Les miracles du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui [1] (extrait du…

Les miracles du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui [1] (extrait du livre « Al-Bidāya wa an-Nihāya » [2]).

Les miracles du Prophète, paix et salut sur lui (extrait du livre « Al-Bidāya wa an-Nihāya ») [Introduction] Ce qu'ils ont dit à propos de l'imam al-Ḥāfiẓ Ibn Kathīr 1 Préface [Auteur] Livre des preuves de la prophétie Livre des preuves de la prophétie Chapitre des preuves morales de la prophétie Chapitre des preuves morales de la prophétie La révélation du Coran sur lui Chapitre de ses mœurs Chapitre de sa biographie Chapitre des preuves sensibles de la prophétie Chapitre des preuves sensibles de la prophétie Chapitre des miracles célestes Chapitre des miracles célestes La fente de la lune 2 La fente de la lune Récit d'Anas ibn Mālik Récit de Jubayr ibn Muṭ‘im Récit de Ḥudhayfa ibn al-Yamān Récit de ‘Abd Allāh ibn ‘Abbās Récit de ‘Abd Allāh ibn ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb Récit de ‘Abd Allāh ibn Mas‘ūd [Miracle du retour du soleil après son coucher] [Miracle du retour du soleil après son coucher] Chapitre « Mention de ce hadith par diverses voies » Chapitre « Mention de ce hadith par diverses voies » [Hadith d'Asmā' bint ‘Umays] [Hadith d'Abū Hurayra] [Hadith d'Abū Sa‘īd al-Khudrī] [Hadith de ‘Alī ibn Abī Ṭālib] [Hadith de ‘Alī ibn Abī Ṭālib] [Correction d'Aḥmad ibn Ṣāliḥ du hadith et réfutation] [Objection d'Ibn Kathīr à la correction d'Aḥmad ibn Ṣāliḥ] [Parmi les preuves de la prophétie] Sa demande de pluie, paix et salut sur lui, à son Seigneur (Puissant et Majestueux) pour sa communauté lorsque la pluie s'est retardée, et Il l'a exaucé [Parmi les preuves de la prophétie] Sa demande de pluie, paix et salut sur lui, à son Seigneur (Puissant et Majestueux) pour sa communauté lorsque la pluie s'est retardée, et Il l'a exaucé [Hadith d'Anas] Chapitre Quant aux miracles terrestres Chapitre Quant aux miracles terrestres Parmi eux, ce qui concerne les objets inanimés Parmi eux, ce qui concerne les objets inanimés [Jaillissement de l'eau d'entre ses doigts] [Jaillissement de l'eau d'entre ses doigts] Autre voie d'Anas Autre voie d'Anas Autre voie de lui Hadith d'al-Barā' ibn ‘Āzib à ce sujet Autre hadith d'al-Barā' ibn ‘Āzib Autre hadith de Jābir à ce sujet La soumission de l'arbre au Messager de Dieu, paix et salut sur lui La soumission de l'arbre au Messager de Dieu, paix et salut sur lui Autre hadith d'Ibn ‘Abbās à ce sujet Hadith de ‘Abd Allāh ibn Mas‘ūd à ce sujet Hadith de ‘Imrān ibn Ḥuṣayn à ce sujet Hadith d'Abū Qatāda à ce sujet Autre hadith d'Anas similaire à celui-ci Chapitre de ce qui est apparu dans le puits qui était à Qubā' 3 grâce à sa bénédiction Chapitre de la multiplication par lui, paix et salut sur lui, des nourritures Chapitre de la multiplication par lui, paix et salut sur lui, des nourritures Sa multiplication du lait en divers lieux Sa multiplication du lait en divers lieux Hadith de Nāfi‘ Hadith de Sa‘d, affranchi d'Abū Bakr Sa multiplication, paix et salut sur lui, du beurre clarifié pour Umm Sulaym Sa multiplication, paix et salut sur lui, du beurre clarifié pour Umm Sulaym Autre hadith à ce sujet Autre hadith Autre hadith à ce sujet Mention de l'hospitalité d'Abū Ṭalḥa al-Anṣārī envers le Messager de Dieu, paix et salut sur lui Mention de l'hospitalité d'Abū Ṭalḥa al-Anṣārī envers le Messager de Dieu, paix et salut sur lui Autre voie d'Anas ibn Mālik, que Dieu l'agrée Autre voie d'Anas ibn Mālik Autre voie Autre voie d'Anas Autre voie d'Anas Autre voie d'Anas Autre voie d'Anas Autre voie Autre voie Autre hadith d'Anas dans le sens de ce qui précède Autre hadith d'Abū Hurayra à ce sujet Autre hadith d'Abū Ayyūb à ce sujet Autre histoire de multiplication de la nourriture dans la maison de Fāṭima Autre histoire dans la maison du Messager de Dieu, paix et salut sur lui Histoire du bol de la maison d'as-Ṣiddīq 4 Histoire du bol de la maison d'as-Ṣiddīq Autre hadith de ‘Abd ar-Raḥmān ibn Abī Bakr dans ce sens Autre hadith sur la multiplication de la nourriture en voyage Autre hadith sur cette histoire Autre hadith sur la multiplication de la nourriture en voyage Autre hadith de ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb sur cette histoire Autre hadith de Salama ibn al-Akwa‘ à ce sujet Histoire de Jābir et de la dette de son père et de la multiplication par lui, paix et salut sur lui, des dattes Histoire de Salmān Mention du sac d'Abū Hurayra et de sa datte Mention du sac d'Abū Hurayra et de sa datte Autre voie de lui Autre voie d'Abū Hurayra à ce sujet Autre voie Autre hadith d'al-‘Irbāḍ ibn Sāriya à ce sujet, rapporté par al-Ḥāfiẓ Ibn ‘Asākir dans sa biographie, par la voie de Muḥammad ibn ‘Umar al-Wāqidī Autre hadith d'al-‘Irbāḍ ibn Sāriya à ce sujet, rapporté par al-Ḥāfiẓ Ibn ‘Asākir dans sa biographie, par la voie de Muḥammad ibn ‘Umar al-Wāqidī Autre hadith Autre hadith Autre hadith Autre hadith Autre hadith Autre hadith Autre hadith Autre hadith Hadith du bras de mouton 5 Hadith du bras de mouton Autre voie d'Abū Rāfi‘ Autre voie Autre hadith Autre hadith Chapitre de la soumission des arbres au Messager de Dieu, paix et salut sur lui Chapitre de la soumission des arbres au Messager de Dieu, paix et salut sur lui Autre hadith Autre hadith Autre hadith Autre voie dans laquelle al-‘Āmirī s'est converti Autre hadith d'Ibn ‘Umar à ce sujet Chapitre du gémissement du tronc 6 par nostalgie du Messager de Dieu et par passion de la séparation Chapitre du gémissement du tronc par nostalgie du Messager de Dieu et par passion de la séparation Premier hadith d'Ubayy ibn Ka‘b Deuxième hadith d'Anas ibn Mālik Deuxième hadith d'Anas ibn Mālik Autre voie d'Anas Autre voie d'Anas Autre voie d'Anas Troisième hadith de Jābir ibn ‘Abd Allāh Troisième hadith de Jābir ibn ‘Abd Allāh Autre voie de Jābir Autre voie de lui Autre voie de Jābir Autre voie de Jābir Autre voie de Jābir Autre voie de Jābir Quatrième hadith de Sahl ibn Sa‘d Cinquième hadith de ‘Abd Allāh ibn ‘Abbās Sixième hadith de ‘Abd Allāh ibn ‘Umar Sixième hadith de ‘Abd Allāh ibn ‘Umar Autre voie d'Ibn ‘Umar Septième hadith d'Abū Sa‘īd al-Khudrī Septième hadith d'Abū Sa‘īd al-Khudrī Autre voie d'Abū Sa‘īd Huitième hadith de ‘Ā'isha, que Dieu l'agrée Neuvième hadith d'Umm Salama, que Dieu l'agrée Chapitre de la glorification 7 des cailloux dans sa paume, que la prière et le salut soient sur lui Chapitre de la glorification des cailloux dans sa paume, que la prière et le salut soient sur lui Autre hadith à ce sujet Autre hadith Autre hadith Autre hadith Chapitre de ce qui concerne les animaux parmi les preuves de la prophétie Chapitre de ce qui concerne les animaux parmi les preuves de la prophétie Histoire du chameau fugitif, de sa prosternation devant lui et de sa plainte à lui Histoire du chameau fugitif, de sa prosternation devant lui et de sa plainte à lui Récit de Jābir à ce sujet Récit d'Ibn ‘Abbās Récit d'Ibn ‘Abbās Autre voie d'Ibn ‘Abbās Récit d'Abū Hurayra Récit de ‘Abd Allāh ibn Ja‘far à ce sujet Récit de ‘Ā'isha, la Mère des croyants, à ce sujet Récit de Ya‘lā ibn Murra ath-Thaqafī, ou c'est une autre histoire Récit de Ya‘lā ibn Murra ath-Thaqafī, ou c'est une autre histoire Autre voie de lui Autre voie de lui Autre voie de lui Autre voie de lui [Histoire du garçon qui était épileptique] [Sa prière pour le chameau de Jābir, qui devança les chameaux du peuple] [Sa prière pour le chameau de Jābir, qui devança les chameaux du peuple] Sa montée sur le cheval de Ṭalḥa, qui devint rapide après avoir été lent Autre hadith étrange sur l'histoire du chameau Hadith sur la prosternation des moutons devant lui, paix et salut sur lui Histoire du loup et de son témoignage de la mission prophétique Histoire du loup et de son témoignage de la mission prophétique Hadith d'Abū Sa‘īd al-Khudrī Hadith d'Abū Sa‘īd al-Khudrī Autre voie d'Abū Sa‘īd al-Khudrī Hadith d'Abū Hurayra à ce sujet Hadith d'Anas à ce sujet Hadith d'Ibn ‘Umar à ce sujet Autre hadith d'Abū Hurayra sur le loup Histoire de l'animal sauvage qui était dans la maison du Prophète et qu'il respectait, honorait et vénérait, paix et salut sur lui Histoire du lion Hadith de la gazelle Hadith du lézard 8, malgré son étrangeté et sa singularité Hadith de l'âne Hadith de la huppe 9, un oiseau connu Hadith de la huppe, un oiseau connu Autre hadith à ce sujet, qui contient une étrangeté Autre hadith [Histoire des deux hommes pour qui le bâton illumina le chemin] Autre hadith [La lumière qui illumina pour al-Ḥasan et al-Ḥusayn, que Dieu les agrée] Autre hadith [La lumière qui illumina pour al-Ḥasan et al-Ḥusayn, que Dieu les agrée] Autre hadith Autre hadith Autre hadith contenant une faveur 10 pour Tamīm ad-Dārī [Retour à la vie des morts] [Retour à la vie des morts] Hadith contenant une faveur pour un saint 11 de cette communauté Autre hadith [Pour appuyer cette histoire] Autre histoire avec l'histoire d'al-‘Alā' ibn al-Ḥaḍramī Autre histoire Autre histoire [Chapitre sur la parole des morts et leurs merveilles] [Chapitre sur la parole des morts et leurs merveilles] Histoire de Zayd ibn Khārija et de sa parole après la mort [Histoire de la parole d'ar-Rabī‘ ibn Khuthaym après sa mort] Hadith très étrange [Histoire du garçon qui parla dans le berceau] [Parmi les miracles de guérison] [Parmi les miracles de guérison] Histoire du garçon qui était épileptique et pour qui il pria, paix et salut sur lui, et il guérit Histoire du garçon qui était épileptique et pour qui il pria, paix et salut sur lui, et il guérit Autre hadith à ce sujet Autre hadith à ce sujet Autre voie d'Ibn ‘Abbās Autre hadith Autre hadith à ce sujet [Restauration de la vue de l'aveugle par une prière qu'il lui enseigna] Autre hadith [Il souffla dans les yeux d'un aveugle qui recouvra la vue et passa la main sur des blessés qui guérirent] Autre hadith [Histoire du chameau de Jābir ibn ‘Abd Allāh] Autre hadith [Sa montée sur le cheval d'Abū Ṭalḥa, qui était lent, et il devint rapide] Autre hadith [Son coup sur le cheval de Ju‘ayl avec son fouet, et il devint l'un des chevaux les plus rapides] Autre hadith [Son coup sur le cheval de Ju‘ayl avec son fouet, et il devint l'un des chevaux les plus rapides] Autre hadith Autre hadith Autre hadith Autre hadith [Sa prière pour Ibn ‘Abbās et l'exaucement de son invocation] Autre hadith [L'exaucement de son invocation pour Anas ibn Mālik, pour la bénédiction et la longue vie] Autre hadith [Sa prière pour les deux époux afin que Dieu les réconcilie, et son invocation fut exaucée] Autre hadith [Sa prière pour les deux époux afin que Dieu les réconcilie, et son invocation fut exaucée] Autre hadith Autre hadith Autre hadith Chapitre de sa prière contre un peuple, et elle fut exaucée contre eux Chapitre de sa prière contre un peuple, et elle fut exaucée contre eux Autre hadith Autre hadith Autre voie d'Anas Autre voie d'Anas Chapitre des questions qui furent posées au Messager de Dieu, paix et salut sur lui, et auxquelles il répondit conformément à la vérité concordant avec ce qui se trouve dans les livres hérités des prophètes Chapitre des questions qui furent posées au Messager de Dieu, paix et salut sur lui, et auxquelles il répondit conformément à la vérité concordant avec ce qui se trouve dans les livres hérités des prophètes Autre hadith dans son sens [Sa réponse à un Juif venu l'interroger sur des questions] Autre hadith dans son sens [Sa réponse à un Juif venu l'interroger sur des questions] Autre hadith Autre hadith Histoire de l'imprécation 12 Autre hadith contenant la reconnaissance par les Juifs qu'il est le Messager de Dieu et contenant leur recours à son jugement, mais avec une intention blâmable de leur part Autre hadith contenant la reconnaissance par les Juifs qu'il est le Messager de Dieu et contenant leur recours à son jugement, mais avec une intention blâmable de leur part Autre hadith Autre hadith Autre hadith Annonce des livres antérieurs à son sujet Sa réponse, paix et salut sur lui, à celui qui l'interrogea sur ce qu'il avait interrogé avant qu'il ne l'interroge sur quoi que ce soit Chapitre de ce dont le Prophète, paix et salut sur lui, informa parmi les choses futures qui se produisirent durant sa vie et après lui Chapitre de ce dont le Prophète, paix et salut sur lui, informa parmi les choses futures qui se produisirent durant sa vie et après lui Son information sur ce qui se produisit conformément à la réalité Chapitre de l'information sur les choses invisibles passées et futures Chapitre de l'ordre des informations sur les choses invisibles futures après lui, paix et salut sur lui Et du Livre des preuves de la prophétie, chapitre de son information, paix et salut sur lui, sur les choses invisibles futures Et du Livre des preuves de la prophétie, chapitre de son information, paix et salut sur lui, sur les choses invisibles futures Autre hadith Autre hadith Mention de ses informations, paix et salut sur lui, sur les épreuves survenues à la fin des jours de ‘Uthmān et du califat de ‘Alī, que Dieu les agrée Son information, paix et salut sur lui, sur les deux arbitres envoyés à l'époque de ‘Alī Son information, paix et salut sur lui, sur les kharijites 13 et leur combat Son information, paix et salut sur lui, sur l'assassinat de ‘Alī ibn Abī Ṭālib, et il en fut comme il l'avait informé Son information, paix et salut sur lui, sur cela et sur la souveraineté de son fils al-Ḥasan ibn ‘Alī dans son abandon du pouvoir après lui et sa remise à Mu‘āwiya Son information, paix et salut sur lui, sur l'expédition maritime à Chypre Chapitre de ce qui a été dit sur le combat contre les Romains Information sur l'expédition en Inde Chapitre de l'information sur le combat contre les Turcs, comme nous le montrerons, si Dieu le veut Autre information de ‘Abd Allāh ibn Salām Information sur la maison de Maymūna bint al-Ḥārith à Sarif Ce qui a été rapporté sur son information concernant l'assassinat de Ḥujr ibn ‘Adī et de ses compagnons Autre hadith Information de Rāfi‘ ibn Khadīj Son information, paix et salut sur lui, sur ce qui s'est produit comme épreuves des Banū Hāshim après sa mort Information sur l'assassinat d'al-Ḥusayn ibn ‘Alī, que Dieu les agrée Mention des informations sur la bataille de la Ḥarra 14 qui eut lieu à l'époque de Yazīd également Autre miracle [Son information sur ce qu'Ibn ‘Abbās obtiendrait dans sa vie comme science et épreuve] Chapitre de son information sur les imposteurs qui apparaîtront Indication prophétique sur l'État de ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz, la couronne des Banū Umayya [et le cinquième des califes bien guidés] Autre hadith dont l'authenticité est à examiner Mention de Wahb ibn Munabbih avec éloge, et mention de Ghaylān avec blâme Indication sur Muḥammad ibn Ka‘b al-Quraẓī et sa science de l'exégèse du Coran et sa mémorisation Mention des informations sur la disparition de la génération 15 du Prophète, paix et salut sur lui, cent ans après sa nuit Information Autre hadith [Son information sur un jeune homme qui vivrait cent ans, et il vécut] Information sur al-Walīd, contenant pour lui une menace sévère ; si elle est authentique, il s'agit d'al-Walīd ibn Yazīd, non d'al-Walīd ibn ‘Abd al-Malik Autre hadith [Son information sur le règne des Banū Abī al-‘Āṣ] Mention des informations sur les califes des Banū Umayya En résumé, l'information sur l'État des Banū al-‘Abbās ; leur apparition eut lieu au Khorasan en l'an 132 de l'Hégire Information sur les douze imams 16, tous issus de Quraysh Information sur des événements survenus sous l'État des Banū al-‘Abbās Autre hadith contenant une indication sur Mālik ibn Anas, l'imam Autre hadith contenant une indication sur Muḥammad ibn Idrīs ash-Shāfi‘ī Autre hadith [Son information sur les meilleures personnes après deux cents ans] Autre hadith [Son information sur les catégories de personnes] Autre hadith [Son information sur le calife qui appellera les gens à la mécréance] Autre hadith [Son information sur l'expédition de Constantinople] Autre hadith Autre hadith [Son information sur le peuple qui sortira à la fin des temps, ayant dans leurs mains comme des queues de vache] Autre hadith [Son information sur l'expansion du monde pour sa communauté] Autre hadith [Ses informations sur les rénovateurs de la religion] Chapitre des miracles du Prophète, paix et salut sur lui, surpassant les miracles des prophètes antérieurs Chapitre des miracles du Prophète, paix et salut sur lui, surpassant les miracles des prophètes antérieurs Ce qui a été donné à Noé, paix sur lui Autre histoire similaire à l'histoire d'al-‘Alā' ibn al-Ḥaḍramī [Histoire de l'entrée d'Abū ‘Ubayda ath-Thaqafī dans le Tigre] Autre histoire similaire à celle-ci [Histoire de l'entrée d'Abū Muslim al-Khawlānī dans le Tigre] Ce qui a été donné à Hūd, paix sur lui Ce qui a été donné à Ṣāliḥ, paix sur lui Ce qui a été donné à Abraham, l'ami intime, paix sur lui Ce qui a été donné à Moïse, paix sur lui, comme signes Comparaison entre le bâton de Moïse et la glorification des cailloux dans la main du Prophète, paix et salut sur lui Histoire d'Abū Mūsā al-Khawlānī Chapitre de ce qui a été donné au Messager de Dieu, paix et salut sur lui, et de ce qui a été donné aux prophètes avant lui Chapitre de ce qui a été donné au Messager de Dieu, paix et salut sur lui, et de ce qui a été donné aux prophètes avant lui Histoire de l'arrêt du soleil Ce qui a été donné à Idrīs, paix sur lui Ce qui a été donné à David, paix sur lui Ce qui a été donné à Salomon, fils de David, paix sur lui Ce qui a été donné à Jésus, fils de Marie, paix sur lui Autre histoire Histoire de l'aveugle à qui Dieu rendit la vue grâce à la prière du Messager Autre histoire [Sur la guérison d'un homme de la cécité] La table de Jésus et ce qui lui correspond parmi les miracles du Prophète, paix et salut sur lui Annonce de Marie Les bonnes nouvelles qui accompagnèrent la naissance du Prophète, paix et salut sur lui Notes de bas de page


  1. al-Ḥāfiẓ Ibn Kathīr : Titre honorifique signifiant « le mémorisateur », désignant un savant du hadith. Ibn Kathīr (mort en 774 H) est un célèbre historien et exégète.
  2. La fente de la lune : Miracle où la lune se fendit en deux, mentionné dans le Coran (sourate 54, verset 1).
  3. Qubā' : Localité près de Médine où se trouve la première mosquée construite par le Prophète.
  4. as-Ṣiddīq : Surnom d'Abū Bakr, signifiant « le véridique », premier calife de l'islam.
  5. Hadith du bras de mouton : Récit où un bras de mouton empoisonné parla au Prophète pour l'informer du poison.
  6. Le gémissement du tronc : Miracle où un tronc de palmier, qui servait de chaire au Prophète, gémit de nostalgie après qu'il eut adopté une chaire en bois.
  7. Glorification : Tasbīḥ : acte de dire « Subḥān Allāh » (Gloire à Dieu).
  8. Lézard : Ḍabb : reptile du désert, dont la viande est consommée dans certaines régions.
  9. Huppe : Ḥudhud : oiseau mentionné dans le Coran (sourate 27) en lien avec Salomon.
  10. Faveur : Karāma : miracle accordé à un saint (walī) non prophète.
  11. Saint : Walī : ami de Dieu, personne pieuse pouvant bénéficier de faveurs surnaturelles.
  12. Imprécation : Mubāhala : acte d'invoquer la malédiction de Dieu sur le menteur, pratiqué par le Prophète avec les chrétiens de Najrān.
  13. Kharijites : Khawārij : secte dissidente apparue après la bataille de Ṣiffīn, caractérisée par un rigorisme extrême.
  14. Bataille de la Ḥarra : Bataille en 63 H entre l'armée de Yazīd et les habitants de Médine, marquée par des violences.
  15. Génération : Qarn : période d'environ cent ans, ou génération de personnes.
  16. Douze imams : Référence à un hadith prophétique annonçant douze califes issus de Quraysh, interprété différemment par sunnites et chiites.

Les miracles du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui [1], (extraits…

Les miracles du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui [1], (extraits du livre « Al-Bidāya wa an-Nihāya » [2]).

La source : https://shamela.ws/book/23678 Date d'extraction : 2026-06-17

Ce qu'ils ont dit à propos de l'imam, du mémorisateur [1] Ibn Kathîr [2]

Ils ont dit à propos de l'imam, du mémorisateur 1 Ibn Kathir : Al-Dhahabi a dit dans Al-Mu'jam al-Mukhtaṣ : L'imam, le jurisconsulte 2, le mémorisateur éminent, un juriste accompli, un mémorisateur accompli, un exégète 3 critique. Son disciple Shihab al-Din a dit : Il était le plus mémorisateur parmi ceux que nous avons rencontrés pour les textes des hadiths 4 et le plus connaisseur de leur extraction 5, de leurs transmetteurs, de leur authentique et de leur faible. Ses pairs le reconnaissaient. Il avait une grande mémoire pour beaucoup d'exégèse et d'histoire, rarement oublieux, et il était un juriste à la bonne compréhension, à l'esprit sain. Ibn Hajar a dit dans Al-Durar al-Kāmina : Il avait une grande mémoire, une bonne conversation. Ses œuvres se répandirent dans les pays de son vivant, et les gens en profitèrent après sa mort. Ibn Habib a dit, selon ce qu'a rapporté Ibn al-'Imād dans Shadharāt al-Dhahab : Imam des gens de glorification 6 et de sanctification 7, chef des maîtres de l'interprétation 8. Il a écouté, compilé, écrit, ravi les oreilles par ses paroles, embelli, rapporté, profité. Ses fatwas 9 volèrent vers les pays. Il était célèbre pour sa précision et sa révision. La présidence de la science dans l'histoire, le hadith et l'exégèse lui revint.


  1. ḥāfiẓ : Titre donné aux grands mémorisateurs de hadiths, capable de retenir des milliers de textes et leurs chaînes de transmission.
  2. muftī : Jurisconsulte habilité à émettre des avis juridiques (fatwas) en matière de droit islamique.
  3. mufassir : Exégète du Coran, spécialiste de l'interprétation coranique.
  4. ḥadīth : Parole, acte ou approbation attribuée au Prophète Muhammad, constituant une source majeure de la loi islamique.
  5. takhrij : Science de l'extraction des hadiths, consistant à retrouver leur source et leur chaîne de transmission.
  6. tasbīḥ : Glorification de Dieu, notamment par la formule 'Subḥāna Allāh' (Gloire à Dieu).
  7. tahlīl : Sanctification de Dieu par la formule 'Lā ilāha illā Allāh' (Il n'y a de dieu que Dieu).
  8. ta'wīl : Interprétation allégorique ou ésotérique du Coran, souvent pratiquée par les soufis et les théologiens.
  9. fatwā : Avis juridique émis par un mufti ou un savant qualifié, répondant à une question sur un point de droit islamique.

Introduction [1]

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. [Introduction de l'auteur] Louange à Allah, Seigneur des mondes, le Très-Haut, le Tout-Puissant, Qui a étendu la terre et élevé les cieux, et Qui a soutenu Ses prophètes par des miracles éclatants. Que la prière et la paix soient sur celui qui a été envoyé comme miséricorde pour les mondes, le sceau des prophètes et des messagers, Notre maître Muhammad, ainsi que sur sa famille et l'ensemble de ses Compagnons. Ceci étant dit, nous avons le grand honneur d'écrire sur les miracles des prophètes et des messagers qu'Allah a envoyés comme annonciateurs et avertisseurs, appelant à l'unicité d'Allah et luttant contre l'associationnisme 1. Ils ont établi pour l'humanité la méthode du Créateur, gloire à Lui, le Très-Haut, par laquelle le monde s'améliore et par laquelle est écrit pour ceux qui la suivent la grande réussite au Jour de la Rétribution. Dans notre livre, nous traiterons des miracles du dernier des prophètes, Muhammad, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, considérant que son message est le dernier des messages et que son envoi est suivi d'aucun autre envoi. Il est la miséricorde d'Allah pour les mondes. Nous avons trouvé notre objet dans le livre « Al-Bidâya wa an-Nihâya » 2 de l'imam al-Hâfiz Ibn Kathîr 3. Ce livre contient de nombreux miracles du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Nous parlerons de certains d'entre eux, dont les plus importants : « La fente de la lune » 4 et la réponse à ceux qui la nient ; « La descente de la pluie » suite à l'invocation du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, depuis la chaire 5 et les moyens de prouver cela ; et « Le jaillissement de l'eau d'entre ses doigts » 6, sa grandeur et sa signification. Parmi ses plus beaux miracles sensoriels, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, figurent « Ce qui s'est passé sur le chemin de l'Émigration 7 et le récit d'Umm Ma'bad 8 » et « La résurrection de la brebis après son égorgement ». Nous mentionnons également le meilleur et le plus éclatant des miracles : « Le récit du bras de brebis empoisonné » 9, et bien d'autres encore. En abordant ces miracles éclatants, nous les présentons par voie de recherche et de démonstration, et non par simple narration romanesque, afin de pouvoir offrir au cher lecteur cette série de miracles dans un style attrayant et une composition éloquente qui atteigne l'objectif visé et le but escompté. Le Prophète Muhammad, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, possède des miracles dont nous reconnaissons l'incapacité à les recenser. Mais, à partir du livre « Al-Bidâya wa an-Nihâya », nous présentons ce qui étanche notre soif, satisfait notre compréhension et apaise nos cœurs. Peut-être ainsi aurons-nous ajouté à la bibliothèque islamique une œuvre unique en son genre et nouvelle dans son style. C'est d'Allah que nous implorons d'accepter nos bonnes œuvres et de nous pardonner nos fautes. Il est Celui Qui entend, Proche, Qui exauce les invocations. L'auteur.


  1. shirk : Associationnisme : le fait d'associer des divinités à Allah, considéré comme le plus grand péché en islam.
  2. Al-Bidâya wa an-Nihâya : Ouvrage historique d'Ibn Kathîr traitant du début et de la fin du monde, incluant la vie du Prophète et ses miracles.
  3. al-Hâfiz Ibn Kathîr : Célèbre historien et exégète musulman du XIVe siècle, auteur de nombreux ouvrages dont le Tafsîr et Al-Bidâya wa an-Nihâya.
  4. Inshiqâq al-Qamar : Miracle de la fente de la lune, où la lune se serait fendue en deux sur un signe du Prophète, mentionné dans le Coran (sourate 54, verset 1).
  5. minbar : Chaire dans la mosquée, d'où le prédicateur prononce le sermon du vendredi.
  6. naba' al-mâ' min bayn asâbi'ihi : Miracle où l'eau jaillit d'entre les doigts du Prophète, rapporté dans plusieurs hadiths.
  7. Hijra : Émigration du Prophète de La Mecque à Médine en 622, marquant le début du calendrier musulman.
  8. Umm Ma'bad : Femme qui a hébergé le Prophète lors de son émigration et a témoigné de sa bénédiction sur une chèvre.
  9. hadîth dhirâ' ash-shâti as-sammâ : Récit où une brebis empoisonnée a parlé pour avertir le Prophète du poison.

Le Livre des Preuves de la Prophétie [1]

[Livre des Preuves de la Prophétie] Elles sont d'ordre moral et sensible. [Chapitre des Preuves Morales de la Prophétie] [La Révélation du Coran sur lui] Parmi les preuves morales, il y a la révélation du Coran sur lui (le Prophète). C'est le plus grand des miracles, le plus éclatant des signes et la plus claire des preuves évidentes, en raison de ce qu'il contient comme composition miraculeuse par laquelle il a défié les djinns et les hommes de produire quelque chose de semblable, et ils en ont été incapables, malgré l'abondance des motifs de ses ennemis à le contredire, et malgré leur éloquence et leur rhétorique. Puis Il les a défiés avec dix sourates de celui-ci, et ils en ont été incapables. Ensuite, Il est descendu au défi d'une seule sourate semblable à lui, et ils en ont été incapables, tout en sachant leur impuissance et leur insuffisance face à cela, et que cela est ce à quoi nul ne pourra jamais accéder. Allah Très-Haut a dit : {Dis : "Si les hommes et les djinns s'unissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils n'en produiraient pas de semblable, même s'ils s'entraidaient les uns les autres."}¹ Ce verset est mecquois. Et Il a dit dans la sourate At-Tûr, qui est mecquoise : {Ou bien disent-ils : "Il l'a inventé ?" Non, mais ils ne croient pas. (33) Qu'ils produisent donc un récit semblable à lui, s'ils sont véridiques.}² C'est-à-dire : si vous êtes véridiques en disant qu'il l'a dit de lui-même, car il est un être humain comme vous, alors produisez quelque chose de semblable à ce qu'il a apporté, car vous êtes ses semblables. Et Allah Très-Haut a dit dans la sourate Al-Baqara, qui est médinoise, en réitérant le défi : {Et si vous êtes dans le doute au sujet de ce que Nous avons révélé à Notre serviteur, apportez donc une sourate semblable à lui, et invoquez vos témoins en dehors d'Allah, si vous êtes véridiques. (23) Si vous ne le faites pas – et vous ne le ferez jamais – alors craignez le Feu dont le combustible est les hommes et les pierres, préparé pour les mécréants.}³ Et Allah Très-Haut a dit : {Ou bien disent-ils : "Il l'a inventé ?" Dis : "Apportez donc dix sourates semblables à lui, inventées, et invoquez qui vous pourrez en dehors d'Allah, si vous êtes véridiques." (13) S'ils ne vous répondent pas, sachez alors que ce n'est que par la science d'Allah qu'il a été révélé, et qu'il n'y a de divinité que Lui. Êtes-vous donc soumis (musulmans) ?}⁴ Et Allah Très-Haut a dit : {Et ce Coran n'est point tel qu'il puisse être inventé en dehors d'Allah. Mais il est la confirmation de ce qui existait avant lui, et l'exposé détaillé du Livre, sans aucun doute, venant du Seigneur de l'univers. (37) Ou bien disent-ils : "Il l'a inventé ?" Dis : "Apportez donc une sourate semblable à lui, et invoquez qui vous pourrez en dehors d'Allah, si vous êtes véridiques." (38) Mais ils ont traité de mensonge ce qu'ils n'embrassent pas de leur science et dont l'interprétation ne leur est pas encore parvenue. Ainsi ont traité de mensonge ceux qui étaient avant eux. Regarde donc quelle fut la fin des injustes.}⁵ Allah Très-Haut a donc montré que les créatures sont incapables de rivaliser avec ce Coran, même avec dix sourates de lui, voire même avec une seule sourate de lui, et qu'elles ne pourront jamais le faire, comme Il a dit : {Si vous ne le faites pas – et vous ne le ferez jamais}⁶, c'est-à-dire : si vous ne l'avez pas fait dans le passé, vous ne pourrez pas le faire à l'avenir. C'est un défi affirmant qu'il leur est impossible de le contredire, ni dans le présent ni dans l'avenir. Un tel défi ne peut émaner que de quelqu'un de convaincu que ce qu'il apporte ne peut être contredit par les humains, ni rien de semblable produit. Si cela venait d'un imposteur parlant de lui-même, il craindrait d'être contredit, démasqué, et d'obtenir le contraire de ce qu'il visait, à savoir que les gens le suivent. Or, il est connu de tout esprit sensé que Muhammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) est l'un des plus intelligents des créatures d'Allah, voire le plus intelligent et le plus parfait d'entre eux en réalité. Il n'aurait donc pas entrepris cela sans savoir qu'il ne pouvait être contredit. Et c'est ainsi que cela s'est produit : depuis l'époque du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) jusqu'à notre époque, nul n'a pu produire son équivalent, ni l'équivalent d'une seule de ses sourates. Cela est à jamais impossible, car c'est la parole du Seigneur des mondes, à qui rien dans Sa création ne ressemble, ni dans Son essence, ni dans Ses attributs, ni dans Ses actes. Comment donc la parole des créatures pourrait-elle ressembler à la parole du Créateur ? Quant à la parole des mécréants de Quraysh, qu'Allah Très-Haut a rapportée d'eux dans Sa parole : {Et quand Nos versets leur sont récités, ils disent : "Nous avons entendu. Si nous voulions, nous dirions certes quelque chose de semblable. Ce ne sont que des légendes des anciens."}⁷, c'est un mensonge de leur part et une prétention fausse, sans preuve, ni argument, ni démonstration. S'ils avaient été véridiques, ils auraient apporté quelque chose pour le contredire. Bien plus, ils savent eux-mêmes qu'ils mentent, tout comme ils savent qu'ils mentent dans leur parole : {Des légendes des anciens qu'il s'est fait écrire : elles lui sont dictées matin et soir.}⁸⁹ Allah Très-Haut a dit : {Dis : "L'a fait descendre Celui qui connaît le secret dans les cieux et sur la terre. Il est Pardonneur et Miséricordieux."}¹⁰ C'est-à-dire : Il l'a fait descendre, Lui le Connaisseur des choses cachées, le Seigneur de la terre et des cieux, Celui qui sait ce qui a été, ce qui sera, et ce qui n'a pas été, comment cela serait si cela devait être. Car Il a révélé à Son serviteur et Messager, le Prophète illettré (ummi) qui ne savait ni écrire ni rien connaître de cela, et qui ne savait rien de la science des anciens ni des récits des prédécesseurs. Allah lui a alors raconté ce qui a été et ce qui est, exactement tel que cela s'est produit, sans aucune différence. Et ce faisant, Il distingue le vrai du faux, au sujet duquel l'ensemble des Écritures antérieures divergeaient dans leur présentation, comme Allah Très-Haut a dit : {Voilà des nouvelles de l'Inconnaissable (ghayb) que Nous te révélons. Tu ne les savais pas, ni toi ni ton peuple, avant cela. Sois donc patient. La fin heureuse est pour les pieux.}¹¹ Et Allah Très-Haut a dit : {Ainsi te racontons-Nous des récits de ce qui a précédé. Et Nous t'avons donné de Notre part un Rappel (dhikr). (99) Quiconque s'en détourne portera au Jour de la Résurrection un fardeau (100) pour l'éternité. Quel mauvais fardeau pour eux au Jour de la Résurrection !}¹² Et Allah Très-Haut a dit : {Et Nous avons fait descendre sur toi le Livre en vérité, pour confirmer ce qui était devant lui des Écritures et pour y veiller (muhayminan)} verset. Et Allah Très-Haut a dit : {Et tu ne récitais aucun Livre avant lui, et tu n'en écrivais aucun de ta main droite. Sinon, les partisans du faux auraient eu des doutes. (48) Mais ce sont des versets évidents dans les poitrines de ceux qui ont reçu la science. Et ne renient Nos versets que les injustes. (49) Et ils disent : "Pourquoi n'a-t-on pas fait descendre sur lui des signes de son Seigneur ?" Dis : "Les signes sont seulement auprès d'Allah. Je ne suis qu'un avertisseur explicite." (50) Ne leur suffit-il donc pas que Nous ayons fait descendre sur toi le Livre qui leur est récité ? Il y a là, certes, une miséricorde et un rappel pour des gens qui croient. (51) Dis : "Allah suffit comme témoin entre moi et vous. Il sait ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et ceux qui croient au faux et mécroient en Allah, ce sont eux les perdants."}¹³ Allah Très-Haut a donc montré que le fait même de faire descendre ce Livre, qui contient la science de ce qui a été et de ce qui sera, et le jugement de ce qui se passe entre les hommes, sur un Prophète illettré comme lui, était une preuve de sa véracité. Et Allah Très-Haut a dit : {Et quand Nos versets évidents leur sont récités, ceux qui n'espèrent pas Notre rencontre disent : "Apporte un Coran autre que celui-ci, ou change-le." Dis : "Il ne m'appartient pas de le changer de moi-même. Je ne fais que suivre ce qui m'est révélé. Je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d'un jour terrible." (15) Dis : "Si Allah avait voulu, je ne vous l'aurais pas récité, et Il ne vous l'aurait pas fait connaître. J'ai bien vécu parmi vous toute une vie avant cela. Ne raisonnez-vous donc pas ?" (16) Qui est plus injuste que celui qui invente un mensonge contre Allah ou traite de mensonge Ses versets ? Les criminels ne réussiront pas.}¹⁴ Il leur dit : Je ne peux pas changer cela de moi-même. C'est Allah, Puissant et Majestueux, qui efface ce qu'Il veut et établit ce qu'Il veut, et je ne suis qu'un transmetteur de Sa part. Vous savez que je suis véridique dans ce que je vous apporte, car j'ai grandi parmi vous, et vous connaissez ma lignée, ma véracité et ma loyauté. Je n'ai jamais menti à aucun d'entre vous de ma vie. Comment pourrais-je donc mentir contre Allah, Puissant et Majestueux, le Possesseur du mal et du bien, Celui qui est capable de toute chose et qui sait toute chose ? Quel péché auprès de Lui est plus grand que de mentir sur Lui et de Lui attribuer ce qui n'est pas de Lui, comme Allah Très-Haut a dit : {S'il avait inventé contre Nous quelques paroles (44) Nous l'aurions saisi par la main droite (45) puis Nous lui aurions tranché l'aorte (46) et nul d'entre vous n'aurait pu le protéger.}¹⁵

C'est-à-dire : s'il avait menti sur Nous, Nous lui aurions infligé le plus sévère châtiment, et nul parmi les habitants de la terre n'aurait pu nous en empêcher ou nous en détourner. Allah, exalté soit-Il, dit : « Et qui est plus injuste que celui qui invente un mensonge contre Allah ou qui dit : « J'ai reçu une révélation », alors que rien ne lui a été révélé, et que celui qui dit : « Je vais faire descendre quelque chose de semblable à ce qu'Allah a fait descendre » ? Si tu voyais les injustes dans les affres de la mort, tandis que les anges tendent les mains : « Rendez vos âmes ! Aujourd'hui vous serez rétribués par le châtiment de l'humiliation pour avoir dit sur Allah autre que la vérité et pour vous être détournés de Ses signes avec orgueil. » (93) 16 (15) 17 Et Il dit, exalté soit-Il : « Dis : « Quelle est la plus grande des témoignages ? » Dis : « Allah est témoin entre moi et vous. Et ce Coran m'a été révélé pour que je vous avertisse, par lui, vous et tous ceux qu'il atteindra. » (16) 18 Ce discours contient l'annonce qu'Allah est témoin de toute chose, qu'Il est le plus grand des témoins, et qu'Il est au courant de ce que je vous apporte de Sa part. La force du discours implique un serment par Lui qu'Il m'a envoyé aux créatures pour les avertir par ce Coran. Quiconque parmi eux en est atteint, il en est averti, comme Allah, exalté soit-Il, dit : « Et quiconque parmi les factions 19 n'y croit pas, le Feu sera son rendez-vous. Ne sois donc pas en doute à son sujet : il est la vérité venant de ton Seigneur ; mais la plupart des gens ne croient pas. » (17) (17) 20 Dans ce Coran, il y a, parmi les informations véridiques sur Allah, Ses anges, Son Trône, Ses créatures célestes et terrestres, comme les cieux, les terres et ce qui est entre elles et ce qu'elles contiennent, des choses grandes et nombreuses, prouvées par des preuves catégoriques qui mènent à la connaissance de cela par la raison saine, comme Allah, exalté soit-Il, dit : « Et Nous avons certes exposé aux gens, dans ce Coran, toutes sortes d'exemples ; mais la plupart des gens refusent obstinément à être mécréants. » (89) (18) 21 Et Il dit, exalté soit-Il : « Et ces exemples, Nous les donnons aux gens ; mais ne les comprennent que les savants. » (43) (19) 22 Et Il dit, exalté soit-Il : « Et Nous avons certes donné aux gens, dans ce Coran, toutes sortes d'exemples, afin qu'ils se souviennent. (27) Un Coran arabe, sans aucune déviation, afin qu'ils deviennent pieux. » (28) (20) 23 Dans le Coran sublime, il y a l'information sur le passé de manière véridique ; sa preuve est ce qui se trouve dans les livres des Gens du Livre 24 à ce sujet, qui en témoigne, alors qu'il a été révélé à un homme illettré 25 qui ne savait pas écrire et n'avait jamais, de sa vie, étudié quoi que ce soit des sciences des Anciens 26 ni des récits des prédécesseurs. Les gens ne furent donc surpris que par une révélation qui lui fut faite sur les récits utiles, qu'il convient de mentionner pour en tirer des leçons : les récits des nations avec les prophètes, ce qui s'est passé entre eux, comment Allah a sauvé les croyants et anéanti les mécréants, en des termes qu'aucun être humain ne pourra jamais imiter, pour l'éternité. Tantôt le récit est résumé, d'une clarté et d'une éloquence extrêmes, tantôt il est détaillé ; rien n'est plus agréable, plus clair ni plus élevé que ce contexte, au point que le lecteur ou l'auditeur semble être témoin de ce qui s'est passé, présent, voyant le récit de ses propres yeux, comme Allah, exalté soit-Il, dit : « Et tu n'étais pas au côté du Mont 27 quand Nous avons appelé ; mais c'est une miséricorde de ton Seigneur pour avertir un peuple qu'aucun avertisseur n'avait visité avant toi, afin qu'ils se souviennent. » (46) (21) 28 Et Il dit, exalté soit-Il : « Et tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames 29 pour savoir lequel d'entre eux se chargerait de Marie ; et tu n'étais pas auprès d'eux quand ils se disputaient. » (44) (22) 30 Et Il dit, exalté soit-Il, dans la sourate Joseph : « Cela fait partie des récits de l'Inconnaissable 31 que Nous te révélons. Et tu n'étais pas auprès d'eux quand ils décidèrent de leur affaire et qu'ils complotaient. (102) Et la plupart des gens, même si tu le désirais ardemment, ne sont pas croyants. (103) Et tu ne leur demandes pas de salaire pour cela : ce n'est qu'un rappel pour les mondes. » (104) (23) 32 Jusqu'à ce qu'Il dise à la fin : « Il y a certes dans leurs récits une leçon pour les doués d'intelligence. Ce n'est pas un récit fabriqué, mais une confirmation de ce qui existait avant lui, un exposé détaillé de toute chose, une guidée et une miséricorde pour des gens qui croient. » (111) (24) 33 Et Il dit, exalté soit-Il : « Et ils disent : « Pourquoi ne nous apporte-t-il pas un signe de son Seigneur ? » Est-ce que ne leur est pas venu la preuve de ce qui est dans les feuilles anciennes 34 ? » (133) (25) 35 Et Il dit, exalté soit-Il : « Dis : « Que pensez-vous ? Si ceci vient d'Allah et que vous y mécroyez, qui est plus égaré que celui qui est dans une dissension profonde ? » (52) Nous leur montrerons Nos signes dans les horizons et en eux-mêmes, jusqu'à ce qu'il leur devienne évident que ceci est la vérité. Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute chose ? » (53) (26) 36 Allah, exalté soit-Il, a promis qu'Il montrerait les signes : le Coran et la véracité de celui qui l'a apporté, par ce qu'Il crée dans les horizons comme signes indiquant la véracité de ce Livre, et dans l'âme même de ceux qui le nient et le traitent de mensonge, ce qui constitue une preuve contre eux et un argument décisif contre leurs doutes, jusqu'à ce qu'ils soient certains qu'il est descendu de la part d'Allah sur la langue du véridique. Puis Il a guidé vers une preuve indépendante par Sa parole : « Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute chose ? » c'est-à-dire : dans la science qu'Allah est au courant de cette affaire, il y a une suffisance pour la véracité de celui qui en informe ; car s'il avait été un imposteur contre Lui, Il l'aurait immédiatement puni d'un châtiment sévère, comme cela a été expliqué précédemment. Dans ce Coran, il y a une information sur ce qui s'est produit dans l'avenir, exactement comme cela s'est produit, de la même manière. Il en va de même dans les hadiths 37, selon ce que nous avons établi dans notre livre d'exégèse 38 et ce que nous mentionnerons des épreuves et des guerres civiles 39, comme Sa parole, exalté soit-Il : « Il sait que vous ne pourrez pas le compter 40. Il a donc accepté votre repentir. Récitez donc ce qui vous est facile du Coran. Il sait qu'il y aura parmi vous des malades, et d'autres qui voyageront sur terre en quête de la grâce d'Allah, et d'autres qui combattront dans le sentier d'Allah. » (27) 41 Cette sourate fait partie des premières révélations à La Mecque. De même, Sa parole, exalté soit-Il, dans la sourate « L'Heure s'approche » 42, qui est mecquoise sans contestation : « Ils seront mis en déroute et tourneront le dos. (45) Mais l'Heure est leur rendez-vous, et l'Heure est plus terrible et plus amère. » (46) (28) 43 La réalisation de cette déroute eut lieu le jour de Badr 44 après cela. Et d'autres exemples de choses évidentes et claires. Un chapitre viendra sur ce qu'Il a annoncé parmi les choses qui se sont produites après lui, paix et salut sur lui, exactement comme Il l'avait annoncé. Dans le Coran, il y a les lois justes, ordres et interdictions, qui contiennent des sagesses profondes ; lorsque celui qui a de l'intelligence et une raison saine les médite, il conclut que ces lois n'ont été révélées que par Celui qui connaît les choses cachées, le Miséricordieux envers Ses serviteurs, qui les traite avec Sa douceur, Sa miséricorde et Sa bienfaisance. Allah, exalté soit-Il, dit : « Et la parole de ton Seigneur s'est accomplie en toute vérité et justice ; nul ne peut modifier Ses paroles ; et c'est Lui l'Audient, l'Omniscient. » (115) (29) 45 C'est-à-dire : vérité dans les informations et justice dans les ordres et les interdictions. Et Il dit, exalté soit-Il : « Alif, Lâm, Râ. 46 C'est un Livre dont les versets sont parfaits en style et en sens, puis détaillés, de la part d'un Sage, Informé. » (1) (30) 47 C'est-à-dire : ses mots sont parfaits et ses sens sont détaillés. Et Il dit, exalté soit-Il : « C'est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la religion de la vérité. » (31) 48 C'est-à-dire : la science utile et l'œuvre pie. C'est ainsi qu'il est rapporté de 'Alî ibn Abî Tâlib, qu'Allah l'agrée, qu'il a dit à Kumayl ibn Ziyâd 49 : « C'est le Livre d'Allah : il contient le récit de ce qui fut avant vous, le jugement de ce qui est entre vous, et l'annonce de ce qui sera après vous. » Nous avons développé tout cela dans notre livre d'exégèse, de manière suffisante (à Allah la louange et la grâce). Le Coran sublime est donc un miracle 50 sous de nombreux aspects : par son éloquence,

Et par son éloquence (balâghatihi), sa composition (nazmihi), ses structures (tarâkîbihi), ses styles (asâlîbihi), et ce qu’il contient comme récits du passé et du futur, et ce qu’il renferme comme prescriptions claires et manifestes (al-ahkâm al-muhkama al-jaliyya). Le défi (at-tahaddî) par l’éloquence de ses mots concerne spécifiquement les orateurs éloquents des Arabes (fuṣaḥâ’ al-‘arab). Quant au défi par ce qu’il contient comme significations correctes et parfaites (al-ma‘ânî aṣ-ṣaḥîḥa al-kâmila) – et c’est ce qui est plus grand dans le défi selon beaucoup de savants – il englobe tous les habitants de la terre (ahl al-arḍ) des deux communautés religieuses (al-millatayn) : les Gens du Livre (ahl al-kitâb) et les autres, parmi les sages des Grecs, des Indiens, des Perses, des Coptes, et autres catégories des fils d’Adam, dans toutes les contrées et les régions. Quant à celui, parmi les théologiens (al-mutakallimîn), qui a prétendu que le miracle (al-i‘jâz) consiste seulement dans le fait que Dieu a détourné les motivations des mécréants de produire une opposition (mu‘âraḍa) au Coran, tout en niant cela, ou bien qu’il s’agit de la privation de leur capacité à le faire, c’est une parole fausse (bâṭil), et elle découle de leur croyance que le Coran est créé (makhlûq), que Dieu l’a créé dans certains corps, et qu’il n’y a pour eux aucune différence entre un créé et un autre créé. Leur dire : « Ceci est une mécréance (kufr) et une fausseté (bâṭil), et cela ne correspond pas à ce qui est en réalité (fî nafs al-amr). » Bien au contraire, le Coran est la parole de Dieu (kalâmu Llâh), non créée (ghayru makhlûq) ; Il en a parlé comme Il l’a voulu – qu’Il soit exalté, sanctifié et élevé bien au-dessus de ce qu’ils disent, d’une immense élévation. Toutes les créatures sont réellement et en vérité (fî nafs al-amr) incapables de produire quelque chose de semblable, même si elles s’entraidaient et se soutenaient mutuellement pour cela. Bien plus, les messagers (ar-rusul) eux-mêmes, qui sont les plus éloquents des créatures, les plus grands et les plus parfaits, ne peuvent parler avec une parole semblable à celle de Dieu. Et ce Coran que le Messager (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) transmet de la part de Dieu, le style de sa parole ne ressemble pas aux styles de la parole du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). Et les styles de sa parole – que la paix soit sur lui – conservés par une chaîne de transmission authentique (as-sanad aṣ-ṣaḥîḥ) jusqu’à lui, personne parmi les Compagnons (aṣ-ṣaḥâba) ni ceux qui vinrent après eux ne peut parler avec des styles semblables aux siens, dans leur éloquence (faṣâḥa) et leur clarté (balâgha), dans ce qu’il rapporte comme significations avec ses nobles mots. Bien plus, le style de parole des Compagnons est supérieur aux styles de parole des Successeurs (at-tâbi‘în), et ainsi de suite jusqu’à notre époque. Les savants des prédécesseurs (salaf) sont plus éloquents, plus savants et moins affectés dans ce qu’ils exposent comme significations avec leurs mots que les savants des successeurs (khalaf). Et cela est attesté par quiconque a un goût (dhawq) pour la parole des gens, de même que l’on perçoit la différence entre les poèmes des Arabes à l’époque de l’Ignorance (al-jâhiliyya) et les poèmes des poètes modernes (al-muwalladîn) qui vinrent après cela. C’est pourquoi le hadith authentique (al-ḥadîth ath-thâbit) est venu à ce sujet, rapporté par l’imam Ahmad, qui dit : « (Ḥaddathanâ) Ḥajjâj, (thannâ) Layth, (ḥaddathanî) Sa‘îd ibn Abî Sa‘îd, d’après son père, d’après Abû Hurayra, que le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) a dit : "Il n’est aucun prophète parmi les prophètes qui n’ait reçu des signes (âyât) ce qui, semblable à cela, a fait croire les hommes. Et ce que j’ai reçu n’est qu’une révélation (waḥy) que Dieu m’a révélée. Aussi j’espère être celui qui aura le plus de suiveurs au Jour de la Résurrection." » Ce hadith a été rapporté par al-Bukhârî et Muslim d’après le hadith de Layth ibn Sa‘d. Le sens de cela est que les prophètes – que la paix soit sur eux – ont chacun reçu des preuves (ḥujaj) et des indices (dalâ’il) de leur véracité et de la validité de ce qu’ils apportaient de la part de leur Seigneur, ce qui suffisait et constituait une preuve pour leur peuple à qui ils étaient envoyés, qu’ils aient cru en lui et aient ainsi gagné la récompense de leur foi, ou qu’ils aient nié et aient ainsi mérité le châtiment. Sa parole : « Et ce que j’ai reçu » signifie : l’essentiel et le plus grand de cela est la révélation qu’Il lui a révélée, c’est-à-dire le Coran, la preuve permanente, continue et établie à son époque et après lui. Car les preuves (barâhîn) des prophètes ont disparu à leur époque et il n’en reste que le récit (al-khabar) à leur sujet. Quant au Coran, c’est une preuve établie, comme si celui qui l’écoute l’entendait de la bouche même du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). Ainsi, la preuve de Dieu est établie par lui durant sa vie – que la paix soit sur lui – et après sa mort. C’est pourquoi il a dit : « Aussi j’espère être celui qui aura le plus de suiveurs au Jour de la Résurrection », c’est-à-dire en raison de la permanence de ce que Dieu m’a donné comme preuve décisive (al-ḥujja al-bâligha) et comme arguments irréfutables (al-barâhîn ad-dâmi‘a). C’est pour cela qu’il sera, au Jour de la Résurrection, celui qui aura le plus de suiveurs parmi les prophètes. **Chapitre [Ses mœurs]** Parmi les preuves morales (ad-dalâ’il al-ma‘nawiyya) figurent ses mœurs pures – que la paix soit sur lui –, son caractère parfait (khuluquhu al-kâmil), son courage (shajâ‘atuhu), sa clémence (ḥilmuhu), sa générosité (karamuhu), son ascèse (zuhduhu), son contentement (qanâ‘atuhu), son abnégation (îthâruhu), la beauté de sa compagnie (jamîl ṣuḥbatihi), sa véracité (ṣidquhu), sa loyauté (amânatuhu), sa piété (taqwâhu), son adoration (‘ibâdatuhu), la noblesse de son origine (karam aṣlihi), la pureté de sa naissance (ṭîb mawlidihi), de son lieu d’origine (mansha’ihi) et de son éducation (murabbâhu), comme nous l’avons exposé en détail dans les passages appropriés. Qu’il est beau ce qu’a mentionné notre maître, le savant éminent Abû al-‘Abbâs ibn Taymiyya – que Dieu lui fasse miséricorde – dans son livre où il réfute les sectes des chrétiens et des juifs, et ceux qui leur ressemblent parmi les Gens du Livre et autres. En effet, il a mentionné à la fin de cet ouvrage les preuves de la prophétie (dalâ’il an-nubuwwa), et il y a suivi des voies bonnes, correctes et fécondes, avec une parole éloquente (kalâm balîgh) devant laquelle s’incline quiconque la médite et la comprend. Il a dit à la fin de ce livre mentionné : **Chapitre [Sa biographie]** La biographie (sîra) du Messager (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui), ses mœurs (akhlâquhu), ses paroles (aqwâluhu) et ses actes (af‘âluhu) font partie de ses signes (âyâtihi), c’est-à-dire des preuves de sa prophétie. Il a dit : Sa Législation (sharî‘atuhu) fait partie de ses signes, sa communauté (ummatuhu) fait partie de ses signes, la science de sa communauté (‘ilmu ummatihi) fait partie de ses signes, leur religion (dînuhum) fait partie de ses signes, et les prodiges (karâmât) des saints (ṣâliḥî) de sa communauté font partie de ses signes. Cela apparaît en méditant (tadabbur) sa biographie depuis sa naissance jusqu’à ce qu’il soit envoyé, et depuis qu’il fut envoyé jusqu’à sa mort, et en méditant sa généalogie (nasabihi), son pays (baladihi), son origine (aṣlihi) et sa distinction (faṣlihi). Car il était de la plus noble des gens de la terre par sa généalogie, issu du cœur même de la descendance d’Abraham (Ibrâhîm), dont Dieu a fait que la prophétie et le Livre soient dans sa descendance. Aucun prophète n’est venu après Abraham sinon de sa descendance. Dieu lui a donné deux fils : Ismaël (Ismâ‘îl) et Isaac (Isḥâq), et Il a mentionné dans la Torah l’un et l’autre, et Il a annoncé dans la Torah ce qui adviendrait des enfants d’Ismaël. Et il n’est venu, parmi les enfants d’Ismaël, personne en qui se soit manifesté ce que les prophéties avaient annoncé, autre que lui. Abraham a prié pour la descendance d’Ismaël afin que Dieu envoie parmi eux un messager issu d’eux. Ensuite, le Messager (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) est issu de Quraysh, l’élite (ṣafwa) des enfants d’Abraham, puis des Banû Hâshim, l’élite de Quraysh, et de La Mecque (Makka), la Mère des cités (Umm al-Qurâ) et le pays de la Maison (balad al-Bayt).

C'est lui qu'Abraham a bâti et a appelé les gens à son pèlerinage, et il n'a cessé d'être un lieu de pèlerinage depuis l'époque d'Abraham, mentionné dans les livres des prophètes avec la plus belle description. Il 51 était, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, parmi les hommes les plus parfaits en éducation et en formation. Il n'a cessé d'être connu pour la véracité, la piété, les nobles caractères, la justice, l'abandon des turpitudes, de l'injustice et de tout blâme, attesté par tous ceux qui le connaissaient avant la prophétie, qu'ils aient cru en lui ou mécru après la prophétie. On ne lui connaît rien de répréhensible, ni dans ses paroles, ni dans ses actes, ni dans ses mœurs. Jamais on n'a éprouvé de mensonge de sa part, ni d'injustice, ni d'acte obscène. Sa nature et son apparence étaient parmi les plus belles, les plus parfaites et les plus complètes en beautés indiquant sa perfection. Il était illettré 52, issu d'un peuple illettré, ni lui ni eux ne savaient ce que savent les gens du Livre de la Torah et de l'Évangile. Il n'avait rien lu des sciences des hommes, ni fréquenté leurs savants. Il n'a pas prétendu à la prophétie avant d'avoir atteint quarante ans. Il est alors venu avec une chose des plus étonnantes et des plus grandes, avec une parole dont les premiers et les derniers n'ont jamais entendu de pareille. Il a annoncé une chose dont personne dans son pays et son peuple ne connaissait de semblable. Puis l'ont suivi les disciples des prophètes, qui étaient les faibles parmi les gens. Les gens de l'autorité l'ont traité de menteur et lui ont été hostiles, s'efforçant de le détruire, lui et ses disciples, par tous les moyens, comme le faisaient les mécréants avec les prophètes et leurs disciples. Ceux qui l'ont suivi ne l'ont pas suivi par désir ni par crainte, car il n'avait ni argent à leur donner, ni postes à leur confier, ni épée. Au contraire, l'épée, le pouvoir et l'argent étaient avec ses ennemis. Ils ont infligé toutes sortes de tortures à ses disciples, qui patientaient et comptaient sur la récompense divine, sans apostasier de leur religion, à cause de la douceur de la foi et de la connaissance qui avait pénétré leurs cœurs. La Mecque était le lieu de pèlerinage des Arabes depuis l'époque d'Abraham. Pendant la saison du pèlerinage, les tribus arabes se rassemblaient. Il sortait vers eux pour leur transmettre le message et les appeler à Allah, patient face au démenti des menteurs, à la rudesse des rudes et au détournement des détournés, jusqu'à ce qu'il rencontre les gens de Yathrib 53. Ceux-ci étaient voisins des Juifs, avaient entendu de leurs nouvelles et l'avaient reconnu. Lorsqu'il les appela, ils surent qu'il était le prophète attendu que les Juifs leur annonçaient. Ils avaient aussi entendu de ses nouvelles ce par quoi ils connaissaient sa position, car son affaire s'était répandue et manifestée en une dizaine d'années. Ils crurent en lui et lui prêtèrent serment d'allégeance pour son émigration et celle de ses compagnons vers leur pays, et pour le combat à ses côtés. Il émigra donc, lui et ses disciples, vers Médine. Là se trouvaient les émigrés et les auxiliaires 54. Parmi eux, personne n'avait cru par désir mondain ni par crainte, sauf un petit nombre d'auxiliaires qui s'étaient convertis en apparence, puis certains d'entre eux avaient amélioré leur islam. Ensuite, la permission du combat lui fut donnée, puis il en reçut l'ordre. Il ne cessa de se tenir debout pour l'ordre d'Allah de la manière la plus parfaite et la plus complète, dans la véracité, la justice et la loyauté. On ne lui connaît pas un seul mensonge, ni une injustice envers quiconque, ni une trahison envers personne. Au contraire, il était le plus véridique des gens, le plus juste et le plus fidèle à ses engagements, malgré la diversité des situations : guerre et paix, sécurité et peur, richesse et pauvreté, puissance et impuissance, force et faiblesse, petit nombre et grand nombre, victoire sur l'ennemi parfois, et victoire de l'ennemi parfois. Dans tout cela, il suivait la voie la plus parfaite et la plus complète, jusqu'à ce que l'appel se manifeste dans toute la terre des Arabes, qui était remplie d'adoration des idoles, de divinations des devins, d'obéissance à la créature dans la mécréance envers le Créateur, de meurtres illicites et de ruptures des liens de parenté. Ils ne connaissaient ni l'au-delà ni la résurrection. Ils devinrent alors les plus savants des habitants de la terre, les plus religieux, les plus justes et les meilleurs, au point que les chrétiens, lorsqu'ils les virent arriver en Syrie, dirent : « Ceux qui ont accompagné le Messie n'étaient pas meilleurs que ceux-ci. » Voilà les traces de leur science et de leur œuvre sur terre, tandis que les traces des autres permettent aux gens intelligents de discerner la différence entre les deux choses. Lui, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, malgré la manifestation de son autorité, l'obéissance des créatures et leur préférence pour lui sur leurs propres personnes et leurs biens, mourut sans laisser ni dirham ni dinar, ni mouton ni chameau, sauf sa mule, ses armes et son armure, mise en gage chez un Juif pour trente wasq 55 d'orge qu'il avait achetés pour sa famille. Il possédait une terre dont il dépensait les revenus pour sa famille, et le reste, il le consacrait aux intérêts des musulmans. Il décréta qu'elle ne serait pas héritée et que ses héritiers n'en prendraient rien. À chaque instant, il manifestait des signes prodigieux et des genres de faveurs 56 dont la description serait longue. Il les informait de ce qui était et de ce qui sera. Il leur ordonnait le bien et leur interdisait le mal, leur rendait licites les bonnes choses et leur interdisait les mauvaises, et établissait la Loi 57 progressivement, jusqu'à ce qu'Allah ait parfait sa religion avec laquelle Il l'avait envoyé. Sa Loi vint comme la Loi la plus parfaite. Il ne resta aucun bien que les intelligences reconnaissent comme bien sans qu'il l'ordonne, ni aucun mal que les intelligences reconnaissent comme mal sans qu'il l'interdise. Il n'ordonna rien dont on dit : « Si seulement il ne l'avait pas ordonné », et il n'interdit rien dont on dit : « Si seulement il ne l'avait pas interdit. » Il leur rendit licites les bonnes choses, sans en interdire aucune comme cela avait été interdit dans d'autres lois, et il interdit les mauvaises choses, sans en rendre aucune licite comme d'autres l'avaient fait. Il rassembla les beautés des pratiques des nations. On ne mentionne dans la Torah, l'Évangile et les Psaumes aucun type d'information sur Allah, sur les anges et sur le Jour dernier sans qu'il ne l'ait apporté de la manière la plus parfaite. Il annonça des choses qui ne se trouvent pas dans les Livres. Il n'y a dans les Livres aucune obligation de justice, aucune sentence de vertu, aucune incitation aux vertus et aucune exhortation aux bonnes œuvres sans qu'il ne l'ait apporté, et même mieux. Si l'homme intelligent examine les adorations qu'il a légiférées et celles des autres nations, leur supériorité et leur prépondérance lui apparaissent. De même pour les peines légales, les jugements et le reste des lois. Sa communauté est la plus parfaite des communautés en toute vertu. Si l'on compare leur science à celle des autres nations, la supériorité de leur science apparaît. Si l'on compare leur religion, leur adoration et leur obéissance à Allah à celles des autres, il apparaît qu'ils sont plus religieux que les autres. Si l'on compare leur courage, leur combat dans le sentier d'Allah et leur patience face aux épreuves pour Allah, il apparaît qu'ils sont plus grands dans le combat et plus courageux de cœur. Si l'on compare leur générosité, leur piété et la largesse de leurs âmes à celles des autres, il apparaît qu'ils sont plus généreux et plus nobles que les autres. Ces vertus, ils les ont obtenues par lui, ils les ont apprises de lui, et c'est lui qui les leur a montrées. Ils n'étaient pas auparavant des suiveurs d'un Livre qu'il serait venu parfaire, comme le Messie est venu parfaire la Loi de la Torah. Ainsi, les vertus et les sciences des disciples du Messie provenaient en partie de la Torah, en partie des Psaumes, en partie des prophéties, en partie du Messie, en partie de ceux après lui parmi les apôtres et certains apôtres. Ils ont utilisé les paroles des philosophes et d'autres, au point d'introduire – lorsqu'ils ont altéré la religion du Messie – dans la religion du Messie des choses issues des pratiques des mécréants, contraires à la religion du Messie. Quant à la communauté de Muhammad, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, avant lui ils ne lisaient aucun Livre. Au contraire, la plupart d'entre eux n'ont cru en Moïse, Jésus, David, la Torah, l'Évangile et les Psaumes que par son intermédiaire. C'est lui qui leur a ordonné de croire en tous les prophètes et de reconnaître tous les Livres descendus d'auprès d'Allah, et il leur a interdit de faire une distinction entre les messagers. Allah, le Très-Haut, a dit dans le Livre qu'il a apporté : « Dites : Nous croyons en Allah et en ce qui nous a été révélé, et en ce qui a été révélé à Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Tribus 58... »

(136) Moïse et Jésus ont reçu ce que les prophètes ont reçu de leur Seigneur. Nous ne faisons aucune distinction entre aucun d’entre eux, et nous Lui sommes soumis (muslimūn). (137) S’ils croient en ce en quoi vous croyez, ils seront alors bien guidés ; mais s’ils se détournent, ils ne seront que dans la dissension. Allah te suffira contre eux, et Il est l’Audient (as-Samī‘), l’Omniscient (al-‘Alīm). (33) Et Il – Exalté soit-Il – a dit : « Le Messager a cru en ce qui lui a été révélé de son Seigneur, et les croyants aussi. Tous ont cru en Allah, en Ses anges, en Ses livres et en Ses messagers : “Nous ne faisons aucune distinction entre aucun de Ses messagers.” Et ils ont dit : “Nous avons entendu et nous avons obéi. (Accorde-nous) Ton pardon, notre Seigneur ! Et vers Toi est le devenir (al-maṣīr).” (285) Allah n’impose à aucune âme que ce qu’elle peut supporter. À elle ce qu’elle a acquis, et sur elle ce qu’elle a mérité. “Notre Seigneur, ne nous prends pas en compte si nous oublions ou commettons une erreur. Notre Seigneur, ne fais pas peser sur nous une charge (iṣran) comme Tu l’as fait peser sur ceux qui étaient avant nous. Notre Seigneur, ne nous impose pas ce que nous n’avons pas la force de supporter. Accorde-nous le pardon (i‘fu ‘annā), pardonne-nous (ighfir lanā) et fais-nous miséricorde (irḥamnā). Tu es notre Maître (Mawlānā), secours-nous donc contre le peuple mécréant.” » (286) (34) Le verset. Et sa communauté – que la paix soit sur lui – ne considère pas comme licite de trouver dans la religion autre chose que ce qu’il a apporté, et n’innove pas d’innovation (bid‘ah) pour laquelle Allah n’a fait descendre aucune autorité (sulṭān), et n’instaure pas dans la religion ce qu’Allah n’a pas permis. Mais ce qu’Il leur a raconté comme récits des prophètes et de leurs communautés, ils en tirent des leçons ; et ce que les gens du Livre leur rapportent de conforme à ce qu’ils possèdent, ils le déclarent véridique ; ce dont ils ne connaissent ni la véracité ni la fausseté, ils s’en abstiennent ; et ce qu’ils reconnaissent comme faux, ils le démentent. Quiconque introduit dans la religion ce qui n’en fait pas partie, parmi les paroles des philosophes de l’Inde, de la Perse, des Grecs ou d’autres, est considéré par eux comme faisant partie des gens de l’impiété (ilḥād) et de l’innovation (ibtidā‘). Telle est la religion sur laquelle étaient les Compagnons du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – et les Successeurs (tābi‘ūn), et telle est celle sur laquelle sont les imams de la religion qui ont, dans la communauté, une réputation de vérité (lisān ṣidq), et sur laquelle est la majorité (jamā‘ah) des musulmans et leur commun peuple. Quiconque sort de cela est blâmé et réprouvé (madḥūr) auprès de la communauté (jamā‘ah). Et c’est la doctrine (madhhab) des gens de la Sunna et de la communauté (ahl as-sunnah wa al-jamā‘ah), qui sont manifestes (ẓāhirīn) jusqu’à l’avènement de l’Heure, au sujet desquels le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – a dit : « Il ne cessera d’y avoir un groupe (ṭā’ifah) de ma communauté manifeste sur la vérité, que ne nuira ni celui qui s’oppose à eux ni celui qui les abandonne, jusqu’à ce que l’Heure s’établisse. » Or, certains musulmans peuvent diverger, tout en étant d’accord sur ce principe qui est la religion des messagers en général, et la religion de Muḥammad – qu’Allah prie sur lui et le salue – en particulier. Quiconque s’oppose à ce principe est considéré par eux comme impie (mulḥid) et blâmé. Ils ne sont pas comme les chrétiens qui ont innové une religion que leurs grands savants et leurs dévots ont soutenue, pour laquelle leurs rois ont combattu, et à laquelle la majorité d’entre eux a adhéré ; c’est une religion innovée (mubtada‘ah), qui n’est ni la religion du Messie ni celle d’aucun autre prophète. Allah – Gloire à Lui – a envoyé Ses messagers avec la science utile (al-‘ilm an-nāfi‘) et l’œuvre pie (al-‘amal aṣ-ṣāliḥ). Quiconque suit les messagers obtient le bonheur de ce monde et de l’au-delà. Ce n’est que par manque dans le suivi des prophètes, en science et en œuvre, que l’on tombe dans les innovations (bida‘). Lorsqu’Allah envoya Muḥammad – qu’Allah prie sur lui et le salue – avec la guidée (al-hudā) et la religion de la vérité (dīn al-ḥaqq), les musulmans (de sa communauté) reçurent cela de lui. Ainsi, toute science utile et toute œuvre pie que possède la communauté de Muḥammad, ils les ont pris de leur Prophète, comme il est apparu à tout homme sensé que sa communauté est la plus parfaite des communautés dans toutes les vertus, scientifiques et pratiques. Or, il est connu que toute perfection chez le disciple (al-far‘ al-muta‘allim) se trouve chez le maître (al-aṣl al-mu‘allim). Cela implique qu’il – que la paix soit sur lui – était le plus parfait des hommes en science et en religion. Ces choses imposent la science nécessaire (al-‘ilm aḍ-ḍarūrī) qu’il était véridique dans sa parole : « Je suis le Messager d’Allah vers vous tous », et qu’il n’était ni menteur ni imposteur. Car cette parole, ne la prononce que celui qui est parmi les meilleurs des hommes et les plus parfaits, s’il est véridique, ou parmi les plus mauvais des hommes et les plus vils, s’il est menteur. Or, ce qui a été mentionné de la perfection de sa science et de sa religion contredit le mal, la bassesse et l’ignorance. Il est donc établi qu’il était doté de la perfection ultime en science et en religion. Cela implique nécessairement qu’il était véridique dans sa parole : « Je suis le Messager d’Allah vers vous tous » (35). Car celui qui n’est pas véridique est soit un menteur délibéré, soit un homme dans l’erreur. Le premier implique qu’il était injuste et égaré (ḍāll) ; le second implique qu’il était ignorant et égaré. Or, Muḥammad – qu’Allah prie sur lui et le salue – sa science contredisait son ignorance, et la perfection de sa religion contredisait le mensonge délibéré. La connaissance de ses attributs implique donc la science qu’il n’a pas délibérément menti et qu’il n’était pas un ignorant qui ment sans science. Ces deux possibilités étant écartées, il est établi qu’il était véridique et savait qu’il était véridique. C’est pourquoi Allah l’a purifié de ces deux choses par Sa parole – Exalté soit-Il : « Par l’étoile lorsqu’elle descend (1) ! Votre compagnon ne s’est pas égaré (mā ḍalla) et n’a pas été induit en erreur (mā ghawā) (2), et il ne parle pas sous l’effet de la passion (al-hawā) (3). Ce n’est qu’une révélation (waḥy) qui lui est révélée (4) » (36). Et Il – Exalté soit-Il – a dit au sujet de l’ange qui l’a apportée : « C’est certes la parole d’un noble messager (19), doué de force, ayant un rang élevé auprès du Détenteur du Trône (20), obéi là-haut et digne de confiance (21) » (37). Puis Il a dit à son sujet : « Et votre compagnon n’est pas un possédé (majnūn) (22). Il l’a pourtant vu à l’horizon clair (23). Et il n’est pas avare (ḍanīn) du mystère (al-ghayb) (24). Et ce n’est point la parole d’un démon maudit (shayṭān rajīm) (25). Où donc allez-vous (26) ? Ce n’est qu’un rappel (dhikr) pour les mondes (27), pour celui d’entre vous qui veut suivre la voie droite (yastaqīm) (28). Mais vous ne voulez que si Allah, le Seigneur des mondes, veut (29) » (38). Et Il – Exalté soit-Il – a dit : « Et ceci est une révélation descendue du Seigneur des mondes (192). L’Esprit fidèle (ar-rūḥ al-amīn) est descendu avec elle (193) sur ton cœur, pour que tu sois parmi les avertisseurs (194) » (39), jusqu’à Sa parole : « Vous informerai-Je sur qui descendent les démons (221) ? Ils descendent sur tout imposteur (affāk) pécheur (athīm) (222). Ils tendent l’oreille, et la plupart d’entre eux sont menteurs (223) » (40). Il – Gloire à Lui – a montré que le démon ne descend que sur celui qui lui ressemble, pour atteindre son but. Car le démon vise le mal, qui est le mensonge et la perversité (fujūr), et non la vérité et la justice. Il ne s’associe donc qu’à celui en qui il y a un mensonge, soit délibéré, soit par erreur, et aussi une perversité. Car l’erreur dans la religion vient aussi du démon, comme l’a dit Ibn Mas‘ūd lorsqu’on l’interrogea sur une question : « J’y réponds par mon opinion. Si elle est correcte, elle vient d’Allah ; si elle est erronée, elle vient de moi et du démon. Allah et Son Messager sont innocents de cela. » Car le Messager d’Allah est innocent de la descente des démons sur lui, que ce soit délibérément ou par erreur, contrairement à celui qui n’est pas messager, car il peut se tromper et son erreur vient du démon, même si son erreur lui est pardonnée. Ainsi, si l’on ne trouve pas chez lui de nouvelle qu’il rapporte et dans laquelle il serait dans l’erreur, ni d’ordre qu’il ordonnerait et dans lequel il serait pervers, on sait que le démon n’est pas descendu sur lui, mais que c’est un noble ange qui descend sur lui. C’est pourquoi Il a dit dans l’autre verset au sujet du Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue : « C’est certes la parole d’un noble messager (40). Et ce n’est point la parole d’un poète ; mais vous croyez peu (41). Ni la parole d’un devin (kāhin) ; mais vous vous souvenez peu (42). C’est une révélation descendue du Seigneur des mondes (43) » (41). Fin de ce qu’il a mentionné, et c’est exactement ce qu’il a rapporté textuellement. Chapitre des preuves sensibles de la prophétie [Section des miracles célestes] [La fente de la lune] Parmi les plus grands de tout cela : la fente de la lune lumineuse en deux parties. Allah – Exalté soit-Il – a dit : « L’Heure s’est approchée et la lune s’est fendue (42). Et s’ils voient un signe (āyah), ils s’en détournent et disent : “Une magie continue (siḥr mustamirr) !” (43) Et ils ont traité de menteurs et ont suivi leurs passions. Or, toute chose est déterminée (3). Et il leur est certes venu des récits (anbā’) qui contiennent une dissuasion (muzdajar) (4), une sagesse parfaite (ḥikmah bālighah). Mais les avertissements (nudhur) ne leur servent à rien (5) » (1). Les savants, ainsi que le reste des imams, sont unanimes sur le fait que la fente de la lune a eu lieu à l’époque du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue. Les hadiths à ce sujet sont parvenus par des voies qui apportent la certitude (qaṭ‘) auprès de la communauté. Récit d’Anas ibn Mālik L’imam Aḥmad a dit : ‘Abd ar-Razzāq nous a raconté, Ma‘mar nous a rapporté d’après Qatādah, d’après Anas, qui a dit : « Les gens de La Mecque demandèrent au Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – un signe (āyah), et la lune se fendit à La Mecque en deux parties. Alors il dit : “L’Heure s’est approchée et la lune s’est fendue” (1) » (2). Muslim l’a rapporté d’après Muḥammad ibn Rāfi‘, d’après ‘Abd ar-Razzāq.

Al-Bukhārī a dit : 'Abd Allāh ibn 'Abd al-Wahhāb m'a rapporté, Bishr ibn al-Mufaḍḍal nous a rapporté, Sa'īd ibn Abī 'Arūba nous a rapporté d'après Qatāda, d'après Anas ibn Mālik, que les habitants de la Mecque demandèrent au Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) de leur montrer un signe 59 ; il leur montra alors la lune fendue en deux, au point qu'ils virent le mont Ḥirā' 60 entre les deux parties. Les deux 61 l'ont rapporté dans les deux Ṣaḥīḥ 62 d'après le hadith de Shaybān, d'après Qatāda, et Muslim d'après le hadith de Shu'ba, d'après Qatāda. Récit de Jubayr ibn Muṭ'im Aḥmad a dit : Muḥammad ibn Kathīr nous a rapporté, Sulaymān ibn Bukayr nous a rapporté, d'après Ḥuṣayn ibn 'Abd al-Raḥmān, d'après Muḥammad ibn Jubayr ibn Muṭ'im, d'après son père, qui a dit : La lune se fendit à l'époque du Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) et devint deux morceaux : un morceau sur cette montagne et un morceau sur cette montagne. Ils dirent : « Muḥammad nous a ensorcelés. » Puis ils dirent : « S'il nous a ensorcelés, il ne peut pas ensorceler tout le monde. » Aḥmad l'a rapporté seul. Ibn Jarīr et al-Bayhaqī l'ont rapporté par plusieurs voies d'après Ḥuṣayn ibn 'Abd al-Raḥmān. Récit de Ḥudhayfa ibn al-Yamān Abū Ja'far ibn Jarīr a dit : Ya'qūb m'a rapporté, Ibn 'Ulayya m'a rapporté, 'Aṭā' ibn al-Sā'ib nous a rapporté d'après Abū 'Abd al-Raḥmān al-Sulamī, qui a dit : Nous descendîmes à al-Madā'in 63 et nous en étions à un farsakh 64. Le vendredi arriva, mon père y assista et j'assistai avec lui. Ḥudhayfa nous fit un sermon et dit : « Allāh le Très-Haut dit : "L'Heure approche et la lune se fend" 65. Certes, l'Heure est proche, certes la lune s'est fendue, certes le monde a annoncé la séparation, certes aujourd'hui est le jour de l'entraînement et demain est la course. » Je dis à mon père : « Les gens courront-ils demain ? » Il dit : « Mon fils, tu es ignorant ; il s'agit de la course par les œuvres. » Puis vint le vendredi suivant, il y assista et Ḥudhayfa fit un sermon et dit : « Certes, Allāh dit : "L'Heure approche et la lune se fend." Certes, le monde a annoncé la séparation. » Abū Zur'a al-Rāzī l'a rapporté dans son livre Dalā'il al-Nubuwwa 66 par plusieurs voies d'après 'Aṭā' ibn al-Sā'ib, d'après Abū 'Abd al-Raḥmān, d'après Ḥudhayfa, et mentionna quelque chose de similaire, et dit : « Certes, la lune s'est fendue à l'époque du Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui). Certes, aujourd'hui est le jour de l'entraînement et demain est la course. Certes, le but est le Feu, et la course est pour celui qui court vers le Paradis. » Récit de 'Abd Allāh ibn 'Abbās Al-Bukhārī a dit : Yaḥyā ibn Bukayr nous a rapporté, Bakr nous a rapporté d'après Ja'far, d'après 'Irāk ibn Mālik, d'après 'Ubayd Allāh ibn 'Abd Allāh ibn 'Utba, d'après Ibn 'Abbās, qui a dit : La lune se fendit à l'époque du Prophète (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) 67. Al-Bukhārī et Muslim l'ont également rapporté d'après le hadith de Bakr ibn Muḍar, d'après Ja'far ibn Rabī'a. Une autre voie d'après lui – Ibn Jarīr a dit : Ibn al-Muthannā nous a rapporté, 'Abd al-A'lā nous a rapporté, Dāwūd ibn Abī Hind nous a rapporté d'après 'Alī ibn Abī Ṭalḥa, d'après Ibn 'Abbās, au sujet de Sa parole : « L'Heure approche et la lune se fend. Et s'ils voient un signe, ils se détournent et disent : "Une magie continue" » 68. Il dit : Cela est passé ; c'était avant l'Hégire 69 : la lune se fendit au point qu'ils virent ses deux moitiés. Al-'Awfī a rapporté d'après Ibn 'Abbās quelque chose de similaire. Et il a été rapporté par une autre voie d'après Ibn 'Abbās : Abū al-Qāsim al-Ṭabarānī a dit : Aḥmad ibn 'Amr et al-Bazzār nous ont rapporté, Muḥammad ibn Yaḥyā al-Quṭay'ī nous a rapporté, Muḥammad ibn Bukayr nous a rapporté, Ibn Jurayj nous a rapporté d'après 'Amr ibn Dīnār, d'après 'Ikrima, d'après Ibn 'Abbās, qui a dit : La lune s'éclipsa 70 à l'époque du Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui). Ils dirent : « Il a ensorcelé la lune. » Alors descendit : « L'Heure approche et la lune se fend. Et s'ils voient un signe, ils se détournent et disent : "Une magie continue." » Ce contexte est étrange. Il se peut qu'avec sa fente, la lune ait subi une éclipse, ce qui indiquerait que sa fente n'eut lieu que pendant les nuits de pleine lune. Et Allāh sait mieux. Récit de 'Abd Allāh ibn 'Umar ibn al-Khaṭṭāb Le Ḥāfiẓ 71 Abū Bakr al-Bayhaqī a dit : Abū 'Abd Allāh al-Ḥāfiẓ et Abū Bakr Aḥmad ibn al-Ḥasan al-Qāḍī nous ont informés, ils dirent : Abū al-'Abbās al-Aṣamm nous a rapporté, al-'Abbās ibn Muḥammad al-Dūrī nous a rapporté : Wahb ibn Jarīr nous a rapporté, d'après Shu'ba, d'après al-A'mash (d'après Mujāhid), d'après 'Abd Allāh ibn 'Umar ibn al-Khaṭṭāb, au sujet de Sa parole : « L'Heure approche et la lune se fend. » Il dit : Cela eut lieu à l'époque du Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) : elle se fendit en deux morceaux, un morceau en deçà de la montagne et un morceau au-delà de la montagne. Le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) dit : « Ô Allāh, sois témoin. » Muslim et al-Tirmidhī l'ont ainsi rapporté par plusieurs voies d'après Shu'ba, d'après al-A'mash, d'après Mujāhid. Muslim a dit : Comme la version de Mujāhid d'après Abū Ma'mar, d'après Ibn Mas'ūd. Al-Tirmidhī a dit : Ḥasan Ṣaḥīḥ 72. Récit de 'Abd Allāh ibn Mas'ūd L'Imām Aḥmad a dit : Sufyān ibn Abī Najīḥ nous a rapporté d'après Mujāhid, d'après Abū Ma'mar, d'après Ibn Mas'ūd, qui a dit : La lune se fendit à l'époque du Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) en deux morceaux, au point qu'ils la regardèrent. Le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) dit : « Soyez témoins » 73. Al-Bukhārī et Muslim l'ont rapporté d'après le hadith de Sufyān ibn 'Uyayna, et ils l'ont également rapporté d'après le hadith d'al-A'mash, d'après Ibrāhīm, d'après Abū Ma'mar 'Abd Allāh ibn Sakhbara, d'après Ibn Mas'ūd. Al-Bukhārī a dit : Abū al-Ḍuḥā a dit d'après Masrūq, d'après 'Abd Allāh, à la Mecque. Ce qu'al-Bukhārī a suspendu 74, Abū Dāwūd al-Ṭayālisī l'a rapporté avec chaîne dans son Musnad 75, disant : Abū 'Awāna nous a rapporté d'après al-Mughīra, d'après Abū al-Ḍuḥā, d'après Masrūq, d'après 'Abd Allāh ibn Mas'ūd, qui a dit : La lune se fendit à l'époque du Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui). Les Qurayshites dirent : « C'est la magie du fils d'Abū Kabsha 76. » Ils dirent : « Regardez ce que les voyageurs nous apportent ; car Muḥammad ne peut pas ensorceler tout le monde. » Les voyageurs arrivèrent et dirent cela. Al-Bayhaqī a rapporté d'après al-Ḥākim, d'après al-Aṣamm, d'après Ibn 'Abbās al-Dūrī, d'après Sa'īd ibn Sulaymān, d'après Hishām, d'après al-Mughīra, d'après Abū al-Ḍuḥā, d'après Masrūq, d'après 'Abd Allāh, qui a dit : La lune se fendit à la Mecque au point de devenir deux morceaux. Les mécréants Qurayshites, habitants de la Mecque, dirent : « C'est une magie par laquelle le fils d'Abū Kabsha vous a ensorcelés. Regardez les voyageurs : s'ils ont vu ce que vous avez vu, alors il a dit vrai ; s'ils n'ont pas vu ce que vous avez vu, alors c'est une magie par laquelle il vous a ensorcelés. » On interrogea les voyageurs – et ils arrivèrent de toutes parts – et ils dirent : « Nous l'avons vu. » Ibn Jarīr l'a rapporté d'après le hadith d'al-Mughīra et ajouta : Alors Allāh révéla : « L'Heure approche et la lune se fend. » L'Imām Aḥmad a dit : Mu'ammal nous a rapporté d'après Isrā'īl, d'après Simāk, d'après Ibrāhīm, d'après al-Aswad, d'après 'Abd Allāh, qui a dit : La lune se fendit à l'époque du Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) au point que je vis la montagne entre les deux moitiés de la lune. Ibn Jarīr a rapporté d'après Ya'qūb al-Dūrī, d'après Ibn 'Ulayya, d'après Ayyūb, d'après Muḥammad ibn Sīrīn, qui a dit : On m'a rapporté qu'Ibn Mas'ūd disait : « La lune s'est fendue. » Dans le Ṣaḥīḥ d'al-Bukhārī, d'après Ibn Mas'ūd, il disait : « Cinq choses ont eu lieu : les Romains 77, la contrainte 78, la frappe 79, la fumée 80, et la lune », dans un long hadith de lui mentionné dans l'exégèse de la sourate al-Dukhān 81. (Abū Zur'a a dit dans al-Dalā'il : 'Abd al-Raḥmān ibn Ibrāhīm al-Dimashqī nous a rapporté, al-Walīd nous a rapporté, d'après al-Awzā'ī, d'après Ibn Bukayr, qui a dit : La lune se fendit à la Mecque, le Prophète (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) étant avant l'Hégire, et tomba en deux morceaux. Les associateurs dirent : « Le fils d'Abū Kabsha l'a ensorcelée. » Ceci est mursal 82 par cette voie.) Voilà donc plusieurs voies d'après ce groupe de Compagnons. La célébrité de cet événement dispense de sa chaîne de transmission, en plus de sa mention dans le Livre précieux 83.

Quant à ce que racontent certains conteurs, à savoir que la lune serait entrée dans le col de la tunique du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et serait sortie par sa manche, et autres propos de ce genre, cela n'a aucun fondement sur lequel on puisse se fier. En effet, lors de sa fente 84, la lune n'a pas quitté le ciel ; elle s'est plutôt divisée en deux parties : l'une a voyagé jusqu'à se trouver derrière le mont Hirâ', et l'autre de l'autre côté, la montagne se trouvant entre elles. Les deux parties étaient dans le ciel, et les habitants de La Mecque observaient cela. Beaucoup d'ignorants parmi eux crurent que leurs yeux avaient été ensorcelés. Ils interrogèrent alors les voyageurs qui arrivaient chez eux, et ceux-ci leur rapportèrent ce qu'ils avaient vu de semblable. Ils surent ainsi la vérité de cet événement et en eurent la certitude. Si l'on dit : « Pourquoi cela n'a-t-il pas été connu dans toutes les contrées de la terre ? » La réponse est : Qui nie cela ? Mais le temps a passé, et les mécréants renient les signes d'Allah. Peut-être que, lorsqu'ils furent informés que cela était un signe pour ce Prophète envoyé, leurs opinions corrompues les poussèrent à le cacher et à l'oublier. D'ailleurs, plus d'un voyageur a mentionné avoir vu, en Inde, un temple 85 sur lequel était écrit qu'il avait été construit la nuit où la lune s'est fendue. Ensuite, comme la fente de la lune eut lieu de nuit, son affaire a pu échapper à beaucoup de gens pour diverses raisons les empêchant de l'observer à ce moment-là : des nuages accumulés cette nuit-là dans leurs pays, le sommeil de beaucoup d'entre eux, ou peut-être que cela se produisit au milieu de la nuit, moment où beaucoup dorment, et d'autres raisons encore. Allah sait mieux. Nous avons déjà traité ce sujet en détail dans notre livre d'exégèse. [Miracle du retour du soleil après son coucher] Quant au hadith du retour du soleil après son coucher, notre maître, le tradition itinérant Bahâ' ad-Dîn al-Qâsim ibn al-Muzaffar ibn Tâj al-Umanâ' ibn 'Asâkir m'a informé (avec permission) en ces termes : Le hâfiz Abû 'Abd Allah Muhammad ibn Ahmad ibn 'Asâkir, connu sous le nom d'an-Nassâba, nous a rapporté : Abû al-Muzaffar ibn al-Qushayrî et Abû al-Qâsim al-Mustamlî nous ont dit : Abû 'Uthmân al-Muhabbir nous a rapporté : Abû Muhammad 'Abd Allah ibn Muhammad ibn al-Hasan ad-Danâ'ânî nous a rapporté à ce sujet : Muhammad ibn Ahmad ibn Mahbûb nous a rapporté – et dans le hadith d'Ibn al-Qushayrî : Abû al-'Abbâs al-Mahbûbî nous a rapporté : Sa'îd ibn Mas'ûd nous a rapporté –, le hâfiz Abû al-Qâsim ibn 'Asâkir a dit : Et Abû al-Fath al-Mâhânî nous a rapporté : Shujâ' ibn 'Alî nous a rapporté : Abû 'Abd Allah ibn Manda nous a rapporté : 'Uthmân ibn Ahmad an-Nansî nous a rapporté : Abû Umayya Muhammad ibn Ibrâhîm nous a rapporté, disant : 'Ubayd Allah ibn Mûsâ nous a rapporté : Fudayl ibn Marzûq nous a rapporté, d'après Ibrâhîm ibn al-Hasan – Abû Umayya a ajouté : Ibn al-Hasan – d'après Fâtima bint al-Husayn, d'après Asmâ' bint 'Umays, qui a dit : « L'Inspiration descendait sur le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) alors que sa tête reposait sur les genoux de 'Alî. Il n'accomplit pas la prière de l'Asr 86 jusqu'à ce que le soleil se soit couché. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit alors : “As-tu prié l'Asr ?” – et Abû Umayya dit : “As-tu prié, ô 'Alî ?” – Il répondit : “Non.” Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) – et Abû Umayya dit : Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit alors : “Ô Allah, il était dans Ton obéissance et dans l'obéissance de Ton Prophète” – et Abû Umayya dit : “de Ton Messager” – “ramène-lui donc le soleil.” Asmâ' dit : “Je le vis se coucher, puis je le vis se lever après qu'il se fut couché.” » Le cheikh Abû al-Faraj ibn al-Jawzî a rapporté ce hadith dans son livre al-Mawdû'ât 87 par la voie d'Abû 'Abd Allah ibn Manda, comme précédemment, et par la voie d'Abû Ja'far al-'Uqaylî : Ahmad ibn Dâwud nous a rapporté : 'Ammâr ibn Matar nous a rapporté : Fudayl ibn Marzûq nous a rapporté, et il le mentionna. Puis il dit : « Ce hadith est forgé 88. Les transmetteurs y ont divergé. En effet, Sa'îd ibn Mas'ûd l'a rapporté d'après 'Ubayd Allah ibn Mûsâ, d'après Fudayl ibn Marzûq, d'après 'Abd ar-Rahmân ibn 'Abd Allah ibn Dînâr, d'après 'Alî ibn al-Hasan, d'après Fâtima bint 'Alî, d'après Asmâ'. C'est une confusion dans la transmission. » Il dit : « Ahmad ibn Dâwud n'est rien ; ad-Dâraqutnî a dit : “Il est abandonné 89, menteur.” Ibn Hibbân a dit : “Il forgeait des hadiths.” Quant à 'Ammâr ibn Matar, al-'Uqaylî a dit à son sujet : “Il rapportait des choses blâmables d'après des gens dignes de confiance.” Ibn 'Adî a dit : “Il est abandonné dans le hadith.” » Il dit : « Quant à Fudayl ibn Marzûq, Yahyâ l'a affaibli, et Ibn Hibbân a dit : “Il rapporte des hadiths forgés et commet des erreurs à propos des gens dignes de confiance.” » C'est ce qu'a dit le hâfiz ibn 'Asâkir. Il a dit : « Et Abû Muhammad nous a rapporté d'après Tâwus : 'Âsim ibn al-Hasan nous a rapporté : Abû 'Amr ibn Mahdî nous a rapporté : Abû al-'Abbâs ibn 'Uqda nous a rapporté : Ahmad ibn Yahyâ as-Sûfî nous a rapporté : 'Abd ar-Rahmân ibn Sharîk nous a rapporté : mon père m'a rapporté d'après 'Urwa ibn 'Abd Allah ibn Qushayr, qui a dit : “Je suis entré chez Fâtima bint 'Alî et j'ai vu à son cou une perle, et à ses mains deux gros bracelets – elle était une vieille femme âgée – je lui dis : 'Qu'est-ce que cela ?' Elle répondit : 'Il est réprouvé pour une femme de ressembler aux hommes.' Puis elle me raconta qu'Asmâ' bint 'Umays lui avait rapporté que 'Alî ibn Abî Tâlib s'était approché du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) alors que l'Inspiration descendait sur lui ; il le couvrit de son vêtement et resta ainsi jusqu'à ce que le soleil décline – elle dit : 'Il se coucha ou faillit se coucher.' Puis le Prophète d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) reprit ses esprits et dit : 'As-tu prié, ô 'Alî ?' Il répondit : 'Non.' Alors le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : 'Ô Allah, ramène le soleil à 'Alî.' Et le soleil revint jusqu'à atteindre le milieu de la mosquée.'” 'Abd ar-Rahmân dit : “Mon père m'a rapporté que Mûsâ al-Juhanî a rapporté quelque chose d'analogue.” » Puis le hâfiz ibn 'Asâkir dit : « Ce hadith est désavoué 90 et contient plusieurs inconnus. » Le cheikh Abû al-Faraj ibn al-Jawzî a dit dans al-Mawdû'ât : « Ibn Shâhîn a rapporté ce hadith d'après Ibn 'Uqda et l'a mentionné. Puis il a dit : “Ceci est faux. Le suspect est Ibn 'Uqda, car il était un râfidite 91 qui rapportait les défauts des Compagnons.” » Al-Khatîb a dit : « 'Alî ibn Muhammad ibn Nasr nous a rapporté : J'ai entendu Hamza ibn Yûsuf dire : “Ibn 'Uqda, dans la mosquée de Barâthâ, dictait les défauts des Compagnons – ou il dit : des deux cheikhs 92 – alors je l'ai abandonné.” » Ad-Dâraqutnî a dit : « Ibn 'Uqda était un homme mauvais. » Ibn 'Adî a dit : « J'ai entendu Abû Bakr ibn Abî Ghâlib dire : “Ibn 'Uqda n'avait pas de religion dans le hadith, car il poussait des cheikhs à Kûfa à mentir, en leur préparant des copies et en leur ordonnant de les rapporter. Nous avons démontré son mensonge par l'intermédiaire d'un cheikh à Kûfa.” » Le hâfiz Abû Bishr ad-Dûlâbî a dit dans son livre adh-Dhurriyya at-Tâhira : « Ishâq ibn Yûnus nous a rapporté : Suwayd ibn Sa'îd nous a rapporté : al-Muttalib ibn Ziyâd nous a rapporté, d'après Ibrâhîm ibn Hibbân, d'après 'Abd Allah ibn Hasan, d'après Fâtima bint al-Husayn, d'après al-Husayn, qui a dit : “La tête du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) était sur les genoux de 'Alî alors que l'Inspiration descendait sur lui” – et il mentionna le hadith de manière analogue à ce qui précède. » Ce Ibrâhîm ibn Hibbân, ad-Dâraqutnî et d'autres l'ont abandonné. Muhammad ibn Nâsir al-Baghdâdî, le hâfiz, a dit : « Ce hadith est forgé. » Notre maître, le hâfiz Abû 'Abd Allah adh-Dhahabî, a dit : « Ibn Nâsir a dit vrai. » Ibn al-Jawzî a dit : « Ibn Mardawayh l'a rapporté par la voie du hadith de Dâwud ibn Wâhij, d'après Abû Hurayra, qui a dit : “Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dormait, sa tête sur les genoux de 'Alî, et il n'avait pas prié l'Asr jusqu'à ce que le soleil se couche. Quand le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) se leva, il invoqua pour lui, et le soleil lui fut ramené jusqu'à ce qu'il prie, puis il se coucha une seconde fois.” » Puis il dit : « Dâwud a été affaibli par Shu'ba. » Puis Ibn al-Jawzî dit : « Parmi les sottises du forgeron de ce hadith, c'est qu'il a considéré la forme de son mérite sans percevoir l'absence d'utilité : car la prière de l'Asr, après le coucher du soleil, devient un rattrapage 93 ; le retour du soleil ne la rend pas accomplie dans son temps. Et dans le Sahîh 94, d'après le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : “Le soleil n'a été retenu pour personne excepté pour Josué.” »

J'ai dit : Ce hadith est faible et réprouvé dans toutes ses voies, car aucune d'elles n'est exempte d'un chiite, d'un inconnu, d'un chiite et d'un abandonné. Un tel hadith n'est pas accepté même si sa chaîne est continue, car il relève de ce dont les motivations sont multiples pour le transmettre ; il doit donc être transmis par voie de tawātur 95 et d'istifāḍa 96, au minimum. Nous ne nions pas cela dans la capacité d'Allah Très-Haut et par rapport à la personne du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Il est établi dans le Ṣaḥīḥ 97 que le soleil a été retenu pour Yūshaʿ ibn Nūn 98 le jour où il assiégea Jérusalem ; cela se produisit à la fin du vendredi, et ils ne combattaient pas le samedi. Il regarda le soleil alors qu'il était à moitié couché et dit : « Tu es commandé, et je suis commandé. Ô Allah, retiens-le pour moi. » Allah le retint pour lui jusqu'à ce qu'ils la conquièrent. Or, le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a une plus grande position, un rang plus élevé et une valeur plus haute que Yūshaʿ ibn Nūn, et même que tous les prophètes sans exception. Mais nous ne disons que ce qui est authentique d'après lui, et nous n'attribuons rien qui ne soit pas authentique. Si cela était authentique, nous serions parmi les premiers à le dire et à le croire. Et c'est Allah que nous implorons pour obtenir de l'aide. Al-Ḥāfiẓ Abū Bakr Muḥammad ibn Ḥātim ibn Zanjawayh al-Bukhārī a dit dans son livre « Ithbāt imāmat Abī Bakr al-Ṣiddīq » : Si un rafidite 99 dit : « La meilleure vertu d'Abū al-Ḥasan 100 et la preuve la plus évidente de son imamat 101 est ce qui a été rapporté d'Asmāʾ bint ʿUmays 102 qui a dit : "Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, recevait la révélation sur les genoux de ʿAlī ibn Abī Ṭālib, et il n'accomplit pas la prière de ʿaṣr 103 jusqu'à ce que le soleil se couche. Le Messager d'Allah dit à ʿAlī : 'As-tu prié ?' Il dit : 'Non.' Alors le Messager d'Allah dit : 'Ô Allah, il était dans Ton obéissance et dans l'obéissance de Ton Messager, rends-lui le soleil.' Asmāʾ dit : 'Je l'ai vu se coucher, puis je l'ai vu se lever après qu'il se fut couché.'" » On lui répond : Comment pourrions-nous, si ce hadith était authentique, argumenter contre nos adversaires parmi les juifs et les chrétiens ? Mais ce hadith est extrêmement faible, sans fondement, et fait partie de ce que les rafidites ont fabriqué. Si le soleil était revenu après s'être couché, le croyant et le mécréant l'auraient vu, et ils nous auraient rapporté qu'à tel jour de tel mois de telle année, le soleil est revenu après s'être couché. Ensuite, on dit aux rafidites : Est-il permis que le soleil soit revenu pour Abū al-Ḥasan lorsqu'il manqua la prière de ʿaṣr, mais qu'il ne soit pas revenu pour le Messager d'Allah et pour tous les Muhājirūn 104 et Anṣār 105, parmi lesquels se trouvait ʿAlī, lorsqu'ils manquèrent les prières de ẓuhr 106, ʿaṣr et maghrib 107 le jour du Khandaq 108 ? Il dit aussi : De plus, une autre fois, le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, fit halte avec les Muhājirūn et les Anṣār en revenant de l'expédition de Khaybar 109, et il mentionna leur sommeil qui leur fit manquer la prière de ṣubḥ 110 et leur prière après le lever du soleil. Il dit : La nuit ne fut pas rendue au Messager d'Allah et à ses compagnons. Il dit : Si cela avait été une vertu accordée au Messager d'Allah, Allah n'aurait pas privé Son Messager d'un honneur et d'une vertu — c'est-à-dire qu'il l'aurait accordée à ʿAlī ibn Abī Ṭālib. Puis il dit : Ibrāhīm ibn Yaʿqūb al-Jūzajānī a dit : J'ai dit à Muḥammad ibn ʿUbayd al-Ṭanāfisī : Que dis-tu de celui qui dit : « Le soleil est revenu pour ʿAlī ibn Abī Ṭālib jusqu'à ce qu'il prie le ʿaṣr ? » Il dit : Celui qui dit cela a menti. Ibrāhīm ibn Yaʿqūb dit : J'ai interrogé Yaʿlā ibn ʿUbayd al-Ṭanāfisī : Des gens chez nous disent que ʿAlī est le légataire 111 du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et que le soleil est revenu pour lui. Il dit : Tout cela est un mensonge. *** Chapitre : « Mention de ce hadith par diverses voies » Abū al-Qāsim ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn Aḥmad al-Ḥaskānī a composé un ouvrage intitulé « Taṣḥīḥ radd al-shams wa targhīm al-nawāṣib al-shams » 112 et a dit : Ce hadith a été rapporté par la voie d'Asmāʾ bint ʿUmays, de ʿAlī ibn Abī Ṭālib, d'Abū Hurayra et d'Abū Saʿīd al-Khudrī. [[Hadith d'Asmāʾ bint ʿUmays]] Puis il le rapporta par la voie d'Aḥmad ibn Ṣāliḥ al-Miṣrī, d'Aḥmad ibn al-Walīd al-Anṭākī, et d'al-Ḥasan ibn Dāwūd, tous trois d'après Muḥammad ibn Ismāʿīl ibn Abī Fudayk, qui est fiable ; il m'a informé : Muḥammad ibn Mūsā al-Fiṭrī al-Madanī, qui est également fiable, d'après ʿAwn ibn Muḥammad — il dit : c'est le fils de Muḥammad ibn al-Ḥanafiyya — d'après sa mère Umm Jaʿfar bint Muḥammad ibn Jaʿfar ibn Abī Ṭālib, d'après sa grand-mère Asmāʾ bint ʿUmays, que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, pria le ẓuhr à al-Ṣahbāʾ 113 dans la région de Khaybar, puis envoya ʿAlī pour une affaire. Il revint alors que le Messager d'Allah avait déjà prié le ʿaṣr. Il posa sa tête sur les genoux de ʿAlī et ne la bougea pas jusqu'au coucher du soleil. Le Messager d'Allah dit : « Ô Allah, Ton serviteur ʿAlī s'est retenu pour Son Prophète, rends-lui son orient 114. » Asmāʾ dit : Le soleil se leva jusqu'à ce qu'il fût au-dessus des montagnes. Alors ʿAlī se leva, fit ses ablutions, pria le ʿaṣr, puis le soleil se coucha. Cette chaîne contient quelqu'un dont on ignore l'état. En effet, ce ʿAwn et sa mère ne sont pas connus pour leur intégrité et leur précision qui permettraient d'accepter leur rapport, même pour quelque chose de moindre importance. Comment donc ce grand événement, que personne parmi les auteurs des Ṣaḥīḥ 115, des Sunan 116 ou des Musnads 117 célèbres n'a rapporté, pourrait-il être établi par leur rapport ? Allah sait mieux. Nous ne savons pas si la mère de celui-ci a entendu de sa grand-mère Asmāʾ bint ʿUmays ou non. Ensuite, cet auteur le rapporta par la voie d'al-Ḥusayn ibn al-Ḥasan al-Ashqar, qui est un chiite endurci et a été déclaré faible par plusieurs, d'après al-Fuḍayl ibn Marzūq, d'après Ibrāhīm ibn al-Ḥusayn ibn al-Ḥasan, d'après Fāṭima bint al-Ḥusayn le martyr, d'après Asmāʾ bint ʿUmays, et il mentionna le hadith. Il dit : Plusieurs l'ont rapporté d'après Fuḍayl ibn Marzūq, dont ʿUbayd Allāh ibn Mūsā. Puis il le rapporta par la voie d'Abū Jaʿfar al-Ṭaḥāwī, par la voie de ʿAbd Allāh. Nous avons déjà présenté notre rapport de lui d'après le hadith de Saʿīd ibn Masʿūd et d'Abū Umayya al-Ṭarsūsī, d'après ʿUbayd Allāh ibn Mūsā al-ʿAbsī, qui est un chiite. Ensuite, cet auteur le rapporta par la voie d'Abū Jaʿfar al-ʿUqaylī, d'après Aḥmad ibn Dāwūd, d'après ʿAmmār ibn Maṭar, d'après Fuḍayl ibn Marzūq et al-Agharr al-Raqāshī — on dit aussi al-Rawwās, Abū ʿAbd al-Raḥmān al-Kūfī, client des Banū ʿAnaza. Al-Thawrī et Ibn ʿUyayna l'ont jugé fiable. Aḥmad a dit : Je ne connais que du bien à son sujet. Ibn Maʿīn a dit : Fiable ; et une fois : Correct ; mais il est extrêmement chiite ; et une fois : Il n'y a pas de mal à lui. Abū Ḥātim a dit : Véridique, correct dans le hadith, mais il commet beaucoup d'erreurs ; son hadith est écrit mais n'est pas utilisé comme preuve. ʿUthmān ibn Saʿīd al-Dārimī a dit : On dit qu'il est faible. Al-Nasāʾī a dit : Faible. Ibn ʿAdī a dit : J'espère qu'il n'y a pas de mal à lui. Ibn Ḥibbān a dit : Son hadith est extrêmement réprouvé ; il se trompait sur les fiables et rapportait des sujets fabriqués d'après ʿAṭiyya. Pourtant, Muslim et les auteurs des quatre Sunan l'ont rapporté. Celui dont la biographie est telle n'est pas accusé de mentir délibérément, mais il peut être négligent, surtout dans ce qui est conforme à sa doctrine, rapportant d'après quelqu'un qu'il ne connaît pas ou dont il a une bonne opinion, faisant ainsi du tadlīs 118 en omettant son nom et mentionnant son maître. C'est pourquoi, dans ce hadith où il faut être prudent et éviter le mensonge, il a dit « d'après » sous forme de tadlīs, sans utiliser la formule de transmission directe. Peut-être y a-t-il entre eux quelqu'un dont on ignore l'état. De plus, son maître — Ibrāhīm ibn al-Ḥasan ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib — n'est pas très connu ; personne parmi les auteurs des livres de référence n'a rapporté d'après lui, et seuls al-Fuḍayl ibn Marzūq et Yaḥyā ibn al-Mutawakkil ont rapporté d'après lui, comme l'ont dit Abū Ḥātim et Abū Zurʿa al-Rāziyān, sans mentionner de critique ni de recommandation.

Quant à Fāṭima bint al-Ḥusayn ibn ‘Alī ibn Abī Ṭālib — elle est la sœur de Zayn al-‘Ābidīn —, son récit est célèbre ; les auteurs des quatre Sunan 119 l’ont rapporté d’après elle. Elle faisait partie de ceux qui furent emmenés avec les gens de la Maison 120 après le meurtre de son père à Damas. Elle est parmi les dignes de confiance, mais on ne sait si elle a entendu ce hadith d’Asmā’ ou non. Dieu sait mieux. Ensuite, cet auteur l’a rapporté d’après le hadith d’Abū Ḥafṣ al-Kinānī : Muḥammad ibn ‘Umar al-Qāḍī, c’est-à-dire al-Ji‘ābī, nous a raconté : Muḥammad ibn al-Qāsim ibn Ja‘far al-‘Askarī m’a raconté d’après l’original de son livre : Aḥmad ibn Muḥammad ibn Yazīd ibn Sulaym nous a raconté : Khalaf ibn Sālim nous a raconté : ‘Abd al-Razzāq nous a raconté : Sufyān al-Thawrī nous a raconté d’après Ash‘ath Abū al-Shi‘thā’ d’après sa mère d’après Fāṭima — c’est-à-dire bint al-Ḥusayn — d’après Asmā’ que le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — a invoqué Dieu pour ‘Alī jusqu’à ce que le soleil lui soit retourné 121. Cette chaîne de transmission est très étrange. Le hadith de ‘Abd al-Razzāq et de son maître al-Thawrī est conservé chez les imams ; on ne délaisse presque rien d’important de ce qu’ils rapportent. Comment se fait-il que seul Khalaf ibn Sālim ait rapporté d’après ‘Abd al-Razzāq un hadith aussi important, avec les hommes qui le précèdent, dont on ne connaît pas l’état en matière de précision et d’intégrité, contrairement aux autres ? Ensuite, la mère d’Ash‘ath est inconnue. Dieu sait mieux. Puis cet auteur l’a transmis par la voie de Muḥammad ibn Marzūq : Ḥusayn al-Ashqar — qui est un shī‘ite faible comme on l’a déjà dit — nous a raconté d’après ‘Alī ibn Hāshim ibn al-Tharīd — à propos duquel Ibn Ḥibbān a dit : « Il était excessif dans le shī‘isme, rapportant des choses blâmables d’après des gens célèbres » — d’après ‘Abd al-Raḥmān ibn ‘Abd Allāh ibn Dīnār d’après ‘Alī ibn al-Ḥusayn ibn al-Ḥasan d’après Fāṭima bint ‘Alī d’après Asmā’ bint ‘Umays, et il l’a mentionné. Cette chaîne de transmission n’est pas établie. Puis il l’a attribué par la voie de ‘Abd al-Raḥmān ibn Sharīk d’après son père d’après ‘Urwa ibn ‘Abd Allāh d’après Fāṭima bint ‘Alī d’après Asmā’ bint ‘Umays, et il a mentionné le hadith comme nous l’avons déjà présenté par la voie d’Ibn ‘Uqda d’après Aḥmad ibn Yaḥyā al-Ṣūfī d’après ‘Abd al-Raḥmān ibn Sharīk d’après ‘Abd Allāh al-Nakha‘ī. Al-Bukhārī a rapporté d’après lui dans le Livre des bonnes manières 122, et un groupe d’imams a rapporté d’après lui. Abū Ḥātim al-Rāzī a dit à son sujet : « Il était faible en hadith. » Ibn Ḥibbān l’a mentionné dans le Livre des dignes de confiance et a dit : « Il lui arrivait de se tromper. » Ibn ‘Uqda a daté sa mort en l’an 227 123. Nous avons déjà mentionné que le maître Abū al-Faraj ibn al-Jawzī a dit : « C’est Abū al-‘Abbās ibn ‘Uqda qui est accusé de l’avoir fabriqué. » Puis il a cité les paroles des imams le critiquant et le discréditant, et qu’il falsifiait les copies pour les maîtres et les leur rapportait. Dieu sait mieux. Je dis : Dans le contexte de cette chaîne de transmission d’après Asmā’, le soleil est revenu jusqu’à atteindre le milieu de la mosquée. Ceci contredit ce qui a été dit précédemment, à savoir que cela s’est produit à al-Ṣahbā’ 124 dans la terre de Khaybar. Une telle contradiction entraîne l’affaiblissement du hadith, sa faiblesse et le discrédit jeté sur lui. Puis il l’a déroulé d’après le hadith de Muḥammad ibn ‘Umar al-Qāḍī al-Ji‘ābī : ‘Alī ibn al-‘Abbās ibn al-Walīd nous a raconté : ‘Ubāda ibn Ya‘qūb al-Rawājī nous a raconté : ‘Alī ibn Hāshim nous a raconté d’après Ṣabbāḥ d’après ‘Abd Allāh ibn al-Ḥasan — Abū Ja‘far — d’après Ḥusayn le tué 125 d’après Fāṭima d’après Asmā’ bint ‘Umays, qui a dit : « Le jour où ‘Alī fut occupé par sa tâche de partage du butin jusqu’au coucher du soleil — ou presque —, le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : “N’as-tu pas prié ?” Il répondit : “Non.” Alors il invoqua Dieu, et le soleil s’éleva jusqu’au milieu du ciel, et ‘Alī pria. Quand le soleil se coucha, j’entendis un grincement comme le grincement d’une scie dans le fer. » Ceci aussi est un contexte qui contredit ce qui précède à bien des égards, et sa chaîne de transmission est très obscure. En effet, ce Ṣabbāḥ est inconnu. Comment Ḥusayn ibn ‘Alī, le tué martyr, pourrait-il rapporter d’après quelqu’un d’après quelqu’un d’autre d’après Asmā’ bint ‘Umays ? C’est un mélange confus dans la chaîne et le texte. Dans ce récit, ‘Alī fut occupé par le simple partage du butin, ce que personne n’a dit, et personne n’a admis la permission de délaisser la prière pour cela. Bien que certains savants aient permis de retarder la prière au-delà de son temps pour une excuse de combat, comme l’a rapporté al-Bukhārī d’après Makḥūl, al-Awzā‘ī et Anas ibn Mālik avec un groupe de ses compagnons, et al-Bukhārī a argumenté par l’histoire du retard de la prière le jour du Fossé 126 et son ordre — que la paix soit sur lui — de ne prier la prière de l’après-midi que chez les Banū Qurayẓa. Un groupe de savants a soutenu que cela a été abrogé par la prière de la peur 127. Le but est que personne parmi les savants n’a dit qu’il est permis de retarder la prière sous prétexte de partage du butin, au point d’attribuer cela à l’acte de ‘Alī — que Dieu l’agrée —, lui qui rapporte du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — que la prière médiane 128 est celle de l’après-midi. Si cela était établi selon ce que ces gens ont rapporté, et que ‘Alī avait délibérément retardé la prière pour l’excuse du partage du butin, et que le Législateur l’avait approuvé, cela deviendrait à lui seul une preuve de la permission de cela, et serait plus décisif comme argument que ce qu’al-Bukhārī a mentionné, car cela s’est produit après la législation de la prière de la peur, certainement, puisque c’était à Khaybar en l’an 7, et la prière de la peur a été légiférée avant cela. Si ‘Alī avait oublié jusqu’à laisser la prière au coucher du soleil, il est excusable et n’a pas besoin du retour du soleil ; son temps est après le coucher dans ce cas, comme le rapporte le hadith. Dieu sait mieux. Tout cela indique la faiblesse de ce hadith. Ensuite, si nous considérons cela comme un autre cas et un événement différent de ce qui précède, le retour du soleil se serait produit plusieurs fois. Malgré cela, aucun des imams savants ne l’a rapporté, ni les auteurs des livres célèbres, et seuls ces rapporteurs, dont chaque chaîne contient un inconnu, un abandonné ou un accusé, ont rapporté cette information. Dieu sait mieux. Puis il a cité ce texte par la voie d’Abū al-‘Abbās ibn ‘Uqda : Yaḥyā ibn Zakariyyā nous a raconté : Ya‘qūb ibn Sa‘īd nous a raconté : ‘Amr ibn Thābit a dit : « J’ai demandé à ‘Abd Allāh ibn Ḥasan ibn Ḥusayn ibn ‘Alī (ibn Abī Ṭālib) au sujet du hadith du retour du soleil pour ‘Alī ibn Abī Ṭālib : “Est-il établi chez vous ?” Il me dit : “Dieu n’a rien révélé dans Son Livre de plus grand que le retour du soleil.” Je dis : “Tu as dit vrai — que Dieu me fasse sacrifice pour toi — mais j’aimerais l’entendre de toi.” Il dit : “Mon père — al-Ḥasan — m’a raconté d’après Asmā’ bint ‘Umays qu’elle a dit : ‘Un jour, ‘Alī ibn Abī Ṭālib arriva alors qu’il voulait prier la prière de l’après-midi avec le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue —, mais il trouva le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — déjà parti, et la révélation descendait sur lui ; il l’appuya contre sa poitrine. Il resta ainsi, l’appuyant contre sa poitrine, jusqu’à ce que le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — reprenne conscience. Il dit : “As-tu prié la prière de l’après-midi, ô ‘Alī ?” Il répondit : “Je suis arrivé alors que la révélation descendait sur toi, et je n’ai cessé de t’appuyer contre ma poitrine jusqu’à maintenant.” Alors le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — se tourna vers la qibla — alors que le soleil s’était couché — et dit : “Ô Dieu, ‘Alī était dans Ton obéissance ; retourne-la-lui.” Asmā’ dit : “Le soleil revint, avec un grincement comme le grincement de la meule, jusqu’à ce qu’il soit à sa place à l’heure de la prière de l’après-midi. ‘Alī se leva tranquillement et pria. Quand il eut fini, le soleil retourna avec un grincement comme le grincement de la meule. Quand il se coucha, l’obscurité se mêla et les étoiles apparurent.” »

Ceci est également un récit 129 rejetable 130 tant par sa chaîne de transmission que par son texte, et il contredit ce qui précède dans les contextes. Ce 'Amr ibn Thâbit est celui qui est accusé d'avoir fabriqué ce hadith ou de l'avoir volé à un autre. Il s'agit de 'Amr ibn Thâbit ibn Hurmuz al-Bakrî al-Kûfî, client des Banû Bakr ibn Wâ'il, connu sous le nom de 'Amr ibn al-Miqdâm al-Haddâd. Il a rapporté de plusieurs successeurs 131 et un groupe de savants a rapporté de lui, parmi lesquels Sa'îd ibn Mansûr, Abû Dâwûd et Abû al-Walîd al-Tayâlisî. On rapporte que 'Abd Allâh ibn al-Mubârak l'a abandonné et a dit : « Ne rapporter rien de lui, car il insultait les pieux prédécesseurs 132. » Lorsque son convoi funèbre passa près de lui, il se cacha de lui. De même, 'Abd al-Rahmân ibn Mahdî l'a abandonné. Abû Ma'în et al-Nasâ'î ont dit : « Il n'est ni digne de confiance ni fiable, et son hadith ne doit pas être écrit. » Une autre fois, lui, Abû Zur'a et Abû Hâtim ont dit : « Il était faible. » Abû Hâtim a ajouté : « Il avait une opinion détestable et un extrémisme 133 prononcé ; son hadith ne doit pas être écrit. » Al-Bukhârî a dit : « Il n'est pas considéré comme fort chez eux. » Abû Dâwûd a dit : « Il était parmi les pires des gens, un râfidite 134 malveillant, un homme mauvais. » Il a dit ici : « Lorsqu'il mourut, je n'ai pas prié sur lui, car il disait : 'Quand le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) mourut, les gens mécrurent, sauf cinq.' » Et Abû Dâwûd ne cessait de le blâmer. Ibn Hibbân a dit : « Il rapporte des récits fabriqués 135 d'après des autorités fiables. » Ibn 'Adî a dit : « La faiblesse de son hadith est évidente. » Ils datent sa mort en l'an 127 de l'Hégire. C'est pourquoi notre maître Abû al-'Abbâs Ibn Taymiyya a dit : « 'Abd Allâh ibn Hasan et son père étaient d'un rang trop élevé pour rapporter ce hadith. » [Hadith d'Abû Hurayra] L'auteur équitable a dit : « Quant au hadith d'Abû Hurayra, 'Uqayl ibn al-Hasan al-'Askarî nous a informés : Abû Muhammad Sâlih ibn al-Fath al-Nasâ'î nous a rapporté : Ahmad ibn 'Umayr ibn Hawsâ' nous a rapporté : Ibrâhîm ibn Sa'îd al-Jawharî nous a rapporté : Yahyâ ibn Yazîd ibn 'Abd al-Malik al-Nawfalî, d'après son père, nous a rapporté : Dâwûd ibn Farâhîj, et d'après 'Umâra ibn Bard, et d'après Abû Hurayra, et il l'a mentionné. Il a dit : 'Je l'ai résumé d'un long hadith.' Cette chaîne de transmission est obscure. Yahyâ ibn Yazîd, son père et son maître Dâwûd ibn Farâhîj sont tous affaiblis. C'est ce à quoi Ibn al-Jawzî a fait allusion en disant qu'Ibn Mardawayh l'a rapporté par la voie de Dâwûd ibn Farâhîj d'après Abû Hurayra, et que Dâwûd a été affaibli par Shu'ba, al-Nasâ'î et d'autres. Il apparaît que ce hadith a été fabriqué par l'un des rapporteurs, ou qu'il a été introduit chez l'un d'eux sans qu'il s'en rende compte (et Dieu sait mieux). » [Hadith d'Abû Sa'îd al-Khudrî] Il a dit : « Quant au hadith d'Abû Sa'îd, Muhammad ibn Ismâ'îl al-Jurjânî nous a informés par écrit qu'Abû Tâhir Muhammad ibn 'Alî al-Wâ'iz les a informés : Muhammad ibn Ahmad ibn Mutayyam nous a rapporté : al-Qâsim ibn Ja'far ibn Muhammad ibn 'Abd Allâh ibn Muhammad ibn 'Umar ibn 'Alî ibn Abî Tâlib : (Mon père m'a rapporté d'après son père Muhammad, d'après son père 'Abd Allâh, d'après son père 'Umar, qui a dit : al-Husayn ibn 'Alî a dit : J'ai entendu Abû Sa'îd al-Khudrî dire : 'Je suis entré chez le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) et voilà que sa tête était sur la cuisse de 'Alî, et le soleil s'était couché. Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) se réveilla et dit : « Ô 'Alî, as-tu prié la prière de l'après-midi 136 ? » Il dit : « Non, ô Messager de Dieu, je n'ai pas prié ; j'ai répugné à retirer ta tête de ma cuisse alors que tu es souffrant. » Le Messager de Dieu dit : « Ô 'Alî, invoque Dieu pour que le soleil te soit rendu. » 'Alî dit : « Ô Messager de Dieu, invoque Toi-même et je dirai 'Amen'. » Il dit : « Ô Seigneur, 'Alî est dans Ton obéissance et dans l'obéissance de Ton Prophète ; rends-lui donc le soleil. » Abû Sa'îd dit : « Par Dieu, j'ai entendu le soleil grincer comme le grincement d'une poulie jusqu'à ce qu'il revienne, blanc et pur. » Cette chaîne de transmission est également obscure, et son texte est rejetable, et il contredit les contextes précédents. Tout cela indique qu'il est fabriqué, artificiel, inventé, que ces râfidites se le volent les uns aux autres. S'il avait une origine dans la transmission d'Abû Sa'îd, les grands de ses compagnons l'auraient reçu de lui, comme ils ont rapporté dans les deux recueils authentiques 137 par sa voie le hadith du combat contre les kharijites 138, l'histoire du manchot 139 et d'autres mérites de 'Alî. » [Hadith de 'Alî ibn Abî Tâlib] Il a dit : « Quant au hadith du Commandeur des croyants 'Alî, Abû al-'Abbâs al-Farghânî nous a informés : Abû al-Fadl al-Shaybânî nous a rapporté : Rajâ' ibn Yahyâ al-Sâmânî nous a rapporté : Hârûn ibn Sa'dân à Sâmarrâ en l'an 240 nous a rapporté : 'Abd Allâh ibn 'Amr ibn al-Ash'ath nous a rapporté d'après Dâwûd ibn al-Kumayt, d'après son oncle al-Mustahill ibn Zayd, d'après son père Zayd ibn Salhab, d'après Juwayriyya bint Shahr, qui a dit : « Je suis sortie avec 'Alî ibn Abî Tâlib, et il a dit : 'Ô Juwayriyya, le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) recevait la révélation alors que sa tête était sur ma cuisse.' » Et il mentionna le hadith. Cette chaîne de transmission est obscure, et la plupart de ses hommes ne sont pas connus. Ce qui apparaît, et Dieu sait mieux, c'est qu'il est composé, fabriqué, de ce que les mains des râfidites ont fabriqué – que Dieu les enlaidisse et maudisse quiconque ment sur le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) et qu'Il hâte pour lui ce que le Législateur lui a promis comme châtiment et supplice, lorsqu'Il a dit – et Il est véridique dans Ses paroles : « Quiconque ment sur moi délibérément, qu'il prenne sa place en Enfer. » Comment pourrait-il entrer dans l'esprit d'un savant que ce hadith soit rapporté par 'Alî ibn Abî Tâlib, alors qu'il contient un mérite immense pour lui et une preuve miraculeuse éclatante pour le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue), puis qu'il ne soit rapporté de lui que par cette chaîne obscure, composée d'hommes inconnus ? Existent-ils réellement ou non ? Apparemment (et Dieu sait mieux) non. Ensuite, il est rapporté par une femme inconnue en personne et en état. Où sont les compagnons dignes de confiance de 'Alî, comme 'Ubayda al-Salmânî, Shurayh le juge, 'Âmir al-Sha'bî et leurs semblables ? De plus, le fait que les imams comme Mâlik, les auteurs des six recueils, les auteurs des musnads, des sunans, des sahîhs et des hasans aient délaissé la transmission de ce hadith et ne l'aient pas inclus dans leurs livres est la plus grande preuve qu'il n'a aucune source chez eux et qu'il est fabriqué, mensonger, après eux. Abû 'Abd al-Rahmân al-Nasâ'î a compilé un livre sur les particularités de 'Alî ibn Abî Tâlib et ne l'a pas mentionné. De même, al-Hâkim ne l'a pas rapporté dans son Mustadrak, alors que tous deux sont accusés d'un certain chiisme 140. Ceux qui l'ont rapporté parmi les gens considérés ne l'ont fait que par étonnement et surprise. Comment un tel récit pourrait-il se produire en plein jour, alors que les motivations pour le transmettre sont si nombreuses, puis n'être rapporté que par des voies faibles et rejetables, dont la plupart sont composées et fabriquées ? Le meilleur d'entre elles est ce que nous avons présenté par la voie d'Ahmad ibn Sâlih al-Misrî, d'après Ibn Abî Fudayk, d'après Muhammad ibn Mûsâ al-Fitrî, d'après 'Awn ibn Muhammad, d'après sa mère Umm Ja'far, d'après Asmâ', malgré les défauts que nous avons signalés précédemment. » [Correction du hadith par Ahmad ibn Sâlih et réfutation] Ahmad ibn Sâlih (que Dieu lui fasse miséricorde) a été trompé par cela et a penché pour son authenticité, le jugeant établi. Al-Tahâwî a dit dans son livre « Mushkil al-Hadîth » d'après 'Alî ibn 'Abd al-Rahmân, d'après Ahmad ibn Sâlih al-Misrî, qu'il disait : « Il ne convient pas à celui dont la voie est la science de négliger la mémorisation du hadith d'Asmâ' sur le retour du soleil, car il fait partie des signes de la prophétie. » De même, Abû Ja'far al-Tahâwî a également penché pour cela, dit-on. Abû al-Qâsim al-Haskânî a rapporté d'Abû 'Abd Allâh al-Basrî, le théologien mu'tazilite 141, qu'il a dit : « Le retour du soleil après son coucher est plus fort en termes de ce qui exige sa transmission, car bien qu'il soit un mérite pour le Commandeur des croyants, il fait partie des signes de la prophétie, et il est concomitant à d'autres dans ses mérites, comme beaucoup de signes de la prophétie. »

Le résumé de ce propos implique que ce récit aurait dû être transmis de manière mutawātir 142. Et cela serait vrai si le hadith était authentique, mais il n'a pas été transmis ainsi, ce qui indique qu'il n'est pas authentique en réalité. Et Allah sait mieux. [Objection d'Ibn Kathīr à la déclaration d'authenticité d'Aḥmad b. Ṣāliḥ] Je dis : Les imams de chaque époque ont nié l'authenticité de ce hadith, l'ont rejeté et ont sévèrement critiqué ses transmetteurs, comme nous l'avons mentionné d'après plusieurs ḥuffāẓ 143, tels que Muḥammad et Yaʿlā b. ʿUbayd al-Ṭanāfisiyyān, Ibrāhīm b. Yaʿqūb al-Jūzajānī, le khaṭīb 144 de Damas, Abū Bakr Muḥammad b. Ḥātim al-Bukhārī connu sous le nom d'Ibn Zanjawayh, le ḥāfiẓ Abū l-Qāsim b. ʿAsākir, le Shaykh Abū l-Faraj Ibn al-Jawzī, et d'autres parmi les anciens et les modernes. Parmi ceux qui ont déclaré explicitement qu'il est forgé 145 figurent notre maître le ḥāfiẓ Abū l-Ḥajjāj al-Mizzī et le savant Abū l-ʿAbbās b. Taymiyya. Al-Ḥākim Abū ʿAbd Allāh al-Naysābūrī a dit : J'ai lu devant le grand juge Abū l-Ḥasan Muḥammad b. Ṣāliḥ al-Hāshimī : ʿAbd Allāh b. al-Ḥusayn b. Mūsā nous a rapporté, ʿAbd Allāh b. ʿAlī (b.) al-Madīnī nous a rapporté, il a dit : J'ai entendu mon père dire : Cinq hadiths qu'ils rapportent et qui n'ont aucune base remontant au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : le hadith « Si le mendiant était véridique, celui qui le repousse ne réussirait pas », le hadith « Il n'y a de maladie que la maladie de l'œil, ni de souci que le souci de la dette », le hadith « Le soleil a été retardé pour ʿAlī b. Abī Ṭālib », le hadith « Je suis plus honoré auprès d'Allah que de me laisser sous terre pendant deux cents ans », et le hadith « Le saigneur et le saigné ont rompu le jeûne » car ils médisaient l'un de l'autre. Quant à al-Ṭaḥāwī (qu'Allah lui fasse miséricorde), bien que cette affaire lui ait échappé, il a été rapporté d'Abū Ḥanīfa (qu'Allah lui fasse miséricorde) qu'il l'a niée et s'est moqué de celui qui la rapportait. Abū l-ʿAbbās b. ʿUqda a dit : Jaʿfar b. Muḥammad b. ʿUmayr nous a rapporté, Sulaymān b. ʿAbbād nous a rapporté, j'ai entendu Bashshār b. Dirāʿ dire : Abū Ḥanīfa a rencontré Muḥammad b. al-Nuʿmān et lui a dit : De qui tiens-tu le hadith du retard du soleil ? Il répondit : D'autre que celui de qui tu tiens le tien : « Ô Sāriya, la montagne ! » Ainsi, Abū Ḥanīfa (qu'Allah lui fasse miséricorde) est l'un des imams respectés, un Kūfien qu'on ne peut accuser de manquer d'amour pour ʿAlī b. Abī Ṭālib et de le considérer supérieur par ce dont Allah et Son Messager l'ont honoré, et malgré cela, il désapprouve ce récit. La réponse de Muḥammad b. al-Nuʿmān n'est pas une réponse, mais une simple opposition sans valeur, c'est-à-dire : J'ai rapporté ce hadith sur le mérite de ʿAlī, et bien qu'il soit étrange, il est comparable en étrangeté à ce que tu as rapporté toi-même sur le mérite de ʿUmar b. al-Khaṭṭāb dans sa parole : « Ô Sāriya, la montagne ! » Cette réponse de Muḥammad b. al-Nuʿmān n'est pas correcte, car ces deux récits ne sont pas équivalents, ni par leur chaîne de transmission ni par leur contenu. Où est la révélation 146 d'un imam dont le Législateur a attesté qu'il est muḥaddath 147 d'une affaire meilleure que le retard du soleil après son coucher, qui est l'un des plus grands signes de l'Heure ? Ce qui est arrivé à Yūshaʿ b. Nūn n'est pas un retard du soleil pour lui, mais il a été retenu une heure avant son coucher, c'est-à-dire qu'il a ralenti sa course jusqu'à ce qu'ils puissent conquérir. Et Allah Très-Haut sait mieux. Examine ce que cet Égyptien a rapporté des voies de ce hadith d'après ʿAlī, Abū Hurayra, Abū Saʿīd et Asmāʾ bint ʿUmays. Il figure dans le livre d'Abū Bishr al-Dūlābī sur la descendance pure d'après le hadith d'al-Ḥusayn b. ʿAlī, et apparemment il vient de lui d'après Abū Saʿīd al-Khudrī, comme cela a été mentionné précédemment. Et Allah sait mieux. Le chef des Rāfiḍa 148, Jamāl al-Dīn Yūsuf b. al-Ḥasan, surnommé Ibn al-Muṭahhar al-Ḥillī, a dit dans son livre sur l'imamat, auquel notre maître le savant Abū l-ʿAbbās b. Taymiyya a répondu : Ibn al-Muṭahhar a dit : Le neuvième [miracle] est le retour du soleil à deux reprises : l'une à l'époque du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), et l'autre après lui. Quant à la première, Jābir et Abū Saʿīd ont rapporté que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) reçut un jour la visite de Jibrīl qui s'entretint avec lui de la part d'Allah. Lorsque la révélation l'enveloppa, il posa sa tête sur la cuisse du Commandeur des croyants et ne la releva qu'au coucher du soleil. ʿAlī fit alors la prière de l'après-midi par gestes. Quand le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) se réveilla, il lui dit : « Demande à Allah de te ramener le soleil pour que tu puisses prier debout. » Il invoqua, et le soleil fut ramené, et il pria l'après-midi debout. Quant à la seconde, lorsqu'il voulut traverser l'Euphrate à Babylone, beaucoup de Compagnons s'occupèrent de leurs montures, et il pria pour lui-même avec un groupe de ses compagnons la prière de l'après-midi, mais beaucoup d'entre eux la manquèrent. Ils en parlèrent, alors il demanda à Allah de ramener le soleil, et il fut ramené. Il dit : Al-Ḥimyarī l'a mis en vers : « Le soleil lui fut ramené quand le temps de la prière lui échappa, alors qu'il approchait du couchant, jusqu'à ce que sa lumière brille en son temps pour l'après-midi, puis il plongea comme plonge l'astre. Et pour lui, il fut ramené à Babylone une autre fois, et il ne fut ramené pour aucun être rapproché. » Notre maître Abū l-ʿAbbās (Ibn Taymiyya) (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit : Le mérite de ʿAlī, sa wilāya 149 et sa haute position auprès d'Allah sont connus, grâce à Allah, par des voies établies qui nous procurent une connaissance certaine, sans besoin de ce dont on ne sait pas la véracité ou que l'on sait être un mensonge. Le hadith du retard du soleil a été mentionné par un groupe comme Abū Jaʿfar al-Ṭaḥāwī, le Qāḍī ʿIyāḍ et d'autres, et ils l'ont compté parmi les miracles du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Cependant, les spécialistes accomplis en science et en connaissance du hadith savent que ce hadith est un mensonge forgé. Puis il a exposé ses voies une par une, comme nous l'avons fait précédemment, et a réfuté Abū l-Qāsim al-Ḥaskānī dans ce qui a été mentionné. Nous avons rapporté tout cela, en ajoutant et en retranchant. Et Allah est Celui qui accorde le succès. Il a excusé Aḥmad b. Ṣāliḥ l'Égyptien pour avoir déclaré authentique ce hadith, en disant qu'il a été trompé par sa chaîne de transmission, et al-Ṭaḥāwī parce qu'il n'avait pas une bonne connaissance des chaînes de transmission comme les ḥuffāẓ experts. Il a dit à propos des défauts de son propos : Ce dont on est certain, c'est que c'est un mensonge fabriqué. Je dis : Le fait qu'Ibn al-Muṭahhar rapporte ce hadith par la voie de Jābir est étrange, mais il ne l'a pas attribué à une chaîne, et dans son contexte, il implique que c'est ʿAlī lui-même qui a invoqué pour le retour du soleil la première et la seconde fois. Quant à son récit de l'histoire de Babylone, il n'a pas de chaîne de transmission, et je pense (et Allah sait mieux) qu'il provient des fabrications des zindīqs 150 parmi les shīʿites et autres. En effet, le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et ses Compagnons, le jour du Fossé, le soleil s'est couché alors qu'ils n'avaient pas encore prié l'après-midi ; ils se rendirent à Baṭḥān, une vallée à cet endroit, firent leurs ablutions et prièrent l'après-midi après le coucher du soleil. ʿAlī était également parmi eux, et le soleil ne leur fut pas ramené. De même, beaucoup de Compagnons qui se rendirent chez les Banū Qurayẓa manquèrent la prière de l'après-midi ce jour-là jusqu'au coucher du soleil, et elle ne leur fut pas ramenée. De même, lorsque le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et ses Compagnons dormirent et manquèrent la prière de l'aube jusqu'au lever du soleil, ils la prièrent après le milieu de la matinée, et la nuit ne leur fut pas ramenée. Allah, Puissant et Majestueux, n'aurait pas accordé à ʿAlī et à ses compagnons une vertu qu'Il n'a pas accordée au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et à ses Compagnons. Quant au poème d'al-Ḥimyarī, il ne constitue pas une preuve ; c'est plutôt comme le délire d'Ibn al-Muṭahhar, qui ne sait pas ce qu'il dit en prose, et celui-ci ne connaît pas l'authenticité de ce qu'il versifie. Tous deux sont comme l'a dit le poète : « Si je sais, alors sur moi leur corps, à cause de l'abondance de la confusion, que je suis qui je suis. » Ce qui est bien connu de ʿAlī dans la terre de Babylone est ce qu'Abū Dāwūd (qu'Allah lui fasse miséricorde) a rapporté dans ses Sunan d'après ʿAlī : il passa par la terre de Babylone à l'heure de la prière de l'après-midi, mais il ne pria pas avant de l'avoir dépassée.

Il a dit : « Mon ami m’a interdit de prier en terre de Babylone, car elle est maudite. » Abû Muhammad Ibn Hazm a dit dans son livre *Al-Milal wa al-Nihal*, en réfutant le retour du soleil pour ‘Alî 151, après un propos qu’il a mentionné en réponse à celui qui prétendait faussement une chose, il a dit : « Il n’y a pas de différence entre celui qui prétend quelque chose de ce que nous avons mentionné pour un méritant et la prétention des Râfidites 152 du retour du soleil pour ‘Alî ibn Abî Tâlib à deux reprises, au point que certains d’entre eux ont prétendu que Habîb ibn Aws a dit : « Alors le soleil nous fut rendu, malgré la nuit, / Par un soleil pour eux, du côté de la tente, qui se lève. / Il a dépouillé de sa lumière la teinte de l’obscurité, et s’est replié / Pour sa splendeur, la lumière du ciel renvoyée. / Par Dieu, je ne sais si c’est ‘Alî qui nous est apparu, et le soleil lui fut rendu, / Ou si c’était, parmi le peuple, Yûsha‘ 153. » C’est ainsi qu’Ibn Hazm l’a rapporté dans son livre. Ce poème montre de la faiblesse et de la composition, et qu’il est fabriqué. Et Dieu sait mieux. [Parmi les preuves de la prophétie : Sa demande de pluie, que la paix soit sur lui, à son Seigneur (Puissant et Majestueux) pour sa communauté lorsque la pluie s’est retardée, et Il l’a exaucé.] Parmi ce qui se rapporte aux signes célestes dans le chapitre des preuves de la prophétie, il y a sa demande de pluie, que la paix soit sur lui, à son Seigneur (Puissant et Majestueux) pour sa communauté lorsque la pluie s’est retardée, et Il l’a exaucé rapidement, au point qu’il n’était pas descendu de sa chaire que la pluie coulait sur sa barbe, que la paix soit sur lui. Et de même sa demande de cessation de pluie. Al-Bukhârî a dit : ‘Amr ibn ‘Alî nous a raconté, Abû Qutayba nous a raconté, ‘Abd al-Rahmân ibn ‘Abd Allâh ibn Dînâr nous a raconté d’après son père qui a dit : J’ai entendu Ibn ‘Umar réciter le vers d’Abû Tâlib : « Et un homme blanc 154 par le visage duquel on implore la pluie des nuages, / Soutien des orphelins, protection des veuves. » Al-Bukhârî a dit : Et Abû ‘Aqîl al-Thaqafî a dit d’après ‘Amr ibn Hamza : Sâlim nous a raconté d’après son père : Il m’arrivait de mentionner le vers du poète en regardant le visage du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, implorant la pluie, et il ne descendait pas que chaque gouttière débordait. « Et un homme blanc par le visage duquel on implore la pluie des nuages, / Soutien des orphelins, protection des veuves. » C’est le dire d’Abû Tâlib. Al-Bukhârî est seul à le rapporter. Et ce qu’il a suspendu, Ibn Mâjah l’a rapporté avec chaîne dans ses *Sunan*, le rapportant d’Ahmad ibn al-Azhar, d’Abû al-Nadr, d’Abû ‘Aqîl, de ‘Umar ibn Hamza, de Sâlim, de son père. Al-Bukhârî a dit : Muhammad – c’est Ibn Salâm – nous a raconté, Abû Damra nous a raconté, Sharîk ibn ‘Abd Allâh ibn Abî Namir nous a raconté qu’il a entendu Anas ibn Mâlik mentionner qu’un homme entra dans la mosquée un vendredi par une porte qui faisait face à la chaire, alors que le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, était debout en train de prêcher. Il se tint face au Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, debout, et dit : « Ô Messager de Dieu, les biens ont péri et les routes sont coupées ; invoque Dieu pour nous afin qu’Il nous envoie la pluie. » Il dit : Alors le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, leva les mains et dit : « Ô Dieu, donne-nous la pluie, ô Dieu, donne-nous la pluie, ô Dieu, donne-nous la pluie. » Anas dit : Par Dieu, nous ne voyions dans le ciel ni nuage, ni petit nuage, ni rien. Et entre nous et Sal‘ 155, il n’y avait ni maison ni demeure. Il dit : Alors un nuage semblable à un bouclier apparut derrière lui. Lorsqu’il eut atteint le milieu du ciel, il s’étendit, puis il plut. Il dit : Par Dieu, nous ne vîmes pas le soleil pendant six jours. Puis un homme entra par cette porte le vendredi suivant, alors que le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, était debout en train de prêcher. Il se tint face à lui debout et dit : « Ô Messager de Dieu, les biens ont péri et les routes sont coupées ; invoque Dieu pour qu’Il arrête la pluie. » Il dit : Alors le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, leva les mains, puis dit : « Ô Dieu, autour de nous et non sur nous ; ô Dieu, sur les collines, les montagnes, les tertres 156 et les lieux de pousse des arbres. » Il dit : Alors la pluie cessa, et nous sortîmes marchant au soleil. Sharîk dit : J’ai demandé à Anas : « Est-ce l’homme qui avait demandé la première fois ? » Il dit : « Je ne sais pas. » C’est ainsi que l’ont rapporté al-Bukhârî et Muslim d’après le hadith d’Ismâ‘îl ibn Ja‘far, d’après Sharîk. Al-Bukhârî a dit : Musaddad nous a raconté, Abû ‘Awâna nous a raconté, d’après Qatâda, d’après Anas, qui a dit : Alors que le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, prêchait un vendredi, un homme vint et dit : « Ô Messager de Dieu, la pluie s’est retenue ; invoque Dieu pour qu’Il nous arrose. » Il invoqua, et nous fûmes arrosés, au point que nous pûmes à peine rejoindre nos maisons. Et nous continuâmes à être arrosés jusqu’au vendredi suivant. Il dit : Alors cet homme ou un autre se leva et dit : « Ô Messager de Dieu, invoque Dieu pour qu’Il l’éloigne de nous. » Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, dit : « Ô Dieu, autour de nous et non sur nous. » Il dit : J’ai vu les nuages se déchirer à droite et à gauche ; ils étaient arrosés, mais les habitants de Médine ne l’étaient pas. Al-Bukhârî est seul à le rapporter de cette façon. [Hadith d’Anas] Al-Bukhârî a dit : ‘Abd Allâh ibn Maslama nous a raconté d’après Mâlik, d’après Sharîk ibn ‘Abd Allâh ibn Abî Namir, d’après Anas, qui a dit : Un homme vint au Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, et dit : « Les bêtes ont péri et les routes sont coupées ; invoque Dieu. » Il invoqua, et nous fûmes arrosés du vendredi au vendredi. Puis il vint et dit : « Les maisons se sont effondrées, les routes sont coupées et les bêtes ont péri ; invoque Dieu pour qu’Il retienne la pluie. » Il dit : « Ô Dieu, sur les collines, les tertres, les vallées et les lieux de pousse des arbres. » Alors les nuages se découvrirent de Médine comme se découvre un vêtement. Al-Bukhârî a dit : Muhammad ibn Muqâtil nous a raconté, ‘Abd Allâh nous a raconté, al-Awzâ‘î nous a raconté, Ishâq ibn ‘Abd Allâh ibn Abî Talha al-Ansârî nous a raconté, Anas ibn Mâlik m’a raconté, qui a dit : Les gens furent frappés par une année de sécheresse à l’époque du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue. Alors que le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, prêchait sur la chaire un vendredi, un bédouin se leva et dit : « Ô Messager de Dieu, les biens ont péri et les familles ont faim ; invoque Dieu pour qu’Il nous arrose. » Il dit : Alors le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, leva les mains, alors que nous ne voyions dans le ciel aucun petit nuage. Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, il ne les avait pas baissées que des nuages semblables à des montagnes s’élevèrent.


  1. ظَهِيراً : Soutien, allié, assistant.
  2. تَقَوَّلَهُ : Il l'a inventé de lui-même, forgé un discours.
  3. شُهَداءَكُمْ : Vos témoins, vos alliés ou divinités invoquées.
  4. مُفْتَرَياتٍ : Inventées, forgées (sourates fabriquées).
  5. تَأْوِيلُهُ : Interprétation, réalisation, accomplissement (des promesses).
  6. وَلَنْ تَفْعَلُوا : Et vous ne le ferez jamais (affirmation de l'impossibilité future).
  7. أَساطِيرُ الْأَوَّلِينَ : Fables des anciens, légendes des prédécesseurs.
  8. اكْتَتَبَها : Il les a fait écrire (pour lui).
  9. تُمْلى عَلَيْهِ : Elles lui sont dictées.
  10. السِّرَّ : Le secret, ce qui est caché dans les cieux et la terre.
  11. أَنْباءِ الْغَيْبِ : Nouvelles de l'invisible, récits de l'occulte.
  12. ذِكْراً : Un rappel, une mention (le Coran).
  13. مُهَيْمِناً عَلَيْهِ : Prédominant, témoin, gardien sur lui (le Coran juge et confirme les Écritures antérieures).
  14. لَا يَرْجُونَ لِقاءَنَا : N'espèrent pas notre rencontre (ne croient pas à la résurrection).
  15. الْوَتِينَ : L'aorte, l'artère vitale (symbole de la vie).
  16. الْهُونِ : L'humiliation, l'avilissement.
  17. (١٥) : Numéro de verset dans la sourate al-An'âm (6:93).
  18. وَمَنْ بَلَغَ : Et quiconque en est atteint ; c'est-à-dire que le Coran est un avertissement pour toute personne à qui il parvient.
  19. الْأَحْزابِ : Les factions, les groupes ; ici, les différentes communautés ou sectes.
  20. (١٧) : Numéro de verset dans la sourate Hûd (11:17).
  21. صَرَّفْنا : Nous avons exposé de diverses manières.
  22. الْعالِمُونَ : Les savants, ceux qui possèdent la connaissance.
  23. غَيْرَ ذِي عِوَجٍ : Sans aucune déviation, sans défaut.
  24. أَهْلِ الْكِتَابِ : Les Gens du Livre, c'est-à-dire les juifs et les chrétiens.
  25. أُمِّيٍّ : Illettré, qui ne sait ni lire ni écrire.
  26. عُلُومِ الْأَوَائِلِ : Les sciences des Anciens, c'est-à-dire les connaissances des peuples antiques.
  27. الطُّورِ : Le Mont Sinaï, où Allah parla à Moïse.
  28. (٢١) : Numéro de verset dans la sourate al-Qasas (28:46).
  29. أَقْلامَهُمْ : Leurs calames, leurs roseaux pour écrire ; allusion au tirage au sort pour la garde de Marie.
  30. (٢٢) : Numéro de verset dans la sourate Âl 'Imrân (3:44).
  31. الْغَيْبِ : L'Inconnaissable, ce qui est caché et que seul Allah connaît.
  32. (٢٣) : Numéro de verset dans la sourate Yûsuf (12:102-104).
  33. (٢٤) : Numéro de verset dans la sourate Yûsuf (12:111).
  34. الصُّحُفِ الْأُولى : Les feuilles anciennes, les Écritures antérieures (Torah, Évangile).
  35. (٢٥) : Numéro de verset dans la sourate Tâ Hâ (20:133).
  36. (٢٦) : Numéro de verset dans la sourate Fussilat (41:52-53).
  37. الْأَحَادِيثِ : Les hadiths, paroles et actes du Prophète Muhammad.
  38. كِتَابِنَا التَّفْسِيرِ : Notre livre d'exégèse ; l'auteur fait référence à son propre ouvrage de commentaire coranique.
  39. الْمَلاحِمِ وَالْفِتَنِ : Les épreuves et les guerres civiles ; prophéties sur les événements futurs.
  40. تُحْصُوهُ : Le compter ; allusion à la prière nocturne ou à l'énumération des bienfaits.
  41. (٢٧) : Verset de la sourate al-Muzzammil (73:20).
  42. سُورَةِ اقْتَرَبَتْ : La sourate al-Qamar (54), dont le premier verset est « L'Heure s'approche ».
  43. (٢٨) : Numéro de verset dans la sourate al-Qamar (54:45-46).
  44. يَوْمَ بَدْرٍ : La bataille de Badr, première grande bataille entre les musulmans et les polythéistes de La Mecque.
  45. (٢٩) : Numéro de verset dans la sourate al-An'âm (6:115).
  46. الر : Lettres séparées (alif, lâm, râ) ; ouverture de la sourate Hûd.
  47. (٣٠) : Numéro de verset dans la sourate Hûd (11:1).
  48. (٣١) : Verset de la sourate al-Saff (61:9) ou al-Tawba (9:33) ou al-Fath (48:28).
  49. كُمَيْلِ بْنِ زِيَادٍ : Compagnon de 'Alî, connu pour sa sagesse.
  50. مُعْجِزٌ : Miracle, signe divin prouvant la véracité du Prophète.
  51. ṣallā llāhu ʿalayhi wa-sallam : Formule de bénédiction et de salutation sur le Prophète Muhammad, signifiant 'que la prière et la paix d'Allah soient sur lui'.
  52. ummī : Illettré, qui ne sait ni lire ni écrire. Qualificatif du Prophète Muhammad, indiquant que son savoir est d'origine divine.
  53. Yathrib : Ancien nom de Médine, ville du Hedjaz où le Prophète émigra.
  54. al-muhājirūn wa-l-anṣār : Les émigrés (ceux qui quittèrent La Mecque avec le Prophète) et les auxiliaires (les habitants de Médine qui les accueillirent).
  55. wasq : Mesure de capacité pour les grains, équivalant à environ 60 ṣāʿ (soit environ 130 kg).
  56. karāmāt : Faveurs ou miracles accordés par Allah à Ses saints, distincts des miracles des prophètes.
  57. sharīʿa : La Loi islamique, ensemble des prescriptions divines.
  58. al-asbāṭ : Les Tribus, désignant les douze fils de Jacob (Israël) et leurs descendants.
  59. āya : Signe miraculeux, prodige.
  60. Ḥirā' : Montagne près de La Mecque où le Prophète recevait la révélation.
  61. al-Ṣaḥīḥayn : Les deux recueils de hadiths authentiques d'al-Bukhārī et de Muslim.
  62. Ṣaḥīḥ : Recueil de hadiths authentiques.
  63. al-Madā'in : Ville antique en Irak, près de l'actuelle Bagdad.
  64. farsakh : Unité de distance, environ 5-6 km.
  65. Sourate al-Qamar : Sourate 54, verset 1 du Coran.
  66. Dalā'il al-Nubuwwa : Ouvrage sur les preuves de la prophétie.
  67. Ibn 'Abbās : Compagnon et cousin du Prophète, célèbre exégète.
  68. Sourate al-Qamar : Sourate 54, versets 1-2.
  69. Hégire : Émigration du Prophète de La Mecque à Médine en 622.
  70. kasafa : S'éclipser (pour la lune).
  71. Ḥāfiẓ : Titre honorifique pour un spécialiste du hadith.
  72. Ḥasan Ṣaḥīḥ : Hadith classé comme bon et authentique.
  73. ishhadū : Soyez témoins, impératif pluriel.
  74. mu'allaq : Hadith dont la chaîne de transmission est incomplète au début.
  75. Musnad : Recueil de hadiths classés par compagnon.
  76. Ibn Abī Kabsha : Surnom donné au Prophète par les mécréants, le comparant à un devin.
  77. al-Rūm : Les Romains (Byzantins), allusion à la sourate 30.
  78. al-lizām : Contrainte, châtiment inéluctable.
  79. al-baṭsha : Frappe violente, châtiment.
  80. al-dukhān : La fumée, signe de l'Heure.
  81. Sourate al-Dukhān : Sourate 44 du Coran.
  82. mursal : Hadith dont la chaîne omet le compagnon.
  83. al-Kitāb al-'Azīz : Le Coran, Livre précieux.
  84. inshiqāq al-qamar : La fente de la lune, miracle attribué au Prophète Muhammad, mentionné dans le Coran (sourate 54, verset 1).
  85. haykal : Temple ou édifice religieux, souvent utilisé pour désigner un lieu de culte non musulman.
  86. ṣalāt al-ʿaṣr : La prière de l'après-midi, troisième des cinq prières obligatoires en islam.
  87. al-Mawḍūʿāt : Ouvrage d'Ibn al-Jawzī recensant les hadiths forgés ou inventés.
  88. mawḍūʿ : Hadith forgé, inventé, non authentique.
  89. matrūk : Abandonné, terme de critique de hadith désignant un transmetteur dont les récits sont rejetés.
  90. munkar : Hadith désavoué, dont la chaîne de transmission contient un transmetteur faible ou suspect.
  91. rāfiḍī : Terme péjoratif désignant un chiite extrémiste qui rejette les deux premiers califes (Abou Bakr et Omar).
  92. ash-shaykhayn : Les deux cheikhs, c'est-à-dire Abou Bakr et Omar, les deux premiers califes de l'islam.
  93. qaḍāʾ : Rattrapage d'une prière accomplie après son temps prescrit.
  94. Ṣaḥīḥ : Recueil de hadiths authentiques, notamment ceux d'al-Bukhārī et de Muslim.
  95. tawātur : Transmission par un nombre suffisant de témoins à chaque génération, rendant l'accord sur un mensonge impossible.
  96. istifāḍa : Transmission répandue et largement connue, proche du tawātur mais avec un degré moindre.
  97. Ṣaḥīḥ : Recueil de hadiths authentiques, notamment ceux d'al-Bukhārī et Muslim.
  98. Yūshaʿ ibn Nūn : Josué, fils de Noun, prophète et successeur de Moïse dans la tradition islamique.
  99. rafidite : Terme péjoratif désignant les chiites, surtout ceux qui rejettent les premiers califes.
  100. Abū al-Ḥasan : Surnom de ʿAlī ibn Abī Ṭālib, gendre et cousin du Prophète.
  101. imamat : Fonction de guide spirituel et temporel, pour les chiites, le successeur légitime du Prophète.
  102. Asmāʾ bint ʿUmays : Compagne du Prophète, épouse de Jaʿfar ibn Abī Ṭālib puis d'Abū Bakr.
  103. ʿaṣr : Prière de l'après-midi, troisième des cinq prières obligatoires.
  104. Muhājirūn : Émigrants de La Mecque à Médine avec le Prophète.
  105. Anṣār : Auxiliaires médinois qui ont accueilli et soutenu le Prophète et les émigrants.
  106. ẓuhr : Prière de midi, deuxième prière obligatoire.
  107. maghrib : Prière du coucher du soleil, quatrième prière obligatoire.
  108. Khandaq : Bataille du Fossé (ou des Coalisés) en 627, où les musulmans creusèrent un fossé pour défendre Médine.
  109. Khaybar : Oasis au nord de Médine, conquise par les musulmans en 628.
  110. ṣubḥ : Prière de l'aube, première prière obligatoire.
  111. légataire : Personne désignée par testament pour succéder ; les chiites considèrent ʿAlī comme le légataire du Prophète.
  112. Taṣḥīḥ radd al-shams wa targhīm al-nawāṣib al-shams : Titre d'ouvrage : « Authentification du retour du soleil et humiliation des nasibis par le soleil ».
  113. al-Ṣahbāʾ : Lieu près de Khaybar.
  114. orient : Ici, le soleil levant ; la demande est de faire revenir le soleil.
  115. Ṣaḥīḥ : Recueils de hadiths authentiques, notamment ceux d'al-Bukhārī et Muslim.
  116. Sunan : Recueils de hadiths classés par thèmes juridiques, comme ceux d'Abū Dāwūd, al-Tirmidhī, al-Nasāʾī, Ibn Māja.
  117. Musnads : Recueils de hadiths classés par compagnon transmetteur, comme le Musnad d'Aḥmad.
  118. tadlīs : Pratique consistant à omettre un maître faible ou inconnu dans la chaîne de transmission, en utilisant des formules ambiguës.
  119. Sunan : Recueils de hadiths classés par chapitres juridiques ; les quatre Sunan sont ceux d'Abū Dāwūd, al-Tirmidhī, al-Nasā'ī et Ibn Mājah.
  120. Ahl al-Bayt : Les gens de la Maison du Prophète, c'est-à-dire sa famille immédiate, notamment ‘Alī, Fāṭima, al-Ḥasan et al-Ḥusayn.
  121. le soleil lui soit retourné : Référence au miracle où le soleil serait revenu en arrière pour permettre à ‘Alī d'accomplir la prière de l'après-midi après son coucher.
  122. Livre des bonnes manières : Kitāb al-Adab, une section du recueil de hadiths d'al-Bukhārī.
  123. an 227 : Année 227 de l'hégire, correspondant à 841-842 du calendrier grégorien.
  124. al-Ṣahbā’ : Localité située près de Khaybar, en Arabie.
  125. Ḥusayn le tué : Il s'agit de Ḥusayn ibn ‘Alī, le petit-fils du Prophète, tué à Karbalā’.
  126. jour du Fossé : Bataille du Fossé (al-Khandaq) en l'an 5 de l'hégire.
  127. prière de la peur : Ṣalāt al-khawf, une forme abrégée de prière autorisée en situation de combat.
  128. prière médiane : Al-ṣalāt al-wusṭā, mentionnée dans le Coran (2:238), identifiée par la tradition à la prière de l'après-midi (‘aṣr).
  129. ḥadīth : Récit rapportant les paroles, actions ou approbations du prophète Muhammad.
  130. munkar : Hadith rejeté car contredisant des sources plus fiables ou rapporté par un transmetteur faible.
  131. tābi‘ūn : Successeurs des compagnons du Prophète, ayant connu les compagnons sans avoir connu le Prophète.
  132. salaf : Pieux prédécesseurs, les premières générations de musulmans (compagnons, successeurs et leurs disciples).
  133. tashayyu‘ : Parti pris en faveur de ‘Alī et de sa famille, pouvant aller jusqu’à des positions extrêmes.
  134. rāfiḍī : Terme péjoratif désignant un chiite extrémiste qui rejette les deux premiers califes.
  135. mawḍū‘āt : Hadiths fabriqués, inventés, sans fondement authentique.
  136. ṣalāt al-‘aṣr : Prière de l’après-midi, troisième des cinq prières obligatoires quotidiennes.
  137. ṣaḥīḥayn : Les deux recueils de hadiths considérés comme les plus authentiques : ceux d’al-Bukhārī et de Muslim.
  138. khawārij : Secte dissidente apparue au premier siècle de l’islam, caractérisée par un rigorisme extrême.
  139. mukhdaj : Homme à la main mutilée, mentionné dans un hadith sur les kharijites.
  140. tashayyu‘ : Tendance favorable à ‘Alī, sans nécessairement être chiite extrémiste.
  141. mu‘tazilī : Membre de l’école théologique rationaliste de l’islam, mettant l’accent sur la justice divine et le libre arbitre.
  142. mutawātir : Transmission par un nombre suffisant de témoins oculaires à chaque génération, rendant impossible un accord pour mentir.
  143. ḥuffāẓ : Pluriel de ḥāfiẓ, spécialiste du hadith ayant mémorisé un grand nombre de textes et de chaînes de transmission.
  144. khaṭīb : Prédicateur officiel, souvent chargé du sermon du vendredi.
  145. forgé : Hadith fabriqué, inventé, ne remontant pas au Prophète.
  146. révélation : Ici, il s'agit d'une inspiration ou d'une connaissance surnaturelle accordée à certains saints.
  147. muḥaddath : Personne à qui des anges parlent ou qui reçoit une inspiration divine sans être prophète.
  148. Rāfiḍa : Terme péjoratif désignant les shīʿites qui rejettent les premiers califes, notamment Abū Bakr et ʿUmar.
  149. wilāya : Autorité, sainteté, ou amitié divine ; ici, le statut élevé de ʿAlī auprès d'Allah.
  150. zindīqs : Pluriel de zindīq, désignant un hérétique, un manichéen ou un athée.
  151. radd al-shams : Miracle attribué à ‘Alî ibn Abî Tâlib où le soleil serait revenu après son coucher pour lui permettre de prier.
  152. Râfidites : Terme péjoratif désignant les chiites qui rejettent (rafd) la légitimité des premiers califes.
  153. Yûsha‘ : Josué, prophète pour lequel le soleil aurait été arrêté selon la Bible (Josué 10:12-13).
  154. abyad : Littéralement 'blanc', désignant ici le Prophète Muhammad par sa complexion lumineuse.
  155. Sal‘ : Montagne près de Médine.
  156. zirâb : Pluriel de zarb, désignant de petites collines ou tertres.

