 383 : nous doutons et nous balançons. Obscénité 384 : avec un ḍamma ou une fatḥa sur le hâ', c'est la grossièreté et la laideur. Il l'a dénigré 385 : avec un ghayn pointé, un mîm et un ṣâd important, c'est-à-dire qu'il a diminué sa dignité. Et dans une copie (et ainsi de suite) 386, qui vient de al-jarr signifiant tirer ; le sens est que le consensus a continué et s'est perpétué de leur époque jusqu'à maintenant et ainsi de suite dans le temps, et naṣaba ḥarran comme source, ou comme état, ou comme spécificatif. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, page 143, numéro 3 387. Le commun 388 : pluriel de 'âmma, signifiant une grande foule. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 341, numéro 7 389. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, page 102, numéro 5 390.
- al-ghathth : La chamelle maigre.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- Sourate Ṣād : Sourate 38 du Coran.
- wa yuthabbituhum : Variante : « et les affermit ».
- Yûsha‘ ibn Nûn : Josué, fils de Nûn, prophète et successeur de Moïse.
- Sourate al-Kahf : Sourate 18 du Coran.
- Sourate Yûsuf : Sourate 12 du Coran.
- al-Muwaṭṭa' : Recueil de hadiths de l'imam Mâlik.
- wa kazahu : Variante : « et le poussa ».
- Sourate al-Qaṣaṣ : Sourate 28 du Coran.
- Sourate al-Ṣâffât : Sourate 37 du Coran.
- Abû ‘Ubayda Ma‘mar ibn al-Muthannâ : Philologue et grammairien arabe du IIe siècle de l'Hégire.
- al-mâr bayna yaday al-muṣallî : Celui qui passe devant le priant.
- âḍâ ya'îḍu : Verbe signifiant « revenir ».
- Sourate al-Kahf : Sourate 18 du Coran.
- qabl : Variante : « avant ».
- Sourate Yûsuf : Sourate 12 du Coran.
- Zayd ibn Aslam : Successeur et traditionniste médinois.
- bi-kilâ'atihi : Variante : « par sa tutelle ».
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- dalâ'il : Pluriel irrégulier de dalîl (preuve).
- Abû Isḥâq al-Isfarâ'înî : Théologien ash‘arite et juriste shâfi‘ite (mort en 418 H).
- al-ustâdh : Mot arabisé signifiant « maître ».
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- Aḥmad, Abû Dâwûd, al-Ḥâkim : Trois grands traditionnistes.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- al-wurûd : La mention, le fait de revenir.
- Sourate an-Najm : Sourate 53 du Coran.
- Sourate an-Nisâ' : Sourate 4 du Coran.
- Sourate al-Ḥashr : Sourate 59 du Coran.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- Ibn Jarîr, Ibn al-Mundhir, Abû Ḥâtim : Trois exégètes et traditionnistes.
- al-Lât : Idole préislamique des Thaqîf.
- al-‘Uzzâ : Idole préislamique des Ghatafân.
- Manât : Idole préislamique des Hudhayl et Khuzâ‘a.
- Sourate an-Najm : Sourate 53 du Coran.
- al-gharânîq : Pluriel de ghurnûq, désignant les grues ou, métaphoriquement, les idoles.
- Sourate al-Ḥajj : Sourate 22 du Coran.
- Sourate al-Isrâ' : Sourate 17 du Coran.
- ḥadîth munkar : Hadith désavoué, rejeté.
- aṣḥâb al-kutub as-sitta : Les auteurs des six recueils de hadiths canoniques.
- asânîd ḍa‘îfa wâhiya : Chaînes de transmission faibles et fragiles.
- al-mulaffiqûn : Variante : « les falsificateurs ».
- Abû al-Fatḥ al-Ya‘murî : Auteur d'une Sîra.
- Abû Bakr : Variante : Abû Bakr.
- Abû Bakr ibn al-‘Alâ' al-Mâlikî : Célèbre sous le nom d'Ibn al-‘Arabî, juriste mâlikite.
- bi-bughḍ / bi-taqaṣṣî : Variantes : « par haine » / « par recherche minutieuse ».
- riwâyatuhu : Variante : « sa transmission ».
- asânîduhu : Variante : « ses chaînes ».
- al-mu‘tabarîn : Les auteurs reconnus.
- al-mu‘tamadîn : Les auteurs fiables.
- fîhâ / minhu : Variantes : « en elle » / « de lui ».
- Shu‘ba : Ibn al-Ḥajjâj, grand traditionniste.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- aẓunnu : « Je pense », exprimant le doute.
- matnuhu wa aṣluhu : Son texte et son origine.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- Umayya ibn Khâlid : Traditionniste fiable.
- Abû Bishr : Ja‘far ibn Abî Waḫshiyya, successeur fiable.
- al-Kalbî : Muḥammad ibn as-Sâ'ib, exégète mais jugé faible.
- Abû Ṣâliḥ : Bâdhân, successeur jugé faible.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- ‘an al-Kalbî : D'après al-Kalbî.
- kadhdhâb waḍḍâ‘ : Menteur et faussaire.
- al-Ḥâfiẓ Ibn Ḥajar : Grand savant du hadith (mort en 852 H).
- yatasawwar : Escalader, dominer.
- Sourate al-Ḥâqqa : Sourate 69 du Coran.
- âyat 75 : Verset 75 de la sourate al-Isrâ'.
- ṣanâdîd : Pluriel de ṣindîd, les notables.
- ash-shimât : Variante : « la joie maligne ».
- aṣ-ṣawla : La domination, la contrainte.
- ḥâdithat al-Ḥudaybiyya : L'événement du traité de Hudaybiyya.
- tashghîb : Provocation du mal.
- bint shafah : Expression désignant la parole.
- ijtithâth : Déracinement.
- al-Qarâfî : Juriste mâlikite (mort en 684 H).
- khalīl : Ami intime, confident ; terme désignant une relation d'amitié très proche, comme celle d'Abraham avec Dieu.
- muḥaddithūn : Savants spécialistes du hadith (traditions prophétiques).
- āya : Verset coranique.
- rāwī : Rapporteur d'un hadith ou d'un récit.
- qaṣr : Prononciation brève de la voyelle, ici sur le mot 'sanā'.
- mad : Prolongation de la voyelle, donnant un sens différent.
- sūra : Sourate, chapitre du Coran.
- Ibn al-Anbārī : Célèbre grammairien et exégète de l'école de Kūfa, mort en 328 H.
- ḥāfiẓ : Titre donné à un savant qui connaît par cœur un grand nombre de hadiths.
- al-Naḥwī : Le grammairien, spécialiste de la grammaire arabe.
- Gharīb al-Ḥadīth : Ouvrage sur les termes rares dans les hadiths.
- Sharḥ al-Kāfī : Commentaire d'un ouvrage de grammaire.
- Kitāb al-Aḍdād : Livre sur les mots ayant des sens opposés.
- Kitāb al-Jāhilīyāt : Livre sur la période préislamique.
- safsāf : Ce qui est vil, médiocre ; poussière fine.
- safsāfuhā : Sa partie vile, son aspect médiocre.
- Muqātil : Muqātil ibn Ḥibbān, exégète et traditionniste fiable, mort vers 150 H.
- sinah : Torpeur, somnolence légère avant le sommeil profond.
- Tābi'ī : Successeur, génération suivant celle des Compagnons du Prophète.
- kunya : Surnom commençant par Abū (père de) ou Umm (mère de).
- Qāḍī : Juge, ici titre honorifique pour un savant.
- tartīl : Lecture lente et réfléchie du Coran, en respectant les règles de psalmodie.
- al-sitta : Les six recueils de hadiths canoniques (Bukhārī, Muslim, Abū Dāwūd, Tirmidhī, Nasā'ī, Ibn Māja).
- Maghāzī : Expéditions militaires du Prophète ; genre littéraire historique.
- tamannā : Souhaiter, réciter ; ici, il s'agit de la récitation du Coran par le Prophète.
- amānī : Souhaits, désirs ; lectures sans compréhension.
- āya : Verset.
- tamannā : Souhaiter, réciter ; ici, il s'agit de la récitation du Coran par le Prophète.
- makhā'il : Pluriel de makhīla, signes, indices.
- marfū' : Hadith remontant jusqu'au Prophète.
- mawqūf : Hadith s'arrêtant à un Compagnon.
- mudallis : Rapporteur qui pratique la tadlīs, c'est-à-dire qu'il omet ou dissimule un maillon faible dans la chaîne de transmission.
- Ṣaḥīḥayn : Les deux recueils authentiques de Bukhārī et Muslim.
- mutawātir : Lecture transmise par une multitude de chaînes fiables, considérée comme certaine.
- shādhdha : Lecture isolée, non conforme à la transmission majoritaire.
- nunshiruhā : Nous la ranimons, nous la faisons revivre.
- nunshizuhā : Nous la soulevons, nous la remuons.
- yaqḍī al-ḥaqq : Il juge la vérité, il décrète la vérité.
- huzayla : Diminutif de hazla, plaisanterie légère.
- Abū al-Faraj : Surnom d'un savant mālikite, auteur du livre al-Ḥāwī.
- al-Ḥāwī : Ouvrage de jurisprudence mālikite.
- al-Abharī : Relatif à la ville d'Abhar, entre Qazwīn et Zanjān.
- Ibn Surayj : Grand savant shāfiʿite, surnommé al-Bāz al-Ashhab (le faucon gris).
- al-Bāz al-Ashhab : Surnom d'Ibn Surayj, signifiant 'le faucon gris'.
- al-Iṣṭakhrī : Savant shāfiʿite, auteur d'ouvrages de jurisprudence.
- Ibn Khayrān : Imām ascète shāfiʿite, connu pour son refus de la judicature.
- dīn : Ici, signifie 'coutume' ou 'habitude'.
- les deux Shaykhs : Al-Bukhārī et Muslim, auteurs des deux recueils de hadiths les plus authentiques.
- qibla : Direction de la prière vers La Mecque.
- Mères des croyants : Épouses du Prophète.
- al-Mubāḥ : Acte juridiquement indifférent, permis sans recommandation ni réprobation.
- anwāʿ : Pluriel de nawʿ, signifiant 'espèces' ou 'sortes'.
- tafsīr : Jugement de bonté morale.
- taqbīḥ : Jugement de laideur morale.
- mujmal : Résumé, sommaire.
- naʿam : Particule affirmative, 'oui'.
- uṣūl : Fondements du droit islamique.
- al-mutaṣawwifa : Ceux qui pratiquent le soufisme, forme intensive.
- al-mutawaḥḥid : Celui qui s'isole pour l'adoration, forme intensive.
- al-Maqāmāt : Stations spirituelles dans le soufisme.
- al-sahw : Oubli, inattention.
- al-nisyān : Oubli, fait d'oublier.
- qālū : Ils dirent.
- Nussiya : Forme passive du verbe 'oublier', avec shadda.
- al-Khandaq : La tranchée, nom de la bataille du Fossé.
- Ibn Mas'ûd : Compagnon du Prophète, célèbre pour sa connaissance du Coran.
- les deux Sahîh : Les deux recueils de hadiths authentiques d'al-Bukhârî et de Muslim.
- Ahmad : Ahmad b. Hanbal, fondateur de l'école hanbalite.
- salât al-khawf : Prière de la crainte, prière en temps de guerre.
- Abû Hanîfa : Fondateur de l'école hanafite.
- al-Bukhârî : Célèbre traditionniste, auteur du Sahîh.
- subh : Prière de l'aube.
- Bilâl : Compagnon, premier muezzin de l'islam.
- 'Â'isha : Épouse du Prophète, mère des croyants.
- son cœur : Référence à une version du hadith.
- hadith de la vallée : Hadith concernant l'endormissement pour la prière.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- sommeil pendant la prière : Sujet du hadith.
- al-ghatît : Bruit de respiration du dormeur.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- les deux Sahîh : Recueils d'al-Bukhârî et Muslim.
- Maymûna bint al-Hârith : Épouse du Prophète, tante d'Ibn 'Abbâs.
- Iklâ' : Surveillance, protection.
- al-taghlîs : Prière à l'aube naissante.
- sa sauvegarde : Variante textuelle.
- il s'en souvient : Variante textuelle.
- illicite avec le licite : Comparaison pour l'oubli.
- le Rappel : Le Coran.
- Ô Messager : Verset coranique.
- les a suivis : Variante textuelle.
- al-mutakallimûn : Théologiens scolastiques.
- afdat : A introduit, a fait parvenir.
- divergent : Se contredisent.
- aqâwîl : Pluriel de 'dire'.
- les preuves : Variante textuelle.
- Sourate al-Fath, verset 20 : Verset coranique.
- Sourate Muhammad, verset 19 : Verset coranique.
- Sourate al-Inshirâh, versets 2 et 3 : Verset coranique.
- Sourate al-Tawba, verset 43 : Verset coranique.
- Sourate al-Anfâl, verset 68 : Verset coranique.
- Sourate 'Abasa, versets 2 et 3 : Verset coranique.
- Sourate Tâ Hâ, verset 121 : Verset coranique.
- Sourate al-A'râf, verset 19 : Verset coranique.
- Sourate al-A'râf, verset 23 : Verset coranique.
- Sourate al-Anbiyâ', verset 87 : Verset coranique.
- Sourate Sâd, versets 24-25 : Verset coranique.
- Sourate Yûsuf, verset 24 : Verset coranique.
- Sourate al-Qasas, verset 15 : Verset coranique.
- les deux Shaykh : Al-Bukhârî et Muslim.
- hadith de l'intercession : Hadith sur l'intercession du Prophète au Jour du Jugement.
- L'explication du hadith : Référence à une explication antérieure.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- cent fois : Indique la multitude, non littéral.
- Sourate Hûd, verset 47 : Verset coranique.
- Sourate Hûd, verset 37 : Verset coranique.
- Sourate al-Shu'arâ', verset 82 : Verset coranique.
- Sourate al-A'râf, verset 143 : Verset coranique.
- Sourate Sâd, verset 34 : Verset coranique.
- Sourate al-Fath, verset 2 : Verset coranique.
- Ahmad b. Nasr : Savant et martyr de l'épreuve de la création du Coran.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- Sourate al-Ahqâf, verset 9 : Verset coranique.
- Sourate al-Fath, verset 2 : Verset coranique.
- Sa parole : Parole de Dieu dans le Coran.
- Qatâda, al-Hasan : Deux exégètes et traditionnistes.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- verbe complet : Verbe transitif direct.
- Sourate al-Inshirâh, versets 2 et 3 : Verset coranique.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- ton dos : Variante textuelle.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- yanquduhu : Le critiquer, le charger.
- Sourate al-Tawba, verset 43 : Verset coranique.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- ijtihâd : Effort d'interprétation juridique.
- Sourate al-Nûr, verset 62 : Verset coranique.
- Abû Dâwûd, al-Tirmidhî, al-Nasâ'î : Trois traditionnistes.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- Badr : Lieu de la première grande bataille de l'islam.
- Sourate al-Anfâl, verset 67 : Verset coranique.
- hadith authentique : Hadith considéré comme authentique.
- al-maghânim : Butins.
- Sourate al-Anfâl, verset 67 : Verset coranique.
- 'Uliyya : Nobles, chefs.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- al-salab : Dépouille du tué.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- Sourate al-Anfâl, verset 68 : Verset coranique.
- Muhammad b. 'Alî b. al-Husayn : Descendant du Prophète, imam.
- Ibn 'Atiyya : Exégète andalou.
- Sourate al-Anfâl, verset 69 : Verset coranique.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- désir du martyre : Motivation du compagnon.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- dans cette histoire : Variante textuelle.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- Sa'd b. Mu'âdh : Compagnon, chef des Ansâr.
- Sahîh de Muslim : Recueil de hadiths authentiques de Muslim.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- Sa biographie : Référence à une notice biographique antérieure.
- 'Amr b. al-Hadramî : Polythéiste tué lors de l'expédition.
- Al-Hakam b. Kaysân : Captif devenu musulman, mort martyr.
- 'Uthmân b. 'Abd Allâh : Captif mort mécréant.
- trois mois : Correction d'une erreur chronologique.
- al-muta'addī : Terme grammatical désignant un verbe transitif, qui nécessite un complément d'objet.
- ism al-maf'ūl : Nom d'objet ou participe passif, forme dérivée du verbe indiquant l'objet de l'action.
- nā'ib al-fā'il : Sujet apparent ou substitut du sujet, terme grammatical désignant le sujet d'un verbe à la voix passive.
- al-ta'addī : Transitivité, propriété d'un verbe de requérir un complément d'objet.
- Ibn 'A'isha : Célèbre traditionniste basrien, mort en 228 H.
- ṣakk wa laṭm : Frapper avec la paume ou un objet large ; sens général de frapper.
- Sourate Ṣād 34 : Verset évoquant l'épreuve de Salomon.
- hadith ṣaḥīḥ : Hadith authentique rapporté par Bukhari et Muslim.
- nombre de femmes : Divergence sur le nombre d'épouses de Salomon.
- permis dans sa Loi : La polygamie était permise dans la Loi de Salomon.
- Asif ibn Barkhiya : Personnage identifié comme le ministre de Salomon.
- aṣḥāb al-ma'ānī : Exégètes qui comprennent le sens profond des hadiths.
- fils mort-né : Enfant de Salomon décédé à la naissance.
- cent enfants : Vœu de Salomon d'avoir cent enfants combattants.
- ḥukmuhu fī ra'iyyatihi : Son autorité sur son peuple, épreuve divine.
- akhṭān : Pluriel de khatan : parents par alliance du côté de l'épouse.
- isrā'īliyyāt : Récits issus de sources judéo-chrétiennes, non authentiques.
- fīhi : Variante textuelle : « en lui ».
- jawābān : Variante : « deux réponses ».
- amr : Variante : « ordre ».
- in shā'a Allāh : Formule conditionnelle « si Allah veut ».
- Sourate Ṣād 35 : Verset de la prière de Salomon.
- ghayra : Jalousie légitime, amour exclusif.
- nafāsa : Désir, convoitise.
- isrā'īliyyāt : Récits bibliques non vérifiés par la tradition islamique.
- ikhtiṣāṣ : Caractéristiques particulières accordées à certains prophètes.
- al-Khaṣā'iṣ : Ouvrage sur les caractéristiques uniques du Prophète Muhammad.
- Sourate Hūd 40 : Verset sur l'arche de Noé.
- bayna... 'alā : Construction grammaticale inhabituelle, peut-être une erreur de copiste.
- tarjamatuhu : Référence à une biographie antérieure.
- fīmā : Variante : « dans ce que ».
- hadith Abī Hurayra : Hadith rapporté par Abou Hourayra.
- ladaghat-hu : Variante : « l'a piqué » (scorpion).
- qarya : Lieu de rassemblement ; peut désigner divers habitats animaux.
- an : Conjonction signifiant « parce que ».
- Sourate al-An'ām 28 et al-Isrā' 44 : Versets sur la louange universelle.
- Sourate al-Naḥl 126 : Verset sur la rétribution.
- hadith faible : Hadith à la chaîne faible mais renforcé par des témoignages.
- riwāyāt mukhtalifa : Versions divergentes du même hadith.
- Sourate Ṭā Hā 121 : Verset sur le péché d'Adam.
- aw khudhū : Variante : « ou prenez » ; blâme pour un acte pourtant permis.
- aḥdhirū : Variante : « soyez avertis » (passif).
- al-akhdh : Dérivation lointaine, sens étendu.
- al-ridhl : Le vil, le méprisable.
- dhanab : Queue (de l'animal).
- ridhluhum : Pluriel de ridhl : les plus vils.
- fakānat / faka'anna : Variantes : « et elle fut » / « comme si ».
- ilayhi : Variante : « vers lui ».
- al-hanāt : Pluriel de hinna : mauvais traits.
