La biographie prophétique et les récits des califes [1]
La biographie prophétique et les récits des califes, première partie. Première partie : entre les mains du livre. Entre les mains du livre : à propos du titre de cet ouvrage. Traduction de l'auteur. Traduction de l'auteur : son nom et sa lignée. Mention de quelques-uns de ses maîtres et du début de sa quête de savoir et de ses voyages. Éloge des savants à son sujet. Sources de sa traduction. La biographie prophétique. La biographie prophétique : mention de l'incitation à s'attacher aux traditions du Prophète 1, que la paix et le salut soient sur lui. Mention de l'incitation à diffuser le savoir. Mention du récit indiquant qu'il est recommandé de préserver l'histoire des traditionnistes 2. Mention de la naissance du Messager de Dieu, que la paix et le salut soient sur lui. Mention de la généalogie du maître des enfants d'Adam et du premier dont la terre se fendra 3 au Jour de la Résurrection, que la paix et le salut soient sur lui. Mention du voyage du Prophète, que la paix et le salut soient sur lui, au Shâm 4. Mention de la faveur de Dieu envers Son Messager élu, que la paix et le salut soient sur lui, pour l'honneur et la prophétie, entre la création d'Adam et l'insufflation de l'âme en lui. Mention de la description du début de la révélation 5 au Messager de Dieu, que la paix et le salut soient sur lui, et de la propagation de l'islam à La Mecque. Mention de la présentation que le Messager de Dieu, que la paix et le salut soient sur lui, fit de lui-même aux tribus. Mention du premier serment d'allégeance d'al-'Aqaba 6 et de la première prière du vendredi célébrée à Médine. Mention du voyage nocturne 7 du Messager de Dieu, que la paix et le salut soient sur lui, la nuit de l'Ascension 8. Mention du second serment d'allégeance des Ansâr 9 à al-'Aqaba. Le Messager de Dieu, que la paix et le salut soient sur lui. Mention de l'émigration 10 du Messager de Dieu, que la paix et le salut soient sur lui, à Yathrib 11. Hassân ibn Thâbit lui répondit. Mention de l'arrivée du Prophète, que la paix et le salut soient sur lui, à Médine. Deuxième année de l'Hégire. Deuxième année de l'Hégire : puis eut lieu l'expédition de Badr 12. Mention du nombre et des noms de ceux qui participèrent à Badr avec le Messager de Dieu, que la paix et le salut soient sur lui. Puis eut lieu l'expédition des Banû Qaynuqâ' 13. Puis eut lieu l'expédition d'al-Sawîq 14. Troisième année de l'Hégire. Troisième année de l'Hégire : puis eut lieu l'expédition d'al-Fardah 15. Puis eut lieu l'expédition d'Uhud 16. Quatrième année de l'Hégire. Quatrième année de l'Hégire : puis eut lieu l'expédition d'al-Rajî' 17 au mois de Safar. Puis eut lieu l'expédition des Banû al-Nadîr 18. Puis eut lieu l'expédition de Badr al-Maw'id 19. Puis eut lieu l'expédition des Khazraj 20 contre Sallâm ibn Abî al-Huqayq. Cinquième année de l'Hégire. Cinquième année de l'Hégire : puis eut lieu l'expédition de Dhât al-Riqâ' 21 au mois de Muharram. Puis eut lieu l'expédition de Dûmat al-Jandal 22. Puis le Messager de Dieu, que la paix et le salut soient sur lui, mena l'expédition d'al-Muraysî' 23. Puis le Messager de Dieu, que la paix et le salut soient sur lui, mena l'expédition du Fossé 24. Quraysh sortit et Quraysh arriva. [Expédition des Banû Qurayza 25]. Puis eut lieu l'expédition de 'Abd Allâh ibn Unays. Sixième année de l'Hégire. Sixième année de l'Hégire : puis eut lieu l'expédition d'al-Hudaybiyya 26. Puis le Messager de Dieu, que la paix et le salut soient sur lui, mena l'expédition de Dhî Qarad 27. Septième année de l'Hégire. Septième année de l'Hégire : puis eut lieu l'expédition de Khaybar 28 et le nombre de musulmans tués à Khaybar. Huitième année de l'Hégire. Huitième année de l'Hégire : il décida de marcher contre Hawâzin 29. Neuvième année de l'Hégire. Neuvième année de l'Hégire : puis le Messager de Dieu, que la paix et le salut soient sur lui, ordonna de se préparer pour l'expédition contre les Romains 30. Dixième année de l'Hégire. Dixième année de l'Hégire : mention de la mort du Messager de Dieu, que la paix et le salut soient sur lui. Mention de la description du Messager de Dieu, que la paix et le salut soient sur lui. Deuxième partie. Deuxième partie : le califat d'Abû Bakr ibn Abî Quhâfa al-Siddîq 31, que Dieu l'agrée. Le califat de 'Umar ibn al-Khattâb 32, que Dieu Très-Haut l'agrée. Le califat de 'Uthmân ibn 'Affân 33, que Dieu Très-Haut l'agrée. Quand arriva la vingt-sixième année. Quand arriva la vingt-septième année. Quand arriva la vingt-huitième année. Quand arriva la vingt-neuvième année. En la trentième année. En la trente et unième année. En la trente-deuxième année. En la trente-troisième année. En la trente-quatrième année. En la trente-cinquième année. Le califat de 'Alî ibn Abî Tâlib 34, que Dieu Très-Haut l'agrée. Quand arriva la trente-sixième année. Quand arriva la trente-septième année. Quand arriva la trente-huitième année. Quand arriva la trente-neuvième année. Quand arriva la quarantième année. Mention de la clarification que ceux que nous avons mentionnés étaient des califes et que ceux après eux étaient des rois. Mention de la clarification que ceux que nous avons mentionnés étaient des califes et que ceux après eux étaient des rois. Yazîd ibn Mu'âwiya 35 Abû Khâlid. Mu'âwiya ibn Yazîd 36 Abû Laylâ. Marwân ibn al-Hakam 37. 'Abd al-Malik ibn Marwân 38 Abû al-Walîd. Walîd ibn 'Abd al-Malik 39 Abû al-'Abbâs. Sulaymân ibn 'Abd al-Malik 40 Abû Ayyûb. 'Umar ibn 'Abd al-'Azîz 41 Abû Hafs. Yazîd ibn 'Abd al-Malik 42 Abû Khâlid. Hishâm ibn 'Abd al-Malik 43 Abû al-Walîd. Al-Walîd ibn Yazîd ibn 'Abd al-Malik 44 Abû al-'Abbâs. Yazîd ibn al-Walîd ibn 'Abd al-Malik 45 Abû Khâlid. Ibrâhîm ibn al-Walîd ibn 'Abd al-Malik 46 Abû Ishâq. Marwân ibn Muhammad ibn Marwân ibn al-Hakam 47 Abû 'Abd al-Malik. Al-Saffâh 48 Abû al-'Abbâs. Al-Mansûr 49 Abû Ja'far, son frère. Al-Mahdî ibn al-Mansûr 50 Abû 'Abd Allâh. Al-Hâdî ibn al-Mahdî 51 Abû Muhammad. Al-Rashîd ibn al-Mahdî 52 Abû Ja'far. Al-Amîn ibn al-Rashîd 53 Abû 'Abd Allâh. Al-Ma'mûn ibn al-Rashîd 54 Abû al-'Abbâs. Al-Mu'tasim ibn al-Rashîd 55 Abû Ishâq. Al-Wâthiq ibn al-Mu'tasim 56 Abû Ja'far. Al-Mutawakkil ibn al-Mu'tasim 57 Abû al-Fadl. Al-Muntasir ibn al-Mutawakkil 58 Abû Ja'far. Al-Musta'în ibn al-Mu'tasim 59 Abû 'Abd Allâh. Al-Mu'tazz ibn al-Mutawakkil 60 Abû 'Abd Allâh. Al-Muhtadî ibn al-Wâthiq 61 Abû 'Abd Allâh. Al-Mu'tamid ibn al-Mutawakkil 62 Abû al-'Abbâs. Al-Mu'tadid ibn al-Muwaffaq ibn al-Mutawakkil 63 Abû al-'Abbâs. Al-Muktafî ibn al-Mu'tadid 64 Abû Muhammad. Al-Muqtadir ibn al-Mu'tadid ibn al-Muwaffaq ibn al-Mutawakkil 65 Abû al-Fadl. Al-Qâhir ibn al-Mu'tadid 66 Abû al-'Abbâs. Al-Râdî ibn al-Muqtadir 67 Abû al-'Abbâs. Al-Muttaqî ibn al-Muqtadir 68. Al-Mutî' ibn al-Muqtadir 69. Mention des califes bien guidés 70 et des rois désireux 71. Début du livre des Compagnons 72, que Dieu les agrée tous. Index de l'ouvrage. Index de l'ouvrage : index des versets coraniques. Index des hadiths prophétiques et des traditions 73. Index des sujets. Notes en bas de page.
- Sunan : Traditions et pratiques établies du Prophète Muhammad.
- Muhaddithūn : Spécialistes du hadith, transmetteurs et critiques des traditions prophétiques.
- Tanshaqqu ʿanhu al-arḍ : Allusion au fait que le Prophète sera le premier à ressusciter et à sortir de sa tombe.
- Al-Shām : Région historique incluant la Syrie, la Palestine, la Jordanie et le Liban actuels.
- Al-Waḥy : La révélation divine transmise aux prophètes, ici l'ange Gabriel apportant le Coran.
- Bayʿat al-ʿAqaba : Serment d'allégeance prêté au Prophète par les habitants de Médine lors de deux rencontres à al-ʿAqaba.
- Al-Isrāʾ : Voyage nocturne du Prophète de La Mecque à Jérusalem.
- Al-Miʿrāj : Ascension du Prophète aux cieux après le voyage nocturne.
- Al-Anṣār : Les 'Auxiliaires', musulmans de Médine qui accueillirent et soutinrent le Prophète et les émigrants mecquois.
- Hijra : Émigration du Prophète et de ses compagnons de La Mecque à Médine en 622, marquant le début du calendrier islamique.
- Yathrib : Ancien nom de Médine avant l'islam.
- Ghazwat Badr : Bataille de Badr, première grande bataille entre musulmans et polythéistes mecquois en 624.
- Banū Qaynuqāʿ : Tribu juive de Médine expulsée après avoir violé un traité avec le Prophète.
- Ghazwat al-Sawīq : Expédition menée par le Prophète contre Abū Sufyān après la bataille de Badr.
- Sariyyat al-Fardah : Expédition militaire envoyée par le Prophète sous le commandement de Zayd ibn Ḥāritha.
- Ghazwat Uḥud : Bataille d'Uhud en 625, où les musulmans subirent une défaite partielle.
- Ghazwat al-Rajīʿ : Expédition où des musulmans furent tués par trahison à Rajīʿ.
- Banū al-Naḍīr : Tribu juive de Médine expulsée après avoir comploté contre le Prophète.
- Badr al-Mawʿid : Rencontre à Badr convenue après Uhud, mais les Mecquois ne se présentèrent pas.
- Al-Khazraj : Tribu arabe de Médine, alliée du Prophète.
- Dhāt al-Riqāʿ : Expédition contre les tribus de Ghatafān.
- Dūmat al-Jandal : Oasis au nord de l'Arabie, cible d'une expédition.
- Al-Muraysīʿ : Expédition contre les Banū Muṣṭaliq.
- Ghazwat al-Khandaq : Bataille du Fossé (ou des coalisés) en 627.
- Banū Qurayẓa : Tribu juive de Médine exécutée après trahison lors de la bataille du Fossé.
- Al-Ḥudaybiyya : Traité de paix signé entre le Prophète et les Mecquois en 628.
- Dhī Qarad : Expédition contre des voleurs de chameaux.
- Khaybar : Oasis juive conquise par les musulmans en 628.
- Hawāzin : Tribu arabe vaincue à la bataille de Ḥunayn en 630.
- Ghazwat al-Rūm : Expédition de Tabūk contre l'Empire byzantin en 630.
- Abū Bakr al-Ṣiddīq : Premier calife de l'islam, régnant de 632 à 634.
- ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb : Deuxième calife, régnant de 634 à 644.
- ʿUthmān ibn ʿAffān : Troisième calife, régnant de 644 à 656.
- ʿAlī ibn Abī Ṭālib : Quatrième calife, régnant de 656 à 661.
- Yazīd ibn Muʿāwiya : Sixième calife omeyyade, régnant de 680 à 683.
- Muʿāwiya ibn Yazīd : Septième calife omeyyade, régnant brièvement en 683.
- Marwān ibn al-Ḥakam : Huitième calife omeyyade, régnant de 683 à 685.
- ʿAbd al-Malik ibn Marwān : Neuvième calife omeyyade, régnant de 685 à 705.
- Al-Walīd ibn ʿAbd al-Malik : Dixième calife omeyyade, régnant de 705 à 715.
- Sulaymān ibn ʿAbd al-Malik : Onzième calife omeyyade, régnant de 715 à 717.
- ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz : Douzième calife omeyyade, régnant de 717 à 720, souvent considéré comme un calife bien guidé.
- Yazīd ibn ʿAbd al-Malik : Treizième calife omeyyade, régnant de 720 à 724.
- Hishām ibn ʿAbd al-Malik : Quatorzième calife omeyyade, régnant de 724 à 743.
- Al-Walīd ibn Yazīd : Quinzième calife omeyyade, régnant de 743 à 744.
- Yazīd ibn al-Walīd : Seizième calife omeyyade, régnant brièvement en 744.
- Ibrāhīm ibn al-Walīd : Dix-septième calife omeyyade, régnant brièvement en 744.
- Marwān ibn Muḥammad : Dix-huitième et dernier calife omeyyade, régnant de 744 à 750.
- Al-Saffāḥ : Premier calife abbasside, régnant de 750 à 754.
- Al-Manṣūr : Deuxième calife abbasside, régnant de 754 à 775.
- Al-Mahdī : Troisième calife abbasside, régnant de 775 à 785.
- Al-Hādī : Quatrième calife abbasside, régnant de 785 à 786.
- Al-Rashīd : Cinquième calife abbasside, régnant de 786 à 809.
- Al-Amīn : Sixième calife abbasside, régnant de 809 à 813.
- Al-Maʾmūn : Septième calife abbasside, régnant de 813 à 833.
- Al-Muʿtaṣim : Huitième calife abbasside, régnant de 833 à 842.
- Al-Wāthiq : Neuvième calife abbasside, régnant de 842 à 847.
- Al-Mutawakkil : Dixième calife abbasside, régnant de 847 à 861.
- Al-Muntaṣir : Onzième calife abbasside, régnant de 861 à 862.
- Al-Mustaʿīn : Douzième calife abbasside, régnant de 862 à 866.
- Al-Muʿtazz : Treizième calife abbasside, régnant de 866 à 869.
- Al-Muhtadī : Quatorzième calife abbasside, régnant de 869 à 870.
- Al-Muʿtamid : Quinzième calife abbasside, régnant de 870 à 892.
- Al-Muʿtaḍid : Seizième calife abbasside, régnant de 892 à 902.
- Al-Muktafī : Dix-septième calife abbasside, régnant de 902 à 908.
- Al-Muqtadir : Dix-huitième calife abbasside, régnant de 908 à 932.
- Al-Qāhir : Dix-neuvième calife abbasside, régnant de 932 à 934.
- Al-Rāḍī : Vingtième calife abbasside, régnant de 934 à 940.
- Al-Muttaqī : Vingt et unième calife abbasside, régnant de 940 à 944.
- Al-Muṭīʿ : Vingt-deuxième calife abbasside, régnant de 946 à 974.
- Al-Khulafāʾ al-Rāshidūn : Les quatre premiers califes (Abū Bakr, ʿUmar, ʿUthmān, ʿAlī) considérés comme 'bien guidés'.
- Al-Mulūk al-Rāghibūn : Expression désignant les califes omeyyades et abbassides, considérés comme des rois plutôt que des califes au sens strict.
- Ṣaḥāba : Compagnons du Prophète Muhammad, ayant vécu à son époque et embrassé l'islam.
- Āthār : Traditions rapportées des compagnons ou des successeurs, distinctes des hadiths prophétiques.
La biographie prophétique et les récits des califes
La source : https://shamela.ws/book/9898 Date d'extraction : 2026-06-17
La première partie
[Partie Un] Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux [Préface du livre] « Certes, la louange est à Allah : nous Le louons, nous Lui demandons aide et pardon, et nous cherchons refuge auprès d’Allah contre les maux de nos âmes et les mauvaises actions. Celui qu’Allah guide, nul ne peut l’égarer, et celui qu’Il égare, nul ne peut le guider. Et j’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah, Lui seul, sans associé, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager. Ô vous qui avez cru ! Craignez Allah comme Il doit être craint, et ne mourez qu’en étant musulmans (soumis). Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’une seule âme, et a créé d’elle son épouse, et a dispersé d’eux deux beaucoup d’hommes et de femmes. Et craignez Allah par qui vous vous implorez mutuellement, et (craignez) les liens de parenté. Certes, Allah vous observe parfaitement. Ô vous qui avez cru ! Craignez Allah et dites une parole juste. Il améliorera pour vous vos œuvres et vous pardonnera vos péchés. Et quiconque obéit à Allah et à Son messager a certes remporté une grande victoire. » Ceci dit, Certes, le plus véridique des discours est le Livre d’Allah – qu’Il soit exalté –, la meilleure des guidées est la guidée de Muhammad – qu’Allah prie sur lui et le salue –, et les pires des choses sont les innovations. Toute innovation est une hérésie (bid‘a), toute hérésie est un égarement, et tout égarement mène au Feu (1). Allah – Puissant et Majestueux – a dit : « Muhammad est le Messager d’Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant une faveur d’Allah et Son agrément. Leurs marques sont sur leurs visages, trace de la prosternation. Telle est leur image dans la Thora. Et leur image dans l’Évangile est celle d’une semence qui sort sa pousse, puis la fortifie, puis devient épaisse, puis se dresse sur sa tige, à l’émerveillement des semeurs, pour irriter par eux les mécréants. Allah a promis à ceux d’entre eux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres un pardon et une immense récompense » (2). Et le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – a dit : « Je vous recommande la crainte d’Allah, l’écoute et l’obéissance, même si (votre chef) est un esclave abyssin. Car celui d’entre vous qui vivra après moi verra de nombreuses divergences. Attachez-vous donc à ma Sunna (tradition) et à la Sunna des califes bien guidés et droits. Saisissez-la et mordez-y avec vos molaires. Et méfiez-vous des choses nouvellement inventées, car toute innovation est une hérésie (bid‘a), et toute hérésie est un égarement » (3). L’imam Abû Sulaymân al-Khattâbî a dit dans Ma‘âlim as-Sunan (4) : « Et dans Sa parole : “Attachez-vous à ma Sunna et à la Sunna des califes bien guidés”, il y a une preuve que lorsque l’un des califes bien guidés émet une opinion et qu’un autre Compagnon la contredit, il est plus approprié de se tourner vers l’opinion du calife. » Les califes bien guidés sont : Abû Bakr, ‘Umar, ‘Uthmân et ‘Alî – qu’Allah les agrée. En raison de l’importance de la Sîra (biographie) du Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue –, de la nécessité de s’y arrêter et de la connaître, ainsi que de l’importance de connaître la Sîra des califes, un groupe d’imams a composé de nombreux ouvrages dans cette science. Et nous voici, si Allah le veut, mentionnant dans cette introduction les plus importants : 1. *Akhbâr an-Nabî wa as-Sahâba* (Récits du Prophète et des Compagnons) – de Muhammad ibn Sa‘d, scribe d’al-Wâqidî (230 H). 2. *Al-Ishâra ilâ Sîrat al-Mustafâ wa Âthâr min Ba‘dihi min al-Khulafâ’* (L’Indication vers la Sîra de l’Élu et les traces de ceux après lui parmi les califes) – du hâfiz ‘Alâ’ ad-Dîn Mughaltây ibn Qalij (762 H). [Il existe un manuscrit à la Dâr al-Kutub al-Misriyya (Bibliothèque égyptienne) sous le numéro 460 Histoire, à Bagdad à la Bibliothèque des Waqfs 4/4848 (recueils), et à Feyzullah à Istanbul sous le numéro 1460.] 3. *Sîrat Muhammad ibn Ishâq* (Sîra de Muhammad ibn Ishâq) (150 H). Un manuscrit existe à az-Zâhiriyya, recueil 110, 158 feuillets. Une partie a été imprimée sous la direction de Muhammad Hamîdullâh – Rabat 1967. Une autre édition est parue sous la direction de Suhayl Zakkâr – Beyrouth 1978. 4. *Sîrat Ibn Hishâm* (Sîra d’Ibn Hishâm), de ‘Abd al-Malik (218 H). Il y a révisé la Sîra d’Ibn Ishâq. Elle a de nombreuses éditions, dont la plus ancienne est celle de l’orientaliste Wüstenfeld, imprimée à Göttingen en 1858. Il en existe un bon manuscrit ancien à az-Zâhiriyya sous le numéro 225 Sîra, écrit en l’an 548 H. Ses manuscrits et ses éditions imprimées sont nombreux. 5. *Sîrat Rasûl Allâh wa Târîkh al-Khulafâ’ ar-Râshidîn* (Sîra du Messager d’Allah et Histoire des califes bien guidés) d’Abû Zur‘a ‘Abd ar-Rahmân ibn ‘Âmir ad-Dimashqî (282 H). C’est le *Târîkh Abî Zur‘a* (Histoire d’Abû Zur‘a), imprimé à Damas en 1980 sous la direction de Shukrullâh ibn Ni‘matullâh al-Qûjânî. 6. *As-Sîra an-Nabawiyya* (La Sîra prophétique) d’Abû Ja‘far Muhammad ibn Jarîr at-Tabarî (310 H), dans son livre *Târîkh ar-Rusul wa al-Mulûk* (Histoire des messagers et des rois), volumes 2 et 3 de l’édition de Muhammad Abû al-Fadl Ibrâhîm, Le Caire 1960, 1961. 7. *As-Sîra an-Nabawiyya* (La Sîra prophétique) du hâfiz adh-Dhahabî, Muhammad ibn Ahmad ibn ‘Uthmân ad-Dimashqî (748 H), dans son livre *Târîkh al-Islâm* (Histoire de l’Islam), volumes 1-2 de l’édition al-Qudsî – Le Caire. 8. *Al-Khamîs fî Ahwâl Anfas Nafîs* (Le Cinquième sur les états des âmes précieuses) du qâdî Husayn ibn Muhammad ad-Diyârbakrî, résident de La Mecque (966 H), sur la Sîra prophétique et les quatre califes. Imprimé au Caire en 1302 H. 9. *As-Sîra an-Nabawiyya wa Akhbâr al-Khulafâ’* (La Sîra prophétique et les récits des califes) d’Ibn Hibbân, Muhammad ibn Ahmad ibn Abî Hâtim as-Sibtî (354 H). Ce sont les première et deuxième parties de son livre *Ath-Thiqât* (Les Dignes de confiance) [et c’est notre présent livre]. Lieux où se trouvent les copies manuscrites (5) du livre *Ath-Thiqât* qui contient « La Sîra prophétique et les récits des califes » : - Sarây Ahmad III 2995 (327 feuillets – en l’an 887 H). - Al-Âsifiyya 1/780 – Rijâl 89, en quatre volumes – en l’an 1292 H. - Az-Zâhiriyya, Histoire 710 – 138 feuillets – VIIe siècle de l’Hégire. - Tal‘at, Terminologie 208 – 138 feuillets. - ‘Alî Jara 226 – 313 feuillets. - Lucknow – ‘Abd al-Hayy – 173 feuillets – en l’an 676 H. Voir le catalogue de l’Institut des manuscrits 2/1015. Dans cette édition, nous nous sommes appuyés sur la copie publiée en Inde, à l’imprimerie du Conseil du Dâ’irat al-Ma‘ârif al-‘Uthmâniyya – à Haydarâbâd Dakan en Inde, en l’an 1393 H, avec la correction et le commentaire du hâfiz as-Sayyid ‘Azîz Bak « Kâmil al-Hadîth min al-Jâmi‘a an-Nizâmiyya », puis révisé par le docteur Muhammad ‘Abd al-Mu‘îd Khân, directeur et doyen du Conseil. Mais notre présente édition se distingue par la précision de la correction, des addenda et des index techniques. **Place du livre *As-Sîra an-Nabawiyya wa Akhbâr al-Khulafâ’* d’Ibn Hibbân parmi les livres de Sîra :** Premièrement : Il ne fait aucun doute que le hâfiz « Ibn Hibbân al-Bustî » occupe une place éminente parmi les traditionnistes (muhaddithûn) et les historiens. L’imam as-Sam‘ânî (6) a dit : « Abû Hâtim était l’imam de son époque. Il a composé des ouvrages sans précédent. » As-Salâh as-Safadî (7) a dit : « Il était parmi les juristes de la religion et les gardiens des traditions (athar). » Le hâfiz Ibn Hajar al-‘Asqalânî l’a décrit comme « un homme aux multiples talents, d’une intelligence exceptionnelle et d’une mémoire extrêmement vaste » (8). Al-Khatîb al-Baghdâdî l’a décrit en ces termes : « Ibn Hibbân était digne de confiance, noble et vertueux » (9). Ce sont là des témoignages remarquables émanant d’imams intègres, ayant un pied ferme dans la science, qui attestent de l’imamat et de la connaissance d’Ibn Hibbân. Deuxièmement : L’imam Ibn Hibbân était un voyageur dans la quête du savoir, et il a réussi dans son long voyage d’une manière excellente. Il a rassemblé un grand nombre de maîtres (shuyûkh), de récits (riwâyât) et d’informations (akhbâr). Il est mentionné dans l’introduction de son *Sahîh* qu’il a écrit d’après plus de deux mille maîtres. Ce nombre considérable de maîtres se trouve rarement chez un imam parmi les imams. C’est pourquoi ce livre occupe la première place parmi les ouvrages de son art, en raison de la qualité de son imam et de son avancement. Troisièmement : Ibn Hibbân n’était pas seulement un collecteur, mais aussi un critique hors pair, un savant perspicace, un vérificateur intelligent et un mujtahid (effort d’interprétation) audacieux, ayant sa propre méthode et son propre style. Quatrièmement : Son recours à la transmission (riwâya), son abandon des opinions et sa mise en lumière des événements historiques importants dans la vie des califes. Il ne fait aucun doute qu’un auteur ayant ces qualités occupe une place éminente parmi les ouvrages de son art. Al-Khatîb al-Baghdâdî (10) dit : « Dans le hadith, il y a les récits des prophètes, les informations sur les ascètes (zuhhâd) et les saints (awliyâ’), les exhortations des éloquents, les paroles des juristes, les Sîra des rois arabes et non arabes, les anecdotes des peuples anciens, l’explication des expéditions militaires (maghâzî) du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue –, de ses expéditions (sarâyâ), l’ensemble de ses jugements et de ses décisions judiciaires, ses sermons et ses exhortations, ses signes et ses miracles, le nombre de ses épouses, de ses enfants, de ses beaux-parents et de ses Compagnons, la mention de leurs vertus et de leurs mérites, l’explication de leurs récits et de leurs qualités, la durée de leurs vies et l’exposé de leurs généalogies. » [À propos du titre de ce livre :] Il ne fait aucun doute que la préservation du « patrimoine » à l’état pur, exempt de noms innovés, de suppressions et de modifications, et le fait de ne pas attribuer un nouveau titre à un auteur pour lequel ce titre n’est pas connu, sont des choses répréhensibles qui doivent être affrontées et dénoncées, car cela constitue une altération du patrimoine. Mais il existe une bonne idée et une opinion juste qui visent à mettre en lumière des aspects cachés de ce grand patrimoine, tout en le préservant et en empruntant le titre de son auteur. C’est ce que nous avons fait dans notre présent livre. En effet, l’auteur, Ibn Hibbân, a commencé par mentionner la naissance du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue –, son envoi (mab‘ath), un résumé de sa noble Sîra, et l’a suivie de la Sîra des califes bien guidés. Ibn Hibbân dit dans son livre *Ath-Thiqât* (11) : « Fin de la naissance du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – et de son envoi. Suivra le livre des califes, si Allah – qu’Il soit exalté – le veut. » Qu’Allah – qu’Il soit exalté –, par Sa grâce et Sa miséricorde, nous préserve de l’erreur et du faux pas que personne ne peut éviter, qu’Il couvre nos défauts dont la moindre révélation nous déshonorerait, qu’Il pardonne nos mauvaises actions dont une seule, si nous en étions tenus responsables, nous ferait périr, qu’Il nous accorde le succès dans ce qui est le meilleur pour nous, et qu’Il nous préserve de ce qui ne nous concerne pas. Il est le Bienfaiteur, au pardon immense. L’éditeur [Biographie de l’auteur] L’imam savant, vertueux, accompli, vérificateur, hâfiz, érudit : Muhammad ibn Hibbân ibn Ahmad ibn Hibbân at-Tamîmî al-Bustî, Abû Hâtim, décédé en l’an 354 H. **Son nom et sa généalogie :** Il est Muhammad ibn Hibbân – avec un *kasra* (i) sur le *hâ’* non pointé et un *bâ’* unifié dans les deux – ibn Ahmad ibn Hibbân ibn Mu‘âdh ibn Ma‘bad – avec un *bâ’* unifié – ibn Sa‘îd ibn Suhayd – avec un *fatḥa* (a) sur le *sîn* non pointé et un *kasra* (i) sur le *hâ’* – et l’on dit : ibn Ma‘bad ibn Hudayya – avec un *fatḥa* (a) sur le *hâ’*, un *kasra* (i) sur le *dâl* et un *tashdîd* (redoublement) sur le *yâ’* dernière lettre – ibn Murra ibn Sa‘d ibn Yazîd ibn Murra ibn Zayd ibn ‘Abd Allâh ibn Dârim ibn Mâlik ibn Hanzala ibn Mâlik ibn Zayd ibn Manât ibn Tamîm ibn Murr ibn Udd ibn Tâbikha ibn Ilyâs ibn Mudar ibn Nizâr ibn Ma‘add ibn ‘Adnân, Abû Hâtim at-Tamîmî al-Bustî, le juge, l’un des imams voyageurs et auteurs (12). Il est né à Bust, une grande ville située entre Hérat et Ghaznî (dans la région de Kaboul, capitale de l’Afghanistan actuel) (13). [Mention d’un aperçu de ses maîtres et du début de sa quête de science et de son voyage :] Al-Hâkim an-Naysâbûrî a dit : « Ibn Hibbân était l’un des réceptacles de la science en jurisprudence (fiqh), en langue, en hadith et en prédication, et l’un des hommes raisonnables. Il arriva à Naysâbûr en l’an 334 H, puis se rendit à la fonction de juge à Nasâ. Ensuite, il revint chez nous en l’an 337 H, et séjourna chez nous à Naysâbûr. Il construisit une khâniqâh (couvent soufi), et une partie de ses ouvrages fut lue devant lui. Puis il quitta Naysâbûr pour sa patrie, le Sijistân, en l’an 340 H. On voyageait vers lui pour entendre ses hadiths (14). » Ce texte important nous conserve un exemple du voyage d’Ibn Hibbân dans la quête du savoir. Quant à ses principaux maîtres (15) :
Al-Ḥasan ibn Sufyān (il l'a entendu à Nasa). - ʿImrān ibn Mūsā ibn Mujāshiʿ al-Jurjānī (il l'a entendu à Jurjān). - Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn al-Mundhir al-Naysābūrī (il l'a entendu à La Mecque honorée). - Aḥmad ibn Shuʿayb ibn ʿAlī al-Nasāʾī (il l'a entendu à Fusṭāṭ d'Égypte). - ʿAbd Allāh ibn Muḥammad ibn Muslim al-Khaṭīb al-Maqdisī (il l'a entendu à Jérusalem). - Aḥmad ibn ʿUmayr ibn Jawṣāʾ al-Ḥāfiẓ al-Dimashqī (il l'a entendu à Damas). - Muḥammad ibn al-Ḥasan Abī Bakr ibn Qutayba al-ʿAsqalānī (il l'a entendu à al-Ramla). - ʿAlī ibn Saʿīd al-ʿAskarī (il l'a entendu à Sāmarrāʾ). - al-Ḥusayn ibn ʿAbd Allāh ibn Yazīd al-Qaṭṭān (il l'a entendu à al-Raqqa). - Abū ʿAbd al-Raḥmān: ʿAbd Allāh ibn Maḥmūd ibn Sulaymān (il l'a entendu à Marw). - Muḥammad ibn Isḥāq ibn Ibrāhīm al-Sarrāj (il l'a entendu à Naysābūr). - Aḥmad ibn Dāwūd ibn Muḥsin ibn Hilāl al-Miṣṣīṣī (il l'a entendu à Alep). - Muḥammad ibn Abī al-Muʿāfā ibn Sulaymān al-Ṣaydāwī (il l'a entendu à Sidon). - Jaʿfar ibn Muḥammad al-Hamadānī (il l'a entendu à Tyr). - Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn al-Faḍl al-Kalāʿī al-Rāhib (il l'a entendu à Ḥimṣ). Ceci est un petit échantillon pour connaître un aspect des maîtres de cet imam, le ḥāfiẓ. « Ibn Ḥibbān a été grandement favorisé dans son long voyage, car il a rassemblé un grand nombre de maîtres, de récits et de traditions, un nombre abondant. En effet, dans l'introduction de son Ṣaḥīḥ, il mentionne qu'il a écrit d'après plus de deux mille maîtres. Ce nombre considérable de maîtres se trouve rarement chez un imam. Cependant, lorsqu'il entreprit la rédaction du Ṣaḥīḥ, il écarta beaucoup de maîtres et ne tint pas compte de leurs traditions, car les conditions d'authenticité qu'il avait exposées dans l'introduction de son livre n'étaient pas remplies chez eux. Il se limita à cent cinquante maîtres environ, et s'appuya sur vingt d'entre eux, autour desquels il fit tourner les années et se contenta de leurs récits par rapport à ceux des autres. En effet, dans l'introduction, il dit : « Nous n'avons rapporté dans notre livre que d'après cent cinquante maîtres, plus ou moins. Et l'appui principal de notre livre repose sur environ vingt maîtres, autour desquels nous avons fait tourner les traditions et nous nous sommes contentés de leurs récits par rapport à ceux des autres. » 1 L'imam al-Dhahabī commente ce texte en disant 2 : « Ainsi doit être l'ambition, malgré sa connaissance du fiqh, de la langue arabe, des vertus éclatantes et de la multitude d'ouvrages. » [Éloges des savants à son sujet :] Abū Saʿd ʿAbd al-Raḥmān ibn Aḥmad al-Idrīsī a dit : « Abū Ḥātim al-Bustī était parmi les jurisconsultes du peuple, les mémorisateurs des traditions, célèbres dans les contrées et les régions, savant en médecine, en astronomie et dans les diverses sciences. Il composa le Musnad al-Ṣaḥīḥ, l'Histoire, les Faibles, et les livres célèbres dans chaque discipline. Il enseigna le fiqh aux gens à Samarcande, puis se rendit à Bust. » 3 ʿAbd Allāh ibn Muḥammad al-Astarābādhī a dit : « Ibn Ḥibbān était parmi les jurisconsultes de la religion, les mémorisateurs des traditions, savant en médecine, en astronomie et dans les sciences. » 4 L'imam al-Dhahabī a dit : « Il était connaisseur en médecine, astronomie et fiqh, éminent dans la connaissance du ḥadīth. » 5 Yāqūt al-Ḥamawī a dit dans Muʿjam al-Buldān : « Ibn Ḥibbān était abondant en ḥadīth, en voyages et en maîtres, savant dans les textes et les chaînes de transmission. Il produisit dans les sciences du ḥadīth ce que d'autres n'avaient pu accomplir. Quiconque examine ses ouvrages avec impartialité saura que cet homme était une mer de sciences. » 6 Ibn Ḥajar al-ʿAsqalānī, le ḥāfiẓ, a dit : « Il était parmi les imams de son temps. Il rechercha le ḥadīth au début de l'année 300. » Il dit aussi : « Il était connaisseur en médecine, astronomie, théologie et fiqh, éminent dans la connaissance du ḥadīth. Il le décrivit comme un homme aux multiples talents, d'une intelligence exceptionnelle et d'une mémoire très vaste. » 7 Al-Ḥākim, son disciple, l'auteur d'al-Mustadrak, a dit : « Abū Ḥātim al-Bustī, le juge, était un réceptacle de science en langue, fiqh, ḥadīth et prédication, et parmi les hommes raisonnables. Il composa et produisit dans le ḥadīth ce qui n'avait pas été fait avant lui. » 8 Al-Isnawī a dit : « Il était un réceptacle de science en langue, ḥadīth, fiqh et prédication, et parmi les hommes raisonnables. » 9 Al-Ṣalāḥ al-Ṣafadī a dit : « Il était parmi les jurisconsultes de la religion, les mémorisateurs des traditions, savant en médecine, astronomie et sciences. » 10 Ibn al-ʿImād al-Ḥanbalī a dit : « Le savant érudit, le très savant océan. Il était un ḥāfiẓ fiable, un imam probant, un réceptacle de science en ḥadīth, fiqh, langue, prédication et autres, jusqu'à la médecine, l'astronomie et la théologie. » 11 Ibn al-Athīr a dit : « L'imam de son époque. Il a des ouvrages qui n'ont pas été précédés. » 12 Ibn Kathīr a dit : « Muḥammad ibn Ḥibbān, l'auteur des Types et des Divisions, est l'un des grands ḥuffāẓ, auteurs et mujtahidūn. » 13 Al-Khaṭīb al-Baghdādī a dit : « Ibn Ḥibbān était fiable, noble et vertueux. » 14 [Sources de sa biographie :] - al-Ansāb – al-Samʿānī (2/209) - al-Kāmil – Ibn al-Athīr (8/266) - al-Lubāb – Ibn al-Athīr (1/151) - Muʿjam al-Buldān – Yāqūt al-Ḥamawī (1/415) - al-ʿIbar – al-Dhahabī (2/300) - Inbāh al-Ruwāt – al-Qifṭī (3/122) - Mīzān al-Iʿtidāl – al-Dhahabī (3/506) - al-Nujūm al-Zāhira – Ibn Taghrī Birdī (3/342) - Mirʾāt al-Jinān – al-Yāfiʿī (2/357) - al-Bidāya wa-l-Nihāya – Ibn Kathīr (11/259) - Shadharāt al-Dhahab – Ibn al-ʿImād (3/16) - al-Mukhtaṣar fī Akhbār al-Bashar – Abū al-Fidā (2/105) - Siyar Aʿlām al-Nubalā – al-Dhahabī, biographie n° 70, vol. 16 - Ṭabaqāt al-Shāfiʿiyya al-Kubrā – al-Subkī (3/131) - Lisān al-Mīzān – Ibn Ḥajar (5/112) - Tadhkirat al-Ḥuffāẓ – al-Dhahabī (3/920) - al-Wāfī bi-l-Wafayāt – al-Ṣalāḥ al-Ṣafadī (2/317) - Ṭabaqāt al-Ḥuffāẓ – al-Suyūṭī (p. 374) - al-Risāla al-Mustaṭrafa – al-Kattānī (p. 20) - Muqaddimat al-Iḥsān fī Tartīb Ṣaḥīḥ Ibn Ḥibbān – al-Amīr ʿAlāʾ al-Dīn al-Fārisī - Muqaddimat al-Taḥqīq li-Kitāb Mawārid al-Ẓamʾān li-Zawāʾid Ibn Ḥibbān – al-Haythamī - Muqaddimat al-Taḥqīq li-Kitāb Rawḍat al-ʿUqalā – al-Shaykh ʿAlī ibn Mushrif al-ʿUmarī - Muqaddimat al-Taḥqīq li-l-Iḥsān – taḥqīq Aḥmad Muḥammad Shākir - Muqaddimat al-Taḥqīq li-l-Iḥsān – taḥqīq al-Arnāʾūṭ et Ḥusayn Asad La Biographie prophétique par l'imam ḥāfiẓ Abū Ḥātim Muḥammad ibn Aḥmad al-Tamīmī al-Bustī, mort en 354 H. Corrigé et annoté par le ḥāfiẓ al-Sayyid ʿAzīz Bak et un groupe de savants. Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux 15. Que la prière et la paix d'Allah soient sur notre seigneur Muḥammad, sa famille et ses Compagnons, et qu'Il leur accorde beaucoup de salutations 16. 17 Abū Ḥātim Muḥammad ibn Ḥibbān ibn Aḥmad al-Tamīmī 18 a dit : Louange à Allah 19 qui n'a pas de limite définie pour être limité 20, ni de terme compté pour s'éteindre, que les étendues de l'espace ne peuvent embrasser, que la succession du temps ne peut englober 21, dont la grâce ne peut être perçue par les témoignages et les sens, et dont les attributs de l'essence ne peuvent être comparés aux hommes 22. Sa grandeur dépasse les limites de la description des descripteurs, et Sa description est trop élevée pour être saisie par la portée des locuteurs. Toute l'éloquence des langues est en deçà de la description de Ses attributs, et toute la variété des qualificatifs s'égare avant d'atteindre Son but. Dans Son royaume, les mystères des divers modes de gouvernement sont infinis, et les profondeurs des pensées globales sont interrompues avant d'atteindre Sa proximité 23. Les langues des efforts 24 sont impuissantes à préserver Sa louange 25, et les pensées globales des espoirs des négateurs sont coupées de Lui, car Il n'a pas d'associé dans la royauté ni de semblable, ni de conseiller dans le jugement ni de vizir. J'atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allah, Lui qui a dénombré toute chose 16, et a fixé pour chaque homme un terme, afin que périsse celui qui périt après une preuve claire, et que vive celui qui vit après une preuve claire 16 26. J'atteste que Muḥammad est Son serviteur élu et Son messager agréé. Il l'a envoyé avec la lumière éclatante et la clarté lumineuse. Il a transmis le message de la part d'Allah, Puissant et Majestueux, et a clarifié la preuve de ce à quoi il appelait 27. Ainsi, suivre sa Sunna est l'attachement à la guidée, et accepter ce qu'il a apporté est l'existence de l'éclat. Qu'Allah prie sur lui, sur sa famille et sur ses purs 16. 28 Ceci dit : Allah a choisi Muḥammad, qu'Allah prie sur lui et lui accorde la paix, parmi Ses serviteurs, et l'a élu pour Lui-même parmi Ses créatures. Il l'a envoyé à Ses créatures avec la vérité, comme annonciateur et avertisseur du Feu 29 pour celui qui s'écarte de Sa voie, afin qu'il appelle les créatures 30 de Ses serviteurs à Son adoration, et du suivre de la voie 31 à l'attachement à Son obéissance. Puis Il n'a fait de refuge, lors de la survenue d'un événement, ni de fuite 32 lors de l'existence de toute calamité, que vers Celui qui a fait descendre la Révélation et a favorisé Ses serviteurs par la charge de son interprétation. Sa Sunna est l'arbitre entre les disputeurs, et ses traditions sont décisives entre 33 les adversaires. Lorsque j'ai vu que la connaissance des Sunna est l'un des plus grands piliers de la religion, et que sa mémorisation incombe à la plupart des musulmans, et qu'il n'y a pas de moyen de connaître le malade du sain, ni de validité pour extraire la preuve du texte clair, si ce n'est par la connaissance des faibles parmi les transmetteurs 34 et de leur état, j'ai voulu dicter les noms de la plupart des transmetteurs, et parmi les jurisconsultes 35 des gens vertueux et pieux, et de ceux qui ont suivi leur voie parmi les prédécesseurs, en supprimant les chaînes de transmission et les développements, et en suivant la voie de la concision, afin qu'il soit facile pour les jurisconsultes de les mémoriser, et qu'il ne soit pas difficile pour les ḥuffāẓ de les retenir. C'est à Allah que je demande 36 le succès pour ce qu'Il nous a recommandé, et l'aide pour ce vers quoi nous nous sommes dirigés. Je Lui demande de construire 37 la Demeure du séjour par Sa grâce, et le terme ultime de Sa générosité, au plus haut degré des pieux élus 38 et des bons. Il est Généreux, Noble, Compatissant et Miséricordieux. [Exhortation à s'attacher à la Sunna de l'Élu, qu'Allah prie sur lui et lui accorde la paix] Aḥmad ibn Mukram ibn Khālid al-Bartī 39 nous a rapporté : ʿAlī ibn al-Madīnī nous a rapporté : al-Walīd ibn Muslim nous a rapporté : Ibn Yazīd nous a rapporté : Khālid ibn Maʿdān nous a rapporté : ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAmr al-Sulamī et Ḥujr ibn Ḥujr al-Kalāʿī ont dit : Nous sommes venus chez al-ʿIrbāḍ ibn Sāriya, qui fait partie de ceux au sujet desquels a été révélé : « Ni sur ceux qui, quand ils viennent à toi pour que tu les transportes, tu dis : « Je ne trouve pas de quoi vous transporter » 40 ». Nous l'avons salué et avons dit : Nous sommes venus te rendre visite, te voir et apprendre de toi. Al-ʿIrbāḍ dit : Le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et lui accorde la paix, pria avec nous le ṣubḥ un jour, puis se tourna vers nous et nous fit une exhortation éloquente qui fit couler les larmes des yeux et fit trembler les cœurs. Quelqu'un dit : Ô Messager d'Allah ! Ceci est une exhortation d'adieu. Que nous recommandes-tu ? Il dit : « Je vous recommande la crainte d'Allah, l'écoute et l'obéissance, même si c'est un esclave abyssin mutilé. Car celui d'entre vous qui vivra verra beaucoup de divergences. Attachez-vous donc à ma Sunna et à la Sunna des califes bien guidés et droits 41 ; cramponnez-vous-y et mordez-y avec les molaires. Méfiez-vous des choses nouvelles ! Car toute innovation est un égarement, et tout égarement 42 mène au Feu. » Al-Walīd dit : Je mentionnai ce ḥadīth à ʿAbd Allāh ibn al-ʿAlāʾ ibn Zubr ? Il dit : Oui, il m'a rapporté quelque chose de semblable à ce ḥadīth 43. Abū Ḥātim dit : Allah, Puissant et Majestueux, a élu Muḥammad, qu'Allah prie sur lui et lui accorde la paix, parmi Ses créatures, et l'a envoyé avec la vérité comme annonciateur et avertisseur. Il a imposé 44 à Ses créatures 45 l'obéissance et la mention de lui 46, et nous a raconté
Ô vous qui avez cru ! Obéissez à Allah, obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent l’autorité. Puis, si vous vous disputez sur quelque chose, référez-le à Allah et au Messager (Coran 4:59). Et Il dit : « Il n’appartient ni à un croyant ni à une croyante, quand Allah et Son Messager ont décrété une affaire… » (Coran 33:36). Ainsi, Allah a ordonné l’obéissance à Son Messager avec l’obéissance à Lui, et en cas de dispute, le retour à sa Sunna (tradition), car il est le refuge auprès duquel aucune contestation de la part des créatures n’est admise. Quiconque dispute une chose après le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) doit obligatoirement soumettre son affaire au jugement d’Allah, puis au jugement de Son Messager (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), car l’obéissance à son Messager est une obéissance à Lui. Allah Très-Haut dit : « Ceux qui te prêtent serment d’allégeance ne font que prêter serment à Allah : la main d’Allah est au-dessus de leurs mains. Quiconque viole son serment… » (Coran 48:10). Et Il dit : « Quiconque obéit au Messager a obéi à Allah » (Coran 4:80). Il leur a donc fait savoir, Gloire et Pureté à Lui, que suivre Son Messager est Le suivre, Lui, et que leur obéissance à lui est [obéissance à Lui]. Puis, Il a garanti le Paradis à quiconque obéit à Son Messager et suit ce à quoi il l’a invité, en disant : « Et quiconque obéit à Allah et au Messeur… ceux-là seront avec ceux qu’Allah a comblés de bienfaits » (Coran 4:69). Ensuite, Il nous a informés, Gloire et Pureté à Lui, qu’Il n’a établi d’arbitre entre Lui et Ses créatures que Son Messager, et Il a nié la foi à celui qui ne le prend pas pour juge dans leurs différends. Il dit : « Non ! Par ton Seigneur ! Ils ne croiront pas… » (Coran 4:65). Puis, Il nous a informés, Gloire et Pureté à Lui, que les appeler à Son Messager pour qu’il juge entre eux n’est qu’un appel au jugement d’Allah, et non que l’arbitre entre eux soit le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), et que lorsqu’ils se soumettent au jugement du Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), ils se soumettent par ordre d’Allah. Allah, Puissant et Majestueux, dit : « Quand ils sont appelés vers Allah et Son Messager pour qu’Il juge entre eux… jusqu’à Sa parole : …ceux-là sont les gagnants » (Coran 24:48-51). Tel est le jugement d’Allah qu’Il a imposé en obligeant Ses créatures à obéir à Son Messager, et en leur faisant savoir que cela est Son obéissance. Puis, Il nous a informés que l’obligation pour Son Messager est de suivre Son ordre, en disant : « Suis ce qui t’est révélé de ton Seigneur. Point de divinité à part Lui. Et écarte-toi des associateurs » (Coran 6:106). Et Il dit, Gloire et Pureté à Lui : « Puis Nous t’avons mis sur une voie claire de l’Ordre. Suis-la donc et ne suis pas… » (Coran 45:18). Et Il dit : « Ô Prophète ! Crains Allah et n’obéis pas aux mécréants… jusqu’à Sa parole : …Informé » (Coran 33:1-2). Ensuite, Allah, Gloire et Pureté à Lui, a témoigné pour Son Messager qu’il suit Son ordre et s’attache à Sa cause, en raison de ce qui a précédé dans Sa science de Son bonheur par Son infaillibilité et Son succès vers la guidance, ainsi que la guidance de ceux qui le suivent. Il dit : « Et sans la grâce d’Allah sur toi et Sa miséricorde, une partie d’entre eux aurait eu l’intention de t’égarer… » (Coran 4:113). Puis, Allah, Gloire et Pureté à Lui, lui a ordonné de transmettre ce qui lui a été révélé, tout en témoignant pour lui de l’infaillibilité parmi les gens. Il dit : « Ô Messager ! Transmets ce qui t’a été révélé de ton Seigneur. Si tu ne le fais pas, tu n’auras pas transmis Son message. Et Allah te protégera des gens » (Coran 5:67). Ensuite, Il nous a informés que ce vers quoi Son Messager guide est le droit chemin qu’Il nous a ordonné de suivre. Il dit : « Et ainsi, Nous t’avons révélé un esprit venant de Notre ordre. Tu ne savais pas ce qu’étaient le Livre et la foi… jusqu’à Sa parole : …et ce qui est dans la terre » (Coran 42:52). Dans ce verset que nous avons développé, il y a ce par quoi Il a établi la preuve contre Ses créatures quant à la soumission au jugement du Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et au suivi de son ordre. Ainsi, tout ce que le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a clarifié, dans ce pour quoi il n’y a pas de jugement d’Allah, est établi par le jugement d’Allah, et il nous est obligatoire de le suivre. Quant à s’en écarter, c’est une désobéissance, car il n’y a de jugement entre Allah et Ses créatures que celui qu’Allah, Gloire et Pureté à Lui, a décrit comme lieu d’explication pour Ses créatures de Sa part. Il est donc obligatoire pour quiconque embrasse la science ou s’y rattache de préserver les Sunan (traditions) de l’Élu (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et de s’y instruire profondément. Nul n’a de moyen d’accéder à leur préservation sans connaître l’histoire des traditionnistes (muhaddithīn) et distinguer les faibles parmi eux des dignes de confiance (thiqāt). Car si l’on ne connaît pas cela, on ne peut bien discerner le sain du malade, ni connaître le musnad (chaîne continue) du mursal (chaîne interrompue), ni le mawqūf (arrêté à un compagnon) du munqaṭi‘ (coupé). Lorsqu’on s’arrête sur leurs noms et leurs généalogies, qu’on les connaît – je veux dire les uns par rapport aux autres – et qu’on distingue les intègres (‘udūl) des faibles, il devient alors obligatoire de s’y instruire profondément et d’agir selon elles, puis de purifier l’intention en les diffusant à ceux qui viennent après, dans l’espoir d’obtenir la pleine récompense dans l’au-delà par cet acte. Car la science est parmi les meilleures choses qu’un homme laisse après lui. Nous demandons à Allah le succès dans ce qui nous rapproche de Lui et nous fait accéder à Sa proximité. [Exhortation à la diffusion de la science] Car elle est parmi les meilleures choses qu’un homme laisse après lui. Al-Faḍl ibn al-Ḥabbāb nous a rapporté : Mūsā ibn Ismā‘īl nous a rapporté : Ismā‘īl ibn Ja‘far nous a rapporté, d’après al-‘Alā’ ibn ‘Abd ar-Raḥmān, d’après son père, d’après Abū Hurayra (qu’Allah l’agrée) que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « Lorsque l’être humain meurt, ses œuvres s’interrompent, sauf pour trois choses : une aumône courante (ṣadaqa jāriya), une science dont on tire profit, ou un enfant pieux qui prie pour lui. » [Rapport indiquant qu’il est recommandé de préserver l’histoire des traditionnistes] Muḥammad ibn Muḥammad al-Hamadānī nous a rapporté : Muḥammad ibn ‘Abd al-A‘lā aṣ-Ṣan‘ānī nous a rapporté : Bishr ibn al-Mufaḍḍal nous a rapporté : Ibn ‘Awn nous a rapporté, d’après Muḥammad ibn Sīrīn, d’après ‘Abd ar-Raḥmān ibn Abī Bakra, d’après Abū Bakra (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a mentionné – il a dit : « Il s’arrêta sur sa chamelle, et un homme tint son licou – ou il dit : sa bride – puis il dit : “Quel jour sommes-nous ?” Nous restâmes silencieux, jusqu’à ce que nous pensions qu’il allait lui donner un autre nom que le sien. Il dit : “N’est-ce pas le jour du sacrifice (Yawm an-Naḥr) ?” Nous dîmes : “Si.” Il dit : “Quel mois sommes-nous ?” Nous restâmes silencieux, jusqu’à ce que nous pensions qu’il allait lui donner un autre nom que le sien. Il dit : “N’est-ce pas Dhū al-Ḥijja ?” Nous dîmes : “Si.” Il dit : “Quel pays est-ce ?” Nous restâmes silencieux, jusqu’à ce que nous pensions qu’il allait lui donner un autre nom que le sien. Il dit : “N’est-ce pas le pays sacré (al-Balad al-Ḥarām) ?” Nous dîmes : “Si.” Il dit : “En vérité, vos sangs, vos biens et vos honneurs entre vous sont sacrés pour vous, comme le sacré de ce jour-ci, dans ce mois-ci, dans ce pays-ci. Que celui qui est présent informe celui qui est absent, car il se peut que celui qui est présent informe quelqu’un qui le retienne mieux que lui.” » Abū Ḥātim a dit, à propos de sa parole (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Que celui qui est présent informe celui qui est absent » : c’est comme une indication qu’il est recommandé de préserver l’histoire des traditionnistes et de s’arrêter sur la connaissance des dignes de confiance parmi eux et des faibles. Car il n’est pas possible à un homme de transmettre à l’absent ce dont il a été témoin sans connaître la validité de ce qu’il rapporte à ceux qui viennent après lui. Et s’il rapporte à ceux qui viennent après lui ce qui n’est pas authentique du Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), c’est comme s’il n’avait rien rapporté de lui (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Et il n’a aucun moyen de connaître la validité des récits (akhbār) et leur caractère malade sans connaître l’histoire de ceux dont le nom est mentionné parmi les traditionnistes. J’ai deux livres dans lesquels j’expose les faibles (ḍu‘afā’) et les abandonnés (matrūkīn), et je commence par les dignes de confiance (thiqāt). Nous mentionnons donc ce qu’ils étaient dans leurs états. La première chose par laquelle je commence dans ce livre-ci est la mention de l’Élu (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), sa naissance, sa mission, son émigration (hijra) jusqu’à ce qu’Allah Très-Haut le rappelle à Son Paradis. Puis nous mentionnons après lui les califes bien guidés (al-khulafā’ ar-rāshidūn al-mahdiyyūn) avec leurs époques, jusqu’à ce que ‘Alī (que la miséricorde d’Allah soit sur lui) soit tué. Puis nous mentionnons les compagnons (ṣaḥāba) du Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) un par un, selon l’ordre alphabétique (al-mu‘jam), car ils sont les meilleurs des gens de ce siècle après le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Puis nous mentionnons après eux les successeurs (tābi‘ūn) qui ont rencontré les compagnons du Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dans toutes les régions, selon l’ordre alphabétique, car ils sont les meilleurs des gens après les compagnons de ce siècle. Puis nous mentionnons le troisième siècle, ceux qui ont vu les successeurs, et je les mentionne de la même manière que nous avons mentionné les deux premières couches (ṭabaqāt). Puis nous mentionnons le quatrième siècle, ceux qui sont les suivants des successeurs, sur le modèle de ceux qui les ont précédés. Et ce siècle s’achève jusqu’à notre époque. Je ne mentionne dans ce premier livre que les dignes de confiance (thiqāt) dont il est permis d’invoquer le récit (khabar) comme preuve. Et je me contente de ces deux livres abrégés, par rapport au « Grand Livre d’Histoire » (at-Tārīkh al-Kabīr) que nous avons composé, en raison de notre connaissance de la difficulté à mémoriser tout ce qu’il contient comme chaînes de transmission (asānīd), voies (ṭuruq) et anecdotes (ḥikāyāt). Et parce que ce que nous dictons dans ces deux livres – si Allah facilite et rend aisé – en décrivant les noms de manière ciblée sur ce qui est nécessaire, sera plus facile pour l’apprenant s’il vise la mémorisation, et plus stimulant pour sa compréhension s’il veut la science, que de se charger de mémoriser ce dont, s’il s’en détournait au début, il ne sortirait pas de son acte de la charge de mémoriser cela. Ainsi, quiconque je mentionne dans ce premier livre est véridique (ṣadūq), et il est permis d’invoquer son récit comme preuve si son récit est exempt de cinq caractéristiques. Si l’on trouve un récit réprouvé (munkar) rapporté par quelqu’un que je mentionne dans ce livre-ci, ce récit ne peut être exempt de l’une de ces cinq caractéristiques : soit il y a, au-dessus du cheikh dont j’ai mentionné le nom dans ce livre-ci, dans la chaîne de transmission, un homme faible (ḍa‘īf) dont le récit n’est pas invoqué comme preuve ; soit il y a, en dessous de lui, un homme très faible (wāhin) dont la transmission n’est pas permise comme preuve ; soit le récit est mursal (interrompu au niveau du successeur), et la preuve ne nous incombe pas par lui ; soit il est munqaṭi‘ (coupé), et une telle chose ne constitue pas une preuve ; soit il y a dans la chaîne de transmission un homme qui pratique la tadlīs (dissimulation) et qui n’a pas clarifié son audition dans le récit de celui dont il l’a entendu. Car le mudallis, tant qu’il n’a pas clarifié l’audition de son récit de celui dont il a écrit, il n’est pas permis d’invoquer ce récit comme preuve, parce qu’on ne sait pas – peut-être l’a-t-il entendu d’un homme faible qui invalide le récit par sa mention, si l’on s’arrête sur lui et que l’on connaît le récit par lui. Ainsi, tant que le mudallis, même s’il est digne de confiance (thiqa), ne dit pas dans son récit : « J’ai entendu » ou : « Il m’a raconté », il n’est pas permis d’invoquer son récit comme preuve. J’ai mentionné cette question dans son intégralité, avec les défauts (‘ilal), les témoignages (shawāhid) et les anecdotes, dans le « Livre des Conditions des Récits » (Kitāb Sharā’iṭ al-Akhbār), ce qui dispense de la répéter dans ce livre. Je ne mentionne dans ce livre que cheikh après cheikh, alors que certains de nos imams les ont déclarés faibles et d’autres les ont déclarés dignes de confiance. Ceux d’entre eux dont il est établi pour moi qu’ils sont dignes de confiance, par les preuves lumineuses que j’ai exposées dans le livre « La Distinction entre les Transmetteurs » (al-Faṣl bayn an-Nuqala), je les ai inclus dans ce livre, car il est permis d’invoquer leur récit comme preuve. Ceux d’entre eux dont il est établi pour moi qu’ils sont faibles, par les preuves claires que j’ai mentionnées dans le livre « La Distinction entre les Transmetteurs », je ne les ai pas mentionnés dans ce livre, mais je les ai inclus dans le « Livre des Faibles avec les Défauts » (Kitāb aḍ-Ḍu‘afā’ bi al-‘Ilal), car il n’est pas permis d’invoquer leur récit comme preuve. Ainsi, quiconque je mentionne dans ce livre-ci, si son récit est exempt des cinq caractéristiques que j’ai mentionnées, il est intègre (‘adl) et il est permis d’invoquer son récit comme preuve. Car l’intègre (‘adl) est celui dont on ne connaît pas de discrédit (jarḥ) – le contraire de la déclaration d’intégrité (ta‘dīl). Quiconque n’est pas connu pour un discrédit (jarḥ) est intègre (‘adl) tant que son contraire n’est pas manifesté, car les gens n’ont pas été chargés de connaître ce qui leur est caché ! Ils n’ont été chargés que de juger selon l’apparent des choses, non selon ce qui leur est voilé. Qu’Allah fasse de nous ceux sur qui Il a fait descendre les manteaux de la protection dans ce monde, et que cela soit lié au pardon de nos fautes dans l’au-delà ! Il est Celui qui fait ce qu’Il veut. Mention de la naissance du Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui)
Nous a rapporté 47 Ahmad ibn al-Hasan ibn Abd al-Jabbar al-Sufi à Bagdad : Yahya ibn Ma'in nous a rapporté : Hajjaj ibn Muhammad nous a rapporté, d'après Yunus ibn Abi Ishaq, d'après Sa'id ibn Jubayr, d'après Ibn Abbas, qui a dit : Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et lui accorde la paix, est né l'année de l'Éléphant. Abu Hatim a dit : Le Prophète, que Dieu prie sur lui et lui accorde la paix, est né l'année de l'Éléphant, le lundi, douze nuits écoulées du mois de Rabi' al-Awwal, le jour où Dieu envoya des oiseaux par volées contre les compagnons de l'Éléphant. L'histoire de l'Éléphant est qu'il y avait un roi au Yémen qui en avait pris le contrôle ; il était originaire d'Abyssinie, on l'appelait Abraha. Il construisit une église à Sanaa, qu'il nomma al-Qullays, et prétendit qu'il détournerait vers elle le pèlerinage des Arabes. Il jura qu'il marcherait vers la Ka'ba et la détruirait. Alors un roi des rois de Himyar, appelé Dhu Nafr, sortit avec ceux de son peuple qui lui obéissaient et le combattit. Abraha le vainquit et le captura. Lorsqu'il fut amené devant lui, Dhu Nafr dit : « Ô roi, ne me tue pas, car me garder en vie est meilleur pour toi que me tuer. » Il le garda donc en vie et l'enchaîna. Puis il partit en marche, voulant atteindre la Ka'ba. Lorsqu'il s'approcha du pays de Khath'am, al-Nufayl ibn Habib al-Khath'ami sortit contre lui, avec ceux des tribus du Yémen qui s'étaient rassemblés autour de lui, et ils le combattirent. Il les vainquit et captura al-Nufayl. Al-Nufayl dit : « Ô roi, je connais bien la terre des Arabes, ne me tue pas. Voici mes deux mains, je te promets l'obéissance de mon peuple. » Il le garda donc en vie et il partit avec lui pour le guider. Lorsqu'il atteignit al-Ta'if, Mas'ud ibn Mu'attib sortit avec des hommes de Thaqif et dit : « Ô roi, nous sommes tes serviteurs, il n'y a chez nous aucune opposition à ton égard. Notre temple et ton temple que tu veux – ils voulaient dire al-Lat – ce n'est pas cela que tu veux, tu veux le temple qui est à La Mecque. Nous allons envoyer avec toi quelqu'un pour te guider. » Ils envoyèrent donc avec lui un de leurs clients, appelé Abu Righal. Il partit avec eux jusqu'à ce qu'ils arrivent à al-Mughammas. Abu Righal y mourut – c'est lui dont la tombe est lapidée. Abraha envoya d'al-Mughammas un homme appelé al-Aswad ibn Maqsud à la tête de sa cavalerie. Il rassembla les gens du sanctuaire et s'empara de deux cents chameaux appartenant à Abd al-Muttalib, près de l'arâk. Puis Abraha envoya Hunata al-Himyari aux habitants de La Mecque, disant : « Demande qui est leur chef, puis informe-le que je ne suis pas venu pour combattre, je suis seulement venu pour détruire ce temple. » Hunata partit donc et entra à La Mecque. Il rencontra Abd al-Muttalib ibn Hashim et lui dit : « Le roi m'a envoyé vers toi pour t'informer qu'il n'est pas venu pour combattre, à moins que vous ne le combattiez ; il est seulement venu pour détruire ce temple, puis il s'en retournera. » Abd al-Muttalib dit : « Nous n'avons pas de force pour le combattre. » Il dit : « Nous le laisserons faire avec le temple ; si Dieu le laisse faire avec lui, par Dieu, nous n'avons pas la force de l'en empêcher ! » Il dit : « Pars avec moi vers lui. » Il partit donc avec lui jusqu'à ce qu'il arrive au camp. Dhu Nafr était un ami d'Abd al-Muttalib. Il vint le voir et dit : « Ô Dhu Nafr, as-tu quelque chose pour nous aider dans ce qui nous est arrivé ? » Il répondit : « Que peut faire un homme prisonnier qui ne se sent pas en sécurité, craignant d'être tué matin et soir ? Mais je vais envoyer chercher pour toi Unays, le cornac de l'éléphant, et je lui ordonnerai de faire pour toi tout le bien possible auprès du roi, et de mettre en valeur ton importance et ton rang auprès de lui. » Il envoya donc chercher Unays, qui vint. Il lui dit : « Voici le chef de Quraysh, le maître de la source de La Mecque, qui nourrit les gens dans la plaine et les bêtes sauvages dans les montagnes. Le roi s'est emparé de deux cents de ses chameaux. Si tu peux lui être utile auprès de lui, fais-le, car c'est mon ami. » Unays entra donc chez Abraha et dit : « Ô roi, voici le chef de Quraysh, le maître de la source de La Mecque, qui nourrit les gens dans la plaine et les bêtes sauvages dans les montagnes. Il demande la permission d'entrer chez toi. J'aimerais que tu la lui accordes. Il est venu à toi sans hostilité ni opposition. » Il lui accorda donc la permission. Abd al-Muttalib était un homme imposant, de belle prestance. Lorsqu'Abraha le vit, il le magnifia et l'honora, mais il ne voulut pas qu'il s'asseye avec lui sur son trône, ni qu'il s'asseye en dessous de lui. Il descendit donc sur le tapis et s'assit avec lui. Abd al-Muttalib lui dit : « Ô roi, tu t'es emparé d'une grande partie de mes biens ; rends-les moi. » Abraha lui dit : « Tu m'avais impressionné quand je t'ai vu, mais maintenant tu m'as déçu. » Il demanda : « Pourquoi ? » Il répondit : « Tu es venu pour un temple qui est ta religion et celle de tes pères, votre protection et votre défense, pour le détruire, et tu ne m'en as pas parlé, mais tu me parles de deux cents chameaux que j'ai pris de toi ! » Il dit : « Je suis le maître de ces chameaux, et ce temple a un Seigneur qui le protégera ! » Il dit : « Il ne pourra pas le protéger de moi ! » Il dit : « Toi et cela ! » Il ordonna alors qu'on lui rende ses chameaux. Puis Abd al-Muttalib sortit, informa Quraysh de la nouvelle et leur ordonna de se disperser dans les ravins. Le lendemain matin, Abraha, à al-Mughammas, s'apprêta à entrer, disposa son armée, fit approcher son éléphant et le chargea de ce qu'il voulait transporter, tandis qu'il était debout. Lorsqu'il le fit avancer, il s'arrêta et faillit s'affaisser sur le sol pour s'agenouiller. Ils le frappèrent à la tête avec un pic, mais il refusa d'avancer. Ils introduisirent des crochets sous ses défenses et ses coudes, mais il refusa. Ils le tournèrent vers le Yémen, et il se mit à trotter. Ils le tournèrent vers le sanctuaire, et il s'arrêta. L'éléphant rejoignit une montagne parmi ces montagnes. Dieu envoya alors des oiseaux de la mer, semblables à des hirondelles, chaque oiseau portant trois pierres : deux pierres dans ses pattes et une pierre dans son bec. Ils transportaient des pierres de la taille de pois chiches et de lentilles. Lorsqu'ils survolaient les gens, ils les lançaient sur eux. Ces pierres ne frappaient personne sans le tuer, mais elles ne touchaient pas tout le monde. C'est là la parole de Dieu Très-Haut : « N'as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi envers les compagnons de l'Éléphant ? » – la sourate entière. Dieu envoya aussi sur Abraha une maladie dans son corps. Ils retournèrent en hâte, tombant un à un dans chaque pays. Abraha, lui, ses doigts tombaient un à un ; chaque fois qu'un doigt tombait, il était suivi d'un filet de pus et de sang. Il arriva au Yémen tel un oisillon, avec ceux de ses compagnons qui restaient, puis il mourut. Lorsqu'il périt, son fils Yaksoum ibn Abraha lui succéda. Telle est l'histoire de l'Éléphant. Cette année fut appelée « l'année de l'Éléphant ». Mention de la généalogie du seigneur des enfants d'Adam et du premier dont la terre se fendra 48 au Jour de la Résurrection – que Dieu prie sur lui et lui accorde la paix. Nous a rapporté Abd Allah ibn Muhammad ibn Salim à Jérusalem : Abd al-Rahman ibn Ibrahim nous a rapporté : al-Walid ibn Muslim nous a rapporté : al-Awza'i nous a rapporté : Shaddad Abu Ammar nous a rapporté, d'après Wathila ibn al-Asqa', qui a dit : Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et lui accorde la paix, a dit : « Dieu a choisi Kinana parmi les descendants d'Ismaël, Il a choisi Quraysh parmi Kinana, Il a choisi les Banu Hashim parmi Quraysh, et Il m'a choisi parmi les Banu Hashim. Je suis donc le seigneur des enfants d'Adam, sans vanité, et je suis le premier dont la terre se fendra, et je suis le premier intercesseur et le premier dont l'intercession sera acceptée. » Abu Hatim a dit : La généalogie du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et lui accorde la paix, est correcte jusqu'à Adnan. Quant à ce qui est au-delà d'Adnan, je n'ai rien de sûr sur quoi m'appuyer, mais je vais mentionner leurs divergences les uns par rapport aux autres, sans que cela soit de mon ressort. Il est donc : Muhammad ibn Abd Allah ibn Abd al-Muttalib – le nom d'Abd al-Muttalib est Shayba – ibn Hashim – le nom de Hashim est Amr – ibn Abd Manaf – le nom d'Abd Manaf est al-Mughira – ibn Qusayy – le nom de Qusayy est Zayd – ibn Kilab – qui est al-Muhadhdhab – ibn Murra ibn Ka'b ibn Lu'ayy ibn Ghalib ibn Fihr ibn Malik ibn al-Nadr – qui est Quraysh – ibn Kinana ibn Khuzayma ibn Mudrika ibn Ilyas ibn Mudar ibn Nizar ibn Ma'add ibn Adnan. Jusqu'ici, il n'y a pas de divergence entre les généalogistes. À partir d'Adnan, ils divergent jusqu'à Abraham : Certains disent : Adnan ibn Udad ibn Muqawwam ibn Nahur ibn Tarih ibn Ya'qub ibn Nabt ibn Nabit ibn Anush ibn Ismaël ibn Abraham, l'ami du Miséricordieux, ibn Azar. D'autres disent : Adnan ibn Udad ibn al-Humaysa' ibn Nabit ibn Ismaël ibn Abraham ibn Azar. D'autres disent : Adnan ibn Udad ibn Sahab ibn Ayyub ibn Qaydhar ibn Ismaël ibn Abraham ibn Azar. D'autres disent : Adnan ibn Udad ibn Amin ibn Shajib ibn Tha'laba ibn [...] ibn Yarib ibn Muhallam ibn al-Awwam ibn al-Muhtamil ibn [...] ibn al-'Ayqan ibn 'Illa ibn Shahdud ibn al-Zarif ibn 'Abqar ibn Ismaël ibn Abraham ibn Azar. D'autres disent : Adnan ibn Udad ibn 'Awj ibn al-Mu'atam ibn al-Tamh ibn al-Qasud ibn al-'Abur ibn Da'da' ibn Mahmud ibn al-Za'id ibn Badan ibn al-Dars ibn Hisn ibn al-Nazzal ibn al-Qasim ibn al-Mujashshir ibn Mu'addad ibn Sayfi ibn al-Nabt ibn Qaydhar ibn Ismaël ibn Abraham ibn Azar. Ensuite, ils divergent aussi au-dessus d'Abraham : Certains disent : Abraham ibn Azar ibn Nahur ibn Sharigh ibn al-Ragh ibn al-Qasim, qui a divisé la terre entre ses habitants, ibn Ma'n ibn al-Sayih ibn al-Rafid ibn al-Sayih – et c'est Sem – ibn Noé, le prophète de Dieu – que la prière et la paix soient sur lui. D'autres disent : Abraham ibn Azar ibn Nahur ibn Sarugh ibn Arghu ibn Faligh ibn 'Abir ibn Arfakhshad ibn Sem ibn Noé. D'autres disent : Abraham ibn Azar ibn Tarikh ibn Nahur ibn Sarugh ibn Arghu ibn Falij ibn 'Aybar ibn Sayih ibn Arfakhshad ibn Sem ibn Noé. Ensuite, ils divergent après Noé – que la paix soit sur lui : Certains disent : Noé ibn Malkan ibn Mutawashlikh ibn Idris, le prophète de Dieu – que Dieu prie sur lui et lui accorde la paix – ibn al-Ra'id ibn Muhalhil ibn Qanan ibn al-Tahir ibn Hibat Allah ibn Seth ibn Adam. D'autres disent : Noé ibn Lamak ibn Mutawashlikh ibn Khanukh – et c'est Idris le prophète – que la paix soit sur lui – ibn Yariz ibn Mahlabil ibn Qabish ibn Ansh ibn Seth ibn Adam. D'autres disent : Noé ibn Lamak ibn Mutawashlikh ibn Khanukh ibn Yarza ibn Mahla'il ibn Qaynan ibn Anush ibn Seth ibn Adam. D'autres disent : Noé ibn Lamak ibn Mutawashlikh ibn Mahil ibn Qinin ibn Yafish ibn Seth ibn Adam. La mère du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et lui accorde la paix, est Amina bint Wahb ibn Abd Manaf ibn Zuhra ibn Kilab ibn Murra ibn Ka'b ibn Lu'ayy ibn Ghalib. Elle n'avait pas de frère – qui serait donc l'oncle maternel du Prophète – sauf Abd Yaghuth ibn Wahb, mais les Banu Zuhra disent qu'ils sont les oncles maternels du Messager de Dieu, car Amina, la mère du Messager de Dieu, était des leurs. La mère d'Amina bint Wahb ibn Abd Manaf ibn Zuhra s'appelle Murra bint Abd al-Uzza ibn Uthman ibn Abd al-Dar ibn Qusayy. Sa mère est Umm Habib bint Asad ibn Abd al-Uzza ibn Qusayy. Sa mère est Barra bint Awf ibn Ubayd ibn 'Uwayj ibn 'Adiyy ibn Ka'b ibn Lu'ayy. Telles sont les aïeules du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et lui accorde la paix, du côté de sa mère.
Quant aux grand-mères paternelles du Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) : la mère de Wahb ibn ‘Abd Manāf ibn Zuhra s’appelait Qayla bint Abī Qayla (261), et le nom d’Abū Qayla était Fihr ibn Ghālib ibn al-Ḥārith, qui est Ghubshān (262). Il était [surnommé] (263) Abū Kabsha, auquel (264) Quraysh attribua l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) [par assimilation] « 9 », car il était polythéiste puis se convertit au christianisme lorsqu’il voyagea en Syrie et revint vers Quraysh avec une religion différente de la leur ; Quraysh insulta donc l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) en l’associant à lui (265). Quant à [la mère de] Qayla, c’est Khālida bint ‘Ābis ibn Karb ibn al-Ḥārith ibn al-Fihr. Et la mère de ‘Abd Manāf [et] la mère de Zuhra, la grand-mère (266) de la mère de l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui), s’appelle Jamal (267) bint Mālik ibn Sa‘d ibn Sa‘d ibn Mulayḥ. Sa mère est Salmā bint Ḥayyān ibn Ghanm (268). Et la mère de Zuhra ibn (269) Kilāb, la grand-mère (270) de la grand-mère « 2 » de l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui), s’appelle Fāṭima bint Sa‘d ibn Sayl (271) ibn Ḥarb. Sa mère est Ṭarīfa bint Qays ibn Dhī (272) ar-Ra’sayn ibn ‘Amr ibn Qays ibn ‘Aylān. Quant aux mères de ses pères (que la paix et la bénédiction soient sur lui) : la mère de ‘Abd Allāh ibn ‘Abd al-Muṭṭalib s’appelle ‘Ātika bint Arqaṣ ibn Mālik ibn Zuhra, et elle est (274) la première des ‘Awātik (275) qui ont enfanté l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui). Quant à la mère de ‘Abd al-Muṭṭalib ibn Hāshim, c’est Salmā bint ‘Amr ibn Zayd ibn Labīd ibn Khudāsh (276) ibn ‘Āmir ibn Ghanm ibn ‘Adī ibn an-Najjār, pour cette raison (277). Et la mère de Hāshim ibn ‘Abd Manāf est ‘Ātika bint Murra ibn Hilāl ibn (278) Fālij ibn Dhakwān ibn Tha‘laba, et elle est la deuxième des ‘Awātik, et elle est la mère (279) de Hāshim ibn ‘Abd Manāf, d’al-Muṭṭalib ibn ‘Abd Manāf et de ‘Abd Shams ibn ‘Abd Manāf ; Hāshim n’a été appelé Hāshim que parce qu’il émietta (hashama) le tharīd, selon sa parole : [‘Amr al-‘Ulā émietta le tharīd pour son peuple ... et] (280) les hommes de La Mecque étaient affamés et émaciés. Son nom était ‘Amr al-‘Alā’. Et la mère de ‘Abd Manāf ibn Quṣayy s’appelle Ḥubbā bint Ḥulayl [ibn Ḥubshiyya] (281) ibn Salūl ibn Ka‘b ibn ‘Amr ibn Khuzā‘a ; elle est la mère de ‘Abd ad-Dār et de ‘Abd al-‘Uzzā (282) pour (lād) Quṣayy 2 ibn Kilāb. [Et la mère de Quṣayy] (283) est Fāṭima bint Sa‘īd ibn Sayl (284) ibn Ḥarb ibn Ḥammāla ibn ‘Awf ibn al-Azd, et Quṣayy était appelé Mujammi‘ car Dieu rassembla par lui les tribus de Fihr. Et la mère de Kilāb ibn Murra (285) est Hind (286) (tasarīr 6) bint Tha‘laba ibn al-Ḥārith ibn Mālik ibn Kināna, et elle est la mère d’ibn Murra et de Yaqaẓa (287), les deux fils de Murra. [Et] la mère de Murra ibn Ka‘b est Mukhshiyya (288) bint Shaybān (289) ibn Muḥārib ibn Fihr, et on a dit Waḥshiyya (290) bint (291) Urabb ibn Fihr 11. Et la mère de Ka‘b ibn Lu’ayy est Māwiya (292) bint Ka‘b ibn al-Qayn ibn Asad ibn Wabra. Et la mère de Lu’ayy ibn Ghālib est Salmā (293) bint ‘Amr ibn ‘Āmir ibn Ḥāritha ibn Khuzā‘a. Et la mère de Ghālib (294) ibn Fihr est ‘Ātika bint Yukhlid (295) ibn an-Naḍr ibn Kināna, et elle est l’une des ‘Awātik qui ont enfanté le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui), c’est pourquoi le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dit le jour de Ḥunayn : « Je suis le fils des ‘Awātik. » Et la mère de Fihr ibn Mālik est Jandala bint (296) Ḥārith ibn ‘Āmir 2 ibn al-Ḥārith al-Jurhumī. Et la mère de Mālik ibn an-Naḍr est ‘Ukrisha bint ‘Adwān, qui est al-Ḥārith ibn ‘Amr ibn Qays ibn ‘Aylān (297). Et la mère d’an-Naḍr ibn Kināna est Barra bint (298) Murr, la sœur de Tamīm ibn Murr « 4 », et on a dit qu’elle est Fakiha (299) bint Hunayy (300) ibn Balī, et an-Naḍr est Qays, et an-Naḍr n’a été appelé Quraysh que pour son rassemblement (taqarrush) de ce qui était dispersé de sa maison, car at-taqarrush est le rassemblement. Quant à [la mère de] Kināna, c’est ‘Awāna — et on a dit Hind (301) — bint Sa‘d (302) ibn Qays ‘Aylān. Quant à la mère de Khuzayma ibn Mudrika, c’est Salmā (303) bint Sa‘d (304) ibn Qays ibn al-Ḥāf ibn Quḍā‘a. Quant à [la mère de] Mudrika (305) ibn Ilyās, c’est Khindif, qui est Laylā bint Ḥulwān (306) ibn ‘Imrān ibn al-Ḥāf ibn Quḍā‘a. Ilyās ibn Muḍar eut trois fils : (307) ‘Amr, qui est Mudrika, ‘Āmir, qui est Ṭābikha, et ‘Umayr, qui est Qum‘a ; leur mère est Khindif. Ceux-ci ne furent appelés par ces noms que parce que les gens sortirent pour une transhumance (naj‘a) (308) qui leur appartenait, et leurs chameaux s’enfuirent (nafirat) (309) à cause d’un lièvre ; ‘Amr partit à leur poursuite et les rattrapa (adraka), donc il fut appelé (310) Mudrika ; ‘Āmir les prit, les égorgea et les cuisit (ṭabakha), donc il fut appelé Ṭābikha, et ‘Umayr se cacha (inqama‘a) dans la tente (311) et ne sortit pas avec eux, donc il fut appelé Qum‘a. Leur mère sortit en marchant à la recherche des chameaux, et on lui dit : « Où vas-tu en trottinant (takhindifīn) (312) ? » et les chameaux furent comptés, donc elle fut appelée Khindif, et al-khandafa est une manière de marcher. Et la mère d’Ilyās (313) ibn Muḍar est ar-Rabāba (314) bint Iyās ibn Ma‘d (315). Et la mère de Muḍar ibn Nizār est Sawda bint ‘Akk (316) ibn ‘Adnān ibn Udad. Et la mère de Nizār ibn Ma‘d est Mu‘āna bint Jawsh (?) ibn Jalhama (317) ibn ‘Amr ibn Ḥulayma ibn Ḥarmiya. Et la mère de Ma‘d ibn ‘Adnān est Muhdida (318) bint Jalḥab (319) ibn Jadīs (320). Et la mère de ‘Adnān ibn Udad est Buhlā (321) bint (322) ‘Azz ibn 7 Qaḥṭān. Voilà les résumés de ce qu’il est nécessaire de connaître de la généalogie des mères des pères de l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui). Quant aux enfants de ‘Abd al-Muṭṭalib, ils sont dix : ‘Abd Allāh ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, père de l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui), az-Zubayr ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, al-‘Abbās ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, Ḥamza ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, al-Muqawwim ibn ‘Abd al-Muṭṭalib dont le nom est ‘Abd al-‘Uzzā, al-Ḥārith ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, al-Ghaydāq (323) ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, Abū Lahab ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, et Abū Ṭālib ibn ‘Abd al-Muṭṭalib dont le nom est ‘Abd Manāf. Quant à ‘Abd Allāh, père de l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui), il n’eut d’autre enfant que l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui), ni mâle ni femelle, et il mourut (324) avant la naissance de l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui). ‘Abd Allāh, père de l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui), et Abū Ṭālib étaient de la même mère. Quant à az-Zubayr (325) ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, son surnom (kunya) est Abū Ṭāhir ; il était parmi les nobles de Quraysh et leurs cavaliers, et il était parmi les champions ; il composait de la poésie et l’excellait. Quant à al-‘Abbās (326) ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, son surnom (kunya) est Abū al-Faḍl ; c’est à lui que revenait la charge de l’abreuvement (siqāya) et de Zamzam à l’époque préislamique (jāhiliyya). Lorsque l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) conquit La Mecque, il la lui confia le jour de la conquête de La Mecque. Al-‘Abbās mourut en l’an trente-deux (de l’hégire) sous le califat de ‘Uthmān ibn ‘Affān, à l’âge de quatre-vingt-huit ans, à Médine ; ‘Uthmān ibn ‘Affān pria sur lui. Quant à Ḍirār (327) ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, il s’adonnait à la poésie et mourut avant l’islam sans avoir eu de descendance. Quant à Ḥamza (328) ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, son surnom (kunya) est Abū ‘Umāra ; il était le Lion de Dieu et le Lion de Son Envoyé (que la paix et la bénédiction soient sur lui). On a dit que son surnom (kunya) est Abū Ya‘lā. Il fut martyrisé le jour de Uḥud, tué par Waḥshī ibn Ḥarb, affranchi (mawlā) de Jubayr ibn Muṭ‘im, au mois de Shawwāl de l’an trois de l’hégire. Ḥamza était plus âgé que le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) de deux ans. Quant à al-Muqawwim (329) ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, il était parmi les hommes éminents de Quraysh ; il périt avant l’islam, sans descendance. Quant à Abū Lahab ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, son surnom (kunya) est Abū ‘Uqba ; il ne fut appelé Abū Lahab qu’à cause de sa beauté (330). Il était louche (aḥwal). Il fut, parmi ses oncles paternels, de ceux qui combattirent l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) et lui manifestèrent de l’envie (ḥasad) (331) jusqu’à ce qu’il mourût de la pustule (al-‘adasa) (332) à la suite du jour de Badr, lorsqu’il apprit ce qui était arrivé ce jour-là aux polythéistes comme défaite infligée par les musulmans, de chagrin (kamaḍ) (333) jusqu’à en mourir. Quant à al-Ḥārith ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, il est l’aîné des enfants de ‘Abd al-Muṭṭalib ; son nom est son surnom (kunya). Il est de ceux qui creusèrent le puits de Zamzam avec ‘Abd al-Muṭṭalib. Quant à al-Ghaydāq (334) ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, il mourut sans laisser de descendance ; il était parmi les hommes éminents de Quraysh. Quant à Abū Ṭālib (335) ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, lui et ‘Abd Allāh ibn ‘Abd al-Muṭṭalib étaient de la même mère. Il était l’exécuteur testamentaire (waṣī) de ‘Abd al-Muṭṭalib ; ‘Abd al-Muṭṭalib lui confia par testament ses biens après lui, la garde de l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) et sa prise en charge (ta‘ahhuduhu) (336) comme ‘Abd al-Muṭṭalib l’avait pris en charge de son vivant. Abū Ṭālib mourut trois ans et quatorze (337) [jours] avant que l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) n’émigre. Quant aux tantes paternelles de l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui), elles sont six (338) filles de ‘Abd al-Muṭṭalib ibn Hāshim de ses propres reins : la première est ‘Ātika bint ‘Abd al-Muṭṭalib, Umayma bint ‘Abd al-Muṭṭalib, Arwā (339) bint ‘Abd al-Muṭṭalib, al-Bayḍā’ bint ‘Abd al-Muṭṭalib qui est Umm Ḥakīm, Barra bint ‘Abd al-Muṭṭalib, et Ṣafiyya bint ‘Abd al-Muṭṭalib. Quant à ‘Ātika (340) bint ‘Abd al-Muṭṭalib, elle était chez Abū Umayya ibn al-Mughīra al-Makhzūmī. Quant à Umayma (341) bint ‘Abd al-Muṭṭalib, elle était chez Jaḥsh ibn Ri’āb al-Asadī. Quant à al-Bayḍā’ bint ‘Abd al-Muṭṭalib, elle était chez Kurayz (342) ibn Rabī‘a ibn Ḥabīb ibn ‘Abd Shams. Quant à Barra bint ‘Abd al-Muṭṭalib, elle était chez ‘Abd al-Asad ibn Hilāl al-Makhzūmī. Quant à Ṣafiyya (343) bint ‘Abd al-Muṭṭalib, elle était chez al-‘Awwām ibn Khuwaylid ibn Asad. Quant à Arwā bint ‘Abd al-Muṭṭalib, elle était chez ‘Umayr ibn Quṣayy ibn Kilāb. Parmi (344) les tantes paternelles du Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui), seule Ṣafiyya embrassa l’islam ; elle est la mère d’az-Zubayr ibn al-‘Awwām. Ṣafiyya mourut sous le califat de ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb. Voilà les résumés de ce qu’il faut retenir de la mention des oncles paternels et des tantes paternelles de l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) (345). Quant à la mère de l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui), Āmina bint Wahb (346) ibn ‘Abd Manāf, lorsqu’elle l’enfanta, elle vint avec lui à son grand-père ‘Abd al-Muṭṭalib et l’informa qu’elle avait vu (347) en songe, alors qu’elle était enceinte de lui, qu’on lui disait : « Tu as conçu le seigneur de cette communauté ! » Lorsqu’elle l’eut mis au monde, nomme-le Muḥammad 4. ‘Abd al-Muṭṭalib le prit, entra avec lui auprès de Hubal à l’intérieur de la Ka‘ba, se tint près de lui en invoquant Dieu et Le remerciant de ce qu’Il lui avait donné, puis il sortit avec lui vers sa mère et le lui remit. Sa mère dit : « J’ai vu en songe comme si sortait de moi une lumière (348) qui illuminait les palais de Syrie. » Ensuite, il chercha pour lui un allaitement ; il fit allaiter [l’Envoyé de Dieu] (349) (que la paix et la bénédiction soient sur lui) par une femme (350) des Banū Sa‘d ibn Bakr, nommée Ḥalīma bint Abī Dhu’ayb — Abū Dhu’ayb a pour nom ‘Abd Allāh ibn al-Ḥārith ibn Shujna ibn Jābir ibn Rizām (351) ibn (352) Ṣurra ibn Sa‘d 2 ibn Bakr ibn Hawāzin (353) ibn Manṣūr ibn ‘Ikrima ibn Khaṣafa (354) ibn Qays ibn (355) ‘Aylān [ibn] (356) Muḍar (357). Le mari de Ḥalīma s’appelle al-Ḥārith ibn ‘Abd al-‘Uzzā ibn Rifā‘a, des Banū Sa‘d ibn Bakr. Le frère de lait de l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui), que Ḥalīma allaita avec l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui), s’appelle ‘Abd [Allāh ibn] (358) al-Ḥārith ibn ‘Abd al-‘Uzzā. ‘Abd Allāh a deux sœurs de Ḥalīma : l’une est Anīsa (359) et l’autre Judhāma (360) bint al-Ḥārith ibn ‘Abd al-‘Uzzā. Ḥalīma dit : « Je sortis avec des femmes des Banū Sa‘d (361) ibn Bakr 11 cherchant (naltamisu) (362) des nourrissons à La Mecque. Je sortis sur une ânesse (atān) qui m’appartenait « 5 » d’une couleur grise (qamrā’), en une année de sécheresse (sanat shahbā’), avec mon mari, et nous avions une vieille chamelle (shārif) « 11 » qui, par Dieu, ne donnait pas une goutte de lait (mā tabiḍḍu) (363) ; j’avais avec moi un petit garçon qui ne nous laissait pas dormir (lā nanāmu) (364) notre nuit à cause de ses pleurs, et il n’y avait pas dans mes seins de quoi le suffire. Lorsque nous arrivâmes à La Mecque (365), il ne resta aucune femme parmi nous...
Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix – la lui présenta, mais elle le refusa (366). Nous n’espérions de bienfait que dans l’allaitement (367) de celui qui allaite (368) [pour] (369) le père de l’enfant, et il était orphelin. Nous disions : « Que pourrait bien faire sa mère pour lui ? » Nous le refusâmes donc (371), jusqu’à ce qu’il ne restât aucune de mes compagnes qui n’eût pris un nourrisson, sauf moi. Je détestai l’idée de revenir sans avoir rien pris, alors que mes compagnes (372) avaient pris [des nourrissons] (7). Je dis à mon époux : « Par Allah, je vais retourner (373) vers cet orphelin et je vais le prendre (374) ! » Elle dit : « Je vins donc à lui, je le pris, puis je retournai à ma monture. » Mon époux dit : « Tu as bien fait (375), par Allah, ô Halima ! Peut-être qu’Allah mettra en lui un bien. » Elle dit : « Par Allah ! À peine l’eus-je placé dans mon giron que mes deux seins se mirent à donner tout le lait qu’Allah voulut (10). Il but jusqu’à être rassasié, et (376) son frère but jusqu’à être rassasié. Puis mon époux se leva et alla vers notre vieille chamelle, et voilà qu’elle était pleine de lait (377). Il la trahit (378) et en tira du lait. Je bus jusqu’à être rassasiée, et il but jusqu’à être rassasié. Nous passâmes la nuit dans le bien, [et] (1) notre petit garçon dormit et fut rassasié. » Mon époux dit : « Par Allah, ô Halima ! Je ne vois que tu n’as obtenu qu’une créature bénie. » Elle dit : « Puis nous partîmes. Par Allah ! Mon ânesse partit en devançant la caravane, au point que les gens me disaient (379) : « [Malheur à toi] (380) (381) sur nous (2) ? N’est-ce pas là (382) ton ânesse sur laquelle tu es partie ? » Je disais : (383) « Si, par Allah (4) », jusqu’à ce que nous arrivions dans notre terre, au campement des Banû Sa‘d ibn Bakr. » Elle dit : « Nous arrivâmes (384) dans une terre des plus arides. Par Celui qui tient l’âme de Halima dans Sa main ! Ils faisaient paître leurs moutons (6) au matin, [et faisait paître] (386) le berger de mes moutons (387). Mes moutons revenaient le soir (388) le ventre plein de lait (9), tandis que leurs moutons revenaient affamés, exténués, sans lait. Nous buvions donc tout le lait que nous voulions, et il n’y avait (389) parmi le campement personne qui pût traire (390) une seule goutte ni en trouver (391). » Elle dit : « Ils disaient à leurs bergers : « Malheur à vous ! Ne faites-vous pas paître là où fait paître le berger de Halima ? » Ils faisaient donc paître dans le ravin où (392) il faisait paître, mais leurs moutons revenaient affamés (1) et exténués, tandis que mes moutons (393) revenaient le ventre plein de lait (14). » Elle dit : « Il grandissait (394) en un jour comme un enfant grandit en un mois, et il grandissait en un mois comme un enfant grandit en une année. » Lorsqu’il eut atteint deux ans, nous le ramenâmes à sa mère (395). Elle dit : « Ce fils mien a une importance ! Je l’ai porté, et par Allah, je n’ai jamais porté (396) de grossesse plus légère que celle-ci ! Et j’ai vu, lorsque je l’ai porté (397), qu’une lumière sortit de moi, par laquelle furent illuminés les cous des chameaux de Busrâ – ou elle dit (398) : les palais de Busrâ. – Puis je l’enfantai. Par Allah ! Il ne tomba pas comme tombent les enfants ! Il tomba (399) en s’appuyant [sur] (2) ses mains sur le sol, levant sa tête vers le ciel. » (5) Éloignez-vous de lui tous deux. » Elle le saisit donc (5) et ils partirent. Abû Hâtim dit : Sa mère – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix – mourut à al-Abwâ’ alors que le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix – était âgé de quatre ans (400). ‘Abd al-Muttalib était parmi les plus tendres envers lui (401), (7) jusqu’à ce que ‘Abd al-Muttalib mourût, alors que le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix – était âgé de huit (402) ans. Il confia sa garde à Abû Tâlib, et le nom d’Abû Tâlib était ‘Abd Manâf (403), fils de ‘Abd al-Muttalib. Cela (404) parce que ‘Abd Allah et Abû Tâlib étaient de même mère. Abû Tâlib fut donc celui qui (405) s’occupa des affaires (406) du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix – après ‘Abd al-Muttalib, jusqu’à ce qu’il atteignît l’âge de la puberté (407) et devînt un homme. Abû Tâlib, lorsqu’il voyait le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix – disait (408) : « Il tira de son nom pour l’honorer (409) ... Car le Maître du Trône est Mahmûd (le Loué), et celui-ci est Muhammad (le Loué). » [Mentionné dans al-Istî‘âb (410) d’Ibn ‘Abd al-Barr, avec sa chaîne de transmission remontant à Ibn ‘Abbâs, que ‘Abd al-Muttalib circoncit le Prophète – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix – le septième jour de sa naissance, organisa un banquet et le nomma Muhammad (411). Ibn ‘Abd al-Barr dit après cela : Yahyâ ibn Ayyûb a dit : Nous n’avons trouvé ce hadith chez personne sauf chez Ibn Abî al-Sarî al-‘Asqalânî (5). Il dit : Et il a été rapporté que le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix – naquit circoncis et le nombril coupé – c’est-à-dire : le cordon ombilical sectionné (412).] [Mention du voyage du Prophète – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix – au Shâm] Al-Hasan ibn Sufyân nous a rapporté, Abû Bakr ibn Abî Shayba nous a rapporté, Qarâd Abû (414) Nûh nous a rapporté, Yûnus ibn Abî Ishâq nous a rapporté, d’après Abû Bakr ibn Abî Mûsâ (415) d’après Abû Mûsâ (9) [qui a dit] (416) : Abû Tâlib partit pour le Shâm, et avec lui partit le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix – ainsi que (417) des vieillards de Quraysh. Lorsqu’ils arrivèrent en vue du moine (418), ils défirent leurs selles. Le moine sortit alors vers eux (12). Avant cela, ils passaient devant lui sans qu’il sorte vers eux ni ne prête attention. Il vint à eux (419) alors qu’ils (420) défaisaient [leurs montures] (421) et leurs harnachements (422). Il se mit à circuler parmi eux (423) jusqu’à ce qu’il vînt, prît la main du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix – et dît : « Celui-ci (424) est le maître des mondes ! Celui-ci est le Messager du Seigneur des mondes ! Celui-ci, Allah l’enverra comme miséricorde pour les mondes ! » Des (1) vieillards de Quraysh lui dirent : « Quelle est ta science ? » Il dit : « Lorsque vous êtes arrivés en vue du col (425), aucun arbre (7) ni aucune pierre ne resta sans se prosterner, et ils ne se prosternent que devant un prophète (426). Et je le reconnais (427) [au sceau] (428) de la prophétie (429), sous le cartilage de son omoplate, comme une pomme. » Puis il retourna et leur prépara un repas. Lorsqu’il l’apporta, et que lui – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix – était à la garde des chameaux, il dit : « Envoyez-le chercher. » Il vint, et sur lui un nuage l’ombrageait. Il dit (430) : « Regardez-le, sur lui un nuage l’ombrage ! » Lorsqu’il s’approcha des gens, il les trouva (431) l’ayant devancé à l’ombre de l’arbre. [Lorsqu’il s’assit] (432), l’ombre [de l’arbre] pencha (433) sur lui. Il dit : « Alors qu’il (434) se tenait devant eux, les adjurant de ne pas l’emmener chez les Romains, car si les Romains le voyaient, ils le reconnaîtraient d’après la description et le tueraient, il se retourna et voilà sept personnes (435) [qui] (436) arrivaient de chez les Romains. Il alla à leur rencontre et dit : « Qu’est-ce qui vous a amenés ? » Ils dirent (437) : « Nous sommes venus car ce [prophète] (438) va apparaître ce mois-ci. Il n’est resté aucune route sans que (2) des gens n’y aient été envoyés (439) vers lui. Et nous avons été informés de son histoire, et nous avons été envoyés vers cette route-ci. » Il leur dit : « Que pensez-vous d’une chose qu’Allah veut accomplir, [est-ce que] (2) quelqu’un parmi les hommes peut la repousser ? » Ils dirent : « Non. » Alors ils le suivirent et restèrent avec lui. Il dit : « Il vint à eux et leur dit (440) : « Je vous adjure par Allah ! Lequel d’entre vous est son tuteur ? » (3) Abû Tâlib dit : « Moi. » Il ne cessa de l’adjurer jusqu’à ce qu’Abû Tâlib le fît revenir. Et Abû Bakr envoya avec lui Bilâl, et le moine lui fournit (441) des galettes et de l’huile. Abû Hâtim dit : Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix – arriva à La Mecque (442). Son deuxième voyage après celui-ci fut avec Maysara, le serviteur de Khadîja. Puis le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix – épousa Khadîja bint Khuwaylid [ibn Asad] (443), alors qu’il avait vingt-cinq ans (8). Khuwaylid est [ibn] (8) Asad ibn ‘Abd al-‘Uzzâ ibn Qusayy ibn Kilâb ibn Murra ibn Ka‘b ibn Lu’ayy ibn Ghâlib. Sa mère était Fâtima bint Zâ’ida ibn (444) al-Asamm ibn Rawâha ibn Hajar ibn Mu‘ays (445) (446) ‘Âmir (11) ibn Lu’ayy ibn Ghâlib. Avant (447) que le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix – ne l’épousât (448), elle était sous l’autorité d’Abû Hâla, frère des Banû Tamîm (449). Puis elle fut sous l’autorité de ‘Atîq ibn ‘Â’idh (450) ibn ‘Abd Allah ibn ‘Umar (451) ibn Makhzûm (452). La raison en était que Khadîja était une femme commerçante, noble et riche. Elle engageait (453) des hommes pour son argent et leur confiait son capital en échange d’une part qu’elle leur fixait (454). Les Quraysh étaient un peuple de commerçants. Lorsque lui parvint, au sujet du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix – ce qui lui parvint de la véracité de sa parole, de la grandeur de sa loyauté et de la noblesse de ses mœurs, elle l’envoya chercher et lui proposa (455) de partir avec son argent pour le Shâm comme commerçant, et (456) de lui donner la meilleure part qu’elle donnait aux autres commerçants, avec un serviteur à elle nommé « Maysara ». Il accepta cela de la part de Khadîja, et partit avec son argent, accompagné de son serviteur Maysara, jusqu’à ce qu’il arrivât (457) au Shâm. Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix – s’arrêta (458) à l’ombre d’un arbre près d’une cellule d’un moine parmi les moines. Le moine regarda (459) vers Maysara et dit : « Quel est cet homme qui s’est arrêté sous cet arbre ? » Maysara dit (460) : « C’est un homme de Quraysh, du peuple du Sanctuaire. » Le moine lui dit : « Il n’est jamais descendu (461) sous cet arbre qu’un prophète. » Puis le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix – vendit la marchandise avec laquelle il était parti, et acheta ce qu’il voulait acheter. Puis il repartit vers La Mecque avec Maysara. [Maysara] (462), lorsque venait la canicule et que la chaleur devenait intense, voyait deux anges (3) l’ombrager (463) au-dessus de la tête du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix – tandis qu’il cheminait sur son chameau. Lorsqu’il arriva (464) à La Mecque auprès de Khadîja avec son argent, elle vendit ce qu’il avait apporté. Maysara l’informa des paroles du moine et de ce qui s’était passé au sujet de l’ombrage. Or [Khadîja] (465) était une femme avisée (466), noble et intelligente (467). Lorsque Maysara l’eut informée de ce dont il l’informa, elle envoya chercher le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix – et dit : « J’ai été attirée (468) par toi, par ta parenté, par ta loyauté, par la beauté de ton caractère et par la véracité de ta parole. » Puis elle lui offrit sa main. Khadîja était, ce jour-là, la femme la plus noble de Quraysh par sa lignée, la plus grande (469) par son honneur et la plus riche (470) en biens. Lorsqu’elle eut dit cela au Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix – [il – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix – en parla] (471) à ses oncles. Hamza ibn ‘Abd al-Muttalib, son oncle, sortit (4) avec lui jusqu’à ce qu’ils entrassent chez Khuwaylid ibn Asad. Il la demanda en mariage, et il la maria (472) au Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix. Elle lui donna pour enfants Zaynab, Ruqayya, Umm Kulthûm et Fâtima, ainsi qu’al-Qâsim [– et il était appelé par son nom (Abû al-Qâsim) – et al-Tâhir] (473) et al-Tayyib. Ceux-ci moururent avant la Révélation (474). Quant aux filles, elles embrassèrent toutes l’Islam et émigrèrent à Médine. Khadîja avait mentionné à Waraqa ibn Nawfal ibn Asad – qui était son cousin germain, était chrétien, avait lu les Écritures (475) et appris de la science des gens – ce que son serviteur Maysara lui avait mentionné des paroles du moine et de ce qui s’était passé au sujet de l’ombrage (476) sur lui. Waraqa dit (477) : « Si (478) cela est vrai, ô (479) Khadîja, Muhammad est assurément le prophète de cette communauté. J’ai su qu’il devait advenir à cette communauté et qu’il apparaîtrait en ce temps. » Mention de la faveur d’Allah envers Son Messager élu – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix (480) – pour l’honneur et la prophétie (4) entre la création d’Adam et l’insufflation de l’esprit en lui. ‘Umar ibn Sa‘îd ibn Sinân al-Tâ’î [à Manbij] (481) nous a informés, al-‘Abbâs ibn ‘Uthmân al-Bajalî (482) nous a rapporté, al-Walîd ibn Muslim (483) nous a rapporté, al-Awzâ‘î nous a rapporté d’après Yahyâ ibn Abî Kathîr, d’après Abû Salama, d’après Abû Hurayra, qui a dit : On interrogea le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Quand la prophétie t’a-t-elle été rendue obligatoire ? » Il dit : « (484) Entre la création d’Adam et l’insufflation (8) de l’esprit en lui » – (485) que la prière et la paix soient sur lui (9). Mention de la description (486) du début de la Révélation sur le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et lui donne la paix (487). Muhammad ibn al-Hasan ibn Qutayba à ‘Asqalân nous a informés, Ibn Abî al-Sarî nous a rapporté, ‘Abd al-Razzâq nous a rapporté.
Ma'mar 49 m'a rapporté d'après al-Zuhrī 50 : 'Urwa ibn al-Zubayr 51 m'a informé d'après 'Ā'isha 52 qui a dit : La première manifestation de la révélation pour le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) fut la vision véridique 53 qu'il voyait en songe ; il ne voyait aucune vision sans qu'elle n'arrivât comme l'aube naissante. Puis la solitude lui fut rendue aimable, et il se rendait à Hirā' 54 où il pratiquait la dévotion 55 – c'est-à-dire l'adoration – pendant des nuits en nombre, et il emportait des provisions pour cela. Puis il revenait auprès de Khadīja 56 et elle le ravitaillait de même, jusqu'à ce que la Vérité 57 le surprit alors qu'il était dans la grotte de Hirā'. L'ange 58 vint à lui et dit : « Lis ! » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : Je répondis : « Je ne suis pas un lecteur. » Il me prit et m'étreignit 59 jusqu'à ce que je fusse à bout de forces, puis il me relâcha et dit : « Lis. » Je dis : « Je ne suis pas un lecteur. » Il me prit et m'étreignit une deuxième fois jusqu'à ce que je fusse à bout de forces, puis il me relâcha et dit : « Lis. » Je dis : « Je ne suis pas un lecteur. » Il me prit et m'étreignit une troisième fois jusqu'à ce que je fusse à bout de forces, puis il me relâcha et dit : « Lis : Au nom de ton Seigneur qui a créé... » jusqu'à « ce qu'il ne savait pas. » 60 Il dit : Il revint avec cela, le cœur tremblant 61, jusqu'à ce qu'il entrât chez Khadīja et dit : « Enveloppez-moi ! Enveloppez-moi ! » Ils l'enveloppèrent jusqu'à ce que la frayeur l'eût quitté. Puis il dit : « Ô Khadīja ! Qu'ai-je ? » et il l'informa de la nouvelle et dit : « J'ai craint pour moi. » Elle dit : « Non ! Réjouis-toi ! Par Allah, Il ne t'humiliera jamais ! Tu maintiens les liens de parenté, tu dis la vérité, tu portes les fardeaux, tu accueilles l'hôte et tu aides dans les calamités du droit. » Puis Khadīja partit avec lui jusqu'à ce qu'elle l'amenât chez Waraqa ibn Nawfal ibn Asad ibn 'Abd al-'Uzzā ibn Quṣayy 62 – qui était l'oncle de Khadīja, frère de son père, et qui était un homme qui s'était christianisé à l'époque préislamique, écrivait l'écriture arabe et écrivait en arabe de l'Évangile ce qu'Allah voulait qu'il écrivît, et c'était un vieillard très âgé. Khadīja lui dit : « Ô mon oncle ! Écoute ton neveu. » Waraqa dit : « Ô fils de mon frère ! Que vois-tu ? » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) l'informa de ce qu'il avait vu, et Waraqa dit : « C'est le Nomos 63 qui a été descendu sur Moïse ! Plût à Allah que je fusse jeune 64 en ce temps ! Plût à Allah que je fusse vivant lorsque ton peuple te chassera ! » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Me chasseront-ils ? » Il dit : « Oui, il n'est venu personne avec quelque chose de semblable à ce que tu as apporté sans qu'il ne fût traité en ennemi et persécuté. Et si je vis ton jour, je t'assisterai d'un secours puissant. » Puis Waraqa ne tarda pas à mourir, et la révélation s'interrompit 65 jusqu'à ce que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) en fût attristé au point de se précipiter plusieurs fois du haut des sommets des montagnes pour se jeter en bas. Chaque fois qu'il atteignait le sommet d'une montagne pour s'y jeter, Gabriel 66 lui apparaissait et lui disait : « Ô Muhammad ! Tu es vraiment le Messager d'Allah ! » Alors son cœur se calmait et son âme se tranquillisait, et il revenait. Et quand la période d'interruption de la révélation se prolongeait, il faisait de même, et quand il atteignait le sommet de la montagne, Gabriel lui apparaissait et lui disait la même chose. Abū Ḥātim 67 a dit : Deux récits ont été rapportés sur le début de la révélation d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : un récit d'après 'Ā'isha et un récit d'après Jābir 68. Quant au récit de 'Ā'isha, nous l'avons mentionné. Quant au récit de Jābir, nous l'avons reçu de 'Abd Allāh ibn Muḥammad ibn Sālim à Jérusalem, qui l'a reçu de 'Abd al-Raḥmān ibn Ibrāhīm, qui l'a reçu d'al-Walīd, d'après al-Awzā'ī, d'après Yaḥyā ibn Abī Kathīr, qui a dit : J'ai demandé à Abū Salama ibn 'Abd al-Raḥmān : « Quel est le premier passage du Coran qui a été révélé ? » Il dit : « Ô toi qui t'enveloppes 69 ! » Je dis : « N'est-ce pas Lis ? » Il dit : « Je vous rapporte ce que le Messager d'Allah nous a rapporté. Il a dit : Je me suis retiré en retraite spirituelle 70 à Hirā' pendant un mois. Quand j'eus terminé ma retraite, je descendis et pénétrai dans le fond de la vallée. On m'appela ; je regardai devant moi, derrière moi, à droite et à gauche, et je ne vis personne. Puis on m'appela de nouveau ; je regardai vers le ciel et voici qu'il était au-dessus de moi sur le Trône 71 dans le ciel. Un violent tremblement me saisit ; je vins chez Khadīja et ordonnai qu'on m'enveloppât, puis on versa de l'eau sur moi. Et Allah – qu'Il soit exalté et magnifié – révéla sur moi : Ô toi qui t'enveloppes ! jusqu'à purifie 72. » Abū Ḥātim a dit : Ces deux récits, celui qui n'est pas un spécialiste du hadith les croirait contradictoires, mais il n'en est pas ainsi. Allah – qu'Il soit exalté et magnifié – envoya Son Messager (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) un lundi, alors qu'il avait quarante ans. Gabriel descendit sur lui alors qu'il était dans la grotte de Hirā' avec Lis : Au nom de ton Seigneur qui a créé. Quand le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) revint à la maison de Khadīja et qu'ils l'eurent enveloppé, Allah révéla sur lui dans la maison de Khadīja : Ô toi qui t'enveloppes ! Lève-toi et avertis ! Et ton Seigneur, magnifie-Le ! sans qu'il y ait entre les deux récits contradiction ni incohérence. La première personne qui crut au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) fut son épouse Khadīja bint Khuwaylid. Puis 'Alī ibn Abī Ṭālib crut et le tint pour véridique dans ce qu'il apportait, alors qu'il avait dix ans. Puis Abū Bakr al-Ṣiddīq 73 embrassa l'islam. 'Alī ibn Abī Ṭālib cachait son islam à Abū Ṭālib 74, tandis qu'Abū Bakr, quand il embrassa l'islam, le manifesta. C'est pourquoi les gens hésitèrent sur lequel des deux avait embrassé l'islam le premier. Puis Zayd ibn Ḥāritha 75, l'affranchi du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), embrassa l'islam. Abū Bakr était le plus savant de Quraysh 76 dans leurs généalogies et dans ce qu'il y avait en eux de bien et de mal. C'était un homme affable et éloquent. Il manifesta l'islam et appela à Allah et à Son Messager. Répondirent à son appel : 'Uthmān ibn 'Affān, al-Zubayr ibn al-'Awwām, 'Abd al-Raḥmān ibn 'Awf, Sa'd ibn Abī Waqqāṣ et Ṭalḥa ibn 'Ubayd Allāh. Abū Bakr les amena au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) lorsqu'ils eurent répondu à son appel ; ils embrassèrent l'islam et prièrent. Puis embrassèrent l'islam : Abū 'Ubayda ibn al-Jarrāḥ, Abū Salama ibn 'Abd al-Asad al-Makhzūmī, al-Arqam ibn Abī al-Arqam al-Makhzūmī, 'Uthmān ibn Maẓ'ūn al-Jumaḥī, 'Ubayda ibn al-Ḥārith ibn al-Muṭṭalib ibn 'Abd Manāf, Sa'īd ibn Zayd ibn 'Amr ibn Nufayl et son épouse Fāṭima bint al-Khaṭṭāb, Asmā' bint Abī Bakr, 'Abd Allāh et Qudāma, les deux fils de Maẓ'ūn al-Jumaḥī, Khabbāb ibn al-Aratt, Mas'ūd ibn Rabī' al-Qārī, 'Abd Allāh ibn Mas'ūd, 'Umayr ibn Abī Waqqāṣ, Sulayṭ ibn 'Amr, 'Ayyāsh ibn Abī Rabī'a al-Makhzūmī et son épouse Asmā' bint Salāma al-Tamīmiyya, 'Āmir ibn Rabī'a Abū 'Abd Allāh, 'Abd Allāh ibn Jaḥsh, Abū Aḥmad ibn Jaḥsh al-Asadī, Ja'far ibn Abī Ṭālib et son épouse Asmā' bint 'Umays al-Khath'amiyya, Ḥāṭib ibn al-Ḥārith al-Jumaḥī et son épouse Fāṭima bint al-Mujallil, Ḥiṭṭāb ibn al-Ḥārith et son épouse Fukayha, Ṣuhayb ibn Sinān, Ma'mar ibn al-Ḥārith al-Jumaḥī, Sa'īd ibn al-Ḥārith al-Sahmī, al-Muṭṭalib ibn Azhar ibn 'Abd 'Awf et son épouse Ramla bint Abī 'Awf, al-Naḥḥām – dont le nom est Nu'aym ibn 'Abd Allāh ibn Usayd –, Bilāl ibn Rabāḥ, l'affranchi d'Abū Bakr, 'Āmir ibn Fuhayra, l'affranchi d'Abū Bakr, Khālid ibn Sa'īd ibn al-'Āṣ et son épouse Umayma bint Khalaf ibn As'ad, Ḥāṭib ibn 'Amr ibn 'Abd Shams, Abū Ḥudhayfa ibn 'Utba ibn Rabī'a, Wāqid ibn 'Abd Allāh ibn 'Abd Manāf ibn 'Urayn ibn Tha'laba al-Tamīmī, Khālid ibn al-Bukayr, Iyās ibn al-Bukayr, 'Āmir ibn al-Bukayr, 'Abd Yālīl ibn Nāshib ibn Ghīra ibn Sa'd ibn Layth ibn Bakr ibn 'Abd Manāt ibn Kināna, et 'Ammār ibn Yāsir, allié des Banū Makhzūm. La mention de l'islam se répandit à La Mecque, et les hommes et les femmes entrèrent dans l'islam en foule. Allah – qu'Il soit exalté et magnifié – révéla : Et avertis ton clan le plus proche 77. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) sortit jusqu'à ce qu'il parvînt à al-Ṣafā 78, puis il y monta et appela : « Ô matin ! » Les gens se rassemblèrent autour de lui ; certains venaient en personne, d'autres envoyaient quelqu'un. Il dit : « Ô Banū 'Abd al-Muṭṭalib ! Ô Banū 'Abd Manāf ! Ô Banū untel ! Que pensez-vous si je vous annonçais que des cavaliers se trouvent au pied de cette montagne, voulant vous attaquer ? Me croiriez-vous ? » Ils dirent : « Oui. » Il dit : « Je suis pour vous un avertisseur avant un châtiment sévère. » Puis il dit : « Ô assemblée de Quraysh ! Rachétez-vous du Feu ! Ô Banū 'Abd Manāf ! Je ne vous servirai à rien auprès d'Allah ! Ô 'Abbās ibn 'Abd al-Muṭṭalib ! Ô Ṣafiyya, tante du Messager d'Allah ! Ô Banū Ka'b ibn Lu'ayy ! Ô Banū Hāshim ! Ô Banū 'Abd al-Muṭṭalib ! Rachétez-vous du Feu ! » Abū Lahab 79 dit : « Malheur à toi pour le reste du jour ! Ne nous as-tu appelés que pour cela ? » Puis il se leva, et fut révélé : Que périssent les deux mains d'Abū Lahab et que lui-même périsse 80 ! Puis le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) descendit et se mit à appeler les gens dans les vallées, les chemins et les marchés à Allah, tandis qu'Abū Lahab le suivait en lui jetant des pierres et disait : « Ô gens ! N'acceptez pas de lui, car c'est un menteur. » Puis le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) épousa après Khadīja Sawda bint Zam'a ibn Qays ibn 'Abd Shams ibn 'Abd Wudd ibn al-Naḍr ibn Mālik ibn Ḥisl ibn 'Āmir ibn Lu'ayy ; sa mère était al-Shamūs bint Qays ibn Zayd ibn 'Amr ibn Lubayd ibn Kharāsh ibn 'Āmir ibn Ghanm ibn 'Adī ibn al-Najjār. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) la demanda en mariage à Waqdān ibn Ḥalbas, son oncle paternel. Elle avait été auparavant mariée à al-Sakrān ibn 'Amr, frère de Suhayl ibn 'Amr, des Banū 'Āmir ibn Lu'ayy. Sawda était une femme lourde et lente 81 ; c'est elle qui donna son jour à 'Ā'isha en disant : « Je ne désire pas ce que désirent les femmes. » On a dit que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ne se maria pas du vivant de Khadīja jusqu'à sa mort. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) maria sa fille Ruqayya à 'Utba ibn Abī Lahab, et son autre fille Umm Kulthūm à 'Utayba ibn Abī Lahab. Quand fut révélé Que périssent les deux mains d'Abū Lahab, leur père leur ordonna de les divorcer, et ils les divorcèrent. Puis le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) maria sa fille Ruqayya à 'Uthmān ibn 'Affān après 'Utba ibn Abī Lahab. Puis Abū Ṭālib tomba malade. Un groupe de Quraysh, dont Abū Jahl 82, entra chez lui et dit : « Ton neveu insulte nos divinités, fait ceci et cela, dit ceci et cela. Si tu lui envoyais quelqu'un pour l'en dissuader ? » Il envoya quelqu'un ; le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) vint et entra dans la maison. Entre Abū Jahl et Abū Ṭālib il y avait la place d'un homme. Abū Jahl craignit que s'il s'asseyait à côté d'Abū Ṭālib, il serait plus indulgent envers lui ; il se leva donc et s'assit à cette place. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ne trouva pas de place près de son oncle et s'assit près de la porte. Abū Ṭālib dit : « Ô fils de mon frère ! Qu'ont tes gens à se plaindre de toi ? Ils prétendent que tu insultes leurs divinités et que tu dis ceci et cela. » Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Ô mon oncle ! Je ne leur demande qu'une parole, par laquelle les Arabes se soumettront 83 et les non-Arabes paieront la jizya 84. » Il dit : « Une parole ? » Il dit : « La parole de l'unicité 85. » Ils dirent : « Une seule parole ? » Il dit : « Dites : Il n'y a de dieu qu'Allah, et reniez ce que vous adorez en dehors de Lui. » Ils applaudirent et dirent : « Veut-il faire de tous les dieux un seul Dieu ? C'est une chose étonnante ! » Puis ils dirent : « Les uns aux autres : En vérité, c'est là une chose étonnante ! »
Ô ! Je veux qu'ils prononcent une seule parole par laquelle les Arabes se soumettront à eux et par laquelle les non-Arabes leur paieront la djizîa 86. Abû Tâlib dit : « Quelle est cette parole, ô fils de mon frère ? » Il dit : « Lâ ilâha illâ Llâh 87 ». Ils se levèrent effrayés, secouant leurs vêtements et disant : « A-t-il fait des divinités une seule divinité ? Voilà une chose étonnante ! » 88 Puis Abû Tâlib ‘Abd Manâf ibn ‘Abd al-Muttalib mourut. Les musulmans subirent alors des persécutions de la part des associateurs après la mort d’Abû Tâlib. Le Prophète, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, leur dit, lorsqu’ils furent éprouvés et que leurs clans les eurent dispersés à La Mecque : « Dispersez-vous » – et il indiqua la terre d’Abyssinie, qui était une terre chaude où les Qurayshites se rendaient lors du voyage d’hiver. Ce fut la première émigration en islam. Les premiers à sortir parmi les musulmans vers l’Abyssinie furent : ‘Uthmân ibn ‘Affân avec son épouse Ruqayya, fille du Messager d’Allah ; Abû Hudhayfa ibn ‘Utba ibn Rabî‘a ibn ‘Abd Shams avec son épouse Sahla bint Suhayl ibn ‘Amr ; Az-Zubayr ibn al-‘Awwâm ; Mus‘ab ibn ‘Umayr ; ‘Abd ar-Rahmân ibn ‘Awf ; Abû Salama ibn ‘Abd al-Asad avec son épouse Umm Salama bint Abî Umayya ibn al-Mughîra ; ‘Uthmân ibn Maz‘ûn ; ‘Âmir ibn Rabî‘a avec son épouse Laylâ bint Abî Hathma ibn Ghânim ; Abû Sîra ibn Abî Ruhm ibn ‘Abd al-‘Uzzâ ; Abû Hâtib ibn ‘Amr ibn ‘Abd Shams ibn ‘Abd Wudd ; Suhayl ibn Wahb ibn Rabî‘a, c’est-à-dire Suhayl ibn Baydâ’, Baydâ’ étant sa mère. Puis sortirent après eux : Ja‘far ibn Abî Tâlib avec son épouse Asmâ’ bint ‘Umays ; ‘Amr ibn Sa‘îd ibn al-‘Âs avec son épouse Fâtima bint Safwân ibn Umayya ; son frère Khâlid ibn Sa‘îd ibn al-‘Âs avec son épouse Umina bint Khalaf ibn As‘ad ; ‘Abd Allâh ibn Jahsh ibn Riyâb ; son frère ‘Abd ibn Jahsh avec son épouse Umm Habîba bint Abî Sufyân ibn Harb ; Qays ibn ‘Abd Allâh, des Banû Asad ibn Khuzayma, avec son épouse Baraka bint Yasâr ; Mu‘ayqîb ibn Abî Fâtima ad-Dawsî ; ‘Utba ibn Ghazwân ; Asad ibn Nawfal ibn Khuwaylid ; Yazîd ibn Zam‘a ibn al-Aswad ibn al-Muttalib ; ‘Amr ibn Umayya ibn al-Hârith ibn Asad ; Tulayb ibn ‘Umayr ibn Wahb ; Sawbat ibn Sa‘d ibn Huraymila ; Jahm ibn Qays ibn ‘Abd Shurahbîl ; ses deux fils ‘Amr ibn Jahm et Khuzayma ibn Jahm ; ‘Âmir ibn Abî Waqqâs ; Al-Muttalib ibn Azhar avec son épouse Ramla bint Abî ‘Awf ibn Subayra ; ‘Abd Allâh ibn Mas‘ûd ; son frère ‘Utba ibn Mas‘ûd ; Al-Miqdâd ibn ‘Amr ; Al-Hârith ibn Khâlid ibn Sakhr avec son épouse Rayta bint al-Hârith ibn Jabala ; ‘Amr ibn ‘Uthmân ibn ‘Amr ibn Ka‘b ; Shammâs ‘Uthmân ibn ‘Abd ibn ash-Sharîd ibn Suwayd ; Hishâm ibn Abî Hudhayfa ibn al-Mughîra ibn ‘Abd Allâh ibn ‘Umar ibn Makhzûm ; Salama ibn Hishâm ibn al-Mughîra ; ‘Ayyâsh ibn Abî Rabî‘a ibn al-Mughîra ; Mu‘attib ibn ‘Awf ibn ‘Âmir ibn al-Fadl ; As-Sâ’ib ibn ‘Uthmân ibn Maz‘ûn ; ses deux oncles Qudâma et ‘Abd Allâh, fils de Maz‘ûn ; Hâtib ibn al-Hârith ibn Ma‘mar avec son épouse Fâtima bint al-Mujallal ; ses deux fils Muhammad ibn Hâtib et Al-Hârith ibn Hâtib ; son frère Hattâb ibn al-Hârith avec son épouse Fukayha bint Yasâr ; Sufyân ibn Ma‘mar ibn Habîb avec ses deux fils Jâbir ibn Sufyân et Junâda ibn Sufyân, et avec son épouse Hasana, qui était leur mère ; ‘Uthmân ibn Rabî‘a ibn Ahbân ; Khunays ibn Hudhâfa ibn Qays ; ‘Abd Allâh ibn al-Hârith ibn Qays ; Hishâm ibn al-‘Âs ibn Wâ’il ; Qays ibn Hudhâfa ibn Qays ; Al-Hajjâj ibn al-Hârith ibn Qays ; Ma‘mar ibn al-Hârith ibn Qays ; Bishr ibn al-Hârith ibn Qays ; Sa‘îd ibn al-Hârith ibn Qays ; As-Sâ’ib ibn al-Hârith ibn Qays ; ‘Umayr ibn Ri’âb ibn Hudhayfa ; Mahmiyya ibn Jaz’, allié à eux ; Ma‘mar ibn ‘Abd Allâh ibn Nadla ; ‘Adî ibn Nadla ibn ‘Abd al-‘Uzzâ avec son fils An-Nu‘mân ; Abû ‘Ubayda ibn al-Jarrâh après eux ; ‘Âmir ibn Rabî‘a avec son épouse Laylâ ; As-Sakrân ibn ‘Amr ibn ‘Abd Shams avec son épouse Sawda bint Zam‘a ; Mâlik ibn Rabî‘a ibn Qays ibn ‘Abd Shams ; ‘Abd Allâh ibn Makhrama ibn ‘Abd al-‘Uzzâ ibn Abî Qays ; ‘Abd Allâh ibn Suhayl ibn ‘Amr ; ‘Amr ibn al-Hârith ibn Zuhayr ; ‘Iyâd ibn Zuhayr ibn Abî Shaddâd ; Rabî‘a ibn Hilâl ibn Mâlik ; ‘Uthmân ibn ‘Abd Ghannam ibn Zuhayr ; Sa‘d ibn ‘Abd Qays ibn Laqît ; ‘Abd Allâh ibn Shihâb ibn ‘Abd Allâh ibn al-Hârith ibn Zuhra, grand-père d’Az-Zuhrî. Ils partirent et arrivèrent en terre d’Abyssinie, où ils demeurèrent en sécurité. Ensuite, les Qurayshites se réunirent pour envoyer quelqu’un auprès du Negus afin qu’il leur renvoie les musulmans qui s’y trouvaient. Ils envoyèrent ‘Amr ibn al-‘Âs et ‘Umâra ibn al-Walîd ibn Rabî‘a, et ils envoyèrent avec eux de nombreux cadeaux au Negus et à ses patrices. Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, il n’y eut aucun patrice à qui ils n’offrirent un cadeau, et ils lui demandèrent de parler au roi pour qu’il leur livre les musulmans avant qu’il ne les entende et n’écoute leur version. Après avoir terminé avec les patrices, ils présentèrent leurs cadeaux au Negus, qui les accepta. Puis ils lui dirent : « Ô roi ! Nos gens t’ont envoyé au sujet de jeunes gens des nôtres qui sont venus dans ton pays, ayant abandonné la religion de leur peuple sans entrer dans ta religion ni dans la leur, alors que leur peuple est plus haut placé qu’eux. » Ses patrices dirent : « Ils disent vrai, ô roi ! » Le Negus se fâcha et dit : « Par Allah ! Je ne les livrerai pas à eux. Des gens qui sont venus chez moi et ont cherché refuge dans mon pays, jusqu’à ce que j’examine ce qu’ils disent et ce que disent ceux-ci. S’ils sont véridiques et comme ceux-ci l’ont dit, je les livrerai à eux ; mais s’ils sont autrement, je ne les livrerai pas et je les protégerai d’eux. » ‘Umâra ibn al-Walîd dit : « Nous n’avons rien fait. Si seulement il nous les avait livrés sans les entendre, cela nous eût été plus agréable. » Ensuite, les compagnons du Messager d’Allah se réunirent et se dirent les uns aux autres : « Que dirons-nous à cet homme ? » Puis ils dirent : « Par Allah, nous lui dirons ce en quoi nous sommes. »
- al-Ṣaḥīḥ : Recueil de hadiths authentiques, ici le Ṣaḥīḥ d'Ibn Ḥibbān.
- al-Dhahabī : Célèbre historien et critique de hadith (m. 748 H).
- Abū Saʿd ʿAbd al-Raḥmān ibn Aḥmad al-Idrīsī : Savant et historien du Ve siècle H.
- ʿAbd Allāh ibn Muḥammad al-Astarābādhī : Savant et traditionniste.
- al-Dhahabī : Voir note [17].
- Yāqūt al-Ḥamawī : Géographe et biographe (m. 626 H), auteur du Muʿjam al-Buldān.
- Ibn Ḥajar al-ʿAsqalānī : Grand savant et ḥāfiẓ (m. 852 H).
- al-Ḥākim : Al-Ḥākim al-Naysābūrī, auteur d'al-Mustadrak (m. 405 H).
- al-Isnawī : Savant shafiite (m. 772 H).
- al-Ṣalāḥ al-Ṣafadī : Biographe et historien (m. 764 H).
- Ibn al-ʿImād al-Ḥanbalī : Historien hanbalite (m. 1089 H), auteur de Shadharāt al-Dhahab.
- Ibn al-Athīr : Historien et biographe (m. 630 H), auteur d'al-Kāmil.
- Ibn Kathīr : Exégète et historien (m. 774 H), auteur d'al-Bidāya wa-l-Nihāya.
- al-Khaṭīb al-Baghdādī : Grand ḥāfiẓ et historien de Bagdad (m. 463 H).
- Bismillāh al-Raḥmān al-Raḥīm : Formule coranique : 'Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux'.
- ṣallā Allāhu ʿalayhi wa-sallam : Formule de bénédiction sur le Prophète Muhammad, signifiant 'qu'Allah prie sur lui et lui accorde la paix'.
- Qāla Abū Ḥātim... : Début du texte d'Ibn Ḥibbān.
- al-Tamīmī : Nisba indiquant l'appartenance à la tribu arabe des Banū Tamīm.
- al-ḥamdu li-Llāh : Louange à Allah.
- yatawā : Verbe signifiant 'être limité, circonscrit'.
- tawātur al-zamān : La succession continue du temps.
- al-nās : Les hommes, les êtres humains.
- ghāmiḍāt anwāʿ al-tadbīr : Les mystères des divers modes de gouvernement divin.
- dūn : Préposition signifiant 'en deçà de, sans atteindre'.
- alsun : Pluriel de lisān : langues.
- li-yahlaka man halaka ʿan bayyina... : Citation du Coran (8:42) : 'afin que périsse celui qui périt après une preuve claire, et que vive celui qui vit après une preuve claire'.
- daʿā : Il a appelé (à l'islam).
- ammā baʿd : Formule de transition : 'Ceci dit' ou 'Ensuite'.
- al-nār : Le Feu de l'Enfer.
- al-khalq : Les créatures, les hommes.
- al-sabīl : La voie, le chemin (de la vérité).
- al-harab : La fuite, l'échappatoire.
- bayn : Entre.
- ḍuʿafāʾ al-muḥaddithīn : Les transmetteurs faibles (dans la chaîne de transmission).
- al-fuqahāʾ : Les jurisconsultes, les savants en droit islamique.
- asʾal : Je demande (à Allah).
- yabnī : Il construit (au sens figuré : établir).
- al-muntakhabīn : Les élus, les choisis.
- Aḥmad ibn Mukram ibn Khālid al-Bartī : Transmetteur du hadith.
- wa-lā ʿalā alladhīna idhā mā atawka... : Citation du Coran (9:92) : 'Ni sur ceux qui, quand ils viennent à toi pour que tu les transportes, tu dis : « Je ne trouve pas de quoi vous transporter »'.
- al-khulafāʾ al-rāshidūn al-mahdiyyūn : Les califes bien guidés et droits (Abū Bakr, ʿUmar, ʿUthmān, ʿAlī).
- kull bidʿa ḍalāla : Toute innovation est un égarement (hadith).
- ḥadīth : Tradition prophétique.
- iftaḍa : Il a imposé comme obligation.
- khalqihī : Ses créatures.
- madhkūrihī : Sa mention (celle du Prophète).
- أخبرنا : Formule de transmission de hadith signifiant 'nous a rapporté', indiquant une chaîne de transmission orale.
- تنشق : Verbe signifiant 'se fendre', utilisé ici pour décrire la résurrection des morts.
- Ma'mar : Ma'mar ibn Rāshid, un éminent traditionniste (m. 153/770).
- al-Zuhrī : Ibn Shihāb al-Zuhrī, célèbre savant du hadith (m. 124/742).
- 'Urwa ibn al-Zubayr : Un des sept juristes de Médine, frère de 'Abd Allāh ibn al-Zubayr (m. 94/712).
- 'Ā'isha : Épouse du Prophète, fille d'Abū Bakr (m. 58/678).
- la vision véridique : Ar. al-ru'yā al-ṣādiqa : les rêves prophétiques qui se réalisent.
- Hirā' : Montagne près de La Mecque où le Prophète se retirait en méditation.
- la dévotion : Ar. taḥannuth : pratique de dévotion, parfois interprétée comme l'adoration d'Allah selon la religion d'Abraham.
- Khadīja : Première épouse du Prophète, première croyante (m. 619).
- la Vérité : Ar. al-ḥaqq : ici, la révélation divine.
- l'ange : Gabriel (Jibrīl), l'ange de la révélation.
- m'étreignit : Ar. ghaṭṭanī : il me serra fortement, jusqu'à m'étouffer presque.
- ce qu'il ne savait pas : Allusion au verset 5 de la sourate 96 : 'Il a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas.'
- le cœur tremblant : Ar. tarjifu fu'āduhu : son cœur tremblait de peur.
- Waraqa ibn Nawfal : Cousin de Khadīja, savant chrétien qui reconnut la prophétie de Muhammad.
- le Nomos : Ar. al-nāmūs : terme désignant l'ange Gabriel ou la loi divine, emprunté au grec 'nomos'.
- je fusse jeune : Ar. jadha' : littéralement 'jeune pousse', ici au sens de 'vivant et fort'.
- s'interrompit : Ar. fatara : période de pause dans la révélation.
- Gabriel : Ar. Jibrīl : l'ange chargé de transmettre la révélation.
- Abū Ḥātim : Abū Ḥātim Muḥammad ibn Ḥibbān al-Bustī, célèbre traditionniste (m. 354/965).
- Jābir : Jābir ibn 'Abd Allāh al-Anṣārī, compagnon du Prophète (m. 78/697).
- Ô toi qui t'enveloppes : Ar. yā ayyuhā al-muddaththir : titre de la sourate 74, adressée au Prophète enveloppé dans son manteau.
- retraite spirituelle : Ar. mujāwara : pratique de retraite dans un lieu sacré pour la dévotion.
- le Trône : Ar. al-'arsh : le Trône divin, symbole de la souveraineté d'Allah.
- purifie : Allusion au verset 4 de la sourate 74 : 'Et tes vêtements, purifie-les.'
- al-Ṣiddīq : Surnom d'Abū Bakr signifiant 'le Véridique'.
- Abū Ṭālib : Oncle du Prophète et père de 'Alī, qui ne se convertit pas à l'islam.
- Zayd ibn Ḥāritha : Affranchi et fils adoptif du Prophète, l'un des premiers musulmans.
- Quraysh : La tribu dominante de La Mecque, à laquelle appartenait le Prophète.
- Et avertis ton clan le plus proche : Coran, sourate 26, verset 214.
- al-Ṣafā : Colline à La Mecque, près de la Ka'ba, lieu de rassemblement.
- Abū Lahab : Oncle du Prophète, ennemi farouche de l'islam, mentionné dans la sourate 111.
- Que périssent les deux mains d'Abū Lahab... : Coran, sourate 111, verset 1.
- lourde et lente : Ar. thaqīla thabṭa : qualificatif pour sa corpulence et sa lenteur.
- Abū Jahl : Chef des polythéistes de La Mecque, ennemi acharné du Prophète.
- se soumettront : Ar. aslamat : entreront dans l'islam.
- jizya : Impôt de capitation imposé aux non-musulmans en terre d'islam.
- la parole de l'unicité : Ar. kalimat al-tawḥīd : la profession de foi 'Il n'y a de dieu qu'Allah'.
- djizîa : Impôt de capitation payé par les non-musulmans en terre d'Islam.
- Lâ ilâha illâ Llâh : Formule de l'unicité divine : 'Il n'y a de dieu qu'Allah'.
- A-t-il fait des divinités une seule divinité ? Voilà une chose étonnante ! : Citation du Coran (Sourate 38, verset 5).
La première partie
Sur lui et sur notre Prophète ! 1 Quoi qu'il en soit 2, ils entrèrent chez lui et il leur dit : « Prosternez-vous devant le roi. » Ja‘far ibn Abī Ṭālib dit : « Nous ne nous prosternons que devant Dieu ! » Il [le roi] dit : « Que disent ces deux-là ? Ils prétendent que vous avez quitté la religion de votre peuple, que vous n'entrerez pas dans ma religion et que vous êtes venus avec une religion inventée 3 que l'on ne connaît pas ! » Ja‘far ibn Abī Ṭālib dit : « Nous étions avec notre peuple dans une affaire de jāhiliyya 4, adorant les idoles. Dieu nous envoya un messager issu de nous, un homme dont nous connaissions la lignée, la sincérité et la loyauté. Il nous appela à adorer Dieu seul, sans rien Lui associer, et nous ordonna la prière, l'aumône, le maintien des liens de parenté et la bonne voisinage. Il nous interdit les turpitudes et les choses abominables. » Le roi dit : « As-tu avec toi quelque chose de ce qu'il a apporté ? » Il dit : « Oui. » Le roi Négus 5 fit venir ses évêques qui déployèrent les manuscrits 6 autour de lui. Ja‘far ibn Abī Ṭālib leur récita Kāf-Hā’-Yā‘-‘Ayn-Ṣād 7. Le Négus pleura jusqu'à mouiller sa barbe, et les évêques pleurèrent jusqu'à mouiller leurs manuscrits. Puis il dit : « Ceci et ce qu'a apporté Jésus proviennent d'une même niche 8. Allez-vous-en ! Par la vie de Dieu, je ne vous les livrerai pas, et je ne ferai rien contre eux. » Or, le plus pieux des deux hommes était ‘Umāra ibn al-Walīd. ‘Amr ibn al-‘Āṣ dit : « Par Dieu, je vais lui répondre par ce qui anéantira leur communauté 9 : je vais l'informer qu'ils prétendent que ton Dieu que tu adores est un serviteur. » ‘Umāra ibn al-Walīd lui dit : « Ne fais pas cela, car ils ont des liens de parenté avec nous, même s'ils se sont opposés à nous. » Il dit : « Je jure par Dieu que je le ferai. » Il retourna donc le lendemain chez le roi et dit : « Ô roi, ils disent au sujet de Jésus une parole énorme. Envoie-les chercher et interroge-les à son sujet. » Il envoya donc les chercher et leur dit : « Que dites-vous au sujet de Jésus ? » Ils dirent : « Nous disons à son sujet ce que Dieu a dit et ce que notre Prophète nous a dit. » Ja‘far dit : « Il est le serviteur de Dieu, Son Esprit et Sa Parole, qu'Il a déposée dans la vierge, la pure 10. » Alors le Négus baissa la main, prit un bâton à terre et dit : « Jésus, fils de Marie, n'a pas dépassé ce que vous avez dit de la longueur de ce bâton. » Ses patrices 11 ronchèrent 12. Il dit : « Même si vous ronchez, par Dieu ! » Puis il dit : « Allez, vous êtes en sécurité 13 dans ma terre – il veut dire : en sécurité – ; quiconque vous insulte paiera une amende. Je n'aimerais pas avoir un mont Dabra 14 en or – et Dabra est une montagne en Abyssinie – et que j'aie offensé un homme parmi vous. » Il dit : « Rendez-leur leurs cadeaux qu'ils ont apportés ; nous n'en avons pas besoin. Et faites-les sortir de ma terre. » Ils furent donc expulsés, et les musulmans demeurèrent chez le Négus dans la meilleure demeure et avec le meilleur voisin, sans que rien de déplaisant ne leur parvînt. En Abyssinie naquirent : ‘Abd Allāh ibn Ja‘far ibn Abī Ṭālib, Muḥammad ibn Abī Ḥudhayfa, Sa‘īd ibn Khālid ibn Sa‘īd et sa sœur Umma bint Khālid, ‘Abd Allāh ibn al-Muṭṭalib ibn Azhar, Mūsā ibn al-Ḥārith ibn Khālid et ses sœurs ‘Ā’isha, Zaynab et Fāṭima, filles d’al-Ḥārith. Les musulmans restèrent en terre d’Abyssinie jusqu’à ce que l’Envoyé de Dieu mentionnât le départ pour Médine. Certains retournèrent à La Mecque puis émigrèrent avec le Prophète à Médine ; d’autres restèrent en Abyssinie jusqu’à rejoindre l’Envoyé de Dieu après son arrivée à Médine. Abū Bakr al-Ṣiddīq sortit de La Mecque pour émigrer vers l’Abyssinie. Lorsqu’il atteignit Bark al-Ghimād 15, il rencontra Ibn al-Daghina 16, chef de la tribu d’al-Qāra 17. Celui-ci dit : « Où veux-tu aller, Abū Bakr ? » Abū Bakr dit : « Mon peuple m’a chassé ; je veux parcourir la terre et adorer mon Seigneur. » Ibn al-Daghina dit : « Quelqu’un comme toi, Abū Bakr, ne doit pas être chassé ! Tu acquiers ce qui manque 18, tu maintiens les liens de parenté, tu portes les fardeaux, tu héberges l’hôte et tu aides dans les calamités du droit. Je suis ton protecteur ; retourne et adore ton Seigneur dans ton pays. » Il retourna donc, et Ibn al-Daghina partit avec lui. Ibn al-Daghina fit une tournée le soir parmi les notables de Quraysh et leur dit : « Abū Bakr, quelqu’un comme lui ne doit pas être chassé ! Chassez-vous un homme qui acquiert ce qui manque, maintient les liens de parenté, porte les fardeaux, héberge l’hôte et aide dans les calamités du droit ? » Quraysh ne démentit pas la protection d’Ibn al-Daghina et dirent à Ibn al-Daghina : « Ordonne à Abū Bakr d’adorer son Seigneur dans sa maison, d’y prier et d’y lire ce qu’il veut, sans nous nuire par cela, et sans le faire ouvertement, car nous craignons qu’il ne séduise nos fils et nos femmes. » Ibn al-Daghina transmit cela à Abū Bakr. Abū Bakr resta ensuite à adorer son Seigneur dans sa maison, sans faire ouvertement sa prière ni lire en dehors de chez lui. Puis il lui vint à l’esprit de construire une mosquée dans la cour de sa maison. Il y priait et y lisait le Coran. Les femmes et les fils des associateurs s’arrêtaient, l’admiraient et le regardaient. Abū Bakr était un homme qui pleurait beaucoup, ne maîtrisant pas ses yeux quand il lisait le Coran. Cela effraya les notables de Quraysh parmi les associateurs. Ils envoyèrent chercher Ibn al-Daghina, qui vint à eux. Ils dirent : « Nous avions accordé protection à Abū Bakr sous ta protection, à condition qu’il adore son Seigneur dans sa maison. Il a dépassé cela : il a construit une mosquée dans la cour de sa maison et y a fait ouvertement la prière et la lecture. Nous craignons qu’il ne séduise nos fils et nos femmes. Interdis-le-lui. S’il accepte de se limiter à adorer son Seigneur dans sa maison, qu’il le fasse ; s’il refuse et insiste pour le faire ouvertement, demande-lui de rendre la protection. » Ibn al-Daghina vint donc trouver Abū Bakr et lui dit : « Tu sais ce que j’ai fait pour toi. Ou bien tu te limites à ta maison, ou bien tu rends ma protection, car je n’aime pas que les Arabes disent que j’ai manqué à ma parole pour un homme à qui j’ai accordé protection. » Abū Bakr dit : « Je rends ta protection ; je suis satisfait de la protection de Dieu. » [Le Prophète] criait à haute voix : « Ô gens ! Dites : Il n’y a de dieu que Dieu ! » Et un homme le suivait avec des pierres, lui ensanglantant les talons et les tendons d’Achille, et disait : « Ô gens ! Ne lui obéissez pas, car c’est un menteur ! » Je dis : « Qui est-ce ? » Ils dirent : « C’est le jeune homme des Banū ‘Abd al-Muṭṭalib. » Je dis : « Qui est celui qui le suit et l’ensanglante ? » Ils dirent : « Son oncle ‘Abd al-‘Uzzā, Abū Lahab. » Abū Ḥātim dit : Le Prophète appelait les créatures à Dieu seul, sans associé. Abū Jahl disait aux gens : « C’est un menteur ; il interdit le vin et il interdit la fornication. » Or les Arabes ne connaissaient pas la fornication. Alors que le Prophète priait à l’ombre de la Ka‘ba, Abū Jahl se leva avec un groupe de Quraysh et égorgea pour eux une chamelle dans un quartier de La Mecque. Ils envoyèrent chercher son placenta et le jetèrent sur lui. Fāṭima vint et l’enleva. Le Prophète dit : « Seigneur ! À Toi les Quraysh ! Seigneur ! À Toi les Quraysh ! Seigneur ! À Toi les Quraysh : Abū Jahl ibn Hishām, ‘Utba ibn Rabī‘a, Shayba ibn Rabī‘a, al-Walīd ibn ‘Utba, Umayya ibn Khalaf et ‘Uqba ibn Abī Mu‘ayṭ. » Puis un jour, ils se réunirent alors que l’Envoyé de Dieu priait près de la Station 19 et qu’ils étaient assis à l’ombre de la Ka‘ba. ‘Uqba ibn Abī Mu‘ayṭ se leva, mit son manteau autour de son cou, puis le tira jusqu’à faire tomber le Prophète sur ses genoux. Les gens crièrent, pensant qu’il avait été tué. Abū Bakr accourut en courant, saisit l’Envoyé de Dieu par les épaules par derrière, en disant : « Tuerez-vous un homme parce qu’il dit : Mon Seigneur est Dieu ? » Puis ils s’éloignèrent du Prophète. L’Envoyé de Dieu se leva et pria. Quand il eut terminé sa prière, il passa près d’eux alors qu’ils étaient assis à l’ombre de la Ka‘ba et dit : « Ô assemblée de Quraysh ! Par Celui qui tient l’âme de Muḥammad dans Sa main, je n’ai été envoyé à vous que pour le massacre ! » Et il fit un geste de la main vers sa gorge. Abū Jahl lui dit : « Ô Muḥammad, tu n’as jamais été ignorant ! » L’Envoyé de Dieu dit : « Tu en es. » Abū Jahl dit : « Ne t’ai-je pas interdit, ô Muḥammad ? » Le Prophète le réprimanda. Abū Jahl dit : « Pourquoi me réprimandes-tu ? Par Dieu, tu sais bien qu’il n’y a personne dans cette vallée qui ait plus d’assemblée que moi ! » Gabriel dit : « Qu’il appelle donc son assemblée ! S’il l’avait appelée, les anges du châtiment l’auraient saisi. » Les Quraysh dirent : « Cherchez parmi vous le plus savant en sorcellerie, divination et poésie, qu’il aille trouver cet homme qui a divisé notre communauté, dispersé notre affaire et critiqué notre religion, qu’il lui parle et voie ce qu’il répond. » Ils dirent : « Nous n’en connaissons pas d’autre que ‘Utba ibn Rabī‘a. » Ils dirent : « Toi, Abū al-Walīd ! » ‘Utba vint donc et dit : « Ô Muḥammad, es-tu meilleur ou ‘Abd Allāh ? » L’Envoyé de Dieu se tut. Il dit : « Es-tu meilleur ou ‘Abd al-Muṭṭalib ? » L’Envoyé de Dieu se tut. Il dit : « Si tu prétends que ceux-ci sont meilleurs que toi, ils ont adoré les divinités que tu critiques. Si tu prétends que tu es meilleur qu’eux, parle, que nous entendions ta parole. Par Dieu, nous n’avons jamais vu un agneau 20 plus néfaste pour son peuple que toi. Tu as divisé notre communauté, dispersé notre affaire, critiqué notre religion et nous as déshonorés parmi les Arabes, au point qu’il s’est répandu parmi eux qu’il y a un devin à Quraysh. Par Dieu, nous n’attendons plus que de nous entre-tuer par les épées jusqu’à nous anéantir. Ô homme, si c’est la passion qui te possède, choisis n’importe quelle femme de Quraysh, je te marierai à dix. Si c’est le besoin, nous rassemblerons pour toi de quoi faire de toi le plus riche de Quraysh. » L’Envoyé de Dieu lui dit : « As-tu fini ? » Il dit : « Oui. » L’Envoyé de Dieu dit : « Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Ḥā’-Mīm 21. Révélation du Tout Miséricordieux, du Très Miséricordieux… » jusqu’à ce qu’il atteigne : « S’ils se détournent, dis : Je vous ai avertis d’une foudre semblable à la foudre de ‘Ād et de Thamūd 22. » ‘Utba lui dit : « Cela suffit, cela suffit ! N’as-tu rien d’autre ? » Puis il retourna vers Quraysh. Ils dirent : « Qu’y a-t-il derrière toi ? » Il dit : « Je n’ai rien laissé de ce que je pensais que vous lui diriez sans le dire. » Ils dirent : « T’a-t-il répondu ? » Il dit : « Oui. Non, par Celui qui l’a dressée – voulant dire la Ka‘ba – je n’ai rien compris de ce qu’il a dit, si ce n’est qu’il a dit : “Je vous ai avertis d’une foudre semblable à la foudre de ‘Ād et de Thamūd.” » Ils dirent : « Malheur à toi ! Un homme te parle en arabe et tu ne sais pas ce qu’il dit ! » Il dit : « Par Dieu, je n’ai rien compris de ce qu’il a dit, si ce n’est la mention de la foudre. » Ils continuaient donc à lui nuire de toutes sortes de manières, tandis que l’Envoyé de Dieu leur transmettait les messages de son Seigneur, patient et comptant sur la récompense. Puis Dieu voulut guider ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb. ‘Umar était parmi les plus violents de Quraysh contre l’Envoyé de Dieu et le plus nuisible aux musulmans. La cause de sa conversion fut que sa sœur Fāṭima bint al-Khaṭṭāb était mariée à Sa‘īd ibn Zayd ibn ‘Amr ibn Nufayl. Elle et son mari s’étaient convertis à l’islam, mais ils cachaient leur conversion par crainte de ‘Umar. Nu‘aym ibn ‘Abd Allāh al-Naḥḥām s’était aussi converti et cachait sa conversion. Khabbāb ibn al-Aratt 23 allait souvent chez Fāṭima bint al-Khaṭṭāb pour lui enseigner le Coran. Un jour, ‘Umar sortit, ceint de son épée, voulant aller trouver l’Envoyé de Dieu. On lui avait dit qu’ils s’étaient réunis dans une maison près d’al-Ṣafā 24, au nombre d’environ quarante hommes et femmes.
Le Messager d'Allah — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui —, Ḥamza, ‘Alī et Abū Bakr, parmi les hommes des musulmans qui étaient restés avec le Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui — à La Mecque et n’étaient pas partis vers la terre d’Abyssinie. Alors Nu‘aym ibn al-Naḥḥām (107) rencontra ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb et lui dit : « Où veux-tu aller ? » Il répondit (108) : « Je veux Muḥammad, [ce] (109) Ṣābi’ (sectateur d’une religion nouvelle) qui a divisé l’affaire de Quraysh, a rabaissé leurs esprits, a critiqué leur religion et a insulté leurs divinités, pour le tuer. » Nu‘aym lui dit : « [Par Allah] (3), tu t’es bien leurré toi-même, ô ‘Umar ! [Crois-tu] (3) que ‘Abd Manāf te laissera marcher sur terre après que tu aies tué (113) Muḥammad ? Ne retournerais-tu pas plutôt à ta propre famille pour redresser leur affaire ? » Il dit : « Et quelle est ma famille ? » Il répondit (114) : « Ton beau-frère et ton cousin Sa‘īd ibn Zayd, ainsi que ta sœur : ils se sont soumis à l’islam et ont prêté allégeance à Muḥammad pour sa religion. Occupe-toi donc d’eux (115) ! » ‘Umar revint donc, se dirigeant vers son beau-frère et sa sœur. Chez eux (116) se trouvait Khabbāb ibn al-Aratt (117) avec une feuille contenant « Ṭā Hā » qu’il leur lisait. Lorsqu’ils entendirent le bruit de ‘Umar, Khabbāb se cacha dans une alcôve, et Fāṭima bint al-Khaṭṭāb prit la feuille et la mit sous sa cuisse. Or, il avait entendu, en s’approchant de la maison, leur lecture à voix haute (5). Quand il entra, il dit : « Qu’est-ce que ce murmure (118) que j’ai entendu ? » Ils lui dirent : « Nous n’avons rien entendu. » Il dit : « Si, par Allah ! On m’a informé que vous avez prêté allégeance (119) à Muḥammad pour sa religion. » Et il se jeta sur son beau-frère Sa‘īd ibn Zayd (120). Sa sœur Fāṭima se leva pour l’écarter de son mari, mais il la frappa et lui fit une blessure à la tête. Lorsqu’il eut fait cela, sa sœur et son beau-frère lui dirent : « Oui, nous nous sommes soumis à l’islam et nous avons cru en Allah et en Son Messager. Fais donc ce qu’il te plaît ! » Quand ‘Umar vit le sang sur sa sœur, il regretta ce qu’il avait fait, se ravisa (121) et dit à sa sœur : « Donne-moi cette feuille que je vous ai entendu lire tout à l’heure, que je voie (122) ce (123) qu’a apporté Muḥammad. » — Or ‘Umar était scribe. Lorsqu’il dit cela, sa sœur lui dit : « Nous craignons pour elle de ta part. » Il dit : « N’aie pas peur » — et il jura par ses divinités qu’il la lui rendrait (124). Quand il eut dit (125) cela, elle espéra son embrassement de l’islam et lui dit : « Ô mon frère ! Tu es impur à cause de ton associationnisme, et il n’y touche que les purs (126). » Alors ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb (9) se leva, se lava (128), puis elle lui donna (10) la feuille qui contenait « Ṭā Hā ». Lorsqu’il en lut une ligne (129), il dit : « Qu’il est beau ce discours ! » Quand Khabbāb entendit cela, il sortit vers lui et lui dit : « Ô ‘Umar ! Par Allah, j’espère (130) qu’Allah t’a distingué (131) par l’invocation de Son Prophète (132) — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui (14) — car je l’ai entendu dire (133) : “Ô Allah ! Fortifie (12) l’islam (134) par Abū al-Ḥakam ibn Hishām ou par ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb !” » ‘Umar lui dit : « Indique-moi où il est, ô Khabbāb, pour que j’aille à lui et embrasse l’islam. » Khabbāb lui dit : « Il est dans une maison près d’al-Ṣafā, avec lui un groupe de ses compagnons. » ‘Umar prit alors son épée, la ceignit, puis se dirigea vers le Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui. Lorsqu’il arriva, il frappa à la porte. Quand les musulmans entendirent sa voix, un homme se leva et regarda à travers (135) la porte : il le vit ceint de l’épée (136). Ḥamza ibn ‘Abd al-Muṭṭalib dit : « Laisse-le entrer (137) ; s’il veut du bien, nous le lui accorderons (138), et s’il veut du mal, nous le tuerons avec son épée. » Le Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui — dit : « Laissez-le entrer. » L’homme le laissa donc entrer, et le Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui — se leva vers lui jusqu’à le rencontrer dans la chambre (140) ; il saisit le haut de son pagne, puis (141) le tira d’une forte secousse (8) (142) et dit : « Qu’est-ce qui t’amène, ô fils d’al-Khaṭṭāb ? Par Allah, je ne pense pas que tu t’arrêtes avant qu’Allah ne fasse descendre sur toi une calamité (144) ! » ‘Umar lui dit (145) : « Ô Messager d’Allah ! Je suis venu à toi pour croire (1) en Allah, en Son Messager et en ce que tu as apporté (147) de la part d’Allah. » Il dit : Alors le Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui — prononça un takbīr (Allahu Akbar) que les gens de la maison, parmi les compagnons du Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui — reconnurent comme signifiant que ‘Umar avait embrassé l’islam. Le Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui — dit : « Ô ‘Umar ! Cache cela ! » ‘Umar dit : « Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je le proclamerai comme j’ai proclamé l’associationnisme ! » Alors les compagnons du Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui — se dispersèrent (148) à ce moment-là (149), alors qu’ils s’étaient sentis forts (150) en eux-mêmes lorsque ‘Umar et Ḥamza avaient embrassé l’islam, et ils surent qu’ils protégeraient (151) le Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui. C’est pourquoi Ibn Mas‘ūd disait : « Nous n’avons cessé d’être puissants depuis (152) que ‘Umar a embrassé l’islam. » Ensuite, Khadīja mourut. Le Prophète — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui — dit : « J’ai vu pour Khadīja une demeure (153) au Paradis, sans tumulte ni fatigue. » Puis le Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui — épousa, à la mort (154) de Khadīja, ‘Ā’isha bint Abī Bakr, trois ans avant l’Hégire, au mois de Shawwāl, alors qu’elle avait six ans (155). Il n’épousa aucune vierge en dehors d’elle. La mère de ‘Ā’isha était Umm Rūmān (156) bint ‘Āmir ibn ‘Uwaymir ibn ‘Abd Shams. Ensuite, le Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui — sortit vers al-Ṭā’if, cherchant auprès de Thaqīf protection et soutien. Les notables de Thaqīf à cette époque étaient ‘Abd Yālīl, Ḥabīb et (157) Mas‘ūd ibn ‘Amr (158). Lorsque le Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui — vint à eux (12), il les appela à Allah. L’un d’eux dit : « Allah n’a-t-Il trouvé personne d’autre à envoyer que toi ? » Un autre dit — alors qu’il effilochait les vêtements de la Ka‘ba — : « Si Allah t’a envoyé… » Et un autre dit : « S’il (160) est comme tu le dis (161), il ne me convient pas (162) de (163) te parler par vénération (164) pour toi ; et si tu mens sur Allah, il ne me convient pas de te parler. » Alors le Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui — se leva, ayant entendu ce qu’il détestait, et se réfugia contre le mur d’un jardin appartenant aux Banū Rabī‘a. Or, ‘Utba et Shayba s’y trouvaient (166). Lorsqu’ils le virent, un sentiment de parenté s’émut en eux. Ils appelèrent un jeune esclave à eux, appelé ‘Addās, un chrétien, et lui dirent (168) : « Prends ces raisins, mets-les dans ce récipient et va les porter à cet homme. » Lorsque ‘Addās vint à lui avec cela, le Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui — mit sa main dans les raisins, prononça le nom d’Allah (Bismillāh), puis mangea. ‘Addās le regarda (169) au visage et dit : « Ceci est une chose que les gens ne disent pas aujourd’hui ! » Il dit (171) : « Et qui es-tu ? » Il dit : « Je suis un homme chrétien, originaire de Ninive (172). » Il dit : « Du village de Yūnus ibn Mattā ? » Il dit : « Et qu’est-ce qui te fait savoir (173) ce qu’est Yūnus ibn Mattā ? » Il dit : « Celui-ci (174) est mon frère ; c’était un prophète (175) parmi les prophètes (1). » Alors ‘Addās se mit à embrasser (176) ses mains et ses pieds (2) et à dire : « Saint (Subḥān) ! » Les deux fils de Rabī‘a (178) dirent l’un à l’autre : « Voilà que ton esclave t’a été corrompu (179) ! » Lorsqu’il revint vers eux, ils l’interrogèrent (180) sur ce qu’il lui avait dit. Il dit (181) : « Il m’a informé d’une chose que seul un prophète connaît ! » Ils dirent : « Ô ‘Addās, malheur à toi ! (182) Ne te laisse pas détourner de ta religion (9). » Ensuite, le Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui — partit, après avoir désespéré (183) de (recevoir du soutien de) Ṭā’if, et passa par Nakhlah. Il se leva pour prier au milieu de la nuit. Un groupe de djinns, originaires de Naṣībīn, passa près de lui et l’écouta pendant presque toute la nuit. Lorsqu’il eut terminé sa prière, ils retournèrent vers leur peuple en avertisseurs ; ils étaient sept personnes. Ensuite, le Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui — arriva à La Mecque, les appelant (184) à Allah (185) et leur demandant de l’aider à protéger son dos jusqu’à ce qu’il puisse transmettre de la part d’Allah (13) ce pour quoi Il l’avait envoyé. Ensuite, ses compagnons le cherchèrent une nuit (187) et passèrent la pire des nuits. Ils se mirent à dire : « Il a été emporté [ou] (188) assassiné (189) », et ils se dispersèrent dans les vallées et les ravins à sa recherche. Ibn Mas‘ūd le rencontra alors qu’il revenait de [près de] (190) Ḥirā’ et dit : « Ô Prophète d’Allah ! Que mon père et ma mère te soient sacrifiés ! Nous avons passé la pire des nuits. » Le Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui — dit : « Le messager des djinns est venu à moi, et je suis allé à eux pour leur réciter le Coran. Ils m’ont demandé des provisions, et j’ai dit : “Tout os sur lequel le nom d’Allah a été prononcé tombera entre vos mains (191) — ou bien ce qui sera de la viande — et le crottin sera le fourrage de vos montures.” » C’est pourquoi le Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui — a interdit de se nettoyer avec des excréments et des os, car c’est la provision de nos frères les djinns. Ibn Mas‘ūd disait : « Le Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui — m’a montré [la nuit des djinns] (1) leurs traces (192) et leurs feux. » Ensuite, Allah — Puissant et Majestueux — ordonna à Son Messager (193) — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui (4) — de s’offrir aux tribus arabes. [Relation de l’offre que le Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui — fit de lui-même aux tribus] Al-Ḥasan ibn ‘Abd Allāh ibn Yazīd al-Qaṭṭān nous a informés à al-Raqqah : ‘Abd al-Jabbār ibn Muḥammad (194) ibn Kathīr al-Tamīmī nous a rapportés : Muḥammad ibn Bishr al-Yamānī (195) nous a rapportés d’après Abān ibn ‘Abd Allāh al-Bajalī (196) d’après Abān ibn Taghlib (197) d’après ‘Ikrima d’après Ibn ‘Abbās (198) (199) qui a dit : ‘Alī ibn Abī Ṭālib m’a raconté (10) : Lorsqu’Allah ordonna à Son Messager — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui (4) — de s’offrir aux tribus arabes, il sortit, moi avec lui ainsi qu’Abū Bakr al-Ṣiddīq, jusqu’à ce que nous arrivions à une assemblée (200) parmi [les assemblées] (202) des Arabes. Abū Bakr s’avança, salua et dit : « De quel peuple êtes-vous ? » Ils dirent : « De Rabī‘a (203). » Il dit : « Et de quelle Rabī‘a (1) êtes-vous ? Êtes-vous de sa tête (204) ou de ses mâchoires (205) ? » Ils dirent : « Non, plutôt de sa plus grande tête. » Abū Bakr dit : « Et de quelle plus grande tête êtes-vous ? » Ils dirent (206) : « [De] (207) Dhuhl l’aîné. » Abū Bakr dit : « Y a-t-il parmi vous ‘Awf, dont on dit (208) (209) : “Il n’y a pas de liberté (210) dans la vallée (211) de ‘Awf” ? » Ils dirent : « Non. » Il dit : « Y a-t-il parmi vous Basṭām (212) ibn Qays, le porte-étendard et le refuge des tribus ? » Ils dirent : « Non. » Il dit : « Y a-t-il parmi vous Jassās (214) ibn Murra, le protecteur de l’honneur (215) et le défenseur du voisin ? » Ils dirent : « Non. » Il dit : « Y a-t-il parmi vous al-Ḥawfazān (216), le tueur des rois (217) et celui qui les dépouille de leurs âmes (16) ? » Ils dirent : « Non. » Il dit : « Y a-t-il parmi vous les alliés par mariage (218) des rois de (219) Lakhm ? » Ils dirent : « Non. » Abū Bakr dit : « Vous n’êtes donc pas (220) Dhuhl (221) l’aîné ; vous êtes Dhuhl le cadet. » Alors un jeune homme des Banū Shaybān, appelé Dughfal (222), dont le visage commençait à peine à montrer la barbe (223), se leva vers lui et dit (224) : « Il incombe à celui qui nous interroge que nous l’interrogions (225) ; ô homme ! Tu nous as interrogés (226) (227) et nous t’avons répondu sans rien te cacher (6). De quel peuple (228) es-tu ? » Abū Bakr dit : « [Je suis] (229) de Quraysh. » Le jeune homme dit : « Bravo ! Les gens de l’honneur et de la préséance. Et de quel (230) (231) Qurayshite (232) es-tu ? » Il dit (233) : « De la descendance de Taym ibn Murra. » Il dit (234) : « Par Allah, tu as offert au tireur le point visé sur le front de la cible (235) ! Y a-t-il parmi vous Quṣayy (236), celui qui a rassemblé les tribus de Fihr, et qui était appelé parmi Quraysh “le rassembleur” ? » Il dit : « Non. » Il dit : « Y a-t-il parmi vous Hāshim, celui qui émietta le pain dans le bouillon pour son peuple alors que les hommes de La Mecque étaient affamés (237) et maigres (238) ? » Il dit : « Non. » Il dit : « Es-tu de ceux qui détiennent la Ḥijāba (garde de la Ka‘ba) ? » Il dit : « Non. » Il dit : « Es-tu de ceux qui détiennent la Nadwa (assemblée) (1) ? » Il dit : « Non. » Il dit : « Y a-t-il parmi vous Shayba al-Ḥamd (239), ‘Abd al-Muṭṭalib (240), le nourrisseur des oiseaux du ciel, dont le visage ressemble à la lune (241) qui illumine (242) dans la nuit sombre et obscure (243) ? » Il dit : « Non. » Il dit : « Es-tu de ceux qui détiennent la Siqāya (distribution d’eau) ? » Il dit : « Non. » Abū Bakr tira alors sur la bride de la chamelle et retourna vers (244) le Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui. Le jeune homme dit : « Le flot du torrent (245) a rencontré un flot (246) (247) qui le repousse… Parfois il le brise (248) (249) et parfois il le fend (250) » « Par Allah, [certes] (251) il a tenu bon ! » ‘Alī dit : Alors le Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui — sourit. Je dis : « Ô Abū Bakr ! Tu es tombé sur un fin connaisseur (253) de la part du Bédouin ! » Il me dit (6) : « Oui (254), ô Abū
Al-Hasan ! Il n'est de calamité 25 au-dessus de laquelle il n'y ait une calamité plus grande, et l'épreuve est liée à la parole. 'Ali a dit : Puis nous fûmes conduits à une autre assemblée, empreinte de sérénité et de dignité. Abou Bakr s'avança – il était toujours en tête de tout bien – et salua, puis demanda : De quel peuple êtes-vous ? Ils répondirent : De la tribu de Shaybân ibn Tha'laba. Abou Bakr se tourna vers le Messager d'Allah – que la prière et la paix soient sur lui – et dit : Que mon père et ma mère te soient sacrifiés, ô Messager d'Allah ! Il n'y a, derrière ce peuple, nul autre 26 ; ceux-ci sont l'élite 27 de leur peuple. Parmi eux se trouvent Mafrûq ibn 'Amr, Hâni' ibn Qabîsa, al-Muthannâ ibn Hâritha et al-Nu'mân ibn Sharîk. Mafrûq ibn 'Amr les surpassait en beauté et en éloquence ; il avait deux longues mèches 28 qui tombaient sur sa poitrine 29. Il était le plus proche de l'assemblée par rapport à Abou Bakr. Abou Bakr dit : Combien êtes-vous ? Mafrûq répondit : Nous dépassons le millier, et un millier ne peut être vaincu par manque d'effectifs ! Abou Bakr dit : Et quelle est votre force défensive ? Mafrûq dit : L'effort nous incombe, et chaque peuple a sa détermination. Abou Bakr dit : Comment sont vos guerres contre vos ennemis ? Mafrûq dit : Nous sommes au plus fort de notre colère quand nous rencontrons l'ennemi, et nous sommes au plus fort de notre rencontre quand nous nous mettons en colère. Nous préférons les chevaux de race aux enfants, et les armes aux chamelles laitières. La victoire vient d'Allah : tantôt Il nous donne l'avantage, tantôt Il le donne à d'autres. Es-tu, par hasard, le frère des Qurayshites ? Abou Bakr dit : Vous est-il parvenu qu'il est le Messager d'Allah ? Le voici ! Mafrûq dit : Il nous est parvenu qu'il mentionne cela. Il dit : Vers quoi appelles-tu, ô frère des Qurayshites ? Il dit : Je vous appelle à attester qu'il n'y a de dieu qu'Allah, seul, sans associé, et que je suis le Messager d'Allah, et à m'accueillir et à me secourir. Car les Qurayshites se sont ligués contre l'ordre d'Allah, ont traité Ses messagers de menteurs et se sont contentés du faux au détriment du vrai. Or Allah est le Riche, le Digne de louanges. Mafrûq ibn 'Amr dit : Vers quoi nous appelles-tu, ô frère des Qurayshites ? Alors le Messager d'Allah – que la prière et la paix soient sur lui – récita : « Dis : Venez, que je récite ce que votre Seigneur vous a interdit » 30 jusqu'au verset. Mafrûq dit : Et vers quoi appelles-tu, ô frère des Qurayshites ? Alors le Messager d'Allah – que la prière et la paix soient sur lui – récita : « Certes, Allah ordonne la justice et la bienfaisance » 31 jusqu'au verset. Mafrûq dit : Par Allah, tu as appelé, ô frère des Qurayshites, aux nobles qualités morales et aux bonnes actions. Il sembla souhaiter que Hâni' ibn Qabîsa partage la parole avec lui, et dit : Voici Hâni' ibn Qabîsa, notre chef et l'homme de notre religion ! Celui-ci dit : J'ai entendu ton discours, ô frère des Qurayshites. Je considère que si nous abandonnons notre religion et te suivons dans la tienne, pour une seule séance où tu t'es assis avec nous, ce serait une erreur de jugement et un manque de réflexion sur les conséquences. Or l'erreur vient avec la hâte. Derrière nous, il y a un peuple que nous répugnons à engager par un pacte. Mais retourne, et nous retournerons ; réfléchis, et nous réfléchirons. Il sembla souhaiter que al-Muthannâ ibn Hâritha partage la parole avec lui, et dit : Voici al-Muthannâ ibn Hâritha, notre chef et l'homme de notre guerre ! Al-Muthannâ dit : J'ai entendu ton discours, ô frère des Qurayshites. La réponse est celle de Hâni' ibn Qabîsa concernant l'abandon de notre religion et notre adhésion à toi. Nous ne faisons que camper entre deux épouses rivales 32. Le Messager d'Allah – que la prière et la paix soient sur lui – dit : Quelles sont ces deux épouses rivales ? Il dit : Les fleuves de Kisrâ 33 et les eaux des Arabes. Nous ne faisons que camper sous un pacte que Kisrâ nous a imposé : ne pas commettre d'acte répréhensible et ne pas abriter de fauteur de trouble. Je vois que cette affaire à laquelle tu appelles est de celles que les rois détestent. Si tu veux que nous t'accueillions et te secourions du côté des eaux des Arabes, nous le ferons. Le Messager d'Allah – que la prière et la paix soient sur lui – dit : Vous n'avez pas mal agi dans votre réponse, car vous avez dit la vérité. Certes, la religion d'Allah ne sera secourue que par celui qu'Allah entoure de tous côtés. Que pensez-vous si, après peu de temps, Allah vous fait hériter de leur terre, de leurs demeures et de leurs biens, et vous donne leurs femmes en mariage ? Glorifierez-vous Allah et Le sanctifierez-vous ? Al-Nu'mân ibn Sharîk dit : Ô Allah, oui ! Il dit : Alors le Messager d'Allah – que la prière et la paix soient sur lui – récita : « Nous t'avons envoyé comme témoin, annonciateur et avertisseur, appelant à Allah par Sa permission, et comme une lampe éclairante » 34. Puis le Messager d'Allah – que la prière et la paix soient sur lui – se leva, tenant la main d'Abou Bakr, et dit : Ô Abou Bakr, quelles nobles qualités morales dans la période préislamique 35 ! Comme elles sont honorables ! Par elles, Allah repousse la violence de certains contre d'autres. Abou Hâtim dit : Allah – qu'Il soit exalté et magnifié – ordonna à Son Messager – que la prière et la paix soient sur lui – de se présenter aux tribus arabes, les appelant à Allah seul, à ne rien Lui associer, à le secourir et à le croire. Il passait donc par les assemblées et les demeures des Arabes. Quand il voyait un groupe, il s'arrêtait devant eux et disait : Je suis le Messager d'Allah auprès de vous ! Il vous ordonne de L'adorer sans rien Lui associer, et de me croire. Derrière lui, son oncle 'Abd al-'Uzzâ, Abou Lahab ibn 'Abd al-Muttalib, disait : Ô gens, n'acceptez pas de lui, car c'est un menteur. Il alla ainsi jusqu'à la tribu de Kinda dans leurs demeures, se présenta à eux et les appela à Allah, mais ils refusèrent de lui répondre. Puis il alla à la tribu de Kalb dans leurs demeures et parla à une fraction d'entre eux appelée les Banû 'Abd Allah. Il les appela, allant jusqu'à leur dire : Ô Banû 'Abd Allah ! Allah a donné un beau nom à votre père. Je suis Son Messager, suivez-moi afin que j'exécute Son ordre. Mais ils n'acceptèrent pas de lui. Puis il alla aux Banû Hanîfa dans leurs demeures, et ils rejetèrent ce qu'il leur disait. Il n'y eut, parmi les tribus arabes, aucune plus rude envers lui que celle-ci. Puis il alla aux Banû 'Âmir ibn Sa'sa'a dans leurs demeures et les appela à Allah. L'un d'eux dit : Si nous te suivons et te croyons, et qu'Allah te donne la victoire, puis te rende vainqueur de ceux qui s'opposent à toi, le pouvoir sera-t-il pour nous après toi ? Le Messager d'Allah – que la prière et la paix soient sur lui – dit : Le pouvoir appartient à Allah ; Il le place où Il veut. Ils dirent : Exposerions-nous nos gorges aux Arabes pour toi, et quand tu triompheras, le pouvoir sera à d'autres qu'à nous ? Nous n'avons pas besoin de cela dans ton affaire. Le Messager d'Allah – que la prière et la paix soient sur lui – assistait à la saison du pèlerinage 36 et se présentait à tous les Arabes présents. Il arriva à al-'Aqaba 37 et y trouva un groupe qui venait de lancer les cailloux 38. Le Messager d'Allah – que la prière et la paix soient sur lui – s'adressa à eux et dit : De qui êtes-vous ? Ils dirent : Des Khazraj. Il dit : Êtes-vous des alliés des Juifs ? Ils dirent : Oui. Il leur parla de ce pour quoi Allah l'avait envoyé. Certains d'entre eux dirent aux autres : Ô gens, voici celui que les Juifs nous annonçaient comme devant apparaître à la fin des temps. Les Juifs, quand il y avait quelque chose entre eux, disaient : Nous attendons un prophète qui va être envoyé bientôt, qui vous tuera comme furent tués 'Âd et Thamûd, et nous le suivrons et triompherons de vous avec lui. Puis ils dirent au Messager d'Allah – que la prière et la paix soient sur lui : Nous retournons à notre peuple et nous les informons de ce que tu nous as dit. Combien nous désirons te suivre ! Nous avons laissé notre peuple en proie à la discorde ; nous ne connaissons aucune tribu arabe ayant entre eux autant d'inimitié qu'entre eux. Nous retournerons vers eux avec ce que nous avons entendu de toi. Peut-être Allah tournera-t-il leurs cœurs, te fera-t-il réformer ce qui est entre eux, unira-t-il leurs cœurs et se rassembleront-ils autour de ton affaire. S'ils se rassemblent autour d'une seule affaire, nul homme ne sera plus puissant que toi. Puis ils arrivèrent à Médine et répandirent cela parmi eux. Quand les pèlerins arabes revinrent, il y avait chez les Banû 'Âmir un vieillard qui avait vieilli et ne pouvait pas se rendre avec eux à la saison du pèlerinage, mais il était influent parmi eux. Quand ils revenaient, il les interrogeait sur ce qui s'était passé lors de leur saison. Cette année-là, il les interrogea, et ils l'informèrent de ce que le Messager d'Allah – que la prière et la paix soient sur lui – leur avait dit et les avait appelés. Le vieillard posa sa main sur sa tête et dit : Ô Banû 'Âmir ! Y a-t-il un moyen de rattraper cela ? Y a-t-il une quête pour son aboutissement ? Par Allah, ce n'est pas un Ismaélite qui l'a inventé, et c'est la vérité ! Malheur à vous ! Où était votre jugement ? Les Qurayshites entendirent à La Mecque, la nuit, une voix sans voir de personne, qui disait : Si les deux Sa'd 39 embrassent l'islam, Muhammad deviendra, de par cette affaire, à l'abri de l'opposition des opposants. Les Qurayshites dirent : Si nous savions qui sont les deux Sa'd, nous ferions ceci et cela. Puis ils entendirent celui qui parlait dire : Ô Sa'd, Sa'd des Aws, sois toi le protecteur ! Et ô Sa'd, Sa'd des Khazraj, les généreux ! Répondez à l'appel de la guidance et espérez, Auprès d'Allah, au Paradis, la proximité du connaisseur. Car la récompense d'Allah pour celui qui cherche la guidance, Ce sont des jardins du Paradis aux pavillons élevés. Par « les deux Sa'd », il voulait dire Sa'd des Aws – Sa'd ibn Mu'âdh – et Sa'd des Khazraj – Sa'd ibn 'Ubâda. [Le récit du premier serment d'allégeance à al-'Aqaba] Muhammad ibn Ahmad ibn Abî 'Awn al-Râzî nous a rapporté, 'Ammâr ibn al-Hasan nous a rapporté, Salama ibn al-Fadl nous a rapporté d'après Ibn Ishâq, qui a dit : Yazîd ibn Abî Habîb m'a rapporté d'après Muthrad ibn 'Abd Allah al-Yazanî, d'après 'Abd al-Rahmân ibn 'Usayla al-Sanâbihî, d'après 'Ubâda ibn al-Sâmit, qui a dit : Nous étions douze hommes lors du premier serment d'al-'Aqaba. Nous avons prêté serment d'allégeance au Messager d'Allah – que la prière et la paix soient sur lui – sur le serment des femmes 40 : ne rien associer à Allah, ne pas voler, ne pas forniquer, ne pas tuer nos enfants, ne pas commettre de calomnie forgée de toutes pièces entre nos mains et nos pieds, et ne pas lui désobéir en ce qui est convenable. Celui qui tient sa promesse aura le Paradis ; celui qui commet quelque chose de cela, son affaire dépend d'Allah : s'Il veut, Il le châtie, et s'Il veut, Il lui pardonne. Abou Hâtim dit : Quand vint la saison du pèlerinage, le Prophète – que la prière et la paix soient sur lui – se mit à suivre les tribus, les appelant à Allah. Douze représentants 41 des Ansâr se réunirent auprès de lui la nuit et dirent : Ô Messager d'Allah – que la prière et la paix soient sur lui – nous craignons que si tu viens chez nous en cet état, ce que nous voulons ne puisse se réaliser. Mais nous te prêtons serment maintenant, et notre rendez-vous est l'année prochaine. Le Prophète – que la prière et la paix soient sur lui – leur fit prêter serment de ne rien associer à Allah, de ne pas voler, de ne pas forniquer, de ne pas tuer leurs enfants, de ne pas commettre de calomnie forgée de toutes pièces entre leurs mains et leurs pieds, et de ne pas lui désobéir en ce qui est convenable. Celui qui tient sa promesse aura le Paradis ; celui qui commet quelque chose de cela, son affaire dépend d'Allah : s'Il veut, Il lui pardonne, et s'Il veut, Il le châtie. Leurs noms sont : parmi les Banû al-Najjâr, trois personnes : As'ad ibn Zurâra ibn 'Adas – c'est Abû Umâma –, 'Awf et Mu'âdh, les deux fils d'al-Hârith ibn Rifâ'a.
Parmi les Banū Zurayq 42 (413) ibn ‘Āmir ibn Zurayq : Rāfi‘ 43 (414) ibn Mālik ibn al-‘Ajlān et Dhakwān ibn ‘Abd Qays ibn Khālida (415). Parmi les Banū Ghannam (416) : ‘Awf (417) ibn ‘Amr ibn ‘Awf ibn al-Khazraj. Parmi eux, les Qawāfil 44 (418) : ‘Ubāda ibn al-Ṣāmit ibn Qays ibn Aṣram et Abū ‘Abd al-Raḥmān ibn Yazīd ibn Tha‘laba, allié à eux de la tribu de Balī (419). Parmi les Banū Sālim ibn ‘Awf : ‘Abbās ibn ‘Ubāda ibn Naḍla. Parmi les Banū Salama [Ja‘d] (420) ibn Sa‘īd. Puis, parmi les Banū Ḥarām (421) : ‘Uqba ibn ‘Āmir ibn Nābī (422) et Qutba ibn (423) ‘Āmir ibn Ḥadīda (424) ibn ‘Amr ibn Suwād. Parmi les Banū ‘Abd al-Ashhal ibn Jusham (425) : Abū al-Haytham (426) ibn al-Tayyihān, dont le nom est Mālik, et ‘Uwaym ibn Sā‘ida. Puis ils retournèrent à leur peuple à Médine et leur racontèrent la nouvelle (427), et la mention de l’Islam se répandit à Médine. Alors, un par un (428), les Anṣār 45 (429) sortaient de Médine pour se rendre à La Mecque, croyaient au Messager d’Allāh – qu’Allāh prie sur lui et le salue – puis retournaient auprès des leurs, et un groupe (430) embrassait l’Islam grâce à son Islam, jusqu’à ce qu’il ne reste (431) aucune demeure des Anṣār sans qu’il y ait un groupe de musulmans qui professaient ouvertement l’Islam. Puis les Aws et les Khazraj divergèrent au sujet de la prière et refusèrent (432) que certains d’entre eux dirigent les autres. Alors, le Messager d’Allāh – qu’Allāh prie sur lui et le salue – envoya à Médine Muṣ‘ab ibn ‘Umayr avec un groupe (433), car ils avaient écrit au Messager d’Allāh – qu’Allāh prie sur lui et le salue – pour lui demander d’envoyer auprès d’eux un homme de ses Compagnons qui les instruise dans la religion. Muṣ‘ab ibn ‘Umayr descendit (434) chez As‘ad (435) ibn Zurāra. Il allait dans les demeures des Anṣār, les appelait à Allāh, leur récitait (436) le Coran et instruisait ceux (437) d’entre eux qui étaient entrés dans l’Islam. L’Islam de Sa‘d ibn Mu‘ādh (438) et d’Usayd ibn Ḥuḍayr eut lieu par l’intermédiaire de Muṣ‘ab (439). En effet, il sortit avec As‘ad ibn Zurāra vers un jardin des jardins des Banū al-Najjār, accompagnés d’hommes (440) musulmans. Cela parvint à [Sa‘d] (441) ibn Mu‘ādh, qui dit à Usayd ibn Ḥuḍayr : « Va trouver cet homme. S’il n’était pas avec As‘ad ibn Zurāra, qui est le fils de ma tante maternelle comme tu le sais, je me serais chargé moi-même de son affaire ! » Alors Usayd ibn Ḥuḍayr prit sa lance et sortit jusqu’à ce qu’il arrive auprès de Muṣ‘ab. Il s’arrêta (442) devant lui en l’injuriant 46. Or, As‘ad avait dit à Muṣ‘ab en voyant Usayd : « Voici Usayd ! C’est l’un des chefs de son peuple (443), il a de l’importance et de l’honneur. » Lorsqu’il arriva près d’eux, il parla avec une certaine rudesse. Muṣ‘ab (444) ibn ‘Umayr lui dit 47 : « Ne veux-tu pas t’asseoir et écouter ? Si tu entends quelque chose de bien, tu l’acceptes ; si tu répugnes à quelque chose (445) ou que cela te déplaît, nous t’en dispensons. » Usayd dit : « Il n’y a pas de mal à cela. » Puis (446) il planta sa lance 48 et s’assit. Muṣ‘ab parla de l’Islam et lui récita (447) le Coran. Usayd dit : « Qu’elle est belle cette parole ! » Puis il lui ordonna et il prononça l’attestation de foi 49. Il leur dit : « Comment dois-je faire ? » Il lui dit : « Tu te purifies par une ablution majeure 50, tu purifies ton vêtement, tu prononces l’attestation de foi et tu accomplis deux rak‘a 46. » Il fit ainsi et (448) retourna vers les Banū ‘Abd al-Ashhal, tandis que les deux [Muṣ‘ab et As‘ad] restèrent (449) à leur place. Lorsque Sa‘d (450) [ibn Mu‘ādh] (451) le vit revenir, il dit : « Je jure par Allāh qu’Usayd vous est revenu avec un visage différent de celui avec lequel il était parti de chez vous ! » Lorsqu’il s’arrêta devant lui, Sa‘d lui dit : « Qu’y a-t-il derrière toi ? » Il dit : « J’ai parlé aux deux hommes, ils m’ont parlé avec des paroles douces, et ils ont prétendu qu’ils allaient laisser (452) cela. Il m’est parvenu que les Banū Ḥāritha ont appris la présence d’As‘ad et se sont rassemblés (453) pour le tuer (454), et ils ne veulent par là que t’humilier (455) – et il est le fils de ta tante maternelle. Si tu tiens à lui, va le rejoindre. » Alors Sa‘d se leva, prit la lance des mains d’Usayd et dit : « Je ne vois pas que tu aies fait quoi que ce soit d’utile ! » Puis il sortit jusqu’à ce qu’il arrive près d’eux et s’arrêta devant eux en les injuriant (456). Or, As‘ad avait dit à Muṣ‘ab en voyant Sa‘d : « Celui-ci, par Allāh, est le chef de ceux qui sont derrière lui ! S’il te suit (457), personne (458) de son peuple (459) ne s’opposera à lui. Qu’Allāh fasse de lui une belle épreuve ! » Lorsque Sa‘d s’arrêta, il dit à As‘ad ibn Zurāra : « Es-tu venu à nous avec cet homme (460) pour rendre insensés nos jeunes 51 et nos faibles ? Par Allāh, sans le lien de parenté (461) qui existe entre toi et moi, je ne t’aurais pas laissé avec celui-ci ! » Lorsque Sa‘d eut fini son discours, Muṣ‘ab lui dit : « Ne veux-tu pas t’asseoir et écouter ? Si tu entends quelque chose de bien, tu l’acceptes ; si quelque chose te déplaît, nous t’en dispensons. » Il dit : « Tu es équitable. » (462) Alors il planta sa lance 52 et s’assit. Il lui parla de l’Islam et lui récita le Coran. Sa‘d dit : « Qu’elle est belle cette parole ! Nous l’acceptons de toi et nous t’y aiderons. Comment faites-vous lorsque vous entrez dans cette affaire ? » Il dit : « Tu te purifies par une ablution majeure, tu purifies ton vêtement, tu prononces l’attestation de foi et tu accomplis deux rak‘a. » Il fit ainsi, puis sortit [Sa‘d] (463) (464) jusqu’à ce qu’il arrive auprès des Banū ‘Abd al-Ashhal. Lorsqu’ils le virent, ils dirent : « Par Allāh, Sa‘d (465) vous est revenu avec un visage différent (466) de celui avec lequel il était parti de chez vous ! » Lorsqu’il s’arrêta devant eux (467), ils dirent : « Qu’est-ce qui t’amène ? » Il dit : « Ô Banū ‘Abd al-Ashhal, que savez-vous de mon opinion à votre sujet et de mon autorité sur vous ? » Ils dirent : « Tu es le meilleur d’entre nous par l’opinion. » [Il dit] (468) : « Alors, qu’il me soit interdit (469) de parler à vos hommes et à vos femmes jusqu’à ce que vous croyiez en Allāh seul et que vous attestiez que Muḥammad est le Messager d’Allāh et que vous entriez dans Sa religion. » Il ne se passa pas la fin de ce jour dans la demeure des Banū (470) ‘Abd al-Ashhal sans qu’un homme ou une femme (471) n’embrasse l’Islam. [La première prière du vendredi 53 célébrée à Médine] Elle fut célébrée par Abū Umāma As‘ad ibn Zurāra, alors qu’ils étaient quarante hommes, dans un jardin appelé Naqī‘ al-Khuḍamāt (472) sur la ḥarra 47 (473) des Banū Bayāḍa. Ka‘b ibn Mālik disait (474) plus tard, lorsqu’il entendait l’appel à la prière du vendredi : « Que la miséricorde (475) d’Allāh soit sur Abū Umāma As‘ad ibn Zurāra ! » [Le récit du Voyage nocturne 54 du Messager d’Allāh – qu’Allāh prie sur lui et le salue – la nuit de l’Ascension 48] Al-Ḥasan ibn Sufyān al-Shaybānī (476), Aḥmad ibn ‘Alī ibn al-Muthannā al-Tamīmī (477) et ‘Imrān ibn Mūsā ibn Mujāshi‘ al-Sakhtiyānī 44 nous ont rapporté, disant : Haddaba ibn Khālid al-Qaysī nous a rapporté, disant : Hammām ibn Yaḥyā nous a rapporté, disant : Qatāda nous a rapporté, d’après Anas ibn Mālik ibn Ṣa‘ṣa‘a, que le Prophète d’Allāh – qu’Allāh prie sur lui et le salue – leur raconta au sujet de la nuit où il fut transporté 51 : « Alors que (478) j’étais dans al-Ḥaṭīm 55 – et parfois il disait : dans al-Ḥijr 52 – couché, voici que [Jibrīl] (479) vint à moi, fendit [l’espace] entre ceci et cela, sortit mon cœur, puis on m’apporta un bassin en or rempli (480) de foi et de sagesse, lava mon cœur, puis le remit (481). Puis on m’amena (482) une monture 56 inférieure à la mule et supérieure à l’âne, posant son sabot à l’extrémité de sa portée. Je fus transporté sur elle. Jibrīl s’en alla avec moi jusqu’à ce qu’il parvienne (483) au ciel le plus proche. Il demanda l’ouverture. On dit : « Qui est-ce ? » Il dit : « Jibrīl. » On dit (484) : « Et qui est avec toi ? » Il dit (485) : « Muḥammad. » On dit : « A-t-il été envoyé vers lui ? » Il dit : « Oui. » On dit : « Bienvenue à lui ! Quelle bonne (486) venue ! » Alors on ouvrit. Lorsque je fus entré, voici qu’il y avait Adam. Il dit : « Voici ton père Adam, salue-le. » Je le saluai, il me rendit (487) le salut, puis dit : « Bienvenue au fils pieux et au prophète pieux ! » Puis il monta avec moi jusqu’à ce qu’il parvienne au deuxième ciel. Il demanda l’ouverture. On dit : « Qui est-ce ? » Il dit : « Jibrīl. » On dit : « Et qui est avec toi ? » Il dit : « Muḥammad. » On dit : « A-t-il été envoyé vers lui ? » Il dit : « Oui. » On dit : « Bienvenue à lui ! Quelle bonne venue ! » Alors on ouvrit pour lui. Lorsque je fus entré, voici que nous étions avec ‘Īsā 57 et Yaḥyā 58, qui sont les fils de la tante maternelle. Il dit : « Voici Yaḥyā et ‘Īsā, salue-les. » Il dit (488) : « Je les saluai, ils rendirent le salut, puis dirent : « Bienvenue au frère pieux et au prophète pieux ! » Puis il monta (489) avec moi jusqu’au troisième ciel. Il demanda l’ouverture. On dit : « Qui est-ce ? » Il dit : « Jibrīl. » On dit : « Et qui est avec toi ? » Il dit : « Muḥammad. » On dit : « A-t-il été envoyé vers lui ? » Il dit : « Oui. » On dit : « Bienvenue à lui ! Quelle bonne venue ! » Alors on ouvrit. Lorsque je fus entré, voici Yūsuf 59. Il dit (490) : « Voici Yūsuf, salue-le. » Je le saluai, il rendit le salut, puis dit : « Bienvenue au frère pieux et au prophète pieux ! » Puis il monta avec moi jusqu’au quatrième ciel. Il demanda l’ouverture. On dit : « Qui est-ce ? » Il dit (491) : « Jibrīl. » On dit : « Et qui est avec toi ? » Il dit 53 : « Muḥammad. » On dit : « A-t-il été envoyé vers lui ? » Il dit : « Oui. » On dit : « Bienvenue (492) à lui ! Quelle bonne venue ! » Alors on ouvrit. Lorsque je fus entré, voici Idrīs 60. Il dit : « Voici Idrīs, salue-le (493). » Je le saluai, il rendit le salut, puis dit : « Bienvenue au frère pieux et au prophète pieux ! » Puis il monta avec moi jusqu’au cinquième ciel. Il demanda l’ouverture. On dit : « Qui est-ce ? » Il dit : « Jibrīl. » On dit : « Et qui est avec toi ? » Il dit : « Muḥammad. » On dit (494) : « A-t-il été envoyé vers lui ? » Il dit : « Oui. » On dit : « Bienvenue (495) à lui ! Quelle bonne venue ! » Alors on ouvrit. Lorsque je fus entré (496), voici Hārūn 61. Il dit : « Voici Hārūn, salue-le. » Je le saluai, il rendit le salut (497), puis dit : « Bienvenue au frère pieux et au prophète pieux ! » Puis il monta avec moi jusqu’au sixième ciel. Il demanda l’ouverture. On dit : « Qui est-ce ? » Il dit : « Jibrīl. » On dit : « Et qui est avec toi ? » Il dit : « Muḥammad. » On dit : « A-t-il été envoyé vers lui ? » Il dit : « Oui. » On dit 43 : « Bienvenue à lui ! Quelle bonne (499) venue ! » Alors on ouvrit. Lorsque je fus entré, voici Mūsā 62. Il dit : « Voici Mūsā, salue-le. » Je le saluai, il rendit le salut et (500) dit : « Bienvenue au frère pieux et au prophète pieux ! » Lorsque je le dépassai, il pleura. Il dit (501) : « Qu’est-ce qui te fait pleurer ? » Il dit : « Je pleure parce qu’un jeune homme envoyé après moi fera entrer au Paradis plus de gens de sa communauté que (502) ceux qui y entrent de ma communauté. » Puis il monta avec moi jusqu’au septième ciel. Il demanda l’ouverture. On dit : « Qui est-ce ? » Il dit : « Jibrīl. » On dit : « Et qui est avec toi ? » Il dit : « Muḥammad. » On dit : « A-t-il été envoyé vers lui ? » Il dit : « Oui. » On dit : « Bienvenue (504) à lui ! Quelle bonne venue ! » Alors on ouvrit. Lorsque je fus entré, voici Ibrāhīm 63 (505). Il dit (506) : « Voici ton père Ibrāhīm, salue-le (507). » Je le saluai, il rendit le salut, puis dit : « Bienvenue au prophète pieux et au fils pieux ! » Puis on m’éleva (508) jusqu’au Sidrat al-Muntahā 64. Voici que (509) ses fruits (510) étaient comme les outres de Hajar 65 et ses feuilles comme les oreilles d’éléphant. Il dit : « Voici le Sidrat al-Muntahā. » Il dit : « Voici quatre fleuves : deux fleuves apparents et deux fleuves cachés. » Je dis : « Que sont ces deux (511) [ô] Jibrīl ? » Il dit : « Quant aux (512) deux cachés, ce sont deux fleuves au Paradis ; quant aux deux apparents, ce sont le Nil et l’Euphrate. » Puis on m’éleva jusqu’à la Maison peuplée 66. Puis on m’apporta (513) un récipient de vin, un récipient de lait et un récipient de miel. Je pris (514) le lait. Il dit : « C’est (515) la nature primordiale 67, toi et ta communauté êtes sur elle. » Puis les prières me furent prescrites : cinquante prières chaque jour. Je revins et passai près de Mūsā, qui dit : « Qu’as-tu reçu comme ordre ? » Je dis : « J’ai reçu l’ordre (516) de cinquante prières chaque jour. » Il dit : « Ta communauté ne peut supporter cinquante prières chaque jour. Moi (517), j’ai éprouvé les gens avant toi et j’ai traité (518) les Enfants d’Israël de la manière la plus dure (519). Retourne vers ton Seigneur et demande-Lui l’allègement pour ta communauté. » Je retournai, et Il m’enleva dix. Je retournai vers Mūsā, qui dit : « Qu’as-tu reçu comme ordre ? » Je dis (520) : « J’ai reçu l’ordre de quarante (521) prières chaque jour. » Il dit : « Ta communauté ne peut supporter quarante prières chaque jour. Moi, j’ai éprouvé les gens avant toi et j’ai traité les Enfants d’Israël de la manière la plus dure. Retourne vers ton Seigneur et demande-Lui l’allègement pour ta communauté. » Je retournai, et Il m’enleva dix. Je retournai (522) vers Mūsā, qui dit : « Qu’as-tu reçu comme ordre ? »
J'ai dit 68 : « J'ai reçu l'ordre de trente prières chaque jour. » Il dit : « Ta communauté ne peut supporter trente prières chaque jour. J'ai éprouvé les gens avant toi et j'ai traité les Enfants d'Israël de la manière la plus dure. Retourne vers ton Seigneur et demande-Lui l'allègement pour ta communauté. » Je retournai et Il en retira dix. Je retournai vers Moïse, il dit : « Qu'as-tu reçu comme ordre ? » Je dis : « J'ai reçu l'ordre de vingt prières chaque jour. » Il dit : « Ta communauté ne peut supporter vingt prières. J'ai éprouvé les gens avant toi et j'ai traité les Enfants d'Israël de la manière la plus dure. Retourne vers ton Seigneur et demande-Lui l'allègement pour ta communauté. » Je retournai et je reçus l'ordre de dix prières chaque jour. Puis je retournai vers Moïse, il dit : « Qu'as-tu reçu comme ordre ? » Je dis : « J'ai reçu l'ordre de dix prières chaque jour. » Il dit : « Ta communauté ne peut supporter dix prières chaque jour. J'ai éprouvé les gens avant toi et j'ai traité les Enfants d'Israël de la manière la plus dure. Retourne vers ton Seigneur et demande-Lui l'allègement pour ta communauté. » Je retournai et je reçus l'ordre de cinq prières chaque jour. Je retournai vers Moïse, il dit : « Qu'as-tu reçu comme ordre ? » Je dis : « J'ai reçu l'ordre de cinq prières chaque jour. » Il dit : « Ta communauté ne peut supporter cinq prières chaque jour. J'ai éprouvé les gens avant toi et j'ai traité les Enfants d'Israël de la manière la plus dure. Retourne vers ton Seigneur et demande-Lui l'allègement pour ta communauté. » Je dis : « J'ai demandé à mon Seigneur jusqu'à en avoir honte, mais je suis satisfait et je me soumets. » Lorsque je fus passé, un héraut 69 m'appela : « J'ai accompli Ma prescription et allégé pour Mes serviteurs. » Abû Hâtim 70 dit : Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) fut transporté de nuit à Jérusalem, puis élevé au ciel, et les cinq prières lui furent prescrites. Puis Allah envoya Gabriel pour diriger la prière du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) près de la Maison 71 et lui enseigner les temps des prières. Lorsque vint le zuhr 72, on appela : « La prière va être rassemblée ! » Les gens furent effrayés et se rassemblèrent auprès de leur Prophète. Il pria avec eux lorsque le soleil eut décliné, à l'instar d'une sandale 73. Gabriel dirigeait Muhammad et Muhammad dirigeait les gens. Puis il pria avec eux le 'asr 74 lorsque l'ombre de chaque chose fut égale à elle-même. Puis il pria avec eux le maghrib 75 lorsque le jeûneur rompit son jeûne. Puis il pria avec eux le 'ishâ' 76 lorsque le crépuscule disparut. Puis il pria avec eux le fajr 77 lorsque la nourriture et la boisson devinrent interdites au jeûneur. Puis il pria avec eux le zuhr le lendemain lorsque l'ombre de chaque chose fut égale à elle-même. Puis il pria avec eux le 'asr lorsque l'ombre de chaque chose fut le double d'elle-même. Puis il pria avec eux le maghrib lorsque le jeûneur rompit son jeûne. Puis il pria avec eux le 'ishâ' lorsque le premier tiers de la nuit fut passé. Puis il pria avec eux le fajr lorsque l'aube apparut. Puis Gabriel se tourna vers Muhammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et dit : « Ô Muhammad ! Voici ton temps et le temps des prophètes avant toi. Le temps [de la prière] se situe entre ces deux temps. » [Section : Mention de l'allégeance des Ansâr 78 à la 'Aqaba 79 ultime au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)] Muhammad ibn Sâlih al-Tabarî nous a informés à al-Saymara 80 : Abû Kurayb nous a rapporté : Idrîs nous a rapporté, d'après Yahyâ ibn Sa'îd al-Ansârî, 'Ubayd Allâh ibn 'Umar et Muhammad ibn Ishâq, d'après 'Ubâda ibn al-Walîd ibn 'Ubâda ibn al-Sâmit, d'après son père, d'après son grand-père 'Ubâda ibn al-Sâmit, qui a dit : Nous avons prêté allégeance au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) pour écouter et obéir, dans l'adversité et la prospérité, dans la contrainte et l'aisance, et pour la préférence donnée à d'autres sur nous, et pour ne pas disputer le commandement à ses détenteurs, et pour dire la vérité où que nous soyons, sans craindre, pour Allah, le blâme de quiconque blâme. Abû Hâtim dit : Lorsque vint l'année suivante, au moment où les Ansâr avaient promis au Messager d'Allah de le rencontrer l'année suivante à La Mecque, soixante-dix hommes des Ansâr sortirent, parmi ceux qui étaient sortis de leur peuple polythéiste de Médine. Lorsqu'ils furent à Dhû al-Hulayfa 81, al-Barâ' ibn Ma'rûr ibn Sakhr ibn Khusâ', qui était le chef des Ansâr, dit : « J'ai eu une opinion, je ne sais si vous êtes d'accord avec moi ou non. J'ai pensé à ne pas tourner le dos à cette construction 82 et à prier vers elle » – c'est-à-dire la Ka'ba. Ils lui dirent : « Par Allah, ce n'est pas une bonne opinion ! Nous ne prierions pas vers une autre direction de prière. » Ils refusèrent cela, mais il refusa de prier vers autre chose. Lorsque le soleil se coucha, il pria vers la Ka'ba tandis que ses compagnons priaient vers le Sham 83 jusqu'à leur arrivée à La Mecque. Al-Barâ' ibn Ma'rûr dit à Ka'b ibn Mâlik : « Par Allah, ô fils de mon frère ! J'ai un doute dans mon âme à propos de ce que j'ai fait durant ce voyage. Allons trouver le Messager d'Allah pour que je l'interroge sur ce que j'ai fait. » Ils ne connaissaient pas le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ; ils ne connaissaient que al-'Abbâs ibn 'Abd al-Muttalib, car il venait souvent à Médine pour le commerce. Ils sortirent donc pour s'enquérir du Messager d'Allah à La Mecque. Lorsqu'ils furent à al-Bathâ' 84, ils interrogèrent un homme à son sujet. Il dit : « Le connaissez-vous ? » Ils dirent : « Non. » Il dit : « Connaissez-vous al-'Abbâs ibn 'Abd al-Muttalib ? » Ils dirent : « Oui. » Il dit : « Lorsque vous entrerez dans la mosquée, regardez l'homme qui est assis avec al-'Abbâs : c'est lui. Je l'ai laissé avec lui maintenant. » Ils sortirent jusqu'à arriver, saluèrent les deux, puis s'assirent. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit à al-'Abbâs : « Connais-tu ces deux hommes ? » Il dit : « Oui, celui-ci est al-Barâ' ibn Ma'rûr et celui-ci est Ka'b ibn Mâlik. » Al-Barâ' lui dit : « Ô Messager d'Allah ! J'ai fait une chose durant ce voyage qui m'a laissé un doute dans l'âme ; informe-moi à son sujet. J'ai pensé à ne pas tourner le dos à cette construction et j'ai prié vers elle. Mes compagnons m'ont blâmé et se sont opposés à moi. » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Tu aurais été sur une direction de prière si tu avais persévéré » – et il n'ajouta rien de plus. Puis ils sortirent vers Minâ 85. Lorsque ce fut au milieu des jours de tashrîq 86, une nuit, ils donnèrent rendez-vous au Messager d'Allah à la 'Aqaba. Ils sortirent au milieu de la nuit, se faufilant hors de leurs gens, cachant cela à leur peuple polythéiste. Lorsqu'ils se rassemblèrent à la 'Aqaba, le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) vint avec son oncle al-'Abbâs. Al-'Abbâs fut le premier à parler et dit : « Ô assemblée des Khazraj 87 ! Muhammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) est en protection parmi son peuple et dans son pays, et nous l'avons protégé de ceux qui ne partagent pas notre opinion à son sujet. Il a refusé de faire autrement que de se joindre à vous. Si vous pensez que vous tiendrez ce que vous lui avez promis, alors [faites-le] ; mais si vous craignez pour lui quelque chose de votre part, alors laissez-le maintenant, car il est en puissance et en protection. » Ils dirent : « Nous avons entendu ce que tu as dit. » Puis le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) parla, récita le Coran devant eux et les appela à Allah. Ils crurent et le confirmèrent. Puis al-Barâ' ibn Ma'rûr parla, prit la main du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et dit : « Nous te prêtons allégeance. » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Je vous fais prêter allégeance pour écouter et obéir dans l'aisance et la contrainte, pour dépenser dans l'adversité et la prospérité, pour ordonner le bien et interdire le mal, pour ne pas craindre, pour Allah, le blâme de quiconque blâme, et pour que vous me souteniez et me protégiez comme vous vous protégez vous-mêmes, vos épouses et vos enfants ; et vous aurez le Paradis. » Ils lui prêtèrent allégeance sur cela. Un homme des Ansâr nommé 'Abbâs ibn 'Ubâda ibn Nadla dit : « Ô assemblée des Ansâr ! Savez-vous à quoi vous prêtez allégeance à cet homme ? Vous lui prêtez allégeance pour la guerre contre les noirs et les rouges 88. Si vous pensez que vous tiendrez ce que vous lui avez promis, alors c'est le bien de ce monde et de l'au-delà ; prenez-le. Mais si vous pensez que vous l'abandonnerez lorsque cela arrivera, alors laissez-le maintenant, car c'est la honte de ce monde et de l'au-delà. » Abû al-Haytham ibn al-Tayyihân 89 dit : « Ô Messager d'Allah ! Entre nous et leur peuple il y a des liens de parenté, et nous allons les rompre pour toi. Si nous te prêtons allégeance et qu'Allah te donne la victoire, retourneras-tu vers ton peuple et nous abandonneras-tu ? » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) rit et dit : « Le sang est le sang ! La destruction est la destruction ! Je suis de vous et vous êtes de moi. Je fais la paix avec ceux avec qui vous faites la paix et je combats ceux que vous combattez. » Puis le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) leur dit : « Désignez parmi vous douze représentants 90 comme garants de leur peuple pour ce qui est d'eux, à l'instar de la garantie des apôtres 91 pour Jésus fils de Marie. » Sa'd ibn 'Ubâda 92 dit : « Oui, ô Messager d'Allah ! » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Et toi, tu es le représentant de ton peuple. » Il dit : « Oui. » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) prit donc parmi eux douze représentants. Le représentant des Banû Mâlik ibn al-Najjâr 93 était Abû Umâma 94 Sa'd ibn Zurâra ibn 'Udus ibn 'Ubayd ibn Tha'laba ibn Ghanm ibn Mâlik ibn al-Najjâr. Le représentant des Banû Salima 95 était al-Barâ' ibn Ma'rûr et 'Abd Allâh ibn 'Amr ibn Harâm 96, père de Jâbir ibn 'Abd Allâh. Le représentant des Banû Sâ'ida 97 était al-Mundhir ibn 'Amr ibn Khunays et Sa'd ibn 'Ubâda ibn Dulaym. Le représentant des Banû Zurayq 98 ibn 'Âmir était Râfi' ibn Mâlik ibn al-'Ajlân. Le représentant des Banû al-Hârith ibn al-Khazraj 99 était 'Abd Allâh ibn Rawâha ibn Mâlik et Sa'd ibn al-Rabî' ibn 'Amr. Le représentant des convois 100 était 'Ubâda ibn al-Sâmit ibn Qays. Le représentant des Banû 'Abd al-Ashhal 101 était Usayd ibn Hudayr ibn Simâk et Abû al-Haytham ibn al-Tayyihân. Le représentant des Banû 'Amr ibn 'Awf 102 était Sa'd ibn Khaythama ibn al-Hârith. 'Abbâs ibn 'Ubâda ibn Nadla dit : « Par Allah, ô Messager d'Allah ! Si tu veux, nous chargerons demain sur les gens de Minâ avec nos épées ! » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Je n'ai pas reçu l'ordre de cela. Retournez à vos campements. » Ils retournèrent à leurs campements, au nombre de soixante-dix hommes. Lorsqu'ils furent au matin, les Quraysh 103 vinrent à eux et dirent : « Ô assemblée des Khazraj ! Il nous est parvenu quelque chose à votre sujet ; nous ne savons pas si c'est vrai ou faux. Il n'y a pas de peuple que nous détestons plus voir la guerre s'installer entre nous et eux que vous. » Ceux de leur peuple qui étaient polythéistes se mirent à jurer par Allah qu'ils ne savaient rien et n'avaient rien fait, et ils disaient vrai. Ka'b ibn Mâlik dit : Je regardai 'Abd Allâh ibn 'Amr ibn Harâm et dis : « Ô Abû Jâbir ! Tu es un de nos anciens et un de nos chefs. Ne prendrais-tu pas des sandales comme les sandales de ce jeune homme des Quraysh ? » – voulant dire al-Hârith ibn Hishâm 104. Lorsque al-Hârith l'entendit, il les ôta et les jeta vers lui en disant : « Porte-les. » Ka'b dit : Il dit : « Par Allah, il est bon ! S'il dit vrai, je le dépouillerai. » Les Ansâr retournèrent à Médine et le Messager d'Allah retourna à La Mecque. Cette allégeance eut lieu au mois de Dhû al-Hijja 105, trois mois avant l'émigration du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) à Médine. Lorsque les Quraysh surent que le peuple avait conclu un pacte avec lui et virent que les Ansâr le suivaient, un groupe de notables de chaque tribu se rassembla et entra dans la Dâr al-Nadwa 106 pour délibérer de leur affaire concernant le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui).