Le Livre des Preuves de la Prophétie [1]

Il ne descendit de sa chaire 1 que je ne visse la pluie ruisseler sur sa barbe. Il dit : « Nous fûmes arrosés ce jour-là, le lendemain, le surlendemain et le jour suivant jusqu'au vendredi suivant. Alors ce bédouin, ou un autre, se leva et dit : « Ô Messager d'Allah, les constructions se sont effondrées et les biens ont été submergés ; invoque Allah pour nous. » Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) leva les mains et dit : « Ô Allah, autour de nous et non sur nous. » Il dit : « Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) ne cessa de pointer sa main vers une direction du ciel que celle-ci ne se dégageât, jusqu'à ce que Médine devînt comme une cuvette, et le lit du torrent Qanât 2 coula pendant un mois. Quiconque venait d'une région ne rapportait que des récits d'abondance. » Al-Bukhârî le rapporta également dans le Livre du Vendredi, ainsi que Muslim d'après le hadith d'al-Walîd d'après al-Awzâ'î. Al-Bukhârî dit : Ayyûb ibn Sulaymân nous a dit : Abû Bakr ibn Abî Uways m'a raconté d'après Sulaymân ibn Bilâl, qui dit : Yahyâ ibn Sa'îd a dit : J'ai entendu Anas ibn Mâlik dire : « Un bédouin des gens du désert vint au Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) un vendredi et dit : « Ô Messager d'Allah, les troupeaux ont péri, les familles ont péri, les gens ont péri. » Alors le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) leva les mains en invoquant, et les gens levèrent aussi leurs mains avec le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) en invoquant. Il dit : « Nous n'étions pas encore sortis de la mosquée que nous fûmes arrosés. Nous ne cessâmes d'être arrosés jusqu'au vendredi suivant. Alors l'homme vint au Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) et dit : « Ô Messager d'Allah, le voyageur est gêné et la route est bloquée. » Al-Bukhârî dit : Al-Uwaysî – c'est-à-dire 'Abd Allâh – a dit : Muhammad ibn Ja'far – c'est Ibn Kathîr – m'a raconté d'après Yahyâ ibn Sa'îd et Shadîk, qui tous deux entendirent Anas d'après le Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) : « Il leva les mains jusqu'à ce que je visse la blancheur de ses aisselles 3. » C'est ainsi qu'il a suspendu ces deux hadiths sans les attribuer complètement à une chaîne de transmission, et aucun des auteurs des six recueils ne les a rapportés avec une chaîne complète. Al-Bukhârî dit : Muhammad ibn Abî Bakr nous a raconté : Mu'tamir nous a raconté d'après 'Ubayd Allâh d'après Thâbit d'après Anas ibn Mâlik, qui dit : « Le Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) prêchait un vendredi quand les gens se levèrent et dirent : « Ô Messager d'Allah, la sécheresse a frappé, les arbres ont rougi, les bêtes ont péri ; invoque Allah pour qu'Il nous arrose. » Il dit : « Ô Allah, arrose-nous » deux fois. Par Allah, nous ne voyions dans le ciel aucun nuage. Alors un nuage se forma et il plut. Il descendit de la chaire et pria. Quand il eut terminé, la pluie ne cessa de tomber jusqu'au vendredi suivant. Quand le Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) se leva pour prêcher, ils crièrent vers lui : « Les maisons se sont effondrées et les routes sont coupées ; invoque Allah pour qu'Il la retienne de nous. » Il dit : « Alors le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) sourit, puis dit : « Ô Allah, autour de nous et non sur nous. » Alors elle se dissipa 4 de Médine, et elle se mit à pleuvoir autour d'elle sans qu'une goutte ne tombe sur Médine. Je regardai Médine : elle était comme une couronne 5. » Muslim l'a rapporté d'après le hadith de Mu'tamir ibn Sulaymân d'après 'Ubayd Allâh, qui est Ibn 'Umar al-'Umarî. L'imam Ahmad dit : Ibn Abî 'Adî nous a raconté d'après Humayd, qui dit : On demanda à Anas : « Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) levait-il les mains ? » Il répondit : « On lui dit un vendredi : « Ô Messager d'Allah, la pluie s'est tarie, la terre est devenue stérile, les biens ont péri. » Il dit : « Alors il leva les mains jusqu'à ce que je visse la blancheur de ses aisselles, et il implora la pluie. Par Allah, il leva les mains et implora la pluie alors que nous ne voyions aucun nuage dans le ciel. Nous n'avions pas fini la prière que déjà le jeune homme dont la maison était proche s'inquiétait de retourner chez lui. » Il dit : « Quand vint le vendredi suivant, ils dirent : « Ô Messager d'Allah, les maisons se sont effondrées et les voyageurs ont été retenus. » Alors le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) sourit de la rapidité de la lassitude du fils d'Adam et dit : « Ô Allah, autour de nous et non sur nous. » Il dit : « Alors elle se dissipa de Médine 6. » Cette chaîne de transmission est ternaire 7 selon les conditions des deux cheikhs 8, mais ils ne l'ont pas rapporté. Al-Bukhârî, Abû Dâwud – et le texte est de ce dernier – dirent : Musaddad nous a raconté : Hammâd ibn Zayd nous a raconté d'après 'Abd al-'Azîz ibn Suhayb d'après Anas ibn Mâlik, et d'après Yûnus ibn 'Ubayd d'après Thâbit d'après Anas (qu'Allah l'agrée), qui dit : « Les habitants de Médine furent frappés par une sécheresse à l'époque du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue). Alors qu'il prêchait un vendredi, un homme se leva et dit : « Ô Messager d'Allah, les chevaux ont péri, les moutons ont péri ; invoque Allah pour qu'Il nous arrose. » Il étendit la main et invoqua. Anas dit : « Le ciel était comme du verre 9. Alors un vent se leva, souleva un nuage, puis il s'assembla, puis le ciel déversa ses seaux 10. Nous sortîmes en pataugeant dans l'eau jusqu'à arriver à nos maisons. La pluie ne cessa de tomber jusqu'au vendredi suivant. Alors cet homme, ou un autre, se leva et dit : « Ô Messager d'Allah, les maisons se sont effondrées ; invoque Allah pour qu'Il la retienne. » Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) sourit, puis dit : « Autour de nous et non sur nous. » Alors je regardai le nuage se fendre autour de Médine comme une couronne. » Ces voies sont mutawâtir 11 d'après Anas ibn Mâlik, car elles apportent la certitude selon les imams de cette discipline. Al-Bayhaqî dit, avec sa chaîne de transmission de plusieurs voies d'après Abû Ma'mar Sa'îd ibn Abî Khaytham al-Hilâlî d'après Muslim al-Mulâ'î d'après Anas ibn Mâlik, qui dit : « Un bédouin vint et dit : « Ô Messager d'Allah, par Allah, nous sommes venus à toi alors que nous n'avons plus de chamelle qui puisse s'étendre 12 ni d'enfant qui puisse boire le matin 13. » Et il récita : « Nous sommes venus à toi, alors que la vierge a le sein qui saigne 14... » [poème] Il dit : « Alors le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) se leva, traînant son manteau, jusqu'à monter en chaire. Il loua Allah et Le glorifia, puis leva les mains vers le ciel et dit : « Ô Allah, arrose-nous d'une pluie secourable, salutaire, féconde, rapide, abondante, générale, immédiate sans retard, bénéfique sans nuisance, par laquelle Tu remplis les mamelles, fais pousser les cultures, fais revivre la terre après sa mort, et de même vous serez ressuscités. » Il dit : « Par Allah, il n'avait pas encore ramené sa main à sa poitrine que le ciel déversa ses feuilles 15. Les gens des bas quartiers 16 vinrent en criant : « Ô Messager d'Allah, le déluge, le déluge ! » Alors il leva les mains vers le ciel et dit : « Ô Allah, autour de nous et non sur nous. » Alors le nuage se dégagea de Médine jusqu'à l'entourer comme une couronne. Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) rit jusqu'à montrer ses molaires, puis dit : « Qu'Allah récompense Abû Tâlib ! S'il était vivant, ses yeux se réjouiraient. Qui récite sa parole ? » Alors 'Alî ibn Abî Tâlib se leva et dit : « Ô Messager d'Allah, il me semble que tu as voulu dire son poème : « Et un homme au teint clair par le visage duquel on implore la pluie des nuages... » [poème] Il dit : « Un homme des Banû Kinâna se leva et dit : « À Toi la louange, et la louange de qui a remercié... » [poème] Il dit : « Alors le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit : « Si un poète fait bien, tu as bien fait. » Ce contexte est étrange et ne ressemble pas aux récits authentiques et mutawâtir que nous avons présentés d'après Anas. Si ce récit est ainsi conservé, c'est une autre histoire que la précédente, et Allah sait mieux. »

Le ḥāfiẓ al-Bayhaqī a dit : Abū Bakr ibn al-Ḥārith al-Iṣbahānī nous a rapporté, Abū Muḥammad ibn Ḥibbān nous a rapporté, ʿAbd Allāh ibn Muṣʿab nous a rapporté, ʿAbd al-Jabbār nous a rapporté, Marwān ibn Muʿāwiya nous a rapporté, Muḥammad ibn Abī Dhiʾb al-Madanī nous a rapporté d’après ʿAbd Allāh ibn Muḥammad ibn ʿUmar ibn Ḥāṭib al-Jumaḥī, d’après Abū Wajza Yazīd ibn ʿUbayd al-Sulamī, qui a dit : Lorsque l’Envoyé d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — revint de l’expédition de Tabūk, une délégation des Banū Fazāra vint à lui, comprenant une dizaine d’hommes, parmi lesquels Khārija ibn al-Ḥuṣayn et al-Ḥurr ibn Qays — qui était le plus jeune d’entre eux —, neveu de ʿUyayna ibn Ḥiṣn. Ils descendirent dans la maison de Ramla bint al-Ḥārith, une femme des Anṣār. Ils arrivèrent avec des chameaux faibles et maigres, et ils étaient en période de sécheresse 17. Ils vinrent à l’Envoyé d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — en professant l’islam. L’Envoyé d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — leur demanda au sujet de leur pays. Ils dirent : « Ô Envoyé d’Allāh, notre pays a souffert de la sécheresse, nos terres sont devenues arides, nos familles sont dénudées, nos troupeaux ont péri. Invoque ton Seigneur pour qu’Il nous secoure, et intercède pour nous auprès de ton Seigneur, et que ton Seigneur intercède auprès de toi. » L’Envoyé d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — dit alors : « Gloire à Allāh ! Malheur à toi ! Qu’est-ce que cela ? J’intercède auprès de mon Seigneur ? Qui donc est celui dont notre Seigneur intercède auprès de lui ? Il n’y a de dieu qu’Allāh. Son Trône 18 embrasse les cieux et la terre, et Il grince 19 sous Sa grandeur et Sa majesté, comme grince la selle neuve. » L’Envoyé d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — dit : « Certes, Allāh rit 20 de votre compassion, de votre détresse et de la proximité de votre secours. » Le bédouin dit : « Notre Seigneur rit-il, ô Envoyé d’Allāh ? » Il dit : « Oui. » Le bédouin dit : « Nous ne manquerons pas, ô Envoyé d’Allāh, d’un Seigneur qui rit de bien. » L’Envoyé d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — rit de sa parole. Puis l’Envoyé d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — se leva, monta en chaire et prononça un discours, et il leva ses mains — or l’Envoyé d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — ne levait ses mains dans aucune invocation, sauf lors de la prière pour la pluie 21 — et il leva ses mains jusqu’à ce que la blancheur de ses aisselles fût visible. Parmi ce qui a été retenu de son invocation : « Ô Allāh, abreuve Ton pays et Tes bêtes, répands Ta miséricorde et rends la vie à Ton pays mort. Ô Allāh, abreuve-nous d’une pluie secourable, salutaire, féconde, abondante, vaste, immédiate et non différée, bénéfique et non nuisible. Ô Allāh, une pluie de miséricorde, non une pluie de châtiment, de destruction, de noyade ou d’anéantissement. Ô Allāh, abreuve-nous de la pluie et donne-nous la victoire sur les ennemis. » Abū Lubāba ibn ʿAbd al-Mundhir se leva et dit : « Ô Envoyé d’Allāh, les dattes sont dans les séchoirs 22. » L’Envoyé d’Allāh dit : « Ô Allāh, abreuve-nous. » Abū Lubāba dit : « Les dattes sont dans les séchoirs », trois fois. L’Envoyé d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — dit alors : « Ô Allāh, abreuve-nous jusqu’à ce qu’Abū Lubāba se lève nu et bouche la fente 23 de son séchoir avec son pagne. » Le narrateur dit : « Par Allāh, il n’y avait dans le ciel ni nuage ni nuée, et entre la mosquée et Salʿ 24 il n’y avait ni construction ni maison. Puis un nuage pareil à un bouclier apparut derrière Salʿ. Lorsqu’il fut au milieu du ciel, il s’étendit, et ils regardaient, puis il plut. Par Allāh, ils ne virent pas le soleil pendant six jours. Et Abū Lubāba se leva nu, bouchant la fente de son séchoir avec son pagne pour que les dattes n’en sortent pas. Un homme dit : « Ô Envoyé d’Allāh, les biens ont péri et les routes ont été coupées. » Le Prophète — qu’Allāh prie sur lui et le salue — monta en chaire, invoqua et leva ses mains jusqu’à ce que la blancheur de ses aisselles fût visible, puis dit : « Ô Allāh, autour de nous et non sur nous. Ô Allāh, sur les collines, les monticules, les fonds des vallées et les lieux de végétation. » Le nuage se dissipa alors de Médine comme se dissipe un vêtement. » Cette narration ressemble à celle de Muslim al-Mulāʾī d’après Anas. Une partie en a un témoin dans les Sunan d’Abū Dāwūd, et dans le hadith d’Abū Razīn al-ʿUqaylī, il y a un témoin pour une partie. Et Allāh sait mieux. Le ḥāfiẓ Abū Bakr al-Bayhaqī a dit dans les Dalāʾil : Abū Bakr Muḥammad ibn al-Ḥasan ibn ʿAlī ibn al-Muʾammal nous a rapporté, Abū Aḥmad Muḥammad ibn Muḥammad le ḥāfiẓ nous a rapporté, ʿAbd al-Raḥmān ibn Abī Ḥātim nous a rapporté, Muḥammad ibn Ḥammād al-Ẓuhrānī nous a rapporté, Sahl ibn ʿAbd al-Raḥmān connu sous le nom d’al-Suddī ibn ʿAbdawayh nous a rapporté d’après ʿAbd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Uways al-Madanī, d’après ʿAbd al-Raḥmān ibn Ḥarmala, d’après Saʿīd ibn al-Musayyab, d’après Abū Lubāba ibn ʿAbd al-Mundhir al-Anṣārī, qui a dit : « L’Envoyé d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — pria pour la pluie un vendredi et dit : “Ô Allāh, abreuve-nous. Ô Allāh, abreuve-nous.” Abū Lubāba se leva et dit : “Ô Envoyé d’Allāh, les dattes sont dans les séchoirs, et il n’y a dans le ciel aucun nuage que nous voyions.” L’Envoyé d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — dit : “Ô Allāh, abreuve-nous.” Abū Lubāba se leva et dit : “Ô Envoyé d’Allāh, les dattes sont dans les séchoirs.” L’Envoyé d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — dit : “Ô Allāh, abreuve-nous, jusqu’à ce qu’Abū Lubāba se lève et bouche la fente de son séchoir avec son pagne.” Alors le ciel se déversa et il plut. L’Envoyé d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — pria avec nous, puis les gens vinrent à Abū Lubāba et lui dirent : “Ô Abū Lubāba, par Allāh, le ciel ne cessera pas jusqu’à ce que tu te lèves nu et que tu bouches la fente de ton séchoir avec ton pagne, comme l’a dit l’Envoyé d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue.” Il dit : “Alors Abū Lubāba se leva nu, bouchant la fente de son séchoir avec son pagne, et le ciel cessa.” » Cette chaîne de transmission est bonne, et Aḥmad ni les auteurs des recueils canoniques ne l’ont rapportée. Et Allāh sait mieux. Un tel épisode de prière pour la pluie eut lieu également lors de l’expédition de Tabūk, en cours de route, comme l’a dit ʿAbd Allāh ibn Wahb : ʿAmr ibn al-Ḥārith m’a informé d’après Saʿīd ibn Abī Hilāl, d’après ʿUtba ibn Abī ʿUtba, d’après Nāfiʿ ibn Jubayr, d’après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, qu’il fut dit à ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb : « Raconte-nous l’histoire de l’heure de la sécheresse. » ʿUmar dit : « Nous partîmes pour Tabūk par une chaleur intense. Nous descendîmes dans un lieu et nous y fûmes frappés par une soif telle que nous crûmes que nos cous allaient se rompre. Au point que l’un de nous partait chercher un homme et ne le trouvait pas, jusqu’à croire que son cou allait se rompre. Au point que l’un de nous égorgeait son chameau, pressait sa panse 25 et en buvait, puis mettait ce qui restait sur son foie. Abū Bakr al-Ṣiddīq dit : “Ô Envoyé d’Allāh, Allāh t’a habitué au bien dans l’invocation. Invoque Allāh pour nous.” Il dit : “Aimes-tu cela ?” Il dit : “Oui.” Il dit : “Alors il leva ses mains vers le ciel et ne les abaissa pas avant que le ciel ne parlât, puis il pleuvait abondamment, puis il déversa. Ils remplirent ce qu’ils avaient avec eux, puis nous allâmes regarder et nous ne trouvâmes pas qu’elle avait dépassé le camp.” » Cette chaîne de transmission est bonne et forte, et ils ne l’ont pas rapportée. Al-Wāqidī a dit : « Les musulmans avaient dans cette expédition douze mille chameaux et autant de chevaux, et ils étaient trente mille combattants. » Il dit : « Et il tomba de la pluie qui inonda la terre, au point que les mares se déversèrent les unes dans les autres, et cela au plus fort de la canicule, c’est-à-dire de la chaleur extrême. » Que les prières et les saluts d’Allāh soient sur lui. Combien de tels prodiges a-t-il — sur lui la paix — dans d’autres hadiths authentiques ! Louange à Allāh. Il a déjà été mentionné que lorsqu’il invoqua contre Quraysh, alors qu’ils s’étaient obstinés, pour qu’Allāh envoie sur eux sept années comme les sept années de Joseph, ils furent frappés par une année de sécheresse qui dévasta tout, au point qu’ils mangèrent les os, les chiens et le ʿilhiz 26. Puis Abū Sufyān vint intercéder auprès de lui pour qu’il invoque Allāh en leur faveur, et il invoqua pour eux, et cela leur fut retiré. Al-Bukhārī a dit : al-Ḥasan ibn Muḥammad nous a rapporté, Muḥammad ibn ʿAbd Allāh al-Anṣārī nous a rapporté, mon père ʿAbd Allāh ibn al-Muthannā nous a rapporté d’après Thumāma ibn ʿAbd Allāh ibn Anas, d’après Anas ibn Mālik, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, lorsqu’ils souffraient de sécheresse, priait pour la pluie par l’intermédiaire d’al-ʿAbbās et disait : « Ô Allāh, nous sollicitions Ton intermédiaire par notre Prophète et Tu nous abreuvais, et maintenant nous sollicitons Ton intermédiaire par l’oncle de notre Prophète, alors abreuve-nous. » Il dit : « Et ils étaient abreuvés. » Ce hadith est exclusif à al-Bukhārī. Chapitre : Quant aux miracles terrestres, certains concernent les êtres inanimés, d’autres les animaux. [L’eau jaillissant d’entre ses doigts]

Parmi ce qui se rattache aux objets inanimés, il y a la multiplication de l'eau en divers lieux, sous des formes variées que nous rapporterons avec leurs chaînes de transmission, si Allah le veut. Nous avons commencé par cela car c'est plus approprié pour faire suite à ce que nous avons déjà mentionné de sa prière pour la pluie 27 et de la réponse d'Allah à lui. Al-Bukhârî a dit : 'Abd Allah ibn Maslama nous a rapporté d'après Mâlik, d'après Ishâq ibn 'Abd Allah ibn Abî Talha, d'après Anas ibn Mâlik, qui a dit : « J'ai vu le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) alors que l'heure de la prière de l'après-midi était venue. Les gens cherchèrent de l'eau pour les ablutions mais n'en trouvèrent pas. On apporta au Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) un récipient d'eau pour les ablutions. Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) mit sa main dans ce récipient et ordonna aux gens de faire leurs ablutions à partir de celui-ci. Je vis l'eau jaillir d'entre ses doigts, et les gens firent leurs ablutions jusqu'à ce que le dernier d'entre eux eût fini. » 13 Muslim, al-Tirmidhî et al-Nasâ'î l'ont rapporté par d'autres voies d'après Mâlik, et al-Tirmidhî a dit : « Bon et authentique. » Autre voie d'après Anas : L'imam Ahmad a dit : Yûnus ibn Muhammad nous a rapporté, Hâzim nous a rapporté, j'ai entendu al-Hasan dire : Anas ibn Mâlik nous a rapporté que le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) sortit un jour pour une de ses sorties, accompagné de certains de ses Compagnons. Ils se mirent en route, et l'heure de la prière arriva. Les gens ne trouvèrent pas de quoi faire leurs ablutions et dirent : « Ô Messager d'Allah, nous ne trouvons pas de quoi faire nos ablutions. » Il vit sur les visages de ses Compagnons une certaine contrariété. Un homme du groupe partit et apporta un petit gobelet d'eau. Le Prophète d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) le prit, fit ses ablutions avec, puis étendit ses quatre doigts sur le gobelet et dit : « Approchez-vous et faites vos ablutions. » Les gens firent leurs ablutions jusqu'à atteindre ce qu'ils voulaient pour leurs ablutions. Al-Hasan dit : On demanda à Anas : « Combien étaient-ils ? » Il répondit : « Soixante-dix ou quatre-vingts. » 14 Al-Bukhârî l'a rapporté de même d'après 'Abd al-Rahmân ibn al-Mubârak al-'Ansî, d'après Hâzim ibn Mihrân al-Qatî'î. Autre voie d'après Anas : L'imam Ahmad a dit : Ibn Abî 'Adî nous a rapporté d'après Humayd, et Yazîd a dit : Humayd nous a informés, d'après Anas ibn Mâlik, qui a dit : On appela à la prière. Tous ceux qui habitaient près de la mosquée se levèrent, et il ne resta que ceux dont les maisons étaient éloignées. On apporta au Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) un récipient en pierre 28 qui était trop petit pour qu'il y étende sa paume. Il replia ses doigts, et le reste des gens fit ses ablutions. Humayd dit : On demanda à Anas : « Combien étaient-ils ? » Il dit : « Quatre-vingts ou plus. » Al-Bukhârî a rapporté d'après 'Abd Allah ibn Munîr, d'après Yazîd ibn Hârûn, d'après Humayd, d'après Anas ibn Mâlik, qui a dit : « L'heure de la prière arriva. Ceux qui habitaient près de la mosquée se levèrent pour faire leurs ablutions, et il resta un groupe. On apporta au Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) un récipient en pierre contenant de l'eau. Il posa sa paume, mais le récipient était trop petit pour qu'il y étende sa paume. Il replia ses doigts et les posa dans le récipient. Tous les gens firent leurs ablutions ensemble. » Je dis : « Combien étaient-ils ? » Il dit : « Ils étaient quatre-vingts hommes. » 15 Autre voie d'après lui : L'imam Ahmad a dit : Muhammad ibn Ja'far nous a rapporté, Sa'îd nous a rapporté de mémoire d'après Qatâda, d'après Anas ibn Mâlik, que le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) était à al-Zawrâ' 29. On lui apporta un récipient contenant de l'eau qui ne couvrait pas ses doigts pour qu'ils fassent leurs ablutions. Il posa sa paume dans l'eau, et l'eau se mit à jaillir d'entre ses doigts et du bout de ses doigts, jusqu'à ce que les gens eussent fait leurs ablutions. Il dit : Je demandai à Anas : « Combien étiez-vous ? » Il dit : « Nous étions trois cents. » Al-Bukhârî l'a rapporté de même d'après Bundâr ibn Abî 'Adî, et Muslim d'après Abû Mûsâ, d'après Ghundar, tous deux d'après Sa'îd ibn Abî 'Arûba. Certains disent d'après Shu'ba, mais le correct est Sa'îd d'après Qatâda d'après Anas, qui a dit : « On apporta au Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) un récipient alors qu'il était à al-Zawrâ'. Il mit sa main dans le récipient, et l'eau se mit à jaillir d'entre ses doigts. Les gens firent leurs ablutions. » Qatâda dit : Je demandai à Anas : « Combien étiez-vous ? » Il dit : « Trois cents ou environ trois cents. » C'est le texte d'al-Bukhârî. Hadith d'al-Barâ' ibn 'Âzib à ce sujet : Al-Bukhârî a dit : Mâlik ibn Ismâ'îl nous a rapporté, Isrâ'îl nous a rapporté d'après Abû Ishâq, d'après al-Barâ' ibn 'Âzib, qui a dit : « Le jour d'al-Hudaybiyya 30, nous étions quatorze cents. Al-Hudaybiyya est un puits. Nous l'avons épuisé jusqu'à n'y laisser aucune goutte. Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) s'assit au bord du puits, demanda de l'eau, se rinça la bouche et cracha dans le puits. Nous restâmes peu de temps, puis nous puisâmes jusqu'à ce que nous fussions abreuvés et que nos montures fussent abreuvées ou eussent bu à satiété. » 16 Al-Bukhârî est seul à l'avoir rapporté, en chaîne et en texte. Autre hadith d'al-Barâ' ibn 'Âzib : L'imam Ahmad a dit : 'Affân et Hâshim nous ont rapporté, Sulaymân ibn al-Mughîra nous a rapporté, Humayd ibn Hilâl nous a rapporté, Yûnus — c'est Ibn 'Ubayda, affranchi de Muhammad ibn al-Qâsim — nous a rapporté d'après al-Barâ', qui a dit : « Nous étions avec le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) en voyage. Nous arrivâmes à un puits peu profond, c'est-à-dire à faible eau. Six hommes descendirent dedans, j'étais le sixième, pour puiser. On nous descendit un seau. Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) était au bord du puits. Nous y mîmes la moitié ou environ les deux tiers, puis on le remonta au Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue). Al-Barâ' dit : Je cherchai dans mon récipient si je trouvais quelque chose à mettre dans ma gorge, mais je ne trouvai rien. Je remontai le seau au Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue). Il y plongea sa main et dit ce qu'Allah voulut qu'il dise. Le seau nous fut rendu avec son contenu. Il dit : Je vis l'un de nous sortir avec un vêtement, de peur de se noyer. Puis elle coula, c'est-à-dire qu'elle devint un fleuve. » L'imam Ahmad est seul à l'avoir rapporté, et sa chaîne est bonne et forte. Il semble que ce soit une autre histoire que celle du jour d'al-Hudaybiyya, et Allah sait mieux. Autre hadith de Jâbir à ce sujet : L'imam Ahmad a dit : Sinân ibn Hâtim nous a rapporté, Ja'far — c'est-à-dire Ibn Sulaymân — nous a rapporté, al-Ja'd Abû 'Uthmân nous a rapporté, Anas ibn Mâlik nous a rapporté d'après Jâbir ibn 'Abd Allah al-Ansârî, qui a dit : « Les Compagnons du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) se plaignirent à lui de la soif. Il demanda un grand bol 31, on y versa un peu d'eau, et le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) y mit sa main et dit : 'Puisez.' Les gens puisèrent. Il dit : Je voyais les sources jaillir d'entre les doigts du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue). » Ahmad est seul à l'avoir rapporté par cette voie. [Obéissance de l'arbre au Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue)]

Et dans les récits individuels de Muslim, d'après le hadith de Hâtim ibn Ismâ‘îl, d’après Abû Harzah Ya‘qûb ibn Mujâhid, d’après ‘Ubâdah ibn al-Walîd, d’après Ibn ‘Ubâdah, d’après Jâbir ibn ‘Abd Allâh, dans un long hadith où il dit : « Nous voyageâmes avec le Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – jusqu’à ce que nous descendions dans une vallée spacieuse. Le Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – alla satisfaire son besoin, et je le suivis avec une petite outre d’eau. Le Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – regarda et ne vit rien pour se cacher. Or, il y avait deux arbres sur la rive de la vallée. Le Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – se dirigea vers l’un d’eux, saisit une branche parmi ses branches et dit : “Plie-toi sur moi, par la permission d’Allâh.” Elle se plia avec lui comme un chameau à qui l’on enfonce un bâton dans le nez (al-makhshûsh) (17) que son meneur manie, jusqu’à ce qu’il atteignît l’autre. Il saisit une branche parmi ses branches et dit : “Plie-toi sur moi, par la permission d’Allâh.” Elle se plia avec lui de même, jusqu’à ce qu’il fût au milieu entre les deux. Il les rapprocha – c’est-à-dire les réunit – et dit : “Unissez-vous sur moi, par la permission d’Allâh.” Elles s’unirent. Jâbir dit : “Je sortis en courant, craignant que le Messager d’Allâh ne sentît ma proximité et ne s’éloignât. Je m’assis en parlant à moi-même. Soudain, je jetai un coup d’œil, et voilà que le Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – était là, et les deux arbres s’étaient séparés, chacun se tenant sur son tronc. Je vis le Messager d’Allâh s’arrêter un instant, puis il fit un signe de la tête ainsi, à droite et à gauche, puis il s’avança. Lorsqu’il arriva près de moi, il dit : “Ô Jâbir, as-tu vu l’endroit où je me tenais ?” Je dis : “Oui, ô Messager d’Allâh.” Il dit : “Va aux deux arbres, coupe de chacun d’eux une branche, puis reviens avec elles. Lorsque tu te tiendras à l’endroit où je me tenais, place une branche à ta droite et une branche à ta gauche.” Jâbir dit : “Je me levai, pris une pierre, la cassai et l’aiguisai, et elle me servit (indalaqa) (18). J’allai aux deux arbres, coupai de chacun d’eux une branche, puis je revins jusqu’à me tenir à l’endroit où s’était tenu le Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue. Je plaçai une branche à ma droite et une branche à ma gauche, puis je le rejoignis et dis : “J’ai fait, ô Messager d’Allâh.” Il dit : “Je dis : Pourquoi cela ?” Il dit : “Je suis passé par deux tombes dont les occupants étaient tourmentés, et j’ai aimé, par mon intercession, que cela soit éloigné d’eux tant que les deux branches resteront vertes.” Il dit : “Nous arrivâmes au camp, et le Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – dit : “Ô Jâbir, appelle à l’ablution.” Je dis : “N’y a-t-il pas d’eau pour l’ablution ? N’y a-t-il pas d’eau pour l’ablution ? N’y a-t-il pas d’eau pour l’ablution ?” Il dit : “Je dis : Ô Messager d’Allâh, je n’ai trouvé dans la caravane aucune goutte.” Or, un homme des Ansâr refroidissait de l’eau pour le Messager d’Allâh dans des outres (ashjâb) qui lui appartenaient, sur une ânesse faite de branches de palmier (jarîd). Il dit : “Il me dit : Va chez un tel, l’Ansârî, et regarde si tu trouves quelque chose dans ses outres.” Il dit : “J’allai chez lui, je le regardai, puis je regardai dedans, et je n’y trouvai qu’une goutte dans le fond d’une outre (ghurr lâ shajaba minhâ) (19) – si je l’avais vidée, sa partie sèche l’aurait bue. J’allai au Messager d’Allâh et dis : Ô Messager d’Allâh, je n’y ai trouvé qu’une goutte dans le fond d’une outre, si je l’avais vidée, sa partie sèche l’aurait bue. Il dit : Va et apporte-la-moi. Je la lui apportai. Il la prit dans sa main et se mit à dire quelque chose que je ne sais pas, puis il me pressa de la main, puis me la donna et dit : Ô Jâbir, appelle au grand plat (jafnah). Je dis : Ô grand plat de la caravane ! On me l’apporta, porté, et je le plaçai devant lui. Le Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – mit sa main dans le plat ainsi : il l’étendit et écarta ses doigts, puis la posa au fond du plat et dit : Prends, ô Jâbir, et verse sur moi, et dis : “Au nom d’Allâh.” Je versai sur lui et dis : “Au nom d’Allâh.” Je vis l’eau jaillir d’entre les doigts du Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue. Puis le plat jaillit et tourna jusqu’à se remplir. Il dit : Ô Jâbir, appelle celui qui a besoin d’eau. Il dit : Les gens vinrent et puisèrent jusqu’à être rassasiés. Je dis : Reste-t-il quelqu’un qui a besoin ? Le Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – retira sa main du plat, alors qu’il était plein. » Il dit : « Et les gens se plaignirent au Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – de la faim. Il dit : “Peut-être qu’Allâh vous nourrira.” Nous allâmes au rivage de la mer (sayf al-bahr) (20). Il poussa un cri, et [la mer] jeta une bête. Nous allumâmes du feu sur un de ses côtés, nous cuisinâmes, rôtîmes, mangeâmes et fûmes rassasiés. Jâbir dit : “J’entrai, moi et un tel, et un tel, et un tel – il compta jusqu’à cinq – dans les orbites de son œil, personne ne nous voyait, jusqu’à ce que nous sortions. Nous prîmes une de ses côtes, la courbâmes, puis appelâmes le plus grand chameau de la caravane, la plus grande charge de la caravane et le plus grand bât (kifl) de la caravane, et il passa dessous en baissant la tête.” » Al-Bukhârî dit : « Mûsâ ibn Ismâ‘îl nous a raconté, ‘Abd al-‘Azîz ibn Muslim nous a raconté, Husayn nous a raconté d’après Sâlim ibn Abî al-Ja‘d, d’après Jâbir ibn ‘Abd Allâh, qui a dit : “Les gens eurent soif le jour d’al-Hudaybiyah, alors que le Prophète – qu’Allâh prie sur lui et le salue – avait devant lui une petite outre (rakwah) pour faire ses ablutions. Les gens se précipitèrent vers lui. Il dit : Qu’avez-vous ? Ils dirent : Nous n’avons pas d’eau pour faire nos ablutions ni pour boire, sauf ce qui est devant toi. Il mit sa main dans l’outre, et l’eau se mit à jaillir d’entre ses doigts comme des sources. Nous bûmes et fîmes nos ablutions.” Je dis : “Combien étiez-vous ?” Il dit : “Si nous avions été cent mille, cela nous aurait suffi. Nous étions quinze cents (21).” » C’est ainsi que Muslim l’a rapporté d’après le hadith de Husayn, et tous deux (al-Bukhârî et Muslim) l’ont rapporté d’après le hadith d’al-A‘mash. Muslim a ajouté Shu‘bah, tous trois d’après Jâbir, d’après Sâlim ibn Jâbir. Dans la version d’al-A‘mash : « Nous étions quatorze cents. » L’imam Ahmad dit : « Yahyâ (ibn Hammâd) nous a raconté, Abû ‘Awânah nous a raconté d’après al-Aswad ibn Qays, d’après Shaqîq al-‘Abdî, que Jâbir ibn ‘Abd Allâh a dit : “Nous fîmes une expédition ou voyageâmes avec le Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – et nous étions alors un peu plus de deux cents. L’heure de la prière arriva, et le Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – dit : Y a-t-il parmi les gens de l’eau ? Un homme vint en courant avec une petite outre contenant un peu d’eau. Il dit : Le Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – la versa dans un gobelet. Il dit : Le Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – fit ses ablutions, les faisant parfaitement, puis se détourna et laissa le gobelet. Les gens se ruèrent sur le gobelet, se frottant et se frottant. Le Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – dit : Doucement ! quand il les entendit dire cela. Il dit : Le Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – posa sa paume dans l’eau, puis le Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – dit : Au nom d’Allâh. Puis il dit : Accomplissez parfaitement les ablutions. Jâbir dit : Par Celui qui m’a éprouvé par ma vue, j’ai vu les sources, les sources d’eau, ce jour-là, sortir d’entre les doigts du Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – et il ne les retira pas avant que tous eussent fait leurs ablutions (22).” » Cette chaîne de transmission est bonne, unique à Ahmad. Son apparent indique qu’il s’agit d’un autre récit différent de ce qui précède. Dans le Sahîh de Muslim, d’après Salamah ibn al-Akwa‘, qui a dit : « Nous arrivâmes à al-Hudaybiyah avec le Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – et nous étions quatorze cents ou plus, et il y avait cinquante têtes [de bétail] qui ne pouvaient les abreuver. Le Messager d’Allâh s’assit au bord du puits (rakîyah), soit il invoqua, soit il cracha dedans. Il dit : Il jaillit, et nous bûmes et puisâmes. » Dans le Sahîh d’al-Bukhârî, d’après le hadith d’al-Zuhrî, d’après ‘Urwah, d’après al-Miswar et Marwân ibn al-Hakam, dans le long hadith du traité d’al-Hudaybiyah : « Le Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – se détourna d’eux jusqu’à ce qu’il descendît à l’extrémité d’al-Hudaybiyah, près d’une petite mare (thamad) à l’eau rare, qu’on puisait goutte à goutte (yatabarraduhu tabarrudan) (23). Les gens ne tardèrent pas à l’épuiser (nazahûhu) (24). On se plaignit au Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – de la soif. Il retira une flèche de son carquois, puis leur ordonna de la mettre dedans. Par Allâh, elle ne cessa de jaillir pour eux en abondance jusqu’à ce qu’ils s’en éloignent. » Le hadith a déjà été donné en entier dans le traité d’al-Hudaybiyah, ce qui dispense de le répéter. Ibn Ishâq a rapporté d’après certains d’entre eux que celui qui descendit avec la flèche était Nâjiyah ibn Jundub, le conducteur des animaux sacrificiels (al-budn). Il dit : « Et on a dit : al-Barâ’ ibn ‘Âzib. » Puis Ibn Ishâq a donné la préférence au premier. **Un autre hadith d’Ibn ‘Abbâs à ce sujet** L’imam Ahmad dit : « Husayn al-Ashqar nous a raconté, Abû Kudaynah nous a raconté d’après ‘Atâ’, d’après Abû al-Duhâ, d’après Ibn ‘Abbâs : “Un matin, le Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – se leva alors qu’il n’y avait pas d’eau dans le camp. Un homme vint à lui et dit : Ô Messager d’Allâh, il n’y a pas d’eau dans le camp. Il dit : As-tu quelque chose ?” »

Il dit : « Oui. » Il dit : « Apporte-le-moi. » Il dit : On lui apporta un récipient contenant un peu d'eau. Il dit : Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) mit ses doigts dans l'ouverture du récipient et écarta ses doigts. Il dit : Alors des sources jaillirent d'entre ses doigts. Et il ordonna à Bilal 32 et dit : « Appelle les gens aux ablutions bénies 33. » Ce hadith est rapporté uniquement par Ahmad 34, et at-Tabarani 35 le rapporte d'après le hadith de 'Amir ash-Sha'bi 36 d'après Ibn 'Abbas 37 de manière similaire. Hadith de 'Abdullah ibn Mas'ud 38 à ce sujet. Al-Bukhari 39 dit : Muhammad ibn al-Muthanna 40 nous a rapporté, Abu Ahmad az-Zubayri 41 nous a rapporté, Isra'il 42 nous a rapporté d'après Mansur 43 d'après Ibrahim 44 d'après 'Alqama 45 d'après 'Abdullah 46 qui dit : Nous comptions les signes 47 comme une bénédiction, tandis que vous les comptez comme une intimidation. Nous étions avec le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) lors d'un voyage, et l'eau se fit rare. Il dit : « Cherchez un reste d'eau. » On apporta un récipient contenant un peu d'eau. Il mit sa main dans le récipient, puis dit : « Venez à la purification bénie, et la bénédiction vient d'Allah Puissant et Majestueux. » Il dit : J'ai vu l'eau jaillir d'entre les doigts du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue), et nous entendions la nourriture glorifier 48 Allah pendant qu'on la mangeait. At-Tirmidhi 49 le rapporte d'après Bundar 50 d'après Ibn Ahmad 51 et dit : « Bon et authentique. » Hadith de 'Imran ibn Husayn 52 à ce sujet. Al-Bukhari dit : Abu al-Walid 53 nous a rapporté, Muslim ibn Zayd 54 nous a rapporté, j'ai entendu Abu Raja' 55 dire : 'Imran ibn Husayn nous a rapporté qu'ils étaient avec le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) lors d'une marche. Ils voyagèrent de nuit jusqu'à l'aube, puis firent halte. Le sommeil les gagna jusqu'au lever du soleil. Le premier à se réveiller de son sommeil fut Abu Bakr 56. Il ne réveillait pas le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) de son sommeil jusqu'à ce qu'il se réveille. 'Umar 57 se réveilla, alors Abu Bakr s'assit à sa tête et se mit à dire le takbir 58 à voix haute jusqu'à ce que le Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) se réveille. Il descendit et pria avec nous la prière du matin 59. Un homme du groupe s'écarta et ne pria pas avec nous. Lorsqu'il eut terminé, il dit : « Ô untel, qu'est-ce qui t'empêche de prier avec nous ? » Il dit : « J'ai une impureté majeure 60. » Il lui ordonna de faire le tayammum 61 avec la terre pure, puis il pria. Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) me mit à l'avant de la caravane. Nous étions extrêmement assoiffés. Pendant que nous marchions avec le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue), voilà que nous rencontrâmes une femme laissant pendre ses jambes entre deux outres 62. Nous lui dîmes : « Où est l'eau ? » Elle dit : « Il n'y a pas d'eau. » Nous dîmes : « Quelle distance entre ta famille et l'eau ? » Elle dit : « Un jour et une nuit. » Nous dîmes : « Va trouver le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue). » Elle dit : « Qu'est-ce que le Messager d'Allah ? » Nous ne lui laissâmes pas le choix jusqu'à ce que nous l'amenions au Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue). Elle lui raconta la même chose qu'à nous, sauf qu'elle lui dit qu'elle était veuve avec des orphelins 63. Il ordonna de prendre ses deux outres, puis il frotta les ouvertures 64. Nous bûmes, assoiffés que nous étions, au nombre de quarante hommes, jusqu'à être rassasiés, et nous remplîmes chaque outre et chaque petite outre que nous avions, sans que nous abreuvions les chameaux, alors qu'elle était presque sur le point de déborder à cause du remplissage. Puis il dit : « Apportez ce que vous avez. » On rassembla pour elle des morceaux [de pain] et des dattes jusqu'à ce qu'elle arrive chez les siens. Elle dit : « J'ai rencontré un sorcier 65 parmi les gens, ou bien c'est un prophète comme ils le prétendent. » Allah guida ce clan par cette femme, et elle embrassa l'islam ainsi que les siens. Muslim 66 le rapporte de même d'après le hadith de Salm ibn Razin 67, et les deux [Bukhari et Muslim] le rapportent d'après le hadith de 'Awf al-A'rabi 68, tous deux d'après Raja' al-'Utaridi 69 - dont le nom est 'Imran ibn Taym 70 - d'après 'Imran ibn Husayn. Dans une de leurs versions, il lui dit : « Emporte ceci avec toi pour ta famille, et sache que nous n'avons rien pris de ton eau 71, mais c'est Allah qui nous a abreuvés. » Et dans cette version, lorsqu'il ouvrit les ouvertures, il mentionna le nom d'Allah Puissant et Majestueux. Hadith d'Abu Qatada 72 à ce sujet. L'imam Ahmad 73 dit : Yazid ibn Harun 74 nous a rapporté, Hammad ibn Salama 75 nous a rapporté d'après Thabit 76 d'après 'Abdullah ibn Rabah 77 d'après Abu Qatada qui dit : Nous étions avec le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) lors d'un voyage. Il dit : « Si vous n'atteignez pas l'eau demain, vous aurez soif. » Les plus rapides des gens partirent chercher l'eau, et je restai avec le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue). La monture du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) pencha, et le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) somnola. Je le soutins, et il se redressa. Puis il pencha de nouveau, et je le soutins, et il se redressa. Puis il pencha jusqu'à presque tomber de sa monture, et je le soutins. Il se réveilla et dit : « Qui est cet homme ? » Je dis : « Abu Qatada. » Il dit : « Depuis quand es-tu en route ? » Je dis : « Depuis la nuit dernière. » Il dit : « Qu'Allah te préserve comme tu as préservé Son Messager. » Puis il dit : « Si nous faisions halte ? » Il se dirigea vers un arbre et descendit. Il dit : « Regarde si tu vois quelqu'un. » Je dis : « Voici un cavalier, voici deux cavaliers », jusqu'à ce qu'ils fussent sept. Il dit : « Veillez sur notre prière. » Nous dormîmes, et rien ne nous réveilla sauf la chaleur du soleil. Nous nous réveillâmes, et le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) monta et partit, et nous partîmes un peu. Puis il descendit et dit : « Avez-vous de l'eau ? » Je dis : « Oui, j'ai une petite outre 78 contenant un peu d'eau. » Il dit : « Apporte-la. » Je la lui apportai. Il dit : « Touchez-en, touchez-en. » Les gens firent leurs ablutions, et il resta une gorgée. Il dit : « Garde-la, ô Abu Qatada, car elle aura une importance. » Puis Bilal fit l'appel à la prière 79, et ils prièrent les deux rak'as 80 avant l'aube, puis ils prièrent la prière de l'aube. Puis il monta et nous montâmes. Certains dirent à d'autres : « Nous avons négligé notre prière. » Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit : « Que dites-vous ? Si c'est une affaire de votre vie d'ici-bas, alors c'est votre affaire ; si c'est une affaire de votre religion, alors c'est à moi. » Nous dîmes : « Ô Messager d'Allah, nous avons négligé notre prière. » Il dit : « Il n'y a pas de négligence dans le sommeil ; la négligence est seulement dans l'état de veille. Quand cela arrive, priez-la et le lendemain à son heure. » Puis il dit : « Que pensez-vous des gens ? » Ils dirent : « Tu as dit hier : Si vous n'atteignez pas l'eau demain, vous aurez soif. Or les gens sont à l'eau. » Il dit : Quand le matin vint, les gens avaient perdu leur Prophète. Certains dirent à d'autres : « Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) est à l'eau. » Parmi les gens se trouvaient Abu Bakr et 'Umar. Ils dirent : « Ô gens, le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) n'allait pas vous devancer vers l'eau et vous laisser derrière. Si les gens obéissent à Abu Bakr et 'Umar, ils seront bien guidés. » Il le dit trois fois. Quand la chaleur de midi devint intense, le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) leur apparut. Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, nous périssons de soif, les cous sont coupés. » Il dit : « Il n'y a pas de perdition pour vous. » Puis il dit : « Ô Abu Qatada, apporte la petite outre. » Je la lui apportai. Il dit : « Dénoue pour moi mon récipient 81 » - c'est-à-dire sa coupe. Je la dénouai et la lui apportai. Il se mit à verser dedans et à abreuver les gens. Les gens se pressèrent autour de lui. Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit : « Ô gens, remplissez bien [vos récipients], car vous tous vous vous en retournerez rassasiés. » Les gens burent jusqu'à ce qu'il ne restât que moi et le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue). Il versa pour moi et dit : « Bois, ô Abu Qatada. » Je dis : « Bois toi-même, ô Messager d'Allah. » Il dit : « Celui qui abreuve les gens est le dernier d'entre eux. » Je bus, et il but après moi, et il resta dans la petite outre à peu près ce qu'elle contenait. Ce jour-là, ils étaient trois cents. 'Abdullah [ibn Rabah] dit : 'Imran ibn Husayn m'entendit alors que je racontais ce hadith dans la mosquée principale 82 et dit : « Qui est cet homme ? » Je dis : « Je suis 'Abdullah ibn Rabah al-Ansari 83. » Il dit : « Les gens connaissent mieux leur hadith. Regarde comment tu racontes, car je suis l'un des sept cette nuit-là. » Quand j'eus fini, il dit : « Je ne pensais pas que quelqu'un d'autre que moi ait retenu ce hadith. » Hammad ibn Salama dit : Humaid at-Tawil 84 nous a rapporté d'après Bakr ibn 'Abdullah al-Muzani 85 d'après 'Abdullah ibn Rabah d'après Abu Qatada al-Mawsili 86 d'après le Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) un récit similaire, avec en plus : Il dit :

Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) faisait une halte de nuit 87 et qu'il faisait encore nuit, il prenait comme oreiller sa main droite ; et lorsqu'il faisait une halte à l'aube, il posait sa tête sur sa paume droite et dressait son avant-bras. Muslim l'a rapporté d'après Shaybân ibn Farroukh, d'après Sulaymân ibn al-Mughîra, d'après Thâbit, d'après 'Abd Allah ibn Rabâh, d'après Abû Qatâda al-Hârith ibn Rib'î al-Ansârî, dans sa version longue. Et il l'a également extrait du hadith de Hammâd ibn Salama avec sa dernière chaîne de transmission. Un autre hadith d'Anas ressemble à celui-ci : Al-Bayhaqî a rapporté d'après le hadith du hâfiz Abû Ya'lâ al-Mawsilî : Shaybân nous a raconté : Sa'îd ibn Sulaymân al-Duba'î nous a raconté, d'après Anas ibn Mâlik, que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait équipé une armée contre les associateurs, parmi laquelle se trouvait Abû Bakr. Il leur dit : « Hâtez-vous dans la marche, car entre vous et les associateurs il y a une source d'eau. Si les associateurs vous devancent à cette eau, cela sera dur pour les gens, et vous souffrirez d'une soif intense, vous et vos montures. » Il dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) resta en arrière avec huit hommes, dont j'étais le neuvième. Il dit à ses compagnons : "Voulez-vous que nous fassions une halte 87 un peu, puis que nous rejoignions les gens ?" Ils dirent : "Oui, ô Messager d'Allah." Ils firent donc une halte, et rien ne les réveilla sinon la chaleur du soleil. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se réveilla, ainsi que ses compagnons. Il leur dit : "Avancez et satisfaitez vos besoins." Ils le firent, puis revinrent auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Il leur dit : "Quelqu'un parmi vous a-t-il de l'eau ?" Un homme parmi eux dit : "Ô Messager d'Allah, j'ai une petite outre 88 contenant un peu d'eau." Il dit : "On l'apporta." Il l'apporta donc. Le Prophète d'Allah (sur lui la paix et le salut) la prit, la frotta avec ses paumes, invoqua la bénédiction sur elle, et dit à ses compagnons : "Venez faire vos ablutions." Ils vinrent, et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se mit à verser sur eux jusqu'à ce qu'ils eurent tous fait leurs ablutions. Un homme parmi eux fit l'appel à la prière et l'iqâma 89, puis le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pria avec eux. Il dit au possesseur de la petite outre : "Prends soin de ta petite outre, car elle aura une importance." Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) monta en selle avant les gens et dit à ses compagnons : "Que pensez-vous que les gens aient fait ?" Ils dirent : "Allah et Son Messager savent mieux." Il leur dit : "Parmi eux se trouvent Abû Bakr et 'Umar, et les gens seront bien guidés." Les gens arrivèrent alors que les associateurs les avaient devancés à cette eau, ce qui fut dur pour les gens, et ils souffrirent d'une soif intense, eux, leurs montures et leurs bêtes. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : "Où est le possesseur de la petite outre ?" Ils dirent : "Le voici, ô Messager d'Allah." Il dit : "Apporte-moi ta petite outre." Il l'apporta, et il y avait un peu d'eau dedans. Il leur dit : "Venez boire." Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se mit à verser pour eux jusqu'à ce que tous les gens eurent bu, abreuvé leurs montures et leurs bêtes, et rempli ce qu'ils avaient comme outres, gourdes et outres à eau. Puis le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et ses compagnons se dirigèrent vers les associateurs. Allah envoya un vent qui frappa les visages des associateurs, Allah fit descendre Sa victoire, leur donna pouvoir sur leurs demeures, et ils leur infligèrent une grande tuerie, firent de nombreux prisonniers et ramenèrent un riche butin. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) revint, ainsi que les gens, sains et saufs. Un hadith similaire de Jâbir a déjà été mentionné plus haut, et il se trouve dans le Sahîh de Muslim. Nous avons également mentionné, dans l'expédition de Tabûk, ce que Muslim a rapporté par la voie de Mâlik, d'après Abû al-Zubayr, d'après Abû al-Tufayl, d'après Mu'âdh ibn Jabal. Il mentionna le hadith du regroupement des prières lors de l'expédition de Tabûk, jusqu'à ce qu'il dise : « Et il dit — c'est-à-dire le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) — : "Demain, si Allah le veut, vous arriverez à la source de Tabûk, et vous n'y arriverez qu'au milieu de la matinée. Que celui qui y arrive ne touche rien de son eau avant que je n'arrive." Il dit : "Nous y arrivâmes, et deux hommes nous avaient devancés ; la source était comme un lacet 90 suintant un peu d'eau. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) leur demanda : "Avez-vous touché à son eau ?" Ils dirent : "Oui." Il les réprimanda et leur dit ce qu'Allah voulut qu'il leur dise. Puis ils puisèrent de la source peu à peu jusqu'à ce que l'eau se rassemblât dans un récipient. Ensuite, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se lava le visage et les mains, puis la reversa dans la source, et la source se mit à couler abondamment. Les gens puisèrent, puis le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : "Ô Mu'âdh, si ta vie se prolonge, tu verras cet endroit rempli de jardins." » Nous avons mentionné, dans le chapitre des délégations, par la voie de 'Abd al-Rahmân ibn Ziyâd ibn An'um, d'après Ziyâd ibn al-Hârith al-Sudâ'î, dans le récit de sa délégation, un long hadith dans lequel il dit : « Nous dîmes : "Ô Messager d'Allah, nous avons un puits qui, en hiver, son eau nous suffit et nous nous rassemblons autour de lui ; mais en été, son eau diminue, et nous nous dispersons vers d'autres points d'eau autour de nous. Or nous avons embrassé l'islam, et tous ceux qui nous entourent sont des ennemis. Invoque Allah pour notre puits, afin que son eau nous suffise, que nous nous rassemblions autour de lui et ne nous dispersions pas." Il prit sept petits cailloux, les frotta dans sa main, invoqua sur eux, puis dit : "Allez avec ces cailloux ; quand vous arriverez au puits, jetez-les un par un en mentionnant Allah, le Puissant et Majestueux." Al-Sudâ'î dit : "Nous fîmes ce qu'il nous avait dit, et après cela, nous ne pûmes plus voir le fond du puits." » L'origine de ce hadith se trouve dans le Musnad 91, les Sunan d'Abû Dâwûd, d'al-Tirmidhî et d'Ibn Mâja. Quant au hadith dans sa version longue, il se trouve dans les Preuves de la Prophétie d'al-Bayhaqî (qu'Allah lui fasse miséricorde). Al-Bayhaqî a dit : Chapitre sur ce qui est apparu comme bénédiction dans le puits qui se trouvait à Qubâ' : Abû al-Hasan Muhammad ibn al-Husayn al-'Alawî nous a informés : Abû Hâmid ibn al-Sharqî nous a raconté : Ahmad ibn Hafs ibn 'Abd Allah nous a rapporté : mon père nous a raconté : Ibrâhîm ibn Tahmân nous a raconté, d'après Yahyâ ibn Sa'îd, qu'il lui a raconté qu'Anas ibn Mâlik vint les voir à Qubâ' et lui demanda au sujet d'un puits qui s'y trouvait. Il dit : « Je l'y conduisis. Il dit : "Ce puits était tel qu'un homme puisait avec son âne et l'épuisait. Puis le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) vint, ordonna qu'on apporte un seau 92, et on puisa. Soit il fit ses ablutions avec, soit il cracha dedans, puis il ordonna qu'on le reverse dans le puits." Il dit : "Depuis lors, il ne fut plus épuisé." Il dit : "Je le vis uriner, puis venir faire ses ablutions, essuyer son flanc, puis prier." » Abû Bakr al-Bazzâr a dit : Al-Walîd ibn 'Amr ibn Miskîn nous a raconté : Muhammad ibn 'Abd Allah ibn Muthannâ nous a raconté, d'après son père, d'après Thumâma, d'après Anas, qui a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) vint, et nous descendîmes. Nous l'abreuvâmes d'un puits qui nous appartenait, dans notre maison, appelé al-Nazûr à l'époque préislamique. Il cracha dedans, et depuis lors, il ne fut plus épuisé. » Puis il dit : « Nous ne savons pas que ceci soit rapporté autrement que par cette voie. » [Chapitre sur la multiplication des nourritures par lui (sur lui la paix et le salut)] Également, la multiplication du lait en diverses occasions : L'imam Ahmad a dit : Rawh nous a raconté : 'Umar ibn Dhar nous a raconté, d'après Mujâhid, qu'Abû Hurayra disait : « Par Allah, je m'appuyais le foie contre terre à cause de la faim, et je serrais une pierre sur mon ventre à cause de la faim. Un jour, je me postai sur leur chemin par lequel ils sortaient. Abû Bakr passa, et je l'interrogeai sur un verset du Livre d'Allah, le Puissant et Majestueux — je ne l'interrogeai que pour qu'il m'emmène avec lui — mais il ne le fit pas. 'Umar (qu'Allah l'agrée) passa, et je l'interrogeai sur un verset du Livre d'Allah — je ne l'interrogeai que pour qu'il m'emmène avec lui — mais il ne le fit pas. Puis Abû al-Qâsim (sur lui la paix et le salut) passa, et il reconnut ce qui était sur mon visage et dans mon âme. Il dit : "Abâ Hurayra !" Je répondis : "Me voici, ô Messager d'Allah." »

«Me voici, ô Messager d’Allah ! » Il dit : « Rejoins et demande la permission. » Je demandai donc la permission et il me la donna. Je trouvai du lait dans un vase. Il dit : « D’où vous vient ce lait ? » Ils dirent : « Un tel – ou la famille d’un tel – nous l’a offert. » Il dit : « Abā Huraïr ! » Je dis : « Me voici, ô Messager d’Allah ! » Il dit : « Va aux gens de la Ṣuffa (Ahl aṣ-Ṣuffa) et appelle-les pour moi. » Il dit : « Or les gens de la Ṣuffa étaient les hôtes de l’Islam ; ils n’avaient ni famille ni biens. Lorsque venait au Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – un cadeau, il en prenait et leur en envoyait ; et lorsque lui venait une aumône (ṣadaqa), il la leur envoyait et n’en prenait pas. » Il dit : « Cela m’attrista, car j’espérais obtenir une gorgée de lait pour me fortifier le reste de ma journée et de ma nuit. Je me dis : “Je suis le messager ; quand les gens viendront, je serai celui qui leur donnera.” Et je me dis : “Que me restera-t-il de ce lait ?” Mais il n’y avait pas d’autre choix que l’obéissance à Allah et à Son Messager. Je partis donc et les appelai. Ils vinrent, demandèrent la permission, et il la leur accorda. Ils prirent leurs places dans la maison. Puis il dit : “Abā Huraïr, prends et donne-leur.” Je pris le vase et me mis à leur donner. L’homme prenait le vase, buvait jusqu’à satiété, puis rendait le vase, jusqu’à ce que j’eusse fini avec le dernier d’entre eux. Je remis [le vase] au Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – ; il prit le vase, le posa dans sa main, et il y restait un reste. Puis il leva la tête, me regarda, sourit et dit : “Abā Huraïr !” Je dis : “Me voici, ô Messager d’Allah !” Il dit : “Il reste moi et toi.” Je dis : “Tu as dit vrai, ô Messager d’Allah.” Il dit : “Assieds-toi et bois.” Je m’assis donc et bus. Puis il me dit : “Bois !” Je bus. Il ne cessa de me dire : “Bois !” et je bus, jusqu’à ce que je disse : “Non, par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne trouve plus en moi de passage [pour le lait].” Il dit : “Passe-moi le vase.” Je lui rendis le vase, et il but du reste. » (35) Al-Bukhārī le rapporte d’après Abū Nu‘aym et d’après Muḥammad ibn Muqātil, d’après ‘Abd Allāh ibn al-Mubārak. At-Tirmidhī l’a également rapporté d’après ‘Abbād ibn Yūnus ibn Bukayr ; tous trois [le tiennent] de ‘Umar ibn Dharr. At-Tirmidhī dit : « Authentique (ṣaḥīḥ). » L’imām Aḥmad dit : « Abū Bakr ibn ‘Ayyāsh nous a raconté, [disant] : “Ḥaddathanī ‘an Dharr, d’après Ibn Mas‘ūd, qui a dit : ‘Je gardais les moutons de ‘Uqba ibn Abī Mu‘ayṭ. Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – passa près de moi avec Abū Bakr et dit : “Ô garçon, y a-t-il du lait ?” Je dis : “Oui, mais je suis dépositaire [de la confiance].” Il dit : “Y a-t-il une brebis que le bélier n’a pas couverte ?” Je lui apportai une brebis. Il frotta sa mamelle, et du lait en descendit. Il le traya dans un récipient, but et donna à boire à Abū Bakr. Puis il dit à la mamelle : “Rétracte-toi !” et elle se rétracta.’ » Il dit : « Puis, après cela, je vins à lui et dis : “Ô Messager d’Allah, enseigne-moi de cette parole.” Il dit : “Il frotta ma tête et dit : ‘Ô garçon, qu’Allah te fasse miséricorde ! Tu es savant et instruit (mu‘allam).’” » Al-Bayhaqī le rapporte d’après le ḥadīth d’Abū ‘Awāna, d’après ‘Āṣim, d’après Abū n-Najūd, d’après Dharr, d’après Ibn Mas‘ūd. Il y est dit : « Je lui apportai une chèvre d’un an (jadh‘a). Il la saisit entre ses jambes, puis se mit à frotter sa mamelle et à invoquer. Abū Bakr lui apporta une grande jatte (jafna). Il traya dedans, donna à boire à Abū Bakr, puis but. Puis il dit à la mamelle : “Rétracte-toi !” et elle se rétracta. Je dis : “Ô Messager d’Allah, enseigne-moi de cette parole.” Il frotta ma tête et dit : “Tu es un garçon instruit (mu‘allam).” J’appris de lui soixante-dix sourates, sans que personne ne me les dispute. » Il a été mentionné précédemment, dans [le récit] de l’Hégire, le ḥadīth d’Umm Ma‘bad et la traite par lui – la paix soit sur lui – de sa chèvre, qui était maigre et sans lait ; il but, lui et ses compagnons, et laissa chez elle un grand récipient de lait, jusqu’à ce que son mari vînt. Il a été mentionné précédemment, dans la mention de ceux qui le servaient parmi ses non-affranchis – sur lui la paix –, al-Miqdād ibn al-Aswad, lorsqu’il but le lait qui était venu au Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue –, puis se leva dans la nuit pour lui égorger une brebis, et trouva beaucoup de lait, et en traya de quoi remplir un très grand récipient – le ḥadīth. Abū Dāwūd aṭ-Ṭayālisī dit : « Zuhayr nous a raconté, d’après Abū Isḥāq, d’après Ibn Ḥubāb, qu’elle apporta au Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – une brebis. Il la saisit entre ses jambes et la traya. Il dit : “Apportez-moi le plus grand récipient que vous ayez.” Nous lui apportâmes une jatte (jafna) de pâte. Il traya dedans jusqu’à la remplir. Puis il dit : “Buvez, vous et vos voisins.” » [Ḥadīth de Nāfi‘] Al-Bayhaqī dit : « Abū l-Ḥusayn ibn Bishrān nous a informés à Bagdad, Ismā‘īl ibn Muḥammad aṣ-Ṣaffār nous a informés, Muḥammad ibn al-Faraj al-Azraq nous a raconté, ‘Iṣma ibn Sulaymān al-Kharrāz nous a raconté, Khalaf ibn Khalīfa nous a raconté, d’après Abū Hāshim ar-Rummānī, d’après Nāfi‘ – qui avait [l’honneur de] la compagnie –, qui a dit : “Nous étions avec le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – en voyage ; nous étions environ quatre cents. Nous descendîmes dans un endroit où il n’y avait pas d’eau. Cela pesa à ses compagnons, et ils dirent : ‘Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – sait mieux.’ Il dit : ‘Alors vint une petite brebis (shuwayha) cornue. Elle se tint devant le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue –. Il la traya, but jusqu’à satiété, et donna à boire à ses compagnons jusqu’à ce qu’ils fussent rassasiés. Puis il dit : “Ô Nāfi‘, garde-la cette nuit ; mais je ne pense pas que tu puisses la garder.” Il dit : “Je la pris, plantai pour elle un piquet, l’attachai avec une corde, puis me levai pendant la nuit. Je ne vis pas la brebis, mais je vis la corde jetée à terre. Je vins au Messager d’Allah et l’en informai avant qu’il ne m’interrogeât. Il dit : ‘Ô Nāfi‘, Celui qui l’a amenée l’a emportée.’” » Al-Bayhaqī dit : « Muḥammad ibn Sa‘d l’a rapporté d’après Khalaf ibn al-Walīd – Abū l-Walīd al-Azdī – d’après Khalaf ibn Khalīfa, d’après Abān. Ce ḥadīth est très étrange (gharīb jiddan), tant par sa chaîne de transmission (isnād) que par son texte (matn). » [Ḥadīth de Sa‘d, affranchi d’Abū Bakr] Puis al-Bayhaqī dit : « Abū Sa‘īd al-Mālīnī nous a informés, Abū Aḥmad ibn ‘Adī nous a informés, Ibn al-‘Abbās ibn Muḥammad ibn al-‘Abbās nous a informés, Aḥmad ibn Sa‘īd ibn Abī Maryam nous a raconté, Abū Ḥafṣ ar-Riyāḥī nous a raconté, ‘Āmir ibn Abī ‘Āmir al-Kharrāz nous a raconté, d’après son père, d’après al-Ḥasan, d’après Sa‘d – c’est-à-dire l’affranchi d’Abū Bakr –, qui a dit : “Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – dit : ‘Trait la chèvre pour moi.’” Il dit : “Or je savais qu’à cet endroit il n’y avait pas de chèvre.” Il dit : “Je vins, et voilà que la chèvre était pleine de lait (ḥāfil).” Il dit : “Je la trayai, gardai la chèvre et recommandai qu’on en prît soin.” Il dit : “Nous fûmes occupés par le départ, et elle disparut. Je dis : ‘Ô Messager d’Allah, j’ai perdu la chèvre.’ Il dit : ‘Elle a un Seigneur (rabb).’” Ce ḥadīth est également très étrange (gharīb jiddan), tant par sa chaîne de transmission (isnād) que par son texte (matn) ; et dans sa chaîne de transmission se trouve quelqu’un dont l’état n’est pas connu. Viendra le ḥadīth de la gazelle dans la section de ce qui concerne les miracles relatifs aux animaux. Multiplication par lui – sur lui la paix – du beurre clarifié (samn) pour Umm Sulaym Al-Ḥāfiẓ Abū Ya‘lā dit : « Shaybān nous a raconté, Muḥammad ibn Ziyāda al-Burjī nous a raconté, d’après Abū Ṭalāl, d’après Anas, d’après sa mère, qui a dit : “Elle avait une brebis. Elle recueillit de son beurre clarifié dans une outre (‘ukka) (37) et remplit l’outre. Puis elle l’envoya avec Rabība et dit : ‘Ô Rabība, apporte cette outre au Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – pour qu’il l’utilise comme condiment (ya’tadimu bihā).’ Rabība partit avec elle jusqu’à ce qu’elle vînt au Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – et dit : ‘Ô Messager d’Allah, voici une outre de beurre clarifié qu’Umm Sulaym t’a envoyée.’ Il dit : ‘Videz pour elle son outre.’ On vida l’outre, et elle lui fut rendue. Elle partit avec elle et arriva [chez elle] ; Umm Sulaym n’était pas à la maison. Elle suspendit l’outre à un piquet. Umm Sulaym vint et vit l’outre pleine à déborder (tumtali’u taqṭuru). Umm Sulaym dit : ‘Ô Rabība, ne t’ai-je pas ordonné d’aller avec elle au Messager d’Allah ?’ Elle dit : ‘Je l’ai fait. Si tu ne me crois pas, va et demande au Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue.’ Elle partit, accompagnée de Rabība, et dit : ‘Ô Messager d’Allah, j’ai envoyé avec elle une outre contenant du beurre clarifié.’ Il dit : ‘Je l’ai fait ; elle est venue.’ Elle dit : ‘Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité et la religion de la vérité, elle est pleine à déborder de beurre clarifié !’ Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – lui dit : ‘Ô Umm Sulaym, t’étonnes-tu qu’Allah t’ait nourrie comme tu as nourri Son Prophète ? Mange et donne à manger.’ Elle dit : ‘Je vins à la maison, je répartis [le beurre] dans un bol (qa‘b) qui était à nous, et ainsi de suite, et j’en laissai [dans l’outre] de quoi nous servir de condiment pendant un mois ou deux.’ » Un autre ḥadīth à ce sujet.

Al-Bayhaqi a dit : Al-Hakim nous a rapporté, al-Asamm nous a rapporté, Abbas al-Duri nous a rapporté, Ali ibn Bahr al-Qattan nous a rapporté, Khalaf ibn Khalifa nous a rapporté d'après Abu Hashim al-Rummani, d'après Yusuf ibn Khalid, d'après Aws ibn Khalid, d'après Umm Aws al-Bahziyya qui a dit : J'ai clarifié 93 du beurre clarifié pour moi, je l'ai mis dans une outre 94 et je l'ai offert au Messager d'Allah. Il l'a accepté, a laissé un peu dans l'outre, a soufflé dedans et a invoqué la bénédiction. Puis il a dit : « Rendez-lui son outre. » Ils la lui rendirent alors qu'elle était remplie de beurre clarifié. Elle dit : J'ai pensé que le Messager d'Allah ne l'avait pas acceptée, alors elle vint en criant et dit : « Ô Messager d'Allah, je l'ai clarifié pour toi afin que tu le manges. » Il sut alors que sa prière avait été exaucée et dit : « Allez et dites-lui de manger tout son beurre clarifié et d'invoquer la bénédiction. » Elle en mangea pendant le reste de la vie du Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), le califat d'Abou Bakr, le califat d'Omar et le califat d'Othman, jusqu'à ce qu'il se produise ce qui se produisit entre Ali et Muawiya. Un autre hadith : Al-Bayhaqi a rapporté d'après al-Hakim, d'après al-Asamm, d'après Ahmad ibn Abd al-Jabbar, d'après Yunus ibn Bukayr, d'après Abd al-A'la ibn al-Miswar al-Qurashi, d'après Muhammad ibn Amr ibn Ata', d'après Abou Hourayra qui a dit : Il y avait une femme de Daws appelée Umm Sharik. Elle s'est convertie à l'islam pendant Ramadan. Il mentionna le hadith sur son émigration et la compagnie de ce juif avec elle, et qu'elle eut soif mais il refusa de lui donner à boire jusqu'à ce qu'elle se convertisse au judaïsme. Elle s'endormit et vit en rêve quelqu'un qui lui donnait à boire ; elle se réveilla désaltérée. Quand elle vint auprès du Messager d'Allah, elle lui raconta l'histoire. Il la demanda en mariage pour lui-même, mais elle se jugea indigne de cela et dit : « Marie-moi plutôt à qui tu veux. » Il la maria à Zayd et ordonna qu'on lui donne trente sa' 95 et dit : « Mangez et ne mesurez pas. » Elle avait avec elle une outre de beurre clarifié en cadeau pour le Messager d'Allah. Elle ordonna à sa servante de la porter au Messager d'Allah. La servante la vida, et le Messager d'Allah lui ordonna, quand elle la rendrait, de la suspendre sans la fermer 96. Umm Sharik entra et la trouva pleine. Elle dit à la servante : « Ne t'avais-je pas ordonné d'aller avec elle chez le Messager d'Allah ? » Elle répondit : « Je l'ai fait. » Ils mentionnèrent cela au Messager d'Allah, qui leur ordonna de ne pas la fermer. Elle resta ainsi jusqu'à ce qu'Umm Sharik la ferme. Puis ils mesurèrent l'orge et le trouvèrent trente sa', sans qu'il en manque rien. Un autre hadith à ce sujet : L'imam Ahmad a dit : Hassan nous a rapporté, Ibn Lahi'a nous a rapporté, Abou al-Zubayr nous a rapporté d'après Jabir que Umm Malik al-Bahziyya avait l'habitude d'offrir au Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) du beurre clarifié dans une outre. Un jour, ses fils lui demandèrent de la nourriture d'accompagnement 97 alors qu'elle n'avait rien. Elle prit son outre qu'elle offrait au Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue). Il dit : « L'as-tu pressée ? » Elle dit : « Oui. » Il dit : « Si tu l'avais laissée, elle serait restée ainsi. » Puis l'imam Ahmad rapporta avec cette chaîne de transmission, d'après Jabir, que le Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) reçut un homme qui lui demanda de la nourriture ; il lui donna la moitié d'un wasq 98 d'orge. L'homme, sa femme et leur invité continuèrent à en manger jusqu'à ce qu'ils le mesurent. Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit : « Si vous ne l'aviez pas mesuré, vous en auriez mangé et il vous aurait suffi. » 99 Ces deux hadiths ont été rapportés par Muslim d'une autre voie, d'après Abou al-Zubayr, d'après Jabir. Mention de l'hospitalité d'Abou Talha al-Ansari envers le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) : Al-Bukhari a dit : Abd Allah ibn Yusuf nous a rapporté, et Malik nous a informé d'après Ishaq ibn Abd Allah ibn Abi Talha qu'il a entendu Anas ibn Malik dire : Abou Talha dit à Oumm Soulaym : « J'ai entendu la voix du Messager d'Allah faible, et j'y reconnais la faim. As-tu quelque chose ? » Elle dit : « Oui. » Elle sortit des galettes d'orge, puis sortit un voile, en enveloppa le pain avec une partie, le cacha sous mes vêtements et m'en couvrit avec une autre partie. Puis elle m'envoya vers le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue). Il dit : J'allai avec cela et trouvai le Messager d'Allah dans la mosquée avec des gens. Je me tins devant eux. Le Messager d'Allah me dit : « Abou Talha t'a envoyé ? » Je dis : « Oui. » Il dit : « Avec de la nourriture ? » Je dis : « Oui. » Alors le Messager d'Allah dit à ceux qui étaient avec lui : « Levez-vous. » Il partit et je marchai devant eux jusqu'à ce que j'arrive chez Abou Talha et l'informe. Abou Talha dit : « Ô Oumm Soulaym, le Messager d'Allah est venu avec les gens, et nous n'avons pas de quoi les nourrir. » Elle dit : « Allah et Son Messager savent mieux. » Abou Talha alla à la rencontre du Messager d'Allah. Le Messager d'Allah vint, accompagné d'Abou Talha. Le Messager d'Allah dit : « Apporte, ô Oumm Soulaym, ce que tu as. » Elle apporta ce pain. Le Messager d'Allah ordonna qu'on l'émiette. Oumm Soulaym pressa une outre [de beurre clarifié] et l'assaisonna. Puis le Messager d'Allah dit ce qu'Allah voulut qu'il dise, puis dit : « Permets à dix [personnes]. » Il leur permit, ils mangèrent jusqu'à satiété, puis sortirent. Puis il dit : « Permets à dix. » Il leur permit, ils mangèrent jusqu'à satiété, puis sortirent. Puis il dit : « Permets à dix. » Il leur permit, ils mangèrent jusqu'à satiété, puis sortirent. Puis il dit : « Permets à dix. » Tous les gens mangèrent, soixante-dix ou quatre-vingts hommes. 100 Al-Bukhari l'a rapporté à d'autres endroits de son Sahih, et Muslim l'a rapporté d'autres voies d'après Malik. Une autre voie d'après Anas ibn Malik (qu'Allah l'agrée) : Abou Ya'la a dit : Hudba ibn Khalid nous a rapporté, Moubarak ibn Fudala nous a rapporté, Bukayr et Thabit al-Bunani nous ont rapporté d'après Anas qu'Abou Talha vit le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) affamé. Il vint chez Oumm Soulaym et dit : « J'ai vu le Messager d'Allah affamé. As-tu quelque chose ? » Elle dit : « Nous n'avons qu'environ un mudd 101 de farine d'orge. » Il dit : « Pétris-la et prépare-la ; peut-être inviterons-nous le Messager d'Allah à manger chez nous. » Elle pétrit et fit cuire, et cela donna une galette. Il dit : « Ô Anas, invite le Messager d'Allah. » J'allai vers le Messager d'Allah, et avec lui il y avait des gens. Moubarak dit : Je pense qu'il dit : « Quatre-vingts et quelques. » Je dis : « Ô Messager d'Allah, Abou Talha t'invite. » Il dit à ses compagnons : « Répondez à l'invitation d'Abou Talha. » Je revins inquiet jusqu'à ce que je l'informe qu'il était venu avec ses compagnons. Bukayr dit : Il [Abou Talha] avança son pied. Thabit dit : Abou Talha dit : « Le Messager d'Allah sait mieux que moi ce qu'il y a dans ma maison. » Tous deux dirent d'après Anas : Abou Talha alla à sa rencontre et dit : « Ô Messager d'Allah, nous n'avons qu'une galette. Je t'ai vu affamé, alors j'ai ordonné à Oumm Soulaym de te préparer une galette. » Il dit : Il demanda la galette et un grand plat, la mit dedans et dit : « Y a-t-il du beurre clarifié ? » Abou Talha dit : « Il y avait quelque chose dans l'outre. » Il dit : Il l'apporta. Le Messager d'Allah et Abou Talha la pressèrent jusqu'à ce qu'il en sorte quelque chose. Le Messager d'Allah l'essuya avec son index, puis essuya la galette, qui gonfla. Il dit : « Au nom d'Allah. » La galette gonfla. Il ne cessa de faire ainsi et la galette gonflait jusqu'à ce que je voie la galette dans le plat se répandre. Il dit : « Appelle dix de mes compagnons. » J'en appelai dix. Le Messager d'Allah posa sa main au milieu de la galette et dit : « Mangez au nom d'Allah. » Ils mangèrent autour de la galette jusqu'à satiété. Puis il dit : « Appelle-moi dix autres. » J'en appelai dix autres. Il dit : « Mangez au nom d'Allah. » Ils mangèrent autour de la galette jusqu'à satiété. Il ne cessa d'appeler dix par dix, qui mangèrent de cette galette, jusqu'à ce qu'environ quatre-vingts hommes en aient mangé autour jusqu'à satiété, tandis que le milieu de la galette, là où le Messager d'Allah avait posé sa main, était tel qu'il était. Cette chaîne de transmission est selon les critères des auteurs des Sunan 102, mais ils ne l'ont pas rapportée. Allah sait mieux. Une autre voie d'après Anas ibn Malik.

L'imam Ahmad a dit : 'Abdullah ibn Numayr nous a rapporté, d'après Sa'd — c'est-à-dire Ibn Sa'id ibn Qays —, qui m'a informé qu'Anas ibn Malik a dit : Abou Talha m'a envoyé vers le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) pour l'inviter, alors qu'il avait préparé un repas pour lui. Je suis donc venu, et le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) était avec les gens. Il m'a regardé, j'ai eu honte et j'ai dit : « Réponds à l'appel d'Abou Talha. » Il a dit aux gens : « Levez-vous. » Abou Talha a dit : « Ô Messager d'Allah, je n'ai préparé cela que pour toi. » Le Messager d'Allah a touché la nourriture et a invoqué la bénédiction 103 sur elle, puis il a dit : « Fais entrer un groupe de mes compagnons, dix par dix. » Il a dit : « Mangez. » Ils ont mangé jusqu'à être rassasiés, puis sont sortis. Il a dit : « Fais entrer dix autres. » Ils ont mangé jusqu'à être rassasiés. Il n'a cessé de faire entrer dix et sortir dix jusqu'à ce qu'il ne reste personne qui ne soit entré et n'ait mangé jusqu'à être rassasié. Puis il a disposé la nourriture, et elle était comme elle était lorsqu'ils en avaient mangé 104. Muslim l'a rapporté d'après Abou Bakr ibn Abi Shayba et Muhammad ibn 'Abdullah ibn Numayr, tous deux d'après 'Abdullah ibn Numayr, et d'après Sa'id ibn Yahya al-Umawi d'après son père, tous deux d'après Sa'd ibn Sa'id ibn Qays al-Ansari. Autre voie : Muslim l'a rapporté dans le chapitre des aliments d'après 'Abd ibn Humayd, d'après Khalid ibn Makhlad, d'après Muhammad ibn Musa, d'après 'Abdullah ibn 'Abdullah ibn Abi Talha, d'après Anas, et il a mentionné quelque chose de similaire à ce qui précède. Abou Ya'la al-Mawsili l'a rapporté d'après Muhammad ibn 'Abbad al-Makki, d'après Hatim, d'après Mu'awiya ibn Abi Mardad, d'après 'Abdullah ibn 'Abdullah ibn Abi Talha, d'après son père, d'après Abou Talha, et il l'a mentionné. Et Allah sait mieux. Autre voie d'après Anas : L'imam Ahmad a dit : 'Ali ibn 'Asim nous a rapporté, d'après Husayn ibn 'Abd al-Rahman, d'après 'Abd al-Rahman ibn Abi Layla, d'après Anas ibn Malik, qui a dit : Abou Talha apporta deux mudd 105 d'orge, ordonna qu'on en fasse un repas, puis me dit : « Ô Anas, va trouver le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et invite-le, et tu sais ce que nous avons. » Je vins donc trouver le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) alors que ses compagnons étaient avec lui, et je dis : « Abou Talha t'invite à son repas. » Il se leva et dit aux gens : « Levez-vous. » Ils se levèrent. Je marchai devant lui jusqu'à ce que j'entre chez Abou Talha et l'informe. Il dit : « Tu nous as déshonorés. » Je dis : « Je n'ai pas pu refuser l'ordre du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). » Lorsque le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) arriva, il leur dit : « Asseyez-vous. » Il entra en dixième 106. Lorsqu'il entra, on apporta la nourriture. Il prit, mangea, et les gens mangèrent avec lui jusqu'à être rassasiés. Puis il leur dit : « Levez-vous, et que dix autres entrent à votre place. » Ainsi, tous les gens entrèrent et mangèrent. Je dis : « Combien étaient-ils ? » Il dit : « Ils étaient un peu plus de quatre-vingts. » Et il resta pour les gens de la maison de quoi les rassasier. Muslim l'a rapporté dans le chapitre des aliments d'après 'Amr al-Naqid, d'après 'Abdullah ibn Ja'far al-Raqqi, d'après 'Ubaydullah ibn 'Amr, d'après 'Abd al-Malik ibn 'Umayr, d'après 'Abd al-Rahman ibn Abi Layla, d'après Anas, qui a dit : Abou Talha ordonna à Oumm Soulaym : « Prépare pour le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) quelque chose à manger pour lui seul. » Et il mentionna quelque chose de similaire à ce qui précède. Autre voie d'après Anas : Abou Ya'la a dit : Shuja' ibn Makhlad nous a rapporté, d'après Wahb ibn Jarir, d'après son père, qui a entendu Jarir ibn Yazid raconter d'après 'Amr ibn 'Abdullah ibn Abi Talha, d'après Anas ibn Malik, qui a dit : Abou Talha vit le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dans la mosquée, couché sur le côté, se tournant et se retournant 107. Il vint trouver Oumm Soulaym et dit : « J'ai vu le Messager d'Allah couché dans la mosquée, se tournant et se retournant. » Oumm Soulaym fit cuire un pain. Puis Abou Talha me dit : « Va inviter le Messager d'Allah. » Je vins le trouver alors que ses compagnons étaient avec lui, et je dis : « Ô Messager d'Allah, Abou Talha t'invite. » Il se leva et dit : « Levez-vous. » Je courus vers Abou Talha et l'informai que le Messager d'Allah avait été suivi par ses compagnons. Abou Talha vint à sa rencontre et dit : « Ô Messager d'Allah, ce n'est qu'un pain. » Il dit : « Allah y mettra la bénédiction. » Le Messager d'Allah entra, et on apporta le pain dans un bol. Il dit : « Y a-t-il du beurre clarifié 108 ? » On apporta un peu de beurre clarifié. Il creusa le pain avec son doigt ainsi, le souleva, puis versa et dit : « Mangez d'entre mes doigts. » Les gens mangèrent jusqu'à être rassasiés. Puis il dit : « Fais entrer dix chez moi. » Ils mangèrent jusqu'à être rassasiés, jusqu'à ce que tous les gens mangent et soient rassasiés. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), Abou Talha, Oumm Soulaym et moi-même mangeâmes jusqu'à être rassasiés, et il resta un surplus que nous offrîmes à nos voisins. Muslim l'a rapporté dans le chapitre des aliments de son Sahih d'après al-Hasan al-Hulwani et d'après Wahb ibn Jarir ibn Hazim, d'après son oncle Jarir ibn Yazid, d'après 'Amr ibn 'Abdullah ibn Abi Talha, d'après Anas ibn Malik, et il mentionna quelque chose de similaire à ce qui précède. Autre voie d'après Anas : L'imam Ahmad a dit : Yunus ibn Muhammad nous a rapporté, d'après Hammad — c'est-à-dire Ibn Zayd —, d'après Hisham, d'après Muhammad — c'est-à-dire Ibn Sirin —, d'après Anas. Hammad a dit : Al-Ja'd l'a mentionné. Il a dit : Oumm Soulaym prit un demi-mudd d'orge, le moulut, puis prit une outre 109 dans laquelle il y avait un peu de beurre clarifié, et en fit une khatifa 110. Puis elle m'envoya vers le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Je vins le trouver alors qu'il était avec ses compagnons, et je dis : « Oumm Soulaym m'a envoyé vers toi pour t'inviter. » Il dit : « Moi et ceux qui sont avec moi ? » Je dis : « Oui. » Il se leva, ainsi que ceux qui étaient avec lui. J'entrai et dis à Abou Talha : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) est venu avec ceux qui sont avec lui. » Abou Talha sortit et marcha à côté du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Il dit : « Ô Messager d'Allah, ce n'est qu'une khatifa qu'Oumm Soulaym a préparée avec un demi-mudd d'orge. » Il entra, on l'apporta, il posa sa main dessus, puis dit : « Fais entrer dix. » Dix entrèrent et mangèrent jusqu'à être rassasiés. Puis dix autres entrèrent et mangèrent, puis dix autres, jusqu'à ce que quarante personnes en aient mangé, tous rassasiés. Il dit : « Et il en resta comme elle était. » Il dit : « Nous avons mangé. » Al-Bukhari l'a rapporté dans le chapitre des aliments d'après al-Salt ibn Muhammad, d'après Hammad ibn Zayd, d'après al-Ja'd Abu 'Uthman, d'après Anas. Et d'après Hisham ibn Muhammad, d'après Anas. Et d'après Sinan ibn Rabi'a, d'après Abu Rabi'a, d'après Anas, qu'Oumm Soulaym prit un mudd d'orge, le moulut grossièrement, en fit une khatifa, prit une outre dans laquelle il y avait un peu de beurre clarifié, le pressa, puis m'envoya vers le Messager d'Allah alors qu'il était avec ses compagnons — le hadith dans sa longueur. Abou Ya'la al-Mawsili l'a rapporté : 'Amr nous a rapporté d'après al-Dahhak, d'après mon père, qui a entendu Ash'ath al-Harrani dire : Muhammad ibn Sirin a dit : Anas ibn Malik m'a raconté qu'Abou Talha apprit qu'il n'y avait pas de nourriture chez le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Il alla donc se louer pour un sa' 111 d'orge, travailla ce jour-là, l'apporta et ordonna à Oumm Soulaym d'en faire une khatifa. Et il mentionna le hadith. Autre voie d'après Anas : L'imam Ahmad a dit : Yunus ibn Muhammad nous a rapporté, d'après Harb ibn Maymun, d'après al-Nadr ibn Anas, d'après Anas ibn Malik, qui a dit : Oumm Soulaym dit : « Va trouver le Prophète d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et dis : Si tu veux déjeuner chez nous, fais-le. » Je vins le trouver et lui transmis le message. Il dit : « Et ceux qui sont avec moi ? » Je dis : « Oui. » Il dit : « Levez-vous. » Je vins le trouver, entrai chez Oumm Soulaym, stupéfait par le nombre de ceux qui étaient venus avec le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Oumm Soulaym dit : « Qu'as-tu fait, ô Anas ? » Puis le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) entra sur ses pas et dit : « As-tu du beurre clarifié ? »

Elle dit : « Oui, il y avait chez moi une outre contenant un peu de graisse fondue. » Il dit : « Apporte-la. » Elle dit : « Je l’apportai, il dénoua son lien, puis dit : 'Au nom d’Allah, ô Allah, multiplie la bénédiction en elle.' » Il dit : « Il dit : 'Retourne-la.' Je la retournai, et le Prophète d’Allah (sur lui la paix et le salut) la pressa en prononçant le Nom 112. Je pris le jus d’un chaudron, et quatre-vingts hommes environ en mangèrent, et il en resta un surplus qu’il remit à Oumm Soulaym 113 en disant : 'Mange et donne à manger à tes voisins.' » (43) Muslim l’a rapporté dans le Livre des aliments, d’après Hajjâj ibn ach-Châ‘ir, d’après Yûnus ibn Muhammad al-Mu’addib. Autre voie : Abou l-Qâsim al-Baghawî dit : ‘Alî ibn al-Madînî nous a rapporté, d’après ‘Abd al-‘Azîz ibn Muhammad ad-Darâwardî, d’après ‘Amr ibn Yahyâ ibn ‘Umâra al-Mâzinî, d’après son père, d’après Anas ibn Mâlik, que sa mère Oumm Soulaym avait préparé du kharîr 114. Abou Talha 115 dit : « Va, mon fils, et appelle l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut). » Il dit : « Je vins à lui alors qu’il était au milieu des gens, et je dis : 'Mon père t’appelle.' Il dit : 'Il se leva et dit aux gens : « Partez. »' » Il dit : « Quand je le vis se lever avec les gens, je passai devant eux et vins à Abou Talha, et dis : 'Ô père, l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) est venu avec les gens.' » Il dit : « Abou Talha se tint à la porte et dit : 'Ô Envoyé d’Allah, ce n’était qu’une petite chose.' Il dit : 'Apporte-la, car Allah y mettra la bénédiction.' Il l’apporta, l’Envoyé d’Allah y mit sa main, invoqua Allah comme il voulut, puis dit : 'Fais entrer dix par dix.' Quatre-vingts d’entre eux vinrent, mangèrent et furent rassasiés. » Muslim l’a rapporté dans le Livre des aliments, d’après ‘Abd ibn Humayd, d’après al-Qa‘nabî, d’après ad-Darâwardî, d’après Yahyâ ibn ‘Umâra ibn Abî Hasan al-Ansârî al-Mâzinî, d’après son père, d’après Anas ibn Mâlik, de façon similaire à ce qui précède. Autre voie : Muslim l’a aussi rapporté dans le Livre des aliments, d’après Harmala, d’après Ibn Wahb, d’après Usâma ibn Zayd al-Laythî, d’après Ya‘qûb ibn ‘Abd Allâh ibn Abî Talha, d’après Anas, de façon similaire à ce qui précède. Al-Bayhaqî dit : « Dans certains récits de ces gens : 'Puis l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) mangea, les gens de la maison mangèrent, et ils laissèrent assez pour atteindre leurs voisins.' » Voilà des voies mutawâtir 116 d’après Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) attestant qu’il fut témoin de cela, malgré quelques divergences dans certains termes, mais le fond de l’histoire est sans conteste mutawâtir, comme tu vois. Louange et grâce à Allah. En effet, l’ont rapporté d’après Anas ibn Mâlik : Ishâq ibn ‘Abd Allâh ibn Abî Talha, Bakr ibn ‘Abd Allâh al-Muzanî, Thâbit ibn Aslam al-Bunânî, al-Ja‘d ibn ‘Uthmân, Sa‘d ibn Sa‘îd (frère de Yahyâ ibn Sa‘îd al-Ansârî), Sinân ibn Rabî‘a, ‘Abd Allâh ibn ‘Abd Allâh ibn Abî Talha, ‘Abd ar-Rahmân ibn Abî Laylâ, ‘Amr ibn ‘Abd Allâh ibn Abî Talha, Muhammad ibn Sîrîn, an-Nadr ibn Anas, Yahyâ ibn ‘Umâra ibn Abî Hasan, et Ya‘qûb ibn ‘Abd Allâh ibn Abî Talha. Il a déjà été mentionné, dans l’expédition du Khandaq 117, le hadith de Jâbir sur l’hospitalité qu’il offrit au Prophète (sur lui la paix et le salut) avec un sâ‘ 118 d’orge et une chevrette 119 (44). Il (sur lui la paix et le salut) invita tous les gens du Khandaq, qui étaient mille ou presque, et tous mangèrent de cette chevrette et de ce sâ‘ jusqu’à être rassasiés, et ils laissèrent la nourriture comme elle était. Nous l’avons déjà mentionné avec sa chaîne, son texte et ses voies. Louange et grâce à Allah. Parmi les choses étranges et merveilleuses, ce qu’a rapporté le hâfiz 120 Abou ‘Abd ar-Rahmân ibn Muhammad ibn al-Mundhir al-Harawî, connu sous le nom de Shukr, dans son livre Les Merveilles étranges, à propos de ce hadith. Il l’a rapporté avec sa chaîne et l’a cité en entier, et a mentionné à la fin une chose étrange. Il dit : Muhammad ibn ‘Alî ibn Tarkhân nous a rapporté, d’après Muhammad ibn Masrûr, d’après Hâshim ibn Hâshim, surnommé Abou Barza, à La Mecque, dans la Mosquée sacrée, d’après Abou Ka‘b al-Baddâh ibn Sahl al-Ansârî, l’un des habitants de Médine parmi ceux qui furent déplacés par Hârûn 121 à Bagdad – je l’ai entendu à al-Massîsa 122 – d’après son père Sahl ibn ‘Abd ar-Rahmân, d’après son père ‘Abd ar-Rahmân ibn Ka‘b, d’après son père Ka‘b ibn Mâlik, qui dit : « Jâbir ibn ‘Abd Allâh vint à l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) et reconnut sur son visage la faim. Il raconta qu’il retourna chez lui, égorgea une volaille qu’ils avaient, la cuisit, l’émietta dans un grand plat 123, et l’apporta à l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut). Celui-ci lui ordonna d’appeler les Ansâr 124 pour lui. Il les fit entrer par groupes, ils mangèrent tous, et il en resta autant qu’avant. L’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) leur ordonna de manger sans briser aucun os. Puis il rassembla les os au milieu du plat (45), posa sa main dessus, puis prononça des paroles que je n’entendais pas, mais je voyais ses lèvres bouger. Et voilà que la chèvre se leva, secouant ses oreilles. Il dit : 'Prends ta chèvre, ô Jâbir, qu’Allah te bénisse en elle.' Il dit : 'Je la pris et m’en allai, et elle me tirait par l’oreille jusqu’à ce que je l’amène à la maison. Ma femme me dit : « Qu’est-ce que cela, ô Jâbir ? » Je dis : « Par Allah, c’est notre chèvre que nous avons égorgée pour l’Envoyé d’Allah. Il a invoqué Allah et Il l’a ressuscitée pour nous. » Elle dit : « J’atteste qu’il est l’Envoyé d’Allah, j’atteste qu’il est l’Envoyé d’Allah, j’atteste qu’il est l’Envoyé d’Allah. » » Autre hadith d’Anas dans le même sens : Abou Ya‘lâ al-Mawsilî et al-Bâghandî dirent : Shaybân nous a rapporté, d’après Muhammad ibn ‘Îsâ al-Basrî – c’est l’homme de la nourriture – d’après Thâbit al-Bunânî, qui dit : « Je dis à Anas ibn Mâlik : 'Ô Anas, informe-moi de la chose la plus étonnante que tu aies vue.' Il dit : 'Oui, ô Thâbit. J’ai servi l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) pendant dix ans, et il ne m’a jamais reproché quoi que ce soit que j’aie mal fait. Lorsque le Prophète d’Allah (sur lui la paix et le salut) épousa Zaynab bint Jahsh, ma mère me dit : « Ô Anas, l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’est levé en tant que marié, et je ne sais s’il a un déjeuner. Apporte cette outre. » Je lui apportai l’outre et des dattes, et elle en fit du hayç 125. Elle dit : « Ô Anas, porte ceci au Prophète d’Allah et à son épouse. » Lorsque j’apportai à l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) un bol en pierre contenant ce hayç, il dit : « Laisse-le dans un coin de la maison, et appelle-moi Abou Bakr, ‘Umar, ‘Alî, ‘Uthmân et un groupe de ses Compagnons, puis appelle-moi les gens de la mosquée et ceux que tu verras dans la rue. » Il dit : « Je m’étonnais de la petitesse de la nourriture et du grand nombre de gens qu’il m’ordonnait d’appeler, mais je détestais lui désobéir, jusqu’à ce que la maison et la chambre soient remplies. Il dit : « Ô Anas, vois-tu quelqu’un ? » Je dis : « Non, ô Envoyé d’Allah. » Il dit : « Apporte ce bol. » J’apportai le bol et le plaçai devant lui. Il plongea trois doigts dans le bol, et les dattes se mirent à augmenter. Ils se mirent à manger et à sortir, jusqu’à ce qu’ils aient tous fini et qu’il reste dans le bol à peu près ce que j’avais apporté. Il dit : « Place-le devant Zaynab. » Je sortis et fermai sur eux une porte en branches de palmier. » Thâbit dit : « Nous dîmes : 'Ô Abou Hamza 126, combien estimes-tu ceux qui mangèrent de ce bol ?' Il dit : 'Je pense soixante et onze ou soixante-douze.' » Ce hadith est étrange de cette voie, et ils ne l’ont pas rapporté. Autre hadith d’Abou Hourayra à ce sujet : Ja‘far ibn Muhammad al-Firyâbî dit : ‘Uthmân ibn Abî Shayba nous a rapporté, d’après Hâtim ibn Ismâ‘îl, d’après Unays ibn Abî Yahyâ, d’après Ishâq ibn Sâlim, d’après Abou Hourayra, qui dit : « L’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) sortit et dit : 'Appelle-moi tes compagnons parmi les Gens de la Ṣuffa 127.' Je me mis à les appeler un par un, je les rassemblai, et nous vînmes à la porte de l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut). Nous demandâmes la permission, et il nous la donna. » Abou Hourayra dit : « On plaça devant nous un plat que je pense contenant environ un mudd 128 d’orge. » Il dit : « L’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) y posa sa main et dit : 'Mangez au nom d’Allah.' »

Nous avons mangé à notre faim, puis nous avons levé nos mains. Alors que le plat était posé, le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, il ne reste plus de nourriture dans la famille de Muhammad 129 que vous ne voyez. » On demanda à Abou Hourayra : « Quelle était la quantité du plat lorsque vous eûtes fini ? » Il répondit : « Il était comme lorsqu'il fut posé, à part les traces des doigts. » Et ce récit est différent du précédent récit des Gens de la Souffa 130 concernant leur consommation de lait, comme nous l'avons mentionné. Un autre hadith d'Abou Ayoub à ce sujet : Ja'far al-Firyabi dit : Abou Salama Yahya ibn Khalaf nous a rapporté, d'après Abd al-A'la, d'après Sa'id al-Jourayri, d'après Abou al-Ward, d'après Abou Muhammad al-Hadrami, d'après Abou Ayoub al-Ansari, qui a dit : « J'ai préparé pour le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et pour Abou Bakr une quantité de nourriture suffisante pour eux deux, puis je la leur ai apportée. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : “Va et invite-moi trente des notables des Ansar 131.” » Abou Ayoub dit : « Cela me fut pénible, car je n'avais rien de plus à ajouter. » Il dit : « Comme si je traînais, il dit : “Va et invite-moi trente des notables des Ansar.” Je les invitai donc, et ils vinrent. Il dit : “Mangez.” Ils mangèrent jusqu'à être rassasiés, puis ils témoignèrent qu'il était le Messager d'Allah, puis ils lui prêtèrent allégeance avant de sortir. Puis il dit : “Va et invite-moi soixante des notables des Ansar.” » Abou Ayoub dit : « Par Allah, j'étais plus à l'aise avec les soixante qu'avec les trente. » Il dit : « Je les invitai, et le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : “Asseyez-vous en cercle.” Ils mangèrent jusqu'à être rassasiés, puis ils témoignèrent qu'il était le Messager d'Allah et lui prêtèrent allégeance avant de sortir. Il dit : “Va et invite-moi quatre-vingt-dix des Ansar.” » Il dit : « J'étais plus à l'aise avec les quatre-vingt-dix et les soixante qu'avec les trente. » Il dit : « Je les invitai, et ils mangèrent jusqu'à être rassasiés, puis ils témoignèrent qu'il était le Messager d'Allah et lui prêtèrent allégeance avant de sortir. » Il dit : « Ainsi, cent quatre-vingts hommes, tous des Ansar, mangèrent de cette nourriture. » Ce hadith est très étrange par sa chaîne de transmission et son texte. Al-Bayhaqi l'a rapporté d'après Muhammad ibn Abi Bakr al-Mouqaddami, d'après Abd al-A'la. Un autre récit sur la multiplication de la nourriture dans la maison de Fatima : Al-Hafiz Abou Ya'la dit : Sahl ibn al-Hanzaliyya nous a rapporté, Abd Allah ibn Salih nous a rapporté, Ibn Lahi'a nous a rapporté d'après Muhammad ibn al-Munkadir, d'après Jabir, que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) resta plusieurs jours sans manger, au point que cela lui devint pénible. Il fit le tour des maisons de ses épouses, mais ne trouva rien chez aucune d'elles. Il vint chez Fatima et dit : « Ma fille, as-tu quelque chose à manger ? Car j'ai faim. » Elle répondit : « Non, par Allah, que mon père et ma mère te soient sacrifiés. » Lorsque le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) sortit de chez elle, une voisine lui envoya deux pains et un morceau de viande. Elle les prit, les mit dans un plat 132 et le couvrit, puis dit : « Par Allah, je préfère donner cela au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) plutôt qu'à moi-même et à ceux qui sont avec moi. » Or, ils avaient tous besoin d'un repas copieux. Elle envoya Hassan ou Hussein au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), qui revint chez elle. Elle lui dit : « Que mon père et ma mère te soient sacrifiés, Allah a apporté quelque chose que j'ai caché pour toi. » Il dit : « Apporte-le, ma fille. » Elle découvrit le plat, et voilà qu'il était rempli de pain et de viande. Quand elle le vit, elle fut stupéfaite et sut que c'était une bénédiction d'Allah. Elle loua Allah et pria sur Son Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), puis le présenta au Messager d'Allah. Quand il le vit, il loua Allah et dit : « D'où tiens-tu cela, ma fille ? » Elle répondit : « Ô père, cela vient d'Allah. En vérité, Allah accorde Sa subsistance à qui Il veut, sans compter. » Il loua Allah et dit : « Louange à Allah qui t'a faite, ma fille, semblable à la maîtresse des femmes des Enfants d'Israël 133. Car lorsqu'Allah lui accordait quelque chose et qu'on l'interrogeait à ce sujet, elle disait : “Cela vient d'Allah. En vérité, Allah accorde Sa subsistance à qui Il veut, sans compter.” » Alors le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) envoya chercher Ali, puis le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), Ali, Fatima, Hassan et Hussein mangèrent, ainsi que toutes les épouses du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et toute sa famille, jusqu'à ce qu'ils fussent rassasiés. Elle dit : « Et le plat resta tel quel. Elle en distribua le reste à tous ses voisins, et Allah y mit une bénédiction et un grand bien. » Ce hadith est également étrange par sa chaîne de transmission et son texte. Nous avons déjà mentionné au début de la mission prophétique, lors de la révélation de la parole d'Allah : « Et avertis les plus proches parmi les tiens » (Coran 26:214), le hadith de Rabi'a ibn Majid d'après Ali concernant son invitation (que la paix soit sur lui) des Banu Hashim 134 – ils étaient environ quarante – il leur présenta une nourriture d'un mudd 135, ils mangèrent jusqu'à être rassasiés et la laissèrent telle quelle, et il leur donna à boire d'une grande coupe 136 jusqu'à ce qu'ils fussent désaltérés et la laissèrent telle quelle, pendant trois jours consécutifs. Puis il les invita à Allah, comme cela a été mentionné. Un autre récit dans la maison du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : L'imam Ahmad dit : Ali ibn Asim nous a rapporté, Sulayman al-Taymi nous a rapporté d'après Abou al-Ala' ibn al-Shikhkhir, d'après Samoura ibn Jundab, qui a dit : « Alors que nous étions chez le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), on apporta un grand plat 137 contenant du tharid 138. Il mangea, et les gens mangèrent. Ils ne cessèrent de se le passer jusqu'à presque midi, des gens mangeaient puis se levaient, et d'autres venaient et se relayaient. » Un homme lui demanda : « Était-il rempli de nourriture ? » Il répondit : « Non, de la terre, à moins qu'il ne fût rempli du ciel. » Puis Ahmad le rapporta d'après Yazid ibn Haroun, d'après Sulayman, d'après Abou al-Ala', d'après Samoura, que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) reçut un grand plat contenant du tharid, et ils se le relayèrent jusqu'à midi, depuis le matin, des gens se levaient et d'autres s'asseyaient. Un homme lui demanda : « Était-il rempli ? » Il lui répondit : « De quoi t'étonnes-tu ? Il n'était rempli que de là », et il pointa vers le ciel. At-Tirmidhi et an-Nasa'i l'ont également rapporté d'après Mu'tamir ibn Sulayman, d'après son père, d'après Abou al-Ala' – dont le nom est Yazid ibn Abd Allah ibn al-Shikhkhir – d'après Samoura ibn Jundab. [Le récit du plat de la maison d'Abou Bakr] Peut-être est-ce le même récit mentionné dans le hadith de Samoura, et Allah sait mieux. Al-Bukhari dit : Moussa ibn Isma'il nous a rapporté, Mu'tamir nous a rapporté d'après son père, Abou Othman nous a rapporté que Abd al-Rahman ibn Abi Bakr (qu'Allah les agrée) lui a raconté : « Les Gens de la Souffa étaient des gens pauvres. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit un jour : “Que celui qui a de quoi nourrir deux personnes en emmène une troisième, et que celui qui a de quoi nourrir quatre personnes en emmène une cinquième ou une sixième”, ou quelque chose d'approchant. Abou Bakr vint avec trois personnes, et le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) partit avec dix, tandis qu'Abou Bakr en avait trois. » Il dit : « Il s'agit de moi, de mon père et de ma mère – je ne sais s'il a dit : ma femme et mon serviteur – de notre maison et de la maison d'Abou Bakr. Abou Bakr dîna chez le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), puis resta jusqu'à la prière du soir, puis revint et resta jusqu'à ce que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) eût dîné. Il arriva après qu'une partie de la nuit se fut écoulée, selon la volonté d'Allah. Sa femme lui dit : “Qu'est-ce qui t'a retenu loin de tes hôtes – ou de ton hôte ?” Il dit : “Ne leur as-tu pas donné à dîner ?” »

Elle dit : « Ils refusèrent jusqu'à ce que tu viennes. Ils leur avaient proposé 139, mais ils les vainquirent. Je partis donc et me cachai. Il dit : « Ô Ghunthar 140 ! » et il l'injuria et le maudit, et dit : « Mangez (dans une autre version : « sans plaisir ») », et il dit : « Je n'en mangerai jamais. Par Allah, nous ne prenions une bouchée sans que, du dessous, il n'en pousse davantage, jusqu'à ce qu'ils fussent rassasiés et que la nourriture devînt plus abondante qu'auparavant. » Abou Bakr regarda et voilà que c'était quelque chose, ou plus. Il dit à sa femme (dans une autre version : « Qu'est-ce que cela ? ») : « Ô sœur des Banu Firas 141 ! » Elle dit : « Non, par la fraîcheur de mes yeux 142, c'est maintenant trois fois plus qu'avant. » Abou Bakr en mangea et dit : « Ce n'était que le diable — faisant allusion à son serment — », puis il en mangea une bouchée, puis l'apporta au Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Elle resta chez lui. Or, il y avait un pacte entre nous et un peuple ; le terme arriva, et nous reconnûmes douze hommes, avec chacun des gens — Allah sait combien avec chaque homme — mais il envoya avec eux. » Il dit : « Ils en mangèrent tous », ou comme il dit. Et d'autres disent : « Nous nous séparâmes. » (49) Telle est sa formulation. Il l'a rapporté en d'autres endroits de son Sahih, et Muslim l'a rapporté de plusieurs voies d'après Abou 'Uthman 'Abd al-Rahman ibn Mall al-Nahdi, d'après 'Abd al-Rahman ibn Abi Bakr. Un autre hadith de 'Abd al-Rahman ibn Abi Bakr dans le même sens : L'imam Ahmad a dit : Hâzim nous a raconté, Mu'tamir ibn Sulayman nous a raconté d'après son père, d'après Abou 'Uthman, d'après 'Abd al-Rahman ibn Abi Bakr, qu'il a dit : « Nous étions avec le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) au nombre de cent trente. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Quelqu'un a-t-il de la nourriture ? » Or, un homme avait un sâ' 143 de nourriture ou quelque chose d'approchant. On pétrit la pâte. Puis vint un homme polythéiste, échevelé, long, conduisant un troupeau de moutons. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Est-ce une vente ou un don ? » ou dit-il : « Ou un cadeau ? » Il dit : « Non, une vente. » Il lui acheta une brebis, on l'apprêta, et le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ordonna de rôtir les abats 144. Il dit : « Par Allah, il n'y avait personne parmi les cent trente à qui le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) n'ait donné un morceau des abats : s'il était présent, il le lui donnait ; s'il était absent, il le mettait de côté pour lui. » Il dit : « On en fit deux grands plats. » Il dit : « Nous en mangeâmes tous, fûmes rassasiés, et il en resta dans les deux plats ; nous le mîmes sur le chameau », ou comme il dit. (50) Al-Bukhari et Muslim l'ont rapporté d'après le hadith de Mu'tamir ibn Sulayman. Un autre hadith sur la multiplication de la nourriture en voyage : L'imam Ahmad a dit : Fizâra ibn 'Umar nous a raconté, Fulayh nous a raconté d'après Suhayl ibn Abi Salih, d'après son père, d'après Abou Hourayra, qui a dit : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) partit pour une expédition où les musulmans manquèrent de provisions et eurent besoin de nourriture. Ils demandèrent au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) la permission d'égorger leurs chameaux, et il la leur accorda. 'Umar ibn al-Khattab (qu'Allah l'agrée) l'apprit, vint et dit : « Ô Messager d'Allah, leurs chameaux les portent et leur permettent d'atteindre leurs ennemis ; vont-ils les égorger ? Appelle plutôt les restes de provisions, invoque Allah sur elles pour la bénédiction. » Il dit : « Oui. » Il fit apporter les restes de provisions ; les gens apportèrent ce qui leur restait. Il les rassembla, puis invoqua Allah sur elles pour la bénédiction, et les appela avec leurs récipients ; ils les remplirent, et il resta un surplus abondant. Alors le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « J'atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allah et j'atteste que je suis Son serviteur et Son messager. Quiconque rencontre Allah avec ces deux attestations sans douter entrera au Paradis. » » De même, Ja'far al-Firyabi l'a rapporté d'après Abou Mus'ab al-Zuhri, d'après 'Abd al-'Aziz ibn Abi Hazim, d'après son père Suhayl. Muslim et al-Nasa'i l'ont rapporté tous deux d'après Abou Bakr ibn Abi al-Nadr, d'après son père, d'après 'Ubayd Allah al-Ashja'i, d'après Malik ibn Mighwal, d'après Talha ibn Musarrif, d'après Abou Salih, d'après Abou Hourayra. Al-Hafiz Abou Ya'la al-Mawsili a dit : Zuhayr nous a raconté, Abou Mu'awiya nous a raconté d'après al-A'mash, d'après Abou Salih Sa'id, ou d'après Abou Hourayra — al-A'mash douta — qui a dit : « Lors de l'expédition de Tabuk, les gens furent frappés par la famine. Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, si tu nous permettais d'égorger nos chamelles de bât 145, nous mangerions et nous oindrions 146 ? » Il dit : « Faites-le. » 'Umar vint et dit : « Ô Messager d'Allah, s'ils le font, les montures diminueront. Mais appelle-les avec le surplus de leurs provisions, puis invoque sur elles la bénédiction ; peut-être Allah mettra-t-Il la bénédiction là-dedans. » Le Messager d'Allah ordonna d'étendre une natte de cuir 147, et fit apporter le surplus de leurs provisions. Il dit : « Un homme venait avec une poignée de dattes, un autre avec un morceau de pain, jusqu'à ce qu'il s'amasse sur la natte une petite quantité de cela. Il invoqua sur elles la bénédiction, puis dit : « Prenez dans vos récipients. » Ils prirent dans leurs récipients, au point qu'il ne resta dans le camp aucun récipient qu'ils ne remplirent. Ils mangèrent jusqu'à être rassasiés, et il resta un surplus. Alors le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « J'atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allah et que je suis le Messager d'Allah. Nul serviteur ne rencontre Allah avec cela sans douter, que le Paradis ne lui soit interdit. » » Muslim l'a aussi rapporté d'après Sahl ibn 'Uthman et Abou Kurayb, tous deux d'après Abou Mu'awiya, d'après al-A'mash, d'après Abou Salih, d'après Abou Sa'id et Abou Hourayra, et il mentionna quelque chose de semblable. Un autre hadith sur cette histoire : L'imam Ahmad a dit : 'Ali ibn Ishaq nous a raconté, 'Abd Allah — c'est-à-dire Ibn al-Mubarak — nous a raconté, al-Awza'i nous a raconté, al-Muttalib ibn Hantab al-Makhzumi nous a raconté, 'Abd al-Rahman ibn Abi 'Amra al-Ansari m'a raconté, mon père m'a raconté : « Nous étions avec le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) lors d'une expédition... »


  1. minbar : Chaire de la mosquée, estrade sur laquelle le prédicateur s'assied ou se tient debout pour prononcer le sermon du vendredi.
  2. Qanāt : Nom d'un cours d'eau ou d'un canal à Médine.
  3. bayāḍ ibṭayhi : La blancheur de ses aisselles : expression indiquant que le Prophète levait les mains très haut en invoquant, au point que la peau claire de ses aisselles devenait visible.
  4. fatakashshaṭat : Elle se dissipa, se dégagea : le nuage se retira de Médine.
  5. ikliīl : Couronne : le nuage entourait Médine comme une couronne.
  6. fatakashshaṭat 'an al-Madīna : Elle se dissipa de Médine : même sens que note 4.
  7. isnād thulāthī : Chaîne de transmission ternaire : chaîne comportant seulement trois transmetteurs entre le rapporteur et le Prophète.
  8. al-Shaykhayn : Les deux cheikhs : al-Bukhârî et Muslim, les deux plus célèbres compilateurs de hadiths authentiques.
  9. ka al-zujāja : Comme du verre : expression décrivant un ciel clair et sans nuages.
  10. azālīhā : Ses seaux : métaphore pour les averses abondantes.
  11. mutawātir : Hadith rapporté par un nombre suffisant de chaînes de transmission à chaque niveau, rendant impossible une collusion pour mentir, et apportant une certitude.
  12. ba'īr yabsuṭ : Chamelle qui puisse s'étendre : expression signifiant une chamelle assez forte pour se coucher et se relever, donc en bonne santé.
  13. ṣabī yaṣṭabiḥ : Enfant qui puisse boire le matin : enfant qui a du lait à boire au petit-déjeuner.
  14. al-'adhrā' yadmā labānuhā : La vierge a le sein qui saigne : métaphore poétique pour une extrême sécheresse et pauvreté.
  15. alqat al-samā' bi-awrāqihā : Le ciel déversa ses feuilles : expression imagée pour une pluie torrentielle.
  16. ahl al-biṭāna : Les gens des bas quartiers : habitants des zones basses ou périphériques de Médine.
  17. musnintūn : Ils étaient en période de sécheresse et de disette, leurs terres étant stériles.
  18. kursī : Le Trône, symbole de la souveraineté divine, distinct du ʿArsh (Trône suprême).
  19. yaʾiṭṭu : Il grince ou émet un son, métaphore de la grandeur et de la majesté divines.
  20. yaḍḥaku : Allāh rit, attribut divin à prendre au sens qui convient à Sa majesté, sans anthropomorphisme.
  21. al-istisqāʾ : Prière spéciale pour demander la pluie en période de sécheresse.
  22. marābid : Séchoirs ou enclos où l'on entrepose les dattes pour les faire sécher.
  23. thaʿlab : Fente ou ouverture dans un mur ou une construction, ici du séchoir.
  24. Salʿ : Montagne située à Médine, près de la mosquée du Prophète.
  25. farth : Contenu de la panse du chameau, mélange d'herbes et d'eau, bu en dernier recours.
  26. al-ʿilhiz : Mélange de poils et de sang séché, consommé en période de famine extrême.
  27. istisqâ' : Prière pour demander la pluie, une pratique prophétique.
  28. mikhḍab : Récipient en pierre utilisé pour les ablutions.
  29. al-Zawrâ' : Lieu à Médine, près du marché.
  30. al-Hudaybiyya : Lieu près de La Mecque où eut lieu le traité éponyme en l'an 6 de l'Hégire.
  31. ‘uss : Grand bol en bois utilisé pour boire ou pour les ablutions.
  32. Bilāl : Compagnon du Prophète, premier muezzin de l'islam.
  33. al-wuḍūʾ al-mubārak : Les ablutions bénies, désignant l'eau miraculeuse.
  34. Aḥmad : Ahmad ibn Hanbal, fondateur de l'école hanbalite, auteur du Musnad.
  35. al-Ṭabarānī : Célèbre traditionniste, auteur des Mu'jams.
  36. ʿĀmir al-Shaʿbī : Célèbre successeur (tābiʿī) et juriste.
  37. Ibn ʿAbbās : Compagnon, cousin du Prophète, savant en exégèse coranique.
  38. ʿAbd Allāh ibn Masʿūd : Compagnon éminent, récitateur et juriste.
  39. al-Bukhārī : Auteur du Sahih al-Bukhari, recueil de hadiths le plus authentique.
  40. Muḥammad ibn al-Muthannā : Transmetteur de hadiths, surnommé al-Zaman.
  41. Abū Aḥmad al-Zubayrī : Transmetteur de hadiths, de Kufa.
  42. Isrāʾīl : Isra'il ibn Yunus, transmetteur de hadiths.
  43. Manṣūr : Mansur ibn al-Mu'tamir, transmetteur de hadiths.
  44. Ibrāhīm : Ibrahim al-Nakha'i, juriste et successeur.
  45. ʿAlqama : Alqama ibn Qays, successeur et juriste.
  46. ʿAbd Allāh : Ibn Mas'ud, le compagnon.
  47. al-āyāt : Signes ou miracles, ici les prodiges du Prophète.
  48. tasbīḥ : Glorification d'Allah, ici par la nourriture.
  49. al-Tirmidhī : Auteur du Jami' at-Tirmidhi, recueil de hadiths.
  50. Bundār : Surnom de Muhammad ibn Bashshar, transmetteur.
  51. Ibn Aḥmad : Probablement Ahmad ibn Hanbal ou son fils.
  52. ʿImrān ibn Ḥuṣayn : Compagnon, connu pour ses nombreux hadiths.
  53. Abū al-Walīd : Hisham ibn 'Abd al-Malik al-Tayalisi, transmetteur.
  54. Muslim ibn Zayd : Transmetteur de hadiths, père d'Abu Raja'.
  55. Abū Rajāʾ : Surnom de 'Imran ibn Taym, transmetteur.
  56. Abū Bakr : Premier calife de l'islam, compagnon éminent.
  57. ʿUmar : Second calife, compagnon éminent.
  58. takbīr : Dire 'Allahu Akbar' (Allah est le plus grand).
  59. ṣalāt al-ghadāt : Prière de l'aube (Fajr).
  60. janāba : Impureté majeure nécessitant les ablutions complètes (ghusl).
  61. tayammum : Ablution sèche avec de la terre pure en l'absence d'eau.
  62. mazādatān : Deux outres en cuir pour transporter l'eau.
  63. mūtima : Femme ayant perdu son mari et ayant des enfants orphelins.
  64. al-ʿazlāwayn : Les deux ouvertures ou anses des outres.
  65. sāḥir : Sorcier ou magicien, terme utilisé par la femme avant sa conversion.
  66. Muslim : Auteur du Sahih Muslim, recueil de hadiths authentique.
  67. Salm ibn Razīn : Transmetteur de hadiths.
  68. ʿAwf al-Aʿrābī : Awf ibn Abi Jamilah, transmetteur de hadiths.
  69. Rajāʾ al-ʿUṭāridī : Surnom de 'Imran ibn Taym, transmetteur.
  70. ʿImrān ibn Taym : Transmetteur de hadiths, aussi appelé Abu Raja'.
  71. lam narzaʾk : Nous n'avons rien pris de ton eau, nous ne t'avons pas privée.
  72. Abū Qatāda : Compagnon, nommé al-Harith ibn Rib'i.
  73. al-Imām Aḥmad : Ahmad ibn Hanbal.
  74. Yazīd ibn Hārūn : Transmetteur de hadiths, de Wasit.
  75. Ḥammād ibn Salama : Transmetteur de hadiths, de Basra.
  76. Thābit : Thabit al-Bunani, successeur et transmetteur.
  77. ʿAbd Allāh ibn Rabāḥ : Successeur, transmetteur de hadiths.
  78. mīḍaʾa : Petite outre ou récipient pour l'eau des ablutions.
  79. adhān : Appel à la prière.
  80. rakʿa : Unité de prière.
  81. ghumr : Récipient ou coupe, ici le gobelet du Prophète.
  82. al-masjid al-jāmiʿ : Mosquée principale ou mosquée du vendredi.
  83. al-Anṣārī : De la tribu des Ansar, les Médinois ayant accueilli le Prophète.
  84. Ḥumayd al-Ṭawīl : Transmetteur de hadiths, de Basra.
  85. Bakr ibn ʿAbd Allāh al-Muzanī : Successeur et transmetteur.
  86. Abū Qatāda al-Mawṣilī : Probablement une erreur, car Abu Qatada est un compagnon de Médine.
  87. ta'rîs : Faire une halte en cours de route, généralement pour se reposer ou dormir.
  88. mîda'a : Petite outre ou récipient en cuir pour l'eau, utilisée pour les ablutions.
  89. iqâma : Second appel à la prière, juste avant de commencer la prière en congrégation.
  90. shirâk : Lacet de sandale ; ici, métaphore pour désigner un filet d'eau très mince.
  91. Musnad : Recueil de hadiths classé par compagnons, notamment celui d'Ahmad ibn Hanbal.
  92. dhanûb : Seau utilisé pour puiser l'eau d'un puits.
  93. سَلَيْتُ : J'ai clarifié le beurre : action de faire fondre le beurre pour en séparer le petit-lait et obtenir du beurre clarifié (samn).
  94. عكة : Outre en cuir utilisée pour conserver le beurre clarifié ou d'autres liquides.
  95. صاع : Mesure de capacité équivalant à environ 2,5 à 3 kg de nourriture selon les écoles juridiques.
  96. لا تُوكِئَهَا : Ne la ferme pas : ne noue pas l'ouverture de l'outre, afin que la bénédiction puisse s'y manifester.
  97. الأدام : Accompagnement du pain, comme de la viande, du beurre, etc.
  98. وسق : Mesure de capacité équivalant à 60 sa', soit environ 150 à 180 kg.
  99. وَلَقَامَ لَكُمْ : Il vous aurait suffi : la nourriture aurait duré indéfiniment si vous ne l'aviez pas mesurée.
  100. سَبْعُونَ أَوْ ثَمَانُونَ رَجُلًا : Soixante-dix ou quatre-vingts hommes : nombre approximatif des convives.
  101. مد : Mesure de capacité équivalant à environ 0,5 à 0,75 litre, soit environ 500 à 750 g de farine.
  102. عَلَى شَرْطِ أَصْحَابِ السُّنَنِ : Selon les critères des auteurs des recueils de Sunan (Abou Dawud, al-Tirmidhi, al-Nasa'i, Ibn Majah) en termes de fiabilité des transmetteurs.
  103. baraka : Bénédiction divine, accroissement et bienfait spirituel et matériel.
  104. mithluha : Elle était comme elle était, signifiant que la nourriture n'avait pas diminué malgré le grand nombre de convives.
  105. mudd : Mesure de capacité équivalant à environ 0,5 litre, utilisée pour les céréales.
  106. ‘āshir ‘ashara : Il entra en dixième, c'est-à-dire qu'il était le dixième d'un groupe de dix.
  107. yataqallabu ẓahran li-baṭn : Se tournant et se retournant, signe de faim ou d'inconfort.
  108. samn : Beurre clarifié, matière grasse utilisée dans la cuisine arabe.
  109. ‘ukka : Outre en cuir pour conserver le beurre clarifié ou d'autres liquides.
  110. khaṭīfa : Plat à base de farine d'orge ou de blé mélangée à du beurre clarifié, cuit rapidement.
  111. ṣā‘ : Mesure de capacité équivalant à environ 2,5 litres, utilisée pour les céréales.
  112. tasmiya : Prononciation de la formule 'Bismillah' (Au nom d'Allah) et autres invocations.
  113. Umm Sulaym : Mère de Anas ibn Malik, une Compagne du Prophète.
  114. kharīr : Plat à base de farine et de graisse, souvent de la bouillie.
  115. Abū Ṭalḥa : Compagnon du Prophète, époux de Umm Sulaym.
  116. mutawātir : Hadith rapporté par un nombre suffisant de chaînes de transmission à chaque niveau, rendant son authenticité certaine.
  117. Khandaq : Bataille du Fossé (5 H.), où les musulmans creusèrent un fossé pour défendre Médine.
  118. ṣā‘ : Mesure de capacité équivalant à environ 2,5 kg de nourriture.
  119. ‘anāq : Jeune chèvre ou chevreau.
  120. ḥāfiẓ : Savant spécialiste de la mémorisation et de la critique des hadiths.
  121. Hārūn : Calife abbasside Hārūn ar-Rashīd (r. 786-809).
  122. al-Maṣṣīṣa : Ville de la région frontalière syro-anatolienne (aujourd'hui en Turquie).
  123. jafna : Grand plat creux utilisé pour servir la nourriture en groupe.
  124. Anṣār : Les 'Auxiliaires' musulmans de Médine qui accueillirent les émigrants de La Mecque.
  125. ḥays : Mélange de dattes, de beurre clarifié (samn) et de farine ou de fromage sec.
  126. Abū Ḥamza : Surnom (kunya) de Anas ibn Malik.
  127. Ahl aṣ-Ṣuffa : Les 'Gens du Banc', Compagnons pauvres qui vivaient dans la mosquée du Prophète.
  128. mudd : Mesure de capacité, environ 0,5 litre ou 500 g de grains.
  129. Āl Muḥammad : La famille de Muhammad, incluant ses descendants et ses proches.
  130. Ahl al-Ṣuffa : Les Gens de la Souffa, des compagnons pauvres qui vivaient sous un auvent (suffa) dans la mosquée de Médine.
  131. Anṣār : Les Ansar, les habitants de Médine qui ont accueilli et soutenu le Prophète Muhammad après l'Hégire.
  132. Jafna : Grand plat ou récipient utilisé pour servir la nourriture.
  133. Sayyidat nisā' Banī Isrā'īl : La maîtresse des femmes des Enfants d'Israël, faisant référence à Marie (Maryam), mère de Jésus.
  134. Banū Hāshim : Les Banu Hashim, le clan du Prophète Muhammad au sein de la tribu de Quraysh.
  135. Mudd : Unité de mesure de capacité, environ 0,5 litre, utilisée pour les céréales.
  136. ʿUss : Grande coupe ou récipient pour boire.
  137. Qaṣʿa : Grand plat creux, souvent utilisé pour servir le tharid.
  138. Tharīd : Plat de pain émietté trempé dans du bouillon de viande.
  139. عَرَضُوا عَلَيْهِمْ : Ils leur proposèrent (la nourriture) ; sous-entendu : ils leur offrirent de manger.
  140. غُنْثَر : Surnom péjoratif signifiant 'gros ventru' ou 'glouton'.
  141. بَنِي فِرَاس : Banu Firas : tribu arabe.
  142. قُرَّةِ عَيْنِي : Littéralement 'fraîcheur de mes yeux' ; expression signifiant 'ma joie, mon réconfort'.
  143. صَاع : Mesure de capacité pour les grains, équivalant à environ 2,5 kg.
  144. سَوَادِ الْبَطْن : Les abats, notamment le foie, la rate, etc.
  145. نَوَاضِح : Chamelles de bât utilisées pour porter l'eau.
  146. ادَّهَنَّا : S'oindre d'huile (pour se nourrir ou se soigner).
  147. نِطْع : Natte de cuir étendue par terre.

Le Livre des Preuves de la Prophétie [1]

Les gens furent frappés par une famine 1. Les gens demandèrent alors au Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — la permission d'égorger certaines de leurs montures, disant : « Dieu nous en fera parvenir [la subsistance] ». Quand 'Umar ibn al-Khattâb vit que le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — était sur le point de leur permettre d'égorger certaines de leurs montures, il dit : « Ô Messager de Dieu, comment ferons-nous demain quand nous rencontrerons l'ennemi affamés et à pied ? Mais si tu vois bon, ô Messager de Dieu, d'invoquer pour nous les restes de leurs provisions et de les rassembler, puis d'invoquer Dieu pour qu'Il y mette la bénédiction, car Dieu nous fera parvenir [la subsistance] par ton invocation, ou Il bénira pour nous ton invocation. » Le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — demanda alors les restes de leurs provisions. Les gens vinrent avec une poignée de nourriture et plus encore. Le plus généreux d'entre eux apporta un sâ' 2 de dattes. Le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — les rassembla, puis se leva et invoqua Dieu autant qu'Il voulut qu'Il invoque. Ensuite, il ordonna à l'armée d'apporter ses récipients et leur ordonna de puiser. Il ne resta dans l'armée aucun récipient qu'ils ne remplirent, et il en resta autant. Le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — rit alors jusqu'à ce que ses molaires 3 apparaissent et dit : « J'atteste qu'il n'y a de dieu que Dieu et j'atteste que je suis le Messager de Dieu. Ne rencontre Dieu aucun serviteur croyant en ces deux [attestations] sans que le Feu ne soit voilé de lui au Jour de la Résurrection. » An-Nasâ'î l'a rapporté d'après le hadith de 'Abdullah ibn al-Mubârak avec sa chaîne de transmission, de manière similaire à ce qui précède. Un autre hadith sur la multiplication de la nourriture en voyage Le hâfiz 4 Abû Bakr al-Bazzâr a dit : Ahmad ibn al-Mu'allâ al-Âdamî nous a rapporté, 'Abdullah ibn Rajâ' nous a rapporté, Sa'îd ibn Salama nous a rapporté, Abû Bakr — je pense qu'il est de la descendance de 'Umar ibn al-Khattâb — m'a rapporté d'après Ibrâhîm ibn 'Abd ar-Rahmân ibn Abî Rabî'a qu'il a entendu Abû Hunays al-Ghifârî dire qu'il était avec le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — lors de l'expédition de Tihâma. Lorsque nous fûmes à 'Usfân, ses Compagnons vinrent à lui et dirent : « Ô Messager de Dieu, la faim nous a épuisés ; permets-nous d'égorger nos montures pour les manger. » Il dit : « Oui. » 'Umar ibn al-Khattâb en fut informé et vint au Messager de Dieu et dit : « Ô Prophète de Dieu, qu'as-tu fait ? Tu as ordonné aux gens d'égorger les montures ; sur quoi monteront-ils ? » Il dit : « Que proposes-tu donc, ô Ibn al-Khattâb ? » Il dit : « Je propose que tu leur ordonnes d'apporter le surplus de leurs provisions, que tu les rassembles dans un vêtement, puis que tu invoques pour eux. » Il leur ordonna donc et ils rassemblèrent le surplus de leurs provisions dans un vêtement. Puis il invoqua pour eux, puis dit : « Apportez vos récipients. » Chaque homme remplit son récipient. Ensuite, il donna l'ordre de partir. Lorsqu'ils eurent dépassé [l'endroit], ils reçurent la pluie. Il descendit et ils descendirent avec lui et burent de l'eau du ciel. Trois hommes vinrent ; deux s'assirent avec le Messager de Dieu et l'autre s'en alla en tournant le dos. Le Messager de Dieu dit : « Ne vous informerai-je pas au sujet des trois hommes ? Quant à l'un, il eut honte de Dieu, et Dieu eut honte de lui ; quant à l'autre, il vint repentant, et Dieu accepta son repentir ; quant au dernier, il tourna le dos, et Dieu se détourna de lui. » Puis al-Bazzâr dit : « Nous ne connaissons pas Abû Hunays avoir rapporté autre chose que ce hadith avec cette chaîne de transmission. » Al-Bayhaqî l'a rapporté d'après al-Husayn ibn Bishrân, d'après Abû Bakr ash-Shâfi'î : Ishâq ibn al-Hasan al-Khurazî nous a rapporté, Abû Rajâ' nous a rapporté, Sa'îd ibn Salama nous a rapporté, Abû Bakr ibn 'Amr ibn 'Abd ar-Rahmân ibn 'Abdullah ibn 'Umar ibn al-Khattâb m'a rapporté d'après Ibrâhîm ibn 'Abd ar-Rahmân ibn 'Abdullah ibn Abî Rabî'a qu'il a entendu Abû Junays al-Ghifârî et il le mentionna. Un autre hadith de 'Umar ibn al-Khattâb sur cette histoire Le hâfiz Abû Ya'lâ a dit : Ibn Hishâm — Muhammad ibn Yazîd ar-Rifâ'î — nous a rapporté, Ibn Fudayl nous a rapporté, Yazîd — et il est Ibn Abî Ziyâd — nous a rapporté d'après 'Âsim ibn 'Ubaydullah ibn 'Âsim, d'après son père, d'après son grand-père 'Umar, qui a dit : « Nous étions avec le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — lors d'une expédition. Nous dîmes : 'Ô Messager de Dieu, l'ennemi est présent et ils sont rassasiés, tandis que les gens sont affamés.' Les Ansâr 5 dirent : 'Ne devrions-nous pas égorger nos chamelles porteuses d'eau pour en nourrir les gens ?' Le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : 'Que celui qui a un surplus de nourriture l'apporte.' Les hommes vinrent avec un mudd 6, un sâ', moins et plus. La totalité de ce qui se trouvait dans l'armée était d'environ vingt-trois sâ'. Le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — s'assit à côté [de la nourriture] et invoqua la bénédiction. Puis le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : 'Prenez, mais ne pillez pas.' Les hommes prirent dans leurs besaces, dans leurs outres et dans leurs récipients, au point que l'homme nouait la manche de sa chemise et la remplissait. Ils terminèrent [de prendre] et la nourriture était comme elle était. Puis le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : 'J'atteste qu'il n'y a de dieu que Dieu et que je suis le Messager de Dieu. Aucun serviteur sincère ne vient avec ces [attestations] sans que Dieu ne le préserve de la chaleur du Feu.' » Abû Ya'lâ l'a également rapporté d'après Ishâq ibn Ismâ'îl at-Tâlaqânî, d'après Jarîr, d'après Yazîd ibn Abî Ziyâd, et il le mentionna. Ce qui précède en est un témoin [de l'authenticité], comme il est en accord avec ce qui précède. Et Dieu sait mieux. Un autre hadith de Salama ibn al-Akwa' à ce sujet Le hâfiz Abû Ya'lâ a dit : Muhammad ibn Bashshâr nous a rapporté, Ya'qûb ibn Ishâq al-Hadramî al-Qârî' nous a rapporté, 'Ikrima ibn 'Ammâr nous a rapporté d'après Iyâs ibn Salama, d'après son père, qui a dit : « Nous étions avec le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — lors de l'expédition de Khaybar. Il nous ordonna de rassembler ce qui se trouvait dans nos provisions — c'est-à-dire des dattes. On étendit une natte 7 sur laquelle nous étalâmes nos provisions. » Il dit : « Je m'étirai 8 et me dressai, et je regardai et l'estimai comme la couche d'une brebis, alors que nous étions quatorze cents. » Il dit : « Nous mangeâmes, puis je me dressai de nouveau et regardai et l'estimai comme la couche d'une brebis. » Le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : « Y a-t-il de l'eau pour les ablutions ? » Il dit : « Un homme vint avec une goutte dans son outre. » Il dit : « Il la prit et la mit dans un gobelet. » Il dit : « Nous fîmes tous nos ablutions en la versant 9 abondamment, alors que nous étions quatorze cents. » Il dit : « Des gens vinrent et dirent : 'Ô Messager de Dieu, n'y a-t-il pas d'eau pour les ablutions ?' Il dit : 'Les ablutions sont terminées.' » Muslim l'a rapporté d'après Ahmad ibn Yûsuf as-Sulamî, d'après an-Nadr ibn Muhammad, d'après 'Ikrima ibn 'Ammâr, d'après Iyâs, d'après son père Salama, et il dit : « Nous mangeâmes jusqu'à être rassasiés, puis nous remplîmes nos outres. » Et il a été mentionné précédemment ce qu'a rapporté Ibn Ishâq à propos du creusement du fossé 10, lorsqu'il a dit : Sa'îd ibn Mînâ' m'a rapporté qu'il a été rapporté qu'une fille de Bashîr ibn Sa'd — la sœur d'an-Nu'mân ibn Bashîr — a dit : « Ma mère 'Amra bint Rawâha m'appela et me donna une jafna 11 de dattes dans mon vêtement, puis dit : 'Ma fille, va porter le déjeuner à ton père et à ton oncle 'Abdullah.' » Elle dit : « Je la pris et partis avec. Je passai par le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — alors que je cherchais mon père et mon oncle. Il dit : 'Approche, ma fille, qu'as-tu avec toi ?' Elle dit : 'Je dis : Ô Messager de Dieu, ce sont des dattes que ma mère m'a envoyées porter à mon père Bashîr ibn Sa'd et à mon oncle 'Abdullah ibn Rawâha pour leur déjeuner.' Il dit : 'Donne-les moi.' Elle dit : 'Je les versai dans les deux paumes du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — et elles ne les remplirent pas.' Puis il ordonna qu'on étende un vêtement pour lui, puis il invoqua [Dieu] pour les dattes et les jeta sur le vêtement. Puis il dit à un homme qui était auprès de lui : 'Crie parmi les gens du fossé : Venez au déjeuner !' Les gens du fossé se rassemblèrent autour de lui et se mirent à en manger, et cela augmentait jusqu'à ce que les gens du fossé eurent fini 12 et il en tombait encore des bords du vêtement. L'histoire de Jâbir et de la dette de son père et la multiplication des dattes par le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue.

Al-Bukhârî a dit dans Les Preuves de la Prophétie : Abû Nu‘aym nous a rapporté, Zakariyyâ nous a rapporté, ‘Âmir m’a rapporté, Jâbir m’a rapporté que son père mourut en laissant une dette. Je vins voir le Prophète 13 et dis : « Mon père a laissé une dette, et je n’ai que ce que produit son palmier ; mais ce qu’il produit pendant plusieurs années ne suffit pas à la couvrir. Viens avec moi pour que les créanciers ne m’importunent pas. » Il marcha autour d’une aire de dattes 14, puis invoqua [Dieu], puis autour d’une autre, puis s’assit dessus et dit : « Détachez-les 15. » Il les paya intégralement, et il resta autant qu’il leur avait donné 16. C’est ainsi qu’il l’a rapporté ici brièvement. Il l’a également rapporté par d’autres chaînes remontant à ‘Âmir ibn Sharâhîl ash-Sha‘bî, de Jâbir. Ce hadith a été rapporté par de nombreuses voies de Jâbir avec des formulations variées. Le résumé est que, par la bénédiction du Messager de Dieu 17 et sa prière pour lui, sa marche dans son jardin et son assise sur ses dattes, Dieu acquitta la dette de son père, qui avait été tué à Uhud. Jâbir n’espérait pas la rembourser cette année-là ni les suivantes ; pourtant, il lui resta plus de dattes qu’il n’avait espéré et souhaité. Louange et grâce à Dieu. L’histoire de Salmân (Sur la multiplication par le Prophète 17 d’un morceau d’or pour payer sa dette dans son contrat d’affranchissement 18.) L’imam Ahmad a dit : Ya‘qûb nous a rapporté, mon père nous a rapporté d’Ibn Ishâq, Yazîd ibn Abî Habîb – un homme de ‘Abd al-Qays – m’a rapporté de Salmân qui dit : Quand je dis : « Ô Messager de Dieu, où cela se situe-t-il par rapport à ce que je dois ? » Le Messager de Dieu 17 le prit, le retourna sur sa langue, puis dit : « Prends-le et paie-les avec. » Je le pris et leur payai leur dû : quarante uqiyya 19. Mention du sac d’Abû Hurayra et de ses dattes L’imam Ahmad a dit : Yûnus nous a rapporté, Hammâd – c’est-à-dire Ibn Zayd – nous a rapporté d’al-Muhâjir, d’Abu l-‘Âliya, d’Abû Hurayra qui dit : Un jour, j’apportai des dattes au Messager de Dieu 17 et dis : « Invoque Dieu pour qu’Il les bénisse. » Il les aligna devant lui, puis invoqua, et me dit : « Mets-les dans un sac 20 et plonge ta main [dedans], mais ne les répands pas. » Il dit : J’en transportai tant et tant de wasq 21 dans le sentier de Dieu, nous en mangions et en donnions à manger, et il ne quittait jamais ma taille. Quand ‘Uthmân 22 fut tué, il se détacha de ma taille et tomba 23. At-Tirmidhî l’a rapporté de ‘Imrân ibn Mûsâ al-Qazzâz al-Basrî, de Hammâd ibn Zayd, d’al-Muhâjir, d’Abî Makhlad, de Rufay‘ Abu l-‘Âliya, de lui. At-Tirmidhî a dit : « Hasan gharîb 24 par cette voie. » Autre voie de lui Le hâfiz 25 Abû Bakr al-Bayhaqî a dit : Abu l-FatH Hilâl ibn Muhammad ibn Ja‘far al-Haffâr nous a informés, al-Husayn ibn Yahyâ ibn ‘Abbâs al-Qattân nous a rapporté, Hafs ibn ‘Umar nous a rapporté, Sahl ibn Ziyâd Abû Ziyâd nous a rapporté, Ayyûb as-Sakhtiyânî nous a rapporté de Muhammad ibn Sîrîn, d’Abû Hurayra qui dit : Le Messager de Dieu 17 était en expédition et ils souffrirent d’une pénurie de nourriture. Il dit : « Ô Abû Hurayra, as-tu quelque chose ? » Je dis : « Un peu de dattes dans mon sac. » Il dit : « Apporte-le. » J’apportai le sac. Il dit : « Apporte une natte. » J’apportai la natte et l’étendis. Il plongea la main et saisit les dattes : il y en avait vingt et une. Il posa chaque datte en prononçant le nom de Dieu jusqu’à ce qu’il eût fini, puis il fit ainsi et les rassembla. Il dit : « Appelle untel et ses compagnons. » Ils mangèrent jusqu’à satiété et sortirent. Puis il dit : « Appelle untel et ses compagnons. » Ils mangèrent jusqu’à satiété et sortirent. Puis il dit : « Appelle untel et ses compagnons. » Ils mangèrent jusqu’à satiété et sortirent. Il en resta. Puis il me dit : « Assieds-toi. » Je m’assis, il mangea et je mangeai. Il dit : Il resta des dattes, je les remis dans le sac, et il me dit : « Ô Abû Hurayra, quand tu veux quelque chose, plonge ta main et prends, ne le renverse pas 26, car il se renverserait sur toi. » Il dit : Je ne voulais jamais de dattes sans plonger la main et en prendre cinquante wasq 21 dans le sentier de Dieu. Il dit : Il était suspendu derrière ma selle ; il tomba à l’époque de ‘Uthmân et disparut. Autre voie d’Abû Hurayra à ce sujet Al-Bayhaqî a rapporté par deux voies de Sahl ibn Aslam al-‘Adawî, de Yazîd ibn Abî Mansûr, de son père, d’Abû Hurayra qui dit : J’ai subi trois calamités en Islam, je n’en ai subi de pareilles : la mort du Messager de Dieu 17 – j’étais son compagnon –, le meurtre de ‘Uthmân, et le sac. Ils dirent : « Qu’est-ce que le sac, ô Abû Hurayra ? » Il dit : Nous étions avec le Messager de Dieu 17 en voyage. Il dit : « Ô Abû Hurayra, as-tu quelque chose ? » Je dis : « Des dattes dans un sac. » Il dit : « Apporte-les. » Je sortis des dattes et les lui apportai. Il les toucha et invoqua dessus, puis dit : « Appelle dix [personnes]. » J’appelai dix personnes, elles mangèrent jusqu’à satiété. Puis ainsi de suite jusqu’à ce que toute l’armée eût mangé, et il resta des dattes avec moi dans le sac. Il dit : « Ô Abû Hurayra, quand tu veux en prendre quelque chose, plonge ta main dedans et ne le renverse pas. » Il dit : J’en mangeai durant la vie du Prophète 17, j’en mangeai durant toute la vie d’Abû Bakr, j’en mangeai durant toute la vie de ‘Umar, j’en mangeai durant toute la vie de ‘Uthmân. Quand ‘Uthmân fut tué, ce que j’avais en main fut pillé, et le sac fut pillé. Ne vous dirai-je pas combien j’en ai mangé ? J’en ai mangé plus de deux cents wasq 21. Autre voie L’imam Ahmad a dit : Abû ‘Âmir nous a rapporté, Ismâ‘îl – c’est-à-dire Ibn Muslim – nous a rapporté d’Abu l-Mutawakkil, d’Abû Hurayra qui dit : Le Messager de Dieu 17 me donna des dattes ; je les mis dans un panier 27 que nous suspendîmes au plafond de la maison. Nous ne cessâmes d’en manger jusqu’à ce qu’à la fin, les gens du Shâm 28 les prirent lors de leur raid sur Médine. Ahmad est seul à le rapporter. Hadith d’al-‘Irbâd ibn Sâriya à ce sujet, rapporté par le hâfiz 25 Ibn ‘Asâkir dans sa notice biographique, par la voie de Muhammad ibn ‘Umar al-Wâqidî : Ibn Abî Sabra m’a rapporté de Mûsâ ibn Sa‘d, d’al-‘Irbâd qui dit : Je restais à la porte du Messager de Dieu 17 en ville et en voyage. Une nuit, alors que nous étions à Tabûk, ou nous étions allés pour un besoin, nous revînmes vers le Messager de Dieu 17 alors qu’il avait déjà dîné, ainsi que ceux qui étaient avec lui. Il dit : « Où étais-tu depuis la nuit ? » Je l’informai. Arrivèrent Ju‘âl ibn Surâqa et ‘Abdullâh ibn Mu‘qil al-Muzanî ; nous étions trois, tous affamés. Le Messager de Dieu 17 entra chez Umm Salama et chercha quelque chose à manger, mais ne trouva rien. Il appela Bilâl : « Y a-t-il quelque chose ? » Il prit une outre 29 et la secoua ; sept dattes s’assemblèrent. Il les mit dans un plat, posa sa main dessus, prononça le nom de Dieu et dit : « Mangez au nom de Dieu. » Nous mangeâmes. Je comptai cinquante-quatre dattes, toutes je les comptais et mettais leurs noyaux dans mon autre main ; mes deux compagnons faisaient de même. Chacun d’eux mangea cinquante dattes. Nous levâmes les mains, et voilà que les sept dattes étaient comme avant. Il dit : « Ô Bilâl, remets-les dans ton outre. » Le lendemain, il les mit dans le plat et dit : « Mangez au nom de Dieu. » Nous mangeâmes jusqu’à satiété, alors que nous étions dix. Puis nous levâmes les mains, et elles étaient toujours sept. Il dit : « Si je n’avais pas honte de mon Seigneur 30, j’aurais mangé de ces dattes jusqu’à ce que nous revenions tous à Médine. » Quand il revint à Médine, un jeune garçon de Médine arriva ; il lui donna les dattes, et le garçon s’en alla en les mâchant. Autre hadith Al-Bukhârî et Muslim ont rapporté d’après le hadith d’Abû Usâma, de Hishâm ibn ‘Urwa, de son père, de ‘Â’isha qui lui dit : Le Messager de Dieu 17 mourut alors qu’il n’y avait dans ma maison rien qu’un être vivant pût manger, sauf un demi-sâ‘ 31 d’orge sur une étagère. J’en mangeai jusqu’à ce que le temps me parût long ; je le mesurai et il s’épuisa. Autre hadith

Muslim a rapporté dans son Sahih, d'après Salama ibn Shabib, d'après al-Hasan ibn A'yan, d'après Ma'qil, d'après Abou al-Zoubayr, d'après Jabir : Un homme vint trouver le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) pour lui demander de quoi manger. Il lui donna la moitié d'un wasq 32 d'orge. L'homme, sa femme et leur invité continuèrent à en manger jusqu'à ce qu'il le mesure. Puis il vint trouver le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) qui dit : « Si tu ne l'avais pas mesuré, vous en auriez mangé et il vous aurait suffi pour toujours. » Et avec la même chaîne de transmission, d'après Jabir : Oumm Malik avait l'habitude d'offrir à l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) du beurre clarifié dans une outre 33. Ses fils venaient la voir et lui demandaient un condiment 34, mais elle n'avait rien. Elle se tournait alors vers l'outre dans laquelle elle avait offert le beurre à l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et y trouvait du beurre. Cela continua à lui fournir le condiment de sa maison jusqu'à ce qu'elle la presse 35. Elle vint trouver l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) qui dit : « L'as-tu pressée ? » Elle répondit : « Oui. » Il dit : « Si tu l'avais laissée, elle aurait continué à couler. » (8) L'imam Ahmad les a rapportés tous deux d'après Mousa, d'après Ibn Lahi'a, d'après Abou al-Zoubayr, d'après Jabir. Autre hadith : Al-Bayhaqi a dit : Abou Abd Allah al-Hafiz nous a informés, Abou Ja'far al-Baghdadi nous a informés, Yahya ibn Outhman ibn Salih nous a rapportés, Hassan ibn Abd Allah nous a rapportés, Ibn Lahi'a nous a rapportés, Younous ibn Yazid nous a rapportés, Ibn Ishaq nous a rapportés d'après Sa'id ibn al-Harith ibn Ikrima, d'après son grand-père Nawfal ibn al-Harith ibn Abd al-Mouttalib : Il demanda l'aide de l'Envoyé d'Allah pour se marier. Il lui fit épouser une femme. Il chercha quelque chose (comme dot) mais ne trouva rien. L'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) envoya Abou Rafi' et Abou Ayoub avec sa cotte de mailles 36 qu'ils mirent en gage chez un homme juif pour trente sa' 37 d'orge. L'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) les lui donna. Nawfal dit : Nous en avons mangé pendant six mois, puis nous l'avons mesuré et l'avons trouvé comme nous l'avions apporté. Nawfal dit : Je mentionnai cela à l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) qui dit : « Si tu ne l'avais pas mesuré, tu en aurais mangé tant que tu vivrais. » Autre hadith : Al-Hafiz al-Bayhaqi a dit dans les Preuves 38 : Abd Allah ibn Yousouf al-Asfahani nous a informés, Abou Sa'id ibn al-A'rabi nous a informés, Abbas ibn Muhammad al-Douri nous a rapportés, Ahmad ibn Abd Allah ibn Younous nous a rapportés, Abou Bakr ibn Ayyash nous a rapportés d'après Hicham (c'est-à-dire Ibn Hassan), d'après Ibn Sirin, d'après Abou Hourayra : Un homme vint chez les siens et vit leur besoin. Il sortit dans le désert. Sa femme dit : « Ô Allah, accorde-nous de quoi pétrir et cuire. » Et voilà que le plat 39 était plein de pâte levée, la meule 40 tournait, et le four 41 était plein de pain et de viande rôtie. L'homme revint et dit : « Avez-vous quelque chose ? » Elle dit : « Oui, la subsistance d'Allah. » Il souleva la meule et balaya ce qui l'entourait. On mentionna cela au Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) qui dit : « S'il l'avait laissée, elle aurait tourné jusqu'au Jour de la Résurrection. » Ali ibn Ahmad ibn Abdan nous a informés, Ahmad ibn Oubayd al-Saffar nous a informés, Abou Isma'il al-Tirmidhi nous a rapportés, Abou Salih Abd Allah ibn Salih nous a rapportés, al-Layth ibn Sa'd m'a rapporté d'après Sa'id ibn Abi Sa'id al-Maqbouri, d'après Abou Hourayra : Un homme des Ansar 42 était dans le besoin. Il sortit alors que sa famille n'avait rien. Sa femme dit : « Si je faisais tourner ma meule et mettais des branches de palmier dans mon four, mes voisins entendraient le bruit de la meule et verraient la fumée, et ils penseraient que nous avons de la nourriture et que nous ne sommes pas dans le besoin. » Elle se leva, alluma son four et s'assit à faire tourner la meule. Son mari arriva et entendit la meule. Elle se leva pour lui ouvrir la porte. Il dit : « Que moulais-tu ? » Elle le lui raconta. Ils entrèrent et voilà que leur meule tournait et déversait de la farine. Il ne resta aucun récipient dans la maison qui ne fût rempli. Puis elle sortit vers son four et le trouva plein de pain. Son mari vint et on mentionna cela au Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Il dit : « Qu'avez-vous fait de la meule ? » Il dit : « Je l'ai soulevée et secouée. » L'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Si vous l'aviez laissée, elle aurait continué pour vous tant que je vivrais » ou il dit « tant que vous vivriez ». Ce hadith est étrange par sa chaîne et son texte. Autre hadith : Malik a dit, d'après Souhayl ibn Abi Salih, d'après son père, d'après Abou Hourayra : Un hôte mécréant vint chez l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Il ordonna qu'on lui donne une brebis ; on la traita et il but son lait. Puis une autre, il but son lait. Puis une autre, il but son lait, jusqu'à ce qu'il ait bu le lait de sept brebis. Puis, le matin venu, il embrassa l'islam. Il vint trouver l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) qui ordonna qu'on lui donne une brebis ; on la traita et il but son lait. Puis il ordonna qu'on lui en donne une autre, mais il ne put la finir. L'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Le musulman boit dans un seul intestin, et le mécréant boit dans sept intestins. » Muslim l'a rapporté d'après Malik. Autre hadith : Al-Hafiz al-Bayhaqi a dit : Ali ibn Ahmad ibn Abdan nous a informés, Ahmad ibn Oubayd al-Saffar nous a informés, Muhammad ibn al-Fadl ibn Hatim m'a rapporté, al-Husayn ibn Abd al-Awwal nous a rapportés, Hafs ibn Ghiyath nous a rapportés, al-A'mash nous a rapportés d'après Abou Salih, d'après Abou Hourayra : Un bédouin vint en hôte chez le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). On chercha quelque chose pour lui, mais on ne trouva qu'un morceau de pain dans une niche 43. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) le divisa en morceaux, invoqua sur lui et dit : « Mange ! » Il mangea et il en resta. Il dit : « Ô Muhammad, tu es vraiment un homme vertueux ! » Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) lui dit : « Embrasse l'islam. » Il dit : « Tu es vraiment un homme vertueux ! » Puis al-Bayhaqi le rapporta d'après le hadith de Sahl ibn Outhman, d'après Hafs ibn Ghiyath, avec sa chaîne, de manière similaire. Autre hadith : Al-Hafiz al-Bayhaqi a dit : Abou Abd Allah al-Hafiz nous a informés, Abou Ali al-Husayn ibn Ali al-Hafiz nous a informés, il a dit : Parmi ce qu'a mentionné Abdan al-Ahwazi, Muhammad ibn Ziyad al-Burjumi nous a rapportés, Oubayd Allah ibn Mousa nous a rapportés d'après Mis'ar, d'après Zoubayd, d'après Murra, d'après Abd Allah ibn Mas'oud : Un hôte vint chez le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Il envoya chercher de la nourriture auprès de ses épouses, mais n'en trouva chez aucune. Il dit : « Ô Allah, je Te demande de Ta faveur et de Ta miséricorde, car nul ne les possède en dehors de Toi. » On lui offrit une brebis rôtie 44. Il dit : « Ceci est de la faveur d'Allah, et nous attendons la miséricorde. » Abou Ali a dit : Muhammad ibn Abdan al-Ahwazi me l'a rapporté d'après lui. Il a dit : Le correct est que Zoubayd l'a rapporté de manière interrompue 45. Muhammad ibn Abdan nous l'a rapporté, mon père nous l'a rapporté, al-Hasan ibn al-Harith al-Ahwazi nous a rapportés, Oubayd Allah ibn Mousa nous a rapportés d'après Mis'ar, d'après Zoubayd, et il l'a mentionné de manière interrompue. Autre hadith : Al-Bayhaqi a dit : Abou Abd al-Rahman al-Sulami nous a informés, Abou Omar ibn Hamdan nous a informés, al-Hasan ibn Soufyan nous a informés, Ishaq ibn Mansour nous a rapportés, Soulayman ibn Abd al-Rahman nous a rapportés, Amr ibn Bishr ibn al-Sarh nous a rapportés, al-Walid ibn Soulayman ibn Abi al-Sa'ib nous a rapportés, Wathila ibn al-Khattab nous a rapportés d'après son père, d'après son grand-père Wathila ibn al-Asqa' : Le Ramadan arriva alors que nous étions parmi les gens de la Suffa 46. Nous jeûnâmes. Quand nous rompions le jeûne, un homme des gens du serment 47 venait chercher chacun de nous et l'emmenait pour le dîner. Une nuit, personne ne vint nous chercher. Nous passâmes la matinée (à jeun). La nuit suivante, personne ne vint. Nous allâmes trouver l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et l'informâmes de notre situation. Il envoya demander à chacune de ses épouses si elle avait quelque chose. Il ne resta aucune d'entre elles sans envoyer dire qu'elle n'avait rien à manger chez elle pour la soirée. L'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) leur dit : « Rassemblez-vous. » Ils se rassemblèrent. Il invoqua et dit : « Ô Allah, je Te demande de Ta faveur et de Ta miséricorde, car elles sont entre Tes mains, nul ne les possède en dehors de Toi. » Aussitôt, quelqu'un demanda la permission d'entrer. Et voilà une brebis rôtie.