- Abū Sa'īd al-Kharrāz : Grand maître soufi du IIIe siècle H.
- umniyatuhu : Son souhait, son désir.
- aw khudh : Variante : « ou prends ».
- li-ṣāḥib al-sijn : Au compagnon de prison (Joseph).
- Sourate Yūsuf 42 : Joseph demande à l'échanson de se souvenir de lui.
- hadith ṣaḥīḥ : Hadith authentique sur Joseph.
- Ibn Dīnār : Mālik ibn Dīnār, ascète et traditionniste.
- hamza istifhām inkārī : Hamza interrogatif de reproche.
- dhanb 'alayhi : Péché relatif à son rang spirituel.
- al-mathāqīl : Pluriel de mithqāl : poids, mesure.
- al-dhar : Pluriel de dharra : atome, particule infime.
- mubālātuhu : Étymologie de « lā ubālī » (je ne me soucie pas).
- al-qā'ilūn bi-'iṣmat al-anbiyā' : Ceux qui affirment l'infaillibilité des prophètes.
- ḥāluhum : Variante : « leur état ».
- ashaqq : Variante : « plus pénible ».
- al-ish'ti'ār : Endurance, ou vêtement de dessous.
- munmāh : Nom d'action : croissance, augmentation.
- Sourate Ṭā Hā 122 : Verset sur le repentir d'Adam.
- Sourate Ṣād 25 : Verset sur le pardon de David.
- Sourate al-A'rāf 143 : Verset sur la demande de Moïse de voir Dieu.
- Sourate al-A'rāf 144 : Réponse divine à Moïse.
- Sourate Ṣād 40 : Verset sur la faveur de Salomon.
- zulaf : Pluriel de zulfa : proximité, rang élevé.
- al-miḥan : Pluriel de miḥna : épreuves purificatrices.
- al-niṣāb : Rang, position.
- Ṣāliḥ al-Murrī : Prédicateur ascète, mort en 172 H.
- basṭa : Expansion, augmentation (de bienfaits).
- Ibn 'Aṭā' : Soufi et exégète, mort vers 310 H.
- Yūnus ibn Mattā : Le prophète Jonas.
- taḍyī' : Perte, gaspillage (de la patience).
- ṣāḥib al-ḥūt : Le compagnon du poisson (Jonas).
- ḥadīth al-Mughīra : Hadith rapporté par al-Mughira ibn Shu'ba.
- ḥadīth al-Bukhārī : Hadith rapporté par al-Bukhari.
- al-Muḥāsibī : Surnom d'al-Ḥārith ibn Asad, dérivé de muḥāsaba (examen de conscience), en raison de sa pratique intense de l'auto-examen spirituel.
- rabbānī : Savant divin, maître spirituel profondément enraciné dans la connaissance de Dieu, terme coranique (Sourate 3:79).
- qadarī : Partisan du libre arbitre (qadar), doctrine opposée au fatalisme, considérée comme hérétique par les traditionalistes.
- al-Mīzān : Ouvrage de critique des transmetteurs de hadiths, probablement Mīzān al-I‘tidāl d’al-Dhahabī.
- الأحزاب : Sourate 33 du Coran, « Les Coalisés ».
- الترمذي : Abû 'Îsâ Muhammad at-Tirmidhî, célèbre traditionniste, auteur du Jâmi' (Sunan at-Tirmidhî).
- الصحيحين : Les deux recueils de hadiths authentiques d'al-Bukhârî et de Muslim.
- حافظ : Titre donné à un spécialiste du hadith qui maîtrise parfaitement les chaînes de transmission et les textes.
- المائدة : Sourate 5 du Coran, « La Table servie ».
- الزكاة : Aumône légale obligatoire en Islam.
- الشيخان : Al-Bukhârî et Muslim, les deux auteurs des Sahîh.
- طيبة : Médine, surnommée Tayba (la bonne).
- الاقتصاص : Le talion, peine du crime de sang.
- تمتع : Forme de pèlerinage où l'on combine la 'Umra et le Hajj avec une désacralisation entre les deux.
- الرعد : Sourate 13 du Coran, « Le Tonnerre ».
- الإسراء : Sourate 17 du Coran, « Le Voyage nocturne ».
- يوسف : Sourate 12 du Coran, « Joseph ».
- الحيل : Stratagèmes juridiques permettant de contourner certaines interdictions tout en restant dans le cadre de la Loi.
- Sourate al-Aḥzâb, verset 57 : Coran 33:57.
- Sourate at-Tawba, verset 61 : Coran 9:61.
- Sourate al-Aḥzâb, verset 53 : Coran 33:53.
- Sourate al-Baqara, verset 104 : Coran 2:104.
- ar-ra'ūna : Légèreté d'esprit, sottise.
- aṣ-ṣaḥāba : Les Compagnons du Prophète.
- al-Bukhārī wa Muslim : Les deux plus célèbres recueils de hadiths authentiques.
- al-mājīn : Pluriel de mājin, plaisantin, moqueur.
- Sourate an-Nûr, verset 63 : Coran 24:63.
- yad'ūhu : Il l'appelle (au singulier).
- al-Ḥākim, al-Bazzār, Abū Ya'lā : Trois traditionnistes.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- 'Umar : Le deuxième calife.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- 'Umar : Le deuxième calife.
- 'Abd ar-Raḥmān ibn Zayd ibn al-Khaṭṭāb : Compagnon, fils de Zayd, neveu de 'Umar.
- at-tasmiya bi-ismihi : Le fait de donner le nom du Prophète.
- Abū Dāwūd wa at-Tirmidhī : Deux traditionnistes, auteurs de Sunan.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- al-Mahdī : Le guide attendu, descendant du Prophète.
- Muḥammad ibn Ṭalḥa : Compagnon, tué à la bataille du Chameau.
- Muḥammad ibn 'Amr ibn Ḥazm : Compagnon, juriste, tué à al-Ḥarra.
- Muḥammad ibn Thābit ibn Qays : Compagnon, tué à al-Ḥarra.
- namtarī : Nous hésitons, nous doutons.
- hajr : Obscénité, grossièreté.
- ghamaṣahu : Il l'a dénigré, diminué sa valeur.
- wa halumma jarran : Et ainsi de suite, continuellement.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- 'awāmm : Le commun des gens, la masse.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- al-qaml : Les poux.
- tafraḥūn : Vous vous réjouissez.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- at-Tirmidhī wa ḥassanahu : Hadith rapporté par at-Tirmidhî et jugé bon.
- Sourate an-Nisâ', verset 123 : Coran 4:123.
- Abū Bakr : Le premier calife, Compagnon éminent.
- al-Ḥākim : Al-Ḥâkim an-Naysâbûrî, auteur du Mustadrak.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
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- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- al-Bukhārī : Célèbre traditionniste, auteur du Ṣaḥîḥ.
- yuṣabbu : Il est versé (voix passive).
- ash-Shaykhān : Al-Bukhârî et Muslim.
- ash-Shaykhān : Al-Bukhârî et Muslim.
- an-naṣab : La fatigue.
- al-waṣab : La douleur.
- ash-Shaykhān : Al-Bukhârî et Muslim.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- ḥāta : Il a enlevé.
- Ka'b ibn Mālik wa Jābir : Deux Compagnons.
- khāma : Tige tendre, bois souple.
- tafī'uhā : Son ombrage, son inclinaison.
- Ṣaḥīḥ Muslim : Recueil de hadiths authentiques de Muslim.
- taqaddamat tarjamatuhu : Sa biographie a déjà été donnée.
- takaffu'uhā : Son inclinaison.
- al-'arza : Le cèdre.
- miṭwā' : Obéissant, docile.
- ghurra : Inattention, négligence.
- inji'āf : Déracinement.
- Sourate al-A'râf, verset 95 : Coran 7:95.
- Sourate al-'Ankabût, verset 40 : Coran 29:40.
Les notes et commentaires
(34) [p.474] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. «165», n° «1». (35) [p.474] Isḥāq ibn Rāhawayh ibn Makhlad al-Ḥanẓalī al-Tamīmī al-Marwazī, Abū Ya‘qūb, savant du Khorasan en son temps, habitant de Marw (Merv), capitale du Khorasan, l’un des grands ḥuffāẓ (mémorisateurs du hadith). Il voyagea à travers les pays pour collecter le hadith. L’imam Aḥmad, al-Bukhārī, Muslim, al-Tirmidhī, al-Nasā’ī et d’autres apprirent de lui. Il s’installa à Nishapur et y mourut en (238 H). (36) [p.474] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. «155», n° «8». (37) [p.474] L’auteur (al-Muṣannif) et sa biographie se trouvent dans l’introduction. (38) [p.474] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. «156», n° «6». (39) [p.475] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. «499», n° «6». (40) [p.475] C’est-à-dire Muḥammad, Abū Yūsuf et Zufar. (41) [p.475] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. «186», n° «3». (42) [p.475] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 2, p. «111», n° «6». (43) [p.475] Et dans une copie (fī al-Muslim) [dans le musulman]. (44) [p.475] Et cela a été rapporté de ‘Umar. (45) [p.475] Al-Walīd ibn Muslim : Abū al-‘Abbās al-Dimashqī, affranchi (mawlā) des Banū Umayya, savant des gens du Shām. Il naquit en l’an cent dix et mourut en l’an cent quatre-vingt-quinze ou cent quatre-vingt-quatorze. (46) [p.475] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. «341», n° «7». (47) [p.475] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. «182», n° «2». (48) [p.475] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 2, p. «153», n° «3». (49) [p.476] C’est-à-dire quiconque suivait l’école de Dāwūd al-Ẓāhirī, qui considérait obligatoire de s’en tenir au sens apparent (ẓāhir) du texte (naṣṣ) et du hadith, sans interprétation (ta’wīl). (50) [p.476] Abū Muḥammad ‘Alī ibn Aḥmad al-Fārisī : c’est l’imam, le savant, le maître éminent, le ḥāfiẓ (mémorisateur) accompli, connu sous le nom d’Ibn Ḥazm ibn Ghālib. Sa lignée remonte à Abū Sufyān ibn Ḥarb (qu’Allah l’agrée). Il est donc d’origine persane (fārisī) et omeyyade, cordouan, ẓāhirite. Son livre sur l’école de Dāwūd, intitulé al-Muḥallā, est volumineux. Il naquit à Cordoue en l’an trois cent quatre-vingt-quatre… On dit : « La langue d’Ibn Ḥazm et l’épée d’al-Ḥajjāj sont deux frères jumeaux… » car il critiquait abondamment les juristes (fuqahā’) et les autres. (51) [p.476] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. «609», n° «10». (52) [p.476] S’il avait coordonné par « wāw » (et), cela aurait été meilleur. (53) [p.476] Et ceci est sujet à divergence. (54) [p.476] Ibrāhīm ibn Khālid, le juriste (faqīh) bagdadien. Il rapporta d’Ibn ‘Uyaynah, d’Abū Mu‘āwiyah, de Wakī‘ et d’al-Shāfi‘ī, et il fut son compagnon. Abū Dāwūd, Ibn Mājah et Muslim (en dehors du Ṣaḥīḥ) rapportèrent de lui. Al-Nasā’ī dit : « C’est un homme de confiance (thiqah), digne de confiance (ma’mūn). » Il mourut en l’an (240). (55) [p.476] Et dans une copie ( ‘alā mithli hādhā ) [sur quelque chose de semblable]. (56) [p.476] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. «637», n° «9». (57) [p.476] Mālik ibn Nuwayrah : c’est le Tamīmī al-Yarbū‘ī. C’était un cavalier, un poète, obéi dans son peuple. Il vint auprès du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), embrassa l’Islam et le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) le nomma collecteur des aumônes légales (ṣadaqāt) de son peuple, les Banū Yarbū‘. Nuwayrah est le diminutif de Nār (feu) ou Nūrah (chaux). Il fut tué par Khālid ibn al-Walīd pendant les guerres de l’apostasie (ḥurūb al-riddah) pour avoir refusé la zakāt. (58) [p.476] Mais l’action de Khālid ne constitue pas une preuve pour une telle affaire… car son action suscita des objections de la part de certains Compagnons et nécessite une interprétation (ta’wīl). (59) [p.477] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. «64», n° «6». (60) [p.477] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. «341», n° «3». (61) [p.477] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. «341», n° (7). (62) [p.477] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. «609», n° «10». (63) [p.477] ‘Abd Allāh ibn Muṭarrif : c’est le fils de la sœur de l’imam Mālik, comme nous l’avons déjà mentionné. Abū Ḥazzah al-Baṣrī. Il rapporta d’Abū Barzah al-Aslamī, et Ḥumayd ibn Hilāl rapporta de lui. Il mourut avant Muṭarrif, et Muṭarrif mourut en l’an 78 H. (64) [p.477] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 2, p. «153», n° «1». (65) [p.477] Al-‘Utbiyyah : nom d’un livre attribué à Muḥammad ibn Aḥmad ibn ‘Abd al-‘Azīz ibn ‘Utbah al-Umawī al-Qurṭubī, le juriste (faqīh), l’un des imams éminents d’al-Andalus. (66) [p.477] Et dans une copie : (al-Mabsūṭ) [L’Étendu]. (67) [p.477] ‘Uthmān ibn Kinānah : c’est Abū ‘Amr, nom d’un homme parmi les imams mālikites. Il a un livre appelé al-Mabsūṭah (L’Étendue) qui n’est pas célèbre. Il mourut en l’an cent quatre-vingt-six, deux ans après Mālik. (68) [p.478] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 2, p. «99», n° «2». (69) [p.478] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. «100», n° «3». (70) [p.478] On ne lui demande pas de se repentir (lā yustatāb) en ce qui concerne le musulman. Quant au mécréant (kāfir), s’il se repent et que son repentir est l’Islam, il est accepté, car l’Islam efface ce qui le précède. (71) [p.478] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 2, p. «142», n° «2». (72) [p.478] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 2, p. «153», n° «5». (73) [p.478] ‘Abd Allāh ibn ‘Abd al-Ḥakam : ibn A‘yan, le juriste (faqīh) égyptien, digne de confiance (thiqah). Il rapporte de Mālik, d’al-Layth et d’autres. Il mourut en l’an deux cent quatorze. (74) [p.478] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. «182», n° «2». (75) [p.478] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 2, p. (154), n° (2). (76) [p.478] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. (341), n° (7). (77) [p.479] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. (332), n° (1). (78) [p.479] C’est-à-dire, il lui dit : « Malheur à lui (waylan lahu). » Al-wayl (le malheur) est la perdition, l’affliction et la calamité. (79) [p.479] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. (76), n° (2). (80) [p.479] Car il faisait partie de sa Sunna (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) que, lorsqu’il achetait quelque chose au marché, il le portait lui-même. Et lorsque quelqu’un voulait le porter pour lui, il disait : « Le propriétaire de la marchandise est plus en droit de la porter. » (81) [p.479] Abū Muḥammad ibn Abī Zayd : ‘Abd Allāh al-Qayrawānī al-Mālikī, à qui aboutit la présidence de l’école mālikite au Maghreb. On voyageait vers lui depuis les contrées, et nombreux étaient ceux qui apprenaient de lui. L’auteur (al-Muṣannif) (qu’Allah lui fasse miséricorde) dit à son sujet qu’il avait réuni la présidence de la religion et du monde, au point qu’on l’appela « le petit Mālik ». Il mourut à la mi-sha‘bān de l’an trois cent quatre-vingt-neuf. (82) [p.480] Aḥmad ibn Abī Sulaymān : parmi les savants mālikites connus chez eux. (83) [p.480] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. (153), n° (3). (84) [p.480] Et ce n’est pas un serment (yamīn) légal (shar‘ī), mais il relève de la coutume de la conversation. (85) [p.480] Et dans une copie (al-ṣa‘q) qui est al-ṣā‘iqah (la foudre)… Ce sont deux choses envoyées par Allah et qui dominent les créatures selon la compréhension linguistique. (86) [p.480] Il l’interrogea en tant que demandeur de fatwa (mustaftiyan). (87) [p.480] Ḥabīb ibn al-Rabī‘ : ibn Yaḥyā ibn Ḥabīb al-Farwī. (88) [p.480] Comme s’il disait : « Tu es divorcée (ṭāliq) », puis prétendait qu’il voulait dire qu’elle était déliée, non attachée ; on ne tient pas compte d’une telle chose. (89) [p.480] Mu‘azzar : honoré et magnifié. (90) [p.480] Abū ‘Abd Allāh ibn ‘Aṭṭāb : parmi les juristes (fuqahā’) mālikites. (91) [p.480] Al-‘Ushār : celui qui prélève le maks (impôt illicite), c’est-à-dire la taxe. (92) [p.481] Car la personne lésée lui avait dit : « Je me plaindrai de toi auprès du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). » (93) [p.481] Ibn Ḥātim : on n’a pas trouvé sa biographie, comme l’a dit al-Khafājī. (94) [p.481] Il l’a dit sur un ton de mépris (istikhfāf). Quant à si ce n’est pas sur ce ton, cela est permis, comme la parole d’al-Būṣīrī (qu’Allah lui fasse miséricorde) : « Il te suffit, comme science chez l’illettré (al-ummī), comme miracle… dans la période préislamique (jāhiliyyah) et comme éducation dans l’orphelinat (yutm). » Al-yatīm (l’orphelin) parmi les humains est un petit enfant sans père ; parmi les animaux, celui qui n’a pas de mère ; parmi les oiseaux, celui qui n’a ni mère ni père… On dit à certains : « Pourquoi le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) était-il orphelin ? » Il répondit : « Afin qu’aucune créature n’ait de faveur sur lui… » Et une autre sagesse est que l’orphelin a pour caractéristique l’humiliation et le manque d’éducation. Alors que le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) grandit orphelin et, malgré cela, il était parfait en éducation et noble, et comme il a dit : « Mon Seigneur m’a éduqué et a parfait mon éducation. » C’est pourquoi son éducation était divine (rabbāniyyah), non humaine. (95) [p.481] Khatan Ḥaydarah… Aṭ-Ṭulayṭulī dit qu’il était khatan Ḥaydarah, c’est-à-dire le père de son épouse, faisant référence à ‘Alī, l’époux de Fāṭimah. Il fit ainsi preuve de mépris (istikhfāf) envers lui. Al-khatan (le beau-parent) est tout parent de l’épouse d’un homme, comme le père et le frère. Le commun des gens l’emploie pour le mari de la fille. Ḥaydarah signifie le lion, et c’est ici le nom d’un homme andalou. C’est aussi le surnom (laqab) de ‘Alī (qu’Allah l’agrée). Sa mère l’avait nommé « Asad » (lion) en l’absence de son père lorsqu’il naquit, d’après le nom de son père, car elle était Fāṭimah bint Asad. Lorsque son père revint de voyage, il le nomma ‘Alī. C’est pourquoi il (qu’Allah l’agrée) disait : « Je suis celui que ma mère a nommé Ḥaydarah. » (96) [p.481] Al-Qayrawān : une ville en Tunisie. C’est l’arabisation de « Kārbān », qui signifie « la grande caravane ». (97) [p.481] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. «188», n° «1». (98) [p.481] Ibrāhīm al-Ghazzārī : attribution à Ghazzārah, une tribu célèbre. (99) [p.482] ‘Abd Allāh ibn Aḥmad ibn Ṭālib al-Tamīmī, Abū al-‘Abbās, juge (qāḍī) mālikite. Il fut nommé juge de Qayrawān à deux reprises. Il désapprouva Ibrāhīm ibn al-Aghlab pour certains aspects de sa conduite, fut destitué et emprisonné, et mourut en prison en l’an 276 H. Il a de nombreux écrits. (100) [p.482] Yaḥyā ibn ‘Umar : juge (qāḍī) de Qayrawān et son savant. (101) [p.482] Et ceci fait partie de ce qu’a autorisé al-Subkī dans son livre (al-Sayf al-Maslūl ‘alā man Sabba al-Rasūl) [Le Glaive Dégainé contre celui qui insulte le Messager]. (102) [p.482] Walagha (il a lapé) : le chien a léché avec sa langue. (103) [p.482] Le hadith n’est pas connu des ḥuffāẓ (mémorisateurs). Il semble donc qu’il n’a pas de fondement (lā aṣla lahu), car les gens dignes de confiance (thiqāt) ne l’ont pas transmis. On rapporte également d’Ibn Ḥajar qu’il a dit : « Il n’a pas de fondement… » L’auteur (al-Muṣannif) l’a rapporté d’après le juge (al-qāḍī) mentionné parce qu’il ne l’a pas trouvé dans les propos d’un autre. (104) [p.482] Abū ‘Abd Allāh ibn al-Murābiṭ : c’est Abū Muṣ‘ab, et on dit al-Muṣ‘ab ibn Muḥammad ibn Khalaf ibn Sa‘īd ibn Wahb. Il mourut après quatre-vingts et quatre cents [c’est-à-dire après 480 H]. Il est parmi les plus éminents imams mālikites du Maghreb. (105) [p.483] Et ceci est contraire à son école (madhhab), car chez eux, il est tué sans qu’on lui demande de se repentir (lā yustatāb). Soit Ibn al-Murābiṭ a contredit son école en cela, soit il dit que, comme beaucoup de gens le pensaient, s’il se repent, la peine (ḥadd) est écartée de lui en raison du doute (shubhah) qui s’y trouve, et qu’il n’y a pas de dénigrement (tanqīṣ) en cela vu le nombre et la force de l’ennemi. (106) [p.483] Ḥabīb ibn Rabī‘ al-Qarawī : parmi les imams de l’école de Mālik, comme déjà mentionné. (107) [p.483] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. (341), n° (7). (108) [p.483] Ceci est une remarque (ta‘qīb) sur Ibn al-Murābiṭ. (109) [p.483] Ibn ‘Aṭṭāb : parmi les mālikites également. (110) [p.483] Incombe à tout juge (ḥākim) de porter son affaire devant lui. (111) [p.483] Et dans certaines copies (ḥaraj) [gêne, péché]. (112) [p.485] « Allah les a maudits en ce monde et dans l’au-delà, et leur a préparé un châtiment humiliant. » Verset 57 de la sourate al-Aḥzāb. (113) [p.485] Verset 61 de la sourate al-Aḥzāb. (114) [p.485] Verset 45 de la sourate al-Mā’idah. (115) [p.486] Verset 11 de la sourate al-Dhāriyāt. (116) [p.486] Verset 32 de la sourate al-Tawbah. (117) [p.486] Al-Nakāl : le châtiment sans mise à mort. (118) [p.486] « Puis ils ne trouvent en eux-mêmes aucune gêne (ḥaraj) à ce que tu as décidé et se soumettent totalement. » Sourate al-Nisā’, verset 65. (119) [p.486] Sourate al-Ḥujurāt, verset 3. (120) [p.486] Et ceci, selon les gens de la Sunna (ahl al-sunnah). Quant aux Mu‘tazilites, ils disent que le péché capital (al-kabīrah) annule l’œuvre. (121) [p.486] Sourate al-Mujādilah, verset 9. Il fait référence aux Juifs et aux hypocrites (munāfiqūn) qui disaient : « Al-sām ‘alayka » (la mort sur toi), signifiant l’invocation de la mort. (122) [p.487] Sourate al-Mujādilah, verset 9. (123) [p.487] Sourate al-Tawbah, verset 63. (124) [p.487] Sourate al-Tawbah, verset 63. (125) [p.487] Sourate al-Tawbah, versets 67-68. (126) [p.487] Sourate al-Tawbah, versets 67-68. (127) [p.487] Sa biographie a déjà été présentée dans le volume 1, p. «309», n° «2». (128) [p.487] Rapporté par al-Ṭabarānī et al-Dāraquṭnī d’après ‘Alī (qu’Allah l’agrée)… Mais ils ont dit : « Sa chaîne de transmission (sanad) est faible (ḍa‘īf) et les auteurs des [six] recueils [canoniques] ne l’ont pas rapporté, mais il a été renforcé par le consensus (ijmā‘). » (129) [p.487] Ce qu’a rapporté al-Bukhārī et d’autres avec une chaîne de transmission (musnadan).
Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 621, n° 7 1. Sans invitation à l'islam et au rejet de la mécréance 2. Sa biographie a été présentée dans le volume 2, page 312, n° 2 3. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 146, n° 4 4. Ibn Khatal 5 : il avait deux chanteuses qui chantaient en satirisant les musulmans et en les blâmant ; son nom était 'Abd Allah, et on a dit Hilal, et on a dit 'Abd al-'Aziz. Leurs noms sont Fartana et Qurayba 6. On ne connaît pas celui qui l'a rapporté 7. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 637, n° 9 8. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 570, n° 8 9. 'Uqba ibn Abi Mu'ayt 10 : il était d'une hostilité intense envers le Prophète, paix et salut sur lui, et fut capturé à Badr ; l'Envoyé d'Allah, paix et salut sur lui, ordonna à 'Asim de lui trancher la nuque dans un lieu appelé 'Urq al-Dhabab ; il dit : « Pourquoi me tues-tu, ô Muhammad ? » Il répondit : « À cause de ton hostilité envers Allah et Son Envoyé. » Il dit : « Qui s'occupera des enfants ? » Il répondit : « Le Feu. » Lorsque sa nuque fut tranchée, il dit, paix et salut sur lui : « Louange à Allah qui t'a tué et a réjoui mon œil par toi. » Il est des Banu Umayya ibn 'Abd Shams, et c'est lui qui jeta les entrailles du chameau sur lui, paix et salut sur lui. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 355, n° 4 11. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 52, n° 6 12. Le hadith a une chaîne de transmission faible 13. Sayra 14 : c'est-à-dire sans guerre, en captivité. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 379, n° 5 15. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 591, n° ??? 16. 'Abd al-Razzaq dans son Jami' d'après 'Ikrima 17. Rapporté également par 'Abd al-Razzaq dans son Jami' d'après Sa'id ibn Jubayr 18. Kadhaba 19 signifie ici : il a proféré un discours mensonger contenant un dénigrement. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 54, n° 4 20. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 340, n° 1 21. Dans un athar 22 rapporté par Ibn Sa'd et Ibn 'Asakir. Al-Muhajir ibn Abi Umayya 23 : son nom était al-Walid, mais le Prophète, paix et salut sur lui, le désapprouva et le nomma al-Muhajir, car al-Walid est le nom du Pharaon d'Égypte... Al-Muhajir est le frère de la Mère des croyants Umm Salama, qu'Allah l'agrée ; l'Envoyé d'Allah, paix et salut sur lui, l'envoya au Yémen auprès d'al-Harith ibn 'Abd Kulal al-Himyari, et le nomma préposé aux aumônes ; puis Abu Bakr, qu'Allah l'agrée, l'envoya durant son califat pour combattre les apostats au Yémen, et il remporta des conquêtes et eut des œuvres considérables au Yémen. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 156, n° 1 24. Thaniyyatuha 25 : la dent avancée. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 52, n° 6 26. Khatma 27 : nom d'une tribu, les fils de Sa'd ibn Tha'laba ; Khatma fait partie des Ansar, les Banu 'Abd Allah ibn Malik ibn Aws ; cette femme est 'Asma' bint Marwan des Banu Umayya ; celui qui la tua est 'Umayr ibn 'Adi ibn Firasha ibn Abihi al-Khatmi, qui était aveugle, imam de son peuple et leur lecteur ; il entra chez elle alors qu'elle allaitait son enfant, l'écarta, puis enfonça son épée dans son ventre jusqu'à ce qu'elle sorte par son dos. Comme la parabole du coup de l'Envoyé d'Allah, paix et salut sur lui, pour une chose qui se produit sans contestation... et les deux cornes ne se heurtent pas, mais se rencontrent puis se séparent 28. Rapporté par Abu Dawud, al-Hakim et al-Bayhaqi, et il l'a authentifié 29. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 152, n° 6 30. Abu Barza al-Aslami 31 : c'est Nadla ibn 'Ubayd ibn al-Harith ; il embrassa l'islam anciennement, assista aux expéditions avec l'Envoyé d'Allah, paix et salut sur lui, et mourut à Bassora en l'an 64. Rapporté par Abu Dawud, al-Hakim et al-Bayhaqi, et ils l'ont authentifié 32. Sa biographie a été présentée dans le volume 2, page 210, n° 9 33. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 195, n° 7 34. Et celui qui parle est Abu Barza 35. Sa biographie a été présentée dans le volume 2, page 141, n° 6 36. Sa biographie a été présentée dans le volume 2, page 30, n° 1 37. C'est 'Abd al-Hamid ibn 'Abd al-Rahman ibn Zayd ibn al-Khattab 38. Al-Rashid 39 : Harun, le célèbre calife abbasside. Il avait pris le hadith de l'imam Malik. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 341, n° 7 40. Et c'est là sa doctrine, sans distinction entre musulman et mécréant, ni entre le repenti et l'autre 41. Abu al-Fadl : l'auteur 42. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 341, n° 7 43. Al-Nazar 44 : c'est-à-dire la réflexion sur ce que la raison indique. Al-I'tibar 45 : c'est-à-dire la méditation sur les causes légales du meurtre. Et le qiyas 46 est aussi appelé i'tibar, d'après la parole d'Allah : « Tirez-en donc une leçon, ô vous qui avez des yeux. » Sa biographie a été présentée dans le volume 2, page 111, n° 6 47. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 186, n° 3 48. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 466, n° 6 49. Sourate at-Tawba, verset 76 50. Parmi ceux qui ouvrirent les forteresses du Sham ; celui qui parla ainsi était al-Jallas ibn Suwayd, ou Wadi'a ibn Thabit ; 'Amir ibn Qays al-Ansari lui dit : « Oui, par Allah, Muhammad est véridique et confirmé, et toi tu es pire qu'un âne. » Cela parvint à l'Envoyé d'Allah, paix et salut sur lui ; al-Jallas vint et jura par Allah devant la chaire du Prophète, paix et salut sur lui, qu'il n'avait pas dit cela, et que 'Amir était menteur ; 'Amir jura qu'il l'avait dit, et dit : « Seigneur, fais descendre sur Ton Prophète véridique quelque chose qui me rende véridique. » Alors le verset descendit ; al-Jallas se repentit et son repentir fut bon. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 224, n° 7 51. Et dans une version : « en secret » 52. Rapporté par Ahmad, al-Bukhari et les quatre 53 avec la formulation : « Quiconque change de religion, tuez-le. » Peut-être le juge l'a-t-il rapporté par le sens, ou bien il existe une version avec le sens mentionné. Shufuf 54 : augmentation ; on dit shaffa 'alayhi s'il a augmenté, et cela signifie aussi diminution, c'est donc un mot aux sens opposés. Et cela a été rapporté par al-Bukhari et d'autres ; ils dirent que 'A'isha, qu'Allah l'agrée, s'en aperçut ; lorsqu'ils disaient : « As-sam 'alaykum ya Aba al-Qasim », elle disait : « 'Alaykum as-sam wa al-dham wa al-la'na. » C'est pourquoi il dit, paix et salut sur lui : « Lorsque les gens du Livre vous saluent, dites : Wa 'alaykum, en retournant leur malédiction contre eux. » C'est Dhu al-Khuwaysira 55. Et dans une copie : « al-qisma » 56. Et cela dans un hadith rapporté par al-Bukhari également. Il ne le tua donc pas, paix et salut sur lui 57. Rapporté par Ahmad, les deux cheikhs 58 et al-Nasa'i d'après Anas, qu'Allah l'agrée, avec la formulation : « Facilitez et ne rendez pas difficile, annoncez la bonne nouvelle et ne repoussez pas. » Et dans une copie : « facilitez » 59. Sakkanu 60 : c'est-à-dire laissez les gens sur ce qu'ils sont ; cela concerne ce qui ne leur est pas obligatoire ; sinon, une telle chose ne tolère pas de négligence. Et cela, il le dit à 'Umar ibn al-Khattab, qu'Allah l'agrée, lorsqu'il dit dans l'histoire d'Ubayy ibn Salul : « Laisse-moi lui trancher la nuque. » Yarfuquhum 61 : les relier et leur être utile. Et il est rapporté : « La tête de l'intelligence après la foi en Allah est de se faire aimer des gens », rapporté par al-Tabarani dans al-Awsat d'après 'Ali, qu'Allah honore son visage, et rapporté par al-Bazzar et al-Bayhaqi d'après Abu Hurayra avec une formulation ? Sourate al-Ma'ida, verset 15 62 ; ce verset est abrogé ; il est descendu au sujet des juifs qui étaient à l'époque de notre Prophète, paix et salut sur lui, pour expliquer qu'ils étaient caractérisés par la trahison et que c'était hérité de leurs pères, et Il lui ordonna de leur pardonner à condition du pacte ou autre. Sourate Fussilat, verset 35 63 ; on a dit qu'il est abrogé par le verset de l'épée. Sa biographie a été présentée dans le volume 2, page 488, n° 7 64. Al-Inkhirat 65 : interprété comme l'entrée ; cela se trouve dans les paroles des rhéteurs dignes de confiance comme al-Sakkaki et al-Zamakhshari, mais dans les dictionnaires, il n'existe pas avec ce sens, mais plutôt le contraire, comme kharata al-qatad et ikhtarata al-sayf s'il le dégaine. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 621, n° 7 66. Sa biographie a été présentée dans le volume 2, page 312, n° 2 67. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 270, n° 8 68. 'Uqba ibn Abi Mu'ayt 69 : parmi les plus acharnés à nuire à Muhammad, que la prière et le salut soient sur lui ; il était le deuxième voisin de l'Envoyé d'Allah, paix et salut sur lui ; à son sujet, Allah a fait descendre Sa parole : « Le jour où l'injuste se mordra les mains, disant : 'Hélas ! Si seulement j'avais suivi le chemin avec l'Envoyé !' » Voir le livre Nur al-Yaqin, section sur les persécutions. Et dans une copie : « nadhara » 70. Ka'b ibn Zuhayr 71 : ibn Abi Sulma Rabi'a ibn Riyyah al-Muzani ; lui et son frère sont deux poètes éminents mais peu prolifiques ; son frère embrassa l'islam avant lui ; Ka'b, après l'islam de son frère, composa un poème dans lequel il faisait allusion au Prophète, paix et salut sur lui ; son frère lui écrivit une lettre lui rappelant que l'Envoyé d'Allah, paix et salut sur lui, avait déclaré licite le sang de ses ennemis. La terre lui devint étroite ; il vint auprès de l'Envoyé d'Allah, paix et salut sur lui, repentant, et il l'accepta ; il lui récita son célèbre poème : « Banat Su'ad » ; alors il lui donna son manteau. Ibn al-Ziba'ra 72 : c'est 'Abd Allah ibn al-Ziba'ra ibn Sa'id ibn Sahm al-Qurashi ; c'était un poète éminent et courageux, parmi les plus hostiles à l'Envoyé d'Allah, paix et salut sur lui, par sa langue et son insolence ; il n'eut pas de descendance ; il embrassa l'islam après la conquête et son islam fut bon. Numaytu 73 : j'ai transmis et fait parvenir. Et dans une copie : « fi'atuhum » 74, c'est-à-dire leur groupe. Et on a divergé sur les Oulou al-'Azm 75 parmi eux ; on a dit qu'ils sont cinq : Noé, Abraham, Moïse, Jésus et Muhammad, que les prières et les saluts d'Allah soient sur eux tous ; et on a dit qu'ils sont ceux mentionnés dans (les Poètes) et (al-A'raf) : Noé, Houd, Salih, Salomon, Loth et Moïse, pour leur patience face aux persécutions de leur peuple ; et on a dit dix-huit mentionnés dans al-An'am, et Allah les a suivis par Sa parole : « Ceux-là sont ceux qu'Allah a guidés ; suis donc leur guidance. » Et on a dit tous les messagers sauf Job. Ce qui précède au sujet de la parole des juifs : « as-sam 'alaykum » 76. Et le témoignage n'est complet qu'avec deux 77. Et dans une copie : « al-yahud » 78. Et dans une copie : « fi al-sam » 79. Layyan bi-alsinatihim 80 : c'est-à-dire en la déformant avec leurs langues. Et les jurisconsultes ont dit : ne saluez pas les mécréants en premier ; on répond à leur salut par : « Wa 'alaykum » ; et dans une version d'après al-Shafi'i, c'est permis. Comme le juge 'Abd al-Wahhab al-Baghdadi al-Maliki 81. Ahl al-dhimma 82 : ce sont les gens du pacte et de la sécurité. Arjafa 83 : il a proféré des paroles mensongères. Al-Tira 84 : la vengeance. Sa biographie a été présentée dans le volume 1, page 341, n° 7 85. Il dit, paix et salut sur lui, à 'Umar, et le hadith a déjà été présenté dans les deux Sahih 86. Ce hadith n'a pas été rapporté 87. Shibhuhu 88 : c'est-à-dire comme la peine de la diffamation, de la consommation de vin et du vol. Par le témoignage légal 89. Sa biographie a été présentée dans le volume 2, page 144, n° 2 90.
Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, page 141, n° 1 91. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 62, n° 3 92. Sourate al-Ahzâb, versets 62-63 93. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, page 158, n° 5 94. Al-Mabsût 95 : titre d'un de ses livres. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 77, n° 7 96. Sourate at-Tawba, verset 75 97. Dans de nombreuses copies (ses copies) 98. Du pardon et de l'indulgence 99. C'est l'un des Ansâr 100, comme dans le Sahîh d'al-Bukhârî, ou Mughîth ibn Qushayr selon certains, et non Dhû l-Khuwaysira comme l'a supposé al-Daljî. Al-Halabî a dit : celui qui a dit « adil » et Dhû l-Khuwaysira. Dans une copie (quelque chose) 101. Dans une copie (déclaration explicite) 102. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 158, n° 3 103. Abû l-Fadl 104 : l'auteur. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, page 141, n° 6 105. Dans une copie (ceci) 106. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 158, n° 3 107. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 341, n° 7 108. Concernant les Banû Qurayza 109. Comme cela est arrivé aux Banû n-Nadîr 110. D'après la narration d'al-Bukhârî et d'autres 111. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 146, n° 5 112. Dans une copie (dans l'âme) 113. Comme Allah a dit : « Les Bédouins sont les plus endurcis dans l'incrédulité et l'hypocrisie, et les plus enclins à ignorer les limites de ce qu'Allah a révélé à Son Messager » 114. Et il est rapporté (l'insouciance) 115. Jabhadha 116 : c'est-à-dire jadhb (attirer). Et il a dit – comme dans al-Bukhârî – « Donne-moi de l'argent d'Allah qui est chez toi » 117. Al-Halabî a dit : « Il est possible que ce soit Thâbit ibn Qays ibn Shammâs » 118. C'est Sawâd ibn Qays al-Muhâribî, et on a dit : « Sawâd ibn al-Hârith » 119. Surnommé al-Murtajiz, il était blanc, et on a dit al-Najîb 120. Khuzayma 121 : ibn Thâbit al-Ansârî ibn ‘Umâra. Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) a considéré son témoignage comme équivalant à deux témoignages. Elles sont ‘Â’isha et Hafsa (qu'Allah les agrée) 122. Sourate al-Ahzâb, verset 58 123. Rapporté par al-Bukhârî 124. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 63, n° 12 125. Elle est la fille d'Abû Jahl, son nom est Juwayriyya 126. Dans une copie (et il vint) avec un wâw 127. C'est Ghawrath ibn al-Hârith 128. C'est-à-dire finalement, avec Bishr ibn al-Barâ', après qu'il lui ait pardonné d'abord en raison de son embrassement de l'islam ou de ses excuses dans ses paroles 129. Et dans sa phrase (et pardon) 130. Ghamasahu 131 : avec ghayn pointue ouverte, mîm muet et sâd non pointue, c'est-à-dire le mépriser. C'est Ibn Hâtim at-Tulaytilî, al-Khafâjî a dit : « Je n'ai pas trouvé sa biographie » 132. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 609, n° 10 133. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, page 144, n° 1 134. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 76, n° 2 135. Rapporté par les deux cheikhs d'après ‘Alî (qu'Allah l'agrée) 136. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, page 691, n° 5 137. Contrairement aux partisans de Mâlik 138. C'est-à-dire chez les mâlikites 139. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 499, n° 6 140. Dans une copie (son mensonge) 141. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, page 153, n° 6 142. Sa parole : « il l'a inventé et forgé » 143. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 188, n° 1 144. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, page 153, n° 6 145. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, page 153, n° 5 146. Ashhab 147 : ibn ‘Abd al-‘Azîz al-Misrî. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 609, n° 10 148. Ahmad ibn Abî Sulaymân, l'un des compagnons de Sahnûn, était un juriste savant et pieux 149. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 188, n° 1 150. Abû ‘Uthmân al-Haddâd 151 : son nom est Sa‘îd, il était d'abord mâlikite puis est devenu shâfi‘ite. C'est-à-dire avant que sa barbe ne pousse 152. Tâhart 153 : un lieu à l'extrême du Maghreb. Tihâma 154 : c'est ici La Mecque ou la terre du Hijâz... Les géographes l'appliquent aujourd'hui aux terres situées entre les montagnes du Hijâz et la mer Rouge. Habîb ibn ar-Rabî‘ 65 : l'un des imams mâlikites en jurisprudence, il était pieux et craignant Dieu. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 188, n° 1 66. Abû Ishâq al-Barqî 67 : Ibrâhîm ibn ‘Abd ar-Rahmân ibn ‘Amra ibn Abî l-Fayyâd, mort en 145 H. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, page 153, n° 5 68. Al-Hârith ibn Miskîn 69 : al-Halabî a dit : c'est un juriste célèbre, umayyade, client de Marwân, égyptien. Il a appris d'Ibn ‘Uyayna, Ibn Wahb, Ibn al-Qâsim et a interrogé al-Layth. Abû Dâwûd, an-Nasâ'î et d'autres ont rapporté de lui... Il était fiable et une autorité... Il a vécu un peu plus de quatre-vingt-dix ans. Al-Khatîb a dit : il était fiable en hadith et juriste selon l'école de Mâlik. Al-Ma'mûn l'a emmené à Bagdad pendant la période de l'épreuve 70 parce qu'il n'a pas accepté de dire que le Coran est créé. Il est resté emprisonné jusqu'à ce qu'al-Mutawakkil devienne calife et le libère. Il a alors rapporté des hadiths à Bagdad et est retourné en Égypte. Al-Mutawakkil lui a écrit pour lui confier la charge de juge en Égypte. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 76, n° 2 71. Qarnân 72 : un mauvais qualificatif pour l'homme qui ferme les yeux sur la débauche de sa femme, sa fille, sa sœur et sa parente ; c'est ce qu'on appelle le dâyûth. Dans une copie (bestiaux) 73. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, page 144, n° 1 74. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 188, n° 1 75. Hajar 76 : obscénité. ‘Îsâ ibn Manâs Abû Mûsâ, l'un des compagnons de Sahnûn, originaire de Kairouan 77. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, page 316, n° 2 78. Abû Muhammad ibn Mansûr 79 : ‘Abd Allâh ibn Muhammad ibn Mansûr, né en 458 H, mort en sha‘bân 513 H. C'était un imam, traditionniste, mâlikite. Abû ‘Abd Allâh ibn al-Hâjj 80 : Muhammad ibn Ahmad ibn Khalaf ibn Ibrâhîm at-Tujîbî al-Mâlikî, le savant, traditionniste, martyr. Né en 458 H, tué alors qu'il était prosterné dans la mosquée de Cordoue par un homme fou qui le frappa d'un couteau au flanc et le tua. Il fut enterré à l'endroit même où il fut tué, le vendredi 16 ramadan 529 H. Il est différent d'Ibn al-Hâjj, auteur d'al-Madkhal. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, page 519, n° 3 81. Abû ‘Abd Allâh ibn ‘Îsâ 82 : ibn Husayn at-Taymî, né en 429 H. Hâtir 83 : il a dit des paroles insensées. Yanza‘u 84 : il incline. Hadîma 85 : grande imperfection. At-Tandîr 86 : nom verbal de nadara, signifie viser la parole tombée (erronée). Al-Mutanabbî 87 : Abû t-Tayyib al-Ju‘fî al-Kûfî, le poète. Il a des merveilles de poésie et de sagesse contenant des enseignements et autres. Né à Kûfa en 303 H, il grandit en Syrie et dans le désert. Il se lia avec Sayf ad-Dawla, puis se rendit auprès de ‘Adud ad-Dawla à Fârs après avoir été en contact avec Kâfûr, l'émir d'Égypte. Il retourna à Bagdad et fut tué près d'an-Nu‘mâniyya en ramadan 354 H. Al-Ma‘arrî 88 : Abû l-‘Alâ', le philologue et poète célèbre. Il était très versé dans les arts littéraires. Il a composé en vers « Luzûm mâ lâ yalzam ». On dit qu'il a un livre de littérature intitulé « Ayk al-ghusûn » en cent volumes. Il partageait l'avis des sages sur l'abstention de manger de la viande. Mort le vendredi 3 rabî‘ al-awwal 449 H à Ma‘arra. C'est-à-dire qu'il a comparé son loué et sa femme à Moïse (paix sur lui) et sa femme, qui était la fille d'un prophète, par ignorance de leur haut rang et de leur position éminente 89. Al-Halabî a dit : je ne le connais pas. Al-Khafâjî a dit : c'est le lettré Zayd ibn ‘Abd ar-Rahmân ibn Ma‘ânâ al-Asyûfî al-Maghribî, l'un des poètes d'adh-Dhakhîra. Il fait partie des poètes célèbres du Maghreb. Ce vers est d'un poème à lui en louange d'Ibn Hammûda, dont le premier vers est : « L'éclair brille depuis Andarîn... tes yeux ont versé des larmes de larmes abondantes » 90. C'est-à-dire de l'époque de l'auteur. Al-Halabî a dit : je ne le connais pas 91. Hassân al-Masîsî 92 : attribué à Masîsa, une ville d'Andalousie. Abû Bassâm a dit dans adh-Dhakhîra : c'est le vizir et secrétaire Abû l-Walîd Hassân ibn al-Masîsî, compagnon du vizir Ibn ‘Ammâr, l'un des grands de l'État ‘abbâdide. Il a des poèmes merveilleux. La plupart de ses poèmes sont en louange d'al-Mu‘tamid. Il a des œuvres importantes et des significations magnifiques, comme sa parole : « Si l'homme ne renonce pas, alors que le safran du monde l'a teint, il n'est pas un ascète. » Muhammad ibn ‘Abbâd 93 : il a accédé au califat après avoir été juge. C'est al-Qâsim ibn Muhammad ibn Dhî l-Wizâratayn al-Walîd ibn Ismâ‘îl. Leur origine était de Homs. Abû Bakr ibn Zaydûn 94 : c'est Dhû l-Wizâratayn et le poète éloquent. Il était avec Ibn ‘Ammâr comme deux chevaux de course. Ad-Dank 95 : l'étroitesse. Sourate an-Nûr, verset 16 96. Ibn Hâni' 97 : al-Andalusî, Abû l-Qâsim Muhammad ibn Hâni' al-Andalusî al-Ishbîlî. Né à Séville et y a grandi, il s'est consacré aux sciences littéraires et arabes, surpassant ses contemporains, mais il penchait vers la philosophie. Il voyagea en Égypte puis en revint. Lorsqu'il descendit à Barqa, il fut trouvé mort, sans que l'on sache qui l'avait tué. C'était le mercredi 23 rajab 362 H. Ibn Sulaymân 98 : Abû l-‘Alâ' al-Ma‘arrî. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, page 522, n° 2. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, page 522, n° 2 99. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 492, n° 3 100. Abû Nuwâs 101 : son père était le client d'al-Jarrâh ibn ‘Abd Allâh al-Hakamî, gouverneur du Khorassan. Né à Bassora et y a grandi, puis il se rendit à Kûfa, puis à Bagdad. Mort en 195 H à Bagdad. Al-Lakhnâ' 102 : la puante, et al-lahn est la puanteur. Al-Qutaybî 103 : al-Halabî a dit : sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 470, n° 4. Muhammad al-Amîn 104 : fils de Hârûn ar-Rashîd, fils d'al-Mahdî. Il fut proclamé calife en 193 H, le matin de la mort d'ar-Rashîd, et tué en 198 H. Son califat dura quatre ans et huit mois. Qadda 105 : il a coupé. Ash-Shirâkân 106 : ash-shirâk est la courroie de la sandale. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 341, n° 7 107. Ibn Abî Maryam 108 : al-Jumahî al-Basrî, Abû Muhammad, le mémorisateur. Il rapporte d'al-Layth et d'un groupe, et de lui rapportent Ibn Ma‘în, Abû Hâtim et d'autres. Fiable, les six imams ont rapporté de lui. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 341, n° 7 109.
Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 274, n° 2 155. Sa biographie a déjà été donnée au volume 2, page 153, n° 3 156. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 76, n° 2 157. Nakîr 158 : nom de l'un des anges de la tombe, l'autre s'appelle Munkar. Mâlik 159 : c'est le gardien de l'Enfer (et ils crieront : « Ô Mâlik, que ton Seigneur nous achève ! »). Nikâl 160 : leçon. Et dans une copie (ra'â 161). Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 76, n° 2 162. C'est le chef des juges de son époque, célèbre pour sa compétence dans la judicature, sa précision dans la science et son ascétisme dans ce monde. Âtharâ 163 : rapportant. Au point que l'on vit Yahyâ ibn Ma'în, malgré sa haute stature, tourner autour de la Maison sacrée en disant : « Un tel est un menteur, un tel est un faussaire dans ses récits. » Sa biographie a déjà été donnée au volume 2, page 479, n° 5 164. Âtharâ 165 : rapportant et narrant. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 165, n° 1 166. Sa biographie a déjà été donnée au volume 2, page 392, n° 1 167, d'après ce qu'il a rapporté dans le livre ar-Ri'âya. Les Jahmiyya 168 : une secte des partisans de Jahm ibn Safwân, parmi les innovateurs, voire les mécréants inventifs ; son origine est de Samarcande ; sa doctrine inclut la thèse que le Paradis et l'Enfer périront, que la foi est seulement la connaissance sans la confession ni les autres actes d'obéissance, qu'il n'y a d'acte pour personne d'autre que Dieu, que les hommes, dans les actes qui leur sont attribués, sont comme l'arbre agité par les vents selon les circonstances, et que l'homme est contraint dans tous ses actes, sans volonté ni choix. Le créé 169 : soit le Coran, et ceux qui le disent sont les Mu'tazila, soit l'acte créé de l'homme, ce qui est la parole des Mu'tazila et des Qadariyya, soit le créé ancien, ce qui est la parole des philosophes et des matérialistes. Les asmâr 170 : pluriel de samar, qui est la conversation nocturne, à l'origine à l'ombre de la lune. Les mujjân 171 : pluriel de mâjin, celui qui ne se soucie pas de ses paroles dans le divertissement et la moquerie. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page , n° 172. Et cet ordre de Mâlik de tuer le questionneur simplement en l'accusant d'être celui qui a dit la créature sans prouver la croyance en la créature est étonnant, alors qu'il fait partie de ceux qui disent : « Nous ne traitons personne de mécréant parmi les gens de la qibla » – dit ad-Daljî. Ad-Daljî a dit : « Ceci est aussi étonnant, voire plus étonnant, car tuer pour dissuader de la question, personne ne l'a dit. » Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 507, n° 3 173. Ghams 174 : défaut. C'est-à-dire en se louant lui-même aux Quraysh dans sa jeunesse. Comme l'ont rapporté les deux Cheikhs d'après Jâbir, et al-Bukhârî d'après Abû Hurayra – que Dieu l'agrée. Nâwâhu 175 : forme de mu'â'ala de an-naw', qui est le soulèvement, donc l'origine est la hamza et elle a été remplacée, c'est-à-dire il l'a combattu. Musawwamîn 176 : avec un kasra sur le wâw, c'est-à-dire marqués par un signe particulier. Héraclius 177 : le grand des Romains, il était à Homs en Syrie quand elle était sous les Romains. On dit qu'il était babylonien. Abû Sufyân 178 : son kunya est Abû Hanzala, son nom est Sakhr ibn Harb ibn Umayya. Il est né dix ans avant l'Année de l'Éléphant, s'est converti à l'Islam la nuit de la conquête, a participé à la bataille de Tâ'if et de Hunayn, a perdu un œil à Yarmûk, est mort à Médine en l'an 31 ou 34, à l'âge de 88 ans, et 'Uthmân – que Dieu l'agrée – a prié sur lui. Jérémie 179 : c'est Ibn Hilqiyâ, l'un des prophètes d'Israël. Ibn Dhî Yazan 180 : son nom est Sayf, c'est le roi du Yémen ; les Abyssins ont pris son pays, il a donc demandé l'aide des Romains pour les chasser. 'Abd al-Muttalib 181 : le grand-père du Prophète – que Dieu le bénisse et le salue. Bahîrâ 182 : c'est le moine qui a vu le Prophète – que Dieu le bénisse et le salue – en Syrie, à Busrâ ; il a été compté parmi les Compagnons par certains savants. Abû Tâlib 183 : l'oncle du Prophète – que Dieu le bénisse et le salue. Il l'a soutenu et aidé contre son peuple, et a supporté avec lui la persécution lorsque les musulmans ont été isolés dans le quartier et boycottés. Bâyana 184 : différencier. Hashwatuhu 185 : ce dont sa poitrine est remplie ; ce qui est visé ici est le caillot noir, comme dans al-Bukhârî, qui est la part du diable. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 341, n° 7 186. Ce qui a besoin d'interprétation et implique la transcendance. Ce qui est basé sur une métaphore dans la structure, comme le hadith d'al-Bukhârî et d'autres : « Notre Seigneur – béni et exalté soit-Il – descend chaque nuit au ciel le plus bas lorsqu'il reste le dernier tiers de la nuit, et dit : 'Y a-t-il quelqu'un qui invoque pour que Je l'exauce ? Y a-t-il quelqu'un qui demande pour que Je lui donne ? Y a-t-il quelqu'un qui implore le pardon pour que Je lui pardonne ?' » Car Sa descente – gloire à Lui – est une métaphore des descentes de Sa miséricorde, des causes de l'exaucement de Son appel et des moyens de Son pardon. Ou on dit : Il – gloire à Lui – a une descente qui convient à Sa dignité, tout en croyant en Sa transcendance par rapport au mouvement, au changement, à l'existence d'un lieu et d'un temps dans Son essence. Il en va de même pour les versets ambigus et les autres hadiths problématiques : les prédécesseurs et les successeurs ont deux écoles… Les anciens [prédécesseurs] s'en remettent et confient [à Dieu]. Parmi eux : Abû Hanîfa, Mâlik et Ahmad ibn Hanbal. Les successeurs [tardifs] optent pour l'interprétation. Tous affirment la transcendance et interdisent l'assimilation… L'imam Mâlik a été catégorique jusqu'à interdire de poser des questions à ce sujet, comme il l'a clairement dit : « L'établissement [istiwâ'] est connu, le comment est inconnu, y croire est obligatoire, et poser des questions à ce sujet est une innovation. » Ibn 'Ajlân 187 : il était le cheikh de Mâlik, et l'un des grands savants des Successeurs à Médine ; il a rapporté de son père, d'Anas ibn Mâlik et d'autres ; ont rapporté de lui Shu'ba, Yahyâ ibn Sa'îd al-Qattân et d'autres ; Ahmad et Ibn Ma'în l'ont jugé fiable ; d'autres ont dit : il avait une mauvaise mémoire ; on rapporte que sa mère l'a porté pendant trois ans, puis on lui a fendu le ventre quand elle est morte, et il est sorti avec ses dents déjà poussées. Shadhar madhar 188 : deux noms réunis en un seul nom, donc construits sur la fat'ha comme khamsata 'ashara ; leur place est l'accusatif comme état, c'est-à-dire ils se sont dispersés en étant séparés. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 119, n° 4 189. Il aurait dû dire : ou posé… car le faible, contrairement au forgé, est utilisé dans les mérites des actes. Ijtithâthuhâ 190 : son déracinement. Al-irtimâd 191 : l'inquiétude et la difficulté ; son origine vient de la brûlure, d'où ar-ramdâ'. Rapporté par Mâlik, Ahmad, al-Bukhârî, Abû Dâwûd et at-Tirmidhî, d'après Ibn 'Umar. Le hadith peut avoir deux sens : blâme ou louange. L'imam Mâlik l'a placé sous le chapitre « Ce qui est détestable comme parole », et peut-être a-t-il choisi le premier sens – et Dieu sait mieux. Tasrîh 192 : envoi. D'après Ibrâhîm an-Nakha'î, lorsqu'il lisait la parole de Dieu – exalté soit-Il – « Les Juifs ont dit : 'La main de Dieu est liée' », il baissait la voix en prononçant leur propos et autres paroles mécréantes similaires. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 341, n° 7 193. C'est-à-dire les mâlikites… car la majorité est d'un avis contraire à l'avis célèbre de Mâlik. L'avis célèbre de l'école de Mâlik [est qu'il est tué]. D'autres disent : son repentir est accepté et il n'est pas tué. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 76, n° 2 194. Sa biographie a déjà été donnée au volume 2, page 479, n° 5 195. Par consensus. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 609, n° 10 196. C'est-à-dire les mâlikites ont divergé. Sa biographie a déjà été donnée au volume 2, page 141, n° 1 197. Abû al-Fadl 198 : l'auteur. Sa biographie a déjà été donnée au volume 2, page 153, n° 5 199. Az-zindîq 200 : c'est le dualiste, ou celui qui professe la pérennité du temps, ou celui qui cache sa mécréance – c'est ce qui est connu chez les juristes. L'origine du mot zindanq (Zandâvestâ) est le nom du livre de la religion des mages persans. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 340, n° 7 201. Sa biographie a déjà été donnée au volume 2, page 102, n° 5 202. Sa biographie a déjà été donnée au volume 2, page 474, n° 8 203. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 165, n° 1 204. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 155, n° 8 205. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 499, n° 6 206. Abû Yûsuf 207 : l'un des disciples de l'imam Abû Hanîfa. Ya'qûb ibn Ibrâhîm ibn Habîb ibn Khunays ibn Sa'd ibn Hatba ; il a rapporté de 'Atâ' ibn as-Sâ'ib, Hishâm ibn 'Urwa et d'autres ; il était de Kûfa ; ont rapporté de lui Muhammad ibn al-Hasan ash-Shaybânî, Bishr ibn al-Walîd al-Kindî, 'Alî ibn al-Ja'd, Ahmad ibn Hanbal et Ibn Ma'în ; il est né en l'an 113 et mort le jeudi en l'an 182 à Bagdad. Sa biographie a déjà été donnée au volume 2, page 143, n° 3 208. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 54, n° 4 209. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 609, n° 10 210. Sa biographie a déjà été donnée au volume 2, page 141, n° 1 211. Abû al-Fadl 212 : l'auteur. Sa biographie a déjà été donnée au volume 2, page 188, n° 1 213. Sa biographie a déjà été donnée au volume 2, page 475, n° 7 214. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 341, n° 7 215. Wahalan 216 : erreur et distraction. Par paresse et négligence – ceci selon ash-Shâfi'î ; quant à celui qui la délaisse par dénégation, il est mécréant par consensus. Sa biographie a déjà été donnée au volume 2, page 141, n° 1 217. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 113, n° 4 218. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 569, n° 9 219. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 54, n° 4 220. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 214, n° 2 221. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 31, n° 4 222. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 361, n° 11 223. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 186, n° 3 224. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 341, n° 7 225. Sa biographie a déjà été donnée au volume 2, page 111, n° 6 226. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 155, n° 8 227. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 165, n° 1 228. Sa biographie a déjà été donnée au volume 2, page 474, n° 8 229. Les gens de l'opinion 230 : an-Nawawî a dit : « Ce qu'on entend par 'gens de l'opinion' dans l'usage des savants du Khorasan parmi les shâfi'ites, c'est Abû Hanîfa et ses compagnons – expression inconvenante si l'on entend par là qu'ils suivent leurs opinions sans se conformer aux textes des hadiths. Si l'on entend par là leur grande intelligence dans la déduction des jugements, comme l'a dit al-Mutanabbî : 'L'opinion avant le courage des braves… est la première, et elle est le second rang.' » Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 648, n° 5 231. Et dans une copie, on a ajouté (et Muhammad ibn al-Hasan), qui est l'un des compagnons d'Abû Hanîfa. 'Ubayd ibn 'Umayr 232 : Abû Qatâda al-Laythî ; il rapporte d'Ibn 'Umar et de 'Â'isha ; de lui rapportent son fils, Ibn Abî Mulayka, 'Amr ibn Dînâr et d'autres ; Abû Zur'a et un groupe l'ont jugé fiable ; il est mort en l'an 74 ; les Six [auteurs de recueils] ont rapporté de lui. Sa biographie a déjà été donnée au volume 1, page 60, n° 8 233.