Iblīs se présenta à eux sous l'apparence d'un vieillard. Quand ils le virent, ils dirent : « Qui es-tu ? » Il dit : « Un homme du Najd. J'ai entendu parler de votre réunion et j'ai voulu y assister 107. Vous ne manquerez pas de trouver en moi un avis et un conseil. » Ils dirent : « Certes. » Puis il dit : « Examinez l'affaire de cet homme. » Certains dirent : « Enchaînez-le et attendez que le sort 108 le fasse périr, comme ont péri les poètes avant lui ; il n'est que l'un d'eux. » Le Najdien dit : « Ce n'est pas un bon avis. Ils le feront sortir de sa prison et se rueront sur vous pour le reprendre de vos mains. Ensuite, je ne suis pas sûr qu'il ne soit pas chassé de votre pays. Cherchez autre chose. » Un autre dit : « Expulsez-le de chez vous. S'il part, son mal et son tort disparaîtront, vous réglerez vos affaires entre vous, et vous le laisserez à ce qui l'occupe. » Le Najdien dit : « Ce n'est pas un bon avis. N'avez-vous pas vu la beauté de son discours, la douceur de sa parole, l'éloquence de sa langue, et comment il captive les cœurs par ce qu'on entend de lui ? Si vous faites cela, il sillonnera le pays, et je ne suis pas sûr qu'il n'entre dans chaque tribu, qu'on n'accepte de lui ce qu'il apporte, puis qu'il ne le répande parmi vous jusqu'à vous arracher le pouvoir, vous chasser de votre pays et tuer vos nobles. Cherchez un autre avis. » Abū Jahl dit : « Par Dieu ! Je vais vous donner un avis que vous n'avez pas encore vu. » Ils dirent : « Et quel est-il ? » Il dit : « Prenons de chaque tribu un jeune homme vigoureux, donnons-lui une épée tranchante, et qu'ils le frappent tous d'un seul coup. Quand son sang sera dispersé parmi les tribus, je ne pense pas que les Banū Hāshim puissent faire la guerre à toute Quraysh. S'ils le veulent, ils accepteront le prix du sang 109, et nous serons débarrassés de lui. Ensuite, vous réglerez vos affaires et votre pouvoir sera réuni comme avant, sur la religion de vos pères. » Le Najdien dit : « La parole est celle de ce jeune homme. Il n'y a d'autre avis que le sien. » Ils se séparèrent là-dessus. Gabriel vint à lui et lui ordonna de ne pas passer la nuit dans sa couche habituelle, et l'informa de la ruse du peuple. Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) ordonna à 'Alī de se couvrir d'un manteau 110 rouge du Hadramawt et de dormir dans sa couche. Quraysh se rassembla pour le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) à la porte de sa maison, le guettant. Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) sortit, une poignée de terre dans la main, et la jeta sur leurs visages. Dieu prit leurs yeux 111 du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue). Ils passèrent la nuit à guetter à sa porte, tandis que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) s'en alla pour ses besoins. Quelqu'un sortit de la maison et leur dit : « Qu'avez-vous ? » Ils dirent : « Nous attendons Muhammad. » Il dit : « Il est déjà sorti devant vous. » Ils s'en allèrent désespérés, chacun secouant la terre de sa tête. Abū Bakr al-Ṣiddīq dit : « Nous sommes à Dieu et à Lui nous retournons ! Ils ont chassé leur Prophète ; ils périront ! » Alors fut révélé : « Permission est donnée à ceux qui sont combattus, parce qu'ils ont été lésés, et Dieu est certes capable de les secourir 112. » Dieu lui ordonna le combat et lui prescrivit le djihad. Ce fut le premier verset révélé sur le combat. Ensuite, Dieu (qu'Il soit exalté et magnifié) ordonna au Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) d'émigrer à Yathrib. [Relation de l'émigration du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) à Yathrib] Muhammad ibn al-Ḥasan ibn Qutayba al-Lakhmī nous a rapporté : Ibn Abī al-Sarī nous a rapporté : 'Abd al-Razzāq nous a rapporté : Ma'mar d'après al-Zuhrī : 'Urwa ibn al-Zubayr m'a rapporté que 'Ā'isha (que Dieu l'agrée) a dit : « Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) a dit : 'On m'a montré la demeure de votre émigration : une terre salée 113 avec des palmiers, entre deux laves 114' 115. » Ceux qui devaient émigrer émigrèrent vers Médine après que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) en eut parlé. Certains musulmans qui avaient émigré en Abyssinie retournèrent à Médine. Abū Bakr se prépara à émigrer. Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) lui dit : « Attends, car j'espère qu'il me sera permis. » Abū Bakr dit : « Espères-tu cela, que mon père et ma mère te soient sacrifiés ? » Il dit : « Oui. » Abū Bakr se retint pour accompagner le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) et nourrit deux chamelles qu'il avait avec des feuilles d'acacia 116 pendant quatre mois. 'Ā'isha dit : « Un jour, alors que nous étions assis chez nous au milieu de la journée 117, quelqu'un dit à Abū Bakr : 'Voici le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) qui arrive, la tête couverte 118, à une heure où il ne vient pas d'habitude.' Abū Bakr dit : 'Que mon père et ma mère lui soient sacrifiés ! Il n'est venu à cette heure que pour une affaire importante !' Elle dit : « Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) vint, demanda la permission, on la lui donna, et il entra. Il dit à Abū Bakr : 'Fais sortir ceux qui sont avec toi.' Abū Bakr dit : 'Ce ne sont que les tiens, que mon père te soit sacrifié, ô Prophète de Dieu !' Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) dit : 'Il m'a été permis de sortir.' Abū Bakr dit : 'T'accompagnerai-je, que mon père te soit sacrifié, ô Prophète de Dieu ?' Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) dit : 'Oui.' Abū Bakr dit : 'Que mon père te soit sacrifié, ô Prophète de Dieu ! Prends une de mes deux chamelles.' Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) dit : 'Moyennant paiement 119.' 'Ā'isha dit : « Nous les préparâmes 120 avec la plus grande hâte, et nous leur fîmes des provisions dans une outre. Asmā' bint Abī Bakr coupa un morceau de sa ceinture 121 et en lia l'outre ; c'est pourquoi elle fut appelée 'Celle à la ceinture'. Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) et Abū Bakr gagnèrent une grotte dans une montagne appelée Thawr, et y restèrent trois nuits. Abū Ḥātim dit : Quand Dieu (qu'Il soit exalté et magnifié) ordonna à Son Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) d'émigrer, le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) engagea un homme des Banū al-Dīl, des Banū 'Adī, un guide expert 122 – l'expert est celui qui est habile à guider – qui avait contracté une alliance 123 avec la famille d'al-'Āṣ ibn Wā'il al-Sahmī et qui était encore sur la religion des mécréants de Quraysh. Ils lui confièrent leurs deux chamelles et lui donnèrent rendez-vous à la grotte de Thawr après trois jours. Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) et Abū Bakr sortirent et arrivèrent à la grotte dans la montagne de Thawr, où ils se cachèrent. Les polythéistes partirent à leur recherche, jusqu'à ce qu'ils arrivent à la montagne et dominent la grotte. Abū Bakr dit : « Ô Prophète de Dieu ! Si l'un d'eux regardait sous ses pieds, il nous verrait. » Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) dit : « Ô Abū Bakr ! Que penses-tu de deux hommes dont Dieu est le troisième ? » Dieu aveugla leurs yeux 124 du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue). Quand ils désespérèrent, ils s'en retournèrent. Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) et Abū Bakr restèrent dans la grotte trois nuits. 'Abd Allāh ibn Abī Bakr al-Ṣiddīq, un jeune homme intelligent et sagace, passait la nuit chez eux. Il partait de chez eux à l'aube 125 et arrivait à La Mecque avec Quraysh comme s'il y avait passé la nuit. Il n'entendait aucun ordre qu'on tramait contre eux sans le retenir, jusqu'à ce qu'il vienne les informer de la nouvelle, à l'heure où les conversations se mêlent 126. 'Āmir ibn Fuhayra, affranchi d'Abū Bakr, faisait paître pour eux un petit troupeau de chèvres 127 et le ramenait le soir 128 chez eux, après la première partie de la nuit 129. Ils passaient la nuit dans leur lait 130. Il faisait cela chaque nuit des trois nuits. Ensuite, le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) sortit après trois jours, accompagné d'Abū Bakr, de 'Āmir ibn Fuhayra et du guide. Le guide les prit par la route côtière. Ils voyagèrent toute la nuit 131 jusqu'à ce qu'ils apparaissent 132 et que le soleil soit haut 133. Abū Bakr regarda 134 s'il voyait une ombre où se réfugier. Ils virent un rocher et s'y rendirent. Il y avait un reste d'ombre. Abū Bakr aplanit 135, étendit un tapis pour le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) et dit : « Allonge-toi, ô Prophète de Dieu ! » Il s'allongea. Puis il alla voir s'il voyait quelqu'un qui les poursuivait. Il vit un berger qui menait ses chèvres vers le rocher, voulant la même chose qu'eux : l'ombre. Abū Bakr lui demanda : « À qui es-tu, jeune homme ? » Il dit : « À untel, un homme de Quraysh. » Abū Bakr le reconnut et dit : « As-tu du lait dans tes chèvres ? » Il dit : « Oui. » Il dit : « Veux-tu traire pour moi ? » Il dit : « Oui. » Il lui ordonna de saisir 136 une chèvre de son troupeau et de la secouer pour enlever la poussière. Il trahit pour lui un peu de lait 137. Il avait avec lui une outre 138 du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) dont l'embouchure était couverte d'un chiffon. Il versa le lait jusqu'à ce que le fond refroidisse, puis le remplit. Il l'apporta au Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue), qui s'était réveillé, et dit : « Bois, ô Prophète de Dieu ! » Il but, et Abū Bakr but aussi. Abū Bakr dit : « L'homme est arrivé, ô Prophète de Dieu ! » Il dit : « Ne t'afflige pas 139. » Les gens les cherchaient. Suraqa ibn Mālik ibn Ju'shum 140 dit : « Les messagers des mécréants de Quraysh vinrent à nous, offrant pour le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) et Abū Bakr une prime 141 à quiconque les tuerait ou les capturerait. » Suraqa dit : « Alors que j'étais assis dans une assemblée de mon peuple, les Banū Mudlij 142, un homme vint et dit : 'Ô Suraqa ! Je viens de voir des silhouettes 143 sur la côte ; je pense que ce sont Muhammad et ses compagnons.' Suraqa dit : « Je sus que c'étaient eux. Je leur dis : 'Ce ne sont pas eux ; tu as vu untel et untel qui sont partis devant nous.' Puis je restai un moment dans l'assemblée, me levai, rentrai chez moi, ordonnai à ma servante de sortir ma jument derrière une colline 144 et de la retenir pour moi. Je pris ma lance 145 et sortis par derrière la maison. Je frottai le fer de la lance contre terre 146, rejoignis ma jument, l'enfourchai et la lançai. Elle galopa avec moi jusqu'à ce que je m'approche d'eux. Ma jument broncha 147 et je tombai. Je me relevai, mis la main à mon carquois, en sortis les flèches divinatoires 148 et consultai le sort 149 : 'Dois-je sortir ou non ?' Le sort que je détestais sortit. J'enfourchai ma jument et désobéis aux flèches. Elle me porta près d'eux jusqu'à ce que j'entende la récitation du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) – il ne se retournait pas, tandis qu'Abū Bakr se retournait souvent. Les pattes avant de ma jument s'enfoncèrent dans la terre jusqu'aux genoux ; je tombai. Je la frappai, elle se releva, mais ses pattes avant ne sortaient pas. Quand elle fut debout, une poussière s'éleva dans le ciel comme de la fumée. Je consultai le sort avec les flèches, et le sort que je détestais sortit. Je les appelai en leur offrant la sécurité 150. Ils s'arrêtèrent. J'enfourchai ma jument et les rejoignis. Il me vint à l'esprit, après ce qui m'était arrivé comme empêchement, que l'affaire du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) triompherait. Je dis : 'Ton peuple a offert une prime pour toi.' Je les informai de ce que les gens voulaient d'eux. Je leur offris des provisions et des biens, mais ils ne me prirent rien 151 et ne me demandèrent rien, sauf qu'ils dirent : 'Cache-nous 152.' Je lui demandai d'écrire pour moi un pacte de non-agression et de sécurité 153. Il ordonna à Abū Bakr, qui écrivit pour moi sur un parchemin 154 en cuir. » Suraqa dit : « Par Dieu, je vais aveugler ceux qui me suivent 155. Voici mon carquois, prends-en une flèche, car tu passeras près de mes chameaux et de mes chèvres à tel endroit ; prends ce dont tu as besoin. » Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) dit : « Je n'ai pas besoin de tes chameaux ni de tes chèvres. » Il s'en retourna vers ses compagnons. Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) poursuivit sa route et rencontra al-Zubayr ibn al-'Awwām avec un groupe de musulmans qui étaient des commerçants revenant de Syrie. Al-Zubayr vêtit le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) et Abū Bakr de vêtements blancs.
Ensuite, ils se dirigèrent vers les deux tentes (716) d’Umm Ma‘bad (717) al-Khuza‘iyya. C’était une femme d’âge mûr (718), robuste, qui s’asseyait accroupie (719) à l’entrée (720) de la tente, puis donnait à boire (721) et à manger. On lui apportait (722) des dattes et on en achetait (723). Mais ils ne trouvèrent rien de cela chez elle, car les gens étaient à court de provisions et frappés par la sécheresse (13). Alors l’Envoyé de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – regarda une brebis dans un recoin de sa tente et dit : « Qu’est-ce que cette brebis, ô Umm Ma‘bad ? » Elle répondit : « La difficulté l’a laissée en arrière du troupeau. » Il dit : « Y a-t-il du lait chez elle ? » Elle répondit : « Elle est plus épuisée que cela. » Il dit : « M’autorises-tu (15) à la traire ? » Elle répondit : « Oui, que mon père et ma mère te soient sacrifiés ! Si tu vois en elle du lait, trais-la. » Alors l’Envoyé de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – appela la brebis, caressa sa mamelle, mentionna le nom de Dieu sur elle et dit : « Ô Dieu ! Bénis pour elle sa brebis. » Alors elle écarta les pattes (727), donna son lait abondamment et rumina. Il appela un récipient qui pouvait contenir (728) le groupe, y traie (729) un lait abondant jusqu’à ce que l’écume le recouvre (3). Il lui donna à boire, elle but jusqu’à être rassasiée. Il donna à boire à ses compagnons, ils burent jusqu’à être rassasiés, et (730) le dernier d’entre eux but. Il dit : « Celui qui abreuve (731) le groupe est le dernier à boire. » Ils burent tous, une seconde fois après une première (732), jusqu’à être pleinement désaltérés (733). Puis il traie une deuxième fois (734), en recommençant (735), et laissa (736) le lait chez elle. Ensuite, ils partirent de chez elle. Peu de temps après (737), son mari Abū Ma‘bad arriva, conduisant des chèvres maigres (738), chancelantes (739) d’épuisement (740), avec peu de moelle, sans aucune graisse (741) chez elles. Quand il vit le lait, il s’étonna et dit : « D’où tiens-tu (742) cela, alors que les brebis sont parties et qu’il n’y a pas de bête laitière à la maison ? » Elle répondit : « Non, par Dieu ! Il n’y a qu’un homme béni qui est passé chez nous, et son histoire est telle et telle. » Il dit : « Par Dieu ! Je pense que c’est l’homme de Quraysh que nous cherchons (743). Décris-le moi, ô Umm Ma‘bad ! » Elle dit : « J’ai vu un homme (744) d’une éclatante pureté (1), au beau visage (2), de belle nature, sans défaut de ventre proéminent (747), ni calvitie disgracieuse (748), noble et imposant (749), bien proportionné. Dans ses yeux, il y a du noir intense (da‘aj), dans ses cils, de la longueur (wataf) (750), dans sa voix, un léger enrouement (sahl) (751). Il a les yeux noirs et le contour des yeux naturellement noir (akḥal), les sourcils arqués et joints (azajj aqran) (752). C’est un homme aux cheveux très noirs (9), au cou long, à la barbe épaisse (753). Quand il se tait, il est empreint de dignité ; quand il parle, il s’élève (754) et la beauté le couvre. Ses paroles sont comme des perles (755) enfilées qui coulent (756). Doux dans son discours, précis, sans excès (757) ni verbiage (758). Il est le plus beau (759) et le plus resplendissant (760) des gens de loin, et le plus doux et le plus beau de près. De taille moyenne, ni trop grand pour être dédaigné (761), ni trop petit pour que l’œil le méprise (762). Il est comme une branche (763) entre deux branches, et il est le plus verdoyant (764) des trois en apparence et le plus beau en stature. Il a des compagnons qui l’entourent (765). Quand il parle, ils écoutent (766) sa parole ; quand il ordonne, ils se hâtent vers son ordre. Il est servi et entouré, ni renfrogné ni méprisant (767). » Il dit : « C’est, par Dieu, l’homme de Quraysh dont on nous a parlé ! Si j’avais pu, j’aurais cherché (768) à l’accompagner, et je le ferai si j’en trouve le moyen. » Et une voix s’éleva haut à La Mecque, qu’ils entendaient sans savoir qui la prononçait, disant (769) : « Que Dieu, le Seigneur des hommes, récompense de la meilleure récompense les deux compagnons qui ont séjourné sous les deux tentes d’Umm Ma‘bad. Ils sont descendus avec le bien et en sont repartis avec lui. Réussi est celui qui devient le compagnon de Muḥammad. Ô fils de Quṣayy (770) ! Que Dieu vous a retiré par lui d’actes et de noblesse qui ne peuvent être rétribués ! Interrogez votre sœur sur sa brebis (771) et son récipient, car si vous interrogez la brebis, elle témoignera. Il l’appela, une brebis stérile, et elle donna son lait pour lui (772) en un lait pur, abondant (773) de la brebis. Il la laissa en gage chez elle pour le trayeur, la faisant revenir d’un point d’eau à un autre (774). » [Ḥassān ibn Thābit lui répondit] : « Ont perdu les gens dont le prophète s’est éloigné (775), et il s’est réjoui (3) celui qui va vers lui de nuit et de jour (776). Il a quitté un peuple dont les esprits se sont égarés (777) et s’est installé chez un peuple avec une lumière renouvelée. Les ténèbres d’un peuple errant (778) aveugle (779) et des guides qui se dirigent par un guide peuvent-elles être égales ? Un prophète qui voit ce que les gens autour de lui ne voient pas et récite le Livre de Dieu en toute assemblée. Et s’il dit un jour une parole en l’absence, sa confirmation est au matin du jour ou au lendemain (780). Que la félicité d’Abū Bakr soit bénie par sa bonne fortune (781) de sa compagnie ; celui que Dieu rend heureux est heureux. Que la station de leur jeune fille soit bénie pour les Banū Ka‘b, et son siège, en observation pour les croyants. » Quand les musulmans entendirent ces vers, ils sortirent rapidement, groupe après groupe, pour rejoindre l’Envoyé de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – et ils prirent le chemin de la tente d’Umm Ma‘bad. Les musulmans à Médine apprirent la sortie du Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – de La Mecque. Ils allaient chaque matin à la ḥarra (coulée de lave) pour attendre son arrivée, jusqu’à ce que la chaleur de midi les fasse revenir. Le premier d’entre eux à arriver parmi les émigrants fut Muṣ‘ab ibn ‘Umayr, frère des Banū ‘Abd al-Dār (782) ibn Quṣayy. Ils dirent : « Qu’a fait l’Envoyé de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue ? » Il dit : « Lui et ses compagnons sont sur mes traces. » Puis vint après lui ‘Amr ibn Umm Maktūm al-A‘shā, frère des Banū Fihr. Ils dirent : « Qu’ont fait derrière toi l’Envoyé de Dieu et ses compagnons ? » Il dit : « Ils sont maintenant sur mes traces. » Puis vint après lui ‘Ammār ibn Yāsir (783), Sa‘d ibn Abī Waqqāṣ, ‘Abd Allāh ibn Mas‘ūd et Bilāl. Puis vint après eux ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb avec vingt cavaliers. Et l’Envoyé de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue –, lorsqu’il sortit de la grotte, le guide les fit passer (784) en contrebas de La Mecque, puis les mena jusqu’à dépasser la côte en contrebas de ‘Usfān, puis il les fit traverser (785) par le bas (786) d’Ummaj (787) jusqu’à ce qu’il croise la route avec eux, puis il les fit passer (788) et les mena par al-Khurār (789), puis il les fit passer par la colline d’al-Marra (790), puis il les mena par al-Qafā (791), puis il les fit passer par (792) le passage de la nuit de Lafaf (793), puis il les fit entrer au cœur du passage de la nuit de Lafaf, puis il les fit entrer au cœur du passage de la nuit de Majāj (794), puis il les mena par Marjaḥ (795) de Dhī al-‘Aḍwayn (796), puis par le creux de Dhī Kashad (797), puis il les prit par al-Jadājid (798), puis al-Ajrad, puis il les mena par le creux d’A‘dā’ (799), puis par le passage de la nuit de Ta‘han (800), puis par al-‘Abābīd (801), puis par al-Fāja (802), puis par al-‘Arj (803), puis par le creux d’al-‘Ā’ir (804), puis par le creux de Raym (805). Ils partirent du creux de Raym et descendirent dans certaines des ḥarras de Médine ; c’était le lundi, douze (806) nuits écoulées du mois de Rabī‘ al-Awwal. Ils envoyèrent un homme du désert pour annoncer leur arrivée aux Anṣār. Le bédouin vint et annonça leur arrivée aux Anṣār. Un homme parmi les juifs monta sur une de leurs tours pour une affaire qu’il regardait (807). Il vit l’Envoyé de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – et ses compagnons vêtus de blanc. Le juif ne put s’empêcher de dire (808) à haute voix : « Ô communauté des Arabes ! Voici votre bonheur que vous attendez (9) ! » Les musulmans se levèrent en armes et allèrent à la rencontre de l’Envoyé de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – à la limite de la ḥarra. Ils étaient cinq cents hommes parmi les Anṣār. Les gens (810) et les jeunes filles (al-‘awātiq) sur les terrasses (al-ajājīr) (811), les garçons et les servantes disaient : « La pleine lune s’est levée sur nous depuis les cols (thaniyyāt) (812) d’al-Wadā‘. La gratitude nous est imposée tant qu’un appelant à Dieu invoquera (813). » Et les Abyssins jouaient avec leurs lances (814) pour l’arrivée de l’Envoyé de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue –, se réjouissant de cela. [Relation de l’arrivée du Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – à Médine] Abū Khalīfa nous a rapporté : ‘Abd Allāh ibn Rajā’ nous a rapporté : Isrā’īl nous a rapporté d’après Abū Isḥāq qui a dit : J’ai entendu al-Barā’ dire : Abū Bakr acheta à ‘Āzib une selle pour treize dirhams. Abū Bakr dit à ‘Āzib : « Ordonne (815) à al-Barā’ de la porter à ma famille. » ‘Āzib lui dit : « Non, jusqu’à ce que tu me racontes comment vous avez fait, toi et l’Envoyé de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue –, lorsque vous êtes sortis de (816) La Mecque et que les associateurs (817) vous cherchaient. » Il dit : « Nous partîmes de La Mecque » – et il rapporta le récit de la selle –, « jusqu’à ce que nous arrivions à Médine. Les gens se disputèrent pour savoir chez qui l’Envoyé de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – descendrait. L’Envoyé de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – dit : “Je descendrai cette nuit chez les Banū al-Najjār, les oncles maternels de ‘Abd al-Muṭṭalib, pour les honorer ainsi.” Quand nous arrivâmes à Médine, les gens sortirent dans les rues et sur les maisons, et les garçons et les serviteurs disaient : “Muḥammad est arrivé ! L’Envoyé de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – est arrivé !” Quand vint le matin, il partit et descendit là où il avait ordonné. » Abū Ḥātim dit : Quand vint le soir, l’Envoyé de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – les fit dévier de nuit et descendit chez les Banū (818) al-Najjār, les oncles maternels de ‘Abd al-Muṭṭalib, car la mère de ‘Abd al-Muṭṭalib, Salmā bint ‘Amr, était des Banū (819) ‘Adī ibn (7) al-Najjār. Quand vint le matin, il – que Dieu prie sur lui et le salue – descendit (820). Ḥamza ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, ‘Alī ibn Abī Ṭālib, Abū Marthad et son fils Marthad, Abū Kabsha et Zayd ibn Ḥāritha descendirent chez Kulthūm ibn al-Hadm (821) al-‘Amrī, frère (822) des Banū ‘Amr ibn ‘Awf. Abū Bakr al-Ṣiddīq, Ṭalḥa ibn ‘Ubayd Allāh et Ṣuhayb ibn Sinān descendirent chez Khabīb (823) ibn Isāf. ‘Umar et Zayd, fils d’al-Khaṭṭāb, ‘Umar et ‘Abd Allāh, fils de Surāqa, ‘Abd Allāh ibn Ḥudhāfa, Wāqid ibn ‘Abd Allāh, Khawlā (824) ibn Abī Khawlā et ‘Ayyāsh ibn Rabī‘a (825), Khālid, ‘Āqil et Iyās ibn (826) al-Bukayr descendirent chez Rifā‘a ibn ‘Abd al-Mundhir. ‘Ubayda, al-Ṭufayl et al-Ḥuṣayn, fils d’al-Ḥārith, Misṭaḥ ibn Uthātha, Suwaybiṭ (827), affranchi d’Abū Sa‘d, Kulayb ibn ‘Umayr et Khabbāb ibn al-Aratt descendirent chez ‘Abd Allāh ibn Sal‘a al-‘Ajlānī. Zaynab bint Jaḥsh, Judāma bint Jandal, Umm Qays bint Miḥṣan (828), Umm Ḥabība (829) bint Nabāta (830), Umayya bint Ruqaysh, Umm Ḥabība bint Jaḥsh et Umm Sukhayra bint Nu‘aym descendirent chez Sa‘d ibn Khaythama. L’Envoyé de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – fut accueilli le soir par les musulmans. Abū Bakr se tint devant les gens, et l’Envoyé de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – resta silencieux, tandis qu’ils le saluaient (831). L’Envoyé de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – séjourna (832) chez les Banū ‘Awf à Qubā’ le lundi (833), le mardi, le mercredi et le jeudi. Il fonda la mosquée à Qubā’ et y pria ces jours-là. Quand vint le jour...
Le vendredi, il sortit sur sa chamelle al-Qaswâ' le jour du vendredi, voulant se rendre à Médine. Les gens se rassemblèrent autour de lui et la prière le rattrapa chez les Banû Sâlim ibn 'Awf. Ce fut le premier vendredi 156 que le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, rassembla à Médine. Ensuite, le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, passa devant les demeures des Ansâr 157 ; ils l'invitaient à descendre et lui offraient leur soutien, mais le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, les remerciait. Il passa devant les Banû Sâlim, et 'Itbân ibn Mâlik se leva avec ses compagnons et lui dirent : « Ô Messager d'Allah ! Reste chez nous, pour le nombre, la force et la protection 158 ! » Le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, dit : « Laissez la chamelle, car elle est commandée 159. » Puis il passa devant les Banû Sâ'ida ; Sa'd ibn 'Ubâda, Abû Dujâna 160, al-Mundhir ibn ['Amr] 161 et Dâwûd 162 l'interceptèrent et le sollicitèrent 163 pour descendre. Il dit : « Laissez-la, car elle est commandée. » Puis il passa devant les Banû Bayâda ; Farwa ibn 'Amr et Ziyâd ibn Labîd l'interceptèrent et le sollicitèrent pour descendre. Il dit : « Laissez-la, car elle est commandée. » Puis il passa devant les Banû 'Adî ibn al-Najjâr ; Abû Sulayt ibn Abî Khârija dit : « Chez nous, ô Messager d'Allah ! Car nous sommes tes oncles maternels » – et ils évoquèrent leur parenté –, il dit : « Laissez-la, car elle est commandée. » La chamelle avança jusqu'à l'emmener au lieu de séchage des dattes 164, qui appartenait alors à deux orphelins des Banû al-Najjâr 165 166, sous la tutelle d'As'ad ibn Zurâra 167, nommés Sahl et Suhayl, fils de Râfi' ibn Abî 'Amr 168. Les musulmans avaient construit une mosquée où ils priaient, et c'est l'emplacement de sa mosquée aujourd'hui. Lorsque la chamelle l'eut emmené jusqu'à la mosquée, elle s'agenouilla. Le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, descendit et dit : « Ceci, si Allah le veut, est la demeure ! » Et Abû Ayyûb 169 vint.
- عليه وعليه نبينا : Formule de bénédiction sur le Prophète, souvent utilisée dans les récits.
- كائنا ما كان فيه : Expression signifiant 'quoi qu'il en soit' ou 'de toute façon'.
- مقتضب : Qui est inventé, fabriqué de toutes pièces, sans fondement.
- جاهلية : Période préislamique caractérisée par l'ignorance religieuse et le polythéisme.
- النجاشي : Titre du roi d'Abyssinie (Éthiopie) à l'époque du Prophète. Le nom propre est Aṣḥama.
- المصاحف : Pluriel de muṣḥaf : codex, manuscrit contenant le Coran ou des textes sacrés.
- كهيعص : Lettres isolées (ḥurūf muqaṭṭa‘a) ouvrant la sourate 19 (Maryam) du Coran.
- مشكاة : Niche où l'on place une lampe ; métaphore de la source commune de la révélation.
- خضراءهم : Métaphore pour 'leur communauté' ou 'leur groupe'.
- البتول : Épithète de Marie, signifiant 'la vierge pure' ou 'celle qui s'est consacrée à Dieu'.
- بطارقته : Pluriel de biṭrīq : patrice, haut dignitaire ou chef religieux chez les chrétiens d'Orient.
- نخرت : Émettre un son de désapprobation, ronchonner.
- شيوم : Mot d'origine éthiopienne signifiant 'en sécurité' ou 'protégés'.
- دبرا : Montagne en Abyssinie, réputée pour ses mines d'or.
- برك الغماد : Lieu situé au sud de La Mecque, près de la mer Rouge.
- ابن الدغنة : Chef de la tribu d'al-Qāra, nommé Ḥārith ou ‘Amr.
- القارة : Tribu arabe alliée des Quraysh.
- تكسب المعدوم : Expression signifiant 'tu acquiers ce qui est perdu' ou 'tu subviens aux besoins des démunis'.
- المقام : La Station d'Abraham, lieu près de la Ka‘ba où Abraham se tenait pour prier.
- سخلة : Agneau ou chevreau ; utilisé ici comme insulte pour désigner quelqu'un de néfaste.
- حم : Lettres isolées ouvrant les sourates 40 à 46 du Coran.
- صاعقة مثل صاعقة عاد وثمود : Allusion au châtiment divin qui frappa les peuples de ‘Ād et Thamūd, mentionné dans le Coran.
- خباب بن الأرت : Compagnon du Prophète, parmi les premiers musulmans, connu pour avoir enseigné le Coran.
- الصفا : Colline sacrée à La Mecque, lieu des rites du pèlerinage.
- ṭāmma : Calamité, catastrophe majeure.
- gharr : Pluriel de 'agharr', signifiant 'noble, illustre' ; ici, 'nul autre' au sens de 'il n'y a pas de meilleur qu'eux'.
- ghurar : Pluriel de 'ghurra', signifiant 'élite, les meilleurs'.
- ghadīratān : Deux longues mèches de cheveux tombant de chaque côté.
- tarība : Le haut de la poitrine, l'os de la poitrine.
- Qul ta'ālaw... : Sourate al-An'âm (6), verset 151.
- Inna Allāha ya'muru bi-l-'adli wa-l-ihsān : Sourate al-Nahl (16), verset 90.
- ḍarratān : Deux épouses rivales ; métaphore pour deux puissances en conflit.
- Kisrā : Titre des rois sassanides de Perse.
- Innā arsalnāka shāhidan... : Sourate al-Ahzâb (33), versets 45-46.
- jāhiliyya : Période préislamique, littéralement 'temps de l'ignorance'.
- mawsim : Saison du pèlerinage à La Mecque.
- al-'Aqaba : Lieu près de Mina où eurent lieu les serments d'allégeance des Ansâr.
- ramaw al-jamra : Lancer de cailloux sur les stèles (rite du pèlerinage).
- al-Sa'dān : Les deux Sa'd : Sa'd ibn Mu'âdh (des Aws) et Sa'd ibn 'Ubâda (des Khazraj).
- bay'at al-nisā' : Serment d'allégeance des femmes, mentionné dans le Coran (sourate al-Mumtahana, 60:12).
- naqīb : Représentant, chef de groupe ; les douze représentants des Ansâr.
- Banū Zurayq : Tribu arabe de Médine, branche des Khazraj.
- Rāfi‘ : Prénom arabe signifiant 'élevé'.
- Qawāfil : Surnom signifiant 'les caravaniers' ou 'ceux qui reviennent'.
- Anṣār : Les 'Auxiliaires' musulmans de Médine qui accueillirent le Prophète.
- rak‘a : Unité de prière islamique comprenant des gestes et des récitations.
- ḥarra : Terrain volcanique rocheux, typique de la région de Médine.
- Mi‘rāj : Ascension du Prophète à travers les cieux.
- shahāda : Attestation de foi islamique : 'Il n'y a de dieu qu'Allāh et Muḥammad est Son messager'.
- ghusl : Ablution majeure rituelle, consistant à laver tout le corps.
- usriya bihi : Expression signifiant 'il fut transporté de nuit', référence à l'Isrā'.
- al-Ḥijr : Zone attenante à la Kaaba, parfois synonyme de al-Ḥaṭīm.
- jum‘a : Prière collective du vendredi, obligatoire pour les hommes.
- Isrā’ : Voyage nocturne du Prophète de La Mecque à Jérusalem.
- al-Ḥaṭīm : Espace semi-circulaire près de la Kaaba, considéré comme faisant partie de la Kaaba.
- dābba : Monture, ici la Burāq, créature céleste.
- ‘Īsā : Jésus, prophète en islam.
- Yaḥyā : Jean-Baptiste, prophète en islam.
- Yūsuf : Joseph, prophète en islam.
- Idrīs : Énoch ou Hermès, prophète en islam.
- Hārūn : Aaron, prophète en islam.
- Mūsā : Moïse, prophète en islam.
- Ibrāhīm : Abraham, prophète en islam.
- Sidrat al-Muntahā : Le Lotus de la Limite, arbre céleste marquant la fin de la connaissance créée.
- Hajar : Région d'Arabie, célèbre pour ses grandes outres.
- al-Bayt al-Ma‘mūr : La Maison peuplée, sanctuaire céleste visité par le Prophète lors du Mi‘rāj.
- fiṭra : Nature primordiale, disposition innée de l'homme à reconnaître Dieu.
- qultu : J'ai dit, référence au Prophète Muhammad parlant.
- munādin : Héraut, voix divine ou ange appelant.
- Abū Ḥātim : Abû Hâtim, un savant musulman, probablement Ibn Hibbân al-Bustî.
- al-bayt : La Maison, c'est-à-dire la Ka'ba à La Mecque.
- al-ẓuhr : La prière de midi.
- al-shirāk : Sandale, métaphore pour le moment précis où l'ombre est minimale.
- al-ʿaṣr : La prière de l'après-midi.
- al-maghrib : La prière du coucher du soleil.
- al-ʿishāʾ : La prière de la nuit.
- al-fajr : La prière de l'aube.
- al-Anṣār : Les Auxiliaires, habitants de Médine ayant soutenu le Prophète.
- al-ʿAqaba : Un lieu près de Minâ où eurent lieu les serments d'allégeance.
- al-Ṣaymara : Une localité en Iran ou Irak.
- Dhū al-Ḥulayfa : Un lieu près de Médine, miqât pour le pèlerinage.
- hādhihi al-bunya : Cette construction, c'est-à-dire la Ka'ba.
- al-Shām : La Syrie/Grande Syrie, direction de prière initiale.
- al-Baṭḥāʾ : Une vallée à La Mecque.
- Minā : Lieu près de La Mecque pour les rites du pèlerinage.
- ayyām al-tashrīq : Les 11, 12, 13 du mois de Dhû al-Hijja.
- al-Khazraj : Une tribu arabe de Médine.
- al-aswad wa al-aḥmar : Les noirs et les rouges, métaphore pour tous les hommes.
- Abū al-Haytham ibn al-Tayyihān : Un compagnon des Ansâr.
- naqīb : Représentant, chef responsable de son groupe.
- al-ḥawāriyyūn : Les apôtres, disciples de Jésus.
- Saʿd ibn ʿUbāda : Un chef des Ansâr.
- Banū Mālik ibn al-Najjār : Une branche des Khazraj.
- Abū Umāma : Surnom de Sa'd ibn Zurâra.
- Banū Salima : Une branche des Khazraj.
- ʿAbd Allāh ibn ʿAmr ibn Ḥarām : Père de Jâbir ibn 'Abd Allâh, compagnon.
- Banū Sāʿida : Une branche des Khazraj.
- Banū Zurayq : Une branche des Khazraj.
- Banū al-Ḥārith ibn al-Khazraj : Une branche des Khazraj.
- al-qawāfil : Les convois, peut-être une tribu ou groupe.
- Banū ʿAbd al-Ashhal : Une branche des Aws.
- Banū ʿAmr ibn ʿAwf : Une branche des Aws.
- Quraysh : La tribu dominante de La Mecque.
- al-Ḥārith ibn Hishām : Un notable quraychite.
- Dhū al-Ḥijja : Le douzième mois du calendrier islamique.
- Dār al-Nadwa : La maison de l'assemblée des Quraysh à La Mecque.
- Iblīs : Nom du Diable en islam, équivalent de Satan.
- ribb al-manūn : Expression signifiant 'les vicissitudes du destin' ou 'les coups du sort'.
- al-'aql : Le prix du sang, compensation versée pour un meurtre.
- burd : Manteau rayé typique du Yémen.
- akhaḏa Allāhu bi-a'yunihim : Expression signifiant que Dieu a rendu les yeux des mécréants incapables de voir le Prophète.
- Sourate al-Ḥajj, verset 39 : Premier verset autorisant le combat en islam.
- sabkha : Plaine saline, terre salée.
- lāba : Pluriel lābāt : coulée de lave, champ de lave.
- ḥarra : Pluriel ḥirār : région volcanique, champ de lave.
- waraq al-samar : Feuilles d'acacia, utilisées comme fourrage.
- naḥr al-ẓahīra : Le milieu de la journée, quand le soleil est au zénith.
- mutaqanni'an : La tête couverte, pour se cacher.
- bi-l-thaman : Moyennant paiement, le Prophète insistant pour payer la chamelle.
- jahhaznāhumā : Nous les équipâmes, préparâmes les montures.
- niṭāq : Ceinture, cordelette servant à serrer la taille.
- khirrīt : Guide expert, très habile dans la direction.
- ḥilf : Alliance, pacte de protection.
- a'mā Allāhu a'yunahum : Dieu rendit leurs yeux aveugles, les empêchant de voir.
- yadliju : Partir à la fin de la nuit, avant l'aube.
- yakhtaliṭu li-l-kalām : Quand les conversations se mêlent, c'est-à-dire au moment où les gens parlent librement.
- manīḥa min ghanam : Petit troupeau de chèvres donné en prêt pour le lait.
- yurīḥuhā : Ramener le troupeau le soir.
- sā'a min al-'ishā' : La première partie de la nuit, après la prière du soir.
- rusl : Lait frais, petit-lait.
- ijtanaw : Ils voyagèrent, marchèrent.
- aẓharū : Ils apparurent, se montrèrent.
- qāmat al-ẓahīra : Le soleil était haut, midi.
- ramā Abū Bakr bi-baṣarihī : Abū Bakr jeta son regard, scruta.
- sawwā : Il aplanit, nivela le sol.
- i'taqala : Saisir la bête par les pattes pour la traire.
- kuthba : Un peu de lait, une petite quantité.
- idāwa : Petite outre en cuir pour l'eau.
- lā taḥzan : Ne t'afflige pas, référence au verset coranique 9:40.
- Suraqa ibn Mālik ibn Ju'shum : Compagnon qui poursuivit le Prophète lors de l'Hégire, puis se convertit.
- diya : Prix du sang, ici prime offerte pour la capture.
- Banū Mudlij : Tribu arabe, branche des Kinana.
- aswida : Silhouettes, formes sombres.
- akama : Colline, tertre.
- rumḥ : Lance.
- ḥaṭṭaṭtu bi-zujjatihī al-arḍ : Il frotta le fer de la lance contre terre pour le rendre tranchant.
- ta'arrada : Broncher, faire un écart.
- azlām : Flèches divinatoires utilisées pour la divination préislamique.
- istaqsama : Consulter le sort, tirer au sort avec les flèches.
- al-amān : Sauvegarde, promesse de sécurité.
- lam yarzū'ānī : Ils ne me prirent rien, ne me dépouillèrent pas.
- akhfi 'alaynā : Cache-nous, ne révèle pas notre présence.
- kitāb muwāda'a wa amn : Document de trêve et de garantie de sécurité.
- raqq : Parchemin, fine peau préparée pour l'écriture.
- la-u'ammiyanna 'alā man warā'ī : Je vais aveugler ceux qui me suivent, c'est-à-dire les égarer.
- jum'a : La prière du vendredi, obligatoire pour les hommes musulmans.
- Anṣār : Les 'Auxiliaires' médinois qui ont accueilli et soutenu le Prophète après l'Hégire.
- al-ʿadad wa-l-ʿudda wa-l-manaʿa : Expression signifiant la force numérique, l'équipement et la protection.
- maʾmūra : Commandée par Allah, indiquant que la chamelle est guidée divinement.
- Abū Dujāna : Compagnon célèbre pour son courage, portant un bandeau rouge au combat.
- al-Mundhir ibn ʿAmr : Compagnon, l'un des premiers à être tué à la bataille de Bi'r Ma'ûna.
- Dāwūd : Probablement Dâwûd ibn Salama, un compagnon.
- rāwadūhu : Ils le sollicitèrent instamment pour qu'il descende chez eux.
- mirbad al-tamr : Aire de séchage des dattes, espace ouvert utilisé pour faire sécher les dattes.
- Banū al-Najjār : Tribu médinoise à laquelle appartenait le grand-père maternel du Prophète.
- yatīmayn : Deux orphelins, Sahl et Suhayl, dont le père était mort en martyr.
- Asʿad ibn Zurāra : Compagnon, chef des Banû al-Najjâr, mort peu après l'Hégire.
- Rāfiʿ ibn Abī ʿAmr : Père des deux orphelins, compagnon mort avant l'Hégire.
- Abū Ayyūb : Abû Ayyûb al-Ansârî, chez qui le Prophète logea à son arrivée à Médine.
La première partie
Al-Ansârî Khâlid ibn Zayd ibn Kulayb prit sa monture par le bât, et Sa‘d ibn Zurâra vint prendre la bride de sa chamelle. Ensuite, ils interrogèrent l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) au sujet du terrain de séchage des dattes 1. Mu‘âdh ibn ‘Afrâ’ dit : « Il appartient à deux orphelins, et je les satisferai à son sujet. » L’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) fit venir les deux garçons et négocia avec eux le terrain pour en faire une mosquée. Ils dirent : « Plutôt te le donnons-nous en cadeau. » Mais l’Envoyé d’Allah refusa d’accepter leur don et l’acheta. Lorsque l’Envoyé d’Allah sortit de la mosquée, ils dirent : « Ô Envoyé d’Allah, l’homme est avec l’emplacement de sa monture. » Il descendit donc chez Abû Ayyûb al-Ansârî, dont la maison se trouvait chez les Banû Ghanm ibn al-Najjâr. Puis l’Envoyé d’Allah et les musulmans se mirent à construire la mosquée. L’Envoyé d’Allah transportait les briques avec eux, en disant : « Ce portage n’est pas celui de Khaybar 2… Ceci est plus pur et plus sanctifié [par notre Seigneur]. Ô Allah, le bien est le bien de l’au-delà ; pardonne donc aux Ansâr et aux Muhâjirûn. » ‘Ammâr ibn Yâsir était trapu et de petite taille ; il transportait les briques, la poitrine couverte de poussière. L’Envoyé d’Allah lui dit : « Ô fils de Sumayya 3 ! C’est le groupe injuste qui te tuera. » Talq ibn ‘Alî vint trouver l’Envoyé d’Allah et aida les musulmans dans la construction de la mosquée. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) disait : « Approchez l’argile du Yamâmî 4, car c’est celui d’entre vous qui la manie le mieux. » Sa‘d ibn Zurâra mourut alors que la mosquée était en construction ; il fut pris d’une suffocation 5 et enterré à al-Baqî‘ 6. Il fut le premier musulman enterré à al-Baqî‘. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) logea chez Abû Ayyûb jusqu’à ce que la mosquée fût achevée, et on lui construisit une habitation à l’intérieur. L’Envoyé d’Allah y emménagea une fois la mosquée et son logement terminés. Puis l’Envoyé d’Allah envoya Zayd ibn Hâritha et Abû Râfi‘ à La Mecque pour ramener Sawda bint Zam‘a, son épouse, et ses filles. Abû Bakr al-Siddîq envoya ‘Abd Allâh ibn Urayqiṭ à ‘Abd Allâh ibn Abî Bakr pour qu’il vienne avec sa famille. Lorsque Ibn Urayqiṭ arriva chez ‘Abd Allâh ibn Abî Bakr, celui-ci partit avec la famille d’Abû Bakr : ‘Â’isha, ‘Abd al-Rahmân et Umm Rûmân, mère de ‘Â’isha. Al-Barâ’ ibn Ma‘rûr mourut au mois de Safar, un mois avant l’arrivée du Prophète (sur lui la paix et le salut) à Médine. Il avait recommandé, à sa mort, qu’on l’oriente vers la Ka‘ba 7 dans sa tombe, ce qui fut fait. Lorsque l’Envoyé d’Allah arriva à Médine, il pria sur sa tombe. Maslama ibn Mukhallad naquit. Les derniers Ansâr à embrasser l’islam furent les Banû Wâqif, les Banû Umayya et les Banû Wâ’il. Chacun des Ansâr offrait un bouc à l’Envoyé d’Allah à son arrivée à Médine. Umm Sulaym, n’ayant rien à offrir, amena son fils Anas à l’Envoyé d’Allah et dit : « Ô Envoyé d’Allah, ce fils est à ton service, et je n’ai rien à t’offrir ; invoque Allah pour lui. » L’Envoyé d’Allah dit : « Ô Allah, multiplie ses biens et sa descendance. » Puis l’Envoyé d’Allah entra dans la maison d’Anas ibn Mâlik. Anas avait dix ans lorsque l’Envoyé d’Allah arriva à Médine. Ses mères l’encourageaient 8. Lorsqu’il entra dans sa maison, on traya pour lui une brebis domestique et on mélangea son lait avec un peu d’eau dans la maison. Abû Bakr était à sa gauche et un bédouin à sa droite. L’Envoyé d’Allah tendit le lait au bédouin en disant : « Le plus à droite, puis le plus à droite 9. » La prière était de deux rak‘a 10. L’Envoyé d’Allah les vit prier surérogatoirement 11 et dit : « Ô gens, acceptez l’obligation d’Allah. » On maintint la prière du voyageur et on augmenta celle du résident 12. Cela eut lieu douze nuits après le mois de Rabî‘ al-Âkhir, un mois après l’arrivée du Prophète (sur lui la paix et le salut) à Médine. Les compagnons de l’Envoyé d’Allah furent frappés d’une forte fièvre. ‘Â’isha entra chez Abû Bakr qui disait : « Tout homme est au matin dans sa famille, et la mort est plus proche que le lacet de sa sandale. » Puis elle entra chez ‘Âmir ibn Fuhayra qui disait : « Tout homme se défend avec son cou 13 ; le taureau protège sa peau avec ses cornes. » Puis elle entra chez Bilâl qui disait : « Ah ! Si je savais si je passerai une nuit dans une vallée, entouré d’idhkhir 14 et de jalîl 15, et si je boirai un jour aux eaux de Majanna 16, et si me paraîtront Shâma et Tufayl 17 ! » Bilâl disait aussi : « Ô Allah, maudis ‘Utba ibn Rabî‘a, Shayba ibn Rabî‘a, Abû Sufyân ibn Harb et Abû Jahl ibn Hishâm, comme ils nous ont chassés de La Mecque. » ‘Â’isha informa le Prophète (sur lui la paix et le salut) de ce qu’elle avait vu de leur fièvre. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Ô Allah, rends-nous Médine aimable comme Tu nous as rendu La Mecque aimable, bénis-la pour nous comme Tu as béni La Mecque, bénis son sâ‘ 18 et son mudd 19, et transporte sa fièvre à Mahya‘a 20, qui est al-Juhfa 21. » L’Envoyé d’Allah entra dans la mosquée alors que les gens étaient fiévreux et priaient assis. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « La prière de celui qui est assis vaut la moitié de celle de celui qui est debout. » Les gens achevèrent la prière debout. Puis le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Ô Allah, accorde à Médine le double de la bénédiction que Tu as accordée à La Mecque ! » Ensuite, l’Envoyé d’Allah voulut établir un lien de fraternité entre les Muhâjirûn et les Ansâr au mois de Ramadan. Il entra dans la mosquée et se mit à dire : « Où est untel, fils d’untel ? » Il ne cessa de les compter et de les faire venir jusqu’à ce qu’ils fussent réunis devant lui. Il dit : « Je vais vous rapporter un propos ; retenez-le et transmettez-le après vous. Allah a choisi parmi Ses créatures des créatures – puis il récita ce verset : “Allah choisit des messagers parmi les anges et parmi les hommes” 22 – des créatures qu’Il fera entrer au Paradis. Et moi, je choisis parmi vous ceux que je veux choisir, et j’établis entre vous un lien de fraternité comme Allah l’a établi entre les anges. Lève-toi, ô Abû Bakr ! » Il se leva et s’avança devant lui. Il dit : « Tu as envers moi une faveur qu’Allah te rétribuera. Si je devais prendre un ami intime 23, je t’aurais pris comme ami intime. Tu es pour moi comme ma chemise sur mon corps » – et il remua sa chemise. Puis il dit : « Approche, ô ‘Umar ! » Il s’approcha. Il dit : « Tu as été très dur envers nous, ô Abû Hafs 24. J’ai invoqué Allah pour qu’Il fortifie la religion par toi ou par Abû Jahl, et Allah a fait cela par toi. Tu étais le plus aimé des deux à Allah. Tu es avec moi le troisième de trois de cette communauté ! » Puis il s’écarta et établit la fraternité entre lui et Abû Bakr. Il appela ‘Uthmân ibn ‘Affân et dit : « Approche, ô ‘Uthmân ! Approche, ô Abû ‘Amr ! » Il ne cessa de s’approcher jusqu’à ce que son genou touchât le sien. Puis il regarda le ciel et dit : « Gloire à Allah, le Très Grand ! » Puis il regarda ‘Uthmân et vit que son pagne était dénoué ; il le lui attacha 25. Puis il dit : « Rassemble pour moi les deux pans de ton manteau sur ta poitrine, car tu as une importance auprès des habitants du ciel. Tu es de ceux qui viendront à mon Bassin 26, les veines de ton cou ruisselant de sang. » Puis il appela ‘Abd al-Rahmân ibn ‘Awf et dit : « Approche, ô Amîn d’Allah 27 ! Allah soumettra tes biens à la vérité. Certes, tu as auprès de moi une invocation que j’ai différée. » Il dit : « Invoque pour moi. » Il dit : « Qu’Allah multiplie tes biens ! » Puis il s’écarta et établit la fraternité entre lui et ‘Uthmân. Puis il appela Talha et al-Zubayr et dit : « Approchez-vous de moi. » Ils s’approchèrent. Il dit : « Vous êtes mes apôtres 28 comme les apôtres de Jésus, fils de Marie ! » Puis il établit la fraternité entre eux. Puis il appela Sa‘d ibn Abî Waqqâs et ‘Ammâr ibn Yâsir et dit : « Ô ‘Ammâr, c’est le groupe injuste qui te tuera. » Puis il établit la fraternité entre eux. Puis il appela ‘Umayr Abû al-Dardâ’ et Salmân al-Fârisî et dit : « Ô Salmân, tu es des nôtres, gens de la maison 29. Allah t’a donné la science première et la science dernière 30. » Puis il dit : « Ne t’adjure-je pas, ô Abû al-Dardâ’ ? » Il dit : « Que mon père et ma mère te soient sacrifiés ! Si. » Il dit : « Si tu les approuves, ils t’approuveront ; si tu les abandonnes, ils ne t’abandonneront pas. Prête-leur donc ton honneur pour le jour de ton indigence, et sache que la rétribution est devant toi. » Puis il établit la fraternité entre eux. Ensuite, il regarda les visages de ses compagnons et dit : « Réjouissez-vous et que vos yeux se réjouissent ! Vous êtes les premiers à venir à mon Bassin, et vous êtes dans les plus hautes chambres [du Paradis]. » Il regarda ‘Abd Allâh ibn ‘Umar et dit : « Louange à Allah qui guide de l’égarement qui Il veut. » ‘Alî ibn Abî Tâlib dit : « Ô Envoyé d’Allah, mon âme s’en est allée et mon dos s’est brisé quand je t’ai vu agir avec tes compagnons comme tu l’as fait. Si c’est par mécontentement envers moi, alors à toi le reproche et l’honneur ! » Il dit : « Par Celui qui m’a envoyé avec la vérité ! Je ne t’ai retardé que pour moi-même. Tu es pour moi comme Aaron pour Moïse, sauf qu’il n’y a pas de prophète après moi. Tu es mon frère et mon héritier. » Il dit : « Ô Envoyé d’Allah, qu’hériterai-je de toi ? » Il dit : « Ce qu’ont hérité les prophètes avant moi. » Il dit : « Et qu’ont hérité les prophètes avant toi ? » Il dit : « Le Livre d’Allah et la Sunna de leur prophète. Tu es avec moi dans mon palais au Paradis, avec Fâtima, ma fille. » Puis l’Envoyé d’Allah récita : « Frères, sur des lits, se faisant face 31. » Al-Walîd ibn al-Mughîra mourut à La Mecque, et Abû Uḥayḥa à al-Ṭâ’if. Leur mort fut annoncée aux musulmans. ‘Abd Allâh ibn al-Zubayr naquit au mois de Shawwâl. Les musulmans firent le takbîr 32, car ils craignaient que les Juifs n’eussent ensorcelé leurs femmes. Ce fut le premier enfant né des Muhâjirûn à Médine. Abû Bakr et al-Zubayr le félicitèrent. Asmâ’ bint Abî Bakr ne l’allaita pas avant de l’avoir apporté au Prophète (sur lui la paix et le salut). Il le prit, le posa sur ses genoux, le mâcha avec une datte 33. La première chose qui entra dans son ventre fut la salive de l’Envoyé d’Allah. Puis il le nomma ‘Abd Allâh. Ensuite, l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) attacha l’étendard 34 à ‘Ubayda ibn al-Hârith ibn ‘Abd al-Muṭṭalib ibn ‘Abd Manâf, à la tête de soixante Muhâjirûn, sans aucun Ansâr parmi eux. Ce fut le premier étendard qu’il attacha à Médine. Il l’envoya vers Baṭn Râbigh 35. Il atteignit Thaniyyat al-Murra 36, près d’al-Juhfa. Ils se rencontrèrent à une source appelée Aḥyâ’ 37. Le commandant de l’expédition était Abû Sufyân ibn Harb, à la tête de deux cents polythéistes. Il n’y eut entre eux que des tirs de flèches. Puis les musulmans se replièrent sur un archer, et parmi les polythéistes, al-Miqdâd ibn ‘Amr ibn al-Aswad – et on a dit : ‘Utba ibn Ghazwân – se replia vers les musulmans. Puis ils se retirèrent sans dégainer leurs épées. On a dit aussi que le commandant des polythéistes était Mikraz ibn Ḥafṣ ibn al-Akhîf. Le porte-étendard de ‘Ubayda ibn al-Hârith était Misṭaḥ ibn Uthâtha. Ensuite, l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) attacha l’étendard à Ḥamza ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, à la tête de trente cavaliers, tous Muhâjirûn. Il l’envoya vers la côte de la mer, du côté d’al-‘Îṣ 38, dans le territoire de Juhayna, pour intercepter une caravane de Quraysh. Il rencontra Abû Jahl ibn Hishâm à la tête de trois cents cavaliers de La Mecque. Majdî ibn ‘Amr al-Juhanî, allié des deux camps, s’interposa entre eux. Les deux groupes se retirèrent sans combat. Le porte-étendard de Ḥamza ce jour-là était Abû Marthad. Ensuite, l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) consomma son mariage avec ‘Â’isha, alors âgée de neuf ans, huit mois après son émigration, au mois de Shawwâl. Il l’avait épousée à La Mecque trois ans avant l’émigration, alors qu’elle avait six ans. Elle fut amenée au Prophète (sur lui la paix et le salut) avec éclat 39. Il n’épousa aucune vierge en dehors d’elle.
Ensuite, l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) confia l’étendard à Sa‘d ibn Abī Waqqāṣ avec vingt hommes, visant la caravane (al-‘īr) au mois de Dhū al-Qa‘da. Ils partirent à pied, se cachant le jour et marchant la nuit, jusqu’à arriver à la région des Ḥarrār au matin du cinquième jour, mais la caravane les avait devancés d’un jour ; ils firent donc demi-tour. Le porteur de l’étendard ce jour-là pour Sa‘d (91) était al-Miqdād ibn ‘Amr. Abū Qays ibn al-Aslat (92) vint trouver l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) ; l’Envoyé de Dieu lui présenta l’islam. Il dit : « Que ce à quoi tu appelles est beau ! Je vais réfléchir à mon affaire, puis je reviendrai vers toi. » ‘Abd Allāh ibn Ubayy le rencontra et dit : « Par Dieu, je déteste la guerre contre les Khazraj ! » Abū Qays répondit : « Je n’embrasse pas l’islam pour une année (93) », puis il mourut au mois de Dhū al-Ḥijja (94). [La deuxième année de l’Hégire] ‘Abd Allāh ibn Muḥammad al-Madā’inī (95) nous a rapporté : Isḥāq ibn Ibrāhīm al-Ḥanẓalī nous a rapporté : ‘Abd al-Razzāq nous a rapporté : Ma‘mar nous a rapporté, d’après Ayyūb, d’après Sa‘īd ibn Jubayr, d’après son père, d’après Ibn ‘Abbās, qui dit : L’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) arriva et trouva les Juifs jeûnant le jour de ‘Āshūrā’. Il leur dit : « Qu’est-ce que cela ? » Ils dirent : « Un grand jour ! Dieu y sauva Moïse et y noya Pharaon et son peuple. Moïse le jeûna en action de grâce envers Dieu Très-Haut. » L’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) dit alors : « Je suis plus proche de Moïse et plus en droit de le jeûner que vous. » Il le jeûna donc et ordonna de le jeûner. Il (96) dit : L’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) trouva les Juifs jeûnant le jour de ‘Āshūrā’ à son premier arrivée à Médine, au début de la deuxième année de l’Hégire. Il les interrogea, et ils l’informèrent que Dieu avait sauvé Moïse ce jour-là et noyé la famille de Pharaon, et que Moïse l’avait jeûné en action de grâce envers Dieu. L’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) ordonna donc de le jeûner et dit : « Je suis plus proche de Moïse. » Il le jeûna (que Dieu prie sur lui et le salue), ainsi que les musulmans. Ensuite, l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) maria sa fille Fāṭima à ‘Alī au mois de Ṣafar. Il lui dit : « Donne-lui quelque chose. » Il répondit : « Je n’ai rien, ô Envoyé de Dieu. » Il dit : « Où est donc ta cotte de mailles al-Ḥaṭmiyya (98) ? » Il la lui envoya donc. Des récits sur ce mariage ont été rapportés, contenant des développements qui relèvent de la méthode des conteurs ; je me suis abstenu de les mentionner, sachant (99) leur manque d’authenticité du point de vue de la transmission. Ensuite, l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) mena l’expédition d’al-Abwā’. Ce fut la première expédition qu’il mena en personne. Entre al-Abwā’ et Waddān, il y a six milles. L’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) sortit avec les Émigrés (al-Muhājirūn), sans qu’aucun des Auxiliaires (al-Anṣār) ne fût parmi eux. Cela eut lieu au mois de Rabī‘ al-Awwal, un an après son arrivée (100) à Médine. Il laissa comme lieutenant Sa‘d ibn ‘Ubāda ibn Dulaym (101). Le porteur de son étendard était Ḥamza ibn ‘Abd al-Muṭṭalib. Son absence (102) dura quinze nuits. Puis il revint [à] (103) Médine sans rencontrer d’hostilité. Al-Abwā’ est une montagne (104), [et Waddān] (105) et al-Abwā’ sont séparés par la route ; l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) passa par les deux. Au cours de (106) cette expédition, l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) conclut une trêve avec Makhshī (107) ibn ‘Amr (108) al-Ḍamrī (109). Ensuite, l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) mena une expédition avec deux cents de ses compagnons vers la région de Raḍwā (110), visant une caravane de Quraysh où se trouvait Umayya ibn Khalaf. Il laissa comme lieutenant sur Médine Sa‘d ibn Mu‘ādh. Le porteur de son étendard était Sa‘d ibn Abī Waqqāṣ. Puis il revint [à] Médine sans rencontrer d’hostilité. Ensuite, l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) envoya Sa‘d ibn Abī Waqqāṣ avec sept ou huit hommes jusqu’à atteindre al-Khurār (111) dans la terre du Ḥijāz. Puis il revint sans rencontrer d’hostilité (112). Le bétail (al-sarḥ) de Médine paissait dans le Ḥimā (réserve) ; Karz ibn Jābir al-Fihrī le vola. L’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) sortit à sa poursuite avec les Émigrés. Le porteur de son étendard était ‘Alī ibn Abī Ṭālib. Il laissa comme lieutenant sur Médine Zayd ibn Ḥāritha. L’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) poursuivit jusqu’à atteindre Badr (113), mais il ne le rattrapa pas (114) et Karz (115) lui échappa. Il revint (116) [à] (117) Médine. Cette expédition est appelée l’expédition de Badr la première. Ensuite, al-Nu‘mān ibn Bashīr naquit au mois de Jumādā al-Ūlā. Sa mère, ‘Amra bint Rawāḥa, le porta à l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue), et l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) lui fit la taḥnīk (mastication de datte). Ce fut le premier nouveau-né des Auxiliaires après l’arrivée du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) à Médine. Ensuite, l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) envoya au mois de Rajab ‘Abd Allāh ibn Jaḥsh avec douze (118) hommes des Émigrés, sans aucun Auxiliaire parmi eux. Il lui écrivit une lettre et dit : « Garde ta lettre ; quand tu auras marché (119) deux jours, ouvre-la, regarde ce qu’elle contient, puis va. » Partirent avec ‘Abd Allāh ibn Jaḥsh : Abū Ḥudhayfa ibn ‘Utba ibn Rabī‘a, allié (ḥalīf) des Banū ‘Adī ibn Ka‘b ; Sa‘d ibn Abī Waqqāṣ ; Suhayl (120) ibn Bayḍā’ ; ‘Utba ibn Ghazwān (121) ; Wāqid ibn ‘Abd Allāh al-Tamīmī, allié des Banū ‘Adī ibn Bayḍā’ ; Khālid ibn al-Bukayr, allié des Banū ‘Adī ; et ‘Ukāsha ibn Miḥṣan. ‘Abd Allāh ibn Jaḥsh marcha deux nuits selon ce que l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) lui avait ordonné, puis il ouvrit la lettre. Elle contenait : « Marche jusqu’à descendre à Nakhlah, au nom de Dieu, et ne contrains aucun de tes compagnons (122) à marcher (123) avec toi. Va avec ceux d’entre eux qui te suivent jusqu’à arriver au fond de Nakhlah, et poste-toi là pour guetter la caravane de Quraysh. » Quand il eut lu la lettre, il dit : « Je ne contraindrai aucun d’entre vous. Que celui qui veut le martyre aille (124) (125), car je vais, moi, pour l’ordre de l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue). » Il alla donc, et les gens allèrent avec lui. Lorsqu’ils furent à Baḥrān (126) – une mine au Ḥijāz, au-dessus d’al-Fur‘ –, ‘Utba ibn Ghazwān et Sa‘d ibn Abī Waqqāṣ perdirent (127) un chameau et s’attardèrent à sa recherche. ‘Abd Allāh ibn Jaḥsh continua jusqu’à atteindre l’endroit que l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) lui avait ordonné. Il trouva la caravane de Quraysh, où se trouvaient ‘Amr ibn al-Ḥaḍramī, al-Ḥakam ibn Kaysān, ‘Uthmān ibn ‘Abd Allāh ibn al-Mughīra et Nawfal ibn ‘Abd Allāh ibn al-Mughīra. Quand les gens de la caravane virent le groupe, ils les craignirent (128) et les redoutèrent. ‘Ukāsha ibn Miḥṣan se montra à eux, et il s’était rasé la tête. Quand ils le virent, ils dirent : « Pas de mal sur vous ! » et se rassurèrent. Ils consultèrent les compagnons de l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) au sujet de leur affaire (129). C’était le dernier jour de Rajab (130). Les musulmans dirent : « Si nous les laissons aujourd’hui, ils entreront dans le sanctuaire (al-ḥaram) et seront hors d’atteinte ; mais si nous les frappons (131), nous les frappons pendant le mois sacré (al-shahr al-ḥarām). » Wāqid ibn ‘Abd Allāh tira une flèche sur ‘Amr ibn al-Ḥaḍramī et le tua. Ils firent prisonniers ‘Uthmān ibn ‘Abd Allāh ibn al-Mughīra et al-Ḥakam ibn Kaysān. Nawfal [ibn ‘Abd Allāh] ibn al-Mughīra leur échappa. Ils emmenèrent (132) la caravane et la présentèrent à l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue). L’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) retint la caravane sans en prendre quoi que ce soit et retint (133) les deux prisonniers. Il dit à ses compagnons : « Je ne vous avais pas ordonné de combattre pendant le mois sacré. » (134) Les gens furent alors saisis de regret (saqaṭa fī aydīhim) et pensèrent qu’ils étaient (135) perdus. Quraysh dit : « Il a profané ce mois sacré, il y a versé le sang et pris les biens. » Dieu révéla alors, à propos de ce que l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) avait dit, de ce que ses compagnons avaient ressenti comme grave, et de ce qu’ils avaient fait : « Ils t’interrogent sur le mois sacré, sur le combat qui y a lieu. Dis : « Y combattre est grave » – jusqu’à Sa parole – « est plus grave que le meurtre » (136) – voulant dire qu’ils vous éprouvaient dans votre religion alors que vous étiez dans le sanctuaire de Dieu, jusqu’à vous faire renier après votre foi, et cela est plus grave auprès de Dieu que de les tuer pendant le mois sacré, en raison de leur mécréance, de leur obstruction au chemin de Dieu et de leur expulsion de vous. » Quand le Coran fut révélé à ce sujet, l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) prit la caravane. Quant aux deux prisonniers, al-Ḥakam embrassa l’islam et resta auprès de l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) jusqu’à être tué martyr le jour de Bi’r Ma‘ūna. Quant à ‘Uthmān, l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) le rançonna (137) et ils le ramenèrent à La Mecque, où il mourut polythéiste. Ensuite, l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) sortit vers Dhū al-‘Ushayra (138) avec les Émigrés. Il laissa comme lieutenant sur Médine Abū Salama ibn ‘Abd al-Asad. Le porteur de son étendard était Ḥamza (139) ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, jusqu’à ce qu’il atteigne Baṭn Yanbu‘. Il y conclut une trêve avec les Banū (140) Mudlij (141) et leurs alliés des Banū Ḍamra, puis il revint. Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) désirait se tourner vers la Ka‘ba. ‘Umar (142) ibn al-Khaṭṭāb lui dit : « Ô Envoyé de Dieu ! Si tu prenais la Station d’Abraham (Maqām Ibrāhīm) comme lieu de prière ! » Alors fut révélé : « Nous voyons bien ton visage se tourner vers le ciel » (143) – le verset. Les insensés parmi les gens, c’est-à-dire les Juifs, dirent : « Qu’est-ce qui les a détournés de leur direction de prière (qibla) sur laquelle ils étaient ? » (144) Dieu révéla alors : « Dis : « À Dieu appartiennent l’Orient et l’Occident » » (145) – le verset. La direction de prière fut donc changée vers la Ka‘ba lors de la prière du midi (al-ẓuhr) le mardi à la mi- Sha‘bān. Sa prière avait été orientée vers le Temple de Jérusalem (Bayt al-Maqdis) après son arrivée à Médine pendant dix-sept mois (146) et trois jours. Un homme, après avoir prié, passa devant un groupe d’Auxiliaires qui étaient (147) inclinés (rukū‘) dans la prière de l’après-midi (al-‘aṣr) vers le Temple de Jérusalem ; il témoigna qu’il avait prié avec l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) et que celui-ci s’était tourné vers la Ka‘ba. Les gens se tournèrent (148) alors vers la Ka‘ba. Ensuite, Dieu Très-Haut révéla l’obligation du jeûne au mois de Sha‘bān. Après l’imposition du Ramadan, l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) ne leur ordonna pas de jeûner ‘Āshūrā’ et ne le leur interdit pas non plus. [Ensuite eut lieu l’expédition de Badr] L’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) sortit au mois de Ramadan, la douzième (149) nuit écoulée, voulant intercepter la caravane de Quraysh. Avec lui étaient les Émigrés et les Auxiliaires. Avant de sortir de Médine, il campa à Bi’r (150) Abī ‘Uyayna. Il passa ses compagnons en revue et renvoya ceux qu’il jugea trop jeunes. Parmi ceux qui furent renvoyés ce jour-là parmi les musulmans se trouvaient ‘Abd Allāh ibn ‘Umar (151), Rāfi‘ ibn Khadīj, al-Barā’ ibn ‘Āzib, Zayd ibn Thābit et Usayd ibn Ḥuḍayr. ‘Umayr ibn Abī Waqqāṣ se cachait (152) ce jour-là pour que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) ne le voie pas. Sa‘d lui dit : « Qu’as-tu, mon frère ? » Il répondit : « Je crains que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) ne me voie, ne me juge trop jeune et ne me renvoie ! Peut-être Dieu m’accordera-t-il le martyre. » L’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) le vit et le renvoya. Il pleura abondamment (153), alors l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) l’autorisa (154) et il fut tué martyr à Badr (155). Ensuite, l’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) partit de Bi’r Abī ‘Uyayna avec trois cent dix-huit hommes, dont soixante-quatorze hommes des Émigrés et le reste des Auxiliaires. Ils avaient soixante-dix chameaux (156), et les hommes montaient à tour de rôle sur un même chameau. L’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) envoya Ṭalḥa ibn ‘Ubayd Allāh et Sa‘īd ibn Zayd ibn ‘Amr ibn Nufayl sur la route côtière vers al-Ḥawrān pour espionner (157) les nouvelles de la caravane. ‘Ātika bint ‘Abd al-Muṭṭalib vit à La Mecque un rêve qui l’effraya (158). Elle envoya (159) chercher al-‘Abbās et dit : « Ô mon frère ! J’ai vu cette nuit un rêve qui m’a terrifiée ; garde-le secret pour moi. » Il dit : « Qu’as-tu (160) vu ? » Elle dit : « J’ai vu un cavalier venant sur un chameau jusqu’à s’arrêter à al-Abṭaḥ, puis il cria de toute sa voix :
Écoutez ! Fuyez, ô gens de la trahison 40, vers vos lieux de mort dans trois jours. Alors les gens se rassemblèrent autour de lui, il entra dans la mosquée, les gens le suivant. Pendant qu'ils étaient autour de lui, voilà que sa chamelle se dressa sur le dos de la Ka'ba, puis il en sortit de même, puis il prit un rocher et le lança ; il se mit à descendre en tombant jusqu'à ce qu'il fût au bas de la montagne, il se brisa, et il ne resta aucune maison à La Mecque, ni aucune demeure, sans qu'une parcelle n'y entrât. Al-‘Abbâs dit : « Par Dieu ! C'est là un songe ; garde-le secret et ne le raconte pas. » Puis al-‘Abbâs sortit et rencontra al-Walîd ibn ‘Utba, qui était son ami ; il le lui raconta, et al-Walîd le raconta à son père ; la nouvelle se répandit à La Mecque. Abû Jahl dit : « Les Banû ‘Abd al-Muttalib ne se contentent pas que leurs hommes prophétisent, jusqu'à ce que leurs femmes aussi prophétisent 41 ! »
«J’ai indiqué l’avis ; puis le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) se leva (274) et marcha jusqu’à ce qu’[il parvînt à] «2» l’eau la plus proche du peuple, où il descendit (275) et construisit un bassin près du puits (al-qalīb) et (276) ils y jetèrent les récipients (277), (278) puis il ordonna au sujet du puits (al-qalb) «7» : « Qu’il soit comblé » (279) ; alors Sa‘d ibn Mu‘ādh dit : Ô Prophète de Dieu ! [Ne] «2» te construirions-nous pas une hutte (ʿarīsh) où tu serais, et nous préparerions près de toi tes montures, puis nous rencontrerions notre ennemi ? Si Dieu nous rend victorieux et nous donne la prééminence sur notre ennemi, ce sera (280) ce que nous aimons «9» ; et si le sort nous est contraire, ô Prophète de Dieu, tu monteras sur tes montures et tu rejoindras ceux de notre peuple qui sont derrière nous, car des gens se sont abstenus de te suivre (281) et nous ne sommes pas plus ardents à t’aimer qu’eux, et s’ils avaient pensé que tu affronterais (282) une guerre, ils ne se seraient pas abstenus de te suivre. Dieu te protégera par eux, ils te seront sincères et combattront avec toi (283). Alors le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) invoqua pour lui le bien «12», et on lui construisit une hutte (ʿarīsh) (284) où le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) s’assit, ainsi qu’Abū Bakr. Les Qurayshites partirent au matin ; lorsque le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) les vit, il dit : « Ô Dieu ! Voici les Qurayshites qui viennent avec leur orgueil (285) et leur fierté, ils Te défient (286) et traitent Tes messagers de menteurs. Ô Dieu ! [Accorde-moi] donc Ta victoire que Tu m’as promise ! Écrase-les (287) ce matin ! » Et le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) vit ‘Utba ibn Rabī‘a (288) sur son chameau rouge et dit : « S’il y a (289) du bien chez quelqu’un du peuple, c’est chez (290) le possesseur du chameau rouge ; s’ils lui obéissent, ils seront bien guidés. » Lorsque les Qurayshites descendirent, un groupe d’entre eux s’avança jusqu’au bassin du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui), parmi eux Ḥakīm ibn Ḥizām. Le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) dit : « Laissez-les (291) » ; aucun homme parmi eux ne but une gorgée sans être tué, sauf Ḥakīm ibn Ḥizām. Lorsque les Qurayshites furent installés, ils envoyèrent ‘Umayr ibn Wahb al-Jumaḥī [et dirent] «5» : « Estime (292) pour nous Muhammad et ses compagnons. » ‘Umayr ibn Wahb fit le tour (293) du camp à cheval, puis revint vers eux et dit : « Trois cents hommes, un peu plus ou un peu moins, mais donnez-moi un délai pour voir s’ils ont une embuscade ou des renforts (294). » Il parcourut la vallée (al-wādī) jusqu’à s’éloigner, mais ne vit rien ; il revint vers eux (295) et dit : « Je n’ai rien vu, mais j’ai vu, ô assemblée des Qurayshites, les calamités porter les trépas, des chamelles porteuses d’eau (nawāḍiḥ) (296) de Yathrib porter la mort inéluctable (297) ; un peuple qui n’a (298) ni protection ni refuge que leurs épées. Par Dieu ! Je ne pense pas qu’un seul d’entre eux soit tué avant qu’un des nôtres ne soit tué. S’ils atteignent de vous un nombre égal, quel bien y a-t-il à vivre (299) après cela ? Délibérez (300) donc sur votre avis. » Lorsque Ḥakīm ibn Ḥizām entendit cela, il marcha parmi les gens jusqu’à ce qu’il parvînt à ‘Utba ibn Rabī‘a et dit : « Ô Abū al-Walīd ! Tu es le grand des Qurayshites, leur seigneur et celui qu’on écoute parmi eux ! Ne voudrais-tu pas (301) être mentionné «1» pour le bien jusqu’à la fin des temps ? » Il dit : « Qu’est-ce donc, ô Ḥakīm ? » Il dit : « Tu ramènes les gens et tu prends en charge l’affaire de ton allié (302). » Il dit : « Je l’ai fait, tu en es témoin, car ce n’est que mon allié ; à moi incombe son prix du sang (ʿaql) » — il voulait dire ‘Amr ibn al-Ḥaḍramī — « et ce qui a été atteint de ses biens. Mais toi, fils d’al-Ḥanẓaliyya (303), je ne crains (304) pour les gens (305) que lui » — il voulait dire Abū Jahl. Puis ‘Utba se leva et dit : « Ô assemblée des Qurayshites ! Par Dieu, vous ne (306) gagnez rien à «5» rencontrer Muhammad et ses compagnons. Par Dieu ! Si vous les atteignez, un homme ne cessera de regarder le visage d’un homme qu’il détestera (307) regarder, ayant tué «7» son cousin ou (308) le fils de son oncle maternel ou un homme de sa tribu (309). Retournez donc (310) et laissez-le, lui et Muhammad, avec le reste des Arabes «10» ; s’ils l’atteignent, voilà ce que vous voulez ; si c’est autre chose, [il vous rencontrera et] (311) vous n’aurez pas (312) de lui ce que vous désirez. » Ḥakīm ibn Ḥizām vint trouver Abū Jahl et le trouva en train de sortir (313) une cotte de mailles de son fourreau et de l’enduire de graisse (314) ; il dit : « Ô Abū al-Ḥakam ! ‘Utba m’a envoyé à toi pour telle et telle chose. » Abū Jahl dit : « Par Dieu, son foie (saḥr) (315) a enflé quand il a vu Muhammad «1» et ses compagnons. Non, par Dieu, nous ne retournerons pas jusqu’à ce que Dieu juge entre nous et Muhammad ! » Puis Abū Jahl dit : « Ô Dieu ! Celui qui a rompu (316) les liens de parenté et nous a apporté ce «2» que nous ne connaissons pas (317), écrase-le ce matin «3» ! » Puis il envoya chercher ‘Āmir ibn al-Ḥaḍramī et dit : « Voici ton allié ‘Utba qui veut (318) ramener (319) les gens, alors que tu as vu ta vengeance (thār) (320) de tes propres yeux. Par Dieu, ce n’est pas de la part de ‘Utba, mais il sait que son fils est parmi eux, et que Muhammad et ses compagnons ne sont que des mangeurs de chamelle ; vous avez vu votre vengeance (321). Lève-toi donc et crie (322) le meurtre de ton frère. » ‘Āmir ibn al-Ḥaḍramī se leva (323) puis cria : « Ô ‘Amr ! Ô ‘Amr ! » «9» Alors la guerre s’enflamma (324) et les gens s’enflammèrent (325) et se renforcèrent, et cela gâcha «11» pour les gens l’avis auquel ‘Utba les avait appelés. Lorsque la parole d’Abū Jahl parvint à ‘Utba, il dit : « Celui dont le derrière jaunit saura qui a le foie enflé ! » Puis ‘Utba chercha un casque (bayḍa) pour mettre sa tête, mais il ne trouva dans l’armée aucun casque assez grand pour la taille de son crâne. Quand il vit cela, il s’enturbanna (326) la tête de son turban. Alors al-Aswad ibn ‘Abd al-Asad al-Makhzūmī sortit — c’était un homme rude (327) — et dit : « Je fais le pacte avec Dieu que je boirai de leur bassin ou (328) que je le détruirai, ou que je mourrai pour cela ! » Lorsqu’il sortit, voulant aller au bassin, Ḥamza ibn ‘Abd al-Muṭṭalib sortit à sa rencontre. Quand ils se rencontrèrent (329), Ḥamza le frappa et lui trancha (330) les pieds à mi-jambe, alors qu’il était près du bassin ; il tomba (331) vers le bassin, y plongea, et Ḥamza le suivit d’un autre coup et le tua dans le bassin. Puis, après lui, sortirent ‘Utba ibn Rabī‘a, entre son frère Shayba (332) ibn Rabī‘a et son fils al-Walīd ibn ‘Utba. Lorsqu’ils s’approchèrent du rang, ils appelèrent au duel (al-birāz) (333). Alors trois (334) jeunes hommes des Anṣār sortirent à leur rencontre : ‘Awf et Mu‘awwidh, les deux fils (335) d’al-Ḥārith — et leur mère (336) était ‘Afrā’ — et Ibn Rawāḥa. Il leur demanda, et ils dirent : (337) « Un groupe des Anṣār » «9». ‘Utba dit : « Des pairs généreux, nous n’avons pas besoin de vous, nous voulons notre propre peuple. » Puis leur héraut appela : « Ô Muhammad ! Fais sortir vers nous nos pairs de notre peuple ! » Alors le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) dit : « [Lève-toi] (338), ô Ḥamza ibn ‘Abd al-Muṭṭalib ! Lève-toi (339), ô ‘Alī ibn Abī Ṭālib ! Lève-toi «11», ô ‘Ubayda ibn al-Ḥārith ! » — et il était le plus âgé du groupe. [Alors ‘Ubayda ibn al-Ḥārith affronta (bāraza)] «10» ‘Utba ibn Rabī‘a, [et Ḥamza affronta Shayba ibn Rabī‘a] «10», et ‘Alī ibn Abī Ṭālib affronta al-Walīd ibn ‘Utba. Quant à Ḥamza, il ne laissa pas de répit à Shayba avant de le tuer ; et ‘Alī ne laissa pas de répit à al-Walīd avant de le tuer. ‘Ubayda et ‘Utba échangèrent deux coups, chacun blessant (340) son adversaire. Ḥamza et ‘Alī revinrent (341) [sur] «10» ‘Utba et emportèrent leur compagnon, le ramenant (342) vers ses compagnons. Puis les gens s’avancèrent au combat (tazāḥafa) (343) et s’approchèrent les uns des autres. Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) dit : « [À ses compagnons :] (344) N’attaquez pas (345) jusqu’à ce que je vous l’ordonne », alors qu’il était dans la hutte (al-ʿarīsh) avec Abū (346) Bakr ; il n’y avait personne d’autre avec lui dans la hutte. Il implorait Dieu (yunāshidu Allāh) pour ce qu’Il lui avait promis comme victoire, et disait parmi ce qu’il disait : « [Ô Dieu] «3» (347), si Tu fais périr «6» ce groupe (al-ʿiṣāba) (348) aujourd’hui, Tu ne seras pas adoré «7» », et Abū Bakr disait : « Ô Messager de Dieu ! Cesse ton imploration de Dieu, car Dieu accomplira pour toi (349) ce (350) qu’Il t’a promis. » Et Dieu encouragea les musulmans à affronter leur ennemi et les diminua à leurs yeux jusqu’à ce qu’ils les convoitent. Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) somnola (khafaqa) d’un sommeil léger (khafqa) alors qu’il était dans la hutte, puis se réveilla et dit : « Réjouis-toi, ô Abū Bakr ! Voici Gabriel (Jibrīl), le turban enroulé (muʿtajir) (351), disant : “Le secours et l’aide de Dieu te sont venus !” » Alors Dieu envoya les anges (352), marqués de signes (musawwimīn). Abū Usayd Mālik ibn Rabī‘a [qui assista à Badr, dit] (353) après que sa vue eut disparu : « Si (354) j’étais avec vous à Badr (355) maintenant (356) et que j’avais ma vue, je vous montrerais (357) le défilé (al-shiʿb) d’où les anges sont sortis ! Je n’en doute ni n’hésite (358) ! » Les anges ne combattirent dans aucune expédition (ghazwa) sauf à Badr ; ils ne faisaient que secourir et aider. Ils portaient des turbans blancs qu’ils avaient laissés retomber sur leurs dos. Puis le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) prit une poignée de graviers (359) dans sa main, sortit de la hutte, se tourna vers le peuple et dit : « Que les visages soient enlaidis (shāhat al-wujūh) ! » Puis il leur souffla (360) cela, puis dit : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa main ! Aucun homme ne les combattra aujourd’hui, et sera tué, patient, comptant sur la récompense (ṣābiran muḥtasiban), avançant sans reculer, sans que Dieu ne le fasse entrer au Paradis ! » Alors ‘Umayr ibn al-Ḥumām (361), l’un des Banū Salama, qui avait dans la main des dattes (362), dit : « Ô Messager de Dieu ! Que penses-tu si je combats jusqu’à être tué, avançant sans reculer, qu’aurai-je ? » Il dit : « Tu auras le Paradis. » Il jeta les dattes de sa main, s’avança et combattit jusqu’à être tué. Puis le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) dit à ses compagnons : « Attaquez, et que celui d’entre vous qui rencontre (363) al-‘Abbās le laisse (364), car il a été contraint de sortir (mustakrihan) (365). » Abū Ḥudhayfa ibn ‘Utba ibn Rabī‘a dit : « Tuerons-nous (366) nos pères, nos fils et nos frères, et laisserons-nous al-‘Abbās ! Par Dieu, si je le rencontre, je le frapperai (367) de l’épée ! » La parole de ce dernier parvint au Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui), qui dit à ‘Umar : « Ô Abū Ḥafṣ ! Frappera-t-on le visage de l’oncle du Messager de Dieu avec l’épée ? » ‘Umar dit : « Laisse-moi lui trancher la nuque, ô Messager de Dieu ! Par Dieu, il a fait preuve d’hypocrisie (nāfaqa) ! » Par la suite, Abū Ḥudhayfa disait : « Je ne suis [pas à l’abri] (368) de cette parole que j’ai dite, et je n’en cesserai d’avoir peur, à moins (369) que le martyre ne l’expie «11» pour moi. » — Il fut tué le jour d’al-Yamāma en martyr. Al-‘Abbās s’était converti à l’Islam à La Mecque, mais il craignait son peuple et cachait sa conversion. Les compagnons du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) chargèrent contre les associateurs, et ce ne fut que la déroute. Dieu tua ceux qu’Il tua parmi les chefs (ṣanādīd) des Qurayshites et fit prisonniers ceux qu’Il fit prisonniers. Lorsque (370) les gens mirent la main à faire des prisonniers (371), le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) vit sur le visage de Sa‘d ibn Mu‘ādh de la répulsion ; il lui dit (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) : « Par Dieu, ô Sa‘d ! On dirait que tu répugnes à ce que les gens font ! » Il dit : « Oui, ô Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) ! » Il dit : « Ce fut la première bataille (waq‘a) que Dieu a infligée aux gens de l’association (ahl al-shirk) ; l’acharnement dans le meurtre (al-ithkhān fī al-qatl) m’était plus agréable que l’épargne (istibqā’) (372) des hommes. » Cela eut lieu un vendredi, après dix-sept nuits écoulées du mois de Ramaḍān. Les musulmans étaient trois cent treize personnes, dont soixante-quatorze hommes des Qurayshites et des Émigrés (al-muhājirūn), et le reste des Anṣār. Les associateurs étaient neuf cent cinquante (373) combattants. Furent tués parmi les musulmans ce jour-là, des Qurayshites, six personnes : des Banū al-Muṭṭalib : ‘Ubayda ibn al-Ḥārith ibn al-Muṭṭalib ; des Banū Zuhra ibn Kilāb : ‘Umayr ibn Abī Waqqāṣ, frère de Sa‘d, et (374) Dhū al-Shimālayn «5» ibn ‘Abd ‘Amr ibn Naḍla, leur allié des Khuzā‘a ; des Banū ‘Adī ibn Ka‘b : ‘Āqil ibn al-Bukayr, leur allié des Banū Sa‘d ibn Layth, et (375) Muhja‘ (Muhja‘), affranchi (mawlā) de ‘Umar ; des Banū al-Ḥārith ibn Fihr : Ṣafwān (376) ibn Bayḍā’. Et furent tués des Anṣār : des Banū ‘Amr ibn ‘Awf : Sa‘d ibn Khaythama et Mubashshir (377) ibn ‘Abd al-Mundhir ; des Banū al-Ḥārith ibn al-Khazraj : Yazīd (378) ibn al-Ḥārith, celui qu’on appelle (379) Ibn Fusḥum «1» ; des Banū Salama : ‘Umayr ibn al-Ḥumām (380) ; des Banū Ḥabīb ibn ‘Abd al-Ḥāritha ibn Mālik ibn Ghaḍb ibn Jusham : Rāfi‘ ibn al-Mu‘allā «2» ; des Banū al-Najjār : Ḥāritha ibn Surāqa ibn al-Ḥārith ; [des Banū Ghanm ibn Mālik ibn al-Najjār : ‘Awf] (381) et Mu‘awwidh, [les deux fils d’al-Ḥārith ibn Rifā‘a ibn Suwād, et ils sont] (382) les deux fils de ‘Afrā’. Le total de ceux qui subirent le martyre (ustushhida) parmi les (383) Qurayshites et les Anṣār fut de quatorze hommes.
Ce jour-là, Ali ibn Abi Talib tua al-Walid ibn Utba ibn Rabi'a, et il tua Tu'ayma ibn Adi ibn Nawfal 42, frère de Tu'ma. Lorsqu'il le frappa avec la lance, il dit : « Par Allah ! Tu ne nous échapperas jamais après aujourd'hui ! » Hamza participa au meurtre d'Utba ibn Rabi'a. 'Amir ibn Abd Allah al-Anmari, allié des Banu Abd Shams, fut tué. Al-Nadr ibn al-Harith ibn Kalada, l'un des Banu Abd Manaf, fut tué. Al-'As ibn Sa'id ibn al-'As ibn Umayya fut tué. 'Umar ibn al-Khattab tua son oncle maternel al-'As ibn Hisham ibn al-Mughira. Le nombre total de polythéistes tués ce jour-là fut de soixante-quatorze hommes, et un nombre équivalent fut fait prisonnier. Ensuite, le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) ordonna de rechercher Abu Jahl 43. Mu'adh ibn 'Amr ibn al-Jamuh, qui le cherchait, entendit un groupe de polythéistes dire : « Abu al-Hakam ! Ils ne t'atteindront pas ! » Quand il entendit cela, il sut que c'était Abu Jahl. Il se dirigea vers lui, et lorsqu'il fut à sa portée, il l'attaqua et le frappa, lui coupant le pied à mi-mollet. 'Ikrima, fils d'Abu Jahl, était avec lui ; il chargea Mu'adh, le frappa à l'épaule, lui arrachant le bras qui ne tenait plus que par un lambeau de peau sur le côté. Mu'adh laissa Abu Jahl et le combat l'emporta. Il combattit le reste de la journée, traînant son bras derrière lui par ce lambeau de peau. Lorsque cela le gêna, il posa son pied dessus et l'arracha. Il vécut ensuite sans bras jusqu'à l'époque de 'Uthman. Mu'awwidh ibn 'Afra' passa près d'Abu Jahl, qui était à terre, le frappa jusqu'à le blesser, puis le laissa, encore en vie. Ensuite, Abd Allah ibn Mas'ud passa et le trouva à l'agonie. Il le reconnut, posa son pied sur son cou, puis dit : « Qu'Allah te couvre d'ignominie, ennemi d'Allah ! » Il dit : « Par quoi m'a-t-Il couvert d'ignominie ? Ne suis-je qu'un homme que vous avez tué ? Dis-moi, à qui appartient la victoire aujourd'hui ? » Ibn Mas'ud répondit : « À Allah et à Son Messager. » Quand Abu Jahl vit qu'il lui marchait sur le cou, il lui dit : « Tu as gravi, ô petit berger de brebis, une pente difficile ! » Abd Allah lui trancha la tête, puis vint dire : « Ô Messager d'Allah ! Voici la tête de l'ennemi d'Allah, Abu Jahl. » Le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) dit : « Par Allah, en dehors de Qui il n'y a pas d'autre divinité ? » Ibn Mas'ud dit : « Oui, par Allah, en dehors de Qui il n'y a pas d'autre divinité ! » Le Messager d'Allah loua Allah pour cela. Abd al-Rahman ibn 'Awf était l'ami d'Umayya ibn Khalaf à La Mecque. [Umayya lui dit :] « As-tu renoncé au nom que ton père t'a donné ? » Il répondit : « Oui. » Umayya dit : « Je ne connais pas al-Rahman 44. Fixons entre toi et moi un nom par lequel je t'appellerai. Quant à toi, tu ne répondras pas à ton premier nom, et moi, je ne t'appellerai pas par ce que je ne connais pas. » Abd al-Rahman lui dit : « Dis ce que tu veux. » Il dit : « Tu es Abd al-Ilah 45. » Ainsi, il l'appelait à La Mecque Abd al-Ilah. Abd al-Rahman ibn 'Awf le rencontra pendant la bataille, alors qu'il se tenait debout avec son fils, et un esclave portait des cottes de mailles. Quand Umayya ibn Khalaf le vit, il dit : « Abd 'Amr ! » Abd al-Rahman ne lui répondit pas. Il dit : « Ô Abd al-Ilah ! » Il répondit : « Oui. » Il dit : « Je suis meilleur pour toi que ces cottes de mailles que tu as avec toi. » Abd al-Rahman dit : « Oui, par Allah, c'est Allah, alors ! » Abd al-Rahman jeta les cottes de mailles, prit sa main et celle de son fils. Umayya ibn Khalaf lui dit : « Ô Abd al-Ilah ! Qui est l'homme parmi vous, marqué d'une plume d'autruche sur la poitrine ? » Il dit : « C'est Hamza ibn Abd al-Muttalib. » Il dit : « C'est celui qui nous a fait toutes ces mauvaises actions. » Pendant qu'Abd al-Rahman les emmenait, Bilal les vit et dit : « La tête de la mécréance, Umayya ibn Khalaf ! Que je ne sois pas sauvé s'il est sauvé ! » Abd al-Rahman dit : « Ô Bilal ! Ce sont mes prisonniers. » Il dit : « Que je ne sois pas sauvé s'il est sauvé ! » Abd al-Rahman dit : « Entends-tu, ô fils de la Noire ? » Il dit : « Que je ne sois pas sauvé s'il est sauvé ! » Puis il cria à voix haute : « Ô partisans d'Allah ! La tête de la mécréance, Umayya ibn Khalaf ! Que je ne sois pas sauvé s'il est sauvé ! » Les musulmans l'entourèrent, tandis qu'Abd al-Rahman le protégeait. Un homme le frappa avec son épée et frappa la jambe de son fils, qui tomba. Abd al-Rahman dit : « Sauve-toi ! Par Allah, je ne peux rien pour toi ! » Les musulmans les frappèrent de leurs épées jusqu'à ce qu'ils aient fini avec eux deux. Abd al-Rahman disait ensuite : « Qu'Allah fasse miséricorde à Bilal ! Il a pris mes cottes de mailles et m'a privé de mon prisonnier. » Abu al-Yusr Ka'b ibn 'Amr fit prisonnier al-'Abbas ibn Abd al-Muttalib et l'attacha. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) passa cette nuit sans dormir. On lui dit : « Pourquoi ? » Il dit : « J'ai entendu les gémissements d'al-'Abbas dans ses liens. » On le détacha. Les musulmans dirent : « Ô Messager d'Allah ! Occupe-toi de la caravane, rien ne l'arrête ! » Il l'appela alors qu'il était prisonnier : « Cela ne convient pas ! » Le Messager d'Allah dit : « Pourquoi ? » Il dit : « Parce qu'Allah t'a promis l'un des deux groupes, et Il t'a donné ce qu'Il t'a promis. » Ensuite, le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) dit aux musulmans : « Que pensez-vous de ces prisonniers ? » Abu Bakr dit : « Ô Messager d'Allah ! Ce sont ton peuple et ta famille. Garde-les et use-leur de douceur, peut-être qu'Allah se tournera vers eux. » 'Umar dit : « Ils t'ont traité de menteur et t'ont expulsé. Avance-les, avance-les, et frappe leurs cous ! » Le Messager d'Allah dit : « Ton exemple, ô Abu Bakr, est comme celui d'Abraham, lorsqu'il dit : "Celui qui me suit est des miens" 46. Et ton exemple, ô 'Umar, est comme celui de Noé, lorsqu'il dit : "Seigneur, ne laisse sur terre aucun infidèle" 47. » Ensuite, le héraut du Messager d'Allah appela : « Que celui qui a capturé Umm Hakim la libère, car le Messager d'Allah lui a accordé la sécurité. » Un homme des Ansar l'avait capturée et lui avait lié les mains avec ses tresses. Quand il entendit l'appel du Messager d'Allah... Ensuite, le Messager d'Allah ordonna de jeter les cadavres des polythéistes dans le puits 48. Puis il se tint près d'eux et dit : « Ô gens du puits ! Avez-vous trouvé que ce que votre Seigneur vous a promis est vrai ? Car j'ai trouvé que ce que mon Seigneur m'a promis est vrai ! » Les musulmans dirent : « Ô Messager d'Allah ! T'appelles-tu des gens morts ? » Le Messager d'Allah dit : « Si vous ne les entendez pas, ils les entendent, certes. » Puis le Messager d'Allah se leva et les interpella trois fois. Le Messager d'Allah envoya la nouvelle de la victoire aux habitants de Médine. Il envoya Abd Allah ibn Rawaha comme annonciateur aux habitants de la 'Aliya, et Zayd ibn Haritha à ceux de la Safila. Zayd arriva à Médine alors que les gens étaient en train de préparer la tombe de la fille du Messager d'Allah, Ruqayya, qui était sous l'autorité de 'Uthman. 'Uthman avait demandé au Messager d'Allah la permission de rester en arrière de Badr pour veiller sur sa femme Ruqayya, qui était malade. Le Messager d'Allah lui permit cela et lui attribua sa part et sa récompense. Quand ils eurent fini de l'enterrer, la nouvelle de la victoire d'Allah pour les musulmans leur parvint. Usama ibn Zayd vint trouver son père, qui se tenait à la mosquée, entouré de gens, disant : « 'Utba ibn Rabi'a, Shayba ibn Rabi'a, Abu al-Hakam ibn Hisham, Zam'a ibn al-Aswad, et al-'As ibn Hisham ont été tués. » Il dit : « Ô mon père ! Est-ce vrai ? » Il dit : « Oui, mon fils ! » Les hypocrites dirent : « Ce ne sont que des mensonges ! » Ils ne le crurent pas, jusqu'à ce qu'on les amène, jaunis et enchaînés. Le premier à arriver à La Mecque, parmi les Quraysh, avec la nouvelle de leur défaite, fut al-Haysuman ibn Jabir ibn Abd Allah al-Mudliji. On lui dit : « Qu'y a-t-il derrière toi ? » Il dit : « 'Utba ibn Rabi'a, Shayba ibn Rabi'a, Abu al-Hakam ibn Hisham, et Umayya ibn Khalaf ont été tués. » Safwan ibn Umayya ibn Khalaf dit : « Par Allah, il ne sait pas ce qu'il dit ! Interrogez-le à mon sujet. » Ils dirent : « Qu'a fait Safwan ibn Umayya ? » Il dit : « Le voilà assis dans le Hijr 49 ! Par Allah, j'ai vu son père et son frère quand ils ont été tués. » Ensuite, Abu Sufyan ibn al-Harith ibn Abd al-Muttalib arriva à La Mecque. Abu Lahab s'était abstenu de Badr et avait envoyé à sa place al-'As ibn Hisham. Quand Abu Lahab vit Abu Sufyan ibn al-Harith arriver, il dit : « Approche, ô fils de mon frère ! Tu as des nouvelles. » Il s'assit près de lui, tandis que les gens se tenaient debout autour d'eux. Il dit : « Ô fils de mon frère ! Comment s'est passé l'affaire des gens ? » Il dit : « Rien, par Allah ! Ce n'est que nous avons rencontré les gens, ils nous ont tourné le dos jusqu'à ce qu'ils nous tuent comme ils ont voulu et nous fassent prisonniers comme ils ont voulu. Et par Allah, malgré cela, je ne blâme pas les gens, car nous avons rencontré des hommes blancs sur des chevaux pie, entre ciel et terre. Par Allah, rien ne leur résiste ! » Abu Lahab vécut sept jours après cette nouvelle, puis Allah le frappa de la pustule 50 et il mourut. Ils l'enterrèrent en haut de La Mecque. Les Quraysh ne pleuraient pas leurs morts, de peur que la nouvelle n'atteigne le Messager d'Allah et ses compagnons et qu'ils ne se réjouissent de leur malheur. Lorsque les musulmans eurent pris ce qu'ils avaient pris des polythéistes, ils se divisèrent en trois groupes. Ceux qui avaient rassemblé le butin dirent : « Le Messager d'Allah a donné à chacun ce qu'il a pris. » Ceux qui poursuivaient l'ennemi dirent : « Par Allah ! Sans nous, vous ne l'auriez pas pris. C'est nous qui vous avons occupé les gens jusqu'à ce que vous preniez ce que vous avez pris. » Les gardes qui gardaient le Messager d'Allah, de peur que l'ennemi ne l'attaque par surprise, dirent : « Par Allah ! Vous n'y avez pas plus droit que nous. Si nous avions voulu, nous aurions attaqué l'ennemi quand ils nous ont tourné le dos, et nous aurions pris le butin quand personne ne s'y opposait, mais nous avons craint pour le Messager d'Allah un retour de l'ennemi, et nous sommes restés près de lui. Vous n'y avez donc pas plus droit que nous ! » Cela parce que le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) leur avait dit : « Celui qui fait telle chose aura telle chose. » Ils se disputèrent à ce sujet : les jeunes hommes et les vieux restèrent sous les étendards. Quand ceux qui avaient combattu vinrent réclamer ce que le Messager d'Allah leur avait promis, les vieux dirent : « Ne vous attribuez pas tout cela exclusivement, car nous étions derrière vous et sous les étendards. Si nous avions été découverts, vous l'auriez été aussi. » Ils se disputèrent, et Allah révéla : « Ils t'interrogent au sujet du butin... » 51 jusqu'à la fin de la sourate. Allah le retira de leurs mains et le confia au Messager d'Allah. Le Messager d'Allah confia la gestion du butin à Abd Allah ibn Ka'b al-Mazini. Ensuite, le Messager d'Allah partit de Badr après trois jours, se dirigeant vers Médine, emmenant les prisonniers avec lui. Lorsqu'il descendit de Badr, voici que Talha ibn Ubayd Allah et Sa'id ibn Zayd arrivèrent du Hawran. Le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) leur attribua leurs parts et leurs récompenses. Lorsque le Prophète atteignit al-Safra' 52, entre elle et Médine à trois nuits, il ordonna de tuer al-Nadr ibn al-Harith, qui était prisonnier. Ali ibn Abi Talib le tua. Lorsqu'il atteignit 'Irq al-Zabya 53, il tua 'Utba ibn Abi Mu'ayt. 'Utba dit au Messager d'Allah : « Qui s'occupera des enfants, ô Muhammad ? » Le Prophète dit : « Le Feu. » Ensuite, il partagea le butin entre les gens à al-Safra'. Entre al-Safra' et Badr, il y a dix-sept milles. Il le partagea entre ceux qui avaient assisté à Badr, et il prit sa part avec les musulmans.
Ensuite, le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) (463) arriva à Médine un jour avant les captifs, puis les captifs arrivèrent le deuxième jour. Lorsqu'ils atteignirent Rawhâ', les musulmans vinrent à leur rencontre pour les féliciter (464) de la victoire qu'Allah leur avait accordée. Salamah ibn Salâmah (465) ibn Waqsh (466) dit : « De quoi nous félicitez-vous (467) ? Par Allah, nous n'avons rencontré que des vieillards chauves, pareils à des bêtes de sacrifice attachées que nous avons égorgées (468) ! » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) sourit, puis dit : « Ô fils de mon frère ! Ceux-là sont les notables (al-mala') de Quraysh. » Ensuite, le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit à al-'Abbâs ibn 'Abd al-Muttalib : « Rachète (ifd) (469) toi-même, les fils de ton frère 'Aqîl ibn Abî Tâlib et Nawfal ibn al-Hârith, et ton allié 'Utbah ibn 'Amr (470), l'un des Banû al-Hârith ibn Fihr, car tu es un homme riche (dhû mâl) (471). » Il dit : « Ô Messager d'Allah ! J'étais musulman, mais les gens m'ont contraint (istakrahanî) (472). » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Allah sait mieux que quiconque ton état d'islam. Si ce que tu mentionnes est vrai (haqqan) (473), qu'Allah te récompense pour cela. Quant à (ammâ) (474) ton apparence extérieure, elle était contre nous ; rachète-toi donc. » Or, le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) avait pris de lui vingt onces (ûqiyya) d'or. Al-'Abbâs dit : « Ô Messager d'Allah ! Compte-les donc (fahsubhâ) (475) comme faisant partie de ma rançon (fidâ'î). » Il dit : « Non, cela est une chose (shay') (476) qu'Allah nous a donnée de ta part. » Al-'Abbâs dit : « Je n'ai pas de biens. » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Où est donc l'argent que tu as déposé à La Mecque, lorsque tu es parti, chez Umm al-Fadl bint al-Hârith, alors que personne d'autre n'était avec vous, et tu lui as dit : "Si je suis touché (asabtu) (477) au cours de mon voyage, alors ceci revient à al-Fadl, ceci à Qutham, et ceci à 'Abd Allah" ? » Il dit : « Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité ! Personne parmi les gens, hormis elle et moi, n'a eu connaissance de cela. Et je sais que tu es le Messager d'Allah (478). » Ensuite, Quraysh envoya Jubayr ibn Mut'im au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) pour la libération des captifs. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) tua ceux d'entre eux qu'il tua, et rançonna (fâdâ) ceux qu'il rançonna. Pour celui qui n'avait pas de biens, il (le Prophète) (479) les aida. Il rançonna ceux qui étaient des Arabes parmi eux pour quarante onces, et ceux qui étaient des clients (mawâlî) parmi eux pour vingt onces, lors de la bataille de Badr. Et fut révélé : « N'eût été un décret préalable d'Allah, vous auriez été frappés... » jusqu'à Sa parole : « Mangez donc de ce que vous avez acquis comme butin, licite et pur (halâlan tayyiban) » (480). Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Les butins n'avaient été rendus licites pour aucun peuple aux têtes noires avant vous. Cela parce qu'Allah, Gloire et Élévation à Lui, a vu votre faiblesse et vous les a rendues pures. Avant vous, les butins étaient empilés, puis le feu venait et les consumait. » [Énumération et décompte de ceux qui assistèrent à Badr avec le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)] Al-Hasan ibn Sufyân nous a rapporté : Abû Bakr ibn Abî Shaybah nous a informés : Yazîd ibn Hârûn nous a rapporté : Hammâd ibn Salamah nous a rapporté, d'après 'Âsim ibn Abî al-Najûd, d'après Abû Sâlih, d'après Abû Hurayrah, qui a dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Allah a regardé les gens de Badr et a dit : "Faites ce que vous voulez, Je vous ai pardonné" » (481). Il dit : Assista à Badr avec le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), parmi les Émigrés (al-Muhâjirûn) et les Auxiliaires (al-Ansâr), trois cent treize (482) personnes — le nombre des compagnons de Tâlût (Saül) qui traversèrent le fleuve avec lui. Je vais mentionner ce qui me vient à l'esprit de leurs noms, selon leurs tribus, afin que celui qui suit le chemin de la science ne soit pas privé de la connaissance de leurs noms, si Allah l'y destine. Nous commençons donc par ceux qui, parmi eux, assistèrent à Badr, issus de Quraysh, puis des Banû Hâshim et des Banû al-Muttalib, les deux fils (483) de 'Abd Manâf : Hamzah ibn 'Abd al-Muttalib ibn Hâshim ibn 'Abd Manâf, l'oncle paternel du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ; 'Alî ibn Abî Tâlib ibn 'Abd al-Muttalib ; Zayd ibn Hârithah ibn Sharâhîl (484) ibn Ka'b ibn 'Abd al-'Uzzâ ibn Yazîd ibn Imri' al-Qays al-Kalbî ; Anasah (485), affranchi (mawlâ) du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ; Abû Kabshah (486), affranchi du Messager d'Allah ; Abû Mursad Kinâz (487) ibn Husayn (488) ibn Yarbû' ibn 'Amr ibn Yarbû' ibn Kharshah (489) ibn Sa'd ibn Zarîf (490) ibn Jallân (491) ibn Ghanm ibn Ghanî ibn Ya'sur (492) [ibn] (493) Sa'd ibn Qays (494) ibn 'Aylân (495) ibn Mudar ; et son fils Mursad ibn Abî Mursad, alliés (halîfân) de Hamzah (496) ibn 'Abd al-Muttalib ; [et] (497) Husayn ibn al-Hârith ibn al-Muttalib ; Mistah ibn Uthâthah (498) ibn al-Muttalib. Parmi les Banû Taym (499) ibn Murrah ibn Ka'b : Abû Bakr al-Siddîq — son nom est 'Abd Allah ibn 'Uthmân ibn 'Âmir ibn 'Amr ibn Ka'b ibn Sa'd ibn Taym (500) ibn Murrah ; Bilâl ibn Rabâh (501), affranchi d'Abû Bakr ; 'Âmir ibn Fuhayrah, affranchi d'Abû Bakr ; Talhah ibn 'Ubayd Allah ibn 'Uthmân ibn 'Amr ibn Ka'b ibn Sa'd ibn Taym ibn Murrah — il n'assista pas à Badr, le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) l'avait envoyé pour espionner (tajassus) (502) les nouvelles, et il les rejoignit alors que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) avait déjà terminé Badr ; on lui attribua sa part (sahm). Parmi les Banû 'Adî ibn Ka'b ibn Lu'ayy : 'Umar ibn al-Khattâb ibn Nufayl (503) ibn 'Abd al-'Uzzâ ibn Riyâh ibn 'Abd Allah ibn Qurt ibn Rizâh (504) ibn 'Adî ibn Ka'b ibn Lu'ayy ; son frère Zayd ibn al-Khattâb ibn Nufayl ; Muhja', affranchi de 'Umar ibn al-Khattâb — il est le premier tué (qatîl) à Badr ; 'Âmir ibn Rabî'ah ; 'Amr ibn Surâqah ibn al-Mu'tamir ibn Anas ibn Adhâh (505) ibn Ribâh ibn 'Adî ibn Ka'b ; son frère 'Abd Allah ibn Surâqah ; Wâqid ibn 'Abd Allah ibn 'Abd Manâf ibn 'Urayn ibn Tha'labah ibn Yarbû' ibn (506) Handhalah ibn Zayd Manât ibn Tamîm ; Khawlî (507) ibn Abî Khawlî ; 'Âqil ibn al-Bukayr ; Iyâs ibn al-Bukayr ; Khâlid ibn al-Bukayr ibn 'Abd Yâlîl ibn Nâshib ibn Ghayrah ibn Sa'd ibn Layth ; Sa'îd ibn Zayd ibn 'Amr ibn Nufayl ibn 'Abd al-'Uzzâ ibn Riyâh (508) ibn 'Abd Allah ibn Qurt ibn Riyâh [ibn Rizâh] (509) ibn 'Adî ibn Ka'b ibn Lu'ayy — il n'assista pas à Badr, il était avec Talhah ; le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) les avait envoyés tous deux pour espionner les nouvelles de la caravane ; ils arrivèrent alors que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) avait déjà terminé Badr ; on leur attribua leurs parts et leurs récompenses. Parmi les Banû 'Abd Shams ibn 'Abd Manâf : 'Uthmân ibn 'Affân ibn Abî al-'Âs ibn Umayyah ibn 'Abd Shams ibn 'Abd Manâf — il resta à Médine auprès du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) pour s'occuper de son épouse Ruqayyah, qui était malade ; le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) l'y autorisa, et on lui attribua sa part et sa récompense ; Abû Hudhayfah ibn 'Utbah ibn Rabî'ah ibn 'Abd Shams. Parmi leurs alliés : 'Abd Allah ibn Jahsh ibn Ri'âb ibn Ya'mur ibn Sabrah ibn Murrah ibn Kabîr (510) ibn Ghanm ibn Dûdân ibn Asad ibn Khuzaymah ; 'Ukâshah ibn Mihsan ibn Harthân ibn Qays ibn Murrah ibn Kabîr (511) ibn Ghanm ; [Shujâ' ibn Wahb ibn Rabî'ah] (512) ; son frère (513) 'Uqbah ibn Wahb (514) ibn Rabî'ah ; Yazîd ibn Ruqaysh (515) ibn Ri'âb (516) ibn Ya'mur ibn Sabrah ibn Murrah ibn Kabîr (517) ibn Ghanm ; Abû Sinân, frère de 'Ukâshah ibn Mihsan ibn Harthân ; son fils (518) Sinân ibn Abî Sinân ; Muhriz ibn Nadlah (519) ibn 'Abd Allah ibn Murrah ibn Kabîr ibn Ghanm ; Rabî'ah ibn Aktham (520) ibn 'Amr ibn Bukayr (521) ibn 'Âmir (522) ibn Ghanm ; Mâlik (523) ibn 'Amr. Parmi les Banû Zuhrah ibn Kilâb : 'Abd al-Rahmân ibn 'Awf ibn 'Abd 'Awf ibn al-Hârith ibn Zuhrah ibn Kilâb ; Sa'd ibn Abî Waqqâs (524) ibn Uhayb ibn 'Abd Manâf ibn Zuhrah ibn Kilâb ; 'Umayr ibn Abî Waqqâs ibn Uhayb, frère de Sa'd. Parmi leurs alliés : al-Miqdâd (525) ibn 'Amr ibn Tha'labah ibn Mâlik ibn Rabî'ah ibn Thumâmah ibn Matrûd ibn 'Amr (526) ibn Sa'd ibn (527) Zuhayr ibn Thawr (528) ibn Tha'labah ibn Mâlik ibn al-Sharîd ; Mas'ûd ibn Rabî'ah ibn 'Amr ibn Sa'd ibn 'Abd al-'Uzzâ (529) ibn Hammâlah ibn Ghâlib ibn Muhlim ibn 'Â'idhah (530) ibn al-Hawn ibn Khuzaymah, issu de (531) al-Qârah ; Dhû al-Shimâlayn (532) ibn 'Abd 'Amr ibn Nadlah (533) ibn Ghubshân (534) ibn Sulaym ibn Mâlik ibn Afsâ (535) ibn Hârithah ibn 'Amr ibn 'Âmir ibn Khuzâ'ah ; 'Abd Allah ibn Mas'ûd ibn al-Hârith ibn Shamkh ibn Makhzûm ibn Sâhilah ibn Kâhil (536) ibn al-Hârith ibn Sa'd ibn Hudhayl (537) ; Khabbâb ibn al-Aratt (538) ; Suhayb (539) ibn Sinân ibn 'Abd 'Amr ibn al-Tufayl ibn 'Âmir ibn Jandalah (540). Parmi les Banû Asad ibn 'Abd al-'Uzzâ ibn Qusayy : al-Zubayr ibn al-'Awwâm ibn Khuwaylid ibn Asad ibn 'Abd al-'Uzzâ ibn Qusayy ; Hâtib ibn Abî Balta'ah ; Sa'd, affranchi de Hâtib (541). Parmi les Banû Nawfal ibn 'Abd Manâf : 'Utbah ibn Ghazwân ibn Jâbir ibn Wahb ibn Nasîb ibn Mâlik ibn al-Hârith ibn Mâzin ibn Mansûr ibn 'Ikrimah ; Khabbâb, affranchi de 'Utbah ibn Ghazwân. Parmi les Banû 'Abd al-Dâr ibn Qusayy : Mus'ab ibn 'Umayr ibn Hâshim ibn 'Abd Manâf ibn 'Abd al-Dâr ibn Qusayy — il était le porte-drapeau (sâhib) du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) le jour de Badr, et fut tué le jour de Uhud ; Suwaybit ibn Sa'd ibn Harmalah (542) ibn Mâlik ibn 'Umaylah ibn al-Sabbâq (543) ibn 'Abd al-Dâr ibn Qusayy (544). Parmi les Banû Makhzûm ibn Yaqazah : Abû Salamah (545) ibn 'Abd al-Asad ibn Hilâl ibn 'Abd Allah ibn 'Umar ibn Makhzûm ; Shammâs ibn 'Uthmân ibn al-Sharîd ibn Hirmî (546) ibn 'Âmir ibn Makhzûm ; al-Arqam ibn Abî al-Arqam — le nom d'Abî al-Arqam est 'Abd Manâf ibn Asad ibn 'Abd Allah ibn 'Umar ibn Makhzûm ; 'Ammâr ibn Yâsir ; Mu'attib ibn 'Awf ibn 'Âmir ibn al-Fadl ibn 'Afîf. Parmi les Banû Jumah ibn 'Amr ibn Husays ibn Ka'b ibn Lu'ayy : 'Uthmân ibn Maz'ûn (547) ibn Habîb ibn Hudhâfah ibn Jumah ; Qudâmah ibn Maz'ûn ; 'Abd Allah [ibn] (548) Maz'ûn ibn Habîb (549) ; Ma'mar ibn al-Hârith ibn Ma'mar ibn Habîb ibn Wahb. Parmi les Banû Sahm ibn 'Amr ibn Husays : Khunays (550) ibn [Hudhâfah ibn] (551) Qays ibn 'Adî ibn Sa'd (552) ibn Sahm. Parmi les Banû 'Âmir ibn Lu'ayy : (553) ibn Ghâlib ibn Mâlik ibn Hasl (554) ; 'Abd Allah ibn Mukhramah ibn 'Abd al-'Uzzâ ibn Abî al-Qays ibn 'Abd Wudd ibn Nasr (555) ibn Mâlik ibn Hasl ; 'Abd Allah ibn Suhayl ibn 'Amr ibn 'Abd Shams ibn 'Abd Wudd ; 'Umayr (556) ibn 'Awf, affranchi (mawlâ) (557) de Suhayl ibn 'Amr ; Sa'd ibn Khawlah (558), allié (halîf) pour lui (559). Parmi les Banû al-Hârith ibn Fihr : Abû 'Ubaydah ibn al-Jarrâh — son nom est 'Âmir ibn 'Abd Allah ibn al-Jarrâh ibn Hilâl ibn Uhayb ibn Dabbah ibn al-Hârith ibn Fihr ; ['Amr ibn al-Hârith ibn Zuhayr ibn Abî Shaddâd ibn Rabî'ah ibn Hilâl ibn Uhayb ibn Dabbah ibn al-Hârith ; Suhayl ibn Wahb ibn Rabî'ah ibn Hilâl ibn Uhayb ibn Dabbah ibn al-Hârith ; son frère Safwân ibn Wahb] (560) — tous deux sont les fils de Baydâ', leur mère ; 'Amr ibn Abî Sarh ibn Rabî'ah ibn Hilâl ibn Uhayb (561). Le total de ceux qui assistèrent à Badr parmi les Émigrés (al-Muhâjirûn) (562) et de ceux à qui le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) attribua sa part et sa récompense, parmi Quraysh, est de quatre-vingt-trois hommes. Parmi ceux qui assistèrent à Badr (563) parmi les Auxiliaires (al-Ansâr), puis (564) parmi les Banû 'Abd al-Ashhal ibn Jusham ibn al-Hârith ibn al-Khazraj ibn 'Amr ibn Mâlik ibn al-Aws (565) : Sa'd ibn Mu'âdh ibn al-Nu'mân ibn Imri' al-Qays ibn [Zayd ibn] (566) 'Abd al-Ashhal ; 'Amr ibn Mu'âdh ibn al-Nu'mân ibn
Voici la traduction fidèle du texte, en respectant le registre classique et religieux, avec translittération et glose des termes intraduisibles entre parenthèses : Imru’ al-Qays, son frère ; al-Ḥārith ibn Aws ibn Mu‘ādh ibn al-Nu‘mān ; al-Ḥārith ibn Anas ibn Rāfi‘ ibn Imru’ al-Qays ; Sa‘d ibn Zayd ibn Mālik ibn Ka‘b ibn ‘Abd al-Ashhal ; Salama ibn Salāma ibn Waqsh (561) ibn Zughba (562) ibn Za‘warā’ (563) ibn ‘Abd al-Ashhal ; ‘Abbād ibn Bishr (564) ibn Waqsh (565) ; Salama ibn Thābit (5) ibn Waqsh ; Rāfi‘ ibn Yazīd ibn [Karz ibn] (566) al-Sakan ibn Za‘warā’ (3) ibn ‘Abd al-Ashhal ; al-Ḥārith ibn Khuzama (567) ibn ‘Adī ibn Abī Ghanam ibn Sālim ibn ‘Awf ibn ‘Amr ibn ‘Awf ibn al-Ḥārith ibn al-Khazraj ; Muḥammad ibn Maslama ibn Khālid ibn ‘Adī ibn Majda‘a ibn Ḥāritha ibn al-Ḥārith (568), allié (ḥalīf) à eux ; Salama ibn Aslam ibn Ḥarīsh ibn ‘Adī ibn Majda‘a, allié (ḥalīf) à eux ; Abū al-Haytham ibn al-Tayyihān, son nom est Mālik ; ‘Ubayd ibn al-Tayyihān, allié (ḥalīf) à eux ; ‘Abd Allāh ibn Sahl (569). Parmi les Banū Suwād (570) ibn Ka‘b : Qatāda ibn al-Nu‘mān ibn Zayd ibn ‘Āmir ; ‘Ubayd ibn Aws ibn Mālik ibn Suwād (10). (571) Parmi les Banū Rizāḥ (11) ibn Ka‘b (572) : Naṣr (573) ibn al-Ḥārith ; ‘Abd Allāh ibn Ṭāriq ; Mu‘attib ibn ‘Ubayd (574), deux alliés (ḥalīfān) à eux. Parmi les Banū Ḥāritha ibn al-Ḥārith ibn al-Khazraj [ibn] (575) ‘Amr ibn Mālik ibn al-Aws (576) : Mas‘ūd ibn Sa‘d ibn ‘Āmir ibn ‘Adī ibn Jusham ibn Majda‘a ibn Ḥāritha ibn al-Ḥārith ; Abū ‘Abs, son nom est ‘Abd al-Raḥmān ibn Jabr (577) ibn ‘Amr ibn [Zayd ibn] (2) Jusham ibn [Majda‘a ibn] (2) Ḥāritha ibn al-Ḥārith ; Abū Burda ibn Niyār, son nom est Hāni’, allié (ḥalīf) à eux. Parmi les Banū ‘Amr ibn ‘Awf, puis parmi les Banū Ḍubay‘a (578) ibn Zayd ibn Mālik ibn ‘Awf ibn ‘Amr ibn ‘Awf (579) : ‘Āṣim ibn Thābit ibn (580) Abī al-Aqlah (7) – et Abū al-Aqlah (581) est Qays – ibn ‘Iṣma ibn Mālik ibn Umayya (582) ibn Ḍubay‘a (5) ; Mu‘attib ibn Qushayr ibn Mulayl (583) ibn Zayd ibn al-‘Aṭṭāf (584) ; ‘Amr ibn Ma‘bad ibn al-Az‘ar ibn Zayd ibn al-‘Aṭṭāf (11) ; Sahl ibn Ḥunayf ibn Wāhib ibn al-‘Ukaym (585) ibn Tha‘laba ibn Majda‘a ibn al-Ḥārith ibn ‘Amr. Parmi les Banū Umayya ibn Zayd ibn Mālik ibn ‘Awf ibn ‘Amr ibn ‘Awf : Mubashshir ibn ‘Abd al-Mundhir ibn Zanbar (586) ; Sa‘d ibn ‘Ubayd ibn al-Nu‘mān ibn Qays ibn ‘Amr ibn Zayd ibn Umayya ; ‘Uwaym (587) ibn Sā‘ida ibn (588) ‘Ā’ish ibn Qays (3) ; Rāfi‘ ibn ‘Anjada (589) ; ‘Ubayd (590) ibn Abī ‘Ubayd (5) ; Tha‘laba ibn Ḥāṭib (591) ; et il a été dit qu’Abū Lubāba ibn ‘Abd al-Mundhir et al-Ḥārith ibn Ḥāṭib assistèrent à Badr. Parmi les Banū ‘Ubayd ibn Zayd ibn Mālik : Unays ibn Qatāda ibn Rabī‘a ibn Khālid ibn al-Ḥārith ibn ‘Ubayd ; Sālim, affranchi (mawlā) de Bint Ya‘ār (592), et c’est celui qu’on appelle Sālim, affranchi (mawlā) d’Abū Ḥudhayfa ibn ‘Utba, et Bint Ya‘ār (7) était sous (l’autorité de) Abū Ḥudhayfa ibn ‘Utba. Parmi leurs alliés (ḥulafā’) : Ma‘n ibn ‘Adī ibn al-Jadd (593) ibn ‘Ajlān ; Rubay‘ī ibn Rāfi‘ ibn (594) Zayd ibn Ḥāritha ibn al-Jadd (9) ibn ‘Adī ibn al-‘Ajlān (595) ; et il a été dit que ‘Āṣim ibn ‘Adī ibn al-Jadd (8) ibn al-‘Ajlān, le Prophète (ṣallā Llāhu ‘alayhi wa-sallam) le renvoya et lui attribua sa part (ḍaraba lahu bi-sahmihi). Parmi les Banū Tha‘laba ibn ‘Amr ibn ‘Awf : ‘Abd Allāh (597) ibn Jubayr ibn al-Nu‘mān ; ‘Āṣim ibn Qays ; Abū Ḍiyāḥ (598) ibn Thābit ; Sālim ibn ‘Umayr ; al-Ḥārith ibn al-Nu‘mān ibn Abī Khuzama (599) ; Khawwāt (600) ibn Jubayr ibn al-Nu‘mān. Parmi les Banū Jaḥjabī ibn Kalafa ibn ‘Awf ibn ‘Amr ibn ‘Awf (601) : al-Mundhir ibn Muḥammad ibn ‘Uqba ibn Uḥayḥa ibn al-Jalāḥ (602) ibn al-Ḥarīsh (603) ibn Jaḥjabī ; Abū ‘Uqayl ibn ‘Abd Allāh ibn Tha‘laba ibn Bayḥān (604) ibn ‘Āmir ibn al-Ḥārith ibn Mālik ibn [‘Āmir ibn Unayf] (605), allié (ḥalīf) à lui. Parmi les Banū Ghanam ibn al-Sulam ibn [Imri’ al-Qays ibn] (7) Mālik ibn al-Aws ibn [Ḥāritha] (606) : Sa‘d ibn Khaythama (607) ; al-Mundhir ibn Qudāma ; Mālik ibn Qudāma ; Ibn (608) ‘Arfaja ; Tamīm (3), affranchi (mawlā) des Banū (609) Ghanam ibn Sulam. Parmi les Banū Mu‘āwiya ibn Mālik ibn ‘Awf ibn ‘Amr ibn ‘Awf : Jābir ibn ‘Atīk ibn al-Ḥārith ibn Qays ibn Hayasha ibn al-Ḥārith ibn Umayya ibn Mu‘āwiya ; al-Nu‘mān ibn ‘Aṣr (610), allié (ḥalīf) à lui, de (la tribu) Balī (611) ; Mālik ibn Numayla (612), allié (ḥalīf) à eux. Parmi les Banū al-Ḥārith ibn al-Khazraj : ‘Abd Allāh ibn Rawāḥa ibn [Tha‘laba ibn] (613) Imri’ al-Qays ibn Tha‘laba ; Khārija ibn Zayd ibn Abī Zuhayr ibn Mālik ibn Imri’ al-Qays ; Khallād ibn Suwayd ibn Tha‘laba ibn ‘Amr ibn Ḥāritha ibn Imri’ al-Qays. Parmi les Banū Zayd ibn Mālik ibn Tha‘laba : Bashīr ibn Sa‘d ibn Tha‘laba ibn Khilās (614) ibn Zayd ibn Mālik ; Subay‘ ibn Qays ibn ‘Aysha ibn Mālik ; ‘Ubāda ibn Qays ; Sammāk ibn Sa‘d ; ‘Abd Allāh ibn ‘Abs (615) ; Yazīd ibn al-Ḥārith ibn Qays, et [c’est celui qu’on appelle] (616) (617) Ibn Fusḥum (5). Parmi les Banū Jusham ibn al-Ḥārith : ‘Abd Allāh ibn Zayd ibn Tha‘laba ibn ‘Abd [Rabbih] (618) ibn Zayd ibn al-Ḥārith ibn al-Khazraj, celui qui vit l’appel (al-nidā’) en rêve ; et son frère Ḥurayth ibn Zayd ibn Tha‘laba ; Khubayb ibn Isāf ibn ‘Anaba (619) ibn ‘Amr ibn Khudayj (620) ibn ‘Āmir ibn Jusham (621) ; Sufyān ibn Bishr (9). Parmi les Banū Jidāra (622) ibn ‘Awf ibn al-Ḥārith ibn al-Khazraj (623) : (624) Zayd ibn al-Marī (12) ibn Qays ibn ‘Adī ibn Umayya ibn Jidāra (625) ; Tamīm ibn Ya‘ār (626) ibn Qays ibn [‘Adī ibn] (627) Umayya ibn Jidāra (1) ; ‘Abd Allāh ibn ‘Umayr ibn Ḥāritha (628). Parmi les Banū al-Abḥar ibn ‘Awf : ‘Abd Allāh ibn al-Rabī‘ ibn Qays ibn ‘Amr (629) ibn ‘Abbād ibn al-Abjar. Parmi les Banū ‘Awf ibn al-Khazraj : ‘Abd Allāh ibn ‘Abd Allāh ibn Ubayy [ibn] (3) Mālik ibn al-Ḥārith ibn ‘Ubayd ibn Mālik ; Aws ibn Khawlī ibn ‘Abd Allāh ibn al-Ḥārith ibn ‘Ubayd ibn Mālik. Parmi les Banū Juz’ (630) ibn ‘Adī ibn Mālik ibn Sālim (631) : Zayd (632) ibn Wadī‘a ibn (633) ‘Amr ibn Qays ibn Juz’ (6) ; Rifā‘a ibn ‘Amr ibn Zayd ; ‘Uqba ibn Wahb ibn Kalada ; ‘Āmir ibn Salama ibn ‘Āmir, deux alliés (ḥalīfān) à eux ; Ma‘bad ibn ‘Abbād ibn Qash‘ar (634) ibn al-Muqaddam (635) ibn Sālim ibn Ghanam, et Ma‘bad est surnommé (yukannā) Abū Khamīṣa ; ‘Āmir ibn al-Bukayr (636), son allié (ḥalīf). Parmi les Banū Sālim ibn ‘Awf ibn ‘Amr ibn [‘Awf ibn] (637) al-Khazraj : Nawfal ibn ‘Abd Allāh ibn Naḍla (638) ibn Mālik ibn al-‘Ajlān ibn Zayd ibn Ghanam ibn Sālim ; Mulayl ibn Wabra (639) ibn Khālid ibn al-‘Ajlān ibn Zayd ; (640) ‘Itbān (641) ibn Mālik ibn ‘Amr ibn al-‘Ajlān ; ‘Iṣma ibn al-Ḥuṣayn ibn (642) Wabra ibn Khālid (5) ibn al-‘Ajlān. Parmi les Banū Qarbūs (643) ibn Ghanam : Umayya ibn Lawdhān ibn Sālim ibn Thābit ibn Hizāl ibn ‘Amr (644) ibn Qarbūs (645). Parmi les Banū Aṣram ibn Fihr [ibn Tha‘laba ibn Ghanam ibn Sālim ibn ‘Awf : ‘Ubāda ibn al-Ṣāmit ibn Qays ibn Aṣram ; et son frère Aws ibn al-Ṣāmit. Parmi les Banū Da‘d ibn Fihr ibn Tha‘laba ibn Ghanam] (646) : al-Nu‘mān ibn Mālik ibn Tha‘laba ibn Da‘d (647), et il fait partie de ceux qu’on appelle les Qawāqil (648). Parmi les Banū Marḍakha ibn Ghanam ibn [‘Awf] (649) : Mālik ibn al-Dukhshum ibn Mālik ibn [al-Dukhshum ibn] (650) Marḍakha ibn Ghanam. Parmi les Banū Lawdhān ibn Ghanam : al-Rabī‘ ibn Iyās ibn ‘Amr ibn Ghanam ibn Umayya ibn Lawdhān ; Waraqa (651) ibn Iyās ; ‘Amr (652) ibn Iyās. Parmi leurs alliés (ḥulafā’) : (653) al-Mujadhdhir ibn Ziyād (3) ibn ‘Amr ibn Zamzama (654) ibn ‘Amr ibn ‘Umāra (655) ; (656) ‘Abbād ibn al-Khashkhāsh (6) ibn ‘Amr ibn Zamzama (657) ; ‘Abd Allāh ibn Tha‘laba ibn Khuzama ibn Aṣram ; Nuḥāb (658) ibn Tha‘laba ibn Khuzama (659) ibn Aṣram ; ‘Utba ibn (660) Rabī‘a ibn Khālid (661) ibn Mu‘āwiya, allié (ḥalīf) à eux. Parmi les Banū Sā‘ida ibn Ka‘b ibn al-Khazraj : Abū Dujāna, et son nom est Sammāk ibn Aws ibn Kharasha ibn Lawdhān ibn ‘Abd Wudd ibn [Zayd ibn] (662) Tha‘laba ibn al-Khazraj ibn Sā‘ida ; al-Mundhir ibn ‘Amr ibn Khunays ibn Ḥāritha ibn Lawdhān ibn ‘Abd Wudd ibn Zayd ibn Tha‘laba. Parmi les Banū al-Badan (663) : ‘Āmir (664) ibn ‘Awf ibn Ḥāritha ibn ‘Amr ibn al-Khazraj ; Abū Usayd (665) Mālik ibn Rabī‘a ibn al-Badan ; Mālik ibn Mas‘ūd. Parmi les Banū Ṭarīf ibn al-Khazraj : ‘Abd Allāh (666) ibn Ḥaqq ibn Aws ibn Waqsh (667) ibn Tha‘laba ibn Ṭarīf. Parmi ses alliés (ḥulafā’ihi) : Ka‘b ibn Ḥimār (668) ibn Tha‘laba ibn Khālid ; Basbas ibn ‘Amr ; Ḍamra ; Ziyād. Parmi les Banū Jusham ibn al-Khazraj : Khirāsh ibn al-Ṣimma ibn ‘Amr ibn al-Jamūḥ (669) ibn [Zayd ibn] (670) Ḥarām (671) ibn Ka‘b ibn Ghanam (672) ibn [Ka‘b ibn] (673) Salama ; Tamīm, affranchi (mawlā) de Khirāsh (674) ibn al-Ṣimma ; ‘Abd Allāh ibn ‘Amr ibn Ḥarām (675) ibn Tha‘laba ibn Ḥarām (11) ibn Ka‘b ; ‘Umayr ibn al-Ḥumām ibn al-Jamūḥ ibn [Zayd ibn] (676) Ḥarām (11) ibn Ka‘b (677) ; al-Ḥubāb ibn al-Mundhir ibn al-Jamūḥ ibn [Zayd ibn] (678) Ḥarām (11) ibn Ka‘b ; Mu‘ādh ibn ‘Amr ibn al-Jamūḥ ; Mu‘awwidh ibn ‘Amr ibn al-Jamūḥ ; Khallād ibn ‘Amr ibn al-Jamūḥ (679) ; ‘Uqba ibn ‘Āmir ibn Nābi’ (680) ibn Zayd ibn Ḥarām ; Ḥabīb (681) ibn al-Aswad, leur affranchi (mawlāhum) ; Thābit ibn Tha‘laba ibn Zayd ibn al-Ḥārith ibn Ḥarām (682), et c’est celui qu’on appelle al-Jadha‘ (683) ; ‘Umayr ibn al-Ḥārith ibn Tha‘laba. Parmi les Banū ‘Ubayd [ibn ‘Adī] (684) ibn Ghanam : ‘Abd Allāh ibn al-Jadd ibn Qays ibn Ṣakhr ibn Khansā’ ; Bishr ibn al-Barā’ ibn Ma‘rūr ibn Ṣakhr ibn Khansā’ ; Sinān ibn Ṣayfī (685) ibn Ṣakhr ibn Khansā’ ; al-Ṭufayl ibn al-Nu‘mān ibn Khansā’ ; ‘Abd Allāh ibn Ḥumayr et Khārija ibn Ḥumayr, deux alliés (ḥalīfān) à eux, de (la tribu) Ashja‘. Parmi les Banū al-Nu‘mān ibn Sinān ibn ‘Ubayd ibn (686) ‘Adī ibn Ghanam : Jābir ibn ‘Abd Allāh ibn Ri’āb (687) ibn al-Nu‘mān ibn Sinān ; ‘Abd Allāh ibn ‘Abd Manāf ibn al-Nu‘mān ibn Sinān ; (688) Khulayda (9) ibn Qays ibn al-Nu‘mān ibn Sinān. Parmi les Banū Khannās : (689) Jabbār ibn Ṣakhr ibn Umayya ibn Khannās (10) ; Yazīd ibn al-Mundhir ibn Sarḥ ibn Khannās ; ‘Abd Allāh ibn al-Nu‘mān ibn Baldama (690) ibn Khannās ; al-Ḍaḥḥāk (691) ibn Ḥāritha ibn Zayd ibn Tha‘laba ; Suwād ibn Zurayq (692) ibn Tha‘laba (693) ; Ma‘bad ibn Qays ibn Ṣakhr ibn Ḥarām (694) ; ‘Abd Allāh ibn Qays ibn Ṣakhr ibn Ḥarām (3). Parmi les Banū Suwād (695) ibn Ghanam ibn Ka‘b : Sulaym ibn ‘Amr ibn Ḥadīda (696) ibn ‘Amr ibn Suwād (4) ; Quṭba ibn ‘Āmir ibn Ḥadīda (697) ; Yazīd ibn ‘Āmir ibn Ḥadīda (6), Abū al-Mundhir ; ‘Antara, affranchi (mawlā) (698) de Sulaym ibn ‘Amr. Parmi les Banū ‘Adī ibn Nābī ibn ‘Amr ibn Suwād (699) ibn Ka‘b (700) : Mu‘ādh ibn Jabal ibn ‘Amr ibn ‘Ā’idh ibn ‘Adī ibn Ka‘b ibn [‘Amr ibn] (701) Adī (702) ibn Sa‘d ibn ‘Alī ibn Asad ibn Sārida (703) ibn Tazīd ibn Jusham ; ‘Abs ibn ‘Āmir ibn ‘Adī ibn Nābī ; Tha‘laba ibn Ghanama (704) ibn (705) ‘Adī ; Abū al-Yusr Ka‘b ibn ‘Amr (706) ibn ‘Abbād ibn ‘Amr ibn Suwād (707) ; ‘Abd Allāh ibn Unays ; ‘Amr ibn Ṭalaq ibn Zayd ibn Umayya ibn Sinān ibn Ka‘b ; Sahl ibn Qays ibn Abī (708) Ka‘b ibn al-Qayn ibn Ka‘b.
Parmi les Banû Zurayq 54 ibn 'Âmir ibn Zurayq : Sa'd ibn 'Uthmân ibn Khalada ibn Makhlad, al-Hârith ibn Qays ibn Khâlid ibn Makhlad, Jubayr ibn Iyâs ibn Khâlid ibn Makhlad, 'Abbâd ibn Qays ibn 'Âmir ibn Khâlid ibn 'Âmir ibn Zurayq, As'ad ibn Yazîd ibn al-Fâkih ibn Zayd ibn Khalada ibn 'Âmir, al-Fâkih ibn Bishr ibn al-Fâkih ibn Zayd ibn Khalada, 'Â'idh ibn Mâ'iç ibn Qays ibn Khalada, et son frère Mu'âdh ibn Mâ'iç, et Mas'ûd ibn Sa'd ibn Qays ibn Khalada. Parmi les Banû al-'Ajlân ibn 'Amr ibn 'Âmir ibn Zurayq : Rifâ'a ibn Râfi' ibn Mâlik ibn al-'Ajlân, son frère Khallâd ibn Râfi', et 'Ubayd ibn Zayd ibn 'Âmir ibn al-'Ajlân. Parmi les Banû Bayâda ibn 'Âmir ibn Zurayq : Ziyâd ibn Labîd ibn Tha'laba ibn Sinân ibn 'Âmir ibn 'Adî ibn Umayya ibn Bayâda, Farwa ibn 'Amr ibn Wadha ibn 'Ubayd ibn 'Âmir ibn Bayâda, Rukhayla ibn Tha'laba ibn 'Âmir ibn Bayâda, Khâlid ibn Qays ibn Mâlik ibn al-'Ajlân ibn 'Âmir ibn Bayâda, et Khalîfa ibn 'Adî ibn 'Amr Mâlik ibn 'Âmir ibn Fuhayra ibn Bayâda. Parmi les Banû Habîb ibn 'Abd Hâritha : Râfi' ibn al-Mu'allâ ibn Lawdhân ibn Hâritha ibn 'Adî ibn Zayd ibn Tha'laba ibn Zayd Manât ibn Habîb ibn 'Abd Hâritha. Parmi les Banû al-Najjâr, qui est Taym Allâh ibn Tha'laba ibn 'Amr ibn al-Khazraj : Abû Ayyûb Khâlid ibn Zayd ibn Kulayb ibn Tha'laba ibn 'Abd 'Awf ibn Ghanm. Parmi les Banû 'Amr ibn 'Abd 'Awf : 'Umâra ibn Hazm ibn Zayd ibn Lawdhân, Surâqa ibn Ka'b ibn 'Abd al-'Uzzâ ibn Ghuzayya, et Thâbit ibn Khâlid ibn al-Nu'mân ibn Khansâ' ibn 'Usayra. Parmi les Banû 'Ubayd ibn Tha'laba ibn Ghanm ibn Mâlik : Hâritha ibn al-Nu'mân ibn Râfi' ibn Zayd ibn 'Ubayd, et Sulaym ibn Qays ibn Qahd – et le nom de Qahd est Khâlid – ibn Qays ibn Tha'laba ibn 'Ubayd ibn Tha'laba. Parmi les Banû 'Â'idh ibn Tha'laba ibn Ghanm ibn Mâlik : Suhayl ibn Râfi' ibn Abî 'Amr ibn 'Â'idh ibn Tha'laba, et 'Adî ibn Abî al-Zughbâ, allié à eux. Parmi les Banû Zayd ibn Tha'laba ibn Ghanm : Mas'ûd ibn Aws ibn Zayd, Abû Khuzayma ibn Aws ibn Zayd ibn Asram ibn Zayd ibn Tha'laba, et Râfi' ibn al-Hârith ibn Sawâd ibn Zayd. Parmi les Banû Sawâd ibn Mâlik ibn Ghanm : 'Awf ibn al-Hârith, Mu'awwidh ibn al-Hârith, Mu'âdh ibn al-Hârith, Rifâ'a ibn al-Hârith ibn Sawâd – leur mère est 'Afrâ' –, al-Nu'mân ibn 'Amr ibn Rifâ'a ibn al-Hârith ibn Sawâd, 'Âmir ibn Makhlad ibn al-Hârith ibn Sawâd, 'Abd Allâh ibn Qays ibn Zayd ibn Sawâd, Qays ibn 'Amr ibn Qays, Thâbit ibn 'Amr ibn Zayd, 'Uçayma et Wadî'a ibn 'Amr, deux alliés à eux. Parmi les Banû 'Âmir ibn Mâlik ibn al-Najjâr, puis des Banû 'Utayk ibn 'Amr ibn Mabdhdhûl : Tha'laba ibn 'Amr ibn Muhsin ibn 'Amr ibn 'Utayk, Sahl ibn 'Utayk ibn al-Nu'mân ibn 'Amr ibn 'Utayk, et al-Hârith ibn al-Çimma ibn 'Amr ibn 'Utayk – il fut blessé à al-Rawhâ' et retourna, et le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) lui attribua sa part. Parmi les Banû Qays ibn 'Ubayd ibn Zayd : Ubayy ibn Ka'b ibn Qays ibn 'Ubayd, et Anas ibn Mu'âdh ibn Anas ibn Qays ibn 'Ubayd. Parmi les Banû 'Adî ibn 'Amr ibn Mâlik ibn al-Najjâr : Abû Talha, dont le nom est Zayd ibn Sahl ibn al-Aswad ibn Harâm ibn 'Amr ibn Zayd Manât ibn 'Adî, Aws ibn Thâbit ibn al-Mundhir ibn Harâm ibn 'Amr ibn Zayd Manât, et Abû Shaykh ibn Thâbit ibn al-Mundhir, son frère. Parmi les Banû 'Adî ibn al-Najjâr, puis des Banû 'Adî ibn 'Âmir ibn Ghanm ibn al-Najjâr : Hâritha ibn Surâqa ibn al-Hârith ibn 'Adî ibn Mâlik ibn 'Adî ibn 'Âmir, 'Amr ibn Tha'laba ibn Wahb ibn 'Adî ibn Mâlik ibn 'Adî ibn 'Âmir, 'Amr Abû Khârija ibn Qays ibn Mâlik ibn 'Adî ibn 'Âmir, Sulayt ibn Qays ibn 'Amr ibn 'Utayk ibn Mâlik ibn 'Adî – et Abû Sulayt s'appelle Usayra –, Thâbit ibn Khansâ' ibn 'Amr ibn Mâlik ibn 'Adî, 'Âmir ibn Umayya ibn Zayd ibn al-Hashâs ibn Mâlik ibn 'Adî, et Sawâd ibn Ghuzayya ibn Wahîb, allié à eux. Parmi les Banû Harâm ibn Jundab ibn 'Âmir ibn Ghanm ibn 'Adî ibn al-Najjâr : Abû al-A'war Ka'b ibn al-Hârith ibn Zâlim ibn 'Abs ibn Harâm ibn Jundab, Qays ibn al-Sakan ibn Qays ibn Za'ûr ibn Harâm, Sulaym ibn Milhân, et Harâm ibn Milhân – et le nom de Milhân est Mâlik ibn Khâlid ibn Zayd ibn Harâm ibn Jundab. Parmi les Banû Mâzin ibn al-Najjâr, puis des Banû 'Awf ibn Mabdhdhûl : Qays ibn Abî Ça'ça'a – et le nom d'Abî Ça'ça'a est 'Amr ibn Zayd ibn 'Awf ibn Mabdhdhûl –, 'Abd Allâh ibn Ka'b ibn 'Amr ibn 'Awf, et 'Uçayma, allié à eux. Parmi les Banû Tha'laba ibn Mâzin : Qays ibn Makhlad ibn Tha'laba ibn Sakhr ibn Habîb ibn al-Hârith ibn Tha'laba ibn Mâzin. Parmi les Banû Mas'ûd ibn 'Abd al-Ashhal ibn Hâritha ibn Dînâr ibn al-Najjâr : al-Nu'mân ibn 'Abd 'Amr ibn Mas'ûd ibn 'Abd al-Ashhal, al-Dahhâk ibn 'Abd 'Amr ibn Mas'ûd, et Sulaym.
- al-mirbad : Espace où l'on fait sécher les dattes.
- Khaybar : Oasis au nord de Médine, célèbre pour ses dattes.
- Ibn Sumayya : Surnom de ‘Ammâr ibn Yâsir, sa mère étant Sumayya.
- al-Yamâmî : Surnom d'un compagnon, peut-être un spécialiste du travail de l'argile.
- al-shahqa : Suffocation, peut-être une maladie.
- al-Baqî‘ : Cimetière principal de Médine.
- al-Ka‘ba : La Maison sacrée à La Mecque, direction de la prière.
- ummahâtuhu : Ses mères : sa mère et ses tantes.
- al-ayman fa-al-ayman : Règle de priorité : servir d'abord celui de droite.
- rak‘a : Unité de prière.
- mutanaffilîn : Pratiquant des prières surérogatoires.
- ṣalât al-muqîm : Prière du résident, fixée à quatre rak‘a.
- bi-ṭawqihi : Avec son cou, métaphore pour sa propre personne.
- idhkhir : Plante aromatique de La Mecque.
- jalîl : Plante de la famille des graminées.
- Majanna : Lieu près de La Mecque.
- Shâma wa Ṭufayl : Deux montagnes près de La Mecque.
- ṣâ‘ : Mesure de capacité pour les grains.
- mudd : Mesure de capacité, le quart d'un ṣâ‘.
- Mahya‘a : Ancien nom d'al-Juhfa.
- al-Juhfa : Localité près de La Mecque, miqât pour le pèlerinage.
- Coran 22:75 : Sourate al-Hajj, verset 75.
- khalîl : Ami intime, terme spécifique pour une relation exclusive.
- Abû Ḥafṣ : Surnom de ‘Umar ibn al-Khaṭṭâb.
- fazarrahâ ‘alayhi : Il lui attacha son pagne.
- al-ḥawḍ : Bassin du Prophète au Paradis où les croyants boiront.
- Amîn Allâh : Le fidèle d'Allah, surnom de ‘Abd al-Raḥmân ibn ‘Awf.
- ḥawârî : Apôtre, disciple fidèle.
- ahl al-bayt : Gens de la maison du Prophète.
- al-‘ilm al-awwal wa al-‘ilm al-âkhir : La science des anciens et des modernes.
- Coran 15:47 : Sourate al-Ḥijr, verset 47.
- takbîr : Dire 'Allâhu akbar' (Allah est le plus grand).
- ḥannakahu : Mâcher une datte et en frotter le palais de l'enfant.
- al-liwâ’ : Étendard, drapeau militaire.
- Baṭn Râbigh : Vallée près de Médine.
- Thaniyyat al-Murra : Col ou défilé.
- Aḥyâ’ : Nom d'une source.
- al-‘Îṣ : Lieu dans la région de Juhayna.
- al-bahâ’ : Éclat, beauté, peut-être une cérémonie.
- ghadr : Trahison, perfidie ; désigne ici les Quraychites.
- tatanabba' : Forme verbale de la racine n-b-', signifiant 'prophétiser' ; ici ironique, car les femmes des Banû ‘Abd al-Muttalib sont accusées de faire des prophéties.
- طعيمة ابن عدي بن نوفل : Tu'ayma ibn 'Adi ibn Nawfal, un polythéiste quraychite tué à Badr.
- أبو جهل : Abu Jahl, surnom de 'Amr ibn Hisham, chef des polythéistes quraychites, farouche opposant de l'islam.
- الرحمن : Al-Rahman, 'le Tout Miséricordieux', un des noms d'Allah, qu'Umayya ibn Khalaf refusait de reconnaître.
- عبد الإله : Abd al-Ilah, 'serviteur de la divinité', nom que Umayya donnait à Abd al-Rahman ibn 'Awf.
- فَمَنْ تَبِعَنِي فَإِنَّهُ مِنِّي : Référence au verset coranique 14:36 : 'Celui qui me suit est des miens'.
- رَبِّ لا تَذَرْ عَلَى الْأَرْضِ مِنَ الْكافِرِينَ دَيَّاراً : Référence au verset coranique 71:26 : 'Seigneur, ne laisse sur terre aucun infidèle'.
- القليب : Al-Qalib, le puits de Badr où furent jetés les cadavres des polythéistes.
- الحجر : Al-Hijr, espace semi-circulaire adjacent à la Kaaba à La Mecque.
- العدسة : Al-'adasa, une maladie infectieuse, probablement la variole ou une pustule.
- يَسْئَلُونَكَ عَنِ الْأَنْفالِ : Début de la sourate al-Anfal (8:1) : 'Ils t'interrogent au sujet du butin'.
- الصفراء : Al-Safra', une localité entre La Mecque et Médine.
- عرق الظبية : 'Irq al-Zabya, un lieu-dit sur la route de Médine.
- Zurayq : Nom d'une tribu ou d'un clan des Ansâr, les Médinois ayant accueilli le Prophète.
La première partie
Ibn al-Ḥārith ibn Tha‘laba ibn Ka‘b ibn Ḥāritha, leur frère utérin 1, et Jābir ibn Khālid 2 ibn ‘Abd al-Ashhal ibn Ḥāritha, et Sa‘d 3 ibn Sahl ibn ‘Abd al-Ashhal. Parmi les Banū Qays ibn Mālik : Ka‘b ibn Zayd ibn Mālik 4 ibn Ka‘b ibn Ḥāritha, et Bujayr ibn Abī Bujayr, leur allié. Le nombre total de ceux qui assistèrent à Badr parmi les musulmans avec le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — fut de trois cent treize 5 hommes 6 : quatre-vingt-trois hommes parmi les Émigrés, soixante hommes parmi les Aws 7, et cent soixante-dix hommes parmi les Khazraj. Ensuite eut lieu le meurtre de ‘Aṣmā’. Cette ‘Aṣmā’ était la fille de Marwān, des Banū Umayya ibn Zayd ; son mari était Zayd 8 ibn al-Ḥiṣn al-Khaṭmī. Elle incitait contre les musulmans, leur causait du tort 9 et composait des poèmes. ‘Umayr 10 ibn ‘Adī fit le vœu, si Allāh ramenait sain et sauf Son Messager de Badr, de la tuer. Lorsque le Prophète — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — arriva à Médine après avoir achevé Badr, ‘Umayr ibn ‘Adī se rendit chez ‘Aṣmā’, entra chez elle au cœur 11 de [la] 12 nuit, cinq nuits avant la fin de Ramaḍān, et la tua. Puis il rejoignit le Prophète — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix —, se tint avec les gens et pria avec lui la prière du matin. Or le Prophète — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — les inspectait 13 ; lorsqu’il se leva pour entrer chez lui, il dit à ‘Umayr 14 ibn ‘Adī : « As-tu tué ‘Aṣmā’ ? » Il répondit : « Oui, ô Messager d’Allāh ! Y a-t-il contre moi quelque chose pour l’avoir tuée ? » Le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — dit : « Deux boucs ne s’entre-heurteront pas à cause d’elle 15. » Abū Qays ibn al-Aslat 16 mourut à la fin du mois de Ramaḍān. Ensuite le Prophète — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — prononça un sermon un jour avant la Fête 17, leur ordonna l’aumône de la rupture du jeûne avant qu’ils ne se rendent au lieu de prière. Puis le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — sortit 18 vers l’espace découvert, la ‘anaza 19 étant plantée devant lui, et il pria vers elle sans appel à la prière ni proclamation, deux rak‘a. Ensuite il prononça deux sermons entre lesquels il s’assit. La ‘anaza 19 appartenait à al-Zubayr ibn al-‘Awwām ; le Negus 20 la lui avait donnée, et al-Zubayr en fit don au Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix. Ensuite 21 eut lieu l’expédition des Banū Qaynuqā‘ au mois de Shawwāl. Cela 22 parce que, lorsque les musulmans arrivèrent à Médine, les Juifs avaient conclu un pacte avec eux de ne soutenir 23 personne contre eux. Lorsque le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — revint du massacre de Badr et retourna à Médine, ils manifestèrent leur hostilité et dirent : « Muḥammad n’a rencontré personne [parmi] 24 ceux qui savent bien combattre ; s’il nous avait rencontrés, il aurait trouvé 25 chez nous un combat qui ne ressemble pas 26 à leur combat. » Allāh révéla : « Et si tu crains vraiment une trahison de la part d’un peuple, dénonce alors le pacte 27 » — le verset. Le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — se dirigea vers eux, portant son étendard Ḥamza ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, et laissa comme lieutenant sur Médine Abū Lubāba 28 ibn ‘Abd al-Mundhir, jusqu’à ce qu’il les atteigne. Il les assiégea quinze 29 nuits sans que personne d’entre eux ne sorte. Puis ils se rendirent au jugement du Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix. Il ordonna qu’on les ligote 30 et voulut les tuer. ‘Abd Allāh ibn Ubayy 31 intercéda en leur faveur, saisit le col 32 de la cotte de mailles du Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — et dit : « Je ne te lâcherai pas avant que tu ne me les donnes 33. » Le Prophète — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — dit : « Relâchez-les ! » Puis il ordonna leur expulsion. Le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — et les musulmans prirent comme butin ce qu’ils possédaient comme biens. Ils étaient orfèvres 34 ; ils n’avaient ni terres ni palmeraies 35. Le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — prit leurs armes et leur outillage d’orfèvrerie 36, et confia la plus grande partie de cela, pour le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix —, à Muḥammad ibn Maslama. Puis le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — ordonna à ‘Ubāda ibn al-Ṣāmit de les expulser et de les faire sortir de Médine avec leurs enfants. ‘Ubāda partit avec eux jusqu’à ce qu’ils atteignent Dhubāb 37 et les expulsa. Ce butin fut le premier sur lequel le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — préleva le quint 38 en islam. Il préleva sur eux son butin spécial 39 et son quint 40, et distribua les quatre cinquièmes 41 aux musulmans. [Ensuite eut lieu l’expédition d’al-Sawīq] au mois de Dhū l-Qa‘da 42. Cela parce qu’Abū Sufyān, lorsqu’il revint de Syrie avec la caravane et s’échappa, fit le vœu que les femmes et le parfum lui seraient interdits jusqu’à ce qu’il venge son honneur de Muḥammad — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — et de ses Compagnons. Il partit avec deux cents cavaliers jusqu’à ce qu’il arrive chez les Banū l-Naḍīr, emprunta la route du Najd, frappa à la porte de Ḥuyayy ibn Akhṭab, mais celui-ci refusa de lui ouvrir. Il frappa à la porte de Sallām ibn Mishkam, qui lui ouvrit, le reçut, lui donna du vin à boire, et Sallām l’informa des nouvelles du Prophète — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — et des nouvelles de Médine. À l’aube, il sortit et passa par al-‘Arīḍ. Là se trouvait un homme avec son ouvrier, Ma‘bad ibn ‘Amr, parmi les musulmans ; il les tua, brûla des maisons 43 là-bas et du foin 44, et estima que son serment était accompli. La nouvelle parvint au Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix. Le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — partit à sa poursuite avec deux cents hommes parmi les Émigrés et les Auxiliaires, et laissa comme lieutenant sur Médine Abū Lubāba ibn ‘Abd al-Mundhir. Abū Sufyān leur échappa 45. Lui et ses compagnons, la plupart de leur provision était du sawīq 46 ; ils jetaient 47 le sawīq pour s’alléger. C’est pourquoi cette expédition fut appelée « expédition d’al-Sawīq ». Le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — était à leur poursuite ; lorsqu’ils lui échappèrent et qu’il ne les rattrapa pas, le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — retourna à Médine. Abū l-Sā’ib ‘Uthmān ibn Maẓ‘ūn 48 mourut au mois de Dhū l-Ḥijja 49. Ensuite le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — sacrifia une bête ; il sortit avec les gens vers le lieu de prière. Ce fut le premier sacrifice que le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — accomplit. Il égorgea deux béliers blancs tachetés de noir, cornus, de sa main, posa son pied sur leurs flancs, prononça le nom d’Allāh et le takbīr, et les musulmans sacrifièrent avec lui. Ensuite ‘Alī épousa Fāṭima, fille du Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — au mois de Dhū l-Ḥijja. [La troisième année de l’Hégire] Aḥmad 50 ibn ‘Alī ibn al-Muthannā nous a rapporté : Abū Ya‘lā nous a rapporté à Mossoul : Isḥāq 51 ibn Ibrāhīm ibn Abī Isrā’īl nous a rapporté : Sufyān nous a rapporté d’après ‘Amr ibn Dīnār qui a entendu Jābir ibn ‘Abd Allāh dire : Le Prophète — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — dit : « Qui se charge de Ka‘b ibn al-Ashraf 52 ? Car il a offensé Allāh et Son Messager ! » Muḥammad ibn Maslama 53 lui dit : « Je m’en charge 54, ô Messager d’Allāh 55 ! M’autorises-tu à dire quelque chose ? » Il dit : « Oui. » Il vint à lui et dit : « Cet homme nous a demandé l’aumône sur nos biens. » Il dit : « Et aussi, par Allāh… 56 » Il dit : « Nous l’avons suivi, et nous n’aimons pas le laisser avant de voir où son affaire aboutira. Je suis venu à toi pour t’emprunter. » Il dit : « Engagez donc vos femmes en gage. » Ils dirent : « Comment engagerions-nous nos femmes en gage ? » — et j’étais le plus beau des Arabes. Il dit : « Engagez donc vos fils en gage. » Ils dirent : « Comment engagerions-nous nos fils en gage ? On les insulterait et on les déshonorerait, et on dirait : « Gagé pour un wasq ou deux wasq 57 ». Mais nous t’engageons la lāma 58, c’est-à-dire les armes. » Il vint à lui 59 avec Abū ‘Abs ibn Jabr 60, al-Ḥārith ibn [Aws ibn] Mu‘ādh, ‘Abbād ibn Bishr et Abū Nā’ila. Muḥammad ibn Maslama leur dit : « Je vais immobiliser sa tête et la maintenir 61 ; quand je dirai « Frappez ! », frappez. » Muḥammad ibn Maslama lui dit : « M’autorises-tu à sentir 62 ta tête ? » Il dit : « Oui. » Il toucha et dit : « Que tu es bon et que ton odeur est bonne ! » Il dit : « Chez moi se trouve une telle, la plus belle des femmes arabes. » Puis il lui dit : « M’autorises-tu à sentir ta tête ? » Il dit : « Oui. » Il toucha sa tête jusqu’à ce qu’il soit maître de lui, puis leur dit : « Frappez-le ! » Ils le frappèrent jusqu’à le tuer. Puis ils retournèrent auprès du Prophète — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — et l’informèrent. Il dit : Ka‘b ibn al-Ashraf sortit vers La Mecque, y arriva, posa son pied chez al-Muṭṭalib 63 ibn Abī Wadā‘a al-Sahmī, se mit à réciter des poèmes et à inciter les gens contre le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix —, et à pleurer sur les tués de Badr parmi les gens du puits. Puis il retourna à Médine. Cela parvint au Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix —, qui dit : « Qui se charge de Ka‘b ibn al-Ashraf ? Car il a offensé Allāh et Son Messager ! » Muḥammad ibn Maslama dit : « Moi, si tu m’autorises à dire » — il voulait — « un mensonge en temps de guerre. » Le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — l’y autorisa. Muḥammad ibn Maslama sortit avec quatre hommes : Abū ‘Abs ibn Jabr, ‘Abbād ibn Bishr ibn Waqsh, Abū Nā’ila 64 Silkān ibn Salāma ibn Waqsh, et al-Ḥārith ibn Aws ibn Mu‘ādh, neveu de Sa‘d ibn Mu‘ādh. Ils arrivèrent chez Ka‘b ibn al-Ashraf alors qu’il était dans une forteresse 65 parmi les forteresses de Médine. Muḥammad ibn Maslama lui dit : « Muḥammad prélève l’aumône sur nos biens » — et il voulait 66 l’argent de lui — puis lui dit : « Je suis venu à toi pour t’emprunter, et j’engage 67 les armes. » Puis il vint, lui frotta la tête. Lorsqu’il fut maître de lui, il le frappa, et ils le frappèrent jusqu’à le tuer. Ils lui coupèrent la tête et l’apportèrent au Prophète — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix. Ensuite le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — fit l’expédition de Qarqarat al-Kudr 68, portant son étendue ‘Alī ibn Abī Ṭālib, et laissa comme lieutenant sur Médine Ibn Umm Maktūm. Puis il revint sans rencontrer d’hostilité. Ensuite le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — maria sa fille Umm Kulthūm à ‘Uthmān ibn ‘Affān au début du mois de Rabī‘ al-Awwal. Ensuite le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — fit l’expédition 69 de Dhī Amr 70 au mois de Rabī‘ al-Awwal. Lorsque le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — arriva à Dhī Amr 70, il campa à Dhī Man 71 de Ghatafān. Le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — fut atteint par la pluie qui mouilla son vêtement 72, puis il enleva ses vêtements 72, les suspendit à un arbre pour les faire sécher, et dormit dessous. Ghatafān 73 dit à Du‘thūr ibn al-Ḥārith, qui était courageux : « Muḥammad 74 s’est isolé 75 de ses compagnons, et tu ne trouveras 76 pas de moment plus libre que maintenant ! » Il prit une épée tranchante, puis descendit alors que le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — était couché, attendant que ses vêtements sèchent. Il ne sentit rien jusqu’à ce que Du‘thūr ibn al-Ḥārith se tînt à sa tête avec l’épée, disant : « Qui te protégera de moi, ô Muḥammad ? » Le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — dit 77 : « Allāh 78 ! » Et Gabriel le poussa dans la poitrine, si bien que l’épée tomba de sa main. Le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — prit l’épée, puis se tint à sa tête et dit : « Qui te protégera de moi ? » Il dit : « Personne. » Le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — lui dit : « Lève-toi et va-t’en ! » Lorsqu’il s’en alla, il dit : « Tu es le meilleur des prophètes, ô Muḥammad ! » Le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — dit : « J’en suis plus digne que toi. » Lorsque les Bédouins de Ghatafān entendirent parler du Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix —, ils se réfugièrent dans les montagnes. Lorsqu’ils lui échappèrent, le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — retourna à Médine 79. Al-Sā’ib 80 ibn Yazīd, fils de la sœur de Nimr, naquit. Le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — fit une expédition au mois de Jumādā al-Ūlā 81 à Buḥrān, une mine dans la région d’al-Fur‘. Puis le Messager d’Allāh — qu’Allāh prie sur lui et lui donne la paix — revint sans rencontrer d’hostilité 82. [Ensuite eut lieu l’expédition d’al-Furda] Cela parce que les Quraysh dirent : « Muḥammad a endommagé 83 notre commerce ; il est sur notre route. Si nous restons à La Mecque, nous mangerons nos capitaux. » Abū Zam‘a 84 ibn al-Aswad ibn al-Muṭṭalib 85 dit : « Moi… »
Je vous indique un homme qui vous fera suivre un chemin qui détourne de Muhammad et de ses compagnons : si quelqu'un le suivait les yeux fermés 8687, il serait guidé ! Safwān ibn Umayya dit : « Qui est-ce ? » Il répondit : « Furāt ibn Ḥayyān al-‘Ijlī » — qui était un guide. Safwān l'engagea et partit avec eux en hiver, les menant par Dhāt ‘Irq 88, puis par Ghumra 89. Quand la nouvelle parvint à l'Envoyé d'Allah — sur lui la bénédiction et la paix —, il envoya Zayd ibn Ḥāritha au mois de Jumādā al-Ūlā 90 ; il intercepta la caravane, s'en empara, tandis que les notables du groupe s'échappèrent, et Furāt ibn Ḥayyān al-‘Ijlī fut capturé. Il possédait de nombreux biens et des onces d'argent. L'Envoyé d'Allah partagea le butin entre ceux qui avaient assisté à l'action, préleva le cinquième — vingt mille —, et libéra Furāt ibn Ḥayyān, qui retourna à La Mecque 91. Ensuite, l'Envoyé d'Allah épousa Ḥafṣa bint ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb. ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb dit : « Quand Ḥafṣa devint veuve 9293, je rencontrai ‘Uthmān ibn ‘Affān et la lui proposai. Je dis : “Si tu veux, je te marie à Ḥafṣa.” Il répondit : “Je vais réfléchir à cela.” Il resta quelques nuits, puis me rencontra et dit : “Il m'est apparu que je ne me marierai pas aujourd'hui.” ‘Umar dit : « Je rencontrai Abū Bakr et lui dis : “Si tu veux, je te marie à Ḥafṣa !” Abū Bakr garda le silence et ne me répondit rien. J'étais plus fâché contre Abū Bakr 94 que contre ‘Uthmān. Puis, après quelques nuits, l'Envoyé d'Allah la demanda en mariage, et je la lui donnai. Abū Bakr me rencontra et dit : “Peut-être as-tu ressenti de la peine ?” Je répondis : “Oui.” Abū Bakr dit : “Ce qui m'a empêché de te répondre quoi que ce soit à son sujet, c'est que le Prophète — sur lui la bénédiction et la paix — en avait parlé, et je ne voulais pas divulguer son secret. S'il l'avait laissée, je l'aurais acceptée 95.” » Ensuite, l'Envoyé d'Allah épousa Zaynab 96 bint Khuzayma des Banū Hilāl, appelée Umm al-Masākīn, et il consomma le mariage avec elle au début du mois de Ramaḍān. Avant lui, elle était mariée à al-Ṭufayl ibn al-Ḥārith, qui l'avait divorcée. Puis naquit al-Ḥasan ibn ‘Alī ibn Abī Ṭālib à la mi- Ramaḍān. L'Envoyé d'Allah immola pour lui deux béliers, rasa sa tête, et ordonna de donner en aumône le poids de ses cheveux en argent aux pauvres parmi les personnes âgées 97. [Ensuite eut lieu l'expédition d'Uḥud] Cela se passa ainsi : quand Abū Sufyān ramena sa caravane à La Mecque, ‘Abd Allāh ibn [Abī] 98 Rabī‘a al-Makhzūmī, ‘Ikrima ibn Abī Jahl, et des hommes de Quraysh dont les pères, fils et frères avaient été tués à Badr dirent : « Ô assemblée de Quraysh ! Muhammad vous a fait du tort et a tué vos meilleurs éléments. Aidez-nous donc à lui faire la guerre, peut-être [que] 99 nous obtiendrons de lui quelque chose de ce qu'il nous a infligé ! » Quraysh se rassembla [pour] marcher contre l'Envoyé d'Allah avec leurs alliés et ceux qui leur obéissaient 100 parmi les tribus 101 de La Mecque et d'ailleurs, et ils sortirent avec les femmes 102. Abū Sufyān ibn Ḥarb sortit avec Hind bint ‘Utba ibn Rabī‘a, mère de Mu‘āwiya ; ‘Ikrima ibn Abī Jahl sortit avec Umm Ḥakīm 103 bint al-Ḥārith ibn Hishām ; al-Ḥārith ibn Hishām sortit avec Fāṭima bint al-Walīd ibn al-Mughīra ; Ṣafwān ibn Umayya sortit avec Barra 104 bint Mas‘ūd ibn ‘Amr, mère de ‘Abd Allāh ibn Ṣafwān ; ‘Amr ibn al-‘Āṣ sortit avec Rayṭa 105 bint Munabbih ibn al-Ḥajjāj al-Sahmī, mère de ‘Abd Allāh ibn ‘Amr ; Ṭalḥa ibn Abī Ṭalḥa sortit avec Sulāfa 106 bint Shahīd 107 des Banū ‘Urwa ibn ‘Awf, avec d'autres femmes. Jubayr ibn Muṭ‘im appela son esclave Waḥshī et dit : « Si tu tues l'oncle de Muhammad, Ḥamza, en échange de mon oncle 108 Ṭu‘ayma ibn ‘Adī, tu seras libre. » Quraysh partit donc, voulant attaquer l'Envoyé d'Allah, jusqu'à ce qu'ils campent à ‘Aynayn, une montagne au fond de la Sabkha 109, sur le bord du ravin côté Médine, au nombre de trois mille hommes, avec deux cents chevaux et quinze femmes. Quand l'Envoyé d'Allah apprit leur venue, il dit : « J'ai vu en rêve une brèche dans la lame de mon épée 110, j'ai vu une vache égorgée, et j'ai vu comme si j'introduisais ma main dans une cotte de mailles solide 111 ; je l'ai interprétée 112 comme étant Médine. » L'Envoyé d'Allah répugnait à sortir contre eux. ‘Abd Allāh ibn Ubayy ibn Salūl dit : « Ô Envoyé d'Allah ! Ne sors pas contre eux. Par Allah ! Chaque fois que nous sommes sortis contre un ennemi, il nous a atteints, et chaque fois qu'il est entré chez nous, nous l'avons atteint. » Des hommes parmi les musulmans qui avaient manqué Badr dirent : « Ô Envoyé d'Allah ! Sors avec nous contre les ennemis d'Allah, de peur qu'ils ne pensent 113 que nous sommes lâches ou faibles. » ‘Abd Allāh ibn Ubayy dit : « Ô Envoyé d'Allah ! Reste ; s'ils restent 114, ils resteront dans un mauvais campement 115 ; s'ils entrent chez nous, les hommes les combattront 116 en face, et les femmes et les enfants leur jetteront des pierres d'en haut 117. » Ceux qui désiraient rencontrer l'ennemi ne cessèrent de presser l'Envoyé d'Allah jusqu'à ce qu'il entre, revête son armure 118, puis sorte vers eux. Les gens regrettèrent et dirent : « Nous avons contraint l'Envoyé d'Allah, cela ne nous convenait pas. » Puis ils dirent : « Ô Envoyé d'Allah ! Nous t'avons contraint, cela ne nous convenait pas ; si tu veux, reste — qu'Allah te bénisse ! » L'Envoyé d'Allah dit : « Il ne convient pas à un prophète, quand il a revêtu son armure, de la déposer avant d'avoir combattu ! » L'Envoyé d'Allah sortit donc au mois de Shawwāl, un samedi, avec mille hommes, laissant Ibn Umm Maktūm comme gouverneur de Médine. Il pria le maghrib avec les deux cheikhs 119 à l'extrémité de la ville — on a dit : à al-Shawṭ 120. Puis il passa en revue les combattants : il laissa passer ceux qu'il agréa et renvoya ceux qu'il refusa. Parmi ceux qu'il renvoya : Zayd ibn Thābit, ‘Abd Allāh ibn ‘Umar, Usayd ibn Ẓuhayr 121, al-Barā' ibn ‘Āzib, ‘Urāba ibn Aws al-Ḥārithī, et Abū Sa‘īd al-Khudrī. Il laissa passer Samura ibn Jundub. Quant à Rāfi‘ ibn Khadīj, l'Envoyé d'Allah le jugea trop jeune ; il se tint sur ses deux pieds 122 et s'allongea sur la pointe des pieds ; quand l'Envoyé d'Allah le vit, il le laissa passer. Le guide du Prophète — sur lui la bénédiction et la paix — était Abū Ḥathma 123 al-Ḥārithī. ‘Abd Allāh ibn Ubayy dit à ceux qui étaient avec lui : « L'Envoyé d'Allah leur a obéi et m'a désobéi. Par Allah, nous ne savons pas pourquoi nous tuons nous-mêmes avec lui. Ô gens ! Retournez ! » Il retira du camp trois cents hommes qui l'avaient suivi et retourna avec eux à Médine. L'Envoyé d'Allah continua avec sept cents hommes, prit par la Ḥarra des Banū Ḥāritha, puis descendit jusqu'à passer par le col d'Uḥud sur le versant 124 du ravin, tournant le dos à Uḥud, et dit : « Que personne ne combatte avant que je ne l'ordonne. » Puis l'Envoyé d'Allah mit ‘Abd Allāh ibn Jubayr, des Banū ‘Amr ibn ‘Awf, à la tête des archers — ils étaient cinquante hommes — et dit : « Repoussez de nous la cavalerie, qu'elle ne vienne pas 125 par derrière ; que nous soyons victorieux ou vaincus, tiens-toi à ta place, que nous ne soyons pas attaqués 126 de ton côté ! » Puis l'Envoyé d'Allah porta deux cottes de mailles superposées, donna l'étendard à ‘Alī ibn Abī Ṭālib 127, et dit : « Qui prend cette épée de moi avec son dû ? » Abū Dujāna Simāk ibn Kharasha dit : « Quel est son dû, ô Envoyé d'Allah ? » Il dit : « Frapper l'ennemi avec jusqu'à ce qu'elle se courbe. » Il dit : « Ô Envoyé d'Allah ! Je la prends avec son dû. » Il la lui donna. — Abū Dujāna était un homme courageux qui se pavanait 128 à la guerre ; quand il mettait 129 son bandeau 130 rouge et s'en entourait la tête, s'ils voyaient cela, ils savaient qu'il allait combattre. Il prit l'épée de l'Envoyé d'Allah, sortit un bandeau, s'en entoura la tête, puis se mit à marcher fièrement entre les deux rangs. L'Envoyé d'Allah dit : « C'est une démarche qu'Allah déteste, sauf en cette circonstance. » Quraysh se rangea en ordre de bataille, plaçant Khālid ibn al-Walīd à l'aile droite et ‘Ikrima ibn Abī Jahl à l'aile gauche. Abū Sufyān ibn Ḥarb dit à ses compagnons : « Vous avez porté notre étendard le jour de Badr, et ce que vous avez vu nous est arrivé. On n'est attaqué que par ses étendards 131 : quand ils penchent, ils penchent. Ou bien vous nous suffisez pour notre étendard, ou bien vous nous laissez avec lui, et nous vous en suffirons 132. » Ils le menacèrent 133 et lui donnèrent rendez-vous, disant : « Nous te le remettrons ; tu sauras comment nous agissons ! » Hind bint ‘Utba et les femmes qui étaient avec elle 134 vinrent les inciter au combat 135, disant entre autres 136 : « Si vous avancez, nous embrassons ... et étendons les coussins Ou 137 si vous fuyez, nous nous séparons ... d'une séparation non durable 138. » Le premier à sortir parmi les associateurs fut Abū ‘Āmir ibn Umayya avec les alliés, et il dit : « Ô assemblée d'Aws ! Je suis Abū ‘Āmir ! » Ils dirent : « Qu'Allah ne te réjouisse pas ! » Puis il lança 139 des pierres contre les musulmans et les combattit durement 140. Abū Dujāna combattit avec des hommes parmi les musulmans jusqu'à ce que la bataille s'embrase et qu'Allah fasse descendre la victoire. Les musulmans les repoussèrent de leur camp, et la déroute fut contre eux ; il ne s'en fallut que de peu que les musulmans ne capturent Hind et ses compagnes. ‘Alī ibn Abī Ṭālib tua Ṭalḥa, qui portait l'étendard de Quraysh, ainsi que [Abū] al-Ḥakam ibn al-Akhnas ibn Sharīq 141, ‘Ubayd Allāh ibn Jubayr ibn Abī Zuhayr 142, et Umayya 143 ibn Abī Ḥudhayfa ibn al-Mughīra. Après Ṭalḥa, Abū Sa‘d 144 prit l'étendard ; Sa‘d ibn Abī Waqqāṣ lui tira une flèche et le tua. L'étendard resta à terre, personne ne le prenait. Un homme des associateurs nommé Ṣu'āb 145 s'avança, prit l'étendard et le dressa pour Quraysh. Les musulmans revinrent contre lui jusqu'à lui couper les mains, puis le tuèrent, et l'étendard tomba. Quand les archers qui étaient derrière l'Envoyé d'Allah virent que les associateurs avaient été mis en déroute et abandonnés, ils quittèrent leur poste, voulant piller, et laissèrent le dos des musulmans exposé à la cavalerie. Les associateurs vinrent par derrière, et un crieur cria : « Attention ! Muhammad a été tué ! » Les musulmans se dispersèrent, devenant entre tués, blessés et fuyards, jusqu'à ce que [l'ennemi atteigne] l'Envoyé d'Allah, et sa dent de devant fut brisée. Il se mit à essuyer le sang de son visage en disant : « Comment réussirait un peuple qui a ensanglanté le visage de leur Prophète ? » Puis Ziyād ibn al-Sakan se leva avec cinq hommes des Anṣār ; ils combattirent pour défendre l'Envoyé d'Allah, un par un, jusqu'à ce qu'ils soient tués. Le dernier d'entre eux fut Ziyād ibn al-Sakan 146 ; les blessures le clouèrent sur place. Les musulmans vinrent et les éloignèrent de lui, et l'Envoyé d'Allah dit : « Approchez-le de moi ! » Il lui fit un oreiller de son pied 147 jusqu'à ce qu'il meure dans son giron. Abū Dujāna se fit un bouclier 148 de lui-même devant l'Envoyé d'Allah ; les flèches tombaient sur son dos tandis qu'il se penchait 149 sur lui, jusqu'à ce que les flèches deviennent nombreuses 150 sur lui. Muṣ‘ab ibn ‘Umayr combattit pour défendre l'Envoyé d'Allah jusqu'à ce qu'il soit tué ; Ibn Qumay'a 151 al-Laythī le frappa, croyant que c'était l'Envoyé d'Allah.
Puis il retourna vers Quraysh et dit : « J’ai tué Muhammad ! » Ḥanẓala ibn Abī ‘Āmir et Abū Sufyān se rencontrèrent, et Ḥanẓala prit le dessus sur Abū Sufyān par l’épée. Lorsque Ibn Shu‘ūb (155) vit qu’Abū Sufyān était dominé par Ḥanẓala avec l’épée, il le frappa et le tua. Alors le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) dit : « Votre compagnon, les anges le lavent ! » Ḥamza ibn ‘Abd al-Muṭṭalib sortit, et Subā‘ ibn ‘Abd al-‘Uzzā al-Khuzā‘ī (157), surnommé Abū Niyār, passa près de lui. Il dit : « Viens donc, ô fils de celle qui coupe les clitoris (158) ! » Ils s’affrontèrent, Ḥamza le frappa et le tua. Puis il se mit à scander des vers, tenant deux épées, lorsque sa monture trébucha ; il tomba sur le dos, et la cotte de mailles se découvrit sur son ventre. Waḥshī (159) saisit sa javeline, la brandit et la lança, lui ouvrant le ventre ; puis il reprit sa javeline et s’écarta. Anas ibn al-Naḍr, oncle d’Anas ibn Mālik, arriva auprès de ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb, Ṭalḥa ibn ‘Ubayd Allāh et des hommes des Émigrés et des Auxiliaires qui avaient laissé tomber ce qu’ils tenaient et s’étaient résignés. Il dit : « Qu’est-ce qui vous fait rester assis ? » Ils dirent : « Le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) a été tué. » Il dit : « Que ferez-vous de la vie après lui ? Levez-vous et mourez sur ce pour quoi il est mort ! » Puis il fit face aux gens, combattit jusqu’à être tué, et on trouva sur lui soixante-dix coups d’épée et de lance. Le premier à reconnaître le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) alors que la déroute avait eu lieu fut Ka‘b ibn Mālik. Il dit : « Je reconnus ses deux yeux qui brillaient sous le heaume, et je criai de ma voix : “Ô communauté des musulmans ! Réjouissez-vous, voici le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) !” » Lorsque les musulmans reconnurent le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui), ils se levèrent vers lui, parmi eux : Abū Bakr, ‘Umar, ‘Alī, Ṭalḥa, al-Zubayr, Sa‘d et al-Ḥārith ibn al-Ṣimma. Le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) tendait les flèches à Sa‘d et disait : « Lance, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ! » Puis le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) rattrapa Ubayy ibn Khalaf, qui disait : « Ô Muhammad ! Tu ne seras pas sauvé si je suis sauvé. » Les gens dirent : « Ô Messager de Dieu ! Un homme parmi nous ne va-t-il pas se tourner vers lui ? » Il dit : « Laissez-le ! » Lorsqu’il s’approcha, le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) prit la javeline des mains d’al-Ḥārith ibn al-Ṣimma, puis la secoua d’une secousse, puis lui fit face et le frappa avec ; il tomba de son cheval. Or Ubayy ibn Khalaf rencontrait le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) à La Mecque et disait : « J’ai chez moi un cheval que je nourris chaque jour d’un *faraq* (165) de maïs (166) ; je te tuerai sur lui ! » Le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) disait : « Mais c’est moi qui te tuerai, si Dieu le veut. » Ubayy ibn Khalaf retourna vers les associateurs, avec une égratignure de la javeline du Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui), une égratignure sans importance. Il dit : « Par Dieu, Muhammad m’a tué ! » Ils dirent : « Par Dieu, ton esprit s’en est allé ! Par Dieu, tu n’as aucun mal ! » Il dit : « Il disait à La Mecque : “Je te tuerai.” Par Dieu ! S’il avait craché sur moi, il m’aurait tué ! » Et il mourut à Sarif (168) alors qu’ils retournaient à La Mecque. Le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) arriva avec ses Compagnons qui étaient avec lui au ravin. ‘Alī ibn Abī Ṭālib passa jusqu’à remplir son bouclier d’eau d’al-Mihrās (le bassin) et l’apporta au Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui). Le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) voulut en boire, mais il en sentit une odeur, la trouva répugnante et n’en but pas. Il lava le sang de son visage et versa de l’eau sur sa tête, puis dit : « La colère de Dieu s’est intensifiée contre celui qui a ensanglanté le visage de Son Messager (que la prière et la paix soient sur lui). » Puis le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) se leva vers le rocher pour y monter. Lorsqu’il voulut se lever, il n’y parvint pas. Ṭalḥa s’assit sous lui, et le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) se leva jusqu’à se tenir sur le rocher. Puis il dit : « Ṭalḥa a mérité le Paradis (169) ! » Hind et celles qui étaient avec elle se mirent à mutiler les morts parmi les Compagnons du Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui), coupant les oreilles et les nez, jusqu’à ce que Hind se fasse des colliers avec les oreilles et les nez des musulmans, et elle ouvrit le ventre de Ḥamza (171) pour en sortir le foie, le mâcha mais ne put l’avaler, puis le recracha. Ensuite, elle monta sur un rocher élevé et cria de toute sa voix avec un long poème – je répugne à le mentionner. Soixante-dix hommes parmi les musulmans furent tués ce jour-là, dont quatre des Émigrés. Les musulmans avaient tué al-Yamān (172), père de Ḥudhayfa, sans le reconnaître ; le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) leur ordonna de verser son prix du sang. Vingt-trois hommes parmi les associateurs furent tués. Puis Abū Sufyān voulut s’en aller et cria de toute sa voix : « La guerre est un tour à tour ! Élève Hubal ! Un jour pour un jour de Badr (173) ! » Le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) dit alors d’un côté : « Dieu est plus élevé et plus grand ! Ils ne sont pas égaux ! Nos morts sont au Paradis et vos morts sont en Enfer. » Abū Sufyān dit : « Ô ‘Umar (174) ! Je t’adjure par Dieu : Avons-nous tué Muhammad ? » Il dit : « Ô Dieu, non ! Et pourtant il (175) entend ta parole. » Il dit : « Tu es plus véridique à mes yeux qu’Ibn Qumay’a (176). Mais notre rendez-vous est à Badr. » Le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) dit : « C’est entre nous et vous (177). » Abū Sufyān partit avec les associateurs. Le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) dit à ‘Alī ibn Abī Ṭālib : « Sors sur les traces de ces gens : s’ils ont évité (178) les chevaux et monté les chameaux, ils veulent aller à La Mecque ; mais s’ils ont enfourché les chevaux et conduit les chameaux, ils veulent aller à Médine. Par Celui qui tient mon âme en Sa main, s’ils la veulent, je marcherai certainement vers eux là-bas et je les devancerai (179) ! » Il sortit sur leurs traces et les vit : ils avaient évité les chevaux et monté les chameaux, et se dirigeaient vers La Mecque. Il retourna vers le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) et l’en informa. Les gens s’occupèrent de leurs morts. Le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) sortit chercher Ḥamza et le trouva dans le fond de la vallée, le ventre ouvert, le foie sorti, et mutilé. Il s’arrêta près de lui et dit : « Si ce n’était que Ṣafiyya ne s’attriste, et que cela ne devienne une pratique après moi (181), je ne l’aurais pas enterré et je l’aurais laissé jusqu’à ce qu’il soit dans les ventres des bêtes féroces et des oiseaux (182). Et si Dieu me donne la victoire sur eux, je mutilerai certainement (183) ! » Dieu révéla : « Et si vous punissez, punissez de la même manière » (184) – le verset (185). Puis le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) ordonna, et on le recouvrit d’un manteau. Ensuite, il (que la prière et la paix soient sur lui) dit : « Quel homme va voir ce qu’a fait Sa‘d ibn al-Rabī‘ ? Est-il parmi les vivants ou parmi les morts ? » Un homme des Auxiliaires dit : « Moi, ô Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) ! » Il le chercha et le trouva blessé (187) parmi les morts, avec un souffle de vie. Il lui dit : « Le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) m’a ordonné de voir si tu es parmi les vivants ou parmi les morts. » Il dit : « Je suis parmi les morts. Transmets au Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) le salut de ma part (188), et dis-lui que Sa‘d ibn al-Rabī‘ dit : “Que Dieu te récompense pour nous du meilleur dont Il ait récompensé un prophète (189) de la part de sa communauté !” Et transmets le salut à ton peuple, et dis-leur que Sa‘d leur dit : “Il n’y a pas d’excuse pour vous auprès de Dieu si l’on parvient à votre Prophète alors qu’il y a parmi vous un œil qui cligne.” » Puis il mourut. Il vint au Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) et l’en informa. Les gens transportèrent leurs morts. Le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) ordonna de les enterrer là où ils étaient tombés, avec leur sang, sans les laver ni prier sur eux. Il réunissait deux hommes parmi les morts d’Uḥud dans un seul vêtement et disait : « Lequel des deux (190) a le plus appris le Coran ? » Lorsqu’on lui indiquait l’un des deux, il le faisait passer en premier dans la tombe, et disait : « Je suis témoin pour ceux-ci au Jour de la Résurrection. » Il dit : « Regardez ‘Amr ibn al-Jamūḥ et ‘Abd Allāh ibn ‘Amr (191) : ils étaient liés d’amitié (192) dans ce monde ; mettez-les dans une seule tombe. » Puis il (que la prière et la paix soient sur lui) dit : « Dieu a placé leurs âmes dans les gosiers d’oiseaux verts ; ils vont aux rivières du Paradis, mangent de ses fruits, et se réfugient dans des lampes d’or à l’ombre du Trône. Lorsqu’ils ont trouvé la douceur de leur boisson, de leur nourriture et de leur breuvage, ils disent : “Ah ! Si seulement nos frères savaient ce que notre Seigneur a fait pour nous !” » Dieu révéla : « Ne pense surtout pas que ceux qui ont été tués dans le chemin de Dieu » (193) – le verset. Ibn ‘Umayr (194) n’avait laissé qu’un seul manteau ; lorsqu’ils couvraient sa tête, ses pieds apparaissaient, et lorsqu’ils couvraient ses pieds, sa tête apparaissait (195). Le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) dit : « Couvrez sa tête et mettez sur ses pieds quelque chose (196) de jonc odorant. » Puis le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) arriva à Médine avec les musulmans qui étaient avec lui. Il passa près d’une maison parmi les maisons (197) des Auxiliaires et entendit les pleurs sur leurs morts (198). Il dit : « Mais Ḥamza n’a personne pour pleurer sur lui ! » Lorsque Sa‘d ibn Mu‘ādh et Usayd ibn Ḥuḍayr entendirent (199), ils ordonnèrent (200) aux femmes des Banū ‘Abd al-Ashhal d’aller pleurer sur l’oncle du Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui). Lorsque le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) entendit leurs pleurs, il dit : « Faites (201). » Puis il tendit son épée à ‘Alī ibn Abī Ṭālib (202) et à Fāṭima, et dit : « Lavez le sang de celle-ci. Par Dieu ! Elle a été véridique envers moi (203) aujourd’hui. » Le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) dit : « Si tu as été véridique dans le combat aujourd’hui, Sahl ibn Ḥunayf et Abū Dujāna ont été véridiques avec toi. » Le lendemain d’Uḥud, le muezzin du Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) annonça la sortie à la poursuite des gens. Le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) sortit, laissant comme lieutenant sur Médine Ibn Umm Maktūm, et dit : « Ne sortira avec nous que celui qui était présent à notre journée d’hier. » La plupart des Compagnons du Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) étaient blessés. Ma‘bad ibn Abī Ma‘bad al-Khuzā‘ī passa près du Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) – or les Khuzā‘a, musulmans et associateurs, étaient le confident (204) du Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) à Tihāma – et dit : « Par Dieu, ô Muhammad ! Ce qui t’a frappé nous a peinés, et nous aurions aimé que Dieu (205) t’ait épargné d’eux. » Puis il sortit (206) et rejoignit Abū Sufyān à al-Rawḥā’, avec ceux qui étaient avec lui parmi Quraysh, alors qu’ils avaient résolu de revenir (207) vers le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) et s’étaient consultés entre eux, disant : « Nous sommes revenus (208) avant d’anéantir (209) les compagnons de Muhammad ; retournons et attaquons (210) leur reste. » Lorsqu’Abū Sufyān vit Ma‘bad arriver, il dit : « Qu’y a-t-il derrière toi, ô Ma‘bad ? » Il dit : « Muhammad est sorti avec ses compagnons à votre poursuite, en une foule telle que je n’en ai jamais vu de pareille ; ils brûlent d’ardeur contre vous. » Il dit : « Malheur à toi ! Que dis-tu (212) ? Par Dieu, nous avions résolu de revenir contre ses compagnons pour les anéantir (213). » Il dit : « Par Dieu, je te déconseille cela à cause d’eux ! Vous avez contre vous une générosité telle que je n’ai jamais vu un peuple en avoir contre un autre. » Cela l’affligea. Une caravane de ‘Abd al-Qays passa près d’Abū Sufyān, et il dit : « Où allez-vous ? » Ils dirent : « Nous allons à Médine. » Il dit : « Pourquoi ? » Ils dirent : « Nous voulons des provisions. » Il dit : « Annoncez à Muhammad que nous (214) avons résolu de revenir contre lui et ses compagnons pour les anéantir (215). » Puis Abū Sufyān fit partir sa monture vers La Mecque. La caravane passa près du Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) et l’informa de ce qu’avait dit Abū Sufyān (216). Le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) et les musulmans dirent : « Dieu nous suffit ! Quel excellent Protecteur ! » Dieu – qu’Il soit exalté et glorifié – révéla à ce sujet : « Ceux qui répondirent à Dieu et au Messager » jusqu’à Sa parole : « Et Dieu est Détenteur d’une faveur immense » (217), lorsqu’Il les détourna de la rencontre de leur ennemi : « Ce n’est que le Diable qui fait craindre ses alliés » (218) – le verset. Le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) (219) demeura à Ḥamrā’ al-Asad trois jours, puis retourna à Médine. [La quatrième année de l’Hégire]
Al-Ḥusayn ibn Idrīs al-Anṣārī nous a rapporté : Aḥmad ibn Abī Bakr al-Zuhrī nous a rapporté d'après Mālik, d'après Isḥāq ibn ‘Abd Allāh ibn Abī Ṭalḥa, d'après Anas ibn Mālik, qui a dit : L'Envoyé d'Allah 152 a invoqué 153 contre ceux qui avaient tué les compagnons du puits de Ma‘ūna 154 pendant trente matins, invoquant contre Ra‘l, Dhakwān et ‘Uṣayya. Anas a dit : Allah a révélé au sujet de ceux qui furent tués au puits de Ma‘ūna un verset coranique que nous récitions jusqu'à ce qu'il fût abrogé 155 : « Transmettez de notre part à notre peuple : nous avons rencontré notre Seigneur, Il a été satisfait de nous et nous avons été satisfaits de Lui. » Il a dit : Au début de cette année eut lieu l'expédition du puits de Ma‘ūna. Voici comment cela se passa : Abū Barā’ ‘Āmir ibn Mālik, surnommé « Celui qui joue avec les lances » 156, vint à Médine [et offrit en cadeau à l'Envoyé d'Allah deux chevaux et deux chamelles. L'Envoyé d'Allah dit : « Je n'accepte pas le cadeau d'un associateur 157. » Puis l'Envoyé d'Allah lui proposa l'islam] mais il n'embrassa pas l'islam et dit : « Ô Muhammad ! Si tu envoyais avec moi des hommes de tes compagnons au Najd, j'espérerais qu'ils répondent à ton appel. » L'Envoyé d'Allah dit : « Je crains pour eux les gens du Najd. » Abū Barā’ dit : « Je leur accorde ma protection 158. Envoie-les donc pour appeler les gens à ce qu'Allah t'a ordonné. » Alors l'Envoyé d'Allah envoya al-Mundhir ibn ‘Amr al-Sā‘idī avec quarante cavaliers – et l'on a dit aussi soixante-dix hommes des Anṣār 159 – jusqu'à ce qu'ils descendissent au puits de Ma‘ūna – c'est un puits dans le territoire des Banū ‘Āmir et la région volcanique 160 des Banū Sulaym. Ensuite, ils envoyèrent Ḥarām ibn Milḥān, des Banū ‘Adī ibn al-Najjār, avec la lettre de l'Envoyé d'Allah à ‘Āmir ibn al-Ṭufayl. Lorsqu'il arriva auprès de lui, il ne regarda même pas sa lettre, mais se jeta sur lui et le tua. Puis il appela les Banū ‘Āmir à l'aide contre eux, mais ils refusèrent de répondre à son appel, disant : « Nous ne trahirons pas la protection d'Abū Barā’, car il a conclu un pacte avec eux. » Alors il appela à l'aide contre eux des tribus de Sulaym : Ra‘l, Dhakwān et ‘Uṣayya, qui répondirent à son appel. Il sortit donc et surprit les gens dans leurs campements, les encerclant. Lorsque les musulmans les virent, ils prirent leurs épées et combattirent jusqu'à ce qu'ils fussent tous tués, sauf Ka‘b ibn Zayd, qu'ils laissèrent agonisant. Parmi les musulmans se trouvait ‘Āmir ibn Fuhayra. Jabbār ibn Salmā al-Kilābī le transperça de sa lance, puis on chercha son corps parmi les morts, mais on ne le trouva pas. C'est pourquoi l'on dit : ‘Āmir ibn Fuhayra fut élevé au ciel. Dans leur troupeau se trouvaient Ibn Ummaya et un homme des Anṣār, des Banū ‘Amr ibn ‘Awf. Rien ne leur apprit le désastre de leurs compagnons, sinon les oiseaux tournoyant au-dessus du camp. Ils dirent : « Ces oiseaux ont une signification ! » Ils s'avancèrent pour voir, et voilà que les gens étaient dans leur sang, et les chevaux qui les avaient frappés étaient arrêtés. L'Anṣārī dit à ‘Amr ibn Ummaya : « Que vois-tu ? » Il répondit : « Je vois que nous devrions rejoindre l'Envoyé d'Allah et l'informer. » L'Anṣārī dit : « Quant à moi, je ne voudrais pas fuir un lieu où ceux-ci ont été tués. » Puis il s'avança et combattit jusqu'à être tué. ‘Amr ibn Ummaya retourna et arriva auprès de l'Envoyé d'Allah, l'informant de la nouvelle. Alors le Prophète 152 invoqua contre Ra‘l, Dhakwān et ‘Uṣayya pendant trente matins. Allah révéla à leur sujet : « Transmettez de notre part à notre peuple : nous avons rencontré notre Seigneur, Il a été satisfait de nous et nous avons été satisfaits de Lui. » [Ensuite eut lieu l'expédition d'al-Rajī‘ 161 au mois de Ṣafar.] Son commandant était Muth‘ib 162 ibn Abī Muth‘ib. Au cours de celle-ci furent tués ‘Āṣim ibn Thābit ibn Abī al-Aqlah et Khālid ibn al-Bukayr. Et furent capturés Khubayb ibn ‘Adī et Zayd ibn al-Dathina, et ils les emmenèrent à La Mecque et les vendirent. [Ensuite eut lieu l'expédition contre les Banū al-Naḍīr.] La cause en fut que lorsque ‘Amr ibn Ummaya s'échappa de Ra‘l, Dhakwān et ‘Uṣayya et vint à l'Envoyé d'Allah, l'informant du meurtre des compagnons du puits de Ma‘ūna, il rencontra en chemin deux hommes des Banū ‘Āmir, qui avaient avec eux un pacte de protection 163 de l'Envoyé d'Allah, mais ‘Amr n'en savait rien. Lorsqu'ils descendirent, ‘Amr leur demanda : « Qui êtes-vous ? » Ils répondirent : « Deux hommes des Banū ‘Āmir. » Il les laissa tranquilles jusqu'à ce qu'ils s'endorment, puis il se jeta sur eux et les tua, pensant avoir ainsi vengé les Banū ‘Āmir pour ce qu'ils avaient fait aux compagnons du puits de Ma‘ūna. Lorsque l'Envoyé d'Allah en fut informé, il dit : « Quelle mauvaise action as-tu commise ! Ils avaient de moi une protection. » ‘Āmir ibn al-Ṭufayl écrivit à l'Envoyé d'Allah : « Tu as tué deux hommes qui avaient de toi une protection ; envoie donc leur prix du sang 164. » L'Envoyé d'Allah se rendit à Qubā’ 165, puis se dirigea vers les Banū al-Naḍīr pour leur demander de l'aide pour le prix du sang, accompagné de quelques Muhājirūn 166. L'Envoyé d'Allah s'assit dans leur assemblée, s'adossa à un mur là-bas et leur parla. Ils dirent : « Comment se fait-il que tu nous rendes visite, ô Abū al-Qāsim 167 ? Nous ferons ce que tu désires. Reste chez nous jusqu'à ce que tu prennes le repas de midi. » Et ils complotèrent entre eux. ‘Amr ibn Jiḥāsh ibn ‘Amr ibn Ka‘b dit : « Ô assemblée des Banū al-Naḍīr ! Par Allah, vous ne le trouverez jamais plus proche qu'en ce moment ! Je monterai sur le toit de cette maison et ferai rouler une pierre sur lui pour le tuer. » Salām ibn Mishkam les en dissuada, mais ils lui désobéirent. ‘Amr ibn Jiḥāsh monta pour faire rouler la pierre, mais Allah – gloire à Lui, le Très-Haut – informa Son Envoyé, qui se leva comme s'il voulait satisfaire un besoin. Ses compagnons musulmans l'attendirent, mais il tarda à revenir vers eux. Les Juifs se disaient : « Qu'est-ce qui retient Abū al-Qāsim ? » Lorsqu'il tarda à revenir vers les musulmans, ils s'en allèrent. Kināna ibn Ṣūriyā dit : « Par Allah, la nouvelle de ce que vous aviez l'intention de faire lui est parvenue ! » Les compagnons du Prophète 152 rencontrèrent un homme venant de Médine et lui demandèrent : « As-tu vu l'Envoyé d'Allah ? » Il répondit : « Je l'ai vu entrer dans Médine. » Ils le rejoignirent alors qu'il était assis dans la mosquée et dirent : « Ô Envoyé d'Allah ! Nous t'avons attendu, mais tu es parti et tu nous as laissés. » Il dit : « Les Juifs avaient l'intention de me tuer. Appelez-moi Muḥammad ibn Maslama. » On amena Muḥammad, et il dit : « Va dire aux Juifs : Sortez de Médine, vous ne cohabiterez pas avec moi après avoir eu l'intention de trahir. » Muḥammad ibn Maslama vint donc à eux et leur dit : « L'Envoyé d'Allah vous ordonne de quitter son territoire. » Ils dirent : « Ô Muḥammad ! Nous ne pensions pas qu'un homme des Aws 168 nous apporterait une telle parole. » Muḥammad ibn Maslama dit : « Les cœurs ont changé et l'islam a abrogé les pactes. » Ils dirent : « Nous partirons. » Alors ‘Abd Allāh ibn Ubayy leur envoya un message : « Ne partez pas, car j'ai avec moi deux mille hommes des Arabes qui entreront avec vous, et les Qurayẓa 169 entreront avec vous. » La nouvelle parvint à Ka‘b ibn Asad, le chef de l'alliance des Banū Qurayẓa, qui dit : « Aucun homme des Banū Qurayẓa ne rompra le pacte tant que je serai vivant. » Alors Ḥuyayy ibn Akhṭab envoya dire à l'Envoyé d'Allah – et il était l'un des chefs des Banū al-Naḍīr : « Nous ne quitterons pas nos demeures ; fais donc ce qu'il te plaît ! » L'Envoyé d'Allah et les musulmans crièrent : « Allahu Akbar 170 ! » et dirent : « Les Juifs nous ont déclaré la guerre. » Ensuite, l'Envoyé d'Allah marcha contre eux, portant son étendard 171 ‘Alī ibn Abī Ṭālib, et laissa comme gouverneur de Médine Ibn Umm Maktūm. Il arriva chez eux et les assiégea pendant quinze jours, coupant leurs palmiers et les brûlant. Ceux qui brûlèrent et coupèrent leurs palmiers furent ‘Abd Allāh ibn Salām et ‘Abd al-Raḥmān ibn Ka‘b Abū Laylā al-Ḥarrānī, un des combattants de Badr 172. Abū Laylā coupa les palmiers ‘ajwa 173, et Ibn Salām coupa les palmiers al-lawn 174. L'Envoyé d'Allah dit : « Pourquoi avez-vous coupé les ‘ajwa ? » Abū Laylā répondit : « Ô Envoyé d'Allah ! Les ‘ajwa étaient plus nuisibles pour eux et plus irritants. » Alors fut révélé : « Ce que vous avez coupé des palmiers [līna] ou que vous avez laissé debout… » [Coran 59:5]. Al-līna désigne les diverses sortes de palmiers, et ce qui reste sur ses racines est le ‘ajwa. Ils s'écrièrent : « Ô Muḥammad ! Tu avais l'habitude d'interdire la corruption et de la blâmer chez ceux qui la commettaient ; qu'as-tu à couper les palmiers et à les brûler ? » Ensuite, les Juifs attendirent le secours de ‘Abd Allāh ibn Ubayy, mais il ne vint pas. Allah jeta la terreur dans leurs cœurs, et ils firent la paix avec l'Envoyé d'Allah à condition qu'il épargne leur sang, que les biens lui reviennent, et qu'ils quittent leurs demeures, emportant ce que les chameaux pouvaient transporter de leurs biens. Ils emportèrent donc tout ce que les chameaux pouvaient porter, au point que l'un d'eux démolissait sa maison et mettait sa porte sur le dos de son chameau et partait avec. Ils sortirent vers Khaybar. C'est là le sens de la parole : « Ils détruisaient leurs maisons de leurs propres mains » [Coran 59:2]. Seuls deux hommes des Banū al-Naḍīr embrassèrent l'islam : Yamīn ibn ‘Umayr ibn Ka‘b et Abū Sa‘d ibn Wahb. Ils embrassèrent l'islam en conservant leurs biens, et ils les gardèrent. L'Envoyé d'Allah partagea leur butin entre les Muhājirūn. Allah révéla la sourate al-Ḥashr 175 jusqu'à la fin. Ensuite, l'Envoyé d'Allah retourna à Médine. Puis l'Envoyé d'Allah envoya Abū Salama ibn ‘Abd al-Asad vers un point d'eau des Banū Asad. Il tua ‘Urwa ibn Mas‘ūd al-Anṣārī, prit du butin en troupeaux et en moutons, et retourna à Médine. ‘Abd Allāh ibn ‘Uthmān ibn ‘Affān mourut à l'âge de six ans. L'Envoyé d'Allah pria sur lui, et ‘Uthmān ibn ‘Affān descendit dans sa tombe. Ensuite, al-Ḥusayn ibn ‘Alī ibn Abī Ṭālib naquit quelques nuits avant la fin de Sha‘bān. [Ensuite eut lieu Badr al-Maw‘id 176.] Voici comment cela se passa : Lorsqu'Abū Sufyān repartit de Uḥud 177, il dit à l'Envoyé d'Allah : « Notre rendez-vous est à Badr à la saison du pèlerinage 178. » Badr était un lieu de marché pour eux à l'époque préislamique, où ils se réunissaient chaque année pendant huit jours. Lorsque le rendez-vous approcha, l'Envoyé d'Allah se prépara pour l'expédition du rendez-vous. Nu‘aym ibn Mas‘ūd al-Ashja‘ī avait accompli la ‘umra 179 et était arrivé auprès des Quraysh 180. Ils dirent : « Ô Nu‘aym ! D'où viens-tu ? » Il répondit : « De Yathrib 181. » Ils dirent : « As-tu vu un mouvement de la part de Muḥammad ? » Il répondit : « Oui, je l'ai laissé sur le point de sortir pour vous combattre » – cela avant que Nu‘aym n'embrasse l'islam. Abū Sufyān lui dit : « Ô Nu‘aym ! Cette année est une année de sécheresse, et seule une année abondante 182 où les chameaux paissent les arbres et où nous buvons du lait nous convient. Le moment du rendez-vous de Muḥammad est venu. Va donc à Médine, décourage-les et informe-les que nous sommes en grand nombre et qu'ils n'ont pas la force de nous affronter jusqu'à ce que les renforts arrivent. Tu auras dix chamelles que je déposerai chez Suhayl ibn ‘Amr. » Nu‘aym vint trouver Suhayl et dit : « Ô Abū Yazīd ! Me garantis-tu ces chamelles si je vais à Muḥammad et le décourage ? » Il répondit : « Oui. » Nu‘aym partit donc et arriva à Médine. Il trouva les gens en train de se préparer. Il s'assit, les espionnant et disant : « Ce n'est pas mon avis. Ils viendront à vous dans vos propres demeures et vous frapperont, et vous sortez vers eux ? Ce n'est pas mon avis. Muḥammad n'a-t-il pas été blessé lui-même ? Ses compagnons n'ont-ils pas été tués en grande partie ? » Il découragea ainsi les gens de sortir, jusqu'à ce que la nouvelle parvienne à l'Envoyé d'Allah. Il dit : « Par Celui qui tient mon âme en Sa main ! Si personne ne sort avec moi, je sortirai seul. » Ensuite, l'Envoyé d'Allah et les musulmans sortirent au mois de Ramaḍān 183, laissant comme gouverneur de Médine ‘Abd Allāh ibn Rawāḥa. Les musulmans avaient avec eux de nombreuses marchandises. Ils arrivèrent à Badr al-Maw‘id et y trouvèrent un grand marché. Ils réalisèrent un profit d'un dirham pour chaque dirham, et ne rencontrèrent aucun ennemi. Ensuite, l'Envoyé d'Allah retourna à Médine.