Et des pains 48, le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ordonna qu'ils soient placés devant nous, et nous mangeâmes jusqu'à satiété. Puis le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) nous dit : « J'ai demandé à Allah de Sa faveur et de Sa miséricorde ; ceci est Sa faveur, et Il nous a réservé auprès de Lui Sa miséricorde. » Hadith du bras 49 L'imam Ahmad dit : Ismaïl nous a rapporté, de Yahya ibn Ishaq, qui dit : un homme des Banu Ghifar m'a rapporté dans l'assemblée de Salim ibn Abdallah, qui dit : untel m'a rapporté que l'on apporta au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) de la nourriture composée de pain et de viande. Il dit : « Passe-moi le bras. » On lui passa un bras. Yahya dit : je ne sais que c'est ainsi. Puis il dit : « Passe-moi le bras. » On lui passa un bras, et il le mangea. Puis il dit : « Passe-moi le bras. » On dit : « Ô Messager d'Allah, il n'y a que deux bras. » Il dit : « Par ton père, si tu t'étais tu, je n'aurais cessé de m'en faire passer un bras chaque fois que j'en aurais demandé. » Salim dit : « Quant à ceci, non ; j'ai entendu Abdallah ibn Umar dire : le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Allah vous interdit de jurer par vos pères. » » C'est ainsi que la chaîne de transmission de ce hadith est parvenue, et il s'agit d'un rapport d'un inconnu 50 d'après un autre inconnu. Il a été rapporté par d'autres voies. L'imam Ahmad dit : Khalaf ibn al-Walid nous a rapporté, d'Abu Ja'far ar-Razi, de Shurahbil, d'Abu Rafi', l'affranchi du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), qui dit : on offrit en cadeau au Prophète un mouton, et il le mit dans la marmite. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) entra et dit : « Qu'est-ce que ceci, ô Abu Rafi' ? » Il dit : « Un mouton qui nous a été offert en cadeau, ô Messager d'Allah, et je l'ai cuit dans la marmite. » Il dit : « Passe-moi le bras, ô Abu Rafi'. » Je lui passai le bras. Puis il dit : « Passe-moi l'autre bras. » Je lui passai l'autre bras. Puis il dit : « Passe-moi l'autre bras. » Il dit : « Ô Messager d'Allah, le mouton n'a que deux bras. » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Si tu t'étais tu, tu m'aurais passé bras après bras tant que tu te serais tu. » Puis il demanda de l'eau, se rinça la bouche, lava le bout de ses doigts, puis se leva et pria. Puis il retourna auprès d'eux et trouva chez eux de la viande froide ; il en mangea, puis entra dans la mosquée et pria sans toucher à l'eau 51. Autre voie d'après Abu Rafi' L'imam Ahmad dit : Mu'ammal nous a rapporté, de Hammad, d'Abd ar-Rahman ibn Abi Rafi', de sa tante, d'Abu Rafi', qui dit : on prépara pour le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) un mouton rôti 52 et on le lui apporta. Il me dit : « Ô Abu Rafi', passe-moi le bras. » Je le lui passai. Puis il dit : « Ô Abu Rafi', passe-moi le bras. » Je le lui passai. Puis il dit : « Ô Abu Rafi', passe-moi le bras. » Je dis : « Ô Messager d'Allah, le mouton n'a-t-il que deux bras ? » Il dit : « Si tu t'étais tu, tu m'aurais passé de lui tout ce que j'aurais demandé. » Il dit : « Et le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) aimait le bras. » Je dis : et c'est pourquoi, lorsque les Juifs (que les malédictions d'Allah soient sur eux) l'apprirent à Khaybar, ils l'empoisonnèrent dans le bras de ce mouton que Zaynab la Juive avait apporté, et le bras l'informa du poison qu'il contenait, lorsqu'il en prit une bouchée, comme nous l'avons déjà exposé dans l'expédition de Khaybar en détail 53. Autre voie Le hafiz 54 Abu Ya'la dit : Abu Bakr ibn Abi Shayba nous a rapporté, de Zayd ibn al-Hubab, de Qa'id, l'affranchi d'Ubayd Allah ibn Abi Rafi', qui dit : j'apportai au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) le jour du Fossé 55 un mouton dans un panier. Il dit : « Ô Abu Rafi', passe-moi le bras. » Je le lui passai. Puis il dit : « Ô Abu Rafi', passe-moi le bras. » Je le lui passai. Puis il dit : « Ô Abu Rafi', passe-moi le bras. » Je dis : « Ô Messager d'Allah, le mouton n'a-t-il que deux bras ? » Il dit : « Si tu t'étais tu un moment, tu m'aurais passé ce que je t'aurais demandé. » Cette chaîne est interrompue 56. Abu Ya'la dit aussi : Muhammad ibn Abi Bakr al-Muqaddami nous a rapporté, de Fudayl ibn Sulayman, de Qa'id, l'affranchi d'Ubayd Allah, d'Ubayd Allah, que sa grand-mère Salma l'informa que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) envoya à Abu Rafi' un mouton, et cela le jour du Fossé, à ce que je sache. Abu Rafi' le rôtit sans pain, puis partit avec lui. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) le rencontra revenant du Fossé et dit : « Ô Abu Rafi', pose ce que tu as. » Il le posa. Puis il dit : « Ô Abu Rafi', passe-moi le bras. » Je le lui passai. Puis il dit : « Ô Abu Rafi', passe-moi le bras. » Je le lui passai. Puis il dit : « Ô Abu Rafi', passe-moi le bras. » Je dis : « Ô Messager d'Allah, le mouton a-t-il d'autres bras que les deux ? » Il dit : « Si tu t'étais tu, tu m'aurais passé tout ce que je t'aurais demandé. » Il a été rapporté par la voie d'Abu Hurayra. L'imam Ahmad dit : ad-Dahhak nous a rapporté, d'Ibn Ajlan, de son père, d'Abu Hurayra, qu'un mouton fut cuit et le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Donne-moi le bras. » Je le lui donnai. Puis il dit : « Donne-moi le bras. » Je le lui donnai. Puis il dit : « Donne-moi le bras. » Il dit : « Ô Messager d'Allah, le mouton n'a que deux bras. » Il dit : « Si tu l'avais cherché, tu l'aurais trouvé 57. » Un autre hadith L'imam Ahmad dit : Waki' nous a rapporté, de Dukayn ibn Sa'id al-Khath'ami, qui dit : nous vînmes au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) au nombre de quatre cent quarante, lui demandant de la nourriture. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit à Umar : « Lève-toi et donne-leur. » Il dit : « Ô Messager d'Allah, je n'ai que ce qui me suffit pour la saison chaude 58 et pour les enfants. » Waki' dit : al-qayz 59 dans la langue des Arabes signifie quatre mois. Il dit : « Lève-toi et donne-leur. » Il dit : « Ô Messager d'Allah, écoute et obéissance. » Il dit : Umar se leva et nous nous levâmes avec lui. Il monta avec nous dans une chambre haute qui lui appartenait, sortit la clé de son vêtement 60 et ouvrit la porte. Dukayn dit : et voilà que dans la chambre il y avait des dattes semblables à un jeune chameau couché 61. Il dit : « Faites comme vous voulez. » Il dit : chacun de nous prit ce dont il avait besoin, autant qu'il voulut. Puis il se retourna, et j'étais parmi les derniers, et il semblait que nous n'avions rien pris d'une datte 62. Puis Ahmad le rapporta d'après Muhammad et Ya'la Abu Ubayd, d'Isma'il ibn Abi Khalid, de Qays ibn Abi Hazim, de Dukayn. Et Abu Dawud le rapporta d'après Abd ar-Rahim ibn Mutarrif ar-Ruwasi, d'Isa ibn Yunus, d'Isma'il. Un autre hadith Ali ibn Abd al-Aziz dit : Abu Nu'aym nous a rapporté, de Hashraj ibn Nubata, d'Abu Nadra, d'Abu Raja', qui dit : le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) sortit jusqu'à entrer dans un jardin 63 appartenant à un certain Ansar 64. Il trouva le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) [et] le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Que me donneras-tu si j'arrose ton jardin ? » Il dit : « Je m'efforce de l'arroser mais je n'y parviens pas. » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) lui dit : « Me donneras-tu cent dattes que je choisirai parmi tes dattes ? » Il dit : « Oui. » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) prit le seau 65 et il ne tarda pas à l'arroser jusqu'à ce que l'homme dit : « Mon jardin est inondé ! » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) choisit parmi ses dattes cent dattes. Il dit : il mangea, lui et ses compagnons, jusqu'à satiété, puis il lui rendit les cent dattes comme il les avait prises. Ce hadith est étrange 66, rapporté par le hafiz Ibn Asakir dans les Preuves de la Prophétie 67 au début de son Histoire, avec sa chaîne de transmission d'après Ali ibn Abd al-Aziz al-Baghawi, comme nous l'avons rapporté. Et il a déjà été mentionné, dans le récit de la conversion de Salman le Perse 68, ce qu'il en fut des palmiers que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) planta de sa noble main pour Salman : aucun d'eux ne périt, mais tous réussirent, et ils étaient trois cents. Et ce qu'il en fut de la multiplication de l'or lorsqu'il le retourna sur sa langue noble jusqu'à ce que Salman eût acquitté ce qu'il devait des échéances de son contrat d'affranchissement 69 et qu'il fût affranchi, qu'Allah l'agrée et le satisfasse. Chapitre de la soumission des arbres au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)

Le hadith rapporté par Muslim, d'après Hâtim ibn Ismâ‘îl, d'après Abû Ḥarza Ya‘qûb ibn Mujâhid, d'après ‘Ubâda ibn al-Walîd ibn ‘Ubâda, d'après Jâbir ibn ‘Abd Allâh, a déjà été mentionné. Il a dit : « Nous marchions avec le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) jusqu'à ce que nous descendions dans une large vallée. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) alla satisfaire un besoin 70. Je le suivis avec une outre d'eau. Il regarda mais ne vit rien pour se cacher. Or, il y avait deux arbres sur la rive de la vallée. Il se dirigea vers l'un d'eux, saisit une de ses branches et dit : “Plie-toi sur moi, par la permission d'Allah.” L'arbre se plia avec lui, tel un chameau au nez perforé 71 qui obéit à son meneur, jusqu'à ce qu'il atteigne l'autre arbre. Il saisit une de ses branches et dit : “Plie-toi sur moi, par la permission d'Allah.” L'arbre se plia avec lui, tel un chameau au nez perforé qui obéit à son meneur. Lorsqu'il fut au milieu entre les deux, il les rapprocha – c'est-à-dire les réunit – et dit : “Joignez-vous sur moi, par la permission d'Allah.” Ils se joignirent. » Jâbir dit : « Je sortis en courant, craignant qu'il ne sente ma proximité et ne s'éloigne. Je m'assis en parlant à moi-même. Soudain, je jetai un coup d'œil et voilà le Messager d'Allah qui revenait, et les deux arbres s'étaient séparés, chacun se tenant sur son tronc. Je vis le Messager d'Allah s'arrêter un instant et tourner la tête à droite et à gauche. » Il mentionna la suite du hadith concernant l'histoire de l'eau et l'histoire du poisson que la mer avait rejeté, comme cela a été mentionné précédemment. À Allah la louange et la grâce. Un autre hadith : Al-Imâm Aḥmad a dit : Abû Mu‘âwiya nous a rapporté, d'après al-A‘mash, d'après Abû Sufyân – qui est Ṭalḥa ibn Nâfi‘ –, d'après Anas, qui a dit : « Jibrîl vint un jour au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) alors qu'il était assis, triste, le visage maculé du sang de ceux des gens de la Mecque qui l'avaient frappé. Il lui dit : “Qu'as-tu ?” Il répondit : “Ces gens m'ont fait ceci et cela.” Jibrîl lui dit : “Veux-tu que je te montre un signe 72 ?” Il dit : “Oui.” Il regarda un arbre au-delà de la vallée et dit : “Appelle cet arbre.” Il l'appela, et l'arbre vint en marchant jusqu'à se tenir devant lui. Il dit : “Ordonne-lui de retourner.” Il le lui ordonna et il retourna à sa place. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit alors : “Cela me suffit.” » 73 Cette chaîne de transmission est conforme aux conditions de Muslim, mais seul Ibn Mâjah l'a rapporté d'après Muḥammad ibn Ṭarîf, d'après Abû Mu‘âwiya. Un autre hadith : Al-Bayhaqî a rapporté d'après Ḥammâd ibn Salama, d'après ‘Alî ibn Zayd, d'après Abû Râfi‘, d'après ‘Umar ibn al-Khaṭṭâb, que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) se trouvait à al-Ḥajûn 74, affligé par les persécutions des associateurs 75. Il dit : « Ô Allah, montre-moi aujourd'hui un signe après lequel je ne me soucierai plus de qui me dément. » Il reçut l'ordre d'appeler un arbre du côté de la colline de Médine. L'arbre vint en fendant la terre jusqu'à arriver à lui. Puis il lui ordonna de retourner à sa place. Il dit alors : « Je ne me soucie plus de qui me dément parmi mon peuple. » Puis al-Bayhaqî dit : « Al-Ḥâkim et Abû Sa‘îd ibn ‘Amr nous ont rapporté, d'après al-Aṣamm, d'après Aḥmad ibn ‘Abd al-Jabbâr, d'après Yûnus ibn Bukayr, d'après Mubârak ibn Faḍâla, d'après al-Ḥasan, qui a dit : “Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) sortit vers l'un des ravins de la Mecque, accablé par la tristesse qu'Allah voulait, à cause du démenti de son peuple. Il dit : ‘Seigneur, montre-moi ce qui me rassurera et dissipera cette tristesse.’ Allah lui révéla : ‘Appelle à toi la branche de cet arbre que tu veux.’ Il appela une branche, qui se détacha de sa place, puis fendit la terre jusqu'à venir au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Le Messager d'Allah lui dit : ‘Retourne à ta place.’ Elle retourna. Le Messager d'Allah loua Allah et son âme s'apaisa. Les associateurs avaient dit : ‘Tu surpasses ton père et tes ancêtres, ô Muḥammad.’ Alors Allah révéla : ‘Dis : “Ordonnez-vous donc d'adorer autre qu'Allah, ô ignorants ?”’ 76 (Coran 39:64) et les versets suivants.” Al-Bayhaqî dit : “Ce hadith mursal 77 est corroboré par ce qui précède.” » Un autre hadith : Al-Imâm Aḥmad a dit : Abû Mu‘âwiya nous a rapporté, d'après al-A‘mash, d'après Abû Ẓibyân – qui est Ḥuṣayn ibn Jundub –, d'après Ibn ‘Abbâs, qui a dit : « Un homme des Banû ‘Âmir vint au Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et dit : “Ô Messager d'Allah, montre-moi le sceau 78 qui est entre tes omoplates, car je suis le plus savant des hommes en médecine.” Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) lui dit : “Ne veux-tu pas que je te montre un signe ?” Il dit : “Si.” Il regarda un palmier et dit : “Appelle cette régimbe 79.” Il l'appela, et elle vint en sautillant devant lui. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) lui dit : “Retourne.” Elle retourna à sa place. Le ‘Âmirî dit alors : “Ô famille des Banû ‘Âmir, je n'ai jamais vu aujourd'hui homme plus magicien que celui-ci.” » 80 C'est ainsi que l'a rapporté al-Imâm Aḥmad. Al-Bayhaqî l'a également rapporté avec une chaîne continue, par la voie de Muḥammad ibn Abî ‘Ubayda, d'après son père, d'après al-A‘mash, d'après Abû Ẓibyân, d'après Ibn ‘Abbâs, qui a dit : « Un homme des Banû ‘Âmir vint au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et dit : “J'ai de la médecine et de la science. De quoi te plains-tu ? As-tu quelque chose qui te préoccupe en toi-même, en plus de ce à quoi tu appelles ?” Il dit : “J'appelle à Allah et à l'islam.” L'homme dit : “Tu dis une parole. As-tu un signe ?” Il dit : “Oui, si tu veux, je te montrerai un signe.” Devant lui se trouvait un arbre. Il dit à une de ses branches : “Viens, ô branche.” La branche se détacha de l'arbre, puis vint en sautillant jusqu'à se tenir devant lui. Il dit : “Retourne à ta place.” Elle retourna. Le ‘Âmirî dit alors : “Ô famille de ‘Âmir ibn Ṣa‘ṣa‘a, je ne te blâmerai jamais pour quoi que ce soit que tu aies dit.” (Ceci implique qu'il accepta l'affaire mais ne répondit pas complètement.) » Al-Bayhaqî a dit : « Abû al-Ḥasan ‘Alî ibn Aḥmad ibn ‘Abdân nous a rapporté, d'après Aḥmad ibn ‘Ubayd al-Ṣaffâr, d'après Ibn Abî Qumâsh, d'après Ibn ‘Â’isha, d'après ‘Abd al-Wâḥid ibn Ziyâd, d'après al-A‘mash, d'après Sâlim ibn Abî al-Ja‘d, d'après Ibn ‘Abbâs, qui a dit : “Un homme vint au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et dit : ‘Qu'est-ce que tes compagnons disent ?’ Autour du Messager d'Allah se trouvaient des régimbes et des arbres. Le Messager d'Allah dit : ‘Veux-tu que je te montre un signe ?’ Il dit : ‘Oui.’ Il appela une régimbe, qui vint en fendant la terre jusqu'à se tenir devant lui, fendant la terre, se prosternant et levant la tête, jusqu'à se tenir devant lui. Puis il lui ordonna de retourner, et elle retourna. Le ‘Âmirî dit alors : ‘Ô famille de ‘Âmir ibn Ṣa‘ṣa‘a, par Allah, je ne démentirai jamais rien de ce qu'il dit.’” » Une autre voie indique que le ‘Âmirî embrassa l'islam : Al-Bayhaqî a dit : Abû Naṣr ibn Qatâda nous a informé, d'après Abû ‘Alî Ḥâmid ibn Muḥammad ibn al-Wafâ, d'après ‘Alî ibn ‘Abd al-‘Azîz, d'après Muḥammad ibn Sa‘îd ibn al-Aṣbahânî, d'après Sharîk, d'après Simâk, d'après Abû Ẓibyân, d'après Ibn ‘Abbâs, qui a dit : « Un bédouin vint au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et dit : “Par quoi reconnaîtrai-je que tu es le Messager d'Allah ?” Il dit : “Que penses-tu si j'appelle cette régimbe de ce palmier, témoigneras-tu que je suis le Messager d'Allah ?” Il dit : “Oui.” Il appela la régimbe, et la régimbe se mit à descendre du palmier jusqu'à tomber à terre, puis à sautiller jusqu'à venir au Messager d'Allah. Puis il lui dit : “Retourne.” Elle retourna jusqu'à revenir à sa place. L'homme dit : “Je témoigne que tu es le Messager d'Allah.” Et il crut. » Al-Bayhaqî dit : « Al-Bukhârî l'a rapporté dans son Târîkh d'après Muḥammad ibn Sa‘îd al-Aṣbahânî. » Je dis : « Peut-être a-t-il d'abord dit que c'était de la magie, puis il a réfléchi, a embrassé l'islam et a cru, grâce à la guidance d'Allah – Puissant et Majestueux. Et Allah sait mieux. » Un autre hadith d'Ibn ‘Umar à ce sujet : Al-Ḥâkim Abû ‘Abd Allâh al-Naysâbûrî a dit : Abû Bakr Muḥammad ibn ‘Abd Allâh al-Warrâq nous a rapporté, d'après al-Ḥusayn ibn Sufyân, d'après Abû ‘Abd al-Raḥmân ‘Abd Allâh ibn ‘Umar ibn Abân al-Ju‘fî, d'après Muḥammad ibn Fuḍayl, d'après Abû Ḥayyân, d'après ‘Aṭâ’, d'après Ibn ‘Umar, qui a dit : « Nous étions avec le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) en voyage. Un bédouin vint. Lorsqu'il s'approcha de lui, le Messager d'Allah lui dit : “Où veux-tu aller ?” Il dit : “Vers ma famille.” Il dit : “Veux-tu quelque chose de mieux ?” Il dit : “Quoi donc ?” Il dit : “Témoigner qu'il n'y a de dieu qu'Allah, l'Unique, sans associé, et que Muḥammad est Son serviteur et Son messager.” Il dit : “Y a-t-il quelqu'un qui puisse témoigner de cela ?” »

Un témoin de ce que tu dis ? Il répondit : Cet arbre. Alors le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) l'appela, alors qu'il était sur la rive du vallon, et il vint en traînant 81 la terre, puis se tint devant lui. Il le prit à témoin trois fois, et il témoigna qu'il en était comme il avait dit. Puis il retourna à son lieu de croissance, et le Bédouin retourna vers son peuple, disant : S'ils me suivent, je t'amènerai à eux ; sinon, je reviendrai vers toi et serai avec toi. Cette chaîne de transmission est bonne, mais ils ne l'ont pas rapportée, ni l'imam Ahmad. Et Allah sait mieux. Chapitre du gémissement du tronc 82 par nostalgie du Messager d'Allah et par passion de la séparation (17) Cela est rapporté par un groupe de Compagnons par de multiples voies qui apportent la certitude chez les imams de cette science et les cavaliers de ce champ. Premier hadith d'Ubây ibn Ka'b L'imam Abû 'Abd Allah Muhammad ibn Idrîs al-Shâfi'î (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit : Ibrâhîm ibn Muhammad nous a rapporté, disant : 'Abd Allah ibn Muhammad ibn 'Aqîl m'a informé, d'après al-Tufayl ibn Ubayy ibn Ka'b, d'après son père, qui a dit : Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) priait vers un tronc de palmier lorsque la mosquée était une hutte 83, et il prononçait le sermon 84 appuyé sur ce tronc. Un homme parmi ses Compagnons dit : Ô Messager d'Allah, veux-tu que nous te fassions une chaire 85 sur laquelle tu te tiendras le vendredi, afin que les gens entendent ton sermon ? Il dit : Oui. On lui fit donc trois degrés, ceux qui sont sur la chaire. Lorsque la chaire fut fabriquée et placée à l'endroit où le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) l'avait mise, il apparut au Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) de se tenir sur cette chaire et d'y prononcer le sermon. Il se dirigea vers elle, et lorsqu'il dépassa le tronc auprès duquel il avait l'habitude de prêcher, celui-ci se mit à mugir 86 jusqu'à se fendre et se craqueler. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) descendit lorsqu'il entendit le bruit du tronc, le caressa de sa main, puis retourna à la chaire. Lorsque la mosquée fut démolie, Ubayy ibn Ka'b (qu'Allah soit satisfait de lui) prit ce tronc, et il resta chez lui jusqu'à ce qu'il soit usé, que les termites le mangent et qu'il devienne poussière (18). C'est ainsi que l'imam Ahmad ibn Hanbal l'a rapporté d'après Zakariyyâ ibn 'Adî, d'après 'Ubayd Allah ibn 'Amr al-Raqqî, d'après 'Abd Allah ibn Muhammad ibn 'Aqîl, d'après al-Tufayl, d'après Ubayy ibn Ka'b, et il l'a mentionné. Dans sa version : Il le caressa de sa main jusqu'à ce qu'il se calme, puis retourna à la chaire, et lorsqu'il priait, il priait vers lui. Le reste est similaire. Ibn Mâjah l'a rapporté d'après Ismâ'îl ibn 'Abd Allah al-Raqqî, d'après 'Ubayd Allah ibn 'Amr al-Raqqî. Deuxième hadith d'Anas ibn Mâlik Le hâfiz 87 Abû Ya'lâ al-Mawsilî a dit : Abû Khaythama nous a rapporté : 'Umar ibn Yûnus al-Hanafî nous a rapporté : 'Ikrima ibn 'Ammâr nous a rapporté : Ishâq ibn 'Abd Allah ibn Abî Talha nous a rapporté : Anas ibn Mâlik nous a rapporté que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) le vendredi appuyait son dos contre un tronc planté dans la mosquée et prêchait aux gens. Un Romain vint à lui et dit : Ne te fabriquerai-je pas quelque chose sur lequel tu t'assiéras comme si tu étais debout ? Il lui fabriqua donc une chaire à deux degrés, et il s'asseyait sur le troisième. Lorsque le Prophète d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) s'assit sur la chaire, le tronc mugit comme mugit un taureau, et la mosquée trembla à cause de son mugissement, par tristesse pour le Messager d'Allah. Le Messager d'Allah descendit de la chaire, l'étreignit, et il mugissait. Lorsqu'il l'étreignit, il se tut. Puis il dit : Par Celui qui tient l'âme de Muhammad dans Sa main, si je ne l'avais pas étreint, il serait resté ainsi jusqu'au Jour de la Résurrection, par tristesse pour le Messager d'Allah. Alors le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ordonna qu'on l'enterre. Al-Tirmidhî l'a rapporté d'après Mahmûd ibn Ghaylân, d'après 'Umar ibn Yûnus, et il a dit : Sahîh gharîb 88 de cette voie. Autre voie d'après Anas Le hâfiz Abû Bakr al-Bazzâr a dit dans son Musnad : Hudba nous a rapporté : Hammâd nous a rapporté, d'après Thâbit, d'après Anas, d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) qu'il prêchait appuyé sur un tronc de palmier. Lorsqu'il eut pris la chaire, il s'y tourna, et le tronc se mit à gémir 89. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) vint jusqu'à l'embrasser, et il se calma. Il dit : Si je ne l'avais pas embrassé, il aurait gémi jusqu'au Jour de la Résurrection. Ibn Mâjah l'a rapporté de même d'après Abû Bakr ibn Khallâd, d'après Bahz ibn Asad, d'après Hammâd ibn Salama, d'après Thâbit, d'après Anas, et d'après Hammâd, d'après 'Ammâr ibn Abî 'Ammâr, d'après Ibn 'Abbâs. Cette chaîne est selon la condition de Muslim. Autre voie d'après Anas L'imam Ahmad a dit : Hâshim nous a rapporté : al-Mubârak nous a rapporté, d'après al-Hasan, d'après Anas ibn Mâlik, qui a dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), lorsqu'il prêchait le vendredi, appuyait son dos contre une pièce de bois. Lorsque les gens devinrent nombreux, il dit : Construisez-moi une chaire – il voulait se faire entendre d'eux. Ils lui construisirent donc deux marches. Il se tourna du bois vers la chaire. Anas ibn Mâlik rapporta qu'il entendit le bois gémir comme le gémissement d'une mère éplorée 90. Il ne cessa de gémir jusqu'à ce que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) descendît de la chaire, marchât vers lui et l'étreignît, et il se calma (19). Ahmad est le seul à l'avoir rapporté. Abû al-Qâsim al-Baghawî l'a rapporté d'après Shaybân ibn Farrûkh, d'après Mubârak ibn Fudâla, d'après al-Hasan, d'après Anas, et il a ajouté : Al-Hasan, lorsqu'il rapportait ce hadith, pleurait, puis disait : Ô serviteurs d'Allah, le bois gémit vers le Messager d'Allah par nostalgie de lui, à cause de son rang auprès d'Allah. Vous êtes plus dignes de désirer ardemment Sa rencontre. Le hâfiz Abû Nu'aym l'a rapporté d'après le hadith d'al-Walîd ibn Muslim, d'après Sâlim ibn 'Abd Allah al-Khayyât, d'après Anas ibn Mâlik, et il l'a mentionné. Autre voie d'après Anas Abû Nu'aym a dit : Abû Bakr ibn Khallâd nous a rapporté : al-Hârith ibn Muhammad ibn Abî Usâma nous a rapporté : Ya'lâ ibn 'Abbâd nous a rapporté : al-Hakam nous a rapporté d'après Anas, qui a dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) prêchait appuyé sur un tronc. Le tronc gémit, et il l'étreignit en disant : Si je ne l'avais pas étreint, il aurait gémi jusqu'au Jour de la Résurrection. Troisième hadith de Jâbir ibn 'Abd Allah L'imam Ahmad a dit : Wakî' nous a rapporté : 'Abd al-Wâhid ibn Ayman nous a rapporté, d'après son père, d'après Jâbir, qui a dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) prêchait appuyé sur un tronc de palmier. Une femme des Ansâr – qui avait un jeune esclave menuisier – dit : Ô Messager d'Allah, j'ai un jeune esclave menuisier ; dois-je lui ordonner de te fabriquer une chaire sur laquelle tu prêcheras ? Il dit : Oui. On lui fabriqua donc une chaire. Le vendredi, il prêcha sur la chaire, et le tronc sur lequel il se tenait d'habitude gémit comme gémit un enfant. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : Celui-ci a pleuré à cause de ce qu'il a perdu du dhikr 91 (20). C'est ainsi que l'a rapporté Ahmad. Al-Bukhârî a dit : 'Abd al-Wâhid ibn Ayman nous a rapporté, disant : J'ai entendu mon père, d'après Jâbir ibn 'Abd Allah : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) se tenait le vendredi près d'un arbre ou d'un palmier. Une femme des Ansâr ou un homme dit : Ô Messager d'Allah, ne te ferons-nous pas une chaire ? Il dit : Si vous voulez. Ils lui firent donc une chaire. Le vendredi, il se dirigea vers la chaire, et le palmier poussa un cri comme le cri d'un enfant. Puis le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) descendit, le serra contre lui, et il gémissait comme le gémissement d'un enfant que l'on calme. Il dit : Il pleurait à cause de ce qu'il entendait du dhikr auprès de lui (21). Al-Bukhârî l'a mentionné en plusieurs endroits de son Sahîh d'après le hadith de 'Abd al-Wâhid ibn Ayman, d'après son père – qui est Ayman al-Habashî al-Makkî, affranchi d'Ibn Abî 'Amra al-Makhzûmî – d'après Jâbir.

Al-Bukhârî a dit : Ismâ‘îl nous a rapporté, mon frère m’a raconté d’après Sulaymân ibn Bilâl, d’après Yahyâ ibn Sa‘îd, Hafs ibn ‘Ubayd Allâh ibn Anas ibn Mâlik m’a raconté qu’il a entendu Jâbir ibn ‘Abd Allâh al-Ansârî dire : « La mosquée était couverte de branches de palmier 92 sur des troncs 93 de palmier. Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) prêchait, il se tenait debout près d’un de ces troncs. Quand on lui fabriqua la chaire 94 et qu’il s’y tint, nous entendîmes ce tronc émettre un son semblable au cri des chamelles pleines 95, jusqu’à ce que le Prophète (sur lui la paix et le salut) vînt poser sa main dessus, et il se tut. » 22 Ce hadith est propre à al-Bukhârî. Autre voie de transmission de lui : Al-Hâfiz Abû Bakr al-Bazzâr a dit : Muhammad ibn al-Muthannâ nous a rapporté, Abû al-Musâwir nous a rapporté, Abû ‘Awâna nous a rapporté d’après al-A‘mash, d’après Abû Sâlih – c’est Dhakwân – d’après Jâbir ibn ‘Abd Allâh, et d’après Ishâq, d’après Kurayb, d’après Jâbir, qui a dit : « Il y avait un morceau de bois 96 dans la mosquée près duquel le Prophète (sur lui la paix et le salut) prêchait. Ils dirent : “Si nous te fabriquions quelque chose comme une estrade 97 sur laquelle tu te tiendrais ?” Il le fit, et le morceau de bois se mit à gémir comme gémit la chamelle qui vient de perdre son petit 98. Il vint à lui, l’enlaça 99 et posa sa main dessus, et il se tut. » Abû Bakr al-Bazzâr a dit : « Je pense que ce hadith nous a été rapporté d’après Abû ‘Awâna, d’après al-A‘mash, d’après Abû Sâlih, d’après Jâbir, et d’après Abû Ishâq, d’après Kurayb, d’après Jâbir, avec cette histoire que Abû al-Musâwir a rapportée d’après Abû ‘Awâna. Et Muhammad ibn ‘Uthmân ibn Karâma nous l’a rapporté : ‘Ubayd Allâh ibn Mûsâ nous a rapporté, d’après Isrâ’îl, d’après Abû Ishâq, d’après Sa‘îd ibn Abî Kurayb, d’après Jâbir, d’après le Prophète (sur lui la paix et le salut), quelque chose de semblable. Le correct est Sa‘îd ibn Abî Kurayb ; Kurayb est une erreur, et on ne connaît personne qui rapporte de Sa‘îd ibn Abî Kurayb excepté Abû Ishâq. » Je dis : « Ils ne l’ont pas rapporté par cette voie, et elle est bonne. » Autre voie de transmission de Jâbir : L’imam Ahmad a dit : Yahyâ ibn Âdam nous a rapporté, Isrâ’îl nous a rapporté d’après Abû Ishâq, d’après Sa‘îd ibn Abî Kurayb, d’après Jâbir ibn ‘Abd Allâh, qui a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) prêchait près d’un morceau de bois. Lorsqu’on lui fit une chaire, le bois gémit du gémissement de la chamelle. Il vint à lui, posa sa main dessus, et il se tut. » Ce hadith est propre à Ahmad. Autre voie de transmission de Jâbir : Al-Hâfiz Abû Bakr al-Bazzâr a dit : Muhammad ibn Ma‘mar nous a rapporté, Muhammad ibn Kathîr nous a rapporté, Sulaymân ibn Kathîr nous a rapporté d’après al-Zuhrî, d’après Sa‘îd ibn al-Musayyab, d’après Jâbir ibn ‘Abd Allâh, qui a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se tenait debout près d’un tronc avant qu’on ne lui fît une chaire. Lorsqu’on fit la chaire, le tronc gémit, au point que nous entendîmes son gémissement. L’Envoyé de Dieu (sur lui la paix et le salut) passa sa main dessus, et il se tut. » Al-Bazzâr a dit : « Nous ne connaissons personne qui l’ait rapporté d’après al-Zuhrî excepté Sulaymân ibn Kathîr. » Je dis : « Cette chaîne de transmission est bonne, ses hommes répondent aux conditions du recueil authentique 100, et aucun des auteurs des six recueils 101 ne l’a rapportée. » Al-Hâfiz Abû Nu‘aym a dit dans Les Preuves 102 : « ‘Abd al-Razzâq l’a rapporté d’après Ma‘mar, d’après al-Zuhrî, d’après un homme qu’il a nommé, d’après Jâbir. » Puis il l’a cité par la voie de Abû ‘Âsim ibn ‘Alî, d’après Sulaymân ibn Kathîr, d’après Yahyâ ibn Sa‘îd, d’après Sa‘îd ibn al-Musayyab, d’après Jâbir, quelque chose de semblable. Puis il a dit : « Abû Bakr ibn Khallâd nous a rapporté, Ahmad ibn ‘Alî al-Kharrâz nous a rapporté, ‘Îsâ ibn al-Musâwir nous a rapporté, al-Walîd ibn Muslim nous a rapporté d’après al-Awzâ‘î, d’après Yahyâ ibn Abî Kathîr, d’après Abû Salama, d’après Jâbir, que l’Envoyé de Dieu (sur lui la paix et le salut) prêchait près d’un tronc. Lorsque la chaire fut construite, le tronc gémit ; il l’enlaça et il se tut. Et il dit : “Si je ne l’avais pas enlacé, il aurait gémi jusqu’au Jour de la Résurrection.” » Puis il l’a rapporté d’après le hadith de Abû ‘Awâna, d’après al-A‘mash, d’après Abû Sâlih, d’après Jâbir, et d’après Abû Ishâq, d’après Kurayb, d’après Jâbir, quelque chose de semblable. Autre voie de transmission de Jâbir : L’imam Ahmad a dit : ‘Abd al-Razzâq nous a rapporté, Ibn Jurayj et Rawh ont dit : Ibn Jurayj nous a rapporté : Abû al-Zubayr m’a informé qu’il a entendu Jâbir ibn ‘Abd Allâh dire : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) prêchait, il s’appuyait sur un tronc de palmier parmi les piliers 103 de la mosquée. Lorsqu’on lui fabriqua sa chaire et qu’il s’y installa, ce pilier se mit à s’agiter comme le gémissement de la chamelle, au point que les gens de la mosquée l’entendirent, jusqu’à ce que l’Envoyé de Dieu (sur lui la paix et le salut) descendît vers lui, l’enlaçât, et il se tut. » Rawh a dit : « et il se tut. » Cette chaîne de transmission répond aux conditions de Muslim, et ils ne l’ont pas rapportée. Autre voie de transmission de Jâbir : L’imam Ahmad a dit : Ibn Abî ‘Adî nous a rapporté d’après Sulaymân, d’après Abû Nadra, d’après Jâbir, qui a dit : « L’Envoyé de Dieu (sur lui la paix et le salut) se tenait debout au pied d’un arbre, ou bien il a dit : près d’un tronc. Puis il se fit une chaire. Il dit : “Le tronc gémit.” Jâbir dit : “Jusqu’à ce que les gens de la mosquée l’entendirent, jusqu’à ce que l’Envoyé de Dieu (sur lui la paix et le salut) vînt à lui, le toucha, et il se tut.” Certains dirent : “S’il n’était pas venu à lui, il aurait gémi jusqu’au Jour de la Résurrection.” » Ce hadith répond aux conditions de Muslim, et seul Ibn Mâja l’a rapporté d’après Bukayr ibn Khalaf, d’après Ibn Abî ‘Adî, d’après Sulaymân al-Taymî, d’après Abû Nadra al-Mundhir ibn Mâlik ibn Qatfa al-‘Abî al-Nadrî, d’après Jâbir, par cette voie. Le quatrième hadith : d’après Sahl ibn Sa‘d : Abû Bakr ibn Abî Shayba a dit : Sufyân ibn ‘Uyayna nous a rapporté d’après Abû Hâzim, qui a dit : « Ils vinrent à Sahl ibn Sa‘d et dirent : “De quoi était faite la chaire de l’Envoyé de Dieu (sur lui la paix et le salut) ?” Il dit : “L’Envoyé de Dieu (sur lui la paix et le salut) s’appuyait sur un tronc dans la mosquée, vers lequel il priait lorsqu’il prêchait. Lorsqu’on eut fabriqué la chaire et qu’il y monta, le tronc gémit, jusqu’à ce que l’Envoyé de Dieu (sur lui la paix et le salut) vînt à lui et le calma 104 jusqu’à ce qu’il se tut.” » 23 L’origine de ce hadith se trouve dans les deux recueils authentiques 105, et sa chaîne de transmission répond à leurs conditions. Ishâq ibn Râhawayh et Ibn Abî Fudayk l’ont rapporté d’après ‘Abd al-Muhaymin ibn ‘Abbâs ibn Sahl ibn Sa‘d, d’après son père, d’après son grand-père. ‘Abd Allâh ibn Nâfi‘ et Ibn Wahb l’ont rapporté d’après ‘Abd Allâh ibn ‘Umar, d’après Ibn ‘Abbâs ibn Sahl, d’après son père, et il l’a mentionné. Ibn Lahî‘a l’a rapporté d’après ‘Umâra ibn ‘Urwa, d’après Ibn ‘Abbâs ibn Sahl ibn Sa‘d, d’après son père, quelque chose de semblable. Le cinquième hadith : d’après ‘Abd Allâh ibn ‘Abbâs : L’imam Ahmad a dit : ‘Affân nous a rapporté, Hammâd nous a rapporté d’après ‘Ammâr ibn Abî ‘Ammâr, d’après Ibn ‘Abbâs (que Dieu les agrée tous deux) : « L’Envoyé de Dieu (sur lui la paix et le salut) prêchait près d’un tronc avant de se fabriquer la chaire. Lorsqu’il se fabriqua la chaire et s’y tourna, le tronc gémit contre lui 106. Il vint à lui, l’enlaça, et il se tut. Il dit : “Si je ne l’avais pas enlacé, il aurait gémi jusqu’au Jour de la Résurrection.” » 24 Cette chaîne de transmission répond aux conditions de Muslim, et seul Ibn Mâja l’a rapportée d’après le hadith de Hammâd ibn Salama. Le sixième hadith : d’après ‘Abd Allâh ibn ‘Umar : Al-Bukhârî a dit : Muhammad ibn al-Muthannâ nous a rapporté, Yahyâ ibn Kathîr Abû Ghassân nous a rapporté, Abû Hafs – et son nom est ‘Umar ibn al-‘Alâ’, frère de Abû ‘Amr ibn al-‘Alâ’ – a dit : « J’ai entendu Nâfi‘ d’après Ibn ‘Umar (que Dieu les agrée tous deux) dire : “Le Prophète (sur lui la paix et le salut) prêchait près d’un tronc. Lorsqu’il se fabriqua la chaire, il s’y tourna, et le tronc gémit. Il vint à lui et passa sa main dessus.” » 25 ‘Abd al-Hamîd a dit : ‘Uthmân ibn ‘Umar nous a rapporté, Mu‘âdh ibn al-‘Alâ’ nous a rapporté d’après Nâfi‘, par cette voie. Abû ‘Âsim l’a rapporté d’après Ibn Abî Rawwâd, d’après Nâfi‘, d’après Ibn ‘Umar, d’après le Prophète (sur lui la paix et le salut). C’est ainsi que l’a mentionné al-Bukhârî. Al-Tirmidhî l’a rapporté d’après ‘Amr ibn ‘Alî al-Fallâs, d’après ‘Uthmân ibn ‘Amr et Yahyâ ibn Kathîr, d’après Abû Ghassân al-‘Anbarî, tous deux d’après Mu‘âdh ibn al-‘Alâ’, par cette voie, et il a dit : « Bon, authentique, étrange 107. »

Notre maître le ḥāfiẓ108 Abū al-Ḥajjāj al-Mizzī109 a dit dans son Aṭrāf110 : « Et l'ont rapporté ‘Alī ibn Naṣr ibn ‘Alī al-Jahḍamī, Aḥmad ibn Khālid al-Khallāl et ‘Abd Allāh ibn ‘Abd al-Raḥmān al-Dārimī, parmi d'autres, d'après ‘Uthmān ibn ‘Umar, d'après Mu‘ādh ibn al-‘Alā’, qui a dit : “Et ce ‘Abd al-Ḥamīd – c'est-à-dire celui que Bukhārī a mentionné – on dit qu'il est ‘Abd ibn Ḥumayd. Et Dieu sait mieux.” » Notre maître a dit : « Et il a été dit que la parole de Bukhārī : “d'après Abū Ḥafṣ, dont le nom est ‘Amr ibn al-‘Alā’”, est une erreur, et le correct est Mu‘ādh ibn al-‘Alā’, comme cela se trouve dans la version d'al-Tirmidhī. » Je dis : « Ceci n'est pas établi dans toutes les copies, et je n'ai vu dans les copies d'après lesquelles j'ai écrit aucune mention de son nom du tout. Et Dieu sait mieux. » Et ce ḥadīth111 a été rapporté par le ḥāfiẓ Abū Nu‘aym112 d'après le ḥadīth de ‘Abd Allāh ibn Rajā’, d'après ‘Ubayd Allāh ibn ‘Umar, et d'après le ḥadīth d'Abū ‘Āṣim, d'après Ibn Abī Rawwād, tous deux d'après Nāfi‘, d'après Ibn ‘Umar, qui a dit : « Tamīm al-Dārī a dit : “Ne te fabriquerions-nous pas une chaire113 ?” » Et il mentionna le ḥadīth. **Une autre voie d'après Ibn ‘Umar** L'imām Aḥmad114 a dit : « Ḥusayn nous a rapporté, Khalaf nous a rapporté d'après Abū Khubāb – et il est Yaḥyā ibn Abī Ḥayyah – d'après son père, d'après ‘Abd Allāh ibn ‘Umar, qui a dit : “Il y avait un tronc de palmier dans la mosquée contre lequel le Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue115 – appuyait son dos, le vendredi ou lorsqu'un événement survenait pour lequel il voulait parler aux gens. Ils dirent : ‘Ne te fabriquerions-nous pas, ô Messager de Dieu, quelque chose à la hauteur de ta station ?’ Il dit : ‘Il ne vous coûte rien de le faire.’ Ils lui fabriquèrent donc une chaire à trois degrés. Il s'assit dessus, et le tronc se mit à mugir comme mugit une vache, par chagrin pour le Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue. Il l'enlaça et le caressa jusqu'à ce qu'il se calme.” » Aḥmad est le seul à l'avoir rapporté. **Le septième ḥadīth : d'après Abū Sa‘īd al-Khudrī** ‘Abd ibn Ḥumayd al-Laythī a dit : « ‘Alī ibn ‘Āṣim nous a rapporté d'après al-Jurayrī, d'après Abū Naḍrah al-‘Abdī, Abū Sa‘īd al-Khudrī m'a raconté, il a dit : “Le Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – prononçait le sermon du vendredi appuyé contre un tronc de palmier. Les gens lui dirent : ‘Ô Messager de Dieu, les gens – c'est-à-dire les musulmans – sont devenus nombreux, et ils aimeraient te voir. Si tu fabriquais une chaire sur laquelle tu te tiendrais pour que les gens te voient ?’ Il dit : ‘Oui. Qui nous fabriquera cette chaire ?’ Un homme se leva et dit : ‘Moi.’ Il dit : ‘La fabriqueras-tu ?’ Il dit : ‘Oui’, et il ne dit pas : ‘Si Dieu veut’. Il dit : ‘Quel est ton nom ?’ Il dit : ‘Un tel.’ Il dit : ‘Assieds-toi.’ Il s'assit, puis il revint et dit : ‘Qui nous fabriquera cette chaire ?’ Un homme se leva et dit : ‘Moi.’ Il dit : ‘La fabriqueras-tu ?’ Il dit : ‘Oui’, et il ne dit pas : ‘Si Dieu veut’. Il dit : ‘Quel est ton nom ?’ Il dit : ‘Un tel.’ Il dit : ‘Assieds-toi.’ Il s'assit, puis il revint et dit : ‘Qui nous fabriquera cette chaire ?’ Un homme se leva et dit : ‘Moi.’ Il dit : ‘La fabriqueras-tu ?’ Il dit : ‘Oui’, et il ne dit pas : ‘Si Dieu veut’. Il dit : ‘Quel est ton nom ?’ Il dit : ‘Un tel.’ Il dit : ‘Assieds-toi.’ Il s'assit, puis il revint et dit : ‘Qui nous fabriquera cette chaire ?’ Un homme se leva et dit : ‘Moi.’ Il dit : ‘La fabriqueras-tu ?’ Il dit : ‘Oui, si Dieu veut.’ Il dit : ‘Quel est ton nom ?’ Il dit : ‘Ibrāhīm.’ Il dit : ‘Fabrique-la.’ Le vendredi venu, les gens se rassemblèrent pour le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – au fond de la mosquée. Lorsque le Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – monta sur la chaire et s'y tint droit, il fit face aux gens, et le palmier se mit à gémir au point de me faire entendre, alors que j'étais au fond de la mosquée. Il dit : ‘Le Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – descendit de la chaire et l'enlaça, et il ne cessa jusqu'à ce qu'il se calme. Puis il retourna à la chaire, loua Dieu et Le glorifia, puis dit : “Ce palmier n'a gémi que par nostalgie du Messager de Dieu, parce qu'il l'a quitté. Par Dieu, si je n'étais pas descendu vers lui et ne l'avais pas enlacé, il n'aurait cessé de gémir jusqu'au Jour de la Résurrection.”’” Cette chaîne de transmission116 est selon la condition de Muslim117, mais dans le récit il y a une étrangeté. Et Dieu Très-Haut sait mieux. **Une autre voie d'après Abū Sa‘īd** Le ḥāfiẓ Abū Ya‘lā118 a dit : « Masrūq ibn al-Marzubān nous a rapporté, Zakariyyā nous a rapporté d'après Mujālid, d'après Abū al-Waddāk – et il est Jabr ibn Nawf – d'après Abū Sa‘īd, qui a dit : “Le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – se tenait debout contre une pièce de bois sur laquelle il s'appuyait pour prononcer le sermon chaque vendredi, jusqu'à ce qu'un homme de Rome vienne à lui et dise : ‘Si tu veux, je te fabriquerai quelque chose sur lequel, lorsque tu t'assiéras, tu seras comme si tu étais debout.’ Il dit : ‘Oui.’ Il lui fabriqua donc la chaire. Lorsqu'il s'y assit, le bois se mit à gémir comme gémit la chamelle pour son petit, jusqu'à ce que le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – descende et pose sa main dessus. Le lendemain, je la vis déplacée. Nous dîmes : ‘Qu'est-ce que cela ?’ Ils dirent : ‘Le Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – est venu avec Abū Bakr et ‘Umar la nuit dernière et l'ont déplacée.’” Ceci est également étrange. **Le huitième ḥadīth : d'après ‘Ā’ishah – que Dieu l'agrée119** Le ḥāfiẓ l'a rapporté d'après le ḥadīth de ‘Alī ibn Aḥmad al-Ḥawwār, d'après Qabīṣah, d'après Ḥibbān ibn ‘Alī, d'après Ṣāliḥ ibn Ḥibbān, d'après ‘Abd Allāh ibn Buraydah, d'après ‘Ā’ishah, et il mentionna le ḥadīth en entier, dans lequel il est dit que le Prophète donna le choix au tronc entre la vie d'ici-bas et l'au-delà, et le tronc choisit l'au-delà, puis il s'enfonça jusqu'à disparaître et ne fut plus reconnu. Ce ḥadīth est étrange par sa chaîne et son texte. **Le neuvième ḥadīth : d'après Umm Salamah – que Dieu l'agrée** Abū Nu‘aym a rapporté par la voie de Sharīk al-Qāḍī, ‘Amr ibn Abī Qays et Mu‘allā ibn Hilāl, tous trois d'après ‘Ammār al-Dhahabī, d'après Abū Salamah ibn ‘Abd al-Raḥmān, d'après Umm Salamah, qui a dit : « Le Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – avait une pièce de bois contre laquelle il s'appuyait lorsqu'il prononçait le sermon. On lui fabriqua un siège ou une chaire. Lorsqu'il la perdit, elle mugit comme mugit le taureau, au point que les gens de la mosquée l'entendirent. Le Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – vint à elle et elle se calma. » Ce sont les termes de Sharīk. Et dans la version de Mu‘allā ibn Hilāl : « Elle était en jonc120. » Cette chaîne est bonne, et ils ne l'ont pas rapportée. L'imām Aḥmad et al-Nasā’ī121 ont rapporté d'après le ḥadīth de ‘Ammār al-Dhahabī, d'après Abū Salamah, d'après Umm Salamah, qui a dit : « Le Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – a dit : “Les piliers de ma chaire seront dans un coin du Paradis.” » Et al-Nasā’ī a également rapporté avec cette chaîne : « Ce qui se trouve entre ma maison et ma chaire est un jardin parmi les jardins du Paradis. » Ces voies, sous ces aspects, apportent la certitude de la réalité de cela chez les maîtres de cet art, et de même pour celui qui les examine et y réfléchit profondément, avec sa connaissance des conditions des hommes. Et c'est Dieu dont on implore l'aide. Et le ḥāfiẓ Abū Bakr al-Bayhaqī122 a dit : « Abū ‘Abd Allāh le ḥāfiẓ nous a informés, Abū Aḥmad ibn Abī al-Ḥasan m'a informé, ‘Abd al-Raḥmān ibn Muḥammad ibn Idrīs al-Rāzī nous a rapporté, il a dit : “Mon père – c'est-à-dire Abū Ḥātim al-Rāzī – a dit : ‘Amr ibn Sawwād a dit : “Al-Shāfi‘ī123 m'a dit : ‘Dieu n'a donné à aucun prophète ce qu'Il a donné à Muḥammad – que Dieu prie sur lui et le salue.’ Je lui dis : ‘Jésus a reçu la résurrection des morts.’ Il dit : ‘Muḥammad a reçu le tronc contre lequel il prononçait le sermon, jusqu'à ce que la chaire lui soit préparée. Lorsque la chaire lui fut préparée, le tronc gémit au point que son bruit fut entendu. Ceci est plus grand que cela.’” » **Chapitre sur la glorification124 des cailloux dans la main du Prophète – que la prière et le salut soient sur lui** Le ḥāfiẓ Abū Bakr al-Bayhaqī a dit : « Abū al-Ḥasan ‘Alī ibn Aḥmad ibn ‘Abdān nous a informés, Aḥmad ibn ‘Ubayd al-Ṣaffār nous a informés, al-Kudaymī125 nous a rapporté, Quraysh ibn Anas nous a rapporté, Ṣāliḥ ibn Abī al-Akhḍar nous a rapporté d'après al-Zuhrī, d'après un homme appelé Suwayd ibn Yazīd al-Sulamī, qui a dit : “J'ai entendu Abū Dharr dire : ‘Je ne mentionne ‘Uthmān qu'en bien, après une chose que j'ai vue. J'étais un homme qui suivait les moments de solitude du Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue. Un jour, je le vis assis seul, et je profitai de sa solitude. Je vins jusqu'à m'asseoir près de lui. Abū Bakr vint, le salua, puis s'assit à la droite du Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue. Puis ‘Umar vint, salua et s'assit à la droite d'Abū Bakr. Puis ‘Uthmān vint, salua et s'assit à la droite de ‘Umar. Devant le Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – il y avait une poignée de cailloux – ou il dit : des cailloux – qui Le glorifiaient dans Sa main, au point que nous entendions leur glorification. Puis il les prit et les mit dans la main d'Abū Bakr, et ils glorifièrent. Puis il les prit et les mit dans la main de ‘Umar, et ils glorifièrent. Puis il les prit et les mit dans la main de ‘Uthmān, et ils glorifièrent. Puis il les prit et les mit dans ma main, et ils glorifièrent. Puis il les prit et les jeta par terre, et ils se turent.”’” Ce ḥadīth a été rapporté par al-Ṭabarānī126 et d'autres par plusieurs voies, et il a été déclaré authentique par al-Ḥākim127 et d'autres. Et Dieu sait mieux.

Neuf cailloux ; il les prit dans sa paume, et ils se mirent à glorifier 128 jusqu'à ce que j'entendisse pour eux un bourdonnement comme le bourdonnement des palmiers. Puis il les posa et ils devinrent muets. Ensuite, il les reprit et les mit dans la paume d'Abû Bakr, et ils se mirent à glorifier jusqu'à ce que j'entendisse pour eux un bourdonnement comme le bourdonnement des palmiers. Puis il les posa et ils devinrent muets. Ensuite, il les saisit et les mit dans la main de 'Umar, et ils se mirent à glorifier jusqu'à ce que j'entendisse pour eux un bourdonnement comme le bourdonnement des palmiers. Puis il les posa et ils devinrent muets. Ensuite, il les saisit et les mit dans la main de 'Uthmân, et ils se mirent à glorifier jusqu'à ce que j'entendisse pour eux un bourdonnement comme le bourdonnement des palmiers. Puis il les posa et ils devinrent muets. Alors le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Ceci est le califat de la prophétie 129. » Al-Bayhaqî a dit : « C'est ainsi que l'a rapporté Muhammad b. Yasâr, d'après Quraysh b. Anas, d'après Sâlih b. Abî al-Akhdar — or Sâlih n'était pas un mémorisateur 130 —, et ce qui est conservé 131 vient d'Abû Hamza, d'après al-Zuhrî, qui a dit : al-Walîd b. Suwayd a mentionné ce hadith d'après Abû Dharr de cette manière. » Al-Bayhaqî a dit : « Et Muhammad b. Yahyâ al-Dhuhlî a dit, dans les [hadiths] d'al-Zuhrî qu'il a rassemblés : Abû al-Yamân nous a rapporté, Shu'ayb nous a rapporté, disant : al-Walîd b. Suwayd a mentionné qu'un homme des Banû Sulaym, très âgé, qui avait rencontré Abû Dharr à al-Rabadha 132, a mentionné qu'un jour, alors qu'il était assis dans cette assemblée et qu'Abû Dharr s'y trouvait, on évoqua 'Uthmân b. 'Affân. Le Sulamî dit : « Je pensais qu'Abû Dharr avait dans son cœur un ressentiment envers 'Uthmân à cause de son exil à al-Rabadha. Lorsque 'Uthmân fut mentionné, les gens de science 133 lui en firent l'observation, pensant qu'il avait dans son cœur un ressentiment contre lui. Mais lorsqu'il le mentionna, il dit : « Ne dis sur 'Uthmân que du bien, car j'atteste que j'ai vu de lui une scène et j'ai été témoin d'un spectacle que je n'oublierai pas jusqu'à ma mort. J'étais un homme qui recherchait les moments de solitude du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) pour entendre de lui et apprendre de lui. Un jour, je me rendis tôt 134 ; voici que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) était sorti de sa maison. Je m'informai de lui auprès du serviteur, qui m'informa qu'il était dans une chambre. Je vins à lui alors qu'il était assis, sans personne d'autre auprès de lui, et il me sembla alors qu'il était en état de révélation 135. Je le saluai, il rendit le salut, puis dit : « Qu'est-ce qui t'amène ? » Je dis : « Allah et Son Messager m'ont amené. » Il m'ordonna de m'asseoir, je m'assis à côté de lui, sans lui demander quoi que ce soit et sans qu'il ne m'en parle. Je restai un moment ; puis vint Abû Bakr, marchant rapidement. Il le salua, il rendit le salut, puis dit : « Qu'est-ce qui t'amène ? » Il dit : « Allah et Son Messager m'ont amené. » Il lui fit signe de la main de s'asseoir ; il s'assit sur une petite éminence 136 en face du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), entre eux deux se trouvait le chemin. Lorsque Abû Bakr fut bien assis, il lui fit signe de la main et il s'assit à côté de moi, à ma droite. Puis vint 'Umar, qui fit de même, et le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) lui dit la même chose ; il s'assit à côté d'Abû Bakr sur cette éminence. Puis vint 'Uthmân ; il salua, il rendit le salut et dit : « Qu'est-ce qui t'amène ? » Il dit : « Allah et Son Messager m'ont amené. » Il lui fit signe de la main et il s'assit sur l'éminence ; puis il lui fit signe de la main et il s'assit à côté de 'Umar. Alors le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) prononça une parole que je ne compris pas, si ce n'est qu'il dit : « Peu de temps ils resteront 137. » Puis il saisit sept ou neuf cailloux, ou à peu près cela, et ils se mirent à glorifier dans sa main jusqu'à ce que j'entendisse pour eux un bourdonnement comme le bourdonnement des palmiers dans la paume du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Puis il les tendit à Abû Bakr, en me dépassant, et ils se mirent à glorifier dans la paume d'Abû Bakr comme ils avaient glorifié dans la paume du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Puis il les reprit de lui, les posa à terre, et ils devinrent muets, redevenant de simples cailloux. Puis il les tendit à 'Umar, et ils se mirent à glorifier dans sa paume comme ils avaient glorifié dans la paume d'Abû Bakr. Puis il les reprit, les posa à terre, et ils devinrent muets. Puis il les tendit à 'Uthmân, et ils se mirent à glorifier dans sa paume de la même manière qu'ils avaient glorifié dans la paume d'Abû Bakr et de 'Umar. Puis il les reprit, les posa à terre, et ils devinrent muets. » Le hâfiz 138 Ibn 'Asâkir a dit : « Sâlih b. Abî al-Akhdar l'a rapporté d'après al-Zuhrî, en disant : d'après un homme appelé Suwayd b. Yazîd al-Sulamî. Et la version de Shu'ayb est plus correcte. » (Abû Nu'aym a dit dans le Livre des Preuves de la Prophétie : « Dâwûd b. Abî Hind a rapporté d'après al-Walîd b. 'Abd al-Rahmân al-Harashî, d'après Jubayr b. Nufayr, d'après Abû Dharr, quelque chose de semblable. Et Shahr b. Hawshab et Sa'îd b. al-Musayyab l'ont rapporté d'après Abû Sa'îd. Il a dit : « Et il y a aussi [un récit] d'après Abû Hurayra. ») Et il a déjà été mentionné ce qu'al-Bukhârî a rapporté d'après Ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) : « Nous entendions la nourriture glorifier [Allah] pendant qu'on la mangeait. » Un autre hadith à ce sujet : Le hâfiz al-Bayhaqî a rapporté d'après le hadith de 'Abd Allah b. 'Uthmân b. Ishâq b. Sa'd b. Abî Waqqâs, qui a dit : Mâlik b. Hamza b. Abî Usayd al-Sâ'idî, le frère de ma mère 139, m'a rapporté d'après son père, d'après son grand-père Abû Usayd al-Sâ'idî, qui a dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit à al-'Abbâs b. 'Abd al-Muttalib : « Ô Abû al-Fadl, ne quitte pas ta demeure demain, toi et tes fils, jusqu'à ce que je vienne à vous, car j'ai besoin de vous. » Ils l'attendirent jusqu'à ce qu'il vienne après le lever du jour 140. Il entra chez eux et dit : « Que la paix soit sur vous. » Ils dirent : « Et sur toi la paix, la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. » Il dit : « Comment avez-vous passé la matinée ? » Ils dirent : « Nous l'avons passée en bien, louant Allah. Et comment as-tu passé la matinée, toi qui es notre père et notre mère, ô Messager d'Allah ? » Il dit : « Je l'ai passée en bien, louant Allah. » Puis il leur dit : « Rapprochez-vous, rapprochez-vous, glissez-vous les uns vers les autres. » Lorsqu'ils furent à sa portée, il les enveloppa de son manteau et dit : « Ô Seigneur, ceci est mon oncle, le frère de mon père, et ceux-ci sont les gens de ma maison 141 ; préserve-les du Feu comme je les préserve avec ce manteau. » Il dit : « Alors le seuil de la porte et les murs de la maison dirent 'Amen' : 'Amen, amen, amen.' » Et Abû 'Abd Allah Ibn Mâjah l'a rapporté dans ses Sunan de manière abrégée, d'après Abû Ishâq Ibrâhîm b. 'Abd Allah b. Hâtim al-Harawî, d'après 'Abd Allah b. 'Uthmân b. Ishâq b. Sa'd b. Abî Waqqâs al-Waqqâsî al-Zuhrî — un groupe a rapporté d'après lui. Ibn Ma'în a dit : « Je ne le connais pas. » Abû Hâtim a dit : « Il rapporte des hadiths suspects 142. » Un autre hadith : L'imam Ahmad a dit : Yahyâ b. Abî Bukayr nous a rapporté, Ibrâhîm b. Tahmân nous a rapporté, Simâk b. Harb m'a rapporté d'après Jâbir b. Samura, qui a dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Je connais une pierre à la Mecque qui me saluait avant que je sois envoyé 143 ; je la connais encore maintenant. » Muslim l'a rapporté d'après Abû Bakr b. Abî Shayba, d'après Yahyâ b. Abî Bukayr ; et Abû Dâwûd al-Tayâlisî l'a rapporté d'après Sulaymân b. Mu'âdh, d'après Simâk. Un autre hadith : Al-Tirmidhî a dit : 'Abbâd b. Ya'qûb al-Kûfî nous a rapporté, al-Walîd b. Abî Thawr nous a rapporté d'après al-Suddî, d'après 'Abbâd b. Abî Yazîd, d'après 'Alî b. Abî Tâlib, qui a dit : « J'étais avec le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) à la Mecque ; nous sortîmes dans certains de ses environs, et aucune montagne ni aucun arbre ne se présentait à lui sans dire : 'Que la paix soit sur toi, ô Messager d'Allah.' » Puis il dit : « Ce hadith est hasan gharîb 144. » Et plusieurs l'ont rapporté d'après al-Walîd b. Abî Thawr, en disant : d'après 'Abbâd b. Abî Yazîd — parmi eux Farwa b. Abî al-Farrâ'.

Le ḥāfiẓ Abū Nuʿaym l’a rapporté d’après le ḥadīth de Ziyād ibn Khaythama, d’après al-Suddī, d’après Abū ʿUmāra al-Ḥaywānī, d’après ʿAlī qui a dit : « Je sortis avec le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — et il ne passait devant aucun arbre ni aucune pierre sans que ceux-ci ne le saluent. » Nous avons mentionné précédemment, dans le récit de l’envoi en mission 145, que lorsqu’il revint après avoir reçu la révélation, il ne passait devant aucune pierre, aucun arbre, aucune motte de terre ni aucune chose sans que celle-ci ne lui dise : « La paix soit sur toi, ô Messager d’Allāh. » Nous avons également mentionné, dans le récit de la bataille de Badr et de la bataille de Ḥunayn, qu’il lança cette poignée de terre 146 et que ses Compagnons reçurent l’ordre de la suivre par une charge sincère, si bien que la victoire, le succès et le soutien divin survinrent rapidement après cela. Quant à la bataille de Badr, Allāh a dit, dans le contexte de la sourate al-Anfāl : « Ce n’est pas toi qui as lancé quand tu as lancé, mais c’est Allāh qui a lancé » 147 (verset 29). Quant à la bataille de Ḥunayn, nous l’avons mentionnée dans les ḥadīths avec leurs chaînes de transmission et leurs formulations, ce qui nous dispense de la répéter ici. Louange et grâce à Allāh. [Autre ḥadīth] Nous avons mentionné, dans le récit de la conquête 148, que lorsque le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — entra dans la Mosquée sacrée et trouva les idoles autour de la Kaʿba, il se mit à les frapper avec quelque chose qu’il tenait à la main en disant : « La vérité est venue et le faux a disparu ; certes le faux est destiné à disparaître » 149 ; « Dis : la vérité est venue, et le faux ne commence ni ne recommence » 150. Dans une autre version, il ne pointait aucune idole sans qu’elle ne tombât sur sa nuque ; dans une autre version : sans qu’elle ne tombât. Al-Bayhaqī a dit : Abū ʿAbd Allāh al-Ḥāfiẓ et Abū Bakr Aḥmad ibn al-Ḥasan al-Qāḍī nous ont rapporté, tous deux disant : Abū al-ʿAbbās Muḥammad ibn Yaʿqūb nous a rapporté, Baḥr ibn Naṣr et Aḥmad ibn ʿĪsā al-Lakhmī nous ont rapporté, tous deux disant : Bishr ibn Bakīr nous a rapporté, al-Awzāʿī nous a rapporté d’après Ibn Shihāb qu’il a dit : al-Qāsim ibn Muḥammad ibn Abī Bakr al-Ṣiddīq m’a informé d’après ʿĀʾisha qui a dit : « Le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — entra chez moi alors que j’étais cachée par un rideau 151 (sur lequel il y avait une image) ; il le déchira puis dit : “Les gens les plus sévèrement châtiés au Jour de la Résurrection sont ceux qui imitent la création d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue.” » Al-Awzāʿī a dit : « Et ʿĀʾisha a dit : “On apporta au Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — un bouclier sur lequel il y avait une représentation d’un aigle ; il posa sa main dessus et Allāh — Puissant et Majestueux — la fit disparaître.” » Chapitre sur ce qui concerne les animaux parmi les preuves de la prophétie Histoire du chameau fugitif, de sa prosternation devant lui et de sa plainte auprès de lui L’imām Aḥmad a dit : Ḥusayn nous a rapporté, Khalaf ibn Khalīfa nous a rapporté d’après Ḥafṣ — c’est-à-dire Ibn ʿUmar — d’après son oncle Anas ibn Mālik qui a dit : « Il y avait une famille des Anṣār 152 qui possédait un chameau qu’ils utilisaient pour l’arrosage ; il devint rétif et leur refusa son dos. Les Anṣār vinrent au Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — et dirent : “Nous avions un chameau que nous utilisions pour l’arrosage ; il est devenu rétif et nous a refusé son dos, alors que les cultures et les palmiers ont soif.” Le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — dit à ses Compagnons : “Levez-vous.” Ils se levèrent, il entra dans le jardin 153 alors que le chameau se trouvait dans un coin. Le Prophète — qu’Allāh prie sur lui et le salue — s’avança vers lui. Les Anṣār dirent : “Ô Messager d’Allāh, il est devenu comme un chien enragé, et nous craignons pour toi sa violence.” Il dit : “Je n’ai rien à craindre de lui.” Lorsque le chameau vit le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — s’approcher de lui, il vint jusqu’à se prosterner devant lui. Le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — prit son toupet 154 — alors qu’il n’avait jamais été aussi soumis — et le fit entrer dans le travail. Ses Compagnons lui dirent : “Ô Messager d’Allāh, cette bête sans raison se prosterne devant toi ; nous sommes plus dignes de nous prosterner devant toi.” Il dit : “Il ne convient pas qu’un être humain se prosterne devant un autre être humain. S’il convenait qu’un être humain se prosternât devant un autre être humain, j’aurais ordonné à la femme de se prosterner devant son mari, en raison de l’immensité de son droit sur elle. Par Celui qui tient mon âme en Sa main, s’il y avait de son pied à la raie de ses cheveux une plaie suppurant du pus et du sang, puis qu’elle vienne et la lèche, elle n’aurait pas acquitté son droit.” » Cette chaîne de transmission est bonne. Al-Nasāʾī en a rapporté une partie d’après le ḥadīth de Khalaf ibn Khalīfa. Version de Jābir à ce sujet L’imām Aḥmad a dit : Muṣʿab ibn Salām nous a rapporté — je l’ai entendu de mon père deux fois —, al-Ajlaḥ nous a rapporté d’après al-Dhayyāl ibn Ḥarmala d’après Jābir ibn ʿAbd Allāh qui a dit : « Nous revenions avec le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — d’un voyage ; lorsque nous arrivâmes à un jardin parmi les jardins des Banū al-Najjār 155, il s’y trouvait un chameau : personne n’entrait dans le jardin sans qu’il ne se jette sur lui. » Il dit : « Ils mentionnèrent cela au Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — ; il vint jusqu’au jardin, appela le chameau, et celui-ci vint en posant sa lèvre à terre jusqu’à ce qu’il s’agenouillât devant lui. » Il dit : « Le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — dit : “Apportez une longe.” Il le longea et le remit à son propriétaire. » Il dit : « Puis il se tourna vers les gens et dit : “Il n’y a rien entre le ciel et la terre qui ne sache que je suis le Messager d’Allāh, excepté les rebelles parmi les djinns et les humains 156.” » Ce ḥadīth est propre à l’imām Aḥmad. Il viendra de Jābir par une autre voie avec un autre contexte, si Allāh le veut. C’est en Lui que nous mettons notre confiance. Version d’Ibn ʿAbbās Le ḥāfiẓ Abū al-Qāsim al-Ṭabarānī a dit : Bishr ibn Mūsā nous a rapporté, Yazīd ibn Mihrān — frère de Khālid al-Jayyār — nous a rapporté, Abū Bakr ibn ʿAyyāsh nous a rapporté d’après al-Ajlaḥ d’après al-Dhayyāl ibn Ḥarmala d’après Ibn ʿAbbās qui a dit : « Des gens vinrent au Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — et dirent : “Ô Messager d’Allāh, nous avons un chameau qui s’est enfui dans un jardin.” Le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — vint à lui et dit : “Viens.” Il vint en baissant la tête jusqu’à ce qu’il le longeât et le remît à ses compagnons. Abū Bakr al-Ṣiddīq lui dit : “Ô Messager d’Allāh, on dirait qu’il a su que tu es un prophète.” Le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — dit : “Il n’y a personne entre ses deux laves 157 qui ne sache que je suis le Prophète d’Allāh, excepté les mécréants parmi les djinns et les humains.” » Ce ḥadīth, par cette voie d’Ibn ʿAbbās, est très étrange. La version la plus vraisemblable est celle de l’imām Aḥmad d’après Jābir, à moins qu’al-Ajlaḥ ne l’ait rapporté d’après al-Dhayyāl d’après Jābir et d’après Ibn ʿAbbās. Allāh sait mieux. Autre voie d’après Ibn ʿAbbās Le ḥāfiẓ Abū al-Qāsim al-Ṭabarānī a dit : al-ʿAbbās ibn al-Faḍl al-Asfāṭī nous a rapporté, Abū ʿAwn al-Ziyādī nous a rapporté, Abū ʿAzza al-Dabbāgh nous a rapporté d’après Abū Yazīd al-Madanī d’après ʿIkrima d’après Ibn ʿAbbās qu’un homme des Anṣār avait deux étalons 158 qui devinrent en rut ; il les fit entrer dans un jardin et ferma la porte sur eux. Puis il vint au Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue —, voulant qu’il invoque pour lui, alors que le Prophète était assis avec un groupe d’Anṣār. Il dit : “Ô Prophète d’Allāh, je suis venu pour une affaire : j’ai deux étalons qui sont en rut, je les ai fait entrer dans un jardin et j’ai fermé la porte sur eux ; j’aimerais que tu invoques Allāh pour qu’Il me les soumette.” Il dit à ses Compagnons : “Levez-vous avec nous.” Il alla jusqu’à la porte et dit : “Ouvre.” L’homme eut peur pour le Prophète — qu’Allāh prie sur lui et le salue —, mais il dit : “Ouvre.” Il ouvrit la porte, et voilà que l’un des deux étalons était près de la porte. Lorsqu’il vit le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue —, il se prosterna devant lui. Le Messager d’Allāh dit : “Apporte quelque chose avec quoi je lui attache la tête et te le rende accessible.” Il apporta une longe, lui attacha la tête et le lui rendit accessible. Puis il marcha jusqu’au fond du jardin, vers l’autre étalon. Lorsque celui-ci le vit, il tomba prosterné devant lui. Il dit à l’homme : “Apporte-moi quelque chose avec quoi je lui attache la tête.” Il lui attacha la tête et le lui rendit accessible. Puis il dit : “Va, ils ne te désobéiront pas.” Lorsque les Compagnons du Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — virent cela, ils dirent : “Ô Messager d’Allāh, ces deux étalons se sont prosternés devant toi ; ne nous prosternerons-nous pas devant toi ?” Il dit : “Non, je n’ordonne à personne de se prosterner devant quiconque. Si j’ordonnais à quelqu’un de se prosterner devant quelqu’un, j’ordonnerais à la femme de se prosterner devant son mari.” » Cette chaîne de transmission est étrange, et le texte est étrange.

Le juriste Abū Muḥammad ‘Abd Allāh ibn Ḥāmid l’a rapporté dans son livre Les Preuves de la Prophétie, d’après Aḥmad ibn Ḥamdān al-Saḥrī, d’après ‘Umar ibn Muḥammad ibn Bujayr al-Baḥtarī, d’après Bishr ibn Ādam, d’après Muḥammad ibn ‘Awn Abī ‘Awn al-Ziyādī. Il l’a également rapporté par la voie de Makkī ibn Ibrāhīm, d’après Qā’id Abī al-Warqā’, d’après ‘Abd Allāh ibn Abī Awfā, d’après le Prophète (ﷺ), de manière similaire à ce qui a été rapporté précédemment d’après Ibn ‘Abbās. Rapport d’Abū Hurayra Abū Muḥammad ‘Abd Allāh ibn Ḥāmid le juriste a dit : Aḥmad ibn Ḥamdān nous a informés, ‘Umar ibn Muḥammad ibn Bujayr nous a rapporté, Yūsuf ibn Mūsā nous a rapporté, Jarīr nous a rapporté d’après Yaḥyā ibn ‘Ubayd Allāh, d’après son père, d’après Abū Hurayra, qui a dit : « Nous partîmes avec le Messager d’Allah (ﷺ) vers un endroit, et nous arrivâmes près d’un mur de jardin 159. Nous vîmes alors un chameau 160. Lorsque le chameau s’approcha, il leva la tête, aperçut le Messager d’Allah (ﷺ), puis posa son cou 161 sur le sol. Les compagnons du Messager d’Allah (ﷺ) dirent : “Nous sommes plus en droit de nous prosterner devant toi que cette bête.” Il dit : “Gloire à Allah ! En deçà d’Allah ? Il ne convient à personne de se prosterner devant quiconque en deçà d’Allah. Si j’avais ordonné à quelqu’un de se prosterner devant quelque chose en deçà d’Allah, j’aurais ordonné à la femme de se prosterner devant son mari.” » Rapport de ‘Abd Allāh ibn Ja‘far à ce sujet L’imam Aḥmad a dit : Yazīd nous a rapporté, Mahdī ibn Maymūn nous a rapporté d’après Muḥammad ibn Abī Ya‘qūb, d’après al-Ḥasan ibn Sa‘d, d’après ‘Abd Allāh ibn Ja‘far. Et Bahz et ‘Affān nous ont rapporté, ils ont dit : Mahdī nous a rapporté, Muḥammad ibn Abī Ya‘qūb nous a rapporté d’après al-Ḥasan ibn Sa‘d – affranchi d’al-Ḥasan ibn ‘Alī – d’après ‘Abd Allāh ibn Ja‘far, qui a dit : « Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) me fit monter derrière lui et me confia un secret que je ne divulguerai jamais à personne. Le Messager d’Allah (ﷺ) aimait, pour se cacher lorsqu’il satisfaisait un besoin, un tertre 162 ou un bosquet 163 de palmiers. Un jour, il entra dans un jardin des Ansār 164, et voici qu’un chameau vint à lui, en émettant un grognement 165 et les larmes coulant de ses yeux. » Bahz et ‘Affān dirent : « Lorsqu’il vit le Messager d’Allah, il gémit et ses larmes coulèrent. Le Messager d’Allah lui caressa le dos 166 et la nuque 167, et il se calma. Il dit : “À qui appartient ce chameau ?” Un jeune homme des Ansār vint et dit : “Il est à moi, ô Messager d’Allah.” Il dit : “Ne crains-tu pas Allah au sujet de cette bête qu’Il t’a donnée en possession ? Il s’est plaint à moi que tu l’affames et que tu le surmènes 168.” » Muslim l’a rapporté d’après le hadith de Mahdī ibn Maymūn. Rapport de ‘Ā’isha, Mère des croyants, à ce sujet L’imam Aḥmad a dit : ‘Abd al-Ṣamad et ‘Affān nous ont rapporté, ils ont dit : Ḥammād – c’est-à-dire Ibn Salama – nous a rapporté d’après ‘Alī ibn Zayd, d’après Sa‘īd ibn al-Musayyab, d’après ‘Ā’isha, que le Messager d’Allah (ﷺ) était avec un groupe d’Émigrés 169 et d’Auxiliaires 170, lorsqu’un chameau vint et se prosterna devant lui. Ses compagnons dirent : “Ô Messager d’Allah, les bêtes et les arbres se prosternent devant toi ; nous sommes plus en droit de nous prosterner devant toi.” Il dit : “Adorez votre Seigneur et honorez votre frère. Si j’avais ordonné à quelqu’un de se prosterner devant quelqu’un, j’aurais ordonné à la femme de se prosterner devant son mari. Et si je lui ordonnais de transporter d’une montagne jaune à une montagne noire, et d’une montagne noire à une montagne blanche, il lui incomberait de le faire 171.” » Cette chaîne de transmission est conforme aux conditions des Sunan 172. Ibn Mājah l’a rapporté d’après Abū Bakr ibn Abī Shayba, d’après ‘Affān, d’après Ḥammād : « Si j’avais ordonné à quelqu’un de se prosterner devant quelqu’un, j’aurais ordonné à la femme de se prosterner devant son mari », jusqu’à la fin. Rapport de Ya‘lā ibn Murra al-Thaqafī, ou bien il s’agit d’un autre récit L’imam Aḥmad a dit : Abū Salama al-Khuzā‘ī nous a rapporté, Ḥammād ibn Salama nous a rapporté d’après ‘Āṣim ibn Bahdala, d’après Ḥusayn, d’après Abū Jubayra, d’après Ya‘lā ibn Sayyāba, qui a dit : « J’étais avec le Prophète (ﷺ) lors d’un de ses voyages. Il voulut satisfaire un besoin et ordonna à deux jeunes palmiers 173 ; l’un se rapprocha de l’autre, puis il leur ordonna et ils retournèrent à leurs emplacements. Un chameau vint, frappa le sol de son cou 161, puis émit un grognement 165 jusqu’à mouiller ce qui l’entourait. Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : “Savez-vous ce que dit le chameau ? Il prétend que son propriétaire veut l’égorger.” Le Messager d’Allah (ﷺ) envoya quelqu’un vers lui et dit : “Veux-tu me le donner ?” Il dit : “Ô Messager d’Allah, je n’ai aucun bien qui me soit plus cher que lui.” Il dit : “Fais preuve de bonté envers lui.” Il dit : “Certes, je n’honorerai aucun de mes biens comme je l’honorerai, ô Messager d’Allah.” Il dit : “Et il passa près d’une tombe dont le propriétaire était châtié. Il dit : ‘Il est châtié pour une faute mineure.’ Il ordonna qu’on prenne une branche de palmier 174 et qu’on la place sur sa tombe, et dit : ‘Peut-être que cela allégera son châtiment tant qu’elle restera verte.’” » Autre voie d’après lui L’imam Aḥmad a dit : ‘Abd al-Razzāq nous a rapporté, Ma‘mar nous a rapporté d’après ‘Aṭā’ ibn al-Sā’ib, d’après ‘Abd Allāh ibn Ja‘far, d’après Ya‘lā ibn Murra al-Thaqafī, qui a dit : « Trois choses que j’ai vues du Messager d’Allah (ﷺ) : Alors que nous marchions avec lui, nous passâmes près d’un chameau qu’on faisait travailler 175. Lorsque le chameau le vit, il émit un grognement 165 et posa son cou 161. Le Prophète (ﷺ) s’arrêta près de lui et dit : “Où est le propriétaire de ce chameau ?” Il vint. Il dit : “Vends-le moi.” Il dit : “Non, je te le donne.” Il dit : “Non, vends-le moi.” Il dit : “Non, je te le donne ; il appartient à une famille qui n’a d’autre moyen de subsistance que lui.” Il dit : “Puisque tu as mentionné cela à son sujet, il s’est plaint de l’excès de travail et du manque de fourrage ; soyez bons envers lui.” Il dit : “Puis nous marchâmes et descendîmes dans un lieu de campement. Le Messager d’Allah (ﷺ) dormit. Un arbre vint, fendant la terre, jusqu’à le couvrir, puis retourna à sa place. Lorsqu’il se réveilla, on lui en parla. Il dit : ‘C’est un arbre qui a demandé la permission à son Seigneur, Puissant et Majestueux, de saluer le Messager d’Allah (ﷺ), et Il le lui a permis.’” Il dit : “Puis nous marchâmes et passâmes près d’une source d’eau. Une femme vint à lui avec son fils qui était possédé 176. Le Prophète (ﷺ) prit ses narines 177 et dit : ‘Sors, je suis Muḥammad, le Messager d’Allah.’” Il dit : “Nous marchâmes, et lorsque nous revînmes de notre voyage, nous passâmes par cette source d’eau. La femme vint à lui avec des carottes 178 et du lait. Il lui ordonna de rendre les carottes et ordonna à ses compagnons de boire du lait. Il l’interrogea au sujet de l’enfant. Elle dit : ‘Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, nous n’avons rien vu de suspect en lui depuis toi.’” » Autre voie d’après lui L’imam Aḥmad a dit : ‘Abd Allāh ibn Numayr nous a rapporté, ‘Uthmān ibn Ḥakīm nous a rapporté, ‘Abd al-Raḥmān ibn ‘Abd al-‘Azīz m’a informé d’après Ya‘lā ibn Murra, qui a dit : « J’ai vu du Messager d’Allah (ﷺ) trois choses que personne avant moi n’a vues et que personne après moi ne verra : Je partis avec lui en voyage. Lorsque nous fûmes à un certain endroit du chemin, nous passâmes près d’une femme assise avec son enfant. Elle dit : “Ô Messager d’Allah, cet enfant a été frappé d’une affliction 179, et nous avons souffert de lui une affliction ; il est pris 180 plusieurs fois par jour, je ne sais combien.” Il dit : “Donne-le moi.” Elle le souleva vers lui et le plaça entre lui et le milieu de la selle 181. Puis il ouvrit la bouche 182 et souffla 183 dedans trois fois, en disant : “Au nom d’Allah, je suis le serviteur d’Allah ; disparais, ennemi d’Allah.” Puis il le lui rendit et dit : “Retrouve-nous au retour à cet endroit et informe-nous de ce qu’il a fait.” Il dit : “Nous partîmes et revînmes, et nous la trouvâmes à cet endroit avec trois brebis. Il dit : ‘Qu’a fait ton enfant ?’ Elle dit : ‘Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, nous n’avons rien ressenti de lui jusqu’à présent.’ Et elle prit ces brebis. Il dit : ‘Descends, prends-en une et rends les autres.’” Il dit : “Et un jour, je sortis vers le cimetière 184. Lorsque nous fûmes en plein air, il dit : ‘Malheur à toi ! Regarde si tu vois quelque chose qui me cache.’ Je dis : ‘Je ne vois rien qui te cache, sauf un arbre qui, je pense, ne te cachera pas.’ Il dit : ‘Qu’y a-t-il près de lui ?’ Je dis : ‘Un arbre semblable ou proche de lui.’ Il dit : ‘Va vers eux et dis : Le Messager d’Allah vous ordonne…’” »

Que vous vous réunissiez par la volonté d'Allah. Il dit : « Nous nous réunîmes. Il sortit pour son besoin, puis revint et dit : « Va vers elles deux et dis-leur : Le Messager d'Allah vous ordonne à chacune de retourner à sa place. » Elles retournèrent. » Il dit : « J'étais assis avec lui un jour lorsqu'un chameau de race noble vint et posa son cou 185 entre ses mains, puis ses yeux versèrent des larmes. Il dit : « Malheur à toi ! Regarde à qui appartient ce chameau, car il a une affaire. » Il dit : « Je sortis cherchant son propriétaire et je le trouvai appartenant à un homme des Ansâr 186. Je l'appelai auprès de lui. Il dit : « Qu'a ton chameau ? » Il répondit : « Qu'a-t-il ? » Il dit : « Je ne sais, par Allah, ce qu'il a. Nous avons travaillé avec lui et puisé de l'eau avec lui jusqu'à ce qu'il soit incapable de puiser. Hier soir, nous avons décidé de l'égorger et de partager sa viande. » Il dit : « Ne fais pas cela. Donne-le-moi ou vends-le-moi. » Il dit : « Plutôt, il est à toi, ô Messager d'Allah. » Il le marqua du sceau de l'aumône 187, puis l'envoya. (36) Autre voie d'après lui : L'imam Ahmad dit : Wakî' nous a rapporté, d'après al-A'mash, d'après al-Minhâl, d'après 'Amr, d'après Ya'lâ ibn Murra, d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) qu'une femme vint à lui avec son fils qui avait une épilepsie 188. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Sors, ennemi d'Allah ! Je suis le Messager d'Allah. » Il dit : « Il guérit. » Il dit : « Elle lui offrit deux béliers, un peu de fromage sec 189 et un peu de beurre clarifié 190. » Il dit : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Prends le fromage sec, le beurre clarifié et l'un des deux béliers, et rends-lui l'autre. » Puis il mentionna l'histoire des deux arbres comme précédemment. (37) Et Ahmad dit : Aswad nous a rapporté, d'après Abû Bakr ibn 'Ayyâsh, d'après Habîb ibn Abî 'Amra, d'après al-Minhâl ibn 'Amr, d'après Ya'lâ, qui dit : « Je ne pense qu'aucun homme n'a vu du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) moins que ce que j'ai vu. » Il mentionna l'affaire de l'enfant, des deux palmiers et du chameau, sauf qu'il dit : « Qu'a ton chameau à se plaindre de toi ? Il prétend que tu l'as abreuvé jusqu'à ce qu'il vieillisse, puis tu veux l'égorger. » Il dit : « Tu as dit vrai, par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, j'avais voulu cela. Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je ne le ferai pas. » (38) Autre voie d'après lui : Al-Bayhaqî a rapporté d'après al-Hâkim et d'autres, d'après al-Asamm : 'Abbâs ibn Muhammad al-Dûrî nous a rapporté, d'après Hamdân ibn al-Asbahânî, d'après Yazîd, d'après 'Amr ibn 'Abd Allah ibn Ya'lâ ibn Murra, d'après son père, d'après son grand-père, qui dit : « J'ai vu du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) trois choses que personne n'a vues avant moi. J'étais avec lui sur la route de La Mecque. Il passa près d'une femme qui avait un fils atteint d'une épilepsie comme je n'en ai jamais vu de plus grave. Elle dit : « Ô Messager d'Allah, mon fils, comme tu vois. » Il dit : « Si tu veux, je l'invoquerai pour lui. » Il invoqua pour lui. Puis il passa près d'un chameau qui tendait son cou 185 en gémissant. Il dit : « Qu'on m'amène le propriétaire de ce chameau. » On l'amena. Il dit : « Celui-ci dit : « Je suis né chez eux, ils m'ont utilisé jusqu'à ce que je vieillisse chez eux, puis ils ont voulu m'égorger. » » Puis il passa et vit deux arbres séparés. Il me dit : « Va et ordonne-leur de se réunir pour moi. » Il dit : « Ils se réunirent. Il satisfit son besoin. » Il dit : « Puis il passa. Lorsqu'il revint, il passa près de l'enfant qui jouait avec les garçons, et ce qu'il avait avait disparu. Sa mère avait préparé des béliers et lui offrit deux béliers, et dit : « Il n'a plus rien de l'épilepsie. » Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Il n'y a rien qui ne sache que je suis le Messager d'Allah, sauf les mécréants ou les pervers parmi les djinns et les humains. » » Ce sont de bonnes voies multiples qui procurent une forte probabilité ou une certitude pour les spécialistes que Ya'lâ ibn Murra a bien raconté cette histoire dans son ensemble. L'imam Ahmad est le seul à rapporter tout cela, à l'exclusion des auteurs des six recueils 191. Aucun d'eux n'a rien rapporté, sauf Ibn Mâja, qui a rapporté d'après Ya'qûb ibn Humayd ibn Kâsib, d'après Yahyâ ibn Sulaym, d'après Khaytham, d'après Yûnus ibn Khabbâb, d'après Ya'lâ ibn Murra, que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), lorsqu'il allait aux latrines, s'éloignait. Le hâfiz 192 Abû Nu'aym a accordé une attention particulière au hadith du chameau dans son livre « Les Preuves de la Prophétie », ainsi qu'à ses voies multiples. Puis il a rapporté le hadith de 'Abd Allah ibn Qart al-Yamânî : « On apporta au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) six chamelles, et elles se pressèrent vers lui pour savoir par laquelle il commencerait. » J'ai déjà mentionné ce hadith dans le pèlerinage d'adieu. Je dis : Nous avons déjà rapporté d'après Jâbir ibn...


  1. makhmasa : Famine, disette.
  2. sâ' : Mesure de capacité équivalant à environ 3 litres.
  3. nawâjidh : Molaires, dents du fond.
  4. hâfiz : Titre donné à un savant qui maîtrise par cœur un grand nombre de hadiths et leurs chaînes de transmission.
  5. Ansâr : Les 'Auxiliaires', habitants de Médine qui ont accueilli et soutenu le Prophète Muhammad et les émigrés de La Mecque.
  6. mudd : Mesure de capacité équivalant à environ 0,75 litre.
  7. nati' : Natte en cuir ou en tissu utilisée comme nappe.
  8. tamattaytu : S'étirer, se dresser sur la pointe des pieds pour mieux voir.
  9. nudaghfiquhâ daghfaqatan : Verser abondamment, en faisant couler l'eau.
  10. khandaq : Fossé creusé autour de Médine lors de la bataille du Fossé (5 H).
  11. jafna : Grand plat ou récipient.
  12. sadara : Avoir fini de manger, se retirer après avoir été rassasié.
  13. صلى الله عليه وسلم : Formule de bénédiction sur le Prophète Muhammad, signifiant « que la prière et la paix de Dieu soient sur lui ».
  14. بَيْدَر : Aire de battage ou tas de dattes séchées.
  15. انْزِعُوهُ : Impératif pluriel signifiant « détachez-les » ou « enlevez-les », se référant aux dattes.
  16. مِثْلَ مَا أَعْطَاهُمْ : Il resta autant de dattes que ce qu'il leur avait donné pour payer la dette.
  17. صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ : Formule de bénédiction sur le Prophète Muhammad.
  18. مُكَاتَبَة : Contrat d'affranchissement par lequel un esclave rachète sa liberté en versant des sommes convenues.
  19. أُوقِيَّة : Unité de poids valant environ 40 dirhams (env. 128 g).
  20. مِزْوَد : Sac de provisions, besace.
  21. وَسْق : Mesure de capacité pour les grains et dattes, équivalant à 60 sâ‘ (env. 130-195 kg selon les écoles).
  22. رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ : Formule de satisfaction divine sur un compagnon, signifiant « que Dieu soit satisfait de lui ».
  23. فَسَقَطَ : Le sac tomba et fut perdu ou volé lors des troubles.
  24. حَسَنٌ غَرِيبٌ : Terme technique de critique de hadith : « bon et étrange », indiquant une chaîne de transmission acceptable mais peu commune.
  25. الْحَافِظ : Titre honorifique pour un spécialiste du hadith ayant une vaste mémoire.
  26. وَلَا تَكْفِئْهُ : Ne le renverse pas (en inclinant le sac).
  27. مِكْتَل : Grand panier ou corbeille.
  28. الشَّام : Région du Levant (Syrie, Palestine, Liban, Jordanie).
  29. جِرَاب : Outre ou sac en cuir pour provisions.
  30. رَبِّي عَزَّ وَجَلَّ : Formule de glorification de Dieu : « mon Seigneur, Puissant et Majestueux ».
  31. شَطْرُ شَعِيرٍ : Un demi-sâ‘ d'orge ; le sâ‘ est une mesure de capacité d'environ 2,5 à 3 kg.
  32. wasq : Mesure de capacité équivalant à environ 60 sa' (environ 130-150 kg selon les estimations).
  33. outre : Récipient en cuir pour conserver le beurre clarifié (samn).
  34. condiment : Ce qui accompagne le pain, comme du beurre, du miel, etc.
  35. presse : Action de presser l'outre pour en extraire le beurre restant.
  36. cotte de mailles : Armure métallique portée au combat.
  37. sa' : Mesure de capacité d'environ 2,5 à 3 kg selon les estimations.
  38. Preuves : Ouvrage d'al-Bayhaqi intitulé 'Dala'il al-Nubuwwa' (Les Preuves de la Prophétie).
  39. plat : Grand récipient pour la pâte.
  40. meule : Meule à main pour moudre le grain.
  41. four : Four traditionnel en terre cuite pour cuire le pain.
  42. Ansar : Les 'Auxiliaires' de Médine qui ont accueilli et soutenu le Prophète Muhammad.
  43. niche : Petite cavité dans le mur pour ranger des objets.
  44. rôtie : Viande cuite au four ou à la broche.
  45. interrompue : Hadith dont la chaîne de transmission est incomplète (mursal).
  46. Suffa : Plate-forme couverte attenante à la mosquée de Médine où logeaient les Compagnons pauvres.
  47. gens du serment : Référence aux Ansar qui avaient prêté serment d'allégeance au Prophète.
  48. رُغُفٍ : Pluriel de رَغِيف, désignant des pains, probablement des galettes ou miches de pain.
  49. الذِّرَاعِ : Le bras (de l'animal), partie avant de la patte, considérée comme un morceau de choix.
  50. مُبْهَمٍ : Terme désignant un transmetteur non identifié ou anonyme dans la chaîne de transmission.
  51. وَلَمْ يَمَسَّ مَاءً : Il n'a pas touché à l'eau, signifiant qu'il n'a pas renouvelé ses ablutions après avoir mangé de la viande cuite au feu, conformément à certains avis juridiques.
  52. مَصْلِيَّةٌ : Rôti, cuit au four ou à la braise.
  53. غَزْوَةِ خَيْبَرَ : Expédition de Khaybar, bataille contre les Juifs de Khaybar en l'an 7 de l'Hégire.
  54. الْحَافِظُ : Titre honorifique désignant un spécialiste du hadith qui maîtrise un grand nombre de textes et de chaînes de transmission.
  55. يَوْمَ الْخَنْدَقِ : Jour du Fossé, bataille de la Tranchée (ou des Coalisés) en l'an 5 de l'Hégire.
  56. انْقِطَاعٌ : Interruption dans la chaîne de transmission, signifiant qu'un transmetteur manque entre deux maillons.
  57. لَوِ الْتَمَسْتَهَا لَوَجَدْتَهَا : Si tu l'avais cherché, tu l'aurais trouvé, indiquant que le bras était miraculeusement présent malgré l'absence apparente.
  58. يُقَيِّظُنِي : Me suffit pour la saison chaude (al-qayz), période de quatre mois selon l'explication donnée.
  59. الْقَيْظُ : Saison chaude, été, période de quatre mois dans le calendrier arabe traditionnel.
  60. حُجْرَتِهِ : Sa chambre ou son habit ; le terme peut désigner un vêtement ou un endroit où l'on cache quelque chose.
  61. بِالْفَصِيلِ الرَّابِضِ : Semblable à un jeune chameau couché, métaphore pour décrire un gros tas de dattes.
  62. لَمْ نَرْزَأْ مِنْهُ تَمْرَةً : Nous n'avions rien diminué d'une datte, signifiant que le tas de dattes semblait intact malgré les prélèvements.
  63. حَائِطًا : Jardin clos, palmeraie ou verger entouré de murs.
  64. أَنْصَارٍ : Les Ansar, « Auxiliaires », habitants de Médine ayant accueilli et soutenu le Prophète après l'Hégire.
  65. الْغَرْبَ : Seau en cuir utilisé pour puiser l'eau.
  66. غَرِيبٌ : Hadith étrange, c'est-à-dire dont la chaîne de transmission présente une singularité ou un transmetteur peu connu.
  67. دَلَائِلِ النُّبُوَّةِ : Les Preuves de la Prophétie, titre d'ouvrages rassemblant les miracles et signes de la prophétie de Muhammad.
  68. سَلْمَانَ الْفَارِسِيِّ : Salman le Perse, compagnon du Prophète, originaire de Perse, connu pour sa quête de la vérité avant l'islam.
  69. نُجُومِ كِتَابَتِهِ : Échéances de son contrat d'affranchissement (kitaba), par lequel un esclave s'engage à payer une somme pour obtenir sa liberté.
  70. ḥāja : Besoin naturel, ici le besoin d'uriner ou de déféquer.
  71. makhshūsh : Chameau dont le nez est perforé pour y passer une corde, le rendant docile.
  72. āya : Signe, miracle, preuve divine.
  73. ḥasbī : Cela me suffit, expression de contentement.
  74. al-Ḥajūn : Lieu à La Mecque, près du cimetière d'al-Mu‘allā.
  75. mushrikūn : Associateurs, polythéistes qui associent d'autres divinités à Allah.
  76. āyāt : Versets coraniques.
  77. mursal : Hadith où le Compagnon omet le nom du Prophète, rapporté directement par un Successeur.
  78. khātam : Sceau de la prophétie, une marque entre les omoplates du Prophète.
  79. ‘idhq : Régimbe de dattes, branche portant des fruits.
  80. sāḥir : Magicien, sorcier.
  81. تَخُدّ : Traîner en creusant le sol, comme une marque.
  82. الجذع : Tronc de palmier, souvent utilisé comme support ou pilier.
  83. عَرِيش : Hutte ou abri fait de branches de palmier.
  84. يَخْطُب : Prononcer le sermon du vendredi (khutba).
  85. مِنْبَر : Chaire dans la mosquée, d'où le prédicateur prononce le sermon.
  86. خَارَ : Mugir, émettre un son grave (comme un taureau).
  87. الحَافِظ : Titre donné à un spécialiste du hadith qui maîtrise un grand nombre de textes et de chaînes.
  88. صَحِيحٌ غَرِيب : Hadith authentique mais rare dans cette chaîne de transmission.
  89. حَنَّ : Gémir, exprimer une plainte ou une nostalgie.
  90. الوَالِه : Mère éplorée, qui a perdu son enfant.
  91. الذِّكْر : Rappel d'Allah, ici le sermon ou la récitation coranique.
  92. جذوع : Troncs de palmier utilisés comme colonnes ou poutres.
  93. جذع : Tronc de palmier, souvent utilisé comme support.
  94. منبر : Chaire de la mosquée, estrade surélevée pour le prêche.
  95. العشار : Chamelles pleines, au dixième mois de gestation.
  96. خشبة : Morceau de bois, poutre ou tronc.
  97. الكرسي : Estrade, siège surélevé, ici synonyme de chaire.
  98. الناقة الحلوج : Chamelle qui a perdu son petit et gémit de douleur.
  99. احتصنها : Il l’enlaça, le prit dans ses bras.
  100. شرط الصحيح : Conditions de fiabilité des recueils authentiques (al-Bukhârî et Muslim).
  101. أصحاب الكتب الستة : Les auteurs des six recueils de hadiths canoniques (al-Bukhârî, Muslim, Abû Dâwûd, al-Tirmidhî, al-Nasâ’î, Ibn Mâja).
  102. الدلائل : Ouvrage d’Abû Nu‘aym al-Isfahânî intitulé ‘Dalâ’il al-Nubuwwa’ (Les Preuves de la Prophétie).
  103. سواري المسجد : Piliers de la mosquée, ici les troncs de palmier servant de colonnes.
  104. وطنه : Il le calma, l’apaisa, littéralement ‘le rendit stable’.
  105. الصحيحين : Les deux recueils authentiques d’al-Bukhârî et Muslim.
  106. حن عليه : Il gémit contre lui, exprimant son attachement ou sa plainte.
  107. حسن صحيح غريب : Terminologie de al-Tirmidhî : hadith bon, authentique et étrange (c’est-à-dire rapporté par une seule chaîne).
  108. ḥāfiẓ : Titre donné aux grands spécialistes du hadith, maîtrisant parfaitement les textes et les chaînes de transmission.
  109. Abū al-Ḥajjāj al-Mizzī : Célèbre savant du hadith (654-742 H), auteur de l'ouvrage 'Tuḥfat al-Ashrāf' (Aṭrāf).
  110. Aṭrāf : Ouvrage de hadith classant les traditions par débuts de textes (aṭrāf) pour faciliter la recherche.
  111. ḥadīth : Tradition prophétique, rapport d'un dit, fait ou approbation du Prophète Muhammad.
  112. Abū Nu‘aym : Aḥmad ibn ‘Abd Allāh al-Iṣbahānī, célèbre ḥāfiẓ (336-430 H), auteur de 'Ḥilyat al-Awliyā'.
  113. chaire : Minbar, la chaire surélevée dans la mosquée d'où le prédicateur prononce le sermon du vendredi.
  114. Aḥmad : Aḥmad ibn Ḥanbal, fondateur de l'école hanbalite, auteur du 'Musnad'.
  115. que Dieu prie sur lui et le salue : Formule de bénédiction et de salutation sur le Prophète Muhammad, traditionnellement énoncée après mention de son nom.
  116. chaîne de transmission : Isnād, la liste des transmetteurs d'un hadith, garantissant son authenticité.
  117. Muslim : Muslim ibn al-Ḥajjāj, auteur du 'Ṣaḥīḥ Muslim', l'un des six recueils de hadith canoniques.
  118. Abū Ya‘lā : Aḥmad ibn ‘Alī al-Mawṣilī, ḥāfiẓ et auteur du 'Musnad Abī Ya‘lā'.
  119. que Dieu l'agrée : Formule de satisfaction divine adressée aux Compagnons du Prophète.
  120. jonc : Plante aquatique utilisée pour fabriquer des objets tressés.
  121. al-Nasā’ī : Aḥmad ibn Shu‘ayb al-Nasā’ī, auteur du 'Sunan al-Nasā’ī', l'un des six recueils canoniques.
  122. al-Bayhaqī : Aḥmad ibn al-Ḥusayn al-Bayhaqī, célèbre savant du hadith (384-458 H), auteur de 'al-Sunan al-Kubrā'.
  123. al-Shāfi‘ī : Muḥammad ibn Idrīs al-Shāfi‘ī, fondateur de l'école shafi'ite.
  124. glorification : Tasbīḥ, action de dire 'Subḥān Allāh' (Gloire à Dieu), ici attribuée aux cailloux comme miracle.
  125. al-Kudaymī : Muḥammad ibn al-Ḥusayn al-Kudaymī, transmetteur de hadith.
  126. al-Ṭabarānī : Sulaymān ibn Aḥmad al-Ṭabarānī, célèbre ḥāfiẓ (260-360 H), auteur des trois 'Mu‘jam'.
  127. al-Ḥākim : Muḥammad ibn ‘Abd Allāh al-Ḥākim al-Naysābūrī, auteur du 'Mustadrak'.
  128. sabbaḥa (يُسَبِّحُ) : Glorifier Allah, prononcer la formule de glorification 'Subḥāna Llāh' (Gloire à Allah). Ici, il s'agit d'une glorification miraculeuse des cailloux.
  129. khilāfat al-nubuwwa (خِلَافَةُ النُّبُوَّةِ) : Le califat conforme à la prophétie, c'est-à-dire le mode de succession qui suit l'exemple prophétique, souvent associé aux quatre premiers califes (Abû Bakr, 'Umar, 'Uthmân, 'Alî).
  130. ḥāfiẓ (حَافِظ) : Mémorisateur du Coran et des hadiths ; ici, Sâlih n'était pas considéré comme fiable dans la mémorisation et la transmission.
  131. al-maḥfūẓ (الْمَحْفُوظ) : Ce qui est conservé, c'est-à-dire la version la plus authentique et retenue par les spécialistes du hadith.
  132. al-Rabadha (الرَّبَذَة) : Localité située près de Médine, où Abû Dharr fut exilé par le calife 'Uthmân.
  133. ahl al-ʿilm (أَهْلُ الْعِلْمِ) : Les gens de science, c'est-à-dire les savants religieux.
  134. hajjara (هَجَّرَ) : Se rendre tôt, avant l'aube ou au début de la matinée.
  135. waḥy (وَحْي) : Révélation divine ; l'expression 'en état de révélation' signifie que le Prophète recevait une communication divine.
  136. rabwa (رَبْوَة) : Petite éminence, tertre ou monticule.
  137. qalīl mā yabqayna (قَلِيلٌ مَا يَبْقَيْنَ) : Expression signifiant 'peu de temps ils resteront', faisant allusion à la mort prochaine des trois califes présents.
  138. ḥāfiẓ (حَافِظ) : Titre honorifique donné à un spécialiste du hadith ayant mémorisé un grand nombre de textes et de chaînes de transmission.
  139. abū ummī (أَبُو أُمِّي) : Le frère de ma mère, c'est-à-dire l'oncle maternel.
  140. aḍḥā (أَضْحَى) : Le moment après le lever du soleil, la matinée avancée.
  141. ahl baytī (أَهْلُ بَيْتِي) : Les gens de ma maison, c'est-à-dire la famille du Prophète, incluant ici al-'Abbâs et ses fils.
  142. mušabbiha (مُشَبِّهَة) : Hadiths suspects ou douteux, pouvant contenir des éléments anthropomorphistes ou non conformes.
  143. buʿitha (بُعِثَ) : Être envoyé comme prophète ; 'avant que je sois envoyé' signifie avant le début de la révélation prophétique.
  144. ḥasan gharīb (حَسَنٌ غَرِيبٌ) : Hadith de catégorie 'bon' (ḥasan) mais 'étrange' (gharīb), c'est-à-dire dont la chaîne de transmission comporte un transmetteur unique à un certain niveau.
  145. al-mabʿath : L’envoi en mission prophétique, le début de la révélation.
  146. tilka l-qabḍatu mina l-turāb : Cette poignée de terre que le Prophète lança contre les ennemis lors des batailles, symbole de l’intervention divine.
  147. Wa mā ramayta idh ramayta wa lākinna Allāha ramā : Coran, sourate al-Anfāl (8), verset 17 : « Ce n’est pas toi qui as lancé quand tu as lancé, mais c’est Allāh qui a lancé. »
  148. ghazwat al-fatḥ : La conquête de La Mecque (an 8 de l’Hégire).
  149. Jāʾa l-ḥaqqu wa zahaqa l-bāṭilu inna l-bāṭila kāna zahūqan : Coran, sourate al-Isrāʾ (17), verset 81 : « La vérité est venue et le faux a disparu ; certes le faux est destiné à disparaître. »
  150. Qul jāʾa l-ḥaqqu wa mā yubdiʾu l-bāṭilu wa mā yuʿīdu : Coran, sourate Sabaʾ (34), verset 49 : « Dis : la vérité est venue, et le faux ne commence ni ne recommence. »
  151. qirām : Rideau ou tenture fine, souvent décoré.
  152. al-Anṣār : Les « Auxiliaires », habitants de Médine qui accueillirent et soutinrent le Prophète après l’Hégire.
  153. al-ḥāʾiṭ : Jardin clos, souvent planté de palmiers.
  154. nāṣiya : Le toupet, mèche de cheveux sur le front de l’animal, symbole de soumission.
  155. Banū al-Najjār : Tribu des Anṣār à Médine, dont faisait partie ʿAbd Allāh, père du Prophète.
  156. ʿāṣī l-jinni wa l-insi : Les rebelles parmi les djinns et les humains, c’est-à-dire ceux qui refusent de reconnaître la prophétie.
  157. lābatayhā : Les deux laves (champs de lave) de Médine, désignant la ville elle-même.
  158. faḥlān : Deux étalons, mâles reproducteurs.
  159. ḥā’iṭ : Mur de jardin ou enclos, souvent en terre ou en pierres, entourant un jardin ou une palmeraie.
  160. nāḍiḥ : Chameau utilisé pour puiser l'eau ou pour le transport, souvent un mâle adulte.
  161. jirān : Le cou du chameau, ou plus précisément la partie antérieure du cou qu'il pose au sol lorsqu'il se prosterne.
  162. hadaf : Tertre ou monticule de terre, servant d'écran pour se cacher.
  163. ḥā’ish : Bosquet ou groupe de palmiers, servant d'abri ou de cachette.
  164. Anṣār : Les Auxiliaires, habitants de Médine qui ont accueilli et soutenu le Prophète Muhammad et les Émigrés de La Mecque.
  165. jarjara : Émettre un grognement sourd, caractéristique du chameau lorsqu'il est en détresse ou veut attirer l'attention.
  166. sarāt : Le dos, plus précisément la partie supérieure du dos entre les épaules.
  167. dhifrā : La nuque ou la partie arrière du cou, près de la tête.
  168. tud’ibuhu : Le surmener, le fatiguer par un travail excessif.
  169. Muhājirūn : Les Émigrés, les premiers musulmans qui ont émigré de La Mecque à Médine avec le Prophète.
  170. Anṣār : Les Auxiliaires, habitants de Médine qui ont accueilli et soutenu le Prophète et les Émigrés.
  171. yuṣghī lahā an taf‘alahu : Il lui incomberait de le faire ; littéralement, 'il serait approprié pour elle de le faire'.
  172. Sunan : Recueils de hadiths classés par sujet, comme ceux d'Abū Dāwūd, al-Tirmidhī, al-Nasā’ī, Ibn Mājah.
  173. wadiyyatayn : Deux jeunes palmiers, probablement des rejets ou des plants.
  174. jarīda : Branche de palmier, souvent une palme verte ou une tige.
  175. yusnā ‘alayhi : On le faisait travailler, littéralement 'on puisait de l'eau avec lui' ou 'on l'utilisait pour le travail'.
  176. jinn : Possession par un djinn, créature invisible dans la croyance islamique, pouvant causer des troubles mentaux ou physiques.
  177. mankhar : Les narines ; prendre par les narines est un geste symbolique pour commander au djinn de sortir.
  178. jazar : Carottes ou légumes-racines similaires.
  179. balā’ : Affliction, épreuve, souvent une maladie ou un trouble.
  180. yu’khadh : Il est pris, c'est-à-dire saisi par une crise (de possession ou d'épilepsie).
  181. wāsiṭat al-raḥl : La partie médiane de la selle, l'espace entre le pommeau et le troussequin.
  182. faghara fāhu : Il ouvrit la bouche (de l'enfant), pour souffler à l'intérieur.
  183. nafatha : Souffler légèrement, parfois avec un peu de salive, dans le cadre d'une incantation (ruqya).
  184. jabbāna : Cimetière, ou plus largement un espace désertique hors de la ville.
  185. jarān : Le cou du chameau, ou la partie antérieure de son cou qu'il pose au sol.
  186. Anṣār : Les « Auxiliaires », habitants de Médine qui ont accueilli et soutenu le Prophète Muhammad après l'Hégire.
  187. sima al-ṣadaqa : Marque distinctive indiquant que l'animal est destiné à l'aumône (zakāt).
  188. lamam : Épilepsie ou possession par un djinn ; trouble mental ou physique attribué à une influence spirituelle.
  189. aqiṭ : Fromage sec, souvent préparé à partir de lait caillé séché.
  190. samn : Beurre clarifié, utilisé comme matière grasse de conservation.
  191. al-kutub al-sitta : Les six recueils de hadiths canoniques : Bukhârî, Muslim, Abû Dâwûd, Tirmidhî, Nasâ'î et Ibn Mâja.
  192. ḥāfiẓ : Titre honorifique pour un spécialiste du hadith qui maîtrise un grand nombre de textes et de chaînes de transmission.

Le Livre des Preuves de la Prophétie

de 'Abdullah, similaire à l'histoire des deux arbres, et nous avons mentionné plus haut, d'après plusieurs Compagnons, un récit analogue à celui du chameau, mais avec un contexte qui semble être (autre) que celui-ci – Dieu sait mieux. [[Histoire du garçon épileptique]] Et viendra le récit du garçon qui était épileptique 1 et l'invocation du Prophète (paix et salut sur lui) pour lui et sa guérison immédiate, par d'autres voies. Al-Hafiz al-Bayhaqi a rapporté d'après Abu 'Abdillah al-Hakim et d'autres, d'après Abu al-'Abbas al-Asamm, d'après Ahmad ibn 'Abd al-Jabbar, d'après Yunus ibn Bukayr, d'après Isma'il ibn 'Abd al-Malik, d'après Abu al-Zubayr, d'après Jabir, qui a dit : « Je sortis avec le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) lors d'un voyage. Lorsque le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) voulait satisfaire un besoin naturel 2, il s'éloignait jusqu'à ce que personne ne le voie. Nous descendîmes dans un lieu désertique, sans repère ni arbre. Il me dit : "Ô Jabir, prends l'outre 3 et viens avec moi." Je remplis l'outre d'eau et nous partîmes. Nous marchâmes jusqu'à ce que nous soyons presque invisibles. Voici deux arbres distants de quelques coudées 4. Le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) dit : "Ô Jabir, va dire à cet arbre : Le Messager de Dieu te dit : Rejoins ta compagne, afin que je m'assoie derrière vous deux." Je le fis, et l'arbre retourna rejoindre son compagnon. Il s'assit derrière eux jusqu'à ce qu'il eût satisfait son besoin. Puis nous revînmes, montâmes nos montures et partîmes, comme si les oiseaux 5 nous ombrageaient la tête. Soudain, une femme se présenta au Messager de Dieu (paix et salut sur lui) et dit : "Ô Messager de Dieu, mon fils ici présent, le démon 6 le saisit trois fois par jour et ne le laisse pas." Le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) s'arrêta, le prit et le plaça entre lui et le devant de la selle 7, puis dit : "Tais-toi 8, ennemi de Dieu ! Je suis le Messager de Dieu." Il répéta cela trois fois, puis le rendit à sa mère. Lorsque nous revînmes et fûmes près de cette eau, cette femme se présenta à nous avec deux béliers qu'elle menait, portant l'enfant. Elle dit : "Ô Messager de Dieu, accepte mon offrande ! Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, il n'a plus eu de crise depuis." Le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) dit : "Prenez l'un d'eux et rendez l'autre." Puis nous partîmes, le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) étant parmi nous. Un chameau égaré 9 arriva. Lorsqu'il fut entre les deux rangées 10, il se prosterna. Le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) dit : "Ô gens, à qui appartient ce chameau ?" Des jeunes des Ansar 11 dirent : "Il est à nous, ô Messager de Dieu." Il dit : "Qu'a-t-il ?" Ils dirent : "Nous l'avons abreuvé 12 pendant vingt ans. Lorsqu'il a vieilli et qu'il avait un peu de graisse, nous avons voulu l'égorger pour le partager entre nos serviteurs." Le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) dit : "Me le vendez-vous ?" Ils dirent : "Ô Messager de Dieu, il est à toi." Il dit : "Faites-lui du bien jusqu'à ce que sa mort vienne." Ils dirent : "Ô Messager de Dieu, nous sommes plus dignes de nous prosterner devant toi que les bêtes." Le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) dit : "Il ne convient pas qu'un être humain se prosterne devant un autre être humain. Si cela était, les femmes se prosterneraient devant leurs maris." Cette chaîne de transmission 13 est bonne, ses rapporteurs sont dignes de confiance. Abu Dawud et Ibn Majah ont rapporté d'après Isma'il ibn 'Abd al-Malik ibn Abi al-Safra', d'après Abu al-Zubayr, d'après Jabir, que le Messager de Dieu, lorsqu'il allait aux toilettes, s'éloignait. Puis al-Bayhaqi dit : « Et nous a rapporté Abu 'Abdillah al-Hafiz, que nous a rapporté Abu Bakr ibn Ishaq, que nous a rapporté al-Husayn ibn 'Ali ibn Ziyad, que nous a rapporté Abu Hamna, que nous a rapporté Abu Qurra, d'après Ziyad – c'est Ibn Sa'd – d'après Abu al-Zubayr, qu'il a entendu Yunus ibn Khabbab al-Kufi raconter qu'il a entendu Abu 'Ubayda raconter d'après 'Abdullah ibn Mas'ud, d'après le Prophète (paix et salut sur lui), qu'il était en voyage vers La Mecque, alla aux toilettes et s'éloignait jusqu'à ce que personne ne le voie. Il ne trouva rien pour se cacher, puis aperçut deux arbres. » Et il mentionna l'histoire des deux arbres et l'histoire du chameau, de manière similaire au récit de Jabir. Al-Bayhaqi dit : « Le récit de Jabir est plus authentique. » Il dit : « Cette version est rapportée uniquement par Zam'a ibn Salih, d'après Ziyad – je pense qu'il s'agit d'Ibn Sa'd – d'après Abu al-Zubayr. » Je dis : « Il se peut que ce soit également préservé, et cela ne contredit pas les récits de Jabir et Ya'la ibn Murra, mais plutôt les confirme. Ce récit se trouve chez Abu al-Zubayr Muhammad ibn Muslim ibn Tadrus al-Makki, d'après Jabir, et chez Yunus ibn Khabbab, d'après Abu 'Ubayda ibn 'Abdillah ibn Mas'ud, d'après son père. Et Dieu sait mieux. Al-Bayhaqi a rapporté d'après Mu'awiya ibn Yahya al-Sayrafi – qui est faible – d'après al-Zuhri, d'après Kharija ibn Zayd, d'après Usama ibn Zayd, un long récit similaire au contexte du récit de Ya'la ibn Murra et Jabir ibn 'Abdillah, incluant l'histoire du garçon épileptique et la venue de sa mère avec une chèvre rôtie. Il dit : « Donne-moi le bras 14 », et je le lui donnai. Puis il dit : « Donne-moi le bras », et je le lui donnai. Puis il dit : « Donne-moi le bras. » Je dis : « Combien de bras une chèvre a-t-elle ? » Il dit : « Par Celui qui tient mon âme en Sa main, si tu t'étais tu, tu m'aurais donné autant que j'aurais demandé. » Puis il mentionna l'histoire des palmiers, leur réunion et le déplacement des pierres avec eux, jusqu'à ce que les pierres deviennent un tas derrière les palmiers. Mais dans ce contexte, il n'y a pas l'histoire du chameau, c'est pourquoi il ne l'a pas rapportée textuellement avec sa chaîne. Et c'est de Dieu que vient l'aide. (Al-Hafiz Ibn 'Asakir a rapporté dans la biographie de Ghaylan ibn Salama al-Thaqafi, avec sa chaîne remontant à Ya'la ibn Mansur al-Razi, d'après Shabib ibn Shayba, d'après Bishr ibn 'Asim, d'après Ghaylan ibn Salama, qui a dit : « Nous sortîmes avec le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) et vîmes des merveilles. » Il mentionna l'histoire des deux arbres et comment il s'en servit pour se cacher lors de la défécation, l'histoire du garçon épileptique, et sa parole : « Au nom de Dieu, je suis le Messager de Dieu. Sors, ennemi de Dieu ! » et il fut guéri. Puis il mentionna l'histoire des deux chameaux égarés qui se prosternèrent devant lui, de manière similaire à ce qui précède pour un seul chameau. Il se peut que ce soit une autre histoire. Et Dieu sait mieux.) [[Son invocation pour le chameau de Jabir, qui devança les montures du peuple]] Nous avons mentionné précédemment le récit de Jabir et l'histoire de son chameau qui était épuisé, lors de leur retour de Tabuk, alors qu'il était à l'arrière du groupe. Le Prophète (paix et salut sur lui) le rejoignit, invoqua pour lui et le frappa, et il marcha d'une allure qu'il n'avait jamais eue, jusqu'à devancer les gens. Et nous avons mentionné l'achat qu'il (paix et salut sur lui) en fit, et les nombreuses divergences sur son prix de la part des rapporteurs, ce qui ne nuit pas au fond de l'histoire, comme nous l'avons expliqué. [[Sa montée sur le cheval de Talha, qui devint rapide après avoir été lent]] Et il a été mentionné précédemment le récit d'Anas sur sa montée (paix et salut sur lui) sur le cheval d'Abu Talha, lorsqu'il entendit un bruit à Médine. Il monta ce cheval, qui était lent. D'autres cavaliers montèrent vers ce bruit, et ils trouvèrent le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) déjà revenu après avoir éclairci l'affaire, sans en trouver la réalité. Il l'avait monté sans selle, rien sur lui, ceignant une épée. Il revint en disant : « N'ayez pas peur, n'ayez pas peur ! Nous n'avons rien trouvé, mais nous l'avons trouvé [le cheval] comme une mer 15. » C'est-à-dire très rapide. Ce cheval était lent avant cette nuit, mais après cela, il ne pouvait être rattrapé ni dépassé. Tout cela par sa bénédiction (paix et salut sur lui). Autre récit étrange sur l'histoire du chameau Le cheikh Abu Muhammad 'Abdullah ibn Hamid al-Faqih a dit dans son livre « Dala'il al-Nubuwwa » 16, qui est un grand volume riche et plein d'enseignements : « Abu 'Ali al-Farisi m'a informé, que nous a rapporté Abu Sa'id, d'après 'Abd al-'Aziz ibn Shahalan al-Qawwas, que nous a rapporté Abu 'Amr 'Uthman ibn Muhammad ibn Khalid al-Rasibi, que nous a rapporté 'Abd al-Rahman ibn 'Ali al-Basri, que nous a rapporté Salama ibn Sa'id ibn Ziyad ibn Abi Hind al-Razi, que mon père m'a rapporté d'après son père, d'après son grand-père, que nous a rapporté Ghunaym ibn Aws – c'est-à-dire al-Razi – qui a dit : « Nous étions assis avec le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) lorsqu'un chameau arriva en courant, jusqu'à s'arrêter devant le Messager de Dieu (paix et salut sur lui), effrayé. Le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) dit : "À qui est ce chameau ?" »

Ô chameau, calme-toi ! Si tu es véridique, tu auras ta vérité ; si tu es menteur, tu auras ton mensonge. D'ailleurs, Allah Très-Haut a accordé la sécurité à celui qui cherche refuge auprès de nous, et Il ne déçoit pas celui qui se réfugie auprès de nous." Nous dîmes : "Ô Messager d'Allah, que dit ce chameau ?" Il répondit : "C'est un chameau dont les propriétaires voulaient l'égorger, alors il s'est enfui d'eux et a imploré le secours de votre Prophète." Pendant que nous étions ainsi, voilà que ses propriétaires arrivèrent en courant. Quand le chameau les vit, il retourna vers la tête du Messager d'Allah (paix et salut sur lui). Ils dirent : "Ô Messager d'Allah, voici notre chameau qui s'est enfui de nous il y a trois jours, et nous ne l'avons trouvé qu'auprès de toi." Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) dit : "Il se plaint amèrement." Ils dirent : "Ô Messager d'Allah, que dit-il ?" Il dit : "Il dit : 'J'ai été élevé parmi vos chameaux en tant que voisin, et vous me chargiez en été pour aller vers les pâturages, et en hiver vous me transportiez vers les lieux chauds.'" Ils dirent : "C'était bien cela, ô Messager d'Allah." Il dit : "Quelle est la récompense d'un serviteur vertueux envers ses maîtres ?" Ils dirent : "Ô Messager d'Allah, nous ne le vendons ni ne l'égorgeons." Il dit : "Il a imploré secours sans être secouru. Je suis plus digne de miséricorde que vous, car Allah a retiré la miséricorde des cœurs des hypocrites et l'a placée dans les cœurs des croyants." Alors le Prophète (paix et salut sur lui) l'acheta pour cent dirhams, puis dit : "Ô chameau, va ! Tu es libre pour la Face d'Allah." Le chameau mugit sur la tête du Messager d'Allah, et le Messager d'Allah dit : "Âmîn 17." Puis il mugit une deuxième fois, et il dit : "Âmîn." Puis il mugit une troisième fois, et il dit : "Âmîn." Puis il mugit une quatrième fois, et le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) pleura. Nous dîmes : "Ô Messager d'Allah, que dit ce chameau ?" Il dit : "Il dit : 'Qu'Allah te récompense, ô Prophète, pour l'Islam et le Coran par le bien.' J'ai dit : 'Âmîn.' Il dit : 'Qu'Allah apaise la terreur de ta communauté au Jour de la Résurrection, comme tu as apaisé ma terreur.' J'ai dit : 'Âmîn.' Il dit : 'Qu'Allah préserve les sangs de ta communauté de ses ennemis, comme tu as préservé mon sang.' J'ai dit : 'Âmîn.' Il dit : 'Qu'Allah ne fasse pas que leur malheur soit entre eux.' Alors j'ai pleuré et j'ai dit : 'Ce sont des qualités que j'ai demandées à mon Seigneur, et Il me les a accordées, mais Il m'en a refusé une, et Jibrîl 18 m'a informé de la part d'Allah que la fin de ta communauté sera par l'épée, et la plume a tracé ce qui doit être.'" Je dis : "Ce hadith 19 est très étrange ; je n'ai vu aucun de ceux qui ont composé des ouvrages sur les preuves [prophétiques] le rapporter, sauf celui-ci dans son livre. Il comporte une étrangeté et un caractère blâmable dans sa chaîne de transmission et son texte également. Et Allah sait mieux." Hadith sur la prosternation des moutons devant lui (paix et salut sur lui) Abû Muhammad 'Abd Allah ibn Hâmid a dit également : Yahyâ ibn Sâ'id nous a rapporté : Muhammad ibn 'Awf al-Himsî nous a rapporté : Ibrâhîm ibn al-'Alâ' az-Zubaydî nous a rapporté : 'Abbâd ibn Yûsuf al-Kindî Abû 'Uthmân nous a rapporté : Abû Ja'far ar-Râzî nous a rapporté d'après ar-Rabî' ibn Anas, d'après Anas ibn Mâlik, qui a dit : "Le Prophète (paix et salut sur lui) entra dans un jardin des Ansâr 20 avec Abû Bakr, 'Umar et un homme des Ansâr. Dans le jardin, il y avait des moutons qui se prosternèrent devant lui. Abû Bakr dit : 'Ô Messager d'Allah, nous étions plus dignes de nous prosterner devant toi que ces moutons.' Il dit : 'Il ne convient pas qu'une personne se prosterne devant une autre. Et s'il convenait qu'une personne se prosterne devant une autre, j'aurais ordonné à la femme de se prosterner devant son mari.'" (Étrange, et dans sa chaîne de transmission, il y a quelqu'un d'inconnu.) [L'histoire du loup et son témoignage de la mission prophétique] [Hadith d'Abû Sa'îd al-Khudrî] L'imam Ahmad a dit : Yazîd nous a rapporté : al-Qâsim ibn al-Fadl al-Huddânî nous a rapporté d'après Abû Nadra, d'après Abû Sa'îd al-Khudrî, qui a dit : "Un loup attaqua un mouton et le prit. Le berger le poursuivit et le lui arracha. Le loup s'assit sur sa queue et dit : 'Ne crains-tu pas Allah ? Tu m'enlèves une subsistance qu'Allah m'a envoyée ?' Le berger dit : 'Ô merveille ! Un loup me parle comme un être humain !' Le loup dit : 'Ne t'informerai-je pas de quelque chose de plus merveilleux ? Muhammad (paix et salut sur lui) à Yathrib 21 informe les gens des nouvelles de ce qui a précédé.' Le berger se mit à conduire ses moutons jusqu'à entrer dans Médine, les parqua dans un coin, puis vint au Messager d'Allah (paix et salut sur lui) et l'informa. Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) ordonna qu'on appelle à la prière en commun. Puis il sortit et dit au berger : 'Informe-les.' Il les informa. Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) dit : 'Il a dit vrai. Par Celui qui tient l'âme de Muhammad dans Sa main, l'Heure ne viendra pas avant que les bêtes féroces ne parlent aux humains, que l'extrémité du fouet d'un homme et les lacets de ses sandales ne lui parlent, et que sa cuisse ne l'informe de ce que sa famille a fait après lui 22.'" Cette chaîne de transmission est selon les conditions du Sahîh 23, et al-Bayhaqî l'a jugé authentique. Seul at-Tirmidhî l'a rapporté à partir de sa parole : "Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, l'Heure ne viendra pas avant que les bêtes féroces ne parlent aux humains..." etc., d'après Sufyân ibn Wakî', d'après son père, d'après al-Qâsim ibn al-Fadl. Puis il dit : "Ce hadith est hasan gharîb sahîh 24 ; nous ne le connaissons que par le hadith d'al-Qâsim, et il est fiable et digne de confiance selon les spécialistes du hadith ; Yahyâ et Ibn Mahdî l'ont jugé fiable." Autre voie d'après Abû Sa'îd al-Khudrî L'imam Ahmad a dit : Abû al-Yamân nous a rapporté : Shu'ayb nous a rapporté : 'Abd Allah ibn Abî Husayn m'a rapporté : Shahr m'a rapporté qu'Abû Sa'îd al-Khudrî lui a rapporté d'après le Prophète (paix et salut sur lui) qui a dit : "Alors qu'un bédouin se trouvait dans une région de Médiane avec ses moutons, un loup attaqua et prit un mouton de son troupeau. Le bédouin le rattrapa et le lui reprit, en le chassant. Le loup lui fit face en marchant, puis s'assit en dressant sa queue et lui parla : 'Tu as pris une subsistance qu'Allah m'a accordée.' Il dit : 'Ô merveille ! Un loup dressant sa queue me parle !' Le loup dit : 'Par Allah, tu laisses là quelque chose de plus merveilleux.' Il dit : 'Quoi de plus merveilleux que cela ?' Il dit : 'Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) se trouve entre les deux palmiers, entre les deux coulées de lave 25, il raconte aux gens les nouvelles de ce qui a précédé et de ce qui sera après cela.' Le bédouin rassembla ses moutons en sifflant jusqu'à les faire entrer dans une partie de Médine, puis il marcha vers le Prophète (paix et salut sur lui) jusqu'à frapper à sa porte. Quand le Prophète (paix et salut sur lui) eut prié, il dit : 'Où est le bédouin, propriétaire des moutons ?' Le bédouin se leva. Le Prophète (paix et salut sur lui) lui dit : 'Raconte aux gens ce que tu as entendu et vu.' Le bédouin raconta aux gens ce qu'il avait vu du loup et entendu de lui. Alors le Prophète (paix et salut sur lui) dit : 'Il a dit vrai. Ce sont des signes qui auront lieu avant l'Heure. Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, l'Heure ne viendra pas avant que l'un de vous ne sorte de chez lui et que sa sandale, son fouet ou son bâton ne l'informe de ce que sa famille a fait après lui 26.'" Ceci est selon les conditions des auteurs des Sunan 27, mais ils ne l'ont pas rapporté. Al-Bayhaqî l'a rapporté d'après le hadith d'an-Nufaylî, qui a dit : "J'ai récité à Ma'qil ibn 'Abd Allah ibn Shahr ibn Hawshab, d'après Abû Sa'îd, et il l'a mentionné." Puis al-Hâkim et Abû Sa'îd ibn 'Amr l'ont rapporté d'après al-Asamm, d'après Ahmad ibn 'Abd al-Jabbâr, d'après Yûnus ibn Bukayr, d'après 'Abd al-Jayyid ibn Bahrâm, d'après Shahr ibn Hawshab, d'après Abû Sa'îd, et il l'a mentionné. Al-Hâfiz Abû Nu'aym l'a rapporté par la voie de 'Abd ar-Rahmân ibn Yazîd ibn Tamîm, d'après az-Zuhrî, d'après Sa'îd ibn al-Musayyab, d'après Abû Sa'îd, et il l'a mentionné. Hadith d'Abû Hurayra à ce sujet.

L'imam Ahmad a dit : 'Abd ar-Razzaq nous a rapporté, Ma'mar nous a informé d'après Ash'ath ibn 'Abd al-Malik, d'après Shahr ibn Hawshab, d'après Abou Hourayra, qui a dit : Un loup vint vers un berger de moutons et en prit une brebis. Le berger le poursuivit jusqu'à la lui arracher. [Le loup] monta alors sur une colline, s'accroupit, se mit à hurler 28 et dit : « Tu as délibérément arraché de moi une subsistance 29 dont Allah, Puissant et Majestueux, m'avait gratifié. » L'homme dit : « Par Allah, je n'ai jamais vu aujourd'hui un loup parler. » Le loup dit alors : « Ce qui est plus étonnant que cela est un homme dans les palmeraies, entre les deux collines de lave 30, qui vous informe de ce qui a été et de ce qui sera après vous. » Or cet homme était un juif. Il vint donc auprès du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), embrassa l'islam et lui raconta l'histoire. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) le crut, puis dit : « C'est un signe parmi les signes précédant l'Heure 31. Il est proche que l'homme sorte et ne revienne pas avant que ses sandales et son fouet ne lui racontent ce que sa famille a fait après lui. » 30 Ahmad est le seul à avoir rapporté ce hadith, et il répond aux critères des Sunan 32, mais ils ne l'ont pas inclus. Peut-être que Shahr ibn Hawshab l'a entendu d'Abou Sa'id et aussi d'Abou Hourayra. Et Allah sait mieux. Hadith d'Anas à ce sujet Abou Nou'aym a dit dans les Preuves de la Prophétie 33 : 'Abd Allah ibn Muhammad ibn Ja'far nous a rapporté, Muhammad ibn Yahya ibn Mandah nous a rapporté, 'Ali ibn al-Hasan ibn Salim nous a rapporté, al-Husayn ar-Raffa' 34 nous a rapporté d'après 'Abd al-Malik ibn 'Umayr, d'après Anas. Et Sulayman (at-Tabarani) nous a rapporté : 'Abd Allah ibn Muhammad ibn Naji nous a rapporté, Hisham ibn Yunus al-Lu'lu'i nous a rapporté, Husayn ibn Sulayman ar-Raffa' nous a rapporté d'après 'Abd al-Malik ibn 'Umayr, d'après Anas ibn Malik, qui a dit : J'étais avec le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) lors de l'expédition de Tabuk 35. Mes moutons s'éparpillèrent, alors le loup vint et en prit une brebis. Les bergers se précipitèrent derrière lui, mais il dit : « Une nourriture qu'Allah m'a donnée, vous me l'enlevez ? » [Le narrateur] dit : Les gens furent stupéfaits. [Le loup] dit : « Qu'avez-vous à vous étonner de la parole du loup, alors que la révélation est descendue sur Muhammad, et qu'il y a parmi vous qui croient et qui démentent ? » Puis Abou Nou'aym a dit : Husayn ibn Sulayman est le seul à l'avoir rapporté d'après 'Abd al-Malik. Je dis : Ce Husayn ibn Sulayman ar-Raffa' est appelé at-Talkhi, un Kufien. Ibn 'Adi a mentionné des hadiths de lui d'après 'Abd al-Malik ibn 'Umayr, puis a dit : Il n'est pas suivi sur cela. Hadith d'Ibn 'Umar à ce sujet Al-Bayhaqi a dit : Abou Sa'd al-Malini nous a informés, Abou Ahmad ibn 'Adi nous a rapporté, 'Abd Allah ibn Abi Dawud as-Sijistani nous a rapporté, Ya'qub ibn Yusuf ibn Abi 'Isa nous a rapporté, Ja'far ibn Hasan nous a rapporté, Abou Hasan m'a informé, 'Abd ar-Rahman ibn Harmala nous a rapporté d'après Sa'id ibn al-Musayyab, qui a dit : Ibn 'Umar a dit : Il y avait un berger à l'époque du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Un loup vint et prit une brebis. Le berger bondit et la lui arracha de la gueule. Le loup lui dit : « Ne crains-tu pas Allah d'empêcher de moi une nourriture qu'Allah m'a donnée, que tu m'enlèves ? » Le berger lui dit : « Il est étonnant qu'un loup parle. » Le loup dit : « Ne t'indiquerai-je pas ce qui est plus étonnant que ma parole ? Cet homme dans les palmiers, qui informe les gens des récits des premiers et des derniers, est plus étonnant que ma parole. » Le berger partit donc et vint auprès du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), l'informa et embrassa l'islam. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) lui dit : « Raconte-le aux gens. » Le hafiz 36 Ibn 'Adi a dit : Abou Bakr ibn Abi Dawud nous a dit : Les descendants de ce berger sont appelés Banu Mukallim adh-Dhi'b 37. Ils possèdent des biens et du bétail, et ils sont de la tribu de Khuza'a. Le nom de celui qui parla au loup est Uhban. Il dit : Muhammad ibn Ash'ath al-Khuza'i est de sa descendance. Al-Bayhaqi a dit : Cela indique la notoriété de cette histoire, et cela renforce le hadith. Il a été rapporté d'après le hadith de Muhammad ibn Isma'il al-Bukhari dans l'Histoire 38 : Abou Talha m'a rapporté, Sufyan ibn Hamza al-Aslami m'a rapporté, il a entendu 'Abd Allah ibn 'Amir al-Aslami d'après Rabi'a ibn Aws, d'après Anas ibn 'Amr, d'après Uhban ibn Aws, qui a dit : J'étais avec mes moutons, le loup lui parla et il embrassa l'islam. Al-Bukhari a dit : Sa chaîne de transmission n'est pas forte. Puis al-Bayhaqi a rapporté d'après Abou 'Abd ar-Rahman as-Sulami, qui a dit : J'ai entendu al-Husayn ibn Ahmad ar-Razi, qui a dit : J'ai entendu Abou Sulayman al-Muqri' dire : Je sortis dans une certaine région sur un âne. L'âne se mit à s'écarter du chemin avec moi. Je frappai sa tête plusieurs fois. Il leva la tête vers moi et me dit : « Frappe, ô Abou Sulayman, car c'est sur ton cerveau que tu frappes. » [Le narrateur] dit : Je lui dis : « Il t'a parlé d'une manière compréhensible ? » Il dit : « Comme tu me parles et que je te parle. » Un autre hadith d'Abou Hourayra concernant le loup Sa'id ibn Mas'ud a dit : Hibban ibn 'Ali nous a rapporté, 'Abd al-Malik ibn 'Umayr nous a rapporté d'après Abou al-Aws al-Harithi, d'après Abou Hourayra, qui a dit : Le loup vint et s'accroupit devant le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et se mit à remuer la queue. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Ceci est le délégué des loups. Il est venu vous demander de lui donner quelque chose de vos biens. » Ils dirent : « Par Allah, nous ne le ferons pas. » Un homme du groupe prit une pierre et le lança. Le loup s'en alla en hurlant. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Le loup, et qu'est-ce que le loup ? » Al-Bayhaqi l'a rapporté d'après al-Hakim, d'après Abou 'Abd Allah al-Asbahani, d'après Muhammad ibn Maslama, d'après Yazid ibn Harun, d'après Shu'ba, d'après 'Abd al-Malik ibn 'Umayr, d'après un homme. Et le hafiz Abou Bakr al-Bazzar l'a rapporté d'après Muhammad ibn al-Muthanna, d'après Ghandar, d'après Shu'ba, d'après 'Abd al-Malik ibn 'Umayr, d'après un homme, d'après Makhul, d'après Abou Hourayra, et il le mentionna. Et d'après Yusuf ibn Musa, d'après Jarir ibn 'Abd al-Hamid, d'après 'Abd al-Malik ibn 'Umayr, d'après Abou al-Awbar, d'après Abou Hourayra, qui a dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) pria un jour la prière du matin 39, puis dit : « Ceci est le loup, et qu'est-ce que le loup ? Il est venu vous demander de lui donner ou de l'associer à vos biens. » Un homme le frappa avec une pierre, et il passa ou s'en alla en hurlant. Muhammad ibn Ishaq a dit d'après az-Zuhri, d'après Hamza ibn Abi Usayd, qui a dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) sortit pour les funérailles d'un homme des Ansar 40 à al-Baqi' 41. Voilà qu'un loup était là, les avant-bras étendus sur le chemin. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Celui-ci est venu demander une redevance 42. Accordez-la-lui. » Ils dirent : « Nous suivons ton avis, ô Messager d'Allah. » Il dit : « De tout bétail en pâture 43, une brebis chaque année. » Ils dirent : « C'est beaucoup. » Il dit alors, en faisant signe au loup : « Dévore-les en cachette. » Le loup s'en alla. Rapporté par al-Bayhaqi. Al-Waqidi a rapporté d'après un homme qu'il nomma, d'après al-Muttalib ibn 'Abd Allah ibn Hantab, qui a dit : Alors que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) était à Médine, voilà qu'un loup arriva et s'arrêta devant lui. Il dit : « Ceci est le délégué des bêtes sauvages auprès de vous. Si vous voulez, fixez-lui quelque chose qu'il ne dépassera pas pour autre chose ; et si vous voulez, laissez-le et protégez-vous de lui : ce qu'il prendra sera sa subsistance. » Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, nos âmes ne consentent pas à lui donner quelque chose. » Il leur fit alors signe de ses trois doigts : « Dévorez-les en cachette. » [Le narrateur] dit : Il s'en alla en hurlant. Abou Nou'aym a dit : Sulayman ibn Ahmad nous a rapporté, Mu'adh ibn al-Muthanna nous a rapporté, Muhammad ibn Kathir nous a rapporté, Sufyan nous a rapporté, al-A'mash nous a rapporté d'après Shimr ibn 'Atiyya, d'après un homme de Muzayna, que Juhayna a dit : Les délégations des loups vinrent, près d'une centaine de loups, alors que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) priait. Ils s'accroupirent. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Voici les délégations des loups. Elles sont venues vous demander de leur attribuer une part de votre nourriture, et vous serez en sécurité pour le reste. » Ils se plaignirent à lui de leur besoin. Il dit : « Éloignez-les. » [Le narrateur] dit : Elles sortirent en hurlant. Le qadi 44 'Iyad a commenté le hadith du loup et a mentionné d'après Abou Hourayra, Abou Sa'id, et Uhban ibn Aws, et qu'on l'appelait Mukallim adh-Dhi'b.

Ibn Wahb a rapporté qu'une histoire similaire arriva à Abû Sufyân ibn Harb et Safwân ibn Umayya avec un loup. Ils trouvèrent un loup qui avait pris un enfant ; l'enfant entra dans le Haram 45 et le loup s'en retourna. Ils en furent étonnés, et le loup dit : « Ce qui est plus étonnant que cela, c'est Muhammad ibn 'Abd Allah à Médine qui vous appelle au Paradis tandis que vous l'appelez au Feu. » Abû Sufyân dit : « Par al-Lât et al-'Uzzâ 46, si tu mentionnes cela à La Mecque, ses habitants l'abandonneront. » L'histoire de l'animal sauvage qui se trouvait dans la maison du Prophète et qui le respectait, l'honorait et le vénérait. L'imam Ahmad a dit : Abû Nu'aym nous a raconté, Yûnus nous a raconté d'après Mujâhid, qui a dit : 'Â'isha, qu'Allah soit satisfait d'elle, a dit : « La famille du Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, avait un animal sauvage. Lorsque le Messager d'Allah sortait, il jouait, courait, allait et venait. Mais quand il sentait que le Messager d'Allah entrait, il se couchait et ne bougeait plus tant que le Messager d'Allah était dans la maison, par crainte de lui nuire. » Ahmad a également rapporté ceci d'après Wakî' et Qatan, tous deux d'après Yûnus — et c'est Ibn Abî Ishâq as-Sabî'î — et cette chaîne de transmission répond aux conditions du Sahîh 47, mais ils ne l'ont pas rapporté. C'est un hadith bien connu, et Allah sait mieux. L'histoire du lion. Nous avons mentionné dans la biographie de Safîna, l'affranchi du Messager d'Allah, son hadith lorsque le bateau se brisa avec eux, qu'il monta sur une planche jusqu'à atteindre une île dans la mer, où il trouva un lion. Il lui dit : « Ô Abâ l-Hârith 48, je suis Safîna, l'affranchi du Messager d'Allah. » Il frappa mon épaule et marcha à côté de moi jusqu'à me mettre sur le chemin, puis il grogna un moment et je compris qu'il me disait adieu. 'Abd ar-Razzâq a dit : Ma'mar nous a raconté d'après al-Hajabî, d'après Muhammad ibn al-Munkadir, que Safîna, l'affranchi du Messager d'Allah, manqua l'armée en terre byzantine, ou fut capturé en terre byzantine. Il s'enfuit cherchant l'armée, et voilà qu'il rencontra un lion. Il dit : « Ô Abâ l-Hârith, je suis l'affranchi du Messager d'Allah, il m'est arrivé telle et telle chose. » Le lion s'approcha de lui en remuant la queue jusqu'à se tenir à ses côtés ; chaque fois qu'il entendait sa voix, il se dirigeait vers lui. Puis il se mit à marcher à ses côtés, et il resta ainsi jusqu'à ce qu'il l'ait conduit à l'armée, puis le lion s'en retourna. Rapporté par al-Bayhaqî. Le hadith de la gazelle. Le hâfiz Abû Nu'aym al-Asbahânî, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit dans son livre « Les Preuves de la Prophétie » : Sulaymân ibn Ahmad — dicté — nous a raconté, Muhammad ibn 'Uthmân ibn Abî Shayba nous a raconté, Ibrâhîm ibn Muhammad ibn Maymûn nous a raconté, 'Abd al-Karîm ibn Hilâl al-Ju'fî nous a raconté d'après Sâlih al-Murrî, d'après Thâbit al-Bunânî, d'après Anas ibn Mâlik, qui a dit : « Le Messager d'Allah passa près de gens qui avaient attrapé une gazelle et l'avaient attachée à un poteau de tente. Elle dit : 'Ô Messager d'Allah, j'ai été prise alors que j'ai deux petits 49, permets-moi d'aller les allaiter et de revenir vers eux.' Il dit : 'Où est le propriétaire de celle-ci ?' Les gens dirent : 'C'est nous, ô Messager d'Allah.' Il dit : 'Relâchez-la pour qu'elle aille vers ses petits, les allaite et revienne vers vous.' Ils dirent : 'Qui nous garantit cela ?' Il dit : 'Moi.' Ils la relâchèrent, elle partit, allaita, puis revint vers eux, et ils l'attachèrent. Le Messager d'Allah passa près d'eux et dit : 'Où sont les propriétaires de celle-ci ?' Ils dirent : 'Les voici, ô Messager d'Allah.' Il dit : 'Me la vendez-vous ?' Ils dirent : 'Elle est à toi, ô Messager d'Allah.' Il dit : 'Relâchez-la.' Ils la relâchèrent et elle partit. » Abû Nu'aym a dit : Abû Ahmad Muhammad ibn Ahmad al-Ghitrifî — d'après son original — nous a raconté, Ahmad ibn Mûsâ ibn Anas ibn Nasr ibn 'Ubayd Allah ibn Muhammad ibn Sîrîn al-Basrî nous a raconté, Zakariyyâ ibn Yahyâ ibn Khallâd nous a raconté, Habbân ibn Aghlab ibn Tamîm nous a raconté, mon père nous a raconté d'après Hishâm ibn Hibbân, d'après al-Hasan, d'après Dabba ibn Mihsan, d'après Umm Salama, l'épouse du Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, qui a dit : « Alors que le Messager d'Allah se trouvait dans un creux de terre, voilà qu'un hâteleur 50 l'appela : 'Ô Messager d'Allah, ô Messager d'Allah.' Il dit : 'Je me retournai mais ne vis personne.' Il dit : 'Je marchai un peu et voilà que l'hâteleur : 'Ô Messager d'Allah, ô Messager d'Allah.' Il dit : 'Je me retournai mais ne vis personne, et voilà que l'hâteleur m'appelait. Je suivis la voix et tombai sur une gazelle attachée par un lien, et voilà un bédouin étendu dans un manteau, dormant au soleil. La gazelle dit : 'Ô Messager d'Allah, ce bédouin m'a attrapée tout à l'heure, et j'ai deux petits dans cette montagne. Si tu veux bien me libérer pour que j'aille les allaiter, puis je reviendrai à mon lien.' Il dit : 'Le feras-tu ?' Elle dit : 'Qu'Allah me châtie du châtiment des chamelles allaitantes 51 si je ne le fais pas.' Le Messager d'Allah la libéra. Elle partit, allaita les deux petits et revint. Alors que le Messager d'Allah l'attachait, le bédouin se réveilla et dit : 'Que mon père et ma mère te soient sacrifiés, ô Messager d'Allah, je l'ai attrapée tout à l'heure. As-tu besoin d'elle ?' Il dit : 'Oui.' Il dit : 'Elle est à toi.' Il la libéra, et elle partit courant dans le désert, joyeuse, frappant le sol de ses pattes et disant : 'J'atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allah et que tu es le Messager d'Allah.' » Abû Nu'aym a dit : Adam ibn Abî Iyâs l'a rapporté en disant : Habbân as-Sadûq 52 m'a raconté, Nûh ibn al-Haytham, d'après Habbân ibn Aghlab, d'après son père, d'après Hishâm ibn Hibbân, et il ne l'a pas dépassé. Abû Muhammad 'Abd Allah ibn Hâmid al-Faqîh l'a rapporté dans son livre « Les Preuves de la Prophétie » d'après le hadith d'Ibrâhîm ibn Mahdî, d'après Ibn Aghlab ibn Tamîm, d'après son père, d'après Hishâm ibn Hibbân, d'après al-Hasan ibn Dabba ibn Abî Salama. Le hâfiz Abû Bakr al-Bayhaqî a dit : Abû 'Abd Allah al-Hâfiz m'a informé — par autorisation —, Abû Ja'far Muhammad ibn 'Alî ibn Duhaym ash-Shaybânî nous a raconté : Ahmad ibn Hâzim ibn Abî 'Urwa al-Ghifârî nous a raconté, 'Alî ibn Qâdim nous a raconté, Abû l-'Alâ' Khâlid ibn Tahmân nous a raconté d'après 'Atiyya, d'après Abû Sa'îd, qui a dit : « Le Prophète passa près d'une gazelle attachée à une tente. Elle dit : 'Ô Messager d'Allah, libère-moi pour que j'aille allaiter mes deux petits, puis je reviendrai et tu m'attacheras.' Le Messager d'Allah dit : 'C'est la proie de gens et l'attache de gens.' Il exigea d'elle un serment, et elle jura. Il la libéra, et peu de temps après elle revint, ayant vidé ce qu'il y avait dans ses pis. Le Messager d'Allah l'attacha, puis alla à la tente de ses propriétaires et la leur demanda ; ils la lui donnèrent, et il la libéra. Puis le Messager d'Allah dit : 'Si les bêtes savaient de la mort ce que vous savez, vous ne mangeriez jamais de leur viande grasse.' »

Al-Bayhaqī a dit : Il a été rapporté par une autre voie faible : Abū Bakr Aḥmad ibn al-Ḥasan al-Qāḍī nous a informés, Abū ‘Alī Ḥāmid ibn Muḥammad al-Harawī nous a rapportés, Bishr ibn Mūsā nous a rapportés, Abū Ḥafṣ ‘Umar ibn ‘Alī nous a rapportés, Ya‘lā ibn Ibrāhīm al-Ghazālī nous a rapportés, al-Haytham ibn Ḥammād nous a rapportés d’après Abū Kathīr, d’après Yazīd ibn Arqam, qui a dit : J’étais avec le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dans l’une des ruelles de Médine. Il dit : Nous passâmes devant la tente d’un bédouin, et voici qu’une gazelle était attachée à la tente. Elle dit : « Ô Messager d’Allah, ce bédouin m’a capturée, et j’ai deux faons dans le désert. Le lait s’est coagulé dans mes mamelles ; il ne me tue pas pour que je trouve le repos, et il ne me laisse pas retourner vers mes deux faons dans le désert. » Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui dit : « Si je te libère, reviendras-tu ? » Elle dit : « Oui, sinon Allah me châtiera d’un châtiment (des ‘ashār) [grave]. » Il dit : Alors le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) la détacha. Peu de temps après, elle revint en courant. Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) l’attacha à la tente. Le bédouin arriva avec une outre. Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui dit : « Me la vends-tu ? » Il dit : « Elle est à toi, ô Messager d’Allah. » Alors le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) la libéra. Zayd ibn Arqam dit : « Par Allah, je l’ai vue glorifier (tusabbiḥ) [Allah] dans le désert, disant : ‘Il n’y a de divinité qu’Allah, Muḥammad est le Messager d’Allah.’ » Abū Nu‘aym l’a rapporté : Abū ‘Alī Muḥammad ibn Aḥmad ibn al-Ḥasan ibn Maṭar nous a rapportés, Bishr ibn Mūsā nous a rapportés, et il le mentionna. Je dis : Dans une partie de ce récit, il y a un caractère étrange (nakāra), et Allah sait mieux. Nous avons mentionné, dans le chapitre sur la multiplication du lait par lui (que la paix soit sur lui), le récit de cette brebis qui vint alors qu’elle était dans le désert. Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ordonna à al-Ḥasan ibn Sa‘īd, affranchi d’Abū Bakr, de la traire, et il la trahit. Il lui ordonna de la garder, mais elle partit sans qu’il s’en aperçoive. Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit : « Celui qui l’a amenée l’a emportée. » Ce récit est rapporté par deux voies d’après deux Compagnons, comme cela a été mentionné précédemment. Et Allah sait mieux. Le récit du lézard (ḍabb) [des sables], malgré ce qu’il contient d’étrangeté (nakāra) et de singularité (gharāba) (7) Al-Bayhaqī a dit : Abū Manṣūr Aḥmad ibn ‘Alī al-Dāmighānī, parmi les habitants du village de Nāmīn, dans la région de Bayhaq – par lecture faite à lui d’après l’original de son livre – nous a informés : Abū Aḥmad ‘Abd Allāh ibn ‘Adī al-Ḥāfiẓ nous a rapportés – au mois de Sha‘bān de l’an trois cent deux – : Muḥammad ibn al-Walīd al-Sulamī nous a rapportés : Muḥammad ibn ‘Abd al-A‘lā nous a rapportés : Mu‘ammar ibn Sulaymān nous a rapportés : Kahmas nous a rapportés, d’après Dāwūd ibn Abī Hind, d’après ‘Āmir ibn ‘Umar, d’après ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb, que le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) se trouvait dans une assemblée de ses Compagnons lorsqu’un bédouin des Banū Sulaym arriva. Il avait capturé un lézard (ḍabb) [des sables] et l’avait mis dans sa manche pour l’emporter à sa tente, le rôtir et le manger. Quand il vit le groupe, il dit : « Qu’est-ce que cela ? » Ils dirent : « C’est celui qui prétend être un prophète. » Il vint alors, fendant la foule, et dit : « Par al-Lāt et al-‘Uzzā, le ciel n’a jamais couvert un être à la parole plus haïssable pour moi que toi, ni plus détestable. Si je ne craignais que mon peuple ne me traite d’impulsif, je me serais précipité sur toi et t’aurais tué, et j’aurais réjoui par ta mort le noir, le rouge, le blanc et les autres. » ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb dit : « Ô Messager d’Allah, laisse-moi me lever et le tuer. » Il dit : « Ô ‘Umar, ne sais-tu pas que le clément (al-ḥalīm) a failli être un prophète ? » Puis il se tourna vers le bédouin et dit : « Qu’est-ce qui t’a poussé à dire ce que tu as dit, à dire autre chose que la vérité, et à ne pas m’honorer dans mon assemblée ? » Il dit : « Tu me parles aussi ? » – par mépris pour le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) – « Par al-Lāt et al-‘Uzzā, je ne croirai en toi que si ce lézard (ḍabb) croit en toi. » Et il sortit le lézard de sa manche et le jeta devant le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit : « Ô lézard (ḍabb) ! » Le lézard lui répondit d’une langue arabe claire que tout le groupe entendit : « Me voici à Ton service et prêt à T’obéir (Labbayka wa sa‘dayka), ô parure (zayn) de ceux qui viendront au Jour de la Résurrection. » Il dit : « Qui adores-tu, ô lézard (ḍabb) ? » Il dit : « Celui dont le Trône est dans le ciel, dont l’autorité est sur terre, dont la voie est dans la mer, dont la miséricorde est au Paradis, et dont le châtiment est dans le Feu. » Il dit : « Qui suis-je, ô lézard (ḍabb) ? » Il dit : « Le Messager du Seigneur des mondes et le Sceau des prophètes. Heureux celui qui t’a cru, et perdu celui qui t’a démenti. » Le bédouin dit : « Par Allah, je ne suivrai pas une trace après avoir vu de mes yeux. Par Allah, je suis venu à toi alors qu’il n’y avait sur la face de la terre personne de plus haïssable pour moi que toi, et aujourd’hui tu m’es plus cher que mes parents, que mon œil, et que moi-même. Je t’aime de tout mon intérieur et de tout mon extérieur, dans mon secret et dans mon public. Et j’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que tu es le Messager d’Allah. » Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit : « Louange à Allah qui t’a guidé par moi. Cette religion est élevée et n’est pas élevée au-dessus d’elle. Elle n’est acceptée qu’avec la prière (ṣalāt), et la prière n’est acceptée qu’avec le Coran. » Il dit : « Alors enseigne-moi. » Il lui enseigna « Dis : ‘Lui, Allah, est Unique’ (Qul Huwa Allāhu Aḥad) » (8). Il dit : « Ajoute-m’en, car je n’ai rien entendu de plus beau que cela, ni dans l’étendue (al-basīṭ) ni dans le concis (al-wajīz). » Il dit : « Ô bédouin, ceci est la parole d’Allah, ce n’est pas de la poésie. Si tu récites ‘Dis : Lui, Allah, est Unique’ une fois, tu auras la récompense de celui qui a récité un tiers du Coran. Si tu la récites deux fois, tu auras la récompense de celui qui a récité les deux tiers du Coran. Et si tu la récites trois fois, tu auras la récompense de celui qui a récité le Coran tout entier. » Le bédouin dit : « Quel bon Dieu est notre Dieu ! Il accepte le peu et donne le beaucoup. » Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit : « As-tu des biens ? » Il dit : « Il n’y a dans tous les Banū Sulaym aucun homme plus pauvre que moi. » Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit à ses Compagnons : « Donnez-lui. » Ils lui donnèrent jusqu’à ce qu’ils le comblent (abṭarūhu) (9). Il dit : ‘Abd al-Raḥmān ibn ‘Awf se leva et dit : « Ô Messager d’Allah, j’ai chez moi une chamelle ‘usharā’ (10), inférieure à la bakhtiyya (11) et supérieure à l’a‘rā (12), qui rattrape et n’est pas rattrapée. Elle m’a été offerte le jour de Tabūk. Puis-je me rapprocher d’Allah – Puissant et Majestueux – en la donnant à ce bédouin ? » Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit : « Tu as décrit ta chamelle ; décris-moi donc ce que tu auras auprès d’Allah au Jour de la Résurrection. » Il dit : « Oui. » Il dit : « Tu auras une chamelle de perle creuse, dont les pattes seront d’émeraude verte, le cou d’émeraude jaune, surmontée d’un palanquin (hawdaj), et sur le palanquin, du sundus et de l’istabraq [soieries]. Tu passeras sur le Pont (al-Ṣirāṭ) comme l’éclair fulgurant. Tous ceux qui te verront au Jour de la Résurrection t’envieront pour elle. » ‘Abd al-Raḥmān dit : « J’ai agréé. » Le bédouin sortit et rencontra mille bédouins des Banū Sulaym, montés sur mille montures, avec mille épées et mille lances. Il leur dit : « Où voulez-vous aller ? » Ils dirent : « Nous allons vers celui qui a rabaissé nos divinités pour le tuer. » Il dit : « Ne faites pas cela. J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muḥammad est le Messager d’Allah. » Et il leur raconta l’histoire. Ils dirent tous ensemble : « Nous attestons qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muḥammad est le Messager d’Allah. » Puis ils entrèrent. On informa le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Il vint à leur rencontre sans manteau (ridā’). Ils descendirent de leurs montures, embrassant où ils pouvaient de lui, disant : « Il n’y a de divinité qu’Allah, Muḥammad est le Messager d’Allah. » Puis ils dirent : « Ô Messager d’Allah, ordonne-nous ce que tu veux. » Il dit : « Soyez sous l’étendard de Khālid ibn al-Walīd. » Il n’y eut pas, parmi les Arabes ni parmi les autres, mille croyants en dehors d’eux. Al-Bayhaqī a dit : Notre maître Abū ‘Abd Allāh al-Ḥāfiẓ l’a rapporté dans (le livre) des miracles (al-Mu‘jizāt) par autorisation (ijāza) d’après Abū Aḥmad ibn ‘Adī al-Ḥāfiẓ. Je dis : Al-Ḥāfiẓ Abū Nu‘aym l’a rapporté dans (le livre) des preuves (al-Dalā’il) d’après Abū al-Qāsim ibn Aḥmad al-Ṭabarānī – par dictée et lecture – : Muḥammad ibn ‘Alī ibn al-Walīd al-Sulamī al-Baṣrī, Abū Bakr ibn Kināna, nous a rapportés, et il mentionna un récit similaire. Abū Bakr al-Ismā‘īlī l’a rapporté d’après Muḥammad ibn ‘Alī ibn al-Walīd al-Sulamī. Al-Bayhaqī dit : Il a été rapporté à ce sujet d’après ‘Ā’isha et Abū Hurayra. Ce que nous avons mentionné est la meilleure des chaînes de transmission à ce sujet, mais elle est également faible. La responsabilité en incombe à ce Sulamī. Et Allah sait mieux. Le récit de l’âne

Plusieurs grands mémorisateurs 53 l'ont rejeté. Abū Muḥammad ʿAbd Allāh b. Ḥāmid a dit : Abū al-Ḥasan Aḥmad b. Ḥamdān al-Saḥarkī nous a informés, ʿUmar b. Muḥammad b. Bujayr nous a rapportés, Abū Jaʿfar Muḥammad b. Yazīd – en dictée – nous a rapportés, Abū ʿAbd Allāh Muḥammad b. ʿUqba b. Abī Bāl al-Ṣahbā’ nous a rapportés, Abū Ḥudhayfa nous a rapportés d’après ʿAbd Allāh b. Ḥabīb al-Hudhalī, d’après Abū ʿAbd al-Raḥmān al-Sulamī, d’après Abū Manẓūr, qui a dit : Lorsque Dieu accorda la victoire à Son Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) à Khaybar, il reçut de sa part quatre paires de mulets, quatre paires de sandales légères 54, dix onces d’or et d’argent, un âne noir et un panier. Il dit : Le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) parla à l’âne, et l’âne lui parla. Il lui dit : « Quel est ton nom ? » Il répondit : « Yazīd b. Shihāb. Dieu a fait sortir de la descendance de mon grand-père soixante ânes, dont aucun n’a été monté sauf par un prophète. Il ne reste de la descendance de mon grand-père que moi, et des prophètes que toi. Je t’attendais pour que tu me montes. Avant toi, j’appartenais à un homme juif ; je le faisais trébucher délibérément, et il affamait mon ventre et frappait mon dos. » Le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) dit : « Je te nomme Yaʿfūr 55. Ô Yaʿfūr ! » Il répondit : « À ton service ! » Il dit : « Désires-tu les femelles ? » Il dit : « Non. » Le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) le montait pour ses besoins. Quand il en descendait, il l’envoyait à la porte d’un homme ; il venait à la porte et la frappait de sa tête. Quand le propriétaire de la maison sortait vers lui, il lui faisait signe : « Réponds au Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue). » Lorsque le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) mourut, il vint à un puits qui appartenait à Abū al-Haytham b. al-Nabhān, s’y jeta et devint sa tombe, par chagrin pour le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue). Hadith de la ḥummarah 56, qui est un oiseau bien connu. Abū Dāwūd al-Ṭayālisī a dit : al-Masʿūdī nous a rapportés d’après al-Ḥasan b. Saʿd, d’après ʿAbd al-Raḥmān b. ʿAbd Allāh b. Masʿūd, qui a dit : Nous étions avec le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) en voyage. Un homme entra dans un fourré et sortit un œuf de ḥummarah. La ḥummarah vint voltiger au-dessus du Messager de Dieu et de ses Compagnons. Il dit : « Lequel d’entre vous a affligé celle-ci ? » Un homme du groupe dit : « C’est moi qui ai pris son œuf. » Il dit : « Rends-le, rends-le, par pitié pour elle. » Al-Bayhaqī a rapporté d’après al-Ḥākim et d’autres, d’après al-Aṣamm, d’après Aḥmad b. ʿAbd al-Jabbār : Abū Muʿāwiya nous a rapportés d’après Abū Isḥāq al-Shaybānī, d’après ʿAbd al-Raḥmān b. ʿAbd Allāh b. Masʿūd, d’après son père, qui a dit : Nous étions avec le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) en voyage. Nous passâmes près d’un arbre où se trouvaient deux oisillons de ḥummarah ; nous les prîmes. Il dit : La ḥummarah vint au Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) en battant des ailes. Il dit : « Qui a affligé celle-ci en prenant ses deux oisillons ? » Nous dîmes : « Nous. » Il dit : « Rendez-les. » Nous les rendîmes à leur place, mais elle ne revint pas. Un autre hadith à ce sujet, qui contient une étrangeté. Al-Bayhaqī a dit : Abū ʿAbd Allāh al-Ḥāfiẓ et Muḥammad b. al-Ḥusayn b. Dāwūd al-ʿAlawī nous ont informés, tous deux ont dit : Abū al-ʿAbbās Muḥammad b. Yaʿqūb al-Umawī nous a rapportés, Muḥammad b. ʿUbayd b. ʿUtba al-Kindī nous a rapportés, Muḥammad b. al-Ṣalt nous a rapportés, Ḥibbān nous a rapportés, Abū Saʿīd al-Baqqāl nous a rapportés d’après ʿIkrima, d’après Ibn ʿAbbās (que Dieu les agrée), qui a dit : Quand le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) voulait satisfaire un besoin, il s’éloignait. Il dit : Un jour, il alla s’asseoir sous un acacia 57 et enleva ses deux chaussures. Il dit : Il en chaussa une. Un oiseau vint, prit l’autre chaussure et s’éleva avec elle dans le ciel. Il en tomba un serpent noir. Le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) dit : « C’est une faveur 58 dont Dieu m’a honoré. Ô Dieu, je me réfugie auprès de Toi contre le mal de ce qui marche sur ses pattes et contre le mal de ce qui rampe sur son ventre. » [Un autre hadith : l’histoire des deux hommes dont le bâton leur éclaira le chemin] Al-Bukhārī a dit : Muḥammad b. al-Muthannā nous a rapportés, Muʿādh nous a rapportés, mon père m’a rapporté d’après Qatāda, qui a dit : Anas b. Mālik nous a rapportés que deux hommes parmi les Compagnons du Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) sortirent de chez le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) avec devant eux deux choses semblables à des lampes. Quand ils se séparèrent, chacun d’eux eut une lampe avec lui jusqu’à ce qu’il arrive chez lui. ʿAbd al-Razzāq a dit : Maʿmar nous a informés d’après Thābit, d’après Anas, que Usayd b. Ḥuḍayr al-Anṣārī et un autre homme des Anṣār parlèrent avec le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) d’une affaire qui les concernait jusqu’à une heure avancée de la nuit, par une nuit très sombre. Ils sortirent de chez le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) pour retourner chez eux, chacun tenant un petit bâton. Le bâton de l’un d’eux s’illumina pour eux, et ils marchèrent à sa lumière. Quand le chemin se sépara pour eux, le bâton de l’autre s’illumina, et il marcha à sa lumière jusqu’à ce que chacun d’eux arrive chez lui à la lumière de son bâton. Al-Bukhārī l’a rapporté en suspension 59 : il a dit : Maʿmar a dit, et il l’a mentionné. Al-Bukhārī l’a aussi rapporté en suspension d’après Ḥammād b. Salama, d’après Thābit, d’après Anas : ʿAbbād b. Bishr et Usayd b. Ḥuḍayr sortirent de chez le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue), et il mentionna une histoire semblable. Al-Nasā’ī l’a rapporté d’après Abū Bakr b. Nāfiʿ, d’après Bishr b. Usayd, et al-Bayhaqī l’a rapporté par la voie de Yazīd b. Hārūn, tous deux d’après Ḥammād b. Salama. [Un autre hadith : la lumière qui éclaira al-Ḥasan et al-Ḥusayn (que Dieu les agrée)] Al-Bayhaqī a dit : Abū ʿAbd Allāh al-Ḥāfiẓ nous a informés, Abū ʿAbd Allāh Muḥammad b. ʿAbd Allāh al-Aṣbahānī nous a rapportés, Aḥmad b. Mihrān nous a rapportés, ʿUbayd Allāh b. Mūsā nous a rapportés, Kāmil b. al-ʿAlā’ nous a informés d’après Abū Ṣāliḥ, d’après Abū Hurayra, qui a dit : Nous priions la prière du soir avec le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue). Il priait, et quand il se prosternait, al-Ḥasan et al-Ḥusayn sautaient sur son dos. Quand il relevait la tête, il les prenait et les posait doucement. Quand il se prosternait de nouveau, ils revenaient. Quand il eut fini la prière, il mit l’un ici et l’autre là. Je vins à lui et dis : « Ô Messager de Dieu, ne dois-je pas les emmener chez leur mère ? » Un éclair brilla. Il dit : « Rejoignez votre mère. » Ils continuèrent à marcher dans sa lumière jusqu’à ce qu’ils entrent. Un autre hadith Al-Bukhārī a dit dans l’Histoire : Aḥmad b. al-Ḥajjāj m’a rapporté, Sufyān b. Ḥamza nous a rapportés d’après Kathīr b. Yazīd, d’après Muḥammad b. Ḥamza b. ʿAmr al-Aslamī, d’après son père, qui a dit : Nous étions avec le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) ; nous nous dispersâmes par une nuit sombre et boueuse. Mes doigts s’illuminèrent, et ils rassemblèrent autour d’eux leurs montures, et aucun d’eux ne périt. Et mes doigts éclairaient. Al-Bayhaqī l’a rapporté d’après le hadith d’Ibrāhīm b. al-Mundhir al-Ḥizāmī, d’après Sufyān b. Ḥamza. Al-Ṭabarānī l’a rapporté d’après le hadith d’Ibrāhīm b. Ḥamza al-Zuhrī, d’après Sufyān b. Ḥamza. Un autre hadith Al-Bayhaqī a dit : Abū ʿAbd Allāh al-Ḥāfiẓ nous a rapportés, Abū Muḥammad b. Aḥmad b. ʿAbd Allāh al-Madanī nous a rapportés, Muḥammad b. ʿAbd Allāh al-Ḥaḍramī nous a rapportés, Abū Kurayb nous a rapportés, Zayd b. al-Ḥubāb nous a rapportés, ʿAbd al-Ḥamīd b. Abī ʿAbs al-Anṣārī – des Banū Ḥāritha – nous a rapportés, Maymūn b. Zayd b. Abī ʿAbs m’a informé, mon père m’a informé qu’Abū ʿAbs priait les prières avec le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue), puis retournait chez les Banū Ḥāritha. Il sortit par une nuit sombre et pluvieuse, et une lumière lui fut donnée dans son bâton jusqu’à ce qu’il entre dans la maison des Banū Ḥāritha. Al-Bayhaqī a dit : Abū ʿAbs fait partie de ceux qui assistèrent à Badr. Je dis : Nous avons rapporté d’après Yazīd b. al-Aswad – qui est parmi les Successeurs 60 – qu’il assistait à la prière à la mosquée de Damas depuis Jayshūn 61 ; parfois, son pouce du pied s’illuminait pour lui par une nuit sombre. Nous avons déjà mentionné, dans l’histoire de la conversion d’al-Ṭufayl b. ʿAmr al-Dawsī à La Mecque avant l’Hégire, qu’il demanda au Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) un signe pour appeler son peuple. Quand il alla vers eux et descendit de la colline, une lumière s’illumina entre ses deux yeux. Il dit : « Ô Dieu, non, de peur qu’ils ne disent : c’est une mutilation 62. » Dieu la déplaça alors à l’extrémité de son fouet, et ils la voyaient comme une lanterne. Un autre hadith contenant une faveur 58 pour Tamīm al-Dārī.