عبد العزيز بن أبي سلمة: الماجشون 234 était un imam vénéré, mort en l'an 164 de l'Hégire. Les six imams 235 ont rapporté de lui. Il a transmis d'az-Zuhrî et d'Ibn al-Munkadir, mais n'a pas atteint Nâfi' et n'est pas considéré comme un transmetteur abondant.
Ibn Abī Laylā : le juge Abū ʿAbd al-Raḥmān Muḥammad b. ʿAbd al-Raḥmān b. Abī Laylā al-Anṣārī, l’un des éminents savants de la religion en jurisprudence et en hadith. Les quatre auteurs des Sunan ont rapporté de lui et l’ont jugé digne de confiance. Certains ont dit qu’il avait une mauvaise mémoire. Il est mort en l’an 148 H. Sa biographie se trouve dans al-Mīzān. 180 [p. 577] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 165, n° 1. 181 [p. 577] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 54, n° 4. 182 [p. 578] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 214, n° 2. 183 [p. 578] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 252, n° 3. 184 [p. 578] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 60, n° 8. 185 [p. 578] al-Shaʿbī : Muʿāwiya b. Ḥafṣ al-Kūfī, résident d’Alep. Abū Ḥātim a dit : véridique, sans reproche. Ibn al-Shaybān l’a mentionné parmi les dignes de confiance. 186 [p. 578] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 24, n° 2. 187 [p. 578] al-Ḥakam b. ʿUtayba al-Kindī, juriste de Kūfa, l’imam, le dévot, l’ascète. Mort en l’an 115 H. Les six auteurs ont rapporté de lui. Il y a un homonyme, al-Ḥakam, juge de Kūfa, qui n’est pas un transmetteur de hadith. 188 [p. 578] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 111, n° 6. 189 [p. 578] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 102, n° 5. 190 [p. 578] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 474, n° 9. 191 [p. 578] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 499, n° 6. 192 [p. 578] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 188, n° 1. 193 [p. 578] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 153, n° 5. 194 [p. 578] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 153, n° 3. 195 [p. 578] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 341, n° 7. 196 [p. 579] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 158, n° 5. 197 [p. 579] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 211, n° 5. 198 [p. 579] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 144, n° 2. 199 [p. 579] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 154, n° 2. 200 [p. 579] al-Mughīra : b. ʿAbd al-Raḥmān b. al-Ḥārith b. ʿAyyāsh. Mort en l’an 188 H, né en l’an 124 H. 201 [p. 579] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 568, n° 5. 202 [p. 579] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 341, n° 3. 203 [p. 579] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 573, n° 7. 204 [p. 580] Comme il est rapporté dans le hadith authentique. 205 [p. 582] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 341, n° 3. 206 [p. 582] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 109, n° 10. 207 [p. 582] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 144, n° 2. 208 [p. 582] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 341, n° 7. 209 [p. 582] Isḥāq b. Yaḥyā al-Saraqusṭī, l’un de ses juristes, conseillers et enseignants. Waḍḍāḥ b. Muḥammad al-Ruʿaynī et d’autres ont entendu de lui. Mort en l’an 421 H. Que Dieu lui fasse miséricorde. 210 [p. 583] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 99, n° 6. 211 [p. 583] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 153, n° 1. 212 [p. 583] (al-Makhzūmī) : al-Mughīra b. ʿAbd al-Raḥmān al-Makhzūmī, juriste de Médine après Mālik. Né en l’an 124 H, mort en l’an 188 H. 213 [p. 583] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 158, n° 7. 214 [p. 583] Ibn Abī Ḥāzim : ʿAbd al-ʿAzīz b. Salama b. Dīnār b. Abī Ḥāzim. Mort en l’an 184, 185 ou 186 H, en prosternation dans la mosquée du Messager de Dieu, que Dieu le bénisse et le salue. 215 [p. 583] S’il se repent, [on l’épargne] ; sinon, il est tué. C’est l’avis d’al-Shāfiʿī et d’autres. 216 [p. 583] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 141, n° 6. 217 [p. 583] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 479, n° 5. 218 [p. 583] Hārūn b. Ḥabīb : n’est pas un savant mais un émir ; il est le frère de ʿAbd al-Malik b. Ḥabīb. 219 [p. 584] Istiqlāluhu : ici signifie son réveil et son lever. 220 [p. 584] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 156, n° 6. 221 [p. 584] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 113, n° 4. 222 [p. 584] Ibrāhīm b. Ḥusayn b. Khālid : l’un des éminents juristes mālikites de Cordoue. Mort en l’an 258 H. 223 [p. 584] Tajwīr : attribution à l’injustice (al-jawr). 224 [p. 584] Uniquement chez les mālikites, pas chez les shāfiʿites. 225 [p. 584] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 153, n° 1. 226 [p. 584] Ibrāhīm b. Ḥusayn b. ʿĀṣim : le juriste éminent de Cordoue. Mort en ramaḍān de l’an 207 H. 227 [p. 584] Saʿīd b. Sulaymān b. Nawfal b. Musāḥiq b. Muḥrizma : faisait partie des compagnons de Mālik et de ses disciples. Il fut le premier juge nommé par al-Mahdī à Médine ; al-Rashīd le maintint au début de son règne. Saʿīd mourut alors qu’il était chez al-ʿAbbās. 228 [p. 585] Parmi les ḥanafites, les shāfiʿites et les ḥanbalites. 229 [p. 586] Al-Ashʿarī a soutenu la non-excommunication des gens des passions et des doctrines rejetées. C’est l’avis de la plupart des juristes ḥanafites et shāfiʿites, mais pas de manière absolue. 230 [p. 586] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 341, n° 7. 231 [p. 586] C’est-à-dire qu’ils ont quitté les gens de la Sunna et se sont isolés dans un lieu qui leur était propre, par crainte d’égarer le commun et de se rebeller si leur force augmentait. 232 [p. 587] En raison de l’interdiction d’excommunier les gens de la qibla 236. 233 [p. 587] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 113, n° 4. 234 [p. 587] Ṣabīgh : un homme des Banū Yarbūʿ, nommé Ṣabīgh b. Sharīk b. ʿAsal. Ibn Mākūlā a dit : il s’attachait aux versets ambigus et aux mutashābihāt 237 du Coran. ʿUmar, que Dieu l’agrée, ordonna de le frapper et interdit aux gens de le fréquenter. 235 [p. 587] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 144, n° 2. 236 [p. 587] Les Khārijites 238 : un groupe qui était avec ʿAlī, que Dieu honore son visage, à Ṣiffīn, puis s’opposa à lui et se révolta contre lui en raison de leur rejet de l’arbitrage et de leur parole : « Le jugement n’appartient qu’à Dieu. » Ils ont des croyances contraires à la Sunna, comme l’excommunication de l’auteur d’un péché majeur et l’obligation de se rebeller contre l’imam s’il s’oppose à la Sunna. Malgré cela, ils avaient des pratiques étonnantes d’adoration, de courage et de rigidité dans leurs croyances. 237 [p. 587] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 568, n° 5. 238 [p. 587] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 153, n° 3. 239 [p. 587] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 30, n° 1. 240 [p. 587] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 381, n° 2. 241 [p. 587] ʿAbd al-Malik b. Marwān b. al-Ḥakam al-Umawī al-Qurashī : l’un des plus grands califes omeyyades et des plus habiles. Né en l’an 21 H, mort en l’an 86 H. 242 [p. 587] Les Qadarites 239 : un groupe qui a nié le décret divin et a dit que l’affaire est nouvelle, sans prédestination. Leur attribution au décret est par contiguïté négative. Il est rapporté dans le hadith qu’ils sont les mages de cette communauté. 243 [p. 588] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 569, n° 3. 244 [p. 588] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 153, n° 6. 245 [p. 588] Les Ibāḍites 240 : un groupe de khārijites, partisans de ʿAbd Allāh b. Ibāḍ, apparus sous le califat de Marwān b. Muḥammad, le dernier calife omeyyade. Ils prétendent que celui qui s’oppose à eux est un mécréant non associateur, avec qui le mariage est permis. 246 [p. 588] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 153, n° 6. 247 [p. 588] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 144, n° 2. 248 [p. 588] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 30, n° 1. 249 [p. 588] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 153, n° 1. 250 [p. 589] Les Murjiʾites 241 : de al-ʾirjāʾ, qui signifie le report et le sursis. Ils sont cinq groupes qui ont soutenu qu’un péché ne nuit pas avec la foi, de même qu’une obéissance ne profite pas avec la mécréance. Leur excommunication est due à leur rejet des textes mutawātir 242 et de ce qui est connu de la religion de manière nécessaire. 251 [p. 589] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 153, n° 3. 252 [p. 589] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 341, n° 7. 253 [p. 589] Abū Mus-hir : ʿAbd Allāh b. Mus-hir al-Ghassānī al-Mālikī. Il a rapporté de Mālik le Muwaṭṭaʾ et d’autres questions et de nombreux hadiths. Ibn Maʿīn a dit : « Il est digne de confiance. » Né en l’an 140 H, mort en l’an 218 H. 254 [p. 589] Marwān b. Muḥammad al-Ṭāṭarī : le Damascain. Al-Ṭāṭarī est une attribution à des vêtements blancs qu’il vendait. C’est un imam, un transmetteur de hadith digne de confiance. Muslim et d’autres ont rapporté de lui. Sa biographie se trouve dans al-Mīzān. Il faisait partie des savants ascètes. Mort en l’an 216 H. 255 [p. 589] Shawwara : c’est-à-dire qu’il a consulté certaines personnes au sujet de Mālik. 256 [p. 589] Le verset : 222 de la sourate al-Baqara. 257 [p. 590] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 346, n° 3. 258 [p. 590] Bishr b. Bakr al-Tinnīsī : imam, transmetteur de hadith éminent et digne de confiance. Les auteurs des Sunan ont rapporté de lui. Mort en l’an 205 H. Sa biographie se trouve dans al-Mīzān. 259 [p. 590] Abū ʿAbd Allāh al-Bartakānī : nous n’avons pas trouvé sa biographie. 260 [p. 590] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 58, n° 6. 261 [p. 590] C’est-à-dire parmi les disciples de Mālik en Iraq. 262 [p. 590] Dans la copie d’al-Mustanṣir : c’est-à-dire celui qui cherche la victoire. C’est la meilleure lecture. 263 [p. 590] Selon l’école d’Abū Ḥanīfa et d’al-Shāfiʿī, il est valable de prier derrière les gens des innovations et des passions, de manière absolue. 264 [p. 590] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 143, n° 3. 265 [p. 590] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 155, n° 8. 266 [p. 590] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 102, n° 5. 267 [p. 590] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 191, n° 5. 268 [p. 590] Ibn Lahīʿa al-Fazārī : nous n’avons pas trouvé sa biographie. 269 [p. 591] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 101, n° 3. 270 [p. 591] al-Awdī : ʿUthmān b. al-Ḥakam, célèbre parmi les disciples égyptiens de Mālik. Mort en l’an 163 H. 271 [p. 591] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 613, n° 3. 272 [p. 591] Ḥafṣ b. Ghiyāth : Abū ʿAmr al-Nakhaʿī, juge de Kūfa, l’imam, le ḥāfiẓ 243. Les six auteurs ont rapporté de lui. Sa biographie se trouve dans al-Mīzān. Mort en l’an 114 H. 273 [p. 591] Abū Isḥāq al-Fazārī : Ibrāhīm b. al-Ḥārith b. Asmāʾ b. Khārija al-Fazārī, l’une des sommités. Les six auteurs ont rapporté de lui. Mort en l’an 186 ou 188 H. 274 [p. 591] Hushaym : b. Bashīr al-Sulamī al-Wāsiṭī, le ḥāfiẓ digne de confiance. Mort en l’an 183 H. Les six auteurs ont rapporté de lui. Sa biographie se trouve dans al-Mīzān. 275 [p. 591] ʿAlī b. ʿĀṣim : b. Ṣuhayb al-Wāsiṭī, l’un des imams éminents dont les auteurs des Sunan ont rapporté, comme dans sa biographie dans al-Mīzān. Mort en l’an 101 H, à l’âge de 97 ans. 276 [p. 591] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 165, n° 1. 277 [p. 591] Les Wāqifa 244 : un groupe qui s’est abstenu de juger par ignorance ou en raison de preuves contradictoires. Il est possible qu’il vise une faction particulière des imāmites qui s’est abstenue sur de nombreux jugements et les a sortis de leurs principes. 278 [p. 592] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 54, n° 4. 279 [p. 592] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 182, n° 1. 280 [p. 592] Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 60, n° 8. 281 [p. 592] Parmi eux, al-Shāfiʿī, que Dieu l’agrée, selon sa parole : « Je n’excommunie personne parmi les gens de la qibla, sauf les Khaṭṭābiyya », comme l’a rapporté al-Nawawī dans al-Rawḍa. 282 [p. 592] al-Naẓẓār : les partisans de la spéculation théologique.