Puis le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) épousa Umm Salama bint (285) Abī Umayya au mois de Shawwāl, et il consomma le mariage avec elle ce même mois. Elle était auparavant sous l'autorité d'Abū Salama ibn ‘Abd al-Asad al-Makhzūmī. Ensuite, le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) lapida un homme et une femme juifs qui étaient venus le prendre pour juge, alors qu'ils étaient mariés (muhṣanān, c'est-à-dire en état d'être protégés par le mariage). Et le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ordonna à Zayd ibn Thābit d'apprendre l'écriture des Juifs, et il dit : « Je ne suis pas à l'abri (286) qu'ils altèrent mon Livre ! » Alors Zayd ibn Thābit apprit cela en quinze jours. Puis eut lieu l'expédition des al-Khazraj contre Sallām (287) ibn Abī l-Ḥuqayq. Cela (288) fait partie de ce qu'Allah a fait pour Son Messager (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : ces deux tribus des Anṣār, al-Aws et al-Khazraj, rivalisaient auprès du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) comme deux étalons qui se battent. Si al-Aws accomplissait quelque chose qui apportait un avantage au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), al-Khazraj disait : « Par Allah, ils ne vont pas s'attribuer ce mérite sur nous auprès du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) en Islam ! » Il dit : Ils ne s'arrêtaient pas jusqu'à ce qu'ils fassent quelque chose de semblable. Et si al-Khazraj faisait quelque chose, al-Aws disait la même chose. Lorsque al-Aws eut atteint Ka‘b ibn al-Ashraf, al-Khazraj dit : « Qui est un homme dans l'hostilité envers le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) comme Ka‘b ibn al-Ashraf (289) ? » Ils mentionnèrent alors Sallām ibn Abī l-Ḥuqayq (290) à Khaybar, et ils demandèrent au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) la permission de le tuer. Il leur permit et leur interdit de tuer les femmes et les enfants. Alors partirent (291) ‘Abd Allāh ibn ‘Atīk, ‘Abd Allāh (292) ibn Unays, Mas‘ūd ibn Sinān, Abū Qatāda ibn Rib‘ī ibn (293) Baldama ibn Salama, et Khuzā‘ī ibn Aswad (294), un allié (ḥalīf) (295) à eux d'Aslam, jusqu'à (296) ce qu'ils arrivèrent à Khaybar. Ils entrèrent chez Sallām ibn Abī l-Ḥuqayq dans sa demeure de nuit, et il ne resta dans la maison aucune pièce qu'ils ne fermèrent. Puis ils montèrent par un escalier (daraja) jusqu'à une chambre haute (‘ulliyya) qui lui appartenait, et ils frappèrent à sa porte. Sa femme sortit et dit : « Qui êtes-vous ? » Ils dirent : « Un groupe d'Arabes qui voulons (297) des provisions (al-mīra). » Elle dit : « Il est là (298) dans la maison. » Ils entrèrent chez lui et verrouillèrent la porte sur eux. Rien ne les guida vers lui, si ce n'est sa blancheur dans l'obscurité de la maison – il était blanc, comme s'il était un Copt (299) – alors ils se précipitèrent sur lui avec leurs épées. ‘Abd Allāh ibn Unays pesa de tout son poids sur lui et planta son épée dans son ventre (300). Sa femme poussa un cri (301), et ils sortirent. ‘Abd Allāh ibn ‘Atīk était le commandant du groupe, et il avait une faiblesse dans sa vue. Il tomba de l'escalier (302) et se blessa gravement à la main (wuthi’at yaduhu wath’an shadīdan). Lorsqu'ils arrivèrent auprès du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et l'informèrent, ils divergèrent au sujet de son meurtre, chacun d'eux prétendant l'avoir tué. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Apportez-moi vos épées. » Ils les lui donnèrent. Il regarda et dit : « L'épée de ‘Abd Allāh ibn Unays est celle qui l'a tué ; j'y vois la trace de la nourriture. » [La cinquième année de l'Hégire] Nous a rapporté Muḥammad ibn Aḥmad ibn Abī (303) ‘Awn al-Dimātī : nous a rapporté ‘Ammār ibn al-Ḥasan al-Hamdānī : nous a rapporté Salama ibn al-Faḍl, d'après Muḥammad ibn Isḥāq : m'a rapporté ‘Āṣim ibn ‘Umar ibn Qatāda, d'après Maḥmūd ibn Labīd, d'après Ibn ‘Abbās : m'a rapporté Salmān al-Fārisī (304) de sa propre bouche, disant : J'étais un homme mazdéen (majūsī) (305) de la ville de Jayy (306), de la région d'Iṣfahān. Mon père (307) était le chef (dihqān) de [son village] (308), et j'étais la créature qu'il aimait le plus (309). Son amour pour moi ne cessa de croître jusqu'à ce qu'il m'enfermât dans la maison comme on enferme une jeune fille. Je m'étais appliqué dans le mazdéisme au point d'être (310) le gardien du feu (qaṭin al-nār) qui l'allumait, ne le laissant jamais s'éteindre un seul instant. Mon père possédait un domaine (ḍay‘a) où il y avait quelque travail (311). Il (312) construisit un bâtiment (313) dans sa maison. Il m'appela et dit : « Ô mon fils ! (314) Je suis aujourd'hui occupé par cette construction, au détriment de mon domaine. Va donc au domaine et inspecte-le. » Il me donna quelques ordres à ce sujet, puis me dit : « Ne t'attarde pas loin de moi, car si tu t'attardes loin de moi, tu seras plus important à mes yeux que ce dans quoi je suis. » Je sortis donc et passai devant une église de chrétiens (kanīsat al-naṣārā) alors qu'ils y priaient. J'entendis leurs voix (316) et j'entrai chez eux pour voir ce qu'ils faisaient. Par Allah ! Je restai assis auprès d'eux, et leur religion m'émerveilla, ainsi que ce que je vis de leur prière. Mon cœur fut saisi, et je les aimai d'un amour tel que je n'en avais jamais éprouvé pour rien auparavant. Avant cela, je ne sortais pas et ne savais rien des affaires des gens. Je me dis en moi-même : « Ceci, par Allah, est meilleur que notre religion. » Par Allah ! Je ne bougeai pas jusqu'au coucher du soleil, et je délaissai la commission de mon père pour laquelle il m'avait envoyé, sans retourner vers lui. Puis il envoya quelqu'un à ma recherche (318), me cherchant, mais il ne me trouva pas là où il m'avait envoyé. Il envoya donc ses messagers, qui me cherchèrent partout, jusqu'à ce que je vienne à lui le soir. Or, j'avais dit aux chrétiens, lorsque je vis ce qui m'avait émerveillé dans leur tenue : « Où est l'origine de cette religion ? » Ils dirent : « En Syrie (al-Shām). » Lorsque j'arrivai chez mon père, il dit : « Ô mon fils ! Où étais-tu ? Ne t'avais-je pas fait la recommandation de ne pas t'attarder loin de moi ? » Je dis : « Si, mais (319) je suis passé devant une église de chrétiens, et j'ai été émerveillé par ce que j'ai vu de leur affaire et par la beauté de leur prière, et j'ai vu que leur religion est meilleure (320). » Il dit : « Non, mon fils ! Cette religion n'a rien de bon. Ta religion et celle de tes pères sont meilleures qu'elle. » Je dis : « Non, par Allah ! Elle est meilleure que notre religion ! » Il dit (321) : Il craignit alors que je parte de chez lui, alors il m'enchaîna (322) puis m'enferma. J'envoyai (323) un message aux chrétiens et les informai que j'avais agréé leur affaire, et je dis : « Lorsqu'une caravane (rakb) de Syrie viendra chez vous, informez-moi d'eux, afin que je parte avec eux. » Une caravane de Syrie vint chez eux, et ils m'informèrent d'eux (324). Ils m'envoyèrent un message. Je leur envoyai un message : « Quand ils voudront repartir, informez-moi. » Lorsqu'ils voulurent partir, je vins à eux et partis avec eux. Lorsque j'arrivai en Syrie, je m'enquis de leur savant (325). Ils dirent : « Le maître de l'église, leur évêque (usqufuhum). » J'entrai chez lui, l'informai de mon histoire et lui dis : « J'aimerais être avec toi dans ton église, te servir, prier avec toi et apprendre de toi, car j'ai désiré ta religion. » Il dit : « Reste ! » Je demeurai avec lui dans l'église, m'instruisant dans le christianisme. Or, c'était un homme mauvais, pervers dans sa religion. Il ordonnait l'aumône et les y incitait, mais lorsqu'ils rassemblaient les biens pour lui, il les thésaurisait pour lui-même. Je le détestais à cause de ce que je voyais de sa perversité. Il avait amassé sept outres (qilāl) (326) de dinars et de dirhams. Puis il mourut. Les chrétiens se rassemblèrent pour l'enterrer. Je leur dis : « Savez-vous que votre maître était un homme mauvais ? Il vous ordonnait l'aumône, et lorsque vous veniez à lui avec elle, il la thésaurisait (327) pour lui-même et n'en donnait rien aux pauvres (328). » Ils dirent : « Quel est le signe de cela ? » Je dis : « Vous indiquerai-je son trésor ? » Ils dirent : « À toi de le faire. » Je le leur indiquai, et ils sortirent des outres remplies d'or et d'argent (329). Lorsqu'ils les virent, ils dirent : « Par Allah, nous ne l'ensevelirons jamais ! » Ils le crucifièrent sur un bois (330) et le lapidèrent avec des pierres. Puis ils amenèrent un homme et le mirent à sa place. Il dit (331) : Salmān dit : « Ô fils de mon frère ! Je (332) n'ai jamais vu un homme qui ne prie pas les cinq [prières] que je considère comme plus ascétique (zuhāda) (333) que lui dans ce monde, ni plus désireux de l'au-delà, ni plus assidu [nuit et jour] (334) que lui dans l'effort d'adoration. » Salmān dit : Je demeurai avec lui et l'aimai d'un amour tel que je ne sus jamais avoir aimé quelque chose avant lui. Je restai avec lui, le servant et priant avec lui dans l'église, jusqu'à ce que la mort le visite. Je dis : « Ô untel ! J'ai été avec toi, et je n'ai jamais aimé personne comme je t'ai aimé. À qui me recommandes-tu (335) ? (336) Et qui est celui que tu m'ordonnes [de suivre], dont je suivrai l'ordre et dont je croirai la parole (337) ? » Il dit : « Ô mon fils ! Je ne connais personne qui soit sur ce que nous sommes, si ce n'est un homme à Mossoul (al-Mawṣil), appelé untel. Car moi et lui (338) étions sur une même affaire en matière d'opinion et de religion. C'est un homme pieux, et tu trouveras chez lui une partie de ce que tu voyais de moi. Quant aux gens, ils ont changé et ont péri. » Lorsqu'il mourut, je rejoignis le maître de Mossoul et l'informai de mon histoire. Il dit : « Reste ! » Je restai avec lui dans son église, et je le trouvai comme l'avait dit mon compagnon : un homme pieux. Je restai avec lui aussi longtemps qu'Allah voulut. Lorsque la mort le visita, je dis : « Ô untel ! Untel m'avait recommandé à toi (339) lorsque la mort le visita, et voici que l'ordre d'Allah t'a visité comme tu le vois. À qui me recommandes-tu ? Et à qui m'ordonnes-tu [d'aller] ? » Il dit : « Ô mon fils ! Je ne connais personne sur notre affaire, si ce n'est un homme à Nisibe (Naṣībīn), appelé untel. Rejoins-le donc. » Lorsqu'il mourut, je rejoignis le maître de Nisibe, l'informai de mon histoire, et demeurai chez lui. Je le trouvai sur le même état que ses deux compagnons. Je restai avec lui aussi longtemps qu'Allah voulut. Puis la mort le visita. Je lui dis : « Untel m'avait recommandé à untel, le maître de Mossoul, puis le maître de Mossoul m'a recommandé à toi. À qui me recommandes-tu après toi (340) ? » Il dit : « Ô mon fils ! Je ne connais personne sur ce que nous sommes, si ce n'est un homme (341) à ‘Ammūriyya (Amorium) dans le pays des Romains. Tu trouveras chez lui une partie de ce que tu désires. Si tu peux le rejoindre, rejoins-le. » Lorsqu'il mourut, je rejoignis le maître d'Amorium et l'informai de mon histoire. Il dit : « Reste (342). » Je demeurai chez lui et le trouvai sur le même état que ses compagnons. Il m'acquit quelque bien (athāba lī shay’an) (343) jusqu'à ce que j'eusse acquis (344) des vaches et un petit troupeau. Puis la mort le visita. Je lui dis : « Untel m'avait recommandé à untel, le maître de Mossoul, puis le maître de Mossoul m'a recommandé à untel, le maître de Nisibe, puis le maître de Nisibe m'a recommandé à toi. À qui me recommandes-tu (345) ? » Il dit : « Ô mon fils ! Je ne sais pas qu'il soit resté (aṣbaḥa) (346) sur cette terre quelqu'un qui soit sur ce que nous étions. Mais l'apparition d'un Prophète (347) va bientôt te couvrir de son ombre. Il sortira dans la terre des Arabes, envoyé avec la religion d'Abraham le Ḥanīf (la religion pure et droite). Son lieu d'émigration et sa demeure seront dans une terre où il y a des palmiers, entre deux coulées de lave (ḥarratayn) – il l'a décrite de telle et telle manière. Sur son dos se trouve le sceau de la prophétie entre ses deux épaules. Lorsque tu le verras, tu le reconnaîtras. Il mange le cadeau (al-hadiyya) et ne mange pas l'aumône (al-ṣadaqa). » Puis il mourut. Une caravane de la tribu de Kalb passa près de moi. Je leur demandai : « Qui êtes-vous ? » Ils dirent : « Des Arabes. » Je leur demandai au sujet de leur pays, et ils m'informèrent à son sujet. Je leur dis : « Je vous donne mes vaches et mon petit troupeau (348) à condition que vous me portiez jusqu'à ce que vous arriviez dans votre pays (349). » Ils dirent : « Oui. » Je les leur donnai, et ils me portèrent avec eux. Lorsqu'ils m'eurent amené à Wādī l-Qurā, [ils me trompèrent] (350) et me vendirent à un homme parmi les Juifs. Je demeurai là et vis les palmiers, et j'espérai que ce fût le pays que mon compagnon m'avait décrit (351). Jusqu'à ce qu'un homme parmi les Juifs des Banū Qurayẓa vînt et m'achetât de ce Juif. Puis il partit avec moi jusqu'à ce que nous arrivions à Médine. Par Allah ! Dès que je la vis, je la reconnus d'après la description de mon compagnon, et je fus certain que c'était le pays. Je demeurai là, travaillant pour lui dans ses biens chez les Banū Qurayẓa, jusqu'à ce que Muḥammad (352) fût envoyé [comme Prophète]. Son affaire me resta cachée, car j'étais en servitude et occupé. Jusqu'à ce qu'il arrivât à Médine en émigrant et s'installât à Qubā’, chez les Banū ‘Amr ibn ‘Awf. Par Allah ! (353) J'étais au sommet d'un palmier, travaillant pour mon maître, et mon maître était assis en dessous de moi, lorsqu'un cousin germain à lui, parmi les Juifs, vint et dit : « Ô untel ! Qu'Allah maudisse les Banū Qayla (354) ! Ils (355) sont à l'instant même (ānafan) rassemblés (356) autour d'un homme à Qubā’, venu de La Mecque, qu'ils prétendent être un Prophète. » Par Allah ! Dès qu'il eut dit cela, un tremblement me saisit (357) sur le palmier, au point que je pensai tomber (358) sur mon maître. Je descendis rapidement et dis : « Ô mon maître ! Qu'est-ce que tu dis ? » Il se fâcha (359) de ce qu'il vit en moi (360), leva la main et me frappa d'un coup (361) violent (362), puis dit :
Qu’as-tu à faire avec cela ! Occupe-toi de ton travail. Je dis : « Rien, j’ai entendu quelque chose de toi et j’ai voulu le savoir 184. » Puis je me tus et me remis à mon travail. Le soir venu, je rassemblai ce que j’avais et me rendis auprès du Messager d’Allah, que la paix et la bénédiction soient sur lui, alors qu’il se trouvait à Qubâ’ 185. J’entrai chez lui alors qu’il était avec un groupe de ses Compagnons, et je dis : « J’ai appris que tu es un homme pieux et que tu as avec toi des compagnons dans le besoin et en exil. J’avais quelque chose que j’avais mis de côté pour l’aumône, une petite nourriture, et je vous l’apporte. La voici. » Je la présentai au Messager d’Allah, qui dit à ses Compagnons : « Mangez », mais il retint sa main et refusa de manger. Je me dis en moi-même : « Voilà une première caractéristique de Untel. » Puis je revins. Le Messager d’Allah déménagea à Médine. Je rassemblai quelque chose, puis vins à lui, le saluai et dis : « Ceci est quelque chose que j’avais et j’ai aimé t’en honorer. C’est un cadeau que je t’offre en hommage, ce n’est pas une aumône, car j’ai vu que tu ne manges pas de l’aumône. » Alors le Messager d’Allah ordonna à ses Compagnons de manger, et ils mangèrent, et il mangea avec eux. Je me dis en moi-même : « Voilà deux caractéristiques. » Puis je revins et restai quelque temps. Ensuite, je vins à lui alors qu’il était à Baqî‘ al-Gharqad 186, marchant avec un convoi funèbre, entouré de ses Compagnons, portant deux manteaux 187, l’un en écharpe et l’autre en pagne. Je le saluai, puis me déplaçai jusqu’à me tenir derrière lui pour regarder son dos. Le Messager d’Allah comprit que je voulais regarder et vérifier 188, alors il saisit son manteau et le jeta de son dos. Je vis le sceau 189 entre ses épaules, comme mon compagnon me l’avait décrit. Je me penchai sur le Messager d’Allah, embrassant l’endroit du sceau sur son dos et pleurant. Il dit : « Éloigne-toi de moi. » Je m’éloignai de lui, m’assis devant lui et lui racontai mon histoire, ma situation et mon récit. Le Messager d’Allah fut ravi et aima que ses Compagnons entendent cela. Puis j’embrassai l’islam et restai esclave jusqu’à ce que passent l’affaire de Badr et l’affaire de Uhud. L’esclavage m’occupa et je n’assistai pas aux rassemblements du Prophète, que la paix et la bénédiction soient sur lui. Ensuite, le Messager d’Allah me dit : « Rachète-toi 190. » Je demandai à mon maître un contrat d’affranchissement 191, et je ne cessai jusqu’à ce qu’il me l’accorde contre trois cents palmiers et quarante onces d’argent 192 – cela fait quatre mille [dirhams]. Le Messager d’Allah dit à ses Compagnons : « Aidez votre frère avec les palmiers. » Alors chacun m’aida selon ce qu’il avait : certains me donnèrent vingt, trente, dix, cinq, six, sept, huit, quatre, trois, jusqu’à ce que je les rassemble. Le Messager d’Allah me dit : « Va, et quand tu voudras les planter, viens à moi afin que je les plante moi-même de ma main. » Je me levai pour les creuser 193, et ses Compagnons m’aidèrent jusqu’à ce que nous ayons fini de les arroser. Mes compagnons [créanciers] vinrent, chacun avec ce qu’il m’avait donné comme palmiers, et je les plantai. Puis je vins au Messager d’Allah et l’en informai. Il sortit, et nous lui portions les palmiers, qu’il plantait de sa main. Aucun d’eux ne périt. Il restait l’argent [à payer]. Ensuite, le Messager d’Allah dit : « Ô Salmân ! Quand tu entendras parler de quelque chose qui m’est parvenu, viens à moi, je t’enrichirai de quoi payer le reste de ton contrat d’affranchissement. » Un jour que le Messager d’Allah était avec ses Compagnons, un de ses Compagnons lui apporta une pépite d’or de la taille d’un œuf, trouvée lors d’une expédition. Le Messager d’Allah dit : « Prends ceci et acquitte-toi de ce que tu dois, ô Salmân ! » Je dis : « Où cela se situe-t-il par rapport à ce que je dois ? » Il dit : « Allah l’acquittera pour toi. Par Celui qui tient mon âme en Sa main ! J’ai pesé pour eux quarante onces, leur dû en totalité. » Salmân fut affranchi et participa avec le Messager d’Allah à la bataille du Fossé et aux expéditions qui suivirent. Au début de cette année eut lieu l’affranchissement de Salmân de l’esclavage et le paiement de ce qui était stipulé dans son contrat. [Ensuite eut lieu l’expédition de Dhât ar-Riqâ‘ 194 au mois de Muharram.] Le Messager d’Allah sortit, laissant ‘Uthmân ibn ‘Affân comme gouverneur de Médine, se dirigeant vers les Banû Muhârib et les Banû Tha‘laba de Ghatafân. Il descendit à Nakhl 195, où il rencontra un rassemblement de Ghatafân. Les gens se rapprochèrent, mais il n’y eut pas de combat, bien que les gens se craignissent mutuellement, jusqu’à ce que le Messager d’Allah prie la prière de la peur 196. Cette expédition fut appelée Dhât ar-Riqâ‘ à cause des chevaux qui avaient du noir et du blanc, et l’expédition fut nommée d’après ces chevaux. Ensuite, le Messager d’Allah et les musulmans repartirent. Alors que Jâbir 197 était en retard à cause de son chameau, le Messager d’Allah le rattrapa et dit : « Ô Jâbir ! » Il répondit : « Oui. » Il dit : « Qu’as-tu ? » Il dit : « Mon chameau est lent. » Le Messager d’Allah le piqua avec son bâton recourbé 198 et dit : « Monte. » Jâbir dit : « Je le vis le retenir [le chameau] devant le Messager d’Allah. » Il dit : « Ô Jâbir ! T’es-tu marié ? » Je dis : « Oui. » Il dit : « Vierge ou veuve ? » Je dis : « Veuve. » Il dit : « N’as-tu pas pris une jeune fille avec qui jouer et qui joue avec toi ? » Je dis : « J’ai des sœurs, et j’ai aimé épouser une femme qui les rassemble, les peigne et prenne soin d’elles. » Il dit : « Eh bien ! Quand tu arriveras, sois avisé, sois avisé ! » Puis il dit : « Vends-tu ton chameau ? » Je dis : « Oui. » Il l’acheta pour une once [d’argent]. Puis il arriva à Médine, que la paix soit sur lui. Jâbir dit : « Je le trouvai à la porte de la mosquée. Il dit : « Es-tu arrivé maintenant ? » Je dis : « Oui. » Il dit : « Laisse ton chameau, entre dans la mosquée et prie deux rak‘a 199. » J’entrai, priai deux rak‘a. Puis il ordonna à Bilâl de me peser une once. Il pesa pour moi et fit pencher la balance. Je m’en allai, et quand je tournai le dos, il dit : « Appelez-moi Jâbir. » Je dis : « Maintenant, il va me rendre le chameau, et il n’y a rien que je déteste plus que lui. » Il dit : « Prends ton chameau et garde son prix. » Ensuite eut lieu l’expédition de Dûmat al-Jandal 200. Cela parce que le Messager d’Allah apprit qu’un rassemblement s’y était formé. Il les attaqua jusqu’à atteindre Dûmat al-Jandal, mais n’y vit aucune résistance. Il laissa comme gouverneur de Médine Sibâ‘ ibn ‘Urfuta al-Ghifârî, puis retourna à Médine. La mère de Sa‘d ibn ‘Ubâda mourut alors que Sa‘d était avec le Messager d’Allah à Dûmat al-Jandal. Quand il revint, le Messager d’Allah vint à sa tombe et pria sur elle. Sa‘d dit : « Ô Messager d’Allah ! Ma mère est morte subitement sans faire de testament. Dois-je faire l’aumône pour elle ? » Il dit : « Oui. » La lune s’éclipsa au mois de Jumâdâ al-Âkhira. Les juifs se mirent à lui jeter des pierres, à frapper sur des casseroles et à dire : « La lune est ensorcelée. » Le Messager d’Allah pria la prière de l’éclipse. Le Messager d’Allah apprit que les Qurayshites avaient souffert d’une dureté au point de manger des os pourris. Il leur envoya un peu d’or avec ‘Amr ibn Umayya et Salama ibn Aslam ibn Harîsh. Ensuite, une délégation de Muzayna vint au Messager d’Allah – ce fut la première délégation qui vint à lui au mois de Rajab – parmi eux Bilâl ibn al-Hârith al-Muzanî et des hommes de Muzayna. Le Messager d’Allah leur dit : « Vous êtes des émigrés où que vous soyez. » Ils retournèrent dans leur pays. Ensuite vint après eux Damâm ibn Tha‘laba, envoyé par les Banû Sa‘d ibn Bakr. Il dit : « Ô Muhammad ! Ton messager est venu à nous et a prétendu que tu prétends qu’Allah t’a envoyé. » Il dit : « Il a dit vrai. » Il dit : « Qui a créé le ciel ? » Il dit : « Allah. » Il dit : « Qui a créé la terre ? » Il dit : « Allah. » Il dit : « Qui a dressé ces montagnes ? » Il dit : « Allah. » Il dit : « Qui a mis en elles ces bienfaits ? » Il dit : « Allah. » Il dit : « Est-ce Allah, le Très-Haut, qui t’a envoyé ? » Il dit : « Oui. » Il dit : « Par Celui qui a créé les cieux et la terre, dressé les montagnes et mis en elles ces bienfaits, est-ce Allah qui t’a envoyé ? » Il dit : « Oui. » Il dit : « Ton messager a prétendu que nous devons cinq prières dans notre jour et notre nuit. » Il dit : « Il a dit vrai. » Il dit : « Par Celui qui t’a envoyé, est-ce Allah qui t’a ordonné cela ? » Il dit : « Oui. » Il dit : « Ton messager a prétendu que nous devons jeûner le mois de Ramadan chaque année. » Il dit : « Il a dit vrai. » Il dit : « Par Celui qui t’a envoyé, est-ce Allah qui t’a ordonné cela ? » Il dit : « Oui. » Il dit : « Par Allah, Celui qui t’a envoyé avec la vérité ! Je n’ajouterai rien à cela et n’en retrancherai rien. » Quand il tourna le dos, le Prophète, que la paix et la bénédiction soient sur lui, dit : « S’il a dit vrai, il entrera au Paradis ! » Damâm embrassa l’islam et retourna à son peuple avec l’islam. [Ensuite, le Messager d’Allah fit l’expédition d’al-Muraysî‘ 201] Au mois de Sha‘bân, il se dirigea vers les Banû al-Mustaliq de Khuzâ‘a, à une source d’eau proche d’al-Fur‘ 202. Il tua leurs hommes et fit des prisonniers. Parmi les captives se trouvait Juwayriyya bint al-Hârith ibn Abî Dirâr. Le Messager d’Allah l’épousa et fixa sa dot à quarante prisonniers de son peuple. Lors de cette expédition, le collier de ‘Â’isha tomba. Le Messager d’Allah fit halte avec les gens pour le chercher, alors qu’ils n’étaient pas près d’une source d’eau et n’avaient pas d’eau. Le verset de l’ablution sèche 203 fut révélé. Usayd ibn Hudayr dit : « Ce n’est pas la première de vos bénédictions, ô famille d’Abû Bakr ! » Ils envoyèrent la monture qui portait le collier, et trouvèrent le collier en dessous. Le Messager d’Allah envoya Abû Namla at-Tâ’î comme annonciateur à Médine de la conquête d’al-Muraysî‘. Ensuite, le Messager d’Allah fit l’expédition du Fossé 204. Voici son histoire : Quand le Prophète, que la paix et la bénédiction soient sur lui, expulsa les Banû an-Nadîr, un groupe de juifs, parmi lesquels Huyayy ibn Akhtab an-Nadrî, Hawdha ibn Qays al-Wâ’ilî, Kinâna ibn ar-Rabî‘ an-Nadrî, et d’autres des Banû an-Nadîr et des Banû Wâ’il, partirent et formèrent des coalitions. Ils vinrent à Quraysh à La Mecque et les appelèrent à faire la guerre au Messager d’Allah, disant : « Nous serons avec vous contre lui jusqu’à l’anéantir, lui et ceux qui sont avec lui. » Quraysh leur dirent : « Ô communauté juive ! Vous êtes les gens du Livre et de la science concernant ce sur quoi nous sommes en désaccord, nous et Muhammad. Notre religion est-elle meilleure ou sa religion ? » Ils dirent : « Votre religion est meilleure, et vous êtes plus en droit que lui. » Quand ils dirent cela à Quraysh, ceux-ci furent incités à ce à quoi ils les appelaient, la guerre contre le Messager d’Allah, et ils s’y engagèrent et fixèrent un rendez-vous. Puis ils partirent jusqu’à venir à Ghatafân de Qays ‘Aylân, et les appelèrent à la guerre contre le Messager d’Allah, les informant que Quraysh les avaient suivis dans cela et s’étaient engagés avec eux. [Quraysh sortit], leur chef étant Abû Sufyân ibn Harb. Ghatafân sortit, leur chef étant ‘Uyayna ibn Hisn ibn Hudhayfa ibn Badr al-Fazârî. Le chef d’Ashja‘ était Mas‘ûd ibn Rukhayla. Quand le Messager d’Allah apprit leur affaire, il consulta les musulmans. Salmân lui suggéra de creuser un fossé autour de Médine. Ce fut la première expédition à laquelle Salmân participa avec le Messager d’Allah. Il creusa un fossé autour de Médine, entre al-Mudhâd 205 et la région de Râtij 206. [Quraysh arriva.]
Jusqu'à ce qu'il descendît à la communauté des ruisseaux de Rome 207 avec dix mille hommes de leurs alliés 208 et de ceux qui les suivaient parmi les gens de Kināna et de Tihāma. Et Ghatafān s'avança jusqu'à descendre à Dhamb Naqamā 209 du côté d'Uḥud. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) sortit, laissant Ibn Umm Maktūm comme gouverneur de Médine, et ce au mois de Shawwāl, jusqu'à ce qu'il plaçât Sala‘ derrière lui, le fossé entre lui et le peuple, avec trois mille musulmans. Et Ḥuyayy ibn Akhṭab 210 sortit jusqu'à ce qu'il vînt à Ka‘b ibn Asad 211, chef des Banū Qurayẓa, et ne cessa de le [tromper] 212 jusqu'à ce qu'il l'eût convaincu de cela. Puis le Messager d'Allah envoya Sa‘d ibn Mu‘ādh, Sa‘d ibn ‘Ubāda, ‘Abd Allāh ibn Rawāḥa et Khawwāt ibn Jubayr pour s'informer de la situation de Ka‘b ibn Asad : s'ils tenaient leur engagement ou non. Ils allèrent donc à lui et l'interrogèrent ; il dit : « Il n'y a pas de pacte entre nous et Muḥammad. » Puis ils revinrent au Messager d'Allah et l'informèrent. Le Messager d'Allah resta 213 en face des associateurs une vingtaine 214 de nuits. Puis le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) dit : « Qui m'apporte des nouvelles du peuple ? » Al-Zubayr dit : « Moi. » Puis le Prophète dit : « Tout prophète a un apôtre 215, et mon apôtre est al-Zubayr 216. » Et il n'y eut entre eux de combat que le tir de flèches, sauf que des cavaliers 217 de Quraysh, parmi lesquels ‘Amr ibn ‘Abd Wudd ibn [Abī] 218 Qays, frère 219 des Banū ‘Āmir, ‘Ikrima ibn Abī Jahl al-Makhzūmī, Hubayra ibn Abī Wahb al-Makhzūmī, Ḍirār ibn al-Khaṭṭāb 220 ibn Mirdās al-Muḥāribī 221, s'étaient préparés au combat 222, s'étaient équipés, étaient sortis sur leurs chevaux, étaient passés par les demeures de Kināna, puis s'étaient avancés avec leurs chevaux jusqu'à s'arrêter devant le fossé. Quand ils le virent, ils dirent : « Par Allah, voilà une ruse 223 que les Arabes n'avaient jamais imaginée ! » Puis ils vinrent à un endroit du fossé qui était étroit, frappèrent leurs chevaux, qui le franchirent 224 et galopèrent 225 dans la terre salée 226 entre le fossé et Sala‘. Quand les musulmans les virent, ‘Alī ibn Abī Ṭālib sortit avec un groupe de musulmans jusqu'à ce qu'il prît sur eux 227 l'endroit par où ils avaient franchi, et les cavaliers s'avancèrent au galop 228 vers eux. Or ‘Amr ibn ‘Abd Wudd était le cavalier de Quraysh ; il avait combattu le jour de Badr 229 et n'avait assisté à aucun [autre combat], et il sortit l'année du Fossé en se faisant reconnaître pour qu'on vît son exploit 230. Quand il s'arrêta, lui et sa cavalerie 231, ‘Alī ibn Abī Ṭālib dit : « Ô ‘Amr ! Je t'appelle au duel 232. » Il dit : « Pourquoi, ô fils de mon frère ? Par Allah, je n'aime pas te tuer ! » ‘Alī dit : « Mais moi, par Allah, j'aime te tuer ! » Alors ‘Amr s'échauffa, mit pied à terre de son cheval, le blessa 233, puis s'avança vers ‘Alī ; ils luttèrent et s'affrontèrent jusqu'à ce que ‘Alī le tuât, et sa cavalerie 234 sortit en fuite du fossé. Et le Messager d'Allah retint [la prière] de midi, de l'après-midi, du coucher et de la nuit, et ce après qu'ils eurent cessé, comme Allah Très-Haut a dit : « Et Allah suffit aux croyants pour le combat 235. » Et il ne fut tué parmi les musulmans que six hommes : Ka‘b ibn Zayd al-Danbānī 236, et Sa‘d 237 ibn Mu‘ādh fut touché par une flèche qui lui coupa la veine 238, ‘Abd Allāh ibn Sahl, Anas 239 ibn Aws ibn ‘Atīk, al-Ṭufayl 240 ibn al-Nu‘mān ibn Khas‘a, et Tha‘laba ibn Ghanama. Et un groupe d'associateurs fut tué. Puis Nu‘aym ibn Mas‘ūd al-Ashja‘ī vint au Messager d'Allah et dit : « Ô Messager d'Allah ! J'ai embrassé l'islam, et mon peuple ne sait pas que je suis musulman ; ordonne-moi ce que tu veux. » Le Messager d'Allah lui dit : « Tu n'es pour nous qu'un seul homme ; donc sème la division parmi eux 241, car la guerre est tromperie 242. » Alors Nu‘aym sortit jusqu'à ce qu'il vînt aux Banū Qurayẓa, dont il avait été le compagnon de beuverie 243 en période préislamique, et dit : « Ô communauté de Qurayẓa ! Vous connaissez mon affection pour vous et le lien particulier qui existe entre moi et vous. » Ils dirent : « Tu dis vrai 244. » Il dit : « Quraysh et Ghatafān sont venus pour combattre Muḥammad, et ils 245 ne sont pas comme vous 246 ; le pays est votre pays, vous ne pouvez 247 pas le quitter 248. Quraysh et Ghatafān 249, s'ils trouvent une occasion, ils la saisiront, et si c'est autre chose, ils s'enfuiront 250 et vous laisseront seuls avec l'homme dans votre pays 251. Ne combattez donc pas avec le peuple avant d'avoir pris d'eux des otages 252 de leurs chefs, qui seront 253 entre vos mains 254, pour qu'ils combattent avec le peuple jusqu'à ce que vous l'attaquiez 255. » Ils dirent : « Tu as donné un avis et un conseil. » Puis Nu‘aym sortit 256 jusqu'à ce qu'il vînt à Quraysh et à Abū Sufyān et dit : « Ô communauté de Quraysh 257 ! Vous connaissez mon affection pour vous 258 ; j'ai vu qu'il est de mon devoir de vous informer et de vous conseiller ; gardez-le secret de ma part 259. » Ils dirent : « Nous le ferons. » Il dit : « Les Juifs ont regretté ce qu'ils ont fait entre eux et Muḥammad, et ils lui ont envoyé : “Nous avons regretté ce que nous avons fait ; serais-tu satisfait que nous prenions des deux tribus, Quraysh et Ghatafān, des hommes de leurs chefs 260, que nous leur tranchions 261 la tête, puis que nous soyons avec toi contre ceux 262 qui restent d'eux ?” Il leur a répondu : “Oui.” Si donc les Juifs vous envoient demander des otages, ne leur en donnez pas 263. » Puis il sortit jusqu'à ce qu'il vînt à Ghatafān 264 et dit : « Ô communauté de Ghatafān ! Vous êtes ma famille, mon clan et les gens que j'aime le plus 265 ; je ne pense pas que vous me soupçonniez. » Ils dirent : « Tu dis vrai 266. » Il dit : « Gardez-le secret de ma part. » Ils dirent : « Nous le ferons. » Il leur dit alors la même chose qu'il avait dite à Quraysh au sujet des Banū Qurayẓa et les mit en garde comme il les avait mis en garde. Quand vint la nuit du samedi 267, Abū Sufyān envoya ‘Ikrima ibn Abī Jahl avec un groupe des chefs de Ghatafān aux Banū Qurayẓa ; ils dirent : « Nous ne sommes pas dans un lieu de séjour ; les montures 268 et les chevaux ont péri ; venez donc au combat pour que nous attaquions 269 Muḥammad et que nous en finissions avec lui. » Ils envoyèrent 270 dire : « Demain est samedi 271, un jour où nous ne travaillons pas 272 ; et de plus, nous ne combattrons pas avec vous avant que vous ne nous donniez 273 des otages de vos chefs qui seront chez nous jusqu'à ce que nous attaquions Muḥammad, car nous craignons que, si la guerre 274 s'intensifie, vous ne vous repliiez 275 vers vos pays et ne nous abandonniez. » Quand ‘Ikrima revint à Quraysh et Ghatafān avec ce que les Banū Qurayẓa avaient dit, ils dirent : « Par Allah ! Ce que Nu‘aym ibn Mas‘ūd vous a dit est vrai ! » Ils envoyèrent donc aux Banū Qurayẓa : « Par Allah, nous ne vous donnerons pas un seul homme ! Si vous voulez combattre, sortez et combattez. » Les Banū Qurayẓa dirent : « Ce que Nu‘aym nous a dit est vrai ; 276 ce peuple ne veut que combattre ; s'ils voient une occasion, ils la saisiront, et si c'est autre chose, ils se replieront 277 vers leurs pays et vous laisseront seuls avec l'homme 278. » Ils envoyèrent [à Quraysh et Ghatafān] 279 : « Par Allah, nous ne combattrons pas avec vous 280 avant que vous ne nous donniez des otages 281. » Et Allah envoya contre les associateurs un vent qui renversait 282 leurs ustensiles 283 et retournait leurs marmites, en un jour de grand froid. Quand parvint au Messager d'Allah ce qui 284 était arrivé de divergence dans leur affaire, il appela Ḥudhayfa ibn al-Yamān et dit : « Va, entre parmi le peuple, regarde ce qu'ils disent, et ne fais rien jusqu'à ce que tu reviennes à moi, et ce de nuit. » Ḥudhayfa entra donc parmi les gens, et Abū Sufyān ibn Ḥarb se leva et dit : « Ô communauté de Quraysh ! Que chacun regarde qui est son voisin. » Ḥudhayfa dit : « Je pris un homme à côté de moi et lui dis : “Qui es-tu ?” Il dit : “Je suis untel, fils d'untel.” » Puis Abū Sufyān dit : « Ô communauté de Quraysh ! Par Allah, vous n'êtes pas en un lieu de séjour ; les montures et les bêtes de somme ont péri, les Banū Qurayẓa nous ont trahis, et nous avons appris d'eux ce que nous détestons 285 ; et nous avons subi de ce vent ce que vous voyez. Par Allah ! Aucune construction ne tient 286 pour nous 287, ni 288 aucune marmite ne repose 289 ; partez donc, car je 290 pars. » Puis il se leva vers son chameau, qui était entravé, s'assit dessus, puis le frappa ; il se leva sur trois pattes, et il ne délia son entrave qu'en étant debout. Puis Ḥudhayfa dit : « Sans l'ordre du Messager d'Allah de ne rien faire jusqu'à ce que je revienne à lui, je l'aurais tué d'une flèche. » Ḥudhayfa revint donc au Messager d'Allah et l'informa de la nouvelle. Ghatafān apprit ce que Quraysh avait fait, et ils se replièrent en retournant vers leurs pays. Le Messager d'Allah retourna à Médine, lui et les musulmans, et ils déposèrent les armes. [Expédition des Banū Qurayẓa] Quand vint midi, Gabriel vint au Messager d'Allah 291 et dit : « Vous avez déposé les armes, alors que les anges 292 n'ont pas encore déposé les leurs. Allah t'ordonne de marcher contre les Banū Qurayẓa ! » Alors le muezzin du Messager d'Allah proclama : « Que personne ne prie la prière de l'après-midi sinon chez les Banū Qurayẓa ! » Et le Messager d'Allah sortit, portant son étendard, ‘Alī ibn Abī Ṭālib [le portant]. Quand il parvint aux deux Ṣūrayn 293, il dit : « Quelqu'un est-il passé près de vous ? » Ils dirent : « Oui, Diḥya al-Kalbī est passé près de nous sur une mule blanche. » Le Messager d'Allah dit : « C'était Gabriel ! » Le Messager d'Allah marcha jusqu'à ce qu'il descendît près d'un puits des Banū Qurayẓa, du côté de leurs biens, et les gens le rejoignirent. Des hommes arrivèrent après la prière de la nuit 294 [dernière] 295 sans avoir prié la prière de l'après-midi, à cause de la parole du Messager d'Allah : « Que personne ne prie la prière de l'après-midi sinon chez les Banū Qurayẓa 296. » Le Messager d'Allah les assiégea vingt-cinq nuits jusqu'à ce que le siège les épuisât, et Allah jeta la terreur dans leurs cœurs. Or Ḥuyayy ibn Akhṭab était entré avec les Banū Qurayẓa dans leur forteresse quand Quraysh et Ghatafān étaient repartis, par loyauté envers Ka‘b ibn Asad 297. 298 Quand ils furent certains que le Messager d'Allah ne partirait pas sans les attaquer 299, ils envoyèrent au Messager d'Allah : « Envoie-nous 300 Abū Lubāba ibn ‘Abd al-Mundhir, frère des Banū ‘Amr ibn ‘Awf, pour que nous le consultions 301. » Le Messager d'Allah l'envoya donc à eux. Ils dirent 302 : « Ô Abū Lubāba ! Penses-tu que nous devions nous rendre 303 au jugement de Muḥammad ? » Il dit : « Oui », et il fit signe de la main à sa gorge, que c'était l'égorgement. [Ils dirent] 304 : « Nous nous rendons 305 au jugement de Sa‘d ibn Mu‘ādh ? » Le Messager d'Allah dit : « Rendez-vous à son jugement 306. » [Puis] 307 Tha‘laba ibn Sa‘ya 308, Asad ibn Sa‘ya et Asad ibn ‘Ubayd embrassèrent l'islam et protégèrent leurs maisons et leurs biens. Quand ils furent au matin, ils se rendirent au jugement du Messager d'Allah. Alors les Aws 309 dirent : « Ô Messager d'Allah ! Ils sont nos alliés, non ceux des Khazraj 310. » Le Messager d'Allah dit : « Ne seriez-vous pas satisfaits qu'un homme 311 d'entre vous juge à leur sujet ? » Ils dirent : « Si, ô Messager d'Allah ! » Le Messager d'Allah dit : « Cela revient donc à Sa‘d ibn Mu‘ādh. » Or le Messager d'Allah avait dit 312 à son peuple quand la flèche l'avait frappé 313 :
«Placez-le 314 dans une tente près de moi afin que je puisse le visiter.» Lorsque le Messager de Dieu, que la prière et la paix soient sur lui, le désigna comme arbitre pour les Banû Qurayza, ses gens vinrent le chercher, le chargèrent sur un âne 315 et l'amenèrent au Messager de Dieu, disant : «Ô Abû 'Amr ! Le Messager de Dieu ne t'a confié le commandement de tes alliés que pour que tu agisses bien envers eux.» Lorsqu'ils insistèrent, il dit : «Il est temps que Sa'd ne soit pas blâmé par le blâmeur dans la cause de Dieu.» Quand Sa'd arriva, le Messager de Dieu leur dit : «Levez-vous pour votre maître.» Ils se levèrent et dirent : «Ô Abû 'Amr ! Le Messager de Dieu t'a confié l'arbitrage 316.» Sa'd dit : «Avez-vous la promesse et l'alliance de Dieu que le jugement sur vous sera ce que je déciderai ?» Ils dirent : «Oui.» Il dit : «Et sur ceux qui sont ici, dans cette direction où se trouve le Messager de Dieu ?» — tout en se détournant du Messager de Dieu par respect pour lui. Le Messager de Dieu dit : «Oui.» Alors Sa'd dit : «Je juge qu'ils soient tués, leurs biens partagés, et leurs femmes et enfants capturés...» Le Messager de Dieu dit à Sa'd : «Tu as jugé parmi eux selon le jugement 317 de Dieu au-dessus des sept cieux 318.» Le Messager de Dieu les retint dans une maison 319, puis il se rendit à Médine. À son arrivée, il sortit au marché de Médine, creusa des fosses, puis envoya chercher les hommes et ordonna qu'on leur tranche la tête, au nombre de six à neuf cents 320. Il continua ainsi jusqu'à ce qu'il ait fini avec eux, parmi lesquels se trouvaient Huyayy ibn Akhtab et Ka'b ibn Asad. Ensuite, le Messager de Dieu partagea les biens des Banû Qurayza, leurs femmes et leurs enfants entre les musulmans. Les musulmans avaient trente-six chevaux ; il donna au cavalier trois parts : deux parts pour le cheval et une pour son propriétaire, et au fantassin 321 qui n'avait pas de cheval, une part. Il en préleva le quint 322. On a dit qu'il choisit pour lui-même Rayhâna bint 'Amr ibn Khunâfa 323, l'une des femmes des Banû 'Amr ibn Qurayza. Puis Sa'd ibn Mu'âdh mourut. Le Messager de Dieu ordonna qu'on le lave ; Asîd ibn Hudayr et Salama ibn Salâma ibn Waqsh le lavèrent. Ensuite, on le plaça sur son brancard dans son linceul. Le Messager de Dieu dit : «Le Trône 324 a tremblé à la mort de Sa'd ibn Mu'âdh !» Le Messager de Dieu marcha devant le cortège funèbre de Sa'd jusqu'à ce qu'il prie sur lui. Quatre hommes descendirent dans sa tombe : al-Hârith ibn Aws, Asîd ibn Hudayr, Salama ibn Salâma ibn Waqsh et Abû Nâ'ila Mâlik ibn Salâma. Ensuite, le Messager de Dieu consomma son mariage avec Zaynab bint Jahsh. Le matin, il invita les gens ; ils mangèrent de la nourriture, puis sortirent, mais certains restèrent auprès du Prophète, prolongeant leur séjour. Le Prophète se leva, sortit, vint au seuil de la chambre de 'Â'isha, puis revint. Alors fut révélé le verset du voile : «Et quand vous leur demandez quelque objet, demandez-le-leur derrière un voile 325.» Ensuite eut lieu l'expédition 326 de 'Abd Allâh ibn Unays contre Khâlid ibn Sufyân ibn Khâlid ibn Mulayh al-Hudhalî 327, puis al-Lihyânî, à 'Arna 328. Il le rencontra dans le vallon de 'Arna, avec ses alliés, le tua et apporta sa tête au Prophète. Puis le Messager de Dieu monta à cheval au mois de Dhû l-Hijja vers al-Ghâba. Il tomba de son cheval et s'écorcha le côté droit. Il sortit et pria avec eux assis, disant : «L'imam n'a été institué que pour être suivi. Quand il fait le takbîr, faites le takbîr ; quand il s'incline, inclinez-vous ; quand il se prosterne, prosternez-vous ; et quand il prie assis, priez tous assis 329.» Au mois de Dhû l-Hijja 330, un groupe 331 des Banû 'Âmir ibn Sa'sa'a 332 arriva. Le Messager de Dieu dit : «Qu'aucune de vos bêtes de sacrifice ne reste chez vous après trois jours.» Il voulait ainsi que celui qui a de l'abondance donne à celui qui n'en a pas. Puis il leur dit : «Mangez et conservez après trois jours 333.» [Année six de l'Hégire] Abû 'Arûba al-Husayn ibn Muhammad ibn Abî Ma'shar 334 nous a informés à Harran 335 : Salama ibn Shabîb nous a rapporté de 'Abd al-Razzâq, de 'Abd Allâh ibn 'Umar, de Sa'îd al-Maqburî, d'Abû Hurayra : que Thumâma 336 ibn Uthâl al-Hanafî fut capturé. Le Prophète lui rendait visite et disait : «Qu'as-tu, ô Thumâma ?» Il répondait : «Si tu tues, tu tues un homme qui ne demande pas grâce ; si tu accordes grâce, tu accordes grâce à un reconnaissant ; si tu veux des biens, demande, tu seras donné 337.» Les compagnons du Prophète aimaient la rançon 338 et disaient : «Que ferions-nous en le tuant ?» Le Prophète passa près de lui et il se convertit à l'islam. Il lui ordonna de se laver ; il se lava et pria deux rak'as. Le Prophète dit : «L'islam de votre compagnon est beau.» Au début de cette année, le Messager de Dieu envoya Muhammad ibn Maslama vers al-Quratâ' 339. Il captura Thumâma ibn Uthâl al-Hanafî et ordonna qu'on l'attache à un pilier de la mosquée. Le Prophète vint à lui et dit : «Qu'as-tu, ô Thumâma ?» Il dit : «J'ai du bien, ô Muhammad ; si tu me tues 340, tu tues un homme qui a du sang 341 ; si tu accordes une faveur, tu accordes une faveur à un reconnaissant ; et si tu veux des biens, demande, tu recevras ce que tu voudras.» Le Messager de Dieu le laissa jusqu'au lendemain, puis dit : «Qu'as-tu, ô Thumâma ?» Il lui répondit la même chose. Le Prophète le laissa jusqu'au surlendemain et lui dit : «Qu'as-tu, ô Thumâma ?» Il dit : «J'ai ce que je t'ai dit.» Alors le Messager de Dieu dit : «Relâchez Thumâma.» On le relâcha. Il se rendit à un palmier près de la mosquée, se lava 342, puis entra dans la mosquée et dit : «J'atteste qu'il n'y a de dieu que Dieu et que Muhammad est le Messager de Dieu. Ô Muhammad ! Il n'y avait sur terre aucun visage 343 plus haïssable à moi que le tien ; maintenant ton visage est devenu le plus aimable de tous les visages pour moi. Par Dieu ! Il n'y avait aucune religion plus haïssable à moi que la tienne ; maintenant ta religion est devenue la plus aimable de toutes les religions pour moi. Par Dieu ! Il n'y avait aucun pays plus haïssable à moi que ton pays ; maintenant ton pays est devenu le plus aimable des pays pour moi. Tes cavaliers m'ont capturé alors que je voulais faire la 'umra. Que penses-tu 344 ?» Le Messager de Dieu lui annonça une bonne nouvelle et lui ordonna d'accomplir la 'umra. Quand il arriva à La Mecque, quelqu'un lui dit : «Tu as apostasié ?» Il dit : «Non, mais je me suis soumis 345 avec Muhammad, le Messager de Dieu 346.» Ensuite, le Messager de Dieu envoya 'Ukâsha ibn Mihsan al-Asadî en expédition vers al-Ghamr 347. Les gens en furent avertis et s'enfuirent. Il s'installa près de leurs points d'eau et envoya des éclaireurs. Ils capturèrent un espion qui les guida vers leur bétail. Ils ramenèrent deux cents chameaux à Médine. Puis il y eut une éclipse de soleil. Le Messager de Dieu pria la prière de l'éclipse et dit : «Le soleil et la lune ne s'éclipsent pour la mort de personne ni pour sa vie. Quand vous les voyez, priez.» Le Messager de Dieu envoya Abû 'Ubayda ibn al-Jarrâh vers Dhû l-Qissa 348, pays des Banû Tha'laba et Anmâr. Ils prirent le maghrib. Abû 'Ubayda partit avec quarante hommes, marchèrent toute la nuit jusqu'à arriver à Dhû l-Qissa à l'aube. Ils les attaquèrent ; ils s'enfuirent dans les montagnes. Puis ils revinrent à Médine. Le Messager de Dieu préleva le quint sur le butin et distribua le reste à ses compagnons. Ensuite, le Messager de Dieu envoya Muhammad ibn Maslama 349 à Dhû l-Qissa avec dix hommes. Cent polythéistes sortirent et se mirent en embuscade. Quand les musulmans s'endormirent, ils les attaquèrent et les tuèrent. Muhammad ibn Maslama s'échappa seul, blessé. Puis le Messager de Dieu envoya Zayd ibn Hâritha contre les Banû Sulaym 350 à al-Jumum 351. Il captura des troupeaux 352 et des prisonniers 353. Ensuite, le Messager de Dieu organisa une course de chevaux ; ce fut la première course à Médine. Puis il organisa une course de chameaux ; al-'Adbâ' 354 était imbattable. Un bédouin vint sur sa chamelle et la devança. Cela attrista les musulmans. Le Messager de Dieu dit : «Il est un droit 355 de Dieu que rien ne s'élève dans ce monde sans qu'Il ne l'abaisse.» Ensuite, le Messager de Dieu envoya Zayd ibn Hâritha en expédition vers al-Tarf, contre les Banû Tha'laba, avec quinze hommes. Les bédouins apprirent que le Messager de Dieu marchait contre eux 356 et s'enfuirent. Les musulmans capturèrent vingt 357 de leurs chameaux et retournèrent à Médine 358. Puis le Messager de Dieu envoya également Zayd ibn Hâritha vers al-'Îs 359. Il captura un groupe parmi lequel se trouvait Abû l-'Âs ibn al-Rabî'. Celui-ci demanda protection à Zaynab, fille du Prophète, et elle le protégea 360. Ensuite, le Messager de Dieu envoya Zayd aussi à Hismâ 361. Il en revint avec des troupeaux et des captifs. Puis 'Umar ibn al-Khattâb épousa Jamîla bint Thâbit ibn Abî l-Aqlah 362, sœur de 'Âsim ibn Thâbit ibn Abî l-Aqlah 363. Elle lui donna 'Âsim ibn 'Umar. Puis 'Umar la répudia. Zayd ibn Hâritha l'épousa après lui, et elle lui donna 'Abd al-Rahmân ibn Zayd, qui est le frère utérin de 'Âsim ibn 'Umar. Ensuite eut lieu l'expédition de 'Alî ibn Abî Tâlib, que Dieu l'agrée, vers Fadak 364, avec cent hommes, contre une tribu des Banû Sa'd ibn Bakr. Puis eut lieu l'expédition de 'Abd al-Rahmân ibn 'Awf vers Dûmat al-Jandal 365. Le Prophète lui mit un turban 366 de sa main et dit : «S'ils obéissent à Dieu 367, épouse la fille de leur roi.» Les gens se convertirent à l'islam. 'Abd al-Rahmân épousa Tumâdir bint al-Asbagh 368, dont le père était leur roi. Ensuite, le Messager de Dieu envoya 'Abd al-Rahmân ibn 'Awf avec trois hommes pour observer Khaybar et ses habitants. Ils partirent et apportèrent la nouvelle au Messager de Dieu. Puis les gens souffrirent d'une grande sécheresse au début du mois de Ramadan. Le Messager de Dieu sortit pour prier avec eux la prière de la demande de pluie. Il pria deux rak'as, récita à voix haute, puis se tourna vers la qibla et retourna son manteau. Ensuite, le Messager de Dieu envoya Zayd ibn Hâritha en expédition contre Umm Qirfa. Salama 369 ibn al-Akwa' et Zayd ibn Hâritha capturèrent la fille de Mâlik ibn 370 Hudhayfa et son grand-père 371 dans une de leurs maisons. Sa mère était Umm Qirfa, c'est-à-dire Fâtima bint Rabî'a ibn Badr 372. Puis le Messager de Dieu sortit contre les Banû Lihyân jusqu'à atteindre Amaj 373. Entre Amaj et 'Usfân se trouvait un pays qui leur appartenait, appelé Sâya 374. Il les trouva avertis et retranchés dans les montagnes. Quand le Messager de Dieu vit qu'il les avait manqués, il partit avec deux cents cavaliers musulmans, à jeun, et ils étaient tous à jeun, jusqu'à atteindre 'Usfân et Karâ' al-Ghamîm 375. Là, il rompit le jeûne, et les musulmans rompirent avec lui. Puis il revint sans avoir livré combat. Il disait en revenant : «Nous revenons, repentants, adorateurs, et louant notre Seigneur. Je cherche refuge auprès de Dieu contre les difficultés du voyage, la tristesse du retour, le changement après la stabilité, et la mauvaise apparence dans la famille, les biens et les enfants.»
Lorsque le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — arriva à Médine et y séjourna quelques jours, 'Uyayna ibn Hisn 376 ibn Badr al-Fazârî attaqua, avec des cavaliers de Ghatafân, les chamelles laitières du Messager d'Allah à al-Ghâba 377, où se trouvaient un homme des Banû Ghifâr et une femme. Ils tuèrent l'homme, emmenèrent la femme et les chamelles. Le Messager d'Allah sortit à leur poursuite jusqu'à atteindre Dhû Qarad 378, laissant Ibn Umm Maktûm comme gouverneur de Médine. Les gens le rejoignirent, et il demeura à Dhû Qarad un jour et une nuit, priant avec eux la prière de la crainte 379. Puis il retourna vers Médine, tandis que 'Uyayna repartait avec ses hommes. Or, les troupeaux des musulmans à Médine se trouvaient à Dhû Qarad. Huit hommes des 'Urayna 380 vinrent et embrassèrent l'islam. Le Prophète — qu'Allah prie sur lui et le salue — les envoya vers les troupeaux ; ils burent de leur lait et de leur urine. Lorsqu'ils furent guéris, ils tuèrent le berger et emmenèrent les chameaux. Le Prophète envoya à leur poursuite une expédition commandée par Karz ibn Jâbir al-Fihrî, au mois de Shawwâl, avec vingt cavaliers accompagnés d'un qâ'if 381. Ils les encerclèrent, les capturèrent et les amenèrent au Prophète. Ceux-ci avaient apostasié, coupé les mains et les pieds des bergers, et leur avaient crevé les yeux, comme le Prophète l'avait ordonné. Ils furent jetés dans la harra 382, demandant à boire sans qu'on leur donne. Ensuite, le Messager d'Allah mena l'expédition des Banû al-Mustaliq. Il apprit que les Banû al-Mustaliq s'étaient rassemblés, commandés par al-Hârith ibn Abî Dirâr, père de Juwayriyya bint al-Hârith. Lorsqu'il en eut connaissance, il sortit contre eux et les rencontra près d'une de leurs sources appelée al-Muraysî' 383, du côté de Qudayd 384 vers la côte. Les troupes s'affrontèrent et combattirent. Allah mit en déroute les Banû al-Mustaliq, tuant certains d'entre eux. Le Messager d'Allah butina leurs enfants, leurs femmes et leurs biens. Lorsqu'il répartit les captives des Banû al-Mustaliq, Juwayriyya bint al-Hârith échut au lot de Thâbit ibn Qays ibn al-Shammâs ou de son cousin, et elle conclut avec lui un contrat d'affranchissement 385 pour elle-même. C'était une femme d'une grande beauté, que nul ne voyait sans être séduit. Elle vint trouver le Messager d'Allah pour solliciter son aide dans ce contrat, disant : « Ô Messager d'Allah ! Je suis Juwayriyya bint al-Hârith ibn Abî Dirâr, le chef de son peuple. J'ai subi un malheur que tu connais. J'ai échu au lot de Thâbit ibn Qays ibn al-Shammâs ou de son cousin, et j'ai conclu avec lui un contrat d'affranchissement. Je viens te demander ton aide pour ce contrat. » Il dit : « Ne veux-tu pas quelque chose de mieux que cela ? »
- akhūhumā li-ummihimā : Frère utérin : frère par la mère seulement.
- Jābir ibn Khālid : Compagnon de Badr, des Banū ‘Abd al-Ashhal.
- Sa‘d ibn Sahl : Compagnon de Badr, des Banū ‘Abd al-Ashhal.
- Ka‘b ibn Zayd ibn Mālik : Compagnon de Badr, des Banū Qays ibn Mālik.
- thalāthumi’a wa thalātha ‘ashar : 313 hommes, nombre traditionnel des combattants de Badr.
- rajulan : Homme, au sens de combattant.
- al-Aws : Tribu arabe de Médine, l’une des deux principales avec les Khazraj.
- Zayd ibn al-Ḥiṣn al-Khaṭmī : Compagnon, mari de ‘Aṣmā’.
- yu’dhūnahum : Leur causait du tort, les offensait.
- ‘Umayr ibn ‘Adī : Compagnon, connu pour avoir tué ‘Aṣmā’.
- jawf : Cœur, intérieur (de la nuit).
- al-layl : La nuit.
- yataṣallakhuhum : Les inspectait, les passait en revue.
- ‘Umayr ibn ‘Adī : Compagnon, meurtrier de ‘Aṣmā’.
- lā yantaṭiḥu fīhā ‘anzān : Expression proverbiale signifiant qu’il n’y aura pas de dispute à ce sujet.
- Abū Qays ibn al-Aslat : Poète et notable de Médine, mort avant la bataille de Badr.
- qabla l-fiṭri bi-yawm : Un jour avant la fête de la rupture du jeûne (‘Īd al-Fiṭr).
- kharaja : Sortit.
- al-‘anaza : Lance courte ou bâton fiché en terre servant de direction de prière.
- al-Najāshī : Titre du roi d’Abyssinie, ici Aṣḥama.
- thumma : Ensuite.
- dhālika : Cela, ceci.
- an lā yu‘īnū ‘alayhim : De ne pas aider contre eux.
- min : Parmi.
- laqiya : Trouver, rencontrer.
- lā yushbihu : Ne ressemble pas.
- fa-nbidh ilayhim : Dénonce-leur (le pacte) ; Coran 8:58.
- Abū Lubāba ibn ‘Abd al-Mundhir : Compagnon, des Banū ‘Amr ibn ‘Awf.
- khamsa ‘ashrata : Quinze.
- kutifū : Furent ligotés, les mains liées dans le dos.
- ‘Abd Allāh ibn Ubayy : Chef des hypocrites de Médine.
- jama‘ dir‘ : Col ou bord de la cotte de mailles.
- hattā tahibahum lī : Jusqu’à ce que tu me les donnes (en cadeau).
- ṣāgha : Orfèvres, bijoutiers.
- qirāb : Palmeraies, terres cultivées.
- ālat ṣiyāgha : Outillage d’orfèvrerie.
- Dhubāb : Localité près de Médine.
- khums : Le quint, cinquième du butin prélevé pour Dieu et le Prophète.
- ṣafiyy : Part spéciale du butin réservée au Prophète.
- khumsuhu : Son quint.
- arba‘a akhmās : Quatre cinquièmes.
- Dhū l-Qa‘da : Onzième mois du calendrier lunaire.
- abiyāt : Maisons, tentes.
- tabn : Foin, paille.
- a‘jazahum : Leur échappa, les mit en échec.
- al-sawīq : Farine de blé ou d’orge torréfiée, nourriture de voyage.
- yalqūna : Ils jetaient, abandonnaient.
- ‘Uthmān ibn Maẓ‘ūn : Compagnon éminent, mort en 2 H.
- Dhū l-Ḥijja : Douzième mois du calendrier lunaire.
- Aḥmad ibn ‘Alī ibn al-Muthannā : Transmetteur de hadith.
- Isḥāq ibn Ibrāhīm ibn Abī Isrā’īl : Transmetteur de hadith.
- Ka‘b ibn al-Ashraf : Juif de Médine, poète hostile à l’islam.
- Muḥammad ibn Maslama : Compagnon, des Banū Ḥāritha.
- anā lahu : Je m’en charge.
- yā Rasūl Allāh : Ô Messager d’Allāh.
- wa-ayḍan, wa-Llāh : Et aussi, par Allāh.
- wasq : Mesure de capacité pour les grains, environ 60 ṣā‘.
- al-lāma : Armure, équipement militaire.
- atāhu : Il vint à lui.
- Abū ‘Abs ibn Jabr : Compagnon, des Banū Ḥāritha.
- muḥbis ra’sahu wa-mumsikuhu : Je vais immobiliser sa tête et la maintenir.
- ashumma : Sentir, flairer.
- al-Muṭṭalib ibn Abī Wadā‘a : Qurayshite, hôte de Ka‘b à La Mecque.
- Abū Nā’ila : Surnom de Silkān ibn Salāma.
- uṭum : Forteresse, tour fortifiée.
- arāda : Il voulait.
- fārahin : J’engage en gage.
- Qarqarat al-Kudr : Lieu-dit, expédition contre les Banū Sulaym.
- ghazwa : Expédition militaire menée par le Prophète.
- Dhī Amr : Lieu-dit, expédition contre Ghatafān.
- Dhī Man : Lieu-dit, probablement une variante de Dhī Amr.
- thawb : Vêtement.
- Ghatafān : Tribu arabe du Najd.
- Muḥammad : Le Prophète.
- tafarrada : S’est isolé, s’est séparé.
- tajid : Tu trouves.
- qāla : Dit.
- Allāh : Dieu.
- al-Madīna : Médine.
- al-Sā’ib ibn Yazīd : Compagnon, né en 3 H.
- Jumādā al-Ūlā : Cinquième mois du calendrier lunaire.
- kayd : Hostilité, combat.
- ‘awwara : A endommagé, a rendu difficile.
- Abū Zam‘a ibn al-Aswad : Qurayshite, proposant une expédition.
- al-Muṭṭalib : Clan des Quraysh.
- mugmiḍ : Les yeux fermés, métaphore pour une confiance aveugle.
- al-‘aynayn : Les deux yeux.
- Dhāt ‘Irq : Lieu situé entre La Mecque et l'Irak, un des miqāt (lieux de sacralisation) pour le pèlerinage.
- Ghumra : Nom d'un lieu ou d'une vallée.
- Jumādā al-Ūlā : Cinquième mois du calendrier lunaire islamique.
- Makkah : La Mecque, ville sainte de l'islam.
- ta'ayyamat : Devenue veuve (littéralement : privée de mari).
- Ḥafṣa : Fille de ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb, future épouse du Prophète.
- awjad : Plus fâché, plus irrité.
- qabiltuhā : Je l'aurais acceptée (en mariage).
- Zaynab : Zaynab bint Khuzayma, surnommée Umm al-Masākīn (mère des pauvres).
- al-aqwāṣ : Les personnes âgées, les vieillards.
- Ibn [Abī] : Fils de [Abī] : le nom complet est ‘Abd Allāh ibn Abī Rabī‘a.
- la‘alla [an] : Peut-être que.
- aṭā‘ahā : Lui obéissait (féminin singulier, se référant à Quraysh).
- qabā'il : Tribus.
- al-ẓa‘n : Les femmes (littéralement : les montures des femmes, par métonymie les femmes elles-mêmes).
- Umm Ḥakīm : Mère de Ḥakīm, nom de femme.
- Barra : Nom propre féminin.
- Rayṭa : Nom propre féminin.
- Sulāfa : Nom propre féminin.
- Shahīd : Nom propre masculin.
- bi-‘ammī : En échange de mon oncle (paternel).
- al-Sabkha : Terrain salé, marais salant.
- thulma : Brèche, entaille.
- dir‘ ḥaṣīna : Cotte de mailles solide.
- ta'awwaltuhā : Je l'ai interprétée.
- yaraw : Ils voient, ils pensent.
- a‘āmū : Ils restent (sous-entendu : les ennemis).
- majlis : Lieu de rassemblement, campement.
- qātalahum : Les combattra (les ennemis).
- min fawqihim : D'au-dessus d'eux (des remparts).
- li’matahu : Son armure (ensemble des armes et protections).
- al-shaykhayn : Les deux cheikhs : Abū Bakr et ‘Umar.
- al-Shawṭ : Nom d'un lieu près de Médine.
- Usayd ibn Ẓuhayr : Compagnon, parfois confondu avec Usayd ibn Ḥuḍayr.
- khuffayn : Deux chaussures (ou bas de cuir).
- Abū Ḥathma : Surnom d'un guide.
- ‘udwa : Versant, rive.
- lā ya'tūnā : Qu'ils ne viennent pas à nous.
- nu'tā : Nous soyons attaqués.
- ‘Alī ibn Abī Ṭālib : Cousin et gendre du Prophète, quatrième calife.
- yakhtāl : Se pavaner, marcher avec orgueil.
- a‘lama : Mettre, attacher (un bandeau).
- ‘iṣāba : Bandeau, turban.
- rāyāt : Étendards, drapeaux.
- nakfīkumūhu : Nous vous en suffirons (de l'étendard).
- hammū : Ils menacèrent (ou : ils eurent l'intention de).
- allawātī : Qui (féminin pluriel).
- yuḥarriḍnahum : Les incitent (au combat).
- taqbalū : Vous avancez (impératif ou conditionnel).
- aw : Ou (si).
- dāmiq : Durable, permanent.
- rāḍakha : Lancer des pierres (avec une fronde).
- shadīdan : Intensément, durement.
- al-Akhnas ibn Sharīq : Nom d'un ennemi de l'islam.
- ‘Ubayd Allāh ibn Jubayr ibn Abī Zuhayr : Personnage non identifié avec certitude.
- Umayya : Nom propre.
- Abū Sa‘d : Surnom d'un porte-étendard.
- Ṣu'āb : Nom propre.
- Ziyād ibn al-Sakan : Compagnon, martyr d'Uḥud.
- wasada : Faire un oreiller (de son pied).
- tarassa : Se faire un bouclier (de son corps).
- yanḥanī : Se pencher (pour protéger).
- kathurat : Devinrent nombreuses.
- Ibn Qumay'a : Surnom d'un guerrier mecquois.
- Rasūl Allāh : L'Envoyé d'Allah, titre de Muhammad.
- da‘ā : Invoquer contre, maudire.
- Bi’r Ma‘ūna : Puits de Ma‘ūna, lieu d'une expédition où des musulmans furent tués.
- naskh : Abrogation d'un verset coranique par un autre.
- Mulā‘ib al-Asinna : Surnom signifiant 'Celui qui joue avec les lances', désignant un guerrier.
- mushrik : Associateur, polythéiste.
- jār : Protection, voisinage assurant la sécurité.
- Anṣār : Les 'Auxiliaires' de Médine ayant accueilli Muhammad.
- ḥarra : Région volcanique, terrain de lave.
- al-Rajī‘ : Lieu d'une expédition où des musulmans furent tués ou capturés.
- Muth‘ib : Surnom de Marthad ibn Abī Marthad, signifiant 'qui donne à boire'.
- jīwār : Protection, asile accordé par un individu.
- diya : Prix du sang, compensation pour un meurtre.
- Qubā’ : Localité près de Médine, première mosquée de l'islam.
- Muhājirūn : Les 'Émigrés' de La Mecque à Médine.
- Abū al-Qāsim : Surnom de Muhammad, signifiant 'père de Qāsim'.
- Aws : Tribu arabe de Médine, alliée des Banū al-Naḍīr.
- Qurayẓa : Tribu juive de Médine.
- Allāhu Akbar : Dieu est plus grand, formule de takbīr.
- liwā’ : Étendard, drapeau de commandement.
- Badr : Bataille de Badr, première grande victoire musulmane.
- ‘ajwa : Variété de dattes de Médine.
- al-lawn : Variété de palmier, peut-être les dattes de couleur.
- Sūrat al-Ḥashr : Sourate 59 du Coran, 'L'Exode'.
- Badr al-Maw‘id : Le rendez-vous de Badr, expédition convenue après Uḥud.
- Uḥud : Bataille de Uḥud, défaite musulmane.
- mawsim : Saison du pèlerinage, période de la foire.
- ‘umra : Petit pèlerinage à La Mecque.
- Quraysh : Tribu de La Mecque, adversaires de Muhammad.
- Yathrib : Ancien nom de Médine.
- ghaydaq : Année abondante en pluie et pâturage.
- Ramaḍān : Mois de jeûne musulman.
- al-‘ilm : Connaissance, science religieuse.
- Qubâ’ : Localité près de Médine, où se trouve la première mosquée construite par le Prophète.
- Baqî‘ al-Gharqad : Cimetière principal de Médine, aussi appelé Jannat al-Baqî‘.
- shamlatân : Deux manteaux ou vêtements de laine.
- athbata : Vérifier, confirmer.
- al-khâtam : Le sceau de la prophétie, une marque physique entre les épaules du Prophète.
- kâtib nafsak : Conclure un contrat d'affranchissement (mukâtaba) avec son maître.
- al-kitâba : Contrat d'affranchissement par lequel l'esclave rachète sa liberté en versant une somme convenue.
- arba‘ûna ûqiyya waraq : Quarante onces d'argent ; l'once (ûqiyya) équivaut à 40 dirhams, soit 1600 dirhams.
- tafqîrihâ : Creuser des trous pour planter les palmiers.
- Dhât ar-Riqâ‘ : Expédition du Prophète ; le nom signifie « aux lambeaux » ou « aux couleurs variées », en référence aux chevaux.
- Nakhl : Localité entre La Mecque et Médine.
- salât al-khawf : Prière de la peur, une forme abrégée de prière en temps de guerre.
- Jâbir : Jâbir ibn ‘Abd Allâh al-Ansârî, célèbre Compagnon.
- mihjan : Bâton recourbé utilisé pour guider les montures.
- rak‘a : Unité de prière islamique.
- Dûmat al-Jandal : Oasis dans le nord de l'Arabie, actuelle al-Jawf.
- al-Muraysî‘ : Source d'eau des Banû al-Mustaliq.
- al-Fur‘ : Localité près de Médine.
- âyat al-tayammum : Verset coranique (4:43, 5:6) autorisant l'ablution sèche avec de la terre pure en l'absence d'eau.
- al-Khandaq : Le Fossé, bataille de la 5e année de l'Hégire.
- al-Mudhâd : Lieu près de Médine, peut-être une montagne ou un point d'eau.
- Râtij : Région ou montagne près de Médine.
- Rūma : Nom d'un lieu près de Médine, ou peut-être une référence à un endroit spécifique.
- aḥābīsh : Pluriel de ḥubsh, désignant des alliés ou des troupes auxiliaires, souvent d'origine abyssine ou mêlées.
- Dhamb Naqamā : Nom d'un lieu près de Médine, peut-être une colline ou un ravin.
- Ḥuyayy ibn Akhṭab : Chef juif des Banū Naḍīr, connu pour son hostilité envers le Prophète.
- Ka‘b ibn Asad : Chef des Banū Qurayẓa, une tribu juive de Médine.
- yaftiluhu : Littéralement 'le tordait', au sens figuré de le tromper ou le convaincre par ruse.
- aqāma : Il resta, il demeura.
- biḍ‘an : Environ, une vingtaine (entre trois et neuf).
- ḥawārī : Apôtre, disciple intime ; terme d'origine syriaque ou éthiopienne.
- al-Zubayr : Al-Zubayr ibn al-‘Awwām, compagnon et cousin du Prophète.
- fawāris : Pluriel de fāris, cavalier.
- Abī : Nom du père de ‘Amr, Abū Qays, souvent omis dans les manuscrits.
- akhū : Frère, au sens tribal, membre de la tribu.
- Ḍirār ibn al-Khaṭṭāb : Compagnon poète, initialement opposant puis converti.
- al-Muḥāribī : De la tribu de Muḥārib.
- tahayya’ū li-l-qitāl : Se préparèrent au combat.
- al-makīda : La ruse, la stratégie.
- iqtaḥamat minhu : Le franchirent (le fossé) en sautant.
- jālat : Galopèrent, coururent çà et là.
- al-sabakha : Terre salée, marais salant.
- akhadha ‘alayhim : Prit sur eux, c'est-à-dire occupa la position pour les empêcher de passer.
- ta‘nuqu : Galopent, s'avancent rapidement.
- Badr : Bataille de Badr, première grande bataille entre musulmans et Quraysh.
- mashhadahu : Son exploit, son lieu de combat.
- khayluhu : Sa cavalerie.
- al-birāz : Duel, combat singulier.
- ‘aqarahu : Le blessa (le cheval) en lui coupant les jarrets.
- khayluhu : Sa cavalerie.
- wa kafā Allāhu al-mu’minīna al-qitāl : Coran 33:25 : 'Et Allah suffit aux croyants pour le combat.'
- al-Danbānī : De la tribu de Danbān, une branche des Azd.
- Sa‘d : Sa‘d ibn Mu‘ādh, chef des Aws, blessé lors de la bataille.
- akḥalahu : Sa veine (la veine du bras).
- Anas : Anas ibn Aws, compagnon.
- al-Ṭufayl : Al-Ṭufayl ibn al-Nu‘mān, compagnon.
- khadhdhil ‘annā : Sème la division parmi eux, détourne-les de nous.
- al-ḥarb khud‘a : La guerre est tromperie, hadith bien connu.
- nadīman : Compagnon de beuverie, ami intime.
- ṣadaqta : Tu dis vrai.
- innahum : Eux, c'est-à-dire Quraysh et Ghatafān.
- ka-hay’atikum : Comme votre situation, c'est-à-dire ils ne sont pas comme vous, ils peuvent partir.
- lā taqdirūna : Vous ne pouvez pas.
- an tataḥawwalū ‘anhu : Le quitter (le pays).
- Quraysh wa Ghatafān : Les deux tribus alliées contre Médine.
- harabū : Ils s'enfuiront.
- bi-bladikum : Dans votre pays.
- rahnan : Otages, gage.
- yakūnūna : Ils seront.
- bi-aydīkum : Entre vos mains.
- tunājizūhu : Vous l'attaquiez, vous l'affrontiez.
- kharaja Nu‘aym : Nu‘aym sortit.
- yā ma‘shara Quraysh : Ô communauté de Quraysh.
- wuddī lakum : Mon affection pour vous.
- faktumūhu ‘alayya : Gardez-le secret de ma part.
- min ashrāfihim : De leurs chefs.
- taḍribū : Vous frappez, vous tranchez.
- man : Ceux qui.
- fa-lā tadfa‘ū ilayhim : Ne leur donnez pas.
- Ghatafān : Tribu arabe alliée à Quraysh.
- aḥabb al-nās ilayya : Les gens que j'aime le plus.
- ṣadaqta : Tu dis vrai.
- laylat al-sabt : La nuit du samedi, c'est-à-dire la veille du samedi.
- al-kurā‘ : Les montures, les bêtes de somme.
- nunājiz : Nous attaquions.
- arsalū : Ils envoyèrent (dire).
- ghadan al-sabt : Demain est samedi.
- lā na‘malu : Nous ne travaillons pas (jour de sabbat).
- ta‘ṭūnā : Vous nous donniez.
- al-ḥarb : La guerre.
- tatashammarū : Vous vous repliiez, vous vous hâteriez.
- ḥaqq : Vrai.
- inshamarū : Ils se replièrent.
- al-rajul : L'homme, c'est-à-dire Muḥammad.
- ilā Quraysh wa Ghatafān : À Quraysh et Ghatafān.
- lā nuqātilu ma‘akum : Nous ne combattrons pas avec vous.
- rahnan : Des otages.
- taṭraḥu : Renversait, jetait.
- āniyatahum : Leurs ustensiles, leurs récipients.
- mā : Ce qui.
- alladhī nakrah : Ce que nous détestons.
- mā yastamsiku : Ne tient pas, ne reste pas en place.
- lanā : Pour nous.
- wa lā : Ni.
- taṭma’innu : Ne repose, ne reste stable.
- fa-innī : Car je.
- Jibrīl : L'ange Gabriel.
- al-malā’ika : Les anges.
- al-Ṣūrayn : Dual de Ṣūr, nom de deux collines ou lieux près de Médine.
- ‘ishā’ : La prière de la nuit.
- al-ākhira : La dernière (prière de la nuit).
- lā yuṣalliyanna aḥad al-‘aṣr illā fī Banī Qurayẓa : Ordre du Prophète de ne prier la prière de l'après-midi que chez les Banū Qurayẓa, pour hâter la marche.
- Ka‘b ibn Asad : Chef des Banū Qurayẓa.
- wa qad kāna Ḥuyayy… : Phrase interrompue dans le texte original.
- yunājizahum : Les attaquer.
- ib‘ath ilaynā : Envoie-nous.
- nastashīrahu : Nous le consultions.
- fa-qālū : Ils dirent.
- an nazila : Que nous descendions, que nous nous rendions.
- fa-qālū : Ils dirent.
- nazila : Nous nous rendons.
- unzulū ‘alā ḥukmihi : Rendez-vous à son jugement.
- thumma inna : Puis.
- Tha‘laba ibn Sa‘ya : Personnage des Banū Qurayẓa qui se convertit.
- al-Aws : Tribu de Médine, alliée des Banū Qurayẓa.
- al-Khazraj : L'autre grande tribu de Médine.
- rajul : Homme, ici Sa‘d ibn Mu‘ādh.
- kāna qāla : Avait dit.
- aṣābahu al-sahm : La flèche l'avait frappé (Sa‘d ibn Mu‘ādh).
- اجعلوه : Ordre de placer Sa'd ibn Mu'âdh dans une tente pour le soigner.
- حمار : Âne, monture utilisée pour transporter Sa'd blessé.
- الحكم : Arbitrage, décision judiciaire.
- بحكم : Jugement, décision conforme à la loi divine.
- سبعة أرقعة : Les sept cieux, expression pour dire le plus haut degré.
- دار : Maison, demeure où ils furent emprisonnés.
- ستمائة إلى تسعمائة : Entre six cents et neuf cents hommes exécutés.
- الراجل : Fantassin, soldat à pied.
- الخمس : Le quint, cinquième du butin prélevé pour Dieu et le Prophète.
- ريحانة بنت عمرو بن خنافة : Rayhâna, une femme juive des Banû Qurayza, épouse du Prophète.
- العرش : Le Trône de Dieu, symbole de la puissance divine.
- وَإِذا سَأَلْتُمُوهُنَّ مَتاعاً فَسْئَلُوهُنَّ مِنْ وَراءِ حِجابٍ : Coran 33:53, verset imposant le voile aux épouses du Prophète.
- سرية : Expédition militaire de petite envergure.
- خالد بن سفيان بن خالد بن ملهم الهذلي : Khâlid ibn Sufyân, chef des Hudhayl, tué par 'Abd Allâh ibn Unays.
- عرنة : Vallée près de La Mecque.
- إنما جعل الإمام ليؤتم به... : Hadith sur la prière en congrégation, l'imam doit être suivi.
- ذي الحجة : Mois lunaire du pèlerinage.
- دافة : Groupe de voyageurs arrivant en délégation.
- عامر بن صعصعة : Tribu arabe.
- كلوا وادخروا بعد ثلاث : Permission de manger et conserver la viande des sacrifices après trois jours.
- أبو عروبة الحسين بن محمد بن أبي معشر : Abû 'Arûba, transmetteur de hadiths.
- حران : Harran, ville de Mésopotamie.
- ثمامة : Thumâma ibn Uthâl, chef des Banû Hanîfa, converti à l'islam.
- إن تقتل تقتل لا تمن... : Paroles de Thumâma au Prophète, montrant sa fierté.
- الفداء : Rançon, libération contre paiement.
- القرطاء : Al-Quratâ', lieu ou tribu.
- إن تقتلني : Si tu me tues.
- ذا دم : Homme de sang, noble ou vengeur.
- فاغتسل : Il se lava, purification pour la conversion.
- وجه : Visage, personne.
- فما ترى : Que penses-tu ? Que dois-je faire ?
- أسلمت : Je me suis soumis, converti à l'islam.
- مع محمد رسول الله : Avec Muhammad, le Messager de Dieu.
- الغمر : Al-Ghamr, lieu.
- ذي القصة : Dhû l-Qissa, lieu.
- محمد بن مسلمة : Compagnon, envoyé en expédition.
- بني سليم : Banû Sulaym, tribu arabe.
- الجموم : Al-Jumum, lieu.
- نعما : Troupeaux de chameaux et de moutons.
- أسراء : Prisonniers de guerre.
- العضباء : Al-'Adbâ', chamelle du Prophète.
- حق : Droit, devoir.
- سار إليهم : Marcha contre eux.
- عشرين : Vingt chameaux.
- المدينة : Médine.
- العيص : Al-'Îs, lieu.
- فأجارته : Elle lui accorda protection.
- حسمى : Hismâ, lieu.
- جميلة بنت ثابت بن أبي الأقلح : Jamîla, femme de 'Umar puis de Zayd.
- عاصم بن ثابت بن أبي الأقلح : Frère de Jamîla, compagnon.
- فدك : Fadak, oasis près de Khaybar.
- دومة الجندل : Dûmat al-Jandal, oasis.
- عممه : Il lui mit un turban.
- إن أطاعوا الله : S'ils obéissent à Dieu, s'ils se convertissent.
- تماضر بنت الأصبغ : Tumâdir, fille du roi de Dûma.
- سلمة : Salama ibn al-Akwa', compagnon.
- مالك بن : Mâlik ibn, nom incomplet.
- جدها : Son grand-père.
- فاطمة بنت ربيعة بن بدر : Umm Qirfa, femme de la tribu des Fazâra.
- أمج : Amaj, lieu.
- ساية : Sâya, lieu.
- كراع الغميم : Karâ' al-Ghamîm, lieu.
- 'Uyayna ibn Hisn : Chef de la tribu des Fazâra, connu pour son hostilité envers les musulmans.
- al-Ghâba : Lieu situé à environ 30 km au nord-est de Médine, où se trouvaient des pâturages.
- Dhû Qarad : Lieu-dit à environ 30 km de Médine, sur la route de Najd.
- prière de la crainte : Prière effectuée en situation de danger, selon des modalités particulières.
- 'Urayna : Tribu arabe, probablement une branche des 'Ukl ou des Qushayr.
- qâ'if : Expert en pistage, capable de suivre des traces.
- harra : Terrain volcanique rocailleux, typique de la région de Médine.
- al-Muraysî' : Point d'eau des Banû al-Mustaliq, près de la mer Rouge.
- Qudayd : Localité située entre La Mecque et Médine.
- contrat d'affranchissement : Accord par lequel un esclave rachète sa liberté en versant une somme convenue.
La première partie
Elle dit : « Et qu'est-ce que c'est, ô Messager d'Allah ? » Il dit : « Je règle ta libération conditionnelle 1 et je t'épouse. » Elle dit : « Oui, ô Messager d'Allah ! » Il dit : « Je l'ai fait. » Et la nouvelle se répandit parmi les gens que le Messager d'Allah avait épousé Juwayriyya bint al-Harith. Les gens dirent : « Les beaux-parents du Messager d'Allah ! » Et ils relâchèrent ce qu'ils détenaient. Par son mariage avec elle, il affranchit et libéra cent familles des Banu al-Mustaliq. Aucune femme ne fut d'une bénédiction plus grande pour son peuple qu'elle. Ensuite, le Messager d'Allah se dirigea vers Médine. 'Aïsha était transportée dans un palanquin. Ils firent halte dans un lieu. 'Aïsha alla pour son besoin et dépassa l'armée. Quand elle eut fini, elle revint vers sa litière et trouva que son collier de cornaline de Dhafar 2 s'était cassé. Elle retourna chercher son collier et fut retardée par sa recherche. On donna l'ordre de partir. Les hommes qui devaient charger son palanquin le mirent sur son chameau qu'elle montait habituellement, croyant qu'elle était dedans. Les femmes étaient alors légères. Ils partirent. 'Aïsha revint après le départ de l'armée et arriva à leur campement : il n'y avait personne pour appeler ni répondre. Elle se dirigea vers l'endroit où elle était et sut qu'ils la chercheraient. Alors qu'elle était assise, le sommeil la gagna. Safwan ibn al-Mu'attal al-Sulami 3 était derrière l'armée. Il avait voyagé de nuit et arriva au matin à son campement. Il vit une forme noire endormie. Il la reconnut quand il la vit, car il l'avait vue avant le voile 4. 'Aïsha se réveilla à son « Inna lillahi wa inna ilayhi raji'un » 5 quand il la reconnut. Elle couvrit son visage de son voile. Il ne lui parla pas jusqu'à ce qu'il fasse agenouiller sa monture et pose le pied sur sa main. Elle se leva et monta. Il partit, menant la monture, jusqu'à ce qu'il rejoigne l'armée, qu'il trouva installée au milieu de la chaleur de midi. Ceux qui devaient périr périrent. Celui qui amplifia l'affaire 6 fut 'Abdullah ibn Ubayy ibn Salul. Quand ils arrivèrent à Médine, 'Aïsha resta un mois, les gens colportant les propos des auteurs du mensonge 7, sans qu'elle en sache rien. Le Messager d'Allah venait à elle, la saluait et disait : « Comment va cette [personne] ? » puis s'en allait. Elle remarqua cela de la part du Messager d'Allah. Une nuit, elle sortit avec Umm Mistah vers al-Manasi' 8, leur lieu d'aisance avant qu'on n'installe les latrines. Quand elles eurent fini, Umm Mistah trébucha sur son manteau et dit : « Que Mistah périsse ! » 'Aïsha lui dit : « Quelle mauvaise parole ! Tu insultes un homme qui a participé à Badr ! » Elle dit : « Ô ma fille, n'as-tu pas entendu ce qu'il a dit ? » 'Aïsha dit : « Non. » Elle l'informa alors des propos des gens du mensonge. Sa maladie augmenta. Quand le Messager d'Allah entra chez elle, elle dit : « Permets-moi d'aller chez mes parents. » Il le lui permit. Elle dit : « Ô mon père, que disent les gens ? » Il dit : « Ma fille, prends les choses à la légère. Par Allah, il est rare qu'une femme aimée de son mari n'ait pas de coépouses 9 qui ne disent du mal d'elle. » Elle pleura cette nuit-là jusqu'au matin, ses larmes ne tarissaient pas et elle ne dormait pas. Au matin, le Messager d'Allah appela 'Ali et Usama ibn Zayd, alors que la révélation tardait, pour les consulter sur la séparation d'avec sa femme. Usama lui donna son avis sur ce qu'il savait de l'innocence de sa famille et dit : « Ta famille, nous ne connaissons d'elle que le bien. » Quant à 'Ali, il dit : « Ô Messager d'Allah, Allah ne t'a pas imposé de gêne. Les femmes sont nombreuses en dehors d'elle. Interroge la servante 10, elle te dira la vérité. » Le Messager d'Allah appela Barira et dit : « Ô Barira, as-tu vu quelque chose de suspect chez ma famille ? » Barira dit : « Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je n'ai jamais rien vu de répréhensible chez elle, si ce n'est qu'elle est une jeune fille qui s'endort sur la pâte et la bête domestique vient la manger. » Le Messager d'Allah se leva ce jour-là et, du haut de la chaire, demanda réparation contre 'Abdullah ibn Ubayy ibn Salul. Il dit : « Ô communauté musulmane, qui me défendra contre un homme dont le tort envers ma famille m'est parvenu ? Par Allah, je ne connais de ma famille que le bien ! Et ils ont mentionné un homme dont je ne connais que le bien, et il n'entrait chez ma famille qu'avec moi. » Usayd ibn Hudayr dit : « Ô Messager d'Allah, je le défendrai ! S'il est des Aws, je lui trancherai la tête ; s'il est de nos frères des Khazraj, ordonne-nous et nous ferons ce que tu ordonnes. » Une bataille faillit éclater entre Aws et Khazraj à cause de cette parole. Le Messager d'Allah ne cessa de les apaiser jusqu'à ce qu'ils se taisent. ' Aïsha pleura tout ce jour-là. Alors que ses parents étaient assis près d'elle et qu'elle pleurait, une femme des Ansar demanda la permission d'entrer. Elle la lui accorda. Elle s'assit et pleura avec elle. Puis le Messager d'Allah entra, salua, s'assit, puis fit le tashahhud 11 et dit : « Ensuite, ô 'Aïsha, il m'est parvenu telle et telle chose à ton sujet. Si tu es innocente, Allah te déclarera innocente. Si tu as commis un péché, implore le pardon d'Allah et repens-toi à Lui, car le serviteur, s'il reconnaît puis se repent, Allah accepte son repentir. » Quand le Messager d'Allah eut fini son discours, mes larmes se tarirent au point que je n'en sentis plus une goutte. Elle dit à son père : « Réponds au Messager d'Allah sur ce qu'il a dit. » Abu Bakr dit : « Par Allah, je ne sais que dire. » Elle dit à sa mère : « Réponds au Messager d'Allah. » Elle dit : « Par Allah, je ne sais que dire. » 'Aïsha dit : « Par Allah, je sais que vous avez entendu ce récit, qu'il s'est ancré dans vos cœurs et que vous l'avez cru. Si je vous dis que je suis innocente, vous ne me croirez pas. Si je vous avoue une chose dont Allah sait que je suis innocente, vous ne me croirez pas. Par Allah, je ne trouve pour moi et pour vous d'autre exemple que ce que dit le père de Joseph : 'Une belle patience ! Et c'est Allah qu'il faut appeler au secours contre ce que vous décrivez.' 12 » Puis elle se tourna et s'allongea sur son lit. Le Messager d'Allah ne partit pas et personne ne sortit de la maison jusqu'à ce que la révélation lui fût descendue. Il fut pris de ce qui le prenait d'habitude, une sueur abondante, au point que la sueur coulait de lui comme des perles, par un jour d'hiver, à cause du poids de la parole qui lui était révélée. Puis le Messager d'Allah se dégagea en riant. La première parole qu'il prononça fut : « Ô 'Aïsha, par Allah, te voilà innocente ! » Sa mère lui dit : « Lève-toi vers lui. » Elle dit : « Non, par Allah, je ne me lèverai pas. Je ne loue qu'Allah. » Et Allah révéla : « Ceux qui sont venus avec le mensonge sont un groupe... » 13 jusqu'à la fin des dix versets. Quand Allah révéla ces versets, Abu Bakr, qui subvenait aux besoins de Mistah ibn Uthatha en raison de sa parenté et de sa pauvreté, dit : « Par Allah, je ne donnerai plus rien à Mistah après ce qu'il a dit sur 'Aïsha. » Allah révéla : « Que ceux d'entre vous qui sont favorisés par la grâce et l'aisance ne jurent pas de ne plus donner aux proches... » 14 Abu Bakr al-Siddiq dit : « Ô Messager d'Allah, par Allah, j'aime qu'Allah me pardonne. » Il restitua à Mistah la dépense qu'il lui faisait et dit : « Je ne la lui reprendrai jamais. » On a dit que le Prophète appliqua la peine légale 15 aux auteurs du mensonge qui avaient calomnié 'Aïsha. [Ensuite eut lieu l'expédition de Hudaybiyya] Le Messager d'Allah sortit avec mille huit cents hommes et soixante-dix offrandes 16. Il se mit en état de sacralisation 17 avec ceux qui l'accompagnaient à Dhu al-Hulayfa. Il laissa Ibn Umm Maktum comme gouverneur de Médine. Abu Bakr, Talha et Sa'd ibn Ubada menèrent chacun une offrande. Quand le Messager d'Allah arriva au gué de 'Usfan, à Dhat al-Ashtat, il rencontra Busr ibn Sufyan al-Ka'bi qui dit : « Ô Messager d'Allah, voici les Quraysh qui ont appris ta venue. Ils sont sortis, vêtus de peaux de léopards, jurant par Allah que tu n'entreras jamais chez eux par la force. Voici Khalid ibn al-Walid à la tête de leur cavalerie, qu'ils ont envoyée en avant à Kura' al-Ghamim. » Le Messager d'Allah dit : « Malheur aux Quraysh ! La guerre les a dévorés. Que leur coûterait-il de me laisser faire avec le reste des Arabes ? S'ils ont le dessus sur moi, ils obtiendront ce qu'ils veulent ; si Allah me donne la victoire sur eux, ils entreront dans l'islam et m'accueilleront. Par Allah, je ne cesserai de combattre pour la cause pour laquelle Allah m'a envoyé jusqu'à ce qu'Il me donne la victoire. » Puis il ordonna aux gens de prendre à droite, entre les terres salées 18, sur un chemin qui les menait à la colline d'al-Mirar, débouchant sur Hudaybiyya. Quand il atteignit la colline d'al-Mirar, sa chamelle s'agenouilla. On dit : « Al-Qaswa' 19 a regimbé ! » Il dit : « Al-Qaswa' n'a pas regimbé, ce n'est pas dans sa nature. Mais Celui qui a retenu l'éléphant 20 l'a retenue de [venir à] La Mecque. Par Allah, si les Quraysh me proposent aujourd'hui une demande qui honore les liens du sang, je l'accepterai. » Puis il dit aux gens : « Descendez. » Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, il n'y a pas d'eau dans la vallée pour que les gens descendent. » Le Messager d'Allah sortit une flèche de son carquois et la donna à un de ses compagnons. Il descendit dans un puits parmi ces puits et la planta dans son fond. L'eau jaillit abondamment, au point que les gens abreuvèrent leurs bêtes. Quand le Messager d'Allah se fut installé, Budayl ibn Warqa' vint à lui avec des hommes de Khuza'a. Le Messager d'Allah leur tint le même discours qu'à Busr ibn Sufyan. Ils retournèrent vers les Quraysh et dirent : « Ô assemblée des Quraysh, vous vous précipitez contre Muhammad. Muhammad n'est pas venu pour combattre, il est venu en visiteur de cette Maison. » Ils dirent : « Même s'il est venu pour cela, par Allah, il n'y entrera pas par la force, et les Arabes ne diront pas cela. » Puis ils envoyèrent Mikraz ibn Hafs ibn al-Akhnif, un des Banu 'Amir ibn Lu'ayy. Quand le Prophète le vit, il dit : « C'est un homme perfide. » Quand il arriva auprès du Messager d'Allah, celui-ci lui parla comme il avait parlé à ses compagnons. Il retourna vers les Quraysh et les informa. Ils lui envoyèrent alors al-Hulays ibn 'Alqama al-Kinani, qui était alors le chef des Ahabish 21. Quand le Messager d'Allah le vit, il dit : « Celui-ci est d'un peuple qui vénère [Allah]. Envoyez les offrandes sur son passage. » Quand il vit les offrandes...
Il s'avança depuis le fond de la vallée avec ses colliers 22 ; ils avaient mangé 23 leurs poils 24 à force d'être retenus longtemps. Il retourna à Quraych et dit : « Ô gens de Quraych ! J'ai vu ce qu'il n'est pas permis de détourner 25 les offrandes 26 de leurs colliers ; elles ont mangé leurs poils à force d'être retenues loin de leur lieu de sacrifice 27. » Ils dirent : « Assieds-toi, tu n'as aucune science. » L'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — envoya Khirâsh ibn Umayya al-Khuzâ'î à La Mecque, monté sur un chameau appelé al-Tha'lab. Lorsqu'il entra à La Mecque, Quraych voulut le tuer, mais les Ahâbîsh 28 l'en empêchèrent, jusqu'à ce qu'il revienne auprès de l'Envoyé de Dieu. L'Envoyé de Dieu appela 'Umar ibn al-Khattâb pour l'envoyer à La Mecque. Il dit : « Ô Envoyé de Dieu ! Je crains Quraych pour moi-même, et je n'ai parmi les Banû 'Adî ibn Ka'b personne pour me protéger ; Quraych connaît mon hostilité envers eux et ma dureté à leur égard. Mais je t'indique un homme plus puissant que moi là-bas : 'Uthmân ibn 'Affân. » L'Envoyé de Dieu l'appela et l'envoya à Quraych pour leur annoncer qu'il n'était pas venu pour la guerre, mais seulement en visiteur de cette Maison, vénérant son caractère sacré. 'Uthmân ibn 'Affân partit donc jusqu'à La Mecque. Abân ibn Sa'îd ibn al-'Âs le rencontra, descendit de sa monture, le fit monter devant lui et lui accorda sa protection jusqu'à ce qu'il eût transmis le message de l'Envoyé de Dieu. Il alla trouver Abû Sufyân et les notables de Quraych et leur rapporta ce que l'Envoyé de Dieu l'avait chargé de dire. Ils dirent à 'Uthmân : « Si tu veux faire les circumambulations autour de la Maison, fais-les. » 'Uthmân dit : « Je ne le ferai pas avant que l'Envoyé de Dieu ne les fasse. » Puis 'Uthmân revint. Quraych envoya Suhayl ibn 'Amr, l'un des Banû 'Âmir ibn Lu'ayy, et dirent : « Va trouver Muhammad et fais la paix avec lui, mais que la paix ne stipule rien d'autre que son départ cette année. Par Dieu ! Que les Arabes ne disent pas qu'il est entré chez nous par la force ! » Suhayl ibn 'Amr vint donc. Lorsque le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — le vit, il dit : « Ils ont voulu la paix en envoyant cet homme. » Lorsqu'il arriva auprès de l'Envoyé de Dieu, il parla longuement, et ils échangèrent des propos. Puis la paix fut conclue entre eux. Quand l'affaire fut réglée et qu'il ne restait plus que l'écrit, 'Umar se leva et dit : « Ô Envoyé de Dieu ! N'es-tu pas l'Envoyé de Dieu ? Ne sommes-nous pas les musulmans ? Ne sont-ils pas les associateurs ? » Il dit : « Si. » Il dit : « Pourquoi alors acceptons-nous l'humiliation dans notre religion ? » Il dit : « Je suis le serviteur de Dieu et Son Envoyé. » Puis l'Envoyé de Dieu appela 'Alî ibn Abî Tâlib et dit : « Écris : 'Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.' » Suhayl dit : « Je ne connais pas cela ; écris plutôt : 'Par Ton nom, ô Dieu.' » L'Envoyé de Dieu dit : « Écris : 'Par Ton nom, ô Dieu ! Voici ce sur quoi Muhammad, l'Envoyé de Dieu, et Suhayl ibn 'Amr ont conclu la paix.' » Il dit : « Si j'attestais que tu es l'Envoyé de Dieu, je ne te combattrais pas ; mais écris : 'Muhammad ibn 'Abd Allâh' : ton nom et le nom de ton père. » L'Envoyé de Dieu dit : « Écris : 'Muhammad ibn 'Abd Allâh et Suhayl ibn 'Amr.' » Il écrivit donc : « Muhammad ibn 'Abd Allâh. Voici ce sur quoi Muhammad ibn 'Abd Allâh et Suhayl ibn 'Amr ont conclu la paix : la cessation de la guerre pour dix ans, les gens seront en sécurité et s'abstiendront mutuellement ; à condition que quiconque viendra à l'Envoyé de Dieu parmi leurs compagnons sans l'autorisation de son tuteur, il le leur rendra ; et que quiconque viendra à Quraych parmi ceux qui sont avec l'Envoyé de Dieu, ils ne le rendront pas ; et qu'il n'y aura ni traîtrise ni entrave. » Lorsqu'il eut fini d'écrire — et l'Envoyé de Dieu priait dans le sanctuaire tout en se déplaçant dans le territoire profane — l'Envoyé de Dieu se leva et dit : « Ô gens ! Immolez vos victimes et rasez-vous. » Aucun musulman ne se leva. L'Envoyé de Dieu entra chez Umm Salama et dit : « Ô Umm Salama ! Qu'ont les gens ? » Elle lui dit : « Ô Envoyé de Dieu ! Ils sont affectés par ce que tu vois ; on dirait qu'ils répugnent à la paix. Va donc à ta victime là où elle est, immole-la et rase-toi ; si tu fais cela, ils feront de même. » Il sortit sans parler à personne jusqu'à ce qu'il atteigne sa victime, l'immola, puis s'assit et se rasa. Les gens se levèrent alors pour immoler et se raser. Certains se rasèrent, d'autres se coupèrent les cheveux. L'Envoyé de Dieu dit : « Que Dieu fasse miséricorde à ceux qui se rasent ! » Ils dirent : « Ô Envoyé de Dieu ! Et à ceux qui se coupent les cheveux ? » Il dit : « Et à ceux qui se coupent les cheveux. » Ils dirent : « Pourquoi, ô Envoyé de Dieu, as-tu mentionné la miséricorde pour ceux qui se rasent ? » Il dit : « Parce qu'ils n'ont pas douté de l'ordre de l'Envoyé de Dieu. » Le serment d'allégeance 29 aux gens sous l'arbre, là-bas, était de ne pas fuir. Tous les gens lui prêtèrent serment, sauf al-Jadd ibn Qays, qui se cacha sous l'aisselle de son chameau. C'est à ce sujet que Dieu — qu'Il soit exalté et glorifié — dit : « Quand ils te prêtaient serment sous l'arbre » 30. Et il dit — que Dieu prie sur lui et le salue : « N'entrera pas en Enfer quiconque a assisté à Badr et à al-Hudaybiyya. » Puis l'Envoyé de Dieu repartit. Lorsqu'il fut entre La Mecque et Médine, au milieu du chemin, la sourate de la Victoire 31 lui fut révélée : « En vérité, Nous t'avons accordé une victoire éclatante... » jusqu'à la fin de la sourate. Il n'y eut dans l'islam de victoire plus grande que la révélation de cette sourate. Puis l'Envoyé de Dieu arriva à Médine. La trêve avait fait déposer les armes, les gens étaient en sécurité les uns vis-à-vis des autres et se répandirent 32. Quiconque entendait parler de l'islam avec intelligence y entrait, au point qu'entrèrent cette année-là presque autant de musulmans qu'avant. Durant cette 'umra, Ka'b ibn 'Ujra souffrit de la tête ; l'Envoyé de Dieu lui ordonna de se raser, d'immoler un mouton, de jeûner trois jours ou de nourrir six pauvres, chaque pauvre recevant deux mudd 33. Al-Sa'b ibn Jaththâma offrit à l'Envoyé de Dieu un âne sauvage ; il le rendit et dit : « Nous ne l'avons pas rendu, mais nous sommes en état de sacralisation. » Durant cette 'umra, l'Envoyé de Dieu pria avec eux la prière de l'aube après une pluie à al-Hudaybiyya. Lorsqu'il eut terminé, il se tourna vers eux et dit : « Savez-vous ce que votre Seigneur a dit ? » Ils dirent : « Dieu et Son Envoyé savent mieux. » Il dit : « Il dit : 'Ce matin, parmi Mes serviteurs, il y a des croyants en Moi et des mécréants en Moi. Quant à celui qui dit : 'Nous avons reçu la pluie par la grâce de Dieu et Sa miséricorde', celui-là est croyant en Moi et mécréant aux astres. Quant à celui qui dit : 'Nous avons reçu la pluie grâce à telle ou telle constellation', celui-là est mécréant en Moi et croyant aux astres.' » Durant cette 'umra, les gens souffrirent d'une grande soif et furent retenus. L'Envoyé de Dieu mit sa main dans le petit récipient 34, et l'eau jaillit comme des sources ; ils s'en ablutionnèrent et s'abreuvèrent. Puis l'Envoyé de Dieu fit l'expédition de Dhî Qarad. Salama ibn al-Akwa' sortit avec un esclave à lui nommé Rabâh, avec les chameaux. Alors qu'il était à l'aube, 'Abd al-Rahmân ibn 'Uyayna attaqua les chameaux de l'Envoyé de Dieu, tua leur gardien, et regarda autour de lui avec des gens à cheval. Salama dit à Rabâh : « Monte ce cheval et informe l'Envoyé de Dieu qu'on a attaqué son troupeau. » Puis Salama se tint sur une colline, tourna son visage vers Médine et cria trois fois — il avait une voix forte : « Ô matin ! » Puis il suivit les gens avec son épée et ses flèches. Il se mit à les viser alors que les arbres étaient nombreux. Quand un cavalier revenait sur lui, il s'asseyait au pied d'un arbre et le visait ; aucun cavalier ne l'atteignait sans qu'il ne blesse sa monture. Il tirait et disait : « Je suis le fils d'al-Akwa' ; aujourd'hui est le jour des nourrissons. » Quand les arbres étaient nombreux, il les criblait de flèches ; quand les arbres se resserraient, il montait sur la montagne et les lapidait. Il ne cessa d'agir ainsi, eux aussi, en récitant des vers, jusqu'à ce qu'il n'y eût plus de monture du Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — qu'il n'eût reprise de leurs mains et placée derrière lui. Puis il continua à les viser jusqu'à ce qu'ils jetèrent plus de trente manteaux pour s'alléger. Chaque fois qu'ils jetaient quelque chose, Salama le ramassait. Quand le milieu de la matinée fut intense, 'Uyayna ibn Hisn ibn Badr al-Fazârî vint à leur secours alors qu'ils étaient dans un col étroit, sur la hauteur de la montagne. Il leur dit : « Qu'est-ce que je vois ? » Ils dirent : « Nous avons rencontré de la part de celui-ci — voulant dire Salama — ce qui ne nous a pas quittés depuis l'aube jusqu'à maintenant ; il a pris tout ce que nous avions et l'a mis derrière lui. » 'Uyayna dit : « Si celui-ci ne voyait pas derrière lui des renforts, il vous aurait laissés ! Que quelques-uns d'entre vous aillent à lui. » Quatre hommes parmi eux montèrent sur la montagne. Salama leur dit : « Me reconnaissez-vous ? » Ils dirent : « Qui es-tu ? » Il dit : « Le fils d'al-Akwa' ! Par Celui qui a honoré la face de Muhammad — que Dieu prie sur lui et le salue ! Aucun homme parmi vous ne me poursuivra sans m'atteindre, et je ne le poursuivrai pas sans qu'il m'échappe. » Pendant que Salama leur parlait, il regarda et vit les compagnons de l'Envoyé de Dieu qui les avaient rejoints, se faufilant entre les arbres. Le premier était al-Akhram al-Asadî, suivi d'Abû Qatâda, puis d'al-Miqdâd al-Kindî. Les associateurs tournèrent le dos en fuyant. Salama descendit de la montagne et dit : « Ô Akhram ! Méfie-toi des gens, car je crains qu'ils ne te coupent [des tiens] ; va doucement jusqu'à ce que l'Envoyé de Dieu et ses compagnons te rejoignent. » Il dit : « Ô Salama ! Si tu crois en Dieu et au Jour Dernier, et si tu sais que le Paradis est vrai et l'Enfer vrai, ne t'interpose pas entre moi et le martyre. » Puis il lâcha les rênes de son cheval et rattrapa 'Abd al-Rahmân ibn 'Uyayna. 'Abd al-Rahmän se retourna contre lui ; ils échangèrent deux coups de lance, et 'Abd al-Rahmân le tua. 'Abd al-Rahmân monta sur le cheval d'al-Akhram. Abû Qatâda rattrapa 'Abd al-Rahmân ; ils échangèrent deux coups de lance ; Abû Qatâda blessa [le cheval de] 'Abd al-Rahmân et le tua. Abû Qatâda monta sur le cheval d'al-Akhram. Puis Salama sortit en courant à la poursuite des gens, jusqu'à ce qu'il ne vît plus rien de la poussière des compagnons du Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue. Il ne s'approcha pas [d'eux] jusqu'au coucher du soleil. Les associateurs s'approchèrent d'un défilé où il y avait de l'eau, appelé Dhû Qarad. Ils voulurent en boire, mais ils se retournèrent et virent Salama derrière eux ; ils s'écartèrent de l'eau et montèrent dans le col. Le soleil se coucha. Salama rattrapa un homme parmi eux, le visa d'une flèche et dit : « Prends-la ! Je suis le fils d'al-Akwa' ; aujourd'hui est le jour des nourrissons. » Il dit : « Puisse ma mère être privée de moi ! Akwa' [a frappé] dès le matin ? » Je dis : « Oui, ennemi de toi-même ! » Celui qu'il avait visé était [encore] le matin ; il lui envoya une autre flèche et l'atteignit de deux flèches. Ils abandonnèrent deux chevaux ; il les amena en les conduisant. L'Envoyé de Dieu était à l'eau qu'ils avaient laissée derrière eux, près de Dhû Qarad. Bilâl avait immolé une chamelle de ce qu'il avait laissé avec sa part, et faisait rôtir pour l'Envoyé de Dieu son foie et sa bosse. Salama dit : « Ô Envoyé de Dieu ! Laisse-moi choisir cent hommes parmi tes compagnons, et je suivrai les mécréants jusqu'à ce qu'il n'en reste aucun qui puisse informer sans que je le tue. » Il dit : « Ferais-tu cela ? » Il dit : « Oui, par Celui qui a honoré ta face ! » L'Envoyé de Dieu rit jusqu'à ce que ses molaires apparaissent. Un homme de Ghatafân vint et dit : « Les associateurs sont passés chez untel le Ghatafânî, qui leur a immolé une chamelle ; puis ils sont partis en fuyant. » Le lendemain matin, l'Envoyé de Dieu repartit vers Médine et disait : « Le meilleur de nos cavaliers aujourd'hui est Abû Qatâda, et le meilleur de nos fantassins est Salama ! » Il donna ce jour-là à Salama la part du cavalier et celle du fantassin.
Ensuite, le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — le fit monter derrière lui sur al-'Adbâ' 35. Lorsqu'ils furent près de Médine, il y avait parmi les gens un homme des Ansâr 36 qui ne pouvait être devancé ; il se mit à crier : « Y a-t-il quelqu'un pour faire la course ? 37 Nul homme pour faire la course jusqu'à Médine ? » Je dis : « Ô Messager d'Allah, que mon père et ma mère te soient sacrifiés ! Laisse-moi faire la course avec cet homme ! » Il dit : « Si tu veux. » Je dis : « Va-t'en ! » Il sauta de sa monture, je pliai ma jambe et sautai de la chamelle, puis je retins un peu mon souffle 38, puis je courus jusqu'à le rattraper, et je le frappai entre les épaules avec ma main en disant : « Par Allah, j'ai gagné ! » jusqu'à ce que nous arrivions à Médine. Puis Oumm Roumân 39, femme d'Abou Bakr as-Siddîq 40, mère de 'Abd ar-Rahmân et de 'Â'icha, mourut au mois de Dhoul-Hijja 41.
Et l'armée dit : « Par Dieu, Muhammad et la troupe nombreuse ! » Et ils prirent la fuite en déroute. Alors le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : « Dieu est plus grand ! Dieu est plus grand ! Khaybar est ruinée ! Lorsque Nous descendons dans la cour d’un peuple, le matin de ceux qui ont été avertis est funeste ! » Alors Marhab le Juif sortit de la forteresse en scandant des vers (253) et en réclamant le duel. Le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : « Qui se charge de celui-ci ? » (254) Muhammad ibn Maslama (2) dit : « Moi, ô Messager de Dieu ! » (255) Lorsque l’un s’approcha de l’autre, Marhab prit l’initiative avec l’épée, mais Muhammad ibn Maslama le para avec son bouclier ; son épée s’y enfonça et le bouclier la mordit et la retint (257). Alors Muhammad ibn Maslama le frappa et le tua. Ensuite, le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — envoya un homme (258) combattre, mais il passa et revint sans qu’il y eût une conquête (259). Puis il en envoya un autre combattre, mais il passa et revint sans qu’il y eût une conquête. La guerre s’intensifia entre eux et ils reculèrent (260). Alors le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : « Je donnerai demain l’étendard à un homme qui aime Dieu et Son Messager, et que Dieu et Son Messager aiment (261) (262) ; Dieu ouvrira (la victoire) par ses mains ; il n’est pas un fuyard. » Lorsque vint le matin, il appela ‘Alî (3), qui avait les yeux enflammés ; il cracha dans ses yeux (263) et il guérit. Puis il dit : « Prends cet étendard et avance avec lui jusqu’à ce que Dieu t’accorde la victoire » (4). Alors ‘Alî sortit en trottant, les musulmans derrière lui, jusqu’à ce qu’il plantât son étendard dans un amas de pierres (264). Un Juif l’aperçut du haut de la forteresse et dit : « Qui es-tu ? » Il dit : « Je suis ‘Alî ibn Abî Tâlib. » Le Juif dit : « Vous avez triomphé, par ce qui a été révélé à Moïse ! » ‘Alî ne cessa de combattre jusqu’à ce que son bouclier tombât de sa main. Puis il saisit une petite porte qui se trouvait près de la forteresse et s’en servit comme bouclier. Il ne cessa de la tenir dans sa main en combattant jusqu’à ce que Dieu lui accordât la victoire. Puis il la jeta de sa main. Lorsque les Juifs furent certains de la perdition (265), ils demandèrent au Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — d’épargner leurs vies (266) (267) et de les expulser. Le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — fit cela (268). Ils acceptèrent donc cela et dirent : « Ô Muhammad ! Nous sommes les maîtres des biens et nous les connaissons mieux que vous (269) ; traite donc avec nous pour cela. » Alors le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — traita avec eux pour Khaybar sur la moitié (271). Lorsque les gens de Khaybar firent cela, les gens de Fadak l’apprirent. Le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — leur envoya Muhayyisa (272) ibn Mas‘ûd, et ils acceptèrent ce que les Juifs de Khaybar avaient accepté, à savoir qu’il les expulserait (273) et épargnerait leurs vies. Alors le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — traita avec eux sur le même pied que les gens de Khaybar (275) (276). Ainsi Fadak fut la propriété exclusive du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — car on n’y avait lancé ni cheval ni monture (277). Le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — divisa Khaybar en mille huit cents parts. Les hommes y étaient au nombre de mille quatre cents (278) et les chevaux au nombre de deux cents chevaux. Il attribua au cavalier trois parts : deux parts pour son cheval et une part pour lui, et au fantassin (279) une part. Ainsi, il y eut pour les chevaux quatre cents parts, et pour leurs montures (280), et pour leurs hommes (2) mille quatre cents parts. La part du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — était avec ‘Âsim ibn ‘Adî. Ensuite, le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — nourrit des hommes qui avaient servi d’intermédiaires entre lui et les gens de Fadak pour la paix, et il donna à Muhayyisa ibn Mas‘ûd trente charges (wasq) d’orge et trente charges de dattes. Et il divisa (281) la part des proches parents (3) de Khaybar entre les Banû Hâshim et les Banû al-Muttalib. Ainsi fut le partage de Khaybar comme nous l’avons décrit. Safiyya (282) bint Huyayy ibn Akhtab faisait partie des captives ; ils la firent sortir de la forteresse d’al-Qamûs (283) et le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — la choisit pour lui-même. On interrogea le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — au sujet des récipients des polythéistes. Il dit : « Lavez-les, mangez-y et donnez à manger. » Et le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — donna à neuf (284) de ses épouses, celles qui étaient auprès de lui lorsqu’il mourut, neuf cents charges de dattes et cent quatre-vingts charges de blé. Lorsqu’ils eurent fini avec le butin et son partage, les musulmans mangèrent de la viande des ânes domestiques. [Alors il ordonna à un crieur de crier parmi les gens : « Dieu et Son Messager vous interdisent »] (285) la jouissance temporaire (mut‘a), et il ordonna que les marmites soient renversées. Ensuite, le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — se leva parmi eux en sermonneur et dit : « Il n’est pas permis à un homme qui croit en Dieu et au Jour Dernier d’arroser sa terre avec l’eau d’autrui — c’est-à-dire d’avoir des rapports avec les captives enceintes —, et il n’est pas permis à un homme qui croit en Dieu et au Jour Dernier d’avoir des rapports avec une femme (286) déjà mariée parmi les captives avant de s’être assuré de sa pureté (istibrâ’), et il n’est pas permis à un homme qui croit en Dieu et au Jour Dernier de vendre un butin (288) avant qu’il ne soit partagé, et il n’est pas permis à un homme qui croit en Dieu et au Jour Dernier de monter une monture du butin des musulmans jusqu’à ce que, s’il l’a épuisée, il la rende, et il n’est pas permis à un homme qui croit en Dieu et au Jour Dernier de porter un vêtement du butin (fay’) des musulmans jusqu’à ce que, s’il l’a usé, il le rende. » Ensuite, les gens se calmèrent. Zaynab bint al-Hârith, femme de Salâm ibn Mishkam, offrit en cadeau au Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — une brebis rôtie (masliyya) et y mit beaucoup de poison. Lorsqu’elle la posa devant le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue —, il dit : « Cet os (290) m’informe (291) qu’il est empoisonné ! » Puis il l’appela (292) et elle avoua. Il dit : « Qu’est-ce qui t’a poussée à cela ? » Elle dit : « Tu as atteint de mon peuple ce qui ne t’a pas échappé. Je me suis dit : s’il est un roi, je serai délivrée de lui ; s’il est un prophète, il sera informé. » Alors le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — lui pardonna. Bishr ibn al-Barâ’ ibn Ma‘rûr mangeait avec le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — ; il en mangea un morceau, et ce fut la cause de sa mort. [Parmi les musulmans tués à Khaybar :] Rabî‘a ibn Aktham ibn Sukhbara (293), Thaqaf ibn ‘Amr ibn Sumayt (294), Rifâ‘a ibn Masrûh, ‘Abd Allâh ibn al-Hubayb (295), Mas‘ûd ibn (296) Qays ibn Khalda, Mahmûd ibn Maslama ibn Khâlid ibn ‘Adî ibn Majda‘a, Abû ad-Diyâh (297) ibn Thâbit ibn an-Nu‘mân ibn Umayya (298), Mubashshir ibn ‘Abd al-Mundhir ibn az-Zanbar (299) ibn [Zayd ibn] (300) Umayya ibn Sufyân ibn al-Hârith, al-Hârith ibn Hâtib, ‘Urwa ibn Murra ibn Surâqa, (301) Aws ibn al-Qâ’id (302), Unayf ibn Habîb (303), Thâbit ibn Athala (304), ‘Umâra ibn ‘Uqba ibn Hâritha ibn Ghifâr, et Bishr ibn al-Barâ’ ibn Ma‘rûr, dont la cause de la mort fut d’avoir mangé de la brebis empoisonnée. Lorsque les musulmans eurent fini à Khaybar, Ja‘far ibn Abî Tâlib arriva du pays d’Abyssinie. Le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : « Par Dieu ! Je ne sais pour lequel des deux événements je suis le plus joyeux : la conquête de Khaybar ou l’arrivée de Ja‘far ! » Puis il se leva vers lui et embrassa son front entre les yeux. Lorsque le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — eut fini, il marcha vers Wâdî al-Qurâ et assiégea ses habitants pendant plusieurs nuits (305). Avec le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — se trouvait un jeune esclave que lui avait offert Rifâ‘a ibn Zayd al-Judhâmî (306). Pendant qu’il déchargeait la selle du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue —, une flèche perdue (gharb) l’atteignit et le tua. Les musulmans dirent : « Qu’il lui soit facile le Paradis ! » Le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : « Non ! Par Celui qui tient mon âme dans Sa main ! Sa tunique brûle maintenant (307) sur lui dans le Feu, car il a détourné (ghalla) quelque chose du butin (fay’) des musulmans. » Un homme parmi les compagnons du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — l’entendit et dit : « Ô Messager de Dieu ! J’ai pris deux lacets (shirâkayn) pour mes sandales (308) ! » Le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : « Que Dieu te donne en échange leur équivalent dans le Feu. » Ensuite, al-Hajjâj ibn ‘Ilât as-Sulamî (309) demanda la permission au Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — et dit : « Ô Messager de Dieu ! Nous avons des biens à La Mecque ; permets-moi (3). » Il lui permit. Il dit : « Ô Messager de Dieu ! Que dois-je dire (311) ? » Il dit : « Dis. » (312) Al-Hajjâj arriva à La Mecque, et voici que les Qurayshites se trouvaient à Thaniyyat al-Baydâ’ (5) à écouter les nouvelles (313). Ils avaient appris que le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — s’était mis en marche vers Khaybar, et ils savaient que c’était (314) la région du Hijâz (315) la plus fertile, la plus fortifiée (8) et la plus peuplée (316). Lorsqu’ils le virent (317), ils dirent : « Ô (318) Hajjâj ! Informe-nous (11), car il nous est parvenu que le coupeur (al-qâti‘) s’est mis en marche vers Khaybar. » Al-Hajjâj dit : « J’ai une nouvelle qui vous réjouira ! » Ils dirent : « Quelle est-elle, ô Hajjâj ? » (319) Il dit : « Une défaite comme vous n’en avez jamais entendu (320) de pareille (321), et Muhammad a été fait prisonnier (322). » Ils dirent : « Nous ne le tuerons pas (323) avant de l’avoir envoyé à La Mecque pour qu’ils le tuent (324) au milieu d’eux, en raison de ceux de leurs hommes qui ont été tués (325). » Alors ils se levèrent (326) et crièrent à La Mecque : « La nouvelle vous est arrivée ! Voici Muhammad, vous n’attendez que (327) son arrivée chez vous (328) ! » Al-Hajjâj dit : « Aidez-moi à (329) récupérer mes biens à La Mecque [et] (330) auprès de mes créanciers, car je (331) vais partir pour Khaybar afin d’obtenir une part du butin (fay’) de Muhammad et de ses compagnons avant que les marchands ne me devancent (333) (334). » Lorsque ‘Abbâs ibn ‘Abd al-Muttalib entendit la nouvelle, il vint jusqu’à se tenir à côté d’al-Hajjâj ibn ‘Ilât (335). Il dit : « Ô Hajjâj ! Quelle est cette nouvelle que tu nous as apportée ? » Il dit : « As-tu conservé ce que (336) j’ai déposé chez toi ? » Il dit : « Oui. » Il dit : « Éloigne-toi de moi jusqu’à ce que je te rencontre en privé (337), car je suis occupé à rassembler mes biens comme tu le vois. » Il s’en alla donc, jusqu’à ce que [lorsque] (338) al-Hajjâj eût fini de rassembler (339) ses biens (340) et voulût partir, il rencontra ‘Abbâs et dit : « Garde pour moi mon récit (341), car je crains la poursuite (342). » Il dit : « Je le ferai. » Il dit : « Par Dieu ! J’ai laissé le fils de ton frère comme un époux (arûs) auprès de la fille de leur roi, Safiyya bint Huyayy, et il a conquis Khaybar (343), qui est devenue à lui et à ses compagnons. » Il dit : « Que dis-tu, ô Hajjâj ! » Il dit : « Oui, par Dieu ! Garde cela secret (344) pour moi pendant trois (5) jours. Je me suis converti à l’Islam et je ne suis venu que pour prendre mes biens, de peur [que] (345) je ne sois vaincu à leur sujet. Lorsque trois (347) jours seront passés (346), alors révèle ton affaire, car l’affaire, par Dieu, est comme tu l’aimes ! » Puis al-Hajjâj sortit avec ses biens. Lorsque ce fut le troisième jour après son départ, ‘Abbâs revêtit un habit de fête (hulla), se parfuma, prit son bâton, puis sortit jusqu’à ce qu’il eût tourné autour de la Ka‘ba. Lorsqu’ils le virent, ils dirent : « Ô Abû al-Fadl ! Ceci est, par Dieu, l’endurance à la chaleur de la calamité ! » Il dit : « Non, par (348) Celui par qui vous avez juré ! Muhammad a conquis Khaybar, il est devenu (349) un époux auprès de la fille de leur roi, il a pris possession (350) de leurs biens et de ce qui s’y trouve (351). » Ils dirent : « Qui a apporté (352) cette nouvelle ? » Il dit : « L’homme qui vous a apporté ce qu’il vous a apporté. Il est entré chez vous, a pris (353) ses biens et est parti (354) rejoindre le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — pour l’accompagner et être avec lui. » [Ils dirent : « Ô serviteurs de Dieu ! »] (6) « L’ennemi de Dieu s’est échappé ! Par Dieu (355), si nous avions su, nous aurions eu avec lui une affaire (356) ! » Peu de temps après, la nouvelle leur parvint de cela.
Lorsque le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) revenait de Khaybar à Médine, il fit halte dans une étape, puis dit : « Qui veillera sur nous 42 cette nuit ? » Bilâl répondit : « Moi, ô Messager d'Allah ! » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) descendit avec les gens et ils s'endormirent. Bilâl se leva pour prier, pria autant qu'Allah voulut qu'il prie, puis s'appuya contre sa chamelle 43, faisant face à l'aube qu'il guettait. Mais le sommeil le vainquit et il s'endormit. Rien ne les réveilla sinon la chaleur 44 du soleil. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) fut le premier de ses Compagnons à se lever 45 et dit : « Qu'as-tu fait, ô Bilâl ? » Il répondit : « Ô Messager d'Allah, Celui qui a pris mon âme a pris la tienne. » Il dit : « Tu as dit vrai. » Puis le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) conduisit sa chamelle un peu plus loin, la fit agenouiller, fit ses ablutions, et les gens firent leurs ablutions avec lui. Ensuite, il ordonna à Bilâl de faire l'appel à la prière 46, puis il dirigea la prière des gens. Lorsqu'il eut terminé la prière, il se tourna vers les gens et dit : « Si vous oubliez la prière, priez-la lorsque vous vous en souvenez 47, car Allah dit : "Accomplis la prière pour Mon souvenir 48." » Ensuite, le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) arriva à Médine, et Abû Hurayra 49 s'était converti à l'islam et était arrivé à Médine alors que le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) était à Khaybar, et que la ville était sous l'autorité de Subâ' ibn 'Urfuta al-Ghifârî. Il pria la prière du matin avec Subâ' dans la mosquée du Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) et l'entendit réciter : « Malheur aux fraudeurs, qui, lorsqu'ils font mesurer 50... » le verset. Quant à 'Amr ibn Umayya al-Damrî, il avait demandé la main d'Umm Habîba bint Abî Sufyân pour le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) auprès du Négus 51, alors qu'ils étaient en terre d'Abyssinie, où il avait porté la lettre du Prophète (que la prière et la paix soient sur lui). Le Négus la maria au Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) avec une dot de quatre cents [dinars] de sa part, et celui qui prononça le mariage fut Khâlid ibn Sa'îd ibn al-'Âs. Le Négus l'envoya avec les musulmans restés en terre d'Abyssinie à Médine dans deux navires. Lorsqu'ils atteignirent al-Jâr 52, ils montèrent des montures jusqu'à arriver auprès du Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) à son retour de Khaybar 53. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) rendit sa fille 54 à Abû al-'Âs ibn al-Rabî' selon le premier mariage. 'Amr ibn al-'Âs arriva, rendant visite au Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) et le saluant de la part du Négus, car il s'était converti à l'islam en terre d'Abyssinie, accompagné de 'Uthmân ibn Talha al-'Abdarî 55 et de Khâlid ibn al-Walîd ibn al-Mughîra. Ensuite, le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) envoya Bashîr ibn Sa'd 56 en expédition contre les Banû Murra avec trente hommes. Ils tuèrent [des ennemis] et il revint seul à Médine. Puis le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) envoya Abû Bakr al-Siddîq en expédition vers le Najd avec Salama ibn al-Akwa'. Il envoya (que la prière et la paix soient sur lui) Ghâlib ibn 'Abd Allâh al-Laythî contre les Banû al-Mulawwah en ramadan avec cent trente hommes. Ils les attaquèrent, capturèrent des chameaux et des moutons 57 58 et les amenèrent à Médine. Mais ils furent avertis de la sortie 59 de l'ennemi derrière eux ; alors le torrent arriva et la vallée fit obstacle entre eux et les musulmans, et ils retournèrent à Médine avec le butin. Ensuite, le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) envoya 'Umar ibn al-Khattâb en expédition avec trente hommes vers la terre de Hawâzin 60. Il partit 61 avec un guide des Banû Hilâl. Ils marchaient la nuit et se cachaient le jour jusqu'à 62 ce qu'ils dominent Hawâzin. Les gens furent avertis et s'enfuirent, et 'Umar n'eut pas à combattre, puis il revint. Puis le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) envoya Bashîr ibn Sa'd vers Janâb 63 en shawwâl avec Husayl ibn Nuwayra 64. Ils capturèrent des chameaux 65, et le rassemblement de 'Uyayna ibn Hisn s'enfuit vers Médine 66. Ensuite, le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) voulut accomplir la 'Umra 67 en dhû al-qa'da, la 'Umra du dédommagement 68, pour ce qui leur avait échappé l'année précédente lors de la 'Umra de Hudaybiyya. Il décida 69 d'épouser Maymûna, alors il envoya Abû Râfi' et un homme des Ansâr de Médine à Maymûna pour la demander en mariage pour lui. Puis il se mit en état de sacralisation 70 et conduisit soixante-dix bêtes de sacrifice 71 avec sept cents hommes. Il nomma gouverneur de Médine 72 Nâjiya ibn Jundub al-Aslamî 73. Les Quraysh racontèrent que Muhammad et ses Compagnons étaient dans la gêne, la difficulté et le besoin. Il arriva (que la prière et la paix soient sur lui) à La Mecque, tandis que 'Abd Allâh ibn Rawâha tenait la bride de sa chamelle [disant] 74 : « Laissez, fils 75 des mécréants, son chemin... Laissez, car tout 76 le bien est dans son Messager. Ô Seigneur, je crois en sa parole 77... Je reconnais le droit d'Allah dans son acceptation. Nous vous avons tués pour son interprétation 78... Comme nous vous avons tués pour sa révélation. D'une frappe qui déplace la tête de son lieu de repos... Et fait oublier l'ami intime à son ami intime 79. » Les Quraysh se rangèrent 80 près de Dâr al-Nadwa 81 pour le regarder, lui et ses Compagnons. Lorsque le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) entra dans la Mosquée, il découvrit son épaule 82 avec son manteau, sortit son bras droit et dit : « Qu'Allah fasse miséricorde à un homme qui leur montre 83 aujourd'hui de sa force ! » Puis il toucha la Pierre Noire 84, trottina trois tours 85 et marcha quatre, et les musulmans trottinèrent avec lui. Il toucha la Pierre Noire, et courut entre Safâ et Marwa 86 pour que les associateurs voient qu'il avait de la force. Puis il se rasa la tête 87 et sacrifia les bêtes de sacrifice, chaque bête comptant pour dix personnes. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) resta trois jours à La Mecque, et épousa Maymûna alors qu'elle était en état de non-sacralisation 88 et lui en état de sacralisation 89. Alors Huwaytib ibn 'Abd al-'Uzzâ ibn Abî Qays ibn 'Abd Wadd vint à lui avec un groupe de Quraysh que l'on avait chargé de faire sortir le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) de La Mecque, et ils dirent : « Ton délai est expiré, sors de chez nous 90 ! » Le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) sortit donc de La Mecque avec les musulmans, et laissa Abû Râfi', son affranchi, auprès de Maymûna jusqu'à ce qu'il la lui amène à Sarif 91. Il consomma le mariage avec elle alors qu'ils étaient tous deux en état de non-sacralisation 92, puis retourna à Médine 93. Ensuite, après son retour de La Mecque, il envoya (que la prière et la paix soient sur lui) avec cinquante hommes 94 Ibn 95 Abî al-'Awjâ' al-Sulamî en expédition contre les Banû Sulaym 96. Les Banû 97 Sulaym les rencontrèrent à Harrâ 98, et ses Compagnons furent tués, tandis qu'il s'échappa seul et arriva à Médine 99. [L'an huit de l'Hégire] Ahmad ibn 'Alî ibn al-Muthannâ al-Tamîmî nous a rapporté à Mossoul : 'Abd al-Wâhid ibn Ghayyâth nous a rapporté : Hammad ibn Salama nous a rapporté d'après Qatâda, Thâbit et Humayd, d'après Anas, qui a dit : « Les prix augmentèrent 100 du temps du Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui). Ils dirent : "Ô Messager d'Allah, fixe les prix pour nous !" Il dit : "Allah est Celui qui retient et qui étend, le Fixateur des prix 101, le Pourvoyeur. Et j'espère rencontrer Allah sans qu'aucun de vous ne me réclame une injustice envers sa personne ou ses biens." » Il dit : Au début de cette année, les prix augmentèrent 102 pour les musulmans, alors ils vinrent voir le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) pour qu'il fixe les prix pour eux. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) n'aima pas cela, puis dit : « Ne vous haïssez pas, ne vous enviez pas, ne vous tournez pas le dos, et soyez, serviteurs d'Allah, frères. » Puis il dit : « Que nul ne surenchérisse sur l'enchère de son frère. Que nul citadin ne vende pour un bédouin. Laissez les gens, qu'Allah fasse profiter les uns des autres. » Ensuite, le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) répudia Sawda bint Zam'a. Elle s'assit sur son chemin entre le maghrib et le 'ishâ' 103, puis dit : « Ô Messager d'Allah, reprends-moi ! Par Allah, ce n'est pas par désir des hommes ! Mais j'aimerais être ressuscitée parmi tes épouses, et mon jour 104 est pour 'Â'isha ! » Alors le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) la reprit. Ensuite, Zaynab, fille du Messager d'Allah, mourut. Sawda bint Zam'a et Umm Salama bint Abî Umayya, épouses du Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui), la lavèrent. Puis le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) envoya Ghâlib ibn 'Abd Allâh al-Laythî en expédition contre les Banû Layth avec une dizaine d'hommes 105. Ils tuèrent leurs combattants, capturèrent leurs enfants et conduisirent leurs chameaux et leurs troupeaux à Médine. Ensuite, le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) envoya 'Amr ibn al-'Âs à Jayfar et 'Abbâd 106, les deux fils d'al-Julandâ 107, à 'Umân 108. Ils crurent au Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) et reconnurent ce qu'il avait apporté. 'Amr ibn al-'Âs préleva la dîme 109 sur leurs biens et perçut la jizya 110 des mages 111. Puis le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) fit la paix avec al-Mundhir ibn Sâwâ 112 al-'Abdî 113 et lui écrivit une lettre avec al-'Alâ' ibn al-Hadramî : « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De Muhammad, Messager d'Allah, à al-Mundhir ibn Sâwâ. Paix sur toi. Je loue pour toi Allah, en dehors de qui il n'y a pas de divinité. Ceci dit : Ta lettre et tes messagers me sont parvenus. Quiconque prie notre prière 114 et se tourne vers notre qibla 115 est musulman : il a les mêmes droits que le musulman 116 et les mêmes devoirs que le musulman 117. Et quiconque refuse, alors la jizya lui incombe. » Al-'Alâ' ibn al-Hadramî fit la paix avec eux 118 [à condition] 119 que les mages 120 paient la jizya, que leurs sacrifices ne soient pas mangés et que leurs femmes ne soient pas épousées. Ensuite, le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) envoya Ka'b ibn 'Umayr 121 al-Ghifârî en expédition avec quinze hommes jusqu'à ce qu'il atteigne Dhât Atlâh 122 du côté du Shâm, près de Maghâr 123. Ils étaient de la tribu de Qudâ'a. Il y trouva un grand rassemblement et les appela 124 à l'islam, mais ils refusèrent de répondre et tuèrent tous les compagnons de Ka'b. Lui seul s'échappa et arriva à Médine 125. Puis le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) envoya Shujâ' ibn Wahb en expédition contre les Banû 'Âmir vers le Najd avec vingt-quatre hommes. Il les attaqua, et ils capturèrent des chameaux et des moutons. Leurs parts 126 furent de douze 127 chameaux, et le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) leur donna un chameau supplémentaire à chacun. Ensuite, le Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) envoya Zayd ibn Hâritha à Mu'ta 128, du côté du Shâm. Il lui recommanda les musulmans qui étaient avec lui et dit : « Si Zayd est tué, alors Ja'far ibn Abî Tâlib prendra le commandement des gens ; si Ja'far est tué, alors 'Abd Allâh ibn Rawâha prendra le commandement des gens. » Les gens se préparèrent avec lui. Environ trois mille musulmans partirent avec lui et marchèrent jusqu'à camper à Ma'ân 129 en terre de Shâm. Ils apprirent qu'Héraclius 130 avait campé à Mâ'âb 131 en terre de Balqâ' 132 avec cent mille Romains 133. Les musulmans restèrent deux nuits à Ma'ân, délibérant sur leur affaire. 'Abd Allâh ibn Rawâha encouragea les gens et dit : « Ô gens ! Par Allah, ce que vous détestez est 134 ce pour quoi vous êtes sortis : le martyre ! Nous ne combattons pas les gens par le nombre ou la force, nous les combattons par cette religion [que] 135 Allah nous a honorés. Allez-y, car ce n'est que 136 l'une des deux bonnes choses : soit la victoire, soit le martyre. » Les gens dirent : « Par Allah, Ibn Rawâha a dit vrai ! » Puis ils se mirent en route. Lorsqu'ils furent près de Balqâ' 137, les troupes d'Héraclius parmi les Romains 138 les rencontrèrent. Quand l'ennemi s'approcha, les musulmans se replièrent vers un village appelé Mu'ta. Les musulmans se rangèrent en ordre de bataille et placèrent à leur aile droite un homme des Banû 'Udhra appelé Qutba ibn Qatâda, et à leur aile gauche un homme [des Ansâr] 139 des Banû Sa'd ibn Huraym appelé 'Ubâda 140 ibn Mâlik. Puis les gens se rencontrèrent et combattirent durement. Zayd ibn Hâritha 141 combattit avec l'étendard du Messager d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) jusqu'à ce qu'il soit tué. Ensuite, Ja'far le prit et combattit avec jusqu'à ce que le combat le presse 142 ; alors il sauta de son cheval gris 143, lui coupa les jarrets 144 et combattit jusqu'à être tué, portant soixante-dix blessures, entre coups d'épée et coups de lance. Ensuite, 'Abd Allâh ibn Rawâha prit l'étendard et s'avança avec, monté sur son cheval, combattit jusqu'à être tué. Thâbit ibn Aqram 145 prit l'étendard et dit : « Ô communauté des musulmans ! Mettez-vous d'accord sur un homme parmi vous. » Ils dirent : « Toi. » Il dit : « Je 146 ne le ferai pas. » Alors les gens se mirent d'accord sur Khâlid ibn al-Walîd.
Alors Khalid prit l'étendard et repoussa 147 les gens, les tint en respect 148, puis ramena les hommes. Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, annonça aux gens la mort de Ja'far ibn Abi Talib, de Zayd ibn Haritha et d'Abdullah ibn Rawaha avant même que leur nouvelle n'arrive. Puis il dit, que Dieu prie sur lui et le salue : « Préparez de la nourriture pour la famille de Ja'far, car il leur est arrivé ce qui les occupe. » Khalid ibn al-Walid arriva avec les musulmans ; le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, les musulmans 149 et les enfants 150 vinrent à leur rencontre, jetant de la terre sur l'armée et disant : « Avez-vous fui 151 dans le chemin de Dieu ? » Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, disait : « Ce ne sont pas des fuyards 152, mais ce sont ceux qui reviennent à la charge 153. » Puis le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, envoya 'Amr ibn al-'As à Dhat as-Salasil, chez les Quda'a. La mère d'al-'As ibn Wa'il était Quda'ite 154, et le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, voulait les gagner par cela 155. Il partit avec l'élite 156 des émigrés et des auxiliaires. Puis le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, demanda des renforts 157 à Abu 'Ubayda ibn al-Jarrah, avec les émigrés et les auxiliaires, parmi lesquels se trouvaient Abu Bakr et 'Umar. Lorsqu'ils se réunirent, Abu 'Ubayda et 'Amr ibn al-'As divergèrent au sujet du commandement. Les émigrés dirent : « Tu es l'émir de tes compagnons, et Abu 'Ubayda est notre émir. » 'Amr ibn al-'As refusa et dit : « Vous êtes pour moi un renfort. » Abu 'Ubayda dit : « Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, m'a dit : 'Quand tu arriveras auprès de tes compagnons, soyez conciliants 158'. Si tu me désobéis, je t'obéirai. » Abu 'Ubayda ibn al-Jarrah lui obéit donc, et ils prièrent derrière 'Amr ibn al-'As. Au cours de cette expédition, il pria avec eux alors qu'il était en état d'impureté majeure. Lorsqu'ils revinrent auprès du Messager de Dieu, il lui raconta l'histoire. 'Amr dit : « J'ai souffert d'un grand froid, et si je m'étais lavé, j'aurais craint la mort ! » Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, rit. 'Amr dit : « Ô Messager de Dieu ! Dieu a dit : 'Et ne vous tuez pas vous-mêmes' 159 - le verset. » Ce mois-là, le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, écrivit à Khuzâ'a ibn Badil, à Bishr et aux chefs 160 des Banu 'Amr, les appelant à Dieu et leur présentant l'islam. Puis le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, envoya Abu Qatada 161 en expédition contre Ghatafan avec seize hommes. Ils les attaquèrent de nuit, capturèrent des chameaux et des moutons, et revinrent à Médine. Puis le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, envoya Abu 'Ubayda ibn al-Jarrah avec trois cents émigrés et auxiliaires vers Juhayna 162, et leur donna des provisions 163 : une outre de dattes. Ils souffrirent d'une grande faim. Abu 'Ubayda leur donnait une poignée, puis une datte, puis la mer jeta pour eux un animal 164 appelé 'anbar 165, dont ils mangèrent pendant un mois. Puis Abu 'Ubayda prit une côte 166, la dressa, et un cavalier passa dessous à dos de chameau. Lorsqu'ils revinrent auprès du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, ils l'informèrent. Il dit : « C'est une subsistance que Dieu vous a accordée. Avez-vous quelque chose de cela ? » Cette armée fut appelée l'armée du khabat 167, car ils eurent faim et mangèrent du khabat 168 jusqu'à ce que leurs bouches devinssent comme celles des chameaux. Puis 'Umar ibn al-Khattab consulta le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue 169 : « J'ai une terre à Khaybar ; je n'ai jamais possédé de bien qui me soit plus précieux 170. Que m'ordonnes-tu ? » Il dit : « Si tu veux, tu immobilises son fonds et tu en fais une aumône. » 'Umar immobilisa donc son fonds et en fit une aumône — elle ne se vend ni ne se donne ni ne s'hérite — pour les pauvres et les étrangers, et ce qui reste est dépensé dans le chemin de Dieu et pour le voyageur. Il n'y a pas de péché pour celui qui en a la charge d'en manger selon l'usage et d'en donner un ami 171 sans thésauriser. Ensuite, les Banu Bakr ibn 'Abd Manat ibn Kinana attaquèrent les Khuza'a, qui étaient à une source d'eau en bas de la Mecque, et ils combattirent. Lorsque 172 cela parvint au Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, il dit aux musulmans : « Il me semble qu'Abu Sufyan va venir renouveler le pacte entre nous ! » Badil ibn Warqa' était à Médine ; il partit pour la Mecque, de retour. Lorsqu'il arriva 173 à 'Usfan, Abu Sufyan le rencontra — les Quraysh l'avaient envoyé au Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, pour renouveler le pacte. Abu Sufyan lui dit : « D'où viens-tu, ô Badil ? » Il dit : « Je suis allé chez les Khuza'a. » Il dit : « Es-tu passé par Muhammad ? » Il dit : « Non. » Puis Abu Sufyan partit jusqu'à arriver à Médine. Il entra chez sa fille Umm Habiba. Lorsqu'il voulut s'asseoir sur le lit du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, elle le plia 174 pour l'écarter de lui. Il dit : « Ô ma fille 175 ! Je ne sais si tu as répugné à ce 176 lit à cause de moi ou si tu as répugné à moi à cause de lui ? » Elle dit : « C'est 177 le lit du Messager de Dieu 178, que Dieu prie sur lui et le salue 179, et tu es un homme polythéiste impur ! Je n'ai pas aimé que tu t'assoies sur le lit 180 de... que Dieu prie sur lui et le salue 181. » Puis 182 Abu Sufyan sortit et vint chez le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, et lui parla, mais il ne lui répondit rien. Il alla chez Abu Bakr et lui demanda d'intercéder 183 auprès du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue. Il dit : « Je ne le ferai pas. » Puis il sortit et vint chez 'Umar et lui parla. 'Umar dit : « Moi, intercéder pour vous auprès du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue ! Par Dieu, si je ne trouvais que des fourmis, je vous combattrais avec elles 184 ! » Puis Abu Sufyan sortit et entra chez 'Ali ibn Abi Talib, auprès duquel se trouvaient Fatima, fille du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, et son fils al-Hasan 185 qui rampait 186. Il dit : « Ô 'Ali ! Tu es le plus proche des gens par les liens de parenté et le plus proche de moi par la famille, et je suis venu pour une affaire ; que je ne reparte pas comme je suis venu 187. Intercède pour moi 188 auprès du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue. » Il dit : « Malheur à toi, ô Abu Sufyan ! Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, a pris une résolution 189 sur une affaire ; nous ne pouvons lui en parler. » Il se tourna vers Fatima et dit : « As-tu l'intention d'ordonner 190 à ton fils 191 celui-ci 192 de donner asile 193 entre les gens, afin qu'il soit le seigneur des Arabes jusqu'à la fin des temps ? » Elle dit : « Mon fils n'a pas atteint 194 cela, de donner asile entre les gens 195. » Il dit : « Ô Abu al-Hasan ! Je vois que les choses sont devenues dures pour moi 196. Que me conseilles-tu 197 ? » Il dit : « Par Dieu ! Je ne sais rien qui te soit utile 198, mais lève-toi 199 et donne asile entre les gens, et 200 rejoins ton pays 201. » Il dit : « Et 202 penses-tu que cela me sera utile 203 ? » Il dit : « Par Dieu 204, je ne sais pas 205 ! » Abu Sufyan se leva dans la mosquée et dit : « Ô gens ! J'ai donné asile entre les gens. » Puis il sortit 206. Lorsqu'il arriva auprès des Quraysh à la Mecque 207, ils dirent : « Qu'as-tu derrière toi ? » Il dit : « Je suis venu chez Muhammad et je lui ai parlé. Il dit 208 : Par Dieu, il ne m'a rien répondu 209 ! Puis [je suis venu] 210 chez Ibn Abi Quhafa 211 et je n'ai trouvé en lui 212 aucun bien. Puis je suis venu chez Ibn al-Khattab et je l'ai trouvé le plus hostile 213 des ennemis 214. Puis je suis venu chez 'Ali et je l'ai trouvé le plus doux des gens, et il m'a conseillé une opinion 215 que j'ai mise en pratique. Par Dieu, je ne sais si cela me sera utile 216 ou non ! » Ils dirent : « Et que t'a-t-il ordonné ? » Il dit : « Il m'a ordonné de donner asile entre les gens, et je l'ai fait. » Ils dirent : « Muhammad a-t-il accepté cela ? » Il dit : « Non. » Ils dirent : « Malheur à toi ! Par Dieu, 'Ali ibn Abi Talib n'a fait que se jouer de toi ! Par Dieu, ce que tu as fait ne te sera d'aucune utilité 217 ! » Puis le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, décida de marcher vers la Mecque et leur ordonna de se préparer sérieusement 218 et dit : « Ô Dieu ! Prends 219 les yeux et les nouvelles 220 des Quraysh 221. » Lorsque cela fut bien établi de sa part et de celle des musulmans 222, Hatib ibn Abi Balta'a écrivit une lettre aux Quraysh, les informant de ce sur quoi le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, s'était mis d'accord. Puis il la donna à une femme 223 de Muzayna 224 et lui fixa une récompense pour qu'elle la fasse parvenir aux Quraysh. Elle la mit dans sa tête, puis tressa 225 ses nattes par-dessus, puis partit 226. Dieu informa Son Messager, que Dieu prie sur lui et le salue, de ce qu'avait fait Hatib. Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, envoya 'Ali ibn Abi Talib et al-Zubayr ibn al-'Awwam et dit : « Rattrapez une femme 227 de Muzayna 228 avec qui Hatib a envoyé une lettre aux Quraysh, les avertissant de ce 229 que nous avons entrepris 230. » Ils partirent et la rattrapèrent à al-Hulayfa 231. Ils la firent descendre 232 et cherchèrent dans ses bagages, mais ne trouvèrent rien. 'Ali lui dit : « Je jure par Dieu que le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, [n'a pas menti et nous n'avons pas menti] 233. Soit tu sors la lettre, soit nous te dévoilerons 234. » Lorsqu'elle vit le sérieux 235, elle dit : « Détourne-toi de moi. » 'Ali se détourna d'elle, elle défit les nattes de sa tête, sortit la lettre 236 et la lui remit 237. Il l'apporta 238 au Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue. Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, fit venir Hatib et dit : « Ô Hatib ! Qu'est-ce qui t'a poussé à cela ? » Il dit : « Ô 239 Messager de Dieu ! Par Dieu, je crois en Dieu et en Son Messager, je n'ai pas changé 240 ni altéré, mais j'étais un homme qui n'avait ni origine ni clan parmi les gens, et j'avais parmi eux 241 famille et enfants 242. » 'Umar dit : « Laisse-moi 243 lui trancher la tête, car cet homme a fait preuve d'hypocrisie. » Le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, dit : « Que t'en fait savoir, ô 'Umar ! Peut-être Dieu a-t-il regardé 244 le jour de Badr les gens de Badr et a dit : 'Faites ce que vous voulez, je vous ai pardonné' 245. » Puis le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, sortit de Médine et laissa comme gouverneur de Médine Abu Ruhm Kulthum ibn Husayn 246 ibn 'Ubayd 247 ibn Khalaf 248 al-Ghifari. Cela eut lieu le dixième jour de Ramadan. Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, jeûna, et les musulmans jeûnèrent 249. Avec le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, il y avait dix 250 mille musulmans. Il ne noua pas les étendards ni ne déploya 251 les bannières. Lorsqu'il arriva à al-Kadid — al-Kadid est entre 'Usfan et [Amaj] 252 — il rompit le jeûne, et les musulmans rompirent le jeûne. [Or] 253 'Uyayna ibn [Husn] 254 al-Fazari [avait rejoint le Messager de Dieu à al-'Arj, et al-Aqra' 255 ibn Habis al-Tamimi l'avait rejoint] avec un groupe de leurs compagnons. 'Uyayna dit : « Ô Messager de Dieu ! Par Dieu, je ne vois ni appareil de guerre ni préparation 256 de troupes. Où te diriges-tu 257 ? » Le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, dit : « Là où Dieu veut. » Lorsque le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, arriva à Marr al-Zahran, les nouvelles avaient été cachées aux 258 Quraysh, et aucune 259 nouvelle ne leur parvenait du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, et ils ne savaient pas ce qu'il allait faire. Abu Sufyan ibn Harb, Hakim ibn Hizam et Badil ibn Warqa' sortirent pour espionner 260 les nouvelles et voir s'ils voyaient ou entendaient quelque information. Al-'Abbas ibn 'Abd al-Muttalib dit : « Ô matin 261 des Quraysh ! Par Dieu, si le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, entre de force avant qu'ils ne viennent à lui et ne demandent sa protection, ce sera la perte des Quraysh jusqu'à la fin des temps ! » Al-'Abbas monta la mule blanche du Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, et partit dessus jusqu'à arriver à al-Arak. Il dit : « Trouverai-je 262 quelque bûcheron, ou un laitier, ou quelqu'un ayant besoin qui vienne à la Mecque pour les informer de l'endroit où se trouve le Messager de Dieu, que Dieu prie sur lui et le salue, afin qu'ils sortent vers lui et demandent sa protection avant qu'il n'y entre de force ? » Tandis qu'il cheminait, il entendit 263 la voix d'Abu Sufyan 264 qui disait : « Par Dieu, je n'ai jamais vu [de nuit] autant de feux ni de campement 265 ! » Badil ibn Warqa' dit : « Ce sont, par Dieu, [les feux] 266
**Khuzā‘a (547) !** Alors Abū Sufyān dit : « Par Dieu, Khuzā‘a est la mère (548) et plus vile (549) que cela ne soit ses feux et son camp ! » Lorsque ‘Abbās (550) reconnut leur voix, il dit : « Ô Abā Ḥanẓala ! » Abū Sufyān reconnut alors sa voix et dit : « Abū al-Faḍl ? » Il répondit : « Oui, (551) » Il dit : « Qu’as-tu ? » Il dit : « Que mon père et ma mère soient ta rançon ! Malheur à toi, ô Abā Sufyān ! Voici (552) le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue ! » Il dit : « Ô matin des Quraysh ! » Il dit : « Quel est l’expédient — que mon père et ma mère soient ta rançon ? » ‘Abbās dit : « Par Dieu, s’Il s’empare de toi, Il te frappera le cou ! Monte à l’arrière de cette mule (553) jusqu’à ce que je t’amène au Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue. » Alors Abū Sufyān monta derrière ‘Abbās, et ses deux compagnons retournèrent à La Mecque. Chaque fois que ‘Abbās passait près d’un feu des feux des musulmans, ils disaient : « Qui est-ce ? » Et lorsqu’ils le voyaient, ils disaient : « C’est la mule du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — et ‘Abbās, son oncle, est sur elle. » Lorsqu’il passa près du feu de ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb, celui-ci dit : « Qui est-ce ? » et se leva vers lui. Quand il vit Abū Sufyān (554) à l’arrière de la monture, il dit : « Abū Sufyān, l’ennemi de Dieu ! Louange à Dieu qui t’a livré (555) sans pacte ni traité ! » Puis il partit en courant vers le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue. ‘Abbās poussa la mule au galop et le devança auprès du Messager de Dieu. ‘Abbās se précipita vers (556) la porte de la coupole (10) et entra chez le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue. ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb entra chez lui et dit : « Ô Messager de Dieu ! Voici Abū Sufyān que Dieu a livré sans pacte ni traité ! Laisse-moi lui frapper le cou ! » ‘Abbās dit : « Ô Messager de Dieu ! Je lui ai accordé protection. » Puis ‘Abbās s’assit auprès du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue (557) — et ‘Umar parla abondamment au sujet d’Abū Sufyān. ‘Abbās dit : « Doucement, ô ‘Umar ! Par Dieu, s’il était parmi les hommes des Banū ‘Adī ibn Ka‘b, tu n’aurais pas dit cela, mais tu sais bien qu’il est parmi les hommes des Banū ‘Abd Manāf ! » ‘Umar dit : « Doucement, ô ‘Abbās ! Par Dieu, ton embrassement de l’Islam, le jour où tu l’as embrassé, m’est plus cher que l’embrassement de l’Islam par al-Khaṭṭāb s’il l’avait embrassé ! (558) Et ce n’est pas autre chose que j’ai su que ton embrassement de l’Islam était plus aimé au Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — que l’embrassement de l’Islam par al-Khaṭṭāb (559). » Alors le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : « Emmène-le, ô ‘Abbās, à ta tente (560). Lorsque le matin viendra, amène-le moi (561). » ‘Abbās l’emmena donc à sa tente (562) et il passa la nuit chez lui. Lorsque le matin vint, il se rendit avec lui auprès du (563) Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue. Lorsque le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — le vit, il dit : « Malheur à toi, ô Abā Sufyān ! N’est-il pas temps pour toi de savoir qu’il n’y a de dieu que Dieu ? » Il dit : « Que mon père et ma mère soient ta rançon ! Que tu es indulgent, généreux et attaché aux liens du sang ! Par Dieu, j’ai pensé que s’il y avait avec Lui un autre dieu, il aurait été utile (564) en quelque chose ! » Il dit : « Malheur à toi, ô Abā Sufyān ! N’est-il pas temps pour toi de savoir que je suis le Messager de Dieu ? » Il dit : « Que mon père et ma mère soient ta rançon ! Que tu es indulgent, généreux et attaché aux liens du sang ! Quant à cela, il y a dans l’âme quelque chose (565) jusqu’à présent. » ‘Abbās dit : (566) « Malheur à toi ! Embrasse l’Islam avant qu’on ne te frappe le cou (10). » Alors Abū Sufyān prononça l’attestation de foi et embrassa l’Islam. ‘Abbās dit : « Ô Messager de Dieu ! Abū Sufyān est un homme qui aime la gloire ; accorde-lui donc quelque chose (567). » Il dit : « Oui. Que celui qui entre dans la maison d’Abū Sufyān soit en sécurité ! Que celui qui ferme sa porte sur lui soit en sécurité ! Que celui qui entre dans la Mosquée soit en sécurité ! » Lorsqu’Abū Sufyān voulut s’en aller, le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : « Ô (568) ‘Abbās ! (569) Retiens-le, retiens-le au défilé de la vallée, près de l’extrémité (570) de la montagne, jusqu’à ce que passent devant lui (571) les armées de Dieu et qu’il les voie (572). » ‘Abbās sortit donc avec lui et le retint à l’endroit que le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — lui avait ordonné. Les tribus défilèrent avec leurs étendards ; chaque fois qu’une tribu passait, Abū Sufyān disait : « Qui sont ceux-ci, ô ‘Abbās ? » ‘Abbās disait : « Sulaym. » Abū Sufyān disait : « Qu’ai-je à faire avec Sulaym ! » Puis une autre tribu (573) passa devant lui et il dit : « Qui sont ceux-ci ? » ‘Abbās dit : « Muzayna. (574) » Il dit : « Qu’ai-je à faire avec Muzayna ! » — jusqu’à ce que les tribus eussent défilé ; aucune tribu ne passait devant lui sans qu’il ne l’interrogeât à son sujet, et lorsqu’il en était informé, il disait : « Qu’ai-je à faire avec les Banū untel (7) ! » — jusqu’à ce que le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — passât dans la troupe verte (575), la phalange du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — où se trouvaient les Émigrés et les Auxiliaires ; on n’en voyait que les prunelles à cause du fer. Il dit : « Gloire à Dieu, ô ‘Abbās ! Qui sont ceux-ci ? » Il dit : « Voici le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — parmi les Émigrés et les Auxiliaires ! » Il dit : (576) « Il n’y a ni force, ni puissance, ni capacité (9) contre cela, ô Abā al-Faḍl ! Le royaume de ton neveu est devenu grand ce matin (5) ! » ‘Abbās dit : « Ô Abā Sufyān ! C’est la prophétie ! » Il dit : « Alors, c’est bien ainsi (577). » ‘Abbās dit : (578) « Rentre chez les tiens (12). » Abū Sufyān partit (579) et, lorsqu’il entra à La Mecque, il cria à pleine voix (13) : « Ô assemblée des Quraysh ! Voici Muḥammad qui vient à vous avec ce contre quoi vous n’avez aucune force ! Que celui qui entre dans la maison d’Abū Sufyān soit en sécurité ! » Hind bint ‘Utba se leva vers lui, lui saisit le menton et dit : « Tuez ce gros (1) gras, au teint basané (581) ! » Abū Sufyān dit : « Que celle-ci ne vous trompe pas sur vous-mêmes, car il est venu à vous avec ce contre quoi vous n’avez aucune force (582). Que celui qui entre dans la maison d’Abū Sufyān soit en sécurité ! » Ils dirent : « Que Dieu te maudisse ! À quoi sert (583) ta maison ? » Il dit : « Et que celui qui ferme sa porte sur lui soit en sécurité ! Et que celui qui entre dans la Mosquée soit en sécurité ! » Alors les gens se dispersèrent vers leurs maisons et vers la Mosquée. Lorsque le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — parvint à Dhū Ṭuwā, il divisa ses troupes. Il envoya ‘Alī par la colline des Médinois, et envoya al-Zubayr par la colline qui domine al-Ḥajūn (584), et envoya Khālid ibn al-Walīd par al-Layṭ. Le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — prit le chemin d’Adhākhir. Il leur ordonna de ne combattre personne, sauf ceux qui les combattraient. Il parvint au Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — que (585) Ṣafwān ibn Umayya, ‘Ikrima ibn Abī Jahl, ‘Abd Allāh ibn Zam‘a et Suhayl ibn ‘Amr (586) avaient rassemblé un groupe des Quraysh et des Aḥābīsh à al-Khandama (587) pour combattre le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue. Khālid ibn al-Walīd les rencontra avec ceux des musulmans qui étaient avec lui (588) ; ils les attaquèrent (589) (590) et Khālid ibn al-Walīd tua parmi eux (3) vingt-trois (591) hommes, tandis qu’il était avec eux (592). Parmi les associateurs, Karz ibn Jābir al-Fihrī (593) fut tué. C’est de là que les gens divergent au sujet de la conquête de La Mecque : fut-elle de force (594) ou de paix ? Lorsque la nouvelle de l’arrivée du Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — à La Mecque parvint à Abū Quḥāfa, il dit à une de ses filles, la plus jeune de ses enfants : « Ô ma petite fille ! Fais-moi monter sur le sommet de Qubays » — sa vue avait alors faibli — et il dit : « Ô ma petite fille (595) ! Que vois-tu ? » Elle dit : « Je vois une masse noire rassemblée. » Il dit : « Ce sont les cavaliers. » Puis elle dit : « Par Dieu, la masse noire s’est dispersée ! » Il dit : « Par Dieu, les cavaliers ont poussé au galop jusqu’à ma maison ! » Elle descendit donc avec lui, et les cavaliers le rencontrèrent avant qu’il n’atteignît sa maison. Le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — entra par (596) Adhākhir à La Mecque (2), ayant sur la tête un casque de fer surmonté d’un turban noir (597). Aucun des musulmans ne rencontra de combat, sauf ce qui advint de Khālid ibn al-Walīd. Le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — avait ordonné de tuer six personnes parmi les associateurs avant leur arrivée à La Mecque, et il dit : « En quelque lieu que vous voyiez ceux-ci, tuez-les » : ‘Abd (598) Allāh ibn Sa‘d ibn Abī Sarḥ (599), ‘Abd Allāh ibn Khaṭal, un homme des Banū Tamīm ibn Ghālib (600), al-Ḥuwayrith ibn Nuqaydh (601) ibn Wahb ibn ‘Abd [ibn] (602) Quṣayy (603), Miqyas ibn Ṣubāba (604) al-Laythī, et Sāra, une cliente qui était à certaines des Banū ‘Abd al-Muṭṭalib (605). Quant à ‘Abd Allāh ibn Sa‘d ibn Abī Sarḥ, il s’enfuit (606) vers ‘Uthmān ibn ‘Affān, qui était son frère de lait, et ‘Uthmān le cacha (607) jusqu’à ce qu’il l’amenât au Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — et lui demandât amān (608). Quant à al-Ḥuwayrith ibn Nuqaydh, ‘Alī ibn Abī Ṭālib le tua. Quant à [ibn] (609) Khaṭal (610), il s’accrocha aux voiles de la Ka‘ba pour s’y réfugier ; le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : « Tuez-le. » Sa‘īd ibn al-Makhzūmī et Abū Barra (612) le tuèrent sous les voiles, ils s’associèrent dans son sang. Quant à Miqyas (613), Numayla (614) ibn ‘Abd Allāh (615) le tua. Puis le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : « Qu’aucun Qurayshite ne soit tué de sang-froid après aujourd’hui ! » Le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — descendit à al-Abṭaḥ et y dressa pour lui-même une coupole. Umm Hāni’ bint Abī Ṭālib vint à lui et trouva le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — en train de se laver dans une bassine où il y avait des traces de pâte, et Fāṭima, sa fille, le couvrait d’un vêtement. Lorsqu’il eut fini de se laver, il prit son vêtement, s’en enveloppa, puis pria huit (616) rak‘as de la prière de la matinée (ḍuḥā). Ensuite, il se tourna vers elle et dit : « Bienvenue, bienvenue et sois la bienvenue, ô Umm Hāni’ ! Qu’est-ce qui t’a amenée ? » Elle dit : « Deux hommes de mes beaux-parents, des Banū Makhzūm, je leur ai accordé protection (617) et ‘Alī veut les tuer (618) » — or Umm Hāni’ était mariée à Hubayra ibn Abī Wahb al-Makhzūmī. Le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : « Nous accordons protection à ceux à qui tu as accordé protection, ô Umm Hāni’ ! » Puis ‘Umayr ibn Wahb (619) dit : « Ô Messager de Dieu ! Ṣafwān ibn Umayya est le seigneur de son peuple, et il est parti fuyant devant toi pour se jeter dans la mer ; accorde-lui amān (620). » Il dit : « Il est en sécurité. » Il dit : « Ô Messager de Dieu ! Donne-moi quelque chose par quoi il reconnaisse ton amān. » Le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — lui donna donc son turban avec lequel il était entré (621) à La Mecque. ‘Umayr partit avec lui jusqu’à ce qu’il rattrapât Ṣafwān ibn Umayya à Jeddah, alors qu’il voulait embarquer sur la mer. Il dit : « Ô Ṣafwān ! Que mon père et ma mère soient ta rançon ! Je te conjure par Dieu (622) de ne pas te perdre toi-même ! Voici un amān du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue (623) — que je t’apporte. » Il dit : « Malheur à toi ! Éloigne-toi de moi (624). » Il dit : « Ô (625) Ṣafwān ! Que mon père et ma mère soient ta rançon ! Le plus liant (626) avec les gens, le plus pieux envers les gens, le plus indulgent envers les gens, le meilleur des gens, le fils de ta tante paternelle (627), le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue (628). Sa puissance est ta puissance, son honneur est ton honneur, son royaume est ton royaume. » Ṣafwān dit : « Malheur à toi ! Je (629) le crains pour moi-même. (630) » Il lui donna donc le turban, et il partit (2) avec lui. Lorsqu’il se tint devant le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue (631) — il dit : « Ô Messager de Dieu (6) ! Celui-ci prétend que tu (632) m’as accordé amān (633). » Il dit : « Il a dit vrai. » Il dit : « Accorde-moi donc (634) un délai de deux mois. » Il dit : « Tu as un délai de quatre mois. » Ensuite, le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — vint, fit sept fois le tour de la Maison (ṭawāf) sur sa chamelle, touchant la Pierre Noire (al-rukn) avec son bâton recourbé (miḥjan), puis fit le parcours entre Ṣafā et Marwa. Ensuite, il appela ‘Uthmān ibn (635) Ṭalḥa al-Ḥajabī, qui prit la clé de la Ka‘ba et l’ouvrit. Il y entra et y pria deux rak‘as entre les deux colonnes, entre lui et le mur une distance de trois coudées. Puis il sortit et se tint à sa porte en disant : « Il n’y a de dieu que Dieu, Seul, sans associé. Il a tenu Sa promesse, a secouru Son serviteur et a mis en déroute les coalisés, Seul. Certes ! Tout privilège, sang ou bien revendiqué (636) est sous mes deux pieds, excepté la garde de la Maison (sidāna) et l’abreuvement des pèlerins. Certes ! Le tué par erreur (637) est comme le tué intentionnellement avec le fouet (638) et le bâton ; pour lui (639), la compensation légale (diya) est aggravée (640) : cent chamelles, dont
«Quarante 267 (641) dans leurs ventres leurs enfants, ô assemblée de Quraych ! Allah a certes ôté de vous l’orgueil 268 de l’époque préislamique et votre glorification 269 par les pères 270 ; les hommes viennent d’Adam, et Adam 271 vient de terre.» — Puis il récita ce verset : «Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle [et Nous vous avons constitués en peuples et en tribus pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux…» 272 Puis il dit : «Ô habitants de la Mecque ! Que pensez-vous que je vais faire de vous ?» [Ils dirent : «Du bien, un frère noble et un neveu noble.»] 273 Puis il dit : «Allez, vous êtes les affranchis 274 !» Alors ‘Alî ibn Abî Tâlib se leva vers lui, la clé de la Ka‘ba à la main, et dit : «Ô Messager d’Allah ! Attribue la garde 275 avec la fonction de donner à boire 276, qu’elles soient toutes deux à nous.» Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit : «Où est ‘Uthmân ibn Talha al-Hajabî ?» On l’appela 277. Il dit : «As-tu ta clé 278 ?» Et il la lui remit. Le lendemain de la conquête de la Mecque, les Khuza‘a attaquèrent un homme de Hudhayl et le tuèrent alors qu’il était polythéiste. Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) se leva pour faire un discours 279 et dit : «Ô hommes ! Allah 280 a déclaré sacrée la Mecque le jour où Il créa les cieux et la terre 281 ; elle 282 est sacrée jusqu’au Jour de la Résurrection. Il n’est 283 pas permis 284 à un homme qui croit en Allah et au Jour dernier d’y verser 285 le sang 286.» Puis il dit : «Allah a retenu l’éléphant de la Mecque et a soumis Son Messager sur elle. Et elle ne 287 fut permise à personne 288 avant moi, et 289 elle ne m’a été permise qu’une heure de jour 290 ; et elle 291 ne sera permise à personne après moi 292. On ne chasse pas son gibier, on ne coupe pas ses épines, et on ne ramasse pas ce qui y tombe, sauf pour celui qui le proclame 293.» Al-‘Abbâs dit : «Sauf le jonc odorant 294 ! Car nous le mettons dans nos maisons et nos tombes.» Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit : «Sauf le jonc odorant.» Umm Hakîm bint al-Hârith ibn Hishâm était sous l’autorité de ‘Ikrima ibn Abî Jahl, et Fâkhita bint al-Walîd sous l’autorité de Safwân ibn Umayya 295. Lorsqu’elles embrassèrent l’islam, Umm Hakîm dit au Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et lui demanda de garantir la sécurité de ‘Ikrima ; il le fit. Or il était parti au Yémen ; elle le rejoignit 296 au Yémen jusqu’à ce qu’elle vienne avec lui, et ‘Ikrima [et Safwân] 297 embrassèrent l’islam. Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) les maintint auprès d’elles 298 dans le mariage précédent qu’ils avaient. Ensuite, le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ordonna à quiconque avait une idole dans sa maison de la briser ; ils brisèrent toutes les idoles. Khâlid ibn al-Walîd brisa al-‘Uzzâ à Batn Nakhla 299 et démolit son temple 300. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit : «Cette al-‘Uzzâ 301 ne sera plus adorée 302 jamais.» ‘Amr ibn al-‘Âs brisa Suwâ‘ 303, puis dit au gardien : «Qu’en penses-tu ?» Il dit : «Je me suis soumis à Allah 304.» Sa‘d 305 ibn Zayd al-Ashhali 306 brisa al-Manât à al-Mushallal. Ensuite, le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) envoya 307 autour de la Mecque 308 des gens appelant 309 à Allah, sans leur ordonner de combattre. Parmi ceux qu’il envoya, il y avait Khâlid ibn al-Walîd ; il lui ordonna de marcher vers le bas de Tihâma en appelant 310, sans l’envoyer comme combattant. Avec lui 311 se trouvaient Sulaym, Mudlij et d’autres tribus. Lorsqu’ils descendirent à Ghumaysâ’ 312, qui 313 est une source des Banû Judhayma 314 — or les Banû Judhayma avaient, à l’époque préislamique, atteint ‘Awf ibn ‘Abd 315, père de ‘Abd ar-Rahmân ibn ‘Awf, et al-Fâkih 316 ibn al-Mughîra 317 ; ils étaient venus comme commerçants du Yémen, et lorsqu’ils descendirent chez eux, ils les tuèrent et prirent leurs biens. Lorsque vint 318 l’islam, Khâlid 319 ibn al-Walîd arriva chez eux ; et 320 le peuple, en le voyant, prit les armes. Khâlid leur dit : «Déposez les armes, car le peuple a embrassé l’islam 321.» Le peuple déposa les armes sur la parole de Khâlid. Lorsqu’ils les eurent déposées 322, Khâlid 323 ordonna qu’on les ligote, puis il les exposa au sabre 324. Lorsque la nouvelle parvint au Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), il leva les mains vers le ciel et 325 dit : «Ô Allah ! Je me désavoue 326 auprès de Toi de ce qu’a fait Khâlid ibn al-Walîd.» Puis le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) appela ‘Alî ibn Abî Tâlib et dit : «Ô ‘Alî ! [Sors] 327 vers ce peuple et examine leur affaire 328, et mets l’affaire de l’époque préislamique sous tes pieds.» ‘Alî sortit donc jusqu’à ce qu’il vienne à eux, avec de l’argent que le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) avait envoyé 329. Puis il versa le prix du sang 330 pour les vies et ce qui avait été pris comme biens 331, jusqu’à ce qu’il ne 332 leur reste rien comme vie ou bien sans qu’il l’ait compensé. Il lui resta un reste 333 ; ‘Alî 334 leur dit : «Vous reste-t-il une vie ou un bien qui ne vous ait pas été compensé ?» Ils dirent : «Non.» Il dit : «Je vous donne ce reste 335 de 336 l’argent, par précaution de la part du Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) pour ce qu’il ne sait pas et que vous ne savez pas.» Il fit ainsi, puis retourna vers le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et l’informa 337. Il 338 dit : «Tu as bien agi 339.» Ensuite, lorsque Hawâzin apprit le rassemblement du Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et son entrée à la Mecque, ils se rassemblèrent avec Thaqîf 340, Jusham et Sa‘d ibn Bakr. Parmi les Banû Jusham se trouvait Durayd ibn as-Simma 341, un vieillard très âgé qui n’avait 342 que la bénédiction de son avis 343 et 344 sa connaissance 345 de la guerre. Parmi [Thaqîf] 346 se trouvait Qârib ibn al-Aswad ibn Mas‘ûd 347, et parmi 348 les Banû Bakr 349 Subay‘ 350 ibn al-Hârith 351. La direction des affaires du peuple revenait à Mâlik ibn ‘Awf 352. Mâlik décida avec le peuple de marcher contre le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Ils marchèrent donc jusqu’à ce qu’ils arrivent à Awtâs, avec les biens, les enfants et les femmes. Durayd ibn as-Simma dit : «Dans quelle vallée êtes-vous ?» Ils dirent : «À Awtâs.» Il dit : «Quel bon terrain pour la cavalerie 353 ! Ni montagneux 354 ni plat, mais ferme. Qu’est-ce que j’entends ? Les rugissements des chameaux 355, les braiments des ânes, les pleurs des petits 356 et les bêlements des moutons 357 !» Ils dirent : «Mâlik ibn ‘Awf a conduit avec 358 le peuple leurs biens, leurs femmes et leurs enfants à Awtâs.» Il dit : «Où 359 est Mâlik ?» On dit : «Voici Mâlik 360.» Durayd 361 dit : «Ô Mâlik ! Tu es 362 devenu le chef de ton peuple, et ce jour 363 a une suite de jours. Qu’est-ce que j’entends ? Les rugissements des chameaux, les braiments des ânes 364 et les pleurs des petits ?» Mâlik 365 dit : «J’ai conduit avec le peuple leurs biens, leurs enfants et leurs femmes.» Il dit : «Pourquoi ?» Il dit : «J’ai voulu mettre derrière chaque homme sa famille et ses biens pour qu’il combatte pour eux.» Durayd se moqua de lui 366 et dit 367 : «Y a-t-il 368 quelque chose qui repousse le peuple 369 ! Si c’est pour toi, seul un homme avec son sabre et sa lance te sera utile ; et si c’est contre toi, tu seras déshonoré 370 dans ta famille et tes biens. Qu’ont fait Ka‘b et Kilâb 371 ?» 372 Mâlik dit : «Aucun d’eux n’a assisté.» Il dit : «Le meilleur et le grand-père 373 ont été absents. Si c’était une élévation et une hauteur, Ka‘b 374 n’aurait pas été absent, ni 375 Kilâb 376. Ô Mâlik 377 ! Ne 378 fais 379 rien en avançant l’avant-garde, l’avant-garde de Hawâzin, vers 380 les poitrines des chevaux 381. Élève-les dans une région difficile d’accès 382 et sur les hauteurs de leur peuple, puis lance 383 les jeunes 384 sur le dos des chevaux. Si [c’est] 385 pour toi, ceux qui sont derrière te rejoindront ; et si c’est contre toi, tu trouveras 386 cela alors que tu auras préservé tes biens et ta famille.» Il dit : «Cela 387, par Allah, [je ne le ferai pas] 388. Vous m’obéirez 389, ô assemblée de Hawâzin, ou je m’appuierai 390 sur ce sabre jusqu’à ce qu’il sorte 391 de mon dos.» Il détesta qu’il y eût dans cette affaire une mention et un avis de Durayd 392. Ils dirent : «Nous t’avons obéi 393.» Mâlik dit au peuple 394 :
- kitāba : Contrat de libération conditionnelle d'un esclave, qui devient libre après paiement d'une somme convenue.
- jaza' Ẓafār : Cornaline du Yémen, pierre précieuse utilisée en joaillerie.
- Ṣafwān ibn al-Mu'aṭṭal al-Sulamī : Compagnon du Prophète, connu pour sa piété.
- ḥijāb : Voile de pudeur prescrit pour les femmes musulmanes après le verset du voile.
- Innā lillāhi wa innā ilayhi rāji'ūn : Formule islamique signifiant « Nous sommes à Allah et à Lui nous retournons », prononcée en cas de malheur.
- kabbara : Amplifier, grossir l'affaire ; ici, répandre la calomnie.
- ifk : Mensonge, calomnie ; fait référence à l'incident de la calomnie contre 'Aïsha.
- al-Manāṣi' : Lieu d'aisance à Médine, avant la construction de latrines.
- ḍarā'ir : Coépouses ; femmes partageant le même mari.
- jāriya : Servante ou jeune esclave ; ici, Barira.
- tashahhud : Profession de foi prononcée dans les prières et les sermons.
- Sourate Joseph 12:18 : Parole de Jacob, père de Joseph, face à la fausse accusation.
- Sourate 24:11 : Début des versets sur l'incident de la calomnie.
- Sourate 24:22 : Verset enjoignant de pardonner et de ne pas jurer de cesser l'aide aux proches.
- ḥadd : Peine légale fixée par la charia, ici pour la calomnie (quatre-vingts coups de fouet).
- budn : Offrandes animales (chameaux ou vaches) pour le sacrifice rituel.
- iḥrām : État de sacralisation pour le pèlerinage, impliquant des interdits spécifiques.
- ḥamḍ : Plantes salées, terrains salins.
- al-Qaṣwā' : Nom de la chamelle du Prophète.
- fīl : Éléphant ; allusion à l'année de l'Éléphant où Abraha tenta de détruire la Kaaba.
- Aḥābīsh : Tribus alliées aux Quraysh, originaires du Yémen.
- qalā'id : Colliers placés autour du cou des animaux destinés au sacrifice pour indiquer leur caractère sacré.
- akala : Ici, 'mangé' signifie que les poils des animaux ont été rongés par l'usure ou par les animaux eux-mêmes à force d'attente.
- awbār : Poils des chameaux ou des moutons.
- ḥalla : Rendre licite ce qui était interdit ; ici, détourner les offrandes de leur destination sacrée.
- hady : Animaux offerts en sacrifice dans le cadre du pèlerinage.
- maḥill : Lieu et moment où il est permis d'immoler les offrandes.
- Aḥābīsh : Tribus alliées à Quraych, notamment les Banū al-Ḥārith ibn 'Abd Manāt et d'autres.
- bay'a : Serment d'allégeance prêté au Prophète.
- Sourate al-Fatḥ : Sourate 48 du Coran, verset 18.
- Sourate al-Fatḥ : Sourate 48, révélée après le traité de Hudaybiyya.
- istafāḍū : Se répandre, se multiplier ; ici, les gens se mirent à voyager et à commercer en sécurité.
- mudd : Mesure de capacité équivalant à environ 0,5 litre.
- rakwa : Petit récipient en cuir pour l'eau.
- al-'Adbâ' : Nom de la chamelle du Prophète.
- Ansâr : Les 'auxiliaires' médinois qui ont accueilli et soutenu le Prophète après l'Hégire.
- musâbiq : Course à pied ou compétition de vitesse.
- sharaf aw sharafayn : Expression signifiant 'retenir son souffle' ou 'prendre son élan'.
- Oumm Roumân : Mère de 'Â'icha, épouse d'Abou Bakr.
- as-Siddîq : Surnom d'Abou Bakr signifiant 'le véridique'.
- Dhoul-Hijja : Douzième mois du calendrier lunaire musulman, mois du pèlerinage.
- يَكْلَؤُنَا : Veiller sur nous, nous garder.
- بَعِير : Chamelle, monture.
- حَرّ : Chaleur intense.
- هَبَّ : Se lever, se réveiller.
- أَقَامَ الصَّلَاةَ : Faire l'appel à la prière (iqâma).
- إِذَا ذَكَرْتُمُوهَا : Lorsque vous vous en souvenez.
- أَقِمِ الصَّلَاةَ لِذِكْرِي : Accomplis la prière pour Mon souvenir (Coran 20:14).
- أَبُو هُرَيْرَة : Abû Hurayra, célèbre Compagnon et transmetteur de hadiths.
- وَيْلٌ لِلْمُطَفِّفِينَ الَّذِينَ إِذَا اكْتَالُوا : Malheur aux fraudeurs qui, lorsqu'ils font mesurer (Coran 83:1-2).
- النَّجَاشِي : Négus, titre du roi d'Abyssinie à l'époque.
- الجَار : Al-Jâr, port sur la mer Rouge.
- خَيْبَر : Khaybar, oasis au nord de Médine.
- ابْنَتَهُ : Sa fille, Zaynab.
- العَبْدَرِي : Al-'Abdarî, des Banû 'Abd al-Dâr.
- بَشِير بْن سَعْد : Bashîr ibn Sa'd, Compagnon.
- النَّعَم : Chameaux.
- الشَّاء : Moutons.
- نَذِرُوا لِخُرُوج : Ils furent avertis de la sortie.
- هَوَازِن : Hawâzin, tribu arabe.
- خَرَجَ : Il partit.
- حَتَّى : Jusqu'à ce que.
- جَنَاب : Janâb, lieu-dit.
- حُسَيْل بْن نُوَيْرَة : Husayl ibn Nuwayra, guide.
- نَعَمًا : Chameaux (pluriel).
- المَدِينَة : Médine.
- عُمْرَة : Petit pèlerinage.
- عُمْرَة القَضَاء : 'Umra du dédommagement, accomplie en l'an 7 H.
- عَزَمَ : Il décida fermement.
- أَحْرَمَ : Entrer en état de sacralisation (ihrâm).
- بَدَنَة : Bête de sacrifice (chameau ou vache).
- اسْتَعْمَلَ عَلَى المَدِينَة : Nommer gouverneur de Médine.
- نَاجِيَة بْن جُنْدَب الأَسْلَمِي : Nâjiya ibn Jundub al-Aslamî, Compagnon.
- يَقُولُ : Disant (participe).
- بَنِي : Fils de (pluriel).
- فَكُلّ : Car tout.
- قِيلِهِ : Sa parole.
- تَأْوِيلِهِ : Son interprétation (du Coran).
- خَلِيلِهِ : Son ami intime.
- اصْطَفَّتْ : Se rangèrent en file.
- دَار النَّدْوَة : Dâr al-Nadwa, maison de l'assemblée des Quraysh.
- اضْطَبَعَ : Découvrir l'épaule droite en passant le manteau sous l'aisselle droite.
- أَرَاهُمْ : Leur montre.
- الرُّكْن : La Pierre Noire (angle de la Kaaba).
- خَبَّ : Trottiner (petite course rapide).
- الصَّفَا وَالمَرْوَة : Safâ et Marwa, deux collines à La Mecque.
- حَلَقَ : Se raser la tête (fin de l'ihrâm).
- حِلّ : État de non-sacralisation.
- حَرَام : État de sacralisation (ihrâm).
- اخْرُجْ عَنَّا : Sors de chez nous.
- سَرِف : Sarif, lieu près de La Mecque.
- حَلَالَان : Tous deux en état de non-sacralisation.
- المَدِينَة : Médine.
- بِخَمْسِينَ رَجُلًا : Avec cinquante hommes.
- ابْن : Fils de.
- بَنِي سُلَيْم : Banû Sulaym, tribu.
- بَنُو : Banû (pluriel).
- حَرَّة : Harrâ, champ de lave.
- المَدِينَة : Médine.
- غَلَا : Augmenter (prix).
- المُسَعِّر : Le Fixateur des prix (attribut divin).
- غَلَا : Augmenter (prix).
- المَغْرِب وَالعِشَاء : Prière du coucher du soleil et prière de la nuit.
- يَوْمِي : Mon jour (de partage des nuits entre épouses).
- بِضْعَة عَشَرَ رَجُلًا : Une dizaine d'hommes (entre 10 et 19).
- جَيْفَر وَعَبَّاد : Jayfar et 'Abbâd, deux frères.
- الجُلَنْدِي : Al-Julandâ, nom de leur père.
- عُمَان : 'Umân, région d'Oman.
- صَدَّقَ : Prélever la dîme (zakât).
- الجِزْيَة : Jizya, impôt de capitation pour les non-musulmans.
- المَجُوس : Mages, zoroastriens.
- المُنْذِر بْن سَاوَى : Al-Mundhir ibn Sâwâ, gouverneur de Bahreïn.
- العَبْدِي : Al-'Abdî, des Banû 'Abd al-Qays.
- صَلَاتَنَا : Notre prière (celle des musulmans).
- قِبْلَتَنَا : Notre qibla (direction de prière).
- لَهُ مَا لِلْمُسْلِم : Il a les mêmes droits que le musulman.
- عَلَيْهِ مَا عَلَى المُسْلِم : Il a les mêmes devoirs que le musulman.
- صَالَحَهُمْ : Fit la paix avec eux.
- عَلَى : À condition que.
- المَجُوس : Mages, zoroastriens.
- كَعْب بْن عُمَيْر : Ka'b ibn 'Umayr, Compagnon.
- ذَات أَطْلَاح : Dhât Atlâh, lieu-dit.
- مَغَار : Maghâr, lieu-dit.
- دَعَاهُمْ : Les appela.
- المَدِينَة : Médine.
- سُهْمَانُهُمْ : Leurs parts de butin.
- اثْنَيْ عَشَرَ : Douze.
- مُؤْتَة : Mu'ta, village en Jordanie actuelle.
- مَعَان : Ma'ân, ville en Jordanie.
- هِرَقْل : Héraclius, empereur byzantin.
- مَآب : Mâ'âb, lieu en Jordanie.
- البَلْقَاء : Balqâ', région en Jordanie.
- الرُّوم : Romains (Byzantins).
- هِيَ : C'est (le martyre).
- الَّذِي : Que (relatif).
- إِنَّمَا هِيَ : Ce n'est que.
- بَلْقَاء : Balqâ', région.
- الرُّوم : Romains.
- مِنَ الأَنْصَار : Des Ansâr (auxiliaires médinois).
- عُبَادَة : 'Ubâda, nom propre.
- زَيْد بْن حَارِثَة : Zayd ibn Hâritha, Compagnon et fils adoptif du Prophète.
- أَلْحَمَهُ القِتَال : Le combat le pressa, l'encercla.
- الشَّقْرَاء : Jument grise (ou alezane).
- عَرْقَبَهَا : Lui coupa les jarrets (pour l'empêcher de fuir).
- ثَابِت بْن أَقْرَم : Thâbit ibn Aqram, Compagnon.
- مَا : Ne ... pas (négation).
- دافع : Repousser, tenir en respect l'ennemi.
- حاشى بهم : Les tint en respect, les écarta.
- المسلمون : Les musulmans.
- الصبيان : Les enfants.
- أفررتم : Avez-vous fui ? (forme interrogative de fuite).
- الفرارين : Les fuyards.
- الكرارون : Ceux qui reviennent à la charge, qui attaquent à nouveau.
- قضاعية : De la tribu de Quda'a.
- يتألفهم بذلك : Les gagner, les rallier par ce moyen (en raison du lien de parenté).
- سراة : L'élite, les notables.
- استمد : Demander des renforts.
- فتطاوعا : Soyez conciliants, obéissez-vous mutuellement.
- وَلا تَقْتُلُوا أَنْفُسَكُمْ : Coran, Sourate 4, verset 29 : 'Et ne vous tuez pas vous-mêmes'.
- سروات : Chefs, notables.
- أبا قتادة : Abu Qatada, compagnon du Prophète.
- جهينة : Juhayna, tribu arabe.
- زودهم : Leur donna des provisions de route.
- ضرب لهم البحر بدابة : La mer jeta pour eux un animal (une bête marine).
- العنبر : L'ambre, mais ici désigne un grand poisson, peut-être une baleine ou un cachalot.
- ضلعا : Une côte (os).
- جيش الخبط : L'armée du khabat, ainsi nommée parce qu'ils mangeaient des feuilles d'arbres.
- الخبط : Feuilles d'arbres battues pour nourrir les bêtes.
- استشار عمر بن الخطاب رسول الله صلى الله عليه وسلم : Umar ibn al-Khattab consulta le Messager de Dieu.
- أنفس : Plus précieux.
- طريفا : Un ami, un proche.
- فلما : Lorsque.
- بلغ : Arriva à.
- طوته : Elle le plia (le lit).
- يا بنيتي : Ô ma fille (diminutif affectueux).
- بهذا : À ce (lit).
- هذا : Ceci (est).
- فراش رسول الله : Le lit du Messager de Dieu.
- صلى الله عليه وسلم : Que Dieu prie sur lui et le salue (formule de bénédiction).
- فراش : Lit.
- صلى الله عليه وسلم : Que Dieu prie sur lui et le salue.
- ثم : Puis.
- يكلم : Qu'il parle à, intercède.
- لو لم أجد إلا الذرّ لجاهدتكم بهم : Si je ne trouvais que des fourmis, je vous combattrais avec elles.
- الحسن ابنها : Al-Hasan, son fils (fils de Fatima).
- يدبّ : Ramper (pour un petit enfant).
- فلا أرجعن كما جئت : Que je ne reparte pas comme je suis venu (sans résultat).
- اشفع لي : Intercède pour moi.
- عزم : Résolution, décision ferme.
- تأمري : Ordonner, commander.
- ابنك : Ton fils (al-Hasan).
- هذا : Celui-ci.
- يجير : Donner asile, protection.
- بلغ : Atteindre (le niveau de).
- أن يجير بين الناس : De donner asile entre les gens.
- الأمور قد اشتدت عليّ : Les choses sont devenues dures pour moi.
- ما تنصح لي : Que me conseilles-tu ?
- يغني عنك : Te servir, t'être utile.
- قم : Lève-toi.
- و : Et.
- أرضك : Ton pays.
- و : Et.
- يغني : Être utile.
- والله : Par Dieu.
- ما أدري : Je ne sais pas.
- ثم خرج : Puis il sortit.
- لما قدم على قريش مكة : Lorsqu'il arriva auprès des Quraysh à la Mecque.
- قال : Il dit.
- فو الله ما رد علي بشيء : Par Dieu, il ne m'a rien répondu.
- [جئت] : Je suis venu (suppléé).
- ابن أبي قحافة : Abu Bakr (fils d'Abu Quhafa).
- فيه : En lui.
- أعدى : Le plus hostile.
- العدو : L'ennemi.
- برأي : Une opinion, un conseil.
- يغنيني : Me sera utile.
- ما يغني عنك ما فعلت : Ce que tu as fait ne te sera d'aucune utilité.
- الجد والتهيؤ : Le sérieux et la préparation.
- خذ : Prends, saisis.
- العيون والأخبار : Les yeux (espions) et les nouvelles.
- عن قريش : Des Quraysh.
- فلما صح ذلك منه ومن المسلمين : Lorsque cela fut bien établi de sa part et de celle des musulmans.
- امرأة : Une femme.
- مزينة : Muzayna, tribu arabe.
- فتلت عليه : Tressa par-dessus.
- ثم خرجت : Puis elle partit.
- امرأة : Une femme.
- مزينة : Muzayna.
- ما : Ce que.
- قدمنا عليه : Nous avons entrepris.
- بالحليفة : Al-Hulayfa, lieu près de Médine.
- فاستنزلا : Ils la firent descendre (de sa monture).
- [ما كذب ولا كذبنا] : N'a pas menti et nous n'avons pas menti.
- نكشفنك : Nous te dévoilerons (fouiller).
- الجد : Le sérieux, la détermination.
- الكتاب : La lettre.
- فدفعته : Elle la remit.
- فجاء به : Il l'apporta.
- يا : Ô.
- ما غيرت : Je n'ai pas changé (ma foi).
- بينهم : Parmi eux (les Quraysh).
- أهل وولد : Famille et enfants.
- دعني : Laisse-moi.
- اطلع : Regarder, considérer.
- اعملوا ما شئتم فقد غفرت لكم : Faites ce que vous voulez, je vous ai pardonné.
- أبا رهم كلثوم بن حصين : Abu Ruhm Kulthum ibn Husayn.
- عبيد : Ubayd.
- خلف : Khalaf.
- فصام رسول الله صلى الله عليه وسلم فصام المسلمون : Le Messager de Dieu jeûna et les musulmans jeûnèrent.
- عشرة : Dix (mille).
- نشر : Déployer.
- [أمج] : Amaj, lieu.
- [وقد كان] : Or (il y avait).
- [حصن] : Husn.
- [لحق رسول الله بالعرج ولحقه الأقرع] : Avait rejoint le Messager de Dieu à al-'Arj, et al-Aqra' l'avait rejoint.
- تهيئة : Préparation.
- تتوجه : Te diriges-tu.
- عمّيت الأخبار على : Les nouvelles furent cachées à.
- فلا : Et ne... pas.
- يتجسسون : Espionner, chercher des nouvelles.
- يا صباح : Ô matin ! (exclamation d'alarme).
- هل أجد : Trouverai-je ?
- سمع : Il entendit.
- كلام أبي سفيان : La voix d'Abu Sufyan.
- نيرانا قط وعسكرا : Autant de feux ni de campement.
- [نيران] : Feux (suppléé).
- أربعون : Nombre quarante, probablement référence à un hadith ou un récit.
- نخوة : Orgueil, vanité, fierté tribale.
- تعظمها : Glorification, exaltation.
- بالآباء : Par les pères, c'est-à-dire la fierté ancestrale.
- آدم : Adam, le premier homme.
- الآية : Le verset coranique (Sourate 49:13).
- قالوا: خيرا، أخ كريم وابن أخ كريم : Ils dirent : 'Du bien, un frère noble et un neveu noble.'
- الطلقاء : Les affranchis, ceux à qui on accorde la liberté.
- الحجابة : La fonction de gardien de la Ka'ba.
- السقاية : La fonction de donner à boire aux pèlerins.
- فدعاه : Il l'appela.
- مفتاحك : Ta clé (de la Ka'ba).
- خطيبا : Faisant un discours, en tant qu'orateur.
- إن الله : Certes, Allah.
- يوم خلق السماوات والأرض : Le jour où Il créa les cieux et la terre.
- فهي : Elle (la Mecque).
- لا : Ne... pas.
- يحل : Est permis.
- بها : En elle (à la Mecque).
- دما : Du sang.
- لم : Ne... pas (passé).
- لأحد : À personne.
- و : Et.
- ساعة من نهار : Une heure de jour.
- وإنها : Et elle.
- بعدي : Après moi.
- لمنشد : Pour celui qui le proclame (pour le rendre public).
- الإذخر : Jonc odorant, plante aromatique.
- تحت عكرمة بن أبي جهل وفاختة بنت الوليد تحت صفوان بن أمية : Sous l'autorité de 'Ikrima ibn Abi Jahl et Fakhita bint al-Walid sous l'autorité de Safwan ibn Umayya.
- فلحقته : Elle le rejoignit.
- و : Et.
- عندهما : Auprès d'elles (les femmes).
- بطن نخلة : Batn Nakhla, un lieu.
- بيته : Sa maison (le temple de la déesse).
- تلك العزى : Cette al-'Uzza (déesse préislamique).
- لا تعبد : Ne sera pas adorée.
- سواع : Suwa', idole préislamique.
- أسلمت لله : Je me suis soumis à Allah.
- سعد : Sa'd, nom propre.
- الأشهلي : Al-Ashhali, de la tribu d'Ashhal.
- بعث : Envoya.
- حول مكة : Autour de la Mecque.
- يدعون : Appelant (à l'islam).
- داعيا : Appelant (à Allah).
- ومعه : Et avec lui.
- غميصاء : Ghumaysa', un lieu.
- وهي : Et elle (cette eau).
- بني جذيمة : Banu Judhayma, tribu.
- عوف بن عبد : 'Awf ibn 'Abd, nom propre.
- الفاكه : Al-Fakih, nom propre.
- المغيرة : Al-Mughira, nom propre.
- فلما كان : Lorsque vint.
- خالد : Khalid, nom propre.
- و : Et.
- أسلموا : Ils ont embrassé l'islam.
- فلما وضعوها : Lorsqu'ils les eurent déposées (les armes).
- خالد : Khalid.
- عرضهم على السيف : Les exposa au sabre (les fit exécuter).
- و : Et.
- أبرأ : Je me désavoue.
- اخرج : Sors.
- وانظر في أمرهم : Examine leur affaire.
- به : Avec lui (l'argent).
- ودى : Versa le prix du sang (compensation).
- وما أصيب من الأموال : Et ce qui avait été pris comme biens.
- لم : Ne... pas.
- بقية : Un reste.
- علي : 'Ali.
- هذه البقية : Ce reste.
- من : De.
- فأخبره : Et l'informa.
- قال : Il dit.
- أصبت : Tu as bien agi, tu as visé juste.
- ثقيف : Thaqif, tribu.
- دريد بن الصمة : Durayd ibn as-Simma, poète et chef.
- ليس فيه : Il n'y a en lui.
- التيمّن برأيه : La bénédiction par son avis (on recherchait son opinion).
- و : Et.
- بعلمه : Par sa connaissance.
- ثقيف : Thaqif.
- قارب بن الأسود بن مسعود : Qarib ibn al-Aswad ibn Mas'ud, nom propre.
- وفي : Et parmi.
- بني بكر : Banu Bakr, tribu.
- سبيع : Subay', nom propre.
- الحارث : Al-Harith, nom propre.
- مالك بن عوف : Malik ibn 'Awf, chef.
- مجال الخيل : Terrain pour la cavalerie.
- حزن : Montagneux, accidenté.
- رغاء الإبل : Rugissements des chameaux.
- بكاء الصغير : Pleurs du petit (enfant).
- ويعار الشاء : Et bêlements des moutons.
- مع : Avec.
- أين : Où.
- هذا مالك : Voici Malik.
- فقال : Il dit.
- إنك : Tu es.
- هذا يوم : Ce jour.
- ونهاق الحمير : Et braiments des ânes.
- فقال مالك : Malik dit.
- فانقض به : Il se moqua de lui (ou le rabroua).
- فقال : Il dit.
- وهل : Y a-t-il.
- يرد القوم : Repousse le peuple.
- فضحت : Tu seras déshonoré.
- كعب وكلاب : Ka'b et Kilab, deux tribus.
- قال مالك لم يشهد منهم أحد : Malik dit : 'Aucun d'eux n'a assisté.'
- الحدّ والجدّ : Le meilleur et le grand-père (expression pour dire les hommes éminents).
- كعب : Ka'b.
- ولا : Ni.
- كلاب : Kilab.
- يا مالك : Ô Malik.
- لا : Ne.
- تصنع : Fais.
- إلى : Vers.
- نحور الخيل : Poitrines des chevaux.
- متمنّع : Difficile d'accès, refuge.
- الق : Lance, jette.
- الصبّاء : Les jeunes (hommes).
- كانت : C'était (si c'est pour toi).
- ألفاك : Tu trouveras.
- تلك : Cela.
- لا أفعل : Je ne le ferai pas.
- لتطيعنني : Vous m'obéirez.
- لأتكئن : Je m'appuierai.
- يخرج : Il sorte.
- وكره أن يكون فيها لدريد ذكر ورأي : Il détesta qu'il y eût dans cette affaire une mention et un avis de Durayd.
- أطعناك : Nous t'avons obéi.
- فقال مالك للقوم : Malik dit au peuple.