Le ḥāfiẓ al-Bayhaqī a rapporté d'après le ḥadīth de ʿAffān ibn Muslim, d'après Ḥammād ibn Salama, d'après al-Jurayrī, d'après Muʿāwiya ibn Ḥarmal, qui a dit : « Un feu sortit à al-Ḥarra 63. ʿUmar vint alors chez Tamīm al-Dārī et lui dit : "Lève-toi et va vers ce feu." Il répondit : "Ô Commandeur des croyants, qui suis-je et que suis-je ?" Il ne cessa de l'inciter jusqu'à ce qu'il se lève avec lui. Il dit : "Je les suivis. Ils allèrent vers le feu, et Tamīm se mit à le repousser avec ses mains jusqu'à ce qu'il entre dans le ravin, et Tamīm entra derrière lui." Il dit : "ʿUmar se mit à dire : 'Celui qui a vu n'est pas comme celui qui n'a pas vu.' Il le dit trois fois." » [Retour à la vie des morts] Un ḥadīth contenant une karāma 64 pour un walī 65 de cette communauté, et elle est comptée parmi les muʿjizāt 66 car tout ce qui est établi pour un walī est une muʿjiza pour son Prophète. Al-Ḥasan ibn ʿUrwa a dit : ʿAbd Allāh ibn Idrīs nous a raconté, d'après Ismāʿīl ibn Abī Khālid, d'après Abū Sīra al-Nakhaʿī, qui a dit : « Un homme vint du Yémen. Alors qu'il était en chemin, son âne mourut. Il se leva, fit ses ablutions, puis pria deux rakʿa 67, puis dit : "Ô Allah, je suis venu de la Dafīna 68 en combattant dans Ta voie et en recherchant Ton agrément, et j'atteste que Tu ressuscites les morts et que Tu fais sortir ceux qui sont dans les tombes. Ne fais pas qu'aujourd'hui quelqu'un ait une faveur sur moi. Je Te demande aujourd'hui de ressusciter mon âne." Alors l'âne se leva en secouant ses oreilles." Al-Bayhaqī a dit : "Cette chaîne de transmission est ṣaḥīḥ 69, et une telle chose est une karāma pour le détenteur de la Loi." Al-Bayhaqī a dit : "De même, Muḥammad ibn Yaḥyā al-Dhuhlī et d'autres l'ont rapporté d'après Muḥammad ibn ʿUbayd, d'après Ismāʿīl ibn Abī Khālid, d'après al-Shaʿbī, et il semble que chez Ismāʿīl, il soit rapporté des deux, et Allah sait mieux." [Un autre ḥadīth pour appuyer cette histoire] Abū Bakr ibn Abī al-Dunyā a dit dans son livre "Man ʿāsha baʿda al-mawt" 70 : Isḥāq ibn Ismāʿīl, Aḥmad ibn Bujayr et d'autres nous ont raconté, disant : Muḥammad ibn ʿUbayd nous a raconté, d'après Ismāʿīl ibn Abī Khālid, d'après al-Shaʿbī, que des gens vinrent du Yémen comme volontaires dans la voie d'Allah, et l'âne d'un homme parmi eux mourut. Ils voulurent qu'il parte avec eux, mais il refusa. Il se leva, fit ses ablutions, pria, puis dit : "Ô Allah, je suis venu de la Dafīna en combattant dans Ta voie et en recherchant Ton agrément, et j'atteste que Tu ressuscites les morts et que Tu fais sortir ceux qui sont dans les tombes. Ne fais pas qu'aujourd'hui quelqu'un ait une faveur sur moi. Je Te demande de ressusciter mon âne." Puis il se dirigea vers l'âne, et l'âne se leva en secouant ses oreilles. Il le sella, le brida, puis le monta et le fit courir, et il rejoignit ses compagnons. Ils lui dirent : "Qu'as-tu ?" Il dit : "Mon affaire est qu'Allah a ressuscité mon âne." Al-Shaʿbī a dit : "J'ai vu l'âne vendu, ou être vendu, à al-Kunāsa 71 – c'est-à-dire à Kūfa." Ibn Abī al-Dunyā a dit : Al-ʿAbbās ibn Hishām m'a informé, d'après son père, d'après son grand-père, d'après Muslim ibn ʿAbd Allāh ibn Sharīk al-Nakhaʿī, que le propriétaire de l'âne était un homme des Nakhaʿ, appelé Nubāta ibn Yazīd. Il partit en expédition à l'époque de ʿUmar, et alors qu'il était à la rencontre de ʿUmayra, son âne mourut. Il mentionna l'histoire, sauf qu'il dit : "Il le vendit ensuite à al-Kunāsa." On lui dit : "Vends-tu ton âne alors qu'Allah l'a ressuscité pour toi ?" Il dit : "Que dois-je faire ?" Et un homme de sa tribu dit trois vers, dont j'ai retenu celui-ci : "Et parmi nous, celui dont Allah a ressuscité l'âne, alors que chaque membre et articulation en était mort." Nous avons mentionné dans le chapitre de son allaitement – que la paix soit sur lui – ce qui arriva à l'ânesse de Ḥalīma al-Saʿdiyya et comment elle devançait la caravane lors de son retour lorsque le Messager d'Allah – que la prière et la paix d'Allah soient sur lui – monta avec elle alors qu'il était nourrisson, alors qu'elle avait été distancée par la caravane lors de leur voyage vers La Mecque. De même, sa bénédiction apparut sur eux dans leur chārif 72 – c'est-à-dire la chamelle qu'ils trayaient – et leurs brebis, leur beurre clarifié et l'abondance de leur lait – que les prières et la paix d'Allah soient sur lui. Une autre histoire avec l'histoire d'al-ʿAlāʾ ibn al-Ḥaḍramī Abū Bakr ibn Abī al-Dunyā a dit : Khālid ibn Khidāsh ibn ʿAjlān al-Muhallabī et Ismāʿīl ibn Bashshār nous ont raconté, disant : Ṣāliḥ al-Muzanī nous a raconté, d'après Thābit al-Bunānī, d'après Anas ibn Mālik, qui a dit : « Nous rendîmes visite à un jeune homme des Anṣār 73. Il ne tarda pas à mourir. Nous lui fermâmes les yeux et étendîmes le drap sur lui. Certains d'entre nous dirent à sa mère : "Considère-le comme une récompense 74." Elle dit : "Est-il mort ?" Nous dîmes : "Oui." Alors elle tendit les mains vers le ciel et dit : "Ô Allah, j'ai cru en Toi, j'ai émigré vers Ton Messager. Lorsqu'une difficulté m'atteint, je T'invoque et Tu la dissipes. Je Te demande, ô Allah, de ne pas m'imposer cette calamité." Il dit : "Alors il découvrit le drap de son visage, et nous ne fûmes pas partis avant d'avoir mangé, et il mangea avec nous." Al-Bayhaqī l'a rapporté d'après Abū Saʿīd al-Mālīnī, d'après Ibn ʿAdī, d'après Muḥammad ibn Ṭāhir ibn Abī al-Dumayl, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿĀʾisha, d'après Ṣāliḥ ibn Bashīr al-Muzanī – l'un des ascètes de Basra et de ses dévots – malgré une faiblesse dans son ḥadīth, d'après Anas, et il mentionna l'histoire, et il y est dit que la mère d'al-Sāʾib était une vieille femme aveugle. Al-Bayhaqī a dit : « Il a été rapporté d'une autre voie interrompue – c'est-à-dire avec une coupure – d'après Ibn ʿAdī et Anas ibn Mālik. » Puis il le transmit par la voie de ʿĪsā ibn Yūnus, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAwn, d'après Anas, qui a dit : « J'ai connu dans cette communauté trois choses qui, si elles étaient chez les Enfants d'Israël, les nations ne se les seraient pas partagées. » Nous dîmes : « Que sont-elles, ô Abā Ḥamza ? » Il dit : « Nous étions à la Ṣuffa 75 chez le Messager d'Allah – que la prière et la paix d'Allah soient sur lui – lorsqu'une femme émigrante vint à lui avec un fils qui avait atteint l'âge adulte. Il logea la femme avec les femmes et logea son fils avec nous. Peu de temps après, la peste de Médine le frappa ; il fut malade quelques jours puis mourut. Le Prophète – que la prière et la paix d'Allah soient sur lui – lui ferma les yeux et ordonna son linceul. Lorsque nous voulûmes le laver, il dit : "Ô Anas, va informer sa mère." Je l'informai. Elle vint et s'assit à ses pieds, les prit, puis dit : "Ô Allah, je me suis soumise à Toi volontairement, j'ai abandonné les idoles par détachement, j'ai émigré pour Toi par désir. Ô Allah, ne fais pas que les adorateurs d'idoles se réjouissent à mon sujet, et ne m'impose pas cette calamité d'une manière que je ne puisse supporter." Par Allah, à peine eut-elle fini de parler qu'il bougea les pieds, jeta le drap de son visage, et vécut jusqu'à ce qu'Allah reprenne Son Messager – que la prière et la paix d'Allah soient sur lui – et jusqu'à ce que sa mère meure. » Il dit : « Ensuite, ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb équipa une armée et nomma al-ʿAlāʾ ibn al-Ḥaḍramī à leur tête. » Anas dit : « J'étais dans son expédition. Nous arrivâmes à notre lieu de combat et trouvâmes que l'ennemi nous avait devancés et avait effacé les traces d'eau. La chaleur était intense. Nous souffrîmes de la soif, ainsi que nos montures. C'était un vendredi. Lorsque le soleil pencha vers son coucher, il pria avec nous deux rakʿa, puis tendit la main vers le ciel, alors que nous ne voyions rien dans le ciel. Par Allah, il n'eut pas baissé la main qu'Allah envoya un vent, suscita un nuage, et il déversa [la pluie] jusqu'à remplir les mares et les ravins. Nous bûmes, abreuvâmes nos montures et remplîmes nos outres. Puis nous allâmes vers notre ennemi, qui avait traversé un bras de mer vers une île. Il s'arrêta sur le rivage et dit : "Ô Haut, Ô Immense, Ô Clément, Ô Généreux !" Puis il dit : "Traversez au nom d'Allah." Nous traversâmes, l'eau n'humectant que les sabots de nos montures. Peu de temps après, nous atteignîmes l'ennemi, le tuâmes, fîmes des prisonniers et prîmes du butin. Puis nous revînmes au bras de mer, et il dit la même parole, et nous traversâmes, l'eau n'humectant que les sabots de nos montures. Peu de temps après, il fut frappé [par la mort] lors de ses funérailles. Nous creusâmes pour lui, le lavâmes et l'enterrâmes. Un homme vint après que nous eûmes fini de l'enterrer et dit : "Qui est-ce ?" Nous dîmes : "C'est le meilleur des hommes, c'est Ibn al-Ḥaḍramī." Il dit : "Cette terre rejette les morts. Si vous le transportiez à un ou deux miles, vers une terre qui accepte les morts ?" Nous dîmes : "Quelle récompense pour notre compagnon que de l'exposer aux bêtes sauvages pour qu'elles le mangent ?" Nous nous réunîmes pour le déterrer. Lorsque nous arrivâmes à la tombe, voilà que notre compagnon n'y était pas, et la tombe était, à perte de vue, une lumière resplendissante. Nous remîmes la terre dans la tombe, puis nous partîmes." Al-Bayhaqī – qu'Allah lui fasse miséricorde – a dit : « Il a été rapporté d'après Abū Hurayra, dans l'histoire d'al-ʿAlāʾ ibn al-Ḥaḍramī concernant sa demande de pluie et leur marche sur l'eau, sans l'histoire de la mort, de manière similaire. »

Al-Bukhârî mentionne dans son Histoire une autre chaîne de transmission pour cette histoire, et Ibn Abî al-Dunyâ l'a rapportée d'après Abû Kurayb, d'après Muhammad ibn Fudayl, d'après al-Salt ibn Matar al-‘Ijlî, d'après ‘Abd al-Malik ibn Sahm, d'après Sahm ibn Minjâb, qui a dit : « Nous avons fait une expédition avec al-‘Alâ' ibn al-Hadramî », et il a raconté l'histoire. Il a dit dans l'invocation : « Ô Savant, ô Clément, ô Très-Haut, ô Immense, nous sommes Tes serviteurs et dans Ta voie nous combattons Ton ennemi ; donne-nous une pluie dont nous boirons et avec laquelle nous ferons nos ablutions, et quand nous la quitterons, ne donne à personne d'autre qu'à nous une part de celle-ci. » Et il a dit à propos de la mer : « Fais-nous un chemin vers Ton ennemi. » Et il a dit à propos de la mort : « Cache mon corps et ne dévoile ma nudité à personne. » Et on ne put le retrouver. Et Dieu sait mieux. [Autre histoire] Al-Bayhaqî a dit : « Al-Husayn ibn Bishrân nous a informés, Ismâ‘îl al-Saffâr nous a informés, al-Hasan ibn ‘Alî ibn ‘Uthmân nous a raconté, Ibn Numayr nous a raconté d'après al-A‘mash, d'après certains de ses compagnons, qui a dit : “Nous arrivâmes au Tigris alors qu'il était en crue, et les Perses étaient derrière lui. Un homme parmi les musulmans dit : ‘Au nom de Dieu’, puis il s'élança avec son cheval sur l'eau et se maintint à la surface. Les gens dirent : ‘Au nom de Dieu’, puis ils s'élancèrent et se maintinrent à la surface. Les Perses les regardèrent et dirent : ‘Dîwân, dîwân 76’, puis ils s'enfuirent.” Il dit : “On ne manqua que d'une coupe qui était suspendue à la sangle de la selle. Quand ils sortirent, ils obtinrent le butin et le partagèrent. Un homme disait : ‘Qui échange du jaune contre du blanc ?’” » [Autre histoire] Al-Bayhaqî a dit : « Abû ‘Abd al-Rahmân al-Sulamî nous a informés, Abû ‘Abd Allâh ibn Muhammad al-Samarî nous a informés, Abû al-‘Abbâs al-Sarrâj nous a raconté, al-Fadl ibn Sahl et Hârûn ibn ‘Abd Allâh nous ont raconté, ils ont dit : Abû al-Nadr nous a raconté, Sulaymân ibn al-Mughîra nous a raconté qu'Abû Muslim al-Khawlânî vint au Tigris alors qu'il charriait du bois à cause de sa crue ; il marcha sur l'eau, se tourna vers ses compagnons et dit : “Manquez-vous quelque chose de vos affaires, pour que nous invoquions Dieu – Puissant et Majestueux ?” » Al-Bayhaqî a dit : « Cette chaîne de transmission est authentique. » Je dis : « L'histoire de Muslim al-Khawlânî – et son nom est ‘Abd Allâh ibn Thawb – avec al-Aswad al-‘Ansî 77 viendra plus tard, lorsqu'il le jeta dans le feu, et celui-ci fut pour lui fraîcheur et paix, comme il le fut pour le khalîl 78 Ibrâhîm – sur lui la paix. » [Chapitre sur les paroles des morts et leurs prodiges] Histoire de Zayd ibn Khârija et sa parole après la mort, et son attestation de la mission de Muhammad – que Dieu prie sur lui et le salue – et du califat d'Abû Bakr al-Siddîq, puis de ‘Umar, puis de ‘Uthmân – que Dieu les agrée. Le hâfiz 79 Abû Bakr al-Bayhaqî a dit : « Abû Sâlih ibn Abî Tâhir al-‘Anbarî nous a informés, mon grand-père Yahyâ ibn Mansûr le juge nous a informés, Abû ‘Alî ibn Muhammad ibn ‘Amr ibn Kashmurd nous a raconté, al-Qu‘nabî nous a racontés, Sulaymân ibn Bilâl nous a raconté d'après Yahyâ ibn Sa‘îd, d'après Sa‘îd ibn al-Musayyab, que Zayd ibn Khârija al-Ansârî – puis des Banû al-Hârith ibn al-Khazraj – mourut à l'époque de ‘Uthmân ibn ‘Affân. On le couvrit de son vêtement, puis ils entendirent un bruit dans sa poitrine, puis il parla et dit : “Ahmad, Ahmad 80 dans le Livre premier 81 ; il a dit vrai, il a dit vrai, Abû Bakr al-Siddîq, le faible en lui-même, le fort dans l'affaire de Dieu, dans le Livre premier ; il a dit vrai, il a dit vrai, ‘Umar ibn al-Khattâb, le fort, le fidèle, dans le Livre premier ; il a dit vrai, il a dit vrai, ‘Uthmân ibn ‘Affân, sur leur voie, quatre sont passées, deux restent, les épreuves sont venues, le fort a mangé le faible, l'Heure s'est levée, et il vous viendra une nouvelle de votre armée, du puits d'Arîs 82 – et qu'est-ce que le puits d'Arîs ?” » Yahyâ a dit : « Sa‘îd a dit : “Puis un homme des Banû Khatma mourut, on le couvrit de son vêtement, et on entendit un bruit dans sa poitrine, puis il parla et dit : ‘Le frère des Banû al-Hârith ibn al-Khazraj a dit vrai, il a dit vrai.’” » Puis al-Bayhaqî l'a rapporté d'après al-Hâkim, d'après Abû Bakr ibn Ishâq, d'après Mûsâ ibn al-Hasan, d'après al-Qu‘nabî, et il a dit : « Cette chaîne de transmission est authentique, et elle a des témoins. » Puis il l'a cité par la voie d'Abû Bakr ‘Abd Allâh ibn Abî al-Dunyâ dans son livre « Celui qui a vécu après la mort » : « Abû Muslim ‘Abd al-Rahmân ibn Yûnus nous a raconté, ‘Abd Allâh ibn Idrîs nous a raconté d'après Ismâ‘îl ibn Abî Khâlid. Il a dit : “Yazîd ibn al-Nu‘mân ibn Bashîr vint au cercle d'al-Qâsim ibn ‘Abd al-Rahmân avec une lettre de son père al-Nu‘mân ibn Bashîr – c'est-à-dire à sa mère – : ‘Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, de la part d'al-Nu‘mân ibn Bashîr à Umm ‘Abd Allâh bint Abî Hâshim. Paix sur toi. Je loue Dieu pour toi, Lui en dehors de qui il n'y a pas de divinité. Tu m'as écrit pour que je t'écrive au sujet de Zayd ibn Khârija. Voici son histoire : il fut pris d'un mal de gorge – alors qu'il était ce jour-là parmi les plus sains des gens ou des habitants de Médine – et il mourut entre la prière du début 83 et la prière de l'après-midi. Nous l'allongeâmes sur le dos et le couvrîmes de deux vêtements et d'un manteau. Quelqu'un vint à moi à ma place, alors que je glorifiais après le coucher du soleil, et dit : “Zayd a parlé après sa mort.” Je me hâtai vers lui, et un groupe d'Ansâr 84 l'avait rejoint. Il disait – ou on disait sur sa langue : “Le moyen 85 est le plus endurant des trois, celui qui ne craignait pas, pour Dieu, le blâme de quiconque ; il n'ordonnait pas que leur fort mange leur faible. ‘Abd Allâh, le Commandeur des croyants 86, a dit vrai, a dit vrai ; cela était dans le Livre premier.” Puis il dit : “‘Uthmân, le Commandeur des croyants, et il guérit les gens de nombreux péchés ; deux sont passées, quatre restent.” Puis les gens divergèrent, et certains mangèrent d'autres, il n'y eut plus d'ordre, et les culs 87 produisirent. Puis il se tourna vers les croyants et dit : “Le Livre de Dieu et Son décret. Ô gens, tournez-vous vers votre commandeur, écoutez et obéissez. Quiconque se détourne, qu'il ne s'engage pas à verser le sang ; et l'ordre de Dieu est un décret fixé. Dieu est plus grand ! Voici le Paradis et voici l'Enfer !” Et les prophètes et les véridiques disent : “Paix sur vous ! Ô ‘Abd Allâh ibn Rawâha, as-tu senti pour moi Khârija, son père, et Sa‘d, qui furent tués le jour d'Uhud ?” Non ! C'est certes une fournaise ardente (15) arrachant la peau du crâne (16) appelant celui qui a tourné le dos et s'est détourné (17) et amassé et thésaurisé (18).” Puis sa voix s'affaiblit. J'interrogeai le groupe sur ce qui m'avait précédé de ses paroles. Ils dirent : “Nous l'avons entendu dire : ‘Taisez-vous, taisez-vous !’ Nous nous regardâmes les uns les autres, et voilà que la voix venait de sous les vêtements.” Il dit : “Nous découvrîmes son visage, et il dit : ‘Voici Ahmad, le Messager de Dieu. Paix sur toi, ô Messager de Dieu, ainsi que la miséricorde de Dieu et Ses bénédictions.’ Puis il dit : ‘Abû Bakr al-Siddîq, le fidèle, le khalife 88 du Messager de Dieu ; il était faible dans son corps, fort dans l'affaire de Dieu ; il a dit vrai, il a dit vrai ; et cela était dans le Livre premier.’” » Puis le hâfiz al-Bayhaqî l'a rapporté d'après Abû Nasr ibn Qatâda, d'après Abû ‘Amr ibn Bujayr, d'après ‘Alî ibn al-Husayn, d'après al-Mu‘âfâ ibn Sulaymân, d'après Zuhayr ibn Mu‘âwiya, d'après Ismâ‘îl ibn Abî Khâlid, et il a dit : « Cette chaîne de transmission est authentique. » (Hishâm ibn ‘Ammâr a rapporté dans le Livre de la Résurrection d'après al-Walîd ibn Muslim, d'après ‘Abd al-Rahmân ibn Yazîd ibn Jâbir, qui a dit : « ‘Umayr ibn Hâni' m'a raconté, al-Nu‘mân ibn Bashîr m'a raconté : “Un homme parmi nous, appelé Khârija ibn Yazîd, mourut ; nous le couvrîmes d'un vêtement” », et il mentionna quelque chose de similaire à ce qui précède.) Al-Bayhaqî a dit : « Cela a été rapporté d'après Habîb ibn Sâlim, d'après al-Nu‘mân ibn Bashîr, et il mentionna le puits d'Arîs, comme nous l'avons mentionné dans la tradition d'Ibn al-Musayyab. » Al-Bayhaqî a dit : « L'affaire à ce sujet est que le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – prit un sceau ; il fut dans sa main, puis dans la main d'Abû Bakr après lui, puis dans la main de ‘Umar, puis dans la main de ‘Uthmân, jusqu'à ce qu'il tombe de lui dans le puits d'Arîs après que six années de son califat se soient écoulées. C'est alors que son œuvre changea et les causes des épreuves apparurent, comme cela fut dit sur la langue de Zayd ibn Khârija. » Je dis : « C'est ce qui est visé par sa parole : “Deux sont passées, quatre restent” ou “Quatre sont passées, deux restent”, selon la divergence des traditions. Et Dieu sait mieux. » Al-Bukhârî a dit dans son Histoire : « Zayd ibn Khârija al-Khazrajî al-Ansârî assista à Badr ; il mourut à l'époque de ‘Uthmân, et c'est lui qui parla après la mort. » Al-Bayhaqî a dit : « Il a été rapporté au sujet de la parole après la mort d'après un groupe de personnes avec des chaînes de transmission authentiques. Et Dieu sait mieux. »

Ibn Abī al-Dunyā a dit : Khalaf ibn Hishām al-Bazzār nous a rapporté, d'après Khālid al-Ṭaḥḥān, d'après Ḥuṣayn, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUbayd al-Anṣārī, qu'un homme des Banū Salama a parlé et a dit : « Muḥammad est le Messager d'Allah, Abū Bakr le Véridique, ʿUthmān le Doux et le Miséricordieux. » Il dit : « Et je ne sais pas ce qu'il a dit à propos de ʿUmar. » C'est ainsi qu'Ibn Abī al-Dunyā l'a rapporté dans son livre. Al-Ḥāfiẓ al-Bayhaqī a dit : Abū Saʿīd ibn Abī ʿAmr nous a rapporté, d'après Abū al-ʿAbbās Muḥammad ibn Yaʿqūb, d'après Yaḥyā ibn Abī Ṭālib, d'après ʿAlī ibn ʿĀṣim, d'après Ḥuṣayn ibn ʿAbd al-Raḥmān, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUbayd al-Anṣārī, qui a dit : « Alors qu'ils retournaient les morts le jour de Ṣiffīn 89 ou le jour du Chameau 90, un homme des Anṣār parmi les morts parla et dit : « Muḥammad est le Messager d'Allah, Abū Bakr le Véridique, ʿUmar le Martyr, ʿUthmān le Miséricordieux », puis il se tut. [Histoire de la parole d'al-Rabīʿ ibn Khirāsh après sa mort] (Hishām ibn ʿAmmār a dit dans le Livre de la Résurrection) : Al-Ḥakam ibn Hishām al-Thaqafī nous a rapporté, d'après ʿAbd al-Ḥakam ibn ʿUmayr, d'après Ribʿī ibn Khirāsh al-ʿAbsī, qui a dit : « Mon frère al-Rabīʿ ibn Khirāsh tomba malade, je le soignai, puis il mourut. Nous allâmes le préparer (pour l'enterrement). Lorsque nous vînmes, il souleva le linceul de son visage, puis dit : « La paix soit sur vous. » Nous dîmes : « Et sur toi la paix. Es-tu arrivé ? » Il dit : « Oui, mais j'ai rencontré après vous mon Seigneur, et Il m'a rencontré avec repos et délices 91 et un Seigneur non courroucé. Puis Il m'a revêtu d'habits de soie verte. Et je Lui ai demandé la permission de vous annoncer la bonne nouvelle, et Il me l'a accordée. Et la chose est comme vous voyez. Soyez droits et modérés, annoncez la bonne nouvelle et ne repoussez pas. » Lorsqu'il eut dit cela, ce fut comme un caillou tombé dans l'eau. » Puis il rapporta de nombreuses chaînes de transmission sur ce sujet, et c'est la fin de son livre. [Un hadith très étrange : l'histoire du garçon qui parla dans le berceau] Al-Bayhaqī a dit : ʿAlī ibn Aḥmad ibn ʿAbdān nous a rapporté, d'après Aḥmad ibn ʿUbayd al-Ṣaffār, d'après Muḥammad ibn Yūnus al-Kudaymī, d'après Shāṣūnah ibn ʿUbayd Abū Muḥammad al-Yamānī – et nous étions partis d'Aden vers un village appelé al-Ḥardah –, Muʿriḍ ibn ʿAbd Allāh ibn Muʿriḍ ibn Muʿayqīb al-Yamānī m'a rapporté, d'après son père, d'après son grand-père, qui a dit : « J'accomplis le pèlerinage d'adieu 92 et j'entrai dans une maison à La Mecque. J'y vis le Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue –, son visage était comme le disque de la lune, et j'entendis de lui une chose étonnante. Un homme vint à lui avec un garçon le jour de sa naissance. Le Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – lui dit : « Qui suis-je ? » Il dit : « Tu es le Messager d'Allah. » Il dit : « Tu as dit vrai, qu'Allah te bénisse. » Puis il dit : « Le garçon ne parla plus après cela jusqu'à ce qu'il grandît. » Mon père dit : « Nous l'appelions le Béni de Yamāmah. » Shāṣūnah dit : « Je passais souvent chez Maʿmar mais je n'entendais rien de lui. » Je dis : « Ce hadith est une de ces choses à propos desquelles les gens ont parlé au sujet de Muḥammad ibn Yūnus al-Kudaymī à cause de lui, et ils l'ont rejeté et ont trouvé étrange son maître. Or cela n'est pas à rejeter ni par la raison ni par la Loi. En effet, il est établi dans le Ṣaḥīḥ 93, dans l'histoire de Jurayj le dévot, qu'il interrogea le fils de cette prostituée, et lui dit : « Ô Abū Yūnus, de qui es-tu le fils ? » Il dit : « Le fils du berger. » Ainsi les fils d'Israël connurent l'innocence de l'honneur de Jurayj de ce qui lui avait été imputé. » Cela a déjà été mentionné, et ce hadith a été rapporté par d'autres voies que celle d'al-Kudaymī, mais avec une chaîne également étrange. Al-Bayhaqī a dit : Abū Saʿd ʿAbd al-Malik ibn Abī ʿUthmān al-Zāhid nous a rapporté, d'après Abū al-Ḥusayn Muḥammad ibn Aḥmad ibn Jamīʿ al-Ghassānī – à la frontière de Ṣaydā –, d'après al-ʿAbbās ibn Maḥbūb ibn ʿUthmān ibn ʿUbayd Abū al-Faḍl, d'après son père, d'après son grand-père Shāṣūnah ibn ʿUbayd, Muʿriḍ ibn ʿAbd Allāh ibn Muʿayqīb m'a rapporté, d'après son père, d'après son grand-père, qui a dit : « J'accomplis le pèlerinage d'adieu et j'entrai dans une maison à La Mecque. J'y vis le Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue –, son visage était comme le disque de la lune. J'entendis de lui une chose étonnante : un homme des gens de Yamāmah vint à lui avec un garçon le jour de sa naissance, enveloppé dans un chiffon. Le Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – lui dit : « Ô garçon, qui suis-je ? » Il dit : « Tu es le Messager d'Allah. » Il lui dit : « Qu'Allah te bénisse. » Puis le garçon ne parla plus après cela. » Al-Bayhaqī a dit : Notre maître Abū ʿAbd Allāh al-Ḥāfiẓ l'a mentionné d'après Abū al-Ḥasan ʿAlī ibn al-ʿAbbās al-Warrāq, d'après Abū al-Faḍl Aḥmad ibn Khalaf ibn Muḥammad al-Muqriʾ al-Qazwīnī, d'après Abū al-Faḍl al-ʿAbbās ibn Muḥammad ibn Shāṣūnah, de cette façon. Al-Ḥākim a dit : Un homme de confiance parmi nos compagnons m'a rapporté, d'après Abū ʿUmar al-Zāhid, qui a dit : « Lorsque j'entrai au Yémen, j'entrai à Ḥardah. Je m'informai de ce hadith et j'y trouvai une descendance de Shāṣūnah, et je fus conduit à sa tombe et je la visitai. » Al-Bayhaqī a dit : « Ce hadith a une origine dans un hadith des Kūfiens avec une chaîne interrompue qui le contredit quant au moment de la parole. » Puis il rapporta d'après Wakīʿ, d'après al-Aʿmash, d'après Shimr ibn ʿAṭiyyah, d'après certains de ses maîtres, que le Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue – se vit amener un enfant qui avait grandi sans jamais parler. Il dit : « Qui suis-je ? » Il dit : « Tu es le Messager d'Allah. » Puis il rapporta d'après al-Ḥākim, d'après al-Aṣamm, d'après Aḥmad ibn ʿAbd al-Jabbār, d'après Yūnus ibn Bukayr, d'après al-Aʿmash, d'après Shimr, d'après certains de ses maîtres, qui a dit : « Une femme vint avec son fils qui avait bougé, et dit : « Ô Messager d'Allah, mon fils n'a pas parlé depuis sa naissance. » Le Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – dit : « Approche-le de moi. » Elle l'approcha de lui, et il dit : « Qui suis-je ? » Il dit : « Tu es le Messager d'Allah. » [Parmi les miracles de guérison] Histoire du garçon qui avait des crises d'épilepsie : le Prophète – sur lui la paix – pria pour lui et il guérit. Cela a déjà été mentionné dans la transmission d'Usāmah ibn Zayd, de Jābir ibn ʿAbd Allāh et de Yaʿlā ibn Murrah al-Thaqafī avec l'histoire du chameau, en entier. L'imām Aḥmad a dit : Yazīd nous a rapporté, d'après Ḥammād ibn Salamah, d'après Farqad al-Sanjī, d'après Saʿīd ibn Jubayr, d'après Ibn ʿAbbās, qu'une femme vint avec son enfant au Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – et dit : « Ô Messager d'Allah, il a une touche 94 et cela le saisit pendant notre repas et gâte notre nourriture. » Il dit : « Le Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – lui frotta la poitrine et pria pour lui. Il vomit alors un vomissement dont sortit quelque chose comme un chiot noir qui s'enfuit. » Aḥmad est le seul à l'avoir rapporté. Farqad al-Sanjī est un homme pieux mais il avait une mauvaise mémoire. Cependant, Shuʿbah et plusieurs autres ont rapporté d'après lui, et son hadith a été toléré. Ce qu'il a rapporté ici a un témoin dans ce qui précède. Et Allah sait mieux. Cette histoire pourrait être celle déjà mentionnée, ou il est possible qu'elle en soit une autre. Allah sait mieux. Un autre hadith à ce sujet Abū Bakr al-Bazzār a dit : Muḥammad ibn Marzūq nous a rapporté, d'après Muslim ibn Ibrāhīm, d'après Ṣadaqah – c'est-à-dire Ibn Mūsā –, Farqad – c'est-à-dire al-Sanjī – nous a rapporté, d'après Saʿīd ibn Jubayr, d'après Ibn ʿAbbās, qui a dit : « Le Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue – était à La Mecque. Une femme des Anṣār vint à lui et dit : « Ô Messager d'Allah, ce malin 95 a pris le dessus sur moi. » Il lui dit : « Si tu patientes dans ton état, tu viendras au Jour de la Résurrection sans péchés ni compte à rendre. » Elle dit : « Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je patienterai jusqu'à ce que je rencontre Allah. » Elle dit : « Je crains que le malin ne me dénude. » Il pria pour elle, et il en fut ainsi : lorsqu'elle craignait qu'il ne vienne à elle, elle allait aux tentures de la Kaʿbah, s'y accrochait et lui disait : « Va-t'en ! » et il s'en allait. » Al-Bazzār a dit : « Nous ne connaissons pas ce hadith rapporté avec ces termes autrement que par cette voie. Ṣadaqah n'est pas mauvais, et Farqad, un groupe de savants a rapporté d'après lui, dont Shuʿbah et d'autres, et son hadith a été toléré malgré sa mauvaise mémoire. » Une autre voie d'après Ibn ʿAbbās L'imām Aḥmad a dit : Yaḥyā ibn ʿImrān Abū Bakr nous a rapporté, d'après ʿAṭāʾ ibn Abī Rabāḥ, qui a dit : Ibn ʿAbbās m'a dit : « Ne te montrerai-je pas une femme des gens du Paradis ? » Je dis : « Si. » Il dit : « Cette femme noire vint au Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – et dit : « J'ai des crises d'épilepsie et je me découvre, alors invoque Allah pour moi. » Il dit : « Si tu veux, patiente et tu auras le Paradis ; et si tu veux, j'invoquerai Allah pour qu'Il te guérisse. » Elle dit : « Non, je patienterai, mais invoque Allah pour que je ne me découvre pas. » Il pria pour elle. »

Il invoqua donc pour elle 96. C'est ainsi que l'a rapporté al-Bukhārī d'après Musaddad d'après Yaḥyā – c'est-à-dire Ibn Saʿīd al-Qaṭṭān – et Muslim l'a rapporté d'après al-Qawārīrī d'après Yaḥyā al-Qaṭṭān et Bishr ibn al-Faḍl, tous deux d'après ʿImrān ibn Muslim Abī Bakr al-Faqīh al-Baṣrī d'après ʿAṭā' ibn Abī Rabāḥ d'après Ibn ʿAbbās, et il mentionna quelque chose de similaire. Puis al-Bukhārī dit : Muḥammad 97 nous a rapporté, Makhlad nous a rapporté d'après Ibn Jurayj qui dit : ʿAṭā' m'a informé qu'il avait vu cette Umm Zufar 98, une femme grande et noire, sur le voile de la Kaʿba. Al-Ḥāfiẓ Ibn al-Athīr a mentionné dans al-Ghāya que cette Umm Zufar était autrefois la coiffeuse de Khadīja bint Khuwaylid, et qu'elle vécut longtemps jusqu'à ce que ʿAṭā' ibn Abī Rabāḥ la rencontre. Allah sait mieux. Un autre hadith : Al-Bayhaqī a dit : ʿAlī ibn Aḥmad ibn ʿAbdān nous a informés, Aḥmad ibn ʿUbayd nous a informés, Muḥammad ibn Yūnus nous a rapporté, Qurra ibn Ḥabīb al-Ḍawī nous a rapporté, Iyās ibn Abī Tamīma nous a rapporté d'après ʿAṭā' d'après Abū Hurayra qui dit : La fièvre vint auprès du Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – et dit : Ô Messager d'Allah, envoie-moi vers le peuple que tu aimes le plus parmi les tiens, ou vers les compagnons que tu aimes le plus – Qurra hésita. Il dit : Va vers les Anṣār 99. Elle alla donc vers eux et les terrassa. Ils vinrent auprès du Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – et dirent : Ô Messager d'Allah, la fièvre nous a frappés, invoque Allah pour la guérison. Il invoqua pour eux, et elle fut éloignée d'eux. Il dit : Une femme le suivit et dit : Ô Messager d'Allah, invoque Allah pour moi, car je suis des Anṣār. Invoque Allah pour moi comme tu as invoqué pour eux. Il dit : Lequel des deux préfères-tu : que j'invoque pour toi et qu'elle soit éloignée de toi, ou que tu patientes et que le Paradis te soit obligatoire ? Elle dit : Non, par Allah, ô Messager d'Allah, je préfère patienter trois jours et je ne fais pas, par Allah, de mon Paradis un risque. Muḥammad ibn Yūnus al-Kudaymī est faible. Al-Bayhaqī a dit : ʿAlī ibn Aḥmad ibn ʿAbdān nous a informés, Aḥmad ibn ʿUbayd al-Ṣaffār nous a informés, ʿAbd Allāh ibn Aḥmad ibn Ḥanbal nous a rapporté, mon père nous a rapporté, Hishām ibn Lāḥiq – en l'an 185 – nous a rapporté, ʿĀṣim al-Aḥwal nous a rapporté d'après Abū ʿUthmān al-Nahdī d'après Salmān al-Fārisī qui dit : La fièvre demanda la permission d'entrer auprès du Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue. Il dit : Qui es-tu ? Elle dit : Je suis la fièvre. Je dessèche la chair et je suce le sang. Il dit : Va vers les gens de Qubā' 100. Elle vint à eux, puis ils vinrent auprès du Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – alors que leurs visages avaient jauni, et ils se plaignirent à lui de la fièvre. Il leur dit : Que voulez-vous ? Si vous voulez, j'invoque Allah pour qu'elle soit éloignée de vous ; si vous voulez, vous la laissez et elle efface vos péchés. Ils dirent : Nous la laissons, ô Messager d'Allah. Ce hadith ne se trouve pas dans le Musnad de l'imam Aḥmad et aucun des auteurs des six recueils ne l'a rapporté. Nous avons mentionné au début de l'Hégire son invocation – que la paix soit sur lui – pour les gens de Médine afin qu'Il éloigne sa fièvre vers al-Juḥfa 101. Allah exauça cela, car Médine était l'une des terres les plus malsaines d'Allah, et Allah l'assainit par la bénédiction de son installation et de son invocation pour ses habitants – que les prières et la paix d'Allah soient sur lui. Un autre hadith à ce sujet [Restauration de la vue d'un aveugle par une invocation que le Prophète lui enseigna] : L'imam Aḥmad a dit : Rawḥ nous a rapporté, Shuʿba nous a rapporté d'après Abū Jaʿfar al-Madanī, j'ai entendu ʿUmāra ibn Khuzayma ibn Thābit rapporter d'après ʿUthmān ibn Ḥunayf : Un homme aveugle vint auprès du Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue – et dit : Ô Messager d'Allah, invoque Allah pour qu'Il me guérisse. Il dit : Si tu veux, je reporte cela, c'est meilleur pour ton au-delà ; et si tu veux, j'invoque pour toi. Il dit : Non, invoque plutôt Allah pour moi. Il dit : Alors le Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – lui ordonna de faire ses ablutions, de prier deux rakʿa 102, et d'invoquer par cette invocation : « Ô Allah, je Te demande et je me tourne vers Toi par Ton Prophète Muḥammad, le Prophète de la miséricorde. Ô Muḥammad, je me tourne par toi dans ce besoin afin qu'il soit satisfait, et intercède pour moi en cela, et intercède pour moi auprès de Toi. » Il dit : Il répéta cela plusieurs fois. Puis il dit ensuite : Je pense qu'il y a aussi : « Fais-le intercéder pour moi. » Il dit : L'homme fit cela et guérit. Aḥmad l'a aussi rapporté d'après ʿUthmān ibn ʿAmr d'après Shuʿba de la même manière, et il dit : « Ô Allah, fais-le intercéder pour moi », et il n'a pas mentionné l'autre formule ; il semble que ce soit une erreur du rapporteur. Allah sait mieux. C'est ainsi que l'ont rapporté al-Tirmidhī et al-Nasā'ī d'après Maḥmūd ibn Ghaylān, et Ibn Māja d'après Aḥmad ibn Manṣūr ibn Sayyār, tous deux d'après ʿUthmān ibn ʿAmr. Al-Tirmidhī a dit : Ḥasan ṣaḥīḥ gharīb 103, nous ne le connaissons que par le hadith d'Ibn Jaʿfar al-Khaṭmī. Puis Aḥmad l'a aussi rapporté d'après Mu'ammal ibn Ḥammād ibn Salama ibn Abī Jaʿfar al-Khaṭmī d'après ʿUmāra ibn Khuzayma d'après ʿUthmān ibn Ḥunayf, et il mentionna le hadith. C'est ainsi que l'a rapporté al-Nasā'ī d'après Muḥammad ibn Maʿmar d'après Ḥibbān d'après Ḥammād ibn Salama de la même manière. Puis al-Nasā'ī l'a rapporté d'après Zakariyyā ibn Yaḥyā d'après Muḥammad ibn al-Muthannā d'après Muʿādh ibn Hishām d'après son père d'après Abū Jaʿfar d'après Abū Umāma ibn Sahl ibn Ḥunayf d'après son oncle ʿUthmān ibn Ḥunayf. Cette version diffère de la précédente ; peut-être Abū Jaʿfar al-Khaṭmī l'a-t-il rapportée des deux voies. Allah sait mieux 104. Al-Bayhaqī et al-Ḥākim ont rapporté d'après le hadith de Yaʿqūb ibn Sufyān d'après Aḥmad ibn Shabīb d'après Saʿīd al-Ḥanafī d'après son père d'après Rawḥ ibn al-Qāsim d'après Abū Jaʿfar al-Madanī d'après Abū Umāma ibn Sahl ibn Ḥunayf d'après son oncle ʿUthmān ibn Ḥunayf qui dit : J'ai entendu le Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – alors qu'un homme aveugle vint à lui et se plaignit de la perte de sa vue. Il dit : Ô Messager d'Allah, je n'ai pas de guide et cela m'est pénible. Le Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – dit : Va au lieu des ablutions, fais tes ablutions, puis prie deux rakʿa, puis dis : « Ô Allah, je Te demande et je me tourne vers Toi par Ton Prophète Muḥammad, le Prophète de la miséricorde. Ô Muḥammad, je me tourne par toi vers mon Seigneur pour que ma vue soit rendue. Ô Allah, fais-le intercéder pour moi et fais-moi intercéder pour moi-même. » ʿUthmān dit : Par Allah, nous ne nous étions pas séparés et la conversation n'avait pas duré longtemps avant que l'homme n'entre comme s'il n'avait jamais eu de mal. Al-Bayhaqī dit : Hishām al-Dastuwā'ī l'a aussi rapporté d'après Abū Jaʿfar d'après Abū Umāma ibn Sahl d'après son oncle ʿUthmān ibn Ḥunayf. Un autre hadith [Il souffla dans les yeux d'un aveugle qui recouvra la vue, et passa la main sur des blessés qui guérirent] : Abū Bakr ibn Abī Shayba a dit : Muḥammad ibn Bishr nous a rapporté, ʿAbd al-ʿAzīz ibn ʿUmar nous a rapporté. Un homme des Banū Salāmān et des Banū Saʿd m'a rapporté d'après son père d'après son oncle maternel – ou que son oncle maternel ou la tante maternelle de celui-ci, Ḥabīb ibn Murayt, lui a rapporté que son père sortit vers le Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – alors que ses yeux étaient blancs, ne voyant rien du tout. Il lui demanda : Qu'est-ce qui t'est arrivé ? Il dit : Je gardais un chameau à moi, mon pied tomba sur le ventre d'un serpent et j'ai perdu la vue. Il dit : Alors le Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – souffla dans ses yeux et il recouvra la vue. Je le vis alors qu'il enfilait le fil dans l'aiguille, alors qu'il avait quatre-vingts ans, et ses yeux étaient blancs. Al-Bayhaqī dit : C'est ainsi dans son livre ; d'autres disent : Ḥabīb ibn Mudrik. Il dit : Le hadith de Qatāda ibn al-Nuʿmān a déjà été mentionné à ce sujet : son œil fut blessé et son globe oculaire coula, et le Messager d'Allah le remit à sa place, et il ne savait plus lequel des deux avait été blessé. Je dis : Cela a déjà été mentionné dans la bataille d'Uḥud. Nous avons mentionné dans le récit du meurtre d'Abū Rāfiʿ le fait qu'il passa sa main bénie sur la jambe de Jābir ibn ʿAtīk – qui s'était cassée – et elle guérit sur-le-champ. Al-Bayhaqī a mentionné avec sa chaîne de transmission qu'il – que la prière et la paix soient sur lui – passa la main sur la main de Muḥammad ibn Ḥāṭib – qui avait été brûlée par le feu – et elle guérit sur-le-champ, et qu'il – que la paix soit sur lui – souffla dans la paume de Shuraḥbīl al-Juʿfī et une excroissance qu'il avait dans la paume disparut. Je dis : Il a déjà été mentionné dans la bataille de Khaybar qu'il cracha dans les yeux de ʿAlī alors qu'il avait une ophtalmie, et il guérit. Al-Tirmidhī a rapporté d'après ʿAlī le hadith de son enseignement – que la paix soit sur lui – de cette invocation pour la mémorisation du Coran, et il le mémorisa.

Il est établi dans le Sahîh 105 qu'il a dit à Abû Hurayra et à un groupe : « Celui qui étend aujourd'hui son manteau, il n'oubliera rien de mes paroles. » Il dit : « Je l'étendis, et je n'oubliai rien de ses paroles ce jour-là. » On a dit : « Cela était une mémorisation par Abû Hurayra de tout ce qu'il avait entendu de lui ce jour-là », et on a dit : « et d'autres jours aussi, mais Dieu sait mieux. » Il invoqua pour Sa‘d ibn Abî Waqqâs, et il guérit. Al-Bayhaqî rapporte qu'il invoqua pour son oncle Abû Tâlib lors d'une maladie dont il souffrait, et qu'il demanda au Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) d'invoquer son Seigneur pour lui ; il invoqua pour lui, et il guérit sur-le-champ. Les hadiths à ce sujet sont très nombreux, et il serait long de les énumérer tous. Al-Bayhaqî a rapporté de ce genre beaucoup de choses excellentes ; nous en avons indiqué des extraits et nous avons laissé de côté des hadiths à la chaîne de transmission faible, nous contentant de ce que nous avons rapporté plutôt que ce que nous avons laissé. C'est de Dieu que vient l'aide. [Autre hadith : l'histoire du chameau de Jâbir ibn ‘Abd Allâh] Il est établi dans les deux Sahîh 105 d'après le hadith de Zakariyyâ ibn Abî Zâ'ida – Muslim et al-Mughîra ont ajouté, tous deux d'après Sharâhîl al-Sha‘bî, d'après Jâbir ibn ‘Abd Allâh – qu'il voyageait sur un chameau qui était épuisé. Il voulut le laisser aller. Il dit : « Le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) me rattrapa, le frappa et invoqua pour moi ; alors il marcha d'une allure telle qu'il n'avait jamais marché auparavant. » Dans une autre version : « Il ne cessa d'être en tête des chameaux, devant eux, au point que je retenais sa longe sans y parvenir. » Il dit : « Que penses-tu de ton chameau ? » Je répondis : « Ta bénédiction l'a touché, ô Messager de Dieu. » Puis il mentionna que le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) l'acheta de lui 106. Les transmetteurs divergent sur le montant de son prix, selon de nombreuses versions, et qu'il stipula de le monter jusqu'à Médine. Puis, lorsqu'il arriva à Médine, il lui apporta le chameau, lui paya son prix, y ajouta quelque chose, puis lui donna également le chameau. Le hadith est long. [Autre hadith : sa monture du cheval d'Abû Talha, qui était lent et devint rapide] Al-Bayhaqî a rapporté – et le texte est de lui, et il se trouve dans le Sahîh d'al-Bukhârî d'après le hadith de Hasan ibn Muhammad al-Marwazî, d'après Jarîr ibn Hâzim, d'après Muhammad ibn Sîrîn, d'après Anas ibn Mâlik – qui dit : « Les gens furent effrayés ; le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) monta un cheval d'Abû Talha, lent, puis sortit en galopant seul. Les gens montèrent et galopèrent derrière le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue). Il dit : « N'ayez pas peur, c'est une mer 107. » Il dit : « Par Dieu, après ce jour, il ne fut plus jamais devancé. » [Autre hadith : il frappa le cheval de Ju‘ayl avec son fouet, et il devint l'un des plus rapides] Al-Bayhaqî dit : Abû Bakr al-Qâdî nous a rapporté, Hâmid ibn Muhammad al-Harawî nous a rapporté, ‘Alî ibn ‘Abd al-‘Azîz nous a rapporté, Muhammad ibn ‘Abd Allâh al-Raqqâshî nous a rapporté, Râfi‘ ibn Salama ibn Ziyâd nous a rapporté, ‘Abd Allâh ibn Abî al-Ja‘d m'a rapporté d'après Ju‘ayl al-Ashja‘î, qui dit : « Je participai à une expédition avec le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) lors de l'une de ses expéditions, monté sur une jument maigre et faible. » Il dit : « J'étais parmi les derniers des gens. Le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) me rattrapa et dit : « Avance, ô propriétaire de la jument. » Je dis : « Ô Messager de Dieu, elle est maigre et faible. » Il dit : « Alors le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) leva un fouet qu'il avait et la frappa avec, en disant : « Ô Dieu, bénis-le 108. » Il dit : « Je me vis retenir sa tête pour qu'elle ne devance pas les gens. Et j'ai vendu de sa descendance pour douze mille [dirhams]. » Al-Nasâ'î l'a rapporté d'après Muhammad ibn Râfi‘, d'après Muhammad ibn ‘Abd Allâh al-Raqqâshî, et il le mentionna. De même, Abû Bakr ibn Abî Khaythama l'a rapporté d'après ‘Ubayd ibn Ya‘îsh, d'après Zayd ibn al-Khabbâb, d'après Râfi‘ ibn Salama al-Ashja‘î, et il le mentionna. Al-Bukhârî dit dans l'Histoire : « Râfi‘ ibn Ziyâd ibn al-Ja‘d ibn Abî al-Ja‘d a dit : Mon père ‘Abd Allâh ibn Abî al-Ja‘d, frère de Sâlim, m'a rapporté d'après Ju‘ayl, et il le mentionna. » [Autre hadith] Al-Bayhaqî dit : Abû al-Husayn ibn al-Fadl al-Qattân à Bagdad nous a rapporté, Abû Sahl ibn Ziyâd al-Qattân nous a rapporté, Muhammad ibn Shâdhân al-Jawharî nous a rapporté, Zakariyyâ ibn ‘Adî nous a rapporté, Marwân ibn Mu‘âwiya nous a rapporté d'après Yazîd ibn Kaysân, d'après Abû Hâzim, d'après Abû Hurayra, qui dit : « Un homme vint auprès du Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) et dit : « Je me suis marié avec une femme. » Il dit : « Ne l'as-tu pas regardée ? Car dans les yeux des Ansâr 109 il y a quelque chose. » Il dit : « Je l'ai regardée. » Il dit : « Pour combien l'as-tu épousée ? » Il mentionna quelque chose. Il dit : « On dirait qu'ils extraient l'or et l'argent du flanc de ces montagnes. Nous n'avons aujourd'hui rien à te donner, mais je vais t'envoyer en expédition où tu obtiendras quelque chose. » Il envoya une expédition contre les Banû ‘Abs et y envoya l'homme. Il vint à lui et dit : « Ô Messager de Dieu, ma chamelle a refusé de se mettre en route. » Il dit : « Alors le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) lui tendit la main comme s'appuyant sur lui pour se lever, puis il vint à elle et la frappa du pied. » Abû Hurayra dit : « Par Celui qui tient mon âme en Sa main, je l'ai vue le devancer, distançant le guide. » Muslim l'a rapporté dans le Sahîh d'après Yahyâ ibn Ma‘în, d'après Marwân. [Autre hadith] Al-Bayhaqî dit : Abû Zakariyyâ ibn Abî Ishâq al-Muzanî nous a rapporté, Abû ‘Abd Allâh Muhammad ibn Ya‘qûb nous a rapporté, Abû Ahmad Muhammad ibn ‘Abd al-Wahhâb nous a rapporté, Abû Ja‘far ibn ‘Awn nous a rapporté, al-A‘mash nous a rapporté d'après Mujâhid, qu'un homme acheta un chameau et vint auprès du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) en disant : « J'ai acheté un chameau ; invoque Dieu pour qu'Il le bénisse pour moi. » Il dit : « Ô Dieu, bénis-le pour lui. » Peu de temps après, il mourut. Puis il acheta un autre chameau et l'amena au Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) en disant : « J'ai acheté un chameau ; invoque Dieu pour qu'Il le bénisse pour moi. » Il dit : « Ô Dieu, bénis-le pour lui. » Peu de temps après, il mourut. Puis il acheta un autre chameau et vint auprès du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) en disant : « Ô Messager de Dieu, j'ai acheté deux chameaux et tu as invoqué Dieu pour qu'Il les bénisse pour moi ; invoque Dieu pour qu'Il me porte sur lui. » Il dit : « Ô Dieu, porte-le sur lui. » Il resta auprès de lui vingt ans. Al-Bayhaqî dit : « Ce hadith est mursal 110, et son invocation (que la paix soit sur lui) aboutit à l'affaire de l'au-delà dans les deux premières fois. » [Autre hadith] Le hâfiz 111 al-Bayhaqî dit : Abû ‘Abd al-Rahmân al-Sulamî nous a rapporté, Ismâ‘îl ibn ‘Abd Allâh al-Mîkâlî nous a rapporté, ‘Alî ibn Sa‘d al-‘Askarî nous a rapporté, Abû Umayya ‘Abd Allâh ibn Muhammad ibn Khallâd al-Wâsitî nous a rapporté, Yazîd ibn Hârûn nous a rapporté, al-Mustalim ibn Sa‘îd nous a rapporté, Habîb ibn ‘Abd al-Rahmân ibn Habîb ibn Asâf nous a rapporté d'après son père, d'après son grand-père Habîb ibn Asâf, qui dit : « Je vins auprès du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue), moi et un homme de mon peuple, lors de l'une de ses expéditions, et nous dîmes : « Nous désirons assister avec toi à une bataille. » Il dit : « Avez-vous embrassé l'islam ? » Nous dîmes : « Non. » Il dit : « Nous ne demandons pas l'aide des associateurs 112 contre les associateurs. » Il dit : « Alors nous embrassâmes l'islam, et j'assistai avec le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) à une bataille. Un coup m'atteignit à l'épaule et la fendit ; ma main resta pendante. Je vins auprès du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) ; il cracha dedans et la rattacha ; elle se referma et guérit. Je tuai celui qui m'avait frappé. Puis j'épousai la fille de celui que j'avais tué et qui m'avait frappé. Elle disait : « Puisse-je ne jamais manquer d'un homme qui t'a paré de cette parure. » Je disais : « Puisse-je ne jamais manquer d'un homme qui a précipité ton père en Enfer 113. » L'imam Ahmad a rapporté ce hadith d'après Yazîd ibn Hârûn avec sa chaîne de transmission de manière similaire, mais il n'a pas mentionné « il cracha dedans et elle guérit ». » [Autre hadith : son invocation pour Ibn ‘Abbâs et l'exaucement de son invocation] Il est établi dans les deux Sahîh 105 d'après le hadith d'Abû al-Nadr Hâshim ibn al-Qâsim, d'après Waraqâ' ibn ‘Umar al-Sakarî, d'après ‘Abd Allâh ibn Yazîd, d'après Ibn ‘Abbâs, qui dit : « Le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) alla aux toilettes, et je plaçai pour lui de l'eau pour les ablutions. Lorsqu'il sortit, il dit : « Qui a fait cela ? » On dit : « Ibn ‘Abbâs. » Il dit : « Ô Dieu, donne-lui la compréhension de la religion 114. »

Al-Bayhaqī a rapporté d'après al-Ḥākim et d'autres, d'après al-Aṣamm, d'après 'Abbās al-Dūraqī, d'après al-Ḥasan ibn Mūsā al-Ashyab, d'après Zuhayr, d'après 'Abd Allāh ibn 'Uthmān ibn Khuthaym, d'après Sa'īd ibn Jubayr, d'après Ibn 'Abbās (qu'Allah agrée lui et son père) que le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) posa sa main sur mon épaule — ou dit : sur mon omoplate, Sa'īd hésita — puis dit : « Ô Allah, fais-lui comprendre la religion et enseigne-lui l'interprétation (at-ta'wīl). » Et Allah exauça cette invocation de Son Messager (qu'Allah prie sur lui et le salue) en faveur de son cousin. Il fut donc un imam guidé par sa guidance et suivi dans son éclat dans les sciences de la Législation, et particulièrement dans la science de l'interprétation (at-ta'wīl), qui est l'exégèse (at-tafsīr). Car les sciences des Compagnons avant lui parvinrent jusqu'à lui, ainsi que ce qu'il avait compris des paroles du cousin du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue). Al-A'mash a rapporté d'après Abū al-Ḍuḥā, d'après Masrūq, qui a dit : 'Abd Allāh ibn Mas'ūd a dit : « Si Ibn 'Abbās avait atteint notre âge, aucun de nous ne l'aurait égalé. » Et il leur disait : « Quel excellent traducteur du Coran est Ibn 'Abbās ! » Ceci alors que la mort d'Ibn 'Abbās survint environ trente-trois ans après celle de 'Abd Allāh ibn Mas'ūd. Que penses-tu donc de ce qu'il acquit après lui durant cette période ? Et nous avons rapporté d'après certains de ses compagnons qu'il a dit : « Ibn 'Abbās fit un sermon aux gens le soir de 'Arafa et leur expliqua la sourate al-Baqara — ou dit : une sourate — et il l'expliqua d'une manière telle que si les Romains, les Turcs et les Daylamites l'avaient entendue, ils auraient embrassé l'Islam. » Qu'Allah l'agrée et le satisfasse. [Un autre hadith [sur l'exaucement de son invocation pour Anas ibn Mālik, pour la bénédiction et la longévité] ] Il est établi dans le Ṣaḥīḥ que lui — sur lui la paix — invoqua pour Anas ibn Mālik afin qu'il obtienne abondance de biens et d'enfants. Il en fut ainsi, jusqu'à ce qu'al-Tirmidhī rapporte d'après Maḥmūd ibn Ghaylān, d'après Abū Dāwūd al-Ṭayālisī, d'après Abū Khalda, qui dit : Je dis à Abū al-'Āliya : « Anas a-t-il entendu le Prophète (ṣ) ? » Il répondit : « Il le servit dix ans, et il (le Prophète) invoqua pour lui. Il avait un jardin qui produisait des fruits deux fois par an, et il contenait un basilic dont émanait un parfum de musc. » Et nous avons rapporté dans le Ṣaḥīḥ qu'il eut de ses propres enfants près d'une centaine ou un peu plus. Et dans une autre version : il (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit : « Ô Allah, prolonge sa vie. » Il vécut donc cent ans. Et il (qu'Allah prie sur lui et le salue) invoqua pour Umm Sulaym et pour Abū Ṭalḥa durant le reste de leur nuit, et elle mit au monde un garçon que le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) nomma 'Abd Allāh. De sa descendance naquirent neuf fils, tous ayant mémorisé le Coran. Cela est établi dans le Ṣaḥīḥ. Et il est établi dans le Ṣaḥīḥ de Muslim, d'après le hadith de 'Ikrima ibn 'Ammār, d'après Abū Kathīr al-'Anbarī, d'après Abū Hurayra, qu'il demanda au Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) d'invoquer pour sa mère afin qu'Allah la guide. Il invoqua donc pour elle. Abū Hurayra partit et trouva sa mère en train de se laver derrière la porte. Lorsqu'elle eut fini, elle dit : « J'atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allah et j'atteste que Muhammad est le Messager d'Allah. » Abū Hurayra se mit à pleurer de joie. Puis il alla informer le Messager d'Allah de cela et lui demanda d'invoquer pour eux deux afin qu'Allah les rende aimés de Ses serviteurs croyants. Il invoqua donc pour eux deux, et cela se réalisa. Abū Hurayra dit : « Il n'est aucun croyant ni aucune croyante qui ne nous aime. » Et Abū Hurayra a dit vrai en cela — qu'Allah l'agrée et le satisfasse. Et parmi les accomplissements de cette invocation, il y a le fait qu'Allah a rendu célèbre sa mention les jours de vendredi, lorsque les gens le mentionnent avant le sermon du vendredi. Cela relève de la disposition divine (al-taqyīḍ al-qadarī) et de la détermination spirituelle (al-taqdīr al-ma'nawī). Et il est établi dans le Ṣaḥīḥ que lui — sur lui la paix —


  1. يُصْرَعُ : Littéralement 'il est terrassé', désignant ici l'épilepsie ou une possession démoniaque.
  2. الْبَرَازَ : Terme désignant le fait d'aller aux toilettes, de satisfaire un besoin naturel.
  3. الْإِدَاوَةَ : Petite outre en cuir pour transporter de l'eau.
  4. أَذْرُعٌ : Pluriel de 'dhira', unité de mesure équivalant à la coudée (environ 50 cm).
  5. الطَّيْرَ تُظِلُّنَا : Expression signifiant que les oiseaux les ombrageaient, indiquant une grande sérénité et protection.
  6. الشَّيْطَانُ : Le démon, Satan, considéré comme la cause de l'épilepsie dans ce contexte.
  7. مُقَدِّمَةِ الرَّحْلِ : Partie avant de la selle de chameau.
  8. اخْسَأْ : Impératif signifiant 'tais-toi' ou 'va-t'en', utilisé pour repousser le démon.
  9. نَادٌّ : Chameau égaré, qui s'est enfui de son propriétaire.
  10. السِّمَاطَيْنِ : Les deux rangées de personnes ou de montures lors d'un déplacement.
  11. الْأَنْصَارِ : Les Ansar, habitants de Médine ayant accueilli et soutenu le Prophète après l'Hégire.
  12. سَنَوْنَا عَلَيْهِ : Nous l'avons abreuvé, c'est-à-dire que nous avons pris soin de lui en lui donnant à boire.
  13. إِسْنَادٌ : Chaîne de transmission d'un hadith, garantissant son authenticité.
  14. الذِّرَاعَ : Le bras (partie du corps), ici le morceau de viande de la chèvre.
  15. لَبَحْرًا : Comparaison du cheval à une mer, signifiant qu'il était très rapide et infatigable.
  16. دَلَائِلِ النُّبُوَّةِ : Ouvrage classique sur les preuves de la prophétie de Muhammad.
  17. Âmîn : Mot arabe signifiant 'exauce', utilisé à la fin des prières pour appeler à l'exaucement.
  18. Jibrîl : L'ange Gabriel, chargé de transmettre la révélation aux prophètes.
  19. hadith : Récit rapportant les paroles, actions ou approbations du prophète Muhammad.
  20. Ansâr : Les 'auxiliaires' médinois qui ont accueilli et soutenu le prophète Muhammad après l'Hégire.
  21. Yathrib : Ancien nom de Médine avant l'Hégire.
  22. ce que sa famille a fait après lui : Allusion à des prodiges eschatologiques où les objets inanimés parleront.
  23. Sahîh : Recueil de hadiths considéré comme authentique selon les critères des savants du hadith.
  24. hasan gharîb sahîh : Terminologie technique : 'hasan' signifie bon, 'gharîb' signifie isolé (transmis par un seul compagnon), 'sahîh' signifie authentique.
  25. entre les deux coulées de lave : Référence à un lieu à Médine, entre deux zones volcaniques (harra).
  26. ce que sa famille a fait après lui : Même sens que la note 6 : prodige eschatologique.
  27. Sunan : Recueils de hadiths classés par chapitres juridiques, comme ceux d'Abû Dâwûd, at-Tirmidhî, etc.
  28. istadhhara : Forme verbale rare signifiant 'se mit à hurler' ou 'éleva la voix en hurlant', spécifique au loup.
  29. rizq : Subsistance, provision accordée par Allah ; terme coranique désignant toute nourriture ou bien attribué par Dieu.
  30. al-harratayn : Les deux collines de lave (ou champs de pierres volcaniques) ; désigne un lieu spécifique près de Médine.
  31. as-Sa'a : L'Heure, c'est-à-dire le Jour du Jugement dernier.
  32. as-Sunan : Les recueils de hadiths dits 'Sunan' (Abou Dawud, at-Tirmidhi, an-Nasa'i, Ibn Majah).
  33. Dala'il an-Nubuwwa : Ouvrage d'Abou Nou'aym al-Isbahani sur les preuves de la prophétie de Muhammad.
  34. ar-Raffa' : Surnom signifiant 'le raccommodeur' ou 'le rapiéceur'.
  35. Tabuk : Expédition militaire menée par le Prophète en l'an 9 de l'Hégire contre les Byzantins.
  36. hafiz : Titre honorifique désignant un spécialiste du hadith ayant mémorisé des milliers de traditions.
  37. Banu Mukallim adh-Dhi'b : Littéralement 'les fils de celui qui parla au loup' ; nom d'une famille ou tribu.
  38. at-Tarikh : L'ouvrage d'al-Bukhari intitulé 'at-Tarikh al-Kabir' (La Grande Histoire).
  39. salat al-ghada : La prière du matin, c'est-à-dire la prière de l'aube (Fajr).
  40. al-Ansar : Les 'Auxiliaires' médinois qui accueillirent et soutinrent le Prophète et les émigrants mecquois.
  41. al-Baqi' : Cimetière principal de Médine, où de nombreux compagnons sont enterrés.
  42. yastafridu : Demander une redevance ou un impôt (fard).
  43. sa'ima : Bétail en pâture libre, non nourri à l'étable, sur lequel la zakat est due.
  44. al-qadi : Le juge ; titre honorifique pour 'Iyad ibn Musa al-Yahsubi, célèbre savant malikite.
  45. Haram : Sanctuaire sacré de La Mecque, où il est interdit de chasser ou de faire couler le sang.
  46. al-Lât et al-'Uzzâ : Deux des principales divinités préislamiques adorées par les polythéistes arabes.
  47. Sahîh : Recueil de hadiths authentiques selon les critères des savants du hadith.
  48. Abâ l-Hârith : Surnom du lion, signifiant 'père de la terre labourée' ou 'père des richesses'.
  49. khashfân : Petits de la gazelle, faons.
  50. hâteleur : Celui qui appelle à voix haute, ici un être invisible ou un animal parlant.
  51. châtiment des chamelles allaitantes : Allusion à un châtiment sévère, peut-être inspiré de la sourate 81, verset 4, où les chamelles allaitantes sont abandonnées.
  52. as-Sadûq : Surnom signifiant 'le véridique', indiquant la fiabilité du transmetteur.
  53. ḥuffāẓ : Pluriel de ḥāfiẓ, désignant les grands mémorisateurs du hadith, spécialistes de la critique des chaînes de transmission.
  54. khifāf : Pluriel de khuff, chaussure légère en cuir portée par les Arabes, souvent utilisée pour les voyages.
  55. Yaʿfūr : Nom donné à l'âne, signifiant 'celui qui court vite' ou 'gazelle'.
  56. ḥummarah : Oiseau de la famille des fauvettes, connu pour son chant mélodieux.
  57. samurah : Acacia, arbre épineux commun dans la péninsule arabique.
  58. karāmah : Faveur divine accordée à un saint ou à un pieux serviteur, distincte du miracle prophétique (muʿjizah).
  59. muʿallaq : Hadith rapporté de manière suspendue, c'est-à-dire sans chaîne de transmission complète, souvent par al-Bukhārī.
  60. tābiʿūn : Successeurs, génération suivant celle des Compagnons du Prophète.
  61. Jayshūn : Localité près de Damas, peut-être un quartier ou un village.
  62. muthlah : Mutilation ou déformation corporelle, ici crainte que les gens ne prennent la lumière pour une marque de difformité.
  63. al-Ḥarra : Région volcanique près de Médine, souvent lieu d'événements historiques.
  64. karāma : Faveur ou miracle accordé par Dieu à un saint (walī) de l'islam.
  65. walī : Saint ou ami de Dieu, personne pieuse proche de Dieu.
  66. muʿjiza : Miracle prophétique, signe divin attestant la véracité d'un prophète.
  67. rakʿa : Unité de prière islamique comprenant des inclinaisons et des prosternations.
  68. al-Dafīna : Localité au Yémen, peut-être un lieu-dit.
  69. ṣaḥīḥ : Authentique, qualifie une chaîne de transmission fiable dans les sciences du ḥadīth.
  70. Man ʿāsha baʿda al-mawt : Ouvrage d'Ibn Abī al-Dunyā sur les récits de personnes revenues à la vie après la mort.
  71. al-Kunāsa : Marché ou lieu-dit à Kūfa, en Irak.
  72. chārif : Chamelle âgée ou de grande valeur.
  73. Anṣār : Les "auxiliaires" de Médine qui ont accueilli et soutenu le Prophète Muhammad après l'Hégire.
  74. Considère-le comme une récompense : Expression signifiant d'accepter la perte en espérant la récompense divine.
  75. al-Ṣuffa : Plate-forme ombragée attenante à la mosquée de Médine où logeaient les compagnons pauvres.
  76. Dîwân : Mot persan signifiant « démons » ou « esprits », utilisé ici par les Perses pour exprimer leur étonnement.
  77. al-Aswad al-‘Ansî : Faux prophète yéménite contemporain du Prophète Muhammad, qui prétendait à la prophétie et fut tué par les musulmans.
  78. khalîl : Terme coranique désignant l'ami intime de Dieu, notamment le prophète Abraham (Ibrâhîm).
  79. hâfiz : Titre donné à un savant qui maîtrise parfaitement le Coran et les hadiths, souvent utilisé pour les spécialistes du hadith.
  80. Ahmad : Un des noms du Prophète Muhammad, signifiant « le plus loué ».
  81. Livre premier : Allusion au Livre décrété (al-Lawh al-Mahfûz) ou aux Écritures antérieures où les destins sont inscrits.
  82. puits d'Arîs : Puits situé à Médine, où le sceau du Prophète fut perdu par ‘Uthmân, événement considéré comme un signe des troubles à venir.
  83. prière du début : Probablement la prière de midi (zuhr), première prière de l'après-midi.
  84. Ansâr : Les « Auxiliaires », habitants de Médine qui accueillirent et soutinrent le Prophète Muhammad après l'Hégire.
  85. Le moyen : Référence à ‘Umar ibn al-Khattâb, considéré comme le « moyen » entre Abû Bakr et ‘Uthmân en termes d'âge ou de rang.
  86. Commandeur des croyants : Titre honorifique des califes, signifiant « prince des croyants ».
  87. les culs : Terme métaphorique désignant les personnes viles ou les bas instincts, ou peut-être une corruption textuelle.
  88. khalife : Successeur du Prophète Muhammad à la tête de la communauté musulmane.
  89. Ṣiffīn : Bataille de Ṣiffīn (657 ap. J.-C.) entre les forces du calife ʿAlī ibn Abī Ṭālib et celles de Muʿāwiya ibn Abī Sufyān.
  90. Jour du Chameau : Bataille du Chameau (656 ap. J.-C.) entre les forces de ʿAlī et une coalition menée par ʿĀʾisha, Ṭalḥa et al-Zubayr.
  91. repos et délices : Allusion au verset coranique 56:89 : « un repos, un délice et un Jardin de délices ».
  92. pèlerinage d'adieu : Dernier pèlerinage accompli par le Prophète Muḥammad en l'an 10 de l'Hégire (632 ap. J.-C.).
  93. Ṣaḥīḥ : Recueil de hadiths authentiques, notamment ceux d'al-Bukhārī et Muslim.
  94. touche : Terme désignant une possession ou une affection démoniaque.
  95. malin : Désigne ici un démon ou un esprit malfaisant.
  96. fa-daʿā la-hā : Il invoqua pour elle : référence à une invocation du Prophète pour une femme.
  97. Muḥammad : Muḥammad ibn Ismāʿīl al-Bukhārī, l'auteur du recueil de hadiths.
  98. Umm Zufar : Une femme connue, mentionnée comme ayant été la coiffeuse de Khadīja.
  99. Anṣār : Les 'Auxiliaires' : les habitants de Médine qui ont accueilli et soutenu le Prophète après l'Hégire.
  100. Qubā' : Un quartier de Médine où se trouve la première mosquée construite par le Prophète.
  101. al-Juḥfa : Un lieu situé à environ 180 km au nord-ouest de La Mecque, connu pour être un miqat pour le pèlerinage.
  102. rakʿa : Unité de prière comprenant des inclinaisons et des prosternations.
  103. ḥasan ṣaḥīḥ gharīb : Terminologie du hadith : 'bon, authentique, étrange' – un hadith dont la chaîne est bonne et authentique mais qui n'est rapporté que par une seule voie.
  104. Allāhu aʿlam : Allah sait mieux : formule utilisée pour exprimer la réserve sur une connaissance incertaine.
  105. Sahîh : Recueil de hadiths authentiques, notamment ceux d'al-Bukhârî et de Muslim.
  106. acheta de lui : Le Prophète acheta le chameau de Jâbir, mais le lui rendit ensuite.
  107. c'est une mer : Métaphore pour dire que le cheval est très rapide, comme une mer vaste et puissante.
  108. bénis-le : L'invocation du Prophète pour Ju‘ayl, demandant la bénédiction divine sur son cheval.
  109. Ansâr : Les habitants de Médine qui ont accueilli et soutenu le Prophète après l'Hégire.
  110. mursal : Hadith dont la chaîne de transmission est interrompue, un compagnon ayant été omis.
  111. hâfiz : Titre donné à un spécialiste du hadith ayant une grande mémoire et connaissance.
  112. associateurs : Ceux qui associent d'autres divinités à Dieu, polythéistes.
  113. précipité ton père en Enfer : Réponse de Habîb à sa femme, signifiant qu'il a tué son père mécréant.
  114. donne-lui la compréhension de la religion : Invocation célèbre du Prophète pour Ibn ‘Abbâs, qui devint un grand savant.

Le Livre des Preuves de la Prophétie [1]

La paix soit sur toi. Il invoqua pour Sa‘d ibn Abī Waqqāṣ alors qu’il était malade, et il fut guéri ; et il invoqua pour lui afin qu’il fût exaucé dans son invocation, disant : « Ô Allah, exauce son invocation et dirige droit son tir. » Et il en fut ainsi. Quel excellent commandant de détachements et d’armées il fut ! Et il invoqua contre Abū Sa‘da Usāma ibn Qatāda, lorsqu’il témoigna contre lui par un faux témoignage, pour une longue vie, une grande pauvreté et l’exposition aux épreuves (fitan) ; et il en fut ainsi. Lorsqu’on interrogeait cet homme à ce sujet, il disait : « Un vieillard âgé, éprouvé, l’invocation de Sa‘d m’a atteint. » Et il est établi dans le Ṣaḥīḥ d’al-Bukhārī et d’autres que lui — qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix — invoqua pour al-Sā’ib ibn Yazīd, passa sa main sur sa tête, et sa vie s’allongea jusqu’à atteindre quatre-vingt-quatorze ans, alors qu’il était de stature parfaite et équilibré, et l’endroit que la main du Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix — avait touché ne blanchit pas, et il jouit de ses sens et de ses forces. Et Aḥmad dit : « Nous a rapporté Jarīr ibn ‘Umayr, nous a rapporté ‘Urwa ibn Thābit, nous a rapporté ‘Alī ibn Aḥmad, m’a rapporté Abū Zayd al-Anṣārī, qui dit : Le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix — me dit : “Approche-toi de moi.” Il passa sa main sur ma tête, puis dit : “Ô Allah, embellis-le et perpétue son embellissement.” » Il dit : « Il atteignit un peu plus de cent — c’est-à-dire ans — et il n’y avait dans sa barbe de blancheur qu’une petite quantité, et son visage était rayonnant, il ne se contracta pas jusqu’à sa mort. » Al-Suhaylī dit : « Une chaîne de transmission (isnād) authentique et continue. » Et al-Bayhaqī a rapporté de nombreux exemples similaires à ce sujet, qui guérissent les cœurs et réalisent ce qui est recherché. L’imam Aḥmad a dit : « Nous a rapporté ‘Ārim, nous a rapporté Mu‘tamir. » Et Yaḥyā ibn Ma‘īn dit : « Nous a rapporté ‘Abd al-A‘lā, nous a rapporté Mu‘tamir — c’est-à-dire Ibn Sulaymān — qui dit : J’ai entendu mon père rapporter d’après Abū al-‘Alā’, qui dit : J’étais chez Qatāda ibn Milḥān dans l’endroit où il mourut. Il dit : Un homme passa à l’arrière de la maison. Il dit : Je vis cela sur le visage de Qatāda, et il dit : Le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix — avait passé sa main sur son visage. Il dit : Je ne le voyais jamais sans que je ne voie comme si sur son visage il y avait de l’huile (adh-dhihān). » Et il est établi dans les deux Ṣaḥīḥ que lui — la paix soit sur lui — invoqua pour ‘Abd al-Raḥmān ibn ‘Awf pour la bénédiction (al-baraka) lorsqu’il vit sur lui cette cotte de mailles de safran à cause du mariage. Allah exauça Son Messager — qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix — et Il lui ouvrit dans le commerce et les butins jusqu’à ce qu’il obtînt une richesse abondante, au point que lorsqu’il mourut, une de ses quatre femmes fut conciliée pour le quart du huitième sur quatre-vingt mille (dinars). Et il est établi dans le ḥadīth par la voie de Shabīb ibn Gharqad qu’il entendit les gens rapporter d’après ‘Urwa ibn Abī al-Ja‘d al-Māzinī que le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix — lui donna un dinar pour lui acheter une brebis. Il acheta avec cela deux brebis, vendit l’une d’elles pour un dinar, et vint à lui avec une brebis et un dinar. Il lui dit : « Qu’Allah te bénisse dans la transaction de ta main droite. » Et dans une autre version : « Il invoqua pour lui la bénédiction dans la vente. » Et il en fut ainsi : il achetait même de la terre et y faisait du profit. Et al-Bukhārī dit : « Nous a rapporté ‘Abd Allāh ibn Yūsuf, nous a informé Ibn Wahb, nous a rapportā Sa‘īd ibn Abī Ayyūb d’après Abū ‘Uqayl que son grand-père ‘Abd Allāh ibn Hishām l’emmenait au marché pour acheter de la nourriture. Ibn al-Zubayr et Ibn ‘Umar le rencontraient et disaient : “Associe-nous à ta vente, car le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix — a invoqué pour toi la bénédiction.” Alors il les associait. Il arrivait qu’il gagnât la monture telle quelle et l’envoyât à la maison. » Et al-Bayhaqī dit : « Nous a informé Abū Sa‘d al-Mālīnī, nous a informé Ibn ‘Adī, nous a rapporté ‘Alī ibn Muḥammad ibn Sulaymān al-Ḥalīmī, nous a rapporté Muḥammad ibn Yazīd al-Mustamlī, nous a rapporté Sabāba ibn ‘Abd Allāh, nous a rapporté Ayyūb ibn Yasār d’après Muḥammad ibn al-Munkadir d’après Jābir d’après Abū Bakr d’après Bilāl, qui dit : J’ai appelé à la prière (adhān) un matin froid. Le Prophète — qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix — sortit et ne trouva personne dans la mosquée. Il dit : “Où sont les gens ?” Je dis : “Le froid les a empêchés.” Il dit : “Ô Allah, éloigne d’eux le froid.” Je les vis alors se rafraîchir (yatawarraḥūna). » Puis al-Bayhaqī dit : « Ayyūb ibn Sayyār est seul à l’avoir rapporté, et son semblable est déjà passé dans le ḥadīth célèbre de Ḥudhayfa dans l’histoire du fossé (al-Khandaq). » [Un autre ḥadīth : Son invocation pour les deux époux afin qu’Allah réconcilie entre eux, et son invocation fut exaucée.] Al-Bayhaqī dit : « Nous a informé Abū ‘Abd Allāh al-Ḥāfiẓ, nous a informé ‘Abd al-‘Azīz ibn ‘Abd Allāh d’après Muḥammad ibn ‘Abd Allāh al-Aṣbahānī — par dictée — nous a informé Abū Ismā‘īl al-Tirmidhī d’après Muḥammad ibn Ismā‘īl, nous a rapporté ‘Abd al-‘Azīz ibn ‘Abd Allāh al-Uwaysī, nous a rapporté ‘Alī ibn Abī ‘Alī al-Lahabī d’après Abū Dhakb d’après Nāfi‘ d’après Ibn ‘Umar que le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix — sortit avec ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb. Une femme se présenta à lui et dit : “Ô Messager d’Allah, je suis une femme musulmane, en état de sacralisation (muḥrima), et j’ai un mari dans ma maison qui est comme une femme.” Le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix — lui dit : “Appelle-moi ton mari.” Elle l’appela, et il était un cordonnier (kharrāz). Il lui dit : “Que dis-tu de ta femme, ô serviteur d’Allah ?” L’homme dit : “Par Celui qui t’a honoré, ma tête ne s’est pas séchée d’elle.” Sa femme dit : “Il vient une fois par mois.” Le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix — lui dit : “Le détestes-tu ?” Elle dit : “Oui.” Le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix — dit : “Approchez vos têtes l’un de l’autre.” Il posa son front sur le front de son mari, puis dit : “Ô Allah, réconcilie entre eux et rends l’un aimable à l’autre.” Puis le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix — passa par le marché des tapis (sūq al-namaṭ) avec ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb, et la femme apparut portant des cuirs (adaman) sur sa tête. Lorsqu’elle vit le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix — elle les jeta, s’approcha et embrassa ses pieds. Il dit : “Comment es-tu avec ton mari ?” Elle dit : “Par Celui qui t’a honoré, il n’y a rien de nouveau ni d’ancien qui me soit plus cher que lui.” Le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix — dit : “Je témoigne que je suis le Messager d’Allah.” ‘Umar dit : “Et moi, je témoigne que tu es le Messager d’Allah.” » Abū ‘Abd Allāh dit : « ‘Alī ibn ‘Alī al-Lahabī est seul à l’avoir rapporté, et il rapporte beaucoup de choses blâmables (manākīr). » Al-Bayhaqī dit : « Yūsuf ibn Muḥammad ibn al-Munkadir a rapporté d’après son père d’après Jābir ibn ‘Abd Allāh — c’est-à-dire cette histoire — sauf qu’il n’a pas mentionné ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb. » Un autre ḥadīth. Abū al-Qāsim al-Baghawī dit : « Nous a rapporté Kāmil ibn Ṭalḥa, nous a rapporté Ḥammād ibn Salama, nous a rapporté ‘Alī ibn Zayd ibn Jud‘ān d’après Abū al-Ṭufayl qu’un homme eut un garçon et l’amena au Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix. Il invoqua pour lui la bénédiction, prit son front, et un poil poussa sur son front, comme le crin d’un cheval. Le garçon grandit. Lorsque vint le temps des Kharijites, il les rejoignit, et le poil tomba de son front. Son père le prit, l’emprisonna et l’enchaîna, craignant qu’il ne les rejoigne. Il dit : « Nous entrâmes chez lui, l’exhortâmes et lui dîmes : “N’as-tu pas vu la bénédiction du Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix — qui s’est produite ?” Nous ne cessâmes de l’exhorter jusqu’à ce qu’il revînt de leur opinion. » Il dit : « Allah rendit ce poil à son front lorsqu’il se repentit. » Et le ḥāfiẓ Abū Bakr al-Bayhaqī l’a rapporté d’après al-Ḥākim et d’autres d’après al-Aṣamm d’après Abū Usāma al-Kalbī d’après Surayj ibn Muslim d’après Abū Yaḥyā Ismā‘īl ibn Ibrāhīm al-Taymī, m’a rapporté Sayf ibn Wahb d’après Abū al-Ṭufayl qu’un homme des Banū Layth, appelé Firās ibn ‘Amr, fut atteint d’un violent mal de tête. Son père l’emmena au Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix — et l’assit devant lui. Il prit la peau entre ses yeux et la tira jusqu’à ce qu’elle se déchire, et un poil poussa à l’endroit des doigts du Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix — et le mal de tête le quitta, et il n’eut plus jamais de mal de tête. Et il mentionna le reste de l’histoire concernant le poil, semblable à ce qui précède. Un autre ḥadīth. Le ḥāfiẓ Abū Bakr al-Bazzār dit : « Nous a rapporté Hāshim ibn al-Qāsim al-Ḥarrānī, nous a rapporté Ya‘lā ibn al-Ashdaq, j’ai entendu ‘Abd Allāh ibn Ḥarrād al-‘Uqaylī, m’a rapporté al-Nābigha — c’est-à-dire al-Ja‘dī — qui dit : Je vins au Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix — et je lui récitai de ma poésie : « Nous avons atteint le ciel par chasteté et générosité, Et nous espérons au-dessus de cela un lieu de manifestation (maẓhar). » Il dit : « Où est le lieu de manifestation, ô Abā Laylā ? » Je dis : « Le Paradis. » Il dit : « Oui, si Allah le veut. » Il dit : « Récite-moi. » Je lui récitai de ma poésie :

Il n'y a aucun bien dans une clémence 1 qui n'est pas accompagnée de vivacités 2 qui protègent sa pureté d'être troublée. Et il n'y a aucun bien dans une ignorance 3 qui n'a pas un homme clément 4 qui, lorsqu'il engage une affaire, la mène à terme. Il dit : « Tu as bien fait, que Dieu ne brise pas ta bouche. » C'est ainsi que l'a rapporté al-Bazzâr 5 en chaîne et en texte. Al-Hâfiz al-Bayhaqî 6 l'a rapporté par une autre voie, disant : Abû 'Uthmân Sa'îd b. Muhammad b. Muhammad b. 'Abdân nous a informés, Abû Bakr b. Muhammad b. al-Mu'ammal nous a rapporté, Ja'far b. Muhammad b. Sawwâr nous a rapporté, Ismâ'îl b. 'Abd Allâh b. Khâlid al-Sukkarî al-Raqqî nous a rapporté, Ya'lâ b. al-Ashdaq m'a rapporté, disant : J'ai entendu al-Nâbigha 7 — Nâbigha Banî Ja'da — dire : J'ai récité ce poème au Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, et il l'a apprécié : « Nous avons atteint le ciel par notre gloire et notre héritage, et nous espérons au-delà de cela un lieu d'apparition 8. » Il dit : « Où est ce lieu d'apparition, Abû Laylâ ? » Je dis : « Le Paradis. » Il dit : « Ainsi soit-il, si Dieu le veut. » « Il n'y a aucun bien dans une clémence qui n'est pas accompagnée de vivacités qui protègent sa pureté d'être troublée. Et il n'y a aucun bien dans une ignorance qui n'a pas un homme clément qui, lorsqu'il engage une affaire, la mène à terme. » Le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, dit : « Tu as bien dit, que Dieu ne brise pas ta bouche. » Ya'lâ dit : Je l'ai vu, et il avait plus de cent ans, et aucune de ses dents n'était tombée. Al-Bayhaqî dit : Et il a été rapporté par Mujâhid b. Sulaym d'après 'Abd Allâh b. Hirâd : J'ai entendu Nâbigha dire : Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, m'a entendu alors que je récitais de mes vers : « Nous avons atteint le ciel par chasteté et générosité, et nous espérons au-delà de cela un lieu d'apparition. » Puis il mentionna le reste dans le même sens. Il dit : Je l'ai vu, une année comme si elle était de grêle et d'eau douce, aucune de ses dents n'était tombée ni ne s'était déchaussée. Un autre hadith : Al-Hâfiz al-Bayhaqî dit : Abû Bakr al-Qâdî et Abû Sa'îd b. Yûsuf b. Abî 'Amr nous ont informés, tous deux dirent : al-Asamm nous a rapporté, al-'Abbâs al-Dûrî nous a rapporté, 'Alî b. Bahr al-Qattân nous a rapporté, Hâshim b. Yûsuf nous a rapporté, Ma'mar nous a rapporté, Thâbit et Sulaymân al-Taymî nous ont rapporté d'après Anas que le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, regarda vers l'Irak, la Syrie et le Yémen — je ne sais par lequel il commença — puis dit : « Ô Dieu, tourne leurs cœurs vers Ton obéissance et allège leurs fardeaux. » Puis il le rapporta d'après al-Hâkim d'après al-Asamm d'après Muhammad b. Ishâq al-San'ânî d'après 'Alî b. Bahr b. Sirrî, et il le mentionna dans le même sens. Abû Dâwûd al-Tayâlisî dit : 'Imrân al-Qattân nous a rapporté d'après Qatâda d'après Anas b. Mâlik d'après Zayd b. Thâbit, disant : Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, regarda vers le Yémen et dit : « Ô Dieu, tourne leurs cœurs. » Puis il regarda vers la Syrie et dit : « Ô Dieu, tourne leurs cœurs. » Puis il regarda vers l'Irak et dit : « Ô Dieu, tourne leurs cœurs, et bénis pour nous notre sâ' 9 et notre mudd 10. » Et c'est ainsi que les choses se passèrent : les gens du Yémen embrassèrent l'islam avant ceux de Syrie, puis le bien et la bénédiction furent du côté de l'Irak, et il promit aux gens de Syrie la persévérance dans la guidance et l'accomplissement du soutien de la religion jusqu'à la fin des temps. Ahmad rapporta dans son Musnad : « L'Heure ne viendra pas jusqu'à ce que les meilleurs des gens d'Irak se déplacent vers la Syrie, et les pires des gens de Syrie se déplacent vers l'Irak. » [Chapitre sur son invocation contre un peuple, et elle fut exaucée] Muslim rapporta d'après Abû Bakr b. Abî Shayba d'après Zayd b. al-Hubâb d'après 'Ikrima b. 'Ammâr : Iyâs b. Salama b. al-Akwa' m'a rapporté que son père lui a rapporté qu'un homme mangea chez le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, de sa main gauche. Il lui dit : « Mange de ta main droite. » Il dit : « Je ne peux pas. » Il dit : « Puisses-tu ne pas pouvoir ! » Rien ne l'en empêchait sinon l'orgueil. Il dit : « Et il ne la leva plus à sa bouche. » Abû Dâwûd al-Tayâlisî le rapporta d'après 'Ikrima d'après Iyâs d'après son père, disant : Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, vit Bashshar b. Râ'î al-'Îr 11 mangeant de sa main gauche et dit : « Mange de ta main droite. » Il dit : « Je ne peux pas. » Il dit : « Puisses-tu ne pas pouvoir ! » Il dit : « Et sa main n'atteignit plus sa bouche par la suite. » Il est établi dans le Sahîh de Muslim d'après le hadith de Shu'ba d'après Abû Hamza d'après Ibn 'Abbâs, disant : Je jouais avec des garçons, et le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, vint. Je me cachai de lui. Il vint à moi et me donna une tape ou deux tapes 12 et m'envoya chez Mu'âwiya pour une affaire. Je vins chez lui alors qu'il mangeait. Je dis : « Je vins chez lui alors qu'il mangeait. » Il m'envoya une seconde fois, je vins chez lui alors qu'il mangeait. Je dis : « Je vins chez lui alors qu'il mangeait. » Il dit : « Que Dieu ne rassasie jamais son ventre ! » Al-Bayhaqî rapporta d'après al-Hâkim d'après 'Alî b. Hammâd d'après Hishâm b. 'Alî d'après Mûsâ b. Ismâ'îl : Abû 'Awâna m'a rapporté d'après Abû Hamza : J'ai entendu Ibn 'Abbâs dire : Je jouais avec des garçons, et voilà que le Messager de Dieu vint. Je dis : « Il n'est venu que pour moi. » Je partis et me cachai derrière une porte. Il vint et me donna une tape et dit : « Va et appelle-moi Mu'âwiya » — et il écrivait la révélation. Il dit : J'allai et l'appelai pour lui. On dit : « Il mange. » Je vins au Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, et dis : « Il mange. » Il dit : « Va et appelle-le pour moi. » Je vins chez lui une seconde fois, on dit : « Il mange. » Je vins au Messager de Dieu et l'informai. Il dit la seconde fois : « Que Dieu ne rassasie jamais son ventre ! » Il dit : « Et il ne fut jamais rassasié après cela. » Je dis : Et Mu'âwiya, que Dieu l'agrée, ne fut jamais rassasié après cela, et cette invocation le toucha durant les jours de son émirat. On dit qu'il mangeait sept fois par jour de la viande, et il disait : « Par Dieu, je ne suis pas rassasié, je suis seulement fatigué. » Nous avons mentionné dans l'expédition de Tabûk qu'un garçon passa devant eux alors qu'ils priaient, et il invoqua contre lui, et il resta assis et ne se leva plus après cela. Il est venu par des voies rapportées par al-Bayhaqî qu'un homme imita le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, dans une parole et fit une grimace 13 avec son visage. Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, dit : « Sois ainsi ! » Et il ne cessa de grimacer et de trembler toute sa vie jusqu'à sa mort. Il est rapporté dans certaines versions que c'était al-Hakam b. Abî al-'Âs, le père de Marwân b. al-Hakam. Dieu sait mieux. Mâlik dit d'après Zayd b. Aslam d'après Jâbir b. 'Abd Allâh, disant : Nous sortîmes avec le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, lors de l'expédition de Banû Anmâr. Il mentionna le hadith concernant l'homme qui avait deux vêtements usés et en possédait deux autres en réserve. Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, lui ordonna de les porter, puis il tourna le dos. Le Messager de Dieu dit : « Qu'a-t-il ? Que Dieu brise son cou ! » L'homme dit : « Dans le sentier de Dieu. » Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, dit : « Dans le sentier de Dieu. » Et l'homme fut tué dans le sentier de Dieu. Beaucoup de ce genre sont rapportés. Il est établi dans les hadiths authentiques par de multiples voies d'après un groupe de Compagnons, qui apportent la certitude, comme nous les rapporterons bientôt dans le chapitre sur les mérites du Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, qu'il a dit : « Ô Dieu, celui que j'ai insulté, frappé ou maudit sans qu'il le mérite, fais de cela une offrande pour lui par laquelle il se rapproche de Toi au Jour de la Résurrection. » Nous avons mentionné au début de la mission le hadith d'Ibn Mas'ûd concernant son invocation contre ces sept hommes, dont l'un était Abû Jahl b. Hishâm et ses compagnons, lorsqu'ils jetèrent sur son dos, que la paix soit sur lui, les entrailles d'une chamelle, et sa fille Fâtima les enleva de lui. Quand il partit, il dit : « Ô Dieu, charge-Toi des Quraysh ! Ô Dieu, charge-Toi d'Abû Jahl b. Hishâm, de Shayba b. Rabî'a, de 'Utba b. Rabî'a, d'al-Walîd b. 'Utba », puis il nomma le reste des sept. Ibn Mas'ûd dit : Par Celui qui l'a envoyé avec la vérité, je les ai vus morts dans le puits 14, le puits de Badr. Le hadith est unanimement reconnu. Un autre hadith :

L'imam Ahmad a dit : Hichâm nous a rapporté, d'après Sulaymân ibn al-Mughîra, d'après Thâbit, d'après Anas ibn Mâlik, qui a dit : Il y avait parmi nous un homme des Banû al-Najjâr qui avait récité les sourates al-Baqara et Âl 'Imrân, et qui écrivait pour le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui). Il s'enfuit jusqu'à rejoindre les Gens du Livre. Anas dit : Ils l'élevèrent en disant : « Celui-ci écrivait pour Muhammad », et ils furent impressionnés par lui. Peu de temps après, Allah brisa sa nuque parmi eux. Ils creusèrent pour lui et l'enterrèrent, mais le lendemain matin, la terre l'avait rejeté à sa surface. Ils recommencèrent à creuser et à l'enterrer, mais le lendemain matin, la terre l'avait rejeté à sa surface. Ils le laissèrent donc exposé. Muslim l'a rapporté d'après Muhammad ibn Râfi', d'après Abû al-Nadr Hâshim ibn al-Qâsim. Une autre voie d'après Anas : L'imam Ahmad a dit : Yazîd ibn Hârûn nous a rapporté, d'après Humayd, d'après Anas, qu'un homme écrivait pour le Prophète (paix et bénédiction sur lui) et avait récité al-Baqara et Âl 'Imrân. Or, quand un homme récitait al-Baqara et Âl 'Imrân, il était considéré comme important parmi nous. Le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) lui dictait : « Ghafûran rahîman » 15, et il écrivait : « 'Alîman hakîman » 16. Le Prophète (paix et bénédiction sur lui) lui disait : « Écris ceci et cela », et il répondait : « Écris comme tu veux. » Il lui dictait : « 'Alîman hakîman », et il écrivait : « Samî'an basîran » 17. Il disait : « Écris comme tu veux. » Anas dit : Cet homme apostasia l'islam et rejoignit les associateurs, en disant : « Je suis le plus savant d'entre vous au sujet de Muhammad ; je n'écrivais que ce que je voulais. » Cet homme mourut, et le Prophète (paix et bénédiction sur lui) dit : « La terre ne l'accepte pas. » Anas dit : Abû Talha m'a raconté qu'il se rendit à l'endroit où cet homme était mort et le trouva exposé. Abû Talha demanda : « Qu'a donc cet homme ? » Ils répondirent : « Nous l'avons enterré plusieurs fois, mais la terre ne l'a pas accepté. » Ceci est conforme aux conditions des deux cheikhs 18, mais ils ne l'ont pas rapporté. Une autre voie d'après Anas : Al-Bukhârî a dit : Abû Ma'mar nous a rapporté, d'après 'Abd al-Razzâq, d'après 'Abd al-'Azîz, d'après Anas ibn Mâlik, qui a dit : Il y avait un homme chrétien qui embrassa l'islam, récita al-Baqara et Âl 'Imrân, et écrivait pour le Prophète (paix et bénédiction sur lui). Puis il retourna au christianisme, disant : « Muhammad ne sait que ce que je lui ai écrit. » Allah le fit mourir ; ils l'enterrèrent, mais le lendemain matin, la terre l'avait rejeté. Ils dirent : « C'est l'œuvre de Muhammad et de ses compagnons : quand il s'est enfui d'eux, ils ont déterré notre compagnon et l'ont jeté. » Ils creusèrent pour lui plus profondément qu'ils ne purent, mais le lendemain matin, la terre l'avait rejeté. Ils surent alors que cela ne venait pas des hommes, et ils l'abandonnèrent. Chapitre des questions qui furent posées au Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) et auxquelles il répondit conformément à la vérité, en accord avec les livres hérités des prophètes. Nous avons mentionné au début de la mission prophétique comment les Qurayshites, dans leur entêtement, envoyèrent vers les juifs de Médine pour leur demander des questions à poser au Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui). Ils dirent : « Interrogez-le sur l'Esprit 19, sur des peuples disparus dans l'antiquité dont on ne sait ce qu'ils ont fait, et sur un homme qui a parcouru la terre, atteignant l'Orient et l'Occident. » Quand ils revinrent, ils posèrent ces questions au Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui). Allah, Puissant et Majestueux, révéla Sa parole : « Et ils t'interrogent sur l'Esprit. Dis : "L'Esprit procède de l'ordre de mon Seigneur ; et vous n'avez reçu que peu de science." » 20 Et Il révéla la sourate al-Kahf, dans laquelle Il expose l'histoire des jeunes gens qui abandonnèrent la religion de leur peuple, crurent en Allah, le Puissant, le Digne de louanges, L'adorèrent exclusivement, se séparèrent de leur peuple et s'installèrent dans une grotte – c'est la caverne – où ils s'endormirent. Puis Allah les réveilla après trois cent neuf ans. Leur histoire est celle qu'Allah nous a racontée dans Son Livre précieux. Ensuite, Il raconta l'histoire des deux hommes, le croyant et le mécréant, et ce qui leur arriva. Puis Il mentionna l'histoire de Moïse et al-Khadir 21 et les leçons et exhortations qui s'y trouvent. Ensuite, Il dit : « Et ils t'interrogent sur Dhû al-Qarnayn. Dis : "Je vais vous en réciter quelque chose qui vous servira de rappel." » 22 Puis Il expliqua, et mentionna son histoire, ce qu'il atteignit des Orients et des Occidents, et les bienfaits qu'il réalisa dans le monde. Cette information est conforme à la réalité. Seul ce qui est vrai dans les livres en possession des Gens du Livre s'accorde avec elle ; quant à ce qui est altéré et falsifié, cela est rejeté. Car Allah a envoyé Muhammad avec la vérité et lui a révélé le Livre pour clarifier aux gens ce sur quoi ils divergeaient, tant dans les récits que dans les jugements. Allah, Exalté soit-Il, dit après avoir mentionné la Torah et l'Évangile : « Et Nous t'avons révélé le Livre en toute vérité, pour confirmer ce qui était avant lui parmi les Livres et pour y veiller. » 23 Nous avons mentionné au début de l'Hégire l'histoire de la conversion à l'islam de 'Abd Allah ibn Salâm, et qu'il dit : « Quand le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) arriva à Médine, les gens se précipitèrent vers lui ; j'étais parmi ceux qui se précipitèrent. Quand je vis son visage, je dis : "Ce visage n'est pas celui d'un menteur." La première chose que j'entendis de lui fut : "Ô gens, répandez la salutation, maintenez les liens de parenté, nourrissez les gens, priez la nuit pendant que les gens dorment, vous entrerez au Paradis en paix." » Il est établi dans le Sahîh d'al-Bukhârî et ailleurs, d'après le hadith d'Ismâ'îl ibn 'Ulayya et d'autres, d'après Humayd, d'après Anas, l'histoire de sa question au Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) : « Trois choses que seul un prophète connaît : quel est le premier signe de l'Heure ? Quelle est la première nourriture que mangeront les gens du Paradis ? Qu'est-ce qui fait que l'enfant ressemble à son père ou à sa mère ? » Le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) dit : « Gabriel me les a apprises à l'instant. » Puis il dit : « Quant au premier signe de l'Heure, c'est un feu qui rassemblera les gens de l'Orient à l'Occident. Quant à la première nourriture que mangeront les gens du Paradis, c'est le foie de baleine. Quant à l'enfant : si le fluide de l'homme précède celui de la femme, l'enfant ressemble à son père ; si le fluide de la femme précède celui de l'homme, l'enfant ressemble à sa mère. » Al-Bayhaqî l'a rapporté d'après al-Hâkim, d'après al-Asamm, d'après Ahmad ibn 'Abd al-Jabbâr, d'après Yûnus ibn Bukayr, d'après Abû Ma'shar, d'après Sa'îd al-Maqburî, et il mentionna les questions de 'Abd Allah ibn Salâm, sauf qu'il dit : « Il l'interrogea sur la noirceur dans la lune », au lieu des signes de l'Heure. Il mentionna le hadith jusqu'à dire : « Quant à la noirceur dans la lune, c'est qu'il y avait deux soleils ; Allah, Puissant et Majestueux, dit : "Et Nous avons fait de la nuit et du jour deux signes ; puis Nous avons effacé le signe de la nuit." 24 La noirceur que tu vois est l'effacement. » Alors 'Abd Allah ibn Salâm dit : « J'atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allah et que Muhammad est le Messager d'Allah. » [Un autre hadith dans le même sens : Sa réponse à un juif venu l'interroger sur certaines questions] Al-Hâfiz al-Bayhaqî a dit : Abû Zakariyyâ Yahyâ ibn Ibrâhîm al-Muzakkî nous a informés, d'après Abû al-Hasan Ahmad ibn Muhammad ibn Ibn 'Aydarûs, d'après 'Uthmân ibn Sa'îd, d'après al-Rabî' ibn Nâfi', Abû Tawba, d'après Mu'âwiya ibn Salâm, d'après Zayd ibn Salâm, qu'il a entendu Abû Salâm dire : Abû Asmâ' al-Rajabî m'a informé que Thawbân lui a raconté : J'étais debout auprès du Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) quand un docteur juif parmi les docteurs juifs vint à lui et dit : « Que la paix soit sur toi, ô Muhammad. » Je le repoussai d'une poussée qui faillit le faire tomber. Il dit : « Pourquoi me repousses-tu ? » Je dis : « Ne dis-tu pas : "Ô Messager d'Allah" ? » Il dit : « Je l'ai seulement appelé par le nom que sa famille lui a donné. » Le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) dit : « Mon nom que ma famille m'a donné est Muhammad. » Le juif dit : « Je suis venu te poser une question. » Le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) dit : « Cela te sera-t-il utile si je te réponds ? » Il dit : « J'écoute de mes oreilles. » Il traça un trait avec un bâton qu'il tenait, puis lui dit : « Demande. » Le juif lui dit : « Où seront les gens le jour où la terre sera changée en une autre terre, ainsi que les cieux ? » Le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) dit : « Dans l'obscurité, avant le pont 25. »

Qui sont les premiers à entrer au Paradis ? Il répondit : « Les pauvres parmi les émigrés 26. » Le Juif demanda : « Quel sera leur premier mets lorsqu'ils entreront au Paradis ? » Il dit : « L'excédent du foie de la baleine 27. » Il demanda : « Et quelle sera leur nourriture après cela ? » Il dit : « On égorgera pour eux le taureau du Paradis qui se nourrissait de ses extrémités 28. » Il demanda : « Et quelle sera leur boisson avec cela ? » Il dit : « D'une source qui s'y trouve, appelée Salsabîl 29. » Il dit : « Tu as dit vrai. » Puis il dit : « Je suis venu te poser une question que personne sur terre ne connaît, sauf un prophète, ou un homme, ou deux hommes. » Il dit : « Cela te sera-t-il utile si je te la raconte ? » Il dit : « J'écoute de mes oreilles. » Il dit : « Je suis venu te poser une question au sujet de l'enfant. » Il dit : « L'eau de l'homme est blanche et l'eau de la femme est jaune. Lorsqu'elles se rencontrent et que la semence de l'homme domine celle de la femme, ils engendrent un mâle par la permission d'Allah ; et si la semence de la femme domine celle de l'homme, ils engendrent une femelle par la permission d'Allah. » Le Juif dit : « Tu as dit vrai, et tu es vraiment un prophète. » Puis il s'en alla. Le Prophète (paix et salut sur lui) dit : « Il m'a interrogé à ce sujet, et je n'en savais rien jusqu'à ce qu'Allah me l'apporte. » C'est ainsi que Muslim l'a rapporté d'après al-Hasan ibn 'Alî al-Hulwânî, d'après Abû Tawba ar-Rabî' ibn Nâfi', avec cette chaîne. Cet homme pourrait être 'Abd Allah ibn Salâm, ou un autre, et Allah sait mieux. Un autre hadith : Abû Dâwud at-Tayâlisî a dit : 'Abd al-Hamîd ibn Bahrâm nous a raconté d'après Shahr ibn Hawshab : Ibn 'Abbâs m'a raconté : Un groupe de Juifs était un jour chez le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) et ils dirent : « Ô Messager d'Allah, raconte-nous certaines choses que nous te demandons et que seul un prophète connaît. » Il dit : « Demandez-moi ce que vous voulez, mais prenez l'engagement d'Allah et ce que Jacob a pris sur ses fils : si je vous raconte quelque chose que vous reconnaissez comme vrai, vous me suivrez dans l'islam. » Ils dirent : « Cela t'est accordé. » Il dit : « Demandez ce que vous voulez. » Ils dirent : « Informe-nous sur quatre choses, puis nous te demanderons. Informe-nous sur la nourriture qu'Israël s'est interdite à lui-même avant que la Torah ne soit révélée ; informe-nous sur l'eau de l'homme, comment le mâle en provient jusqu'à être mâle, et comment la femelle en provient jusqu'à être femelle ; informe-nous sur ce prophète dans le sommeil ; et qui est ton allié parmi les anges ? » Il dit : « Vous avez l'engagement d'Allah que si je vous raconte, vous me suivrez. » Ils lui donnèrent autant d'engagements et de pactes qu'il voulut. Il dit : « Je vous adjure par Allah qui a révélé la Torah à Moïse : savez-vous qu'Israël (Jacob) tomba gravement malade, sa maladie se prolongea, et il fit un vœu à Allah : si Allah le guérissait de sa maladie, il s'interdirait la boisson et la nourriture qu'il aimait le plus ? Or, la boisson qu'il aimait le plus était le lait de chamelle, et la nourriture qu'il aimait le plus était la viande de chamelle. » Ils dirent : « Ô Allah, oui. » Alors le Messager d'Allah dit : « Ô Allah, sois témoin contre eux. » Il dit : « Je vous adjure par Allah, il n'y a de divinité que Lui, qui a révélé la Torah à Moïse : savez-vous que l'eau de l'homme est blanche, et que l'eau de la femme est fluide et jaune ; celui des deux qui domine, l'enfant et la ressemblance lui appartiennent par la permission d'Allah ; si l'eau de l'homme domine l'eau de la femme, l'enfant est mâle par la permission d'Allah ; et si l'eau de la femme domine l'eau de l'homme, l'enfant est femelle par la permission d'Allah ? » Ils dirent : « Ô Allah, oui. » Le Messager d'Allah dit : « Ô Allah, sois témoin contre eux. » Il dit : « Je vous adjure par Allah, il n'y a de divinité que Lui, qui a révélé la Torah à Moïse : savez-vous que ce prophète dort de ses yeux mais son cœur ne dort pas ? » Ils dirent : « Ô Allah, oui. » Il dit : « Ô Allah, sois témoin contre eux. » Ils dirent : « Maintenant, informe-nous sur ton allié parmi les anges ; alors nous nous joindrons à toi ou nous te quitterons. » Il dit : « Mon allié est Jibrîl (que la paix soit sur lui), et Allah n'a jamais envoyé de prophète sans qu'il soit son allié. » Ils dirent : « Alors nous te quittons. Si ton allié était un autre parmi les anges, nous t'aurions prêté allégeance et t'aurions cru. » Il dit : « Qu'est-ce qui vous empêche de le croire ? » Ils dirent : « C'est notre ennemi parmi les anges. » Alors Allah, le Puissant et le Majestueux, révéla : « Dis : "Quiconque est ennemi de Jibrîl... car c'est lui qui l'a fait descendre sur ton cœur par la permission d'Allah" » [Coran 2:97], et le verset « Ils ont encouru une colère sur une colère » [Coran 2:90] fut révélé. Un autre hadith : L'imam Ahmad a dit : Yazîd nous a raconté, Shu'ba nous a raconté d'après 'Amr ibn Murra, j'ai entendu 'Abd Allah ibn Salama raconter d'après Safwân ibn 'Assâl al-Murâdî, qui a dit : Un Juif dit à son compagnon : « Allons chez ce prophète pour l'interroger sur ce verset : "Et Nous avons donné à Moïse neuf signes évidents" [Coran 17:101]. » Il dit : « Ne lui dis rien, car s'il t'entendait, il aurait quatre yeux. » Ils l'interrogèrent donc. Le Prophète (paix et salut sur lui) dit : « N'associez rien à Allah, ne commettez pas d'adultère, ne tuez pas l'âme qu'Allah a interdite sauf en droit, ne pratiquez pas la sorcellerie, ne mangez pas de l'intérêt usuraire, ne marchez pas avec un innocent auprès d'un détenteur d'autorité pour le faire tuer, et n'accusez pas faussement une femme vertueuse » – ou il dit : « Ne fuyez pas du champ de bataille » – Shu'ba doute – « Et vous, communauté juive, il vous est spécialement interdit de transgresser le Sabbat. » Il dit : « Alors ils embrassèrent ses mains et ses pieds et dirent : "Nous témoignons que tu es un prophète." » Il dit : « Qu'est-ce qui vous empêche de me suivre ? » Ils dirent : « David (que la paix soit sur lui) a invoqué Allah pour qu'il y ait toujours un prophète de sa descendance, et nous craignons que si nous embrassons l'islam, les Juifs ne nous tuent. » Ce hadith a été rapporté par at-Tirmidhî, an-Nasâ'î, Ibn Mâjah, Ibn Jarîr, al-Hâkim et al-Bayhaqî par plusieurs voies d'après Shu'ba. At-Tirmidhî a dit : « Bon et authentique. » Je dis : Dans sa chaîne, il y a quelqu'un dont on a parlé, et il semble que le rapporteur ait confondu les neuf signes avec les dix commandements. En effet, les recommandations qu'Allah a ordonnées à Moïse et qu'Il lui a adressées la nuit du décret, après leur sortie d'Égypte, alors que le peuple des Enfants d'Israël était autour du Mont Sinaï, et qu'Aaron et ceux qui étaient avec lui se tenaient aussi sur le Mont, à ce moment-là, Allah parla à Moïse directement, lui ordonnant ces dix paroles. Elles ont été expliquées dans ce hadith. Quant aux neuf signes, ce sont des preuves et des miracles extraordinaires par lesquels Moïse (que la paix soit sur lui) fut soutenu et qu'Allah manifesta par ses mains en Égypte : le bâton, la main, le déluge, les sauterelles, les poux, les grenouilles, le sang, la sécheresse et la diminution des fruits. J'ai développé cela dans le Tafsîr 30 de manière suffisante, et Allah sait mieux. [Histoire de l'épreuve d'imprécation] Nous avons mentionné dans le Tafsîr, à propos de la parole d'Allah dans la sourate al-Baqara : « Dis : "Si la demeure dernière auprès d'Allah vous est réservée exclusivement, à l'exclusion des autres gens, alors souhaitez la mort, si vous êtes véridiques" » [Coran 2:94] et « Mais ils ne la souhaiteront jamais, à cause de ce que leurs mains ont avancé. Et Allah connaît bien les injustes » [Coran 2:95]. Et un verset similaire dans la sourate al-Jumu'a : « Dis : "Ô vous qui pratiquez le judaïsme ! Si vous prétendez être les alliés d'Allah à l'exclusion des autres gens, alors souhaitez la mort, si vous êtes véridiques" » [Coran 62:6] et « Mais ils ne la souhaiteront jamais, à cause de ce que leurs mains ont avancé. Et Allah connaît bien les injustes » [Coran 62:7]. Nous avons mentionné les paroles des exégètes à ce sujet, et que la bonne interprétation est qu'Il les a appelés à l'épreuve d'imprécation 31 et à invoquer la mort sur le menteur parmi eux ou parmi les musulmans. Mais ils s'y sont dérobés, sachant l'injustice de leurs âmes, et que l'invocation se retournerait contre eux et que son châtiment retomberait sur eux. De même, Il a appelé les chrétiens de Najrân lorsqu'ils disputèrent avec lui au sujet de Jésus fils de Marie ; Allah lui ordonna de les appeler à l'épreuve d'imprécation dans Sa parole : « À ceux qui te contredisent à son propos, après ce que tu as reçu de science, dis : "Venez, appelons nos fils et vos fils, nos femmes et vos femmes, nos personnes et vos personnes, puis implorons [la malédiction d'Allah] et faisons que la malédiction d'Allah tombe sur les menteurs" » [Coran 3:61]. De même, Il a appelé les associateurs à l'épreuve d'imprécation dans Sa parole : « Dis : "Que celui qui est dans l'égarement, que le Tout Miséricordieux lui accorde un répit" » [Coran 19:75]. Nous avons développé cela à propos de ces versets dans notre livre de Tafsîr de manière suffisante. À Allah la louange et la grâce. Un autre hadith qui contient la reconnaissance par les Juifs qu'il est le Messager d'Allah, et qui contient leur recours à son jugement, mais avec une intention blâmable de leur part.

Voici la traduction fidèle du texte arabe classique que vous avez fourni : Et cela, parce qu'ils se concertèrent entre eux [en disant] : « S'il juge en accord avec leurs passions, ils le suivront ; sinon, méfiez-vous de cela. » Et Dieu les a blâmés dans Son Livre précieux pour cette intention. 'Abdullah ibn al-Mubârak a dit : Ma'mar nous a rapporté d'az-Zuhrî qui a dit : J'étais assis auprès de Sa'îd ibn al-Musayyab, et auprès de Sa'îd se trouvait un homme qu'il honorait. C'était un homme de Muzayna, dont le père avait assisté à al-Hudaybiyya et était parmi les compagnons d'Abû Hurayra. Il dit : Abû Hurayra a dit : J'étais assis auprès du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) lorsqu'un groupe de Juifs vint – un homme et une femme parmi eux avaient commis la fornication – et certains dirent à d'autres : « Allons vers ce Prophète, car c'est un Prophète envoyé avec la facilité. S'il nous donne un avis légal (fatwâ) avec une peine inférieure à la lapidation, nous la ferons et nous argumenterons auprès de Dieu, lorsque nous Le rencontrerons, par la croyance en un Prophète parmi Ses prophètes. » (Murra a rapporté d'az-Zuhrî : « Et s'il nous ordonne la lapidation, nous lui désobéirons, car nous avons déjà désobéi à Dieu dans ce qu'Il a prescrit pour nous comme lapidation dans la Torah. ») Ils vinrent donc au Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) alors qu'il était assis dans la mosquée parmi ses compagnons. Ils dirent : « Ô Abû al-Qâsim, que penses-tu d'un homme parmi nous qui a forniqué après avoir été marié (muhsin) ? » Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) se leva et ne leur répondit rien. Des hommes parmi les musulmans se levèrent avec lui, jusqu'à ce qu'ils arrivent à la maison d'étude (bayt midrâs) des Juifs. Ils les trouvèrent en train d'étudier la Torah. Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) leur dit : « Ô communauté des Juifs, je vous adjure par Dieu qui a fait descendre la Torah sur Moïse : que trouvez-vous dans la Torah comme châtiment pour celui qui fornique après avoir été marié (muhsin) ? » Ils dirent : « Nous le déshonorons (nujabbîhi) » – et at-tajbiya (le déshonneur) consiste à faire monter deux personnes sur un âne, en tournant le dos de l'un contre le dos de l'autre. Il dit : Et leur docteur (hibr) se tut, alors qu'il était un jeune homme. Lorsque le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) le vit silencieux, il insista dans son adjuration. Alors leur docteur dit : « Puisque tu les as adjurés, nous trouvons dans la Torah la lapidation pour celui qui a été marié (muhsin). » Le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) dit : « Quel est donc le premier moment où vous avez pris une licence (tarakhkhas tum) vis-à-vis de l'ordre de Dieu, Puissant et Majestueux ? » Il dit : « Un homme parmi nous, ayant un lien de parenté avec un roi de nos rois, a forniqué. On a différé pour lui la lapidation. Puis, après lui, un autre, issu d'une famille noble parmi le peuple, a forniqué. Ce roi voulut le lapider, mais son peuple se dressa devant lui et dit : "Non, par Dieu, nous ne le lapiderons pas jusqu'à ce que tu lapes un tel, son cousin." Ils s'accordèrent donc entre eux sur ce châtiment. » Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) dit : « Alors, je juge par ce qui a été jugé dans la Torah. » Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) ordonna donc qu'on les emmène, et ils furent lapidés. Az-Zuhrî dit : Et il nous est parvenu que ce verset fut révélé à leur sujet : « Nous avons fait descendre la Torah, dans laquelle il y a une guidance et une lumière. Les Prophètes qui se sont soumis (aslamû) jugent par elle pour ceux qui se sont judaïsés (hâdû) » (Coran 5:44). Et il en a un témoignage dans le Sahîh d'après Ibn 'Umar. Je dis : Et nous avons mentionné ce qui est rapporté dans ce contexte des hadiths lors de la parole de Dieu, Exalté soit-Il : « Ô Messager, que ne t'affligent point ceux qui se hâtent vers la mécréance, parmi ceux qui disent : "Nous croyons" avec leurs bouches tandis que leurs cœurs n'ont pas cru, et parmi ceux qui se sont judaïsés (hâdû), grands écouteurs du mensonge, grands écouteurs d'un autre peuple qui ne sont pas venus à toi. Ils altèrent les paroles après leur mise en place. Ils disent : "Si l'on vous donne ceci, prenez-le" » (Coran 5:41) – c'est-à-dire la flagellation et le noircissement du visage (at-tahmîm) sur lesquels ils s'étaient accordés et qu'ils avaient inventés de leur propre chef – « "et si on ne vous le donne pas, méfiez-vous" » (Coran 5:41) – c'est-à-dire : et s'il ne juge pas pour vous par cela, méfiez-vous de l'accepter. Dieu, Exalté soit-Il, dit : « Et celui dont Dieu veut l'épreuve (fitna), tu ne pourras rien pour lui contre Dieu. Ceux-là sont ceux dont Dieu n'a pas voulu purifier les cœurs. Pour eux, dans ce monde, il y a une humiliation, et pour eux, dans l'au-delà, il y a un châtiment immense » (Coran 5:41) jusqu'à ce qu'Il dise : « Et comment te prennent-ils pour juge alors qu'ils ont la Torah, dans laquelle se trouve le jugement de Dieu, puis ils se détournent après cela ? Et ceux-là ne sont pas des croyants » (Coran 5:43). Dieu, Exalté soit-Il, les a donc blâmés pour leur mauvaise opinion et leur intention, en rapport avec leur croyance en leur Livre, et que le jugement de Dieu par la lapidation s'y trouve, et qu'ils en connaissent pourtant l'authenticité, puis ils s'en détournent vers ce qu'ils ont inventé comme noircissement du visage (tahmîm) et déshonneur (tajbiya). Et Muhammad ibn Ishâq a rapporté ce hadith d'az-Zuhrî qui a dit : J'ai entendu un homme de Muzayna raconter à Sa'îd ibn al-Musayyab qu'Abû Hurayra leur avait raconté – et il le mentionna – et chez lui (az-Zuhrî) : Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) dit à Ibn Sûriyâ : « Je t'adjure par Dieu et je te rappelle Ses jours auprès des Enfants d'Israël : sais-tu que Dieu a jugé dans la Torah par la lapidation pour celui qui fornique après avoir été marié (ihsân) ? » Il dit : « Ô Dieu, oui. Par Dieu, ô Abû al-Qâsim, ils savent que tu es un Prophète envoyé, mais ils t'envient. » Alors le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) sortit et ordonna qu'on les emmène, et ils furent lapidés à la porte de sa mosquée, dans le quartier des Banû Tamîm, près de Mâlik ibn an-Najjâr. Il dit : Puis, après cela, Ibn Sûriyâ mécrut. Dieu révéla alors : « Ô Messager, que ne t'affligent point ceux qui se hâtent vers la mécréance... » (Coran 5:41) et les versets suivants. Et la mention de 'Abdullah ibn Sûriyâ al-A'war est rapportée dans le hadith d'Ibn 'Umayr et d'autres, avec des chaînes de transmission authentiques que nous avons expliquées dans le Tafsîr. **Un autre hadith** Hammâd ibn Salama a dit : Thâbit nous a rapporté d'Anas qu'un jeune garçon juif servait le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). Il tomba malade. Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) vint lui rendre visite. Il trouva son père à son chevet, lisant la Torah. Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) lui dit : « Ô Juif, je t'adjure par Dieu qui a fait descendre la Torah sur Moïse : trouvez-vous dans la Torah ma description, mon attribut et mon lieu de sortie (makhraj) ? » Il dit : « Non. » Le jeune homme dit : « Si, par Dieu, ô Messager de Dieu, nous trouvons dans la Torah ta description, ton attribut et ton lieu de sortie, et j'atteste qu'il n'y a de dieu que Dieu et que tu es le Messager de Dieu. » Le Prophète dit à ses compagnons : « Écartez-le de son chevet, et prenez soin de votre frère. » Al-Bayhaqî l'a rapporté par cette voie avec cette formulation. **Un autre hadith** Abû Bakr ibn Abî Shayba a dit : 'Affân nous a rapporté, Hammâd ibn Salama nous a rapporté de 'Atâ' ibn as-Sâ'ib, d'Abû 'Ubayda ibn 'Abdillah, d'après son père ('Abdullah ibn Mas'ûd) qui a dit : Dieu a envoyé Son Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) pour faire entrer un homme au Paradis. Le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) entra dans une église (kanîsa) et voici qu'un Juif lisait la Torah. Lorsqu'il arriva à sa description, il s'arrêta. Il dit : Et dans un coin de celle-ci se trouvait un homme malade. Le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) dit : « Qu'avez-vous à vous arrêter ? » Le malade dit : « Ils sont arrivés à la description d'un Prophète et se sont arrêtés. » Puis le malade vint en rampant jusqu'à ce qu'il prenne la Torah et dit : « Lève ta main. » Il lut jusqu'à arriver à sa description, puis dit : « Ceci est ta description et la description de ta communauté. J'atteste qu'il n'y a de dieu que Dieu et j'atteste que Muhammad est le Messager de Dieu. » Puis il mourut. Le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) dit : « Prenez soin de votre frère. » **Un autre hadith** Le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) s'arrêta devant les maisons d'étude (madâris) des Juifs et dit : « Ô communauté des Juifs, embrassez l'Islam (aslimû) ! Car par Celui en dehors de qui il n'y a de dieu, vous savez que je suis le Messager de Dieu vers vous. » Ils dirent : « Tu as transmis le message, ô Abû al-Qâsim. » Il dit : « C'est cela que je veux. » [Annonce de sa venue par les Écritures antérieures]

Ce qui est établi de manière certaine à partir du Livre d'Allah, de la Sunna de Son Messager et du point de vue du sens, c'est que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a été annoncé par les prophètes avant lui, et que les disciples des prophètes le savent, mais la plupart d'entre eux le cachent et le dissimulent. Allah Très-Haut a dit : « Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré 32 qu'ils trouvent mentionné chez eux dans la Thora et l'Évangile. Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licites les bonnes choses et leur interdit les mauvaises ; et il les décharge de leur fardeau et des chaînes qui pesaient sur eux. Ceux donc qui croiront en lui, le soutiendront, le secourront et suivront la lumière descendue avec lui, ceux-là sont les bienheureux. » (157) Dis : « Ô hommes ! Je suis pour vous tous le Messager d'Allah, à qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Point de divinité à part Lui. Il donne la vie et la mort. Croyez donc en Allah et en Son Messager, le Prophète illettré qui croit en Allah et en Ses paroles. Et suivez-le afin que vous soyez bien guidés. » (158) 33 Et Il a dit : « Ceux à qui Nous avons donné le Livre savent qu'il est descendu de ton Seigneur avec la vérité. » 34 Et Il a dit : « Ceux à qui Nous avons donné le Livre le reconnaissent comme ils reconnaissent leurs propres enfants. Mais une partie d'entre eux cache la vérité tout en la sachant. » (146) 35 Et Il a dit : « Dis à ceux qui ont reçu le Livre et aux illettrés : « Avez-vous embrassé l'islam ? » S'ils embrassent l'islam, ils seront bien guidés. Mais s'ils se détournent, tu n'as que la charge de transmettre. » 36 Et Il a dit : « Ceci est un message pour les gens, afin qu'ils en soient avertis. » 37 Et Il a dit : « Pour vous avertir par lui, ainsi que quiconque il atteindra. » 38 Et Il a dit : « Quiconque parmi les factions 39 n'y croit pas, le Feu sera son rendez-vous. » Et Il a dit : « Pour avertir quiconque est vivant, et que la parole se réalise contre les mécréants. » 40 Allah a donc mentionné qu'Il l'a envoyé aux illettrés, aux gens du Livre et à toute la création, Arabes et non-Arabes. Quiconque est atteint par le Coran, celui-ci est un avertisseur pour lui. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, aucun membre de cette communauté, juif ou chrétien, n'entend parler de moi et ne croit en moi sans entrer en Enfer. » Rapporté par Muslim. Et dans les deux Sahih 41 : « Il m'a été donné cinq choses qui n'ont été données à aucun prophète avant moi : j'ai été secouru par la terreur 42 à une distance d'un mois de marche ; le butin m'a été rendu licite, alors qu'il n'avait été licite à personne avant moi ; la terre m'a été rendue lieu de prière et moyen de purification ; et il m'a été donné l'intercession 43. Et le prophète était envoyé à son peuple, tandis que j'ai été envoyé à l'humanité entière. » Et dans les deux : « J'ai été envoyé à la pierre noire et à la pierre rouge 44. » On a dit : aux Arabes et aux non-Arabes ; on a dit : aux hommes et aux djinns. Le correct est plus général que cela. Le but est que les annonces le concernant (sur lui la paix et le salut) existent dans les livres hérités des prophètes avant lui, jusqu'à ce que la prophétie aboutisse au dernier des prophètes des enfants d'Israël, à savoir Jésus fils de Marie. Il a accompli cette annonce parmi les enfants d'Israël, et Allah a raconté son histoire à ce sujet en disant : « Et quand Jésus fils de Marie dit : « Ô enfants d'Israël, je suis le Messager d'Allah envoyé vers vous, confirmant ce qui, dans la Thora, est antérieur à moi, et vous annonçant un Messager qui viendra après moi, dont le nom sera Ahmad 45. » » L'information donnée par Muhammad (que les prières et le salut d'Allah soient sur lui) que sa mention existe dans les livres antérieurs, dans ce qu'il a apporté du Coran, et dans ce qui a été rapporté de lui comme hadiths authentiques, comme cela a été mentionné précédemment, et qu'il est, malgré cela, l'un des plus intelligents de la création, de l'avis unanime de ceux qui sont d'accord et de ceux qui divergent, indique sa véracité de manière certaine. Car s'il n'avait pas été sûr de ce qu'il annonçait à ce sujet, cela aurait été l'une des choses les plus repoussantes à son sujet, et aucun homme sensé ne s'y serait engagé. Le but est qu'il est l'un des plus intelligents de la création, même aux yeux de ceux qui le contredisent ; bien plus, il est le plus intelligent d'entre eux en réalité. Ensuite, son appel s'est répandu dans les Orients et les Occidents, et l'État de sa communauté a embrassé les horizons d'une manière qui n'a été accordée à aucune communauté avant elle. Si Muhammad (sur lui la paix et le salut) n'avait pas été un prophète, son préjudice aurait été plus grand que celui de quiconque. S'il en avait été ainsi, les prophètes l'auraient mis en garde de la manière la plus sévère et auraient détourné leurs communautés de lui de la manière la plus forte. Car tous, dans leurs livres, ont mis en garde contre les prédicateurs de l'égarement, ont interdit à leurs communautés de les suivre et de les imiter, et ont spécifiquement mentionné le Faux Messie 46, le borgne menteur, au point que Noé – le premier des messagers – a averti son peuple. Or, il est connu qu'aucun prophète n'a spécifiquement mis en garde contre Muhammad, ni n'a détourné de lui, ni n'a rapporté de lui quoi que ce soit de contraire à sa louange, à son éloge, à l'annonce de sa venue, à l'ordre de le suivre, à l'interdiction de lui désobéir et de sortir de son obéissance. Allah Très-Haut a dit : « Et quand Allah prit l'engagement des prophètes : « Chaque fois que Je vous donnerai un Livre et une Sagesse, et qu'ensuite un Messager vous viendra confirmer ce qui est avec vous, vous devez croire en lui et le secourir. » Il dit : « Consentez-vous et acceptez-vous Mon alliance sur ces conditions ? » Ils dirent : « Nous consentons. » Il dit : « Soyez-en témoins, et Je suis avec vous parmi les témoins. » Quiconque ensuite se détourne, ceux-là sont les pervers. » 47 Ibn Abbas (qu'Allah les agrée tous deux) a dit : « Allah n'a envoyé aucun prophète sans prendre de lui l'engagement que si Muhammad était envoyé de son vivant, il croirait en lui et le secourrait, et Il lui ordonna de prendre de sa communauté l'engagement que si Muhammad était envoyé alors qu'ils étaient vivants, ils croiraient en lui et le suivraient. » Rapporté par Al-Bukhari. Les annonces le concernant (sur lui la paix et le salut) existent dans les livres antérieurs ; elles sont trop célèbres pour être mentionnées et trop nombreuses pour être dénombrées.

…à mentionner, et plus qu'on ne peut en compter. Nous avons déjà présenté avant sa naissance, que la paix soit sur lui, une partie suffisante de cela, et nous avons établi dans le Livre d'Exégèse 48, au sujet des versets qui l'exigent, de nombreux récits. Nous rapportons ici quelque chose de ce qui se trouve dans leurs livres qu'ils reconnaissent comme authentiques et dont ils font leur religion en les récitant, parmi ce qu'ont rassemblé les savants, anciens et modernes, de ceux qui ont cru parmi eux et ont pris connaissance de cela dans leurs livres qui sont entre leurs mains. Ainsi, dans le premier livre de la Torah 49 qui est entre leurs mains, dans l'histoire d'Abraham l'Ami intime 50, que la paix soit sur lui, il y a ce dont la teneur et la traduction est : Dieu révéla à Abraham, que la paix soit sur lui, après l'avoir sauvé du feu de Nimrod : « Lève-toi et parcours la terre, ses levants et ses couchants, pour ton enfant. » Lorsqu'il raconta cela à Sara, elle espéra que cela serait pour son enfant de lui, et elle s'efforça d'éloigner Agar et son enfant, jusqu'à ce que l'Ami intime les emmena dans le désert du Hedjaz et les monts de Paran. Abraham, que la paix soit sur lui, pensa que cette bonne nouvelle serait pour son enfant Isaac, jusqu'à ce que Dieu lui révéla ce dont la teneur est : « Quant à ton enfant Isaac, il recevra une descendance immense ; quant à ton enfant Ismaël, je l'ai béni et magnifié, j'ai multiplié sa descendance, et j'ai fait sortir de sa descendance Mâdh Mâdh 51, c'est-à-dire Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue, et j'ai placé dans sa descendance douze imams 52, et il aura une grande nation. » De même, Agar fut annoncée lorsque l'Ami intime la déposa près de la Maison 53 ; elle eut soif et s'affligea pour son enfant, et l'Ange vint, fit jaillir Zamzam 54, et lui ordonna de prendre soin de cet enfant, car il naîtrait de lui un grand homme, ayant une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel. Or, il est connu qu'il n'est né de la descendance d'Ismaël, ni même de la descendance d'Adam, personne de plus grand rang, de plus vaste prestige, de plus haute position, ni de plus noble fonction que Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue. C'est lui dont la nation a dominé les levants et les couchants, et a gouverné toutes les autres nations. De même, dans l'histoire d'Ismaël du premier livre : « Le fils d'Ismaël aura sa main sur toutes les nations, et toutes les nations seront sous sa main, et il habitera dans toutes les demeures de ses frères. » Cela ne s'est réalisé pour personne, à vrai dire, pour la communauté, si ce n'est pour Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue. De plus, dans le quatrième livre, dans l'histoire de Moïse, Dieu révéla à Moïse, que la paix soit sur lui : « Dis aux enfants d'Israël : Je susciterai pour eux un prophète parmi leurs proches, semblable à toi, ô Moïse ; je mettrai ma révélation dans sa bouche, et c'est lui que vous écouterez. » Et dans le cinquième livre — qui est le Livre de l'Alliance 55 — Moïse, que la paix soit sur lui, s'adressa aux enfants d'Israël à la fin de sa vie — c'était en la trente-neuvième année des années de l'Errance 56 — et leur rappela les jours de Dieu et Ses bienfaits sur eux, et Sa bonté envers eux. Il leur dit, entre autres : « Sachez que Dieu enverra pour vous un prophète parmi vos proches, semblable à celui qu'Il m'a envoyé à vous ; il vous ordonnera le bien, vous interdira le mal, vous rendra licites les bonnes choses, et vous interdira les mauvaises. Quiconque lui désobéira aura l'humiliation en ce monde et le châtiment dans l'au-delà. » De plus, à la fin du cinquième livre, qui est la fin de la Torah qui est entre leurs mains : « Dieu vint du mont Sinaï, resplendit de Séïr, et se manifesta des monts de Paran ; il apparut des collines de Sa sainteté ; à sa droite une lumière, à sa gauche un feu ; auprès de lui se rassemblent les peuples. » C'est-à-dire : l'ordre de Dieu et Sa Loi vinrent du mont Sinaï — la montagne où Dieu parla à Moïse, que la paix soit sur lui — et resplendirent de Séïr, qui sont les monts de Jérusalem — la localité où se trouvait Jésus, fils de Marie, que la paix soit sur lui — et se manifestèrent, c'est-à-dire apparurent et s'élevèrent, des monts de Paran, qui sont les monts du Hedjaz, sans contestation. Cela ne s'est produit que par la langue de Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue. Dieu, qu'Il soit exalté, mentionna ces trois lieux dans l'ordre chronologique : Il mentionna la localité de Moïse, puis celle de Jésus, puis le pays de Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue. Lorsque Dieu, qu'Il soit exalté, jura par ces trois lieux, Il mentionna le meilleur d'abord, puis le meilleur que lui, puis le meilleur que celui-ci, selon la règle du serment. Dieu, qu'Il soit exalté, dit : « Par le figuier et l'olivier 57 » — visant la localité de Jérusalem où se trouvait Jésus, que la paix soit sur lui — « et par le mont Sinaï 58 » — qui est la montagne où Dieu parla à Moïse — « et par cette cité sûre 59 » — qui est la cité d'où fut envoyé Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue. C'est ce qu'ont dit plusieurs exégètes dans l'interprétation de ces versets nobles. Et dans le Psautier 60 de David, que la paix soit sur lui, se trouve la description de cette nation par le combat et l'adoration ; il y a aussi une parabole qu'il a donnée pour Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue, à savoir qu'il est le sceau de la coupole construite, comme il est rapporté dans le hadith des deux Sahih 61 : « Mon exemple et celui des prophètes avant moi est comparable à un homme qui a construit une maison et l'a achevée, sauf l'emplacement d'une brique ; les gens en faisaient le tour et disaient : 'Si seulement cette brique était posée !' » 62 La confirmation de cela se trouve aussi dans la parole de Dieu, qu'Il soit exalté : « Mais le Messager de Dieu et le Sceau des prophètes 63. » Et dans le Psautier, la description de Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue, est qu'il étendra sa prophétie et son appel, que sa parole s'étendra de la mer à la mer, que les rois viendront à lui de toutes les contrées, soumis, avec des offrandes et des présents, qu'il délivrera l'opprimé, écartera le mal des nations, sauvera le faible qui n'a pas de soutien, que l'on priera sur lui en tout temps, que Dieu le bénira chaque jour, et que sa mention durera éternellement. Cela ne s'applique qu'à Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue. Et dans les Feuillets 64 d'Isaïe 65, dans un long discours contenant un reproche aux enfants d'Israël, il est dit : « J'enverrai vers vous et vers les nations un prophète illettré 66, ni rude ni dur de cœur, ni criard dans les marchés ; je le guiderai vers toute belle chose, et je lui accorderai tout noble caractère ; puis je ferai de la sérénité son vêtement, de la piété son habit intérieur, de la crainte de Dieu sa conscience, de la sagesse sa raison, de la loyauté sa nature, de la justice sa conduite, de la vérité sa loi, de la guidance sa religion, de l'islam sa foi, du Coran son Livre ; Ahmad 67 est son nom ; par lui, je guiderai de l'égarement, par lui j'élèverai après l'abaissement, par lui je rassemblerai après la division, par lui j'unifierai les cœurs divisés ; je ferai de sa nation la meilleure nation jamais suscitée pour les hommes ; leurs offrandes sont leur sang ; leurs Évangiles 68 sont dans leurs poitrines ; moines la nuit, lions le jour. » « Telle est la grâce de Dieu : Il la donne à qui Il veut. Et Dieu est le Détenteur de la grâce immense 69. » Et dans le chapitre cinq du discours d'Isaïe : « Il foulera les nations comme on foule les aires, il fera descendre le fléau sur les associateurs arabes, et ils fuiront devant lui. » Et dans le chapitre vingt-six du même : « Pour réjouir la terre du désert assoiffé, et Ahmad recevra les beautés du Liban, et ils verront la gloire de Dieu par sa ferveur. » Et dans les Feuillets d'Élie 70, que la paix soit sur lui : « Il sortit avec un groupe de ses compagnons en voyageant ; lorsqu'il vit les Arabes dans la terre du Hedjaz, il dit à ceux qui étaient avec lui : Regardez... »

Voici la traduction fidèle du texte arabe classique que vous avez fourni, en respectant le registre religieux et en conservant la structure des paragraphes : « Ceux-là, ce sont eux qui possèdent vos forteresses immenses. Ils dirent : "Ô Prophète d'Allah, quel est donc leur objet d'adoration ?" Il dit : "Ils magnifient le Seigneur de la Puissance au-dessus de toute colline élevée." Et parmi les feuillets d'Ézéchiel : "Mes deux serviteurs que j'ai choisis, je ferai descendre sur lui ma révélation, il manifestera ma justice parmi les nations. Je l'ai choisi et je l'ai élu pour Moi-même, et je l'ai envoyé aux nations avec des jugements véridiques." Et du Livre des Prophéties : "Un prophète parmi les prophètes passa par Médine ; les Banû Qurayza et les Banû al-Nadîr l'hébergèrent. Lorsqu'il les vit, il pleura. Ils lui dirent : 'Qu'est-ce qui te fait pleurer, ô Prophète d'Allah ?' Il dit : 'Un prophète qu'Allah enverra depuis la Harra (la région volcanique), il détruira vos demeures et capturera vos femmes.'" Il dit : "Alors les Juifs voulurent le tuer, mais il s'enfuit d'eux." Et parmi les paroles d'Ézéchiel (sur lui la paix) : "Allah dit : 'Avant que Je t'aie formé dans les entrailles, Je t'ai sanctifié et fait prophète, et Je t'ai envoyé à toutes les nations.'" Et dans les feuillets d'Isaïe également, une parabole est donnée pour La Mecque (qu'Allah l'honore) : "Réjouis-toi, ô stérile, pour cet enfant que ton Seigneur te donne, car par sa bénédiction les lieux s'élargiront pour toi, tes pieux seront fixés dans la terre, les portes de tes demeures s'élèveront, et les rois de la terre viendront à toi, à ta droite et à ta gauche, avec des présents et des offrandes. Cet enfant héritera de toutes les nations, et possédera toutes les villes et les régions. Ne crains pas et ne t'afflige pas, car aucune injustice d'un ennemi ne t'atteindra jamais, et tu oublieras tous les jours de ton veuvage." Tout cela n'a eu lieu que par l'intermédiaire de Muhammad (qu'Allah prie sur lui et le salue). Et ce qui est visé par cette "stérile" est La Mecque. Puis elle devint comme il est mentionné dans ce discours, inévitablement. Et quiconque parmi les Gens du Livre veut détourner cela et l'interpréter comme se rapportant à Jérusalem, cela ne lui convient en aucune façon. Et Allah sait mieux. Et dans les feuillets de Jérémie : "Un astre est apparu du sud, ses rayons sont des foudres, ses flèches sont des prodiges, les montagnes ont été broyées pour lui." Et ce qui est visé par cela est Muhammad (qu'Allah prie sur lui et le salue). Et dans l'Évangile, Jésus (sur lui la paix) dit : "Je monte vers les jardins les plus hauts, et je vous envoie le Paraclet (al-Fârqalît), l'Esprit de vérité, qui vous enseignera toute chose, et il ne dira rien de lui-même." Et ce qui est visé par "al-Fârqalît" est Muhammad (que les prières et le salut d'Allah soient sur lui). Et cela est comme ce qui a été précédemment rapporté de Jésus, qu'il a dit : "Et annonçant la bonne nouvelle d'un Messager qui viendra après moi, dont le nom est Ahmad" (Coran 61:6). Et ce chapitre est vaste. Si nous voulions énumérer tout ce que les gens ont mentionné, cette section serait très longue. Nous avons indiqué quelques extraits de cela, par lesquels se guide celui dont Allah a illuminé la perspicacité et qu'Il a guidé vers Son droit chemin. Et la plupart de ces textes sont connus par beaucoup de leurs savants et de leurs docteurs, et malgré cela, ils les tiennent secrets et les cachent. Le hâfiz Abû Bakr al-Bayhaqî a dit : Abû Abd Allah al-Hâfiz et Muhammad ibn Mûsâ ibn al-Tufayl nous ont rapporté, disant : Abû al-Abbâs Muhammad ibn Ya'qûb nous a rapporté, disant : Muhammad ibn Ubayd Allah ibn Abî Dâwûd al-Munâdî nous a rapporté, disant : Yûnus ibn Muhammad al-Mu'addib nous a rapporté, disant : Sâlih ibn Umar nous a rapporté, disant : Âsim ibn Kulayb nous a rapporté, d'après son père, d'après al-Ghalyân ibn Âsim, qui a dit : "Nous étions assis auprès du Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), lorsque son regard se fixa sur un homme. Il l'appela. Un homme parmi les Juifs vint, portant une tunique, un pantalon et deux sandales. Il se mit à dire : 'Ô Messager d'Allah.' Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) se mit à dire : 'Attestes-tu que je suis le Messager d'Allah ?' L'homme ne disait rien d'autre que : 'Ô Messager d'Allah.' Alors il dit : 'Attestes-tu que je suis le Messager d'Allah ?' Mais il refusa. Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit alors : 'Lis-tu la Torah ?' Il dit : 'Oui.' Il dit : 'Et l'Évangile ?' Il dit : 'Oui, et le Furqân (le Coran), par le Seigneur de Muhammad, si tu voulais, je le lirais.' Il dit : 'Alors je t'adjure par Celui qui a fait descendre la Torah et l'Évangile et qui a créé les créatures par elles, me trouves-tu dans ces deux Livres ?' Il dit : 'Nous trouvons une description semblable à la tienne, sortant de ton lieu de sortie. Nous espérions qu'il serait parmi nous. Lorsque tu es sorti, nous avons vu que tu étais lui. Puis, lorsque nous avons examiné, voilà que tu n'étais pas lui.' Il dit : 'D'où (cela) ?' Il dit : 'Nous trouvons que de ta communauté, soixante-dix mille entreront au Paradis sans jugement. Or vous êtes peu nombreux.' Il dit : 'Alors le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) prononça la formule "Lâ ilâha illâ Allah" (Il n'y a de dieu qu'Allah) et "Allahu Akbar" (Allah est le plus Grand), et il répéta cela. Puis il dit : 'Par Celui qui tient l'âme de Muhammad dans Sa main, je suis bien lui, et de ma communauté il y a plus de soixante-dix mille, et soixante-dix, et soixante-dix.'" **Sa réponse (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) à celui qui l'interrogeait sur ce qu'il allait demander, avant qu'il ne l'interroge sur quoi que ce soit.** L'imam Ahmad a dit : Affân nous a rapporté, disant : Hammâd ibn Salama nous a rapporté, disant : al-Zubayr Abû Abd al-Salâm nous a rapporté, d'après Ayyûb ibn Abd Allah ibn Mikraz – et il ne l'a pas entendu de lui – qui a dit : "Mes compagnons de séance me l'ont raconté, et je l'avais vu, d'après Wâbisa al-Asadî." Et Affân a dit : "Il nous l'a rapporté plus d'une fois, et il n'a pas dit : 'Mes compagnons de séance me l'ont raconté.'" Il a dit : "Je vins auprès du Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) alors que je voulais ne rien laisser de la piété et du péché sans l'interroger à son sujet. Autour de lui se trouvait un groupe de musulmans qui lui demandaient des avis juridiques. Je me mis à enjamber leurs jambes. Ils dirent : 'Éloigne-toi, ô Wâbisa, du Messager d'Allah.' Je dis : 'Laissez-moi m'approcher de lui, car il est la personne que j'aime le plus approcher.' Il dit : 'Laissez Wâbisa. Approche, ô Wâbisa' – deux ou trois fois. Il dit : 'Je m'approchai de lui jusqu'à m'asseoir devant lui. Il dit : 'Ô Wâbisa, t'informerai-je ou m'interrogeras-tu ?' Je dis : 'Non, informe-moi plutôt.' Il dit : 'Tu es venu pour m'interroger sur la piété et le péché.' Je dis : 'Oui.' Alors il joignit ses doigts et se mit à tapoter sur ma poitrine en disant : 'Ô Wâbisa, consulte ton cœur et consulte ton âme (trois fois). La piété est ce à propos de quoi l'âme est tranquille, et le péché est ce qui agite l'âme et hésite dans la poitrine, même si les gens te donnent un avis et te donnent un avis (contraire).'" **Chapitre sur ce dont le Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a informé comme événements futurs, de son vivant et après lui.** Et ce chapitre est immense. Il n'est pas possible d'en épuiser tout ce qu'il contient en raison de leur nombre. Mais nous indiquons une partie de cela. Et c'est d'Allah que nous implorons l'aide. Et c'est en Lui que nous plaçons notre confiance. Et il n'y a de force ni de puissance que par Allah, le Puissant, le Sage. Et cela est tiré du Coran et des hadiths. Quant au Coran, Allah Très-Haut a dit dans la sourate al-Muzzammil – et elle fait partie des premières révélations à La Mecque – : "Il sait qu'il y aura parmi vous des malades, et d'autres qui voyageront sur la terre, cherchant la grâce d'Allah, et d'autres qui combattront dans le chemin d'Allah" (Coran 73:20). Or il est connu que le combat (jihâd) n'a été légiféré qu'à Médine, après l'Hégire. Et Allah Très-Haut a dit dans la sourate "Iqtarabat" (sourate al-Qamar) – et elle est mecquoise – : "Ou bien disent-ils : 'Nous sommes un groupe vainqueur' ? La multitude sera mise en déroute et ils tourneront le dos" (Coran 54:44-45). Et cela s'est produit le jour de Badr. Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) la récita alors qu'il sortait de la hutte et leur lança une poignée de graviers. Ce fut la victoire et le triomphe. Et cela est la confirmation de cela. Et Allah Très-Haut a dit : "Que périssent les deux mains d'Abû Lahab et qu'il périsse ! Sa fortune ne lui sert à rien, ni ce qu'il a acquis. Il brûlera dans un feu flamboyant, ainsi que sa femme, la porteuse de bois, à son cou une corde de fibres" (Coran 111:1-5). Il a donc informé que son oncle Abd al-Uzzâ ibn Abd al-Muttalib, surnommé Abû Lahab, entrerait dans le Feu, lui et sa femme. Allah Puissant et Majestueux a décrété qu'ils moururent dans leur polythéisme, sans s'être soumis (à l'Islam), même pas en apparence. Et cela fait partie des preuves éclatantes de la prophétie. Et Allah Très-Haut a dit : "Dis : 'Quand bien même les hommes et les djinns se réuniraient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne produiraient rien de semblable, même s'ils s'entraidaient les uns les autres'" (Coran 17:88). Et Allah Très-Haut a dit dans la sourate al-Baqara : "Et si vous êtes dans le doute au sujet de ce que Nous avons fait descendre sur Notre serviteur, apportez donc une sourate semblable" (Coran 2:23).

Du même, et appelez vos témoins en dehors d’Allah, si vous êtes véridiques (23). Et si vous ne le faites pas – et vous ne le ferez jamais (48) – le verset. Il a donc informé que toute la création, si elle se réunissait, s’entraidait, se soutenait et coopérait pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, dans son éloquence (faṣāḥa) et sa rhétorique (balāġa), sa douceur et la solidité de ses jugements, l’exposé de son licite et de son illicite, et autres aspects de son inimitable perfection (iʿǧāz), ils n’en auraient pas la capacité, ni le pouvoir, ni même pour dix sourates, ni même pour une seule sourate. Et Il a informé qu’ils ne le feront jamais, « lan » (لن) étant pour la négation perpétuelle dans l’avenir. Un tel défi, une telle affirmation catégorique, une telle annonce décisive ne peuvent émaner que de Quelqu’un qui est certain de ce qu’Il annonce, qui sait ce qu’Il dit, qui tranche que nul ne peut Lui opposer une contradiction ni produire quelque chose de semblable à ce qu’Il a apporté de la part de Son Seigneur – Puissant et Majestueux. Et Allah – Exalté soit-Il – a dit : « Allah a promis à ceux d’entre vous qui ont cru et accompli les bonnes œuvres qu’Il les établira comme successeurs sur la terre, comme Il a établi comme successeurs ceux qui étaient avant eux, qu’Il affermira pour eux leur religion qu’Il a agréée pour eux, et qu’Il leur substituera, après leur peur, la sécurité » (49) le verset. Et c’est ainsi que cela s’est produit, exactement de la même manière : Allah a affermi cette religion, l’a manifestée, l’a élevée, l’a répandue dans toutes les contrées, l’a fait prévaloir et l’a imposée. Nombreux parmi les pieux prédécesseurs (salaf) ont interprété ce verset comme se rapportant au califat d’Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq (que Dieu l’agrée), et il n’y a aucun doute qu’il y est inclus, mais cela ne lui est pas exclusif ; au contraire, cela le concerne comme cela concerne d’autres. Comme il est établi dans le recueil authentique (ṣaḥīḥ) : « Quand César périra, il n’y aura plus de César après lui ; quand Chosroès périra, il n’y aura plus de Chosroès après lui ; par Celui qui tient mon âme en Sa main, vous dépenserez leurs trésors dans le sentier d’Allah. » Et cela eut lieu à l’époque des trois califes : Abū Bakr, ʿUmar et ʿUṯmān – que Dieu les agrée et les satisfasse. Et Allah – Exalté soit-Il – a dit : « C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la religion de la vérité, pour la faire prévaloir sur toute religion, en dépit de l’aversion des associateurs » (33) (50). Et c’est ainsi que cela s’est produit : cette religion a embrassé le monde, a dominé et triomphé de toutes les autres religions, dans les orient et les occident de la terre ; sa parole s’est élevée à l’époque des Compagnons et de ceux qui les ont suivis ; tous les pays se sont soumis à eux, et tous leurs habitants, de toutes sortes, se sont rendus à eux. Les gens sont devenus soit croyants entrés dans la religion, soit pacifiés offrant obéissance et tribut, soit combattants craintifs et terrifiés par la puissance de l’Islam et de ses adeptes. Et il est établi dans le hadith : « Allah a rassemblé pour moi les orient et les occident de la terre, et la royauté de ma communauté atteindra ce qu’Il m’en a rassemblé. » Et Allah – Exalté soit-Il – a dit : « Dis à ceux des Bédouins qui ont été laissés en arrière : “Vous serez appelés contre un peuple d’une violence redoutable, vous les combattrez ou ils se soumettront” » (51) le verset. Que ces gens soient les Hawāzin, les partisans de Musaylima, ou les Romains, cela s’est réalisé. Et Allah – Exalté soit-Il – a dit : « Allah vous a promis des butins nombreux que vous prendrez ; Il a hâté pour vous celui-ci, et a retenu les mains des gens de vous, afin que cela soit un signe pour les croyants et qu’Il vous guide sur un chemin droit. Et d’autres [butins] que vous n’avez pu atteindre, mais qu’Alla a cernés, et Allah est de toute chose Omnipotent » (20-21) (52). Que cet « autre » soit Khaybar ou La Mecque, ils ont été conquis et pris exactement comme la promesse l’avait énoncé. Et Allah – Exalté soit-Il – a dit : « Allah a rendu véridique la vision de Son messager : “Vous entrerez dans la Mosquée Sacrée, si Allah le veut, en sécurité, la tête rasée ou les cheveux coupés, sans crainte.” Il savait ce que vous ne saviez pas, et Il a placé avant cela une conquête prochaine » (27) (53). Cette promesse eut lieu l’année de Ḥudaybiyya, en l’an six, et son accomplissement se produisit en l’an sept, l’année de la ʿUmra de compensation (ʿumrat al-qaḍā’), comme cela a été exposé précédemment. Nous avons mentionné là le hadith dans son intégralité, et il y est rapporté que ʿUmar dit : « Ô Messager d’Allah, ne nous annonçais-tu pas que nous viendrions à la Maison et que nous tournerions autour ? » Il dit : « Certes, mais t’ai-je annoncé que tu y viendrais cette année-ci ? » Il dit : « Non. » Il dit : « Tu y viendras et tu tourneras autour. » Et Allah – Exalté soit-Il – a dit : « Et [rappelez-vous] quand Allah vous promettait l’une des deux troupes, qu’elle serait pour vous, et vous souhaitiez que celle sans puissance fût pour vous » (54). Cette promesse eut lieu lors de la bataille de Badr, lorsque le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – sortit de Médine pour prendre la caravane de Qurayš. La nouvelle de sa sortie vers leur caravane parvint à Qurayš, et ils se mobilisèrent avec près de mille combattants. Lorsque le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – et ses Compagnons eurent confirmation de leur arrivée, Allah leur promit l’une des deux troupes, qu’Il les en ferait triompher : soit la caravane, soit l’armée. Beaucoup de Compagnons qui étaient avec lui souhaitèrent que la promesse concernât la caravane, en raison des biens qu’elle contenait et du petit nombre d’hommes, et ils répugnaient à affronter l’armée, en raison de son nombre et de son équipement. Allah choisit pour eux ce qui était meilleur et accomplit Sa promesse concernant l’armée : Il fit tomber sur eux Son châtiment irrésistible. Soixante-dix de leurs notables furent tués, soixante-dix furent faits prisonniers, et ils se rachetèrent avec des rançons considérables. Ainsi, Il leur réunit les deux biens de ce monde et de l’au-delà. C’est pourquoi Allah – Exalté soit-Il – a dit : « Et Allah veut établir la vérité par Ses paroles et retrancher la descendance des mécréants » (7) (55). L’exposé de cela a déjà été donné dans [le récit] de l’expédition de Badr. Et Allah – Exalté soit-Il – a dit : « Ô Prophète, dis à ceux qui sont entre vos mains parmi les captifs : “Si Allah sait qu’il y a un bien dans vos cœurs, Il vous donnera mieux que ce qui a été pris de vous, et Il vous pardonnera. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux” » (70) (56). Et c’est ainsi que cela s’est produit : Allah a compensé ceux d’entre eux qui ont embrassé l’Islam par le bien de ce monde et de l’au-delà. Parmi cela, ce qu’a rapporté al-Buḫārī : que ʿAbbās vint au Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – et dit : « Ô Messager d’Allah, donne-moi, car j’ai racheté ma personne et j’ai racheté ʿAqīl. » Il lui dit : « Prends. » Il prit dans un vêtement une quantité qu’il ne put soulever, puis il en déposa à plusieurs reprises jusqu’à ce qu’il pût la porter sur son épaule, et il s’en alla avec, comme nous l’avons mentionné en détail à son endroit. Cela fait partie de la confirmation de ce noble verset. Et Allah – Exalté soit-Il – a dit : « Et si vous craignez la pauvreté, Allah vous enrichira bientôt de Sa grâce, s’Il veut » (57) le verset. Et c’est ainsi que cela s’est produit : Allah les a compensés de ce qui leur parvenait avec les pèlerins associateurs, par ce qu’Il leur a prescrit comme combat contre les gens du Livre, l’imposition de la capitation (ǧizya) sur eux, et la spoliation des biens de ceux qui étaient tués dans leur mécréance, comme cela est arrivé aux mécréants du peuple du Šām, les Romains, et aux mages perses, en Iraq et dans d’autres pays où l’Islam s’est répandu et a dominé leurs cités et leurs plaines. Allah – Exalté soit-Il – a dit : « C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la religion de la vérité, pour la faire prévaloir sur toute religion, en dépit de l’aversion des associateurs » (33) (58). Et Allah – Exalté soit-Il – a dit :

Ils jureront par Allah devant vous, lorsque vous reviendrez vers eux, afin que vous vous détourniez d’eux. Détournez-vous d’eux, car ils sont une souillure (rijss) (59). Et c’est ainsi que cela advint : lorsque le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) revint de l’expédition de Tabuk, un groupe d’hypocrites s’était abstenu de l’accompagner. Ils se mirent à jurer par Allah qu’ils étaient excusables dans leur abstention, alors qu’ils mentaient en cela. Allah ordonna à Son Messager de traiter leurs situations selon leur apparence et de ne pas les démasquer devant les gens, bien qu’Allah l’eût informé de l’identité d’un groupe d’entre eux, quatorze hommes, comme nous te l’avons précédemment exposé dans l’expédition de Tabuk. Hudhayfa ibn al-Yaman faisait partie de ceux qui les connaissaient, grâce à l’identification que lui en avait faite le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Et Il dit, Exalté : « Et ils ont failli te pousser à quitter la terre pour t’en expulser ; alors, ils n’y seraient restés après toi que peu de temps » (76) (60). Et c’est ainsi que cela advint : lorsqu’ils conspirèrent contre lui pour le retenir, le tuer ou l’expulser de leur sein, puis l’avis se fixa sur le meurtre. Alors, Allah ordonna à Son Messager de sortir de parmi eux. Il sortit donc, lui et son ami Abou Bakr, et ils se cachèrent dans la grotte de Thawr pendant trois jours, puis ils partirent après cela, comme nous l’avons précédemment exposé. C’est ce qui est visé par Sa parole : « Si vous ne lui portez pas secours, Allah lui a déjà porté secours, lorsque ceux qui ont mécru l’ont expulsé, deuxième de deux, quand ils étaient dans la grotte, quand il disait à son compagnon : « Ne t’afflige pas, car Allah est avec nous. » Alors Allah fit descendre Sa sérénité (sakīnatahu) sur lui, le soutint par des armées que vous n’avez pas vues, et abaissa la parole de ceux qui ont mécru, tandis que la parole d’Allah est la plus élevée. Et Allah est Puissant, Sage » (40) (61). Et c’est ce qui est visé par Sa parole : « Et lorsque ceux qui ont mécru complotaient contre toi pour te retenir, te tuer ou t’expulser. Ils complotaient, et Allah complotait, et Allah est le meilleur des comploteurs » (30) (62). C’est pourquoi Il dit : « Alors, ils n’y seraient restés après toi que peu de temps » (76). Et cela advint comme Il l’avait annoncé : les notables qui avaient conspiré contre cela ne restèrent à La Mecque après son exil (hijra) (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) que le temps que sa noble monture se fût établie à Médine et que les émigrés (muhājirūn) et les auxiliaires (ansār) l’eussent rejoint. Puis eut lieu la bataille de Badr, où ces âmes furent tuées et ces têtes brisées. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) savait cela avant qu’il n’advînt, par l’information qu’Allah lui en avait donnée. C’est pourquoi Sa‘d ibn Mu‘ādh dit à Umayya ibn Khalaf : « J’ai entendu Muhammad (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) mentionner qu’il te tuera. » Il dit : « Toi, tu l’as entendu ? » Il dit : « Oui. » Il dit : « Par Allah, il ne ment pas. » Et le hadith viendra dans son chapitre. Nous avons déjà mentionné qu’il (la paix soit sur lui) indiqua à ses compagnons, avant la bataille, les lieux de chute des tués, et aucun d’eux ne dépassa l’endroit qu’il avait indiqué. Que les prières et la paix d’Allah soient sur lui. Et Il dit, Exalté : « Alif, Lām, Mīm » (63) « Les Romains ont été vaincus » (64) « dans la terre la plus proche, et après leur défaite, ils vaincront » (3) « dans quelques années. À Allah appartient le commandement, avant et après. Et ce jour-là, les croyants se réjouiront » (4) « du secours d’Allah. Il secourt qui Il veut, et Il est le Puissant, le Miséricordieux » (5) « Promesse d’Allah. Allah ne manque pas à Sa promesse, mais la plupart des gens ne savent pas » (6). Cette promesse advint comme Il l’avait annoncé. En effet, lorsque la Perse vainquit les Romains, les associateurs se réjouirent et les croyants s’en affligèrent, car les chrétiens sont plus proches de l’islam que les mages. Allah informa donc Son Messager (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) que les Romains vaincraient les Perses après cette période, dans sept ans. Et il y eut l’affaire bien connue du pari d’as-Siddīq (Abou Bakr) avec les chefs des associateurs, affirmant que cela adviendrait dans ce délai, comme nous l’avons établi dans notre livre d’exégèse (tafsīr). L’affaire advint comme le Coran l’avait annoncé : les Romains vainquirent la Perse, après leur défaite, d’une très grande victoire. Leur récit à ce sujet serait long à exposer ; nous l’avons expliqué dans l’exégèse de manière suffisante. Louange et grâce à Allah. Et Il dit, Exalté : « Nous leur montrerons Nos signes dans les horizons et en eux-mêmes, jusqu’à ce qu’il leur devienne évident que ceci est la vérité. Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute chose ? » (53). Et cela advint ainsi : Allah manifesta de Ses signes et preuves dans les êtres humains eux-mêmes et dans les horizons, par ce qu’Il infligea aux ennemis de la prophétie et aux opposants à la Loi, parmi ceux qui l’avaient traitée de mensonge, issus des Gens du Livre, des mages et des associateurs, ce qui démontra aux hommes de discernement et d’intelligence que Muhammad est véritablement le Messager d’Allah et que ce qu’il a apporté comme révélation d’Allah est vérité. Et Il plaça dans les poitrines de ses ennemis et dans leurs cœurs une terreur, une crainte et une peur. Comme il est établi de lui dans les deux Sahih (recueils authentiques) qu’il a dit : « J’ai été secouru par la terreur (ru‘b) à une distance d’un mois de marche. » Cela fait partie du soutien et de la victoire qu’Allah (Puissant et Majestueux) lui a accordés. Son ennemi le craignait alors qu’entre lui et lui il y avait une distance d’un mois de marche. On dit aussi : lorsqu’il décidait d’une expédition contre un peuple, ils étaient saisis de terreur avant son arrivée et sa venue vers eux, d’un mois. Que les prières et la paix d’Allah soient sur lui, perpétuellement, jusqu’au Jour de la Rétribution. [Son information sur ce qui advint conformément à son annonce] Quant aux hadiths qui indiquent son information sur ce qui advint comme il l’avait annoncé, il y a notamment ce que nous avons déjà mentionné dans l’histoire du parchemin (ṣaḥīfa) sur lequel les clans de Quraysh s’étaient engagés et s’étaient ligués contre les Banū Hāshim et les Banū al-Muṭṭalib, jurant de ne pas les accueillir, de ne pas les marier et de ne pas commercer avec eux jusqu’à ce qu’ils leur livrent le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Les Banū Hāshim et les Banū al-Muṭṭalib, musulmans et mécréants, entrèrent alors dans le ravin d’Abū Ṭālib, refusant cela avec indignation, s’y opposant pour toujours, tant qu’ils subsisteraient, se succédant et se perpétuant. À cette occasion, Abū Ṭālib composa son poème en lām (lāmiyya) où il dit : « Vous avez menti, par la Maison d’Allah ! Nous ne livrerons pas Muhammad, Tant que nous combattrons pour lui et lutterons. Nous le livrerions ? Non, jusqu’à ce que nous tombions morts autour de lui, Et que nous oubliions nos fils et nos épouses. Qu’un peuple abandonne-t-il, que nul père ne te protège, un maître, Qui protège l’honneur, sans être un lâche négligent ? Un homme au visage blanc par lequel on implore la pluie des nuages, Un refuge pour les orphelins, une protection pour les veuves. Les perdus des Banū Hāshim se réfugient auprès de lui, Et ils sont auprès de lui dans l’aisance et les bienfaits. » Quraysh avait suspendu le parchemin de l’alliance au plafond de la Ka‘ba. Allah envoya contre lui la termite (araḍa), qui dévora ce qu’il contenait comme noms d’Allah, afin qu’il ne soit pas réuni avec ce qu’il contenait d’injustice et d’impiété. On dit aussi qu’elle dévora tout ce qu’il contenait, sauf les noms d’Allah (Puissant et Majestueux). Son oncle Abū Ṭālib en informa le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Abū Ṭālib vint alors à Quraysh et dit : « Mon neveu m’a informé d’une nouvelle concernant votre parchemin : Allah a envoyé contre lui la termite, qui l’a dévoré, sauf ce qu’il contenait comme noms d’Allah », ou quelque chose d’approchant. « Apportez-le donc : s’il est comme il a dit, [vous saurez] ; sinon, je vous le livrerai. » Ils le descendirent et l’ouvrirent, et voilà que l’affaire était comme le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) l’avait annoncé. Alors, ils annulèrent leur jugement, les Banū Hāshim et les Banū al-Muṭṭalib entrèrent à La Mecque et revinrent à ce qu’ils étaient auparavant, comme nous l’avons déjà mentionné. Louange à Allah. Parmi cela aussi, il y a le hadith de Khabbāb ibn al-Aratt, lorsqu’il vint, lui et d’autres faibles comme lui, chercher secours auprès du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), alors qu’il était appuyé sur son manteau à l’ombre de la Ka‘ba, et qu’il invoquait pour eux en raison du châtiment et de l’humiliation qu’ils subissaient. Il s’assit, le visage rougi, et dit : « Ceux qui étaient avant vous, l’un d’eux était scié en deux, et cela ne le détournait pas de sa religion. Par Allah, Allah mènera cette affaire à son terme, mais vous êtes pressés. »

Parmi cela, il y a le hadith rapporté par al-Bukhārī : Muḥammad ibn al-‘Alā’ nous a rapporté, Ḥammād ibn Usāma nous a rapporté d’après Yazīd ibn ‘Abd Allāh ibn Abī Burda, d’après son père, d’après son grand-père Abū Burda, d’après Abū Mūsā, je pense qu’il le tenait du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) qui a dit : « J’ai vu en songe que j’émigrais de La Mecque vers une terre où il y avait des palmiers, et j’ai pensé qu’il s’agissait d’al-Yamāma ou de Hajar 71. Or c’était Médine, Yathrib. Et j’ai vu dans ce songe que j’agitais une épée dont le milieu s’est brisé : c’était ce qui a frappé les croyants le jour d’Uḥud. Puis je l’ai agitée une autre fois et elle est redevenue plus belle qu’auparavant : c’était la conquête 72 et le rassemblement des croyants qu’Allah a apportés. Et j’y ai vu des vaches, et Allah est meilleur 73 : c’étaient les croyants le jour d’Uḥud, et le bien était ce qu’Allah a apporté comme bien et récompense de la vérité qu’Il nous a donnée après le jour de Badr. » Et parmi cela, il y a l’histoire de Sa‘d ibn Mu‘ādh avec Umayya ibn Khalaf lorsqu’il vint à La Mecque.