Les théologiens scolastiques 245 : les savants des fondements de la religion. Harûrâ' 246 : un village à deux milles de Kûfa où les Kharijites se sont rassemblés, d'où leur nom. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 210, n° 9. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 341, n° 7. Dans une autre copie : (des musulmans). Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 153, n° 3. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 341, n° 7. Al-Mu'îza 247 : un des compagnons de Mâlik, sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 583, n° 3. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 572, n° 3. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, p. 154, n° 2. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 385, n° 1. Al-Mu'awwiṣât 248 : avec ḍamma sur le mîm, kasra sur le wâw sans redoublement, et ṣâd non pointée ; al-'awîṣ désigne ce qui est difficile à comprendre, en poésie ou autre, et dont l'extraction est ardue. Ce qui est visé ici, ce sont les problèmes difficiles en raison de la force des opinions contradictoires qui s'y affrontent. Ceci prouve qu'Abû Bakr al-Bâqillânî était de l'école mâlikite. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 381, n° 7. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 475, n° 3. Abû Muhammad 'Abd al-Ḥaqq : al-Ḥalabî a dit : ce n'est pas 'Abd al-Ḥaqq le ḥâfiẓ d'Ashbîla, auteur du livre al-Aḥkâm et autres, car celui-ci est du Ve siècle, alors que l'Imam al-Ḥaramayn est du IVe. Al-Tilimsânî a dit : c'est 'Abd al-Ḥaqq b. Muhammad b. Hârûn al-Sahmî, mort en 496 H. Al-ladhî 249 : nom relatif, sujet, dont le prédicat est al-iḥtirâz, c'est-à-dire : la parole qui doit être dite est la précaution contre l'excommunication 250 des gens de l'interprétation allégorique 251. Dans une autre copie : (des musulmans). Turuk 252 : tordre. Miḥjama 253 : avec kasra sur le mîm, nom de l'instrument dans lequel on recueille le sang de la ventouse. Dans un ḥadîth authentique rapporté par al-Bukhârî et d'autres : « J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils témoignent qu'il n'y a de dieu qu'Allah et que Muhammad est le Messager d'Allah, qu'ils accomplissent la prière et acquittent l'aumône légale 254. » Avec ses dépendances, c'est-à-dire le reste des piliers. C'est-à-dire l'exagération et la sévérité dans la dissuasion pour les effrayer, comme dans sa parole, que la prière et la paix soient sur lui, rapportée par Aḥmad et al-Ḥâkim d'après Abû Hurayra : « Quiconque va voir un devin ou un sorcier et le croit en ce qu'il dit, a certes mécru en ce qui a été révélé à Muhammad. » C'est-à-dire une mécréance cachée, distincte de la mécréance manifeste. C'est-à-dire : et dans d'autres que la désobéissance, c'est-à-dire sur laquelle on s'accorde, c'est-à-dire qu'elle est venue à propos de nombreux péchés que le ḥadîth qualifie de mécréance et d'association, alors que tout le monde sait que celui qui les commet n'est pas mécréant. Cela indique que le but est d'aggraver la dissuasion, non qu'il s'agisse d'une véritable mécréance. D'après un ḥadîth dans les deux Ṣaḥîḥ et autres, rapporté par Aḥmad d'après 'Â'isha avec la formulation : « Les Kharijites sont les pires de ma communauté, ils seront tués par les meilleurs de ma communauté. » Et dans Muslim : « Ils sont les plus haïssables des créatures. » En raison de la parole d'Allah dans le Coran, sourate al-Bayyina : « Ceux qui ont mécru parmi les gens du Livre et les associateurs... » jusqu'à Sa parole : « Ceux-là sont les pires des créatures. » Qabîl 255 : le groupe, la tribu. Al-adîm 256 : la peau, et la natte de cuir ; c'est une comparaison du ciel à une peau étendue, c'est-à-dire sous le ciel ; il est aussi employé métaphoriquement pour la terre. Ṭûbâ 257 : mot de louange, parfois employé pour annoncer la bonne nouvelle du Paradis. Et ils ont été tués par notre seigneur 'Alî, qu'Allah honore son visage, le jour d'al-Nahrawân. Dans un ḥadîth rapporté par les deux Cheikhs d'après Abû Sa'îd al-Khudrî. Dans une autre version : (Thamûd). Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 657, n° 9. Ce que les deux Cheikhs ont rapporté d'après Abû Sa'îd al-Khudrî, qu'Allah l'agrée, au sujet d'un homme dont le Prophète, que la prière et la paix soient sur lui, a annoncé qu'il produirait quelque chose relevant de l'affaire des Kharijites. Et cet homme est Dhû al-Khuwaïṣira. Dans le ḥadîth rapporté par al-Bukhârî au sujet des Kharijites. L'explication en est donnée par la version de Muslim : « Leur foi ne dépasse pas leur gorge. » Ils sont donc croyants par la langue, non par le cœur. Al-ramiyya 258 : sur le modèle de fa'îla au sens de maf'ûla, c'est-à-dire ce qui est lancé, comme le gibier et autres. Il semble que ce qui est visé est l'arc ou la corde, et ce avec quoi on lance ; l'explication en est donnée par ce qu'il prépare. Dans certaines copies : (jusqu'à ce qu'il ne revienne pas) : erreur grossière. Dans une autre copie : (vers). Fawqahu 259 : al-fawq est l'endroit de la flèche sur la corde. Dans un ḥadîth rapporté par les deux Cheikhs. Al-farth 260 : ce qui est dans la panse. On dit : faratha kabadahu, c'est-à-dire il l'a émiettée. Et afratha fulân aṣḥâbahu, c'est-à-dire il les a plongés dans un malheur qui court comme le cours du farth. Cela signifie qu'ils n'ont aucun attachement à l'Islam, en allusion à la rapidité de leur sortie de celui-ci, de même que le poison pénétrant d'un animal qu'on a lancé sort avant ce qui est dans ses entrailles comme le farth et le sang, car il sort après cela. C'est-à-dire : sur la flèche, y a-t-il une trace, quelque chose du farth et du sang qui s'y est accroché ou non ? Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 63, n° 1. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 285, n° 1. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 54, n° 4. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 262, n° 4. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 63, n° 1. Les deux versions avec « de » et « dans » se trouvent toutes deux dans les deux Ṣaḥîḥ. Jahm b. Ṣafwân, un des Mu'tazilites. Muhammad b. Shabîb : il est aussi des Mu'tazilites. On dit aussi : un Murji'ite Qadarite. C'est une parole incorrecte si on la prend au sens apparent. Car elle implique que quiconque connaît Allah et L'unifie, mais renie la prophétie de Muhammad, que la prière et la paix soient sur lui, ou renie sa Loi et le Livre descendu sur lui, n'est pas mécréant. S'il voulait dire l'ignorance d'Allah et de ce qu'Il implique, alors il n'est pas en désaccord avec les autres. Abû al-Hudhayl 261 : b. Aḥmad b. al-'Allâf, le chef des Mu'tazilites. Il a appris de 'Uthmân b. Khâlid al-Ṭawîl et de Wâṣil b. 'Aṭâ', le chef des Mu'tazilites. Il est celui qui a dit la finitude des choses possibles d'Allah, et que le Paradis et l'Enfer s'éteindront car ils sont créés, et ce qui n'a pas de fin est pour lui éternel, de même que ce qui n'a pas de commencement est aussi éternel. Il est mort en 226 H, ayant dépassé la centaine, et il était basrien. Tajwîran 262 : forme intensive de al-jawr, avec jîm et râ' non pointée, contraire de la justice ; son sens premier est la déviation de la droiture. Le pronom « lui » renvoie à Allah, c'est-à-dire : attribuer à Allah l'injustice dans son interprétation. 'Ubayd Allâh b. al-Ḥasan al-'Anbarî 263 : attribué aux Banû al-'Anbar, un peuple de Tamîm ; on leur dit, en dehors de la généalogie, Bil'anbar. C'est 'Ubayd Allâh b. al-Ḥasan b. al-Ḥusayn b. Mâlik b. al-Khashkhâsh. Mâlik et al-Khashkhâsh étaient des Compagnons, et al-Khashkhâsh a une transmission, contrairement à Mâlik. 'Ubayd Allâh était un juriste basrien, il a exercé la judicature à Basra après Sawwâr b. 'Abd Allâh. Il était savant et digne de confiance, plusieurs ont rapporté de lui, et Muslim a rapporté de lui. Il est mort en 168 H. Il était d'avis qu'il est permis de suivre l'autorité 264 dans les croyances et les questions rationnelles, et il s'est opposé aux savants sur ce point. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 385, n° 1. Dâwûd al-Iṣbahânî 265 : b. 'Alî b. Khalf, Abû Sulaymân al-Iṣfahânî al-Baghdâdî de résidence, maître de l'école Ẓâhirite. Il est né en 200 H, ou 202 H, et mort en 270 H. Il était un imam éminent, ascète, pieux. Il a d'abord suivi al-Shâfi'î, qu'Allah l'agrée, puis est devenu le maître d'une école indépendante. Il était une autorité de son temps, au point d'être préféré à certains mujtahidîn. On a divergé sur le point de savoir si son opinion divergente est prise en compte ou non, selon plusieurs avis dans les principes. Parmi ses disciples, on compte Ibn Ḥazm. C'est-à-dire : de Dâwûd et d'al-'Anbarî. Al-Jâḥiẓ 266 : 'Amr b. Baḥr b. Maḥbûb, Abû 'Uthmân al-Kinânî al-Laythî al-Basrî, le savant célèbre, auteur d'ouvrages éminents et rassembleur de sciences étranges. Il était mu'tazilite, maître d'une école en théologie. Parmi ses ouvrages : al-Bayân wa al-Tabyîn et al-Ḥayawân... Surnommé al-Jâḥiẓ à cause de la proéminence de ses yeux. Il a souffert à la fin de sa vie de deux maladies : la paralysie et la goutte. Il est mort en 255 H à Basra. Thumâma 267 : b. Ashras b. Ma'n al-Numayrî. Il était, comme l'a dit al-Dhahabî, parmi les grands Mu'tazilites et les têtes de l'égarement. Il a des anecdotes et des traits d'esprit. Il a été en relation avec al-Rashîd et al-Ma'mûn. Sa doctrine est que les imitateurs 268 parmi les gens du Livre et les adorateurs d'idoles n'entrent pas en Enfer, mais deviennent poussière, et que les enfants aussi deviennent poussière. C'est l'une des dix opinions sur les enfants des associateurs. C'est une opinion fausse, car ils sont responsables rationnellement, surtout ceux qui ont grandi en terre d'Islam. De toute façon, ils sont capables d'examiner, de connaître les preuves et de réfléchir à la création des cieux et de la terre. Leurs oreilles ont été frappées par ce qui a été transmis de façon récurrente de l'envoi par Allah de Ses messagers, et par les miracles éclatants apparus, aussi évidents que le soleil pour qui a deux yeux. Quelle excuse ont-ils donc pour réfuter l'argument d'Allah contre eux ? Naḥâ 269 : il est allé, s'est dirigé. Al-Ghazâlî 270 : l'imam, le savant insigne, l'ascète, l'adorateur, Abû Ḥâmid Muhammad b. Muhammad b. Aḥmad al-Ghazâlî al-Ṭûsî, auteur des ouvrages éminents, celui sur les épaules duquel reposait la jurisprudence shâfi'ite. Il est né à Ṭûs en 450 H, y a étudié, puis a voyagé dans les pays pour acquérir le savoir. Il entra à Bagdad et devint professeur à la Niẓâmiyya. Il séjourna à Damas, dans sa mosquée, à la tour occidentale, pendant dix ans, après avoir appris de l'Imam al-Ḥaramayn et du Cheikh Naṣr al-Maqdisî dans sa retraite connue sous le nom d'al-Ghazâliyya. Puis il se rendit en Égypte et à Alexandrie, puis retourna à Bagdad et y tint une assemblée de prédication. Il mourut le lundi 14 Jumâdâ al-Âkhira 505 H, à 55 ans, et fut enterré à Ṭûs. Al-Tafriqa 271 : un livre de principes pour lui... Ce que l'auteur rapporte d'al-Ghazâlî est rejeté, comme l'a dit Ibn Ḥajar. « Ce que l'auteur, qu'Allah lui fasse miséricorde, attribue à al-Ghazâlî, al-Ghazâlî l'a explicitement dit dans son livre al-Iqtiṣâd ???? » Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, p. 385, n° 1. C'est-à-dire : par l'audition 272 d'Allah et de Son messager. Al-Dahriyya 273 : une secte d'athées négateurs qui attribuent les choses au temps, comme les partisans de la nature. Les dualistes 274 : ceux qui ont adopté deux dieux, comme les manichéens qui disent la lumière et les ténèbres. Ce qui est visé ici est la pluralité en général. Al-Dayṣâniyya 275 : attribuée au nom d'un homme des mages auquel cette doctrine est attribuée, disant la lumière et la parole, le créateur du bien et le créateur du mal, sauf qu'il dit que les ténèbres sont mortes et la lumière vivante. Les manichéens 276 : les partisans de Mânî le sage, qui apparut à l'époque de Shâpûr b. Ardashîr après Jésus, que la paix soit sur lui. Il prétendit que le créateur du monde est double : la lumière, créatrice du bien, et les ténèbres, créatrice du mal, et qu'ils sont tous deux éternels et vivants. Al-Mutanabbî a réfuté cette idée par sa parole : « Combien de bienfaits de l'obscurité de la nuit ai-je reçus... pour dire que les manichéens mentent. »
Les Ṣābi'ūn 277 : dans une autre version (al-Ṣabā'iyya). Le Ṣābi' est quiconque sort d'une religion pour une autre, puis il désigne spécialement une secte qui adore les anges ou les astres ; c'est ce qui est visé ici. Les Majūs 278 : les Perses, adorateurs du feu, qui professent deux dieux : Yazdān et Ahriman, c'est-à-dire la lumière et les ténèbres. Les Qarāmiṭa 279 : une secte des Ismā'īliens qui affirment l'imamat d'Ismā'īl ibn Ja'far al-Ṣādiq. Les partisans de la ḥulūl 280 parmi les chrétiens, les Bāṭiniyya et certains ignorants parmi les soufis. Ce sont ceux qui disent que lorsque les esprits quittent les corps, ils s'incarnent dans d'autres ; c'est la doctrine de certains philosophes. Les Bāṭiniyya 281 : un peuple qui prétend que le Coran a un sens apparent non voulu et un sens caché qui est le sens visé, compris par les élites. Ils se réclament de Ja'far al-Ṭayyār et font partie des extrémistes shiites. Les Bayāniyya 282 : du nom de Bayān ibn Sam'ān al-Yamānī. Ils disent que l'Esprit de Dieu s'est incarné en 'Alī (que Dieu honore son visage), puis en son fils Muḥammad ibn al-Ḥanafiyya, puis en son fils Hāshim, puis en Bayān. Il en va de même pour les Ṭayyāra et les Janāḥiyya. Les Ghurābiyya 283 : un peuple qui dit que Gabriel (sur lui la paix et le salut) descendit avec le message de Dieu pour 'Alī, mais le donna par erreur à Muḥammad, à cause de leur ressemblance, comme un corbeau ressemble à un corbeau. Allusion à la doctrine des philosophes sur l'éternité du monde 284. Les philosophes sont de trois types : divins, naturalistes et mathématiciens... Ceux d'entre eux qui se sont égarés sont les divins lorsqu'ils ont abordé des questions où leurs esprits se sont perdus. Ceux qui affirment l'influence des astres sur les événements de la vie 285. Quant à ceux qui les étudient comme une création de Dieu et un ordre indiquant Sa sagesse, il n'y a rien contre eux ; c'est même une science qui mène à la connaissance de Dieu. Les naturalistes 286 : ceux qui affirment l'influence de la nature et qu'elle est ce qui engendre les choses par elle-même. Quant à ce qui est attribué aux grands soufis parmi eux dans ce domaine, soit c'est apocryphe, soit ce sont des termes qu'ils connaissent et qu'ils n'ont adressés qu'aux initiés. Il est donc préférable pour le musulman de s'abstenir de toute critique à leur égard, car ils sont soit d'une piété extrême – et les critiquer serait très nuisible – soit autres, et ils sont allés à leur Créateur et ont présenté ce qu'ils ont fait ; nous n'avons ni besoin ni intérêt à nous immiscer dans leurs affaires. Quiconque tente de les diffamer et de s'en prendre à leur conduite est un partisan qui cherche à occuper les gens et le vulgaire du grand danger qui a frappé les musulmans dans diverses parties de la terre, dans leur religion et leur vie ici-bas. C'est-à-dire son bon et sa pureté 287. Les Barāhima 288 : ce sont les Hindous, adorateurs du feu et du veau. Ceux qui ont nié la divinité, la mission prophétique et les prescriptions ; ils sont nombreux à notre époque, même si les noms ont changé 289. Ils font partie des Bāṭiniyya ; ils affirment l'imamat d'Ismā'īl ibn Ja'far al-Ṣādiq 290. Ceux qui ont rendu licites les choses interdites et prétendent que celui qui a parfait son âme ne subit aucun préjudice du péché 291. Verset 25 de la sourate Fāṭir 292. Les 'Īsawiyya 293 : ils se réclament de 'Īsā ibn Isḥāq ibn Ya'qūb al-Iṣfahānī le Juif, qui vécut à l'époque des Omeyyades et prétendit à la prophétie sous le règne de Marwān al-Ḥimār. Beaucoup de Juifs le suivirent. Sa doctrine admettait la possibilité d'une prophétie après notre Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue). Les Khurramiyya 294 : avec un khā' pointu et un rā' ouvert redoublé. Ils suivirent Bābak al-Khurramī et lui furent attribués. C'est un peuple libertin qui apparut à l'époque abbasside dans les régions d'Ādharbayjān et resta environ vingt ans, avec des foules et des armées très nombreuses, jusqu'à ce que Bābak soit capturé et crucifié à Sāmarrā' du temps d'al-Mu'taṣim. Les Buzay'iyya et les Bayāniyya 295 : deux sectes d'extrémistes rāfiḍites qui prétendent que la prophétie, voire la divinité, s'incarne dans certains de leurs imams. Bayān 296 : fils d'Ismā'īl l'Indien. Il prétend que Dieu (qu'Il soit exalté) s'est incarné en 'Alī et ses descendants, et ils professent la prophétie de certains de leurs imams. Pour le fornicateur et la fornicatrice mariés, c'est un point sur lequel il y a consensus et qui est connu de la religion comme nécessaire 297. Les Kumayliyya 298 : une secte d'extrémistes rāfiḍites qui professent la métempsycose et l'incarnation, et que la prophétie est une lumière qui se transmet d'un homme à un autre, et qu'elle était due à 'Alī (que Dieu honore son visage), et que les Compagnons ont mécru en prêtant serment à Abū Bakr, et que 'Alī a mécru en abandonnant son droit sans combattre. Ils sont attribués à Abū Kāmil ; il aurait donc mieux valu dire al-Kamāliyya. Peut-être que Kumayl est un diminutif de Kāmil pour le rabaisser. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 54, n° 4 299. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 341, n° 7 300. « Examiner les têtes » : c'est-à-dire les raser ou les couper et les laisser comme des nids de gangas 301. Ceux qui prétendent que celui qui parvient à Dieu est dispensé des obligations religieuses 302. On leur dit : le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue), qui est la meilleure créature absolument, n'a fait qu'augmenter dans l'adoration et l'effort après avoir atteint le but, et il disait : « Après que Dieu lui a pardonné ses péchés passés et futurs, ne serais-je pas un serviteur reconnaissant ? » Hishām al-Fūṭī 303 : al-Tabṣira dit : Hishām ibn 'Amr al-Fūṭī, un Qadarite, qui ajouta à leur doctrine des choses fausses et, par ignorance, refusa d'appeler Dieu al-Wakīl, ne sachant pas que cela signifie le Suffisant et le Protecteur, et nia les miracles. Mu'ammar al-Ṣaymarī 304 : dans al-Tabṣira : Mu'ammar ibn 'Abbād, auquel on attribue les Mu'ammariyya ; on lui attribue des absurdités qui lassent l'ouïe. Il a dit : « Dieu (exalté) n'a créé aucun des accidents, et les corps les produisent par leurs natures... » Qu'il y a de ressemblance entre hier et aujourd'hui ! Il n'y a rien d'étonnant : la religion de la mécréance est une, même si elle change de vêtements 305. C'est-à-dire s'opposer au consensus et à la transmission authentique du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) 306. Les « mutaṣawwifa » 307 : leur sens ici est les zindīqs ; ce sont ceux qui n'ont que les apparences des soufis. Quant aux grands soufis, ils sont exempts de ces égarements. C'est pourquoi on a appelé les premiers « mutaṣawwifa », c'est-à-dire les prétendants. L'expédition de Tabūk 308 : Tabūk est le nom d'une source en Syrie, près de Madyan. Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) y fit une expédition en rajab de l'an 9 et fit la paix avec ses habitants contre la jizya, sans combat. Mu'ta 309 : un village du Balqā', à la frontière de la Syrie, près d'al-Karak, à deux étapes de Jérusalem. Cette expédition eut lieu parce qu'ils tuèrent un envoyé du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue). Il envoya donc une armée en l'an 8 (ou 7). Zayd ibn Ḥāritha, Ja'far ibn Abī Ṭālib et 'Abd Allāh ibn Rawāḥa y furent tués. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 156, n° 6 310. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 113, n° 4 311. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 569, n° 6 312. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 54, n° 4 313. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 2, page 614, n° 1 314. C'est 'Abbād al-Ṣaymarī 315. La bataille du Chameau 316 : elle eut lieu entre 'Alī et Mu'āwiya ; 'Ā'isha (que Dieu l'agrée) monta sur un chameau pour les réconcilier, et ce qui arriva arriva. Elle eut lieu en l'an 36. Sa propagation : sa diffusion et sa transmission 317. Le consensus 318 : son sens propre est la détermination, comme Dieu dit : « Décidez donc de votre affaire » (Coran 10:71). Puis il s'est répandu pour signifier l'accord. Son sens est l'accord des mujtahids de cette communauté après l'époque du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue). Al-Baghawī a dit : il est de deux sortes : général – comme le consensus de la communauté sur la prière et le nombre de ses rak'as, que le public et les spécialistes connaissent ; le nier est mécréance, sauf si le négateur est un nouveau converti à l'islam. Et spécial – ce que seuls les spécialistes connaissent, comme l'invalidité du mariage temporaire ; celui qui le nie n'est pas mécréant, mais on juge qu'il est dans l'erreur. De même pour tout consensus que seuls les savants connaissent, comme l'interdiction d'épouser une femme en même temps que sa tante paternelle... Le consensus est réel et on peut en prendre connaissance, selon l'avis correct ; il est une preuve. Seuls ceux dont on ne tient pas compte, comme al-Naẓẓām et certains shiites, ont contesté sa validité. « Et quiconque suit un autre chemin que celui des croyants, Nous le laisserons suivre ce qu'il a choisi et Nous le brûlerons dans la Géhenne ; et quelle mauvaise destination ! » (Coran 4:115) 319. Rapporté par Abū Dāwūd dans ses Sunan et jugé authentique 320. Al-qayd : le qayd et le qād sont la mesure 321. Ribqa : une corde que l'on met au cou du chameau ; s'il s'en échappe, il fuit et s'égare 322. Al-Naẓẓām 323 : Ibrāhīm ibn Sayyār ou ibn Shaybān, Abū Isḥāq, client des Banū al-Ḥārith ibn Qays ibn Tha'laba, l'un des champions des théologiens mu'tazilites. Il avait une connaissance approfondie des sciences rationnelles et une poésie délicate. Il vécut sous le règne d'al-Mu'taṣim. Il mourut en 231 H. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 385, n° 1 324. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 153, n° 3 325. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 251, n° 4 326. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 381, n° 2 327. Le hadith a été rapporté par Abū Dāwūd dans ses Sunan 328. Rapporté par les deux Shaykhs d'après Abū Hurayra. Ce narrateur était un pilleur de tombes, mais son nom n'est pas mentionné. Il est aussi rapporté d'après Ḥudhayfa ibn al-Yamān : j'ai entendu le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) dire : « Un homme fut pris par l'agonie. Quand il désespéra de la vie, il recommanda aux siens : Quand je serai mort, rassemblez beaucoup de bois, allumez-y un feu, jusqu'à ce qu'il consume ma chair et atteigne mes os, puis prenez-les, broyez-les, et un jour de vent, dispersez-les dans la mer. Ils firent ainsi. Dieu le rassembla et lui dit : Pourquoi as-tu fait cela ? Il répondit : Par crainte de Toi. Alors Dieu lui pardonna. » 329 Le majāz 330 n'a pas ici son sens technique chez les rhétoriciens ; il désigne plutôt l'une de leurs méthodes d'élocution dans lesquelles ils se permettent des libertés. Verset 45 de la sourate Ṭā Hā 331. Verset 25 de la sourate Saba' 332. Ce sont les Mu'tazilites et certains philosophes 333. Quant aux Qadarites et aux Kharijites, ils apparurent à l'époque des Compagnons ; quant au mu'tazilisme, il n'apparut qu'à l'époque des Successeurs 334. Sa biographie a déjà été donnée dans le volume 1, page 385, n° 1 335. La promesse et la menace 336 : l'une des opinions des Mu'tazilites ; selon eux, il n'est pas permis qu'elles soient différées ; il est donc obligatoire pour Lui (exalté) de les exécuter s'Il promet ou menace. Les Mu'tazilites nient la vision de Dieu dans l'au-delà, alors que la majorité (ahl al-sunna) est unanime sur ce point 337. C'est-à-dire la doctrine mu'tazilite selon laquelle le serviteur crée ses propres actes 338.