La première partie
Lorsque vous les verrez (1), brisez (2) les gaines de vos épées (3), puis (4) foncez sur eux (5) d’une charge (6) d’un seul homme. La nouvelle parvint au Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue –, et il envoya ‘Abd Allah ibn Abi Hadrad al-Aslami (7). Celui-ci entra parmi les gens, demeura avec eux jusqu’à ce qu’il entende et apprenne, des paroles de Malik et de l’affaire de Hawazin, ce qui s’était passé et ce sur quoi ils s’étaient accordés (8). Puis il vint auprès du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – et l’en informa. [Il décida alors de marcher contre Hawazin] On dit au Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – : « Safwan ibn Umayyah possède des cottes de mailles. » Il envoya donc quelqu’un auprès de lui et dit : « Ô Aba Umayyah (9) ! Prête-nous tes armes (10) pour que nous y affrontions (11) notre ennemi (12). » Safwan répondit : « Est-ce une confiscation (13) ? » Il dit : « Non, mais un prêt garanti jusqu’à ce que nous te les rendions. » Il dit : « Il n’y a pas de mal à cela. » Il lui donna donc cent cottes de mailles avec les armes qui les complètent (14). Le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – lui demanda (14) de lui épargner (15) leur transport, et Safwan les transporta pour le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue. Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – sortit de La Mecque avec deux mille habitants de La Mecque et dix mille de ses compagnons par lesquels Allah avait ouvert La Mecque (16). Il établit sur La Mecque comme gouverneur ‘Attab ibn Asid ibn Abi al-‘Is (17) ibn Umayyah (18). Son séjour – qu’Allah prie sur lui et le salue – à La Mecque (19) fut de quinze nuits, durant lesquelles il raccourcissait la prière (20). Alors que les gens étaient en marche avec le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue –, ils passèrent près d’un jujubier. Abu Qatada al-Laythi dit : « Ô Messager d’Allah ! Fais de celui-ci un Dhât Anwat (arbre sacré), comme les mécréants ont un Dhât Anwat. » – Les mécréants avaient un jujubier qu’ils venaient voir chaque année, suspendant leurs armes à ses branches, s’y consacrant et y sacrifiant. – Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – dit alors : « Allah est plus grand ! Vous avez dit – par Celui qui tient mon âme dans Sa main – comme les fils d’Israël ont dit : “Fais-nous une divinité comme ils ont des divinités (21) !” Vous suivrez certainement les coutumes de ceux qui vous ont précédés. » Lorsque le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – parvint à la vallée de Hunayn et que les musulmans descendirent dans la vallée, peu avant l’aube – c’était une vallée encaissée –, les associateurs s’étaient déjà embusqués pour eux dans ses gorges et ses défilés, et ils s’étaient préparés au combat. Alors que le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – descendait avec les musulmans dans la vallée, les bataillons des associateurs fondirent sur eux d’une charge (23) d’un seul homme. Les musulmans s’enfuirent en retraite, sans que personne ne s’arrête. Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – se dirigea vers la droite, puis dit : « Où (24) allez-vous, ô gens ! Venez à moi ! Je suis le Messager d’Allah ! Je suis Muhammad ibn ‘Abd Allah ! » Les chameaux se heurtaient les uns aux autres. Avec le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – se trouvaient un groupe d’Émigrés, d’Ansars et des gens de sa maison. Lorsque le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – vit que personne ne se retournait, il dit : « Ô ‘Abbas ! Crie : “Ô communauté des Ansars ! Ô compagnons de l’Acacia (al-Samura) !” » Alors ‘Abbas – qui était un homme corpulent à la voix puissante – cria : « Ô communauté des Ansars ! Ô compagnons de l’Acacia ! » Ils répondirent : « À ton service ! À ton service ! » Il arrivait qu’un homme parmi les musulmans veuille faire faire demi-tour à sa monture sans y parvenir ; alors il prenait sa cotte de mailles, la jetait sur son cou, prenait son épée et son bouclier, sautait de sa monture, la laissait libre, et se dirigeait (25) vers la voix jusqu’à rejoindre le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue. Ainsi, cent hommes se rassemblèrent autour du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue. Ils firent face aux gens et combattirent (26). Le cri de ralliement, au début (27), était : « Ô Ansars (28) ! » Puis (29) il devint finalement (30) : « Ô Khazraj ! » – car ils étaient endurants au combat. Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – se dressa sur ses étriers, regarda le lieu du combat (31) des gens (32) et dit : « Maintenant, le feu (al-watis) s’est attisé ! » Or, un homme de Hawazin se tenait sur un chameau rouge, tenant en main un étendard noir, avec une longue lance sur la tête, devant les gens, et Hawazin derrière lui. Quand il rattrapait quelqu’un, il le frappait de sa lance ; quand il le manquait, il la levait pour ceux qui le suivaient, et ils le suivaient. ‘Ali ibn Abi Talib et un homme des Ansars se dirigèrent vers lui, voulant l’atteindre (34). ‘Ali (35) vint par derrière, frappa le chameau, qui tomba sur sa croupe. L’Ansari (36) sauta (37) sur l’homme et le frappa (38) d’un coup qui trancha (39) son pied avec la moitié de sa jambe (40). Les gens (41) se mêlèrent (42). Le cri de ralliement des Émigrés ce jour-là était (43) : « Ô fils de ‘Abd al-Rahman ! » Le cri des Khazraj était : « Ô fils de ‘Abd (44) Allah ! » Le cri des Aws était : « Ô fils de ‘Ubayd (45) Allah ! » Umm Sulaym bint Milhan était avec son mari Abu Talha. Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – se retourna, et elle (46) était ceinte à la taille (47), tenant le chameau (48) d’Abu Talha. Elle dit : « Que mon père et ma mère te soient sacrifiés, ô Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue ! Tue ceux qui fuient (49) devant toi comme tu tues (50) ceux qui te combattent (51) ! » Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – dit : « Allah suffira-t-Il, ô Umm Sulaym ? » Or, ce jour-là, elle était enceinte (52) de ‘Abd Allah ibn Abi Talha, et elle portait un poignard (53). Abu Talha lui dit : « Qu’est-ce que ce poignard avec toi, ô Umm Sulaym ? » Elle dit : « Un poignard que j’ai pris (54) : si un associateur s’approche de moi (55), je lui fendrai le ventre. » Abu Talha dit : « Ô Messager d’Allah ! N’entends-tu pas ce que dit Umm Sulaym ? » Abu Qatada vit deux hommes qui combattaient : un musulman et un associateur. Soudain, un associateur voulut aider son compagnon. Abu Qatada vint à lui, frappa sa main et la coupa. L’associateur l’enlaça alors de son autre main et de sa poitrine (56). Abu Qatada dit : « Par Allah ! Il ne me lâcha pas jusqu’à ce que je sente l’odeur de la mort ! Sans le sang (57) qui l’affaiblissait et allait le tuer, il serait tombé, et je le frappai et le tuai. » Puis les associateurs furent mis en déroute, et les musulmans se mirent à attacher les prisonniers. Lorsque la guerre déposa ses fardeaux, le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – dit : « Celui qui a tué un ennemi (58) a droit à son dépouille. » Un homme des habitants de La Mecque dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai tué un ennemi qui avait un dépouille, mais le combat m’a empêché de le prendre, et je ne sais qui a pris son dépouille ! » Un autre homme des habitants de La Mecque dit : « Ô Messager d’Allah ! (59) C’est moi qui ai pris son dépouille (60) ; contente-toi donc de ce que je t’en donne (61) pour son dépouille (62). » Abu Bakr al-Siddiq dit alors : « S’en prend-il (63) à un lion parmi (64) les lions d’Allah, qui combat pour Allah (65), pour lui disputer (66) son dépouille (67) ? Rends-lui son dépouille (68). » Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – dit : « Abu Bakr a dit vrai (69) ; rends-lui son dépouille (70). » On le lui rendit donc (71). Abu Qatada (72) dit : « Je le vendis (73) et j’achetai avec cela un verger (74) à Médine (75), car ce fut le premier bien (76) que j’acquis (77) en Islam (78). » L’étendard des coalisés (al-Ahlaf) de Thaqif, le jour de Hunayn, était tenu par Qarib ibn al-Aswad (79). Lorsqu’il (80) vit la déroute, il planta son étendard contre un arbre et s’enfuit. L’étendard des Banu Malik était tenu par Dhu al-Khimar (81). Quand il fut tué, ‘Uthman ibn ‘Abd Allah le prit et le dressa pour les associateurs. ‘Uthman fut tué, et les associateurs se retirèrent en déroute vers Ta’if, tandis que certains d’entre eux campèrent à Awtas (82). Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – envoya la cavalerie sur leurs traces (83). Rabi’a ibn Rufay‘ rattrapa (84) Durayd ibn al-Simmah, qui se trouvait dans une litière (85) sur sa monture (86). Il saisit (87) la bride de son chameau (88), pensant que c’était une femme. Lorsqu’il fit agenouiller sa monture (89), voilà que c’était un vieillard très âgé (90), et c’était Durayd, mais le jeune homme ne le connaissait pas – Rabi’a était un jeune homme. Durayd dit : « Que veux-tu (91) de moi (92) ? » Il dit : « Te tuer ! » Il dit : « Qui es-tu ? » Il dit : « Je suis Rabi’a ibn Rufay‘ al-Sulami. » Rabi’a le frappa de son épée (93), mais elle ne fit rien (94). Durayd lui dit : « Quelle mauvaise arme (95) ta mère t’a donnée ! Prends mon épée, à l’arrière de ma selle (96), dans la litière (97), puis frappe en relevant au-dessus des os (98) et en baissant au-dessous du cerveau, car c’est ainsi que je tuais (99) les hommes. Ensuite, quand tu iras chez ta mère, dis-lui que tu as tué Durayd ibn al-Simmah (100) avec son épée. » Ensuite, le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – ordonna de rassembler les captives et les biens à al-Ji‘rana. Il envoya sur les traces de ceux qui s’étaient dirigés vers Awtas Abu ‘Amir al-Ash‘ari. Celui-ci rattrapa certains de ceux qui avaient fui, et ils se mirent à tirer (101) sur quiconque ils rencontraient. Abu ‘Amir fut atteint par une flèche et tué. Abu Musa prit son étendard (102) après lui et les combattit ; Allah lui accorda la victoire et les mit en déroute (103). Ensuite, le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – envoya (104) vers Ta’if, où se trouvait Malik ibn ‘Awf, qui avait rassemblé un groupe d’associateurs. À l’avant-garde de la cavalerie du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – se trouvait Khalid ibn al-Walid. Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – vit une femme tuée et dit : « Qui a tué celle-ci ? » On dit : « Khalid ibn al-Walid. » Il dit à un homme : « Rejoins Khalid et dis-lui (105) : “Le Messager d’Allah te dit : Ne tuez ni femme, ni enfant, ni serviteur (106).” » Lorsque le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – parvint à Ta’if, il campa à proximité. Les musulmans ne purent entrer dans aucun enclos (107). Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – installa son campement (108) près (109) de sa mosquée qui se trouve aujourd’hui à Ta’if. Il les assiégea (110) pendant un peu plus de dix nuits, ordonna de couper leurs vignes, et fit exécuter un homme de Hudhayl, des Banu Layth – ce fut la première exécution pour meurtre (qisas) (111) en Islam. Puis il dressa la catapulte contre leur forteresse jusqu’à ce qu’Allah la lui fasse conquérir. Durant ces jours, il raccourcissait la prière. Il y avait avec le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – un affranchi de sa tante maternelle Fakhita bint ‘Amr ibn ‘A’idh (112), appelé Mati‘ (113), un efféminé (mukhannath) qui entrait chez les épouses (114) du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue. Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – l’entendit dire à Khalid ibn al-Walid (115) : « Ô Khalid (116) ! Si le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – ouvre (117) demain, ne laisse pas t’échapper (118) Badiya (119) bint Ghaylan, car elle s’avance avec quatre (120) et s’éloigne avec huit (121). » Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – dit : « Celui-ci comprend (122) ce qu’il entend. » Puis il dit à ses épouses : « Qu’il n’entre plus chez vous ! » Il fut donc interdit d’accès (123) à la maison du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue. Ensuite, le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – partit de Ta’if vers al-Ji‘rana. Suraqa ibn Ju‘shum (124) al-Mudliji lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Ma citerne abreuve les bêtes égarées. Y aura-t-il une récompense pour moi si je les abreuves ? » Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – dit (125) : « Pour tout foie assoiffé (harrâ), il y a une récompense. » Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – interdit d’avoir des rapports avec les femmes enceintes jusqu’à ce qu’elles aient accouché. Alors que le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – était assis à al-Ji‘rana, avec un vêtement qui l’ombrageait, en compagnie de quelques-uns de ses compagnons, un bédouin vint à lui – portant une djubba (longue tunique) – imprégné (126) de parfum, et dit : « Ô Messager d’Allah ! Que penses-tu d’un homme (127) qui s’est consacré à une ‘umra (petit pèlerinage) en portant une djubba après s’être imprégné de parfum ? » Or, le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – avait le visage couvert (128) et respirait bruyamment. Lorsqu’il se fut remis, il dit : « Où est celui qui m’a interrogé tout à l’heure au sujet de la ‘umra ? » On l’amena. Il dit : « Quant au parfum, lave-le de toi ; quant à la djubba, enlève-la. Ensuite, accomplis dans ta ‘umra ce que tu accomplis dans ton hajj (grand pèlerinage) (129). »
Le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, partagea le butin à al-Ji'rana 1 entre les musulmans. Chaque homme reçut quatre chameaux et quarante moutons ; celui qui avait un cheval prit sa part et celle de sa monture 2. Puis le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, prit un poil de la bosse de son chameau et dit : « Ô gens ! Par Allah, je n'ai de votre butin ni ce poil 3, si ce n'est le quint 4, et le quint vous est rendu. Restituez donc le fil et l'aiguille, car la concussion 5 sera pour ses auteurs feu et opprobre au Jour de la Résurrection ! » Un homme des Ansar 6 vint à lui avec une pelote de fils de poil, disant : « Ô Messager d'Allah ! J'ai pris cette pelote pour coudre la couverture de mon chameau. » Le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, dit : « Quant à ma part, elle t'appartient. » [L'homme] dit : « Puisque cela en est arrivé là, je n'en ai nul besoin. » Puis Malik ibn 'Awf 7 embrassa l'islam et dit : « Ô Messager d'Allah ! Envoie-moi pour resserrer l'étau sur Thaqif 8. » Le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, le nomma gouverneur de ceux de son peuple, de ces tribus et de ceux qui les suivirent parmi les Banu Sulaym 9 qui avaient embrassé l'islam. Il combattit donc Thaqif, et chaque fois qu'ils sortaient leur bétail, il les attaquait. Puis vint la délégation de Hawazin 10, désireuse d'embrasser l'islam – après que le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, eut distribué les captifs – et ils se convertirent. Ensuite, le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, donna aux « cœurs à rallier » 11 pour les gagner. Il donna à Huwaytib ibn 'Abd al-'Uzza 12 cent chameaux, à al-Aqra' ibn Habis 13 cent chameaux, à Safwan ibn Umayya 14 cent chameaux, à Hakim ibn Hizam 15 cent chameaux, à Malik ibn 'Awf cent chameaux, et à 'Abbas ibn Mirdas al-Sulami 16 quelque chose de moindre, ce qui lui inspira des vers 17. Il ne donna rien aux Ansar, et l'un d'eux dit : « Eh quoi ! Le Messager d'Allah a rencontré son peuple ! » Sa'd ibn 'Ubada 18 partit donc, entra chez le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, et dit : « Ô Messager d'Allah ! Les Ansar ont conçu du ressentiment en eux-mêmes à cause de ce qu'ils t'ont vu faire dans ces distributions. » Il dit : « Et toi, Sa'd, qu'en penses-tu ? » Il dit : « Je ne suis qu'un homme de mon peuple. » Il dit : « Rassemble-moi mon peuple dans cette enceinte. » Sa'd sortit et appela son peuple : « Le Messager d'Allah vous ordonne de vous réunir dans cette enceinte. » Ils se levèrent en hâte, et Sa'd se tint à la porte de l'enceinte, n'y laissant entrer qu'un homme des Ansar, ayant refoulé certains 19. Puis le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, vint et dit : « Ô assemblée des Ansar ! Quelle parole m'est parvenue de vous ? Vous en avez beaucoup dit ! N'étiez-vous pas égarés, et Allah vous a guidés ? N'étiez-vous pas dans le besoin, et Allah vous a enrichis ? N'étiez-vous pas ennemis, et Allah a uni vos cœurs ? » Ils dirent : « Si, par Allah ! » Il dit : « Ne me répondez-vous donc pas ? » Ils dirent : « À Toi [revient] la faveur et la grâce. » Il dit : « Par Allah ! Si vous vouliez, vous pourriez dire – et vous seriez véridiques : Tu es venu à nous rejeté, et nous t'avons accueilli ; abandonné, et nous t'avons secouru ; dans le besoin, et nous t'avons assisté ; traité de menteur, et nous t'avons cru ! Avez-vous conçu du ressentiment à cause de quelques broutilles 20 de ce bas monde par lesquelles j'ai gagné des gens qui ont embrassé l'islam 21, et vous ai confiés à votre foi ? Ne vous suffit-il pas que les gens emportent le mouton et le chameau, et que vous emportiez le Messager d'Allah dans vos demeures ? Par Celui qui tient l'âme de Muhammad dans Sa main ! Si les gens empruntaient une vallée et les Ansar un défilé, j'emprunterais le défilé des Ansar. Sans l'hégire 22, je serais un homme des Ansar. Les Ansar sont mon ventre et ma poitrine 23. Ô Allah ! Pardonne aux Ansar, aux fils des Ansar et aux fils de leurs fils ! » Le peuple pleura jusqu'à mouiller leurs barbes et dirent : « Nous sommes satisfaits d'Allah et de Son Messager comme lot, part et portion ! » Puis les Ansar se dispersèrent. C'est à propos de ce discours que Dhu al-Khuwaysira 24 dit : « Ô Messager d'Allah ! Sois équitable ! » Le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, dit : « Malheureux si je ne suis pas équitable ! » Puis les bédouins s'accrochèrent au Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, lui demandant jusqu'à le pousser contre un grand arbre et lui arracher son manteau. Le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, dit : « Rendez-moi mon manteau ! Par Celui qui tient l'âme de Muhammad dans Sa main ! Si j'avais autant de têtes de bétail que ces arbres 25, je les répartirais entre vous, et vous ne me trouveriez ni menteur, ni lâche, ni avare. » Puis le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, sortit d'al-Ji'rana pour une 'umra 26 et l'accomplit. Il passa la nuit à al-Ji'rana, et laissa 'Attab ibn Asid 27 comme gouverneur de La Mecque, et laissa avec lui Mu'adh ibn Jabal 28 pour instruire les gens et leur enseigner le Coran. Cette 'umra eut lieu en Dhu al-Qa'da 29. Puis le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, sortit d'al-Ji'rana pour Médine, empruntant la vallée de Sarif 30 jusqu'à en sortir, puis par Marr al-Zahran 31, jusqu'à arriver à Médine à la fin de Dhu al-Qa'da. Ensuite, le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, épousa Fatima bint al-Dahhak ibn Sufyan al-Kilabiyya 32, mais elle chercha refuge 33 auprès du Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue. Il lui dit : « Tu as cherché refuge auprès du Grand ! Rejoins ta famille », et il la sépara. 'Attab ibn Asid présida le pèlerinage 34 pour les gens. Ibrahim 35, fils du Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, naquit de Mariyya la Copte 36 en Dhu al-Hijja 37. Le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, ressentit quelque chose en son cœur à son sujet. Gabriel, sur lui la paix, vint et dit : « Paix sur toi, ô Ibrahim ! » Et cela dissipa l'inquiétude du Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue. Les femmes des Ansar rivalisèrent pour savoir laquelle l'allaiterait. Le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, le confia à Umm Burda 38 bint al-Mundhir ibn Zayd 39, dont le mari était Ibn Mabdhal 40 ; elle l'allaita. Le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue, rasa sa tête le septième jour, donna en aumône le poids de ses cheveux en argent aux pauvres, et immola pour lui deux béliers. Il vécut seize mois. [La neuvième année de l'hégire] Muhammad ibn al-Hasan ibn Qutayba al-Lakhmi 41 nous a informés à 'Asqalan 42 : Muhammad ibn al-Mutawakkil ibn Abi al-Sari 43 nous a rapportés : 'Abd al-Razzaq 44 nous a rapportés : Ma'mar 45 d'après al-Zuhri 46 d'après 'Ubayd Allah ibn 'Abd Allah ibn Abi Thawr 47 d'après Ibn 'Abbas 48 : « Je n'ai cessé d'être désireux d'interroger 'Umar ibn al-Khattab 49 au sujet des deux femmes des épouses du Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, auxquelles Allah a dit : "Si toutes deux vous vous repentez auprès d'Allah, vos cœurs ont dévié" 50. 'Umar dit : "Quelle merveille que toi, ô Ibn 'Abbas !" Puis il dit : "Ce sont 'A'isha 51 et Hafsa 52." Puis il se mit à raconter l'histoire : "Nous, gens de Quraysh 53, étions un peuple qui dominait les femmes. Quand nous arrivâmes à Médine, nous trouvâmes un peuple dont les femmes les dominaient. Alors nos femmes se mirent à apprendre de leurs femmes. Ma maison était chez les Banu Umayya ibn Zayd 54 à al-'Awali 55. Un jour, je me fâchai contre ma femme et elle me répondit. Je trouvai étrange qu'elle me réponde. Elle dit : 'Qu'y a-t-il d'étrange à ce que je te réponde ? Par Allah, les épouses du Prophète lui répondent, et l'une d'elles le délaisse du matin au soir !' Je partis donc et entrai chez Hafsa, disant : 'Réponds-tu au Messager d'Allah ?' Elle dit : 'Oui, et l'une de nous le délaisse du matin au soir.' Je dis : 'A perdu et est perdue celle d'entre vous qui fait cela ! N'as-tu pas peur qu'Allah se fâche contre elle à cause de la colère du Messager d'Allah, et qu'elle périsse ? Ne réponds donc pas au Messager d'Allah, ne lui demande rien, et demande-moi ce que tu veux. Ne te laisse pas tromper par le fait que ta voisine 56 est plus belle et plus aimée du Messager d'Allah que toi' – il voulait dire 'A'isha. Il dit : 'J'avais un voisin des Ansar, et nous alternions la descente chez le Messager d'Allah : il descendait un jour, et moi un autre. Il m'apportait des nouvelles de la révélation et autres, et je lui apportais pareil. Nous parlions du fait que Ghassan 57 ferrerait les chevaux pour nous attaquer. Un jour, mon compagnon descendit, puis vint à moi le soir, frappa à ma porte et m'appela. Je sortis et il dit : 'Un événement grave s'est produit !' Je dis : 'Quoi ? Ghassan est-il venu ?' Il dit : 'Non, mais plus grave et plus long ! Le Messager d'Allah a divorcé de ses femmes.' Je dis : 'Hafsa a perdu et est perdue ! J'avais pensé que cela arriverait.' Quand j'eus fait la prière de l'aube, je me vêtis fermement, descendis et entrai chez Hafsa. Elle pleurait. Je dis : 'Le Messager d'Allah vous a-t-il répudiées ?' Elle dit : 'Je ne sais pas ; il s'est isolé dans cette soupente 58.' Je dis : 'Je vins à un de ses serviteurs noirs et dis : Demande la permission pour 'Umar. Le serviteur entra, puis sortit vers moi et dit : Je t'ai mentionné à lui, mais il n'a rien dit. Je partis donc et vins à la mosquée ; des gens étaient assis autour de la chaire 59, pleurant les uns contre les autres. Je m'assis un moment, puis ce que je ressentis l'emporta ; je vins au serviteur et dis : Demande la permission pour 'Umar. Il entra, puis sortit vers moi et dit : Je t'ai mentionné à lui, mais il s'est tu. Je retournai et m'assis près de la chaire. Puis ce que je ressentis l'emporta ; je vins au serviteur et dis : Demande la permission pour 'Umar. Il entra, puis sortit vers moi et dit : Je t'ai mentionné à lui, mais il s'est tu. Je tournai les talons pour partir, quand le serviteur m'appela et dit : Entre, on t'a permis. J'entrai et saluai le Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue. Il était appuyé sur un tapis de fibres 60 qui avait marqué son flanc. Je dis : 'As-tu répudié tes femmes, ô Messager d'Allah ?' Il leva la tête vers moi et dit : 'Non.' Je dis : 'Allahu akbar 61 ! Si tu nous avais vus, ô Messager d'Allah – nous, gens de Quraysh, dominions les femmes ; quand nous arrivâmes à Médine, nous trouvâmes un peuple dont les femmes les dominaient ; alors nos femmes se mirent à apprendre de leurs femmes. Un jour, je me fâchai contre ma femme et elle me répondit ; je trouvai cela étrange, et elle me dit : 'Trouves-tu étrange que je te réponde ? Par Allah, les épouses du Prophète lui répondent, et l'une d'elles le délaisse du matin au soir !' Je dis : 'A perdu et est perdue celle d'entre vous qui fait cela ! N'a-t-elle pas peur qu'Allah se fâche contre elle à cause de la colère de Son Messager, et qu'elle périsse ?' Le Messager d'Allah sourit. Je dis : 'Ô Messager d'Allah ! Je suis entré chez Hafsa et lui ai dit : Ne réponds pas au Messager d'Allah, ne lui demande rien, et demande-moi ce que tu veux. Ne te laisse pas tromper par le fait que ta voisine est plus belle et plus aimée du Messager d'Allah que toi.' Le Messager d'Allah sourit de nouveau. Je dis : 'Puis-je me réjouir, ô Messager d'Allah ?' Il dit : 'Oui.' Je m'assis donc et levai la tête dans la maison ; par Allah, je n'y vis rien qui arrête le regard, sinon trois peaux 62. Je dis : 'Ô Messager d'Allah ! Invoque Allah pour qu'Il élargisse les biens de ta communauté, car Allah a élargi pour les Perses et les Romains, qui ne L'adorent pas.' Il se redressa assis, puis dit : 'Es-tu dans le doute, ô Ibn al-Khattab ? Ce sont des gens dont les bonnes choses ont été hâtées dans la vie d'ici-bas.' Je dis : 'Implore le pardon pour moi, ô Messager d'Allah !' Il avait juré de ne pas entrer chez elles pendant un mois, à cause de sa grande colère contre elles, jusqu'à ce qu'Allah le réprimande.' »
Al-Zuhrī a dit : 'Urwa m'a rapporté d'après 'Ā'isha qui a dit : « Lorsque vingt-neuf [nuits] 63 furent passées, l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) entra chez moi, il commença par moi. Je dis : 'Ô Envoyé de Dieu ! Tu as juré de ne pas entrer chez nous pendant un mois, et te voilà entré après vingt-neuf nuits que je compte.' Il dit : 'Le mois est de vingt-neuf [jours].' Puis il dit : 'Ô 'Ā'isha ! Je vais te mentionner une affaire, mais ne te hâte pas 64 avant d'avoir consulté tes parents.' » Elle dit : « Puis il me récita le verset : 'Ô Prophète ! Dis à tes épouses : Si vous désirez la vie d'ici-bas et sa parure... jusqu'à : immense 65.' » 'Ā'isha dit : « Par Dieu, je savais que mes parents ne m'ordonneraient pas de le quitter. Je dis : 'Est-ce pour cela 66 que je dois consulter mes parents ? Je veux Dieu, Son Envoyé et la Demeure dernière.' » Il dit : Au début de cette année, l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) délaissa ses épouses pendant un mois. La cause en fut que l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) égorgea une bête et ordonna à 'Ā'isha de la distribuer entre ses épouses. Elle envoya à Zaynab bint 67 Jahsh sa part, mais celle-ci la refusa. Il dit : « Ajoute-lui 68 », elle ajouta trois parts, mais elle refusa chaque fois. 'Ā'isha dit : « Tu as rendu ton visage sombre 69. » L'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) dit : « Vous êtes trop insignifiantes auprès de Dieu pour Le mettre en colère. Je n'entrerai pas chez vous pendant un mois ! » Il entra chez elles après vingt-neuf jours. Puis l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) envoya 'Alqama ibn Mujazziz 70 en Safar vers l'Abyssinie ; il revint sans avoir rencontré d'hostilité. Dans cette expédition, 'Alqama 71 ordonna à ses compagnons d'allumer un grand feu, puis leur ordonna de s'y jeter. Ils se méfièrent 72 et refusèrent. Le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) dit : « Celui qui vous ordonne de désobéir à Dieu, ne lui obéissez pas. » Puis arriva auprès de l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) la délégation de Balī en Rabī' al-Awwal, et ils descendirent chez Ruwayfi' ibn Thābit al-Balawī 73. Arriva la délégation des Banū Tha'laba ibn Munqidh 74. Cette année [arriva] la délégation de Sa'd 75 Hudhaym. Arrivèrent les Dāriyūn 76 de Lakhm, dix personnes : Hāni' ibn Habīb 77, al-Fākih ibn al-Nu'mān, Habla ibn Mālik, Abū Hind 78 ibn Barr et son frère al-Tayyib ibn Barr, Tamīm ibn Aws, Nu'aym ibn Aws, Yazīd 79 ibn Qays, 'Urwa 80 ibn Mālik et son frère Murra 81 ibn Mālik. Ils offrirent à l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) une outre de vin. L'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) dit : « Dieu a interdit le vin. » Ils ordonnèrent de le vendre. L'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) dit : « Celui qui a interdit de le boire a interdit de le vendre 82. » Arriva la délégation des Banū Asad. Ils dirent : « Ô Envoyé de Dieu ! Nous sommes venus à toi avant que tu n'envoies un messager. » Alors ce verset fut révélé : « Ils te font grief de s'être soumis 83. » 'Urwa ibn Mas'ūd ibn [Mu'attib] 84 al-Thaqafī arriva auprès de l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) et embrassa l'islam. Puis il demanda la permission de retourner vers son peuple pour les appeler à l'islam. L'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) dit : « Ils te tueront 85 ! » Il dit : « Je leur suis plus cher que leurs filles vierges. » L'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) lui permit donc. Il partit vers son peuple, les appela à l'islam et fit l'appel à la prière de l'aube sur une terrasse 86. Un homme des Banū Thaqīf le visa d'une flèche et le tua. L'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) envoya al-Dahhāk ibn Sufyān al-Kilābī en expédition contre les Qurtā' 87. Il les surprit à Ghudayr al-Zajj 88. Le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) leur écrivit une lettre, mais ils refusèrent et placèrent 89 leur lettre au fond de leur seau 90. L'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) envoya 'Alī ibn Abī Tālib en expédition contre al-Fals 91 dans le pays de Tayyi' en Rabī' al-Ākhir. Il les attaqua et fit des prisonnières parmi leurs femmes, dont la sœur de 'Adī ibn Hātam 92. Puis l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) annonça la mort du Negus 93 au peuple en Rajab et dit : « Priez pour votre frère. » Il se leva et pria avec ses compagnons, se rangeant derrière lui, et prononça quatre takbīrs 94 sur lui. Puis l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) ordonna les préparatifs pour l'expédition contre les Romains 95 en pleine chaleur et sécheresse 96 du pays, alors que les fruits étaient mûrs et que l'ombre était aimée 97. L'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) sortait rarement en expédition sans dissimuler 98 sa destination, sauf pour cette expédition de Tabūk, car il ordonna les préparatifs à cause de la distance et de la difficulté du temps. L'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) exhorta les gens aisés à dépenser et à fournir des montures dans le chemin de Dieu, et les y encouragea. Des hommes aisés dépensèrent et comptèrent sur la récompense 99. 'Uthmān ibn 'Affān dépensa une somme immense, telle que personne n'en dépensa de plus grande. Puis des hommes parmi les musulmans vinrent à l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) – ce sont les Pleureurs 100, au nombre de sept – et demandèrent à l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) de leur fournir des montures, car ils étaient dans le besoin. Il dit : « Je ne trouve pas de monture à vous donner. » Ils s'en retournèrent, les yeux débordant de larmes de tristesse de ne pas trouver de quoi dépenser. Vinrent aussi les excusateurs 101 parmi les bédouins pour demander permission, et ils s'excusèrent auprès de l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) – ce sont les Banū Ghifār. Il y avait des hommes parmi les musulmans que l'intention retarda 102 loin de l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) jusqu'à ce qu'ils restent en arrière sans doute ni hésitation, parmi eux Ka'b ibn Mālik, frère des Banū Salama, Murāra ibn al-Rabī', frère des Banū 'Amr ibn 'Awf, Hilāl ibn Umayya, frère des Banū 103 Wāqif, et Abū Khaythama, frère des Banū Sālim. C'étaient des hommes sincères, et on ne suspectait pas leur islam. L'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) sortit de Médine et planta son camp à Thaniyyat al-Wadā'. 'Abd Allāh ibn Ubayy ibn Salūl planta son camp en contrebas. L'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) laissa 'Alī ibn Abī Tālib derrière lui pour sa famille et lui ordonna de rester parmi eux. Il nomma gouverneur de Médine Sibā' ibn 'Arfata, frère des Banū Ghifār. Les hypocrites dirent : « Par Dieu, il ne l'a laissé 104 derrière nous que parce qu'il le considère comme un fardeau. » Quand 'Alī entendit cela, il prit ses armes, sortit et rejoignit l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) alors qu'il campait à al-Jurf, et dit : « Ô Prophète de Dieu ! Les hypocrites prétendent que tu m'as laissé parce que tu me considères comme un fardeau. » Il dit : « Ils mentent, mais je t'ai laissé pour ce que j'ai laissé derrière moi. Retourne et sois mon remplaçant auprès de ma famille et de la tienne ! N'es-tu pas satisfait d'être pour moi comme Aaron pour Moïse, sauf qu'il n'y a pas de prophète après moi ? » 'Alī retourna donc à Médine, et l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) poursuivit sa route. 'Abd Allāh ibn Ubayy resta en arrière parmi ceux qui restèrent parmi les hypocrites. Quand l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) descendit à al-Hijr, les gens puisèrent de l'eau de son puits. Quand ils partirent de là, l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) dit : « Ne buvez rien de son eau et ne vous en servez pas pour les ablutions de la prière. Quant à la pâte que vous avez pétrie, donnez-la à manger 105 aux chameaux et n'en mangez rien 106. » Puis l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) invoqua Dieu ; Dieu envoya les nuages et il plut jusqu'à ce que les gens fussent rassasiés 107 et fissent leurs ablutions. Puis l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) descendit dans une des étapes, et sa chamelle s'égara. Ses compagnons sortirent à sa recherche. Un des 108 hypocrites dit : « Muhammad ne prétend-il pas être un prophète et vous informer des nouvelles du ciel, alors qu'il ne sait pas où est sa chamelle ? » L'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) dit : « Par Dieu, je ne sais que ce que Dieu m'a appris ! Or Dieu m'a appris qu'elle est dans la vallée, entre tel et tel ravin, un arbre l'a retenue par sa longe. » Il dit : « Allez et amenez-la 109. » Ils y allèrent et la ramenèrent. Puis l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) continua sa route, et il arrivait qu'un homme restât en arrière. On disait : « Par Dieu, ô Envoyé de Dieu, un tel est resté en arrière. » Il disait : « Laissez-le ; s'il y a en lui du bien 110, Dieu vous le fera rejoindre. » Jusqu'à ce qu'on lui dit : « Ô Envoyé de Dieu, Abū Dharr est resté en arrière, sa chamelle l'a retardé. » Il dit : « Laissez-le ; s'il y a en lui du bien, Dieu vous le fera rejoindre. » Quand la chamelle d'Abū Dharr le retarda, il prit ses bagages sur son dos, laissa sa chamelle, puis partit à pied suivant la trace de l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue). L'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) descendit dans une de ses étapes. Un observateur parmi les musulmans regarda et dit : « Ô Envoyé de Dieu ! Un homme sur la route marche seul ! » L'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) dit : « Sois Abū Dharr ! » Quand les gens l'examinèrent, ils dirent : « Ô Envoyé de Dieu, c'est Abū Dharr, par Dieu ! » L'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) dit : « Que Dieu fasse miséricorde à Abū Dharr ! Il vit seul 111, meurt seul et sera ressuscité seul. » L'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) arriva à Tabūk. Quand il y parvint, Yuḥanna ibn Ru'ba 112, maître d'Ayla, vint à lui. Il fit la paix avec l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) et lui donna la jizya. Les habitants de Jarbā' et Adhruḥ 113 vinrent à lui et lui donnèrent la jizya. L'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) écrivit pour chacun un document, qui est encore chez eux. Il écrivit pour Yuḥanna ibn Ru'ba : « Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Ceci 114 est un sauf-conduit de Dieu et de Muhammad le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) pour Yuḥanna ibn Ru'ba et les habitants de sa ville, et pour leurs caravanes par terre et par mer. Ils sont sous la protection de Dieu et sous la protection 115 de Muhammad le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue), ainsi que ceux qui sont avec eux 116 parmi les gens du Shām, du Yémen et de la mer. Quiconque parmi eux commet un délit, ses biens ne le protégeront pas de sa personne, et il est licite 117 pour les gens de le prendre. Il n'est pas permis de leur refuser l'eau qu'ils viennent chercher 118 ni le chemin qu'ils veulent emprunter 119 par terre ou par mer. » Juhaym ibn al-Ṣalt écrivit sur ordre de l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) 120. Il écrivit pour les habitants de Jarbā' et Adhruḥ : « Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Ceci est un écrit de Muhammad le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) pour les habitants d'Adhruḥ 121 : ils sont en sécurité par la sécurité de Dieu et la sécurité de Muhammad. Ils doivent cent dinars chaque Rajab, en bonne monnaie. Dieu est garant envers eux de la loyauté et de la bienfaisance, ainsi que pour tout musulman qui se réfugie auprès d'eux 122. » Or Abū 123 Khaythama, l'un des Banū Sālim, était retourné après le départ de l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) de Médine chez lui, par un jour chaud. Il trouva deux de ses femmes dans deux tonnelles pour lui dans un jardin, chacune ayant arrosé sa tonnelle, rafraîchi de l'eau pour lui et préparé de la nourriture. Quand Abū Khaythama entra, il se tint 124 à l'entrée des deux tonnelles, regarda ses deux femmes et ce qu'elles avaient préparé pour lui, et dit : « L'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) est sous le vent et la chaleur, tandis qu'Abū Khaythama est à l'ombre fraîche, avec de la nourriture préparée et une femme... »
**Traduction :** Ḥasnā’ (247) : « Il demeure dans ses biens ! Ce n’est pas là la moitié ! » Puis il dit : « Par Allāh, je n’entrerai dans la tente d’aucune de vous deux jusqu’à ce que je rejoigne le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) ! » Alors elles lui préparèrent des provisions, puis il amena son chameau (nāḍiḥ) et l’harnacha, puis il partit à la recherche du Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) (248). Tandis qu’Abū Khaythama cheminait, voilà que ‘Umayr ibn Wahb al-Jumaḥī le rattrapa en route, cherchant le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) ; ils voyagèrent donc ensemble (249) jusqu’à ce qu’ils approchent (250) de Tabūk. Abū Khaythama dit alors à ‘Umayr ibn Wahb : « J’ai un péché ; il ne te coûte rien de t’attarder derrière moi jusqu’à ce que j’aille trouver le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم). » ‘Umayr fit ainsi, puis Abū Khaythama poursuivit sa route jusqu’à ce qu’il approche du Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) alors qu’Il campait à Tabūk. Les gens dirent (251) : « Voici un cavalier sur la route qui arrive ! » Le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) dit : « Sois Abū Khaythama ! » Ils dirent : « Ô Messager d’Allāh ! C’est, par Allāh, Abū Khaythama ! » Lorsqu’il fit agenouiller (sa monture), il s’avança et salua le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم), puis L’informa de la nouvelle. Le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) lui dit (252) du bien et pria pour lui pour le bien (253). Ensuite, le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) appela Khālid ibn al-Walīd et l’envoya auprès d’Ukaydir de Dūma (254) – c’est Ukaydir ibn ‘Abd al-Malik, un homme de Kinda, qui était leur roi et était chrétien. Le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) dit à Khālid : « Tu le trouveras en train de chasser les bœufs sauvages (baqar al-waḥsh). » Khālid ibn al-Walīd partit donc jusqu’à ce qu’il soit, à portée de vue de son fort, par une nuit d’été claire de lune, alors qu’Ukaydir était sur sa terrasse avec sa femme. Les bœufs passèrent la nuit à frotter (255) leurs cornes contre la porte du palais. Sa femme lui dit : « As-tu jamais vu pareille chose ? » Il dit : « Non, par Allāh ! » Elle dit : « Qui donc laisserait cela ? » Il dit : « Personne. » Alors Ukaydir de Dūma descendit, ordonna que l’on selle son cheval, monta, avec un groupe de sa famille, et avec lui son frère Ḥassān. Lorsqu’ils sortirent avec leurs épieux de chasse (maṭārid) (256), la cavalerie du Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) avec Khālid ibn al-Walīd les rencontra ; ils tuèrent son frère Ḥassān. Il portait une tunique (qabā’) de brocart (dībāj) ornée d’or (mukhawwaṣ bi-dh-dhahab) ; Khālid la dépouilla et l’envoya au Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) (257). Lorsqu’on l’apporta au Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم), les musulmans se mirent à la toucher de leurs mains et à s’en émerveiller (258). Le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) dit : « Vous vous émerveillez de cela ! Par Celui qui tient l’âme de Muḥammad dans Sa main ! Les mouchoirs (manādīl) de Sa‘d ibn Mu‘ādh au Paradis sont plus beaux que cela » (259). Ensuite, Khālid amena Ukaydir auprès du Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) ; Il lui épargna le sang et conclut avec lui un pacte (ṣālaḥahu) moyennant la capitation (jizya), puis le libéra, et il retourna dans son village. Le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) constata l’absence de Ka‘b ibn Mālik et dit : « Qu’a fait Ka‘b ibn Mālik ? » Un homme des Banū Salima dit : « Ô Messager d’Allāh ! Ses deux vêtements (bardāni-hi) et le fait de se regarder dans les plis de son manteau (‘itfay-hi) l’ont retenu. » Mu‘ādh ibn Jabal lui dit : « Quelle mauvaise chose, par Allāh, tu as dite ! Par Allāh, ô Messager d’Allāh, nous n’avons connu de lui que du bien ! » Le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) se tut (260). Le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) séjourna à Tabūk (261) une dizaine de nuits (bid‘a ‘ashrata layla) (262), raccourcissant la prière (yaqṣuru ṣ-ṣalāt) sans la dépasser ; puis Il repartit en retournant vers Médine. Sur la route, il y avait une eau (mā’) sortant d’un mince filet (washl) qui suffisait à peine à abreuver un cavalier, deux ou trois, dans une vallée appelée al-Mushaqqaq (263). Le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) dit : « Que celui qui nous devance à cette eau n’en puise rien jusqu’à ce que je l’atteigne » (264). Lorsque le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) l’atteignit, Il mit Sa main dedans (265) ; l’eau se mit à couler dans Sa main autant qu’Allāh voulut qu’elle coule, puis Il cracha dedans (majja fī-hi) et invoqua Allāh comme Il voulut invoquer ; alors l’eau jaillit abondamment (inkharaqa mina l-mā’). Les gens burent et puisèrent leur besoin (de cette eau) (266). Le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) dit : « Si vous survivez – ou si certains d’entre vous survivent – (267), vous entendrez certainement parler de cette vallée comme étant la plus fertile entre ce qui est devant elle et ce qui est derrière elle. » Cette eau est la source (fawwāra) de Tabūk aujourd’hui. Ensuite, le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) s’arrêta dans l’une des étapes ; ‘Abd Allāh Dhū l-Bijādayn (268) mourut. Ils creusèrent pour lui, et le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) descendit dans sa tombe (ḥufra), tandis qu’Abū Bakr et ‘Umar le faisaient descendre (yudalliyāni-hi) (269) vers Lui (270), et Il disait : « Faites descendre vers moi (adliyā lī) (271) votre frère. » Ils le firent descendre (adlaw-hu) (272) vers Lui. Lorsqu’Il l’eut disposé [pour sa couche] (273), le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) dit : « Ô Allāh ! Je suis, [certes] (274), le soir, satisfait de lui ; sois donc satisfait de lui ! » ‘Abd Allāh ibn Mas‘ūd dit : « Plût à Allāh que j’eusse été le compagnon de la tombe (ṣāḥib al-ḥufra) ! » (275) Les musulmans disaient : « Il n’y a plus de djihād après aujourd’hui. » Le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) dit : « Le djihād ne cessera pas jusqu’à ce que ‘Īsā fils de Maryam (عليه السلام) descende » (276). Le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) établit, de Tabūk à Médine, des mosquées dans Ses étapes, connues jusqu’à aujourd’hui. La première est la mosquée de Tabūk, la mosquée à Thaniyyat Mudrān (277), la mosquée à Dhāt az-Zurāb (278), la mosquée à al-Akhḍar, la mosquée à Dhāt al-Khaṭmī, la mosquée à Dhāt al-Batrā’ (279), la mosquée à ash-Shiqq (280), la mosquée à Dhī l-Jīfa (281), la mosquée à aṣ-Ṣadr (282), la mosquée de Wādī l-Qurā, la mosquée ar-Ruq‘a, la mosquée à Dhī Marwa, la mosquée à al-Fayfā’ (283), et la mosquée à Dhī Khushub. Ensuite, le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) arriva à Médine. Lorsqu’Il revenait d’un voyage, Il commençait par la mosquée, y priait deux rak‘a, puis s’asseyait pour les gens. Lorsqu’Il fit ainsi, vinrent les récalcitrants (al-mukhallafūn), parmi eux Ka‘b ibn Mālik, Murāra ibn ar-Rabī‘ (284), Hilāl ibn Umayya et d’autres. Ils se mirent à s’excuser auprès de Lui et à jurer pour Lui ; ils étaient environ quatre-vingts hommes (bid‘a wa thamānīn rajulan) (285). Le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) les acceptait selon leur intention et confiait (yukallu) (286) leurs secrets à Allāh, jusqu’à ce que vienne Ka‘b ibn Mālik. Il le salua ; le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) sourit du sourire du courroucé (tabassama tabassuma l-mughḍib), puis dit : « Approche ! » Ka‘b ibn Mālik vint en marchant jusqu’à s’asseoir devant Lui. Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) lui dit : « Qu’est-ce qui t’a retenu ? N’avais-tu pas acheté ta monture (ẓahruk) ? » Il dit : « Si, ô Messager d’Allāh ! Par Allāh, si j’étais assis auprès d’un autre que Toi parmi les gens de ce monde, j’aurais pensé que je me sortirais (287) de son courroux par une excuse ; certes, j’ai reçu l’éloquence (jadal) et j’ai une langue. Mais, par Allāh ! J’ai su que si je Te racontais aujourd’hui un mensonge, Tu serais satisfait de moi par cela (288), mais Allāh m’exposerait bientôt à Ta colère ; et si je Te racontais une histoire vraie dont Tu me tiendrais rigueur, j’espère la bonne fin (‘uqba) d’Allāh en cela. Non, par Allāh ! Je n’avais pas d’excuse ! Par Allāh, je n’ai jamais été plus fort (aqwā) (289) ni plus à l’aise (aysar) qu’au moment où je me suis attardé derrière Toi ! » Le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) dit : « Quant à celui-ci, il a dit vrai (ṣadaqa) (290). Lève-toi jusqu’à ce qu’Allāh prononce Son jugement sur toi. » Il se leva, et des hommes des Banū Salima se levèrent avec lui et le suivirent ; ils dirent : « Nous ne t’avons pas connu [ayant] commis un péché avant cela ; tu as été incapable de ne pas t’excuser auprès du Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) comme se sont excusés les récalcitrants. Le pardon (istighfār) du Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) [pour toi] t’aurait suffi pour ton péché. » Ils se mirent à le réprimander (yanūbūna-hu) jusqu’à ce qu’il veuille retourner vers le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) et se démentir lui-même. Puis il leur dit : « Quelqu’un d’autre que moi a-t-il rencontré cela ? » Ils dirent : « Oui, deux hommes ont dit pareil à ce que tu as dit, et Il leur a dit pareil à ce qu’Il t’a dit. » Il dit (291) : « Qui sont-ils ? » Ils dirent : « Murāra ibn ar-Rabī‘ (292) et Hilāl ibn Umayya al-Wāqifī (293). » Ensuite, le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) interdit de parler à ces trois-là. Quant à Murāra et Hilāl, ils restèrent dans leurs maisons. Quant à Ka‘b ibn Mālik, il était le plus jeune (ashabb) et le plus endurant (ajlad) des gens ; il sortait, assistait à la prière avec les musulmans, circulait dans les marchés, et personne ne lui parlait. Il venait auprès du Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) et Le saluait alors qu’Il était dans Son assemblée après la prière, et il se disait en lui-même : « A-t-Il remué Ses lèvres en répondant au salut [pour moi] ou non ? » Puis il priait près de Lui et Le regardait à la dérobée (yusāriqu-hu n-naḍar). Lorsque Ka‘b se tournait vers sa prière, le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) le regardait ; et lorsqu’il se tournait vers Lui, Il se détournait de lui. Cela dura longtemps à cause de la rudesse (jafwa) des musulmans envers lui. Ensuite, Ka‘b passa jusqu’à escalader le mur (tasawwara jidār) d’Abū Qatāda – qui était son cousin germain (ibn ‘ammi-hi) et la personne qu’il aimait le plus – et le salua ; il ne lui rendit pas le salut. Il lui dit : « Ô Abū Qatāda ! Je t’adjure par Allāh (anshuduka Allāh) : sais-tu que j’aime Allāh et Son Messager ? » Il se tut ; il répéta son adjuration, il se tut ; il répéta son adjuration, il dit : « Allāh et Son Messager savent mieux. » Les yeux de Ka‘b débordèrent de larmes ; il sauta, escalada le mur, puis se rendit au marché. Tandis qu’il marchait (295), voilà qu’un Nabatéen (nabaṭī) (296) des Nabatéens du Shām demandait après lui, parmi ceux qui étaient arrivés avec de la nourriture à vendre à Médine, disant : « Qui peut m’indiquer Ka‘b ibn Mālik ? » Les gens se mirent à lui faire signe jusqu’à ce qu’il vienne à Ka‘b ; il lui remit une lettre du roi de Ghassān dans un morceau de soie (saraqa ḥarīr) (297) : « Ceci dit : Il nous est parvenu que ton compagnon t’a traité avec rudesse (jafāka) ; Allāh ne t’a pas placé dans une demeure d’humiliation ni de perte. Rejoins-nous, nous te consolerons (nuwāsīka) (298). » Lorsque Ka‘b lut la lettre, il dit : « Ceci aussi fait partie de l’épreuve (balā’) ; j’en suis arrivé au point où (299) un homme des associateurs (ahl ash-shirk) (300) a convoité (ma chose). » Puis il se dirigea avec la lettre vers un four (tannūr) et l’y brûla (sajara-hu bi-hi) (301). Il demeura ainsi jusqu’à ce que, quarante nuits étant passées, le messager du Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) vint à lui et dit : « Le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) t’ordonne de t’éloigner de ta femme (ta‘tazila mra’ataka) ! » Ka‘b dit : « Dois-je la répudier (utalliqu-hā) ou quoi ? » Il dit : « Éloigne-toi d’elle (i‘tazil-hā) et ne l’approche pas. » Il envoya un message semblable à Murāra et Hilāl. Ka‘b dit à sa femme : « Rejoins ta famille et reste chez eux jusqu’à ce qu’Allāh prononce Son jugement sur cette affaire comme Il le jugera. » (302) La femme de Hilāl ibn Umayya vint et dit : « Ô Messager d’Allāh ! Hilāl ibn Umayya est un vieillard sans ressource (ḍā’i‘), sans serviteur ; vois-Tu un inconvénient à ce que je le serve ? » Il dit : « Non, mais qu’il ne t’approche surtout pas ! » Elle dit : « Par Allāh, ô Messager d’Allāh ! Il n’a aucun mouvement vers moi ! Par Allāh, il n’a cessé de pleurer depuis que son affaire a été ce qu’elle a été jusqu’à ce jour ; par Allāh, j’ai craint pour sa vue (303). » Ils demeurèrent ensuite dix nuits, jusqu’à ce que cinquante nuits fussent accomplies depuis que le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) avait interdit aux musulmans (304) de leur parler. Ka‘b ibn Mālik pria le subḥ sur le toit d’une de ses maisons, dans l’état où il était.
La mention de Dieu lui fit paraître la terre si étroite malgré son immensité, et son âme se resserra 125 lorsqu'il entendit la voix d'un crieur qui, du haut de Sal', criait de toute sa force : « Ô Ka'b ibn Malik ! Réjouis-toi ! » Ka'b se prosterna alors pour Dieu, sachant que le secours était arrivé. Et l'Envoyé de Dieu, que la prière et le salut de Dieu soient sur lui, annonça que Dieu avait accepté leur repentir 126 lorsqu'il eut accompli la prière de l'aube. Puis le crieur de la bonne nouvelle vint à Ka'b, qui ôta ses deux vêtements et l'en revêtit en récompense de sa bonne nouvelle, puis emprunta deux autres vêtements et les endossa. Ensuite, il se dirigea vers l'Envoyé de Dieu, que la prière et le salut de Dieu soient sur lui, et les gens venaient à sa rencontre pour le féliciter de son repentir, disant : « Que la rémission de Dieu sur toi te soit une joie ! » jusqu'à ce qu'il entrât dans la mosquée, où l'Envoyé de Dieu, que la prière et le salut de Dieu soient sur lui, était assis, entouré de gens. Talha ibn 'Ubayd Allah se leva vers lui, le salua et le félicita. Lorsque Ka'b eut salué l'Envoyé de Dieu, que la prière et le salut de Dieu soient sur lui, celui-ci lui dit, le visage rayonnant de joie : « Réjouis-toi du meilleur jour qui ait passé sur toi depuis que ta mère t'a enfanté ! » Ka'b demanda : « Est-ce de ta part, ô Envoyé de Dieu, ou de la part de Dieu ? » Il répondit : « Plutôt de la part de Dieu ! » Puis il s'assit devant lui et dit : « Ô Envoyé de Dieu ! Parmi les conditions de mon repentir, je veux me dépouiller de mes biens en aumône pour Dieu et Son Envoyé. » L'Envoyé de Dieu, que la prière et le salut de Dieu soient sur lui, dit : « Garde pour toi une partie de tes biens, cela vaut mieux pour toi. » Il dit : « Je garde ma part à Khaybar. » Puis il dit : « Ô Envoyé de Dieu ! Dieu m'a sauvé par la véracité ; aussi, comme repentir envers Dieu, je jure de ne dire que la vérité tant que je vivrai. » Alors l'Envoyé de Dieu, que la prière et le salut de Dieu soient sur lui, récita à leur sujet : « Dieu a accepté le repentir du Prophète, des Émigrés et des Auxiliaires... » jusqu'à Sa parole : « ... car c'est Dieu qui est l'Accueillant au repentir, le Miséricordieux. » 127 Ensuite, l'Envoyé de Dieu, que la prière et le salut de Dieu soient sur lui, procéda à l'échange de serments d'imprécation 128 entre 'Uwaymir ibn al-Harith ibn 'Ajlan – que l'on appelle 'Asim 129 – et sa femme, après la prière de l'après-midi, dans la mosquée, au mois de Sha'ban. Cela parce qu'il vint à l'Envoyé de Dieu, que la prière et le salut de Dieu soient sur lui, et dit : « Ô Envoyé de Dieu ! Si l'un de nous voit sa femme commettre une turpitude, que doit-il faire ? S'il parle, il parle d'une chose grave ; s'il se tait, il se tait sur une chose pareille ! » L'Envoyé de Dieu ne lui répondit pas. Plus tard, il vint de nouveau auprès du Prophète, que la prière et le salut de Dieu soient sur lui, et dit : « Ô Envoyé de Dieu ! Ce dont je t'ai interrogé, j'y ai été éprouvé ! » Alors Dieu révéla ces versets : « Ceux qui lancent des accusations contre leurs épouses... » 130 jusqu'à la fin des versets. L'Envoyé de Dieu, que la prière et le salut de Dieu soient sur lui, fit venir 'Asim, lui récita ces versets, l'exhorta, lui rappela et l'informa que le châtiment de ce monde est plus léger que celui de l'au-delà. 'Asim dit : « Non, par Celui qui t'a envoyé ! Je n'ai pas menti à son sujet. » Puis il fit venir sa femme, l'exhorta et lui rappela que le châtiment de ce monde est plus léger que celui de l'au-delà. Elle dit : « Non, par Celui qui t'a envoyé avec la vérité ! » Il commença par 'Asim, qui témoigna quatre fois par Dieu qu'il était véridique, et la cinquième fois que la malédiction de Dieu soit sur lui s'il était menteur. L'Envoyé de Dieu, que la prière et le salut de Dieu soient sur lui, ordonna qu'on mît la main sur sa bouche lors de la cinquième attestation et dit : « Prends garde, car elle est décisive ! » 131 Puis il fit venir sa femme, qui témoigna quatre fois par Dieu qu'il était menteur, et la cinquième fois que la colère de Dieu soit sur elle s'il était véridique. Ensuite, il les sépara et attribua l'enfant à la mère. 132 Umm Kulthum, fille de l'Envoyé de Dieu, que la prière et le salut de Dieu soient sur lui, mourut au mois de Sha'ban. Safiyya bint 'Abd al-Muttalib la lava, et 'Ali, al-Fadl et Usama descendirent dans sa tombe. 133 Au mois de Ramadan, parvint à l'Envoyé de Dieu, que la prière et le salut de Dieu soient sur lui, une lettre des rois de Himyar reconnaissant l'islam. L'Envoyé de Dieu, que la prière et le salut de Dieu soient sur lui, leur écrivit une lettre de réponse et l'envoya avec 'Amr ibn Hazm : « Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De la part de Muhammad, l'Envoyé de Dieu – que la prière et le salut de Dieu soient sur lui – à Shurahbil 134 ibn 'Abd Kulal, al-Harith ibn 'Abd Kulal, Qayl 135 Dhu Ra'ayn, Ma'afir et Hamdan. Ceci étant, votre messager est arrivé, et vous avez donné le quint du butin, ce que Dieu a prescrit aux croyants comme dîme sur les terres irriguées par la pluie ou par source 136 : si elles sont arrosées par un cours d'eau ou par la pluie, la dîme est due lorsqu'elles atteignent cinq wasq 137 ; si elles sont arrosées par un seau ou une noria, la moitié de la dîme est due lorsqu'elles atteignent cinq wasq. Pour tout cinq chameaux en liberté 138, une brebis, jusqu'à vingt-quatre ; si le nombre dépasse vingt-quatre d'une tête, une chamelle d'un an 139 est due ; si l'on ne trouve pas de chamelle d'un an, un chamelon de deux ans mâle, jusqu'à trente-cinq ; si le nombre dépasse trente-cinq d'une tête, une chamelle de deux ans est due, jusqu'à quarante-cinq ; si le nombre dépasse quarante-cinq d'une tête, une chamelle de trois ans apte à être montée par le mâle 140 est due, jusqu'à soixante ; si le nombre dépasse soixante d'une tête, une chamelle de quatre ans est due, jusqu'à soixante-quinze ; si le nombre dépasse soixante-quinze d'une tête, deux chamelles de deux ans sont dues, jusqu'à quatre-vingt-dix ; si le nombre dépasse quatre-vingt-dix d'une tête, deux chamelles de trois ans aptes à être montées par le mâle sont dues, jusqu'à cent vingt ; ce qui dépasse cent vingt, pour chaque quarante, une chamelle de deux ans, et pour chaque cinquante, une chamelle de trois ans apte à être montée par le mâle. Pour chaque trente bovins, un taurillon ou une génisse d'un an ; pour chaque quarante bovins, une vache. Pour chaque quarante moutons en liberté, une brebis, jusqu'à cent vingt ; si le nombre dépasse cent vingt d'une tête, deux brebis, jusqu'à deux cents ; si le nombre dépasse deux cents d'une tête, trois brebis, jusqu'à trois cents ; si le nombre dépasse trois cents, pour chaque cent, une brebis. On ne prélève pas dans l'aumône légale de bête âgée, ni de bête chétive, ni de bête borgne, ni de bouc. On ne réunit pas ce qui est séparé, et on ne sépare pas ce qui est réuni, par crainte de l'aumône. Ce qui est pris de deux associés, ils se le répartissent équitablement entre eux. Pour chaque cinq uqiyya 141 d'argent, cinq dirhams ; ce qui dépasse, pour chaque quarante dirhams, un dirham ; rien n'est dû pour moins de cinq uqiyya. Pour chaque quarante dinars, un dinar. L'aumône légale n'est pas permise à Muhammad ni à sa famille ; c'est une aumône par laquelle on se purifie, destinée aux pauvres croyants et dans le chemin de Dieu. Rien n'est dû pour les esclaves, ni pour les terres de labour, ni pour leurs ouvriers, si leur aumône est acquittée sur la dîme. Rien n'est dû pour l'esclave du musulman ni pour son cheval. Les plus grands péchés auprès de Dieu, au Jour de la Résurrection, sont : l'association à Dieu, le meurtre de l'âme croyante sans droit, la fuite dans le chemin de Dieu le jour de la mêlée, la désobéissance aux parents, l'accusation de la femme vertueuse, l'apprentissage de la sorcellerie, la consommation de l'usure, et la consommation des biens de l'orphelin. La 'umra 142 est le pèlerinage mineur. Ne touche le Coran que le pur. Pas de divorce avant la conclusion du mariage, pas d'affranchissement avant l'acquisition. Qu'aucun d'entre vous ne prie dans un seul vêtement sans rien sur les épaules ; qu'aucun ne s'asseye en tailleur dans un seul vêtement sans rien entre ses parties intimes et le ciel ; qu'aucun d'entre vous ne prie dans un seul vêtement dont un côté est découvert ; qu'aucun d'entre vous ne prie en tressant ses cheveux. Quiconque tue délibérément un croyant, sur preuve, est passible de la peine du talion, à moins que les héritiers de la victime n'acceptent une compensation. Pour l'âme, la diya 143 est de cent chameaux ; pour le nez, si la mutilation est complète, la diya ; pour la langue, la diya ; pour les deux lèvres, la diya ; pour les deux testicules, la diya ; pour le pénis, la diya ; pour la blessure atteignant le cerveau 144, un tiers de la diya ; pour la blessure pénétrant la cavité 145, un tiers de la diya ; pour une jambe, la moitié de la diya ; pour la colonne vertébrale, la diya ; pour les deux yeux, la diya ; pour la blessure déplaçant l'os 146, quinze chameaux ; pour une dent, cinq chameaux ; pour la blessure mettant l'os à nu 147, cinq chameaux. L'homme est tué pour la femme. Pour les gens de l'or, mille dinars. » La lettre fut lue aux gens du Yémen. Ensuite, l'Envoyé de Dieu, que la prière et le salut de Dieu soient sur lui, envoya Mu'adh ibn Jabal au Yémen. On rapporte qu'il pria l'aube, puis se tourna vers les gens et dit : « Ô communauté des Émigrés et des Auxiliaires ! Qui d'entre vous se porte volontaire pour aller au Yémen ? » 'Umar ibn al-Khattab se leva et dit : « Moi, ô Envoyé de Dieu ! » Il garda le silence, puis dit : « Ô communauté des Émigrés et des Auxiliaires ! Qui d'entre vous se porte volontaire pour aller au Yémen ? » Mu'adh ibn Jabal se leva et dit : « Moi, ô Envoyé de Dieu ! » Il dit : « Ô Mu'adh, c'est toi pour cette mission ! Ô Bilal, apporte-moi mon turban ! » Bilal apporta son turban, il en coiffa sa tête, puis l'Envoyé de Dieu, que la prière et le salut de Dieu soient sur lui, sortit, tandis que les Émigrés et les Auxiliaires accompagnaient Mu'adh, qui était monté, et l'Envoyé de Dieu marchait à côté de sa monture. Puis il dit : « Ô Mu'adh ! Je te recommande la crainte de Dieu, la véracité dans la parole, l'accomplissement du dépôt, l'abandon de la trahison, l'ordre du bien et l'interdiction du mal, l'humilité, la protection du voisin, la douceur de la parole, la réponse au salut, l'approfondissement dans le Coran, la crainte du Jugement, l'amour de l'au-delà sur ce monde. Ô Mu'adh ! Ne corromps pas la terre, n'insulte pas un musulman, ne crois pas un menteur, ne démentis pas un véridique, ne désobéis pas à l'imam. Tu vas trouver un peuple des Gens du Livre ; que la première chose à laquelle tu les appelles soit l'adoration de Dieu. S'ils reconnaissent Dieu, informe-les que Dieu leur a prescrit cinq prières en leur jour et leur nuit. S'ils font cela, informe-les que Dieu leur a prescrit une aumône légale prélevée sur leurs biens et rendue à leurs pauvres. S'ils obéissent à cela, prélève-la d'eux, mais évite les biens précieux des gens. Ô Mu'adh ! J'aime pour toi ce que j'aime pour moi-même, et je déteste pour toi ce que je déteste pour moi-même. Ô Mu'adh ! Si tu commets un péché, accomplis un repentir pour cela : le secret par le secret, le public par le public. Ô Mu'adh ! Facilite et ne rends pas difficile, et mentionne Dieu auprès de chaque pierre et de chaque motte de terre 148 qui témoignera pour toi au Jour de la Résurrection. Ô Mu'adh ! Visite le malade, hâte-toi de satisfaire les besoins des veuves et des faibles, fréquente les pauvres et les nécessiteux, sois équitable envers les gens envers toi-même, dis la vérité où qu'elle soit, et que ne t'atteigne, pour Dieu, le blâme d'aucun blâmeur. Rencontre-moi dans l'état où tu m'as quitté. » Mu'adh dit : « Que mon père et ma mère te soient sacrifiés, ô Envoyé de Dieu ! Tu m'as chargé d'une lourde tâche ; invoque Dieu pour moi pour ce dont tu m'as investi. » L'Envoyé de Dieu, que la prière et le salut de Dieu soient sur lui, invoqua pour lui, puis lui dit adieu. L'Envoyé de Dieu, que la prière et le salut de Dieu soient sur lui, retourna à Médine avec ses compagnons. Ensuite, il envoya après lui Abu Musa al-Ash'ari. Lorsqu'il arriva à Sanaa, il monta en chaire, loua Dieu, Le glorifia, puis leur lut son pacte, puis descendit. Les notables de Sanaa vinrent à lui et dirent : « Ô Mu'adh ! Voici une demeure que nous avons préparée pour toi, et voici une maison que nous avons aménagée pour toi. » Il dit : « C'est ainsi que mon Bien-aimé m'a recommandé ; l'Envoyé de Dieu, que la prière et le salut de Dieu soient sur lui, m'a recommandé de ne pas craindre, pour Dieu, le blâme d'aucun blâmeur. » L'Envoyé de Dieu, que la prière et le salut de Dieu soient sur lui, déshabilla Mu'adh ibn Jabal de ses biens pour ses créanciers, car ils le pressaient, et l'envoya au Yémen, disant : « Peut-être Dieu te rendra-t-il prospère ! » 149 La délégation des Banu Kilab arriva auprès de l'Envoyé de Dieu, que la prière et le salut de Dieu soient sur lui, composée de treize hommes, parmi lesquels Labid ibn Rabi'a.
Ensuite, l'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — envoya une expédition avec un groupe d'Arabes, sans aucun des Émigrés ni des Auxiliaires, contre les Banū Tamīm 150. Il les attaqua, captura leurs femmes et leurs enfants, et prit vingt hommes parmi eux qu'il amena à Médine. L'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — fit dresser une chaire pour Ḥassān, qui y monta, et l'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : « Certes, Dieu soutient Ḥassān par l'Esprit Saint. » Les gens dirent : « Leur poète est plus poète que notre poète, et leur orateur est plus éloquent que notre orateur 151. » La délégation de Ṭā’if arriva 152 et descendit chez al-Mughīra ibn Shu‘ba, et ils demandèrent la paix. Le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — ordonna à Khālid ibn Sa‘īd ibn al-‘Āṣ d'écrire pour eux le traité de paix. ‘Abd Allāh ibn Ubayy ibn Salūl tomba malade 153 dans les dernières nuits de Shawwāl, et mourut à Dhū l-Qa‘da. Le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — lui rendait visite. Quand il mourut, son fils vint à l'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — et dit : « Ô Envoyé de Dieu ! Donne-moi ta tunique pour que je l'ensevelisse dedans. » L'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — lui donna sa tunique, et il vint à sa tombe et pria sur lui. Alors le verset fut révélé : « Et ne prie jamais sur aucun d'entre eux qui est mort, et ne te tiens pas sur sa tombe » 154. La délégation des Banū Fazāra arriva 155, composée d'une dizaine d'hommes 156, parmi lesquels Khārija ibn Ḥiṣn 157. La délégation des Banū ‘Udhra arriva 158, treize hommes, et ils descendirent chez al-Miqdād ibn ‘Amr. Dieu — qu'Il soit exalté — imposa le pèlerinage à quiconque a les moyens de s'y rendre. L'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — envoya Abū Bakr pour présider le pèlerinage des gens de Médine, avec trois cents personnes, et il envoya avec lui vingt offrandes 159 dont les colliers étaient tressés. ‘Ā’isha les tressa de ses propres mains, les colla et les marqua. Abū Bakr mena pour lui-même cinq offrandes. ‘Abd al-Raḥmān ibn ‘Awf fit le pèlerinage avec lui. Quand il arriva à al-‘Arj, il fit la prière du matin. Abū Bakr entendit derrière lui un bruit de chamelle et voulut faire le takbīr de la prière ; il s'arrêta du takbīr et dit : « C'est le bruit de la chamelle de l'Envoyé de Dieu, la Jadh‘ā’. Il a certainement changé d'avis au sujet du pèlerinage. Peut-être que l'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — est là, et nous prions avec lui ! » Et voilà que ‘Alī était sur elle. Abū Bakr dit : « Es-tu un émir ou un envoyé ? » Il dit : « Non 160, mais l'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — m'a envoyé avec la Sourate du Désaveu 161 pour la réciter aux gens dans les stations du pèlerinage. » Ils arrivèrent à La Mecque, et il récita aux gens la Sourate du Désaveu jusqu'à la fin. Le jour de ‘Arafa, Abū Bakr se leva, fit un discours aux gens et leur enseigna leurs rites. Quand il eut fini, ‘Alī se leva et la récita aux gens jusqu'à la fin. Le jour du Sacrifice, Abū Bakr fit un discours aux gens et leur parla de leur affluence, de leur sacrifice et de leurs rites. Quand il eut fini, ‘Alī se leva et récita aux gens le Désaveu jusqu'à la fin 162, afin que soit restitué à tout ayant droit son droit, à tout allié son alliance, et que nul polythéiste ne fasse le pèlerinage après cette année, et que nul nu ne tourne autour de la Maison 163. Le jour du premier départ, Abū Bakr se leva, fit un discours aux gens et leur parla de la manière de partir et de jeter les pierres, et il leur enseigna leurs rites. Quand il eut fini, ‘Alī se leva et récita aux gens le Désaveu jusqu'à la fin. Puis ils retournèrent à Médine 164. [La dixième année de l'Hégire] Muḥammad ibn Isḥāq ibn Khuzayma nous a rapporté : Muḥammad ibn Bashshār nous a rapporté : Abū ‘Āmir nous a rapporté : Qurra ibn Khālid nous a rapporté, d'après Abū Jamra al-Ḍuba‘ī, qui a dit : J'ai dit à Ibn ‘Abbās : « J'ai une jarre dans laquelle on fait infuser pour moi, et quand je prolonge la séance avec les gens, je crains d'être déshonoré à cause de sa douceur. » Il dit : « La délégation de ‘Abd al-Qays arriva auprès de l'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — et il dit : « Bienvenue à la délégation, sans honte ni regret ! » Ils dirent : « Ô Envoyé de Dieu ! Entre nous et toi, il y a les polythéistes de Muḍar, et nous ne pouvons te joindre que pendant les mois sacrés. Alors donne-nous un commandement concis 165 que nous puissions suivre pour entrer au Paradis, et que nous invoquions ceux qui sont derrière nous. » Il dit : « Je vous ordonne quatre choses et vous en interdis quatre : la foi en Dieu — et savez-vous ce qu'est la foi en Dieu ? » Ils dirent : « Dieu et Son Envoyé savent mieux. » Il dit : « L'attestation qu'il n'y a de dieu que Dieu, l'accomplissement de la prière, l'acquittement de l'aumône légale, le jeûne de Ramadan, et que vous donniez le cinquième du butin ; et je vous interdis l'infusion dans les gourdes, les troncs creusés, les jarres vertes et les récipients enduits de poix 166. » Il dit : Au début de cette année, la délégation de ‘Abd al-Qays arriva auprès de l'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue. Quand ils s'approchèrent de Médine, ils laissèrent leurs montures et se hâtèrent vers le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue. ‘Abd Allāh ibn al-Ashajj al-‘Abdī descendit, attacha sa monture, enleva ses vêtements, en revêtit d'autres, puis vint à l'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue. Le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : « Tu possèdes deux qualités que Dieu et Son Envoyé aiment : la clémence et la pondération 167. » Ils l'interrogèrent sur ce que nous avons mentionné. Ensuite, l'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — envoya Khālid ibn al-Walīd aux Banū ‘Abd al-Madān 168 au mois de Rabī‘ al-Awwal — ce sont les Banū al-Ḥārith ibn Ka‘b — et ils embrassèrent l'Islam. Il prit l'aumône de leurs riches et la rendit à leurs pauvres. Ensuite, l'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — envoya ‘Amr ibn Ḥazm comme gouverneur à Najrān. Il partit et resta parmi eux, leur enseignant la Sunna et les préceptes de l'Islam, jusqu'à ce que l'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — meure, alors qu'il était à Najrān 169. ‘Adī ibn Ḥātim al-Ṭā’ī arriva, portant une croix en or. Le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : « Ils ont pris leurs docteurs et leurs moines comme seigneurs en dehors de Dieu » 170. Après lui arriva la délégation de Ṭayyi’, parmi lesquels Zayd al-Khayl, qui était leur chef 171. Ensuite arriva Jarīr ibn ‘Abd Allāh al-Bajalī. L'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — l'envoya pour détruire Dhū l-Khalaṣa 172, et il la détruisit. Ensuite arriva la délégation des Azd, dont le chef était Ṣurad ibn ‘Abd Allāh 173, avec une dizaine d'hommes. L'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — l'envoya à Jurash, et il la conquit. Il était gouverneur pour le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue. Muḥammad ibn ‘Amr ibn Ḥazm naquit à Najrān. ‘Amr écrivit à l'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — pour l'informer, et il lui dit qu'il l'avait nommé Muḥammad et lui avait donné le surnom d'Abū Sulaymān 174. La délégation de Salāmān arriva 175, sept hommes, dont le chef était Ḥabīb al-Salamānī 176. La délégation des Banū Ḥanīfa arriva 177, parmi lesquels Musaylima. Il dit : « Ô Muḥammad ! Si tu me confies le commandement après toi, je croirai en toi et je te déclarerai véridique. » Dans la main de l'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — il y avait une baguette. Le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : « Si tu me demandais cette baguette 178, je ne te la donnerais pas ! Et tu ne dépasseras pas le décret de Dieu à ton sujet. Si tu tournes le dos, Dieu te fera périr. Je te vois 179 comme celui que j'ai vu en songe. » Cela parce que l'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — dit : « Pendant que je dormais, je vis dans ma main deux bracelets d'or ; leur affaire m'inquiéta. Il me fut révélé en songe de souffler dessus ; je soufflai dessus et ils s'envolèrent. Je les interprétai comme les deux imposteurs : l'un était al-‘Ansī, l'autre Musaylima, le maître de al-Yamāma. » La délégation de Ghassān arriva 180, la délégation de ‘Abs 181, la délégation de Kinda 182, la délégation de Muḥārib 183, la délégation de Khawlān 184. Le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — quand une délégation arrivait chez lui, revêtait ses plus beaux vêtements et ordonnait à ses bien-aimés d'en faire autant. La délégation de Murād arriva 185, dont le chef était Farwa ibn Musayk al-Murādī. L'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — le nomma gouverneur sur Murād et Madhḥij. L'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — envoya Khālid ibn al-Walīd pour collecter les aumônes auprès d'eux, et il écrivit pour eux un document à ce sujet. Abū Dharr entra auprès de l'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — dans la mosquée, alors qu'il était assis seul 186. Il dit : « Ô Abū Dharr ! La mosquée a une salutation. » Il dit : « Quelle est sa salutation, ô Envoyé de Dieu ? » Il dit : « Deux rak‘a. » Il se leva et les accomplit. Puis il dit : « Tu m'as ordonné la prière ; qu'est-ce que la prière ? » Il dit : « Une chose excellente ; quiconque veut en fait peu, quiconque veut en fait beaucoup. » Il dit : « Ô Envoyé de Dieu ! Quelle est l'œuvre la plus aimée de Dieu ? » Il dit : « La foi en Dieu et le combat dans le chemin de Dieu. » Il dit : « Quel croyant a la foi la plus parfaite 187 ? » Il dit : « Celui qui a le meilleur caractère. » Il dit : « Quel musulman est le meilleur ? » Il dit : « Celui dont les musulmans sont en sécurité de sa langue et de sa main. » Il dit : « Quelle est la meilleure émigration ? » Il dit : « Celui qui émigre loin du mal. » Il dit : « Quelle est la meilleure partie de la nuit ? » Il dit : « Le milieu de la nuit qui s'en va. » Il dit : « Quelle est la meilleure prière ? » Il dit : « La longueur de la station. » Il dit 188 : « Quel est le meilleur affranchissement ? » Il dit : « Le plus cher 189 en prix et le plus précieux auprès de ses gens. » Il dit : « Quel est le meilleur combat ? » Il dit : « Celui dont le cheval est blessé et dont le sang est versé 190. » Il dit : « Quelle est la meilleure aumône ? » Il dit : « L'effort d'un homme pauvre donné en secret à un pauvre. » Il dit : « Quel est le meilleur jeûne ? » Il dit : « Une obligation rétribuée, et auprès de Dieu il y a de multiples récompenses. » Il dit : « Quel est le meilleur verset 191 que Dieu t'a révélé ? » Il dit : « Le Verset du Trône 192. » Il dit : « Ô Envoyé de Dieu ! Combien y a-t-il de prophètes ? » Il dit : « Cent mille et vingt-quatre mille prophètes. » Il dit : « Combien d'entre eux sont des envoyés ? » Il dit : « Trois cent treize, une foule nombreuse. » Il dit : « Qui fut le premier des prophètes ? » Il dit : « Adam. » Il dit : « Était-il un prophète envoyé ? » Il dit : « Oui, Dieu créa Adam de Sa main, insuffla en lui de Son Esprit, puis le forma et lui parla directement. Puis 193 il dit : Ô Abū Dharr ! Quatre des prophètes sont syriaques 194 : Adam, Seth, Enoch — c'est Idrīs, et il fut le premier à écrire avec le calame — et Noé ; et quatre sont arabes 195 : Hūd, Ṣāliḥ, Shu‘ayb et ton prophète Muḥammad. Le premier des prophètes est Adam et le dernier est Muḥammad — que Dieu prie sur lui et le salue. Le premier prophète des Enfants d'Israël est Moïse et le dernier est Jésus, et entre eux il y a mille prophètes. » Il dit : « Ô Envoyé de Dieu ! Combien de livres Dieu a-t-Il révélés ? » Il dit : « Cent livres et quatre livres : Il révéla à Seth cinquante feuillets, à Idrīs trente feuillets, à Abraham dix feuillets, à Moïse avant la Torah dix feuillets 196, et Il révéla la Torah, l'Évangile, les Psaumes et le Discernement. » Il dit : « Ô Envoyé de Dieu ! Que contenaient les feuillets d'Abraham ? » Il dit : « C'étaient des paraboles toutes : « Ô roi 197 éprouvé et trompé ! Je ne t'ai pas envoyé pour amasser le monde les uns sur les autres, mais je t'ai envoyé pour repousser de Moi l'invocation de l'opprimé, car Je ne la repousse pas, même si elle vient d'un mécréant. Et il incombe à l'homme sensé, tant qu'il n'est pas vaincu dans sa raison, d'avoir des moments : un moment où il s'entretient avec son Seigneur, un moment où il se rend des comptes à lui-même, un moment où il médite sur l'œuvre de Dieu — qu'Il soit exalté et magnifié — et un moment où il se consacre à ses besoins licites 198 ; car ce moment est une aide pour ces moments 199 et un repos pour les cœurs 200. Et il incombe à l'homme sensé d'être clairvoyant sur son temps 201, attentif à ses affaires, gardien de sa langue 202 ; car celui qui compte ses paroles parmi ses actes, ses paroles se réduisent à ce qui le concerne. Et il incombe à l'homme sensé de rechercher trois choses : l'entretien de sa subsistance, la provision pour le retour, et la jouissance dans ce qui n'est pas illicite. » Et il dit : « Ô Envoyé de Dieu ! Que contenaient les feuillets de Moïse ? »
Il a dit : « Tout cela était des leçons. Je m’étonne de celui qui est certain de la mort puis se réjouit ; je m’étonne de celui qui est certain du décret (al-qadar) puis s’épuise ; je m’étonne de celui qui est certain du Jugement [demain] (435) puis n’agit pas. » Il dit : « Ô Abou Dharr ! Allah t’a-t-Il révélé quelque chose de ce qui était dans les Feuillets d’Abraham et de Moïse ? » Il dit : « Ô Abou Dharr ! [Récites-tu] (3) : "Certes, a réussi celui qui s’est purifié, a invoqué le nom de son Seigneur et a prié" — le verset. » Il dit : « Ô Messager d’Allah ! Recommande-moi. » Il dit : « Je te recommande la crainte révérencielle d’Allah (taqwā), car elle est la parure de ta condition. » Il dit : « Ajoute-m’en. » Il dit : « Attache-toi à un long silence, car il éloigne le Diable (al-shayṭān) [de toi] (436) et t’aide dans ta religion. Évite le rire, car il tue les cœurs et fait disparaître la lumière du visage. » Il dit : « Ajoute-m’en. » Il dit : « Aime les pauvres (al-masākīn) et leur compagnie. » Il dit : « Ajoute-m’en. » Il dit : « Dis la vérité, même si elle est amère. » Il dit : « Ajoute-m’en. » Il dit : « Ne crains pas, pour Allah, le blâme de quiconque blâme. » Il dit : « Ajoute-m’en. » Il dit : « Que ce que tu sais de toi-même te retienne (liyaḥjuzka) (437) vis-à-vis des gens, et ne te tourmente pas (wa lā tajid) (438) à leur sujet pour ce qui arrive. » Puis il dit : « Ô (439) Abou Dharr ! Il suffit à l’homme comme égarement (ghayy) (440) qu’il ait en lui ces traits : connaître des gens ce qu’il ignore de lui-même, les épier (yatajassasu) (441) pour ce qui les concerne, et importuner son compagnon dans ce qui ne le regarde pas. Ô Abou Dharr ! Nulle intelligence comme la réflexion (al-tadbīr) (442), nulle piété comme l’abstention (al-kaff) (443), nulle noblesse comme la beauté du caractère (ḥusn al-khuluq) (444). » Puis il envoya (445) ‘Alī ibn Abī Ṭālib — qu’Allah l’agrée — en expédition vers le Yémen au mois de Ramadan. Il dit : « Ô Messager d’Allah ! Comment dois-je faire ? » Il dit : « Lorsque tu descendras sur leur territoire, ne les combats pas jusqu’à ce qu’ils te combattent. S’ils te combattent, ne les combats pas jusqu’à (446) ce qu’ils tuent un des vôtres. S’ils tuent un des vôtres, ne les combats pas jusqu’à (447) ce que tu leur montres de la clémence (anāh) (5). Lorsque tu viendras à eux (448), dis-leur (449) : "Voulez-vous sortir de vos biens une aumône légale (ṣadaqa) que vous rendrez à vos pauvres ?" S’ils disent : "Oui", ne cherche rien d’autre d’eux. Car qu’Allah guide par tes mains un seul homme est meilleur pour toi que tout ce sur quoi le soleil s’est levé. » Et il fut révélé au Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — : "Ne sont pas égaux, parmi les croyants, ceux qui restent assis et ceux qui luttent (al-mujāhidūn)" (450). ‘Abd Allāh ibn Umm Maktūm vint alors et dit : « Ô (451) Messager d’Allah ! J’aime la lutte dans le sentier d’Allah, mais j’ai ce que tu vois : ma vue a disparu. » Zayd ibn Thābit dit : « Sa cuisse (fakhidhuhu) (452) pesa lourdement sur ma cuisse, au point que je craignis qu’elle ne la broie (an taruḍḍahā) (453). » Puis il dit : « Sauf les atteints d’un handicap (ghayr ulī al-ḍarar). » Et vinrent al-‘Āqib et al-Sayyid (454) de Najrān. Le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — écrivit pour eux un écrit sur lequel il les pacifia — et il est encore entre leurs mains aujourd’hui. Ils dirent : « Ô Messager d’Allah ! Envoie-nous un homme digne de confiance (amīn) (455) à qui nous donnerons (na‘ṭīhi) (456) ce que tu nous as demandé. » Le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — dit : « Je vais vous envoyer un homme digne de confiance, vraiment digne de confiance (ḥaqqa amīn). » Les gens se tendirent pour cela, et il envoya Abū ‘Ubayda ibn al-Jarrāḥ. Et Abū ‘Āmir al-Rāhib (457) mourut auprès de (458) Héraclius. Kināna (4) ibn ‘Abd Yālīl et ‘Alqama ibn ‘Ulātha (459) disputèrent de son héritage, et le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — jugea (fa-quḍiya) (460) en faveur de Kināna ibn ‘Abd Yālīl. Et al-Ash‘ath ibn Qays (461) vint comme délégué (wāfidan) auprès du Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — pour son peuple. Le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — envoya avec lui Ziyād ibn Labīd (462) al-Bayāḍī vers al-Bahrayn pour prendre d’eux les aumônes légales (al-ṣadaqāt). Alors que le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — était assis (qā‘id) (463) avec ses compagnons, voici qu’apparut devant eux un homme aux vêtements très blancs, aux cheveux très noirs, sans trace de voyage visible sur lui, et que nul d’entre eux ne connaissait. Il s’assit près du Prophète d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue —, posa son genou contre son genou, posa sa paume (kaffahu) (464) sur sa cuisse (10), puis dit : « Ô Muhammad ! Informe-moi sur l’Islam (al-islām). » Il dit : « Que tu attestes qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, que tu accomplisses la prière (al-ṣalāt), que tu donnes l’aumône légale (al-zakāt), que tu jeûnes le Ramadan, et que tu fasses le pèlerinage (al-ḥajj) à la Maison si tu en trouves le moyen. » Il dit : « Tu as dit vrai ! » Les musulmans furent étonnés qu’il l’interroge et le déclare véridique. Puis il dit : « Informe-moi sur la foi (al-īmān). » Il dit : « Que tu croies en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au Jour dernier, et au décret (al-qadar), tout entier, son bien et son mal. » Il dit : « Tu as dit vrai. » Il dit : « Informe-moi sur l’excellence (al-iḥsān). » [Il dit] (465) : « Que tu adores Allah comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, Lui te voit. » Il dit : « Informe-moi sur l’Heure (al-sā‘a). » Il dit : « L’interrogé n’en sait pas plus [que le questionneur] (466). » Il dit : « Informe-moi sur ses signes (amāratihā) (467). » Il dit : « Que la servante enfante sa maîtresse (rabbatahā) (468), et que tu voies les va-nu-pieds (al-ḥufāh) (469) nus se surpasser (yataṭāwalūn) (470) dans les constructions. » Puis il s’en alla. Le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — dit : « C’est Gabriel (Jibrīl) ; il est venu vous enseigner votre religion. » Ensuite, le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — voulut accomplir le Pèlerinage d’adieu (ḥajjat al-wadā‘) (471). Il annonça aux gens qu’il partait. Beaucoup de gens vinrent à Médine, tous cherchant à suivre l’exemple du Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue —, jusqu’à ce qu’il arrive à Dhū al-Ḥulayfa. Là, Asmā’ bint ‘Umays enfanta (fa-waladat) (472) Muḥammad ibn Abī Bakr. Elle envoya demander au Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — : « Comment dois-je faire ? » Il dit : « Lave-toi (ightasilī), et mets une bande (istathfirī) (473) avec un tissu et un autre. » Puis le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — pria dans la mosquée, ordonna qu’une chamelle de sacrifice (badana) soit marquée (an tush‘ara) et fit couler le sang (sullat ‘anhā al-dam) (474). Puis il monta al-Qaṣwā’ (475). Lorsque sa chamelle se tint bien droite sur la plaine d’al-Baydā’, il prononça la talbiya (ahalla). Devant lui, derrière lui, à sa droite et à sa gauche, il y avait des gens, entre cavaliers et marcheurs (476), et le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — était au milieu d’eux. Il prononça la talbiya : « Me voici ! Ô Allah ! Me voici ! Tu n’as pas d’associé, me voici ! La louange, la grâce et la royauté sont à Toi ; Tu n’as pas d’associé ! » Les gens prononcèrent la talbiya avec lui ; certains prononcèrent la talbiya pour un pèlerinage individuel (mufridan), d’autres pour un pèlerinage combiné (qārinan), jusqu’à ce que le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — arrive à La Mecque par la colline (al-thaniyya). Lorsqu’il entra dans La Mecque, il fit ses ablutions pour la prière, puis entra par la porte des Banū Shayba. Lorsqu’il arriva à la Pierre noire (al-ḥajar), il la toucha (istalamahu), fit trois courses rapides (ramala) et quatre à la marche, puis s’avança vers la Station d’Abraham (maqām Ibrāhīm) [et récita] (477) : "Et prenez de la Station d’Abraham un lieu de prière (muṣallā)." Il plaça la Station entre lui et la Maison, pria deux rak‘a, y récita "Dis : Lui, Allah, est Unique" et "Dis : Ô vous les mécréants", puis retourna au coin (al-rukn) et le toucha. Ensuite, il sortit par la porte vers al-Ṣafā. Lorsqu’il monta sur al-Ṣafā, il récita : "Certes, al-Ṣafā et al-Marwa sont parmi les rites d’Allah (sha‘ā’ir Allāh)" et dit : « Je commence par ce par quoi Allah a commencé. » Lorsqu’il y monta et vit la Maison, il se tourna vers la direction de la prière (al-qibla) et dit : « Il n’y a de dieu qu’Allah, Seul, sans associé ; à Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est sur toute chose puissant. Il n’y a de dieu qu’Allah, Seul ; Il a accompli Sa promesse, secouru Son serviteur, et vaincu les coalisés (al-aḥzāb) Seul. » Il dit cela trois fois. Lorsqu’il descendit [vers] (1) al-Marwa, jusqu’à ce que ses pieds s’enfoncent (intasabat) dans le fond de la vallée, il trotta (khabba) ; lorsqu’il monta, il marcha. Lorsqu’il arriva à al-Marwa, il y monta et fit ce qu’il avait fait sur al-Ṣafā. Lorsque ce fut le dernier tour sur al-Marwa, il dit : « Si j’avais su ce que j’ai su plus tard, je n’aurais pas amené la bête de sacrifice (al-hady) et j’aurais fait de ce pèlerinage une ‘umra. Que celui d’entre vous qui n’a pas de bête de sacrifice se désacralise (fa-l-yuḥill) et en fasse une ‘umra. » Surāqa ibn Mālik ibn Ju‘shum dit : « Ô Messager d’Allah ! Pour cette année seulement ou pour toujours ? » Le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — entrelaça ses doigts et dit : « La ‘umra est entrée dans le pèlerinage (al-ḥajj) — deux fois — Non, mais pour toujours. » ‘Alī arriva du Yémen et trouva (fa-wajada) (479) Fāṭima ayant revêtu des vêtements teints et s’étant mis du khôl (iktaḥalat). Il désapprouva cela. Elle dit : « Mon père m’a ordonné cela ! » Puis le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — dit [à ‘Alī] (480) : « Comment as-tu formulé l’intention du pèlerinage (bi-mā faradta al-ḥajj) ? » Il dit : « J’ai dit : "Ô Allah ! Je prononce la talbiya (ahillu) pour ce par quoi Ton messager prononce la talbiya." » Le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — dit : « J’ai avec moi la bête de sacrifice, alors ne te désacralise pas (fa-lā taḥill). » Les bêtes de sacrifice que ‘Alī ibn Abī Ṭālib avait amenées du Yémen et celles que le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — avait apportées étaient au nombre de cent. Les gens se désacralisèrent et se coupèrent les cheveux (qaṣṣarū), sauf le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — et ceux qui avaient avec eux [une bête de sacrifice] (481). Sa‘d (482) ibn Abī Waqqāṣ tomba malade. Le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — entra chez lui. Sa‘d pleura. Le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — lui dit : « [Qu’est-ce qui te fait pleurer ?] » (483). Il dit : « Je crains de mourir dans la terre d’où j’ai émigré, comme est mort Sa‘d ibn Khawla ! » Le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — dit : « Ô Allah ! Guéris Sa‘d » — trois fois. Il dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai beaucoup de biens, des troupeaux, et ma seule héritière est une fille unique. Dois-je léguer (ūṣī) tous mes biens ? » Il dit : « Non. » Il dit : « La moitié ? » Il dit : « Non. » Il dit : « Le tiers ? » Il dit : « Le tiers, et le tiers est beaucoup. Si tu dépenses sincèrement de tes biens en aumône (ṣadaqa) (484), et si ta dépense pour ta famille est une aumône, et ce que ta femme mange de ta nourriture est une aumône, et si tu laisses tes gens dans l’aisance (bi-khayr) [c’est meilleur] (485) que de les laisser pauvres (‘āla), tendant la main aux gens (yatakaffafūn al-nās). Ô Allah ! Fais aboutir (amḍi) pour mes compagnons leur émigration (hijratahum) et ne les fais pas revenir sur leurs talons ! » Mais le malheureux (al-bā’is) Sa‘d ibn Khawla, le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — le plaignit (yarthī lahu) [d’être mort à La Mecque] (486). [Lorsque vint le jour de la tarwiya, ils se dirigèrent] (487) vers Minā. Les gens prononcèrent la talbiya pour le pèlerinage (ahalla bi-l-ḥajj). Il pria avec eux le zuhr, le ‘aṣr, le maghrib, le ‘ishā’ et le ṣubḥ à Minā. Puis il s’attarda un peu jusqu’au lever du soleil. Il ordonna qu’une tente (qubba) soit dressée pour lui à Namira. Puis le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — se mit en marche. Les Quraysh ne doutaient [pas] (488) qu’il s’arrêterait au Mach‘ar al-Ḥarām (al-mash‘ar al-ḥarām), comme les Quraysh faisaient à l’époque préislamique (al-jāhiliyya). Mais le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — passa outre (jāza) (489) jusqu’à ce qu’il arrive à ‘Arafa (490). Il trouva la tente [dressée] (6) pour lui à Namira et y descendit. Lorsque le soleil déclina (zāghat), il ordonna qu’on lui selle al-Qaṣwā’ (491). Lorsqu’il [arriva] (492) au fond de la vallée, il prononça un discours (khaṭaba) aux gens et dit dans son discours : « Vos sangs et vos biens vous sont sacrés (ḥarām), comme la sainteté de ce jour-ci, dans
Votre mois, dans votre pays ! N'est-ce pas ! Toute chose relevant de l'époque préislamique 203 est sous mes pieds, abolie, et les vengeances sanglantes de l'époque préislamique sont abolies. Craignez Dieu au sujet des femmes, car vous les avez prises en dépôt sacré de Dieu et vous avez rendu licites leurs parties intimes par la parole de Dieu. Vous avez sur elles [le droit] qu'elles ne fassent asseoir personne que vous réprouvez sur vos lits ; si elles le font, frappez-les d'une frappe non violente. Elles ont sur vous leur subsistance et leur vêtement convenablement. Je vous ai laissé ce qui, si vous vous y attachez, ne vous égarera jamais après moi : le Livre de Dieu. Vous serez interrogés à mon sujet ; que direz-vous ? » Ils dirent : « Nous témoignons que tu as transmis, acquitté et conseillé. » Alors, il dit, en levant son index vers le ciel : « Ô Dieu, sois témoin ! » Puis il fit l'appel à la prière 204 et l'iqâma 205, pria le zuhr 206, puis fit l'iqâma et pria le 'asr 207, sans rien prier entre les deux. Ensuite, il monta et arriva au lieu de station 208, plaça le ventre d'al-Qaswâ' 209 vers le rocher, plaça le mont des piétons devant lui, et se tourna vers la qibla 210. Il resta debout – les musulmans avec lui – jusqu'au coucher du soleil et la disparition presque totale de la jauneur. Puis il fit monter Usâma ibn Zayd derrière lui et poussa [sa monture], le Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – ayant relâché la bride d'al-Qaswâ' au point qu'elle touchait presque sa tête, et il disait de sa main droite : « Ô gens, la tranquillité ! » Chaque fois qu'il arrivait à une montagne, il relâchait un peu pour elle jusqu'à ce qu'elle monte. Lorsqu'il arriva à Muzdalifa 211, il y pria le maghrib 212 et le 'ishâ' 213 avec un seul appel à la prière et deux iqâma, sans rien prier entre les deux. Puis il s'allongea jusqu'à l'aube, pria le fajr 214 quand l'aube lui apparut clairement, avec un appel à la prière et une iqâma. Ensuite, il monta al-Qaswâ' jusqu'à arriver au Mash'ar al-Harâm 215, se tourna vers la qibla, invoqua Dieu, proclama Sa grandeur et Son unicité, puis resta debout jusqu'à ce qu'il fît très clair. Puis il partit avant le lever du soleil, fit monter al-Fadl ibn 'Abbâs derrière lui, jusqu'à arriver à Muhassir 216, emprunta la route médiane qui mène à la grande Jamra 217. Lorsqu'il arriva à la Jamra, il la lapida avec sept cailloux, proclamant la grandeur de Dieu à chaque caillou, les lançant depuis le fond de la vallée, de la taille de petits cailloux de fronde. Puis il se rendit au lieu du sacrifice et sacrifia soixante-trois chamelles de sa main, puis donna à 'Alî qui sacrifia ce qui restait et l'associa à son offrande. Il ordonna que de chaque chamelle on prît un morceau, qu'on le mît dans un chaudron et qu'on le cuisît ; ils mangèrent de sa viande et burent de son bouillon. Ensuite, le Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – monta al-Qaswâ', se rendit à la Maison 218 et accomplit la circumambulation de la visite 219. Puis il dit : « Ô Banî 'Abd al-Muttalib, enlevez [vos vêtements de sacralisation] ; si les gens ne devaient pas vous devancer, je les enlèverais avec vous. » Ils lui tendirent un seau de Zamzam 220 et il en but. Puis il retourna à Minâ 221 et y pria le zuhr, puis y séjourna les jours de Minâ. Ensuite, il fit ses adieux à la Maison et partit pour Médine, y entra avec les musulmans, et y demeura le reste de Dhû l-Hijja 222, Muharram 223 et une partie de Safar 224.
Quant à al-‘Abbās 225, son surnom était Abū al-Faḍl. Il avait la charge de la fourniture d'eau et du puits de Zamzam à l'époque préislamique. Lorsque l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) conquit La Mecque, il lui confia cette charge et la lui laissa. Al-‘Abbās ibn ‘Abd al-Muṭṭalib mourut en l'an 32 du calendrier hégirien, sous le califat de ‘Uthmān ibn ‘Affān. Quant à Ḍirār, il composait de la poésie et la maîtrisait. Il mourut avant l'Islam et n'eut pas de descendance. Quant à Ḥamza, son surnom était Abū Laylā, et l'on a dit aussi Abū ‘Umāra. Il tomba en martyr le jour de Uḥud, tué par Waḥshī ibn Ḥarb, affranchi de Jubayr ibn Muṭ‘im, au mois de Shawwāl de l'an 3 de l'Hégire. Ḥamza avait deux ans de plus que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Quant à al-Muqawwim, il était parmi les hommes éminents et les plus redoutables de Quraysh. Il périt avant l'Islam sans laisser de descendance. Quant à Abū Lahab, son nom était ‘Abd al-‘Uzzā et son surnom Abū ‘Utba 226. Il fut surnommé Abū Lahab 227 à cause de sa beauté. Il était louche. Il fut l'oncle paternel qui se montra le plus hostile à l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et manifesta son envie jusqu'à sa mort. Quant à al-Ḥārith 228 – qui était l'aîné des enfants de ‘Abd al-Muṭṭalib – son nom était son surnom. Il fut de ceux qui assistèrent au creusement de Zamzam avec ‘Abd al-Muṭṭalib dans les temps anciens. Quant à al-Ghaydāq 229, il était parmi les plus forts et les plus robustes de Quraysh. Il mourut avant la Révélation et n'eut pas de descendance. Quant aux filles de ‘Abd al-Muṭṭalib, elles sont : ‘Ātika bint ‘Abd al-Muṭṭalib, Umayma bint ‘Abd al-Muṭṭalib, al-Bayḍā’ – qui est Umm Ḥakīm –, Arwā bint ‘Abd al-Muṭṭalib, Ṣafiyya bint ‘Abd al-Muṭṭalib, et Barra bint ‘Abd al-Muṭṭalib. Quant à ‘Ātika 230, elle était mariée à Abū Umayya ibn al-Mughīra al-Makhzūmī. Quant à Umayma, elle était mariée à Jaḥsh ibn Ri’āb 231 al-Asadī. Quant à al-Bayḍā’, elle était mariée à Kurayz 232 ibn Rabī‘a ibn Ḥabīb ibn ‘Abd Shams. Quant à Ṣafiyya 233, elle était mariée à al-‘Awwām ibn Khuwaylid ibn Asad. Quant à Barra, elle était mariée à ‘Abd al-Asad ibn Hilāl al-Makhzūmī. Quant à Arwā 234, elle était mariée à ‘Umayr ibn ‘Abd Manāf ibn Quṣayy. Parmi les tantes paternelles du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), seule Ṣafiyya embrassa l'Islam. Elle est la mère d'al-Zubayr ibn al-‘Awwām. Ṣafiyya mourut sous le califat de ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb. Voilà ce qu'il faut savoir au sujet des tantes paternelles de l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Quant aux épouses de l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) épousa Khadīja bint Khuwaylid ibn Asad ibn ‘Abd al-‘Uzzā ibn Quṣayy ibn Kilāb ibn Murra à La Mecque avant la Révélation, alors que l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) avait vingt-cinq ans. Avant lui, Khadīja avait été mariée à ‘Atīq ibn ‘Ā’idh 235 ibn ‘Abd Allāh ibn ‘Umar ibn Makhzūm. Elle lui donna tous ses enfants sauf Ibrāhīm. Khadīja mourut à La Mecque avant l'Hégire. Puis, après la mort de Khadīja, il épousa Sawda bint Zam‘a ibn Qays ibn ‘Abd Shams ibn ‘Abd Wudd ibn Naṣr ibn Mālik ibn Ḥisl ibn ‘Āmir ibn Lu’ayy. Sa mère était al-Shamūs bint Qays ibn Zayd ibn ‘Amr ibn Labīd ibn Khirāsh ibn ‘Āmir ibn Ghanm 236 ibn ‘Adī ibn al-Najjār. L'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) la demanda en mariage à son oncle paternel Waqdān ibn ‘Abd Shams 237. Avant cela, elle avait été mariée à al-Sakrān ibn ‘Amr, frère de Suhayl ibn ‘Amr, des Banū ‘Āmir ibn Lu’ayy. C'était une femme lourde et lente 238. C'est elle qui donna son jour à ‘Ā’isha en disant : « Je ne désire pas ce que désirent les femmes. » Sawda mourut en l'an 50. Puis l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) épousa ‘Ā’isha bint Abī Bakr ibn Abī Quḥāfa al-Ṣiddīq au mois de Shawwāl, alors qu'elle avait six ans. Il consomma le mariage avec elle alors qu'elle avait neuf ans, après l'Hégire. ‘Ā’isha mourut la nuit du mardi, le 17 du mois de Ramadan de l'an 57 239. Abū Hurayra pria sur elle, et elle fut enterrée à al-Baqī‘ 240. L'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) n'épousa aucune vierge en dehors d'elle. Puis l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) épousa Ḥafṣa bint ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb au mois de Sha‘bān. Sa mère était Zaynab bint Maẓ‘ūn ibn Ḥabīb ibn Wahb ibn Ḥudhāfa 241 ibn Jumaḥ. Avant cela, elle avait été mariée à Khunays ibn Ḥudhāfa ibn Qays. Cela eut lieu en l'an 3 de l'Hégire. Ḥafṣa bint ‘Umar mourut en l'an 45. Puis l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) épousa cette même année, au mois de Ramadan, Zaynab bint Khuzayma ibn al-Ḥārith ibn ‘Abd Allāh ibn ‘Amr ibn ‘Abd Manāf ibn Hilāl ibn ‘Āmir 242 ibn Ṣa‘ṣa‘a, surnommée Umm al-Masākīn 243. Avant lui, elle avait été mariée à al-Ṭufayl ibn al-Ḥārith. Elle fut la première de ses épouses à le rejoindre (dans l'au-delà) 244. Puis l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) épousa en l'an 4 de l'Hégire Umm Salama bint Abī Umayya 245 ibn al-Mughīra ibn ‘Abd Allāh ibn ‘Umar ibn Makhzūm. Umm Salama mourut en l'an 59. Puis l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) épousa en l'an 5 Zaynab bint Jaḥsh ibn Ri’āb 246 ibn Ya‘mur ibn Ṣabra ibn Murra ibn Kabīr 247 ibn Ghanm ibn Dūdān ibn Asad ibn Khuzayma. Avant cela, elle avait été mariée à Zayd ibn Ḥāritha, l'affranchi de l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Cette Zaynab mourut en l'an 20. Puis l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) choisit Ṣafiyya bint Ḥuyayy ibn Akhṭab en l'an 7. Elle était des Banū Isrā’īl. Avant lui, elle avait été mariée à Kināna ibn Abī al-Ḥuqayq. L'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) la fit prisonnière, puis la choisit 248, l'affranchit et l'épousa. Ṣafiyya bint Ḥuyayy mourut en l'an 50 249. Puis l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) épousa à la fin de cette même année Umm Ḥabība 250 bint Abī Sufyān ibn Ḥarb. Avant lui, elle avait été mariée à ‘Ubayd Allāh 251 ibn Jaḥsh. Elle se trouvait en terre d'Abyssinie avec son mari, ayant émigré. Son mari ‘Ubayd Allāh ibn Jaḥsh mourut. L'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) envoya ‘Amr ibn Umayya al-Ḍamrī auprès du Negus pour la demander en mariage pour lui. Son tuteur dans cette région était le souverain, car il détenait l'autorité et il n'y avait pas de tuteur dans cette région 252. Le souverain est le tuteur de celle qui n'a pas de tuteur. Celui qui se chargea de la demande en mariage et des démarches fut Sa‘īd ibn al-‘Āṣ. Son tuteur se trouvait alors au loin. Umm Ḥabība partit d'Abyssinie avec Ja‘far ibn Abī Ṭālib pour rejoindre l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Umm Ḥabība mourut en l'an 44. L'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) épousa Maymūna bint al-Ḥārith ibn Ḥazn ibn Bujayr 253 ibn al-Harm ibn Ruwayba 254 ibn ‘Abd Allāh 255 ibn ‘Āmir ibn Ṣa‘ṣa‘a. Avant lui, elle avait été mariée à Abū Ruhm ibn ‘Abd al-‘Uzzā, des Banū ‘Āmir ibn Lu’ayy. Maymūna mourut en l'an 88 256. Elle était la tante maternelle de ‘Abd Allāh ibn ‘Abbās, car la mère de ‘Abbās, Umm al-Faḍl, était la sœur de Maymūna. L'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) épousa Juwayriyya bint al-Ḥārith ibn Abī Ḍirār al-Muṣṭaliqiyya. Avant lui, elle avait été mariée à Ṣafwān 257 ibn Tamīm. L'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) la fit prisonnière lors de l'expédition des Banū al-Muṣṭaliq. Elle échut à Thābit ibn Qays ibn al-Shammās. L'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) la racheta et l'affranchit. Juwayriyya mourut au mois de Rabī‘ al-Awwal de l'an 56. Marwān ibn al-Ḥakam pria sur elle. L'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) épousa Asmā’ bint al-Nu‘mān 258 al-Jawniyya, mais il ne consomma pas le mariage avec elle. Puis il la répudia et la rendit à sa famille. L'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) épousa ‘Amra bint Yazīd 259 al-Kilābiyya et la répudia avant d'avoir consommé le mariage. L'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) épousa Fāṭima bint al-Ḍaḥḥāk ibn Sufyān al-Kilābiyya. Elle chercha refuge auprès d'Allah contre l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). L'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) lui dit : « Tu as cherché refuge auprès du Tout-Puissant 260. Rejoins donc ta famille. » L'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) épousa Rayḥāna bint ‘Amr 261 al-Quraẓiyya. Il vit sur elle une tache blanche de la taille d'un dirham, puis il la répudia sans avoir consommé le mariage. Elle mourut quatre mois après. Al-Muqawqis, le souverain d'Alexandrie 262, offrit à l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) une esclave nommée Māriya al-Qibṭiyya. L'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) eut d'elle son fils Ibrāhīm.
- al-Ji'rana : Localité située entre La Mecque et Ta'if, où le Prophète distribua le butin après la bataille de Hunayn.
- part de sa monture : Le cavalier recevait une part pour lui-même et une part pour son cheval, selon les règles de partage du butin.
- ce poil : Allusion à l'extrême désintéressement du Prophète, qui ne prenait rien du butin, pas même un poil.
- le quint : Le cinquième du butin, qui revenait à Allah, au Prophète, à sa famille, aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs.
- concussion : Détournement frauduleux d'une partie du butin avant le partage, considéré comme un péché grave.
- Ansar : Les « Auxiliaires » de Médine, qui accueillirent et soutinrent le Prophète et les émigrés mecquois.
- Malik ibn 'Awf : Chef de la tribu de Hawazin, d'abord adversaire, puis converti à l'islam après la bataille de Hunayn.
- Thaqif : Tribu arabe de Ta'if, longtemps opposée à l'islam, qui se convertit plus tard.
- Banu Sulaym : Tribu arabe alliée des Quraysh, qui embrassa l'islam après la conquête de La Mecque.
- Hawazin : Confédération tribale vaincue à Hunayn, dont les membres vinrent se convertir après la distribution des captifs.
- cœurs à rallier : Personnalités influentes que le Prophète gratifiait de dons pour les attirer à l'islam ou affermir leur foi.
- Huwaytib ibn 'Abd al-'Uzza : Compagnon mecquois converti tardivement, connu pour sa longévité.
- al-Aqra' ibn Habis : Chef de la tribu des Banu Tamim, converti et compagnon du Prophète.
- Safwan ibn Umayya : Fils d'un des chefs de Quraysh, converti après la conquête de La Mecque.
- Hakim ibn Hizam : Neveu de Khadija, converti après la conquête de La Mecque, connu pour sa générosité.
- 'Abbas ibn Mirdas al-Sulami : Poète et compagnon, converti après Hunayn, qui reçut moins que les autres et composa des vers de plainte.
- vers : Poème dans lequel 'Abbas ibn Mirdas exprima son mécontentement d'avoir reçu moins que les autres.
- Sa'd ibn 'Ubada : Chef des Ansar, compagnon éminent, connu pour sa loyauté et son rôle de porte-parole.
- refoulé certains : Sa'd empêcha certains non-Ansar d'entrer dans l'enceinte pour que seuls les Ansar soient présents.
- broutilles : Choses insignifiantes de ce monde, ici les biens matériels distribués.
- gens qui ont embrassé l'islam : Allusion aux nouveaux convertis, notamment les « cœurs à rallier », dont la foi était encore faible.
- hégire : Émigration des musulmans de La Mecque à Médine, qui marque le début du calendrier islamique.
- ventre et ma poitrine : Métaphore signifiant que les Ansar sont les plus proches et les plus chers au Prophète.
- Dhu al-Khuwaysira : Surnom d'un homme des Banu Tamim, qui critiqua la répartition du butin, considéré comme un hypocrite.
- arbres : Les arbres épineux du désert, nombreux, symbolisant une quantité immense.
- 'umra : Petit pèlerinage à La Mecque, pouvant être effectué à tout moment de l'année.
- 'Attab ibn Asid : Compagnon, nommé gouverneur de La Mecque après sa conquête, à l'âge de 20 ans.
- Mu'adh ibn Jabal : Compagnon érudit, envoyé par le Prophète pour enseigner le Coran et la religion.
- Dhu al-Qa'da : Onzième mois du calendrier islamique, l'un des mois sacrés.
- Sarif : Vallée située à environ 10 km de La Mecque, sur la route de Médine.
- Marr al-Zahran : Localité proche de La Mecque, aujourd'hui connue sous le nom de Wadi Fatima.
- Fatima bint al-Dahhak ibn Sufyan al-Kilabiyya : Femme que le Prophète épousa mais dont il se sépara rapidement après qu'elle eut cherché refuge.
- chercha refuge : Formule de divorce par laquelle la femme demande la protection d'Allah contre son mari, entraînant la séparation.
- pèlerinage : Le grand pèlerinage annuel à La Mecque, obligatoire pour tout musulman capable.
- Ibrahim : Fils du Prophète et de Mariyya la Copte, mort en bas âge.
- Mariyya la Copte : Concubine du Prophète, offerte par le gouverneur d'Égypte, mère d'Ibrahim.
- Dhu al-Hijja : Douzième mois du calendrier islamique, mois du pèlerinage.
- Umm Burda : Femme des Ansar qui allaita Ibrahim, le fils du Prophète.
- al-Mundhir ibn Zayd : Compagnon des Ansar, père d'Umm Burda.
- Ibn Mabdhal : Mari d'Umm Burda, dont le nom complet est 'Abd al-Rahman ibn Mabdhal.
- Muhammad ibn al-Hasan ibn Qutayba al-Lakhmi : Transmetteur de hadiths, cité dans la chaîne de transmission.
- 'Asqalan : Ville de Palestine, aujourd'hui Ashkelon en Israël.
- Muhammad ibn al-Mutawakkil ibn Abi al-Sari : Transmetteur de hadiths, cité dans la chaîne.
- 'Abd al-Razzaq : Célèbre traditionniste yéménite, auteur du Musannaf.
- Ma'mar : Ma'mar ibn Rashid, traditionniste basé au Yémen, disciple d'al-Zuhri.
- al-Zuhri : Grand savant et traditionniste, spécialiste de la biographie du Prophète.
- 'Ubayd Allah ibn 'Abd Allah ibn Abi Thawr : Transmetteur de hadiths, cité dans la chaîne.
- Ibn 'Abbas : Compagnon et cousin du Prophète, célèbre exégète du Coran.
- 'Umar ibn al-Khattab : Deuxième calife bien guidé, connu pour sa force et sa justice.
- Si toutes deux vous vous repentez... : Coran, sourate 66 (At-Tahrim), verset 4, adressé à 'A'isha et Hafsa après un incident.
- 'A'isha : Épouse préférée du Prophète, fille d'Abu Bakr, mère des croyants.
- Hafsa : Épouse du Prophète, fille de 'Umar ibn al-Khattab, mère des croyants.
- Quraysh : Tribu dominante de La Mecque, à laquelle appartenait le Prophète.
- Banu Umayya ibn Zayd : Clan des Ansar chez lequel 'Umar avait sa maison à Médine.
- al-'Awali : Quartier de Médine, situé dans les hauteurs, où résidaient plusieurs compagnons.
- ta voisine : Allusion à 'A'isha, dont la demeure était proche de celle de Hafsa.
- Ghassan : Tribu arabe chrétienne alliée des Byzantins, qui menaçait les musulmans.
- soupente : Pièce haute ou grenier où le Prophète s'isola après avoir juré de ne pas approcher ses femmes.
- chaire : Pupitre ou estrade dans la mosquée du Prophète à Médine.
- tapis de fibres : Natte tressée en fibres de palmier, utilisée comme literie, qui marquait le corps du Prophète.
- Allahu akbar : « Allah est le plus grand », formule de glorification souvent employée pour exprimer la joie.
- trois peaux : Peaux d'animaux tannées, utilisées comme couvertures ou tapis, indiquant la pauvreté du Prophète.
- layla : Nuit, utilisée ici pour compter les jours (le mois lunaire commence à la nouvelle lune).
- ta'jalī : Ne te hâte pas ; littéralement 'ne te précipite pas'.
- ʿaẓīman : Immense ; référence au verset coranique 33:28-29.
- afī : Est-ce pour cela ? ; particule interrogative.
- bint : Fille de ; indique la filiation.
- zīdīhā : Ajoute-lui ; impératif féminin singulier.
- aqma'tu : J'ai rendu sombre ; littéralement 'j'ai couvert de cendres'.
- ʿAlqama ibn Mujazziz : Compagnon du Prophète, chef d'expédition.
- ʿAlqama : Même personne que ci-dessus.
- taḥarrazū : Ils se méfièrent ; ou 'ils se tinrent à l'écart'.
- Ruwayfiʿ ibn Thābit al-Balawī : Compagnon du Prophète, de la tribu de Balī.
- Banū Thaʿlaba ibn Munqidh : Tribu arabe.
- Saʿd : Tribu de Sa'd Hudhaym.
- al-Dāriyūn : Les Dāriyūn, clan de la tribu de Lakhm.
- Hāniʾ ibn Ḥabīb : Chef de la délégation.
- Abū Hind : Surnom signifiant 'père de Hind'.
- Yazīd : Nom propre.
- ʿUrwa : Nom propre.
- Murra : Nom propre.
- ḥarama bayʿahā : A interdit sa vente ; hadith sur l'interdiction de vendre du vin.
- yamunnūna ʿalayka an aslamū : Ils te font grief de s'être soumis ; verset coranique 49:17.
- Muʿattib : Nom du père de 'Urwa ; variante textuelle.
- qātilūka : Ils te tueront ; prédiction du Prophète.
- ghurfa : Terrasse ou chambre haute.
- al-Qurṭāʾ : Tribu ou clan.
- Ghudayr al-Zajj : Lieu-dit ; 'Ghudayr' signifie petit étang.
- raqqaʿū : Ils placèrent ; ou 'ils cousurent'.
- asfal dalwihim : Au fond de leur seau ; expression signifiant qu'ils ont caché la lettre.
- al-Fals : Idole ou lieu dans le pays de Tayyi'.
- ʿAdī ibn Ḥātam : Compagnon du Prophète, célèbre pour sa générosité.
- al-Najāshī : Titre du roi d'Abyssinie ; ici, Ashama ibn Abjar.
- arbaʿan : Quatre fois ; nombre de takbīrs dans la prière funéraire.
- ghazwat al-Rūm : Expédition contre les Romains (Empire byzantin), connue comme l'expédition de Tabūk.
- jadb : Sécheresse ; manque de pluie.
- aḥabbat al-ẓilāl : Les ombres étaient aimées ; c'est-à-dire que les gens recherchaient l'ombre.
- warā : Dissimuler ; il cachait sa véritable destination.
- iḥtasabū : Ils comptèrent sur la récompense divine ; ils firent preuve de piété.
- al-Bākūna : Les Pleureurs ; groupe de compagnons pauvres qui pleurèrent de ne pouvoir participer.
- al-muʿadhdhirūn : Les excusateurs ; ceux qui présentent des excuses.
- abṭaʾathum al-niyya : L'intention les retarda ; leur intention sincère les empêcha de partir.
- Banū : Fils de ; indique la tribu.
- khallafahu : Il l'a laissé derrière ; comme remplaçant.
- iʿlifūhu : Donnez-le à manger ; impératif pluriel.
- lā taʾkulū minhu shayʾan : N'en mangez rien ; interdiction de consommer la pâte.
- irtawā : Fut rassasié ; but de l'eau.
- baʿḍ : Un certain ; indique un individu parmi les hypocrites.
- ḥattā taʾtū bihā : Jusqu'à ce que vous l'ameniez ; ordre de ramener la chamelle.
- khayr : Bien ; ici, qualité morale.
- yaʿīshu waḥdahu : Il vit seul ; prédiction sur Abū Dharr.
- Yuḥanna ibn Ruʾba : Gouverneur chrétien d'Ayla (Aqaba).
- Jarbāʾ wa Adhruḥ : Deux localités près de Tabūk.
- hādhihi : Ceci ; début du document.
- dhimma : Protection ; engagement de sécurité.
- man kāna maʿahum : Ceux qui sont avec eux ; les résidents ou voyageurs.
- ṭayyib : Licite ; permis de prendre.
- māʾ yaridūnahu : Eau qu'ils viennent chercher ; droit d'accès à l'eau.
- ṭarīq yurīdūnahu : Chemin qu'ils veulent emprunter ; liberté de passage.
- Juhaym ibn al-Ṣalt : Scribe du Prophète.
- Adhruḥ : Localité ; variante du nom.
- man lajaʾa ilayhim min al-muslimīn : Tout musulman qui se réfugie auprès d'eux ; clause de protection.
- Abū : Père de ; surnom.
- qāma : Il se tint debout ; il s'arrêta.
- ضاقت عليه نفسه : Expression signifiant qu'il était dans une grande détresse psychologique.
- توبة الله عليهم : Le repentir accepté par Dieu, ici en référence au verset coranique sur le repentir des trois compagnons restés en arrière lors de l'expédition de Tabuk.
- لَقَدْ تابَ اللَّهُ عَلَى النَّبِيِّ وَالْمُهاجِرِينَ وَالْأَنْصارِ... : Référence au verset 9:117 du Coran.
- لعن : Échange de serments d'imprécation (li'an) entre époux en cas d'accusation d'adultère sans preuve.
- عاصم : Surnom de 'Uwaymir ibn al-Harith, signifiant 'celui qui se préserve'.
- وَالَّذِينَ يَرْمُونَ أَزْواجَهُمْ : Référence au verset 24:6 du Coran.
- موجبة : Qui rend obligatoire le châtiment, c'est-à-dire la malédiction.
- ألحق الولد بالأم : L'enfant est attribué à la mère, car le père l'a désavoué par le li'an.
- نزل في حفرتها عليّ والفضل وأسامة : Ils descendirent dans sa tombe pour l'ensevelir.
- شرحبيل : Nom propre, Shurahbil.
- قيل : Titre des rois du Yémen antique.
- العشر في العقار : La dîme sur les terres agricoles.
- وسق : Mesure de capacité équivalant à environ 130 kg.
- سائمة : Bétail paissant en liberté.
- ابنة مخاض : Chamelle d'un an.
- حقة طروقة الجمل : Chamelle de trois ans apte à être montée par le mâle.
- أوقية : Unité de poids, environ 40 dirhams.
- العمرة : Le petit pèlerinage à La Mecque.
- الدية : Compensation légale pour homicide ou blessure.
- المأمومة : Blessure atteignant la membrane du cerveau.
- الجائفة : Blessure pénétrant la cavité abdominale ou thoracique.
- المنقلة : Blessure déplaçant l'os.
- الموضحة : Blessure mettant l'os à nu.
- حجر ومدر : Pierre et motte de terre, expression pour désigner toute chose.
- يجبرك : Que Dieu te rende prospère ou te dédommage.
- Banū Tamīm : Tribu arabe du nord-est de l'Arabie.
- shā‘iruhum ash‘aru min shā‘irinā wa khaṭībuhum akhṭabu min khaṭībinā : Reconnaissance de la supériorité des poètes et orateurs de la tribu adverse.
- Ṭā’if : Ville du Hedjaz, près de La Mecque.
- marad : Maladie.
- āya : Verset coranique (Sourate 9, verset 84).
- Banū Fazāra : Tribu arabe.
- biḍ‘ata [‘ashar] : Une dizaine (environ dix).
- Khārija ibn Ḥiṣn : Chef de la délégation des Banū Fazāra.
- Banū ‘Udhra : Tribu arabe.
- badana : Offrande sacrificielle (chamelle ou vache) pour le pèlerinage.
- lā : Non.
- Barā’a : Sourate 9 du Coran, dite du Désaveu.
- khatamahā : Il la récita jusqu'à la fin.
- al-Bayt : La Kaaba, Maison sacrée de La Mecque.
- al-Madīna : Médine.
- jumlan : Un commandement concis, un résumé.
- al-dubbā’ wa al-naqīr wa al-ḥantam wa al-muzaffat : Récipients pour l'infusion de dattes : gourdes, troncs creusés, jarres vertes, récipients enduits de poix.
- al-ḥilm wa al-anāh : La clémence et la pondération.
- Banū ‘Abd al-Madān : Tribu arabe, aussi appelée Banū al-Ḥārith ibn Ka‘b.
- Najrān : Région du sud de l'Arabie.
- ittakhadhū aḥbārahum wa ruhbānahum arbāban min dūni llāh : Allusion au verset coranique 9:31.
- Zayd al-Khayl : Chef de la tribu de Ṭayyi’, converti à l'Islam.
- Dhū l-Khalaṣa : Idole et sanctuaire préislamique.
- Ṣurad ibn ‘Abd Allāh : Chef de la délégation des Azd.
- Abū Sulaymān : Surnom (kunya) donné à l'enfant.
- Salāmān : Tribu arabe.
- Ḥabīb al-Salamānī : Chef de la délégation de Salāmān.
- Banū Ḥanīfa : Tribu arabe de la Yamama.
- jarīda : Baguette de palmier.
- arāka : Je te vois (en songe).
- Ghassān : Tribu arabe chrétienne du nord.
- ‘Abs : Tribu arabe.
- Kinda : Tribu arabe du sud.
- Muḥārib : Tribu arabe.
- Khawlān : Tribu arabe du Yémen.
- Murād : Tribu arabe du Yémen.
- jālis : Assis.
- akmaluhum īmānan : Le plus parfait dans la foi.
- qāla : Il dit (Abū Dharr).
- aghlāhā : Le plus cher (en prix).
- ‘uqira jawāduhu wa uhriqa damuhu : Son cheval est blessé et son sang versé.
- āya : Verset coranique.
- Āyat al-Kursī : Le Verset du Trône (Coran 2:255).
- thumma : Puis (le Prophète continua).
- suryāniyyūn : Syriaques, de langue syriaque.
- min al-‘arab : Arabes, de langue arabe.
- ‘ashara ṣuḥuf : Dix feuillets (révélations).
- ayyuhā l-malik : Ô roi (adresse à un souverain).
- ḥāja min al-ḥalāl : Besoin licite (comme manger, dormir).
- tilka l-sā‘āt : Ces moments (les précédents).
- istijmām li-l-qulūb : Repos pour les cœurs.
- baṣīran bi-zamānihi : Clairvoyant sur son temps.
- ḥāfiẓan li-lisānihi : Gardien de sa langue.
- al-jâhiliyya : Période préislamique, caractérisée par l'ignorance religieuse et les pratiques païennes.
- adhân : Appel à la prière, lancé par le muezzin.
- iqâma : Second appel à la prière, juste avant le début de la prière rituelle.
- zuhr : Prière de midi, deuxième des cinq prières quotidiennes.
- 'asr : Prière de l'après-midi, troisième prière quotidienne.
- mawqif : Lieu de station à 'Arafa, où les pèlerins se tiennent debout en prière.
- al-Qaswâ' : Nom de la chamelle du Prophète.
- qibla : Direction de la prière, vers la Kaaba à La Mecque.
- Muzdalifa : Lieu sacré entre 'Arafa et Minâ, où les pèlerins passent la nuit.
- maghrib : Prière du coucher du soleil, quatrième prière quotidienne.
- 'ishâ' : Prière de la nuit, cinquième prière quotidienne.
- fajr : Prière de l'aube, première prière quotidienne.
- Mash'ar al-Harâm : Le lieu sacré à Muzdalifa, où les pèlerins invoquent Dieu.
- Muhassir : Vallée entre Muzdalifa et Minâ.
- Jamra : Stèle représentant Satan, lapidée par les pèlerins.
- al-Bayt : La Kaaba, Maison sacrée de Dieu à La Mecque.
- tawâf al-ziyâra : Circumambulation de la Kaaba effectuée après le sacrifice, aussi appelée tawâf al-ifâda.
- Zamzam : Puits sacré situé près de la Kaaba.
- Minâ : Vallée près de La Mecque, lieu de séjour des pèlerins pendant les jours du sacrifice.
- Dhû l-Hijja : Douzième mois du calendrier lunaire islamique, mois du pèlerinage.
- Muharram : Premier mois du calendrier lunaire islamique.
- Safar : Deuxième mois du calendrier lunaire islamique.
- al-‘Abbās : Al-‘Abbās ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, oncle paternel du Prophète.
- Abū ‘Utba : Surnom d'Abū Lahab, signifiant 'père de ‘Utba'.
- Abū Lahab : Surnom signifiant 'père de la flamme', en référence à sa beauté ou à son destin en Enfer.
- al-Ḥārith : Al-Ḥārith ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, fils aîné de ‘Abd al-Muṭṭalib.
- al-Ghaydāq : Surnom signifiant 'le généreux' ou 'l'abondant'.
- ‘Ātika : ‘Ātika bint ‘Abd al-Muṭṭalib, tante paternelle du Prophète.
- Jaḥsh ibn Ri’āb : Jaḥsh ibn Ri’āb al-Asadī, père de Zaynab bint Jaḥsh.
- Kurayz : Kurayz ibn Rabī‘a, époux d'al-Bayḍā’.
- Ṣafiyya : Ṣafiyya bint ‘Abd al-Muṭṭalib, mère d'al-Zubayr ibn al-‘Awwām.
- Arwā : Arwā bint ‘Abd al-Muṭṭalib, tante paternelle du Prophète.
- ‘Atīq ibn ‘Ā’idh : Premier époux de Khadīja avant le Prophète.
- Ghanm : Ghanm ibn ‘Adī ibn al-Najjār, ancêtre de la tribu des Banū al-Najjār.
- Waqdān ibn ‘Abd Shams : Oncle paternel de Sawda, qui fut son tuteur.
- thabṭa : Terme désignant une femme lourde et lente dans ses mouvements.
- 57 : Année 57 de l'Hégire, soit 677-678 du calendrier grégorien.
- al-Baqī‘ : Cimetière de Médine, lieu de sépulture de nombreux compagnons.
- Ḥudhāfa : Ḥudhāfa ibn Jumaḥ, ancêtre de la famille de Ḥafṣa.
- ‘Āmir : ‘Āmir ibn Ṣa‘ṣa‘a, ancêtre de la tribu des Banū ‘Āmir.
- Umm al-Masākīn : Surnom signifiant 'mère des pauvres', en raison de sa charité.
- première de ses épouses à le rejoindre : Elle mourut peu après le Prophète, étant la première de ses épouses à mourir après lui.
- Abī Umayya : Abū Umayya ibn al-Mughīra, père d'Umm Salama.
- Ri’āb : Ri’āb ibn Ya‘mur, ancêtre de Zaynab bint Jaḥsh.
- Kabīr : Kabīr ibn Ghanm, ancêtre de la lignée de Zaynab.
- ṣafā : Terme signifiant 'choisir' ou 'réserver pour soi'.
- 50 : Année 50 de l'Hégire, soit 670-671 du calendrier grégorien.
- Umm Ḥabība : Surnom signifiant 'mère de Ḥabība', nom de Ramla bint Abī Sufyān.
- ‘Ubayd Allāh : ‘Ubayd Allāh ibn Jaḥsh, premier époux d'Umm Ḥabība.
- wilāya : Autorité tutélaire exercée par le souverain en l'absence de tuteur.
- Bujayr : Bujayr ibn al-Harm, ancêtre de Maymūna.
- Ruwayba : Ruwayba ibn ‘Abd Allāh, ancêtre de Maymūna.
- ‘Abd Allāh : ‘Abd Allāh ibn ‘Āmir, ancêtre de Maymūna.
- 88 : Année 88 de l'Hégire, soit 706-707 du calendrier grégorien.
- Ṣafwān : Ṣafwān ibn Tamīm, premier époux de Juwayriyya.
- al-Nu‘mān : Al-Nu‘mān ibn al-Ḥārith, père d'Asmā’.
- Yazīd : Yazīd ibn ‘Abd Allāh, père de ‘Amra.
- ‘aẓīm : Terme signifiant 'grand' ou 'puissant', ici en référence à Allah.
- ‘Amr : ‘Amr ibn al-Ḥārith, père de Rayḥāna.
- al-Muqawqis : Titre du gouverneur byzantin d'Égypte, ici le patriarche d'Alexandrie.
La première partie
Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) quitta ce monde le jour où il le quitta, ayant auprès de lui neuf épouses : 'Aïsha bint Abi Bakr as-Siddiq, Hafsa bint 'Umar ibn al-Khattab, Sawda bint Zam'a ibn Qays ibn 'Abd Shams, Oum Habiba bint Abi Sufyan ibn Harb, Zaynab bint Jahsh ibn Ri'ab, Oum Salama bint Abi Umayya ibn al-Mughira, Maymouna bint al-Harith ibn Hazn, Juwayriyya bint al-Harith ibn Abi Dirar, et Safiyya bint Huyayy ibn Akhtab. Quant aux enfants du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), ils sont tous de Khadija bint Khuwaylid ibn Asad, excepté Ibrahim, qui est de Mariya la Copte. Quant aux enfants du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), le premier d'entre eux est 'Abd Allah, qui est l'aîné, at-Tahir, at-Tayyib et al-Qasim. Il a été dit que 'Abd Allah est at-Tahir, et il est le premier-né du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), au point que les Quraysh dirent : "Muhammad est devenu sans postérité (abtar)" parce que son fils était mort. Allah révéla : "Celui qui te hait est celui-là même qui est sans postérité (al-abtar)" (Sourate 108, verset 3). Les filles du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) sont Zaynab, Oum Koulthoum, Ruqayya et Fatima (qu'Allah soit satisfait d'elles). Quant à Zaynab, fille du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) la maria à Abi al-'As ibn ar-Rabi'. Elle lui donna pour enfant Umama bint Abi al-'As, celle que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) portait sur son épaule en priant : lorsqu'il s'inclinait, il la posait, et lorsqu'il se relevait, il la soulevait. Umama mourut sans laisser de descendance. Quant à Ruqayya, fille du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), elle était chez 'Utba ibn Abi Lahab. Quant à Oum Koulthoum, elle était chez 'Utayba ibn Abi Lahab. Lorsque fut révélée "Que périssent les deux mains d'Abi Lahab" (Sourate 111), leur père leur ordonna de les divorcer. À cette époque, Allah n'avait pas encore interdit aux musulmans d'épouser des femmes polythéistes, ni interdit aux musulmanes d'être épousées par des polythéistes. Puis Allah interdit cela aux musulmans et aux musulmanes. Ensuite, le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) maria sa fille Ruqayya à 'Uthman ibn 'Affan, alors que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) était à La Mecque. Elle partit avec lui en terre d'Abyssinie, et elle lui donna là-bas 'Abd Allah ibn 'Uthman, par qui 'Uthman était surnommé (Abu 'Abd Allah). Puis Ruqayya mourut chez 'Uthman ibn 'Affan au retour du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) de Badr, et elle fut enterrée à Médine. Cela se produisit parce que 'Uthman demanda au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) la permission de rester en arrière lors de son départ pour Badr en raison de la maladie de sa fille Ruqayya. Ruqayya mourut le jour de l'arrivée de Zayd ibn Haritha al-'Uqayli, précédant le jour de Badr. Ensuite, le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) maria sa fille Oum Koulthoum à 'Uthman ibn 'Affan. Elle mourut sans avoir enfanté. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) maria Fatima à 'Ali ibn Abi Talib à Médine. Elle enfanta de 'Ali : al-Hasan, al-Husayn, Muhsin, Oum Koulthoum et Zaynab. 'Ali n'eut de Fatima que ces cinq-là. Quant à Oum Koulthoum, 'Ali la maria à 'Umar. Elle enfanta à 'Umar : Zayd et Ruqayya. Quant à Zayd, une pierre le frappa et le tua. Quant à Ruqayya bint 'Umar, elle enfanta à Ibrahim ibn Nu'aym ibn 'Abd Allah an-Nahham une fille, qui mourut sans laisser de descendance. Quant à Zaynab bint 'Ali, elle enfanta à 'Abd Allah ibn Ja'far ibn Abi Talib : Ja'far — par qui il était surnommé — l'aîné, Oum Koulthoum et Oum 'Abd Allah. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) avait nommé des préposés aux aumônes légales (sadaqat) jusqu'à sa mort : 'Adi ibn Hatim sur son peuple, Malik ibn Nuwayra sur les Banu Hanthala, Qays ibn 'Asim sur les Banu Minqar, az-Zibriqan ibn Badr sur les Banu Sa'd, Ka'b ibn Malik ibn Abi al-Qays sur Aslam, Ghifar et Juhayna, ad-Dahhak ibn Sufyan sur les Banu Kilab, 'Amr ibn al-'As sur 'Oman, al-Muhajir ibn Abi Umayya sur Sanaa, et Ziyad ibn Labid sur Hadramawt. [Description du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)] 'Umar ibn Sa'id ibn Sinan at-Ta'i nous a rapporté — rapportant par une chaîne de transmission qui n'a pas de poids dans le cœur — : Sufyan ibn Waki' ibn al-Jarrah nous a rapporté : Jami' ibn 'Umar ibn 'Abd ar-Rahman al-'Ijli nous a rapporté, nous dictant de son livre : Un homme des Banu Tamim, de la descendance d'Abi Hala, époux de Khadija, surnommé Abu 'Abd Allah, nous a rapporté d'après un fils d'Abi Hala, d'après al-Hasan ibn 'Ali, qui dit : J'interrogeai mon oncle maternel Hind ibn Abi Hala — qui était un descripteur — au sujet du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), désirant qu'il me décrive quelque chose de lui à quoi je puisse m'attacher. Il dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) était imposant et vénérable ; son visage rayonnait comme l'éclat de la lune lors de la nuit de pleine lune. Il était plus grand que la taille moyenne et plus court que la stature élancée. Il avait une tête volumineuse, des cheveux ondulés ; si sa mèche se séparait, elle se séparait, sinon ses cheveux ne dépassaient pas le lobe de ses oreilles lorsqu'il les laissait longs. Il avait un teint lumineux (azhar), un front large, des sourcils arqués (azajj), fournis (sawabigh) sans être joints, avec entre eux une veine qui se gonflait sous l'effet de la colère. Il avait un nez aquilin (aqna al-'arnayn), avec une lumière qui le surmontait ; celui qui ne l'examinait pas attentivement le croyait camus (ashamm). Il avait une barbe fournie, des joues lisses, une bouche large (dali' al-fam), des dents éclatantes (ashnab), espacées (mufallaj), une ligne de poils fine sur la poitrine (daqiq al-masurra). Son cou était comme le col d'une statue dans la pureté de l'argent. Sa constitution était équilibrée, charnue (badin) et ferme, le ventre et la poitrine égaux. Il avait une poitrine large, une grande distance entre les épaules, des articulations massives (kharadis), une peau lumineuse là où elle était découverte (anwar al-mutajarrad). Une ligne de poils courait comme un trait de la poitrine (lubba) au nombril. Ses mains et son ventre étaient dénudés (ari) en dehors de cela. Ses avant-bras, ses épaules et le haut de sa poitrine étaient poilus. Il avait de longs avant-bras (zandayn), des paumes larges, des mains et des pieds épais (shathn). Ses extrémités étaient... (sair ou sa'il — doute d'Ibn Sa'id). Il avait la plante des pieds creuse (khamsan al-akhmasayn), des pieds lisses (masih) dont l'eau s'écoulait. Lorsqu'il se déplaçait, il se déplaçait d'un mouvement vigoureux (qal'an) ; il marchait d'un pas incliné (takaffiyan) et d'une allure douce (hawan). Sa démarche était ample (dhari' al-mashya) ; lorsqu'il marchait, c'était comme s'il descendait d'une pente (yanhattu min sabab). Lorsqu'il se tournait, il se tournait tout entier. Il baissait le regard ; son regard vers la terre était plus fréquent que son regard vers le ciel. La plupart de son regard était l'observation (mulahaza). Il conduisait ses compagnons. Il commençait par saluer ceux qu'il rencontrait. Il dit : Je dis : Décris-moi sa parole. Il dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) était continuellement triste (mutawasil al-ahzan), toujours pensif, sans repos. Il était long à se taire. Il ne parlait pas sans nécessité. Il ouvrait et terminait la parole avec ses mâchoires (ashdaq). Il parlait avec des paroles concises (jawami' al-kalim), abondantes sans excès ni manque. Il était doux (damith), ni rude ni méprisable. Il magnifiait les bienfaits, même infimes. Il ne blâmait rien, mais il ne blâmait ni ne louait un mets (dhawwaq). Le bas monde et ce qui s'y rapporte ne le mettaient pas en colère. Lorsque le droit était contesté (nuzi'a), personne ne le reconnaissait et rien ne résistait à sa colère jusqu'à ce qu'il triomphe. Il ne se mettait pas en colère pour lui-même ni ne se vengeait pour lui-même. Lorsqu'il indiquait, il indiquait de toute sa main. Lorsqu'il s'étonnait, il la retournait. Lorsqu'il parlait, il s'y joignait et frappait de sa paume droite l'intérieur de sa main gauche. Lorsqu'il se mettait en colère, il se détournait et s'éloignait (ashaha). Lorsqu'il se réjouissait, il baissait le regard. La plupart de son rire était le sourire (tabassum), et il découvrait ses dents comme des grêlons (habb al-ghamam). Al-Hasan dit : Je cachai cela à al-Husayn pendant un temps, puis je le lui racontai et je le trouvai déjà au courant, et il l'avait interrogé sur ce que je lui avais demandé. Al-Husayn dit : J'interrogeai mon père sur l'entrée du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Il dit : Son entrée était pour lui-même, autorisée en cela. Lorsqu'il se rendait chez lui, il divisait son temps (jazz'a nafsahu) en trois parties : une partie pour Allah, une partie pour sa famille, et une partie pour lui-même. Puis il divisait la partie [pour lui-même] entre lui et les gens, faisant ainsi revenir cela des élites vers la masse, sans rien leur cacher. Parmi sa conduite dans la partie de la communauté, il y avait le fait de favoriser les gens de mérite par sa permission et sa répartition selon leur mérite dans la religion. Parmi eux, il y avait celui qui avait un besoin, celui qui avait deux besoins, et celui qui avait plusieurs besoins. Il s'occupait d'eux et les occupait à ce qui les améliorait, et il les informait de ce qui leur convenait. Il disait : "Que le présent parmi vous transmette à l'absent. Transmettez le besoin de celui qui ne peut le transmettre, car celui qui transmet à un dirigeant (sultan) le besoin de celui qui ne peut le transmettre, Allah affermira ses pieds au Jour de la Résurrection." On ne mentionnait chez lui que cela, et il n'acceptait de personne d'autre. Ils entraient comme des chercheurs (ruwwadan) et ne se séparaient que sur un mets (dhawwaq), et ils sortaient humbles. Il dit : Je l'interrogeai sur sa sortie, comment il agissait en cela. Il dit : Il retenait (yakhzan) sa langue, sauf pour ce qui le concernait. Il unifiait les gens et ne les repoussait pas. Il honorait le noble du peuple et le plaçait à leur tête. Il se méfiait des gens et se gardait d'eux, sans dévoiler son secret à personne. Il s'enquérait de ses compagnons et interrogeait les gens sur ce qui concernait les gens. Il approuvait le bien et le renforçait, désapprouvait le mal et l'affaiblissait. Il était modéré dans ses affaires, sans divergence. Il n'était pas négligent, de peur qu'ils ne soient négligents ou ne dévient. Pour chaque situation, il avait une préparation. Il ne manquait pas à la vérité et ne la dépassait pas. Ceux qui l'entouraient parmi les gens étaient les meilleurs d'entre eux. Les plus vertueux à ses yeux étaient les plus sincères dans leur conseil. Ceux qui avaient la plus grande position auprès de lui étaient ceux qui étaient les meilleurs dans l'assistance et le soutien. Il dit : Je l'interrogeai sur son assemblée (majlis). Il dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ne s'asseyait ni ne se levait que sur la mention d'Allah (dhikr). Il ne fixait pas de places attitrées (yuwattin al-amakin) et interdisait de le faire. Lorsqu'il s'asseyait avec un groupe, il s'asseyait là où finissait l'assemblée, et il ordonnait cela. Il donnait à chacun de ses compagnons d'assemblée sa part, de sorte que son compagnon ne pensait pas que quelqu'un était plus honoré que lui auprès de lui. Celui qui s'asseyait avec lui ou se tenait avec lui pour un besoin, il patientait avec lui jusqu'à ce que ce soit lui qui se retire. Celui qui lui demandait un besoin, il ne le renvoyait qu'avec ce besoin ou avec une parole aisée. Sa bienveillance et son caractère s'étendaient aux gens ; il devint pour eux un père, et ils devinrent égaux devant lui dans le droit. Son assemblée était une assemblée de clémence (hilm), de pudeur (haya'), de patience (sabr) et de confiance (amana). On n'y élevait pas les voix, on n'y profanait pas les choses sacrées (hurm), on n'y divulguait pas les faux pas (falatat). Ils étaient équitables, se distinguant par la piété (taqwa), humbles. Ils respectaient les anciens, avaient pitié des petits, préféraient les nécessiteux et protégeaient l'étranger. Il dit : Je l'interrogeai sur sa conduite envers ses compagnons d'assemblée. Il dit : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) était toujours joyeux (da'im al-bishr), d'un caractère facile (sahl al-khuluq), d'un abord doux (layyin al-janib). Il n'était ni rude (fazz) ni grossier (ghaliz), ni criard (sakhkhab), ni obscène (fahhash), ni diffamateur ('ayyab), ni plaisantin (mazzah). Il feignait l'inattention (yataghafal) pour ce qu'il ne désirait pas, et on ne se sentait pas en sécurité avec lui. Il ne décevait pas un groupe. Il avait purifié son âme de trois choses : il ne blâmait personne, ne le raillait pas, et ne recherchait pas ses défauts. Il ne parlait que de ce dont il espérait la récompense. Lorsqu'il parlait, ses compagnons d'assemblée baissaient la tête, comme si des oiseaux étaient sur leurs têtes. Lorsqu'il se taisait, ils parlaient. Ils ne se disputaient pas la parole en sa présence. Celui qui parlait, ils se taisaient pour lui jusqu'à ce qu'il ait fini. La plupart de leurs propos chez lui concernaient leurs prédécesseurs (awwaliyhim). Il riait de ce dont ils riaient, et s'étonnait de ce dont ils s'étonnaient. Il supportait l'étranger maladroit (jafwa) dans son langage, au point que ses compagnons les attiraient. Il disait : "Lorsque vous voyez un demandeur de besoin qui le sollicite, soutenez-le." Il n'acceptait l'éloge (thana') que de quelqu'un qui était reconnaissant (mukafi'). Il n'interrompait le discours de personne jusqu'à ce qu'il le dépasse (yajurahu), puis il le coupait par une interdiction ou en se levant. Il dit : Je l'interrogeai : Comment était le silence du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ? Il dit : Son silence était de quatre sortes : sur la clémence (hilm), la prudence (hadhar), la pondération (taqdir) et la réflexion (tafakkur). Quant à sa pondération, elle consistait à égaliser le regard et l'écoute entre les gens. Quant à sa réflexion, elle portait sur ce qui demeure et ce qui périt. La clémence lui fut rassemblée dans la patience, de sorte que rien ne le mettait en colère ni ne l'agitait. La prudence lui fut rassemblée en quatre choses : son adoption du bien pour qu'on le prenne pour modèle, son abandon du mal pour qu'on y mette fin, son effort de réflexion (ijhad ar-ra'y) dans ce qui améliore sa communauté, et son engagement dans ce qui rassemble pour eux le bien de ce monde et de l'au-delà.
Abû Hâtim a dit : J'ai mentionné l'essentiel de ce qu'il faut savoir sur la naissance du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue —, son envoi, ses jours et son émigration jusqu'à ce que Dieu le rappelle à Son Paradis. Ensuite, après cela, je mentionnerai les quatre califes 1 avec leurs jours et l'essentiel de ce qu'il faut savoir de leurs récits, afin que cela soit une voie pour ceux qui cherchent à les imiter, car l'Élu 2 — que Dieu prie sur lui et le salue — a ordonné cela dans ce hadith 3 où il a dit : « Attachez-vous à ma Sunna 4 et à la Sunna des califes bien guidés et droits après moi ; mordez-y avec les molaires 5 ! Méfiez-vous des choses nouvellement inventées 6 ! Car toute innovation est un égarement 7. » — Que Dieu nous fasse, à vous et à moi, être de ceux qui suivent sa Sunna et se hâtent de s'attacher à Son obéissance. Il est Celui qui fait ce qu'Il veut de vous. Fin de la naissance du Messager de Dieu et de son envoi. S'ensuit le Livre des califes, si Dieu le Très-Haut le veut.
- al-khulafā' al-arba‘a : Les quatre premiers califes de l'islam : Abû Bakr, ‘Umar, ‘Uthmân et ‘Alî.
- al-Muṣṭafā : L'Élu, un des noms du Prophète Muhammad.
- ḥadīth : Parole, acte ou approbation attribué au Prophète Muhammad.
- Sunna : La tradition prophétique, comprenant ses paroles, actes et approbations.
- bi-l-nawājidh : Littéralement « avec les molaires », expression signifiant s'accrocher fermement.
- muḥdathāt al-umūr : Les choses nouvellement inventées en matière de religion, non fondées sur le Coran ou la Sunna.
- kullu bid‘atin ḍalāla : Toute innovation religieuse est un égarement, selon ce hadith.
La deuxième partie
[Partie II] Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. [La désignation d'Abû Bakr ibn Abî Quhâfa al-Siddîq, qu'Allah l'agrée] Le cheikh Abû Hâtim Muhammad ibn Hibbân ibn Ahmad al-Tamîmî a dit : Son nom est 'Abd Allâh et son surnom est 'Atîq. Le nom d'Abî Quhâfa est 'Uthmân ibn 'Âmir ibn 'Amr ibn Ka'b ibn Sa'd ibn Taym ibn Murra ibn Ka'b ibn Lu'ayy ibn Ghâlib ibn Fihr ibn Mâlik ibn al-Nadr ibn Kinâna ibn Khuzayma ibn Mudrika ibn Ilyâs ibn Mudar ibn Nizâr ibn Ma'add ibn 'Adnân. La mère d'Abû Bakr est Umm al-Khayr bint Sakhr ibn 'Âmir ibn Ka'b – frère de 'Amr ibn Ka'b – ibn Sa'd ibn Taym ibn Murra ibn Lu'ayy ibn Ghâlib. Nous a rapporté Muhammad ibn al-Hasan ibn Qutayba al-Lakhmî à 'Asqalân : nous a rapporté Muhammad ibn al-Mutawakkil : nous a rapporté 'Abd al-Razzâq : nous a informé Ma'mar, d'après al-Zuhrî, d'après 'Ubayd Allâh ibn 'Abd Allâh ibn 'Utba, d'après Ibn 'Abbâs, qui a dit : J'étais chez 'Abd al-Rahmân ibn 'Awf durant le califat de 'Umar ibn al-Khattâb. Lors de la dernière campagne 1 que 'Umar accomplit, 'Abd al-Rahmân ibn 'Awf vint me voir chez moi un soir et dit : Si seulement tu avais vu aujourd'hui le Commandeur des croyants, lorsqu'un homme vint à lui et dit : « Ô Commandeur des croyants ! J'ai entendu untel dire : Si le Commandeur des croyants mourait, je prêterais allégeance à untel. » Alors 'Umar dit : « Je vais me lever ce soir devant les gens et les mettre en garde contre ces gens qui veulent usurper la direction des musulmans. » Je dis : « Ô Commandeur des croyants ! La saison du pèlerinage rassemble la populace et la foule, et ce sont eux qui dominent ton assemblée. Je crains que tu ne dises aujourd'hui une parole qu'ils ne comprendront pas et ne mettront pas à sa juste place, et qu'ils ne la propagent partout. Mais attends, ô Commandeur des croyants, jusqu'à ce que tu arrives à Médine, car c'est la demeure de la Sunna et la demeure de l'émigration. Alors tu pourras t'adresser aux Émigrés et aux Auxiliaires 2 et dire ce que tu as à dire en toute sérénité ; ils comprendront ta parole et la mettront à sa juste place. » 'Umar dit : « Par Allah ! Je vais certainement en parler lors de la première allocution que je prononcerai à Médine ! » Ibn 'Abbâs dit : Lorsque nous arrivâmes à Médine et que vint le jour du rassemblement 3, je me rendis tôt, comme me l'avait rapporté 'Abd al-Rahmân ibn 'Awf. Je trouvai Sa'îd ibn Zayd ibn Nufayl qui m'avait devancé à la mosquée, assis près du minbar. Je m'assis à côté de lui, mon genou touchant le sien. Lorsque le soleil déclina, 'Umar sortit vers nous. Je dis, alors qu'il s'approchait : « Par Allah ! Le Commandeur des croyants va dire aujourd'hui sur ce minbar une parole que personne n'a dite avant lui. » Sa'îd ibn Zayd se fâcha et dit : « Quelle parole va-t-il dire que personne n'a dite avant lui ? » Lorsque 'Umar monta sur le minbar, le muezzin commença son appel. Quand il eut fini, 'Umar se leva, loua Allah et Le glorifia comme Il le mérite, puis dit : « Or donc ! Je veux dire une parole qu'il m'a été destiné de dire. Je ne sais si elle précède ma mort. Que celui qui la comprend et la retient la rapporte là où sa monture le mènera. Quant à celui qui craint de ne pas la retenir, je ne permets à personne de mentir sur mon compte. Allah a envoyé Muhammad – qu'Allah prie sur lui et le salue – avec la vérité et a fait descendre sur lui le Livre. Parmi ce qu'Il a fait descendre se trouve le verset de la lapidation 4. Nous l'avons lu et retenu. Le Messager d'Allah a lapidé et nous avons lapidé après lui. Je crains qu'avec le temps, les gens ne disent : 'Nous ne trouvons pas la lapidation dans le Livre d'Allah', et qu'ils ne s'égarent en délaissant une obligation qu'Allah a révélée. Sachez que la lapidation est due à celui qui est marié 5 et commet l'adultère, si la preuve est établie, ou s'il y a grossesse, ou aveu. Ensuite, nous lisions : 'Et ne reniez pas vos pères'. Puis le Messager d'Allah a dit : 'Ne m'exaltez pas comme les chrétiens ont exalté Jésus fils de Marie ; je ne suis qu'un serviteur. Dites donc : serviteur d'Allah et Son messager.' Ensuite, il m'est parvenu qu'untel parmi vous dit : 'Si le Commandeur des croyants mourait, je prêterais allégeance à untel.' Que nul ne se laisse tromper en disant que l'allégeance à Abû Bakr fut une surprise 6 ; elle le fut en effet. Mais Allah en a écarté le mal et a préservé l'islam et les musulmans de son préjudice. Et il n'y a parmi vous personne à qui les cous se tendent 7 comme Abû Bakr. Il était le meilleur d'entre nous lorsque le Messager d'Allah mourut. 'Alî, al-Zubayr et leurs partisans restèrent à l'écart dans la maison de Fâtima, tandis que les Auxiliaires restèrent à l'écart dans le portique 8 des Banû Sâ'ida. Les Émigrés se rassemblèrent autour d'Abû Bakr. Je dis : 'Ô Abû Bakr ! Allons vers nos frères parmi les Auxiliaires.' Nous partîmes vers eux. Nous rencontrâmes deux hommes vertueux parmi les Auxiliaires qui avaient assisté à Badr. Ils dirent : 'Où allez-vous, ô Émigrés ?' Nous dîmes : 'Nous allons vers nos frères les Auxiliaires.' Ils dirent : 'Retournez et réglez votre affaire entre vous.' Je dis : 'Par Allah ! Nous irons à eux !' Nous vînmes à eux, et les voilà rassemblés dans le portique des Banû Sâ'ida, avec au milieu d'eux un homme enveloppé. Je dis : 'Qui est-ce ?' Ils dirent : 'Sa'd ibn 'Ubâda.' Je dis : 'Qu'a-t-il ?' Ils dirent : 'Il est malade.' Alors le porte-parole des Auxiliaires se leva, loua Allah et Le glorifia comme Il le mérite, puis dit : 'Or donc ! Nous sommes les Auxiliaires et le bataillon de l'islam. Quant à vous, ô assemblée de Quraysh, vous êtes un groupe issu de nous. Un groupe des vôtres est venu à nous, et ils veulent nous arracher à notre origine et nous priver de notre droit.' J'avais préparé dans mon esprit un discours que je voulais prononcer devant Abû Bakr, mais je redoutais un peu sa sévérité, car il était plus pondéré et plus indulgent que moi. Quand je voulus parler, il dit : 'Doucement !' Je ne voulus pas le fâcher. Alors Abû Bakr loua Allah et Le glorifia. Par Allah ! Il ne laissa aucune parole que j'avais préparée sans la dire, ou mieux encore, de manière improvisée. Puis il dit : 'Or donc ! Quant au bien que vous avez mentionné à votre sujet, ô Auxiliaires, vous en êtes dignes. Mais les Arabes ne reconnaissent cette autorité qu'à cette tribu de Quraysh, car ils sont les plus nobles des Arabes par leur demeure et leur lignée. Je vous ai choisi l'un de ces deux hommes ; prêtez allégeance à celui que vous voulez.' Et il prit ma main et celle d'Abû 'Ubayda ibn al-Jarrâh. Par Allah ! Je ne désapprouvai rien de ce qu'il dit, sauf cette parole. J'aurais préféré être avancé et avoir la tête tranchée, sans que cela me rapproche d'un péché, plutôt que de commander à un peuple parmi lequel se trouve Abû Bakr. Lorsqu'Abû Bakr eut fini son discours, un homme des Auxiliaires se leva et dit : 'Je suis le tronc solide et la palme robuste 9. Un émir de chez nous et un émir de chez vous, ô assemblée de Quraysh ! Sinon, nous ferons de la guerre une ruse entre nous et vous.' Ma'mar dit : Qatâda dit : 'Umar dit : 'Il ne convient pas que deux épées soient dans un même fourreau. Mais les émirs sont de chez nous et les vizirs de chez vous.' Ma'mar, d'après al-Zuhrî dans son récit : Les voix s'élevèrent entre nous et le tumulte augmenta, au point que je craignis la discorde. Je dis : 'Ô Abû Bakr ! Tends ta main, que je te prête allégeance.' Il tendit sa main, je lui prêtai allégeance, les Émigrés lui prêtèrent allégeance, et les Auxiliaires lui prêtèrent allégeance. Il dit : Nous sautâmes sur Sa'd ibn 'Ubâda, au point que quelqu'un dit : 'Vous avez tué Sa'd.' Je dis : 'Qu'Allah tue Sa'd !' Par Allah ! Nous n'avons rien vu, dans ce qui s'est présenté à nous, de plus fort que l'allégeance à Abû Bakr. Nous craignions, si nous quittions les gens, qu'ils ne fassent une allégeance après nous. Soit nous les suivions dans ce que nous n'approuvions pas, soit nous nous opposions à eux, ce qui serait une corruption. Que nul ne se laisse tromper en disant que l'allégeance à Abû Bakr fut une surprise ; elle le fut en effet, mais Allah en a écarté le mal. Et il n'y a parmi vous personne à qui les cous se tendent comme Abû Bakr. Quiconque prête allégeance à un homme sans consultation des musulmans, ni lui ni celui à qui il a prêté allégeance ne sont en sécurité.' Al-Zuhrî dit : 'Urwa m'a informé que les deux hommes des Auxiliaires qu'ils rencontrèrent étaient 'Uwaym ibn Sâ'ida et Ma'n ibn 'Adî. Et celui qui dit : 'Je suis le tronc solide et la palme robuste' était al-Hubâb ibn al-Mundhir. Abû Hâtim dit : Les musulmans considérèrent le plus grand pilier de la religion et le soutien de l'islam pour les croyants, et ils trouvèrent que c'était la prière obligatoire. Or le Messager d'Allah avait confié à Abû Bakr son accomplissement aux moments prescrits. Les musulmans agréèrent donc pour les musulmans ce que le Messager d'Allah leur avait agréé, et ils lui prêtèrent allégeance volontairement pour tous les autres piliers, en secret et en public. Le lendemain, 'Umar ibn al-Khattâb monta sur le minbar et parla avant Abû Bakr. Il loua Allah et Le glorifia comme Il le mérite, puis dit : 'Ô gens ! Hier, j'ai dit une parole qui ne venait que de moi ; je ne l'ai pas trouvée dans le Livre d'Allah, et ce n'était pas une recommandation que le Messager d'Allah m'avait faite. Mais je pensais que le Messager d'Allah allait nous ordonner une parole qui serait la dernière. Or Allah vous a laissé Son Livre, par lequel Il a guidé Son Messager. Si vous vous y attachez, Allah vous guidera vers ce par quoi Il a guidé Son peuple. Allah a réuni votre affaire sur le meilleur d'entre vous : le compagnon du Messager d'Allah, le second des deux lorsqu'ils étaient dans la grotte 10. Levez-vous et prêtez-lui allégeance.' Alors les gens prêtèrent allégeance à Abû Bakr, l'allégeance publique après l'allégeance du portique. Ensuite, Abû Bakr parla. Il loua Allah et Le glorifia comme Il le mérite, puis dit : 'Or donc, ô gens ! J'ai été investi de l'autorité sur vous, alors que je ne suis pas le meilleur d'entre vous. Si je fais le bien, aidez-moi ; si je fais le mal, redressez-moi. La vérité est un dépôt, le mensonge est une trahison. Le faible parmi vous est fort à mes yeux jusqu'à ce que je lui rende son droit, si Allah le veut. Le fort parmi vous est faible à mes yeux jusqu'à ce que je prenne le droit de lui, si Allah le veut. Un peuple n'abandonne pas le combat dans le chemin d'Allah sans qu'Allah ne le frappe d'épreuve. Et la turpitude ne se répand pas dans un peuple sans qu'Allah ne l'enveloppe d'épreuve. Obéissez-moi tant que j'obéis à Allah et à Son Messager. Si je désobéis à Allah et à Son Messager, alors nul devoir de m'obéir. Levez-vous pour votre prière, qu'Allah vous fasse miséricorde.' Lorsque les gens eurent fini l'allégeance à Abû Bakr, un mardi, ils se tournèrent vers la préparation funéraire du Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue. Ils divergèrent sur son lavage : 'Par Allah, nous ne savons pas si nous devons dévêtir le Messager d'Allah comme nous dévêtons nos morts, ou le laver avec ses vêtements.' Alors qu'ils étaient en désaccord, Allah fit descendre sur eux le sommeil 11, au point qu'aucun d'eux n'avait le menton sur la poitrine. Puis quelqu'un parla du côté de la maison – on ne sait qui – : 'Lavez le Messager d'Allah avec ses vêtements.' Ils se levèrent et le lavèrent avec sa chemise. 'Alî l'appuya contre sa poitrine. Al-'Abbâs, al-Fadl et al-Qutham le retournaient. Usâma ibn Zayd et Shuqrân, son affranchi, versaient l'eau sur lui, tandis que 'Alî le lavait et le frottait par derrière, sans toucher le Messager d'Allah de ses mains, disant : 'Que mon père et ma mère te soient sacrifiés ! Que tu es bon, vivant et mort !' On ne vit pas du Messager d'Allah ce qu'on voit d'un mort. Il fut enveloppé dans trois vêtements blancs de Sahûl 12, sans chemise ni turban, enroulé dedans. Ensuite, les gens entrèrent pour prier sur lui par groupes. On commença par les hommes ; quand ils eurent fini, on fit entrer les femmes, puis les enfants, puis les esclaves. Personne n' dirigea la prière sur le Messager d'Allah. Abû 'Ubayda ibn al-Jarrâh creusait comme les gens de La Mecque, tandis qu'Abû Talha Zayd ibn Sahl creusait comme les gens de Médine, en faisant une niche 13. Al-'Abbâs ibn 'Abd al-Muttalib appela deux hommes et dit à l'un : 'Va vers Abû 'Ubayda', et à l'autre : 'Va vers Abû Talha.'
Ô Allah ! Choisis pour Ton Messager. Il trouva le compagnon d'Abû Talha, Abû Talha, et l'amena. Il creusa une tombe en forme de niche 14 pour le Messager d'Allah, paix et salut sur lui. Les musulmans étaient en désaccord sur son enterrement : certains disaient : « Nous l'enterrerons dans sa mosquée 15 », d'autres disaient : « Nous l'enterrerons avec ses compagnons. » Abû Bakr dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, dire : "Aucun prophète n'a été rappelé sans être enterré là où il a été rappelé." » On souleva donc la couche du Messager d'Allah, paix et salut sur lui, sur laquelle il était mort, et Abû Talha creusa en dessous. Ensuite, il fut enterré, paix et salut sur lui, la nuit du mercredi, lorsque le soleil déclina. Descendirent dans sa tombe : 'Alî ibn Abî Tâlib, al-Fadl ibn al-'Abbâs, Qutham ibn al-'Abbâs et Chaqrân, l'affranchi du Messager d'Allah, paix et salut sur lui. On plaça sous lui une couverture de laine 16. Le dernier à l'avoir vu fut Qutham ibn al-'Abbâs. Al-Mughîra ibn Chu'ba disait : « Non, c'est moi », et il racontait une histoire 17. Ensuite, Abû Bakr se leva pour prononcer un discours devant les gens, après son premier discours, et dit : « Louange à Allah, je Le loue, je crois en Son unicité, je L'implore pour toute votre affaire, secrète et publique. Nous cherchons refuge auprès d'Allah contre ce qu'apportent la nuit et le jour, et contre ce qui se commet en secret et en public. J'atteste qu'il n'y a de divinité que Lui, Gardien et Secoureur, et que Muhammad est Son serviteur et Son Messager, annonciateur et avertisseur, précédant l'Heure. Quiconque lui obéit est guidé, quiconque lui désobéit périt et est dispersé. Craignez Allah, ô gens ! Car la plus intelligente des intelligences est la piété, et la plus stupide des stupidités est la débauche. Suivez le Livre d'Allah, acceptez son exhortation, conformez-vous à la Sunna de Son Messager et prenez sa Loi 18. Car Allah accepte le repentir de Ses serviteurs et pardonne les mauvaises actions. Il est le Sage, l'Omniscient. "C'est Lui qui fait descendre la pluie après qu'ils ont désespéré" 19 — le verset. Méfiez-vous 20 des péchés dont tout fils d'Adam a sa part. Pourvoyez-vous pour l'au-delà, car le retour vers elle est proche. Mais le meilleur d'entre vous est celui qui suit l'obéissance à Allah et évite Sa désobéissance. Craignez donc un jour où ne servira ni ami proche ni intercesseur, ni ami obéi. Que chacun agisse selon sa capacité, par des œuvres qui le rapprochent de son Seigneur. Agissez avant de ne plus pouvoir agir. Si Allah avait voulu, Il vous aurait créés sans but, mais Il a fait de vous des guides de la guidée. Suivez donc ce qu'Allah vous a ordonné et évitez ce qu'Il vous a interdit. Faites le bien, car son peu, même dormant 21, est abondant et béni. Craignez Allah comme Il doit être craint. Méfiez-vous de ce dont Il vous a mis en garde dans Son Livre. Redoutez Sa désobéissance par crainte de Son châtiment, car il n'y a en elle aucun désir pour personne. Abstenez-vous de ce qu'Allah a interdit et ordonné d'éviter. Méfiez-vous des petits péchés, car ils rapprochent des grands. Agissez avant de ne plus pouvoir agir. Repentez-vous des péchés que seul Allah lave par Sa miséricorde. Priez sur votre Prophète comme votre Seigneur vous l'a ordonné. » Puis il dit : « Ô gens ! Ce que vous avez vu de moi n'était pas par convoitise pour votre autorité, mais j'ai craint la tentation et la discorde, et je m'y suis engagé. Me voici 22 : l'affaire est revenue à son meilleur état, Allah a suffi contre cette émeute 23. Voici votre affaire : choisissez pour vous qui vous voulez parmi les gens, et je vous répondrai sur cela, et je serai comme l'un d'entre vous. » Les gens lui répondirent : « Nous sommes satisfaits de toi comme part et lot, car tu es le second des deux avec le Messager d'Allah, paix et salut sur lui. » Abû Bakr dit : « Ô Allah ! Prie sur Muhammad et que le salut soit sur Muhammad, ainsi que la miséricorde et les bénédictions d'Allah. Ô Allah ! Nous T'implorons, nous Te demandons pardon, nous Te louons, nous ne Te mécroyons pas, nous croyons en Toi, et nous désavouons quiconque Te mécroit. » Puis il descendit, et l'affaire se stabilisa pour lui après le Messager d'Allah, paix et salut sur lui. Les gens lui prêtèrent allégeance, furent satisfaits de lui et l'appelèrent « Khalife du Messager d'Allah », sauf une poignée avec 'Alî ibn Abî Tâlib, qui refusèrent de lui prêter allégeance. Usâma ibn Zayd disait : « Le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, m'a ordonné d'attaquer à l'aube les gens d'Ubna 24. » Ensuite, Abû Bakr ordonna d'envoyer l'expédition d'Usâma ibn Zayd. Les gens lui dirent : « Les Arabes se sont révoltés contre toi, et tu ne fais rien en dispersant les musulmans loin de toi. » Il dit : « Par Celui qui tient l'âme d'Abû Bakr dans Sa main ! Si je pensais que les bêtes sauvages me dévoreraient dans cette ville, j'exécuterais cette expédition que le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, a ordonné d'exécuter. » Puis Abû Bakr dit à Usâma : « Si 'Umar ibn al-Khattâb reste avec moi, fais-le. » Usâma l'autorisa, et 'Umar resta avec Abû Bakr. Usâma partit et les écrasa 25, puis revint. Les musulmans l'apprirent et sortirent, joyeux de son arrivée, son étendard encore déployé, jusqu'à ce qu'il entre dans la mosquée, prie deux rak'as, puis entre chez lui, son étendard toujours déployé. On dit qu'il ne déploya l'étendard qu'à sa mort 26 et le plaça dans sa maison 27. Ensuite, Abû Bakr as-Siddîq écrivit une lettre à Mu'âdh ibn Jabal pour l'informer de la mort du Messager d'Allah, paix et salut sur lui, et l'envoya avec 'Ammâr ibn Yâsir. Mu'âdh était allé au Yémen. Alors qu'il était une nuit sur sa couche, il entendit un héraut crier à sa tête : « Ô Mu'âdh ! Comment la vie te serait-elle agréable alors que Muhammad est dans les affres de la mort ? » Il se leva, effrayé, ne pensant que le Jour dernier était arrivé. Quand il vit le ciel serein 28 et les étoiles apparentes, il chercha refuge auprès d'Allah contre Satan le maudit. Puis il fut appelé la deuxième nuit : « Ô Mu'âdh ! Comment la vie te serait-elle agréable alors que Muhammad est entre les couches de la terre ? » Mu'âdh mit sa main sur sa tête et se mit à errer dans les ruelles de San'â' en criant à pleine voix : « Ô gens du Yémen ! Laissez-moi, je n'ai pas besoin de votre voisinage. Quel mauvais jour que celui où je suis venu chez vous 29 et où j'ai quitté le Messager d'Allah, paix et salut sur lui ! » Les jeunes hommes et les jeunes filles sortirent et dirent : « Ô Mu'âdh ! Qu'est-ce qui t'a frappé ? » Il ne leur prêta pas attention, rentra chez lui, sangla sa monture, prit un sac contenant du sawîq 30 et une outre d'eau, puis dit : « Je ne descendrai de ma chamelle, si Allah le veut, que pour l'heure de la prière, jusqu'à ce que j'arrive à Médine. » Alors qu'il était à trois étapes de Médine, 'Ammâr le rencontra et le reconnut à son chameau. Il dit : « Sache, ô Mu'âdh, que Muhammad a goûté la mort et a quitté ce monde. » Mu'âdh dit : « Ô toi qui cries dans cette nuit sombre, qui es-tu, qu'Allah te fasse miséricorde ! » Il dit : « Je suis 'Ammâr ibn Yâsir. » Il dit : « Où vas-tu ? » Il dit : « Voici une lettre d'Abû Bakr à Mu'âdh pour l'informer que Muhammad est mort et a quitté ce monde. » Mu'âdh dit : « Vers qui se tourner pour la guidée 31 et la plainte ? Qui prendra soin des orphelins, des veuves et des faibles ? » Puis il partit, et 'Ammâr revint avec lui. Il se mit à dire : « Je t'adjure par Allah, comment sont les compagnons de Muhammad ? » Il dit : « Je les ai laissés 32 comme un troupeau sans berger 33. » Il dit : « Comment as-tu laissé Médine ? » Il dit : « Je l'ai laissée plus étroite pour ses habitants qu'une bague. » Lorsqu'il fut près de Médine, il entendit une vieille femme qui mentionnait le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, en pleurant. Elle disait : « Ô serviteur d'Allah ! Si tu voyais sa fille Fâtima pleurer et dire : "Ô mon père ! C'est à Jibrîl que nous annonçons sa mort 34 ! Ô mon père ! Les nouvelles du ciel ont été coupées pour nous, et la révélation ne descendra plus jamais sur nous de la part d'Allah !" » Mu'âdh entra à Médine de nuit et vint à la porte de 'Â'isha. Il frappa à la porte. Elle dit : « Qui est-ce qui frappe chez nous de nuit ? » Il dit : « Je suis Mu'âdh ibn Jabal. » Elle ouvrit la porte. Il dit : « Ô 'Â'isha ! Comment as-tu vu le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, lors de sa grave maladie ? » Elle dit : « Ô Mu'âdh ! Si tu avais vu le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, pâlir une fois et rougir une autre, lever une main et baisser l'autre, la vie ne t'aurait pas été agréable pour tous les jours de ce monde ! » Mu'âdh pleura jusqu'à craindre que Satan ne l'ait emporté, puis il chercha refuge auprès d'Allah contre Satan le maudit, et alla voir les compagnons de Muhammad, paix et salut sur lui. Ensuite, Tulayha apparut dans le pays des Banû Asad, et Fazâra 35 se tourna 36 vers lui, avec 'Uyayna ibn Hisn ibn Badr, apostasiant de l'islam. Les Banû 'Âmir lui prêtèrent allégeance sur la même chose, et ils attendirent, observant la bataille entre les musulmans et les Banû Asad et Fazâra. Le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, avait ordonné à ceux qu'il avait envoyés pour les aumônes légales de collecter ce qui était dû. Lorsque la mort du Messager d'Allah, paix et salut sur lui, leur parvint, 'Adî ibn Hâtim resta ferme dans l'islam et garda les aumônes en sa possession, de même qu'az-Zibriqân ibn Badr. Quant à Mâlik ibn Nuwayra, il renvoya ce qu'il avait et dit à son peuple : « Cet homme est mort, occupez-vous de vos biens. » Tayyi' et Banû Sa'd furent tous deux 37 contactés par 'Adî ibn Hâtim et az-Zibriqân ibn Badr, qui dirent — et ils étaient 38 plus avisés et plus désireux en islam que Mâlik ibn Nuwayra — à leurs peuples : « Ne vous précipitez pas, car il y aura certainement un successeur pour cette affaire. Si cela arrive, il vous trouvera sans avoir changé de religion ni abandonné votre affaire. Et si c'est ce que vous cherchez, par ma vie, vos biens sont entre vos mains, que personne d'autre ne vous les ravisse. » Ils les apaisèrent 39 ainsi jusqu'à ce que leur parvienne la nouvelle des gens et de leur rassemblement autour d'Abû Bakr après le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, et l'allégeance des musulmans. Ils envoyèrent alors ce qu'ils avaient d'aumônes à Abû Bakr. Abû Bakr ne cessa de reconnaître leur mérite 40 sur les autres musulmans. Al-'Abbâs et Fâtima vinrent trouver Abû Bakr pour réclamer leur héritage du Prophète, paix et salut sur lui, demandant alors sa terre de Fadak et sa part de Khaybar. Abû Bakr leur dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, dire : "Nous n'héritons pas 41 ; ce que nous laissons est une aumône. Muhammad ne mange que de cet argent. Par Allah, je n'abandonnerai aucune affaire que j'ai vue le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, accomplir sans l'accomplir moi-même. » Fâtima se fâcha 42 et ne lui parla plus jusqu'à sa mort. Ensuite, Abû Bakr équipa l'armée pour combattre ceux qui avaient mécru parmi les Arabes, qui avaient cessé de donner les aumônes légales et apostasié 43 de l'islam. 'Umar lui dit : « Comment combats-tu les gens alors qu'ils disent : "Il n'y a de divinité qu'Allah" ? Tu as entendu le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, dire : "J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils disent : 'Il n'y a de divinité qu'Allah'. S'ils le disent, ils préservent de moi leurs sangs et leurs biens, sauf en droit, et leur compte incombe à Allah." » Abû Bakr dit : « Par Allah, je combattrai quiconque sépare la prière de l'aumône légale. Par Celui qui tient l'âme d'Abû Bakr dans Sa main ! Si l'on me refuse une corde à chameau ou une chevrette 44 — qu'ils donnaient au Messager d'Allah, paix et salut sur lui — je les combattrai pour cela jusqu'à la prendre. » 'Umar dit : « Quand j'ai vu la poitrine d'Abû Bakr s'ouvrir pour les combattre, j'ai su que c'était la vérité 45. » Abû Bakr nomma Khâlid ibn al-Walîd commandant des gens, et Thâbit ibn Qays ibn Shammâs commandant des Ansâr 46. Il confia 47 l'affaire des gens à Khâlid ibn al-Walîd, puis leur ordonna de marcher. Il marcha avec eux pour les raccompagner jusqu'à ce qu'il descende à Dhâ l-Qissa 48, à un barîd 49 et quelques milles de Médine. Il installa son camp, rangea son armée, puis s'avança vers Khâlid ibn al-Walîd et dit : « Quand vous arriverez à une maison parmi les maisons des gens, si vous entendez l'appel à la prière, abstenez-vous-en 50 jusqu'à ce que vous leur demandiez ce qu'ils savent. Si vous n'entendez pas l'appel à la prière, lancez l'attaque, tuez et brûlez. » Puis il ordonna à Khâlid ibn al-Walîd de se diriger 51 vers Tulayha, qui se trouvait près d'une eau des Banû Asad. Tulayha prétendait à la prophétie et tissait 52 pour les gens des mensonges et des faussetés, affirmant que Jibrîl venait à lui. Il disait aux gens : « Ô gens ! Allah ne fait rien avec le fait de prosterner vos visages 53 et de montrer vos postérieurs. Invoquez Allah 54 assis et debout. » Et il critiquait
La prière. Et il dit : « Le pur se trouve sous l’écume » (76). La première épreuve parmi les gens fut celle de Tulayha : lui et ses compagnons souffrirent de la soif dans leur demeure. Alors Tulayha dit, parmi les mensonges par lesquels il les encourageait : « Montez sur ‘Allal (c’est-à-dire un cheval), frappez des milles (77), vous trouverez des outres (78). » Ils le firent et trouvèrent de l’eau. Les Bédouins furent séduits par lui. Ensuite, Abou Bakr dit à Khalid ibn al-Walid : « Je viendrai à toi du côté de Khaybar, si Dieu le veut, avec ceux qui restent des musulmans. » Par cela, Abou Bakr voulait [que] (80) la nouvelle de son départ vers eux parvienne aux gens. Puis il fit ses adieux à Khalid (81) et retourna à Médine. Khalid partit avec les gens. Les Banu Fazara et les Banu Asad disaient : « Par Dieu ! Nous ne prêterons pas allégeance à Abou al-Fusayl (82) » — ils voulaient dire Abou Bakr. Quant à Tayy, ils étaient restés sur leur islam, ne s’en étant pas écartés avec ‘Adi ibn Hatim et Muknaf ibn Zayd al-Khayl (83). Ceux-ci les combattaient et disaient « (8) » aux Banu Fazara : « Par Dieu ! Nous ne cesserons de vous combattre, si Dieu le veut. » Lorsque Khalid ibn al-Walid s’approcha du peuple, il envoya ‘Ukasha ibn Mihsan et Thabit ibn Aqram (84), frère des Banu al-‘Ajlan, comme éclaireurs devant lui. Tulayha ibn Khuwaylid, le faux prophète, et son frère Salama ibn Khuwaylid sortirent également comme éclaireurs pour ceux qui étaient derrière eux. Ils rencontrèrent ‘Ukasha ibn Mihsan et Thabit ibn Aqram (85). Tulayha se retrouva seul avec ‘Ukasha, et Salama ibn [Khuwaylid] (86) avec Thabit. Quant à Salama, il ne tarda pas (87) à tuer Thabit. Puis Tulayha cria et dit : « Ô Salama ! Aide-moi contre cet homme, car il va me tuer. » Ils encerclèrent ‘Ukasha jusqu’à ce qu’ils le tuent, puis ils revinrent (88) en courant vers ceux qui étaient derrière eux. Lorsque Khalid et les musulmans arrivèrent auprès de Thabit ibn Aqram (89) et ‘Ukasha ibn Mihsan, qui étaient morts, cela pesa lourdement sur les musulmans et ceux qui étaient derrière eux (90). Puis Khalid continua jusqu’à ce qu’il campe chez Tayy, dans leurs vallées de Salma (91). Il installa son camp, et ceux des musulmans qui étaient dans ces tribus le rejoignirent. Ensuite, il se prépara au combat et marcha vers Tulayha, qui était sur une colline. Tulayha le rencontra avec sept cents hommes des Banu Fazara. Ils combattirent violemment, tandis que Tulayha était enveloppé dans un manteau, à l’entrée d’une tente en poil, prophétisant et déclamant des rimes. ‘Uyayna ibn Hisn mena la guerre et intensifia le combat, puis il revint vers Tulayha et dit : « Est-ce que Gabriel est venu à toi après cela ? » Il dit : « Non. » ‘Uyayna retourna combattre, et lorsque la guerre l’ébranla, il revint une seconde fois vers lui et dit : « Que ton père ne te perde ! Est-ce que Gabriel est venu à toi après cela ? » Il dit : « Oui ! » Il dit : « Que t’a-t-il dit ? » Il dit : « [Il] (93) m’a dit : Tu as un moulin comme un moulin, et un récit que tu n’oublieras pas. » ‘Uyayna dit : « Je pense que Dieu a su qu’il y aura pour toi un récit (94) que tu n’oublieras pas (95). Ô Banu Fazara ! « (8) » Ainsi, partez ! Par Dieu, celui-ci est un menteur. » Il partit, et Fazara partit avec lui, et les gens furent mis en déroute. Tulayha avait préparé un cheval pour lui, qu’il gardait, et un chameau pour sa femme, al-Nawwar. Ensuite, Fazara se rassembla autour de lui, alors qu’ils étaient en combat singulier (96), et dirent : « Que nous ordonnes-tu ? » Lorsqu’il entendit cela d’eux, il monta sur son cheval, chargea sa femme sur le chameau, puis s’enfuit avec elle, et leur dit : « Que celui d’entre vous qui peut faire comme moi et sauver sa famille le fasse. » Puis il prit la route d’al-Hawshiyya (97) jusqu’à ce qu’il atteigne la Syrie. Fazara se retira, et certains d’entre eux furent tués. Ensuite, les tribus entrèrent dans l’islam, comme elles l’étaient auparavant. Lorsque Khalid eut fini de recevoir leur allégeance, il enchaîna ‘Uyayna ibn Hisn et Qarra ibn Hubayra ibn Salama et les envoya à Abou Bakr. Lorsqu’ils arrivèrent devant lui, Qarra dit : « Ô calife du Messager de Dieu ! J’étais musulman, et ‘Amr ibn al-‘As a un témoignage de mon islam. Il est passé [chez moi] (98), je l’ai honoré et rapproché. » Or, ‘Amr ibn al-‘As était celui qui avait apporté la nouvelle des Bédouins. En effet, ‘Amr était à ‘Uman. Lorsqu’il revint vers Médine, il passa par Hawazin, qui s’étaient révoltés, et leur chef Qarra ibn Hubayra était parmi eux. ‘Amr ibn al-‘As descendit chez lui, il l’égorgea (une bête), le nourrit et l’honora. Lorsque ‘Amr voulut partir, Qarra ibn Hubayra resta seul avec lui et dit : « Ô ‘Amr ! Vous, les gens de Quraysh, si vous cessez de prendre les biens des gens et les leur laissez — il voulait dire les aumônes légales — il est probable que les gens vous écoutent et vous obéissent. Mais si vous refusez et prenez leurs biens, je jure par Dieu que je ne vois pas les Arabes l’accepter de vous ni le supporter, jusqu’à ce qu’ils contestent votre autorité et réclament ce qui est entre vos mains. » ‘Amr ibn al-‘As dit : « Est-ce que tu nous menaces, ô père des Arabes, de ton rendez-vous ? Je jure par Dieu que je ferai marcher (99) la cavalerie sur toi. » Puis ‘Amr partit jusqu’à ce qu’il arrive à Médine auprès d’Abou Bakr et l’informa de la nouvelle avant le départ de Khalid vers eux. Abou Bakr pardonna à Qarra ibn Hubayra et à ‘Uyayna ibn Hisn et leur accorda la vie sauve (100). Lorsque Khalid ibn al-Walid eut fini de recevoir l’allégeance des Banu ‘Amir et des Banu Asad, il dit : « Le calife m’a ordonné de marcher vers le pays des Banu Ghanim. » Il partit jusqu’à ce qu’il campe dans leur pays, y envoya des détachements, mais n’y trouva aucun rassemblement. On lui amena Malik ibn Nuwayra avec un groupe des Banu Tamim et des Banu Hanzala. Il ordonna qu’on leur tranche la tête. Il épousa alors Umm Tamim (101), la femme de Malik ibn Nuwayra. Abou Qatada témoigna de l’islam de Malik ibn Nuwayra auprès d’Abou Bakr. Ensuite, Khalid retourna, se dirigeant vers Médine. Lorsqu’il y entra, il vint à la mosquée, portant une cotte de mailles, s’enveloppant (102) d’un turban, et sur lui un vêtement avec la rouille du fer. Il avait fiché des flèches dans son turban. ‘Umar ibn al-Khattab se leva vers lui, arracha les flèches de sa tête et les brisa (103), puis dit : « Tu as tué un homme musulman, Malik ibn Nuwayra, puis tu as épousé sa femme ? Par Dieu ! Nous te lapiderons avec tes pierres ! » Khalid ibn al-Walid ne lui parlait pas et ne pensait pas [que] (104) l’avis d’Abou Bakr fût semblable à [l’avis] « (3) » de ‘Umar, jusqu’à ce qu’il entre chez Abou Bakr, l’informe de la nouvelle et s’excuse auprès de lui en disant qu’il n’avait pas su. Abou Bakr l’excusa et lui pardonna ce qu’il avait fait dans (105) cette guerre « (4) ». Khalid sortit de chez lui alors que ‘Umar était assis dans la mosquée. Il dit : « Viens ici, fils d’Umm Shaml (106) ! » Il sut qu’Abou Bakr était satisfait de lui, mais il ne lui parla pas. Il se leva et entra chez lui. Ensuite, Fatima, fille du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — mourut six mois après son père. ‘Ali l’enterra de nuit et n’en informa ni Abou Bakr ni ‘Umar. ‘Ali avait une certaine considération parmi les gens du vivant de Fatima. [Lorsque Fatima mourut, les visages des gens se détournèrent de ‘Ali. Lorsqu’il vit le détournement des gens] (108), ‘Ali se résigna à se réconcilier avec Abou Bakr. Il envoya dire à Abou Bakr : « Viens chez nous, et ne viens pas avec quelqu’un d’autre. » Il répugnait à ce que ‘Umar vienne, connaissant sa dureté. ‘Umar dit : « Ne va pas chez eux seul. » Abou Bakr dit : « Par Dieu ! J’irai chez eux seul. Que pourraient-ils (109) me faire ? « (8) » Abou Bakr partit seul jusqu’à ce qu’il entre chez ‘Ali, qui avait rassemblé les Banu Hashim auprès de lui. ‘Ali se leva, loua Dieu et fit son éloge comme Il le mérite, puis dit : « Ce qui suit ! Ce qui nous a empêchés de te prêter allégeance n’est ni un déni de ton excellence, ni une jalousie pour un bien (110) que Dieu t’a accordé. Mais nous pensions que nous avions un droit dans cette (111) affaire, et tu en as disposé seul (112) contre nous. » Puis il mentionna sa parenté avec le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — et leur droit. ‘Ali ne cessa de mentionner cela jusqu’à ce qu’Abou Bakr pleure. Lorsque ‘Ali se tut, Abou Bakr prononça l’attestation de foi, loua Dieu et fit son éloge comme Il le mérite, puis dit : « Ce qui suit ! Par Dieu, la parenté du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — m’est plus chère à maintenir que ma propre parenté. Et par Dieu, je ne sais (113) [dans] (114) ces affaires qui ont eu lieu entre moi et ‘Ali que le bien (115). Mais j’ai entendu le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — dire : « Nous n’héritons pas. Ce que nous laissons est une aumône. La famille de Muhammad ne mange de ces biens qu’une subsistance. » Et par Dieu, je n’abandonnerai aucune chose que le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — a faite sans la faire, si Dieu le veut. » Puis il dit : « Ton rendez-vous est ce soir pour l’allégeance. » Lorsqu’Abou Bakr eut prié le zuhr (prière de midi), il se tourna vers les gens et excusa ‘Ali avec certaines excuses. Ensuite, ‘Ali se leva, magnifia le droit d’Abou Bakr, mentionna son excellence et son antériorité (dans l’islam), puis se rendit auprès d’Abou Bakr et lui prêta allégeance. Les gens se tournèrent vers ‘Ali et dirent : « Tu as bien agi et bien fait. » [Ensuite] (116), ‘Abd Allah ibn Abi Bakr al-Siddiq mourut. Il avait été atteint par une flèche à Ta’if avec le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — lancée par Ibn Mihjan. La blessure se cicatrisa, puis il mourut au mois de Shawwal, après le zuhr. ‘Abd al-Rahman ibn Abi Bakr, ‘Umar ibn al-Khattab et Talha ibn ‘Ubayd Allah (117) descendirent dans sa tombe. ‘Umar entra chez Abou Bakr alors qu’il tenait sa langue et la tirait. ‘Umar lui dit : « Ô calife du Messager de Dieu ! Dieu, Dieu ! » Abou Bakr dit : « C’est ceci qui m’a conduit (118) aux sources. » Lorsque le mois de Dhu al-Hijja arriva, ‘Umar ibn al-Khattab fit le pèlerinage en l’an onze. Il acheta son affranchi Aslam durant ce pèlerinage, puis retourna à Médine. Ensuite, Abou Bakr envoya Khalid ibn al-Walid vers al-Yamama. Musaylima y avait prophétisé du vivant du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue. Son affaire était faible. Puis il vint en délégation (119) auprès du Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — et retourna vers son peuple. Rajjal ibn ‘Unfuwa (120) témoigna aux gens d’al-Yamama que le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — l’avait associé à l’affaire. Sa séduction devint grande sur eux. Khalid ibn al-Walid partit avec les émigrés et les auxiliaires. Lorsqu’il s’approcha d’al-Yamama, il campa dans l’une de leurs vallées. Il trouva dans cette vallée Muja’a ibn Murara avec vingt hommes parmi eux, qui étaient sortis pour chercher un homme des Banu Tamim (121). Celui-ci avait commis un meurtre contre eux à l’époque préislamique, mais ils n’avaient pu l’atteindre. Ils passèrent la nuit (122) dans cette vallée, et seuls les chevaux des musulmans, qui s’étaient arrêtés sur eux, les réveillèrent. Ils dirent : « Qui êtes-vous ? » Ils dirent : « Les Banu (123) Hanifa. » Il dit : « Qu’aucun bien ne vous soit accordé de notre part ! » Puis ils descendirent et s’emparèrent d’eux. Lorsque (124) le matin vint, Khalid ibn al-Walid les appela et dit : « Ô Banu Hanifa ! Que dites-vous ? » Ils dirent : « De chez nous un prophète, et de chez vous un prophète. » Khalid les exposa au glaive, jusqu’à ce qu’il ne reste que Sariya ibn ‘Amir et Muja’a ibn Murara. Sariya lui dit : « Ô homme ! Si tu veux cette localité, épargne cet homme. » Il enchaîna Muja’a dans les fers et le remit à Umm Tamim, sa femme, et dit : « Recommande-toi de lui avec bonté. » Il trancha la tête de Sariya ibn ‘Amir. Puis il marcha avec les musulmans jusqu’à ce qu’il campe sur une colline (125) dominant al-Yamama et y installa son camp. Les gens d’al-Yamama sortirent avec Musaylima, et les gens se rangèrent en ordre de bataille. Khalid était assis sur son lit, et Muja’a était enchaîné près de lui, tandis que les gens étaient sur leurs lignes de bataille. Soudain, il vit une lueur chez les Banu Hanifa. Khalid dit : « Réjouissez-vous, ô communauté des musulmans ! Dieu vous a suffi contre votre ennemi, et les gens sont divisés. » Muja’a se tourna (126) vers lui, alors qu’il était enchaîné, et dit : « Non, par Dieu ! Ce sont les épées indiennes (127). Ils ont craint qu’elles ne se brisent (128), alors ils les ont sorties « (3) » au soleil pour qu’elles deviennent souples (129) pour eux. » Il en fut comme il dit. Lorsque les gens se rencontrèrent, le premier à sortir fut Rajjal ibn ‘Unfuwa (130) ; il fut tué. Les musulmans combattirent violemment, jusqu’à ce qu’ils soient mis en déroute. Les compagnons de Musaylima parvinrent jusqu’aux bagages, entrèrent dans la tente de Khalid ibn al-Walid où se trouvait Muja’a enchaîné.
Chez Oumm Tamīm, femme de Khālid, un homme chargea avec un sabre. Mujā‘a dit : « Je suis son protecteur. Quelle noble femme libre ! Occupez-vous des hommes. » Ils dressèrent la tente avec le sabre. Puis les musulmans se rassemblèrent. Thābit ibn Qays ibn Shammās dit : « Quel mauvais exemple vous donnez, ô communauté musulmane ! Seigneur, je me désolidarise devant Toi de ce que ces musulmans font. » Puis il prit son sabre et combattit jusqu’à être tué. Zayd ibn al-Khattāb vit les musulmans se découvrir de leurs bagages, s’avança et combattit jusqu’à être tué. Al-Barā’ ibn Mālik, frère d’Anas ibn Mālik, se leva. Al-Barā’ – dit-on – quand le combat s’engageait, était pris d’une agitation telle qu’on devait le faire asseoir de force, et il urinait dans son pantalon. Une fois qu’il avait uriné, il devenait comme un lion. Quand il vit ce que faisaient les musulmans, se découvrant, et ce qu’il vit des gens d’al-Yamāma, il fut pris de ce qui le prenait, au point qu’on le fit asseoir de force. Quand il eut uriné, il bondit et dit : « Où êtes-vous, ô musulmans ? Je suis al-Barā’ ibn Mālik. Venez à moi ! » Un groupe de musulmans se rassembla autour de lui, et il combattit les gens d’un combat violent jusqu’à ce qu’ils atteignent Muḥakkam al-Yamāma, c’est-à-dire Muḥakkam ibn al-Tufayl. Quand la nouvelle du combat lui parvint, il dit : « Ô Banū Ḥanīfa ! Maintenant, par Dieu, les femmes nobles seront épousées sans leur consentement et seront mariées sans être désirées. Montrez donc ce que vous avez de valeur ! » Puis il s’avança et combattit violemment. ‘Abd al-Raḥmān ibn Abī Bakr lui tira une flèche qui le frappa à la gorge et le tua. Les musulmans avancèrent jusqu’à les repousser dans le jardin où se trouvait Musaylima. Al-Barā’ ibn Mālik dit : « Ô musulmans ! Lancez-moi sur eux dans le jardin. » Les gens dirent : « Ne fais pas cela, Barā’ ! » Il dit : « Par Dieu, je le ferai. » Il fut soulevé jusqu’à ce qu’il domine le mur, puis il sauta et combattit jusqu’à ce que Dieu l’ouvre [le jardin] aux musulmans. Les musulmans y entrèrent et Musaylima fut tué. Wahshī ibn Ḥarb, affranchi de Jubayr ibn Muṭ‘im, et un homme des Anṣār participèrent à sa mort. Wahshī le frappa de sa lance et l’Anṣārī le frappa de son sabre. Wahshī disait : « Ton Seigneur sait lequel de nous l’a tué ! J’ai tué le meilleur des hommes et le pire des hommes. » Quand les musulmans eurent fini avec Musaylima et que la nouvelle parvint à Khālid, il sortit avec Mujā‘a enchaîné, marchant pesamment avec lui, pour qu’il lui indique Musaylima. Il découvrait les cadavres jusqu’à ce qu’il passe près de Muḥakkam ibn al-Tufayl, qui était un homme corpulent et beau. Khālid dit : « Voici votre compagnon. » Mujā‘a dit : « Non ! Par Dieu, celui-ci est meilleur et plus noble que lui. C’est Muḥakkam al-Yamāma. » Puis ils entrèrent dans le jardin et retournèrent les cadavres. Ils trouvèrent un petit homme jaunâtre au nez camus. Mujā‘a dit : « Par Dieu, seuls les gens pressés sont venus à toi ; la masse du peuple est dans les forteresses. » Il dit : « Malheur à toi ! Que dis-tu ? » Il dit : « Par Dieu, c’est la vérité. Viens, je vais faire la paix avec toi pour mon peuple. » Khālid ibn al-Walīd fit la paix avec lui sur l’or, l’argent, les armes et la moitié du butin. Puis il dit à Mujā‘a : « Va vers les gens et expose ce que tu as fait. » Il partit vers eux, puis dit aux femmes : « Revêtez les armes et montrez-vous sur les forteresses. » Puis il revint vers Khālid et dit : « Ils n’ont pas accepté la paix que tu as conclue. Mais si tu veux, je ferai quelque chose et le proposerai aux gens. » [Khālid] dit : « Quoi donc ? » Il dit : « Tu prendras un quart du butin. » Khālid dit : « Je l’ai fait. » Il dit : « J’ai fait la paix avec toi. » Quand ils eurent fini, ils entrèrent dans la forteresse et il n’y avait pas un seul homme, seulement des femmes et des enfants. Khālid dit à Mujā‘a : « Tu m’as trompé. » Il dit : « Mon peuple ! » Puis Abū Bakr envoya à Khālid ibn al-Walīd Salama ibn Salāma ibn Waqsh lui ordonnant de ne laisser aucun homme pubère des Banū Ḥanīfa. Salama vint alors que Khālid avait déjà conclu la paix. Ensuite, Khālid envoya une délégation des Banū Ḥanīfa à Abū Bakr. Ils se présentèrent devant lui. Abū Bakr dit : « Malheur à vous ! Quel est cet homme qui a égaré parmi vous ce qu’il a égaré ? » Ils dirent : « Ô calife du Messager de Dieu ! Ce qui t’est parvenu est arrivé. C’était un homme que Dieu n’a pas béni, ni lui ni sa tribu. » Abū Bakr dit : « Malgré cela, à quoi vous appelait-il ? » Ils dirent : « Il disait : “Ô grenouille, coasse, coasse ! Tu n’empêches pas la boisson, tu ne troubles pas l’eau. À nous la moitié de la terre, à Quraysh la moitié de la terre, mais Quraysh est un peuple transgresseur.” » Abū Bakr dit : « Gloire à Dieu ! Gloire à Dieu ! » Quand Khālid eut fini la paix, il descendit dans deux vallées d’al-Yamāma. Alors qu’il était assis, un homme des Banū Ḥanīfa, nommé Salama ibn ‘Umayr, entra chez lui et dit à Mujā‘a : « Demande pour moi la permission d’entrer chez l’émir, car j’ai besoin de lui. » Mujā‘a vint à lui, puis dit : « Par Dieu, je reconnais le mal sur son visage. » Puis il regarda et le vit ceint d’un sabre. Il dit : « Qu’as-tu, que Dieu te maudisse ! Veux-tu anéantir les Banū Ḥanīfa ? Par Dieu, si tu le tues, il ne laissera chez les Banū Ḥanīfa ni petit ni grand sans le tuer. » L’homme retourna avec son sabre, tomba dans un mur des jardins d’al-Yamāma, et les musulmans l’encerclèrent. Ils entrèrent derrière le mur et le tuèrent. Parmi les musulmans qui furent martyrisés le jour d’al-Yamāma, des Qurayshites dont nous mentionnons les noms : Abū Ḥudhayfa ibn ‘Utba ibn Rabī‘a, Sālim affranchi d’Abū Ḥudhayfa, Shujā‘ ibn Wahb ibn Rabī‘a, Mālik ibn ‘Amr, Yazīd ibn Qays, Ṣafwān ibn Umayya ibn ‘Amr et son frère Mālik ibn Umayya, al-Ṭufayl ibn ‘Amr al-Dawsī, Jubayr ibn Mālik dont la mère était Buḥayna, Yazīd ibn Aws, Ḥayyī ibn Ḥāritha, al-Walīd ibn ‘Abd Shams ibn al-Mughīra, Ḥakīm ibn Ḥizām ibn Abī Wahb, Zayd ibn al-Khattāb ibn Nufayl, ‘Abd Allāh ibn ‘Amr ibn Baḥra, ‘Abd Allāh ibn al-Ḥārith ibn Qays, Abū Qays ibn al-Ḥārith, ‘Abd Allāh ibn Makhrama ibn ‘Abd al-‘Uzzā, ‘Abd Allāh ibn Suhayl ibn ‘Amr, Sulayṭ ibn Sulayṭ ibn ‘Amr, ‘Amr ibn Aws ibn Sa‘d ibn Abī Sarḥ, Rabī‘a ibn Abī Kharsha, Munqidh ibn ‘Amr ibn ‘Aṭiyya, ‘Abd Allāh ibn al-Ḥārith ibn Raḥḍa. Et parmi les Anṣār qui furent martyrisés le jour d’al-Yamāma : Thābit ibn Qays ibn Shammās, ‘Abbād ibn Bishr ibn Waqsh, Rāfi‘ ibn Sahl, ‘Abd Allāh ibn ‘Utayk, Ḥājib ibn Zayd, Sahl ibn ‘Adī, Mālik ibn Aws et Ma‘n, deux de leurs affranchis, Farwa ibn al-‘Abbās, Kulayb ibn Tamīm, ‘Āmir ibn Thābit, Bishr ibn ‘Abd Allāh, ‘Abd Allāh ibn ‘Abd Allāh ibn Ubayy ibn Salūl, ‘Abd Allāh ibn ‘Utbān, Thābit ibn Hazzāl, Usayd ibn Yarbū‘, Aws ibn Waraqa, Sa‘d ibn Ḥāritha ibn Lawdhān, Simāk ibn Kharasha Abū Dujāna, Sa‘d ibn Ḥimār, ‘Uqba ibn ‘Āmir ibn Nābī, Ḍamra ibn ‘Iyāḍ, ‘Abd Allāh ibn Unays, Mas‘ūd ibn Sinān, Ḥabīb ibn Zayd, Abū Ḥabba ibn Ghaziyya ibn ‘Amr, ‘Umāra ibn Ḥazm ibn Zayd, Yazīd ibn Thābit ibn al-Ḍaḥḥāk ibn Zayd (frappé par une flèche, il mourut en chemin), Thābit ibn Khālid ibn ‘Amr ibn Khusā’, Farwa ibn al-Nu‘mān ibn al-Ḥārith, ‘Ā’idh ibn Mā‘iṣ al-Zuraqī, Ḥabīb ibn ‘Amr ibn Muḥṣin. Puis Khālid ibn al-Walīd retourna avec les musulmans jusqu’à Médine, auprès d’Abū Bakr. Rabī‘a s’était révoltée à al-Bahrayn, parmi ceux qui apostasièrent des Arabes, sauf al-Jārūd ibn ‘Amr ibn Khunsh ibn Mu‘allā, qui resta ferme dans l’islam avec ceux de son peuple qui le suivirent. Rabī‘a se disaient les uns aux autres : « Nous rendons le royaume à al-Mundhir ibn Sāwā. » Or al-Mundhir était leur roi du vivant du Messager de Dieu – que Dieu le bénisse et le salue. Le Messager de Dieu avait envoyé al-‘Alā’ ibn al-Ḥaḍramī, et al-Mundhir avait embrassé l’islam. Al-‘Alā’ y resta jusqu’à la mort du Messager de Dieu. Alors Rabī‘a établit comme roi al-Mundhir ibn al-Nu‘mān ibn al-Mundhir ibn Sāwā et rassembla leur multitude pour l’apostasie. Quand la nouvelle leur parvint à Abū Bakr, il envoya vers eux al-‘Alā’ ibn al-Ḥaḍramī et lui ordonna [d’emmener] Thumāma ibn Uthāl al-Ḥanafī. Thumāma avait embrassé l’islam, et les Banū Suḥaym l’avaient suivi. Quand al-‘Alā’ passa par Thumāma ibn Uthāl, il avait avec lui ceux de son peuple, des Banū Suḥaym, qui l’avaient suivi. Rabī‘a marcha contre eux et les assiégea à Jawāthā, une forteresse d’al-Bahrayn. Les musulmans souffrirent d’une grande faim, au point de manquer périr. ‘Abd Allāh ibn Ḥudhf sortit une nuit pour espionner leurs nouvelles et apporter des informations aux musulmans. Il vint à la forteresse, rusa pour y entrer, les trouva ivres, et revint. Il informa les musulmans que les gens étaient ivres et sans force. Al-‘Alā’ ibn al-Ḥaḍramī les attaqua de nuit avec les musulmans qui étaient avec lui, et ils les combattirent violemment jusqu’à ce que Dieu ouvre leur forteresse aux musulmans. Al-‘Alā’ ibn al-Ḥaḍramī partagea le butin à al-Bahrayn et y établit la prière du vendredi. Al-Aswad ibn Ka‘b al-‘Ansī sortit chez Kinda, vendit les gens, et al-Muhājir ibn Abī Umayya était leur gouverneur. Kinda apprit cela et s’accorda aussi avec ceux qui suivirent al-Aswad pour le soutenir. Ziyād ibn Labīd al-Bayāḍī était à Ḥaḍramawt. Quand il vit cela, il les attaqua de nuit et tua quatre d’entre eux, des rois, dans leurs tombes : Jamd, Maḥwṣ, Musharraḥ et Abḍa‘a. Puis al-Muhājir ibn Abī Umayya écrivit à Abū Bakr pour l’informer de la défection des gens et lui demander des renforts. Abū Bakr envoya ‘Ikrima ibn Abī Jahl avec une armée vers la ville. Une partie de Kinda, restée ferme dans l’islam, était avec Ziyād ibn Labīd, et une partie avec al-Muhājir ibn Abī Umayya et Ziyād ibn Abī Labīd pour la guerre. Quand le siège se resserra sur eux, al-Ash‘ath ibn Qays descendit vers eux et leur demanda une sauvegarde pour sa vie, sa famille et ses biens, jusqu’à ce qu’ils le présentent à Abū Bakr qui déciderait de son sort, et qu’il ouvre al-Nujayr. Ils firent cela, ouvrirent al-Nujayr, firent descendre les rois qui s’y trouvaient, leur tranchèrent la tête, s’emparèrent d’al-Ash‘ath ibn Qays et l’envoyèrent à Abū Bakr avec le butin. Al-Aswad ibn Ka‘b al-‘Ansī fut tué dans sa maison. Quand al-Ash‘ath arriva chez Abū Bakr, Abū Bakr dit : « Que m’ordonnes-tu de faire de toi, car tu as fait ce que tu sais ? » Al-Ash‘ath dit : « Fais-moi grâce, délivre-moi des chaînes et marie-moi à ta sœur, car je suis revenu et j’ai embrassé l’islam. » Abū Bakr dit : « Je l’ai fait. » Il le maria à sa sœur Fakhīta bint Abī Quḥāfa. Puis les gens d’al-Bahrayn vinrent à Abū Bakr pour racheter leurs captifs, quatre cents. Abū Bakr harangua les gens : « Ô gens ! Rendez aux gens leurs captifs. Il n’est pas permis à un homme qui croit en Dieu et au Jour Dernier d’en retenir un seul. » Puis Jābir ibn ‘Abd Allāh vint à Abū Bakr et dit : « Le Messager de Dieu a dit : “Si des biens nous viennent d’al-Bahrayn, nous te donnerons ceci et cela.” » Abū Bakr compta pour lui « ceci » cinq cents dirhams, et lui donna sur les biens d’al-Bahrayn mille cinq cents dirhams. Puis Abū Bakr fit la ‘umra en rajab, sortit avec ‘Abd al-Raḥmān ibn Ṣubayḥa sur deux montures, laissa comme lieutenant à Médine ‘Umar ibn al-Khattāb, arriva à La Mecque au matin et en repartit avant la nuit. Abū Marthad al-Ghanawī, allié de Ḥamza ibn ‘Abd al-Muttalib, mourut. ‘Umar ibn al-Khattāb épousa ‘Ātika bint Zayd ibn ‘Amr ibn Nufayl.
Ensuite, Abou Bakr partit en l'an 12, laissant comme gouverneur de Médine 'Othman ibn 'Affân. Il partit deux nuits avant la fin de Dhû al-Qa'da 55, se mit en état de sacralisation à Dhû al-Hulayfa 56 et arriva à La Mecque sept nuits avant la fin de Dhû al-Hijja. Il avait amené avec lui dix chamelles de sacrifice 57. Il leur fit un sermon la veille du jour de Tarwiya 58 dans la Mosquée Sacrée, leur ordonnant la crainte de Dieu, leur interdisant Sa désobéissance, leur rappelant solennellement le caractère sacré de l'islam, leur ordonnant la modération dans leur marche et la douceur, et leur récita des versets du Coran. Puis il dit : « Que celui d'entre vous qui le peut prie le zuhr 59 demain à Minâ. » Puis il fit le pèlerinage pour eux, immola les chamelles de sacrifice et jeta les cailloux 60 en allant et en revenant à pied. Abou al-'Âs ibn al-Rabî' mourut en Dhû al-Hijja. Il était surnommé Jarw al-Bathâ' 61 et avait légué ses biens à al-Zubayr ibn al-'Awwâm. Al-Zubayr maria sa fille à 'Alî ibn Abî Tâlib. Ensuite, Abou Bakr revint du pèlerinage à Médine. À son arrivée, il écrivit à Khâlid ibn al-Walîd pour lui ordonner de se diriger vers l'Irak. On a dit qu'il était venu à Médine puis reparti vers l'Irak. Lorsque Khâlid ibn al-Walîd arriva aux villages du Sawâd 62 appelés Bânqiyâ, Bârûsmâ et Alîbis, leurs habitants firent la paix. Celui qui conclut la paix avec lui fut Ibn Salûbâ. Il accepta d'eux la jizya 63 et leur écrivit un document : « Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux : Ceci est un document de Khâlid ibn al-Walîd pour Ibn Salûbâ le Sawâdien, dont la demeure est sur la rive de l'Euphrate : tu es en sécurité par la sécurité de Dieu, toi dont le sang est préservé par le paiement de la jizya. Tu as donné pour toi-même et pour ceux de ton village mille dirhams, et nous les avons acceptés. Et ceux qui sont avec moi parmi les musulmans sont satisfaits de toi pour cela. Tu as la protection de Dieu, la protection de Muhammad (que Dieu prie sur lui et le salue) et la protection des musulmans pour cela. » Témoin : Hishâm ibn al-Walîd. Puis Khâlid se dirigea jusqu'à al-Hîra. Son gouverneur était Qabîsa ibn Iyâs ibn Hayya al-Tâ'î, nommé par Kisrâ 64. Il sortit vers lui avec les notables. Khâlid leur dit : « Je vous appelle à Dieu et à l'islam. Si vous y répondez, vous serez des musulmans : vous aurez ce qu'ils ont et vous devrez ce qu'ils doivent. Si vous refusez, alors la jizya. Si vous refusez la jizya, je vous amène des gens plus avides de la mort que vous ne l'êtes de la vie. Nous vous combattrons jusqu'à ce que Dieu juge entre nous et vous. » Qabîsa ibn Iyâs lui dit : « Nous n'avons pas besoin de te combattre. Nous resterons sur notre religion et te paierons la jizya. » Il fit la paix avec eux pour quatre-vingt-dix mille dirhams par an. Ce fut la première jizya perçue en Irak, avec celle conclue avec Ibn Salûbâ. Après son retour du pèlerinage, Abou Bakr envoya des troupes en Syrie. Il envoya 'Amr ibn al-'Âs en Palestine par la route d'al-Ma'raqa 65 vers Ayla 66. Il envoya Yazîd ibn Abî Sufyân, Abû 'Ubayda ibn al-Jarrâh et Shurahbîl ibn Hasana en Syrie, leur ordonnant de suivre la route de Tabûk 67 vers al-Balqâ' 68 dans la haute Syrie. Il envoya Khâlid ibn Sa'îd ibn al-'Âs à la tête d'un quart des troupes. 'Umar ibn al-Khattâb ne cessa de presser Abou Bakr jusqu'à ce qu'il le destitue et nomme à sa place Ibn Abî Sufyân. Abou Bakr sortit avec Yazîd ibn Abî Sufyân pour lui donner des recommandations, Yazîd étant monté. Il dit : « Ô émir ! Ou bien tu montes, ou bien je descends ! » Il répondit : « Tu ne descendras pas et je ne monterai pas. Mes pas ne sont-ils pas dans le chemin de Dieu ? » Puis il dit : « Ô Yazîd ! Vous allez arriver dans des contrées. Quand vous mangerez de la nourriture, mentionnez le nom de Dieu au début et louez-Le à la fin. Vous trouverez des gens qui se sont enfermés dans des ermitages : laissez-les avec ce pour quoi ils se sont enfermés. Vous trouverez des gens sur la tête desquels Satan a pris place – il voulait dire les diacres 69 – frappez ces nuques. Ne tuez ni un vieillard décrépit, ni une femme, ni un enfant. Ne mutilez aucune bête, sauf pour un besoin. Ne détruisez aucune construction. Ne traversez aucune mer, sauf pour un besoin. Ne commettez pas de fraude, ne trahissez pas et ne trompez pas. Dieu soutiendra certainement ceux qui Le soutiennent. Dieu est Fort et Puissant. Je te transmets le salut et je te confie à Dieu ! » Puis Abou Bakr s'en retourna. Yazîd ibn Abî Sufyân partit, suivi un par un par Shurahbîl ibn Hasana et Abû 'Ubayda ibn al-Jarrâh. 'Amr ibn al-'Âs s'installa dans son palais à Ghumr al-'Arabât 70. Les Romains s'installèrent à Thaniyyat Jilliq 71 dans la haute Palestine, au nombre de soixante-dix mille, commandés par Tadhâruq 72, frère d'Héraclius 73 de père et de mère. 'Amr ibn al-'Âs écrivit à Abou Bakr pour l'informer de la situation des Romains et lui demander des renforts. Abou Bakr écrivit à Khâlid ibn al-Walîd, lui ordonnant de renforcer les gens de Syrie avec ceux qui étaient avec lui parmi les hommes valides, et de laisser à la tête des faibles un homme parmi eux. Quand la lettre d'Abou Bakr lui parvint, Khâlid dit : « C'est l'œuvre d'al-A'aysar 74 ibn Umm Shaml 75 – voulant dire 'Umar ibn al-Khattâb – il m'envie que la conquête de l'Irak se fasse par mes mains. » Khâlid partit avec les hommes valides, renvoya les faibles et les femmes à Médine, nomma à leur tête 'Umayr ibn Sa'd al-Ansârî, et laissa à la tête de ceux qui avaient embrassé l'islam en Irak, parmi Rabî'a 76 et autres, al-Muthannâ ibn Hâritha al-Shaybânî. Lorsque Khâlid, avec ceux qui l'accompagnaient, atteignit 'Ayn al-Tamr 77, il attaqua ses habitants et en captura. Il assiégea une forteresse où se trouvaient des combattants de Kisrâ, jusqu'à ce qu'ils descendent ; il leur trancha la tête et fit de nombreux prisonniers. Parmi ces prisonniers se trouvaient Abû 'Amra, père de 'Abd al-A'lâ ibn Abî 'Amra, Yasâr, grand-père de Muhammad ibn Ishâq, Humrân ibn Abân, affranchi de 'Othmân, Abû 'Ubayd, affranchi d'al-Mu'allâ, Khayr, affranchi d'Abû Dâwûd al-Ansârî, et Abû 'Abd Allâh, affranchi de Zuhra. Khâlid voulut partir et chercha un guide. On lui indiqua Râfi' ibn 'Umayra al-Tâ'î. Khâlid lui dit : « Conduis les gens. » Râfi' lui dit : « Tu ne pourras pas le faire avec les troupes et les bagages. Par Dieu, le cavalier seul la craint pour lui-même, et ne l'emprunte qu'en risquant sa vie. C'est cinq nuits de marche rapide, sans trouver d'eau, avec son égarement. » Khâlid lui dit : « Malheur à toi ! N'as-tu pas d'autre itinéraire ? L'ordre de l'émir m'est parvenu avec fermeté. Fais ce que tu as à faire. » Râfi' dit : « Prenez beaucoup d'eau. Que celui d'entre vous qui le peut attache l'oreille de sa chamelle à de l'eau, qu'il le fasse. Car ce sont des lieux de perdition, sauf ce que Dieu préserve. » Les musulmans se préparèrent et Khâlid partit avec ceux qui l'accompagnaient. Lorsqu'ils atteignirent le dernier jour du désert, Khâlid dit à Râfi' ibn 'Umayra : « Malheur à toi, ô Râfi' ! Qu'as-tu ? » Il dit : « J'ai atteint l'abondance, si Dieu le veut. » Quand il s'approcha des deux balises 78, Râfi' dit aux gens : « Regardez : voyez-vous un arbuste d'épine noire 79 de la taille d'un homme assis ? » Ils ne virent rien. Il dit : « Nous sommes à Dieu et à Lui nous retournons ! Vous êtes perdus, par Dieu, et je suis perdu ! Regardez et cherchez-le. » Ils cherchèrent et le trouvèrent coupé, n'en restant qu'un reste. Quand les musulmans le virent, ils crièrent « Allâhu akbar » 80 et Râfi' ibn 'Umayra cria aussi. Puis il dit : « Creusez à sa racine. » Ils creusèrent et découvrirent une source. Ils burent jusqu'à être rassasiés. Ensuite, Khâlid atteignit des étapes. Râfi' dit : « Par Dieu, je n'ai jamais visité cette eau qu'une seule fois ! Je l'ai visitée avec mon père quand j'étais enfant. » Lorsque Khâlid et les musulmans arrivèrent à Suwâ 81, il attaqua ses habitants, qui étaient de la tribu de Bahrâ' 82, juste avant l'aube. Il y avait un groupe d'entre eux buvant du vin dans une grande jatte 83 rassemblés autour, et leur chanteur disait : « Allons, versez-moi à boire avant l'armée d'Abou Bakr, peut-être que nos morts sont proches et nous ne savons pas. » Khâlid ibn al-Walîd les tua, tua leur chanteur, et son sang coula dans cette jatte. Puis Khâlid partit et attaqua Ghassân 84 à Marj Râhit 85, jusqu'à ce qu'il campe sur le canal de Busrâ 86. Là se trouvaient Abû 'Ubayda ibn al-Jarrâh, Shurahbîl ibn Hasana et Yazîd ibn Abî Sufyân. Khâlid ibn Sa'îd ibn al-'Âs sortit à Marj al-Suffar 87 un jour de pluie pour demander la pluie. Les rustres 88 romains se rassemblèrent contre lui et le tuèrent. Khâlid ibn al-Walîd, Shurahbîl ibn Hasana et Yazîd ibn Abî Sufyân se réunirent, et Busrâ fit la paix avec eux contre la jizya. Dieu l'ouvrit aux musulmans. Ce fut la première ville conquise en Syrie. Puis ils partirent tous vers la Palestine en renfort pour 'Amr ibn al-'Âs, tandis que 'Amr campait à al-'Arabât dans le Ghor 89 de Palestine. Les Romains apprirent le rassemblement des musulmans autour de 'Amr ibn al-'Âs et se retirèrent de Jilliq vers Ajnâdayn 90. Ajnâdayn est une localité entre Ramla et Bayt Jibrîn 91 en terre de Palestine. Les musulmans marchèrent vers Ajnâdayn. Les commandants étaient au nombre de quatre, et les troupes divisées en quarts, sauf 'Amr ibn al-'Âs qui prétendait être leur chef... Lorsque les armées se rassemblèrent et s'approchèrent, le chef des Romains envoya un homme arabe pour rapporter des nouvelles des musulmans. L'homme sortit, entra parmi les musulmans et resta parmi eux un jour et une nuit sans être reconnu. Puis il revint vers les Romains. Ils lui dirent : « Qu'as-tu derrière toi ? » Il dit : « La nuit, ce sont des moines ; le jour, ce sont des cavaliers. Si le fils de leur roi vole, ils lui coupent la main ; s'il fornique, ils le lapident, pour établir la vérité parmi eux. » Puis les gens s'affrontèrent et combattirent violemment. Leur chef leur dit : « Enveloppez ma tête dans un tissu. » Ils dirent : « Pourquoi ? » Il dit : « C'est un jour de position du héros. Je n'aime pas le voir. Je n'ai rien vu de plus dur dans ce monde. » La défaite frappa les Romains. Leur chef fut tué alors qu'il était enveloppé dans son tissu. Ce fut deux nuits avant la fin de Jumâdâ al-ûlâ 92 de l'an 13. À Ajnâdayn furent tués parmi les musulmans : Nu'aym ibn 'Abd Allâh al-Nahhâm, Hishâm ibn al-'Âsî ibn Wâ'il, 'Amr ibn 'Ikrima, al-Tufayl ibn 'Amr al-Dawsî, 'Abd Allâh ibn 'Amr, allié à eux, Jundab ibn 'Amr ibn Humama al-Dawsî, Dirâr ibn al-Azwar, Talîb ibn 'Amr ibn Wahb, Salama ibn Hishâm ibn al-Mughîra, Habbâr ibn Sufyân ibn al-Aswad, al-Hârith ibn al-Hârith, al-Hajjâj ibn al-Hârith, Qays ibn Sakhr, et Nu'aym ibn 'Âmir. [Succession de 'Umar ibn al-Khattâb (que Dieu Très-Haut l'agrée)] Il est 'Umar ibn al-Khattâb ibn Nufayl ibn 'Abd al-'Uzzâ ibn Riyâh ibn 'Abd Allâh ibn Qurt ibn Rizâh ibn 'Adî ibn Ka'b ibn Lu'ayy ibn Ghâlib ibn Fihr ibn Mâlik ibn al-Nadr ibn Kinâna ibn Khuzayma ibn Mudrika ibn Ilyâs ibn Mudar ibn Nizâr ibn Ma'add ibn 'Adnân, Abû Hafs al-'Adawî. La mère de 'Umar est Hantama bint Hishâm ibn al-Mughîra ibn 'Abd Allâh ibn 'Umar ibn Makhzûm, sœur d'Abû Jahl ibn Hishâm. Muhammad ibn al-Qâsim al-Daqqâq nous a rapporté à al-Masîsa : Yûsuf ibn Sa'îd ibn Muslim nous a rapporté : Hârûn ibn Ziyâd al-Hanâ'î nous a rapporté : al-Hârith ibn 'Umayr nous a rapporté d'après Humayd d'après Anas qui a dit : Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) a dit : « Suivez l'exemple des deux après moi : Abou Bakr et 'Umar. »
Abū Ḥātim a dit : Lorsque le terme de la vie d’Abū Bakr — que la miséricorde de Dieu soit sur lui — fut proche (321), il se lava avant cela, le lundi, sept jours écoulés de Jumādā al-Ākhira. C’était un jour froid, et il eut de la fièvre (2) pendant quinze jours (322), au point que la maladie l’empêcha d’assister à la prière. Il ordonna à ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb de diriger la prière des gens. Les gens venaient lui rendre visite dans sa demeure que le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — lui avait attribuée, en face (323) de la maison actuelle de ‘Uthmān ibn ‘Affān. Alors qu’il était une nuit chez ses femmes, Asmā’ bint ‘Umays et Ḥabība bint Khārija ibn Zayd ibn Abī Zuhayr (324), ainsi que ses filles Asmā’ et ‘Ā’isha, et son fils ‘Abd al-Raḥmān ibn Abī Bakr, ‘Ā’isha dit : « Veux-tu faire une recommandation (ʿahd) aux gens ? » Il dit : « Oui. » Elle dit : « Alors expose aux gens afin qu’ils connaissent le gouverneur (al-wālī) (325) après toi. » [Il dit] (326) : « Oui. » ‘Ā’isha dit : « Le plus digne des gens pour cette affaire après toi est ‘Umar. » ‘Abd al-Raḥmān ibn Abī Bakr dit (327) : « Les Quraysh aiment le gouvernement de ‘Uthmān ibn ‘Affān et détestent celui de ‘Umar à cause de sa rudesse. » Abū Bakr dit : « Quel bon gouverneur que ‘Umar ! Il n’est pas bon pour lui de gouverner la communauté de Muḥammad. Quant à moi, personne d’autre que lui ne peut les maîtriser. ‘Umar m’a vu doux, alors il s’est durci (328). S’il devenait gouverneur, il serait doux avec les gens de douceur et dur avec les gens de suspicion. » Lorsque vint le matin, il appela un groupe parmi les Émigrés (al-muhājirūn) et les Auxiliaires (al-anṣār) pour les consulter au sujet de ‘Umar, parmi lesquels ‘Uthmān ibn ‘Affān, ‘Abd al-Raḥmān ibn ‘Awf, Sa‘d ibn Abī Waqqāṣ et Sa‘īd ibn Zayd. Il dit à ‘Abd al-Raḥmān ibn ‘Awf : « Ô Abā Muḥammad ! Informe-moi au sujet de ‘Umar. » Il dit : « Ô (329) successeur du Messager de Dieu ! Par Dieu, c’est un homme meilleur que ce que tu penses de lui, [mais] (1) il a de la rudesse (330). » Il dit à ‘Abd al-Raḥmān ibn ‘Awf : « C’est parce qu’il m’a vu doux, alors il s’est durci. Si l’affaire lui revenait, il abandonnerait beaucoup de ce qu’il est aujourd’hui. Moi, quand je me fâche contre un homme, je lui montre de la satisfaction, et quand je suis doux avec lui, je lui montre de la dureté. Ne rapporte rien, ô Abā (1) Muḥammad, de ce que tu m’as dit. » [Il dit : « Oui. »] (1) Puis il appela ‘Uthmān ibn ‘Affān et dit : « Ô Abā ‘Abd Allāh ! Informe-moi au sujet de ‘Umar. » Il dit : « Tu le connais mieux. » Abū Bakr dit : « C’est à moi de le faire. » Il dit : « Mon savoir est que son secret est meilleur que son apparent, et qu’il n’y a personne comme lui parmi nous. » Il dit : « Que Dieu te fasse miséricorde, ô Abā ‘Abd Allāh ! Ne rapporte rien de ce que tu m’as dit. » [Il dit : « Je le ferai. » Abū Bakr lui dit alors] (1) : « Si je l’avais laissé (331), je ne t’aurais pas dépassé. Et [je ne sais] (1) si je le laisse peut-être. Le meilleur pour lui est de ne pas gouverner vos affaires. J’aurais aimé (332) être libéré de vos affaires et être parmi ceux qui vous ont précédés. » Puis il dit à ‘Uthmān : « Écris : Ceci est ce sur quoi Abū Bakr ibn [Abī] (333) Quḥāfa a fait une recommandation (ʿahd) aux musulmans. Ensuite… » Puis il s’évanouit [et cela le quitta] (5). ‘Uthmān écrivit : « Ensuite, je vous ai confié le califat (istakhlaftu) (334) de ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb, et je ne vous ai pas épargné le bien. » Puis Abū Bakr reprit connaissance et dit (335) : « Lis-moi. » Il lui lut la mention de ‘Umar. Abū Bakr fit le takbīr et dit : « Que Dieu te récompense par le bien pour l’islam ! » Puis Abū Bakr leva ses mains et dit : « Ô Dieu ! Je l’ai nommé gouverneur sans l’ordre de Ton Prophète, et je n’ai voulu par cela que leur bien. J’ai craint (336) pour eux la sédition (fitna), et j’ai agi (337) envers eux selon ce que Tu sais le mieux [en la matière] (338). Ce qui devait arriver de mon affaire est arrivé. J’ai fait de mon mieux pour eux par mon opinion (ra’y) (339), et j’ai nommé (340) sur eux le meilleur d’entre eux pour eux, le plus fort d’entre eux sur eux, et le plus soucieux (341) de leur bonne direction. Je n’ai pas voulu favoriser ‘Umar. Fais de lui l’un de Tes califes bien guidés (khulafā’ika al-rāshidūn), qu’il suive la guidance du Prophète (342) de la miséricorde et la guidance des justes après lui, et rends-lui bon son troupeau (ra‘iyya) (343). » Et il écrivit cette recommandation (ʿahd) [au] Sham, aux musulmans, aux commandants des armées (umarā’ al-ajnād) : « Je vous ai nommé votre meilleur, et je n’ai épargné ni pour moi ni pour les musulmans aucun bien. » Il recommanda que ce soit Asmā’ bint ‘Umays qui le lave (344). Puis il appela ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb et lui dit : « Je te confie le califat sur les compagnons du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue. Ô ‘Umar ! Dieu a un droit dans la nuit (345) qu’Il n’accepte pas dans le jour, et un droit dans le jour qu’Il n’accepte pas dans la nuit. Et une œuvre surérogatoire (nāfila) n’est acceptée qu’après l’accomplissement (346) de l’obligation (farīḍa). Ô ‘Umar ! Les balances de ceux dont les balances seront lourdes au Jour de la Résurrection ne seront lourdes qu’à cause de leur suivre la vérité (al-ḥaqq) et de sa lourdeur sur eux. Il est juste qu’une balance où rien d’autre que la vérité (347) n’est placé soit lourde. Ô ‘Umar ! Les balances de ceux dont les balances seront légères au Jour de la Résurrection ne seront légères qu’à cause de leur suivre le faux (al-bāṭil). Il est juste qu’une balance où rien d’autre que le faux n’est placé soit légère. Ô ‘Umar ! Le verset de l’aisance (āyat al-rakhā’) (348) n’a été révélé qu’avec le verset de la difficulté, et le verset de la difficulté avec le verset de l’aisance (349), afin que le croyant soit à la fois désireux (rāghib) et craintif (rāhib). Ne désire pas d’un désir qui te fasse espérer de Dieu ce que tu n’as pas, et ne crains pas d’une crainte qui te fasse jeter les mains. Ô ‘Umar ! Dieu n’a mentionné les gens du Feu que par leurs pires actions, en rejetant (350) ce qu’ils avaient de bien (351). Quand tu les mentionnes, tu dis : « J’espère ne pas être parmi eux. » Il n’a mentionné les gens du Paradis que par leurs meilleures actions, parce qu’Il leur a pardonné ce qu’ils avaient de mauvais (sayyi’) (353). Quand tu les mentionnes, tu dis : « Quelle action parmi leurs actions dois-je accomplir ! » Si tu gardes ma recommandation (waṣiyyatī), qu’aucun absent ne te soit plus cher (355) [que le présent] (4) que la mort, et tu ne pourras pas l’éviter. » Abū Bakr — que Dieu l’agrée — mourut la nuit du lundi, dix-sept jours écoulés de Jumādā al-Ākhira (356). Il avait, le jour de sa mort, soixante-deux ans (357). Son califat dura deux ans, trois mois et vingt-deux jours. Sa maladie dura quinze nuits. Asmā’ bint ‘Umays le lava. Il fut enveloppé dans trois vêtements (thiyāb) (358). Descendirent [dans] (359) sa tombe : ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb, ‘Uthmān ibn ‘Affān, Ṭalḥa ibn ‘Ubayd Allāh et ‘Abd al-Raḥmān ibn Abī Bakr. Il fut enterré de nuit à côté du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue. Ibn ‘Umar voulut descendre dans la tombe d’Abū Bakr avec son père, mais ‘Umar lui dit : « Tu as été suffisant. » Abū Quḥāfa était à La Mecque. [Il entendit la clameur (al-hā’i‘a)] (360) et dit : « Qu’est-ce que cela ? » On dit : « Ton fils est mort. » Il dit : « Une calamité grave. À qui a-t-il confié (ʿahd) ? » Ils dirent : « À ‘Umar. » Il dit : « Son compagnon. » Abū Quḥāfa hérita du sixième. Parmi les gouverneurs (ʿummāl) d’Abū Bakr le jour de sa mort : ‘Attāb ibn Usayd (361) sur La Mecque (2), ‘Uthmān ibn Abī al-‘Āṣ sur al-Ṭā’if, al-‘Alā’ ibn al-Ḥaḍramī sur al-Baḥrayn, Ya‘lā ibn Umayya (362) [sur Khawlān, Muhājir ibn Abī Umayya] (363) sur Ṣan‘ā’, Ziyād ibn Labīd sur Ḥaḍramawt, ‘Amr ibn al-‘Āṣ sur la Palestine, et sur le Sham quatre hommes (364) parmi les commandants des armées (al-ajnād) : Khālid ibn al-Walīd, [Abū] (4) ‘Ubayda ibn al-Jarrāḥ, Shuraḥbīl ibn Ḥasana et Yazīd ibn Abī Sufyān (365). Abū Kabsha, l’affranchi (mawlā) du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — mourut le jour où Abū Bakr fut enterré (366). Puis ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb se leva parmi les gens en tant que prédicateur (khaṭīb) — ce fut le premier sermon (khuṭba) qu’il prononça après avoir été investi du califat. Il loua Dieu et Le glorifia comme Il le mérite, puis dit : « Ô gens ! Je ne vous apprends rien de moi-même que vous ignoriez. Je suis ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb, et vous connaissez mon apparence et ma condition. L’épreuve de Dieu (balā’ Allāh) auprès de moi a été bonne en toutes choses. Le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — m’a quitté alors qu’il était satisfait de moi, grâce à Dieu, et il n’a rien trouvé à redire en moi (367) dans aucun de mes traits de caractère (khuluq) (8). Je suis le plus heureux [des gens] (369) de cela, si Dieu le veut. Je me suis levé (370) pour son successeur (khalīfa) après lui avec l’obéissance due (ḥaqq al-ṭā‘a) et j’ai bien fait l’assistance (mu’āzara). Je n’ai pas été aussi désireux (ḥariṣ) de prendre en charge vos affaires que lui l’a été pour moi (371). Mais votre calife défunt m’a confié par recommandation (awṣā) le califat sur vous, avec votre agrément, et je lui ai accordé (ālawhu) (372) l’effort (al-himma). Ceci est pour vous et pour moi. Sans l’espoir que Dieu me récompense pour ma prise en charge de vos affaires, je ne l’aurais pas prise (373) et je l’aurais éloignée de moi et confiée à un autre. J’ai vu chez vous, du temps de votre Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — des choses que j’ai failli détester, et qui me déplaisaient de votre part. Vous avez vu ma sévérité à leur égard. Quant à l’affaire (al-amr) (374) dont j’ai été chargé par Celui qui est au-dessus de moi, je veux l’obéissance à Dieu et l’établissement de la religion. Je vous ai donc obéis. Vous savez — ou celui d’entre vous qui le sait — que j’ai agi ainsi alors que je n’avais aucune autorité (sulṭān) sur vous, et j’étais faible en certaines choses. Aujourd’hui, Dieu m’a confié votre affaire. Je sais [que] (375) ma présence parmi vous vous est utile. Je demande donc à Dieu, mon Seigneur, qu’Il m’aide en cela et qu’Il me préserve pour ce qui reste comme Il m’a préservé pour autre chose, et qu’Il m’inspire (yulqinnī) (376) la raison (al-‘aql) dans votre répartition (qism) comme Il l’a ordonné. Ensuite, je suis un musulman et un serviteur parmi Ses serviteurs (377), faible sans l’aide de Dieu. Ce que j’ai assumé de votre califat ne changera rien à mon caractère (khuluq), si Dieu le veut. La grandeur (al-‘aẓama) n’appartient qu’à Dieu ; les serviteurs n’en ont aucune part. Que nul d’entre vous ne dise : « ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb a changé depuis qu’il a pris en charge les affaires des musulmans. » Celui que j’aurai lésé d’une injustice, je lui donnerai le droit (al-ḥaqq) de ma propre personne, je me présenterai devant vous et je vous exposerai mon affaire. Tout homme qui a un besoin auprès du Commandeur des croyants (Amīr al-Mu’minīn), ou qui a subi une injustice, ou qui a un grief contre nous dans un droit, qu’il me le fasse savoir. Je ne suis qu’un homme parmi vous. Mon autorité (sulṭānī) que je détiens ne m’a pas porté à me montrer orgueilleux envers vous, à fermer ma porte devant vous, ou à laisser vos injustices entre vous. Si Dieu prive aujourd’hui les nécessiteux parmi vous de quelque chose […] après aujourd’hui, ce n’est que le butin de Dieu (fay’ Allāh) qu’Il vous a accordé. Je ne suis, bien que je sois le Commandeur des croyants, […] (379) et je ne cacherai rien par épargne. S’il y a entre moi et l’un d’entre vous un litige (khuṣūma) (380), je le soumettrai au jugement de l’un d’entre vous, puis je me contenterai de ce qu’il jugera entre nous. Sachez cela. Vous êtes un peuple musulman suivant la loi de l’islam (sharī‘at al-islām). Ensuite, attachez-vous à la crainte de Dieu (taqwā Allāh) dans votre secret et votre public, et respectez les choses sacrées (ḥurumāt) que Dieu vous a interdites : vos sangs, vos biens et vos honneurs (a‘rāḍ). Accordez le droit (al-ḥaqq) de vous-mêmes. Que les uns ne poussent pas les autres à porter leur affaire à l’autorité (al-sulṭān). Qu’on se prépare par moi (381), car il n’y a entre moi et aucun des gens de complaisance (hawāda) (382). Celui qui refuse un droit obligatoire sur lui, ou qui rend licite le sang des musulmans, leurs honneurs ou leurs peaux (abshār), je lui appliquerai le talion (aqtaṣṣu) (383), même s’il se réclame [de moi] (384) par une parenté proche. Ensuite, vous, communauté arabe (ma‘shar al-‘arab), il y a chez beaucoup d’entre vous de la rudesse (jafā’) dans la religion et de la grossièreté (kharaq) dans les affaires, sauf celui que Dieu préserve par Sa miséricorde. J’ai placé sur la voie (bi-sabīl) (385) un dépôt (amāna) immense dont je serai interrogé. Vous, ô gens, vous ne pourrez rien pour moi contre Dieu (386). Je suis empressé (ḥathīth) (387) pour votre bien, ce qui vous peine m’est pénible, je suis désireux de votre guérison (mu‘āfāt) et de la bonne marche de vos affaires. Vous êtes un récipient (inā’) de ce qui est recueilli dans le chemin de Dieu (fī sabīl Allāh). La plupart d’entre vous sont des gens d’un pays sans culture (zar‘) (388) ni (389) bétail (ḍar‘), sauf ce que Dieu y apporte. Dieu vous a promis une grande dignité (karāma) et une vaste vie d’ici-bas (dunyā basīṭa). Je serai interrogé sur mon dépôt (amānatī) et [ce] (390) en quoi je suis. Je ne pourrai ce qui [est au-delà] (12) d’elle qu’avec les hommes de confiance (al-umanā’) et les gens de bon conseil (ahl al-nuṣḥ) parmi vous, pour le présent et l’absent. Je ne confierai mon dépôt (amānatī) (391) à personne qui n’en soit digne. Je ne le lui confierai pas et ne le ferai que pour celui dont le désir (raghba) est d’accomplir le dépôt (al-amāna) et de respecter les musulmans. Ceux-là en sont plus dignes que les autres. Ô Dieu ! Prie sur Muḥammad, Ton serviteur et Ton Messager. — Que la paix soit sur vous, ainsi que la miséricorde de Dieu et Ses bénédictions. »
Lorsque la lettre d'Abū Bakr al-Shāmī parvint aux commandants 93 des armées concernant la succession de 'Umar, ils lui prêtèrent allégeance et lui obéirent. Puis ils marchèrent vers Faḥl 94 en terre de Jordanie, où les Byzantins et les musulmans s'étaient rassemblés, ces derniers ayant pour commandants les quatre émirs et Khālid ibn al-Walīd à l'avant-garde. Lorsque les Byzantins descendirent à Baysān, ils percèrent ses canaux 95 — c'était une terre saline 96 — qui devint un bourbier, et les musulmans l'envahirent sans savoir ce qu'avaient fait les Byzantins ; leurs chevaux y glissèrent, puis Dieu les sauva. Ils rencontrèrent les Byzantins à Faḥl, combattirent, les Byzantins s'enfuirent, les musulmans entrèrent dans Faḥl, et les Byzantins se replièrent vers Damas. Les musulmans gagnèrent un butin considérable. Khālid ibn al-Walīd écrivit à 'Umar que les gens s'étaient enhardis à boire [des boissons fermentées]. 'Umar consulta ses compagnons : 'Alī, 'Uthmān, al-Zubayr et Sa'd. 'Alī dit : « Quand il boit, il s'enivre ; quand il s'enivre, il profère des calomnies ; quand il profère des calomnies, il mérite quatre-vingts [coups de fouet]. » 'Umar fixa donc la peine légale à quatre-vingts. Puis eut lieu la bataille du Pont 97. En effet, al-Muthannā ibn Ḥāritha al-Shaybānī vint trouver 'Umar ibn al-Khaṭṭāb en Irak et dit : « Ô Commandeur des croyants ! Nous sommes en terre de Perse ; nous leur avons infligé des pertes et nous avons pris de l'assurance contre eux. J'ai avec moi un groupe de mon peuple. Envoie avec moi des hommes parmi les combattants et les Anṣār 98 pour lutter dans le sentier de Dieu. » 'Umar ibn al-Khaṭṭāb se leva, loua Dieu et Le glorifia, puis appela les gens au combat et les y incita, disant : « Ô gens ! Vous êtes désormais dans une demeure qui n'est pas celle du Ḥijāz 99. Dieu vous a promis, par la bouche de Son Prophète, les trésors de Kisrā 100 et de César. Marchez donc vers la terre de Perse. » Les gens se turent lorsqu'il mentionna la Perse. Abū 'Ubayd 101 ibn Mas'ūd al-Thaqafī se leva et dit : « Ô Commandeur des croyants ! Je suis le premier à me porter volontaire parmi les gens. » Ils se rassemblèrent et décidèrent de marcher. Puis il dit : « Ô Commandeur des croyants ! Les gens se sont rassemblés ; nomme sur eux un homme parmi les Émigrés 102 ou parmi les Anṣār. » Il dit : « Je ne nommerai sur eux que le premier à s'être porté volontaire parmi eux. » Il nomma donc Abū 'Ubayd, disant : « Ce qui ne m'a pas empêché de nommer sur eux Salīṭ ibn Qays, c'est que c'est un homme pressé au combat, et je crains qu'il ne jette les gens dans une situation qui vous perdrait. Consulte-le donc. » Puis Abū 'Ubayd partit avec al-Muthannā ibn Ḥāritha al-Shaybānī et les musulmans avec eux, jusqu'à ce qu'il atteigne le pays de son peuple. Rabī'a se leva avec lui, marcha avec eux, et Abū 'Ubayd marcha avec les gens jusqu'à ce qu'ils descendent à al-Yaman 103, où se trouvait une garnison 104 des Perses. Ils y combattirent violemment, et les Perses furent mis en déroute. Puis Abū 'Ubayd envoya ceux qui étaient avec lui parmi les musulmans ; ils se rencontrèrent, combattirent, et mirent en déroute al-Jālīnūs 105 et ses compagnons. Abū 'Ubayd entra dans Bārūsmā 106, une forteresse leur appartenant, et il s'y installa avec ses compagnons. Ensuite, les Perses envoyèrent Dhū l-Ḥājib 107 — le chef des Perses était Rustam. Lorsque la nouvelle de leur marche parvint à Abū 'Ubayd, il se replia avec les gens, traversa l'Euphrate et descendit à al-Marūḥa 108. Les Perses arrivèrent et descendirent derrière l'Euphrate. Puis Abū 'Ubayd jura de traverser l'Euphrate pour les rejoindre. Salīṭ ibn Qays l'adjura, disant : « Je t'adjure par Dieu au sujet des musulmans de ne pas les faire entrer dans cette entrée ! Les Arabes fuient et reviennent ; ménage aux gens un espace [pour manœuvrer]. » Abū 'Ubayd refusa et dit : « Tu as eu peur, par Dieu, ô Salīṭ ! » Il dit : « Par Dieu, je n'ai pas eu peur ! Mais je t'ai indiqué l'avis judicieux ; fais ce qu'il te semble bon. » Abū 'Ubayd se dirigea vers le pont qu'ibn Ṣalūbā 109 avait construit pour lui, et les musulmans le traversèrent. Lorsqu'ils se rencontrèrent, l'éléphant 110 chargea contre eux. Quand Abū 'Ubayd vit ce que faisait l'éléphant, il dit : « Y a-t-il un point mortel pour cet animal ? » Ils dirent : « Oui, si on lui coupe la trompe, il meurt. » Il chargea contre l'éléphant, frappa sa trompe, l'éléphant s'abattit sur lui et le tua. Les musulmans s'enfuirent en déroute. 'Abd Allāh ibn Murthad al-Khath'amī les devança vers le pont et le coupa. Les gens lui dirent : « Pourquoi as-tu fait cela ? » Il dit : « Pour que vous combattiez pour votre commandant. » Lorsque Abū 'Ubayd fut tué, al-Muthannā ibn Ḥāritha prit l'étendard, ils se replièrent, et les Perses retournèrent. Al-Muthannā ibn Ḥāritha descendit à Ulays 111, et les gens se dispersèrent et rejoignirent Médine. Le premier à arriver à Médine avec la nouvelle des gens fut 'Abd Allāh ibn Ḥuṣayn al-Khaṭmī 112. Les musulmans, Émigrés et Anṣār, furent affligés par la fuite. 'Umar disait : « Ne vous affligez pas ! Je suis votre point de ralliement 113 ; vous vous êtes seulement repliés vers moi. » Parmi ceux qui furent tués au Pont : Abū 'Ubayd ibn Mas'ūd al-Thaqafī, son fils Jabr 114 ibn Abī 'Ubayd, As'ad ibn Salāma, Salama ibn Aslam ibn Ḥarīsh, al-Ḥārith ibn 'Adī ibn Mālik, al-Ḥārith ibn Mas'ūd ibn 'Abda, Muslim ibn Aslam, Khuzayma ibn Aws, Anas ibn Aws ibn 'Atīk ibn 'Āmir, 'Umar ibn Abī l-Yusr, Salama ibn Qays, Zayd ibn Surāqa ibn Ka'b, al-Mundhir ibn Qays, Ḍamra ibn Ghuzayya ibn 'Amr, Sahl ibn 'Atīk, et Tha'laba ibn 'Amr ibn Muḥṣin. 'Umar ibn al-Khaṭṭāb fit le pèlerinage avec les gens en l'an quatorze 115. Lorsque l'an quatorze commença, les musulmans marchèrent vers Damas, avec Khālid ibn al-Walīd à l'avant-garde. Les Byzantins s'étaient rassemblés autour d'un homme appelé Bāhān 116 à Damas. 'Umar ibn al-Khaṭṭāb destitua Khālid ibn al-Walīd et nomma Abū 'Ubayda ibn al-Jarrāḥ sur tous les gens. Abū 'Ubayda eut honte de lire la lettre à Khālid et dit : « J'attendrai que Dieu ouvre Damas. » Ils combattirent violemment, les Byzantins furent mis en déroute et se retranchèrent. Les musulmans les assiégèrent jusqu'à ce qu'elle soit conquise par un traité de paix 117, et ils payèrent la capitation 118. Les portes avaient été prises de force, et le traité de paix fut conclu par l'intermédiaire de Khālid, qui écrivit le document en son nom. Bāhān rejoignit Héraclius. Cela eut lieu en Rajab 119, et la durée du siège de Damas fut de six mois. Lorsque les musulmans eurent fini avec Damas, Abū 'Ubayda lut la lettre à Khālid, et Khālid retourna à Médine. On a dit que le traité de paix fut conclu par l'intermédiaire d'Abū 'Ubayda. Ensuite, 'Umar sortit vers les gens et dit : « J'ai trouvé chez mon fils 'Ubayd Allāh une odeur de boisson fermentée, et je vais l'interroger à ce sujet. Si c'est enivrant, je le flagellerai. » Al-Sā'ib ibn Yazīd dit : « Je l'ai vu après cela le soumettre à la peine légale. » Celui qui le flagella fut 'Abd al-Raḥmān ibn 'Abd. Puis il frappa Abū Miḥjan al-Thaqafī et Rabī'a ibn Umayya ibn Khalaf al-Makhzūmī, et leur infligea la peine pour le vin. Ensuite, 'Umar ordonna à ceux qui se trouvaient dans les pays conquis d'y accomplir les prières de tarāwīḥ 120 pendant le mois de Ramaḍān, et il pria avec les gens à Médine de même. Puis Jarīr ibn 'Abd Allāh al-Bajalī vint du Yémen trouver 'Umar avec une troupe de Bajīla. 'Umar leur dit : « Vous savez ce qui est arrivé comme calamité à vos frères en Irak. Marchez donc vers eux, et je ferai sortir pour vous ceux d'entre vous qui sont dans les tribus arabes. » Ils dirent : « Nous le ferons, ô Commandeur des croyants. » Il fit donc sortir pour eux Qays, Kinda et 'Urayna, et nomma sur eux Jarīr ibn 'Abd Allāh al-Bajalī. Il marcha avec eux vers Kūfa. Lorsqu'il fut près d'al-Muthannā ibn Ḥāritha, al-Muthannā lui écrivit : « Viens vers moi, tu n'es pour moi qu'un renfort. » Jarīr lui écrivit : « Je ne le ferai pas, à moins que le Commandeur des croyants ne me l'ordonne : tu es un commandant et je suis un commandant ! » Puis Jarīr marcha vers le Pont et rencontra Mihrān ibn Bādhān 121 à al-Nukhayla 122. Ils combattirent violemment. Al-Mundhir ibn Ḥassān chargea contre Mihrān, le frappa de sa lance, il tomba de sa monture, et Jarīr ibn 'Abd Allāh se jeta sur lui et lui trancha la tête. Ils partagèrent tous deux son butin. Ensuite, 'Umar ibn al-Khaṭṭāb nomma Sa'd ibn Abī Waqqāṣ sur l'Irak avec six mille hommes, et écrivit à al-Muthannā ibn Ḥāritha et Jarīr ibn 'Abd Allāh : « Rassemblez-vous auprès de Sa'd. » Sa'd marcha avec les musulmans, et al-Mundhir et Jarīr marchèrent vers lui, jusqu'à ce que Sa'd descende à Shurāf 123 et y hiverne. Les gens se rassemblèrent auprès de lui, et Sa'd épousa la femme d'al-Muthannā, Salmā bint Ḥafṣa. Puis 'Umar ibn al-Khaṭṭāb fit le pèlerinage avec les gens. Lorsque l'an quinze commença, eut lieu la bataille du Yarmūk 124. En effet, Héraclius marcha avec les Byzantins jusqu'à Antioche, avec lui des Arabes christianisés 125 : Lakhm, Judhām, Balqayn, Balī, 'Āmila et Ghassān, ainsi que de nombreux Arméniens. Il séjourna à Antioche. Abū 'Ubayda ibn al-Jarrāḥ marcha avec les musulmans contre eux, au nombre de vingt-quatre mille, tandis que les Byzantins étaient cent mille. Ils se rencontrèrent au Yarmūk et combattirent violemment, au point que les femmes de Quraysh frappaient avec les épées. Abū Sufyān ibn Ḥarb se tenait sous l'étendard de son fils Yazīd, et il s'écria dans la mêlée : « Ô secours de Dieu ! Approche ! » jusqu'à ce que Dieu fasse descendre Son secours et mette en déroute les Byzantins. Soixante-dix mille Byzantins, Arméniens et Arabes christianisés furent tués, et Dieu tua al-Ṣaqlār 126 et Bāhān, deux de leurs chefs. Ensuite, Abū 'Ubayda ibn al-Jarrāḥ envoya 'Iyāḍ ibn Ghanam à leur poursuite. Il emprunta les défilés 127 jusqu'à atteindre Malatya 128, dont il fit la paix avec les habitants contre le paiement de la capitation. Héraclius l'apprit, envoya [des troupes] à Malatya, en fit sortir les combattants qui s'y trouvaient et ordonna qu'elle soit incendiée. Parmi les musulmans tués au Yarmūk : 'Amr ibn Sa'īd ibn al-'Āṣ, Abān ibn Sa'īd ibn al-'Āṣ, 'Abd Allāh ibn Sufyān ibn 'Abd al-Asad, et Sa'īd ibn al-Ḥārith ibn Qays. Lorsque l'hiver se fut dissipé pour Sa'd ibn Abī Waqqāṣ, il marcha avec les musulmans vers al-Qādisiyya 129. Il écrivit à 'Umar ibn al-Khaṭṭāb — que Dieu l'agrée — pour lui demander des renforts. 'Umar envoya al-Mughīra ibn Shu'ba avec quatre cents hommes comme renfort pour Sa'd depuis Médine, et écrivit à Abū 'Ubayda ibn al-Jarrāḥ : « Envoie à Sa'd mille hommes de chez toi. » Abū 'Ubayda le fit et les plaça sous le commandement de 'Iyāḍ ibn Ghanam al-Fihrī. Rustam l'apprit et sortit en personne avec les Perses qui étaient avec lui, voulant affronter Sa'd. 'Umar fit le pèlerinage avec les gens. Lorsque l'an seize commença, 'Umar ibn al-Khaṭṭāb voulut établir le calendrier 130. Il consulta les compagnons du Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — : certains dirent : « À partir de la prophétie », d'autres : « À partir de l'Émigration 131 », d'autres : « À partir de la mort [du Prophète] ». Ils s'accordèrent sur l'Émigration, et le calendrier fut établi en l'an seize de l'Émigration. Lorsque al-Mughīra ibn Shu'ba rejoignit Sa'd ibn Abī Waqqāṣ, Sa'd marcha avec les musulmans contre Rustam jusqu'à ce qu'il descende à Qādis 132, un village à côté d'al-'Udhayb 133. Rustam arriva avec soixante mille hommes recensés dans son registre 134, sans compter les suivants et les esclaves, jusqu'à ce qu'il descende à al-Qādisiyya, avec entre eux et les musulmans le pont d'al-Qādisiyya. Sa'd était dans sa demeure, souffrant d'un furoncle douloureux. Rustam envoya dire à Sa'd : « Envoie-moi un homme robuste avec qui je puisse parler. » Sa'd lui envoya al-Mughīra ibn Shu'ba. Al-Mughīra divisa ses cheveux en quatre mèches, les tressa, revêtit ses deux manteaux 135, et s'avança jusqu'à arriver devant Rustam, de l'autre côté du pont, du côté de l'Irak, tandis que les musulmans étaient de l'autre côté, du côté du Ḥijāz. Lorsqu'il entra chez Rustam, celui-ci lui dit : « Vous, communauté arabe ! Vous étiez des gens de misère et de peine, et vous veniez chez nous en tant que commerçant, salarié ou visiteur. Vous mangiez de notre nourriture, buviez de notre boisson, vous vous abritiez sous nos ombres, puis vous êtes partis, avez appelé vos compagnons et êtes venus nous importuner. Votre exemple est celui d'un homme qui possède une vigne et y voit la trace d'un renard ; il dit : "Qu'est-ce..."