Al-Bukhârî et Muslim l'ont également rapporté d'après le hadith de Jarîr, et al-Bukhârî et Ibn 'Awâna ont ajouté : tous trois d'après 'Abd al-Malik ibn 'Umayr, d'après lui. La réalisation de cela s'est produite après lui à l'époque des trois califes Abû Bakr, 'Umar et 'Uthmân : ces royaumes furent solidement conquis par les musulmans, et les biens de César, roi des Romains, et de Kisrâ, roi des Perses, furent dépensés dans le sentier d'Allah, comme nous le mentionnerons plus tard, si Allah le veut. Dans ce hadith se trouve une grande annonce pour les musulmans : que le royaume de Perse a été interrompu sans retour, et que le royaume des Romains pour la Syrie a disparu d'elle, et ils ne la posséderont plus après cela. À Allah la louange et la grâce. Il y a aussi une indication de la validité du califat d'Abû Bakr, 'Umar et 'Uthmân, et un témoignage en leur faveur pour la justice, puisque les biens du butin furent dépensés à leur époque dans le sentier d'Allah de la manière agréée et louable. Al-Bukhârî a dit : Muhammad ibn al-Hakam nous a rapporté, al-Nadr nous a rapporté, Isrâ'îl nous a rapporté, Sa'd al-Tâ'î nous a rapporté, Muhill ibn Khalîfa nous a rapporté d'après 'Adî ibn Hâtim, qui a dit : « Alors que j'étais chez le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), un homme vint à lui et se plaignit de la pauvreté, puis un autre vint et se plaignit des brigands. Il dit : "Ô 'Adî, as-tu vu al-Hîra ?" Je dis : "Je ne l'ai pas vue, mais j'en ai entendu parler." Il dit : "Si ta vie se prolonge, tu verras la femme montée sur une litière 74 partir d'al-Hîra pour faire le tour de la Ka'ba sans craindre personne d'autre qu'Allah, le Puissant et le Majestueux." Je me dis en moi-même : "Où sont donc les brigands 75 de Tayyi' qui ont embrasé les pays ?" "Et si ta vie se prolonge, les trésors de Kisrâ seront conquis." Je dis : "Kisrâ ibn Hurmuz ?" Il dit : "Kisrâ ibn Hurmuz. Et si ta vie se prolonge, tu verras l'homme sortir une poignée d'or ou d'argent, cherchant quelqu'un pour l'accepter de lui, sans trouver personne pour l'accepter. Et l'un de vous rencontrera Allah le jour où il Le rencontrera sans qu'il y ait entre lui et Lui d'interprète 76 pour traduire. Il lui dira : 'N'ai-je pas envoyé vers toi un Messager qui t'a transmis ?' Il répondra : 'Si.' Il dira : 'Ne t'ai-je pas donné des biens et des enfants, et ne t'ai-je pas favorisé ?' Il répondra : 'Si.' Alors il regardera à sa droite et ne verra que l'Enfer, et il regardera à sa gauche et ne verra que l'Enfer." 'Adî dit : "J'ai entendu le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dire : 'Protégez-vous du Feu, ne serait-ce qu'avec une demi-datte ; si vous ne trouvez pas, alors avec une bonne parole.'" 'Adî dit : "J'ai vu la femme montée sur une litière partir d'al-Hîra pour faire le tour de la Ka'ba sans craindre personne d'autre qu'Allah, le Puissant et le Majestueux. Et j'étais parmi ceux qui ont conquis les trésors de Kisrâ ibn Hurmuz. Et si votre vie se prolonge, vous verrez ce qu'a dit le Prophète Abû al-Qâsim (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : 'Il sortira une poignée 77...'" Puis al-Bukhârî l'a rapporté d'après 'Ubayd Allah ibn Muhammad (Abû Bakr ibn Abî Shayba), d'après Abû 'Âsim al-Nabîl, d'après Sa'd ibn Bishr, d'après Abû Mujâhid (Sa'd al-Tâ'î), d'après Muhill, d'après lui. Al-Bukhârî est seul à l'avoir rapporté par ces deux voies. Al-Nasâ'î l'a rapporté d'après le hadith de Shu'ba, d'après Muhill, d'après lui : « Protégez-vous du Feu, ne serait-ce qu'avec une demi-datte. » Al-Bukhârî l'a rapporté d'après le hadith de Shu'ba, et Muslim d'après le hadith de Zuhayr, tous deux d'après Abû Ishâq, d'après 'Abd Allah ibn Mughaffal, d'après 'Adî, remontant au Prophète : « Protégez-vous du Feu, ne serait-ce qu'avec une demi-datte. » De même, ils l'ont tous deux rapporté dans les deux Sahîh d'après le hadith d'al-A'mash, d'après Khaythama, d'après 'Abd al-Rahmân, d'après 'Adî ; et parmi eux, d'après le hadith de Shu'ba, d'après 'Amr ibn Murra, d'après Khaythama, d'après 'Adî. Tous ces témoignages confirment le fond de ce hadith que nous avons rapporté. Il a déjà été mentionné, dans l'expédition du Khandaq 78, l'annonce de la conquête des villes de Kisrâ, de ses palais, des palais de Syrie et d'autres contrées. L'imam Ahmad a dit : Muhammad ibn 'Ubayd nous a rapporté, Ismâ'îl nous a rapporté, d'après Qays, d'après Khabbâb, qui a dit : « Nous vînmes au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) alors qu'il était à l'ombre de la Ka'ba, appuyé sur son manteau. Nous dîmes : "Ô Messager d'Allah, invoque Allah pour nous et demande-Lui de nous secourir." Il dit : "Son visage devint rouge ou changea." Puis il dit : "Avant vous, on creusait pour l'homme une fosse, on apportait une scie, on la posait sur sa tête et on la fendait, sans que cela le détourne de sa religion ; on le peignait avec des peignes de fer sous l'os, la chair ou les nerfs, sans que cela le détourne de sa religion. Allah accomplira cette affaire jusqu'à ce que le cavalier voyage entre San'â' et Hadramawt sans craindre personne d'autre qu'Allah et le loup pour ses moutons. Mais vous, vous êtes pressés." » C'est ainsi qu'al-Bukhârî l'a rapporté d'après Musaddad et Muhammad ibn al-Muthannâ, d'après Yahyâ ibn Sa'îd, d'après Ismâ'îl ibn Abî Khâlid. Puis al-Bukhârî a dit dans le Livre des Signes de la Prophétie : Sa'îd ibn Shurahbîl nous a rapporté, Layth nous a rapporté, d'après Yazîd ibn Abî Habîb, d'après Abû al-Husayn, d'après 'Utba, d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) qu'un jour il sortit, pria sur les morts d'Uhud comme on prie sur un mort, puis se tourna vers la chaire et dit : « Je suis votre précurseur 79, et je suis témoin contre vous. Par Allah, je vois maintenant mon Bassin 80. On m'a donné les clefs des trésors de la terre. Par Allah, je ne crains pas après moi que vous associiez 81, mais je crains que vous ne rivalisiez 82 pour elle. » Al-Bukhârî l'a également rapporté d'après le hadith de Haywa ibn Shurayh, et Muslim d'après le hadith de Yahyâ ibn Ayyûb, tous deux d'après Yazîd ibn Abî Habîb, comme la version de Layth. Dans ce hadith, en ce qui nous concerne, il y a plusieurs choses : il a informé les présents qu'il était leur précurseur, c'est-à-dire celui qui les précède dans la mort, et c'est ainsi que cela s'est produit, car cela eut lieu lors de sa maladie de mort, que la paix soit sur lui. Puis il a informé qu'il était témoin contre eux, bien que sa mort soit antérieure à la leur. Il a informé qu'on lui avait donné les clefs des trésors de la terre, c'est-à-dire que les pays lui furent ouverts, comme cela est venu dans le hadith d'Abû Hurayra mentionné précédemment. Abû Hurayra a dit : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) est parti, et vous les ouvrez 83 une contrée après l'autre. » Il a informé que ses Compagnons n'associeraient pas après lui, et c'est ainsi que cela s'est produit, à Allah la louange et la grâce. Mais il a craint pour eux qu'ils ne rivalisent pour ce bas monde, et cela s'est produit à l'époque de 'Alî et Mu'âwiya (qu'Allah les agrée), puis après eux, et ainsi de suite jusqu'à notre époque. Puis al-Bukhârî a dit : 'Alî ibn 'Abd Allah nous a rapporté, Azhar ibn Sa'd nous a rapporté, Ibn 'Awn nous a rapporté, Mûsâ ibn Anas ibn Mâlik nous a informé, d'après Anas, que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) manqua Thâbit ibn Qays. Un homme dit : "Ô Messager d'Allah, vais-je t'apprendre de ses nouvelles ?" Il alla le trouver et le trouva assis dans sa maison, la tête baissée. Il dit : "Qu'as-tu ?" Il répondit : "Un mal : il élevait la voix au-dessus de la voix du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), ses œuvres ont été anéanties et il est parmi les gens du Feu." L'homme vint et l'informa de ce qu'il avait dit. Mûsâ dit : "Il revint une seconde fois avec une grande bonne nouvelle, et dit : 'Va vers lui et dis-lui : Tu n'es pas parmi les gens du Feu, mais parmi les gens du Paradis.'" 84 Al-Bukhârî est seul à l'avoir rapporté. Thâbit ibn Qays ibn Shammâs fut tué en martyr le jour d'al-Yamâma, comme cela sera détaillé plus tard. De même, il est établi dans le hadith authentique l'annonce pour 'Abd Allah ibn Salâm qu'il mourrait dans l'Islam et serait parmi les gens du Paradis. Il mourut, qu'Allah l'agrée, dans les meilleures et plus belles conditions, et les gens témoignaient pour lui du Paradis de son vivant, en raison de l'information du Véridique 85 à son sujet qu'il mourrait dans l'Islam, et c'est ainsi que cela arriva. Il est établi dans le Sahîh l'annonce concernant les Dix 86 qu'ils sont parmi les gens du Paradis. Bien plus, il est également établi que le Prophète (que les prières et la paix d'Allah soient sur lui) a annoncé que n'entrerait pas en Enfer quiconque a prêté serment sous l'Arbre 87 ; ils étaient mille quatre cents, et l'on dit cinq cents. Et il n'est pas rapporté qu'aucun d'eux...


  1. حِلْم : Clémence, indulgence, maîtrise de soi, patience face à l'offense.
  2. بَوَادِر : Pluriel de بادرة, désignant les premiers mouvements de colère ou de réaction vive, les accès de vivacité.
  3. جَهْل : Ignorance, mais aussi emportement, manque de sagesse.
  4. حَلِيم : Homme clément, indulgent, qui maîtrise sa colère.
  5. البَزَّار : Abû Bakr Ahmad b. 'Amr al-Bazzâr, célèbre traditionniste (m. 292/905), auteur du Musnad.
  6. البَيْهَقِيّ : Al-Hâfiz Abû Bakr Ahmad b. al-Husayn al-Bayhaqî (m. 458/1066), grand traditionniste shâfi'ite.
  7. النَّابِغَة : Al-Nâbigha al-Ja'dî, poète arabe préislamique et compagnon du Prophète.
  8. مَظْهَر : Lieu d'apparition, endroit où l'on se manifeste ; ici, le Paradis.
  9. صَاع : Mesure de capacité pour les grains, environ 2,5 kg.
  10. مُدّ : Mesure de capacité, environ 0,5 kg.
  11. بَشَّرُ بْنُ رَاعِي الْعِير : Bashshar b. Râ'î al-'Îr, personnage mentionné dans le hadith.
  12. حَطْوَة : Tape, coup léger donné avec la main.
  13. اخْتَلَجَ بِوَجْهِهِ : Fit une grimace, contracta son visage en signe de moquerie.
  14. القَلِيب : Puits, ici le puits de Badr où furent jetés les cadavres des polythéistes.
  15. Ghafûran rahîman : Très Clément, Très Miséricordieux (attributs divins).
  16. 'Alîman hakîman : Omniscient, Sage (attributs divins).
  17. Samî'an basîran : Audient, Clairvoyant (attributs divins).
  18. les deux cheikhs : Al-Bukhârî et Muslim, les deux plus célèbres compilateurs de hadiths authentiques.
  19. l'Esprit : Ar-Rûh, l'âme ou l'ange Gabriel, selon les interprétations.
  20. Coran 17:85 : Sourate al-Isrâ', verset 85.
  21. al-Khadir : Personnage mystérieux, souvent identifié comme un prophète ou un saint, connu pour sa science ésotérique.
  22. Coran 18:83 : Sourate al-Kahf, verset 83.
  23. Coran 5:48 : Sourate al-Mâ'ida, verset 48.
  24. Coran 17:12 : Sourate al-Isrâ', verset 12.
  25. le pont : As-Sirât, le pont qui surplombe l'Enfer et que les hommes devront traverser le Jour du Jugement.
  26. fugarā' al-muhājirīn : Les pauvres parmi les émigrés de La Mecque à Médine, qui ont tout quitté pour suivre le Prophète.
  27. ziyādat kabid al-ḥūt : L'excédent du foie de la baleine, un mets délicieux du Paradis selon les hadiths.
  28. thawr al-janna : Le taureau du Paradis, qui se nourrit des extrémités du Paradis, et sera égorgé pour les habitants du Paradis.
  29. Salsabīl : Une source du Paradis mentionnée dans le Coran (76:18), dont l'eau est agréable et facile à boire.
  30. Tafsīr : Exégèse coranique, commentaire du Coran.
  31. mubāhala : Épreuve d'imprécation où les deux parties invoquent la malédiction d'Allah sur le menteur.
  32. al-ummiyy : L'illettré, celui qui ne sait ni lire ni écrire ; qualificatif du Prophète Muhammad.
  33. Sourate al-A'raf : Versets 157-158.
  34. Sourate al-An'am : Versets 114 ou 20 selon les lectures.
  35. Sourate al-Baqara : Versets 146.
  36. Sourate Al 'Imran : Versets 20.
  37. Sourate Ibrahim : Versets 52.
  38. Sourate al-An'am : Versets 19.
  39. al-ahzab : Les factions, groupes mécréants.
  40. Sourate Ya Sin : Versets 70.
  41. as-Sahihayn : Les deux recueils de hadiths authentiques d'Al-Bukhari et Muslim.
  42. ar-ru'b : La terreur inspirée aux ennemis.
  43. ash-shafa'a : L'intercession, privilège accordé au Prophète.
  44. al-hajar al-aswad wa al-ahmar : La pierre noire et la pierre rouge ; métaphore pour l'humanité entière.
  45. Ahmad : Un des noms du Prophète Muhammad, signifiant 'le plus loué'.
  46. al-masih ad-dajjal : Le Faux Messie, l'Antéchrist, figure de la fin des temps.
  47. Sourate Al 'Imran : Versets 81-82.
  48. Kitāb al-Tafsīr : Livre d'exégèse coranique, probablement une œuvre de l'auteur lui-même.
  49. Tawrāh : Torah, le Pentateuque, les cinq premiers livres de la Bible hébraïque.
  50. al-Khalīl : L'Ami intime, épithète d'Abraham (Ibrāhīm) dans la tradition islamique, en référence à Coran 4:125.
  51. Mādh Mādh : Transcription approximative d'un terme hébreu ou araméen signifiant 'désiré' ou 'loué', interprété comme une prophétie du nom de Muhammad.
  52. ithnā 'ashara imām : Douze imams, référence à la croyance chiite duodécimaine, mais ici utilisée dans un contexte de prophéties bibliques.
  53. al-Bayt : La Maison, c'est-à-dire la Kaaba à La Mecque.
  54. Zamzam : Puits sacré à La Mecque, dont l'eau est bénie selon la tradition islamique.
  55. Safar al-Mī‘ād : Livre de l'Alliance, probablement le Deutéronome.
  56. sinī al-Tīh : Années de l'Errance, période de quarante ans durant laquelle les enfants d'Israël errèrent dans le désert.
  57. wa al-tīni wa al-zaytūni : Coran 95:1, 'Par le figuier et l'olivier'.
  58. wa ṭūri sīnīna : Coran 95:2, 'Et par le mont Sinaï'.
  59. wa hādhā al-baladi al-amīni : Coran 95:3, 'Et par cette cité sûre' (La Mecque).
  60. Zabūr : Psautier, le livre des Psaumes attribué à David.
  61. al-Ṣaḥīḥayn : Les deux recueils de hadiths authentiques, ceux d'al-Bukhārī et de Muslim.
  62. hadith : Hadith rapporté dans les deux Sahih, comparant Muhammad à la brique manquante d'un édifice.
  63. wa khātama al-nabiyyīna : Coran 33:40, 'et le Sceau des prophètes'.
  64. Ṣuḥuf : Feuillets, rouleaux, ici les livres prophétiques de l'Ancien Testament.
  65. Sha‘yā : Isaïe, prophète de l'Ancien Testament.
  66. ummī : Illettré, analphabète, épithète de Muhammad dans le Coran (7:157-158).
  67. Aḥmad : Un autre nom de Muhammad, signifiant 'le plus loué', mentionné dans Coran 61:6.
  68. Anājīl : Évangiles, pluriel d'Injīl, le livre révélé à Jésus.
  69. dhālika faḍlu llāhi yu’tīhi man yashā’u wa llāhu dhū l-faḍli l-‘aẓīmi : Coran 57:21, 'Telle est la grâce de Dieu : Il la donne à qui Il veut. Et Dieu est le Détenteur de la grâce immense.'
  70. Ilyās : Élie, prophète de l'Ancien Testament.
  71. Hajar : Ancien nom d’une région d’Arabie, souvent identifiée à al-Aḥsā’ ou à une localité du Bahreïn.
  72. al-fatḥ : La conquête, ici probablement la conquête de La Mecque.
  73. wa-llāhu khayr : Expression signifiant qu’Allah est meilleur (dans l’interprétation du songe), ou que ce qu’Allah donne est meilleur.
  74. al-ẓa‘īna : Femme montée sur une litière (hawdaj) placée sur un chameau, symbole de sécurité et de voyage pacifique.
  75. du‘ār : Brigands, voleurs de grand chemin ; terme désignant les bandits qui infestaient les routes.
  76. tardjumān : Interprète, traducteur ; ici, absence d'intermédiaire entre Dieu et l'homme au Jour du Jugement.
  77. mil’a kaffihi : Une poignée (plein la main) ; expression désignant une petite quantité.
  78. Ghazwat al-Khandaq : Expédition du Fossé (ou Bataille des Coalisés), 5e année de l'Hégire.
  79. faraṭ : Précurseur, celui qui précède les autres pour préparer leur arrivée (ici, au Paradis).
  80. ḥawḍ : Bassin (du Prophète) au Paradis, où les croyants boiront avant d'entrer au Paradis.
  81. tushrikū : Vous associerez (à Allah) ; c'est-à-dire commettre le polythéisme (shirk).
  82. tanāfasū : Vous rivaliserez, vous disputerez (pour les biens terrestres).
  83. taftaḥūnahā : Vous les ouvrez (les trésors) ; c'est-à-dire vous les conquérez.
  84. bishāra : Bonne nouvelle, annonce joyeuse (ici, du Paradis).
  85. al-Ṣādiq : Le Véridique ; épithète du Prophète Muhammad (que la paix soit sur lui).
  86. al-‘Ashara : Les Dix (Compagnons promis au Paradis) : Abû Bakr, 'Umar, 'Uthmân, 'Alî, Talha, al-Zubayr, 'Abd al-Rahmân ibn 'Awf, Sa'd ibn Abî Waqqâs, Sa'îd ibn Zayd, Abû 'Ubayda ibn al-Jarrâh.
  87. al-Shajara : L'Arbre (sous lequel eut lieu le serment d'allégeance à Hudaybiyya, appelé Bay‘at al-Riḍwân).

Le Livre des Preuves de la Prophétie

Parmi eux, qu'Allah l'agrée, nul n'a vécu que louable, ni n'est mort que dans la rectitude, la droiture et la réussite. À Allah la louange et la grâce. Ceci fait partie des signes de la prophétie et des preuves de la mission. Chapitre sur l'annonce des choses cachées passées et futures. Al-Bayhaqi a rapporté d'après Israël, d'après Simak, d'après Jabir ibn Samura, qui a dit : Un homme vint et dit : « Ô Messager d'Allah, un tel est mort. » Il dit : « Il n'est pas mort. » Il revint une deuxième fois et dit : « Un tel est mort. » Il dit : « Il n'est pas mort. » Il revint une troisième fois et dit : « Un tel s'est transpercé la gorge avec une flèche qu'il avait. » Il ne pria pas sur lui. Puis al-Bayhaqi dit : Zuhayr l'a suivi d'après Simak. Et par cette voie, Muslim l'a rapporté de façon abrégée dans le chapitre de la prière. Ahmad a dit : Aswad ibn 'Amir nous a raconté, et Harim ibn Sufyan nous a raconté d'après Sinan ibn Bishr, d'après Qays ibn Abi Hazim, d'après Qays ibn Abi Shahm, qui a dit : « Une jeune fille passa près de moi à Médine et je saisis son vêtement. » Il dit : « Le lendemain, le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) faisait prêter serment aux gens. » Il dit : « Je vins à lui mais il ne me fit pas prêter serment. Il dit : 'L'homme de la petite outre ?' Je dis : 'Par Allah, je ne recommencerai pas.' Alors il me fit prêter serment. » 1 An-Nasa'i l'a rapporté d'après Muhammad ibn 'Abd ar-Rahman al-Harbi, d'après Aswad ibn 'Amir. Puis Ahmad l'a rapporté d'après Sarih, d'après Yazid ibn 'Ata', d'après Sinan ibn Bishr, d'après Qays, d'après Abi Hashim, et il le mentionna. Dans le Sahih d'al-Bukhari : d'après Abu Nu'aym, d'après Sufyan, d'après 'Abdullah ibn Dinar, d'après 'Abdullah ibn 'Umar, qui a dit : « Nous évitions de parler et de nous détendre avec nos femmes à l'époque du Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui), de peur qu'une révélation ne descende à notre sujet. Quand il mourut, nous parlâmes et nous nous détendîmes. » 2 Ibn Wahb a dit : 'Amr ibn al-Harith m'a informé, d'après Sa'id ibn Abi Hilal, d'après Abu Hazim, d'après Sahl ibn Sa'd, qu'il a dit : « Par Allah, l'un de nous s'abstenait de faire quelque chose avec sa femme, alors qu'il était avec elle sous un même vêtement, par crainte qu'une révélation du Coran ne descende à son sujet. » Abu Dawud a dit : Muhammad ibn al-'Ala' nous a raconté, Ibn Idris nous a raconté, 'Asim ibn Kulayb nous a raconté d'après son père, d'après un homme des Ansar, qui a dit : « Nous sortîmes avec le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) pour un enterrement. Je vis le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) debout sur la tombe, recommandant au fossoyeur : 'Élargis du côté de ses pieds, élargis du côté de sa tête.' Quand il revint, une femme l'invita. Il vint, on apporta de la nourriture, il y posa sa main, et les gens posèrent leurs mains et mangèrent. Nos pères regardèrent le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) mâcher une bouchée dans sa bouche, puis il dit : 'Je sens la chair d'un mouton pris sans la permission de ses propriétaires.' La femme envoya dire : 'Ô Messager d'Allah, j'ai envoyé quelqu'un à al-Baqi' 3 pour m'acheter un mouton, mais on n'en a pas trouvé. J'ai alors envoyé chez un voisin qui avait acheté un mouton pour qu'il me l'envoie contre son prix, mais on ne l'a pas trouvé. J'ai envoyé à sa femme, et elle me l'a envoyé.' Le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) dit : 'Donne-le à manger aux captifs.' » Chapitre sur l'ordre des annonces des choses cachées futures après lui (paix et bénédiction sur lui). Il est établi dans le Sahih d'al-Bukhari et de Muslim, d'après le hadith d'al-A'mash, d'après Abu Wa'il, d'après Hudhayfa ibn al-Yaman, qui a dit : « Le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) se tint parmi nous dans une station où il ne laissa rien jusqu'à l'Heure 4 sans le mentionner. Celui qui l'a su l'a su, celui qui l'a ignoré l'a ignoré. Il m'arrivait de voir une chose que j'avais oubliée, et je la reconnaissais comme un homme reconnaît un homme qu'il a vu après une absence. » 5 Al-Bukhari a dit : Yahya ibn Musa nous a raconté, al-Walid nous a raconté, Ibn Jabir m'a raconté, Bishr ibn 'Ubayd Allah al-Hadrami m'a raconté, Abu Idris al-Khawlani m'a raconté qu'il a entendu Hudhayfa ibn al-Yaman dire : « Les gens interrogeaient le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) sur le bien, mais moi je l'interrogeais sur le mal, de peur qu'il ne m'atteigne. Je dis : 'Ô Messager d'Allah, nous étions dans l'ignorance et le mal, puis Allah nous a apporté ce bien. Y aura-t-il après ce bien un mal ?' Il dit : 'Oui.' Je dis : 'Et après ce mal, y aura-t-il un bien ?' Il dit : 'Oui, mais avec de la fumée.' Je dis : 'Quelle est sa fumée ?' Il dit : 'Un peuple qui guide sans ma guidance, on reconnaît chez eux et on désapprouve.' Je dis : 'Y aura-t-il après ce bien un mal ?' Il dit : 'Oui, des prédicateurs aux portes de l'Enfer : quiconque leur répond les y précipite.' Je dis : 'Ô Messager d'Allah, décris-les nous.' Il dit : 'Ils sont de notre peau et parlent notre langue.' Je dis : 'Que m'ordonnes-tu si cela m'atteint ?' Il dit : 'Attache-toi à la communauté des musulmans et à leur imam.' Je dis : 'Et s'il n'y a ni communauté ni imam ?' Il dit : 'Alors éloigne-toi de toutes ces factions, même si tu dois mordre la racine d'un arbre jusqu'à ce que la mort te surprenne dans cet état.' » Al-Bukhari et Muslim l'ont aussi rapporté d'après Muhammad ibn al-Muthanna, d'après al-Walid, d'après 'Abd ar-Rahman ibn Yazid, d'après Jabir. Al-Bukhari a dit : Muhammad ibn al-Muthanna nous a raconté, Yahya ibn Sa'id nous a raconté d'après Isma'il, d'après Qays, d'après Hudhayfa, qui a dit : « Mes compagnons ont appris le bien, et j'ai appris le mal. » Al-Bukhari l'a rapporté seul. Dans le Sahih de Muslim, d'après le hadith de Shu'ba, d'après 'Adi ibn Thabit, d'après 'Abdullah ibn Yazid, d'après Hudhayfa, qui a dit : « Le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) m'a informé de ce qui arrivera jusqu'à l'Heure, sauf que je ne lui ai pas demandé ce qui fera sortir les habitants de Médine de Médine. » Dans le Sahih de Muslim, d'après le hadith de 'Ali ibn Ahmar, d'après Abu Yazid 'Amr ibn Akhtab, qui a dit : « Le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) nous a informés de ce qui fut et de ce qui sera jusqu'au Jour de la Résurrection. Le plus savant d'entre nous est le plus mémorisant. » Dans un autre hadith : « Jusqu'à ce que les gens du Paradis entrent au Paradis et les gens de l'Enfer en Enfer. » Le hadith de Khabbab ibn al-Aratt a déjà été mentionné : « Par Allah, Allah parachèvera cette affaire, mais vous vous hâtez. » De même, le hadith de 'Adi ibn Hatim à ce sujet. Allah Très-Haut a dit : « Pour le faire triompher sur toute religion » 6 et Il a dit : « Allah a promis à ceux d'entre vous qui ont cru et fait de bonnes œuvres qu'Il les fera succéder sur la terre » 7 jusqu'à la fin du verset. Dans le Sahih de Muslim, d'après le hadith d'Abu Nadra, d'après Abu Sa'id, qui a dit : Le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) a dit : « La vie d'ici-bas est douce et verdoyante. Allah vous y fait succéder pour voir comment vous agissez. Méfiez-vous de la vie d'ici-bas et méfiez-vous des femmes, car la première tentation des fils d'Israël fut à cause des femmes. » 8 Dans un autre hadith : « Je n'ai laissé après moi de tentation plus nuisible aux hommes que les femmes. » Dans les deux Sahih, d'après le hadith d'az-Zuhri, d'après 'Urwa ibn al-Miswar, d'après 'Amr ibn 'Awf, et il mentionna l'histoire de l'envoi d'Abu 'Ubayda à Bahreïn. Il dit : « Le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) a dit : 'Réjouissez-vous et espérez ce qui vous réjouit. Par Allah, ce n'est pas la pauvreté que je crains pour vous, mais je crains que la vie d'ici-bas ne soit déployée pour vous comme elle le fut pour ceux d'avant vous, que vous ne la convoitiez comme ils l'ont convoitée, et qu'elle ne vous perde comme elle les a perdus.' » 9 Dans les deux Sahih, d'après le hadith de Sufyan ath-Thawri, d'après Muhammad ibn al-Munkadir, d'après Jabir, qui a dit : Le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) a dit : « Avez-vous des tapis ? » Je dis : « Ô Messager d'Allah, comment aurions-nous des tapis ? » Il dit : « Eh bien, vous en aurez. » Jabir dit : « Je dis à ma femme : 'Éloigne de moi tes tapis.' Elle dit : 'Le Messager d'Allah n'a-t-il pas dit que vous en aurez ?' Alors je les laissai. » 10

Dans les deux Sahîh 11, les Musnads 12, les Sunan 13 et autres, d'après le hadith de Hichâm ibn 'Urwa, d'après son père, d'après 'Abdullah ibn az-Zubayr, d'après Sufyân ibn Abî Zuhayr, qui a dit : « Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) a dit : "Le Yémen sera conquis, puis viendront des gens qui s'éparpilleront et emmèneront leurs familles et ceux qui leur obéissent, alors que Médine est meilleure pour eux, s'ils savaient." » 14 De même, un grand nombre de gens l'ont rapporté d'après Hichâm ibn 'Urwa. Le Hâfiz 15 Ibn 'Asâkir l'a attribué 16 d'après le hadith de Mâlik, Sufyân ibn 'Uyayna, Ibn Jurayj, Abû Mu'âwiya, Mâlik ibn Sa'd ibn al-Hasan, Abû Damra Anas ibn 'Iyâd, 'Abd al-'Azîz ibn Abî Hâzim, Salama ibn Dînâr et Jarîr ibn 'Abd al-Hamîd. Ahmad l'a rapporté d'après Yûnus, d'après Hammâd ibn Zayd, d'après Hichâm ibn 'Urwa ; et 'Abd ar-Razzâq, d'après Ibn Jurayj, d'après Hichâm ; et d'après le hadith de Mâlik, d'après Hichâm, de manière similaire. Puis Ahmad a rapporté d'après Sulaymân ibn Dâwûd al-Hâshimî, d'après Ismâ'îl ibn Ja'far : « Yazîd ibn Husayfa m'a informé que Bishr ibn Sa'îd l'a informé qu'il a entendu dans une assemblée des Mecquois mentionner que Sufyân les avait informés », et il a mentionné une histoire dans laquelle le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) lui a dit : « Il se peut que la Syrie soit conquise, puis des hommes de ce pays — c'est-à-dire Médine — viendront à elle, et leurs demeures et leur aisance les émerveilleront, alors que Médine est meilleure pour eux, s'ils savaient. Puis l'Irak sera conquis, puis viendront des gens qui s'élanceront et emmèneront leurs familles et ceux qui leur obéissent, alors que Médine est meilleure pour eux, s'ils savaient. » Ibn Khuzayma l'a rapporté par la voie d'Ismâ'îl. Le Hâfiz Ibn 'Asâkir l'a rapporté d'après le hadith d'Abû Dharr, d'après le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue), de manière similaire, ainsi que le hadith d'Ibn Hawâla. En témoigne : « La Syrie refusera son mudd 17 et son dînâr, l'Irak refusera son dirham et son qafîz 18, l'Égypte refusera son irdabb 19 et son dînâr, et vous reviendrez d'où vous êtes partis. » Ceci se trouve dans le Sahîh. De même, le hadith des mîqât 20 pour les gens de Syrie et du Yémen, qui se trouve dans les deux Sahîh ; et chez Muslim : « Le mîqât des gens d'Irak. » En témoigne également le hadith : « Quand Kisrâ 21 périra, il n'y aura plus de Kisrâ après lui ; quand César périra, il n'y aura plus de César après lui. Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, vous dépenserez leurs trésors dans le sentier de Dieu (Puissant et Majestueux). » Dans le Sahîh d'al-Bukhârî, d'après le hadith d'Abû Idrîs al-Khawlânî, d'après 'Awf ibn Mâlik, qui a dit : « Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) a dit lors de l'expédition de Tabûk : "Compte six choses avant l'Heure" », et il mentionna sa mort (que la paix soit sur lui), puis la conquête de Jérusalem, puis la mort — c'est-à-dire l'épidémie —, puis l'abondance des richesses, puis une tentation, puis une trêve entre les musulmans et les Romains. Le hadith viendra plus tard. Dans le Sahîh de Muslim, d'après le hadith de 'Abd ar-Rahmân ibn Shumâsa, d'après Abû Dharr, qui a dit : « Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) a dit : "Vous conquérirez une terre où l'on mentionne le qîrât 22 ; recommandez-vous les uns aux autres de bien traiter ses habitants, car ils ont un pacte et un lien de parenté. Si tu vois deux hommes se disputer pour l'emplacement d'une brique, sors-en." » Il dit : « Il passa près de Rabî'a et de 'Abd ar-Rahmân ibn Shurahbîl ibn Hasana qui se disputaient pour l'emplacement d'une brique, et il en sortit » — c'est-à-dire les terres d'Égypte, sous l'autorité de 'Amr ibn al-'Âs en l'an vingt, comme cela viendra. Ibn Wahb a rapporté d'après Mâlik et al-Layth, d'après az-Zuhrî, d'après un fils de Ka'b ibn Mâlik, que le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) a dit : « Quand vous conquérirez l'Égypte, recommandez-vous les uns aux autres de bien traiter les Coptes, car ils ont un pacte et un lien de parenté. » Al-Bayhaqî l'a rapporté d'après le hadith d'Ishâq ibn Râshid, d'après az-Zuhrî, d'après 'Abd ar-Rahmân ibn Ka'b ibn Mâlik, d'après son père. Ahmad ibn Hanbal a rapporté d'après Sufyân ibn 'Uyayna qu'on l'interrogea sur Sa parole : « un pacte et un lien de parenté », et il dit : « Parmi les gens, certains disent que la mère d'Ismaël — Hâjar — était copte, et d'autres disent que c'était la mère d'Abraham. » Je dis : « Le correct, sans aucun doute, est qu'elles étaient toutes deux coptes, comme nous l'avons déjà mentionné 23. » Le sens de Sa parole « un pacte » fait référence au cadeau d'al-Muqawqis 24 au Prophète et à son acceptation de cela, ce qui est une sorte de pacte et de trêve. Dieu Très-Haut sait mieux. A déjà été mentionné ce qu'al-Bukhârî a rapporté d'après le hadith de Muhill ibn Khalîfa, d'après 'Adî ibn Hâtim, concernant la conquête des trésors de Kisrâ, la propagation de la sécurité et l'abondance des richesses au point que personne ne les accepte. Dans le hadith, 'Adî a assisté à la conquête et a vu la femme en palanquin voyager d'al-Hîra à La Mecque sans craindre personne d'autre que Dieu. Il dit : « Si vous vivez assez longtemps, vous verrez ce qu'Abû al-Qâsim (que Dieu prie sur lui et le salue) a dit, à savoir l'abondance des richesses au point que personne ne les accepte. » Al-Bayhaqî a dit : « Cela a eu lieu à l'époque de 'Umar ibn 'Abd al-'Azîz. » Je dis : « Il est possible que cela soit reporté à l'époque du Mahdî 25, comme cela est venu dans sa description, ou à l'époque de la descente de Jésus fils de Marie (que la paix soit sur lui) après qu'il aura tué l'Antéchrist, car il est rapporté dans le Sahîh qu'il tuera le porc, brisera la croix, et les richesses abonderont au point que personne ne les acceptera. Dieu Très-Haut sait mieux. Dans le Sahîh de Muslim, d'après le hadith d'Ibn Abî Dhi'b, d'après Muhâjir ibn Mismâr, d'après 'Âmir ibn Sa'd, d'après Jâbir ibn Samura, qui a dit : « J'ai entendu le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) dire : "Cette religion ne cessera d'être établie tant qu'il y aura douze califes, tous issus de Quraysh. Puis des menteurs apparaîtront avant l'Heure, et un groupe de musulmans conquerra le trésor du Palais Blanc, le palais de Kisrâ. Et je serai votre précurseur au Bassin." » Le hadith a le même sens. A déjà été mentionné le hadith de 'Abd ar-Razzâq, d'après Ma'mar, d'après Hammâm, d'après Abû Hurayra, remontant au Prophète : « Quand César périra, il n'y aura plus de César après lui ; quand Kisrâ périra, il n'y aura plus de Kisrâ après lui. Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, vous dépenserez leurs trésors dans le sentier de Dieu (Puissant et Majestueux). » Les deux l'ont rapporté. Al-Bayhaqî a dit : « On entend par là la disparition du royaume de César de Syrie, et il n'y restera pas de son royaume sur les Romains, selon la parole du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) lorsqu'il a honoré son livre : "Que son royaume soit affermi." Quant au royaume de Perse, il a disparu complètement, selon Sa parole : "Que Dieu déchire son royaume." Abû Dâwûd a rapporté d'après Muhammad ibn 'Ubayd, d'après Hammâd, d'après Yûnus, d'après al-Hasan, que 'Umar ibn al-Khattâb... » Nous avons rapporté par une autre voie, d'après 'Umar ibn al-Khattâb (que Dieu l'agrée), que lorsqu'on apporta la fourrure de Kisrâ, son épée, sa ceinture, sa couronne et ses deux bracelets, il revêtit tout cela à Surâqa ibn Mâlik ibn Ju'shum et dit : « Dis : Louange à Dieu qui a revêtu les vêtements de Kisrâ à un homme bédouin du désert. » Ash-Shâfi'î a dit : « Il ne l'en a revêtu que parce que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) a dit à Surâqa — en regardant ses avant-bras — : "Il me semble que tu porteras les deux bracelets de Kisrâ." Dieu sait mieux. Sufyân ibn 'Uyayna a dit, d'après Ismâ'îl ibn Abî Khâlid, d'après Qays ibn Abî Hâzim, d'après 'Adî ibn Hâtim, qui a dit : « Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) a dit : "Al-Hîra m'a été représentée comme des crocs de chiens, et vous la conquérirez." Un homme se leva et dit : "Ô Messager de Dieu, donne-moi sa fille Nafîla." Il dit : "Elle est à toi." On la lui donna. Son père vint et dit : "La vends-tu ?" Il dit : "Oui." Il dit : "À quel prix ? Fixe ce que tu veux." Il dit : "Mille dirhams." Il dit : "Je l'ai prise." On lui dit : "Si tu avais dit trente mille, il l'aurait prise." Il dit : "Y a-t-il un nombre plus grand que mille ?" »

L'imam Ahmad a dit : 'Abd al-Rahman ibn Mahdi nous a rapporté, d'après Mu'awiya, d'après Damra ibn Habib, que Ibn Zughb al-Iyadi lui a raconté : J'étais descendu chez 'Abd Allah ibn Hawala al-Azdi, qui me dit : Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) nous avait envoyés autour de Médine, à pied, pour faire une razzia 26. Nous revînmes sans avoir rien pris, et il vit l'épuisement sur nos visages. Il se leva parmi nous et dit : « Ô Dieu, ne me les confie pas, car je serais faible ; ne les confie pas à eux-mêmes, car ils en seraient incapables ; ne les confie pas aux gens, car ils les domineraient 27. » Puis il dit : « Le Sham 28, le Rum 29 et la Perse vous seront certainement conquis — ou le Rum et la Perse — jusqu'à ce que l'un de vous possède tant et tant de chameaux, tant et tant de bovins, tant et tant de moutons, et jusqu'à ce que l'on donne à l'un de vous cent dinars et qu'il les refuse. » Puis il posa sa main sur ma tête — ou sur mon crâne — et dit : « Ô Ibn Hawala, quand tu verras le califat descendre dans la Terre Sainte 30, alors les tremblements de terre, les calamités et les grandes affaires seront proches, et l'Heure, ce jour-là, sera plus proche des gens que ma main de ta tête. » 31 Abu Dawud l'a rapporté d'après le hadith de Mu'awiya ibn Salih. Ahmad a dit : Haywa ibn Shurayh et Yazid ibn 'Abd Rabbih nous ont rapporté, tous deux disant : Baqiyya nous a rapporté, d'après Bujayr ibn Sa'd, d'après Khalid ibn Ma'dan, d'après Abu Qafila, d'après Ibn Hawala, qu'il a dit : Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) a dit : « La situation évoluera jusqu'à ce qu'il y ait des armées enrégimentées : une armée au Sham, une armée au Yémen, une armée en Irak. » Ibn Hawala dit : « Choisis pour moi, ô Messager de Dieu, si je suis encore là. » Il dit : « Tiens-toi au Sham, car c'est l'élite 32 de Dieu parmi Ses terres ; Il y attire l'élite de Ses serviteurs. Si vous refusez, alors tenez-vous à votre Yémen et abreuvez-vous à ses citernes 33, car Dieu s'est porté garant pour moi du Sham et de ses habitants. » 34 C'est ainsi qu'Abu Dawud l'a rapporté d'après Haywa ibn Shurayh. Ahmad l'a aussi rapporté d'après 'Isam ibn Khalid et 'Ali ibn 'Abbas, tous deux d'après Jarir ibn 'Uthman, d'après Sulayman ibn Samir, d'après 'Abd Allah ibn Hawala, et il a mentionné quelque chose de similaire. Al-Walid ibn Muslim al-Dimashqi l'a rapporté d'après Sa'id ibn 'Abd al-'Aziz, d'après Makhul, et Rabi'a ibn Yazid, d'après Abu Idris, d'après 'Abd Allah ibn Hawala. Al-Bayhaqi a dit : Abu al-Husayn ibn al-Fadl al-Qattan nous a informés, 'Abd Allah ibn Ja'far nous a informés, Ya'qub ibn Sufyan nous a rapporté, 'Abd Allah ibn Yusuf nous a rapporté, Yahya ibn Hamza nous a rapporté, Abu 'Alqama — Nasr ibn 'Alqama — m'a rapporté, remontant le hadith jusqu'à Jubayr ibn Nufayr. Il a dit : 'Abd Allah ibn Hawala a dit : Nous étions chez le Messager de Dieu et nous nous plaignîmes à Lui de la nudité, de la pauvreté et du manque de biens. Il dit : « Réjouissez-vous ! Par Dieu, j'ai plus peur pour vous de l'abondance des biens que de leur pénurie. Par Dieu, cette affaire 35 ne cessera d'être parmi vous jusqu'à ce que Dieu vous conquière la terre du Sham — ou dit-il : la terre de Perse, la terre du Rum et la terre de Himyar 36 — et jusqu'à ce que vous deveniez trois armées : une armée au Sham, une armée en Irak et une armée au Yémen, et jusqu'à ce que l'on donne à l'homme cent [dinars] et qu'il les refuse. » Ibn Hawala dit : Je dis : « Ô Messager de Dieu, qui peut supporter le Sham alors que s'y trouvent les Rum aux longues cornes 37 ? » Il dit : « Par Dieu, Dieu vous le conquerra et vous y établira comme successeurs, au point que la troupe blanche d'entre eux, avec leurs tuniques de laine 31 et leurs manteaux 34, se tiendra debout devant le cavalier noir rasé 38 d'entre vous, exécutant tout ordre qu'il leur donne. » Et il mentionna le hadith. Abu 'Alqama a dit : J'ai entendu 'Abd al-Rahman ibn Mahdi dire : Les compagnons du Messager de Dieu reconnurent la description de ce hadith chez Jaz' ibn Suhayl al-Sulami, qui était alors au service des Perses 39. Quand ils revenaient à la mosquée, ils le regardaient, lui et eux debout autour de lui, et s'émerveillaient de la description du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) à son sujet et à leur sujet. Ahmad a dit : Hajjaj nous a rapporté, al-Layth ibn Sa'd nous a rapporté, Yazid ibn Abi Habib m'a rapporté, d'après Rabi'a ibn Laqit al-Najibi, d'après 'Abd Allah ibn Hawala al-Azdi, que le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) a dit : « Quiconque échappe à trois choses a échappé. » Ils dirent : « Quoi donc, ô Messager de Dieu ? » Il dit : « Ma mort, le combat contre un calife patient dans la vérité 40 qui la donne, et l'Antéchrist 41. » 38 Ahmad a dit : Isma'il ibn Ibrahim nous a rapporté, al-Jurayri nous a rapporté, d'après 'Abd Allah ibn Shaqiq, d'après 'Abd Allah ibn Hawala, qui a dit : Je vins trouver le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) alors qu'il était assis à l'ombre de Duma 42, et il avait auprès de lui un scribe à qui il dictait. Il dit : « Ne t'inscrivons-nous pas, ô Ibn Hawala ? » Je dis : « Pour quoi, ô Messager de Dieu ? » Il se détourna de moi et se pencha sur son scribe en dictant. Puis il dit : « Ne t'inscrivons-nous pas, ô Ibn Hawala ? » Je dis : « Je ne sais ce que Dieu et Son Messager ont choisi pour moi. » Il se détourna de moi et se pencha sur son scribe en dictant. Puis il dit : « Ne t'inscrivons-nous pas, ô Ibn Hawala ? » Je dis : « Je ne sais ce que Dieu et Son Messager ont choisi pour moi. » Il se détourna de moi et se pencha sur son scribe en dictant. Il dit : Je regardai et voilà que dans l'écrit se trouvait 'Umar. Je dis : « 'Umar n'est inscrit que pour un bien. » Puis il dit : « T'inscrivons-nous, ô Ibn Hawala ? » Je dis : « Oui. » Il dit : « Ô Ibn Hawala, comment feras-tu lors d'une sédition 43 qui surgira aux confins de la terre, comme des cornes de bœufs 44 ? » Je dis : « Je ne sais ce que Dieu et Son Messager ont choisi pour moi. » Il dit : « Comment feras-tu lors d'une autre qui surgira après elle, telle que la première, comparée à elle, n'est qu'un gonflement de lièvre 45 ? » Je dis : « Je ne sais ce que Dieu et Son Messager ont choisi pour moi. » Il dit : « Cherchez celui-ci. » Il dit : Or, un homme s'en allait à ce moment-là. Il dit : Je partis en courant, je saisis son épaule et je tournai son visage vers le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue), et je dis : « Celui-ci ? » Il dit : « Oui. » Il dit : Et voilà que c'était 'Uthman ibn 'Affan (que Dieu l'agrée). 40 Il est établi dans le Sahih de Muslim, d'après le hadith de Yahya ibn Adam, d'après Zuhayr ibn Mu'awiya, d'après Sahl, d'après son père, d'après Abu Hurayra, qui a dit : Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) a dit : « L'Irak sera privé de son dirham et de son qafiz 46 ; le Sham sera privé de son mudd 47 et de son dinar ; l'Égypte sera privée de son ardeb 48 et de son dinar ; et vous reviendrez d'où vous êtes partis, et vous reviendrez d'où vous êtes partis, et vous reviendrez d'où vous êtes partis. » La chair et le sang d'Abu Hurayra en témoignent. Yahya ibn Adam et d'autres savants ont dit : Ceci fait partie des preuves de la prophétie, car il a annoncé ce que 'Umar avait imposé comme dirhams et qafiz sur la terre d'Irak, et ce qu'il avait imposé comme tribut au Sham et en Égypte, avant même que cela n'existe. Que les prières et la paix de Dieu soient sur lui. Les gens ont divergé sur le sens de sa parole (sur lui la paix) : « L'Irak sera privé... » Certains ont dit : Cela signifie qu'ils embrasseront l'Islam et que le tribut leur sera supprimé. Al-Bayhaqi a privilégié cette interprétation. D'autres ont dit : Cela signifie qu'ils se détourneront de l'obéissance et ne paieront pas le tribut imposé. C'est pourquoi il a dit : « et vous reviendrez d'où vous êtes partis », c'est-à-dire vous retournerez à ce que vous étiez avant cela. Comme il est établi dans le Sahih de Muslim : « L'Islam a commencé étranger et il redeviendra étranger ; bienheureux sont les étrangers. » Cette opinion est appuyée par ce qu'a rapporté l'imam Ahmad : Isma'il nous a rapporté, d'après al-Jurayri, d'après Abu Nasra, qui a dit : Nous étions chez Jabir ibn 'Abd Allah, et il dit : « Il se peut que les gens d'Irak ne reçoivent plus ni qafiz ni dirham. » Nous dîmes : « D'où cela ? » Il dit : « De la part des Perses, ils les en empêcheront. » Puis il dit : « Il se peut que les gens du Sham ne reçoivent plus ni dinar ni mudd. » Nous dîmes : « D'où cela ? » Il dit : « De la part des Rum, ils les en empêcheront. » Il dit : Puis il se tut un moment, puis dit : Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) a dit : « À la fin de ma communauté, il y aura un calife qui distribuera l'argent à pleines poignées, sans le compter. » Al-Jurayri dit : Je dis à Abu Nasra et Abu al-'Ala' : « Pensez-vous qu'il s'agisse de 'Umar ibn 'Abd al-'Aziz ? » Ils dirent : « Non. » 41

Et Muslim l'a rapporté d'après le hadith d'Ismāʿīl ibn Ibrāhīm ibn ʿUlayya et ʿAbd al-Wahhāb al-Thaqafī, tous deux d'après Saʿīd ibn Iyās al-Jurayrī, d'après Abū Naḍra al-Mundhir ibn Mālik ibn Quṭʿa al-ʿAbdī, d'après Jābir, comme précédemment. Et il est étonnant que le Ḥāfiẓ Abū Bakr al-Bayhaqī s'en soit servi comme argument pour ce qu'il a privilégié parmi les deux opinions précédentes ; mais sa démarche est sujette à examen, et l'apparent est contraire. Et il est établi dans les deux Ṣaḥīḥ 49 par plusieurs voies que le Messager d'Allāh, qu'Allāh prie sur lui et le salue, a fixé pour les gens de Médine Dhū l-Ḥulayfa, pour les gens du Shām al-Juḥfa, et pour les gens du Yémen Yalamlam. Et dans le Ṣaḥīḥ de Muslim, d'après Jābir : « Et pour les gens de l'Irak Dhāt ʿIrq. » Ceci fait partie des preuves de la prophétie, puisqu'il a annoncé ce qui est arrivé concernant le pèlerinage des gens du Shām, du Yémen et de l'Irak — que les prières et les saluts d'Allāh soient sur lui. Et dans les deux Ṣaḥīḥ, d'après le hadith de Sufyān ibn ʿUyayna, d'après ʿAmr ibn Dīnār, d'après Jābir, d'après Abū Saʿīd, qui a dit : Le Messager d'Allāh, qu'Allāh prie sur lui et le salue, a dit : « Il viendra un temps où des groupes d'hommes partiront en expédition, et on leur dira : “Y a-t-il parmi vous quelqu'un qui a accompagné le Messager d'Allāh, qu'Allāh prie sur lui et le salue ?” On répondra : “Oui”, et Allāh leur accordera la victoire 50. Puis il viendra un temps où des groupes d'hommes partiront en expédition, et on leur dira : “Y a-t-il parmi vous quelqu'un qui a accompagné les Compagnons du Messager d'Allāh, qu'Allāh prie sur lui et le salue ?” On répondra : “Oui”, et la victoire leur sera accordée. Puis il viendra un temps où des groupes d'hommes partiront en expédition, et on leur dira : “Y a-t-il parmi vous quelqu'un qui a accompagné ceux qui les ont accompagnés ?” On répondra : “Oui”, et Allāh leur accordera la victoire. » Et il est établi dans les deux Ṣaḥīḥ, d'après le hadith de Thawr ibn Zayd, d'après Abū l-Ghayth, d'après Abū Hurayra, qui a dit : Nous étions assis auprès du Messager d'Allāh, qu'Allāh prie sur lui et le salue, lorsque la sourate al-Jumuʿa fut révélée sur lui : « et d'autres parmi eux qui ne les ont pas encore rejoints » 51. Un homme demanda : « Qui sont-ils, ô Messager d'Allāh ? » Il posa alors sa main sur Salmān al-Fārisī et dit : « Si la foi était aux Pléiades, des hommes de ceux-ci l'atteindraient. » Et il en fut ainsi comme il l'avait annoncé, que la paix soit sur lui. Et le Ḥāfiẓ al-Bayhaqī a rapporté d'après le hadith de Muḥammad ibn ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAwf, d'après ʿAbd Allāh ibn Bishr, qui a dit : Le Messager d'Allāh, qu'Allāh prie sur lui et le salue, a dit : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, la Perse et Rome seront conquises pour vous, jusqu'à ce que la nourriture abonde et que le nom d'Allāh, Puissant et Majestueux, n'y soit plus mentionné. » Et l'Imām Aḥmad, al-Bayhaqī, Ibn ʿAdī et plusieurs autres ont rapporté d'après le hadith d'Aws ibn ʿAbd Allāh ibn Yazīd, d'après son frère Sahl, d'après son père ʿAbd Allāh ibn Burayda ibn al-Khuṣayb, remontant jusqu'au Prophète : « Des expéditions seront envoyées ; sois dans l'expédition du Khurāsān, puis habite la ville de Marw, car Dhū l-Qarnayn l'a construite et a invoqué la bénédiction sur elle, et il a dit : “Aucun mal n'atteindra ses habitants” 52. » Ce hadith est compté parmi les hadiths rares du Musnad 53, et certains le considèrent comme forgé. Allāh sait mieux. Et le hadith d'Abū Hurayra a déjà été mentionné, par toutes ses voies, concernant le combat contre les Turcs ; cela s'est produit exactement comme il l'avait annoncé, et cela se produira encore. Et dans le Ṣaḥīḥ d'al-Bukhārī, d'après le hadith de Shuʿba, d'après Qurāb al-Qazzāz, d'après Abū Ḥāzim, d'après Abū Hurayra, d'après le Messager d'Allāh, qu'Allāh prie sur lui et le salue, qui a dit : « Les Enfants d'Israël étaient gouvernés par les prophètes ; chaque fois qu'un prophète mourait, un autre lui succédait. Et il n'y aura pas de prophète après moi, mais il y aura des califes, et ils seront nombreux. » Ils dirent : « Que nous ordonnes-tu, ô Messager d'Allāh ? » Il dit : « Respectez le serment d'allégeance au premier puis au suivant, et donnez-leur leur droit, car Allāh leur demandera compte de ce dont Il les a chargés 54. » Et dans le Ṣaḥīḥ de Muslim, d'après le hadith d'Abū Rāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn Masʿūd, qui a dit : Le Messager d'Allāh, qu'Allāh prie sur lui et le salue, a dit : « Il n'y a pas eu de prophète sans qu'il ait des apôtres 55 qui suivent sa guidance et se conforment à sa Sunna. Puis après eux viendront des successeurs 56 qui diront ce qu'ils ne font pas et feront ce qui est blâmable 57. » Et le Ḥāfiẓ al-Bayhaqī a rapporté d'après le hadith de ʿAbd Allāh ibn al-Ḥārith ibn Muḥammad ibn Ḥāṭib al-Jumaḥī, d'après Ismāʿīl ibn Abī Ṣāliḥ, d'après son père, d'après Abū Hurayra, qui a dit : Le Messager d'Allāh, qu'Allāh prie sur lui et le salue, a dit : « Après les prophètes viendront des califes qui agiront selon le Livre d'Allāh et seront justes dans l'adoration d'Allāh. Puis après les califes viendront des rois qui prendront les représailles, tueront les hommes et s'approprieront les biens. Celui qui change par sa main [le fait], celui qui change par sa langue [le fait], et il n'y a rien au-delà de cela comme foi. » Et Abū Dāwūd al-Ṭayālisī a dit : Jarīr ibn Ḥāzim nous a rapporté d'après Layth, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn Sābiṭ, d'après Abū Thaʿlaba al-Khushanī, d'après Abū ʿUbayda ibn al-Jarrāḥ et Muʿādh ibn Jabal, d'après le Prophète, qu'Allāh prie sur lui et le salue, qui a dit : « Allāh a commencé cette affaire comme prophétie et miséricorde, puis elle sera un califat et une miséricorde, puis une royauté tyrannique, puis une domination orgueilleuse et une corruption dans la communauté, où ils rendront licites les relations sexuelles illicites, le vin et la soie ; ils seront secourus pour cela et recevront leur subsistance jusqu'à ce qu'ils rencontrent Allāh, Puissant et Majestueux. » Tout cela est arrivé. Et dans le hadith rapporté par l'Imām Aḥmad, Abū Dāwūd, al-Tirmidhī — qui l'a jugé bon — et al-Nasā'ī, d'après le hadith de Saʿīd ibn Juhmān, d'après Safīna, l'affranchi du Messager d'Allāh, que le Messager d'Allāh, qu'Allāh prie sur lui et le salue, a dit : « Le califat après moi durera trente ans, puis ce sera une royauté. » Et dans une autre version : « Puis Allāh donnera Sa royauté à qui Il veut. » Et il en fut exactement ainsi : le califat d'Abū Bakr, qu'Allāh l'agrée, dura deux ans et quatre mois moins dix nuits ; le califat de ʿUmar dura dix ans, six mois et quatre jours ; le califat de ʿUthmán dura douze ans moins douze jours ; et le califat de ʿAlī ibn Abī Ṭālib dura cinq ans moins deux mois. Je dis : Le complément des trente ans est le califat d'al-Ḥasan ibn ʿAlī, environ six mois, jusqu'à ce qu'il y renonce en faveur de Muʿāwiya en l'an 40 de l'Hégire, comme cela sera expliqué et détaillé. Et Yaʿqūb ibn Sufyān a dit : Muḥammad ibn Fuḍayl m'a rapporté, Muʾammal nous a rapporté, Ḥammād ibn Salama nous a rapporté d'après ʿAlī ibn Zayd, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn Abī Bakra, qui a dit : J'ai entendu le Messager d'Allāh, qu'Allāh prie sur lui et le salue, dire : « Le califat de la prophétie dure trente ans, puis Allāh donne Sa royauté à qui Il veut. » Alors Muʿāwiya dit : « Nous sommes satisfaits de la royauté. » Ce hadith constitue une réfutation claire des Rāfiḍa 58 qui nient le califat des trois [premiers califes], et des Nāṣiba 59 des Banū Umayya et de ceux qui les ont suivis parmi les gens du Shām, qui nient le califat de ʿAlī ibn Abī Ṭālib. Si l'on dit : Comment concilier ce hadith de Safīna avec le hadith précédent de Jābir ibn Samura dans le Ṣaḥīḥ de Muslim : « Cette religion ne cessera d'être établie tant qu'il y aura parmi les gens douze califes, tous issus de Quraysh » ? La réponse est : Certains ont dit que la religion n'a cessé d'être établie jusqu'à ce que douze califes aient gouverné, puis il y eut du désordre après eux à l'époque des Banū Umayya. D'autres ont dit que ce hadith contient une bonne annonce de l'existence de douze califes justes issus de Quraysh, même s'ils ne se succèdent pas continuellement. En effet, le califat continu après la prophétie s'est produit en trente ans, puis après cela il y eut des califes bien guidés, parmi lesquels ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz ibn Marwān ibn al-Ḥakam al-Umawī, qu'Allāh l'agrée. Plusieurs imams ont attesté de son califat, de sa justice et du fait qu'il fait partie des califes bien guidés, au point qu'Aḥmad ibn Ḥanbal, qu'Allāh l'agrée, a dit : « La parole d'aucun des Successeurs 60 n'est une preuve, sauf celle de ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz. » Et certains ont mentionné parmi eux le Mahdī 61 ʿAbbāsside, et le Mahdī annoncé dont l'existence est promise à la fin des temps, qui est également issu d'eux, selon le texte qui établit qu'il est de la maison [du Prophète] ; son nom est Muḥammad ibn ʿAbd Allāh, et ce n'est pas l'attendu dans la cave de Sāmarrā 62, car celui-ci n'existe pas du tout ; seuls les ignorants parmi les Rāfiḍa l'attendent.

Il est rapporté dans les deux Sahîh 63 d'après le hadith d'az-Zuhrî, d'après 'Urwa, d'après 'A'isha, que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « J'ai failli appeler ton père et ton frère et écrire un écrit afin que nul ne dise ou ne souhaite [quelque chose] », puis le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Allah et les croyants n'acceptent qu'Abû Bakr. » Et c'est ainsi que cela s'est produit : Allah l'a investi et les croyants lui ont prêté allégeance, comme cela a été mentionné précédemment. Dans le Sahîh d'al-Bukhârî, une femme a dit : « Ô Messager d'Allah, que penses-tu si je viens et ne te trouve pas ? » – comme si elle faisait allusion à la mort – il a dit : « Si tu ne me trouves pas, va trouver Abû Bakr. » Il est établi dans les deux Sahîh d'après le hadith d'Ibn 'Umar et d'Abû Hurayra que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Pendant que je dormais, je me suis vu près d'un puits. J'en ai puisé ce qu'Allah a voulu, puis Ibn Abî Quhâfa 64 l'a pris et en a puisé un ou deux seaux 65, et dans son puisage il y avait de la faiblesse – qu'Allah lui pardonne – puis Ibn al-Khattâb 66 l'a pris et cela est devenu un grand seau 67 ; je n'ai vu personne parmi les hommes, aussi génial soit-il, qui ait accompli un tel exploit, jusqu'à ce que les gens aient abreuvé leurs bêtes 68. » Ash-Shâfi'î (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Les rêves des prophètes sont une révélation. » Et sa parole : « dans son puisage il y avait de la faiblesse » fait référence à la brièveté de son règne, à la rapidité de sa mort et à son occupation par la guerre contre les apostats, ce qui l'a empêché d'atteindre les conquêtes qu'Umar ibn al-Khattâb a obtenues grâce à la longueur de son règne. Je dis : cela contient l'annonce de leur succession sur les gens, et cela s'est produit exactement comme il l'avait annoncé. C'est pourquoi il est rapporté dans un autre hadith, rapporté par Ahmad, at-Tirmidhî, Ibn Mâja et Ibn Hibbân d'après le hadith de Rib'î ibn Hirâsh d'après Hudhayfa ibn al-Yamân d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) qu'il a dit : « Suivez l'exemple de ceux qui viendront après moi : Abû Bakr et 'Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux). » At-Tirmidhî a dit : « Ce hadith est bon. » Et il a été rapporté d'après le hadith d'Ibn Mas'ûd d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Il a été mentionné précédemment, par la voie d'az-Zuhrî d'après un homme d'après Abû Dharr, le hadith de la glorification 69 des cailloux dans la main du Messager d'Allah, puis dans la main d'Abû Bakr, puis de 'Umar, puis de 'Uthmân, et sa parole (que la paix soit sur lui) : « Ceci est le califat de la prophétie. » Dans le Sahîh, d'après Abû Mûsâ, il a dit : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) entra dans un jardin et laissa pendre ses jambes dans le puits 70. Je me suis dit : 'Je serai aujourd'hui le gardien du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui).' Je m'assis derrière la porte. Un homme vint et dit : 'Ouvre !' Je dis : 'Qui es-tu ?' Il dit : 'Abû Bakr.' J'en informai le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), qui dit : 'Ouvre-lui et annonce-lui le Paradis.' Puis vint 'Umar, et il dit de même. Puis vint 'Uthmân, et il dit : 'Permets-lui et annonce-lui le Paradis, malgré une épreuve qui l'atteindra.' Il entra en disant : 'Allah est le Secoureur 71.' » Il est établi dans le Sahîh d'al-Bukhârî d'après le hadith de Sa'îd ibn Abî 'Arûba d'après Qatâda d'après Anas, il a dit : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) monta sur le mont Uhud avec Abû Bakr, 'Umar et 'Uthmân. La montagne trembla sous eux. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) frappa la montagne de son pied et dit : 'Sois stable, car il n'y a sur toi qu'un prophète, un véridique 72 et deux martyrs 73.' » 'Abd ar-Razzâq a dit : « Ma'mar nous a rapporté d'après Abû Hâzim d'après Sahl ibn Sa'd que le mont Hirâ' 74 trembla alors que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), Abû Bakr, 'Umar et 'Uthmân s'y trouvaient. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : 'Sois stable, il n'y a sur toi qu'un prophète, un véridique et deux martyrs.' » Ma'mar a dit : « J'ai entendu Qatâda rapporter la même chose d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). » Muslim a rapporté d'après Qutayba d'après ad-Darâwardî d'après Suhayl d'après son père d'après Abû Hurayra que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) se trouvait sur le mont Hirâ' avec Abû Bakr, 'Umar, 'Uthmân, 'Alî, Talha et az-Zubayr. Le rocher bougea, et le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Calme-toi, car il n'y a sur toi qu'un prophète, un véridique ou un martyr. » Ceci fait partie des preuves de la prophétie, car tous ces hommes ont obtenu le martyre, et le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a été distingué par les plus hauts degrés de la mission et de la prophétie, tandis qu'Abû Bakr a été distingué par les plus hauts degrés de la véridicité 75. Il est établi dans le Sahîh que les dix 76 ont reçu l'annonce du Paradis, ainsi que tous ceux qui ont assisté au serment d'allégeance d'ar-Ridwân 77 l'année d'al-Hudaybiyya, qui étaient au nombre de mille quatre cents, ou mille trois cents, ou mille cinq cents, et tous ont persévéré dans la droiture et la rectitude jusqu'à leur mort – qu'Allah soit satisfait d'eux tous. Il est établi dans le Sahîh d'al-Bukhârî que 'Ukâsha 78 a reçu l'annonce qu'il serait parmi les gens du Paradis, et il fut tué en martyr le jour de la bataille 79. Dans les deux Sahîh, d'après le hadith de Yûnus d'après az-Zuhrî d'après Sa'îd d'après Abû Hurayra, il a entendu le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dire : « Soixante-dix mille personnes de ma communauté entreront au Paradis sans jugement, leurs visages brilleront comme la lune la nuit de la pleine lune. » 'Ukâsha ibn Mihsan al-Asadî se leva, traînant une mante rayée 80 qu'il portait, et dit : « Ô Messager d'Allah, invoque Allah pour qu'Il me mette parmi eux. » Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Ô Allah, mets-le parmi eux. » Puis un homme des Ansâr 81 se leva et dit : « Ô Messager d'Allah, invoque Allah pour qu'Il me mette parmi eux. » Il dit : « 'Ukâsha t'a devancé. » Ce hadith a été rapporté par de nombreuses voies qui confèrent la certitude. Nous le citerons dans le chapitre sur la description du Paradis. Nous mentionnerons, dans le chapitre sur le combat contre les apostats, que Talha al-Asadî a tué 'Ukâsha ibn Mihsan en martyr – qu'Allah soit satisfait de lui – puis Talha al-Asadî est revenu de ce qu'il prétendait de la prophétie, s'est repenti auprès d'Allah, s'est présenté devant Abû Bakr as-Siddîq, a accompli la 'Umra 82 et son islam est devenu bon. Il est établi dans les deux Sahîh d'après le hadith d'Abû Hurayra que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Pendant que je dormais, j'ai vu comme si deux bracelets étaient placés dans mes mains, et je les ai brisés. Il me fut révélé en songe : 'Souffle-les.' Je les soufflai et ils s'envolèrent. Je les interprétai comme deux menteurs qui apparaîtraient : le maître de San'â' 83 et le maître d'al-Yamâma 84. » Il a été mentionné précédemment, dans le chapitre sur les délégations, qu'il a dit à Musaylima lorsqu'il vint avec son peuple et se mit à dire : « Si Muhammad me confie l'autorité après lui, je le suivrai. » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) se tint devant lui et lui dit : « Par Allah, si tu me demandais cette branche de palmier 85, je ne te la donnerais pas. Et si tu tournes le dos, Allah te mutilera 86. Et je vois que tu es celui à propos duquel j'ai eu la vision. » Et c'est ainsi que cela arriva : Allah le mutila, l'humilia, le brisa et le vainquit le jour d'al-Yamâma, tout comme il tua al-Aswad al-'Ansî à San'â', comme nous le rapporterons si Allah le Très-Haut le veut. Al-Bayhaqî a rapporté d'après le hadith de Mubârak ibn Fudâla d'après al-Hasan d'après Anas, il a dit : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) rencontra Musaylima, et Musaylima lui dit : 'Attestes-tu que je suis le Messager d'Allah ?' Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : 'Je crois en Allah et en Ses messagers.' Puis le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : 'Cet homme a été retardé pour la perdition de son peuple.' » Il est établi dans un autre hadith que Musaylima écrivit ensuite au Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, de la part de Musaylima, le Messager d'Allah, à Muhammad, le Messager d'Allah. Que la paix soit sur toi. Ensuite, j'ai été associé à l'autorité après toi : à toi la terre cultivée 87, à moi la terre non cultivée 88. Mais les Qurayshites sont un peuple transgresseur. » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) lui écrivit : « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, de la part de Muhammad, le Messager d'Allah, à Musaylima le menteur. Que la paix soit sur celui qui suit la guidée. Ensuite, la terre appartient à Allah : Il la donne en héritage à qui Il veut parmi Ses serviteurs, et la fin heureuse est pour les pieux. » Allah a donné la fin heureuse à Muhammad et à ses compagnons, car ce sont eux les pieux, les justes et les croyants, et non les autres.

Les hadiths rapportés par plusieurs voies de lui — que la prière d’Allah soit sur lui et salut — sont parvenus concernant l’annonce de l’apostasie (ar-ridda) qui eut lieu à l’époque d’as-Siddîq (Abû Bakr). As-Siddîq les combattit avec les armées muhammadiennes jusqu’à ce qu’ils reviennent à la religion d’Allah par groupes, et l’eau de la foi devint douce comme elle l’était après avoir été amère. Allah Très-Haut a dit : « Ô vous qui avez cru, quiconque parmi vous apostasie de sa religion, alors Allah fera venir un peuple qu’Il aime et qui L’aime, humbles envers les croyants, fiers envers les mécréants » (verset 27). Les exégètes (al-mufassirûn) ont dit : « Ce sont Abû Bakr et ses compagnons — qu’Allah les agrée. » Il est établi dans les deux Sahîh (al-Bukhârî et Muslim), d’après le hadith de ‘Âmir ash-Sha‘bî, de Masrûq, de ‘Â’isha, dans l’histoire de l’entretien secret du Prophète — que la prière d’Allah soit sur lui et salut — avec sa fille Fâtima, et son information à elle que Jibrîl (Gabriel) lui présentait le Coran une fois par an, et que cette année il le lui avait présenté deux fois, et qu’il ne voyait cela que comme l’approche de son terme. Elle pleura, puis il lui parla en secret et l’informa qu’elle était la maîtresse des femmes des gens du Paradis, et qu’elle serait la première de sa famille à le rejoindre (28). Et il en fut comme il l’avait annoncé. Al-Bayhaqî a dit : « Ils ont divergé sur la durée du séjour de Fâtima après le Messager d’Allah — que la prière d’Allah soit sur lui et salut. On a dit : deux mois ; on a dit : trois ; on a dit : un an ; on a dit : huit. » Il a dit : « La plus authentique des transmissions est celle d’az-Zuhrî, de ‘Urwa, de ‘Â’isha, qui a dit : “Fâtima resta après la mort du Messager d’Allah — que la prière d’Allah soit sur lui et salut — six mois.” » Tous deux (al-Bukhârî et Muslim) l’ont rapporté dans les deux Sahîh. Extrait du Livre des Preuves de la Prophétie (Dalâ’il an-Nubuwwa), chapitre sur l’annonce par lui — que la prière d’Allah soit sur lui et salut — des choses invisibles futures. Parmi cela, ce qui est établi dans les deux Sahîh, d’après le hadith d’Ibrâhîm ibn Sa‘d, de son père, d’Abû Salama, de ‘Â’isha, qui a dit : « Le Messager d’Allah — que la prière d’Allah soit sur lui et salut — a dit : “Il y a eu dans les communautés (umam) des inspirés (muhaddathûn). S’il y en a dans ma communauté, c’est ‘Umar ibn al-Khattâb (29).” » Ya‘qûb ibn Sufyân a dit : « ‘Ubaydullâh ibn Mûsâ nous a rapporté, Abû Isrâ’îl Kûfî nous a informé, d’après al-Walîd ibn al-‘Ayzâr, d’après ‘Umar ibn Maymûn, d’après ‘Alî — qu’Allah l’agrée — qui a dit : “Nous ne contestions pas, alors que nous étions nombreux, compagnons de Muhammad — que la prière d’Allah soit sur lui et salut — que la sérénité (as-sakîna) parlait sur la langue de ‘Umar.” » Al-Bayhaqî a dit : « Dharr ibn Hubaish et ash-Sha‘bî l’ont suivi d’après ‘Alî. » Ya‘qûb ibn Sufyân a dit : « Muslim ibn Ibrâhîm nous a rapporté, Shu‘ba nous a rapporté, d’après Qays ibn Muslim, d’après Târiq ibn Shihâb, qui a dit : “Nous racontions que ‘Umar ibn al-Khattâb parlait sur la langue d’un ange.” » Nous avons mentionné dans la biographie (sîra) de ‘Umar ibn al-Khattâb — qu’Allah l’agrée — de nombreuses choses, parmi ses dévoilements (mukâshafât) et ce qu’il annonçait des choses invisibles, comme l’histoire de Sâriya ibn Zunaym et ce qui lui ressemble. À Allah la louange et la grâce. Parmi cela, ce qu’al-Bukhârî a rapporté d’après le hadith de Firâs, d’ash-Sha‘bî, de Masrûq, de ‘Â’isha — qu’Allah l’agrée — que les femmes du Prophète — que la prière d’Allah soit sur lui et salut — se réunirent chez lui et dirent un jour : « Ô Messager d’Allah, laquelle d’entre nous te rejoindra le plus vite ? » Il dit : « Celle d’entre vous qui a le bras le plus long. » Sawda était celle d’entre nous qui avait le bras le plus long, et elle fut celle qui le rejoignit le plus vite. Ainsi est-il rapporté dans le Sahîh d’al-Bukhârî qu’il s’agissait de Sawda. Anas ibn Bukayr l’a rapporté d’après Zakariyyâ ibn Abî Zâ’ida, d’ash-Sha‘bî, et il mentionna le hadith de manière interrompue (mursal) et dit : « Lorsque Zaynab mourut, elles surent qu’elle était celle d’entre elles qui avait le bras le plus long en bien et en aumône. » Ce que Muslim a rapporté d’après Mahmûd ibn Ghaylân, d’al-Fadl ibn Mûsâ, de Talha ibn Yahyâ ibn Talha, de ‘Â’isha bint Talha, de ‘Â’isha, Mère des croyants — qu’Allah l’agrée — et elle mentionna le hadith, et il contient : « Zaynab était celle d’entre nous qui avait le bras le plus long, car elle travaillait de ses mains et faisait l’aumône. » C’est ce qui est célèbre chez les historiens : Zaynab bint Jahsh fut la première des épouses du Prophète — que la prière d’Allah soit sur lui et salut — à mourir. Al-Wâqidî a dit : « Elle mourut en l’an vingt, et ‘Umar ibn al-Khattâb pria sur elle. » Je dis : « Quant à Sawda, elle mourut à la fin du commandement de ‘Umar ibn al-Khattâb également », a dit Ibn Abî Khaythama. Parmi cela, ce que Muslim a rapporté d’après le hadith d’Usayd ibn Jâbir, de ‘Umar ibn al-Khattâb, dans l’histoire d’Uways al-Qarnî, et l’annonce par lui — sur lui la paix — à son sujet qu’il était le meilleur des successeurs (tâbi‘în), qu’il avait une lèpre (baras), qu’il invoqua Allah et qu’Il l’enleva de lui, sauf un endroit de la taille d’un dirham sur son corps, qu’il était pieux envers sa mère, et l’ordre à ‘Umar ibn al-Khattâb de lui demander pardon. Cet homme fut trouvé à l’époque de ‘Umar ibn al-Khattâb avec exactement la description et la caractéristique mentionnées dans le hadith. J’ai mentionné les voies de ce hadith, ses formulations et les commentaires à son sujet de manière détaillée dans ce que j’ai rassemblé du Musnad de ‘Umar ibn al-Khattâb — qu’Allah l’agrée. À Allah la louange et la grâce. Parmi cela, ce qu’Abû Dâwûd a rapporté : « ‘Uthmân ibn Abî Shayba nous a rapporté, Wakî‘ nous a rapporté, al-Walîd ibn ‘Abdillâh ibn Jumay‘ nous a rapporté, Jarîr ibn ‘Abdillâh et ‘Abd ar-Rahmân ibn Khallâd al-Ansârî m’ont rapporté, d’Umm Waraqa bint Nawfal, que le Messager d’Allah — que la prière d’Allah soit sur lui et salut — lorsqu’il fit l’expédition de Badr, elle dit : “Ô Messager d’Allah — que la prière d’Allah soit sur lui et salut — permets-moi de participer à l’expédition avec toi, je soignerai vos malades, peut-être qu’Allah me gratifiera du martyre.” Il lui dit : “Reste dans ta maison, car Allah te gratifiera du martyre.” Elle fut appelée “la martyre” (ash-shahîda). Elle avait lu le Coran, et demanda la permission au Prophète — que la prière d’Allah soit sur lui et salut — d’avoir dans sa maison un muezzin qui fasse l’appel à la prière pour elle. Elle avait affranchi par legs (dabbara) un esclave mâle et une esclave femelle. Ils se levèrent contre elle de nuit, l’étouffèrent dans une couverture (qatîfa) qui lui appartenait jusqu’à ce qu’elle meure, et s’enfuirent. Le matin, ‘Umar se leva et dit aux gens : “Qui a connaissance de ces deux-là, ou qui les a vus, qu’il les amène.” On les amena, et il ordonna qu’ils soient crucifiés. Ils furent les premiers crucifiés à Médine. » Al-Bayhaqî l’a rapporté d’après le hadith d’Abû Nu‘aym : « Al-Walîd ibn Jumay‘ nous a rapporté, ma grand-mère m’a raconté, d’Umm Waraqa bint ‘Abdillâh ibn al-Hârith — le Messager d’Allah — que la prière d’Allah soit sur lui et salut — lui rendait visite et l’appelait “la martyre” (ash-shahîda). » Il mentionna le hadith, et à la fin : « ‘Umar dit : “Le Messager d’Allah — que la prière d’Allah soit sur lui et salut — a dit vrai : il disait : ‘Allons, rendons visite à la martyre.’” » Parmi cela, ce qu’al-Bukhârî a rapporté d’après le hadith d’Abû Idrîs al-Khawlânî, de ‘Awf ibn Mâlik, dans son hadith à son sujet concernant les six signes après sa mort, et il contient : « Puis une mortalité (mawtân) parmi vous comme la mortalité du petit bétail (qisâs al-ghanam). » Cela s’est produit à l’époque de ‘Umar, à savoir la peste (tâ‘ûn) d’‘Amawâs en l’an dix-huit. De nombreux chefs parmi les Compagnons en moururent, parmi eux Mu‘âdh ibn Jabal, Abû ‘Ubayda, Yazîd ibn Abî Sufyân, Shurahbîl ibn Hasana, Abû Jandal Sahl ibn ‘Umar et son père, et al-Fadl ibn al-‘Abbâs ibn ‘Abd al-Muttalib — qu’Allah les agrée tous. L’imam Ahmad a dit : « Wakî‘ nous a rapporté, an-Nahhâs ibn Qahm nous a rapporté, Shaddâd Abû ‘Ammâr nous a rapporté, d’après Mu‘âdh ibn Jabal, qui a dit : “Le Messager d’Allah — que la prière d’Allah soit sur lui et salut — a dit : ‘Six signes de l’Heure : ma mort, la conquête de Bayt al-Maqdis (Jérusalem), une mortalité qui frappe les gens comme la mortalité du petit bétail, une sédition (fitna) qui pénètre dans la demeure de tout musulman, le fait qu’on donne à un homme mille dinars et qu’il s’en irrite, et que les Romains (ar-Rûm) attaquent et marchent contre eux avec quatre-vingts bannières (band), sous chaque bannière douze mille hommes (30).’” » Al-Hâfiz al-Bayhaqî a dit : « Abû Zakariyyâ ibn Abî Ishâq nous a informés, Abû al-‘Abbâs Muhammad ibn Ya‘qûb nous a rapporté, Bahr ibn Nasr nous a rapporté, Ibn Wahb nous a rapporté, Ibn Lahî‘a m’a informé, d’après ‘Abdullâh ibn Hibbân, qu’il a entendu Sulaymân ibn Mûsâ mentionner que la peste frappa les gens le jour du pont d’‘Amûsa. ‘Amr ibn al-‘Âs se leva et dit : “Ô gens, cette maladie (al-waja‘) n’est qu’une souillure (rijs) ; éloignez-vous-en.” Shurahbîl ibn Hasana se leva et dit : “Ô gens, j’ai...”

J'ai entendu les paroles de votre compagnon, et par Allah, j'ai embrassé l'islam et prié. Certes, 'Amr 89 est plus égaré que le chameau de sa famille ; ce n'est qu'une épreuve qu'Allah, Puissant et Majestueux, a envoyée. Soyez donc patients." Alors Mu'adh ibn Jabal 90 se leva et dit : "Ô gens, j'ai entendu les paroles de vos deux compagnons. Cette peste 91 est pour vous une miséricorde et l'invocation de votre Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). J'ai entendu le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dire : 'Vous vous rendrez au Sham 92 et descendrez dans une terre appelée 'Amusa 93. Là, une éruption 94 vous frappera, avec des pustules 95 semblables à celles du dimali 96. Par elle, Allah rendra témoins 97 vos âmes et vos enfants, et purifiera 98 vos biens.' Ô Allah, si Tu sais que j'ai entendu cela du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), alors accorde à Mu'adh et à sa famille la part la plus abondante de cette épreuve, et ne les en préserve pas." Il dit : "Il fut frappé à l'index 99, et il le regardait en disant : 'Ô Allah, bénis-le, car lorsque Tu bénis une petite chose, elle devient grande.' Puis son fils fut frappé. Il entra chez lui et dit : 'La vérité émane de ton Seigneur. Ne sois donc pas de ceux qui doutent.' [Coran 2:147] 100 Il répondit : 'Tu me trouveras, si Allah le veut, parmi les patients.' [Coran 12:102] 101" Il est établi dans les deux Sahih 102 d'après le hadith d'al-A'mash 103 et de Jami' ibn Abi Rashid 104, d'après Shaqiq ibn Salama 105, d'après Hudhayfa 106 qui a dit : "Nous étions assis chez 'Umar 107 lorsqu'il dit : 'Lequel d'entre vous se souvient du hadith du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) concernant la fitna 108 ?' Je répondis : 'Moi.' Il dit : 'Raconte-le, car tu es audacieux.' Je dis : 'Il a mentionné la fitna de l'homme dans sa famille, ses biens, ses enfants et son voisin ; la prière, l'aumône, le commandement du bien et l'interdiction du mal l'expient.' Il dit : 'Ce n'est pas cela que je veux dire ; je veux dire celle qui déferle comme les vagues de la mer.' Je dis : 'Ô Commandeur des croyants, entre toi et elle se trouve une porte fermée.' Il dit : 'Malheur à toi ! Sera-t-elle ouverte ou brisée ?' Je dis : 'Plutôt brisée.' Il dit : 'Alors elle ne sera jamais refermée.' Je dis : 'Oui.' Nous dîmes à Hudhayfa : 'Umar savait-il qui était la porte ?' Il dit : 'Oui, et je lui ai raconté un hadith qui n'est pas mensonger.' Il dit : 'Nous eûmes peur de demander à Hudhayfa qui était la porte, alors nous dîmes à Masruq 109 de le lui demander. Il demanda : 'Qui est la porte ?' Il répondit : ''Umar.'" Ainsi, après l'assassinat de 'Umar, les fitnas 108 survinrent parmi les gens, et leur apparition se confirma avec l'assassinat de 'Uthman ibn 'Affan (qu'Allah les agrée tous deux). Ya'la ibn 'Ubayd 110 a rapporté d'après al-A'mash, d'après Sufyan 111, d'après 'Urwa ibn Qays 112 qui a dit : "Khalid ibn al-Walid 113 nous fit un sermon et dit : 'Le Commandeur des croyants, 'Umar, m'a envoyé au Sham 92. Lorsqu'il déposa ses bagages 114, il avait une bithniyya 115 et du miel, et il voulut les donner à un autre que moi et m'envoyer en Inde.' Un homme en dessous de lui dit : 'Sois patient, ô émir, car les fitnas 108 sont apparues.' Khalid dit : 'Non, tant qu'Ibn al-Khattab 116 est vivant ; cela n'arrivera qu'après lui.'" L'imam Ahmad 117 a rapporté : 'Abd ar-Razzaq 118 nous a raconté, d'après Ma'mar 119, d'après az-Zuhri 120, d'après Salim 121, d'après son père 122 qui a dit : "Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) vit sur 'Umar un vêtement et dit : 'Ton vêtement est-il neuf ou lavé ?' Il dit : 'Lavé.' Il dit : 'Porte du neuf, vis loué, meurs martyr, et je pense qu'il dit : 'Et qu'Allah t'accorde la joie des yeux 123 dans ce monde et dans l'au-delà.'" C'est ainsi que l'ont rapporté an-Nasa'i 124 et Ibn Majah 125 d'après le hadith de 'Abd ar-Razzaq. Puis an-Nasa'i dit : "Ce hadith est munkar 126 ; Yahya al-Qattan 127 l'a contesté à 'Abd ar-Razzaq. Il a été rapporté d'après az-Zuhri par une autre voie, de manière mursal 128." Hamza ibn Muhammad al-Kinani 129 le mémorisateur 130 dit : "Je ne connais personne qui l'ait rapporté d'après az-Zuhri autre que Ma'mar, et je ne le considère pas comme authentique. Et Allah sait mieux." Je dis : "Les hommes de sa chaîne de transmission et sa continuité sont selon les conditions des deux Sahih 102." On a dit que les deux cheikhs 131... Ma'mar s'est singularisé dans plusieurs hadiths d'après az-Zuhri. Puis al-Bazzar 132 a rapporté ce hadith par la voie de Jabir al-Ju'fi 133 – qui est faible – d'après 'Abd ar-Rahman ibn Sabit 134, d'après Jabir ibn 'Abd Allah 135, remontant au Prophète, de manière identique. Ce qui a été annoncé dans ce hadith s'est réalisé : il (qu'Allah l'agrée) fut tué en martyr alors qu'il se tenait debout pour prier l'aube 136 dans son oratoire 137 de la mosquée du Prophète 138 – sur son propriétaire la meilleure prière et la paix. Le hadith d'Abu Dharr 139 sur la glorification 140 des cailloux dans la main d'Abu Bakr 141, puis de 'Umar, puis de 'Uthman, a déjà été mentionné, ainsi que sa parole (que la paix soit sur lui) : "Ceci est le califat de la prophétie." Nu'aym ibn Hammad 142 a dit : 'Abd Allah ibn al-Mubarak 143 nous a raconté : Jarir ibn Hazim 144 nous a rapporté d'après Sa'id ibn Jumhan 145, d'après Safina 146 qui a dit : "Lorsque le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) construisit la mosquée de Médine 147, Abu Bakr apporta une pierre et la posa, puis 'Umar apporta une pierre et la posa, puis 'Uthman apporta une pierre et la posa. Alors le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : 'Ceux-ci seront les califes après moi.'" Il a déjà été mentionné dans le hadith de 'Abd Allah ibn Hawala 148 sa parole (que la paix soit sur lui) : "Trois choses : celui qui en est sauvé a réussi : ma mort, le meurtre d'un calife opprimé, et l'Antéchrist 149." Et dans son autre hadith, l'ordre de suivre 'Uthman lors de la survenue de la fitna 108. Il est établi dans les deux Sahih 102 d'après le hadith de Sulayman ibn Bilal 150, d'après Sharik ibn Abi Namir 151, d'après Sa'id ibn al-Musayyab 152, d'après Abu Musa 153 qui a dit : "Je fis mes ablutions chez moi, puis je sortis et dis : 'Aujourd'hui, je serai avec le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui).' Je vins à la mosquée et demandai à son sujet. Ils dirent : 'Il est sorti et s'est dirigé par ici.' Je sortis à sa suite jusqu'à arriver au puits d'Aris 154 – il n'y avait pas de palmes 155 – et je restai à sa porte jusqu'à ce que je susse que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) avait satisfait son besoin et s'était assis. Je vins à lui et le saluai. Il était assis sur la margelle 156 du puits d'Aris, au milieu, et il avait laissé pendre ses jambes dans le puits et découvert ses mollets. Je retournai à la porte et dis : 'Je serai le portier du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui).' Peu de temps après, on frappa à la porte. Je dis : 'Qui est-ce ?' Il dit : 'Abu Bakr.' Je dis : 'Doucement.' J'allai vers le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et dis : 'Ô Messager d'Allah, voici Abu Bakr qui demande la permission.' Il dit : 'Permets-lui et annonce-lui le Paradis.' Il dit : 'Je sortis rapidement et dis à Abu Bakr : 'Entre, et le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) t'annonce le Paradis.' Il entra et s'assit à côté du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) sur la margelle, à sa droite, et laissa pendre ses jambes et découvrit ses mollets comme l'avait fait le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui).' Il dit : 'Puis je retournai, alors que j'avais laissé mon frère 157 faire ses ablutions, et il m'avait dit : 'Je te suis.' Je dis : 'Si Allah veut du bien pour untel, Il le fera venir.' Il dit : 'J'entendis un mouvement à la porte. Je dis : 'Qui est-ce ?' Il dit : ''Umar.' Je dis : 'Doucement.' Il dit : 'Je vins au Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), le saluai et l'informai. Il dit : 'Permets-lui et annonce-lui le Paradis.' Il dit : 'Je vins, lui permis et lui dis : 'Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) t'annonce le Paradis.' Il entra et s'assit avec le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) à sa gauche, découvrit ses mollets et laissa pendre ses jambes dans le puits comme l'avaient fait le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et Abu Bakr.' Il dit : 'Puis je retournai et me tins là, disant : 'Si Allah veut du bien pour untel, Il le fera venir' – voulant dire son frère. Soudain, un mouvement à la porte. Je dis : 'Qui est-ce ?' Il dit : ''Uthman ibn 'Affan.' Je dis : 'Doucement.' J'allai vers le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et dis : 'Voici 'Uthman qui demande la permission.' Il dit : 'Permets-lui et annonce-lui le Paradis, après une épreuve qui l'atteindra.' Il dit : 'Je vins et dis : 'Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) te permet d'entrer et t'annonce le Paradis, après une épreuve ou un malheur qui t'atteindra.' Il entra en disant : 'Allah est Celui dont on implore le secours.'"

Dieu est l'Assistant. Comme il ne trouva pas de place dans la grotte, il s'assit en face d'eux du côté du puits, découvrit ses jambes et les laissa pendre dans le puits, comme l'avait fait le Messager de Dieu 158, Abou Bakr et 'Omar 159 — que Dieu les agrée. Sa'id ibn al-Mousayyab 160 dit : « J'interprétai cela comme leurs tombes 161 : ils étaient réunis, et 'Othman 162 était isolé. » Al-Bayhaqi 163 a rapporté d'après 'Abd al-A'la ibn Abi al-Mousawir, d'après Ibrahim ibn Muhammad ibn Hatib, d'après 'Abd al-Rahman ibn Boujayr, d'après Zayd ibn Arqam 164 qui dit : « Le Messager de Dieu m'envoya en disant : "Va trouver Abou Bakr chez lui ; tu le trouveras assis, les bras croisés 165. Dis-lui : Le Messager de Dieu te salue et te dit : Réjouis-toi du Paradis. Puis va au col 166 ; tu rencontreras 'Omar monté sur un âne, son crâne chauve luisant. Dis-lui : Le Messager de Dieu te salue et te dit : Réjouis-toi du Paradis. Puis va trouver 'Othman au marché, achetant et vendant. Dis-lui : Le Messager de Dieu te salue et te dit : Réjouis-toi du Paradis après une terrible épreuve." » Il mentionna le hadith 167 sur son départ vers eux : il trouva chacun d'eux comme le Messager de Dieu l'avait décrit, et chacun disait : « Où est le Messager de Dieu ? » Il répondait : « En tel lieu. » Et ils allaient vers lui. Lorsque 'Othman revint, il dit : « Ô Messager de Dieu, quelle épreuve m'atteindra ? Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je ne me suis pas absenté, je n'ai pas souhaité, et je n'ai pas touché mon sexe de ma main droite depuis que je t'ai prêté allégeance 168. Quelle épreuve m'atteindra donc ? » Il dit : « C'est cela. » Puis al-Bayhaqi dit : « 'Abd al-A'la est faible. Si ce hadith est authentique, il se peut que le Messager de Dieu ait envoyé Zayd ibn Arqam vers eux, et qu'il soit venu alors qu'Abou Moussa al-Ach'ari 169 était assis à la porte, comme cela a été mentionné précédemment. Cette épreuve qui l'atteignit est ce qui advint de la part de ceux qui le blâmèrent parmi la populace des provinces 170, sans science. Il advint ce que nous mentionnerons de son règne, si Dieu le veut : ils l'assiégèrent dans sa maison jusqu'à ce que la situation aboutît à son oppression, son meurtre, et son abandon sur la voie publique pendant des jours, sans qu'on prie sur lui ni qu'on s'occupe de lui, jusqu'à ce qu'il fût lavé, qu'on priât sur lui et qu'il fût enterré à Hachch Kawkab 171 — à Sinan, sur le chemin d'al-Baqi' 172 — que Dieu l'agrée, le satisfasse, et fasse des Jardins du Firdaws 173 son séjour et sa demeure. Comme l'a dit l'imam Ahmad 174 : Yahya nous a raconté d'après Isma'il ibn Qays, d'après Abou Sahla, affranchi de 'Othman ibn 'Aïcha 175, qui dit : « Le Messager de Dieu dit : "Appelez-moi un de mes Compagnons." Je dis : "Abou Bakr ?" Il dit : "Non." Je dis : "'Omar ?" Il dit : "Non." Je dis : "Ton cousin 'Ali 176 ?" Il dit : "Non." Je dis : "'Othman ?" Il dit : "Oui." Lorsque 'Othman vint, il dit : "Écarte-toi." Il se mit à lui parler en secret, et le teint de 'Othman changeait. » Abou Sahla dit : « Le jour de la maison 177, lorsqu'il y fut assiégé, nous dîmes : "Ô Commandeur des croyants 178, ne combats-tu pas ?" Il dit : "Non. Le Messager de Dieu m'a fait une recommandation, et je m'y résigne." » Ce hadith est propre à Ahmad. Puis Ahmad l'a rapporté d'après Waki', d'après Isma'il, d'après Qays, d'après 'Aïcha 179, et mentionna quelque chose de semblable. Ibn Maja 180 l'a extrait du hadith de Waki'. Nou'aym ibn Hammad 181 dit dans son livre "Les Épreuves et les Signes de l'Heure" : 'Attab ibn Bachir nous a raconté d'après Khousayf, d'après Moujahid 182, d'après 'Aïcha — que Dieu l'agrée — qui dit : « J'entrai chez le Messager de Dieu alors que 'Othman était devant lui, en conversation secrète. Je ne saisis de ses paroles que la parole de 'Othman : "Injustice et agression, ô Messager de Dieu ?" Je ne sus ce que cela signifiait jusqu'à ce que 'Othman fût tué. Je sus alors que le Messager de Dieu avait voulu dire son meurtre. » 'Aïcha dit : « Je n'aurais pas aimé qu'un mal atteigne 'Othman sans qu'un mal semblable ne m'atteigne, si ce n'est que Dieu sait que je n'ai pas approuvé son meurtre. Si j'avais approuvé son meurtre, j'aurais été tuée. » Cela, lorsqu'elle fut visée par des flèches dans son palanquin 183, au point qu'il devint comme un hérisson. Abou Dawoud at-Tayalisi 184 dit : Isma'il ibn Ja'far nous a raconté d'après 'Amr ibn Abi 'Amr, affranchi d'al-Mouttalib, d'après Houdayfa 185 qui dit : « Le Messager de Dieu dit : "L'Heure ne viendra pas avant que vous ne tuiez votre imam 186, que vous ne vous entre-combattiez avec vos épées, et que les pires d'entre vous n'héritent de votre monde 187." » Al-Bayhaqi dit : Abou al-Housayn ibn Bichran nous a informés, 'Ali ibn Muhammad al-Misri nous a raconté, Muhammad ibn Isma'il as-Soulami nous a raconté, 'Abdallah ibn Salih nous a raconté, al-Layth 188 m'a raconté, Khalid ibn Yazid m'a raconté d'après Sa'id ibn Abi Hilal, d'après Rabi'a ibn Sayf, qui lui raconta qu'un jour il était assis avec Choufayy al-Asbahi 189, qui dit : « J'ai entendu 'Abdallah ibn 'Omar 190 dire : "J'ai entendu le Messager de Dieu dire : "Il y aura parmi vous douze califes 191 : Abou Bakr as-Siddiq 192, qui ne demeurera après moi que peu de temps ; et le maître de la meule des Arabes 193, qui vivra loué et mourra martyr." Un homme dit : "Qui est-ce, ô Messager de Dieu ?" Il dit : "'Omar ibn al-Khattab." Puis il se tourna vers 'Othman et dit : "Toi, les gens te demanderont d'enlever une tunique 194 que Dieu t'a revêtue. Par Celui qui m'a envoyé avec la vérité, si tu l'enlèves, tu n'entreras au Paradis que lorsque le chameau passera par le trou d'une aiguille 195." » Puis al-Bayhaqi rapporta d'après le hadith de Moussa ibn 'Oqba 196 : « Mon grand-père maternel, Abou Habiba, m'a raconté qu'il entra dans la maison alors que 'Othman y était assiégé, et qu'il entendit Abou Hourayra 197 demander la permission de parler à 'Othman. Il la lui accorda. Il se leva, loua Dieu et Le glorifia, puis dit : "J'ai entendu le Messager de Dieu dire : "Vous rencontrerez après moi une épreuve et une discorde." Un homme parmi les gens lui dit : "Qui sera pour nous, ô Messager de Dieu ? Ou que nous ordonnes-tu ?" Il dit : "Attachez-vous au digne de confiance 198 et à ses compagnons." Et il désignait 'Othman par cela. » L'imam Ahmad l'a rapporté d'après 'Affan, d'après Wouhayb, d'après Moussa ibn 'Oqba. Il a déjà été mentionné dans le hadith de 'Abdallah ibn Hawala 199 deux témoins de son authenticité. Dieu sait mieux. L'imam Ahmad dit : 'Abd al-Rahman nous a raconté d'après Soufyan 200, d'après Mansour 201, d'après Rib'i 202, d'après al-Bara' ibn Naji'a 203, d'après 'Abdallah — c'est-à-dire Ibn Mas'oud 204 — d'après le Prophète — que Dieu le bénisse et le salue — qui dit : « La meule de l'Islam 205 tournera pour trente-cinq, trente-six ou trente-sept [ans]. S'ils périssent, ce sera la voie de ceux qui ont péri ; et si leur religion se maintient pour eux, elle se maintiendra pour soixante-dix ans. » Il dit : « Je demandai : "Est-ce du passé ou de l'avenir 206 ?" » Abou Dawoud l'a rapporté d'après Muhammad ibn Soulayman al-Anbari, d'après 'Abd al-Rahman ibn Mahdi. Puis Ahmad l'a rapporté d'après Ishaq et Hajjaj, d'après Soufyan, d'après Mansour, d'après Rib'i, d'après al-Bara' ibn Naji'a al-Kahili, d'après 'Abdallah ibn Mas'oud qui dit : « Le Messager de Dieu dit : "La meule de l'Islam va tourner pour trente-cinq ou trente-sept [ans]. Si elle périt, ce sera la voie de ceux qui ont péri ; et si leur religion se maintient pour eux, elle se maintiendra pour soixante-dix ans." » Il dit : « 'Omar dit : "Ô Messager de Dieu, est-ce du passé ou de l'avenir ?" Il dit : "Du passé." »

Ô Messager d'Allah, est-ce pour ce qui est passé ou pour ce qui reste ? Il dit : « Mais pour ce qui reste. » Et c'est ainsi que le rapporta Ya'qūb Ibn Sufyān, d'après 'Ubayd Allāh Ibn Mūsā, d'après Isrā'īl, d'après Mansūr, et 'Umar lui dit, et il le mentionna. Al-Bayhaqī dit : « Isrā'īl fut suivi par al-A'mash et Sufyān al-Thawrī, d'après Mansūr. » Il dit : « Et il m'est parvenu que cela fait allusion à la discorde (fitna) dont provint le meurtre de 'Uthmān, en l'an trente-cinq, puis aux discordes qui eurent lieu à l'époque de 'Alī, et il entendit par "soixante-dix" le royaume des Banū Umayya, car il resta entre le moment où leur royaume s'affermit jusqu'à l'apparition des prédicateurs au Khurāsān, l'affaiblissement de l'autorité des Banū Umayya et l'entrée de la faiblesse en elle, environ soixante-dix ans. » Je dis : « Puis ces guerres se replièrent aux jours de Ṣiffīn, et 'Alī combattit les Khārijites au milieu de cela, comme le hadith dont l'authenticité est unanimement reconnue l'a précédé, et dans l'annonce de cela, et dans leur description et la description de l'homme au membre mutilé (al-mukhaddaj) parmi eux. » **Un autre hadith** Al-Imām Aḥmad dit : Isḥāq Ibn 'Īsā nous a raconté, Yaḥyā Ibn Sulaym m'a raconté, d'après 'Abd Allāh Ibn 'Uthmān, d'après Mujāhid, d'après Ibrāhīm Ibn al-Ashtar, d'après son père, d'après Umm Dharr, qui dit : « Lorsque la mort se présenta à Abū Dharr, je pleurai. Il dit : "Qu'est-ce qui te fait pleurer ?" Je dis : "Et qu'ai-je à ne pas pleurer, alors que tu meurs dans un désert (falāt) de la terre, sans que personne ne soit présent pour t'enterrer, et que je n'ai pas de vêtement assez grand pour t'en envelopper comme linceul ?" Il dit : "Ne pleure pas et réjouis-toi, car j'ai entendu le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dire : 'Un homme parmi vous mourra certainement dans un désert de la terre, et un groupe de croyants assistera à ses funérailles.' Et il n'est aucun de ces hommes qui ne soit mort dans un village ou une communauté, et c'est moi qui mourrai dans le désert. Par Allah, il n'a pas menti et je n'ai pas été menti." » Aḥmad (qu'Allah lui fasse miséricorde) l'a rapporté seul. Al-Bayhaqī l'a rapporté d'après le hadith de 'Alī Ibn al-Madīnī, d'après Yaḥyā Ibn Sulaym al-Ṭā'ifī, de manière longue. Et le hadith est célèbre concernant sa mort (qu'Allah l'agrée) à al-Rabadha, en l'an trente-deux, sous le califat de 'Uthmān Ibn 'Affān. Et parmi le groupe qui vint à lui (et il était) dans la chaîne, il y avait 'Abd Allāh Ibn Mas'ūd, qui pria sur lui, puis il vint à Médine, y demeura dix nuits, et mourut (qu'Allah l'agrée). **Un autre hadith** Al-Bayhaqī dit : Al-Ḥākim nous a informés, al-Aṣamm nous a informés, Muḥammad Ibn Isḥāq al-Ṣan'ānī nous a raconté, 'Umar Ibn Sa'īd al-Dimashqī nous a raconté, Sa'īd Ibn 'Abd al-'Azīz nous a raconté, d'après Ismā'īl Ibn 'Ubayd Allāh, d'après Abū 'Abd Allāh al-Ash'arī, d'après Abū al-Dardā'. Il dit : « Je dis : "Ô Messager d'Allah, il m'est parvenu que tu dis : 'Des gens apostasieront certainement après leur foi.'" Il dit : "Oui, et tu n'es pas d'eux." » Il dit : « Abū al-Dardā' mourut avant que 'Uthmān ne soit tué. » Et Ya'qūb Ibn Sufyān dit : Ṣafwān nous a raconté, al-Walīd Ibn Muslim nous a raconté, 'Abd Allāh ou 'Abd al-Ghaffār Ibn Ismā'īl Ibn 'Abd Allāh nous a raconté, d'après son père, qu'il lui avait raconté, d'après un cheikh parmi les prédécesseurs (salaf), qui dit : « J'ai entendu Abū al-Dardā' dire : "Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit : 'Je suis votre précurseur au Bassin (al-ḥawḍ), j'attends celui d'entre vous qui reviendra vers moi. Et je ne manquerai pas de disputer l'un d'entre vous, et je dirai : "Il est de ma communauté." Et il sera dit : "Sais-tu ce qu'ils ont innové après toi ?"' » Abū al-Dardā' dit : « Je craignis d'être parmi eux, alors je vins au Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) et lui mentionnai cela. Il dit : "Tu n'es pas d'eux." » Il dit : « Abū al-Dardā' mourut avant que 'Uthmān ne soit tué et avant que les discordes (fitan) ne surviennent. » Al-Bayhaqī dit : Yazīd Ibn Abī Maryam le suivit, d'après Abū 'Ubayd Allāh Muslim Ibn Yashkur, d'après Abū al-Dardā', jusqu'à sa parole : « Tu n'es pas d'eux. » Je dis : Sa'īd Ibn 'Abd al-'Azīz dit : « Abū al-Dardā' mourut alors qu'il restait deux ans du califat de 'Uthmān. » Et al-Wāqidī, Abū 'Ubayd et plusieurs autres dirent : « Il mourut en l'an trente-deux. » Qu'Allah l'agrée. **Mention de l'annonce par lui (qu'Allah prie sur lui et le salue) des discordes (fitan) survenues à la fin des jours de 'Uthmān et sous le califat de 'Alī (qu'Allah les agrée)** Il est établi dans les deux Ṣaḥīḥ (al-Bukhārī et Muslim), d'après le hadith de Sufyān Ibn 'Uyayna, d'après al-Zuhrī, d'après 'Urwa, d'après Usāma Ibn Zayd, que le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) domina une tour (uṭum) parmi les tours de Médine et dit : « Voyez-vous ce que je vois ? Je vois les lieux de chute des discordes (fitan) à travers vos maisons, comme les lieux de chute de la pluie. » Al-Imām Aḥmad et Muslim rapportèrent, d'après le hadith d'al-Zuhrī, d'après Abū Idrīs al-Khawlānī : J'ai entendu Ḥudhayfa Ibn al-Yamān dire : « Par Allah, je suis le plus savant des gens au sujet de toute discorde (fitna) qui surviendra entre moi et l'Heure. Et cela n'est pas dû au fait que le Messager d'Allah m'ait raconté quelque chose de cela qu'il m'aurait confié et qu'il n'aurait raconté à nul autre que moi, mais le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit – alors qu'il parlait à une assemblée dont je faisais partie –, interrogé sur les discordes (fitan), il les énuméra : "Trois d'entre elles, vous n'en goûterez rien, comme les vents de l'été ; parmi elles, il y a de petites et de grandes." » Ḥudhayfa dit : « Tous ces hommes s'en allèrent, sauf moi. » Et ceci est la formulation d'Aḥmad. Al-Bayhaqī dit : « Ḥudhayfa mourut après la première discorde (fitna), le meurtre de 'Uthmān, et il dit : "Les deux dernières discordes eurent lieu à l'époque de 'Alī." » Je dis : Al-'Ijlī et plusieurs autres historiens dirent : « La mort de Ḥudhayfa eut lieu quarante jours après le meurtre de 'Uthmān. » Et c'est lui qui dit : « Si le meurtre de 'Uthmān avait été une guidance, la communauté en aurait trait du lait, mais ce fut un égarement, et la communauté en traita du sang. » Et il dit : « Si quelqu'un devait danser pour ce que vous avez fait à 'Uthmān, il serait digne de danser. » Al-Imām Aḥmad dit : Sufyān Ibn 'Uyayna nous a raconté, d'après al-Zuhrī, d'après 'Urwa, d'après Zaynab bint Abī Salama, d'après Ḥabība bint Umm Ḥabība bint Abī Sufyān, d'après sa mère Umm Ḥabība, d'après Zaynab bint Jaḥsh, l'épouse du Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) – Sufyān dit : « Quatre femmes » –, elle dit : « Le Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) se réveilla de son sommeil, le visage rougi, disant : "Il n'y a de dieu qu'Allah. Malheur aux Arabes d'un mal qui s'est approché. Aujourd'hui, une ouverture de la barrière de Ya'jūj et Ma'jūj a été faite, comme ceci" – et il forma un cercle avec son pouce et le doigt qui le suit. Je dis : "Ô Messager d'Allah, périrons-nous alors que les vertueux sont parmi nous ?" Il dit : "Oui, lorsque la corruption (al-khabath) abondera." » C'est ainsi que le rapporta al-Imām Aḥmad, d'après Sufyān Ibn 'Uyayna. Et de même le rapporta Muslim, d'après Abū Bakr Ibn Abī Shayba, Sa'd Ibn 'Amr, al-Ash'athī, Zuhayr Ibn Ḥarb et Ibn Abī 'Umar, tous d'après Sufyān Ibn 'Uyayna, de manière identique. Et al-Tirmidhī le rapporta d'après Sa'īd Ibn 'Abd al-Raḥmān al-Makhzūmī et plusieurs autres, tous d'après Sufyān Ibn 'Uyayna. Al-Tirmidhī dit : « Ḥasan Ṣaḥīḥ. » Et al-Tirmidhī dit : Al-Ḥumaydī dit, d'après Sufyān : « J'ai retenu d'al-Zuhrī, dans cette chaîne, quatre femmes. » Je dis : Al-Bukhārī l'a extrait d'après Mālik Ibn Ismā'īl, et Muslim d'après 'Amr al-Nāqid, d'après al-Zuhrī, d'après 'Urwa, d'après Zaynab, d'après Umm Ḥabība, d'après Zaynab bint Jaḥsh, et ils ne mentionnèrent pas Ḥabība dans la chaîne. Et de même le rapportèrent d'après al-Zuhrī : Shu'ayb, Ṣāliḥ Ibn Kaysān, 'Uqayl, Muḥammad Ibn Isḥāq, Muḥammad Ibn Abī 'Atīq et Yūnus Ibn Yazīd, et ils ne mentionnèrent pas Ḥabība dans la chaîne. Et Allah est plus savant. Ainsi, selon ce que rapportèrent Aḥmad et ceux qui le suivirent d'après Sufyān Ibn 'Uyayna, il y aurait dans cette chaîne deux successeurs (tābi'ī), à savoir al-Zuhrī et 'Urwa Ibn al-Zubayr, et quatre compagnonnes (ṣaḥābiyyāt), deux filles et deux épouses, et ceci est très rare. Puis al-Bukhārī dit, après avoir rapporté le hadith précédent, d'après Abū al-Yamān, d'après Shu'ayb, d'après al-Zuhrī, et il le mentionna jusqu'à la fin. Puis il dit : « Et d'après al-Zuhrī, Hind bint al-Ḥārith m'a raconté qu'Umm Salama dit : "Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) se réveilla et dit : 'Gloire à Allah ! Quels trésors ont été descendus ? Et quelles discordes (fitan) ont été descendues ?'" »

Al-Bukhârî l'a rapporté dans d'autres endroits par des voies remontant à al-Zuhrî. Al-Tirmidhî l'a rapporté d'après Ma'mar, d'après al-Zuhrî, et a dit : « Bon et authentique. » Abû Dâwûd al-Tayâlisî a dit : « Al-Ṣalt b. Dînâr nous a raconté, d'après 'Uqba b. Ṣahbân et Abû Rajâ' al-'Uṭâridî, qui ont dit : Nous avons entendu al-Zubayr réciter ce verset : « Et craignez une épreuve 207 qui n'atteindra pas seulement ceux d'entre vous qui ont été injustes » (Coran 8:25). Il a dit : « J'ai récité ce verset pendant un certain temps sans me considérer comme faisant partie de ses destinataires, puis nous sommes devenus ses destinataires. » Cette chaîne de transmission est faible, mais elle a été rapportée par une autre voie. » L'imam Ahmad a dit : « Aswad b. 'Âmir nous a raconté, d'après Jarîr, qui a dit : J'ai entendu Anas dire : Al-Zubayr b. al-'Awwâm a dit : Ce verset a été révélé alors que nous étions nombreux avec le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : « Et craignez une épreuve qui n'atteindra pas seulement ceux d'entre vous qui ont été injustes. » Nous avons alors commencé à dire : « Quelle est cette épreuve ? » sans nous rendre compte qu'elle surviendrait là où elle a eu lieu. » Al-Nasâ'î l'a rapporté d'après Isḥâq b. Ibrâhîm, d'après Mahdî, d'après Jarîr b. Ḥâzim. Al-Zubayr a été tué dans la vallée des fauves 208 à son retour du combat du Jour du Chameau 209, comme nous le rapporterons en son lieu, si Allah le Très-Haut le veut. Abû Dâwûd al-Sijistânî a dit dans son Sunan : « Musaddad nous a raconté, d'après Abû al-Aḥwaṣ — Salâm b. Sulaym — d'après Manṣûr, d'après Hilâl b. Yasâf, d'après Sa'îd b. Zayd, qui a dit : Nous étions chez le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) lorsqu'il mentionna une épreuve et en souligna la gravité. Nous dîmes : « Ô Messager d'Allah, si cette épreuve nous atteint, elle nous fera périr. » Il dit : « Non, il vous suffira d'être tués. » Sa'îd dit : « J'ai vu mes frères tués. » Abû Dâwûd est le seul à l'avoir rapporté. Abû Dâwûd al-Sijistânî a dit : « Al-Ḥasan b. 'Alî nous a raconté, d'après Yazîd, d'après Hishâm, d'après Muḥammad, qui a dit : Ḥudhayfa a dit : « Il n'y a personne parmi les gens que l'épreuve atteindra sans que je la craigne pour lui, sauf Muḥammad b. Maslama, car j'ai entendu le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dire : « L'épreuve ne te nuira pas. » » Cette chaîne est interrompue. Abû Dâwûd al-Tayâlisî a dit : « Shu'ba nous a raconté, d'après Ash'ath b. Abî Ash'ath, qui a dit : J'ai entendu Abû Burda rapporter d'après Tha'laba b. Abî Ḍubay'a, qui a dit : J'ai entendu Ḥudhayfa dire : « Je connais un homme que l'épreuve ne nuira pas. » Nous sommes allés à Médine et voilà une tente dressée, et voilà Muḥammad b. Maslama al-Anṣârî. Je l'ai interrogé et il a dit : « Je ne m'installerai dans aucune de leurs cités jusqu'à ce que cette épreuve se dissipe de la communauté des musulmans. » Al-Bayhaqî a dit : « Abû Dâwûd — c'est-à-dire al-Sijistânî — l'a rapporté d'après 'Amr b. Marzûq, d'après Shu'ba. » Abû Dâwûd a dit : « Musaddad nous a raconté, d'après Abû 'Awâna, d'après Ash'ath b. Sulaym, d'après Abû Burda, d'après Ḍubay'a b. Ḥuṣayn al-Tha'labî, d'après Ḥudhayfa, un récit similaire. » Al-Bukhârî a dit dans l'Histoire : « Celui-ci est, selon moi, le premier. » L'imam Ahmad a dit : « Yazîd nous a raconté, d'après Ḥammâd b. Salama, d'après 'Alî b. Zayd, d'après Abû Burda, qui a dit : Je passai par al-Rabadha 210 et voilà une tente. Je dis : « À qui est-elle ? » On me dit : « À Muḥammad b. Maslama. » Je demandai la permission d'entrer et j'entrai chez lui. Je dis : « Qu'Allah te fasse miséricorde ! Tu es dans une position (élevée) par rapport à cette affaire ; si tu sortais vers les gens pour ordonner et interdire ? » Il dit : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Il y aura une épreuve, une division et une discorde. Quand cela arrivera, prends ton épée, va à Uḥud 211, frappe-la sur son flanc, brise tes flèches, coupe ta corde d'arc, et reste chez toi jusqu'à ce qu'une main criminelle vienne à toi ou qu'Allah te fasse mourir. » Ce que le Messager d'Allah a dit s'est produit, et j'ai fait ce qu'il m'a ordonné. » Puis il décrocha une épée suspendue au poteau de la tente et la dégaina : c'était une épée en bois. Il dit : « J'ai fait ce qu'il m'a ordonné et j'ai pris celle-ci pour effrayer les gens. » Ahmad est le seul à l'avoir rapporté. Al-Bayhaqî a dit : « Al-Ḥâkim nous a raconté, d'après 'Alî b. 'Îsâ al-Madanî, d'après Aḥmad b. Baḥra al-Qurashî, d'après Yaḥyâ b. 'Abd al-Ḥamîd, d'après Ibrâhîm b. Sa'd, d'après Sâlim b. Ṣâliḥ b. Ibrâhîm b. 'Abd al-Raḥmân b. 'Awf, d'après son père, d'après Maḥmûd b. Labîd, d'après Muḥammad b. Maslama, qu'il a dit : « Ô Messager d'Allah, que dois-je faire quand les égarés divergent ? » Il dit : « Sors avec ton épée vers la Ḥarra 212, frappe-la avec, puis entre dans ta maison jusqu'à ce qu'une mort décrétée ou une main criminelle vienne à toi. » L'imam Ahmad a dit : « 'Abd al-Ṣamad nous a raconté, d'après Ziyâd b. Muslim Abû 'Umar, d'après Abû al-Ash'ath al-Ṣan'ânî, qui a dit : Yazîd b. Mu'âwiya nous envoya chez Ibn al-Zubayr. Quand j'arrivai à Médine, j'entrai chez untel — Ziyâd a oublié son nom — qui dit : « Les gens ont fait ce qu'ils ont fait ; que penses-tu ? » Il dit : « Mon ami Abû al-Qâsim 213 m'a recommandé, si je voyais quelque chose de ces épreuves, d'aller à Uḥud, d'y briser le tranchant de mon épée, puis de rester chez moi. Si quelqu'un entre chez moi, je me retire dans la chambre ; s'il entre dans la chambre, je me mets à genoux et dis : « Prends mon péché et le tien, et sois parmi les gens du Feu ; telle est la rétribution des injustes. » J'ai donc brisé mon épée et suis resté chez moi. » C'est ainsi que ce hadith a été rapporté dans le Musnad de Muḥammad b. Maslama chez l'imam Ahmad, mais le nom a été omis, et il ne s'agit pas de Muḥammad b. Maslama, mais d'un autre Compagnon. En effet, Muḥammad b. Maslama (qu'Allah l'agrée) est mort, sans divergence parmi les historiens, entre 40 et 50 de l'Hégire ; on a dit 42, 43 ou 47, et il n'a pas vécu l'époque de Yazîd b. Mu'âwiya et de 'Abd Allah b. al-Zubayr, sans contestation. Il est donc établi qu'il s'agit d'un autre Compagnon dont l'histoire est semblable à celle de Muḥammad b. Maslama. Nu'aym b. Ḥammâd a dit dans Les Épreuves et les Épopées 214 : « 'Abd al-Ṣamad b. 'Abd al-Wârith nous a raconté, d'après Ḥammâd b. Salama, d'après Abû 'Amr al-Sulamî, d'après la fille d'Uhbân al-Ghifârî, que 'Alî vint chez Uhbân et dit : « Qu'est-ce qui t'empêche de nous suivre ? » Il dit : « Mon ami et ton cousin (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) m'a recommandé : « Il y aura une division, une épreuve et une discorde. Quand cela arrivera, brise ton épée, reste chez toi et prends une épée en bois. » » Ahmad l'a rapporté d'après 'Affân, Aswad b. 'Âmir et Mu'ammil, tous trois d'après Ḥammâd b. Salama, et Mu'ammil a ajouté dans sa version après « prends une épée en bois » : « et reste chez toi jusqu'à ce qu'une main criminelle ou une mort décrétée vienne à toi. » L'imam Ahmad, al-Tirmidhî et Ibn Mâja l'ont également rapporté d'après 'Abd Allah b. 'Ubayd al-Dîlî, d'après 'Udaysa bint Uhbân b. Ṣayfî, d'après son père. Al-Tirmidhî a dit : « Bon et étrange ; nous ne le connaissons que par le hadith de 'Abd Allah b. 'Ubayd. » Il a dit cela, mais il a déjà été rapporté par d'autres voies. Al-Bukhârî a dit : « 'Abd al-'Azîz al-Uwaysî nous a raconté, d'après Ibrâhîm b. Sa'd, d'après Ṣâliḥ b. Kaysân, d'après Ibn Shihâb, d'après Sa'îd b. al-Musayyab et Abû Salama b. 'Abd al-Raḥmân, qu'Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) a dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Il y aura des épreuves : celui qui est assis pendant elles est meilleur que celui qui est debout, celui qui est debout est meilleur que celui qui marche, celui qui marche est meilleur que celui qui court. Celui qui s'y expose, elle l'expose ; et celui qui trouve un refuge ou un abri, qu'il s'y réfugie. » D'après Ibn Shihâb : « Abû Bakr b. 'Abd al-Raḥmân b. al-Ḥârith m'a raconté, d'après 'Abd al-Raḥmân b. Muṭî' b. al-Aswad, d'après Nawfal b. Mu'âwiya, un récit similaire à celui d'Abû Hurayra. »

Muslim a rapporté le hadith d'Abou Hourayra par la voie d'Ibrahim ibn Sa'd, comme l'a rapporté al-Boukhari, ainsi que le hadith de Nawfal ibn Mu'awiya avec la chaîne de transmission d'al-Boukhari et son texte. Puis al-Boukhari a dit : Muhammad ibn Kathir nous a raconté, Soufyan m'a informé d'après al-A'mash, d'après Zayd ibn Wahb, d'après Ibn Mas'oud, d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) qui a dit : « Il y aura un favoritisme (athara) et des choses que vous désapprouverez. » Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, que nous ordonnes-tu ? » Il dit : « Acquittez-vous du droit qui vous incombe et demandez à Allah ce qui vous revient (48). » Muslim l'a rapporté par le hadith d'al-A'mash de la même manière. L'imam Ahmad a dit : Rawh nous a raconté, Othman al-Shahham nous a raconté, Salama ibn Abi Bakra nous a raconté d'après Abou Bakra, d'après le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) qu'il a dit : « Il y aura une tentation (fitna), puis une tentation. Certes, celui qui marche dans celle-ci est meilleur que celui qui y court, celui qui est assis dans celle-ci est meilleur que celui qui y est debout, certes, celui qui est couché dans celle-ci est meilleur que celui qui y est assis. Certes, lorsqu'elle surviendra, que celui qui a des moutons rejoigne ses moutons, certes, que celui qui a une terre rejoigne sa terre, certes, que celui qui a des chameaux rejoigne ses chameaux. » Un homme parmi les gens dit : « Ô Prophète d'Allah, qu'Allah fasse de moi ta rançon, que penses-tu de celui qui n'a ni moutons, ni terre, ni chameaux, que doit-il faire ? » Il dit : « Qu'il prenne son épée, puis qu'il en frappe un rocher, puis qu'il en émousse le tranchant avec une pierre, puis qu'il s'enfuie s'il peut s'enfuir. Ô Allah, ai-je transmis ? » Alors un homme dit : « Ô Messager d'Allah, qu'Allah fasse de moi ta rançon, que penses-tu si l'on me prend de force et que l'on m'emmène vers l'un des deux rangs ou l'un des deux groupes ? » — Othman hésita — « et qu'un homme me frappe avec son épée et me tue, quel sera mon sort ? » Il dit : « Il portera ton péché et le sien, et il sera parmi les gens du Feu (49). » C'est ainsi que Muslim l'a rapporté par le hadith d'Othman al-Shahham de manière similaire. Ceci est une annonce de l'arrivée des tentations (fitan). De nombreux hadiths ont été rapportés dans ce sens. L'imam Ahmad a dit : Yahya ibn Ismaïl nous a raconté, Qays nous a raconté, a dit : Lorsque Aïcha arriva — c'est-à-dire dans son voyage vers la bataille du Chameau (Jamal) — et qu'elle atteignit les points d'eau des Banu Amir de nuit, les chiens aboyèrent. Elle dit : « Quelle est cette eau ? » Ils dirent : « L'eau d'al-Haw'ab. » Elle dit : « Je ne pense pas que je doive faire autrement que de revenir. » Quelqu'un parmi ceux qui étaient avec elle dit : « Mais avance, les musulmans te verront et Allah réconciliera les gens entre eux. » Elle dit : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) nous a dit un jour : "Que direz-vous lorsque les chiens d'al-Haw'ab aboieront contre l'une d'entre vous ?" (50) » Abou Nou'aym ibn Hammad l'a rapporté dans les Malahim (Épopées) d'après Yazid ibn Haroun, d'après Abou Khalid, d'après Qays ibn Abi Hazim de la même manière. Puis Ahmad l'a rapporté d'après Ghandar, d'après Shu'ba, d'après Ismaïl ibn Abi Khalid, d'après Qays ibn Abi Hazim, que lorsque Aïcha arriva à al-Haw'ab et entendit les aboiements des chiens, elle dit : « Je ne pense pas que je doive faire autrement que de revenir. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) nous a dit : "Celle d'entre vous contre qui les chiens d'al-Haw'ab aboieront..." » Al-Zubayr lui dit : « Reviendrais-tu ? Il se peut qu'Allah réconcilie les gens par ton intermédiaire. » Cette chaîne de transmission est conforme aux conditions des deux Sahih (al-Boukhari et Muslim), mais ils ne l'ont pas rapporté. Le hafiz Abou Bakr al-Bazzar a dit : Muhammad ibn Othman ibn Karama nous a raconté, Ubaydullah ibn Moussa nous a raconté d'après Isam ibn Qudama al-Bajali, d'après Ikrima, d'après Ibn Abbas, a dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Je voudrais savoir laquelle d'entre vous est la maîtresse du chameau au pelage (al-jamal al-adib) qui voyagera jusqu'à ce que les chiens d'al-Haw'ab aboient contre elle, et que beaucoup de créatures seront tuées à sa droite et à sa gauche. » Puis il dit : « Nous ne savons pas que cela soit rapporté d'après Ibn Abbas autrement que par cette chaîne. » Al-Tabarani a dit : Ibrahim ibn Naïla al-Isbahani nous a raconté, Ismaïl ibn Amr al-Bajali nous a raconté, Nouh ibn Darraj nous a raconté d'après al-Ajlâh ibn Abdallah, d'après Zayd ibn Ali, d'après son père, d'après Ibn al-Husayn, d'après Ibn Abbas, a dit : Lorsque les compagnons d'Ali, lorsqu'ils marchèrent vers Bassora, apprirent que les gens de Bassora s'étaient rassemblés autour de Talha et d'al-Zubayr, cela leur pesa et leur cœur en fut affecté. Ali dit : « Par Celui en dehors de qui il n'y a pas de divinité, ils triompheront des gens de Bassora, Talha et al-Zubayr seront tués, et six mille cinq cent cinquante hommes, ou cinq mille cinq cent cinquante hommes, viendront à vous depuis Koufa. » — al-Ajlâh hésita. Ibn Abbas dit : « Cela resta dans mon cœur. Lorsque j'arrivai à Koufa, je sortis et dis : "Je vais voir. Si c'est comme il le dit, c'est une chose qu'il a entendue ; sinon, c'est une ruse de guerre." Je rencontrai un homme de l'armée et l'interrogeai. Par Allah, il ne tarda pas à dire ce qu'Ali avait dit. » Ibn Abbas dit : « C'est ce que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) lui avait appris. » Al-Bayhaqi a dit : Abdallah al-Hafiz nous a informés, Abou Bakr Muhammad ibn Abdallah al-Hafid nous a raconté, Ahmad ibn Nasr nous a raconté, Abou Nou'aym al-Fadl nous a raconté, Abd al-Jabbar ibn al-Ward nous a raconté d'après Ammar al-Dhahabi, d'après Salim ibn Abi al-Ja'd, d'après Oumm Salama, a dit : Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) mentionna la sortie de certaines des mères des croyants, et Aïcha rit. Il lui dit : « Regarde, ô Humayra' (la Rougeaude), que tu ne sois pas celle-là. » Puis il se tourna vers Ali et dit : « Ô Ali, si tu as à gérer quelque chose de son affaire, sois doux avec elle. » Ce hadith est très étrange (gharib jiddan). Plus étrange encore est ce qu'a rapporté al-Bayhaqi également d'après al-Hakim, d'après al-Asamm, d'après Muhammad ibn Ishaq al-San'ani, d'après Abou Nou'aym, d'après Abd al-Jabbar ibn al-Abbas al-Shami, d'après Ata ibn al-Sa'ib, d'après Omar ibn al-Hujay', d'après Abou Bakra, a dit : On lui dit : « Qu'est-ce qui t'empêche de combattre pour le soutenir le jour du Chameau (Jamal) ? » Il dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dire : "Mon peuple sortira, perdus, ils ne réussiront pas ; leur guide est une femme, leur guide est au Paradis." » Ceci est très répréhensible (munkar jiddan). Ce qui est préservé (mahfoudh) est ce qu'a rapporté al-Boukhari par le hadith d'al-Hasan al-Basri, d'après Abou Bakra, a dit : « Allah m'a bénéficié d'une parole que j'ai entendue du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) » — et il lui parvint que les Perses avaient établi sur eux la fille de Kisra comme reine. Il dit : « Ne réussira jamais un peuple qui confie leur affaire à une femme. » L'imam Ahmad a dit : Muhammad ibn Ja'far nous a raconté, Shu'ba nous a raconté d'après al-Hakam, j'ai entendu Abou Wa'il dire : Lorsque Ali envoya Ammar et al-Hasan à Koufa pour les mobiliser, Ammar fit un discours et dit : « Je sais qu'elle est son épouse dans ce monde et dans l'au-delà, mais Allah vous éprouve pour que vous le suiviez, lui ou elle (51). » Al-Boukhari l'a rapporté d'après Bundar, d'après Ghandar. Tout cela s'est produit à l'époque du Chameau (Jamal). Aïcha (qu'Allah l'agrée) regretta sa sortie, comme nous le rapporterons en son lieu, ainsi qu'al-Zubayr ibn al-Awwam également. Il se souvint, alors qu'il se tenait dans la bataille, que son combat en ce lieu n'était pas juste, et il s'en retira. Abd al-Razzaq a dit : Ma'mar nous a informés d'après Qatada, a dit : Lorsque al-Zubayr tourna le dos le jour du Chameau, cela parvint à Ali, qui dit : « Si le fils de Safiyya savait qu'il était dans le vrai, il n'aurait pas tourné le dos. » Cela parce que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) les avait rencontrés dans la Saqifa des Banu Sa'ida et avait dit : « L'aimes-tu, ô Zubayr ? » Il dit : « Qu'est-ce qui m'en empêche ? » Il dit : « Que feras-tu lorsque tu le combattras en étant injuste envers lui ? » On pense que c'est pour cela qu'il tourna le dos. Ceci est mursal (interrompu) par cette voie. Le hafiz al-Bayhaqi l'a rapporté avec une chaîne continue (musnad) par une autre voie, disant : Abou Bakr — Ahmad ibn al-Hasan al-Qadi — nous a informés, Abou Amr ibn Matar nous a raconté, Abou al-Abbas Abdallah ibn Muhammad ibn Sawwar al-Hashimi al-Koufi nous a informés, Minjab ibn al-Harith nous a raconté, Abdallah ibn al-Ajlâh nous a raconté...

Mon père, d'après Yazīd al-Faqīr, d'après son père, a dit : J'ai entendu Faḍl ibn Faḍāla raconter à mon père d'après Abū Ḥarb ibn Abī al-Aswad al-Du'alī, d'après son père. Le récit de l'un s'est mêlé à celui de l'autre. Il a dit : Lorsque 'Alī et ses compagnons s'approchèrent de Ṭalḥa et al-Zubayr, et que les rangs se rapprochèrent les uns des autres, 'Alī sortit monté sur la mule du Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) et appela : « Appelez-moi al-Zubayr ibn al-'Awwām. » On appela al-Zubayr pour 'Alī, et il vint jusqu'à ce que les encolures de leurs montures se croisent. 'Alī dit : « Ô Zubayr, je t'adjure par Allāh, te souviens-tu du jour où le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) passa par tel et tel endroit et dit : “Ô Zubayr, aimes-tu 'Alī ?” Tu répondis : “N'aimerais-je pas le fils de ma tante maternelle 215 et le fils de mon oncle paternel 216, et qui est sur ma religion ?” Il dit : “Ô 'Alī, l'aimes-tu ?” Je répondis : “Ô Messager d'Allāh, n'aimerais-je pas le fils de ma tante paternelle 217 et qui est sur ma religion ?” Il dit : “Ô Zubayr, par Allāh, tu le combattras certainement, et tu seras injuste envers lui.” » Al-Zubayr dit : « Oui, par Allāh, je l'avais oublié depuis que je l'avais entendu du Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui), puis je m'en suis souvenu maintenant. Par Allāh, je ne te combattrai pas. » Al-Zubayr retourna sur sa monture, fendant les rangs. Son fils 'Abd Allāh ibn al-Zubayr se présenta à lui et dit : « Qu'as-tu ? » Il dit : « 'Alī m'a rappelé un hadith que j'avais entendu du Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui). Je l'ai entendu dire : “Tu le combattras certainement, et tu seras injuste envers lui.” Je ne le combattrai donc pas. » Il dit : « Es-tu venu pour combattre ? Tu n'es venu que pour réconcilier les gens, et Allāh arrangera cette affaire. » Il dit : « J'ai juré de ne pas le combattre. » Il dit : « Alors affranchis ton esclave Khayr 218 et reste jusqu'à ce que tu réconcilies les gens. » Il affranchit donc son esclave et resta. Lorsque la situation des gens se divisa, il partit sur son cheval. Al-Bayhaqī a dit : Abū 'Abd Allāh al-Ḥāfiẓ nous a informés, l'imām Abū al-Walīd nous a rapportés, al-Ḥasan ibn Sufyān nous a rapportés, Qaṭan ibn Bashīr nous a rapportés, Ja'far ibn Sulaymān nous a rapportés, 'Abd Allāh ibn Muḥammad al-Raqāshī nous a rapportés, mon grand-père — qui est 'Abd al-Malik ibn Muslim — nous a rapportés d'après Abū Wajra al-Māzinī, qui a dit : J'ai entendu 'Alī et al-Zubayr, 'Alī lui disant : « Je t'adjure par Allāh, ô Zubayr, n'as-tu pas entendu le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) dire : “Tu me combattras et tu seras injuste envers moi” ? » Il dit : « Oui, mais je l'avais oublié. » Ceci est étrange, comme le contexte précédent. Al-Bayhaqī a rapporté par la voie d'al-Hudhayl ibn Bilāl — et il y a une faiblesse en lui — d'après 'Abd al-Raḥmān ibn Mas'ūd al-'Abdī, d'après 'Alī, qui a dit : Le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) a dit : « Quiconque est heureux que... »


  1. al-jubaydha : Petite outre en cuir, désignant ici un objet que l'homme avait pris indûment.
  2. al-insibāṭ : Le fait de se détendre, de s'ouvrir, en parlant des relations avec les épouses.
  3. al-Baqīʿ : Cimetière de Médine, lieu d'enterrement de nombreux compagnons.
  4. as-sāʿa : L'Heure, c'est-à-dire la fin du monde et le Jour du Jugement.
  5. al-Aʿmash : Sulayman ibn Mihran al-A'mash, célèbre traditionniste (tabi'i).
  6. li-yuẓhirahu ʿalā d-dīni kullihi : Coran 9:33, 48:28, 61:9 : 'pour le faire triompher sur toute religion'.
  7. waʿada llāhu llaḏīna āmanū... : Coran 24:55 : 'Allah a promis à ceux d'entre vous qui ont cru...'
  8. fitnat Banī Isrāʾīl : La tentation ou épreuve des fils d'Israël, ici liée aux femmes.
  9. tanāfasūhā : Se la disputer, la convoiter avec émulation.
  10. anmāṭ : Tapis, tentures ou couvertures décorées.
  11. Sahîh : Recueil de hadiths authentiques, notamment ceux d'al-Bukhârî et de Muslim.
  12. Musnad : Recueil de hadiths classés par compagnon transmetteur.
  13. Sunan : Recueils de hadiths classés par chapitres juridiques.
  14. Hadith : Parole, action ou approbation attribuée au Prophète Muhammad.
  15. Hâfiz : Titre honorifique pour un spécialiste du hadith ayant une grande mémoire.
  16. Asnada : Remonter la chaîne de transmission jusqu'au Prophète.
  17. Mudd : Mesure de capacité pour les céréales, variable selon les régions.
  18. Qafîz : Mesure de capacité pour les grains, utilisée en Irak.
  19. Irdabb : Mesure de capacité égyptienne pour les céréales.
  20. Mîqât : Lieu fixé pour entrer en état de sacralisation (ihrâm) pour le pèlerinage.
  21. Kisrâ : Titre des rois sassanides de Perse.
  22. Qîrât : Unité de poids ou de mesure, aussi utilisée pour désigner une part.
  23. Coptes : Chrétiens d'Égypte, descendants des anciens Égyptiens.
  24. Al-Muqawqis : Titre du gouverneur byzantin d'Égypte à l'époque du Prophète.
  25. Mahdî : Figure eschatologique musulmane, guide bien guidé qui apparaîtra avant la fin des temps.
  26. نَغْم : Faire une razzia, une expédition militaire pour piller.
  27. يَسْتَأْثِرُوا عَلَيْهِمْ : Ils les domineraient, prendraient le dessus sur eux en s'appropriant les biens.
  28. الشَّام : Le Sham, région historique incluant la Syrie, la Palestine, la Jordanie et le Liban.
  29. الرُّوم : Les Rum, désignant l'Empire byzantin ou les Romains d'Orient.
  30. الْأَرْضَ الْمُقَدَّسَةَ : La Terre Sainte, Jérusalem et ses environs.
  31. قُمُصُهُمُ الْمُلْحَمِيَّةُ : Tuniques de laine, vêtements typiques des Byzantins.
  32. خِيرَةُ اللَّهِ : L'élite, la meilleure partie choisie par Dieu.
  33. غُدُرِهِ : Ses citernes, points d'eau, métaphore pour les ressources.
  34. أَقْبَاؤُهُمْ : Manteaux, vêtements de dessus.
  35. هَذَا الْأَمْرُ : Cette affaire, désignant l'Islam ou la communauté musulmane.
  36. حِمْيَرَ : Himyar, ancien royaume du Yémen.
  37. ذَوَاتُ الْقُرُونِ : Aux longues cornes, métaphore pour la puissance ou l'orgueil.
  38. الرَّوْحَلُ الْأَسْوَدُ الْمَحْلُوقُ : Le cavalier noir rasé, désignant un Arabe musulman.
  39. عَلَى الْأَعَاجِمِ : Sur les Perses, en charge des non-Arabes.
  40. خَلِيفَةٍ مُصْطَبِرٍ بِالْحَقِّ : Un calife patient dans la vérité, qui endure pour la justice.
  41. الدَّجَّالِ : L'Antéchrist, le faux messie de la fin des temps.
  42. دُومَةَ : Duma, un arbre ou un lieu, peut-être Dumat al-Jandal.
  43. فِتْنَةٍ : Sédition, épreuve, trouble ou guerre civile.
  44. صِيَاصَى نَفَرٍ : Comme des cornes de bœufs, métaphore pour la force et la violence.
  45. انْتِفَاجَةُ أَرْنَبٍ : Un gonflement de lièvre, métaphore pour quelque chose de mineur.
  46. قَفِيز : Qafiz, unité de mesure de capacité pour les grains.
  47. مُدّ : Mudd, unité de mesure de capacité, environ 0,5 litre.
  48. أَرْدَبّ : Ardeb, unité de mesure de capacité égyptienne, environ 198 litres.
  49. Ṣaḥīḥayn : Les deux recueils de hadiths authentiques d'al-Bukhārī et de Muslim.
  50. fayaftaḥu Allāhu lahum : Allāh leur accordera la victoire (ou l'ouverture).
  51. wa-ākharīna minhum lammā yalḥaqū bihim : Coran 62:3 : « et d'autres parmi eux qui ne les ont pas encore rejoints ».
  52. lā yuṣību ahlahā sūʾ : Aucun mal n'atteindra ses habitants.
  53. Musnad : Recueil de hadiths classé par compagnons, notamment celui d'Aḥmad ibn Ḥanbal.
  54. istarʿāhum : Ce dont Il les a chargés (litt. : ce qu'Il leur a confié comme garde).
  55. ḥawāriyyūn : Apôtres, disciples proches et fidèles.
  56. khulūf : Successeurs, générations suivantes (souvent péjoratif : mauvais successeurs).
  57. mā yunkirūn : Ce qui est blâmable (ce qu'ils désapprouvent).
  58. Rāfiḍa : Secte chiite extrémiste qui rejette les trois premiers califes.
  59. Nāṣiba : Ceux qui manifestent de l'hostilité envers ʿAlī et sa famille.
  60. Tābiʿūn : Successeurs, génération suivant les Compagnons.
  61. Mahdī : Le guide bien guidé, figure eschatologique de l'islam.
  62. sardāb Sāmarrā : Cave de Sāmarrā où les chiites duodécimains croient que le douzième imam s'est occulté.
  63. Sahîhayn : Les deux recueils de hadiths authentiques d'al-Bukhârî et de Muslim.
  64. Ibn Abî Quhâfa : Abû Bakr as-Siddîq, dont le père s'appelait 'Uthmân, surnommé Abû Quhâfa.
  65. Dhanûb : Seau rempli d'eau, mesure variable.
  66. Ibn al-Khattâb : 'Umar ibn al-Khattâb, le deuxième calife.
  67. Gharab : Grand seau en cuir utilisé pour puiser l'eau.
  68. Darba al-nâs bi 'atan : Expression signifiant que les gens ont abreuvé leurs bêtes jusqu'à satiété, indiquant l'abondance.
  69. Tasbîh al-hasâ : Glorification (subhân Allah) émise par les cailloux dans la main du Prophète, miracle.
  70. Quff : Puits ou cavité dans le sol.
  71. Allâhu al-musta'ân : Formule signifiant 'C'est Allah dont on implore le secours'.
  72. Siddîq : Véridique, titre honorifique d'Abû Bakr.
  73. Shahîdayn : Deux martyrs, 'Umar et 'Uthmân, qui furent assassinés.
  74. Hirâ' : Montagne près de La Mecque où le Prophète recevait la révélation.
  75. Siddîqiyya : Degré de véridicité, statut spirituel élevé.
  76. Al-'Ashara : Les dix compagnons promis au Paradis : Abû Bakr, 'Umar, 'Uthmân, 'Alî, Talha, az-Zubayr, 'Abd ar-Rahmân ibn 'Awf, Sa'd ibn Abî Waqqâs, Sa'îd ibn Zayd, Abû 'Ubayda ibn al-Jarrâh.
  77. Bay'at ar-Ridwân : Serment d'allégeance sous l'arbre à al-Hudaybiyya, agréé par Allah.
  78. 'Ukâsha : Compagnon 'Ukâsha ibn Mihsan al-Asadî.
  79. Yawm al-Qiyâma : Le Jour de la Résurrection ; ici, peut-être une erreur de copie pour 'Yawm al-Yamâma' (bataille d'al-Yamâma).
  80. Namira : Mante rayée, vêtement typique.
  81. Ansâr : Les Médinois ayant accueilli et soutenu le Prophète après l'Hégire.
  82. 'Umra : Petit pèlerinage à La Mecque, non obligatoire.
  83. Sâhib San'â' : Al-Aswad al-'Ansî, faux prophète au Yémen.
  84. Sâhib al-Yamâma : Musaylima al-Kadhdhâb, faux prophète.
  85. Al-'Asîb : Branche de palmier, symbole de peu de valeur.
  86. La-ya'qirannaka Allâh : Allah te mutilera, c'est-à-dire te vaincra et te détruira.
  87. Al-Madar : Terre cultivée, plaine fertile.
  88. Al-Wabar : Terre non cultivée, steppe ou désert.
  89. عمرو : Il s'agit de 'Amr ibn al-'As, compagnon et général musulman.
  90. معاذ بن جبل : Mu'adh ibn Jabal, célèbre compagnon et savant.
  91. الطاعون : La peste, épidémie.
  92. الشام : Le Sham, région du Levant (Syrie, Palestine, Liban, Jordanie).
  93. أرض عموسة : Terre d''Amusa, localité non identifiée au Sham.
  94. خرجان : Éruption cutanée, probablement des furoncles ou abcès.
  95. ذباب : Pustules, boutons.
  96. الدملى : Le dimali, type de furoncle ou d'abcès.
  97. يستشهد : Rendre témoins (martyrs) ; ici, faire mourir en martyrs.
  98. يزكي : Purifier, notamment par l'épreuve.
  99. السبابة : L'index.
  100. الْحَقُّ مِنْ رَبِّكَ فَلا تَكُونَنَّ مِنَ الْمُمْتَرِينَ : Coran 2:147 : 'La vérité émane de ton Seigneur. Ne sois donc pas de ceux qui doutent.'
  101. سَتَجِدُنِي إِنْ شاءَ اللَّهُ مِنَ الصَّابِرِينَ : Coran 12:102 : 'Tu me trouveras, si Allah le veut, parmi les patients.'
  102. الصحيحين : Les deux recueils de hadiths authentiques : Sahih al-Bukhari et Sahih Muslim.
  103. الأعمش : Sulayman ibn Mihran al-A'mash, célèbre traditionniste.
  104. جامع ابن أبي راشد : Jami' ibn Abi Rashid, traditionniste.
  105. شقيق بن سلمة : Shaqiq ibn Salama, connu sous le nom d'Abu Wa'il, traditionniste.
  106. حذيفة : Hudhayfa ibn al-Yaman, compagnon.
  107. عمر : 'Umar ibn al-Khattab, deuxième calife.
  108. الفتنة : Fitna : épreuve, sédition, trouble.
  109. مسروق : Masruq ibn al-Ajda', traditionniste.
  110. يعلى بن عبيد : Ya'la ibn 'Ubayd, traditionniste.
  111. سفيان : Sufyan ath-Thawri, célèbre traditionniste.
  112. عروة بن قيس : 'Urwa ibn Qays, traditionniste.
  113. خالد بن الوليد : Khalid ibn al-Walid, célèbre général compagnon.
  114. ألقى بوانيه : Expression signifiant 'poser ses bagages', s'installer.
  115. بثنية : Bithniyya, type de vêtement ou de tissu.
  116. ابن الخطاب : Ibn al-Khattab, c'est-à-dire 'Umar.
  117. الإمام أحمد : Ahmad ibn Hanbal, fondateur de l'école hanbalite.
  118. عبد الرزاق : 'Abd ar-Razzaq as-San'ani, traditionniste.
  119. معمر : Ma'mar ibn Rashid, traditionniste.
  120. الزهري : Ibn Shihab az-Zuhri, célèbre traditionniste.
  121. سالم : Salim ibn 'Abd Allah ibn 'Umar, traditionniste.
  122. أبيه : Son père, 'Abd Allah ibn 'Umar, compagnon.
  123. قرة عين : Joie des yeux, bonheur suprême.
  124. النسائي : An-Nasa'i, auteur d'un recueil de hadiths.
  125. ابن ماجه : Ibn Majah, auteur d'un recueil de hadiths.
  126. منكر : Munkar : hadith faible, rejeté.
  127. يحيى القطان : Yahya al-Qattan, traditionniste critique.
  128. مرسل : Mursal : hadith dont la chaîne de transmission est interrompue entre le successeur et le Prophète.
  129. حمزة بن محمد الكناني : Hamza ibn Muhammad al-Kinani, mémorisateur de hadith.
  130. الحافظ : Al-hafiz : titre donné à un spécialiste du hadith.
  131. الشيخان : Les deux cheikhs : al-Bukhari et Muslim.
  132. البزار : Al-Bazzar, auteur d'un recueil de hadiths.
  133. جابر الجعفي : Jabir al-Ju'fi, traditionniste considéré comme faible.
  134. عبد الرحمن بن سابط : 'Abd ar-Rahman ibn Sabit, traditionniste.
  135. جابر بن عبد الله : Jabir ibn 'Abd Allah, compagnon.
  136. صلاة الفجر : La prière de l'aube.
  137. المحراب : Mihrab : niche indiquant la direction de la prière.
  138. المسجد النبوي : La mosquée du Prophète à Médine.
  139. أبو ذر : Abu Dharr al-Ghifari, compagnon.
  140. تسبيح : Tasbih : glorification d'Allah.
  141. أبو بكر : Abu Bakr as-Siddiq, premier calife.
  142. نعيم بن حماد : Nu'aym ibn Hammad, traditionniste.
  143. عبد الله بن المبارك : 'Abd Allah ibn al-Mubarak, célèbre traditionniste.
  144. جرير بن حازم : Jarir ibn Hazim, traditionniste.
  145. سعيد بن جهمان : Sa'id ibn Jumhan, traditionniste.
  146. سفينة : Safina, affranchi du Prophète.
  147. مسجد المدينة : La mosquée de Médine, c'est-à-dire la mosquée du Prophète.
  148. عبد الله بن حوالة : 'Abd Allah ibn Hawala, compagnon.
  149. الدجال : Al-Masih ad-Dajjal, l'Antéchrist.
  150. سليمان بن بلال : Sulayman ibn Bilal, traditionniste.
  151. شريك بن أبي نمير : Sharik ibn Abi Namir, traditionniste.
  152. سعيد بن المسيب : Sa'id ibn al-Musayyab, célèbre successeur.
  153. أبو موسى : Abu Musa al-Ash'ari, compagnon.
  154. بئر أريس : Puits d'Aris, à Médine.
  155. جريد : Palmes, branches de palmier.
  156. قف : Margelle, rebord du puits.
  157. أخي : Son frère, il s'agit d'Abu Burda ibn Abi Musa.
  158. Rasūl Allāh : Le Messager de Dieu, titre donné au prophète Mahomet.
  159. 'Umar : Omar ibn al-Khattab, deuxième calife de l'islam.
  160. Sa'īd ibn al-Musayyab : Célèbre savant et traditionniste musulman de la génération des Suivants.
  161. qabūrahum : Leurs tombes ; allusion à la vision prophétique des trois califes enterrés ensemble.
  162. 'Uthmān : Othman ibn Affan, troisième calife de l'islam.
  163. al-Bayhaqī : Ahmad ibn al-Husayn al-Bayhaqi, célèbre traditionniste et juriste shafi'ite.
  164. Zayd ibn Arqam : Compagnon du Prophète, connu pour avoir rapporté de nombreux hadiths.
  165. muḥtabiyan : Assis les bras croisés autour des genoux, position d'humilité et de recueillement.
  166. al-thaniyya : Le col, désignant un lieu spécifique à Médine.
  167. ḥadīth : Récit rapportant les paroles, actions ou approbations du Prophète.
  168. bay'a : Allégeance, serment de fidélité au Prophète.
  169. Abū Mūsā al-Ash'arī : Compagnon du Prophète, gouverneur et érudit.
  170. ri'ā' ahl al-amṣār : La populace des provinces, désignant les rebelles venus des garnisons.
  171. Ḥashsh Kawkab : Lieu-dit à Médine où Othman fut enterré.
  172. al-Baqī' : Cimetière principal de Médine, lieu de sépulture de nombreux Compagnons.
  173. Firdaws : Le plus haut niveau du Paradis dans la tradition islamique.
  174. al-Imām Aḥmad : Ahmad ibn Hanbal, fondateur de l'école hanbalite et grand traditionniste.
  175. 'Uthmān ibn 'Ā'isha : Personnage peu connu, peut-être un affranchi ou un parent de Othman.
  176. 'Alī : Ali ibn Abi Talib, cousin et gendre du Prophète, quatrième calife.
  177. yawm al-dār : Le jour de la maison, faisant référence au siège de la maison d'Othman.
  178. Amīr al-mu'minīn : Commandeur des croyants, titre des califes.
  179. 'Ā'isha : Aïcha, épouse du Prophète, fille d'Abou Bakr.
  180. Ibn Māja : Muhammad ibn Yazid ibn Maja, auteur d'un recueil de hadiths.
  181. Nu'aym ibn Ḥammād : Savant et traditionniste, auteur d'un ouvrage sur les épreuves et signes de l'Heure.
  182. Mujāhid : Mujahid ibn Jabr, célèbre exégète du Coran et traditionniste.
  183. hawdaj : Palanquin, litière montée sur un chameau utilisée par les femmes.
  184. Abū Dāwūd al-Ṭayālisī : Sulayman ibn Dawud al-Tayalisi, traditionniste et auteur d'un recueil de hadiths.
  185. Ḥudhayfa : Hudhayfa ibn al-Yaman, Compagnon connu pour sa connaissance des signes de l'Heure.
  186. imām : Guide, chef ; ici désigne le calife légitime.
  187. dunyākum : Votre monde, la vie d'ici-bas.
  188. al-Layth : Al-Layth ibn Sa'd, célèbre juriste et traditionniste égyptien.
  189. Shufayy al-Aṣbaḥī : Compagnon ou Suivant, peu connu.
  190. 'Abdallāh ibn 'Umar : Fils d'Omar ibn al-Khattab, célèbre Compagnon et traditionniste.
  191. khalīfa : Calife, successeur du Prophète à la tête de la communauté musulmane.
  192. al-Ṣiddīq : Le Véridique, surnom d'Abou Bakr.
  193. raḥā al-'Arab : La meule des Arabes, métaphore désignant le pouvoir central ou le califat.
  194. qamīṣ : Tunique, ici symbole de la fonction califale conférée par Dieu.
  195. sam al-khiyāṭ : Trou d'une aiguille ; expression coranique pour désigner une chose impossible.
  196. Mūsā ibn 'Uqba : Célèbre historien et traditionniste, auteur d'une biographie du Prophète.
  197. Abū Hurayra : Compagnon du Prophète, connu pour avoir rapporté un grand nombre de hadiths.
  198. al-amīn : Le digne de confiance, surnom d'Othman.
  199. 'Abdallāh ibn Ḥawāla : Compagnon du Prophète, connu pour un hadith sur les califes.
  200. Sufyān : Sufyan al-Thawri, célèbre traditionniste et juriste.
  201. Manṣūr : Mansour ibn al-Mu'tamir, traditionniste de Koufa.
  202. Rib'ī : Rib'i ibn Hirash, traditionniste et juge.
  203. al-Barā' ibn Nāji'a : Compagnon ou Suivant, peu connu.
  204. Ibn Mas'ūd : Abdallah ibn Mas'ud, Compagnon et éminent lecteur du Coran.
  205. raḥā al-Islām : La meule de l'Islam, métaphore du pouvoir et de la stabilité de la communauté.
  206. amimmā maḍā am mimmā baqī : Est-ce du passé ou de l'avenir ? Question sur la temporalité de la prédiction.
  207. fitna : Épreuve, tentation, discorde ou guerre civile, souvent utilisée dans le contexte des troubles internes de la communauté musulmane.
  208. Wâdî al-Sibâ' : La vallée des fauves, un lieu près de Bassora où al-Zubayr fut tué.
  209. Yawm al-Jamal : Le Jour du Chameau, bataille entre 'Alî et 'Â'isha en 656.
  210. al-Rabadha : Localité près de Médine, lieu de retraite de certains Compagnons.
  211. Uḥud : Montagne près de Médine, site de la bataille d'Uḥud.
  212. al-Ḥarra : La région volcanique (couverture de lave) à l'est de Médine.
  213. Abû al-Qâsim : Surnom du Prophète Muḥammad.
  214. al-Fitan wa al-Malâḥim : Ouvrage de Nu'aym b. Ḥammâd sur les épreuves et les épopées de la fin des temps.
  215. ibn khālī : Fils de ma tante maternelle : 'Alī est le cousin maternel d'al-Zubayr, car la mère de 'Alī, Fāṭima bint Asad, était la sœur de la mère d'al-Zubayr, Ṣafiyya bint 'Abd al-Muṭṭalib.
  216. ibn 'ammī : Fils de mon oncle paternel : 'Alī est aussi le cousin paternel d'al-Zubayr, car le père de 'Alī, Abū Ṭālib, était le frère du père d'al-Zubayr, 'Abd al-Muṭṭalib.
  217. ibn 'ammatī : Fils de ma tante paternelle : 'Alī est le cousin germain du Prophète (que la paix soit sur lui) du côté paternel, car la mère du Prophète, Āmina, était la sœur du père de 'Alī, Abū Ṭālib.
  218. Khayr : Nom propre de l'esclave d'al-Zubayr, signifiant 'bien' ou 'vertu'.

Le Livre des Preuves de la Prophétie [1]

Il regarde un homme dont certains membres le précèdent au Paradis, puis il regarde Zayd ibn Sûhân. Je dis : Ce Zayd fut tué lors de la bataille du Chameau, du côté de 'Alî. Il est établi dans les deux Sahîh 1, d'après le hadith de Hammâm ibn Munabbih, d'après Abû Hurayra, que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « L'Heure ne viendra pas avant que deux grands groupes ne se combattent, leur appel étant un. » Al-Bukhârî l'a également rapporté d'après Abû al-Yamân, d'après Shu'ayb, d'après Abû al-Zinâd, d'après al-A'raj, d'après Abû Hurayra, de même. Al-Bukhârî l'a aussi rapporté d'après Abû al-Yamân, d'après Shu'ayb, d'après al-Zuhrî, d'après Abû Salama, d'après Abû Hurayra. Ces deux groupes sont les partisans du Chameau et les partisans de Siffîn 2 ; tous deux appellent à l'islam, mais ils se disputent sur une question de pouvoir et de considération des intérêts profitables à la communauté et aux sujets. Abandonner le combat était préférable à le mener, comme c'est l'avis de la majorité des Compagnons, comme nous le mentionnerons. Ya'qûb ibn Sufyân a dit : Abû al-Yamân nous a raconté, Safwân ibn 'Amr nous a raconté, disant : Les gens du Shâm étaient soixante mille, et vingt mille d'entre eux furent tués ; les gens de l'Irak étaient cent vingt mille, et quarante mille d'entre eux furent tués. Cependant, 'Alî et ses compagnons étaient, des deux groupes, les plus proches de la vérité par rapport aux compagnons de Mu'âwiya ; les compagnons de Mu'âwiya étaient des rebelles contre eux. Comme il est établi dans le Sahîh de Muslim 3, d'après le hadith de Shu'ba, d'après Abû Salama, d'après Abû Nadra, d'après Abû Sa'îd al-Khudrî, qui a dit : Celui qui est meilleur que moi m'a raconté – c'est-à-dire Abû Qatâda – que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit à 'Ammâr : « Le groupe rebelle te tuera. » Il l'a également rapporté d'après le hadith d'Ibn 'Ulayya, d'après Ibn 'Awn, d'après al-Hasan, d'après sa mère, d'après Umm Salama, qui a dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Le groupe rebelle tuera 'Ammâr. » Et dans une version : « Et son meurtrier sera dans le Feu. » Le hadith a déjà été mentionné avec ses voies lors de la construction de la Mosquée du Prophète au début de l'Hégire prophétique. Ce que certains Râfidites 4 ajoutent à ce hadith, en disant : « Qu'Allah ne lui accorde pas mon intercession le Jour de la Résurrection », n'a aucun fondement sur lequel s'appuyer ; c'est plutôt une invention des Râfidites – qu'Allah les maudisse. Al-Bayhaqî a rapporté d'après le hadith d'Abû 'Ubayda ibn Muhammad ibn 'Ammâr ibn Yâsir, d'après une servante affranchie de 'Ammâr, qui a dit : 'Ammâr souffrit d'une maladie qui le tint éveillé, puis il s'évanouit ; il reprit conscience alors que nous pleurions autour de lui. Il dit : « Pourquoi pleurez-vous ? Craignez-vous que je meure sur mon lit ? Mon Bien-aimé (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) m'a informé que le groupe rebelle me tuera, et que ma dernière provision de ce monde sera une gorgée de lait. » L'imam Ahmad a dit : Wakî' nous a raconté, Sufyân nous a raconté, d'après Habîb ibn Abî Thâbit, d'après Abû al-Bakhtarî, qui a dit : 'Ammâr dit le jour de Siffîn : « Apportez-moi une gorgée de lait, car le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : 'La dernière gorgée que tu boiras de ce monde sera une gorgée de lait.' » Il la but, puis s'avança et fut tué. 'Abd al-Rahmân ibn Mahdî nous a raconté, d'après Sufyân, d'après Habîb, d'après Abû al-Bakhtarî, que 'Ammâr ibn Yâsir reçut une gorgée de lait, rit et dit : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) m'a dit : 'La dernière boisson que je boirai sera du lait, au moment de ma mort.' » Al-Bayhaqî a rapporté d'après le hadith de 'Ammâr al-Dhahabî, d'après Sâlim ibn Abî al-Ja'd, d'après Ibn Mas'ûd : J'ai entendu le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dire : « Quand les gens divergeront, Ibn Sumayya 5 sera avec la vérité. » Or, il est connu que 'Ammâr était dans l'armée de 'Alî le jour de Siffîn, et que les compagnons de Mu'âwiya, parmi les gens du Shâm, le tuèrent. Celui qui se chargea de le tuer était un homme appelé Abû al-Fâdiya, un homme parmi les gens de peu d'importance. On dit qu'il était un Compagnon. Abû 'Umar ibn 'Abd al-Barr et d'autres l'ont mentionné parmi les noms des Compagnons ; c'est Abû al-Ghâdiya, et Muslim, et on dit : Yasâr ibn Uzayhir al-Juhanî, de Qudâ'a, et on dit : Muzanî, et on dit : ils sont deux. Il s'installa au Shâm, puis alla à Wâsit. Ahmad a rapporté de lui, et il a un autre hadith chez d'autres. Ils dirent : C'est lui le meurtrier de 'Ammâr ibn Yâsir, et il décrivait la manière dont il avait tué 'Ammâr sans en avoir honte. Nous mentionnerons sa biographie lors du meurtre de 'Ammâr à l'époque de Mu'âwiya lors de la bataille de Siffîn. Celui qui a dit qu'il était un Badrî 6 s'est trompé. L'imam Ahmad a dit : Yazîd ibn Hârûn nous a raconté, al-'Awwâm nous a raconté, Ibn Mas'ûd m'a raconté, d'après Hanzala ibn Khuwaylid al-'Ansî, qui a dit : Alors que j'étais chez Mu'âwiya, deux hommes vinrent à lui se disputant au sujet de la tête de 'Ammâr, chacun disant : « C'est moi qui l'ai tué. » 'Abd Allah ibn 'Amr dit : « Que l'un de vous cède cela à l'autre de bonne grâce, car j'ai entendu le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dire : 'Le groupe rebelle le tuera.' » Mu'âwiya dit : « Ô 'Amr, ne nous éloignes-tu pas de ton fou ? Qu'as-tu à être avec nous ? » Il dit : « Mon père s'est plaint de moi au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), qui a dit : 'Obéis à ton père tant qu'il est vivant et ne lui désobéis pas.' Je suis donc avec vous, mais je ne combats pas. » L'imam Ahmad a dit : Abû Mu'âwiya nous a raconté, al-A'mash nous a raconté, d'après 'Abd al-Rahmân ibn Ziyâd, d'après 'Abd Allah ibn al-Hârith ibn Nawfal, qui a dit : Je chevauchais avec Mu'âwiya lors de son retour de Siffîn, entre lui et 'Amr ibn al-'Âs. 'Abd Allah ibn 'Amr dit : « Ô père, n'as-tu pas entendu le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dire à 'Ammâr : 'Malheur à toi, ô Ibn Sumayya, le groupe rebelle te tuera' ? » 'Amr dit à Mu'âwiya : « N'entends-tu pas ce que dit celui-ci ? » Mu'âwiya dit : « Il ne cesse de nous importuner avec des sottises. Ou bien est-ce nous qui l'avons tué ? C'est plutôt celui qui l'a amené qui l'a tué. » Puis Ahmad l'a rapporté d'après Abû Nu'aym, d'après al-Thawrî, d'après al-A'mash, d'après 'Abd al-Rahmân ibn Abî Ziyâd, et il mentionna de même. La parole de Mu'âwiya : « C'est plutôt celui qui l'a amené à nos épées qui l'a tué » est une interprétation très éloignée, car s'il en était ainsi, le commandant de l'armée serait le meurtrier de ceux qui sont tués dans le sentier d'Allah, puisqu'il les a amenés aux épées des ennemis. 'Abd al-Razzâq a dit : Ibn 'Uyayna nous a raconté, 'Amr ibn Dînâr m'a informé, d'après Ibn Abî Mulayka, d'après al-Miswar ibn Makhrama, que 'Amr dit à 'Abd al-Rahmân ibn 'Awf : « Ne sais-tu pas que nous récitions : 'Et luttez dans Allah comme Il mérite d'être lutté' 7 à la fin des temps, comme vous avez lutté au début ? » 'Abd al-Rahmân ibn 'Awf dit : « Et quand cela, ô Commandeur des croyants ? » Il dit : « Quand les Banû Umayya seront les émirs et les Banû al-Mughîra les vizirs. » Al-Bayhaqî l'a mentionné ici, comme s'il s'en servait pour appuyer ce pour quoi il a ensuite ouvert un chapitre : la mention des deux arbitres et ce qu'il advint d'eux. Chapitre sur l'information du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) concernant les deux arbitres qui furent envoyés à l'époque de 'Alî 'Alî ibn Ahmad ibn 'Abdân nous a informés, Ahmad ibn 'Ubayd al-Saffâr nous a racontés, Ismâ'îl ibn al-Fadl nous a racontés, Qutayba ibn Sa'îd nous a racontés, d'après Jarîr, d'après Zakariyyâ ibn Yahyâ, d'après 'Abd Allah ibn Yazîd et Habîb ibn Bashshâr, d'après Suwayd ibn Ghafala, qui a dit : Je marchais avec 'Alî sur la rive de l'Euphrate, et il dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Les Enfants d'Israël divergèrent, et leur divergence ne cessa entre eux jusqu'à ce qu'ils envoyèrent deux arbitres qui égarèrent et firent égarer ceux qui les suivirent. Et cette communauté divergera, et leur divergence ne cessera entre eux jusqu'à ce qu'ils envoient deux arbitres qui égareront et feront égarer ceux qui les suivront. » Il l'a ainsi rapporté sans expliquer quoi que ce soit de leur affaire. Ce hadith est très munkar 8, et son défaut vient de ce Zakariyyâ ibn Yahyâ – c'est al-Kindî al-Himyarî l'aveugle.