Les accidents 339 : pluriel de 'accident', ce qui ne subsiste pas par soi-même, comme les couleurs. Al-Ash'ari a dit que les accidents ne perdurent pas, contrairement à beaucoup de gens de la Sunna. Le Cheikh al-Akbar 340 a ajouté dans les Fuçûç 341 que les corps non plus ne durent pas deux instants. Et il a interprété ainsi la parole de Dieu : « Mais ils sont dans la confusion à propos d'une nouvelle création » 342. Et c'est ainsi que les gens de la découverte 343 ont interprété Sa parole : « Toute chose est périssable sauf Sa Face » 344... car, depuis leur apparition jusqu'à leur disparition, elles sont dans un changement et une transformation continus, mais sans que cela soit évident pour les sens. Et voici que la science moderne, et en particulier la science atomique, confirme ce qu'ont soutenu al-Ash'ari - que Dieu l'agrée -, le Cheikh al-Akbar et les gens de la découverte - que Dieu les agrée.
↩ (93) [p644] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 187, n° 6. ↩ (94) [p644] Dhul-Qarnayn 345 : il vivait à l'époque d'Abraham, sur lui la paix et le salut. ↩ (95) [p644] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 209, n° 4. ↩ (96) [p644] Asiya 346 : épouse de Pharaon ; elle était croyante et vertueuse. ↩ (97) [p644] Khâlid ibn Sinân 347 : al-Hâkim a rapporté son histoire dans son Mustadrak, et elle a d'autres voies qui indiquent qu'elle n'est pas fabriquée. Il habitait avec son peuple à Aden. Un grand feu surgit, son peuple se réfugia auprès de lui, et il le repoussa avec son bâton. Puis il recommanda à son peuple des préceptes pleins de bien, mais ils ne les mirent pas en pratique. ↩ (98) [p645] Zoroastre 348 : les mages prétendent qu'il était prophète, et l'on dit qu'il fut un prophète, mais son peuple a altéré sa loi après lui. ↩ (99) [p646] Versets : 42-43 de la sourate Fussilat. ↩ (100) [p646] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 31, n° 5. ↩ (101) [p646] Dans un hadith rapporté par Abû Dâwûd et Ahmad ibn Hanbal dans son Musnad. ↩ (102) [p646] Al-mirâ' 349 : avec un kasra sur le mîm et un râ' important avant la prolongation, signifie l'hésitation et la dispute. ↩ (103) [p647] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 52, n° 1. ↩ (104) [p647] Dans un hadith rapporté par Ibn Mâjah. ↩ (105) [p647] Al-hamdu li-Llâhi Rabbi l-‘âlamîn 350 : comme si c'était devenu un nom propre pour la sourate al-Fâtiha. ↩ (106) [p647] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 341, n° 7. ↩ (107) [p647] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 146, n° 5. ↩ (108) [p648] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 2, p. 153, n° 6. ↩ (109) [p648] ‘Abd ar-Rahmân ibn Mahdî 351 : ibn Hassân, Abû Sa‘îd al-Basrî al-Lu’lu’î, le mémorisateur, l'une des sommités du hadith. Ibn al-Madînî a dit : il était le plus savant des gens en matière de hadith. Il naquit en l'an 135 H. et mourut en l'an 198 H. Les Six 352 ont rapporté de lui. ↩ (110) [p648] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 609, n° 10. ↩ (111) [p648] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 2, p. 503, n° 5. ↩ (112) [p648] Abû l-‘Âliya 353 : il y en a plusieurs, et on ne sait pas lequel est visé ici. ↩ (113) [p648] Ibrâhîm 354 : apparemment c'est an-Nakha‘î, en raison de sa célébrité, et il est possible que ce soit at-Tamîmî, dont la biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 361, n° 11. ↩ (114) [p649] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 214, n° 2. ↩ (115) [p649] Rapporté par ‘Abd ar-Razzâq d'après lui. ↩ (116) [p649] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 2, p. 153, n° 5. ↩ (117) [p649] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 76, n° 2. ↩ (118) [p649] Ibn Shanabûdh 355 : Abû l-Hasan Muhammad ibn Ahmad ibn Ayyûb ibn Salt ibn Shanabûdh, l'une des sommités des lecteurs, contemporain d'Ibn Mujâhid, avec qui il était en rivalité. Il était l'un des savants éminents et des chefs, malgré sa négligence. Certaines de ses lectures furent contestées. ↩ (119) [p650] Ibn Mujâhid 356 : Ahmad ibn Mûsâ ibn al-‘Abbâs ibn Mujâhid at-Tamîmî, le maître, Abû Bakr al-Baghdâdî, le chef des lecteurs. Il fut le premier à compiler les lectures. Il naquit en l'an 245 H. ↩ (120) [p650] Abû ‘Alî ibn Muqla 357 : le vizir et calligraphe célèbre. Le calife al-Muqtadir bi-Llâh le nomma vizir, puis l'accusa et lui ordonna de se démettre du vizirat. Lorsque ar-Râdî bi-Llâh prit le pouvoir, il le nomma vizir, puis se fâcha contre lui, lui coupa la main et l'emprisonna. ↩ (121) [p650] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 2, p. 331, n° 4. ↩ (122) [p650] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 2, p. 479, n° 5. ↩ (123) [p651] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 2, p. 64, n° 8. ↩ (124) [p651] Dans un hadith authentique rapporté par at-Tirmidhî. ↩ (125) [p652] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 146, n° 5. ↩ (126) [p652] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 412, n° 2. ↩ (127) [p652] Le hadith se trouve dans les deux Sahîh 358. ↩ (128) [p652] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 341, n° 7. ↩ (129) [p652] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 156, n° 6. ↩ (130) [p653] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 113, n° 4. ↩ (131) [p653] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 569, n° 6. ↩ (132) [p653] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 359, n° 2. ↩ (133) [p653] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 2, p. 49, n° 6. ↩ (134) [p653] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 2, p. 153, n° 1. ↩ (135) [p653] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 2, p. 153, n° 3. ↩ (136) [p653] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 54, n° 4. ↩ (137) [p653] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 2, p. 479, n° 5. ↩ (138) [p654] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 146, n° 5. ↩ (139) [p654] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 702, n° 3. ↩ (140) [p654] Verset : 18 de la sourate an-Nûr. ↩ (141) [p654] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume ?, p. ?, n° ?. ↩ (142) [p654] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 385, n° 1. ↩ (143) [p654] Verset : 118 de la sourate al-Baqara. ↩ (144) [p654] Verset : 17 de la sourate al-Baqara. ↩ (145) [p655] Mûsâ ibn ‘Îsâ 359 : dans les chroniques, il s'agit de ‘Îsâ ibn Mûsâ ibn Muhammad ibn ‘Alî ibn ‘Abd Allâh ibn al-‘Abbâs. Le premier calife abbasside fut as-Saffâh, qui désigna comme successeur son frère al-Mansûr, puis après lui ‘Îsâ ibn Mûsâ. Il mourut avant al-Mahdî en l'an 168 H., après avoir été contraint d'abdiquer, car al-Mansûr voulait que son fils al-Mahdî lui succède. ↩ (146) [p655] Ibn Abî Laylâ 360 : Muhammad ibn ‘Abd ar-Rahmân al-Ansârî, le juriste célèbre. Il était un maître en lecture, et c'est de lui que Hamza, l'un des sept lecteurs, apprit. Il était le plus savant de son temps en jurisprudence et le plus connaisseur de la Sunna, au point d'atteindre le rang de l'ijtihâd 361. ↩ (147) [p655] Rapporté par al-Khatîb et Ibn ‘Asâkir dans l'Histoire, d'après Abû Dharr al-Ghifârî. ↩ (148) [p655] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 113, n° 4. ↩ (149) [p655] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume ?, p. ?, n° ?. ↩ (150) [p655] Al-Miqdâd ibn al-Aswad 362 : ibn ‘Amr ibn Tha‘laba an-Nahrawânî al-Hadramî. Al-Miqdâd assista à Badr et aux expéditions suivantes. Il mourut dans son pays, fut transporté à Médine et y fut enterré. ‘Uthmân pria sur lui en l'an 33 H., alors qu'il avait soixante-dix ans. Il était, que Dieu l'agrée, parmi les grands Compagnons. C'est pourquoi ‘Umar se fâcha contre ‘Ubayd Allâh. ↩ (151) [p655] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 2, p. 267, n° 1. ↩ (152) [p656] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 341, n° 7. ↩ (153) [p656] Verset : 9 de la sourate al-Hashr. ↩ (154) [p656] Verset : 10 de la sourate al-Hashr. ↩ (155) [p656] Verset : 11 de la sourate al-Hashr. ↩ (156) [p656] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 702, n° 3. ↩ (157) [p657] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume ?, p. 146, n° 5. ↩ (158) [p657] Halîlatu-hu 363 : son épouse légitime. ↩ (159) [p657] Abû Mus‘ab 364 : Ahmad ibn Abî Bakr al-Qâsim ibn al-Hârith ibn Zurâra ibn Mus‘ab ibn ‘Abd ar-Rahmân az-Zuhrî al-Madanî, juge de Médine, comme déjà mentionné. ↩ (160) [p657] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 1, p. 341, n° 7. ↩ (161) [p657] Abû l-Mutarraf ash-Sha‘bî 365 : Muhammad ibn ‘Abd as-Salâm, Qurayshî, que Dieu lui fasse miséricorde. Il entendit [des hadiths] d'al-A‘nâqî bi-Wân Lubâba. Il était mémorisateur du fiqh et des documents, et muftî. ↩ (162) [p658] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 2, p. 56, n° 6. ↩ (163) [p658] Sa biographie a été donnée précédemment dans le volume 2, p. ?, n° ?. ↩ (164) [p658] Abû l-Fadl 366 : l'auteur. ↩ (165) [p659] Fî-hi 367 : ici, son sens est « dans sa bouche ». ↩ (1) [p705] La lettre (h) à côté du numéro indique la mention du lieu dans la marge de la page. ↩ (2) [p720] M : traduit. ↩ (3) [p720] H : marge. ↩ (4) [p720] Le numéro seul : l'original.
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- دعوة للاسلام والرجوع عن الكفر : Invitation à l'islam et abandon de la mécréance.
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- ابن خطل : Ibn Khatal : un ennemi de l'islam, tué lors de la conquête de La Mecque.
- فرتنا وقريبة : Fartana et Qurayba : deux chanteuses qui satirisaient les musulmans.
- لا يعرف من رواه : On ne connaît pas le rapporteur de ce récit.
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- عقبة بن أبي معيط : 'Uqba ibn Abi Mu'ayt : un des principaux ennemis du Prophète, exécuté après Badr.
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- الحديث سنده ضعيف : Le hadith a une chaîne de transmission faible.
- صيرا : Sayra : captivité sans combat.
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- عبد الرزاق في جامعه عن عكرمة : 'Abd al-Razzaq dans son recueil (al-Jami') d'après 'Ikrima.
- رواه عبد الرزاق أيضا في جامعه عن سعيد بن جبير : Rapporté également par 'Abd al-Razzaq dans son recueil d'après Sa'id ibn Jubayr.
- كذب : Kadhaba : proférer un mensonge dénigrant.
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- اثر : Athar : récit, tradition remontant aux Compagnons.
- المهاجر بن أبي أمية : Al-Muhajir ibn Abi Umayya : Compagnon, frère d'Umm Salama, envoyé au Yémen.
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- ثنيتها : Thaniyya : dent de devant, incisive.
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- خطمة : Khatma : tribu des Ansar, branche des Banu 'Abd Allah ibn Malik ibn Aws.
- مثل ضربة رسول الله... : Parabole du Prophète pour une affaire sans contestation ; les deux cornes ne se heurtent pas.
- رواه ابو داود والحاكم والبيهقي وصححه : Rapporté par Abu Dawud, al-Hakim et al-Bayhaqi, et authentifié.
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- ابو برزة الاسلمي : Abu Barza al-Aslami : Compagnon, nommé Nadla ibn 'Ubayd, mort en 64 H.
- رواه ابو داود والحاكم والبيهقي وصححوه : Rapporté par Abu Dawud, al-Hakim et al-Bayhaqi, et authentifié.
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- والقائل هو أبو برزة : Et celui qui parle est Abu Barza.
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- عبد الحميد بن عبد الرحمن بن زيد بن الخطاب : 'Abd al-Hamid ibn 'Abd al-Rahman ibn Zayd ibn al-Khattab : un transmetteur.
- الرشيد : Al-Rashid : le calife abbasside Harun al-Rashid.
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- وهذا هو مذهبه من غير تفريق بين مسلم وكافر وبين التائب وغيره : C'est sa doctrine sans distinction entre musulman et mécréant, repenti ou non.
- ابو الفضل: المصنف : Abu al-Fadl : l'auteur de l'ouvrage.
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- النظر : Al-Nazar : réflexion rationnelle.
- الاعتبار : Al-I'tibar : méditation sur les causes légales, aussi appelé qiyas (analogie).
- القياس : Qiyas : raisonnement par analogie en jurisprudence islamique.
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- سورة التوبة آية ٧٦ : Sourate at-Tawba, verset 76 : 'Il les a donc punis par l'hypocrisie dans leurs cœurs...'
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- مستسرا : Mustasirran : en secret.
- الاربعة : Les quatre : Abu Dawud, al-Tirmidhi, al-Nasa'i, Ibn Maja.
- شفوف : Shufuf : augmentation ou diminution, mot aux sens opposés.
- ذو الخويصرة : Dhu al-Khuwaysira : un des premiers kharijites.
- القسمة : Al-Qisma : le partage.
- فلم يقتله رسول الله صلّى الله عليه وسلم : Le Prophète ne l'a pas tué.
- الشيخان : Les deux cheikhs : al-Bukhari et Muslim.
- يسروا : Yassiru : facilitez.
- سكنوا : Sakkanu : laissez les gens tranquilles, ne les forcez pas.
- يرفقهم : Yarfuquhum : les traiter avec bienveillance, leur être utile.
- سورة المائدة آية ١٥ : Sourate al-Ma'ida, verset 15 : 'Ô gens du Livre, Notre Messager est venu à vous...'
- سورة فصلت آية ٣٥ : Sourate Fussilat, verset 35 : 'Mais nul ne la reçoit que ceux qui sont patients...'
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- الانخراط : Al-Inkhirat : entrée, mais usage contesté.
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- عقبة بن أبي معيط : 'Uqba ibn Abi Mu'ayt : ennemi du Prophète, exécuté après Badr.
- نذر : Nadhara : il a voué.
- كعب بن زهير : Ka'b ibn Zuhayr : poète, auteur de la célèbre qasida 'Banat Su'ad'.
- ابن الزبعرى : Ibn al-Ziba'ra : poète qurashite hostile au Prophète, converti après la conquête.
- نميت : Numaytu : j'ai transmis, rapporté.
- فئتهم : Fi'atuhum : leur groupe.
- اولي العزم : Oulou al-'Azm : les messagers dotés d'une fermeté exceptionnelle.
- السام عليكم : As-sam 'alaykum : 'Que la mort soit sur vous', jeu de mots sur le salut.
- والشهادة لا تتم الا باثنين : Le témoignage (en justice) n'est complet qu'avec deux témoins.
- اليهود : Al-Yahud : les juifs.
- في السام : Fi al-sam : concernant 'as-sam'.
- ليا بألسنتهم : Layyan bi-alsinatihim : en tordant leurs langues, en déformant.
- القاضي عبد الوهاب البغدادي المالكي : Le juge 'Abd al-Wahhab al-Baghdadi al-Maliki : juriste malikite.
- أهل الذمة : Ahl al-dhimma : les non-musulmans sous protection islamique.
- أرجف : Arjafa : répandre des rumeurs, des paroles mensongères.
- الترة : Al-Tira : la vengeance, le sang.
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- الصحيحين : Les deux Sahih : al-Bukhari et Muslim.
- لم يخرج هذا الحديث : Ce hadith n'a pas été rapporté (dans les recueils canoniques).
- شبهه : Shibhuhu : son équivalent, comme les peines légales pour diffamation, vin, vol.
- بالشهادة الشرعية : Par le témoignage légal (requis en justice).
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- سورة الاحزاب : Sourate al-Ahzâb, 33e sourate du Coran.
- المبسوط : Al-Mabsût, titre d'un ouvrage de jurisprudence.
- سورة التوبة : Sourate at-Tawba, 9e sourate du Coran.
- العفو والصفح : Le pardon et l'indulgence.
- الانصار : Les Ansâr, les Médinois qui ont accueilli le Prophète.
- صحيح البخاري : Sahîh al-Bukhârî, recueil de hadiths authentiques.
- ذو الخويصرة : Dhû l-Khuwaysira, surnom d'un homme.
- أبو الفضل : Abû l-Fadl, surnom de l'auteur.
- بني قريظة : Les Banû Qurayza, tribu juive de Médine.
- بني النضير : Les Banû n-Nadîr, tribu juive de Médine.
- الاعراب أشد كفرا : Référence au verset 9:97 du Coran.
- جبذ : Jabhadha, variante de jadhb (attirer).
- مرلي من مال الله : Parole rapportée du Prophète.
- ثابت بن قيس بن شماس : Thâbit ibn Qays ibn Shammâs, compagnon.
- سواد بن قيس : Sawâd ibn Qays, compagnon.
- المرتجز : Al-Murtajiz, surnom d'un chameau.
- خزيمة : Khuzayma ibn Thâbit, compagnon dont le témoignage était considéré comme double.
- شهادته بشهادتين : Son témoignage équivaut à deux témoignages.
- سورة الاحزاب آية ٥٨ : Sourate al-Ahzâb, verset 58.
- رواه البخاري : Rapporté par al-Bukhârî.
- بنت أبي جهل : Fille d'Abû Jahl, ennemie de l'islam.
- غورث بن الحارث : Ghawrath ibn al-Hârith, compagnon.
- غمصه : Ghamasahu, le mépriser.
- ابن حاتم الطليطلي : Ibn Hâtim at-Tulaytilî, auteur inconnu.
- الشيخان : Les deux cheikhs : al-Bukhârî et Muslim.
- اصحاب مالك : Les partisans de Mâlik, c'est-à-dire les mâlikites.
- المالكية : Les mâlikites, école juridique.
- افتراه واختلقه : Il l'a inventé et forgé.
- أشهب : Ashhab ibn ‘Abd al-‘Azîz, juriste mâlikite.
- أحمد بن أبي سليمان : Ahmad ibn Abî Sulaymân, juriste mâlikite.
- أبو عثمان الحداد : Abû ‘Uthmân al-Haddâd, juriste devenu shâfi‘ite.
- تاهرت : Tâhart, ville du Maghreb.