Un seul renard 136 ! Alors ce renard partit et appela tous les renards 137 à ce mur. Lorsqu'ils s'y furent rassemblés 138, le propriétaire du mur vint, les vit, boucha le trou par lequel ils étaient entrés, puis les tua tous. Et je sais que ce qui vous a poussés à cela, ô Arabes, c'est la détresse qui vous a frappés. Revenez donc de chez nous cette année, car vous nous avez occupés de l'entretien de nos terres, alors que nous chargeons 139 vos montures 140 de blé et de dattes, et nous ordonnons pour vous des vêtements. Revenez donc de chez nous." Al-Mughîra ibn Shu'ba dit : "Que nul d'entre nous ne mentionne une détresse sans que nous ayons été dans une situation semblable ou pire. Le meilleur d'entre nous en termes de vie 141 était celui qui tuait son cousin et prenait ses biens pour les manger. Nous mangions les charognes, le sang et les os. Nous restâmes ainsi jusqu'à ce qu'Allah envoyât parmi nous notre Prophète et lui révélât le Livre. Il nous appela à Allah et à ce avec quoi Il l'avait envoyé. Parmi nous, certains le crurent, d'autres le traitèrent de menteur. Ceux qui le crurent combattirent ceux qui le traitaient de menteur jusqu'à ce que nous entrions dans sa religion, entre convaincus et contraints, jusqu'à ce qu'il nous devînt évident qu'il était véridique et qu'il était le Messager d'Allah, que la prière et la paix d'Allah soient sur lui. Il nous ordonna de combattre ceux qui s'opposaient à nous, et nous informa que celui d'entre nous qui serait tué dans cette voie aurait le Paradis, et que celui qui vivrait régnerait et triompherait de ses adversaires. Nous t'appelons à croire en Allah et en Son Messager et à entrer dans notre religion. Si tu le fais, ton pays te restera, et nul n'y entrera sans ton consentement. Tu devras payer l'aumône légale et le cinquième. Si tu refuses, alors la capitation. Si tu refuses cela, nous te combattrons jusqu'à ce qu'Allah juge entre nous et toi." Rustam lui dit : "Je ne pensais pas vivre assez pour entendre cela de vous, ô Arabes ! Avant demain soir, j'en aurai fini avec vous et vous tuerai tous." Puis il ordonna de barrer le passage 142 et passa la nuit à le boucher avec des roseaux, du bois et de la terre, jusqu'au matin où il l'eut transformé en pont. Sa'd ibn Abî Waqqâs disposa l'armée : il plaça Khâlid ibn 'Urfuta à la tête de la foule, Jâbir ibn 'Abd Allah al-Bajalî à l'aile droite, Qays ibn Makshûh al-Murâdî à l'aile gauche. Rustam s'avança vers eux, et les musulmans s'avancèrent vers lui. Sa'd était dans la forteresse, avec lui Abû Mihjan al-Thaqafî emprisonné, que Sa'd avait emprisonné pour avoir bu du vin. Les musulmans combattirent durement, les chevaux tournoyaient. Sa'd avait avec lui la mère de son enfant 143. Abû Mihjan lui dit, alors que Sa'd était au sommet de la forteresse regardant comment l'armée combattait : "Délivre-moi 144 ! Tu auras la promesse et l'engagement d'Allah que si je ne tue pas, je reviendrai vers toi jusqu'à ce que tu mettes 145 les fers à mes pieds !" Elle le délivra 146, le fit monter sur une jument blanche de Sa'd et le laissa partir. Abû Mihjan chargea l'ennemi et revenait, tandis que Sa'd, du haut de la forteresse, reconnaissait son cheval et le méconnaissait. 'Âmr ibn Ma'dîkarib était parmi les musulmans et exhortait les gens au combat, disant : "Ô musulmans ! Soyez des lions, car le Perse est un bouc." Parmi les mécréants, il y avait un homme dont la flèche ne manquait jamais sa cible 147. On dit à 'Âmr ibn Ma'dîkarib : "Ô Abû Thawr ! Méfie-toi de ce Perse, car sa flèche ne manque jamais." Il se dirigea vers lui, le Perse vint et lui tira une flèche qui atteignit son bouclier 148. 'Âmr chargea, l'étreignit 149 et l'égorgea. Il lui prit deux bracelets d'or, une ceinture d'or et un vêtement 150 de brocart. Rustam chargea les musulmans. Hilâl ibn 'Alqama al-Tamîmî se dirigea vers lui. Rustam lui tira une flèche qui atteignit son pied et le cloua à l'étrier de sa selle. Hilâl ibn 'Alqama chargea, le frappa, le tua et lui coupa 151 la tête. Les Perses tournèrent le dos, et les musulmans les poursuivirent en les tuant. Quand Abû Mihjan vit la déroute, il retourna au palais et remit ses pieds dans ses chaînes. Lorsque Sa'd descendit du sommet de la forteresse, il vit son cheval en sueur 152 et sut qu'il avait été monté. Il interrogea la mère de son enfant, qui l'informa de l'histoire d'Abû Mihjan. Il le libéra. Sa'd se mit en route avec les musulmans derrière eux. Les Perses atteignirent Dayr Qurra. Sa'd y campa avec les musulmans. 'Iyâd ibn Ghanam arriva avec ses renforts 153 des gens du Shâm, au nombre de mille hommes. Sa'd lui donna une part 154 ainsi qu'à ses compagnons parmi les musulmans de ce qu'ils avaient pris à al-Qâdisiyya. Les gens avaient accusé Sa'd de lâcheté 155 et disaient : "Tu as été lâche en combattant les ennemis." Il s'excusa auprès des gens et leur montra les ulcères sur ses cuisses, jusqu'à ce que les gens se taisent. Ensuite, les Perses s'enfuirent de Dayr Qurra vers al-Madâ'in, emportant avec eux l'or, l'argent, la soie, le brocart et les armes, et abandonnant le reste. Sa'd envoya Khâlid 156 ibn 'Urfuta à leur poursuite avec ses compagnons, et le fit suivre par 'Iyâd ibn Ghanam avec ses compagnons. Il plaça à l'avant-garde Hâshim ibn 'Utba ibn Abî Waqqâs, à l'aile droite Jâbir ibn 'Abd Allah al-Bajalî, à l'aile gauche Zuhra ibn Hawiyya al-Tamîmî. Il resta lui-même en arrière à cause de sa maladie. Puis Sa'd guérit de sa maladie et suivit les gens avec les musulmans qui étaient avec lui. Il les rattrapa avant le Tigre, à Bahr Sîr 157. Ils cherchèrent 158 le gué mais ne le trouvèrent pas 159. Un mécréant des gens d'al-Madâ'in dit à Sa'd : "Je vous indiquerai un gué 160 par lequel vous les rattraperez avant qu'ils ne s'éloignent 161." Il les emmena vers un gué. Le premier à traverser le gué fut Hâshim ibn 'Utba ibn Abî Waqqâs 162. Lorsqu'il eut traversé, sa cavalerie le suivit 163. Puis 'Iyâd ibn Ghanam traversa avec sa cavalerie. Ensuite, les gens se succédèrent et traversèrent jusqu'à ce qu'ils aient tous passé. On dit que ce gué n'a jamais été retrouvé jusqu'à ce jour. Les musulmans atteignirent un long et sombre sâbât 164. Ils craignirent qu'il n'y ait une embuscade ennemie et hésitèrent. Le premier à y entrer avec son armée 165 fut Hâshim ibn 'Utba ibn Abî Waqqâs. Lorsqu'il fut passé, il agita son épée pour les gens, et ils surent qu'il n'y avait rien à craindre 166. Ensuite, Khâlid ibn 'Urfuta traversa avec sa cavalerie. Puis Sa'd rejoignit les gens jusqu'à ce qu'ils atteignent Jalûlâ', où se trouvait un groupe de Perses. Ce fut la bataille de Jalûlâ'. Allah mit en déroute les Perses, et les musulmans y obtinrent plus de butin qu'à al-Qâdisiyya. Sa'd écrivit à 'Umar ibn al-Khattâb pour l'informer de la victoire qu'Allah avait accordée aux musulmans. 'Umar lui écrivit : "Reste sur place et ne cherche rien d'autre." Sa'd lui écrivit : "Ce n'est qu'une troupe 167 que nous avons rattrapée, et la terre est devant nous." 'Umar lui écrivit : "Reste sur place et ne les poursuis pas. Prépare pour les musulmans une demeure d'émigration et un lieu de combat. Ne mets pas une mer entre moi et les musulmans." Sa'd s'installa à al-Anbâr. Ils la trouvèrent malsaine et furent frappés par la fièvre. Il écrivit à 'Umar pour l'en informer. 'Umar lui écrivit : "Les Arabes 168 ne prospèrent que là où prospèrent le chameau et le mouton, dans les pâturages. Cherche donc un désert près d'une mer et installe-y les musulmans 169, et fais-en une demeure d'émigration." Sa'd partit et s'installa à Kuwayfa 170. Les gens ne furent pas satisfaits d'y rester à cause de l'abondance des mouches et de la fièvre. Sa'd envoya 'Uthmân ibn Hunayf qui reconnut 171 pour eux l'emplacement de l'actuelle Kûfa. Sa'd y installa les gens, traça sa mosquée, et y répartit 172 les lots 173 pour les gens, et fonda 174 la Kûfa. Sa'd nomma sur al-Madâ'in un homme de Kinda appelé 175 Shurahbîl ibn al-Simt. Ensuite, 'Umar écrivit à Sa'd : "Envoie vers la terre de l'Inde — il voulait dire al-Basra — une armée pour s'y installer." Sa'd y envoya 'Utba ibn Ghazwân 176 avec huit cents hommes, qui s'y installa. C'est lui qui fonda al-Basra, traça les demeures, et construisit la mosquée-cathédrale en roseaux 177. La conquête d'al-Basra se fit par traité de paix. 'Utba ibn Ghazwân conquit al-Ubulla, l'Euphrate et Maysân. Parmi les captifs de Maysân se trouvaient le père d'al-Hasan 178 et Artabân, l'aïeul d'Ibn 'Awn 179. Ensuite, 'Utba partit en pèlerinage et ordonna à al-Mughîra ibn Shu'ba de diriger la prière pour les gens jusqu'à son retour. Il fit le pèlerinage et revint, mais mourut en chemin avant d'arriver à al-Basra. 'Umar maintint al-Mughîra ibn Shu'ba à la prière. 'Abd al-Rahmân ibn Abî Bakra 180 naquit à al-Basra, et il fut le premier nouveau-né à y naître. 'Umar ibn al-Khattâb partit, laissant 'Uthmân ibn 'Affân 181 comme gouverneur de Médine. Lorsqu'il arriva au Shâm, il s'installa à al-Jâbiya et y prononça un discours pour eux. Ensuite, 'Umar voulut retourner au Hijâz. Un homme parmi les Juifs lui dit : "Ô Commandeur des croyants ! Ne retourne pas dans ton pays avant qu'Allah ne t'ait accordé 182 la conquête d'Îliyâ'." Pendant que 'Umar était ainsi, voici 183 qu'il aperçut un escadron de cavalerie qui s'approchait. Lorsqu'ils furent près des musulmans, ils dégainèrent leurs épées. 'Umar dit : "Ce sont des gens qui demandent asile. Accordez-leur asile." Ils s'approchèrent, et c'étaient les gens d'Îliyâ'. Ils firent la paix avec lui contre la capitation et lui ouvrirent la ville. 'Umar leur écrivit un acte de garantie. Il lapida à al-Jâbiya une femme qui avait avoué 184 l'adultère. Ensuite, il retourna à Médine, organisa le registre militaire, exila 185 Abû Mihjan al-Thaqafî à Bâdi', épousa Safiyya bint Abî 'Ubayd avec une dot de quatre cents 186 dirhams, et dirigea le pèlerinage des gens, laissant Zayd ibn Thâbit 187 comme gouverneur de Médine. Lorsque l'an dix-sept 188 commença, 'Umar écrivit aux provinces au sujet des temps de prière, établit des points d'eau entre La Mecque et Médine pour les voyageurs 189, et construisit une maison à Médine où il mit de la farine et du sawîq pour le voyageur et l'hôte de passage. 'Umar nomma al-Mughîra sur al-Basra. Al-Mughîra se rendit 190 à al-Ahwâz. Ils firent la paix avec lui pour deux millions huit cent mille dirhams. Puis ils apostasièrent. Après cela, Abû Mûsâ al-Ash'arî les combattit jusqu'à ce qu'il la conquît. On dit : de force, et on a dit : par traité de paix. Abû 'Ubayda ibn al-Jarrâh envoya 'Amr ibn al-'Âs à Qinnasrîn 191. Les habitants d'Alep, Manbij 192 et Antioche firent la paix. Il conquit tout le reste du pays de César 193 de force. On dit que cette année, Abû Mûsâ al-Ash'arî conquit al-Ruhâ' et Samosate par traité de paix. Ensuite, 'Umar voulut se rendre au Shâm. Il partit jusqu'à ce que, lorsqu'il 194 atteignit Sargh 195, les commandants des districts le rencontrèrent : Abû 'Ubayda ibn al-Jarrâh, Yazîd ibn Abî Sufyân, Shurahbîl ibn Hasana. Ils l'informèrent que la terre était pestiférée. 'Umar dit à Ibn 'Abbâs : "Rassemble pour moi 196 les premiers émigrés." Il les rassembla et les consulta. Ils divergèrent. Parmi eux, certains dirent : "Tu es sorti pour une affaire par laquelle tu recherches Allah et la Demeure dernière, et nous ne voyons pas que nous devions 197 t'en détourner." D'autres dirent : "Nous ne voyons pas que tu doives t'y rendre et y exposer les gens." Lorsqu'ils divergèrent, il dit : "Levez-vous 198." Ensuite, il rassembla les Ansâr et les consulta. Ils suivirent la voie des émigrés. Lorsqu'ils divergèrent, il dit : "Levez-vous." Ensuite, il rassembla les émigrés de la conquête et les consulta. Pas deux d'entre eux ne divergèrent. Ils dirent tous : "Fais revenir les gens, car c'est une calamité et une destruction." 'Umar dit à Ibn 'Abbâs : "Informe les gens que le Commandeur des croyants dit : 'Je vais monter en selle demain matin, montez donc en selle.'" 'Umar monta en selle le matin, et les gens montèrent en selle. Il dit : "Ô gens ! Je vais revenir, revenez donc." Abû 'Ubayda ibn al-Jarrâh lui dit 199 : "Ô Commandeur des croyants ! Est-ce une fuite devant le décret d'Allah ?" Il dit : "Oui, nous fuyons du décret d'Allah vers le décret d'Allah. Si un autre que toi avait dit cela, ô Abû 'Ubayda ! Que penses-tu d'un homme qui descend dans une vallée ayant deux versants : l'un fertile, l'autre stérile. Celui qui fait paître sur le stérile ne le fait-il pas par le décret d'Allah, et celui qui fait paître sur le fertile ne le fait-il pas par le décret d'Allah ?" Ensuite, il s'isola avec lui dans un coin à l'écart des gens. Pendant que les gens étaient ainsi, 'Abd al-Rahmân ibn 'Awf les rattrapa. Il avait été en retard et n'avait pas été avec eux la veille. Il dit : "Qu'ont les gens ?" On l'informa de la nouvelle. Il dit : "J'ai connaissance de cela." 'Umar dit : "Qu'as-tu ?"
J'ai entendu le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, dire : « Lorsque vous entendez parler de cette peste dans un pays, n'y entrez pas ; et si elle survient alors que vous y êtes, n'en sortez pas pour la fuir. » 200 'Umar dit : « Louange à Allah ! Retournez, ô gens ! » Et ils retournèrent avec lui. Les commandants des armées regagnèrent leurs postes. Ensuite, 'Umar accomplit la 'Umra 201 au mois de Rajab, ordonna d'agrandir la mosquée et de renouveler les bornes du sanctuaire 202. Il épousa à La Mecque la fille de Hafs ibn al-Mughîra, mais on l'informa qu'elle était stérile, alors il la répudia avant d'avoir consommé le mariage. Il demeura à La Mecque vingt nuits, puis retourna à Médine. Abû 'Ubayda envoya Khâlid ibn al-Walîd, qui prit le contrôle de la région d'al-Biqâ' 203 ; les habitants de Ba'labakk 204 firent la paix avec lui. Ensuite, Abû 'Ubayda partit pour Hims 205, avec Khâlid en avant-garde. Ils combattirent violemment, puis les Byzantins furent vaincus et entrèrent dans leur ville. Les musulmans les assiégèrent, et ils demandèrent la paix pour leurs biens, leurs personnes et leurs églises. Les musulmans firent la paix avec Hims 206 pour cent mille dinars et soixante-dix mille dinars, et prirent le reste des villes de Hims de force. Après la mort de 'Utba ibn Ghazwân, gouverneur de Basra, 'Umar nomma Abû Mûsâ al-Ash'arî gouverneur de Basra 207. Al-Mughîra était chargé de la prière 208 là-bas. Abû Bakra, Shibl ibn Ma'bad al-Bajalî, Nâfi' ibn Kalada 209 et Ziyâd témoignèrent contre al-Mughîra. 'Umar écrivit à Abû Mûsâ al-Ash'arî : « Envoie-moi al-Mughîra. » Abû Mûsâ le fit. Ensuite, 'Umar épousa Umm Kulthûm bint 'Alî ibn Abî Tâlib, qui était de Fâtima, et consomma le mariage au mois de Dhû l-Qa'da. Puis il accomplit le pèlerinage 210 et laissa Zayd ibn Thâbit 211 comme son représentant à Médine. Au début de l'an 18 212, une famine sévère frappa les gens. 'Umar pria pour la pluie, prit la main d'al-'Abbâs et dit : « Ô Allah, nous implorons la pluie par l'oncle de Ton Prophète. » Al-'Abbâs resta debout à ses côtés, les yeux débordant de larmes, tandis que 'Umar insistait dans l'invocation jusqu'à ce qu'ils soient abreuvés. On appela cette année l'Année de la Cendre 213. 'Umar distribua des provisions aux musulmans, donna la subsistance 214 aux faibles, et interdit l'accaparement 215, qu'il s'agisse de combustible ou d'autre chose. La peste d'‘Amwâs 216 survint, et les gens y succombèrent en grand nombre. 'Umar écrivit à Abû 'Ubayda : « Tu as installé les gens dans une terre basse 217 ; élève-les vers une terre élevée. » Abû 'Ubayda se mit en marche avec les gens jusqu'à ce qu'il campe à al-Jâbiya 218. Ensuite, Abû 'Ubayda se leva pour faire un discours et dit : « Ô gens ! Cette maladie est la miséricorde de votre Seigneur, l'invocation de votre Prophète et la mort des justes avant vous. Abû 'Ubayda demande à Allah de lui en accorder sa part. » Il mourut le jour même. Il laissa Mu'âdh ibn Jabal comme successeur. Mu'âdh se leva pour faire un discours après lui et dit : « Ô gens ! Cette maladie est la miséricorde de votre Seigneur, l'invocation de votre Prophète et la mort des justes avant vous. Mu'âdh demande à Allah de lui accorder sa part, puis à sa famille. » Son fils 'Abd ar-Rahmân ibn Mu'âdh fut frappé et mourut. Ensuite, Mu'âdh fut frappé à la paume de la main ; il embrassait le dos de sa main et disait : « Je n'aimerais pas avoir, pour ce qui est en toi, quoi que ce soit du bas monde. » Puis il mourut. Il laissa 'Amr ibn al-'Âs comme successeur. Celui-ci se leva pour faire un discours et dit : « Ô gens ! Cette maladie, lorsqu'elle survient, s'enflamme 219 comme le feu ; fuyez-la donc vers les montagnes. » Parmi ceux qui moururent de la peste d'‘Amwâs : Yazîd ibn Abî Sufyân, al-Hârith ibn Hishâm ibn al-Mughîra, Suhayl ibn 'Amr, et 'Utba ibn Suhayl. Lorsque la nouvelle de la mort d'Abû 'Ubayda ibn al-Jarrâh et de Yazîd ibn Abî Sufyân parvint à 'Umar ibn al-Khattâb, il nomma Mu'âwiya ibn Abî Sufyân gouverneur du district de Damas et de son impôt foncier 220, et nomma Shurahbîl ibn Hasana gouverneur du district de Jordanie et de son impôt foncier. 'Umar exila 'Umar ibn Rabî'a ibn Umayya à Khaybar ; ce dernier rejoignit le territoire byzantin et se convertit au christianisme. Après cela, 'Umar n'exila plus aucun homme pour quelque acte que ce soit. 'Umar n'appliqua pas la peine 221 entre un homme et sa femme, et lapida un sorcier à al-Baqî' 222. Ensuite, 'Umar accomplit le pèlerinage avec les gens. Lorsqu'il arriva à La Mecque, il déplaça la Station d'Abraham 223 – qui était collée à la Maison – à son emplacement actuel. Puis il retourna à Médine. Au début de l'an 19 224, 'Umar écrivit à Sa'd ibn Abî Waqqâs : « Envoie de chez toi 225 une armée vers la Jazîra 226, et place à sa tête l'un des trois 227 : Khâlid ibn 'Urfuta, Hâshim ibn 'Utba ibn Abî Waqqâs, ou 'Iyâd ibn Ghanm. » Lorsque Sa'd lut la lettre, il dit : « Le Commandeur des croyants n'a placé 'Iyâd ibn Ghanm en dernier des trois que parce qu'il a un penchant pour lui. » Il le nomma donc commandant de l'armée et envoya avec lui 'Umar ibn Sa'd et 'Uthmân ibn Abî l-'Âs. 'Iyâd ibn Ghanm partit pour la Jazîra et campa avec son armée à ar-Ruhâ' 228. Il fit la paix avec ses habitants pour la Jazîra. Harrân 229 fit la paix lorsque ar-Ruhâ' fit la paix avec lui. 'Iyâd envoya 'Umar ibn Sa'd vers Ra's al-'Ayn 230, et marcha lui-même avec le reste des gens vers Dârâ 231 et Nisibe 232. Il les assiégea jusqu'à les conquérir 233. Ensuite, il conquit Mossoul 234 ; ses habitants firent la paix avec lui. 'Umar agrandit la Mosquée du Messager d'Allah, paix et salut sur lui : il l'agrandit du côté de la maison de Marwân et y intégra la maison d'al-'Abbâs. Il égalisa ses colonnes et son plafond. Sa'd 235 envoya Jarîr ibn 'Abd Allâh al-Bajalî vers Hulwân 236, qu'il conquit de force. Hâshim ibn 'Utba conquit Mâsabadhân 237 de force. Cette même année, Abû Mûsâ conquit Jundaysâbûr 238 et Sûs 239 par un traité de paix 240. Ensuite, 'Umar ordonna à Abû Mûsâ [d'envoyer] Jarîr ibn 'Abd Allâh 241 ; ils conquirent Râmhurmuz 242 par un traité de paix. Puis Abû Mûsâ marcha vers Tustar 243 jusqu'à la conquérir. Il conquit Qum 244 et Qâshân 245. Ensuite, Mu'âwiya ibn Abî Sufyân conquit Césarée 246, Ramla 247 et ce qui se trouve entre elles. 'Umar le confirma 248 dans ces deux régions. 'Umar accomplit le pèlerinage avec les gens. Cette même année, Takrît 249 fut conquise. Au début de l'an 20, Médine fut secouée par un tremblement de terre. Les habitants de Kûfa se plaignirent de Sa'd, prétendant qu'il ne savait pas bien prier 250. 'Umar le fit venir et l'interrogea. Sa'd dit : « Je m'attarde 251 dans les deux premières rak'as 252 et j'abrège dans les deux dernières. » 'Umar dit : « C'est ainsi que nous pensions de toi, ô Abû Ishâq. » Ensuite, 'Umar destitua Qudâma ibn Maz'ûn du Bahreïn. Abû Bahriyya 253 al-Kindî, 'Abd Allâh ibn Qays, entra en territoire byzantin et lança une razzia ; il fut le premier à y entrer 254. 'Amr ibn al-'Âs conquit l'Égypte 255 et Alexandrie 256 de force – elle fut conquise en l'an 21 – et y obtint un butin considérable, puis retourna. Lorsqu'il arriva à Bahlayb 257, un village de la campagne 258, le gouverneur d'Alexandrie envoya un message à 'Amr ibn al-'Âs : « J'avais l'habitude de payer le tribut 259 à des gens que je détestais plus que vous : les Perses et les Byzantins. Si tu veux, je te paierai le tribut à condition que tu me rendes les captifs. » 'Amr ibn al-'Âs lui répondit : « Derrière moi se trouve un émir 260 sans l'ordre duquel je ne peux rien décider. Si tu veux, je cesserai [de t'attaquer] et tu cesseras [de me combattre] jusqu'à ce que je lui écrive au sujet de ta proposition. S'il l'accepte, je l'accepterai ; s'il m'ordonne autre chose, j'exécuterai son ordre. » Le gouverneur dit : « Oui. » 'Amr écrivit donc à 'Umar. 'Umar lui répondit : « Ceci dit 261, ta lettre m'est parvenue... »
- hajj : Pèlerinage à La Mecque, l'un des cinq piliers de l'islam.
- Muhâjirûn et Ansâr : Les Émigrés (ceux qui ont quitté La Mecque pour Médine) et les Auxiliaires (les habitants de Médine qui ont accueilli le Prophète).
- yawm al-jumu'a : Le vendredi, jour de la prière collective.
- âyat al-rajm : Verset de la lapidation, qui aurait été révélé puis abrogé dans la récitation mais dont le jugement reste en vigueur selon certains savants.
- muhsan : Personne mariée, ayant eu des relations conjugales licites, et donc passible de la lapidation en cas d'adultère.
- faltah : Coup soudain, événement imprévu ; ici, désigne l'allégeance précipitée à Abû Bakr après la mort du Prophète.
- tuqta'u ilayhi al-a'nâq : Expression signifiant que les gens se tournent vers lui avec empressement et respect.
- saqîfa : Portique ou abri couvert où les Banû Sâ'ida se réunissaient.
- judhayluhâ al-muhakkak wa 'udhayquhâ al-murajjab : Métaphores : 'tronc solide' et 'palme robuste' pour exprimer sa force et sa détermination.
- thânî ithnayni idh humâ fî al-ghâr : Allusion au verset coranique (9:40) évoquant la présence d'Abû Bakr avec le Prophète dans la grotte lors de l'émigration.
- al-subât : Sommeil profond ou torpeur envoyée par Allah.
- sahûliyya : Vêtements blancs en coton provenant de Sahûl, village du Yémen.
- lahd : Niche creusée dans le côté de la tombe pour y déposer le corps, selon la pratique médinoise.
- لحد : Tombe en forme de niche creusée sur le côté, typique de l'enterrement islamique.
- مسجده : Sa mosquée, c'est-à-dire la Mosquée du Prophète à Médine.
- قطيفة : Couverture de laine ou tissu épais.
- قصة : Histoire ou récit, ici une anecdote sur sa présence dans la tombe.
- شريعته : Sa Loi, c'est-à-dire la charia islamique.
- وَهُوَ الَّذِي يُنَزِّلُ الْغَيْثَ مِنْ بَعْدِ ما قَنَطُوا : Coran, sourate 42, verset 28.
- واحذروا : Méfiez-vous, soyez en garde.
- نام : Dormant, c'est-à-dire même si l'action semble insignifiante ou en sommeil.
- وهأنذا : Me voici, exprimant la disponibilité.
- تلك الثائرة : Cette émeute, cette agitation.
- أبني : Ubna, une localité en Syrie ou en Arabie.
- أوطأهم : Les a écrasés, les a soumis.
- توفي : Il mourut, sous-entendu Usâma.
- وضعه في بيته : Il le plaça dans sa maison, l'étendard.
- مصحية : Serein, clair, sans nuages.
- ما شر الأيام يوم جئتكم : Quel mauvais jour que celui où je suis venu chez vous.
- سويق : Sawîq, farine de blé ou d'orge grillée, nourriture de voyage.
- المهتدى : La guidée, celui qui guide.
- تركتهم : Je les ai laissés, sous-entendu 'Ammâr.
- كنعم بلا راع : Comme un troupeau sans berger, métaphore de désordre.
- ننعاه : Nous annonçons sa mort, nous le pleurons.
- فزارة : Fazâra, tribu arabe.
- مالت : Se tourna, pencha vers.
- كلمهما : Tous deux furent contactés, parlés.
- كانا : Ils étaient, sous-entendu 'Adî et az-Zibriqân.
- وسكناهم : Et ils les apaisèrent, les calmèrent.
- فضلهما : Leur mérite, leur supériorité.
- لا نورث : Nous n'héritons pas, hadith prophétique.
- فهرجته : Elle se fâcha, s'irrita.
- ارتد : Apostasia, renia l'islam.
- عقالا أو عناقا : Une corde à chameau ou une chevrette, métaphore pour une petite chose.
- أنه الحق : Que c'était la vérité, la juste décision.
- الأنصار : Les Ansâr, les Médinois ayant accueilli le Prophète.
- وجمع : Et il confia, rassembla.
- ذا القصة : Dhâ l-Qissa, un lieu près de Médine.
- بريد : Barîd, unité de distance d'environ 12 milles.
- فأمسكوا عنها : Abstenez-vous-en, ne les attaquez pas.
- أن يصمد : Qu'il se dirige, qu'il aille droit vers.
- ينسج : Tisse, invente.
- بتعفير وجوهكم : En prosternant vos visages (dans la prière).
- واذكروا الله : Invoquez Allah, mentionnez Allah.
- Dhû al-Qa'da : Onzième mois du calendrier lunaire islamique.
- Dhû al-Hulayfa : Localité près de Médine, miqât (lieu de mise en état de sacralisation) pour le pèlerinage.
- badanât : Pluriel de badana, chamelle ou vache de sacrifice amenée pour le pèlerinage.
- Tarwiya : Huitième jour de Dhû al-Hijja, jour où les pèlerins se rendent à Minâ.
- zuhr : Prière de midi.
- ramy al-jimâr : Rituel de lapidation des stèles à Minâ.
- Jarw al-Bathâ' : Surnom signifiant 'le louveteau de la plaine'.
- Sawâd : Région fertile de l'Irak, littéralement 'la noirceur'.
- jizya : Impôt de capitation payé par les non-musulmans en échange de protection.
- Kisrâ : Titre des rois sassanides de Perse.
- al-Ma'raqa : Route ou région, littéralement 'la suante'.
- Ayla : Ville portuaire sur la mer Rouge, actuelle Aqaba.
- Tabûk : Localité au nord-ouest de l'Arabie.
- al-Balqâ' : Région de l'actuelle Jordanie.
- shamâmis : Pluriel de shammâs, diacre chrétien.
- Ghumr al-'Arabât : Lieu en Palestine, peut-être une vallée.
- Thaniyyat Jilliq : Col ou défilé de Jilliq, localité près de Damas.
- Tadhâruq : Nom d'un commandant byzantin, probablement Théodoric.
- Héraclius : Empereur byzantin (610-641).
- al-A'aysar : Surnom de 'Umar, signifiant 'le gaucher'.
- Umm Shaml : Surnom de la mère de 'Umar, signifiant 'mère de la réunion'.
- Rabî'a : Grande tribu arabe du nord de l'Arabie.
- 'Ayn al-Tamr : Localité en Irak, célèbre pour ses palmiers-dattiers.
- al-'alamayn : Deux balises ou monticules servant de repères.
- 'awsaj : Arbuste épineux, le jujubier sauvage.
- Allâhu akbar : Formule signifiant 'Dieu est le plus grand'.
- Suwâ : Localité en Syrie ou en Irak.
- Bahrâ' : Tribu arabe chrétienne de Syrie.
- jafna : Grand plat ou jatte pour la nourriture ou la boisson.
- Ghassân : Tribu arabe chrétienne alliée des Byzantins.
- Marj Râhit : Prairie près de Damas.
- Busrâ : Ville de Syrie, actuelle Bosra.
- Marj al-Suffar : Plaine au sud de Damas.
- a'lâj : Pluriel de 'ilj, terme péjoratif pour les non-Arabes, surtout les Perses ou Byzantins.
- Ghor : Vallée du Jourdain.
- Ajnâdayn : Lieu de bataille entre musulmans et Byzantins en Palestine.
- Bayt Jibrîn : Ville de Palestine, ancienne Eleutheropolis.
- Jumâdâ al-ûlâ : Cinquième mois du calendrier lunaire islamique.
- umarā' al-ajnād : Commandants des armées, désignant les chefs militaires des districts syriens.
- Faḥl : Localité en Jordanie, aussi appelée Pella, site d'une bataille entre musulmans et Byzantins.
- bathaqū anhārahā : Ils percèrent ses canaux, inondant la région pour entraver l'avancée musulmane.
- sabkha : Terrain salin et marécageux, rendant le sol glissant.
- waq'at al-jisr : Bataille du Pont, affrontement majeur en Irak (634) où les musulmans subirent une défaite.
- Anṣār : Les 'Auxiliaires' de Médine, convertis ayant accueilli le Prophète.
- Ḥijāz : Région occidentale de l'Arabie incluant La Mecque et Médine.
- Kisrā : Titre des rois sassanides de Perse.
- Abū 'Ubayd : Abū 'Ubayd ibn Mas'ūd al-Thaqafī, commandant musulman tué à la bataille du Pont.
- Muhājirūn : Les 'Émigrés' de La Mecque ayant suivi le Prophète à Médine.
- al-Yaman : Localité en Irak, près de l'Euphrate, ne pas confondre avec le Yémen.
- maslaḥa : Garnison ou poste militaire avancé.
- al-Jālīnūs : Général perse, nom hellénisé (Galenus ?).
- Bārūsmā : Forteresse perse en Irak.
- Dhū l-Ḥājib : Surnom signifiant 'Celui au sourcil', général perse.
- al-Marūḥa : Localité en Irak, sur l'Euphrate.
- ibn Ṣalūbā : Personnage non identifié, probablement un ingénieur ou officier.
- fīl : Éléphant de guerre utilisé par les Perses.
- Ulays : Localité en Irak, site d'une bataille.
- al-Khaṭmī : Nisba indiquant l'appartenance à la tribu de Khaṭma.
- fī'a : Point de ralliement, refuge ; ici, 'Umar se présente comme le recours des fuyards.
- Jabr : Prénom signifiant 'compensation'.
- al-sana al-rābi'a 'ashara : An 14 de l'Hégire (635-636).
- Bāhān : Général byzantin, commandant de la garnison de Damas.
- ṣulḥan : Par un traité de paix, impliquant reddition et paiement de tribut.
- jizya : Capitation imposée aux non-musulmans en échange de protection.
- Rajab : Septième mois du calendrier lunaire islamique.
- tarāwīḥ : Prières surérogatoires nocturnes accomplies pendant le mois de Ramaḍān.
- Mihrān ibn Bādhān : Général perse, gouverneur de la région.
- al-Nukhayla : Localité près de Kūfa, en Irak.
- Shurāf : Localité en Irak, lieu de campement.
- Yarmūk : Rivière et site de la bataille décisive (636) entre musulmans et Byzantins.
- musta'riba : Arabes christianisés, alliés des Byzantins.
- al-Ṣaqlār : Général byzantin, nom d'origine slave (Saklar ?).
- al-a'māq : Défilés ou régions montagneuses de Syrie du Nord.
- Malatya : Ville d'Anatolie orientale (aujourd'hui en Turquie).
- al-Qādisiyya : Site de la bataille décisive (636) contre les Perses sassanides.
- ta'rīkh : Calendrier ou ère ; ici, l'ère islamique (Hégire).
- Hijra : Émigration du Prophète de La Mecque à Médine en 622.
- Qādis : Village près d'al-Qādisiyya.
- al-'Udhayb : Localité en Irak, près de Kūfa.
- dīwān : Registre militaire ou administratif recensant les soldats.
- burdān : Deux manteaux rayés, vêtement traditionnel arabe.
- batha'lab : Renard, au singulier, dans le contexte du proverbe.
- tha'âlib : Renards, pluriel de tha'lab.
- ijtama'na : Elles se rassemblèrent (féminin pluriel, car 'renards' est féminin en arabe).
- nuwaqqir : Nous chargeons, littéralement 'nous rendons lourdes'.
- rakâ'ib : Montures, pluriel de râkiba.
- 'ayshan : Vie, subsistance.
- al-ma'bar : Le passage, le gué.
- umm walad : Mère d'enfant, esclave ayant eu un enfant de son maître.
- atliqînî : Délivre-moi (impératif féminin singulier).
- taj'alî : Tu mettes (subjonctif féminin singulier).
- atlaqathu : Elle le délivra.
- lâ yakâdu : Il ne manque presque pas.
- turs : Bouclier.
- i'tanaqahu : Il l'étreignit, l'enlaça.
- yalmâq : Vêtement, manteau (mot d'origine persane).
- ihtazza : Il coupa, trancha.
- 'ariqat : Elle était en sueur (féminin, le cheval).
- madd : Renforts, secours.
- ashama : Il donna une part, fit participer au butin.
- ajbanû : Ils accusèrent de lâcheté.
- Khâlid : Nom propre, Khâlid ibn 'Urfuta.
- Bahr Sîr : Localité près de Ctésiphon.
- talabû : Ils cherchèrent.
- makhâda : Gué, passage à travers l'eau.
- makhâda : Gué.
- yum'inû : Ils s'éloignent, s'enfoncent.
- fî rijlih : À son pied, peut-être une précision.
- khayluh : Sa cavalerie.
- sâbât : Galerie couverte, passage voûté.
- bi-jayshih : Avec son armée.
- yakhâfûnahu : Ils le craignent.
- sirba : Troupe, groupe.
- al-'arab : Les Arabes.
- al-muslimîn : Les musulmans.
- Kuwayfa : Petite Kûfa, localité.
- irtâda : Il reconnut, explora.
- ikhtatta : Il traça, répartit.
- khitat : Lots, quartiers.
- kawwafa : Il fonda la Kûfa.
- yuqâlu lahu : Appelé, nommé.
- 'Utba ibn Ghazwân : Compagnon, conquérant de Bassora.
- qasab : Roseaux.
- wâlid al-Hasan : Le père d'al-Hasan al-Basrî.
- jadd Ibn 'Awn : L'aïeul d'Ibn 'Awn.
- Abû Bakra : Compagnon, père de 'Abd al-Rahmân.
- 'Uthmân ibn 'Affân : Futur calife.
- fataha 'alayka : T'accorde la conquête.
- idh : Voici que, soudain.
- aqarrat : Elle avoua (féminin).
- gharrada : Il exila.
- arba'umi'a : Quatre cents.
- Zayd ibn Thâbit : Compagnon, scribe du Coran.
- al-sâbila : Les voyageurs, ceux qui empruntent la route.
- sâra : Il se rendit, partit.
- ghazâhum : Il les combattit.
- Qinnasrîn : Région de Syrie du Nord.
- Manbij : Ville de Syrie.
- Qaysar : César, titre de l'empereur byzantin.
- idhâ : Lorsque.
- Sargh : Localité en Syrie.
- ilayya : Vers moi.
- an : Que, particule.
- 'annî : De moi, loin de moi.
- qâla lahu : Lui dit.
- الوباء : Épidémie, peste.
- العمرة : Petit pèlerinage à La Mecque, non obligatoire.
- أنصاب الحرم : Bornes délimitant le territoire sacré de La Mecque.
- البقاع : Région de la Békaa, au Liban.
- بعلبك : Baalbek, ville du Liban.
- حمص : Homs, ville de Syrie.
- حمص : Homs, ville de Syrie.
- البصرة : Bassorah, ville d'Irak.
- الصلاة : Prière rituelle islamique.
- نافع بن كلدة : Nâfi' ibn Kalada, compagnon.
- الحج : Grand pèlerinage à La Mecque, obligatoire.
- زيد بن ثابت : Zayd ibn Thâbit, compagnon et scribe du Coran.
- السنة الثامنة عشرة : An 18 de l'Hégire (639-640 ap. J.-C.).
- سنة الرمادة : Année de la Cendre, famine sévère.
- الرزق : Subsistance, provision accordée par Dieu.
- الحكرة : Accaparement, monopole.
- طاعون عمواس : Peste d'‘Amwâs, épidémie en Palestine.
- أرض عميقة : Terre basse, humide.
- الجابية : Al-Jâbiya, localité du Golan.
- يشتعل : S'enflammer, brûler.
- الخراج : Impôt foncier perçu par l'État islamique.
- الحد : Peine légale fixée par la charia.
- البقيع : Cimetière de Médine.
- مقام إبراهيم : Station d'Abraham, pierre près de la Kaaba.
- السنة التاسعة عشرة : An 19 de l'Hégire (640-641 ap. J.-C.).
- من عندك : De chez toi, de ta région.
- الجزيرة : La Jazîra, Haute-Mésopotamie.
- أحد الثلاثة : L'un des trois hommes mentionnés.
- الرهاء : Ar-Ruhâ', Édesse (aujourd'hui Urfa, Turquie).
- حران : Harrân, ville de Turquie.
- رأس العين : Ra's al-'Ayn, ville de Syrie.
- دارا : Dârâ, ville de Turquie.
- نصيبين : Nisibe, ville de Turquie.
- افتتحهما : Les conquit.
- الموصل : Mossoul, ville d'Irak.
- سعد : Sa'd ibn Abî Waqqâs, compagnon et général.
- حلوان : Hulwân, ville d'Iran.
- ماسبذان : Mâsabadhân, région d'Iran.
- جنديسابور : Jundaysâbûr, ville d'Iran.
- السوس : Sûs, Suse, ville d'Iran.
- صلحا : Par un traité de paix.
- جرير بن عبد الله : Jarîr ibn 'Abd Allâh, compagnon.
- رامهرمز : Râmhurmuz, ville d'Iran.
- التستر : Tustar, Shushtar, ville d'Iran.
- قم : Qum, ville d'Iran.
- قاشان : Qâshân, Kachan, ville d'Iran.
- قيسارية : Césarée, ville de Palestine.
- الرملة : Ramla, ville de Palestine.
- أقره : Le confirma dans ses fonctions.
- تكريت : Takrît, ville d'Irak.
- لا يحسن يصلي : Ne sait pas bien prier.
- أركن : Je m'attarde, je prolonge.
- الأوليين : Les deux premières unités de prière.
- أبو بحرية : Abû Bahriyya, compagnon.
- دخلها : Y entra, y pénétra.
- مصر : Égypte.
- الإسكندرية : Alexandrie, ville d'Égypte.
- بلهيب : Bahlayb, localité égyptienne.
- الريف : Campagne, zone rurale.
- الجزية : Tribut perçu sur les non-musulmans.
- أميرا : Émir, commandant, gouverneur.
- أما بعد : Formule de transition : 'Ceci dit', 'Or donc'.
La deuxième partie
Rappelle-lui que le maître d'Alexandrie t'a offert le tribut 1 à condition que tu lui rendes ce que tu as pris comme captifs de sa terre. Par ma vie, un tribut régulier qui serait pour nous et pour les musulmans après nous m'est plus cher qu'un butin qui serait partagé puis comme s'il n'avait jamais été. Propose donc au maître d'Alexandrie de te donner le tribut à condition que vous donniez le choix à ceux de leurs captifs qui sont entre vos mains entre l'islam et la religion de leur peuple. Celui qui choisit l'islam est des musulmans, il a ce qu'ils ont et il lui est dû ce qui leur est dû. Celui qui choisit la religion de son peuple, on lui impose le tribut comme on l'impose aux gens de sa religion. Quant à ceux de leurs captifs qui se sont dispersés et ont atteint Médine, La Mecque et le Yémen, nous ne pouvons pas les rendre, et nous n'aimons pas faire un pacte avec eux pour ce que nous ne pouvons pas honorer." Alors 'Amr ibn al-'As envoya un message au maître d'Alexandrie pour l'informer de ce qu'avait écrit le Commandeur des croyants. Il dit : "J'accepte." Ils rassemblèrent donc les captifs qui étaient entre leurs mains, et les chrétiens se réunirent. Ils donnaient le choix à l'homme entre l'islam et le christianisme. S'il choisissait l'islam, les musulmans disaient "Allahu akbar" et il les rejoignait. S'il choisissait le christianisme, les chrétiens poussaient des cris de joie 2 puis le prenaient parmi eux, et on lui imposait le tribut. Puis 'Amr ibn al-'As écrivit à 'Umar : "Ô Commandeur des croyants ! Nous avons pris la mer, et si tu veux la monter, je la monterai." 'Umar lui écrivit : "Décris-moi son état et l'état de celui qui la monte." 'Amr ibn al-'As lui écrivit : "C'est une grande créature ; une faible créature y navigue, un ver sur un bois. S'il s'y accroche, il est terrifié 3, et s'il tombe, il se noie." Il écrivit à 'Amr ibn al-'As : "Il n'appartient pas à Dieu de me demander des comptes au sujet de ma décision concernant les musulmans que j'y aurais embarqués. Nous n'avons pas besoin de cela 4." Et Bilal ibn Rabah 5, le muezzin de l'Envoyé de Dieu — que Dieu le bénisse et lui donne la paix — mourut à Damas et fut enterré dans le cimetière près de la Petite Porte. Puis 'Umar expulsa les juifs du Hedjaz de Najran vers Koufa, et dit : "Le Prophète — que Dieu le bénisse et lui donne la paix — disait : 'Si je vis, j'expulserai les juifs de la péninsule arabique.'" Puis il leur dit : "Que celui d'entre vous qui a un pacte de l'Envoyé de Dieu — que Dieu le bénisse et lui donne la paix — apporte son pacte afin que nous l'exécutions. Et celui qui n'a pas de pacte, je l'expulserai 6, car le Prophète — que Dieu le bénisse et lui donne la paix — a dit : 'Je vous maintiendrai tant que Dieu vous maintiendra.' Dieu a permis votre expulsion, à moins qu'un homme parmi vous n'apporte un pacte ou une preuve du Prophète — que Dieu le bénisse et lui donne la paix — qu'il l'a maintenu, alors je le maintiendrai. Et vous avez fait à Muzhir ibn Rafi' al-Harithi ce que vous avez fait." En effet, Muzhir ibn Rafi' était sorti avec des serviteurs 7 du Sham jusqu'à ce qu'il fût à Khaybar. Des juifs entrèrent, donnèrent des armes à ses serviteurs et les incitèrent à le tuer, et ils le tuèrent. Alors 'Umar expulsa les juifs du Hedjaz et divisa Khaybar en dix-huit parts. Puis il envoya à Fadak Abu Habiba 8 al-Harithi, et il alla vers Wadi al-Qura. Il fit exécuter le départ des femmes 9 de Khaybar et de Wadi al-Qura selon ce que l'Envoyé de Dieu — que Dieu le bénisse et lui donne la paix — avait décidé, sauf qu'il les répartit, et elles devinrent entre les mains de leurs propriétaires, vendues et héritées. Il commença par les épouses du Prophète — que Dieu le bénisse et lui donne la paix — et assigna à chacune d'elles douze mille [dirhams]. Il assigna aux gens de Badr, à leurs enfants, alliés et clients, cinq mille chacun. Il assigna aux Ansar, à leurs enfants, alliés et clients, quatre mille chacun. Puis Usayd ibn Hudayr mourut au mois de Sha'ban et fut enterré à al-Baqi' 10. Et Héraclius, roi des Romains, mourut, et Constantin 11 fut installé à sa place. Puis les Abyssins attaquèrent les gens de Balja 12 et les frappèrent. Le cri de détresse parvint à 'Umar, qui envoya 'Alqama ibn Mujazziz 13 al-Mudliji avec vingt navires contre les Abyssins, et ils les attaquèrent. Après cela, aucun musulman ne fut transporté par mer. Puis 'Umar destitua Abu Musa du poste de Bassora et y nomma 'Uthman ibn Abi al-'As, et leur ordonna d'obéir 14. 'Uthman s'installa à Tawwaj 15 et en fit une métropole. Il envoya Sawwar ibn Hammam al-'Abdi à Sabur, et il fut tué à 'Uqbat al-Tin 16. Puis Zaynab bint Jahsh, épouse de l'Envoyé de Dieu — que Dieu le bénisse et lui donne la paix — mourut. 'Umar demanda : "Qui la lavera ?" Les épouses du Prophète — que Dieu le bénisse et lui donne la paix — dirent : "Nous la laverons." Elles la lavèrent, et 'Umar pria sur elle et fit quatre takbirs. Quand son brancard fut apporté, 'Umar ordonna qu'un tissu soit étendu sur sa tombe. Il ordonna à Usama ibn Zayd, au fils de son frère Muhammad ibn 'Abd Allah ibn Jahsh, et à Muhammad ibn Talha ibn 'Ubayd Allah d'entrer dans sa tombe et de creuser une niche 17 pour elle. 'Umar se tint sur sa tombe jusqu'à ce qu'elle fût nivelée, aspergea sa tombe d'eau, puis s'en alla. Et 'Umar fit le pèlerinage avec les gens. Quand entra l'an vingt et un, Khalid ibn al-Walid mourut à Homs et légua [ses biens] à 'Umar ibn al-Khattab 18. Puis eut lieu la conquête de Nahavand 19, dont le commandant était al-Nu'man ibn Muqarrin. En effet, les gens de Rayy, d'Ispahan, de Hamadan et de Nahavand firent un pacte et un serment, et dirent : "L'Envoyé de Dieu — le Prophète des Arabes qui a établi leur religion — est mort, et leur roi après lui a régné peu de temps — c'est-à-dire Abu Bakr — puis il est mort. 'Umar a prolongé son règne et sa durée, et son affaire s'est prolongée jusqu'à ce qu'il envoie des armées contre vous dans vos pays. Il ne cessera pas avant que vous marchiez contre eux dans leurs pays et les tuiez." Quand la nouvelle parvint aux musulmans de Koufa, ils écrivirent à 'Umar. Quand 'Umar prit la lettre, il se rendit à la chaire de l'Envoyé de Dieu — que Dieu le bénisse et lui donne la paix — en pleurant, et se mit à crier : "Où sont les musulmans ! Où sont les émigrés 20 et les auxiliaires 21 ! Que ceux qui sont ici parmi les musulmans viennent !" Il ne cessa de crier jusqu'à ce que la mosquée fût remplie d'hommes. Puis il monta en chaire, loua Dieu et Le glorifia, puis dit : "Ô gens ! Satan a rassemblé contre vous de nombreuses foules et s'est avancé vers vous avec elles. Sachez que les gens de Rayy, d'Ispahan, les gens de Hamadan et les gens de Nahavand sont des nations aux couleurs et aux religions diverses. Sachez qu'ils ont fait un pacte et un serment de marcher contre vous et de vous tuer. Sachez que ce jour a des jours après lui. Sachez donc, conseillez-moi par votre avis." Alors Talha ibn 'Ubayd Allah se leva, loua Dieu et Le glorifia, puis dit : "Ô Commandeur des croyants ! Les épreuves t'ont éprouvé et les expériences t'ont rendu sage. Tu as été éprouvé, ô Commandeur des croyants, et testé, et rien des conséquences du décret de Dieu pour toi ne s'est révélé autrement que bon. Tu es, ô Commandeur des croyants, d'heureux augure 22, béni dans ton commandement. Ordonne-nous, nous obéirons ; appelle-nous, nous répondrons ; charge-nous, nous monterons." 'Umar loua Talha pour son bien, puis s'assit. 'Uthman ibn 'Affan se leva, loua Dieu et Le glorifia, puis dit : "Ô Commandeur des croyants ! Je pense que tu devrais écrire aux gens du Sham pour qu'ils marchent vers toi depuis leur Sham, et écrire aux gens du Yémen pour qu'ils marchent depuis leur Yémen, et marcher toi-même avec ceux qui sont avec toi des gens de ces deux sanctuaires 23 vers ces deux métropoles 24. Car si tu fais cela, tu seras le plus puissant et le plus grand. Et ce jour a des jours après lui." 'Umar le loua, puis s'assit. 'Ali ibn Abi Talib se leva, loua Dieu et Le glorifia, puis dit : "Ô Commandeur des croyants ! Si tu écris aux gens du Sham pour qu'ils marchent vers toi depuis leur Sham, alors les Romains marcheront contre leurs familles et les captureront. Si tu écris aux gens du Yémen pour qu'ils marchent vers toi depuis leur Yémen, alors les Abyssins marcheront contre leurs familles et les captureront. Et si tu marches toi-même avec ceux qui sont avec toi des gens de ces deux sanctuaires vers ces deux métropoles, alors, par Dieu, la terre se soulèvera contre toi de toutes ses extrémités et de ses côtés. Et par Dieu, ô Commandeur des croyants, ceux qui restent derrière toi parmi les points faibles et les familles sont plus importants pour toi que ce qui est devant toi parmi les non-Arabes. Par Dieu, ô Commandeur des croyants, si les non-Arabes te voyaient de leurs propres yeux, ils diraient : 'Voici 'Umar, voici le chef 25 des Arabes', et par Dieu, cela serait plus dur pour leur guerre et plus audacieux pour eux contre toi. Quant à ce que tu as détesté de la marche de ces gens, Dieu déteste leur marche plus que toi, et Il est plus capable de changer ce que tu détestes. Quant à ce que tu as mentionné de leur grand nombre, nous ne combattions pas avec notre Prophète par le nombre, mais nous combattions avec lui par le secours du ciel. Et moi, ô Commandeur des croyants, j'ai un avis de moi-même. Mon avis est que tu écrives aux gens de Bassora pour qu'ils se divisent en trois groupes : un groupe qui reste auprès de ceux avec qui ils ont des pactes pour qu'ils ne les trahissent pas, un groupe qui reste derrière eux pour leurs familles, et un groupe qui marche vers leurs frères à Koufa comme renfort." Alors 'Umar frappa des mains 26 puis fit le takbir à haute voix, disant : "Allahu akbar ! Allahu akbar ! Voilà l'avis ! Voilà l'avis ! J'aurais aimé suivre la vérité du fils d'Abi Talib. Si j'étais sorti moi-même, la terre se serait soulevée contre moi de toutes ses extrémités. Et si les non-Arabes m'avaient vu de leurs propres yeux, ils n'auraient pas quitté le champ de bataille 27 jusqu'à ce qu'ils me tuent ou que je les tue. Conseille-moi, ô 'Ali ibn Abi Talib, sur un homme à qui je confierai cette affaire !" Il dit : "Que m'importe eux ! Ce sont les gens d'Irak qui sont venus à toi, t'ont vu, et tu les as vus et les as examinés, et tu es le plus savant d'entre nous à leur sujet." 'Umar dit : "S'il plaît à Dieu, je confierai demain l'étendard à un homme qui sera le premier à rencontrer les lances, et c'est al-Nu'man ibn Muqarrin al-Muzani." Puis 'Umar appela al-Sa'ib ibn al-Aqra' al-Kindi et dit : "Ô Sa'ib ! Tu es le gardien du butin pour le partager. Si Dieu donne quelque chose à cette armée comme butin, n'empêchez personne d'un droit qui lui revient. Que ta mère te perde, ô Sa'ib ! Et si cette armée périt, va-t'en loin dans la terre, que je ne te voie plus d'un seul regard, car tu m'apporteras le souvenir de cette armée chaque fois que je te verrai." Puis il écrivit aux gens de Koufa : "Paix sur vous. Après cela, je vous ai nommé al-Nu'man ibn Muqarrin al-Muzani comme commandant. Si al-Nu'man est tué, alors Hudhayfa ibn al-Yaman al-'Absi sera votre commandant. Si Hudhayfa est tué, alors 'Abd Allah ibn Qays al-Ash'ari Abu Musa sera votre commandant. Si Abu Musa est tué, alors Jarir ibn 'Abd Allah al-Bajali sera votre commandant. Si Jarir est tué, alors al-Mughira ibn Shu'ba al-Thaqafi sera votre commandant. Si al-Mughira est tué, alors al-Ash'ath ibn Qays al-Kindi sera votre commandant." Puis 'Umar écrivit à al-Nu'man ibn Muqarrin : "Dans ton armée, il y a deux hommes : 'Amr ibn Ma'di Karib al-Madh'hiji et Tulayha ibn Khuwaylid al-Asadi. Fais-les venir et consulte-les sur la guerre, mais garde-toi de leur confier une charge, car chaque artisan est plus savant dans son métier." Quand la lettre lui parvint, il marcha avec les gens. Les musulmans et les polythéistes se rencontrèrent à Nahavand. Les polythéistes vinrent protégeant eux-mêmes et leurs chevaux pendant trois jours. Puis les musulmans s'avancèrent contre eux le mercredi et combattirent un combat violent, jusqu'à ce que les morts fussent nombreux et que les blessés et les tués fussent répandus dans les deux camps. Puis la nuit les sépara, et les deux camps retournèrent à leurs armées. Les musulmans passèrent la nuit avec des gémissements [de douleur] des blessures, se bandant avec des chiffons 28 et pleurant autour de leurs exemplaires du Coran. Les polythéistes passèrent la nuit avec leurs instruments de musique et leurs vins. Puis ils revinrent le jeudi, et les polythéistes combattirent un combat violent, jusqu'à ce que les morts fussent nombreux et que les blessés fussent répandus dans les deux camps. Puis la nuit les sépara, et les deux camps retournèrent à leurs armées. Les musulmans passèrent la nuit avec des gémissements des blessures, se bandant avec des chiffons et pleurant autour de leurs exemplaires du Coran, et les polythéistes passèrent la nuit avec leurs instruments de musique et leurs vins. Puis al-Nu'man ibn Muqarrin — qui était un homme court et blanc — revint le vendredi...
Un bardhawn 29 blanc, marqué de blanc, se mit à venir bannière après bannière, les incitant au combat et disant : « Par Allah, par Allah ! Ne trahissez pas l’islam, car vous êtes la porte entre les musulmans et les associateurs. Si cette porte est brisée, ils entreront chez les musulmans 30. Ô gens ! Je vais agiter pour vous l’étendard une première fois : que chacun veille à bien sangler son cheval et à ajuster ses rênes. Sachez ! Je vais l’agiter une deuxième fois : que chacun de vous regarde la position de son cheval, l’endroit où il plantera sa lance et le visage de son adversaire. Sachez ! Je vais l’agiter une troisième fois en prononçant le takbîr 31 : alors glorifiez Allah et invoquez-Le, et demandez secours. Sachez ! Chargez, chargez ! » Un homme dit : « Nous avons entendu ton discours et retenu tes recommandations. Indique-nous à quel moment du jour cela aura lieu, afin que nous soyons prêts avec nos armes et nos montures. » An-Nu‘mân répondit : « Rien ne m’empêcherait de le faire dès le début du jour, si ce n’est une chose que j’ai vue de la part du Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) : lorsqu’il partait en expédition et ne combattait pas au début du jour, il ne se hâtait pas pour le combat jusqu’à ce que le soleil ait décliné, que les vents se lèvent, que le combat devienne favorable, que la prière soit présente, et que la victoire descende du ciel avec les moments des prières sur terre 32. » Les musulmans restèrent donc à observer l’étendard et à le guetter. Lorsque le soleil eut décliné du zénith, An-Nu‘mân agita l’étendard une première fois : ils retirèrent les sacs de fourrage des chevaux, leur mirent les rênes, prirent leurs épées dans leurs mains droites et leurs boucliers dans leurs mains gauches, et chacun d’eux accomplit deux rak‘a 33 en se hâtant. Puis An-Nu‘mân agita l’étendard une deuxième fois : chacun planta sa lance entre les oreilles de son cheval, les hommes collèrent leurs poitrines aux encolures des chevaux, et chacun disait à son compagnon : « Ô untel ! Écarte-toi de moi, que je te piétine avec mon cheval ! Je vois le visage de mon adversaire, et je ne reviendrai pas, si Allah le veut, jusqu’à ce que je sois tué ou qu’Allah m’accorde la victoire. » Puis il agita l’étendard une troisième fois en prononçant le takbîr : les gens se mirent à dire le takbîr, les premiers puis les suivants, les plus proches puis les plus éloignés. Allah jeta la terreur dans les cœurs des associateurs, au point que leurs jambes tremblaient dans les étriers, et aucun d’eux ne put bander son arc. Puis ils tournèrent le dos en fuyant. An-Nu‘mân chargea, et les gens chargèrent. An-Nu‘mân fut le premier tué parmi les musulmans : une flèche l’atteignit et le tua. Son frère Ma‘qil ibn Muqarrin vint, le recouvrit d’un manteau, puis prit l’étendard, qui dégouttait du sang de ceux qu’An-Nu‘mân avait tués avant de mourir. Allah mit en déroute les associateurs et accorda la victoire aux musulmans. Les gens prêtèrent serment d’allégeance à Hudhayfa ibn al-Yamân. As-Sâ’ib ibn al-Aqra‘ rassembla le butin, qui ressemblait à des collines. Un dihqân 34 parmi leurs dihqâns vint à lui et dit : « Veux-tu me garantir la sécurité pour moi-même, ma famille et tous mes parents, et je te guiderai vers un trésor immense ? » Il dit : « Oui. » Il dit : « Prenez des paniers et des pioches, et marchez. » Ils marchèrent avec lui jusqu’à un endroit. Il dit : « Creusez. » Ils creusèrent et trouvèrent une pierre. Il dit : « Soulevez-la. » Ils la soulevèrent et trouvèrent deux coffres de gemmes dont la lumière brillait comme des météores étincelants. As-Sâ’ib donna à chaque ayant droit sa part du butin, puis transporta les deux coffres jusqu’à ce qu’il les apporte à ‘Umar. Lorsque ‘Umar vit as-Sâ’ib, il se détourna en pleurant, puis revint et dit : « Ô Sâ’ib ! Malheur à toi ! Qu’y a-t-il derrière toi ? Qu’as-tu fait ? Qu’ont fait les musulmans ? » As-Sâ’ib dit : « Bien, ô Commandeur des croyants ! Allah a mis en déroute les associateurs et a accordé la victoire aux musulmans. » Il dit : « Malheur à toi, ô Sâ’ib ! Par Allah, aucune nuit n’a été pour moi comme la nuit dernière depuis que le Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) est mort parmi nous ! Non, par Allah, je n’ai passé la nuit dernière qu’à réfléchir ! Qu’a fait An-Nu‘mân ibn Muqarrin ? » Il dit : « Il est mort en martyr, ô Commandeur des croyants. » ‘Umar pleura, puis dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à An-Nu‘mân » – trois fois – puis dit : « Ensuite ? » Il dit : « Non, par Celui qui t’a honoré par le califat et te l’a accordé, personne que nous connaissions n’a été tué après An-Nu‘mân. » ‘Umar pleura abondamment, puis dit : « Les faibles, mais Allah les a honorés par le martyre et le leur a accordé. Avez-vous enterré vos frères ? Peut-être avez-vous été vaincus par leurs corps et avez-vous laissé leurs chairs aux chiens et aux bêtes féroces ? Je crains qu’ils n’aient été frappés dans une terre perdue. » As-Sâ’ib dit : « Apaise-toi, ô Commandeur des croyants ! Allah les a honorés par le martyre et le leur a accordé. » Puis ‘Umar dit : « As-tu donné à chaque ayant droit son dû ? » Il dit : « Oui. » Alors ‘Umar secoua son manteau, se détourna en pleurant, et as-Sâ’ib saisit le bord de son manteau et dit : « Assieds-toi, ô Commandeur des croyants ! J’ai besoin de toi. » Il dit : « Quel est ton besoin ? Ne m’as-tu pas informé que tu avais donné à chaque ayant droit son dû ? » Il dit : « Si. » Il dit : « Quel est donc ton besoin envers moi ? » Il lui montra les deux coffres avec leurs gemmes, qui brillaient comme des météores étincelants. ‘Umar dit : « Qu’est-ce que cela ? » As-Sâ’ib lui raconta l’histoire du dihqân. ‘Umar leva et baissa les yeux vers cela, puis dit : « Appelle-moi ‘Alî, ‘Abd ar-Rahmân ibn ‘Awf, Ibn Mas‘ûd et ‘Abd Allah ibn al-Arqam. » Lorsqu’ils furent réunis auprès de lui, as-Sâ’ib dit : « Je n’avais d’autre souci que de m’échapper de ‘Umar. Je montai ma monture et vins à Kûfa. Par Allah, la selle de ma monture n’était pas encore sèche que m’arriva une lettre de ‘Umar : “Je te somme, si tu es assis, de ne pas te lever, et si tu es debout, de ne pas t’asseoir, sauf sur ta monture, puis vite, vite !” Je dis au messager : “S’est-il produit un événement en islam ?” Il dit : “Non.” Je dis : “Quel est donc son besoin envers moi ?” Il dit : “Je ne sais pas.” Je montai ma monture et vins à ‘Umar. Lorsqu’il me vit, il se précipita vers moi avec son bâton et me frappa jusqu’à ce que je le dépasse vers un autre, en disant : “Qu’ai-je à faire avec toi, ô fils d’Umm Mulayka ? Est-ce de ma religion que tu t’éloignes, ou est-ce le Feu que tu me fais affronter ?” Je dis : “Laisse-moi, ô Commandeur des croyants ! Ne me tue pas de chagrin.” ‘Umar dit : “Lorsque tu es sorti de chez moi et que je me suis couché, des anges de mon Seigneur sont venus à moi au milieu de la nuit ; ils m’ont jeté ces deux coffres, et lorsque je les ai soulevés, voilà qu’un feu brûlait sur mes côtés. Je commençai à reculer, et ils me poussaient vers eux, jusqu’à ce que je fasse une promesse à mon Seigneur à ce sujet : s’Il me laisse jusqu’au matin, je les partagerai entre ceux qu’Allah a gratifiés. Sors-les de chez moi, je n’en ai pas besoin… Vends-les pour la solde des combattants et des descendants. Si tu n’atteins que la solde d’un des deux groupes, alors vends et partage-les entre ceux qu’Allah a gratifiés. Par Allah, si les musulmans se plaignent avant que tu ne les aies partagés entre eux, je ferai de toi un exemple pour ceux qui viendront après toi.” As-Sâ’ib dit : “Je les sortis de chez lui et vins à Kûfa. Je les exposai à la foule, et leur lumière apparut, brillant comme des météores étincelants. Aucun groupe ne passait devant eux sans les frapper en signe d’étonnement, jusqu’à ce que ‘Amr ibn Hurayth vienne à moi. Lorsqu’il les vit, il me les marchanda. Je dis : “Pour la solde des combattants et des descendants.” Il ne me parla pas jusqu’à ce qu’il frappe ma main et que je lui confirme la vente. Il les emporta à Hîra, vendit l’un pour la solde des combattants et des descendants, et garda l’autre comme profit. Ce fut le premier bien qu’il acquit à Kûfa.” Puis al-Mughîra ibn Shu‘ba marcha avec les musulmans vers la ville d’Adharbayjân, et ses habitants firent la paix avec lui pour huit cent mille dirhams chaque année. Puis Hudhayfa ibn al-Yamân fit une expédition contre Dînawar et la conquit de force, alors qu’elle avait été conquise auparavant par Sa‘d et avait fait défection. Puis Hudhayfa fit une expédition contre Mâh Sâbûr et la conquit de force, alors qu’elle avait été conquise auparavant par Sa‘d et avait fait défection. Puis Hudhayfa fit une expédition contre Hamadân et la conquit de force. Puis ‘Umar nomma ‘Ammâr ibn Yâsir gouverneur de Kûfa pour la prière et la guerre, ‘Abd Allah ibn Mas‘ûd pour le Trésor public, et ‘Uthmân ibn Hunayf pour l’arpentage des terres. Les habitants de Kûfa se plaignirent de ‘Ammâr, disant : “C’est un homme qui ne sait pas.” ‘Ammâr demanda à être relevé, et ‘Umar appela Jubayr ibn Mut‘im en privé pour le nommer gouverneur de Kûfa, en lui disant : “N’en parle à personne.” Al-Mughîra ibn Shu‘ba apprit que ‘Umar s’était entretenu en privé avec Jubayr ibn Mut‘im. Il retourna auprès de sa femme et lui dit : “Va chez la femme de Jubayr ibn Mut‘im et propose-lui des marchandises de voyage.” Elle y alla et les lui proposa ; elle fit des difficultés, puis dit : “Apporte-les-moi.” Lorsque al-Mughîra en fut certain, il vint auprès de ‘Umar et dit : “Qu’Allah te bénisse dans celui que tu as nommé !” et l’informa qu’il avait nommé Jubayr ibn Mut‘im. ‘Umar dit : “Je ne sais que faire ?” Il nomma al-Mughîra ibn Shu‘ba à Kûfa, et il y resta jusqu’à la mort de ‘Umar. Puis ‘Amr ibn al-‘Âs marcha vers Barqa et Tripoli et les conquit. Il fit la paix avec les habitants de Barqa pour douze mille dinars. Et ‘Uqba ibn Nâfi‘ al-Fihrî fut envoyé et conquit pour ‘Umar Zawîla par la paix. Entre Barqa et Zawîla, il y eut une paix pour les musulmans. ‘Umar fit le pèlerinage avec les gens, et laissa Zayd ibn Thâbit comme son représentant à Médine. Lorsque entra l’an vingt-deux, al-Mughîra ibn Shu‘ba conquit l’Adharbayjân par un traité de paix pour huit cent mille dirhams. Mu‘âwiya entra en terre byzantine lors de l’expédition d’été avec dix mille hommes. Puis ‘Umar accomplit la ‘umra 35 et amena avec lui dix chamelles de sacrifice, qu’il égorgea à l’endroit où le Messager d’Allah égorgeait. Avec lui parmi les Compagnons se trouvaient ‘Ubâda ibn as-Sâmit, Abû Dharr, Abû Ayyûb et Shaddâd ibn Aws. Nâfi‘ ibn ‘Abd al-Hârith était son gouverneur à La Mecque ; il vint à sa rencontre. ‘Umar dit : “Qui as-tu laissé derrière toi pour les habitants de la vallée ?” Il dit : “Ibn Abzâ, un homme parmi les affranchis 36.” ‘Umar dit : “Un affranchi aussi ?” Il dit : “Ô Commandeur des croyants ! C’est un récitateur du Coran et un savant des lois successorales 37.” ‘Umar dit : “J’ai entendu le Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) dire : ‘Allah, Puissant et Majestueux, élève par ce Coran des peuples et en abaisse d’autres.’” Lorsque entra l’an vingt-trois, Mu‘âwiya conquit ‘Asqalân par un traité de paix. On a dit que celui qui la conquit cette année-là fut Qaraza ibn Ka‘b al-Ansârî pour ‘Umar, mais cela n’est pas correct à mon avis. Puis eut lieu la première expédition d’Istakhr, car ‘Uthmân ibn Abî al-‘Âs s’installa à Tawwaj. Qatâda ibn an-Nu‘mân adh-Dhafarî mourut ; ‘Umar pria sur lui, et descendirent dans sa tombe son frère utérin Abû Sa‘îd al-Khudrî, Muhammad ibn Maslama et al-Hârith ibn Khazma. Puis ‘Umar fit le pèlerinage avec les gens, et permit aux épouses du Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) de faire le pèlerinage avec lui. Alors qu’il était à al-Abtah, un cavalier arriva demandant ‘Umar ; on le lui indiqua. Lorsqu’il le vit, il pleura et se mit à dire : « Qu’Allah récompense en bien un commandeur, et que la main d’Allah bénisse cette peau déchirée ! Tu as accompli des affaires, puis après cela tu as laissé des choses non encore écloses dans leurs enveloppes. Après un tué à Médine, la terre s’est assombrie pour lui, les arbres 38 tremblent par leurs troncs. Celui qui court ou chevauche les ailes d’une autruche pour rattraper ce que tu as avancé hier sera devancé. Je ne craignais pas que sa mort fût entre les mains d’un Sabantî 39 aux yeux bleus, baissant la tête. » Jubayr ibn Mut‘im disait : « Alors que je me tenais avec ‘Umar à ‘Arafa, un homme dit : “Ô calife d’Allah !” Un homme derrière moi dit : “Qu’Allah coupe ta barbe ! Par Allah, le Commandeur des croyants ne se tiendra plus jamais après cette année !” Jubayr dit : “Je me retournai et voilà que c’était un homme de Lahb, et Lahb est une branche d’al-Azd. Alors que nous lancions les cailloux 40, un homme lança et atteignit la tête de ‘Umar, le blessant.” Un homme dit :
Khalafi 41 a dit : « Que Dieu te coupe la barbe 42 ! Je ne vois le Commandeur des croyants 43 que 44 tué. » Jubayr a dit : Je me retournai et voici que c'était ce Lahbi 45. Puis 'Umar revint de La Mecque à Médine et se leva devant les gens en disant : « J'ai vu comme si un coq rouge me picorait deux coups de bec, et je ne le vois que 46 comme l'approche de mon terme. » Puis il sortit un jour au marché, appuyé sur 'Abd Allah ibn al-Zubayr, quand Abū Lu'lu'a, l'esclave d'al-Mughīra ibn Shu'ba, le rencontra et dit à 'Umar : « Ne parleras-tu pas à mon maître pour qu'il allège mon tribut ? » Il dit : « Quel est ton tribut ? » Il dit : « Un dinar 47. » Il dit : « Je ne le ferai pas ! Tu es un travailleur et c'est une chose insignifiante. » Puis 'Umar lui dit : « Ne fabriqueras-tu pas pour moi une meule ? » Il dit : « Si. » Quand 'Umar s'en alla, Abū Lu'lu'a dit : « Je te fabriquerai une meule dont on parlera entre l'Orient et l'Occident. » Ibn al-Zubayr dit : Cette parole me frappa le cœur. Quand vint le moment de l'appel à la prière de l'aube, 'Umar sortit pour la prière, c'était le mercredi, quatre nuits restantes de Dhū l-Hijja 48, et Abū Lu'lu'a se coucha pour lui. 'Umar se leva et se mit à dire entre les rangs : « Soyez droits, soyez droits ! » Quand il prononça le takbīr 49, Abū Lu'lu'a le frappa de trois coups de poignard dans sa veine jugulaire 50. 'Umar dit : « Le scélérat m'a tué ! » Puis il prit la main de 'Abd al-Raḥmān et le fit avancer. 'Abd al-Raḥmān pria avec les gens la prière du matin et récita « Inna a'ṭaynāka l-kawthar » 51 et « Idhā jā'a naṣru llāh » 52. Puis 'Abd al-Raḥmān entra chez 'Umar, auprès de qui se trouvaient 'Alī, 'Uthmān, Sa'd et Ibn 'Abbās, et dit : « Ô Ibn 'Abbās, qui m'a tué ? » Il dit : « Abū Lu'lu'a. » 'Umar dit : « Louange à Dieu qui n'a pas fait ma mort par un homme qui professe l'islam. » Puis 'Umar se tut, comme pensif. Ils dirent : « Ne l'éveillerons-nous pas pour la prière ? » On dit : « La prière, ô Commandeur des croyants ! » Il dit : « Oui, et il n'y a point de part dans l'islam pour celui qui délaisse la prière. » Puis il pria, tandis que sa blessure ruisselait 53 de sang. Puis il se tourna vers 'Alī et dit : « Crains Dieu, ô 'Alī ! Si tu obtiens quelque chose des affaires des gens, ne fais pas porter les Banū Hāshim sur les cous 54 des gens. Et toi, ô 'Uthmān, si tu obtiens quelque chose des affaires des gens, ne fais pas porter les Banū Abī Mu'īṭ sur les cous des gens. Et vous, ô Zubayr et ô Sa'd, si vous obtenez quelque chose des affaires des gens, ne faites pas porter vos proches sur les cous des gens. » Puis il dit : « J'ai examiné la situation des gens et je n'ai vu chez eux de division que si elle est en vous. L'affaire revient aux six personnes : 'Uthmān, 'Alī, 'Abd al-Raḥmān, Sa'd, Ṭalḥa et al-Zubayr. Consultez-vous pendant trois jours. » Ṭalḥa était absent, dans sa propriété. 'Umar dit : « J'ai organisé pour vous les provinces et institué pour vous les registres 55, et je vous ai laissés sur la voie claire. Je ne crains que deux hommes : un homme qui se croit plus digne du pouvoir que son compagnon et le combat, ou un homme qui interprète le Coran autrement que son interprétation. J'ai lu dans le Livre de Dieu : « Le vieillard et la vieille, s'ils forniquent, lapidez-les absolument, comme châtiment de Dieu, et Dieu est Puissant et Sage. » Ne périssez pas à cause du verset de la lapidation ! Le Messager de Dieu a lapidé et nous avons lapidé avec lui. Sans que les gens disent : 'Umar a ajouté au Livre de Dieu, je l'aurais écrite de ma main. Nous l'avons lue dans le Livre de Dieu. » Puis il demanda un écrit : « Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, de la part de 'Abd Allāh 'Umar, Commandeur des croyants, au calife 56 après moi : Paix sur toi ! Je loue Dieu, il n'y a de dieu que Lui. Ensuite, je te recommande la crainte de Dieu et les émigrés 57 qui ont été expulsés de leurs demeures et de leurs biens — le verset — reconnais leur mérite et répartis entre eux leur butin. Je te recommande ceux qui se sont installés dans la demeure et la foi 58 — le verset — ce sont les Auxiliaires 59, reconnais leur mérite et répartis entre eux leur butin. Et ceux qui sont venus après eux disent : « Notre Seigneur, pardonne-nous 60 » — le verset. » Abū Lu'lu'a sortit en courant vers al-Baqī' 61 et frappa en chemin douze hommes. 'Ubayd Allāh ibn 'Umar sortit derrière lui et vit Abū Lu'lu'a, al-Hurmuzān et Jufayna, qui était chrétien, conversant en secret à al-Baqī'. Un poignard à deux lames, avec son manche au milieu, tomba d'eux. 'Ubayd Allāh tua Abū Lu'lu'a, al-Hurmuzān et Jufayna, tous trois. Il y eut une altercation entre Sa'd ibn Abī Waqqāṣ et 'Ubayd Allāh au sujet de Jufayna, et de même entre 'Alī ibn Abī Ṭālib et lui au sujet d'al-Hurmuzān, au point que 'Alī ibn Abī Ṭālib dit : « Si j'obtiens quelque chose de cette affaire, je tuerai 'Ubayd Allāh pour al-Hurmuzān. » Puis 'Umar envoya demander à 'Ā'isha la permission d'être enterré avec le Messager de Dieu et Abū Bakr. Elle le permit. 'Umar dit : « Je crains que ce soit à cause de mon autorité. Quand je serai mort, lavez-moi, ensevelissez-moi, puis placez-moi devant la maison de 'Ā'isha et dites : 'Umar entrera-t-il ? Si elle dit oui, faites-moi entrer ; si elle refuse, enterrez-moi à al-Baqī'. » Puis 'Umar fit apporter du lait, il le but et il sortit de sa blessure. Il sut alors que c'était la mort. Il dit à 'Abd Allāh ibn 'Umar : « Regarde ce que je dois comme dettes et calcule-les. » Il dit : « Quatre-vingt-six mille. » Il dit : « Si les biens des Āl 'Umar 62 y suffisent, acquitte-les pour moi de leurs biens ; sinon, demande aux Banū 'Adī ibn Ka'b ; si cela ne suffit pas de leurs biens, demande à Quraysh et ne les dépasse pas pour d'autres, et acquitte-les pour moi. » 'Umar mourut, que Dieu l'agrée, à l'âge de soixante-cinq ans. On fit ce qu'il avait ordonné ; 'Ā'isha permit. Ṣuhayb pria sur lui. 'Uthmān ibn 'Affān et 'Abd Allāh ibn 'Umar entrèrent dans sa tombe. Son califat dura dix ans, six mois et quatre nuits. Il avait comme gouverneurs au moment de sa mort : sur Kūfa, al-Mughīra ibn Shu'ba ; sur Baṣra, Abū Mūsā ; sur Ḥimṣ et ses dépendances, 'Umayr ibn Sa'd al-Ḍamrī ; sur Damas, Mu'āwiya ibn Abī Sufyān ; sur Ṣan'ā', Ya'lā ibn Munya ; sur al-Jand, 'Abd Allāh ibn Abī Rabī'a ; sur Ṭā'if, Sufyān ibn 'Abd Allāh al-Thaqafī ; sur La Mecque, Nāfi' ibn 'Abd al-Ḥārith ; sur l'Égypte, 'Amr ibn al-'Āṣ — que Dieu les agrée tous, Amen ! [Investiture de 'Uthmān ibn 'Affān, que Dieu l'agrée] Il est 'Uthmān ibn 'Affān ibn Abī l-'Āṣ ibn Umayya ibn 'Abd Shams ibn 'Abd Manāf ibn Quṣayy ibn Kilāb ibn Murra ibn Ka'b ibn Lu'ayy ibn Ghālib ibn Fihr ibn Mālik ibn al-Naḍr ibn Kināna ibn Khuzayma ibn Mudrika ibn Ilyās ibn Muḍar ibn Nizār ibn Ma'add ibn 'Adnān. Son surnom est Abū 'Amr ; on a dit aussi Abū 'Abd Allāh, et on dit Abū Laylā. La mère de 'Uthmān est Arwā bint Kurayz ibn Rabī'a ibn Ḥabīb ibn 'Abd Shams ; sa mère est al-Bayḍā' Umm Ḥakīm bint 'Abd al-Muṭṭalib ibn Hāshim ibn 'Abd Manāf. Abū Khalīfa al-Faḍl ibn al-Ḥubāb al-Jumaḥī nous a informés à Baṣra : 'Alī ibn Hāshim nous a rapporté d'après Ja'far ibn Najīḥ al-Madanī : 'Abd al-Razzāq nous a rapporté : Ma'mar nous a rapporté d'après Abū Ḥāzim d'après Sahl ibn Sa'd al-Sā'idī que le mont Uḥud trembla alors que sur lui se trouvaient le Prophète, Abū Bakr, 'Umar et 'Uthmān. Le Prophète dit : « Sois ferme, Uḥud ! Car sur toi il n'y a qu'un prophète, un véridique et deux martyrs. » Abū Ḥātim dit : Quand 'Umar fut enterré, 'Uthmān ibn 'Affān, 'Alī ibn Abī Ṭālib, Ṭalḥa ibn 'Ubayd Allāh, al-Zubayr ibn al-'Awwām, 'Abd al-Raḥmān et Sa'd se concertèrent délibérément. 'Uthmān proposa à 'Abd al-Raḥmān d'entrer dans l'affaire, mais 'Abd al-Raḥmān refusa et dit : « Je ne suis pas de ceux qui rivalisent avec vous pour cette affaire. Si vous voulez, je choisis pour vous l'un d'entre vous. » Ils confièrent donc cela à 'Abd al-Raḥmān ibn 'Awf. Quand il en fut chargé, tous les gens se tournèrent vers lui et délaissèrent les autres. 'Abd al-Raḥmān se mit à consulter pendant ces trois nuits, jusqu'à ce que, la nuit qui précéda le jour où il investit 'Uthmān ibn 'Affān, il vint à la porte d'al-Miswar ibn Makhrama après une partie de la nuit, frappa à la porte et dit : « Ne te vois-je pas dormant ? Par Dieu, je n'ai guère fermé l'œil de la nuit. Appelle-moi al-Zubayr et Sa'd. » Il les appela et les consulta. Puis il envoya chercher 'Uthmān ibn 'Affān, l'appela et s'entretint secrètement avec lui jusqu'à ce que le muezzin les sépare. Quand ils eurent prié la prière du matin, ils se réunirent. 'Abd al-Raḥmān envoya chercher ceux des émigrés et des Auxiliaires qui étaient présents, ainsi que les commandants des armées. Puis il leur fit un discours : il loua Dieu et Le glorifia, puis dit : « Ensuite, j'ai examiné la situation des gens et les ai consultés, et je n'ai trouvé personne qu'ils jugent égal à 'Uthmān. » Puis il dit : « Ô 'Uthmān, nous te faisons allégeance sur la base de la Sunna du Messager de Dieu et des deux califes après lui. » Il dit : « Oui. » Alors 'Abd al-Raḥmān lui fit allégeance, et les émigrés, les Auxiliaires, les commandants des armées et les musulmans lui firent allégeance. Cela eut lieu au début de Muḥarram. Trois jours après l'enterrement de 'Umar, cette année-là, eut lieu la seconde conquête de Hamadhān. Elle s'était révoltée contre son gouverneur al-Mughīra ibn Shu'ba, six mois après la mort de 'Umar. Cette année, Abū Mūsā al-Ash'arī marcha contre elle avec les gens de Baṣra et la conquit par un traité de paix, avec al-Barā' ibn 'Āzib et Qaraza ibn Ka'b. 'Umar ibn al-Khattāb avait été tué alors que Ḥudhayfa l'avait conquise et que son armée s'y trouvait ; puis ils se révoltèrent jusqu'à ce qu'Abū Mūsā les attaque. 'Uthmān ibn 'Affān sortit le jour de la Fête 63 vers le lieu de prière, élevant la voix dans le takbīr jusqu'à ce qu'il eût prié la fête et s'en retournât. Il envoya pour le pèlerinage 'Abd al-Raḥmān ibn 'Awf, qui harangua les gens à La Mecque le jour avant la Tarwiya 64, après midi. Quand le soleil déclina, il sortit vers Minā, fit le pèlerinage et partit lors du premier départ. Il avait amené avec lui des bêtes de sacrifice qu'il immola à l'endroit où le Messager de Dieu avait immolé. Quand commença l'an 25, Mu'āwiya attaqua le pays des Romains et conquit des forteresses. Un fils lui naquit, Yazīd ibn Mu'āwiya. Puis Alexandrie rompit le traité de paix que 'Amr ibn al-'Āṣ avait conclu avec eux. 'Amr les attaqua, les vainquit, les fit prisonniers et envoya les captifs à Médine. 'Uthmān les rendit à leur pacte et dit : « Ils étaient en paix ; les enfants ne rompent pas la paix, seuls les combattants la rompent. La rupture de la paix par les combattants n'entraîne pas la captivité de leurs enfants. » Puis 'Uthmān ibn 'Affān destitua 'Amr ibn al-'Āṣ d'Alexandrie et d'Égypte, et y nomma 'Abd Allāh ibn Sa'd ibn Abī Sarḥ. 'Amr en fut mécontent, et ce fut le début du conflit entre lui et 'Uthmān : sa destitution de l'Égypte et d'Alexandrie. 'Amr avait envoyé son armée au Maghreb et ils avaient obtenu un riche butin. Quand 'Abd Allāh ibn Sa'd entra en Égypte comme gouverneur, il envoya des détachements de cavalerie au Maghreb et consulta 'Uthmān au sujet de l'Ifrīqiya. 'Uthmān destitua Sa'd de Kūfa et y nomma al-Walīd ibn 'Uqba ibn Abī Mu'īṭ. Al-Walīd envoya Salmān ibn Rabī'a al-Bāhilī avec douze mille hommes à Bardha'a 65, qu'il conquit de force, tuant et faisant des prisonniers. Il attaqua al-Baylaqān 66 et ils firent la paix avant qu'il n'arrivât à Bardha'a. Il envoya sa cavalerie à Jurzān 67 et ils firent la paix. Cette année eut lieu la première expédition de Sābūr 68. Puis 'Uthmān fit le pèlerinage avec les gens. [Quand commença l'an 26]
Muʿāwiya se rendit à Médine en délégation auprès de ʿUthmān. ʿUthmān ibn ʿAffān envoya ʿUthmān ibn Abī al-ʿĀṣ en Perse (Fārs), et il conquit le reste des armées (al-junūd). ʿAbd Allāh ibn Saʿd ibn Abī Sarḥ mena une expédition en Ifrīqiya (Afrique du Nord) avec les ʿAbādila (les ʿAbd Allāh) : ʿAbd Allāh ibn ʿUmar (219), ʿAbd Allāh ibn al-Zubayr et ʿAbd Allāh ibn ʿAmr. Il rencontra Jarjīr (220) à la tête de deux cent mille hommes dans un lieu appelé Sabīṭila (221), à soixante-dix milles d’al-Qayrawān. Jarjīr fut tué, ils firent des prisonniers et du butin. La part du cavalier (222) s’éleva à trois mille mithqāls d’or, et celle du fantassin à mille mithqāls. Les habitants de ces villes jusqu’à Qayrawān firent la paix avec lui moyennant cent mille raṭls d’or. ʿUthmān accomplit la ʿUmra (petit pèlerinage) et entra à La Mecque de nuit. Il se tint entre al-Ṣafā et al-Marwa, se désacralisa avant l’aube, puis retourna à Médine. Il ordonna l’agrandissement de la Mosquée Sacrée (al-Masjid al-Ḥarām) et le renouvellement des bornes du sanctuaire (al-Ḥaram) (223). ʿUthmān épousa la fille de Khālid ibn Usayd (224). Puis ʿUthmān accomplit la ʿUmra en Rajab. ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar et al-Ḥusayn ibn ʿAlī sortirent avec lui. Al-Ḥusayn ibn ʿAlī tomba malade. ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar resta auprès de lui à al-Suqyā (225) et envoya informer ʿAlī de cela. ʿAlī sortit avec un groupe de Banū Hāshim vers al-Suqyā. Lorsqu’il y entra, il demanda une bête de sacrifice (badana), l’égorgea, se rasa la tête et resta auprès d’al-Ḥusayn pour le soigner. Lorsque ʿUthmān eut terminé sa ʿUmra (226), ils lui parlèrent de transférer le port (al-sāḥil) à Jeddah. Avant cela, à l’époque préislamique (al-Jāhiliyya), ils accostaient à al-Shuʿayba (227). Ils dirent : « Jeddah est plus proche de La Mecque, plus vaste et plus accessible de toutes parts. » ʿUthmān se rendit à Jeddah, la vit, examina son emplacement et leur ordonna d’en faire le lieu d’al-Shuʿayba (228). Le port fut donc transféré à Jeddah. Il entra dans la mer et dit : « Elle est bénie. » Il dit à ceux qui étaient avec lui : « Entrez, et que nul n’y entre sans un pagne (miʾzar). » Puis ʿUthmān sortit de Jeddah par une route qui le menait à ʿUsfān, puis il se dirigea vers al-Jār, y séjourna un jour et une nuit, puis repartit. Il passa par ʿAlī ibn Abī Ṭālib (que Dieu l’agrée) lors de son retour, alors que celui-ci soignait al-Ḥusayn avec un groupe de Banū Hāshim. ʿUthmān dit : « J’avais voulu rester auprès de lui jusqu’à ce que tu arrives, mais al-Ḥusayn a insisté auprès de moi et n’a cessé de dire : “Va pour ta communauté (raht)” ». ʿAlī dit : « Cela n’était rien qui t’aurait échappé (229). N’était-ce qu’une ʿUmra ? On ne craint que de manquer le Ḥajj (grand pèlerinage). Quant à la ʿUmra, non. » ʿUthmān dit : « J’ai aimé accomplir une ʿUmra en Rajab. » ʿAlī ibn Abī Ṭālib dit : « Je n’ai jamais vu l’Envoyé de Dieu (que la prière et le salut de Dieu soient sur lui) accomplir la ʿUmra en Rajab, et il n’a accompli ses trois ʿUmra (230) qu’en Dhū al-Qaʿda. » Puis ʿUthmān retourna à Médine. Ensuite, ʿAlī partit avec al-Ḥusayn vers La Mecque... ʿUthmān ibn Abī al-ʿĀṣ conquit Sābūr la Seconde (Sābūr al-thāniya) pour trois mille [mille] (231) trois cent mille [dirhams] par un traité de paix (ṣulḥ). Kāzarūn fut inclus dans leur traité. ʿUthmān ibn Abī al-ʿĀṣ envoya Hirm ibn Ḥayyān al-ʿAbdī (232) à la forteresse de Bujra (?) à ce sujet, appelée la Forteresse des Cheikhs (Qalʿat al-Shuyūkh). Il la conquit de force (ʿanwa) et fit prisonniers ses habitants. ʿUthmān ibn ʿAffān dirigea le pèlerinage pour les gens (233). [Quand entra l’année vingt-sept] ʿUthmān ibn ʿAffān consulta les Compagnons de l’Envoyé de Dieu au sujet de l’Ifrīqiya, et ils lui conseillèrent cela (234). ʿUthmān répugnait à cela car ʿUmar y répugnait et disait : « Elle ne supporte pas un gouverneur modéré. » ʿAbd Allāh ibn Abī Sarḥ partit. ʿUthmān fit amener beaucoup de chameaux d’al-Rabadha et de Sarif, et y chargea beaucoup d’armes. Les musulmans marchèrent avec eux pour rejoindre ʿAbd Allāh ibn Saʿd ibn Abī Sarḥ. Lorsque les musulmans et les polythéistes se rencontrèrent, Dieu jeta la terreur dans leurs cœurs et dispersa cette multitude, au point qu’ils demandèrent la paix. ʿAbd Allāh ibn Abī Sarḥ fit la paix avec eux pour deux mille (235) cinq cent mille et vingt mille [dinars ?]. Lorsque vint la fête (al-ʿīd), ʿUthmān leur fit un sermon. Il se trouva que la fête coïncidait avec un vendredi. Il dit : « Que ceux qui sont des gens d’al-ʿĀliya (236) et qui souhaitent se réunir avec nous le fassent, sinon qu’ils restent chez eux. » ʿUthmān ibn Abī al-ʿĀṣ conquit Arjān et Dārābajird (237), et fit la paix avec leurs habitants pour deux mille et cent [mille] (238). [Quand entra l’année vingt-huit] ʿUthmān épousa Nāʾila bint al-Farāfiṣa (?) (239). Elle était de religion chrétienne. Lorsqu’elle entra chez lui, ʿUthmān lui dit : « Je suis un vieil homme, comme tu vois. » Elle dit : « Je suis de ces femmes qui préfèrent les maris d’âge mûr. » Il dit : « Viendras-tu à moi ou irai-je à toi ? » Elle dit : « Je ne suis venue (240) de Samāwa (241) de Kalb (242) vers toi que parce que je voulais venir à toi (243). » Muʿāwiya mena une expédition maritime avec ʿUbāda ibn al-Ṣāmit, accompagné de sa femme Umm Ḥarām bint Milḥān al-Anṣāriyya. Il arriva à Chypre. Umm Ḥarām y mourut et sa tombe s’y trouve (244). Puis eut lieu la première conquête de la Perse (Fārs) sous le commandement de Hishām ibn ʿĀmir (245). Muʿāwiya mena une expédition à Chypre. ʿAbd Allāh ibn Abī Sarḥ et les gens d’Égypte le rejoignirent, et ils obtinrent un butin considérable. Ḥabīb ibn Maslama mena une expédition en Syrie (Sūriyya) du territoire byzantin (al-Rūm) (246). Puis eut lieu la seconde expédition de Chypre, dont l’émir était Hishām ibn ʿĀmir. ʿUthmān accomplit la ʿUmra en Rajab avec ʿAmr ibn al-ʿĀṣ. On apporta à ʿUthmān de la viande de gibier, et il ordonna de la manger. ʿAmr ibn al-ʿĀṣ lui dit : « N’en mange pas et ne nous ordonne pas d’en manger. » ʿUthmān dit : « Je n’en mangerai rien car c’est du gibier chassé pour moi. » Il y eut des paroles entre ʿUthmān et ʿAmr ; ce fut la première altercation (247) entre eux. Cette année, ʿUthmān construisit une demeure (dār) à al-Zawrāʾ. Puis ʿUthmān dirigea le pèlerinage pour les gens (248). [Quand entra l’année vingt-neuf] ʿUthmān destitua Abū Mūsā al-Ashʿarī de Bassora, alors qu’il en était gouverneur depuis sept (249) ans. Il destitua ʿUthmān ibn Abī al-ʿĀṣ de la Perse (Fārs). Il confia tout cela à ʿAbd Allāh ibn ʿĀmir ibn Kurayz, qui avait alors vingt-cinq (250) ans. Il arriva à Bassora. Puis ʿAbd Allāh ibn ʿĀmir (251) sortit vers la Perse (Fārs) avec ʿUbayd Allāh ibn Maʿmar al-Taymī (252) à l’avant-garde (253). ʿUbayd Allāh fut tué. Il conquit Iṣṭakhr la Seconde de force (ʿanwa), tuant et faisant des prisonniers. Ce fut (254) la dernière Iṣṭakhr. On a dit : cette année, Sāriya ibn Zunaym al-Duʾalī (255) conquit Iṣfahān (256) par un traité de paix (ṣulḥ) et de force (ʿanwa) avec les gens de Bassora, envoyé par Ibn ʿĀmir. La Mosquée de l’Envoyé de Dieu (que la prière et le salut de Dieu soient sur lui) devint trop étroite pour les gens. Ils parlèrent à ʿUthmān de l’agrandir. Il ordonna son agrandissement (257). ʿUthmān montait sur sa monture et se tenait (258) au-dessus des ouvriers pendant qu’ils travaillaient, jusqu’à ce que vienne l’heure de la prière ; alors il descendait et priait avec eux. Il lui arrivait de rester dans la mosquée et d’y dormir. Il fit ses colonnes en pierre et y répandit du gravier (al-ridrāḍ) (259). Il la construisit en pierres sculptées et en bois de teck (sāj), et lui fit six portes. Ensuite, les habitants de Ḥulwān rompirent le traité de paix, et Ibn ʿĀmir la conquit de force (260). ʿUthmān lapida une femme de Juhayna qui avait été introduite chez son mari et avait accouché six mois après le jour où elle avait été introduite chez lui. ʿUthmān ordonna qu’elle soit lapidée. ʿAlī (261) entra chez ʿUthmān et lui dit : « Dieu dit : “Sa gestation et son sevrage sont de trente mois” (262). » ʿUthmān envoya quelqu’un la chercher, mais ils la trouvèrent déjà lapidée. L’homme reconnut l’enfant, qui était parmi les gens les plus ressemblants à lui. [En l’an trente] ʿUthmān ajouta le second appel à la prière (al-nidāʾ al-thānī) (263) sur al-Zawrāʾ, car les gens étaient devenus nombreux. Les habitants d’Ādharbayjān manquèrent à leurs engagements, et Saʿīd ibn al-ʿĀṣ (264) y mena une expédition et la conquit. Puis il mena une expédition à Jurjān (265) et la conquit. Al-Ṭufayl ibn al-Ḥārith ibn al-Muṭṭalib (266) ibn ʿAbd Manāf mourut. Le sceau de l’Envoyé de Dieu (que la prière et le salut de Dieu soient sur lui) tomba dans le puits d’Arīs, à deux milles de Médine, qui était parmi les moins abondants en eau de ces puits. On le chercha, mais il ne fut pas retrouvé jusqu’à ce jour (267). Ibn ʿĀmir (268) mena une expédition cette année à Jūr (269) et la conquit. Il y obtint un butin considérable. Il conquit (270) al-Kāriyān et al-Fansajān de Dārābajird (271), qui n’avaient pas été inclus dans le traité de ʿUthmān ibn Abī al-ʿĀṣ (272). Puis Ibn ʿĀmir conquit Ardashīr Khurra (273) de force (ʿanwa), tuant et faisant des prisonniers. Yazdajird (274) s’enfuit. Ibn ʿĀmir envoya à sa poursuite Mujāshiʿ ibn Masʿūd al-Sulamī, jusqu’à ce qu’il campe à al-Sīrjān (275). Il envoya Rāshid (276) ibn ʿAmr al-Jadīdī (277) qui conquit Hurmuz. Ibn ʿĀmir (278) envoya Ziyād ibn al-Rabīʿ (279) al-Ḥārithī vers le Sijistān, et il conquit Zāliq et Nāsharūdh (280). Puis Ziyād ibn al-Rabīʿ (281) envoya Ibrāhīm ibn Bassām, client (mawlā) des Banū Layth, jusqu’à ce qu’il assiège la ville de Zarang (282). Ils firent la paix avec lui pour mille jeunes serviteurs (waṣīf), chaque serviteur avec une coupe (jām) (283) d’or. Masʿūd ibn (284) al-Rabīʿ mourut ; il était (285) parmi les gens de Badr. Al-Ḥuṣayn (286) ibn al-Ḥārith ibn al-Muṭṭalib ibn ʿAbd Manāf, frère d’al-Ṭufayl (287) ibn al-Ḥārith, mourut. Puis ʿUthmān dirigea le pèlerinage pour les gens et pria à Minā quatre rakʿas (288). En l’an trente et un (289) L’Arménie (Arminiya) la Seconde (290) fut conquise, son émir étant Ḥabīb ibn Maslama al-Fihrī. Cela advint parce que ʿUthmān écrivit à Ḥabīb ibn Maslama : « Marche de Syrie (al-Shām) avec une armée vers l’Arménie. » Ḥabīb ibn Maslama partit par la région de Darb (291) al-Ḥadath et conquit Khilāṭ et Sirāj (292) et Wādī al-Maṭāmīr. Abū Sufyān ibn Ḥarb (293) mourut, âgé de quatre-vingt-huit ans. Puis Ibn ʿĀmir partit pour le Khurāsān (294) avec al-Aḥnaf ibn Qays à l’avant-garde. Il rencontra les gens de Herāt (295) et les mit en déroute. Il conquit Abrashahr (296) par un traité de paix (ṣulḥ) ; on a dit : de force (ʿanwa). Puis il conquit Ṭūs et ses environs. Ensuite, il fit la paix avec les gens de Sarakhs (297) pour cent mille (298) cinquante mille (299) [dirhams ?]. Abū ʿĀmir al-Aswad ibn Kulthūm al-ʿAdawī fut envoyé à Bayhaq et la conquit, et y fut tué (300). Les gens de Marw (301) envoyèrent demander la paix. Ibn ʿĀmir fit la paix avec eux pour deux mille deux cent mille [dirhams ?]. Celui qui conclut la paix était Māhawayh (302) ibn Aw Zāmihr, le marzban (303) de Marw. Puis Ibn ʿĀmir envoya al-Aḥnaf ibn Qays (304) à Marw al-Rūdh, al-Fāryāb et al-Ṭāliqān (305). Il conquit le Tokharestan (Ṭukhāristān) et en tua treize personnes (306). Ensuite, al-Aḥnaf se rendit à Balkh, et ils firent la paix avec lui pour quatre cent mille dirhams. Puis il alla à Khwārizm (307) mais ne put la conquérir et revint. Ibn ʿĀmir envoya Khulayd ibn ʿAbd Allāh (308) ibn Zuhayr (309) al-Ḥanafī (310) à Bādghīs et Herāt (311) ; il les conquit, puis ils apostasièrent ensuite. ʿAbd Allāh ibn Saʿd ibn Abī Sarḥ mena une expédition en territoire byzantin (arḍ al-Rūm) dans la région d’al-Maṣīṣa, fit du butin, puis revint (312). ʿUthmān dirigea le pèlerinage pour les gens (313). En l’an trente-deux (314) ʿAbd Allāh ibn Masʿūd mourut à Médine. Il fut enterré à al-Baqīʿ. ʿUthmān ibn ʿAffān pria sur lui (315). ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAwf mourut, âgé de soixante-quinze ans (316). Al-ʿAbbās ibn ʿAbd al-Muṭṭalib mourut, âgé de quatre-vingt-cinq ans, car al-ʿAbbās était né trois ans avant l’Année de l’Éléphant (317). ʿAbd Allāh ibn Zayd ibn ʿAbd Rabbih (318), celui qui avait vu l’appel à la prière (al-nidāʾ) en songe, mourut. Abū Ṭalḥa al-Anṣārī Zayd ibn (319) Sahl mourut. Muʿāwiya mena une expédition au détroit de Constantinople (Mudīq al-Qusṭanṭīniyya) avec sa femme ʿĀtika bint Qaraza ibn ʿAbd ʿAmr ibn Nawfal ibn (320) ʿAbd Manāf ; on a dit que son nom était Fākhita. Cette année, Saʿīd ibn al-ʿĀṣ mena une expédition au Tabaristan (321). En l’an trente-trois (322)
Al-Miqdād ibn 'Amr ibn Tha'laba mourut 69 à trois milles de Médine ; il fut porté sur les épaules des hommes jusqu'à Médine, 'Uthmān ibn 'Affān pria sur lui, et il fut enterré à al-Baqī' 70. Mu'āwiya fit campagne contre Malatya et Cordoue en terre byzantine 71. Qārin rassembla une grande armée 72 à Bādghīs et à Hérat, et s'avança avec quarante mille hommes 73. 'Abd Allāh ibn Khāzim al-Sulamī prit en charge les affaires 74 des gens, rencontra Qārin 75 et mit en déroute ses compagnons ; ils firent un grand nombre de prisonniers 76. Puis Ibn 'Āmir envoya 'Abd al-Raḥmān ibn Samura ibn Ḥabīb au Sijistān ; le gouverneur de Zarandj fit la paix avec lui, et 'Abd al-Raḥmān s'y installa 77. Les habitants de l'Ifrīqiya 78 s'agitèrent ; 'Abd Allāh ibn Sa'd ibn Abī Sarḥ marcha contre eux, et ce fut la deuxième Ifrīqiya 79. Mu'āwiya fit campagne contre le Château de la Femme en terre byzantine, du côté de Malatya 80. 'Uthmān présida le pèlerinage 81. [En l'an 34] Miṣṭaḥ ibn Uthātha, l'un des gens de Badr, mourut 82. 'Abd Allāh ibn Sa'd ibn Abī Sarḥ fit campagne contre les mâts 83 en terre d'Égypte, et infligea une grande tuerie parmi eux ; en effet, les musulmans et leurs ennemis étaient tous en mer, ils se rencontrèrent et combattirent violemment, sans lancer de flèches ni frapper de lances, mais seulement en frappant avec l'épée ou en poignardant avec le poignard, jusqu'à ce qu'un grand nombre de Byzantins fussent tués ; Dieu mit en déroute les Byzantins, humiliés, et les musulmans s'en retournèrent chargés de butin. 'Ubāda ibn al-Ṣāmit mourut à al-Ramla, âgé de soixante-douze ans 84. 'Āqil ibn al-Bukayr, des Banū Sa'd ibn Layth, l'un des gens de Badr, mourut 85. Abū 'Abs ibn Jabr mourut à Médine, et il était l'un des gens de Badr. 'Uthmān présida le pèlerinage 86. [En l'an 35] Un groupe d'Égyptiens sortit pour se plaindre à 'Uthmān d'Ibn Abī Sarḥ et parler de lui ; 'Uthmān écrivit une lettre à Ibn Abī Sarḥ, le menaçant ; mais Ibn Abī Sarḥ refusa d'obéir à 'Uthmān, frappa l'un de ceux qui étaient venus de la part de 'Uthmān en se plaignant, et tua un homme parmi les plaignants. Alors sept cents Égyptiens partirent, parmi lesquels quatre chefs : 'Abd al-Raḥmān ibn 'Udays al-Balawī, 'Amr ibn al-Ḥamiq al-Khuzā'ī, Kināna ibn Bishr ibn 'Attāb al-Kindī, et Sawdān ibn Ḥumrān al-Murādī ; ils marchèrent jusqu'à arriver à Médine, descendirent dans la mosquée du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue), et se plaignirent aux compagnons de Muḥammad (que Dieu le bénisse et le salue) aux heures de prière de ce que leur avait fait Ibn Abī Sarḥ. Ṭalḥa ibn 'Ubayd Allāh se leva et alla trouver 'Uthmān ibn 'Affān, lui parlant durement ; 'Ā'isha lui fit dire : « Tes compagnons de Muḥammad sont venus te trouver et t'ont demandé de destituer cet homme, mais tu as refusé catégoriquement ; et voici qu'il a tué un des leurs ; rends-leur justice contre ton gouverneur. » Or 'Uthmān aimait son clan. Puis 'Alī ibn Abī Ṭālib entra chez lui et dit : « Ils t'ont demandé un homme à la place d'un homme, et ils ont allégué un meurtre de sa part ; destitue-le donc, et juge entre eux ; si un droit est établi contre lui, rends-leur justice. » 'Uthmān leur dit : « Choisissez un homme que je nommerai sur vous à sa place. » Les gens lui conseillèrent Muḥammad ibn Abī Bakr ; ils dirent à 'Uthmān : « Nomme sur nous Muḥammad ibn Abī Bakr. » 'Uthmān écrivit son acte d'investiture et le nomma gouverneur d'Égypte. Muḥammad ibn Abī Bakr partit donc comme gouverneur d'Égypte avec son acte d'investiture, accompagné de plusieurs émigrés et auxiliaires pour examiner ce qui s'était passé entre les Égyptiens et Ibn Abī Sarḥ. Lorsqu'ils furent à trois nuits de marche de Médine, voici qu'ils rencontrèrent un esclave noir monté sur son chameau, frappant la bête violemment, comme un homme qui fuit ou qui poursuit. Ils lui dirent : « Quelle est ton histoire ? Quel est ton affaire ? On dirait que tu fuis ou que tu poursuis. » Il répondit : « Je suis l'esclave du Commandeur des croyants ; il m'a envoyé vers le gouverneur d'Égypte. » Ils dirent : « Voici son gouverneur avec nous. » Il dit : « Ce n'est pas lui que je cherche », et il passa son chemin. Muḥammad ibn Abī Bakr fut informé de son affaire ; il envoya des gens à sa poursuite et le ramenèrent. Quand ils l'eurent amené, Muḥammad lui dit : « De qui es-tu l'esclave ? » Tantôt il disait : « Je suis l'esclave du Commandeur des croyants », tantôt : « Je suis l'esclave de Marwān. » Un homme parmi eux le reconnut comme étant à 'Uthmān. Muḥammad ibn Abī Bakr lui dit : « À qui as-tu été envoyé ? » Il dit : « Au gouverneur d'Égypte. » Il dit : « Avec quoi ? » Il dit : « Avec un message. » Il dit : « As-tu une lettre avec toi ? » Il dit : « Non. » Ils le fouillèrent et ne trouvèrent pas de lettre avec lui. Il avait une outre qui avait séché et dans laquelle quelque chose remuait ; ils la secouèrent pour la faire sortir, mais elle ne sortit pas ; ils déchirèrent l'outre, et voici qu'il y avait une lettre de 'Uthmān à Ibn Abī Sarḥ. Muḥammad ibn Abī Bakr rassembla ceux qui étaient avec lui parmi les émigrés, les auxiliaires et les autres, puis il décacheta la lettre en leur présence : « Quand Muḥammad ibn Abī Bakr et untel et untel viendront à toi, prépare-toi à les tuer, annule son acte d'investiture, reste à ton poste, et emprisonne quiconque viendra se plaindre de toi jusqu'à ce que mon avis te parvienne, si Dieu le veut. » Quand ils eurent lu la lettre, ils furent effrayés et résolurent [de retourner] ; ils retournèrent à Médine. Muḥammad ibn Abī Bakr scella la lettre avec les sceaux d'un groupe d'émigrés qui étaient avec lui, remit la lettre à l'un d'eux, et ils retournèrent à Médine. Quand ils y furent arrivés, Muḥammad ibn Abī Bakr rassembla 'Alī, Ṭalḥa, al-Zubayr, Sa'd et ceux des compagnons du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) qui se trouvaient là ; puis il décacheta la lettre en leur présence, avec les sceaux de ceux des émigrés qui étaient avec lui, et les informa de l'histoire de l'esclave. Il ne resta personne à Médine qui ne fût rempli de colère contre 'Uthmān. Les compagnons du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) se levèrent et regagnèrent leurs demeures ; il n'y avait parmi eux personne qui ne fût affligé. Les Hudhayl et les Banū Zuhra avaient dans leurs cœurs ce qu'ils avaient contre 'Uthmān à cause de l'affaire d'Ibn Mas'ūd ; les Banū Makhzūm étaient remplis de colère contre 'Uthmān à cause de l'affaire de 'Ammār ibn Yāsir ; les Banū Ghifār et leurs alliés, et ceux qui s'étaient indignés pour Abū Dharr, avaient dans leurs cœurs ce qu'ils avaient. Muḥammad ibn Abī Bakr souleva contre lui les Banū Taym, et Ṭalḥa ibn 'Ubayd Allāh et 'Ā'isha l'aidèrent en cela. Quand 'Alī vit cela et que la lettre lui parut authentique, il envoya chercher Ṭalḥa, al-Zubayr, Sa'd, 'Ammār et un groupe de compagnons du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue), tous des gens de Badr ; puis il vint avec eux, entra chez 'Uthmān, ayant avec lui la lettre, l'esclave et le chameau. Il lui dit : « Cet esclave est ton esclave ? » Il dit : « Oui. » Il dit : « Ce chameau est ton chameau ? » Il dit : « Oui. » Il dit : « Est-ce toi qui as écrit cette lettre ? » Il dit : « Non », et il jura par Dieu qu'il n'avait pas écrit cette lettre ni ordonné cela. 'Alī lui dit : « Mais le sceau est ton sceau ? » Il dit : « Oui. » 'Alī dit : « Comment se fait-il que ton esclave parte sur ton chameau avec une lettre portant ton sceau sans que tu le saches ? » 'Uthmān jura par Dieu : « Je n'ai pas écrit cette lettre, ni ordonné cela, et je n'ai jamais envoyé cet esclave en Égypte. » Quant à l'écriture, ils reconnurent que c'était celle de Marwān. Quand ils doutèrent de l'affaire de 'Uthmān, ils lui demandèrent de leur livrer Marwān, mais il refusa ; Marwān était chez lui dans la demeure, et il craignait qu'il ne fût tué. 'Alī et les compagnons du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) sortirent de chez lui, sachant que 'Uthmān ne jurait pas faussement. Puis ils dirent : « Nous ne nous tairons pas tant qu'il ne nous aura pas livré Marwān, afin que nous enquêtions et apprenions de lui au sujet de cette lettre, et comment il a ordonné de tuer un homme parmi les compagnons du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) sans droit ! Si 'Uthmān a écrit cela, nous le destituerons ; si Marwān l'a écrite au nom de 'Uthmān, nous verrons ce qu'il faudra faire dans l'affaire de Marwān. » Et ils restèrent chez eux. La nouvelle de l'affaire de la lettre se répandit parmi les musulmans, et les compagnons du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) abandonnèrent 'Uthmān. De Koufa sortirent 'Adī ibn Ḥātim al-Ṭā'ī et al-Ashtar Mālik ibn al-Ḥārith al-Nakha'ī avec deux cents hommes ; de Bassora sortit Ḥakīm ibn Jabala al-'Abdī avec cent hommes ; ils arrivèrent à Médine voulant destituer 'Uthmān. 'Uthmān fut assiégé une nuit avant la nouvelle lune de Dhū l-Qa'da. Les Égyptiens, les Basriens et les Koufiens le serrèrent de près par tous les moyens, ne le laissèrent pas sortir, et ne laissèrent entrer personne chez lui, sauf le muezzin qui venait dire : « La prière ! » Ils empêchèrent le muezzin de dire : « Ô Commandeur des croyants ! » Quand venait l'heure de la prière, il envoyait Abū Hurayra prier avec les gens, et parfois il ordonnait à Ibn 'Abbās de le faire. Un jour, 'Uthmān monta sur le toit et entendit certains dire : « Cherchez un moyen de le tuer. » Il dit : « Par Dieu, Dieu et Son Messager n'ont pas rendu licite mon meurtre. J'ai entendu le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) dire : 'Le sang d'un homme musulman n'est licite que pour l'une de trois choses : la mécréance après l'islam, la fornication après le mariage, ou le meurtre d'une âme sans droit' ; or je n'ai rien fait de cela. » Puis il dit : « Je ne contredirai pas le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) dans sa communauté en versant une goutte de sang jusqu'à ce que je Le rencontre. Ô compagnons du Messager de Dieu ! Le plus aimé d'entre vous pour moi est celui qui retient sa langue et son arme contre nous. » Puis il se pencha vers eux et dit : « Y a-t-il parmi vous 'Alī ? » Ils dirent : « Non. » Il dit : « Y a-t-il parmi vous Sa'd ? » Ils dirent : « Non. » Il dit : « Je vous adjure par Dieu : savez-vous que le puits de Rūma 87 n'était bu par personne sans payer, et que je l'ai acheté de mes biens et l'ai donné pour le riche, le pauvre et le voyageur ? » Ils dirent : « Oui. » Il dit : « Donnez-moi à boire de son eau. » Puis il dit : « Que quelqu'un aille dire à 'Alī de nous donner à boire de l'eau. » Cela parvint à 'Alī, qui lui envoya trois outres pleines ; elles ne parvinrent à lui qu'après que plusieurs des Banū Hāshim et des Banū Umayya furent sortis à leur rencontre, jusqu'à ce que l'eau lui parvînt. Puis 'Uthmān dit : « Par Dieu ! Si j'étais dans la maison la plus éloignée, ils ne chercheraient que moi ; et si j'étais le plus proche d'eux, ils ne me dépasseraient pas pour s'en prendre à un autre. Nous nous retrouverons, eux et nous, auprès de Dieu ; et vous verrez après moi des choses telles que vous souhaiterez que je sois resté vivant parmi eux. Mon autorité s'est affaiblie. Par Dieu, je ne désire pas leur commandement ; et n'eût été la parole du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) : 'Quand Dieu t'aura revêtu d'une tunique et qu'ils voudront te la faire ôter, ne l'ôte pas', je serais resté dans ma maison et vous aurais laissés à votre commandement. Par Dieu, si je faisais cela, ils ne me laisseraient pas tranquille. Ils ont été trompés et abusés. Par Dieu, si je suis tué, je mourrai ; mon âge a grandi, mes os se sont amincis, j'ai dépassé l'âge des gens de ma maison ; et malgré cela, ils ne veulent pas me laisser. Ô Dieu ! Disperse leur affaire, divise leur parole, venge-moi d'eux, et poursuis-les d'une poursuite rapide. » Et son invocation fut exaucée en tout cela. Puis 'Uthmān ibn 'Affān ordonna à 'Abd Allāh ibn 'Abbās de présider le pèlerinage ; il le nomma donc à cette charge. Il envoya chercher al-Ashtar et l'appela, disant : « Ô Ashtar ! Que veulent les gens ? » Il dit : « Trois choses, dont on ne peut se passer : soit que tu abdiques leur commandement et dis : 'Voici votre affaire, choisissez-lui qui vous voudrez' ; soit que tu te soumettes à la peine du talion ; si tu refuses ces deux choses, alors les gens te tueront. » 'Uthmān dit : « Quant à abdiquer leur commandement, je ne vais pas ôter une tunique dont Dieu m'a revêtu. Par Dieu, que l'on m'amène pour me trancher la tête m'est plus agréable que d'abandonner la communauté de Muḥammad (que Dieu le bénisse et le salue) les uns contre les autres. Quant à me soumettre au talion, par Dieu, vous savez que je n'ai commis aucun acte qui m'oblige au talion. Quant à me tuer, par Dieu, si vous me tuez, vous ne vous aimerez plus après moi, vous ne combattrez plus ensemble l'ennemi après moi, et vous divergerez jusqu'à devenir comme ceci [il croisa ses doigts]. Ô mon peuple, que votre hostilité à mon égard ne vous attire pas ce qui a frappé le peuple de Noé 88 — le verset. » Puis il envoya chercher 'Abd Allāh ibn Salām, qui vint à lui.
"Arrête ! Arrête !" (الكف الكف) 89. Puis Zayd ibn Thâbit vint à lui et dit : "Ô Commandeur des croyants ! Voici les Ansâr à la porte." 'Uthmân répondit : "S'ils veulent être les alliés d'Allah contre vous, soit ; sinon, non." 90. Puis 'Abd Allah ibn az-Zubayr vint à lui et dit : "Ô Commandeur des croyants ! Sors et combats-les, car tu as avec toi celui qu'Allah a secouru avec moins qu'eux." 91. Mais il ne prêta pas attention à la parole d'Ibn az-Zubayr. Puis il dit : "Amenez-moi un homme parmi eux, à qui je puisse réciter le Livre d'Allah." On lui amena alors Sa'sa'a ibn Sûhân, 92. qui était un jeune homme. Il dit : "N'avez-vous trouvé personne d'autre à m'amener que ce jeune homme ?" Sa'sa'a parla, et 'Uthmân dit : "Permission est donnée à ceux qui sont combattus, parce qu'ils ont été lésés — et Allah est, certes, Capable de les secourir." 93. Lorsque la situation devint intenable pour 'Uthmân, il jeûna le vendredi et dit : "J'ai vu le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) en songe, et il m'a dit : 'Ô 'Uthmân ! Tu rompras le jeûne chez nous cette nuit.'" 94. Puis 'Alî dit à al-Hasan et al-Husayn : "Allez avec vos épées et tenez-vous à la porte de 'Uthmân, et n’y laissez personne parvenir jusqu'à lui." 95. Az-Zubayr envoya son fils, Talha envoya son fils, et plusieurs Compagnons de l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) envoyèrent leurs fils pour empêcher les gens d'entrer chez 'Uthmân. 96. Les gens lui lancèrent des flèches, au point qu'al-Hasan fut teint de sang, 97. Muhammad ibn Talha fut teint de sang, et Qanbar, 98. l'affranchi de 'Alî, fut blessé à la tête. Puis Muhammad ibn Abî Bakr prit un groupe avec lui et escalada le mur, sans que personne ne le sache, depuis la maison d'un homme des Ansâr, jusqu'à ce qu'ils entrent chez 'Uthmân alors qu'il était assis, le Coran (al-Mushaf) sur ses genoux, avec son épouse, tandis que les gens étaient sur le toit, sans que personne ne sache qu'ils étaient entrés. Alors `Uthmân dit à Muhammad ibn Abî Bakr : « Par Dieu, si ton père te voyait, il serait peiné de ta position envers moi ! » Muhammad rebroussa chemin. Puis Sawdân ibn Rûmân al-Murâdî s’avança vers lui, tenant une flèche acérée (mishqas), et le frappa jusqu’à le tuer, alors qu’il jeûnait. Ensuite, ils s’enfuirent par où ils étaient entrés. Cela eut lieu un vendredi, la dix-huitième nuit écoulée de Dhû al-Hijjah. La durée totale du siège fut de quarante-cinq jours. Son épouse disait : « Si vous voulez, tuez-le ; si vous voulez, laissez-le ! Car il achevait la récitation du Coran chaque nuit en une seule rak`ah. » Puis elle monta vers les gens pour les informer. Les gens se précipitèrent sur lui et entrèrent. Les premiers à entrer furent al-Hasan et al-Husayn, effrayés, ne sachant rien de la catastrophe (al-kâ’inah) ; ils étaient occupés à la porte, le défendant et empêchant les gens de l’atteindre. Lorsqu’ils entrèrent, ils trouvèrent `Uthmân égorgé. Ils s’inclinèrent sur lui en pleurant. Les gens entrèrent par vagues successives. La nouvelle parvint à `Alî ibn Abî Tâlib, Talhah, al-Zubayr et Sa`d. Ils sortirent, stupéfaits, leurs esprits sur le point de les quitter en raison de la gravité de la nouvelle qui leur parvenait, jusqu’à ce qu’ils entrent chez `Uthmân et le trouvent assassiné. Ils prononcèrent la formule du retour à Dieu (istirjâ`). `Alî dit à ses deux fils : « Comment le Commandeur des croyants a-t-il été tué alors que vous étiez à la porte ? » Ils répondirent : « Nous ne savions pas. » Il leva alors la main, gifla al-Hasan, frappa la poitrine d’al-Husayn, et insulta Muhammad ibn Talhah et `Abd Allâh ibn al-Zubayr. Puis il sortit, en colère, répétant la formule du retour à Dieu. Talhah ibn `Ubayd Allâh le rencontra et lui dit : « Qu’as-tu, ô Abâ al-Hasan ? » `Alî répondit : « Le Commandeur des croyants est tué par un homme parmi les Compagnons de Muhammad – que Dieu prie sur lui et le salue – sans qu’aucune preuve ni argument n’ait été établi contre lui ! » Talha lui dit : « Si Marwān avait été livré à eux, ils ne l’auraient pas tué. » Alī répondit : « Si Marwān était sorti vers vous, vous l’auriez tué avant qu’un jugement ne soit établi contre lui ! » Puis Alī se rendit chez lui en prononçant la formule de retour à Dieu (istirjā‘). Les gens s’occupèrent les uns des autres, pris de panique, sans imaginer que cet événement pût survenir. Ensuite, [le corps] fut porté sur son brancard entre le coucher du soleil et la prière de la nuit (al-maghrib wa al-‘ishā’). Jubayr ibn Mut‘im pria sur lui, et Nā’ila bint al-Farāfiṣa ainsi qu’Umm al-Banīn bint ‘Uyayna ibn Ḥiṣn ibn Badr al-Fazārī le descendirent dans sa tombe. Il fut enterré la nuit du samedi, à douze nuits restantes de Dhū al-Ḥijja. Son califat dura douze ans moins douze jours. Le jour où ‘Uthmān fut tué, parmi les Qurayshites furent tués : ‘Abd Allāh ibn Wahb ibn Zam‘a al-Asadī, ‘Abd Allāh ibn ‘Abd al-Raḥmān ibn al-‘Awwām, al-Mughīra ibn al-Akhnas ibn Shurayq al-Thaqafī, et avec eux un esclave noir de ‘Uthmān — quatre personnes en tout. Les gouverneurs de ‘Uthmān au moment de sa mort étaient : sur Baṣra, ‘Abd Allāh ibn ‘Āmir ibn Kurayz ; sur Kūfa, Sa‘d ibn Abī Waqqāṣ ; sur le Shām, Mu‘āwiya ibn Abī Sufyān ; sur l’Égypte, Muḥammad ibn Abī Ḥudhayfa ; sur La Mecque, ‘Abd Allāh ibn al-Ḥaḍramī ; sur Ṭā’if, al-Qāsim ibn Rabī‘a al-Thaqafī ; sur Ṣan‘ā’, Ya‘lā ibn Munabbih ; sur al-Jund, ‘Abd Allāh ibn Abī Rabī‘a. [Investiture de ‘Alī ibn Abī Ṭālib — que Dieu Très-Haut l’agrée —] fils de ‘Abd al-Muṭṭalib ibn Hāshim ibn ‘Abd Manāf ibn Quṣayy ibn Kilāb ibn Murra ibn Ka‘b ibn Lu’ayy ibn Ghālib ibn Fihr ibn Mālik ibn al-Naḍr ibn Kināna ibn Khuzayma ibn Mudrika ibn Ilyās ibn Muḍar ibn Nizār ibn Ma‘d ibn ‘Adnān. Abū al-Ḥasan al-Hāshimī. Sa mère est Fāṭima bint Asad ibn Hishām ibn ‘Abd Manāf. Hāshim est le frère de Hishām. Quant à celui qui prétend qu’il s’agit d’Asad ibn Hāshim ibn ‘Abd Manāf, il s’est trompé. Nous a rapporté Muḥammad ibn Isḥāq al-Thaqafī : nous a rapporté Qutayba ibn Sa‘īd : nous a rapporté Ḥātim ibn Ismā‘īl, d’après Yazīd (126) ibn Abī ‘Ubayd, d’après Salama ibn al-Akwa‘, qui a dit : ‘Alī s’était attardé derrière le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) à Khaybar, car il souffrait d’ophtalmie. Il dit : « Moi, je resterais en arrière du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) ? » Il partit donc et rattrapa le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). Le soir de la nuit au matin de laquelle Dieu accorda la victoire, le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) dit : « Je donnerai certainement l’étendard — ou : il prendra certainement l’étendard — demain à un homme que Dieu et Son Messager aiment, et par qui Dieu accordera la victoire. » Or voici que nous aperçûmes ‘Alī, alors que nous ne l’espérions pas. Ils dirent : « Voici ‘Alī. » Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) le lui donna, et Dieu lui accorda la victoire. Abū Ḥātim a dit : Lorsque ce qui arriva à ‘Uthmān arriva, ‘Alī resta chez lui. Les gens vinrent à lui en toute hâte, tous disant : « Le Commandeur des croyants, ‘Alī ! » jusqu’à ce qu’ils entrent chez lui dans sa demeure et disent : « Nous te faisons allégeance (nubāyi‘uk). Il faut absolument un chef (amīr), et tu es le plus digne. » ‘Alī dit : « Cela ne dépend pas de vous (laysa dhālika ilaykum) (127). Cela revient aux gens de Badr (ahl Badr). Celui que les gens de Badr agréent comme chef, celui-là est le calife (khalīfa). » Il ne resta personne parmi les gens de Badr qui ne vînt à ‘Alī pour lui demander l’allégeance (bay‘a), mais il refusait. Alors al-Ashtar Mālik ibn al-Ḥārith al-Nakha‘ī vint à ‘Alī et lui dit : « Qu’est-ce qui t’empêche de répondre à ces gens pour l’allégeance (bay‘a) ? » Il dit : « Je ne le ferai que par (illā ‘an) (128) assemblée (mala’) et consultation (shūrā). » Les gens d’Égypte (ahl Miṣr) vinrent et dirent : « Tends ta main, que nous te fassions allégeance (nubāyi‘uk). Par Dieu ! ‘Uthmān a été tué, et son meurtre était pour Dieu une satisfaction (riḍā). » ‘Alī dit : « Vous mentez (kadhabtum). » Par Dieu ! Son meurtre n’a pas été agréé par Dieu ! Vous l’avez tué sans droit de vengeance légale (qawad), ni peine prescrite (hadd), ni rien d’autre. Marwân s’enfuit, on le chercha sans pouvoir l’atteindre. Lorsque ‘Alî vit cela de leur part, il sortit vers la mosquée, monta en chaire (minbar), loua Dieu et Lui rendit grâce comme Il le mérite, puis dit : « Ô gens ! Acceptez-vous de moi que je sois votre émir ? » Le premier à monter vers lui sur la chaire fut Talha, qui lui prêta serment d’allégeance (bay‘a) de sa main. Or le doigt de Talha était paralysé. Un bédouin le vit prêter serment et dit : « Une main paralysée et une affaire qui ne s’achèvera pas. » ‘Alî en tira un mauvais augure et dit : « Qu’il est vraisemblable qu’il en soit ainsi ! » Puis al-Zubayr, Sa‘d et les Compagnons de l’Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — lui prêtèrent serment. Ensuite, il parvint à ‘Alî que Sa‘d, Ibn ‘Umar et Muhammad ibn Maslama évoquaient des griefs. ‘Alî se leva en orateur, loua Dieu et Lui rendit grâce, puis dit : « Ô gens ! Vous m’avez prêté serment sur ce sur quoi mes compagnons vous ont prêté serment. Une fois que vous m’avez prêté serment, vous n’avez plus le choix contre moi. À l’imam incombe la rectitude, à la communauté incombe la soumission. Voici une allégeance générale (bay‘a ‘âmma). Quiconque la rejette se détourne de la religion des musulmans et suit une autre voie que la leur. Mon serment d’allégeance envers vous n’a pas été une surprise (feltatan), et mon affaire et la vôtre ne sont pas une seule et même chose : je veux Dieu, et vous me voulez pour vous-mêmes. Par Dieu ! Je conseillerai sincèrement l’adversaire et je rendrai justice à l’opprimé. Les gens ont beaucoup parlé du meurtre de ‘Uthmân. Certains prétendent qu’il a été tué injustement (zâliman), d’autres prétendent qu’il a été tué en victime (mazlûman). L’insistance à ce sujet vient surtout de Talha et d’al-Zubayr. Les Qurayshites dirent : “Ô vous deux hommes ! Vous êtes tombés dans les langues des gens au sujet de l’affaire de ‘Uthmân, dans ce en quoi vous êtes tombés.” » Talha se leva alors devant les gens, loua Allah, Le glorifia comme Il le mérite, et pria sur le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Puis il dit : « Ô gens ! Ce que nous avons dit hier au sujet de ‘Uthman, nous vous en disons aujourd’hui la même chose : il a laissé derrière lui le bas monde par le repentir. Un groupe de gens s’est dressé contre lui et l’a tué, et son sort revient à Allah. » Puis Az-Zubayr se leva, loua Allah, Le glorifia comme Il le mérite, et pria sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Puis il dit : « Ô gens ! Allah a choisi une chose parmi chaque chose. Il a choisi parmi les hommes Muhammad (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), qu’Il a envoyé avec la guidée et la religion de vérité pour la faire prévaloir sur toute autre religion, en dépit de l’aversion des associateurs. Il a choisi parmi les mois le Ramadan, y a révélé le Coran et y a prescrit le jeûne. Il a choisi parmi les jours le vendredi, qu’Il a fait fête pour les gens de l’islam. Il a choisi parmi les contrées ces deux sanctuaires : La Mecque et Médine. Il a fait de La Mecque la Demeure Sacrée (al-Bayt al-Haram), et de Médine le sanctuaire du Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Il a fait de l’espace entre sa tombe et sa chaire un jardin (rawdah) parmi les jardins du Paradis. Et Il a choisi, parmi la consultation (ash-shoura), la soumission (at-taslîm), tout comme Il a choisi ces choses. Or, la consultation a été emportée par la passion, et la soumission par le doute. Nous nous sommes consultés et avons agréé ‘Ali. Quant au meurtre de ‘Uthman, son sort revient à Allah. » Lorsque ‘Ali vit la divergence des gens au sujet du meurtre de ‘Uthman, il monta en chaire (al-minbar), loua Allah, Le glorifia, puis dit : « Ô gens ! Tournez vers moi vos oreilles et vos yeux. Les gens se partagent entre le vrai et le faux. Si la cause du faux triomphe, cela n’est pas nouveau. Et si le vrai a disparu, peut-être… Et je crains que vous et moi ne soyons entrés dans une épreuve (fitnah) où nous n’avons d’autre recours que l’effort sincère (al-ijtihâd). » Les hommes sont de deux sortes, et il en existe trois [catégories] sans qu’il y en ait une sixième : un roi qui vole de ses deux ailes, ou un prophète que Dieu a pris par la main, ou un travailleur assidu, ou un aspirant qui espère, ou un négligent [qui sera] en Enfer. Et certes, Dieu a éduqué cette communauté par deux éducations : par l’épée et par le fouet, sans indulgence de la part du souverain à leur égard. Dissimulez-vous donc, implorez le pardon de Dieu, et réformez ce qui est entre vous.
Ensuite, il descendit, se dirigea vers le trésor public, en sortit ce qu'il contenait et le distribua aux musulmans. Puis 143 il envoya chercher Sa'd ibn Abi Waqqas, 'Abdullah ibn 'Umar et Muhammad ibn Maslamah et leur dit : "J'ai appris certaines choses à votre sujet." Sa'd dit : "Ils ont dit vrai ! Je ne te prêterai pas allégeance et je ne sortirai pas avec toi où que tu ailles, jusqu'à ce que tu me donnes une épée qui distingue le croyant du mécréant." Ibn 'Umar lui dit : "Je t'adjure par Allah et par les liens du sang de ne pas m'imposer ce que je ne connais pas. Par Allah ! Je ne prêterai allégeance jusqu'à ce que les musulmans se réunissent 144 autour de celui qu'Allah a réuni pour eux." Muhammad ibn Maslamah dit : "L'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) m'a ordonné, lorsque ses Compagnons divergeront, de ne pas m'immiscer entre eux, de frapper avec mon épée sur le rocher 145 d'Uhud, et quand elle se brisera, de rester chez moi jusqu'à ce que vienne à moi une main pécheresse ou une mort décrétée. J'ai fait cela." Ensuite, il appela Oussamah ibn Zayd et lui demanda l'allégeance. Oussamah dit : "Quant à l'allégeance, je te la prête, tu es pour moi le plus aimé et le plus méritant 146. Quant au combat, j'ai fait une promesse à l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) de ne combattre aucun homme qui atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allah." Lorsque 'Ali les vit divisés, il dit : "Libérez-moi de cette allégeance et choisissez pour vous-mêmes qui vous voulez." Ils se turent, se levèrent et sortirent. Al-Mughirah ibn Shu'bah 147 entra chez lui et dit : "Ô Commandeur des croyants ! Je te conseille trois choses, fais celle que tu veux." Il dit : "Quelles sont-elles, ô borgne ?" Il dit : "Je vois chez les gens une certaine réticence à ton égard. Je pense que tu devrais prendre une monture, la monter et fuir à travers la terre, loin des gens. Car lorsqu'ils te verront faire cela, ils achèteront des chameaux plus beaux que les tiens et des chevaux, puis ils courront après toi jusqu'à ce qu'ils te rattrapent où que tu sois et te confient cette affaire, de leur plein gré, que tu le veuilles ou non. Si tu ne fais pas cela, alors maintiens 148 Mu'awiyah sur toute la Syrie, écris-lui une lettre mentionnant son mérite et celui de ses ancêtres, et fais-lui savoir que tu seras pour lui meilleur que 'Umar et 'Uthman. Renvoie 'Amr ibn al-'As en Égypte, et mentionne dans ta lettre son mérite et son antériorité, car c'est un homme dont les paroles ont du poids. Lorsque l'affaire sera consolidée, tu leur permettras alors de venir te voir, tu les interrogeras sur les pays et les gens, puis tu enverras deux gouverneurs et tu les retiendras 149 auprès de toi. Si tu refuses, alors sors de ce pays, car ce n'est pas un pays de cavalerie et d'armes." 'Ali dit : "Quant à ce que tu as mentionné de ma fuite devant les gens, comment fuirais-je devant eux alors qu'ils m'ont prêté allégeance ? Quant à l'affaire de Mu'awiyah et de 'Amr ibn al-'As, Allah ne me demandera pas de les maintenir une seule heure dans mon autorité : 'Je n'ai pas pris les égarés pour soutiens' [Coran 18:51]. Quant à ma sortie de ce pays vers un autre, je vais y réfléchir." Al-Mughirah sortit de chez lui, puis revint alors qu'il était déterminé à partir pour la Syrie et à rejoindre Mu'awiyah. Il dit : "Ô Commandeur des croyants ! Hier, je t'ai conseillé selon mon avis concernant Mu'awiyah et 'Amr. L'avis est que tu te hâtes de les destituer 150, car celui qui écoute est différent de celui qui n'écoute pas, et que tu abordes ton affaire." Puis il sortit de chez lui. Ibn 'Abbas le rencontra alors qu'il entrait. Lorsqu'il arriva auprès de lui, il dit : "J'ai vu al-Mughirah sortir de chez toi. Pourquoi est-il venu ?" Il dit : "Il est venu hier avec un avis et aujourd'hui avec un autre." Il lui rapporta les deux avis. Ibn 'Abbas dit : "Hier, il t'a donné un conseil sincère, mais aujourd'hui, il t'a trahi 151." Il dit : "Quel est l'avis ?" Ibn 'Abbas dit : "L'avis était avant aujourd'hui." 'Ali dit : "C'est à moi de le suivre !" Il dit : "L'avis était que tu partes à La Mecque, que tu y entres, que tu entres dans une de ses maisons et que tu fermes ta porte sur toi. Car les gens ne t'auraient pas abandonné 152, et les Qurayshites auraient peiné et peiné à te chercher, car ils ne trouveraient personne d'autre que toi. Mais aujourd'hui, les Banu Umayyah trouvent bon de réclamer le sang de leur compagnon, et ils font croire 153 aux gens que tu es responsable d'une partie 154 de son affaire et te souillent de cela d'une certaine souillure." 'Ali fut sur le point de se lever pour la Syrie afin de visiter 155 ses habitants et de voir 156 ce que Mu'awiyah pensait et ce qu'il faisait. Abou Ayyub al-Ansari vint à lui et lui dit : "Ô Commandeur des croyants ! Si tu restais dans ce pays ! Car c'est le bouclier imprenable, le lieu d'émigration du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), et il contient sa tombe, sa chaire et la source 157 de l'Islam. Si les Arabes te sont favorables, tu y seras comme tu étais. Et si des gens 158 se divisent contre toi, tu les combattras avec leurs ennemis. Et si tu es contraint 159 alors de marcher, tu marcheras après t'être excusé." 'Ali dit : "Les hommes et les richesses sont en Irak, et rien ne nous atteindra que ce qu'Allah a écrit pour nous." Puis il suivit le conseil d'Abou Ayyub al-Ansari et décida de rester à Médine. Il envoya des gouverneurs dans les provinces : il envoya 'Uthman ibn Hunayf comme gouverneur à Bassora, 'Umarah ibn Hassan ibn Shihab à Koufa, 'Ubaydullah ibn 'Abbas au Yémen, Qays ibn Sa'd en Égypte, et Sahl ibn Hunayf en Syrie. Quant à Sahl ibn Hunayf, il partit et lorsqu'il arriva à Tabuk, des cavaliers de Syrie le rencontrèrent et lui dirent : "Qui es-tu ?" Il dit : "Un gouverneur." Ils dirent 160 : "Sur quoi ?" Il dit : "Sur la Syrie." Ils dirent : "Si 'Uthman t'a envoyé, sois le bienvenu ; mais si un autre t'a envoyé, retourne." Il dit : "N'avez-vous pas entendu ce qui s'est passé ?" Ils dirent : "Si, mais retourne dans ton pays." Il retourna donc auprès de 'Ali, et voilà que ces gens étaient des partisans. Quant à Qays ibn Sa'd, il arriva à Aylah et des éclaireurs le rencontrèrent. Ils lui dirent : "Qui es-tu ?" Il dit : "Je suis l'un des Compagnons qui ont été tués et chassés du pays, et je cherche une ville où me réfugier." Ils dirent : "Et qui es-tu ?" Il dit : "Je suis Qays ibn Sa'd ibn 'Ubadah 161." Ils dirent : "Viens avec nous." Qays partit donc et entra en Égypte, et il leur révéla sa situation. Il les informa qu'il était nommé gouverneur de l'Égypte. Les Égyptiens se divisèrent à son sujet en groupes 162 : un groupe entra dans la communauté et prêta allégeance ; un groupe s'abstint et se retira ; et un groupe dit : "S'il livre les meurtriers de 'Uthman, nous sommes avec lui, sinon non." Qays ibn Sa'd écrivit à 'Ali tout ce qu'il avait vu des Égyptiens. Quant à 'Ubaydullah ibn 'Abbas, il partit pour le Yémen, personne ne s'opposa à lui ni ne l'en empêcha, jusqu'à ce qu'il y entre et le contrôle pour 'Ali. Quant à 'Umarah ibn Hassan ibn Shihab, il se dirigea vers Koufa, et lorsqu'il arriva à Zubalah 163, Tulayhah ibn 164 Khuwaylid al-Asadi le rencontra alors qu'il se rendait à Médine pour réclamer le sang de 'Uthman. Tulayhah dit : "Qui es-tu ?" Il dit : "Je suis 'Umarah ibn Hassan ibn Shihab." Il dit : "Qu'est-ce qui t'amène ?" Il dit : "J'ai été envoyé comme gouverneur à Koufa." Il dit : "Qui t'a envoyé ?" Il dit : "Le Commandeur des croyants 'Ali." Il dit : "Retourne chez toi, car ces gens ne veulent pas remplacer leur gouverneur Abou Moussa al-Ash'ari." 'Umarah retourna donc auprès de 'Ali et l'informa de la nouvelle. Tulayhah resta à Zubalah. Quant à 'Uthman ibn Hunayf, il partit pour Bassora, dont le gouverneur était 'Abdullah ibn 'Amir ibn Kurayz. Les habitants de Bassora apprirent le meurtre de 'Uthman. Ibn 'Amir se leva, monta en chaire et prononça un discours : "Votre calife a été tué injustement, son allégeance est sur vos cous, et le secourir mort est comme le secourir vivant 165. Aujourd'hui est comme hier. Les gens ont prêté allégeance à 'Ali, et nous réclamons le sang de 'Uthman. Préparez-vous donc à la guerre." Harithah ibn Qudamah lui dit : "Ô Ibn 'Amir ! Tu ne nous as pas conquis par la force. 'Uthman a été tué en présence des Émigrés et des Auxiliaires, et les gens ont prêté allégeance à 'Ali. S'il te maintient, nous t'obéirons ; s'il te destitue, nous te désobéirons." Ibn 'Amir dit : "Rendez-vous demain matin." Le soir venu, il se prépara à partir, prépara ses montures et ce dont il avait besoin, et prit la nuit comme monture pour se rendre à Médine. Il laissa 'Abdullah ibn 'Amir al-Hadrami comme gouverneur de Bassora. Au matin, les gens se consultèrent au sujet d'Ibn 'Amir et apprirent son départ. Lorsqu'Ibn 'Amir arriva à Médine, il vint voir Talhah et al-Zubayr, qui lui dirent : "Ni bienvenue ni bon accueil ! Tu as abandonné l'Irak et les richesses, et tu es venu à Médine par peur de 'Ali, et tu l'as confiée à un autre, et tu as pris la nuit comme monture. Pourquoi n'es-tu pas resté jusqu'à ce que tu aies en Irak un parti 166 ?" Ibn 'Amir dit : "Puisque vous dites cela, vous aurez de moi cent mille épées et tout l'argent que vous voudrez." Ensuite, Oum Koulthoum bint 'Ali vint trouver son père, elle qui avait été l'épouse de 'Umar ibn al-Khattab, et lui dit : "'Abdullah 167 ibn 'Umar est un homme pieux, et je me porte garante de ce qu'il fera pour toi." Lorsque Ibn 'Amir arriva à Médine, Ibn 'Umar vint à elle et dit : "Ô mère ! Tu t'es portée garante pour moi, et je veux partir pour la 'Umrah [petit pèlerinage] maintenant. Je n'entrerai dans rien que ton père réprouve 168, mais je m'abstiendrai jusqu'à ce que les gens se réunissent. Si tu veux, permets-moi ; si tu veux, envoie-moi à ton père." Elle dit : "Non, va sous la protection d'Allah et sous Sa sauvegarde." Ibn 'Umar partit donc pour la 'Umrah. Le lendemain matin, les gens vinrent trouver 'Ali et dirent : "Hier soir, un événement 169 plus grave que Talhah, al-Zubayr et Mu'awiyah s'est produit." 'Ali dit : "Qu'est-ce que c'est ?" Ils dirent : "Ibn 'Umar est parti pour la Syrie." 'Ali se rendit au marché et se mit 170 à chercher des coureurs pour ramener Ibn 'Umar. Oum Koulthoum l'apprit, monta sur sa mule et vint trouver son père. Elle dit : "L'affaire n'est pas comme on te l'a rapporté." Et elle lui raconta ce qu'Ibn 'Umar lui avait dit. 'Ali en fut rassuré. Ils n'étaient pas encore sortis du marché que des gens revenant de la 'Umrah arrivèrent et l'informèrent qu'ils avaient vu Ibn 'Umar avec un autre homme, montés sur deux ânes, en état de sacralisation, vêtus de deux manteaux. Ensuite, 'Ali écrivit à Mu'awiyah : "Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De la part de 'Abdullah 'Ali, Commandeur des croyants, à Mu'awiyah ibn Abi Sufyan. Paix sur toi ! Je loue Allah pour toi, Lui qui n'a de divinité que Lui. Ceci dit : Tu as appris ce qui est arrivé à 'Uthman et ce sur quoi les gens se sont accordés en me prêtant allégeance. Entre donc dans la paix comme les autres y sont entrés, sinon, annonce la guerre comme le font les gens de la division. Paix." Il envoya sa lettre avec Sabrah al-Juhani et al-Rabi' 171 ibn Sabrah. Lorsque Sabrah arriva avec la lettre de 'Ali et la remit à Mu'awiyah, celui-ci tarda à répondre. Comme cela se prolongeait, Mu'awiyah appela un homme des 'Abs nommé Qabisah 172, lui remit un rouleau scellé dont l'adresse était : "De Mu'awiyah ibn Abi Sufyan à 'Ali ibn Abi Talib", et lui dit : "Quand tu entreras à Médine, saisis le bas du rouleau et montre-le." Il lui recommanda ce qu'il devait dire, et l'envoya avec Sabrah, le messager de 'Ali. Ils arrivèrent à Médine. Le 'Absi souleva le rouleau comme Mu'awiyah le lui avait ordonné, et les gens sortirent pour le regarder. Ils surent alors que Mu'awiyah 173 était un opposant obstiné. Lorsqu'ils entrèrent chez 'Ali, le 'Absi lui remit le rouleau. Il brisa le sceau et ne trouva rien à l'intérieur. Il dit à Sabrah : "Qu'y a-t-il derrière toi ?" Il dit : "J'ai laissé des gens qui ne se contentent que du talion, et j'ai laissé soixante mille vieillards pleurant sous la chemise de 'Uthman." 'Ali dit : "C'est à moi qu'ils réclament le sang de 'Uthman ?" Ensuite, il écrivit à Abou Moussa al-Ash'ari, qui était gouverneur de Koufa : "Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux."
De la part d'Abdullah Ali, Commandeur des croyants, à Abdullah ibn Qays al-Ash'ari : Paix sur toi ! Je loue pour toi Dieu, en dehors de qui il n'y a pas de divinité. Ceci étant dit, tu as appris ce qui est arrivé à Uthman et ce sur quoi les gens se sont accordés en me prêtant allégeance. Entre donc dans ce dans quoi les gens sont entrés, et incite les habitants de ta province 174 à l'écoute et à l'obéissance. Écris-moi ce que tu auras fait et ce qu'ils auront fait, si Dieu le veut. Paix sur toi, ainsi que la miséricorde de Dieu et Ses bénédictions." Il envoya la lettre avec Abd al-Aslami. Lorsque Ma'bad arriva à Koufa, Abou Moussa al-Ash'ari appela les gens à obéir à Ali, et ils lui répondirent volontiers. Il écrivit à Ali ibn Abi Talib : "Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De la part d'Abdullah ibn Qays à Abdullah Ali, Commandeur des croyants : Paix sur toi ! Je loue pour toi Dieu, en dehors de qui il n'y a pas de divinité. Ceci étant dit, j'ai lu ta lettre et j'ai appelé les musulmans qui sont sous mon autorité, et ils ont écouté et obéi. Paix sur toi, ainsi que la miséricorde de Dieu et Ses bénédictions." Il remit sa lettre à Ma'bad. Aïcha était partie pour la 'Umra 175. Lorsqu'elle eut accompli sa 'Umra, elle s'installa à la porte de la mosquée et les gens se rassemblèrent autour d'elle. Elle dit : "Ô gens ! La racaille des provinces et les esclaves des habitants de Médine se sont rassemblés contre cet homme tué hier injustement, ont profané le pays sacré et versé le sang sacré." Abdullah ibn Amir dit : "Me voici, le premier à réclamer vengeance pour son sang." Il fut le premier à se lever pour cela. Lorsque les dissensions se multiplièrent à Médine, Talha et al-Zubayr demandèrent à Ali la permission d'aller accomplir la 'Umra. Il leur dit : "Ce n'est pas la 'Umra que vous voulez. Je vous avais dit avant que vous ne me prêtiez allégeance : 'Celui d'entre vous qui le souhaite peut me prêter allégeance', mais vous avez refusé jusqu'à ce que vous me prêtiez allégeance. Je vous ai donné la permission, allez donc en toute rectitude 176." Ils partirent pour La Mecque, suivis par Abdullah ibn Amir ibn Kurayz. Lorsqu'il les rattrapa, il leur dit : "Partez, votre besoin est satisfait." Ils se réunirent avec Aïcha à La Mecque, où se trouvait également un groupe de Banu Umayya. Ensuite, Mu'awiya rassembla les gens du Sham 177 pour combattre Ali et réclamer le talion pour le sang d'Uthman. Il usa de ruse envers Qays ibn Sa'd ibn Ubada, qui était gouverneur de l'Égypte, et écrivit à Ali une lettre 178 dans laquelle il dénigrait Mu'awiya. Lorsqu'Ali lut la lettre, il destitua Qays et nomma Muhammad ibn Abi Bakr 179 à sa place. Constantin, fils d'Héraclius, partit avec des navires 180 pour attaquer les musulmans. Dieu envoya contre eux 181 un vent violent 182 qui les noya. Constantin, fils d'Héraclius, s'échappa et atteignit la Sicile 183. Les Byzantins construisirent un bain public ; lorsqu'il y entra 184, ils le tuèrent à l'intérieur, lui disant : "Tu as tué nos hommes." Ensuite, Abdullah ibn Abbas présida le pèlerinage, car Ali l'avait nommé responsable du pèlerinage. Lorsqu'il revint, Talha et al-Zubayr décidèrent 185 de partir avec Aïcha. Talha dit : "Rien n'est plus efficace pour attirer les gens vers nous que la présence d'Ibn Umar avec nous." Or, ce qu'il advint de lui concernant Uthman et son opposition à lui, comme le sait 186 quiconque le sait 187. Talha vint le voir et dit : "Ô Abou Abd al-Rahman ! Aïcha a l'intention de réconcilier les gens. Pars donc avec nous, car tu auras en nous un exemple." Ibn Umar dit : "Voulez-vous me tromper pour me faire sortir 188 comme on fait sortir 189 le lapin 190 de son terrier ? Les gens ne se laissent tromper que par les jeunes esclaves 191, les jeunes esclaves femmes, les dinars et les dirhams. Je ne suis pas de ceux-là. J'ai abandonné cette affaire ouvertement, et on m'y appelle alors que je suis en sécurité. Cherchez donc quelqu'un d'autre pour votre affaire." Talha dit : "Dieu se passera de toi." Ya'la ibn Umayya arriva du Yémen 192, où il était gouverneur, avec quatre cents chameaux. Il les appela à les monter, mais al-Zubayr lui dit : "Laisse-nous tes chameaux, mais prête-nous plutôt de cet argent." Il leur donna soixante mille dinars, et à Talha quarante mille dinars. Ils s'équipèrent et donnèrent [à ceux qui partirent avec eux] 193. [Lorsque commença l'an trente-six] Ils délibérèrent sur leur départ. Al-Zubayr dit : "Allez au Sham 194, là où se trouvent les richesses et les hommes." Ibn Amir dit : "À Bassora, car si vous la dominez, le Sham sera à vous. Mu'awiya vous a devancés au Sham, et il est le cousin d'Uthman. Quant à Bassora, j'y ai des partisans 195 et ses habitants ont de l'affection pour Talha." Aïcha disait : "Allons à Médine." Ils lui dirent : "Ô Mère des croyants ! Laisse Médine, car ceux qui sont avec toi 196 ne peuvent pas 197 faire face à cette racaille. Pars avec nous à Bassora. Si Dieu réforme cette affaire, nous obtiendrons ce que nous voulons ; sinon, nous aurons fait notre possible, et Dieu décidera ce qu'Il aime." Ils demandèrent à Hafsa, fille d'Umar, de partir avec eux. Elle dit : "Mon avis suit celui d'Aïcha." Abdullah ibn Umar vint la voir et la supplia par Dieu de ne pas partir. Elle resta donc et envoya dire à Aïcha : "Mon frère m'a empêchée de partir." Aïcha dit : "Que Dieu pardonne à Ibn Umar." Ensuite, le crieur de Talha et al-Zubayr annonça : "Que celui qui a une monture et un équipement les prenne, sinon voici un équipement et une monture." Ils chargèrent six cents chamelles 198, en plus de ceux qui avaient leur propre monture. Ils étaient environ mille personnes. Ils s'équipèrent avec l'argent, et les femmes du Prophète (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) les accompagnèrent pour leur dire adieu. Toutes étaient à La Mecque pour le pèlerinage, sauf Umm Salama, qui était partie 199 pour Médine. Lorsqu'ils atteignirent Dhat 'Irq, les épouses du Prophète (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) leur dirent adieu en pleurant, et les gens pleurèrent. On n'avait jamais vu autant de pleurs que ce jour-là, et on l'appela le jour des sanglots 200. Elles invoquèrent Dieu contre les meurtriers d'Uthman, qui avaient versé le sang sacré dans l'enceinte sacrée du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix). Puis elles s'en retournèrent, et Aïcha poursuivit sa route en disant : "Ô Dieu ! Tu sais que je ne veux que la réforme ; réforme donc les choses entre eux." Lorsque Aïcha et ceux qui étaient avec elle quittèrent La Mecque, Umm al-Fadl envoya à Ali un homme de Juhayna 201 en lui disant : "Égorge à chaque étape un chameau 202, j'en paierai le prix. Voici cent dinars et des vêtements." Elle écrivit avec lui : "Ceci dit 203, Talha, al-Zubayr et Aïcha sont partis de La Mecque pour Bassora." Il arriva à Médine et remit la lettre à Ali. Ali appela Muhammad ibn Abi Bakr et lui dit : "Ne vois-tu pas que ta sœur est partie avec Talha et al-Zubayr ?" Muhammad ibn Abi Bakr dit : "Dieu est avec toi et ne t'abandonnera pas, et les gens sont tes partisans 204." Ensuite, Ali se leva 205, loua Dieu et Le glorifia, puis dit : "Ô gens ! Préparez-vous à partir combattre les gens de la division, car je vais partir, si Dieu le veut. Dieu a envoyé un Messager véridique avec un Livre 206 éloquent et un ordre clair. Ne périt à cause de lui 207 que celui qui est perdu. Dans l'autorité de Dieu se trouve la protection 208 de votre affaire ; donnez-lui donc votre obéissance. Le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) a dit : 'L'Islam se replie 209 vers Médine comme se replie 210 le serpent dans son terrier.' Levez-vous contre ceux qui veulent diviser votre communauté. Peut-être Dieu vous utilisera-t-il pour réconcilier les gens." Ali envoya al-Hasan ibn Ali et Ammar ibn Yasir à Koufa pour les mobiliser 211. Lorsqu'ils arrivèrent à Koufa, Abou Moussa al-Ash'ari se leva 212 devant les gens, étant leur gouverneur 213, et les informa de l'arrivée d'al-Hasan et de son appel à se joindre au Commandeur des croyants pour réconcilier les parties. Zayd ibn Suhan 214 arriva de chez Aïcha, porteur de deux lettres d'Aïcha à Abou Moussa, gouverneur de Koufa. Dans chaque lettre, il était écrit : "Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De la part d'Aïcha, Mère des croyants, à Abdullah ibn Qays al-Ash'ari : Paix sur toi ! Je loue pour toi Dieu, en dehors de qui il n'y a pas de divinité. Ceci étant dit, le meurtre d'Uthman a eu lieu comme tu le sais. Je suis partie pour réconcilier les gens. Ordonne donc à ceux qui sont sous ton autorité de rester chez eux et d'accepter la sécurité jusqu'à ce que leur vienne ce qu'ils aiment, à savoir la réforme de la communauté musulmane. Car les meurtriers d'Uthman ont quitté la communauté et se sont voués à la perdition." Lorsqu'il eut lu les deux lettres 215, Ammar ibn Yasir se leva 216 et dit : "Aïcha a reçu un ordre, et nous en avons reçu un autre. Elle a reçu l'ordre de rester dans sa maison, et nous avons reçu l'ordre de combattre jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de sédition. Voilà qu'elle nous ordonne ce qui lui a été ordonné, alors qu'elle a fait ce qui nous a été ordonné." Puis il dit 217 : "Voici le cousin du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) ; partez donc vers lui, puis examinez la vérité et celui avec qui elle se trouve." Ensuite, al-Hasan ibn Ali se leva et dit : "Ô gens ! Répondez à l'appel de votre Commandeur et marchez vers vos frères. Peut-être Dieu vous réconciliera-t-il." Puis Hind ibn Amr al-Bajali se leva et dit : "Le Commandeur des croyants nous a appelés et nous a envoyé son fils ; suivez donc sa parole et obéissez à son ordre." Hujr ibn Adi al-Kindi se leva et dit : "Ô gens ! Répondez au Commandeur des croyants et partez, légers et lourds 218, avec vos biens et vos personnes." Ensuite, al-Hasan dit : "Ô gens ! Je pars demain matin. Que celui qui le souhaite parte avec moi par voie terrestre, et que celui qui le souhaite parte par voie fluviale." Ils lui répondirent, et neuf mille personnes partirent avec lui, certains par terre, d'autres par eau. Ils marchèrent jusqu'à atteindre Dhu Qar. Ali partit de Médine avec six cents hommes, laissant Sahl ibn Hunayf 219 comme gouverneur de Médine. Il rencontra son fils al-Hasan et ceux qui étaient venus de Koufa à Dhu Qar. Ils partirent tous ensemble pour Bassora, sans qu'Ali entre à Koufa. Il écrivit à Médine à Sahl ibn Hunayf pour qu'il vienne 220 le rejoindre et qu'il nomme 221 Abou Hasan al-Mazini 222 comme gouverneur de Médine. Il rencontra Talha, al-Zubayr et Aïcha à al-Julha' 223, à deux parasanges de Bassora, le cinq du mois de Jumada al-Akhira. Ali disait souvent : "Ô merveille, quelle merveille, de Jumada et Rajab !" Et ce qui devait arriver arriva. Ibn Jarmouz tua al-Zubayr, puis vint informer Ali. Ali dit : "J'ai entendu le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) dire 224 : 'Le meurtrier d'Ibn Safiyya 225 est en Enfer.'" Ibn Jarmouz dit : "Si nous combattons avec vous, nous sommes en Enfer ; et si nous vous combattons, nous sommes en Enfer !" Puis il s'ouvrit 226 le ventre avec son épée et se suicida. Quant à Talha 227, Marwan ibn al-Hakam lui tira une flèche par derrière, le toucha et le tua. Il le transporta à Bassora, où il mourut. Talha fut enterré à Bassora, et al-Zubayr fut tué à Wadi al-Siba'. Ka'b ibn Sur avait accroché le Coran à son cou, puis il allait vers les uns et les autres pour les exhorter, jusqu'à ce qu'il soit tué 228. Ali fit proclamer par son crieur : "Ne tuez pas celui qui fuit, n'achevez pas 229 le blessé, que celui qui ferme sa porte soit en sécurité, que celui qui jette les armes soit en sécurité." Et il ne tua personne après cela 230. Lorsque les gens furent rassurés, Ali envoya 231 Aïcha avec des femmes d'Irak à Médine. Il resta à Bassora quinze jours, puis partit pour Koufa. Il nomma Abdullah ibn Abbas gouverneur de Bassora, nomma des gouverneurs dans les provinces, et écrivit aux villes pour leur demander de rester en place et d'obéir.
Ensuite, Abū Muslim al-Khawlānī 232 dit à Muʿāwiya : « Pourquoi combats-tu ʿAlī, alors qu’il est le cousin du Messager d’Allāh – qu’Allāh prie sur lui et le salue – et qu’il possède en matière d’antériorité [dans l’Islam] et de mérites ce que tu n’as pas ? Tu n’es qu’un homme parmi les affranchis 233 ! » Muʿāwiya lui répondit : « Oui, par Allāh ! Nous ne combattons pas ʿAlī – je ne prétends pas, dans l’Islam, avoir ce qu’il a – mais je le combats à cause du sang du Commandeur des croyants ʿUthmān ibn ʿAffān, et je lui réclame son sang. » Abū Muslim dit : « Je vais m’informer pour toi à ce sujet. » Il monta sur sa monture et arriva à Kūfa, puis descendit de sa monture et vint à pied auprès de ʿAlī, alors que les gens étaient autour de lui et que personne ne le connaissait. Il dit : « Qui a tué ʿUthmān ? » ʿAlī répondit : « Allāh a tué ʿUthmān, et je suis avec Lui. » Abū Muslim sortit sans dire un mot, alla jusqu’à sa monture, la monta, rejoignit le Shām et arriva auprès de Muʿāwiya qui était en train de charger [ses affaires]. On lui dit : « Voici Abū Muslim qui est venu. » Muʿāwiya l’embrassa, l’interrogea sur son voyage, craignant qu’il n’ait apporté quelque chose qu’il déteste. Abū Muslim dit : « Par Allāh ! Tu combattras ʿAlī, ou nous le combattrons, car il a avoué le meurtre du Commandeur des croyants ʿUthmān. » Muʿāwiya se leva, joyeux, monta en chaire 234 ; les gens se rassemblèrent autour de lui ; il loua Allāh et Le glorifia. Abū Muslim se leva comme orateur et incita les gens à combattre ʿAlī. Ainsi, tous les gens du Shām sortirent contre ʿAlī, lui réclamant le sang de ʿUthmān. Ensuite, Ḥujr ibn al-Adbar 235 vint auprès de ʿAlī et dit : « Ô Commandeur des croyants ! La communauté, le nombre et l’argent sont chez al-Ashʿath ibn Qays, en Azerbaïdjan. Envoie-lui un message pour qu’il vienne. » ʿAlī lui écrivit : « Au nom d’Allāh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De la part du serviteur d’Allāh, ʿAlī, Commandeur des croyants, à al-Ashʿath ibn Qays. Ceci dit : Quand cette lettre te parviendra, viens et apporte ce que tu as détourné 236 de l’argent. » Al-Ashʿath ibn Qays lui écrivit : « Ceci dit : Ta lettre m’est parvenue, m’ordonnant de venir auprès de toi et d’apporter ce que j’ai détourné de l’argent d’Allāh. Qu’as-tu à voir avec cela ? Et paix ! » Puis al-Ashʿath dit : « Par Allāh ! Je vais le laisser dans une situation de perte, et je vais lui corrompre Kūfa. » Puis il partit d’Azerbaïdjan, se dirigeant vers Muʿāwiya. Cela parvint à ʿAlī, et son départ vers Muʿāwiya lui fut pénible. Ḥujr ibn al-Adbar dit : « Ô Commandeur des croyants ! Envoie-moi vers al-Ashʿath ibn Qays, car je le connais mieux et je suis plus doux. S’il se fâche, il n’écoutera personne. » ʿAlī lui dit : « Va vers lui. » Ḥujr partit vers lui et le rattrapa à Shahrazūr 237. Ḥujr lui dit : « Ô Abū Muḥammad ! Je t’adjure par Allāh de ne pas aller vers Muʿāwiya et d’abandonner le cousin du Messager d’Allāh – qu’Allāh prie sur lui et le salue. » Al-Ashʿath dit : « N’as-tu pas entendu sa lettre à moi ? » Ḥujr dit : « Si tu vas vers Muʿāwiya, nous irons tous ensemble au Shām. Je t’adjure par Allāh de considérer les orphelins de ton peuple et leurs veuves ! Car je ne crains pas qu’ils soient déshonorés demain. » Il dit : « Que veux-tu donc, ô Ḥujr ? » Il dit : « Descends avec moi à Kūfa, car tu es le cheikh des Arabes, leur maître, obéi dans ton peuple, et l’affaire te reviendra. » Ḥujr ne cessa de le convaincre jusqu’à ce qu’il dise : « Qu’ils tournent les poitrines des montures vers Kūfa. » Il vint donc auprès de ʿAlī, et ʿAlī se réjouit de sa venue et dit : « Bienvenue et bon accueil à Abū Muḥammad, malgré sa hâte ! » Il dit : « Ô Commandeur des croyants ! Ce n’est pas un jour de reproche. » Puis il resta avec ʿAlī à Kūfa. Le pèlerinage fut présidé par ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, sur ordre de ʿAlī qui l’avait nommé. [Quand entra l’an trente-sept] Muʿāwiya écrivit à ʿAlī ibn Abī Ṭālib : « Ceci dit : Allāh a élu Muḥammad – qu’Allāh prie sur lui et le salue – par Sa science, l’a établi comme dépositaire de Sa révélation et comme messager auprès de Ses créatures, et Il a choisi pour lui des auxiliaires parmi les musulmans. Ils étaient, dans leurs rangs auprès de lui, selon leurs mérites dans l’Islam. Le meilleur d’entre eux dans l’Islam et le plus sincère envers Allāh et Son messager fut le calife après lui, le calife de son calife, et le calife opprimé assassiné – qu’Allāh leur fasse miséricorde ! Il m’est parvenu que tu te désolidarises de son sang. Si tu es véridique, livre-nous ceux qui l’ont tué, afin que nous les mettions à mort pour lui. Nous serons alors plus prompts à te répondre et plus obéissants. Sinon, il n’y a pour toi ni pour aucun de tes compagnons, auprès de nous, que l’épée. Par Celui en dehors de qui il n’y a de dieu ! Nous poursuivrons les meurtriers de ʿUthmān dans les montagnes et les sables jusqu’à ce qu’Allāh les tue ou que nos âmes rejoignent ʿUthmān. Et paix. » ʿAlī lui écrivit : « Au nom d’Allāh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De la part du serviteur d’Allāh, ʿAlī, Commandeur des croyants, à Muʿāwiya ibn Abī Sufyān. Ceci dit : Le frère de Khawlān est venu à moi avec une lettre de toi, où tu mentionnes Muḥammad – qu’Allāh prie sur lui et le salue – et ce dont Allāh l’a gratifié comme guidance. Louange à Allāh pour cela. Quant à ce que tu as mentionné au sujet des califes, par ma vie ! Leur position dans l’Islam fut grande, et la perte qu’ils ont subie est une blessure immense dans l’Islam. Quant à ce que tu as mentionné au sujet des meurtriers de ʿUthmān, j’ai examiné cette affaire et il ne m’a pas été possible de te les livrer. Or, ton père est venu à moi lorsque les gens ont donné leur allégeance à Abū Bakr et m’a dit : “Ô ʿAlī ! Tu es le plus digne des gens de cette affaire après le Messager d’Allāh – qu’Allāh prie sur lui et le salue. Tends ta main, que je te prête allégeance.” Je ne l’ai pas fait, par crainte de la division dans l’Islam. Ton père connaissait donc mieux mon droit que toi. Si tu reconnais mon droit comme ton père le reconnaissait, tu auras visé juste. Sinon, Allāh me suffira, et Il se passera de toi. Et paix. » Quand Muʿāwiya lut la lettre, il se prépara, lui et ceux qui étaient avec lui, à marcher vers ʿAlī. Puis il partit, se dirigeant vers l’Irak. ʿAlī partit de l’Irak, fit la prière du zuhr entre al-Qanṭara et al-Jisr 238 en deux rakʿa, et plaça à l’avant-garde Shuraḥbīl ibn Hāniʾ et Ziyād ibn al-Naḍr ibn Mālik, ordonnant à l’un de prendre la rive du Tigre et à l’autre la rive de l’Euphrate, avec plus de dix mille hommes. Il nomma comme lieutenant sur Kūfa Abū Masʿūd al-Anṣārī 239, puis prit la route de l’Euphrate, disant : « Quand vous m’entendez dire “Le Messager d’Allāh – qu’Allāh prie sur lui et le salue – a dit”, c’est comme je le dis. Et quand je ne dis pas “Le Messager d’Allāh – qu’Allāh prie sur lui et le salue – a dit”, alors la guerre est tromperie. » ʿAlī et les gens du Shām se rencontrèrent à Ṣiffīn, à sept nuits restantes de Muḥarram. ʿAlī se leva comme orateur devant les gens et dit : « Louange à Allāh, qui ne défait pas ce qu’Il a noué, et s’Il noue une affaire, les défaisants ne la défont pas. Cependant, à Allāh – et à Lui la louange – s’Il avait voulu, deux de Ses créatures ne se seraient pas opposés, la communauté n’aurait pas divergé sur quoi que ce soit de Son ordre, et l’inférieur n’aurait pas nié au supérieur son mérite. “Et si Allāh avait voulu, ils ne se seraient pas combattus, mais Allāh fait ce qu’Il veut” 240. Les destins nous ont conduits, moi et ceux-ci, jusqu’à nous réunir en ce lieu. Nous sommes, de la part de notre Seigneur, sous Son regard et à Sa portée. Si Allāh avait voulu, Il aurait fait la vengeance, et de Lui serait venue la transformation, jusqu’à ce que les gens du faux apparaissent et que les gens du vrai sachent où est leur aboutissement. Mais Il a fait de ce monde la demeure des œuvres, et de l’autre monde la demeure du séjour éternel, “afin de rétribuer ceux qui ont fait le mal…” 241 – le verset. Certes ! Vous rencontrerez demain votre ennemi. Prolongez donc cette nuit la prière, multipliez-y la récitation du Coran, demandez-Lui la victoire. Soyez sérieux et résolus, et soyez véridiques. » Puis il s’assit. Les gens se levèrent vers leurs épées pour les aiguiser, vers leurs lances pour les redresser, vers leurs flèches pour les empenner. Puis il plaça à l’avant-garde Shuraḥbīl ibn Hāniʾ al-Ḥārithī et al-Ashtar 242, à l’aile droite al-Ashʿath ibn Qays, à l’aile gauche ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās, sur les fantassins ʿAbd Allāh ibn Budayl ibn Warqāʾ, à l’arrière-garde Ziyād ibn al-Naḍr, et sur l’aile droite des fantassins Sulaymān ibn Ṣurad al-Khuzāʿī. Puis Muʿāwiya se leva comme orateur devant les gens du Shām, et les gens se rassemblèrent. Il dit : « Louange à Allāh, qui est proche dans Sa hauteur et élevé dans Sa proximité, apparent et caché, élevé au-dessus de tout ce qui est visible, Premier et Dernier, Apparent et Caché. Il juge et tranche, Il décrète et pardonne, Il fait ce qu’Il veut. Quand Il veut une chose, Il l’exécute ; quand Il décide d’une chose, Il l’accomplit. Il ne consulte personne sur ce qu’Il possède, et on ne L’interroge pas sur ce qu’Il fait, tandis qu’eux seront interrogés. Louange à Allāh, Seigneur des mondes, pour ce que nous aimons et ce que nous détestons. Ensuite, il a été du décret d’Allāh que les destins nous ont conduits vers cette parcelle de terre, et ont mis en présence nous et les gens de l’Irak. Nous sommes, de la part d’Allāh, sous Son regard et à Sa portée. Allāh a dit : “Et si Allāh avait voulu, ils ne se seraient pas combattus…” – le verset. Regardez, ô gens du Shām ! Vous rencontrerez demain l’ennemi. Soyez donc dans l’une de trois situations : soit un peuple qui recherche ce qui est auprès d’Allāh en combattant un peuple qui vous a agressés, soit un peuple qui réclame le sang du calife ʿUthmān – car il est votre calife et le beau-père de votre Prophète –, soit un peuple qui défend vos femmes et vos enfants. Attachez-vous à la crainte d’Allāh et à la patience belle ! Nous demandons à Allāh pour nous et pour vous la victoire, qu’Il répande sur nous et sur vous la patience, et qu’Il juge entre nous et notre peuple en toute vérité, car Il est le Meilleur des juges. » Les gens du Shām lui répondirent : « Sois tranquille ! Nous mourrons avec toi et nous vivrons avec toi. » Puis Muʿāwiya plaça à l’avant-garde Abū al-Aʿwar ʿAmr ibn Sufyān al-Sulamī, à son aile droite Ḥabīb ibn Maslama al-Fihrī, à son aile gauche Busr ibn Arṭāt, et sur les fantassins du camp Muslim ibn ʿUqba. Le lendemain, ils combattirent d’un combat violent. La nuit les sépara, jusqu’à ce qu’ils combattent trois jours. Parmi les compagnons de ʿAlī, furent tués en duel : Hāshim ibn ʿUtba ibn Abī Waqqāṣ, ʿAmmār ibn Yāsir, ʿAbd Allāh ibn Budayl ibn Warqāʾ, ʿAmmār ibn Ḥanẓala al-Kindī, Bishr ibn Zuhayr, Mālik ibn Kaʿb al-ʿĀmirī, Ṭālib ibn Kulthūm al-Hamdānī, al-Murtafiʿ ibn Waḍḍāḥ al-Zubaydī, Shuraḥbīl ibn Ṭāriq al-Bakrī, Aslam ibn Yazīd al-Ḥārithī, al-Ḥārith ibn al-Lujāj al-Ḥakamī, ʿĀʾidh ibn Kurayb al-Hilālī, Wāṣil ibn Rabīʿa al-Shaybānī, ʿĀʾidh ibn Masrūq al-Hamdānī, et Muslim.
- jizya : Impôt de capitation imposé aux non-musulmans en échange de la protection de l'État islamique.
- nakharat : Ils poussèrent des cris de joie, en signe de triomphe.
- fazi'a : Il est terrifié, pris de peur.
- lā ḥājata lanā bihī : Nous n'avons pas besoin de cela ; expression signifiant le refus.
- Bilāl ibn Rabāḥ : Compagnon du Prophète, premier muezzin de l'islam, d'origine abyssine.
- ujlīhi : Je l'expulserai ; dérivé de jalā', expulsion.
- a'lāj : Serviteurs ou esclaves non arabes, souvent d'origine byzantine ou perse.
- Abū Ḥabība : Surnom d'un compagnon, littéralement 'père de la bien-aimée'.
- ẓa'īn : Femmes transportées en palanquin ; désigne ici les femmes des tribus expulsées.
- al-Baqī' : Cimetière principal de Médine, lieu de sépulture de nombreux compagnons.
- Qusṭanṭīn : Constantin III, empereur byzantin (r. 641).
- Baljā : Localité non identifiée, peut-être en Abyssinie ou en Arabie.
- 'Alqama ibn Mujazziz : Compagnon, commandant d'une expédition navale sous 'Umar.
- yuṭāwi'ā : Qu'ils obéissent mutuellement ou qu'ils se conforment aux ordres.
- Tawwaj : Ville fondée en Perse (aujourd'hui en Iran), près de l'actuel Bandar Abbas.
- 'Uqbat al-Ṭīn : Lieu-dit, littéralement 'le col de l'argile'.
- laḥada : Creuser une niche latérale dans la tombe (lahd), pratique funéraire islamique.
- awṣā ilā 'Umar : Il légua ses biens à 'Umar, ou lui confia ses dernières volontés.
- Nahāwand : Ville de l'ouest de l'Iran, site d'une bataille décisive en 642.
- al-muhājirūn : Les émigrés de La Mecque à Médine avec le Prophète.
- al-anṣār : Les auxiliaires de Médine qui accueillirent le Prophète et les émigrés.
- maymūn al-naqība : D'heureux augure, dont l'entreprise est bénie.
- al-ḥaramayn : Les deux sanctuaires : La Mecque et Médine.
- al-miṣrayn : Les deux métropoles : Koufa et Bassora.
- irīs : Chef, prince ; terme d'origine persane.
- ṭabbaqa : Il frappa des mains en signe d'approbation ou d'étonnement.
- al-'araṣ : Le champ de bataille, l'arène du combat.
- al-khiraq : Chiffons, bandes de tissu pour panser les blessures.
- bardhawn : Cheval de trait ou de charge, souvent de race non arabe.
- associateurs : Polythéistes, ceux qui associent d'autres divinités à Allah.
- takbîr : Prononciation de 'Allahu akbar' (Allah est le plus grand).
- moments des prières sur terre : Allusion au fait que la victoire descend avec les heures de prière.
- rak'a : Unité de prière islamique.
- dihqân : Chef de village ou notable perse, souvent propriétaire terrien.
- ‘umra : Petit pèlerinage à La Mecque, pouvant être effectué à tout moment de l'année.
- affranchis : Esclaves libérés, souvent non arabes.
- lois successorales : Règles de répartition de l'héritage en islam.
- arbres : Le terme 'al-‘aḍâh' désigne des arbres épineux ou buissons.
- Sabantî : Surnom donné à Abû Lu'lu'a, l'assassin de 'Umar, signifiant 'celui qui a deux pointes' ou 'au regard perçant'.
- lancions les cailloux : Rituel de lapidation des stèles lors du pèlerinage.
- Khalafi : Surnom ou nom d'un personnage, peut-être une déformation ou un nom propre.
- Allah yuqti'u liḥyatak : Expression de malédiction signifiant 'Que Dieu te coupe la barbe', une insulte.
- Amīr al-mu'minīn : Titre signifiant 'Commandeur des croyants', porté par les califes.
- illā : Particule d'exception, ici 'que' dans le sens de 'sinon' ou 'mais'.
- al-Lahbī : Surnom ou nom propre, peut-être lié à 'lahb' (flamme) ou un nom de tribu.
- illā : Ici dans le sens de 'sinon' ou 'mais', indiquant une certitude.
- dīnār : Monnaie d'or de l'époque islamique.
- Dhū l-Ḥijja : Douzième mois du calendrier islamique, mois du pèlerinage.
- takbīr : Prononciation de 'Allāhu akbar' (Dieu est le plus grand) dans la prière.
- watīn : Veine jugulaire ou aorte, artère vitale.
- Sūrat al-Kawthar : Sourate 108 du Coran, 'L'Abondance'.
- Sūrat al-Naṣr : Sourate 110 du Coran, 'Le Secours'.
- yath'abu : Verbe signifiant 'couler abondamment', 'ruisseler'.
- riqāb al-nās : Expression signifiant 'sur les cous des gens', c'est-à-dire les dominer ou les opprimer.
- dawāwīn : Pluriel de 'dīwān', registres administratifs ou militaires.
- khalīfa : Calife, successeur du Prophète à la tête de la communauté musulmane.
- al-muhājirūn : Les émigrés, premiers musulmans ayant émigré de La Mecque à Médine.
- alladhīna tabawwa'ū al-dār wa l-īmān : Ceux qui se sont installés dans la demeure et la foi, c'est-à-dire les Auxiliaires de Médine.
- al-Anṣār : Les Auxiliaires, musulmans de Médine ayant accueilli le Prophète.
- rabbanā ighfir lanā : Parole coranique : 'Notre Seigneur, pardonne-nous'.
- al-Baqī' : Cimetière de Médine, lieu de sépulture de nombreux compagnons.
- Āl 'Umar : La famille de 'Umar, ses descendants ou sa maison.
- al-'īd : Fête religieuse, ici probablement la fête de la rupture du jeûne ('Īd al-Fiṭr).
- yawm al-tarwiya : Huitième jour de Dhū l-Ḥijja, avant le pèlerinage à 'Arafāt.
- Bardha'a : Ville historique de l'Azerbaïdjan, actuelle Berdaa en Azerbaïdjan.
- al-Baylaqān : Région historique du Caucase, actuelle Beylagan en Azerbaïdjan.
- Jurzān : Région historique du Caucase, correspondant à la Géorgie orientale.
- Sābūr : Ville de Perse, dans la province du Fars, fondée par Shapur Ier.
- Al-Miqdād ibn 'Amr ibn Tha'laba : Compagnon du Prophète, l'un des premiers musulmans.
- al-Baqī' : Cimetière principal de Médine, lieu de sépulture de nombreux compagnons.
- Malatya et Cordoue en terre byzantine : Malatya est une ville d'Anatolie ; Cordoue est en Espagne, mais ici il s'agit probablement d'une confusion ou d'une autre localité byzantine.
- Qārin : Chef militaire perse, gouverneur de la région de Hérat.
- quarante mille hommes : Nombre symbolique indiquant une grande armée.
- prit en charge les affaires : Expression signifiant qu'il assuma le commandement et l'administration.
- Qārin : Voir note 4.
- un grand nombre de prisonniers : Butin humain, pratique courante dans les conquêtes.
- Sijistān : Région historique correspondant au Sistan, entre l'Iran et l'Afghanistan.
- Ifrīqiya : Province byzantine d'Afrique du Nord, correspondant à la Tunisie et l'est de l'Algérie actuels.
- deuxième Ifrīqiya : Seconde campagne ou bataille en Ifrīqiya.
- Château de la Femme : Forteresse byzantine, nommée ainsi en raison d'une légende.
- présida le pèlerinage : Le calife dirigeait traditionnellement le pèlerinage à La Mecque.
- Miṣṭaḥ ibn Uthātha : Compagnon de Badr, impliqué dans l'affaire de la calomnie contre 'Ā'isha.
- les mâts : Référence à la bataille navale des Mâts (Dhāt al-Ṣawārī) contre les Byzantins.
- 'Ubāda ibn al-Ṣāmit : Compagnon éminent, l'un des premiers à avoir prêté serment d'allégeance.
- 'Āqil ibn al-Bukayr : Compagnon de Badr, des Banū Sa'd ibn Layth.
- Abū 'Abs ibn Jabr : Compagnon de Badr, des Banū Ḥāritha.
- puits de Rūma : Puits à Médine que 'Uthmān avait acheté et donné en aumône.
- peuple de Noé : Allusion au Coran (sourate Hūd) : le peuple de Noé fut puni pour son hostilité.
- الكف الكف : تعبير يعني التوقف والامتناع، ربما يكرر للتأكيد.
- فقال : أي: قال زيد بن ثابت.
- وإلا : أي: وإن لم يشاءوا.
- عبد الله بن : عبد الله بن الزبير بن العوام.
- بأقل منهم : أي: بعدد أقل من هؤلاء.
- صعصعة بن صوحان : صحابي من بني عبد القيس، كان خطيباً.
- أُذِنَ لِلَّذِينَ يُقاتَلُونَ... : الآية 39 من سورة الحج.
- تفطر عندنا : أي: تفطر عندنا في الجنة.
- يصل إليه : أي: يصل إلى عثمان.
- يدخلوا على عثمان : أي: يقتحموا عليه.
- خضب : أي: تلطخ بالدم.
- تخضب : أي: تلطخ.
- قنبر : مولى علي بن أبي طالب.
- لمحمد بن أبي بكر : محمد بن أبي بكر الصديق.
- لساءه : أي: لأحزنه.
- سودان بن رومان : أحد قتلة عثمان.
- فوجأه : أي: طعنه.
- ذي الحجة : الشهر الثاني عشر من السنة الهجرية.
- خمسة وأربعين يوما : مدة حصار عثمان.
- في ركعة : أي: في كل ركعة من صلاته.
- همر : أي: اندفعوا.
- الكائنة : أي: الحادثة العظيمة (قتل عثمان).
- فلما : أي: فلما دخلوا.
- قالا : أي: قال الحسن والحسين.
- وشتم : أي: سب.
- فقال له طلحة : أي: قال طلحة لعلي.
- أم البنين بنت عيينة : زوجة عثمان.
- خلافته : أي: خلافة عثمان.
- اثنتي عشرة سنة إلا اثني عشر يوما : مدة خلافة عثمان.
- شريق : بفتح الشين، اسم.
- حين : أي: وقت.
- كريز : بضم الكاف وفتح الراء.
- سعد بن أبي وقاص : أحد العشرة المبشرين بالجنة.
- ربيعة : بفتح الراء.
- هاشم : جد النبي صلى الله عليه وسلم.
- غالب بن : زيادة في النسب.
- النضر : بفتح النون وسكون الضاد.
- يزيد : بفتح الياء.
- ليس ذلك إليكم : أي: ليس لكم أن تختاروني.
- عن : أي: إلا عن.
- يد شلاء وأمر لا يتم : مثل يضرب للفأل السيئ.
- التسليم : أي: الانقياد.
- تكن : أي: لم تكن.
- فلتة : أي: أمراً مفاجئاً دون تشاور.
- الإكثار : أي: الإكثار من الكلام.
- التسليم : أي: التسليم للشورى.
- صعد المنبر : أي: خطب.
- بأسماعكم : أي: أصغوا إلي.
- فلعل : أي: فلعله يعود.
- مقصر : أي: مقصر في العمل.
- أدب : أي: أدب وعاقب.
- أدبين : أي: عقوبتين.
- بالسيف : أي: القتل.
- لا هوادة عند السلطان فيهما : أي: لا تراخي.
- thumma : Puis, ensuite.
- hattā yajtami‘a al-muslimūn : Jusqu'à ce que les musulmans se réunissent.
- ṣakhr : Rocher, ici le mont Uhud.
- ātharuhum : Le plus méritant, le plus préféré.
- al-Mughīrah ibn Shu‘bah : Compagnon du Prophète, connu pour sa ruse.
- aqirr : Maintiens, confirme dans sa fonction.
- tuqirruhumā : Tu les retiens (auprès de toi).
- al-naz‘ : La destitution, le retrait.
- ghashshaka : Il t'a trahi, trompé.
- lam yakūnū li-yada‘ūka : Ils ne t'auraient pas abandonné.
- yushabbihūn : Ils font croire, ils insinuent.
- shu‘bah : Branche, partie, ici une part de responsabilité.
- li-yazūra : Pour visiter.
- yanẓura : Pour voir, examiner.
- māddat al-islām : La source, le matériau de l'Islam.
- qawm : Gens, groupe.
- ulji’ta : Tu es contraint, forcé.
- qālū : Ils dirent.
- Qays ibn Sa‘d ibn ‘Ubādah : Compagnon, chef des Khazraj.
- firaqan : En groupes, factions.
- Zubālah : Localité entre La Mecque et Koufa.
- ibn : Fils de.
- ka-nuṣratihi ḥayyan : Comme le secourir vivant.
- fi’ah : Parti, groupe de soutien.
- ‘Abd Allāh : Abdullah, serviteur d'Allah.
- lastu : Je ne suis pas.
- ḥadath : Événement, incident.
- ja‘ala : Il se mit à.
- al-Rabī‘ : Al-Rabi', nom propre.
- Qabīṣah : Qabisah, nom propre.
- Mu‘āwiyah : Mu'awiyah, fondateur de la dynastie omeyyade.
- مِصْر : Province, région administrative sous l'autorité d'un gouverneur.
- عُمْرَة : Petit pèlerinage à La Mecque, pouvant être effectué à tout moment de l'année.
- رَاشِدِين : Suivant la bonne direction, en toute rectitude.
- الشَّام : La Grande Syrie, région incluant la Syrie, la Palestine, la Jordanie et le Liban actuels.
- كِتَاب : Lettre, écrit.
- مُحَمَّد بْن أَبِي بَكْر : Fils du premier calife Abou Bakr, frère d'Aïcha.
- المَرَاكِب : Navires, bateaux.
- سَلَّطَ : Donner pouvoir, envoyer contre.
- رِيح قَاصِف : Vent violent, tempête.
- سِقِلِّيَة : Sicile.
- دَخَلَهُ : Y entra.
- أَجْمَعَ عَلَى : Décider collectivement, se mettre d'accord sur.
- يَعْلَمُهُ : Le sait.
- مَنْ يَعْلَمُهُ : Quiconque le sait.
- لِتُخْرِجُونِي : Pour me faire sortir.
- تُخْرَج : Est fait sortir.
- الأَرْنَب : Le lièvre ou le lapin.
- الوَصِيف : Jeune esclave masculin.
- اليَمَن : Yémen.
- مَنْ خَفَّ مَعَهُم : Ceux qui partirent avec eux.
- عَلَيْكُمْ بِالشَّام : Allez au Sham, dirigez-vous vers le Sham.
- صَنَائِع : Partisans, clients, personnes ayant des liens de dépendance.
- مَنْ مَعَك : Ceux qui sont avec toi.
- لَا يَقْرُنُونَ : Ne peuvent pas faire face, ne tiennent pas tête.
- سِوَى : En plus de, excepté.
- سَارَت : Elle était partie, elle avait voyagé.
- يَوْم النَّحِيب : Jour des sanglots, jour de grande lamentation.
- جُهَيْنَة : Tribu arabe.
- بَعِير : Chameau.
- أَمَّا بَعْد : Ceci étant dit, formule de transition.
- نَاصِرُوك : Tes partisans, ceux qui te soutiennent.
- قَامَ : Se leva, se tint debout.
- كِتَاب : Livre, ici le Coran.
- عَنْهُ : À cause de lui, de son fait.
- عِصْمَة : Protection, préservation.
- يَأْرِز : Se replie, se retire.
- تَأْرِز : Se replie, se retire (féminin).
- اسْتِنْفَار : Mobilisation, appel à se lever.
- قَامَ : Se leva.
- عَلَيْهَا : Sur elle, c'est-à-dire gouverneur de Koufa.
- زَيْد بْن صُوحَان : Compagnon connu pour sa piété.
- الكِتَابَيْن : Les deux lettres.
- وَثَبَ : Sauta, se leva brusquement.
- قَالَ : Dit.
- خِفَافًا وَثِقَالًا : Légers et lourds, c'est-à-dire en toute circonstance.
- سَهْل بْن حُنَيْف : Compagnon, gouverneur de Médine.
- يَقْدَم : Qu'il vienne, qu'il arrive.
- يُوَلِّي : Qu'il nomme, qu'il établisse comme gouverneur.
- أَبُو حَسَن المَازِنِي : Compagnon, nommé gouverneur de Médine.
- الجُلْحَاء : Lieu près de Bassora.
- يَقُول : Disant.
- ابْن صَفِيَّة : Fils de Safiyya, c'est-à-dire al-Zubayr, dont la mère était Safiyya.
- بَعَجَ : Ouvrir, fendre.
- طَلْحَة : Talha ibn Ubaydallah, compagnon et candidat au califat.
- قُتِلَ : Fut tué.
- تُذَفِّف : Achever, donner le coup de grâce.
- بَعْدَ آنٍ وَاحِدًا : Après cela, personne.
- بَعَثَ : Envoya.
- Abū Muslim al-Khawlānī : Compagnon et ascète yéménite, connu pour sa piété et son rôle de médiateur.
- al-ṭulaqāʾ : Les affranchis : désigne les Qurayshites qui avaient embrassé l'Islam après la conquête de La Mecque, souvent considérés comme inférieurs en mérite aux premiers musulmans.
- minbar : Chaire dans la mosquée, utilisée pour les sermons.
- Ḥujr ibn al-Adbar : Compagnon de ʿAlī, connu pour sa loyauté et son rôle de conseiller.
- ghalalt : Détournement de biens publics ; terme technique pour la malversation.
- Shahrazūr : Région située entre l'Irak et l'Iran actuel, près de la frontière.
- al-Qanṭara wa-l-Jisr : Lieu près de Kūfa, désignant un pont ou une chaussée.
- Abū Masʿūd al-Anṣārī : Compagnon médinois, gouverneur de Kūfa sous ʿAlī.
- Coran 2:253 : Référence coranique : « Et si Allāh avait voulu, ils ne se seraient pas combattus, mais Allāh fait ce qu’Il veut. »
- Coran 53:31 : Référence coranique : « Afin de rétribuer ceux qui ont fait le mal selon ce qu’ils ont fait, et de rétribuer ceux qui ont fait le bien par la meilleure [récompense]. »
- al-Ashtar : Surnom de Mālik ibn al-Ḥārith al-Nakhaʿī, célèbre général de ʿAlī.