Yahyâ ibn Ma‘în a dit : « Il n’est rien 9. Les deux arbitres 10 faisaient partie des meilleurs Compagnons : ‘Amr ibn al-‘Âs as-Sahmî 11 du côté des gens du Shâm 12, et le second Abû Mûsâ ‘Abd Allâh ibn Qays al-Ash‘arî 13 du côté des gens de l’Irâq 14. Ils furent désignés pour réconcilier les gens et s’accorder sur une affaire comportant de la mansuétude envers les musulmans et la préservation de leurs vies. Ainsi fut fait, et nul ne s’égara à cause d’eux, si ce n’est la secte des Khârijites 15, qui rejetèrent l’arbitrage, se révoltèrent contre les deux arbitres et les déclarèrent mécréants, au point que ‘Alî ibn Abî Tâlib les combattit et qu’Ibn ‘Abbâs 16 discuta avec eux. Un petit groupe d’entre eux revint à la vérité, tandis que le reste persista jusqu’à ce que la plupart fussent tués à Nahrawân 17 et dans d’autres situations infâmes, comme nous le mentionnerons. L’annonce par le Prophète (sur lui la paix) des Khârijites et de leur combat 12 Al-Bukhârî a dit : Abû al-Yamân nous a rapporté, Shu‘ayb nous a rapporté d’az-Zuhrî, qui a dit : Abû Salama ibn ‘Abd ar-Rahmân m’a informé qu’Abû Sa‘îd al-Khudrî a dit : « Alors que nous étions auprès du Messager de Dieu (sur lui la paix) et qu’il distribuait une part, Dhû al-Khuwaysira 18 – un homme des Banû Tamîm – vint à lui et dit : “Ô Messager de Dieu, sois équitable !” Il répondit : “Malheur à toi ! Qui donc est équitable ? J’aurais échoué et perdu si je n’étais pas équitable.” ‘Umar dit : “Ô Messager de Dieu, permets-moi de lui trancher la nuque.” Il dit : “Laisse-le, car il aura des compagnons auprès desquels vous jugerez négligeables vos prières et vos jeûnes. Ils réciteront le Coran sans qu’il dépasse leurs clavicules 19 ; ils sortiront de la religion comme la flèche sort de la proie. On regardera la pointe de la flèche sans y trouver rien, puis on regardera la hampe sans y trouver rien, puis on regardera la plume sans y trouver rien, et pourtant elle a devancé les excréments et le sang. Leur signe est un homme noir, l’un de ses bras ressemblant à un sein de femme ou à un morceau de chair qui tremblote. Ils sortiront au moment d’une division parmi les gens.” » Abû Sa‘îd dit : « J’atteste que j’ai entendu ce hadith du Messager de Dieu (sur lui la paix) et j’atteste que ‘Alî ibn Abî Tâlib les a combattus, et j’étais avec lui. Il ordonna de rechercher cet homme ; on l’amena jusqu’à ce que je le visse conforme à la description du Messager de Dieu (sur lui la paix). » 13 C’est ainsi que Muslim l’a rapporté d’après Abû Sa‘îd, et al-Bukhârî l’a aussi rapporté d’après al-Awzâ‘î, d’az-Zuhrî, d’Abû Salama et ad-Dahhâk, d’Abû Sa‘îd. Al-Bukhârî l’a également rapporté d’après Sufyân ibn Sa‘îd ath-Thawrî, d’après son père, et Muslim d’après Hannâd, d’après Abû al-Ahwas Salâm ibn Sulaym, d’après Sa‘îd ibn Masrûq, d’après ‘Abd ar-Rahmân ibn Ya‘mar, d’après Abû Sa‘îd al-Khudrî. Muslim a rapporté dans son Sahîh d’après Dâwûd ibn Abî Hind, al-Qâsim ibn al-Fadl et Qatâda, d’après Abû Nadra, d’après Abû Sa‘îd, que le Messager de Dieu (sur lui la paix) a dit : « Un groupe dissident 20 sortira lors d’une division des musulmans ; il sera tué par le parti le plus proche de la vérité. » Il l’a aussi rapporté d’après Abû Ishâq ath-Thawrî, d’après Habîb ibn Abî Thâbit, d’après ad-Dahhâk al-Mishraqî, d’après Abû Sa‘îd, remontant au Prophète. Muslim a rapporté d’après Abû Bakr ibn Abî Shayba, d’après Ibn Mus-hir, d’après ash-Shaybânî, d’après ‘Amr, qui a dit : « J’ai demandé à Sahl ibn Hunayf : “As-tu entendu le Messager de Dieu (sur lui la paix) mentionner ces Khârijites ?” Il répondit : “Je l’ai entendu” – et il fit un geste de la main vers l’Orient – et dans une autre version : vers l’Irâq – “Un peuple sortira, récitant le Coran avec leurs langues, sans qu’il dépasse leurs clavicules ; ils sortiront de la religion comme la flèche sort de la proie ; ils auront la tête rasée.” » Muslim a rapporté d’après Humayd ibn Hilâl, d’après ‘Abd Allâh ibn as-Sâmit, d’après Abû Dharr, un récit similaire, et il a dit : « Leur signe est le rasage de la tête ; ce sont les pires des créatures et des créations. » De même, Muhammad ibn Kathîr al-Missîsî l’a rapporté d’après al-Awzâ‘î, d’après Qatâda, d’après Anas ibn Mâlik, remontant au Prophète, et il a dit : « Leur signe est le rasage de la tête ; ce sont les pires des créatures et des créations. » Dans les deux Sahîh, d’après al-A‘mash, d’après Khaythama, d’après Suwayd ibn Ghafala, d’après ‘Alî : « J’ai entendu le Messager de Dieu (sur lui la paix) dire : “Un peuple sortira à la fin des temps, jeunes d’âge, insensés d’esprit, disant les meilleures paroles de la création ; leur foi ne dépassera pas leurs gorges. Où que vous les trouviez, tuez-les, car leur meurtre est une récompense pour celui qui les tue jusqu’au Jour de la Résurrection.” » 14 Muslim a rapporté d’après Qutayba, d’après Hammâd, d’après Ayyûb, d’après Muhammad ibn ‘Ubayda, d’après ‘Alî, le récit de l’homme à la main mutilée, c’est-à-dire Dhû ath-Thudayya 21, et il l’a attribué au Prophète par une autre voie, d’après Ibn ‘Awn, d’après Ibn Sîrîn, d’après ‘Abîda, d’après ‘Alî, où il est dit que ‘Alî a prêté serment à ce sujet, affirmant avoir entendu cela du Messager de Dieu (sur lui la paix). Muslim l’a aussi rapporté d’après ‘Abd ibn Humayd, d’après ‘Abd ar-Razzâq, d’après ‘Abd al-Malik ibn Abî Sulaymân, d’après Zayd ibn Wahb, d’après ‘Alî, avec l’histoire détaillée incluant celle de Dhû ath-Thudayya. Il l’a rapporté d’après ‘Ubayd Allâh ibn Abî Râfi‘, d’après ‘Alî. Abû Dâwûd at-Tayâlisî l’a rapporté d’après Hammâd ibn Zayd, d’après Humayd ibn Murra, d’après Abû al-‘Ardî et as-Suhaymî, d’après ‘Alî, au sujet de Dhû ath-Thudayya. Ath-Thawrî l’a rapporté d’après Muhammad ibn Qays, d’après Abû Mûsâ – un homme de son peuple – d’après ‘Alî, avec l’histoire. Ya‘qûb ibn Sufyân a dit : Al-Humaydî nous a rapporté, Sufyân nous a rapporté, al-‘Alâ’ ibn Abî al-‘Abbâs m’a rapporté qu’il a entendu Abû at-Tufayl rapporter d’après Bakr ibn Qirqâsh, d’après Sa‘d ibn Abî Waqqâs, qui a dit : « Le Messager de Dieu (sur lui la paix) a mentionné Dhû ath-Thudayya et a dit : “C’est le démon de la mare 22, comme le gardien des chevaux ; un homme de Bajîla, appelé al-Ashhab ou Ibn al-Ashhab, le met en garde ; c’est un signe parmi un peuple injuste.” » Sufyân a dit : « ‘Ammâr adh-Dhahabî m’a informé qu’un homme d’entre eux, appelé al-Ashhab ou Ibn al-Ashhab, l’a amené. » Ya‘qûb ibn Sufyân a dit : ‘Ubayd Allâh ibn Mu‘âdh nous a rapporté d’après son père, d’après Shu‘ba, d’après Abû Ishâq, d’après Hâmid al-Hamdânî : « J’ai entendu Sa‘d ibn Mâlik dire : “‘Alî ibn Abî Tâlib a tué le démon de la mare – c’est-à-dire al-Mukhdaj 23 –, voulant dire, et Dieu sait mieux, que les compagnons de ‘Alî l’ont tué.” » ‘Alî ibn ‘Ayyâsh a dit d’après Habîb, d’après Salama : « ‘Â’isha savait que l’armée d’al-Marwa 24 et les gens de Nahrawân étaient maudits par la langue de Muhammad (sur lui la paix). » Ibn ‘Abbâs a dit : « L’armée d’al-Marwa, ‘Uthmân l’a tuée. » Rapporté par al-Bayhaqî. Puis al-Bayhaqî a dit : Al-Hâkim nous a rapporté, al-Asamm nous a rapporté, Ahmad ibn ‘Abd al-Jabbâr nous a rapporté, Abû Mu‘âwiya nous a rapporté d’après al-A‘mash, d’après Ismâ‘îl ibn Rajâ’, d’après son père, d’après Abû Sa‘îd al-Khudrî, qui a dit : « J’ai entendu le Messager de Dieu (sur lui la paix) dire : “Parmi vous, il y a quelqu’un qui combattra pour l’interprétation du Coran 25 comme j’ai combattu pour sa révélation.” Abû Bakr dit : “Suis-je celui-là, ô Messager de Dieu ?” Il dit : “Non.” ‘Umar dit : “Suis-je celui-là, ô Messager de Dieu ?” Il dit : “Non, mais c’est le raccommodeur de sandale 26” – c’est-à-dire ‘Alî. » Ya‘qûb ibn Sufyân a dit d’après ‘Ubayd Allâh ibn Mu‘âdh, d’après son père, d’après ‘Imrân ibn Jarîr, d’après Lâhiq : « Ceux qui se révoltèrent contre ‘Alî à Nahrawân étaient quatre mille hommes en armes. Les musulmans les chargèrent et les tuèrent, et ils ne tuèrent des musulmans que neuf hommes. Si tu veux, va voir Abû Barza, car il en témoignera. » Je dis : Les récits concernant le combat des Khârijites sont mutawâtir 27 d’après le Messager de Dieu (sur lui la paix), car ils proviennent de voies qui apportent la certitude selon les maîtres de cette discipline. Leur occurrence à l’époque de ‘Alî est connue de manière nécessaire par tous les savants. Quant à la manière de leur révolte, sa cause, la discussion d’Ibn ‘Abbâs avec eux à ce sujet, et le retour de beaucoup d’entre eux à lui, cela sera exposé en son lieu, si Dieu le Très-Haut le veut. L’annonce par le Prophète (sur lui la paix) du meurtre de ‘Alî ibn Abî Tâlib, et il advint comme il l’avait annoncé 15

L'imam Ahmad a dit : 'Alī ibn Baḥr nous a rapporté, de 'Īsā ibn Yūnus, de Muḥammad ibn Isḥāq, de Zayd ibn Muḥammad ibn Khaytham al-Muḥāribī, de Muḥammad ibn Ka'b al-Quraẓī, de Muḥammad ibn Khaytham, de 'Ammār ibn Yāsir, qui a dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) a dit à 'Alī, lorsqu'il lui confia l'expédition d'al-'Uthayra : « Ô Abū Turāb 28 — à cause de la poussière qu'il voyait sur lui — ne t'informerai-je pas des deux hommes les plus misérables parmi les gens ? » Nous dîmes : « Si, ô Messager d'Allah. » Il dit : « Le rouget 29 de Thamūd, celui qui a mutilé la chamelle, et celui qui te frappera, ô 'Alī, sur celle-ci — désignant sa tête — jusqu'à ce qu'il imbibe celle-ci — désignant sa barbe. » Al-Bayhaqī a rapporté d'après al-Ḥākim, d'après al-Aṣamm, d'après al-Ḥasan ibn Mukram, d'après Abū al-Naḍr, d'après Muḥammad ibn Rāshid, d'après 'Abd Allāh ibn Muḥammad ibn 'Aqīl, d'après Fuḍāla ibn Abī Fuḍāla al-Anṣārī — et son père était parmi les gens de Badr — qui a dit : « Je sortis avec mon père pour rendre visite à 'Alī ibn Abī Ṭālib lors d'une maladie qui le frappa et dont il faillit mourir. » Il dit : « Mon père dit : 'Qu'est-ce qui te retient dans cette demeure ? Si ta mort te surprenait, il n'y aurait que les bédouins de Juhayna pour te porter à Médine. Si ta mort te surprenait, tes compagnons s'occuperaient de toi et prieraient sur toi.' Alors 'Alī dit : 'Le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) m'a fait la recommandation que je ne mourrai pas avant que celle-ci — désignant sa barbe — ne soit teinte du sang de celle-ci — désignant sa tête.' Il fut tué, et Abū Fuḍāla fut tué avec 'Alī le jour de Ṣiffīn 30. » Abū Dāwūd al-Ṭayālisī a dit : 'Sharīk nous a rapporté, d'après 'Uthmān ibn al-Mughīra, d'après Zayd ibn Wahb, qui a dit : « Le chef des Kharijites 31 vint à 'Alī et lui dit : 'Crains Allah, car tu vas mourir.' Il répondit : 'Non, par Celui qui fend la graine et crée l'âme, mais je serai tué d'un coup sur celle-ci qui teindra celle-ci' — et il indiqua de sa main sa barbe — 'une promesse faite, un décret accompli. Et a échoué celui qui a inventé des mensonges.' » Al-Bayhaqī a rapporté avec une chaîne de transmission authentique d'après Zayd ibn Aslam, d'après Abū Sinān al-Mudrikī, d'après 'Alī, au sujet de l'annonce par le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) de son assassinat. Et il a rapporté d'après le hadith de Hushaym, d'après Ismā'īl ibn Sālim, d'après Abū Idrīs al-Azdī, d'après 'Alī, qui a dit : « Parmi ce que le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) m'a recommandé : 'La communauté te trahira après moi.' » Puis il le rapporta par la voie de Qaṭar ibn Khalīfa et 'Abd al-'Azīz ibn Siyāh, d'après Ḥabīb ibn Abī Thābit, d'après Tha'laba ibn Yazīd al-Ḥimānī, qui a dit : « J'ai entendu 'Alī dire : 'C'est la recommandation du Prophète illettré 32 à moi : la communauté te trahira après moi.' » Al-Bukhārī a dit : « Ce Tha'laba est sujet à discussion, et on ne suit pas son hadith. » Al-Bayhaqī a rapporté d'après al-Ḥākim, d'après al-Aṣamm, d'après Muḥammad ibn Isḥāq al-Ṣan'ānī, d'après Abū al-Ajwab al-Aḥwaṣ ibn Khabbāb, d'après 'Ammār ibn Zuraiq, d'après al-A'mash, d'après Ḥabīb ibn Abī Thābit, d'après Tha'laba ibn Yazīd, qui a dit : « 'Alī a dit : 'Par Celui qui fend la graine et crée l'âme, celle-ci sera teinte de celle-ci' — sa barbe de sa tête. 'Qu'est-ce qui retient le plus misérable d'entre eux ?' Alors 'Abd Allāh ibn Subay' dit : 'Par Allah, ô Commandeur des croyants, si un homme faisait cela, nous exterminerions sa tribu.' Il dit : 'Je t'adjure par Allah de ne tuer personne d'autre que mon meurtrier à cause de moi.' Ils dirent : 'Ô Commandeur des croyants, ne désignes-tu pas un successeur ?' Il dit : 'Mais je vous laisse comme le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) vous a laissés.' Ils dirent : 'Que diras-tu à ton Seigneur si tu nous laisses à l'abandon ?' Il dit : 'Je dirai : Seigneur, Tu m'as établi sur eux tant qu'il T'a plu, puis Tu m'as rappelé et je T'ai laissés parmi eux. Si Tu veux, Tu les réformes, et si Tu veux, Tu les corromps.' » C'est ainsi qu'al-Bayhaqī a rapporté cela, et c'est un récit suspendu 33 qui présente une étrangeté dans son expression et son sens. Puis ce qui est bien connu de 'Alī, c'est que lorsque 'Abd al-Raḥmān ibn Muljam al-Khārijī le poignarda alors qu'il sortait pour la prière de l'aube près de la porte, 'Alī survécut deux jours à sa blessure, et Ibn Muljam fut emprisonné. 'Alī légua à son fils al-Ḥasan ibn 'Alī, comme cela sera expliqué, et lui ordonna de monter à la tête des troupes et lui dit : « Ne te laisse pas traîner comme une esclave. » Lorsqu'il mourut, 'Abd al-Raḥmān ibn Muljam fut exécuté en représailles, ou dit-on comme peine légale. Allah sait mieux. Puis al-Ḥasan ibn 'Alī monta à la tête des troupes et marcha vers Mu'āwiya, comme cela sera expliqué, si Allah le Très-Haut le veut. **Annonce par le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) de cela et de la seigneurie de son fils al-Ḥasan ibn 'Alī dans son abandon du commandement après lui et sa remise à Mu'āwiya** Al-Bukhārī a dit dans les Preuves de la Prophétie : 'Abd Allāh ibn Muḥammad nous a rapporté, Yaḥyā ibn Ādam nous a rapporté, Ḥusayn al-Ju'fī nous a rapporté d'après Abū Mūsā, d'après al-Ḥasan, d'après Abū Bakra, qui a dit : « Un jour, le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) sortit al-Ḥasan ibn 'Alī, monta avec lui sur la chaire 34 et dit : 'Ce fils mien est un seigneur 35, et peut-être Allah réconciliera-t-il par lui deux groupes importants de musulmans 36.' » Et dans le Livre de la Réconciliation, il a dit : 'Abd Allāh ibn Muḥammad nous a rapporté, Sufyān nous a rapporté d'après Abū Mūsā, qui a dit : « J'ai entendu al-Ḥasan dire : 'Par Allah, al-Ḥasan ibn 'Alī fit face à Mu'āwiya ibn Abī Sufyān avec des bataillons pareils à des montagnes. 'Amr ibn al-'Āṣ dit : 'Je vois des bataillons qui ne tourneront le dos qu'après avoir tué leurs adversaires.' Mu'āwiya lui dit — et par Allah, il était le meilleur des deux hommes — : 'Ô 'Amr, si ceux-ci tuent ceux-là et ceux-là tuent ceux-ci, qui s'occupera des affaires des gens ? Qui s'occupera de leurs femmes ? Qui s'occupera de leurs biens ?' Alors il envoya vers lui deux hommes de Quraysh des Banū 'Abd Shams : 'Abd al-Raḥmān ibn Samura et 'Abd Allāh ibn 'Āmir ibn Kurayz, et dit : 'Allez vers cet homme, proposez-lui, parlez-lui et demandez-lui.' Ils vinrent à lui, entrèrent, parlèrent, lui proposèrent et lui demandèrent. Al-Ḥasan ibn 'Alī leur dit : 'Nous, les Banū 'Abd al-Muṭṭalib, nous avons obtenu de ces biens, et cette communauté a versé son sang.' Ils dirent : 'Il te propose ceci et cela, te demande et te sollicite.' Il dit : 'Qui me garantit cela ?' Ils dirent : 'Nous te le garantissons.' Il ne leur demanda rien sans qu'ils disent : 'Nous te le garantissons.' Alors il fit la paix avec lui. Al-Ḥasan dit : 'J'ai entendu Abū Bakra dire : J'ai vu le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) sur la chaire, al-Ḥasan ibn 'Alī à côté de lui, se tournant tantôt vers les gens, tantôt vers lui, et disant : « Ce fils mien est un seigneur, et peut-être Allah réconciliera-t-il par lui deux grands groupes de musulmans. » » » Al-Bukhārī a dit : « 'Alī ibn 'Abd Allāh m'a dit : 'Nous n'avons de certitude que par l'audition d'al-Ḥasan ibn Abī Bakra pour ce hadith.' » Al-Bukhārī l'a également rapporté dans le Mérite d'al-Ḥasan et dans le Livre des Épreuves, d'après 'Alī ibn al-Madīnī, d'après Sufyān ibn 'Uyayna, d'après Abū Mūsā — et c'est Isrā'īl ibn Mūsā ibn Abī Isḥāq. Abū Dāwūd et al-Tirmidhī l'ont rapporté d'après le hadith d'Ash'ath, et Abū Dāwūd également et al-Nasā'ī d'après le hadith de 'Alī ibn Zayd ibn Jud'ān, tous d'après al-Ḥasan al-Baṣrī, d'après Abū Bakra. Al-Tirmidhī a dit : « Authentique. » Et il a des voies d'après al-Ḥasan en transmission interrompue 37, et d'après al-Ḥasan et Umm Salama. Ainsi l'affaire se produisit exactement comme le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) l'avait annoncé. En effet, lorsque al-Ḥasan ibn 'Alī reçut le commandement après son père et marcha à la tête des armées des gens d'Irak, Mu'āwiya marcha vers lui, et ils se rangèrent en ordre de bataille à Ṣiffīn, comme l'a mentionné al-Ḥasan al-Baṣrī. Alors al-Ḥasan ibn 'Alī pencha pour la paix, fit un discours aux gens, se démettit du commandement et le remit à Mu'āwiya. Cela eut lieu en l'an 40. Les émirs des deux armées lui prêtèrent allégeance, et il prit en charge les affaires de la communauté. Cette année fut appelée l'Année de la Communauté, en raison de l'union de la parole autour d'un seul homme. Nous rapporterons cela en détail à son endroit, si Allah le Très-Haut le veut. Et le Véridique et le Confirmé 38 a attesté de l'islam des deux groupes. Quiconque les déclare mécréants, ou l'un d'eux, pour ce qui s'est produit, a commis une erreur et a contredit le texte prophétique muḥammadien, qui ne parle pas par passion.

Au sujet de la passion (al-hawâ) : « Ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée » (Coran 53:3-4). Et c’est en cette année que s’achève la durée à laquelle le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – a fait allusion, à savoir la durée du califat successoral après lui, comme cela a été mentionné précédemment dans le hadith de Safîna, son affranchi, où il a dit : « Le califat après moi durera trente ans, puis ce sera un royaume (mulk) ». Dans une autre version : « une morsure douloureuse (ʿaḍūḍan) ». Et dans une version rapportée par Muʿâwiya, il a dit : « Nous nous sommes contentés de cela comme royaume ». Nuʿaym Ibn Ḥammâd a dit dans son livre *Al-Fitan wa Al-Malâḥim* : « J’ai entendu Muḥammad Ibn Fuḍayl, d’après As-Surrî Ibn Ismâʿîl, d’après ʿÂmir Ash-Shaʿbî, d’après Sufyân Ibn ʿUyayna, qui a dit : J’ai entendu Al-Ḥasan Ibn ʿAlî dire : J’ai entendu ʿAlî dire : J’ai entendu le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – dire : “Les jours et les nuits ne s’écouleront pas avant que la communauté ne se rassemble autour d’un homme aux pieds larges, à la pituite abondante, qui mange sans se rassasier, et qui est chauve.” » C’est ainsi que cela figure dans cette version. Et dans une autre version avec la même chaîne de transmission : « Les jours et les nuits ne s’écouleront pas avant que cette communauté ne se rassemble autour de Muʿâwiya. » Al-Bayhaqî a rapporté d’après le hadith d’Ismâʿîl Ibn Ibrâhîm Ibn Muhâjir – qui est faible – d’après ʿAbd Al-Malik Ibn ʿAmmâr, qui a dit : Muʿâwiya a dit : « Par Allah, rien ne m’a poussé à accepter le califat, si ce n’est la parole du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – à mon sujet : “Ô Muʿâwiya, si tu détiens le pouvoir, agis avec bienfaisance.” » Puis Al-Bayhaqî a dit : « Ce hadith a des témoins (shawâhid). Parmi eux, le hadith de ʿAmr Ibn Yaḥyâ, d’après Saʿîd Ibn Al-ʿÂṣ, d’après son grand-père Saʿîd, selon lequel Muʿâwiya prit l’outre (al-idâwa) et suivit le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – qui le regarda et dit : “Ô Muʿâwiya, si tu es investi d’une autorité, crains Allah et sois juste.” Muʿâwiya dit : « Je n’ai cessé de penser que j’étais éprouvé par une charge, à cause de la parole du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue. » (11) Parmi eux aussi, le hadith d’Ath-Thawrî, d’après Thawr Ibn Yazîd, d’après Râshid Ibn Saʿd Ad-Dârî, d’après Muʿâwiya, qui a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – dire : “Si tu poursuis les défauts des gens, tu les corromps, ou tu manques de les corrompre.” » Puis Abû Ad-Dardâ’ dit : « C’est une parole que Muʿâwiya a entendue du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – et Allah l’en a fait bénéficier. » Rapporté par Abû Dâwûd. Et Al-Bayhaqî a rapporté par la voie de Hushaym, d’après Al-ʿAwwâm Ibn Ḥawshab, d’après Sulaymân Ibn Abî Sulaymân, d’après son père, d’après Abû Hurayra, qui a dit : « Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – a dit : “Le califat est à Médine, et le royaume (mulk) est au Shâm (Syrie).” » L’imam Aḥmad a dit : « Isḥâq Ibn ʿÎsâ nous a raconté, Yaḥyâ Ibn Ḥamza nous a raconté, d’après Zayd Ibn Wâqid, Bishr Ibn ʿUbayd Allah m’a raconté, Abû Idrîs Al-Khawlânî m’a raconté, d’après Abû Ad-Dardâ’, qui a dit : Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – a dit : “Pendant que je dormais, j’ai vu le pilier du Livre (ʿamûd al-kitâb) soulevé et emporté de dessous ma tête. J’ai pensé qu’il était emporté, et je l’ai suivi du regard. Il fut dirigé vers le Shâm. Or, sachez que la foi – lorsque les épreuves (fitan) surviennent – est au Shâm, ici.” » (12) Rapporté par Al-Bayhaqî par la voie de Yaʿqûb Ibn Sufyân, d’après ʿAbd Allah Ibn Yûsuf, d’après Yaḥyâ Ibn Ḥamza As-Sulamî, avec cette chaîne. Al-Bayhaqî a dit : « Cette chaîne de transmission est authentique (ṣaḥîḥ). » Et il a été rapporté par une autre voie. Puis il l’a cité par la voie de ʿUqba Ibn ʿAlqama, d’après Saʿîd Ibn ʿAbd Al-ʿAzîz Ad-Dimashqî, d’après ʿAṭiyya Ibn Qays, d’après ʿAbd Allah Ibn ʿAmr, qui a dit : « Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – a dit : “J’ai vu que le pilier du Livre avait été arraché de dessous mon oreiller. Je regardai et voici une lumière éclatante qui fut dirigée vers le Shâm. Or, sachez que la foi, lorsque les épreuves surviennent, est au Shâm.” » Puis Al-Bayhaqî l’a cité par la voie d’Al-Walîd Ibn Muslim, d’après Saʿîd Ibn ʿAbd Al-ʿAzîz, d’après Yûnus Ibn Maysara, d’après ʿAbd Allah Ibn ʿAmr, qui a dit : « Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – m’a dit… » et il mentionna quelque chose de similaire, sauf qu’il dit : « Je l’ai suivi du regard jusqu’à ce que je pense qu’il était emporté. » Il dit : « Et j’ai interprété que lorsque les épreuves surviennent, la foi est au Shâm. » Al-Walîd dit : « ʿAnbar Ibn Maʿdân m’a raconté qu’il a entendu Sulaymân Ibn ʿÂmir rapporter d’après Abû Umâma, d’après le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – quelque chose de semblable. » Et Yaʿqûb Ibn Sufyân a dit : « Naṣr Ibn Muḥammad Ibn Sulaymân Al-Ḥimṣî m’a raconté – mon père Abû Ḍamra – Muḥammad Ibn Sulaymān As-Sulamî – nous a raconté – ʿAbd Allah Ibn Abî Qays m’a raconté, j’ai entendu ʿUmar Ibn Al-Khaṭṭâb dire : Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – a dit : “J’ai vu un pilier de lumière sortir de dessous ma tête, éclatant, jusqu’à ce qu’il se fixe au Shâm.” » Et ʿAbd Ar-Razzâq a dit : « Maʿmar nous a informés, d’après Az-Zuhrî, d’après ʿAbd Allah Ibn Ṣafwân, qui a dit : Un homme dit le jour de Ṣiffîn : “Ô Allah, maudis les gens du Shâm !” ʿAlî lui dit : “Ne maudis pas les gens du Shâm en masse (jamman ghafîran), car c’est là que se trouvent les Substituts (al-abdâl), car c’est là que se trouvent les Substituts, car c’est là que se trouvent les Substituts.” » Et cela a été rapporté par une autre voie d’après ʿAlî. L’imam Aḥmad a dit : « Abû Al-Mughîra nous a raconté, Ṣafwân nous a raconté, Shurayḥ – c’est-à-dire Ibn ʿUbayd Al-Ḥaḍramî – m’a raconté, qui a dit : Les gens du Shâm furent mentionnés auprès de ʿAlî Ibn Abî Ṭâlib alors qu’il était en Irak. Ils dirent : “Maudis-les, ô Commandeur des croyants !” Il dit : “Non, car j’ai entendu le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – dire : ‘Les Substituts (al-abdâl) se trouvent au Shâm. Ils sont quarante hommes. Chaque fois qu’un homme meurt, Allah le remplace par un autre homme. Par eux, on implore la pluie, par eux on est secouru contre les ennemis, et par eux le châtiment est écarté des gens du Shâm.’” » Ce hadith est propre à Aḥmad, et il comporte une interruption (inqiṭâʿ). En effet, Abû Ḥâtim Ar-Râzî a précisé que ce Shurayḥ Ibn ʿUbayd n’a pas entendu de Abû Umâma ni de Abû Mâlik Al-Ashʿarî, et que sa transmission d’eux est interrompue (mursala). Qu’en est-il donc de sa transmission d’après ʿAlî Ibn Abî Ṭâlib, alors qu’il est mort avant eux deux ? **Annonce par le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – de l’expédition maritime vers Chypre** Mâlik a dit, d’après Isḥâq Ibn ʿAbd Allah Ibn Abî Ṭalḥa, d’après Anas Ibn Mâlik, que le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – entrait chez Umm Ḥarâm bint Milḥân, et elle le nourrissait. Elle était l’épouse de ʿUbâda Ibn Aṣ-Ṣâmit. Un jour, il entra chez elle, elle le nourrit, puis s’assit pour l’épouiller. Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – s’endormit, puis se réveilla en riant. Elle dit : « Je demandai : Qu’est-ce qui te fait rire, ô Messager d’Allah ? » Il dit : « Des gens de ma communauté qui m’ont été montrés partant en expédition dans le sentier d’Allah, chevauchant le dos (thabaj) de cette mer, tels des rois sur des lits, ou comme des rois sur des lits. » Isḥâq hésita. Je dis : « Ô Messager d’Allah, invoque Allah pour qu’Il me mette parmi eux. » Il invoqua pour elle. Puis il posa sa tête et s’endormit, puis se réveilla en riant. Elle dit : « Je demandai : Qu’est-ce qui te fait rire, ô Messager d’Allah ? » Il dit : « Des gens de ma communauté qui m’ont été montrés partant en expédition dans le sentier d’Allah », comme il avait dit la première fois. Elle dit : « Je dis : Ô Messager d’Allah, invoque Allah pour qu’Il me mette parmi eux. » Il dit : « Tu es parmi les premiers. » Anas dit : « Umm Ḥarâm bint Milḥân prit la mer à l’époque de Muʿâwiya. Elle tomba de sa monture en sortant de la mer et mourut. » (13) Rapporté par Al-Bukhârî d’après ʿAbd Allah Ibn Yûsuf, et par Muslim d’après Yaḥyâ Ibn Yaḥyâ, tous deux d’après Mâlik, avec cette chaîne. Et ils l’ont tous deux rapporté dans les deux recueils authentiques (Aṣ-Ṣaḥîḥayn) d’après le hadith d’Al-Layth et de Ḥammâd Ibn Zayd, tous deux d’après Yaḥyâ Ibn Saʿîd, et d’après Muḥammad Ibn Yaḥyâ Ibn Ḥibbân, d’après Anas Ibn Mâlik, d’après sa tante Umm Ḥarâm bint Milḥân. Il mentionna le hadith jusqu’à dire : « Elle partit donc avec son mari ʿUbâda Ibn Aṣ-Ṣâmit pour une expédition, la première fois qu’ils prirent la mer avec Muʿâwiya, ou la première fois que les musulmans prirent la mer avec Muʿâwiya Ibn Abî Sufyân. Lorsqu’ils revinrent de leur expédition, de retour, ils descendirent au Shâm. On lui amena une monture pour qu’elle la monte, mais celle-ci la fit tomber et elle mourut. »

Al-Bukhari l'a rapporté d'après le hadith d'Abu Ishaq al-Fazari, d'après Za'ida, d'après Abi Hawala 'Abdullah ibn 'Abd al-Rahman, d'après Anas, et Abu Dawud l'a rapporté d'après le hadith de Ma'mar, d'après Zayd ibn Aslam, d'après 'Ata' ibn Yasar, d'après la sœur d'Umm Sulaym. Chapitre sur ce qui a été dit concernant le combat contre les Romains Ishaq ibn Yazid al-Dimashqi nous a rapporté : Yahya ibn Hamza nous a rapporté : Thawr ibn Yazid m'a rapporté d'après Khalid ibn Ma'dan que 'Umayr ibn al-Aswad al-'Ansi lui a rapporté qu'il est venu chez 'Ubada ibn al-Samit alors qu'il était descendu sur la côte de Hims, dans une construction lui appartenant, et avec lui se trouvait Umm Haram. 'Umayr a dit : Umm Haram nous a raconté qu'elle a entendu le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, dire : « La première armée de ma communauté qui combattra sur mer aura le Paradis obligatoire 39. » Umm Haram a dit : J'ai dit : « Ô Messager d'Allah, suis-je parmi eux ? » Il a dit : « Tu es parmi eux. » Elle a dit : Ensuite, le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, a dit : « La première armée de ma communauté qui combattra la ville de César 40 aura le pardon. » J'ai dit : « Suis-je parmi eux, ô Messager d'Allah ? » Il a dit : « Non. » (14) Ce hadith est unique à al-Bukhari, à l'exclusion des auteurs des six livres. Al-Bayhaqi l'a rapporté dans al-Dala'il d'après al-Hakim, d'après Abu 'Amr ibn Abi Ja'far, d'après al-Hasan ibn Sufyan, d'après Hisham ibn 'Ammar al-Khatib, d'après Yahya ibn Hamza al-Qadi, et il ressemble au sens du premier hadith. Il contient trois signes de la prophétie : l'un d'eux est l'annonce de la première expédition maritime, qui eut lieu en l'an 27 avec Mu'awiya ibn Abi Sufyan lorsqu'il attaqua Chypre, étant gouverneur du Sham sous 'Uthman ibn 'Affan. Umm Haram bint Milhan était avec eux, accompagnant son mari 'Ubada ibn al-Samit, l'un des représentants 41 de la nuit de 'Aqaba. Elle mourut à leur retour de l'expédition, tuée au Sham comme cela a été mentionné précédemment dans la narration d'al-Bukhari. Ibn Zayd a dit : Elle mourut à Chypre en l'an 27. La deuxième expédition est celle de Constantinople avec la première armée qui l'attaqua, dont l'émir était Yazid ibn Mu'awiya ibn Abi Sufyan, et cela eut lieu en l'an 52. Avec eux se trouvait Abu Ayyub Khalid ibn Zayd al-Ansari, qui mourut là-bas, qu'Allah l'agrée et le satisfasse. Cette femme n'était pas avec eux car elle était morte avant cela lors de la première expédition. Ce hadith contient donc trois signes de la prophétie : l'annonce des deux expéditions, et l'annonce concernant la femme qu'elle serait parmi les premiers et non parmi les derniers, et il en fut ainsi. Que les prières et les salutations d'Allah soient sur lui. Annonce de l'expédition de l'Inde L'imam Ahmad a dit : Hushaym nous a rapporté d'après Sayyar ibn Husayn ibn 'Ubayda, d'après Abu Hurayra, qui a dit : Le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, nous a promis l'expédition de l'Inde. Si je suis martyrisé, je serai parmi les meilleurs martyrs, et si je reviens, je serai Abu Hurayra le libéré 42. Al-Nasa'i l'a rapporté d'après le hadith de Hushaym et Zayd ibn Unaysa, d'après Yasar, d'après Jabr (ou Jubayr), d'après Abu Hurayra, qui a dit : Le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, nous a promis l'expédition de l'Inde, et il l'a mentionné. Ahmad a dit : Yahya ibn Ishaq nous a rapporté : al-Bara' nous a rapporté d'après al-Hasan, d'après Abu Hurayra, qui a dit : Mon ami véridique et digne de confiance, le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, m'a raconté qu'il a dit : « Il y aura dans cette communauté une expédition vers le Sind et l'Inde. Si je l'atteins et que je suis martyrisé, ce sera cela, et si je... » et il a mentionné un mot : « ...je reviens, je serai Abu Hurayra le libéré, qu'Allah m'a affranchi du Feu. » Ce hadith est unique à Ahmad. Les musulmans ont attaqué l'Inde à l'époque de Mu'awiya en l'an 44, et il y eut là-bas des événements qui seront détaillés en leur lieu. Le grand roi illustre Mahmud ibn Subuktigin, souverain de Ghazna, attaqua vers l'an 400 les terres de l'Inde, y entra, tua, fit prisonniers, captura et butina, entra dans Somnath, brisa la grande idole 43 qu'ils adoraient, s'empara de ses épées et de ses colliers, puis revint sain et sauf, soutenu et victorieux. Section sur l'annonce du combat contre les Turcs, comme nous le montrerons, si Allah le veut Al-Bukhari a dit : Abu al-Yaman nous a rapporté : Shu'ayb nous a rapporté : Abu al-Zinad nous a rapporté d'après al-A'raj, d'après Abu Hurayra, d'après le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, qui a dit : « L'Heure ne viendra pas avant que vous ne combattiez un peuple dont les sandales sont en poil 44, et avant que vous ne combattiez les Turcs aux petits yeux, aux visages rouges, aux nez aplatis 45, leurs visages ressemblant à des boucliers martelés 46. Vous trouverez que parmi les meilleurs des gens, les plus hostiles à cette affaire 47 jusqu'à ce qu'ils y entrent. Les gens sont des mines : les meilleurs d'entre eux dans la Jahiliyya 48 sont les meilleurs dans l'islam. Il viendra un temps où l'un de vous aimera me voir plus que d'avoir sa famille et ses biens. » Ce hadith est unique sous cet aspect. Puis al-Bukhari a dit : Yahya nous a rapporté : 'Abd al-Razzaq nous a rapporté d'après Ma'mar, d'après Hammam, d'après Abu Hurayra, que le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, a dit : « L'Heure ne viendra pas avant que vous ne combattiez des Khuz 49 et Kerman parmi les non-Arabes, aux visages rouges, aux nez camus 50, aux petits yeux, leurs visages ressemblant à des boucliers martelés, leurs sandales en poil. » Un autre que lui l'a suivi d'après 'Abd al-Razzaq. Il a été mentionné d'après l'imam Ahmad qu'il a dit : 'Abd al-Razzaq s'est trompé en disant « Khuz » avec un kha', alors que c'est avec un jim : Juz et Kerman, ce sont deux pays connus en Orient. Allah sait mieux. L'imam Ahmad a dit : Sufyan nous a rapporté d'après al-Zuhri, d'après Sa'id, d'après Abu Hurayra, et il l'a attribué au Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue : « L'Heure ne viendra pas avant que vous ne combattiez un peuple dont les visages ressemblent à des boucliers martelés, leurs sandales en poil. » Le groupe 51 l'a rapporté, sauf al-Nasa'i, d'après le hadith de Sufyan ibn 'Uyayna. Al-Bukhari a dit : 'Ali ibn 'Abdullah nous a rapporté : Sufyan nous a rapporté, disant : Isma'il a dit : Qays m'a informé, disant : Nous sommes venus chez Abu Hurayra, qu'Allah l'agrée, et il a dit : J'ai accompagné le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, pendant trois ans, et je n'ai jamais été plus désireux de retenir le hadith que pendant ces années. Je l'ai entendu dire – et il a fait un geste de la main – : « Avant l'Heure, vous combattrez un peuple dont les sandales sont en poil, et c'est ce peuple de Bariz 52. » Sufyan a dit une fois : « Et ce sont les gens de Bariz. » Muslim l'a rapporté d'après Abu Kurayb, d'après Abu Usama et Waki', tous deux d'après Isma'il ibn Abi Khalid, d'après Qays ibn Abi Hazim, d'après Abu Hurayra, qui a dit : Le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, a dit : « La Résurrection n'aura pas lieu avant que vous ne combattiez un peuple dont les sandales sont en poil, leurs visages ressemblant à des boucliers martelés, aux visages rouges, aux petits yeux. » Je dis : Quant à la parole de Sufyan ibn 'Uyayna : « Ce sont les gens de Bariz », la forme courante dans la narration est de placer le ra' avant le zay, et peut-être s'agit-il d'une altération qui a confondu le locuteur : al-Bazar, qui est le marché dans leur langue. Allah sait mieux. L'imam Ahmad a dit : 'Affan nous a rapporté : Jarir ibn Hazim nous a rapporté, j'ai entendu al-Hasan dire : 'Amr ibn Tha'lab nous a rapporté, disant : J'ai entendu le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, dire : « Parmi les signes de l'Heure, vous combattrez un peuple dont les sandales sont en poil, ou qui portent des sandales en poil. Et parmi les signes de l'Heure, vous combattrez un peuple aux visages larges, leurs visages ressemblant à des boucliers martelés. » (18) Al-Bukhari l'a rapporté d'après Sulayman ibn Harb et Abu al-Nu'man, d'après Jarir ibn Hazim. Le but est que le combat contre les Turcs a eu lieu à la fin de l'époque des Compagnons. Ils ont combattu le plus grand Qan 53 et lui ont infligé une grande défaite, comme nous le rapporterons en son lieu, si nous y parvenons avec l'aide d'Allah, Sa force et Sa bonne guidance. Autre récit d'après 'Abdullah ibn Salam

L'imam Ahmad a dit : Isḥāq ibn Yūsuf al-Azraq nous a raconté, d'après Ibn 'Awn, d'après Muḥammad — c'est Ibn Sīrīn — d'après Bishr ibn 'Ubād, qui a dit : J'étais dans la mosquée lorsqu'un homme au visage marqué par la crainte révérencielle 54 entra, fit deux rak'as 55 qu'il abrégea. Les gens dirent : « Cet homme est un habitant du Paradis. » Quand il sortit, je le suivis jusqu'à sa maison, j'entrai avec lui et lui parlai. Lorsqu'il se sentit à l'aise, je lui dis : « Quand tu es entré dans la mosquée, les gens ont dit telle et telle chose. » Il dit : « Gloire à Allah ! Par Allah, il ne convient à personne de dire ce qu'il ne sait pas. Je vais te raconter que j'ai eu un rêve à l'époque du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et je le lui ai raconté. J'ai vu comme si j'étais dans un jardin verdoyant — Ibn 'Awn dit : il mentionna sa verdure et son étendue — au milieu duquel se trouvait un pilier de fer, dont la base était dans la terre et le sommet dans le ciel. À son sommet, il y avait une anse. On me dit : « Grimpe dessus. » Je dis : « Je ne peux pas. » Alors vint un jeune serviteur 56 — Ibn 'Awn dit : c'est le wasīf 57 — qui souleva mes vêtements par derrière et dit : « Grimpe dessus. » Je grimpai jusqu'à ce que j'eusse saisi l'anse. Il dit : « Tiens fermement l'anse. » Je me réveillai et elle était dans ma main. » Il dit : « J'allai voir le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et je lui racontai mon rêve. Il dit : « Quant au jardin, c'est le jardin de l'islam ; quant au pilier, c'est le pilier de l'islam ; quant à l'anse, c'est l'anse la plus solide 58 ; tu es sur l'islam et tu mourras ainsi. » Il dit : « Et cet homme était 'Abd Allāh ibn Salām. » Al-Bukhārī l'a rapporté d'après le hadith de 'Awn. Puis l'imam Ahmad l'a rapporté d'après le hadith de Ḥammād ibn Salama, d'après 'Āṣim ibn Bahdala, d'après al-Musayyab ibn Rāfi', d'après Ḥarsha ibn al-Ḥurr, d'après 'Abd Allāh ibn Salām, et il le mentionna de façon plus longue. Il y dit : « … jusqu'à ce que j'arrive à une montagne glissante. Il me prit par la main et me poussa, et me voilà à son sommet, sans pouvoir me tenir ni me retenir. Et voilà qu'un pilier de fer était dans ma main, à son sommet un anneau d'or. Il me prit par la main et me poussa jusqu'à ce que j'eusse saisi l'anse. » Et il mentionna la suite du hadith. Muslim l'a rapporté dans son Ṣaḥīḥ 59 d'après le hadith d'al-A'mash, d'après Sulaymān ibn Musāhir, d'après Ḥarsha ibn al-Ḥurr, d'après 'Abd Allāh ibn Salām, et il le mentionna. Il dit : « … jusqu'à ce qu'il m'amène à une montagne et me dit : « Grimpe. » Chaque fois que je voulais grimper, je tombais sur la tête, et je fis cela plusieurs fois. » Et le Messager d'Allah lui dit lorsqu'il mentionna son rêve : « Quant à la montagne, c'est la demeure des martyrs, et tu ne l'atteindras pas. » Al-Bayhaqī dit : « C'est un deuxième miracle, car il annonça qu'il n'atteindrait pas le martyre, et c'est ce qui arriva : il mourut en l'an 43, selon ce qu'ont mentionné Abū 'Ubayd al-Qāsim ibn Sallām et d'autres. » Annonce concernant la maison de Maymūna bint al-Ḥārith à Sarif 60 Al-Bukhārī a dit dans l'Histoire : Mūsā ibn Ismā'īl nous a raconté, 'Abd al-Wāḥid ibn Ziyād nous a raconté, 'Abd Allāh ibn 'Abd Allāh ibn al-Aṣamm nous a raconté, Yazīd ibn al-Aṣamm nous a raconté : Maymūna tomba gravement malade à La Mecque, et aucun des fils de sa sœur n'était auprès d'elle. Elle dit : « Faites-moi sortir de La Mecque, car je n'y mourrai pas. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) m'a informée que je ne mourrais pas à La Mecque. » Ils la transportèrent jusqu'à Sarif, l'arbre sous lequel le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) avait bâti, à l'emplacement de la coupole 61, et elle y mourut — qu'Allah l'agrée. Je dis : Sa mort eut lieu en l'an 51, selon l'avis correct. Ce qui a été rapporté concernant l'annonce du meurtre de Ḥujr ibn 'Adī et de ses compagnons Ya'qūb ibn Sufyān a dit : Ibn Bukayr nous a raconté, Ibn Lahī'a nous a raconté, al-Ḥārith m'a raconté d'après Yazīd, d'après 'Abd Allāh ibn Ruzayn al-Ghāfiqī, qui a dit : J'ai entendu 'Alī ibn Abī Ṭālib dire : « Ô habitants de l'Irak, sept hommes parmi vous seront tués à 'Adhrā' 62, leur exemple est comme celui des gens de la Fosse 63. » Et Ḥujr ibn 'Adī et ses compagnons furent tués. Ya'qūb ibn Sufyān a dit : Abū Nu'aym a dit : Ziyād ibn Sumayya mentionna 'Alī ibn Abī Ṭālib sur le minbar 64, et Ḥujr saisit des cailloux, puis les lança et lapida ceux qui étaient autour de Ziyād. Il écrivit à Mu'āwiya : « Ḥujr m'a lapidé alors que j'étais sur le minbar. » Mu'āwiya lui écrivit de faire amener Ḥujr. Lorsqu'il approcha de Damas, il envoya quelqu'un à leur rencontre, et ils se rencontrèrent à 'Adhrā' et les tuèrent. Al-Bayhaqī dit : « 'Alī ne dirait une telle chose que s'il l'avait entendue du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). » Ya'qūb ibn Sufyān a dit : Ḥarmala nous a raconté, Ibn Wahb nous a raconté, Ibn Lahī'a m'a informé d'après Abū al-Aswad, qui a dit : Mu'āwiya entra chez 'Ā'isha et elle dit : « Qu'est-ce qui t'a poussé à tuer les gens de 'Adhrā', Ḥujr et ses compagnons ? » Il dit : « Ô Mère des croyants, j'ai considéré que leur mort était une réforme pour la communauté et que leur survie était une corruption. » Elle dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dire : « Des gens seront tués à 'Adhrā', pour lesquels Allah et les habitants du ciel se mettront en colère. » » Ya'qūb ibn Sufyān a dit : 'Amr ibn 'Āṣim nous a raconté, Ḥammād ibn Salama nous a raconté d'après 'Alī ibn Zayd, d'après Sa'īd ibn al-Musayyab, d'après Marwān ibn al-Ḥakam, qui a dit : J'entrai avec Mu'āwiya chez la Mère des croyants 'Ā'isha — qu'Allah l'agrée — et elle dit : « Ô Mu'āwiya, tu as tué Ḥujr et ses compagnons, et tu as fait ce que tu as fait. N'as-tu pas craint que je cache un homme pour te tuer ? » Il dit : « Non, car je suis dans une maison de sécurité. J'ai entendu le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dire : « La foi a entravé l'assassinat perfide 65 ; le croyant ne commet pas d'assassinat perfide. Ô Mère des croyants, comment suis-je en ce qui concerne tes autres besoins ? » Elle dit : « Bon. » Il dit : « Laisse-moi donc avec Ḥujr jusqu'à ce que nous rencontrions notre Seigneur — Puissant et Majestueux. » Un autre hadith Ya'qūb ibn Sufyān a dit : 'Ubayd Allāh ibn Mu'ādh nous a raconté, mon père nous a raconté, Shu'ba nous a raconté d'après Abū Salama, d'après Abū Naḍra, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit à dix de ses Compagnons, parmi lesquels Samura ibn Jundub : « Le dernier d'entre vous à mourir sera dans le Feu. » Abū Naḍra dit : « Samura fut le dernier d'entre eux à mourir. » Al-Bayhaqī dit : « Ses transmetteurs sont dignes de confiance, sauf qu'Abū Naḍra al-'Abdī n'a pas de preuve d'audition d'Abū Hurayra. Et Allah sait mieux. » Puis il rapporta par la voie d'Ismā'īl ibn Ḥakīm, d'après Yūnus ibn 'Ubayd, d'après al-Ḥasan, d'après Anas ibn Ḥakīm, qui a dit : Je passais par Médine et rencontrais Abū Hurayra, et il ne commençait par rien d'autre que de me demander des nouvelles de Samura. Si je l'informais qu'il était vivant et en bonne santé, il se réjouissait et disait : « Nous étions dix dans une maison, et le Messager d'Allah se tint devant nous, regarda nos visages, saisit les deux montants de la porte et dit : « Le dernier d'entre vous à mourir sera dans le Feu. » Huit d'entre nous sont morts, et il ne reste que moi et lui. Rien ne m'est plus cher que d'avoir goûté la mort. » Ce hadith a un témoin par une autre voie. Ya'qūb ibn Sufyān a dit : Ḥajjāj ibn Minhāl nous a raconté, Ḥammād ibn Salama nous a raconté d'après 'Alī ibn Zayd, d'après Aws ibn Khālid, qui a dit : Chaque fois que j'arrivais chez Abū Maḥdhūra, il me demandait des nouvelles de Samura ; et chaque fois que j'arrivais chez Samura, il me demandait des nouvelles d'Abū Maḥdhūra. Je dis à Abū Maḥdhūra : « Pourquoi, quand j'arrive chez toi, tu me demandes des nouvelles de Samura, et quand j'arrive chez Samura, il me demande des nouvelles de toi ? » Il dit : « Moi, Samura et Abū Hurayra étions dans une maison, et le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) vint et dit : « Le dernier d'entre vous à mourir sera dans le Feu. » Abū Hurayra mourut, puis Abū Maḥdhūra mourut, puis Samura mourut. » 'Abd al-Razzāq a dit : Ma'mar nous a informés : J'ai entendu Ibn Ṭāwus et d'autres dire : Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit à Abū Hurayra, Samura ibn Jundub et un autre homme : « Le dernier d'entre vous à mourir sera dans le Feu. » L'homme mourut avant eux deux, et Abū Hurayra et Samura restèrent. Quand quelqu'un voulait fâcher Abū Hurayra, il disait : « Samura est mort. » Lorsqu'il l'entendait, il s'évanouissait et tombait. Puis Abū Hurayra mourut avant Samura, et Samura tua beaucoup de gens. Al-Bayhaqī a jugé faibles la plupart de ces récits en raison de l'interruption de certains et de leur transmission interrompue 66. Puis il dit : « Certains savants ont dit que Samura mourut dans l'incendie. »

Il est possible qu'il soit introduit en Enfer pour ses péchés, puis qu'il en soit sauvé par sa foi, et qu'il en sorte par l'intercession des intercesseurs 67. Et Allah sait mieux. Puis il a rapporté par la voie de Hilâl ibn al-‘Alâ’ ar-Raqqî que ‘Abd Allâh ibn Mu‘âwiya leur a raconté, d'après un homme qu'il a nommé, que Samura 68 avait utilisé un bâtonnet pour se nettoyer 69 et avait négligé sa propre personne, et sa famille l'avait négligé, jusqu'à ce que le feu le saisisse. Je dis : D'autres ont mentionné que Samura ibn Jundub, que Dieu l'agrée, fut atteint d'une diarrhée sévère. On allumait pour lui un feu sous un récipient rempli d'eau chaude, et il s'asseyait dessus pour se réchauffer de sa vapeur. Un jour, il tomba dedans et mourut, que Dieu l'agrée. Sa mort eut lieu en l'an 59, un an après Abû Hurayra. Il remplaçait Ziyâd ibn Sumayya à Bassora quand celui-ci se rendait à Koufa, et à Koufa quand il se rendait à Bassora. Il passait six mois de l'année dans chacune des deux villes. Il était sévère envers les kharijites 70 et les tuait en grand nombre. Il disait : « Ils sont les pires tués sous la voûte céleste. » Al-Hasan al-Basrî, Muhammad ibn Sîrîn et d'autres savants de Bassora faisaient son éloge, que Dieu l'agrée. **Récit de Râfi‘ ibn Khadîj** Al-Bayhaqî a rapporté d'après le hadith de Muslim ibn Ibrâhîm, d'après ‘Amr ibn Marzûq al-Wâdihî : Yahyâ ibn ‘Abd al-Hamîd ibn Râfi‘ nous a raconté d'après sa grand-mère que Râfi‘ ibn Khadîj fut touché — ‘Amr dit : Je ne sais lequel des deux a dit — le jour de Uhud ou le jour de Hunayn par une flèche à la poitrine 71. Il vint auprès du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, et dit : « Ô Messager de Dieu, retire-moi la flèche. » Il lui dit : « Ô Râfi‘, si tu veux, je retire la flèche et la pointe 72 ensemble ; et si tu veux, je retire la flèche et je laisse la pointe, et j’attesterai pour toi au Jour de la Résurrection que tu es un martyr. » Il dit : « Ô Messager de Dieu, retire la flèche et laisse la pointe, et atteste pour moi au Jour de la Résurrection que je suis un martyr. » Il vécut jusqu'au califat de Mu‘âwiya ; la blessure se rouvrit et il mourut après l'après-midi. Ainsi est-il rapporté dans cette version qu'il mourut sous le gouvernement de Mu‘âwiya. Al-Wâqidî et d'autres ont mentionné qu'il mourut en l'an 73 ou 74. Mu‘âwiya, que Dieu l'agrée, mourut en l'an 60 sans contestation. Et Allah sait mieux. **[Annonce par le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, des troubles qui surviendraient parmi les Banû Hâshim après sa mort]** Al-Bukhârî a dit : Muhammad ibn Kathîr nous a raconté : Sufyân m'a informé, d'après al-A‘mash, d'après Zayd ibn Wahb, d'après Ibn Mas‘ûd, d'après le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, qui a dit : « Il y aura un favoritisme 73 et des choses que vous désapprouverez. » Ils dirent : « Ô Messager de Dieu, que nous ordonnes-tu ? » Il dit : « Acquittez-vous du droit qui vous incombe et demandez à Dieu ce qui vous revient. » 74 Al-Bukhârî a dit : Muhammad ibn ‘Abd ar-Rahîm nous a raconté : Abû Ma‘mar Ismâ‘îl ibn Ibrâhîm nous a informés : Abû Usâma nous a raconté : Shu‘ba nous a raconté, d'après Abû at-Tayyâh, d'après Abû Zur‘a, d'après Abû Hurayra, qui a dit : Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, a dit : « Cette tribu de Quraysh 75 causera la perte des gens. » Ils dirent : « Que nous ordonnes-tu, ô Messager de Dieu ? » Il dit : « Si seulement les gens les évitaient. » 76 Muslim l'a rapporté d'après Abû Bakr ibn Abî Shayba, d'après Abû Usâma. Al-Bukhârî a dit : Mahmûd a dit : Abû Dâwud nous a raconté : Shu‘ba nous a informé, d'après Abû at-Tayyâh, qui a dit : J'ai entendu Abû Zur‘a. Et Ahmad ibn Muhammad al-Makkî nous a raconté : ‘Amr ibn Yahyâ ibn Sa‘îd al-Umawî nous a raconté, d'après son grand-père, qui a dit : J'étais avec Marwân et Abû Hurayra, et j'ai entendu Abû Hurayra dire : J'ai entendu le Véridique et le Digne de foi 77 dire : « La perte de ma communauté sera entre les mains de jeunes gens de Quraysh. » Marwân dit : « Des jeunes gens ? » Abû Hurayra dit : « Si tu veux, je les nomme : untel et les fils d'untel. » 78 Al-Bukhârî est le seul à l'avoir rapporté. Ahmad a dit : Rawh nous a raconté : Abû Umayya ‘Amr ibn Yahyâ ibn Sa‘îd ibn ‘Amr ibn Sa‘îd ibn al-‘Âs nous a raconté : Mon grand-père Sa‘îd ibn ‘Amr ibn Sa‘îd m'a informé, d'après Abû Hurayra, qui a dit : J'ai entendu le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, dire : « La perte de ma communauté sera entre les mains de jeunes gens. » Marwân dit — et ils étaient avec nous dans le cercle avant qu'il n'ait aucune autorité — : « Que la malédiction de Dieu soit sur eux, ces jeunes gens ! » Il dit : « Par Dieu, si je voulais dire les fils d'untel et les fils d'untel, je le ferais. » Il dit : Je sortais avec mon père et mon grand-père chez les Banû Marwân, après qu'ils eurent pris le pouvoir, et voilà qu'ils faisaient allégeance à des enfants, et parmi eux, on faisait allégeance à un enfant qui était encore dans un lange. Il nous dit : « Peut-être que ces gens-là sont ceux dont j'ai entendu Abû Hurayra mentionner que ces rois se ressemblent les uns les autres. » 79 Ahmad a dit : ‘Abd ar-Rahmân nous a raconté, d'après Sufyân, d'après Simâk : ‘Abd Allâh ibn Zâlim m'a raconté, qui a dit : J'ai entendu Abû Hurayra dire : J'ai entendu mon bien-aimé Abû al-Qâsim, que Dieu prie sur lui et le salue, dire : « La corruption de ma communauté sera entre les mains de jeunes gens insensés de Quraysh. » 80 Puis Ahmad l'a rapporté d'après Zayd ibn al-Hubâb, d'après Sufyân — et c'est ath-Thawrî — d'après Simâk, d'après Mâlik ibn Zâlim, d'après Abû Hurayra, et il l'a mentionné. Puis Ghandar et Rawh ibn ‘Ubâda l'ont rapporté d'après Sufyân, d'après Simâk ibn Harb, d'après Mâlik ibn Zâlim, qui a dit : J'ai entendu Abû Hurayra — Rawh a ajouté : racontant à Marwân ibn al-Hakam — dire : J'ai entendu le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, le Véridique et le Digne de foi, dire : « La perte de ma communauté sera entre les mains de jeunes gens, des gouverneurs insensés de Quraysh. » L'imam Ahmad a dit : Abû ‘Abd ar-Rahmân nous a raconté : Haywa nous a raconté : Bishr ibn Abî ‘Amr al-Khawlânî m'a raconté que al-Walîd ibn Qays at-Tujîbî lui a raconté qu'il a entendu Abû Sa‘îd al-Khudrî dire : J'ai entendu le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, dire : « Il y aura des successeurs 81 après soixante ans qui négligeront la prière et suivront les passions ; ils rencontreront bientôt Ghayy 82. Puis il y aura des successeurs qui liront le Coran sans qu'il dépasse leurs clavicules 83. Le Coran sera lu par trois personnes : un croyant, un hypocrite et un pervers. » Bishr dit : Je dis à al-Walîd : « Qui sont ces trois ? » Il dit : « L'hypocrite est mécréant envers lui, le pervers en fait un moyen de subsistance 84, et le croyant croit en lui. » 85 Ahmad est le seul à l'avoir rapporté, et sa chaîne de transmission est bonne selon les critères des Sunan. Al-Bayhaqî a rapporté d'après al-Hâkim, d'après al-Asamm, d'après al-Hasan ibn ‘Alî ibn ‘Affân, d'après Abû Usâma, d'après Mujâlid, d'après ash-Sha‘bî, qui a dit : Lorsque ‘Alî revint de Siffîn 86, il dit : « Ô gens, ne détestez pas le gouvernement de Mu‘âwiya, car si vous veniez à le perdre, vous verriez les têtes sauter de leurs épaules comme des coloquintes 87. » Puis il a rapporté d'après al-Hâkim et d'autres, d'après al-Asamm, d'après al-‘Abbâs ibn al-Walîd ibn Zayd, d'après son père, d'après Jâbir, d'après ‘Umayr ibn Hâni’, qu'il a raconté qu'il a dit : Abû Hurayra marchait dans le marché de Médine en disant : « Ô Dieu, ne me fais pas atteindre l'an 60. Malheur à vous ! Attachez-vous aux tempes 88 de Mu‘âwiya. Ô Dieu, ne me fais pas atteindre le gouvernement des enfants. » Al-Bayhaqî a dit : ‘Alî et Abû Hurayra ne disaient cela que parce qu'ils l'avaient entendu du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue. Ya‘qûb ibn Sufyân a dit : ‘Abd ar-Rahmân ibn ‘Amr al-Hizâmî nous a informés : Muhammad ibn Sulaymân nous a raconté, d'après Abû Tamîm al-Ba‘labakkî, d'après Hishâm ibn al-Ghâr, d'après Ibn Mak-hûl, d'après Abû Tha‘laba al-Khushanî, d'après Abû ‘Ubayda ibn al-Jarrâh, qui a dit : Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, a dit : « Cette affaire 89 ne cessera d'être équilibrée et établie dans la justice jusqu'à ce qu'un homme des Banû Umayya y fasse une brèche. » Al-Bayhaqî a rapporté par la voie de ‘Awf al-A‘râbî, d'après Abû Khalda, d'après Abû al-‘Âliya, d'après Abû Dharr, qui a dit : J'ai entendu le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, dire : « Le premier à changer ma Sunna 90 sera un homme des Banû Umayya. » Cette chaîne est interrompue entre Abû al-‘Âliya et Abû Dharr. Al-Bayhaqî l'a renforcée par le hadith précédent d'Abû ‘Ubayda. Il a dit : « Il semble que cet homme soit Yazîd ibn Mu‘âwiya ibn Abî Sufyân. Et Allah sait mieux. »

J'ai dit : Les gens, en ce qui concerne Yazīd ibn Muʿāwiya, sont divisés en catégories. Parmi eux, il y a ceux qui l'aiment et se déclarent ses alliés 91 : c'est un groupe de Syriens, parmi les Nāṣiba 92. Quant aux Rāfiḍa 93, ils lui font des reproches et inventent contre lui beaucoup de choses qui ne sont pas en lui, et beaucoup d'entre eux l'accusent de zandaqa 94, mais il n'en était pas ainsi. Un autre groupe ne l'aime pas et ne l'insulte pas, parce qu'ils savent qu'il n'était pas un zindīq 95 comme le prétendent les Rāfiḍa, et à cause des événements terribles survenus à son époque, des affaires répugnantes, odieuses et abominables. Parmi les plus abominables, il y a le meurtre d'al-Ḥusayn ibn ʿAlī à Karbalā'. Mais cela n'a pas eu lieu avec sa connaissance, et peut-être ne l'a-t-il pas approuvé et ne lui a-t-il pas déplu. Cela fait partie des affaires très abominables. Et la bataille de Ḥarra 96 fut l'une des affaires laides à Médine la prophétique, comme nous le rapporterons lorsque nous y parviendrons dans l'histoire, si Allah le Très-Haut le veut. L'annonce du meurtre d'al-Ḥusayn ibn ʿAlī, qu'Allah les agrée tous deux. Il est rapporté dans le hadith concernant le meurtre d'al-Ḥusayn. L'imām Aḥmad a dit : ʿAbd aṣ-Ṣamad ibn Ḥassān nous a raconté, ʿUmāra – c'est-à-dire ibn Zādān – nous a raconté d'après Thābit, d'après Anas, qui a dit : « L'ange de la pluie demanda la permission de venir voir le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et il la lui accorda. Il dit à Umm Salama : "Garde la porte pour nous, que personne n'entre chez nous." Alors al-Ḥusayn ibn ʿAlī vint, bondit et entra. Il se mit à grimper sur l'épaule du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. L'ange lui dit : "L'aimes-tu ?" Le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, répondit : "Oui." Il dit : "Eh bien, ta communauté le tuera. Et si tu veux, je te montrerai l'endroit où il sera tué." Il frappa de sa main et lui montra de la terre rouge. Umm Salama prit cette terre et la serra dans le bord de son vêtement." Anas dit : "Nous entendions dire qu'il serait tué à Karbalā'. » 97 Al-Bayhaqī l'a rapporté d'après le hadith de Bishr ibn Mūsā, d'après ʿAbd aṣ-Ṣamad, d'après ʿUmāra, et il l'a mentionné. Puis il a dit : « De même, Sufyān ibn Furrūkh l'a rapporté d'après ʿUmāra. Ce ʿUmāra ibn Zādān est aṣ-Ṣaydalānī, Abū Salama al-Baṣrī. On a divergé à son sujet. Abū Ḥātim a dit à son sujet : "On écrit son hadith mais on ne l'utilise pas comme preuve, il n'est pas solide." Aḥmad l'a affaibli une fois et l'a déclaré fiable une autre fois. Ce hadith a été rapporté par d'autres voies. Al-Ḥāfiẓ al-Bayhaqī l'a rapporté par la voie de ʿUmāra ibn ʿArafa, d'après Muḥammad ibn Ibrāhīm, d'après Abū Salama, d'après ʿĀʾisha, qu'Allah l'agrée, quelque chose de similaire. » Al-Bayhaqī a dit : « Al-Ḥākim, parmi d'autres, nous a informés. Ils ont dit : al-Aṣamm nous a informés, ʿAbbās al-Dūrī nous a informés, Muḥammad ibn Khālid ibn Makhlad nous a raconté, Mūsā ibn Yaʿqūb nous a raconté d'après Hāshim ibn Hāshim, d'après ʿUtba ibn Abī Waqqāṣ, d'après ʿAbd Allāh ibn Wahb ibn Zamʿa : Umm Salama m'a raconté que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, s'allongea un jour, puis se réveilla troublé. Puis il s'allongea et dormit, puis se réveilla troublé, moins que ce que j'avais vu de lui la première fois. Puis il s'allongea et se réveilla avec dans la main de la terre rouge qu'il retournait. Je dis : "Qu'est-ce que cette terre, ô Messager d'Allah ?" Il dit : "Gabriel m'a informé que c'est l'endroit du meurtre d'al-Ḥusayn en terre d'Irak. Je lui dis : 'Ô Gabriel, montre-moi la terre de l'endroit où il sera tué.' Voici sa terre." » Puis al-Bayhaqī dit : « Abū Mūsā al-Juhanī l'a suivi d'après Ṣāliḥ ibn Yazīd al-Nakhaʿī, d'après Umm Salama, et Abān d'après Shahr ibn Ḥawshab, d'après Umm Salama. » Al-Ḥāfiẓ Abū Bakr al-Bazzār a dit dans son Musnad : Ibrāhīm ibn Yūsuf al-Ṣayrafī nous a raconté, al-Ḥusayn ibn ʿĪsā nous a raconté, al-Ḥakam ibn Abān nous a raconté d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbās, qui a dit : « Al-Ḥusayn était assis dans les appartements du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Gabriel dit : "L'aimes-tu ?" Il répondit : "Comment ne l'aimerais-je pas, alors qu'il est le fruit de mon cœur ?" Il dit : "Eh bien, ta communauté le tuera. Ne veux-tu pas que je te montre l'endroit de sa tombe ?" Il prit une poignée, et voilà de la terre rouge. » Puis al-Bazzār dit : « Nous ne savons pas qu'il soit rapporté autrement que par cette chaîne. Al-Ḥusayn ibn ʿĪsā a rapporté d'après al-Ḥakam ibn Abān des hadiths que nous ne connaissons pas chez d'autres. » Je dis : « C'est al-Ḥusayn ibn ʿĪsā ibn Muslim al-Ḥanafī, Abū ʿAbd al-Raḥmān al-Kūfī, frère de Sulaym al-Qārī. » Al-Bukhārī a dit : « Inconnu » – c'est-à-dire inconnu quant à son état – « sinon, sept personnes ont rapporté d'après lui. » Abū Zurʿa a dit : « Hadith réprouvé. » Abū Ḥātim a dit : « Pas fort. Il a rapporté d'après al-Ḥakam ibn Abān des hadiths réprouvés. » Ibn Ḥibbān l'a mentionné parmi les fiables. Ibn ʿAdī a dit : « Peu de hadiths, et la plupart de ses hadiths sont étranges. Dans certains de ses hadiths, il y a des choses réprouvées. » Al-Bayhaqī a rapporté d'après al-Ḥakam et d'autres, d'après Abū al-Aḥwaṣ, d'après Muḥammad ibn al-Haytham al-Qāḍī : Muḥammad ibn Muṣʿab nous a raconté, al-Awzāʿī nous a raconté d'après Abū ʿAmmār Shaddād ibn ʿAbd Allāh, d'après Umm al-Faḍl bint al-Ḥārith, qu'elle entra chez le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et dit : « Ô Messager d'Allah, j'ai vu un rêve étrange cette nuit. » Il dit : « Qu'est-ce que c'est ? » Elle dit : « J'ai vu comme si un morceau de ton corps était coupé et placé dans mon giron. » Il dit : « Tu as vu du bien. C'est Fāṭima, si Allah veut, qui enfantera un garçon qui sera dans ton giron. » Alors Fāṭima enfanta al-Ḥusayn, et il fut dans mon giron comme l'avait dit le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Je le plaçai dans son giron, puis je me retournai et voilà que les yeux du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, versaient des larmes. Elle dit : Je dis : « Ô Prophète d'Allah, que mon père et ma mère te soient sacrifiés, qu'as-tu ? » Il dit : « Gabriel, sur lui la paix, est venu à moi et m'a informé que ma communauté tuera ce fils mien. » Je dis : « Celui-ci ? » Il dit : « Oui, et il m'a apporté de la terre rouge de sa terre. » L'imām Aḥmad a rapporté d'après ʿAffān, d'après Wuhaīb, d'après Ayyūb, d'après Ṣāliḥ Abī al-Khalīl, d'après ʿAbd Allāh ibn al-Ḥārith, d'après Umm al-Faḍl, qui a dit : Je vins au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et dis : « J'ai vu dans mon rêve que dans ma maison, ou dans mon giron, il y avait un membre de tes membres. » Il dit : « Fāṭima enfantera, si Allah veut, un garçon que tu élèveras. » Alors Fāṭima enfanta pour lui Ḥusayn, et elle le lui confia. Elle l'allaita avec le lait de Qutham. Je vins un jour le voir chez le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et il le prit et le plaça sur sa poitrine. Il urina et l'urine atteignit son pagne. Je frappai de ma main sur ses épaules. Il dit : « Tu as fait mal à mon fils, qu'Allah te réforme » ou « qu'Allah te fasse miséricorde. » Je dis : « Donne-moi ton pagne que je le lave. » Il dit : « On lave l'urine de la fille et on verse sur l'urine du garçon. » 98 Aḥmad l'a aussi rapporté d'après Yaḥyā ibn Bukayr, d'après Isrāʾīl, d'après Simāk, d'après Qābūs ibn Mukhāriq, d'après Umm al-Faḍl, et il mentionna la même chose exactement. Il n'y a pas dans ce récit l'annonce de son meurtre. Allah sait mieux. L'imām Aḥmad a dit : ʿAffān nous a raconté, Ḥammād nous a raconté, ʿAmmār ibn Abī ʿUmāra nous a raconté d'après Ibn ʿAbbās, qui a dit : « J'ai vu le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dans ce que voit le dormeur, à midi, alors qu'il faisait la sieste, les cheveux ébouriffés et couverts de poussière, tenant dans sa main une fiole contenant du sang. Je dis : "Que mon père et ma mère te soient sacrifiés, ô Messager d'Allah, qu'est-ce que c'est ?" Il dit : "Le sang d'al-Ḥusayn et de ses compagnons. Je n'ai cessé de le recueillir depuis aujourd'hui." » Ibn ʿAbbās dit : « Nous calculâmes ce jour et nous trouvâmes qu'il avait été tué ce jour-là, qu'Allah l'agrée. » Qatāda a dit : « Al-Ḥusayn fut tué le vendredi, le jour de ʿĀshūrā', l'an 61 de l'Hégire. Il avait cinquante-quatre ans, six mois et demi. » C'est ainsi qu'ont dit al-Layth, Abū Bakr ibn ʿAyyāsh, al-Wāqidī, Khalīfa ibn Khayyāṭ, Abū Maʿshar et d'autres : qu'il fut tué le jour de ʿĀshūrā' en l'an 61. Certains ont prétendu qu'il fut tué le samedi, mais la première opinion est plus correcte. Ils ont mentionné dans son meurtre beaucoup de choses, comme l'éclipse de soleil ce jour-là, mais c'est faible, et le changement des horizons du ciel, mais...

Il n'y a pas une pierre qui ne soit retournée sans qu'on trouve du sang en dessous, et certains ont spécifié cela aux pierres de Jérusalem 99, et que le wars 100 s'est transformé en cendres, et que la chair est devenue comme du coloquinte 101 et qu'il y avait du feu dedans, etc., parmi lesquelles certaines sont contestables et d'autres possibles. Et Allah sait mieux. Le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) est mort, alors qu'il est le maître des enfants d'Adam dans ce monde et dans l'au-delà, et rien de tout cela ne s'est produit. De même, le Siddiq 102 après lui est mort sans que rien de cela n'arrive. Ainsi que 'Umar ibn al-Khattab, tué en martyr alors qu'il se tenait debout en prière dans le mihrab 103 à la prière de l'aube. 'Uthman a été assiégé dans sa maison puis tué en martyr, et 'Ali ibn Abi Talib a été tué en martyr après la prière de l'aube, sans que rien de tout cela ne se produise. Et Allah sait mieux. Hammad ibn Salama a rapporté d'après 'Ammar ibn Abi 'Ammar, d'après Umm Salama, qu'elle a entendu les djinns pleurer sur al-Husayn ibn 'Ali, et ceci est authentique. Shahr ibn Hawshab a dit : Nous étions chez Umm Salama lorsque la nouvelle de la mort d'al-Husayn lui parvint ; elle s'évanouit. La cause du meurtre d'al-Husayn fut que les habitants de l'Irak lui écrivirent pour lui demander de venir afin de lui prêter allégeance pour le califat. Les lettres se multiplièrent de la part du peuple et de son cousin Muslim ibn 'Aqil. Lorsque 'Ubayd Allah ibn Ziyad, gouverneur de l'Irak pour Yazid ibn Mu'awiya, en eut connaissance, il envoya couper la tête de Muslim ibn 'Aqil et le jeta du palais à la foule. Leur unité se dispersa et leur parole se divisa. Al-Husayn s'était déjà préparé à partir du Hedjaz vers l'Irak, sans savoir ce qui s'était passé. Il partit avec sa famille et ceux qui lui obéirent, environ trois cents personnes. Plusieurs compagnons l'en dissuadèrent, parmi lesquels Abu Sa'id, Jabir, Ibn 'Abbas et Ibn 'Umar, mais il ne les écouta pas. Comme Ibn 'Umar le dissuada bien, en lui montrant qu'il n'obtiendrait pas ce qu'il voulait, mais il n'accepta pas. Al-Hafiz al-Bayhaqi a rapporté d'après le hadith de Yahya ibn Salim al-Asadi, et Abu Dawud al-Tayalisi l'a rapporté dans son Musnad d'après lui, qui a dit : J'ai entendu al-Sha'bi dire : Ibn 'Umar était arrivé à Médine et on l'informa qu'al-Husayn ibn 'Ali s'était dirigé vers l'Irak. Il le rattrapa à deux ou trois nuits de marche de Médine. Il dit : Où veux-tu aller ? Il répondit : En Irak, avec des rouleaux 104 et des lettres. Il dit : Ne va pas vers eux. Il dit : Ce sont leurs lettres et leur allégeance. Il dit : Allah a donné le choix à Son Prophète (paix et bénédiction sur lui) entre ce monde et l'au-delà, et il a choisi l'au-delà et n'a pas voulu ce monde. Vous êtes une partie 105 du Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui). Par Allah, aucun d'entre vous n'obtiendra jamais le pouvoir, et Il ne vous l'a pas retiré pour le donner à quelqu'un de meilleur que vous. Revenez donc. Il refusa et dit : Ce sont leurs lettres et leur allégeance. Alors Ibn 'Umar l'embrassa et dit : Je te confie à Allah, ô tué. Et ce qu'Abd Allah ibn 'Umar avait compris se réalisa exactement : qu'aucun des gens de la maison 106 n'obtiendrait le califat de manière indépendante et ne verrait son affaire aboutir. 'Uthman ibn 'Affan et 'Ali ibn Abi Talib avaient dit cela : qu'aucun des gens de la maison n'obtiendrait jamais le pouvoir. Abu Salih al-Khalil ibn Ahmad ibn 'Isa ibn al-Shaykh l'a rapporté d'eux deux dans son livre "Les épreuves et les signes de la fin des temps". Je dis : Quant aux califes fatimides qui étaient en Égypte, la plupart des savants estiment qu'ils sont des prétendants et non des descendants de 'Ali ibn Abi Talib, et ne font pas partie des gens de la maison. Malgré cela, leur affaire n'a pas abouti comme celle des trois califes avant lui, et son autorité ne s'est pas étendue à tout le pays, puis les choses lui sont devenues difficiles. Quant à son fils al-Hasan (qu'Allah l'agrée), lorsqu'il vint avec ses armées et se confronta aux gens du Sham 107, et qu'il vit que l'intérêt était d'abandonner le califat, il l'abandonna pour Allah, Puissant et Majestueux, et pour préserver le sang des musulmans. Allah le récompensa et l'agréa. Quant à al-Husayn (qu'Allah l'agrée), lorsque Ibn 'Umar lui conseilla de ne pas aller en Irak et qu'il lui désobéit, il l'embrassa en lui disant adieu et dit : Je te confie à Allah, ô tué. Et ce qu'Ibn 'Umar avait pressenti se réalisa. En effet, lorsqu'il partit, 'Ubayd Allah ibn Ziyad envoya contre lui une troupe de quatre mille hommes commandés par 'Amr ibn Sa'd ibn Abi Waqqas, après qu'il eut demandé à en être dispensé mais sans succès. Ils se rencontrèrent à un endroit appelé Karbala', à al-Taff 108. Al-Husayn ibn 'Ali et ses compagnons se réfugièrent dans une palmeraie 109 qu'ils placèrent derrière eux, et firent face à leurs adversaires. Al-Husayn leur demanda l'une de trois choses : soit le laisser retourner d'où il était venu, soit le laisser aller à une frontière 110 pour y combattre, soit le laisser aller voir Yazid ibn Mu'awiya pour mettre sa main dans la sienne et qu'il décide de lui ce qu'il voudrait. Ils refusèrent toutes ces options et dirent : Il faut absolument que tu ailles voir 'Ubayd Allah ibn Ziyad pour qu'il décide de toi. Il refusa catégoriquement d'aller le voir et les combattit plutôt que cela. Ils le tuèrent (qu'Allah lui fasse miséricorde) et emportèrent sa tête à 'Ubayd Allah ibn Ziyad, qui la posa devant lui. Il se mit à frapper 111 avec une baguette qu'il tenait sur ses dents de devant, tandis qu'Anas ibn Malik était assis près de lui. Anas lui dit : Ô toi, lève ta baguette ; j'ai souvent vu le Messager d'Allah embrasser ces dents. Puis 'Ubayd Allah ibn Ziyad ordonna que sa famille et ceux qui étaient avec lui soient emmenés au Sham, chez Yazid ibn Mu'awiya. On dit aussi qu'il envoya la tête avec eux jusqu'à ce qu'elle soit placée devant Yazid, qui récita alors ce vers de certains poètes : "Nous fendons des crânes 112 d'hommes nobles / Qui nous étaient chers, mais ils furent plus désobéissants 113 et plus injustes." Puis il ordonna qu'ils soient renvoyés à Médine la prophétique. Lorsqu'ils y entrèrent, une femme des filles d'Abd al-Muttalib vint à leur rencontre, les cheveux épars, la main sur la tête, pleurant et disant : "Que direz-vous si le Prophète vous dit : / Qu'avez-vous fait, vous, la dernière des nations ? / À ma descendance et à ma famille après ma disparition / Parmi eux, des captifs et des tués souillés de sang. / Ce n'était pas là ma récompense, quand je vous ai conseillés, / Que vous me remplaciez par le mal envers mes proches." Nous rapporterons cela en détail à son endroit, si Allah le veut. C'est en Lui que nous avons confiance et sur Lui que nous comptons. Les gens ont composé de nombreuses élégies sur lui. Parmi les plus belles, celle rapportée par al-Hakim Abu 'Abd Allah al-Naysaburi, qui avait une tendance chiite : "Ils sont venus avec ta tête, ô fils de la fille de Muhammad, / Enveloppée de son sang comme un linceul. / Il semble, ô fils de la fille de Muhammad, / Qu'ils ont tué ouvertement et délibérément un messager. / Ils t'ont tué assoiffé, sans prendre garde / Dans ton meurtre à la révélation et à son interprétation. / Ils crient 'Allahu Akbar' parce que tu as été tué, / Mais c'est toi qu'ils ont tué, le takbir 114 et le tahlil 115." Chapitre : Récit de la bataille d'al-Harra 116 qui eut lieu également à l'époque de Yazid. Ya'qub ibn Sufyan a dit : Ibrahim ibn al-Mundhir m'a raconté, d'après Ibn Fulayh, d'après son père, d'après Ayyub ibn 'Abd al-Rahman, d'après Ayyub ibn Bashir al-Ma'afiri, que le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) sortit pour l'un de ses voyages. Lorsqu'il passa par Harra Zuhra 117, il s'arrêta et dit : "Inna lillahi wa inna ilayhi raji'un" 118. Cela attrista ceux qui étaient avec lui, et ils pensèrent que cela concernait leur voyage. 'Umar ibn al-Khattab dit : Ô Messager d'Allah, qu'as-tu vu ? Le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) dit : "Cela ne concerne pas votre voyage." Ils dirent : Qu'est-ce donc, ô Messager d'Allah ? Il dit : "Dans cette Harra seront tués les meilleurs de ma communauté après mes Compagnons." Ce hadith est mursal 119. Ya'qub ibn Sufyan a dit : Wahb ibn Jarir a dit : Juwayriyya a dit : Thawr ibn Zayd m'a raconté d'après 'Ikrima, d'après Ibn 'Abbas, qui a dit :

L'interprétation de ce verset s'est réalisée au bout de soixante ans : « Et si l'on était entré chez eux par ses issues, puis qu'on leur eût demandé la sédition, ils l'auraient accordée » 120, c'est-à-dire qu'ils l'auraient donnée, faisant référence à l'entrée des Banû Hâritha, les gens du Shâm 121, chez les gens de Médine. Cette chaîne de transmission est authentique jusqu'à Ibn 'Abbâs, et l'exégèse d'un Compagnon est considérée comme ayant le statut de hadith prophétique 122 selon de nombreux savants. Nu'aym ibn Hammâd a dit dans son Livre des Séditions et des Épreuves : Abû 'Abd al-Samad al-'Amî nous a raconté, d'après Abû 'Imrân al-Jawnî, d'après 'Abd Allâh ibn al-Sâmit, d'après Abû Dharr, qui a dit : Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) m'a dit : « Ô Abû Dharr, que feras-tu si les gens s'entretuent au point que les pierres de l'huile 123 soient submergées de sang ? » Je répondis : « Dieu et Son Messager savent mieux. » Il dit : « Tu entreras dans ta maison. » Je dis : « Et si l'on entre chez moi ? » Il dit : « Tu iras vers ceux qui sont de ta famille. » Je dis : « Et si je porte une arme ? » Il dit : « Alors tu seras associé à eux. » Je dis : « Que dois-je faire, ô Messager de Dieu ? » Il dit : « Si tu crains que l'éclat de l'épée ne t'éblouisse, jette un pan de ton manteau sur ton visage, et il portera ton péché et le sien. » L'imam Ahmad a rapporté ce hadith dans son Musnad d'après Marhûm (ibn 'Abd al-'Azîz), d'après Abû 'Imrân al-Jawnî, et il l'a mentionné en détail. Je dis : La cause de la bataille de la Harra 124 fut qu'une délégation des gens de Médine vint chez Yazîd ibn Mu'âwiya à Damas ; il les honora, leur fit de beaux cadeaux et donna à leur chef, 'Abd Allâh ibn Handhala ibn Abî 'Âmir, près de cent mille (dirhams). À leur retour, ils racontèrent à leurs familles les turpitudes que commettait Yazîd : il buvait du vin et s'adonnait aux actes immoraux, dont le plus grave était de délaisser la prière à son heure à cause de l'ivresse. Ils se réunirent donc pour le destituer, et le destituèrent devant la chaire prophétique 125. Lorsque cela lui parvint, il envoya contre eux une armée commandée par un homme appelé Muslim ibn 'Uqba, que les prédécesseurs 126 surnommaient Musrif 127 ibn 'Uqba. Quand il arriva à Médine, il la livra au pillage pendant trois jours, tuant durant ces jours un grand nombre de gens, au point que presque personne n'en réchappa. Certains savants des prédécesseurs prétendent qu'il tua durant cette période mille vierges ; Dieu sait mieux. 'Abd Allâh ibn Wahb a rapporté d'après l'imam Mâlik : Le jour de la Harra, sept cents hommes parmi les porteurs du Coran 128 furent tués ; je pense qu'il a dit : parmi eux se trouvaient trois Compagnons du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). Cela se passa sous le califat de Yazîd. Ya'qûb ibn Sufyân a dit : J'ai entendu Sa'îd ibn Kathîr ibn 'Ufayr al-Ansârî dire : Le jour de la Harra furent tués 'Abd Allâh ibn Yazîd al-Mâzinî, Ma'qil ibn Sulaymân al-Ashja'î, Mu'âdh ibn al-Hârith al-Qârî', et 'Abd Allâh ibn Handhala ibn Abî 'Âmir. Ya'qûb a dit : Yahyâ ibn 'Abd Allâh ibn Bukayr nous a raconté d'après al-Layth : La bataille de la Harra eut lieu le mercredi, trois jours avant la fin de Dhû l-Hijja de l'an 63. Ensuite, Musrif ibn 'Uqba se dirigea vers La Mecque, visant 'Abd Allâh ibn al-Zubayr pour le tuer là-bas, car il avait refusé de prêter allégeance à Yazîd. Mais Yazîd ibn Mu'âwiya mourut durant cette période, et la situation de 'Abd Allâh ibn al-Zubayr se renforça dans le califat au Hijâz ; il prit ensuite l'Irak et l'Égypte. Après Yazîd, on prêta allégeance à son fils Mu'âwiya ibn Yazîd, qui était un homme pieux, mais son règne ne dura pas longtemps : il resta quarante jours, dit-on, ou vingt jours, puis il mourut (que Dieu lui fasse miséricorde). Marwân ibn al-Hakam s'empara alors du Shâm et le prit ; il resta neuf mois, puis mourut. Son fils 'Abd al-Malik lui succéda, et 'Amr ibn Sa'îd ibn al-Ashdaq 129 lui disputa le pouvoir ; ce dernier était gouverneur de Médine depuis l'époque de Mu'âwiya, sous Yazîd et Marwân. Quand Marwân mourut, il prétendit que celui-ci lui avait légué le commandement après son fils 'Abd al-Malik. 'Abd al-Malik en fut très contrarié, et ne cessa de le combattre jusqu'à ce qu'il le capture, après que sa puissance se fut renforcée à Damas, et le tua en l'an 69, ou dit-on en l'an 70. Le règne de 'Abd al-Malik se poursuivit jusqu'à ce qu'il triomphe d'Ibn al-Zubayr en l'an 73 ; al-Hajjâj ibn Yûsuf al-Thaqafî le tua sur son ordre à La Mecque, après un long siège qui l'obligea à installer une catapulte 130 sur la Ka'ba parce qu'Ibn al-Zubayr s'était réfugié dans le sanctuaire. Il ne cessa de l'assiéger jusqu'à le tuer. Puis il confia le commandement après lui à ses quatre fils : al-Walîd, puis Sulaymân, puis Yazîd, puis Hishâm ibn 'Abd al-Malik. L'imam Ahmad a dit : Aswad et Yahyâ ibn Abî Bukayr nous ont raconté, d'après Kâmil Abû l-'Alâ', qui a dit : J'ai entendu Abû Sâlih (affranchi de Dubâ'a le muezzin, nommé Mînâ) dire : J'ai entendu Abû Hurayra dire : Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) a dit : « Cherchez refuge auprès de Dieu contre le début des soixante-dix 131 et contre le gouvernement des jeunes gens. » Il a dit : « Le monde ne disparaîtra pas avant que n'apparaisse le luk' 132, fils de luk'. » Aswad a dit : c'est-à-dire le vil, fils du vil. Al-Tirmidhî a rapporté d'après Abû Kâmil, d'après Abû Sâlih, d'après Abû Hurayra, que le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) a dit : « La durée de vie de ma communauté est de soixante à soixante-dix ans. » Puis il a dit : « Ce hadith est bon et étrange. » L'imam Ahmad a rapporté d'après 'Affân et 'Abd al-Samad, d'après Hammâd ibn Salama, d'après 'Alî ibn Yazîd : Celui qui a entendu Abû Hurayra m'a raconté : J'ai entendu le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) dire : « Un tyran parmi les tyrans des Banû Umayya 133 poussera des cris (ou : rugira) sur cette chaire 134 » ; 'Abd al-Samad a ajouté dans sa version : « jusqu'à ce que son sang coule de son nez. » Il a dit : « Celui qui a vu 'Amr ibn Sa'îd ibn al-'Âs m'a raconté qu'il saignait du nez sur la chaire du Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) jusqu'à ce que son sang coule. » Je dis : 'Alî ibn Yazîd ibn Jud'ân a dans sa transmission des choses étranges et répréhensibles, et il y a du chiisme 135 en lui. Quant à ce 'Amr ibn Sa'îd, surnommé al-Ashdaq, il était parmi les notables et les nobles des musulmans (dans le monde, non dans la religion). Il a rapporté d'après un groupe de Compagnons, dont dans le Sahîh Muslim d'après 'Uthmân dans le chapitre des Purifications. Il fut gouverneur de Médine pour Mu'âwiya et pour son fils Yazîd après lui. Puis sa puissance s'accrut au point qu'il lutta contre 'Abd al-Malik ibn Marwân ; mais 'Abd al-Malik le trompa jusqu'à ce qu'il le capture et le tue en l'an 69 ou 70, Dieu sait mieux. On rapporte de lui de nombreuses actions nobles, dont la plus belle est que, lorsque la mort se présenta à lui, il dit à ses fils (ils étaient trois : ce 'Amr, Umayya et Mûsâ) : « Qui prendra en charge mes dettes ? » Son fils 'Amr se précipita et dit : « Moi, père. Quelles sont-elles ? » Il dit : « Trente mille dinars. » Il dit : « Oui. » Il dit : « Et tes sœurs, ne les marie qu'à des hommes de condition équivalente, même si elles doivent manger du pain d'orge. » Il dit : « Oui. » Il dit : « Et mes compagnons après moi : s'ils perdent ma présence, qu'ils ne perdent pas ma bienfaisance. » Il dit : « Oui. » Il dit : « Certes, si tu dis cela, je l'ai reconnu dans les traits de ton visage alors que tu étais encore au berceau. » Al-Bayhaqî a mentionné, par la voie de 'Abd Allâh ibn Sâlih (le secrétaire d'al-Layth), d'après Harmala ibn 'Imrân, d'après son père, d'après Yazîd ibn Abî Habîb, qu'il l'a entendu rapporter d'après Muhammad ibn Yazîd ibn Abî Ziyâd al-Thaqafî, qui a dit : Qays ibn Harsha et Ka'b 136 voyagèrent ensemble jusqu'à ce qu'ils atteignent Siffîn 137. Ka'b al-Ahbâr s'arrêta et parla de ce qui allait s'y passer comme effusion de sang des musulmans, disant qu'il trouvait cela dans la Torah. Il rapporta de Qays ibn Harsha qu'il avait prêté allégeance au Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) pour dire la vérité. Le Prophète lui dit : « Ô Qays ibn Harsha, il se peut que le temps t'éprouve au point qu'après moi tu sois dominé par quelqu'un avec qui tu ne pourras pas dire la vérité. » Qays répondit : « Par Dieu, je ne te prête allégeance pour rien sans t'y être fidèle. » Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) lui dit : « Alors aucun être humain ne te nuira. » Qays vécut jusqu'à l'époque de 'Ubayd Allâh ibn Ziyâd ibn Abî Sufyân ; 'Ubayd Allâh lui reprocha quelque chose et le fit comparaître en disant : « Es-tu celui qui prétend qu'aucun être humain ne te nuira ? »

Oui, il dit : « Tu sauras aujourd'hui que tu as menti. Amenez-moi le maître du châtiment. » Il dit : Alors Qays pencha et mourut. [Un autre miracle : l'annonce de ce qu'Ibn 'Abbās obtiendrait de science et d'épreuve durant sa vie] Al-Bayhaqī rapporte d'après al-Darāwardī, d'après Thawr ibn Yazīd, d'après Mūsā ibn Maysara : Un des Banū 'Abd Allāh cheminait avec lui sur une route de La Mecque. Il dit : Al-'Abbās ibn 'Abd al-Muṭṭalib m'a raconté qu'il avait envoyé son fils 'Abd Allāh auprès du Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) pour une affaire. Il trouva chez lui un homme et revint sans lui parler à cause de la présence de cet homme. Al-'Abbās rencontra le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) et l'en informa. Il dit : « L'a-t-il vu ? » Il dit : « Oui. » Il dit : « Sais-tu qui était cet homme ? C'était Jibrīl 138. Il ne mourra pas avant que sa vue ne disparaisse et qu'il ne reçoive la science. » Ibn 'Abbās mourut en l'an 68, après avoir perdu la vue, qu'Allāh l'agrée. Al-Bayhaqī rapporte d'après le hadith d'al-Mu'tamir ibn Sulaymān : Nous a raconté Sayyāba bint Yazīd, d'après Khumāra, d'après Unaysa bint Zayd ibn Arqam, d'après son père : Le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) entra chez Zayd pour lui rendre visite lors d'une maladie qu'il avait. Il dit : « Il n'y a rien de grave dans ta maladie, mais que feras-tu si tu vis après moi et deviens aveugle ? » Il dit : « Alors je compterai sur la récompense 139 et patienterai. » Il dit : « Alors tu entreras au Paradis sans jugement. » Il dit : Il devint aveugle après la mort du Messager d'Allāh, puis Allāh lui rendit la vue, puis il mourut. [Chapitre sur l'annonce des menteurs qui apparaîtront] Il est établi dans les deux Ṣaḥīḥ 140 d'après Abū Hurayra, et chez Muslim d'après Jābir ibn Samura, que le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) a dit : « Avant l'Heure, il y aura trente menteurs imposteurs 141, chacun prétendant être un prophète. » Al-Bayhaqī rapporte d'après al-Mālīnī, d'après Abū 'Adī, d'après Abū Ya'lā al-Mawṣilī : 'Uthmān ibn Abī Shayba nous a raconté, Muḥammad ibn al-Ḥasan al-Asadī nous a raconté, Sharīk nous a raconté d'après Abū Isḥāq, d'après 'Abd Allāh ibn al-Zubayr, qui a dit : Le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) a dit : « L'Heure ne viendra pas avant que n'apparaissent trente menteurs, parmi lesquels Musaylima, al-'Ansī et al-Mukhtār. Les pires tribus arabes sont les Banū Umayya, les Banū Ḥanīfa et Thaqīf. » Ibn 'Adī dit : Muḥammad ibn al-Ḥasan a des récits isolés, et des gens dignes de confiance ont rapporté d'après lui ; je ne vois pas de mal à ce qu'il rapporte. Al-Bayhaqī dit : Son hadith concernant al-Mukhtār a des témoignages authentiques. Puis il rapporte d'après Abū Dāwūd al-Ṭayālisī : Al-Aswad ibn Shaybān nous a raconté, d'après Abū Nawfal, d'après Abū 'Aqrab, d'après Asmā' bint Abī Bakr, qu'elle a dit à al-Ḥajjāj ibn Yūsuf : « Le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) nous a annoncé que parmi Thaqīf il y a un menteur et un destructeur 142. Quant au menteur, nous l'avons vu ; quant au destructeur, je ne pense pas que tu sois autre que lui. » Il dit : Muslim l'a rapporté d'après le hadith d'al-Aswad ibn Shaybān, et il a d'autres voies d'après Asmā' avec des formulations qui seront mentionnées à leur place. Al-Bayhaqī dit : Al-Ḥākim et Abū Sa'īd nous ont raconté d'après al-Aṣamm, d'après 'Abbās al-Darāwardī, d'après 'Ubayd Allāh ibn al-Zubayr al-Ḥumaydī : Sufyān ibn 'Uyayna nous a raconté d'après Abū al-Muḥayyā, d'après sa mère, qui a dit : Lorsque al-Ḥajjāj tua 'Abd Allāh ibn al-Zubayr, il entra chez Asmā' bint Abī Bakr et dit : « Ô mère, le Commandeur des croyants m'a recommandé de prendre soin de toi. As-tu besoin de quelque chose ? » Elle dit : « Je ne suis pas une mère pour toi, mais je suis la mère de celui qui a été crucifié au sommet de la colline. Je n'ai besoin de rien, mais attends que je te rapporte ce que j'ai entendu du Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui). Il disait : « Il sortira de Thaqīf un menteur et un destructeur. » Quant au menteur, nous l'avons vu ; quant au destructeur, c'est toi. » Al-Ḥajjāj dit : « Le destructeur des hypocrites. » Abū Dāwūd al-Ṭayālisī dit : Sharīk nous a raconté d'après Abū 'Alwān — 'Abd Allāh ibn 'Iṣma — d'après Ibn 'Umar, qui a dit : J'ai entendu le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) dire : « Parmi Thaqīf, il y a un menteur et un destructeur. » La nouvelle d'al-Mukhtār ibn Abī 'Ubayd, le menteur qui fut gouverneur de l'Irak et prétendait être un prophète et que Jibrīl lui apportait la révélation, s'est répandue de façon mutawātir 143. On dit à Ibn 'Umar, qui était l'époux de la sœur d'al-Mukhtār et son ami intime : « Al-Mukhtār prétend que la révélation lui vient. » Il dit : « Il a dit vrai. Allāh Très-Haut dit : « Et les diables inspirent à leurs alliés » 144. » Abū Dāwūd al-Ṭayālisī dit : Qarīsh bint Khālid nous a raconté d'après 'Abd al-Malik ibn 'Umayr, d'après Rifā'a ibn Shaddād, qui a dit : J'étais le plus proche d'al-Mukhtār le menteur. Il dit : Un jour, j'entrai chez lui et il dit : « Tu es entré alors que Jibrīl s'est levé de ce siège avant toi. » Il dit : Je me précipitai vers le pommeau de l'épée pour le frapper, jusqu'à ce que je me souvienne d'un hadith que 'Amr ibn al-Ḥamiq al-Khuzā'ī m'avait rapporté : le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) a dit : « Lorsqu'un homme accorde à un autre la sécurité pour son sang, puis le tue, on élèvera pour lui l'étendard de la trahison au Jour de la Résurrection. » Alors je m'abstins de le frapper. Asbāṭ ibn Naṣr, Zā'ida et al-Thawrī l'ont rapporté d'après Ismā'īl al-Suddī, d'après Rifā'a ibn Shaddād al-Qabbānī, et il mentionna quelque chose de similaire. Ya'qūb ibn Sufyān dit : Abū Bakr al-Ḥumaydī nous a raconté, Sufyān ibn 'Uyayna nous a raconté d'après Mujālid, d'après al-Sha'bī, qui a dit : J'ai retardé les gens de Basra et les ai vaincus avec les gens de Kūfa, tandis qu'al-Aḥnaf se taisait sans parler. Lorsqu'il me vit les vaincre, il envoya son serviteur qui apporta un écrit et dit : « Prends, lis. » Je le lus et voici qu'il contenait : « De la part d'al-Mukhtār pour Allāh, mentionnant qu'il est un prophète. » Al-Aḥnaf dit : « Comment un tel homme peut-il être parmi nous ? » Quant à al-Ḥajjāj ibn Yūsuf, le hadith a déjà mentionné qu'il est le jeune destructeur de Thaqīf. Nous mentionnerons sa biographie lorsque nous arriverons à son époque, car il fut gouverneur de l'Irak pour 'Abd al-Malik ibn Marwān, puis pour son fils al-Walīd ibn 'Abd al-Malik. Il fut l'un des rois tyrans, malgré sa générosité et son éloquence, comme nous le mentionnerons. Al-Bayhaqī dit : Al-Ḥākim nous a raconté d'après Abū Naṣr al-Faqīh, 'Uthmān ibn Sa'īd al-Dārimī nous a raconté que Mu'āwiya ibn Ṣāliḥ lui a rapporté d'après Shurayḥ ibn 'Ubayd, d'après Abū 'Adhaba, qui a dit : Un homme vint auprès de 'Umar ibn al-Khaṭṭāb et l'informa que les gens d'Irak avaient lapidé leur gouverneur. Il sortit en colère, pria avec nous et fit une erreur dans sa prière, au point que les gens disaient : « Gloire à Allāh, gloire à Allāh. » Lorsqu'il eut terminé, il se tourna vers les gens et dit : « Qui parmi vous est du Shām ? » Un homme se leva, puis un autre, puis je me levai en troisième ou quatrième. Il dit : « Ô gens du Shām, préparez-vous contre les gens d'Irak, car le Diable a pondu et couvé parmi eux. Ô Allāh, ils m'ont troublé, trouble-les donc par le jeune homme de Thaqīf qui jugera parmi eux selon le jugement de l'époque préislamique, n'acceptant pas de leurs bienfaiteurs et ne pardonnant pas à leurs malfaiteurs. » 'Abd Allāh dit : Ibn Lahī'a m'a rapporté la même chose. Il dit : Al-Ḥajjāj naquit ce jour-là. Al-Dārimī le rapporta aussi d'après Abū al-Yamān, d'après Jarīr ibn 'Uthmān, d'après 'Abd al-Raḥmān ibn Maysara, d'après Abū 'Adhaba al-Ḥimṣī, d'après 'Umar, et mentionna quelque chose de similaire. Abū al-Yamān dit : 'Umar savait qu'al-Ḥajjāj sortirait inévitablement. Lorsqu'ils le mirent en colère, il hâta pour eux le châtiment. Je dis : Si 'Umar a rapporté cela du Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui), il a déjà eu un témoignage d'un autre ; si c'est par inspiration, alors le karāma 145 du saint est un miracle pour son prophète. 'Abd al-Razzāq dit : Ja'far — c'est-à-dire Ibn Sulaymān — nous a raconté d'après Mālik ibn Dīnār, d'après al-Ḥasan, qui a dit : 'Alī dit aux gens de Kūfa : « Ô Allāh, de même que je leur ai fait confiance et qu'ils m'ont trahi, que je les ai conseillés et qu'ils m'ont trompé, domine-les par le jeune homme de Thaqīf, le fier et l'orgueilleux, qui mangera leur verdure, portera leur fourrure et jugera parmi eux selon le jugement de l'époque préislamique. » Il dit : Al-Ḥasan mourut alors qu'Allāh n'avait pas encore créé al-Ḥajjāj ce jour-là. Ceci est interrompu 146.

Al-Bayhaqi l'a également rapporté d'après le hadith de Mu'tamir ibn Sulayman, d'après son père, d'après Ayyub, d'après Malik ibn Aws ibn al-Hadathan, d'après 'Ali ibn Abi Talib qui a dit : « Le jeune homme élégant 147 est le gouverneur des deux métropoles 148, il porte leur fourrure, mange leurs légumes verts, tue leurs nobles ; la sueur coule abondamment de lui, l'insomnie le gagne, et Allah lui donne pouvoir sur Sa communauté 149. » Et d'après le hadith de Yazid ibn Harun : « Al-'Awwam ibn Hawshab m'a rapporté, d'après Habib ibn Abi Thabit, qui a dit : 'Ali a dit : « J'ai blâmé jusqu'à ce que le jeune homme de Thaqif 150 arrive. » On dit : « Ô Commandeur des croyants, qu'est-ce que le jeune homme de Thaqif ? » Il répondit : « On lui dira au Jour de la Résurrection : 'Occupe-toi pour nous d'un coin des coins de l'Enfer.' C'est un homme qui régnera vingt ans ou vingt et quelques années, ne laissant aucun péché d'Allah sans le commettre, au point que s'il ne reste qu'un seul péché et qu'il y a entre lui et ce péché une porte fermée, il la brisera pour le commettre. Il éprouvera 151 par ceux qui lui obéissent ceux qui lui désobéissent. » Ce hadith est interrompu 152, et son authenticité remontant à 'Ali est discutable. Et Allah sait mieux.


  1. Sahîh : Recueil de hadiths authentiques, faisant référence aux deux ouvrages majeurs de l'islam sunnite : le Sahîh d'al-Bukhârî et le Sahîh de Muslim.
  2. Siffîn : Bataille majeure entre les partisans de 'Alî et ceux de Mu'âwiya, ayant eu lieu en 657 à Siffîn, sur les rives de l'Euphrate.
  3. Sahîh de Muslim : Recueil de hadiths authentiques compilé par l'imam Muslim ibn al-Hajjâj.
  4. Râfidites : Terme péjoratif désignant les chiites qui rejettent les premiers califes, utilisé ici par l'auteur sunnite.
  5. Ibn Sumayya : Surnom de 'Ammâr ibn Yâsir, faisant référence à sa mère Sumayya, première martyre de l'islam.
  6. Badrî : Compagnon ayant participé à la bataille de Badr (624), considéré comme un mérite élevé.
  7. Et luttez dans Allah comme Il mérite d'être lutté : Citation du Coran (Sourate al-Hajj, 22:78) : "Et luttez pour Allah avec l'effort qu'Il mérite."
  8. Munkar : Hadith faible et rejeté, dont la chaîne de transmission contient un narrateur suspect ou une contradiction avec des textes plus fiables.
  9. laysa bi-shay’in : Expression technique de critique des transmetteurs (jarḥ) signifiant que le transmetteur est faible, sans valeur.
  10. al-ḥakamān : Les deux arbitres désignés lors de la bataille de Ṣiffīn (37 H/657) entre ‘Alī et Mu‘āwiya : ‘Amr ibn al-‘Āṣ pour le Shām et Abū Mūsā al-Ash‘arī pour l’Irāq.
  11. ‘Amr ibn al-‘Āṣ as-Sahmī : Compagnon célèbre, gouverneur de l’Égypte, connu pour sa sagacité politique.
  12. ahl al-Shām : Les habitants de la Syrie (Shām), région correspondant à l’actuelle Syrie, Liban, Palestine, Jordanie.
  13. Abū Mūsā ‘Abd Allāh ibn Qays al-Ash‘arī : Compagnon, gouverneur de Kūfa, connu pour sa piété et sa science.
  14. ahl al-‘Irāq : Les habitants de l’Irak, région incluant Kūfa et Basra.
  15. al-Khawārij : Secte dissidente issue des partisans de ‘Alī, qui rejeta l’arbitrage humain et combattit ‘Alī, Mu‘āwiya et les musulmans.
  16. Ibn ‘Abbās : ‘Abd Allāh ibn ‘Abbās, cousin du Prophète, savant éminent, surnommé le savant de la communauté.
  17. Nahrawān : Lieu en Irak où ‘Alī combattit et vainquit les Khārijites en 38 H/658.
  18. Dhū al-Khuwaysira : Surnom d’un homme des Banū Tamīm, identifié comme Ḥurqūṣ ibn Zuhayr, qui critiqua le Prophète.
  19. tarāqīhim : Les clavicules ; métaphore pour dire que leur récitation ne pénètre pas leur cœur.
  20. māriqa : Groupe dissident qui sort de la religion, terme dérivé de la flèche qui traverse la cible.
  21. Dhū al-Thudayya : Surnom d’un Khārijite ayant un mamelon supplémentaire, signe distinctif annoncé par le Prophète.
  22. Shayṭān al-Radha : Le démon de la mare ; surnom donné à un Khārijite, peut-être Dhū al-Thudayya.
  23. al-Mukhdaj : Celui qui a un membre mutilé ou anormal, désignant le Khārijite au bras anormal.
  24. Jaysh al-Marwa : L’armée d’al-Marwa ; groupe tué par ‘Uthmān, peut-être lié aux Khārijites.
  25. ta’wīl al-Qur’ān : Interprétation allégorique ou exégèse profonde du Coran, par opposition à la révélation littérale (tanzīl).
  26. khāṣif al-na‘l : Le raccommodeur de sandale ; surnom de ‘Alī, indiquant son humilité et son travail manuel.
  27. mutawātir : Hadith rapporté par un nombre suffisant de chaînes à chaque niveau, rendant son authenticité certaine.
  28. Abū Turāb : Surnom donné par le Prophète à 'Alī, signifiant 'père de la poussière', en raison de la poussière sur ses vêtements.
  29. Uḥaymir : Diminutif de 'aḥmar' (rouge), désignant le chef des Thamūd qui mutila la chamelle, nommé Qudār ibn Sālf.
  30. Ṣiffīn : Lieu de la bataille entre 'Alī et Mu'āwiya en 37 H.
  31. Kharijites : Secte dissidente ayant combattu 'Alī, se réclamant du Coran mais rejetant l'arbitrage.
  32. Prophète illettré : Qualificatif coranique du Prophète Muḥammad, signifiant qu'il ne savait ni lire ni écrire.
  33. Récit suspendu : Hadith dont la chaîne de transmission s'arrête à un Compagnon sans remonter au Prophète.
  34. Chaire : Estrade surélevée dans la mosquée d'où le prédicateur s'adresse aux fidèles.
  35. Seigneur : Terme honorifique désignant une personne noble, vertueuse et influente.
  36. Deux groupes importants de musulmans : Allusion aux partisans de 'Alī et de Mu'āwiya, réconciliés par al-Ḥasan.
  37. Transmission interrompue : Hadith dont la chaîne de transmission comporte une lacune entre un Successeur et le Prophète.
  38. Véridique et Confirmé : Épithètes du Prophète Muḥammad, signifiant qu'il est véridique dans ses paroles et confirmé par Allah.
  39. awjabū : Expression signifiant qu'ils ont mérité le Paradis de manière certaine et obligatoire.
  40. Madīnat Qayṣar : Il s'agit de Constantinople (Istanbul), capitale de l'Empire byzantin, appelée ainsi en référence à César.
  41. nuqabā' : Pluriel de naqīb, désignant les représentants ou chefs des tribus lors de la seconde bay'a de 'Aqaba.
  42. al-muḥarrar : Libéré, affranchi du Feu de l'Enfer par la promesse du Prophète.
  43. al-ṣanam al-a'ẓam : La grande idole, référence à la statue de Shiva dans le temple de Somnath.
  44. ni'āluhum al-sha'ar : Sandales en poil, désignant des chaussures faites de poils ou de laine, caractéristiques des peuples turcs.
  45. dulf al-anūf : Nez aplatis ou camus, une description physique des Turcs.
  46. al-majān al-muṭraqa : Boucliers martelés, c'est-à-dire des boucliers en cuir ou en métal battu, pour décrire des visages larges et plats.
  47. hādhā al-amr : Cette affaire, c'est-à-dire l'islam ou la foi.
  48. al-Jāhiliyya : Période préislamique, l'ère d'ignorance avant la révélation.
  49. Khūz : Peuple ou région, probablement une erreur pour Jūz (Gorgan) selon Ahmad.
  50. fuṭs al-anūf : Nez camus ou très aplatis.
  51. al-Jamā'a : Les auteurs des six recueils de hadiths (Bukhari, Muslim, Abu Dawud, Tirmidhi, Nasa'i, Ibn Majah).
  52. al-Bāriz : Probablement une altération de al-Bāzar (marché) ou un nom de peuple, peut-être les Bariz ou les Perses.
  53. al-Qān al-a'ẓam : Le grand Qan, titre donné au souverain des Turcs ou des Mongols.
  54. khushūʿ : Crainte révérencielle, humilité et recueillement devant Dieu, souvent visible sur le visage du croyant.
  55. rakʿa : Unité de prière comprenant des inclinaisons et des prosternations.
  56. naṣīf : Jeune serviteur ou garçon.
  57. waṣīf : Synonyme de naṣīf, jeune serviteur.
  58. al-ʿurwa al-wuthqā : L'anse la plus solide ; expression coranique (Sourate 2:256) désignant la foi inébranlable en Dieu.
  59. Ṣaḥīḥ : Recueil de hadiths authentiques, notamment celui de Muslim.
  60. Sarif : Localité située à environ 10 km de La Mecque, sur la route de Médine.
  61. qubba : Coupole ou tente ; désigne ici l'endroit où le Prophète avait établi sa demeure temporaire.
  62. ʿAdhrāʾ : Localité près de Damas, en Syrie.
  63. aṣḥāb al-ukhdūd : Les gens de la Fosse ; référence coranique (Sourate 85:4-8) à des croyants jetés dans une fosse ardente pour leur foi.
  64. minbar : Chaire dans la mosquée d'où le prédicateur prononce le sermon.
  65. fatk : Assassinat perfide, trahison par surprise.
  66. inqiṭāʿ / irsāl : Interruption dans la chaîne de transmission (inqiṭāʿ) ou transmission par un successeur sans mention du Compagnon (irsāl), ce qui affaiblit le hadith.
  67. shafā‘a : Intercession ; dans le contexte islamique, il s'agit de l'intercession des prophètes, des saints ou des anges auprès de Dieu en faveur des croyants.
  68. Samura : Samura ibn Jundub, compagnon du Prophète, mort en 59 H.
  69. istajmara : Utiliser des pierres ou des bâtonnets pour se nettoyer après les besoins naturels, pratique courante avant l'usage du papier.
  70. khawārij : Kharijites ; secte musulmane dissidente apparue après la bataille de Siffîn, caractérisée par un rigorisme extrême.
  71. thanduwa : Partie du corps située entre la clavicule et l'épaule, ou la poitrine.
  72. qabḍa : La partie de la flèche qui reste dans la plaie, souvent la pointe ou le fer.
  73. athara : Favoritisme, partialité dans la distribution des biens ou des postes.
  74. ḥadīth : Parole du Prophète rapportée par Ibn Mas‘ûd, indiquant la patience face à l'injustice.
  75. Quraysh : Tribu arabe de La Mecque à laquelle appartenait le Prophète.
  76. ḥadīth : Parole du Prophète rapportée par Abû Hurayra, conseillant l'évitement des Qurayshites corrompus.
  77. al-Ṣādiq al-Maṣdūq : Le Véridique et le Digne de foi ; épithètes du Prophète Muhammad.
  78. ḥadīth : Parole du Prophète annonçant la perte de la communauté par des jeunes Qurayshites.
  79. ḥadīth : Version d'Ahmad avec mention des Banû Marwân.
  80. ḥadīth : Autre version du même hadith, avec le terme 'sufahā'' (insensés).
  81. khalaf : Successeurs, générations suivantes.
  82. Ghayy : Nom d'une vallée en Enfer, ou égarement profond.
  83. tarāqī : Clavicules ; expression signifiant que le Coran n'atteint pas le cœur.
  84. yata'akkalu bihi : En fait un moyen de subsistance, l'utilise pour gagner de l'argent.
  85. ḥadīth : Hadith d'Abû Sa‘îd al-Khudrî sur les trois types de lecteurs du Coran.
  86. Ṣiffīn : Bataille entre ‘Alî et Mu‘âwiya en 37 H.
  87. ḥanẓal : Coloquinte ; fruit amer, utilisé ici pour décrire des têtes coupées.
  88. ṣudgh : Tempes ; expression signifiant s'attacher fermement à quelqu'un.
  89. al-amr : L'affaire ; désigne le califat ou la communauté islamique.
  90. Sunna : Tradition prophétique, ensemble des pratiques et enseignements du Prophète.
  91. yatawallāhu : Se déclarer allié et protecteur de quelqu'un, dans le sens de l'amour et de la loyauté.
  92. al-Nawāṣib : Pluriel de Nāṣibī, désignant ceux qui manifestent de l'hostilité envers ʿAlī et sa famille (les Ahl al-Bayt), par opposition aux chiites.
  93. al-Rāfiḍa : Terme péjoratif désignant les chiites extrémistes qui rejettent (rafḍ) la légitimité des premiers califes et se distinguent par leur hostilité envers certains compagnons.
  94. zandaqa : Hérésie ou manichéisme, souvent utilisé pour accuser quelqu'un d'irréligion ou de croyances secrètes contraires à l'islam.
  95. zindīq : Personne accusée de zandaqa, c'est-à-dire d'hérésie ou d'athéisme.
  96. waqʿat al-Ḥarra : Bataille de Ḥarra (63 H/683) : affrontement entre l'armée omeyyade de Yazīd et les habitants de Médine, qui s'étaient révoltés, entraînant des violences et des pillages.
  97. Karbalā' : Lieu en Irak où al-Ḥusayn et ses partisans furent massacrés en 61 H/680.
  98. yughsalu... yuṣabbu : Règle juridique : l'urine d'une fille doit être lavée (frottée), tandis que celle d'un garçon peut être simplement aspergée d'eau, car elle est considérée moins impure.
  99. Bayt al-Maqdis : Jérusalem, littéralement 'la Maison Sainte'.
  100. wars : Plante tinctoriale jaune, utilisée comme teinture.
  101. coloquinte : Plante amère, symbole d'amertume.
  102. Siddiq : Surnom d'Abu Bakr, signifiant 'le Véridique'.
  103. mihrab : Niche dans la mosquée indiquant la direction de la prière.
  104. tawamir : Rouleaux de parchemin ou de papyrus pour écrire.
  105. bida' : Morceau, partie ; ici, 'vous êtes une partie du Prophète'.
  106. Ahl al-Bayt : Gens de la maison du Prophète, sa famille.
  107. Sham : Région du Levant (Syrie, Palestine, etc.).
  108. al-Taff : Région près de Karbala' en Irak.
  109. muqsaba : Palmeraie ou bosquet de palmiers.
  110. thaghr : Frontière, place forte aux confins de l'Islam.
  111. yankutu : Frapper ou piquer avec une baguette.
  112. haman : Crânes, têtes.
  113. a'aqq : Plus désobéissant, plus rebelle.
  114. takbir : Formule 'Allahu Akbar' (Dieu est le plus grand).
  115. tahlil : Formule 'La ilaha illa Allah' (Il n'y a de dieu qu'Allah).
  116. al-Harra : Bataille de la Harra (champ de lave) près de Médine en 63 H.
  117. Harra Zuhra : Lieu près de Médine, champ de lave.
  118. Inna lillahi wa inna ilayhi raji'un : Formule de l'épreuve : 'Nous sommes à Allah et à Lui nous retournons'.
  119. mursal : Hadith où le Compagnon est omis, rapporté directement du Prophète par un Successeur.
  120. tawīl : Interprétation allégorique ou réalisation prophétique d'un verset coranique.
  121. Shām : Région historique incluant la Syrie, la Palestine, la Jordanie et le Liban actuels.
  122. marfū‘ : Hadith attribué au Prophète Muhammad ; ici, l'exégèse d'un Compagnon est considérée comme ayant la même force qu'un hadith prophétique.
  123. ḥijārat al-zayt : Pierres utilisées dans les pressoirs à huile ; métaphore pour l'abondance du sang.
  124. Ḥarra : Bataille de la Harra (63 H/683) entre l'armée omeyyade et les Médinois révoltés.
  125. minbar nabawī : Chaire du Prophète à Médine, symbole de l'autorité religieuse et politique.
  126. salaf : Les pieux prédécesseurs : les premières générations de l'islam (Compagnons, Suiveurs).
  127. Musrif : Surnom signifiant 'prodigue' ou 'excessif', jeu de mots avec Muslim.
  128. ḥamalat al-Qur’ān : Ceux qui ont mémorisé le Coran et le récitent, souvent des savants ou des récitateurs.
  129. al-Ashdaq : Surnom de 'Amr ibn Sa'îd, signifiant 'à la mâchoire fendue' ou 'éloquent'.
  130. manjanīq : Catapulte ou engin de siège utilisé pour lancer des projectiles.
  131. ra’s al-sab‘īn : Le début des années soixante-dix, période de troubles et de fitna.
  132. luk‘ : Terme désignant un homme vil, ignoble ; souvent utilisé dans les hadiths sur la fin des temps.
  133. Banū Umayya : Les Omeyyades, dynastie califale ayant régné de 661 à 750.
  134. minbar : Chaire dans la mosquée, d'où le prédicateur s'adresse aux fidèles.
  135. tashayyu‘ : Tendance chiite, c'est-à-dire une inclination pour le parti de 'Alī et sa famille.
  136. Ka‘b : Probablement Ka'b al-Ahbār, savant juif converti à l'islam, connu pour ses récits bibliques.
  137. Ṣiffīn : Lieu de la bataille entre 'Alī et Mu'āwiya en 37 H/657.
  138. Jibrīl : L'ange Gabriel, chargé de transmettre la révélation divine aux prophètes.
  139. iḥtasaba : Compter sur la récompense divine en supportant patiemment l'épreuve, dans l'espoir d'une rétribution dans l'au-delà.
  140. al-Ṣaḥīḥayn : Les deux recueils de hadiths considérés comme les plus authentiques : le Ṣaḥīḥ d'al-Bukhārī et le Ṣaḥīḥ de Muslim.
  141. kadhdhāb dajjāl : Menteur imposteur ; 'dajjāl' désigne un grand trompeur, souvent associé au faux messie (al-Masīḥ al-Dajjāl) dans l'eschatologie islamique.
  142. mubīr : Destructeur, celui qui anéantit ; terme utilisé pour désigner un tyran ou un fléau.
  143. mutawātir : Hadith rapporté par un nombre suffisant de chaînes de transmission à chaque niveau, rendant son authenticité certaine et incontestable.
  144. wa-inna al-shayāṭīna layūḥūna ilā awliyā'ihim : Coran, sourate al-An'ām (6:121) : « Et les diables inspirent à leurs alliés » ; verset souvent cité pour montrer que les révélations sataniques existent.
  145. karāma : Miracle ou faveur divine accordée à un saint (walī) non prophète, considéré comme un signe de sa sainteté et un soutien à la prophétie.
  146. munqaṭi' : Hadith interrompu, dont la chaîne de transmission est coupée à un niveau, le rendant faible (ḍa'īf) car un compagnon ou un successeur n'a pas entendu directement du rapporteur précédent.
  147. al-shābb al-dhayyāl : Le jeune homme qui marche avec orgueil et élégance, en faisant traîner ses vêtements.
  148. amīr al-miṣrayn : Le gouverneur des deux métropoles, c'est-à-dire Bassora et Koufa, ou La Mecque et Médine.
  149. shīʿatihī : Sa communauté, ici les partisans de 'Ali, c'est-à-dire les chiites.
  150. fatā thaqīf : Le jeune homme de la tribu de Thaqif, faisant allusion à al-Hajjaj ibn Yusuf.
  151. yaftinu : Il éprouvera, dans le sens de tenter ou de mettre à l'épreuve.
  152. muʿḍal : Hadith interrompu, dont la chaîne de transmission comporte une lacune entre le Compagnon et le suivant.

Le Livre des Preuves de la Prophétie [1]

Je sais. Al-Bayhaqī rapporte d’après al-Ḥākim, d’après al-Ḥusayn ibn al-Ḥasan ibn Ayyūb, d’après Abū Ḥātim al-Rāzī, d’après ‘Abd Allāh ibn Yūsuf al-Thanīnī : Hishām ibn Yaḥyā al-Ghassānī nous a dit : ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz a dit : « Si chaque communauté venait avec son pire élément, et que nous venions à eux avec al-Ḥajjāj, nous les vaincrions. » Et Abū Bakr ibn ‘Ayyāsh a dit, d’après ‘Āṣim, d’après Abī, d’après Abī al-Najūdh : « Il n’est resté aucun interdit sacré (ḥurma) d’Allah sans qu’al-Ḥajjāj ne l’ait violé. » Et ‘Abd al-Razzāq a dit, d’après Ma‘mar, d’après Ibn Ṭāwūs, que son père, lorsqu’il fut certain de la mort d’al-Ḥajjāj, récita la parole d’Allah Très-Haut : « Ainsi fut retranchée la postérité du peuple injuste. Louange à Allah, Seigneur des mondes ! » (Coran 6:45). Je dis : Al-Ḥajjāj mourut en l’an 95. **L’indication prophétique concernant le règne de ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz, couronne des Banū Umayya et cinquième des califes bien guidés (al-khulafā’ al-rāshidūn)** Le hadith d’Abū Idrīs al-Khawlānī, d’après Ḥudhayfa, a déjà été mentionné : Il dit : « J’ai interrogé le Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) : “Y a-t-il après ce bien un mal ?” Il dit : “Oui.” Je dis : “Et après ce mal, y a-t-il un bien ?” Il dit : “Oui, mais avec de la fumée (dakhan).” Je dis : “Qu’est-ce que sa fumée ?” Il dit : “Un peuple qui suit une autre voie que la mienne (sunnatī) et se guide autrement que par ma guidance (hadīyī) ; on reconnaît chez eux certaines choses et on en réprouve d’autres.” » Le hadith (se poursuit). Al-Bayhaqī et d’autres ont interprété ce second bien comme étant l’époque de ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz. Il est rapporté d’après al-Ḥākim, d’après al-Aṣamm, d’après al-‘Abbās ibn al-Walīd ibn Murshid, d’après son père, qui dit : « Al-Awzā‘ī fut interrogé sur l’interprétation du hadith de Ḥudhayfa lorsqu’il interrogea le Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) au sujet du mal qui surviendrait après ce bien. Al-Awzā‘ī dit : “C’est l’apostasie (al-ridda) qui eut lieu après la mort du Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue).” Et dans la question de Ḥudhayfa : “Y a-t-il après ce mal un bien ?” Il dit : “Oui, mais avec de la fumée.” Al-Awzā‘ī dit : “Le bien, c’est la communauté (al-jamā‘a), et parmi leurs gouverneurs, il y a ceux dont on reconnaît la conduite (sīra), et parmi eux, ceux dont on réprouve la conduite.” Il dit : “Le Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) n’a pas autorisé à les combattre tant qu’ils accomplissent la prière (al-ṣalāt).” » Abū Dāwūd al-Ṭayālisī a rapporté d’après Dāwūd al-Wāsiṭī – qui était digne de confiance (thiqa) – d’après Ḥabīb ibn Sālim, d’après Nu‘mān ibn Sālim, d’après Ḥudhayfa, qui dit : « Le Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit : “Vous êtes dans la prophétie (al-nubuwwa) aussi longtemps qu’Allah voudra, puis Il l’élèvera de vous quand Il voudra l’élever. Ensuite viendra un califat (khilāfa) conforme à la voie de la prophétie (‘alā minhāj al-nubuwwa).” » Il dit : « ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz arriva, accompagné de Yazīd ibn al-Nu‘mān. Je lui écrivis pour lui rappeler le hadith, et je lui écrivis en disant : “J’espère que tu seras le Commandeur des croyants (Amīr al-mu’minīn) après le bien (al-khayriyya).” » Il dit : « Yazīd prit la lettre et la fit entrer auprès de ‘Umar, qui en fut réjoui et charmé. » Nu‘aym ibn Ḥammād a dit : Rawḥ ibn ‘Ubāda nous a raconté, d’après Sa‘īd ibn Abī ‘Arūba, d’après Qatāda, qui dit : « ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz a dit : “J’ai vu le Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) alors qu’auprès de lui se trouvaient ‘Umar, ‘Uthmān et ‘Alī. Il me dit : ‘Approche-toi.’ Je m’approchai jusqu’à me tenir devant lui. Il leva son regard vers moi et dit : ‘Certes, tu dirigeras les affaires de cette communauté (umma) et tu seras juste envers eux.’” » Il viendra dans un autre hadith, si Allah le veut, qu’Allah suscite pour cette communauté, à la tête de chaque siècle (qarn), quelqu’un qui renouvelle pour elle sa religion. De nombreux imams ont dit qu’il s’agissait de ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz, car il accéda au pouvoir en l’an 101. Al-Bayhaqī a dit : Al-Ḥākim nous a informés : Abū Ḥāmid Aḥmad ibn ‘Alī al-Muqri’ nous a informés : Abū ‘Īsā nous a raconté : Aḥmad ibn Ibrāhīm nous a raconté : ‘Affān ibn Muslim nous a raconté : ‘Uthmān ibn ‘Abd al-Ḥamīd ibn Lāḥiq nous a raconté, d’après Juwayriyya ibn Asmā’, d’après Nāfi‘, d’après Ibn ‘Umar, qui dit : « Il nous est parvenu que ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb a dit : “Parmi mes descendants, il y a un homme qui a une marque (shayn) sur le visage ; il gouvernera et remplira la terre de justice.” » Nāfi‘ dit de sa part : « Je ne pense qu’il s’agisse de ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz. » Nu‘aym ibn Ḥammād l’a rapporté d’après ‘Uthmān ibn ‘Abd al-Ḥamīd. Ce hadith a plusieurs voies (ṭuruq) d’après Ibn ‘Umar, qui disait : « Que ne sais-je qui est cet homme, parmi les descendants de ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb, qui a une marque sur le visage et qui remplira la terre de justice ? » Cela a également été rapporté d’après ‘Abd al-Raḥmān ibn Ḥarmala, d’après Sa‘īd ibn al-Musayyab, de manière similaire. Cette affaire était bien connue avant même son règne et sa naissance : qu’un homme des Banū Umayya, appelé « Ashajj Banī Marwān » (le balafré des Banū Marwān), gouvernerait. Sa mère était Arwā bint ‘Āṣim ibn ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb, et son père était ‘Abd al-‘Azīz ibn Marwān, gouverneur pour son frère ‘Abd al-Malik en Égypte. Il honorait ‘Abd Allāh ibn ‘Umar et lui envoyait des cadeaux, des présents et des récompenses, qu’il acceptait. Une fois, il lui envoya mille dinars, et il les prit. Un jour, ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz, étant enfant, entra dans l’écurie de son père. Un cheval lui donna une ruade et le blessa au front (shajjahu). Son père se mit à essuyer le sang et dit : « Si tu es l’Ashajj (le balafré) des Banū Marwān, alors tu es certes bienheureux (sa‘īd). » Les gens disaient : « Al-Ashajj et al-Nāqiṣ sont les plus justes des Banū Marwān. » Al-Ashajj est ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz, et al-Nāqiṣ est Yazīd ibn al-Walīd ibn ‘Abd al-Malik, dont le poète dit : « J’ai vu Yazīd ibn al-Walīd, béni (mubārakan), / Solide pour porter les fardeaux du califat, son épaule (kāhiluh). » Je dis : ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz gouverna après Sulaymān ibn ‘Abd al-Malik pendant deux ans et demi. Il remplit la terre de justice, et les biens affluèrent au point qu’un homme se demandait à qui donner son aumône (ṣadaqa). Al-Bayhaqī a interprété le hadith précédent rapporté d’après ‘Adī ibn Ḥātim comme se rapportant à l’époque de ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz. Mais j’ai un doute à ce sujet, et Allah sait mieux. Al-Bayhaqī a rapporté d’après le hadith d’Ismā‘īl ibn Abī Uways : Abū Ma‘n al-Anṣārī m’a raconté : Usayd nous a raconté, qui dit : « Alors que ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz marchait vers La Mecque dans une terre déserte (falāt), il vit un serpent mort. Il dit : “Apportez-moi une pioche (miḥfār).” Ils dirent : “Nous te suffisons, qu’Allah te réforme !” Il dit : “Non.” Puis il le prit, l’enveloppa dans un chiffon et l’enterra. Soudain, un héraut (hātif) cria : “Que la miséricorde d’Allah soit sur toi, ô Surraq !” ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz lui dit : “Qui es-tu, qu’Allah te fasse miséricorde ?” Il dit : “Je suis un homme parmi les djinns, et voici Surraq. Il ne reste plus, parmi ceux qui ont prêté allégeance au Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue), que moi et lui. Et j’atteste que j’ai entendu le Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) dire : ‘Tu mourras, ô Surraq, dans une terre déserte, et le meilleur de ma communauté t’enterrera.’” » Ceci a été rapporté par une autre voie, où il est dit qu’ils étaient neuf à avoir prêté allégeance au Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue). Il y est également dit que ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz lui fit prêter serment. Lorsqu’il jura, ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz pleura. Al-Bayhaqī l’a jugé plus solide (rajjaha) et l’a considéré comme bon (ḥassana). Allah sait mieux. **Un autre hadith, dont l’authenticité est douteuse, mentionnant Wahb ibn Munabbih en bien et Ghaylān en blâme** Al-Bayhaqī a rapporté d’après le hadith de Hishām ibn ‘Ammār et d’autres, d’après al-Walīd ibn Aslam, d’après Marwān ibn Sālim al-Barqānī, d’après al-Aḥwaṣ ibn Ḥakīm, d’après Khālid ibn Ma‘dān, d’après ‘Ubāda ibn al-Ṣāmit, qui dit : « Le Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit : “Il y aura dans ma communauté un homme appelé Wahb, à qui Allah accordera la sagesse (al-ḥikma), et un homme appelé Ghaylān, qui sera plus nuisible à ma communauté qu’Iblīs.” » Ceci n’est pas authentique (lā yaṣiḥḥ), car Marwān ibn Sālim est abandonné (matrūk). Par la même chaîne jusqu’à al-Walīd : Ibn Lahī‘a nous a raconté, d’après Mūsā ibn Wardān, d’après Abū Hurayra, qui dit : « Le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit : “Le Diable (al-shayṭān) poussera un cri (na‘qa) au Shām, par lequel les deux tiers d’entre eux renieront la prédestination (al-qadar).” » Al-Bayhaqī a dit : « Dans ceci et ses semblables, il y a une indication concernant Ghaylān et ce qui est apparu au Shām à cause de lui comme reniement de la prédestination, jusqu’à ce qu’il soit tué. » **L’indication concernant Muḥammad ibn Ka‘b al-Quraẓī, sa science de l’exégèse coranique (tafsīr al-Qur’ān) et sa mémorisation** Ḥarmala a dit, d’après Ibn Wahb : Abū Ṣakhr m’a informé, d’après ‘Abd Allāh ibn Mughīth, d’après Abū Burda al-Ẓafarī, d’après son père, d’après son grand-père, qui dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) dire :

Il sortira de l'une des deux tribus des prêtres 1 un homme qui aura étudié le Coran d'une étude que nul autre après lui n'étudiera. Al-Bayhaqi a rapporté d'après Al-Hakim, d'après Al-Asamm, d'après Isma'il Al-Qadi : Abu Thabit nous a raconté, Ibn Wahb nous a raconté, Abd al-Jabbar ibn Umar m'a raconté d'après Rabi'a ibn Abi Abd al-Rahman qui a dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Il y aura dans l'une des deux tribus des prêtres un homme qui étudiera le Coran d'une étude que nul autre que lui n'étudiera. » Il dit : Ils pensaient qu'il s'agissait de Muhammad ibn Ka'b al-Qurazi. Abu Thabit a dit : Les deux tribus des prêtres sont Qurayza et al-Nadir. Et il a été rapporté par une autre voie interrompue 2 : « Il sortira des deux tribus des prêtres un homme qui sera le plus savant des gens dans le Livre d'Allah. » Et Awn ibn Abd Allah a dit : Je n'ai vu personne plus savant dans l'interprétation 3 du Coran que Muhammad ibn Ka'b. Mention de l'annonce de la disparition de sa génération (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) après cent ans à compter de la nuit de son annonce. Il est établi dans les deux Sahih 4 d'après le hadith d'al-Zuhri, d'après Salim et Abu Bakr ibn Sulayman ibn Abi Khaythama, d'après Abd Allah ibn Umar qui a dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) pria avec nous la prière du soir 5 une nuit à la fin de sa vie. Lorsqu'il eut salué, il se leva et dit : « Voyez-vous cette nuit-ci ? Dans cent ans à partir de cette nuit, il ne restera plus personne de ceux qui sont aujourd'hui sur la face de la terre. » Umar dit : Les gens furent troublés par la parole du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) à cause de ce qu'ils rapportaient comme hadiths sur cent ans. Mais il voulait seulement dire que cette génération disparaîtrait. Et dans une autre version : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) voulait seulement dire la disparition de sa génération. Et dans le Sahih de Muslim, d'après le hadith d'Ibn Jurayj : Abu al-Zubayr m'a informé qu'il avait entendu Jabir ibn Abd Allah dire : J'ai entendu le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dire un mois avant sa mort : « Ils vous interrogent sur l'Heure ; sa connaissance est auprès d'Allah. Je jure par Allah qu'il n'y a aujourd'hui sur la face de la terre aucune âme vivante sur laquelle passera cent ans. » Ce hadith et ses semblables sont utilisés comme argument par ceux d'entre les imams qui soutiennent qu'al-Khidr n'existe pas actuellement, comme nous l'avons déjà mentionné dans sa biographie dans les Histoires des Prophètes (que la paix soit sur eux). Et c'est un texte indiquant que tous les vivants sur terre mourront avant la fin des cent ans à compter de son annonce (que la paix soit sur lui). Et c'est ce qui s'est produit exactement : nous ne savons pas qu'aucun de ses Compagnons ait survécu au-delà de cette durée, ni aucun autre homme. Ensuite, certains savants ont étendu ce jugement à chaque centaine d'années, mais le hadith ne traite pas de cela. Et Allah sait mieux. [Autre hadith : Son annonce au sujet d'un garçon qui vivrait cent ans, et il vécut] Muhammad ibn Umar al-Waqidi a dit : Shurayh ibn Yazid m'a raconté d'après Ibrahim ibn Muhammad ibn Ziyad al-Alhani, d'après son père, d'après Abd Allah ibn Busr, qui a dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) posa sa main sur ma tête et dit : « Ce garçon vivra un siècle 6. » Il dit : Il vécut cent ans. Al-Bukhari l'a rapporté dans l'Histoire d'après Abu Haywa Shurayh ibn Yazid, et il l'a mentionné. Il dit : Un autre a ajouté : Il avait une verrue sur le visage, et il dit : « Il ne mourra pas avant que la verrue ne disparaisse de son visage. » Et il ne mourut qu'après que la verrue eut disparu de son visage. Cette chaîne de transmission est conforme aux conditions des Sunan 7, mais ils ne l'ont pas rapporté. Al-Bayhaqi l'a rapporté d'après Al-Hakim, d'après Muhammad ibn al-Mu'ammal ibn al-Hasan ibn Isa, d'après al-Fadl ibn Muhriz al-Sharani, Haywa ibn Shurayh nous a raconté d'après Ibrahim ibn Muhammad ibn Ziyad al-Alhani, d'après son père, d'après Abd Allah ibn Busr, que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) lui dit : « Ce garçon vivra un siècle. » Et il vécut cent ans. Al-Waqidi et plusieurs autres ont dit : Abd Allah ibn Busr mourut à Homs en l'an 88, à l'âge de 94 ans, et il fut le dernier des Compagnons à survivre en Syrie. L'annonce concernant al-Walid et la sévère menace qu'il contient, et si elle est authentique, il s'agit d'al-Walid ibn Yazid, non d'al-Walid ibn Abd al-Malik. Ya'qub ibn Sufyan a dit : Muhammad ibn Khalid ibn al-Abbas al-Saksaki m'a raconté, al-Walid ibn Muslim m'a raconté, Abu Amr al-Awza'i m'a raconté d'après Ibn Shihab, d'après Sa'id ibn al-Musayyab, qui a dit : Un garçon naquit au frère d'Umm Salama, et ils le nommèrent al-Walid. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Vous avez pris l'habitude de donner les noms de vos pharaons. Il y aura dans cette communauté un homme appelé al-Walid, qui sera plus nuisible à ma communauté que Pharaon ne le fut à son peuple. » Abu Amr al-Awza'i dit : Les gens pensaient qu'il s'agissait d'al-Walid ibn Abd al-Malik. Puis nous avons vu qu'il s'agissait d'al-Walid ibn Yazid, à cause de la tentation qu'il infligea aux gens, jusqu'à ce qu'ils se révoltent contre lui et le tuent, et que la discorde et le chaos s'ouvrirent sur la communauté. Al-Bayhaqi l'a rapporté d'après Al-Hakim et d'autres, d'après Al-Asamm, d'après Sa'id ibn Uthman al-Tanukhi, d'après Bishr ibn Bakr, d'après al-Awza'i, d'après al-Zuhri, d'après Sa'id, et il l'a mentionné sans citer la parole d'al-Awza'i. Puis il dit : Ce hadith est interrompu mais bon. Nu'aym ibn Hammad l'a rapporté d'après al-Walid ibn Muslim, et selon lui, al-Zuhri a dit : S'il devient calife, al-Walid ibn Yazid, alors c'est lui ; sinon, c'est al-Walid ibn Abd al-Malik. Nu'aym ibn Hammad a dit : Hushaym nous a raconté d'après Abu Hamza, d'après al-Hasan, qui a dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Il y aura un homme nommé al-Walid, par lequel sera comblé un pilier des piliers de l'Enfer et un angle de ses angles. » Ceci est également interrompu. Autre hadith : Son annonce au sujet des Banu Abi al-As 8 Sulayman ibn Bilal a dit d'après al-Ala' ibn Abd al-Rahman, d'après son père, d'après Abu Hurayra, qui a dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Lorsque les Banu Abi al-As atteindront quarante hommes, ils prendront la religion d'Allah comme tromperie 9, les serviteurs d'Allah comme butin 10, et les biens d'Allah comme butin de guerre 11. » Al-Bayhaqi l'a rapporté d'après son hadith. Nu'aym ibn Hammad a dit : Baqiyya ibn al-Walid et Abd al-Quddus nous ont raconté d'après Abu Bakr ibn Abi Maryam, d'après Rashid ibn Sa'd, d'après Abu Dharr, qui a dit : J'ai entendu le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dire : « Lorsque les Banu Umayya atteindront quarante, ils prendront les serviteurs d'Allah comme butin, les biens d'Allah comme don 12, et le Livre d'Allah comme tromperie. » Ceci est interrompu entre Rashid ibn Sa'd et Abu Dharr. Ishaq ibn Rahawayh a dit : Jarir nous a raconté d'après al-A'mash, d'après Atiyya, d'après Abu Sa'id, qui a dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Lorsque les Banu Abi al-As atteindront trente hommes, ils prendront la religion d'Allah comme tromperie, les biens d'Allah comme butin de guerre, et les serviteurs d'Allah comme butin. » Ahmad l'a rapporté d'après Uthman ibn Abi Shayba, d'après Jarir. Al-Bayhaqi a dit : Ali ibn Ahmad ibn Abdan nous a raconté, Ahmad ibn Ubayd al-Saffar nous a raconté, Bassam (c'est-à-dire Muhammad ibn Ghalib) nous a raconté, Kamil ibn Talha nous a raconté, Ibn Lahi'a nous a raconté d'après Abu Qubayl qu'Ibn Wahb l'avait informé qu'il était chez Mu'awiya ibn Abi Sufyan.

Marwan entra chez lui et lui parla de sa requête. Il dit : « Accorde ma requête, ô Commandeur des croyants, car par Allah, ma charge est lourde : je suis père de dix, oncle de dix et frère de dix. » Lorsque Marwan s'en alla – Ibn Abbas était assis avec Mu'awiya sur le trône – Mu'awiya dit : « Je t'adjure par Allah, ô Ibn Abbas, ne sais-tu pas que le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) a dit : 'Quand les Banu al-Hakam 13 atteindront trente hommes, ils prendront les biens d'Allah comme butin entre eux, les serviteurs d'Allah comme esclaves, et le Livre d'Allah comme tromperie 14 ? Et quand ils atteindront quatre cent quatre-vingt-dix-sept, leur destruction sera plus rapide que la mastication d'un fruit.' » Ibn Abbas dit : « Ô Allah, oui. » Il dit : « Et Marwan mentionna une requête pour lui, alors Abd al-Malik 15 revint vers Mu'awiya et lui en parla. Lorsque Abd al-Malik s'en alla, Mu'awiya dit : « Je t'adjure par Allah, ô Ibn Abbas, ne sais-tu pas que le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) a mentionné celui-ci et a dit : 'Le père des quatre tyrans 16 ?' » Ibn Abbas dit : « Ô Allah, oui. » Ce hadith est étrange et fort répréhensible, et Ibn Lahi'a 17 est faible. Abu Muhammad Abdullah ibn Abd al-Rahman al-Darimi 18 a dit : « Muslim ibn Ibrahim nous a rapporté, Sa'd ibn Zayd, frère de Hammad ibn Zayd, d'après Ali ibn al-Hakam al-Bunani, d'après Abu al-Hasan, d'après Amr ibn Murra, qui était un Compagnon, a dit : 'Al-Hakam ibn Abi al-As 19 vint demander la permission d'entrer chez le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui). Il reconnut sa voix et dit : « Permettez-lui : un serpent, ou le fils d'un serpent. Que la malédiction d'Allah soit sur lui et sur ceux qui sortiront de ses reins, excepté les croyants, et ils sont peu nombreux. Ils jouiront des plaisirs dans ce monde et seront humiliés dans l'au-delà, pleins de ruse et de tromperie. Ils recevront dans ce monde, mais ils n'auront aucune part dans l'au-delà. » » Al-Darimi dit : « Cet Abu al-Hasan est un Himsi 20. » Nu'aym ibn Hammad 21 a dit dans les Fitan et les Malahim 22 : « Abdullah ibn Marwan al-Marwani nous a rapporté d'après Abu Bakr ibn Abi Maryam, d'après Rashid ibn Sa'd, que lorsque Marwan ibn al-Hakam naquit, il fut amené au Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) pour qu'il invoque pour lui, mais il refusa de le faire, puis dit : 'Fils de la femme aux yeux bleus 23 ! La destruction de ma communauté sera par ses mains et par les mains de sa descendance.' » Ce hadith est mursal 24. Mention des informations sur les califes des Banu Umayya 25 en résumé. Ya'qub ibn Sufyan 26 a dit : « Ahmad ibn Muhammad Abu Muhammad al-Zurqi nous a rapporté, al-Zanji – c'est-à-dire Muslim ibn Khalid – d'après al-Ala' ibn Abd al-Rahman, d'après son père, d'après Abu Hurayra, que le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) a dit : 'J'ai vu en rêve les Banu al-Hakam – ou les Banu Abi al-As – sauter sur ma chaire comme sautent les singes.' Il dit : 'Je n'ai pas vu le Messager d'Allah rire franchement jusqu'à sa mort.' » Al-Thawri 27 a dit, d'après Ali ibn Zayd ibn Jud'an, d'après Sa'id ibn al-Musayyab 28, qui a dit : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) vit les Banu Umayya sur leurs chaires, et cela lui déplut. Alors il lui fut révélé : 'Ce n'est qu'un monde éphémère qui leur est donné.' Ses yeux se réjouirent alors. Et c'est Sa parole : 'Et Nous n'avons fait de la vision que Nous t'avons montrée qu'une épreuve pour les gens' 29, c'est-à-dire une tentation pour les gens. » Ali ibn Zayd ibn Jud'an est faible, et le hadith est également mursal. Abu Dawud al-Tayalisi 30 a dit : « Al-Qasim ibn al-Fadl – c'est al-Hada'i – nous a rapporté, Yusuf ibn Mazin al-Rasibi nous a rapporté, qui a dit : 'Un homme se leva devant al-Hasan ibn Ali 31 après qu'il eut prêté allégeance à Mu'awiya, et dit : « Ô toi qui as noirci les visages des croyants ! » Al-Hasan dit : « Ne me blâme pas, qu'Allah te fasse miséricorde. Car le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) vit les Banu Umayya prêchant sur sa chaire, un par un, et cela lui déplut. Alors fut révélé : « Certes, Nous t'avons donné l'Abondance » 32 – c'est-à-dire un fleuve au Paradis – et fut révélé : « Nous l'avons fait descendre dans la nuit du Destin. Et qui te fera savoir ce qu'est la nuit du Destin ? La nuit du Destin est meilleure que mille mois » 33 – c'est-à-dire les mille mois de leur règne. » Al-Qasim dit : « Nous avons calculé cela, et voilà que c'est mille mois, sans qu'un jour n'y soit ajouté ni retranché. » » Ce hadith a été rapporté par al-Tirmidhi 34, Ibn Jarir al-Tabari 35, al-Hakim dans son Mustadrak 36, et al-Bayhaqi 37 dans ses Preuves de la Prophétie. Tous l'ont rapporté d'après le hadith d'al-Qasim ibn al-Fadl al-Hadha'i, que Yahya ibn Sa'id al-Qattan 38 et Ibn Mahdi 39 ont jugé fiable, d'après Yusuf ibn Sa'd, aussi appelé Yusuf ibn Mazin al-Rasibi. Dans la version d'Ibn Jarir, il est appelé 'Isa ibn Mazin. Al-Tirmidhi a dit : « C'est un homme inconnu, et nous ne connaissons ce hadith que par cette voie. » Son affirmation que ce Yusuf est inconnu est problématique, car apparemment il voulait dire qu'il est inconnu quant à sa situation, car plusieurs lui ont rapporté, dont Hammad ibn Salama, Khalid al-Hadha'i et Yunus ibn Ubayd. Yahya ibn Ma'in 40 a dit : « Il est connu », et dans une autre version de lui : « Il est fiable. » Ainsi, l'ignorance à son sujet est levée absolument. Je dis : « Mais sa présence dans l'histoire d'al-Hasan et Mu'awiya est sujette à caution, et il se peut qu'il l'ait rapportée de manière interrompue d'après quelqu'un sur qui on ne peut compter. Et Allah sait mieux. » J'ai interrogé notre maître le mémorisateur Abu al-Hajjaj al-Mizzi 41 (qu'Allah lui fasse miséricorde) à propos de ce hadith, et il a dit : « C'est un hadith réprouvé. » Quant à la parole d'al-Qasim ibn al-Fadl (qu'Allah lui fasse miséricorde) : « Il a calculé la durée du règne des Banu Umayya et l'a trouvée de mille mois, sans qu'un jour n'y soit ajouté ni retranché », elle est très étrange et sujette à caution. En effet, il n'est pas possible d'inclure le règne d'Uthman ibn Affan (qu'Allah soit satisfait de lui), qui dura douze ans, dans cette période, ni dans sa forme ni dans son sens, car il est louable, étant l'un des califes bien guidés et des imams justes qui jugèrent en vérité et agirent avec équité. Or ce hadith a été rapporté pour blâmer leur règne. Et il y a une ambiguïté dans l'indication du blâme par le hadith, car il indique que la nuit du Destin est meilleure que mille mois qui sont leur règne. Or la nuit du Destin est une nuit bonne, d'une grande valeur et bénédiction, comme Allah Très-Haut l'a décrite. Il n'est pas nécessaire que sa supériorité sur leur règne implique un blâme de leur règne. Qu'on médite cela, car c'est subtil et indique que le hadith est douteux dans son authenticité, car il a été rapporté pour blâmer leurs jours. Et Allah Très-Haut sait mieux. Quant à l'idée que le début de leur règne date de l'accession de Mu'awiya lorsqu'il reçut le pouvoir d'al-Hasan ibn Ali, cela eut lieu en l'an 40 ou 41, appelée l'année de la communauté, car tous les gens se rassemblèrent autour d'un seul imam. Le hadith dans le Sahih d'al-Bukhari 42 a déjà été mentionné d'après Abu Bakra, qui a entendu le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) dire à al-Hasan ibn Ali : « Ce fils mien est un maître, et peut-être qu'Allah réconciliera par lui deux grands groupes de musulmans. » Cela eut lieu cette année-là, à Allah la louange et la grâce. Le pouvoir resta entre les mains des Banu Umayya de cette année jusqu'à l'an 132, où il passa aux Banu al-Abbas 43, comme nous le mentionnerons. La durée totale est de quatre-vingt-douze ans, ce qui ne correspond pas à mille mois, car mille mois équivalent à quatre-vingt-trois ans et quatre mois. Si l'on dit : « J'en exclus le règne d'Ibn al-Zubayr 44, qui dura neuf ans », alors il reste quatre-vingt-trois ans. La réponse est que même si l'on exclut le règne d'Ibn al-Zubayr, ce qui reste ne correspond pas exactement à mille mois, sans qu'un jour n'y soit ajouté ni retranché, comme il l'a dit, mais ce serait une approximation. C'est un aspect. Deuxièmement, le règne d'Ibn al-Zubayr s'étendait sur le Hijaz, l'Ahwaz et l'Irak à certains moments, et sur l'Égypte selon certains, mais les Banu Umayya ne perdirent jamais complètement le pouvoir en Syrie, et leur règne ne cessa pas entièrement à cette époque.