- تهامة : Tihâma, région côtière de l'Arabie.
- حبيب بن الربيع : Habîb ibn ar-Rabî‘, imam mâlikite.
- أبو اسحق البرقي : Abû Ishâq al-Barqî, traditionniste.
- الحارث بن مسكين : Al-Hârith ibn Miskîn, juriste mâlikite.
- قرنان : Qarnân, terme péjoratif pour un homme complaisant.
- هجر : Hajar, obscénité.
- عيسى بن مناس : ‘Îsâ ibn Manâs, juriste mâlikite.
- أبو محمد بن منصور : Abû Muhammad ibn Mansûr, traditionniste mâlikite.
- أبو عبد الله بن الحاج : Abû ‘Abd Allâh ibn al-Hâjj, savant martyr.
- أبو عبد الله بن عيسى : Abû ‘Abd Allâh ibn ‘Îsâ, traditionniste.
- هاتر : Hâtir, paroles insensées.
- ينزع : Yanza‘u, il incline.
- هضيمة : Hadîma, grande imperfection.
- التندير : At-Tandîr, viser la parole erronée.
- المتنبي : Al-Mutanabbî, célèbre poète arabe.
- المعري : Al-Ma‘arrî, poète et philologue.
- موسى عليه السلام : Moïse (paix sur lui), prophète.
- حسان المصيصي : Hassân al-Masîsî, poète andalou.
- محمد بن عباد : Muhammad ibn ‘Abbâd, calife.
- أبو بكر بن زيدون : Abû Bakr ibn Zaydûn, poète et vizir.
- الضنك : Ad-Dank, l'étroitesse.
- سورة النور : Sourate an-Nûr, 24e sourate du Coran.
- ابن هانيء : Ibn Hâni', poète andalou.
- ابن سليمان : Ibn Sulaymân, c'est-à-dire al-Ma‘arrî.
- أبو نواس : Abû Nuwâs, célèbre poète.
- اللخناء : Al-Lakhnâ', la puante.
- القتيبي : Al-Qutaybî, auteur.
- محمد الامين : Muhammad al-Amîn, calife abbasside.
- قد : Qadda, il a coupé.
- الشراكان : Ash-Shirâkân, les deux courroies de sandale.
- ابن أبي مريم : Ibn Abî Maryam, traditionniste.
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- نكير : Nom de l'un des anges de la tombe, l'autre s'appelle Munkar.
- مالك : Gardien de l'Enfer, mentionné dans le Coran (43:77).
- نكال : Leçon, châtiment exemplaire.
- رأى : Variante textuelle signifiant 'il a vu'.
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- آثرا : Rapportant, narrant.
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- آثرا : Rapportant et narrant.
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- الجهمية : Secte fondée par Jahm ibn Safwān, niant les attributs divins et prônant le fatalisme absolu.
- المخلوق : Le créé ; désigne ici le Coran ou l'acte humain, selon les sectes.
- الاسمار : Pluriel de samar, conversations nocturnes.
- المجان : Pluriel de mājin, personne impudique ou frivole.
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- غمص : Défaut, imperfection.
- ناواه : Il l'a combattu, de an-naw' (soulever).
- مسومين : Marqués par un signe distinctif.
- هرقل : Héraclius, empereur byzantin.
- أبو سفيان : Abū Sufyān, chef quraychite converti à l'Islam.
- ارميا : Jérémie, prophète d'Israël.
- ابن ذي يزن : Sayf ibn Dhī Yazan, roi du Yémen.
- عبد المطلب : Grand-père du Prophète Muhammad.
- بحيرا : Moine chrétien qui reconnut le Prophète enfant.
- أبو طالب : Oncle du Prophète, protecteur.
- باين : Différencier, distinguer.
- حشوته : Ce qui remplit la poitrine ; ici, le caillot noir (part du diable).
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- ابن عجلان : Ibn 'Ajlān, savant médinois, maître de Mâlik.
- شذر مذر : Expression signifiant 'dispersés en tous sens'.
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- اجتثاثها : Son déracinement.
- الارتماض : Inquiétude, difficulté ; de ramḍā' (sol brûlant).
- تسريح : Envoi, libération.
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- ابو الفضل : Abū al-Fadl, l'auteur de l'ouvrage.
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- الزنديق : Zindīq, hérétique dualiste ou cachant sa mécréance.
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- أبو يوسف : Abū Yūsuf, disciple d'Abū Hanīfa, grand juriste hanafite.
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- ابو الفضل : Abū al-Fadl, l'auteur.
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- وهلا : Erreur, distraction.
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- أصحاب الرأي : Les gens de l'opinion, désignant souvent Abū Hanīfa et ses disciples.
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- عبيد بن عمير : Ubayd ibn 'Umayr, savant et rapporteur de hadiths.
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- al-Mâjishûn : Surnom signifiant 'blanc teinté de rouge', d'origine persane (mâh kûn = couleur de lune).
- al-a'imma as-sitta : Les six imams des recueils de hadiths canoniques : al-Bukhârî, Muslim, Abû Dâwûd, at-Tirmidhî, an-Nasâ'î et Ibn Mâjah.
- ahl al-qibla : Les gens de la qibla : désigne les musulmans qui prient en direction de La Mecque.
- mutashābihāt : Versets ambigus ou équivoques du Coran, dont le sens précis n'est connu que de Dieu.
- Khawārij : Les khārijites : secte apparue au premier siècle de l'islam, caractérisée par un rigorisme extrême et l'excommunication des pécheurs.
- Qadariyya : Les qadarites : groupe théologique qui affirmait le libre arbitre humain et niait la prédestination divine.
- Ibāḍiyya : Les ibāḍites : branche modérée des khārijites, fondée par ʿAbd Allāh b. Ibāḍ.
- Murjiʾa : Les murjiʾites : groupe théologique qui reportait le jugement sur les pécheurs à Dieu, affirmant que la foi seule suffit pour le salut.
- mutawātir : Hadith ou texte rapporté par une chaîne de transmetteurs si nombreuse qu'il est impossible qu'ils se soient entendus pour mentir.
- ḥāfiẓ : Titre honorifique désignant un spécialiste du hadith qui maîtrise parfaitement les textes et les chaînes de transmission.
- Wāqifa : Les wāqifa : groupe qui s'abstient de trancher sur certaines questions doctrinales, par ignorance ou par prudence.
- al-mutakallimūn : Théologiens scolastiques de l'Islam, spécialistes des fondements de la religion (uṣūl al-dīn).
- Ḥarūrā' : Village près de Kūfa où les Kharijites se sont rassemblés pour la première fois, d'où leur nom de Ḥarūriyya.
- al-Mu'īza : Surnom d'un compagnon de l'imam Mālik, dont la biographie est donnée ailleurs.
- al-mu'awwiṣāt : Pluriel de mu'awwiṣa, désignant les problèmes difficiles et complexes, où les opinions s'affrontent.
- alladhī : Pronom relatif signifiant 'celui qui', utilisé ici comme sujet d'une phrase nominale.
- takfīr : Action de déclarer quelqu'un mécréant (kāfir).
- ta'wīl : Interprétation allégorique ou symbolique des textes religieux, notamment des attributs divins.
- tark : Tordre, comme on tord une corde.
- miḥjama : Instrument de ventouse, récipient pour recueillir le sang lors de la saignée.
- zakāt : Aumône légale obligatoire, l'un des cinq piliers de l'Islam.
- qabīl : Groupe, tribu, collectivité.
- adīm : Peau, cuir ; utilisé métaphoriquement pour désigner la surface de la terre ou du ciel.
- ṭūbā : Mot de louange et de félicitation, souvent associé au Paradis.
- ramiyya : Ce qui est lancé, comme une flèche ou un gibier ; peut désigner l'arc ou la corde.
- fawq : Partie supérieure de l'arc où se place la flèche.
- farth : Contenu de la panse d'un animal, utilisé métaphoriquement pour désigner quelque chose de vil ou de rejeté.
- Abū al-Hudhayl : Chef mu'tazilite, connu pour ses positions sur la finitude des choses créées et l'extinction du Paradis et de l'Enfer.
- tajwīran : Forme intensive de 'javor', signifiant attribuer l'injustice à quelqu'un.
- 'Ubayd Allāh b. al-Ḥasan al-'Anbarī : Juriste basrien, juge, connu pour sa position sur la légitimité du taqlīd dans les croyances.
- taqlīd : Suivi d'une autorité religieuse sans examen des preuves.
- Dāwūd al-Iṣbahānī : Fondateur de l'école Ẓāhirite, partisan de l'interprétation littérale des textes.
- al-Jāḥiẓ : Célèbre écrivain et théologien mu'tazilite, auteur de nombreux ouvrages.
- Thumāma : Théologien mu'tazilite, connu pour sa doctrine sur le sort des non-musulmans et des enfants.
- muqallidūn : Ceux qui suivent une autorité sans examen, ici les non-musulmans qui n'ont pas réfléchi aux preuves.
- naḥā : Verbe signifiant 'se diriger vers', 'aller'.
- al-Ghazālī : Grand théologien, juriste et mystique, auteur de l'Iḥyā' 'ulūm al-dīn.
- al-Tafriqa : Ouvrage d'al-Ghazālī sur les principes de la religion.
- samā' : Audition, transmission orale, notamment des paroles divines et prophétiques.
- al-Dahriyya : Secte matérialiste qui attribue les événements au temps (dahr) et nie Dieu.
- aṣḥāb al-ithnayn : Dualistes, ceux qui croient en deux principes divins.
- al-Dayṣāniyya : Secte manichéenne ou gnostique, croyant en deux principes : lumière et ténèbres.
- al-Mānaviyya : Manichéens, disciples de Mānī, croyant en deux principes éternels : la lumière (bien) et les ténèbres (mal).
- Ṣābi'ūn : Pluriel de Ṣābi', terme désignant ceux qui quittent une religion pour une autre ; ici, une secte adorant les anges ou les astres.
- Majūs : Terme désignant les mages, adorateurs du feu, professant deux principes divins : la lumière et les ténèbres.
- Qarāmiṭa : Secte ismaélienne affirmant l'imamat d'Ismā'īl ibn Ja'far al-Ṣādiq.
- ḥulūl : Doctrine de l'incarnation ou de l'inhabitation du divin dans une créature.
- Bāṭiniyya : Secte ésotérique prétendant que le Coran a un sens caché (bāṭin) réservé aux initiés.
- Bayāniyya : Secte extrémiste shiite fondée par Bayān ibn Sam'ān, professant l'incarnation divine dans les imams.
- Ghurābiyya : Secte extrémiste shiite prétendant que Gabriel s'est trompé en donnant la révélation à Muḥammad au lieu de 'Alī.
- éternité du monde : Doctrine philosophique affirmant que le monde n'a pas de commencement temporel.
- influence des astres : Croyance en l'action des astres sur les événements terrestres, distincte de l'astronomie scientifique.
- naturalistes : Philosophes attribuant à la nature un pouvoir créateur autonome.
- son bon et sa pureté : Référence à la qualité licite et pure de quelque chose.
- Barāhima : Terme désignant les brahmanes hindous, adorateurs du feu et du veau.
- ceux qui ont nié : Allusion aux athées et aux négateurs de la religion, nombreux à l'époque moderne.
- Bāṭiniyya : Voir note 5 ; ici, ils affirment l'imamat d'Ismā'īl.
- ceux qui ont rendu licites : Secte libertine prétendant que la perfection spirituelle rend les péchés inoffensifs.
- Verset 25 de la sourate Fāṭir : Coran 35:25 : 'S'ils te traitent de menteur, ceux d'avant eux ont traité de menteurs...'
- 'Īsawiyya : Secte juive fondée par 'Īsā al-Iṣfahānī, admettant la possibilité d'une prophétie après Muḥammad.
- Khurramiyya : Secte libertine apparue en Azerbaïdjan, suivant Bābak al-Khurramī.
- Buzay'iyya et Bayāniyya : Deux sectes extrémistes shiites professant l'incarnation divine ou prophétique dans les imams.
- Bayān : Bayān ibn Ismā'īl l'Indien, fondateur de la secte bayānite, prêchant l'incarnation divine en 'Alī et ses descendants.
- consensus : Référence à la lapidation des fornicateurs mariés, punition établie par consensus.
- Kumayliyya : Secte extrémiste shiite professant la métempsycose et l'incarnation, et accusant les Compagnons et 'Alī de mécréance.
- volume 1, page 54, n° 4 : Référence à une biographie antérieure dans l'ouvrage.
- volume 1, page 341, n° 7 : Référence à une biographie antérieure dans l'ouvrage.
- examiner les têtes : Expression signifiant raser ou couper les têtes, les laissant comme des nids de gangas (oiseaux).
- dispensés des obligations : Doctrine antinomienne prétendant que la perfection spirituelle abroge les devoirs religieux.
- Hishām al-Fūṭī : Théologien qadarite ayant nié certains attributs divins et les miracles.
- Mu'ammar al-Ṣaymarī : Théologien mu'tazilite auquel on attribue des doctrines absurdes.
- mécréance : Remarque de l'auteur sur la permanence de la mécréance sous des formes changeantes.
- s'opposer au consensus : Définition de l'innovation blâmable (bid'a) comme opposition au consensus et à la sunna.
- mutaṣawwifa : Terme péjoratif désignant les faux soufis, par opposition aux véritables soufis.
- Tabūk : Expédition militaire du Prophète en l'an 9 H contre les Byzantins, sans combat.
- Mu'ta : Bataille en l'an 8 H où trois compagnons éminents furent tués.
- volume 1, page 156, n° 6 : Référence à une biographie antérieure.
- volume 1, page 113, n° 4 : Référence à une biographie antérieure.
- volume 1, page 569, n° 6 : Référence à une biographie antérieure.
- volume 1, page 54, n° 4 : Référence à une biographie antérieure.
- volume 2, page 614, n° 1 : Référence à une biographie antérieure.
- 'Abbād al-Ṣaymarī : Personnage mentionné précédemment.
- bataille du Chameau : Bataille entre 'Alī et Mu'āwiya en 36 H, impliquant 'Ā'isha.
- propagation : Terme désignant la transmission ou la diffusion d'une opinion.
- consensus (ijmā') : Accord unanime des mujtahids sur une question juridique, considéré comme une source de droit.
- Coran 4:115 : Verset menaçant ceux qui suivent un autre chemin que celui des croyants.
- Abū Dāwūd : Compilateur de hadiths, auteur des Sunan.
- al-qayd : Terme pouvant signifier mesure ou lien.
- ribqa : Corde au cou du chameau ; métaphore pour l'engagement ou la contrainte.
- al-Naẓẓām : Célèbre théologien mu'tazilite du IIIe siècle H.
- volume 1, page 385, n° 1 : Référence à une biographie antérieure.
- volume 1, page 153, n° 3 : Référence à une biographie antérieure.
- volume 1, page 251, n° 4 : Référence à une biographie antérieure.
- volume 1, page 381, n° 2 : Référence à une biographie antérieure.
- Abū Dāwūd : Voir note 44.
- hadith du pardon : Hadith rapporté par Bukhārī et Muslim sur un homme pardonné pour sa crainte de Dieu.
- majāz : Sens figuré ou usage métaphorique du langage.
- Coran 20:45 : Verset : 'Ils dirent : Seigneur, nous craignons qu'il ne nous maltraite ou qu'il n'outrepasse.'
- Coran 34:25 : Verset : 'Dis : Vous ne serez pas interrogés sur nos fautes, et nous ne le serons pas sur ce que vous faites.'
- Mu'tazilites et philosophes : Groupes niant certains attributs divins ou la prédestination.
- Qadarites et Kharijites : Sectes anciennes apparues à l'époque des Compagnons ; le mu'tazilisme est plus tardif.
- volume 1, page 385, n° 1 : Référence à une biographie antérieure.
- promesse et menace : Doctrine mu'tazilite selon laquelle Dieu doit exécuter Ses promesses et menaces.
- vision de Dieu : Question théologique : les mu'tazilites nient la vision de Dieu dans l'au-delà, contrairement aux sunnites.
- création des actes : Doctrine mu'tazilite affirmant que l'homme crée ses propres actes, contrairement au déterminisme sunnite.
- a'râḍ : Pluriel de 'araḍ, désigne en théologie les accidents, c'est-à-dire les attributs qui n'existent pas par eux-mêmes mais inhèrent à une substance.
- al-Shaykh al-Akbar : Surnom de Muhyī al-Dīn ibn 'Arabī (1165-1240), célèbre soufi andalou, auteur des Fuçûç al-Ḥikam.
- Fuçûç : Abréviation de Fuçûç al-Ḥikam, 'Les Chatons des Sagesses', œuvre majeure d'Ibn 'Arabī.
- khalq jadīd : Expression coranique (Sourate 50:15) signifiant 'nouvelle création', interprétée par certains comme la recréation continue des êtres à chaque instant.
- ahl al-kashf : Les 'gens de la découverte' ou 'de l'illumination', désignant les soufis qui accèdent à une connaissance directe par dévoilement spirituel.
- illā wajhahu : Expression coranique (Sourate 28:88) signifiant 'sauf Sa Face', interprétée comme la permanence de l'Essence divine seule.
- Dhul-Qarnayn : Personnage coranique, souvent identifié à Alexandre le Grand ou à Cyrus, mentionné dans la sourate al-Kahf.
- Asiya : Épouse de Pharaon, considérée comme une croyante vertueuse dans l'islam.
- Khâlid ibn Sinân : Personnage préislamique dont certains récits suggèrent qu'il fut prophète.
- Zoroastre : Prophète fondateur du zoroastrisme, dont la prophétie est reconnue par certains savants musulmans.
- al-mirâ' : Hésitation, dispute ; terme désignant la controverse ou le débat.
- Al-hamdu li-Llâhi Rabbi l-‘âlamîn : Premier verset de la sourate al-Fâtiha, souvent utilisé pour désigner cette sourate.
- ‘Abd ar-Rahmân ibn Mahdî : Célèbre mémorisateur et savant du hadith, mort en 198 H.
- Les Six : Les six recueils de hadiths canoniques : Bukhârî, Muslim, Abû Dâwûd, Tirmidhî, Nasâ'î, Ibn Mâjah.
- Abû l-‘Âliya : Surnom de plusieurs transmetteurs ; le plus connu est Rufay‘ ibn Mihrân al-Basrî.
- Ibrâhîm : Probablement Ibrâhîm an-Nakha‘î, célèbre juriste et traditionniste.
- Ibn Shanabûdh : Lecteur du Coran, contemporain d'Ibn Mujâhid, connu pour ses lectures non canoniques.
- Ibn Mujâhid : Chef des lecteurs du Coran, premier à compiler les sept lectures canoniques.
- Abû ‘Alî ibn Muqla : Vizir et calligraphe célèbre, connu pour avoir été mutilé.
- les deux Sahîh : Les recueils authentiques de Bukhârî et Muslim.
- Mûsâ ibn ‘Îsâ : Personnage historique ; il s'agit probablement de ‘Îsâ ibn Mûsâ, prince abbasside.
- Ibn Abî Laylâ : Juriste et lecteur du Coran, maître de Hamza.
- ijtihâd : Effort d'interprétation juridique pour déduire des règles à partir des sources.
- Al-Miqdâd ibn al-Aswad : Compagnon du Prophète, ayant participé à la bataille de Badr.
- Halîlatu-hu : Son épouse légitime (du mot halâl, licite).
- Abû Mus‘ab : Juge de Médine, transmetteur de hadiths.
- Abû l-Mutarraf ash-Sha‘bî : Juriste et muftî, spécialiste du fiqh et des documents.
- Abû l-Fadl : Surnom de l'auteur de l'ouvrage (probablement Ibn Hajar ou un autre).
- Fî-hi : Expression signifiant littéralement 'dans lui', ici employée pour 'dans sa bouche'.