La deuxième partie
Ibn Sa'id al-Bahili, Muharib ibn Dirar al-Muradi, Sulayman ibn al-Harith al-Ju'fi, et Shurahbil ibn Yazid al-Hadrami. Parmi les partisans de Mu'awiya tués en combat singulier : Shurahbil ibn Mansur, 'Abd al-Razzaq ibn Khalid al-'Absi, Shurayh ibn al-Harith al-Kilabi, Salih ibn al-Mughira al-Jumahi, Hurayth ibn al-Sabbah al-Himyari, al-Harith ibn Wada'a al-Himyari, Rawq ibn al-Harith al-'Akki, al-Muta' ibn al-Muttalib al-Qayni, Jalahma ibn Hilal al-Kalbi, al-Waddah ibn Azhar al-Saksaki, Wazza' ibn Salama al-Ghassani, al-Muhajir ibn Hanzala al-Ju'fi, 'Abd Allah ibn Jarir al-'Akki, et Malik ibn Wadi'a al-Qurashi ; sans compter ceux des deux camps tués en dehors des duels. Lorsque 'Ammar fut tué, 'Abd Allah ibn 'Amr vint trouver Mu'awiya et dit : « 'Ammar a été tué. » 'Amr ibn al-'As dit alors : « 'Ammar a été tué ! N'ai-je pas entendu le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — dire à 'Ammar : 'La faction injuste te tuera' ? » Mu'awiya répondit : « Est-ce nous qui l'avons tué ? Ce sont les gens d'Irak qui l'ont tué : ils l'ont amené et l'ont jeté dans nos épées et nos lances. » On dit qu'à Siffin soixante-dix mille hommes furent tués : vingt-cinq mille du côté irakien et quarante-cinq mille du côté syrien. Lorsque l'épreuve s'aggrava pour les deux camps et que les morts se multiplièrent, 'Amr ibn al-'As dit à Mu'awiya : « Cette affaire ne fait que s'intensifier. Veux-tu une solution qui ne fera qu'accroître la division parmi ces gens ? S'ils nous l'accordent, ils se diviseront ; s'ils nous la refusent, ils se diviseront aussi. » Mu'awiya demanda : « Quelle est-elle ? » Il répondit : « Élevons les exemplaires du Coran 1 et appelons-les à ce qu'ils contiennent. Car ils ne combattent que pour ce que tu sais. » Mu'awiya dit : « Fais ce que tu juges bon. » Il ordonna donc d'élever les exemplaires du Coran au bout des lances, puis ils se mirent à crier : « Nous vous appelons au Livre de Dieu et au jugement selon ce qu'il contient. » Les gens en furent réjouis et détestèrent le combat ; ils acceptèrent la paix et se tournèrent vers l'arbitrage. Ils dirent à 'Ali : « Ces gens t'appellent à la vérité et au Livre de Dieu. Si nous refusons, nous serons comme eux. » 'Ali dit : « Malheur à vous ! Ce n'est pas ce qu'ils veulent, et ils ne le feront pas. » Puis les gens allèrent les uns vers les autres, acceptèrent la paix et l'arbitrage, et se dispersèrent pour enterrer leurs morts. 'Ali ne trouva d'autre issue que d'accepter l'arbitrage, voyant l'attitude de ses compagnons. Les Syriens désignèrent 'Amr ibn al-'As comme arbitre. 'Ali voulut désigner Ibn 'Abbas, mais al-Ash'ath ibn Qays — qui était alors le chef du peuple — dit : « Que deux hommes de Quraysh n'arbitrent pas cette affaire. Les deux camps ne se sont séparés sur un arbitrage, après ce qui s'est passé entre eux, que si l'un des deux arbitres est des nôtres. » Les Yéménites le suivirent sur ce point. Puis al-Ash'ath dit : « Nous n'acceptons qu'Abu Musa al-Ash'ari. » Ils rédigèrent alors entre eux le document de paix : « Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Voici ce sur quoi ont convenu 'Ali ibn Abi Talib et Mu'awiya ibn Abi Sufyan. 'Ali, au nom des gens d'Irak et de ceux de ses partisans parmi les croyants, et Mu'awiya, au nom des gens de Syrie et de ceux de ses partisans parmi les musulmans, [conviennent] que nous nous soumettons au jugement de Dieu et à Son Livre. Ce que les deux arbitres trouveront dans le Livre de Dieu, ils le suivront ; ce qu'ils ne trouveront pas dans le Livre de Dieu, la Sunna équitable les réunira. Ils sont en sécurité pour leurs biens, leurs personnes et leurs familles. La communauté est leur soutien contre celui qu'ils jugent. Les croyants et les musulmans — les deux groupes ensemble — ont l'engagement et l'alliance de Dieu de respecter ce qui est dans ce document. Que la sécurité règne entre les musulmans, que les armes soient déposées. 'Abd Allah ibn Qays et 'Amr ibn al-'As ont l'engagement et l'alliance de Dieu de juger entre les gens selon ce qui est dans ce document. Que les deux camps retournent [chez eux] pour un an. Lorsque l'année sera écoulée, s'ils veulent revenir [à l'arbitrage], ils le feront ; s'ils veulent ajouter [un délai], ils ajouteront ce que Dieu voudra. Ô Dieu, nous T'appelons à notre secours contre celui qui abandonne ce qui est dans ce document. » Dix personnes témoignèrent du document. Du côté de 'Ali témoignèrent : al-Ash'ath ibn Qays, 'Abd Allah ibn 'Abbas, Sa'id ibn Qays al-Hamdani, Hujr ibn al-Adbar al-Kindi, 'Abd Allah ibn al-Tufayl al-'Amiri, 'Abd Allah ibn Mahal al-'Ijli, Waqa' ibn Sumay al-Bajali, 'Uqba ibn Zayd al-Ansari, Yazid ibn Hujayya al-Taymi, et Malik ibn Aws al-Rahabi. Du côté des Syriens témoignèrent : Abu al-A'war al-Sulami, Habib ibn Maslama al-Fihri, al-Makhariq ibn al-Harith al-Zubaydi, 'Alqama ibn Yazid al-Hadrami, Subay' ibn Yazid al-Hadrami, Zaml ibn 'Amr al-'Udhri, Yazid ibn al-Hurr al-'Absi, Hamza ibn Malik al-Hamdani, 'Abd al-Rahman ibn Khalid ibn al-Walid, et 'Utba ibn Abi Sufyan. Écrit le mercredi de l'an 37. 'Ali retourna avec les Irakiens qui étaient avec lui, et Mu'awiya retourna avec les siens en Syrie. 'Abd Allah ibn Wahb al-Harami — qui était parmi les partisans de 'Ali — dit : « Point de jugement sinon celui de Dieu. » 'Ali dit : « Parole de vérité par laquelle on veut le faux. » Lorsque 'Ali entra à Koufa, ceux qui disaient « Point de jugement sinon celui de Dieu » sortirent et s'installèrent à Harura' ; ils étaient environ douze mille. On les appela les Harurites 2. Leur crieur proclamait : « Le commandant du combat est Shabath ibn Rib'i al-Tamimi ; le commandement après la conquête est une consultation ; le serment d'allégeance est à Dieu. » Khabbab ibn al-Aratt mourut à Koufa. 'Ali partit de Siffin et nomma Sahl ibn Hunayf gouverneur du Fars. Les gens du Fars le chassèrent ; il envoya alors Ziyad, et ils l'acceptèrent, firent la paix avec lui et lui versèrent le tribut foncier 3. Ensuite, les Kharidjites 4 se rassemblèrent autour de Zayd ibn Husayn et lui dirent : « Tu es notre chef, notre ancien, et tu fus l'agent de 'Umar ibn al-Khattab à Koufa. Prends notre commandement. » Ils le proclamèrent hautement, mais il dit : « Je ne le ferai pas. » Comme il refusait, ils allèrent trouver Yazid ibn 'Asim al-Muharibi et lui proposèrent leur affaire, mais il refusa. Puis ils allèrent trouver Sa'd ibn Wa'il al-Tamimi, qui refusa également. Ils vinrent alors à 'Abd Allah ibn Wahb al-Rasibi et se rassemblèrent près de lui, aux abords du Nahrawan. 'Ali sortit contre eux avec une troupe. Lorsqu'il les atteignit, il loua Dieu et Le glorifia, puis dit : « Ô gens, vous savez — et Dieu sait — que j'étais hostile à l'arbitrage jusqu'à ce que vous me le suggériez et que vous m'y contraigniez. Dieu est témoin entre moi et vous ! Puis nous avons écrit un pacte entre nous et eux, et vous en étiez témoins. » Un groupe dit : « Tu as dit vrai » et retourna à la communauté. Un autre groupe persista dans son opinion. 'Ali dit : « Voulez-vous que je vous informe de ceux qui sont les plus grands perdants en œuvres, ceux dont l'effort s'est égaré dans la vie présente tandis qu'ils pensaient bien faire ? Parmi eux se trouvent les gens du Nahrawan, par le Seigneur de la Ka'ba ! » Puis ils traversèrent le pont pour combattre 'Ali. Lorsqu'ils eurent traversé, 'Ali cria dans le camp : « Allez à leur rencontre ! » Ils allèrent à leur rencontre et les transpercèrent de leurs lances. 'Ali n'avait qu'une petite troupe ; il était venu seulement pour les ramener par la parole. Les Kharidjites étaient environ cinq mille. Lorsqu'ils eurent fini de les tuer, 'Ali dit : « Cherchez pour moi l'homme à la main mutilée 5. » Ils le cherchèrent mais ne le trouvèrent pas. Il dit : « Cherchez l'homme à la main mutilée ! Par Dieu, je n'ai pas menti et on ne m'a pas menti. » Puis il fit venir sa mule blanche, la monta, et se mit à retourner les cadavres jusqu'à ce qu'il arrive à un espace vide. Il dit : « Retournez ceux-ci. » Ils trouvèrent un homme sans avant-bras, entre les côtés duquel se trouvait un sein avec des poils ; quand on l'étirait, il s'allongeait ; quand on le laissait, il se rétractait. 'Ali dit : « Dieu est plus grand ! J'ai entendu le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — dire : 'Un peuple sortira, parmi lequel un homme à la main mutilée.' Si je ne craignais que vous ne vous découragiez d'agir, je vous annoncerais ce que Dieu a promis à ceux qui les combattent, par la langue de Muhammad — que Dieu prie sur lui et le salue. » Puis 'Abd Allah ibn 'Abbas présida le pèlerinage pour les gens. [Lorsque l'an 38 commença] Ils se réunirent au rendez-vous des deux arbitres à Adhruh 6. Parmi eux, de Médine, étaient présents Sa'd ibn Abi Waqqas, 'Abd Allah ibn al-Zubayr, et Ibn 'Umar. 'Ali ne vint pas en personne. Mu'awiya arriva avec les Syriens. Il se passa entre Abu Musa al-Ash'ari et [l'autre arbitre] ce qui se passa. Les gens se séparèrent et retournèrent dans leurs foyers. 'Abd Allah ibn 'Umar regretta d'avoir assisté à Adhruh ; il entra en état de sacralisation 7 depuis Jérusalem cette année-là et retourna à La Mecque. Mu'awiya consulta ses compagnons au sujet de Muhammad ibn Abi Bakr, qui était gouverneur de l'Égypte. Ils décidèrent de marcher contre lui. 'Amr ibn al-'As partit avec quatre mille hommes, parmi lesquels Abu al-A'war al-Sulami et Mu'awiya ibn Hudayj. Ils se rencontrèrent à al-Misanna 8 et combattirent violemment. Kinana ibn Bishr ibn 'Attab al-Tujibi fut tué. Muhammad ibn Abi Bakr fut mis en déroute et combattit jusqu'à être tué. On dit qu'il fut placé dans le ventre d'un âne mort, puis brûlé. Lorsque la joie de Mu'awiya pour sa mort parvint à 'Ali, il dit : « Nous l'avons pleuré autant qu'ils se sont réjouis de sa mort. » Puis 'Ali nomma al-Ashtar gouverneur de l'Égypte. Suhayb ibn Sinân mourut. Lorsque la nouvelle du départ d'al-Ashtar pour l'Égypte parvint à Mu'awiya, il dit : « Il arrive alors que la plupart des Égyptiens sont des Yéménites, et lui est un Yéménite. » Il écrivit au dihqan 9 d'al-'Arish : « Si tu uses d'un stratagème contre al-Ashtar, je te promets de te remettre ton tribut foncier pendant vingt ans. » Al-Ashtar arriva chez une femme de Himyar nommée Layla bint al-Nu'man. Le dihqan se montra aimable envers lui et lui demanda : « Quelle boisson préfères-tu ? » Il répondit : « Le miel. » Le dihqan dit : « J'ai du miel de Barqa 10 comme on n'en a jamais vu. » Il le lui apporta et lui en donna à boire ; il en mourut sur-le-champ. La nouvelle parvint à Mu'awiya, qui dit : « Dieu a des soldats faits de miel. » Safwan ibn Bayda' mourut en ramadan ; il avait assisté à Badr. Sahl ibn Hunayf mourut à Koufa, et on pria sur lui. Qutham ibn al-'Abbas présida le pèlerinage. [Lorsque l'an 39 commença] 'Ali nomma Yazid ibn Hujayya al-Tamimi gouverneur d'al-Rayy. Puis, après un certain temps, il lui écrivit de venir. Yazid vint trouver 'Ali, qui lui dit : « Où est ce que tu as détourné des biens de Dieu ? » Il répondit : « Je n'ai rien détourné. » 'Ali le frappa avec un fouet à plusieurs reprises et l'emprisonna dans sa maison. Une nuit, Yazid soudoya le gardien et s'enfuit. Il gagna al-Raqqa et y resta jusqu'à ce que l'autorisation de Mu'awiya lui parvienne. Lorsque 'Ali apprit que Yazid avait rejoint Mu'awiya, il dit : « Ô Dieu ! Yazid a emporté les biens des musulmans et a rejoint les gens injustes. Ô Dieu ! Épargne-nous sa ruse et son stratagème. » Puis Mu'awiya envoya une cavalerie comprenant al-Dahhak ibn Qays al-Fihri et Sufyan ibn 'Awf al-Dabiri. Sufyan attaqua al-Anbar, où se trouvait une garnison de 'Ali. Lorsque la nouvelle de leur sortie parvint à 'Ali, il sortit de sa maison alors que les gens étaient dans la mosquée. En le voyant, ils crièrent. Il dit : « Taisez-vous ! Taisez-vous ! » Lorsqu'ils se turent, il dit : « Que les visages soient défigurés ! Que les visages soient défigurés ! Si je dis oui, vous dites non ; si je dis non, vous dites oui. Si je vous mobilise en été, vous dites : 'La chaleur est intense, quand viendra l'hiver nous partirons.' Quand vient l'hiver et que je vous mobilise, vous dites : 'Le froid est intense, quand viendra l'été nous partirons.' Votre ennemi trouve le réconfort que vous trouvez, mais il n'y a pas d'opinion pour qui n'est pas obéi. J'aurais aimé avoir à la place de votre multitude mille cavaliers. » Puis Mu'awiya envoya Busr 11...
Busr ibn Arṭāt — l’un des Banū ‘Āmir ibn Lu’ayy — se rendit à Médine à la tête d’une armée venue du Levant, alors qu’Abū Ayyūb al-Anṣārī en était gouverneur. Abū Ayyūb prit la fuite devant lui et rejoignit ‘Alī à Kūfa. Personne ne lui livra combat à Médine jusqu’à ce qu’il y entrât. Il monta alors sur la chaire du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — et se mit à crier : « Ô habitants de Médine ! Par Dieu, sans l’engagement que m’a pris le Commandeur des croyants Mu‘āwiya, je n’y aurais laissé aucun pubère sans le tuer ! » Les Médinois prêtèrent alors serment d’allégeance à Mu‘āwiya. Il envoya dire aux Banū Salama : « Vous n’avez aucune sécurité auprès de moi tant que vous ne m’amènerez pas Jābir ibn ‘Abd Allāh. » Jābir ibn ‘Abd Allāh entra alors chez Umm Salama et dit : « Ô mère ! Je crains pour mon sang, et ce serment est un serment d’égarement. » Elle répondit : « Je pense que tu dois prêter serment. » Jābir ibn ‘Abd Allāh sortit donc et prêta serment à Busr ibn Arṭāt pour Mu‘āwiya, bien qu’à contrecœur. Puis Busr partit jusqu’à La Mecque. Abū Mūsā al-Ash‘arī, qui était gouverneur de La Mecque pour ‘Alī, le craignit et se retira de La Mecque jusqu’à ce que Busr y entrât. Ensuite, il se rendit au Yémen, dont ‘Ubayd Allāh ibn ‘Abbās ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, le gouverneur de ‘Alī, avait la charge. Quand ‘Ubayd Allāh apprit sa venue, il prit la fuite et laissa comme lieutenant au Yémen ‘Abd Allāh ibn ‘Abd al-Madān, dont la fille était mariée à ‘Ubayd Allāh ibn ‘Abbās. Lorsque Busr arriva au Yémen, il tua ‘Abd Allāh ibn ‘Abd al-Madān et s’empara de deux fils de ‘Ubayd Allāh ibn ‘Abbās ibn ‘Abd al-Muṭṭalib — les plus beaux des jeunes garçons, deux petits semblables à deux perles — et il leur fit ce qu’il leur fit. Quand arriva la saison du pèlerinage, ‘Alī envoya pour le ḥajj ‘Abd Allāh ibn ‘Abbās, et Mu‘āwiya envoya Yazīd ibn Shajara al-Ruhāwī. Ils se rencontrèrent à La Mecque, se disputèrent, et chacun refusa de céder à l’autre la direction du ḥajj. Les gens s’accordèrent alors sur Shayba ibn ‘Uthmān ibn Abī Ṭalḥa, et Shayba ibn ‘Uthmān dirigea le pèlerinage pour les gens. [Quand entra l’an quarante] La nouvelle de ce qu’avait fait Busr ibn Arṭāt au Yémen et de ce qui était arrivé aux fils de ‘Ubayd Allāh ibn ‘Abbās ibn ‘Abd al-Muṭṭalib parvint à ‘Alī. Il prononça un discours et dit : « J’ai craint que le client 12 du peuple ne l’emporte sur vous, et qu’ils ne l’emportent sur vous parce qu’ils sont plus dignes de la vérité que vous, mais c’est à cause de leur concorde dans leur pays et de votre discorde dans le vôtre, de leur union autour de leur erreur et de votre division autour de votre vérité, de leur fidélité au dépôt et de votre trahison. Par Dieu, par Dieu, si j’avais employé un tel, il aurait trahi et trompé — trois fois ! Et si Mu‘āwiya l’avait envoyé, il ne l’aurait ni trahi ni trompé. Ô Dieu ! Je me suis lassé d’eux et ils se sont lassés de moi, je me suis ennuyé d’eux et ils se sont ennuyés de moi, je les ai pris en haine et ils m’ont pris en haine. Délivre-moi d’eux et délivre-les de moi, donne-moi en échange quelqu’un de meilleur pour moi qu’eux, et donne-leur en échange quelqu’un de pire pour eux que moi. » Puis vint le meurtre de ‘Alī ibn Abī Ṭālib. La cause en fut que ‘Abd al-Raḥmān ibn Muljam al-Murādī aperçut une femme des Banū Taym al-Ribāb, nommée Qaṭām, qui était parmi les plus belles femmes de son temps et partageait les vues des Khārijites 13. Il s’éprit d’elle. Elle dit : « Je ne t’épouserai qu’à condition de trois mille [dirhams] et du meurtre de ‘Alī ibn Abī Ṭālib. » Il répondit : « Cela t’est accordé. » Il l’épousa et consomma le mariage. Elle lui dit : « Ô toi ! Tu connais la condition. » ‘Abd al-Raḥmān ibn Muljam sortit donc, une épée dégainée à la main, jusqu’à ce qu’il arrivât à la mosquée de Kūfa. ‘Alī sortit de sa demeure et vint à la mosquée en disant : « Ô gens ! La prière, la prière ! Ô gens ! La prière, la prière ! » C’était la nuit du vendredi, le dix-septième jour de Ramaḍān. ‘Abd al-Raḥmān ibn Muljam le rencontra par derrière, puis le frappa de son épée, un coup qui alla de sa nuque à son front. L’épée heurta le mur et y fit une brèche. Puis il jeta l’épée de sa main. Les gens se précipitèrent sur lui. Ibn Muljam disait aux gens : « Prenez garde à l’épée, car elle est empoisonnée, et je l’ai empoisonnée pendant un mois. » Ils le saisirent. ‘Alī ibn Abī Ṭālib retourna chez lui. On fit entrer chez lui ‘Abd al-Raḥmān ibn Muljam. Umm Kulthūm bint ‘Alī lui dit : « Ô ennemi de Dieu ! Tu as tué le Commandeur des croyants ! » Il répondit : « Je n’ai tué que ton père. » Elle dit : « J’espère que le Commandeur des croyants n’a rien de grave. » ‘Abd al-Raḥmān ibn Muljam dit : « Pourquoi pleures-tu alors ? Par Dieu, je l’ai empoisonné pendant un mois ! Si je mens, que Dieu l’éloigne et le fasse périr ! » ‘Alī dit : « Enfermez-le, donnez-lui de bonne nourriture et un lit moelleux. Si je vis, ce sera soit un pardon, soit une rétribution ; si je meurs, faites-le moi rejoindre, je plaiderai contre lui auprès du Seigneur des mondes. » ‘Alī ibn Abī Ṭālib mourut au matin du vendredi. ‘Abd Allāh ibn Ja‘far, al-Ḥasan ibn ‘Alī et Muḥammad ibn al-Ḥanafiyya saisirent ‘Abd al-Raḥmān ibn Muljam, lui coupèrent les mains et les pieds sans qu’il s’émeuve ni ne parle, puis lui cautérisèrent les yeux avec un fer rouge, puis lui coupèrent la langue et le brûlèrent au feu. ‘Alī avait, le jour de sa mort, soixante-deux ans. Son califat dura cinq ans et trois mois. Ils divergèrent sur l’emplacement de sa tombe, et rien de cela n’est établi pour moi que je puisse le mentionner. On a dit qu’il fut enterré à Kūfa, dans le palais du gouvernement, près de la mosquée principale, et qu’il avait soixante-trois ans. Puis al-Ḥasan, après avoir enterré son père, se leva pour prononcer un discours devant les gens. Il loua Dieu et Le glorifia, puis dit : « Par Dieu, un homme est mort parmi vous que les premiers n’ont pas devancé et que les derniers n’atteindront pas ! Le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — l’envoyait en expédition, lui confiait l’étendard, et il ne revenait qu’après que Dieu lui eût accordé la victoire. Gabriel combattait à sa droite et Michel à sa gauche. Il n’a laissé ni blanc ni jaune 14, sauf sept cents dirhams qui restaient de son traitement, et qu’il voulait employer pour acheter un serviteur. » ‘Alī ibn Abī Ṭālib eut vingt-cinq enfants. Parmi ses enfants : al-Ḥasan, al-Ḥusayn, Muḥsin, Umm Kulthūm l’aînée et Zaynab l’aînée — ces cinq-là sont de Fāṭima, fille du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue. Il eut d’autres femmes : Muḥammad ibn ‘Alī, ‘Ubayd Allāh, ‘Umar, Abū Bakr, Yaḥyā, Ja‘far, al-‘Abbās, ‘Abd Allāh, Ruqayya, Ramla, Umm al-Ḥasan, Umm Kulthūm la cadette, Zaynab la cadette, Jumāna, Maymūna, Khadīja, Fāṭima, Umm al-Kirām et Umm Salama — que Dieu les agrée tous. [Exposé montrant que ceux que nous avons mentionnés furent des califes, et ceux après eux des rois] Aḥmad ibn ‘Alī ibn al-Muthannā nous a rapporté à Mossoul : ‘Alī ibn al-Ja‘d al-Jawharī nous a rapporté : Ḥammād ibn Salama nous a rapporté d’après Sa‘īd ibn Jumhān d’après Safīna 15 qui dit : J’ai entendu le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — dire : « Le califat après moi durera trente ans, puis ce sera un royaume. » Il dit : Il compta le califat d’Abū Bakr deux ans, celui de ‘Umar dix, celui de ‘Uthmān douze, celui de ‘Alī six. ‘Alī ibn al-Ja‘d dit : Je dis à Ḥammād ibn Salama : « Est-ce Safīna qui a dit : “Il compta” ? » Il répondit : « Oui. » Abū Ḥātim dit : Les habitants de Kūfa, après ‘Alī ibn Abī Ṭālib, donnèrent leur allégeance à al-Ḥasan ibn ‘Alī. Quand la nouvelle parvint à Mu‘āwiya, les habitants du Levant donnèrent leur allégeance à Mu‘āwiya ibn Abī Sufyān. Le nom d’Abī Sufyān est Ṣakhr ibn Ḥarb ibn Umayya ibn ‘Abd Shams ibn ‘Abd Manāf. La mère de Mu‘āwiya est Hind bint ‘Utba ibn Rabī‘a ibn ‘Abd Shams. Mu‘āwiya avait autorité sur le Levant, la Jordanie, la Palestine et l’Égypte. Al-Ḥasan ibn ‘Alī gérait les affaires en Irak jusqu’à l’entrée de l’an quarante et un. Mu‘āwiya usa alors de ruse envers al-Ḥasan ibn ‘Alī, se montra doux avec lui, et lui fit craindre l’effusion du sang des musulmans, la violation de leur inviolabilité et la perte de leurs biens s’il ne remettait pas le pouvoir à Mu‘āwiya. Al-Ḥasan choisit ce qui est auprès de Dieu plutôt que ce qui est dans ce monde et remit le pouvoir à Mu‘āwiya le lundi, cinq nuits avant la fin de Rabī‘ al-Awwal de l’an quarante et un. Le pouvoir revint alors entièrement à Mu‘āwiya, et cette année fut appelée l’année de la communauté 16. Mu‘āwiya resta dans son commandement jusqu’à sa mort, le jeudi, huit nuits avant la fin de Rajab de l’an soixante. On a dit que Mu‘āwiya mourut à la mi-Rajab de cette année. Il avait, le jour de sa mort, soixante-dix-huit ans. Ibn Qays al-Fihrī pria sur lui ; on a dit que c’est Yazīd ibn Mu‘āwiya qui pria sur lui. La durée [du règne] de Mu‘āwiya fut de dix-neuf ans, trois mois et vingt-deux nuits. Mu‘āwiya se teignait avec du henné et du katam 17. Le cachet de son sceau était : « Il n’y a de force ni de puissance qu’en Dieu, le Très-Haut, l’Immense. » Sa tombe est à Damas, hors de la Petite Porte, dans le cimetière, entourée d’une enceinte. Je l’ai visitée plusieurs fois, près de mes deux demeures de Rammādat Abī al-Dardā’. [Yazīd ibn Mu‘āwiya, Abū Khālid] Puis Yazīd ibn Mu‘āwiya ibn Abī Sufyān prit le pouvoir le jeudi du mois de Rajab, le jour même où son père mourut. Le surnom de Yazīd est Abū Khālid. Yazīd ibn Mu‘āwiya avait, le jour où il prit le pouvoir, trente-quatre ans et un mois. Sa mère était Maysūn bint Baḥdal ibn Unayf ibn Walaja ibn Qunāfa al-Kalbī. Le cachet de son sceau était : « J’ai cru en Dieu sincèrement. » Quand les habitants du Levant eurent prêté serment à Yazīd ibn Mu‘āwiya et que la nouvelle parvint à al-Ḥusayn ibn ‘Alī, il rassembla ses partisans et les consulta. Ils dirent : « Al-Ḥasan, quand il remit le pouvoir à Mu‘āwiya, se tut et Mu‘āwiya se tut. Maintenant Mu‘āwiya est mort, et nous souhaitons te prêter serment. » Les partisans lui prêtèrent donc serment. Des lettres des habitants de Kūfa, parmi les partisans, parvinrent à al-Ḥusayn, l’invitant à se rendre chez eux. Al-Ḥusayn ibn ‘Alī envoya alors Muslim ibn ‘Aqīl à Kūfa pour recueillir le serment de ses habitants. Muslim ibn ‘Aqīl partit de Médine avec Qays ibn Mushir al-Ṣaydāwī, tous deux se dirigeant vers Kūfa. Ils éprouvèrent en chemin une grande fatigue et un dur effort, car ils prirent un guide qui les écarta de la route principale, au point que Muslim ibn ‘Aqīl faillit mourir de soif, jusqu’à ce que Dieu le sauvât et qu’il entrât à Kūfa. Quand il s’y installa, il entra dans la maison d’al-Mukhtār ibn Abī ‘Ubayd. Les partisans venaient à lui par groupes pour lui prêter serment. Le gouverneur de Kūfa était alors al-Nu‘mān ibn Bashīr, nommé par Yazīd ibn Mu‘āwiya. Puis Muslim ibn ‘Aqīl déménagea de la maison d’al-Mukhtār à la maison de Hānī’ ibn ‘Urwa. Les gens continuèrent à lui prêter serment dans la maison de Hānī’ jusqu’à ce que dix-huit mille hommes des partisans eussent prêté serment. Quand la nouvelle parvint à Yazīd ibn Mu‘āwiya que Muslim recueillait le serment à Kūfa pour al-Ḥusayn ibn ‘Alī, Yazīd ibn Mu‘āwiya écrivit à ‘Ubayd Allāh ibn Ziyād, qui était alors à Baṣra, et lui ordonna de tuer Muslim ibn ‘Aqīl ou de le lui envoyer. ‘Ubayd Allāh ibn Ziyād entra donc à Kūfa, descendit au palais, et ses partisans se rassemblèrent autour de lui. ‘Ubayd Allāh ibn Ziyād apprit que Muslim ibn ‘Aqīl se trouvait dans la maison de Hānī’ ibn ‘Urwa. Il fit venir Hānī’ et l’interrogea, et celui-ci avoua. ‘Ubayd Allāh frappa alors le visage de Hānī’ avec une baguette qu’il tenait à la main, jusqu’à le laisser sans force. Puis Muslim ibn ‘Aqīl monta à cheval avec trois mille cavaliers, se dirigeant vers ‘Ubayd Allāh ibn Ziyād. Quand il s’approcha du palais de ‘Ubayd Allāh, il regarda et ne vit avec lui qu’environ trois cents cavaliers. Il s’arrêta, regardant à droite et à gauche, et voilà que ses compagnons l’abandonnaient, jusqu’à ce qu’il ne restât plus avec lui que dix hommes. Il dit : « Gloire à Dieu ! Ces gens nous ont trompés par leurs lettres, puis nous ont livrés ainsi à nos ennemis ! » Il fit alors demi-tour et s’en retourna. Quand il atteignit le bout de la ruelle, il se retourna et ne vit personne derrière lui. ‘Ubayd Allāh ibn Ziyād, retranché dans le palais, réfléchissait à l’affaire de Muslim.
Ibn ʿAqīl, alors Muslim ibn ʿAqīl partit seul. Il vit une femme 18 à la porte de sa maison, lui demanda de l'eau et un logement pour la nuit. Elle accéda à sa demande et il passa la nuit chez elle. Cette femme avait un fils 19 qui alla informer ʿUbayd Allāh ibn Ziyād que Muslim 20 se trouvait dans la maison de sa mère. ʿUbayd Allāh ibn Ziyād envoya alors Muḥammad ibn al-Ashʿath ibn Qays avec soixante hommes de Qays chez cette femme. Ils vinrent et encerclèrent la maison. Muslim se battit contre eux jusqu'à ce qu'il fût épuisé et las. Ils lui accordèrent un sauf-conduit, le prirent et l'amenèrent chez ʿUbayd Allāh. Il monta au palais en récitant, glorifiant Dieu, proclamant Sa grandeur et disant : « Ô Dieu, juge entre nous et un peuple qui nous a trompés, mentis, puis abandonnés jusqu'à nous livrer à ce à quoi nous avons été livrés. » Ensuite, ʿUbayd Allāh ordonna de trancher la nuque de Muslim ibn ʿAqīl. Bukayr ibn Ḥumrān 21 al-Aḥmarī trancha la nuque de Muslim ibn ʿAqīl au bord du mur ; son corps tomba, puis sa tête suivit son corps. Ensuite, ʿUbayd Allāh ordonna de faire sortir Hāniʾ ibn ʿUrwa au marché et ordonna de trancher sa nuque au marché 22. Puis ʿUbayd Allāh ibn Ziyād envoya les têtes 23 de Muslim ibn ʿAqīl ibn Abī Ṭālib et de Hāniʾ ibn ʿUrwa avec Hāniʾ ibn [Abī] 24 Ḥayya al-Wādiʿī 25 et al-Zubayr ibn al-Arwaḥ al-Tamīmī à Yazīd ibn Muʿāwiya. Lorsque la nouvelle de ce qui était arrivé à Muslim ibn ʿAqīl parvint à al-Ḥusayn ibn ʿAlī, il partit lui-même pour Kūfa. ʿUbayd Allāh ibn Ziyād envoya ʿUmar 26 ibn Saʿd contre lui ; il le combattit à Karbalāʾ d'un combat violent jusqu'à ce qu'il fût tué assoiffé. Cela eut lieu le jour de ʿĀshūrāʾ, le mercredi de l'an 61 27. On a dit que ce jour était un samedi. Celui qui tua al-Ḥusayn ibn ʿAlī fut Sinān ibn 28 Anas al-Nakhaʿī. Furent tués avec lui ce jour-là, parmi les membres de sa famille : al-ʿAbbās ibn [ʿAlī ibn] 29 Abī Ṭālib, Jaʿfar [ibn ʿAlī] ibn Abī Ṭālib, ʿAbd Allāh ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib l'aîné, ʿAbd Allāh ibn al-Ḥasan ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib, al-Qāsim ibn al-Ḥasan ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib, ʿAwn ibn ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar ibn Abī Ṭālib, Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar ibn Abī Ṭālib, ʿAbd Allāh 30 ibn ʿUqayl ibn Abī Ṭālib, Muḥammad ibn [Abī] Saʿīd ibn ʿUqayl ibn Abī Ṭālib. ʿAlī ibn al-Ḥusayn ibn ʿAlī fut jugé trop jeune et ne fut pas tué ; il échappa à la mort ce jour-là en raison de son jeune âge 31. Il est le père de Muḥammad ibn ʿAlī al-Bāqir. Fut également jugé trop jeune ce jour-là ʿAmr 32 ibn al-Ḥasan ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib et ne fut pas tué en raison de son jeune âge. Al-Ḥasan ibn [al-Ḥasan ibn] 33 ʿAlī ibn Abī Ṭālib fut grièvement blessé ce jour-là, au point qu'on le crut mort, mais il survécut ensuite. Furent tués ce jour-là Sulaymān 34, affranchi d'al-Ḥasan ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib, et Munjiḥ 35, affranchi d'al-Ḥusayn 36 ibn ʿAlī ibn Ṭālib. Furent tués ce jour-là une multitude de descendants des Émigrés et des Auxiliaires. ʿAbd Allāh ibn Buqṭur 37, nourrisson d'al-Ḥusayn ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib, fut capturé ce jour-là. On dit qu'il fut emmené à Kūfa, puis jeté du haut du palais, ou bien enchaîné, et sa jambe se brisa. Un homme de Kūfa vint à lui et lui trancha la nuque. La mère d'al-Ḥusayn ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib était Fāṭima al-Zahrāʾ, fille du Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue. La mère d'al-ʿAbbās ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib était Umm al-Banīn bint [Ḥizām ibn] 38 Khālid ibn Rabīʿa. Al-ʿAbbās est appelé al-Saqqāʾ 39 parce qu'al-Ḥusayn demanda de l'eau alors qu'il était assoiffé et combattait. Al-ʿAbbās et son frère sortirent, apportèrent une outre d'eau et la donnèrent à al-Ḥusayn. Lorsqu'al-Ḥusayn voulut boire de cette outre, une flèche vint et entra dans sa gorge, l'empêchant de boire comme il le souhaitait. Les épées le tailladèrent jusqu'à ce qu'il fût tué. C'est pourquoi al-ʿAbbās ibn ʿAlī fut appelé « le Porteur d'eau ». La mère de Jaʿfar ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib et de ʿAbd Allāh ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib l'aîné était Laylā 40 bint Abī Murra 41 ibn ʿUrwa ibn Masʿūd ibn Muʿattib. La mère de ʿAbd Allāh ibn al-Ḥusayn ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib était al-Rabāb bint 42 al-Qāsim ibn Aws ibn ʿAdī ibn Aws ibn Jābir ibn Kaʿb 43. La mère d'al-Qāsim ibn al-Ḥasan ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib était une mère esclave. La mère de ʿAwn 44 ibn ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar ibn Abī Ṭālib était Jumāna bint al-Musayyab ibn Najaba 45 ibn Rabīʿa. La mère de Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar ibn ʿUqayl ibn Abī Ṭālib était une mère esclave. La mère de ʿAbd Allāh ibn Muslim ibn ʿUqayl ibn Abī Ṭālib était Ruqayya bint ʿAlī ibn Abī Ṭālib. La mère d'al-Ḥasan ibn al-Ḥasan ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib était Khawla bint Manẓūr ibn Ziyān 46 al-Fazārī. La mère de ʿAmr 47 ibn al-Ḥasan ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib était une mère esclave. On a dit qu'Abū Bakr ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib fut tué ce jour-là 48 ; sa mère était Laylā bint Masʿūd ibn Khālid ibn Mālik ibn Rabʿī. Celui qui se chargea ce jour-là de trancher la tête d'al-Ḥusayn ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib fut Shimr 49 ibn Dhī al-Jawshan. Ensuite, ʿUbayd Allāh ibn Ziyād envoya la tête d'al-Ḥusayn ibn ʿAlī en Syrie avec les prisonnières et les enfants de la famille du Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – montés sur des selles de chameau 50, le visage et les cheveux découverts. Lorsqu'ils s'arrêtaient dans une étape, ils sortaient la tête du coffre 51, la plaçaient sur une lance 52 et la gardaient jusqu'au moment du départ. Puis ils remettaient la tête dans le coffre et repartaient. Alors qu'ils étaient ainsi, ils s'arrêtèrent dans une étape où se trouvait un monastère de moine. Ils sortirent la tête selon leur habitude, la placèrent sur la lance et appuyèrent la lance 53 contre le monastère. Le moine vit pendant la nuit une lumière éclatante de son monastère vers le ciel. Il se pencha vers les gens et leur dit : « Qui êtes-vous ? » Ils dirent : « Nous sommes les gens de Syrie. » Il dit : « De qui est cette tête ? » Ils dirent : « La tête d'al-Ḥusayn ibn ʿAlī. » Il dit : « Quel mauvais peuple vous êtes ! Par Dieu, si Jésus avait un fils 54, je l'aurais mis dans mes prunelles ! » Puis il dit : « Ô gens ! J'ai dix mille dinars hérités de mon père et de mon père de son père. Voulez-vous me donner cette tête pour qu'elle soit chez moi cette nuit, et je vous donne ces dix mille dinars ? » Ils dirent : « Oui. » Il leur fit descendre les dinars. Ils apportèrent le changeur, pesèrent les dinars et les comptèrent. Puis ils les mirent dans une sacoche et la scellèrent. Ensuite, ils introduisirent le coffre et lui soulevèrent la tête. Le moine lava la tête, la posa sur sa cuisse et pleura toute la nuit sur elle. Lorsque l'aube se leva sur lui, il dit : « Ô tête ! Je ne possède que moi-même, et j'atteste qu'il n'y a de dieu que Dieu et que ton grand-père est le Messager de Dieu. » Le chrétien se convertit à l'islam et devint un client d'al-Ḥusayn. Puis il fit redescendre la tête vers eux ; ils la remirent dans le coffre et repartirent. Lorsqu'ils approchèrent de Damas, ils dirent : « Nous aimerions partager ces dinars, car si Yazīd les voit, il nous les prendra. » Ils ouvrirent le coffre, sortirent la sacoche avec son sceau et l'ouvrirent. Tous les dinars s'étaient transformés en tessons. Sur un côté de la pièce était écrit : « Et ne pense point que Dieu soit inattentif à ce que font les injustes » [Coran 14:42], et sur l'autre côté : « Ceux qui ont commis une injustice sauront quel retour ils feront » [Coran 26:227]. Ils dirent : « Par Dieu, nous sommes déshonorés ! » Puis ils les jetèrent dans la Baradā 55, leur fleuve. Certains se repentirent de cet acte en voyant cela, d'autres persistèrent dans leur obstination. Le chef de ceux qui persistèrent dans cette obstination fut Sinān ibn Anas al-Nakhaʿī. Ensuite, on fit monter les prisonnières de la famille du Messager de Dieu – femmes et enfants – sur des selles de chameau sèches, les cheveux découverts, et on les fit entrer à Damas ainsi 56. Lorsque la tête fut placée devant Yazīd ibn Muʿāwiya, il se mit à frapper ses incisives avec une baguette qu'il tenait à la main et disait : « Qu'elles sont belles, ses incisives 57 ! » J'ai mentionné les détails de cette histoire et son origine dans le livre des Califes, à propos des Omeyyades et des Abbassides, ce qui dispense d'en répéter l'équivalent dans ce livre, car nous nous limitons à mentionner les califes bien guidés parmi eux au début de ce livre. Yazīd ibn Muʿāwiya envoya Muslim 58 ibn ʿUqba al-Muzanī à Médine le sixième jour avant la fin de Dhū al-Ḥijja de l'an 66. Muslim ibn ʿUqba tua à Médine une multitude de descendants des Émigrés et des Auxiliaires, et livra Médine au pillage et au meurtre pendant trois jours. Cette bataille fut appelée la bataille de al-Ḥarra. Yazīd ibn Muʿāwiya mourut à Ḥuwwārīn 59, un village de la région de Damas, quatorze nuits après le début du mois de Rabīʿ al-Awwal de l'an 64. Il avait alors trente-huit ans 60. On a dit que Yazīd ibn Muʿāwiya s'enivra une nuit, se leva pour danser, tomba sur la tête, son cerveau se répandit et il mourut. Son fils Muʿāwiya ibn Yazīd pria sur lui. La devise de son sceau était : « J'ai cru en Dieu sincèrement. » Sa tombe est à Damas. Muʿāwiya ibn Yazīd Abū Laylā 61 Muʿāwiya ibn 62 Yazīd ibn Muʿāwiya devint calife le quinze du mois de Rabīʿ al-Awwal de l'an 64. Sa mère était Umm Khālid 63 bint Abī Hāshim ibn ʿUtba ibn Rabīʿa ibn ʿAbd Shams. Il avait, lorsqu'il devint calife 64, vingt et un ans ; on a dit non, plutôt dix-sept ans. Il était parmi les meilleurs de sa famille. Lorsque la mort se présenta à lui, on lui dit : « Désigne un successeur après toi et confie-lui le pouvoir. » Il dit : « Je n'ai rien obtenu de votre monde pour en porter le péché 65. » Muʿāwiya ibn Yazīd mourut le vingt-cinq du mois de Rabīʿ al-Thānī de l'an 64. Son règne dura quarante nuits. ʿUthmān ibn ʿAnbasa 66 ibn Abī Sufyān pria sur lui. La devise de son sceau était : « Ô Dieu, nous implorons Ton aide – Muʿāwiya. » Sa tombe est à Damas. [Marwān ibn al-Ḥakam] Marwān ibn al-Ḥakam ibn Abī al-ʿĀṣ ibn Umayya ibn ʿAbd Shams devint calife. Les gens de Syrie lui prêtèrent serment à al-Jābiya. Sa mère était Āmina bint ʿAlqama ibn Ṣafwān ibn Umayya ibn Mukhdash al-Kaʿbī. Lorsque la nouvelle de la mort de Muʿāwiya parvint au Ḥijāz, ils prêtèrent serment à ʿAbd Allāh ibn al-Zubayr ibn al-ʿAwwām. Le surnom d'Ibn al-Zubayr était Abū Ḥabīb 67. Les gens d'Irak et du Ḥijāz lui prêtèrent serment. La mère de ʿAbd Allāh ibn al-Zubayr était Asmāʾ bint Abī Bakr. On prêchait au nom d'Ibn al-Zubayr au Ḥijāz et en Irak, et au nom de Marwān ibn al-Ḥakam en Syrie et jusqu'au Maghreb, jusqu'à la mort de Marwān ibn al-Ḥakam au mois de Ramaḍān de l'an 65 à Damas 68. On a dit que Marwān mourut entre Damas et la Palestine. Il avait alors soixante-trois ans. Son règne dura dix mois moins trois nuits. Son fils ʿAbd al-Malik ibn Marwān pria sur lui ; il lui avait confié le pouvoir de son vivant. La devise du sceau de Marwān était : « J'ai cru au Puissant, au Sage. » On a dit que la devise du sceau de Marwān était : « La puissance est à Dieu. » [ʿAbd al-Malik ibn Marwān Abū al-Walīd] Ensuite, les gens de Syrie prêtèrent serment à ʿAbd al-Malik ibn Marwān ibn al-Ḥakam. Il était surnommé Abū al-Dhubābān 69 à cause d'une mauvaise haleine qu'il avait dans la bouche. Cela eut lieu le jour même de la mort de son père. La mère de ʿAbd al-Malik ibn Marwān était ʿĀʾisha bint Muʿāwiya ibn al-Mughīra ibn Abī al-ʿĀṣ ibn Umayya 70. ʿAbd Allāh ibn al-Zubayr envoya son frère Muṣʿab ibn al-Zubayr combattre ʿAbd al-Malik ibn Marwān. ʿAbd al-Malik marcha vers l'Irak, voulant affronter Muṣʿab. Ils se rencontrèrent à Dayr al-Jāthlīq. Il y eut entre eux des combats jusqu'à ce que la défaite frappât les partisans de Muṣʿab, et Muṣʿab fut tué.
Al-Zubayr 71, puis Abd al-Malik retourna à Damas, rassembla les gens et les consulta au sujet d'Abd Allah ibn al-Zubayr en disant : « Qui s'en charge ? » Al-Hajjaj ibn Yusuf se leva et dit : « Moi » — il était le plus jeune et le moins connu du groupe. Abd al-Malik lui dit : « Qu'est-ce qui t'en fait savoir ? » Il répondit : « J'ai vu en rêve que j'enlevais son vêtement 72. » Il dit : « Tu es l'homme pour cela. » Il le fit sortir avec un groupe de gens du Jourdain et de Syrie pour combattre Ibn al-Zubayr. Al-Hajjaj arriva à La Mecque, assiégea le Sanctuaire, et installa la catapulte contre la Kaaba pendant plusieurs jours jusqu'à ce qu'il triomphe d'Abd Allah ibn al-Zubayr et le tue, ce qui eut lieu le mardi 73, treize nuits avant la fin de Jumada al-Ula de l'an 73. Il le crucifia sur un tronc, la tête en bas. L'autorité revint alors à Abd al-Malik ibn Marwan. Abd al-Malik ibn Marwan mourut à Damas, quatre nuits avant la fin de Shawwal de l'an 86. La mère d'Abd al-Malik ibn Marwan était Aïcha bint Muawiya ibn al-Mughira ibn Abi al-As ibn Umayya 74. Son fils al-Walid pria sur lui. Il avait soixante-deux ans à sa mort. La gravure de son sceau était : « J'ai cru en Dieu. » [Walid ibn Abd al-Malik Abu al-Abbas] Les gens prêtèrent allégeance à al-Walid ibn Abd al-Malik le jour même de la mort de son père à Damas. La mère d'al-Walid ibn Abd al-Malik était Layla bint al-Abbas ibn al-Husayn ibn al-Harith ibn Zuhayr. Al-Walid ibn Abd al-Malik mourut à Damas à la mi-Jumada al-Akhira de l'an 96, dans un lieu appelé Dayr Murran. Il avait quarante-neuf ans à sa mort. La gravure de son sceau était : « Ô Walid. » Il mourut et Sulayman ibn Abd al-Malik pria sur lui. Il fut transporté de Dayr Murran sur les épaules des hommes jusqu'à Damas et enterré à Bab al-Saghir. Sous le règne d'al-Walid ibn Abd al-Malik, al-Hajjaj ibn Yusuf mourut au mois de Ramadan de l'an 95, à l'âge de cinquante-trois ans 75. Il est al-Hajjaj ibn Yusuf ibn al-Hakam ibn Abi Uqayl ibn Amir 76 ibn Mas'ud 77 ibn Mu'attib ibn Malik ibn Ka'b ibn Amr 78 ibn Sa'd ibn Awf ibn Thaqif ibn Munabbih 79 ibn Bakr ibn Hawazin ibn Mansur ibn Ikrima ibn Khasafa 80 ibn Qays Aylan. [Sulayman ibn Abd al-Malik Abu Ayyub] Sulayman ibn Abd al-Malik prit le pouvoir le jour même de la mort d'al-Walid ibn Abd al-Malik 81. Sa mère était Layla bint al-Abbas ibn al-Husayn. Le surnom de Sulayman ibn Abd al-Malik était Abu Ayyub. Sulayman mourut dans un lieu appelé Dabiq 82 le vendredi, dix nuits avant la fin de Safar — on a dit aussi : dix nuits restantes de Safar 83 de l'an 99. Il avait quarante-cinq ans à sa mort 84. La gravure de son sceau était : « Je crois en Dieu. » [Umar ibn Abd al-Aziz Abu Hafs] Umar ibn Abd al-Aziz ibn Marwan ibn al-Hakam Abu Hafs devint calife à Dayr Sim'an 85 le jour même de la mort de Sulayman ibn Abd al-Malik. La mère d'Umar ibn Abd al-Aziz était Umm Asim 86 bint Asim ibn Umar ibn al-Khattab, nommée Layla. Lorsqu'il prit le pouvoir, Umar rassembla ses intendants, ses femmes et ses servantes, les répudia et les affranchit 87, ordonna que ses vêtements 88 soient vendus et en distribua le prix en aumône. Il suivit la voie des califes bien guidés 89 dont il faisait partie 90, ne craignant en Dieu le blâme d'aucun blâmeur. Umar ibn Abd al-Aziz mourut à Dayr Sim'an le vendredi, cinq nuits avant la fin de Rajab de l'an 101. Il avait quarante et un ans 91 à sa mort. Son califat dura deux ans 92, cinq mois et cinq nuits. Maslama ibn Abd al-Malik 93 pria sur lui ; on a dit aussi 94 que ce fut Abd al-Aziz ibn Umar 95 ibn Abd al-Aziz. La gravure du sceau d'Umar ibn Abd al-Aziz 96 était : « En Dieu sincèrement 97. » [Yazid ibn Abd al-Malik Abu Khalid] Les Syriens donnèrent l'allégeance à Yazid ibn Abd al-Malik ibn Marwan après l'enterrement d'Umar ibn Abd al-Aziz. Le surnom de Yazid ibn Abd al-Malik était Abu Khalid. Sa mère était Atika bint Yazid ibn Muawiya ibn Abi Sufyan 98. Yazid ibn Abd al-Malik mourut à Hawran, dans la région de Damas, le vendredi ou le jeudi, cinq nuits avant la fin de Sha'ban de l'an 105 99. Il avait vingt-neuf ans 100 à sa mort. Son règne dura quatre ans et un mois 101... car il mourut dans la région du Jourdain. Son fils al-Walid ibn Yazid ibn 102 Abd al-Malik pria sur lui. La gravure du sceau d'Ibn Abd al-Malik était : « Seigneur, épargne-moi le compte. » [Hisham ibn Abd al-Malik Abu al-Walid] Hisham ibn Abd al-Malik ibn Marwan prit le pouvoir le jour même de la mort de son frère. Sa mère était Aïcha bint Hisham ibn Ismaïl ibn Hisham ibn al-Walid ibn al-Mughira al-Makhzumi 103. Hisham ibn Abd al-Malik mourut à al-Rusafa, dans la région de Qinnasrin, le mercredi, six nuits avant la fin de Rabi' al-Akhir de l'an 125. Il avait cinquante-six ans 104 à sa mort. Son règne dura dix-neuf 105 ans, six mois et onze nuits. Al-Walid ibn Yazid ibn Abd al-Malik pria sur lui. La gravure du sceau de Hisham ibn Abd al-Malik était : « Au Juge Sage. » Hisham était louche. [Al-Walid ibn Yazid ibn Abd al-Malik Abu al-Abbas] Al-Walid ibn Yazid ibn Abd al-Malik prit le pouvoir après l'enterrement de Hisham ibn Abd al-Malik. Sa mère était Umm Muhammad 106, nommée Aïcha bint Muhammad ibn Yusuf al-Thaqafi, frère d'al-Hajjaj ibn Yusuf. Le surnom d'al-Walid ibn Yazid était Abu al-Abbas. Al-Walid ibn Yazid ibn Abd al-Malik fut tué le jeudi, deux nuits avant la fin de Jumada al-Akhira de l'an 126 107. Yazid al-Naqis 108 le tua à al-Bakhra' 109, dans la région de Damas. Son règne dura un an 110 et trois mois 111 et vingt-deux jours 112. [Yazid ibn al-Walid ibn Abd al-Malik Abu Khalid] Yazid ibn al-Walid 113 prit le pouvoir après le meurtre d'al-Walid 114 ibn Yazid ibn Abd al-Malik. Sa mère était Hind bint Abd al-Aziz ibn Marwan 115. Yazid ibn al-Walid mourut dix nuits avant la fin de Dhu al-Hijja de l'an 126. Son règne dura cinq mois ; on a dit aussi : cinq mois et deux nuits. Ibrahim ibn al-Walid 116 ibn Abd al-Malik pria sur lui. On l'appelait Yazid al-Naqis ; il fut ainsi nommé parce qu'il réduisit la solde des troupes 117 par rapport à ce qu'al-Walid avait augmenté 118, d'où le surnom d'al-Naqis. [Ibrahim ibn al-Walid ibn Abd al-Malik Abu Ishaq] Ibrahim ibn al-Walid ibn Abd al-Malik ibn Marwan prit le pouvoir le jour même de la mort de son frère. Sa mère était une umm walad 119. Il était surnommé Sulban 120, du nom d'un fou 121 qui était chez eux à Damas. Il resta au pouvoir trois mois 122. Puis Marwan ibn Muhammad arriva à Damas et le pressa 123 de se démettre 124 après l'avoir combattu 125 ; Marwan le surnomma al-Makhlu' (le déposé). Il resta ensuite un certain temps 126 jusqu'à sa mort à Damas. On a dit 127 que Marwan ibn Muhammad le tua et le crucifia. Le jour où Ibrahim ibn al-Walid fut déposé était le lundi, quatorze nuits 128 après le début de Safar de l'an 127. [Marwan ibn Muhammad ibn Marwan ibn al-Hakam Abu Abd al-Malik] Marwan ibn Muhammad prit le pouvoir le jour même où Ibrahim ibn al-Walid se démit, soit le lundi. On l'appelait Marwan al-Himar (l'Âne) ; il fut connu comme l'Âne à cause de son manque d'intelligence 129. Sa mère était une umm walad, une esclave kurde nommée Lubaba 130. Abu Muslim, dont le nom était Abd al-Rahman ibn Muslim 131, de la tribu des Banu Jundu' ibn Layth ibn Bakr ibn Abd Manaf 132, apparut au Khorasan le jeudi, dix nuits avant la fin de Ramadan de l'an 129. Il proclama 133 l'appel en faveur de l'agréé de la famille du Messager de Dieu — que Dieu le bénisse et le salue. Puis il entra à Merv et dispersa les troupes qui s'y trouvaient avec Nasr ibn Sayyar. Nasr ibn Sayyar fuit 134 Abu Muslim en direction de l'Irak et mourut à Sawa 135. Abu Muslim partit de Merv pour Nishapur, puis se dirigea vers Rayy, d'où il partit pour Koufa et y entra. Il envoya chercher Abd Allah ibn Ali ibn 136 al-Abbas et sa famille, qui étaient à Médine, et les fit venir à Koufa. Il envoya Abd Allah ibn Ali avec une armée nombreuse à Damas, visant Marwan ibn Muhammad. Abd Allah ibn Ali plaça à l'avant-garde Salih ibn Ali, qui plaça à son avant-garde Abu Awn Abd 137 al-Malik ibn Yazid. Abu Awn affronta Marwan ibn Muhammad dans un lieu appelé Abu Sir, dans un district d'Égypte, car il avait fui vers la Haute-Égypte. Marwan al-Himar fut tué par Amir ibn Ismaïl al-Marwazi, le jeudi, six nuits avant la fin de Dhu al-Hijja de l'an 131 138. On a dit aussi que Marwan ibn Muhammad fut tué 139 dans quelque région de Damas. Le règne des Omeyyades 140 prit fin avec lui. [Al-Saffah Abu al-Abbas] Abu Muslim installa Abu al-Abbas 141, dont le nom était Abd Allah ibn Muhammad ibn Ali ibn Abd Allah ibn al-Abbas, le vendredi, treize nuits après le début de Rabi' al-Awwal de l'an 132 142. Sa mère était Ra'ita 143 bint Ubayd Allah ibn Abd Allah ibn Abd al-Madan al-Harithi. Il fut le premier Abbasside à assumer 144 le califat. Abu al-Abbas se déplaça d'al-Hira à al-Anbar 145 et y construisit sa ville à la mi-Dhu al-Hijja de l'an 134 146. Abu al-Abbas mourut le dimanche à al-Anbar, dix nuits avant la fin de Dhu al-Hijja de l'an 136 147. Isa ibn Ali ibn Abd Allah ibn al-Abbas 148 pria sur lui. Son règne dura quatre ans 149 et huit mois. Il était né en Syrie, à al-Humayma 150. La gravure du sceau d'Abu al-Abbas était : « Dieu est la confiance d'Abd Allah et en Lui il croit 151. » [Al-Mansur Abu Ja'far, son frère] Abu Ja'far al-Mansur, dont le nom était Abd Allah ibn Muhammad ibn Ali ibn Abd Allah ibn al-Abbas, prit le pouvoir le jour même de la mort de son frère. Sa mère était une umm walad nommée Salama 152. Abu Ja'far mourut à al-Abtah, à La Mecque, neuf nuits avant la fin de Dhu al-Hijja de l'an 158. Il fut enterré à Bi'r Maymun. Ibrahim ibn Yahya ibn Muhammad ibn Ali pria sur lui ; on a dit aussi que ce fut Isa ibn Muhammad ibn Ali 153. Al-Mansur est celui qui tua Abu Muslim. Abu Muslim était né à Karkh d'Ispahan ; son nom était Abd al-Rahman ibn Muslim. Al-Mansur le tua à la fin de Sha'ban de l'an 137 154, en le roulant dans un tapis, parce qu'il avait abandonné l'avis 155 pour l'avis. Al-Mansur avait soixante-trois ans lorsqu'il prit le pouvoir 156. Son règne dura vingt-deux 157 ans moins un jour. La gravure du sceau d'al-Mansur était : « Dieu est la confiance d'Abd Allah. » [Al-Mahdi ibn al-Mansur Abu Abd Allah]
Et 158Wali Muhammad ibn Abd Allah ibn Muhammad ibn Ali ibn Abd Allah ibn Abbas le jour où son père mourut. Sa mère était Umm Musa bint Mansur ibn Abd Allah ibn (281) Sahm ibn Yazid al-Himyari. Al-Mahdi mourut à Masabadhan (282), dans un village appelé al-Sawad, au mois de Muharram, la nuit du jeudi, alors qu'il en restait huit nuits, en l'an 169 de l'Hégire. Il avait quarante-trois ans le jour de sa mort, et son califat dura dix ans et un mois (284) et quatorze nuits. Son fils Harun (286) pria sur lui. La gravure de son sceau était : « Je demande l'aide de Dieu Très-Haut. » [Al-Hadi ibn al-Mahdi Abu Muhammad] Et 158Wali Musa ibn Muhammad ibn Abi Ja'far al-Mansur le jour où son père mourut. Musa était alors à Jurjan (287). Sa mère était al-Khayzuran (288), une umm walad. On lui prêta serment à Bagdad, et on lui envoya l'allégeance alors qu'il était à Jurjan. Puis al-Hadi vint à Bagdad. Musa al-Hadi mourut le vendredi dans un lieu appelé 'Isabadh (290), dans la campagne irakienne, le vendredi, quatorze nuits s'étant écoulées du mois de Rabi' al-Awwal en l'an 170 de l'Hégire. Il avait vingt-cinq ans (291) le jour de sa mort, et son califat dura quatorze mois moins six nuits. Son frère Harun al-Rashid ibn al-Hadi pria sur lui. La gravure du sceau d'al-Hadi (292) était : « Dieu est mon Seigneur » (293). [Al-Rashid ibn al-Mahdi Abu Ja'far] Et 158Wali Harun ibn Muhammad ibn Abi Ja'far al-Mansur le jour où son frère Musa mourut. Le surnom de Harun était Abu Ja'far. Sa mère était une umm walad. Harun al-Rashid mourut à Tus, dans un lieu appelé Sanabadh (294), à l'extérieur d'al-Nuqan (295). Il était parti de Jurjan pour s'y rendre, au mois de Jumada al-Ula en l'an 193 de l'Hégire (296). Il était né à Madinat al-Salam. La gravure du sceau de Harun était : « En Dieu est ma confiance. » J'ai vu la tombe de Harun al-Rashid sous la tombe d'Ali ibn Musa al-Rida (297), avec une distance d'environ deux coudées à vue d'œil. Ali est du côté de la qibla, et Harun du côté oriental qui le jouxte. Harun (299) avait quarante-neuf ans (300) le jour de sa mort, et son califat dura vingt-trois ans, deux mois (301) et dix-sept jours. [Al-Amin ibn al-Rashid Abu Abd Allah] Et 158Wali Muhammad ibn Harun. Sa mère était Zubayda, c'est-à-dire Umm Ja'far bint Ja'far ibn Abi Ja'far al-Mansur. Muhammad était alors à Bagdad. L'allégeance lui fut prêtée à Tus alors qu'il était absent à Bagdad (302). Puis il (303) prit l'allégeance des gens pour son fils Muhammad après lui, puis il prit l'allégeance des gens pour son fils Abd Allah après Muhammad. Lorsque Harun mourut et que Muhammad devint calife, Abd Allah (304) ibn Harun al-Ma'mun commença à exécuter les ordres à Tus et au Khorasan après la mort de son père. Il envoya Tahir ibn al-Husayn al-A'war pour combattre son frère à Bagdad. Tahir arriva à Bagdad, assiégea al-Amin, et le combattit jusqu'à le tuer. Il envoya sa tête à al-Ma'mun. Cela eut lieu le dimanche, alors qu'il restait sept nuits de Muharram en l'an 198 de l'Hégire (305). La gravure du sceau d'al-Amin était : « Celui qui le cherche ne sera pas déçu. » [Al-Ma'mun ibn al-Rashid Abu al-Abbas] Et 158Wali Abd Allah ibn Harun al-Ma'mun, frère de Muhammad, à Bagdad le jour où son frère fut tué. Les gens lui prêtèrent serment d'allégeance générale. Sa mère était une umm walad nommée Marajil (306). Al-Ma'mun mourut à al-Badhandun (307), à l'extérieur de Tarse, sur la route de Byzance, au mois de Rajab, onze nuits s'étant écoulées de ce mois en l'an 218 de l'Hégire (308). Il fut transporté à Tarse, son frère Abu Ishaq al-Mu'tasim pria sur lui, et il fut enterré à Tarse. Il avait quarante-huit ans et trois mois le jour de sa mort (309). Son califat dura vingt ans (310), six mois et seize jours. Il était né à Madinat al-Salam. La gravure de son sceau était : « Dieu est la confiance d'Abd Allah et en Lui il croit » (311). [Al-Mu'tasim ibn al-Rashid Abu Ishaq] Et 158Wali Muhammad ibn Harun Abu Ishaq al-Mu'tasim, frère d'al-Ma'mun, après l'enterrement de son frère à Tarse. Sa mère était une umm walad nommée Marida (312). Al-Mu'tasim se mit à contraindre (313) ce qui n'était pas nécessaire, à fouetter Ahmad ibn Hanbal (314) et à tuer Ahmad ibn Nasr al-Khuza'i (315), jusqu'à ce que les gens restent dans cette épreuve jusqu'à la mort d'al-Mu'tasim (316) à Surra man ra'a (317), dans la région d'al-Qatul, la nuit du jeudi, dix-huit nuits s'étant écoulées du mois de Rabi' al-Awwal en l'an 227 de l'Hégire (318). On a aussi dit : alors qu'il restait huit nuits de Rabi' al-Awwal. Son fils al-Wathiq pria sur lui. Il avait (319) quarante-sept ans et treize jours le jour de sa mort. Son califat dura huit ans et huit mois. La gravure de son sceau était : « Louange à Dieu, rien ne Lui ressemble. » [Al-Wathiq ibn al-Mu'tasim Abu Ja'far] Et 158Wali Harun — son père était Abu Ishaq al-Mu'tasim ibn al-Rashid — après l'enterrement de son père. Sa mère était une umm walad appelée Qaratis (320). Al-Wathiq avait vingt-six ans, deux mois et huit jours (321) lorsqu'il devint calife. Al-Wathiq mourut le mercredi, six nuits restant de Dhu al-Hijja en l'an 232 de l'Hégire. Son califat dura cinq ans, six (322) mois et treize jours. Son frère Ja'far al-Mutawakkil pria sur lui. Al-Wathiq était né à Madinat al-Salam. La gravure de son sceau était : « Dieu est la confiance d'al-Wathiq. » [Al-Mutawakkil ibn al-Mu'tasim Abu al-Fadl] Et 158Wali Ja'far ibn Muhammad ibn Harun après l'enterrement de son frère al-Wathiq ibn al-Mu'tasim. La mère d'al-Mutawakkil était une umm walad nommée Shuja'. Il avait vingt-huit ans (323) lorsqu'il devint calife. Al-Mutawakkil manifesta l'amour de la Sunna et l'inclination vers elle, désavoua ce que son père et son frère avaient fait dans cette affaire, éleva le rang des gens de science et leur ordonna [d'agir] contre Ahmad ibn Nasr. Les cœurs du peuple s'inclinèrent vers lui. Al-Mutawakkil fut tué le mercredi, cinq ou (324) sept nuits s'étant écoulées du mois de Shawwal en l'an 247 de l'Hégire. Son fils al-Muntasir le tua, et c'est lui qui pria sur lui. La gravure du sceau d'al-Mutawakkil était : « Il n'y a de dieu que Dieu, al-Mutawakkil s'en remet à Dieu. » Son califat dura (325) quinze ans et deux mois. [Al-Muntasir ibn al-Mutawakkil Abu Ja'far] Et 158Wali Muhammad ibn Ja'far ibn Muhammad ibn Harun al-Muntasir ibn (326) al-Mutawakkil ibn al-Mu'tasim ibn al-Rashid le jour où son père fut tué. Ses deux frères al-Mu'tazz et al-Mu'ayyad lui prêtèrent serment. La mère d'al-Muntasir était une umm walad appelée Habashiyya (327). Al-Muntasir ibn al-Mutawakkil mourut le lundi, quatre nuits s'étant écoulées du mois de Rabi' al-Awwal en l'an 248 de l'Hégire (328). Son oncle al-Musta'in ibn al-Mu'tasim pria sur lui. La gravure du sceau d'al-Muntasir était : « Muhammad triomphe par Dieu. » [Al-Musta'in ibn al-Mu'tasim Abu Abd Allah] Et 158Wali Ahmad ibn Muhammad ibn Harun, frère de Ja'far al-Mutawakkil et oncle d'al-Mustansir ibn al-Mutawakkil. La mère d'al-Musta'in s'appelait Mukhariq, une umm walad (329). On lui prêta serment (330) le jour où al-Muntasir mourut (331). Lorsque l'an 251 de l'Hégire commença, de nombreuses discordes et de violents combats éclatèrent entre al-Mu'tazz et al-Musta'in, jusqu'à ce qu'al-Musta'in abdique à la fin de l'an 251 de l'Hégire (332), le mercredi à la mi-Muharram. La gravure du sceau d'al-Musta'in était : « Ahmad ibn Muhammad. » [Al-Mu'tazz ibn al-Mutawakkil Abu Abd Allah] Les gens prêtèrent serment après l'abdication d'al-Musta'in à al-Zubayr (333) ibn Ja'far ibn Muhammad ibn Muhammad ibn Harun, c'est-à-dire al-Mu'tazz ibn al-Mutawakkil. Sa mère était une umm walad nommée Qabiha (334). Al-Mu'tazz fut tué au mois de Rajab en l'an 255 de l'Hégire. La gravure de son sceau était : « Al-Mu'tazz par Dieu. » [Al-Muhtadi ibn al-Wathiq Abu Abd Allah] Et 158Wali Muhammad ibn Harun ibn Muhammad ibn Harun, c'est-à-dire al-Muhtadi ibn al-Wathiq ibn al-Mu'tasim ibn al-Rashid, à Surra man ra'a, deux jours restant de Rajab en l'an 255 de l'Hégire. Les Turcs le dominèrent jusqu'à (335) le tuer, treize nuits restant de Rajab en l'an 256 de l'Hégire. Sa mère était une umm walad (336). La gravure du sceau d'al-Muhtadi était : « Muhammad, Commandeur des croyants. » [Al-Mu'tamid ibn al-Mutawakkil Abu al-Abbas] Et 158Wali Ahmad ibn Ja'far, c'est-à-dire al-Mu'tamid (337) ibn al-Mutawakkil ibn al-Mu'tasim ibn al-Rashid, le jour où al-Muhtadi fut tué (338). Sa mère était une umm walad nommée Fityan (339). Al-Mu'tamid fit de son frère Abu Ahmad al-Muwaffaq son héritier présomptif le vendredi, douze nuits s'étant écoulées de Dhu al-Qa'da en l'an 261 de l'Hégire. Al-Muwaffaq se mit à éloigner (340) et à empêcher les gens d'accéder à al-Mu'tamid, prétextant qu'il était malade (341). Al-Mutawakkil avait trois fils : l'aîné était Muhammad ibn Ja'far, c'est-à-dire al-Muntasir ; le cadet était Ahmad ibn Ja'far, c'est-à-dire al-Mu'tamid (337) ; le plus jeune était Talha ibn Ja'far, c'est-à-dire al-Muwaffaq Abu Ahmad. Abu Ahmad al-Muwaffaq mourut d'une grave maladie qui l'affligeait le jeudi (342), huit nuits s'étant écoulées de Safar en l'an 278 de l'Hégire. Al-Mu'tamid mourut onze nuits restant de Rajab en l'an 279 de l'Hégire (343). Il avait soixante ans (344) le jour de sa mort. [Al-Mu'tadid ibn al-Muwaffaq ibn al-Mutawakkil Abu al-Abbas] Et 158Wali Ahmad ibn Talha ibn Ja'far — c'est-à-dire le fils d'Abu Ahmad al-Muwaffaq — le jour où al-Mu'tamid mourut. Sa mère était une umm walad (345). Al-Mu'tadid (346) mourut à Bagdad la nuit du lundi, huit nuits restant du mois de Rabi' al-Akhir en l'an 289 de l'Hégire (347). On a aussi dit qu'al-Mu'tadid mourut le mercredi, cinq (348) nuits s'étant écoulées de Jumada al-Akhira en l'an 289 de l'Hégire (349). On a dit aussi : Abu 'Umar Muhammad ibn Yusuf ibn Ya'qub le lava, et Abu Yusuf pria sur lui. Il avait (350) quarante-six ans le jour de sa mort. La gravure de son sceau était : « Al-Mu'tazz par Dieu. » [Al-Muktafi ibn al-Mu'tadid Abu Muhammad] Et 158Wali Ali ibn Ahmad ibn Talha ibn Ja'far après l'enterrement de son père. Sa mère était une umm walad, une esclave turque (351). Al-Muktafi mourut la nuit du dimanche (352), treize (353) nuits s'étant écoulées de Dhu al-Qa'da en l'an 295 de l'Hégire. Abu 'Umar le lava, et c'est lui qui pria sur lui. Al-Muktafi avait trente et un ans le jour de sa mort. [Al-Muqtadir ibn al-Mu'tadid ibn al-Muwaffaq ibn al-Mutawakkil Abu al-Fadl] Et 158Wali Ja'far, frère d'al-Muktafi, le jour où son frère al-Muktafi mourut. La mère d'al-Muqtadir était une umm walad appelée Shaghab.
La naissance d'al-Muqtadir eut lieu en l'an 282 159. Le groupe restreint 160 prêta allégeance à 'Abd Allah ibn al-Mu'tazz au mois de Rabi' al-Awwal de l'an 296 161. Les gardes 162, un groupe de serviteurs 163 et le peuple restèrent avec al-Muqtadir. Al-Husayn ibn Hamdan monta à cheval avec un groupe de Bédouins, vint à la porte d'al-Muqtadir, puis se dirigea vers la demeure d'Ibn al-Mu'tazz. Il combattit les partisans d'Ibn al-Mu'tazz, tua ouvertement al-'Abbas ibn al-Hasan ibn Ayyub, qui était le secrétaire 164 d'Ibn al-Mu'tazz, et triompha des partisans d'Ibn al-Mu'tazz, les mettant en déroute. Il captura 'Abd Allah ibn al-Mu'tazz et le tua. L'autorité d'al-Muqtadir fut affermie, les affaires des gens s'apaisèrent, et les gens devinrent comme endormis, ne s'attendant pas à une sédition. Sa mère fit reconstruire les deux sanctuaires 165 et y dépensa chaque année d'énormes sommes d'argent. De même, elle fit reconstruire Jérusalem 166 et dépensait chaque année d'énormes sommes pour elle et pour les frontières 167. Les gens de science 168 s'élevèrent dans chaque pays du monde. Je vis Bagdad en ces jours dans son meilleur état, le plus magnifique et le plus prospère. Puis les affaires d'al-Muqtadir se dégradèrent en l'an 316 169. Les gens s'accordèrent pour le destituer, et ils le destituèrent. Ils installèrent son frère al-Qahir à sa place, après qu'al-Muqtadir se fut lui-même destitué. Al-Qahir resta ainsi trois jours, puis al-Qahir se destitua lui-même et les gens prêtèrent allégeance une seconde fois à al-Muqtadir. Al-Muqtadir exerça le pouvoir jusqu'à la fin de l'an 320 170. Puis l'armée s'agita, et Mu'nis 171 excita les troupes contre al-Muqtadir. Al-Muqtadir monta à cheval en personne pour apaiser les gens, portant le manteau 172 du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue. Alors qu'il se tenait debout avec la foule des soldats, un homme berbère 173 qu'on ne connaissait pas vint à lui. Ils crurent qu'il voulait le saluer. Lorsqu'il s'approcha de lui, il le frappa de sa lance et le tua. Ce fut le mardi, trois jours avant la fin de Shawwal de l'an 320 174.
Ô vous qui avez cru ! Craignez Dieu comme Il doit être craint. Et ne mourez qu'en étant musulmans 175. (Âl 'Imrân, 102) Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d'une seule âme, et a créé d'elle son épouse, et a dispersé d'eux beaucoup d'hommes et de femmes. Et craignez Dieu au nom duquel vous vous implorez mutuellement, et les liens de parenté. Certes, Dieu vous observe constamment. (An-Nisâ', 1) Ô vous qui avez cru ! Craignez Dieu et dites une parole juste 176. Il améliorera vos œuvres et vous pardonnera vos péchés. Et quiconque obéit à Dieu et à Son messager a certes remporté une grande victoire. (Al-Ahzâb, 70-71) Muhammad est le messager de Dieu. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant la grâce de Dieu et Son agrément. Leurs marques sont sur leurs visages, trace de la prosternation. Telle est leur image dans la Thora. Et leur image dans l'Évangile est celle d'une semence qui sort sa pousse, puis la fortifie, puis devient épaisse, puis se dresse sur sa tige, à l'émerveillement des semeurs, pour irriter par eux les mécréants. Dieu a promis à ceux d'entre eux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres un pardon et une immense récompense. (Al-Fath, 29) Afin que périsse celui qui périt après une preuve claire, et que vive celui qui vit après une preuve claire. (Al-Anfâl, 42) Ô vous qui avez cru ! Obéissez à Dieu, obéissez au Messager et à ceux d'entre vous qui détiennent l'autorité 177. Puis, si vous vous disputez sur quelque chose, ramenez-le à Dieu et au Messager. (An-Nisâ', 59) Il n'appartient pas à un croyant ni à une croyante, quand Dieu et Son messager ont décidé d'une chose, d'avoir le choix dans leur affaire. (Al-Ahzâb, 36) Ceux qui te prêtent allégeance ne font que prêter allégeance à Dieu. La main de Dieu est au-dessus de leurs mains. Quiconque viole son serment... (Al-Fath, 10) Quiconque obéit au Messager a certes obéi à Dieu. (An-Nisâ', 80) Et quiconque obéit à Dieu et au Messager, ceux-là seront avec ceux que Dieu a comblés de bienfaits. (An-Nisâ', 69) Quand ils sont appelés vers Dieu et Son messager pour qu'il juge entre eux... Ceux-là sont les gagnants. (An-Nûr, 51-52) Suis ce qui t'est révélé de ton Seigneur. Point de divinité à part Lui. Et détourne-toi des associateurs. (Al-An'âm, 106) Puis Nous t'avons placé sur une voie 178 de l'ordre. Suis-la donc et ne suis pas... (Al-Jâthiya, 18) Ô Prophète ! Crains Dieu et n'obéis pas aux mécréants... (Al-Ahzâb, 1-2) Et sans la grâce de Dieu sur toi et Sa miséricorde, une partie d'entre eux aurait comploté... (An-Nisâ', 113) Ô Messager ! Transmets ce qui t'a été descendu de ton Seigneur. Si tu ne le fais pas, tu n'auras pas transmis Son message. Et Dieu te protégera des gens. (Al-Mâ'ida, 67) Et ainsi Nous t'avons révélé un esprit 179 de Notre ordre. Tu ne savais pas ce qu'est le Livre ni la foi... (Ash-Shûrâ, 52-53) N'as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi envers les compagnons de l'éléphant 180 ? (Al-Fîl, 1-5) Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé... ce qu'il ne savait pas. (Al-'Alaq, 1-5) Ô toi qui t'enveloppes 181 ! (Al-Muddaththir, 1) Et avertis les plus proches parmi les tiens. (Ash-Shu'arâ', 214) Que périssent les deux mains d'Abû Lahab 182 et que lui-même périsse. (Al-Masad, 1) A-t-il fait des divinités une seule divinité ? Voilà une chose étonnante ! (Sâd, 5) Kâf-Hâ'-Yâ'-'Ayn-Sâd 183. (Maryam, 1) Hâ'-Mîm 184. Une révélation du Tout Miséricordieux, du Très Miséricordieux... S'ils se détournent, dis : « Je vous ai avertis d'une foudre semblable à celle de 'Âd et de Thamûd. » (Fussilat, 1-13) Tâ'-Hâ' 185. (Tâ-Hâ, 1) Dis : « Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit. » (Al-An'âm, 151) Certes, Dieu ordonne la justice et la bienfaisance. (An-Nahl, 90) Nous t'avons envoyé comme témoin, annonciateur et avertisseur, et comme appelant à Dieu par Sa permission, et comme une lampe éclairante. (Al-Ahzâb, 45-46) Permission est donnée à ceux qui sont combattus parce qu'ils ont été injustement traités. Et Dieu est certes capable de les secourir. (Al-Hajj, 39) Dieu choisit des messagers parmi les anges et parmi les hommes. (Al-Hajj, 75) Frères, sur des lits, se faisant face. (Al-Hijr, 47) Ils t'interrogent sur le mois sacré, sur le combat qui y a lieu. Dis : « Y combattre est grave... mais [la mécréance] est plus grave que le meurtre. » (Al-Baqara, 217) Nous te voyons tourner ton visage vers le ciel. (Al-Baqara, 144) Qu'est-ce qui les a détournés de leur direction de prière 186 qu'ils suivaient ? (Al-Baqara, 142) Dis : « À Dieu appartiennent l'Orient et l'Occident. » (Al-Baqara, 142) Va donc, toi et ton Seigneur, et combattez. Nous resterons ici assis. (Al-Mâ'ida, 24) Quiconque me suit est des miens. (Ibrâhîm, 36) Seigneur ! Ne laisse sur terre aucun mécréant vivant. (Nûh, 26) Ils t'interrogent sur le butin 187. (Al-Anfâl, 1) Sans un décret préalable de Dieu, un grand châtiment vous aurait touché... Mangez donc de ce que vous avez acquis comme butin, licite et pur. (Al-Anfâl, 68-69) Et si vous punissez, punissez de la même manière qu'on vous a punis. (An-Nahl, 126) Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans le chemin de Dieu... (Âl 'Imrân, 169) Ceux qui ont répondu à l'appel de Dieu et du Messager... Et Dieu est Détenteur d'une grâce immense. (Âl 'Imrân, 172-174) C'est seulement le Diable qui vous fait peur de ses alliés. (Âl 'Imrân, 175) Tout palmier que vous avez coupé ou que vous avez laissé debout... (Al-Hashr, 5) Ils détruisent leurs maisons de leurs propres mains. (Al-Hashr, 2) Et Dieu a suffi aux croyants pour le combat. (Al-Ahzâb, 25) Et quand vous leur demandez quelque objet, demandez-le derrière un rideau 188. (Al-Ahzâb, 53) La patience est belle. Et c'est Dieu qu'il faut appeler au secours contre ce que vous décrivez. (Yûsuf, 18) Ceux qui sont venus avec la calomnie 189 sont une bande... (An-Nûr, 11) Et que ceux d'entre vous qui ont des faveurs et des richesses ne jurent pas de ne pas donner aux proches... (An-Nûr, 22) Quand ils te prêtaient allégeance sous l'arbre. (Al-Fath, 18) Nous t'avons accordé une victoire éclatante... (Al-Fath, 1-29) Ô gens du Livre ! Venez... que nous sommes soumis 190. (Âl 'Imrân, 64) Accomplis la prière pour Mon souvenir. (Tâ-Hâ, 14) Malheur aux fraudeurs qui, lorsqu'ils se font mesurer... (Al-Mutaffifîn, 1-2) Et ne vous tuez pas vous-mêmes. (An-Nisâ', 29) Ô hommes ! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des peuples et des tribus pour que vous vous connaissiez. Le plus noble d'entre vous auprès de Dieu est le plus pieux. (Al-Hujurât, 13) Fais-nous une divinité comme ils ont des divinités. (Al-A'râf, 138) Si vous vous repentez toutes deux à Dieu, vos cœurs ont déjà penché. (At-Tahrîm, 4) Ô Prophète ! Dis à tes épouses : « Si vous voulez la vie présente et sa parure... immense. » (Al-Ahzâb, 28-29) Ils te rappellent leur conversion comme une faveur. (Al-Hujurât, 17) Dieu a certes accepté le repentir du Prophète, des Émigrés 191 et des Auxiliaires 192... Dieu est Celui qui accepte le repentir, le Très Miséricordieux. (At-Tawba, 117-118) Et ceux qui accusent leurs épouses... (An-Nûr, 6) Et ne prie jamais sur aucun d'entre eux qui meurt, et ne te tiens pas sur sa tombe. (At-Tawba, 84) A réussi celui qui se purifie, et invoque le nom de son Seigneur, puis prie. (Al-A'lâ, 14-15) Ne sont pas égaux ceux des croyants qui restent assis et ceux qui combattent. (An-Nisâ', 95) Et prenez pour lieu de prière la station d'Abraham 193. (Al-Baqara, 125) Dis : « Il est Dieu, Unique. » (Al-Ikhlâs, 1-4) Dis : « Ô vous les mécréants ! » (Al-Kâfirûn, 1-6) Certes, As-Safâ et Al-Marwa sont parmi les rites 194 de Dieu. (Al-Baqara, 158) Certes, tu es mort, et ils sont morts. (Az-Zumar, 30) Et Nous n'avons accordé à aucun homme avant toi l'immortalité. Si tu meurs, seront-ils donc éternels ? (Al-Anbiyâ', 34) Et Muhammad n'est qu'un messager ; des messagers avant lui sont passés. S'il mourait ou était tué, retourneriez-vous sur vos talons ? (Âl 'Imrân, 144) Celui qui te hait est certes sans postérité 195. (Al-Kawthar, 3) Et c'est Lui qui fait descendre la pluie après qu'ils ont désespéré. (Ash-Shûrâ, 28) Et Dieu soutiendra certes ceux qui Le soutiennent. Dieu est certes Fort et Puissant. (Al-Hajj, 40) Nous t'avons certes accordé l'Abondance 196. (Al-Kawthar, 1-3) Quand vient le secours de Dieu et la victoire. (An-Nasr, 1-3) Ceux qui ont été expulsés de leurs demeures et de leurs biens. (Al-Hashr, 8) Et ceux qui se sont installés dans la demeure 197 et dans la foi. (Al-Hashr, 9) Ceux qui sont venus après eux disent : « Seigneur, pardonne-nous... » (Al-Hashr, 10)
Sa gestation et son sevrage durent trente mois. (Al-Ahqaf) 15 507 - Ô mon peuple, que mon opposition ne vous entraîne pas à subir le même sort que le peuple de Noé. (Hud) 89 518 - Permission est donnée à ceux qui sont combattus parce qu'ils ont été lésés, et Allah est certes capable de les secourir. (Al-Hajj) 39 518 - Et je n'ai jamais pris les égarés comme soutiens. (Al-Kahf) 51 525 - Et si Allah avait voulu, ils ne se seraient pas combattus ; mais Allah fait ce qu'Il veut. (Al-Baqara) 253 540 - Afin de rétribuer ceux qui ont fait le mal. (An-Najm) 31 540 - Ceux dont l'effort s'est perdu dans la vie présente tandis qu'ils pensaient bien faire. (Al-Kahf) 104 546 - Et ne pense point qu'Allah soit inattentif à ce que font les injustes. (Ibrahim) 42 561 - Ceux qui ont commis des injustices sauront quel retour ils auront. (Ash-Shu'ara) 227 561 [Index des hadiths prophétiques et des traditions] Hadith / Page - « Je vous recommande la crainte d'Allah, l'écoute et l'obéissance, même si un esclave abyssin [vous commande] ; car celui d'entre vous qui vivra après moi verra beaucoup de divergences. Attachez-vous donc à ma sunna 198 et à la sunna des califes bien guidés et droits ; cramponnez-vous-y et mordez-y avec vos molaires. Méfiez-vous des choses nouvellement inventées, car toute innovation est un égarement. » - Al-'Irbad 6-24 - « Quand un homme meurt, ses œuvres s'arrêtent sauf trois : une aumône courante 199, une science dont on tire profit, ou un enfant pieux qui prie pour lui. » - Abu Hurayra 28 - « Vos sangs, vos biens et votre honneur vous sont sacrés, comme est sacré ce jour-ci, dans ce mois-ci, dans cette ville-ci. Que celui qui est présent informe celui qui est absent, car il se peut que celui qui est présent informe quelqu'un qui retient mieux que lui. » - Abu Bakra 28 - « Le Messager d'Allah est né l'année de l'Éléphant. » - Ibn 'Abbas 33 - « Allah a choisi Kinana parmi les descendants d'Ismaël, Il a choisi Quraysh parmi Kinana, Il a choisi les Banu Hashim parmi Quraysh, et Il m'a choisi parmi les Banu Hashim. Je suis donc le maître des fils d'Adam, sans orgueil ; je suis le premier dont la terre se fendra [pour la résurrection], je suis le premier intercesseur et le premier dont l'intercession sera acceptée. » - Wathila ibn al-Asqa' 39 Hadith / Page - « 'Abd al-Muttalib a circoncis le Prophète le septième jour, a organisé un banquet et l'a nommé Muhammad. » - Ibn 'Abbas 58 - « Abu Talib partit pour le Shâm 200 et le Messager d'Allah l'accompagna. Lorsqu'ils s'approchèrent du moine, celui-ci sortit vers eux, se fraya un chemin parmi eux jusqu'à ce qu'il prît la main du Messager d'Allah et dit : 'Celui-ci est le maître des mondes ! Celui-ci est le Messager du Seigneur des mondes ! Allah l'enverra comme miséricorde pour les mondes ! ...' » - Abu Musa 58-59-60 - « On demanda au Messager d'Allah : 'Quand la prophétie t'a-t-elle été attribuée ?' Il répondit : 'Entre la création d'Adam et l'insufflation de l'âme en lui.' » - Abu Hurayra 63 - « La vérité lui vint alors qu'il était dans la grotte de Hira'. L'ange vint à lui et dit : 'Lis !' Le Messager d'Allah dit : 'Je ne suis pas un lecteur.' Il me prit et me serra jusqu'à ce que je fusse épuisé, puis il me relâcha. » - 'A'isha 64-65 - « Je fis retraite à Hira' pendant un mois. Lorsque j'eus terminé ma retraite, je descendis et parcourus la vallée. On m'appela ; je regardai devant moi, derrière moi, à droite et à gauche, mais je ne vis personne. On m'appela de nouveau ; je levai les yeux vers le ciel et le voilà au-dessus de moi, sur le Trône, dans le ciel ? Une violente secousse me saisit ; je vins chez Khadija et leur ordonnai de me couvrir. Ils versèrent de l'eau sur moi. Allah révéla alors : 'Ô toi, l'enveloppé [dans ton manteau] !' jusqu'à 'Purifie [tes vêtements]'. » - Jabir 66-67 - « Je vous appelle à témoigner qu'il n'y a de divinité qu'Allah, l'Unique, sans associé, et que je suis le Messager d'Allah ; à m'accueillir et à me secourir. Car Quraysh s'est liguée contre l'ordre d'Allah, a traité Ses messagers de menteurs et s'est contentée du faux au détriment du vrai. Or Allah est le Riche, le Digne de louanges... » - 'Ali ibn Abi Talib 98-99 100-101 - « Nous étions douze hommes à la première 'Aqaba 201 ; nous fîmes le pacte avec le Messager d'Allah sur le pacte des femmes 202 : ne rien associer à Allah, ne pas voler, ne pas forniquer, ne pas tuer nos enfants, ne pas commettre de calomnie forgée entre nos mains et nos pieds, et ne pas lui désobéir en ce qui est convenable. Celui qui tient sa promesse aura le Paradis ; celui qui commet quelque chose de cela, son affaire est remise à Allah : s'Il veut, Il le châtie, et s'Il veut, Il lui pardonne. » - 'Ubada ibn as-Samit 106 - « Le Prophète d'Allah raconta la nuit de son ascension : 'Alors que j'étais dans le Hatim 203 - ou peut-être dit-il dans le Hijr 204 - couché, voilà que Gabriel vint à moi, fendit [ma poitrine] d'ici à ici, sortit mon cœur, puis on m'apporta un bassin en or rempli de foi et de sagesse ; il lava mon cœur, puis le remit en place. Ensuite, on m'amena une monture 205 entre l'âne et le mulet, posant son sabot à l'extrémité de sa portée ; je montai dessus, et Gabriel m'emmena jusqu'au ciel le plus proche, où il demanda l'ouverture...' » - Anas ibn Malik 112-113 114-115 116-117 - « Nous fîmes le pacte avec le Messager d'Allah sur l'écoute et l'obéissance, dans la difficulté et la facilité, dans la contrainte et l'enthousiasme, sur le fait de ne pas disputer le commandement à ses détenteurs, et de dire la vérité où que nous soyons, sans craindre le blâme de quiconque pour Allah. » - 'Ubada ibn as-Samit 118-119 - « On me montra la terre de votre émigration : une terre saline avec des palmiers, entre deux coulées de lave 206... » - 'A'isha 127-128-129 - « Je descendrai cette nuit chez les Banu an-Najjar, et j'honorerai ainsi les oncles de 'Abd al-Muttalib. » - Abu Ishaq 140 - « Le Messager d'Allah arriva et trouva les juifs jeûnant le jour de 'Ashura' 207. Il leur demanda : 'Qu'est-ce que cela ?' Ils répondirent : 'C'est un grand jour ! Allah y sauva Moïse et y noya Pharaon et son peuple. Moïse jeûna ce jour-là par gratitude envers Allah.' Le Messager d'Allah dit alors : 'Je suis plus proche de Moïse et plus en droit de jeûner ce jour que vous.' Il jeûna donc et ordonna de jeûner. » - Ibn 'Abbas 152 Hadith / Page - « Allah regarda les gens de Badr et dit : 'Faites ce que vous voulez, Je vous ai pardonné.' » - Abu Hurayra 185 - « Qui se charge de Ka'b ibn al-Ashraf ? Car il a offensé Allah et Son Messager. » - Jabir ibn 'Abd Allah 212 - « Le Messager d'Allah invoqua contre ceux qui avaient tué les compagnons du puits de Ma'una pendant trente matins, maudissant Ra'l, Dhakwan et 'Usayya. » - Anas ibn Malik 231 - « Le Messager d'Allah mangeait des cadeaux mais ne mangeait pas de l'aumône... » - Salman al-Farisi 246-247-248 - « Thumama ibn Uthal al-Hanafi fut fait prisonnier. Le Prophète lui rendait visite et disait : 'Qu'as-tu, ô Thumama ? ...' » - Abu Hurayra 268 - « La lettre du Messager d'Allah à Héraclius, roi des Romains : 'Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De Muhammad, Messager d'Allah, à Héraclius, roi des Romains. Paix à celui qui suit la guidée. Ensuite, je t'appelle à l'appel de l'islam : embrasse l'islam, tu seras sauf ; embrasse l'islam, Allah te donnera une double récompense. Si tu te détournes, tu porteras le péché des paysans 208. Ô gens du Livre ! Venez à une parole commune entre nous et vous... jusqu'à 'que nous sommes musulmans'.' » - Ibn 'Abbas 295 - « Ô 'A'isha ! Je vais te mentionner une affaire, mais ne te précipite pas avant d'avoir consulté tes parents... » - 'A'isha 363 - « Je vous ordonne quatre choses et vous en interdis quatre : la foi en Allah - et savez-vous ce qu'est la foi en Allah ? - c'est l'attestation qu'il n'y a de divinité qu'Allah, l'accomplissement de la prière, l'acquittement de l'aumône légale, le jeûne de Ramadan, et le versement du cinquième du butin ; et je vous interdis les boissons fermentées dans les gourdes 209, les outres 210, les jarres 211 et les récipients enduits de poix 212. » - Ibn 'Abbas 385 - « Les musulmans étaient en train de prier la prière de l'aube le lundi, et Abu Bakr priait avec eux, quand soudain le Messager d'Allah souleva le rideau de la chambre de 'A'isha et les regarda alors qu'ils étaient en rang dans leur prière. Il sourit, et Abu Bakr recula sur ses talons pour rejoindre le rang, pensant que le Messager d'Allah voulait sortir pour la prière. Les musulmans faillirent être distraits dans leur prière par la joie de voir le Messager d'Allah. Il leur fit signe de continuer leur prière, puis entra dans la chambre et baissa le rideau entre lui et eux. Il mourut ce jour-là... » - Anas ibn Malik 397-398 399-400 - « Description du Messager d'Allah : son apparence, sa parole, son entrée, sa sortie, son assemblée, sa conduite avec ses compagnons, son silence... » - Al-Hasan ibn 'Ali 410-411 412-413 414-415 - « Ne m'exaltez pas comme les chrétiens ont exalté Jésus fils de Marie ; je ne suis qu'un serviteur. Dites donc : 'Serviteur d'Allah et Son Messager.' » - Ibn 'Abbas 420 - « Suivez ceux qui viendront après moi : Abu Bakr et 'Umar. » - Anas ibn Malik 454 - « Reste ferme, ô Uhud 213 ! Car sur toi il n'y a qu'un Prophète, un véridique 214 et deux martyrs 215. » - Sahl ibn Sa'd as-Sa'idi 499 - « Je donnerai l'étendard - ou il prendra l'étendard - demain à un homme qu'Allah et Son Messager aiment, et par qui Allah accordera la victoire... » - Salama ibn al-Akwa' 522 - « Le califat après moi durera trente ans, puis ce sera un royaume. » - Safina 553 - « Il y aura après moi des califes qui agiront selon ce qu'ils savent et feront ce qui leur est ordonné ; puis après eux viendront des califes qui agiront selon ce qu'ils ne savent pas et feront ce qui ne leur est pas ordonné. Celui qui les désapprouve est quitte [de leur péché], mais celui qui s'en satisfait et les suit [est coupable]. » - Abu Hurayra 582 - « La meilleure de ma communauté est le siècle dans lequel j'ai été envoyé, puis ceux qui les suivent. » - 'Imran ibn Husayn 583 [Index des sujets] Sujet / Page Préface 5 Biographie de l'auteur 13 Le livre de la Sîra 216 prophétique et des récits des califes 21 Exhortation à s'attacher aux sunnas du Prophète 23 Exhortation à diffuser la science 27 Récit indiquant qu'il est recommandé de préserver l'histoire des traditionnistes 28 Récit de la naissance du Messager d'Allah 33 Récit de la généalogie du maître des fils d'Adam et du premier dont la terre se fendra au Jour de la Résurrection 39 Récit du voyage du Prophète au Shâm 58 Récit de la faveur d'Allah envers Son Prophète élu par l'honneur et la prophétie entre la création d'Adam et l'insufflation de l'âme en lui 63 Récit de la description du début de la révélation au Messager d'Allah 63 Propagation de l'islam à La Mecque 69 Récit de la présentation du Messager d'Allah aux tribus 93 Récit du premier serment d'allégeance de 'Aqaba 105 Première prière du vendredi célébrée à Médine 111
Sujet Page Mention de l'Isra' 217 du Messager d'Allah, que la prière et la paix soient sur lui, la nuit du Mi'raj 218 112 Mention du serment d'allégeance des Ansar 219 à la seconde 'Aqaba 220 au Messager d'Allah, que la prière et la paix soient sur lui 118 Mention de l'Hégire 221 du Messager d'Allah, que la prière et la paix soient sur lui, à Yathrib 222 127 Mention de l'arrivée du Prophète, que la prière et la paix soient sur lui, à Médine 140 Deuxième année de l'Hégire 151 - Expédition de Badr 223 157 - Mention du nombre et des noms de ceux qui assistèrent à Badr avec le Messager d'Allah, que la prière et la paix soient sur lui 185 - Expédition des Banu Qaynuqa' 224 209 - Expédition d'al-Sawiq 225 211 Troisième année de l'Hégire 212 - Sariyya 226 d'al-Furda 227 216 - Expédition d'Uhud 228 218 Quatrième année de l'Hégire 231 - Expédition d'al-Raji' 229 en Safar 230 233 - Expédition des Banu al-Nadir 231 234 - Badr al-Maw'id 232 237 - Sariyya des Khazraj 233 contre Salam ibn Abi al-Huqayq 234 239 Cinquième année de l'Hégire 241 - Expédition de Dhat al-Riqa' 235 en Muharram 236 249 - Expédition de Dumat al-Jandal 237 251 - Expédition d'al-Muraysi' 238 253 - Expédition du Khandaq 239 254 - Expédition des Banu Qurayza 240 262 Sujet Page - Sariyya d'Abdullah ibn Unays 241 267 Sixième année de l'Hégire 268 - Expédition d'al-Hudaybiyya 242 280 - Expédition de Dhu Qarad 243 288 Septième année de l'Hégire 292 - Expédition de Khaybar 244 300 - Morts des musulmans à Khaybar 305 Huitième année de l'Hégire 315 - Marche vers Hawazin 245 346 Neuvième année de l'Hégire 360 - Expédition des Romains 246 366 Dixième année de l'Hégire 384 - Mention de la mort du Messager d'Allah, que la prière et la paix soient sur lui 397 - Mention de la description du Messager d'Allah, que la prière et la paix soient sur lui 410 Nouvelles des Califes 247 417 Succession d'Abu Bakr ibn Abi Quhafa al-Siddiq 248, qu'Allah soit satisfait de lui 419 Succession d'Umar ibn al-Khattab 249, qu'Allah Très-Haut soit satisfait de lui 452 Succession d'Uthman ibn Affan 250, qu'Allah Très-Haut soit satisfait de lui 499 - Vingt-sixième année 502 - Vingt-septième année 504 - Vingt-huitième année 504 - Vingt-neuvième année 505 - Trentième année 507 Sujet Page - Trente et unième année 508 - Trente-deuxième année 510 - Trente-troisième année 511 - Trente-quatrième année 512 - Trente-cinquième année 512 Succession d'Ali ibn Abi Talib 251, qu'Allah soit satisfait de lui 521 - Trente-sixième année 532 - Trente-septième année 538 - Trente-huitième année 547 - Trente-neuvième année 548 - Quarantième année 550 Mention de l'exposé que ceux que nous avons mentionnés étaient des califes et qu'après eux ils étaient des rois 553 - Yazid ibn Mu'awiya Abu Khalid 252 555 - Mu'awiya ibn Yazid Abu Layla 253 562 - Marwan ibn al-Hakam 254 563 - Abd al-Malik ibn Marwan Abu al-Walid 255 563 - Walid ibn Abd al-Malik Abu al-Abbas 256 564 - Sulayman ibn Abd al-Malik Abu Ayyub 257 565 - Umar ibn Abd al-Aziz Abu Hafs 258 565 - Yazid ibn Abd al-Malik Abu Khalid 259 566 - Hisham ibn Abd al-Malik Abu al-Walid 260 567 - al-Walid ibn Yazid ibn Abd al-Malik Abu al-Abbas 261 567 - Yazid ibn al-Walid ibn Abd al-Malik Abu Khalid 262 568 Sujet Page - Ibrahim ibn al-Walid ibn Abd al-Malik Abu Ishaq 263 568 - Marwan ibn Muhammad ibn Marwan ibn al-Hakam Abu Abd al-Malik 264 569 - al-Saffah Abu al-Abbas 265 570 - al-Mansur Abu Ja'far 266, son frère 571 - al-Mahdi ibn al-Mansur Abu Abd Allah 267 572 - al-Hadi ibn Mahdi Abu Muhammad 268 572 - al-Rashid ibn al-Mahdi Abu Ja'far 269 573 - al-Amin ibn al-Rashid Abu Abd Allah 270 574 - al-Ma'mun ibn al-Rashid Abu al-Abbas 271 574 - al-Mu'tasim ibn al-Rashid Abu Ishaq 272 575 - al-Wathiq ibn al-Mu'tasim Abu Ja'far 273 576 - al-Mutawakkil ibn al-Mu'tasim Abu al-Fadl 274 576 - al-Muntasir ibn al-Mutawakkil Abu Ja'far 275 577 - al-Musta'in ibn al-Mu'tasim Abu Abd Allah 276 577 - al-Mu'tazz ibn al-Mutawakkil Abu Abd Allah 277 577 - al-Muhtadi ibn al-Wathiq Abu Abd Allah 278 578 - al-Mu'tamid ibn al-Mutawakkil Abu al-Abbas 279 578 - al-Mu'tadid ibn al-Muwaffaq ibn al-Mutawakkil Abu al-Abbas 280 579 - al-Muktafi ibn al-Mu'tadid Abu Muhammad 281 579 - al-Muqtadir ibn al-Mu'tadid ibn al-Muwaffaq ibn al-Mutawakkil Abu al-Fadl 282 580 - al-Qahir ibn al-Mu'tadid Abu al-Abbas 283 581 - al-Radi ibn al-Muqtadir Abu al-Abbas 284 581 - al-Muttaqi ibn al-Muqtadir 285 581 Sujet Page - al-Muti' ibn al-Muqtadir 286 582 - Mention des Califes bien guidés et des rois désireux 287 582 Premier livre des Compagnons, que la satisfaction d'Allah soit sur eux tous 583 Index du livre 578 Index des versets coraniques 591 Index des hadiths prophétiques et des traditions 597 Index des sujets 603
- maṣāḥif : Pluriel de muṣḥaf, désignant les exemplaires du Coran sous forme de codex.
- al-Ḥarūriyya : Nom donné aux premiers Kharidjites, du lieu de leur rassemblement à Ḥarūrā', près de Koufa.
- kharāj : Impôt foncier perçu sur les terres non musulmanes ou conquises.
- al-Khawārij : Les Kharidjites, groupe dissident ayant rejeté l'arbitrage entre 'Ali et Mu'awiya, prônant 'Point de jugement sinon celui de Dieu'.
- al-mukhdaj : L'homme à la main mutilée ou atrophiée, signe distinctif mentionné dans un hadith prophétique.
- Adhruḥ : Localité située entre la Syrie et la Jordanie actuelle, lieu de la rencontre des arbitres.
- iḥrām : État de sacralisation rituelle pour le pèlerinage (ḥajj ou 'umra).
- al-Misannā : Lieu en Égypte où eut lieu la bataille entre les partisans de Mu'awiya et Muhammad ibn Abi Bakr.
- dihqān : Chef de village ou notable perse, souvent chargé de la perception des impôts.
- Barqa : Région de Cyrénaïque (actuelle Libye), réputée pour son miel.
- Busr : Busr ibn Abi Arṭāt, général de Mu'awiya, connu pour ses campagnes militaires.
- mawlā : Client, affranchi ou allié, souvent d'origine non arabe, lié par un pacte de clientèle à une tribu arabe.
- Khawārij : Les Kharijites, secte musulmane dissidente apparue après la bataille de Siffin, prônant une stricte application du Coran et rejetant l'arbitrage humain.
- bayḍā’ wa ṣafrā’ : Littéralement « blanche et jaune », désignant métaphoriquement l'argent (blanc) et l'or (jaune).
- Safīna : Affranchi du Prophète, connu pour avoir rapporté ce hadith sur la durée du califat.
- ‘ām al-jamā‘a : L'année de la communauté, désignant l'an 41 de l'Hégire où l'unité des musulmans fut rétablie sous Mu‘āwiya.
- katam : Plante tinctoriale utilisée pour teindre les cheveux en noir, souvent mélangée au henné.
- imra'a : Femme, ici une femme anonyme qui hébergea Muslim ibn ʿAqīl.
- ibn : Fils, ici le fils de cette femme.
- Muslim : Muslim ibn ʿAqīl, cousin d'al-Ḥusayn et émissaire à Kūfa.
- Bukayr ibn Ḥumrān : Bourreau de Muslim ibn ʿAqīl, de la tribu des Aḥmar.
- sūq : Marché, lieu public où fut exécuté Hāniʾ ibn ʿUrwa.
- raʾs : Tête, ici les têtes coupées des martyrs.
- Hāniʾ ibn Abī Ḥayya : Messager envoyé par ʿUbayd Allāh ibn Ziyād avec les têtes.
- al-Wādiʿī : Nisba indiquant l'appartenance à la tribu de Wādiʿa.
- ʿUmar ibn Saʿd : Commandant de l'armée omeyyade à Karbalāʾ.
- sanat iḥdā wa sittīn : Année 61 de l'Hégire (680-681).
- Sinān ibn Anas : Meurtrier d'al-Ḥusayn, de la tribu des Nakhaʿ.
- al-ʿAbbās ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib : Demi-frère d'al-Ḥusayn, tué à Karbalāʾ.
- ʿAbd Allāh ibn ʿUqayl : Fils de ʿUqayl, frère de ʿAlī, tué à Karbalāʾ.
- ṣighar : Jeune âge, ayant épargné ʿAlī ibn al-Ḥusayn (Zayn al-ʿĀbidīn).
- ʿAmr ibn al-Ḥasan : Fils d'al-Ḥasan ibn ʿAlī, épargné pour son jeune âge.
- al-Ḥasan ibn al-Ḥasan : Fils d'al-Ḥasan ibn ʿAlī, blessé mais survécut.
- Sulaymān : Affranchi (mawlā) d'al-Ḥasan ibn ʿAlī.
- Munjiḥ : Affranchi (mawlā) d'al-Ḥusayn ibn ʿAlī.
- al-Ḥusayn ibn ʿAlī : Petit-fils du Prophète, troisième imam chiite, tué à Karbalāʾ.
- ʿAbd Allāh ibn Buqṭur : Nourrisson d'al-Ḥusayn, tué après capture.
- Umm al-Banīn bint Ḥizām : Mère d'al-ʿAbbās, épouse de ʿAlī.
- al-Saqqāʾ : Surnom d'al-ʿAbbās, « le Porteur d'eau », pour avoir apporté de l'eau à al-Ḥusayn.
- Laylā bint Abī Murra : Mère de Jaʿfar et ʿAbd Allāh, épouse de ʿAlī.
- Abī Murra : Père de Laylā, de la tribu de Thaqīf.
- al-Rabāb bint al-Qāsim : Mère de ʿAbd Allāh ibn al-Ḥusayn.
- Kaʿb : Ancêtre de la tribu de Kaʿb.
- ʿAwn ibn ʿAbd Allāh : Fils de ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar, tué à Karbalāʾ.
- Jumāna bint al-Musayyab ibn Najaba : Mère de ʿAwn.
- Khawla bint Manẓūr ibn Ziyān : Mère d'al-Ḥasan ibn al-Ḥasan.
- ʿAmr ibn al-Ḥasan : Fils d'al-Ḥasan, épargné pour son jeune âge.
- Abū Bakr ibn ʿAlī : Fils de ʿAlī, tué à Karbalāʾ selon certains récits.
- Shimr ibn Dhī al-Jawshan : Chef omeyyade qui décapita al-Ḥusayn.
- aqtāb : Selles de chameau, ici utilisées pour transporter les prisonnières.
- ṣundūq : Coffre contenant la tête d'al-Ḥusayn.
- rumḥ : Lance sur laquelle la tête était exposée.
- asnadū al-rumḥ : Ils appuyèrent la lance contre le monastère.
- walad : Fils, ici le moine évoque Jésus fils de Marie.
- Baradā : Fleuve de Damas.
- kadhālika : Ainsi, de cette manière humiliante.
- thaniyya : Incisives, dents de devant.
- Muslim ibn ʿUqba : Général omeyyade, commandant de l'expédition contre Médine.
- Ḥuwwārīn : Village près de Damas.
- thamān wa thalāthūn : Trente-huit ans.
- Abū Laylā : Surnom de Muʿāwiya ibn Yazīd.
- Muʿāwiya ibn Yazīd : Troisième calife omeyyade, régna peu de temps.
- Umm Khālid : Mère de Muʿāwiya ibn Yazīd.
- wuliyya : Il devint calife.
- maʾtham : Péché, fardeau moral.
- al-yawm : Le jour, ici le 25 Rabīʿ al-Thānī.
- ʿUthmān ibn ʿAnbasa : Parent omeyyade qui pria sur Muʿāwiya ibn Yazīd.
- Damas : Damas, capitale omeyyade.
- Abū al-Dhubābān : Surnom de ʿAbd al-Malik, « père des mouches », dû à sa mauvaise haleine.
- ʿĀʾisha bint Muʿāwiya : Mère de ʿAbd al-Malik ibn Marwān.
- al-Zubayr : Ibn al-Zubayr, calife omeyyade rival d'Abd al-Malik.
- khala‘a thawbahu : Expression signifiant qu'il a dépossédé Ibn al-Zubayr de son autorité.
- yawm al-thulatha' : Mardi.
- ‘A’isha bint Mu‘awiya... : Généalogie de la mère d'Abd al-Malik.
- thalath wa khamsun sana : Cinquante-trois ans.
- huwa : Il s'agit d'al-Hajjaj.
- Mas‘ud : Nom propre.
- ‘Amr : Nom propre.
- Munabbih : Nom propre.
- Khasafa : Nom propre.
- yawma mata fihi Walid : Le jour même de la mort d'al-Walid.
- Dabiq : Localité près d'Alep.
- ‘ashr baqin min Safar : Dix nuits restantes de Safar.
- khamsa wa arba‘un sana : Quarante-cinq ans.
- Dayr Sim‘an : Monastère près de Damas.
- Umm ‘Asim : Mère d'Umar.
- tallaqahunna wa a‘taqahunna : Il les répudia et les affranchit.
- thiyabahu : Ses vêtements.
- al-khulafa' al-rashidun al-mahdiyyun : Les califes bien guidés.
- huwa min jumlatihim : Il faisait partie d'eux.
- ihda wa arba‘un sana : Quarante et un ans.
- sanatan : Deux ans.
- Maslama ibn ‘Abd al-Malik : Général omeyyade.
- qila : On a dit.
- ‘Abd al-‘Aziz ibn ‘Umar : Fils d'Umar.
- khatam ‘Umar : Sceau d'Umar.
- bi-llahi mukhlisan : En Dieu sincèrement.
- ‘Atika bint Yazid... : Généalogie de la mère de Yazid.
- khamsa wa mi'a : 105 de l'Hégire.
- tis‘ wa ‘ishrun sana : Vingt-neuf ans.
- arba‘ sinin wa shahr : Quatre ans et un mois.
- ibn : Fils de.
- ‘A’isha bint Hisham... : Généalogie de la mère de Hisham.
- sitt wa khamsun sana : Cinquante-six ans.
- tis‘ ‘ashrata sana : Dix-neuf ans.
- Umm Muhammad : Mère de Muhammad.
- sitt wa ‘ishrun wa mi'a : 126 de l'Hégire.
- Yazid al-Naqis : Yazid le Réducteur.
- al-Bakhra' : Localité près de Damas.
- sana : Un an.
- thalatha ashhur : Trois mois.
- ithnayn wa ‘ishrin yawman : Vingt-deux jours.
- Yazid ibn al-Walid : Yazid III.
- al-Walid : Al-Walid II.
- Hind bint ‘Abd al-‘Aziz : Mère de Yazid.
- Ibrahim ibn al-Walid : Ibrahim, frère de Yazid.
- naqasa ‘ata' al-jund : Il réduisit la solde des troupes.
- zadah al-Walid : Ce qu'al-Walid avait augmenté.
- umm walad : Esclave mère d'enfant.
- Sulban : Surnom d'Ibrahim.
- majnun : Fou.
- thalatha ashhur : Trois mois.
- rawadahu : Il le pressa.
- an yakhla‘a nafsahu : De se démettre.
- qatalahu : Il le combattit.
- mudda : Un certain temps.
- qila : On a dit.
- arba‘ ‘ashrata layla : Quatorze nuits.
- qillat ‘aql : Manque d'intelligence.
- Lubaba : Nom de l'esclave.
- ‘Abd al-Rahman ibn Muslim : Abu Muslim.
- Banu Jundu‘... : Généalogie d'Abu Muslim.
- azhara : Il proclama.
- min : De.
- Sawa : Localité en Iran.
- ibn : Fils de.
- ‘Abd al-Malik ibn Yazid : Abu Awn.
- ihda wa thalathun wa mi'a : 131 de l'Hégire.
- qutila : Fut tué.
- Bani Umayya : Omeyyades.
- Abu al-‘Abbas : Al-Saffah.
- ithnatayn wa thalathun wa mi'a : 132 de l'Hégire.
- Ra'ita : Mère d'al-Saffah.
- tawalla : Il assuma.
- al-Anbar : Ville fondée par al-Saffah.
- arba‘ wa thalathun wa mi'a : 134 de l'Hégire.
- sitt wa thalathun wa mi'a : 136 de l'Hégire.
- ‘Isa ibn ‘Ali : Oncle d'al-Saffah.
- arba‘ sinin : Quatre ans.
- al-Humayma : Localité en Jordanie.
- Allah thiqat ‘Abd Allah wa bihi yu'min : Dieu est la confiance d'Abd Allah et en Lui il croit.
- Salama : Mère d'al-Mansur.
- ‘Isa ibn Muhammad ibn ‘Ali : Oncle d'al-Mansur.
- sab‘ wa thalathun wa mi'a : 137 de l'Hégire.
- taraka al-ra'y bi al-ra'y : Il abandonna l'avis pour l'avis.
- yawma waliya : Lorsqu'il prit le pouvoir.
- ithnatayn wa ‘ishrin sana : Vingt-deux ans.
- Wali : Devenu calife, a exercé le pouvoir.
- sana ithnatayn wa thamanīn wa mi'atayn : Année 282 de l'hégire (895-896 ap. J.-C.).
- al-khāṣṣ : Le groupe restreint, les notables ou l'élite, par opposition au peuple.
- sanat sitt wa tis'īn wa mi'atayn : Année 296 de l'hégire (908-909 ap. J.-C.).
- al-ḥajariyya : Garde personnelle du calife, littéralement 'les pierreux' ou 'les gardes du corps'.
- al-ḥasham : Serviteurs, domestiques ou suite du calife.
- kātib : Secrétaire, scribe ou fonctionnaire de chancellerie.
- al-ḥaramayn : Les deux sanctuaires sacrés : La Mecque et Médine.
- Bayt al-Maqdis : Jérusalem, littéralement 'la Maison Sainte'.
- al-thughūr : Les frontières, les places fortes frontalières de l'empire musulman.
- ahl al-'ilm : Les gens de science, les savants religieux.
- sanat sitt 'ashara wa thalāthimi'a : Année 316 de l'hégire (928-929 ap. J.-C.).
- sanat 'ishrīn wa thalāthimi'a : Année 320 de l'hégire (932 ap. J.-C.).
- Mu'nis : Mu'nis al-Khadim, général et régent de facto du califat abbasside.
- burda : Manteau du Prophète, relique conservée par les califes abbassides.
- barbarī : Berbère, originaire d'Afrique du Nord.
- thalāth baqīn min Shawwāl sanat 'ishrīn wa thalāthimi'a : Trois jours avant la fin de Shawwal 320 H (31 octobre 932 ap. J.-C.).
- muslimūn : Soumis à Dieu, pratiquant l'islam.
- qawlan sadīdan : Parole droite, juste, équilibrée.
- ūlī l-amr : Ceux qui détiennent l'autorité : les dirigeants légitimes, les savants.
- sharī‘a : Loi divine, voie religieuse.
- rūḥ : Esprit, ici la révélation ou l'âme.
- aṣḥāb al-fīl : Les compagnons de l'éléphant : l'armée abyssine qui attaqua La Mecque avec un éléphant.
- al-muddaththir : Celui qui s'enveloppe d'un manteau, titre du Prophète.
- Abū Lahab : Oncle du Prophète, ennemi de l'islam.
- Kāf-Hā'-Yā'-'Ayn-Sād : Lettres séparées (muqatta‘āt) ouvrant la sourate Maryam, dont le sens est connu de Dieu.
- Ḥā'-Mīm : Lettres séparées ouvrant plusieurs sourates.
- Ṭā'-Hā' : Lettres séparées ouvrant la sourate Ṭā-Hā.
- qibla : Direction de la prière, initialement vers Jérusalem, puis vers La Mecque.
- anfāl : Butin de guerre, dont la répartition est régie par Dieu.
- ḥijāb : Rideau, voile de séparation entre les épouses du Prophète et les visiteurs.
- ifk : Calomnie, mensonge grave, ici l'accusation contre ‘Ā’isha.
- muslimūn : Soumis à Dieu.
- muhājirūn : Émigrés de La Mecque à Médine.
- anṣār : Auxiliaires médinois ayant accueilli le Prophète.
- maqām Ibrāhīm : Station d'Abraham, pierre près de la Kaaba où il se tenait.
- sha‘ā'ir : Rites, symboles sacrés de Dieu.
- abtar : Sans postérité, retranché.
- al-kawthar : L'Abondance, nom d'une sourate et d'un fleuve au Paradis.
- al-dār : La demeure, ici Médine.
- sunna : Voie, tradition prophétique, ensemble des paroles, actes et approbations du Prophète.
- aumône courante : Œuvre de bienfaisance dont les bénéfices se perpétuent après la mort, comme un puits, une école, etc.
- Shâm : Région historique incluant la Syrie, la Palestine, la Jordanie et le Liban actuels.
- première 'Aqaba : Premier serment d'allégeance des Ansâr au Prophète, près de Mina, avant l'Hégire.
- pacte des femmes : Serment d'allégeance que les femmes prêtaient au Prophète, sans poignée de main.
- Hatim : Espace semi-circulaire adjacent à la Kaaba, considéré comme faisant partie de celle-ci.
- Hijr : Autre nom du Hatim, ou parfois la zone entre la Kaaba et le mur du Hatim.
- monture : Al-Burâq, créature céleste qui transporta le Prophète lors du voyage nocturne.
- coulées de lave : Les deux zones rocheuses volcaniques (harra) qui entourent Médine.
- jour de 'Ashura' : Dixième jour du mois de Muharram, jour de jeûne recommandé.
- péché des paysans : Allusion aux sujets chrétiens de l'empire byzantin, considérés comme des agriculteurs.
- gourdes : Récipients faits de calebasses séchées, utilisés pour les boissons fermentées.
- outres : Récipients en cuir pour liquides.
- jarres : Grands récipients en terre cuite.
- récipients enduits de poix : Récipients en bois ou en terre recouverts de poix pour les rendre imperméables.
- Uhud : Montagne près de Médine, site de la bataille d'Uhud.
- véridique : Abu Bakr, surnommé as-Siddîq (le Véridique).
- deux martyrs : Umar ibn al-Khattab et Uthman ibn Affan, tous deux martyrs.
- Sîra : Biographie du Prophète Muhammad.
- al-Isrā' : Voyage nocturne du Prophète Muhammad de La Mecque à Jérusalem.
- al-Mi'rāj : Ascension du Prophète Muhammad au ciel après l'Isra'.
- al-Anṣār : Les 'Auxiliaires', habitants de Médine qui accueillirent les émigrants de La Mecque.
- al-ʿAqaba : Lieu près de La Mecque où eurent lieu les serments d'allégeance des Ansar au Prophète.
- al-Hijra : Émigration du Prophète et des musulmans de La Mecque à Médine.
- Yathrib : Ancien nom de Médine avant l'Hégire.
- Badr : Bataille majeure entre les musulmans et les Qurayshites en 624.
- Banū Qaynuqāʿ : Tribu juive de Médine expulsée après une révolte.
- al-Sawīq : Expédition menée par le Prophète contre les Qurayshites.
- Sariyya : Expédition militaire sans la participation du Prophète.
- al-Furda : Lieu d'une expédition.
- Uḥud : Bataille entre musulmans et Qurayshites en 625.
- al-Rajīʿ : Expédition où des musulmans furent tués par trahison.
- Ṣafar : Deuxième mois du calendrier islamique.
- Banū al-Naḍīr : Tribu juive de Médine expulsée après une conspiration.
- Badr al-Mawʿid : Rencontre promise à Badr pour une confrontation.
- al-Khazraj : Tribu arabe de Médine, partie des Ansar.
- Salam ibn Abī al-Ḥuqayq : Chef juif tué lors d'une expédition.
- Dhāt al-Riqāʿ : Expédition contre une tribu arabe.
- Muḥarram : Premier mois du calendrier islamique.
- Dūmat al-Jandal : Oasis au nord de l'Arabie, lieu d'une expédition.
- al-Muraysīʿ : Expédition contre la tribu des Mustaliq.
- al-Khandaq : Bataille du Fossé en 627.
- Banū Qurayẓa : Tribu juive de Médine exécutée après trahison.
- ʿAbd Allāh ibn Unays : Compagnon envoyé en mission.
- al-Ḥudaybiyya : Traité de paix entre musulmans et Qurayshites en 628.
- Dhū Qarad : Expédition contre une tribu.
- Khaybar : Oasis juive conquise en 628.
- Hawāzin : Tribu arabe vaincue à Hunayn.
- al-Rūm : Expédition de Tabuk contre les Byzantins.
- al-Khulafā' : Califes, successeurs du Prophète.
- Abū Bakr al-Ṣiddīq : Premier calife, compagnon du Prophète.
- ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb : Deuxième calife.
- ʿUthmān ibn ʿAffān : Troisième calife.
- ʿAlī ibn Abī Ṭālib : Quatrième calife.
- Yazīd ibn Muʿāwiya : Calife omeyyade.
- Muʿāwiya ibn Yazīd : Calife omeyyade.
- Marwān ibn al-Ḥakam : Calife omeyyade.
- ʿAbd al-Malik ibn Marwān : Calife omeyyade.
- al-Walīd ibn ʿAbd al-Malik : Calife omeyyade.
- Sulaymān ibn ʿAbd al-Malik : Calife omeyyade.
- ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz : Calife omeyyade, considéré comme juste.
- Yazīd ibn ʿAbd al-Malik : Calife omeyyade.
- Hishām ibn ʿAbd al-Malik : Calife omeyyade.
- al-Walīd ibn Yazīd : Calife omeyyade.
- Yazīd ibn al-Walīd : Calife omeyyade.
- Ibrāhīm ibn al-Walīd : Calife omeyyade.
- Marwān ibn Muḥammad : Dernier calife omeyyade.
- al-Saffāḥ : Premier calife abbasside.
- al-Manṣūr : Deuxième calife abbasside.
- al-Mahdī : Calife abbasside.
- al-Hādī : Calife abbasside.
- al-Rashīd : Célèbre calife abbasside.
- al-Amīn : Calife abbasside.
- al-Ma'mūn : Calife abbasside.
- al-Muʿtaṣim : Calife abbasside.
- al-Wāthiq : Calife abbasside.
- al-Mutawakkil : Calife abbasside.
- al-Muntaṣir : Calife abbasside.
- al-Mustaʿīn : Calife abbasside.
- al-Muʿtazz : Calife abbasside.
- al-Muhtadī : Calife abbasside.
- al-Muʿtamid : Calife abbasside.
- al-Muʿtaḍid : Calife abbasside.
- al-Muktafī : Calife abbasside.
- al-Muqtadir : Calife abbasside.
- al-Qāhir : Calife abbasside.
- al-Rāḍī : Calife abbasside.
- al-Muttaqī : Calife abbasside.
- al-Muṭīʿ : Calife abbasside.
- al-mulūk al-rāghibīn : Rois désireux (de bien faire), par opposition aux califes bien guidés.
Les notes et commentaires
Cette introduction est appelée « Khutbat al-Hâja 1 », que le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) plaçait en préambule de chacun de ses sermons, qu'il s'agisse d'un sermon de mariage ou autre. Elle a été rapportée par un groupe de Compagnons. Voir « Khutbat al-Hâja », publié par al-Maktab al-Islâmî, Beyrouth. 2 Sourate al-Fath, verset 29. 3 Hadith authentique. Rapporté par Abû Dâwûd dans « as-Sunna » d'après al-‘Irbâd ibn Sâriya dans un long récit (4607), et également par at-Tirmidhî dans « al-‘Ilm » (2676), et par Ibn Mâja dans « al-Muqaddima » (43, 44). 4 Ma‘âlim as-Sunan, édition de ‘Izzat ‘Ubayd ad-Da‘‘âs (5/14). 5 Târîkh at-Turâth al-‘Arabî, de Fu’âd Sazkîn (2/306). 6 al-Ansâb (2/209). 7 al-Wâfî bi-l-Wafayât (2/318), et de même dans Tabaqât al-Huffâz p. 374 d'as-Suyûtî. 8 Lisân al-Mîzân (5/112). 9 Siyar A‘lâm an-Nubalâ’ 16, notice n°70. 10 Sharaf Ashâb al-Hadîth (p. 8). 11 (2/151) – édition de Haydarâbâd. 12 al-Ihsân bi-Tartîb Sahîh Ibn Hibbân, édition d'Ahmad Shâkir (1/51-52). 13 Introduction d'al-Ihsân, édition de Shu‘ayb al-Arnâ’ût et Husayn Asad (1/10). 14 Mu‘jam al-Buldân, de Yâqût al-Hamawî (1/417). 15 Pour connaître davantage de shaykhs du grand voyageur Ibn Hibbân, voir : Rawdat al-‘Uqalâ’ d'Ibn Hibbân (l'auteur) ; Introduction de Mawârid az-Zam‘ân (7-10) ; Mu‘jam al-Buldân (1/415-417). 16 Siyar A‘lâm an-Nubalâ’ 16, notice n°70. 17 Introduction d'al-Ihsân (1/114) de Shâkir. 18 Introduction d'al-Ihsân par l'émir ‘Alâ’ ad-Dîn al-Fârisî (m. 739 H) (1/54 – Shâkir). 19 Mu‘jam al-Buldân (1/418). 20 Mîzân al-I‘tidâl (3/506). 21 Mu‘jam al-Buldân (1/43). 22 Lisân al-Mîzân (5/112). 23 al-Ansâb (2/209), Mu‘jam al-Buldân (1/417). 24 Shadharât adh-Dhahab (3/16). 25 al-Wâfî bi-l-Wafayât (2/318). 26 Shadharât adh-Dhahab (3/16). 27 al-Lubâb (1/151). 28 al-Bidâya wa n-Nihâya (11/259). 29 Rapporté de lui par le hâfiz adh-Dhahabî dans Siyar A‘lâm an-Nubalâ’ 16, notice n°70. 30 1) Ajouté de M, absent de F et S. 31 2) Absent de M, ajouté dans F : « que Dieu Très-Haut l'agrée ». 32 La phrase d'ici à « et il nie et » manque dans M. 33 Dans F et S : « fayatawâ ». 34 5) Manque dans M. 35 Correction de M ; dans F et S « tahyîr » par erreur. 36 1) Manque dans M. 37 La phrase d'ici à « des négateurs » manque dans M. 38 Dans F et S « as-sunan » par erreur. 39 Sourate 8, verset 42. 40 Dans F et S « du‘â » ainsi. 41 Cette phrase d'ici à la fin de la deuxième ligne de la page suivante « de ce qu'ils étaient comme états » manque dans M. 42 Dans F, M et S « an-nâs » par erreur ; correction d'après al-Ansâb d'as-Sam‘ânî 1/1. 43 Blanc dans F, M et S ; correction d'après al-Ansâb d'as-Sam‘ânî 1/1. 44 Dans al-Ansâb « as-subul ». 45 Dans F et S « li-l-harab » par erreur. 46 D'après al-Ansâb ; dans F et S « li-ahad » ainsi. 47 Ajouté de M, manque dans F et S. 48 La phrase de « J'ai voulu dicter les noms de la plupart des traditionnistes » à « mention de la naissance du Mustafâ » manque dans M, mais se trouve dans M sous forme abrégée : « J'ai voulu mentionner la naissance du Mustafâ – que les prières et la paix d'Allah soient sur lui – son envoi, son émigration, ses expéditions jusqu'à ce qu'Allah le rappelle à Son Paradis, puis mentionner après lui les califes bien guidés et diligents et leurs jours jusqu'à ce que ‘Alî ibn Abî Tâlib – qu'Allah les agrée tous – soit tué, en supprimant les chaînes de transmission et en suivant la voie de la concision pour faciliter la mémorisation et ne pas rendre difficile la compréhension. Allah est Celui qui accorde le succès et facilite cela. » Puis : « Mention de la naissance du Mustafâ ». 49 Après cela, un blanc dans F et S d'environ un mot, absent de M. 50 Correction de M ; dans F « al-fiqh » par erreur. 51 Dans F « usayl » par erreur. 52 Dans F « yabâ » par erreur, suivi d'un blanc d'environ un mot ; la correction est ce que nous avons établi. 53 Dans F et S « al-mukhbîtîn » ainsi. 54 Dans l'original « al-barrî » ; correction d'après Târîkh Baghdâd 5/170, où l'on trouve sa notice : « Ahmad ibn Mukram ibn Khâlid ibn Sâlih, Abû l-Hasan al-Bartî, a rapporté de ‘Alî ibn al-Madînî, ont rapporté de lui ‘Abd al-‘Azîz ibn Ja‘far al-Khurafî, Muhammad ibn Ibrâhîm ibn Naytarâ, Muhammad ibn Ismâ‘îl al-Warrâq et Muhammad ibn al-Muzaffar des hadiths corrects. » 55 Sourate 9, verset 92. 56 Correction d'après Ahmad et at-Tirmidhî ; dans F « al-muhtadîn ». 57 Et en marge d'Ibn Mâja : « Sa parole “toute innovation” : cette expression n'est correcte que selon l'avis de celui qui ne considère pas l'innovation comme bonne. Quant à celui qui admet l'innovation bonne, selon lui ce hadith est général et en est exceptée une partie – Injiyâh. » 58 Rapporté par Ibn Mâja p. 5 dans le chapitre « Suivre la Sunna des califes bien guidés » d'après ‘Abd Allâh ibn Ahmad ibn Bishr ibn Dhakwân ad-Dimashqî, d'après al-Walîd ibn Muslim, d'après ‘Abd Allâh ibn al-‘Alâ’ (c'est-à-dire Ibn Zubr), d'après Yahyâ ibn Abî l-Mutâ‘, qui a dit : « J'ai entendu al-‘Irbâd ibn Sâriya » le hadith ; at-Tirmidhî, ‘Ilm 16 ; Abû Dâwûd, Sunna 5 ; Ahmad 4/126-127. 59 Dans F « afrad » ainsi. Ash-Shâfi‘î a dit : « Allah a imposé aux gens de suivre Sa révélation et la Sunna de Son Messager, et Il a dit dans Son Livre : “Allah a fait une faveur aux croyants en envoyant parmi eux un Messager issu d'eux-mêmes, qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse.” » Ash-Shâfi‘î a dit : « Allah a mentionné le Livre, qui est le Coran, et a mentionné la Sagesse. J'ai entendu de ceux que j'agrée parmi les savants du Coran dire : la Sagesse est la Sunna du Messager d'Allah. » Rapporté par al-Bayhaqî dans Dalâ’il an-Nubuwwa dans son introduction. 60 Ainsi dans F et S ; dans les deux originaux « khulid » suivi d'un blanc ; peut-être est-ce une erreur pour « khuluqihi » ; la correction est ce que nous avons établi. 61 Ainsi dans F et S. 62 Sourate 4, verset 59. 63 Sourate 33, verset 36. 64 Sourate 48, verset 10. 65 Sourate 4, verset 80. 66 Ainsi dans F et S ; plus loin viendra « a‘lamnâ ». 67 Manque dans les originaux. 68 Sourate 4, verset 69. 69 Dans F « ‘alimnâ » ainsi. 70 Ajouté dans F « lam » répété par erreur. 71 Dans F « naqî » par erreur. 72 Sourate 24, verset 51. 73 Al-Bayhaqî a mentionné dans Dalâ’il an-Nubuwwa : « Ash-Shâfi‘î – qu'Allah lui fasse miséricorde – a dit : Son obligation – qu'Il soit exalté – envers ceux qui ont vu le Messager d'Allah et ceux après lui jusqu'au Jour de la Résurrection est une seule : d'obéir à lui. Et personne qui n'a pas vu le Messager d'Allah ne connaît l'ordre du Messager d'Allah si ce n'est par la nouvelle de lui. » 74 Sourate 6, verset 106. 75 Sourate 45, verset 18. 76 Sourate 33, verset 1. 77 Sourate 4, verset 113. 78 Manque dans l'original. 79 Sourate 5, verset 67. 80 Sourate 42, verset 52. 81 Dans F et S « al-janna » par erreur ; peut-être est-ce une erreur pour « al-hujja » comme nous l'avons établi. 82 Ajouté dans F et S « bâ » répété par erreur. 83 L'auteur de Kashf az-Zunûn 1/521 a dit : « La science des fiables et des faibles est l'un des types les plus importants et les plus vastes de la science des noms et des hommes, car c'est l'échelle pour connaître l'authenticité et la faiblesse du hadith, pour être prudent dans les affaires de la religion et distinguer les lieux d'erreur dans la source première sur laquelle repose l'Islam et la base de la Loi. Les huffâz ont de nombreux ouvrages à ce sujet, dont certains sont consacrés aux fiables, comme le Livre des Fiables de l'imam hâfiz Abû Hâtim Muhammad ibn Hibbân al-Bustî, mort en 354. » 84 Ainsi, c'est correct ; dans F « as-sawâb » par erreur. 85 Sa notice se trouve dans Tadhkirat al-Huffâz 2/670 : « L'imam fiable, traditionniste de Bassora, al-Fadl ibn al-Hubâb al-Jumahî al-Basrî, mort en Jumâdâ al-ûlâ de l'an 305. » 86 Ibn Mâja a rapporté p. 22 d'après Abû Hurayra : « Le Messager d'Allah a dit : “Ce qui suit le croyant de son œuvre…” » 87 Sa parole : « un enfant pieux qui prie pour lui » : il n'a mentionné sa prière que pour inciter l'enfant à prier pour son père, au point qu'on a dit que le père obtient la récompense de l'œuvre de l'enfant pieux, que l'enfant prie pour son père ou non, de même que celui qui plante un arbre obtient la récompense de son fruit, que le mangeur prie pour lui ou non. Sa parole : « et une aumône » : dont la récompense dure, comme le waqf 3 dans les œuvres de bien. Dans al-Azhâr : « La plupart disent : c'est le waqf et ce qui lui ressemble dont la récompense dure. Certains disent : c'est le canal et la source d'eau courante. » – Mirqât. 88 Sa notice se trouve dans Tahdhîb at-Tahdhîb 9/289, et à la fin de sa notice : « An-Nasâ’î a dit dans les noms de ses shaykhs : nous avons écrit de lui, et il a fait son éloge. » 89 Al-Bukhârî a mentionné ce hadith dans son Sahîh 2/632 avec sa chaîne : « D'après Abû Bakra, d'après le Prophète – le hadith. » 90 Ce qui est entre crochets était blanc dans l'original ; nous l'avons établi d'après Sahîh al-Bukhârî et Musnad Ahmad 5/410 ; consultez le Sahîh pour connaître le reste des divergences. 91 Dans les deux originaux « al-mutrakîn » par erreur. 92 Dans les deux originaux « fa-dhakara » par erreur. 93 Correction de M ; dans F et S « bi-âbâ’ihim ». 94 Correction de M ; dans S et F « huwa huwa » par erreur. 95 Dans F et S « al-ûlatayn » par erreur. 96 Dans les deux originaux « qabâhum » par erreur. 97 Dans M « bi-akhbârihim ». 98 Dans F et S « li-‘alamayn » par erreur pour « li-‘alimnâ » ; dans M « li-‘almî ». 99 Dans F et S « da‘îf » par erreur. 100 Ainsi dans F et S ; dans M « tasrîf ». 101 Dans M « li-qasd ». 102 De M ; dans F et S « aghadâ ». 103 Correction de M ; dans F et S « minkum » par erreur. 104 Ainsi dans F et S ; dans M « dhakartuhu ». 105 Correction de M ; dans F et S « lâ yanqut » par erreur. 106 Dans F « da‘îf » par erreur. 107 Dans F et S « wâhî ». 108 Dans F et S « lam tubayyin ». 109 Dans F et S « lam tubayyin » ainsi. 110 13) Correction de M ; dans F et S « lâ yudrâ la‘allahu » par erreur. 111 Correction de M ; dans F et S « yubakkil » par erreur. 112 Dans les deux originaux « niqa » ainsi. 113 Ainsi ; l'auteur de Kashf az-Zunûn ne l'a pas mentionné ; l'auteur d'al-A‘lâm a mentionné dans sa notice : il a « Gharâ’ib al-Akhbâr ». 114 Ainsi dans M ; dans F et S « fa-ghnâ ». 115 Dans M « rubbamâ ». 116 De M ; dans F et S « al-mashâyikh ».
(117) [p.31] Dans م (le manuscrit M), et dans ف (le manuscrit F) et س (le manuscrit S) : « وقفه » (waqfah, pause) est une erreur. (118) [p.31] Dans ف et س : « الفضل » (al-Fadl) est une erreur. (119) [p.31] L’auteur de *Kashf al-Ẓunūn* n’a mentionné ni cet ouvrage ni un autre. (120) [p.31] Il a été ajouté dans *al-A‘lām* : « Parmi les œuvres d’Ibn Ḥibbān, il a *Ma‘rifat al-Majrūḥīn min al-Muḥaddithīn* (La connaissance des faibles parmi les transmetteurs de hadiths). » Et il a peut-être été imprimé à Ḥaydarābād sous le titre *Kitāb al-Majrūḥīn* (Le livre des faibles) d’Ibn Ḥibbān. Ceci est une copie rare de la bibliothèque d’Āyā Ṣūfiyā sous le numéro 496 (Istanbul), et elle porte un commentaire d’Abū al-Ḥasan al-Dāraquṭnī – qu’Allah lui fasse miséricorde – et d’autres. (121) [p.31] Dans les deux manuscrits originaux : « بخبر » (bi-khabar, avec une nouvelle). (122) [p.31] De م (M), et dans les deux manuscrits originaux : « تفدي » (tafdī, tu rachètes). (123) [p.31] Dans les deux manuscrits originaux : « الحرج » (al-ḥaraj, la gêne) – ainsi. (124) [p.31] Dans ف et س : « بجرج » (bi-jarj) – ainsi. (125) [p.32] De م (M), et dans ف et س : « يكن » (yakun, il est). (126) [p.32] Dans م (M) : « عليه » (‘alayhi, sur lui). (127) [p.32] La correction vient de م (M), et il se trouve dans ف et س : « انقل » (inqil, retourne-toi) – erreur. (128) [p.33] De م (M), et dans ف et س : « مولود » (mawlūd, né). (129) [p.33] 2) Dans ف et س : « الحسين » (al-Ḥusayn) – erreur. Et il a une notice biographique dans *Tārīkh Baghdād* (Histoire de Bagdad) 4/82, à la fin de laquelle il est dit : « Abū ‘Abd al-Raḥmān Muḥammad ibn al-Ḥusayn al-Sulamī al-Naysābūrī a mentionné qu’il a interrogé Abū al-Ḥasan al-Dāraquṭnī au sujet d’Aḥmad ibn al-Ḥasan ibn ‘Abd al-Jabbār al-Ṣūfī, et il a dit : “Il est thiqah (digne de confiance).” » Et il a également une notice biographique dans *Tadhkirat al-Ḥuffāẓ* (Mémorial des mémorisateurs) 2/689. (130) [p.33] Cette expression a été ajoutée de م (M), et son emplacement dans ف et س est un blanc. (131) [p.33] Il y a divergence sur la date de sa naissance – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui. Ibn ‘Asākir a dit dans *Dhikr Mawlidih* (Mention de sa naissance) 1/280, textuellement : « Al-Bayhaqī a rapporté dans *Dalā’il al-Nubuwwa* (Les preuves de la prophétie) avec sa chaîne de transmission remontant à Ibn ‘Abbās qu’il a dit : “Votre Prophète est né un lundi, a été investi de la prophétie un lundi, est sorti de La Mecque un lundi, a conquis La Mecque un lundi, la sourate al-Mā’ida est descendue un lundi : ‘Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion et accompli sur vous Mon bienfait’ (Coran 5:3), et il est mort un lundi.” (Il a ajouté dans une autre version : “Et il est entré à Médine un lundi, et la Pierre noire a été élevée un lundi.”) Et dans la version d’Ibn Isḥāq, sa naissance était au mois de Rabī‘ al-Awwal, et c’est à ce moment qu’eurent lieu son émigration et sa mort. Et Shu‘ayb a rapporté d’après son père, d’après son grand-père, qu’il a dit : “Le Messager d’Allah – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – a été conçu le jour de ‘Āshūrā’ du mois de Muḥarram, et il est né un lundi, douze nuits écoulées du mois de Ramaḍān, en l’an vingt-trois de l’expédition des Gens de l’Éléphant.” Et les récits divergent sur le mois de sa noble naissance et sur l’année de sa naissance, comme tu en as vu une partie. Certains disent qu’il est né un lundi, douze nuits écoulées du mois de Rabī‘ al-Awwal ; d’autres disent qu’il est né douze nuits écoulées du mois de Ramaḍān, à l’aube ; et la nuit de sa naissance, les démons furent empêchés d’écouter furtivement et furent frappés par les météores. » Et il y a d’autres opinions encore. Al-Ya‘qūbī a mentionné dans son *Tārīkh* (Histoire) 2/7 : « La naissance du Messager d’Allah – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – eut lieu l’année de l’Éléphant, entre lui et l’Éléphant cinquante nuits. Et il naquit, selon ce que disent les calculateurs, sous la conjonction du Scorpion. Il dit – si Allah le veut – l’astrologue : “L’ascendant de l’année où…” » (132) [p.34] Dans ف et س : « لاثني عشر » (li-ithnay ‘ashar, pour douze) – erreur. (133) [p.34] Extrait des *Dalā’il al-Nubuwwa* (Preuves de la prophétie) d’al-Bayhaqī, et n’est pas dans ف et س. (134) [p.34] Il s’agit d’Abraha ibn al-Ṣabāḥ – *Mu‘jam al-Buldān* (Dictionnaire des pays). Al-Bayhaqī a mentionné dans les *Dalā’il al-Nubuwwa* son histoire en détail, et il y est dit : « On l’appelle Abraha ibn al-Ashram, et il est Abū Yaksūm. » (135) [p.34] La correction vient de م (M) et du *Mu‘jam al-Buldān* de Yāqūt, où il est dit : « Al-Qullays (ou al-Qulays) : diminutif de *qullas* (ou *qalas*), qui est la corde faite de fibres de palmier ou de ses spathes. Lorsqu’Abraha ibn al-Ṣabāḥ devint roi du Yémen, il construisit à Ṣan‘ā’ une ville telle que les gens n’en avaient jamais vu de plus belle, et il l’orna d’or, d’argent, de verre, de mosaïque et de diverses couleurs et sortes de joyaux. Il y plaça du bois dont les têtes ressemblaient à des têtes humaines, et il les enduisit de diverses couleurs. Il fit pour l’extérieur de la coupole un *burnus* (sorte de capuchon). Lorsque c’était le jour de sa fête, on découvrait le *burnus*, et son marbre brillait avec les couleurs de ses teintures au point de presque éblouir la vue. Et il la nomma al-Qullays (avec un *lām* redoublé). » (136) [p.34] Ibn Hishām a mentionné dans sa *Sīra* (Biographie) l’histoire de l’Éléphant, en marge d’*al-Rawḍ al-Unuf* 1/42, textuellement : « Ibn Isḥāq a dit : “Al-Kinānī sortit donc jusqu’à ce qu’il arrive à al-Qullays et s’y accroupit (pour déféquer).” (Ibn Hishām a dit : “C’est-à-dire : il y fit ses besoins.”) Ibn Isḥāq a dit : “Puis il sortit et rejoignit sa terre. Abraha en fut informé et dit : ‘Qui a fait cela ?’ On lui dit : ‘Cela a été fait par un homme des Arabes, des gens de cette Maison vers laquelle les Arabes accomplissent le pèlerinage à La Mecque. Ayant entendu ta parole : “Je vais détourner vers elle le pèlerinage des Arabes”, il se fâcha, vint et s’y accroupit, c’est-à-dire pour montrer qu’elle n’en est pas digne.’ Abraha se mit alors en colère et jura de marcher vers la Maison (la Kaaba) jusqu’à ce qu’il la détruise. Puis il ordonna aux Abyssins de se préparer et de s’équiper, puis il partit, et l’Éléphant sortit avec lui. Les Arabes en entendirent parler, le tinrent pour grave et s’en effrayèrent, et ils considérèrent qu’il était de leur devoir de le combattre, lorsqu’ils apprirent qu’il voulait détruire la Kaaba, la Maison sacrée d’Allah. Un homme, qui était parmi les nobles du Yémen et leurs rois, appelé ‘Dhū Nafr’, sortit alors vers lui et appela son peuple et ceux qui lui répondirent parmi les autres Arabes à faire la guerre à Abraha et à lutter contre lui pour défendre la Maison sacrée d’Allah et ce qu’il voulait, sa destruction et sa ruine. Ceux qui lui répondirent le firent, puis il se présenta à lui et le combattit. Abraha le mit en déroute, lui et ses compagnons, et Dhū Nafr fut capturé et amené prisonnier. Lorsqu’il voulut le tuer, Dhū Nafr lui dit : ‘Ô roi, ne me tue pas, car il se peut que ma vie auprès de toi te soit plus utile que ma mort.’ Il le laissa donc sans le tuer et le retint prisonnier chez lui, enchaîné. Or Abraha était un homme clément. Puis Abraha poursuivit sa route, voulant ce pour quoi il était sorti, jusqu’à ce que, lorsqu’il fut dans le pays de Khath‘am, Nafīl ibn Ḥabīb al-Khath‘amī se présenta à lui avec les deux tribus de Khath‘am, Shahran et Nāhis, et ceux qui le suivirent parmi les tribus arabes, et le combattit. Abraha le mit en déroute. » (137) [p.35] De م (M), et dans ف et س : « يهدمها » (yuhdimuhā, il la détruit). (138) [p.35] Il se trouve dans ف et س : « ملكا » (malikan, un roi) – erreur. (139) [p.35] De م (M) seulement. (140) [p.35] 4) De م (M), et dans ف et س : « في استباقي » (fī istibāqī, dans ma précipitation) – ainsi. (141) [p.35] Dans ف (F) : « فاستحياه » (fa-staḥyāhu, il lui fit grâce de la vie). (142) [p.35] De م (M), et dans ف et س : « يريه » (yurīhi, il lui montre). (143) [p.35] Dans ف (F) : « دنى » (danā, il s’approcha). (144) [p.35] Dans *al-Rawḍ al-Unuf* : « نفيل » (Nufayl). (145) [p.35] De م (M) et d’*al-Rawḍ*, et dans ف et س : « مسود » (musawwad, noirci). (146) [p.35] 10) N’est pas dans م (M). (147) [p.35] Dans م (M) : « يعني » (ya‘nī, c’est-à-dire). (148) [p.35] Dans ف et س : « بالمغمر » (bi-l-mughammar) – erreur. La correction vient de م (M) et du *Mu‘jam al-Buldān*. Le texte du dictionnaire dit : « Al-Mughammas – avec la *ḍamma* (u) puis l’ouverture (a) et un *mīm* redoublé et ouvert, nom de l’objet de *ghamastu al-shay’a fī al-mā’i* (j’ai plongé la chose dans l’eau) si je l’y ai immergé – un lieu proche… » (149) [p.36] Dans م (M) : « فهو » (fahuwa, et lui). (150) [p.36] La correction vient d’al-Ṭabarī 2/111, et dans م (M) : « مقصور » (maqṣūr, limité), et dans ف (F) : « معصور » (ma‘ṣūr, pressé) – erreur. Et dans *al-Rawḍ* : « مفصود » (mafṣūd) – ainsi, et peut-être « مقصود » (maqṣūd, visé). (151) [p.36] 3) Dans م (M) : « أموال الحرم » (amwāl al-ḥaram, les biens du sanctuaire), et dans al-Ṭabarī : « أموال أهل مكة » (amwāl ahl Makka, les biens des gens de La Mecque). (152) [p.36] Dans le dictionnaire : « Et c’est la vallée du *arak* (arbre à siwak) près de La Mecque, qui rejoint Ghayqa. » (153) [p.36] De م (M), d’*al-Rawḍ* et d’Ibn Jarīr, et dans ف (F) : « خياط » (khayyāṭ, tailleur) – ainsi. (154) [p.36] Dans م (M) : « ثم قال » (thumma qāla, puis il dit). (155) [p.36] Dans ف et س : « إذا نا » (idhā nā, lorsque nous). (156) [p.36] 8) Omis de م (M). (157) [p.36] Ajouté de م (M) seulement. (158) [p.36] Omis de م (M). (159) [p.36] Dans م (M) et *al-Rawḍ* : « العسكر » (al-‘askar, l’armée). (160) [p.37] De م (M), et dans ف et س : « كد » (kadd, peine) – déformé. (161) [p.37] De م (M) seulement. (162) [p.37] De م (M), et dans ف et س : « ذكرها » (dhakarahā, il l’a mentionnée). (163) [p.37] De م (M), et dans ف et س : « أسير » (asīr, prisonnier) – erreur. (164) [p.37] Dans س (S) et ف (F) : « من » (min, de). (165) [p.37] De م (M), et son emplacement dans ف et س est un blanc. (166) [p.37] Répété dans ف et س : « وأن » (wa-anna, et que). (167) [p.37] De م (M), et il se trouve dans ف et س : « تحت » (taḥta, sous). (168) [p.37] Dans م (M) : « بساط » (bisāṭ, tapis). (169) [p.37] 10) Dans م (M) : « معه عليه » (ma‘ahu ‘alayhi, avec lui sur lui). (170) [p.37] Ajouté de م (M), et a été omis de ف et س. (171) [p.37] N’est pas dans م (M). (172) [p.37] Ajouté de م (M), et n’est pas dans ف et س. (173) [p.38] De م (M), et dans ف et س : « بابل » (Bābil, Babylone). (174) [p.38] De م (M), et dans les deux manuscrits originaux : « السحاب » (al-saḥāb, les nuages) – erreur. (175) [p.38] De م (M), et dans les deux manuscrits originaux : « بالمفيس » (bi-l-mufays) – erreur. (176) [p.38] Dans م (M) : « قبرك » (qabruk, ta tombe). (177) [p.38] Ajouté de م (M). (178) [p.38] La correction vient de *Majma‘ Biḥār al-Anwār* où il est dit : « Allah envoya les oiseaux contre les Gens de l’Éléphant, comme des *balasān* (sorte d’oiseaux ?). ‘Abbād a dit : “Je pense que ce sont des *zarāzīr* (étourneaux).” » Et *al-balsān* est un arbre à nombreuses feuilles qui pousse en Égypte et dont on extrait une huile connue. Dans ف et س : « كالبلساد » (kā-l-balsād), et dans م (M) : « كاليلساه » (kā-l-yalsāh) – tout cela est erroné. Al-Bayhaqī a dit dans les *Dalā’il al-Nubuwwa*, textuellement : « D’après Muḥammad ibn Sīrīn, d’après ‘Abd Allāh ibn ‘Abbās, au sujet de la parole d’Allah Très-Haut : “Et Il envoya sur eux des oiseaux par volées, qui leur lançaient…” (Coran 105:3-4), il a dit : “Des oiseaux ayant des becs comme des becs d’oiseaux et des pattes comme des pattes de chiens.” » (179) [p.38] Dans م (M) : « تحملن » (taḥmilna, elles portent). (180) [p.38] De م (M), et dans ف et س : « يصب » (yaṣibbu, il verse). (181) [p.38] Ainsi dans les manuscrits, et l’apparence est « أحدا » (aḥadan, quelqu’un). (182) [p.38] De م (M), et dans ف et س : « أصابت » (aṣābat, elle a atteint). (183) [p.38] Et dans ف et س : « عز وجل » (‘azza wa jalla, Puissant et Majestueux). (184) [p.38] Ajouté dans م (M) : « ألم يجعل » (a-lam yaj‘al, N’a-t-Il pas fait) jusqu’à « ماكول » (ma’kūl, mangé). (185) [p.39] Dans ف et س : « ناهله » (nāhiluhu, son abreuvé) – erreur. (186) [p.39] Dans ف et س : « مده » (maddahu, il l’a étendu). (187) [p.39] De م (M), et son emplacement est un blanc dans ف et س. (188) [p.39] Et dans م (M) : « وتسمى » (wa tusammā, et elle est appelée). (189) [p.39] 5) Dans م (M) : « عنه الأرض » (‘anhu al-arḍ, de lui la terre). (190) [p.39] Dans م (M) : « حدثنا » (ḥaddathanā, il nous a raconté). (191) [p.39] Dans م (M) : « ثنا » (thanā, abréviation de ḥaddathanā). (192) [p.39] Ajouté de م (M), et a été omis de ف et س. (193) [p.39] La correction vient de م (M), et dans ف et س : « اصطفى » (iṣṭafā, Il a élu). (194) [p.39] Dans م (M) : « وأنا » (wa-anā, et moi). (195) [p.39] Al-Sam‘ānī l’a mentionné dans *al-Ansāb* (Les généalogies) dans la section sur les Banū Hāshim 1/15, par la voie de ‘Abd al-Wahhāb ibn al-Mubārak al-Anmāṭī, jusqu’à sa parole – que la paix soit sur lui : « Et Il m’a élu des Banū Hāshim. » (196) [p.40] De م (M), et n’est pas dans س (S) et ف (F). (197) [p.40] De م (M) seulement. (198) [p.40] Et dans *al-Ansāb* 1/13, al-Sam‘ānī a mentionné la généalogie du Messager d’Allah – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – par sa transmission d’Ibn ‘Abbās – qu’Allah les agrée tous deux – qui a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – dire : “Je suis Muḥammad, fils de ‘Abd Allāh, fils de ‘Abd al-Muṭṭalib, fils de Hāshim, fils de ‘Abd Manāf, fils de Quṣayy, fils de Kilāb, fils de Murra, fils de Ka‘b, fils de Lu’ayy, fils de Ghālib, fils de Fihr, fils de Mālik, fils d’al-Naḍr, fils de Kināna, fils de Khuzayma, fils de Mudrika, fils d’Ilyās, fils de Muḍar, fils de Nizār, fils de Ma‘add, fils de ‘Adnān, fils d’Udad, fils d’al-Humaysa‘, fils de ‘Ābir, fils de Ṣāliḥ, fils de Nabt, fils d’Ismā‘īl, fils d’Ibrāhīm, fils d’Āzar, fils de Tāriḥ, fils de Mākhūr, fils de Shāriq, fils de Fāliq, fils de ‘Ābir – et c’est le prophète Hūd –, fils de Sālikh, fils d’Arfakhshad, fils de Sām, fils de Nūḥ, fils de Lamak, fils de Mattūshalaḥ, fils de Khanūkh – et c’est Idrīs –, fils d’Udad, fils de Qīnān, fils d’Anūsh, fils de Shīth, fils d’Ādam – que les prières d’Allah soient sur tous les prophètes.” Rapporté par al-Haytham ibn Khālid, d’après Mūsā ibn Ayyūb. » (199) [p.40] N’est pas dans م (M). (200) [p.40] De م (M), et dans ف et س : « نقوم » (naqūm, nous nous levons) – erreur. Et dans *al-Jawāhir al-Muḍī’a* d’al-Ya‘qūbī : « مقوم » (muqawwim, redresseur) également. (201) [p.40] De م (M) et d’*al-Jawāhir al-Muḍī’a*, et dans ف et س : « تبرزح » (tabarzaḥ) – erreur. (202) [p.40] Dans ف et س : « ثابت » (thābit, ferme). (203) [p.40] De م (M), et dans س (S) et ف (F) : « المنشع » (al-mansha‘) – ainsi. (204) [p.41] Dans ف et س : « أتيحب » (atīḥabb). (205) [p.41] De م (M), et dans ف et س : « قيرر » (qīrar) – erreur. (206) [p.41] Ajouté dans ف et س : « بن » (ibn, fils de) – erreur. (207) [p.41] Ajouté de م (M), et a été omis de ف et س. (208) [p.41] 5) Tout ce propos a été omis de م (M). (209) [p.41] La correction vient d’al-Ṭabarī 2/192, et dans ف et س : « عبر بن بريح » (‘abar ibn barīḥ) sans points, et dans *al-Jawāhir al-Muḍī’a* : « عيبر » (‘aybar) à la place de « عتر » (‘atar). (210) [p.41] D’al-Ṭabarī, et dans ف (F) : « الحتمل » (al-ḥatmal) – erreur. (211) [p.41] 8) D’al-Ṭabarī, et dans ف et س : « دائمة بن العنوان » (dā’ima ibn al-‘unwān). (212) [p.41] D’al-Ṭabarī, dans ف et س : « سحر ود » (saḥar wadd) – ainsi.
Notes de bas de page 1 à [334] : corrections et variantes textuelles entre les manuscrits F, S, M et les sources (Tabari, Ya'qubi, Nasab Quraysh, etc.).
Il a une notice biographique dans al-A‘lām d’al-Ziriklī, 4/315, dont voici le texte : « Abū Ṭālib ‘Abd Manāf ibn ‘Abd al-Muṭṭalib ibn Hāshim, des Quraysh, Abū Ṭālib, père de ‘Alī — que Dieu l’agrée —, oncle du Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue —, son protecteur, son éducateur et son soutien. Il était parmi les héros des Banū Hāshim et leurs chefs, parmi les orateurs sages et nobles. Il avait un commerce comme le reste des Quraysh. Le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — grandit dans sa maison, voyagea avec lui en Syrie dans sa jeunesse. Lorsqu’il proclama l’appel à l’islam, ses proches (les Banū Quraysh) voulurent le tuer, mais Abū Ṭālib le protégea et les repoussa. Le Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue — l’appela à l’islam, mais il refusa par crainte que les Arabes ne lui reprochent d’abandonner la religion de ses pères, et promit de le soutenir et de le protéger. À son sujet, le verset 3 fut révélé. Il persista ainsi jusqu’à sa mort. Les musulmans furent alors contraints d’émigrer de La Mecque. Dans le hadith : « Les Quraysh ne m’ont rien fait subir de déplaisant jusqu’à la mort d’Abū Ṭālib. » Il a aussi une notice dans les Ṭabaqāt d’Ibn Sa‘d (1) : 75, et d’Ibn al-Athīr 2 : 34. »
De F et d'at-Ṭabarī, et dans M « Nusayba » 4 Omis de M De M et ainsi dans at-Ṭabarī, et dans F « le plus grand d'entre eux » De M et at-Ṭabarī, et dans F « le plus nombreux d'entre eux » Ajouté de M et d'at-Ṭabarī, et omis de F Dans at-Ṭabarī « alors il l'épousa » Ajouté de M et ainsi dans at-Ṭabarī Et dans at-Ṭabarī « Quant à al-Qāsim, aṭ-Ṭāhir et aṭ-Ṭayyib, ils périrent avant la révélation » Dans F « le Livre » Ajouté dans M « il voit » De M, et dans F : il sortit Omis de M, ajouté après lui dans F « n'est pas » et l'ajout n'était pas dans M, nous l'avons donc supprimé Dans M « parce que » De M, et dans F « ce que » est une erreur Dans M « en l'honorant par la prophétie » De M et des *Ansāb* d'as-Samʿānī (folio 542/b) Dans M « al-Balkhī » ainsi – voir *Tahḏīb at-Tahḏīb* 5/124 De M, et dans F « Musliʿ » est une erreur – voir *Tahḏīb at-Tahḏīb* 11/151 De M, et dans F « entre le souffle d'Adam et la création » ainsi N'est pas dans M Dans M : la manière Abū Jaʿfar aṭ-Ṭabarī a dit : « La construction de la Kaʿba par Qurayš eut lieu quinze ans après la guerre de Fijār, et entre l’Année de l’Éléphant et l’Année de Fijār, il y eut vingt ans. Les prédécesseurs ont divergé sur l’âge du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – lorsqu’il fut investi de la prophétie. Certains dirent : Le Messager d’Allah fut investi de la prophétie cinq ans après que Qurayš eut construit la Kaʿba, et après qu’il eut atteint quarante ans depuis sa naissance. Ibn Jarīr rapporta d’après Ibn ʿAbbās qu’il dit : Le Messager d’Allah fut envoyé et la révélation lui fut descendue alors qu’il était âgé de quarante ans ; il demeura à La Mecque treize ans. D’après ʿUmar – qu’Allah l’agrée – qu’il dit au Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – : Ô Prophète d’Allah, le jeûne du lundi ? Il dit : « Ce jour est celui où je suis né et où la prophétie m’a été descendue. » Abou Ja'far (que Dieu l'agrée) a dit : Ceci est une question sur laquelle il n'y a pas de divergence parmi les gens de science. Cependant, ils ont divergé sur le moment précis de ce début. Certains ont dit : Le Coran a été révélé au Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) la dix-huitième nuit de Ramadan. Dans M : « Nous a informés » (akhbaranā). Dans M : « Nous a rapportés » (anba'a). Ibn Jarīr a rapporté dans son *Tārīkh* (2/205) avec sa chaîne de transmission, et il y est mentionné : « Aḥmad ibn 'Uthmān, connu sous le nom d'Abū al-Jawzā', m'a raconté, disant : Wahb ibn Jarīr nous a raconté, disant : Mon père nous a raconté, disant : J'ai entendu al-Nu'mān ibn Rāshid rapporter d'az-Zuhrī, de 'Urwa, de 'Ā'isha – etc. » Rapporté par al-Bukhārī (1/1) dans le chapitre : « Comment a commencé la révélation ». La correction provient d'at-Tabarī. Dans M, il est écrit : « abadī » (أبدي), et dans F : « badī » (بدي). Ajouté de M, d'at-Tabarī et d'al-Bukhārī ; omis dans F. De M, d'at-Tabarī, et ainsi dans al-Bukhārī ; dans F : « bi-rasūl » (برسول). Dans M : « aṣ-ṣāliḥa » (الصالحة). De M, et ainsi dans at-Tabarī ; dans F : « dawāt al-fard » (دوات الفرد), par erreur. Dans M : « bi-dhālika » (بذلك). Dans M : « raja'a » (رجع). D'at-Tabarī ; dans M et F : « fa-jī'a » (فجيئه). Ajouté de M, et ainsi dans at-Tabarī ; absent de F. Ajouté dans F ici : « ath-thāniya » (الثانية), par erreur. De M seulement. De M ; dans F : « ath-thālitha » (الثالثة). Cette expression a été ajoutée de M ; omise dans F. D'al-Bukhārī ; dans M et F : « bawādirah » (بوادره). Dans M : « khashyatuhu » (خشيته). Dans M : « qālat » (قالت). De M, et ainsi dans at-Tabarī ; dans F : « yahzunuka » (يحزنك). De M. Omis dans M. Dans le texte authentique d'al-Bukhārī : « bi-l-'ibrāniyya » (بالعبرانية) ; en marge : « bi-l-'arabiyya » (بالعربية). De M ; dans F : « ayna » (أين). En marge de F : « 'amā » (عمى). An-Nāmūs : la révélation et Gabriel ; an-nāmūs signifie aussi « la Loi » (ash-sharī'a). Voir *Aqrab al-Mawārid*. D'al-Bukhārī. De M, et ainsi dans at-Tabarī ; dans F : « akhrajnī » (أخرجني). Dans M : « fa-qāla » (فقال). Dans M : « bi-mā » (بما). De M, et ainsi dans at-Tabarī. Dans F : « ton peuple » De M Omis dans M Ajouté dans M : « quelque chose a été omis » Dans F : « jā’isha » (troublée) — erreur Ajouté de M, et omis dans F Dans M : « d’après le Prophète, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui, au sujet du début de la Révélation » Omis dans M De M, et dans F : « ayā » (ô) De M, et dans F : « fa-ḥaddathanā » (et il nous a raconté) Dans M : « qabl » (avant) Sourate 74, verset 1 De M, et dans F figure « jārūt » (corrompu) — altération Dans M : « naẓartu » (j’ai regardé) Dans M : « al-hawā’ » (l’air / le vide) Dans F : « wa-akhadhanī » (et il m’a pris) Omis dans M Ajouté dans M : « Qum fa-andhir wa-rabbaka fa-kabbir wa-thiyābaka » (Lève-toi et avertis, et ton Seigneur, magnifie-Le, et tes vêtements) Rapporté par al-Bukhārī (1/3) avec sa chaîne de transmission, dont le texte est : « Ibn Shihāb a dit : Abū Salama ibn ‘Abd al-Raḥmān m’a informé que Jābir ibn ‘Abd Allāh al-Anṣārī a dit, en parlant de la période d’interruption de la Révélation — le hadith » Dans M : « laysā » (ils ne sont pas deux) Ajouté de M De M, et dans F : « Rasūl Allāh » (le Messager d’Allah) Omis dans M De M, et dans F : « yarā » (il voit) — erreur De M, et dans F : « Rasūl » (Messager) De M, et à sa place figure « min Abī Bakr » (de la part d’Abū Bakr) Ajouté de M, et omis dans F Ne se trouve que dans M De M, et dans F : « minhumā » (d’eux deux) Ajouté de M, sauf le mot « al-Rabī‘ » qui provient d’al-Istī‘āb Il a assisté à Badr et y est mort en martyr ; frère de Sa‘d ibn Abī Waqqāṣ — qu’Allah les agrée tous deux Dans F : « ‘Abbās » D’al-Istī‘āb, et dans F : « ‘Abd Allāh » ; et il a été omis dans M Il a une notice biographique dans al-Iṣāba 1/314 : « Ḥāṭib ibn al-Ḥārith ibn Mu‘ammar al-Qurashī al-Jumaḥī… mort en terre d’Abyssinie ; il y était parti avec sa femme Fāṭima bint al-Mujallil ibn ‘Abd Allāh » Dans F et M : « Asmā’ » — erreur ; la correction vient d’al-Iṣāba et d’al-Istī‘āb ; elle a une notice dans al-Iṣāba 8/164, et son surnom est Umm Jamīl, sous lequel elle est plus connue De M, et dans F : « al-Muḥallil » — erreur Dans M : « al-Khaṭṭāb » D’al-Istī‘āb et de M, et dans F figure « fakīma » (corrompu) — altération Dans F : « Mu‘tamir » Ajouté de M Ainsi dans al-Istī‘āb Dans le manuscrit « al-Ḥajabī » : Ajouté dans le manuscrit et dans « F » : « fils de ʿUthmān » — ainsi. D’après *al-Iṣāba* 3/95 et *Ansāb al-Ashrāf* p. 215 ; et il viendra p. 61 dans la mention de l’émigration vers l’Abyssinie. D’après le manuscrit, et dans « F » : « al-Mukallab ». D’après *al-Istīʿāb* ; dans le manuscrit : « Humayna », et dans « F » : « Humayma » ; et en marge du manuscrit : « Elle est la fille de Khālid ibn Asʿad ibn ʿĀmir ibn Bayāḍa al-Khuzāʿī ; il semble qu’elle ait embrassé l’islam avec son mari — que Dieu les agrée tous deux. » D’après le manuscrit, *al-Iṣāba* et *al-Istīʿāb* ; dans « F » : « ʿAbd Allāh ibn ʿAzīz » — ainsi. D’après *Jamharat Ansāb al-ʿArab* p. 173 ; et il se trouve dans le manuscrit et « F » : « ʿAmr » — altéré. D’après le manuscrit, et dans « F » : « ʿĀmir ». Dans le manuscrit : « puis ». Dans le manuscrit : « il monta ». Sourate 26, verset 214. D’après le manuscrit, et dans « F » : « et ». Omis du manuscrit. Dans *al-Ṭabarī* : « Quraysh ». D’après le manuscrit, et dans « F » : « alors il expliqua » — ainsi. Omis du manuscrit. D’après le manuscrit, et dans « F » : « entre ». Dans *al-Ṭabarī* : « Avez-vous vu ? ». Ajouté dans *al-Ṭabarī* : « vous sortez ». Dans *al-Ṭabarī* : « Ne me croyiez-vous donc pas ? ». Dans le manuscrit : « quelque chose ». Ajouté d’après *Ansāb al-Ashrāf* 1/120. D’après le manuscrit et *al-Ṭabarī* ; dans « F » : « vous nous avez appelés ». D’après le manuscrit, et son emplacement est blanc dans « F ». Dans « F » : « elle descendit ». Dans le manuscrit : « le Messager de Dieu ». D’après le manuscrit, et dans « F » : « à la Mecque » — erreur. Elle a une notice biographique dans *al-Iṣāba* 8/117 ; consulte-la ; et on y lit : « Sawda mourut à la fin du califat de ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb. » Dans « F » : « Ramʿa » — erreur. D’après le manuscrit, *al-Istīʿāb* et *Sīrat Ibn Hishām* ; dans « F » : « Muḍar » — erreur. D’après le manuscrit, et dans « F » : « Jalis ». Dans « F » : « Tabṭa » — erreur. D’après le manuscrit et *al-Istīʿāb* ; dans « F » : « il veut ». Dans le manuscrit : « le Messager de Dieu ». Elle a une notice biographique dans *al-Iṣāba* 8/83 et *al-Istīʿāb* 2/727 ; consulte-les. Elle a une notice biographique dans *al-Iṣāba* 8/272 ; et elle était l’épouse de ʿUtayba ibn Abī Lahab. Dans *al-Isābah* et *al-Istīʿāb*, il est mentionné textuellement : « Abū ʿUmar a dit : ʿUtaybah ibn Abī Lahab avait épousé Umm Kulthūm avant la Prophétie, mais il n’avait pas consommé le mariage avec elle. Ceci est une erreur flagrante, car ʿUtbah avait épousé Ruqayyah. Le correct est ʿUtaybah ; retiens-le. » Dans [la copie] F et M, « ʿUtbah » est une erreur ; la correction provient d’*al-Isābah* 8/373, où il est textuellement dit : « D’autres ont dit : ʿUtbah et ʿUtaybah, les deux fils d’Abī Lahab, avaient épousé Ruqayyah et Umm Kulthūm. » Et en marge de M : « ʿUtbah ibn Abī Lahab. » Ajouté de M. Dans M : « fa-law » (فلو). Dans M : « bi-ḥidhā’ » (بحذاء). De M ; dans F, « yashkū bika » (يشكو بك) est une erreur. Dans M : « al-ʿajam bihā » (العجم بها). Dans M : « fa-qāla » (فقال). Dans M : « al-ilāh » (الإله). Sourate 38, verset 5. Dans *al-Ṭabarī* 2/229 : « Abū Ṭālib et Khadīja moururent la même année, et cela… trois ans avant son émigration à Médine. L’épreuve fut grande pour le Messager d’Allāh, qu’Allāh prie sur lui et le salue. » Ajouté ici dans F : « wa » (و) est une erreur. Dans M : « dufiyah » (دفية) ; dans F : « dufiyah » (دفيه). De M ; dans F : « fa-dakhala » (فدخل) est une altération (taṣḥīf). Le mot « wa » (و) n’est pas dans M. De M ; dans F : « ibn » (ابن) est une erreur. De M, et c’est le correct ; dans F : « ʿUqbah » (عقبة) est une erreur. Il a une notice biographique dans *al-Isābah* 7/42. De M, et ainsi dans *al-Ṭabarī* ; dans F : « al-Rabīʿ » (الربيع) est une erreur. Dans F : « maṭʿūn » (مطعون) est une erreur. Il a une notice biographique dans *al-Isābah* 4/225, où il est dit : « Il émigra, lui et ses fils, al-Sā’ib, lors de la première émigration. » Ajouté d’*al-Isābah* 4/8 ; il est indispensable, car l’épouse de ʿUthmān n’était pas Laylā, et cela a été omis dans M et F. Il a une notice biographique dans *al-Isābah* dont voici le texte : « ʿĀmir ibn Rabīʿah al-ʿAnazī, l’un des tout premiers (sābiqīn) et il émigra en Abyssinie avec son épouse Laylā bint Abī Ḥathmah, puis il émigra à Médine. » De même dans *al-Istīʿāb*. Elle a une notice biographique dans *al-Isābah* 8/180, où il est dit : « Laylā bint Ḥathmah ibn Ghānim. » Et l'épouse de 'Âmir ibn Rabî'a al-'Anbarî (ainsi, et la forme correcte est : al-'Anazî). Elle faisait partie des premières émigrantes (al-muhâjirât al-ûlâ). Il est établi qu'elle n'est pas l'épouse de 'Uthmân ibn Maz'ûn. De M (le manuscrit). Et ainsi dans la Sîra d'Ibn Hishâm. Il est mentionné dans F (le manuscrit) : « Hâtiba » – ainsi. Zayd, d'après la Sîra d'Ibn Hishâm. De M (le manuscrit) et de la Sîra. Il est mentionné dans F (le manuscrit) : « Baydâ baydanâ » (بيصا بيضنا), corrompu (musahhaf).
Dans la Sîra 5 : « Mais sa mère a prévalu sur sa filiation, donc il est attribué à elle ; et elle était appelée Baydâ’ 6. »
J'ai dit 7. Il le jeta 8. Il s'en désintéressa 9. Ils le jetèrent 10. Trois 11. À Abî 12. Rabî'a 13. 'Uqayy 14. Il pria 15. Assemblée 16. Moi-même 17. Il se détourna 18. Par Dieu 19. Votre science 20. Ils vinrent 21. Puis elle dit 22. 'Abdu 23. Sa ruche 24. Son peuple 25. Il regarde 26. Il nous chasse 27. Nous sommes venus 28. Je me suis reposé 29. Il ajouta 30. Il avala 31. Sourate 41, versets 1-13 32. Pas dans M 33. Ton ennemi 34. Tu leur parles 35. Il ajouta 36. Ou 37. Son texte 38. L'héritage 39. Non 40. Ce que 41. Si 42. Ils méritent 43. Al-Najjâm 44. Entre 45. Al-Naḥḥâm 46. Il dit 47. Il ajouta 48. Il te noie 49. Il te laisse 50. J'ai dit 51. Il dit 52. Suivant 53. Chez elle 54. L'héritage 55. Je le lui ai lu 56. Lequel des deux 57. Vous avez suivi 58. Yazîd 59. Il se repentit 60. Vers 61. Ils y entreront 62. Il récita 63. Le pur 64. Elle lui donna 65. Poitrine 66. Dieu t'a distingué 67. Il dit 68. Les musulmans 69. Brèche 70. L'épée 71. Oreille 72. Nous l'avons donné 73. L'émigration 74. Il me tira 75. Violente 76. Il dit 77. Vide 78. Il vint 79. Ou de 80. Il dispersa 81. De leur place 82. Résolution 83. Ils se défendent 84. Quand 85. Maison 86. Mort 87. 'Â'isha 88. Umm Rûmân 89. Ibn 90. 'Umar 91. Ordre de Dieu 92. Si 93. Il dit 94. Dans 95. Il ajouta 96. Illégal 97. Puis quand 98. Il regarda 99. Il lui dit 100. Et il dit 101. Ninive 102. Il atteint 103. Cela 104. Envoyé 105. On dit 106. Il ajouta 107. Asad 108. Ils l'interrogèrent 109. Il dit 110. Ne te détourne pas 111. N'est-ce pas 112. Il invoque 113. Quatre 114. Il explique de la part de Dieu 115. Sa nuit 116. Il ajouta 117. Il fut malade 118. Ses mains 119. Il ajouta 120. Accomplissez 121. Il les attaqua 122. Sa'îd 123. Al-Balkhî 124. Tha'lab 125. 'Ikrima d'après Ibn 'Abbâs 126. Il nous a raconté 127. 'Abs 128. Ibn 129. Il ajouta 130. Les nobles 131. Les mâchoires 132. Il dit 133. Il ajouta 134. Il dit 135. Bédouins 136. Bisâm 137. Sensible 138. La ruine 139. Al-Ḥarqawân 140. Nous le trouvons 141. Aṣbah 142. Ibn 143. Dhuhl 144. Parmi vous 145. Dhu Ghufal 146. Nafal 147. Le fardeau 148. Tu interroges 149. Vous 150. Nous vous avons informés 151. De qui 152. Il ajouta 153. De qui 154. Enfant 155. Al-Qurayshiyyîn 156. Il dit 157. Le jeune homme dit 158. La fossette 159. De Qarâ 160. Affamés 161. Maigres 162. Le grand-père 163. Ibn 164. Comme la lune 165. Il brille 166.
↩ (243) [p96] de M, et dans F il est écrit «al-dāḥisana» comme une faute de copie. ↩ (244) [p96] omis dans M ↩ (245) [p96] ajouté d'après al-Ansāb ↩ (246) [p96] de M, et dans F «al-sill» ainsi ↩ (247) [p96] ainsi dans F, et dans M «dārā al-sayl» ↩ (248) [p96] ainsi dans F et al-Ansāb, et dans M: «bi-haḍaba», et dans al-Nihāya: et de cela le hadith d'Abū Bakr et du généalogiste: «yuhīḍuhu wa yaṣdaʿuhu», c'est-à-dire il le brise une fois et le fend une autre ↩ (249) [p96] 11) ainsi dans la transmission de Muḥammad b. Bishr d'après Abān b. Taghlib d'après ʿIkrima d'après Ibn ʿAbbās, et dans la transmission d'Abān b. ʿUthmān d'après Abān b. Taghlib ... «ṭawran wa ṭawran» voir al-Ansāb 1/34 et 36; et dans M et F «ḥīnan wa ḥīn» ainsi ↩ (250) [p96] d'après al-Ansāb, et dans M: «yaṣraʿuhu», et dans F «yafraʿuhu» erreur ↩ (251) [p96] ajouté de M, et dans al-Ansāb «law» à sa place, et ajouté après par la transmission de Muḥammad b. Bishr d'après Abān b. Taghlib d'après ʿIkrima d'après Ibn ʿAbbās: «la-akhbartuka min ayyi Qurayshin anta» et par la transmission d'Abān b. ʿUthmān d'après Abān b. Taghlib: law thabata la-akhbartuka annaka min zamaʿāti Qurayshin aw mā anā bi-daghfal ↩ (252) [p96] dans M «qāla» ↩ (253) [p96] de F et al-Ansāb, c'est-à-dire une calamité, et à l'origine c'est un oiseau prudent, quand il boit il regarde à droite et à gauche, et dans M: «yāfiʿa» ↩ (254) [p96] ainsi dans F et al-Ansāb, et dans M «ijlis» ↩ (255) [p97] ajouté de M ↩ (256) [p97] 2) omis dans M ↩ (257) [p97] dans M «dafaʿat» ↩ (258) [p97] ajouté de M ↩ (259) [p97] 5) n'est pas dans al-Ansāb, et dans M «ʿan» à la place de «gharr» ↩ (260) [p97] dans M «ʿudhr» erreur ↩ (261) [p97] et dans al-Ansāb «al-nās» ↩ (262) [p97] dans M «maqrūn» erreur ↩ (263) [p97] dans M «maʿrūf» ↩ (264) [p97] dans M et al-Ansāb «kānat» ↩ (265) [p97] dans M «ghudayrāt» ainsi ↩ (266) [p97] d'après al-Ansāb, et dans F «tarqūta», et dans M «narqūtiyya» ↩ (267) [p97] 13) n'est pas dans al-Ansāb ↩ (268) [p97] de M et al-Ansāb, et dans F «fa-kayfa» ↩ (269) [p97] de M et al-Ansāb, et dans F «qāla» ↩ (270) [p97] d'après al-Ansāb, et dans F «Taghlib» et dans M «Taghlib» ↩ (271) [p97] ainsi dans F et al-Ansāb, et dans M «qabīla» ainsi ↩ (272) [p97] dans M «qāla» [p97] (16) de M et al-Ansāb, et dans F: «lā nazīd» comme une faute de copie ↩ (273) [p98] 1) d'après al-Ansāb, et dans F et M «fa-kayfa al-ḥarb baynakum wa bayna ʿaduwwikum» ↩ (274) [p98] dans M «maʿrūf» ↩ (275) [p98] dans M «ghalabnā» ainsi ↩ (276) [p98] 4) d'après al-Ansāb, et dans F et M «fa-kayfa al-manʿatu fīkum» sauf que dans M «al-niʿma» à la place de «al-manʿa» ↩ (277) [p98] dans M «maʿrūf» ↩ (278) [p98] de M et al-Ansāb, et dans F «yakūn» ↩ (279) [p98] de M et al-Ansāb, et dans F: al-salām - ainsi comme une faute de copie ↩ (280) [p98] omis dans M ↩ (281) [p98] de M et al-Ansāb, et dans F «akhā» ↩ (282) [p98] ajouté de M et al-Ansāb ↩ (283) [p98] dans al-Ansāb «illā» ↩ (284) [p98] ajouté de al-Ansāb, et dans M «maʿrūf» ↩ (285) [p98] n'est pas dans al-Ansāb, et dans M «wa-qad» ↩ (286) [p98] 14) de M et al-Ansāb, et dans F «yadhkuruhu laka» comme une faute de copie ↩ (287) [p98] de M et al-Ansāb, et dans F «fa-lī mā» comme une faute de copie ↩ (288) [p98] de M et al-Ansāb, et dans F «nadʿū» ↩ (289) [p98] ajouté dans al-Ansāb «fa-taqaddama Rasūlu Llāhi ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallama fa-jalasa wa qāma Abū Bakr raḍiya Llāhu ʿanhu yuẓilluhu bi-thawbihi» ↩ (290) [p98] dans al-Ansāb, «fa-qāla Rasūlu Llāhi ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallama» ↩ (291) [p98] 19) omis dans M ↩ (292) [p98] 20) dans al-Ansāb «wa anna Muḥammadan ʿabduhu wa rasūluhu wa ilayya» ↩ (293) [p99] dans M et al-Ansāb «ẓāhartu» ↩ (294) [p99] dans al-Ansāb «wa kadhdhabta» ↩ (295) [p99] de M et al-Ansāb, et dans F: istaʿantu ↩ (296) [p99] n'est pas dans M ↩ (297) [p99] 5) d'après al-Ansāb, et dans M «fa-qāla maʿrūf», et dans F «qāla mafrūq» ↩ (298) [p99] dans F: wa ilayya ↩ (299) [p99] d'après al-Ansāb, et dans M «tadʿu aydan», et dans F «tadʿū aydalū» ainsi ↩ (300) [p99] ajouté dans al-Ansāb «fa-wa Llāhi mā samiʿtu kalāman aḥsana min hādhā» ↩ (301) [p99] dans M «maʿrūf» ↩ (302) [p99] d'après al-Ansāb, et dans F «mā» ↩ (303) [p99] dans al-Ansāb «tadʿūnā» ↩ (304) [p99] et dans al-Ansāb «zāda fīhi ghayruhu: fa-wa Llāhi mā hādhā min kalāmi ahli l-arḍi thumma rajaʿnā ilā riwāyatinā» ↩ (305) [p99] Sourate 16, verset 90 ↩ (306) [p99] ajouté dans al-Ansāb «wa la-qad afaka qawmun kadhdhabūka wa ẓāharū ʿalayka» ↩ (307) [p99] dans M «fa-ka-annahu» ↩ (308) [p99] dans M «atbāʿuka» ↩ (309) [p99] ainsi dans al-Ansāb, et dans M «bi-majlis» ↩ (310) [p99] ajouté après dans al-Ansāb «lahu awwalun wa lā ākhir» [p99] (9) ajouté dans M «allā tushrikū bihi shayʾan wa bi-l-wālidayni iḥsānan» - Sourate 6, verset 151 ↩ (311) [p100] dans al-Ansāb «annahu zalal» ↩ (312) [p100] dans M et al-Ansāb «naẓar» ↩ (313) [p100] de M et al-Ansāb, et dans F «al-dhilla» erreur ↩ (314) [p100] de M et al-Ansāb, et dans F «raʾaynā» ainsi ↩ (315) [p100] de M et al-Ansāb, et dans F «nukra» erreur ↩ (316) [p100] de M et al-Ansāb, et dans F «naʿqiluhu» ↩ (317) [p100] 7) n'est pas dans al-Ansāb ↩ (318) [p100] ainsi dans al-Ansāb, et dans M «ḥizbunā» ainsi avec zāy ↩ (319) [p100] dans al-Ansāb «fīhi» ↩ (320) [p100] dans M «kunnā» ainsi ↩ (321) [p100] dans al-Ansāb «mutābaʿatuka» ↩ (322) [p100] n'est pas dans al-Ansāb ↩ (323) [p100] ajouté de M et al-Ansāb ↩ (324) [p100] de M, et dans F «ṣirtyayn» ainsi, et dans al-Ansāb «ḍarratī l-yamāma wa l-shāma» ↩ (325) [p100] d'après al-Ansāb, et dans F et M «hādhān» ↩ (326) [p100] ainsi dans al-Ansāb, et dans M «al-ḍarbān» et dans la marge d'al-Ansāb 1/38 «dans al-Dalāʾil: bayna ṣīrayni aḥaduhumā l-yamāma wa l-ukhrā l-sumāma fa-qāla lahu ... wa mā hādhāni l-ṣīrāni» et Ibn al-Athīr l'a mentionné dans al-Nihāya (ṣ y r) fin ↩ (327) [p100] ajouté dans al-Ansāb «fa-ammā mā kāna min anhāri Kisrā fa-dhanbu ṣāḥibihi ghayru maghfūrin wa ʿudhruhu ghayru maqbūlin, wa ammā mā kāna mimmā yalī miyāha l-ʿarabi fa-dhanbu ṣāḥibihi maghfūrun wa ʿudhruhu maqbūlun» ↩ (328) [p100] ajouté après dans al-Ansāb «anā» ↩ (329) [p101] ajouté dans al-Ansāb «an» ↩ (330) [p101] 2) de M et al-Ansāb, et dans F «yuḥaddithu ḥadīthan» ↩ (331) [p101] dans al-Ansāb «tadʿūnā» ↩ (332) [p101] 5) de M et al-Ansāb, et dans F «bimā yakrahuhu» ↩ (333) [p101] d'après al-Ansāb, et dans M «naṣaḥtum» et dans F «faṣaḥtum» ↩ (334) [p101] ajouté de M et al-Ansāb ↩ (335) [p101] correction d'après al-Ansāb, et dans F et M «li-man» comme une faute de copie ↩ (336) [p101] dans al-Ansāb «ḥāṭahu» ↩ (337) [p101] n'est pas dans M et al-Ansāb ↩ (338) [p101] dans al-Ansāb «dhāka» ↩ (339) [p101] Sourate 33, versets 45 et 46 ↩ (340) [p101] ainsi dans al-Ansāb, et dans M «īt» ↩ (341) [p101] d'après al-Ansāb, et dans F et M «min» ↩ (342) [p101] ajouté après dans al-Ansāb «wa bihā yaḥtajizūna fīmā baynahum, qāla: fa-dafaʿnā ilā majlisi l-awsi wa l-khazraji fa-mā nahadnā ḥattā bāyaʿū Rasūla Llāhi ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallama, qāla: fa-la-qad raʾaytu Rasūla Llāhi ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallama wa qad surra bimā kāna min Abī Bakrin wa maʿrifatihi bi-ansābihim» [p101] (4) ajouté dans al-Ansāb «yā qurashiyyu» ↩ (343) [p102] ajouté de M ↩ (344) [p102] 2) dans M «wa rasūluhu» ↩ (345) [p102] de M, et dans F «yushrik» ↩ (346) [p102] de M, et dans F «rasūl» ↩ (347) [p102] n'est pas dans M ↩ (348) [p102] ainsi, et dans al-Ṭabarī 2/232 «on lui dit Baḥīra b. Firās, par Dieu si je prenais ce jeune homme de Quraysh, je mangerais grâce à lui les Arabes, puis il lui dit: Vois-tu si nous te suivons dans ton affaire, puis Dieu te donne la victoire sur ceux qui s'opposent à toi, l'affaire sera-t-elle à nous après toi? Il dit: L'affaire est à Dieu» fin ↩ (349) [p102] ajouté de al-Ṭabarī, et dans M «wa aẓhara» seulement ↩ (350) [p102] dans M «li-Llāh» ↩ (351) [p102] dans M «shāʾa» ↩ (352) [p102] ainsi dans M et al-Ṭabarī, et dans M «nahdib» ainsi ↩ (353) [p102] correction d'après M et al-Ṭabarī, et dans F «al-ʿarab» erreur ↩ (354) [p103] 1) ainsi dans F et M, et dans al-Sīra: «fa-idhā aẓharaka Llāhu kāna l-amru li-ghayrinā» ↩ (355) [p103] de M ↩ (356) [p103] de M, et dans F «qāla» ↩ (357) [p103] dans M «fa-qāla» ↩ (358) [p103] ajouté dans M «wa baynahum» ↩ (359) [p103] dans M «nabī» ↩ (360) [p103] ajouté dans F «Allāh» ↩ (361) [p103] de M, et dans F «illā an» ↩ (362) [p103] dans Sīrat Ibn Hishām «naqtulukum» et dans M «bi-qatlikum» ↩ (363) [p103] dans M et al-Sīra «Iram» ↩ (364) [p103] de M, et dans F «fa-lammā» ↩ (365) [p103] ajouté dans F «wa» et l'ajout n'était pas dans M, nous l'avons donc supprimé ↩ (366) [p103] dans M «mā» [p103] (10) dans M «qabl» et dans al-Sīra «ils étaient, quand quelque chose se passait entre eux, ils disaient: Un prophète va être envoyé maintenant, son temps est proche, nous le suivrons et nous vous tuerons avec lui comme une tuerie» ↩ (367) [p104] ce qui est entre les crochets de M ↩ (368) [p104] de M, et dans F «fa-lammā» ↩ (369) [p104] n'est pas dans M ↩ (370) [p104] de M, et dans F «shayʾ» comme une faute de copie ↩ (371) [p104] de M, et dans F «akbar» ↩ (372) [p104] dans M «mā kāna» ↩ (373) [p104] de M, et dans F «fa-saʾalahum» ↩ (374) [p104] ajouté dans M «al-khabar» ↩ (375) [p104] dans F «wa ʿammā» ↩ (376) [p104] de al-Ṭabarī, et dans M «ibn» et dans F «bi-rasūli Llāh» erreur ↩ (377) [p104] de M et al-Ṭabarī, et dans F «thalāth» erreur ↩ (378) [p104] correction d'après al-Ṭabarī 2/232, et dans F «li-zabābātihā» comme une faute de copie, et sa place dans M est un blanc ↩ (379) [p104] de M et al-Ṭabarī, et dans F «mukallibuhu» comme une faute de copie ↩ (380) [p104] 14) correction d'après al-Ṭabarī, et dans F «mā yaqūluhā illā Ismāʿīl» et dans M «mā yaqūluhā illā Ismāʿīlī» ↩ (381) [p104] de M, et dans F «Qurayshan» ainsi ↩ (382) [p104] ajouté de M ↩ (383) [p104] de Wafāʾ al-Wafā, et dans F «in» ↩ (384) [p104] de M, et dans F «Muḥammadan» ↩ (385) [p104] ainsi dans F, et dans M «illā man» ↩ (386) [p105] dans F et M «al-qāʾila» ainsi ↩ (387) [p105] n'est pas dans M, et dans Wafāʾ al-Wafā/1621 «nāṣiran» ↩ (388) [p105] de M, et dans F «ajabnā» ↩ (389) [p105] dans Wafāʾ al-Wafā «munya» ↩ (390) [p105] de M, et dans F «tawwāb» ainsi ↩ (391) [p105] ainsi, et mentionné dans Wafāʾ al-Wafā comme suit: «dans al-Tārīkh al-Awsaṭ d'al-Bukhārī: Les gens de La Mecque entendirent un héraut crier avant l'islam de Saʿd b. Muʿādh: Si les deux Saʿd embrassent l'islam, Muḥammad deviendra ... à La Mecque sans craindre l'opposition des opposants. Ô Saʿd Saʿd al-Aws, sois un secoureur ... et ô Saʿd Saʿd al-Khazraj, les généreux. Répondez à l'appel de la guidance et souhaitez ... à Dieu, au Paradis, le souhait d'un connaisseur.» ↩ (392) [p105] 7) omis dans M
(393) [p.105] Attribué à al-Rayy (ar-Rayy). Dans (F) : « al-Rāyī » ; dans (M) : « al-Ribālī » ainsi. L’auteur l’a mentionné dans *al-Thiqāt* (manuscrit 4/142) dans la notice de ‘Ammār ibn al-Ḥasan, où il est dit : « Son origine était d’al-Rayy, puis il émigra à Nasā (Nasā) et s’y installa… J’ai entendu Aḥmad ibn Muḥammad ibn al-Ḥasan al-Nasawī… » Sa notice se trouve dans *Tārīkh Baghdād* 1/311, où il est dit : « Muḥammad ibn Aḥmad ibn ‘Abd Allāh ibn Abī ‘Awn, Abū Ja‘far al-Nawī… » Et à la fin : « Il m’est parvenu que Muḥammad ibn Aḥmad ibn ‘Abd Allāh ibn Abī ‘Awn, Abū Ja‘far al-Nawī… » Et à la fin : « Il m’est parvenu que Muḥammad ibn Aḥmad ibn ‘Abd Allāh ibn Abī ‘Awn mourut en l’an 313. » [p.105] (9) Omis dans (M). Dans (F) : « ‘Umāra » au lieu de « ‘Ammār ». La correction provient d’*al-Tahdhīb* 7/399 et d’*al-Thiqāt* 4/142. (394) [p.106] Sa notice se trouve dans *al-Taqrīb* ; consulte-le. (395) [p.106] Ajouté d’après (M). (396) [p.106] Dans (M) : « akhbaranā » (أخبرنا). (397) [p.106] Dans (M) : « al-Rayy » (الري) ainsi. Sa notice se trouve dans *al-Taqrīb*. (398) [p.106] Sa notice se trouve dans *al-Tahdhīb* 6/229 ; consulte-le. (399) [p.106] Ajouté d’après al-Ṭabarī. (400) [p.106] (7) N’est pas dans (M). (401) [p.106] D’après (M). Dans (F) : « na‘ṣī » (نعصي). (402) [p.106] D’après (M). Dans (F) : « wāfā » (وافا). (403) [p.106] D’après (M). Dans (F) : « athnā » (أثنى) par erreur. (404) [p.106] (11) N’est pas dans (M). (405) [p.106] D’après (M). Dans (F) : « dhālika » (ذلك). (406) [p.106] Ajouté d’après (M). (407) [p.106] D’après (M). Dans (F) : « lā yazīdu » (لا يزيد). (408) [p.106] D’après (M). Dans (F) : « yunābi‘uka » (ينابعك) par erreur. (409) [p.106] D’après (M). Dans (F) : « ma‘ādinā » (معادنا). (410) [p.107] Ainsi dans (F). Dans (M) : « bihī » (به). (411) [p.107] Dans (F) a été ajouté « wa » (و) ; cette addition n’était pas dans (M), nous l’avons donc supprimée. (412) [p.107] Dans (M) : « unās » (أناس) au lieu de « thalāthatu anfus » (ثلاثة أنفس). (413) [p.107] (4) Omis dans (M). À sa place se trouve : « al-‘Ajlān » (العجلان). (414) [p.107] D’après (M) et al-Ṭabarī. Dans (F) : « ‘Ajlān » (عجلان). (415) [p.107] Dans al-Ṭabarī : « Khalada » (خلدة). (416) [p.107] Dans (M) : « ‘aym » (عيم) par erreur. (417) [p.107] (8) N’est pas dans (M). (418) [p.107] D’après al-Ṭabarī. Dans (M) : « al-qawāfila » (القوافلة) ; dans (F) : « al-qarāqila » (القراقلة) par erreur. (419) [p.107] D’après (M) et al-Ṭabarī. Dans (F) : « yalī » (يلي) par erreur. (420) [p.107] Ajouté d’après (M). (421) [p.107] D’après (M). Dans (F) : « ḥizām » (حزام) par erreur. (422) [p.108] D’après al-Ṭabarī. Dans (F) : « nāy » (ناي) ; dans (M) : « bāy » (باي). (423) [p.108] D’après (M) et al-Ṭabarī. Dans (F) : « man » (من) par erreur. (424) [p.108] D’après (M) et al-Ṭabarī. Dans (F) : « ḥudayra » (حديرة) par erreur. (425) [p.108] D’après (M). Dans (F) : « al-ḥasham » (الحشم) ainsi. (426) [p.108] D’après (M) et al-Ṭabarī. Dans (F) : « al-haytam » (الهيتم) par erreur. (427) [p.108] Dans (M) : « akhbarahum » (أخبرهم). (428) [p.108] D’après (M). Dans (F) : « ya‘budu » (يعبد) par erreur. (429) [p.108] Dans (M) : « wa » (و). (430) [p.108] D’après (M). Dans (F) : « bi-islāmah » (باسلامة) par erreur. (431) [p.108] D’après (M). Dans (F) : « lam yabqa » (لم يبق). (432) [p.108] D’après (M). Dans (F) : « abū » (أبو). (433) [p.108] D’après (M). Dans (F) : « jamī‘uhu » (جميعه). (434) [p.108] Dans (M) : « fa-ba‘atha » (فبعث). (435) [p.108] D’après (M) et al-Ṭabarī. Dans (F) : « Sa‘d » (سعد). [p.108] (4) Ainsi dans (F) et al-Ṭabarī. Dans (M) : « Suwāda » (سوادة) ainsi. (436) [p.109] Omis dans (M). (437) [p.109] Ajouté dans (M) : « rajulan » (رجلا). (438) [p.109] D’après (M) et al-Ṭabarī. Dans (F) : « Zurāra » (زرارة) par erreur. (439) [p.109] Ajouté dans (M) : « ibn ‘Umayr » (بن عمير). (440) [p.109] Dans (M) : « rajul » (رجل). (441) [p.109] Ajouté d’après (M). (442) [p.109] (7) Dans (M) : « ‘alayhim mutabassiman » (عليهم متبسما) ainsi. (443) [p.109] Dans (M) : « qawmī » (قومي). (444) [p.109] (9) Omis dans (M). (445) [p.109] D’après (M). Dans (F) : « sharrā » (شرا). (446) [p.109] (11) D’après (M) et al-Ṭabarī. Dans (F) : « dhikru ḥadīthihi » (ذكر حديثه) par altération. (447) [p.109] Dans (M) : « ‘alayhim » (عليهم). (448) [p.109] Dans (M) : « thumma » (ثم). (449) [p.109] Dans (M) : « bātā » (باتا). (450) [p.110] Dans (M) : « As‘ad » (أسعد). (451) [p.110] Ajouté d’après (M). (452) [p.110] D’après (M). Dans (F) : « istayzā kāna » (استيزا كان) ainsi. (453) [p.110] Dans (M) : « fa-ajma‘ū » (فأجمعوا). (454) [p.110] D’après (M). Dans (F) : « li-qatlati » (لقتلة). (455) [p.110] Dans (M) : « iḥtiqārukum » (احتقاركم). (456) [p.110] D’après al-Ṭabarī. Dans (F) : « mushtimman » (مشتما) ; dans (M) : « mutashammitan » (متشمتا) ainsi. (457) [p.110] Dans (F) : « bāya‘aka » (بايعك). (458) [p.110] Ainsi dans (M). Dans (F) : « ‘alayka » (عليك). (459) [p.110] D’après (M). Dans (F) : « qawmaka » (قومك). (460) [p.110] (12) D’après (M). Dans (F) : « tasfahu shay’an binā » (تسفه شيئا بنا) par altération. (461) [p.110] D’après (M) seulement. (462) [p.110] (14) Dans (M) : « fa-dhakara ḥadīthahu » (فذكر حديثه) par erreur. [p.110] (7) Dans (M) et (F) : « ḥāja » (حاجة) ainsi. (463) [p.111] D’après (M) seulement. (464) [p.111] (2) Dans (M) : « ilā » (إلى). (465) [p.111] D’après (M). Dans (F) : « Sa‘dan » (سعدا) par erreur. (466) [p.111] Dans (F) et (M) : « al-wājiha » (الواجه) ainsi. (467) [p.111] (5) N’est pas dans (M). (468) [p.111] Ajouté d’après (M) et al-Ṭabarī. (469) [p.111] D’après (M). Dans (F) : « wāḥida » (واحدة) par erreur. (470) [p.111] N’est pas dans (M). (471) [p.111] Dans (M) : « ḥattā » (حتى). (472) [p.111] La correction provient de *Mu‘jam al-Buldān* de Yāqūt 8/312, où il est dit : « Nuqay‘ (نقيع) : avec la fatḥa (a) puis la kasra (i) et un yā’ (y) suivi d’une ‘ayn (ع) non pointée ; c’est Nuqay‘ al-Khuḍamāt (نقيع الخضمات). » Ainsi dans *al-Iṣāba* dans la notice d’Abū Umāma. Dans (F) : « al-khuṣamāt » (الخصمات) ainsi. (473) [p.111] La correction provient de (M). Dans (F) : « ḥidda » (حدة) par altération. (474) [p.111] D’après (M). Dans (F) : « qayyiman » (قيما) par erreur. (475) [p.112] Dans (M) : « raḥim » (رحم). (476) [p.112] Dans (M) : « al-Nasā’ī » (النساي). Dans *Lisān al-Mīzān* : « al-Fasawī » ; c’est Abū al-‘Abbās al-Shaybānī al-Nasawī, auteur du *Musnad al-Kabīr* et des *Arba‘īn*. Il a entendu (ḥadīth) d’Ishāq et de Yaḥyā ibn Ma‘īn, a entendu les ouvrages d’Ibn Abī Shayba de lui, et a entendu la majeure partie du *Musnad* d’Ishāq. Ibn Khuzayma, Abū Ḥātim ibn Ḥibbān et d’autres ont rapporté de lui. Voir *Tadhkirat al-Ḥuffāẓ* 2/703. (477) [p.112] (3) Omis dans (M). (478) [p.112] (4) Dans la *Sīra* d’Ibn Hishām : « Pendant que je dormais dans le Ḥijr (al-Ḥijr), quelqu’un vint à moi. » Dans (M) et (F) : « muḍṭaji‘an » (مضطجعا) au lieu de « muḍṭaji‘ » (مضطجع). (479) [p.112] Ajouté d’après la *Sīra*. (480) [p.112] Dans (M) : « mal’ū’an » (مملوءا). (481) [p.112] (7) Dans (F) : « thumma ūtītu » (ثم أوتيت) ; dans (M) : « fa-ūtītu » (فأوتيت) ; dans la *Sīra* d’Ibn Hishām : « atā » (أتى). (482) [p.112] D’après (M). Dans (F) : « ḥaḍūhu » (حضوه) par erreur. (483) [p.112] D’après (M). Dans (F) : « atānī » (أتاني). L’auteur n’a pas mentionné le voyage nocturne (Isrā’) du Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) vers la Mosquée al-Aqṣā et sa prière là-bas, bien qu’Ibn Hishām et d’autres l’aient mentionné. Ibn Hishām dit dans sa *Sīra* (en marge d’*al-Rawḍ al-Unuf* 1/246) : « Al-Ḥasan dit dans son récit : L’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) partit, et Jibrīl (que la paix soit sur lui) partit avec lui jusqu’à ce qu’il l’amène à Bayt al-Maqdis (Jérusalem). Il y trouva Ibrāhīm, Mūsā et ‘Īsā parmi un groupe de prophètes. L’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) les dirigea (en tant qu’imam) et pria avec eux. Puis on lui apporta deux récipients, l’un contenant du vin et l’autre du lait… etc. » (484) [p.113] Dans (M) : « qāla » (قال). (485) [p.113] Dans (M) : « qīla » (قيل) par erreur. (486) [p.113] Dans (M) : « fa-balagha » (فبلغ). (487) [p.113] Ajouté d’après (M). (488) [p.113] N’est pas dans (M). (489) [p.113] Dans (M) : « ṣa‘adan » (صعدا). (490) [p.113] Dans (M) : « qīla » (قيل). (491) [p.113] Dans (F) et (M) : « fa-qāla » (فقال). (492) [p.113] Dans (M) : « fa-marḥaban » (فمرحبا). [p.113] (4) Dans (M) : « khalaṣtuhu wa-idhā » (خلصته وإذا). (493) [p.114] Ajouté d’après (M). (494) [p.114] Dans (M) : « qāla » (قال). (495) [p.114] Dans (M) : « fa-marḥaban » (فمرحبا). (496) [p.114] L’expression est répétée dans (F) depuis « fa-idhā Idrīs » (فإذا إدريس) jusqu’ici. (497) [p.114] Omis dans (M). (498) [p.114] D’après (M). Dans (F) : « ilā » (إلى). (499) [p.114] Dans (M) : « fa-li-ni‘ma » (فلنعم). (500) [p.114] Dans (M) : « thumma » (ثم). (501) [p.114] Dans (M) : « qīla » (قيل) et après lui a été ajouté « wa » (و). (502) [p.114] D’après (M). Dans (F) : « mimmā » (مما). (503) [p.114] Ajouté d’après (M). (504) [p.114] Dans (M) : « fa-marḥaban » (فمرحبا). (505) [p.115] D’après (M). Dans (F) : « bi-ibrāhīm » (بابراهيم). (506) [p.115] Dans (M) : « qīla » (قيل). (507) [p.115] Dans (M) : « dufi‘at » (دفعت) ainsi. (508) [p.115] D’après (M). Dans (F) : « wa-idhā » (وإذا). (509) [p.115] D’après le *Ṣaḥīḥ* d’al-Bukhārī 1/549. Dans l’original : « hādhā » (هذا). (510) [p.115] Dans *al-Nihāya* 4/13, à propos du ḥadīth sur le *Sidrat al-Muntahā* (le Lotus de la Limite) : « Et voici que ses *nabaq* (fruits) étaient comme les *qilāl* (outres) des *qilāl* (grandes outres). » *al-Nabaq* (النبق) – avec la fatḥa (a) sur le nūn (n) et la kasra (i) sur le bā’ (b), parfois sukūn (silence) – est le fruit du *sidr* (jujubier) ; son singulier est *nabqa* (نبقة). (511) [p.115] D’après (M). Dans (F) : « mā » (ما) par erreur. (512) [p.115] Dans (M) : « ūtiya » (أوتى) ainsi. (513) [p.115] Dans (M) : « fa-khtartu » (فاخترت). (514) [p.115] Dans (M) : « hādhihi » (هذه). (515) [p.115] D’après le *Ṣaḥīḥ*. Dans (M), (F) : « al-ṣalāh » (الصلاة). (516) [p.115] Ajouté d’après (M). (517) [p.115] Dans (F) : « fa-innī » (فإني). (518) [p.115] D’après (M). Dans (F) : « ‘ālija » (عالجة) par erreur. [p.115] (14) Omis dans (M). (519) [p.116] D’après (M). Dans (F) : « al-‘ālija » (العالجة) par erreur. (520) [p.116] D’après (M). Dans (F) : « qul » (قل). (521) [p.116] D’après (M). Dans (F) : « arba‘īn » (أربعين). (522) [p.116] Dans (M) : « wa-raja‘tu » (ورجعت). (523) [p.116] Omis dans (M). (524) [p.116] Ajouté d’après (M). (525) [p.116] D’après (M). Dans (F) : « jarat » (جرت) par erreur. (526) [p.116] Dans (M) : « fa-qāla » (فقال). (527) [p.116] Dans (M) : « bi-mādhā » (بماذا). (528) [p.116] Dans (M) : « fa-innī » (فإني). (529) [p.116] D’après le *Ṣaḥīḥ* d’al-Bukhārī. Dans (F) et (M) : « ṣalwa » (صلوة) ainsi. (530) [p.116] Ajouté d’après (M). (531) [p.117] Omis dans (M). (532) [p.117] D’après (M). Dans (F) : « ṣalwa » (صلوة). (533) [p.117] Ajouté dans (F) : « wa-innī » (وإني) par erreur ; cette addition n’était pas dans (M), nous l’avons donc supprimée. (534) [p.117] Ajouté d’après (M). (535) [p.117] Dans (F) et (M) : « munādī » (منادى). (536) [p.117] Ainsi dans (F). Dans (M) : « ‘alā » (على). (537) [p.117] Ajouté dans (M) : « thumma » (ثم). (538) [p.117] D’après (M). Dans (F) : « istawā » (استوى) par altération. (539) [p.117] D’après (M). Dans (F) : « bihī » (به). (540) [p.117] D’après (M). Dans (F) : « al-ṣalāh » (الصلاة). (541) [p.117] D’après (M). Dans (F) : « al-shirāmak » (الشرامك) par erreur. Dans *al-Nihāya* 2/236 : « Il est rapporté qu’il a prié al-Ẓuhr (la prière de midi) lorsque le soleil déclina, et l’ombre était de la taille d’un *shirāk* (شراك). *al-Shirāk* : l’une des lanières de la sandale qui se trouve sur sa face. Sa mesure ici n’est pas une détermination précise, mais le déclin du soleil ne se manifeste que par la plus petite ombre visible. À cette époque, à La Mecque, elle était de cette taille. L’ombre varie selon les époques et les lieux. Cela ne se perçoit clairement que dans des villes comme La Mecque, où l’ombre est réduite. Lorsque le jour est le plus long et que le soleil est au zénith au-dessus de la Ka‘ba, aucune ombre n’est visible sur ses côtés. Ainsi, plus un lieu est proche de l’équateur et de l’équinoxe, plus l’ombre y est courte ; plus il s’en éloigne vers le nord, plus l’ombre est longue. » (542) [p.118] Dans (M) : « wa » (و). (543) [p.118] D’après (M). Dans (F) : « mithlayn » (مثلين). (544) [p.118] (3) Dans (M) : « fa-qāla » (فقال). (545) [p.118] Ajouté dans (M) : « qāla Abū Ḥātim » (قال أبو حاتم). (546) [p.118] D’après (M). Dans (F) : « al-Ṣabarī » (الصبري) ainsi, avec un ṣād (ص). (547) [p.118] Dans (M) : « bi-l-Ṣaymuwa » (بالصيموة) ; dans (F) : « bi-l-Ṣamura » (بالصمرة). La correction provient de *Mu‘jam al-Buldān* 5/406. (548) [p.118] (7) Ce qui se trouve entre les deux numéros est omis dans (M). (549) [p.118] D’après (M). Dans (F) : « ‘abd » (عبد). (550) [p.118] D’après (M). Dans (F) : « ‘an » (عن). (551) [p.118] D’après (M). Dans (F) : « al-makr » (المكر). (552) [p.118] D’après (M). Dans (F) : « atharahu » (أثره). [p.118] (8) Avant cela, dans (M), a été ajouté : « ibn » (ابن). (553) [p.119] D’après (M). Dans (F) : « al-ḥaqq » (الحق). (554) [p.119] Ibn Hishām le mentionne dans sa *Sīra* (en marge d’*al-Rawḍ* 1/280) en ces termes : « Ibn Isḥāq dit : ‘Ubāda ibn al-Walīd ibn ‘Ubāda ibn al-Ṣāmit m’a raconté, d’après son père, d’après son grand-père ‘Ubāda ibn al-Ṣāmit – qui était l’un des *nuqabā’* (chefs) – : Nous avons prêté serment… » le ḥadīth. (555) [p.119] Omis dans (M). (556) [p.119] D’après (M). Dans (F) : « al-khalīfa » (الخليفة) ainsi, avec la khā’ (خ) pointée.
↩ (557) [p.119] Il a une biographie dans al-Iṣāba 1/149 ; c'est Abū Bishr ; il faisait partie des hommes qui prêtèrent le serment d'allégeance lors de la première ʿAqaba 167, et il fut le premier à prêter serment selon Ibn Isḥāq ; il fut le premier à se tourner vers la qibla 168, le premier à léguer un tiers de ses biens, et il fut l'un des nuqabāʾ 169... » ↩ (558) [p.119] D'après M, al-Rawḍ et al-Ṭabarī ; dans F « ru'yā 170 » ↩ (559) [p.119] Dans al-Rawḍ « atuwāfiqūnanī 171 » ↩ (560) [p.119] Ainsi dans M et F ; dans al-Rawḍ « an lā adaʿa hādhihi al-buniya 172 » ↩ (561) [p.119] 9) D'après M et al-Rawḍ ; dans F « man yuṭahhir 173 » erreur
- Khutbat al-Hâja : Sermon du besoin, formule introductive utilisée par le Prophète pour commencer ses discours.
- waqf : Fondation pieuse, bien immobilier dont les revenus sont destinés à une œuvre charitable perpétuelle.
- إِنَّكَ لا تَهْدِي مَنْ أَحْبَبْتَ : Coran, sourate 28 (al-Qaṣaṣ), verset 56 : « Tu ne guides pas celui que tu aimes, mais Dieu guide qui Il veut. »
- نسيبة : اسم امرأة صحابية، وهي نسيبة بنت كعب المازنية، أم عمارة، من الصحابيات المشهورات.
- Sîra : Biographie du Prophète Muhammad, traditionnellement écrite par Ibn Hishâm.
- Baydâ’ : Nom propre féminin signifiant 'la Blanche'.
- قلت : J'ai dit, première personne du singulier du verbe dire.
- رمى : Il a jeté, lancé.
- سلا : Il s'est désintéressé, a oublié.
- طرحوا : Ils ont jeté.
- ثلاث : Trois (féminin).
- أبي : Mon père, forme abrégée de 'abî.
- ربيعة : Rabî'a, nom propre.
- عقيه : Probablement 'Uqayy, nom propre.
- صلى : Il a prié.
- معاشر : Assemblée, groupe de personnes.
- نفسي : Moi-même, mon âme.
- ارعوى : Il s'est détourné, a renoncé (au mal).
- فو الله : Par Dieu, serment.
- علمكم : Votre science, votre connaissance.
- فاليات : Ils sont venus (forme dialectale ou erronée).
- ثم قالت : Puis elle dit.
- عبدو : Probablement 'Abdu, nom propre ou forme abrégée.
- منحله : Sa ruche (d'abeilles).
- قومها : Son peuple, sa tribu.
- ينظر : Il regarde.
- تنفانا : Il nous chasse (forme dialectale).
- جعنا : Nous sommes venus (forme dialectale).
- فرغت : Je me suis reposé, j'ai fini.
- زيد : Il a ajouté, augmenté.
- بلع : Il a avalé.
- سورة 41 آية 1-13 : Sourate 41 (Fussilat), versets 1 à 13.
- ليس في م : Pas présent dans le manuscrit M.
- عدتك : Ton ennemi (forme erronée probablement pour 'aduwwuka).
- فتكلمهم : Tu leur parles (forme abrégée).
- زيد : Il a ajouté.
- أي : Ou, c'est-à-dire.
- نصها : Son texte.
- الأرث : L'héritage (forme erronée pour al-irth).
- لا : Non, ne ... pas.
- ما : Ce que, ce qui.
- إذا : Si, quand.
- يستحقون : Ils méritent.
- النجام : Al-Najjâm, nom propre (probablement une tribu).
- بين : Entre.
- النحام : Al-Naḥḥâm, surnom de Nu'aym ibn 'Abd Allâh.
- قال : Il dit.
- زيد : Il a ajouté.
- اغرقك : Il te noie.
- تاركك : Il te laisse.
- قلت : J'ai dit.
- قال : Il dit.
- تابعا : Suivant, qui suit.
- عندها : Chez elle.
- الأرث : L'héritage (forme erronée).
- قرأته عليهما : Je le lui ai lu à tous deux.
- أيهما : Lequel des deux.
- تابعتما : Vous avez suivi (duel).
- يزيد : Yazîd, nom propre.
- ارعوى : Il s'est repenti, a renoncé.
- إلى : Vers.
- ليردنها : Ils y entreront (forme abrégée).
- قرأ : Il a récité.
- الطاهر : Le pur.
- فأعطته : Elle lui donna.
- صدرا : Poitrine, partie avant.
- الله خصك : Dieu t'a distingué.
- ويقول : Et il dit.
- المسلمين : Les musulmans.
- خلل : Brèche, défaut.
- السيف : L'épée.
- أذن : Oreille.
- بذلناه به : Nous l'avons donné pour cela.
- الهجرة : L'émigration (de La Mecque à Médine).
- جبذني : Il me tira (forme dialectale de jadhaba).
- شديدة : Violente, forte.
- يقول : Il dit.
- فارغة : Vide.
- جاء : Il vint.
- أو من : Ou de.
- ففرق : Il dispersa.
- من مكانهم : De leur place.
- عزما : Résolution, détermination.
- يستمنعان : Ils se défendent (duel, forme dialectale).
- حين : Quand, moment.
- بيت : Maison.
- متوفا : Mort (forme dialectale).
- عائشة : 'Â'isha, épouse du Prophète.
- أم رومان : Umm Rûmân, mère de 'Â'isha.
- بن : Fils de.
- عمر : 'Umar, nom propre.
- أمر الله : Ordre de Dieu.
- لئن : Si (avec serment).
- يقول : Il dit.
- في : Dans.
- زيد : Il a ajouté.
- إحلالا : Illégal, licite (sens contextuel).
- فإذا : Puis quand.
- نظر : Il regarda.
- يقول له : Il lui dit.
- وقال : Et il dit.
- نينوى : Ninive, ville de l'actuel Mossoul.
- يدرك : Il atteint, rattrape.
- ذاك : Cela.
- مرسلا : Envoyé, messager.
- فقيل : On dit.
- زيد : Il a ajouté.
- أسدة : Asad, nom propre (lion).
- سألاه : Ils l'interrogèrent (duel).
- قال : Il dit.
- لا يصرفنك : Ne te détourne pas.
- أليس : N'est-ce pas.
- يدعوا : Il invoque.
- أربعة : Quatre.
- يبين عن الله : Il explique de la part de Dieu.
- ليلته : Sa nuit.
- زيد : Il a ajouté.
- اعتيل : Il fut malade (forme dialectale).
- بيديه : Ses mains (duel).
- زيد : Il a ajouté.
- أوفو ما : Accomplissez ce que (forme dialectale).
- أغارهم : Il les attaqua.
- سعيد : Sa'îd, nom propre.
- البلخي : Al-Balkhî, originaire de Balkh.
- تعلب : Tha'lab, nom propre (renard).
- عكرمة عن بن عباس : Chaîne de transmission : 'Ikrima d'après Ibn 'Abbâs.
- ثنا : Abréviation de 'haddathanâ' (il nous a raconté).
- عبس : 'Abs, nom de tribu.
- بن : Fils de.
- زيد : Il a ajouté.
- الهام : Les nobles (pluriel de hâmah, tête).
- اللهازم : Les mâchoires (pluriel de lahzmah), métaphore pour le milieu de la tribu.
- قال : Il dit.
- زيد : Il a ajouté.
- يقول : Il dit.
- بوادون : Bédouins (pluriel de bâdiyah).
- بسكام : Bisâm, nom propre.
- حساس : Sensible, qui ressent.
- الدمار : La ruine.
- الحرقوان : Al-Ḥarqawân, nom propre.
- من نجده : Nous le trouvons.
- اصهاب : Aṣbah, nom de tribu.
- بن : Fils de.
- ذهل : Dhuhl, nom de tribu.
- فمنكم : Parmi vous.
- ذو غفل : Dhu Ghufal, nom propre.
- نفل : Nafal, nom propre (butin).
- العبء : Le fardeau.
- تسأل : Tu interroges.
- إنكم : Vous (sujet).
- فأخبرناكم : Nous vous avons informés.
- فمن : De qui.
- زيد : Il a ajouté.
- فممن : De qui (interrogatif).
- ولد : Enfant, fils.
- القريشيين : Les Qurayshites (pluriel).
- فقال : Il dit.
- فقال الفتى : Le jeune homme dit.
- الثغرة : La fossette au-dessus de la poitrine.
- من قرا : De Qarâ (nom de lieu).
- مسنتون : Affamés (pluriel de musint).
- عجاف : Maigres (pluriel de 'ajfâ').
- الجد : Le grand-père.
- بن : Fils de.
- كالقمر : Comme la lune.
- يضيء : Il brille, illumine.
- al-ʿAqaba : Colline près de Minā où eurent lieu les deux serments d'allégeance des Ansar au Prophète avant l'Hégire.
- qibla : Direction de la prière, initialement vers Jérusalem, puis vers La Mecque.
- nuqabāʾ : Pluriel de naqīb, chefs de tribus ou représentants désignés pour organiser la communauté musulmane naissante.
- ru'yā : Vision, songe, souvent utilisé pour désigner une vision prophétique ou un rêve véridique.
- atuwāfiqūnanī : Variante de lecture signifiant « m'accordez-vous ? » ou « êtes-vous d'accord avec moi ? ».