Troisièmement, cela implique d'inclure le règne de 'Umar ibn 'Abd al-'Azîz dans le calcul des Omeyyades, et selon ce qu'il a mentionné, son règne serait blâmable. Or, aucun des imams de l'Islam ne dit cela ; ils déclarent plutôt qu'il est l'un des califes bien guidés 45, au point qu'ils placent son époque à la suite de celle des quatre [califes], et qu'ils ont même divergé sur lequel des deux est supérieur : lui ou Mu'âwiya ibn Abî Sufyân, l'un des Compagnons. Ahmad ibn Hanbal a dit : « Je ne considère la parole d'aucun des Successeurs 46 comme une preuve, sauf celle de 'Umar ibn 'Abd al-'Azîz. » Cela étant connu, s'il exclut son règne de son calcul, son calcul devient invalide ; et s'il l'y inclut en le blâmant, il contredit les imams. C'est inévitable, et tout cela indique le caractère étrange 47 de ce hadith. Et Allah sait mieux. Nu'aym ibn Hammâd a dit : Sufyân nous a rapporté d'après al-'Alâ' ibn Abî al-'Abbâs, qui a entendu Abû al-Tufayl, qui a entendu 'Alî dire : « Cette affaire [le califat] restera parmi les Omeyyades tant qu'ils ne se diviseront pas entre eux. » Ibn Wahb nous a rapporté d'après Harmala ibn 'Imrân, d'après Sa'd ibn Sâlim, d'après Abû Sâlim al-Jayshânî, qui a entendu 'Alî dire : « Le pouvoir leur appartient jusqu'à ce qu'ils tuent leur tué et se disputent entre eux. Quand cela arrivera, Allah enverra contre eux des gens de l'Orient qui les tueront en les dispersant et les assiégeront en les comptant. Par Allah, ils ne régneront pas une année sans que nous régnions deux ans, et ils ne régneront pas deux ans sans que nous régnions quatre ans. » Nu'aym ibn Hammâd a dit : Al-Walîd ibn Muslim nous a rapporté d'après Husayn ibn al-Walîd, d'après al-Zuhrî ibn al-Walîd, j'ai entendu Umm al-Dardâ' dire : j'ai entendu Abû al-Dardâ' dire : « Quand le jeune calife des Omeyyades sera tué injustement entre la Syrie et l'Irak, il n'y aura plus d'obéissance prise à la légère, ni de sang versé injustement » – il voulait dire al-Walîd ibn Yazîd. Et ce genre de choses ne se dit que sur la base d'une révélation 48. [Chapitre] : Information sur la dynastie des Abbassides. Leur apparition eut lieu au Khorasan en l'an 132 de l'Hégire 49. Ya'qûb ibn Sufyân a dit : Muhammad ibn Khâlid ibn al-'Abbâs m'a rapporté, al-Walîd ibn Muslim nous a rapporté, Abû 'Abd Allah m'a rapporté d'après al-Walîd ibn Hishâm al-Mu'aytî, d'après Abân ibn al-Walîd ibn 'Uqba ibn Abî Mu'ayt, qui a dit : 'Abd Allah ibn 'Abbâs vint chez Mu'âwiya en ma présence ; il lui fit une donation et la lui rendit excellente. Puis il dit : « Ô Abû al-'Abbâs, avez-vous une dynastie ? » Il répondit : « Dispense-moi, ô Commandeur des croyants. » Il dit : « Tu vas m'informer. » Il dit : « Oui. » Et il l'informa. Il dit : « Et qui sont vos partisans ? » Il dit : « Les gens du Khorasan. » Et les Omeyyades ont des liens de parenté 50 avec les Hachémites. Al-Bayhaqî l'a rapporté. Ibn 'Adî a dit : J'ai entendu Ibn Hammâd, Muhammad ibn 'Abda ibn Harb nous a rapporté, Suwayd ibn Sa'îd nous a rapporté, Hajjâj ibn Tamîm nous a rapporté d'après Maymûn ibn Mihrân, d'après Ibn 'Abbâs, qui a dit : « Je passai près du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et voilà que Gabriel était avec lui, et je pensais que c'était Dihya al-Kalbî. Gabriel dit au Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : 'Il a les vêtements sales, et ses enfants après lui porteront le noir 51.' » Et il mentionna la suite du hadith concernant la perte de sa vue, puis son retour avant sa mort. Al-Bayhaqî a dit : Hajjâj ibn Tamîm est le seul à l'avoir rapporté, et il n'est pas fiable. Al-Bayhaqî a dit : Al-Hâkim nous a rapporté, Abû Bakr ibn Ishâq et Abû Bakr ibn Bâlawayh, entre autres, ont dit : 'Abd Allah ibn Ahmad ibn Hanbal nous a rapporté, Yahyâ ibn Ma'în nous a rapporté, 'Ubayd Allah ibn Abî Qurra nous a rapporté, al-Layth ibn Sa'd nous a rapporté d'après Abû Fudayl, d'après Abû Maysara, affranchi d'al-'Abbâs, qui a dit : J'ai entendu al-'Abbâs dire : « J'étais auprès du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) une nuit, et il dit : 'Regarde si tu vois quelque chose dans le ciel.' Je dis : 'Oui.' Il dit : 'Que vois-tu ?' Je dis : 'Les Pléiades 52.' Il dit : 'Eh bien, il gouvernera cette communauté selon leur nombre, de ta descendance.' » Al-Bukhârî a dit : 'Ubayd ibn Abî Qurra est un Bagdadien qui a entendu al-Layth ; on ne suit pas son hadith sur l'histoire d'al-'Abbâs. Al-Bayhaqî a rapporté d'après le hadith de Muhammad ibn 'Abd al-Rahmân al-'Âmirî – et il est faible – d'après Suhayl, d'après son père, d'après Abû Hurayra, que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit à al-'Abbâs : « En vous est la prophétie et en vous est la royauté. » Abû Bakr ibn Khaythama a dit : Yahyâ ibn Ma'în nous a rapporté, Sufyân nous a rapporté d'après 'Amr ibn Dînâr, d'après Abû Ma'bad, qui a dit : Ibn 'Abbâs a dit : « De même qu'Allah a ouvert [l'Islam] par notre premier, j'espère qu'Il le clôturera par nous. » Cette chaîne de transmission est bonne, et elle est suspendue 53 à Ibn 'Abbâs, faisant partie de ses paroles. Ya'qûb ibn Sufyân a dit : Ibrâhîm ibn Ayyûb m'a rapporté, al-Walîd nous a rapporté, 'Abd al-Malik ibn Humayd nous a rapporté d'après Abû 'Utba, d'après al-Minhâl ibn 'Amr, d'après Sa'îd ibn Jubayr, qui a dit : J'ai entendu Ibn 'Abbâs alors que nous disions : « Douze émirs et douze, puis c'est l'Heure. » Ibn 'Abbâs dit : « Que vous êtes stupides ! Parmi nous, gens de la Maison 54, il y aura après cela : al-Mansûr, al-Saffâh et al-Mahdî 55 », les élevant jusqu'à Jésus fils de Marie. Ceci est également suspendu. Al-Bayhaqî l'a rapporté par la voie d'al-A'mash, d'après al-Dahhâk, d'après Ibn 'Abbâs, remontant au Prophète : « De nous sont al-Saffâh, al-Mansûr et al-Mahdî. » Cette chaîne est faible, et al-Dahhâk n'a rien entendu d'Ibn 'Abbâs, selon l'avis correct ; elle est donc interrompue 56. Et Allah sait mieux. 'Abd al-Razzâq a rapporté d'après al-Thawrî, d'après Khâlid al-Hadhdhâ', d'après Abû Qilâba 57, d'après Asmâ', de manière suspendue. Puis al-Bayhaqî a dit : 'Alî ibn Ahmad ibn 'Abdân nous a rapporté, Ahmad ibn 'Ubayd al-Saffâr nous a rapporté, Muhammad ibn Ghâlib nous a rapporté, Kathîr ibn Yahyâ nous a rapporté, Sharîk nous a rapporté d'après 'Alî ibn Zayd, d'après Abû Qilâba, d'après Abû Asmâ', d'après Thawbân, qui a dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Trois hommes seront tués près de ce trésor 58 de vôtres, tous fils de calife, sans qu'aucun d'eux n'y parvienne. Puis les étendards noirs viendront du Khorasan, et ils les tueront d'un massacre tel qu'ils n'en ont jamais vu. Puis viendra le calife d'Allah, al-Mahdî. Quand vous l'entendrez, venez à lui et prêtez-lui serment d'allégeance, même en rampant sur la neige, car il est le calife d'Allah, al-Mahdî. » Ibn Mâjah l'a rapporté d'après Ahmad ibn Yûsuf al-Sulamî et Muhammad ibn Yahyâ al-Dhuhlî, tous deux d'après 'Abd al-Razzâq. Al-Bayhaqî l'a rapporté par plusieurs voies d'après 'Abd al-Razzâq, puis a dit : 'Abd al-Razzâq est le seul à l'avoir rapporté. Al-Bayhaqî a dit : 'Abd al-Wahhâb ibn 'Atâ' l'a rapporté d'après Khâlid al-Hadhdhâ', d'après Abû Qilâba, d'après Asmâ', de manière suspendue. Puis al-Bayhaqî a dit : 'Alî ibn Ahmad ibn 'Abdân nous a rapporté, Ahmad ibn 'Ubayd al-Saffâr nous a rapporté, Muhammad ibn Ghâlib nous a rapporté, Kathîr ibn Yahyâ nous a rapporté, Sharîk nous a rapporté d'après 'Alî ibn Zayd, d'après Abû Qilâba, d'après Abû Asmâ', d'après Thawbân, qui a dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Quand les étendards noirs viendront du côté du Khorasan, venez à eux, même en rampant sur la neige, car parmi eux se trouve le calife d'Allah, al-Mahdî. » Le hâfiz 59 Abû Bakr al-Bazzâr a dit : Al-Fadl ibn Sahl nous a rapporté, 'Abd Allah ibn Dâhir al-Râzî nous a rapporté, mon père nous a rapporté d'après Ibn Abî Laylâ, d'après al-Hakam, d'après Ibrâhîm, d'après 'Abd Allah ibn Mas'ûd, que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) mentionna des jeunes gens des Banû Hâshim, et ses yeux s'embuèrent, et il mentionna les étendards. Il dit : « Que celui qui les atteint vienne à eux, même en rampant sur la neige. » Puis il dit : « Ce hadith, nous ne savons pas qu'il ait été rapporté d'après al-Hakam autrement que par Ibn Abî Laylâ, et nous ne savons pas qu'il soit rapporté autrement que par le hadith de Dâhir ibn Yahyâ, qui est un homme de l'opinion 60, au hadith correct. Il n'est connu que par le hadith de Yazîd ibn Abî Ziyâd d'après Ibrâhîm. » Le hâfiz Abû Ya'lâ a dit : Abû Hishâm ibn Yazîd ibn Rifâ'a nous a rapporté, Abû Bakr ibn 'Ayyâsh nous a rapporté, Yazîd ibn Abî Ziyâd nous a rapporté d'après Ibrâhîm, d'après 'Alqama, d'après 'Abd Allah – c'est-à-dire Ibn Mas'ûd – qui a dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Des étendards noirs viendront de l'Orient, les chevaux pataugeront dans le sang jusqu'à ce qu'ils manifestent la justice et recherchent la justice, mais ils ne l'obtiendront pas. »

Ils apparaissent donc et on leur demande la justice, mais ils ne la donnent pas. Cette chaîne de transmission est bonne. L'imam Ahmad a dit : Yahyâ ibn Ghaylân et Qutayba ibn Sa'îd nous ont rapporté, tous deux ont dit : Rashîd ibn Sa'd nous a rapporté, Yahyâ ibn Ghaylân a dit dans son hadith : Yûnus ibn Yazîd m'a rapporté d'après Ibn Shihâb, d'après Qabîsa — c'est-à-dire Ibn Dhu'ayb al-Khuzâ'î — d'après Abû Hurayra, d'après le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — qu'il a dit : « Des étendards noirs sortiront du Khurâsân, rien ne les repoussera jusqu'à ce qu'ils soient plantés à Îliyâ 61. » At-Tirmidhî l'a rapporté d'après Qutayba par cette voie et a dit : « C'est un hadith étrange. » Al-Bayhaqî et al-Hâkim l'ont rapporté d'après le hadith d'Abd Allah ibn Mas'ûd, d'après Rashîd ibn Sa'd. Al-Bayhaqî a dit : « Rashîd ibn Sa'd est le seul à l'avoir rapporté. » Quelque chose de proche a été rapporté d'après Ka'b al-Ahbâr, et c'est peut-être plus plausible, et Allah sait mieux. Puis il a rapporté par la voie de Ya'qûb ibn Sufyân : Muhammad nous a rapporté d'après Abû al-Mughîra 'Abd al-Quddûs, d'après Ismâ'îl ibn 'Ayyâsh, d'après quelqu'un qui lui a rapporté d'après Ka'b al-Ahbâr, qui a dit : « Des étendards noirs apparaîtront pour les Banû al-'Abbâs jusqu'à ce qu'ils descendent en Syrie, et Allah tuera par leurs mains tout tyran et tout ennemi d'eux. » L'imam Ahmad a dit : 'Uthmân ibn Abî Shayba nous a rapporté, Jarîr nous a rapporté d'après al-A'mash, d'après 'Atiyya al-'Awfî, d'après Abû Sa'îd al-Khudrî, qui a dit : Le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — a dit : « À la fin des temps, et à l'apparition des épreuves, sortira un homme appelé as-Saffâh 62, et il donnera l'argent à pleines poignées. » Al-Bayhaqî l'a rapporté d'après al-Hâkim, d'après al-Asamm, d'après Ahmad ibn 'Abd as-Samad, d'après Abû 'Awâna, d'après al-A'mash par cette voie, et il a dit : « Un homme de ma famille, appelé as-Saffâh, sortira », et il l'a mentionné. Cette chaîne de transmission est conforme aux critères des gens des Sunan, mais ils ne l'ont pas rapporté. Ces informations concernent la sortie des étendards noirs du Khurâsân et le règne d'as-Saffâh, qui est Abû al-'Abbâs 'Abd Allah ibn Muhammad 'Alî ibn 'Abd Allah ibn al-'Abbâs ibn 'Abd al-Muttalib. Son règne a eu lieu vers l'an 130 de l'Hégire. Puis il est apparu avec ses partisans, et avec eux les étendards noirs, et leur emblème était le noir, comme le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — entra à La Mecque le jour de la conquête, avec un casque sur la tête et un turban noir par-dessus. Puis il envoya son oncle 'Abd Allah combattre les Banû Umayya, et il les vainquit en l'an 132 de l'Hégire. Le dernier de leurs califes, Marwân ibn Muhammad ibn Marwân, surnommé Marwân al-Himâr 63, et aussi Marwân al-Ja'dî, à cause de son attachement à al-Ja'd ibn Dirham, dit-on, s'enfuit de la bataille. Son oncle entra à Damas et prit possession de tout ce que les Banû Umayya possédaient comme royaume, propriétés et richesses. De nombreux événements se produisirent, que nous rapporterons en détail à leur place, si Allah le Très-Haut le veut. Il est rapporté d'un groupe de prédécesseurs au sujet des étendards noirs qui sortent du Khurâsân des choses trop longues à mentionner. Nu'aym ibn Hammâd en a fait une étude exhaustive dans son livre. Certaines versions indiquent que leur affaire ne s'est pas encore produite, et que cela aura lieu à la fin des temps, comme nous le rapporterons à sa place, si Allah le Très-Haut le veut. C'est en Lui que nous avons confiance et sur Lui que nous comptons. 'Abd ar-Razzâq a rapporté d'après Ma'mar, d'après az-Zuhrî, qui a dit : Le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — a dit : « L'Heure ne viendra pas jusqu'à ce que le monde appartienne à Luk' ibn Lak' 64. » Abû Ma'mar a dit : « C'est Abû Muslim al-Khurâsânî — c'est-à-dire celui qui a établi la dynastie des Banû al-'Abbâs. » Le but est que le pouvoir est passé des Banû Umayya aux Banû al-'Abbâs cette année-là. Le premier à se lever parmi eux fut Abû al-'Abbâs as-Saffâh, puis son frère Abû Ja'far 'Abd Allah al-Mansûr 65, le fondateur de la Ville de la Paix, puis après lui son fils al-Mahdî 66 Muhammad ibn 'Abd Allah, puis après lui son fils al-Hâdî, puis son autre fils Hârûn ar-Rashîd. Ensuite, le califat se répandit parmi sa descendance, comme nous le détaillerons lorsque nous arriverons à ces jours. Les hadiths que nous avons cités plus haut mentionnent as-Saffâh, al-Mansûr et al-Mahdî. Il ne fait aucun doute que le Mahdî qui est le fils d'al-Mansûr, le troisième calife des Banû al-'Abbâs, n'est pas le Mahdî dont parlent les hadiths abondants, et qu'il sera à la fin des temps, remplissant la terre d'équité et de justice comme elle a été remplie d'injustice et de tyrannie. Nous avons consacré un volume séparé aux hadiths le concernant, comme Abû Dâwûd lui a consacré un livre dans ses Sunan. Il a été mentionné plus haut dans certains de ces hadiths qu'il remettra le califat à 'Îsâ ibn Maryam lorsqu'il descendra sur terre. Et Allah sait mieux. Quant à as-Saffâh, il a été mentionné plus haut qu'il sera à la fin des temps. Il est donc peu probable qu'il soit celui qui a été investi comme premier calife des Banû al-'Abbâs. Il pourrait s'agir d'un autre calife, et c'est l'évidence. Nu'aym ibn Hammâd a rapporté d'après Ibn Wahb, d'après Ibn Lahî'a, d'après Yazîd ibn 'Amr al-Mu'âfirî, d'après Qudûm al-Himyarî, qui a entendu Nufay' ibn 'Âmir dire : « As-Saffâh vivra quarante ans ; son nom dans la Torah est 'Oiseau du ciel'. » Je dis : Il se peut que ce soit une description du Mahdî qui apparaîtra à la fin des temps, en raison de l'abondance du sang qu'il versera pour établir la justice et répandre l'équité. Les étendards noirs mentionnés dans ces hadiths, s'ils sont authentiques, seraient ceux qui accompagneront le Mahdî. Son premier serment d'allégeance aura lieu à La Mecque, puis ses partisans viendront du Khurâsân, comme cela s'est produit autrefois pour as-Saffâh. Et Allah le Très-Haut sait mieux. Tout cela est une déduction basée sur l'authenticité de ces hadiths ; sinon, aucune chaîne de transmission n'est exempte de critique. Et Allah, le Très-Haut, sait mieux ce qui est correct. INFORMATION SUR LES DOUZE IMÂMS, TOUS ISSUES DE QURAYSH Ce ne sont pas les douze que les Râfidites 67 prétendent être leurs imâms, car parmi ceux qu'ils allèguent, seul 'Alî ibn Abî Tâlib et son fils al-Hasan ont gouverné les gens. Le dernier d'entre eux, selon leur prétention, est le Mahdî attendu, qu'ils disent être dans la cave de Sâmarrâ, mais il n'a ni existence, ni réalité, ni trace. Au contraire, ces douze imâms annoncés dans le hadith sont les quatre califes : Abû Bakr, 'Umar, 'Uthmân et 'Alî — qu'Allah les agrée — et parmi eux se trouve 'Umar ibn 'Abd al-'Azîz, sans divergence entre les imâms, selon les deux opinions des gens de la Sunna concernant l'interprétation des douze, comme nous le mentionnerons après avoir rapporté le hadith. Il est établi dans le Sahîh d'al-Bukhârî d'après le hadith de Shu'ba, et dans celui de Muslim d'après le hadith de Sufyân ibn 'Uyayna, tous deux d'après 'Abd al-Malik ibn 'Umayr, d'après Jâbir ibn Samura, qui a dit : J'ai entendu le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — dire : « Il y aura douze califes. » Puis il dit une parole que je n'ai pas entendue. Je demandai à mon père : « Qu'a-t-il dit ? » Il répondit : « Il a dit : Tous sont de Quraysh. » Abû Nu'aym ibn Hammâd a dit dans son livre des Épreuves et des Batailles finales : 'Îsâ ibn Yûnus nous a rapporté, Mujâlid nous a rapporté d'après ash-Sha'bî, d'après Masrûq, d'après 'Abd Allah ibn Mas'ûd, qui a dit : Le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — a dit : « Après moi, il y aura autant de califes que le nombre des compagnons de Moïse. » Quelque chose de semblable a été rapporté d'après 'Abd Allah ibn 'Umar, Hudhayfa, Ibn 'Abbâs et Ka'b al-Ahbâr, de leur propre dire. Abû Dâwûd a dit : 'Amr ibn 'Uthmân nous a rapporté, Marwân ibn Mu'âwiya nous a rapporté, c'est-à-dire Ismâ'îl ibn Abî Khâlid, d'après son père, d'après Jâbir ibn Samura, qui a dit : J'ai entendu le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — dire : « Cette affaire ne cessera d'être établie jusqu'à ce qu'il y ait sur eux douze califes ou émirs, tous réunis par la communauté. » Et j'ai entendu une parole du Prophète — qu'Allah prie sur lui et le salue — que je n'ai pas comprise. Je demandai à mon père : « Que dit-il ? » Il répondit : « Il dit : Tous sont de Quraysh. »

Abû Dâwûd a également dit : Ibn Nufayl nous a raconté, Zuhayr ibn Mu‘âwiya nous a raconté, Ziyâd ibn Khaythama nous a raconté, al-Aswad ibn Sa‘îd al-Hamdânî nous a raconté d’après Jâbir ibn Samura qui a dit : Le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — a dit : « Cette communauté ne cessera d’avoir une affaire droite et de triompher de son ennemi jusqu’à ce que douze califes 68 soient passés, tous issus de Quraysh 69. » Il dit : Lorsqu’il retourna chez lui, Quraysh vint à lui et dit : « Ensuite, que se passera-t-il ? » Il dit : « Ensuite, ce sera le Harg 70 (16). » Al-Bayhaqî a dit : Dans la première version, il y a l’explication du nombre ; dans la deuxième, l’explication de ce qui est visé par le nombre ; dans la troisième, l’explication de la survenue du Harg, c’est-à-dire le meurtre après eux. Ce nombre s’est trouvé avec la qualité mentionnée jusqu’à l’époque d’al-Walîd ibn Yazîd ibn ‘Abd al-Malik, puis le Harg et la grande fitna 71 sont survenus comme il l’a annoncé dans cette version. Ensuite, le royaume des ‘Abbâsides 72 est apparu, comme il l’a indiqué dans le chapitre précédent. On ne dépasse le nombre mentionné dans le hadith que si l’on omet la qualité mentionnée ou si l’on compte parmi eux ceux qui sont venus après le Harg mentionné. Or le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — a dit : « Cette affaire ne cessera d’être dans Quraysh tant qu’il restera deux personnes parmi les gens. » Puis il le rapporta d’après le hadith de ‘Âsim ibn Muhammad d’après son père d’après Ibn ‘Umar d’après le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — et il le mentionna. Dans le Sahîh d’al-Bukhârî, par la voie d’az-Zuhrî d’après Muhammad ibn Jubayr ibn Mut‘im d’après Mu‘âwiya ibn Abî Sufyân, il a dit : Le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — a dit : « L’affaire est dans Quraysh, personne ne la leur conteste sans qu’Allah ne le jette sur son visage, tant qu’ils établissent la religion 73 (17). » Al-Bayhaqî a dit : C’est-à-dire tant qu’ils établissent ses symboles, même s’ils sont négligents dans leurs propres œuvres. Puis il rapporta des hadiths sur le reste de ce qu’il a mentionné à ce sujet. Et Allah sait mieux. Voici donc la voie suivie par al-Bayhaqî, et un groupe l’a approuvé : que ce qui est visé par les douze califes mentionnés dans ce hadith sont ceux qui se sont succédé jusqu’à l’époque d’al-Walîd ibn Yazîd ibn ‘Abd al-Malik le pervers 74, dont nous avons précédemment rapporté le hadith de blâme et de menace. Mais cette voie est sujette à examen. L’explication en est que les califes jusqu’à l’époque de ce Walîd ibn Yazîd sont plus de douze dans tous les cas. La preuve en est que les quatre califes — Abû Bakr, ‘Umar, ‘Uthmân et ‘Alî — leur califat est établi par le texte du hadith de Safîna : « Le califat après moi durera trente ans. » Puis après eux, al-Hasan ibn ‘Alî, comme cela s’est produit, car ‘Alî lui a confié la charge et les gens d’Irak lui ont prêté serment, et il est monté avec eux pour combattre les gens du Shâm jusqu’à ce qu’il fasse la paix avec Mu‘âwiya, comme l’indique le hadith d’Abû Bakra dans le Sahîh d’al-Bukhârî. Puis Mu‘âwiya, puis son fils Yazîd ibn Mu‘âwiya, puis son fils Mu‘âwiya ibn Yazîd, puis Marwân ibn al-Hakam, puis son fils ‘Abd al-Malik ibn Marwân, puis son fils al-Walîd ibn ‘Abd al-Malik, puis Sulaymân ibn ‘Abd al-Malik, puis ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz, puis Yazîd ibn ‘Abd al-Malik, puis Hishâm ibn ‘Abd al-Malik. Ce sont quinze. Puis al-Walîd ibn Yazîd ibn ‘Abd al-Malik. Si l’on considère le gouvernement d’az-Zubayr avant ‘Abd al-Malik, ils deviennent seize. Dans tous les cas, ils sont douze avant ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz. Ainsi, cette voie, selon cette estimation, inclut Yazîd ibn Mu‘âwiya parmi les douze et exclut ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz, que les imams ont unanimement remercié et loué, et qu’ils ont compté parmi les califes bien guidés 75. Tous les gens, sans exception, ont reconnu sa justice, et ses jours furent parmi les plus justes, au point que même les Râfidites 76 le reconnaissent. Si l’on dit : « Je ne considère que celui sur lequel la communauté s’est accordée », alors selon cette parole, on ne devrait compter ni ‘Alî ibn Abî Tâlib ni son fils, car les gens ne se sont pas accordés sur eux, puisque tous les gens du Shâm ne leur ont pas prêté serment. Et l’on compterait Mu‘âwiya, son fils Yazîd et le fils de son fils Mu‘âwiya ibn Yazîd, sans tenir compte des jours de Marwân ni d’Ibn az-Zubayr, comme si la communauté ne s’était accordée sur aucun des deux. Ainsi, selon cette voie, en comptant les califes : Abû Bakr, ‘Umar, ‘Uthmân, puis Mu‘âwiya, puis Yazîd ibn Mu‘âwiya, puis ‘Abd al-Malik, puis al-Walîd, puis Sulaymân, puis ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz, puis Yazîd, puis Hishâm, cela fait dix. Puis après eux, al-Walîd ibn Yazîd ibn ‘Abd al-Malik le pervers. Mais cette voie n’est pas possible, car elle impliquerait d’exclure ‘Alî et son fils al-Hasan de ces douze, ce qui contredit ce qu’ont établi les imams de la Sunna, et même les Chiites. De plus, cela contredit ce qu’indique textuellement le hadith de Safîna d’après le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — qui a dit : « Le califat après moi durera trente ans, puis ce sera un royaume mordant 77. » Safîna a détaillé ces trente ans en les rassemblant à partir du califat des quatre, et nous avons montré que le califat d’al-Hasan, qui dura environ six mois, y est également inclus. Puis le royaume passa à Mu‘âwiya lorsque al-Hasan ibn ‘Alî lui remit l’affaire. Ce hadith interdit de nommer Mu‘âwiya calife, et montre que le califat a pris fin après les trente ans, non pas absolument, mais que sa succession a pris fin. Cela n’exclut pas l’existence de califes bien guidés après cela, comme l’indique le hadith de Jâbir ibn Samura. Nu‘aym ibn Hammâd a dit : Râshid ibn Sa‘d nous a raconté d’après Ibn Lahî‘a d’après Khâlid ibn Abî ‘Imrân d’après Hudhayfa ibn al-Yamân qui a dit : « Après ‘Uthmân, il y aura douze rois des Banû Umayya 78. » On lui dit : « Des califes ? » Il dit : « Non, mais des rois. » Al-Bayhaqî a rapporté d’après le hadith de Hâtim ibn Safra d’après Abû Bahr qui a dit : Abû al-Jald était mon voisin, et je l’ai entendu dire en jurant : « Cette communauté ne périra pas avant qu’il n’y ait en elle douze califes, tous agissant selon la guidée et la religion de vérité. Parmi eux, deux hommes de la maison 79 : l’un vivra quarante ans, l’autre trente ans. » Puis al-Bayhaqî entreprit de réfuter ce qu’a dit Abû al-Jald par des arguments qui ne constituent pas une réfutation. Cela est étonnant de sa part, alors qu’un groupe de savants a approuvé Abû al-Jald. Peut-être sa parole est-elle plus juste pour ce que nous avons mentionné. Il avait consulté certains des livres antérieurs, et dans la Torah qui est entre les mains des gens du Livre, il y a ce qui signifie : Allah Très-Haut a annoncé à Abraham la bonne nouvelle d’Ismaël, et qu’Il le ferait croître et multiplierait, et qu’Il ferait de sa descendance douze grands. Notre maître, le savant Abû al-‘Abbâs ibn Taymiyya, a dit : Ce sont ceux qui sont annoncés dans le hadith de Jâbir ibn Samura, et il a établi qu’ils seront dispersés dans la communauté, et que l’Heure ne se lèvera pas avant qu’ils n’apparaissent. Beaucoup de ceux qui ont embrassé l’Islam parmi les Juifs se sont trompés en pensant qu’ils sont ceux auxquels appelle la secte des Râfidites, et ils les ont suivis. Nu‘aym ibn Hammâd a dit : Damra nous a raconté d’après Ibn Shawdhab d’après Abû al-Minhâl d’après Abû Ziyâd d’après Ka‘b qui a dit : « Allah a donné à Ismaël de ses reins douze guides, les meilleurs d’entre eux sont Abû Bakr, ‘Umar et ‘Uthmân. » Nu‘aym a dit : Damra nous a raconté d’après Ibn Shawdhab d’après Yahyâ ibn ‘Amr ash-Shaybânî qui a dit : « Parmi les califes, nul n’est calife s’il ne possède les deux mosquées : la Mosquée Sacrée et la Mosquée al-Aqsâ. » Annonce de choses qui se sont produites sous la dynastie des Banû al-‘Abbâs Parmi cela, Abû Ja‘far ‘Abd Allah et Muhammad ibn ‘Alî ibn ‘Abd Allah ibn ‘Abbâs, le calife après son frère le calife as-Saffâh, et c’est al-Mansûr, le bâtisseur de la ville de Bagdad, en l’an 145 de l’Hégire. Nu‘aym ibn Hammâd a dit dans son livre : D’après Abû al-Mughîra d’après Arta’a ibn al-Mundhir d’après quelqu’un qui lui a raconté d’après Ibn ‘Abbâs qu’un homme vint à lui alors que Hudhayfa était chez lui et dit :

Ô Ibn Abbas, Sa parole : « Ḥā Mīm 80 (18), ʿAyn Sīn Qāf 81 (2) ». Il baissa la tête un moment et se détourna de lui, puis il répéta la question sans obtenir de réponse. Alors Ḥudhayfa lui dit : « Je vais t’informer, et tu sais pourquoi il l’a répétée : elle est descendue au sujet d’un homme de sa famille, appelé ʿAbd al-Ilāh ou ʿAbd Allāh, qui descendra sur un fleuve des fleuves de l’Orient, bâtira sur lui deux villes que le fleuve séparera en deux, et où se rassemblera tout tyran obstiné. » Abū al-Qāsim al-Ṭabarānī a dit : Aḥmad ibn ʿAbd al-Wahhāb ibn Najd al-Ḥawṭī m’a raconté, Abū al-Mughīra nous a raconté, ʿAbd Allāh ibn al-Simṭ nous a raconté, Ṣāliḥ ibn ʿAlī al-Hāshimī nous a raconté d’après son père, d’après son grand-père, d’après le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) qui a dit : « Élever un chiot après cent cinquante-quatre ans est meilleur pour vous que d’élever un enfant de vos reins. » Notre maître al-Dhahabī a dit : Ce hadith est forgé, et ʿAbd Allāh ibn al-Simṭ en est accusé. Nuʿaym ibn Ḥammād al-Khuzāʿī, le maître d’al-Bukhārī, a dit dans son livre « Les Épreuves et les Épopées » : Abū ʿAmr al-Baṣrī nous a raconté d’après Abū Bayān al-Maʿāfirī, d’après Badīʿ, d’après Kaʿb qui a dit : « Quand l’année cent soixante arrivera, la sagesse des sages et l’avis des avisés diminueront. » Un autre hadith contenant une allusion à Mālik ibn Anas, l’imam : Al-Tirmidhī a rapporté d’après Ibn ʿUyayna, d’après Ibn Jurayj, d’après Abū al-Zubayr, d’après Abū Ṣāliḥ, d’après Abū Hurayra, en remontant au Prophète : « Il viendra un temps où les gens frapperont les flancs des chameaux 82 à la recherche de la science, et ils ne trouveront personne de plus savant que le savant de Médine. » Puis il a dit : Ce hadith est ḥasan 83, et c’est le hadith d’Ibn ʿUyayna. On rapporte de lui qu’il a dit : « C’est Mālik ibn Anas. » De même, ʿAbd al-Razzāq l’a dit. Je dis : Mālik (qu’Allah lui fasse miséricorde) est mort en l’an cent soixante-dix-neuf. Un autre hadith contenant une allusion à Muḥammad ibn Idrīs al-Shāfiʿī : Abū Dāwūd al-Ṭayālisī a dit : Jaʿfar ibn Sulaymān nous a raconté d’après al-Naḍr ibn Muʿbad al-Kindī ou al-ʿAbdī, d’après al-Jārūd, d’après Abū al-Aḥwaṣ, d’après ʿAbd Allāh, qui a dit : Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « N’insultez pas Quraysh, car son savant remplira la terre de science. Ô Allah, Tu as fait goûter les premiers d’entre eux le malheur, fais donc goûter aux derniers la prospérité. » Al-Ḥākim l’a rapporté par la voie d’Abū Hurayra. Al-Ḥāfiẓ Abū Nuʿaym al-Iṣbahānī a dit : « C’est al-Shāfiʿī. » Je dis : Al-Shāfiʿī (qu’Allah lui fasse miséricorde) est mort en l’an deux cent quatre. Nous avons consacré un volume à sa biographie et mentionné avec lui les biographies de ses compagnons après lui. [Un autre hadith : Son annonce des meilleurs des gens après deux cents ans] Ruwād a rapporté d’après al-Jarrāḥ ibn Sufyān al-Thawrī, d’après Manṣūr, d’après Ribʿī, d’après Ḥudhayfa, remontant au Prophète : « Les meilleurs d’entre vous après deux cents ans sont ceux qui ont la croupe légère 84. » Ils dirent : « Qu’est-ce que la croupe légère, ô Messager d’Allah ? » Il dit : « Celui qui n’a ni famille, ni biens, ni enfant. » [Un autre hadith : Son annonce des catégories de gens] Ibn Mājah a dit : Al-Ḥasan ibn ʿAlī al-Khallāl nous a raconté, ʿAwn ibn ʿUmāra nous a raconté, ʿAbd Allāh ibn al-Muthannā m’a raconté, Thumāma ibn ʿAbd Allāh ibn Anas ibn Mālik nous a raconté d’après son père, d’après son grand-père Anas ibn Mālik, d’après Abū Qatāda, qui a dit : Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « Les signes 85 viendront après deux cents ans. » Naṣr ibn ʿAlī al-Jahḍamī nous a raconté, Nūḥ ibn Qays nous a raconté, ʿAbd Allāh ibn Maʿqil nous a raconté d’après Yazīd al-Raqqāshī, d’après Anas ibn Mālik, d’après le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) qui a dit : « Ma communauté est sur cinq strates : pendant quarante ans, des gens de bonté et de piété ; puis ceux qui les suivent jusqu’à cent vingt ans, des gens de compassion et de liens ; puis ceux qui les suivent jusqu’à cent soixante ans, des gens de rupture et de division ; puis le chaos, le chaos ! Fuyez, fuyez ! » Naṣr ibn ʿAlī nous a raconté, Ḥāzim Abū Muḥammad al-ʿAnazī nous a raconté, al-Musawwar ibn al-Ḥasan nous a raconté d’après Abū Maʿn, d’après Anas ibn Mālik, qui a dit : Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « Ma communauté est sur cinq strates, chaque strate de quarante ans. Quant à ma strate et celle de mes Compagnons, ce sont des gens de science et de foi. Quant à la deuxième strate, entre quarante et quatre-vingts ans, ce sont des gens de bonté et de piété. » Puis il mentionna quelque chose de similaire. Ce sont ses termes, et c’est un hadith étrange 86 par ces deux voies, et il n’est pas exempt d’étrangeté. Allah sait mieux. L’imam Aḥmad a dit : Wakīʿ ibn al-Aʿmash nous a raconté, Hilāl ibn Bayān nous a raconté d’après ʿImrān ibn Ḥuṣayn, qui a dit : Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « Les meilleurs des gens sont ma génération, puis ceux qui les suivent, puis ceux qui les suivent. Puis viendront des gens qui s’engraissent, aiment l’embonpoint, donnent le témoignage 87 avant qu’on ne le leur demande. » Al-Tirmidhī l’a rapporté par la voie d’al-Aʿmash. Al-Bukhārī et Muslim l’ont rapporté d’après Shuʿba, d’après Abū Ḥamza, d’après Zahdam ibn Muḍarrib : J’ai entendu ʿImrān ibn Ḥuṣayn dire : Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « Les meilleurs de ma communauté sont ma génération, puis ceux qui les suivent, puis ceux qui les suivent. » ʿImrān dit : « Je ne sais s’il a mentionné après sa génération deux ou trois générations. » Puis : « Ensuite viendront après vous des gens qui témoignent sans qu’on leur demande de témoigner, trahissent sans être dignes de confiance, font des vœux sans les tenir, et chez qui l’embonpoint apparaîtra. » Texte d’al-Bukhārī. Al-Bukhārī a dit : Muḥammad ibn Kathīr nous a raconté, Sufyān nous a informés d’après Manṣūr, d’après Ibrāhīm, d’après ʿUbayda, d’après ʿAbd Allāh, que le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « Les meilleurs des siècles sont mon siècle, puis ceux qui les suivent, puis ceux qui les suivent, puis ceux qui les suivent. Puis viendront des gens dont le témoignage devancera le serment et le serment devancera le témoignage. » Ibrāhīm dit : « Ils nous frappaient pour le témoignage et l’engagement quand nous étions petits. » Le reste du groupe, sauf Abū Dāwūd, l’a rapporté par de multiples voies d’après Manṣūr. [Un autre hadith : Son annonce du calife qui appelle les gens à la mécréance] Nuʿaym ibn Ḥammād a dit : Abū ʿAmr al-Baṣrī nous a raconté d’après Ibn Lahīʿa, d’après ʿAbd al-Wahhāb ibn Ḥusayn, d’après Muḥammad ibn Thābit al-Bunānī, d’après son père, d’après al-Ḥārith al-Hamdānī, d’après Ibn Masʿūd, d’après le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) qui a dit : « Le septième des descendants d’al-ʿAbbās appellera les gens à la mécréance, mais ils ne lui répondront pas. Les gens de sa maison lui diront : “Veux-tu nous priver de nos moyens de subsistance ?” Il dira : “Je suivrai parmi vous la conduite d’Abū Bakr et de ʿUmar.” Mais ils refuseront, et un ennemi de sa maison, parmi les Banū Hāshim, le tuera. Quand il sera attaqué, ils se diviseront entre eux. » Il mentionna une longue division jusqu’à la sortie du Sufyānī 88. Ce hadith s’applique à ʿAbd Allāh al-Maʾmūn, qui appela les gens à dire que le Coran est créé, et Allah nous en préserva du mal, comme nous le rapporterons en son lieu. Le Sufyānī est un homme qui viendra à la fin des temps, attribué à Abū Sufyān, de sa descendance, et il viendra à la fin du livre des Épopées. [Un autre hadith : Son annonce de la conquête de Constantinople] L’imam Aḥmad a dit : Hāshim nous a raconté, Layth nous a raconté d’après Muʿāwiya ibn Ṣāliḥ, d’après ʿAbd al-Raḥmān ibn Jubayr, d’après son père : J’ai entendu Abū Thaʿlaba al-Khushanī, compagnon du Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), dire alors qu’il était à Fusṭāṭ sous le califat de Muʿāwiya – et Muʿāwiya avait envoyé les gens en expédition contre Constantinople – : « Par Allah, cette communauté ne sera pas incapable de la moitié d’un jour. Quand tu verras la Syrie comme la table d’un seul homme et de sa famille, alors aura lieu la conquête de Constantinople. » Ainsi rapporté par Aḥmad, arrêté à Abū Thaʿlaba. Abū Dāwūd l’a rapporté dans ses Sunan d’après Ibn Wahb, d’après Muʿāwiya ibn Ṣāliḥ, d’après ʿAbd al-Raḥmān ibn Jubayr, d’après son père, d’après Abū Thaʿlaba, qui a dit : Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « Allah ne rendra pas cette communauté incapable de la moitié d’un jour. » Abū Dāwūd est le seul à l’avoir rapporté.

Puis Abû Dâwud dit : 'Amr ibn 'Uthmân nous a rapporté, Abû al-Mughîra nous a rapporté, Safwân m'a rapporté d'après Surayj ibn 'Ubayd d'après Sa'd ibn Abî Waqqâs d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) qu'il a dit : « J'espère que ma communauté ne sera pas incapable, auprès de son Seigneur, qu'Il retarde pour eux d'un demi-jour. » On demanda à Sa'd : « Combien vaut un demi-jour ? » Il répondit : « Cinq cents ans. » Abû Dâwud est le seul à l'avoir rapporté, et sa chaîne de transmission est bonne. Ceci fait partie des preuves de la prophétie, car cela implique la réalisation du retard de la communauté d'un demi-jour, soit cinq cents ans, comme l'a expliqué le Compagnon, et cela est tiré de la parole d'Allah Très-Haut : « Et un jour auprès de ton Seigneur équivaut à mille ans de ce que vous comptez » 89. Ensuite, cette annonce de la réalisation de cette durée n'exclut pas la réalisation de ce qui la dépasse. Quant à ce que beaucoup de gens mentionnent, à savoir qu'il (sur lui la paix) ne passera pas mille ans dans sa tombe, c'est-à-dire qu'il ne s'écoulera pas mille ans depuis le jour de sa mort jusqu'à l'établissement de l'Heure, c'est un hadith sans fondement dans aucun des livres de l'Islam. Et Allah sait mieux. Un autre hadith : l'annonce de l'apparition du feu qui était dans la terre du Hijâz, au point d'éclairer les cous des chameaux à Busrâ 90. Cela s'est produit en l'an 654 91. Al-Bukhârî a dit dans son Sahîh : Abû al-Yamân nous a rapporté, Shu'ayb nous a rapporté d'après al-Zuhrî qui a dit : Sa'îd ibn al-Musayyab a dit : Abû Hurayra m'a rapporté que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « L'Heure ne se lèvera pas avant qu'un feu ne sorte de la terre du Hijâz, éclairant les cous des chameaux à Busrâ. » Al-Bukhârî est le seul à l'avoir rapporté. Les historiens et d'autres ont mentionné, et il est établi par transmission successive 92 que cela s'est produit en l'an 654. Le cheikh imâm, le hâfiz, maître du hadith et imâm des historiens de son temps, Shihâb al-Dîn 'Abd al-Rahmân ibn Ismâ'îl, surnommé Abû Shâma, a dit dans son « Histoire » : Il est apparu le vendredi 5 Jumâdâ al-Âkhira de l'an 654, et il a duré un mois et plus. Il a mentionné des lettres transmises par des habitants de Médine, décrivant comment il est apparu à l'est de Médine, du côté du wâdî Shazâ 93, en face d'Uhud, et qu'il a rempli ces vallées, et qu'il en sortait des étincelles qui dévoraient le Hijâz. Il a mentionné que Médine a été secouée par des tremblements de terre à cause de cela, et qu'ils ont entendu des bruits effrayants cinq jours avant son apparition, commençant le premier du mois, un lundi. Cela n'a cessé, nuit et jour, jusqu'à ce qu'il apparaisse le vendredi, et cette terre a éclaté près du wâdî Shazâ, donnant naissance à un feu très grand, dont la longueur était de quatre parasanges 94, la largeur de quatre milles 95, et la profondeur d'une coudée et demie 96. La roche coulait jusqu'à devenir comme du plomb, puis se transformait en charbon noir. Il a mentionné que sa lumière s'étendait jusqu'à Taymâ' 97, au point que les gens écrivaient à sa lumière la nuit, comme si chacun avait une lampe dans sa maison. Les gens virent sa lueur depuis La Mecque – qu'Allah l'honore. Je dis : Quant à Busrâ, le juge suprême Sadr al-Dîn 'Alî ibn Abî Qâsim al-Taymî al-Hanafî m'a informé, disant : Mon père, le cheikh Safî al-Dîn, l'un des professeurs de Busrâ, m'a rapporté que plusieurs bédouins, le matin de cette nuit-là, qui se trouvaient dans la région de Busrâ, lui ont dit qu'ils avaient vu les flancs des cous de leurs chameaux éclairés par la lumière de ce feu apparu dans la terre du Hijâz. Le cheikh Shihâb al-Dîn a mentionné que les habitants de Médine, durant ces jours, se sont réfugiés dans la Mosquée du Prophète, se sont repentis à Allah de leurs péchés, ont imploré le pardon auprès de la tombe du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) pour leurs fautes passées, ont affranchi leurs esclaves et ont fait l'aumône à leurs pauvres et à leurs malades. L'un d'eux a dit à ce sujet : « Ô Toi qui dissipes le mal, pardonne nos crimes, car les malheurs nous ont encerclés, ô Seigneur. Nous Te plaignons de calamités que nous ne pouvons supporter, et nous en sommes vraiment dignes. Des tremblements qui font plier les rochers les plus durs, comment une roche dure pourrait-elle résister au tremblement ? Il a duré sept jours, secouant la terre, qui s'est fendue, révélant un spectacle dont l'œil du soleil est devenu aveugle. Une mer de feu sur laquelle naviguent des vaisseaux de collines, ancrés dans la terre. On y voit des étincelles comme des palais 98 volant, semblables à une pluie torrentielle qui tombe. Les cœurs des rochers se fendent de peur lorsqu'il rugit, et les lumières tremblent comme des météores. De lui, la fumée s'est épaissie dans l'air, jusqu'à ce que le soleil en devienne noir. Son souffle a marqué la lune, et la nuit de pleine lune, après la lumière, est devenue ténèbres. Quel signe parmi les miracles du Messager d'Allah ! Les gens intelligents le comprennent. » Et ce qui a été dit à propos de ce feu, ainsi que du déluge de Bagdad cette même année : « Gloire à Celui dont la volonté s'exécute parmi les créatures avec mesure. Il a noyé Bagdad par les eaux, comme Il a brûlé la terre du Hijâz par le feu. » [Un autre hadith : Son annonce concernant les gens qui sortiront à la fin des temps, ayant dans leurs mains comme des queues de vache] L'imâm Ahmad a dit : Abû 'Âmir nous a rapporté, Aflah ibn Sa'îd al-Ansârî, un cheikh de Qubâ' 99 parmi les Ansâr, nous a rapporté, 'Abd Allâh ibn Râfi', l'affranchi d'Umm Salama, m'a rapporté, disant : J'ai entendu Abû Hurayra dire : J'ai entendu le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dire : « Si le temps se prolonge pour vous, il se peut que vous voyiez un peuple qui part le matin dans la colère d'Allah et revient le soir dans Sa malédiction, ayant dans leurs mains comme des queues de vache. » Muslim l'a rapporté d'après Muhammad ibn 'Abd Allâh ibn Numayr d'après Zayd ibn al-Khabbâb d'après Aflah ibn Sa'îd. Muslim a également rapporté d'après Zuhayr ibn Harb d'après Jarîr d'après Suhayl d'après son père d'après Abû Hurayra, qui a dit : Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Deux catégories de gens du Feu que je n'ai pas encore vues : un peuple avec des fouets comme des queues de vache, frappant les gens, et des femmes vêtues mais nues, inclinées et inclinant les autres, leurs têtes comme des bosses de chameaux du Buhkt 100 inclinées ; elles n'entreront pas au Paradis et n'en sentiront pas l'odeur, alors que son odeur se sent d'une distance de tant et tant. » Ces deux catégories – les bourreaux appelés « ar-râjila » 101 et les « janândâriyya » 102 – sont nombreuses à notre époque et avant, et avant cela depuis longtemps. Les femmes vêtues mais nues, c'est-à-dire portant un vêtement qui ne cache pas leurs parties intimes, mais qui augmente plutôt la nudité et montre la parure. Inclinées dans leur démarche, inclinant les autres vers elles. Le fléau s'est généralisé parmi elles à notre époque, et avant aussi. Ceci est l'une des plus grandes preuves de la prophétie, car l'événement s'est produit extérieurement conformément à ce qu'il (sur lui la paix) a annoncé. Le hadith de Jâbir a déjà été mentionné : « Il y aura pour vous des tapis », et la suite du hadith a été mentionnée concernant la réalisation de cela et l'argument de sa femme contre lui à ce sujet. [Un autre hadith : Son annonce de l'aisance matérielle pour sa communauté] L'imâm Ahmad a rapporté d'après 'Abd al-Samad ibn 'Abd al-Wârith d'après Dâwud ibn Abî Hind, et al-Bayhaqî l'a extrait de son hadith d'après Abû Harb ibn Abî al-Aswad al-Du'alî d'après Talha ibn 'Amr al-Basrî, qu'il est venu à Médine auprès du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Alors qu'il priait, un homme vint et dit : « Ô Messager d'Allah, les dattes nous ont brûlé le ventre et les manteaux de laine nous ont brûlé la peau. » Il dit : Alors il loua Allah et Le glorifia, puis dit : « Je me suis vu, moi et mon compagnon, sans autre nourriture que le barîr 103, jusqu'à ce que nous venions chez nos frères les Ansâr, qui nous ont partagé leur nourriture, et leur nourriture était les dattes. Par Celui en dehors de qui il n'y a pas de divinité, si je pouvais vous procurer du pain et des dattes, je vous en aurais nourris. Il viendra un temps – ou celui d'entre vous qui l'atteindra – où ils porteront des vêtements comme les tentures de la Ka'ba, et où l'on vous apportera matin et soir des plateaux [de nourriture]. » Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, serons-nous meilleurs ce jour-là ou aujourd'hui ? » Il dit : « Vous êtes meilleurs aujourd'hui. Aujourd'hui vous êtes des frères, mais ce jour-là, vous vous frapperez les uns les autres à la nuque. »

Sufyān al-Thawrī a rapporté d'après Yaḥyā ibn Sa‘īd, d'après Abū Mūsā Baḥlīs 104, qui a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : Lorsque ma communauté marchera avec ostentation 105 et que les Perses et les Romains seront à son service, Allah les livrera les uns aux autres. » Al-Bayhaqī l'a rapporté avec une chaîne continue par la voie de Mūsā ibn ‘Ubayda, d'après ‘Abd Allāh ibn Dīnār, d'après Ibn ‘Umar, d'après le Prophète (sur lui la paix et le salut). [Autre hadith [Ses annonces concernant les rénovateurs de la religion]] Abū Dāwūd a dit : Sulaymān ibn Dāwūd al-Mahrī nous a raconté, Ibn Wahb nous a raconté, Sa‘īd ibn Abī Ayyūb nous a raconté d'après Shurāḥīl ibn Rayd al-Ma‘āfirī, d'après Abū ‘Alqama, d'après Abū Hurayra, qui a dit : « Je sais d'après le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) : Allah envoie à cette communauté, au début de chaque siècle, quelqu'un qui rénove pour elle sa religion. » Abū Dāwūd a dit : ‘Abd al-Raḥmān ibn Shurayḥ al-Iskandarānī ne l'a pas rapporté de Shurāḥīl ; Abū Dāwūd est le seul à le rapporter. Chaque groupe de savants a mentionné, pour chaque début de siècle, un savant parmi les leurs, appliquant ce hadith à lui. Un groupe de savants a dit : Le plus correct est que le hadith englobe chaque individu parmi les savants de ces époques, qui assume la suffisance collective 106 dans la transmission de la science, de ceux qui ont rencontré les prédécesseurs 107 à ceux qui les suivent, comme il est venu dans le hadith par des voies interrompues 108 et non interrompues : « Ceux qui sont intègres parmi chaque génération portent cette science, ils en écartent les altérations des exagérateurs et les falsifications des imposteurs. » Cela existe, grâce à Allah, jusqu'à notre époque, et nous sommes au huitième siècle. Allah est imploré de nous destiner le bien et de faire de nous Ses serviteurs vertueux, et des héritiers du Jardin de la félicité. Amen, amen, ô Seigneur des mondes. Le hadith rapporté dans le recueil authentique viendra : « Un groupe de ma communauté ne cessera d'être victorieux sur la vérité, sans que ne lui nuisent ceux qui les abandonnent ni ceux qui s'opposent à eux, jusqu'à ce que vienne l'ordre d'Allah, et ils seront ainsi. » Dans le Ṣaḥīḥ d'al-Bukhārī : « Et ils sont au Shām 109. » Beaucoup de savants des prédécesseurs ont dit : « Ce sont les gens du hadith. » Ceci fait aussi partie des preuves de la prophétie, car les gens du hadith sont plus nombreux au Shām que dans les autres régions de l'Islam, grâce à Allah, surtout dans la ville de Damas – qu'Allah la protège et la préserve – comme il est venu dans le hadith que nous mentionnerons, qu'elle sera le refuge des musulmans lors de l'apparition des épreuves. Dans le Ṣaḥīḥ de Muslim, d'après al-Nawwās ibn Sam‘ān, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a annoncé au sujet de ‘Īsā ibn Maryam qu'il descendra du ciel sur le minaret blanc à l'est de Damas. Il se peut que le texte original du hadith soit : « sur le minaret blanc oriental de Damas ». Il m'est parvenu qu'il en est ainsi dans certaines parties [des recueils], mais je ne l'ai pas vérifié jusqu'à présent. Allah est Celui qui facilite. Ce minaret blanc oriental de la mosquée de Damas a été rénové après que les chrétiens l'eurent incendié de nos jours, après l'année 740 110, et ils l'ont reconstruit avec les biens des chrétiens, en compensation de leur agression. Il y a là un grand mystère : c'est que ‘Īsā ibn Maryam, le prophète d'Allah, descendra sur cette construction édifiée avec leurs biens, les démentira dans les mensonges qu'ils ont inventés contre lui et contre Allah, brisera la croix, tuera le porc, et supprimera la capitation 111, c'est-à-dire qu'il la laissera et n'acceptera de personne d'entre eux ni d'autres que l'islam, ou bien il le tuera. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a annoncé cela à son sujet, l'a confirmé et l'a autorisé pour lui – que les prières et le salut d'Allah soient sur lui constamment jusqu'au Jour de la Rétribution, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons tous ensemble, et ceux qui les suivent avec bienfaisance. [Chapitre : Les miracles du Prophète (sur lui la paix et le salut) surpassent les miracles des prophètes antérieurs] La preuve pour mentionner des miracles du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) semblables à ceux d'un groupe de prophètes avant lui, et supérieurs à eux, en dehors de ce qui lui est propre parmi les grands miracles que nul avant lui parmi eux (sur eux la paix) n'a eus. Parmi cela, le Coran sublime, que le faux ne peut atteindre ni par devant ni par derrière, révélation de la part d'un Sage, Digne de louange. Car c'est un miracle permanent pour l'éternité, dont la preuve n'est pas cachée et dont on ne peut trouver l'équivalent. Il a défié les deux poids lourds 112, les djinns et les humains, de produire quelque chose de semblable, ou dix sourates, ou une seule sourate, et ils en ont été incapables, comme cela a été établi au début du Livre des miracles. Le hadith rapporté dans les deux recueils authentiques a déjà été mentionné, d'après al-Layth ibn Sa‘d, d'après Sa‘īd ibn Abī Sa‘īd al-Maqburī, d'après son père, d'après Abū Hurayra, d'après le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui a dit : « Il n'est aucun prophète à qui n'ait été donné des signes 113 tels que les humains aient cru sur leur semblable. Et ce qui m'a été donné est une révélation qu'Allah m'a inspirée. J'espère donc être celui qui aura le plus de suiveurs au Jour de la Résurrection. » Le sens est que chaque prophète a reçu des miracles extraordinaires qui exigent la foi de ceux qui les voient parmi les gens de perspicacité et de raison, non parmi les obstinés et les malheureux. Et ce qui m'a été donné, c'est-à-dire l'essentiel, le plus grand et le plus éclatant, est le Coran qu'Allah m'a inspiré. Car il ne périt pas et ne disparaît pas comme ont disparu les miracles des prophètes, qui ont pris fin avec la fin de leurs jours, et ne sont plus visibles, mais on en rapporte par des récits massifs 114 ou isolés 115, contrairement au Coran sublime qu'Allah lui a inspiré, car c'est un miracle transmis massivement de lui, permanent, qui subsiste après lui, et que tout homme qui prête l'oreille en étant témoin peut entendre. Il a déjà été mentionné dans les caractéristiques propres ce par quoi le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a été distingué du reste de ses frères parmi les prophètes (sur eux la paix), comme cela est établi dans les deux recueils authentiques d'après Jābir ibn ‘Abd Allāh qui a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : Il m'a été donné cinq choses qui n'ont été données à personne avant moi : j'ai été secouru par la terreur 116 à une distance d'un mois de marche ; la terre a été rendue pour moi lieu de prière et purificatrice, donc tout homme de ma communauté que la prière atteint, qu'il prie ; le butin m'a été rendu licite, alors qu'il n'était licite à personne avant moi ; l'intercession m'a été donnée ; et le prophète était envoyé à son peuple, tandis que j'ai été envoyé à l'humanité entière. » Nous avons déjà parlé de cela et de ce qui lui ressemble dans ce qui précède, ce qui dispense de le répéter. Louange à Allah. Plusieurs savants ont mentionné que tout miracle d'un prophète parmi les prophètes est un miracle pour leur sceau, Muḥammad (sur lui la paix et le salut). Car chacun d'eux a annoncé sa venue et ordonné de le suivre, comme Allah a dit : « Et lorsqu'Allah prit l'engagement des prophètes : 'Ce que Je vous ai donné comme Livre et Sagesse, puis qu'un Messager vous vienne confirmant ce qui est avec vous, vous devez croire en lui et vous devez le secourir.' Il dit : 'Reconnaissez-vous et acceptez-vous Mon pacte à cette condition ?' Ils dirent : 'Nous reconnaissons.' Il dit : 'Soyez-en témoins, et Je suis avec vous parmi les témoins.' Quiconque ensuite se détourne, alors ce sont ceux-là les pervers. » [Coran 3:81-82] Al-Bukhārī et d'autres ont rapporté d'après Ibn ‘Abbās (qu'Allah les agrée) qu'il a dit : « Allah n'a envoyé aucun prophète sans avoir pris sur lui l'engagement et le pacte que si Muḥammad est envoyé alors qu'il est vivant, il croira en lui, le suivra et le secourra. » Plusieurs savants ont mentionné que les prodiges des saints 117 sont des miracles pour les prophètes, car le saint n'obtient cela que par la bénédiction de sa suite de son prophète et la récompense de sa foi. Le but est que ce qui m'a poussé à rédiger ce chapitre est que j'ai pris connaissance d'un abrégé de la biographie de l'imam Muḥammad ibn Isḥāq ibn Yasār et d'autres, réalisé par notre maître, l'imam, le savant éminent, le cheikh de l'Islam, Kamāl al-Dīn Abū al-Ma‘ālī Muḥammad ibn ‘Alī al-Anṣārī al-Simmākī, dont la généalogie remonte à Abū Dujāna al-Anṣārī, Simmāk ibn Ḥarb ibn Ḥarasha al-Awsī.

Que Dieu l'agrée, le maître des shafi'ites 118 de son temps sans contestation, connu sous le nom d'Ibn al-Zamlakani 119, que la miséricorde de Dieu soit sur lui. Il a mentionné à la fin de son ouvrage quelque chose des vertus du Messager de Dieu, que Dieu le bénisse et lui accorde la paix, et a consacré un chapitre à ce sujet, où il a rapporté de belles choses, attiré l'attention sur de nombreux et importants bienfaits, et laissé d'autres belles choses mentionnées par d'autres imams antérieurs. Je ne l'ai pas vu épuiser le sujet jusqu'au bout, soit que cela soit tombé de son manuscrit, soit qu'il n'ait pas achevé sa composition. Un de ses proches parmi nos compagnons, dont la demande est impérieuse, m'a demandé à plusieurs reprises de le compléter, de le structurer, de l'ordonner, de le peaufiner, d'y ajouter et d'y apporter des suppléments. J'ai donc consulté Dieu 120 pendant un certain temps, puis je me suis activé pour cela en quête de récompense et de rétribution. J'avais entendu de notre maître, l'imam, le savant, le mémoriseur 121, Abou al-Hajjaj al-Mizzi 122, que Dieu le couvre de Sa miséricorde, que le premier à avoir parlé de ce sujet fut l'imam Abou Abdallah Muhammad ibn Idris al-Shafi'i 123, que Dieu l'agrée. Le mémoriseur Abou Bakr al-Bayhaqi 124, que Dieu lui fasse miséricorde, a rapporté dans son livre "Les Preuves de la Prophétie" 125, d'après son maître al-Hakim Abou Abdallah 126 : Abou Ahmad ibn Abi al-Hasan m'a informé, Abd al-Rahman ibn Abi Hatim al-Razi 127 nous a rapporté d'après son père, qui a dit : 'Umar ibn Sawwar a dit : Al-Shafi'i a dit : "Dieu n'a donné à aucun prophète ce qu'Il a donné à Muhammad, que Dieu le bénisse et lui accorde la paix." J'ai dit : "Il a donné à Jésus la résurrection des morts." Il a dit : "Il a donné à Muhammad, que Dieu le bénisse et lui accorde la paix, le tronc 128 qui lui servait de chaire lorsqu'il prêchait ; quand on lui construisit la chaire, le tronc gémit jusqu'à ce que l'on entende son son. Cela est plus grand que cela." Telle est sa parole, que Dieu l'agrée. Le but de ce que nous mentionnons dans ce chapitre est de montrer ce que Dieu a donné à Ses prophètes, sur eux la paix, comme signes évidents, prodiges décisifs et preuves claires, et que Dieu a réuni pour Son serviteur et Messager, le maître des prophètes et leur sceau, toutes sortes de perfections et de signes, en plus de ce dont Dieu l'a distingué et qu'Il n'a donné à personne avant lui, comme nous l'avons mentionné dans ses caractéristiques et ses qualités, que Dieu le bénisse et lui accorde la paix. Je suis tombé sur un beau chapitre sur ce sujet dans le livre "Les Preuves de la Prophétie" du mémoriseur Abou Nu'aym Ahmad ibn Abdallah al-Isfahani 129, un livre volumineux en trois volumes, où il a consacré un chapitre à ce sujet. De même, le juriste Abou Muhammad Abdallah ibn Hamid 130 l'a mentionné dans son livre "Les Preuves de la Prophétie", un livre grand, noble et volumineux, contenant de précieuses perles. De même, al-Sarsari 131 le poète mentionne dans certaines de ses odes des choses de ce genre, comme cela viendra. Et voici que je mentionne, avec l'aide de Dieu, l'essentiel de ce que nous avons rassemblé de ces lieux dispersés, avec l'expression la plus concise et l'allusion la plus brève. C'est Dieu dont on implore l'aide, c'est en Lui qu'on place sa confiance, et il n'y a de force ni de puissance qu'en Dieu, le Puissant, le Sage. **Parole sur ce qui a été donné à Noé, sur lui la paix** Dieu Très-Haut a dit : "Il invoqua son Seigneur : 'Je suis vaincu, secours-moi !' Alors Nous ouvrîmes les portes du ciel avec une eau torrentielle, et Nous fîmes jaillir la terre en sources, et les eaux se rencontrèrent selon un ordre déjà décrété. Et Nous le portâmes sur un vaisseau fait de planches et de clous, voguant sous Nos yeux : récompense pour celui qui avait été renié. Et Nous laissâmes cela comme un signe. Y a-t-il quelqu'un pour en tirer leçon ?" [Coran, 54:10-15]. J'ai déjà raconté l'histoire en détail au début de ce livre, comment il invoqua Dieu contre son peuple, et Dieu le sauva, lui et les croyants qui le suivirent, sans qu'aucun d'eux ne périsse, et noya ceux qui lui désobéirent parmi les mécréants, sans qu'aucun d'eux ne soit épargné, pas même son fils. Notre maître, le savant Abou al-Ma'ali Muhammad ibn Ali al-Ansari al-Zamlakani 132 – et c'est de son manuscrit que j'ai copié – a dit : "Montrer que tout miracle d'un prophète a son équivalent pour notre Prophète nécessiterait un long discours et des détails que ne pourraient contenir de nombreux volumes. Mais nous indiquerons une partie par une autre. Mentionnons donc les plus grands miracles des prophètes, sur eux la paix. Parmi eux, le salut de Noé dans l'arche avec les croyants. Il ne fait aucun doute que le fait que l'eau porte les hommes sans bateau est plus grand que de naviguer sur elle dans un bateau. Or, beaucoup de saints ont marché sur l'eau. Dans l'histoire d'al-'Ala' ibn Ziyad 133, compagnon du Messager de Dieu, que Dieu le bénisse et lui accorde la paix, il y a une indication de cela." Munjab 134 a rapporté : "Nous fîmes une expédition avec al-'Ala' ibn al-Hadrami 135 à Darin 136. Il fit trois invocations qui furent exaucées. Nous descendîmes dans un lieu et il chercha de l'eau sans en trouver. Il se leva, pria deux rak'as 137 et dit : 'Ô Dieu, nous sommes Tes serviteurs, dans Ton chemin, nous combattons Ton ennemi. Ô Dieu, donne-nous une pluie pour faire nos ablutions et boire, sans que personne d'autre que nous n'en ait part.' Nous avançâmes un peu et voici que nous trouvâmes de l'eau, la pluie venant de cesser. Nous fîmes nos ablutions, nous en prîmes des provisions, je remplis mon outre et la laissai à sa place pour voir si son invocation avait été exaucée ou non. Nous avançâmes un peu, puis je dis à mes compagnons : 'J'ai oublié mon outre.' Je retournai à cet endroit et il semblait que jamais de l'eau ne l'avait touché. Puis nous avançâmes jusqu'à arriver à Darin, la mer étant entre nous et eux. Il dit : 'Ô Vivant, ô Sage, nous sommes Tes serviteurs, dans Ton chemin, nous combattons Ton ennemi. Fais-nous un chemin vers eux.' Nous entrâmes dans la mer et l'eau n'atteignit pas nos chevilles, nous marchâmes sur la surface de l'eau sans que rien ne soit mouillé.'" Et il mentionna le reste de l'histoire. "Ceci est plus fort que de monter sur un bateau, car le fait que l'eau porte un bateau est habituel, et plus fort que la fente de la mer pour Moïse, car là l'eau se retira jusqu'à ce qu'ils marchent sur la terre ferme ; le miracle était le retrait de l'eau. Ici, l'eau est devenue un corps solide sur lequel ils marchent comme sur la terre. Ceci est attribué au Prophète, que Dieu le bénisse et lui accorde la paix, et à sa bénédiction." Fin de ce qu'il a mentionné textuellement concernant Noé, sur lui la paix. Cette histoire que notre maître a rapportée, le mémoriseur Abou Bakr al-Bayhaqi l'a mentionnée dans son livre "Les Preuves" par la voie d'Abou Bakr ibn Abi al-Dunya 138 d'après Abou Kurayb 139 d'après Muhammad ibn Fudayl 140 d'après al-Salt ibn Matar al-'Ijli 141 d'après Abd al-Malik ibn Ukht Sahm 142 d'après Sahm ibn Munjab 143 qui a dit : "Nous fîmes une expédition avec al-'Ala' ibn al-Hadrami" et il la mentionna. Al-Bukhari 144 l'a mentionnée dans son "Grand Histoire" 145 par une autre voie. Al-Bayhaqi l'a rapportée par la voie d'Abou Hurayra 146, que Dieu l'agrée, qui était avec al-'Ala' et en fut témoin. Al-Bayhaqi l'a également rapportée par la voie d'Isa ibn Yunus 147 d'après Abdallah 148 d'après 'Awn 149 d'après Anas ibn Malik 150 qui a dit : "J'ai vécu dans cette communauté trois choses qui, si elles avaient été chez les enfants d'Israël, les nations se les seraient disputées." Nous dîmes : "Que sont-elles, ô Abou Hamza 151 ?" Il dit : "Nous étions sur la Suffa 152 auprès du Messager de Dieu, que Dieu le bénisse et lui accorde la paix, lorsqu'une femme émigrante vint à lui avec son fils qui avait atteint l'âge adulte. Il logea la femme avec les femmes et son fils avec nous. Peu de temps après, il fut frappé par l'épidémie de Médine, tomba malade quelques jours, puis mourut. Le Prophète, que Dieu le bénisse et lui accorde la paix, lui ferma les yeux et ordonna son linceul. Quand nous voulûmes le laver, il dit : 'Ô Anas, va trouver sa mère et informe-la.' Je l'informai. Elle vint et s'assit à ses pieds, les prit et dit : 'Ô Dieu, je me suis soumise à Toi volontairement, j'ai abandonné les idoles, ne m'impose pas...'"

Cette calamité, je n'ai pas la force de la supporter. Il dit : Par Dieu, à peine eut-elle fini de parler qu'il bougea ses pieds, jeta le vêtement de son visage et vécut jusqu'à ce que Dieu reprit Son messager, que Dieu prie sur lui et le salue, et jusqu'à ce que sa mère mourût. Anas dit : Ensuite, 'Umar ibn al-Khattâb équipa une armée et nomma al-'Alâ' ibn al-Hadramî à sa tête. Anas dit : Je faisais partie de son expédition. Nous arrivâmes à notre lieu de combat et trouvâmes que l'ennemi nous avait devancés et avait effacé les traces d'eau ; la chaleur était intense. Nous souffrîmes de la soif, ainsi que nos montures. C'était un vendredi. Quand le soleil pencha vers son coucher, il pria avec nous deux rak'as 153, puis tendit la main vers le ciel alors que nous ne voyions rien dans le ciel. Il dit : Par Dieu, il n'avait pas encore baissé la main que Dieu envoya un vent, suscita des nuages, et il pleuvait abondamment jusqu'à remplir les mares et les ravins. Nous bûmes, abreuvâmes nos montures et remplîmes nos outres. Il dit : Ensuite, nous arrivâmes chez notre ennemi, qui avait traversé un bras de mer vers une île. Il se tint sur le bras de mer et dit : « Ô 'Alî, ô Très Grand, ô Clément, ô Généreux ! » Puis il dit : « Traversez au nom de Dieu. » Il dit : Nous traversâmes, l'eau n'atteignant que les sabots de nos montures. Nous ne restâmes que peu de temps, puis nous attaquâmes l'ennemi, tuant, capturant et faisant des prisonniers. Ensuite, nous revînmes au bras de mer, il dit la même parole, et nous traversâmes, l'eau n'atteignant que les sabots de nos montures. Puis il mentionna la mort d'al-'Alâ' et leur enterrement dans une terre qui n'accepte pas les morts. Ensuite, ils creusèrent pour le transférer ailleurs, mais ils ne le trouvèrent pas ; la tombe brillait de lumière. Ils remirent la terre sur lui et partirent. Ce récit est plus complet : il contient l'histoire de la femme à qui Dieu a rendu son enfant vivant par son invocation. Nous y ferons allusion dans ce qui concerne les miracles du Messie 'Îsâ fils de Marie, avec ce qui leur ressemble, si Dieu le Très-Haut le veut, comme nous ferons allusion à cette histoire d'al-'Alâ' avec ce que nous rapporterons ici, dans ce qui concerne les miracles de Moïse, sur lui la paix, dans l'histoire de la fente de la mer pour les Enfants d'Israël. Notre maître y a fait allusion dans ses paroles précieuses. Autre histoire semblable à celle d'al-'Alâ' ibn al-Hadramî [Histoire de la traversée du Tigre par Abû 'Ubayda ath-Thaqafî] Al-Bayhaqî a rapporté dans les Preuves – et cela a déjà été mentionné – par la voie de Sulaymân ibn Marwân al-A'mash, d'après certains de ses compagnons, qui dit : Nous arrivâmes au Tigre alors qu'il était en crue, et les Perses étaient derrière lui. Un homme parmi les musulmans dit : « Au nom de Dieu », puis il lança son cheval et s'éleva sur l'eau. Les gens dirent : « Au nom de Dieu », puis ils lancèrent leurs chevaux et s'élevèrent sur l'eau. Les Perses les regardèrent et dirent : « Dîwân, dîwân », c'est-à-dire « fous, fous », puis ils s'enfuirent. Il dit : Les gens ne perdirent qu'une écuelle accrochée à la queue d'une selle. Quand ils sortirent, ils prirent le butin et le partagèrent. Un homme disait : « Qui échange du jaune contre du blanc ? » Nous avons mentionné dans la Sîra 'umariyya et ses jours, et aussi dans le Tafsîr, que le premier à traverser le Tigre ce jour-là fut Abû 'Ubayda an-Nufay'î, commandant des armées à l'époque de 'Umar ibn al-Khattâb, que Dieu l'agrée. Il regarda le Tigre et récita la parole du Très-Haut : « Nulle âme ne peut mourir qu'avec la permission de Dieu, selon un terme fixé » 154, puis il prononça le nom de Dieu le Très-Haut et lança son cheval dans l'eau, et l'armée le suivit. Quand les Perses les virent faire cela, ils se mirent à dire : « Dîwân, dîwân », c'est-à-dire « fous, fous », puis ils tournèrent le dos et s'enfuirent. Les musulmans les tuèrent et prirent un butin considérable. Autre histoire semblable [Histoire de la traversée du Tigre par Abû Muslim al-Khawlânî] Al-Bayhaqî a rapporté par la voie d'Abû an-Nadr, d'après Sulaymân ibn al-Mughîra, qu'Abû Muslim al-Khawlânî arriva au Tigre alors qu'il charriait du bois par sa crue. Il marcha sur l'eau, se tourna vers ses compagnons et dit : « Perdez-vous quelque chose de vos affaires, pour que nous invoquions Dieu le Très-Haut ? » Puis il dit : « Ceci est une chaîne de transmission authentique. » Je dis : Le grand mémorisateur Abû al-Qâsim ibn 'Asâkir a mentionné, dans la notice biographique d'Abû 'Abd Allâh ibn Ayyûb al-Khawlânî, cette histoire de manière plus détaillée, par la voie de Baqiyya ibn al-Walîd : Muhammad ibn Ziyâd m'a raconté d'après Abû Muslim al-Khawlânî que, lorsqu'il faisait campagne en terre byzantine et qu'ils passaient devant un fleuve, il disait : « Traversez au nom de Dieu. » Il dit : Il passait devant eux, et ils traversaient sur l'eau, l'eau n'atteignant que les genoux des montures, ou à peu près. Il dit : Quand ils avaient traversé, il disait aux gens : « Avez-vous perdu quelque chose ? Si quelqu'un a perdu quelque chose, j'en suis garant. » Il dit : Un homme jeta délibérément une besace. Quand ils eurent traversé, l'homme dit : « Ma besace est tombée dans le fleuve. » Il lui dit : « Suis-moi », et voilà que la besace était accrochée à un morceau de bois dans le fleuve. Il dit : « Prends-la. » Abû Dâwûd l'a rapporté par la voie d'al-A'râbî, d'après lui, d'après 'Amr ibn 'Uthmân, d'après Baqiyya. Puis Abû Dâwûd dit : Mûsâ ibn Ismâ'îl nous a raconté : Sulaymân ibn al-Mughîra nous a raconté d'après Humayd qu'Abû Muslim al-Khawlânî arriva au Tigre alors qu'il charriait du bois par sa crue. Il s'arrêta, loua Dieu, Le glorifia, mentionna la marche des Enfants d'Israël dans la mer, puis poussa sa monture qui entra dans l'eau, et les gens le suivirent jusqu'à ce qu'ils eussent traversé. Puis il dit : « Avez-vous perdu quelque chose de vos affaires, pour que j'invoque Dieu afin qu'Il vous le rende ? » Ibn 'Asâkir l'a rapporté par une autre voie, d'après 'Abd al-Karîm ibn Rashîd, d'après Humayd ibn Hilâl al-'Adawî : Le fils de mon oncle, frère de mon père, m'a raconté : Je sortis avec Abû Muslim dans une armée. Nous arrivâmes à un fleuve tumultueux et redoutable. Nous dîmes aux habitants du village : « Où est le gué ? » Ils dirent : « Il n'y a pas de gué ici, mais le gué est à deux nuits de marche en aval. » Abû Muslim dit : « Ô Dieu, Tu as fait traverser la mer aux Enfants d'Israël, et nous sommes Tes serviteurs et nous sommes dans Ta voie ; fais-nous donc traverser ce fleuve aujourd'hui. » Puis il dit : « Traversez au nom de Dieu. » Le fils de mon oncle dit : J'étais sur un cheval et je me dis : Je vais le pousser le premier derrière son cheval. Il dit : Par Dieu, l'eau n'atteignit pas le ventre des chevaux que tous les gens eurent traversé. Puis il s'arrêta et dit : « Ô communauté des musulmans, quelqu'un a-t-il perdu quelque chose, pour que j'invoque Dieu le Très-Haut afin qu'Il le rende ? » Ces prodiges 155 de ces saints sont des miracles pour le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, comme nous l'avons déjà établi ; car ils ne les ont obtenus que par la bénédiction de leur suite et la félicité de sa mission. Ils contiennent une preuve solide de la religion pour les musulmans. Ils ressemblent au miracle de Noé, sur lui la paix, dans sa marche sur l'eau avec l'arche que Dieu le Très-Haut lui ordonna de construire, et au miracle de Moïse, sur lui la paix, dans la fente de la mer. Ceci est encore plus étonnant, du fait qu'ils marchèrent sur la surface de l'eau sans obstacle, et du fait que c'était une eau courante : marcher sur une eau courante est plus étonnant que marcher sur une eau stagnante que l'on peut traverser, bien que l'eau du Déluge fût plus immense et plus grande. Ce sont des phénomènes extraordinaires 156, et il n'y a pas de différence entre le peu et le beaucoup dans l'extraordinaire. Car celui qui marche sur la surface d'une eau profonde, courante et tumultueuse sans que les sandales de ses chevaux ne soient mouillées, ou sans que l'eau n'atteigne leur ventre, il n'y a pas de différence dans l'extraordinaire entre une coudée ou mille coudées, entre un fleuve ou une mer. Bien au contraire, le fait que ce soit un fleuve tumultueux comme l'éclair fulgurant et le torrent impétueux est plus grand et plus étrange. De même par rapport à la fente de la mer, c'est-à-dire le côté de la mer Rouge, au point que chaque partie devint comme une immense montagne. L'eau se retira à droite et à gauche jusqu'à ce que le fond de la mer apparût, et Dieu envoya sur elle le vent jusqu'à l'assécher. Les chevaux marchèrent dessus sans trouble, jusqu'à ce qu'ils eussent tous traversé. Pharaon vint avec ses armées, et la mer les submergea de ce qui les submergea 157, et Pharaon égara son peuple et ne les guida pas 158. Cela parce que, lorsqu'ils furent au milieu et sur le point d'en sortir, Dieu ordonna à la mer de se refermer sur eux, et ils se noyèrent tous, sans qu'un seul n'en réchappât, de même qu'aucun des Enfants d'Israël ne manqua. Il y a là un grand signe, voire de nombreux signes, comme nous l'avons exposé dans le Tafsîr. À Dieu la louange et la grâce.

Le propos est que ce que nous avons mentionné de l'histoire d'al-ʿAlāʾ ibn al-Ḥaḍramī, d'Abū ʿAbd Allāh al-Thaqafī et d'Abū Muslim al-Khawlānī, à savoir leur marche sur le courant de l'eau vive sans qu'aucun d'eux ne soit perdu ni qu'ils ne perdent rien de leurs bagages, cela alors qu'ils sont des saints 159 – parmi eux un Compagnon 160 et deux Suivants 161 –, que dire alors si le besoin s'en faisait sentir en présence du Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue –, le Seigneur des prophètes et leur Sceau, le plus élevé d'entre eux en rang la nuit de l'ascension 162, leur imam cette nuit-là à Jérusalem 163, qui est le lieu de leur sainteté et la demeure de leur commencement, leur prédicateur au Jour de la Résurrection, le plus élevé d'entre eux en rang au Paradis, le premier intercesseur lors du Rassemblement, pour la sortie du Feu, pour l'entrée au Paradis et pour l'élévation des degrés en son sein, comme nous avons exposé les catégories et les types d'intercession à la fin du livre sur les terreurs du Jour de la Résurrection. Et c'est de Dieu que l'on cherche secours. Nous mentionnerons dans les miracles mosaïques ce qui est rapporté des miracles muhammadiens, qui sont plus évidents et plus éclatants qu'eux. Et nous sommes maintenant dans ce qui concerne les miracles de Noé – sur lui la paix –, et notre maître n'a mentionné que ce qui précède. Quant au ḥāfiẓ 164 Abū Nuʿaym Aḥmad ibn ʿAbd Allāh al-Iṣbahānī, il a dit à la fin de son livre sur les preuves de la prophétie, qui est en trois volumes : « Le trente-troisième chapitre sur la comparaison des prophètes dans leurs mérites avec les mérites de notre Prophète, et ce qu'ils ont reçu comme signes comparé à ce qu'il a reçu, car il a reçu ce qu'ils ont reçu et leur équivalent et leur semblable. Le premier des messagers fut Noé – sur lui la paix –, et le signe qu'il reçut fut l'apaisement de sa colère et l'exaucement de sa prière pour hâter le châtiment de Dieu contre ceux qui le traitaient de menteur, jusqu'à ce que périsse tout ce qui était sur la surface de la terre, êtres inanimés et animés, sauf ceux qui crurent en lui et entrèrent avec lui dans son arche. Par ma vie, c'est un signe magnifique, conforme au décret antérieur de Dieu et à ce qu'Il savait de leur destruction. De même, notre Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue –, lorsque son peuple le traita de menteur et exagéra dans son offense et le mépris de son rang auprès de Dieu – Puissant et Majestueux –, au point que l'insensé ʿUqba ibn Abī Muʿayṭ jeta les entrailles d'un chameau sur son dos pendant qu'il était prosterné, il dit : « Ô Dieu, charge-Toi des notables de Quraysh 165. » Puis il rapporta le hadith d'après Ibn Masʿūd comme précédemment, comme nous l'avons mentionné dans le Ṣaḥīḥ d'al-Bukhārī et ailleurs, au sujet du fait que les notables de Quraysh placèrent sur le dos du Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue –, alors qu'il était prosterné près de la Kaʿba, les entrailles de ce chameau, et ils en rirent, au point que certains s'appuyaient sur d'autres à force de rire. Et cela resta sur son dos jusqu'à ce que sa fille Fāṭima – sur elle la paix – vienne et le jette de son dos, puis elle se tourna vers eux en les insultant. Lorsque le Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – eut terminé sa prière, il leva les mains et dit : « Ô Dieu, charge-Toi des notables de Quraysh », puis il les nomma : « Ô Dieu, charge-Toi d'Abū Jahl, de ʿUtba, de Shayba, d'al-Walīd ibn ʿUtba, d'Umayya ibn Khalaf, de ʿUqba ibn Abī Muʿayṭ et de ʿUmāra ibn al-Walīd. » ʿAbd Allāh ibn Masʿūd dit : « Par Celui qui l'a envoyé avec la vérité, je les ai vus gisants le jour de Badr, puis traînés vers le puits, le puits de Badr. » De même, lorsque Quraysh s'avança le jour de Badr avec son nombre et son équipement, et que le Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – les vit, il dit en levant les mains : « Ô Dieu, voici Quraysh qui vient à Toi avec son orgueil et sa morgue, elle dispute et traite Ton messager de menteur. Ô Dieu, frappe-les ce matin. » Soixante-dix de leurs chefs furent tués et soixante-dix de leurs nobles furent faits prisonniers. Si Dieu avait voulu, Il les aurait anéantis jusqu'au dernier, mais par la clémence et la noblesse de Son Prophète, Il épargna ceux dont le décret avait précédé qu'ils croiraient en Lui et en Son messager – que Dieu prie sur lui et le salue. Il avait invoqué contre ʿUtba ibn Abī Lahab pour qu'Il lâche sur lui Son chien au Shām, et le lion le tua près du Wādī al-Zarqāʾ en face de la ville de Buṣrā. Combien de signes semblables et analogues a-t-il eus, comme la famine de Joseph 166 ? Ils souffrirent de la famine jusqu'à manger du ʿakbar 167, c'est-à-dire du sang avec des tendons, et ils mangèrent des os et toute chose. Puis ils parvinrent à sa miséricorde, sa compassion et sa pitié, et il pria pour eux, et Dieu les soulagea et ils reçurent la pluie par la bénédiction de sa prière. L'imam juriste Abū Muḥammad ʿAbd Allāh ibn Ḥāmid a dit dans son livre des Preuves de la prophétie – qui est un livre complet – : « Mention de ce que Noé – sur lui la paix – a reçu comme mérites, et exposition de ce que Muḥammad – que Dieu prie sur lui et le salue – a reçu de ce qui égale ses mérites et les dépasse. Lorsque le peuple de Noé eut atteint les limites dans son offense, son mépris et son refus de croire en ce qu'il leur apportait de la part de Dieu, il invoqua contre eux en disant : “Seigneur, ne laisse sur la terre aucun habitant parmi les mécréants” 168. Dieu exauça sa prière et noya son peuple, au point qu'il ne resta rien des animaux et des bêtes, sauf... »


  1. al-kāhinayn : Les deux tribus juives de Médine : Banu Qurayza et Banu al-Nadir, appelées 'prêtres' car elles descendaient de la tribu sacerdotale de Harun (Aaron).
  2. mursal : Hadith interrompu : un Successeur (Tabi'i) rapporte directement du Prophète sans mentionner le Compagnon intermédiaire.
  3. ta'wīl : Interprétation allégorique ou ésotérique du Coran, distincte du tafsir (exégèse littérale).
  4. al-Ṣaḥīḥayn : Les deux recueils de hadiths considérés comme les plus authentiques : le Sahih d'al-Bukhari et le Sahih de Muslim.
  5. ṣalāt al-ʿishāʾ : La prière du soir, la cinquième prière obligatoire de la journée.
  6. qarn : Siècle ou génération ; ici, le Prophète annonce que l'enfant vivra cent ans.
  7. sharṭ al-sunan : Conditions de transmission exigées par les auteurs des Sunan (recueils de hadiths comme Abu Dawud, al-Tirmidhi, etc.), généralement une chaîne continue et des transmetteurs fiables.
  8. Banū Abī al-ʿĀṣ : Les descendants d'Abu al-As, ancêtre des Omeyyades ; la branche omeyyade qui a gouverné le califat.
  9. daghan : Tromperie, hypocrisie ; utiliser la religion comme un moyen de duper les gens.
  10. khawalan : Butin, serviteurs ou biens pris comme propriété ; ici, traiter les serviteurs d'Allah comme des esclaves ou du butin.
  11. duwalan : Butin de guerre ou biens circulant entre les mains ; ici, les biens d'Allah (le trésor public) sont détournés comme butin.
  12. nuḥlan : Don, cadeau ; ici, les biens publics sont distribués comme des dons personnels.
  13. Banu al-Hakam : Les descendants d'al-Hakam ibn Abi al-As, oncle du calife Uthman et père de Marwan ibn al-Hakam, fondateur de la branche marwanide des Omeyyades.
  14. daghala : Tromperie, ruse ; ici, le Livre d'Allah est utilisé comme instrument de tromperie.
  15. Abd al-Malik : Abd al-Malik ibn Marwan, calife omeyyade (r. 685-705), fils de Marwan.
  16. Abu al-Jababira al-arba'a : Le père des quatre tyrans ; désigne Abd al-Malik ibn Marwan, père de quatre califes omeyyades : al-Walid, Sulayman, Yazid et Hisham.
  17. Ibn Lahi'a : Abdullah ibn Lahi'a al-Hadrami, traditionniste égyptien (mort en 790), considéré comme faible par les critiques de hadith.
  18. Abu Muhammad Abdullah ibn Abd al-Rahman al-Darimi : Savant et traditionniste (mort en 869), auteur du Sunan al-Darimi.
  19. Al-Hakam ibn Abi al-As : Oncle paternel du calife Uthman, père de Marwan ; exilé par le Prophète pour avoir imité sa démarche.
  20. Himsi : Originaire de Homs (Syrie).
  21. Nu'aym ibn Hammad : Traditionniste (mort en 843), auteur du Kitab al-Fitan.
  22. Fitan wa al-Malahim : Genre littéraire traitant des épreuves et des batailles eschatologiques.
  23. Ibn al-Zarqa' : Fils de la femme aux yeux bleus ; surnom péjoratif de Marwan ibn al-Hakam, dont la mère était byzantine aux yeux bleus.
  24. Mursal : Hadith où le Compagnon est omis, rapporté directement par un Successeur du Prophète ; considéré comme faible par certains.
  25. Banu Umayya : Les Omeyyades, dynastie califale ayant régné de 661 à 750.
  26. Ya'qub ibn Sufyan : Historien et traditionniste (mort en 891), auteur du Kitab al-Ma'rifa wa al-Tarikh.
  27. Al-Thawri : Sufyan al-Thawri, célèbre traditionniste et juriste (mort en 778).
  28. Sa'id ibn al-Musayyab : Célèbre Successeur et juriste de Médine (mort en 715).
  29. Coran 17:60 : Référence au verset : 'Et Nous n'avons fait de la vision que Nous t'avons montrée qu'une épreuve pour les gens.'
  30. Abu Dawud al-Tayalisi : Traditionniste (mort en 819), auteur du Musnad.
  31. Al-Hasan ibn Ali : Petit-fils du Prophète, fils d'Ali et Fatima, deuxième imam chiite (mort en 670).
  32. Sourate al-Kawthar (108) : Sourate courte du Coran, signifiant 'l'Abondance'.
  33. Sourate al-Qadr (97) : Sourate sur la nuit du Destin, meilleure que mille mois.
  34. Al-Tirmidhi : Muhammad ibn Isa al-Tirmidhi, traditionniste (mort en 892), auteur du Jami'.
  35. Ibn Jarir al-Tabari : Historien et exégète (mort en 923), auteur du Tafsir et de l'Histoire.
  36. Al-Hakim al-Naysaburi : Traditionniste (mort en 1014), auteur du Mustadrak 'ala al-Sahihayn.
  37. Al-Bayhaqi : Ahmad ibn al-Husayn al-Bayhaqi, traditionniste (mort en 1066), auteur des Preuves de la Prophétie.
  38. Yahya ibn Sa'id al-Qattan : Célèbre critique de hadith (mort en 813).
  39. Ibn Mahdi : Abd al-Rahman ibn Mahdi, traditionniste (mort en 813).
  40. Yahya ibn Ma'in : Célèbre critique de hadith (mort en 847).
  41. Abu al-Hajjaj al-Mizzi : Yusuf ibn al-Zaki al-Mizzi, mémorisateur de hadith (mort en 1341), auteur de Tahdhib al-Kamal.
  42. Sahih al-Bukhari : Recueil de hadiths authentiques compilé par Muhammad ibn Isma'il al-Bukhari (mort en 870).
  43. Banu al-Abbas : Les Abbassides, dynastie califale ayant succédé aux Omeyyades en 750.
  44. Ibn al-Zubayr : Abdullah ibn al-Zubayr, calife rival à La Mecque (r. 683-692).
  45. al-khulafā' al-rāshidūn : Les califes bien guidés : les quatre premiers califes de l'Islam (Abû Bakr, 'Umar, 'Uthmân, 'Alî), considérés comme modèles de justice et de piété.
  46. al-tābi'ūn : Les Successeurs : la génération suivant les Compagnons du Prophète, ayant reçu l'enseignement des Compagnons.
  47. nakāra : Étrangeté, caractère suspect ou non-conforme d'un hadith, indiquant une possible faiblesse ou fabrication.
  48. tawqīf : Révélation ou information divine, souvent utilisée pour désigner des paroles prophétiques ou inspirées.
  49. 132 de l'Hégire : Correspond à 749-750 apr. J.-C., année du renversement des Omeyyades par les Abbassides.
  50. bataḥāt : Liens de parenté ou relations familiales étroites, ici entre les Omeyyades et les Hachémites.
  51. al-sawād : Le noir : couleur des vêtements des Abbassides, symbole de leur dynastie.
  52. al-thurayyā : Les Pléiades : un amas d'étoiles dans la constellation du Taureau, souvent utilisé dans les prédictions numériques.
  53. mawqūf : Hadith suspendu : une tradition remontant à un Compagnon, non au Prophète.
  54. ahl al-bayt : Gens de la Maison : la famille du Prophète, notamment les descendants de Hâshim.
  55. al-Mansūr, al-Saffāh, al-Mahdī : Al-Mansûr (754-775), al-Saffâh (750-754) et al-Mahdî (775-785) : trois premiers califes abbassides.
  56. munqaṭi' : Hadith interrompu : dont la chaîne de transmission comporte une rupture, le rendant faible.
  57. Abū Qilāba : Abû Qilâba 'Abd Allah ibn Zayd al-Jarmî : un éminent Successeur et transmetteur de hadiths.
  58. kanz : Trésor : peut désigner un lieu ou une richesse, ici probablement le trésor des Omeyyades.
  59. hāfiẓ : Hâfiz : titre donné à un spécialiste du hadith ayant mémorisé un grand nombre de textes.
  60. ahl al-ra'y : Gens de l'opinion : juristes utilisant le raisonnement personnel, par opposition aux traditionalistes.
  61. Îliyâ : Nom arabe de Jérusalem (Aelia Capitolina).
  62. as-Saffâh : Surnom signifiant 'le Généreux' ou 'celui qui verse (le sang)'; premier calife abbasside, Abû al-'Abbâs.
  63. Marwân al-Himâr : Surnom péjoratif de Marwân II, dernier calife omeyyade, signifiant 'l'Âne'.
  64. Luk' ibn Lak' : Expression signifiant 'un homme vil et méprisable'; ici identifié à Abû Muslim al-Khurâsânî.
  65. al-Mansûr : Surnom signifiant 'le Victorieux'; deuxième calife abbasside, Abû Ja'far 'Abd Allah.
  66. al-Mahdî : Surnom signifiant 'le Bien Guidé'; peut désigner le troisième calife abbasside ou le Mahdî eschatologique.
  67. Râfidites : Terme désignant les chiites duodécimains, littéralement 'ceux qui rejettent' (les premiers califes).
  68. khalīfa : Calife : successeur du Prophète Muhammad à la tête de la communauté musulmane.
  69. Quraysh : Tribu arabe de La Mecque à laquelle appartenait le Prophète Muhammad.
  70. Harg : Terme désignant le chaos, le meurtre généralisé ou la guerre civile.
  71. fitna : Épreuve, discorde ou guerre civile au sein de la communauté musulmane.
  72. ‘Abbāsides : Dynastie califale ayant succédé aux Omeyyades, fondée par les descendants d’al-‘Abbâs, oncle du Prophète.
  73. dīn : Religion, ici l’Islam dans son ensemble.
  74. fāsiq : Pervers, impie : celui qui commet des péchés graves.
  75. al-khulafā’ ar-rāshidūn : Les califes bien guidés : les quatre premiers califes (Abû Bakr, ‘Umar, ‘Uthmân, ‘Alî) considérés comme modèles.
  76. Rāfidites : Terme péjoratif désignant les chiites qui rejettent la légitimité des premiers califes.
  77. mulk ‘aḍūḍ : Royaume mordant : pouvoir tyrannique ou héréditaire, par opposition au califat idéal.
  78. Banū Umayya : Les Omeyyades : dynastie califale ayant régné de 661 à 750.
  79. ahl al-bayt : Gens de la maison : la famille du Prophète Muhammad.
  80. Ḥā Mīm : Lettres séparées (ḥurūf muqaṭṭaʿa) au début de la sourate 42 (al-Shūrā). Leur signification est connue d'Allah seul.
  81. ʿAyn Sīn Qāf : Lettres séparées au début de la sourate 42. Leur interprétation est réservée à Allah.
  82. frapperont les flancs des chameaux : Métaphore pour voyager longuement à la recherche de la science.
  83. ḥasan : Hadith de catégorie « bon », d’authenticité moindre que le ṣaḥīḥ (authentique) mais acceptable.
  84. croupe légère : Expression désignant celui qui n’a pas de charge familiale ou matérielle.
  85. signes : Allusion aux signes de l’Heure ou aux épreuves de la fin des temps.
  86. étrange : Terme technique (gharīb) désignant un hadith rapporté par un seul transmetteur à un niveau donné de la chaîne.
  87. témoignage : Il s’agit du témoignage de foi (shahāda) ou du témoignage juridique.
  88. Sufyānī : Personnage eschatologique de la descendance d’Abū Sufyān, qui apparaîtra à la fin des temps comme un tyran.
  89. wa-inna yawman 'inda rabbika ka-alfi sanatin mimmā ta'uddūn : Coran, sourate al-Hajj (22), verset 47.
  90. Busrā : Ville de Syrie, actuelle Bosra, située au sud de Damas.
  91. 654 H : Année 654 de l'Hégire, correspondant à 1256-1257 du calendrier grégorien.
  92. tawātur : Transmission par un grand nombre de témoins rendant le récit certain.
  93. Wādī Shazā : Vallée située à l'est de Médine, près du mont Uhud.
  94. farsakh : Unité de distance, environ 5,76 km.
  95. mīl : Unité de distance, environ 1,8 km.
  96. qāma : Unité de longueur, environ 2 mètres.
  97. Taymā' : Oasis située au nord-ouest de l'Arabie saoudite, entre Médine et Tabuk.
  98. ka-l-qaṣr : Comparaison avec un palais, indiquant la taille des étincelles.
  99. Qubā' : Village près de Médine, où se trouve la première mosquée de l'islam.
  100. al-bukht : Race de chameaux à deux bosses, originaire d'Asie centrale.
  101. ar-rājila : Terme désignant les soldats à pied ou les gardes armés de fouets.
  102. al-janāndāriyya : Terme désignant les gardes ou soldats portant des fouets, peut-être d'origine persane.
  103. al-barīr : Fruit du jujubier sauvage (Ziziphus spina-christi), consommé en période de disette.
  104. Baḥlīs : Surnom d'un compagnon ou d'un transmetteur, dont l'identité précise est discutée.
  105. al-muṭayṭā : Marche avec orgueil et ostentation, en se pavanant.
  106. farḍ al-kifāya : Devoir communautaire : obligation qui, si elle est accomplie par un nombre suffisant de personnes, est levée pour les autres.
  107. salaf : Les pieux prédécesseurs, les premières générations de l'islam.
  108. mursala : Hadith dont la chaîne de transmission est interrompue au niveau du Compagnon, remontant directement au Prophète.
  109. al-Shām : La Grande Syrie, incluant les actuelles Syrie, Liban, Jordanie, Palestine.
  110. 740 : Année 740 de l'Hégire (1339-1340 ère chrétienne).
  111. jizya : Capitation imposée aux non-musulmans (dhimmis) en échange de la protection de l'État islamique.
  112. al-thaqalayn : Les deux poids lourds : les humains et les djinns.
  113. āyāt : Signes, miracles, versets coraniques.
  114. tawātur : Transmission par un nombre si important de témoins qu'il est impossible qu'ils se soient concertés pour mentir.
  115. āḥād : Hadith dont la chaîne de transmission ne remplit pas les conditions du tawātur.
  116. al-ru‘b : Terreur inspirée par Dieu dans le cœur des ennemis, à distance.
  117. karāmāt al-awliyā’ : Prodiges accordés par Dieu à Ses saints, distincts des miracles des prophètes.
  118. shāfi‘iyya : École juridique sunnite fondée par l'imam al-Shafi'i.
  119. Ibn al-Zamlakānī : Surnom de l'auteur, probablement le juriste shafi'ite Kamal al-Din ibn al-Zamlakani (m. 727 H).
  120. istikhāra : Consultation de Dieu par une prière spécifique pour demander guidance dans une décision.
  121. hāfiẓ : Titre donné à un savant qui maîtrise par cœur un grand nombre de hadiths et leurs chaînes de transmission.
  122. Abū al-Ḥajjāj al-Mizzī : Célèbre mémoriseur et spécialiste du hadith (m. 742 H).
  123. Muḥammad ibn Idrīs al-Shāfi‘ī : Fondateur de l'école shafi'ite (m. 204 H).
  124. Abū Bakr al-Bayhaqī : Célèbre savant shafi'ite et mémoriseur du hadith (m. 458 H).
  125. Dalā’il al-nubuwwa : Ouvrage classique sur les preuves de la prophétie de Muhammad.
  126. al-Ḥākim Abū ‘Abd Allāh : Al-Hakim al-Naysaburi, célèbre mémoriseur et auteur du Mustadrak (m. 405 H).
  127. ‘Abd al-Raḥmān ibn Abī Ḥātim al-Rāzī : Célèbre mémoriseur et critique de hadith (m. 327 H).
  128. jidh‘ : Tronc de palmier que le Prophète utilisait comme chaire avant la construction de la chaire en bois.
  129. Abū Nu‘aym Aḥmad ibn ‘Abd Allāh al-Iṣfahānī : Célèbre mémoriseur et auteur du Hilyat al-awliya' (m. 430 H).
  130. ‘Abd Allāh ibn Ḥāmid : Juriste et théologien hanbalite (m. 403 H).
  131. al-Ṣarṣarī : Poète et savant hanbalite (m. 656 H).
  132. Abū al-Ma‘ālī Muḥammad ibn ‘Alī al-Anṣārī al-Zamlakānī : Juriste shafi'ite, auteur du texte commenté ici.
  133. al-‘Alā’ ibn Ziyād : Compagnon du Prophète, gouverneur de Bahreïn.
  134. Munjāb : Transmetteur de hadith, probablement Sahm ibn Munjab.
  135. al-‘Alā’ ibn al-Ḥaḍramī : Compagnon du Prophète, gouverneur de Bahreïn.
  136. Dārīn : Localité sur la côte du golfe Persique, dans l'actuelle Arabie saoudite.
  137. rak‘a : Unité de prière islamique comprenant des inclinaisons et des prosternations.
  138. Abū Bakr ibn Abī al-Dunyā : Célèbre traditionniste et auteur de nombreux ouvrages (m. 281 H).
  139. Abū Kurayb : Muhammad ibn al-'Ala' al-Hamdani, transmetteur de hadith (m. 247 H).
  140. Muḥammad ibn Fuḍayl : Transmetteur de hadith (m. 195 H).
  141. al-Ṣalt ibn Maṭar al-‘Ijlī : Transmetteur de hadith.
  142. ‘Abd al-Malik ibn Ukht Sahm : Transmetteur de hadith.
  143. Sahm ibn Munjāb : Transmetteur de hadith.
  144. al-Bukhārī : Célèbre mémoriseur et auteur du Sahih al-Bukhari (m. 256 H).
  145. al-Tārīkh al-kabīr : Ouvrage de biographie des transmetteurs de hadith par al-Bukhari.
  146. Abū Hurayra : Célèbre compagnon du Prophète, rapporteur de nombreux hadiths (m. 57 H).
  147. ‘Īsā ibn Yūnus : Transmetteur de hadith (m. 187 H).
  148. ‘Abd Allāh : Probablement Abdallah ibn al-Mubarak (m. 181 H) ou un autre transmetteur.
  149. ‘Awn : Probablement 'Awn ibn Abi Juhayfa (m. 116 H).
  150. Anas ibn Mālik : Célèbre compagnon du Prophète, serviteur du Prophète (m. 93 H).
  151. Abū Ḥamza : Surnom d'Anas ibn Malik.
  152. al-Ṣuffa : Plateforme ombragée dans la mosquée de Médine où résidaient les compagnons pauvres.
  153. rak'a : Unité de prière islamique comprenant des inclinaisons et des prosternations.
  154. Coran 3:145 : Sourate Âl 'Imrân, verset 145.
  155. karâmât : Prodiges accordés par Dieu à Ses saints, distincts des miracles des prophètes.
  156. khâriq : Phénomène surnaturel qui brise les lois habituelles de la nature.
  157. Coran 20:78 : Sourate Tâ Hâ, verset 78.
  158. Coran 20:79 : Sourate Tâ Hâ, verset 79.
  159. awliyāʾ : Saints, amis de Dieu ; désigne ici des personnes proches de Dieu par leur piété et leur sainteté.
  160. ṣaḥābī : Compagnon du Prophète Muhammad, ayant vu et cru en lui.
  161. tābiʿiyyān : Suivants ; génération suivant celle des Compagnons, ayant rencontré ces derniers.
  162. laylat al-isrāʾ : Nuit de l'ascension ; voyage nocturne du Prophète Muhammad de La Mecque à Jérusalem puis son ascension aux cieux.
  163. Bayt al-Maqdis : Jérusalem ; littéralement 'la Demeure Sainte', désignant la mosquée al-Aqṣā.
  164. ḥāfiẓ : Titre honorifique pour un spécialiste du hadith ayant mémorisé un grand nombre de traditions.
  165. al-malaʾ min Quraysh : Les notables, l'élite dirigeante de la tribu de Quraysh.
  166. sabʿ Yūsuf : Allusion aux sept années de famine mentionnées dans l'histoire de Joseph (Coran, sourate 12).
  167. ʿakbar : Substance comestible de mauvaise qualité, décrite ici comme du sang mêlé à des tendons.
  168. Rabbi lā tadhur ʿalā l-arḍ mina l-kāfirīna dayyārā : Coran, sourate 71 (Noé), verset 26 : 'Seigneur, ne laisse sur la terre aucun habitant parmi les mécréants.'

Le Livre des Preuves de la Prophétie [1]

Il monta sur l'arche, et cela fut une faveur qui lui fut accordée, car son invocation fut exaucée et son cœur fut soulagé par l'anéantissement de son peuple. Nous disons : Muhammad, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, reçut une faveur semblable lorsqu'il subit de la part de Quraysh ce qu'il subit comme dénégation et mépris. Alors Allah lui envoya l'Ange des montagnes 1 et lui ordonna de lui obéir dans ce qu'il lui ordonnerait concernant l'anéantissement de son peuple. Mais il choisit la patience face à leur nuisance et l'imploration dans l'invocation pour leur guidance. Je dis : Ceci est plus beau. Le hadith à ce sujet a déjà été rapporté par 'Aïcha d'après le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dans l'histoire de son départ vers Ta'if : il les invita, mais ils lui nuisirent, et il revint triste. Lorsqu'il fut près de Qarn al-Tha'alib 2, l'Ange des montagnes l'appela et dit : « Ô Muhammad, ton Seigneur a entendu les paroles de ton peuple et leur réponse à toi. Il m'a envoyé à toi pour que je fasse ce que tu m'ordonnes. Si tu veux, je refermerai sur eux les deux montagnes 3 », c'est-à-dire les deux montagnes de La Mecque qui l'encadrent au sud et au nord, Abou Qoubay et Zir. Il dit : « Non, je patienterai avec eux, peut-être qu'Allah fera sortir de leurs reins quelqu'un qui n'associe rien à Allah. » Le mémorisateur Abou Nou'aym a mentionné, en regard de Sa parole : « Il invoqua son Seigneur : "Je suis vaincu, alors secours-moi !" (10) Alors Nous ouvrîmes les portes du ciel avec une eau torrentielle (11) et fîmes jaillir la terre en sources, et les eaux se rencontrèrent selon un ordre déjà décrété (12) » 4, les hadiths sur la prière de la pluie 5 d'après Anas et d'autres. Comme nous l'avons mentionné précédemment dans les Preuves de la Prophétie, il y a peu, lorsqu'un bédouin demanda au Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, d'invoquer Allah pour eux à cause de la sécheresse et de la famine qu'ils subissaient, il leva les mains et dit : « Ô Allah, donne-nous la pluie ! Ô Allah, donne-nous la pluie ! » Et il ne descendit pas de la chaire 6 avant que l'on ne vît la pluie ruisseler sur sa barbe noble, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Certains Compagnons, qu'Allah les agrée, rappelèrent alors la parole de son oncle Abou Talib à son sujet : « Et un homme au visage blanc par lequel on implore la pluie des nuages, Protecteur des orphelins, refuge pour les veuves, Les affamés de la famille de Hachim cherchent refuge auprès de lui, Et ils sont chez lui dans l'abondance et les bienfaits. » De même, il implora la pluie en d'autres lieux lors de sécheresse et de soif, et il fut exaucé comme il le voulait, selon le besoin en eau, sans plus ni moins. Et cela fut plus éloquent comme miracle. De plus, cette eau est une eau de miséricorde et de grâce, tandis que l'eau du Déluge est une eau de colère et de châtiment. De même, 'Omar ibn al-Khattab, qu'Allah l'agrée, implorait la pluie par l'intermédiaire d'al-'Abbas, l'oncle du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et ils recevaient la pluie. Ainsi, les musulmans, dans la plupart des époques et des pays, n'ont cessé d'implorer la pluie et d'être exaucés, tandis que d'autres ne sont généralement pas exaucés ni abreuvés. Louange à Allah. Abou Nou'aym dit : Noé resta parmi son peuple mille ans moins cinquante ans. Le nombre total de ceux qui crurent, hommes et femmes, qui montèrent avec lui sur son arche, fut de moins de cent personnes. Quant à notre Prophète, en vingt ans, les gens, d'Orient et d'Occident, crurent en lui ; les tyrans et les rois de la terre se soumirent à lui, craignant la perte de leur royaume, comme Kisra 7 et César 8 ; le Négus 9 et les rois du Yémen 10 se convertirent par désir de la religion d'Allah ; et ceux parmi les grands de la terre qui ne crurent pas acceptèrent de payer la jizya 11 et l'impôt, comme les gens de Najran, de Hajar, d'Ayla et d'Adhrouh 12. Ils se soumirent à lui, obéissants, en raison de la terreur 13 qu'Allah lui avait donnée, qui marchait devant lui à un mois de distance. Il ouvrit les conquêtes, et les gens entrèrent dans la religion d'Allah en foules, comme Allah dit : « Quand vient le secours d'Allah et la victoire (1) et que tu vois les gens entrer dans la religion d'Allah en foules (2) » 14. Je dis : Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, mourut alors qu'Allah lui avait ouvert Médine, Khaybar, La Mecque, la plus grande partie du Yémen et du Hadramaout. Il mourut laissant cent mille Compagnons ou plus. À la fin de sa noble vie, il écrivit à tous les rois de la terre pour les inviter à Allah. Certains répondirent, d'autres firent des compromis et se ménagèrent, d'autres encore s'enorgueillirent et échouèrent, comme Kisra ibn Hormuz 15 lorsqu'il se montra insolent, injuste et orgueilleux : son royaume fut déchiré et ses troupes dispersées. Puis ses successeurs, Abou Bakr, puis 'Omar, puis 'Othman, puis 'Ali, l'un après l'autre, conquirent les extrémités de la terre, de l'Occident à l'Orient, comme le dit le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « La terre a été rassemblée pour moi, et j'ai vu ses extrémités orientales et occidentales. La royauté de ma communauté atteindra ce qui a été rassemblé pour moi d'elle » 16. Et il dit, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Quand César périra, il n'y aura plus de César après lui ; quand Kisra périra, il n'y aura plus de Kisra après lui. Par Celui qui tient mon âme en Sa main, vous dépenserez leurs trésors dans le chemin d'Allah » 17. Et cela se produisit exactement : les royaumes islamiques s'emparèrent du royaume de César et de ses possessions, sauf Constantinople, et de tous les royaumes de Kisra et des pays d'Orient, jusqu'aux confins de l'Occident, jusqu'à ce que 'Othman, qu'Allah l'agrée, fût tué en l'an 36. Ainsi, de même que le châtiment frappa tous les habitants de la terre par l'invocation de Noé, paix sur lui, lorsqu'il les vit persévérer dans l'égarement, la mécréance et la perversité, et qu'il invoqua contre eux par colère pour Allah, Sa religion et Son message, et qu'Allah l'exauça, Se mit en colère de sa colère et se vengea d'eux à cause de lui, de même la bénédiction de la mission de Muhammad, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et de son appel embrassa tous les habitants de la terre : ceux qui crurent crurent, et l'argument fut établi contre ceux qui mécrurent, comme Allah dit : « Et Nous ne t'avons envoyé que comme miséricorde pour les mondes » (107) 18, et comme il dit, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui : « Je ne suis qu'une miséricorde offerte en cadeau. » Hicham ibn 'Ammar rapporta dans le Livre de la Résurrection : 'Isa ibn 'Abd Allah al-Nu'mani nous a raconté, d'après al-Mas'oudi, d'après Sa'id ibn Abi Sa'id, d'après Sa'id ibn Jubayr, d'après Ibn 'Abbas, au sujet de Sa parole : « Et Nous ne t'avons envoyé que comme miséricorde pour les mondes » (107) : Il dit : « Celui qui croit en Allah et en Ses messagers, la miséricorde lui est complète dans ce monde et dans l'autre. Celui qui ne croit pas en Allah et en Ses messagers est compté parmi ceux qui méritent que leur soit hâté ce qui frappait les nations avant cela comme châtiment, épreuves, lapidation et engloutissement. » Et Allah dit : « N'as-tu pas vu ceux qui ont échangé le bienfait d'Allah contre la mécréance et ont fait descendre leur peuple dans la demeure de la perdition ? » (28) 19. Ibn 'Abbas dit : « Le bienfait, c'est Muhammad. Ceux qui ont échangé le bienfait d'Allah contre la mécréance sont les mécréants de Quraysh » – c'est-à-dire, de même, quiconque le dément parmi les autres gens – comme Il dit : « Et quiconque parmi les factions 20 mécroit en lui, le Feu est son rendez-vous » 21.

Abū Nuʿaym a dit : Si l'on objecte : « Dieu a nommé Noé (sur lui la paix) par un de Ses beaux noms, en disant : "Il était un serviteur reconnaissant" 22 », nous répondons : Dieu a aussi nommé Muḥammad (sur lui la bénédiction et la paix) par deux de Ses noms, en disant : "Il est, envers les croyants, compatissant et miséricordieux" 23. Il a interpellé les prophètes par leurs noms : "Ô Noé, ô Abraham, ô Moïse, ô David, ô Jean, ô Jésus, ô Marie", mais en s'adressant à Muḥammad (sur lui la bénédiction et la paix), Il a dit : "Ô Messager, ô Prophète, ô Enveloppé 24, ô Couvert 25", ce qui tient lieu de surnom honorifique. Lorsque les associateurs ont accusé leurs prophètes de sottise et de folie, chacun a répondu pour lui-même : Noé a dit : "Ô mon peuple, il n'y a en moi nulle sottise ; je suis un messager du Seigneur des mondes" 26. De même dit Hūd (sur lui la paix). Et lorsque Pharaon a dit : "Je pense que tu es ensorcelé, ô Moïse" 27, Moïse a dit : "Tu sais bien que ces signes n'ont été envoyés que par le Seigneur des cieux et de la terre, comme preuves ; et je pense que tu es perdu, ô Pharaon" 28. Quant à Muḥammad (sur lui la bénédiction et la paix), c'est Dieu Très-Haut Lui-même qui répond à leur place, comme Il a dit : "Ils disent : 'Ô toi sur qui le Rappel a été descendu, tu es certes fou ! Si seulement tu nous amenais les anges, si tu es véridique !' Dieu dit : 'Nous ne faisons descendre les anges que par la vérité ; alors ils ne seront pas différés'" 29. Et Il dit : "Ce sont des légendes des anciens qu'il a fait écrire ; elles lui sont dictées matin et soir. Dis : 'L'a fait descendre Celui qui connaît le secret dans les cieux et la terre ; Il est Pardonneur et Miséricordieux'" 30. "Ou bien disent-ils : 'C'est un poète ; nous attendons pour lui le coup du sort' ? Dis : 'Attendez, je suis avec vous parmi ceux qui attendent'" 31. Et Il dit : "Ce n'est pas la parole d'un poète ; comme vous croyez peu ! Ni la parole d'un devin ; comme vous vous souvenez peu ! C'est une révélation du Seigneur des mondes" 32. "Peu s'en faut que ceux qui mécroient ne te transpercent par leurs regards quand ils entendent le Rappel, et ils disent : 'Il est certes fou !'" Dieu dit : "Ce n'est qu'un Rappel pour les mondes" 33. Et Il dit : "Nūn. Par la plume et ce qu'ils écrivent ! Par la grâce de ton Seigneur, tu n'es pas un fou. Tu auras une récompense ininterrompue. Et tu es d'un caractère sublime" 34. Et Il dit : "Nous savons qu'ils disent : 'C'est un homme qui l'enseigne.' La langue de celui qu'ils visent est étrangère, tandis que ceci est une langue arabe claire" 35. Chapitre sur ce qui a été donné à Hūd (sur lui la paix) Abū Nuʿaym a dit en substance : Dieu a anéanti son peuple par le vent stérile, un vent de colère, et Il a secouru Muḥammad (sur lui la bénédiction et la paix) par le vent d'est 36 le jour des Coalisés, comme Il a dit : "Ô vous qui croyez ! Rappelez-vous le bienfait de Dieu sur vous, quand des armées sont venues contre vous ; Nous avons envoyé contre eux un vent et des armées que vous n'avez pas vues" 37. Puis il a dit : Ibrāhīm b. Isḥāq nous a raconté, Muḥammad b. Isḥāq b. Khuzayma nous a raconté ; et ʿUthmān b. Muḥammad al-ʿUthmānī nous a raconté, Zakariyyā b. Yaḥyā al-Sājī nous a informés, Abū Saʿīd al-Ashajj nous a raconté, Ḥafṣ b. ʿAttāb nous a raconté d'après Dāwūd b. Abī Hind, d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbās, qui a dit : Le jour des Coalisés, le vent du sud se dirigea vers le vent du nord et dit : "Allons, secourons Muḥammad, le Messager de Dieu (sur lui la bénédiction et la paix)." Le vent du nord répondit au vent du sud : "Une femme libre ne sort pas la nuit." Alors Dieu envoya contre eux le vent d'est. C'est cela Sa parole : "Nous avons envoyé contre eux un vent et des armées que vous n'avez pas vues." Et cela est attesté par le hadith précédent du Messager de Dieu (sur lui la bénédiction et la paix) : "J'ai été secouru par le vent d'est, et ʿĀd a été anéanti par le vent d'ouest 38." Chapitre sur ce qui a été donné à Ṣāliḥ (sur lui la paix) Abū Nuʿaym a dit : Si l'on objecte : « Dieu a fait sortir pour Ṣāliḥ une chamelle du rocher, qu'Il lui a donnée comme signe et preuve contre son peuple, et Il a établi pour elle un jour de boisson et pour eux un jour connu », nous répondons : Dieu a donné à Muḥammad (sur lui la bénédiction et la paix) quelque chose de semblable, et même plus, car la chamelle de Ṣāliḥ ne lui a pas parlé ni n'a témoigné de sa prophétie et de sa mission, tandis que pour Muḥammad (sur lui la bénédiction et la paix), un chameau a témoigné de sa mission et s'est plaint à lui de ce qu'il subissait de la part de ses propriétaires, qui l'affamaient et voulaient l'égorger. Puis il a rapporté le hadith à ce sujet, comme nous l'avons déjà mentionné dans les preuves de la prophétie, avec ses chaînes, ses formulations et ses perles, ce qui nous dispense de le répéter ici ; il se trouve dans les recueils authentiques, les bons et les musnads. Nous avons également mentionné le hadith de la gazelle et celui du lézard, et leur témoignage en faveur de sa mission (sur lui la bénédiction et la paix), comme nous l'avons signalé et commenté précédemment. Et le hadith est établi dans le Ṣaḥīḥ 39 sur la salutation de la pierre avant sa mission, ainsi que la salutation des arbres, des pierres et de la terre avant sa mission (sur lui la bénédiction et la paix). Chapitre sur ce qui a été donné à Ibrāhīm al-Khalīl (sur lui la paix) Notre maître, le savant éminent Abū l-Maʿālī b. al-Zamlakānī (que Dieu lui fasse miséricorde) a dit : Quant à l'extinction du feu pour Ibrāhīm (sur lui la prière et la paix), le feu de la Perse s'est éteint pour notre Prophète (sur lui la bénédiction et la paix) lors de sa naissance (sur lui la bénédiction et la paix), alors qu'entre celle-ci et sa mission il y avait quarante ans. Le feu d'Ibrāhīm s'est éteint par son contact direct, tandis que le feu de la Perse s'est éteint pour notre Prophète (sur lui la bénédiction et la paix) alors qu'il y avait entre lui et ce feu une distance de plusieurs mois. Ce qu'il a mentionné de l'extinction du feu de la Perse la nuit de sa noble naissance, nous l'avons rapporté avec ses chaînes et ses voies au début de la Sīra, lors de l'évocation de la naissance pure et noble, de manière suffisante et convaincante. Puis notre maître a dit : De plus, certains membres de cette communauté ont été jetés dans le feu et n'en ont pas été affectés, par la bénédiction de notre Prophète (sur lui la bénédiction et la paix). Parmi eux, Abū Muslim al-Khawlānī. Il a dit : Alors que al-Aswad b. Qays al-ʿAnsī se trouvait au Yémen, il envoya chercher Abū Muslim al-Khawlānī et lui dit : "Attestes-tu que Muḥammad est le Messager de Dieu ?" Il répondit : "Oui." Il dit : "Attestes-tu que je suis le messager de Dieu ?" Il répondit : "Je n'entends pas." Il répéta, et il dit : "Je n'entends pas." Alors il ordonna d'allumer un grand feu, et Abū Muslim y fut jeté, mais il ne lui fit aucun mal. On lui dit : "Si tu laisses cet homme dans ton pays, il le corrompra." Alors il lui ordonna de partir. Il arriva à Médine après la mort du Messager de Dieu (sur lui la bénédiction et la paix) et l'avènement d'Abū Bakr. Il se mit à prier contre un pilier de la mosquée. ʿUmar l'aperçut et dit : "D'où es-tu, l'homme ?" Il répondit : "Du Yémen." Il dit : "Qu'a fait Dieu de notre compagnon qui a été brûlé par le feu sans en être affecté ?" Il dit : "C'est ʿAbd Allāh b. Ayyūb." Il dit : "Je t'adjure par Dieu, es-tu lui ?" Il dit : "Ô Dieu, oui." Alors il embrassa son front, puis l'amena et l'assit entre lui et Abū Bakr al-Ṣiddīq, et dit : "Louange à Dieu qui ne m'a pas fait mourir avant de m'avoir montré, dans la communauté de Muḥammad (sur lui la bénédiction et la paix), quelqu'un à qui il a été fait comme à Ibrāhīm, l'ami du Tout-Miséricordieux (sur lui la paix)." Voici le contexte tel que notre maître l'a rapporté.

Le grand ḥāfiẓ (mémorisateur et spécialiste du hadith), Abū al-Qāsim ibn ‘Asākir — qu’Allāh lui fasse miséricorde — a rapporté ce récit dans sa biographie d’Abū Muslim ‘Abd Allāh ibn Ayyūb, dans son *Tārīkh* (Histoire), par plusieurs voies, d’après ‘Abd al-Wahhāb ibn Muḥammad, d’après Ismā‘īl ibn ‘Ayyāsh al-Ḥaṭīmī : Sharāḥīl ibn Muslim al-Khawlānī m’a raconté qu’al-Aswad ibn Qays ibn Dhī al-Ḥimār al-‘Ansī prétendit à la prophétie au Yémen. Il envoya chercher Abū Muslim al-Khawlānī, et on l’amena devant lui. Lorsqu’il fut présenté, il lui dit : « Attestes-tu que je suis le messager d’Allāh ? » Il répondit : « Je n’entends pas (cela). » Il dit : « Attestes-tu que Muḥammad est le messager d’Allāh ? » Il répondit : « Oui. » Il dit : « Attestes-tu que je suis le messager d’Allāh ? » Il répondit : « Je n’entends pas (cela). » Il dit : « Attestes-tu que Muḥammad est le messager d’Allāh ? » Il répondit : « Oui. » Il répéta cela à plusieurs reprises, puis ordonna d’allumer un grand feu. Une fois le feu attisé, il y jeta (Abū Muslim), mais le feu ne lui fit aucun mal. On dit alors à al-Aswad : « Éloigne-le de toi, sinon il corrompra ceux qui te suivent. » Il lui ordonna donc de partir, et il s’en alla. Il arriva à Médine alors que le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — était déjà mort et qu’Abū Bakr avait été désigné comme calife. Abū Muslim fit agenouiller sa monture à la porte de la mosquée, puis entra dans la mosquée et se mit à prier contre un pilier. ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb l’aperçut, vint à lui et dit : « D’où es-tu, l’homme ? » Il répondit : « Du Yémen. » Il dit : « Qu’est-il arrivé à l’homme que l’imposteur a brûlé dans le feu ? » Il répondit : « C’est ‘Abd Allāh ibn Ayyūb. » Il dit : « Je t’adjure par Allāh, est-ce toi ? » Il répondit : « Ô Allāh, oui. » Il dit : Alors il l’embrassa, puis l’emmena jusqu’à le faire asseoir entre lui et Abū Bakr al-Ṣiddīq, et dit : « Louange à Allāh qui ne m’a pas fait mourir avant que je ne voie, parmi la communauté de Muḥammad — qu’Allāh prie sur lui et le salue —, quelqu’un à qui il a été fait comme il a été fait à Ibrāhīm, l’intime (khalīl) du Tout-Miséricordieux. » Ismā‘īl ibn ‘Ayyāsh dit : « J’ai connu des hommes parmi les renforts (al-amdād) qui nous parvenaient du Yémen, issus de Khawlān. Il leur arrivait de plaisanter, et les Khawlānites disaient aux ‘Ansites : “Votre compagnon, l’imposteur, a brûlé notre compagnon dans le feu, mais cela ne lui a pas nui.” » Le ḥāfiẓ Ibn ‘Asākir a également rapporté, par plusieurs voies, d’après Ibrāhīm ibn Duḥaym : Hishām ibn ‘Ammār nous a raconté, al-Walīd nous a raconté, Sa‘īd ibn Bashīr m’a informé d’après Abū Bishr — Ja‘far ibn Abī Waḥshiyya — qu’un homme embrassa l’islam, mais son peuple voulut le ramener à la mécréance. Ils le jetèrent dans un feu, et seule la phalange d’un doigt, que les ablutions n’avaient jamais touchée auparavant, ne brûla pas. Il vint ensuite auprès d’Abū Bakr et dit : « Demande pardon pour moi. » Il dit : « Tu en es plus digne. » Abū Bakr dit : « Tu as été jeté dans le feu et tu n’as pas brûlé. » Il demanda alors pardon pour lui, puis l’homme partit pour le Shām (Syrie). On l’appelait Ibrāhīm — sur lui la paix. Cet homme est Abū Muslim al-Khawlānī. Cette version, avec cette addition, confirme qu’il n’a obtenu cela que par la bénédiction de sa conformité à la Loi (sharī‘a) muḥammadienne, pure et sanctifiée, comme il est venu dans le hadith de l’intercession : « Et Allāh a interdit au feu de consumer les endroits de la prosternation. » Abū Muslim s’installa à Dārayyā, à l’ouest de Damas. Personne ne le devançait pour se rendre à la mosquée-cathédrale (al-masjid al-jāmi‘) de Damas à l’aube (ṣubḥ). Il participait aux expéditions militaires (ghazawāt) dans le pays des Romains (Byzantins). Il eut de nombreux états spirituels (aḥwāl) et prodiges (karāmāt) très nombreux. Sa tombe est célèbre à Dārayyā, et il semble que ce soit le lieu où il demeurait. Car le ḥāfiẓ Ibn ‘Asākir a estimé préférable qu’il soit mort au pays des Romains, sous le califat de Mu‘āwiya. On dit aussi : sous le règne de son fils Yazīd, après l’an soixante (de l’hégire). Et Allāh sait mieux. Il est également rapporté, par plusieurs voies, d’Aḥmad ibn Abī al-Ḥiwārī qu’il vint trouver son maître Abū Sulaymān pour l’informer que le four (al-tannūr) avait été chauffé et que sa famille attendait ses ordres. Il le trouva en train de parler aux gens qui l’entouraient. Il l’en informa, mais il s’occupa des gens sans y prêter attention. Puis il l’en informa de nouveau, mais il ne se tourna pas vers lui. Puis il l’en informa, avec ceux qui l’entouraient. Il dit : « Va t’asseoir dedans. » Aḥmad ibn Abī al-Ḥiwārī alla donc au four et s’y assit alors qu’il flamboyait de feu. Il fut pour lui fraîcheur et paix (bardan wa salāman). Il y resta jusqu’à ce qu’Abū Sulaymān sorte de son entretien. Il dit alors à ceux qui l’entouraient : « Levez-vous, allons vers Aḥmad ibn Abī al-Ḥiwārī, car je pense qu’il est allé au four et s’y est assis, obéissant à mon ordre. » Ils y allèrent et le trouvèrent assis dedans. Le cheikh Abū Sulaymān le prit par la main et l’en fit sortir. Que la miséricorde d’Allāh soit sur eux deux et qu’Allāh les agrée. Notre maître Abū al-Ma‘ālī a dit : « Quant au fait de le jeter — c’est-à-dire Ibrāhīm — sur lui la paix — avec la catapulte (manjanīq), cela s’est produit dans le hadith d’al-Barā’ ibn Mālik lors de la bataille contre Musaylima l’imposteur. Les compagnons de Musaylima s’étaient retranchés derrière un mur creusé (ḥā’iṭ ḥafīr) et s’y étaient fortifiés, en fermant la porte. Al-Barā’ ibn Mālik dit : “Placez-moi sur un bouclier (barash) et hissez-moi sur les pointes des lances, puis jetez-moi du haut du mur à l’intérieur de la porte.” On fit ainsi, on le jeta sur eux. Il tomba, se releva et combattit les associateurs (mushrikīn), et tua Musaylima. » Je dis : Cela a été rapporté en détail dans les récits des jours d’Abū Bakr al-Ṣiddīq, lorsqu’il envoya Khālid ibn al-Walīd pour combattre Musaylima et les Banū Ḥanīfa. Ils étaient environ cent mille ou plus, tandis que les musulmans étaient un peu plus de dix mille. Lorsqu’ils se rencontrèrent, beaucoup de bédouins (a‘rāb) prirent la fuite. Les émigrés (muhājirūn) et les auxiliaires (anṣār) dirent : « Sépare-nous d’eux, ô Khālid. » Il les distingua donc des autres. Les émigrés et les auxiliaires étaient environ deux mille cinq cents. Ils lancèrent l’assaut avec détermination, se tournant le dos et disant : « Ô compagnons de la sourate al-Baqara, la magie est annulée aujourd’hui ! » Ils les mirent en déroute par la permission d’Allāh et les repoussèrent jusqu’à un jardin qui s’y trouvait, appelé le Jardin de la Mort (Ḥadīqat al-Mawt). Ils s’y fortifièrent, et les musulmans les y assiégèrent. Al-Barā’ ibn Mālik, le frère d’Anas ibn Mālik — qui était l’aîné — fit ce qui a été mentionné : on le hissa sur les lances jusqu’à ce qu’il atteigne le sommet du mur, puis il se jeta sur eux et se leva rapidement pour les affronter. Il ne cessa de les combattre seul, et eux de le combattre, jusqu’à ce qu’il parvienne à ouvrir le jardin. Les musulmans entrèrent en criant *Allāhu akbar* et arrivèrent au palais de Musaylima, qui se tenait dehors, près d’un mur, semblable à un chameau bleu sombre (jamal azraq), c’est-à-dire à cause de son teint basané. Ils se précipitèrent sur lui. Waḥshī ibn Ḥarb al-Aswad, le meurtrier de Ḥamza, le visa avec sa javeline (ḥarba), ainsi qu’Abū Dujāna Simāk ibn Kharasha al-Anṣārī — à qui notre maître Abū al-Ma‘ālī ibn al-Zamlakānī est rattaché. Waḥshī le devança et lança la javeline de loin, la lui enfonçant dans le corps. Abū Dujāna vint à lui et le frappa de son épée, le tuant. Mais une servante cria du haut du palais : « Ô mon émir ! L’esclave noir l’a tué ! » On dit que l’âge de Musaylima le jour de sa mort était de cent quarante ans — qu’Allāh le maudisse. Celui dont la vie se prolonge et dont l’œuvre est mauvaise, Allāh l’avilit. Voilà ce qu’a mentionné notre maître en rapport avec Ibrāhīm al-Khalīl — sur lui la paix. Quant au ḥāfiẓ Abū Nu‘aym, il a dit : « Si l’on dit : Ibrāhīm a été distingué par l’intimité (khulla) avec la prophétie, on répond : Allāh a pris Muḥammad comme intime (khalīl) et bien-aimé (ḥabīb), et le bien-aimé est plus subtil (alṭaf) que l’intime. » Puis il a rapporté d’après le hadith de Shu‘ba, d’après Abū Isḥāq, d’après Abū al-Aḥwaṣ, d’après ‘Abd Allāh ibn Mas‘ūd — qu’Allāh l’agrée — qui a dit : Le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — a dit : « Si j’avais dû prendre un intime (khalīl), j’aurais pris Abū Bakr comme intime, mais votre compagnon est l’intime d’Allāh. » Muslim l’a rapporté par la voie de Shu‘ba et d’al-Thawrī, d’après Abū Isḥāq, et par la voie de ‘Abd Allāh ibn Murra et de ‘Abd Allāh ibn Abī al-Hudhayl, tous d’après Abū al-Aḥwaṣ, ‘Awf ibn Mālik al-Jushamī, qui a dit : J’ai entendu ‘Abd Allāh ibn Mas‘ūd rapporter d’après le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — qui a dit : « Si j’avais dû prendre un intime, j’aurais pris Abū Bakr comme intime, mais il est mon frère et mon compagnon, et Allāh a pris votre compagnon comme intime. » Ce sont les termes de Muslim. Il l’a également rapporté, seul, d’après Jundub ibn ‘Abd Allāh al-Bajalī, comme je le mentionnerai. L’origine du hadith se trouve dans les deux Ṣaḥīḥ (d’al-Bukhārī et de Muslim) d’après Abū Sa‘īd, et dans les récits propres à al-Bukhārī d’après Ibn ‘Abbās et Ibn al-Zubayr, comme je l’ai rapporté dans les mérites d’al-Ṣiddīq — qu’Allāh l’agrée.

Nous l'avons rapporté là-bas d'après la narration d'Anas, d'al-Barâ', de Jâbir, de Ka'b ibn Mâlik, d'Abû al-Husayn ibn al-'Alâ, d'Abû Hurayra, d'Abû Wâqid al-Laythî et de 'Â'isha, la Mère des croyants — qu'Allâh les agrée tous. Ensuite, Abû Nu'aym l'a rapporté d'après le hadith de 'Ubayd Allâh ibn Zahr, d'après 'Alî ibn Yazîd, d'après al-Qâsim, d'après Abû Umâma, d'après Ka'b ibn Mâlik, qui a dit : « J'étais auprès de votre Prophète — sur lui la paix — et je l'ai entendu dire : "Il n'y a eu aucun prophète sans qu'il ait un ami intime 40 parmi sa communauté. Or, mon ami intime est Abû Bakr, et Allâh a pris votre compagnon comme ami intime." » Cette chaîne de transmission est faible. Et d'après le hadith de Muhammad ibn 'Ajlân, d'après son père, d'après Abû Hurayra, qui a dit : Le Messager d'Allâh — sur lui la paix — a dit : « Chaque prophète a un ami intime, et mon ami intime est Abû Bakr ibn Abî Quhâfa, et l'Ami intime de votre compagnon est le Tout-Miséricordieux. » Ce hadith est étrange 41 sous cet angle. Et d'après le hadith de 'Abd al-Wahhâb ibn al-Dahhâk, d'après Ismâ'îl ibn 'Ayyâsh, d'après Safwân ibn 'Amr, d'après 'Abd al-Rahmân ibn Jubayr ibn Nufayr, d'après Kathîr ibn Murra, d'après 'Abd Allâh ibn 'Amr ibn al-'Âs, qui a dit : Le Messager d'Allâh — sur lui la paix — a dit : « Allâh m'a pris comme ami intime, comme Il a pris Abraham comme ami intime. Ma demeure et la demeure d'Abraham au Paradis se font face, et al-'Abbâs est entre nous, croyant entre deux amis intimes. » Ce hadith est étrange et sa chaîne de transmission est discutable. Voilà ce qu'a rapporté Abû Nu'aym — qu'Allâh lui fasse miséricorde. Muslim ibn al-Hajjâj a dit dans son Sahîh : Abû Bakr ibn Abî Shayba et Ishâq ibn Ibrâhîm nous ont rapporté, disant : Zakariyyâ ibn 'Adî nous a rapporté, 'Ubayd Allâh ibn 'Amr nous a rapporté, Zayd ibn Abî Unaysa nous a rapporté d'après 'Amr ibn Murra, d'après 'Abd Allâh ibn al-Hârith, Jundub ibn 'Abd Allâh m'a rapporté, disant : J'ai entendu le Prophète — sur lui la paix — cinq jours avant sa mort, disant : « Je me désavoue auprès d'Allâh — Puissant et Majestueux — d'avoir parmi vous un ami intime, car Allâh m'a pris comme ami intime comme Il a pris Abraham comme ami intime. Si je devais prendre un ami intime de ma communauté, je prendrais Abû Bakr comme ami intime. Certes, ceux qui vous ont précédés prenaient les tombes de leurs prophètes et de leurs saints comme lieux de prière 42. Ne prenez donc pas les tombes comme lieux de prière, je vous l'interdis. » Quant à la prise de Husayn comme ami intime, Abû Nu'aym n'en a pas mentionné la chaîne de transmission. Hishâm ibn 'Ammâr a dit dans son livre al-Mab'ath : Yahyâ ibn Hamza al-Hadramî et 'Uthmân ibn 'Allân al-Qurashî nous ont rapporté, disant : 'Urwa ibn Ruwaym al-Lakhmî nous a rapporté que le Messager d'Allâh — sur lui la paix — a dit : « Allâh a accompli pour moi le terme fixé et m'a pris auprès de Lui, Il m'a attiré à Lui. Nous sommes les derniers et nous serons les premiers au Jour de la Résurrection. Je dis une parole sans orgueil : Abraham est l'ami intime d'Allâh, Moïse est l'élu 43 d'Allâh, et je suis le bien-aimé 44 d'Allâh. Je suis le maître des enfants d'Adam au Jour de la Résurrection, et j'aurai l'étendard de la louange. Allâh m'a garanti pour vous trois choses : qu'Il ne vous fera pas périr par une sécheresse, qu'Il ne livrera pas votre pays à l'ennemi, et qu'Il ne vous réunira pas sur une erreur. » Quant au juriste Abû Muhammad 'Abd Allâh ibn Hâmid, il a longuement parlé du rang de l'amitié intime 45, jusqu'à dire : On dit que l'ami intime est celui qui adore son Seigneur par désir et par crainte, d'après Sa parole : « Certes, Abraham était plein de componction 46, indulgent » (Coran 9:114) 47 à force de dire « Ô mon Seigneur ! » 48. Le bien-aimé est celui qui adore son Seigneur par vision et par amour. On dit aussi que l'ami intime est celui pour qui l'attente du don est présente, tandis que le bien-aimé est celui pour qui l'attente de la rencontre est présente. On dit encore que l'ami intime est celui qui parvient à Lui par intermédiaire, d'après Sa parole : « Ainsi avons-Nous montré à Abraham le royaume des cieux et de la terre, afin qu'il fût de ceux qui croient avec certitude » (Coran 6:75) 49. Le bien-aimé est celui qui parvient à Lui sans intermédiaire, d'après Sa parole : « Il fut à deux portées d'arc ou plus près » (Coran 53:9) 50. Abraham a dit : « Et Celui dont j'espère qu'Il me pardonnera ma faute au Jour de la Rétribution » (Coran 26:82) 51. Et Allâh a dit au Bien-aimé Muhammad — sur lui la paix : « Afin qu'Allâh te pardonne tes péchés passés et à venir » (Coran 48:2) 52. Abraham a dit : « Et ne me couvre pas d'opprobre au jour où ils seront ressuscités » (Coran 26:87) 53. Et Allâh a dit au Prophète : « Le jour où Allâh ne couvrira pas d'opprobre le Prophète et ceux qui ont cru avec lui » (Coran 66:8) 54. Abraham a dit lorsqu'il fut jeté dans le feu : « Allâh nous suffit et Il est le meilleur garant » (Coran 3:173) 55. Et Allâh a dit à Muhammad : « Ô Prophète ! Allâh te suffit, ainsi que ceux des croyants qui te suivent » (Coran 8:64) 56. Abraham a dit : « Je vais vers mon Seigneur, Il me guidera » (Coran 37:99) 57. Et Allâh a dit à Muhammad : « Il t'a trouvé égaré et t'a guidé » (Coran 93:7) 58. Abraham a dit : « Et accorde-moi une renommée véridique parmi les générations futures » (Coran 26:84) 59. Et Allâh a dit à Muhammad : « Et Nous avons élevé pour toi ta renommée » (Coran 94:4) 60. Abraham a dit : « Éloigne-moi ainsi que mes enfants du culte des idoles » (Coran 14:35) 61. Et Allâh a dit au Bien-aimé : « Allâh veut seulement éloigner de vous la souillure, ô gens de la maison, et vous purifier complètement » (Coran 33:33) 62. Abraham a dit : « Et fais-moi hériter du Jardin des délices » (Coran 26:85) 63. Et Allâh a dit à Muhammad : « Nous t'avons certes accordé l'Abondance 64 » (Coran 108:1) 65. Et il a mentionné d'autres choses. Le hadith dans le Sahîh de Muslim viendra d'après Ubayy ibn Ka'b, que le Messager d'Allâh — sur lui la paix — a dit : « Je me tiendrai debout au Jour de la Résurrection dans une position où toute la création aura besoin de moi, jusqu'à leur père Abraham l'ami intime. » Cela indique qu'il est supérieur, car il est nécessaire à eux dans cette position, et cela indique qu'Abraham est la meilleure des créatures après lui. Si quelqu'un avait été meilleur qu'Abraham après lui, il l'aurait mentionné. Ensuite, Abû Nu'aym a dit : Si l'on dit qu'Abraham — sur lui la paix — a été voilé à Nemrod par trois voiles, on répond : Il en fut ainsi, et Muhammad — sur lui la paix — a été voilé à ceux qui voulaient lui nuire par cinq voiles. Allâh le Très-Haut a dit à son sujet : « Nous avons placé une barrière devant eux et une barrière derrière eux, et Nous les avons recouverts d'un voile : ils ne voient donc pas » (Coran 36:9) 66. Voilà trois voiles. Puis Il a dit : « Et quand tu lis le Coran, Nous plaçons entre toi et ceux qui ne croient pas en l'au-delà un voile caché » (Coran 17:45) 67. Puis Il a dit : « Jusqu'aux mentons, ils sont donc bridés » (Coran 36:8) 68. Voilà cinq voiles. Le juriste Abû Muhammad ibn Hâmid a mentionné exactement la même chose, et je ne sais lequel des deux a pris de l'autre — Allâh le sait mieux. Ce qu'il a dit est étrange. Quant aux voiles qu'il a mentionnés pour Abraham — sur lui la paix —, je ne sais ce qu'ils sont, alors qu'il a été jeté dans le feu dont Allâh l'a sauvé. Quant à ce qu'il a mentionné des voiles qu'il a déduits de ces versets, on a dit qu'ils sont tous symboliques 69, non sensoriels, signifiant qu'ils sont détournés de la vérité, qu'elle ne les atteint pas et ne pénètre pas leurs cœurs, comme Allâh le Très-Haut a dit : « Ils ont dit : "Nos cœurs sont voilés 70 de ce à quoi tu nous appelles, nos oreilles sont sourdes, et entre toi et nous il y a un voile" » (Coran 41:5) 71. Nous avons expliqué cela dans le Tafsîr. Nous avons mentionné dans la Sîra et dans le Tafsîr qu'Umm Jamîl, la femme d'Abû Lahab, lorsque la sourate 72 fut révélée la blâmant, elle et son mari, et leur entrée dans le Feu et leur perte, vint avec un fihr 73 — c'est une grosse pierre — pour lapider le Prophète — sur lui la paix. Elle arriva auprès d'Abû Bakr qui était assis près du Prophète — sur lui la paix — et elle ne vit pas le Messager d'Allâh — sur lui la paix. Elle dit à Abû Bakr : « Où est ton compagnon ? » Il dit : « Qu'a-t-il ? » Elle dit : « Il m'a insultée. » Il dit : « Il ne t'a pas insultée. » Elle dit : « Par Allâh, si je le vois, je le frapperai avec cette pierre. » Puis elle repartit en disant : « Nous avons dénigré 74 celui qui est blâmé 75, et nous avons haï sa religion. » De même, il fut voilé et empêché à Abû Jahl lorsqu'il voulut piétiner la tête du Prophète — sur lui la paix — alors qu'il était prosterné. Il vit un fossé de feu immense et les ailes des anges devant lui, et il recula en se protégeant de ses mains. Les Qurayshites lui dirent : « Qu'as-tu, malheur à toi ? »

Il leur rapporta ce qu'il avait vu. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « S'il s'était avancé, les anges l'auraient saisi membre par membre. » De même, lorsque le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) sortit la nuit de l'Hégire (al-Hijra), alors qu'ils avaient posté des guetteurs sur son chemin et sa route, et qu'ils avaient envoyé des hommes à sa maison pour le surveiller afin qu'il ne sorte pas, et que, dès qu'ils le verraient, ils le tueraient, il ordonna à 'Ali de dormir sur son lit. Puis il sortit vers eux alors qu'ils étaient assis, et il se mit à jeter de la poussière sur la tête de chacun d'eux en disant : « Que les visages soient enlaidis ! » Ils ne le virent pas jusqu'à ce que lui et Abou Bakr as-Siddiq (as-Siddiq) fussent arrivés à la grotte de Thawr (Ghar Thawr), comme nous l'avons exposé dans la Sîra (as-Sîra). Nous avons également mentionné que l'araignée avait tissé sa toile à l'entrée de la grotte pour qu'Allah leur cache sa position. Dans le Sahîh (as-Sahîh), il est rapporté qu'Abou Bakr dit : « Ô Messager d'Allah, si l'un d'eux regardait à l'endroit de ses pieds, il nous verrait. » Il répondit : « Ô Abou Bakr, que penses-tu de deux personnes dont Allah est le troisième ? » Un poète a dit à ce sujet : « Le tissage de David n'a pas protégé l'homme de la grotte, Et la gloire revint à l'araignée. » De même, il fut caché et protégé de Suraqa ibn Malik ibn Ju'sham (Suraqa ibn Malik ibn Ju'sham) lorsqu'il les poursuivit, par l'enfoncement des jambes de son cheval dans la terre, jusqu'à ce qu'il reçût de lui un sauf-conduit (amân), comme cela a été exposé précédemment dans [le récit de] l'Hégire (al-Hijra). Ibn Hamid (Ibn Hamid) mentionna dans son livre « al-Muqâbala » (al-Muqâbala) l'allongement d'Abraham (que la paix soit sur lui) de son fils pour le sacrifice, se soumettant à l'ordre d'Allah le Très-Haut, par l'offrande que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) fit de sa propre personne pour être tué le jour d'Uhud (Uhud) et en d'autres occasions, jusqu'à ce que l'ennemi lui infligeât ce qu'il lui infligea : la fracture de sa tête et la cassure de son incisive inférieure droite, comme cela a été exposé précédemment dans la Sîra (as-Sîra). Puis il dit : « Ils dirent : Abraham (que la paix soit sur lui), son peuple le jeta dans le feu, et Allah fit que ce feu fût fraîcheur et paix. » Nous disons : « Il fut donné au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) quelque chose de semblable. En effet, lorsqu'il descendit à Khaybar (Khaybar), une femme de Khaybar (al-Khaybariyya) l'empoisonna, et ce poison fut rendu dans son ventre fraîcheur et paix jusqu'au terme de sa vie. Or le poison est un venin qui ne se fixe pas dans le ventre comme le feu brûle. » Je dis : « Le hadith (al-hadith) à ce sujet a déjà été mentionné dans [le récit de] la conquête de Khaybar (Fath Khaybar). Ce qu'il dit est appuyé par le fait que Bishr ibn al-Barâ' ibn Ma'rûr (Bishr ibn al-Barâ' ibn Ma'rûr) mourut rapidement à cause de cette brebis empoisonnée, et que son épaule (dhirâ') informa le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) du poison qui y avait été déposé. Il en avait mordu un morceau, et le poison y était plus abondant, car ils comprenaient qu'il (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) aimait l'épaule. Le poison qui se trouva dans son intérieur ne lui nuisit pas, par la permission d'Allah le Puissant et le Majestueux, jusqu'à ce que sa vie s'achevât. Il mentionna qu'il ressentit alors la douleur de ce poison qui se trouvait dans cette bouchée (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). » Nous avons mentionné dans la biographie de Khâlid ibn al-Walîd al-Makhzûmî (Khâlid ibn al-Walîd al-Makhzûmî), le conquérant du pays du Shâm (ash-Shâm), qu'on lui apporta du poison et qu'il en avala une poignée en présence des ennemis pour les effrayer, et qu'il n'en ressentit aucun mal. Qu'Allah soit satisfait de lui. Puis Abou Nu'aym (Abou Nu'aym) dit : « Si l'on dit : Abraham argumenta contre Nemrod (Namrûdh) avec la preuve de sa prophétie, et il le confondit. Allah le Très-Haut dit : "Et celui qui avait mécru fut confondu" (Q. 2:258). On répond : Muhammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), le menteur Ubayy ibn Khalaf (Ubayy ibn Khalaf) vint à lui avec [un argument] sur la résurrection, avec un os pourri qu'il frotta et dit : "Qui rendra la vie aux os quand ils sont pourris ?" (Q. 36:78). Alors Allah le Très-Haut fit descendre la preuve éclatante : "Dis : 'Celui qui les a créés une première fois leur rendra la vie. Et Il est Connaisseur de toute création'" (Q. 36:79). Il s'en retourna confondu par la preuve de sa prophétie. » Je dis : « Ceci est le plus décisif pour l'argument, et c'est son raisonnement pour la résurrection par la création initiale. Celui qui a créé les créatures après qu'elles n'étaient rien de mentionné est capable de les ramener, comme Il dit : "N'est-ce pas Celui qui a créé les cieux et la terre qui est capable de créer leur semblable ? Mais oui ! Et Il est le Créateur suprême, l'Omniscient" (Q. 36:81). C'est-à-dire qu'Il les ramène comme Il les a commencés, comme Il dit dans un autre verset : "Capable de rendre la vie aux morts" (Q. 46:33). Et Il dit : "Et c'est Lui qui commence la création puis la refait, et cela Lui est plus facile" (Q. 30:27). » Ceci, et la question de la résurrection (al-ma'âd) est théorique (nazarî), non innée (fitrî) et nécessaire (darûrî) selon l'avis de la majorité. Quant à celui qui disputa avec Abraham au sujet de son Seigneur, c'est un entêté et un obstiné, car l'existence du Créateur est mentionnée dans les natures innées (al-fitar), et chacun est créé sur cela, sauf celui dont la nature a été altérée, et elle devient alors théorique pour lui. Certains théologiens (al-mutakallimûn) considèrent l'existence du Créateur comme relevant du domaine de la théorie et non des nécessités. Dans tous les cas, sa prétention qu'il est celui qui rend la vie aux morts n'est acceptée ni par la raison ni par l'ouïe, et chacun le dément par sa raison à cet égard. C'est pourquoi Abraham l'obligea à faire venir le soleil de l'Occident s'il était comme il le prétendait. "Alors celui qui avait mécru fut confondu. Et Allah ne guide pas les gens injustes" (Q. 2:258). Il aurait fallu mentionner avec cela qu'Allah le Très-Haut donna à Muhammad l'autorité sur cet entêté lorsqu'il affronta le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) le jour d'Uhud (Uhud), et il le tua de sa main noble. Il le frappa d'une lance qui atteignit sa clavicule, et il tomba de son cheval à plusieurs reprises. Ils lui dirent : « Malheur à toi ! Qu'as-tu ? » Il dit : « Par Allah, ce que j'ai, si cela touchait les gens de Dhu l-Majâz (Dhu l-Majâz), ils mourraient tous. N'a-t-il pas dit : "Mais c'est moi qui le tue ?" Par Allah, s'il crachait sur moi, il me tuerait. » — Cet homme, qu'Allah le maudisse, avait préparé un cheval et une lance pour tuer le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Il dit : « Mais c'est moi qui le tue, si Allah le veut. » Et il en fut ainsi le jour d'Uhud (Uhud). Puis Abou Nu'aym (Abou Nu'aym) dit : « Si l'on dit : Abraham (que la paix soit sur lui) brisa les idoles de son peuple par colère pour Allah. On répond : Muhammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) brisa trois cent soixante idoles que Satan avait fixées avec du plomb et du cuivre. Chaque fois qu'il s'en approchait avec son bâton (mikhsara), elles tombaient sans qu'il les touchât, et il disait : "La vérité est venue et le faux a disparu. Certes, le faux est destiné à disparaître" (Q. 17:81). Elles tombèrent sur leurs faces. Puis il ordonna qu'elles fussent sorties vers le lieu des déchets (al-Mîl). Ceci est plus manifeste et plus clair que ce qui précède. Nous avons mentionné cela au début de l'entrée du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) à La Mecque l'année de la Conquête (al-Fath), avec ses chaînes de transmission (asânîd) et ses voies (turuq) tirées des Sahîh (as-Sihâh) et autres, de manière suffisante. Plusieurs spécialistes de la Sîra (as-Sîra) ont mentionné que les idoles tombèrent également lors de sa noble naissance (mawlid). Ceci est plus éloquent et plus fort comme miracle (mu'jiz) que le fait de les briser directement. Il a déjà été mentionné que le feu de Perse (Fâris) qu'ils adoraient s'éteignit également cette nuit-là, et qu'il ne s'était pas éteint depuis mille ans auparavant, et que quatorze créneaux du palais de Kisrâ (Kisrâ) tombèrent, annonçant la disparition de leur royaume après la mort de quatorze de leurs rois dans le plus court laps de temps, alors qu'ils avaient possédé le royaume pendant près de trois mille ans. Quant à la résurrection des quatre oiseaux pour Abraham (que la paix soit sur lui), Abou Nu'aym (Abou Nu'aym) et Ibn Hamid (Ibn Hamid) ne l'ont pas mentionnée. Viendra, dans [le récit de] la résurrection des morts par la main de Jésus (que la paix soit sur lui), ce qui s'est produit comme miracles muhammadiens (mu'jizât muhammadiyya) de ce type, qui sont semblables à cela, comme nous le signalerons lorsque nous y parviendrons : la résurrection de morts par les invocations de sa communauté, le gémissement du tronc d'arbre (hanîn al-jidh'), la salutation de la pierre, de l'arbre et de la motte de terre, la parole de l'épaule (dhirâ') pour lui, et autres. Quant à Sa parole le Très-Haut : "Et ainsi Nous montrâmes à Abraham le royaume des cieux et de la terre, afin qu'il fût de ceux qui croient avec certitude" (Q. 6:75) et les versets qui suivent, Allah le Très-Haut a dit : "Gloire à Celui qui a fait voyager de nuit Son serviteur, de la Mosquée Sacrée à la Mosquée Lointaine dont Nous avons béni les alentours, afin de lui montrer de Nos signes. C'est Lui, vraiment, l'Audient, le Clairvoyant" (Q. 17:1).

Ibn Ḥāmid a mentionné cela dans ce que j’ai consulté par la suite. Nous avons déjà rapporté, dans les récits du Voyage Nocturne (al-Isrā’) de notre présent ouvrage, ainsi que dans l’exégèse (al-Tafsīr), ce que le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — a contemplé comme signes la nuit de son Voyage Nocturne, depuis La Mecque jusqu’à Jérusalem (Bayt al-Maqdis), puis de là jusqu’au ciel de ce bas monde. Ensuite, il a vu les signes dans les sept cieux et au-delà, le Lotus de la Limite (Sidrat al-Muntahā), le Jardin du Refuge (Jannat al-Ma’wā), et le Feu qui est un funeste séjour et une mauvaise demeure. Et il a dit — sur lui la plus excellente prière et la paix — dans le récit du songe (ḥadīth al-manām), rapporté par Aḥmad, al-Tirmidhī qui l’a authentifié, et d’autres : « Alors toute chose m’a été dévoilée et j’ai su. » Ibn Ḥāmid a mentionné, en parallèle à l’épreuve d’Allāh envers Jacob (Ya‘qūb) — sur lui la paix — par la perte de son fils Joseph (Yūsuf) — sur lui la paix —, sa patience et son recours à son Seigneur — Puissant et Majestueux —, la mort d’Ibrāhīm, fils du Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue —, la patience de ce dernier face à cette épreuve, et sa parole : « L’œil pleure, le cœur s’attriste, mais nous ne disons que ce qui satisfait notre Seigneur. Et nous sommes, ô Ibrāhīm, affligés par ton départ. » Je dis : Ses trois filles sont mortes : Ruqayya, Umm Kulthūm et Zaynab. Son oncle Ḥamza, le Lion d’Allāh et le Lion de Son Messager, a été tué le jour de ’Uḥud. Il a patienté et a espéré la récompense. Il a mentionné, en parallèle à la beauté de Joseph — sur lui la paix —, ce qui a été rapporté de la beauté du Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue —, de sa majesté, de sa douceur dans l’apparence, la bienfaisance, la guidée, la prestance et la bénédiction, comme cela a été exposé précédemment dans ses qualités (shamā’il) à travers les hadiths qui l’indiquent. Ainsi que l’a dit al-Rabī‘ bint Mas‘ūd : « Si tu l’avais vu, tu aurais vu le soleil levant. » Et il a mentionné, en parallèle à ce dont Joseph — sur lui la paix — a été éprouvé par la séparation et l’exil, l’émigration (Hijra) du Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — de La Mecque à Médine, et sa séparation d’avec sa patrie, sa famille et ses compagnons qui s’y trouvaient. **Chapitre sur ce qui a été donné à Moïse (Mūsā) — sur lui la paix — comme signes** Le plus grand d’entre eux sont les neuf signes, comme l’a dit le Très-Haut : « Et Nous avons donné à Moïse neuf signes évidents » (Coran 17:101). Nous les avons expliqués dans l’exégèse, rapporté les paroles des pieux prédécesseurs (al-salaf) à leur sujet et leurs divergences. L’avis majoritaire est qu’il s’agit du bâton se transformant en serpent rampant, de la main — lorsqu’il introduisait sa main dans l’ouverture de sa cuirasse et la ressortait, elle brillait comme un morceau de lune étincelant de lumière —, de son invocation contre le peuple de Pharaon lorsqu’ils l’eurent démenti, et Il envoya alors sur eux le déluge, les sauterelles, les poux, les grenouilles et le sang, comme signes détaillés, ainsi que nous l’avons exposé dans l’exégèse. De même, Allāh les saisit par les années de disette (al-sinīn), c’est-à-dire la diminution des récoltes, par la sécheresse (al-jadb), c’est-à-dire la diminution des fruits, et par la mort rapide (al-mawt al-dharī‘), c’est-à-dire la diminution des vies — et c’est le déluge selon une opinion. Parmi ces signes figure aussi la fente de la mer pour sauver les Enfants d’Israël et noyer la famille de Pharaon. Et parmi eux, l’égarement des Enfants d’Israël dans le désert (al-Tīh), la descente sur eux de la manne (al-mann) et des cailles (al-salwā), et le fait que Moïse demanda l’eau pour eux, et Allāh fit jaillir leur eau d’une pierre qu’ils transportaient avec eux sur une monture, ayant quatre faces ; lorsque Moïse la frappait avec son bâton, de chaque face jaillissaient trois sources, chaque tribu ayant une source, puis il la frappait et elle s’arrêtait. Et d’autres signes éclatants encore, comme nous l’avons exposé dans l’exégèse et dans l’histoire de Moïse — sur lui la paix — de notre présent ouvrage, dans la partie consacrée aux récits des prophètes. À Allāh la louange et la grâce. Et il a été dit : Tous ceux qui adorèrent le veau, Il les fit mourir, puis Allāh les ressuscita. Et l’histoire de la vache. **Comparaison entre le bâton de Moïse et la glorification (tasbīḥ) des cailloux dans la main du Prophète — qu’Allāh prie sur lui et le salue** Quant au bâton, notre maître, le savant éminent Ibn al-Zamlakānī, a dit : « Quant à la vie du bâton de Moïse, les cailloux ont glorifié (sabbaḥa) dans la main du Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — alors qu’ils sont inertes, et le hadith à ce sujet est authentique. » Ce hadith est célèbre d’après al-Zuhrī, d’après un homme, d’après Abū Dharr. Nous avons déjà présenté cela de manière détaillée dans les Preuves de la Prophétie (Dalā’il al-Nubuwwa), ce qui dispense de le répéter. Et il a été dit : Ils ont glorifié dans la main d’Abū Bakr, puis de ‘Umar, puis de ‘Uthmān, comme ils avaient glorifié dans la main du Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue. Il dit alors : « Ceci est le califat de la prophétie. » Al-Ḥāfiẓ a rapporté, avec sa chaîne de transmission remontant à Bakr ibn Ḥubaysh, d’après un homme qu’il a nommé, qui a dit : « Abū Muslim al-Khawlānī avait un chapelet (subḥa) avec lequel il glorifiait. Il s’endormit alors que le chapelet était dans sa main. Le chapelet se mit à tourner et s’enroula autour de son avant-bras en disant : “Gloire à Toi (Subḥānaka), ô Toi qui fais pousser les plantes, ô Toi l’Éternel dans la constance !” Il dit : “Viens, ô Umm Muslim, et regarde la plus étonnante des merveilles !” Umm Muslim vint, et le chapelet tournait et glorifiait. Lorsqu’elle s’assit, il se tut. » Plus authentique et plus explicite que tout cela est le hadith d’al-Bukhārī d’après Ibn Mas‘ūd qui a dit : « Nous entendions la glorification de la nourriture pendant qu’elle était mangée. » (53) Notre maître a dit : « De même, les pierres l’ont salué. » Je dis : Ceci a été rapporté par Muslim d’après Jābir ibn Samura qui a dit : Le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — a dit : « Je connais une pierre qui me saluait à La Mecque avant que je ne sois envoyé ; je la connais encore maintenant. » (54) Certains ont dit : C’est la Pierre Noire (al-Ḥajar al-Aswad). Al-Tirmidhī a dit : ‘Abbād ibn Ya‘qūb al-Kūfī nous a raconté, al-Walīd ibn Abī Thawr nous a raconté d’après al-Suddī, d’après ‘Abbād ibn Yazīd, d’après ‘Alī ibn Abī Ṭālib — qu’Allāh l’agrée — qui a dit : « J’étais avec le Prophète — qu’Allāh prie sur lui et le salue — à La Mecque, dans l’un de ses quartiers. Aucune montagne ni aucun arbre ne se présentait à lui sans dire : “La paix soit sur toi, ô Messager d’Allāh.” » Puis il dit : « Étrange (gharīb). » Abū Nu‘aym l’a rapporté dans les Preuves (al-Dalā’il) d’après le hadith d’al-Suddī, d’après Abū ‘Ammāra al-Ḥaywānī, d’après ‘Alī qui a dit : « Je sortis avec le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — et il ne passait devant une pierre, un arbre, une motte de terre ou quoi que ce soit sans que cela ne dise : “La paix soit sur toi, ô Messager d’Allāh.” » Il dit : « Et l’arbre vint à lui sur son appel. » Et il mentionna le rassemblement de ces deux arbres pour qu’il satisfasse son besoin derrière eux, puis leur retour à leurs lieux de croissance. Les deux hadiths se trouvent dans le Ṣaḥīḥ. Cependant, cela n’implique pas nécessairement l’existence d’une vie en eux, car ils auraient pu être conduits par un conducteur. Mais dans sa parole : « Ils se sont inclinés devant moi par la permission d’Allāh », il y a une indication qu’ils ont eu une perception de son adresse, surtout avec leur obéissance à ce qu’il leur a ordonné. Il dit : « Et il ordonna à une branche (ʿidhq) de palmier de descendre, et elle descendit en traçant un sillon dans la terre jusqu’à se tenir devant lui. Il dit : “Témoignes-tu que je suis le Messager d’Allāh ?” Elle témoigna de cela trois fois, puis retourna à sa place. » Ceci est plus approprié et plus évident dans la correspondance que ce qui précède, mais ce contexte comporte une étrangeté. C’est ce qu’a rapporté l’imam Aḥmad et qu’al-Tirmidhī a authentifié. Al-Bayhaqī et al-Bukhārī dans l’Histoire (al-Tārīkh) l’ont rapporté selon la voie d’Abū Ẓibyān Ḥuṣayn ibn al-Mundhir, d’après Ibn ‘Abbās qui a dit : « Un bédouin vint au Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — et dit : “Comment puis-je savoir que tu es le Messager d’Allāh ?” Il dit : “Que penses-tu si j’appelle cette branche de ce palmier, témoigneras-tu que je suis le Messager d’Allāh ?” Il dit : “Oui.” Il appela alors la branche, et la branche se mit à descendre du palmier jusqu’à tomber à terre, puis elle se mit à tracer un sillon jusqu’à venir au Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue. Puis il lui dit : “Retourne.” Et elle retourna à sa place. Il dit alors : “Je témoigne que tu es le Messager d’Allāh.” Et il crut en lui. » Ce sont les termes d’al-Bayhaqī. Il est apparent que celui qui a témoigné de la mission est le bédouin, et c’était un homme des Banū ‘Āmir. Mais dans la version d’al-Bayhaqī, selon la voie d’al-A‘mash, d’après Sālim ibn Abī al-Ja‘d, d’après Ibn ‘Abbās, il dit : « Un homme vint au Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — et dit : “Qu’est-ce que tes compagnons disent ?” Il dit — et autour du Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et le salue — il y avait des branches et des arbres — : “Veux-tu que je te montre un signe ?” Il dit : “Oui.” Il appela alors une branche d’entre elles, et elle vint en traçant un sillon dans la terre jusqu’à se tenir devant lui, et elle se mit à se prosterner et à relever la tête. Puis il lui ordonna et elle retourna. » Il dit : « Al-‘Āmirī retourna en disant — ‘Āmir ibn Ṣa‘ṣa‘a — : “Par Allāh, je ne le démentirai jamais dans rien de ce qu’il dit.” »

Il est mentionné précédemment, dans ce qu’a rapporté al-Ḥākim dans son Mustadrak, de manière unique d’après ʿUmar, que le Messager d’Allāh (qu’Allāh prie sur lui et le salue) invita un homme à l’islam. Celui-ci dit : « Y a-t-il un témoin de ce que tu dis ? » Il répondit : « Cet arbre. » Alors le Messager d’Allāh (qu’Allāh prie sur lui et le salue) l’appela, alors qu’il se tenait sur la rive du vallon, et l’arbre vint en sillonnant profondément la terre, puis se tint devant lui. Il le prit à témoin trois fois, et il témoigna qu’il en était comme il l’avait dit. Ensuite, il retourna à son lieu de croissance, et le bédouin retourna vers son peuple en disant : « S’ils me suivent, je viendrai à toi avec eux ; sinon, je reviendrai vers toi et serai avec toi. » Quant au gémissement du tronc (al-jidhʿ) auprès duquel le Prophète (qu’Allāh prie sur lui et le salue) prononçait son sermon, lorsqu’on lui fabriqua la chaire (al-minbar) et qu’il y monta pour prêcher, le tronc gémit vers lui comme gémit la chamelle pleine (ḥanīna al-ʿishār), les gens l’entendant en présence de la création le jour du vendredi. Il ne cessa de gémir et de se lamenter jusqu’à ce que le Prophète (qu’Allāh prie sur lui et le salue) descendît vers lui, l’enlaçât, l’apaisât, et lui donnât le choix entre redevenir une branche verte ou être planté au Paradis pour que les saints d’Allāh en mangent. Il choisit la plantation au Paradis, et alors il s’apaisa. C’est un récit célèbre et connu, rapporté par un grand nombre de Compagnons de manière mutawātir (témoignage multiple et concordant), et il eut lieu en présence des créatures. Ce qu’il a mentionné du caractère mutawātir du gémissement du tronc est comme il l’a dit, car ce récit a été rapporté par un groupe de Compagnons, et d’eux par des nombres de Suivants (tābiʿūn), puis après eux d’autres encore, dont il est impossible qu’ils se soient concertés pour mentir ; il est donc certain dans l’ensemble. Quant au choix donné au tronc, comme l’a mentionné notre maître, il n’est pas mutawātir, et même sa chaîne de transmission n’est pas authentique. Je l’ai cité dans Les Preuves (ad-Dalāʾil) d’après Ubayy ibn Kaʿb, et il est mentionné dans le Musnad d’Aḥmad, les Sunan d’Ibn Mājah, et d’après Anas par cinq voies jusqu’à lui ; at-Tirmidhī en a authentifié une, Ibn Mājah en a rapporté une autre, Aḥmad une troisième, al-Bazzār une quatrième, et Abū Nuʿaym une cinquième. D’après Jābir ibn ʿAbd Allāh dans le Ṣaḥīḥ d’al-Bukhārī par deux voies de lui, et al-Bazzār par une troisième et une quatrième, et Aḥmad par une cinquième et une sixième, et celles-ci sont selon les conditions de Muslim. D’après Sahl ibn Saʿd dans le Muṣannaf d’Ibn Abī Shayba, selon les conditions des deux Ṣaḥīḥ. D’après Ibn ʿAbbās dans le Musnad d’Aḥmad et les Sunan d’Ibn Mājah avec une chaîne selon les conditions de Muslim. D’après Ibn ʿUmar dans le Ṣaḥīḥ d’al-Bukhārī, et Aḥmad l’a rapporté par une autre voie d’Ibn ʿUmar. D’après Abū Saʿīd dans son Musnad de ʿAbd ibn Ḥumayd avec une chaîne selon les conditions de Muslim, et Yaʿlā al-Mawṣilī l’a rapporté par une autre voie de lui. D’après ʿĀʾisha, le ḥāfiẓ Abū Nuʿaym l’a rapporté par la voie de ʿAlī ibn Aḥmad al-Khwārizmī, d’après Qabīṣa ibn Ḥibbān ibn ʿAlī, d’après Ṣāliḥ ibn Ḥibbān, d’après ʿAbd Allāh ibn Burayda, d’après ʿĀʾisha, et il mentionna le récit en entier, où il est dit qu’Il lui donna le choix entre la vie d’ici-bas et l’au-delà, et le tronc choisit l’au-delà, puis disparut jusqu’à ne plus être reconnu. Ceci est étrange tant par sa chaîne que par son texte. D’après Umm Salama, Abū Nuʿaym l’a rapporté avec une bonne chaîne. J’ai présenté les récits avec le détail de leurs chaînes, la précision de leurs termes et leurs aspects remarquables, ce qui dispense de les répéter ici. Quiconque les médite acquiert la certitude à ce sujet. À Allāh la louange et la grâce. Le qāḍī ʿIyāḍ ibn Mūsā as-Sabtī al-Mālikī a dit dans son livre ach-Chifāʾ : « C’est un récit célèbre et mutawātir, rapporté par les gens du Ṣaḥīḥ, et transmis par une dizaine de Compagnons, parmi lesquels Ubayy, Anas, Burayda, Sahl ibn Saʿd, Ibn ʿAbbās, Ibn ʿUmar, al-Muṭṭalib ibn Abī Wadāʿa, Abū Saʿīd et Umm Salama – qu’Allāh les agrée tous. » Notre maître a dit : « Voici des objets inanimés (jamādāt) et des végétaux (nabātāt) qui ont gémi et parlé. Cela correspond au fait que le bâton se transforma en serpent. » Je dis : « Nous ferons allusion à cela en mentionnant les miracles de Jésus (ʿĪsā, sur lui la paix) dans sa résurrection des morts par la permission d’Allāh Très-Haut, comme l’a rapporté al-Bayhaqī d’après al-Ḥākim, d’après Abū Aḥmad ibn Abī al-Ḥasan, d’après ʿAbd ar-Raḥmān ibn Abī Ḥātim, d’après son père, d’après ʿAmr ibn Sawwār, qui a dit : « Ach-Chāfiʿī m’a dit : “Allāh n’a donné à aucun prophète ce qu’Il a donné à Muḥammad (qu’Allāh prie sur lui et le salue).” Je dis : “Il a donné à Jésus la résurrection des morts.” Il répondit : “Il a donné à Muḥammad le tronc auprès duquel il prêchait, jusqu’à ce qu’on lui préparât la chaire ; quand elle fut préparée, le tronc gémit au point qu’on entendit son bruit. Ceci est plus grand que cela.” » Cette chaîne est authentique jusqu’à ach-Chāfiʿī – qu’Allāh lui fasse miséricorde. C’est ce que j’entendais notre maître, le ḥāfiẓ Abū al-Ḥajjāj al-Mizzī – qu’Allāh lui fasse miséricorde – mentionner d’après ach-Chāfiʿī – qu’Allāh lui fasse miséricorde et honore sa demeure. Il a dit : « Ceci est plus grand que cela » parce que le tronc n’est pas un lieu de vie, et pourtant il acquit une perception et une émotion lorsqu’on s’éloigna de lui vers la chaire ; il gémit et se lamenta comme le gémissement des chamelles pleines, jusqu’à ce que le Messager d’Allāh (qu’Allāh prie sur lui et le salue) descendît, l’étreignît et l’apaisât jusqu’à ce qu’il se calmât. Al-Ḥasan al-Baṣrī a dit : « Ce tronc a gémi vers lui ; ils sont plus dignes de gémir vers lui. » Quant au retour de la vie dans un corps, cela s’est produit par la permission d’Allāh et est grand, mais ceci est plus étonnant et plus grand : créer une vie et une perception dans un lieu qui n’est pas habituel pour cela, où il n’y en avait absolument pas auparavant. Gloire à Allāh, Seigneur des mondes ! (Note) Le Messager d’Allāh (qu’Allāh prie sur lui et le salue) avait un étendard (liwāʾ) porté avec lui à la guerre, qui frappait de terreur les cœurs de ses ennemis à un mois de marche devant lui. Il avait une lance (ʿanaza) portée devant lui ; quand il voulait prier sans mur ni écran, on la plantait devant lui. Il avait un bâton (qaḍīb) sur lequel il s’appuyait en marchant ; c’est celui auquel Satīḥ fit allusion dans sa parole au fils de son frère, ʿAbd al-Masīḥ ibn Nafīla : « Ô ʿAbd al-Masīḥ, quand les récitations se multiplieront, que le maître du bâton (ṣāḥib al-hirāwa) apparaîtra, et que le lac de Sāwa se tarira, alors la Syrie (ach-Chām) ne sera plus pour Satīḥ une Syrie. » C’est pourquoi mentionner ces choses à propos de la résurrection du bâton de Moïse (Mūsā) et de sa transformation en serpent est plus approprié, car elles sont équivalentes à cela. Et celles-ci sont multiples en des lieux distincts, contrairement au bâton de Moïse, car même s’il fut transformé plusieurs fois en serpent, c’est un seul objet. Et Allāh sait mieux. Ensuite, nous attirerons l’attention sur cela en mentionnant la résurrection des morts par la main de Jésus, car ceci est plus étonnant, plus grand, plus manifeste et plus savant. Notre maître a dit : « Quant au fait qu’Allāh parla à Moïse de vive voix (taklīman), il a déjà été mentionné que le Prophète (qu’Allāh prie sur lui et le salue) reçut la parole la nuit de l’Ascension (al-isrāʾ) avec la vision, ce qui est plus fort. » Ceci est cité en relation avec les miracles de Moïse (sur lui la paix) la nuit de l’Ascension, et en témoigne : « Il me fut appelé : “Ô Muḥammad, tu as été chargé de deux obligations, et J’ai allégé pour Mes serviteurs.” » Le contexte du reste du récit conduit à cela. Certains savants ont rapporté le consensus (ijmāʿ) à ce sujet, mais j’ai vu dans les propos du qāḍī ʿIyāḍ le rapport d’une divergence à ce sujet. Et Allāh sait mieux. Quant à la vision (ar-ruʾya), il y a une divergence célèbre entre les successeurs (khalaf) et les prédécesseurs (salaf). Parmi les imams, Abū Bakr Muḥammad ibn Isḥāq ibn Khuzayma, connu comme l’Imam des imams, l’a soutenue. Le qāḍī ʿIyāḍ, le cheikh Muḥyī ad-Dīn an-Nawawī l’ont choisie. Il est rapporté d’Ibn ʿAbbās qu’il confirma la vision, et aussi qu’il la réfuta ; les deux se trouvent dans le Ṣaḥīḥ de Muslim. Dans les deux Ṣaḥīḥ, d’après ʿĀʾisha, il y a un déni de cela. Nous avons mentionné dans [le récit] de l’Ascension, d’après Ibn Masʿūd, Abū Hurayra, Abū Dharr et ʿĀʾisha – qu’Allāh les agrée – que ce qui fut vu lors des deux occasions mentionnées au début de la sourate an-Najm n’était autre que Gabriel (Jibrīl, sur lui la paix). Dans le Ṣaḥīḥ de Muslim, d’après Abū Dharr, il dit : « Je dis : “Ô Messager d’Allāh, as-tu vu ton Seigneur ?” Il répondit : “Une lumière, comment pourrais-je Le voir ?” » Dans une autre version : « J’ai vu une lumière. »

Nous avons déjà exposé cela en détail dans le récit de l'Isrâ' 76 dans la Sîra 77 et dans le Tafsîr 78 au début de la sourate Banî Isrâ'îl 79. Ce que notre maître a mentionné concernant les miracles de Moïse — sur lui la meilleure prière et le meilleur salut —, et aussi le fait qu'Allah a parlé à Moïse alors qu'il était sur le mont Sinaï, et qu'il a demandé à voir [Allah] mais en a été empêché, tandis qu'Il a parlé à Muhammad — qu'Allah prie sur lui et le salue — la nuit de l'Isrâ' alors qu'il était dans l'assemblée suprême, lorsqu'il fut élevé à un niveau où il entendit le grincement des calames 80, et qu'il a obtenu la vision [d'Allah] selon l'avis d'un grand groupe de savants parmi les prédécesseurs et les successeurs — et Allah sait mieux. Puis j'ai vu Ibn Hâmid 81 aborder ce sujet dans son livre, et il a bien fait et a été utile. Ibn Hâmid a dit : Allah a dit à Moïse : « Et j'ai répandu sur toi un amour de Ma part » 82, et Il a dit à Muhammad : « Dis : Si vous aimez Allah, suivez-moi, Allah vous aimera et vous pardonnera vos péchés. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux » 83. Quant à la main qu'Allah a faite comme preuve et argument pour Moïse contre Pharaon et son peuple, comme Il a dit après avoir mentionné la transformation du bâton en serpent : « Et introduis ta main dans ton col, elle en sortira blanche sans aucun mal. Voilà deux preuves de ton Seigneur pour Pharaon et ses notables » 84. Et Il a dit dans la sourate Tâ Hâ : « Un autre signe, pour te montrer de Nos plus grands signes » 85. Allah a donc donné à Muhammad la fente de la lune par son indication, en deux parties : une partie derrière le mont Hirâ' 86 et une autre devant lui, comme cela a été expliqué par les hadiths mutawâtir 87, avec Sa parole : « L'Heure approche et la lune s'est fendue. Et s'ils voient un signe, ils s'en détournent et disent : "Une magie continue !" » 88. Nul doute que cela est plus noble, plus grand, plus éclatant parmi les miracles, plus général, plus manifeste et plus éloquent que cela. Ka'b ibn Mâlik 89 a dit dans son long hadith sur l'histoire de son repentir : « Le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — quand il était content, son visage s'illuminait comme un morceau de lune. » Cela se trouve dans le Sahîh d'al-Bukhârî 90. Ibn Hâmid a dit : « Ils ont dit : "Moïse a reçu la main blanche." Nous leur disons : "Muhammad — qu'Allah prie sur lui et le salue — a reçu ce qui est meilleur que cela : une lumière qui éclairait à sa droite où qu'il s'asseye, et à sa gauche où qu'il s'asseye et se lève, que tous les gens voyaient. Et cette lumière est restée jusqu'à la Résurrection. Ne vois-tu pas que la lumière éclatante de sa tombe — qu'Allah prie sur lui et le salue — est vue à une distance d'un jour et d'une nuit de marche ?" » Ce sont ses termes. Ce qu'il a mentionné de cette lumière est très étrange. Nous avons mentionné dans la Sîra, lors de la conversion d'at-Tufayl ibn 'Amr ad-Dawsî 91, qu'il demanda au Prophète — qu'Allah prie sur lui et le salue — un signe qui l'aiderait à convertir son peuple de sa tribu là-bas. Une lumière brilla alors entre ses deux yeux comme une lampe. Il dit : « Ô Allah, ailleurs que cet endroit, car ils penseraient que c'est une mutilation. » La lumière se déplaça alors à l'extrémité de son fouet, et ils la regardaient comme une lampe. Allah les guida par son intermédiaire grâce à la bénédiction du Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — et à son invocation pour eux dans sa parole : « Ô Allah, guide Daws et amène-les. » On appelait at-Tufayl « Dhû an-Nûr 92 » pour cela. Il mentionna aussi le hadith d'Usayd ibn Hudayr 93 et 'Abbâd ibn Bishr 94 lorsqu'ils sortirent de chez le Prophète — qu'Allah prie sur lui et le salue — par une nuit très sombre, et l'extrémité du bâton de l'un d'eux s'illumina. Quand ils se séparèrent, l'extrémité du bâton de chacun s'illumina. Cela se trouve dans le Sahîh d'al-Bukhârî et ailleurs. Abû Zur'a ar-Râzî 95 a dit dans son livre Dalâ'il an-Nubuwwa 96 : Sulaymân ibn Harb nous a raconté, Hammâd ibn Salama nous a raconté d'après Thâbit ibn Anas ibn Mâlik que 'Abbâd ibn Bishr et Usayd ibn Hudayr sortirent de chez le Prophète — qu'Allah prie sur lui et le salue — par une nuit très sombre et ténébreuse, et le bâton de l'un d'eux s'illumina comme une lampe, et ils marchèrent à sa lumière. Quand ils se séparèrent pour aller chez eux, le bâton de l'un et le bâton de l'autre s'illuminèrent. Puis il est rapporté d'après Ibrâhîm ibn Hamza ibn Muhammad ibn Hamza ibn Mus'ab ibn az-Zubayr ibn al-'Awwâm, et d'après Ya'qûb ibn Humayd al-Madanî, tous deux d'après Sufyân ibn Hamza ibn Yazîd al-Aslamî, d'après Kathîr ibn Zayd, d'après Muhammad ibn Hamza ibn 'Amr al-Aslamî, d'après son père, qui a dit : « Nous voyagions lors d'un voyage avec le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — par une nuit très sombre et obscure. Mes doigts s'illuminèrent au point qu'ils rassemblèrent sur eux leurs bagages, et aucun d'eux ne périt. Et mes doigts brillaient. » Hishâm ibn 'Ammâr a rapporté dans al-Ba'th 97 : 'Abd al-A'lâ ibn Muhammad al-Bakrî nous a raconté, Ja'far ibn Sulaymân al-Basrî nous a raconté, Abû at-Tayyâh ad-Duba'î 98 nous a raconté : Mutarrif ibn 'Abd Allah 99 se hâtait et entrait chaque vendredi. Parfois, une lumière lui était donnée dans son fouet. Une nuit, il voyagea de nuit sur son cheval jusqu'à ce qu'il arrive au cimetière, et son cheval s'arrêta. Il dit : « Je vis le propriétaire de chaque tombe assis sur sa tombe. Ils dirent : "Voici Mutarrif qui vient pour le vendredi." Je leur dis : "Savez-vous, chez vous, quel jour est le vendredi ?" Ils dirent : "Oui, et nous savons ce que disent les oiseaux ce jour-là." Je dis : "Que disent les oiseaux ?" Ils dirent : "Seigneur, paix, paix, peuple de Sâlih 100." » Quant à son invocation — la paix soit sur lui — par at-Tarfân 101, c'est-à-dire la mort subite selon un avis, et ce qui suivit comme signes, sécheresse et disette, cela était pour qu'ils reviennent à le suivre et cessent de s'opposer à lui. Mais cela n'a fait qu'augmenter leur tyrannie. Allah a dit : « Et Nous ne leur montrons aucun signe qui ne soit plus grand que son semblable. Et Nous les avons saisis par le châtiment, peut-être reviendront-ils. Et ils dirent : "Ô magicien ! Invoque pour nous ton Seigneur selon l'engagement qu'Il a pris envers toi. Nous serons certainement bien guidés." » 102 Et ils dirent : « Quelque signe que tu nous apportes pour nous ensorceler, nous ne croirons pas en toi. » 103 « Alors Nous envoyâmes sur eux le déluge, les sauterelles, les poux, les grenouilles et le sang, comme signes détaillés. Mais ils s'enorgueillirent et furent un peuple criminel. Et quand le châtiment s'abattit sur eux, ils dirent : "Ô Moïse ! Invoque pour nous ton Seigneur selon l'engagement qu'Il a pris envers toi. Si tu éloignes de nous le châtiment, nous croirons en toi et nous laisserons partir avec toi les enfants d'Israël." Puis quand Nous eûmes éloigné d'eux le châtiment jusqu'au terme qu'ils devaient atteindre, voilà qu'ils manquèrent à leur engagement. Alors Nous Nous vengeâmes d'eux et Nous les noyâmes dans la mer, parce qu'ils avaient traité Nos signes de mensonges et y étaient inattentifs. » 104 Le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — a invoqué contre Quraysh 105 lorsqu'ils persistèrent à s'opposer à lui, par sept années comme les sept années de Joseph 106. Ils souffrirent alors d'une sécheresse au point de manger tout, et l'un d'eux voyait entre lui et le ciel comme de la fumée à cause de la faim. Ibn Mas'ûd 107 a interprété Sa parole : « Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible » 108 par cela, comme l'a rapporté al-Bukhârî d'après lui à plusieurs endroits de son Sahîh. Puis ils implorèrent son intercession — que les prières et le salut d'Allah soient sur lui — par leur parenté avec lui, alors qu'il avait été envoyé avec miséricorde et compassion. Il invoqua donc pour eux, et [le châtiment] cessa, et il les releva du châtiment, et ils vécurent après avoir été sur le point de périr. Quant à la fente de la mer pour Moïse — sur lui la paix — lorsqu'Allah lui ordonna — alors que les deux groupes se faisaient face — de frapper la mer avec son bâton, elle se fendit, et chaque partie fut comme une immense montagne. C'est un miracle grand et éclatant, une preuve décisive et irrésistible. Nous avons développé cela dans le Tafsîr et dans les récits des prophètes de notre livre. Et dans son indication — qu'Allah prie sur lui et le salue — avec sa main noble vers la lune du ciel...