- an lā adaʿa hādhihi al-buniya : Variante signifiant « que je n'abandonne pas cette construction » (référence à la Kaaba).
- man yuṭahhir : Erreur de lecture pour « man yuṭahhiru » (qui purifie) ou autre, le texte correct étant incertain.
Les notes et commentaires
(562) [p.119] De M et d’ar-Rawḍ ; et dans F « yuṣallā » (il prie). (563) [p.119] De M et d’ar-Rawḍ. (564) [p.119] De M et d’ar-Rawḍ ; et il se trouve dans F « li-nuṭā » (pour que nous soyons donnés), altéré. (565) [p.119] Dans M « ḥīna » (lorsque). (566) [p.120] De M ; et dans F « mimmā » (de ce que). (567) [p.120] De M ; et dans F « wa » (et). (568) [p.120] Dans M « fa-qālū » (ils dirent). (569) [p.120] Omis dans M. (570) [p.120] Ainsi dans F ; et dans M « munkabatan » (penchée), ainsi. (571) [p.120] Ajouté de M et d’aṭ-Ṭabarī ; cela a été omis dans F ; et après cela, il est ajouté dans aṭ-Ṭabarī « sayyid qawmihi » (le chef de son peuple). (572) [p.120] De M ; et dans F « hādhayni » (ces deux-ci). (573) [p.120] Ajouté de M. (574) [p.120] 9) N’est pas dans M. (575) [p.120] De M ; et dans F « naẓīr » (semblable), par erreur. (576) [p.120] Dans M et aṭ-Ṭabarī « fa-ṣallaytu » (je priai). (577) [p.120] Ajouté de M et d’aṭ-Ṭabarī. (578) [p.120] Dans aṭ-Ṭabarī « wa qad khālafanī aṣḥābī fī dhālika » (alors que mes compagnons m’avaient contredit en cela). (579) [p.120] Ainsi ; et dans aṭ-Ṭabarī « fa-raja‘a al-Barā’u ilā qiblati Rasūli Llāhi ṣallā Llāhu ‘alayhi wa sallama wa ṣallā ma‘anā ilā sh-Shāmi ; qāla : wa ahluhu yaz‘umūna annahu ṣallā ilā l-Ka‘bati ḥattā māta, wa laysa dhālika kamā qālū, naḥnu a‘lamu bihi minhum, thumma kharajnā ilā l-ḥajji wa wā‘adnā Rasūla Llāhi ṣallā Llāhu ‘alayhi wa sallama min awsaṭi ayyāmi t-tashrīqi » (Alors al-Barā’ revint à la qibla (direction de la prière) de l’Envoyé d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – et pria avec nous vers le Shām ; il dit : et les siens prétendent qu’il pria vers la Ka‘ba jusqu’à sa mort, mais il n’en est pas comme ils disent, nous le savons mieux qu’eux. Ensuite, nous partîmes pour le pèlerinage et nous fixâmes un rendez-vous avec l’Envoyé d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – au milieu des jours de t-Tashrīq). (580) [p.121] De M ; et dans F « yastadillūna » (ils cherchent à prouver) ; et dans aṭ-Ṭabarī « natasallalu » (nous nous échappons). (581) [p.121] Ajouté dans M « kāna » (était). (582) [p.121] Ajouté de M. (583) [p.121] Dans aṭ-Ṭabarī « baladihi » (son pays). (584) [p.121] 6) La correction vient de M ; et il se trouve dans F « wa fayd wa ammā » (et un affluent et quant à), ainsi. (585) [p.121] Dans M « lahu » (pour lui). (586) [p.121] De M ; et dans F « ‘alaykum » (sur vous). (587) [p.121] 9) Omis dans M. (588) [p.121] De M ; et dans F « qultum » (vous avez dit). (589) [p.121] Ainsi dans F ; et dans M « qara’a » (il récita). (590) [p.121] Ainsi ; et dans aṭ-Ṭabarī « fa-akhadha al-Barā’u bnu Ma‘rūrin bi-yadihi thumma qāla : wa-lladhī ba‘athaka bi-l-ḥaqqi la-namna‘annaka mimmā namna‘u minhu azuranā ! fa-bāya‘nā Rasūla Llāhi ṣallā Llāhu ‘alayhi wa sallama » (Alors al-Barā’ b. Ma‘rūr prit sa main puis dit : « Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, nous te protégerons certainement de ce dont nous protégeons nos ceintures ! » Alors nous fîmes le pacte d’allégeance à l’Envoyé d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue). (591) [p.121] La correction vient de M ; dans F « al-‘umr » (la vie). [p.121] (1) De M et d’aṭ-Ṭabarī ; dans F « awsāṭ » (milieux). (592) [p.122] Dans M « mimmā » (de ce que). (593) [p.122] De M ; et dans F « tamna‘ū » (vous protégez). (594) [p.122] Dans M « fa-bāya‘ū » (ils firent allégeance). (595) [p.122] La correction vient de M ; dans F « ‘adā » (ennemi), par erreur – voir aṭ-Ṭabarī 2/239. (596) [p.122] Dans M « tubāyi‘ūhu » (vous lui faites allégeance), ainsi. (597) [p.122] Cette expression a été ajoutée de M ; elle a été omise dans F. (598) [p.122] Dans M « tūfūna » (vous accomplissez). (599) [p.122] De M ; et dans F « ‘āhadttumūnī » (vous m’avez fait pacte). (600) [p.122] De M ; et dans F « musāmaratan » (veillée nocturne) ; et dans aṭ-Ṭabarī « fa-in kuntum tarawna annakum idhā nuhikat amwālukum muṣībatan wa ashrāfukum qutila aslamtumūhu fa-min al-āna, fa-huwa wa-llāhi khizyu d-dunyā wa l-ākhirati in fa‘altum, wa in kuntum tarawna annakum wāfūna lahu bi-mā da‘awtumūhu ilayhi ‘alā nuhkati l-amwāli wa qatli l-ashrāfi fa-khudhūhu, fa-huwa wa-llāhi khayru d-dunyā wa l-ākhirati... » (Si vous pensez que lorsque vos biens seront épuisés par une calamité et vos nobles tués, vous l’abandonnerez, alors faites-le dès maintenant ; car c’est, par Allah, la honte de ce monde et de l’autre si vous le faites. Mais si vous pensez que vous serez fidèles à ce pour quoi vous l’avez appelé, malgré l’épuisement des biens et la mort des nobles, alors prenez-le ; car c’est, par Allah, le bien de ce monde et de l’autre...). (601) [p.122] Ajouté de M. (602) [p.122] De M ; et dans F « khayr » (bien). (603) [p.122] Dans F « at-tīhyān » (les deux égarés), par erreur. (604) [p.122] 13) N’est pas dans M. (605) [p.122] De M ; et dans F « qawm » (peuple). (606) [p.122] De M ; dans F « fa-ḥamaka » (et il te protégea). (607) [p.122] Et dans ar-Rawḍ 1/276 « Qāla Ibn Hishām : wa yuqālu : al-hidmu l-hidmu, ay dhimmatī dhimmatukum wa ḥurmatī ḥurmatukum » (Ibn Hishām dit : on dit : al-hidmu l-hidmu, c’est-à-dire ma protection est votre protection et mon inviolabilité est votre inviolabilité). (608) [p.122] De M. (609) [p.123] L’expression d’ici à « As‘ad b. Zurāra » n’est pas dans M. (610) [p.123] Ajouté dans F « wa » (et). (611) [p.123] De M. (612) [p.123] De al-Iṣāba ; dans F et M « Ḥizām » (ceinture), par erreur. (613) [p.123] Et dans M « ab » (père) ; dans al-Iṣāba « wālid » (père). (614) [p.123] 7) Dans M « ‘Abd Allāhi bni » (de ‘Abd Allāh b.). (615) [p.123] D’ici à « Premier livre des Compagnons », numéro de page de l’original 160/alif, manque dans M. (616) [p.123] De ar-Rawḍ ; et il se trouve dans F « dawāmatan » (continuellement), altéré. (617) [p.123] De ar-Rawḍ ; et dans F « Sa‘īd » (Sa‘īd), ainsi. (618) [p.123] Dans ar-Rawḍ « al-‘Abbās » (al-‘Abbās), qui est le frère des Banū Sālim b. ‘Awf. (619) [p.123] De aṭ-Ṭabarī ; dans as-Sīra « la-tamīlunna » (vous inclinerez certainement) ; dans F « la-naṣaḥunna » (nous conseillerons certainement). [p.123] (3) Dans M « naqīban » (un chef). (620) [p.124] Ajouté de as-Sīra d’Ibn Hishām (en marge d’ar-Rawḍ 1/277). (621) [p.124] De as-Sīra ; dans F « ghadātan » (un matin). (622) [p.124] Dans as-Sīra « lam nu’mar » (nous n’avons pas reçu d’ordre). (623) [p.124] La correction vient de as-Sīra ; dans F « tushabb » (elle est allumée), par erreur. (624) [p.124] Dans as-Sīra « qāla wa qad ṣadaqū lam ya‘lamūhu » (il dit : et ils ont dit vrai, ils ne le savaient pas). (625) [p.124] Dans F « Ḥizām » (ceinture). (626) [p.124] Ajouté de as-Sīra. (627) [p.124] La correction vient de aṭ-Ṭabarī 2/240 ; dans F « fa‘ala » (il fit), par erreur. (628) [p.124] De aṭ-Ṭabarī ; et il se trouve dans F « ja‘alahā » (il les fit), altéré. (629) [p.124] De aṭ-Ṭabarī ; dans F « bihā » (avec elles). (630) [p.124] Ainsi ; et dans aṭ-Ṭabarī « fa-qāla wa-llāhi la-tanta‘ilunnahumā » (il dit : Par Allah, tu les enfileras certainement) ; dans F « ilbas-hā » (porte-les). (631) [p.124] Ajouté dans aṭ-Ṭabarī « Allāhu » (Allah). (632) [p.124] Ajouté dans aṭ-Ṭabarī 2/240 « al-fa’l » (l’augure). (633) [p.125] 1) Ainsi dans F ; dans as-Sīra « wa ‘asā an lā ya‘damakum ra’yan minhu wa nuṣḥan » (et peut-être ne vous privera-t-il pas d’un avis de sa part et d’un conseil). (634) [p.125] La correction vient de aṭ-Ṭabarī 2/243 ; et il se trouve dans F « yuthbitū » (ils affirment) à la place de « yathibū » (ils bondissent), altéré ; et le texte d’aṭ-Ṭabarī est : « Qāla qā’ilun minhum : iḥbisūhu fī l-ḥadīdi wa aghliqū ‘alayhi bāban thumma tarabbasū bihi mā aṣāba ashbāhahu mina sh-shu‘arā’i lladhīna qablahu Zuhayran wa n-Nābighata wa man maḍā minhum min hādha l-mawti ḥattā yuṣībahu minhu mā aṣābahum, qāla : fa-qāla sh-shaykhu n-najdī : lā wa-llāhi! mā hādhā lakum bi-ra’yin, wa-llāhi law ḥabastumūhu kamā taqūlūna la-kharaja amruhu min warā’i l-bābi lladhī aghlaqtumūhu dūnahu ilā aṣḥābihi fa-la-washakū an yathibū ‘alaykum fa-yantazi‘ūhu min aydīkum... » (Un d’entre eux dit : « Enfermez-le dans les fers, fermez une porte sur lui, puis attendez pour lui ce qui est arrivé à ses semblables parmi les poètes qui l’ont précédé, Zuhayr, an-Nābigha et ceux d’entre eux qui sont passés par cette mort, jusqu’à ce que l’atteigne ce qui les a atteints. » Il dit : Alors le vieillard najdite dit : « Non, par Allah ! Ce n’est pas pour vous un avis. Par Allah, si vous l’emprisonnez comme vous le dites, son ordre sortira de derrière la porte que vous aurez fermée devant lui vers ses compagnons, et ils bondiront bientôt sur vous et vous l’arracheront des mains... »). (635) [p.125] Il se trouve dans F « yakhurrukum » (il vous renverse), ainsi altéré. (636) [p.125] 4) Dans F « unẓurūnī » (regardez-moi), ainsi. (637) [p.125] 5) La correction vient de as-Sīra d’Ibn Hishām ; et il se trouve dans F « ilā tarūna ilā » (vers vous voyez vers), altéré. (638) [p.125] 6) Ainsi dans F ; et dans as-Sīra d’Ibn Hishām « wa-llāhi law fa‘altum dhālika mā amintum » (Par Allah, si vous faisiez cela, vous ne seriez pas en sécurité). (639) [p.125] De as-Sīra ; dans F « rā’ī » (mon avis). (640) [p.126] Dans as-Sīra « jamī‘an » (tous ensemble). (641) [p.126] De as-Sīra ; et il se trouve dans F « fa-idh » (et alors), par erreur. (642) [p.126] De aṭ-Ṭabaqāt ; dans F « fa-tafashshā » (et se répandit), par erreur ; et dans as-Sīra d’Ibn Hishām « qāla li-‘Aliyyi bni Abī Ṭālib : nim ‘alā firāshī wa ttaḥish bi-burdī hādhā l-ḥaḍramī l-akhḍar » (Il dit à ‘Alī b. Abī Ṭālib : « Dors sur ma couche et enveloppe-toi de ce manteau vert hadramawtite »). (643) [p.126] 5) La correction vient de aṭ-Ṭabaqāt ; dans F « thumma uḥḍur » (puis sois présent), ainsi. (644) [p.126] Et dans as-Sīra 1/292 « Lammā ijtama‘ū lahu wa fīhim Abū Jahl b. Hishām fa-qāla wa hum ‘alā bābihi : inna Muḥammadan yaz‘umu annakum in tāba‘tumūhu ‘alā amrihi kuntum mulūka l-‘Arabi wa l-‘Ajami, thumma bu‘ithtum min ba‘di mawtikum fa-ju‘ilat lakum jannānun ka-jannāni l-Urdunni, wa in lam taf‘alūhu kāna lahu fīkum dhabḥun, thumma bu‘ithtum min ba‘di mawtikum thumma ju‘ilat lakum nārun taḥraqūna fīhā, qāla : wa kharaja ‘alayhim Rasūlu Llāhi ṣallā Llāhu ‘alayhi wa sallama fa-akhadha ḥufnatan min turābin fī yadihi thumma qāla : « na‘am, anā aqūlu dhālika, anta aḥaduhum », wa akhadha Llāhu ta‘ālā ‘alā abṣārihim ‘anhu fa-lā yarawnahu fa-ja‘ala yanthuru dhālika t-turāba ‘alā ru’ūsihim wa huwa yatlū hā’ulā’i l-āyāti min Yā Sīn wa l-Qur’āni l-ḥakīmi innaka la-mina l-mursalīna ‘alā ṣirāṭin mustaqīmin tanzīla l-‘azīzi r-rahīmi - ilā qawlihi : fa-aghshaynāhum fahum lā yubṣirūna » (Lorsqu’ils se rassemblèrent contre lui, parmi eux Abū Jahl b. Hishām, il dit alors qu’ils étaient à sa porte : « Muhammad prétend que si vous le suivez dans son affaire, vous serez les rois des Arabes et des non-Arabes, puis vous serez ressuscités après votre mort et il vous sera donné des jardins comme les jardins du Jourdain ; et si vous ne le faites pas, il aura contre vous un massacre, puis vous serez ressuscités après votre mort et il vous sera donné un feu où vous brûlerez. » Il dit : L’Envoyé d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – sortit vers eux, prit une poignée de terre dans sa main puis dit : « Oui, je dis cela, tu es l’un d’eux. » Et Allah Très-Haut voila leurs yeux à son sujet, ils ne le voyaient pas ; il se mit à répandre cette terre sur leurs têtes tout en récitant ces versets de Yā Sīn et du Coran sage : « Tu es certes parmi les envoyés, sur une voie droite, révélation du Puissant, du Miséricordieux » jusqu’à Sa parole : « Nous les avons aveuglés, ils ne voient donc pas »). (645) [p.126] Dans F « bā’isīna » (malheureux), par erreur. (646) [p.126] Ainsi dans F ; dans aṭ-Ṭabaqāt 1/154 « fa-kharaja Rasūlu Llāhi ṣallā Llāhu ‘alayhi wa sallama ‘alayhim wa hum julūsun ‘alā l-bābi fa-akhadha ḥufnatan mina l-baṭḥā’i fa-ja‘ala yadhirruhā ‘alā ru’ūsihim wa yatlū Yā Sīn wa l-Qur’āni l-ḥakīmi - ḥattā balagha - sawā’un ‘alayhim » (L’Envoyé d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – sortit vers eux alors qu’ils étaient assis à la porte ; il prit une poignée de terre de la plaine et se mit à la répandre sur leurs têtes tout en récitant Yā Sīn et le Coran sage – jusqu’à ce qu’il atteigne – « Il leur est égal »). [p.126] (3) Ainsi dans F ; et dans as-Sīra d’Ibn Hishām « fa-lam yaqdir Banū ‘Abdi Manāfin ‘alā ḥarbi qawmihim jamī‘an fa-raḍū minnā bi-l-‘aqli fa-‘aqalnāhu lahum » (Les Banū ‘Abd Manāf ne purent faire la guerre à tout leur peuple, ils se contentèrent donc de notre part du prix du sang, et nous le leur versâmes). (647) [p.127] Sourate 22, verset 39. (648) [p.127] L’ajout n’est pas dans F. (649) [p.127] Mentionné par Ibn Ḥajar dans Tahdhīb at-Tahdhīb 9/425 dans la biographie de « Muḥammad b. al-Mutawakkil b. ‘Abd ar-Raḥmān b. Ḥassān al-Hāshimī, leur affranchi, Abū ‘Abd Allāh b. Abī s-Sarī al-Ḥāfiẓ al-‘Asqalānī » parmi ceux qui ont rapporté de lui. (650) [p.127] Dans at-Tahdhīb « al-‘Asqalānī ». (651) [p.127] De al-Khaṣā’iṣ 1/190 et des Dalā’il d’al-Bayhaqī ; dans F « sukhatun » (colère), par erreur. (652) [p.127] Al-Lāba : la coulée de lave, pluriel Lābāt – (mā bayna lābatayhā, mathalu fulān) : son origine est à Médine, qui est entre deux lābas (deux coulées de lave), c’est-à-dire deux limites ; puis cela est passé dans la bouche des gens pour chaque ville, ils disent : mā bayna lābatayhā – mathalu fulān – sans expliciter le possesseur du pronom. (653) [p.128] C’est-à-dire à son premier moment. (654) [p.128] De aṣ-Ṣaḥīḥ d’al-Bukhārī : c’est-à-dire couvrant sa tête ; dans F « mutaqaffi‘an » (recroquevillé), par erreur. (655) [p.128] Ajouté de aṭ-Ṭabarī. (656) [p.128] Dans aṭ-Ṭabarī 2/246 « qāla mā jā’a Rasūlu Llāhi ṣallā Llāhu ‘alayhi wa sallama hādhihi s-sā‘ata illā li-amrin ḥadatha » (Il dit : L’Envoyé d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – n’est venu à cette heure que pour une affaire survenue). (657) [p.128] Ajouté dans aṭ-Ṭabarī « ‘annī » (de moi). (658) [p.128] Et dans aṭ-Ṭabarī : humā ibnatāya, wa mā dhāka fadāka abī wa ummī (Ce sont mes deux filles, et qu’est-ce donc ? Que mon père et ma mère te soient sacrifiés). (659) [p.128] De aṭ-Ṭabarī ; dans F « fī l-khurūj » (pour la sortie) ; et ajouté dans aṭ-Ṭabarī « wa l-hijra » (et l’émigration). (660) [p.128] Dans aṭ-Ṭabarī « aṣ-ṣuḥba » (la compagnie). (661) [p.128] Ainsi dans F ; et il se trouve dans aṭ-Ṭabarī « aṣ-ṣuḥba » (la compagnie). (662) [p.128] Ainsi dans F ; et il se trouve dans aṭ-Ṭabarī « fa-lammā qarraba Abū Bakr ar-rāḥilatayni ilā Rasūli Llāhi ṣallā Llāhu ‘alayhi wa sallama qarraba lahu afḍalahumā thumma qāla lahu : rkab fadāka abī wa ummī ! fa-qāla Rasūlu Llāhi ṣallā Llāhu ‘alayhi wa sallama innī lā arkabu ba‘īran laysa lī, qāla fa-huwa laka yā Rasūla Llāhi bi-abī anta wa ummī ! qāla : lā, wa lākin mā th-thamanu lladhī ibta‘tahā bihi ? qāla : kadhā wa kadhā, qāla : akhadhtuhā bi-dhālika, qāla : hiya laka yā Rasūla Llāhi » (Lorsque Abū Bakr approcha les deux montures de l’Envoyé d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – il approcha de lui la meilleure des deux puis lui dit : « Monte, que mon père et ma mère te soient sacrifiés ! » L’Envoyé d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – dit : « Je ne monte pas un chameau qui ne m’appartient pas. » Il dit : « Il est à toi, ô Envoyé d’Allah, que mon père et ma mère te soient sacrifiés ! » Il dit : « Non, mais quel est le prix pour lequel tu l’as acheté ? » Il dit : « Tel et tel. » Il dit : « Je l’ai pris pour cela. » Il dit : « Il est à toi, ô Envoyé d’Allah »). (663) [p.128] De aṣ-Ṣaḥīḥ d’al-Bukhārī 1/553 ; dans aṭ-Ṭabaqāt d’Ibn Sa‘d, vol. 1, partie 1, p. 154 : wa jahhaznāhumā (et nous les équipâmes) ; dans F « fa-jahhazahumā » (et il les équipa), ainsi. (664) [p.128] Ainsi dans F et dans le texte d’aṣ-Ṣaḥīḥ d’al-Bukhārī ; et en marge, avec le signe de la copie « aḥabba » (il aima). (665) [p.128] De aṭ-Ṭabaqāt et d’aṣ-Ṣaḥīḥ d’al-Bukhārī ; dans F « waḍa‘nā » (nous avons placé). (666) [p.128] De aṭ-Ṭabaqāt d’Ibn Sa‘d et d’aṣ-Ṣaḥīḥ d’al-Bukhārī ; dans al-Iṣāba « fa-shaqqat » (et elle fendit) ; et il se trouve dans F « fa-qaṣa‘at » (et elle brisa), altéré. (667) [p.129] De aṭ-Ṭabaqāt d’Ibn Sa‘d, vol. 1/partie 1, p. 155 ; dans F « fa-awkabat » (et elle se pencha), par erreur. (668) [p.129] Ainsi dans F ; dans aṭ-Ṭabarī « istājarā ‘Abd Allāha bna Arqada » (ils louèrent ‘Abd Allāh b. Arqad) ; dans aṭ-Ṭabaqāt « yuqālu lahu : ‘Abd Allāh b. Urayqiṭ » (on l’appelle ‘Abd Allāh b. Urayqiṭ). (669) [p.129] De aṭ-Ṭabarī ; dans F « dafa‘nā » (nous avons poussé), par erreur. (670) [p.129] Ajouté dans F « abī » (mon père) ; et dans Mu‘jam al-Buldān « wa ammā ismu l-jabali lladhī bi-Makkata wa fīhi l-ghāru fa-huwa Thawrun ghayru muḍāfin ilā shay’in » (Quant au nom de la montagne qui est à La Mecque et où se trouve la grotte, c’est Thawr, sans être ajouté à quoi que ce soit). (671) [p.129] 5) Ainsi dans F ; et dans as-Sīra 2/4 « wa fī aṣ-Ṣaḥīḥi ‘an Anasin qāla : qāla Abū Bakr raḍiya Llāhu ‘anhu li-Rasūli Llāhi ṣallā Llāhu ‘alayhi wa sallama wa humā fī l-ghāri : law anna aḥadahum naẓara ilā qadamihi » (Et dans aṣ-Ṣaḥīḥ, d’après Anas, il dit : Abū Bakr – qu’Allah l’agrée – dit à l’Envoyé d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – alors qu’ils étaient dans la grotte : « Si l’un d’eux regardait sous son pied »). (672) [p.129] Dans aṭ-Ṭabarī « la-ra’ānā » (il nous aurait vus) ; et après cela, il est ajouté dans F « taḥta qadamihi » (sous son pied), répété.
Ainsi dans F, et dans la Sîra 2/4 : « On rapporte aussi que lorsqu'ils perdirent la trace, ils firent venir les traceurs 1 et ceux-ci suivirent la piste jusqu'à parvenir à l'entrée de la grotte, qu'Allah avait fait pousser [un arbre] comme nous l'avons mentionné dans le hadith précédent. Quand Abû Bakr – qu'Allah l'agrée – vit la piste, sa tristesse pour l'Envoyé d'Allah – sur lui la grâce et la paix – s'intensifia et il dit : « Si je suis tué, je ne suis qu'un homme ; mais si tu es tué, la communauté périt. » Alors l'Envoyé d'Allah – sur lui la grâce et la paix – lui dit : « Ne t'attriste pas, car Allah est avec nous. » Ne vois-tu pas comment il dit : « Ne t'attriste pas » et non : « N'aie pas peur » ? Car sa tristesse pour l'Envoyé d'Allah – sur lui la grâce et la paix – le détourna de la crainte pour lui-même, et aussi parce qu'il voyait ce qui arrivait à l'Envoyé d'Allah – sur lui la grâce et la paix – comme la fatigue, le fait d'être dans l'étroitesse de la grotte, la séparation des siens et la solitude de l'exil. Il était le plus tendre et le plus compatissant envers l'Envoyé d'Allah – sur lui la grâce et la paix – et il s'en attrista.
↩ (793) [p138] de la Sīra d'Ibn Hishām 2/9, et dans F il y a « bṣf » corrompu. ↩ (794) [p138] de la Sīra d'Ibn Hishām, et dans F il y a « mḥāj » erroné, et dans al-Rawḍ « mujāj » avec kasra du mīm et deux jīm. ↩ (795) [p138] de al-Rawḍ en plaçant le jīm avant le ḥā', et dans F il y a « mrḥj » erroné. ↩ (796) [p138] de la Sīra d'Ibn Hishām où il est dit : « Ibn Hishām a dit : on dit aussi al-ʿaṣwayn », et dans F il y a « al-qṣwr » corrompu. ↩ (797) [p138] de la Sīra d'Ibn Hishām 2/9, et dans F il y a « dhākbshh » erroné. ↩ (798) [p138] 16) de la Sīra d'Ibn Hishām, et dans F il y a « akhz al-jrājr » corrompu. ↩ (799) [p138] de la Sīra d'Ibn Hishām. Et dans F il y a « ʿwā » corrompu, et il est mentionné dans Muʿjam al-Buldān à « Baṭn Aʿdā' ». ↩ (800) [p139] de la Sīra d'Ibn Hishām et al-Rawḍ, où il est dit : « Madlajat Taʿhan – avec kasra du tā' et du hā', le tā' y est radical, et à Taʿhan il y a un rocher appelé Umm ʿAfī, connu d'après une femme qui y habitait ; le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) passa près d'elle et lui demanda à boire, mais elle ne lui donna pas à boire ; il invoqua donc contre elle et elle fut transformée en rocher ; c'est ce rocher, selon ce qu'ils rapportent. » Et dans F il y a « mʿmr » corrompu. ↩ (801) [p139] de la Sīra d'Ibn Hishām, et dans al-Rawḍ « al-ʿabābīd » comme s'il était le pluriel de ʿibād, et Ibn Hishām a dit : « ce sont al-ʿabābīb comme s'il était le pluriel de ʿubāb » ; et dans l'original « al-ʿanābīd » ainsi. ↩ (802) [p139] dans F il y a « al-fāḥah » erroné, et dans al-Rawḍ « avec fā' et jīm », et Ibn Hishām a dit : « c'est al-qāḥah – avec qāf et ḥā' ». ↩ (803) [p139] de la Sīra d'Ibn Hishām. Et dans F il y a « al-frj » avec fā' erroné. ↩ (804) [p139] de la Sīra d'Ibn Hishām où il est dit : « puis il prit avec eux deux le col d'al-ʿā'ir à droite de Rakūbah, et on dit le col d'al-ghā'ir ». ↩ (805) [p139] dans F il y a « rayʿ » ainsi. ↩ (806) [p139] de al-Rawḍ, et dans F il y a « lāthnā » ainsi. ↩ (807) [p139] dans F il y a « nanẓur ». ↩ (808) [p139] 9) Et dans la Sīra d'Ibn Hishām : « il cria de toute sa voix : Ô Banū Qaylah, voici votre grand-père qui est venu ». ↩ (809) [p139] dans F il y a « humā » et le correct est ce que nous avons établi. ↩ (810) [p139] de Majmaʿ Biḥār al-Anwār, et dans F il y a « wa-ḥzm ». ↩ (811) [p139] dans F il y a « lā tujār » erroné, et la correction vient de Majmaʿ Biḥār al-Anwār où il est dit : « et de cela le hadith de la hijra : les gens rencontrèrent le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) au marché et sur les ajājīr et les anājīr, c'est-à-dire les toits ». ↩ (812) [p139] de al-Khaṣā'iṣ et al-Dalā'il, et dans F il y a « tibyān » erroné. ↩ (813) [p140] son complément en marge de al-Khaṣā'iṣ 1/190 : « Ô toi qui es envoyé parmi nous... tu es venu avec l'ordre obéi ». ↩ (814) [p140] dans l'original « bijarātihim ». ↩ (815) [p140] dans F il y a « min » erroné. ↩ (816) [p140] dans F il y a « bn » erroné. ↩ (817) [p140] dans F il y a « al-mushrikīn ». ↩ (818) [p140] ajouté dans la Sīra « ʿAdī b. ». ↩ (819) [p140] 7) de la Sīra, et dans F il y a « ʿabd ». ↩ (820) [p140] ajouté dans l'original « w ». ↩ (821) [p141] de la Sīra d'Ibn Hishām et al-Rawḍ, et dans F il y a « al-mahdīr » corrompu. ↩ (822) [p141] de al-Ṭabarī 2/249, al-Rawḍ et la Sīra d'Ibn Hishām, et dans F il y a « fī » corrompu. ↩ (823) [p141] de la Sīra 2/10, et dans F il y a « ḥabīb ». ↩ (824) [p141] de al-Istīʿāb 1/162 où il est dit : « Khawlī b. Abī Khawlī al-ʿIjlī, ainsi l'a dit Ibn Hishām, et il l'a attribué à ʿIjl b. Lujaym, et il est l'allié des Banū ʿAdī b. Kaʿb ; le nom d'Abī Khawlī est ʿAmr b. Zuhayr » ; et dans F il y a « dawlī » erroné. ↩ (825) [p141] ainsi, et dans al-Iṣābah « ʿAyyāsh b. Abī Rabīʿah... ». ↩ (826) [p141] de al-Istīʿāb 1/48 où il est dit : Iyās b. al-Bukayr al-Laythī (al-Badrī al-Uḥudī). ↩ (827) [p141] il a une notice dans al-Istīʿāb 2/583 où il est dit : « Suwaybiṭ b. Saʿd b. Ḥarmalah ». ↩ (828) [p141] dans F il y a « maḥḍ » erroné – et elle a une notice dans al-Istīʿāb 2/78. ↩ (829) [p141] voir pour sa notice al-Iṣābah 8/222, où il est dit : « Umm Ḥabīb » au lieu de « Umm Ḥabībah ». ↩ (830) [p141] de al-Iṣābah, et dans l'original « banānah ». ↩ (831) [p141] ainsi, et peut-être « et ils le saluaient ». ↩ (832) [p141] de al-Kāmil et la Sīra, et dans F : qāma. ↩ (833) [p141] de al-Kāmil et la Sīra. ↩ (834) [p142] Et dans la Sīra d'Ibn Hishām : « le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) fut rattrapé par le vendredi chez les Banū Sālim b. ʿAwf, et il la pria dans la mosquée qui est dans le fond de la vallée, le wādī Rānūnā' ». ↩ (835) [p142] 2) de la Sīra d'Ibn Hishām et al-Rawḍ 2/11, et dans F il y a « al-ʿizz wa-l-ʿadad wa-l-ʿarrah » corrompu. ↩ (836) [p142] de la Sīra 1/11, et dans F il y a « fāʿtaraḍū » ainsi. ↩ (837) [p142] son nom est « Simāk b. Kharashah », voir al-Iṣābah 7/57. ↩ (838) [p142] de al-Iṣābah et la Sīra d'Ibn Hishām, et il a une notice dans al-Iṣābah 7/39. ↩ (839) [p142] al-Anṣārī al-Māzinī, on dit : son nom est ʿAmr, voir al-Iṣābah 7/57. ↩ (840) [p142] dans F il y a « aw rwh » corrompu. ↩ (841) [p142] dans F il y a « al-najārah » erroné. ↩ (842) [p142] 9) ainsi dans F, et dans la Sīra d'Ibn Hishām : « et ils sont sous la tutelle de Muʿādh b. ʿAfrā' ». ↩ (843) [p142] dans la Sīra d'Ibn Hishām : « Sahl et Suhayl, fils de ʿAmr ». ↩ (1) [p143] 1) dans la Sīra d'Ibn Hishām : « et je les satisferai de lui », et dans al-Kāmil d'Ibn al-Athīr : « et je les satisferai de son prix ». ↩ (2) [p143] ajouté de la Sīra d'Ibn Hishām et omis de F. ↩ (3) [p143] 3) des Ṭabaqāt d'Ibn Saʿd 2/2, et dans F il y a « al-jamāl lā jamāl » avec jīm. ↩ (4) [p143] ajouté des Ṭabaqāt. ↩ (5) [p143] dans F il y a « suhayh » erroné. ↩ (6) [p143] c'est un homme des Banū Ḥanīfah des gens d'al-Yamāmah – voir Wafā' al-Wafā 1/238. ↩ (7) [p143] de Wafā' al-Wafā : et dans F il y a « laban » erroné. ↩ (8) [p143] ajouté de Wafā' al-Wafā. ↩ (9) [p143] dans F il y a « al-yamānī » et la correction vient de Wafā' al-Wafā. ↩ (10) [p143] de Wafā' al-Wafā, et dans F il y a « masā » ainsi. ↩ (11) [p144] dans F il y a « yabnā » ainsi. ↩ (12) [p144] al-shahqah : comme un cri, on dit shahaqa, shahīq et shahqah, puis il mourut ; al-shahīq : le gémissement très fort et très élevé (Lisān al-ʿArab). Et dans la Sīra d'Ibn Hishām et al-Rawḍ : « il mourut durant ces mois, Abū Umāmah Asʿad b. Zurārah, alors que la mosquée était en construction ; il fut pris par al-dhabḥah ou al-shahqah ». ↩ (13) [p144] 3) de al-Iṣābah 7/65 et al-Ṭabarī 2/1263, et dans F il y a « abār b. nāfiʿ » ainsi, et dans al-Iṣābah 8/232 dans la notice d'Umm Rūmān : « quand il se fut installé, il envoya Zayd b. Ḥārithah et envoya avec lui Abū Rāfiʿ ». ↩ (14) [p144] dans F il y a « min » erroné. ↩ (15) [p144] dans F il y a « layufqāl » erroné. ↩ (16) [p144] de al-Ṭabarī, et dans F il y a « zawwajat » erroné. ↩ (17) [p144] ajouté dans F « wa-ʿAbd al-Raḥmān wa-Umm Rawḥān » erroné. ↩ (18) [p144] il a une notice dans al-Iṣābah : 6/97 où il est dit : « Abū Nuʿaym a également rapporté par la voie de Wakīʿ d'après Mūsā b. ʿAlī d'après son père d'après Maslamah b. Mukhallad qui a dit : je suis né quand le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) arriva à Médine, et le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) mourut alors que j'avais dix ans ». ↩ (19) [p144] elle a une notice dans al-Iṣābah 8/242. ↩ (20) [p144] dans F il y a « fa-ant » erroné. ↩ (21) [p145] il a une notice dans al-Iṣābah 1/71 où il est dit : « il est authentique qu'il a dit : le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) arriva à Médine alors que j'avais dix ans, et que sa mère était Umm Sulaym ». ↩ (22) [p145] la correction vient de al-Iṣābah, et dans F il y a « banīn ». ↩ (23) [p145] 3) dans F il y a « bimā yasurr » et la correction vient de Ṣaḥīḥ al-Bukhārī 2/840. ↩ (24) [p145] dans F il y a « bi-l-ayman » corrompu, et la correction vient du Ṣaḥīḥ. ↩ (25) [p145] dans F il y a « muntaqilūn » ainsi. ↩ (26) [p145] Et dans al-Ṭabarī : « et cette année, on ajouta à la prière du domicile, selon ce qui a été dit, deux rakʿa ; or la prière du domicile et du voyage était de deux rakʿa. Cela eut lieu après l'arrivée du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) à Médine, un mois après, en Rabīʿ al-Ākhir, après douze nuits écoulées ». ↩ (27) [p145] 7) de al-Ṭabarī, et dans F il y a « lāthnī ʿashar » ainsi. ↩ (28) [p145] ainsi, et dans la Sīra « adnā ». ↩ (29) [p146] dans la Sīra « mujāhid ». ↩ (30) [p146] de la Sīra, et dans F il y a « al-tawr » erroné. ↩ (31) [p146] de al-Rawḍ et la Sīra 2/53, et dans F il y a « yaḥyā » ainsi. ↩ (32) [p146] ajouté dans la Sīra un vers avant lui : « J'ai trouvé la mort avant de la goûter... Certes, le lâche, sa perte est au-dessus de lui ». ↩ (33) [p146] ainsi dans F, et dans la Sīra « bifanj ». ↩ (34) [p146] ajouté de la Sīra. ↩ (35) [p146] de la Sīra, et dans F il y a « bī ». ↩ (36) [p146] de la Sīra, et dans F il y a « ṣaqīl » corrompu ; Ibn Hishām a dit : Shāmah et Ṭufayl sont deux montagnes à La Mecque. ↩ (37) [p146] dans la Sīra « ḥimā ». ↩ (38) [p146] dans F il y a « faqaʿada » et la correction vient de la Sīra. ↩ (39) [p147] Sourate 22, verset 75. ↩ (40) [p147] de al-Durr al-Manthūr, et dans F il y a « muṣṭafā ». ↩ (41) [p147] de al-Durr al-Manthūr, et dans F il y a « muwākhī ». ↩ (42) [p147] dans F il y a « idhan » erroné. ↩ (43) [p147] de al-Durr al-Manthūr, et dans F il y a « al-shakhb » corrompu. ↩ (44) [p147] de al-Durr al-Manthūr, et dans F il y a « yaqirru ». ↩ (45) [p147] dans F il y a « falak » altéré. ↩ (46) [p147] de al-Durr al-Manthūr, et dans l'original « aḥabbahā » erroné. ↩ (47) [p147] dans l'original : yadun – ainsi. ↩ (48) [p147] dans al-Durr al-Manthūr « alṣaqa ». ↩ (49) [p147] dans al-Durr al-Manthūr « bi-rukbat Rasūl Allāh ṣallā Allāh ʿalayhi wa-sallam ». ↩ (50) [p147] 12) dans l'original « fadhadara ʿalayhi » ainsi, et la correction vient de al-Durr al-Manthūr où il est dit : « fa-zarahā Rasūl Allāh ṣallā Allāh ʿalayhi wa-sallam bi-yadihi ». ↩ (51) [p147] ajouté de al-Durr al-Manthūr. ↩ (52) [p148] ajouté après lui dans al-Durr al-Manthūr : « je dis : qui t'a fait cela ? Elle dit : untel, et c'est la parole de Jibrīl, et cela lorsqu'il appela du ciel : Certes, ʿUthmān est l'émir sur tout abandonneur ». ↩ (53) [p148] de al-Durr al-Manthūr, et dans F il y a « īdhan ». ↩ (54) [p148] ajouté dans al-Durr al-Manthūr « et le Confiant dans le ciel ». ↩ (55) [p148] la correction vient de al-Durr al-Manthūr, et dans F il y a « faslū » erroné. ↩ (56) [p148] ajouté de al-Durr al-Manthūr. ↩ (57) [p148] 6) de al-Durr al-Manthūr, et dans F il y a « akharnī ». ↩ (58) [p148] ajouté dans al-Durr al-Manthūr « tu m'as chargé, ô ʿAbd al-Raḥmān, d'un dépôt ». ↩ (59) [p148] ajouté dans al-Durr al-Manthūr « et il se mit à bouger sa main ». ↩ (60) [p148] dans al-Durr al-Manthūr « dakhala ». ↩ (61) [p148] de al-Durr al-Manthūr, et dans F il y a « udn » erroné. ↩ (62) [p148] de al-Durr al-Manthūr, et dans F il y a « fadunyā ». ↩ (63) [p148] dans F il y a « mīr » et il n'est pas dans al-Durr al-Manthūr. ↩ (64) [p148] ajouté dans al-Durr al-Manthūr « et le Livre premier et le Livre dernier ». ↩ (65) [p148] la correction vient de al-Durr al-Manthūr, et dans l'original « abashshiruka » erroné. ↩ (66) [p148] ajouté dans al-Durr al-Manthūr « ô Messager d'Allah ». ↩ (67) [p148] de al-Durr al-Manthūr, et dans l'original « fayanqudūhum » erroné. ↩ (68) [p149] de al-Durr al-Manthūr, et dans l'original « lā yatrukūn » et ajouté après dans al-Durr al-Manthūr « si tu fuis devant eux, ils t'attrapent ». ↩ (69) [p149] de al-Durr al-Manthūr, et dans l'original « fa-aqriṣuhum ». ↩ (70) [p149] de al-Durr al-Manthūr, et dans l'original « ʿaraḍan ». ↩ (71) [p149] de al-Durr al-Manthūr, et dans l'original « al-raḥmān ». ↩ (72) [p149] dans al-Durr al-Manthūr « sukht ». ↩ (73) [p149] 6) de al-Durr al-Manthūr, et dans l'original « baynahu » erroné. ↩ (74) [p149] ajouté dans al-Durr al-Manthūr « et tu es mon frère et mon compagnon ». ↩ (75) [p149] Sourate 15, verset 47. ↩ (76) [p149] de al-Ṭabarī et al-Kāmil d'Ibn al-Athīr 2/85, et dans l'original « Abū Ḥaḥḥah » ainsi. ↩ (77) [p149] dans F il y a « al-muslimūn » ainsi.
Ibn al-Athīr a dit : « Certains ont dit : l’étendard d’Abū ‘Ubayda fut le premier étendard noué, mais cela est confus en raison de leur proximité les uns des autres. » 2
De la Sîra 3, et dans F 4 «les deux Qaynân 5». De la Sîra, et dans F «tu entends». De la Sîra, et dans F «et il entendit». De la Sîra, et dans F «autre qu'elle». De la Sîra, et dans F «les jeunes filles» par erreur. De la Sîra, et dans F «il dit» par erreur. Ainsi dans F, et dans la Sîra «'Amr» ; et Miqdâd ibn al-Aswad a une notice dans al-Isâba 6 6/133, et il est le fils de 'Amr ibn Tha'laba. Dans la Sîra «quand Dieu te montra». Sourate 5, verset 24. Avec la fatḥa 7 et la kasra 8 du bâ', et la ḍamma 9 et la kasra du ghayn, c'est un lieu au Yémen – Majma' Bihâr al-Anwâr 10. Dans l'original «Suhâ» ainsi, et dans la Sîra «tu l'atteins». Ne se trouve pas dans la Sîra. Et il est ajouté dans la Sîra 2/64 : «Et lorsqu'ils lui firent le serment d'allégeance à al-'Aqaba 11, ils dirent : Ô Messager de Dieu, nous sommes dégagés de toute responsabilité envers toi jusqu'à ce que tu arrives chez nous ; quand tu seras arrivé chez nous, tu seras sous notre protection, nous te défendrons comme nous défendons nos fils et nos femmes. Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) craignait donc que les Anṣâr 12 ne considèrent qu'ils devaient le secourir seulement contre celui qui l'attaquerait à Médine, et qu'ils n'étaient pas tenus de marcher avec lui contre un ennemi en dehors de leur pays. Lorsque le Messager de Dieu dit cela... etc.». De la Sîra, et dans F «que toi». Il est ajouté dans la Sîra «avec nous». De la Sîra, et dans F «nous endurons». Dans la Sîra «dans». Dans F «véridique» et la correction vient de la Sîra. Il est ajouté dans la Sîra «l'homme est Abû Bakr al-Ṣiddîq 13». Dans F «l'armée» par erreur. Il est ajouté dans la Sîra : dit Ibn Hishâm 14 : et on dit le cheikh Sufyân al-Ḍamrî. Ajouté de la Sîra. Dans F «il t'informe» ainsi. De la Sîra, et dans F «tu m'as informée». De la Sîra 2/65, et il se trouve dans F «que ton père te voie» déformé. Répété dans F. De la Sîra, et dans F «de». De la Sîra, et cela a été omis dans F. De la Sîra, et dans F «récit» par erreur. De la Sîra, et dans F un blanc. De la Sîra, et dans l'original «par elle». Dans F «pour eux deux» ainsi. Dans la Sîra «nous leur donnons à boire». De la Sîra, et dans F «tu répugnes». Dans F «il est». Dans F «pour elle» ainsi. Dans la Sîra «ils les firent goûter». De la Sîra, et dans F : «vous les avez fait descendre» par erreur ; et Ibn Hishâm a ajouté «véridiques». De la Sîra, et dans F «que celle-ci» par erreur. De la Sîra, et dans F «il dit». De la Sîra, et dans F «al-Kutayb 15» par erreur. Et Ibn Hishâm a ajouté «derrière al-'Aqanqal 16 et le fond de la vallée, qui est Yalyal 17 entre Badr 18 et al-'Aqanqal, la dune derrière laquelle se trouvaient Quraysh 19». Dans F «par eux deux» par erreur. Dans la Sîra «il cherche» ainsi. De la Sîra, et dans F «nourriture» par erreur. Ajouté de la Sîra. De la Sîra, et dans F «par la terre ferme» par erreur. Dans F «et». Dans F «lancé». De la Sîra, et dans F «quand». De la Sîra, et dans F «côté» par erreur. Dans la Sîra «une demeure». De la Sîra, et dans F «il vous a fait descendre» ainsi. De la Sîra, et dans F «nous sommes descendus». De la Sîra, et dans F «son avancée». Il est ajouté dans la Sîra «avec les gens». De la Sîra, et dans F «elle vient». Dans la Sîra «de l'eau de». De la Sîra, et dans F «et tu le fais descendre». De la Sîra, et il se trouve dans F «nous revenons» déformé. Dans la Sîra «derrière lui». De la Sîra, et dans F «al-Qalîb 20». Il est ajouté après dans la Sîra «sur lui». Il est ajouté dans la Sîra «de l'eau». Ajouté de la Sîra. Il est ajouté dans la Sîra «et ceux qui étaient avec lui parmi les gens». Il est ajouté dans la Sîra «sur lui». Il est ajouté dans la Sîra «qui était descendu dessus, et il se remplit d'eau, puis». De la Sîra, et dans F «les constructions» par erreur. De la Sîra et dans F «et quant à l'autre puits». L'expression de «puis il ordonna» jusqu'ici a été avancée dans F sur «et il construisit un bassin». De la Sîra, et dans F «et pour toi tant que nous vivons» ainsi. De la Sîra, et dans F «chez toi». Ainsi dans la Sîra, et dans F : «en face» ainsi. Dans la Sîra 2/66 «alors le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) fit son éloge et pria pour lui pour le bien». De la Sîra, et dans F «une hutte». De la Sîra, et dans F «par sa cavalerie». De la Sîra, et dans F «dispute» par erreur. Ainsi dans la Sîra, c'est-à-dire les a anéantis, et dans F «alors épargne-les» par erreur. Il est ajouté dans la Sîra «parmi le peuple». Dans F «par toi» ainsi, et dans la Sîra «il est». Dans la Sîra : alors chez. Ajouté de la Sîra. La correction vient de la Sîra, et dans F «Aḥwar 21» déformé. Dans la Sîra «par son cheval». De la Sîra, et dans F «Mard 22» par erreur. De la Sîra, et dans l'original «vers lui». De la Sîra, et dans l'original «et il pose» par erreur. On dit «samm nâqi' 23» : mortel, certain. Dans la Sîra «avec eux». De la Sîra, et dans F «n'est pas» par erreur. De la Sîra, et dans F «et ils virent». De la Sîra, et dans F «nous ne cessons de mentionner». Il est ajouté dans la Sîra «'Amr ibn al-Ḥaḍramî 24». De la Sîra, et dans F «al-Ḥanẓala 25» par erreur ; dit Ibn Hishâm : al-Ḥanẓaliyya est la mère d'Abû Jahl 26, et elle est Asmâ' bint Makhrama. De la Sîra, et dans F «on dit» par erreur. Ainsi dans F, et dans la Sîra «que l'affaire des gens s'envenime». De la Sîra, et dans F «vous m'empêchez de». Il est ajouté dans F «et» et cette addition n'était pas dans la Sîra, nous l'avons donc supprimée. De la Sîra, et dans F «et». De la Sîra, et dans F «'Utba 27» ainsi. Ainsi, et dans la Sîra «laissez libre cours entre Muhammad et le reste des Arabes». De la Sîra, et dans F un blanc. De la Sîra, et dans «et ils avancèrent» par erreur. De la Sîra, c'est-à-dire il l'a retirée et jetée, et il se trouve dans F «elle paralyse» déformé. De la Sîra, et dans l'original «il la précipite» et Ibn Hishâm dit «il la prépare». De la Sîra, et il se trouve dans F «jusqu'à ce qu'il lance» déformé. De la Sîra, et il se trouve dans F «pour la parenté et moi» déformé. De la Sîra, et il se trouve dans F «et les cavaliers l'aimèrent» déformé. Dans F : il veut – ainsi. De la Sîra, et dans F : nous revenons. De la Sîra, et dans F : laissant – par erreur. Dans F : je vous laisse. De la Sîra, et il est ajouté après : ta fosse, et dans F : alors répands. De la Sîra, et il se trouve dans F : il envoya avec un aveugle et son aveuglement – déformé. De la Sîra, et dans F : les Arabes – par erreur, et il est ajouté après dans la Sîra : et l'affaire des gens s'envenima. De la Sîra, et dans F : et ils se sont rassemblés et se sont corrompus – déformé. Ainsi dans F, et dans la Sîra : il s'enveloppa d'un manteau. De la Sîra, et dans F : son mal, et il est ajouté après dans la Sîra : mauvais caractère. De la Sîra, et dans l'original : et. De la Sîra, et dans F : la rencontre – par erreur. De la Sîra, et aṭanna al-sâq 28 : il l'a coupée, et dans l'original : il jeta – ainsi. De la Sîra, c'est-à-dire il s'approcha, et dans l'original : et il vint. De la Sîra, et il se trouve dans F : tu veux – déformé. Dans la Sîra : le duel. De la Sîra, et il se trouve dans F : trente – déformé. De la Sîra, et dans F : fils. Dans F : leur mère – par erreur. De la Sîra, et dans F : ou ils se sont habillés eux-mêmes, et peut-être : et ils se sont attribués eux-mêmes. Ajouté de la Sîra 2/67, et dans elle «il ordonna à ses compagnons de». La correction vient de la Sîra, et il se trouve dans l'original : puis. Dans F : récompense – par erreur. Dans F : mention – par erreur. De la Sîra 2/68, et il se trouve dans F : et il l'apporta – déformé. De la Sîra, et dans l'original : poursuite. Ajouté de la Sîra 2/67, et dans elle «il ordonna à ses compagnons de». De la Sîra, et dans F : ne supportez pas. Dans l'original : Abû. De la Sîra, et il se trouve dans F : où périssons-nous – déformé. De la Sîra, et il se trouve dans F : Ô Dieu, non après – déformé. Dans la Sîra : sauveur. Dans F : de ce que, et dans la Sîra : ce que. De la Sîra, et dans F : mu'maḥir 29 – ainsi. Il se trouve dans F : al-malâ' 30... – ainsi. De la Sîra 2/67. Il est ajouté dans F «et» et cette addition n'était pas dans la Sîra, nous l'avons donc supprimée. De la Sîra, et dans F : avec un commencement – ainsi. Ainsi dans F, et dans la Sîra : aujourd'hui. Dans F : je ne vous vois pas. Dans la Sîra : ils se montraient mutuellement. Dans la Sîra : les cailloux. Ainsi dans F, et dans la Sîra et al-Ṭabarî 31 : leur souffle. De la Sîra, et dans : al-Humâm 32, et il a une notice dans al-Isâba 5/31, consulte-le. Dans F : fruits – par erreur. De la Sîra, et dans F : il jeta. Dans F : qu'il s'efforce de l'écarter – ainsi, et dans la Sîra : qu'il ne le tue pas. De la Sîra, et dans F : son excitation – ainsi. Dans F : tu tues – par erreur. Et dans une version de la Sîra : je le donnerai certainement à manger. Ajouté de la Sîra. De la Sîra 2/70, et dans F : vous la suffisez – ainsi. De la Sîra, et dans F : il tomba. De la Sîra, et dans F : ils sont faits prisonniers. Il est ajouté dans F : sur, et cette addition n'était pas dans la Sîra, nous l'avons donc supprimée. Dans l'original : cinquante – ainsi. De la Sîra, et dans F : Dhû al-Shimâlayn 33, voir sa notice dans al-Isâba 2/176. De la Sîra, et il se trouve dans F : avec eux – déformé ; et il a une notice dans al-Isâba 6/144. De la Sîra 2/101, et dans F : 'Ifrân 34 – ainsi. De la Sîra, et dans F : Maysara 35 – par erreur. De la Sîra, et dans F : Zayd 36 – déformé.
↩ (٣٧٩) [ص175] ١) de la Sīra, et dans F : Musḥam — erreur ↩ (٣٨٠) [ص175] ٢) de la Sīra, et dans F : Wa min Banī ‘Iṣm ibn Ḥaytham ibn al-Khazraj Rāfi‘ ibn al-Mu‘allā wa min Banī Ḥabīb ibn ‘Abd ibn Ḥāritha ibn Malik — ainsi ↩ (٣٨١) [ص175] L’expression entre crochets a été ajoutée de la Sīra, et dans F : Mu‘ādh — au lieu de : ‘Awf ↩ (٣٨٢) [ص175] Ajouté de la Sīra ↩ (٣٨٣) [ص175] Ainsi dans F, et non dans la Sīra ↩ (٣٨٤) [ص175] ٦) Ainsi dans F, et non dans la Sīra ↩ (٣٨٥) [ص175] Dans F : bil-sabba — ainsi ↩ (٣٨٦) [ص175] Dans F : Abā Jahl ↩ (٣٨٧) [ص176] Dans la Sīra ٢/٧١ : Abū ↩ (٣٨٨) [ص176] Dans l’original : alā — ainsi ↩ (٣٨٩) [ص176] Ainsi dans F, et dans la Sīra : lā yakhluṣu ilayhi, et dans al-Kāmil : lā yakhluṣu ilā Abī al-Ḥakam ↩ (٣٩٠) [ص176] Il se trouve dans F : qaṣr — déformé, et dans la Sīra d’Ibn Hishām : fa-ṣamadat ↩ (٣٩١) [ص176] Dans l’original « bi-jaldihi » ↩ (٣٩٢) [ص176] De la Sīra, et dans F « akhḍahu » — erreur ↩ (٣٩٣) [ص176] De la Sīra, et dans F « sayuṣḥibu » — erreur ↩ (٣٩٤) [ص176] Dans F « ḥilfahu » — erreur ↩ (٣٩٥) [ص176] Dans la Sīra ٢/٧٢ « athbatahu » ↩ (٣٩٦) [ص176] Dans la Sīra « ‘unuqahu » ↩ (٣٩٧) [ص176] Ajouté dans l’original « laka » et l’ajout n’était pas dans la Sīra, nous l’avons donc supprimé ↩ (٣٩٨) [ص176] ١٢) De la Sīra, et dans F « li-‘aduwwin » — erreur ↩ (٣٩٩) [ص176] ١٣) Dans la Sīra et al-Kāmil « a‘madu min » ↩ (٤٠٠) [ص176] Ajouté de al-Kāmil et de la Sīra ↩ (٤٠١) [ص176] Dans F « ‘itqahu » — erreur ↩ (٤٠٢) [ص177] Et son nom était ‘Abd ‘Amr avant l’Islam, puis quand il embrassa l’Islam il se nomma ‘Abd al-Raḥmān — ainsi dans al-Kāmil et la Sīra ٢/٧٠ ↩ (٤٠٣) [ص177] Ajouté de la Sīra ↩ (٤٠٤) [ص177] ٣) Ainsi dans la Sīra et al-Kāmil, et dans F « ni‘ma Allāh » ↩ (٤٠٥) [ص177] ٤) Ainsi dans F, et non dans la Sīra et al-Kāmil ↩ (٤٠٦) [ص177] Ajouté dans la Sīra « qāla » ↩ (٤٠٧) [ص177] Ajouté dans F « wa » — erreur, et l’ajout n’était pas dans la Sīra et al-Kāmil, nous l’avons donc supprimé ↩ (٤٠٨) [ص177] Dans la Sīra « dhāka » ↩ (٤٠٩) [ص177] Dans F « ya‘ūduhumā » — erreur ↩ (٤١٠) [ص177] ٩) De la Sīra et al-Kāmil, et il se trouve dans F « Abī Bilāl Abā Sayyidī » déformé ↩ (٤١١) [ص178] Dans l’original « nadab » — erreur ↩ (٤١٢) [ص178] Ainsi dans F, et dans la Sīra « fa-ikhlaf » ↩ (٤١٣) [ص178] De la Sīra ٢/٧١, et dans l’original « faza‘ū » — erreur ↩ (٤١٤) [ص178] Dans F « falaka » — erreur ↩ (٤١٥) [ص178] De al-Kāmil et al-Ṭabarī, et dans F « Bilāl » — ainsi ↩ (٤١٦) [ص178] Et dans al-Kāmil « fa-qāla lahu aṣḥābuhu : yā Rasūla Allāh! mā laka lā tanāmu? » ↩ (٤١٧) [ص178] De al-Rawḍ et al-Ṭabarī, et dans F « fa-nṭalaqa » — ainsi ↩ (٤١٨) [ص178] ٨) De al-Durr al-Manthūr ٣/١٦٩, et dans l’original « lamahu » — ainsi ↩ (٤١٩) [ص178] Ainsi dans al-Ṭabarī, et dans al-Kāmil « aṣlaka » — ainsi ↩ (٤٢٠) [ص178] De al-Ṭabarī, et dans F « istabatthum » — ainsi ; et ista’nā fī al-amr wa bihi : tanaẓẓara wa tarafaqa, al-rajul : lam yu‘ajjilhu ↩ (٤٢١) [ص178] De al-Ṭabarī, et dans F « fadammahum » ↩ (٤٢٢) [ص178] Dans F « fadammahum » — ainsi, et non dans al-Ṭabarī ↩ (٤٢٣) [ص178] Dans al-Ṭabarī « fa-ḍaraba » ↩ (٤٢٤) [ص178] Sourate ١٤, verset ٣٦ ↩ (٤٢٥) [ص179] Sourate ٧١, verset ٢٦ ↩ (٤٢٦) [ص179] Dans F « fa-l-yukhlī » ↩ (٤٢٧) [ص179] Dans l’original « bi-dawābbihā » — ainsi ↩ (٤٢٨) [ص179] Ainsi, et il semble qu’une partie de l’expression soit tombée ici — et Umm Ḥakīm a une notice dans al-Iṣāba ٨/٢٢٥ où il est dit : « Umm Ḥakīm bint Ḥarām... Ibn Ḥabīb a mentionné qu’elle fut capturée le jour de Badr, puis embrassa l’Islam et prêta serment — je dis : ainsi l’a mentionné Ibn al-Athīr, et le mot “bint” a été déformé de “ibn”, et elle est la mère de Ḥakīm ibn Ḥarām, le célèbre Compagnon, et son histoire viendra dans les sections des ambiguïtés, si Allah le Très-Haut le veut. » ↩ (٤٢٩) [ص179] Du livre al-Maghāzī d’al-Wāqidī ١/١٩٢ ↩ (٤٣٠) [ص179] Dans la Sīra ٢/٧٤ « fa-qāla al-muslimūn : yā Rasūla Allāh! atunādī qawman qad jayyifū? qāla : mā antum bi-asma‘a li-mā aqūlu minhum wa lākinna hum lā yastaṭī‘ūna an yujībūnī » ↩ (٤٣١) [ص179] Ainsi, et dans la Sīra « fa-atānā al-khabaru ḥīna sawwaynā al-turāba ‘alā Ruqayya » ↩ (٤٣٢) [ص180] Dans l’original « daqqatuhā » ↩ (٤٣٣) [ص180] ٢) Dans F « al-abāṭīl » — ainsi ↩ (٤٣٤) [ص180] Dans F « Muṣaffar ibn » — erreur ↩ (٤٣٥) [ص180] ٤) De la Sīra, et dans l’original « min Makka Quraysh » ↩ (٤٣٦) [ص180] La correction vient de al-Ṭabarī et de la Sīra ٢/٧٨, et dans l’original « al-ḥayyisbān » — ainsi ↩ (٤٣٧) [ص180] ٦) N’est pas dans la Sīra et al-Ṭabarī ↩ (٤٣٨) [ص180] Dans la Sīra et al-Ṭabarī « al-Khuzā‘ī » ↩ (٤٣٩) [ص180] De al-Ṭabarī, et dans F « fa-qāla » ↩ (٤٤٠) [ص180] De al-Ṭabarī, et dans F « fa-sa’alūhu » — ainsi ↩ (٤٤١) [ص180] ١٠) Dans al-Ṭabarī « huwa dhāka jālisā » et dans la Sīra « hā huwa dhāka jālisā » ↩ (٤٤٢) [ص180] De al-Ṭabarī, et dans F « qatala » ↩ (٤٤٣) [ص181] Dans F « al-khayr » — erreur, et dans la Sīra « halumma ilayya fa-‘indaka la-‘amrī al-khabar » ↩ (٤٤٤) [ص181] Dans la Sīra « yaqtulūnanā » ↩ (٤٤٥) [ص181] ٣) De la Sīra et dans F « dhālika an » ↩ (٤٤٦) [ص181] De al-Ṭabarī, et dans F « bayḍā’ » — erreur ↩ (٤٤٧) [ص181] De al-Ṭabarī, et dans F « bi-l-‘udaysa » — ainsi ↩ (٤٤٨) [ص181] Dans F « tabkī » — erreur ↩ (٤٤٩) [ص181] Ainsi, et al-Suyūṭī a mentionné dans al-Durr al-Manthūr ٣/١٥٩ des avis différents sur l’interprétation du verset « Ils t’interrogent au sujet du butin » et il y est dit : « Aḥmad, ‘Abd ibn Ḥumayd, Ibn Jarīr, Abū al-Shaykh, Ibn Mardawayh, al-Ḥākim et al-Bayhaqī ont rapporté dans leurs Sunan d’après Abū Umāma qui a dit : j’ai interrogé ‘Ubāda ibn al-Ṣāmit au sujet du butin, il a dit : c’est à notre sujet — les compagnons de Badr — qu’il a été révélé lorsque nous nous sommes disputés au sujet du butin, et nos caractères s’en sont trouvés altérés, alors Allah l’a retiré de nos mains et l’a confié au Messager d’Allah, que la prière et la paix soient sur lui, et le Messager d’Allah l’a réparti entre les musulmans sur la base de la justice — il dit : sur la base de l’égalité. » Et avec sa chaîne de transmission d’après ‘Ubāda ibn al-Ṣāmit qui a dit : nous sommes sortis avec le Messager d’Allah, que la prière et la paix soient sur lui, et j’ai assisté avec lui à Badr ; les gens se rencontrèrent et Allah mit en déroute l’ennemi ; un groupe partit à la poursuite des fuyards pour les tuer, un groupe s’affaira au camp pour le prendre et le rassembler, et un groupe entoura le Messager d’Allah, que la prière et la paix soient sur lui, pour que l’ennemi ne puisse le surprendre ; quand vint la nuit et que les gens se retrouvèrent, ceux qui avaient rassemblé le butin dirent : nous l’avons pris et rassemblé, personne n’y a droit ; ceux qui étaient partis à la poursuite de l’ennemi dirent : vous n’y avez pas plus droit que nous, nous avons repoussé l’ennemi et l’avons mis en déroute ; et ceux qui avaient entouré le Messager d’Allah dirent : vous n’y avez pas plus droit que nous, nous avons entouré le Messager d’Allah et avons craint que l’ennemi ne le surprenne, et nous nous sommes occupés de lui ; alors fut révélé : « Ils t’interrogent au sujet du butin... » Et d’après Ibn ‘Abbās qui a dit : le jour de Badr, le Prophète, que la prière et la paix soient sur lui, dit : « Celui qui tue un ennemi aura telle et telle chose. » ↩ (٤٥٠) [ص182] Dans l’original « naql » — erreur ↩ (٤٥١) [ص182] Dans F « alladhī » — ainsi ↩ (٤٥٢) [ص182] Dans F « li-qibal » — ainsi ↩ (٤٥٣) [ص182] Dans F « al-qā’im » — ainsi ↩ (٤٥٤) [ص182] ٥) C’est-à-dire : si nous avions été mis en déroute, vous auriez été mis en déroute en vous réfugiant auprès de nous ; et dans F « la-kashafnā inkashaftum » — ainsi, et dans al-Durr al-Manthūr ٣/١٦٠ « wa law kāna minkum shay’ la-laja’tum ilaynā » ↩ (٤٥٥) [ص182] Sourate ٨, verset ١ ↩ (٤٥٦) [ص182] Ainsi, et dans al-Ṭabarī : et il plaça sur le butin ‘Abd Allāh ibn Ka‘b ibn Zayd ibn ‘Awf ibn Mabdhūl ibn ‘Amr ibn Māzin ibn al-Najjār ↩ (٤٥٧) [ص183] Dans l’original « fa-mā » — erreur, et dans la Sīra « ḥattā idhā kāna Rasūlu Allāh bi-l-Ṣafrā’ » ↩ (٤٥٨) [ص183] Dans Mu‘jam al-Buldān « du côté de Médine, c’est une vallée riche en palmiers, cultures et biens sur la route des pèlerins, et le Prophète, que la prière et la paix soient sur lui, l’a empruntée plus d’une fois ; entre elle et Badr il y a une étape » ↩ (٤٥٩) [ص183] De al-Ṭabarī et de la Sīra ٢/٧٧, et dans F « al-ṭayyiba » — erreur ↩ (٤٦٠) [ص183] Ajouté dans al-Ṭabarī « fa-qatalahu ‘Āṣim ibn Thābit » ↩ (٤٦١) [ص183] Dans al-Ṭabarī « fa-man » ↩ (٤٦٢) [ص183] Et dans al-Ṭabarī « fa-qasama hunālika al-nafal alladhī afā’a Allāh ‘alā al-muslimīn min al-mushrikīn ‘alā al-sawā’ wa-staqā lahu min mā’ yuqālu lahu al-Awrāq » ↩ (٤٦٣) [ص183] ٧) De al-Ṭabarī, et dans F « qabl wa al-Madīna » ↩ (٤٦٤) [ص183] De al-Ṭabarī, et dans F « yuhannūnahum » — erreur ↩ (٤٦٥) [ص183] De al-Ṭabarī, et dans F « Salama » — erreur ↩ (٤٦٦) [ص183] De al-Ṭabarī, et dans F « wafash » — erreur ↩ (٤٦٧) [ص183] De al-Ṭabarī, et dans F « tuhannūnā » ↩ (٤٦٨) [ص183] Dans al-Ṭabarī « fa-naḥarnāhā » ↩ (٤٦٩) [ص184] Dans l’original « afdā » ↩ (٤٧٠) [ص184] La correction vient de al-Durr al-Manthūr ٣/٢٠٤, et dans l’original « ‘ajrad » — erreur ↩ (٤٧١) [ص184] Dans F « dhawā » — erreur ↩ (٤٧٢) [ص184] De al-Ṭabarī, et dans F « istankarūnī » ↩ (٤٧٣) [ص184] Ajouté de al-Ṭabarī, et il manque dans F ↩ (٤٧٤) [ص184] De al-Ṭabarī ٢/٢٩٠, et dans F « fa-lammā » ↩ (٤٧٥) [ص184] ٧) Ainsi, et dans al-Ṭabarī « aḥsibuhā lī fidā’ī » ↩ (٤٧٦) [ص184] ٨) De al-Ṭabarī, et dans F « a‘ṭānā Allāh » ↩ (٤٧٧) [ص184] De al-Ṭabarī, et dans F « ṣabbat » — erreur ↩ (٤٧٨) [ص184] Ajouté dans al-Ṭabarī « fa-fadā al-‘Abbās nafsahu wa-ibnay akhīhi wa-ḥalīfahu » ↩ (٤٧٩) [ص184] Dans F « ‘an » — erreur ↩ (٤٨٠) [ص185] Sourate ٨, versets ٦٨-٦٩ ↩ (٤٨١) [ص185] Et il a été rapporté par al-Tirmidhī dans son Jāmi‘ ٢/٤٠٦ dans l’exégèse de la sourate al-Mumtaḥana ↩ (٤٨٢) [ص185] Dans F « thalāth » — ainsi ↩ (٤٨٣) [ص185] Dans F « ibnā » — ainsi ↩ (٤٨٤) [ص185] De la Sīra et al-Ṭabarī, et dans F « Sharāḥīl » ↩ (٤٨٥) [ص185] De la Sīra ٢/٩٣, et dans F « Unaysa » — ainsi ↩ (٤٨٦) [ص186] Ibn Hishām a dit : « Anasa est un Abyssin, et Abū Kabsha est un Perse » ↩ (٤٨٧) [ص186] De la Sīra, et dans F « Kinān » ↩ (٤٨٨) [ص186] Ainsi dans F, et Ibn Hishām a dit : Kināz ibn Ḥuṣayn, et dans la Sīra d’après Ibn Isḥāq : Kināz ibn Ḥiṣn ↩ (٤٨٩) [ص186] De la Sīra, et dans F « Ḥarasha » — erreur ↩ (٤٩٠) [ص186] De la Sīra, et dans F « Ṭarīf » ↩ (٤٩١) [ص186] De la Sīra, et dans F « Ḥallān » — erreur ↩ (٤٩٢) [ص186] De la Sīra, et dans F « Yufayyiṣ » — erreur ↩ (٤٩٣) [ص186] Ajouté de la Sīra ↩ (٤٩٤) [ص186] De la Sīra, et dans F « Qubays » ↩ (٤٩٥) [ص186] De la Sīra, et dans F « Ghaylān » ↩ (٤٩٦) [ص186] De la Sīra, et dans F « li-Ḥamza » ↩ (٤٩٧) [ص186] Ibn Hishām a ajouté « ibn ‘Abbād » ↩ (٤٩٨) [ص186] De al-Iṣāba, et dans l’original « Tamīm » ↩ (٤٩٩) [ص186] De al-Iṣāba, et dans F « Nu‘aym » — erreur ↩ (٥٠٠) [ص186] De al-Iṣāba, et dans F « Rabbāj » — erreur ↩ (٥٠١) [ص186] Dans F « li-tajsīs » ↩ (٥٠٢) [ص187] Dans F « Nuqayl » — erreur ↩ (٥٠٣) [ص187] De al-Iṣāba, et dans l’original « Rabāḥ » ↩ (٥٠٤) [ص187] De la Sīra, et dans F « akhāhu » — ainsi ↩ (٥٠٥) [ص187] De la Sīra, et dans F « wa » ↩ (٥٠٦) [ص187] Ajouté dans la Sīra « wa Mālik ibn Abī Khawlā ḥalīfān lahumā » ↩ (٥٠٧) [ص187] De al-Iṣāba, et dans l’original « Rabāḥ » ↩ (٥٠٨) [ص187] De la Sīra ↩ (٥٠٩) [ص187] De la Sīra, et dans F « Kabsh » ↩ (٥١٠) [ص188] De la Sīra, et dans F « Kathīr » ↩ (٥١١) [ص188] Ajouté de la Sīra ٢/٩٥ ↩ (٥١٢) [ص188] ٣) De la Sīra, et dans F « ‘Utba ibn ‘Amr » ↩ (٥١٣) [ص188] De la Sīra, et dans F et Jamharat Ansāb al-‘Arab, p. ١٨١ « Qays » — ainsi ↩ (٥١٤) [ص188] Dans F « Ribāb » — erreur
Voir la Sîra 37, et dans F 38 « kabsh » 39.
De la Sīra et des Maghāzī, et dans F «al-Rabī‘» est une erreur, et dans al-Iṣāba : «Wa-daqqa... et on a divergé sur sa vocalisation : on a dit avec fā’ et on a dit avec qāf, et le plus courant est qu’il est avec dāl, et Ibn Hishām l’a mentionné avec rā’», et dans al-Ṭabaqāt 3/98 «Wa-dhafa» 40. De la Sīra et des Maghāzī, et dans F «al-‘Amr» ainsi 41. 3) De la Sīra et des Maghāzī et al-Ṭabaqāt, et dans F «al-Mujazzar ibn Ziyād» 42. Dans al-Maghāzī : Zumra 43. Dans F «‘Abbād» est une erreur 44. 6) De la Sīra, et dans F «‘Abbād al-Khashkhāsh» ; et dans al-Maghāzī 1/168 et al-Ṭabaqāt 3/99 : ‘Abda ibn al-Ḥasḥās 45. Dans al-Maghāzī : Zumra 46. Ainsi dans la Sīra, et dans al-Maghāzī, al-Ṭabaqāt et al-Iṣāba «Baḥḥāth». Et dans al-Iṣāba «Mais Ibn Isḥāq l’a nommé : Nuḥāb – avec nūn en première lettre et bā’ en dernière» et dans une narration de la Sīra «Ibn Hishām a dit : Nuḥāth» 47. Dans F «Khazam» est une erreur 48. Omis dans F 49. Dans al-Maghāzī : Khalaf 50. Ajouté de la Sīra et al-Ṭabaqāt 3/101 51. Ainsi dans al-Iṣāba, et dans la Sīra et al-Maghāzī «al-Badā». Et dans al-Ṭabaqāt 3/102 : al-Yadī 52. Ajouté dans al-Maghāzī «ibn» 53. De la Sīra, al-Maghāzī et al-Ṭabaqāt 3/102. Et dans F «Asad» 54. Dans la Sīra et al-Maghāzī : ‘Abd Rabbih, et dans al-Iṣāba 4/38 «‘Abd Allāh ibn Aws ibn Washsh, et on a dit ‘Abd Allāh ibn Ḥaqq, et on a dit Aḥaqq – avec un alif supplémentaire... et on a dit plutôt son nom est ‘Abd Rabbih ibn Ḥaqq» 55. De la Sīra et al-Iṣāba, et dans F «Quss» et dans al-Maghāzī : Qays 56. Dans al-Maghāzī et une narration de la Sīra «Jammāz» 57. De la Sīra, al-Maghāzī, al-Iṣāba et Jamharat Ansāb al-‘Arab p. 340, et dans F : al-Khazraj – ainsi 58. Ajouté de la Sīra, al-Iṣāba et al-Jamhara 59. De la Sīra et al-Maghāzī, et dans F et al-Jamhara «Ḥudhām» 60. De al-Jamhara et la Sīra, et dans F «Taym» 61. Ajouté de al-Jamhara et la Sīra 62. De la Sīra et al-Maghāzī. Et dans F «Farrāsh» est une erreur 63. De la Sīra et al-Maghāzī, et dans F «Ḥizām» 64. De la Sīra et al-Iṣāba 65. Ajouté dans F «ibn» par erreur 66. Ajouté de la Sīra et al-Maghāzī 67. Il est survenu dans F «Mu‘awwidh ibn ‘Amr ibn al-Jamūḥ» répété 68. De la Sīra, al-Maghāzī et al-Jamhara, et dans F «Hānī» 69. De la Sīra et al-Maghāzī, et dans F «ḥalīf» est une erreur 70. De la Sīra et al-Maghāzī, et dans F «Ḥizām» 71. De la Sīra et al-Maghāzī, et dans F «al-Jad‘» ainsi 72. Ajouté de la Sīra et al-Maghāzī 73. De la Sīra, al-Maghāzī et al-Iṣāba, et dans F «Raḍī‘» 74. Ajouté dans al-Maghāzī 1/170 : «‘Abd ibn» 75. De la Sīra et al-Maghāzī, et dans F «Wa-tāba» 76. 9) De la Sīra et al-Maghāzī, et dans F «ibn Khuld» ainsi 77. 10) Mentionné dans la Sīra et al-Maghāzī «dans Banī Khansā’ ibn ‘Ubayd» et leur formulation est «Jabbār ibn Ṣakhr ibn Umayya ibn Khansā’», et dans la Sīra «Ibn Hishām a dit : et on a dit Jabbār ibn Ṣakhr ibn Khannās» et dans F : Jābir ibn Fakhr ibn Umayya ibn Ḥannās 78. Dans al-Maghāzī et dans une narration de la Sīra «Biladhma» 79. Ajouté dans al-Maghāzī «des Banī Tha‘laba ibn ‘Ubayd» 80. Dans al-Maghāzī «Zayd» et dans une narration de la Sīra «Razan ibn Zayd» 81. De la Sīra et al-Maghāzī, et dans F «‘Utba» 82. Dans F «Ḥizām» et la correction vient de la Sīra et al-Maghāzī 83. De la Sīra, al-Maghāzī et al-Ṭabaqāt 3/117, et dans F «Suwāda» 84. De la Sīra, al-Maghāzī et al-Ṭabaqāt 3/118, et dans F «Judayra» 85. Dans F «Judayra» est une erreur 86. Ajouté dans F «Banī» 87. De la Sīra et al-Maghāzī, et dans F «Suwāda» 88. Dans la Sīra «Ghanam» 89. De al-Iṣāba et al-Ṭabaqāt 3/120 90. Ainsi dans al-Iṣāba et al-Ṭabaqāt, et dans la Sīra «Udhn» 91. De la Sīra, al-Iṣāba et Jamharat Ansāb al-‘Arab p. 339, et dans F «Sādira» 92. De la Sīra, al-Maghāzī et al-Ṭabaqāt 3/118, et dans F «‘Aymad» 93. Il est survenu dans F «ibn» répété 94. De la Sīra, al-Maghāzī et al-Ṭabaqāt, et dans F «‘Umar» 95. De la Sīra, al-Maghāzī et al-Ṭabaqāt, et dans F «Suwāda» 96. Ajouté dans F «ibn» par erreur 97. Ajouté de la Sīra, al-Maghāzī 1/171, al-Ṭabaqāt 3/126 et Jamharat Ansāb al-‘Arab p. 338, et le mot «ibn» a été omis de la Sīra 98. Ajouté dans F «ibn» par erreur 99. Dans al-Maghāzī : Sa‘īd 100. De la Sīra, al-Iṣāba et al-Jamhara, et dans F et al-Maghāzī : Khālid 101. Ajouté dans F : ibn Khālid 102. De la Sīra, al-Maghāzī et al-Ṭabaqāt, et dans F : Mukhallad 103. Dans F : Ruzayq 104. 9) De la Sīra, al-Maghāzī, al-Iṣāba et al-Ṭabaqāt 3/128, et dans F : Sa‘īd ibn 105. 10) De la Sīra, al-Maghāzī et al-Iṣāba, et dans F : Bashīr, et dans al-Ṭabaqāt 3/219 : Nasr ibn 106. 11) De la Sīra et al-Maghāzī, et dans F : ‘Ā’id ibn Sā‘iṣ – ainsi 107. De la Sīra et al-Maghāzī, et dans F : Ruzayq 108. De la Sīra et al-Maghāzī, et dans une narration de la Sīra «Ibn Hishām a dit : et on a dit Wadafa». Et dans F : Wadafa 109. De la Sīra et al-Maghāzī : et dans F : ‘Umayr, erreur 110. De la Sīra et Jamharat Ansāb al-‘Arab p. 338, et dans F : Ḥalafa, et Ibn Hishām a dit : et on a dit ‘Ulayqa, et dans al-Maghāzī 1/173 : Ḥalīfa 111. Ajouté de la Sīra, al-Maghāzī et al-Jamhara 112. 3) Dans F : al-Mu‘allā – ainsi 113. De la Sīra et al-Maghāzī, et dans F : ‘Adī ibn 114. De la Sīra et al-Maghāzī 1/171, et dans F : Lawdhān 115. 6) Ainsi dans la Sīra, et dans al-Maghāzī : Zayd ibn Ḥāritha ibn Tha‘laba ibn ‘Adī ibn Mālik, voir Jamharat Ansāb al-‘Arab p. 336 116. De al-Jamhara 117. 8) Dans F : wa-hum Taym al-Lāt ibn Malik – ainsi, et la correction vient de la Sīra et Jamharat Ansāb al-‘Arab p. 326, voir aussi al-Maghāzī 1/161 118. De la Sīra, al-Maghāzī et al-Jamhara ; et dans F : Kulaybid – ainsi 119. Ajouté dans al-Jamhara : ibn 120. De la Sīra, al-Maghāzī 1/162 et al-Jamhara p. 328 121. De la Sīra, al-Maghāzī et al-Jamhara ; et dans F : ‘Araza 122. Ajouté de la Sīra, al-Maghāzī 1/162 et al-Jamhara p. 329 123. De la Sīra, al-Maghāzī 1/162, et dans F : Fahd 124. De la Sīra et al-Maghāzī, et dans F : Dhikr – erreur 125. La correction vient de la Sīra et al-Maghāzī, et dans F : Wa-khaṭa’ 126. De la Sīra et al-Maghāzī, et dans F : ‘Ā’id 127. De la Sīra et al-Maghāzī, et dans F : al-Za‘rā – erreur 128. Ajouté de la Sīra et al-Maghāzī, sauf que dans al-Maghāzī : Abū Khuzayma ibn Aws ibn Aṣram 129. Dans al-Maghāzī et une narration de la Sīra : Nu‘aymān ; et ajouté dans F : ibn ‘Abd, nous l’avons donc supprimé pour correspondre à la Sīra et al-Maghāzī 130. De la Sīra et al-Maghāzī 131. Ainsi, et dans la Sīra 2/100 et al-Maghāzī : Khālid ibn Khalada ibn al-Ḥārith 132. De al-Maghāzī, et dans F : Qaysara, et il n’est pas mentionné dans la Sīra 133. De la Sīra et al-Maghāzī 1/163 134. Ajouté de la Sīra et al-Maghāzī, et il n’y a pas dans la Sīra : ibn ‘Ubayd 135. De la Sīra, al-Iṣāba et al-Maghāzī, et dans F : Ḥizām, erreur 136. De la Sīra et al-Iṣāba, et dans F «Ḥumayr» – erreur 137. Ajouté dans F «wa» par erreur 138. Ainsi, et dans al-Maghāzī 1/163 «Et des Banī ‘Adī ibn ‘Amr ibn Mālik ibn al-Najjār : Aws ibn Thābit ibn al-Mundhir ibn Ḥarām frère de Ḥassān ibn Thābit, et Abū Shaykh et son nom est Ubayy ibn Thābit ibn al-Mundhir ibn Ḥarām ibn ‘Amr» 139. Cette expression a été ajoutée de la Sīra 2/100 140. Cette expression a été ajoutée de la Sīra, voir aussi al-Maghāzī 1/163 141. 8) De la Sīra, et dans F «Salama» erreur ; et dans al-Maghāzī «Et ‘Amr surnommé Abū Khārija» 142. 9) De la Sīra et al-Maghāzī ; et ajouté dans al-Maghāzī après lui «ibn Khansā’ ibn ‘Amr ibn Mālik ibn ‘Adī ibn ‘Āmir», et dans F «‘Amr ibn ‘Ubayd ibn Mālik ibn ‘Āmir» 143. Ajouté ici dans F «ibn ‘Amr» par erreur, et il n’est pas dans la Sīra et al-Maghāzī, nous l’avons donc supprimé 144. Ajouté de la Sīra, et dans al-Maghāzī «‘Amr ibn ‘Ubayd» 145. De la Sīra, et dans F «Khasā» 146. De la Sīra et al-Maghāzī 1/164, et dans F «al-Khashkhāsh» erreur 147. Ajouté dans al-Maghāzī 1/164 ici : «Et Muḥriz ibn ‘Āmir ibn Mālik ibn ‘Adī ibn ‘Āmir ibn Ghanam ibn ‘Adī» 148. Dans la Sīra et al-Maghāzī «Uhayb» 149. De la Sīra et al-Maghāzī, et dans F «Ḥizām» 150. De al-Maghāzī et al-Jamhara p. 331 151. De la Sīra et al-Maghāzī 152. Dans al-Maghāzī : Zayd, et dans al-Jamhara : Za‘wurā’ – ainsi 153. De la Sīra, et dans F «Mabdūl» 154. Ajouté de la Sīra et al-Maghāzī 155. Cette expression a été ajoutée de la Sīra et al-Maghāzī 1/164 156. Dans al-Maghāzī : ‘Uṣaym 157. Ajouté dans F : Ṣakhr ibn Ḥabīb ibn al-Ḥārith ibn Tha‘laba ibn 158. Ajouté dans al-Maghāzī 1/165 «Et Ka‘b ibn Zayd...» et il n’est pas dans la Sīra 159. De la Sīra et al-Maghāzī, et dans F «‘Abd Allāh» 160. Ainsi dans al-Iṣāba dans sa notice biographique, et dans al-Maghāzī «Sa‘īd» 161. Ainsi dans al-Maghāzī, et dans la Sīra «Qays» 162. Dans F «thalāth» erreur 163. Et dans la Sīra «trois cents hommes et quatorze hommes...» 164. Ainsi, et dans la Sīra «Et des Aws, soixante et un hommes» 165. Ainsi, et dans al-Maghāzī 1/172 : Yazīd ibn Zayd 166. De al-Iṣāba, et dans F «tūdu bihim» 167. Il a une notice biographique dans al-Iṣāba 5/34 où il est dit «‘Umayr ibn ‘Adī ibn Kharsha... son père ‘Adī était poète et son frère al-Ḥārith ibn ‘Adī fut tué à Uḥud, et il est le Anṣārī puis al-Khaṭmī, Ibn al-Sakan l’a mentionné parmi les Compagnons et a dit : c’est l’aveugle que le Messager de Dieu – que la prière et la paix soient sur lui – visitait chez les Banī Wāqif et qui assista à Badr malgré sa cécité, et Ibn Isḥāq a dit : il fut le premier à embrasser l’Islam parmi les Banī Khaṭma et c’est lui qui tua ‘Aṣmā’ bint Marwān...» 168. Dans F «khawf» erreur 169. De al-Maghāzī 1/173 170. Ainsi 171. Dans F : ‘Umayr 172.
(15) [p.209] 3) D'après al-Iṣāba et al-Maghāzī, et dans le manuscrit F, « lā yaftataḥu fīhā 'itrān » est une erreur. (16) [p.209] Dans le manuscrit F, « mān » est une erreur. (17) [p.209] Sa notice biographique se trouve dans al-Iṣāba 7/158. (18) [p.209] Dans al-Ṭabarī 2/266 : « Il ordonna aux gens de sortir la Zakāt al-Fiṭr, et l'on dit que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) fit un sermon aux gens un jour ou deux avant la Fête et leur ordonna cela. » (19) [p.209] Ainsi, et dans al-Ṭabarī : « Il sortit vers le lieu de prière (al-muṣallā) et pria avec eux la prière de la Fête, et ce fut la première sortie qu'il fit avec les gens vers le lieu de prière pour la prière de la Fête. » (20) [p.209] Ainsi, et dans al-Ṭabarī : « D'après ce qui est rapporté : on porta la 'anaza (lance courte) pour lui jusqu'au lieu de prière, et il pria en direction d'elle ; elle appartenait à al-Zubayr ibn al-'Awwām, que le Négus lui avait offerte ; on la portait devant lui lors des Fêtes, et elle est aujourd'hui, d'après ce qui m'est parvenu, chez les muezzins à Médine. » (21) [p.209] Dans le manuscrit F, « iyyāhā » ainsi. (22) [p.209] Dans le manuscrit F, il y a « umm » par erreur. (23) [p.209] Dans le manuscrit F, il y a « falak » (corrompu). (24) [p.209] 12) Dans le manuscrit F, « lā yaftinū 'alayhi » ; et dans al-Ṭabarī, « lā yu'īnū 'alayhi », c'est-à-dire contre le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). (25) [p.210] D'après al-Ṭabarī. (26) [p.210] Ainsi, et dans al-Ṭabarī, « lāqā » (il rencontra). (27) [p.210] Dans al-Ṭabarī, « lā yushabbihuhu » (il ne lui ressemble pas). (28) [p.210] Sourate 8, verset 58. (29) [p.210] D'après al-Ṭabarī ; dans le manuscrit F, « Abā Lubāqa ». (30) [p.210] D'après al-Ṭabarī ; dans le manuscrit F, « khamsata 'ashar » (quinze). (31) [p.210] 7) Et dans al-Ṭabarī, « wa-huwa yurīdu » (et il voulait). (32) [p.210] 8) Ainsi, et dans al-Maghāzī : « Il introduisit sa main dans le côté de la cotte de mailles » ; et dans al-Ṭabarī 2/297 : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) les assiégea jusqu'à ce qu'ils se rendissent à son jugement. 'Abd Allāh ibn Ubayy ibn Salūl vint à lui lorsqu'Allah l'eut rendu maître d'eux. Il dit : Ô Muhammad, sois bon envers mes alliés. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) se détourna de lui. Il dit : Il introduisit sa main dans le col de la tunique du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Lâche-moi ! » — et le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) se fâcha au point qu'on vit sur son visage des ombres — c'est-à-dire un changement de couleur — puis il dit : « Malheur à toi ! Lâche-moi ! » Il dit : Non, par Allah, je ne te lâcherai pas avant que tu sois bon envers mes alliés : quatre cents hommes sans armure et trois cents cuirassés, qui m'ont protégé des Noirs et des Rouges ; tu les moissonnerais en une seule matinée ? Par Allah, je ne suis pas en sécurité et je crains les retournements. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « Ils sont à toi. » » (33) [p.210] D'après al-Maghāzī 1/177 ; dans le manuscrit F, « mar' » (pâturage). (34) [p.210] Dans le manuscrit F, « tuhanninuhum » ; le correct est ce que nous avons établi ; dans al-Ṭabarī, « ḥattā tuḥsina ilā mawālī » ; et dans al-Maghāzī, « ḥattā tuḥsina fī mawālī ». (35) [p.210] D'après al-Ṭabarī ; dans le manuscrit F, « ṣā'a » (mesure) par erreur. (36) [p.210] D'après al-Maghāzī 1/179 ; dans le manuscrit F, « turāth » (héritage) ainsi. (37) [p.211] D'après al-Ṭabarī ; dans le manuscrit F, « al-ṣinā'a » (l'artisanat) ; et en marge d'al-Ṭabarī, « ṣinā'atahum » (leur artisanat). (38) [p.211] D'après al-Ṭabarī ; dans le manuscrit F, « dibāb » (rampants) par erreur. (39) [p.211] D'après al-Ṭabarī, où il est dit : « Et ce fut le premier quint (khums) que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) préleva comme quint. » ; dans le manuscrit F, « khamīs » (armée). (40) [p.211] D'après al-Ṭabarī ; dans le manuscrit F, « Ṣafiyya » ; et dans al-Ṭabarī, la suite : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) prit son butin choisi (ṣafiyyah), le quint et sa part, et distribua les quatre cinquièmes à ses compagnons. » (41) [p.211] Dans le manuscrit F, « khamsa » (cinq) ; dans al-Ṭabarī, « al-khums » (le quint). (42) [p.211] La correction vient d'al-Ṭabarī ; dans le manuscrit F, « akhmasa » (quintuplé). (43) [p.211] Dans al-Maghāzī 1/181 et al-Ṭabarī 2/299 : Dhū al-Ḥijja. Et al-Ṭabarī dit p. 300 : « Quant à al-Wāqidī, il prétend que l'expédition d'al-Sawīq eut lieu en Dhū al-Qa'da de l'an deux de l'Hégire. » (44) [p.211] D'après al-Ṭabarī ; dans le manuscrit F, « ithbātan » (affirmation). (45) [p.211] D'après al-Ṭabarī ; dans le manuscrit F, « baytan » (maison/vers). (46) [p.211] Dans al-Ṭabarī : « qad ḥallat » (elle était devenue licite). (47) [p.212] Dans le manuscrit F, « Abā Sufyān ». (48) [p.212] Dans le manuscrit F, « yal'ūn » (ils maudissent). (49) [p.212] Dans le manuscrit F, « maṭ'ūn » (frappé de la peste). (50) [p.212] Ajouté dans al-Ṭabarī : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) l'enterra à al-Baqī', et plaça une pierre à sa tête comme marque de sa tombe. » (51) [p.212] Sa notice biographique viendra dans la quatrième partie de ce livre. (52) [p.212] Ibn Ḥajar a mentionné sa notice biographique dans al-Tahdhīb 1/223. (53) [p.212] Al-Ṭabarī l'a mentionné 3/3 avec sa chaîne de transmission, avec une légère différence, et au début : « Qui me délivrera d'Ibn al-Ashraf ? » ; et dans al-Maghāzī 1/187 : « Qui me délivrera d'Ibn al-Ashraf ? Il m'a offensé... » (54) [p.212] D'après al-Ṭabarī, al-Maghāzī et al-Iṣāba ; dans le manuscrit F, « Salama ». (55) [p.212] Dans al-Ṭabarī, « laka bihī » (à toi par lui) ; dans al-Maghāzī, « bihī » (par lui). (56) [p.212] 10) Ainsi mentionné brièvement ; dans al-Ṭabarī, la suite : « Je le tuerai, dit-il. Fais-le si tu en es capable, dit-il. Muḥammad revint donc... » (57) [p.213] Ainsi, ici un blanc dans l'original ; dans al-Maghāzī 1/188 : « Ka'b dit : Par Allah, je te disais bien, ô Ibn Salāma, que l'affaire aboutirait à cela... » (58) [p.213] Ainsi, et dans al-Ṭabaqāt 1/23 : « Ils dirent : Nous avons honte que nos fils soient insultés, qu'on dise : Celui-ci est un otage d'un sā' (mesure) et celui-ci un otage de deux sā'. » (59) [p.213] Et dans la version la plus proche : « al-lā'ma — avec la fatḥa : la cotte de mailles. » (60) [p.213] Dans le manuscrit F, « fa-unādī » (et j'appelle) par erreur. (61) [p.213] D'après al-Ṭabarī ; dans le manuscrit F, « ḥibr » (encre/savant). (62) [p.214] Dans le manuscrit F, « mushammakmūhu » (corrompu). (63) [p.214] 2) Dans le manuscrit F, « asarra » (il cacha). (64) [p.214] Dans le manuscrit F, « al-mukallab » (corrompu) ; la correction vient d'al-Ṭabarī 3/3 où il est dit : « Jusqu'à ce qu'il arrive à La Mecque et descendît chez al-Muṭṭalib ibn Abī Wadā'a. » (65) [p.214] La correction vient d'al-Ṭabarī ; dans le manuscrit F, « nāyika » (corrompu) par erreur. (66) [p.214] Dans le manuscrit F, « aṭām » (fortins). (67) [p.214] Dans le manuscrit F, « arāhu » (je le vois) ainsi. (68) [p.214] Dans le manuscrit F, « fa-ārihūnū » ; ce qui précède dans al-Ṭabarī a déjà été mentionné. (69) [p.215] D'après al-Sīra 2/119 où il est dit : « On l'appelle al-Kudr ; il y campa trois nuits puis retourna à Médine sans avoir rencontré d'ennemi. » ; et dans al-Maghāzī 1/182 : « Expédition de Qarārat al-Kudr » ; et en marge : « On dit Qarqarat al-Kudr, qui est près de la mine des Banū Sulaym, proche d'al-Akhḍiya, derrière Bi'r Ma'ūna ; entre la mine et Médine, il y a huit barīd (étapes). » (70) [p.215] 2) Dans le manuscrit F, « Anmār » ainsi. (71) [p.215] La correction vient d'al-Khaṣā'iṣ al-Kubrā, 1/210 ; dans l'original, « aman » (sécurité) corrompu ; et dans Mu'jam al-Buldān : « Dhu Amr — lieu d'une expédition du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)... al-Wāqidī dit qu'il est du côté d'al-Khayl, au Najd, dans le territoire de Ghatafān ; le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) sortit en Rabī' al-Awwal de l'an trois de l'Hégire contre un rassemblement dont il avait appris la réunion, composé de Muhārib et d'autres ; les gens s'enfuirent vers les sommets des montagnes, leur chef étant Du'thūr ibn al-Ḥārith al-Muḥāribī ; les musulmans campèrent à Dhī Amr... » (72) [p.215] Dans l'original, « aman » ainsi. (73) [p.215] D'après al-Maghāzī 1/195, où il est dit : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) avait placé la vallée de Dhī Amr entre lui et ses compagnons, puis il ôta ses vêtements, les étendit pour les faire sécher et les jeta sur un arbre. » (74) [p.215] Dans l'original, « 'Aṭfān » (corrompu pour Ghatafān). (75) [p.215] Dans al-Maghāzī : « Il s'était isolé de ses compagnons. » (76) [p.215] Dans le manuscrit F, « Muḥammadan ». (77) [p.215] Dans le manuscrit F, « lā tujarrad » (ne sois pas dévêtu). (78) [p.216] Dans le manuscrit F : « fa-qāma » (il se leva). (79) [p.216] D'après al-Maghāzī. (80) [p.216] Al-Suyūṭī l'a mentionné dans al-Khaṣā'iṣ al-Kubrā 1/210 d'après al-Wāqidī — consulte-le. (81) [p.216] Sa notice biographique se trouve dans al-Iṣāba 3/62. (82) [p.216] D'après al-Maghāzī 1/196 ; dans le manuscrit F, « al-awwal » (le premier) ; et dans al-Sīra 3/2 : « Puis il retourna à Médine sans avoir rencontré d'ennemi ; il y resta tout le mois de Rabī' al-Awwal, sauf une petite partie, puis il partit en expédition contre Quraysh et les Banū Sulaym jusqu'à atteindre Buḥrān, une mine du Ḥijāz du côté d'al-Fur', où il séjourna le reste de Rabī' al-Ākhir et Jumādā al-Ūlā... » (83) [p.216] Dans al-Maghāzī : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) laissa Ibn Umm Maktūm comme gouverneur de Médine. » (84) [p.216] D'après al-Ṭabarī ; dans le manuscrit F, « 'awd » (retour) ; et dans al-Maghāzī 1/197 : « Ṣafwān ibn Umayya dit : Muḥammad et ses compagnons ont endommagé notre commerce ; nous ne savons que faire de ses compagnons, ils ne quittent pas la côte, et les gens de la côte ont fait la paix avec lui et la plupart d'entre eux sont entrés dans sa religion ; nous ne savons par où passer ; et si nous restons, nous mangerons nos capitaux dans cette demeure, sans pouvoir les écouler... » (85) [p.216] Ainsi dans le manuscrit F et al-Maghāzī ; dans al-Ṭabarī 3/6 : Zam'a. (86) [p.216] Dans le manuscrit F, « al-Muṭṭalib » par erreur. (87) [p.217] La correction vient d'al-Ṭabarī et d'al-Maghāzī ; dans le manuscrit F, « mu'ammaṣ » (corrompu). (88) [p.217] Ainsi, et dans al-Maghāzī, « al-'ayn » (la source). (89) [p.217] Dans Mu'jam al-Buldān : « Dhāt 'Irq : un point d'eau des gens d'Irak ; c'est la limite entre le Najd et la Tihāma. » (90) [p.217] D'après al-Ṭabarī ; dans le manuscrit F, « 'Umra » (Omra). (91) [p.217] Dans al-Maghāzī et al-Ṭabarī : « Jumādā al-Ākhira ». (92) [p.217] Dans al-Maghāzī : « Parmi les prisonniers se trouvait Furāt ibn Ḥayyān ; on l'amena et on lui dit : Embrasse l'Islam ; si tu embrasses l'Islam, nous te laissons la vie sauve ; il embrassa l'Islam et on le laissa vivre. » Voir aussi al-Ṭabarī. (93) [p.217] Dans Majma' Biḥār al-Anwār : « Ḥafṣa resta veuve d'Ibn Khunays sans se remarier. » (94) [p.217] Sa notice biographique se trouve dans al-Iṣāba 8/50, où il est dit : « Ḥafṣa bint 'Umar ibn al-Khaṭṭāb, l'Émir des croyants, est la Mère des croyants... Elle était avant que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ne l'épouse, mariée à Khunays ibn Ḥudhāfa, qui assista à Badr et mourut à Médine ; sa période de viduité ('idda) achevée, 'Umar la proposa à Abū Bakr, qui garda le silence ; il la proposa à 'Uthmān après la mort de Ruqayya, fille du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), qui dit : Je ne souhaite pas me marier aujourd'hui. 'Umar rapporta cela au Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), qui dit : Il épousera Ḥafṣa, qui est meilleure que 'Uthmān, et 'Uthmān épousera une meilleure que Ḥafṣa. Abū Bakr rencontra 'Umar et dit : Ne m'en veux pas ; le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a mentionné Ḥafṣa, et je ne devais pas divulguer le secret du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ; s'il l'avait laissée, je l'aurais épousée. Et le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) épousa Ḥafṣa après 'Ā'isha. » (95) [p.217] Ainsi, et le correct est : « fa-qultu » (et je dis). (96) [p.218] Dans le manuscrit F, « Abū Bakr ». (97) [p.218] Al-Ṭabarī l'a mentionné brièvement — 3/9. (98) [p.218] Sa notice biographique se trouve dans al-Iṣāba 8/94. (99) [p.218] Al-awqāṣ (أوقاص) signifie les « franges » (al-zawā'if), c'est-à-dire une partie de chaque chose ; on dit : « il nous est venu des awqāṣ des Banū untel » — voir Tāj al-'Arūs (racine W-Q-Ṣ). (100) [p.218] D'après al-Ṭabarī 3/10 et al-Maghāzī 199. (101) [p.218] D'après al-Ṭabarī ; dans le manuscrit F, « min » (de). (102) [p.218] D'après al-Ṭabarī. (103) [p.219] D'après al-Ṭabarī ; dans le manuscrit F, « aṭā'ahumā » (il leur obéit à tous deux) ainsi. (104) [p.219] 2) Dans al-Ṭabarī : Kināna et les gens de Tihāma. (105) [p.219] D'après al-Ṭabarī ; dans le manuscrit F, « kharajat ma'ahum bi-l-ṭa'n » (elle sortit avec eux en frappant de la lance) ainsi. (106) [p.219] D'après al-Ṭabarī et le livre Nasab Quraysh p. 311 ; dans le manuscrit F, « Umm Ḥakīma » ; et dans al-Maghāzī 1/203, « Umm Jahīm ». (107) [p.219] Dans al-Maghāzī et al-Ṭabarī, « bi-barza » ; et dans al-Ṭabarī, « on dit : bi-barra ». (108) [p.219] D'après al-Ṭabarī et Nasab Quraysh p. 411 ; dans le manuscrit F, « Burayka » par erreur ; et dans al-Maghāzī 1/203, « Hind bint Munabbih ibn al-Ḥajjāj, qui est la mère de 'Abd Allāh ibn 'Amr. » (109) [p.219] D'après al-Ṭabarī ; dans le manuscrit F, « Sulāfa ». (110) [p.219] 8) Ainsi. (111) [p.219] La correction vient d'al-Ṭabarī ; dans l'original, « ya'nī » (c'est-à-dire) par erreur. (112) [p.219] Voir Mu'jam al-Buldān 6/249. (113) [p.219] Dans al-Ṭabarī 3/11, « thalman » (brèche) ; dans le manuscrit F, « thal'a » (corrompu). (114) [p.219] 12) Dans le manuscrit F : « dū'a ḥaṣana » ; la correction vient d'al-Ṭabarī.
Ainsi, dans le Tabari, « je l’ai interprétée » 173. (116) [p.220] 1) D’après le Tabari, et dans F « si nous répondons » 174. (117) [p.220] Ajouté d’après le Tabari. (118) [p.220] Dans al-Maghāzī 2/210 : « prison » 175. (119) [p.220] D’après le Tabari, et dans F « je les ai combattus ». (120) [p.220] Ajouté dans le Tabari : « et s’ils retournent, ils retourneront déçus comme ils étaient venus ». (121) [p.220] Ajouté dans le Tabari après cela : « et cela un vendredi, lorsqu’il eut terminé la prière, et ce jour-là était mort un homme des Anṣār 176 nommé Mālik b. ‘Amr, l’un des Banū al-Najjār ; l’Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — pria sur lui ». (122) [p.220] Dans F : « avec al-Sukhīn », et la correction d’après le Tabari ; et dans Mu‘jam al-Buldān 5/319 : « al-Shaykhān : un lieu à Médine où se trouvait le camp de l’Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — la nuit où il sortit pour combattre les associateurs à Uḥud ». Et dans le Tabari : « Abū Ja‘far dit : Muḥammad b. ‘Umar al-Wāqidī dit : ‘Abd Allāh b. Ubayy se retira de l’Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — depuis al-Shaykhān avec trois cents hommes ; l’Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — resta avec sept cents ; les associateurs étaient trois mille, avec deux cents chevaux et quinze femmes. Il dit : parmi les associateurs se trouvaient sept cents hommes cuirassés, et parmi les musulmans cent cuirassés ; ils n’avaient que deux chevaux : un cheval pour l’Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — et un cheval pour Abū Burda b. Niyār al-Ḥārithī. L’Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — partit d’al-Shaykhān à l’aube, alors que les deux collines étaient deux tertres 177 ; un juif et une juive aveugles s’y tenaient et parlaient, c’est pourquoi on les appela al-Shaykhān ; il se trouve à l’extrémité de Médine ». (123) [p.220] D’après le Tabari, et dans F « avec les épines » ; voir 5/308 du Mu‘jam. (124) [p.221] D’après le Tabari et al-Maghāzī 1/216, et dans F « Ḥuḍayr ». (125) [p.221] D’après le Tabari, et dans F « Ḥaṣīr » ainsi. (126) [p.221] D’après le Tabari 3/13 et al-Maghāzī 1/218, et dans F « Ḥaythama ». (127) [p.221] D’après le Tabari, et dans F « nombre ». (128) [p.221] D’après le Tabari 3/13, et dans F : « nous ne serons pas attaqués ». (129) [p.221] D’après le Tabari, et dans F : « tu ne seras pas attaqué ». (130) [p.221] Dans le Tabari 3/14 : « L’Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — donna l’étendard 178 à un homme des Quraysh 179 nommé Muṣ‘ab b. ‘Umayr ». (131) [p.221] D’après le Tabari, et dans F « il rusait ». (132) [p.222] Dans F, « sache » est répété. (133) [p.222] Dans F « bi-‘aṣabāt » par erreur — le correct est ce que nous avons établi, et de même dans le Tabari. (134) [p.222] 3) Dans le Tabari 3/16 : « quand ils se déplaçaient, ils se déplaçaient ». (135) [p.222] Ainsi, et dans le Tabari « nous vous suffirons contre eux ». (136) [p.222] D’après le Tabari, et dans F « fa-huwā » par erreur. (137) [p.222] D’après le Tabari 3/16, et dans F « al-latī ». (138) [p.222] 7) Dans F : « il disait dans ce qu’il disait ». (139) [p.222] D’après le Tabari et al-Maghāzī 1/225, et dans F « vous ne tuez pas » ainsi. (140) [p.222] D’après le Tabari et al-Maghāzī, et dans F « et si ». (141) [p.222] D’après le Tabari et al-Maghāzī, et dans F « al-wāliq » par erreur. On dit que ce rajaz 180 est de Hind bint Ṭāriq b. Bayāḍa al-Iyādiyya dans la guerre d’al-Fihr — voir al-Rawḍ al-Unuf 2/129. (142) [p.222] Dans F « nāḍiḥ ». Et dans le Tabari « rāḍikhum », et dans al-Maghāzī « ils se lancèrent des flèches ». (143) [p.223] D’après le Tabari, et dans F « Shuraydā ». (144) [p.223] D’après al-Maghāzī 1/308, et dans F « al-Ḥakam b. al-Akhnas b. Sharīf ». (145) [p.223] Ce que nous avons trouvé dans les références à notre disposition : peut-être « ‘Abd Allāh b. Ḥumayd b. Zuhayr, tué par Abū Dujāna » al-Maghāzī 1/307. (146) [p.223] Dans F « Abā Umayya », et la correction d’après al-Maghāzī. (147) [p.223] C’est Abū Sa‘d b. Abī Ṭalḥa — voir al-Maghāzī 1/227. (148) [p.223] D’après le Tabari 3/17 et al-Maghāzī 1/230, et dans F « ṣi‘āb ». (149) [p.223] 7) Dans F « je vins alors, et les musulmans vinrent et les en empêchèrent », et dans le Tabari 3/18 : « le dernier d’entre eux était Ziyād ou ». (150) [p.224] 1) Dans le Tabari « il mourut, sa joue sur le pied de l’Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue ». (151) [p.224] D’après le Tabari, et dans F « atras ». (152) [p.224] Dans le Tabari « nous avons incliné ». (153) [p.224] Dans F « beaucoup ». (154) [p.224] D’après le Tabari, et dans F « qummiyya ». (155) [p.224] Dans F « Ja‘wana » et le correct est ce que nous avons établi — voir le Tabari 3/21. (156) [p.224] On appelait Shaddād b. al-Aswad b. Shu‘ūb. (157) [p.224] Ainsi, et dans le Tabari 3/18 « al-Ghubshānī », et dans Jamharat Ansāb al-‘Arab p. 230 : « parmi les Banū Khuzā‘a : Subā‘ b. ‘Abd ‘Amr b. Tha‘laba b. ‘Amr b. Ghubshān, tué par Ḥamza b. ‘Abd al-Muṭṭalib ». (158) [p.224] D’après le Tabari, et dans F « al-bukūr » par erreur. (159) [p.224] C’est le jeune esclave de Jubayr b. Muṭ‘im — comme dans le Tabari. (160) [p.224] D’après le Tabari 3/19, et dans F « intaḥā » par altération. (161) [p.225] D’après le Tabari, et dans F « ils dirent ». (162) [p.225] D’après le Tabari. (163) [p.225] Ajouté dans le Tabari : « l’Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — me fit signe de me taire ». (164) [p.225] Ainsi, et dans le Tabari « et ils se levèrent avec lui et il se leva vers le ravin avec lui ». (165) [p.225] 5) D’après le Tabari, et dans F « assis, donne-lui » ainsi. (166) [p.225] Dans F « durra », et la correction d’après le Tabari. (167) [p.225] D’après le Tabari, et dans F « s’il est ». (168) [p.225] Avec fatḥa sur le sīn et kasra sur le rā’, un lieu à six milles de La Mecque — voir Mu‘jam al-Buldān 5/71. (169) [p.226] Dans le Tabari 3/21 : « Ṭalḥa mérita [le Paradis] lorsqu’il fit pour l’Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — ce qu’il fit ».
- qâfa : Traceurs, spécialistes du pistage des traces de pas.
- Ibn al-Athīr : Ibn al-Athīr (555-630 H) est un célèbre historien et biographe musulman, auteur d'ouvrages comme al-Kāmil fī al-tārīkh.
- Sîra : Biographie du Prophète Muhammad, traditionnellement celle d'Ibn Hishâm.
- F : Abréviation désignant probablement un manuscrit ou une édition (peut-être al-Futûḥât ou un autre ouvrage).
- Qaynân : Dual de Qayn, nom d'une tribu ou d'un groupe.
- al-Isâba : Ouvrage d'Ibn Hajar al-'Asqalânî sur les Compagnons du Prophète.
- fatḥa : Signe diacritique de l'arabe indiquant la voyelle 'a'.
- kasra : Signe diacritique de l'arabe indiquant la voyelle 'i'.
- ḍamma : Signe diacritique de l'arabe indiquant la voyelle 'u'.
- Majma' Bihâr al-Anwâr : Ouvrage lexicographique de Muḥammad Ṭāhir al-Fattanī.
- al-'Aqaba : Lieu près de La Mecque où eurent lieu les deux serments d'allégeance des Ansâr au Prophète.
- Anṣâr : Les 'Auxiliaires' musulmans de Médine.
- Abû Bakr al-Ṣiddîq : Premier calife de l'Islam, compagnon et beau-père du Prophète.
- Ibn Hishâm : Auteur de la célèbre biographie du Prophète (Sîra).
- al-Kutayb : Diminutif de 'kathîb' (dune de sable).
- al-'Aqanqal : Nom d'une montagne ou d'un lieu près de Badr.
- Yalyal : Nom d'une vallée près de Badr.
- Badr : Lieu de la première grande bataille entre musulmans et Quraysh (2 H).
- Quraysh : Tribu dominante de La Mecque à laquelle appartenait le Prophète.
- al-Qalîb : Puits, ici probablement un puits à Badr.
- Aḥwar : Nom propre ou adjectif signifiant 'au regard intense'.
- Mard : Nom propre ou peut-être 'Murd' (jeunes garçons).
- samm nâqi' : Poison mortel et certain.
- 'Amr ibn al-Ḥaḍramî : Compagnon du Prophète, tué à Badr.
- al-Ḥanẓala : Nom d'une tribu ou d'un individu ; al-Ḥanẓaliyya est la mère d'Abû Jahl.
- Abû Jahl : Chef mecquois hostile à l'Islam, tué à Badr.
- 'Utba : Chef mecquois, tué à Badr.
- aṭanna al-sâq : Expression signifiant 'couper la jambe'.
- mu'maḥir : Mot non identifié, peut-être une déformation.
- al-malâ' : Les notables, l'élite.
- al-Ṭabarî : Grand historien et exégète musulman.
- al-Humâm : Surnom d'un compagnon, peut-être 'al-Humâm ibn al-Ḥârith'.
- Dhû al-Shimâlayn : Surnom d'un compagnon, signifiant 'l'homme aux deux mains gauches'.
- 'Ifrân : Nom propre, peut-être une tribu.
- Maysara : Nom propre, peut-être un compagnon.
- Zayd : Nom propre, plusieurs compagnons portent ce nom.
- Sîra : Biographie du Prophète Muhammad, généralement celle d'Ibn Ishâq.
- F : Abréviation désignant un manuscrit ou une version du texte.
- kabsh : Bélier, terme désignant un mouton mâle adulte.
- al-Sīra wa-l-Maghāzī : Ouvrage de biographie prophétique et de campagnes militaires.
- F : Abréviation désignant un manuscrit ou une édition, probablement une source citée.
- al-Ṭabaqāt : Ouvrage de classes (biographies) des Compagnons, notamment celui d’Ibn Sa‘d.
- al-Maghāzī : Les expéditions militaires du Prophète.
- ‘Abbād : Nom propre, ici corrigé.
- al-Ḥasḥās : Nom propre, variante de Khashkhāsh.
- Zumra : Groupe, troupe.
- Baḥḥāth : Nom propre, variante de Nuḥāb/Nuḥāth.
- Khazam : Nom propre, ici corrigé.
- F : Manuscrit F, où le passage est omis.
- Khalaf : Nom propre, variante.
- al-Ṭabaqāt : Voir note 653.
- al-Badā : Nom propre, variante de al-Yadī.
- ibn : Fils de, ajouté dans al-Maghāzī.
- Asad : Nom propre, ici corrigé.
- ‘Abd Rabbih : Nom propre, serviteur de son Seigneur.
- Quss : Nom propre, variante de Qays.
- Jammāz : Nom propre, variante.
- Jamharat Ansāb al-‘Arab : Ouvrage de généalogie arabe d’Ibn Ḥazm.
- al-Jamhara : Abréviation de Jamharat Ansāb al-‘Arab.
- Ḥudhām : Nom propre, variante.
- Taym : Nom de tribu, ici corrigé.
- al-Jamhara : Voir note 670.
- Farrāsh : Nom propre, ici corrigé.
- Ḥizām : Nom propre, variante.
- al-Iṣāba : Ouvrage d’Ibn Ḥajar sur les Compagnons.
- ibn : Ajout erroné dans F.
- al-Maghāzī : Voir note 654.
- Mu‘awwidh ibn ‘Amr ibn al-Jamūḥ : Nom d’un Compagnon, répété par erreur.
- Hānī : Nom propre, variante.
- ḥalīf : Allié, ici erreur pour un nom propre.
- Ḥizām : Nom propre, variante.
- al-Jad‘ : Nom propre, variante.
- al-Maghāzī : Voir note 654.
- Raḍī‘ : Nourrisson, frère de lait, ici nom propre.
- ‘Abd ibn : Ajout dans al-Maghāzī.
- Wa-tāba : Et il se repentit, ici erreur pour un nom.
- ibn Khuld : Nom propre, variante.
- Jabbār ibn Ṣakhr : Nom d’un Compagnon.
- Biladhma : Nom de lieu ou de personne, variante.
- Banī Tha‘laba ibn ‘Ubayd : Tribu.
- Razan ibn Zayd : Nom propre, variante.
- ‘Utba : Nom propre, ici corrigé.
- Ḥizām : Nom propre, corrigé.
- Suwāda : Nom propre, variante.
- Judayra : Nom propre, variante.
- Judayra : Erreur dans F.
- Banī : Fils de, ajouté dans F.
- Suwāda : Nom propre, variante.
- Ghanam : Nom de tribu, moutons.
- al-Iṣāba : Voir note 676.
- Udhn : Oreille, ici nom propre.
- Sādira : Nom propre, variante.
- ‘Aymad : Nom propre, variante.
- ibn : Répété par erreur dans F.
- ‘Umar : Nom propre, ici corrigé.
- Suwāda : Nom propre, variante.
- ibn : Ajout erroné dans F.
- ibn : Omis dans la Sīra.
- ibn : Ajout erroné dans F.
- Sa‘īd : Nom propre, variante.
- Khālid : Nom propre, variante.
- ibn Khālid : Ajout dans F.
- Mukhallad : Nom propre, variante.
- Ruzayq : Nom propre, variante.
- Sa‘īd ibn : Nom propre, variante.
- Bashīr : Nom propre, variante.
- ‘Ā’id ibn Sā‘iṣ : Nom propre, variante.
- Ruzayq : Nom propre, variante.
- Wadafa : Nom propre, variante.
- ‘Umayr : Nom propre, ici corrigé.
- Ḥalīfa : Calife, ici nom propre.
- al-Jamhara : Voir note 670.
- al-Mu‘allā : Nom propre, variante.
- ‘Adī ibn : Nom propre, variante.
- Lawdhān : Nom propre, variante.
- Zayd ibn Ḥāritha : Compagnon célèbre.
- al-Jamhara : Voir note 670.
- Taym al-Lāt : Tribu.
- Kulaybid : Nom propre, variante.
- ibn : Ajout dans al-Jamhara.
- al-Jamhara : Voir note 670.
- ‘Araza : Nom propre, variante.
- al-Jamhara : Voir note 670.
- Fahd : Nom propre, variante.
- Dhikr : Mention, ici erreur.
- Wa-khaṭa’ : Et erreur, ici corrigé.
- ‘Ā’id : Nom propre, variante.
- al-Za‘rā’ : Nom propre, variante.
- Abū Khuzayma ibn Aws ibn Aṣram : Nom d’un Compagnon.
- Nu‘aymān : Nom d’un Compagnon.
- al-Maghāzī : Voir note 654.
- Khālid ibn Khalada : Nom d’un Compagnon.
- Qaysara : Nom propre, variante.
- al-Maghāzī : Voir note 654.
- ibn ‘Ubayd : Ajout, absent de la Sīra.
- Ḥizām : Nom propre, corrigé.
- Ḥumayr : Nom propre, corrigé.
- wa : Et, ajout erroné dans F.
- Aws ibn Thābit : Nom d’un Compagnon.
- al-Sīra : Biographie prophétique d’Ibn Hishām.
- al-Maghāzī : Voir note 654.
- Abū Khārija : Surnom de ‘Amr.
- ibn Khansā’ : Fils de Khansā’, nom propre.
- ibn ‘Amr : Ajout erroné dans F.
- ‘Amr ibn ‘Ubayd : Nom propre, variante.
- Khasā’ : Nom propre, variante.
- al-Khashkhāsh : Nom propre, corrigé.
- Muḥriz ibn ‘Āmir : Nom d’un Compagnon.
- Uhayb : Nom propre, variante.
- Ḥizām : Nom propre, variante.
- al-Jamhara : Voir note 670.
- al-Maghāzī : Voir note 654.
- Za‘wurā’ : Nom propre, variante.
- Mabdūl : Nom propre, variante.
- al-Maghāzī : Voir note 654.
- al-Maghāzī : Voir note 654.
- ‘Uṣaym : Nom propre, variante.
- Ṣakhr ibn Ḥabīb : Nom propre, ajout dans F.
- Ka‘b ibn Zayd : Nom d’un Compagnon, ajout dans al-Maghāzī.
- ‘Abd Allāh : Nom propre, corrigé.
- Sa‘īd : Nom propre, variante.
- Qays : Nom propre, variante.
- thalāth : Trois, erreur dans F.
- al-Sīra : Voir note 751.
- al-Aws : Tribu des Aws.
- Yazīd ibn Zayd : Nom propre, variante.
- tūdu bihim : Ils sont conduits, ici erreur.
- ‘Umayr ibn ‘Adī ibn Kharsha : Compagnon aveugle, ayant participé à Badr.
- khawf : Peur, erreur dans F.
- al-Maghāzī : Voir note 654.
- kadhā : Ainsi, indique une leçon conforme.
- ‘Umayr : Nom propre, fin du texte.
- fa-awwaltuhā : Je l’ai interprétée (au sens de donner une interprétation d’un rêve ou d’une vision).
- in ajabnā : Si nous répondons (variante textuelle).
- maḥbis : Prison, lieu de détention.
- Anṣār : Les Auxiliaires, habitants de Médine ayant accueilli et soutenu le Prophète après l’Hégire.
- aṭmān : Tertres, collines artificielles ou naturelles ; pluriel de ‘uṭum (forteresse, tour).
- liwā’ : Étendard, drapeau de commandement militaire.
- Quraysh : Tribu arabe de La Mecque à laquelle appartenait le Prophète.
- rajaz : Mètre poétique arabe, souvent utilisé pour les chants de guerre ou les improvisations.
Les notes et commentaires
↩ (170) [p226] D'après al-Ṭabarī 3/23, c'est correct ; dans F, « yahdaʿūna » est une erreur. ↩ (171) [p226] 3) Dans al-Ṭabarī : « fa-lākathā... fa-lafaẓathā » ; le foie 1 est féminin, et al-Farrā' a dit qu'il est tantôt masculin tantôt féminin. ↩ (172) [p226] Dans al-Ṭabarī 3/25 : « Lorsque l'Envoyé d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — sortit pour Uḥud, Ḥusayl ibn Jābir — qui est al-Yamān, père de Ḥudhayfa ibn al-Yamān — et Thābit ibn Waqsh ibn Zuʿawrā' se trouvaient dans les forteresses 2 avec les femmes et les enfants. L'un dit à l'autre, alors qu'ils étaient deux vieillards avancés en âge : « Que n'as-tu de père ? Qu'attends-tu ? Par Allah, il ne reste à aucun de nous de vie que le temps de traire une ânesse ; nous ne sommes que des têtes 3 aujourd'hui ou demain. Ne prendrions-nous pas nos épées, puis ne rejoindrions-nous pas l'Envoyé d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue —, peut-être qu'Allah — Puissant et Majestueux — nous accordera le martyre avec l'Envoyé d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue ! » Ils prirent leurs épées, puis sortirent jusqu'à entrer dans la foule [des combattants] sans que personne ne sache [leur présence]. Quant à Thābit ibn Waqsh, les associateurs le tuèrent. Quant à Ḥusayl ibn Jābir al-Yamān, les épées des musulmans se croisèrent sur lui et ils le tuèrent sans le reconnaître. Ḥudhayfa dit : « Mon père ! » Ils dirent : « Par Allah, nous ne l'avons pas reconnu », et ils dirent vrai. Ḥudhayfa dit : « Qu'Allah vous pardonne, car Il est le Plus Miséricordieux des miséricordieux ! » L'Envoyé d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — voulut lui verser le prix du sang 4, mais Ḥudhayfa fit aumône de son prix du sang aux musulmans, ce qui accrut sa valeur auprès de l'Envoyé d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue. » ↩ (173) [p227] Dans l'original : « bi-Badrin » ainsi. ↩ (174) [p227] Dans F : « ʿamma » erreur. ↩ (175) [p227] Ajouté dans F : « alā » erreur. ↩ (176) [p227] D'après al-Ṭabarī ; dans F : « ibn qimma » ainsi. ↩ (177) [p227] Dans al-Ṭabarī 3/24 : « L'Envoyé d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — dit à un homme parmi ses Compagnons : Dis : « Oui, c'est entre nous et toi un rendez-vous. » » ↩ (178) [p227] D'après al-Ṭabarī ; dans F : « ijtannū ». ↩ (179) [p227] Ainsi ; dans al-Ṭabarī : « li-nājizannahum ». ↩ (180) [p227] Ainsi ; dans al-Ṭabarī 3/35 : « aw ». ↩ (181) [p227] Ainsi ; dans al-Ṭabarī : « min baʿdī ». ↩ (182) [p227] Dans al-Ṭabarī : « wa-ḥawāṣilu al-ṭayri ». [p227] (8) D'après al-Ṭabarī ; dans F : « li-qitālihim ». ↩ (183) [p228] Ajouté dans al-Ṭabarī : « avec trente hommes d'entre eux. Lorsque les musulmans virent la tristesse de l'Envoyé d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — et sa colère à cause de ce qui avait été fait à son oncle, ils dirent : « Par Allah, si nous triomphons d'eux un jour, nous les mutilerons d'une mutilation que personne parmi les Arabes n'aura jamais infligée à personne. » » ↩ (184) [p228] De la sourate 16, verset 126 ; dans F : « ʿāqabtum ». ↩ (185) [p228] Ajouté dans al-Ṭabarī : « Alors l'Envoyé d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — pardonna, patienta et interdit la mutilation. » ↩ (186) [p228] Omis dans F, mais nécessaire. ↩ (187) [p228] Ajouté d'après al-Ṭabarī 3/34. ↩ (188) [p228] Ajouté dans al-Ṭabarī : « laka ». ↩ (189) [p228] D'après al-Ṭabarī ; dans F : « nabiyyinā ». ↩ (190) [p228] F : « annahum » altération. ↩ (191) [p228] Ajouté dans al-Ṭabarī : « ibn ḥarām ». ↩ (192) [p228] Correction d'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « mutaṣādifayn ». ↩ (193) [p229] Sourate 3, verset 169. ↩ (194) [p229] Dans l'original : « ʿUmar ». Correction d'après al-Iṣāba 6/101 dans sa notice : c'est Muṣʿab ibn ʿUmayr ; cette tradition y est mentionnée — voir donc. ↩ (195) [p229] Dans F : « rajulāhu badat ». ↩ (196) [p229] Dans F : « shayʾ ». ↩ (197) [p229] D'après al-Ṭabarī 3/27 ; dans F : « duyūr » ainsi. ↩ (198) [p229] Ajouté dans al-Ṭabarī : « Alors les yeux de l'Envoyé d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — versèrent des larmes et il pleura. » ↩ (199) [p229] Ainsi ; dans al-Ṭabarī : « Lorsque Saʿd ibn Muʿādh et Usayd ibn Ḥuḍayr retournèrent à la demeure des Banū ʿAbd al-Ashhal, ils ordonnèrent à leurs femmes de se ceindre 5, puis d'aller pleurer sur l'oncle de l'Envoyé d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue. » ↩ (200) [p229] D'après al-Ṭabarī ; dans F : « amr ». ↩ (201) [p229] Ainsi dans F ; peut-être : « ajall » ; dans al-Maghāzī 1/317 : « L'Envoyé d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — dit : « Qu'Allah soit satisfait de vous... », et il leur interdit le lendemain le nasb 6 de la manière la plus sévère. » ↩ (202) [p229] Ainsi ; dans al-Ṭabarī : « Lorsque l'Envoyé d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — arriva auprès de sa famille, il tendit son épée à sa fille Fāṭima en disant : « Lave ce sang de dessus, ma fille ! » Et ʿAlī — que la paix soit sur lui — lui tendit son épée. » ↩ (203) [p230] D'après al-Ṭabarī ; dans F : « ṣadaqtumā ». ↩ (204) [p230] D'après al-Ṭabarī 3/28 ; dans F : « ʿalā muhajj » altéré. ↩ (205) [p230] 3) D'après al-Ṭabarī ; dans F : « wa-llāhi ʿafāka fīhim » ainsi ; dans al-Maghāzī : « aʿlā kaʿbaka wa-anna al-muṣībata kānat bi-ghayrika ». ↩ (206) [p230] Ainsi ; dans al-Ṭabarī : « Puis il sortit d'auprès de l'Envoyé d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — à Ḥamrā' al-Asad jusqu'à ce qu'il rencontre Abū Sufyān... » ↩ (207) [p230] Dans al-Ṭabarī : « ajmaʿū al-rajʿa ». ↩ (208) [p230] Ainsi ; dans al-Ṭabarī : « Ils dirent : Nous avons atteint les grands de ses Compagnons, leurs chefs et leurs nobles, puis nous sommes revenus avant de les exterminer, afin de nous occuper de ce qui reste d'eux et de les anéantir. » ↩ (209) [p230] Dans al-Ṭabarī : « nastaʾṣiluhum » ; dans F : « yaṣṭalim ». ↩ (210) [p230] Dans F : « fa-takurr ». ↩ (211) [p230] 10) Dans F : « waylakumā ». ↩ (212) [p230] Ajouté dans al-Ṭabarī : « Il dit : Par Allah, je ne pense pas que tu t'en ailles avant de voir les toupets des chevaux. Il dit : » ↩ (213) [p230] Dans F : « li-naṣṭalihim » ; dans al-Ṭabarī 3/29 : « li-nastaʾṣila baqiyyatahum ». [p230] (9) Dans F : « maqtalan » — erreur. ↩ (214) [p231] Ajouté dans F : « kunnā ». ↩ (215) [p231] Dans F : « li-naṣṭalihim » ; dans al-Ṭabarī 3/29 : « li-nastaʾṣila baqiyyatahum ». ↩ (216) [p231] Dans F : « rasūlu abī sufyān » erreur. ↩ (217) [p231] Sourate 4, verset 174. ↩ (218) [p231] Sourate 3, verset 175. ↩ (219) [p231] Ajouté dans F : « bi-l-muslimīna yaʾtūna alladhī mina al-jirāḥi alladhī bihim » — ainsi ; dans al-Maghāzī : « fa-aqāma yudāwī jurḥahu » etc. ↩ (220) [p231] Ne se trouve pas dans al-Maghāzī 1/350. ↩ (221) [p231] D'après al-Ṭabarī 3/36 et al-Maghāzī ; dans F : « raḍītu ». ↩ (222) [p232] Sa notice se trouve dans al-Iṣāba 4/16, où il est dit : « ʿĀmir ibn Mālik ibn Jaʿfar ibn Kilāb al-ʿĀmirī al-Kilābī, Abū Barā', connu sous le nom de Mulāʿib al-Asinna... » ↩ (223) [p232] Ajouté d'après al-Maghāzī 1/346, nécessaire ; voir al-Ṭabarī 3/33-34. ↩ (224) [p232] Dans F : « wa-lam yuslim » ; ajouté dans al-Ṭabarī et al-Maghāzī après : « wa-lam yabʿud ». ↩ (225) [p232] Dans al-Ṭabarī et al-Maghāzī 1/346 : « lahum jār ». ↩ (226) [p232] Dans F : « yadʿūna ilā ». ↩ (227) [p232] Dans F : « ʿUmar ». ↩ (228) [p232] D'après al-Ṭabarī et al-Maghāzī. ↩ (229) [p232] D'après al-Ṭabarī ; dans F : « naḥqur » altéré. ↩ (230) [p232] Dans F : « in ». ↩ (231) [p232] D'après al-Ṭabarī ; dans F : « wa-ʿalā » erreur. ↩ (232) [p233] 1) D'après al-Ṭabarī et al-Maghāzī ; dans F : « Jābir ibn Sulaym al-Kalāʿī » — erreur. ↩ (233) [p233] C'est ʿAmr ibn Umayya ; voir al-Ṭabarī 3/34 et al-Maghāzī 1/348. ↩ (234) [p233] Son nom est al-Ḥārith ibn al-Ṣimma — comme dans al-Maghāzī. ↩ (235) [p233] 4) Correction d'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « baynahumā bimā ṣāba aṣḥābuhum ilā ». ↩ (236) [p233] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « al-anṣār » ; dans al-Maghāzī : « al-Ḥārith ibn al-Ṣimma ». ↩ (237) [p233] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « talḥaq ». ↩ (238) [p233] Voir al-Ṭabarī et al-Maghāzī ; ils contiennent des détails. ↩ (239) [p233] Dans F : « ʿUmar » erreur. ↩ (240) [p233] Ce qui en a été dit a déjà été mentionné au début de la quatrième année. ↩ (241) [p233] D'après al-Ṭabarī 3/30 et al-Maghāzī 1/355 ; dans F : « al-afḍal » erreur. ↩ (242) [p234] Dans F : « kharaja ». ↩ (243) [p234] Il a résumé ici cette expédition ; elle est mentionnée en détail dans al-Ṭabarī 3/29 et al-Maghāzī 1/354. ↩ (244) [p234] Dans al-Ṭabarī 3/34 : « thaʾra ». ↩ (245) [p234] Dans F : « in » ; correction d'après al-Maghāzī 1/364. ↩ (246) [p234] 6) D'après al-Maghāzī ; dans F : « bi-ʿaql ». ↩ (247) [p234] Dans al-Maghāzī : « nuṭʿimuka ». ↩ (248) [p234] 8) Dans F : « wa-tawāmarū » ; dans al-Maghāzī : « fa-tanājū ». ↩ (249) [p234] D'après al-Maghāzī et al-Ṭabarī 3/37 ; dans F : « ḥajjāsh » erreur. [p234] (1) Dans F : « istawā asīr » ainsi. ↩ (250) [p235] Dans al-Ṭabarī : « Salām ibn Mishkam leur interdit cela, les effraya de la guerre et dit : Il sait ce que vous voulez, mais ils lui désobéirent. » ↩ (251) [p235] D'après al-Ṭabarī ; dans F : « ṣuwaybir » erreur ; dans al-Maghāzī 1/365 : « Ṣuwayrā' ». ↩ (252) [p235] Ajouté dans al-Ṭabarī : « Et Allah — Puissant et Majestueux — me l'a appris. » ↩ (253) [p235] C'est-à-dire Muḥammad ibn Maslama ; dans al-Ṭabarī : « Alors Muḥammad ibn Maslama vint. » ↩ (254) [p235] Dans F : « lā tusākinūnī » ; dans al-Ṭabarī 3/37 : « fa-lā tusākinūnī ». ↩ (255) [p235] 6) Dans al-Ṭabarī 3/38 : « Ne sortez pas, car j'ai avec moi, des Arabes et de ceux qui se sont joints à moi de mon peuple, deux mille ; restez donc, ils entreront avec vous, et Qurayẓa entrera avec vous... » ↩ (256) [p235] D'après al-Ṭabarī ; dans F : « asr » altéré. ↩ (257) [p235] D'après al-Ṭabarī et al-Maghāzī 1/369 ; dans F : « lā yanquṣ ». ↩ (258) [p236] D'après al-Ṭabarī ; dans F : « raʾaytu » altéré. ↩ (259) [p236] D'après al-Ṭabarī ; dans F : « muḥāṣirihim ». ↩ (260) [p236] Sourate 59, verset 5. ↩ (261) [p236] Sourate 59, verset 2. ↩ (262) [p236] 5) D'après al-Ṭabarī 3/39 ; sa notice se trouve dans al-Iṣāba 6/333 ; dans F : « yā man ibn ʿUmar ibn Wahb ». ↩ (263) [p236] Sa notice se trouve dans al-Iṣāba 7/83. ↩ (264) [p236] 7) D'après al-Ṭabarī ; dans F : « amwāluhā wa-akhadhūhā ». ↩ (265) [p237] 1) Correction d'après al-Maghāzī 1/342 et al-Iṣāba 7/90 ; dans F : « ilā Salama ibn ʿAbd al-Ashhal » altéré. ↩ (266) [p237] Al-Wāqidī a développé cette histoire dans al-Maghāzī 1/342 avec différentes chaînes de transmission ; il y est dit : « L'Envoyé d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — envoya Abū Salama ; il sortit avec ses Compagnons, et le Ṭayyite sortit avec lui comme guide ; ils hâtèrent la marche, il les détourna de la route principale, prit un chemin de traverse et marcha avec eux nuit et jour ; ils devancèrent les nouvelles et arrivèrent à Adnā Qaṭan — une eau des Banū Asad... » Et dans le même ouvrage 1/345 : « Un bédouin chargea Masʿūd ibn ʿUrwa, le chargea avec la lance et le tua ; les musulmans craignirent que leur compagnon ne fût dépouillé de ses vêtements, alors ils le ramenèrent vers eux... » ↩ (267) [p237] Dans F : « al-ḥasan » erreur. ↩ (268) [p237] Dans F : « lahu rasūl ». ↩ (269) [p237] Dans F : « qurb ». ↩ (270) [p237] D'après al-Ṭabarī ; dans F : « shujāʿī ». ↩ (271) [p237] D'après al-Ṭabarī ; dans F : blanc. ↩ (272) [p238] Dans F : « ʿindāq » altéré ; Ghaydāq : abondant, fertile. ↩ (273) [p238] Ajouté d'après al-Ṭabarī ; omis dans F. ↩ (274) [p238] Ajouté dans al-Ṭabarī : « fīhi ». ↩ (275) [p238] 5) Dans al-Ṭabarī : « fa-yaʾtī ». ↩ (276) [p238] Ajouté dans al-Ṭabarī : « aḥabbu ilayya min an yaʾtiya min qibalinā ». ↩ (277) [p238] 7) D'après al-Ṭabarī et al-Maghāzī 1/386 ; dans F : « Suhayl Naʿīman » erreur. ↩ (278) [p238] Dans F : « taḍaʿna » ainsi ; correction d'après al-Ṭabarī et al-Maghāzī. ↩ (279) [p238] 9) Dans al-Ṭabarī : « fa-tudassis ». ↩ (280) [p238] D'après al-Ṭabarī ; dans F : « yakhruj ». ↩ (281) [p238] Dans al-Ṭabarī : « fī nafsihi ». ↩ (282) [p238] Dans al-Ṭabarī : « la-kharajtu ». ↩ (283) [p238] Dans al-Maghāzī 1/387 : « Ils arrivèrent à Badr la nuit de la nouvelle lune de Dhū l-Qaʿda. » [p238] (2) D'après al-Ṭabarī 3/42 ; dans F : « bi-raʿā ». ↩ (284) [p239] Ainsi dans F ; dans al-Ṭabarī : « Puis Allah — Puissant et Majestueux — éclaira les consciences des musulmans ; ils sortirent avec des marchandises et gagnèrent deux dirhams pour un dirham, sans rencontrer d'ennemi ; c'était Badr al-Mawʿid 7, qui était un lieu de marché pour eux à l'époque préislamique ; ils s'y rassemblaient chaque année pendant huit jours. » ↩ (285) [p239] Correction d'après al-Ṭabarī 3/42 ; dans F : « ibn » erreur.
↩ (٢٨٦) [ص239] d'après al-Ṭabarī, et dans F «je ne désire pas» ↩ (٢٨٧) [ص239] d'après la Sīra d'Ibn Hishām 2/209, et dans F «Sālim» ↩ (٢٨٨) [ص239] 5) d'après la Sīra ; et dans F «...» ↩ (٢٨٩) [ص239] dans la Sīra «les Khazraj dirent : Par Dieu, ils ne l'emporteront pas sur nous à jamais, dit-il : ils discutèrent de quel homme était pour l'Envoyé de Dieu - que Dieu le bénisse et le salue - dans l'hostilité comme Ibn al-Ashraf» ↩ (٢٩٠) [ص240] ajouté dans la Sīra d'Ibn Hishām «et lui» ↩ (٢٩١) [ص240] ainsi, et dans la Sīra d'Ibn Hishām «alors sortirent vers lui des Khazraj, des Banū Salima, cinq hommes» ↩ (٢٩٢) [ص240] d'après la Sīra et al-Maghāzī 1/391, et dans F «'Ubayd Allāh» par erreur ↩ (٢٩٣) [ص240] 4) ne se trouve pas dans la Sīra d'Ibn Hishām, et dans F «et Balda ibn Salama» ainsi, la correction d'après Jamharat ansāb al-'arab p. 341 et Tahdhīb al-tahdhīb 12/204 ↩ (٢٩٤) [ص240] ainsi dans la Sīra, et dans al-Maghāzī : al-Aswad ibn Khuzā'ī ↩ (٢٩٥) [ص240] se trouve dans F répété ↩ (٢٩٦) [ص240] ajouté ici dans la Sīra d'Ibn Hishām «ils sortirent et l'Envoyé de Dieu - que Dieu le bénisse et le salue - leur donna pour commandant 'Abd Allāh ibn 'Atīk» et cela viendra ↩ (٢٩٧) [ص240] dans la Sīra d'Ibn Hishām 2/210 «nous cherchons» ↩ (٢٩٨) [ص240] d'après al-Maghāzī 1/392, et dans F «cela» ↩ (٢٩٩) [ص240] ainsi, et dans la Sīra d'Ibn Hishām «comme s'il était une qibṭiyya 8 jetée», et dans al-Maghāzī «comme s'il était une qutna 9 jetée» ↩ (٣٠٠) [ص240] ajouté dans la Sīra d'Ibn Hishām «jusqu'à ce qu'il le transperce en disant : qaṭnī qaṭnī, c'est-à-dire ḥasbī ḥasbī» ↩ (٣٠١) [ص240] dans F «...» par erreur, et dans la Sīra d'Ibn Hishām «quand sa femme cria, l'un de nous levait son épée sur elle puis se rappelait l'interdiction de l'Envoyé de Dieu - que Dieu le bénisse et le salue - et retenait sa main, sans quoi nous en aurions fini avec elle dans la nuit» ↩ (٣٠٢) [ص240] 13) d'après la Sīra d'Ibn Hishām, et dans F «...» par erreur ↩ (٣٠٣) [ص241] ainsi dans F, et ne se trouve pas dans al-Tahdhīb 7/399 - voir la notice de 'Ammār ibn al-Ḥasan : «et d'après lui... Muḥammad ibn Aḥmad ibn 'Awn» et la nisba 10 n'y figure pas, peut-être : al-Dimā'ī - voir al-Ansāb 5/373 ↩ (٣٠٤) [ص241] et sa notice se trouve dans al-Iṣāba 3/113 où il est dit «Salmān Abū 'Abd Allāh al-Fārisī» ↩ (٣٠٥) [ص241] dans la Sīra «un Perse» ↩ (٣٠٦) [ص241] dans F et la Sīra : Ḥayy - avec un ḥā' important, la correction d'après Mu'jam al-buldān 3/196 ↩ (٣٠٧) [ص241] d'après la Sīra, et dans F «en lui» ↩ (٣٠٨) [ص241] d'après la Sīra ↩ (٣٠٩) [ص241] dans la Sīra «Dieu créa» ↩ (٣١٠) [ص241] 9) d'après la Sīra, et dans F «...» ↩ (٣١١) [ص241] d'après Tahdhīb ta'rīkh Ibn 'Asākir 6/192, et dans F «dans une partie de son œuvre» ↩ (٣١٢) [ص241] 11) d'après al-Tahdhīb, et dans F «et il était» ↩ (٣١٣) [ص241] 12) ne se trouve ni dans la Sīra ni dans al-Tahdhīb ↩ (٣١٤) [ص241] 13) d'après la Sīra, et dans F «...» ↩ (٣١٥) [ص241] ainsi dans F, et dans la Sīra «...» et ajouté après [ص241] (2) d'après la Sīra 1/73 et al-Tahdhīb 10/65 ; et dans F «Muḥammad» par erreur ↩ (٣١٦) [ص242] d'après la Sīra ; et dans F «leurs prières» ↩ (٣١٧) [ص242] dans F «celui qui» ↩ (٣١٨) [ص242] 3) dans F «...» ainsi ↩ (٣١٩) [ص242] ajouté ici dans F un mot peu clair dont la forme est «...» ainsi ↩ (٣٢٠) [ص242] se trouve dans F «bien» par erreur ↩ (٣٢١) [ص242] ajouté d'après la Sīra ↩ (٣٢٢) [ص242] dans la Sīra «il mit à mon pied une entrave» ↩ (٣٢٣) [ص242] dans F «je l'envoyai», et dans la Sīra «j'envoyai» ↩ (٣٢٤) [ص242] d'après la Sīra, et dans F «d'eux» ↩ (٣٢٥) [ص243] dans la Sīra «je dis : Qui est le plus savant des gens de cette religion ?» ↩ (٣٢٦) [ص243] dans F «...», et dans la Sīra «sept outres» ↩ (٣٢٧) [ص243] d'après la Sīra et comme précédemment, et se trouve ici dans F «la plupart» altéré ↩ (٣٢٨) [ص243] d'après la Sīra, et se trouve dans F «chose» ↩ (٣٢٩) [ص243] dans F «ne l'enterrez pas» et dans la Sīra «ne l'ensevelissez pas» ↩ (٣٣٠) [ص243] ajouté dans F «puis ils le crucifièrent» ↩ (٣٣١) [ص243] dans la Sīra «il dit : il dit» ↩ (٣٣٢) [ص243] dans la Sīra «et ne» ↩ (٣٣٣) [ص243] dans la Sīra «plus ascète» ↩ (٣٣٤) [ص243] d'après la Sīra ↩ (٣٣٥) [ص244] d'après la Sīra, et dans F «il dit» ↩ (٣٣٦) [ص244] d'après la Sīra ↩ (٣٣٧) [ص244] 3) dans la Sīra «et que m'ordonnes-tu ?» ↩ (٣٣٨) [ص244] dans F «lui» ↩ (٣٣٩) [ص244] 5) dans la Sīra «et il m'ordonna de te rejoindre» ↩ (٣٤٠) [ص244] dans la Sīra «à qui me recommandes-tu et que m'ordonnes-tu ?» ↩ (٣٤١) [ص244] dans F «un homme» ↩ (٣٤٢) [ص244] ajouté dans la Sīra : chez moi ↩ (٣٤٣) [ص245] dans F : il se repentit ↩ (٣٤٤) [ص245] dans la Sīra «j'acquérai jusqu'à ce que j'eus» ↩ (٣٤٥) [ص245] ajouté dans la Sīra «et que m'ordonnes-tu ?» ↩ (٣٤٦) [ص245] d'après la Sīra, et dans l'original «je réforme» ainsi ↩ (٣٤٧) [ص245] ainsi, et dans la Sīra «mais le temps d'un prophète approche, il sera envoyé avec la religion d'Abraham - sur lui la paix» ↩ (٣٤٨) [ص245] ainsi, et dans la Sīra «mes vaches et mes brebis» ↩ (٣٤٩) [ص245] 7) d'après al-Tahdhīb, et dans F «faites donc, présentez-moi» ↩ (٣٥٠) [ص245] d'après la Sīra ↩ (٣٥١) [ص245] ajouté dans la Sīra «et il ne se réalisa pas en moi-même» ↩ (٣٥٢) [ص245] dans F «Muḥammad» ↩ (٣٥٣) [ص246] 1) dans la Sīra «j'étais au sommet d'un régime de dattes appartenant à mon maître, travaillant pour lui à quelque ouvrage» ↩ (٣٥٤) [ص246] dans la Sīra «Ibn Hishām dit : Qayla bint Kāhil ibn 'Udhra ibn Sa'd ibn Zayd ibn Layth ibn Sūd ibn Aslam ibn al-Ḥāf ibn Quḍā'a, mère des Aws et des Khazraj» ↩ (٣٥٥) [ص246] dans la Sīra «par Dieu, ils sont maintenant» ↩ (٣٥٦) [ص246] dans F «...» et la correction d'après la Sīra ↩ (٣٥٧) [ص246] ainsi dans F, et dans la Sīra «le frisson me prit - Ibn Hishām dit : al-'urwā' est le tremblement dû au froid et à la secousse, si en plus il y a de la sueur c'est al-raḥḍā', et les deux sont longs» ↩ (٣٥٨) [ص246] ainsi, et dans la Sīra «je vais tomber» ↩ (٣٥٩) [ص246] ajouté dans la Sīra «mon maître» ↩ (٣٦٠) [ص246] et dans F «un jeune homme» ainsi ↩ (٣٦١) [ص246] dans F «je le frappai», et dans la Sīra «il me donna un coup de poing violent» ↩ (٣٦٢) [ص246] 10) ainsi dans F, et dans la Sīra «je voulais seulement vérifier ce qu'il disait» ↩ (٣٦٣) [ص246] dans la Sīra «je l'approchai» ↩ (٣٦٤) [ص246] d'après la Sīra ↩ (٣٦٥) [ص247] d'après la Sīra, et dans F «à Naqī' al-Gharqad» ↩ (٣٦٦) [ص247] ainsi, et dans la Sīra et al-Tahdhīb «j'ai deux manteaux» ↩ (٣٦٧) [ص247] d'après la Sīra, et dans F «nous saluâmes» ↩ (٣٦٨) [ص247] et dans la Sīra «il sut que je vérifiais quelque chose qui m'avait été décrit» ↩ (٣٦٩) [ص247] se trouve dans F «mon frère» altéré ↩ (٣٧٠) [ص247] ajouté d'après la Sīra ↩ (٣٧١) [ص247] dans F «...» ainsi ↩ (٣٧٢) [ص247] ainsi, et dans la Sīra «ils m'aidèrent avec les palmiers, l'homme avec trente jeunes palmiers, l'homme avec vingt jeunes palmiers, l'homme avec quinze jeunes palmiers, l'homme avec dix, chacun aidant selon ses moyens, jusqu'à ce que j'eus réuni trois cents jeunes palmiers» ↩ (٣٧٣) [ص248] 1) dans F «jusqu'à ce que tu viennes à moi et que je sois», et dans la Sīra «quand tu auras fini, viens à moi, je serai» ↩ (٣٧٤) [ص248] 2) dans la Sīra «je creusai» et dans F «les creuser» ↩ (٣٧٥) [ص248] ainsi, et dans la Sīra et al-Tahdhīb «mes compagnons» ↩ (٣٧٦) [ص248] ajouté dans F «de sa boisson» ainsi, peu clair, nous l'avons supprimé ↩ (٣٧٧) [ص248] dans la Sīra «nous approchions de lui les jeunes palmiers et l'Envoyé de Dieu - que Dieu le bénisse et le salue - les plantait de sa main jusqu'à ce que nous eûmes fini» ↩ (٣٧٨) [ص248] dans la Sīra «par Celui qui tient l'âme de Salmān dans Sa main ! pas un seul jeune palmier n'en mourut, je payai les palmiers et il me restait de l'argent» ↩ (٣٧٩) [ص248] d'après l'autre expression «quand tu auras fini, viens à moi» ↩ (٣٨٠) [ص248] dans F «ton mukātab 11» ↩ (٣٨١) [ص248] ainsi, et dans la Sīra «l'Envoyé de Dieu - que Dieu le bénisse et le salue - apporta quelque chose comme un œuf de poule en or provenant d'une mine» ↩ (٣٨٢) [ص248] ajouté d'après la Sīra ↩ (٣٨٣) [ص248] ainsi, et dans la Sīra «prends-le, car Dieu s'en acquittera pour toi» ↩ (٣٨٤) [ص248] d'après la Sīra, et dans F «une once» ↩ (٣٨٥) [ص248] se trouve dans F «l'argent» altéré ↩ (٣٨٦) [ص248] dans F «ce que» ↩ (٣٨٧) [ص249] dans la Sīra d'Ibn Hishām 2/134 «en l'an quatre», et al-Ṭabarī le mentionne aussi parmi les événements de la quatrième année, voir 3/39, et il y a «quant à al-Wāqidī, il prétend que l'expédition de l'Envoyé de Dieu - que Dieu le bénisse et le salue - à Dhāt al-Riqā' eut lieu en muḥarram de l'an cinq de l'hégire» ↩ (٣٨٨) [ص249] et dans la Sīra d'Ibn Hishām «Ibn Isḥāq dit : il établit sur Médine Abū Dharr al-Ghifārī, et on dit : 'Uthmān ibn 'Affān, selon ce que dit Ibn Hishām» ↩ (٣٨٩) [ص249] d'après la Sīra, et dans F «palmiers» ↩ (٣٩٠) [ص249] 4) d'après la Sīra, et dans F «...» ainsi ↩ (٣٩١) [ص249] dans F «expéditions» ainsi ↩ (٣٩٢) [ص249] ainsi dans F, et dans al-Ṭabarī 3/39 «elle ne fut appelée Dhāt al-Riqā' que parce que la montagne à laquelle elle doit son nom, Dhāt al-Riqā', est une montagne où il y a du noir, du blanc et du rouge, et l'expédition fut nommée d'après cette montagne» et dans la Sīra 2/134 «on l'appela expédition de Dhāt al-Riqā' parce qu'ils y rapiécèrent leurs étendards, et on dit que Dhāt al-Riqā' est un arbre à cet endroit appelé Dhāt al-Riqā'» voir Mu'jam al-buldān 4/268 ↩ (٣٩٣) [ص249] dans F «il se lève» ↩ (٣٩٤) [ص250] se trouve dans F «...» altéré ↩ (٣٩٥) [ص250] dans F «invoquez-moi»
J'ai rapporté cette histoire dans la Sîra d'Ibn Hichâm, dont voici le texte : « Ibn Ishâq m'a rapporté, d'après Wahb ibn Kaysân, d'après Jâbir ibn 'Abd Allâh 12 – que Dieu les agrée tous deux –, qui a dit : Je sortis avec l'Envoyé de Dieu 13 – que Dieu prie sur lui et le salue – pour l'expédition de Dhât ar-Riqâ' 14, depuis Nakhla 15, monté sur un chameau faible qui m'appartenait. Lorsque l'Envoyé de Dieu rebroussa chemin, il dit : “Les caravanes se mirent en route et je commençai à prendre du retard, jusqu'à ce que l'Envoyé de Dieu me rattrapât. Il me dit : “Qu'as-tu, ô Jâbir ?” Je répondis : “Ô Envoyé de Dieu ! Mon chameau m'a retardé.” Il dit : “Fais-le s'agenouiller.” Je le fis s'agenouiller, et l'Envoyé de Dieu fit s'agenouiller le sien. Puis il dit : “Donne-moi ce bâton que tu tiens – ou coupe-moi un bâton d'un arbre.” Je le fis. Il prit le bâton, le piqua de quelques piqûres, puis dit : “Monte.” Je montai, et, par Celui qui l'a envoyé avec la Vérité, il se mit à aller de pair avec sa chamelle. Je causai avec l'Envoyé de Dieu, et il me dit : “Me vendrais-tu ce chameau, ô Jâbir ?” Je répondis : “Ô Envoyé de Dieu ! Plutôt te le donner.” Il dit : “Non, mais vends-le moi.” Je dis : “Fixe donc son prix, ô Envoyé de Dieu !” Il dit : “Je le prends pour un dirham.” Je dis : “Non, alors tu me léserais, ô Envoyé de Dieu !” Il dit : “Pour deux dirhams ?” Je dis : “Non.” Il ne cessa d'augmenter le prix pour moi jusqu'à ce qu'il atteignît l'ûqiyya 16. Je dis alors : “Es-tu satisfait, ô Envoyé de Dieu ?” Il dit : “Oui.” Je dis : “Il est à toi.” Il dit : “Je l'ai pris.” Puis il dit : “Ô Jâbir ! T'es-tu marié après ?” Je dis : “Oui, ô Envoyé de Dieu !” Il dit : “Une veuve ou une vierge ?” Je dis : “Une veuve.” Il dit : “N'as-tu pas pris une jeune fille avec qui tu joues et qui joue avec toi ?” Je dis : “Ô Envoyé de Dieu ! Mon père a été tué le jour d'Uhud 17, laissant sept filles ; j'ai donc épousé une femme rassembleuse, qui réunit leurs têtes et s'occupe d'elles.” Il dit : “Tu as bien fait, si Dieu le veut. Quand nous arriverons à Sirâr 18, nous ordonnerons d'égorger une chamelle, nous passerons cette journée auprès d'elle, et elle [ta femme] entendra parler de nous et secouera ses coussins.” Je dis : “Par Dieu, ô Envoyé de Dieu ! Nous n'avons pas de coussins.” Il dit : “Il y en aura ! Quand tu arriveras, agis avec intelligence.” Quand nous arrivâmes à Sirâr, l'Envoyé de Dieu ordonna d'égorger une chamelle, et nous passâmes cette journée auprès d'elle. Le soir venu, l'Envoyé de Dieu entra chez lui, et nous entrâmes. Je racontai à ma femme ce qui s'était passé et ce que l'Envoyé de Dieu m'avait dit. Elle dit : “À toi l'écoute et l'obéissance.” Le lendemain matin, je pris la tête du chameau et l'amenai jusqu'à le faire s'agenouiller à la porte de l'Envoyé de Dieu. Puis je m'assis dans la mosquée, près de lui. L'Envoyé de Dieu sortit, vit le chameau et dit : “Qu'est-ce que c'est ?” On répondit : “Ô Envoyé de Dieu !” »
Il avait conclu un pacte de non-agression 19 avec le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — avec son peuple, et il s'était engagé par serment et par contrat. Lorsque Ka‘b apprit la venue de Huyayy ibn Akhtab, il ferma sa forteresse devant lui. Huyayy demanda la permission d'entrer, mais Ka‘b refusa de lui ouvrir. Huyayy l'appela : « Ô Ka‘b, ouvre-moi ! » Ka‘b répondit : « Malheur à toi, ô Huyayy, tu es un homme de mauvais augure. J'ai fait un pacte avec Muhammad et je ne romprai pas ce qui est entre lui et moi ; je n'ai vu de lui que loyauté et sincérité. » Huyayy dit : « Malheur à toi, ouvre-moi que je te parle. » Ka‘b dit : « Je ne le ferai pas. » Huyayy dit : « Par Dieu, si tu fermes devant moi, c'est seulement à cause de ta nourriture 20 que je vienne en manger avec toi. Prends garde, homme ! » Alors Ka‘b lui ouvrit. Huyayy dit : « Malheur à toi, ô Ka‘b, je t'apporte la gloire éternelle et une mer débordante. Je t'apporte les Qurayshites avec leurs chefs et leurs nobles, que j'ai installés au confluent des torrents de Ruma 21, et les Ghatafan avec leurs chefs et leurs nobles, que j'ai installés à Dhanab Naqma 22 à côté d'Uhud. Ils ont fait avec moi un pacte et un contrat de ne pas partir avant d'avoir exterminé Muhammad et ceux qui sont avec lui. » Ka‘b ibn Asad lui dit : « Par Dieu, tu m'as apporté l'humiliation éternelle : un nuage qui a déversé son eau, qui tonne et qui éclaire, sans rien dedans. Malheur à toi ! Laisse-moi avec Muhammad et ce sur quoi je suis ; je n'ai vu de Muhammad que sincérité et loyauté. » Huyayy ne cessa de circonvenir Ka‘b, le tordant par la crête et le garrot 23, jusqu'à ce qu'il cède, à condition que Huyayy lui donne une garantie de Dieu et un engagement solennel que si les Qurayshites et les Ghatafan revenaient sans avoir atteint Muhammad, il entrerait avec lui dans sa forteresse jusqu'à ce que l'affliction qui le frapperait le frappe aussi. Alors Ka‘b ibn Asad rompit son pacte et se désavoua de ce qui était entre lui et le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue.
Cieux, pluriel de raqī‘ 24. Et il a été ajouté dans al-Ṭabarī : « Ibn Isḥāq a dit : Puis ils descendirent. »
Et après cela, dans al-Ṭabarī 4/1522, il est ajouté : « Saʿd ibn ʿUbāda se leva — et avant cela, il était considéré comme un homme pieux — et dit : “Tu mens, par la vie de Dieu ! Ne frappe pas leurs cous. Par Dieu, tu n’as dit cette parole que parce que tu sais qu’ils sont des Khazraj 25 ! S’ils étaient de ton peuple, tu n’aurais pas dit cela.” Usayd dit : “Tu mens, par la vie de Dieu ! Mais tu es un hypocrite 26 qui plaide pour les hypocrites.” » 27
Dans le récit d'al-Tabarī 28 : « Pendant ces deux années, autant de personnes embrassèrent l'Islam qu'il y en avait eu auparavant, et même davantage... Lorsque l'Envoyé de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — arriva à Médine, Abū Baṣīr 29 vint le trouver ; c'était un homme de Qurayš. Ibn Isḥāq rapporte dans son récit : Abū Baṣīr, de son vrai nom 'Utba b. Usayd b. Jāriya, était musulman et faisait partie de ceux qui avaient été retenus à La Mecque. Lorsqu'il rejoignit l'Envoyé de Dieu, Azhar b. 'Abd 'Awf et al-Aḫnas b. Šarīq b. 'Amr b. Wahb al-Ṯaqafī écrivirent à l'Envoyé de Dieu à son sujet, et envoyèrent un homme des Banū 'Āmir b. Lu'ayy avec un de leurs affranchis. Ils apportèrent à l'Envoyé de Dieu la lettre d'al-Azhar et d'al-Aḫnas. L'Envoyé de Dieu dit : « Ô Abū Baṣīr ! Nous avons donné à ces gens ce que tu sais, et la trahison ne convient pas à notre religion. Dieu vous ménagera, à toi et à ceux des opprimés qui sont avec toi, une issue et une délivrance. » Il partit donc avec les deux hommes. Lorsqu'il arriva à Ḏū l-Ḥulayfa 30, il s'assit contre un mur, et ses deux compagnons s'assirent avec lui. Abū Baṣīr dit : « Frère des Banū 'Āmir, ton épée est-elle bien affûtée ? » — « Oui », répondit-il. — « Puis-je la voir ? » — « Si tu veux. » Abū Baṣīr dégaina l'épée, puis le frappa et le tua. L'affranchi s'enfuit rapidement et vint trouver l'Envoyé de Dieu qui était assis dans la mosquée. Lorsque l'Envoyé de Dieu le vit arriver, il dit : « Cet homme a vu quelque chose d'effrayant. » Lorsqu'il arriva...
Dans le Sahih 31, si c'était le cas, et dans F 32, qu'il soit - ainsi de suite. (183) [p295] 8) Pas dans le Sahih. (184) [p295] Dans le Sahih : si donc. (185) [p295] Dans le Sahih : j'aurais affronté. (186) [p295] 11) Dans le Sahih et al-Khasâ'is 33, cette phrase a été placée avant « car il est un prophète » et sa formulation est : « Si ce que tu dis est vrai, alors il possédera l'endroit où sont mes deux pieds. » (187) [p295] 12) Dans le Sahih : Abd Allah et Son messager. (188) [p295] Dans le Sahih : immense. (189) [p295] Ainsi dans F et Sahih al-Bukhari 1/5, et dans al-Tabari 34 : « Et si vous vous détournez ». (190) [p295] Correction d'après al-Tabari et le Sahih ; dans F, il y a « ism » avec un sīn, déformé. (191) [p295] Dans F : al-arīsīn, correction d'après la marge du Sahih avec le signe de la copie, et dans son texte : al-yarīsīn. (192) [p296] Sourate 3, verset 64. (193) [p296] Dans le Sahih : « chez lui, les disputes ». (194) [p296] Dans le Sahih : « que ». (195) [p296] Dans F, il y a « fājiruhu » déformé. (196) [p296] Voir pour sa biographie al-Isâba 35 4/161. (197) [p296] Ajouté d'après le Sahih. (198) [p296] 7) Correction d'après al-Tabari ; dans F : « As'hama ibn Bahrī » ainsi. (199) [p296] Ajouté dans al-Tabari : « Akhābanī Asad ibn Khuzayma ». (200) [p296] Ajouté d'après al-Tabari. (201) [p297] Ajouté dans al-Tabari : « Et Muhammad ibn 'Umar al-Wāqidī a dit : Il lui écrivit avec lui : Paix sur celui qui suit la guidance et y croit. Je t'invite à croire en Dieu seul, sans associé, afin que ton royaume te reste. Shujā' ibn Wahb se présenta et le lut devant eux. Il dit : Qui m'enlèvera mon royaume ? Je vais marcher contre lui. Le Prophète (paix et salut sur lui) dit : Son royaume est perdu. » (202) [p297] Dans F : « Abū » ainsi. (203) [p297] D'après al-Tabari ; dans F : « Saqātir » ainsi. (204) [p297] D'après al-Tabari ; dans F : « Sanfātir ». (205) [p297] Ainsi dans F ; dans al-Tabari : Ahmad. (206) [p297] D'après al-Tabari ; dans F : « lakum ». (207) [p297] Ajouté d'après al-Tabari. (208) [p298] Et dans al-Tabari : ... Il dit : Le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) envoya 'Amr ibn Umayya al-Damrī auprès du Négus 36 au sujet de Ja'far ibn Abī Tālib et de ses compagnons, et il écrivit avec lui une lettre : « Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux ». (209) [p298] Dans l'original : « fa-kānahu ». (210) [p298] D'après al-Tabari ; dans une copie de « al-Adham » ainsi ; dans F : « al-Askham ». (211) [p298] 4) Pas dans al-Tabari. (212) [p298] Ajouté dans al-Tabari : « ibn Maryam ». (213) [p298] D'après al-Tabari ; dans F : « al-Batūla » ainsi. (214) [p298] Correction d'après al-Tabari ; dans F : « al-Husyūna ». (215) [p298] Ajouté dans al-Tabari : « Seul sans associé, et l'alliance dans l'obéissance à Lui, et que tu me suives et croies en Celui qui est venu à moi, car le Messager de Dieu ». (216) [p298] D'après al-Tabari ; dans F : « ba'atha ». (217) [p298] D'après al-Tabari ; dans F : Ja'far. (218) [p298] Et ajouté après dans al-Tabari : « Quand il viendra à toi, accueille-les ». (219) [p298] Dans al-Tabari : « wa-da'a ». (220) [p298] Ajouté dans al-Tabari : « et tes armées ». (221) [p298] Ajouté après dans F : « Et je t'ai envoyé mon cousin », mais cette addition n'est pas dans al-Tabari et a déjà été mentionnée plus haut, nous l'avons donc supprimée. (222) [p298] Dans al-Tabari : « fa-qad ». (223) [p298] 16) Dans al-Tabari : « Acceptez donc mon conseil ». (224) [p298] 17) Pas dans al-Tabari. (225) [p298] 18) Correction d'après al-Tabari ; dans F, il y a « al-Adham ibn Najwī » déformé. (226) [p299] Ajouté d'après al-Tabari. (227) [p299] D'après al-Tabari ; dans F : « ablaghanī » ainsi. (228) [p299] D'après al-Tabari ; dans F : « mimmā ». (229) [p299] Dans al-Tabari : « mā ». (230) [p299] Dans al-Tabari : « wa-qad ». (231) [p299] D'après al-Tabari ; dans F : « ba'atha ». (232) [p299] D'après al-Tabari ; dans F : « qurbanā ». (233) [p299] Dans al-Tabari : « fa-ashhadu ». (234) [p299] Pas dans al-Tabari. (235) [p299] D'après al-Tabari ; dans F : « aw mā ibn al-Adham ». (236) [p299] D'après al-Tabari ; dans F : « ataytuka ». (237) [p299] al-Tabari l'a placé avant « Ô Messager de Dieu ». (238) [p299] Dans al-Tabari : « naqūlu ». (239) [p299] Correction d'après al-Tabari ; dans F, il y a « al-khubth » déformé. (240) [p299] C'est-à-dire : ils montèrent sur la pleine mer, c'est-à-dire la plus grande partie de l'eau ; dans F : « lajjū » ainsi. (241) [p299] Voir al-Tabari 3/89. (242) [p300] De l'an 7, comme le précise al-Tabari. (243) [p300] Dans al-Tabari : « istakhlafa ». (244) [p300] Dans F : « bi-habsihi » ainsi. (245) [p300] Ajouté d'après al-Tabari ; dans F : « bi-ammā » ainsi. (246) [p300] Et dans al-Tabari : « La première de leurs forteresses qu'il conquit fut la forteresse de Nā'im, et c'est là que fut tué Mahmūd ibn Maslama : on lança sur lui une meule qui le tua. » (247) [p300] Dans F : « Ma'ād » ; et al-Tabari ajoute : « Et il n'y avait à Khaybar de forteresse plus abondante en nourriture et en dattes que celle-ci. » (248) [p300] Dans F : « al-Ghumūs » ainsi ; et dans al-Tabari : « Puis al-Qamūs, la forteresse d'Ibn Abī al-Huqayq. Et le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) y fit des captives, dont Safiyya bint Huyayy ibn Akhtab, qui était chez Kināna ibn al-Rabī' ibn Abī al-Huqayq, et deux filles de son oncle paternel, etc. » (249) [p300] Ajouté d'après al-Tabari. (250) [p300] 9) Ajouté dans F : « et » ; et ajouté dans al-Tabari : « Aucune de leurs forteresses ne fut conquise et ils ne s'emparèrent d'aucun bien sans qu'ils n'arrivassent à leurs deux forteresses al-Watīh et al-Sulālim, qui furent les dernières forteresses de Khaybar conquises. Le Messager de Dieu les assiégea pendant une dizaine de nuits. » (251) [p300] 10) Ainsi dans F ; dans Sahih al-Bukhari 2/603 : « Il vint à des gens de nuit. » (252) [p300] Et dans le texte du Sahih : « lam yaqir bihim » ; et en marge : « lam yugharribhum » ; dans F : « idhā sālim yaqirru 'alayhim ». (253) [p301] Ajouté dans al-Tabari : « Et il disait : Khaybar sait que je suis Marhab... Porteur d'armes, héros aguerri, je frappe parfois et parfois je frappe... Quand les lions s'avancent en combat, ma protection est pour le sanctuaire, nul n'en approche. » (254) [p301] 2) Dans al-Tabari : « Alors Muhammad ibn Maslama se leva et dit ». (255) [p301] Dans al-Tabari : « Je suis pour lui, ô Messager de Dieu ! Par Dieu, je suis celui qui a perdu son frère et qui cherche vengeance ! Ils ont tué mon frère hier. Il dit : « Lève-toi contre lui, Seigneur ! Aide-le contre lui. » Quand chacun d'eux s'approcha de son adversaire, un arbre 'umriyya de l'espèce 'ushr s'interposa entre eux. L'un d'eux se mit à s'y abriter de l'autre, et chaque fois qu'il s'y abritait, il en coupait avec son épée ce qui le séparait de lui, jusqu'à ce que chacun se retrouvât face à son adversaire, et l'arbre devint entre eux comme un homme debout. » (256) [p301] D'après al-Tabari ; dans F : « fa-alqāhu ». (257) [p301] Et dans al-Tabari : « fa-amsakatuhu ». (258) [p301] Dans F : « rijālā » ainsi. (259) [p301] Ajouté dans al-Tabari : « Puis, après Marhab, sortit son frère Yāsir en scandant : Khaybar sait que je suis Yāsir... Porteur d'armes, héros guerrier, quand les lions s'avancent en hâte... Et ils reculent devant mon assaut, les guerriers, ma protection est une mort imminente. D'après Hishām ibn 'Urwa, al-Zubayr ibn al-'Awwām sortit contre Yāsir. Sa mère Safiyya bint 'Abd al-Muttalib dit : Mon fils va-t-il être tué, ô Messager de Dieu ? Il dit : C'est plutôt ton fils qui le tuera, si Dieu le veut ! Alors al-Zubayr sortit en disant : Khaybar sait que je suis Zubbār... Un chef, non un lâche, un trompeur, fils des protecteurs de la gloire et des nobles... Yāsir, que ne te trompe la multitude des mécréants ! Leur rassemblement est comme un mirage coulant. Puis ils s'affrontèrent et al-Zubayr le tua. » (260) [p302] Dans F : « takā'asū » ainsi. (261) [p302] Et dans al-Tabari, d'après la narration de Burayda al-Aslamī : « Il dit : Quand le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) campa près de la forteresse des gens de Khaybar, il donna l'étendard à 'Umar ibn al-Khattāb, et ceux qui devaient l'accompagner se levèrent. Ils rencontrèrent les gens de Khaybar, et 'Umar et ses compagnons furent repoussés. Ils revinrent auprès du Messager de Dieu, chacun accusant l'autre de lâcheté. Alors le Messager de Dieu dit : Je donnerai demain l'étendard... Et dans une autre narration de Burayda : « Il dit : Le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) était parfois pris de migraine, et il restait un jour ou deux sans sortir. Quand il campa à Khaybar, la migraine le prit, et il ne sortit pas vers les gens. Abū Bakr prit l'étendard du Messager de Dieu, puis s'avança et combattit violemment, puis revint. 'Umar le prit et combattit violemment, plus violemment que le premier combat, puis revint. On informa le Messager de Dieu de cela, et il dit : Par Dieu, je le donnerai demain à un homme... » (262) [p302] 3) Dans al-Tabari : « Le lendemain, Abū Bakr et 'Umar se présentèrent pour cela, mais il appela 'Alī. » Et dans une autre narration d'al-Tabari : « Les Qurayshites se présentèrent pour cela, chacun espérant être celui qui... » (263) [p302] 4) Dans al-Tabari : « Et il lui donna l'étendard, et ceux qui devaient l'accompagner se levèrent. Il dit : Il rencontra les gens de Khaybar, et voici que Marhab scandait : Khaybar sait que je suis Marhab... Porteur d'armes, héros aguerri, je frappe parfois et parfois je frappe... Quand les lions s'avancent enflammés. Alors lui et 'Alī échangèrent deux coups. 'Alī le frappa sur la tête, au point que l'épée mordit dans ses molaires. Les gens du camp entendirent le bruit de son coup. Les derniers des gens n'avaient pas encore rejoint 'Alī (que la paix soit sur lui) que Dieu lui avait déjà accordé la victoire, ainsi qu'à eux. » (264) [p302] Dans al-Nihāya 37 : « Et avertis tes proches parents » : il vint à un tas de pierres de montagne, c'est-à-dire une seule des radam, radam et ridām, qui sont en dessous des collines, ou des rochers empilés les uns sur les autres. (265) [p303] Dans al-Tabari 3/95 : « Et le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) assiégea les gens de Khaybar dans leurs deux forteresses al-Watīh et al-Sulālim, jusqu'à ce qu'ils fussent certains de la perdition. » (266) [p303] D'après al-Tabari ; dans l'original : « bi-haqn ». (267) [p303] Et dans al-Tabari 3/95 : « Et il leur garantit la vie sauve. Il fit ainsi. Le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) avait déjà pris tous les biens : al-Shaqq, Natāt, al-Katība et toutes leurs forteresses, sauf ces deux-là. Quand les gens de Fadak apprirent ce qu'ils avaient fait, ils envoyèrent au Messager de Dieu pour lui demander de les laisser partir, de leur garantir la vie sauve et de leur abandonner les biens. Ils le firent. » (268) [p303] Ajouté dans al-Tabari : « Et parmi ceux qui intercédèrent entre eux et le Messager de Dieu à ce sujet, il y avait Muhayyisa ibn Mas'ūd, frère des Banū Hāritha. » (269) [p303] Ajouté dans al-Tabari : « et je les cultiverai pour elle ». (270) [p303] Dans al-Tabari : « Il fit la paix avec eux ». (271) [p303] Ajouté dans al-Tabari : « à condition que, si nous voulons vous expulser, nous vous expulserons. » (272) [p303] Correction d'après al-Tabari ; dans F : « Muhaysina » par erreur. (273) [p303] Dans F : « yusrīhim » ainsi. (274) [p303] Dans F : « fa-amarahum » ainsi. (275) [p303] Dans F, il y a « bi-'alīla » déformé. (276) [p303] Et dans al-Tabari : « Et les gens de Fadak firent la paix avec lui sur la même base. Ainsi Khaybar fut un butin pour les musulmans, et Fadak fut une propriété exclusive du Messager de Dieu (paix et salut sur lui). » (277) [p303] D'après al-Sīra 38 2/248 ; dans l'original : « yūhif » ; dans al-Tabari : « parce qu'ils n'avaient engagé contre eux ni chevaux ni chameaux. » (278) [p303] Dans F : « alf » ainsi. (279) [p304] C'est-à-dire le piéton. (280) [p304] 2) Et dans F : « li-jimālihim » ainsi ; dans al-Sīra : « Le nombre de ceux qui reçurent une part à Khaybar parmi les compagnons du Messager de Dieu (paix et salut sur lui) était de mille huit cents parts, pour leurs hommes et leurs chevaux. Les hommes étaient quatorze cents, et les chevaux deux cents. Chaque cheval avait deux parts, et son cavalier une part. Chaque piéton avait une part. Chaque part était un chef, auquel étaient rassemblés cent hommes. Il y avait donc dix-huit parts de rassemblement. »
Lorsque le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) eut conquis al-Qamūṣ 39, la forteresse d'Ibn Abī l-Ḥuqayq, on lui amena Ṣafiyya bint Ḥuyayy b. Akhṭab ainsi qu'une autre femme avec elle. Bilāl, qui les avait amenées, passa devant des cadavres de Juifs tués. Lorsque la compagne de Ṣafiyya vit cela, elle poussa un cri, se frappa le visage et jeta de la poussière sur sa tête. Quand le Messager de Dieu la vit, il dit : « Éloignez de moi cette diablesse ! » Puis il ordonna que Ṣafiyya soit placée derrière lui et jeta son manteau sur elle. Les musulmans comprirent alors que le Messager de Dieu l'avait choisie pour lui-même.
↩ (٣٨٢) [ص313] ٣) Ainsi dans ف, et dans la Sīra : « Ibn Hishām a dit : Il nomma comme gouverneur de Médine 'Uwayf ibn al-Aḍbaṭ al-Dīlī. » Et dans al-Iṣāba : « Ibn al-Kalbī a dit : Il embrassa l'Islam l'année d'al-Ḥudaybiyya. Un autre a dit : Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) le nomma son lieutenant à Médine lors de la 'Umra d'al-Ḥudaybiyya. Al-Balādhurī rapporte cela, et on dit aussi : Abū Dharr. Ibn Mākūlā a dit : Il le nomma lieutenant lorsqu'il accomplit la 'Umra d'al-Qaḍiyya. Il dit : On prononce aussi 'Uwath avec un thā' 40 à la place du fā'. » Fin. ↩ (٣٨٣) [ص313] Ajouté d'après la Sīra d'Ibn Hishām ; omis dans ف. ↩ (٣٨٤) [ص313] D'après la Sīra ; dans ف « Banū ». ↩ (٣٨٥) [ص313] D'après la Sīra ; dans ف « wa-kull ». ↩ (٣٨٦) [ص313] D'après la Sīra ; dans ف « bi-qablihi » par erreur. ↩ (٣٨٧) [ص313] Dans la Sīra : « Ibn Hishām a dit : Nous vous avons tués sur son interprétation 41 — jusqu'à la fin des vers de 'Ammār ibn Yāsir en un autre jour que celui-ci. La preuve en est qu'Ibn Rawāḥa visait les associateurs, et les associateurs n'ont pas reconnu la Révélation ; on ne tue sur l'interprétation que celui qui a reconnu la Révélation. » ↩ (٣٨٨) [ص313] Et dans la Sīra : « D'après Ibn 'Abbās : Ils se rangèrent pour lui près de Dār al-Nadwa 42... » ↩ (٣٨٩) [ص314] Dans la Sīra : « iḍṭaja'a » 43 ainsi corrompu. ↩ (٣٩٠) [ص314] D'après la Sīra ; dans ف « ra'ahum » ainsi. ↩ (٣٩١) [ص314] D'après la Sīra ; dans ف « ḥalāl » ainsi. ↩ (٣٩٢) [ص314] D'après la Sīra ; dans ف « wa-akhraja ». Et après cela dans la Sīra : « ... Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) dit : Qu'auriez-vous à me laisser, je me serais marié parmi vous, nous aurions préparé pour vous un repas et vous y auriez assisté ? Ils dirent : Nous n'avons pas besoin de ton repas ; sors de chez nous. » ↩ (٣٩٣) [ص314] C'est, avec un kasra 44 sur le rā', un lieu à la Mecque à dix milles — Majma' Biḥār al-Anwār. ↩ (٣٩٤) [ص314] Ajouté dans la Sīra : « Ibn Hishām a dit : Allah Très-Haut révéla alors sur lui, d'après ce que m'a rapporté Abū 'Ubayda : "Allah a confirmé par la vérité la vision de Son messager. Vous entrerez dans la Mosquée Sacrée, si Allah le veut, en sécurité, la tête rasée ou les cheveux coupés, sans crainte. Il savait ce que vous ne saviez pas ; Il a placé avant cela une conquête prochaine" 45 — c'est-à-dire Khaybar. » ↩ (٣٩٥) [ص314] Ainsi ; et dans al-Ṭabarī : « Cette année eut lieu l'expédition d'Ibn Abī al-'Awjā' al-Sulamī contre les Banū Sulaym en Dhū al-Qa'da ; le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) l'envoya après son retour de la Mecque avec cinquante hommes. » ↩ (٣٩٦) [ص314] Correction d'après al-Ṭabarī 3/101 et al-Maghāzī d'al-Wāqidī 2/741 ; dans ف « yawman » par erreur. ↩ (٣٩٧) [ص314] Avant cela dans l'original « 'Urwa » ainsi. ↩ (٣٩٨) [ص314] Ajouté dans al-Ṭabarī : « en Dhū al-Qa'da ». ↩ (٣٩٩) [ص314] D'après al-Ṭabarī ; dans ف « Banī » ainsi. ↩ (٤٠٠) [ص314] Et dans al-Maghāzī : « Quand les compagnons du Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) les virent et virent leur rassemblement, ils les appelèrent à l'Islam, puis ils les criblèrent de flèches. » ↩ (٤٠١) [ص315] Dans ف « 'alā ». ↩ (٤٠٢) [ص315] Dans Majma' Biḥār al-Anwār : « Il y est dit : Ils dirent : Fixe un prix pour nous. Il dit : "C'est Allah qui fixe le prix" 46, c'est-à-dire que c'est Lui qui rend les choses bon marché ou chères ; nul ne peut Lui faire objection. » Fin. ↩ (٤٠٣) [ص316] Et dans al-Ṭabarī : « Le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) envoya Ghālib ibn 'Abd Allāh al-Kalbī, des Kalb de Layth, contre les Banū al-Mulawwaḥ à al-Kadīd, et lui ordonna de les attaquer... » ↩ (٤٠٤) [ص316] Correction d'après al-Ṭabarī ; dans ف « 'abaran ». ↩ (٤٠٥) [ص316] Correction d'après al-Ṭabarī ; dans ف « al-Jalīd ibn » par erreur. ↩ (٤٠٦) [ص316] D'après al-Ṭabarī ; dans ف « Nu'mān » par erreur. ↩ (٤٠٧) [ص316] Correction d'après al-Ṭabarī ; dans ف « Shādī ». ↩ (٤٠٨) [ص316] Correction d'après al-Ṭabarī ; dans ف « al-'Ahdī ». ↩ (٤٠٩) [ص316] Ajouté dans al-Ṭabarī après cela : « et il a mangé notre bête sacrifiée ». ↩ (٤١٠) [ص316] Dans al-Ṭabarī : « pour les musulmans ». ↩ (٤١١) [ص316] Dans al-Ṭabarī : « des musulmans ». ↩ (٤١٢) [ص316] Dans al-Ṭabarī : « Le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) fit la paix avec eux à condition que les mages 47 paient la jizya 48... » ↩ (٤١٣) [ص316] Ajouté d'après al-Ṭabarī. ↩ (٤١٤) [ص316] D'après al-Ṭabarī ; dans ف « al-Majūsī » ainsi. ↩ (٤١٥) [ص316] Dans ف « Ka'b ibn 'Amr » ; dans al-Ṭabarī « 'Amr ibn Ka'b » ainsi ; correction d'après al-Iṣāba. ↩ (٤١٦) [ص317] Dans Mu'jam al-Buldān : « Aṭlāḥ — avec un ḥā' non pointé 49 ; Dhāt Aṭlāḥ, un lieu au-delà de Dhāt al-Qurā vers Médine ; le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) y envoya Ka'b ibn 'Umayr al-Ghifārī, qui y fut tué avec ses compagnons. » ↩ (٤١٧) [ص317] Mughār — avec ḍamma 50 et final rā' : une montagne au-dessus d'al-Sawāriqiyya dans le pays des Banū Sulaym ; à l'intérieur, des sources — cf. al-Mu'jam. ↩ (٤١٨) [ص317] Et dans al-Ṭabarī : « Ils les appelèrent. » ↩ (٤١٩) [ص317] Et dans al-Ṭabarī : « Il se traîna jusqu'à atteindre Médine. Al-Wāqidī dit : Dhāt Aṭlāḥ se trouve du côté du Shām 51 ; ils étaient de la tribu de Quḍā'a, et leur chef était un homme appelé Sadūs. » ↩ (٤٢٠) [ص317] Dans al-Ṭabarī : « leurs flèches ». ↩ (٤٢١) [ص317] Ainsi dans ف ; dans al-Ṭabarī : « quinze chameaux pour chaque homme » ; ce qui est confirmé par al-Maghāzī 2/753. ↩ (٤٢٢) [ص317] Avec fatḥa 52 et final nūn ; les traditionnistes le prononcent avec ḍamma, et c'est ce que visent les philologues... al-Azharī a dit : Son mīm est celle de maf'al ; c'est une ville à la frontière du désert du Shām, en face du Ḥijāz, dans la région d'al-Balqā' — Mu'jam al-Buldān. ↩ (٤٢٣) [ص317] D'après al-Ṭabarī ; dans ف « Ma'āb » ; Yāqūt a dit : Après le hamza ouvert, un alif et un bā' unifié, sur le modèle de ma'āb... C'est une ville à la frontière du Shām, dans la région d'al-Balqā' — Mu'jam al-Buldān. ↩ (٤٢٤) [ص317] D'après al-Ṭabarī ; dans ف « al-qawm ». [ص317] (٧) Et dans al-Ṭabarī : « Le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) envoya une expédition à Mu'ta en Jumādā al-Ūlā de l'an huit... » ↩ (٤٢٥) [ص318] Dans ف « huwa » ; dans al-Ṭabarī : « Ce que vous détestez est ce pour quoi vous êtes sortis chercher le martyre. » ↩ (٤٢٦) [ص318] D'après al-Ṭabarī ; dans ف « yuqātil » ainsi. ↩ (٤٢٧) [ص318] Ce qui est entre crochets est ajouté d'après al-Ṭabarī. ↩ (٤٢٨) [ص318] D'après al-Ṭabarī ; dans ف « huwa ». ↩ (٤٢٩) [ص318] Ainsi dans ف ; dans al-Ṭabarī : « Jusqu'à ce qu'ils soient aux confins d'al-Balqā'... » ↩ (٤٣٠) [ص318] Et dans al-Ṭabarī : « Ils les rencontrèrent. » ↩ (٤٣١) [ص318] Dans al-Ṭabarī : « des Romains et des Arabes, dans un village d'al-Balqā' appelé Mashārif. » ↩ (٤٣٢) [ص318] Ce qui est entre crochets est ajouté d'après al-Ṭabarī. ↩ (٤٣٣) [ص318] Ainsi dans ف et en marge d'al-Ṭabarī ; dans le texte d'al-Ṭabarī « 'Ubāya » ; dans al-Iṣāba : 'Ubāya ibn Mālik al-Anṣārī ; Ibn Isḥāq le mentionne et dit qu'il commandait l'aile gauche des musulmans le jour de Mu'ta ; Ibn Hishām dit : On prononce 'Ubāda. ↩ (٤٣٤) [ص318] ١٠) D'après al-Ṭabarī, c'est correct ; dans ف « Ibn Rawāḥa » par erreur. ↩ (٤٣٥) [ص318] Ajouté dans al-Ṭabarī : « idhā ». ↩ (٤٣٦) [ص318] Dans ف, al-Ṭabarī et al-Maghāzī « Arqam » ; correction d'après al-Iṣāba et al-Ṭabaqāt, vol. 3, partie 2, p. 36. ↩ (٤٣٧) [ص318] Correction d'après al-Ṭabarī ; dans ف « innamā » par erreur. ↩ (٤٣٨) [ص319] D'après al-Ṭabarī ; dans ف « wāqi' » corrompu. ↩ (٤٣٩) [ص319] Ajouté dans al-Ṭabarī : « Puis il se replia et se retira de lui. » ↩ (٤٤٠) [ص319] Dans al-Ṭabarī : « Quand ils approchèrent de l'entrée de Médine, ils les rencontrèrent. » ↩ (٤٤١) [ص319] Correction d'après al-Ṭabarī ; dans ف « al-muslimīn ». ↩ (٤٤٢) [ص319] Ajouté dans al-Ṭabarī : « Les enfants accoururent vers eux en courant, tandis que le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) arrivait avec les gens sur une monture. Il dit : Prenez les enfants et portez-les, et donnez-moi le fils de Ja'far. On amena 'Abd Allāh ibn Ja'far, il le prit et le porta devant lui. Il dit : Et les gens... » ↩ (٤٤٣) [ص319] Et dans al-Ṭabarī : « Ô fuyards ! » ↩ (٤٤٤) [ص319] Correction d'après al-Ṭabarī ; dans ف « laysa » ainsi. ↩ (٤٤٥) [ص319] Dans al-Ṭabarī : « par la fuite ». ↩ (٤٤٦) [ص319] Dans al-Ṭabarī : « Mais ce sont les assaillants, si Allah veut. » Dans ف « wa-lākinhum bi-l-karrārīn » ainsi. ↩ (٤٤٧) [ص319] Et dans al-Ṭabarī 3/104 : « Parmi ce qui eut lieu cette année, l'envoi par le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) de 'Amr ibn al-'Āṣ en Jumādā al-Ākhira vers al-Salāsil 53 dans le pays de Quḍā'a, avec trois cents hommes. » ↩ (٤٤٨) [ص319] D'après al-Ṭabarī ; dans ف « Quḍā'a » ainsi. ↩ (٤٤٩) [ص319] ١٢) Et dans al-Ṭabarī : « Il l'envoya avec les gens honorables de... » ↩ (٤٥٠) [ص319] Correction d'après al-Ṭabarī ; dans ف « istamarra » corrompu. ↩ (٤٥١) [ص319] Correction d'après al-Ṭabarī ; dans ف « fahum ». ↩ (٤٥٢) [ص320] Ainsi dans ف ; dans al-Ṭabarī 3/104 : « Ne divergez pas. » Et son texte : « Le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) envoya vers lui Abū 'Ubayda ibn al-Jarrāḥ avec les premiers Émigrés, parmi lesquels Abū Bakr et 'Umar (que la satisfaction d'Allah soit sur eux). Il dit à Abū 'Ubayda lorsqu'il l'envoya : Ne divergez pas. Abū 'Ubayda partit et, lorsqu'il arriva auprès de lui, 'Amr ibn al-'Āṣ lui dit : Tu n'es venu que comme renfort pour moi. Abū 'Ubayda lui dit : Ô 'Amr ! Le Messager d'Allah m'a dit : Ne divergez pas ; si tu me désobéis, je t'obéirai. Il dit : Je suis donc ton commandant, et tu n'es qu'un renfort pour moi. Il dit : À toi donc. Alors 'Amr ibn al-'Āṣ dirigea la prière des gens. » ↩ (٤٥٣) [ص320] Et dans al-Ṭabarī 3/106 : « Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) envoya Ibn Abī Ḥadrad dans cette expédition avec Abū Qatāda ; l'expédition comptait seize hommes ; ils furent absents quinze nuits ; leurs parts furent douze chameaux, chaque chameau équivalant à dix moutons ; ils capturèrent en face d'eux quatre femmes... » ↩ (٤٥٤) [ص320] Et dans al-Ṭabarī 3/104 : « Al-Wāqidī a dit : Cette année eut lieu l'expédition d'al-Khabaṭ 54 ; le commandant en était Abū 'Ubayda ibn al-Jarrāḥ ; le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) l'envoya en Rajab de cette année avec trois cents Émigrés et Auxiliaires vers les Juhayna ; ils y souffrirent d'une grande disette et d'une pénurie, au point qu'ils se partagèrent les dattes une par une. » ↩ (٤٥٥) [ص320] Dans ف « zawwadūhum » ; dans al-Ṭabarī « zawwadnā ». [ص320] (٢) Sourate 4, verset 29. ↩ (٤٥٦) [ص321] Dans ف « birāya » ainsi corrompu. ↩ (٤٥٧) [ص321] Dans l'original « ḍalfā » ainsi avec fā' par erreur. ↩ (٤٥٨) [ص321] Correction d'après al-Ṭabarī ; dans ف « al-ḥanaṭ ». ↩ (٤٥٩) [ص321] D'après al-Ṭabarī ; dans ف « al-janna » corrompu. ↩ (٤٦٠) [ص321] ٥) Dans l'original « innī » ; avant cela un blanc d'environ un mot. ↩ (٤٦١) [ص321] Dans ف « nafs ». ↩ (٤٦٢) [ص321] Dans ف « ṭarīqan » ainsi avec qāf ; al-ṭarf, al-ṭarīf et al-ṭārif : le bien acquis — Lisān al-'Arab. ↩ (٤٦٣) [ص321] Et dans al-Ṭabarī 3/110 d'après Ibn Isḥāq : « Il dit : Puis le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) resta à Médine après son envoi à Mu'ta pendant Jumādā al-Ākhira et Rajab. Ensuite, les Banū Bakr ibn 'Abd Manāt ibn Kināna attaquèrent les Khuzā'a, qui se trouvaient à une source d'eau en bas de la Mecque appelée al-Watīr. Ce qui déclencha l'hostilité entre les Banū Bakr et les Khuzā'a fut qu'un homme de Balḥaḍramī, nommé Mālik ibn 'Abbād — et le Ḥaḍramī était alors allié à al-Aswad ibn Rizn — partit en commerce ; quand il traversa le territoire des Khuzā'a, ils l'attaquèrent, le tuèrent et prirent ses biens. Alors les Banū Bakr attaquèrent un homme des Khuzā'a et le tuèrent. Les Khuzā'a, avant l'Islam, attaquèrent les fils d'al-Aswad ibn Rizn al-Dīlī — qui étaient les notables des Banū Bakr et leurs chefs : Salmā, Kulthūm et Dhu'ayb — et les tuèrent à 'Arafa, près des bornes du sanctuaire. »
↩ (٤٦٤) [ص322] Dans F : «بلغا», et dans al-Ṭabarī 3/112 : «Et Budayl b. Warqā’ et ses compagnons partirent et rencontrèrent Abū Sufyān à ‘Usfān, que Quraysh avait envoyé au Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui — pour renforcer le pacte et augmenter la durée, car ils avaient craint ce qu’ils avaient fait. Lorsqu’Abū Sufyān rencontra Budayl, il dit : « D’où viens-tu, ô Budayl ? » et il pensa qu’il était venu auprès du Messager d’Allah — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui —. Il dit : « J’ai voyagé parmi Khuzā‘a sur cette côte et dans le fond de cette vallée. » Il dit : « N’es-tu pas venu auprès de Muḥammad ? » Il dit : « Non. »
Dans le Tabari 3/117 : « Lorsque Abû Sufyân et Hakîm quittèrent le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) en direction de La Mecque, il envoya derrière eux al-Zubayr, lui donna son étendard, le mit à la tête de la cavalerie des Muhâjirûn et des Ansâr, et lui ordonna de planter son étendard au sommet de La Mecque, à al-Ḥajûn 55. Il dit à al-Zubayr : « Ne quitte pas l’endroit où je t’ai ordonné de planter mon étendard jusqu’à ce que je vienne à toi. » C’est par là que le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) entra. Il ordonna à Khâlid b. al-Walîd, avec ceux qui avaient embrassé l’islam parmi les Quḍâ‘a, les Banû Sulaym et d’autres qui avaient embrassé l’islam peu avant, d’entrer par le bas de La Mecque. Les Banû Bakr, que les Quraysh et les Banû al-Ḥârith b. ‘Abd Manât et ceux qui étaient parmi les Aḥâbîsh 56 avaient mobilisés, se trouvaient en bas de La Mecque. Khâlid b. al-Walîd entra donc par le bas de La Mecque. Il est rapporté que le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) dit à Khâlid et al-Zubayr lorsqu’il les envoya : « Ne combattez que ceux qui vous combattent. » »
- al-kabid : Le foie, organe ; en arabe, le mot est féminin mais peut aussi être traité comme masculin selon certains grammairiens.
- al-āṭām : Pluriel de 'uṭum', forteresse ou tour fortifiée utilisée comme refuge.
- hāma : Tête ; ici au sens figuré de 'personne' ou 'individu'.
- dīya : Prix du sang, compensation légale versée pour un homicide involontaire.
- yataḥazzamna : Se ceindre, porter une ceinture ou un vêtement serré à la taille, souvent pour le travail ou le deuil.
- al-nawḥ : Lamentation funèbre, pratique de pleurer les morts avec des cris et des chants.
- Badr al-Mawʿid : Le rendez-vous de Badr ; expédition où les musulmans se rendirent à Badr pour un rendez-vous avec les Qurayshites, mais ceux-ci ne vinrent pas.
- qibṭiyya : Tunique de lin fin originaire d'Égypte (Coptes).
- qutna : Morceau de coton ou de tissu.
- nisba : Nom de relation indiquant l'origine, la tribu, la région, etc.
- mukātab : Esclave ayant conclu un contrat de rachat de sa liberté (kitāba).
- Jâbir ibn 'Abd Allâh : Compagnon du Prophète, célèbre pour avoir rapporté de nombreux hadiths.
- Envoyé de Dieu : Titre honorifique du Prophète Muhammad.
- Dhât ar-Riqâ' : Expédition militaire du Prophète, dont le nom signifie « aux lambeaux ».
- Nakhla : Localité située entre La Mecque et Médine.
- ûqiyya : Unité de poids valant environ 40 dirhams.
- Uhud : Montagne près de Médine, site d'une bataille importante.
- Sirâr : Lieu près de Médine.
- muwāda‘a : Pacte de non-agression ou trêve conclue entre deux parties.
- jashīshatuka : Nourriture préparée, ici au sens de provisions.
- Ruma : Lieu-dit près de Médine, probablement une vallée ou un cours d'eau.
- Dhanab Naqma : Lieu-dit près d'Uhud, à Médine.
- al-dhurwa wa-l-ghārib : Expression métaphorique signifiant 'le sommet de la tête et le garrot' (d'un chameau), utilisée pour dire qu'on manipule quelqu'un de toutes les manières possibles.
- raqī‘ : Pluriel de raqī‘, désignant les cieux ou les firmaments.
- Khazraj : Tribu arabe de Médine, alliée des Ansâr, rivale des Aws.
- Munāfiq : Hypocrite, celui qui professe l’islam tout en cachant l’incrédulité.
- Note de bas de page : Les notes suivantes (28-102) sont des variantes textuelles et des corrections issues de l’apparat critique, non traduites ici.
- al-Ṭabarī : Célèbre historien et exégète musulman (839-923), auteur d'une grande chronique universelle et d'un commentaire coranique.
- Abū Baṣīr : Compagnon du Prophète, retenu à La Mecque après la conquête de Khaybar, puis libéré.
- Ḏū l-Ḥulayfa : Localité située à environ 10 km de Médine, point de miqat pour le pèlerinage.
- Sahih : Recueil de hadiths authentiques, notamment celui d'al-Bukhari.
- F : Abréviation désignant une copie manuscrite ou une édition, probablement une source utilisée par l'auteur.
- al-Khasâ'is : Ouvrage sur les caractéristiques du Prophète, probablement al-Khasâ'is al-Kubrâ de Jalâl al-Dîn al-Suyûtî.
- al-Tabari : Référence à l'historien et exégète Muhammad ibn Jarîr al-Tabarî (839-923), auteur du Tafsîr et de l'Histoire des prophètes et des rois.
- al-Isâba : Ouvrage d'Ibn Hajar al-‘Asqalânî (1372-1449) intitulé al-Isâba fî Tamyîz al-Sahâba, recueil biographique des Compagnons.
- Négus : Titre du souverain d'Abyssinie (actuelle Éthiopie) à l'époque du Prophète, notamment Ashama ibn Abjar.
- al-Nihâya : Ouvrage de lexicographie hadithique d'Ibn al-Athîr (1149-1210), intitulé al-Nihâya fî Gharîb al-Hadîth wa al-Athar.
- al-Sîra : Biographie du Prophète, probablement celle d'Ibn Hishâm (m. 833) ou d'Ibn Ishaq (m. 767).
- al-Qamūṣ : Forteresse juive de Khaybar, également appelée al-Qamūṣ ou al-Qamūṣ.
- thā' : Lettre de l'alphabet arabe, prononcée comme le 'th' anglais de 'think'.
- ta'wīl : Interprétation allégorique ou ésotérique du Coran.
- Dār al-Nadwa : Maison de l'Assemblée, lieu de réunion des Qurayshites à La Mecque.
- iḍṭaja'a : Il s'est couché sur le côté.
- kasra : Voyelle brève 'i' en arabe.
- Coran 48:27 : Sourate al-Fatḥ, verset 27.
- al-musa''ir : Celui qui fixe les prix ; attribut divin signifiant qu'Allah seul détermine les prix.
- majūs : Mages, zoroastriens.
- jizya : Impôt de capitation payé par les non-musulmans en terre d'Islam.
- ḥā' non pointé : Lettre ḥā' (ح) sans point diacritique, par opposition à khā' (خ).
- ḍamma : Voyelle brève 'ou' en arabe.
- Shām : Grande Syrie, incluant la Syrie, le Liban, la Jordanie et la Palestine actuels.
- fatḥa : Voyelle brève 'a' en arabe.
- al-Salāsil : Lieu-dit dans le pays de Quḍā'a, au nord de l'Arabie.
- al-Khabaṭ : Expédition dite 'des feuilles' car les compagnons mâchaient des feuilles d'arbres pour survivre.
- al-Ḥajûn : Nom d’une montagne ou d’un lieu élevé à La Mecque, près du cimetière d’al-Ma‘lât.
- Aḥâbîsh : Tribus alliées aux Quraysh, principalement des Banû al-Ḥârith b. ‘Abd Manât et d’autres clans, qui formaient une confédération militaire.
Les notes et commentaires
↩ (593) [p332] Dans l'original, « al-Nahri » est une erreur, et dans al-Tabari, « l'un des Banū Muḥārib ibn Fihr ». ↩ (594) [p332] Dans le Livre des Expéditions 1 2/825 : « Lorsque Khālid ibn al-Walīd entra, il trouva un rassemblement de Qurayshites et de leurs alliés 2 réunis contre lui, parmi lesquels Ṣafwān ibn Umayya, ‘Ikrima ibn Abī Jahl et Suhayl ibn ‘Amr. Ils l'empêchèrent d'entrer et brandirent leurs armes, disant : “Tu n’y entreras jamais par la force !” Alors Khālid ibn al-Walīd cria à ses compagnons et les combattit, en tuant certains d'entre eux, etc. » Il est dit dans al-Rawḍ 3 2/272 : « Nous mentionnons ici un aspect des règles concernant la terre de La Mecque : on a divergé sur le point de savoir si le Prophète (sur lui la paix) l'a conquise par la force ou par un traité de paix, afin d'en déduire la règle : la terre appartient-elle à ses habitants ou non ? En effet, ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb (que Dieu l'agrée) ordonnait d'enlever les portes des maisons de La Mecque lorsque les pèlerins arrivaient. Et ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz écrivit à son gouverneur de La Mecque d'interdire aux habitants de louer leurs maisons à l'arrivée des pèlerins, car cela ne leur est pas licite. Mālik (que Dieu lui fasse miséricorde) a dit : “Les gens plantaient leurs tentes dans les maisons de La Mecque sans que personne ne les en empêche.” Et il est rapporté que les maisons de La Mecque étaient appelées “les biens abandonnés” 4. Tout cela est tiré de deux principes : l'un est la parole du Très-Haut : “Et la Mosquée sacrée que Nous avons établie pour les gens, égale pour celui qui y réside” 5. ↩ (595) [p333] Dans F, il y a « baynahu » 6 corrompu. ↩ (596) [p333] Dans al-Tabari : « depuis Adhākhir 7 jusqu'à ce qu'il campe en haut de La Mecque et que sa tente soit plantée là. » ↩ (597) [p333] Dans F, « sawādan » 8 ainsi. ↩ (598) [p333] Ajouté dans al-Tabari : « d'entre eux » et avant cela : « et s'ils trouvaient sous les tentures de la Ka‘ba ». ↩ (599) [p333] Ajouté dans al-Tabari : « ibn Ḥabīb ibn Judhayma ibn Naṣr ibn Mālik ibn Ḥasl ibn ‘Āmir ibn Lu’ayy. Et la raison pour laquelle l'Envoyé de Dieu (sur lui la paix) ordonna de le tuer est qu'il avait embrassé l'Islam puis apostasié et était devenu polythéiste, puis s'était enfui chez ‘Uthmān, etc. » ↩ (600) [p333] Ajouté dans al-Tabari : « Et il ordonna de le tuer parce qu'il était musulman ; l'Envoyé de Dieu (sur lui la paix) l'avait envoyé comme collecteur de l'aumône 9 et avait envoyé avec lui un homme de... » ↩ (601) [p334] Correction d'après al-Tabari ; dans F, « al-Nuqayd ». ↩ (602) [p334] Ajouté d'après al-Tabari. ↩ (603) [p334] Ajouté dans al-Tabari : « et il faisait partie de ceux qui lui causaient du tort à La Mecque. » ↩ (604) [p334] D'après al-Tabari ; dans F, « ṣabāya » 10 ainsi, et après cela il est ajouté : « et il ordonna de le tuer parce qu'il avait tué l'Ansārī 11 qui avait tué son frère par erreur et parce qu'il était retourné auprès des Qurayshites en apostat. » ↩ (605) [p334] Ajouté dans al-Tabari : « et elle faisait partie de celles qui lui causaient du tort à La Mecque. » Et après cela il est ajouté : « Quant à ‘Ikrima ibn Abī Jahl, il s'enfuit au Yémen, et sa femme Umm Ḥakīm bint al-Ḥārith ibn Hishām embrassa l'Islam et demanda asile pour lui auprès de l'Envoyé de Dieu, qui lui accorda l'aman 12. Elle partit alors à sa recherche jusqu'à ce qu'elle l'amène à l'Envoyé de Dieu (sur lui la paix), etc. » ↩ (606) [p334] D'après al-Tabari ; dans F : « nafar » 13. ↩ (607) [p334] D'après al-Tabari ; dans F, il y a « faba‘athahu » 14 corrompu. ↩ (608) [p334] Ajouté dans al-Tabari : « Il mentionna que l'Envoyé de Dieu (sur lui la paix) resta silencieux longtemps, puis dit : “Oui.” Lorsque ‘Uthmān s'en alla, l'Envoyé de Dieu dit à ceux de ses Compagnons qui étaient autour de lui : “Par Dieu, je me suis tu pour que l'un de vous se lève et lui tranche la tête !” Un homme des Ansār dit : “Que ne m'as-tu fait signe, ô Envoyé de Dieu ?” Il dit : “Le Prophète ne tue pas par signe.” » ↩ (609) [p334] Ajouté d'après al-Tabari 3/120, et son expression : « ‘Abd Allāh ibn Khaṭal » ; on a divergé sur son nom. Dans Simṭ al-Nujūm al-‘Awālī 15 1832 : « Quant à la conciliation entre les avis sur son nom, il s'appelait ‘Abd al-‘Uzzā, puis quand il embrassa l'Islam, il fut nommé ‘Abd Allāh. Quant à celui qui dit : Hilāl, il s'est trompé à cause d'un frère qu'il avait nommé Hilāl. » ↩ (610) [p334] Correction d'après al-Tabari ; dans F, « akhṭal » 16 ainsi. ↩ (611) [p334] D'après al-Tabari ; dans F, « faqatalūhu » 17. ↩ (612) [p334] Ajouté dans al-Tabari : « al-Aslamī ». ↩ (613) [p334] Ajouté dans al-Tabari : « ibn Ṣabāba ». ↩ (614) [p335] D'après al-Tabari ; dans F, « tumayla » 18 erreur. ↩ (615) [p335] Ajouté dans al-Tabari : « un homme de son peuple ». ↩ (616) [p335] D'après Simṭ al-Nujūm al-‘Awālī 2/185 ; dans F, « thamān » 19 ainsi. ↩ (617) [p335] Dans al-Simṭ : « Umm Hāni' accorda asile à deux beaux-frères... Les deux hommes étaient : al-Ḥārith ibn Hishām et Zuhayr ibn Umayya ibn al-Mughīra. » ↩ (618) [p335] Ajouté dans al-Simṭ : « Elle ferma alors la porte de sa maison sur eux et alla trouver le Prophète (sur lui la paix). » ↩ (619) [p335] D'après al-Tabari 3/121 ; dans F, « Wahīb ». ↩ (620) [p335] Ajouté dans al-Tabari : « que la paix soit sur toi ». ↩ (621) [p335] Dans al-Tabari : « fīhā » 20. ↩ (622) [p335] Dans F, « lahu » 21 ; correction d'après al-Tabari. ↩ (623) [p335] Ajouté dans al-Tabari : « qad » 22. ↩ (624) [p335] Ajouté dans al-Tabari : « ne me parle donc pas ». ↩ (625) [p335] Correction d'après al-Tabari ; dans F, « ‘Amr » erreur. ↩ (626) [p336] Dans al-Tabari : « afḍal » 23. ↩ (627) [p336] Correction d'après al-Tabari ; dans F, « ‘Amr » erreur. ↩ (628) [p336] Il n'y a pas dans al-Tabari de « Rasūl » jusqu'ici. ↩ (629) [p336] D'après al-Tabari ; dans F, « annahu » 24. ↩ (630) [p336] Dans al-Tabari : « Il dit : Il est plus indulgent que cela ou plus généreux, et il revint. » ↩ (631) [p336] Ainsi, et dans al-Tabari : « Ṣafwān dit ». ↩ (632) [p336] Ajouté d'après al-Tabari. ↩ (633) [p336] D'après al-Tabari ; dans F, « amnī » 25. ↩ (634) [p336] Ajouté dans al-Tabari : « dans mon affaire ». ↩ (635) [p336] Dans F, « h » 26 erreur. ↩ (636) [p336] Correction d'après al-Tabari 3/120 ; dans F, « bad‘an » 27 erreur. ↩ (637) [p336] D'après al-Tabari ; dans F, « qīla » 28 erreur. ↩ (638) [p336] Dans al-Tabari : « al-sawṭ » 29. ↩ (639) [p336] Dans al-Tabari : « fīhimā » 30. ↩ (640) [p336] D'après al-Tabari ; dans F, « mughallaṭa » 31 ainsi. ↩ (641) [p337] Ajouté ce qui est entre crochets d'après le Livre des Expéditions d'al-Wāqidī 2/836 ; cela manque dans F. ↩ (642) [p337] Correction d'après al-Tabari et al-Maghāzī ; dans F, « ‘ayna » 32 corrompu. ↩ (643) [p337] D'après al-Tabari ; dans F, « ta‘ẓīmahā » 33 ; dans al-Maghāzī, « takbīrahā » 34. ↩ (644) [p337] Dans al-Maghāzī : « bi-ābā’ihā » 35. ↩ (645) [p337] Ajouté dans al-Tabari : « khalq » 36. ↩ (646) [p337] Sourate 49, verset 13. ↩ (647) [p337] Ajouté d'après al-Tabari ; et après cela, ajouté dans al-Maghāzī 2/835 : « et j'ai estimé ». ↩ (648) [p337] D'après al-Tabari ; dans F, « ṭulaqā’ » 37 ; dans al-Maghāzī : « L'Envoyé de Dieu (sur lui la paix) dit : “Je vous dis ce que mon frère Joseph a dit : ‘Aucun reproche sur vous aujourd'hui ; que Dieu vous pardonne, et Il est le Plus Miséricordieux des miséricordieux.’” » Et ajouté dans al-Tabari : « L'Envoyé de Dieu les libéra alors que Dieu lui avait donné pouvoir sur leurs personnes par la force et qu'ils étaient pour lui un butin 38. C'est pourquoi les habitants de La Mecque sont appelés “les affranchis” 39. » ↩ (649) [p337] Dans Simṭ al-Nujūm al-‘Awālī 2/190 : « Il entra (sur lui la paix) dans la Maison 40. Lorsqu'il sortit, al-‘Abbās lui demanda de lui donner la clé et de réunir pour lui la fonction de fournir l'eau 41 et celle de gardien 42. » ↩ (650) [p337] Dans F, « fada‘ā lahu » 43 ainsi ; dans al-Simṭ 2/189, d'après Ibn ‘Umar (que Dieu les agrée) : « Puis il appela ‘Uthmān ibn Ṭalḥa et dit : “Apporte-moi la clé.” Il alla chez sa mère qui refusa de la lui donner. Il dit : “Ou tu la donnes, ou cette épée sortira de mes reins !” Elle la lui donna. Il l'apporta au Prophète (sur lui la paix) qui la lui remit et ouvrit la porte. » Rapporté par Muslim. Al-Fākihī rapporte... « Les Banū Ṭalḥa prétendaient que personne d'autre qu'eux ne pouvait ouvrir la Ka‘ba. L'Envoyé de Dieu prit la clé et l'ouvrit de sa propre main. Le ‘Uthmān mentionné est ‘Uthmān ibn Ṭalḥa ibn Abī Ṭalḥa ibn ‘Abd al-‘Uzzā, surnommé al-Ḥajabī 44 ; ses descendants sont aujourd'hui connus sous le nom d'al-Shaybiyyīn 45, du nom de Shayba ibn ‘Uthmān ibn Abī Ṭalḥa, qui était le cousin de ‘Uthmān. ‘Uthmān n'eut pas d'enfant. Il fut Compagnon et rapporteur de hadiths. Le nom de la mère de ‘Uthmān était Sulāfa 46. » ↩ (651) [p338] Ainsi dans F ; peut-être : « As-tu un intérêt pour ta clé ? » c'est-à-dire un désir. ↩ (652) [p338] Dans F, « ghazat » 47 ainsi. ↩ (653) [p338] Dans al-Maghāzī 2/843 : « Ils dirent : Un raid des Hudhayl 48 partit à l'époque préislamique, parmi lesquels Junaydib ibn al-Adla‘, voulant attaquer Aḥmar Ba’s 49. Aḥmar Ba’s était un homme d'Aslam 50, courageux, invincible... Lorsque ce raid des Hudhayl leur arriva, Junaydib ibn al-Adla‘ leur dit : “Si Aḥmar Ba’s est présent, il n'y a aucun moyen de l'atteindre ; mais s'il ronfle d'un ronflement qui ne peut être caché, laissez-moi écouter.” Il écouta le bruit et l'entendit, puis se dirigea vers lui jusqu'à le trouver endormi et le tua... Puis ils attaquèrent la tribu... et obtinrent ce qu'ils voulaient des présents, puis s'en allèrent. Les gens s'occupèrent de l'Islam. Le lendemain de la conquête 51, Junaydib ibn al-Adla‘ entra avec lui, cherchant et regardant – alors que les gens étaient en sécurité – et Jundab ibn al-A‘jam al-Aslamī l'aperçut et dit : “Junaydib ibn al-Adla‘, le meurtrier d'Aḥmar Ba’s ?” Il répondit : “Oui.” Alors Jundab sortit pour rassembler des troupes contre lui. Le premier qu'il rencontra fut Khurāsh ibn Umayya al-Ka‘bī, qu'il informa. Khurāsh ceignit son épée et se dirigea vers lui... et le frappa au ventre... Ses entrailles se répandirent de son ventre tandis que ses yeux brillaient dans sa tête et qu'il disait : “Vous l'avez fait, ô tribu de Khuza‘a !” » ↩ (654) [p339] Ainsi dans al-Simṭ 2/185 ; ajouté dans al-Maghāzī : « qad » 52. ↩ (655) [p339] Ajouté dans al-Maghāzī : « et le jour où Il créa le soleil et la lune, et plaça ces deux montagnes. » ↩ (656) [p339] D'après al-Maghāzī et al-Simṭ ; dans F, « wahiya » 53. ↩ (657) [p339] Ainsi dans al-Maghāzī ; dans al-Simṭ, « falā » 54. ↩ (658) [p339] Dans al-Maghāzī : « li-mu’min » 55. ↩ (659) [p339] Ainsi dans F et al-Simṭ ; dans al-Maghāzī, « fīhā » 56. ↩ (660) [p339] N'est pas dans al-Maghāzī ; dans F : ‘Ikrima – au lieu de La Mecque. ↩ (661) [p339] Ajouté avant cela dans al-Maghāzī : « et on n'y coupe pas d'arbre » ; dans al-Simṭ : « ou on y coupe un arbre ». ↩ (662) [p339] Ajouté dans al-Maghāzī : « kāna » 57. ↩ (663) [p339] D'après al-Simṭ ; dans F, « annahā ḥillat lī » 58 ; dans al-Maghāzī, « lam taḥill lī illā » 59. ↩ (664) [p339] Cette phrase est placée après « ba‘dī » 60 dans al-Maghāzī, et après cela il est ajouté : « Puis elle est revenue (et dans al-Simṭ : et sa sacralité est revenue aujourd'hui) comme sa sacralité hier. Que celui qui est présent informe celui qui est absent (et dans al-Simṭ : le présent l'absent). Si quelqu'un dit : “L'Envoyé de Dieu y a combattu !” Dites : “Dieu l'a permise à Son Envoyé, mais ne vous l'a pas permise” (et dans al-Simṭ : “Si quelqu'un s'autorise à y combattre, dites : Dieu l'a permis à Son Envoyé, mais ne vous l'a pas permis. Ô tribu de Khuza‘a ! Levez vos mains du meurtre. Par Dieu, le meurtre est abondant, s'il sert à quelque chose. Vous avez tué ce tué. Par Dieu, je le vengerai ! Celui qui tue après ce discours, sa famille a le choix : si elle veut, le sang de son tué, ou si elle veut, son prix du sang 61.” » ↩ (665) [p339] N'est pas dans al-Maghāzī. ↩ (666) [p339] Ainsi dans F, et n'est pas dans al-Maghāzī dans ce discours, mais dans le discours du jour de la conquête ; et il y a : « khalāhā » 62. ↩ (667) [p340] Ainsi dans F ; dans al-Tabari 3/122 : « Les deux femmes embrassèrent l'Islam. Quant à Umm Ḥakīm, elle demanda asile pour ‘Ikrima ibn Abī Jahl auprès de l'Envoyé de Dieu, qui lui accorda l'aman. Elle le rejoignit alors. » ↩ (668) [p340] Ajouté ce qui est entre crochets d'après al-Tabari. ↩ (669) [p340] D'après al-Tabari ; dans F, « ‘indahu » 63.
Et dans al-Ṭabarī 64 : « Cinq nuits avant la fin de Ramadan, c'était une idole des Banū Shaybān, une branche des Sulaym, alliés des Banū Hāshim. Les Banū Asad ibn ‘Abd al-‘Uzzā disaient : “C'est notre idole.” Khālid 65 se rendit auprès d'elle et dit : “Je l'ai détruite.” [Le gardien] dit : “As-tu vu quelque chose ?” Il répondit : “Non.” Il dit : “Retourne donc et détruis-la.” Khālid retourna à l'idole, démolit son temple et brisa l'idole. Le gardien 66 s'écria : “Ô ‘Uzzā 67 ! Sois en colère de quelques-unes de tes colères !” Alors une femme abyssine nue, hurlante, sortit contre lui ; il la tua et prit ce qu'elle avait comme parure. Puis il vint auprès du Messager de Dieu 68 — que Dieu prie sur lui et le salue — et l'en informa. »
Dans le récit d'At-Tabari 69 : 'Abd ar-Rahman ibn Jabir rapporte d'après son père : « Lorsque nous arrivâmes face à la vallée de Hunayn, nous descendîmes dans une vallée creuse et escarpée du Tihama 70, où nous ne faisions que dévaler. Il faisait encore sombre à l'aube, et les gens [les ennemis] nous avaient devancés dans la vallée, se cachant dans ses ravins, ses méandres et ses défilés. Ils s'étaient rassemblés, préparés et équipés. Par Allah, alors que nous descendions, nous ne fûmes surpris que par les bataillons qui fondirent sur nous d'un seul élan. Les gens s'enfuirent tous, se dispersant sans que personne ne se soucie d'un autre. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se dirigea vers la droite, puis dit : « Où êtes-vous, ô gens ! Venez à moi, je suis le Messager d'Allah ! Je suis Muhammad ibn 'Abd Allah ! » Il dit : Rien ne put arrêter les chameaux qui se bousculaient, et les gens s'en allèrent, sauf qu'un groupe d'émigrés 71, d'Ansâr 72 et de membres de sa famille resta avec le Messager d'Allah. Parmi ceux qui tinrent bon avec lui des émigrés : Abou Bakr et 'Omar ; des membres de sa famille : 'Ali ibn Abi Talib, Al-'Abbas ibn 'Abd al-Muttalib et son fils Al-Fadl, Abou Sufyan ibn al-Harith, Rabi'a ibn al-Harith, Ayman ibn 'Ubayd (c'est Ayman ibn Umm Ayman) et Oussama ibn Zayd ibn Haritha. Il dit : Un homme de Hawazin 73 monté sur un chameau rouge, tenant un étendard noir au bout d'une longue lance, se tenait devant les gens, tandis que Hawazin le suivait. Quand il rattrapait quelqu'un, il le frappait de sa lance ; quand les gens le distançaient, il levait sa lance pour ceux qui étaient derrière lui, et ils le suivaient. Lorsque les gens furent mis en déroute et que ceux des gens de La Mecque 74 qui étaient avec le Messager d'Allah virent la défaite, certains d'entre eux exprimèrent la rancune qu'ils avaient dans le cœur. Abou Sufyan ibn Harb dit : « Leur déroute ne s'arrêtera pas avant la mer », et il avait des flèches de divination 75 dans son carquois. Kalada ibn al-Hanbal, qui était avec son frère Safwan ibn Umayya ibn Khalaf (son frère utérin) – Safwan était alors polythéiste 76 sous la trêve que le Messager d'Allah lui avait accordée – dit : « Ah ! La magie a cessé aujourd'hui ! » Safwan lui dit : « Tais-toi, qu'Allah te réduise au silence ! Par Allah, il vaut mieux pour moi qu'un homme de Quraysh 77 me gouverne... »
De la campagne militaire, et dans F « vous vous entretuerez » 78. De la campagne militaire, et dans F « Māriya » 79 ainsi. Il veut dire par là les plis de son ventre : ils sont au nombre de quatre lorsqu'elle se tourne, puis chacun devient deux lorsqu'elle se détourne. Ajouté dans la campagne militaire : « Et lorsqu'elle s'assoit, elle se plie ; lorsqu'elle parle, elle chante ; lorsqu'elle se couche, elle soupire ; et entre ses jambes, c'est comme un récipient renversé, avec une bouche semblable à la camomille, comme l'a dit al-Khuṭaym : » Dans l'original : « yaʿkin » — ainsi. Et dans la campagne militaire : « L'Envoyé de Dieu — que Dieu le bénisse et le salue — entendit ses paroles et dit : « Ne vois-je pas ce perfide s'intéresser à la beauté lorsqu'elle sort vers al-ʿAqīq ? » Et la ruse ne retient pas ce que j'entends ! Et il dit : « Qu'il n'entre pas chez les femmes de ʿAbd al-Muṭṭalib ! » Et l'on dit qu'il dit : « Qu'aucun de vous n'entre chez vos femmes », et l'Envoyé de Dieu — que Dieu le bénisse et le salue — les exila tous deux au Ḥimā 80. Ils se plaignirent du besoin, et il leur permit de descendre chaque vendredi pour demander, puis de retourner à leur place, jusqu'à ce que l'Envoyé de Dieu — que Dieu le bénisse et le salue — meure. Lorsque l'Envoyé de Dieu — que Dieu le bénisse et le salue — mourut, ils entrèrent avec les gens. Lorsque Abū Bakr — que Dieu l'agrée — prit le pouvoir, il dit : « L'Envoyé de Dieu vous a exclus et vous inclus ? » Il les exclut vers leur place. Lorsque Abū Bakr — que Dieu l'agrée — mourut, ils entrèrent avec les gens. Lorsque ʿUmar — que Dieu l'agrée — prit le pouvoir, il dit : « L'Envoyé de Dieu, Abū Bakr vous ont exclus et vous inclus ? Sortez vers votre place ! » Il les exclut vers leur place. Lorsque ʿUmar fut tué, ils entrèrent avec les gens. » Dans F : « muḥjab » — ainsi, déformé. La correction vient d'al-Iṣāba ; dans F « Jaʿtham » — ainsi avec un thāʾ ; c'est « ibn Mālik ». Dans l'original : « dans le foie de chaque chaud » ; la correction vient de la campagne militaire 3/941, et il y est ajouté après « chaque » « possédant » ; le sens est que dans l'abreuvement de tout être possédant un foie brûlant (c'est-à-dire extrêmement assoiffé) il y a une récompense. Et dans le Musnad de l'imām Aḥmad 4/222 : « mutaḍammikhan » 81. Dans le Musnad : « dans un homme ». Dans le Musnad : « muḥmar » 82. L'imām Aḥmad a rapporté cet événement dans son Musnad avec une légère augmentation sur ce qui est ici, et al-Ḥalabī l'a également évoqué dans sa Sīra — voir ʿUyūn al-athar 3/181. Et dans la Sīra prophétique d'al-Zaynī — voir la marge de ʿUyūn al-athar 2/403 : les auteurs de campagnes militaires ont dit : Il — que Dieu le bénisse et le salue — ordonna à Zayd ibn Thābit — que Dieu l'agrée — qui était l'un des plus grands scribes de l'Envoyé de Dieu — que Dieu le bénisse et le salue — de rassembler les gens et le butin, puis il le partagea entre les gens ; leurs parts furent : pour chaque homme, quatre chameaux et quarante moutons ; s'il était cavalier, il prenait douze chameaux et cent vingt moutons ; s'il avait plus d'un cheval, on n'attribuait pas de part pour le surplus — voir aussi al-Ṭabarī 3/139. De l'Histoire d'al-Ṭabarī 3/36, de la campagne militaire d'al-Wāqidī 3/943, de ʿUyūn al-athar 3/170 et de la Sīra d'Ibn Hishām 3/28 ; et dans l'original, avant « ni ce poil », il y avait « le quint » 83 : « al-khamīs » — ainsi. Des quatre références ; dans l'original : « fādhū » — ainsi. Des quatre références ; dans l'original : « suʿāran » ; al-shinār : le défaut — voir al-Nihāya. Ajouté d'après al-Ṭabarī et ʿUyūn al-athar. Dans al-Ṭabarī, ʿUyūn al-athar et la Sīra : « bihā ». Ajouté pour la rectitude de la phrase. Pour plus de détails, voir al-Ṭabarī 3/134, la campagne militaire 3/949 et la Sīra d'Ibn Hishām 3/26. Dans l'original : « sarj » ; la correction vient des références, voir la campagne militaire 3/955 et ʿUyūn al-athar 3/181 et la Sīra prophétique en marge d'al-Insān 2/396. Ajouté après dans l'original : « qadīdahu » ; cette addition n'a pas sa place ici, nous l'avons donc supprimée. Les vers sont mentionnés en entier dans al-Ṭabarī 3/135, dans la campagne militaire 3/946 et 947, et dans la Sīra d'Ibn Hishām 3/29 ; et dans ʿUyūn al-athar 3/170 : dans les propos de certains : les auteurs de cœur 84 étaient de trois catégories : une catégorie que l'Envoyé de Dieu — que Dieu le bénisse et le salue — gagnait pour qu'ils se soumettent, comme Ṣafwān ibn Umayya ; une catégorie pour affermir leur islam, comme Abū Sufyān ibn Ḥarb ; et une catégorie pour repousser leur mal, comme ʿUyayna ibn Ḥiṣn, al-ʿAbbās ibn Mirdās et al-Aqraʿ ibn Ḥābis. Et Ibn Hishām a traité cela en détail dans sa Sīra — voir 3/31, et voir aussi al-Ṭabarī 3/138 et ʿUyūn al-athar 3/174. Ajouté d'après al-Ṭabarī et ʿUyūn al-athar. Et dans al-Ṭabarī et la Sīra : « des hommes des Émigrés vinrent, il les laissa, ils entrèrent ; d'autres vinrent, il les repoussa. » Ajouté d'après ʿUyūn al-athar. Dans al-Ṭabarī et la Sīra : « qāla » 85. Dans al-Ṭabarī, la Sīra et ʿUyūn al-athar : « entre vos cœurs ». Ajouté d'après al-Ṭabarī, la Sīra et ʿUyūn al-athar. D'après al-Ṭabarī et autres ; dans l'original : « faḍl ». D'après al-Ṭabarī et la Sīra ; dans l'original : « lifāʿa ». Dans al-Ṭabarī et la Sīra : « pour qu'ils se soumettent ». Voir aussi ʿUyūn al-athar 3/176. C'est al-Tamīmī comme précisé dans al-Ṭabarī 3/137 et la Sīra 3/30 ; et dans ʿUyūn al-athar 3/73 : certains ont mentionné que Dhū l-Khuwaṣira 86 est l'origine des Khārijites 87 et qu'il — que Dieu le bénisse et le salue — a dit : « Laissez-le, car il aura des partisans qui s'enfonceront dans la religion jusqu'à en sortir comme la flèche sort de la cible. » Dans l'original : « aʿmal » ; la correction vient d'al-Ṭabarī et de la Sīra, car le terme y est : « je ne t'ai pas vu équitable ». Du Ṣaḥīḥ d'al-Bukhārī — le Jihād, et du Musnad de l'imām Aḥmad 4/84 ; dans l'original : « al-ʿiḍāh » ; dans al-Ṭabarī et autres : « les arbres de Tihāma ». Il l'a également rapporté dans al-Ṭabarī 3/136, la Sīra 3/28 et ʿUyūn al-athar 3/17. Et ajouté dans la Sīra prophétique en marge de ʿUyūn al-athar 2/46 : « cinq nuits avant la fin de Dhū l-Qaʿda, et l'on dit : douze nuits avant la fin de Dhū l-Qaʿda. » Ajouté d'après al-Ṭabarī 3/139 et la Sīra 3/32. D'après al-Ṭabarī et la Sīra ; dans l'original : « jabala » ; et ajouté dans la Sīra prophétique en marge de ʿUyūn al-athar 3/406 et la campagne militaire 3/959 : « et Abū Mūsā al-Ashʿarī. » Et dans la campagne militaire 3/959 : « al-Jiʿrāna » ; son expression : « il emprunta la vallée d'al-Jiʿrāna, et il emprunta avec lui jusqu'à ce qu'il sorte à Sarif. » Et Ibn Isḥāq a dit : « ou au début de Dhū l-Ḥijja » ; et Ibn Hishām a dit : « L'Envoyé de Dieu — que Dieu le bénisse et le salue — arriva à Médine six nuits avant la fin de Dhū l-Qaʿda, selon ce qu'a dit Abū ʿAmr al-Madanī » — voir la Sīra 3/32. Et il y a beaucoup de divergences au sujet d'al-Mustaʿīdha 88 ; Ibn Ḥajar les a exposées dans al-Iṣāba dans la notice de Fāṭima bint al-Ḍaḥḥāk, voir donc. Du Ṣaḥīḥ d'al-Bukhārī — le Divorce ; dans l'original : « ʿūdhat ». Et Ibn Saʿd a rapporté par sa chaîne d'après Abū Wajza : « Il l'épousa en Dhū l-Qaʿda de l'an huit, à son retour d'al-Jiʿrāna » — voir al-Ṭabaqāt 8/102. Voir aussi al-Ṭabarī 3/139 et la Sīra 3/32. D'après al-Ṭabarī 3/139 ; dans l'original : « Umm Bariyya ». D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « Yazīd ». C'est al-Barāʾ ibn Aws ibn Khālid ibn al-Jaʿd ibn ʿAwf ibn Mabdhal — voir dans al-Iṣāba la notice d'Umm Burda et al-Ṭabarī. Ajouté d'après Samṭ al-nujūm, qui a exposé les récits sur Ibrāhīm sous divers aspects — voir 1/410-413. D'après Tahdhīb al-tahdhīb ; dans l'original : « ʿan ». D'après les références ; dans l'original : « alam azal ». Ajouté d'après les références. Sourate 66, verset 4. Il y a ici une omission ou un résumé, car toutes les références s'accordent sur l'ajout suivant : « jusqu'à ce qu'il fît le pèlerinage, je fis le pèlerinage avec lui ; il se rendit à l'écart, je me rendis à l'écart avec lui, portant l'aiguière ; il se soulagea, puis vint ; je versai sur sa main de l'eau de l'aiguière, il fit ses ablutions ; puis je dis : « Ô Commandeur des croyants ! Quelles sont les deux femmes parmi les épouses de l'Envoyé de Dieu — que Dieu le bénisse et le salue — auxquelles Dieu a dit : « Si vous vous repentez toutes deux à Dieu, vos cœurs ont incliné » ? » D'après les références ; dans l'original : « ʿajabī ». Ce hadith est rapporté par al-Bukhārī dans plusieurs chapitres de son Ṣaḥīḥ, par Aḥmad dans son Musnad 1/33, par al-Ṭabarī dans son Jāmiʿ, par al-Baghawī dans al-Maʿālim, par al-Suyūṭī dans al-Durr al-manthūr et par Ibn Saʿd dans al-Ṭabaqāt 8/131, avec des différences de formulation ; la plupart des contextes sont ceux du Musnad et d'al-Durr. Dans al-Durr al-manthūr 6/242 et le Musnad de l'imām Aḥmad 1/33 : « nous trouvâmes ». Du Musnad ; dans l'original : « fa-taʿaṣṣabtu » ; dans les autres références : « fa-ghaḍibtu ». Du Musnad ; dans l'original : « atarjiʿīna ». Du Musnad ; dans l'original : « turākiʿī ». Du Musnad ; dans l'original : « yad » — ainsi. Du Musnad et d'al-Durr al-manthūr ; dans l'original : « jāriyatika ». Ajouté après dans l'original : « wa-unzila yawman » ; cette addition n'était pas dans le Musnad, nous l'avons donc supprimée. Du Musnad ; dans l'original : « fa-yaʾtīhi ». Ajouté du Musnad. Ajouté après dans l'original : « inna » ; cette addition n'était pas dans le Musnad, nous l'avons donc supprimée. D'après al-Durr al-manthūr ; dans l'original : « ḥurr » — ainsi. Du Musnad ; dans l'original : « yabkīna ». Du Musnad 1/34 ; dans l'original : « law ». Dans le Musnad : « al-layl ». Du Musnad ; dans l'original : « bi-ghaḍab ». Dans le Musnad : « ne pénètre pas ». Dans le Musnad 6/163 : « passa ». Ajouté du Musnad. Du Musnad ; dans l'original : « taʿjal ». Sourate 33, verset 28. Du Musnad ; dans l'original : « fī ». Ajouté, indispensable. Dans l'original : « zaydahā » — ainsi. C'est-à-dire « elle a humilié » ; dans l'original : « aqamtu » ; la correction vient des Sunan d'Ibn Māja, où le terme est : « Je n'ai fait un serment d'abstinence que parce que ». D'après al-Iṣāba ; dans l'original : « Muḥriz » ; cette expédition est évoquée dans les Ṭabaqāt d'Ibn Saʿd — première partie du deuxième volume, p. 117, dans la campagne militaire 3/983, dans la Sīra d'Ibn Hishām 3/92, et dans le Ṣaḥīḥ d'al-Bukhārī — livre des campagnes militaires, avec des divergences sur la date et la cause. Ainsi, et toutes les références s'accordent pour attribuer cet événement à ʿAbd Allāh ibn Ḥudhāfa al-Sahmī, avec des formulations proches : « Lorsque nous fûmes en chemin, il donna la permission à une partie de l'armée et nomma sur eux ʿAbd Allāh ibn Ḥudhāfa al-Sahmī, qui était parmi les compagnons de l'Envoyé de Dieu — que Dieu le bénisse et le salue — et qui avait un penchant pour la plaisanterie. Lorsqu'il fut en chemin, il alluma un feu... » puis le hadith se poursuit comme ici. Al-Bukhārī mentionne dans l'exégèse de « Obéissez à Dieu, obéissez au Messager et à ceux d'entre vous qui détiennent l'autorité » la parole d'Ibn ʿAbbās : « Ce verset fut révélé au sujet de ʿAbd Allāh ibn Ḥudhāfa ibn Qays ibn ʿAdī, lorsque le Prophète — que Dieu le bénisse et le salue — l'envoya en expédition. » Dans l'original : « fa-yuḥrim » — ainsi ; ce que nous avons établi est cohérent avec la forme du terme et le contexte.
↩ (195) [p364] Il l'a mentionné dans al-Ṭabarī 3/139 comme ici, et il l'a mentionné dans Insān al-ʿUyūn 3/327 de manière plus détaillée qu'ici, en disant : « La délégation des Banū Balī 89 sur le poids de ʿalā 90 au superlatif, et c'est une tribu de Quḍāʿa. » ↩ (196) [p364] D'après al-Ṭabarī 3/155, et dans l'original : Saʿd. ↩ (197) [p364] Ajouté d'après al-Ṭabarī 3/155 et Insān al-ʿUyūn 3/321. ↩ (198) [p364] Ajouté après dans l'original : « ibn », et l'ajout n'était pas dans al-Ṭabarī ni dans Insān, nous l'avons donc supprimé. ↩ (199) [p365] Dans l'original : al-Dārimiyyūn – erreur, et cette délégation est mentionnée dans al-Ṭabarī 3/139. ↩ (200) [p365] D'après sa biographie dans al-Iṣāba, et dans l'original : bint Ḫubayb. ↩ (201) [p365] D'après sa biographie dans al-Iṣāba, et dans l'original : al-Fāka. ↩ (202) [p365] D'après sa biographie dans al-Iṣāba, et dans l'original : Abū Hayd. ↩ (203) [p365] D'après sa biographie dans al-Iṣāba, et dans l'original : Zayd. ↩ (204) [p365] Ainsi dans al-Iṣāba, et il l'a nommé dans al-Maġāzī : ʿAzīz, et dans al-Sīra : ʿArafa, et on dit : ʿAzza b. Mālik. ↩ (205) [p365] Dans al-Sīra : Murrān b. Mālik, Ibn Hišām a dit : Marwān b. Mālik, et leur délégation est mentionnée dans al-Maġāzī 2/695 et dans al-Sīra 2/195. ↩ (206) [p365] Et son sens est rapporté dans le Musnad de l'Imām Aḥmad 4/227. ↩ (207) [p365] Sourate 49, verset 17, et cette délégation a été mentionnée dans al-Ṭabarī 3/139 et dans al-Ṭabaqāt – deuxième partie du premier volume, p. 39. ↩ (208) [p365] Ajouté d'après al-Iṣāba. ↩ (209) [p365] Ajouté dans al-Ṭabarī 3/140 et al-Sīra 3/46 : « Et le Messager de Dieu – qu'Allah prie sur lui et le salue – sut qu'il y avait en eux la fierté de l'abstention qui avait été la leur », et il est mentionné dans al-Maġāzī 3/960 mais sans cet ajout. ↩ (210) [p365] D'après al-Maġāzī, et dans l'original : ʿArafa. ↩ (211) [p366] D'après al-Maġāzī 3/982, et dans l'original : Malik, avec un blanc avant lui de la taille d'un mot. ↩ (212) [p366] D'après al-Maġāzī, et dans l'original : al-Bazaj. ↩ (213) [p366] D'après al-Maġāzī, et dans l'original : rafaʿū. ↩ (214) [p366] Cette expédition est mentionnée dans al-Maġāzī et Insān al-ʿUyūn 3/283. ↩ (215) [p366] D'après Insān al-ʿUyūn 3/285, et il y est dit : al-Fals 91 – avec ḍamma sur le fā' et sukūn sur le lām : l'idole de Ṭayyi', et dans l'original : al-Luqays. ↩ (216) [p366] Voir aussi al-Ṭabarī 3/148 et al-Maġāzī 3/984. ↩ (217) [p366] Il l'a mentionné dans al-Ṭabarī 3/154 et dans le Ṣaḥīḥ d'al-Buḫārī – chapitre des rangs sur le cadavre du livre des funérailles. ↩ (218) [p366] Et il l'a mentionnée dans al-Ṭabarī 3/142, al-Sīra 3/36, Insān al-ʿUyūn 3/182, al-Maġāzī 3/989 et d'autres. ↩ (219) [p366] D'après al-Ṭabarī et al-Sīra, et dans l'original : Ḥarb. ↩ (220) [p366] Ajouté d'après al-Ṭabarī et al-Sīra. ↩ (221) [p366] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : aḥabba – ainsi. ↩ (222) [p366] D'après al-Maġāzī 3/990, et dans l'original : warā' – ainsi. ↩ (223) [p367] D'après al-Ṭabarī et al-Sīra, et dans l'original : ǧalasū. ↩ (224) [p367] Ajouté d'après al-Ṭabarī et al-Sīra. ↩ (225) [p367] D'après al-Ṭabarī et al-Sīra, et dans l'original : Wāqid et Abū Ḥašma aḥad – ainsi. ↩ (226) [p367] D'après al-Ṭabarī et al-Sīra, et dans l'original : aḫlaf – ainsi. ↩ (227) [p368] D'après al-Ṭabarī 3/144 et al-Sīra 3/38, et dans l'original : fāʿlifū. ↩ (228) [p368] Et il y a après dans al-Ṭabarī et al-Sīra un ajout, consulte-les donc. ↩ (229) [p368] D'après al-Ṭabarī 3/144 et al-Sīra 3/39, et dans l'original : ataw – ainsi. ↩ (230) [p368] C'est Zayd b. al-Ṣā'ib – comme dans al-Ṭabarī et al-Sīra. ↩ (231) [p368] Dans l'original : ataw, et la correction d'après al-Ṭabarī 3/145. ↩ (232) [p368] Ajouté d'après al-Ṭabarī et al-Sīra. ↩ (233) [p368] Dans al-Ṭabarī et al-Sīra : yamšī. ↩ (234) [p368] D'après al-Ṭabarī 3/146, et dans l'original : wa-bahā – ainsi. ↩ (235) [p368] D'après al-Ṭabarī et al-Sīra, et dans l'original : adraǧ. ↩ (236) [p369] D'après al-Sīra, et dans l'original : hāḏā. ↩ (237) [p369] Ajouté d'après al-Ṭabarī. ↩ (238) [p369] D'après al-Sīra, et dans l'original : maʿahu. ↩ (239) [p369] D'après al-Sīra, et dans l'original : ṭayyiba. ↩ (240) [p369] D'après al-Sīra, et dans l'original : yurīdūnahu. ↩ (241) [p369] Dans al-Sīra : yaruddūnahu. ↩ (242) [p369] Il l'a également rapporté dans al-Maġāzī 3/1031. ↩ (243) [p369] D'après al-Maġāzī 3/1032, et dans l'original : adraǧ. ↩ (244) [p369] Et il l'a également rapporté dans al-Maġāzī avec un léger ajout par rapport à ce qui est ici. ↩ (245) [p369] Ajouté d'après al-Ṭabarī 3/144 et al-Sīra 3/38. ↩ (246) [p369] Ajouté d'après al-Sīra 3/38. ↩ (247) [p370] Le wāw a été ajouté après dans l'original, et il n'était pas dans al-Ṭabarī ni dans al-Sīra, nous l'avons donc supprimé. ↩ (248) [p370] Ajouté dans al-Ṭabarī et al-Sīra : « jusqu'à ce qu'il l'atteigne lorsqu'il descendit à Tabūk. » ↩ (249) [p370] D'après al-Ṭabarī et al-Sīra, et dans l'original : fa-tawāfaqā. ↩ (250) [p370] D'après al-Ṭabarī et al-Sīra, et dans l'original : dunū – ainsi. ↩ (251) [p370] D'après al-Ṭabarī et al-Sīra, et dans l'original : qālū. ↩ (252) [p370] Ajouté d'après al-Ṭabarī et al-Sīra. ↩ (253) [p370] Et le contexte de cette histoire est en grande partie d'après al-Ṭabarī et al-Sīra, et il l'a rapporté dans al-Maġāzī 3/998 ; et dans Insān al-ʿUyūn 3/187, consulte-les donc. ↩ (254) [p370] Il l'a rapporté dans al-Ṭabarī 3/146, al-Sīra 3/40, al-Maġāzī 3/1025 et Insān al-ʿUyūn 3/286. ↩ (255) [p370] Dans al-Ṭabarī et al-Sīra : « à sa corne, une porte. » ↩ (256) [p371] D'après al-Ṭabarī et al-Sīra, et dans l'original : bi-makāridihim. ↩ (257) [p371] Avec ʿAmr b. Umayya al-Ḍamrī – comme il est précisé dans al-Maġāzī 3/1026. ↩ (258) [p371] Dans toutes les références : yataʿaǧǧabūn. ↩ (259) [p371] Et il est également mentionné dans les livres de hadiths courants. ↩ (260) [p371] Il l'a mentionné dans le Musnad de l'Imām Aḥmad 3/457, le Ṣaḥīḥ d'al-Buḫārī – livre des expéditions, et al-Sīra 3/44. ↩ (261) [p371] Ajouté d'après al-Ṭabarī 3/147 et al-Sīra 3/41. ↩ (262) [p371] D'après al-Ṭabarī et al-Sīra, et dans l'original : ʿašar. ↩ (263) [p371] D'après al-Ṭabarī et al-Sīra, et dans l'original : al-Muntafiq. ↩ (264) [p371] Ajouté après dans al-Ṭabarī et al-Sīra : « et un groupe d'hypocrites le devança et puisa ce qu'il contenait. » ↩ (265) [p371] Et dans al-Ṭabarī et al-Sīra il y a plus de détails, consulte-les donc. ↩ (266) [p372] Ajouté d'après al-Ṭabarī 3/147 et al-Sīra 3/147. ↩ (267) [p372] D'après al-Sīra, et dans l'original : li-yasʿā fī hāḏā – ainsi. ↩ (268) [p372] D'après al-Sīra et Ḥilyat al-Awliyā' d'al-Iṣfahānī 1/122, et dans l'original : al-Naǧādayn – ainsi. ↩ (269) [p372] D'après al-Sīra et al-Ḥilya, et dans l'original : yudliyān. ↩ (270) [p372] D'après al-Sīra et al-Ḥilya, et dans l'original : fa-huwa. ↩ (271) [p372] Dans al-Sīra : adniyā ilayya, et dans al-Ḥilya comme dans l'original. ↩ (272) [p372] Dans l'original : fa-adlū, dans al-Sīra : fa-dalyāhu, dans al-Ḥilya : fa-dalawhu. ↩ (273) [p372] Ajouté d'après al-Ṭabarī et al-Ḥilya. ↩ (274) [p372] Ajouté d'après al-Sīra et al-Ḥilya. ↩ (275) [p372] Voir aussi al-Maġāzī 3/1014. ↩ (276) [p372] Il l'a mentionné dans al-Maġāzī 3/1057. ↩ (277) [p372] D'après al-Sīra 3/43 et al-Maġāzī 3/999 ; et dans l'original : Murdān. ↩ (278) [p372] D'après al-Sīra et al-Maġāzī, et dans l'original : al-Dirāya – ainsi. ↩ (279) [p373] D'après al-Sīra, et dans l'original : al-Tubayrā'. ↩ (280) [p373] C'est-à-dire Šiqq Tārā' – comme il est précisé dans al-Sīra et al-Maġāzī. ↩ (281) [p373] D'après al-Sīra et al-Maġāzī, et dans l'original : al-Ḥulayfa. ↩ (282) [p373] C'est-à-dire Ṣadr Ḥawṣā ou Ḥawṣā' – comme il est précisé dans al-Sīra et al-Maġāzī. ↩ (283) [p373] D'après al-Sīra et al-Maġāzī, et dans l'original : bi-l-Qayqā'. ↩ (284) [p373] D'après al-Sīra, et dans l'original : Rabīʿa. ↩ (285) [p373] D'après al-Maġāzī 3/1049, et dans l'original : ṯamānūn, et la majeure partie du contexte ici est d'après al-Maġāzī ; voir aussi Insān al-ʿUyūn 3/204 et al-Sīra 3/44. ↩ (286) [p373] D'après al-Maġāzī et al-Sīra, et dans l'original : yatakall. ↩ (287) [p373] D'après al-Sīra 3/44 et al-Maġāzī 3/1050, et dans l'original : saḫṭatahu yaʿḏir. ↩ (288) [p373] D'après al-Sīra et al-Maġāzī, et dans l'original : ʿalā. ↩ (289) [p374] Ajouté d'après al-Sīra et al-Maġāzī. ↩ (290) [p374] D'après al-Sīra et al-Maġāzī, et dans l'original : ṣadaq. ↩ (291) [p374] Dans l'original : qālū – et l'histoire dans al-Sīra et al-Maġāzī est rapportée à la première personne, donc là-bas : qultu. ↩ (292) [p374] D'après al-Sīra 3/44 et al-Maġāzī 3/1051, et dans l'original : Rabīʿa. ↩ (293) [p374] D'après al-Sīra et al-Maġāzī, et dans l'original : al-Wāqiʿī. ↩ (294) [p374] Ajouté d'après al-Sīra 3/45. ↩ (295) [p375] Ajouté d'après al-Sīra 3/45. ↩ (296) [p375] D'après al-Sīra et al-Maġāzī, et dans l'original : nabaṭ. ↩ (297) [p375] D'après al-Sīra et al-Maġāzī, et dans l'original : sariyya – ainsi. ↩ (298) [p375] D'après al-Sīra et al-Maġāzī 3/1052, et dans l'original : nawāsik. ↩ (299) [p375] D'après al-Sīra et al-Maġāzī, et dans l'original : ḥattā. ↩ (300) [p375] Ajouté d'après al-Sīra et al-Maġāzī. ↩ (301) [p375] Dans l'original : fa-saǧara, et la correction est basée sur al-Sīra et al-Maġāzī. ↩ (302) [p375] Et ici dans al-Maġāzī il y a un ajout, consulte-le. ↩ (303) [p375] D'après al-Sīra et al-Maġāzī, et dans l'original : baṣar, et il y a après un léger ajout dans al-Sīra et al-Maġāzī. ↩ (304) [p375] D'après al-Sīra et al-Maġāzī 3/1053, et dans l'original : al-Muslimūn. ↩ (305) [p376] Dans l'original : ʿalayhim anfusahum, et la correction est basée sur al-Sīra et al-Maġāzī. ↩ (306) [p376] Dans l'original : ʿanhum, et la correction est basée sur al-Sīra et al-Maġāzī. ↩ (307) [p376] Dans l'original : Kaʿb, et la correction est basée sur al-Sīra. ↩ (308) [p376] Dans l'original : samiʿa, et la correction est basée sur al-Sīra et al-Maġāzī 3/1054. ↩ (309) [p376] Ajouté d'après al-Sīra et al-Maġāzī. ↩ (310) [p376] Sourate 9, versets 117 et 118, et le repentir de Kaʿb a été mentionné dans le Ṣaḥīḥ d'al-Buḫārī – les expéditions, le Ṣaḥīḥ de Muslim – le repentir, le Musnad de l'Imām Aḥmad 3/456, et le Tafsīr d'al-Ṭabarī, sourate 9, verset 118. ↩ (311) [p376] Et Ibn Ḥaǧar a dit dans Fatḥ al-Bārī – chapitre de la malédiction réciproque et de celui qui répudie après la malédiction réciproque : « Il est mentionné dans la Sīra d'Ibn Ḥibbān dans » ↩ (312) [p377] Ajouté d'après le Musnad de l'Imām Aḥmad 2/19. ↩ (313) [p377] Sourate 24, verset 6 et suivants. ↩ (314) [p377] Dans l'original : fa-waḍaʿahu – ainsi. ↩ (315) [p377] D'après al-Musnad, et dans l'original : fatā – ainsi. ↩ (316) [p377] Voir aussi le chapitre de la malédiction réciproque dans les deux Ṣaḥīḥ et le Tafsīr d'al-Ṭabarī autour du verset 9 de la sourate al-Nūr. ↩ (317) [p377] Voir pour plus de détails Ta'rīḫ al-Ṭabarī 3/155 et Simṭ al-Nuǧūm 1/423-424. ↩ (318) [p378] D'après al-Sunan al-Kubrā d'al-Bayhaqī – chapitre comment l'aumône légale a été prescrite du livre de la zakāt, et dans al-Ṭabarī 3/153 et al-Sīra 3/69 : Nuʿaym, et la version d'al-Bayhaqī est la même que celle rapportée par Ibn Ḥibbān, et al-Nasā'ī l'a rapportée dans ses Sunan en abrégé – voir la mention du hadith de ʿAmr b. Ḥazm sur les compensations du livre de la malédiction réciproque, et voir aussi Kitāb al-Amwāl d'Abū ʿUbayd 358-360. ↩ (319) [p378] Ajouté d'après al-Ṭabarī, al-Sīra et al-Sunan. ↩ (320) [p378] D'après al-Sunan, et dans l'original : raǧaʿa. ↩ (321) [p378] Omis dans al-Sunan. ↩ (322) [p378] Ajouté ce qui est entre les crochets d'après al-Sunan. ↩ (323) [p378] D'après al-Sunan, et dans l'original : arbaʿa. ↩ (324) [p378] D'après al-Sunan, et dans l'original : ḫamsa. ↩ (325) [p378] D'après al-Sunan, et dans l'original : ḫamsa.
(326) [p.378] Retardé dans l’original par rapport à « soixante-quinze » ; l’ordre est tiré d’as-Sunan. (327) [p.378] Ajouté d’as-Sunan. (328) [p.379] Ajouté d’as-Sunan. (329) [p.379] D’as-Sunan ; dans l’original : « mā fawrah » (ما فورة). (330) [p.379] Dans l’original : « fa-thalāthah » (فثلاثة) ; dans as-Sunan : « fa-fīhā thalāth » (ففيها ثلاث). (331) [p.379] D’as-Sunan ; dans l’original : « arba‘u-mi’ah » (أربعمائة). (332) [p.379] D’as-Sunan ; dans l’original : « ‘ujf » (عجف). (333) [p.379] D’as-Sunan ; dans l’original : « khamsah » (خمسة). (334) [p.379] D’as-Sunan ; dans l’original : « aw » (أو). (335) [p.379] 8) Dans as-Sunan : « wa-l-fuqarā’ » (والفقراء). (336) [p.379] D’as-Sunan ; dans l’original : « ṣadaqahā » (صدقها). (337) [p.379] D’as-Sunan ; dans l’original : « ‘itq » (عتق). (338) [p.380] Ajouté d’as-Sunan. (339) [p.380] D’as-Sunan ; dans l’original : « ightabaṭ » (اغتبط) ; al-i‘tibāṭ (الاعتباط) : le meurtre injuste sans représailles (qisāṣ). (340) [p.380] D’as-Sunan ; dans l’original : « yūṣī » (يوصي). (341) [p.380] D’as-Sunan ; dans l’original : « nafs » (نفس). (342) [p.380] D’as-Sunan ; dans l’original : « jad‘ah » (جدعة). (343) [p.380] De la marge d’as-Sunan al-Kubrā et de Sunan an-Nasā’ī – mention du hadith de ‘Amr ibn Ḥazm sur les compensations (al-‘uqūl) tiré du Livre de la Qasāma ; dans l’original : « as-sannatayn » (السنتين). (344) [p.380] Ajouté de Sunan al-Bayhaqī et Sunan an-Nasā’ī. (345) [p.380] Ici, il y a une antéposition et une postposition par rapport à Sunan al-Bayhaqī et Sunan an-Nasā’ī. (346) [p.380] De Sunan al-Bayhaqī et Sunan an-Nasā’ī ; dans l’original : « al-khams » (الخمس). (347) [p.380] Mentionné dans as-Sīrah 3/70 de manière très abrégée. (348) [p.381] Dans l’original : « al-muhājirīn » (المهاجرين) – erreur. (349) [p.381] Ce détail est mentionné dans Muntakhab Kanz al-‘Ummāl – voir Musnad al-Imām Aḥmad 4/191-193 et dans Ḥilyat al-Awliyā’ d’al-Iṣfahānī 1/240-241 avec un contexte proche de ce qui est ici, avec antéposition et postposition ; voir aussi la marge d’Insān al-‘Uyūn 2/446. (350) [p.381] De Ṣaḥīḥ al-Bukhārī – chapitre : « On ne prend pas les biens de valeur des gens » du Livre de la Zakāt ; dans l’original : « ṣalawah » (صلوة). (351) [p.381] Ajouté d’aṣ-Ṣaḥīḥ. (352) [p.381] L’histoire depuis « wa-innaka taqdamu » (وإنك تقدم) jusqu’ici est rapportée dans Ṣaḥīḥ al-Bukhārī comme ici. (353) [p.381] Le contexte à partir d’ici est tiré de Muntakhab Kanz al-‘Ummāl. (354) [p.381] Ajouté d’al-Muntakhab. (355) [p.381] Dans al-Muntakhab : « shajar » (شجر). (356) [p.382] Dans l’original : « fada‘nāhu » (فدعناه) – ainsi. (357) [p.382] L’expression d’ici à « ṣallā Allāhu ‘alayhi wa-sallam » (صلى الله عليه وسلم) s’est répétée dans l’original. (358) [p.382] Dans l’original : « lā ta’khudh » (لا تأخذ) – ainsi. (359) [p.382] 4) Dans l’original : « Ka‘b ibn Mālik » (كعب بن مالك) ; la correction vient d’aṭ-Ṭabaqāt – deuxième partie du troisième volume, p. 123, où cet ordre est rapporté ; l’histoire est également rapportée dans al-Ḥilyah 1/231 par le biais de Ka‘b ibn Mālik. (360) [p.382] Ajouté d’aṭ-Ṭabaqāt. (361) [p.382] D’aṭ-Ṭabaqāt ; dans l’original : « yuḥarrik » (يحرك) – ainsi. (362) [p.382] Dans l’original : « thalāthata ‘ashar » (ثلاثة عشرة) ; la correction vient de sa notice biographique dans al-Iṣābah ; sa délégation avec son peuple est également mentionnée dans al-Istī‘āb – voir sa notice. (363) [p.382] D’Insān al-‘Uyūn 3/278 ; dans l’original : « Nu‘aym » (نعيم) ; cette histoire est également mentionnée dans as-Sīrah, en partie lors de l’arrivée de la délégation des Banū Tamīm et en partie lors de l’expédition de ‘Uyaynah ibn Ḥiṣn ; il est précisé dans Insān al-‘Uyūn que la délégation vint à la suite des prisonniers. (364) [p.382] Cette joute oratoire est évoquée dans aṭ-Ṭabarī 3/150-152 et as-Sīrah 3/58-60. (365) [p.383] Leur histoire est mentionnée dans Insān al-‘Uyūn 2/299 et dans as-Sīrah an-Nabawiyyah en marge d’al-Insān 3/8 de manière plus longue qu’ici ; la délégation de Ṭā’if est la même que celle des Thaqīf ; voir aussi as-Sīrah d’Ibn Hishām 3/46. (366) [p.383] Mentionné dans aṭ-Ṭabarī 3/153 de manière abrégée ; voir pour le détail Jāmi‘ al-Bayān d’aṭ-Ṭabarī, interprétation du verset 84 d’at-Tawbah. (367) [p.383] Sourate 9, verset 84. (368) [p.383] Mentionné dans aṭ-Ṭabarī 3/154 de manière similaire à ce qui est ici ; développé dans Insān al-‘Uyūn 3/322. (369) [p.383] Ajouté d’aṭ-Ṭabarī. (370) [p.383] D’aṭ-Ṭabarī et Insān al-‘Uyūn ; dans l’original : « khaḍan » (خضن). (371) [p.383] D’Insān al-‘Uyūn 3/326 ; dans l’original : « Banī Ghazwah » (بني غزوة) ; mentionné dans aṭ-Ṭabarī 3/154 sous le nom : « Délégation de Bahrā’ » ; les deux sont identiques – voir dans Jamharat al-Ansāb les Banū Bahrā’ et les Banū ‘Udhrāh. (372) [p.383] De Sunan an-Nasā’ī – chapitre : « Le sermon avant le jour de Tarwiyah » du Livre des Rituels ; dans l’original : « tabba » (تب) ; voir aussi aṭ-Ṭabarī 3/154. (373) [p.384] D’as-Sunan ; dans l’original : « li-yuṣallī » (ليصلي). (374) [p.384] Ajouté d’as-Sunan. (375) [p.384] L’expression d’ici à « khaṭaba an-nāsa wa-ḥaddathahum » (خطب الناس وحدثهم) s’est répétée dans l’original. (376) [p.384] L’expression d’ici à « bi-l-bayti ‘uryān » (بالبيت عريان) ne se trouve ni dans Sunan an-Nasā’ī – sermon du jour de Tarwiyah, ni dans Musnad ad-Dārimī – chapitre sur le sermon de la saison, ni dans Sunan al-Bayhaqī – chapitre sur les sermons. (377) [p.384] Dans l’original : « nabidh » (نبذ) ; la correction se base sur ce qui est rapporté dans Simṭ an-Nujūm 2/220 : « Et il envoya ‘Alī derrière lui avec la sourate Barā’ah pour dénoncer (li-yanbidha) à tout allié son alliance, et que nul polythéiste ne pèlerine après cette année, et que nul ne tourne nu autour de la Maison. » (378) [p.384] Ajouté, indispensable. (379) [p.384] Ajouté de Simṭ an-Nujūm. (380) [p.384] Ajouté de Sunan an-Nasā’ī. (381) [p.384] D’as-Sunan ; dans l’original : « wa-‘alayhim » (وعليهم) – altéré (muṣaḥḥaf). (382) [p.384] Voir aussi as-Sīrah an-Nabawiyyah en marge d’Insān al-‘Uyūn 2/443. (383) [p.384] Ajouté de Ṣaḥīḥ al-Bukhārī – Délégation de ‘Abd al-Qays, tiré d’al-Maghāzī. (384) [p.385] D’aṣ-Ṣaḥīḥ ; dans l’original : « farwah » (فروة). (385) [p.385] D’aṣ-Ṣaḥīḥ ; dans l’original : « Abī Ḥamzah » (أبي حمزة). (386) [p.385] D’aṣ-Ṣaḥīḥ ; dans l’original : « khashyah » (خشية). (387) [p.385] Ajouté de Ṣaḥīḥ al-Bukhārī. (388) [p.385] Dans l’original : « ‘amalan » (عملا) ; dans aṣ-Ṣaḥīḥ : « bi-jamal » (بجمل). (389) [p.385] Rapporté par al-Bukhārī avec une légère différence par rapport à ce qui est ici. (390) [p.385] Dans Insān al-‘Uyūn 3/309 : « La parole d’al-Wāqidī selon laquelle l’arrivée de la délégation de ‘Abd al-Qays eut lieu en l’an huit n’est pas correcte, mais certains mentionnent que ‘Abd al-Qays eurent deux délégations : une avant l’obligation du pèlerinage, et une après ; celui qui affirme les deux délégations est Ibn Ḥajar » – voir Délégation de ‘Abd al-Qays dans Fatḥ al-Bārī. (391) [p.385] Rapporté par l’Imām Aḥmad dans son Musnad 3/23, par al-Ḥalabī dans Insān al-‘Uyūn 3/308, et par Ibn Ḥajar dans Fatḥ al-Bārī – Délégation de ‘Abd al-Qays. (392) [p.385] Mentionné dans aṭ-Ṭabarī 3/156, as-Sīrah 3/71, et as-Sīrah an-Nabawiyyah en marge d’Insān al-‘Uyūn 2/447. (393) [p.385] D’as-Sīrah an-Nabawiyyah ; dans l’original : « ‘Abd al-Mahāf » (عبد المهاف) – ainsi ; dans as-Sīrah an-Nabawiyyah, avec fatḥa sur le mīm, au poids de saḥāb (nuage) : « ‘Abd al-Mahāf » (عبد المهاف). (394) [p.386] D’aṭ-Ṭabarī 3/157 et as-Sīrah 3/72 ; dans l’original : « Muḥammad » (محمد). (395) [p.386] De même dans aṭ-Ṭabarī 3/158, renvoi à al-Wāqidī. (396) [p.386] Mentionné dans as-Sīrah 3/65 dans un contexte différent. (397) [p.386] Mentionné dans as-Sīrah 3/64 et Insān al-‘Uyūn 3/312 de manière plus longue qu’ici. (398) [p.386] 5) D’aṭ-Ṭabarī 3/173 ; dans l’original : « al-Ḥulayṣah » (الحليصة) – ainsi ; voir aussi Ṣaḥīḥ al-Bukhārī – Dhū al-Khalaṣah, tiré d’al-Maghāzī. (399) [p.386] D’aṭ-Ṭabarī 3/158 et al-Iṣābah – voir la notice de Ṣurad ; dans l’original : « ‘Ubayd Allāh » (عبيد الله). (400) [p.386] Ce qui ressort de sa notice dans al-Iṣābah est que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) le nomma Muḥammad et lui donna le surnom (kunya) de ‘Abd al-Malik. (401) [p.387] D’aṭ-Ṭabarī 3/158 et Insān al-‘Uyūn 3/331 ; dans l’original : « Salābān » (سلابان). (402) [p.387] D’aṭ-Ṭabarī, Insān al-‘Uyūn et al-Iṣābah – voir Ḥabīb ibn ‘Amr ; dans l’original : « as-Salāmī » (السلامي). (403) [p.387] Mentionné dans aṭ-Ṭabarī 3/162, as-Sīrah 3/64, et Ṣaḥīḥ al-Bukhārī – al-Maghāzī, Délégation des Banū Ḥanīfah. (404) [p.387] 4) De Ṣaḥīḥ al-Bukhārī ; dans l’original : « fa-a‘ṭaytukahā » (فأعطيتكها). (405) [p.387] D’aṣ-Ṣaḥīḥ ; dans l’original : « lā urīdu » (لا أريد). (406) [p.387] D’aṣ-Ṣaḥīḥ ; dans l’original : « hunā » (هنا). (407) [p.387] Ajouté d’aṣ-Ṣaḥīḥ. (408) [p.387] Mentionné dans aṭ-Ṭabarī 3/158 et Insān al-‘Uyūn 3/331. (409) [p.387] Mentionné dans Insān al-‘Uyūn 3/331. (410) [p.387] Mentionné dans aṭ-Ṭabarī 3/163 et Insān al-‘Uyūn 3/315. (411) [p.387] Mentionné dans aṭ-Ṭabarī 3/163 et Insān al-‘Uyūn 3/329. (412) [p.387] Mentionné dans Insān al-‘Uyūn 3/328. (413) [p.387] Mentionné en détail dans aṭ-Ṭabarī 3/160 et as-Sīrah 3/66. (414) [p.388] Ce hadith est rapporté en entier dans al-Ḥilyah 1/166-168 d’après al-Ḥasan ibn Sufyān ; également d’après lui, il est rapporté dans Kanz al-‘Ummāl – Livre des Exhortations, section des Actes, par renvoi à Ṣaḥīḥ Ibn Ḥibbān, al-Ḥilyah et Tārīkh Ibn ‘Asākir ; il est également rapporté dans le Musnad de l’Imām Aḥmad 5/265 de manière abrégée. (415) [p.388] Ajouté d’al-Ḥilyah et d’al-Kanz. (416) [p.388] D’al-Ḥilyah et d’al-Kanz ; dans l’original : « wa-qāla » (وقال). (417) [p.388] D’al-Ḥilyah et d’al-Kanz ; dans l’original : « akmal » (اكمل). (418) [p.388] Ici, il y a une antéposition et une postposition par rapport à al-Ḥilyah et al-Kanz. (419) [p.388] D’al-Ḥilyah et d’al-Kanz ; dans l’original : « a‘lāhā » (أعلاها). (420) [p.388] D’al-Ḥilyah et d’al-Kanz ; dans l’original : « ihrāq » (إهراق). (421) [p.388] Ajouté d’al-Ḥilyah et d’al-Kanz. (422) [p.388] Après cela, dans al-Ḥilyah et al-Kanz, il y a un léger ajout ; qu’on s’y réfère. (423) [p.389] Ajouté d’al-Kanz. (424) [p.389] D’al-Ḥilyah et d’al-Kanz ; dans l’original : « sarāniyūn » (سرانيون). (425) [p.389] Le wāw (واو) a été ajouté après dans l’original, mais il n’était pas dans al-Ḥilyah et al-Kanz, nous l’avons donc supprimé. (426) [p.389] Ajouté d’al-Ḥilyah et d’al-Kanz. (427) [p.389] D’al-Kanz ; dans l’original : « tatafakkar » (تتفكر) ; dans al-Ḥilyah : « yufakkar » (يفكر). (428) [p.389] Dans al-Ḥilyah et al-Kanz : « al-maṭar wa-l-mashrab » (المطر والمشرب) ; l’expression d’ici à « li-l-qulūb » (للقلوب) ne s’y trouve pas. (429) [p.389] Dans l’original : « laka » (لك) – ainsi. (430) [p.389] D’al-Jawāhir as-Saniyyah de Muḥammad al-‘Āmilī, p. 25 ; dans l’original : « as-sā‘ah » (الساعة). (431) [p.389] Il y avait ici dans l’original un blanc d’environ deux doigts ; nous l’avons comblé d’après al-Jawāhir. (432) [p.389] D’al-Jawāhir ; dans l’original : « al-qulūb » (القلوب). (433) [p.390] 1) D’al-Ḥilyah et d’al-Kanz ; dans l’original : « yaṣīr li-zamānihi » (يصير لزمانه). (434) [p.390] D’al-Ḥilyah et d’al-Kanz ; dans l’original : « li-lisān » (للسان). (435) [p.390] Ajouté d’al-Ḥilyah et d’al-Kanz. (436) [p.390] Ajouté d’al-Kanz. (437) [p.390] Dans l’original : « lā yaḥjuzuka » (لا يحجزك) ; dans al-Kanz : « li-yaruddaka » (ليردك) ; dans al-Ḥilyah : « yaruddaka » (يردك). (438) [p.390] D’al-Kanz et d’al-Ḥilyah ; dans l’original : « lā tajurr » (لا تجر). (439) [p.390] Avant cela, dans l’original : « lā » (لا) ; il est possible que ce soit : « alā » (ألا). (440) [p.390] Dans al-Kanz et al-Ḥilyah : « ‘ayban » (عيبا). (441) [p.390] Dans l’original : « yatajassasuhu » (يتجسسه). (442) [p.390] D’al-Kanz et d’al-Ḥilyah ; dans l’original : « ka-d-dubayr » (كالدبير). (443) [p.391] D’al-Kanz et d’al-Ḥilyah ; dans l’original : « ka-lif » (كالف). (444) [p.391] D’al-Kanz et d’al-Ḥilyah ; dans l’original : « khuluqahu » (خلقه). (445) [p.391] Mentionné dans al-Maghāzī 3/1079 de manière plus longue qu’ici ; évoqué dans Insān al-‘Uyūn 3/286 de manière abrégée. (446) [p.391] D’al-Maghāzī ; dans l’original : « kattī » (كتي) – ainsi. (447) [p.391] 5) Dans l’original : « yarudduhum iyyāhu » (يردهم إياه) ; la correction se base sur ce qui est dans al-Maghāzī : « tarahhum anāh » (ترهم أناة). (448) [p.391] Dans l’original : « ataytum » (أتيتم). (449) [p.391] Il se peut que ce contexte ait subi ici une certaine lacune ; il est rapporté en entier dans al-Maghāzī ; qu’on s’y réfère. (450) [p.391] Sourate 4, verset 95.
↩ (451) [p391] Ajouté du Musnad de l'Imam Ahmad 5/184, où ce hadith est précédé par quelque chose de similaire à ce qui est ici, et il a déjà été mentionné dans l'exégèse du Sahih al-Bukhari. ↩ (452) [p391] Du Musnad, et dans l'original : "fat"alat" - ainsi. ↩ (453) [p391] Du Musnad, et dans l'original : "yard"aha" - ainsi. ↩ (454) [p391] Mentionné dans le Musnad de l'Imam Ahmad 1/414 où est rapportée l'histoire de la délégation de Najran, et aussi dans le Musnad 5/398, voir aussi la marge d'Insan al-'Uyun 3/4. ↩ (455) [p392] Du Musnad 1/414, et dans l'original : "amana". ↩ (456) [p392] Dans l'original : "nu"tihi". ↩ (457) [p392] Ajouté d'at-Tabari 3/163 où il mentionne sa mort et ce qui s'ensuit. ↩ (458) [p392] 4) Il se trouve dans l'original : "hum qalla ma ikhtalafa kitabuhu" - corrompu, contrairement à ce que nous avons établi par correction d'at-Tabari. ↩ (459) [p392] D'at-Tabari, et dans l'original : "'alat". ↩ (460) [p392] D'at-Tabari, et dans l'original : "fa'asa". ↩ (461) [p392] Mentionné dans at-Tabari 2/162 et as-Sira 3/68. ↩ (462) [p392] D'al-Isaba, et dans l'original : "al-Walid". ↩ (463) [p392] Dans l'original : "qa'idan", et ce hadith est célèbre, mentionné dans tous les livres de hadiths. ↩ (464) [p392] 10) Dans l'original : "ila rukbatihi", et la correction est basée sur le Musnad de l'Imam Ahmad 1/51. ↩ (465) [p392] Ajouté du Musnad. ↩ (466) [p393] Ajouté du Musnad. ↩ (467) [p393] Du Musnad 1/52, et dans l'original : "amaratiha". ↩ (468) [p393] Du Musnad, et dans l'original : "rabbaha". ↩ (469) [p393] Du Musnad, et dans l'original : "al-jufat". ↩ (470) [p393] Du Musnad, et dans l'original : "yatakawalun". ↩ (471) [p393] Mentionné dans at-Tabari et as-Sira, mais le contexte est celui d'al-Maghazi 3/1388, voir aussi Insan al-'Uyun 3/355, et la plupart du contexte est celui de Sahih Muslim - Le Hajj du Prophète, paix et salut sur lui, du Livre des Rites. ↩ (472) [p393] Du Sahih, et dans l'original : "waladat". ↩ (473) [p393] Du Sahih, et dans l'original : "istanidi". ↩ (474) [p393] Voir aussi Sunan al-Bayhaqi 5/332 et al-Maghazi 3/1090. ↩ (475) [p393] Du Sahih, et dans l'original : "al-qaswa". ↩ (476) [p393] Du Sahih, et dans l'original : "mashi". ↩ (477) [p394] Ajouté du Sahih. ↩ (478) [p394] Du Sahih, et dans l'original : "falamma". ↩ (479) [p394] Du Sahih, et dans l'original : "fawajadtu". ↩ (480) [p394] Ajouté d'adh-Dhurar d'Ibn 'Abd al-Barr 278. ↩ (481) [p394] Ajouté du Sahih. ↩ (482) [p394] La maladie de Sa'd a été mentionnée par al-Bukhari dans le Sahih - Chapitre de l'héritage des filles du Livre des Successions, et par al-Waqidi dans... ↩ (483) [p395] Ajouté pour la rectitude de l'expression. ↩ (484) [p395] Du Musnad, et dans l'original : "sadaqtu". ↩ (485) [p395] Ajouté du Musnad. ↩ (486) [p395] Ajouté du Sahih al-Bukhari. ↩ (487) [p395] Ajouté du Sahih Muslim, et il reprend son contexte à partir d'ici. ↩ (488) [p395] Ajouté du Sahih Muslim. ↩ (489) [p395] Dans l'original : "faja'a", et dans le Sahih : "fa'ajaza". ↩ (490) [p395] Du Sahih, et dans l'original : "al-'arafa". ↩ (491) [p395] Du Sahih, et dans l'original : "bi-l-qaswa". ↩ (492) [p395] Ajouté du Sahih, mais il y a "fa'ata". ↩ (493) [p396] Du Sahih Muslim, et dans l'original : "yarfa'uhuma". ↩ (494) [p396] 2) Dans l'original : "batin al-qaswa", et la correction est basée sur le Sahih. ↩ (495) [p396] Du Sahih, et dans l'original : "al-masha". ↩ (496) [p396] Ajouté du Sahih. ↩ (497) [p396] 5) Du Sahih, et dans l'original : "shaqq li-l-qaswa". ↩ (498) [p396] Du Sahih, et dans l'original : "faqila". ↩ (499) [p396] Du Sahih, et dans l'original : "al-qaswa". ↩ (500) [p396] Dans le Sahih, il y a ici un ajout, consulte-le. ↩ (501) [p396] Du Sahih, et dans l'original : "alladhi". ↩ (502) [p397] Du Sahih, et dans l'original : "as-sakhra". ↩ (503) [p397] Du Sahih, et dans l'original : "thalatha". ↩ (504) [p397] Du Sahih, et dans l'original : "bida'a". ↩ (505) [p397] Dans l'original : "al-qaswa". ↩ (506) [p397] Du Sahih, et dans l'original : "taghlibukum". ↩ (507) [p397] Et ici se termine le contexte du Sahih du hadith de Jabir. ↩ (508) [p397] Ajouté du contexte d'at-Tabari 3/188. ↩ (509) [p397] Mentionné par Ibn Hajar dans Ta'jil al-Manfa'a, et il fait partie de ceux qui ont rapporté d'Ibn al-Mubarak. ↩ (510) [p397] Du Sahih al-Bukhari - La maladie du Prophète, paix et salut sur lui, et sa mort du Livre des Expéditions, et dans l'original : "al-muslimun", et ce hadith a été rapporté par al-Bukhari avec le texte qui est ici. ↩ (511) [p397] Du Sahih, et dans l'original : "li-yusalli". ↩ (512) [p398] Voir aussi as-Sira 3/98. ↩ (513) [p398] Il a été mentionné dans at-Tabari 3/188 en attribution à al-Waqidi, et la plupart du contexte est celui du hadith d'Asma' bint 'Umays, rapporté par l'Imam Ahmad dans son Musnad 6/438, voir aussi as-Sira 3/67. ↩ (514) [p398] Ajouté d'at-Tabari. ↩ (515) [p398] Tout cela a été développé dans Insan al-'Uyun 3/456 avec divergence d'opinions. ↩ (516) [p398] D'Insan al-'Uyun, et dans l'original : "qala". ↩ (517) [p398] Du Musnad de l'Imam Ahmad 6/151, et dans l'original : "a'budu" - ainsi, et le texte du Musnad : "la'alli astarihu fa'ahd". [p398] (3) Ajouté, et il est indispensable. ↩ (518) [p399] C'est-à-dire qu'il est parti pour accomplir avec effort et peine - comme dans Majma' al-Bihar, et le contexte ici est celui du Musnad 6/251. ↩ (519) [p399] Ajouté du Musnad. ↩ (520) [p399] Mentionné dans le Musnad de l'Imam Ahmad 2/52, voir aussi as-Sira 3/98. ↩ (521) [p399] Dans l'original : "Abu Bakr". ↩ (522) [p399] Dans l'original : "Abi Bakr". ↩ (523) [p399] Rapporté par ad-Darimi dans l'introduction de son Sunan - voir la mort du Prophète, paix et salut sur lui, et voir aussi at-Tabari 3/192. ↩ (524) [p399] Dans l'original : "yadayhi", et dans le Musnad de l'Imam Ahmad 1/270 : "nafsahu", et le contexte ici en est proche, voir aussi at-Tabari 3/192. ↩ (525) [p400] Du Musnad, et dans l'original : "sirru", et ajouté après dans le Musnad : "'anni". ↩ (526) [p400] Rapporté dans le Musnad 3/110. ↩ (527) [p400] Dans l'original : "li-ithnata 'ashrata", et voir la divergence sur le jour de sa mort, paix et salut sur lui, dans at-Tabari 3/197. ↩ (528) [p400] Voir le Musnad de l'Imam Ahmad 6/48 et at-Tabari 3/197. ↩ (529) [p400] Dans at-Tabari : "bal". ↩ (530) [p400] Du Musnad, et dans l'original : "fastir". ↩ (531) [p400] Voir Insan al-'Uyun 3/468 et at-Tabari 3/468 et at-Tabari 3/197 et 199. ↩ (532) [p400] Ajouté, et il est indispensable. ↩ (533) [p401] Dans l'original : "yujzihim". ↩ (534) [p401] Sourate 39, verset 30. ↩ (535) [p401] Ajouté du Coran, Sourate 21, verset 34. ↩ (536) [p401] Dans l'original : "Muhammadan". ↩ (537) [p401] Dans l'original : "sitta". ↩ (538) [p401] Il a été mentionné dans Simt an-Nujum 1/316 la mention de ses oncles paternels, paix et salut sur lui, avec le rapport de la divergence des savants sur leur nombre, consulte-le. ↩ (539) [p401] Du Simt, et dans l'original : "al-ghayraq". ↩ (540) [p402] 1) Dans l'original : "bin jalla al-qurashiyyin", et la correction d'après ce qui précède au début de ce livre dans la mention de la lignée du seigneur des fils d'Adam. ↩ (541) [p402] Dans l'original : "yata'allama". ↩ (542) [p402] Dans l'original : "fayujir". ↩ (543) [p402] Son récit a été couvert dans Simt an-Nujum 1/331-342. ↩ (544) [p402] Son récit a été détaillé dans Simt an-Nujum 1/322-331. [p402] (6) Dans l'original : "rajalan" - erreur, et cela a déjà été mentionné auparavant. ↩ (545) [p403] Il a été mentionné dans Simt an-Nujum 1/349 qu'Abu Lahab avait trois fils mâles, dont 'Utba. ↩ (546) [p403] Dans l'original : "Abu". ↩ (547) [p403] Sa biographie a été développée dans as-Simt 1/342, consulte-le. ↩ (548) [p403] Mentionné dans as-Simt 1/352 de manière plus brève qu'ici. ↩ (549) [p403] Du Simt 1/358 et des Tabaqat d'Ibn Sa'd 8/30, et dans l'original : "wabra". ↩ (550) [p403] Voir aussi as-Simt 1/353 et at-Tabaqat 6/29. ↩ (551) [p403] Du Simt 1/539 et des Tabaqat 8/31, et dans l'original : "ribab". ↩ (552) [p403] En marge de l'original : "kabir" - erreur, voir aussi as-Simt 1/353 et at-Tabaqat 8/30. ↩ (553) [p403] Voir aussi as-Simt 1/360 et at-Tabaqat 8/27. ↩ (554) [p404] Ajouté, et il est indispensable. ↩ (555) [p404] Voir aussi as-Simt 1/356 et at-Tabaqat 8/28. ↩ (556) [p404] Leur mention est constante dans les livres de Sira, Tabaqat, Rijal et d'histoire, de manière exhaustive, ce qui nous dispense de commenter. ↩ (557) [p404] De Simt an-Nujum 1/365, et dans l'original : "'aid". ↩ (558) [p404] D'al-Isaba, et dans l'original : "ghatam". ↩ (559) [p404] De Jamharat Ansab al-'Arab 157, et dans l'original : "jalis" - ainsi. ↩ (560) [p404] 7) D'at-Tabaqat 8/38, et dans l'original : "naqilat tabtuhu" - ainsi. ↩ (561) [p404] Dans l'original : "tuwuffiya". ↩ (562) [p405] Dans l'original : "sitt" - ainsi. ↩ (563) [p405] Ceci, et la plupart des savants disent qu'elle est morte en l'an 58 - voir pour sa biographie al-Isaba, Simt an-Nujum et at-Tabaqat. ↩ (564) [p405] Il se trouve dans l'original : "bi-t-tabi'" - corrompu. ↩ (565) [p405] Des Tabaqat d'Ibn Sa'd 8/56, et dans l'original : "hiraqa". ↩ (566) [p405] Ajouté d'al-Isaba et des Tabaqat 8/82. ↩ (567) [p405] Et dans Simt an-Nujum 1/382 : "elle est morte de son vivant, paix et salut sur lui". ↩ (568) [p405] Ajouté des Tabaqat 8/60 et as-Simt 1/382. ↩ (569) [p405] Des Tabaqat 8/71, et dans l'original : "ribab". ↩ (570) [p406] Des Tabaqat, et dans l'original : "kathir". ↩ (571) [p406] 2) Dans l'original : "man istafa" - ainsi. ↩ (572) [p406] Sur la date de sa mort, il y a divergence - voir al-Isaba, at-Tabaqat et as-Simt. ↩ (573) [p406] Son nom est Ramla, et on dit Hind, et le premier est plus correct - voir Simt an-Nujum 1/390. ↩ (574) [p406] Des Tabaqat 8/68 et as-Simt 1/390, et dans l'original : "'Abd Allah". ↩ (575) [p406] Dans l'original : "an-najiya" - erreur. ↩ (576) [p406] D'al-Isaba et des Tabaqat 8/94, et dans l'original : "bahir". ↩ (577) [p406] D'al-Isaba et des Tabaqat, et dans l'original : "rabi'a". ↩ (578) [p406] Ajouté après dans al-Isaba et at-Tabaqat : "bin Hilal". [p406] (7) Dans l'original : "mata". ↩ (579) [p407] Sur la date de sa mort, divergence. ↩ (580) [p407] Sur ce nom, divergence - voir al-Isaba, at-Tabaqat 8/83 et Simt an-Nujum 1/389. ↩ (581) [p407] Ajouté d'al-Isaba, et vois-y plus de divergence sur al-Jawniyya. ↩ (582) [p407] D'al-Isaba, et dans l'original : "Zayd", et vois dans at-Tabaqat 8/100 une divergence sur al-Kilabiyya. ↩ (583) [p407] Dans l'original : "ta'zim", et le commentaire a déjà été fait. ↩ (584) [p407] Ajouté dans at-Tabaqat 8/92 : "Zayd bin". ↩ (585) [p407] Dans l'original : "Malik" - ainsi. ↩ (1) [p408] Dans l'original : "tis'a". ↩ (2) [p408] Dans l'original : "ribab", et le commentaire a déjà été fait. ↩ (3) [p408] Dans l'original : "hayy", et le commentaire a déjà été fait. ↩ (4) [p408] Nous l'avons ajouté pour la rectitude de l'expression. ↩ (5) [p408] Voir aussi Simt an-Nujum 1/406-412. ↩ (6) [p408] Voir aussi as-Simt 1/413-420. ↩ (7) [p408] Ibn Sa'd a rapporté cette histoire dans ses Tabaqat par plusieurs voies - voir 8/26 parmi elles. ↩ (8) [p408] Voir at-Tabaqat 8/24, et as-Simt 1/420. ↩ (9) [p408] Voir at-Tabaqat 8/25 et as-Simt 1/421. ↩ (10) [p409] Dans l'original : "yufariquhuma", et la correction d'après le texte d'at-Tabaqat et as-Simt.
↩ (11) [p409] D'après al-Simṭ 1/437, et dans l'original : muḥsin. ↩ (12) [p409] Al-Layth ibn Saʿd a mentionné parmi ses enfants ʿAlī et Ruqayya, et a dit : elle est morte jeune, avant la puberté. ↩ (13) [p409] Voir al-Simṭ 1/439 et 440. ↩ (14) [p409] Ceci à Ḥunayn, comme précisé dans al-Simṭ. ↩ (15) [p409] Dans l'original : ibn al-Najjār, correction d'après al-Iṣāba – voir la notice de Nuʿaym ibn ʿAbd Allāh. ↩ (16) [p410] D'après al-Iṣāba, et dans l'original : munfar. ↩ (17) [p410] D'après Majmaʿ al-zawāʾid 8/273, et dans l'original : muʿadd. ↩ (18) [p410] 3) Dans al-Majmaʿ : ʿan ṣifa. ↩ (19) [p410] Le wāw a été ajouté après dans al-Majmaʿ. ↩ (20) [p410] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : al-mashrab. ↩ (21) [p410] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : fa-lā tujāwiz. [p410] (7) D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : sawābiq. ↩ (22) [p411] Ajouté d'après al-Majmaʿ. ↩ (23) [p411] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : bāyin. ↩ (24) [p411] 3) D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : al-thadyayn wa-l-baṭīn bi-mā – ainsi. ↩ (25) [p411] Le wāw a été ajouté après dans l'original, mais il n'était pas dans al-Fāʾiq d'al-Zamakhsharī, donc nous l'avons supprimé – voir shīn avec dhāl. ↩ (26) [p411] Ajouté, et il est indispensable. ↩ (27) [p411] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : takannafā. ↩ (28) [p411] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : sabab. ↩ (29) [p411] Dans al-Majmaʿ et al-Fāʾiq : aṭwal. ↩ (30) [p411] Dans al-Majmaʿ : muwāṣil. ↩ (31) [p411] 10) D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : faṣl lā fuṣūl wa-lā yuʿṣar. ↩ (32) [p411] 11) D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : fa-inna baʿdī. ↩ (33) [p412] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : lā yantaṣib. ↩ (34) [p412] Dans al-Majmaʿ 8/274 : ibhāmuhu. ↩ (35) [p412] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : wajadtu. ↩ (36) [p412] Ajouté d'après al-Majmaʿ. ↩ (37) [p412] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : « w ». ↩ (38) [p412] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : dukhūluhu. ↩ (39) [p412] Ajouté d'après al-Majmaʿ 8/274. ↩ (40) [p412] 8) Ce qui est entre les deux numéros ne se trouve pas dans al-Majmaʿ. ↩ (41) [p412] 9) D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : ʿanhum wa-aḥzābihim – ainsi. ↩ (42) [p412] Dans l'original : minhum, et ne se trouve pas dans al-Majmaʿ. ↩ (43) [p412] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : ʿanhu. ↩ (44) [p413] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : zuwwār. ↩ (45) [p413] 2) D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : fa-kāna yajurna. ↩ (46) [p413] Dans l'original : bushruhu. ↩ (47) [p413] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : ʿannā. ↩ (48) [p413] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : ʿan. ↩ (49) [p413] Dans al-Majmaʿ : aʿẓamuhum. ↩ (50) [p413] Ajouté d'après al-Majmaʿ. ↩ (51) [p413] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : lā yuʿaṭṭin. ↩ (52) [p413] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : imkānuhā. ↩ (53) [p413] 11) D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : jalīsuhu aw qāmuhu – ainsi. [p413] (10) D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : yaʿṣī. ↩ (54) [p414] D'après al-Majmaʿ 8/275. Et dans l'original : khalfahu. ↩ (55) [p414] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : al-khalq. ↩ (56) [p414] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : ḥukm. ↩ (57) [p414] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : lā tuʾmin. ↩ (58) [p414] 5) D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : sāfilatānahu – ainsi. ↩ (59) [p414] D'après Dalāʾil al-nubuwwa, et dans l'original : yataghāfaḍlūn, et dans al-Majmaʿ : mutawāṣīn. ↩ (60) [p414] Ajouté d'après al-Majmaʿ. ↩ (61) [p414] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : sikhāb. ↩ (62) [p414] 9) D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : lā yujību fīhi. ↩ (63) [p414] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : yuṣlab. ↩ (64) [p414] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : ṭuruq. ↩ (65) [p414] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : awliyatuhum. ↩ (66) [p414] Dans al-Majmaʿ : al-hafwa. ↩ (67) [p415] Ajouté d'après al-Majmaʿ. ↩ (68) [p415] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : yajūz. ↩ (69) [p415] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : fahuwa. ↩ (70) [p415] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : ijthāduhu. ↩ (71) [p415] D'après al-Majmaʿ, et dans l'original : aṣlaḥ. ↩ (72) [p415] Dans l'original : al-arbaʿ. ↩ (73) [p415] Dans l'original : jaʿala, et ce que nous avons établi est le plus approprié au contexte. ↩ (74) [p415] Dans l'original : idhā. ↩ (75) [p415] Ajouté d'après Musnad al-Imām Aḥmad 4/126. ↩ (76) [p415] 10) Dans l'original : li-sannat al-mubādirūn – ainsi. ↩ (77) [p415] Il y a dans l'original : lā – erreur. ↩ (1) [p419] D'après al-Musnad, et dans l'original : yajmaʿ. ↩ (2) [p420] D'après al-Musnad, et dans l'original : yufīʿū. ↩ (3) [p420] Ainsi, et ne se trouve pas dans al-Musnad. ↩ (4) [p420] Ajouté d'après al-Musnad. ↩ (5) [p420] 4) D'après al-Musnad, et dans l'original : fa-kāna. ↩ (6) [p421] Dans l'original : fa-qāla, correction d'après Musnad al-Imām Aḥmad 1/56. ↩ (7) [p421] D'après Ṣaḥīḥ al-Bukhārī – al-Ḥudūd, et dans l'original : yakhtazilūn, et dans al-Musnad : yakhzilūnā. ↩ (8) [p421] Ajouté d'après al-Musnad. ↩ (9) [p421] D'après al-Musnad, et dans l'original : yakhtaṣṣū. ↩ (10) [p421] D'après al-Musnad, et dans l'original : lan tuʿraf. ↩ (11) [p421] D'après al-Musnad, et dans l'original : hādhihi. ↩ (12) [p421] D'après al-Musnad, et dans l'original : ayyuhā. [p421] (2) D'après al-Musnad, et dans l'original : rajaʿa. ↩ (13) [p422] 1) D'après al-Musnad, et dans l'original : mimman awtar. ↩ (14) [p422] Ajouté dans al-Musnad : illā an taghayyara nafsī ʿinda al-mawt. ↩ (15) [p422] Dans l'original : fa-qāma. ↩ (16) [p422] D'après al-Musnad, et dans l'original : jadhīduhā. ↩ (17) [p422] D'après al-Musnad, et dans l'original : ʿarīquhā. ↩ (18) [p422] Et dans la version de Sufyān : aʿadnā – voir Fatḥ al-Bārī – Kitāb al-Ḥudūd. ↩ (19) [p422] D'après al-Musnad, et dans l'original : bāyaʿtu. ↩ (20) [p422] D'après al-Musnad, et dans l'original : yazwā – ainsi. ↩ (21) [p422] Ajouté d'après al-Musnad et al-Ṣaḥīḥ. ↩ (22) [p422] D'après al-Musnad, et dans l'original : nubāyiʿuhum. ↩ (23) [p422] Ajouté après dans l'original : alā, et l'ajout n'était pas dans al-Ṣaḥīḥ, donc nous l'avons supprimé. ↩ (24) [p423] D'après al-Musnad, et dans l'original : li-ghiyāhum – ainsi. ↩ (25) [p423] Dans al-Musnad : ʿUwaymir. ↩ (26) [p423] Dans al-Musnad : Muʿammar. ↩ (27) [p423] Dans l'original : Abū Bakr. ↩ (28) [p423] Ajouté d'après Tārīkh al-Ṭabarī 3/203. ↩ (29) [p423] Dans l'original : wajadabuhā, correction d'après al-Ṭabarī. ↩ (30) [p423] Ajouté d'après Tārīkh al-Ṭabarī 3/203. ↩ (31) [p423] Le wāw a été ajouté après dans l'original, mais il n'était pas dans al-Ṭabarī, donc nous l'avons supprimé. ↩ (32) [p424] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : irtaḥ. ↩ (33) [p424] Dans l'original : al-balāʾ, et dans al-Ṭabarī : bi-l-dhull. ↩ (34) [p424] Dans al-Ṭabarī : al-sanna – avec le même sens qu'ici. ↩ (35) [p424] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : lā yadrū. ↩ (36) [p424] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : ightasalū. ↩ (37) [p424] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : saqrān. ↩ (38) [p424] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : dakhala. [p424] (7) D'après al-Ṭabarī 3/204, et dans l'original : shayʾan. ↩ (39) [p425] D'après al-Ṭabarī 3/205, et dans l'original : masjid. ↩ (40) [p425] Ajouté dans al-Ṭabarī : Le Messager d'Allāh – qu'Allāh prie sur lui et le salue – les portait et les étendait, puis il les jeta dans la tombe et dit : « Par Allāh, personne ne les portera après toi, jamais. » ↩ (41) [p425] C'est qu'il disait : « J'ai pris mon anneau, je l'ai jeté dans la tombe et j'ai dit : Mon anneau est tombé, mais je l'ai lancé délibérément pour toucher le Messager d'Allāh – qu'Allāh prie sur lui et le salue – et être ainsi la dernière personne à l'avoir vu. » – comme dans al-Ṭabarī. ↩ (42) [p425] Dans l'original : khudhū. ↩ (43) [p425] Voir Sourate 42, verset 28. ↩ (44) [p426] Dans l'original : iḥdhar. ↩ (45) [p426] Dans l'original : nāmī. ↩ (46) [p426] Dans l'original : hāndā. ↩ (47) [p426] Dans l'original : al-nāʾira. ↩ (48) [p427] Dans Muʿjam al-buldān : Abnī : un lieu en Syrie du côté d'al-Balqāʾ, mentionné dans la parole du Prophète – qu'Allāh prie sur lui et le salue – à Usāma ibn Zayd lorsqu'il lui ordonna de marcher vers la Syrie et de lancer une attaque contre Abnī. ↩ (49) [p427] Ajouté pour la rectitude de la phrase. ↩ (50) [p427] Al-Zuhrī a dit : Usāma ibn Zayd était appelé al-Amīr jusqu'à sa mort ; ils disaient : le Messager d'Allāh – qu'Allāh prie sur lui et le salue – l'a envoyé, puis ne l'a pas destitué jusqu'à sa mort – voir Majmaʿ al-zawāʾid 9/286. ↩ (51) [p427] C'est-à-dire sans nuage, et dans l'original : muṣīḥa – ainsi. ↩ (52) [p427] 5) Dans l'original : fāsir – ainsi. ↩ (53) [p427] Dans l'original : jāʾatkum. ↩ (54) [p428] Dans l'original : al-hādī. ↩ (55) [p428] Dans l'original : taraktum. ↩ (56) [p428] Dans l'original : rāʿī. ↩ (57) [p428] D'après Insān al-ʿuyūn 3/468, et dans l'original : al-munʿā. ↩ (58) [p428] Dans l'original : qālat. ↩ (59) [p428] 6) Dans l'original : Buḥayna ibn Ḥuṣayn min – ainsi, erreur. ↩ (60) [p429] Dans l'original : kulluhu. ↩ (61) [p429] Dans l'original : qitālan. ↩ (62) [p429] Dans l'original : kāna. ↩ (63) [p429] Dans l'original : alladhīna. ↩ (64) [p429] Dans l'original : sakatūhum – ainsi. ↩ (65) [p429] Dans l'original : faḍlahum, voir aussi al-Istīʿāb notice de ʿAdī ibn Ḥātim et al-Ṭabarī 3/236 et 237. ↩ (66) [p429] 7) D'après Insān al-ʿuyūn 3/477, et dans l'original : mā taraknā. ↩ (67) [p430] Dans l'original : al-irtidād. ↩ (68) [p430] Le hadith est trop célèbre pour qu'on le cite. ↩ (69) [p430] Dans l'original : jammāʿ. ↩ (70) [p430] Et dans l'original : al-fiḍḍa, correction basée sur al-Ṭabarī et Tārīkh al-Islām. ↩ (71) [p430] Dans l'original : ʿanhumā. ↩ (72) [p430] D'après Tārīkh al-Ṭabarī 3/228 et Tārīkh al-Islām, et dans l'original : yuḍmirā – ainsi. ↩ (73) [p430] Dans l'original : yansakh – ainsi. ↩ (74) [p430] Dans al-Badʾ wa-l-tārīkh 5/158 : taʿfīr. ↩ (75) [p430] 10) D'après Futūḥ Ibn Aʿtham 1/12, et dans l'original : aʿfahu. [p430] (3) Voir aussi Tārīkh al-Islām d'al-Dhahabī 1/350. ↩ (76) [p431] Dans al-Badʾ wa-l-tārīkh : al-raʿwa, et dans l'original : al-daʿwa. ↩ (77) [p431] D'après al-Futūḥ 1/13, et dans l'original : lā – ainsi. ↩ (78) [p431] D'après al-Futūḥ, et dans l'original : Bilālan. ↩ (79) [p431] Dans l'original : li-āyātik, et la correction est basée sur al-Ṭabarī 3/227. ↩ (80) [p431] Ajouté pour la rectitude de la phrase. ↩ (81) [p431] Dans l'original : Khālid. ↩ (82) [p431] D'après al-Futūḥ et al-Ṭabarī 3/229, et dans l'original : Abā al-Faḍl. ↩ (83) [p431] 8) Dans l'original : fa-kādhibuka al-bānuhā wa-yaqūlā – ainsi. ↩ (84) [p431] Dans l'original : Arqam, et dans toutes les références ce que nous avons établi. ↩ (85) [p431] Dans l'original : Salama, et le correct est ce que nous avons établi. ↩ (86) [p431] Ajouté d'après les références. ↩ (87) [p431] Dans l'original : fa-lam yalth. ↩ (88) [p432] Dans l'original : karaw – ainsi. ↩ (89) [p432] Dans l'original : Arqam, et dans toutes les références ce que nous avons établi. ↩ (90) [p432] Il a mentionné cet incident dans al-Ṭabarī 3/228 comme ici. ↩ (91) [p432] Une montagne dans le territoire de Ṭayyiʾ – voir Muʿjam al-buldān. ↩ (92) [p432] D'après al-Ṭabarī 3/229, et dans l'original : hāh. ↩ (93) [p432] Ajouté d'après al-Ṭabarī. ↩ (94) [p432] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : ḥadīthan. ↩ (95) [p432] 8) D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : fāzira – ainsi. ↩ (96) [p432] Dans l'original : mubārizīn. ↩ (97) [p432] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : al-jarsiyya. ↩ (98) [p433] Ajouté d'après al-Ṭabarī 3/231. ↩ (99) [p433] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : lā awṣīhi. ↩ (100) [p433] Dans l'original : wa-mā hāmān – ainsi, et l'histoire est mentionnée en détail dans al-Ṭabarī 3/231 et 232. ↩ (101) [p433] D'après al-Ṭabarī 3/242 et al-Iṣāba – notice de Mālik ibn Nuwayra, et dans l'original : Umm Nuʿaym – ainsi. [p433] (3) Il y a dans l'original : ʿUmar – erreur. ↩ (102) [p434] D'après al-Ṭabarī 3/243, et dans l'original : muʿtajir.
(103) [p.434] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « fa-ḥaṭṭahā » (et il la déposa). (104) [p.434] Ajouté d'après al-Ṭabarī. (105) [p.434] 4) D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « Jarjah Mālik » (sic). (106) [p.434] 5) D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « Abī Salamah ». (107) [p.434] Il est fait mention de sa mort (que Dieu l'agrée) dans al-Ṭabarī 3/202, 220 et 221, et dans Tārīkh al-Islām 1/360. (108) [p.434] Nous l'avons ajouté en nous basant sur al-Ṭabarī 3/200 pour que la phrase soit correcte. (109) [p.434] 8) D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « yaṣnaʿūnī » (ils me font). (110) [p.434] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « li-khayr » (pour un bien). (111) [p.435] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « hādhihi » (celle-ci). (112) [p.435] Dans l'original : « istabaddat » (elle a agi avec autorité), et dans al-Ṭabarī : « istabdadatum » (vous avez agi avec autorité). (113) [p.435] Dans al-Ṭabarī : « alat » (elle a incliné/refusé). (114) [p.435] Ajouté d'après al-Ṭabarī. (115) [p.435] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « al-ḥurrah » (la libre). (116) [p.435] Nous l'avons ajouté pour la cohérence de la phrase. (117) [p.435] Voir aussi sa biographie dans al-Istīʿāb, et voir aussi Tārīkh al-Islām 1/363. (118) [p.435] D'après Majmaʿ al-Biḥār – « naṣnaṣ », et dans l'original : « awrada fī » (il a cité dans). (119) [p.436] Dans l'original : « wafdan » (une délégation). (120) [p.436] D'après al-Ṭabarī 3/247, et dans l'original : « ʿabaqarah » (une éminence). (121) [p.436] D'après al-Ṭabarī 3/246, et dans l'original : « Numayr ». (122) [p.436] Dans l'original : « fayātū » (sic). (123) [p.436] Dans l'original : « Banī » (fils de). (124) [p.436] Voir aussi al-Ṭabarī 3/247. (125) [p.436] D'après al-Ṭabarī 3/247, et dans l'original : « kutayyib » (un petit tertre). (126) [p.437] Dans l'original : « fa-bakara » (et il se leva tôt), et dans al-Ṭabarī 3/248 : « fa-naẓara » (et il regarda). (127) [p.437] D'après al-Ṭabarī : et dans l'original : « al-hindawāniyyahā » (leurs épées indiennes). (128) [p.437] 3) D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « yaḥṭimuhā fa-abzūhā » (il la brise et ils la surpassèrent). (129) [p.437] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « yulayyinī » (il m'adoucit). (130) [p.437] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « ʿabaqarah » (une éminence). (131) [p.437] Ajouté d'après al-Ṭabarī. (132) [p.437] Ajouté dans al-Ṭabarī : « Allāhumma innī abra'u ilayka mimmā yaʿbudu hā'ulā'i – yaʿnī ahla al-Yamāmah » (Ô Dieu, je me désolidarise auprès de Toi de ce qu'adorent ceux-ci – c'est-à-dire les gens d'al-Yamāmah). (133) [p.437] C'est-à-dire l'accès de fièvre. (134) [p.437] Dans l'original : « al-muslimīn » (les musulmans). (135) [p.437] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « ʿuqad » (des nœuds). [p.437] (6) Dans l'original : « mukabbil » (entravé) (sic). (136) [p.438] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « al-kafīl » (le garant). (137) [p.438] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « yastaḥqib » (il prend comme compagnon/il emporte). (138) [p.438] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « waḍiyyāt » (des chamelles laitières). (139) [p.438] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « ḥaḍiyyāt » (des offrandes). (140) [p.438] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « fīhim » (parmi eux). (141) [p.438] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « fa-qallala » (et il diminua/rendit peu nombreux). (142) [p.438] Ajouté d'après al-Ṭabarī. (143) [p.438] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « kharaja » (il sortit). (144) [p.438] 9) D'après al-Ṭabarī 3/251, et dans l'original : « Yūsuf lahu » (Joseph pour lui). (145) [p.438] Dans l'original : « iqlabā » (retourne tous deux), et dans al-Ṭabarī : « qalaba lahu » (il retourna pour lui). (146) [p.438] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « Ḥunayyis » (sic). (147) [p.439] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « qawmaka » (ton peuple). (148) [p.439] Ajouté d'après al-Ṭabarī 3/252. (149) [p.439] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « rajaʿā » (ils revinrent tous deux). (150) [p.439] 4) Dans l'original : « wa-ḥin wāḥidan » (et un temps unique) (sic). (151) [p.439] Ajouté d'après al-Ṭabarī 3/252. (152) [p.439] Ajouté dans al-Ṭabarī : « wa-lam astaṭiʿ illā mā ṣanaʿtu » (et je n'ai pu faire que ce que j'ai fait). (153) [p.439] D'après al-Ṭabarī 3/254, et dans l'original : « wā » (sic). (154) [p.439] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « istanzala » (il fit descendre). (155) [p.439] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « bi-ghayrihi » (par autre que lui) (sic). (156) [p.439] 10) D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « qāla wa-fān » (il dit et...) (sic). (157) [p.439] Dans al-Ṭabarī : « al-shārib » (le buveur/la moustache). (158) [p.440] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « al-muʿīn » (l'assistant). (159) [p.440] Ajouté d'après al-Ṭabarī. (160) [p.440] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « Quraysh ». (161) [p.440] D'après al-Ṭabarī 3/253, et dans l'original : « Salāmah ». (162) [p.440] Dans l'original : « fī » (dans). (163) [p.440] D'après Tārīkh al-Islām 7/369, et dans l'original : « jurr » (sic). (164) [p.440] 8) D'après Tārīkh al-Islām, et dans l'original : « ibn Luḥaynah », et dans al-Iṣābah : « Jubayr ibn Buḥaynah » – attribué à sa mère. (165) [p.440] D'après al-Iṣābah, et dans l'original : « ʿAwf ». (166) [p.440] D'après al-Iṣābah, et dans l'original : « Yazīd ». (167) [p.440] D'après al-Iṣābah, et dans l'original : « Thaqīl » (lourd). [p.440] (5) D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « Mujāʿah ». (168) [p.441] D'après al-Iṣābah, et dans l'original : « Sahl ». (169) [p.441] D'après al-Iṣābah, et dans l'original : « Sulayk ». (170) [p.441] D'après al-Iṣābah, et dans l'original : « Nuʿayṭ ». (171) [p.441] D'après Tārīkh al-Islām, et dans l'original : « Rukhsah » (permission). (172) [p.441] D'après al-Iṣābah, et dans l'original : « Suhayl ». (173) [p.441] D'après al-Iṣābah, et dans l'original : « ʿUtayd ». (174) [p.441] 7) D'après al-Iṣābah, et dans l'original : « Busr ibn ʿUbayd Allāh ». (175) [p.441] D'après al-Iṣābah, et dans l'original : « aṣʿar » (il a rendu torve/jaunâtre). (176) [p.441] Et il est aussi mentionné : « Jāriyah » – voir al-Iṣābah. (177) [p.441] D'après al-Iṣābah, et dans l'original : « Lawdhān ». (178) [p.441] D'après al-Iṣābah, et dans l'original : « Ḥarshah ». (179) [p.441] D'après al-Iṣābah, et dans l'original : « Ḥammām ». (180) [p.441] D'après al-Iṣābah, et dans l'original : « Abī » (père de). (181) [p.441] D'après Tārīkh al-Islām, et dans l'original : « ibn » (fils de). (182) [p.441] 15) D'après Tārīkh al-Islām, et dans l'original : « Abū Ḥaythamah ibn ʿUdhnah ». (183) [p.442] Dans l'original : « ibn » (fils de). (184) [p.442] D'après Tārīkh al-Islām, et dans l'original : « Ḥizām ». (185) [p.442] D'après al-Iṣābah, et dans l'original : « Marthad ». (186) [p.442] 4) D'après al-Istīʿāb, et dans l'original : « wa-min Sahm » (et de la tribu de Sahm) (sic). (187) [p.442] 5) D'après al-Iṣābah, et dans l'original : « ʿĀ'id Māʿis al-murūr » (sic). (188) [p.442] D'après al-Ṭabarī 3/255, et dans l'original : « fa-man » (et celui qui). (189) [p.442] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « ibn » (fils de). (190) [p.442] Ajouté d'après al-Ṭabarī. (191) [p.442] 9) D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « Akhnas ibn Yaʿlā bānah » (sic). (192) [p.442] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « yuraddu » (il est repoussé/refusé). (193) [p.442] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « al-ʿIjlī ». (194) [p.442] Dans l'original : « fa-halaka » (et il périt). (195) [p.442] Dans l'original : « fa-baʿatha » (et il envoya). (196) [p.442] Dans l'original : « fī-man » (parmi ceux qui). [p.442] (11) D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « Shāwī ». (197) [p.443] D'après al-Ṭabarī 3/256, et dans l'original : « bijātā » (sic). (198) [p.443] D'après al-Ṭabarī 3/258, et dans l'original : « khilāf » (contraire/différent) (sic). (199) [p.443] Ajouté pour la correction de la phrase. (200) [p.443] Dans l'original : « fa-bāʿū » (et ils vendirent). (201) [p.443] Dans l'original : « qaṣrahu » (son palais/forteresse) (sic), voir aussi al-Ṭabarī 2/270 et suiv. (202) [p.443] 6) D'après al-Ṭabarī 3/273, et dans l'original : « ḥumr wa-nuḥūs wa-musharriḥ » (sic). (203) [p.443] Ajouté au-dessus : « wa-Ziyād » (et Ziyād). (204) [p.443] 8) Dans l'original : ce qui est écrit ainsi : « wa-tastamirrū lahu » (et vous persistez pour lui), et il y a des ratures et des grattages qui augmentent son obscurité et son ambiguïté. (205) [p.443] Dans l'original : « min » (de). (206) [p.443] Dans l'original : « qaddamūhu » (ils le firent avancer/le présentèrent). (207) [p.444] Ajouté pour la correction de la phrase. (208) [p.444] C'est le nom d'une forteresse, et il se trouve dans l'original : « al-baḥr » (la mer) – par erreur. (209) [p.444] D'après al-Ṭabarī 3/276, et dans l'original : « takfinī » (tu me suffis) (sic). (210) [p.444] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « rājiʿuka » (celui qui revient vers toi). (211) [p.444] Ajouté après dans l'original : « ʿalā » (sur). (212) [p.444] Dans l'original : « yaʿtadirūn » (ils s'excusent) (sic). (213) [p.444] Dans l'original : « ʿanhum » (d'eux). (214) [p.444] Dans l'original : « baqayn » (nous sommes restés). (215) [p.445] Dans l'original : « sābiq » (précédent/devancé). (216) [p.445] 2) D'après Tārīkh al-Islām 1/373, et dans l'original : « sāḥir » (magicien) (sic). (217) [p.445] D'après Tārīkh al-Islām, et dans l'original : « ūlā » (première). (218) [p.445] D'après al-Ṭabarī 4/3, et dans l'original : « qaranāt » (des cornes). (219) [p.445] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « al-sawdā' » (la noire). (220) [p.445] Ajouté d'après al-Ṭabarī. (221) [p.445] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « wa-sammā » (et il nomma). (222) [p.445] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « al-shawāy » (les moutons/les grillades). (223) [p.445] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « shāṭi' » (rive). (224) [p.445] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « falā » (et non). [p.445] (10) Dans al-Ṭabarī : « fa-qabiltuhā » (et je l'acceptai). (225) [p.446] Dans l'original : « amanū » (ils crurent) (sic) ; et dans al-Ṭabarī : « wa-kāna ammarahu ʿalayhā » (et il l'avait nommé gouverneur sur elle). (226) [p.446] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « bi-ashrāhim » (par leurs nobles/chefs). (227) [p.446] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « wa-in » (et si). (228) [p.446] Ajouté d'après al-Ṭabarī. (229) [p.446] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « bi-aqwāmihim » (par leurs peuples). (230) [p.446] D'après al-Ṭabarī 4/28, et dans l'original : « al-ʿuzbah » (la ferme/le domaine). (231) [p.446] Ajouté d'après al-Ṭabarī. (232) [p.446] D'après al-Ṭabarī, et son emplacement est un blanc dans l'original. (233) [p.446] 9) Dans l'original : « Yazīdarā » (sic), voir aussi Futūḥ al-Shām d'al-Wāqidī 1/4. (234) [p.446] Dans l'original : « ibt » (sic). (235) [p.447] Dans l'original : « nasītu » (j'ai oublié) (sic). (236) [p.447] Son emplacement dans l'original : « lūlū » (perles) (sic). (237) [p.447] Dans l'original : « aydīhim lahu » (leurs mains pour lui). (238) [p.447] Dans l'original : « jalasū » (ils s'assirent). (239) [p.447] Dans l'original : « al-sālisah », dans Lisān al-ʿArab : « al-shamās » (le diacre) parmi les chefs des chrétiens : celui qui rase le milieu de sa tête et fréquente l'église, le pluriel est « shamāmisah ». (240) [p.447] 6) Dans l'original : « kathīran haraban » (beaucoup fuyant). (241) [p.447] Dans l'original : « lā taqtaʿanna » (ne coupe pas). (242) [p.447] Dans l'original : « lā naḥūn » (nous ne sommes pas avares). (243) [p.447] D'après al-Bidāyah wa-l-Nihāyah 7/3, et dans l'original : « afdīka » (que je te rachète). (244) [p.447] 10) Dans l'original : « mardā mard wa-inzal » (sic). (245) [p.447] 11) D'après al-Ṭabarī 4/39, et dans l'original : « baʿīr al-Quriyyāt » (le chameau d'al-Quriyyāt) (sic). (246) [p.447] 12) D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « yaʿnahu khalaq » (sic). (247) [p.447] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « badrāq » (un guide/éclaireur). (248) [p.447] 14) D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « lā wa-abīhi » (non, par son père) (sic). (249) [p.448] Ajouté d'après al-Ṭabarī 4/44. (250) [p.448] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « al-qird » (le singe). (251) [p.448] D'après al-Ṭabarī, et son emplacement dans l'original est un blanc. (252) [p.448] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « al-muʿaysir » (celui qui facilite/le joueur de flèches). (253) [p.448] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « shahidahu » (il en fut témoin). (254) [p.448] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « ḥasbahu » (son calcul/suffisance). (255) [p.448] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « ʿUmayrah ». (256) [p.448] Ajouté d'après al-Ṭabarī 4/44. (257) [p.448] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « al-ʿarab » (les Arabes). (258) [p.448] D'après al-Ṭabarī et dans l'original : « Khārijah ». (259) [p.448] 12) D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « dhālika al-saby » (ces captifs). (260) [p.448] Ajouté d'après al-Ṭabarī 4/44. (261) [p.448] D'après al-Ṭabarī, dans l'original : « bi-ḥimyar » (par les Himyarites) (sic). (262) [p.448] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « ʿUmayr ». [p.448] (7) D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « ʿalā » (sur). (263) [p.449] 1) D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « mā ʿindaka » (ce que tu as). (264) [p.449] Dans l'original : « wa-l-junūd » (et les soldats), et dans al-Ṭabarī : « bi-l-khayl » (par la cavalerie). (265) [p.449] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « lā tuṣīb » (tu n'atteins pas). (266) [p.449] D'après al-Ṭabarī, et son emplacement dans l'original est un blanc. (267) [p.449] 5) Dans al-Ṭabarī 4/45 : « inna lī buddan » (j'ai un moyen/une alternative). (268) [p.449] Ajouté d'après al-Ṭabarī. (269) [p.449] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « faʿala » (il fit). (270) [p.449] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « al-muhlik » (le destructeur/la perdition). (271) [p.449] Et ici dans al-Ṭabarī il y a plus de détails, consulte-le. (272) [p.449] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « ʿUmayr ». (273) [p.449] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « al-rāy » (l'avis/l'étendard). (274) [p.449] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « dukā » (il fut poussé/frappé). (275) [p.449] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « al-ʿālamīn » (les mondes). (276) [p.449] Ajouté d'après al-Ṭabarī. (277) [p.449] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « halaktum » (vous avez péri). (278) [p.450] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : « sawād » (la masse noire/la campagne).
- Kitāb al-Maghāzī : Livre des Expéditions militaires du Prophète, ouvrage historique d'al-Wāqidī.
- Aḥābīsh : Tribus alliées aux Qurayshites, notamment des groupes de Kināna et autres.
- al-Rawḍ al-Unuf : Commentaire de la Sīra d'Ibn Hishām par al-Suhaylī.
- al-Sawā’ib : Biens abandonnés ou rendus libres, ici désignant les maisons de La Mecque considérées comme propriété publique.
- Sourate al-Ḥajj 22:25 : Référence coranique : « Et la Mosquée sacrée que Nous avons établie pour les gens, égale pour celui qui y réside et pour le voyageur. »
- baynahu : Mot arabe signifiant « entre lui », probablement une erreur de copie.
- Adhākhir : Lieu à La Mecque, une montagne ou un quartier.
- sawādan : Mot arabe signifiant « noirceur » ou « masse noire », peut-être une erreur pour « sawād » (plaine, campagne).
- muṣaddiq : Collecteur de l'aumône légale (zakāt).
- ṣabāya : Mot arabe signifiant « jeunes filles » ou « captives », probablement une erreur de copie.
- Anṣārī : Membre des Anṣār, les Médinois ayant accueilli le Prophète.
- aman : Sauf-conduit ou garantie de sécurité accordée à un ennemi.
- nafar : Groupe d'hommes, généralement entre trois et dix.
- faba‘athahu : « Il l'envoya », probablement une erreur de copie.
- Simṭ al-Nujūm al-‘Awālī : Ouvrage historique et biographique d'al-‘Asqalānī ou autre auteur.
- akhṭal : Erreur probable pour « Khaṭal » (nom propre).
- faqatalūhu : « Ils le tuèrent », probablement une erreur pour « faqatalūhu » (ils le combattirent).
- tumayla : Erreur probable pour « Tamīla » (nom propre).
- thamān : « Huit », probablement une erreur pour un nom propre.
- fīhā : « En elle », référence à la Ka‘ba ou à La Mecque.
- lahu : « Pour lui », probablement une erreur de copie.
- qad : Particule de renforcement, souvent traduite par « déjà » ou « certes ».
- afḍal : « Meilleur », comparatif de supériorité.
- annahu : « Que lui », probablement une erreur de copie.
- amnī : Probablement une erreur pour « amnī » (ma sécurité) ou « amnī » (mon souhait).
- h : Abréviation ou erreur de copie pour un mot.
- bad‘an : « Innovation », probablement une erreur pour « badī‘an » (merveilleux) ou autre.
- qīla : « On dit », forme passive.
- al-sawṭ : Le fouet.
- fīhimā : « En eux deux », duel.
- mugħallaṭa : Probablement une erreur pour « mughallaẓa » (aggravée, sévère).
- ‘ayna : « Où ? », probablement une erreur pour un nom propre.
- ta‘ẓīmahā : « La magnifier », la rendre grande.
- takbīrahā : « La proclamer grande », dire Allāhu Akbar à son sujet.
- bi-ābā’ihā : « Par ses pères », serment par les ancêtres.
- khalq : Création, créature.
- ṭulaqā’ : Les affranchis, terme désignant les Mecquois libérés par le Prophète lors de la conquête.
- fay’ : Butin pris sans combat, considéré comme propriété de l'État islamique.
- al-ṭulaqā’ : Les affranchis, surnom donné aux Mecquois après la conquête.
- al-Bayt : La Ka‘ba, la Maison sacrée.
- al-siqāya : Fonction de fournir de l'eau aux pèlerins, traditionnellement détenue par les Banū Hāshim.
- al-sadāna : Fonction de gardien de la Ka‘ba, détenue par les Banū Shayba.
- fada‘ā lahu : « Il pria pour lui », probablement une erreur pour « fada‘ā » (il appela).
- al-Ḥajabī : Surnom de ‘Uthmān ibn Ṭalḥa, dérivé de ḥajaba (gardien).
- al-Shaybiyyīn : Descendants de Shayba, famille gardienne de la Ka‘ba.
- Sulāfa : Nom propre féminin, avec sīn non pointé.
- ghazat : « Elle fit un raid », probablement une erreur pour « ghazā » (il fit un raid).
- Hudhayl : Tribu arabe.
- Aḥmar Ba’s : Surnom signifiant « Rouge de courage », un homme courageux.
- Aslam : Tribu arabe.
- al-fatḥ : La conquête de La Mecque.
- qad : Particule de renforcement.
- wahiya : « Et elle », probablement une erreur pour « wa hiya » (et elle).
- falā : « Et non », probablement une erreur pour « falā » (et non).
- li-mu’min : « Pour un croyant ».
- fīhā : « En elle ».
- kāna : « Il était », verbe être.
- annahā ḥillat lī : « Qu'elle m'est permise ».
- lam taḥill lī illā : « Elle ne m'a été permise que ».
- ba‘dī : « Après moi ».
- ‘aql : Prix du sang, compensation versée pour un meurtre.
- khalāhā : « Il l'a laissée », probablement une erreur pour « khalāhā » (il l'a libérée).
- ‘indahu : « Auprès de lui ».
- al-Ṭabarī : Abū Ja‘far Muḥammad ibn Jarīr al-Ṭabarī, célèbre historien et exégète musulman (m. 310/923), auteur de l'Histoire des prophètes et des rois.
- Khālid : Khālid ibn al-Walīd, compagnon et général musulman, surnommé « l'Épée de Dieu ».
- sādin : Gardien d'un temple ou d'une idole, servant de prêtre ou de custode.
- ‘Uzzā : Une des principales déesses préislamiques, vénérée comme une idole par les Arabes païens.
- Rasūl Allāh : Le Messager de Dieu, titre donné au prophète Muḥammad.
- الطبري : At-Tabari, célèbre historien et exégète musulman (839-923).
- تهامة : Tihama, région côtière de l'ouest de l'Arabie, incluant La Mecque.
- المهاجرين : Les émigrés, musulmans ayant émigré de La Mecque à Médine.
- الأنصار : Les Ansâr, habitants de Médine ayant accueilli et soutenu le Prophète.
- هوازن : Hawazin, tribu arabe opposée aux musulmans à Hunayn.
- أهل مكة : Les gens de La Mecque, dont certains étaient encore polythéistes.
- الأزلام : Flèches de divination utilisées par les polythéistes pour prendre des décisions.
- مشرك : Polythéiste, associant d'autres divinités à Allah.
- قريش : Quraysh, tribu dominante de La Mecque à laquelle appartenait le Prophète.
- tataqātalūna : Vous vous entretuerez.
- Māriya : Marie la Copte, épouse du Prophète.
- al-Ḥimā : Réserve naturelle ou pâturage protégé.
- mutaḍammikhan : Enduit de quelque chose, peut-être de parfum.
- muḥmar : Rouge, enflammé.
- al-khumus : Le quint, la part du butin réservée à Dieu et au Prophète.
- al-muʾallafa qulūbuhum : Ceux dont les cœurs sont à gagner, catégorie de bénéficiaires de l'aumône.
- qāla : Il dit (pluriel).
- Dhū l-Khuwaṣira : Surnom d'un homme, considéré comme le premier kharijite.
- al-Khawārij : Les Kharijites, secte dissidente de l'islam primitif.
- al-Mustaʿīdha : Celle qui cherche refuge, surnom d'une épouse du Prophète.
- Banū Balī : Tribu arabe de la branche de Quḍāʿa.
- ʿalā : Poids ou mesure, ici utilisé comme modèle de dénomination.
- al-Fals : Idole de la tribu de Ṭayyi', mentionnée dans les sources historiques.
Les notes et commentaires
Voir les notes de bas de page pour les corrections et références.
(549) [p.477] Voir également al-Ṭabarī 4/202. (550) [p.477] D'après al-Ṭabarī 4/202 ; dans l'original : yashqil (يشقل). (551) [p.477] Ajouté d'après al-Ṭabarī. (552) [p.477] Voir al-Ṭabarī 4/202. (553) [p.477] Dans l'original : al-tāsiʿ (التاسع) [le neuvième]. (554) [p.478] D'après al-Ṭabarī 4/196 ; dans l'original : jundak (جندك) [ton armée]. (555) [p.478] Dans l'original, après ce mot : ʿAmr (عمرو) ; cette addition ne figurait pas chez al-Ṭabarī, nous l'avons donc supprimée. (556) [p.478] Dans l'original : ʿalayhā (عليها) [sur elle]. (557) [p.478] Dans l'original : iftataḥahā (افتتحها) [il l'a conquise] ; chez al-Ṭabarī 4/197, il est explicitement dit que le dernier [territoire] fut conquis par Abū Mūsā al-Ashʿarī. (558) [p.478] Dans l'original, après ce mot : ibn (ابن) [fils de] ; cela ne figurait pas dans Tārīkh al-Islām 2/22, nous l'avons donc supprimé. (559) [p.478] Dans l'original : mā saydān (ما سيدان) ; voir al-Ṭabarī 4/187. (560) [p.478] Voir Tārīkh al-Islām 2/22. (561) [p.478] Ajouté, car indispensable. (562) [p.478] D'après Muʿjam al-Buldān ; dans l'original : qushān (قشان). (563) [p.478] (10) Dans l'original : ʿalayhā waḥaj (عليها واحج). (564) [p.479] Voir al-Ṭabarī 4/231. (565) [p.479] Dans l'original : al-ūlatayn (الأولتين) [les deux premières] ; la correction vient de Tārīkh al-Islām. (566) [p.479] Ajouté pour la rectitude de la phrase. (567) [p.479] D'après al-Ṭabarī 4/231 ; dans l'original : Abū ʿAraba (أبو عربة) – ainsi. (568) [p.479] Ajouté d'après al-Ṭabarī. (569) [p.479] D'après al-Ṭabarī 4/226 ; dans l'original : balhīt (بلهيت). (570) [p.479] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : al-rīq (الريق). (571) [p.479] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : amīr (أمير) [prince/commandant]. (572) [p.479] (10) D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : amsakt (امسكت) [j'ai tenu/j'ai saisi]. (573) [p.479] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : amsakt (امسكت). (574) [p.479] D'après al-Ṭabarī 4/227 ; dans l'original : hādhā (هذا) [ceci]. [p.479] (2) Dans Tārīkh al-Islām 2/283 : arkad (أركد). (1) [p.480] Ajouté d'après al-Ṭabarī. (2) [p.480] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : yukhayyarū (يخيروا) [ils choisissent]. (3) [p.480] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : fakharat (فخرت) – ainsi. (4) [p.480] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : jāwazahu (جاوزه) [il l'a dépassé]. (5) [p.480] Dans l'original : shayʾan kadhā (شيئا كذا) [quelque chose ainsi]. (6) [p.480] Dans l'original : fazaʿū (فزعوا) [ils ont eu peur/ils ont cherché secours]. (7) [p.480] Dans l'original : ḥamalathu (حملته) [je l'ai porté]. (8) [p.480] Voir également Ṭabaqāt Ibn Saʿd 3/1/204. (9) [p.481] Voir également Tārīkh al-Islām 2/31. (10) [p.481] Ajouté pour la rectitude de la phrase. (11) [p.481] Dans l'original : yaḥmiluhu (يحمله) – ainsi [il le porte]. (12) [p.481] Voir également pour cet événement al-Istīʿāb 1/300. (13) [p.481] Dans l'original : ḥaraṣūhum (حرصوهم) ; la correction est basée sur al-Istīʿāb. (14) [p.481] D'après al-Ṭabarī 4/231 ; dans l'original : Abā Ḥamama (أبا حممة) – ainsi. (15) [p.481] Dans l'original : yadan (يدا) [une main] ; la correction est basée sur Kitāb al-Amwāl 223 ; voir également al-Ṭabarī 4/162 et al-Kāmil 2/247. (16) [p.481] D'après Kitāb al-Amwāl 225 ; dans l'original : alf (ألف) [mille]. (17) [p.481] Voir al-Bidāya wa-l-Nihāya 7/101. (18) [p.482] Voir al-Kāmil 2/280. (19) [p.482] D'après al-Ṭabarī 4/231 ; dans l'original : mujarriz (مجرز). (20) [p.482] Voir également Tārīkh al-Islām 2/40. (21) [p.482] D'après Tārīkh al-Islām 2/39 ; dans l'original : Nūḥ (نوح) [Noé]. (22) [p.482] Dans l'original : faqīl (فقيل) [et on dit]. (23) [p.482] Un lieu en Perse (Fārs). (24) [p.482] Voir pour le détail de cela Ṭabaqāt Ibn Saʿd 8/78-81. (25) [p.482] (9) D'après al-Ṭabaqāt ; dans l'original : ʿAbd (عبد) [serviteur]. (26) [p.482] Dans l'original, après ce mot : qāʾim (قائم) [debout] ; cette addition n'était pas cohérente avec le contexte, nous l'avons donc supprimée. (27) [p.482] Dans l'original : al-ḥādī (الحادي) [le onzième]. (28) [p.482] Voir également Tārīkh al-Islām 2/42. [p.482] (5) Dans Tārīkh al-Islām : al-Muthannā (المثنى). (29) [p.483] Ajouté pour la rectitude de la phrase. (30) [p.483] D'après Tārīkh al-Islām 2/39 ; dans l'original : Hamzān (همزان). (31) [p.483] Dans l'original : malikan (ملكا) [un roi] ; ce propos se trouve dans al-Bidāya wa-l-Nihāya 7/106 dans un contexte différent de celui-ci. (32) [p.483] Dans l'original : al-muslimīn (المسلمين) [les musulmans]. (33) [p.483] Dans l'original : al-muhājirīn (المهاجرين) [les émigrés]. (34) [p.483] Dans l'original : Hamzān (همزان). (35) [p.483] Dans l'original : fayaqtulūnakum (فيقتلونكم) [ils vous tuent]. (36) [p.483] (8) Dans l'original : aʿjabatka al-bukhārāt (أعجبتك البخارات) ; voir également al-Ṭabarī 4/238. (37) [p.483] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : falam tankashif (فلم تنكشف) [et cela ne s'est pas dévoilé]. (38) [p.483] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : in (إن) [si]. (39) [p.484] D'après Kitāb al-Futūḥ 2/35 ; dans l'original : al-taqiyya (التقية) [la dissimulation prudente]. (40) [p.484] (2) D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : qarnā... ʿannā taḥta taḥmilunā (قرنا.. عنا تحت تحملنا) – ainsi. (41) [p.484] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : bi-shāmihim (بشامهم) [par leur Syrie/leur Shām]. (42) [p.484] Ajouté d'après al-Ṭabarī. (43) [p.484] D'après al-Ṭabarī ; son emplacement dans l'original est un blanc. (44) [p.484] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : diyārahum (ديارهم) [leurs demeures]. (45) [p.484] Dans l'original : fatabassama (فتبسم) [et il sourit]. (46) [p.484] Ajouté pour la rectitude de la phrase. (47) [p.484] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : taʿaṣṣaba (تعصب) [il s'est fâché/il a été partisan]. (48) [p.484] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : mā (ما) [ne... pas/ce que]. (49) [p.484] Dans l'original : arāyis (أرايس) ; dans l'original : amīr (أمير) ; dans Lisān al-ʿArab : al-irrīs (الإريس) : le prince/commandant (al-amīr). (50) [p.484] Chez al-Ṭabarī et al-Kāmil : dhakartu (ذكرت) [j'ai mentionné]. (51) [p.485] Dans l'original : al-muslimīn (المسلمين) [les musulmans]. (52) [p.485] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : farraqtum (فرقتم) [vous avez séparé]. (53) [p.485] (4) Dans l'original : mā rāmū al-ʿaraṣ (ما راموا العرص) ; chez al-Ṭabarī : lā yufāriqanna al-ʿaraṣa (لا يفارقن العرصة) [qu'il ne quitte absolument pas la cour/le lieu]. (54) [p.485] (5) L'emplacement entre les deux numéros dans l'original est un blanc. (55) [p.485] Dans l'original : aʿlamahum (أعلمهم) [le plus savant d'entre eux]. (56) [p.485] Dans l'original : hum (هم) [eux]. (57) [p.485] Dans l'original : dhikr (ذكر) [mention]. [p.485] (3) Répété dans l'original. (58) [p.486] (1) Ce qui est entre les deux numéros est répété dans l'original ; voir al-Iṣāba et al-Akhbār al-Ṭiwāl 135. (59) [p.486] Dans l'original, après ce mot : al-nās (الناس) [les gens] ; cette addition ne figurait pas dans al-Iṣāba, nous l'avons donc supprimée. (60) [p.486] Ajouté d'après al-Akhbār al-Ṭiwāl 136. (61) [p.486] Dans al-Futūḥ 2/46 : bi-l-zayti wa-l-ḥarrāq (بالزيت والحراق) [avec de l'huile et du naphte/feu grégeois]. (62) [p.486] Dans l'original « wa » (و) [et] ; la correction est basée sur ce qui va suivre. (63) [p.486] Dans l'original : al-farīqayn (الفريقين) [les deux groupes]. (64) [p.486] Dans l'original : bi-l-khariq (بالخرق) [avec les chiffons/lambeaux]. (65) [p.487] Dans l'original : abradūn (أبردون) ; la correction est basée sur al-Akhbār al-Ṭiwāl. (66) [p.487] Voir également Kitāb al-Futūḥ 2/47. (67) [p.487] Dans l'original : jurm (جرم) ; la correction est basée sur al-Akhbār al-Ṭiwāl. (68) [p.487] Dans l'original : fantaṣarūhu (فانتصروه) [ils l'ont secouru/vengé]. (69) [p.487] Dans l'original : faḥāḥil (فحاحل) – ainsi. (70) [p.487] D'après al-Ṭabarī 4/234 ; dans l'original : qāma (قام) [il se leva]. (71) [p.487] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : thumma (ثم) [puis]. (72) [p.487] Dans l'original : taḥḍurū (تحضروا) [vous assistez/présentez] ; voir également Kitāb al-Futūḥ 3/48. (73) [p.487] Le contexte à partir d'ici est proche de ce qui se trouve dans al-Futūḥ 2/49. (74) [p.487] (10) L'emplacement entre les deux numéros dans l'original est un blanc. (75) [p.488] Dans l'original : qatala (قتل) [il a tué]. (76) [p.488] Dans l'original : dahāqinahum (دهاقنهم) [leurs déhqans/notables] ; voir al-Ṭabarī 4/233 et 243, al-Akhbār al-Ṭiwāl 137 et al-Futūḥ 2/59. (77) [p.488] Ajouté d'après al-Ṭabarī 4/233. (78) [p.488] Dans l'original : khudh (خذ) [prends]. (79) [p.488] Ajouté pour la rectitude de la phrase. (80) [p.488] Dans l'original : qaḍā (قضى) [il a jugé/décidé]. (81) [p.488] Dans l'original : al-filasṭīn (الفلسطين) [les Palestiniens]. (82) [p.488] Dans l'original : bihā (بها) [par elle]. (83) [p.489] Dans l'original : bāta (بات) [il passa la nuit]. (84) [p.489] Ajouté pour la rectitude de la phrase. (85) [p.489] Dans l'original, après ce mot : qāla (قال) [il dit] ; cette addition n'était pas cohérente avec le contexte, nous l'avons donc supprimée. (86) [p.489] Dans l'original : uʿṭīka (أعطيك) [je te donne]. (87) [p.489] Dans l'original : fuṣūṣuhā (فصوصها) [ses chatons (de bague)/ses pierres précieuses]. (88) [p.489] Dans l'original : ḥifẓuhu (حفظه) – ainsi [sa mémoire/sa protection]. (89) [p.489] Il semble qu'il y ait ici une lacune dans la phrase. (90) [p.489] Ajouté pour la rectitude de la phrase. (91) [p.489] Dans l'original : naqalat (نفلت) [elle a été transférée/déplacée]. [p.489] (2) Voir également al-Ṭabarī 4/233 et al-Futūḥ 2/61. (92) [p.490] Dans l'original : rāḥilatayn (راحلتين) [deux montures]. (93) [p.490] (2) Dans l'original : jaffa burduhu (جف برده) ... ainsi. (94) [p.490] Ajouté pour la rectitude de la phrase. (95) [p.490] Dans l'original : lammā qaʿat (لما قعت) – ainsi. (96) [p.490] (5) L'emplacement des deux numéros dans l'original est un blanc. (97) [p.490] (6) Dans l'original : aghīrū (أغيروا) [changez/attaquez]. (98) [p.490] Dans l'original : bisafṭīṭ (بسفطيط). (99) [p.490] (8) Dans l'original : jaʿala yadfaʿu bī (جعل يدفع بي) – ainsi [il se mit à me pousser]. (100) [p.490] Dans l'original : bihā (بها) [par elle]. (101) [p.490] Dans l'original, un blanc suivi de deux mots dont la forme n'est pas claire. (102) [p.490] Dans l'original : al-dharabah (الذربه) – ainsi ; voir également Kitāb al-Amwāl 252. (103) [p.490] Dans l'original : shā (شا) – ainsi, avec des traces de rature et de grattage. (104) [p.490] Dans l'original : bihā (بها) [par elle]. (105) [p.491] Dans l'original : fa-akhrajtuhā (فأخرجتها) [et je l'ai sortie]. (106) [p.491] Dans l'original : al-raḥma (الرحمة) [la miséricorde] ; al-zaḥma (الزحمة) : la foule/la bousculade. (107) [p.491] Dans l'original : falābat (فلابت). (108) [p.491] Dans l'original : ka-annahā (كأنها) [comme si elle]. (109) [p.491] Dans l'original : bihā (بها) [par elle]. (110) [p.491] (5) Dans l'original : ʿalayhā qawman (عليها قوما) [sur elle un peuple]. (111) [p.491] D'après Tārīkh al-Islām 2/41 ; dans l'original : ḥurīt (حريت). (112) [p.491] Istiyām al-silʿa (استيام السلعة) : demander à fixer le prix de la marchandise. (113) [p.491] Dans l'original : yadayn (يدين) [deux mains]. (114) [p.491] D'après al-Futūḥ 2/62 ; dans l'original : iʿtaqarahu (اعتقره). (115) [p.491] Dans l'original : al-muslimīn (المسلمين) [les musulmans]. (116) [p.491] D'après Tārīkh al-Islām ; dans l'original : Nihāwand (نهاوند). (117) [p.491] Voir Tārīkh al-Islām 2/45. (118) [p.491] D'après Tārīkh al-Islām ; dans l'original : mā sabal (ما سبل) – ainsi. [p.491] (11) Dans l'original : muʿīdahu (معيده) – ainsi ; la correction est basée sur Tārīkh al-Islām 2/45. (119) [p.492] Voir pour cela également al-Ṭabarī 4/250. (120) [p.492] Chez al-Ṭabarī : fa-wallāhu (فولاه) [et il le nomma gouverneur]. (121) [p.492] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : marā (مرى). (122) [p.492] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : fa-intahā (فانتهى) [et il parvint/cessa]. (123) [p.492] Ajouté d'après al-Ṭabarī. (124) [p.492] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : qawl (قول) [parole/dire]. (125) [p.492] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : li-kūfa (لكوفة) [pour Koufa]. (126) [p.492] Ceci ; quant aux autres références, elles s'accordent sur le fait que cette conciliation eut lieu pour treize mille dinars – voir Tārīkh al-Islām 2/41, al-Kāmil 3/13 et al-Bidāya wa-l-Nihāya 7/112. (127) [p.492] D'après al-Kāmil 3/10 ; dans l'original : Zuwīl (زويل) ; voir également al-Ṭabarī 4/250. (128) [p.492] Ajouté d'après al-Ṭabarī. (129) [p.493] Voir Tārīkh al-Islām 2/45. (130) [p.493] D'après Tārīkh al-Islām 2/50 ; dans l'original : ṣāʾifa (صائفة) [expédition d'été] ; voir pour cette mission al-Kāmil 3/19 et al-Ṭabarī 4/259 et 5/42 également. (131) [p.493] Ajouté, car indispensable. (132) [p.493] Dans l'original : ʿāmila (عاملة) [agissant/agent]. (133) [p.493] Dans l'original : al-wālī (الوالي) [le gouverneur] ; voir également pour cet événement la notice biographique de Nāfiʿ dans al-Istīʿāb. (134) [p.493] Dans l'original : li-l-farāʾiḍ (للفرائض) [pour les parts successorales/les obligations]. (135) [p.493] Ce qui est entre les crochets a été ajouté d'après le style précédent. (136) [p.493] Voir al-Ṭabarī 5/420. (137) [p.493] Ajouté, car indispensable. (138) [p.493] Ceci ; il semble que la phrase ici soit interrompue malgré sa continuité dans le texte ; voir pour la conquête d'Iṣṭakhr et de Tawwaj al-Ṭabarī 5/2 et 3. (139) [p.493] D'après al-Ṭabaqāt 3/2/26 ; dans l'original : ṣurma (صرمة). (140) [p.494] Voir al-Ṭabarī 5/12. (141) [p.494] D'après Simṭ al-Nujūm 2/384 ; dans l'original : minnā (منا) [de nous] ; voir également al-Ṭabaqāt 3/1/241, Tārīkh al-Khulafāʾ 56 et Ṣifat al-Ṣafwa 1/112. (142) [p.494] D'après al-Simṭ ; dans l'original : dhālika (ذلك) [cela]. (143) [p.494] D'après al-Ṭabaqāt 3/1/272 ; dans l'original : lawāqiḥ (لواقح) [fécondants] ; dans les références : bawāʾiq (بوائق) [calamités]. (144) [p.494] D'après al-Simṭ ; dans l'original : qīla (قيل) [il fut dit]. (145) [p.494] D'après al-Simṭ ; dans l'original : yad (يد) [main].
(146) [p.494] 8) D'après *as-Simṭ* ; dans l'original : « yar... ma » — ainsi, un blanc à l'emplacement des points. (147) [p.494] D'après *as-Simṭ* ; dans l'original : « yakūn ». (148) [p.494] 10) D'après *aṭ-Ṭabaqāt* 3/1/272 et *Kitāb al-Bad' wa-t-Tārīkh* 5/194 ; dans l'original : « mukaffā sanatī azraq al-‘ayn muṣraq » — ainsi ; et dans les références : « bikaffī sabantatī ahart ash-shidq azraq ». (149) [p.494] 11) Dans l'original : « bayna bi-‘awfāt » — ainsi ; voir aussi *aṭ-Ṭabaqāt* 3/1/241. (150) [p.494] Dans l'original : « fa-ltafatat » [p.494] (7) D'après *as-Simṭ* ; dans l'original : « yas‘ā ». (151) [p.495] 1) L'emplacement des deux numéros est un blanc dans l'original. (152) [p.495] 2) Dans l'original : « mā ra’ā al-amīr al-mu’minīn ». (153) [p.495] Et il était devin (*‘ā’if*), comme cela est explicitement mentionné dans *aṭ-Ṭabaqāt*. (154) [p.495] Ajouté pour la rectitude de la phrase. (155) [p.495] D'après *as-Simṭ* ; dans l'original : « lā arā ». (156) [p.495] D'après *as-Simṭ* ; dans l'original : blanc. (157) [p.495] Voir pour ce contexte *aṭ-Ṭabaqāt* 3/1/251. (158) [p.495] Ce nombre varie d'une version à l'autre. (159) [p.495] Dans l'original : « fī ». (160) [p.495] Voir *aṭ-Ṭabarī* 5/14. (161) [p.495] Dans l'original : « tanīh » ; *al-watīn* (la veine aorte) : une veine dans le cœur d'où le sang s'écoule vers tous les vaisseaux ; voir aussi la version d'Ibn Sīrīn dans *aṭ-Ṭabaqāt* 3/1/255. (162) [p.496] Dans l'original : « yanbutth » ; la correction est basée sur *aṭ-Ṭabaqāt* 3/1/254. (163) [p.496] D'après *aṭ-Ṭabarī* 5/13 ; dans l'original : « a‘nāq ». (164) [p.496] Ajouté d'après *aṭ-Ṭabarī*. (165) [p.496] Dans l'original : « lam ara » ; la correction est basée sur *aṭ-Ṭabaqāt* 3/1/249. (166) [p.496] Ajouté d'après *al-Ṭabaqāt*. (167) [p.496] Ajouté d'après *al-Ṭabaqāt* 3/1/242. (168) [p.496] 7) D'après *al-Ṭabaqāt* 3/1/245 ; dans l'original : « sauf après lui ». (169) [p.497] Voir la sourate 59, verset 8 ; dans l'original : « ils sont sortis ». (170) [p.497] Voir la sourate 59, verset 9. (171) [p.497] Voir la sourate 59, verset 10. (172) [p.497] Voir aussi *al-Ṭabaqāt* 3/1/258, *Simṭ al-Nujūm* 2/391, et *al-Ṭabarī* 5/41-43. (173) [p.497] Dans l'original : « Abū Lūlū'a ». (174) [p.497] Ajouté pour la rectitude de l'expression. (175) [p.497] Dans l'original : « un poignard ». (176) [p.497] Dans l'original : « des assaillants » – ainsi. (177) [p.497] Dans l'original : « lavez-moi » [p.497] (9) 9) D'après *al-Ṭabaqāt* 3/1/264 ; dans l'original, un blanc. (178) [p.498] Voir aussi *al-Ṭabaqāt* 3/1/244. (179) [p.498] Dans l'original, après ce mot : « pour moi », et cette addition ne se trouvait pas dans *al-Ṭabaqāt* ; nous l'avons donc supprimée. (180) [p.498] D'après *al-Ṭabaqāt* ; dans l'original : « appelle-la » – ainsi. (181) [p.498] Ajouté d'après *al-Ṭabaqāt*. (182) [p.498] D'après *al-Ṭabaqāt* ; dans l'original : « il resta ». (183) [p.498] Dans l'original, après ce mot : « et sinon », et cette addition ne se trouvait pas dans *al-Ṭabaqāt* ; nous l'avons donc supprimée. (184) [p.498] D'après *al-Ṭabaqāt* ; dans l'original : « sauf ». (185) [p.498] Voir, pour la divergence à ce sujet, *al-Ṭabaqāt* 3/1/265 et suivants. (186) [p.498] Voir aussi *al-Ṭabaqāt* 3/1/268. (187) [p.498] Avec la divergence à ce sujet, comme dans *al-Ṭabaqāt*. (188) [p.498] D'après *al-Ṭabarī* 5/42 ; il s'agit de Yaʿlā ibn Umayya, et Munya est le nom de sa mère, dit-on, ou de sa grand-mère – voir *Tahdhīb al-Tahdhīb* ; dans l'original : « Yaʿlā ibn Munabbih ». (189) [p.498] Ajouté d'après al-Ṭabarī. (190) [p.498] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : al-Ḥārith. (191) [p.499] Ajouté d'après al-Ṭabarī 5/147 et al-Ṭabaqāt 13/1/36. (192) [p.499] Dans al-Ṭabaqāt : « ʿUthmān était, à l'époque préislamique, surnommé Abū ʿAmr. Lorsque vint l'Islam, il lui naquit de Ruqayya, fille du Messager d'Allāh (que la prière et le salut d'Allāh soient sur lui), un garçon qu'il nomma ʿAbd Allāh et dont il prit le surnom (kunya). » (193) [p.499] Cette parole a été mentionnée par l'auteur d'al-Istīʿāb. (194) [p.499] D'après al-Istīʿāb ; dans l'original : sa mère. Voir aussi al-Ṭabarī, al-Ṭabaqāt et Samṭ al-Nujūm 2/396. (195) [p.499] Ajouté d'après toutes les références. (196) [p.499] D'après Nasab Quraysh, p. 17 ; dans l'original : Hishām. (197) [p.499] D'après Tadhkirat al-Ḥuffāẓ, p. 670 ; dans l'original : Khubāb. (198) [p.499] Ajouté, car indispensable. (199) [p.499] Ce récit a été rapporté par l'Imām Aḥmad dans son Musnad, par la même chaîne de transmission que la nôtre — voir 5/331. (200) [p.499] Dans l'original : fa-ʿumara — ainsi. (201) [p.500] Dans l'original : shi'ta ; voir aussi al-Ṭabarī 5/36 et suivants. (202) [p.500] Dans l'original : al-ākhar. (203) [p.500] Ajouté pour la rectitude de l'expression. (204) [p.500] On dit : « madā hawan min al-layl », c'est-à-dire une partie de la nuit. (205) [p.500] D'après al-Ṭabarī 5/36 ; dans l'original : lā. (206) [p.500] Dans al-Ṭabarī : fī hādhihi. (207) [p.500] Dans l'original : qawm. (208) [p.500] Dans l'original : amwāl. (209) [p.500] Dans l'original : al-amrād — ainsi. (210) [p.500] Voir aussi al-Bidāya wa-l-Nihāya 7/120 [p.500] (8) D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : Saʿd. (211) [p.501] Voir al-Ṭabarī 5/47. (212) [p.501] Dans l'original : « عليها » (sur elle). (213) [p.501] Voir également *Tārīkh al-Islām* 2/77. (214) [p.501] Dans l'original : « ولاها » (et il l'a confiée) ; voir aussi *al-Ṭabarī* 5/48 et suiv. (215) [p.501] Ajouté d'après *Tārīkh al-Islām* 2/77. (216) [p.502] Dans l'original : « بردحه » (son corps) ; voir *al-Kāmil* 3/41. (217) [p.502] Dans l'original : « نيسابور الأول » (Nīsābūr le premier) ; la correction est fondée sur *al-Kāmil* 3/42 et *al-Ṭabarī* 5/47. (218) [p.502] Voir *al-Kāmil* 3/42. (219) [p.502] D'après *Tārīkh al-Islām* 2/79 ; dans l'original : « عمرو » (ʿAmr). (220) [p.502] Dans l'original : « جرير » (Jarīr) ; toutes les références s'accordent sur ce que nous avons établi, sauf que dans *Tārīkh al-Yaʿqūbī* 2/165 on trouve : « جرجيس » (Jurjīs). (221) [p.502] D'après *Tārīkh al-Islām* ; dans l'original : « بسيطلة » (Basīṭala). (222) [p.502] D'après *Tārīkh al-Islām* ; dans l'original : « الفارسي » (al-Fārisī). (223) [p.502] Voir *al-Kāmil* 3/42. (224) [p.502] Ceci est un point dont nous n'avons pas eu confirmation dans les autres références, mais al-Yaʿqūbī mentionne dans son *Tārīkh* que ʿUthmān maria sa fille à ʿAbd Allāh ibn Khālid ibn Usayd. (225) [p.503] Voir *Muʿjam al-Buldān*. (226) [p.503] Dans l'original : « في » (dans). (227) [p.503] D'après le *Muʿjam* ; l'original porte : « بالسعبية » (bi-l-Saʿbiyya). (228) [p.503] Dans l'original : « الشعبية » (al-Shaʿbiyya). (229) [p.503] Dans l'original : « بقولك » (par ta parole). (230) [p.503] Dans l'original : « عمرته » (sa ʿUmra). (231) [p.503] Ajouté d'après *Tārīkh al-Islām* 2/78 et *al-Bidāya wa-l-Nihāya* 7/151. (232) [p.504] D'après *al-Istīʿāb* ; dans l'original : « قاعة بحيرة » (salle de lac) – ainsi. (233) [p.504] Voir *al-Ṭabarī* 5/47. (234) [p.504] Pour plus de détails, voir le livre *Al-Futūḥ* 2/131 et suivants. (235) [p.504] Dans *Muʿjam al-Buldān* : « Alf », et dans *Al-Futūḥ* 2/136 comme ici. (236) [p.504] 5) Dans l’original : « Il est obligatoire de rassembler » (*wājib an yajmaʿ*). (237) [p.504] D’après *Tārīkh al-Islām* 2/78. Dans l’original : « Dār al-Ḥurr » (*Dār al-Ḥurr* – ainsi). (238) [p.504] Ceci, et dans *Tārīkh al-Islām*, il est indiqué que la paix d’Arjān avait été conclue pour deux millions deux cent mille [dirhams], et la paix de Dārābǧird pour un million quatre-vingt mille [dirhams]. [p.504] (8) D’après *al-Ṭabarī* 5/148. Dans l’original : « al-Farāfiḍa » (*al-Farāfiḍa* – ainsi). (239) [p.505] Dans l’original : « Ḥababat » (*Ḥababat* – ainsi). (240) [p.505] Dans *Muʿjam al-Buldān* : « al-Samāwa : une source d’eau appartenant à Kalb ». (241) [p.505] La tribu à laquelle elle appartient. (242) [p.505] Voir aussi *al-Durr al-Manṯūr* 516 et *ʿUyūn al-Aḫbār* 4/46. (243) [p.505] Il a déjà mentionné dans *Tārīkh al-Islām* 2/78 quelque chose de similaire à ce qui est ici. (244) [p.505] Voir *al-Ṭabarī* 5/54. (245) [p.505] Voir *al-Ṭabarī* 5/51. (246) [p.505] Voir *al-Ṭabarī* 5/54 et *Tārīkh al-Islām* 2/81. (247) [p.505] Dans l’original : « Malā » (*Malā* – ainsi). (248) [p.505] Voir *al-Ṭabarī* 5/54. (249) [p.505] Dans *al-Ṭabarī* 5/54 : « six », et dans *al-Bidāya wa-l-Nihāya* 7/153 comme ici. (250) [p.506] 1) D’après *al-Ṭabarī*, et dans l’original un blanc. (251) [p.506] Il est survenu dans l’original : « Abī ʿĀmir » – erreur. (252) [p.506] D’après *Tārīkh al-Islām* 2/82. Dans l’original : « Muqaddima » (*Muqaddima*). (253) [p.506] D’après *Tārīkh al-Islām* et *al-Iṣāba*. Dans l’original : « al-Tamīmī ». (254) [p.506] Après cela, il a été ajouté dans l’original : « premier » (*awwal*). Cette augmentation ne s'harmonise pas avec le contexte, nous l'avons donc supprimée. ↩ (255) [p.506] Tiré d'al-Isāba ; dans l'original : al-Daylamī. ↩ (256) [p.506] Tiré de l'Histoire de l'Islam ; dans l'original : Aṣbahān. ↩ (257) [p.506] Voir aussi Wafā' al-Wafā 1/356. ↩ (258) [p.506] Dans l'original : il dit. ↩ (259) [p.506] Dans l'original : al-raḍwāḍ ; dans Lisān al-ʿArab : al-raḍrāḍ : les petits cailloux. ↩ (260) [p.506] Voir l'Histoire de l'Islam 2/82. ↩ (261) [p.506] Dans l'original : fadakhlā ; voir aussi l'Histoire d'al-Yaʿqūbī 2/174. ↩ (262) [p.507] Sourate 46, verset 15. ↩ (263) [p.507] Et dans toutes les références : le troisième. ↩ (264) [p.507] 3) Tiré de l'Histoire de l'Islam ; dans l'original : Saʿd ibn Abī al-ʿĀṣ. ↩ (265) [p.507] Dans l'original : ḥirmān ; la correction provient d'al-Istīʿāb. ↩ (266) [p.507] Il se trouve dans l'original : al-mukallab – déformé. ↩ (267) [p.507] Voir aussi al-Ṭabarī 5/65. ↩ (268) [p.507] Dans l'original : ghadā. ↩ (269) [p.507] Le wāw a été ajouté après cela dans l'original, mais il ne convient pas au contexte, nous l'avons donc supprimé. ↩ (270) [p.507] 10) Tiré des Ṭabaqāt d'Ibn Saʿd 5/32 ; dans l'original : al-kārizīn wa-l-qaysajān marāran wa-bijard – ainsi. ↩ (271) [p.507] Dans l'original : arʿalā. ↩ (272) [p.507] Il a déjà été mentionné dans l'année vingt-sept de notre ouvrage que ʿUthmān ibn Abī al-ʿĀṣ a conquis Dār Abjard. ↩ (273) [p.507] Tiré du Muʿjam al-Buldān ; dans l'original : Azdashīr Kharūd – ainsi ; voir aussi al-Ṭabarī 5/68. ↩ (274) [p.507] Tiré de l'Histoire de l'Islam 2/83 et d'al-Ṭabarī ; dans l'original : Ibn Dijard [p.507] (9) Tiré de l'Histoire de l'Islam 2/82 ; dans l'original : Khūr. ↩ (275) [p.508] Tiré d'al-Ṭabarī. Dans l'original : *al-sirḥān* (le loup). ↩ (276) [p.508] tiré de *Tārīkh al-Ya‘qūbī* 2/167 ; dans l'original : *asad* (lion). ↩ (277) [p.508] tiré de *Tārīkh al-Ya‘qūbī* ; dans l'original : *al-ḥadīdī* (le ferreux). ↩ (278) [p.508] dans l'original : *wajada* (il trouva). ↩ (279) [p.508] 5) tiré de *Tārīkh al-Islām* 2/84 ; dans l'original : *Ziyād ibn Rabī‘a* ; et dans *al-Kāmil* 3/63 : *al-Rabī‘ ibn Ziyād*. ↩ (280) [p.508] dans *Tārīkh al-Islām* : *nās* (des gens) ; voir aussi *Nāshirūdh* dans *Mu‘jam al-Buldān*. ↩ (281) [p.508] dans l'original : *Rabī‘a*. ↩ (282) [p.508] dans l'original : *Ruwayḥ* – ainsi ; voir *Tārīkh al-Islām* et *al-Kāmil*. ↩ (283) [p.508] tiré de *Tārīkh al-Islām* et *al-Kāmil* ; dans l'original : *khātam* (sceau). ↩ (284) [p.508] dans l'original : *fī* (dans) ; voir *Tārīkh al-Islām* 2/85. ↩ (285) [p.508] dans l'original : *al-thānī* (le second) – ainsi. ↩ (286) [p.508] tiré de *al-Istī‘āb* ; dans l'original : *al-Ḥusayn*. ↩ (287) [p.508] Et il mourut également la même année. ↩ (288) [p.508] Voir aussi *al-Ṭabarī* 5/68. ↩ (289) [p.508] 15) dans l'original : *al-ḥādī wa-l-thalāthūn* (le trente et unième). ↩ (290) [p.508] 16) dans l'original : *amrahā* (son affaire) ; voir *al-Ṭabarī* 5/71, *Tārīkh al-Ya‘qūbī* 2/168 et *Kitāb al-Futūḥ* 2/115. ↩ (291) [p.509] tiré de *Mu‘jam al-Buldān* – *al-Ḥadath* ; dans l'original : *darath*. ↩ (292) [p.509] tiré de *al-Futūḥ* ; dans l'original : *sirāḥ*. ↩ (293) [p.509] tiré de *al-Kāmil* 3/63 ; dans l'original : *al-Ḥārith*. ↩ (294) [p.509] ajouté d'après *Tārīkh al-Islām* 2/84. ↩ (295) [p.509] tiré de *Tārīkh al-Islām* ; dans l'original : *marāh* (miroir).
↩ (٢٩٦) [ص509] d'après l'Histoire de l'Islam, et dans l'original : Abū Shahr ↩ (٢٩٧) [ص509] d'après l'Histoire de l'Islam, et dans l'original : Tarkhus ↩ (٢٩٨) [ص509] ٨) dans l'Histoire de l'Islam : cent ↩ (٢٩٩) [ص509] d'après l'Histoire de l'Islam, et dans l'original : mille ↩ (٣٠٠) [ص509] cf. Histoire de l'Islam et al-Ṭabarī 5/77 ↩ (٣٠١) [ص509] d'après al-Ṭabarī 5/72, et dans l'original : Māhūyah ↩ (٣٠٢) [ص509] dans l'original : Mazbān – ainsi ↩ (٣٠٣) [ص509] ajouté d'après al-Ṭabarī 5/81 ↩ (٣٠٤) [ص509] ١٥) d'après al-Ṭabarī, et dans l'original : al-Rūm wa-qārīyāt al-ṭāliqāt ↩ (٣٠٥) [ص509] dans l'original : farsakh [ص509] (١١) d'après l'Histoire de l'Islam, et dans l'original : al-Marw ↩ (٣٠٦) [ص510] d'après l'Histoire de l'Islam, et dans l'original : bi-Khwārizm ↩ (٣٠٧) [ص510] ٢) dans l'original : wa-Zuhayr, et ce qui est entre les crochets n'est pas dans al-Ṭabarī 5/83 ↩ (٣٠٨) [ص510] d'après al-Ṭabarī, et dans l'original : al-Nakha‘ī ↩ (٣٠٩) [ص510] ٤) d'après al-Ṭabarī, et dans l'original : Bādi‘sar wa-Hawāh ↩ (٣١٠) [ص510] on l'appelle l'expédition des Asāwid – cf. Histoire de l'Islam 2/95 ↩ (٣١١) [ص510] cf. al-Ṭabarī 5/77 ↩ (٣١٢) [ص510] dans l'original : trente ↩ (٣١٣) [ص510] cf. Histoire de l'Islam 2/100 ↩ (٣١٤) [ص510] cf. Histoire de l'Islam 2/105 ↩ (٣١٥) [ص510] cf. Histoire de l'Islam 2/98 ↩ (٣١٦) [ص510] cf. ‘Abd Allāh b. Zayd b. Tha‘laba dans al-Iṣāba et al-Istī‘āb, et cf. aussi al-Ṭabarī 5/80 ↩ (٣١٧) [ص510] cf. Histoire de l'Islam 2/119 ↩ (٣١٨) [ص510] d'après al-Ṭabarī 5/77, et dans l'original un blanc ↩ (٣١٩) [ص510] cf. Histoire de l'Islam 2/83 ↩ (٣٢٠) [ص511] dans l'original : trois ↩ (٣٢١) [ص511] dans l'original : al-Ḥārith, et la correction d'après toutes les références, cf. aussi Jamharat ansāb al-‘Arab 412 ↩ (٣٢٢) [ص511] comme dans al-Ṭabaqāt – notice sur al-Miqdād ↩ (٣٢٣) [ص511] ceci comme dans l'Histoire de l'Islam 2/116, sauf qu'il n'y est pas fait mention de Cordoue ↩ (٣٢٤) [ص511] ٥) d'après l'Histoire de l'Islam 2/115, et dans l'original : bi-Bādhghīsar wa-Harāt – ainsi, cf. aussi al-Ṭabarī 5/84 ↩ (٣٢٥) [ص511] d'après l'Histoire de l'Islam, et dans l'original : mille ↩ (٣٢٦) [ص511] d'après l'Histoire de l'Islam, et dans l'original : Yāmir ↩ (٣٢٧) [ص511] d'après l'Histoire de l'Islam, et dans l'original : Ḥāzim ↩ (٣٢٨) [ص511] ajouté après dans l'original : Qal‘ī Qārūn – ainsi. Il est probable que l'ajout soit une répétition de ce qui précède, nous l'avons donc supprimé ↩ (٣٢٩) [ص511] ١٠) d'après al-Ṭabarī, et dans l'original : shay’an kathīra ↩ (٣٣٠) [ص511] cf. Histoire de l'Islam 2/116 ↩ (٣٣١) [ص511] dans l'original : Ifrīqiya ↩ (٣٣٢) [ص511] ajouté d'après al-Ṭabarī ↩ (٣٣٣) [ص511] cf. al-Ṭabarī 5/92 [ص511] (١٣) cf. Histoire de l'Islam et al-Ṭabarī 5/85 ↩ (٣٣٤) [ص512] cf. aussi Histoire de l'Islam 2/119 et al-Ṭabarī 5/98 ↩ (٣٣٥) [ص512] ajouté d'après al-Ṭabarī 5/69 ↩ (٣٣٦) [ص512] dans l'original : il tua ↩ (٣٣٧) [ص512] dans l'original : amā – ainsi ↩ (٣٣٨) [ص512] cf. Histoire de l'Islam 2/118 ↩ (٣٣٩) [ص512] cf. al-Ṭabarī 5/98 ↩ (٣٤٠) [ص512] d'après al-Ṭabarī, et dans l'original : ḥibr ↩ (٣٤١) [ص512] ajouté d'après Simṭ al-nujūm 2/411, le contexte lui est plus proche, cf. aussi Histoire de l'Islam 2/137 et Tārīkh al-khulafā’ 61 ↩ (٣٤٢) [ص512] d'après les références, et dans l'original : Sawwār ↩ (٣٤٣) [ص513] ajouté d'après Tārīkh al-khulafā’ 61 ↩ (٣٤٤) [ص513] d'après al-Simṭ, et dans l'original : fa-qāla ↩ (٣٤٥) [ص513] ajouté d'après Tārīkh al-khulafā’ ↩ (٣٤٦) [ص513] dans al-Simṭ : fatakahu, et dans Tārīkh al-khulafā’ et Tārīkh al-Islām comme ici ↩ (٣٤٧) [ص513] ٥) d'après al-Simṭ ; et dans l'original : ‘alayhim li-Muḥammad ↩ (٣٤٨) [ص513] et le contexte à partir d'ici est plus proche de Tārīkh al-khulafā’ et du Kitāb al-futūḥ 2/210 ↩ (٣٤٩) [ص513] d'après Tārīkh al-khulafā’, et dans l'original : bi-makānihi ↩ (٣٥٠) [ص514] d'après Tārīkh al-khulafā’ et al-Futūḥ, et dans l'original : muqlqil ↩ (٣٥١) [ص514] ajouté d'après Tārīkh al-khulafā’ ↩ (٣٥٢) [ص514] d'après Tārīkh al-khulafā’, et dans l'original : atā ↩ (٣٥٣) [ص514] d'après Tārīkh al-khulafā’, et dans l'original : arma‘ū ↩ (٣٥٤) [ص514] d'après Tārīkh al-khulafā’, et dans l'original : aḥnaq ↩ (٣٥٥) [ص514] d'après Tārīkh al-khulafā’, et dans l'original : manāziluhum ↩ (٣٥٦) [ص514] d'après Tārīkh al-khulafā’, et dans l'original : muqīm ↩ (٣٥٧) [ص514] d'après Tārīkh al-khulafā’, et dans l'original : Tamīm ↩ (٣٥٨) [ص515] d'après Tārīkh al-khulafā’, et dans l'original : bimā ↩ (٣٥٩) [ص515] ajouté d'après Tārīkh al-khulafā’ ↩ (٣٦٠) [ص515] ٣) Et dans Tārīkh al-khulafā’ : illā anna qawman qālū ↩ (٣٦١) [ص515] dans Tārīkh al-khulafā’ : ya’mur ↩ (٣٦٢) [ص515] ajouté après dans l'original : b. – nous avons supprimé cet ajout car al-Ashtar est le surnom de Mālik b. al-Ḥārith et non autre. Cf. aussi Ṭabaqāt Ibn Sa‘d 2/1/49 et Murūj al-dhahab 1/440 [ص515] (٦) Il y a dans l'original : halāk – erreur ↩ (٣٦٣) [ص516] Cf. aussi al-Ṭabarī 5/149 ↩ (٣٦٤) [ص516] ٢) d'après Murūj al-dhahab 1/441, et dans l'original : al-nafs bi-l-nafs ↩ (٣٦٥) [ص516] dans l'original : lā aḥlif, et la correction d'après l'Histoire de l'Islam 2/134 – cf. la version d'al-Awzā‘ī ↩ (٣٦٦) [ص516] Cf. aussi la version de ‘Abd Allāh b. ‘Āmir dans al-Ṭabaqāt 3/1/48 ↩ (٣٦٧) [ص516] dans l'original : dhikrukum, et ce récit est mentionné dans toutes les références mais avec un autre contexte ↩ (٣٦٨) [ص516] dans l'original : ashraf ↩ (٣٦٩) [ص516] dans l'original : aḥadan ↩ (٣٧٠) [ص516] dans l'Histoire de l'Islam 2/ et al-Simṭ 2/409 : jurḥ, et dans Murūj al-dhahab comme ici ↩ (٣٧١) [ص516] d'après al-Ṭabarī 5/123, et dans l'original : jāwaza ↩ (٣٧٢) [ص516] dans l'original : ghushsh ↩ (٣٧٣) [ص517] dans l'original : idh, et ce hadith est rapporté dans toutes les références ↩ (٣٧٤) [ص517] d'après al-Ṭabarī 5/123, et dans l'original : duqq ↩ (٣٧٥) [ص517] dans l'original : ilayhim – ainsi ↩ (٣٧٦) [ص517] dans l'original : al-nās, cf. aussi al-Ṭabarī 5/139 ↩ (٣٧٧) [ص517] d'après al-Bidāya wa-l-nihāya 7/184, et dans al-Ṭabarī 5/118 : thalāthan, et il y a dans l'original : qult – ainsi déformé ↩ (٣٧٨) [ص517] dans l'original : abaytuhā, et la correction d'après al-Ṭabarī ↩ (٣٧٩) [ص517] d'après al-Ṭabarī, et dans l'original : takhalla‘ ↩ (٣٨٠) [ص517] ajouté d'après al-Ṭabarī ↩ (٣٨١) [ص517] ٩) d'après al-Ṭabarī, et dans l'original : lā an aqūm ↩ (٣٨٢) [ص517] ajouté après dans l'original : amr, et cet ajout n'était pas dans al-Ṭabaqāt 3/1/50, nous l'avons donc supprimé ↩ (٣٨٣) [ص517] d'après al-Ṭabarī, et dans l'original : inqaṣ ↩ (٣٨٤) [ص517] d'après al-Ṭabarī, et dans l'original : ba‘d ↩ (٣٨٥) [ص518] ١) d'après al-Ṭabaqāt 3/1/49, et dans l'original : ‘alā baṣīra – ainsi ↩ (٣٨٦) [ص518] ajouté d'après al-Ṭabaqāt, et après : wa-shabbaka bayna aṣābi‘ihi thumma qāla ↩ (٣٨٧) [ص518] Sourate 11, verset 89 ↩ (٣٨٨) [ص518] cf. Histoire de l'Islam 2/131 ↩ (٣٨٩) [ص518] d'après al-Ṭabaqāt 3/1/48, et dans l'original : thumma qāla ↩ (٣٩٠) [ص518] cf. aussi la version d'Ibn Sīrīn dans al-Ṭabaqāt ↩ (٣٩١) [ص518] son emplacement dans l'original est un blanc ↩ (٣٩٢) [ص518] cf. aussi al-Ṭabaqāt 3/1/49 ↩ (٣٩٣) [ص518] d'après al-Istī‘āb, et dans l'original : ṣurḥān ↩ (٣٩٤) [ص518] cf. al-Ṭabaqāt 3/1/52 et al-Simṭ 2/408 ↩ (٣٩٥) [ص518] cf. al-Ṭabarī 5/126 ↩ (٣٩٦) [ص518] comme dans l'Histoire de l'Islam 2/138 [ص518] (١٠) Sourate 22, verset 39 ↩ (٣٩٧) [ص519] ajouté d'après Tārīkh al-khulafā’ 62 ↩ (٣٩٨) [ص519] dans l'original : nakhḍab – ainsi, et dans Tārīkh al-khulafā’ : khaḍab ↩ (٣٩٩) [ص519] d'après Tārīkh al-khulafā’, et dans l'original : qunburuh ↩ (٤٠٠) [ص519] lorsqu'il saisit sa barbe – comme il est précisé dans Tārīkh al-khulafā’ et le contexte lui appartient ↩ (٤٠١) [ص519] d'après Tārīkh al-khulafā’, et dans l'original : li-asā’ahu ↩ (٤٠٢) [ص519] ceci comme rapporté dans al-Bidāya wa-l-nihāya 7/185, sinon le célèbre est : Sawdān b. Ḥumrān ↩ (٤٠٣) [ص519] Quant à nos références, elles s'accordent sur le fait que celui qui osa le frapper au cou était Kināna b. Bishr ↩ (٤٠٤) [ص519] Et c'est le célèbre – cf. al-Bidāya wa-l-nihāya 7/190 ↩ (٤٠٥) [ص519] Et le célèbre est quarante jours – cf. al-Bidāya wa-l-nihāya ↩ (٤٠٦) [ص519] cf. la version d'Ibn Sīrīn dans al-Ṭabaqāt 3/1/53 ↩ (٤٠٧) [ص519] dans l'original : hum ↩ (٤٠٨) [ص519] ١٢) dans l'original : kāna mashāghīl ↩ (٤٠٩) [ص519] dans l'original : famā ↩ (٤١٠) [ص520] dans l'original : qāla ↩ (٤١١) [ص520] d'après al-Simṭ 2/411, et dans l'original : shi’tum ↩ (٤١٢) [ص520] cf. Murūj al-dhahab 1/441 ↩ (٤١٣) [ص520] d'après les références, et dans l'original : Tha‘laba ↩ (٤١٤) [ص520] ٥) dans l'original : douze ↩ (٤١٥) [ص520] cf. les détails dans al-Ṭabarī et al-Ṭabaqāt ↩ (٤١٦) [ص520] d'après al-Bidāya wa-l-nihāya 7/188, et dans l'original : shadīd ↩ (٤١٧) [ص520] dans l'original : ḥaythu ↩ (٤١٨) [ص521] d'après al-Ṭabarī 5/148, et dans l'original : Kurayza ↩ (٤١٩) [ص521] ceci est ce qui est ici ; quant à ce qui ressort de nos références, c'est que Sa‘īd b. al-‘Āṣ occupait alors la fonction de gouverneur général de Kūfa, Abū Mūsā était chargé de la prière, Jābir al-Muzanī et Simāk al-Anṣārī du kharāj du Sawād, et al-Qa‘qā‘ b. ‘Amr de la guerre ↩ (٤٢٠) [ص521] d'après al-Ṭabarī 5/148, et dans l'original : Abī Rabī‘a ↩ (٤٢١) [ص521] d'après al-Bidāya wa-l-nihāya 7/332, et dans l'original : Hishām ↩ (٤٢٢) [ص521] ajouté d'après al-Bidāya wa-l-nihāya ↩ (٤٢٣) [ص521] d'après al-Bidāya wa-l-nihāya, et dans l'original : al-naẓar ↩ (٤٢٤) [ص521] d'après Ṣaḥīḥ al-Bukhārī où ce hadith est rapporté par la même voie que ici, dans les mérites de ‘Alī b. Abī Ṭālib, et dans l'original : barīd [ص521] (٨) d'après al-Ṣaḥīḥ, et dans l'original : natakhallaf ↩ (٤٢٥) [ص522] cf. aussi Histoire de l'Islam 2/139 ↩ (٤٢٦) [ص522] ajouté pour la rectitude de la phrase, cf. aussi al-Ṭabarī 5/57 et Kitāb al-futūḥ 2/243 ↩ (٤٢٧) [ص522] cf. aussi al-Ṭabarī 5/153 et 157 ↩ (٤٢٨) [ص522] d'après al-Akhbār al-ṭiwāl 1400, et dans l'original : dhālika ↩ (٤٢٩) [ص523] ajouté d'après al-Akhbār al-ṭiwāl ↩ (٤٣٠) [ص523] d'après al-Akhbār al-ṭiwāl, et dans l'original : multamahu – ainsi ↩ (٤٣١) [ص523] dans l'original : al-akthāl ↩ (٤٣٢) [ص523] dans l'original : al-salīm, et la correction d'après ce qui suit ↩ (٤٣٣) [ص523] le wāw a été ajouté après dans l'original : et il n'était pas en harmonie avec le contexte, nous l'avons donc supprimé ↩ (٤٣٤) [ص523] dans l'original : bi-asmā’ikum – ainsi ↩ (٤٣٥) [ص524] cf. aussi Sharḥ Nahj al-balāgha d'al-Ḥadīdī 1/52 ↩ (٤٣٦) [ص524] d'après le Sharḥ, et dans l'original : muqaṣṣir – ainsi ↩ (٤٣٧) [ص524] dans l'original : aḥabb, et dans le Sharḥ : dāwī ↩ (٤٣٨) [ص524] dans le Sharḥ : bi-dawā’ayn ↩ (٤٣٩) [ص524] dans l'original : bi-l-ṣayf, et la correction d'après le Sharḥ ↩ (٤٤٠) [ص524] ٦) dans l'original : fa-stabra wa-lam yastaghfir wa-llāh, et dans le Sharḥ : istatarū fī buyūtikum ↩ (٤٤١) [ص524] cf. pour cela aussi al-Akhbār al-ṭiwāl 142 et 143 ↩ (٤٤٢) [ص524] dans l'original : al-muslimīn ↩ (٤٤٣) [ص524] d'après al-Akhbār al-ṭiwāl, et dans l'original : kharaṣ, cf. aussi Ṭabaqāt Ibn Sa‘d 3/2/19 et 20 ↩ (٤٤٤) [ص524] dans l'original : āthārahum – ainsi ↩ (٤٤٥) [ص525] cf. aussi al-Ṭabarī 5/159
(446) [p525] Dans l’original : « fāqdir » (فاقدر) (447) [p525] Dans l’original : « tufarrihimā » (تفرهما) (448) [p525] 4) Et dans al-Ṭabarī : « faya‘rifu al-sāmi‘u min ghayrihi wa yastaqbilu » (فيعرف السامع من غيره ويستقبل) (449) [p526] D’après al-Ṭabarī, et dans l’original : « khashk » (خشك) – ainsi (450) [p526] Dans l’original : « yad‘ūka » (يدعوك) (451) [p526] D’après al-Ṭabarī, et dans l’original : « yashtahūna » (يشتهون) (452) [p526] D’après al-Ṭabarī, et dans l’original : « shu‘bahu » (شعبه) (453) [p526] Dans l’original : « li-yazwarā’ » (ليزوراء), et la correction vient d’al-Futūḥ 2/267 (454) [p526] D’après al-Futūḥ, et dans l’original : « yanẓurū » (ينظروا) (455) [p526] Dans l’original : « mādhāh » (ماذاة) (456) [p526] Ajouté d’après al-Futūḥ (457) [p526] Dans l’original : « al-ḥayth » (الحيث) [p526] (8) D’après al-Futūḥ 2/268, et dans l’original : « shattat » (شتت) (458) [p527] D’après al-Ṭabarī 5/161, et dans l’original : « qāla » (قال) (459) [p527] Dans l’original : « ‘ibād » (عباد) (460) [p527] D’après al-Ṭabarī, et dans l’original : « firqatān » (فرقتان) (461) [p527] D’après al-Ṭabarī 5/162, et dans l’original : « bi-ziyālihi » (بزياله) (462) [p527] Dans l’original : « wāw » (و) (463) [p528] 1) Et dans al-Futūḥ 2/269 : « waliya ‘alaykumu al-yawma mā kāna lī bi-l-amsi » (ولي عليكم اليوم ما كان لي بالأمس) (464) [p528] 2) Dans al-Futūḥ 2/271 : « wāfaynāka bihā » (وافيناك بها) (465) [p528] Dans l’original : « ‘Ubayd Allāh » (عبيد الله) (466) [p528] Dans l’original : « laysat » (ليست) (467) [p528] Dans l’original : « ḥadathan » (حدثا), et la correction vient d’al-Ṭabarī 5/164 (468) [p529] 1) Dans l’original : « yawaddu kilāban » (يود كلابا) – ainsi, et la correction est basée sur al-Ṭabarī (469) [p529] Il ne l’a pas mentionné dans al-Ṭabarī, et peut-être : « wa-l-Rabī‘u b. Sabra » (والربيع بن سبرة) (470) [p529] Voir aussi al-Ṭabarī 5/162 (471) [p529] Ajouté d’après al-Ṭabarī (472) [p530] Dans l’original : « malik » (ملك) (473) [p530] Voir aussi al-Ṭabarī 5/165 (474) [p530] Voir aussi al-Futūḥ 2/275 et 276 (475) [p531] Dans l’original : « kitāb » (كتاب) (476) [p531] Ce contexte peut comporter une part d’ambiguïté ; voir al-Ṭabarī 5/229-231 pour trouver la ruse employée par Mu‘āwiya afin d’écarter Qays du gouvernorat de l’Égypte (477) [p531] Dans l’original : « al-marākib » (المراكب), et dans al-Ṭabarī 5/161 : « fī alfi markabin » (في ألف مركب) (478) [p531] D’après al-Ṭabarī, et dans l’original : « fa-salaka » (فسلك) (479) [p531] D’après al-Ṭabarī, et dans l’original : « ‘alayhi » (عليه) (480) [p531] D’après al-Ṭabarī, et dans l’original : « saqīla » (سقيلة) (481) [p531] D’après al-Ṭabarī, et dans l’original : « dakhalahā » (دخلها) (482) [p531] Ajouté pour la rectitude de l’expression (483) [p531] 9) Dans l’original : « a-yu‘allimuhu » (أيعلمه) (484) [p531] Ajouté d’après al-Futūḥ 2/278 (485) [p531] Dans l’original : « takhda‘u » (تخدع), et la correction est basée sur al-Futūḥ (486) [p531] Ajouté d’après al-Futūḥ 2/279 [p531] (13) Dans l’original : « al-waṣīf » (الوصيف) (487) [p532] D’après al-Futūḥ, et dans l’original : « ‘alayhi » (عليه) (488) [p532] D’après al-Futūḥ, et dans l’original : « qad » (قد) (489) [p532] Ajouté d’après al-Futūḥ 2/279 (490) [p532] Ajouté d’après al-Futūḥ (491) [p532] Ajouté d’après al-Futūḥ, et voir aussi al-Ṭabarī 5/166 (492) [p532] D’après al-Ṭabarī, et dans l’original : « ṣanāyi‘an » (صنايع) (493) [p532] Ajouté d’après al-Ṭabarī 5/167 (494) [p533] Dans l’original : « sāra » (سارة) – ainsi (495) [p533] D’après al-Ṭabarī 5/173, et dans l’original : « al-najīb » (النجيب) (496) [p533] D’après al-Ṭabarī 5/167 et al-Futūḥ 2/286 (497) [p533] D’après al-Futūḥ, et dans l’original : « ba‘īr » (بعير) (498) [p533] Ajouté d’après al-Futūḥ (499) [p533] D’après al-Futūḥ 2/287, et dans l’original : « lā yaḍurruka » (لا يضرك) (500) [p533] Et voir pour ce sermon al-Ṭabarī 5/163 et 164 et al-Futūḥ 2/287 (501) [p533] D’après al-Ṭabarī et al-Futūḥ, et dans l’original : « kitāb » (كتاب) (502) [p533] D’après al-Ṭabarī, et dans l’original : « ‘alayhi » (عليه) (503) [p533] D’après al-Ṭabarī et al-Futūḥ, et dans l’original : « ‘aẓama » (عظمة) (504) [p533] D’après les livres de hadith, et dans l’original : « li-yurza » (ليرزا) (505) [p534] D’après les livres de hadith, et dans l’original : « turza » (ترزا) (506) [p534] Voir al-Ṭabarī 5/198 et al-Futūḥ 2/290 (507) [p534] Dans l’original : « li-stinqādhihim » (لاستنقاذهم) (508) [p534] Ajouté d’après al-Futūḥ (509) [p534] D’après al-Ṭabarī 5/188, et dans l’original : « ṣurḥān » (صرحان) (510) [p534] Dans l’original : « al-kitābān » (الكتابان) (511) [p534] Voir aussi al-Futūḥ 2/291 (512) [p534] Voir aussi al-Futūḥ 2/292 et al-Ṭabarī 5/189 (513) [p535] Voir pour tout cela al-Ṭabarī 5/189 (514) [p535] Voir al-Kāmil 3/110 (515) [p535] Dans l’original : « taqaddama » (تقدم), et la correction vient des Ṭabaqāt d’Ibn Sa‘d 3/1/20 (516) [p535] Dans l’original : « tawallā » (تولى), et la correction est basée sur les Ṭabaqāt (517) [p535] Voir aussi Ta’rīkh al-Ya‘qūbī 2/181 (518) [p535] Dans l’original : « qātala » (قاتل), et voir al-Ṭabarī 5/205, al-Akhbār al-Ṭiwāl 148 et al-Futūḥ 2/312 (519) [p535] Ajouté d’après al-Futūḥ (520) [p535] C’est-à-dire « shiqq » (شق) (521) [p535] Voir aussi al-Futūḥ 6/326 [p535] (6) D’après al-Kāmil 3/120, et dans l’original : « bi-l-ḥalḥā’ » (بالحلحاء) (522) [p536] Et voir aussi al-Kāmil 3/122 et 123 et Ta’rīkh al-Islām 2/149 (523) [p536] Dans l’original : « yudfanu » (يدفن), et la correction est basée sur al-Ṭabarī 5/223, et voir aussi al-Akhbār al-Ṭiwāl 151 (524) [p536] Dans l’original : « li-wāḥidan » (لواحدا) (525) [p536] Voir al-Ṭabarī 5/225 (526) [p536] Voir aussi al-Akhbār al-Ṭiwāl 162, Simṭ al-Nujūm 2/447 et Ta’rīkh al-Islām 2/168 (527) [p536] Ajouté d’après al-Akhbār al-Ṭiwāl (528) [p536] Dans l’original : « an » (أن) (529) [p536] Dans l’original : « yakun » (يكن) (530) [p537] Dans l’original : « qāḍiya » (قاضية) (531) [p537] C’est Ḥujr b. ‘Adī – voir al-Iṣāba (532) [p537] Et voir pour cette correspondance et ce qui en a résulté al-Futūḥ 2/267 et suivants (533) [p537] Dans l’original : « ‘amilat » (عملت), et la correction d’après ce qui va suivre (534) [p537] Dans l’original : « aḥalla » (أحل), et la correction d’après ce qui précède (535) [p537] Dans l’original : « bi-Shahrurūr » (بشهررور), et la correction est basée sur Mu‘jam al-Buldān (536) [p537] Ajouté pour la rectitude de l’expression (537) [p537] Dans l’original : « uqtulnā » (اقتلنا) (538) [p538] Dans l’original : « li-yanṣarifū » (لينصرفوا) (539) [p538] Dans l’original : « fa-yuqaddimu » (فيقدم) (540) [p538] Voir aussi al-Akhbār al-Ṭiwāl 162 et al-Futūḥ 2/475 (541) [p538] D’après al-Futūḥ, et dans l’original : « ‘alā » (على) (542) [p538] Ajouté d’après al-Futūḥ (543) [p538] D’après al-Futūḥ, et dans l’original : « li-l-khalīfa » (للخليفة) (544) [p538] D’après al-Futūḥ, et dans l’original : « li-khalīfa » (لخليفة) (545) [p538] Dans l’original : « al-manqūl » (المنقول) (546) [p538] Dans l’original : « min » (من), et voir aussi al-Akhbār al-Ṭiwāl 162 (547) [p539] Voir aussi al-Akhbār al-Ṭiwāl 163 et al-Futūḥ 2/475 (548) [p539] Dans l’original : « maqāmātihim » (مقاماتهم) (549) [p539] Dans al-Futūḥ : « aṣabta » (أصبت) (550) [p539] Voir al-Akhbār al-Ṭiwāl 167 (551) [p539] Voir al-Akhbār al-Ṭiwāl 165 (552) [p539] Voir aussi al-Ṭabarī 6/7 et 8 et al-Futūḥ 3/288 [p539] (3) D’après al-Futūḥ, et dans l’original : « yu‘rafu » (يعرف) (553) [p540] Ajouté d’après al-Ṭabarī (554) [p540] D’après al-Ṭabarī, et dans l’original : « al-taqyīr » (التقيير) (555) [p540] D’après al-Ṭabarī, et dans l’original : « fa-ṭlubū » (فاطلبوا) (556) [p540] Dans l’original : « yuhawwinuhā » (يهونها), et dans al-Futūḥ 3/289 : « yastaḥiddūnahā » (يستحدونها) (557) [p540] D’après al-Ṭabarī, et dans l’original : « nublahum » (نبلهم) (558) [p540] Voir aussi al-Akhbār al-Ṭiwāl 171-173 et al-Futūḥ 3/31 et 32 (559) [p540] Ajouté, et c’est indispensable (560) [p540] Voir aussi al-Futūḥ 3/290 (561) [p541] D’après al-Futūḥ, et dans l’original : « ṭalabtum » (طلبتم) (562) [p541] Dans l’original : « bi-qātilikum » (بقاتلكم), et la correction est basée sur al-Futūḥ (563) [p541] Ajouté d’après al-Futūḥ (564) [p541] Voir aussi al-Futūḥ 3/31 et al-Ṭabarī 6/6 (565) [p541] D’après sa biographie dans al-Istī‘āb, et dans l’original un blanc (566) [p541] Il est écrit dans l’original : « Muslim » (مسلم) – par erreur (567) [p541] 7) D’après al-Akhbār al-Ṭiwāl 172 et al-Kāmil 3/148, et dans l’original : « ‘Uqba b. Muslim » (عقبة بن مسلم) (568) [p541] Ajouté, et c’est indispensable (1) [p542] Ajouté, et c’est indispensable (2) [p542] Voir aussi Ta’rīkh al-Islām 2/180 et al-Ṭabaqāt 3/1/180 (3) [p542] Dans l’original : « khams » (خمس), et la correction vient d’al-Bidāya wa-l-Nihāya 7/274, et voir aussi Ta’rīkh al-Islām 2/170 (4) [p542] Voir aussi al-Ṭabarī 6/27 et al-Bidāya wa-l-Nihāya 7/272 (5) [p542] Dans l’original : « al-riyāḥ » (الرياح) (6) [p543] Dans l’original : « yaḥkumu » (يحكم) (7) [p543] 2) Dans l’original : « yudminu lam » (يدمن لم) (8) [p543] Dans l’original : « iftaraqā » (افترقا) (9) [p543] Ajouté, et c’est indispensable (10) [p543] Dans l’original : « kitāban » (كتابا), et voir aussi Ta’rīkh al-Ya‘qūbī 2/189 (11) [p543] Voir aussi al-Ṭabarī 6/29 et al-Ṭiwāl 194 (12) [p543] Il y a une rature du copiste, et une erreur de sa part due à une répétition (13) [p543] D’après al-Ṭabarī, et dans l’original : « min » (من) (14) [p543] D’après al-Ṭabarī, et dans l’original : « ‘ādila » (عادلة) (15) [p543] D’après Majmū‘at al-Wathā’iq al-Siyāsiyya – texte d’Ismā‘īl al-Taymī 402, et dans l’original : « amīnān » (أمينان) [p543] (7) Ajouté d’après al-Ṭabarī (16) [p544] Ajouté d’après al-Wathā’iq (17) [p544] D’après al-Wathā’iq, et dans l’original : « li-yaḥkumān » (ليحكمان) (18) [p544] D’après al-Wathā’iq, et dans l’original : « yurīdā » (يريدا) (19) [p544] D’après al-Wathā’iq, et dans l’original : « rād » (راد) (20) [p544] D’après al-Ṭabarī, et dans l’original : « ‘ādila » (عادلة) (21) [p544] D’après al-Ṭabarī 6/30, et dans l’original : « hajar » (هجر) (22) [p544] D’après al-Ṭabarī, et dans l’original : « ḥajal » (حجل) (23) [p544] D’après al-Ṭabarī, et dans l’original : « Sufyān » (سفيان) (24) [p544] 9) Dans al-Ṭabarī : « Ziyād al-Khaḍramī » (زياد الخضرمي), et dans al-Ṭiwāl : « ‘Āmir al-Juhanī » (عامر الجهني) (25) [p544] 10) D’après al-Ṭabarī, et dans l’original : « Ḥujr al-Tamīmī » (حجر التميمي) (26) [p544] D’après al-Ṭiwāl, et dans l’original : « Shafī‘ » (شفيع) (27) [p544] D’après al-Ṭiwāl, et dans l’original : « al-Ḥamrī » (الحمري) (28) [p545] D’après al-Ṭabarī, et dans l’original : « Zumayl » (زميل) (29) [p545] D’après al-Ṭabarī, et dans l’original : « al-‘Adawī » (العدوي) (30) [p545] D’après al-Ṭabarī, et dans l’original : « al-Muḥirr » (المحر) (31) [p545] Ajouté après dans l’original : « b. Khalaf » (بن خلف), et cette addition n’était pas dans al-Ṭabarī ni dans d’autres références, nous l’avons donc supprimée (32) [p545] Ainsi est-il écrit aussi dans al-Futūḥ 4/97, et le célèbre est : « al-Rāshibī » (الراشبي), et voir aussi al-Ṭiwāl 202 (33) [p545] 6) D’après al-Kāmil 3/165, et dans l’original : « shi’ta min » (شئت من) (34) [p545] 7) D’après Ta’rīkh al-Islām 2/175, et dans l’original : « ḥasan… b. al-Arth » (حسن.. بن الأرث) – ainsi (35) [p545] Voir aussi al-Ṭabarī 6/79 (36) [p545] Voir al-Ṭabarī 6/42 (37) [p545] D’après al-Kāmil 3/169, et dans l’original : « al-Muḥāribī » (المحاربي) (38) [p546] Dans l’original : « fa-a‘raḍū » (فأعرضوا) (39) [p546] Dans l’original : « dhahaba » (ذهب) (40) [p546] D’après al-Kāmil 3/170, et dans l’original : « al-Rāsī » (الراسي) (41) [p546] Du Coran, sourate 18, verset 104, et dans l’original un blanc (42) [p546] 5) Du Coran, et l’emplacement des deux numéros est un blanc dans l’original (43) [p546] Dans l’original : « alf » (ألف) (44) [p546] Dans al-Ṭabarī 6/52 et Murūj al-Dhahab 2/38 : « al-Mukhaddaj » (المخدج), et quant à al-Kāmil 3/176, il y est comme ici (45) [p546] Dans l’original : « uqlibū » (اقلبوا) [p546] (6) Voir al-Futūḥ 4/127 (46) [p547] 1) D’après al-Kāmil, et dans l’original : « lā an tubkirū » (لا أن تبكروا), et voir aussi al-Ṭabarī 6/50 (47) [p547] 2) Dans l’original : « lā yunānnikum mā » (لا ينانكم ما), et dans al-Kāmil : « la-akhbartukum bi-mā » (لأخبرتكم بما) (48) [p547] Dans l’original : « bi-lladhīna » (بالذين)
Comme dans al-Ṭabarī 1 6/53. [50] Dans l'original : « ils se réunirent » – voir aussi al-Ṭabarī 6/37. [51] Ajouté pour la correction de la phrase. [52] D'après al-Ṭabarī 6/38 ; dans l'original : « bādūḥ ». [53] Voir aussi le récit d'al-Wāqidī dans al-Ṭabarī 6/37. [54] 9) D'après al-Ṭabarī 6/60 ; dans l'original : « mille, parmi eux ». [55] 10) D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « à Jarīḥ ». [56] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « avec les piétons ». [57] 12) D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « ʿuqāb al-tajbī ». [58] Voir al-Ṭabarī 6/60. [59] Dans l'original : « ḥuzn » ; correction d'après al-Kāmil 2 3/182 et al-Ṭabarī 6/62. [60] Voir Tārīkh al-Islām 3 2/185. [61] Son nom est al-Jāyastār – voir al-Ṭabarī 6/54. [62] Dans l'original : « innahu ». [63] Dans l'original : « fa-qāla ». [64] Voir al-Bidāya wa-l-Nihāya 4 7/317. [65] Voir al-Ṭabarī 6/77. [66] Ajouté pour la correction de la phrase. [67] D'après al-Kāmil 3/191, al-Ṭabarī 6/87 et al-Futūḥ 5 4/37 ; dans l'original : « Sufyān ». [68] Dans al-Bayān wa-l-Tabyīn 6 : « al-Ghāmidī » – voir 2/52 ; nos références ne précisent pas la filiation. [69] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « fa-fīhā ». [70] Dans l'original : « ra'āhu ». [71] D'après al-Kāmil 14 ; dans l'original : « arā ». [72] Ajouté d'après al-Kāmil. [73] Ajouté d'après Sharḥ Nahj al-Balāgha 7 – première partie/52. [74] Ajouté d'après al-Ṭabarī. [75] 10) D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « lā aʿhad ». [76] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « tūtūnī ». [p. 549] (8) Dans l'original : « Bishr » ; voir al-Ṭabarī 6/80. [77] Dans l'original : « fa-qāla ». [78] Dans l'original : « Bishr ». [79] Dans Tārīkh Ibn ʿAsākir 8 3/223 : « sa sœur ». [80] Ajouté d'après al-Ṭabarī. [81] Dans l'original : « darratayn ». [82] Dans al-Ṭabarī 6/79 : « ʿUbayd Allāh » ; dans al-Kāmil 3/191 : « divergence sur qui fit le pèlerinage cette année : certains disent que ʿUbayd Allāh b. al-ʿAbbās le fit au nom de ʿAlī, d'autres que ce fut son frère ʿAbd Allāh, mais c'est faux car ʿAbd Allāh b. al-ʿAbbās n'a pas fait le pèlerinage sous le califat de ʿAlī ; cette année, c'est ʿUbayd Allāh b. al-ʿAbbās qui présida le pèlerinage. » [83] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « Shammir ». [84] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : blanc. [85] Dans l'original : « fa-lammā », ce qui ne convient pas au contexte. [86] Dans l'original : « Bishr ». [87] D'après Sharḥ Nahj al-Balāgha 1/52 et al-Futūḥ 4/67 ; dans l'original : « abāṭiluhum ». [88] 2) D'après le Sharḥ et al-Futūḥ ; dans l'original : « nafarakum ʿalā ». [89] D'après le Sharḥ ; dans l'original : « sammaytuhum ». [90] D'après Ṭabaqāt Ibn Saʿd 9 3/1/22 ; dans l'original : « fārijnī ». [91] D'après le Sharḥ ; dans l'original : « ablahum ». [92] Dans l'original : « min ». [93] Voir al-Ṭabaqāt 3/1/21, al-Ṭabarī 6/83, Simṭ al-Nujūm 10 2/465 et Tārīkh al-Islām 2/188 et 205. [94] Ajouté pour la correction de la phrase. [95] Ajouté d'après Tārīkh al-Islām. [96] D'après Tārīkh al-Islām ; dans l'original : « qiṭār ». [97] Voir aussi Tārīkh al-Khulafā' 11 68. [98] D'après al-Akhbār al-Ṭiwāl 12 214 et al-Ṭabaqāt 3/1/24 ; dans l'original : « ikhlaf ». [99] D'après al-Ṭabaqāt ; dans l'original : « layyinū ». [100] Voir aussi Tārīkh al-Yaʿqūbī 13 2/212. [101] D'après al-Ṭabaqāt ; dans l'original : « mut ». [102] Ajouté d'après al-Ṭabaqāt 3/1/26. [103] C'est-à-dire avec un collyre (mikḥāl) ; dans l'original : « bi-ʿāmūl » ; correction d'après al-Akhbār al-Ṭiwāl 215. [104] Voir al-Ṭabaqāt 3/1/25 et al-Ṭabarī 6/88 pour les divergences à ce sujet. [p. 552] (9) Avec divergence à ce sujet – voir al-Ṭabarī et al-Istīʿāb 14 ; dans l'original, après : « les quatre, ils burent », ajout dont nous n'avons pu saisir le sens malgré tous nos efforts, nous l'avons supprimé. [105] Voir al-Ṭabarī 6/88. [106] Voir al-Futūḥ 4/146 et Tārīkh al-Islām 2/207. [107] D'après al-Futūḥ ; dans l'original : « an ». [108] Ajouté nécessaire ; voir aussi al-Ṭabarī 6/89. [109] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « ḥammāna ». [110] Il s'agit d'Abū ʿAbd al-Raḥmān, affranchi du Messager d'Allāh – voir ce récit dans Musnad Aḥmad 15 5/220. [111] Blanc dans l'original. [112] Dans l'original, après : « Muʿāwiya b. », ajout qui ne figure pas dans al-Ṭabarī 6/183, nous l'avons supprimé. [113] Dans l'original : « nafadha ». [114] Dans l'original : « dakhala ». [115] Voir al-Ṭabarī 6/93. [116] Dans l'original : « dhahaba ». [117] Dans l'original, après : « lui », ajout qui ne s'accorde pas avec le contexte, nous l'avons supprimé. [118] Al-Ṭabarī 6/94 ne précise pas le jour ; voir aussi 6/181. [119] Comme dans al-Ṭabarī 6/181. [120] Voir tout cela dans al-Ṭabarī 6/181-182. [121] 1) D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « dix-neuf ». [122] 2) Dans l'original : « vingt-deux » – ainsi ; dans al-Ṭabarī : « vingt-sept ». [123] Voir aussi al-Ṭabarī 7/15. [124] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « Maysūr ». [125] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « bi-jadd ». [126] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : blanc. [127] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « dijla ». [128] Ajouté pour la correction de la phrase. [129] Dans l'original : « Muʿāwiya ». [130] D'après al-Ṭabarī 6/197 ; dans l'original : « Muslim ». [131] Voir aussi al-Ṭabarī 6/194 et 198. [132] Voir al-Futūḥ 5/57. [133] Dans l'original : « ʿAwf » – erreur. [134] Ajouté d'après al-Futūḥ 5/68. [135] 5) Dans al-Futūḥ : « un peu plus de vingt ». [136] Dans l'original : blanc. [137] Voir al-Ṭabarī 6/206. [138] Voir al-Ṭabarī 6/7-9. [p. 556] (6) Dans l'original : « Muslim ». [139] Elle s'appelle Ṭawʿa – comme rapporté dans al-Ṭabarī. [140] Il s'appelle Bilāl b. Usayd – voir al-Ṭabarī 6/210. [141] Dans l'original : « Muslim ». [142] D'après al-Kāmil 4/18 ; dans l'original : « Ḥammād » ; voir aussi al-Ṭabarī 6/210 ; dans al-Akhbār al-Ṭiwāl 241 : « celui qui procéda à sa décapitation fut Aḥmar b. Bukayr ». [143] Comme dans al-Kāmil et al-Ṭabarī 6/213, voir ces deux sources. [144] Dans l'original : « bi-rās » ; correction d'après al-Kāmil. [145] Ajouté d'après al-Ṭabarī 6/214. [146] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « al-Wāriʿī ». [147] D'après les références ; dans l'original : « ʿAmr ». [148] Dans l'original : « aḥad » ; voir aussi Tārīkh al-Yaʿqūbī 3/245. [149] 2) D'après al-Kāmil 4/39 ; dans l'original : « Anas al-Ḥanafī » ; dans al-Akhbār al-Ṭiwāl 258 : « Aws al-Nakhaʿī ». [150] Ajouté d'après al-Ṭabarī 6/269. [151] D'après al-Ṭabarī 6/270 et al-Kāmil 4/48 ; dans l'original : « ʿUbayd Allāh ». [152] Dans l'original : « al-ṣufr ». [153] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « ʿUmar ». [154] Ajouté d'après al-Ṭabarī. [155] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « Salmān ». [156] Dans al-Kāmil : « minḥaj » – avec muḥmala 16 en premier. [157] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « al-Ḥasan ». [158] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « muqsiṭ ». [159] Ajouté d'après al-Ṭabarī 6/269. [160] Voir aussi Nasab Quraysh 17 43. [161] Ceci ; quant à ce qu'indiquent nos références, c'est que Umm Jaʿfar et ʿAbd Allāh sont les enfants d'Umm al-Banīn, et que Laylā est la mère de ʿAlī b. al-Ḥusayn b. ʿAlī. [162] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « birra ». [163] 5) Dans nos références : « Imru' al-Qays » ; voir aussi Nasab Quraysh 59. [164] D'après Nasab Quraysh ; dans l'original : « Kulayb ». [165] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « ʿUthmān ». [166] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « naḥbuhu ». [p. 559] (9) D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « al-Ḥusayn ». [167] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « zinān ». [168] D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : « ʿUmar ». [169] Blanc dans l'original. [170] Dans l'original : « shahr » – erreur. [171] Dans l'original : « iktāb » ; voir pour cet événement Simṭ al-Nujūm 3/86. [172] 6) Dans l'original : « jaʿalū fī » ; dans al-Simṭ : « rafaʿūhu ʿalā ». [173] D'après al-Simṭ ; dans l'original : « ḥarawhu ». [174] Dans l'original : « al-rūḥ ». [175] Dans l'original : « waladan » ; correction d'après al-Simṭ. [176] Dans l'original : « bardā » ; voir aussi Muʿjam al-Buldān 18. [177] Voir al-Simṭ 3/85. [178] Voir aussi al-Simṭ et al-Ṭabarī 6/267. [179] D'après al-Simṭ 3/59 ; dans l'original : blanc. [180] Dans l'original : « bi-jiwār » ; correction d'après al-Ṭabarī 7/15. [181] Avec divergence à ce sujet – voir al-Ṭabarī. [182] Dans l'original : « Abī Laylā ». [183] Blanc dans l'original. [184] Dans al-Ṭabarī 7/17 : « Umm Hāshim » ; voir aussi p. 84. [185] 6) Dans l'original : « vingt et un ». [186] Voir aussi Tārīkh al-Khulafā' 82. [187] Dans l'original : « yawm ». [188] Dans Murūj al-Dhahab 19 2/98 : « ʿUtba » ; dans Tārīkh al-Islām 2/363 comme dans notre original. [189] Dans l'original : « ittaṣala ». [190] Voir Tārīkh al-Khulafā'. [191] Voir al-Ṭabarī 7/83. [192] D'après Tārīkh al-Khulafā' 85 ; dans l'original : « al-dibāb ». [193] Voir al-Ṭabarī 8/57. [194] Voir al-Ṭabarī 7/187. [195] Voir al-Ṭabarī 7/195. [196] D'après Tārīkh al-Khulafā' 82 ; dans l'original : « le troisième » ; le wāw ajouté après dans l'original ne s'accorde pas avec le texte, nous avons préféré le supprimer. [197] Comme mentionné plus haut. [p. 564] (5) Voir al-Ṭabarī 8/97. [198] Voir aussi al-Ṭabarī 8/96. [199] Voir aussi pour sa lignée complète al-Kāmil 4/80. [200] 3) D'après al-Kāmil ; dans l'original : « Masʿūd b. ʿĀmir ». [201] D'après al-Kāmil ; dans l'original : « ʿUmar ». [202] D'après Ansāb al-Ashrāf 20 1/25 ; dans l'original : « hunayya ». [203] D'après Ansāb al-Ashrāf ; dans l'original : « Ḥafṣa ». [204] Voir al-Ṭabarī 8/102. [205] De la région de Qinnasrīn. [206] D'après al-Ṭabarī 8/126 ; dans l'original : blanc. [207] Blanc dans l'original. [208] D'après al-Ṭabarī 8/137 ; dans l'original : « Sinān ». [209] 1) D'après al-Ṭabarī ; dans l'original : blanc. [210] Voir Ṣifat al-Ṣafwa 21 2/67. [211] Dans l'original : « sāʿa » – ainsi ; correction d'après Ṣifat al-Ṣafwa 2/65. [212] Dans l'original : « alladhī ».
↩ (٢١٣) [ص566] ٥) Dans l'original : blanc ↩ (٢١٤) [ص566] Ajouté d'après al-Ṭabarī 8/137 ↩ (٢١٥) [ص566] Dans l'original : soixante – erreur, ce que nous avons établi est plus proche des autres références ↩ (٢١٦) [ص566] Dans l'original : deux ans ↩ (٢١٧) [ص566] Voir Taʾrīkh al-Yaʿqūbī 2/308 ↩ (٢١٨) [ص566] ١٠) Blanc dans l'original ↩ (٢١٩) [ص566] Dans l'original : ʿAmr ↩ (٢٢٠) [ص566] Dans l'original : sceau ↩ (٢٢١) [ص566] Dans la marge de l'original, signe de correction ↩ (٢٢٢) [ص566] Voir Taʾrīkh al-Yaʿqūbī 2/310 ↩ (٢٢٣) [ص567] Voir aussi al-Ṭabarī 8/178 ↩ (٢٢٤) [ص567] Dans l'original : vingt, et la date de la mort de Yazīd est sujette à divergence, voir al-Ṭabarī ↩ (٢٢٥) [ص567] D'après al-Ṭabarī, et dans l'original : mois ↩ (٢٢٦) [ص567] ٤) Dans l'original : blanc ↩ (٢٢٧) [ص567] Voir al-Ṭabarī 8/180 ↩ (٢٢٨) [ص567] Dans l'original : année ↩ (٢٢٩) [ص567] ٧) Dans l'original : dix-neuf, voir aussi al-Ṭabarī 8/283 ↩ (٢٣٠) [ص567] Dans al-Kāmil 5/136 et Taʾrīkh al-Yaʿqūbī 2/331 : Umm al-Ḥajjāj ↩ (٢٣١) [ص568] Voir aussi al-Kāmil ↩ (٢٣٢) [ص568] Voir aussi al-Ṭabarī 9/22 ↩ (٢٣٣) [ص568] D'après Taʾrīkh al-Yaʿqūbī 2/334 et Muʿjam al-Buldān, et dans l'original : bi-l-naḥrān ↩ (٢٣٤) [ص568] Ajouté d'après al-Kāmil ↩ (٢٣٥) [ص568] ٥) Dans l'original : vingt-deux ↩ (٢٣٦) [ص568] ٦) Dans l'original : blanc, et dans Taʾrīkh al-Yaʿqūbī, il est indiqué qu'il a gouverné cinq [ans] après le meurtre d'al-Walīd ↩ (٢٣٧) [ص568] Dans l'original : Marwān ↩ (٢٣٨) [ص568] Ceci, tandis que les autres références s'accordent sur le fait que sa mère était Shāhfrīd bint Fīrūz b. Yazdajird b. Shahriyār b. Kisrā – voir aussi Jamharat Ansāb al-ʿArab 81 ↩ (٢٣٩) [ص568] ٩) Répété dans l'original avec un blanc d'environ trois mots ↩ (٢٤٠) [ص568] Dans l'original : la nouvelle ↩ (٢٤١) [ص568] Ajouté entre les crochets pour la rectitude de la phrase ↩ (٢٤٢) [ص569] On l'appelle : Suʿār – comme dans Taʾrīkh al-Yaʿqūbī 2/337 ↩ (٢٤٣) [ص569] Dans l'original : Muṣalliyān, et la correction est basée sur Simṭ al-Nujūm 3/223 ↩ (٢٤٤) [ص569] D'après al-Simṭ, et dans l'original à sa place : blanc ↩ (٢٤٥) [ص569] Ajouté d'après al-Simṭ ↩ (٢٤٦) [ص569] Dans l'original : ils l'ont sollicité ↩ (٢٤٧) [ص569] ٦) Blanc dans l'original ↩ (٢٤٨) [ص569] Dans l'original : il a tué ↩ (٢٤٩) [ص569] Dans l'original : une fois ↩ (٢٥٠) [ص569] Dans l'original : blanc ↩ (٢٥١) [ص569] Dans l'original : dix ↩ (٢٥٢) [ص569] Al-Suyūṭī a mentionné à ce sujet d'autres aspects – voir Taʾrīkh al-Khulafāʾ 99 ↩ (٢٥٣) [ص569] Dans Taʾrīkh al-Yaʿqūbī 2/338 : Rayyā, voir aussi al-Kāmil 5/204 ↩ (٢٥٤) [ص569] Voir Lisān al-Mīzān ↩ (٢٥٥) [ص569] Voir Jamharat Ansāb al-ʿArab 173 ↩ (٢٥٦) [ص570] Dans l'original : puis il est apparu ↩ (٢٥٧) [ص570] Dans l'original : fils de ↩ (٢٥٨) [ص570] D'après Muʿjam al-Buldān et Kitāb al-Badʾ wa-l-Taʾrīkh 6/64, et dans l'original : bi-l-sāwa ↩ (٢٥٩) [ص570] Dans l'original : Abī ; voir al-Badʾ wa-l-Taʾrīkh 6/66 ↩ (٢٦٠) [ص570] ٥) Entre les deux chiffres, blanc dans l'original, voir aussi Simṭ al-Nujūm 3/227 ↩ (٢٦١) [ص570] Voir aussi al-Ṭabarī 9/136 et 137 ↩ (٢٦٢) [ص570] Dans l'original : blanc ↩ (٢٦٣) [ص570] Dans l'original : fils de ↩ (٢٦٤) [ص570] Dans l'original : Abū al-ʿAbbās [ص570] (٦) D'après al-Simṭ, et dans l'original : Abū Ṣabr, et dans al-Ṭabarī 9/134 : Būṣīr ↩ (٢٦٥) [ص571] Voir aussi Taʾrīkh al-Yaʿqūbī 2/349 ↩ (٢٦٦) [ص571] D'après Taʾrīkh al-Khulafāʾ 100, et dans l'original : rābiṭa – non pointé, et dans Taʾrīkh al-Yaʿqūbī et Jamharat Ansāb al-ʿArab 18 : Rayṭa ↩ (٢٦٧) [ص571] Dans l'original : blanc ↩ (٢٦٨) [ص571] D'après Taʾrīkh al-Khulafāʾ, et dans l'original : al-indhār ↩ (٢٦٩) [ص571] Voir Taʾrīkh al-Yaʿqūbī 2/358 ↩ (٢٧٠) [ص571] Voir Taʾrīkh al-Yaʿqūbī 2/362 ↩ (٢٧١) [ص571] Ou Ismāʿīl b. ʿAlī – comme dans Taʾrīkh al-Yaʿqūbī ↩ (٢٧٢) [ص571] Dans l'original : deux ans ↩ (٢٧٣) [ص571] Voir Taʾrīkh al-Khulafāʾ ↩ (٢٧٤) [ص571] Il a également mentionné cette inscription dans Taʾrīkh al-Khulafāʾ ↩ (٢٧٥) [ص571] al-Barbariyya – comme ajouté dans Taʾrīkh al-Khulafāʾ et Taʾrīkh al-Yaʿqūbī 2/364 ↩ (٢٧٦) [ص571] Et dans Taʾrīkh al-Yaʿqūbī, il est indiqué que c'est son fils Ṣāliḥ qui a prié sur lui – voir 2/389 ↩ (٢٧٧) [ص572] Voir Taʾrīkh al-Khulafāʾ 101 ↩ (٢٧٨) [ص572] Ainsi, et peut-être : al-Rayy ↩ (٢٧٩) [ص572] Dans l'original : il est né ↩ (٢٨٠) [ص572] ٤) Dans l'original : vingt-deux ↩ (٢٨١) [ص572] ٥) Dans l'original : Yazīd b. Sahl, et la correction est basée sur Taʾrīkh al-Yaʿqūbī 2/392 et Murūj al-Dhahab 2/246 ↩ (٢٨٢) [ص572] D'après al-Kāmil 6/32 ; et dans l'original : bi-mā sayadān ↩ (٢٨٣) [ص572] Dans l'original : trois ↩ (٢٨٤) [ص572] D'après al-Kāmil 6/32, et dans l'original : mois ↩ (٢٨٥) [ص572] ٩) Dans l'original : quatorze ↩ (٢٨٦) [ص572] Voir aussi Taʾrīkh al-Yaʿqūbī 2/402 ↩ (٢٨٧) [ص573] Et cela est explicitement mentionné dans Taʾrīkh al-Yaʿqūbī 2/404 ↩ (٢٨٨) [ص573] ٢) Il se trouve dans l'original : Umm al-Ḥibrirān – ainsi, erreur ↩ (٢٨٩) [ص573] Dans l'original : elle a été déchirée ↩ (٢٩٠) [ص573] D'après al-Ṭabarī 10/33, et dans l'original : ʿĪsā anād ↩ (٢٩١) [ص573] Dans l'original : vingt ↩ (٢٩٢) [ص573] Dans l'original : son sceau ↩ (٢٩٣) [ص573] Et dans Taʾrīkh al-Khulafāʾ 110, l'inscription de son sceau était : « Allāh thiqat Mūsā wa-bihi ūmin » ↩ (٢٩٤) [ص573] D'après Muʿjam al-Buldān et al-Ṭabarī 10/111, et dans l'original : Shābād, et dans Murūj al-Dhahab 2/263 : Sābādh ↩ (٢٩٥) [ص573] D'après al-Muʿjam, et dans l'original : al-Tawqān ↩ (٢٩٦) [ص573] Voir aussi al-Kāmil 6/85 ↩ (٢٩٧) [ص573] Voir aussi Sanābādh dans al-Muʿjam [ص573] (٦) Dans l'original : blanc ↩ (٢٩٨) [ص574] Dans l'original : Hārūn ↩ (٢٩٩) [ص574] Dans l'original : de ↩ (٣٠٠) [ص574] Dans l'original : quarante, et voir aussi les autres références car elles s'accordent sur le fait que son âge était de quarante-sept ans et quelques mois ↩ (٣٠١) [ص574] ٤) D'après al-Kāmil, et dans l'original : vingt-trois ans et deux mois ↩ (٣٠٢) [ص574] Voir aussi Taʾrīkh al-Yaʿqūbī 2/433 ↩ (٣٠٣) [ص574] C'est-à-dire Hārūn ; et le style indique que la phrase a subi une altération ou une lacune malgré sa continuité dans le texte ↩ (٣٠٤) [ص574] ٧) Entre les deux chiffres, à sa place dans l'original : blanc ↩ (٣٠٥) [ص574] Voir al-Ṭabarī 10/196 et 208 et suiv. ↩ (٣٠٦) [ص574] Dans l'original : étapes, et la correction d'après Taʾrīkh al-Khulafāʾ 121, où il est dit qu'elle est morte en couches de lui ↩ (٣٠٧) [ص575] D'après les références et Muʿjam al-Buldān, et dans l'original : bi-bandar – ainsi ↩ (٣٠٨) [ص575] Voir aussi al-Ṭabarī 10/295 ↩ (٣٠٩) [ص575] Dans l'original : il a tué ↩ (٣١٠) [ص575] Dans l'original : vingt ↩ (٣١١) [ص575] Et il est rapporté dans Taʾrīkh al-Khulafāʾ 124 d'après al-Aṣmaʿī que l'inscription du sceau d'al-Maʾmūn était : « ʿAbd Allāh b. ʿAbd Allāh » ↩ (٣١٢) [ص575] Voir aussi Taʾrīkh al-Khulafāʾ 132 où il est dit qu'elle était la plus favorisée des gens auprès d'al-Rashīd ↩ (٣١٣) [ص575] Dans l'original : aḥyār – ainsi ↩ (٣١٤) [ص575] Voir Taʾrīkh al-Yaʿqūbī 2/472 ↩ (٣١٥) [ص575] Voir Taʾrīkh al-Yaʿqūbī 2/482, où il est dit qu'il a été tué à l'époque d'al-Wāthiq, et voir aussi Taʾrīkh al-Khulafāʾ 135 ↩ (٣١٦) [ص575] ١٠) D'après les références, et dans l'original : bishar min rāʾī ↩ (٣١٧) [ص575] D'après les références, et dans l'original : al-ʿĀṭūl ↩ (٣١٨) [ص575] Voir aussi Murūj al-Dhahab 2/356 ↩ (٣١٩) [ص575] Ajouté pour la rectitude de la phrase ↩ (٣٢٠) [ص576] D'après les références, et dans l'original : qarāṭīsh ↩ (٣٢١) [ص576] Voir aussi Murūj al-Dhahab 2/356 ↩ (٣٢٢) [ص576] Dans Murūj al-Dhahab : neuf ↩ (٣٢٣) [ص576] Voir aussi Murūj al-Dhahab 2/368 ↩ (٣٢٤) [ص576] Dans l'original : « et » ↩ (٣٢٥) [ص576] ٧) Dans l'original : quinze [ص576] (٤) D'après Taʾrīkh al-Yaʿqūbī 2/484, et dans l'original : sujāʿ ↩ (٣٢٦) [ص577] Dans l'original : et Abū ↩ (٣٢٧) [ص577] Voir Taʾrīkh al-Khulafāʾ 143 ↩ (٣٢٨) [ص577] Voir aussi Murūj al-Dhahab 2/398 ↩ (٣٢٩) [ص577] Voir Murūj al-Dhahab 2/407 ↩ (٣٣٠) [ص577] Dans l'original : il a prêté allégeance ↩ (٣٣١) [ص577] Ajouté pour la rectitude de la phrase ↩ (٣٣٢) [ص577] Voir aussi Taʾrīkh al-Khulafāʾ 143 ↩ (٣٣٣) [ص577] Voir aussi Taʾrīkh al-Khulafāʾ 144 ↩ (٣٣٤) [ص577] D'après Taʾrīkh al-Khulafāʾ et Taʾrīkh al-Yaʿqūbī 2/500, et dans l'original : ṣabīḥa ↩ (٣٣٥) [ص578] Dans l'original : blanc ↩ (٣٣٦) [ص578] Elle s'appelle Warda – comme dans Taʾrīkh al-Khulafāʾ 144 ↩ (٣٣٧) [ص578] Il se trouve dans l'original : al-Muʿtamir – altéré, voir aussi Taʾrīkh al-Khulafāʾ 146 ↩ (٣٣٨) [ص578] Voir Taʾrīkh al-Yaʿqūbī 2/507 ↩ (٣٣٩) [ص578] D'après Taʾrīkh al-Khulafāʾ et Murūj al-Dhahab 2/441, et dans l'original : Qaynān, et dans Simṭ al-Nujūm 3/348 : Fīnān ↩ (٣٤٠) [ص578] Dans l'original : il dépasse – et son erreur est évidente ↩ (٣٤١) [ص578] L'original a la forme : faraḥḥū ↩ (٣٤٢) [ص578] ٨) Dans Murūj al-Dhahab 2/460 : il en restait trois ↩ (٣٤٣) [ص579] Comme dans al-Simṭ 3/349 ↩ (٣٤٤) [ص579] Et dans al-Simṭ : quarante ans et six mois, et dans Murūj al-Dhahab 2/441 : quarante-huit ans ↩ (٣٤٥) [ص579] Son nom est Ṣawāb – comme il est précisé dans al-Simṭ 3/350 ↩ (٣٤٦) [ص579] Dans l'original : al-Muʿtamid ↩ (٣٤٧) [ص579] Voir aussi Murūj al-Dhahab 2/462 ↩ (٣٤٨) [ص579] Dans l'original : cinq ↩ (٣٤٩) [ص579] Dans l'original : blanc ↩ (٣٥٠) [ص579] Ajouté pour la rectitude de la phrase ↩ (٣٥١) [ص579] Elle s'appelle Jījak – comme dans Taʾrīkh al-Khulafāʾ 151 ↩ (٣٥٢) [ص579] Dans l'original : al-Aḥmad – erreur. Voir aussi Murūj al-Dhahab 2/490 ↩ (٣٥٣) [ص579] Dans l'original : dix ↩ (٣٥٤) [ص580] D'après Taʾrīkh al-Khulafāʾ, et dans l'original : deux ↩ (٣٥٥) [ص580] Ajouté, et il est indispensable ↩ (٣٥٦) [ص580] D'après Taʾrīkh al-Khulafāʾ, et dans l'original : al-Ḥusayn ↩ (٣٥٧) [ص580] Dans l'original : elle était ↩ (٣٥٨) [ص580] Dans l'original : car ils ↩ (٣٥٩) [ص580] Dans l'original : année ↩ (٣٦٠) [ص580] Dans l'original : al-Qādir, voir aussi Taʾrīkh al-Khulafāʾ 154 ↩ (٣٦١) [ص580] D'après Taʾrīkh al-Khulafāʾ, et dans l'original : Yūnus [ص580] (١) Dans Murūj al-Dhahab 2/501 : Saghb, et dans Taʾrīkh al-Khulafāʾ 152 comme ici ↩ (٣٦٢) [ص581] Dans l'original : les trois ↩ (٣٦٣) [ص581] Ajouté pour la rectitude de la phrase ↩ (٣٦٤) [ص581] Voir aussi Murūj al-Dhahab 2/513 ↩ (٣٦٥) [ص581] Dans Taʾrīkh al-Khulafāʾ 156 : Maḥmūd al-Aṣbahānī a dit : La raison de la destitution d'al-Qāhir était sa mauvaise conduite et son effusion de sang, et il refusa de se démettre, alors ils lui crevèrent les yeux ↩ (٣٦٦) [ص581] Voir aussi Murūj al-Dhahab 2/513 ↩ (٣٦٧) [ص581] D'après Murūj al-Dhahab 2/519 et Taʾrīkh al-Khulafāʾ 157, et dans l'original : Aḥmad ↩ (٣٦٨) [ص581] Dans Mirʾāt al-Jinān 2/296 : neuf ↩ (٣٦٩) [ص581] Ajouté après dans l'original : al-Muqtaḍī – ainsi ↩ (٣٧٠) [ص582] ١) Dans Mirʾāt al-Jinān et al-Shadharāt : vingt-neuf ↩ (٣٧١) [ص582] ٢) Dans al-Shadharāt 2/333 : cinquante-sept ↩ (٣٧٢) [ص582] Et al-Mustakfī bi-Llāh a reçu l'allégeance après al-Muttaqī ↩ (٣٧٣) [ص582] Ajouté d'après Taʾrīkh al-Khulafāʾ ↩ (٣٧٤) [ص582] Ajouté après dans l'original : ou – ainsi
Al-Muti' mourut de mort naturelle en Muharram de l'an 64 22 — comme dans Tarikh al-Khulafa' 23, p. 162, où il est mentionné que parmi ceux qui moururent sous le règne d'Al-Muti' figurent Al-Mas'udi 24, auteur des Prairies d'or, et Ibn Hibban 25, auteur du Sahih 26.
- al-Ṭabarī : Abū Jaʿfar Muḥammad b. Jarīr al-Ṭabarī (m. 310/923), célèbre historien et exégète, auteur du Tārīkh al-Rusul wa-l-Mulūk (Histoire des prophètes et des rois).
- al-Kāmil : Al-Kāmil fī al-Tārīkh (L'Histoire complète) d'Ibn al-Athīr (m. 630/1233), une des grandes chroniques historiques islamiques.
- Tārīkh al-Islām : Tārīkh al-Islām wa-Wafayāt al-Mashāhīr wa-l-Aʿlām (Histoire de l'Islam) d'al-Dhahabī (m. 748/1348), vaste dictionnaire biographique et historique.
- al-Bidāya wa-l-Nihāya : Al-Bidāya wa-l-Nihāya (Le Commencement et la Fin) d'Ibn Kathīr (m. 774/1373), chronique universelle de la création à la fin des temps.
- al-Futūḥ : Kitāb al-Futūḥ (Le Livre des Conquêtes) d'Ibn Aʿtham al-Kūfī (m. 314/926), ouvrage historique sur les conquêtes islamiques.
- al-Bayān wa-l-Tabyīn : Al-Bayān wa-l-Tabyīn (L'Éloquence et la Clarification) d'al-Jāḥiẓ (m. 255/868), recueil de discours et de prose arabe classique.
- Sharḥ Nahj al-Balāgha : Commentaire du Nahj al-Balāgha (La Voie de l'Éloquence) d'Ibn Abī al-Ḥadīd (m. 656/1258), recueil de sermons et lettres attribués à ʿAlī b. Abī Ṭālib.
- Tārīkh Ibn ʿAsākir : Tārīkh Madīnat Dimashq (Histoire de Damas) d'Ibn ʿAsākir (m. 571/1176), vaste dictionnaire biographique des personnalités de Damas.
- Ṭabaqāt Ibn Saʿd : Kitāb al-Ṭabaqāt al-Kabīr (Le Grand Livre des Classes) d'Ibn Saʿd (m. 230/845), recueil biographique des Compagnons et des générations suivantes.
- Simṭ al-Nujūm : Simṭ al-Nujūm al-ʿAwālī (Le Collier des Astres Élevés) d'Abū al-Fidā' Ismāʿīl b. Kathīr (m. 774/1373), ouvrage historique.
- Tārīkh al-Khulafā' : Tārīkh al-Khulafā' (Histoire des Califes) d'al-Suyūṭī (m. 911/1505), chronique des califes de l'Islam.
- al-Akhbār al-Ṭiwāl : Al-Akhbār al-Ṭiwāl (Les Longs Récits) d'al-Dīnawarī (m. 282/895), ouvrage historique.
- Tārīkh al-Yaʿqūbī : Tārīkh al-Yaʿqūbī (Histoire d'al-Yaʿqūbī) d'Aḥmad b. Abī Yaʿqūb (m. 284/897), chronique historique.
- al-Istīʿāb : Al-Istīʿāb fī Maʿrifat al-Aṣḥāb (La Compréhension exhaustive des Compagnons) d'Ibn ʿAbd al-Barr (m. 463/1071), dictionnaire biographique des Compagnons.
- Musnad Aḥmad : Musnad Aḥmad b. Ḥanbal (m. 241/855), recueil de hadiths classé par compagnons.
- muḥmala : Terme technique de la critique textuelle arabe désignant une lettre non pointée (sans diacritiques), par opposition à muʿjama (pointée).
- Nasab Quraysh : Nasab Quraysh (Généalogie des Quraysh) d'al-Muṣʿab b. ʿAbd Allāh al-Zubayrī (m. 236/851), ouvrage de généalogie quraychite.
- Muʿjam al-Buldān : Muʿjam al-Buldān (Dictionnaire des Pays) de Yāqūt al-Ḥamawī (m. 626/1229), encyclopédie géographique.
- Murūj al-Dhahab : Murūj al-Dhahab wa-Maʿādin al-Jawhar (Les Prairies d'Or et les Mines de Pierres Précieuses) d'al-Masʿūdī (m. 345/956), ouvrage historique et géographique.
- Ansāb al-Ashrāf : Ansāb al-Ashrāf (Généalogies des Nobles) d'al-Balādhurī (m. 279/892), ouvrage de généalogie et d'histoire.
- Ṣifat al-Ṣafwa : Ṣifat al-Ṣafwa (Description de l'Élite) d'Ibn al-Jawzī (m. 597/1201), recueil de biographies de saints et de pieux.
- Al-Muti' : Al-Muti' li-llah, calife abbasside (r. 946-974).
- Tarikh al-Khulafa' : Histoire des califes, ouvrage de Jalal al-Din al-Suyuti.
- Al-Mas'udi : Historien et géographe arabe du Xe siècle, auteur des Prairies d'or.
- Ibn Hibban : Savant hadithiste du Xe siècle, auteur du Sahih d'Ibn Hibban.
- Sahih : Recueil de hadiths authentiques.