La lune se fendit en deux, conformément à ce que les Quraychites 109 lui avaient demandé, alors qu'ils étaient assis avec lui la nuit de Badr 110. Ce fut le plus grand signe, la preuve la plus bénie, l'argument le plus clair et le plus éclatant témoignage de sa prophétie et de sa dignité auprès d'Allah Très-Haut. Aucun miracle sensible n'a été rapporté d'aucun prophète parmi les prophètes qui soit plus grand que celui-ci, comme nous l'avons établi avec ses preuves tirées du Livre et de la Sunna, dans l'exégèse au début de la mission [prophétique]. Et ceci est plus grand que l'arrêt du soleil pendant un court instant pour Josué 111 fils de Noun, afin qu'il puisse achever la conquête la nuit du samedi, comme cela viendra dans l'exposé de cela avec ce qu'il convient de mentionner à son sujet. Il a déjà été mentionné dans la biographie d'Al-'Alâ' ibn al-Hadramî 112, d'Abû 'Ubayd ath-Thaqafî 113, d'Abû Muslim al-Khawlânî 114, et des armées qui étaient avec eux sur le courant de l'eau, dont le Tigre, qui était impétueux, charriant du bois à cause de la violence de son cours. Et il a déjà été établi que ceci est plus étonnant que la fente de la mer pour Moïse à plusieurs égards. Et Allah sait mieux. Ibn Hâmid 115 a dit : "S'ils disent : 'Moïse, sur lui la paix, frappa la mer avec son bâton et elle se fendit, et cela fut un signe pour Moïse, sur lui la paix', nous répondons : 'Il a été donné à l'Envoyé d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, quelque chose de semblable.' 'Alî, qu'Allah l'agrée, a dit : 'Lorsque nous sortîmes pour Khaybar 116, nous nous trouvâmes dans une vallée inondée ; nous l'estimâmes et elle faisait quatorze toises 117. Ils dirent : 'Ô Envoyé d'Allah, l'ennemi est derrière nous et la vallée est devant nous', comme les compagnons de Moïse dirent : 'Nous sommes rattrapés.' Alors l'Envoyé d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, descendit, et les chevaux traversèrent sans que leurs sabots ne soient mouillés, et les chameaux sans que leurs pieds ne soient mouillés. Et cela fut une conquête.'" Ce qu'il a mentionné est sans chaîne de transmission, et je ne le connais dans aucun des livres fiables avec une chaîne de transmission authentique, ni bonne, ni même faible. Allah sait mieux. Quant à l'ombrage par les nuages dans le désert 118, il a déjà été mentionné le hadith du nuage que Bahîrâ 119 vit ombrager l'Envoyé d'Allah parmi ses compagnons, alors qu'il avait douze ans, en compagnie de son oncle Abû Tâlib 120 lors de son voyage au Levant pour le commerce. Et ceci est plus éclatant du fait que c'était avant qu'il ne reçoive la révélation, et que le nuage l'ombrageait seul parmi ses compagnons. Cela montre une attention plus intense et est plus manifeste que le nuage des Enfants d'Israël et autres. De plus, le but de l'ombrage par le nuage était leur besoin à cause de la chaleur intense. Nous avons mentionné dans les preuves [prophétiques] que lorsque le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, fut prié d'invoquer pour eux afin qu'ils soient abreuvés, en raison de la faim, de la détresse et de la sécheresse qu'ils subissaient, il leva les mains et dit : "Ô Allah, abreuves-nous ! Ô Allah, abreuves-nous ! Ô Allah, abreuves-nous !" Anas 121 dit : "Par Allah, nous ne voyions dans le ciel ni nuage ni lambeau de nuage 122, et entre nous et Sal' 123 il n'y avait ni maison ni demeure. Alors un nuage semblable à un bouclier se forma derrière lui. Lorsqu'il eut atteint le milieu du ciel, il s'étendit, puis il plut." Anas dit : "Par Allah, nous ne vîmes pas le soleil pendant une semaine." Et lorsqu'ils lui demandèrent de faire cesser la pluie pour eux, il leva la main et dit : "Ô Allah, autour de nous et non sur nous !" Et chaque fois qu'il indiquait une direction de la main, le nuage se dirigeait vers elle, jusqu'à ce que Médine devienne comme un trou 124 : il pleuvait autour d'elle mais pas sur elle. Ceci est un ombrage général dont on avait besoin, plus impérieux que le besoin de cela, et plus bénéfique. Et la capacité de diriger le nuage par un geste est plus éloquente dans le miracle et plus manifeste dans l'attention. Et Allah sait mieux. Quant à la descente de la manne et des cailles 125 sur eux, l'Envoyé d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a multiplié la nourriture et la boisson en maints endroits, comme cela a été exposé dans les preuves de la prophétie : il a nourri une foule immense avec une petite quantité, comme le jour du Fossé 126 avec la petite brebis de Jâbir ibn 'Abdillâh 127 et son sâ' 128 d'orge, plus de mille personnes affamées — que les prières et la paix d'Allah soient sur lui toujours jusqu'au Jour de la Rétribution — et il a nourri des gens avec une poignée qui était étendue depuis le ciel, et d'autres choses de ce genre dont le récit serait long. Abû Nu'aym 129 et Ibn Hâmid ont également mentionné ici que ce qui est visé par la manne et les cailles est une subsistance qui leur fut accordée sans effort ni fatigue de leur part. Puis il a rapporté en contrepartie le hadith sur la licéité du butin 130 — qui n'était licite pour personne avant nous — et le hadith de Jâbir dans l'expédition d'Abû 'Ubayda 131 : ils eurent si faim qu'ils mangèrent des feuilles d'arbres, puis la mer rejeta pour eux un animal appelé 'anbar 132 ; ils en mangèrent pendant trente jours et nuits jusqu'à ce qu'ils engraissent et que leurs ventres se plissent. Le hadith est dans le Sahîh 133 comme déjà mentionné, et il viendra lors de l'évocation de la table 134 parmi les miracles du Messie, fils de Marie. L'histoire d'Abû Mûsâ al-Khawlânî 135 : Il sortit avec un groupe de ses compagnons pour le pèlerinage et leur ordonna de ne pas emporter de provisions ni d'outres. Chaque fois qu'ils descendaient dans un lieu, il priait deux rak'as 136, et on leur apportait de la nourriture, de la boisson et du fourrage suffisants pour eux et leurs montures, matin et soir, pendant tout leur aller et retour. Quant à la parole d'Allah Très-Haut : "Lorsque Moïse demanda de l'eau pour son peuple, Nous dîmes : 'Frappe le rocher avec ton bâton.' Alors en jaillirent douze sources ; chaque tribu sut son abreuvoir" 137, nous en avons donné le détail dans l'histoire de Moïse, sur lui la paix, et dans l'exégèse. Nous avons mentionné les hadiths rapportés sur le fait que le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, mit sa main dans ce petit récipient qui ne pouvait contenir sa main, et l'eau se mit à jaillir d'entre ses doigts comme des sources. De même, il multiplia l'eau en maints endroits, comme les deux outres de cette femme, le jour de Hudaybiyya 138, et autres. Il demanda à Allah d'abreuver ses compagnons à Médine et ailleurs, et il fut exaucé exactement selon la demande et le besoin, ni plus ni moins. Et ceci est plus éloquent dans le miracle. Et le jaillissement de l'eau d'entre ses doigts, de sa propre main, selon l'avis d'un groupe de savants, est plus grand que le jaillissement de l'eau de la pierre, car celle-ci est un lieu approprié pour cela. Abû Nu'aym al-Hâfiz 139 a dit : "Si l'on dit : 'Moïse frappait le rocher avec son bâton et il en jaillissait douze sources dans le désert, et chaque tribu sut son abreuvoir', on répond : 'Muhammad, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, eut quelque chose de semblable ou de plus étonnant.' Car le jaillissement de l'eau de la pierre est connu dans les sciences et les connaissances, mais plus étonnant encore est le jaillissement de l'eau d'entre la chair, le sang et les os. Il écartait ses doigts dans un lieu caillouteux 140, et l'eau jaillissait d'entre ses doigts ; ils buvaient et étaient abreuvés d'eau courante et douce, abreuvant un grand nombre de personnes, de chevaux et de chameaux." Puis il rapporta par la voie d'al-Muttalib ibn 'Abdillâh ibn Abî Hantab 141 : 'Abd ar-Rahmân ibn Abî 'Amra al-Ansârî 142 m'a raconté, mon père m'a raconté : "Nous étions avec l'Envoyé d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, dans une expédition qu'il mena. Les gens passèrent la nuit dans une grande faim. Il demanda un petit récipient 143 qui fut placé devant lui, puis il demanda de l'eau et la versa dedans, puis il cracha dedans et dit ce qu'Allah voulut qu'il dise. Puis il y mit son doigt. Par Allah, je vis les doigts de l'Envoyé d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, d'où jaillissaient des sources d'eau. Puis il ordonna aux gens, et ils abreuvèrent, burent, remplirent leurs outres et leurs récipients." Quant à l'histoire de la résurrection de ceux qui furent tués à cause de l'adoration du veau 144 et l'histoire de la vache 145, viendra ce qui leur ressemble en matière de résurrection d'animaux et d'humains, lors de l'évocation de la résurrection des morts par Jésus, fils de Marie. Et Allah sait mieux. Abû Nu'aym a mentionné ici d'autres choses que nous avons laissées par souci de brièveté et de modération. Hishâm ibn 'Umâra 146 a dit dans son livre "Al-Mab'ath" 147 : Chapitre : Ce qui fut donné à l'Envoyé d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et ce qui fut donné aux prophètes avant lui. Muhammad ibn Shu'ayb 148 nous a raconté, Rawh ibn Mudrik 149 nous a raconté, 'Umar ibn Hassân at-Tamîmî 150 m'a informé que Moïse, sur lui la paix, reçut un signe parmi les trésors du Trône : "Seigneur, ne laisse pas Satan entrer dans mon cœur, et protège-moi de lui et de tout mal, car à Toi appartiennent la main, l'autorité, la royauté et la souveraineté, pour l'éternité des éternités et pour toujours, amen, amen." Il dit : "Et Muhammad, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, reçut deux signes parmi les trésors du Trône : la fin de la sourate al-Baqara 151 : 'Le Messager a cru en ce qui lui a été révélé de son Seigneur' 152 jusqu'à la fin."

L'histoire de l'arrêt du soleil pour Josué, fils de Noun, fils d'Éphraïm, fils de Joseph, fils de Jacob, fils d'Isaac, fils d'Abraham, l'ami intime du Tout-Miséricordieux 153, que la paix soit sur eux. Il était le prophète des Enfants d'Israël après Moïse, que la paix soit sur lui. C'est lui qui fit sortir les Enfants d'Israël du désert 154 et entra avec eux à Jérusalem 155 après un siège et un combat. La conquête devait s'achever après l'après-midi du vendredi, et le soleil était sur le point de se coucher, et le sabbat 156 allait commencer pour eux, ce qui les empêcherait de combattre. Alors il regarda le soleil et dit : « Tu es commandée et je suis commandé. » Puis il dit : « Ô Dieu, arrête-le pour moi. » Dieu l'arrêta pour lui jusqu'à ce qu'il eût conquis la ville, puis il se coucha. Nous avons déjà mentionné, dans une histoire des récits des prophètes, le hadith 157 rapporté dans le Sahih 158 de Muslim 159, par la voie d'Abd ar-Razzaq 160, d'après Ma'mar ibn Hammam 161, d'après Abou Hourayra 162, d'après le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue 163, qui a dit : « Un prophète parmi les prophètes fit une expédition et s'approcha du village au moment où il avait prié l'après-midi, ou à peu près à ce moment-là. Il dit au soleil : “Tu es commandée et je suis commandé. Ô Dieu, retiens-le pour moi un moment.” Il fut retenu pour lui jusqu'à ce que Dieu lui eût accordé la victoire. » Le hadith est long. Ce prophète est Josué, fils de Noun, comme le prouve ce qu'a rapporté l'imam Ahmad 164 : « Asouad ibn 'Amir 165 nous a raconté, Abou Bakr ibn Hicham 166 nous a raconté, d'après Muhammad ibn Sirin 167, d'après Abou Hourayra, qui a dit : “Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, a dit : ‘Le soleil n'a été arrêté pour aucun être humain, sauf pour Josué, que la paix soit sur lui, les nuits où il marcha vers Jérusalem.’” » (p. 67) Ce hadith est unique à Ahmad, et sa chaîne de transmission est selon les conditions d'al-Bukhari 168. Cela étant connu, la fente de la lune en deux morceaux, au point qu'un morceau se trouva derrière la montagne – je veux dire Hira' 169 – et l'autre en deçà, est plus grand comme miracle que l'arrêt du soleil pour un court moment. Nous avons déjà mentionné, dans les preuves, le hadith du retour du soleil après son coucher, et nous avons mentionné ce qui a été dit à ce sujet parmi les opinions. Dieu sait mieux. Notre maître, le savant éminent Abou al-Ma'ali ibn az-Zamlakani 170, a dit : « Quant à l'arrêt du soleil pour Josué lors du combat contre les géants 171, la lune s'est fendue pour notre Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, et la fente de la lune en deux morceaux est plus éloquente que l'arrêt du soleil dans sa course. Les hadiths sont authentiques et ont été transmis de manière mutawatir 172 concernant la fente de la lune, et qu'un morceau était derrière la montagne et un autre devant elle, et que les Quraychites 173 dirent : “C'est un magicien qui a ensorcelé nos yeux.” Les voyageurs arrivèrent et rapportèrent qu'ils l'avaient vue fendue. Dieu, qu'Il soit exalté, a dit : “L'Heure approche et la lune se fend” (Coran 54:1) et “S'ils voient un signe, ils s'en détournent et disent : ‘Une magie continue !’” (Coran 54:2-3). » Il a dit : « Le soleil a été arrêté pour le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, à deux reprises. La première est ce qu'a rapporté at-Tahawi 174 et il a dit : “Ses transmetteurs sont dignes de confiance”, et il les a nommés et comptés un par un. C'est que le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, recevait la révélation 175 alors que sa tête était sur les genoux d'Ali 176, que Dieu soit satisfait de lui, et il ne releva pas la tête jusqu'à ce que le soleil se fût couché, et Ali n'avait pas prié l'après-midi. Alors le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, dit : “Ô Dieu, il était dans Ton obéissance et dans l'obéissance de Ton Messager, alors rends-lui le soleil.” Dieu lui rendit le soleil jusqu'à ce qu'on le vît, et Ali se leva et pria l'après-midi, puis le soleil se coucha. » « La deuxième fois, ce fut le matin du Voyage nocturne 177 : le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, informa les Quraychites de son voyage nocturne de La Mecque à Jérusalem. Ils l'interrogèrent sur certaines choses de Jérusalem, et Dieu la lui montra clairement jusqu'à ce qu'il la vît et la leur décrivît. Ils l'interrogèrent aussi sur une caravane qui leur appartenait sur la route, et il dit : “Elle vous parviendra au lever du soleil.” Mais elle tarda, et Dieu retint le soleil de se lever jusqu'à l'après-midi. Cela a été rapporté par Ibn Bukayr 178 dans ses ajouts aux Sunan 179. » Quant au hadith du retour du soleil à cause d'Ali, que Dieu soit satisfait de lui, nous l'avons déjà mentionné par la voie d'Asma' bint 'Umays 180 – c'est la plus célèbre – et d'Ibn Sa'd 181, d'Abou Hourayra et d'Ali lui-même. Il est jugé répréhensible 182 sous tous les rapports. Ahmad ibn Salih al-Misri al-Hafiz 183, Abou Hafs at-Tahawi 184, le Qadi 'Iyad 185, ainsi qu'un groupe de savants rafidites 186 comme Ibn al-Mutahhar 187 et ses semblables, ont penché pour sa confirmation. D'autres, parmi les grands mémorisateurs et critiques du hadith, l'ont rejeté et jugé faible, comme Ali ibn al-Madini 188, Ibrahim ibn Ya'qub al-Juzjani 189 – qui l'a rapporté de son maître Muhammad et de Ya'la ibn 'Ubayd at-Tanafisi 190 –, Abou Bakr Muhammad ibn Hatim al-Bukhari connu sous le nom d'Ibn Zanjawayh 191, l'un des mémorisateurs, le grand mémorisateur Abou al-Qasim ibn 'Asakir 192, et le cheikh Jamal ad-Din Abou al-Faraj ibn al-Jawzi 193 dans son livre des hadiths forgés 194. De même, mes deux maîtres, les grands mémorisateurs Abou al-Hajjaj al-Mizzi 195 et Abou 'Abd Allah adh-Dhahabi 196, ont déclaré qu'il était forgé. Quant à ce qu'a mentionné Yunus ibn Bukayr dans ses ajouts à la Sira 197 concernant le retard du lever du soleil par rapport à son heure habituelle, cela n'a été rapporté par aucun autre savant. D'ailleurs, cela ne fait pas partie des choses attestées ; le plus que l'on puisse dire est que le rapporteur a rapporté un retard de son lever, mais nous n'avons pas été témoins de son arrêt à son heure. Plus étrange encore est ce qu'a mentionné Ibn al-Mutahhar dans son livre al-Minhaj 198 : que le soleil fut rendu à Ali à deux reprises. Il mentionna le hadith précédent comme il a été mentionné, puis dit : « Quant à la deuxième fois, c'est lorsqu'il voulut traverser l'Euphrate à Babylone 199. Beaucoup de ses compagnons furent occupés à cause de leurs montures, et il pria l'après-midi pour lui-même avec un groupe de ses compagnons, mais elle échappa à beaucoup d'entre eux, qui en parlèrent. Alors il demanda à Dieu de rendre le soleil, et Il le rendit. » [Propos sur ce qui a été donné à Idris 200, que la paix soit sur lui] Il a dit : « Abou Nu'aym 201 a mentionné, après Moïse, Idris, que la paix soit sur lui. Selon beaucoup d'exégètes 202, il fait partie des prophètes des Enfants d'Israël, mais selon Muhammad ibn Ishaq ibn Yasar 203 et d'autres généalogistes, il est antérieur à Noé, que la paix soit sur lui, dans la lignée remontant à Adam, que la paix soit sur lui, comme nous l'avons déjà signalé. Il a dit : “Parmi les élévations dont Dieu a fait l'éloge, Il a dit : ‘Et Nous l'élevâmes à un lieu élevé’ (Coran 19:57).” Il a dit : “Ce qu'il faut dire à ce sujet, c'est que notre Prophète Muhammad, que Dieu prie sur lui et le salue, a reçu quelque chose de meilleur et de plus parfait que cela, car Dieu, qu'Il soit exalté, a élevé sa mention dans ce monde et dans l'autre, en disant : ‘Et Nous avons élevé pour toi ta mention’ (Coran 94:4). Il n'y a ni prédicateur, ni intercesseur, ni personne qui appelle à la prière qui ne proclame : ‘J'atteste qu'il n'y a de dieu que Dieu et que Muhammad est le Messager de Dieu.’ Dieu a associé son nom à Son nom dans les orients et les occidents de la terre, et cela est la clé de la prière obligatoire.” Ensuite, il rapporta le hadith d'Ibn Lahi'a 204, d'après Darraj 205, d'après Abou al-Haytham 206, d'après Abou Sa'id 207, d'après le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, concernant Sa parole : “Et Nous avons élevé pour toi ta mention” (Coran 94:4). Il dit : “Gabriel 208 a dit : Dieu a dit : ‘Quand Je suis mentionné, tu es mentionné.’” Ibn Jarir 209 et Ibn Abi 'Asim 210 l'ont rapporté par la voie de Darraj. Puis il dit : « Abou Ahmad Muhammad ibn Ahmad al-Fitrifi 211 nous a raconté, Moussa ibn Sahl al-Jawni 212 nous a raconté, Ahmad ibn al-Qasim ibn Bahwam al-Hiti 213 nous a raconté, Nasr ibn Hammad 214 nous a raconté, d'après 'Uthman ibn 'Ata' 215, d'après az-Zuhri 216, d'après Anas ibn Malik 217, qui a dit : “Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, a dit : ‘Quand j'eus achevé ce que Dieu, qu'Il soit exalté, m'avait ordonné concernant les cieux et la terre, je dis : “Ô mon Seigneur, il n'y a eu aucun prophète avant moi sans que Tu ne l'aies honoré : Tu as fait d'Abraham un ami intime, de Moïse un interlocuteur 218, Tu as assujetti les montagnes à David 219, le vent et les démons à Salomon 220, et Tu as ressuscité les morts pour Jésus 221. Qu'as-Tu fait pour moi ?” Il dit : “Ne t'ai-Je pas donné ce qui est meilleur que tout cela : que Je ne sois pas mentionné sans que tu sois mentionné avec Moi ? J'ai fait des poitrines de ta communauté des Évangiles 222 qui lisent le Coran à haute voix, ce que Je n'ai donné à aucune autre communauté. J'ai fait descendre sur toi une parole des trésors de Mon Trône : ‘Il n'y a de force ni de puissance que par Dieu.’”’” Cette chaîne de transmission est étrange, mais il en a apporté un témoignage par la voie d'Abou al-Qasim ibn Bint Mani' al-Baghdadi 223, d'après Sulayman ibn Dawud al-Mahrani 224, d'après Hammad ibn Zayd 225, d'après 'Ata' ibn as-Sa'ib 226, d'après Sa'id ibn Jubayr 227, d'après Ibn 'Abbas 228, remontant au Prophète, de manière analogue.

Abū Zur‘a al-Rāzī a rapporté ce récit dans son livre des Preuves de la Prophétie avec une autre chaîne de transmission, qui présente une interruption. Il a dit : Hishām ibn ‘Ammār al-Dimashqī nous a raconté, al-Walīd ibn Muslim nous a raconté, Shu‘ayb ibn Zurayq nous a raconté qu’il a entendu ‘Atā’ al-Khurāsānī rapporter d’après Abū Hurayra et Anas ibn Mālik, d’après le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), un récit concernant la nuit de l’Ascension. Il a dit : « Lorsqu’Allah m’a montré certains de Ses signes, j’ai senti un parfum agréable et j’ai dit : “Qu’est-ce que cela, ô Jibrīl ?” Il a répondu : “C’est le Paradis.” J’ai dit : “Ô mon Seigneur, donne-moi ma famille.” Allah Très-Haut a dit : “Tu auras ce que Je t’ai promis : tout croyant qui n’a pas associé d’égaux à Moi, et celui qui M’a fait un prêt 229, Je le rapprocherai, et celui qui s’est confié à Moi, Je lui suffirai, et celui qui M’a demandé, Je lui donnerai. Sa dépense ne diminue pas, et ce qu’il désire ne diminue pas. À toi ce que Je t’ai promis. Quelle bonne demeure que celle des pieux tu es !” J’ai dit : “Je suis satisfait.” Lorsque nous sommes arrivés au Lotus de la limite 230, je me suis prosterné, puis j’ai relevé la tête et j’ai dit : “Ô mon Seigneur, Tu as pris Abraham pour ami intime 231, Tu as parlé à Moïse directement, Tu as donné à David le Psautier, et Tu as donné à Salomon un royaume immense.” Il a dit : “J’ai élevé ta renommée, et il ne sera pas permis à ta communauté de prononcer le sermon 232 avant d’avoir témoigné que tu es Mon messager. J’ai fait des cœurs de ta communauté des Évangiles 233, et Je t’ai donné les clôtures de la sourate al-Baqara 234 de dessous Mon Trône.” » Puis il a rapporté, par la voie d’al-Rabī‘ ibn Anas, d’après Abū al-‘Āliya, d’après Abū Hurayra, le récit complet de l’Ascension, comme nous l’avons cité par la voie d’Ibn Jarīr dans l’Exégèse. Abū Zur‘a a dit dans sa version : « Ensuite, il a rencontré les esprits des prophètes (que la paix soit sur eux), et ils ont loué leur Seigneur (Puissant et Majestueux). Abraham a dit : “Louange à Allah qui a fait de moi un ami intime, m’a donné un royaume immense, a fait de moi une communauté soumise à Allah, dans ma vie et dans ma mort, m’a sauvé du Feu et l’a rendu pour moi fraîcheur et paix.” Puis Moïse a loué son Seigneur en disant : “Louange à Allah qui m’a parlé directement, m’a élu par Sa mission et Sa parole, m’a rapproché comme confident, a fait descendre sur moi la Torah, et a causé la perte de Pharaon par mes mains.” Puis David a loué son Seigneur en disant : “Louange à Allah qui a fait de moi un roi, a fait descendre sur moi le Psautier, a rendu le fer malléable pour moi, a soumis pour moi les montagnes et les oiseaux à célébrer Sa gloire avec moi, et m’a donné la sagesse et le discernement dans la parole.” Puis Salomon a loué son Seigneur en disant : “Louange à Allah qui a soumis pour moi les vents, les djinns et les humains, a soumis pour moi les démons pour qu’ils travaillent pour moi ce que je voulais : des sanctuaires, des statues, des bassins comme des citernes et des chaudrons bien établis, m’a enseigné le langage des oiseaux, a fait couler pour moi la fontaine de cuivre fondu, et m’a donné un royaume qui ne convient à personne après moi.” Puis Jésus a loué Allah (Puissant et Majestueux) en disant : “Louange à Allah qui m’a enseigné la Torah et l’Évangile, a fait que je guérisse l’aveugle-né et le lépreux, et que je ressuscite les morts par Sa permission, m’a purifié et élevé au-dessus de ceux qui ont mécru, et m’a protégé du Diable maudit, de sorte que le Diable n’a eu aucun pouvoir sur nous.” Puis Muhammad (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a loué son Seigneur en disant : “Vous avez tous loué votre Seigneur, et moi aussi je loue mon Seigneur : Louange à Allah qui m’a envoyé comme miséricorde pour les mondes, comme annonciateur et avertisseur pour l’humanité tout entière, a fait descendre sur moi le Discernement 235 qui expose clairement toute chose, a fait de ma communauté la meilleure communauté jamais suscitée pour les hommes, a fait de ma communauté une communauté du juste milieu, a fait de ma communauté les premiers et les derniers, a dilaté ma poitrine, a enlevé mon fardeau, a élevé ma renommée, et a fait de moi l’ouvreur et le sceau 236.” Abraham a dit : “C’est par cela que Muhammad (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) vous a surpassés.” » Ensuite, il a rapporté le hadith précédent, selon ce qu’ont rapporté al-Ḥākim et al-Bayhaqī par la voie de ‘Abd al-Raḥmān ibn Yazīd ibn Aslam, d’après son père, d’après ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb, remontant jusqu’au Prophète, concernant la parole d’Adam : « Ô mon Seigneur, je Te demande par le droit de Muhammad de me pardonner. » Allah a dit : « Comment le sais-tu, alors que Je ne l’ai pas encore créé ? » Il a dit : « Parce que j’ai vu écrit, avec Ton Nom, sur le pied du Trône : “Il n’y a de dieu qu’Allah, Muhammad est le Messager d’Allah.” J’ai donc su que Tu n’ajoutes à Ton Nom que la créature la plus aimée de Toi. » Allah a dit : « Tu as dit vrai, ô Adam. Sans Muhammad, Je ne t’aurais pas créé. » Certains imams ont dit : « Allah a élevé sa renommée et l’a associée à Son Nom parmi les premiers et les derniers. De même, Il élèvera son rang et l’établira dans une station louable 237 au Jour de la Résurrection, que les premiers et les derniers lui envieront, et vers laquelle toute la création se tournera, même Abraham l’ami intime. » Comme cela est rapporté dans le Ṣaḥīḥ de Muslim, dans ce qui précède et ce qui viendra, car la mention [de Muhammad] est évoquée parmi les nations passées et les siècles antérieurs. Dans le Ṣaḥīḥ d’al-Bukhārī, d’après Ibn ‘Abbās, il a dit : « Allah n’a envoyé aucun prophète sans prendre sur lui l’engagement que si Muhammad était envoyé de son vivant, il croirait en lui, le suivrait et le soutiendrait. Et Il lui a ordonné de prendre sur sa communauté l’engagement que si Muhammad était envoyé alors qu’ils étaient vivants, ils croiraient en lui et le suivraient. » Les prophètes ont annoncé sa venue, jusqu’au dernier d’entre eux, Jésus fils de Marie, le sceau des prophètes des Enfants d’Israël. De même, les rabbins, les moines et les devins ont annoncé sa venue, comme nous l’avons exposé en détail. Lors de la nuit de l’Ascension, il fut élevé de ciel en ciel jusqu’à ce qu’il salue Idrīs (que la paix soit sur lui) dans le quatrième ciel, puis il le dépassa vers le cinquième, puis vers le sixième, où il salua Moïse, puis il le dépassa vers le septième, où il salua Abraham l’ami intime près de la Maison peuplée 238. Puis il dépassa cette station et fut élevé à un niveau où il entendit le grincement des calames 239. Il parvint au Lotus de la limite, vit le Paradis et l’Enfer, ainsi que d’autres grands signes. Il pria avec les prophètes, fut accompagné par leurs proches, et fut salué par Riḍwān, le gardien des Jardins, et par Mālik, le gardien du Feu. Tel est l’honneur, telle est l’élévation, tel est l’hommage, la mention, la proclamation, la préséance, la hauteur et la grandeur. Que les prières et la paix d’Allah soient sur lui et sur tous les prophètes d’Allah. Quant à l’élévation de sa renommée parmi les derniers, sa religion demeure, abrogeant toute religion, et ne sera jamais abrogée, pour l’éternité des éternités et pour toujours jusqu’au Jour de la Rétribution. Un groupe de sa communauté ne cessera d’être victorieux sur la vérité, sans que ne leur nuisent ceux qui les abandonnent ou ceux qui s’opposent à eux, jusqu’à ce que l’Heure arrive. L’appel [à la prière] est lancé cinq fois par jour, de tout lieu élevé sur terre : « J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah, et j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah. » De même, tout prédicateur, dans son sermon, doit le mentionner. Qu’elle est belle la parole de Ḥassān : « Un sceau de prophétie, éclatant sur lui, témoigné par Allah, brille et atteste. » « Allah a joint le nom du Prophète à Son Nom, lorsque le muezzin dit dans les cinq [prières] : “J’atteste.” » « Et Il a tiré pour lui de Son Nom pour l’honorer : le Possesseur du Trône est Maḥmūd 240, et celui-ci est Muḥammad 241. » Al-Ṣarṣarī (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Ne vois-tu pas que notre appel à la prière n’est valide, ni notre prière obligatoire, si nous ne le répétons pas en elles ? » Parole concernant ce qui a été donné à David (que la paix soit sur lui) Allah Très-Haut a dit : « Et mentionne Notre serviteur David, doué de force [dans l’adoration] ; il était plein de repentir. (17) Nous avons soumis les montagnes à célébrer [Notre] gloire avec lui, au soir et au lever du jour. (18) Et les oiseaux rassemblés : tous lui obéissaient [et revenaient à lui]. (19) » (Ṣād, 17-19). Et Il a dit : « Et Nous avons donné à David une grâce de Notre part. Ô montagnes, psalmodiez avec lui ! Et les oiseaux [aussi]. Et Nous avons ramolli pour lui le fer. (10) [en lui disant] : “Fabrique des cottes de mailles et mesure bien les mailles.” Et faites le bien. Je suis Clairvoyant sur ce que vous faites. (11) » (Saba’, 10-11).

Nous avons mentionné son histoire, que la paix soit sur lui, dans l’exégèse (tafsīr), ainsi que la beauté de sa voix, que la paix soit sur lui, et qu’Allah Très-Haut avait soumis pour lui les oiseaux, qui glorifiaient (subḥān) avec lui, et les montagnes aussi lui répondaient et glorifiaient avec lui. Il était rapide dans sa lecture ; il ordonnait qu’on lâche ses montures, puis il lisait le Zabūr (Psaumes) pendant le temps qu’il fallait pour qu’elles s’éloignent, puis il montait. Il ne mangeait que du travail de ses mains – que les prières et la paix d’Allah soient sur lui. Notre Prophète, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, avait une belle voix et une voix agréable dans la récitation du Coran. Jubayr ibn Muṭ‘im dit : « Le Messager d’Allah, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, récita dans la prière du maghrib (crépuscule) la sourate at-Tīn wa az-Zaytūn (Le Figuier et l’Olivier) ; je n’ai jamais entendu une voix plus agréable que la sienne, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui. » Il récitait avec un rythme mesuré (tartīl), comme Allah, Puissant et Majestueux, le lui avait ordonné. Quant à la glorification (tasbīḥ) des oiseaux avec David, la glorification des montagnes dures (ṣumm) est plus étonnante que cela. Il a été mentionné précédemment dans le hadith que les petits cailloux (ḥaṣā) glorifièrent dans la paume du Messager d’Allah, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui. Ibn Ḥāmid dit : « Ce hadith est connu et célèbre. » Les pierres, les arbres et la terre durcie (madar) saluaient sur lui, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui. Dans le Ṣaḥīḥ d’al-Bukhārī, d’après Ibn Mas‘ūd, il dit : « Nous entendions la glorification (tasbīḥ) de la nourriture pendant qu’on la mangeait – c’est-à-dire devant le Prophète, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui. » Et le bras de la brebis empoisonnée lui parla, et l’informa du poison qu’il contenait. Les animaux domestiques et sauvages, ainsi que les objets inanimés (jamādāt), témoignèrent de sa prophétie, comme tout cela a été exposé précédemment. Il n’y a aucun doute que l’émission de la glorification (tasbīḥ) par les petits cailloux (ḥaṣā) durs (ṣumm), qui n’ont pas de cavités, est plus étonnante que son émission par les montagnes, en raison des cavités et des grottes qu’elles contiennent, car celles-ci et ce qui leur ressemble renvoient souvent l’écho des sons élevés, comme le dit ‘Abd Allah ibn az-Zubayr : « Lorsqu’il prononçait un discours – alors qu’il était gouverneur de Médine dans le Sanctuaire Noble (al-Ḥaram ash-Sharīf) – les montagnes, Abū Qubays et Zarūd, lui répondaient, mais sans glorification (tasbīḥ). » Car cela faisait partie des miracles (mu‘jizāt) de David, que la paix soit sur lui. Malgré cela, la glorification (tasbīḥ) des petits cailloux (ḥaṣā) dans la paume du Messager d’Allah, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, et d’Abū Bakr, ‘Umar et ‘Uthmān, est plus étonnante. Quant au fait que David mangeait du travail de ses mains, le Messager d’Allah, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, mangeait aussi de son travail, comme il gardait les moutons pour les gens de la Mecque contre des qarārīṭ (petites pièces). Et il dit : « Il n’y a aucun prophète qui n’ait gardé les moutons. » Et il partit en Syrie pour le commerce de Khadīja en commandite (muḍāraba). Allah Très-Haut dit : « Ils dirent : "Qu’a donc ce Messager ? Il mange de la nourriture et marche dans les marchés. Si seulement un ange était descendu vers lui pour être avec lui un avertisseur ! (7) Ou qu’un trésor lui soit jeté, ou qu’il ait un jardin dont il mange !" Et les injustes dirent : "Vous ne suivez qu’un homme ensorcelé ! (8) Vois comment ils te proposent des paraboles ! Ils se sont égarés, et ils ne peuvent trouver aucun chemin." (9) » (Coran 25:7-9) jusqu’à Sa parole : « Et Nous n’avons envoyé avant toi aucun des messagers qui ne mangeât de la nourriture et ne marchât dans les marchés. » (Coran 25:20) C’est-à-dire pour gagner leur vie (takassub) et commercer, en cherchant le profit licite (ḥalāl). Puis, quand Allah a prescrit le combat (jihād) à Médine, il mangeait de ce qu’Il lui avait permis comme butins (maghānim) qui n’avaient été permis à personne avant lui, et de ce qu’Allah lui avait fait revenir (afā’a) des biens des mécréants, qui lui étaient permis à lui seul, comme cela est rapporté dans le Musnad et at-Tirmidhī d’après Ibn ‘Umar, qui dit : « Le Messager d’Allah, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, dit : "J’ai été envoyé avec l’épée juste avant l’Heure, jusqu’à ce qu’Allah soit adoré seul, sans associé. Ma subsistance (rizqī) a été placée sous l’ombre de ma lance, et l’humiliation (dhilla) et l’abaissement (ṣaghār) ont été imposés à celui qui désobéit à mon ordre. Et celui qui imite un peuple est des leurs." » Quant à l’assouplissement du fer sans feu, comme la pâte s’assouplit dans sa main, il fabriquait ces cottes de mailles davidiques (durū‘ dāwūdiyya), qui sont les cottes de mailles longues (zardiyyāt sābighāt). Allah Très-Haut Lui-même lui ordonna de les fabriquer, et de bien ajuster les mailles (qaddir fī as-sard), c’est-à-dire de ne pas enfoncer le clou au point qu’il se coince, ni de le rendre trop lâche au point qu’il se brise, comme cela est rapporté dans al-Bukhārī. Et Il dit Très-Haut : « Et Nous lui avons enseigné la fabrication de vos cuirasses (labūs) pour vous protéger de votre violence. Serez-vous donc reconnaissants ? » (Coran 21:80) Un poète a dit à propos des miracles (mu‘jizāt) de la prophétie : « Le tissage de David n’a pas protégé le compagnon de la grotte, Et la gloire (fakhār) fut pour l’araignée. » Le but visé est le miracle (mu‘jiz) dans l’assouplissement du fer. Il a été mentionné précédemment dans la Sīra, lors du récit du creusement du fossé (khandaq) l’année des coalisés (al-Aḥzāb) en l’an quatre – et on dit cinq – qu’ils rencontrèrent une kudiyya (un rocher dans la terre) qu’ils ne purent briser ni en rien entamer. Alors le Messager d’Allah, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, se leva – et il avait attaché une pierre sur son ventre à cause de la faim intense – et il la frappa de trois coups. Au premier, elle brilla au point de lui éclairer les palais de Syrie (ash-Shām) ; au deuxième, les palais de Perse (Fāris) ; et au troisième, puis le rocher s’écoula (insālat) comme une dune de sable. Il n’y a aucun doute que l’écoulement (insiyāl) du rocher, qui ne se laisse pas influencer même par le feu, est plus étonnant que l’assouplissement du fer, qui, lorsqu’on le chauffe, s’assouplit, comme l’a dit l’un d’eux : « Si ce que j’ai traité pour amollir son cœur Avec moi-même, le roc dur (jandal) s’amollirait… » Le jandal est le rocher. Si quelque chose était plus dur que le rocher, ce poète exagérateur l’aurait mentionné. Allah Très-Haut dit : « Puis, après cela, vos cœurs se sont endurcis ; ils sont comme des pierres, ou plus durs encore. » (Coran 2:74) Quant à Sa parole Très-Haut : « Dis : "Soyez pierres ou fer, (50) ou une créature parmi celles qui sont plus grandes dans vos poitrines." » (Coran 17:50-51) cela a un autre sens.


  1. Malak al-Jibāl : L'Ange des montagnes, un ange chargé des montagnes, qui proposa au Prophète d'écraser les mécréants de La Mecque entre deux montagnes.
  2. Qarn al-Tha‘ālib : Un lieu situé près de La Mecque, sur la route de Ta'if.
  3. al-Akhshabayn : Les deux montagnes de La Mecque : Abou Qoubay et Zir, qui l'encadrent au sud et au nord.
  4. Sourate al-Qamar : Sourate 54, versets 10-12, décrivant le Déluge de Noé.
  5. Istisqā’ : Prière spéciale pour demander la pluie en période de sécheresse.
  6. Minbar : Chaire dans la mosquée, d'où le prédicateur s'adresse aux fidèles.
  7. Kisrā : Titre des rois sassanides de Perse.
  8. Qaysar : Titre des empereurs byzantins (César).
  9. al-Najāshī : Titre du roi d'Abyssinie (Éthiopie) à l'époque du Prophète.
  10. al-Aqyāl : Pluriel de qayl, titre des rois du Yémen.
  11. Jizya : Impôt de capitation payé par les non-musulmans (dhimmis) en échange de la protection de l'État islamique.
  12. Najrān, Hajar, Ayla, Adhruḥ : Régions et villes : Najran (Yémen), Hajar (Arabie orientale), Ayla (Aqaba), Adhruh (Jordanie).
  13. Ru‘b : Terreur surnaturelle qu'Allah plaçait dans les cœurs des ennemis du Prophète, facilitant ses conquêtes.
  14. Sourate al-Nasr : Sourate 110, versets 1-2, annonçant la conquête de La Mecque.
  15. Kisrā ibn Hurmuz : Roi sassanide contemporain du Prophète, connu pour son orgueil et sa fin tragique.
  16. Ḥadīth : Parole prophétique rapportée dans les recueils de hadiths, annonçant l'expansion de l'islam.
  17. Ḥadīth : Parole prophétique prédisant la conquête des trésors de Byzance et de Perse.
  18. Sourate al-Anbiyā’ : Sourate 21, verset 107, définissant la mission du Prophète comme une miséricorde pour les mondes.
  19. Sourate Ibrāhīm : Sourate 14, verset 28, évoquant ceux qui échangent le bienfait d'Allah contre la mécréance.
  20. al-Aḥzāb : Les factions ou coalitions, terme coranique désignant les groupes qui se sont ligués contre l'islam.
  21. Sourate Hūd : Sourate 11, verset 17, menaçant de l'Enfer ceux qui mécroient en Muhammad.
  22. ʿabd shakūr : Serviteur reconnaissant ; Dieu qualifie Noé de 'serviteur reconnaissant' (Coran 17:3).
  23. raʾūf raḥīm : Compatissant et miséricordieux ; attributs divins appliqués au Prophète (Coran 9:128).
  24. al-muzzammil : L'enveloppé (dans son manteau) ; titre donné au Prophète dans la sourate 73.
  25. al-muddaththir : Le couvert (dans son manteau) ; titre donné au Prophète dans la sourate 74.
  26. safāha : Sottise, folie ; Noé se défend de cette accusation (Coran 7:67).
  27. masḥūr : Ensorcelé, frappé de sorcellerie ; accusation de Pharaon contre Moïse (Coran 17:101).
  28. mathbūr : Perdu, anéanti ; Moïse répond à Pharaon (Coran 17:102).
  29. mā nunazzilu l-malāʾikata illā bi-l-ḥaqq : Nous ne faisons descendre les anges que par la vérité ; réponse divine aux mécréants (Coran 15:8).
  30. asāṭīru l-awwalīn : Légendes des anciens ; accusation des mécréants contre le Coran (Coran 25:5-6).
  31. shāʿir... rayba l-manūn : Poète... coup du sort ; accusation et attente des mécréants (Coran 52:30-31).
  32. tanzīl min rabbi l-ʿālamīn : Révélation du Seigneur des mondes ; affirmation de l'origine divine du Coran (Coran 69:41-43).
  33. dhikr li-l-ʿālamīn : Rappel pour les mondes ; le Coran comme avertissement universel (Coran 68:52).
  34. nūn wa-l-qalam : Nūn, par la plume ; début de la sourate 68, défendant le Prophète contre l'accusation de folie.
  35. lisānun ʿarabiyyun mubīn : Langue arabe claire ; le Coran est en arabe, contrairement aux accusations (Coran 16:103).
  36. al-ṣabā : Vent d'est ; vent favorable qui a secouru le Prophète lors de la bataille des Coalisés.
  37. rīḥan wa-junūdan lam tarawhā : Un vent et des armées que vous n'avez pas vues ; allusion aux anges (Coran 33:9).
  38. al-dabūr : Vent d'ouest ; vent destructeur qui anéantit le peuple de ʿĀd.
  39. al-Ṣaḥīḥ : Recueil de hadiths authentiques, notamment celui d'al-Bukhārī et Muslim.
  40. khalîl : Ami intime, confident ; terme désignant un degré élevé d'amitié spirituelle, notamment pour Abraham (Khalîl Allâh) et le Prophète Muhammad.
  41. gharîb : Hadith étrange, dont la chaîne de transmission comporte une singularité ou une faiblesse.
  42. masâjid : Lieux de prière ; le Prophète interdit de prendre les tombes comme mosquées, c'est-à-dire d'y prier en les considérant comme des lieux de culte.
  43. safiyy : Élu, purifié ; titre donné à Moïse, signifiant qu'il a été choisi et purifié par Allâh.
  44. habîb : Bien-aimé ; titre du Prophète Muhammad, indiquant un amour particulier d'Allâh pour lui.
  45. khulla : Amitié intime ; état spirituel de celui qui est l'ami intime d'Allâh.
  46. awwâh : Qui dit souvent 'Ô mon Seigneur !' ; terme désignant une grande componction et humilité devant Allâh.
  47. Coran 9:114 : Sourate at-Tawba, verset 114 : 'Et la demande de pardon d'Abraham pour son père n'était que suite à une promesse qu'il lui avait faite. Mais quand il lui apparut qu'il était un ennemi d'Allâh, il se désavoua de lui. Abraham était plein de componction et indulgent.'
  48. ô mon Seigneur ! : Expression de supplication fréquente chez Abraham.
  49. Coran 6:75 : Sourate al-An'âm, verset 75 : 'Ainsi avons-Nous montré à Abraham le royaume des cieux et de la terre, afin qu'il fût de ceux qui croient avec certitude.'
  50. Coran 53:9 : Sourate an-Najm, verset 9 : 'Il fut à deux portées d'arc ou plus près.'
  51. Coran 26:82 : Sourate ach-Chu'arâ', verset 82 : 'Et Celui dont j'espère qu'Il me pardonnera ma faute au Jour de la Rétribution.'
  52. Coran 48:2 : Sourate al-Fath, verset 2 : 'Afin qu'Allâh te pardonne tes péchés passés et à venir.'
  53. Coran 26:87 : Sourate ach-Chu'arâ', verset 87 : 'Et ne me couvre pas d'opprobre au jour où ils seront ressuscités.'
  54. Coran 66:8 : Sourate at-Tahrîm, verset 8 : 'Le jour où Allâh ne couvrira pas d'opprobre le Prophète et ceux qui ont cru avec lui.'
  55. Coran 3:173 : Sourate Âl 'Imrân, verset 173 : 'Ceux auxquels les gens dirent : "Les gens se sont rassemblés contre vous, craignez-les !" Cela accrut leur foi, et ils dirent : "Allâh nous suffit et Il est le meilleur garant."'
  56. Coran 8:64 : Sourate al-Anfâl, verset 64 : 'Ô Prophète ! Allâh te suffit, ainsi que ceux des croyants qui te suivent.'
  57. Coran 37:99 : Sourate as-Sâffât, verset 99 : 'Et il dit : "Je vais vers mon Seigneur, Il me guidera."'
  58. Coran 93:7 : Sourate ad-Duhâ, verset 7 : 'Il t'a trouvé égaré et t'a guidé.'
  59. Coran 26:84 : Sourate ach-Chu'arâ', verset 84 : 'Et accorde-moi une renommée véridique parmi les générations futures.'
  60. Coran 94:4 : Sourate ach-Charkh, verset 4 : 'Et Nous avons élevé pour toi ta renommée.'
  61. Coran 14:35 : Sourate Ibrâhîm, verset 35 : 'Et quand Abraham dit : "Seigneur ! Fais de cette cité un lieu sûr, et éloigne-moi ainsi que mes enfants du culte des idoles."'
  62. Coran 33:33 : Sourate al-Ahzâb, verset 33 : 'Allâh veut seulement éloigner de vous la souillure, ô gens de la maison, et vous purifier complètement.'
  63. Coran 26:85 : Sourate ach-Chu'arâ', verset 85 : 'Et fais-moi hériter du Jardin des délices.'
  64. al-Kawthar : L'Abondance ; nom d'une sourate et d'un fleuve au Paradis.
  65. Coran 108:1 : Sourate al-Kawthar, verset 1 : 'Nous t'avons certes accordé l'Abondance.'
  66. Coran 36:9 : Sourate Yâ Sîn, verset 9 : 'Nous avons placé une barrière devant eux et une barrière derrière eux, et Nous les avons recouverts d'un voile : ils ne voient donc pas.'
  67. Coran 17:45 : Sourate al-Isrâ', verset 45 : 'Et quand tu lis le Coran, Nous plaçons entre toi et ceux qui ne croient pas en l'au-delà un voile caché.'
  68. Coran 36:8 : Sourate Yâ Sîn, verset 8 : 'Nous avons mis des carcans à leurs cous, jusqu'aux mentons, et ils sont donc bridés.'
  69. ma'nawiyya : Symboliques, spirituelles ; par opposition aux voiles physiques.
  70. akinn : Voiles, enveloppes ; terme désignant l'obstruction des cœurs à la vérité.
  71. Coran 41:5 : Sourate Fussilat, verset 5 : 'Ils ont dit : "Nos cœurs sont voilés de ce à quoi tu nous appelles, nos oreilles sont sourdes, et entre toi et nous il y a un voile."'
  72. sûra : Sourate ; chapitre du Coran. Il s'agit de la sourate al-Masad (CXI).
  73. fihr : Grosse pierre, rocher.
  74. mudhammam : Dénigré, blâmé ; jeu de mots avec le nom du Prophète Muhammad (loué).
  75. Muhammad : Le Prophète de l'islam ; son nom signifie 'loué'.
  76. Isrâ' : Voyage nocturne du Prophète Muhammad de La Mecque à Jérusalem.
  77. Sîra : Biographie du Prophète Muhammad.
  78. Tafsîr : Exégèse coranique.
  79. Banî Isrâ'îl : Sourate 17 du Coran, également appelée al-Isrâ'.
  80. grincement des calames : Bruit des plumes des anges écrivant le décret divin.
  81. Ibn Hâmid : Savant musulman, auteur d'ouvrages sur les miracles prophétiques.
  82. Coran 20:39 : Parole d'Allah à Moïse.
  83. Coran 3:31 : Parole d'Allah adressée au Prophète Muhammad.
  84. Coran 28:32 : Versets sur les signes donnés à Moïse.
  85. Coran 20:22-23 : Autre signe pour Moïse.
  86. mont Hirâ' : Montagne près de La Mecque où le Prophète recevait la révélation.
  87. hadiths mutawâtir : Hadiths rapportés par une multitude de chaînes de transmission.
  88. Coran 54:1-2 : Versets sur la fente de la lune.
  89. Ka'b ibn Mâlik : Compagnon du Prophète, célèbre pour son repentir.
  90. Sahîh d'al-Bukhârî : Recueil de hadiths authentiques.
  91. at-Tufayl ibn 'Amr ad-Dawsî : Compagnon du Prophète, chef de la tribu Daws.
  92. Dhû an-Nûr : Surnom signifiant 'l'homme de la lumière'.
  93. Usayd ibn Hudayr : Compagnon du Prophète.
  94. 'Abbâd ibn Bishr : Compagnon du Prophète.
  95. Abû Zur'a ar-Râzî : Savant et traditionniste.
  96. Dalâ'il an-Nubuwwa : Ouvrage sur les preuves de la prophétie.
  97. al-Ba'th : Ouvrage sur la résurrection.
  98. Abû at-Tayyâh ad-Duba'î : Transmetteur de hadiths.
  99. Mutarrif ibn 'Abd Allah : Successeur pieux.
  100. peuple de Sâlih : Peuple de Thamûd, auquel le prophète Sâlih fut envoyé.
  101. at-Tarfân : Terme désignant la mort subite ou une calamité.
  102. Coran 43:48-49 : Versets sur les signes donnés à Moïse.
  103. Coran 7:132 : Parole des gens de Pharaon.
  104. Coran 7:133-136 : Versets sur les fléaux et la noyade de Pharaon.
  105. Quraysh : Tribu de La Mecque à laquelle appartenait le Prophète.
  106. sept années comme les sept années de Joseph : Allusion à la famine de sept ans au temps de Joseph.
  107. Ibn Mas'ûd : Compagnon du Prophète, célèbre exégète.
  108. Coran 44:10 : Verset sur la fumée.
  109. Quraysh : Tribu arabe de La Mecque à laquelle appartenait le Prophète Muhammad.
  110. Badr : Bataille de Badr, première grande bataille entre les musulmans et les polythéistes quraychites en l'an 2 de l'Hégire.
  111. Yūsha' ibn Nūn : Josué, prophète et successeur de Moïse dans la tradition islamique.
  112. Al-'Alā' ibn al-Hadramī : Compagnon du Prophète, gouverneur du Bahreïn.
  113. Abū 'Ubayd ath-Thaqafī : Compagnon et général musulman, mort en 13 H.
  114. Abū Muslim al-Khawlānī : Célèbre ascète et traditionniste yéménite, mort en 62 H.
  115. Ibn Hāmid : Abū 'Abdillāh al-Hasan ibn Hāmid, savant hanbalite mort en 403 H.
  116. Khaybar : Oasis au nord de Médine, conquise par les musulmans en l'an 7 H.
  117. qāma : Unité de mesure de longueur, environ 2 mètres.
  118. tīh : Désert du Sinaï où les Enfants d'Israël errèrent pendant quarante ans.
  119. Bahīrā : Moine chrétien qui reconnut la prophétie de Muhammad lors de son voyage au Levant.
  120. Abū Tālib : Oncle paternel du Prophète, qui l'éleva et le protégea.
  121. Anas : Anas ibn Mālik, célèbre compagnon et serviteur du Prophète.
  122. qaza'a : Lambeau de nuage, petit nuage.
  123. Sal' : Montagne près de Médine.
  124. uklīl : Trou, cavité ; ici, Médine était comme un trou entouré de pluie.
  125. mann wa salwā : Nourriture miraculeuse envoyée aux Enfants d'Israël dans le désert : la manne et les cailles.
  126. Yawm al-Khandaq : Bataille du Fossé, en l'an 5 H.
  127. Jābir ibn 'Abdillāh : Célèbre compagnon du Prophète.
  128. sā' : Mesure de capacité pour les grains, environ 3 litres.
  129. Abū Nu'aym : Abū Nu'aym al-Isfahānī, célèbre traditionniste mort en 430 H.
  130. maghanim : Butin de guerre ; le Prophète a annoncé que le butin était licite pour sa communauté, contrairement aux précédentes.
  131. Abū 'Ubayda : Abū 'Ubayda ibn al-Jarrāh, célèbre compagnon et général.
  132. 'anbar : Ambre gris, ou ici un grand poisson (baleine) rejeté par la mer.
  133. Sahīh : Recueil de hadiths authentiques, notamment ceux d'al-Bukhārī et Muslim.
  134. mā'ida : Table servie miraculeusement, mentionnée dans le Coran (sourate al-Mā'ida) comme signe de Jésus.
  135. Abū Mūsā al-Khawlānī : Ascète et traditionniste yéménite, contemporain des compagnons.
  136. rak'a : Unité de prière islamique comprenant des inclinaisons et des prosternations.
  137. Coran 2:60 : Verset coranique évoquant le miracle de Moïse.
  138. Hudaybiyya : Lieu près de La Mecque où eut lieu le traité de Hudaybiyya en l'an 6 H.
  139. al-Hāfiz : Titre donné aux grands spécialistes du hadith, ici Abū Nu'aym.
  140. muhassab : Lieu caillouteux, vallée de la Mecque.
  141. al-Muttalib ibn 'Abdillāh ibn Abī Hantab : Traditionniste médinois, mort vers 130 H.
  142. 'Abd ar-Rahmān ibn Abī 'Amra al-Ansārī : Traditionniste médinois, mort vers 100 H.
  143. rakwa : Petit récipient en cuir pour l'eau.
  144. adoration du veau : Épisode où les Enfants d'Israël adorèrent le veau d'or en l'absence de Moïse.
  145. histoire de la vache : Référence à l'histoire de la vache dans la sourate al-Baqara (Coran 2:67-73).
  146. Hishām ibn 'Umāra : Savant et traditionniste, auteur d'un ouvrage sur la mission prophétique.
  147. Al-Mab'ath : Livre traitant de la mission prophétique de Muhammad.
  148. Muhammad ibn Shu'ayb : Traditionniste, probablement Muhammad ibn Shu'ayb ibn Shābūr.
  149. Rawh ibn Mudrik : Traditionniste, peu connu.
  150. 'Umar ibn Hassān at-Tamīmī : Traditionniste, peu connu.
  151. sourate al-Baqara : Deuxième sourate du Coran, la plus longue.
  152. Coran 2:285 : Verset : 'Le Messager a cru en ce qui lui a été révélé de son Seigneur, et les croyants aussi...'
  153. Khalil ar-Rahman : Ami intime du Tout-Miséricordieux, titre donné à Abraham dans le Coran (4:125).
  154. Tih : Désert du Sinaï où les Enfants d'Israël errèrent pendant quarante ans après l'Exode.
  155. Bayt al-Maqdis : Jérusalem, littéralement 'la Maison sainte'.
  156. Sabbat : Jour de repos hebdomadaire dans le judaïsme, du vendredi soir au samedi soir.
  157. Hadith : Récit rapportant les paroles, actions ou approbations du prophète Muhammad.
  158. Sahih : Recueil de hadiths considéré comme authentique, notamment ceux d'al-Bukhari et Muslim.
  159. Muslim : Abou al-Husayn Muslim ibn al-Hajjaj, célèbre compilateur de hadiths (mort en 875).
  160. Abd ar-Razzaq : Abd ar-Razzaq ibn Hammam as-San'ani, savant yéménite du hadith (mort en 827).
  161. Ma'mar ibn Hammam : Ma'mar ibn Rashid, savant du hadith (mort en 770).
  162. Abou Hourayra : Compagnon du Prophète, célèbre pour avoir rapporté de nombreux hadiths (mort en 678).
  163. Salla Allahu 'alayhi wa sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète : 'que Dieu prie sur lui et le salue'.
  164. Imam Ahmad : Ahmad ibn Hanbal, fondateur de l'école hanbalite et compilateur du Musnad (mort en 855).
  165. Asouad ibn 'Amir : Transmetteur de hadiths, mort en 857.
  166. Abou Bakr ibn Hicham : Transmetteur de hadiths, mort en 833.
  167. Muhammad ibn Sirin : Célèbre interprète de rêves et transmetteur de hadiths (mort en 728).
  168. Al-Bukhari : Muhammad ibn Isma'il al-Bukhari, célèbre compilateur du Sahih (mort en 870).
  169. Hira' : Montagne près de La Mecque où le Prophète Muhammad reçut la première révélation.
  170. Abou al-Ma'ali ibn az-Zamlakani : Savant shafi'ite et juge, mort en 1327.
  171. Jabbarin : Géants ou tyrans, référence aux habitants de Canaan combattus par Josué.
  172. Mutawatir : Hadith rapporté par un nombre suffisant de chaînes de transmission à chaque niveau, rendant son authenticité certaine.
  173. Quraychites : Tribu arabe de La Mecque à laquelle appartenait le Prophète Muhammad.
  174. At-Tahawi : Abou Ja'far at-Tahawi, savant hanafite et compilateur de hadiths (mort en 933).
  175. Révélation : Communication divine au Prophète, souvent par l'ange Gabriel.
  176. Ali : Ali ibn Abi Talib, cousin et gendre du Prophète, quatrième calife pour les sunnites, premier imam pour les chiites.
  177. Voyage nocturne : Isra', voyage miraculeux du Prophète de La Mecque à Jérusalem en une nuit.
  178. Ibn Bukayr : Yunus ibn Bukayr, historien et transmetteur de hadiths (mort en 815).
  179. Sunan : Recueils de hadiths classés par chapitres juridiques.
  180. Asma' bint 'Umays : Compagne du Prophète, épouse de Ja'far ibn Abi Talib puis d'Abou Bakr.
  181. Ibn Sa'd : Muhammad ibn Sa'd, auteur des 'Grandes Classes' (Tabaqat) (mort en 845).
  182. Moustankar : Hadith jugé répréhensible ou contesté dans sa chaîne de transmission.
  183. Ahmad ibn Salih al-Misri al-Hafiz : Savant égyptien du hadith, mort en 870.
  184. Abou Hafs at-Tahawi : Autre nom d'at-Tahawi, déjà mentionné.
  185. Qadi 'Iyad : Iyad ibn Moussa al-Yahsubi, juge malikite et auteur d'ouvrages sur le Prophète (mort en 1149).
  186. Rafidites : Terme péjoratif pour désigner les chiites duodécimains, qui 'rejettent' les premiers califes.
  187. Ibn al-Mutahhar : Al-Hasan ibn Yusuf al-Hilli, savant chiite duodécimain (mort en 1325).
  188. Ali ibn al-Madini : Célèbre critique de hadiths, maître d'al-Bukhari (mort en 849).
  189. Ibrahim ibn Ya'qub al-Juzjani : Critique de hadiths, mort en 872.
  190. Ya'la ibn 'Ubayd at-Tanafisi : Transmetteur de hadiths, mort en 810.
  191. Ibn Zanjawayh : Muhammad ibn Hatim, mémorisateur de hadiths (mort en 869).
  192. Ibn 'Asakir : Ali ibn al-Hasan, historien et mémorisateur de hadiths (mort en 1176).
  193. Ibn al-Jawzi : Abou al-Faraj ibn al-Jawzi, savant hanbalite et auteur du 'Kitab al-Mawdu'at' (mort en 1201).
  194. Kitab al-Mawdu'at : Livre des hadiths forgés, compilation de traditions considérées comme fabriquées.
  195. Al-Mizzi : Yusuf ibn Abd ar-Rahman, mémorisateur de hadiths (mort en 1341).
  196. Adh-Dhahabi : Muhammad ibn Ahmad, historien et critique de hadiths (mort en 1348).
  197. Sira : Biographie du Prophète Muhammad.
  198. Al-Minhaj : Ouvrage d'Ibn al-Mutahhar al-Hilli, probablement 'Minhaj al-Karama'.
  199. Babel : Babylone, ancienne ville de Mésopotamie (Irak actuel).
  200. Idris : Prophète identifié à Énoch dans la Bible, mentionné dans le Coran (19:56-57).
  201. Abou Nu'aym : Ahmad ibn Abd Allah al-Isfahani, auteur du 'Hilyat al-Awliya' (mort en 1038).
  202. Mufassirun : Exégètes du Coran.
  203. Muhammad ibn Ishaq ibn Yasar : Historien et auteur de la première biographie du Prophète (mort en 767).
  204. Ibn Lahi'a : Abd Allah ibn Lahi'a, juge égyptien et transmetteur de hadiths (mort en 790).
  205. Darraj : Darraj ibn Sam'an, transmetteur de hadiths (mort en 780).
  206. Abou al-Haytham : Sulayman ibn 'Amr, transmetteur de hadiths.
  207. Abou Sa'id : Sa'd ibn Malik al-Khudri, compagnon du Prophète (mort en 693).
  208. Jibril : Gabriel, l'ange de la révélation.
  209. Ibn Jarir : Muhammad ibn Jarir at-Tabari, célèbre historien et exégète (mort en 923).
  210. Ibn Abi 'Asim : Ahmad ibn 'Amr, compilateur de hadiths (mort en 900).
  211. Abou Ahmad al-Fitrifi : Transmetteur de hadiths peu connu.
  212. Moussa ibn Sahl al-Jawni : Transmetteur de hadiths.
  213. Ahmad ibn al-Qasim ibn Bahwam al-Hiti : Transmetteur de hadiths.
  214. Nasr ibn Hammad : Transmetteur de hadiths, jugé faible par certains critiques.
  215. 'Uthman ibn 'Ata' : Transmetteur de hadiths, mort en 760.
  216. Az-Zuhri : Muhammad ibn Muslim, célèbre savant du hadith (mort en 742).
  217. Anas ibn Malik : Compagnon du Prophète, serviteur du Prophète (mort en 712).
  218. Kalim : Interlocuteur, titre donné à Moïse car Dieu lui parla directement (Coran 4:164).
  219. David : Prophète et roi, à qui les montagnes furent assujetties pour glorifier Dieu (Coran 21:79).
  220. Salomon : Prophète et roi, à qui le vent et les démons furent soumis (Coran 21:81-82).
  221. Jésus : Prophète qui ressuscitait les morts par la permission de Dieu (Coran 3:49).
  222. Anajil : Évangiles, ici métaphore pour dire que les cœurs des musulmans sont comme des Évangiles lisant le Coran.
  223. Abou al-Qasim ibn Bint Mani' al-Baghdadi : Transmetteur de hadiths, mort en 963.
  224. Sulayman ibn Dawud al-Mahrani : Transmetteur de hadiths.
  225. Hammad ibn Zayd : Célèbre transmetteur de hadiths (mort en 795).
  226. 'Ata' ibn as-Sa'ib : Transmetteur de hadiths, mort en 753.
  227. Sa'id ibn Jubayr : Tabi'i et exégète, mort en 714.
  228. Ibn 'Abbas : Abd Allah ibn 'Abbas, compagnon et exégète du Coran (mort en 687).
  229. aqraḍanī qurbatan : Expression signifiant 'celui qui M'a fait un prêt en quête de rapprochement', désignant l'aumône ou les bonnes œuvres faites pour Allah.
  230. Sidrat al-Muntahā : Le Lotus de la limite, un arbre situé au septième ciel, au-delà duquel nul ne peut passer, marquant la limite de la connaissance des créatures.
  231. khalīlan : Ami intime, titre donné à Abraham en raison de son amour exclusif pour Allah.
  232. khuṭba : Le sermon prononcé lors de la prière du vendredi ou lors d'autres occasions religieuses.
  233. anājīl : Pluriel d'Injīl (Évangile) ; ici, métaphore pour dire que les cœurs des croyants contiennent la guidance et la lumière.
  234. khawātīm sūrat al-Baqara : Les versets de clôture de la sourate al-Baqara (les deux derniers versets, 285-286), considérés comme une grâce spéciale.
  235. al-Furqān : Le Discernement, un nom du Coran, car il distingue le vrai du faux.
  236. fātiḥan wa khātaman : Ouvreur et sceau : Muhammad est le premier à intercéder et le dernier des prophètes.
  237. maqāman maḥmūdan : Station louable, une position d'honneur et d'intercession que Muhammad occupera au Jour du Jugement.
  238. al-Bayt al-Ma‘mūr : La Maison peuplée, un sanctuaire céleste situé au septième ciel, visité par les anges.
  239. ṣarīf al-aqlām : Grincement des calames, bruit des plumes des anges écrivant le décret divin.
  240. Maḥmūd : Un des noms d'Allah, signifiant 'le Loué'.
  241. Muḥammad : Le nom du Prophète, signifiant 'le Loué'.

Le Livre des Preuves de la Prophétie [1]

Quant à l'interprétation, le résumé est que le fer est plus résistant à l'état naturel que la pierre, tant qu'il n'est pas traité ; mais une fois traité, le fer se laisse façonner alors que la pierre ne se laisse pas façonner. Et Dieu sait mieux. Abû Nu‘aym a dit : « Si l'on objecte : “Dieu a rendu le fer malléable pour David, paix sur lui, au point qu'il en a fabriqué des cottes de mailles parfaites”, on répond : “Pour Muhammad, que Dieu le bénisse et le salue, les pierres et les rochers durs ont été rendus malléables, au point de devenir pour lui une grotte où il se cacha des associateurs, le jour d'Uhud, lorsqu'il se tourna vers la montagne pour dissimuler sa personne à leurs yeux ; la montagne se ramollit jusqu'à ce qu'il y enfonce sa tête.” Cela est plus étonnant, car le fer est ramolli par le feu, alors que nous n'avons jamais vu le feu ramollir la pierre. » Il dit : « Et cela est encore manifeste et visible, les gens le voient. » Il dit : « De même, dans l'un des défilés de La Mecque, dans une montagne, à un endroit rocheux, untel [le Prophète] s'est approché de la pierre, et elle s'est ramollie au point qu'il y a enfoncé ses bras et ses avant-bras. Cela est bien connu, les pèlerins s'y rendent et le voient. Et la nuit de l'ascension [Isrâ'], le rocher devint comme de la pâte ; il y attacha sa monture, al-Burâq, et cet endroit est encore touché par les gens jusqu'à nos jours. Ce qu'il a mentionné, concernant le jour d'Uhud et certains défilés de La Mecque, est très étrange ; peut-être l'a-t-il rapporté avec une chaîne de transmission dans ce qui précède, mais cela n'est pas connu dans la Sîra 1 bien connue. Quant à l'attache de la monture à la pierre, c'est authentique ; c'est Gabriel qui l'a attachée, comme cela est rapporté dans le Sahîh de Muslim, que Dieu lui fasse miséricorde. Quant à sa parole : « Et il a reçu la sagesse et la parole décisive », la sagesse que Muhammad, que Dieu le bénisse et le salue, a reçue, et la Loi qui lui a été prescrite, sont plus complètes que toute sagesse et toute Loi qui furent données aux prophètes avant lui, que les bénédictions de Dieu soient sur lui et sur eux tous. Car Dieu a réuni pour lui les qualités excellentes de ceux qui l'ont précédé, l'a favorisé et les a complétées, et lui a donné ce qu'Il n'a donné à personne avant lui. Le Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, a dit : « J'ai reçu les paroles englobantes 2, et la sagesse m'a été résumée de manière concise. » Et il ne fait aucun doute que les Arabes sont la plus éloquente des nations, et le Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, était le plus éloquent d'entre eux dans son expression, et le plus rassembleur de toute belle qualité, absolument. **Ce qui a été donné à Salomon, fils de David, paix sur lui** Dieu Très-Haut a dit : « Nous lui avons soumis le vent, qui courait par son ordre, doucement, là où il voulait. (36) Et les diables, tout bâtisseur et plongeur. (37) Et d'autres encore, enchaînés dans des chaînes. (38) “Voilà Notre don ; répands-le ou retiens-le, sans avoir à en rendre compte.” (39) Et il a auprès de Nous une place rapprochée et un beau retour. (40) » [S. 38, v. 36-40] Et Il a dit : « Et à Salomon, le vent impétueux, qui courait par son ordre vers la terre que Nous avons bénie. Et Nous sommes de toute chose Savant. (81) Et parmi les diables, ceux qui plongeaient pour lui et faisaient un travail autre que cela. Et Nous les surveillions. (82) » [S. 21, v. 81-82] Et Il a dit : « Et à Salomon, le vent : son parcours du matin était d'un mois, et son parcours du soir d'un mois. Et Nous avons fait couler pour lui la source de cuivre 3. Et parmi les djinns, ceux qui travaillaient devant lui, par la permission de son Seigneur. Et quiconque d'entre eux déviait de Notre ordre, Nous lui faisions goûter le châtiment du Brasier. (12) Ils faisaient pour lui ce qu'il voulait : des sanctuaires 4, des statues, des bassins comme des citernes, et des chaudrons bien ancrés. “Œuvrez, famille de David, en remerciement.” Et il y a peu de Mes serviteurs qui sont reconnaissants. (13) » [S. 34, v. 12-13] Nous avons développé cela dans son récit, et aussi dans l'exégèse, et dans le hadith rapporté par l'imam Ahmad, et authentifié par at-Tirmidhî, Ibn Hibbân et al-Hâkim dans son Mustadrak, d'après ‘Abd Allah ibn ‘Amr, d'après le Prophète, que Dieu le bénisse et le salue : « Lorsque Salomon, paix sur lui, eut achevé la construction du Temple de Jérusalem 5, il demanda à Dieu trois choses : il demanda à Dieu un jugement conforme au Sien, un royaume qui ne convienne à personne après lui, et que quiconque viendrait à cette mosquée ne sorte de ses péchés que comme le jour où sa mère l'a enfanté. » Quant à la soumission du vent à Salomon, Dieu Très-Haut a dit à propos des coalisés : « Ô vous qui croyez, rappelez-vous le bienfait de Dieu sur vous, quand des armées sont venues à vous, et que Nous avons envoyé contre eux un vent et des armées que vous ne voyiez pas. Et Dieu voit parfaitement ce que vous faites. (9) » [S. 33, v. 9] Et il a été mentionné précédemment dans le hadith rapporté par Muslim, par la voie de Shu‘ba, d'après al-Hakam, d'après Mujâhid, d'après Ibn ‘Abbâs, que le Messager de Dieu, que Dieu le bénisse et le salue, a dit : « J'ai été secouru par le vent d'est [as-Sabâ] 6, et les ‘Âd ont été anéantis par le vent d'ouest [ad-Dabûr] 7. » Muslim l'a aussi rapporté par la voie d'al-A‘mash, d'après Mas‘ûd ibn Mâlik, d'après Sa‘îd ibn Jubayr, d'après Ibn ‘Abbâs, d'après le Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, de même. Il est établi dans les deux Sahîh : « J'ai été secouru par la terreur [ar-Ru‘b] 8 à une distance d'un mois de marche. » Cela signifie que lorsque le Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, se proposait de combattre un peuple de mécréants, Dieu jetait la terreur dans leurs cœurs un mois avant son arrivée, même si sa marche durait un mois. Cela correspond à : « son parcours du matin était d'un mois, et son parcours du soir d'un mois », mais ceci est plus fort en termes de pouvoir, de victoire, de soutien et de triomphe. Et les vents ont été soumis pour pousser les nuages de pluie, cette pluie dont Dieu a gratifié lorsque le Messager de Dieu, que Dieu le bénisse et le salue, a prié pour la pluie en maintes occasions, comme cela a été mentionné précédemment. Abû Nu‘aym a dit : « Si l'on objecte : “Le vent a été soumis à Salomon, il voyageait avec lui à travers les pays de Dieu, et son parcours du matin était d'un mois, et son parcours du soir d'un mois.” On répond : “Ce qui a été donné à Muhammad, que Dieu le bénisse et le salue, est plus grand et plus immense, car il a voyagé en une seule nuit de La Mecque au Temple de Jérusalem, une distance d'un mois de marche, et il a été élevé dans la royauté des cieux, une distance de cinquante mille ans, en moins d'un tiers de nuit. Il est entré dans les cieux, ciel après ciel, a vu leurs merveilles, s'est arrêté au Paradis et en Enfer, on lui a présenté les œuvres de sa communauté, il a prié avec les prophètes et les anges des cieux, et a traversé les voiles. Tout cela en une nuit, debout ; c'est plus grand et plus étonnant.” Quant à la soumission des diables devant lui, qui faisaient ce qu'il voulait : des sanctuaires, des statues, des bassins comme des citernes, et des chaudrons bien ancrés, Dieu a fait descendre les anges rapprochés pour secourir Son serviteur, le Messager de Dieu, que Dieu le bénisse et le salue, en maintes occasions : le jour d'Uhud, de Badr, le jour des coalisés, et le jour de Hunayn, comme nous l'avons mentionné en détail dans leurs lieux respectifs. Cela est plus grand, plus éclatant, plus auguste et plus élevé que la soumission des diables. Ibn Hâmid l'a mentionné dans son livre. Dans les deux Sahîh, d'après le hadith de Shu‘ba, d'après Muhammad ibn Ziyâd, d'après Abû Hurayra, d'après le Prophète, que Dieu le bénisse et le salue, il a dit : « Un ‘ifrît 9 parmi les djinns a surgi sur moi la nuit dernière — ou un mot similaire — pour interrompre ma prière. Dieu m'a donné pouvoir sur lui, et j'ai voulu l'attacher à un pilier des piliers de la mosquée jusqu'au matin, pour qu'ils le voient. Mais j'ai rappelé l'invocation de mon frère Salomon : “Seigneur, pardonne-moi et accorde-moi un royaume qui ne convienne à personne après moi.” » — Rawh a dit : « Alors Dieu l'a renvoyé, humilié. » C'est la version d'al-Bukhârî. Muslim a rapporté d'après Abû ad-Dardâ' quelque chose de similaire : « Puis j'ai voulu le prendre ; par Dieu, sans l'invocation de notre frère Salomon, il serait devenu un jouet pour les enfants des habitants de Médine. » L'imam Ahmad a rapporté avec une bonne chaîne de transmission, d'après Abû Sa‘îd, que le Messager de Dieu, que Dieu le bénisse et le salue, s'est levé pour prier la prière de l'aube, alors qu'il était derrière lui ; il récita, mais la récitation lui devint confuse. Lorsqu'il eut terminé sa prière, il dit : « Si vous m'aviez vu avec Iblîs 10 : j'ai tendu la main, et je n'ai cessé de l'étrangler jusqu'à ce que j'aie senti la froideur de sa salive entre ces deux doigts, le pouce et celui qui le suit. Sans l'invocation de mon frère Salomon, il serait devenu attaché à un pilier des piliers de la mosquée, et les enfants des habitants de Médine joueraient avec lui. » Il est établi dans les Sahîh, les Hasan et les Musnad que le Messager de Dieu, que Dieu le bénisse et le salue, a dit : « Lorsque le mois de Ramadan entre, les portes du Paradis sont ouvertes, les portes de l'Enfer sont fermées, et les diables sont enchaînés. » Dans une autre version : « Les djinns rebelles. » Cela fait partie de la bénédiction de ce que Dieu a prescrit pour lui : le jeûne du mois de Ramadan et sa prière nocturne. Et cela viendra à propos de la guérison de l'aveugle-né et du lépreux parmi les miracles du Messie, Jésus, fils de Marie.

Marie, paix sur elle. L'invocation du Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et lui accorde la paix, pour plus d'un, et parmi les djinns qui ont embrassé l'Islam, certains furent guéris, et ils le quittèrent par crainte et vénération de lui, et par obéissance à son ordre. Que les prières et la paix d'Allah soient sur lui. Allah envoya un groupe de djinns pour écouter le Coran ; ils y crurent, le confirmèrent, retournèrent vers leur peuple et les appelèrent à la religion de Muhammad, qu'Allah prie sur lui et lui accorde la paix, et les mirent en garde contre le fait de lui désobéir, car il avait été envoyé aux hommes et aux djinns. De nombreuses tribus de djinns crurent, comme nous l'avons mentionné, et des délégations vinrent à lui ; il leur récita la sourate ar-Rahman 11, leur annonça ce qui attendait ceux d'entre eux qui croyaient, les jardins 12, et ce qui attendait ceux qui mécroyaient, les feux 13, et il leur prescrivit ce qu'ils devaient manger et ce dont ils devaient nourrir leurs montures. Cela indique qu'il leur a expliqué ce qui était plus important et plus grand que cela. Abou Nou'aym 14 a mentionné ici le hadith du ghoul 15 qui volait les dattes d'un groupe de compagnons du Prophète, qu'Allah prie sur lui et lui accorde la paix, et qui refusait absolument d'être amené devant lui par crainte de se tenir en sa présence. Puis elle se racheta en leur apprenant la récitation du verset du Trône 16, dont le récitant n'est pas approché par Satan. Nous avons rapporté cela avec ses chaînes et ses formulations dans l'exégèse du verset du Trône de notre livre d'exégèse, et louange à Allah. Le ghoul est le djinn qui apparaît la nuit sous une forme effrayante. Abou Nou'aym a mentionné ici la protection de Gabriel, paix sur lui, pour lui à plusieurs reprises contre Abou Jahl 17, comme nous l'avons mentionné dans la Sira 18, et il a mentionné le combat de Gabriel et Michaël à sa droite et à sa gauche le jour d'Uhud 19. Quant à ce qu'Allah, exalté soit-Il, a réuni pour Salomon 20 de la prophétie et de la royauté, comme son père avant lui, Allah a donné le choix à Son serviteur Muhammad, qu'Allah prie sur lui et lui accorde la paix, entre être un roi prophète ou un serviteur messager. Il consulta Gabriel à ce sujet, et Gabriel lui indiqua qu'il devait faire preuve d'humilité ; il choisit donc d'être un serviteur messager. Cela a été rapporté dans les hadiths de 'Aïcha 21 et d'Ibn 'Abbas 22. Nul doute que le rang de messager est plus élevé. Les trésors de la terre furent offerts à notre Prophète, qu'Allah prie sur lui et lui accorde la paix, mais il les refusa. Il dit : "Si je voulais, Allah ferait couler avec moi les montagnes de la terre en or, mais je jeûne un jour et je mange un jour." Nous avons mentionné tout cela avec ses preuves et ses chaînes dans l'exégèse et aussi dans la Sira, et à Allah la louange et la grâce. Le mémorisateur Abou Nou'aym a rapporté ici une partie de cela d'après le hadith de 'Abd ar-Razzaq 23 d'après Ma'mar 24 d'après az-Zuhri 25 d'après Sa'id 26 et Abou Salama 27 d'après Abou Hourayra 28 qui a dit : Le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et lui accorde la paix, a dit : "Pendant que je dormais, on m'apporta les clefs des trésors de la terre et on les plaça dans ma main." Et d'après le hadith d'al-Husayn ibn Waqid 29 d'après az-Zubayr 30 d'après Jabir 31 remontant au Prophète : "On m'a apporté les clefs des trésors de ce monde sur un cheval pie que Gabriel m'a amené, portant un manteau de brocart." Et d'après le hadith d'al-Qasim 32 d'après Abou Loubaba 33 remontant au Prophète : "Mon Seigneur m'a proposé de faire de la plaine de la Mecque de l'or pour moi, mais j'ai dit : 'Non, ô Seigneur, mais je veux être rassasié un jour et avoir faim un jour. Quand j'ai faim, je m'humilie devant Toi, et quand je suis rassasié, je Te loue et Te remercie.'" Abou Nou'aym dit : Si l'on objecte : Salomon, paix sur lui, comprenait le langage des oiseaux et de la fourmi, comme Allah, exalté soit-Il, dit : "Il dit : 'Ô hommes ! On nous a enseigné le langage des oiseaux'" [Coran 27:16] et "Quand ils arrivèrent à la vallée des fourmis, une fourmi dit : 'Ô fourmis ! Entrez dans vos demeures, de peur que Salomon et ses armées ne vous écrasent sans s'en rendre compte'" [Coran 27:18]. Alors il sourit, amusé par sa parole [Coran 27:19]. On répond : Muhammad, qu'Allah prie sur lui et lui accorde la paix, a reçu cela et plus encore. Nous avons déjà mentionné le langage des bêtes et des fauves, le gémissement du tronc 34, le rugissement du chameau, le langage de l'arbre, la glorification des cailloux et des pierres, son invocation exaucée, leur obéissance à son ordre, la reconnaissance du loup de sa prophétie, la glorification des oiseaux par obéissance, le langage de la gazelle et sa plainte auprès de lui, le langage du lézard et sa reconnaissance de sa prophétie, et tout ce qui est de cet ordre. Tout cela a été mentionné dans les chapitres précédents, ce qui dispense de le répéter." Je dis : De même, l'épaule de mouton l'informa du poison qu'elle contenait, et cela fut confirmé par celui qui l'avait mis, parmi les Juifs. Et il dit : "Ce nuage se réjouit de ton secours, ô 'Amr ibn Salim 35" - faisant référence au Khuza'i 36 - lorsqu'il lui récita ce poème pour demander son aide contre les Banu Bakr 37 qui avaient violé le traité d'al-Houdaybiya 38, ce qui fut la cause de la conquête de la Mecque, comme cela a été mentionné. Et il dit, qu'Allah prie sur lui et lui accorde la paix : "Je connais une pierre qui me saluait à la Mecque avant que je sois envoyé ; je la reconnais maintenant." Si c'était une parole appropriée à son état, et que le Messager l'a comprise, cela relève de cette catégorie et est plus fort, car il s'agit d'un objet inanimé par rapport à l'oiseau et à la fourmi, qui sont des animaux dotés d'âmes. Et si c'était une salutation verbale - ce qui est plus apparent - c'est encore plus étonnant de ce point de vue, comme l'a dit 'Ali 39 : "Je sortis avec le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et lui accorde la paix, dans l'un des défilés de la Mecque ; il ne passait devant une pierre, un arbre ou une motte de terre sans qu'ils disent : 'La paix soit sur toi, ô Messager d'Allah.'" Cette parole, le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et lui accorde la paix, et 'Ali, qu'Allah l'agrée, l'entendirent. Puis Abou Nou'aym dit : Ahmad ibn Muhammad ibn al-Harith al-'Anbari 40 nous a rapporté, Ahmad ibn Youssouf ibn Soufyan 41 nous a rapporté, Ibrahim ibn Souwayd an-Nakh'i 42 nous a rapporté, 'Abdallah ibn Oudhayna at-Ta'i 43 nous a rapporté d'après Thawr ibn Yazid 44 d'après Khalid ibn Ma'dan 45 d'après Jabal 46 qui a dit : Un âne noir vint trouver le Prophète, qu'Allah prie sur lui et lui accorde la paix, alors qu'il était à Khaybar 47, et se tint devant lui. Il dit : "Qui es-tu ?" Il répondit : "Je suis 'Amr ibn Fahran 48. Nous étions sept frères, et tous les prophètes nous ont montés. Je suis le plus jeune d'entre eux, et j'étais pour toi, mais un homme parmi les Juifs s'est emparé de moi. Quand je me souvenais de toi, je le faisais trébucher, et il me frappait violemment." Le Prophète, qu'Allah prie sur lui et lui accorde la paix, dit : "Tu es donc Ya'four 49." Ce hadith contient une grave étrangeté et n'a pas besoin d'être mentionné en raison des hadiths authentiques qui suffisent. Il a été rapporté sous une autre forme, et Ibn Abi Hatim 50 a souligné son étrangeté d'après son père. Et Allah sait mieux. Ce qui a été donné à Jésus, fils de Marie, paix sur lui Il est appelé le Messie 51. On a dit : parce qu'il parcourait la terre 52 ; on a dit : parce qu'il essuyait son pied 53 ; on a dit : parce qu'il sortit du ventre de sa mère oint d'huile 54 ; on a dit : parce que Gabriel l'a oint de bénédiction 55 ; on a dit : parce qu'Allah a essuyé les péchés de lui 56 ; on a dit : parce qu'il ne touchait personne sans le guérir 57. Le mémorisateur Abou Nou'aym, qu'Allah lui fasse miséricorde, les a toutes rapportées. Parmi ses particularités : il fut créé par la Parole 58 à partir d'une femelle sans mâle, comme Eve 59 fut créée d'un mâle sans femelle, et comme Adam 60 fut créé ni d'un mâle ni d'une femelle. Allah, exalté soit-Il, le créa de terre, puis lui dit : "Sois !" et il fut. De même, Jésus fut par la Parole, et Gabriel souffla sur Marie, et Jésus fut créé d'elle. Parmi ses particularités et celles de sa mère : lorsque Jésus naquit, Iblis 61, qu'Allah le maudisse, alla frapper, mais il frappa le voile 62, comme cela est rapporté dans le Sahih 63. Parmi ses particularités : il est vivant et n'est pas mort ; il est maintenant, avec son corps, dans le ciel le plus proche 64. Il descendra avant le Jour de la Résurrection sur le minaret blanc oriental de Damas 65, remplira la terre d'équité et de justice comme elle a été remplie d'injustice et de tyrannie, jugera selon cette Loi muhammadienne 66, puis mourra et sera enterré dans la chambre prophétique 67, comme l'a rapporté at-Tirmidhi 68. Nous avons développé cela dans son récit.

Notre maître, le savant éminent Ibn al-Zamlakānī (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Parmi les miracles de Jésus (sur lui la paix), il y a la résurrection des morts. Or, le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) en eut de nombreux, et la résurrection de l’inerte est plus éloquente que celle du mort. En effet, le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) parla au bras empoisonné, et cette résurrection est plus éloquente que celle d’un homme mort à plusieurs égards : Premièrement, c’est la résurrection d’une partie de l’animal sans le reste, ce qui est un miracle si elle était rattachée au corps. Deuxièmement, il l’a ressuscitée seule, séparée du reste des parties de cet animal, alors que le reste était mort. Troisièmement, il lui a rendu la vie avec la perception et la raison, alors que cet animal n’avait pas la raison dans sa vie où il était une partie de ce qui parle. Et en cela, il y a ce qui est plus éloquent que la vie des oiseaux qu’Allah a ressuscités pour Abraham (qu’Allah prie sur lui et le salue). » Je dis : « Et dans l’installation de la vie, de la perception et de la raison dans la pierre qui s’adressait au Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) en le saluant, comme rapporté dans le Ṣaḥīḥ de Muslim, il y a un miracle plus éloquent que la résurrection de l’animal en général ; car elle était un lieu pour la vie à un moment, contrairement à ceci où il n’y avait absolument aucune vie avant cela. De même, les pierres et la terre crue le saluaient, ainsi que les arbres et les branches, et leur témoignage de la mission prophétique, et le gémissement du tronc. » Ibn Abī al-Dunyā a compilé un livre sur ceux qui ont vécu après la mort, et il en a mentionné beaucoup. Il est établi d’après Anas (qu’Allah l’agrée) qu’il a dit : « Nous entrâmes chez un homme des Anṣār (auxiliaires) alors qu’il était malade et conscient. Nous ne restâmes pas longtemps jusqu’à ce qu’il rende l’âme. Nous étendîmes son vêtement sur lui et le couvrîmes. Il avait une mère âgée et vieille à son chevet. L’un de nous se tourna vers elle et dit : “Ô toi, compte ta perte auprès d’Allah.” Elle dit : “Qu’y a-t-il ? Mon fils est-il mort ?” Nous dîmes : “Oui.” Elle dit : “Est-ce vrai ce que vous dites ?” Nous dîmes : “Oui.” Alors elle tendit la main vers Allah le Très-Haut et dit : “Ô Allah, Tu sais que j’ai embrassé l’Islam et émigré vers Ton Messager, espérant que Tu m’aiderais dans toute difficulté et aisance. Ne m’impose donc pas cette épreuve aujourd’hui.” Il dit : “Alors l’homme découvrit son visage et s’assit, et nous ne restâmes pas longtemps jusqu’à ce que nous mangions avec lui.” » Cette histoire a déjà été signalée dans les Preuves de la Prophétie (Dalā’il al-Nubuwwa). Et il a été mentionné le miracle du déluge avec l’histoire d’al-‘Alā’ ibn al-Ḥaḍramī. Ce contexte que notre maître a rapporté, il en a mentionné une partie par le sens. Abū Bakr ibn Abī al-Dunyā et le Ḥāfiẓ Abū Bakr al-Bayhaqī l’ont rapporté de plusieurs voies d’après Ṣāliḥ ibn Bashr al-Murrī – l’un des ascètes et dévots de Bassora – et dans son hadith il y a une faiblesse, d’après Thābit, d’après Anas, et il le mentionna. Dans al-Bayhaqī, il est dit que sa mère était une vieille femme aveugle. Puis al-Bayhaqī le transmit par la voie de ‘Īsā ibn Yūnus, d’après ‘Abd Allāh ibn ‘Awn, d’après Anas, comme précédemment, et son contexte est plus complet. Il y est dit que cela eut lieu en présence du Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue). Cette chaîne de transmission a des hommes dignes de confiance, mais il y a une interruption entre ‘Abd Allāh ibn ‘Awn et Anas. Et Allah sait mieux. **Autre histoire** Al-Ḥusayn ibn ‘Arafa a dit : ‘Abd Allāh ibn Idrīs nous a raconté, d’après Ismā‘īl ibn Abī Khālid, d’après Abū Sīra al-Nakha‘ī, qui a dit : « Un homme vint du Yémen. Alors qu’il était en chemin, son âne mourut. Il se leva, fit ses ablutions, puis pria deux rak‘as (cycles de prière), puis dit : “Ô Allah, je suis venu de Médine en combattant dans Ta voie et en recherchant Ton agrément. Et j’atteste que Tu ressuscites les morts et que Tu fais sortir ceux qui sont dans les tombes. Ne fais pas qu’aujourd’hui quelqu’un ait une faveur sur moi. Je Te demande aujourd’hui de ressusciter mon âne.” Alors l’âne se leva en secouant ses oreilles. » Al-Bayhaqī a dit : « Cette chaîne de transmission est authentique. Et quelque chose de semblable est une faveur (karāma) pour le détenteur de la Loi (le Prophète). » Al-Bayhaqī a dit : « De même, Muḥammad ibn Yaḥyā al-Dhuhlī l’a rapporté d’après Muḥammad ibn ‘Ubayd, d’après Ismā‘īl ibn Abī Khālid, d’après al-Sha‘bī. Et il semble que chez Ismā‘īl, il y ait deux voies. » Et Allah sait mieux. Je dis : « De même, Ibn Abī al-Dunyā l’a rapporté par la voie d’Ismā‘īl, d’après al-Sha‘bī, et il le mentionna. Al-Sha‘bī a dit : “J’ai vu l’âne vendu – ou être vendu – dans le dépotoir (c’est-à-dire à Koufa).” » Ibn Abī al-Dunyā l’a rapporté d’une autre voie, et que cela eut lieu à l’époque de ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb. Et l’un de ses gens a dit à ce sujet : « Et parmi nous, il y a celui dont Allah a ressuscité l’âne, alors que chaque membre et articulation en était mort. » Quant à l’histoire de Zayd ibn Khārija et sa parole après la mort, et son témoignage pour le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue), pour Abū Bakr, ‘Umar et ‘Uthmān de la véracité, elle est célèbre et rapportée par de nombreuses voies authentiques. Al-Bukhārī a dit dans le Tārīkh al-Kabīr : « Zayd ibn Khārija al-Khazrajī al-Anṣārī a assisté à Badr et mourut à l’époque de ‘Uthmān. C’est lui qui parla après la mort. » Al-Ḥākim dans son Mustadrak et al-Bayhaqī dans ses Dalā’il l’ont rapporté et l’ont authentifié, comme précédemment, par la voie d’al-‘Utbī, d’après Sulaymān ibn Bilāl, d’après Yaḥyā ibn Sa‘īd al-Anṣārī, d’après Sa‘īd ibn al-Musayyab, que Zayd ibn Khārija al-Anṣārī, puis des Banū al-Ḥārith ibn al-Khazraj, mourut à l’époque de ‘Uthmān ibn ‘Affān. On le couvrit de son vêtement. Puis ils entendirent un grondement dans sa poitrine, puis il parla et dit : « Aḥmad (Muḥammad) est dans le Livre premier, il a dit vrai, il a dit vrai. Abū Bakr, faible en lui-même, fort dans l’ordre d’Allah, dans le Livre premier, il a dit vrai, il a dit vrai. ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb, fort dans le Livre premier, il a dit vrai, il a dit vrai. ‘Uthmān ibn ‘Affān, sur leur voie, quatre sont passées et il en reste deux. La discorde est venue, le fort a dévoré le faible, et l’Heure s’est levée. Et il vous viendra de votre armée un bien. » Yaḥyā ibn Sa‘īd a dit : Sa‘īd ibn al-Musayyab a dit : « Puis un homme des Banū Ḥaṭma mourut, on le couvrit de son vêtement, et on entendit un grondement dans sa poitrine, puis il parla et dit : “Le frère des Banū al-Ḥārith ibn al-Khazraj a dit vrai, il a dit vrai.” » Ibn Abī al-Dunyā et al-Bayhaqī l’ont également rapporté d’une autre voie, de manière plus étendue et plus longue, et al-Bayhaqī l’a authentifié. Il a dit : « Et il a été rapporté au sujet de la parole après la mort d’un groupe, avec des chaînes de transmission authentiques. Et Allah sait mieux. » Je dis : « J’ai mentionné dans l’histoire de la petite chèvre de Jābir le jour du Fossé (al-Khandaq), et le fait que mille personnes en mangèrent ainsi que d’un peu d’orge, ce qui a été précédé. » Le Ḥāfiẓ Muḥammad ibn al-Mundhir, connu sous le nom de Yashkur, a rapporté dans son livre Les Merveilles et les Prodiges (al-Gharā’ib wa al-‘Ajā’ib) avec sa chaîne de transmission, comme précédemment, que le Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) rassembla ses os, puis invoqua Allah le Très-Haut, et elle redevint comme elle était, et il la laissa dans sa demeure. Et Allah sait mieux. Notre maître a dit : « Parmi les miracles de Jésus, il y a la guérison de la folie. Or, le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) a guéri, c’est-à-dire de cela. » Ceci est la fin de ce que j’ai trouvé de ce que nous avons rapporté de lui. Quant à la guérison de la folie par Jésus, je n’en connais pas de transmission spécifique. Il guérissait l’aveugle-né, le lépreux, et apparemment de toutes les infirmités et maladies chroniques. Quant à la guérison de la folie par le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue), l’Imam Aḥmad et le Ḥāfiẓ al-Bayhaqī l’ont rapporté de plusieurs voies d’après Ya‘lā ibn Murra, qu’une femme vint avec son jeune fils qui avait une épilepsie (lamam) – je n’ai jamais vu d’épilepsie plus grave que la sienne – et elle dit : « Ô Messager d’Allah, mon fils, comme tu vois, a été frappé d’une calamité, et nous en avons souffert. Il a chaque jour ce qui nuit. » Puis elle dit une fois. Le Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) dit : « Donne-le-moi. » Elle le plaça entre lui et le milieu de la selle. Puis il lui ouvrit la bouche et souffla dedans trois fois et dit : « Au nom d’Allah, je suis le serviteur d’Allah. Tais-toi, ennemi d’Allah. » Puis il le lui rendit. Elle mentionna qu’il guérit sur-le-champ et qu’ils n’eurent plus rien à craindre après cela.

Ahmad a dit : nous a raconté Yazid, nous a raconté Hammad ibn Salama, d'après Farqad al-Sabakhi, d'après Sa'id ibn Jubayr, d'après Ibn 'Abbas, qu'une femme vint avec son enfant auprès du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et dit : « Ô Messager d'Allah, il a une _lumna_ 69, et cela le prend au moment de notre repas et gâte notre nourriture. » Il dit : alors le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui frotta la poitrine et invoqua pour lui, puis il cracha 70 et il sortit de lui quelque chose comme un chiot noir, et il fut guéri. Ce récit est _gharib_ 71 sous cet aspect, et Farqad fait l'objet de critiques, bien qu'il fasse partie des ascètes de Bassora. Cependant, ce qui précède a un témoin 72, même si l'histoire est une seule et même, et Allah sait mieux. Al-Bazzar a rapporté, par la voie de Farqad également, d'après Sa'd ibn 'Abbas, qui a dit : le Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, était à La Mecque lorsqu'une femme des _Ansar_ 73 vint à lui et dit : « Ô Messager d'Allah, ce _khabith_ 74 m'a vaincue. » Il lui dit : « Patiente dans ton état et tu viendras au Jour de la Résurrection sans péchés ni jugement. » Elle dit : « Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je patienterai jusqu'à ce que je rencontre Allah. » Puis elle dit : « Je crains que le _khabith_ ne me dévoile. » Alors il invoqua pour elle, et lorsqu'elle sentait qu'il allait venir, elle se rendait aux voiles de la Ka'ba, s'y accrochait et lui disait : « _Ikhsa'_ 75 », et il s'en allait. Ceci est une preuve que Farqad a retenu, car ce récit a un témoin dans le _Sahih_ d'al-Bukhari et de Muslim, d'après le hadith de 'Ata' ibn Abi Rabah : on dit qu'Ibn 'Abbas m'a dit : « Ne te montrerai-je pas une femme des gens du Paradis ? » Je dis : « Si. » Il dit : « Cette femme noire vint au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et dit : « J'ai des crises d'épilepsie 76 et je me découvre, alors invoque Allah pour moi. » Il dit : « Si tu veux, patiente et tu auras le Paradis ; si tu veux, j'invoque Allah pour qu'Il te guérisse. » Elle dit : « Non, je patiente, mais invoque Allah pour que je ne me découvre pas. » Il dit : alors il invoqua pour elle, et elle ne se découvrit plus. » Puis al-Bukhari a dit : nous a raconté Muhammad, nous a raconté Makhlad, d'après Ibn Jurayj, qui a dit : 'Ata' m'a informé qu'il avait vu Umm Zufr 77 – une femme grande et noire – sur le voile de la Ka'ba 78. Le _hafiz_ 79 Ibn al-Athir a mentionné dans le livre _Usd al-Ghaba_ 80 sur les noms des Compagnons que cette Umm Zufr était la coiffeuse de Khadija bint Khuwaylid, et qu'elle vécut longtemps jusqu'à ce que 'Ata' ibn Abi Rabah la voie, qu'Allah leur fasse miséricorde. Quant à la guérison par Jésus de l'akmah 81 – c'est celui qui naît aveugle, et on dit aussi celui qui ne voit pas le jour mais voit la nuit, et d'autres avis encore, comme nous l'avons développé dans le _Tafsir_ 82 – et du _abras_ 83 qui a la _bahaq_ 84, le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a rendu, le jour d'Uhud, l'œil de Qatada ibn al-Nu'man à sa place après qu'il ait coulé sur sa joue. Il le prit dans sa main généreuse et le remit à son emplacement, et il resta en l'état et avec sa vue, et il était le plus beau de ses deux yeux, qu'Allah l'agrée, comme l'ont mentionné Muhammad ibn Ishaq ibn Yasar dans la _Sira_ 85 et d'autres. Nous l'avons également développé là-bas. Louange et grâce à Allah. Un de ses descendants, 'Asim ibn 'Umar ibn Qatada, entra chez 'Umar ibn 'Abd al-'Aziz, qui l'interrogea à son sujet, et il se mit à dire : « Je suis le fils de celui dont l'œil coula sur la joue, / Et il fut rendu par la main de l'Élu de la meilleure manière. / Il redevint comme il était à l'origine, / Quelle belle œil et quelle belle joue ! » Alors 'Umar ibn 'Abd al-'Aziz dit : « Tels sont les nobles exploits, non pas deux gobelets 86 de lait / Mélangés à de l'eau, qui deviennent ensuite de l'urine 87. » Puis il lui donna une récompense généreuse. Al-Daraqutni a rapporté que ses deux yeux furent touchés ensemble jusqu'à couler sur ses deux joues, et le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, les remit à leur place. Le plus connu est le premier récit, comme l'a mentionné Ibn Ishaq. **Histoire de l'aveugle à qui Allah rendit la vue par l'invocation du Prophète** L'imam Ahmad a dit : nous a raconté Rawh et 'Uthman ibn 'Umar, qui ont dit : nous a raconté Shu'ba, d'après Abu Ja'far al-Madini, j'ai entendu 'Umara ibn Khuzayma ibn Thabit rapporter d'après 'Uthman ibn Hunayf qu'un homme aveugle vint au Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, et dit : « Ô Messager d'Allah, invoque Allah pour moi afin qu'Il me guérisse. » Il dit : « Si tu veux, je retarde cela, ce sera meilleur pour ton au-delà ; et si tu veux, j'invoque. » Il dit : « Invoque plutôt Allah pour moi. » Il dit : alors le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, lui ordonna de faire ses ablutions, de prier deux _rak'a_ 88 et d'invoquer par cette invocation : « Ô Allah, je Te demande et je me tourne vers Toi par Ton Prophète Muhammad, le Prophète de la miséricorde. Je me tourne par lui pour ce besoin, afin qu'il soit exaucé. » Et dans la version de 'Uthman ibn 'Umar : « alors intercède-le pour moi. » Il dit : l'homme fit ainsi et il guérit. Al-Tirmidhi l'a rapporté et a dit : _hasan sahih gharib_ 89, nous ne le connaissons que par le hadith d'Abu Ja'far al-Khatmi. Al-Bayhaqi l'a rapporté d'après al-Hakim avec sa chaîne jusqu'à Abu Ja'far al-Khatmi, d'après Abu Umama ibn Sahl ibn Hunayf, d'après son oncle 'Uthman ibn Hunayf, et il le mentionna de manière similaire. 'Uthman dit : « Par Allah, nous ne nous étions pas séparés et la conversation n'avait pas duré longtemps que l'homme entra comme s'il n'avait jamais eu de mal. » **[Autre histoire [de guérison d'un homme de la cécité]]** Abu Bakr ibn Abi Shayba a dit : nous a raconté Muhammad ibn Bishr, nous a raconté 'Abd al-'Aziz ibn 'Umar, un homme des Banu Salaman ibn Sa'd m'a raconté d'après sa mère, d'après son oncle maternel – ou que son oncle maternel ou l'oncle de sa mère, Habib ibn Qurayt, lui a raconté que son père sortit vers le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, alors que ses yeux étaient blancs 90 et qu'il ne voyait rien. Il lui dit : « Qu'est-ce qui t'est arrivé ? » Il dit : « J'étais porteur 91 et mon pied tomba sur un œuf de serpent, et ma vue en fut atteinte. » Alors le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, souffla 92 dans ses yeux et il recouvra la vue. Je l'ai vu, et il enfilait le fil dans l'aiguille, alors qu'il avait quatre-vingts ans, et ses yeux étaient blancs. Al-Bayhaqi a dit : d'autres disent Habib ibn Mudrik. Il est établi dans le _Sahih_ que le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, souffla dans les yeux de 'Ali le jour de Khaybar alors qu'il avait une ophtalmie, et il guérit sur-le-champ, puis n'eut plus jamais d'ophtalmie. Il frotta la jambe de Jabir ibn 'Atik qui s'était cassée la jambe la nuit où il tua Abu Rafi' – le marchand des gens du Hijaz, le Khaybarien – et il guérit également sur-le-champ. Al-Bayhaqi a rapporté qu'il, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, frotta la main de Muhammad ibn Hatib qui avait brûlé par le feu, et elle guérit sur-le-champ. Il frotta la jambe de Salama ibn al-Akwa' qui avait été blessée le jour de Khaybar, et elle guérit sur-le-champ. Il invoqua pour Sa'd ibn Abi Waqqas afin qu'il soit guéri de sa maladie, et il fut guéri. Al-Bayhaqi a rapporté que son oncle Abu Talib tomba malade et demanda au Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, d'invoquer son Seigneur pour lui ; il invoqua pour lui et il fut guéri de sa maladie. Combien d'exemples similaires et de même nature, de guérisons de maux et de disparitions de maladies, dont l'exposé serait long ! Il est également arrivé, parmi les _karamat_ 93 des saints, la guérison d'un aveugle après avoir invoqué contre lui la cécité, comme l'a rapporté le _hafiz_ Ibn 'Asakir par la voie d'Abu Sa'id ibn al-A'rabi, d'après Abu Dawud : nous a raconté 'Umar ibn 'Uthman, nous a racontat Baqiyya, d'après Muhammad ibn Ziyad, d'après Abu Muslim, qu'une femme avait trahi sa femme 94, alors il invoqua contre elle et elle perdit la vue. Elle vint à lui et dit : « Ô Abu Muslim, j'ai fait ceci et cela, et je ne recommencerai pas. » Alors il dit : « Ô Allah, si elle est sincère, rends-lui la vue. » Et elle recouvra la vue.

Il l'a également rapporté par la voie d'Abû Bakr ibn Abî al-Dunyâ : 'Abd al-Rahmân ibn Wâqid nous a raconté, Damra nous a raconté, 'Âsim nous a raconté, 'Uthmân ibn 'Atâ' a dit : Lorsque Abû Muslim al-Khawlânî 95 entrait chez lui... lorsqu'il atteignait le milieu de la cour, il prononçait le takbîr 96 et sa femme prononçait le takbîr ; lorsqu'il entrait dans la maison, il prononçait le takbîr et sa femme prononçait le takbîr. Il entrait, enlevait son manteau et ses sandales, et elle lui apportait de la nourriture qu'il mangeait. Un soir, il vint et prononça le takbîr, mais elle ne lui répondit pas. Puis il vint à la porte de la maison, prononça le takbîr et salua, mais elle ne lui répondit pas. La maison n'avait pas de lampe, et elle était assise, tenant un bâton avec lequel elle traçait des traits par terre. Il lui dit : « Qu'as-tu ? » Elle répondit : « Les gens sont dans le bien. Si tu allais voir Mu'âwiya 97, il ordonnerait qu'on nous donne un serviteur et te donnerait de quoi vivre. » Il dit : « Ô Allah, celui qui a corrompu ma famille à mes yeux, rends-le aveugle. » Il dit : Une femme était venue voir la femme d'Abû Muslim et lui avait dit : « Si tu parlais à ton mari pour qu'il parle à Mu'âwiya, afin qu'il vous serve et vous donne ? » Il dit : Alors que cette femme était dans sa maison, la lampe allumée, elle sentit une altération de sa vue et dit : « Votre lampe s'est éteinte ? » Ils dirent : « Non. » Elle dit : « Allah a enlevé ma vue. » Elle se rendit alors comme elle était chez Abû Muslim, et ne cessa de l'implorer et de se montrer douce envers lui. Il invoqua Allah, et Il lui rendit la vue. Sa femme revint à son état antérieur. [La table 98 de Jésus et ce qui s'y rapporte parmi les miracles du Prophète, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui] Quant à l'histoire de la table (al-mâ'ida) 98 au sujet de laquelle Allah, le Très-Haut, dit : {Quand les apôtres dirent : « Ô Jésus, fils de Marie, ton Seigneur peut-Il faire descendre sur nous du ciel une table ? » Il dit : « Craignez Allah, si vous êtes croyants. » (112) Ils dirent : « Nous voulons en manger, que nos cœurs soient rassurés, que nous sachions que tu nous as dit la vérité et que nous en soyons témoins. » (113) Jésus, fils de Marie, dit : « Ô Allah, notre Seigneur, fais descendre sur nous du ciel une table qui soit une fête pour nous, pour le premier d'entre nous et le dernier, et un signe de Ta part. Et accorde-nous Ta subsistance, car Tu es le Meilleur des donateurs. » (114) Allah dit : « Je la ferai descendre sur vous ; mais quiconque d'entre vous mécroit après cela, Je le châtierai d'un châtiment dont Je n'ai châtié personne dans l'univers. » (115)} 99 Nous avons mentionné dans l'exégèse (tafsîr) 100 le détail de cela et la divergence des exégètes à son sujet : est-elle descendue ou non ? selon deux opinions. L'opinion célèbre de la majorité est qu'elle est descendue. Ils ont divergé sur ce qu'elle contenait comme nourriture, selon plusieurs avis. Les historiens ont mentionné que Mûsâ ibn Nusayr 101, qui conquit les pays du Maghreb à l'époque des Banû Umayya 102, trouva la table. Mais on dit que c'est la table de Sulaymân ibn Dâwûd 103, incrustée de joyaux et en or. Il l'envoya à al-Walîd ibn 'Abd al-Malik 104, et elle resta chez lui jusqu'à sa mort. Puis son frère Sulaymân 105 en prit possession. On dit aussi que c'est la table de Jésus, mais cela est peu probable car les chrétiens ne connaissent pas la table, comme l'ont dit plusieurs savants. Et Allah sait mieux. Le but est que la table, qu'elle soit descendue ou non, les tables du Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, étaient approvisionnées du ciel, et l'on entendait la nourriture glorifier Allah 106 pendant qu'on la mangeait devant lui. Combien de fois a-t-il rassasié des milliers, des centaines et des dizaines avec une petite quantité de nourriture, au fil des temps, tant que dureront la terre et les cieux. Et voici Abû Muslim al-Khawlânî. Le hâfiz 107 Ibn 'Asâkir 108 a mentionné dans sa biographie, dans son Histoire, une chose étonnante et un état étrange, rapporté par la voie d'Ishâq ibn Yahyâ al-Maltî, d'après al-Awzâ'î 109, qui a dit : Un groupe de gens de son peuple vint trouver Abû Muslim al-Khawlânî et lui dit : « Ô Abû Muslim, ne désires-tu pas accomplir le pèlerinage (hajj) 110 ? » Il dit : « Si, si je trouvais des compagnons. » Ils dirent : « Nous sommes tes compagnons. » Il dit : « Vous n'êtes pas mes compagnons. Mes compagnons sont des gens qui ne veulent ni provisions (zâd) 111 ni outres (mazâd) 112. » Ils dirent : « Gloire à Allah ! Comment des gens peuvent-ils voyager sans provisions ni outres ? » Il leur dit : « Ne voyez-vous pas les oiseaux qui vont et viennent le matin et le soir sans provisions ni outres, et Allah les nourrit ? Ils ne vendent ni n'achètent, ne labourent ni ne sèment, et Allah les nourrit. » Ils dirent : « Alors nous voyagerons avec toi. » Il dit : « Levez-vous avec la bénédiction d'Allah, le Très-Haut. » Ils partirent donc de la Ghûta 113 de Damas sans provisions ni outres. Lorsqu'ils arrivèrent à l'étape, ils dirent : « Ô Abû Muslim, de la nourriture pour nous et du fourrage pour nos montures. » Il leur dit : « Oui. » Il s'éloigna un peu, se dirigea vers une mosquée de pierres, y pria deux rak'as 114, puis s'agenouilla et dit : « Mon Dieu, Tu sais ce qui m'a fait sortir de ma maison. Je ne suis sorti que pour une affaire Te concernant. J'ai vu l'avare parmi les fils d'Adam : un groupe de gens descend chez lui et il les accueille généreusement. Or, je suis Ton hôte et Tes visiteurs. Nourris-nous, abreuve-nous et donne du fourrage à nos montures. » Il dit : Alors une nappe (sufra) 115 fut étendue devant eux, on apporta un grand plat de tharîd 116, deux outres d'eau et du fourrage, sans qu'ils sachent qui les apportait. Cet état perdura depuis leur départ de chez eux jusqu'à leur retour, sans qu'ils aient à se procurer provisions ni outres. Voilà l'état d'un saint (walî) 117 de cette communauté : une table descendait sur lui et ses compagnons deux fois par jour, avec en plus de l'eau et du fourrage pour les montures de ses compagnons. C'est une attention immense. Il n'obtint cela que par la bénédiction de sa conformité à ce noble Prophète, sur lui la meilleure prière et la paix. Quant à Sa parole au sujet de Jésus, fils de Marie, sur lui la paix : {Et je vous annonce ce que vous mangez et ce que vous amassez dans vos maisons} 118, c'est une chose facile pour les prophètes, et même pour beaucoup de saints. Joseph le véridique 119 a dit aux deux jeunes gens emprisonnés avec lui : {Il ne vous viendra aucune nourriture qui vous est attribuée sans que je vous en aie interprété le sens avant qu'elle ne vous arrive. Cela fait partie de ce que mon Seigneur m'a enseigné} 120. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, a annoncé des nouvelles du passé exactement comme elles se sont produites, et des nouvelles du présent à l'identique. Ainsi, il annonça que les termites (arada) 121 avaient mangé le parchemin injuste que les clans de Quraysh 122 avaient écrit autrefois pour boycotter les Banû Hâshim 123 et les Banû al-Muttalib 124 jusqu'à ce qu'ils livrent le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Ils avaient écrit un pacte et l'avaient suspendu au plafond de la Ka'ba 125. Allah envoya les termites qui le mangèrent, sauf les endroits où figurait le nom d'Allah, le Très-Haut. Selon une autre version : elles mangèrent le nom d'Allah qui s'y trouvait, pour le purifier d'être associé à l'injustice et à l'agression qui s'y trouvaient. Le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, en informa son oncle Abû Tâlib 126 alors qu'ils étaient dans le ravin (shi'b) 127. Abû Tâlib sortit vers eux et leur dit ce qu'il leur avait annoncé. Ils dirent : « Si c'est comme il a dit, sinon, livrez-le nous. » Ils dirent : « Oui. » Ils descendirent le parchemin et le trouvèrent exactement comme le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui, l'avait annoncé. Alors les clans de Quraysh cessèrent ce qu'ils faisaient contre les Banû Hâshim et les Banû al-Muttalib, et Allah guida par cela de nombreuses créatures. Combien d'exemples semblables a-t-il eus, comme nous l'avons détaillé et expliqué dans plusieurs endroits de la Sîra 128 et ailleurs. Louange et grâce à Allah. Le jour de Badr 129, lorsqu'il demanda une rançon à son oncle al-'Abbâs 130, celui-ci prétendit n'avoir pas d'argent. Il lui dit : « Où est l'argent que toi et Umm al-Fadl 131 avez enterré sous le seuil de la porte, en lui disant : « Si je suis tué, il sera pour les enfants » ? » Al-'Abbâs dit : « Par Allah, ô Messager d'Allah, personne d'autre que moi et Umm al-Fadl n'était au courant de cela, excepté Allah, le Puissant et le Majestueux. » Il annonça la mort du Negus 132 le jour même de sa mort, alors qu'il était en Abyssinie, et il pria sur lui. Il annonça la mort des commandants le jour de Mu'ta 133, l'un après l'autre, alors qu'il était sur le minbar 134, les yeux versant des larmes. Il annonça la lettre que Hâtib ibn Abî Balta'a 135 avait envoyée avec Shâkir, l'affranchi des Banû 'Abd al-Muttalib, et il envoya 'Alî, al-Zubayr et al-Miqdâd 136 à sa recherche. Ils la trouvèrent placée dans sa natte (qiçâS) 137, selon une autre version dans sa ceinture (hujza) 138. Cela a déjà été mentionné dans l'expédition de la Conquête 139.

Il dit aux deux émissaires de Kisrâ (Chosroès) que le vice-roi du Yémen avait envoyés auprès de Kisrâ pour s’enquérir de l’affaire du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – : « Certes, mon Seigneur a tué cette nuit votre maître à tous deux. » Ils notèrent donc cette nuit-là, et voilà que Kisrâ, Allah avait donné pouvoir sur lui à son fils, qui le tua. Alors ils embrassèrent l’islam, ainsi que le vice-roi du Yémen, et ce fut la cause de la soumission du Yémen au Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue. Quant à l’information par lui – qu’Allah prie sur lui et le salue – des choses de l’invisible à venir, elles sont très nombreuses, comme nous l’avons déjà exposé précédemment, et elles viendront dans les récits des chroniques pour que cela corresponde exactement à ce qui fut, sans différence. Ibn Hâmid mentionna, en parallèle du combat de Jésus – sur lui la prière et le salut –, le combat du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue –, et en parallèle de l’ascèse de Jésus – sur lui la prière et le salut –, l’ascèse du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue –, qui se détourna des trésors de la terre lorsqu’ils lui furent offerts et les refusa, disant : « Je jeûne un jour et je mange un jour. » Il avait treize épouses, et un mois ou deux mois passaient sans que chez elles un feu ou une lampe ne soit allumé ; il n’y avait que les deux noirs : les dattes et l’eau. Parfois il attachait une pierre sur son ventre à cause de la faim, et ils ne se rassasièrent de pain de froment durant trois nuits consécutives. Sa couche était de cuir, rembourrée de fibres de palmier. Parfois il trayait lui-même la brebis, rapiéçait son vêtement et cousait sa sandale de sa propre main généreuse – que les prières et les saluts d’Allah soient sur lui. Il mourut – qu’Allah prie sur lui et le salue – alors que sa cotte de mailles était en gage chez un Juif pour de la nourriture qu’il avait achetée pour sa famille. Et pourtant, combien de fois préféra-t-il donner des milliers [de pièces], des chameaux, des moutons, des butins et des cadeaux, à lui-même et à sa famille, aux pauvres, aux nécessiteux, aux veuves, aux orphelins, aux captifs et aux indigents. [Annonce faite à Marie : les bonnes nouvelles qui accompagnèrent la naissance du Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue] Abû Nu‘aym mentionna, en parallèle de l’annonce faite par les anges à Marie la Véridique concernant la venue de Jésus, ce dont fut annoncée Âmina, la mère du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – lorsqu’elle le porta dans son sommeil, et ce qui lui fut dit : « Tu as porté le maître de cette communauté ; nomme-le Muhammad. » Nous avons développé cela dans [le récit de] la naissance, comme précédemment. Le hâfiz Abû Nu‘aym a rapporté ici un hadith étrange et long sur la naissance ; nous avons voulu le citer pour que la conclusion soit semblable à l’ouverture. C’est d’Allah que nous implorons l’aide, en Lui nous plaçons notre confiance, et à Lui la louange. Il dit : Sulaymân ibn Ahmad nous a rapporté, Hafs ibn ‘Amr ibn as-Sabbâh nous a rapporté, Yahyâ ibn ‘Abd Allah al-Bâbilî nous a rapporté, Abû Bakr ibn Abî Maryam nous a rapporté d’après Sa‘îd ibn ‘Umar al-Ansârî, d’après son père, qui dit : Ibn ‘Abbâs a dit : Parmi les signes de la grossesse de Muhammad – qu’Allah prie sur lui et le salue –, il y eut que toute bête appartenant à Quraysh parla cette nuit-là : « Le Messager d’Allah a été conçu, par le Seigneur de la Ka‘ba ; il est la sécurité du monde et la lampe de ses habitants. » Il ne resta aucun devin (kâhin) à Quraysh ni dans aucune tribu arabe sans être séparé de sa compagne, et la science des devins leur fut arrachée. Il ne resta aucun trône de roi parmi les rois du monde sans qu’il ne se retrouvât renversé, et le roi muet, ne parlant pas ce jour-là à cause de cela. Les bêtes sauvages de l’Orient accoururent vers les bêtes sauvages de l’Occident avec les bonnes nouvelles, et de même les habitants des mers s’annoncèrent les uns aux autres. Chaque mois de sa [grossesse], il y eut un appel sur terre et un appel dans les cieux : « Réjouissez-vous ! Il est temps pour Abû al-Qâsim de sortir vers la terre, béni et fortuné. » Il dit : Il resta dans le ventre de sa mère neuf mois, et son père ‘Abd Allah mourut alors qu’il était dans le ventre de sa mère. Les anges dirent : « Ô notre Dieu et notre Maître, Ton Prophète reste orphelin. » Allah Très-Haut dit aux anges : « Je suis pour lui un allié, un protecteur et un secoureur. Bénissez donc sa naissance, bénie et fortunée. » Allah ouvrit pour sa naissance les portes du ciel et de Ses jardins. Âmina racontait d’elle-même et disait : Un visiteur vint à moi, alors que six mois de ma grossesse étaient passés, et il me frappa du pied en songe et dit : « Ô Âmina, tu as porté le meilleur des mondes tout entier. Quand tu l’enfanteras, nomme-le Muhammad ou le Prophète ; à toi de voir. » Il dit : Elle racontait d’elle-même et disait : « Ce qui prend les femmes me prit, et personne parmi les gens, homme ou femme, ne le sut. J’étais seule dans la maison, et ‘Abd al-Muttalib était dans sa circumambulation. » Elle dit : « J’entendis un bruit violent et une chose immense, qui m’effraya ; c’était un lundi. Je vis comme si l’aile d’un oiseau blanc avait été passée sur mon cœur, et toute peur, toute frayeur et toute crainte que je ressentais disparurent. Puis je me retournai et voilà que j’avais une boisson blanche que je pris pour du lait ; j’avais soif, je la pris et la bus, et une lumière élevée m’atteignit. Puis je vis des femmes semblables à de grands palmiers, comme si elles étaient des filles de ‘Abd al-Muttalib, qui m’entouraient. Alors que j’étais étonnée et disais : “Au secours ! D’où ont-elles su pour moi ?” La chose devint intense pour moi, et j’entendais le bruit à chaque instant, plus fort et plus effrayant. Et voilà qu’un brocart blanc fut tendu entre le ciel et la terre, et un voix dit : “Prenez-le loin des regards des gens.” » Elle dit : « Je vis des hommes se tenant dans l’air, tenant en mains des aiguières d’argent, et je suais une sueur semblable à des perles, d’une odeur plus agréable que le musc pur. Je disais : “Si seulement ‘Abd al-Muttalib entrait chez moi !” » Elle dit : « Je vis une troupe d’oiseaux venus d’où je ne sais, jusqu’à couvrir ma chambre ; leurs becs étaient d’émeraude et leurs ailes de rubis. Allah me dévoila la vue intérieure, et je vis à cet instant les orients et les occidents de la terre. Je vis trois étendards dressés : un étendard à l’Orient, un étendard à l’Occident, et un étendard sur le dos de la Ka‘ba. Les douleurs de l’enfantement me prirent, et les contractions devinrent très fortes. J’étais comme appuyée sur les piliers des femmes, et elles se multiplièrent autour de moi jusqu’à ce que je fusse comme avec la Maison, sans rien voir. Alors j’enfantai Muhammad. Quand il sortit de mon ventre, je me tournai et le regardai : il était prosterné, ayant levé ses deux doigts comme un suppliant qui implore. Puis je vis un nuage blanc venu du ciel, descendant jusqu’à le couvrir ; il fut alors caché à mes yeux. J’entendis un héraut qui appelait et disait : “Faites le tour avec Muhammad – qu’Allah prie sur lui et le salue – de l’Orient et de l’Occident de la terre, et introduisez-le dans toutes les mers, afin qu’ils le connaissent par son nom, sa description et sa forme, et qu’ils sachent qu’il est nommé al-Mâhî (l’Effaceur) ; il ne reste rien de l’association (shirk) sans qu’il ne l’efface.” » Elle dit : « Puis ils le laissèrent, au plus vite, et voilà que je le vis enveloppé dans un vêtement de laine blanche, plus blanc que le lait, et sous lui une soie verte. Muhammad avait saisi trois clefs de perles humides et blanches, et une voix disait : “Muhammad a saisi les clefs de la victoire, les clefs du vent et les clefs de la prophétie.” » C’est ainsi qu’il le rapporta, sans commentaire, et c’est très étrange. Le cheikh Jamâl ad-Dîn Abû Zakariyyâ, Yahyâ ibn Yûsuf ibn Mansûr ibn ‘Umar al-Ansârî as-Sarsarî, le maître, le hâfiz des hadiths et de la langue, doué d’un amour sincère pour le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue –, au point qu’on le comparait en son temps à Hassân ibn Thâbit – qu’Allah l’agrée –, dans son recueil de poèmes écrits à la louange du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue –, bien qu’il fût aveugle de la vue, mais clairvoyant de l’intérieur. Sa mort eut lieu à Bagdad en l’an 656 de l’Hégire ; les Tatars le tuèrent lors du sac de Bagdad, comme cela viendra en son lieu dans notre livre, si Allah Très-Haut le veut. C’est en Lui que nous avons confiance, et sur Lui nous nous appuyons. Il dit dans son poème à la lettre Hâ’ non pointée de son recueil : Muhammad, envoyé aux hommes comme miséricorde, Il consolide ce que l’égarement a affaibli et réforme. Si les dures montagnes ont glorifié [Allah] en réponse à David, Ou si le fer forgé s’est amolli, Les rocs durs se sont amollis dans sa main, Et les cailloux dans sa main glorifient [Allah]. Si Moïse a fait jaillir l’eau du bâton, De sa main, l’eau est devenue débordante. Si le vent docile a obéi à Salomon, Ne cessant d’aller et venir, Le vent d’est (as-sabâ) fut pour la victoire de notre Prophète, Par la terreur, durant un mois, où l’adversaire grimace.

Et s'il recevait la royauté suprême et que les djinns lui étaient soumis, guérissant ce qu'il agrée et frappant 140 (19). Car les clefs de tous les trésors lui parvinrent, mais l'ascète hésitant 141 les refusa. Et si Abraham reçut l'amitié intime 142, et Moïse fut gratifié de l'entretien sur le Mont 143, celui-ci est l'Aimé 144, bien plus, l'Intime 142, l'Interlocuteur 143, et il fut distingué par la Vision 145 et par la Vérité, je m'explique davantage. Et il fut distingué par le Bassin immense 146 et par l'Étendard 147, et il intercède pour les pécheurs tandis que le Feu les brûle. Et par la Demeure élevée 148, proche de Lui, une faveur dont l'annonce me rend plus heureux et plus joyeux. Et par le rang suprême, doux 149 en dessous duquel se discernent les rangs des possesseurs de dons spirituels 150. Et au Paradis du Firdaws 151, il est le premier à y entrer, et toutes les portes s'ouvrent pour lui avec le bien 152. Et ceci est la dernière partie de ce qu'Allah a facilité de rassembler parmi les annonces des choses invisibles qui se sont produites jusqu'à notre époque, parmi ce qui entre dans les preuves de la prophétie. Et Allah est le Guide vers la voie droite. *** [Fin du livre des Miracles du Prophète, paix et salut sur lui, et louange à Allah, Seigneur des mondes.]

Son annonce de ce qu'Ibn 'Abbâs obtiendrait dans sa vie comme science et épreuves 153 335 L'indication prophétique du règne de 'Umar ibn 'Abd al-'Azîz 154 341 Un autre hadith dont l'authenticité est discutable, mentionnant Wahb ibn Munabbih 155 avec éloge 343 L'indication de Muhammad ibn Ka'b al-Qurazî 156 344 Un autre hadith : son annonce d'un jeune homme qui vivrait cent ans 345 L'annonce d'al-Walîd 157 et de la menace sévère qui le concerne 346 Un autre hadith : son annonce du sort des Banû Abî al-'Âs 158 347 Mention des récits sur les califes omeyyades 348 L'annonce du règne des Abbassides 353 L'annonce des douze imams 159, tous issus de Quraysh 359 L'annonce d'événements survenus sous le règne des Abbassides 365 Un autre hadith : une indication sur Mâlik ibn Anas 160, l'imam 366 Un autre hadith : son annonce des meilleurs hommes après les deux cents ans 367 Un autre hadith : son annonce des catégories d'hommes 368 Un autre hadith : son annonce du calife qui appellerait les gens à la mécréance 370 Un autre hadith : son annonce de la conquête de Constantinople 371 Un autre hadith 372 Un autre hadith : son annonce du peuple qui sortira à la fin des temps, tenant en main des objets semblables à des queues de vaches 375 Un autre hadith : son annonce de l'expansion du monde pour sa communauté 377 Un autre hadith : son annonce des rénovateurs de la religion 161 378 Chapitre : Les miracles du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) surpassent les miracles des prophètes antérieurs 381 Ce qui fut donné à Noé (sur lui la paix) 385 Histoire de Abû 'Ubayda al-Thaqafî 162 traversant le Tigre 389 Histoire de Abû Muslim al-Khawlânî 163 traversant le Tigre 389 Ce qui fut donné à Hûd (sur lui la paix) 399 Ce qui fut donné à Sâlih (sur lui la paix) 401 Ce qui fut donné à Abraham, l'ami intime (sur lui la paix) 403 Ce qui fut donné à Moïse (sur lui la paix) comme signes 417 Comparaison entre le bâton de Moïse et la glorification des cailloux dans la main du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) 419 Histoire de Abû Mûsâ al-Khawlânî 164 431 Chapitre : Ce que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a reçu et ce que les prophètes avant lui ont reçu 433 Histoire de l'arrêt du soleil 435 Ce qui fut donné à Idrîs (sur lui la paix) 439 Ce qui fut donné à David (sur lui la paix) 445 Ce qui fut donné à Salomon fils de David (sur eux deux la paix) 449 Ce qui fut donné à Jésus fils de Marie (sur lui la paix) 455 Une autre histoire 457 Histoire de l'aveugle à qui Allah rendit la vue par l'invocation du Messager 463 Une autre histoire de guérison d'un homme de la cécité 465 La table de Jésus et ce qui lui correspond comme miracles du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) 467 L'annonce à Marie des bonnes nouvelles qui accompagnèrent la naissance du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) 461 Index 475


  1. Sîra : Biographie du Prophète Muhammad, traditionnellement rapportée par les premiers historiens musulmans.
  2. Jawâmi‘ al-Kalim : Les paroles englobantes : capacité donnée au Prophète de s'exprimer de manière concise et complète, résumant de nombreux sens en peu de mots.
  3. ‘Ayn al-Qitr : Source de cuivre fondu ; miracle accordé à Salomon, où le cuivre coulait comme de l'eau.
  4. Mahârîb : Pluriel de mihrâb ; désigne des sanctuaires ou des oratoires, souvent des niches de prière.
  5. Bayt al-Maqdis : Le Temple de Jérusalem, lieu saint construit par Salomon.
  6. as-Sabâ : Vent d'est, considéré comme favorable et porteur de pluie.
  7. ad-Dabûr : Vent d'ouest, souvent associé à la destruction.
  8. ar-Ru‘b : Terreur surnaturelle que Dieu jette dans les cœurs des ennemis du Prophète.
  9. ‘Ifrît : Démon puissant et maléfique parmi les djinns.
  10. Iblîs : Nom propre de Satan, le diable dans la tradition islamique.
  11. sourate ar-Rahman : Sourate 55 du Coran, intitulée 'Le Tout Miséricordieux'.
  12. jinan : Pluriel de janna, désignant les jardins du Paradis.
  13. niran : Pluriel de nar, désignant les feux de l'Enfer.
  14. Abou Nou'aym : Ahmad ibn 'Abdallah al-Isfahani (mort en 430 H), célèbre mémorisateur et auteur de 'Hilyat al-Awliya'.
  15. ghoul : Créature démoniaque féminine qui apparaît la nuit sous des formes effrayantes.
  16. verset du Trône : Le verset 255 de la sourate al-Baqara, connu pour sa protection contre Satan.
  17. Abou Jahl : Surnom de 'Amr ibn Hisham, un des principaux ennemis du Prophète à La Mecque.
  18. Sira : Biographie du Prophète Muhammad.
  19. Uhud : Montagne près de Médine, site de la bataille d'Uhud (3 H).
  20. Salomon : Prophète et roi, fils de David, connu pour sa sagesse et son pouvoir sur les djinns.
  21. 'Aïcha : Épouse du Prophète, fille d'Abou Bakr, célèbre pour ses nombreux hadiths.
  22. Ibn 'Abbas : Abdallah ibn 'Abbas, cousin du Prophète, grand exégète du Coran.
  23. 'Abd ar-Razzaq : Ibn Hammam as-San'ani (mort en 211 H), grand traditionniste yéménite.
  24. Ma'mar : Ibn Rashid al-Azdi (mort en 153 H), traditionniste basé à Sanaa.
  25. az-Zuhri : Muhammad ibn Muslim ibn 'Ubaydallah (mort en 124 H), célèbre traditionniste.
  26. Sa'id : Ibn al-Musayyib (mort en 94 H), grand savant parmi les successeurs.
  27. Abou Salama : Ibn 'Abd ar-Rahman ibn 'Awf (mort en 104 H), traditionniste.
  28. Abou Hourayra : Compagnon célèbre pour avoir rapporté le plus grand nombre de hadiths.
  29. al-Husayn ibn Waqid : Traditionniste du IIe siècle H, originaire de Marw.
  30. az-Zubayr : Ibn 'Adi al-Hamdani, traditionniste.
  31. Jabir : Ibn 'Abdallah al-Ansari, compagnon du Prophète.
  32. al-Qasim : Ibn Muhammad ibn Abi Bakr (mort en 106 H), traditionniste.
  33. Abou Loubaba : Bashir ibn 'Abd al-Mundhir al-Ansari, compagnon.
  34. gémissement du tronc : Miracle où un tronc de palmier pleura après que le Prophète l'eut quitté pour une chaire.
  35. 'Amr ibn Salim : Poète khuza'i qui récita un poème pour demander l'aide du Prophète.
  36. Khuza'i : Membre de la tribu de Khuza'a, alliée du Prophète.
  37. Banu Bakr : Tribu qui viola le traité d'al-Houdaybiya en attaquant les Khuza'a.
  38. al-Houdaybiya : Traité de paix signé en 6 H entre le Prophète et les Qurayshites.
  39. 'Ali : Ibn Abi Talib, cousin et gendre du Prophète, quatrième calife.
  40. Ahmad ibn Muhammad ibn al-Harith al-'Anbari : Traditionniste peu connu.
  41. Ahmad ibn Youssouf ibn Soufyan : Traditionniste peu connu.
  42. Ibrahim ibn Souwayd an-Nakh'i : Traditionniste peu connu.
  43. 'Abdallah ibn Oudhayna at-Ta'i : Traditionniste peu connu.
  44. Thawr ibn Yazid : Ibn 'Abd ar-Rahman al-Kala'i (mort en 150 H), traditionniste syrien.
  45. Khalid ibn Ma'dan : Ibn Abi Karib al-Kala'i (mort en 104 H), traditionniste syrien.
  46. Jabal : Ibn Abi Habib al-Ansari, compagnon.
  47. Khaybar : Oasis au nord de Médine, conquise par les musulmans en 7 H.
  48. 'Amr ibn Fahran : Nom de l'âne dans ce hadith, probablement fictif.
  49. Ya'four : Nom de l'âne du Prophète, selon certaines traditions.
  50. Ibn Abi Hatim : Abd ar-Rahman ibn Muhammad ar-Razi (mort en 327 H), célèbre critique de hadith.
  51. Messie : Titre de Jésus, signifiant 'oint' en hébreu.
  52. parcourir la terre : Étymologie populaire reliant 'Messie' à 'masaha' (parcourir).
  53. essuyer son pied : Autre étymologie populaire.
  54. oint d'huile : Référence à l'onction rituelle.
  55. Gabriel l'a oint : Croyance que Gabriel l'a oint de bénédiction.
  56. essuyer les péchés : Interprétation symbolique.
  57. guérir par le toucher : Référence aux miracles de guérison de Jésus.
  58. Parole : Le Verbe divin 'Sois' par lequel Jésus fut créé.
  59. Eve : Créée à partir d'une côte d'Adam.
  60. Adam : Créé directement de terre sans parents.
  61. Iblis : Satan, le diable.
  62. voile : Le voile utérin ou le voile de la grossesse.
  63. Sahih : Recueil de hadiths authentiques, notamment ceux d'al-Bukhari et Muslim.
  64. ciel le plus proche : Le premier ciel, où Jésus réside actuellement selon la tradition islamique.
  65. minaret blanc oriental de Damas : Lieu traditionnel de la descente de Jésus à la fin des temps.
  66. Loi muhammadienne : La charia islamique, que Jésus appliquera lors de son retour.
  67. chambre prophétique : La tombe du Prophète à Médine, où Jésus serait enterré.
  68. at-Tirmidhi : Muhammad ibn 'Isa at-Tirmidhi (mort en 279 H), auteur d'un recueil de hadiths.
  69. لُمَّة : Affection ou trouble mental, parfois interprété comme une forme de possession ou d'épilepsie.
  70. سَغْ سَغْ : Onomatopée imitant le bruit d'un crachat ou d'un souffle, utilisé ici pour décrire l'action du Prophète.
  71. غَرِيب : Hadith dont la chaîne de transmission comporte un transmetteur unique à un certain niveau.
  72. شَاهِد : Témoin ou preuve corroborante, ici un autre hadith soutenant le récit.
  73. أَنْصَار : Les 'Auxiliaires', habitants de Médine qui ont soutenu le Prophète après l'Hégire.
  74. خَبِيث : Le 'malin', souvent utilisé pour désigner Satan ou un démon.
  75. اخْسَأْ : Impératif signifiant 'Va-t'en !' ou 'Tais-toi !', utilisé pour repousser le démon.
  76. أُصْرَع : Je souffre d'épilepsie ou de convulsions.
  77. أُمُّ زُفَر : Surnom d'une femme noire, dont le nom réel est inconnu, mentionnée dans les hadiths.
  78. سِتْرِ الْكَعْبَةِ : Le voile ou la tenture qui recouvre la Ka'ba.
  79. حَافِظ : Titre honorifique pour un spécialiste du hadith ayant mémorisé un grand nombre de textes.
  80. أُسْد الْغَابَة : Ouvrage biographique d'Ibn al-Athir sur les Compagnons du Prophète.
  81. أَكْمَه : Aveugle de naissance, ou selon certains, qui voit la nuit mais pas le jour.
  82. تَفْسِير : Exégèse ou commentaire du Coran.
  83. أَبْرَص : Lépreux, personne atteinte de lèpre ou de vitiligo.
  84. بَهَق : Vitiligo ou taches blanches sur la peau, parfois confondu avec la lèpre.
  85. سِيرَة : Biographie du Prophète Muhammad.
  86. قَعْبَان : Duel de قَعْب, un gobelet ou une coupe en bois.
  87. شِيبَا بِمَاءٍ فَعَادَا بَعْدُ أَبْوَالَا : Vers de poésie : 'Mélangés à de l'eau, ils devinrent ensuite de l'urine', métaphore pour des actions viles.
  88. رَكْعَة : Unité de prière islamique comprenant des inclinaisons et des prosternations.
  89. حَسَنٌ صَحِيحٌ غَرِيب : Terminologie du hadith : 'bon, authentique, mais rare dans sa chaîne'.
  90. مُبْيَضَّتَانِ : Blanchis, indiquant la cécité due à une cataracte ou une leucome.
  91. حَمْل : Porteur, peut-être d'une charge ou d'une litière.
  92. نَفَث : Souffler légèrement, parfois avec de la salive, comme acte de guérison.
  93. كَرَامَات : Miracles ou faveurs accordés par Allah à Ses saints.
  94. خَبُثَتْ عَلَيْهِ امْرَأَتَهُ : Elle a agi de manière perfide ou malveillante envers sa femme.
  95. Abû Muslim al-Khawlânî : Célèbre ascète et saint homme du premier siècle de l'hégire, connu pour sa piété et ses miracles.
  96. takbîr : Formule « Allâhu akbar » (Allah est le plus grand), prononcée en diverses occasions.
  97. Mu'âwiya : Mu'âwiya ibn Abî Sufyân, fondateur de la dynastie omeyyade, calife de 661 à 680.
  98. mâ'ida : Table servie, faisant référence à la table descendue du ciel pour Jésus et les apôtres, mentionnée dans le Coran (sourate 5, versets 112-115).
  99. Coran 5:112-115 : Versets coraniques relatifs à la demande des apôtres d'une table descendue du ciel.
  100. tafsîr : Exégèse coranique, discipline d'interprétation des textes du Coran.
  101. Mûsâ ibn Nusayr : Général et gouverneur omeyyade, conquérant du Maghreb et de l'Espagne au début du VIIIe siècle.
  102. Banû Umayya : Dynastie omeyyade, première dynastie héréditaire de l'islam, ayant régné de 661 à 750.
  103. Sulaymân ibn Dâwûd : Salomon, fils de David, prophète et roi dans la tradition islamique.
  104. al-Walîd ibn 'Abd al-Malik : Calife omeyyade (r. 705-715), connu pour ses grands projets architecturaux, dont la mosquée des Omeyyades à Damas.
  105. Sulaymân : Sulaymân ibn 'Abd al-Malik, calife omeyyade (r. 715-717), frère d'al-Walîd.
  106. tasbîh : Glorification d'Allah, ici par la nourriture, phénomène miraculeux rapporté dans les hadiths.
  107. hâfiz : Titre honorifique désignant un savant ayant mémorisé un grand nombre de hadiths et les maîtrisant.
  108. Ibn 'Asâkir : Célèbre historien et traditionniste damascain (1105-1176), auteur de l'Histoire de Damas.
  109. al-Awzâ'î : Imam et juriste syrien (707-774), fondateur de l'école juridique awzâ'ite.
  110. hajj : Pèlerinage à La Mecque, l'un des cinq piliers de l'islam.
  111. zâd : Provisions de voyage, notamment nourriture.
  112. mazâd : Outre ou récipient pour l'eau, utilisé en voyage.
  113. Ghûta : Région fertile autour de Damas, en Syrie.
  114. rak'a : Unité de prière islamique comprenant des inclinaisons et des prosternations.
  115. sufra : Nappe ou tapis sur lequel on pose la nourriture, souvent utilisé pour les repas.
  116. tharîd : Plat traditionnel arabe composé de pain émietté dans un bouillon de viande.
  117. walî : Saint, ami de Dieu, personne proche d'Allah par sa piété et ses œuvres.
  118. Coran 3:49 : Parole de Jésus annonçant ce que les gens mangent et amassent, signe de sa prophétie.
  119. Yûsuf al-Siddîq : Joseph, fils de Jacob, prophète connu pour sa véracité et sa sagesse.
  120. Coran 12:37 : Parole de Joseph aux deux prisonniers, annonçant l'interprétation de leurs rêves avant qu'ils ne reçoivent leur nourriture.
  121. arada : Termite ou insecte rongeur, mentionné dans le récit du parchemin mangé.
  122. Quraysh : Tribu arabe de La Mecque à laquelle appartenait le Prophète Muhammad.
  123. Banû Hâshim : Clan de Quraysh auquel appartenait le Prophète Muhammad.
  124. Banû al-Muttalib : Clan allié des Banû Hâshim, également boycotté.
  125. Ka'ba : Sanctuaire sacré à La Mecque, direction de la prière pour les musulmans.
  126. Abû Tâlib : Oncle paternel du Prophète Muhammad, qui l'a protégé durant les premières années de la prédication.
  127. shi'b : Ravin ou vallée, faisant référence au ravin d'Abû Tâlib où les Banû Hâshim furent boycottés.
  128. Sîra : Biographie du Prophète Muhammad, genre littéraire historique.
  129. Badr : Bataille de Badr (624), première grande victoire des musulmans contre les Mecquois.
  130. al-'Abbâs : Oncle paternel du Prophète Muhammad, ancêtre des califes abbassides.
  131. Umm al-Fadl : Épouse d'al-'Abbâs, mère de ses enfants.
  132. Negus : Titre du roi d'Abyssinie (Éthiopie) à l'époque du Prophète, qui avait accordé asile aux premiers musulmans.
  133. Mu'ta : Bataille de Mu'ta (629), expédition militaire musulmane contre les Byzantins en Jordanie.
  134. minbar : Chaire dans la mosquée d'où le prédicateur prononce le sermon du vendredi.
  135. Hâtib ibn Abî Balta'a : Compagnon du Prophète qui avait envoyé une lettre aux Mecquois pour les avertir de l'attaque imminente.
  136. 'Alî, al-Zubayr, al-Miqdâd : Compagnons éminents du Prophète, envoyés pour intercepter la lettre de Hâtib.
  137. qiçâS : Natte ou tresse de cheveux, endroit où la lettre fut cachée.
  138. hujza : Ceinture ou partie du vêtement où l'on serre la taille, autre endroit où la lettre fut dissimulée.
  139. Conquête : Conquête de La Mecque (630), événement majeur de la vie du Prophète.
  140. تلدح : Frappent ou blessent, peut-être une métaphore pour châtier.
  141. الزاهد المترجح : L'ascète qui hésite ou balance, peut-être une référence à un personnage soufi.
  142. خلة : L'amitié intime ou la qualité de khalîl (ami intime d'Allah), attribuée à Abraham.
  143. تكليم : L'entretien direct avec Allah, attribué à Moïse (kalîm Allah).
  144. حبيب : L'Aimé, titre du Prophète Muhammad (habîb Allah).
  145. الرؤيا : La vision (de Dieu) au Paradis, privilège accordé au Prophète.
  146. الحوض العظيم : Le Bassin (al-Kawthar) au Paradis, réservé au Prophète pour abreuver les croyants.
  147. اللواء : L'Étendard de louange (liwâ' al-hamd) que le Prophète portera au Jour du Jugement.
  148. المقعد الأعلى : La Demeure élevée (al-maq'ad al-a'lâ), le rang le plus élevé au Paradis.
  149. الأسيلة : Douce, lisse, peut-être une métaphore pour un rang élevé et agréable.
  150. أرباب المواهب : Les possesseurs de dons spirituels (mawâhib), probablement les saints ou les élus.
  151. الفردوس : Le Firdaws, le plus haut niveau du Paradis.
  152. بالخار : Avec le bien, peut-être une variante de 'al-khayr' (le bien) ou une métaphore.
  153. Ibn 'Abbâs : Abdullah ibn 'Abbâs, compagnon du Prophète, célèbre pour sa science du Coran et de la tradition prophétique.
  154. 'Umar ibn 'Abd al-'Azîz : Calife omeyyade réputé pour sa piété et sa justice, souvent considéré comme un rénovateur de l'islam.
  155. Wahb ibn Munabbih : Savant yéménite du premier siècle de l'hégire, connu pour ses récits israélites et ses traditions.
  156. Muhammad ibn Ka'b al-Qurazî : Successeur (tâbi'î) réputé pour sa science et sa piété, d'origine juive convertie.
  157. al-Walîd : Probablement al-Walîd ibn Yazîd, calife omeyyade connu pour sa débauche et sa tyrannie.
  158. Banû Abî al-'Âs : Famille omeyyade, dont sont issus plusieurs califes, souvent critiqués pour leur injustice.
  159. douze imams : Référence à un hadith prophétique annonçant douze califes issus de Quraysh, interprété différemment par sunnites et chiites.
  160. Mâlik ibn Anas : Fondateur de l'école malékite, imam de Médine, auteur du Muwatta'.
  161. rénovateurs de la religion : Référence au hadith prophétique annonçant qu'Allah enverra à chaque siècle quelqu'un pour rénover la religion.
  162. Abû 'Ubayda al-Thaqafî : Compagnon du Prophète, gouverneur de Mossoul, connu pour sa piété et son courage.
  163. Abû Muslim al-Khawlânî : Successeur (tâbi'î) réputé pour sa piété et ses miracles, originaire du Yémen.
  164. Abû Mûsâ al-Khawlânî : Probablement une variante de Abû Muslim al-Khawlânî, ou un autre pieux personnage.

Les notes et commentaires

Voir les notes pour les références coraniques et hadiths.

Sourate al-Baqara, versets 94-95 1. Sourate al-Jumu'a, versets 6-7 2. Sourate Al 'Imran, verset 61 3. Sourate Maryam, verset 75 4. Sourate al-Ma'ida, verset 44 5. Sourate al-Ma'ida, verset 41 6. Sourate al-Ma'ida, verset 41 7. Sourate al-Ma'ida, verset 41 8. Sourate al-Ma'ida, verset 43 9. Sourate al-A'raf, versets 157-158 10. Sourate al-An'am, verset 114 11. Sourate al-Baqara, verset 146 12. Sourate Al 'Imran, verset 20 13. Sourate Ibrahim, verset 52 14. Sourate al-An'am, verset 19 15. Sourate Ya Sin, verset 70 16. Al-Bukhari : l'intercession ; hadith rapporté par al-Bukhari dans le Livre de la prière (438) (2/283) 17. Sourate as-Saff, verset 6 18. Sourate Hud, verset 17 19. Sourate Al 'Imran, versets 81-82 20. Sourate at-Tin, verset 1 21. Sourate at-Tin, verset 2 22. Sourate at-Tin, verset 3 23. Rapporté par Ahmad dans son Musnad (3/361) et al-Bukhari dans le Livre des mérites (3534) (10/381) 24. Sourate al-Ahzab, verset 40 25. Sourate al-Hadid, verset 21 26. Sourate as-Saff, verset 6 27. Ahmad dans son Musnad (4/228) 28. Sourate al-Muzzammil, verset 20 29. Sourate al-Qamar, versets 44-45 30. Sourate al-Masad entièrement 31. Sourate al-Isra', verset 88 32. Sourate al-Baqara, versets 23-24 33. Sourate an-Nur, verset 55 34. Sourate at-Tawba, verset 33 35. Sourate al-Fath, verset 16 36. Sourate al-Fath, versets 20-21 37. Sourate al-Fath, verset 27 38. Sourate al-Anfal, verset 7 39. Sourate al-Anfal, verset 7 40. Sourate al-Anfal, verset 70 41. Sourate at-Tawba, verset 28 42. Sourate at-Tawba, verset 33 43. Sourate at-Tawba, verset 95 44. Sourate al-Isra', verset 76 45. Sourate at-Tawba, verset 40 46. Sourate al-Anfal, verset 30 47. Sourate al-Isra', verset 76 48. Sourate ar-Rum, versets 1-6 49. Sourate Fussilat, verset 53 50. Hajar : ville de Bahreïn 51. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des expéditions (4081) (11/555) 52. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des mérites (3618) (10/495) 53. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des mérites (3619) (10/497) 54. Du'ār : brigands, pluriel de dā'ir 55. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des mérites (3595) (10/471) 56. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des mérites (3596) (10/474) [57]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des mérites (3613) (10/486) [58]. Ahmad dans son Musnad (5/294) [59]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre du mariage (5187) (14/487) et Ahmad dans son Musnad (2/62) [60]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des mérites (3606) (10/479) [61]. Sourate at-Tawba, verset 33 [62]. Sourate an-Nur, verset 55 [63]. Ahmad dans son Musnad (3/22) [64]. Ahmad dans son Musnad (4/137) [65]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des mérites (3631) (10/501) [66]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des vertus de Médine (1875) (6/168) [67]. Ahmad dans son Musnad (5/174) [68]. Ahmad dans son Musnad (5/288) [69]. Ahmad dans son Musnad (4/110) [70]. Ahmad dans son Musnad (4/110, 5/23) [71]. Dans le Musnad d'Ahmad : baqar [72]. Ahmad dans son Musnad (4/109) [73]. Ahmad dans son Musnad (3/317) [74]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre du jihad (2897) (9/37) [75]. Sourate al-Jumu'a, verset 3 [76]. Ahmad dans son Musnad (5/357) [77]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des récits des prophètes (3455) (10/256) et Ahmad dans son Musnad (2/297) [78]. Ahmad dans son Musnad (1/458, 461) [79]. Ahmad dans son Musnad (5/44) [80]. Ahmad dans son Musnad (4/273) [81]. Adh-dhunūb : seau rempli [82]. Al-gharb : grand seau [83]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des mérites des Compagnons du Prophète (3697) (10/606) [84]. Al-Bukhari dans le Livre de la permission (6285, 6286) (16/603) [85]. Al-Bukhari dans le Livre des mérites des Compagnons du Prophète (3689) (10/592) [86]. Sourate al-Ma'ida, verset 54 [87]. Ahmad dans son Musnad (6/405) [88]. Ahmad dans son Musnad (5/228) [89]. Ahmad dans son Musnad (4/195, 196) [90]. Sourate al-Baqara, verset 147 [91]. Sourate as-Saffat, verset 102 [92]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des mérites (3586) (10/460) [93]. Ahmad dans son Musnad (2/89) [94]. Al-qaf : terrain élevé et rocailleux [95]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des mérites des Compagnons du Prophète (3674) (10/568) [96]. Ahmad dans son Musnad (5/389) [97]. Ahmad dans son Musnad (2/345) [98]. Ahmad dans son Musnad (1/390) [99]. Al-mukhaddaj : celui qui a une malformation [100]. Ahmad dans son Musnad (5/155) [101]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des vertus de Médine (1878) (6/173) [102]. Ahmad dans son Musnad (6/428) [103]. Sourate al-Anfal, verset 25 [104]. Ahmad dans son Musnad (4/226) [105]. Al-Bukhari dans le Livre des mérites (3601) (10/476) [106]. Al-Bukhari dans le Livre des mérites (3602) (10/477) [107]. Rapporté par Ahmad dans son Musnad (5/39, 48) [108]. Ahmad dans son Musnad (6/52, 97) [109]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des mérites des Compagnons du Prophète (3772) (11/82) et Ahmad dans son Musnad (4/265) [110]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des mérites (3608) (10/480) et Ahmad dans son Musnad (2/313) [111]. Ahmad dans son Musnad (4/319) [112]. Ahmad dans son Musnad (2/164-206), (3/22) [113]. Ahmad dans son Musnad (2/161) [114]. Sourate al-Hajj, verset 78 [115]. As-Sira al-Halabiyya (3/342) [116]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des mérites (3610) (10/482) [117]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des mérites (3611) (10/485) [118]. As-Sira al-Halabiyya (3/342) [119]. Ce qui est entre crochets provient du Musnad d'Ahmad (4/623) [120]. Ahmad dans son Musnad (1/102) [121]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des mérites (3629) (10/501) [122]. Ahmad dans son Musnad (4/101) [123]. Ahmad dans son Musnad (5/199) [124]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre du jihad (2788-2789) (10/501) [125]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre du jihad (2924) (9/59) [126]. Al-fatṣ : aplatissement [127]. Leurs visages sont comme des boucliers martelés : al-Baydawi a dit : il compare leurs visages au bouclier pour leur largeur et leur rondeur, et au marteau pour leur épaisseur et leur abondance de chair [128]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des mérites (3590) (10/465) [129]. Ahmad dans son Musnad (5/70) et al-Bukhari dans le Livre des mérites (3592) (10/470) [130]. 'Adhra' : nom d'un village de la Ghouta de Damas [131]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des mérites (3603) (10/478) [132]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des mérites (3604) (10/478) [133]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des mérites (3605) (10/479) [134]. Ahmad dans son Musnad (2/324) [135]. Ahmad dans son Musnad (2/288) [136]. Sourate Maryam, verset 59 [137]. Ahmad dans son Musnad (3/242, 265) [138]. Ahmad dans son Musnad (6/339, 340) [139]. Ahmad dans son Musnad (1/243, 283) [140]. Yankutu : creuser et retourner [141]. Hāmā : têtes, silhouettes [142]. A'uq : désobéissant envers ses parents et ses proches [143]. Mutazammilan : enveloppé [144]. Sourate al-Ahzab, verset 14 [145]. Al-luka' : l'ignoble, l'imbécile [146]. Ahmad dans son Musnad (2/326, 355, 448) [147]. Ahmad dans son Musnad (2/385, 522) [148]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des mérites (3609) (10/481) [149]. Sourate al-An'am, verset 121 [150]. Sourate al-An'am, verset 45 [151]. As-Sira al-Halabiyya (3/342) [152]. Ahmad dans son Musnad (1/293) [153]. Khawlan : en faisant don [154]. Nahlan : en offrande [155]. Daghilan : avec suspicion et doute [156]. Ahmad dans son Musnad (3/80) [157]. As-Sira al-Halabiyya (3/342) [158]. Sourate al-Isra', verset 60 [159]. Sourate al-Kawthar, verset 1 [160]. Sourate al-Qadr, versets 1-3 [161]. As-Sira al-Halabiyya (3/342) [162]. Abu Qilaba : 'Abd al-Malik ibn Muhammad ibn 'Abd Allah ar-Raqqashi ad-Darir. On dit de lui : véridique, mais avec beaucoup d'erreurs [163]. Ahmad dans son Musnad (3/80) [164]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des jugements [165]. Ahmad dans son Musnad (5/92) [166]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des jugements (7139) (19/121) [167]. Sourate ash-Shura, versets 1-2 [168]. Dans at-Taqrib : 'Abd Allah ibn al-Muthanna ibn 'Abd Allah ibn Anas ibn Malik al-Ansari, Abu al-Muthanna al-Basri : véridique, mais avec beaucoup d'erreurs, de la sixième classe [169]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des mérites des Compagnons du Prophète (3651) (10/521) [170]. Ahmad dans son Musnad (4/193) [171]. Sourate al-Hajj, verset 47 [172]. Rapporté par al-Bukhari dans le Livre des épreuves (7118) (19/76) [173]. Al-'ashwa' : l'obscure ; chamelle 'ashwa' : qui ne voit pas devant elle [174]. Al-qaṣr : le bracelet épais et grand [175]. Ad-dahmā' : la noire [176]. Laylā' : très noire [177]. Haṭlā' : pluvieuse [178]. Al-ubbā' : les intelligents [179]. Ahmad dans son Musnad (2/323) [180].

Aujourd'hui, nous allons parler des miracles du Prophète 51. Le Coran mentionne de nombreux signes et prodiges accordés aux prophètes. Par exemple, dans la sourate Al-Imran 52, il est dit : « Et lorsque Dieu prit l'engagement des prophètes... » 53. De même, dans la sourate Al-Qamar 54, les versets 10 à 15 évoquent les miracles. Le Prophète a dit : « Chaque prophète a reçu des signes qui ont fait croire les gens, et ce qui m'a été donné est une révélation 55 que Dieu m'a inspirée. » 56


  1. Sūrat al-Baqara : Sourate de la Vache, deuxième sourate du Coran.
  2. Sūrat al-Jumu'a : Sourate du Vendredi, soixante-deuxième sourate du Coran.
  3. Sūrat Āl 'Imrān : Sourate de la Famille d'Imran, troisième sourate du Coran.
  4. Sūrat Maryam : Sourate de Marie, dix-neuvième sourate du Coran.
  5. Sūrat al-Mā'ida : Sourate de la Table servie, cinquième sourate du Coran.
  6. Sūrat al-A'rāf : Sourate des Murailles, septième sourate du Coran.
  7. Sūrat al-An'ām : Sourate des Bestiaux, sixième sourate du Coran.
  8. Sūrat Ibrāhīm : Sourate d'Abraham, quatorzième sourate du Coran.
  9. Sūrat Yā Sīn : Sourate Ya Sin, trente-sixième sourate du Coran.
  10. Sūrat aṣ-Ṣaff : Sourate du Rang, soixante-unième sourate du Coran.
  11. Sūrat Hūd : Sourate de Houd, onzième sourate du Coran.
  12. Sūrat at-Tīn : Sourate du Figuier, quatre-vingt-quinzième sourate du Coran.
  13. Sūrat al-Aḥzāb : Sourate des Coalisés, trente-troisième sourate du Coran.
  14. Sūrat al-Ḥadīd : Sourate du Fer, cinquante-septième sourate du Coran.
  15. Sūrat al-Muzzammil : Sourate de l'Enveloppé, soixante-treizième sourate du Coran.
  16. Sūrat al-Qamar : Sourate de la Lune, cinquante-quatrième sourate du Coran.
  17. Sūrat al-Masad : Sourate des Fibres, cent-onzième sourate du Coran.
  18. Sūrat al-Isrā' : Sourate du Voyage nocturne, dix-septième sourate du Coran.
  19. Sūrat an-Nūr : Sourate de la Lumière, vingt-quatrième sourate du Coran.
  20. Sūrat at-Tawba : Sourate du Repentir, neuvième sourate du Coran.
  21. Sūrat al-Fatḥ : Sourate de la Victoire éclatante, quarante-huitième sourate du Coran.
  22. Sūrat al-Anfāl : Sourate du Butin, huitième sourate du Coran.
  23. Sūrat ar-Rūm : Sourate des Romains, trentième sourate du Coran.
  24. Sūrat Fuṣṣilat : Sourate des Versets détaillés, quarante et unième sourate du Coran.
  25. Hajar : Ancien nom d'une ville de Bahreïn, aujourd'hui Al-Hasa.
  26. Du'ār : Pluriel de dā'ir, signifiant brigands ou voleurs de grand chemin.
  27. Adh-dhunūb : Pluriel de dhanb, signifiant seau rempli d'eau.
  28. Al-gharb : Grand seau utilisé pour puiser l'eau.
  29. Al-qaf : Terrain élevé et rocailleux.
  30. Al-mukhaddaj : Personne ayant une malformation physique, notamment un membre atrophié.
  31. Al-fatṣ : Aplatissement, fait d'être aplati.
  32. Al-'ashwā' : Féminin de 'ashwā, signifiant obscur, sombre ; chamelle qui ne voit pas devant elle.
  33. Al-qaṣr : Bracelet épais et grand.
  34. Ad-dahmā' : Féminin de adham, signifiant noir.
  35. Laylā' : Féminin de layl, signifiant très sombre, nuit profonde.
  36. Haṭlā' : Féminin de haṭil, signifiant pluvieux.
  37. Al-ubbā' : Pluriel de labīb, signifiant intelligents, sages.
  38. Yankutu : Il creuse et retourne la terre.
  39. Hāmā : Pluriel de hāma, signifiant têtes, sommets.
  40. A'uq : Superlatif de 'āq, signifiant très désobéissant envers ses parents.
  41. Mutazammilan : Participe actif de tazammala, signifiant enveloppé dans un vêtement.
  42. Al-luka' : Personne ignoble, imbécile.
  43. Khawlan : En faisant don, en offrant.
  44. Nahlan : En offrande, en cadeau.
  45. Daghilan : Avec suspicion, doute ou tromperie.
  46. Abū Qilāba : Surnom de 'Abd al-Malik ibn Muhammad ar-Raqqashi, un transmetteur de hadiths considéré comme véridique mais avec des erreurs.
  47. Sūrat ash-Shūrā : Sourate de la Consultation, quarante-deuxième sourate du Coran.
  48. Sūrat al-Ḥajj : Sourate du Pèlerinage, vingt-deuxième sourate du Coran.
  49. Sūrat al-Kawthar : Sourate de l'Abondance, cent-huitième sourate du Coran.
  50. Sūrat al-Qadr : Sourate de la Destinée, quatre-vingt-dix-septième sourate du Coran.
  51. mu'jizāt : Miracles accordés par Dieu aux prophètes pour prouver leur mission.
  52. Sūrat Āl 'Imrān : La troisième sourate du Coran, nommée d'après la famille d'Imran.
  53. āyāt 81-82 : Versets 81 et 82 de la sourate Al-Imran.
  54. Sūrat al-Qamar : La 54e sourate du Coran, 'La Lune'.
  55. waḥy : Révélation divine transmise aux prophètes.
  56. ḥadīth : Parole ou action du Prophète Muhammad rapportée par les compagnons.
Muʿjizāt an-Nabī100%